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Éditorial Par : Benoit Ouimet

Chères lectrices, Chers lecteurs,

Nous sommes très heureux de vous offrir cette deuxième édition du magazine Passion Animaux. Vos témoignages à l’égard de ce nouveau magazine, qui vise à décortiquer et transmettre conseils et astuces sur le monde animal, ont été nombreux. On ne pouvait espérer un plus bel accueil. Alors que l’hiver frappe tranquillement à nos portes, nous avons tenté de vous apporter un peu de réconfort. Nous sommes très heureux d’accueillir deux nouveaux collaborateurs au sein de notre équipe : Joanie Asselin, biologiste au refuge Éducazoo, et Vincent Bolduc, propriétaire de l’agence Espace Sélect. Joanie vous fera découvrir le monde des animaux exotiques alors que Vincent vous amènera faire un safari autour du monde à chaque nouvelle édition. Ce moisci, il vous amène en Afrique, qui fait très souvent partie des fameux objectifs de vie des grands voyageurs. De quoi apporter un peu de chaleur en ces temps froids.

Mais il faut aussi se rendre à l’évidence qu’il faudra un jour ou l’autre se préparer aux flocons. Un passage obligé au Québec pour les humains, mais aussi pour les animaux. Vous découvrirez au fil de votre lecture et à travers le texte de notre spécialiste du Zoo Écomuseum que la nature est parfois bien faite! Et si vous avez tout de même envie de vous exiler, en avion ou en voiture pour un séjour auprès de nos voisins du Sud, nos collaborateurs se sont également penchés sur la manière dont il faut préparer votre animal de compagnie à ces deux modes de transport. Quelque chose qui peut sembler simple, mais qui ne l’est pas toujours! Toujours dans l’idée de couvrir le monde animal sous toutes ses facettes, nous vous présentons quelques sujets qui touchent l’actualité. Rappelons que le 11 octobre dernier, une usine à chiots a été démantelée dans la région de Saint-Gabriel-deBrandon. Au total, 70 chiens ont dû être pris en charge par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal. Notre collaboratrice Mel-Lyna Cadieux en a profité pour faire état de la situation dans notre magazine. « Malgré l’indignation des défenseurs des animaux et les multiples mouvements mobilisateurs contre cette cruelle industrie, le Québec semble tout de même conserver son statut de capitale des usines à chiots », écrit-elle. Un sujet délicat, mais qui méritait assurément sa place dans nos pages. Dans ce numéro, la politologue Caroline Gamache fait d’ailleurs le point sur les lois qui entourent le bien-être des animaux de compagnie.

L’Assemblée nationale du Québec a adopté un projet de loi en 2015 visant l’amélioration du statut juridique de l’animal dans la province. Malgré cette avancée historique, certains sont tout de même restés sur leur faim, explique la spécialiste dans son article « L’animal de compagnie : ce grille-pain sensible ».

Enfin, parce que le monde des animaux est parfois empreint d’indignation comme nous pouvons le constater, mais parce qu’il est surtout façonné de sourires et de moments marquants, notre journaliste Lindsay-Anne Prévost s’est permis un retour dans son enfance avec les films Beethoven et La guerre des tuques. Les amateurs de cinéma jeunesse se douteront déjà qu’il s’agit là de parler du Saint-Bernard : ce chien attachant et familial, mais qui sait tout aussi bien faire les 400 coups. Ce sont d’ailleurs deux bons films à regarder à l’approche de Noël. Chères lectrices, chers lecteurs, mais surtout chers passionnés des animaux, nous espérons que vous apprécierez découvrir cette deuxième édition. N’hésitez pas à nous formuler des commentaires ou des suggestions via l’adresse info@passionanimaux.ca ou encore à suivre notre page Facebook du nom de Passion Animaux le magazine. Enfin, nous vous souhaitons un très beau temps des Fêtes en famille et avec votre animal de compagnie. Bonne lecture ! Benoit Ouimet, éditeur

Tél.: 450.638.6836 Courriel : info@passionanimaux.ca magazine_passion_animaux

passionanimaux.ca

MPassionAnimaux

Le magazine Passion animaux est publié 6 fois par année. Distribué à 30 000 exemplaires à travers le Québec. Si vous avez des commentaires ou des questions n’hésitez pas à nous contacter. Directrice générale Linda Plante Éditeur Benoit Ouimet Administration Linda Plante Adjointe marketing Alexandra Ouimet

Responsable de la cantine

Punky Baby

Graphiste Benoit Ouimet Réviseur Denis Dionne Journaliste Mel-Lyna Cadieux, Lindsay-Anne Prévost

Responsable de la sécurité

Imprimeur Solisco

Ève Woof Woof

Collaborateur Joanie Asselin, Dre Julie Beaubien, Vincent Bolduc, Jacinthe Bouchard, Isabelle Borremans, Véronique Chantal, Manon Choquette, Kathleen Desrosiers, Zoo Ecomuseum, Daniel Filion, Christine Flamand, Pascal Frochisse, Caroline Gamache, Sarah Gravel, Dr Jean Sébastien Labelle, Aurélie Massé, Alexandra Ouimet, Lynne Pion, Véronik L’Archevêque-Roy

Distribution messagerie dynamique

Responsable de la pause Kit Cat

Sacha Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 3


Zoothérapie Par : Aurélie Massé

Zoothérapeute, comportementaliste animal

Nouveau bambin, comment diable Guizmo va-t-il réagir? Félicitations, vous êtes enceinte! Vous allez avoir un premier ou un deuxième enfant. En gros, la famille s’agrandit et il y aura du changement sous le toit. Qui dit changement dit adaptation. De l’adaptation pour les nouveaux parents, mais également pour les animaux domestiques résidents.

Votre chien pourra tirer profit de la venue de votre petit trésor, s’il y est préparé. Comment préparer Guizmo à cette réalité imminente? Il y a plusieurs étapes et astuces à ajouter à votre quotidien de futurs parents avec votre chien. Vous devez commencer par le commencement et valider certains comportements de votre toutou. Est-il à l’aise avec les enfants? Non? Vous devriez commencer à le désensibiliser adéquatement et avec l’aide d’un éducateur canin s’il le faut. Des marches près des cours d’école ou fourmillent des enfants enjoués (restez en tout temps dans l’anticipation quand vous introduisez votre chien à un stresseur et respectez la distance entre ces stimuli et celui-ci pour ne pas brûler d’étapes). Votre chien ne doit pas se sentir nerveux ou menacé par les chérubins avant la venue du vôtre. Durant la grossesse, faites sentir votre ventre et répéter « doucement » avec une gestuelle précise et unique à votre animal. De cette manière, on commence à conditionner notre chien à avoir un meilleur contrôle de l’intensité de ses mouvements. On ajoute à son vocabulaire un nouveau mot clé qui est selon moi primordial quand on a un poupon chéri à la maison. On cherche à induire une attitude à notre chien. Nous recherchons qu’il soit posé et calme sur demande par notre voix ou par un geste.

Balou vous laisse-t-il mettre la main dans son bol de nourriture, prendre un jouet qu’il a dans la gueule ou laisse-t-il les inconnus s’approcher de vous sans rouspéter? Si vous avez répondu NON à l’un de ses comportements, vous avez du travail à faire avant la naissance de votre enfant. Vous pouvez être certain que bébé va vouloir les jouets du chien et va assurément vouloir goûter à ses croquettes. Votre chien ne doit pas protéger ce qu’il considère être ses « ressources », pour ne pas avoir à gérer des comportements d’agressivité envers votre enfant. Si votre chien fait de la protection de ressources, vous devriez consulter également un éducateur canin qui a des techniques adaptées, douces et logiques afin de ne pas ancrer davantage le problème qui peut dégénérer rapidement.

N’oubliez pas d’être constant dans votre éducation de ce nouveau commandement et de récompenser systématiquement, au début, quand la commande est exécutée. Ensuite, quand le conditionnement est bien acquis, on espace les récompenses

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alimentaires pour les remplacer par un encouragement vocal, une caresse ou l’accès à un privilège (jeux, courses…). Un simple rappel ici que, peu importe l’âge, la race ou la personnalité, aussi farfelue qu’elle soit, cela ne peut empêcher l’apprentissage de nouveaux tours ou l’acquisition de nouveaux comportements par votre chien

Quand vient le jour où tu ramènes ton joli nouveau bambin a la maison, tu ne veux pas te préoccuper de ton chien. Tu veux te concentrer sur ton bébé, le nouveau centre de ton univers : NORMAL! Pour qu’il ne brise pas l’ambiance de Calinours, tu dois entreprendre ton canidé. Il trouvera une manière de faire comprendre son mécontentement, sa jalousie ou ses difficultés adaptatives, sous diverses formes. S’il manque d’attention, c’est une équation immanquable! Les manifestations de ses comportements peuvent se traduire par de la soudaine destruction d’objets ou de vêtements. Tiens, pourquoi pas les nouvelles chaussures de travail de papa ou le super toutou en cachemire de chameau de luxe ultra doux pas achetable que votre voisine vous a offert pour la naissance de bébé. Il peut aussi se mettre à soudainement affectionner les sacs à ordures et les déchirer systématiquement avec passion pour en répandre le contenu dans la maison, ou encore, le classique retour des besoins à l’intérieur. Pas de panique!! Je sais, je sais, vous êtes probablement brûlé et vous n’avez pas d’énergie ou de temps pour régler ce souci. Voici quelques trucs et astuces pour le nouveau couple d’heureux parents se retrouvant avec beaucoup moins de temps et d’énergie. Il est tout à fait normal de ne pas pouvoir donner autant d’attention à Lucky qu’avant la venue de votre progéniture. Même si vous réussissez à donner autant de temps à votre chien, il vous voit quand même cajoler et aimer un autre petit être que lui. Évidemment qu'ils finiront par être les meilleurs amis du monde, mais pour le moment, Shadow manque d'attention.

On se doit de signifier notre affection à notre animal et de ne pas lui adresser que des « NON » et des soupirs de découragement. On doit encourager notre chien, le faire sentir impliqué et apprécié au sein de la famille, si l’on veut éviter des comportements indésirables. Il sera important de lui donner de l'attention cognitive plutôt que physique si les sorties et marches à l’extérieur sont moins fréquentes qu’avant. Il y a des astuces simples et peu coûteuses pour stimuler intellectuellement votre chien sans trop avoir à vous en occuper réellement : nous appellerons ces activités de type occupationnelles.


Il sera très futé de votre part de préparer quelques nouveautés pour les moments où Rex fera sentir son besoin d’attention quand bébé rentrera à la maison. Entre les nuits courtes, l’allaitement et l’organisation familiale, il est normal que le temps d’attention pour votre chien subisse des variations de constance et des dérangements dans la routine. Le simple fait de déroger de la routine bien établie amène une interrogation chez votre chien, et cela peut se traduire de diverse manières s’il ressent un trop grand inconfort face à ce changement. C’est pour cette raison qu’il est important de préparer préalablement notre animal à la venue du nouveau membre de la famille chéri. Le résultat d’un chien mal préparé ou mal entrepris quand la famille s’agrandit est que nous devrons mettre plus de temps en résolution comportementale plutôt que de profiter simplement de notre relation homme-chien. Selon certaines recherches, il est bénéfique de se mettre en mouvement après l’accouchement et de ne pas rester trop isolée. Pour une remise en forme en douceur, la marche est une activité toute indiquée. Pourquoi ne pas inclure Fido? Il tire en laisse comme un fou et ce ne sera jamais possible de le faire marcher au rythme de la famille? Détrompez-vous!

Durant la grossesse, dès que vous vous procurez votre poussette, pratiquez-vous à marcher dans la rue avec votre chien en laisse. Certes vous aurez l’air étrange de vous balader avec une poussette vide, mais vous serez très heureux d’avoir un rythme de croisière ajusté avant la venue de bébé.

Si vous avez un chien le moindrement nerveux, marcher au rythme d’un objet roulant peut être en soi un défi de taille. Si vous voulez profiter « zenement » d’une belle marche de santé avec poupon et toutou, il ne faut pas commencer le jour de notre première sortie. Il est effectivement plus payant d’avoir anticipé ce doux moment qui peut facilement ne pas en être un, si toutou marche en zigzag comme une poule pas de tête. Le point de départ est d’ouvrir la poussette à l’intérieur et de laisser pitou faire le tour de l’engin. On peut déposer des gâteries près des roues ou dans le porte-gobelet pour qu’il y trouve son compte. N'hésitez pas à raviver la flamme en revisitant les trucs de base, mais en les perfectionnant. Ajoutez quelques tours à son éducation, comme de rapporter une couche propre ou de se coucher à la porte de bébé la nuit, en guise de gardien. Les techniques de renforcement positif, donner une « paye » à notre chien lors d’un comportement voulu, sont une manière d’enseigner à notre chien des tours dans la douceur et la joie. Se munir de gâteries de feu (fromage ou saucisse à hot dog en minimorceaux), d’une voix joyeuse et de patience, et on y va!! On répète, on répète. C’est exactement ce type d’attention qui rend votre chien heureux. Il se sent utile, il est donc heureux. Bon bambinage, et bonne séance d’obéissance canine prénatale.

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Soins au naturel Par : Pascal Frochisse, B.Pharm, Ph.D.

Chiens, chats,

en voiture!

Nos petits amis à poils sont souvent perturbés par les déplacements : ils sont excités, peureux, agressifs parfois et très souvent, ils souffrent de nausées.

Un départ en vacances en fin de semaine ou une simple balade en voiture peut se transformer en véritable cauchemar pour votre chien, votre chat et toute la famille! Tout commence bien et puis, au bout de quelques virages, vomissement, diarrhée, gémissement transforme la voiture en champ de bataille : votre animal est victime du mal des transports.

Heureusement, l’homéopathie et quelques mesures d’hygiène simples peuvent résoudre tous ces petits problèmes.

Avant tout, il est indispensable de veiller au confort de votre animal, qu’il soit dans sa cage ou sur le siège, en lui ménageant un espace suffisant. Aérez le véhicule et multiplier les arrêts pipi – pattes engourdies!

En second lieu, pensez à prévenir les modifications du comportement : il existe de nombreux remèdes homéopathiques pour modifier le comportement des animaux, en voici quelques exemples : Nux vomica, pour animal impatient et irritable en voiture, un chien qui grogne plus facilement; Valeriana, pour un animal agité, d’une humeur variable;

Sumbul, votre animal est anxieux, agité, instable et hyperémotif; page 6 • décembre/janvier 2018 • Passion animaux

Heureusement, il existe des complexes homéopathiques qui réunissent différents remèdes pour le comportement, et les administrer avant le départ préviendra le stress sans abrutir votre animal. Donnez quelques gouttes la veille et le jour de votre départ.

Pour les nausées ou les vomissements durant le voyage, il existe également différents remèdes, en voici quelques-uns : L’Ipeca pour des nausées persistantes avec vomissement;

Sulphuric acide, pour des vomissements acides, parfois accompagnés de diarrhées; Arsenicum album, grand remède des gastroentérites.

On donnera plus facilement un complexe homéopathique réunissant ces différents remèdes. Un complexe mélangé à un peu d’eau lors des pauses que nous prendrons sur la route.

Enfin, souvenez-vous que tout est affaire d’éducation : dès son enfance, l’animal doit être habitué aux déplacements : commencez par de courts trajets répétitifs puis allongez progressivement la distance. S’il s’agit d’un chat, transportez le dans son panier où vous aurez préalablement placé un vieux chandail ou son jouet préféré. Il apprendra à aimer sa nouvelle maison et les risques de fugue tragique sur l’autoroute seront diminués. Bon voyage, et n’oubliez surtout pas votre flacon de gouttes.


Conseils de vétérinaire Par : Dr Jean Sébastien Labelle

Profitez de l’hiver

avec votre chien en toute sécurité Vos sorties hivernales avec votre chien nécessitent une planification et possiblement quelques accessoires pour profiter pleinement de l’hiver et éviter les mauvaises surprises. Voici certaines précautions qui devraient être considérées afin que votre chien passe le prochain hiver en sécurité!

Sortir bien habillé! Si certaines races de chien comme les Huskys sont très résistantes au froid, les chiens à poils courts comme les teckels, boxers et danois seront plutôt frileux lorsque le mercure descendra sous zéro. L’absence d’un sous-poil dense chez ces races n’offrira pas la protection thermique nécessaire à une activité hivernale québécoise. Pour pallier ce manque d’isolation, l’ajout d’un manteau apportera à votre chien le confort et surtout la chaleur nécessaire pour profiter pleinement de leurs activités extérieures. Plusieurs variétés et qualités de manteaux sont maintenant offertes à votre toutou. Assurez-vous que l’ajustement du manteau sur votre chien est adéquat et qu’il n’y a pas de points de friction pouvant lui causer une blessure lors des longues sorties. Selon les activités pratiquées, vous devriez rechercher des propriétés isolantes, imperméables ou coupe-vent. La majorité des chiens seront à risque de développer des engelures aux doigts et orteils lors des promenades par temps froid, particulièrement si vous devez marcher dans la neige mouillée (slush ou gadoue!). L’utilisation de bottes pourrait éviter à votre chien ces engelures. Si vous n’en n’utilisez pas, vous pouvez appliquer de la gelée de pétrole (vaseline) sur ses coussinets avant votre promenade pour réduire les risques d’engelure. De retour à la maison, rincez-lui les pattes à l’eau tiède afin de les réchauffer progressivement et d’éliminer tous les résidus de calcium qui pourraient causer une irritation cutanée.

Des griffes et des ergots arrachés, ainsi que des lacérations cutanées et des blessures aux coussinets sont d’autres problèmes que vous pourrez éviter en faisant l’usage de bottes. Ces incidents se produisent généralement lorsqu’une couche de glace cède sous le poids de votre animal. Soyez particulièrement vigilants s’il y a eu du grésil ou du verglas peu de temps après avoir neigé. Si vous n’avez pas été en mesure d’éviter une telle blessure, vous pouvez réduire les saignements en appliquant un bandage compressif. En cas de doute, rendez-vous chez votre vétérinaire afin de faire évaluer la plaie et de voir si des points de suture ou d’autres soins sont requis. En tout temps, assurez-vous que les griffes sont courtes et portez une attention particulière aux ergots, plus fragiles lorsqu’ils sont longs. Les oreilles sont également vulnérables aux engelures. Si vous suspectez une telle condition,

évitez de frotter la région gelée trop vigoureusement et n’utilisez pas d’eau chaude pour la réchauffer, car ceci pourrait aggraver la lésion. Après avoir procédé à un bon séchage (attention au séchoir à cheveux qui pourrait causer des brûlures), assurez-vous que votre toutou ne se lèche ou ne se gratte pas excessivement. Un tel comportement pourrait éventuellement aggraver la lésion ou causer une dermatite de léchage nécessitant une visite chez votre vétérinaire. Adaptez-vous à l’environnement et soyez prévoyant. Ajuster la durée de vos expéditions selon la météo. Si votre chien commence à grelotter, soulève une patte ou refuse de poursuivre sa promenade, il est possiblement en hypothermie. Il faut alors être capable de lui offrir rapidement une source de chaleur pour le réchauffer. Lors de vos randonnées en forêt, n’oubliez pas que si votre chien sort des sentiers battus, il doit composer avec d’importantes accumulations de neige. Il doit donc fournir beaucoup plus d’efforts qu’à l’habitude pour parcourir le même trajet que vous. Prévoyez une source d’eau pour l’abreuver. Il ne faut pas se fier à la neige, l’ingestion d’une grande quantité pourrait effectivement lui causer des problèmes digestifs. Soyez également vigilant à l’approche des plans d’eau, car votre chien pourrait s’aventurer sur une glace trop mince qui pourrait céder sous son poids. Si vous possédez une piscine, soyez très prudents lorsque l’hivernation de celle-ci sera complétée. Le bas niveau de l’eau dans la piscine ou les toiles protectrices pourraient devenir de sérieuses menaces pour vos animaux en les empêchant de sortir de l’eau s’ils y tombaient accidentellement. Avec ces précautions, je vous invite donc à pratiquer des sports d’hiver avec votre chien pour apprécier cette belle saison! Expéditions en forêt, canicross et ski joëring, traîneau à chiens, randonnées urbaines ou simplement du bon temps passé à l’extérieur avec la famille pour jouer dans la neige, sont des activités qui rendront votre chien heureux et comblé.

• Des bottes et un manteau vous permettront de prolonger vos sorties lorsqu’il fait froid. • L’application de gelée de pétrole (vaseline) sur les coussinets de votre chien réduira les risques d’engelure lors de vos promenades. • En cas d’engelure, utilisez de l’eau tiède et évitez de frotter la région gelée vigoureusement. • Méfiez-vous des plans d’eau où une mince couche de glace pourrait céder sous le poids de votre chien. • Gardez les griffes de votre chien courtes pour éviter que celles-ci s’arrachent lorsqu’une couche de verglas cède sous son poids. Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 7


Portrait Par : Alexandra Ouimet

Bienvenue dans l’univers d’Éducazoo! Au mois d’octobre dernier, nous avons eu la chance d’aller visiter les installations du refuge pour animaux domestiques et exotiques Éducazoo en compagnie des propriétaires Joanie et Loanie. Passionnées des animaux et de la nature, Joanie et Loanie ont été les premières employées d’Éducazoo! Déjà à l’âge de 10 ans, elles s’occupaient de l’entretien des animaux à leur retour de l’école et veillaient à leur bien-être. Aujourd’hui, elles prennent les rênes de l’entreprise dans le but de poursuivre la grande mission d’Éducazoo. Joanie a grandi auprès de l’entreprise grâce à ses parents, les fondateurs d’Éducazoo. Elle a complété ses études en biologie et a fait sa maîtrise à l’Université de Montréal. Loanie l’aventurière a toujours parcouru le monde par soif d’aventure. Dès l’âge de 17 ans, elle quitte le milieu familial pour vivre une expérience inoubliable en Gaspésie afin d’étudier pour être guide de plein air. Elle y a fait sa technique en loisirs. Aujourd’hui réunies par leur passion commune, elles poursuivent la mission d’éduquer et de sensibiliser le public au bien-être animal.

L’équipe d’Éducazoo, établie à Terrebonne, compte aujourd’hui plus de 20 animateurs qui vous transmettent leur passion ainsi que leurs connaissances. C’est à travers des activités de tous genres et par la découverte de leurs merveilleux compagnons qu’ils démystifient les mythes du monde animal tout en nous reconnectant avec la nature qui nous entoure. Outre la passion, c’est sans contredit le respect des animaux et le bien-être de ceux-ci qui motivent chacun des membres de cette belle équipe.

La mission première du refuge est d’éduquer et sensibiliser le public afin que tous adoptent un comportement responsable vis-à-vis le règne animal.

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Le refuge abrite maintenant plus de 90 espèces différentes totalisant plus de 500 animaux. Et 95% de leurs animaux sont des animaux récupérés, c’est-à-dire des animaux qui ont été victimes d’abandon. Parmi eux, nous retrouvons des reptiles de tous genres, des amphibiens dont la fameuse rainette aux yeux rouges, des oiseaux, des insectes, et des mammifères.

Afin de se financer, Éducazoo a eu la brillante idée de faire partager sa passion en offrant plusieurs activités, comme pour la fête de votre enfant, alors qu’un animateur vêtu d’un costume style safari-explorateur lui rend visite. L’enfant fêté se fera l’assistant tout au long de la fête et se verra coiffé lui aussi d’un chapeau d’explorateur. La fête est toujours adaptée en fonction de l’âge des enfants. C’est vraiment une fête familiale et éducative en même temps où tous auront la chance de manipuler les animaux.

La fête débute par une partie éducative, sous forme de jeuquestionnaire préparatoire à la manipulation des animaux, suivie de la présentation des différentes espèces. Chaque présentation se termine par un spectacle de furet où votre enfant guide celui-ci dans ses prouesses. Éducazoo offre aussi des camps de jour, des visites en CPE ou en garderies, en centres de personnes âgées. En réalité, Éducazoo offre un service personnalisé pour tout type d’événement. Grâce à une équipe dévouée et des propriétaires passionnées, une multitude d’animaux abandonnés pourront vivre une vie agréable rempli d’amour et d’attention. Merci Éducazoo!

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Comportement canin Par : Kathleen Desrosiers

Technicienne en santé animale, intervenante en comportement canin

Passer les fêtes l’esprit tranquille!

Noël approche à grands pas et les fêtes de famille seront nombreuses. Cette période de réjouissances peut être un peu stressante pour nos amis canins. Je vous suggère de bien observer comment votre chien se sent entouré de la visite, de la musique et de toutes ces festivités? Un chien stressé peut en venir à mordre contre son gré. Le comportement que l’on préfère voir d’un chien qui a peur est la fuite. Si le chien se retrouve dans un endroit ou une situation qui l’empêche de s’éloigner de la source de stress, il pourrait alors figer ou mordre.

Il y a plus de 450 personnes qui se font mordre chaque jour au Québec par un chien dont plus de 120 enfants. Dans 51 % des cas, la morsure a été infligée par le chien de la famille ou un chien connu. Pendant le temps des fêtes, les gens sont joyeux, ils parlent fort, il y a beaucoup d’action. Les enfants se laissent également emporter par l’ambiance festive. Votre chien peut-être le meilleur chien du monde, il pourrait vivre une situation qui le porterait à mordre. Pas du tout parce qu’il est devenu méchant ou agressif, mais seulement parce qu’il est un chien. La morsure fait partie de la séquence comportementale normale de tout animal qui a peur ou ressent une menace. En premier choix, la plupart vont choisir la fuite. Si cela n’est pas possible, selon leur génétique ainsi que leurs apprentissages passés, différents chez chaque animal, ils peuvent soit figer, avoir des comportements de substitution (japper, sauter, etc.) ou mordre. Trop de gens pensent que leur chien est gentil et qu’il ne mordra jamais, et c’est à cause de cette méconnaissance du comportement canin qu’il y a autant de morsures chaque jour.

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Il est certain que nous pouvons éviter de tels incidents en observant notre animal. Un chien qui a peur ou qui perçoit une menace émettra plusieurs signaux avant de passer à la morsure pour une première fois. S’il a déjà « snappé » ou mordu par le passé, selon la réaction des gens autour de lui et ce qu’il a appris de cette situation, il peut mordre plus rapidement la prochaine fois qu’il aura peur ou se sentira menacé. Ces signaux sont souvent subtils, mais vous devez pouvoir les détecter. Un chien qui détourne le regard, se lèche le museau à plusieurs reprises sans nourriture proche, qui détourne la tête ou le corps au complet, ou qui bâille à plusieurs reprises montre les principales attitudes que vous pouvez plus facilement observer.

côtoyer un ou des chiens durant le temps des fêtes, je vous recommande de garder une surveillance constante afin de pouvoir reconnaître les éventuels signaux de stress émis par le chien. Si ce n’est pas possible pour vous, je vous suggère fortement de laisser votre animal dans une pièce fermée où il ne sera pas dérangé et où il aura de quoi s’occuper, un os à gruger, etc. Sinon il existe de nombreuses pensions canines où vous pouvez laisser votre compagnon pendant que vous profitez du temps avec vos invités en toute quiétude.

Il faut donc l’observer et éviter qu’il se retrouve dans une situation où il se sent mal à l’aise. Si plusieurs enfants ont à

Je vous souhaite de très Joyeuses Fêtes!

Ce sont tous des signaux qui permettent de voir que votre animal ne se sent pas bien ou qu’il vit un stress. De nos yeux d’humains, il peut s’agir d’une situation qui semble banale, mais du point de vue de notre chien, cela peut s’avérer un grand stress. Les chiens qui ont le plus tendance à mordre sont ceux qui se montrent les plus peureux. Si votre chien a peur de tout et de rien, je vous suggère de porter encore plus attention à son langage physique. Les chiens qui sont nés dans un environnement pauvre en stimulation auront tendance à être plus craintifs et pourront également passer à la morsure plus rapidement.

Pour vous aider à mieux observer et comprendre les gestes et postures que nos amis canins utilisent pour communiquer avec nous, je vous suggère de faire des recherches sous « signaux d’apaisement ». Vous trouverez sur le web des images qui vous aideront dans vos observations. Je ne vous dis pas tout cela pour vous faire peur, mais en tant que propriétaire de chien, nous avons une responsabilité par rapport à la sécurité du public. Nous devons connaître le langage et le comportement canin afin de prévenir les accidents et pouvoir soustraire notre chien d’une situation qui le stress. Selon moi, toute personne devrait connaître le langage canin et surtout les enfants. Nous côtoyons dans nos vies des chiens régulièrement, nous devons apprendre à les comprendre. Il est toujours mieux de prévenir pour le bien de tous.

LA SCIENCE DE L’ÉDUCATION AU PROFIT DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

www.zooacademie.com Jacinthe Bouchard

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Deuil animalier Par : Lynne Pion

Référence en matière de deuil et de résilience

Trois pistes pour apprivoiser le deuil de votre animal de compagnie Que l’on soit jeune ou plus âgé, que l’on soit riche ou moins nanti, voire même démuni, plusieurs d’entre nous avons un point commun : nous partageons notre vie avec un animal de compagnie, et ce, pour différentes raisons ou répondre à différents besoins.

Il est possible qu’en lisant ces lignes vous appréhendiez le deuil de votre compagnon ou qu’il soit malheureusement déjà décédé. Pour cette première chronique, je tiens à vous inviter à accueillir votre deuil avec autant d’amour que vous en avez partagé avec votre animal de compagnie, beaucoup de compassion, beaucoup de respect envers vous-même et les membres de votre famille si le contexte s’applique. Le deuil animalier est un vrai deuil J’aimerais vous écrire que je possède une baguette magique qui permet d’éliminer la peine, la souffrance et la culpabilité que vous pouvez ressentir à la suite de son décès, mais je vous mentirais.

Le deuil est un processus de cicatrisation unique à chaque personne qui le vit. Je peux cependant vous confirmer que

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cette peine et cette souffrance sont bien réelles et qu’il existe un nom pour ce que vous vivez : le deuil animalier. Vous le savez en dedans de vous, vous ressentez toute cette peine, cette souffrance qu’engendre le deuil. Nos animaux de compagnie sont de plus en plus considérés comme un membre de la famille.

Que ce soit dès le moment de son arrivée et au fil de sa vie, votre animal de compagnie peut avoir joué différents rôles dans votre vie : • Un confident • Un meilleur ami pour vous ou vos enfants • Un soutien dans des moments plus difficiles (maladie, perte d’emploi, transition de vie, séparation, violence conjugale, etc.) • Un enfant • Une présence réconfortante • Un chien d’accompagnement reconnu • Un animal de travail, par exemple pour les zoothérapeutes • Et plusieurs autres…


Est-ce que vous avez vécu de bons moments avec lui? De 1 à 10, quelle est, ou était, l’importance de sa présence dans votre vie, sachant que 1 est peu d’importance et 10, très grande importance? Combien d’heures par jour étiez-vous en sa présence? Une étude présentée par des chercheurs américains publiée dans le British Medical Journal (http://veterinaryrecord.bmj.com/ content/181/12/321) évaluait la souffrance psychologique des personnes dont l’animal de compagnie est gravement malade, voire condamné. Leur étude prouve qu’un grave mal-être peut résulter de cette situation (…) C’est la première fois qu’une étude évalue la souffrance psychologique des propriétaires d’animaux malades chroniques ou condamnés. Les auteurs espèrent qu’elle aidera à terme les vétérinaires à prendre en charge ces personnes fragiles et que de futures recherches permettront de savoir comment réduire ce fardeau. Le deuil animalier est un deuil méconnu et banalisé, souvent par l’entourage de la personne qui le vit, parfois par l’endeuillé lui-même.

Martine Golay Ramel, une thérapeute du deuil dont vous trouverez l’extrait dans le livre Apprivoiser le deuil animalier, écrit ceci : « Pour certaines personnes, la mort d’un animal de compagnie sera effectivement plus douloureuse que le décès d’un parent. Cette peine est propre à chacun et dépend de son histoire de vie. On ne peut pas comparer et hiérarchiser les souffrances des autres ». Voici trois pistes qui vous permettront d’apprivoiser le deuil de votre animal de compagnie 1. Souvenez-vous de cette journée lorsqu’il est entré dans votre vie. Qu’aviez-vous ressenti à ce moment précis, la première fois que vos regards se sont croisés? Quel âge aviez-vous? Quel âge avait-il? Ce souvenir est fort probablement bien ancré dans votre mémoire comme un moment positif de votre vie. Même si la douleur est grande, rappelez-vous que c’est grâce à ce moment précis et plusieurs autres par la suite que s’est créé un lien d’attachement entre vous et lui. C’est ce lien qui n’est plus tangible qui fait mal, très mal.

2. Accueillez vos émotions avec autant d’amour que vous lui en avez donné. Il avait pour vous et vous aviez pour lui un amour inconditionnel. Malgré vos humeurs changeantes, malgré parfois des périodes plus préoccupantes, il était là pour vous, toujours là et vice versa. Permettez-vous de pleurer sans vous juger.

3. Parlez de lui aussi souvent que vous en ressentirez le besoin. Parler de l’objet de son deuil permet de faire vivre les souvenirs que vous avez partagés ensemble. Probablement que des larmes glisseront sur vos joues les premières fois et c’est tout à fait normal. Plus vous parlerez de lui, mieux vous vous sentirez. Que ce soit avec votre famille, des amis ou des collègues. Au besoin, demandez l’aide d’un professionnel du deuil. En espérant que ce premier article vous permettra d’apprivoiser en douceur et à votre rythme le deuil de votre animal de compagnie. Que la nouvelle année vous apporte le réconfort mérité.

Vous appréhendez ou vivez le deuil de votre animal et avez des questions à la suite de la lecture de cet article, faites-lesmoi parvenir en écrivant à info@lynnepion.com

Lynne Pion

La référence en matière de deuil animalier en francophonie www.lynnepion.com | 418-895-0071

Pour les particuliers et en entreprises • Accompagnement au deuil dans une démarche de croissance personnelle • Accompagnement en fin de vie • Formations • Officiante funéraire • Webinaires

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 15


Entraînement spécialisé Par : Jacinthe Bouchard

Formatrice en comportement animal et en entraînement spécialisé

La recherche de personnes disparues à l’aide de corbeaux

Jacinthe Bouchard estime que les corbeaux ont une excellente capacité d’apprentissage, en plus d’être très aptes à travailler en groupe. De plus, ils ont une vision hors du commun du haut des airs, soit environ 1000 fois plus perçante que la nôtre. Ils sont rapides et intelligents, en plus d’avoir un odorat, ce qui est plutôt rare chez les oiseaux. Ces animaux sont assez fascinants parce qu’ils possèdent des atouts uniques par rapport aux autres espèces animales : une capacité d’adaptation hors du commun et un mode de communication très élaboré. Ils ont des capacités cognitives bien supérieures à la moyenne des autres volatiles. De plus, le corbeau intègre le monde des espèces animales capables de fabriquer des outils et de s’en servir. Les corbeaux sont-ils plus intelligents que les primates?

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À Zoo Académie, créé par Jacinthe Bouchard, spécialiste en comportement animal de renommée mondiale, se trouvent des corbeaux entraînés par celle-ci pour effectuer de la recherche de personnes disparues en forêt. C’est la première fois que des corbeaux sont utilisés dans un contexte d’entraînement en recherche et sauvetage. En arriver là a d’ailleurs demandé une bonne dose de persévérance. Il a fallu demander des permis très, très spécifiques, raconte Jacinthe Bouchard, parce que personne ne peut capturer des corbeaux. C’est un animal indigène et ça prend des permis spécifiques. Pour ça, il a fallu monter des protocoles de recherche scientifique très clairs, expliquer où on s’en allait avec ça. Nous avons dû démontrer quelles étaient les possibilités de réussite, qu’on n’allait pas chercher des corbeaux pour le plaisir. Et on a réussi à avoir les permis. C’est un projet très sérieux et nous sommes très surveillés.

la tâche plus difficile pour le chien. Je pense que cela sera un travail d’équipe entre un chien (au sol) et des corbeaux (dans les airs). Ça pourrait ainsi donner un résultat étonnant. Les corbeaux voient à des kilomètres, alors si on en envoie trois à la fois, ça peut être extrêmement efficace!

Pour les exercices avec la poupée, je travaille avec les critères des 3D (Durée-Distance- Distraction). Travaillés de façon indépendante, les 3D aideront à un apprentissage plus rapide de la part du corbeau, il sera plus attentif et comprendra mieux mes attentes. Seulement après un taux de réussite de 9/10 dans chacune des catégories, j’obtiendrai un comportement en maintenance et je pourrai commencer à éliminer les récompenses. Le corbeau doit faire entendre son cri lorsqu’il trouve la poupée, et attendre d’être rappelé, ainsi mon coup de sifflet équivaut à lui dire « bon corbeau ». C’est le comportement que je veux obtenir. Lorsqu’il agit comme je le désire, l’oiseau est récompensé avec de la viande. Distance : Au début de l’entraînement, la poupée est placée à une courte distance des corbeaux. Plus le temps avancera, plus la distance sera grande.

Distraction : Je dois faire en sorte que les corbeaux ne soient pas distraits par les nombreux bruits ambiants potentiels. La présence d’un autre humain ou animal à proximité ne doit pas non plus les empêcher de faire leur travail. En ce moment les corbeaux sélectionnés s’entraînent à raison de quatre à six séances par jour et ils apprennent très rapidement. Éventuellement, nous aimerions produire chaque année une cohorte de corbeaux qui serviraient à la recherche, ainsi nous pourrions en donner à des organisations qui effectueraient différents types de recherches. L’objectif est de repérer des corps humains dans la forêt et pour ce faire, on travaille avec une poupée qui a la taille d’un enfant et qui est dissimulée entre des arbres. C’est un peu le jeu « Indique-moi où est ma poupée ». Nous voulons qu’ils découvrent la poupée; pas seulement qu’ils la voient. Nous y allons un critère à la fois, mais ce qu’il faut, c’est que les corbeaux s’approchent d’elle, la picosse un peu, crie, ... On veut qu’ils s’occupent de la poupée. Quand ils font une bonne action en ce sens, on les récompense. Nous ne sommes pas dans leur tête, mais j’imagine qu’ils vont chercher des couleurs qui ne cadrent pas dans la nature. Du moins, c’est comme ça que je planifie l’entraînement, c’est ça mon objectif.

C’est vrai que les chiens font un travail extraordinaire, mais à mon sens, ils sont surtout bons pour trouver des bandits. On se fie beaucoup à leur odorat, mais lors de recherches de personnes disparues, leur flair peut être limité: vent, chaleur, etc. Et quand un individu disparaît en forêt, par exemple, plusieurs dizaines de personnes vont vouloir le retrouver, ce qui signifie que différentes odeurs vont s’entremêler, rendant

Durée : Quand les corbeaux seront habitués à trouver la poupée et à s’exprimer, j’exercerai leur persévérance, afin qu’ils persistent à la chercher même si cela est plus long.

L’entraînement doit être constant et rigoureux. Afin d’obtenir des résultats efficaces, on se donne à 110 %. Le projet est toujours en cours et nous ne sommes pas encore au stade de participer aux recherches lors de disparition, mais nous croyons pouvoir atteindre cet objectif d’ici quelques années. Nous sommes toujours à la recherche de projets innovateurs tous plus stimulants les uns que les autres, en compagnie de nos amis les animaux!

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 17


Par : Daniel Filion

Comment choisir le bon chaton pour soi Nombreux sont les futurs propriétaires de chatons qui baseront le choix de leur compagnon pour les 15 prochaines années sur sa couleur, sa beauté ou encore sur le fait qu’il vient les voir en premier. Or, plusieurs autres aspects devraient être évalués afin de s’assurer que vous serez heureux avec votre chaton et que lui sera heureux dans votre maison.

Si vous choisissez d’acquérir votre chaton d’un éleveur ou d’une famille, sachez qu’un éleveur consciencieux ne laissera jamais ses chatons quitter le nid maternel avant l’âge de 12 semaines et idéalement 14 semaines (vous pouvez demander à l’éleveur que votre chaton reste avec sa maman jusqu’à l’âge de 14 semaines). Malheureusement, au Québec, la croyance populaire veut qu’un chaton soit sevré à 8 semaines et, par conséquent, qu’il puisse être séparé de sa mère. Or, ce n’est pas toujours le cas. En effet, c’est entre la 5e et la 14e semaine que la mère éduque ses chatons à bien communiquer avec les autres chats, à jouer et chasser, à ne pas mordre trop fort lors des séances de jeu, à tempérer leurs moments d’euphorie et à devenir des chats capables de bien composer avec le stress et l’anxiété.

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Si vous adoptez un chat venant d’un refuge, il est parfois impossible de savoir s’il est resté avec sa mère suffisamment longtemps. Néanmoins, beaucoup de chats errants vivent en colonie et apprennent donc des uns des autres, ce qui vient palier beaucoup de lacunes éducatives. Avant de commencer la recherche de votre nouveau chaton, il est suggéré de mettre sur papier, par ordre d’importance, les principaux comportements que vous désirez retrouver chez votre animal et de demander à un ami de vous accompagner chez l’éleveur en lui donnant cette liste. Trop souvent, les gens se laissent attendrir par la beauté ou la couleur d’un chaton et feront fi des critères de sélection préalablement établis, allant même jusqu’à choisir un chaton ayant un comportement tout à fait contraire à ce qu’ils voulaient au départ. Votre ami, n’étant pas attaché émotionnellement à votre choix, aura comme tâche de vous rappeler vos critères de sélection. Il faut réaliser que si vous craquez pour la beauté du chaton en oubliant votre liste, il se peut que vous ne soyez pas heureux avec votre nouveau compagnon et, par conséquent, que ce chaton ne soit pas vraiment heureux chez vous.

Vient le temps de choisir votre chaton. Sachez que 80 % des comportements de la mère seront reproduits par ses chatons. Donc, si vous avez l’occasion d’observer les comportements de la mère, vous aurez une idée de comment agiront ses chatons plus tard. Ainsi, une mère qui se cache, est agressive ou peureuse transférera ces comportements à ses chatons, qui les repéteront fort probablement plus tard. Par contre, si la mère vient vous voir sans hésiter, se colle sur vous et joue avec vous, les chances sont que ses chatons reproduiront plutôt ces comportements.

Par la suite, demandez à l’éleveur quel chaton, dans la portée, est sorti en premier du nid, celui qui a tenté de monter en premier sur la chaise ou grimper dans l’arbre à chat, celui qui semble le plus courageux et aventurier ou se met souvent dans de drôles de situations.

Ce chaton est souvent celui que l’on appelle « le premier de classe ». C’est le chaton idéal pour les familles actives avec des enfants et d’autres animaux, car ce type de chat n’a peur de rien et son énergie pourra être dépensée dans ce milieu. Il faudrait cependant éviter de choisir le premier de classe si vous êtes une personne âgée qui désire avoir un chat tranquille.

En suite, il y a les « milieux de classe » de la portée, ceux qui suivent de près et qui répéteront les comportements du premier de classe de façon plus ou moins rapide. C’est le chaton parfait pour le couple actif qui désire toutefois un animal de compagnie relativement calme mais parfois joueur. Finalement, il y a le petit dernier, soit celui qui se trouve toujours en retrait et plus craintif. Attention, cela ne veut pas dire que le « dernier de classe » est un mauvais chaton. Bien au contraire. C’est le chaton parfait pour une personne âgée ou quelqu’un désirant avoir un chat très calme et affectueux. Ce n’est pas une méthode infaillible car les comportements peuvent changer rapidement chez un chaton. Voilà pourquoi les chats adultes en refuge présentent un énorme avantage, car leur comportement est déjà forgé et, très souvent, les employés de refuge sauront exactement quel est le caractère de chaque chat et pourront vous conseiller sur le choix du meilleur animal pour votre rythme de vie.

Qu’en est-il de la fameuse technique de choisir le premier chaton qui vient vous voir? Beaucoup croient qu’il s’agit du bon chat car c’est lui qui les a choisis. Ce n’est pas nécessairement vrai, car souvent, c’est le premier de classe qui viendra tout d’abord vous voir puisqu’il est le plus curieux et aventureux. Sachant ce que cela signifie, vous serez plus en mesure de savoir s’il s’agit du bon chat pour vous. Ne tombez pas en amour avec la couleur ou la beauté d’un chaton, car il ne restera pas petit longtemps et il deviendra bientôt un chat comme bien d’autres. En choisissant un chat dont le comportement correspond à vos besoins, vous faites un choix responsable qui rapportera à long terme autant à vous qu’à celui qui ronronnera dans vos oreilles pour de nombreuses années.

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 19


Par : Jacinthe Bouchard Formatrice en comportement animal et en entraînement spécialisé

Fondation Calèche :

des chevaux pour aveugle!

Le cheval miniature est un animal attachant et très intelligent, ce qui fait de lui un excellent animal guide. Les chevaux miniatures qui effectuent le travail de guide ne datent pas d’hier. En fait, cela fait déjà plus d’une dizaine d’années qu’ils collaborent avec des personnes handicapées. C’est en 1999 que le premier cheval guide pour les personnes non voyantes a été entrainé. Depuis ce temps, il y a des chevaux aidants dans plusieurs pays, sauf au Québec. C’est pourquoi en 2011, madame Jacinthe Bouchard et monsieur Mathieu Bédard ont créé la fondation Calèche. Nous croyons que les chevaux miniatures sont des animaux aidants qui méritent de se faire connaitre dans nos communautés, ici, au Québec. Selon les statistiques de l’Association des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec, plus de 3 000 personnes ayant une déficience motrice et plus de 800 une déficience visuelle sont en attente. Fondation Calèche La Fondation Calèche entraîne des chevaux miniatures pour venir en aide aux personnes souffrant d’un handicap physique nécessitant une chaise roulante ou aux personnes avec un

handicap visuel nécessitant de l’aide dans leurs déplacements. Contrairement au chien d’aide qui a une durée de vie de 12 ans et qui peut travailler durant 6-7 ans, le cheval vit 40 ans et peut offrir ses services durant plus de 25 ans. La personne a donc le même animal d’aide pour une grande partie de sa vie. Le cheval miniature est facile à entraîner et peut commencer son travail dès l’âge de deux ans. De plus, dans un but de zoothérapie, tout au long du processus d’entraînement, les chevaux sont manipulés de façon journalière par beaucoup de gens dont des personnes handicapées. Ces séances de socialisation se passent dans le cadre du cours Intervenant en comportement animal du Zoo Académie et lors de la visite de gens sur le site. Nos chevaux sont offerts gratuitement aux personnes sélectionnées. L’acquisition d’un cheval guide ou d’un cheval aidant deviendra très bientôt un choix à considérer.

Les biscuits confectionnés à la main Miouf

ne contiennent que d’excellents ingrédients pour votre chien.Ils ont été choisis aussi afin d'éviter des problèmes d'allergies souvent développés chez les petites races. Leur glaçage est lui aussi spécial car il est fabriqué à base de fécule de Tapioca ce qui favorise la digestion chez le chien. Sans blé, sans produits laitier, sans cultures de yogourt, sans sucre, alors, quoi de mieux que Miouf pour gâter vos meilleurs amis?

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Plus facile qu’un chien Ce n’est pas sans raison que nous avons choisi de nous lancer dans cette aventure. Le dressage d’un tel animal est bien différent de celui d’un chien. Il faut connaître des techniques d’entraînement particulières, mais ça demeure plus facile à entraîner qu’un chien. La transition se fait plus facilement également entre l’entraîneur et le bénéficiaire que dans le cas d’un chien. En plus, les chevaux peuvent vivre une quarantaine d’années et donc assister une même personne durant 20 ou 25 ans, contrairement à un chien qui peut le faire 5 ou 6 ans au maximum.

Le tempérament et les attributs physiques des chevaux font en sorte qu’ils offrent plusieurs possibilités que les chiens n’offrent pas pour ce genre de travail. Par exemple, le cheval est insensible devant les autres animaux ou les passants, il fait sa petite affaire... Le cheval peut aussi tirer un fauteuil roulant tellement plus facilement qu’un chien, de par son physique. De plus, les coûts engendrés par la présence d’un cheval dans une famille sont par ailleurs moindres que ceux nécessaires dans le cas d’un chien. Le cheval mange une botte de foin par semaine, ce qui coûte environ 3 $, et les coûts de soins vétérinaires ne représentent presque rien. Il n’y a que ses sabots qui ont besoin d’être entretenus chaque mois ou tous les deux mois.

D’autre part, la règlementation, par exemple de la Ville de Trois-Rivières, permet d’avoir un cheval miniature comme animal de compagnie, mais interdit qu’il se promène dans les transports en commun ou dans les édifices publics comme les chiens guides. La Ville n’exclut toutefois pas la possibilité de se pencher sur la question... Il suffirait d’avoir un terrain d’au moins trois mètres de long sur trois mètres de large et une rampe d’accès pour qu’il entre dans la maison, parce que ce n’est pas évident pour eux dans les escaliers. La Fondation Calèche, fondée par Jacinthe Bouchard, envisage de dresser d’autres chevaux miniatures pour venir en aide aux non-voyants ou aux personnes épileptiques. Le projet est encore à un stade précoce car seulement deux personnes ont eu recours à nos chevaux d’assistance jusqu’à maintenant. Nous travaillons toujours pour développer plus amplement la demande et être capable de fournir le cheval idéal d’assistance pour son humain particulier!

www.fondationcaleche.org

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 21


Dossier animal Par Mel-Lyna Cadieux

Usines à chiots : des activités toujours aussi actives Malgré l’indignation des défenseurs des animaux et les multiples mouvements mobilisateurs contre cette cruelle industrie, le Québec semble tout de même conserver son statut de capitale des Usines à chiots. Les récents événements parus dans les médias ramènent encore une fois sur la table divers enjeux concernant cette forme d’exploitation, qui semble malgré tous les efforts se perpétuer et rester enracinée dans notre société. C’est avec horreur que nous pouvions prendre connaissance le mercredi 11 octobre dernier d’une saisie de 71 chiens de petite taille effectuée dans une résidence insalubre à SaintGabriel-de-Brandon. La MAPAQ et la SQ, avec l’aide de la SPCA Montréal, ont sorti les animaux de l’établissement. Les intervenants ont d'ailleurs fait la triste découverte de quatre cadavres de chiots dans la demeure. Les chiens ont par la suite tous été hébergés par la SPCA Montréal, qui a pu leur fournir les soins nécessaires pour veiller à leur rétablissement. Dès le mercredi 18 octobre, la SPCA rendait les chiens disponibles graduellement en adoption afin de trouver leur future famille.

Un constat inattendu Cette découverte fut des plus surprenantes pour les autorités, puisque celles-ci avaient comme but premier d’arrêter la propriétaire, accusée de fraude, fabrication et usage de faux documents. Cette dernière donnait apparemment au nouveau propriétaire des chiots qu’elle vendait et dont les carnets de santé contenaient de fausses informations concernant le vétérinaire qui les aurait examinés (aucun vétérinaire n’effectuait d’examen sur les chiens). Cette technique d’arnaque est d’ailleurs extrêmement récurrente dans les diverses usines à chiots.

C’est en entrant dans la demeure que les intervenants sentirent l’odeur nauséabonde de la maison et eurent une vision d’horreur en voyant des dizaines de chiens entassés dans des cages ou libres dans la maison, allant jusque dans la baignoire et les tiroirs de la cuisine. Les chiens présents étaient tous de petites races, soit des Yorkshire, Bichons maltais, Morkie et Chihuahua. Parmi ceux-ci, deux chiens étaient peinturés de plusieurs couleurs différentes et plusieurs autres n’avaient pas été nourris depuis plusieurs semaines. Les conditions dans lesquelles ces chiens étaient forcés de vivre étaient atroces, la maison ayant été décrite comme un

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endroit d’une insalubrité excessive. Cet environnement aucunement adapté à ces chiens, la consanguinité ainsi que l’absence de soins ont fait en sorte que plusieurs chiens avaient déjà de gros problèmes de santé.

Combinant la reproduction massive et des conditions de vie insalubres, les usines à chiots sont l’œuvre « d’éleveurs » sans réelles compétences et n’ayant aucune préoccupation pour la santé et le bien-être des animaux qu’ils exploitent. Les usines à chiots peuvent prendre diverses formes; hangar, garage, remise, sous-sol, fond de cour, ferme, tout est possible. Le plus souvent, les exploitants d’usines à chiots choisissent un endroit isolé et éloigné de la ville ou des voisins, afin de minimiser les risques de plaintes et donc de dénonciation. Les animaux y restent pour la majorité de leur vie enfermés dans une cage ou dans un endroit confiné, en ne sortant que très rarement. Les cages mises à leur disposition sont pour la plupart beaucoup trop petites et les chiens sont forcés de rester dans leurs excréments, n’ayant aucun accès à de l’eau ou de la nourriture. Le manque de soins cause bien sûr de graves problèmes de santé et les troubles de socialisation forgent des chiens anxieux, agressifs ou développant des problèmes de propreté dans le futur, par exemple.

Ces éleveurs sans aucun scrupule n’hésitent pas à accoupler plusieurs chiens ayant les mêmes gènes, ce qui fait de l’usine le royaume de la consanguinité. La plupart du temps, les chiots issus de ces portées présentent un risque accru de développer certains handicaps ou maladies. Les femelles sont accouplées sans relâche et peuvent avoir de deux à trois portées par année. Celles qui vieillissent deviennent épuisées ou moins aptes à la reproduction et sont tuées, puisqu’elles ne sont plus utiles aux yeux de l’exploitant. Tout est mis en œuvre pour limiter les coûts, tout en ayant le plus de « marchandise » à exploiter. Cette industrie est des plus inhumaines et dirigée par une seule motivation : le profit. Un « commerce » toujours actif La dame dirigeant l’usine à chiots en question utilisait comme vitrine pour vendre ses chiots des sites de petites annonces, comme Kijiji.ca et Lespacs.com. Elle effectuait la remise des animaux dans des stationnements de commerces tels que Walmart. L’un des acheteurs a d’ailleurs rapporté le décès de son chiot, acheté de la même éleveuse trois jours plus tôt. Plusieurs plaintes concernant la dame auraient été déposées à l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec.


À ce jour, n’importe qui peut se lancer dans l’élevage intensif de chiens, et plusieurs restent dans l’ombre sans jamais laisser sousentendre leurs techniques barbares. La SPA Canada estime qu’entre 1500 et 1800 usines à chiots existent et sont actives au Québec, à l’abri des regards. On estime aussi qu’environ 400 000 chiots naissent chaque année dans ces usines. Malheureusement, beaucoup de personnes ne se rendent pas réellement compte de l’ampleur du problème, tout simplement parce qu’il reste dans l’ombre. Il est alors difficile pour plusieurs de croire en l’existence de ces endroits et de réaliser l’urgence d’agir, mais le choc est toujours le même lors de la sortie publique de l’un d’entre eux. Il faut se rendre à l’évidence : beaucoup de cruauté nous est cachée, mais elle existe et doit être abolie.

Une réalité toujours d’actualité Après la sortie médiatique de cet événement, nous pouvons rester inquiets face à l’existence des usines à chiots au Québec. Par chance, cette usine fut découverte et les chiens ont pu être sauvés, mais des centaines d’autres restent encore tapies dans l’ombre et poursuivent leurs activités sans la moindre difficulté. Une loi présentement en vigueur au Québec interdit l’existence d’élevage de type intensif comme les usines à chiots et les amendes en cas de non-respect de cette loi peuvent atteindre 60 000 $. Hélas, cette loi, malgré son existence et ses bonnes intentions, n’a pas donné les résultats espérés. Le peu d’inspecteurs à disposition, pour la plupart débordés, peut expliquer en partie l’existence délinquante de centaines d’usines à chiots encore à ce jour. Si le MAPAQ pouvait compter plus d’inspecteurs en son sein, des mesures proactives pourraient être mises en vigueur pour prévenir les usines à chiots, par exemple parcourir les petites annonces et vérifier si le vendeur possède ou non un permis d'élevage.

• Évitez d’acheter dans les animaleries : plusieurs propriétaires d’usines à chiots vendent leurs portées à des animaleries qui les revendent ensuite sans jamais laisser sous-entendre leur provenance. Priorisez plutôt l’adoption d’un animal dans un refuge, des centaines de chiens de tous âges y attendent une famille. En plus de sauver une vie, vous encouragerez un organisme à but non lucratif ayant à cœur le bien-être des animaux. • Méfiez-vous des sites de petites annonces : un nombre incroyable d’usines à chiots utilisent des sites de petites annonces comme intermédiaires afin de vendre leurs animaux. Encore une fois, priorisez l’adoption d’animaux en milieu de refuge ou sinon, faites vos recherches et ne vous fiez surtout pas aux premières apparences. Plusieurs affichent des photos adorables des petits chiots disponibles dans un décor des plus attendrissants, mais cela cache parfois un lourd secret. Demandez toujours à visiter les parents de l’animal et de voir les installations de l’élevage. Si ceux-ci refusent ou vous proposent un autre lieu de rendez-vous, posez-vous des questions.

• Les élevages qui offrent plusieurs races de chiens : soyez attentifs aux « élevages » qui offrent une grande variété de races ainsi que des portées à tout moment de l’année, cela est souvent indicateur d’un élevage massif. Osez poser des questions et vous renseigner sur ce qui vous semble douteux.

• Les élevages dits « familiaux » : cette façon de désigner un élevage en milieu familial est souvent utilisée à tort afin de rassurer les futurs acheteurs. Comme mentionné précédemment, il est toujours mieux d’aller voir soi-même les lieux pour s’assurer que nous n’avons pas affaire à une usine à chiots.

Aussi, malgré la possibilité de dénoncer un exploitant douteux à ANIMA-Québec et les initiatives gouvernementales en matière de protection animale, il est encore très complexe de poursuivre un exploitant d’usine à chiots et de lui imposer une sanction. La SPA Canada rapporte entre autres que seuls les cas extrêmes de cruauté envers les animaux sont considérés lors des plaintes, notamment par le Code criminel du Canada. Malheureusement, une infime partie des cas portés en justice aboutissent à des peines, et l’exploitation ne fait que se perpétuer.

Il est plus que temps que tous les dossiers concernant le bienêtre animal, peu importe la gravité de ceux-ci, soit pris en considération et que des mesures soit mises en place pour imposer les sanctions nécessaires. Plusieurs dossiers animaliers ne sont pas encore pris au sérieux malgré les plaintes, et c’est en partie ce manque de rigueur qui, je le crois, donne plus de liberté aux exploiteurs d’usine à chiots qui continuent leurs activités sans aucun baton dans les roues. Comment démasquer les usines à chiots? Toutefois, il existe quelques indices qui devraient vous alarmer et indiquer que nous avons possiblement affaire à une usine à chiots. Il est d’une importance capitale de faire attention à ces détails afin de démasquer ces élevages et de ne pas encourager cette industrie. Le meilleur moyen d’éradiquer les usines à chiots est d'éradiquer leurs sources de profits, donc de ne plus acheter des chiots venant de ces endroits. Si vous désirez adopter un animal, je vous conseille fortement de porter une attention particulière aux points suivants :

Un dénouement heureux pour les rescapés de l’usine à chiots À l’agréable surprise de tous, presque tous les chiens avaient été adoptés le vendredi 20 octobre, moins de 48 heures après l’annonce des adoptions sur Facebook, lors de ma visite afin de constater l’évolution des choses. Selon une employée du refuge, des dizaines de personnes attendaient déjà en file devant le refuge avant les heures d’ouverture afin d’adopter l’un des petits réfugiés. Les chiens ont maintenant tous été adoptés et profiteront d’un futur beaucoup plus prometteur et rempli d’amour au sein de leur nouvelle famille. Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 23


Voyage Par : Lindsay-Anne Prévost

Minou et Pitou

partent en voyage

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Et si votre animal de compagnie vous accompagnait pour vos vacances de Noël? Oui, à la condition toutefois d’être bien organisé et d’être prêt à y mettre un certain prix.

« Les gens n’ont aucune idée à quel point c’est complexe », lance d’emblée Nicole MacDuff, présidente, fondatrice et directrice générale du Manoir Kanisha, qui se spécialise entre autres en relocalisation d’animaux. Selon elle, la complexité du processus dépend de la race, de l’espèce, du pays de destination, de la manière et du moment où on va relocaliser votre animal. Pas la même politique pour tous Si vous voyagez à travers le Canada par exemple, les coûts et les restrictions risquent d’être moins importants. Il en va de même pour les États-Unis. « Puisque nous avons une frontière commune, nous partageons également les maladies animales. Les exigences sont donc généralement très semblables », indique Mme MacDuff. À l’inverse, si vous voyagez outre-mer, les exigences sont plus sévères afin d’éviter la propagation d’épidémies étrangères. Pour cette raison, certains pays obligent l’animal à être placé en quarantaine. Et, attention au pays de votre correspondance/transit, puisque les normes de celui-ci doivent aussi être prises en compte dans le processus. La plupart des compagnies aériennes ont également des exigences précises en matière de transport d’animaux. Ainsi, ce n’est pas parce que vous voyagez avec une compagnie qu’il faudra vous y prendre de la même façon pour votre second voyage avec un autre transporteur.

Certains d’entre eux interdisent par exemple les vols de 12 heures et plus (incluant le temps nécessaire au passage à la douane dans la ville d’arrivée) aux animaux domestiques. Par conséquent, vous devrez vous assurer de réserver un vol de courte durée, qui n’a pas de longue correspondance… et qui a lieu à un bon moment de l’année, puisque certaines compagnies limitent même les vols aux animaux lorsque la saison est trop chaude, trop froide ou encore trop achalandée. « S’il fait 40 degrés [NDLR : que ce soit dans le pays de départ, de transit ou d’arrivée] et que l’animal est dans une cage en plastique dans laquelle il va passer 45 minutes, il risque de décéder », fait remarquer la présidente du Manoir Kanisha. Apte à voyager ? Certaines compagnies refusent aussi de transporter les chiens et chats à crâne court (brachycéphales) et au museau retroussé issus d’un croisement (Boston Terrier, Boxer,

Bouledogue, Épagneul japonais, Pitbull, Shih Tzu, Pékinois, etc. pour les chiens, et Burmese, Persan, Himalayen ou Exotic Shorthair pour les chats). Ces races possèdent naturellement des difficultés de respiration, qui pourraient s’envenimer en altitude.

Les compagnies aériennes sont également soucieuses de l’âge des animaux. « Déplacer un jeune animal est toujours plus complexe, car il faut attendre un certain âge avant qu’il soit vacciné », indique la spécialiste. Or, ce n’est pas parce que votre animal est plus âgé que le processus est plus simple. S’il a des problèmes de santé, il se peut qu’il soit refusé par certains transporteurs. « La compagnie aérienne ne veut pas avoir de décès dans un vol », explique Mme MacDuff. Pour ces diverses raisons, les entreprises aériennes demandent aux voyageurs de faire passer un examen médical à l’animal nommé « Fit to fly » (apte à voyager). Celui-ci doit être certifié par un vétérinaire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et doit avoir été passé 10 jours avant le départ. Afin d’éviter les risques de perdre l’animal, certaines requièrent également que l’animal domestique soit doté d’une micropuce qui répond à la norme ISO. En cabine ou en soute? Les petits animaux peuvent voyager en cabine, à la condition qu’ils soient dans une cage placée en dessous de votre siège. Les plus gros sont placés en soute comme « bagage excédentaire » ou sont envoyés via le service cargo de l’entreprise s’ils sont plus massifs.

Dans les deux derniers cas, l’animal doit être placé dans une cage conforme au « Live Animals Regulations (IATA) », qui stipule que celui-ci doit pouvoir se tenir debout sans que sa tête touche le haut de la cage, sans que ses fesses touchent l’arrière et sans que son nez touche à la porte. La cage doit être assez large pour qu’il puisse se retourner et assez longue pour qu’il puisse se coucher avec les pattes à l’avant. « Plusieurs voyageurs se font refuser le vol parce qu’ils n’ont pas une bonne cage », témoigne Nicole MacDuff. Celle-ci suggère par ailleurs d’entraîner l’animal à aimer sa cage afin d’éviter que celle-ci représente une punition et de toujours préparer le voyage de son animal avant celui du propriétaire. Minou et pitou voyagent à quel prix? La fondatrice du Manoir Kanisha admet que c’est toujours la première question qui lui est posée lorsque les maîtres veulent faire voyager leur animal. Or, « ça dépend de tellement de facteurs », dit-elle. Certaines compagnies comme Air Canada demandent 100 $ par cage pour un vol à l’international alors que d’autres, comme Air Transat, chargent jusqu’à 275 $ (exemple pour un vol à destination de l’Europe). Ainsi, si vous pensez faire voyager votre animal domestique à l’étranger puisque vous allez y travailler pour un an, c’est une chose. Mais si c’est pour qu’il vous accompagne pendant vos vacances de deux semaines, il vaut peut-être mieux penser le mettre en pension. Certaines sont de véritables petits hôtels pour animaux.

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 25


Dossier animal Par Caroline Gamache politologue

Directrice des Affaires législatives du Chats Canada Cats

L’animal de compagnie, ce grille-pain sensible… Le 4 décembre 2015, l’Assemblée nationale du Québec adoptait le projet de loi 54 (Assemblée Nationale du Québec, 2015) visant l’amélioration du statut juridique de l’animal dans la province. Si plusieurs se sont réjouis de cette avancée historique pour les animaux au Québec, d’autres, dont j’avoue faire partie, sont restés sur leur faim.

Au Canada et particulièrement au Québec, jusqu’en 2012, les animaux de compagnie n’ont pas eu droit à des lois spécifiques, sauf au niveau municipal et de façon très inégale. Ils ont été couverts par les lois et les règlements de façon résiduaire. Ce qui veut dire que des lois conçues à d’autres fins, dans certains contextes, ont été appliquées pour les chiens, les chats et autres animaux de compagnie. Après plusieurs rapports accablants (Animal Legal Defense Fund, 2017) et de la pression populaire, le gouvernement du Québec a décidé de redorer son image quant au bien-être animal.

En 2012, à la suite des travaux du Groupe de travail sur le bienêtre des animaux de compagnie - Commission Kelly (Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, 2009) visant à endiguer le phénomène des usines à chiens au Québec, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a accouché d’une première véritable mesure législative portant spécifiquement sur les animaux de compagnie (chiens et chats) au Québec. Enchâssée dans la Loi sur la protection sanitaire des animaux (P-42), cette mesure imparfaite, il est vrai, et contestée pour plusieurs raisons, a été sans aucun doute la première reconnaissance par l’Assemblée nationale du Québec de la réalité distincte et complexe des animaux de compagnie.

Cette première mesure a subi quelques transformations depuis 2012, mais c’est en juin 2015, lors du dépôt du projet de loi 54, que le gouvernement du Québec a annoncé une réforme importante dans notre façon de traiter les animaux. Mais est-ce vraiment le cas?

La mesure phare de cette modification législative était de préciser le statut juridique des animaux afin de mieux les protéger. En effet, le Code civil du Québec a été modifié pour y inclure une définition d’animaux : « 898.1. Les animaux ne sont pas des biens. Ils sont des êtres doués de sensibilité et ils ont des page 26 • décembre/janvier 2018 • Passion animaux

impératifs biologiques. Outre les dispositions des lois particulières qui les protègent, les dispositions du présent code et de toutes autres lois relatives aux biens leur sont néanmoins applicables. »

J’attire votre attention sur la deuxième phrase de cet article.

Et maintenant, voici les lois et règlements qui ont été directement modifiés par le MAPAQ pour y inclure cette nouvelle notion « d’animaux » : – Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal (chapitre C-25.01); – Code de procédure civile (chapitre C-25.01); – Loi sur la justice administrative (chapitre J-3); – Loi sur La Financière agricole du Québec (chapitre L-0.1); – Loi sur le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (chapitre M-14); – Loi sur la protection sanitaire des animaux (chapitre P-42); – Loi sur la qualité de l’environnement (chapitre Q-2).

Ces lois et règlements relèvent presque exclusivement du MAPAQ. Elles n’ont que peu d’impact sur votre quotidien.


Il existe par contre des lois et des règlements qui vous touchent de façon quasi quotidienne lorsque vous transigez pour vos animaux, pour lesquels l’animal est toujours l’équivalent d’un grille-pain, malgré les différentes rumeurs qui ont circulé sur les médias sociaux.

Voici les deux plus importantes : La première : la Loi sur la Régie du logement. Lorsque vous signez un bail, le propriétaire a encore le droit de vous interdire la possession d’un animal (sauf circonstances très particulières). Contrairement à d’autres législatures canadiennes, Québec a fait le choix de ne pas permettre aux propriétaires d’exiger des dépôts de sécurité, conséquemment, et voulant être équitable, le gouvernement leur permet aussi d’exclure l’une des sources importantes de nuisance des logements. Dans ce cas-ci, le bien-être des grille-pains n’est absolument pas un élément de réflexion. La deuxième, la Loi sur la Protection du Consommateur. Eh oui, votre chien ou votre chat a la même protection qu’un grille-pain acheté dans une grande chaine de magasins. Une garantie contractuelle et une garantie légale, que vous l’ayez acheté dans une animalerie, chez un particulier ou dans un refuge. C’est chouette, mais qu’advient-il si vous devez le faire réparer en urgence sous garantie?

Il faut savoir qu’au Québec on ne peut faire réparer un bien défectueux par un tiers sans avoir obtenu l’autorisation du commerçant ou sans l’avoir préalablement mis en demeure de procéder à la réparation, sous peine de perdre ses droits et recours (Office de la Protection du consommateur, 2017). Moins facile quand on a un grille-pain qui souffre et que le temps presse… Malgré les croyances populaires, ce ne sont pas que les lois qui sont laxistes en matière de bien-être animal ou de responsabilisation des propriétaires. Le problème au Québec en est un de cohérence de politiques publiques. Tout bon pêcheur vous le dira, on a beau avoir le filet le plus solide qui soit, si les mailles sont trop grandes, on n’attrapera pas de poisson.

Il n’y a jamais eu un plan directeur à Québec quant au bien-être animal et l’ensemble des politiques publiques nécessaires pour appuyer une telle vision.

Les municipalités sont démunies devant les différents problèmes auxquels elles doivent faire face au quotidien (collectionneurs, incivilité de propriétaires, etc.). Elles n’ont pas de soutien de Québec qui est pris dans des réformes à la pièce et qui n’a pas de perspectives à long terme. D’ici là, le citoyen, propriétaire d’animaux et amant de la nature voit ses attentes déçues. Il est peut-être temps de réclamer un livre blanc sur la place des animaux de compagnie dans la société québécoise.

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 27


Bien-être animal Par Véronik L’Archevêque-Roy

Designer industriel

Nos animaux aussi aiment le confort!

Saviez-vous que vos animaux passent plus de la moitié de leur vie à dormir? Même si cela peut sembler légèrement excessif, de longues heures de sommeil font partie du style de vie des canins et des félins. Ces données peuvent varier dépendamment de l’âge de l’animal, sa race et son niveau d’activité, les changements d’environnements ainsi que son état de santé.

Règle générale, les animaux peuvent passer en moyenne de 12 à 14 heures de leur journée à roupiller. Avec un temps de repos aussi important, il est évident que la composition de leur lit a un impact sur la qualité de leur sommeil.

Avez-vous déjà entendu parler de la mousse mémoire? Étant auparavant réservée au monde de la literie (principalement pour la confection d’oreillers orthopédiques et de matelas spécialisés), elle a connu un gain de popularité au fil des dernières années dans l’industrie du confort. Il s’agit d’un matériel composé de mousse ayant la propriété de se mouler au corps, créant ainsi un support homogène qui réagit à la température corporelle. De plus, il s’agit d’un matériau très durable. Il peut facilement conserver ses propriétés pendant plus d’une dizaine d’années à condition d’être dans une pièce bien aérée. Si vous pouviez dormir plus de 12 heures par jour, aimeriez-vous les passer sur un matelas de mousse mémoire? Eh bien, pourquoi ne pas en faire profiter nos amis à quatre pattes?

La mousse à mémoire de forme est extrêmement polyvalente et convient parfaitement à la conception de lits pour animaux. Elle permet de soulager les articulations et les problèmes circulatoires par sa capacité à s’adapter à la morphologie de l’animal (ou de l’humain!) et à atténuer les points de pression. Cette pression exercée en surface est miroitée par le matériau permettant d’offrir un support optimal. Ainsi, peu importe son poids, un animal qui se couche dans un lit de mousse mémoire ne touchera pas le sol. Ça vous donne envie de l’essayer, n’est-ce pas? Lorsqu’on entame la conception d’un produit (par exemple, un lit pour animaux), la qualité des matériaux est primordiale puisqu’il s’agit de sa fondation. Utiliser des matériaux de qualité (comme la mousse mémoire) assure non seulement la durabilité du produit mais prolonge considérablement son cycle de vie. L’esthétisme de celuici est également important, certes, mais la fonction et la composition en sont réellement les fondations. Les matériaux de qualité riment également avec responsabilité environnementale puisque plus un produit est durable, moins il risque de se retrouver aux poubelles.

Bref, les lits de mousse mémoire pour animaux font réellement classe à part. Ils assurent le bien-être et le confort de nos amis à quatre pattes de façon durable et polyvalente. Créer et consommer des produits de qualité est un investissement qui en vaut la peine. Votre animal, l’environnement, ainsi que vousmêmes en profiterez !


Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 29


Bien-être animal Par Véronique Chantal

M.sc., spécialiste en comportement animal

La stimulation mentale Enrichir l’environnement de votre chien et le stimuler mentalement peut lui être très bénéfique. De nos jours, les chiens modernes ont une vie plutôt casanière et sédentaire, source de stress et de frustration chez plusieurs. Imaginez-vous une journée de congé à la maison, puis deux, puis trois, puis cinq, sans télévision, sans internet, sans téléphone, sans livre, sans accès à l’extérieur. La première journée ça va, mais ensuite on devient rapidement dépressif. Les chiens tout comme nous ont besoin d’exutoires physiques, mais également intellectuels dans un environnement stimulant et enrichissant, afin d’être équilibrés émotionnellement et mentalement. Qu’est-ce que la stimulation mentale? La stimulation mentale chez le chien se définit comme étant tout ce qui le fait réfléchir et travailler dans sa tête, par exemple des jeux nécessitant la discrimination ou la recherche d’objet. Il est primordial de faire travailler nos chiens mentalement. Après tout, la plupart ont été élevés afin de remplir un emploi spécifique tel que la chasse, le rapport d’objet, la garde de maison, etc. Dans notre monde moderne, les chiens n’ont rien de plus difficile à faire que de se promener, quémander des gâteries ou prendre la meilleure place sur le sofa. Bien sûr l’activité physique de votre chien demeure très importante : promenade, course, hiking, nage, jeu de rapport d’objets, etc. Durant l’exercice, le corps libère de la sérotonine qui transmet un sentiment de bienêtre à votre chien. Ces exercices impliquent généralement que vous et votre compagnon passiez du temps ensemble, créant des liens très importants pour le bien-être mental de votre chien. Bien que l’exercice physique soit fatigant, ce n’est pas suffisant pour plusieurs chiens. Je cite ici Ian Dunbar, vétérinaire comportementaliste et entraîneur canin, qui explique que la stimulation

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chez le chien

mentale fatigue davantage le chien que l’exercice physique. Une personne qui travaille derrière son bureau sera plus ou tout aussi épuisée à la fin de la journée qu’une personne ayant travaillé de ses mains, tel un paysagiste. La dépense énergétique qui résulte d’une activité de stimulation mentale serait approximativement 10 fois plus grande que celle d’une activité physique (15 minutes équivaut à 1 heure), selon le niveau de participation du chien. L’utilisation de ses capacités cognitives répond à un besoin qui, s’il n’est pas satisfait, pourrait mener au développement de l’ennui, du stress, d’une dépression et de problèmes comportementaux, tels que les jappements excessifs, les comportements destructeurs, l’hypo ou hyperactivité.


Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 31


Les bienfaits de la stimulation mentale et de l’enrichissement de l’environnement : - Plusieurs recherches ont été faites sur le sujet et démontrent que l’enrichissement de l’environnement et la stimulation mentale augmentent la complexité et l’expression des comportements du chien et préviennent les comportements indésirables. - Une étude a démontré que les chiens pratiquant des activités de résolution de problème, tout comme le permettent plusieurs jouets interactifs (voir la liste ci-dessous), sont plus calmes et moins apeurés face aux étrangers, probablement parce que ces jeux leur donnent davantage de confiance en eux.

- Tout comme les humains, les capacités cognitives déclinent avec l’âge chez le chien et sont liées à l’enrichissement cognitif reçu tôt dans la vie. Un chien ayant été élevé dans un environnement stimulant et enrichissant verra le déclinement de ses capacités cognitives ralenti.

- L’introduction d’odeurs avec des propriétés stimulantes serait avantageuse pour le bien-être de plusieurs animaux. Par exemple, l’odeur ambiante de lavande aide à réduire les aboiements chez le chien et son niveau d’activité, menant à un état de calme, notamment en voiture. Il a été estimé que les chiens ont une capacité mentale équivalente à celle d’un enfant âgé de deux et cinq ans (Laurie Bergman, vétérinaire comportementaliste). Offrir à votre chien de l’exercice mental et des jeux interactifs réduira l’ennui, gardera l’esprit de votre compagnon actif et vif et renforcera les liens qui vous lient. Bref, vous garderez votre chien en santé et heureux. Comment stimuler notre chien mentalement et enrichir son environnement? 1) Jeu de détection d’odeurs et d’objets : Ces jeux sont l’une des activités les plus instinctives et mentalement stimulantes pour votre chien : chercher la nourriture à l’aide de son nez et de son odorat.

Au lieu de nourrir votre chien dans un bol, pourquoi ne pas cacher une partie de sa nourriture dans la maison ou dans la cour (été comme hiver selon la race) et le laisser chercher et trouver son diner! Commencez par de simples cachettes, puis augmentez la difficulté de recherche de jour en jour.

Vous pouvez faire de même avec des objets. Cachez un objet tel qu’un jouet ou une paire de bas dans lequel vous aurez camouflé une gâterie. Revenez vers votre chien, faites-lui sentir une autre gâterie du même type et demandez-lui de chercher en commençant par un faible niveau de difficulté, jusqu’à un fort niveau. 2) L’entraînement en obéissance ou pour le plaisir : Entraîner son chien à s’asseoir, se coucher, rester, faire le beau et bien plus est un excellent outil pour faire travailler son chien mentalement en renforcement positif. Il est toujours bien de pratiquer les commandements et les tours que le chien a déjà appris, mais pour plus de dépense

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énergétique et de stimulation, apprenez à votre compagnon de nouveaux comportements. Internet regorge de vidéos ou tutoriels montrant comment entraîner son chien. Pour davantage d’appui, faites affaire avec un entraineur canin en privé ou suivez des cours de groupe. De dix à quinze minutes d’entraînement par jour garderont Fido mentalement et physiquement stimulé, mais une heure de cours privé ou en groupe, c’est encore mieux!

3) Pratiquer un sport canin tel que l’agilité, l’obé-rythmé ou le cani-cross : En plus de faire bouger votre chien, ceux-ci demandent à votre animal de réfléchir pour les exercer. Ils devront faire preuve de coordination, de réflexion, d’apprentissage et de mise en application des commandements appris.

4) Les jouets interactifs : Plusieurs compagnies de jouets pour chien offrent une grande variété de stimulation pour nos compagnons : Aïkou, Nina Ottoson, Kong, Trixie, PetSafe, etc. Certains permettent une plus lente ingestion de la nourriture, alors que d’autres permettent une réelle stimulation mentale ou les deux. Il s’agit souvent de jouets dans lesquels on place des friandises ou des croquettes. Le chien doit faire pivoter/déplacer des parties du jeu ou le jouet entier pour retirer les gâteries.

Le Kong, jouet de stimulation mentale par excellence, est conçu pour être farci de délicieuses friandises, y compris le déjeuner ou dîner de votre chien. Il est amusant de jouer avec différents niveaux de difficulté du Kong afin de s’assurer de bien stimuler notre compagnon. On commence par le remplir simplement de croquettes où Fido n’aura qu’à pousser le jouet du bout de son nez pour les faire tomber (un peu comme les Tricky-treat Ball). On augmente ensuite le niveau de difficulté en y ajoutant du beurre d’arachides ou du fromage fondu aux croquettes ou en ramollissant celles-ci dans l’eau afin de créer une texture plus pâteuse.


Les croquettes sortent ainsi beaucoup plus difficilement et votre chien doit doubler ses efforts pour obtenir sa nourriture. Vous obtenez le niveau expert après avoir congelé le Kong et ce qui se trouve à l’intérieur. Vous occupez ainsi votre chien mentalement pendant plusieurs minutes sans que cela vous prenne de votre temps.

À la suite de la lecture de cet article et avec Noël qui approche, plusieurs d’entre vous voudront peut-être offrir un cadeau tout spécial à Fido. Vu les bienfaits de la stimulation mentale sur le comportement et le bien-être de votre chien, quoi de mieux que de lui procurer un jouet interactif? Voici une petite liste de jouets très intéressants : - Le Dog Tornado ou le Dog Twister de Nina Ottosson - L’Interactive Dog Feeder de Aïkiou - Le Busy Buddy Squeak n’ Treat ou le Bristle Bone de Petsafe - Le Poker Box niveau 1, 2 et 3 de Trixie - Le Kong composé en trois segments en caoutchouc

En conclusion, l’exercice, physique mais surtout mental, est bénéfique pour le chien : modification positive du comportement, prévention et diminution des problèmes comportementaux, augmentation de la confiance en soi et des liens vous unissant, ralentissement du déclinement cognitif, etc. Plusieurs activités permettant l’enrichissement de l’environnement et la stimulation mentale de votre chien sont possibles et faciles à entreprendre. À vous de jouer !

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 33


Soins au naturel Par : Christine Flamand Spécialiste en zoocosmétologie Formation continue en herboristerie, naturopathie

Les animaux de compagnie et l’Herboristerie Lors de notre précédent article, nous vous avons proposé de voir plus en profondeur des soins maison adaptés pour les petits problèmes quotidiens pouvant apparaître chez nos animaux. Notez bien qu’en aucun cas on ne peut substituer ces soins à des soins vétérinaires, mais dans le cas de petites pathologies ou coupures sans gravité, le gros bon sens fait que la plupart des petits bobos peuvent être pris en main avec succès. Tout d’abord, il est bon d’avoir sous la main un ensemble de plantes et de matières premières efficaces entre autres pour faire des cataplasmes et des pansements et des articles permettant d’intervenir rapidement en cas de soucis. Nous privilégions les plantes suivantes : calendula, plantain, lavande, camomille, avoine (faciles à trouver en marché naturel). Il est aussi important d’avoir à sa disposition le nécessaire pour faire des pansements : compresses, ciseau, coton et du Vetrap (pansement autocollant même sur le poil). Les chiens étant par nature curieux et fouineurs, ils se mettent parfois dans de biens drôles de situations. Il est bien de pouvoir recourir rapidement à ces plantes, elles seront d’une grande aide le cas échéant.

Plusieurs existent tout près de nous, dont le plantain. Ce dernier est un véritable bijou qui se retrouve facilement en marché d’alimentation naturelle ou chez les herboristes. Plusieurs études reconnaissent l’usage médicinal du plantain pour traiter, par voie interne, les infections et les inflammations des voies respiratoires et des muqueuses de la bouche et du pharynx. Elles approuvent aussi son usage, par voie externe, pour soulager les inflammations cutanées (piqûres d’insectes, coupures, éraflures, brûlures, etc.). Donc, en cas de piqûres d’insectes, préparer une infusion de plantain et appliquer cette solution sur les piqûres à raison de quatre ou cinq applications les premières heures et en espaçant par la suite.

Un petit baume au plantain très facile à faire avec de la cire d’abeille ou de soya s’avère un excellent soin à avoir sous la main en tout temps. Une petite formule simple serait de faire un macérât de plantain (plantain séché dans de l’huile d’olive durant 10 jours), le filtrer et le chauffer avec 10 % du total de la formule avec les cires désirées. Ce produit se conserve très longtemps. page 34 • décembre/janvier 2018 • Passion animaux


L’avoine, plante bien connue pour ses propriétés apaisantes et adoucissantes, peut être très pratique dans le cas, par exemple, d’un chien faisant une crise d’urticaire. Celui-ci se sentira soulagé dans un bon bain avec ajout d’au moins une tasse de flocons d’avoine et du bicarbonate de soude.

Besoin de nettoyer les yeux? Peau irritée? Petites démangaisons? Rien de mieux qu’une infusion de camomille. Appliquée quotidiennement, elle apaise les irritations, nettoie en douceur et dégage une fraîche odeur. Pour l’infusion : une cuillerée à thé de camomille infusée dans une tasse d’eau chaude. Garder la balance au réfrigérateur (se conserve quatre ou cinq jours). Notez qu’il est aussi possible de prendre plusieurs plantes aux vertus similaires afin d’augmenter l’efficacité.

Petites coupures, besoin d’arrêter un saignement? Le poivre de Cayenne mélangé avec de la fécule de maïs permettra d’arrêter rapidement les saignements légers.

Il peut aussi être pratique de se préparer des macérâts maison, simples et économiques, il suffit de laisser macérer une plante, des racines ou des fleurs afin d’en extraire des principes actifs. Le plus facile et le plus utile est le macérât huileux avec les fleurs de calendula, de camomille et autres plantes intéressantes pour leurs vertus adoucissantes et apaisantes, comme l’avoine.

Deux laissez-passer familial seront tirés. Un tirage sur notre page Facebook le 15 décembre et un autre le 22 décembre.

Cette huile traitante fait des merveilles pour les soucis causés entre autres par la sécheresse de peau et les démangeaisons. Facile à conserver et économique, cela demeure un des soins des plus intéressants à conserver.

Le chien a mauvaise haleine? Digestion plus difficile? Flatulences? Une cuillerée à thé de chlorophylle dans son eau quotidienne saura enrayer les mauvaises odeurs. De plus, cette dernière contribue à une bonne santé générale en nettoyant le foie, absorbant les toxines et augmentant l’énergie et la bonne santé générale.

Maintenant, il est important d’entretenir adéquatement la fourrure de son animal. Cela permet de détecter rapidement toute anomalie (bosse, blessures, gales et parasites externes tels que les tiques) et d’intervenir rapidement. Les hydrolats de plantes sont d’excellents produits pour entretenir son animal incluant les chats. Ils sont sans danger et aident énormément à garder un poil et une peau saine. Il existe beaucoup d’hydrolats dont celui à la lavande aidant à chasser les insectes, la camomille pour ses vertus apaisantes, la rose comme excellent tonique, pour n’en citer que quelques-uns.

Comme vous pouvez le constater, il est facile de traiter nos compagnons de vie avec les plantes, ces alliées précieuses livrées si généreusement par la nature. Dans notre prochain article, nous nous intéresserons aux innombrables huiles essentielles et à leurs propriétés utiles dans notre quotidien avec nos animaux

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 35


Animaux du Québec Par : Zoo Ecomuseum

Qui dit hiver dit…

hivernation!

L’hiver approche à grands pas : les journées raccourcissent, le temps refroidit, et les animaux commencent à se préparer pour la saison des flocons.

Déjà, la fourrure des mammifères devient plus dense – bientôt, ils porteront de véritables et magnifiques manteaux de fourrure. Au zoo, les animaliers s’affairent à préparer les aires de vie des animaux pour l’hiver : lampes ou roches chauffantes, abris, grands nettoyages, rien n’est laissé au hasard pour assurer le confort de nos pensionnaires. Comme le Zoo Ecomuseum n’accueille que des animaux du Québec, ceux-ci sont bien adaptés aux quatre saisons de l’année.

Alors que presque toutes les espèces du zoo sont visibles en hiver et apprécient même cette saison, d’autres en profitent pour dormir et échapper à la saison froide. C’est notamment le cas des ours noirs et des ratons laveurs, qui gagneront bientôt leurs quartiers d’hivernation, spécialement aménagés à cet effet. Depuis déjà quelques semaines, les deux espèces s’affairent à emmagasiner le plus de graisses possible afin de passer l’hiver bien au chaud et sans avoir à s’alimenter. Les animaliers du zoo aménagent une partie de l’hibernaculum des ours et leur fournissent tout le

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nécessaire requis, mais attention : les ours aménagent eux-mêmes leur espace comme ils le préfèrent! Après tout, s’ils doivent y passer plusieurs mois, aussi bien que ce soit à leur goût, n’est-ce pas? Les ours du Zoo Ecomuseum entrent traditionnellement en hivernation autour de la mi-novembre, et ressortent au printemps aux alentours du mois de mars. Tout dépend bien sûr de la chute du mercure à l’automne et du redoux au printemps, mais ce n’est pas le seul facteur qui entre en ligne de compte. En effet, plusieurs facteurs complexes, dont les heures d’ensoleillement, jouent également sur leur horloge biologique. De leur côté, les ratons laveurs suivent à peu près le même cycle. Se réveilleront-ils pendant l’hiver? Absolument. L’hivernation n’est pas un sommeil aussi profond que l’hibernation, qu’on peut observer, par exemple, chez la marmotte. En nature, un ours qui se fait déranger peut très bien se réveiller. Ils vont également donner naissance aux petits en janvier.


Et les reptiles et amphibiens? Au Québec, les seuls reptiles que l’on peut croiser sont les tortues et les couleuvres. Dans les deux cas, ces reptiles passent leur hiver dans un sommeil profond, tout comme les amphibiens (grenouilles, salamandres, etc.). En effet, contrairement aux ours et aux ratons laveurs, la majorité des reptiles et des amphibiens ne peuvent pas se réveiller pendant l’hiver : leur rythme cardiaque ralentit considérablement, leur métabolisme entre en mode veille et ils ne se réveilleront qu’au moment du dégel! Les grands froids! Comme vous le savez, tous les animaux ne dorment pas en hiver. Certains restent bien actifs, et préfèrent même la saison froide aux grandes chaleurs estivales. Pensons par exemple au renard arctique, qui ne commence à grelotter qu’à -50 degrés Celcius! Impressionnant, n’est-ce pas? C’est qu’ils sont très bien adaptés pour les grands froids, étant des résidents du Grand Nord. Leur truc pour se garder au chaud? Ils se servent de leur queue très épaisse comme d’un foulard, en l’enroulant autour de leur museau lorsqu’ils se couchent pour conserver leur chaleur.

D’autres animaux, comme les caribous des bois, ont de la fourrure jusqu’au bout du museau pour se garder au chaud! Les lynx du Canada développent quant à eux une épaisse fourrure, et leurs pattes semi-palmées fonctionnent comme des raquettes dans la neige. Pratique pour se déplacer facilement et chasser le lièvre, leur proie préférée. Dans le cas des oiseaux, certains vont migrer plus au sud (comme les canards et les oies), afin de profiter de températures plus clémentes et d’un meilleur accès à la nourriture. D’autres, comme certains oiseaux de proie, vont rester au Québec, notamment grâce à un épais duvet de plumes qui les gardent au chaud. Un coup de pouce? La nature est bien faite. Les animaux sont souvent mieux adaptés que nous pour évoluer au fil des saisons, et n’ont pas besoin de nous pour leur donner un coup de main! En effet, nourrir la faune sauvage peut être très dommageable pour celle-ci. Même lorsque nos intentions sont louables, il est toujours préférable de laisser la nature suivre son cours et d’observer la faune à distance : celle-ci ne pourra que vous en remercier! Si vous trouvez un animal sauvage qui vous semble en détresse, n’essayez pas d’intervenir par vous-même. Contactez un agent de la faune : celui-ci pourra vous conseiller et intervenir, en cas de besoin. Sur ce, bon hiver à tous!

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 37


Animaux Stars Par : Lindsay-Anne Prévost

Le Saint-Bernard :

la vedette du cinéma pour enfants Il a fait pleurer les uns dans La guerre des tuques et fait rire les autres dans Beethoven. Avec son caractère têtu, le SaintBernard a façonné le monde du cinéma pour enfants.

« Clééééoooo! C’est Cléééooo! » Difficile d’oublier cette fameuse réplique entendue dans le film La guerre des tuques et lancée par Pierre lorsqu’il retrouve son Saint-Bernard décédé sous le château de neige effondré. Il va sans dire que la scène a fait verser quelques larmes au public québécois. À l’époque, c’était la première fois qu’un film pour enfant osait présenter une fin tragique.

Même 30 ans plus tard, le sort réservé à Cléo pour l’adaptation de la version 3D sortie en 2015 a suscité « beaucoup de questions chez les fans », a fait valoir la productrice du film, Marie-Claude Beauchamp, dans une entrevue accordée au Journal de Montréal. Selon ses dires, certains semblaient déçus de savoir que le chien allait encore mourir. Comme quoi plusieurs spectateurs ne s’en sont jamais remis. Mme Beauchamp a ainsi expliqué que « c’est cet évènement dramatique qui fait que l’histoire est si forte ». En entrevue au journal La Presse, le réalisateur de La guerre des tuques 3D, Jean-François Pouliot, a pour sa part affirmé que « le conte aborde des sujets durs et parfois horribles justement pour que les enfants puissent avoir les anticorps pour les affronter dans la vie après ». Même son de cloche du côté du coscénariste du film réalisé en 1984, Roger Cantin. « Il fallait qu’il se passe quelque chose de dramatique, de tragique. On voulait passer un message », a-t-il expliqué au journal étudiant Montréal Campus.

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Par chance, Cléo s’est transformée en Beethoven huit ans plus tard pour faire rire le public aux éclats… et fracasser la deuxième place du box-office américain avec une rentabilité totale de 774 % (147 millions des recettes mondiales). Beethoven, cet attachant Saint-Bernard qui aboie à la symphonie n° 5 et qui fait la vie dure à son maître. Or, il faut admettre que le caractère têtu du chien l’a mené dans les deux cas au mauvais endroit, au mauvais moment. Si Cléo avait écouté Pierre et qu’elle était restée dans son « bel enclos », elle ne serait pas décédée. Et si Beethoven avait écouté Georges, il n’aurait pas failli finir sa vie entre les mains de malfaiteurs pour servir aux tests pharmaceutiques. Un caractère têtu qui a néanmoins permis d’en faire voir de toutes les couleurs aux spectateurs.

Caractère têtu Mais le chien du Saint-Bernard, apparu pour la première fois vers 2000 ans avant Jésus-Christ en Assyrie (une ancienne région du nord de la Mésopotamie au MoyenOrient), est-il aussi têtu qu’il a été dépeint au cinéma? Au contraire. Il est plutôt qualifié d’obéissant et de facile à dresser. Or, c’est un chien qui ne tolère pas la solitude, ce qui fait en sorte qu’il peut devenir déprimé et destructif s’il est laissé seul. Rappelons que c’est notamment lorsqu’il est abandonné à lui-même dans son enclos que Beethoven en vient à faire les 1001 mauvais coups à son maître. Une éducation, une socialisation en bas âge et une grande maison sont donc de mise.


Mais comme il est également démontré dans le film de 1992, le Saint-Bernard est un chien amical et affectueux qui convient parfaitement aux enfants et qui possède un instinct de sauveur (rappelons que Beethoven sauve à plusieurs reprises la famille Newton de plusieurs situations, dont la benjamine de la famille de la noyade). On ne peut guère s’étonner que sa devise soit « Noblesse, dévouement et sacrifice ». Bien qu’elle soit initialement originaire du Moyen-Orient, la race célèbre du Saint-Bernard a été formée à partir de croisements à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard situé au sommet du col du même nom dans les Alpes suisses. Il est ainsi passé d’un chien destiné à la garde et à la défense des troupes par les moines à un chien servant d’accompagnateur et de secouriste aux voyageurs dans les montagnes. Son instinct, son sens de l’orientation et son sens de l’odorat développé lui permettent de détecter la présence d’une personne jusqu’à six mètres sous la neige – que celle-ci soit morte ou vivante.

C’est notamment d’où vient son tonnelet accroché au cou, soit un petit baril en bois. La rumeur veut que les voyageurs y mettaient de l’alcool pour revigorer les victimes du froid. Certains affirment toutefois que cette idée n’est qu’une légende lancée par le peintre Edwin Landseer, qui a représenté deux Saint-Bernard avec un tonneau de bois à leur cou dans l’une de ses toiles. Un chien de famille Bien qu’il soit un excellent chien de famille et qu’il sait conquérir le cœur de tous avec son tempérament calme et dévoué, le Saint-Bernard ne convient malheureusement pas

à tout le monde. Sa croissance rapide et son gabarit, qui peut atteindre 200 livres, font en sorte que la vie en ville lui est très difficile. Ainsi, le Saint-Bernard fera un excellent compagnon à celui qui dispose d’un grand espace, qui est prêt à tenir compagnie à ce colosse dépendant affectif… et qui, bien entendu, n’a pas peur du poil et de la salive. Les becs à votre arrivée à la maison n’auront certainement pas l’allure de ceux d’un chihuahua! • Le Saint-Bernard fait partie des chiens « du Saint-Bernard », une race de grands chiens de montagne; • Historiquement, il a été dressé comme chien de garde puis comme chien de recherche lors des avalanches;

• Il descendrait du Mâtin du Tibet (également connu sous le nom Dogue du Tibet/Mastiff du Tibet); • Un croisement fut opéré entre le Terre-Neuve et le Saint-Bernard à poil court, ce qui a donné naissance à un Saint-Bernard plus gros et à poil long;

• Il est susceptible de posséder plusieurs problèmes de santé (dysplasie de la hanche et du coude, cancer des os, épilepsie, eczéma, etc.); • Certaines chroniques datant des années 1800 racontent l’histoire d’un Saint-Bernard nommé Barry, qui aurait sauvé 40 personnes perdues dans la neige au cours de ses 14 ans d’existence. Presqu’un record pour un tel chien, qui possède habituellement une espérance de vie d’en moyenne 8 à 11 ans.

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 39


Animaux exotiques Par : Joanie Asselin Biologiste et Co-Propriétaire chez Éducazoo

Dragon barbu (Pogona vitticeps)

CLASSIFICATION

Règne : . . . . . . . . . . . .Animalia Embranchemement : .Chordata Classe : . . . . . . . . . . . .Reptilia Ordre : . . . . . . . . . . . .Squamata Famille : . . . . . . . . . . .Agamidea Genre : . . . . . . . . . . . .Pogona Espèce : . . . . . . . . . . .vitticeps FICHE ANIMALE Longévité : Entre 7 et 10 ans. En captivité, il peut vivre un peu plus vieux (12 à 13 ans).

Saviez-vous que ?

Climat et habitat : Semi-désertiques, savanes arides et déserts rocheux. Terrestre et semi-arboricole.

- Le dragon barbu peut changer de couleur ! En effet, il peut colorer sa gorge de noir afin de montrer son mécontentement ou même pour courtiser une femelle. Il peut également modifier la couleur de son corps pour l’aider dans la régularisation de sa température corporelle. En arborant des couleurs plus foncées, il peut attirer les rayons du soleil plus efficacement et ainsi maximiser l’absorption de chaleur.

Provenance : Endémique à l’Australie. On le retrouve au centre et à l’est de l’Australie ainsi que dans les régions avoisinant le grand désert central. Régime alimentaire : Omnivore (insectes, souriceaux, fruits, légumes, poissons, etc.). Prédateurs : Oiseaux, mammifères et serpents plus gros que lui.

Taille : Environ 45 à 60 cm (la queue représente ±50 % de la taille de l’individu).

Caractéristique physique : Le dragon barbu possède des écailles spécialisées en forme d’épines sur sa tête en plus d’en posséder de part et d’autre de son corps. Ces écailles épineuses ne sont pas rigides et elles dissuadent le prédateur à une attaque potentielle en lui donnant un aspect piquant. Les épines situées de part et d’autre de son corps lui permettent également de se camoufler en confondant les extrémités de son corps avec le substrat. Cette technique lui permet de passer inaperçu auprès des prédateurs volants qui, en plein vol, auront de la difficulté à définir le contour du lézard.

Dimorphisme sexuel : Chez le mâle, on retrouve des pores fémoraux et des renflements hémipéniens à la base de la queue. La coloration n’est pas un bon indicatif du sexe du dragon barbu, car les couleurs dépendent de la génétique et donc de ses parents. page 40 • décembre/janvier 2018 • Passion animaux

- Les individus de la même espèce se reconnaissent en se saluant ! Il a été démontré que le dragon barbu communique avec ses confrères par ses couleurs, ses postures et ses gestes.


ON SE CULTIVE : La poïkilothermie Le dragon barbu est un animal ectotherme, c’est à dire qui n’a pas la possibilité d’utiliser son métabolisme pour produire de la chaleur. Pour faire varier sa température, il doit ainsi s’exposer à différents milieux. On le classe également comme un animal poïkilotherme puisqu’il parvient donc à modifier sa température interne en se déplaçant dans différents types d’environnement.

Recommandation Éducazoo : Est-ce un bon animal ? Avoir un animal, c’est pour la vie. Il faut donc y penser et bien se renseigner. Voici quelques informations pour vous aider dans votre décision. Si vous souhaitez adopter un animal, pensez aux refuges et aux annonces classées où beaucoup d’animaux cherchent une famille ! Durée du contrat : 7 à 10 ans.

Vétérinaire : *demande un vétérinaire exotique* ± 100 $ la visite + médicaments + examens particuliers.

Coût moyen à l’achat : 60 à 100 $ ou plus suivant la phase (couleur) de l’animal. Matériel requis : éclairage spécialisé (UVB), élément chauffant, bassin ou grand bol d’eau et un grand terrarium. Aménager un terrarium complet pour un dragon barbu devrait vous coûter autour de 300 à 600 $. Temps de manipulation conseillé : 30 minutes à 1h00 par jour. *Si vous pouvez en donner plus, c’est toujours l’idéal ! MIMÉTISME OU CAMOUFLAGE ? Le dragon barbu pratique le camouflage et le mimétisme! Il se camoufle à l’aide de sa couleur qui avoisine celle du sable afin d’éviter la détection. Il pratique également le mimétisme, car ses écailles imitent des structures piquantes, ce qui le rend moins appétissant et lui donne un aspect dangereux. Par contre, nous savons très bien qu’elles ne sont pas piquantes... mais avouons-le, quel bon comédien!

Temps requis pour l’entretien : 15 à 20 minutes par jour.

Soins particuliers : Bain souvent requis (attention qu’il n’y ait pas d’eau qui entre dans les oreilles), coupe de griffes, ajout de calcium dans leur nourriture.

Alimentation : Demande une alimentation variée, car ils sont omnivores : insectes (crickets, vers, etc.), légumes et fruits frais tous les jours, souriceaux, etc.

Saviez-vous que ? - Le dragon barbu rêve ! Des chercheurs allemands ont récemment mesuré l’activité cérébrale du dragon barbu lors de son sommeil et ont remarqué qu’il passait par les mêmes phases de sommeil que nous. Quand on dort, notre cerveau passe par différentes phases dont le sommeil lent et paradoxal; c’est pendant cette période que l’on rêve. Au cours d’une nuit, le cerveau humain passe par quatre à cinq cycles de 90 minutes chacun, alors que le dragon barbu passe par 350 cycles d’à peine 80 secondes.

Puisque le rêve permet de traiter les informations reçues pendant le réveil, soit une fonction essentielle à la mémoire et à l’apprentissage, cela laisserait sousentendre qu’il se passe plus de choses dans la tête d’un dragon barbu que l’on pense! La question qui demeure à présent… à quoi rêvent-ils?

Pour voir le reportage complet : http://ici.radiocanada.ca/tele/decouverte/2016-2017/segments/repor tage/19988/reve-agame-barbu-lezard

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 41


Safari voyage Par : Vincent Bolduc Globe-trotteur et propriétaire de l’agence Espace Sélect

Safari en Afrique les 10 animaux les plus impressionnants

Le safari en Afrique fait très souvent partie des fameuses bucket list (liste d’objectifs de vie) des grands voyageurs. On a envie de croiser ces animaux mythiques de la savane africaine, alors qu’ils se déplacent dans leur habitat naturel. Les safaris ont généralement lieu en Afrique du Sud, au Kenya, au Botswana, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe.

Vous rêvez d’entreprendre un tel voyage? Voici quelques animaux impressionnants que vous pourriez croiser durant un périple dans cette région du monde.

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Les cinq principaux animaux 1. Le lion : Espèce majestueuse s’il en est une, qui inspire à la fois la peur et la fascination. Dans le confort de notre embarcation, on peut observer ce félin géant dans toute sa splendeur. 2. L’éléphant : Les éléphants d’Afrique sont particulièrement gigantesques, surtout lorsqu’on les compare à leurs pendants asiatiques de plus petite stature. Très grégaires, ils vivent en communauté et adoptent des comportements que l’on peut reconnaître en tant qu’humains : compassion, deuil, amour, frustration... 3. Le buffle d’Afrique : Avec ses cornes fourchues et ses grandes oreilles, impossible de ne pas reconnaître le célèbre buffle d’Afrique. 4. Le léopard : Au premier regard, c’est le magnifique pelage de cette créature féline qui attire l’œil. Souvent reproduit sur des vêtements, aucun être humain ne sait aussi bien porter ce motif si particulier, outre le léopard lui-même. Rapide et élégant, on l’aperçoit souvent perché dans un arbre. Il ne faut pas le confondre avec le guépard, une autre espèce de la famille des félidés avec qui le léopard partage une certaine ressemblance. 5. Rhinocéros blanc ou noir : Ces créatures très imposantes sont apparues sur terre il y a plusieurs dizaines de millions d’années. Le rhinocéros blanc est plus commun, alors que la plupart des espèces de rhinocéros noir sont en voie d’extinction.

Les autres espèces majestueuses à découvrir 6. Le zèbre : Issu de la famille des Équidés, le zèbre est souvent considéré comme un des plus beaux animaux de la planète. Selon des études scientifiques, ses magnifiques rayures noires et blanches serviraient à plusieurs fins, dont le camouflage et le contrôle de la température corporelle. 7. L’antiloppe : Cet animal à cornes est reconnu comme étant un redoutable coureur, accédant à des vitesses impressionnantes de 90 à 100 km/h. Filiforme et très agile, il sait créer un bon défi pour ses prédateurs. 8. L’hyène : Contrairement au zèbre, on ne dirait pas d’une hyène qu’elle est belle. Cela n’en fait pas moins un animal impressionnant! Il faut entendre son rire très particulier et très strident, qui annonce qu’elle a trouvé son prochain repas. 9. Le chacal : Parlant de hurlements singuliers, abordons maintenant le chacal, une espèce qui partage la même famille que les chiens et les loups, soit celle des Canidés. Le chacal est un animal solitaire qui sait hurler et aboyer pour faire passer différents messages à ses comparses et aux autres espèces qui l’entourent. Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 43


10. La girafe : Impossible de faire une liste d’animaux impressionnants vivant dans cette région du monde sans mentionner la girafe. Cet animal emblématique fait partie des espèces les plus célèbres d’Afrique et revient souvent sur la liste d’animaux que les participants aux safaris souhaitent voir. Comment planifier le voyage avant le départ? La meilleure solution pour planifier un safari-photo en Afrique est de passer par une agence de voyages qui vous aidera à organiser le voyage en adéquation avec vos attentes et si nécessaire, elle s’occupera également de la procédure de visa. Elle pourra vous aider à choisir une destination en Afrique de l’Est ou du Sud en fonction des saisons, à définir un itinéraire et à faire éventuellement appel à un guide qui vous accompagnera lors de votre safari. En effet, il est préférable de prendre un guide qui connaît les déplacements des animaux, et surtout qui sait s’orienter dans la nature pour optimiser vos chances de voir un maximum de bêtes sauvages. Vous pouvez choisir de partir avec un guide privé ou alors faire appel aux services d’une agence qui propose des voyages en groupe. Comment se passe un safari? C’est dans des parcs nationaux ou des réserves que vous aurez les plus grandes chances d’observer les animaux. Pour des questions de sécurité évidentes, l’exploration des parcs se fait généralement en voiture, mais il est également possible de faire des visites guidées à pied dans certaines parties des réserves, toutefois, il faut dans ce cas impérativement y aller accompagné d’un guide. Vous aurez ainsi la chance d’approcher lions, éléphants, girafes, zèbres et des dizaines d’autres créatures sauvages dans des paysages magnifiques, de quoi composer de belles images en souvenir de votre safari-photo. Il y a dans certains parcs des lodges dont l’accès est sécurisé afin d’éviter que les animaux puissent y accéder, mais vous pourrez aussi camper. À vous de choisir quelle option vous convient le mieux lors de la planification de votre safari. Il y en a pour tous les goûts, de la simple tente au chalet luxueux avec piscine. À vous de jouer pour planifier le voyage de vos rêves et partir à la chasse aux images!

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Un mot sur l’auteur

Propriétaire de l’agence Espace Sélect, Vincent Bolduc continue de parcourir le monde. Sa quête de la connaissance l’a amené dans 86 pays, et ce, avec des centaines de voyageurs. Lors des 15 dernières années, il a accompagné plus de 75 groupes dans une quinzaine de pays. Vincent organise une vingtaine de safaris-photos privés en Afrique par mois. Il est parmi les plus grands spécialistes au Canada. Spécialité : Afrique du Sud, Botswana, Brésil, Chine, Égypte, Indonésie, Israël, Hawaï, Jordanie, Kenya, Philippines, Namibie, Russie, Tanzanie et Thailande...

Pour rejoindre Vincent Bolduc : vincentbolduc@espaceselect.com


Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 45


Santé animale au naturel Par : Manon Choquette Phy.D. En collaboration avec Raymond Racicot, médecin vétérinaire

Infection urinaire Chez les chats, les problèmes urinaires sont fréquents et les causes énormément variées. Encore aujourd’hui, les vraies causes ne sont pas entièrement connues.

LA TERMINOLOGIE Commençons par les noms, qui, pour désigner ce syndrome, sont nombreux. Lors de problèmes urinaires, vous entendrez les mots infection urinaire, cystite (inflammation de la vessie), urolithiase (calculs ou petites pierres logés quelque part dans le tractus urinaire), MBAUF (maladies du bas appareil urinaire félin), mais plus souvent SITUIF (syndrome inflammatoire du tractus urinaire inférieur) et blocage urinaire (quand le chat est complètement bloqué, donc impossible pour lui d’uriner). MON CHAT EST-IL À RISQUE ? S’il est d’âge moyen, d’intérieur ayant un surplus de poids, sédentaire et faisant peu d’activité physique! Chez les mâles, les obstructions urinaires sont plus fréquentes à cause de l’anatomie de leurs voies urinaires, plus longues et plus étroites que celles des femelles. Les chats stérilisés sont également plus fréquemment atteints. Le stress ou l’anxiété pourraient aussi produire des conditions favorables au développement d’inflammation de la vessie. COMMENT SAVOIR SI MON CHAT FAIT UNE INFECTION URINAIRE ? C’est ici que le propriétaire d’un chat, surtout d’un chat d’intérieur, doit être très vigilant, car les premiers symptômes du problème ne sont pas toujours très apparents. Aux premières heures le chat aura une certaine difficulté à uriner, il fera plusieurs visites à sa litière en y passant de plus en plus de temps. Après plusieurs efforts, très peu fructueux, il pourra s’essayer ailleurs dans la maison. Souvent dans le bain ou le lavabo, sur un lit ou sur les tapis, le chat croyant que la litière est responsable de sa douleur.

Plus tard, cela devenant très douloureux, il criera, se lèchera continuellement la région génitale, et souvent vous verrez quelques gouttes de sang dans l’urine, si urine il y a.

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chez le chat EXEMPLES DE SITUATIONS STRESSANTES POUR UN CHAT : • Déménagement, pension, rénovations, nouveaux meubles. • Le chat d’extérieur devenu un chat d’intérieur ou un nouveau chat dans la maison. • Les congés scolaires et le weekend de trois jours, changements d’horaires de travail. • Les orages, la visite chez son médecin vétérinaire et son hospitalisation. • Un nouveau membre de la famille, fête à la maison, le décès d’une personne. • La présence de nombreux chats au domicile. • Une litière sale, ou difficile d’accès, ou des litières en nombre insuffisant (très important).


LES RECOMMANDATIONS À la suite de ce problème, la consommation d’eau est très importante, et comme le chat boit naturellement très peu, une nourriture en boîte sera fortement conseillée.

L’utilisation d’un abreuvoir automatique sera bénéfique. Le chat doit boire copieusement si on veut éviter les récidives. Mais il est important de changer son eau régulièrement afin qu’elle soit fraîche et propre en tout temps.

Bien identifier le problème d’anxiété ou de stress et l’éviter si possible. Il est important de savoir que plus il y a de chats dans la maison, plus le pourcentage de récidives augmente. Concernant la litière, après un problème de cette nature, une litière non parfumée doit être utilisée. Les experts vous diront qu’il doit y avoir une litière de plus que le nombre de chats dans la maison. Ce n’est pas toujours facile. Elle doit être toujours très propre et désinfectée une fois par semaine. Placer les litières dans un endroit calme et sécuritaire dans la maison.

d’urine. On peut avoir recours à la cystocentèse, c’est-àdire un prélèvement directement dans la vessie. Le plus souvent le médecin-vétérinaire recommandera aussi une culture d’urine, des radiographies pour évaluer les reins et la vessie, ainsi que des tests sanguins à l’occasion. Une échographie du système urinaire peut aussi être nécessaire dans certains cas pour visualiser des calculs ou des masses. Pour éviter certains désagréments, un chat d’intérieur doit être capable de grimper, de se cacher, de se gratter, avoir des jouets et sa place pour manger, boire et dormir et doit ne pas toujours être en compétition avec les autres chats de la maison.

CONSULTATION Votre chat présente des signes d’infection urinaire? Il est important de consulter votre médecin-vétérinaire, et après l’examen, celui-ci pourrait recommander une analyse

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 47


Conseils de vétérinaire Par : Dre Julie Beaubien

L’acupuncture : une approche différente, naturelle et holistique.

Cette médecine vieille de 5000 ans a été utilisée pour la première fois en Chine sur des chevaux, puis sur l’homme et le chien. Aujourd’hui, on connaît plus de 300 points spécifiques sur l’homme et sur l’animal. L’acupuncture est utilisée partout dans le monde, comme médecine principale ou comme complément à la médecine occidentale. Elle est considérée comme une médecine holistique, c’est-à-dire qu’elle traite l’animal dans son ensemble, comme un tout, plutôt que de traiter un symptôme particulier. Elle traite les déséquilibres du corps nuisant à son fonctionnement et lui permet de se « traiter » lui-même. Elle agit en se basant sur un circuit de méridiens qui fonctionnent de façon similaire aux circuits sanguin et lymphatique.

L’énergie circulant à travers les méridiens peut être modifiée par des « ouvertures » cutanées, les « points ». Lorsqu’un méridien est déséquilibré, la stimulation d’un point précis peut rétablir l’équilibre. On pourrait comparer les méridiens du corps à des circuits électriques et les points sur la peau à des interrupteurs. Comme en électricité classique, l’interrupteur nous permet d’allumer ou d’éteindre une lumière, d’augmenter son intensité ou de la diminuer. Les points d’acupuncture agissent de la même façon sur les méridiens. Il est possible, en piquant une aiguille à un endroit précis, de changer l’électricité d’une région du corps pour diminuer l’activité cellulaire ou l’augmenter. Cela permet d’améliorer plusieurs déséquilibres, comme l’inflammation, la douleur, les problèmes neurologiques, digestifs, immunitaires ou locomoteurs.

page 48 • décembre/janvier 2018 • Passion animaux


Pour stimuler ou apaiser un point, on peut utiliser plusieurs techniques. La plus connue est la ponction à l’aiguille, mais il est aussi possible de changer l’électricité d’un point avec le laser, l’injection de produits sous la peau (anesthésique pour apaiser et vitamines pour stimuler) ou le massage au doigt. Chez l’humain, une consultation classique en acupuncture consiste à s’étendre sur une table de massage, y rester pendant une vingtaine de minutes avec des aiguilles un peu partout et relaxer.

Chez l’animal, c’est un peu différent. Premièrement, l’animal ne pourra rester couché tout le long de la séance. Les aiguilles sont molles et suivent les mouvements du corps, l’animal peut donc bouger avec les aiguilles. Par contre, il voudra parfois se secouer, ce qu’il faut éviter, si on veut un traitement optimal!

Deuxièmement, l’animal possède un muscle sous-cutané que l’humain n’a pas. La réaction de la peau et de ce muscle à la ponction de l’aiguille est différente de la puncture dans un corps humain. L’aiguille, chez l’animal, est « agrippée » par la peau et « relâchée » par celle-ci quand l’électricité s’est stabilisée au niveau du point. L’aiguille est alors considérée par le corps comme un « corps étranger » et est expulsée. Il n’est donc pas rare de retrouver des aiguilles au sol après quelques minutes lors d’un traitement sur un animal.

qui touche le corps plus en profondeur. Sur ce type de patient, il est plus fréquent de voir un animal qui s’endort en consultation et qui a de la difficulté à bouger à la fin du traitement, non pas par douleur mais par excès de détente! Les points sont alors très peu sensibles et l’aiguille reste en général beaucoup plus longtemps que dans les cas d’allergie. Il est donc difficile de prévoir un temps exact pour les traitements d’acupuncture car cela varie d’un patient à l’autre et même d’un traitement à l’autre. La fréquence des suivis est aussi très variable d’un patient ou d’un traitement à l’autre. Cela dépend du problème de l’animal, de son âge, de la sévérité des symptômes ou de la période de l’année. Par exemple, en période d’allergie saisonnière, le suivi des patients ayant ce problème peut aller jusqu’à deux traitement par semaine, mais être complètement arrêté durant le reste de l’année. Pour les problèmes de douleur osseuse, les traitements se font plus fréquemment durant l’hiver, ou durant la saison ou l’animal est moins actif. La perte musculaire favorise le retour des douleurs articulaires. Les traitements sont donc plus fréquents lors de ces moments d’inactivité.

En conclusion, l’acupuncture est une forme de traitement de plus en plus accessible pour les animaux et soigne plusieurs affections, seules ou en complément de la médecine conventionnelle. Elle permet une approche différente, naturelle et holistique.

Troisièmement, après son action, l’aiguille devient parfois inconfortable pour l’animal. Il a souvent tendance à bouger ou à tenter d’enlever l’aiguille lui-même. Il faut donc rester vigilant et les enlever avant lui! L’acupuncteur peut alors enlever les aiguilles dès que celles-ci sont faciles à retirer de la peau. L’animal n’aura alors pas le temps de ressentir l’inconfort, sera plus détendu et se rappellera positivement de sa séance d’acupuncture, ce qui s’avère une bonne chose si des suivis s’annoncent! Il existe plusieurs réactions aux aiguilles, directement reliées au problème de l’animal. Par exemple, un cas d’allergie alimentaire ou saisonnière provoque la plupart du temps du grattage ou du léchage excessif, ce qui entraîne des infections de peau à long terme. La peau devient plus sensible et fait réagir un peu plus l’animal à la ponction de l’aiguille. Par contre, le résultat sur ce genre de cas est plus rapide que les cas chroniques de douleur osseuse, problème

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 49


Comportement canin Par : Isabelle Borremans Éducatrice Canine

Les cinq problèmes les plus fréquents lors de la période

des fêtes

La période des fêtes amène beaucoup de visiteurs à la maison et des visites chez nos amis et nos familles. Votre chien montre des comportements indésirables lorsque vous recevez ou quand vous l’amenez ailleurs? Voici les problèmes les plus fréquents! Mon chien est toujours malpropre quand nous l’amenons ailleurs. Comment faire pour éviter des accidents dans la maison de nos hôtes? Je vous encourage à ajouter un mot clé pour l’enseignement de la propreté. Ainsi, vous pouvez utiliser le mot pour signifier à votre chien qu’il est temps de faire ses besoins et éviter les « accidents ». Les chiens plus nerveux peuvent utiliser les marques d’urine ou de selle pour s’apaiser. Il est donc important de trouver des façons de réduire le stress de l’animal comme en apportant coussin, bol, jouets de la maison.

Il existe aussi des phéromones apaisantes offertes dans les hôpitaux vétérinaires qui peuvent être données à l’animal pour l’apaiser. Le marquage territorial est aussi très fréquent si votre animal n’est pas stérilisé. La chirurgie procure plusieurs bienfaits médicaux et comportementaux et pourrait éliminer le problème. Sinon, il existe des couches lavables que vous pouvez faire sur mesure pour votre compagnon afin d’éviter les accidents.

page 50 • décembre/janvier 2018 • Passion animaux


Mon chien est tellement excité qu’il saute sur tous les invités qui arrivent à la maison. Quoi faire pour le calmer? Une bonne façon de vous préparer et d’aider votre chien à opter pour un comportement plus acceptable est de lui enseigner à s’assoir pour absolument tout. La demande « assis » devient un geste de politesse comme quand nous apprenons à nos enfants à dire « s’il vous plait ». Demandez à votre chien de s’assoir avant de lui donner le bol d’eau ou de nourriture, pour une récompense ou une lamelle, avant de lancer un jouet, pour ouvrir une porte, pour le flatter, lui mettre la laisse, etc.

La magie avec « assis » est que votre chien va simplement anticiper votre demande et soudainement y répondre de façon systématique. Par la suite, vous pouvez tout aussi bien enseigner à votre chien à s’assoir sur son coussin pour permettre à la visite d’arriver ou selon son niveau, vous pouvez tout aussi bien le tenir en laisse lorsque les invités arrivent pour permettre à votre chien d’apprendre au lieu de faire des erreurs. Mon chien est trop gourmand et vole toute nourriture qui lui est accessible. Comment l’arrêter avant qu’il ne s’intoxique avec quelque chose de dangereux? Il est évident que pendant les fêtes nous consommons beaucoup de nourriture qui se retrouve accessible plusieurs heures durant. Ça serait donc une excellente idée de préparer aussi un festin pour votre chien, simplement en prévoyant des jouets alimentaires qui pourront l’occuper pendant des heures. Il se sentira tellement fatigué par la suite qu’il n’aura plus l’énergie ou le besoin de « voler » la nourriture des invités. Vous pouvez calculer la portion d’aliments à laquelle votre chien a droit et la répartir dans différents jouets alimentaires qui sont en réalité des « puzzles » pour stimuler l’intellect de votre chien. Selon le niveau de difficulté, chaque jouet peut durer facilement 45 minutes et ainsi vous permettre de profiter de la soirée. Si vous souhaitez avoir l’esprit tranquille, vous pouvez tout aussi bien trouver des façons de gérer l’environnement, comme en mettant des barrières ou en attachant votre chien lors des moments risqués.

Mon chien a très peur des hommes et j’ai peur qu’il morde. Quoi faire pour éviter un accident? La peur et l’anxiété chez le chien peuvent assurément mener à de l’agressivité. Il est crucial de discuter avec votre vétérinaire pour trouver des options qui pourraient réduire l’anxiété chez votre chien lorsque des hommes se présentent à la maison. Également, un intervenant en comportement pourra mieux évaluer votre chien et vous conseiller pour éviter l’irréparable. Votre chien pour être bien doit avoir son espace et sa zone de sécurité. Il est alors important d’établir un lieu qui sera accessible uniquement à votre compagnon et d’y intégrer des activités positives comme un nouveau jouet ou une lamelle.

Il faut aussi s’assurer que tout le monde pourra respecter la bulle de votre chien et éviter d’augmenter son anxiété. Lui faire porter une muselière de type panier est un outil sécuritaire et n’empêche pas votre chien de bien respirer, d’aboyer et de manger. Si malgré tout il reste mal à l’aise et anxieux en présence d’un étranger, envisagez donc de le faire garder dans un service de pension, et pour tous, cela pourrait changer bien des choses pour le mieux. Mon chien est souvent malade en voiture. Quoi faire pour l’aider à être moins stressé? Sachez que les nausées en voiture créent souvent un stress pour le chien après quelques mauvaises expériences. Il est donc important de demander à votre vétérinaire un antinauséeux pour aider votre compagnon à reprendre le contrôle. Par la suite, assurez-vous d’attacher votre chien à l’arrière de la voiture sur une surface rassurante comme son coussin. Si vous avez un chien affectueux et colleur, il existe aussi des vestes qui arrivent à créer une pression apaisante. Une personne assise à l’arrière avec l’animal pourrait être efficace. Trouver une gâterie, un aliment ou un jouet que votre chien n’arrive pas à refuser pour l’inciter à faire d’autres choses que d’angoisser en voiture. Il est évidemment inutile de crier après lui, mais vous pouvez mettre de la musique relaxante ou même utiliser des paresoleil pour les vitres arrière.

Passion animaux • décembre/janvier 2018 • page 51


Alimentation Par : Sarah Gravel

ZOOM sur les os crus récréatifs Entre les promenades au parc, les siestes et les heures de repas, votre compagnon canin a besoin d’un peu de stimulation pour combattre l’ennui. Les os récréatifs peuvent être une excellente solution pour l’occuper et le divertir. En plus d’être très bons au goût, ils s’avèrent bénéfiques pour la santé buccale et représentent une excellente activité masticatoire ! Les bienfaits des os crus Gruger et mastiquer sont des besoins naturels chez les chiens et certains en ont besoin plus que d’autres. Les chiots ainsi que les jeunes chiens bénéficient grandement d’une ou deux heures de mastication par jour. En plus de sauver les souliers et parfois quelques meubles, vous profiterez d’un moment de calme et d’un répit grandement mérité. Un autre bienfait grandement apprécié des os récréatifs est qu’ils agissent comme une brosse à dents. En mastiquant, la plaque dentaire et le tartre sont pratiquement éliminés. Gruger un os de deux à trois fois par semaine aide à nettoyer les dents et à les garder blanches et propres.

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Comment choisir le bon os? Au moment de choisir un os récréatif, il est recommandé d’éviter les os cuits, car la cuisson modifie sa structure, le rendant ainsi plus cassant et propice à l’éclatement. Optez plutôt pour des os crus 100 % naturels. La taille de l’os est également un critère très important. Si votre chien peut l’avaler en entier, c’est signe qu’il est trop petit! Vérifiez que l’os correspond bien à sa capacité de mastication et à la taille de sa bouche. Idéalement, l’os devrait être suffisamment gros pour qu’il puisse manger toute la viande et moins d’os.

Si votre chien n’est pas habitué aux os crus, simplement commencer par de courtes séances de mastication de 15 à 20 minutes. Retirer l’os en faisant un échange avec votre chien, c’est-à-dire lui offrir un aliment intéressant contre son os. Il sera alors plus facile de le récupérer. Il est important de toujours superviser votre animal lorsque vous lui offrez un os récréatif, c’est la règle d’or!

Les règles d’hygiène À la maison, il est important de toujours conserver les os crus au congélateur et de les décongeler un à la fois. N’oubliez pas de sortir l’os quelques minutes avant de l’offrir à votre chien. Si celui-ci ne l’a pas tout grugé, il est possible de le recongeler qu’une seule fois dans un petit sac hermétique. N’oubliez pas de bien nettoyer les surfaces où votre chien à gruger son os ou simplement le lui donner à l’extérieur. Les précautions à prendre Lorsqu’ils sont de qualité et naturels, les os récréatifs constituent un divertissement sécuritaire pour votre compagnon. Toutefois, certains problèmes de santé peuvent survenir si vous ne choisissez pas le bon os. Par exemple, les os porteurs comme les fémurs ne sont pas adaptés pour les grands mâcheurs, car ils sont très denses et durs pour les dents. Ils sont donc recommandés pour les chiens ayant un besoin masticatoire moins élevé et qui préfèrent manger la moelle.

Les os plats comme les côtes sont un choix intéressant pour tous les types de chiens. Ils se mastiquent bien, sont souvent recouverts de viande et se tiennent bien entre leurs pattes.

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