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Éditorial Par : Benoit Ouimet

À lire dans ce numéro Cinq animaux inusités à découvrir au Québec p.20

Bonjour, Nous sommes heureux de vous offrir notre nouveau magazine Passion animaux. Nous tenterons au fil des parutions de vous offrir des chroniques et informations, qui nous l’espérons, vous serons utiles pour mieux comprendre votre animal de compagnie et mieux vivre avec lui. Nos chroniqueurs sont des spécialistes reconnus et se feront un plaisir de vous transmettre leurs conseils et astuces.

La loyauté selon Hatchi p.28

Nous vous parlerons des animaux de compagnie mais aussi des animaux du monde et de notre faune québécoise. Vous découvrirez à chacune de nos parutions de nouveaux endroits à visiter au Québec, des refuges, des zoos que vous ne connaissez peut-être pas, mais qui sont à voir et à revoir.

Le toilettage, bien plus que juste un bain p.32

Ce mois-ci nous vous parlons du Zoo Ecomuseum, un endroit magnifique à découvrir à dix minutes du centreville de Montréal, mais où une fois rendu, on se sent en pleine nature, avec ses sentiers et ses animaux exclusifs de la faune québécoise.

Choisir la nourriture pour son animal : ce casse-tête sans fin p.40

Avec l’automne qui vient de commencer, le Dr Jean Sébastien Labelle nous informe sur la tique qui cause la maladie de Lyme, qui sera plus active au cours des prochains mois. Il vous donnera quelques conseils afin de vous aider à mieux comprendre la tique et protéger votre animal contre ce petit insecte qui peut avoir des conséquences assez graves.

Nous espérons que vous apprécierez autant que nous le magazine et qu’il deviendra votre magazine préféré sur les animaux. Bonne lecture!

Tél.: 450.638.6836 Courriel : info@passionanimaux.ca Le magazine Passion animaux est publié 6 fois par année. Distribué à 40 000 exemplaires à travers le Québec. Si vous avez des commentaires ou des questions n’hésitez pas à nous contacter. Directrice générale Linda Plante

Journaliste Lindsay-Anne Prévost

Éditeur Benoit Ouimet

Adjointe marketing Alexandra Ouimet

Collaborateur Sylvie Allard, Dre Julie Beaubien, Jacinthe Bouchard, Isabelle Borremans, Manon Choquette, Kathleen Desrosiers, Zoo Ecomuseum, Daniel Filion, Christine Flamand, Pascal Frochisse, Sarah Gravel, Marie-Pier Grenon, Dr Jean Sébastien Labelle, Aurélie Massé, Alexandra Ouimet, Guillaume M. Pepin, Philippe Poirier,

Graphiste Benoit Ouimet

Imprimeur Solisco

Administration Linda Plante Benoit Ouimet Éditeur

Réviseur Denis Dionne

Distribution messagerie dynamique

Responsable de la cantine Punky Baby

Responsable de la sécurité Ève Woof Woof

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 3


Mythe ou réalité Par : Jacinthe Bouchard

Formatrice en comportement animal et en entraînement spécialisé

ENTRE Chien et Loup « Je trouve ça très intéressant! Ils veulent savoir ce qui s’est passé entre le loup et le chien, c’est toujours la fameuse question », explique la propriétaire du Zoo Académie, Jacinthe Bouchard. L’étude génétique menée en partie à Nicolet requiert le prélèvement d’ADN. La salive des louveteaux est ainsi prélevée et analysée par les spécialistes qui passeront encore quelques jours au Centre-duQuébec. L’étroite fenêtre de cette hypothèse s’est alors rouverte et les chercheurs ont révisé leurs hypothèses pour la énième fois.

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À l’heure actuelle, il y a encore des professionnels qui se spécialisent dans l’éducation des chiens qui travaillent sur une méthode basée sur la hiérarchie, la meute, où le chien devrait être le dernier de celle-ci, le « soumis ». Mais d’où nous vient donc cette idée que les chiens descendraient des loups? C’est la question qui devrait donc être posée ici. En fait, il y a plusieurs personnes qui auraient contribué à cette croyance, dont ce grand scientifique, Charles Darwin (1809-1882), qui s’est basé sur un certain nombre de ressemblances pour présumer que le loup serait l’ancêtre du chien. Sinon il y a aussi les écrits anciens qui supposent qu’un homme (Homo sapiens sapiens) aurait apprivoisé un loup il y a 15 000 ans. Ou encore Saint-François d’Assise, qui aurait réussi à calmer un loup qui terrorisait une ville italienne uniquement parce que, semblerait-il, il pouvait parler aux animaux, et les gens ont ainsi cru qu’il était possible de faire du loup un chien. Mais qu’en est-il vraiment? Voyons ensemble où en est la science sur ce sujet.

Lorsque les biologistes parlent des Canidés, ils rassemblent sous cette famille : les chiens, les loups, les chacals et les coyotes. Il y a des recherches qui prouvent que les cousins Canidés sont interféconds et que leurs ADN comportent des similitudes. Le terme interfécond qualifie les espèces, les individus, dont la reproduction peut s’effectuer par croisement. Par contre, de façon plus générale, on remarque également qu’il n’y a pas plus de marques génétiques du loup dans un husky que dans un caniche. Le lien de parenté est donc difficile à prouver. Bien qu’ils soient interféconds, le chien et le loup ont des comportements sociaux bien différents, tout comme le lion et le tigre, également interféconds, mais quant à eux, reconnus comme étant deux espèces bien différentes. En étant plus réaliste, la conception d’une descendance hybride chien-loup ne pourrait réellement avoir lieu en nature!

Attention! Ici, de nombreuses théories s’affrontent et aucune n’a encore réussi à faire l’unanimité! Voici donc les points de vue de quelques spécialistes, sans toutefois énumérer toutes les théories existantes. Nous allons nous contenter de parler de celle qui, selon nous, est la plus plausible et la moins fantaisiste. Nous savons que le chien (Canis familiaris) est un mammifère de la famille des Canidés. Deux chercheurs de renommée internationale, le Dr Ray Coppinger et la Dre Catherine Lord, ont observé, analysé et établi des corrélations convaincantes au sujet des origines du chien de compagnie. Selon eux, il existe une race de chien que tout le monde aurait déjà vue et il en existerait des millions de spécimens semblables autour du globe depuis l’Égypte ancienne, soit 15 000 ans. Souvent rencontrés à Cuba, au Mexique, en Espagne, en Inde, en Thaïlande, au Maroc, au Brésil, en Équateur et partout en Afrique. Ils ont les mêmes caractéristiques que les chiens d’aujourd’hui : trente centimètres au garrot, poils ras, oreilles mi-tombantes, toutes

couleurs possibles. On les appelle « Chiens de village ». Malgré l’indifférence des humains à son égard, cette race a survécu et est toujours aussi présente. Ces chiens vivent essentiellement des déchets des humains et se nourrissent à même les poubelles. Ils ne chassent pas et sont encore moins charognards. Ils vivent en petits groupes pour des raisons de survie, mais aucune hiérarchie n’est présente, contrairement aux loups.

En fait, ce n’est que parce que depuis des années les villageois répugnent à côtoyer ces bâtards porteurs de maladie et malpropres que personne ne s’est réellement attardé à la race. Car effectivement, il s’agit d’une pure race, et le jour où les gens leur accorderont un peu d’estime, un peu de temps et surtout un nom de race, puisqu’ils en méritent un pour avoir réussi à survivre et à se reproduire durant tous ces siècles sans l’aide humaine, nous aurons alors la preuve que cette race représente le chaînon manquant entre le loup et le chien domestique. Ce chien aurait d’ailleurs été, par mutation génétique, le premier spécimen canin à ne pas craindre l’homme. Comme il est capable de se reproduire facilement, il a de grandes chances de perdurer, donc d’un jour enfin être reconnu.

Quant au loup, ce n’est certainement pas cette espèce qui a approché l’homme, car il fuit à des kilomètres par instinct ou il passe à l’attaque, mais plutôt une mutation de loup qui n’avait

Chien-Loup de Zoo académie (Loup gris 80% et Husky 20%) qui se nomme MiLoup en provenance du Wolf Park.

Depuis les années 2000, d’autres scientifiques, comme le très reconnu biologiste américain Raymond Coppinger (un vétéran de la recherche sur les chiens), affirment « qu’il n’y a pas l’ombre d’une chance que des gens aient apprivoisé et entraîné des loups sauvages et les aient transformés en chiens ». Ils pensent que le chien ne descend pas du loup, mais d’une espèce apparentée au loup, au chacal et au coyote. Ce n’est pas l’homme qui a domestiqué le chien, c’est le chien qui est venu à l’homme. « Il s’est domestiqué lui-même. »

pas le gène de la fuite. En effet, le principe de mutation génétique est simple. Darwin nous a appris que dans toute population, chaque génération compte 2 % de mutations génétiques, donc de traits différents de ses proches. Il en est de même pour l’humain, par exemple une personne qui vient au monde avec six orteils, ou un bec-de-lièvre, etc. Si ces nouveaux spécimens survivent et se reproduisent, s’ils résistent et s’adaptent à leur environnement, ils transmettront ces traits à une lignée nouvelle. Chez les animaux, le dernier à avoir réussi à vivre de si près avec l’humain sans pour autant vivre chez lui, et qui s’est adapté à différents environnements autour du globe, est ce cher chien de village! Maintenant, libre à vous de faire le tri dans toutes ces informations et d’en tirer vos propres conclusions!

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 5


Comportement canin Par : Kathleen Desrosiers

Technicienne en santé animale, intervenante en comportement canin

Trois astuces

pour avoir un chien heureux au quotidien Et si votre chien s’ennuyait? Dans notre vie quotidienne, nous sommes stimulés de toutes parts : le travail, les courses, les enfants, l’école, les devoirs, les repas, les activités et les sorties. Ouf!…et nos chiens dans tout ça?

Saviez-vous que bon nombre de problèmes de comportement sont dûs au fait que nos chiens s’ennuient? Oui oui! vous avez bien lu, une grande majorité des chiens qui vivent dans nos maisons s’ennuient. Ils manquent d’activités, ce qui les pousse à se trouver des activités par eux-mêmes, comme gruger les meubles, briser des objets, creuser dans la cour, aboyer après les gens qui passent dans la rue, etc.

Ils n’agissent pas ainsi dans le but de vous embêter ou bien de se venger, mais simplement pour se désennuyer. La majorité des gens pensent que leur chien est heureux, car il reçoit de la nourriture et des câlins chaque jour. Ce dont on parle ici comble ses besoins biologiques de base et de sécurité, mais ils ont également des besoins instinctifs, sociaux et ludiques. Ce sont ces besoins que la plupart des gens ignorent… Selon le Dr Joël Dehasse, vétérinaire comportementaliste, les chiens ont besoin en moyenne de trois à cinq heures de dépense énergétique par jour, peu importe leur race et leur âge. Donc, si votre animal passe du temps à aboyer ou à détruire des objets, il suffit de lui offrir des activités qui pourront combler son manque afin de diminuer les comportements indésirables.

Vous vous demandez surement comment faire pour occuper votre animal aussi longtemps? Aucune inquiétude, voici trois astuces faciles à mettre en place afin de combler les besoins quotidiens de votre compagnon canin en moins de 45 minutes.

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1-L’activité physique Si vous possédez un terrain clôturé et que votre chien s’y promène seul, il va vite trouver cette activité ennuyante. Il y a de fortes chances qu’il commence à creuser des trous ou à japper pour s’occuper un peu. Il y a plusieurs façons de faire bouger votre chien chaque jour. Le mieux est de lui offrir une activité physique en interaction avec un humain telle que faire une marche, jouer à la balle, faire une promenade à vélo avec une barre adaptée pour votre chien, le faire nager, faire du canicross ou autres activités de ce genre. Ces activités demandent plus de temps à l’humain, mais sont très bénéfiques pour votre compagnon canin. Je vous recommande un minimum de 20 à 30  minutes d’activité physique par jour pour son bien-être et le vôtre, car il est toujours bon de sortir prendre l’air. Si vous manquez vraiment de temps, vous pouvez faire appel à une entreprise de promeneurs canins, ils se feront un plaisir de s’occuper de votre compagnon.

3- L’activité intellectuelle (de recherche ou de réflexion) C’est sans aucun doute l’astuce qui vous permettra de faire dépenser le plus d’énergie à votre chien et qui vous demandera le moins de temps, car une heure de ce type d’activité correspond à environ 10 heures de dépense énergétique pour votre chien. Interagir avec un humain afin d’exécuter des exercices de réflexion comme les assis! couche! reste! viens! etc. pendant six minutes va lui demander la même énergie que s’il avait marché pendant une heure. C’est la meilleure façon de combler rapidement son besoin de dépense d’énergie journalière. Chaque séance doit être différente et bien entendu se dérouler de façon ludique et positive. Il existe également sur le marché bon nombre de bols interactifs permettant de cacher le repas de votre animal afin qu’il puisse combler ses instincts de recherche de nourriture tout en le stimulant. Si vous faites trois séances de cinq minutes par jour d’activités intellectuelles variées, votre chien aura eu une dépense d’énergie d’environ deux heures et demie. En mettant en place ces astuces chaque jour, votre chien bénéficiera de plus de cinq heures d’activités. Il sera donc heureux et équilibré étant donné que ses besoins seront comblés.

2- La mastication Nos amis canins ont un très grand besoin de mastiquer. Je vous suggère d’offrir à votre animal des os à gruger afin d’apaiser ce besoin instinctif. Vous pouvez également lui offrir des jouets dans lesquels insérer sa nourriture ou ses friandises préférées pour l’occuper plus longtemps. Il existe une panoplie de produits sur le marché pour combler son besoin de mastication. À vous de voir ce que votre chien préfère pour lui permettre de gruger pendant 30 à 60 minutes. La mastication offre une dépense d’énergie trois fois plus grande qu’une marche normale. Si votre chien gruge un os pendant une heure, il aura dépensé l’équivalent de trois heures d’énergie. Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 7


Naturellement chien Par : Marie-Pier Grenon

Praticienne en massage et hydro-massage animal, Comportementaliste canin

Soulager mon vieux!

Votre chien devient âgé? La distance de vos marches se raccourcit? Il a de la difficulté à embarquer dans la voiture? Une fois confortable sur son coussin, il se lève difficilement? Bref, ce sont tous des signes de vieillissement! C’est normal, tout comme nous nos animaux vont développer des signes d’arthrite ou d’arthrose avec l’âge. Il faut être à l’écoute de notre animal et ne pas surpasser ses limites physiques.

Prévention Premièrement, il est très important que votre animal ne souffre pas d’embonpoint. Un surplus de poids affecte ses articulations. La nage s’avère une très bonne alternative pour le surplus de poids, elle comporte peu de risques de blessure. Faite de courtes séances, à son rythme, et cela plusieurs fois par semaine! Utilisez un gilet de flottaison pour faciliter la nage, et cela, surtout pour les animaux qui se montrent craintifs de l’eau. Bien sûr, la glucosamine, la poudre de moule verte, le collagène et plusieurs autres suppléments naturels favoriseront la motricité des articulations de votre vieux chien.

Mais comment le soulager immédiatement après la marche? L’application d’une compresse froide avec sel Epsom! Eh oui! Vous connaissez le sel Epsom que nous mélangeons dans l’eau de notre bain pour nous détendre musculairement et psychologiquement... Il est très efficace pour nos amis poilus aussi! Plusieurs variétés de sel Epsom se trouvent dans les pharmacies, comme celle à la lavande qui aura un effet non seulement musculaire mais aussi psychologique. Si votre animal souffre de problèmes de peau, veuillez soit éviter le sel Epsom ou simplement diminuer la quantité et prendre un sel Epsom sans parfum. Vous pouvez ajouter de l’huile de noix de coco pour favoriser l’hydratation du pelage.

Il est préférable de faire cela le soir, après votre marche quotidienne, lorsque pitou sera couché confortablement sur son coussin. 1. Verser dans une chaudière 1 litre d’eau froide avec ¼ de tasse de sel Epsom. Bien remuer. 2. Tremper une serviette dans la chaudière et bien la tordre. 3. Appliquer sur la partie endolorie pendant 10 à 15 minutes. Vous pouvez retremper la serviette au besoin. 4. Vous pouvez répéter les étapes avec de l’eau chaude pour détendre la musculation du chien. 5. Votre animal ne devrait pas être imbibé d’eau, car vous avez bien tordu la serviette. Mais je vous suggère de bien l’essuyer avec une serviette sèche pour éviter tout problème de peau créé par l’humidité.

terminer avec un massage de détente musculaire, pourquoi pas! Votre animal est déjà couché sur le côté ou sur le ventre. Ne le déplacez pas! Ajustez-vous à sa position! Avec ou sans la serviette, faites de petits mouvements circulaires vers le bas de la patte. Ceci avec une douce pression, lentement et sur chaque

côté de ces hanches. Il est important que vous y alliez en douceur. Rester à l’écoute de votre compagnon, car il vous montrera clairement les endroits qu’il apprécie ou où il souhaite plus ou moins de pression. Utilisez vos trois doigts collés et effectuez le mouvement dans le sens de l’horloge. Prenez le temps de ressentir les muscles de votre chien.

La compresse va permettre de diminuer l’inflammation et le massage de libérer les tensions des muscles. Cela aidera votre vieux compagnon au niveau de sa posture et du mouvement. Ce petit moment relaxant pour votre animal sera très vite associé à un moment de bien-être avec son maitre.

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Par : Daniel Filion

Les cinq problèmes les plus courants avec nos amis les chats « Si j’avais su… ». C’est probablement l’expression que j’ai le plus souvent entendue dans ma carrière d’intervenant en comportement félin. Voici donc quelques trucs et conseils qui vous aideront à prévenir certains problèmes de comportement avec votre chat. Bien que ces conseils soient préventifs, plusieurs peuvent améliorer des situations problématiques courantes. Avant toute chose, rappelez-vous que tout problème de comportement peut avoir une cause médicale. Il est donc important de toujours consulter votre vétérinaire en tout premier lieu afin d’éliminer la cause médicale pour ensuite traiter le comportemental. Les bacs de Litière Un des aspects les plus importants pour le chat est la grandeur du bac : le plus grand le mieux. La majorité des bacs achetés dans les boutiques pour animaux sont inadéquats, entre autres parce qu’ils sont trop petits. Des bacs de rangement transparents de 60 litres font d’excellents bacs de litière et, en prime, ils sont moins coûteux qu’un bac acheté en boutique! Pour ce qui est de la taille, la diagonale devrait être égale à la longueur de votre chat, du bout du museau jusqu’au bout de la queue tendue.

Sachez également que la plupart des chats détestent les bacs couverts, donc évitez les bacs avec un couvercle. Si vous doutez de cette affirmation, faites simplement ajouter un second bac sans couvercle à côté de celui qui est couvert et voyez celui qu’il préfèrera. Le nombre de bacs doit être égal au nombre de chats qui vivent dans votre maison + 1. Donc pour deux chats, vous avez besoin de trois bacs. Même un seul chat demande deux bacs.

où placer les bacs? Dans des pièces différentes. C’est une question de territorialité, surtout si vous avez plus d’un chat. Un chat pourrait préférer aller faire ses besoins sur votre tapis de salon pour éviter la confrontation territoriale avec un autre chat. Placez les bacs dans des endroits où le chat peut voir venir un danger et peut se sauver en cas de besoin. Des endroits à l’écart mais pas complètement isolés sont préférables. Évitez donc de mettre tous les bacs au sous-sol, dans des placards ou à côté d’une machine bruyante comme la fournaise ou la laveuse. De plus, il ne faut jamais placer un bac près de la nourriture.

Finalement, la litière doit être nettoyée au moins une fois par jour. Beaucoup de chats refusent de faire leurs besoins dans une litière qu’ils ont déjà utilisée une fois. Nous revenons ici à la nécessité d’avoir plus d’un bac, même pour un seul chat.

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Les agressions envers Les huMains Il existe une multitude de raisons expliquant une agression d’un chat envers un humain, mais la jalousie et la vengeance n’en font pas partie. Les chats ne sont pas capables d’émotions aussi évoluées. La plupart du temps, il faut recourir à un Éduchateur pour régler un problème d’agression, qui peut être très facile à résoudre.

Trop souvent, une agression est causée par un propriétaire qui joue avec son chat en utilisant ses mains ou ses doigts. Comme le chat joue pour pratiquer ses techniques de chasse, en jouant avec vos mains ou doigts, vous apprenez à votre chat que votre peau est un jeu et que vous lui donnez la permission de l’attaquer. Comme cette peau est également présente sur vos pieds, vos chevilles, etc., le chat va souvent y voir là un autre jeu très amusant et la fameuse « chasse de la cheville sauvage » dans le couloir commence. Mieux vaut utiliser un jouet avec un bâton qui éloigne la main du jouet.

Une autre cause courante d’agression est une punition mal appliquée, particulièrement la correction physique. Sachez que la punition physique ou verbale sur un chat est probablement la technique la moins efficace que vous pouvez employer pour corriger un comportement. Non, le vaporisateur d’eau ne fonctionne pas. Vous ne me croyez pas? Demandez-vous si votre chat répète le comportement pour lequel vous l’avez arrosé. Si oui, vous devez avouer qu’il n’a pas compris le message, non? Le chat perçoit la punition comme une agression ou quelque chose de désagréable envers lui et non comme une interdiction d’agir ou de faire. Non seulement vous ne réglerez rien, mais vous créerez de l’anxiété et détériorerez votre relation avec votre chat. Vous serez alors aux prises avec d’autres problèmes de comportement. De façon générale, mieux vaut tenter de trouver une alternative acceptable pour l’animal pour corriger un comportement. Après tout, si vous lui montrez le bon comportement et le récompensez de l’adopter plutôt que de punir celui que vous voulez qu’il abandonne, n’a-t-il pas plus de chances de changer son comportement rapidement? MiauLeMent excessif Si votre chat miaule la nuit, c’est souvent pour attirer votre attention… et ça fonctionne! Vous vous êtes certainement levé la première fois que votre chat a miaulé la nuit pour voir s’il lui était arrivé quelque chose. Eh bien, il s’en souvient et répète son miaulement dans l’espoir d’attirer votre attention de nouveau. Le miaulement que les gens perçoivent comme une plainte est souvent un appel au jeu. En vous levant ou flattant votre chat, vous récompensez en fait le comportement, encourageant ainsi votre chat à recommencer la nuit suivante. Il faut donc ignorer votre chat. Ne lui répondez pas, ne lui dites pas de se taire, ne le punissez pas, ne soupirez même pas d’exaspération, car tous ces gestes lui donnent l’impression qu’il a obtenu ce qu’il voulait : votre attention, qu’elle soit positive ou négative.

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 11


Si vous êtes inquiet pour sa santé ou sa sécurité, levez-vous mais ne regardez pas votre chat dans les yeux. Jetez un coup d’œil rapide pour vous assurer qu’il va bien et allez ouvrir et fermer un robinet à la salle de bain pour ensuite retourner vous coucher. Ainsi, votre chat n’aura pas l’impression que vous vous êtes levé pour lui. Si jamais votre chat vous réveille la nuit depuis longtemps, sachez qu’il est possible que cette technique ne fonctionne pas, car le comportement est bien implanté dans sa routine. Il existe une technique pour régler ce problème facilement. Informez-vous auprès d’un Éduchateur.

sociabiLité Le chat adopte un comportement seulement s’il lui rapporte quelque chose. Nous utilisons donc fréquemment des méthodes d’associations positives pour socialiser un chat. Donnez un festin à votre chat dès que la visite sonne à la porte. Un peu plus tard, demandez à la visite de donner des gâteries et jouer avec votre chat et très rapidement le chat comprendra que la visite signifie nourriture et jeux. Après plusieurs répétitions, vous n’aurez même plus besoin de gâteries. La clé du succès : procéder très graduellement. S’il vous faut débuter dans une pièce loin de la visite au départ, faites-le, et ne forcez jamais votre chat en le prenant dans vos bras et l’amenant à la visite. C’est lui qui doit le faire par lui-même.

Si votre chat est peureux ou anxieux, demandez à votre visite d’ignorer complètement votre chat à moins que celui-ci ne vienne pour se faire flatter. Certaines personnes insistent trop pour flatter un chat et utilisent alors un langage corporel que le chat interprète comme une confrontation (ex. : regarder un chat directement dans les yeux). En l’ignorant, le chat comprendra rapidement que la visite n’a rien de bien menaçant. Les « tannants » Quand un chat est « tannant », c’est généralement parce qu’il manque quelque chose dans son environnement ou ses activités quotidiennes pour dépenser son énergie. Deux séances de jeu quotidiennes d’environ 10 minutes aident souvent à régler des problèmes de comportement. D’autres outils existent pour motiver votre chat à dépenser son énergie. Remplacez les bols standards de votre chat par des bols interactifs qui obligent le chat à travailler pour manger, comme il le ferait dans la nature. Donc, au lieu de prendre 3 minutes pour vider son bol, il prendra 15 voire même 30 minutes pour y parvenir. Eh bien, ce sont 30 minutes de moins à grimper dans les rideaux ou à dérouler le papier de toilette! Vous pouvez également fabriquer ce genre de bol interactif en utilisant un carton d’œuf fixé au sol dans lequel vous mettez les croquettes ou en remplissant une bouteille de plastique de 750 ml de croquettes dans laquelle vous percez des trous à différents endroits de façon à ce que si votre chat la roule, les croquettes tombent. La plupart des propriétaires ont plusieurs petites balles et souris jouets. Séparez-les en deux ensembles de jouets et chaque semaine, faites une rotation. De temps à autre, introduisez un nouveau jouet en enlevant celui qui est le moins populaire. Vos chats s’en lasseront moins rapidement. En espérant que de moins en moins de gens nous disent : « Si j’avais su… ».

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Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 13


Activités Par : Alexandra Ouimet

Le Zoo Ecomuseum : un zoo à découvrir

Nous sommes arrivés devant une belle petite cabane en bois qui se fond dans la nature et fait office d’entrée vers un zoo à découvrir. Un zoo sur l’île de Montréal, mais qui semble être à mille lieues de la ville et rappelle la nature paisible de la forêt. Un zoo rassemblant plus de 115 espèces animales de la faune québécoise et ouvert 364 jours par année. Le jour de Noël, paraît-t-il, il serait dans l’obligation de fermer ses portes, puisque les caribous se trouvent en mission pour la livraison des cadeaux du père Noël. Cette information est classée et nous vient d’une source sûre du zoo. Pour la visite au zoo, j’ai pu rencontrer une personne que je pourrais ranger parmi les vraies passionnées. Elle se nomme Jennifer Cyr-Devine et est zoologiste. Elle m’a accueillie avec une énergie débordante et des yeux pétillants en parlant du zoo et des animaux qu’elle appelle affectueusement pour certains « mes chums ». page 14 • octobre/novembre 2017 • Passion animaux


L’histoire du zoo Le Zoo a ouvert ses portes en 1988 grâce au professeur John Roger Bider. Il connaissait l’endroit et se désolait de voir un autre milieu humide de la vallée du Saint-Laurent disparaître et être utilisé comme dépotoir. Les milieux humides sont des habitats très propices et appréciés par la faune et la flore québécoise. Leur disparition nuit à plusieurs espèces et leur protection est devenue un point d’honneur pour le Dr Bider. La Mission du zoo Le Zoo a comme mission d’héberger et de prendre le plus grand soin d’animaux blessés, orphelins, réadaptés ou nés sous soins humains professionnels. Il a également comme but d’éduquer en faisant découvrir au public la merveilleuse faune québécoise et en le sensibilisant à sa protection. Comme l’a dit Jennifer, la zoologiste : « Quand on ne sait pas ce qu’il y a dans la nature, on est moins tenté de le protéger. »

Je commence la visite avec la zoologiste et nous nous arrêtons au plus ancien enclos, soit celui des grands corbeaux. Ils semblent nous dire salut à notre arrivée et s’activent dans leur enclos pour pouvoir ajouter leur grain de sel à notre visite au zoo.

Jennifer Cyr-Devine, zoologiste au Zoo Ecomuseum

J’entre ensuite dans « le château », ou « le condo de luxe », comme le surnomme Jennifer. Dans ce grand habitat, plusieurs espèces d’oiseaux cohabitent. Il y a le canard branchu, le canard souchet et plusieurs autres espèces d’oiseaux aquatiques.

Par la suite, nous pouvons voir le tout nouvel enclos des loutres. Celles-ci sont l’attraction du Zoo Ecomuseum et leurs têtes d’affiche. Elles ont accès à une toute nouvelle piscine et plusieurs abris pour se protèger et dormir. Plusieurs grandes vitres et un petit tunnel vitré pour les enfants permettent à tous de les observer quand elles nagent.

Nous terminons le trajet avec les ratons laveurs. Pour les apercevoir, il faut lever les yeux au ciel. Ils se prélassent sur une branche à plus de 10 mètres de hauteur. Sans l’aide de la zoologiste, je les aurais manqués et j’aurais continué mon chemin. Comme elle le dit, les gens ne lèvent jamais la tête. Dans ce cas-ci, les animaux sont au-dessus de nous et nous regardent, ça change notre perspective. Le zoo a également un autre trajet, soit celui des oiseaux de proie. Il en compte plusieurs, comme : l’aigle royal, la buse à queue rousse, la chouette rayée, la crécerelle d’Amérique, etc.

Je continue la visite vers les renards arctiques qui ont eu récemment une portée de renardeaux. Ensuite, on se dirige vers l’habitat des loups où séjourne un couple. Ils ont pris leur aise. La zoologiste les appelle et ils s’approchent de la clôture pour venir nous voir. Comme me l’a expliqué Jennifer, les animaux au Zoo Ecomuseum sont très habitués à la présence humaine; se trouvant souvent très près des clotûres, ils sont faciles à voir.

Durant la semaine, des groupes scolaires et le public peuvent visiter le zoo. Il y a possibilité de faire la visite libre qui dure environ deux heures ou la visite guidée en groupe. Les groupes ont le choix entre la visite guidée des mammifères du monde merveilleux de la vallée du SaintLaurent ou celle des oiseaux de proie. Nous continuons la visite et nous pouvons voir plusieurs autres animaux comme : le cerf de Virginie, le dindon sauvage, le caribou des bois, le pékan, l’ours noir, le lynx, la tortue des bois, le porc-épic, etc.

Nous nous arrêtons devant l’enclos de la coyote et nous la cherchons du regard. Il y a une colline et elle est certainement cachée derrière. Comme me l’explique Jennifer, la coyote a une personnalité plutôt timide avec les humains et ne sort que lorsque les animaliers qu’elle connaît sont présents ou pour observer les loups dans l’enclos voisin. Elle se trouve parmi les rares bêtes à être difficiles à apercevoir durant une visite au zoo.

Il y a aussi la possibilité de déjeuner avec les animaux du zoo. Un déjeuner continental sera servi au groupe et par la suite, on prépare et on sert le déjeuner à l’animal. Les déjeuners sont des événements qui ont lieu plusieurs fois par année et sont possibles avec : les loups, les lynx, les ours et les loutres. Pour plus d’information sur les événements à venir, allez simplement voir sur leur site Internet : www.zooecomuseum.ca Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 15


Pour vivre une expérience différente, les nuits magiques pourraient vous intéresser. En groupe, vous dormez au zoo et vous le visitez la nuit quand personne n’est là. Les animaux nocturnes qui dormaient le jour vont finalement s’activer pour vous. Le lendemain matin, vous pouvez refaire une visite pour voir les animaux que vous avez manqués durant la nuit. Pour finir, il faut souligner que Jennifer Cyr-Devine et sa collègue Elizabeth Landry font partie d’un programme éducatif. Elles se déplacent dans les écoles avec des résidants du zoo pour faire découvrir aux jeunes les animaux qui peuplent le territoire québécois.

La fin de semaine, les visites libres sont possibles et plusieurs employés et bénévoles se trouvent présents sur le parcours pour rendre l’expérience encore plus interactive. Ils donnent des informations supplémentaires et présentent différents artéfacts aux visiteurs. Leur présence rend la visite au zoo encore plus unique et enrichissante. La visite du zoo à L’intérieur À l’intérieur, une exposition a lieu : Faune et humains, connectés/déconnectés?. Cette exposition valorise l’importance de chaque espèce et l’importance aussi de faire notre part en tant que société pour les protéger. Une liste des espèces menacées et disparues de la vallée du Saint-Laurent traverse l’exposition. Celle-ci nous ouvre les yeux sur la situation au Québec, et une citation écrite sur un des murs résume bien le tout : « Une société se définit non seulement par ce qu’elle crée, mais aussi par ce qu’elle choisit de ne pas détruire. » (John Crittenden Sawhill)

Rainette crucifère

Je continue la visite au niveau plus bas avec l’exposition Du jour à la nuit. On peut y découvrir des reptiles, des amphibiens, des poissons et différents mammifères. L’exposition est séparée en deux salles : la salle du jour et la salle de la nuit. Cette dernière est plus sombre afin de simuler la nuit et y abriter des mammifères qui s’activent à cette période, comme l’intriguant polatouche. Pour terminer la visite, je me rends à la petite boutique de l’entrée qui rassemble plusieurs articles intéressants. Je dis un chaleureux au revoir à la zoologiste Jennifer Cyr-Devine et je me demande comment je pouvais ne pas avoir découvert ce zoo avant. Autres informations importantes : Site internet: www.zooecomuseum.ca Prix d’entrée : entre 9,75 $ et 16,75 $ Heures d’ouverture : 7 jours sur 7 de 9 h à 17 h Adresse: 21125 Chemin Ste-Marie, Sainte-Anne-de-Bellevue, QC H9X 3Y7 Numéro de téléphone : 514 457-9449


Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 17


Alimentation Par : Sarah Gravel et Guillaume M. Pepin

Alimentation naturelle Vous avez entendu parler de l’alimentation naturelle crue pour chiens et chats? Vous vous demandez en fait ce que c’est et quels sont ses bienfaits sur la santé de votre animal?

Ce type de nourriture gagne en popularité au Québec, entre autres parce qu’en tant que consommateurs avertis, nous cherchons de plus en plus à bien nous alimenter de façon naturelle, et donc d’en faire aussi profiter nos animaux de compagnie.

crue? Qu’observons-nous en offrant une nourriture exclusivement naturelle à notre animal? Dès le premier repas, la première différence que l’on observe, c’est le réel plaisir qu’à votre animal à manger cette nouvelle nourriture. Une belle solution pour les compagnons un peu difficiles.

Ensuite, vous remarquerez une consistance plus ferme des selles. Elles seront plus sèches et beaucoup moins odorantes. Il est intéressant de constater à quel point la quantité de selles évacuées se trouve bien moindre que la quantité de nourriture ingérée. Comment expliquer ce phénomène? Tout simplement parce que la nourriture est pleinement assimilée, gorgée d’eau et de bons nutriments. Les nouveaux adeptes de l’alimentation naturelle s’en réjouissent lorsque vient le temps de ramasser les… crottes. Il s’agit d’un premier coup d’œil extérieur sur la réponse du métabolisme de votre animal. Puis, l’hygiène buccale. Une croyance populaire veut que l’alimentation sèche « brosse les dents ». Eh bien, détrompez-vous! En fait, l’amidon retrouvé dans l’alimentation sèche colle aux dents des carnivores, ce qui contribue grandement au développement du tartre. En contrepartie, l’alimentation naturelle non transformée aide au maintien d’une bonne santé buccale ainsi qu’à la propreté des dents. De plus, après quelques semaines d’alimentation naturelle, vous remarquerez un poil plus soyeux et plus doux. L’amélioration de la texture du poil est due à l’excellente assimilation des protéines et des nutriments ainsi qu’à la présence de lipides dans leur forme non altérée. Vous observerez aussi une diminution de la perte de poil dans la maison, ce qui fera le bonheur de plusieurs!

L’alimentation naturelle crue est conçue spécifiquement pour respecter la physiologie de l’animal et son système digestif. En le nourrissant ainsi, vous assurez le développement optimal de son potentiel génétique et une santé débordante de vitalité! page 18 • octobre/novembre 2017 • Passion animaux


la FONDATION ANIMO POUR LA VIE est un organisme sans but lucratif, fondé en 2004, dont la mission consiste à venir en aide aux personnes aux prises avec des difficultés financières qui souhaitent préserver la vie de leur animal de compagnie qui est essentielle à leur bien-être. Trop souvent des personnes n’ayant pas les ressources financières pour continuer le traitement prescrit vers la guérison de leur compagnon animal doivent malheureusement recourir à l’euthanasie. Heureusement, une aide est disponible à tout vétérinaire du Québec sur présentation d’un cas précis dans la mesure où celui-ci accepte de participer à sa réalisation. Notre intervention, en tant que Fondation, se fait directement auprès des vétérinaires québécois qui présentent une demande.

MERCI DE FAIRE UN DON DÈS MAINTENANT Grâce aux donateurs comme vous, nous avons été en mesure d'aider plus de 450 animaux de compagnie et leur famille. Votre soutien se traduit par une meilleure qualité de vie pour ces animaux et leurs humains. Nous ne pourrions pas accomplir tous ces rétablissements sans votre soutien, c’est ensemble que nous parvenons à réunir nos ressources humaines et financières pour soigner nos précieux compagnons. Vous pouvez faire un don sur notre site internet au www.fondationanimo.org Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 19


Animaux du Québec Par : Zoo Ecomuseum

Cinq animaux inusités à découvrir au Québec

Saviez-vous qu’il existe au Québec environ 650 espèces différentes d’animaux? Non! Il est vrai que nos forêts ne nous permettent pas de croiser des girafes, des éléphants ou des guépards. Par contre, il est possible de rencontrer des animaux franchement impressionnants, comme l’ours noir, le loup gris ou encore le lynx du Canada. Mais qu’en est-il des animaux moins connus? Voici un top 5 d’animaux inusités que vous pourriez très bien croiser lors d’escapades en sol québécois!

Photo : Claude Lafond

Les PoLatouches Une chauve-souris? Non, un écureuil volant! En effet, on retrouve au Québec les petits et les grands polatouches qui, vous l’aurez compris, se distinguent notamment par leur taille. Les petits polatouches, qui mesurent au maximum 257 mm de long, habitent principalement dans le sud-ouest du Québec. De leur côté, les grands polatouches peuvent atteindre la taille de 368 mm de long, et se retrouvent presque partout au nord du Québec. Contrairement à la croyance populaire, les polatouches ne peuvent pas « voler » à proprement dit : ils planent! Les grands polatouches sont capables de planer sur une distance record de 50 mètres. Si vous en apercevez en nature, comptez-vous très chanceux! Nocturnes et très rapides, ils sont particulièrement difficiles à apercevoir à l’état sauvage.

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Le condYLure à nez étoiLé Le condylure à nez étoilé appartient à la famille des taupes. Son museau est équipé de 22 tentacules qui bougent dans tous les sens lorsqu’il explore un territoire. Dégoûtant? Plutôt utile, en fait! Le condylure est pratiquement aveugle, donc ses tentacules servent à dépister les proies autour de lui. Il se nourrit principalement d’insectes. Une fois les insectes repérés, c’est avec sa bouche (et non avec ses tentacules!) qu’il attrapera son repas. Les condylures à nez étoilé ne sont pas énormes, au contraire! Ils pèsent au maximum 77 grammes à l’âge adulte, alors que les petits pèsent environ 1,5 gramme à la naissance! C’est minuscule! Le Passerin indigo Un oiseau si coloré dans notre belle province? Absolument! Le passerin indigo mâle présente un magnifique plumage bleu, dont les couleurs sont très vives, surtout en période de reproduction. Il est plutôt commun, mais comme la femelle a un plumage brun, nous avons peut-être moins tendance à le remarquer!

Vous avez sans doute déjà entendu son chant, très caractéristique des petits oiseaux de la famille des cardinaux.

La saLaMandre PourPre La salamandre pourpre est très rare au Québec, notamment parce qu’elle se trouve très facilement affectée par les facteurs externes, comme la pollution. Elle est la plus longue de nos salamandres de ruisseau, puisque son corps peut mesurer jusqu’à 23 centimètres de long. Si vos enfants utilisent des règles à l’école, prenez-la entre vos mains : elle fait presque toute la longueur de la règle!

Photo Zoo Ecomuseum

La salamandre pourpre habite toujours près des ruisseaux ou des cours d’eau. Elle n’a certainement pas peur des hauteurs, puisqu’on la retrouve seulement dans les plus hauts points du Québec, au minimum à 100 mètres d’altitude.

L’oPossuM d’aMeriQue du nord L’opossum d’Amérique du Nord est le seul marsupial du Québec (et du Canada, d’ailleurs!). Les petits marsupiaux naissent à un état presque embryonnaire, et poursuivent leur croissance pendant quelques semaines dans la poche ventrale de la mère. À titre d’exemple, on retrouve dans la famille des marsupiaux les kangourous et les koalas, des animaux exotiques très populaires!

L’opossum est un omnivore, ce qui veut dire qu’il peut se nourrir autant de petits mammifères que de fruits ou d’insectes trouvés sur son chemin. On le retrouve surtout dans le sud du Québec.

Le saviez-vous?

Connaissez-vous l’expression : « faire l’opossum » ? Face à un grand danger, j’entre dans un état catatonique. Je tombe raide mort ! Je gis sur le côté, les yeux hagards, le corps paralysé, la gueule ouverte, et une odeur nauséabonde est émise par mes glandes anales. Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 21


Découverte Par : Jacinthe Bouchard

Formatrice en comportement animal et en entraînement spécialisé

Détection de cancer par

l'odoRAT

L’ODORAT très développé des chiens et des rats leur permet de détecter des éléments imperceptibles pour les humains, tels que les changements atmosphériques précédant une tempête, ou encore, le déséquilibre hormonal avant une crise, un décès et la présence de certains cancers et autres maladies chez l’homme. Jacinthe Bouchard mentionne : « Mon chien a un odorat un million de fois plus développé que le mien. Il peut détecter un cancer du poumon par l’haleine et alors exprimer un comportement calme et se coucher devant la personne atteinte... imaginez avec un rat qui possède un odorat 300 fois plus élevé que l’homme. Nous voulons participer, à l’aide de nos connaissances sur les animaux, au développement de méthodes de détection de cancer en utilisant leur atout premier qu’est l’odorat! » LE CANCER est très répandu au Canada, et reconnu comme la première cause de mortalité avec plus de 230 000 décès par année et plus de 7 000 000 dans le monde. Souvent, lorsqu’un pronostic du cancer survient, le patient est déjà très affecté et les possibilités de rémission se trouvent assez restreintes. Il faut aussi savoir que les méthodes pratiquées aujourd’hui pour détecter la présence d’un cancer, par exemple le cancer colorectal, sont très désagréables pour le patient, mais surtout, elles ne se montrent pas fiables à 100 %, comme dans les cas asymptomatiques. De ce fait, il devient très pertinent de pouvoir diagnostiquer la maladie de façon précoce, soit avant l’apparition des premiers symptômes et la dispersion de celle-ci ailleurs dans l’organisme, et ce, de façon non invasive et peu coûteuse. Une même personne peut réaliser, en laboratoire, une vingtaine de diagnostics microscopiques par jour. Les rats, eux, peuvent en effectuer une centaine en vingt minutes. Et ça, ça sent bon pour l’avenir du dépistage!

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LA SCIENCE évolue de façon considérable chaque année et investit des millions de dollars en recherche et développement afin de trouver des moyens efficaces de faire des diagnostics de manière mécanique, comme avec des appareils et tests de détection, mais trop souvent le cancer est déjà assez répandu !

LE RAT est un animal surdoué et cela réside surtout dans l’efficacité de son odorat, très fin et très précis. De plus, ce rongeur étant particulièrement de petite taille, il s’avère donc très économique à nourrir, facile à transporter et à maintenir en bonne santé. Par conséquent, le rat vient aujourd’hui au secours de l’homme, par exemple avec l’ONG Belge APOPO, soit au centre de recherche et de formation sur la tuberculose, à Morogoro, en Tanzanie, qui a été le premier à évaluer les rats comme outil de diagnostic en santé humaine. Il faut environ neuf mois pour former pleinement un rat de détection de la tuberculose, qui pourra, une fois formé, dépister des milliers d’échantillons d’expectorations chaque mois. La recherche et le développement dans cette approche diagnostique visent à freiner la propagation de cette maladie mortelle. Les rats de détection de tuberculose d’APOPO montrent des dizaines de milliers d’échantillons d’expectorations prélevés dans des cliniques de tubercules à Dar es-Salaam, en Tanzanie, chaque année. En conséquence, de nombreux patients atteints de tuberculose d’abord diagnostiqués comme négatifs sont maintenant diagnostiqués positifs et peuvent commencer le traitement. https://www.apopo.org/en/ INCROYABLE, il y a entre 200 et 1000 types de récepteurs olfactifs, qui sont codés par 500 à 1000 gènes! Il s’agit d’un nombre stupéfiant de gènes, environ 1 % de l’ADN du rat. Cela signifie que chez celui-ci, un gène sur 100 est impliqué dans la détection des odeurs. Ce nombre renversant de gènes donne une idée de l’importance de l’odorat pour un rat, et celui-ci devient par conséquent un allié très précieux pour notre projet de détection de cancer par l’odorat.

POURQUOI DES RATS et non des chiens comme Marine, un labrador noir de huit ans spécialement formé par le centre St. Sugar Cancer Sniffing Dog Training, au Japon. Celuici était d’une précision de 98 %, ce qui s’avère considérable. Selon les entraîneurs, il n’y a pas de meilleurs communicateurs avec l’homme que le chien!

Mais beaucoup d’avantages sont mis en évidence avec l’utilisation des rats comme spécimens de détection : entraînement assez rapide, coût faible de soins vétérinaires et de nourriture et utilisation de plusieurs spécimens à la fois, ce qui donne donc une plus grande fiabilité et une plus grande reproductibilité. Le conditionnement ne dépend pas de l’affection ou du besoin de communication avec l’animal, mais plutôt de la réponse efficace que celui-ci nous apporte. L’ENTRAÏNEMENT ! Nous avons donc déjà commencé à entraîner les rats à la détection d’une odeur cible : cela consiste à récompenser le rat avec de la nourriture lorsque celui-ci détecte un échantillon contaminé (positif). La détection se fait en grattant le trou (par modelage) où l’échantillon en question se situe, puis nous indiquons la réussite au rat avec un « clicker », et ensuite on lui donne de la nourriture. Nous travaillerons au départ avec la détection de nourriture comme la sardine placée parmi plusieurs autres odeurs, avec pour but à long terme de détecter des sujets répondant positifs à un cancer avec des échantillons d’urine.

LE PROJET n’ayant pas de laboratoire, il ne nous est pas permis de travailler avec des échantillons de liquides biologiques humains, question de légalité et de sécurité. Nous voulons tout mettre en œuvre pour arriver à nos fins, et ce, de façon à pouvoir combattre ce fléau qu’est le cancer de tous les angles possibles.

LA SCIENCE DE L’ÉDUCATION AU PROFIT DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

www.zooacademie.com Jacinthe Bouchard

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 23


Zoothérapie Par : Aurélie Massé

Zoothérapeute, comportementaliste animal

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page 24 • octobre/novembre 2017 • Passion animaux


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Les bienfaits d’une alliance homme-animal ont fait leurs preuves depuis des millénaires. Que ce soit en monture, en compagnon de chasse ou pour un usage de protection territoriale, l’humain et plusieurs animaux domestiqués ont une complicité qui perdure et se parfait au fil du temps. Aujourd’hui, nos animaux de compagnie prennent une place importante dans nos vies, et nous prenons tous les moyens pour satisfaire leur bien-être. et pourquoi ne pas en faire une relation donnant-donnant ? Je m’explique : toujours aussi importants dans nos vies, les animaux de compagnie demeurent, encore à ce jour, un outil thérapeutique qui est à démystifier. Je me porte donc garante, étant diplômée dans le domaine, mais surtout passionnée, de mettre en lumière le pouvoir de ces pratiques insoupçonnées, applicables au quotidien sous votre toit. Oui on connaît ce terme et on en entend les bienfaits. Et si je pouvais l’appliquer à la maison pour moi, de moi.

Pourquoi pas de petites séances thérapeutiques à la maison? D’ailleurs, vous en faites déjà peut-être de façon inconsciente. Je vous propose donc d’être plus attentif à ce que peut vous offrir la relation que vous avez avec votre animal de compagnie.

Parlons premièrement de la thérapie assistée par l’animal dans un contexte professionnel. Selon les règles de l’art, le thérapeute devrait faire partie de la Corporation des zoothérapeutes du Québec et être diplômé, bien que l’encadrement de la profession doive encore se peaufiner et être supervisé par un ordre professionnel. Ainsi, un plan d’intervention adapté pour une problématique donnée sera appliqué selon les meilleures pratiques. Également, la communication entre les professionnels impliqués auprès du client dans le domaine social et médical devrait être établie pour assurer une meilleure constance et cohérence du travail. La clientèle la plus visée par la thérapie assistée par l’animal demeure, encore à ce jour, les enfants. La raison est bien simple : la thérapie est beaucoup moins formelle que dans un cabinet avec un parent, un tuteur et un professionnel. L’enfant a moins l’impression de faire une forme de thérapie puisque le contenu est en majeure partie dispensé en présence d’un animal, choisi selon le cas. La thérapie assistée par l’animal (TAA) utilise l’animal pour favoriser la stimulation des diverses sphères bio-psychosociales : motrice, psychomotrice, créative, sociale, affective, sensorielle, logique et intellectuelle.

La zoothérapie est une forme de psychothérapie qui aide à concrétiser des notions telles que celle du moment présent ainsi que les besoins de base, soit la sécurité, l’appartenance et l’affection. Elle permet également d’accroître la concentration et la responsabilisation du sujet. La TAA est souvent utilisée pour permettre le maintien des acquis et le perfectionnement de l’autonomie. Elle est également reconnue pour le renforcement de la confiance, la discipline, l’affirmation de soi et le dépassement personnel par l’atteinte de différents objectifs, en synergie avec le client, le thérapeute et l’animal.

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 25


Souvent, nous oublions d’utiliser notre animal de compagnie comme levier motivationnel pour nos enfants ou pour nous-même. Par exemple, pour un TDAH, avoir un chien à la maison, quand cela est possible, s’avère un réel atout. La compagnie du chien permet une interaction et des résultats mesurables, et observables. Encore faut-il savoir bien utiliser l’outil que représente notre animal de compagnie. Cette interaction, bien encadrée, devient éventuellement sécurisante, donc stimulante au niveau affectif et surtout apaisante. En d’autres situations, l’animal est une source très intéressante de stimulations ou d’apaisement sensoriels. Au contact d’un animal calme, de sa fourrure, de sa respiration chaude et de la chaleur de son corps, la réaction du corps humain est notable : un apaisement se produit.

Les odeurs et les sons qu’il émet (ronronnement, ronflement) ainsi que son apparence, sont également source de réconfort.

Notre animal de compagnie peut, dans plusieurs cas, être utilisé en temps de crise pour calmer une situation ou quelqu’un, qui en présence de celui-ci, se sent moins vulnérable, moins stressé ou plus conciliant. Les chiens sont d’excellents partenaires du quotidien de nos enfants étant de nature fidèles, protecteurs et loyaux envers leur petit maître. L’animal de compagnie est également un excellent moyen pour les enfants de comprendre leurs émotions en les projetant sur lui ou en les faisant parler. Tendez l’oreille, souvent ces conversations qui semblent anodines peuvent nous donner des indices sur le ressenti de nos tout-petits et ainsi engendrer de belles conversations.

Par exemple, Marine aime mettre du vernis à ongle à Rex en lui racontant sa journée à la garderie : génial, un beau moment de confiance qui permet à Marine et à Rex de prendre du bon temps. On encourage Rex à aimer la chambre de Marine en lui mettant un tapis douillet et pourquoi pas un jouet spécial exclusif à cette pièce. Faites-en sorte de renforcer le lien qui est extrêmement sain pour l’un qui doit se concentrer, tout en recevant une dose d’attention, et l’autre qui se confie et prend soin. À vous d’encadrer sécuritairement ses séances de « poupounage » canin et de tendre l’oreille aux échanges. Qui sait les informations que vous pouvez en retirer! Il ne faut quand même pas mettre de côté les bons vieux rongeurs, les furets, les oiseaux et les reptiles : ces petits animaux de compagnie sont également super pour le développement de la responsabilisation.

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regardons de plus près tous les bienfaits et comment optimiser cette cohabitation. Ne sous-estimez pas votre animal de compagnie, et si l’interaction actuelle est plutôt médiocre, sachez qu’il est possible de raviver la flamme entre vous et votre animal pour pouvoir tirer le meilleur de votre relation : l’utiliser comme allié.

Si vous avez déjà un animal à la maison, révisez votre partenariat avec lui en posant certaines actions pour le stimuler à coopérer. Par exemple, mettez du piquant dans votre relation en lui offrant un os sans raison, allez faire une longue marche en lui chuchotant « bon chien, yes ! » et offrez-lui une séance de jeu de balle dans la cour arrière. Regardez-le avec les yeux qui l’on choisit au jour un. Rappelez-vous l’excitation de revenir avec lui à la maison le jour de son adoption et les motifs de celle-ci.

Ce n’est pas vous qui l’avez choisi? C’est le chien de votre conjoint et il vous tape royalement sur les nerfs? C’est exactement le moment ou jamais de changer d’attitude et de revoir cette relation négative que vous entreteniez. Comment? me direz-vous, et pourquoi? Alors voilà, la tension qui existe, si tension il y a, doit causer, quelque part, un inconfort dans la zone de cohabitation. Si l’animal avec qui vous cohabitez ne vous aime pas ou vice versa, cela génère du stress ou de l’amertume au quotidien. Pourquoi ne pas alléger l’ambiance et devenir tout harmonieux, chacun à sa façon et à son rythme, avec l’animal de la famille? La zoothérapie à la maison, c’est aussi simple que de faire de notre animal un allié au quotidien, dans les bonnes et aussi dans les moins bonnes journées. Comptez sur notre chien pour du réconfort, pourquoi pas? Il est là et il n’attend que ça.

Si la relation est tendue et que Rex a des troubles de comportement qui jettent des cailloux dans l’engrenage de votre amour, consultez un bon éducateur canin qui saura vous suggérer des méthodes axées sur le renforcement positif et adaptées à votre situation.

Si vous avez envie d’adopter un animal, faites TRÈS bien vos recherches afin de trouver l’animal de compagnie qui correspond à votre style de vie et non à vos préférences esthétiques, à défaut de quoi, vous risquez de le regretter! Plusieurs spécialistes en comportement animal peuvent vous accompagner pour le choix judicieux de votre nouveau « best »!! Si l’envie de vouloir expérimenter une séance de thérapie assistée par l’animal vous prend, contactez un professionnel qui vous guidera et pourra vous orienter dans la relation avec pitou.


Tourmaline

Blacky

Bob

10 ans 1/2 - Femelle Boxer croisé

6 ans - Femelle Labrador croisé

9 ans - Mâle Croisé

Niveau d'énergie: relativement calme Avec enfants: non Avec chiens: non Avec chats : oui, si…

Niveau d'énergie: très active Avec enfants: non Avec chiens: non Avec chats: à voir

Niveau d'énergie: actif Avec enfants: 12 ans et + Avec chiens: calmes Avec chats: à voir…

King Georges

Margot

Sunshine

Taz

Arthur

3 ans - Mâle lapin

1 an - Femelle domestique tabby

4 ans - Femelle lapin tête de lion

3 ans - Mâle Dégu

10 mois - Mâle lapin Géant croisé

Stérilisé: oui Enfant: à voir Autres animaux: à voir

Dégriffée: non

Stérilisée: non Avec enfants: à voir Avec autres animaux: a déjà vécu avec un chien

Stérilisé: non Enfants: ok Autres animaux: à voir

Stérilisé: oui Enfants: à voir Chats: oui / Chiens: à voir

Peut vivre avec des chats: non Peut vivre avec des chiens: non Peut vivre avec des enfants: non

Pour les procédures et frais d’adoption visitez notre site web: animauxrive-sud.com

Tous les chats et les chiens disponibles en adoption sont vaccinés, vermifugés, micropucés et stérilisés. Horaire adoption : lundi au mercredi de 12h à 16h / jeudi au vendredi de 12h à 19h samedi et dimanche de 11h à 16h.

Services Animaliers de la Rive-Sud 1470, rue de Coulomb, Boucherville Tél : 450 655-2525 / Courriel : info@animauxrive-sud.com


Les animaux Stars Par : Lindsay-Anne Prévost

La loyauté selon

Le public l’a connu dans les bras de Richard Gere dans le film Hatchi. Désormais, il est l’un des chiens les plus populaires d’Europe. Il va sans dire que la fidélité du Akita Inu a conquis le cœur de bien des cinéphiles.

Hatchi

Pour commémorer le 80e anniversaire de sa mort, une nouvelle statue financée par des donations a été érigée sur le campus de l'Université de Tokyo, juste à côté du parc d’Ueno.

Si les films hollywoodiens ont tendance à faire rêvasser d’histoires impossibles, ce n’est pas le cas de Hatchi mettant en vedette un Akita Inu. Inspiré d’une histoire vraie, ce film sorti en 2009 raconte l’histoire d’un célèbre chien japonais nommé Hachico (Hatchi), qui attendait tous les jours le retour de son maître Ueno (Richard Gere) à la gare de train de Shibuya, à Tokyo. Malgré la mort de ce dernier, Hachico continuera de s’y présenter pendant près de dix ans avec l’espoir de voir son maître retraverser les portes de la gare un jour.

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L’amitié dépeinte entre le maître et son chien a conquis le cœur des téléspectateurs au point tel qu’une statue a été érigée à l’Université d’agriculture et de technologie de Tokyo en 2015 en l’honneur de leur histoire. Chaque jour, des centaines de touristes venus des quatre coins du monde y font le détour pour admirer les retrouvailles spirituelles des deux inséparables complices.

Or, pour les Japonais, Hachico représente une véritable source d’inspiration depuis 80 ans. Une statue de bronze a été construite en 1948 à son effigie devant la gare de Shibuya (une première statue avait été érigée en 1934, mais elle a été fondue lors de la pénurie de métaux durant la Seconde Guerre mondiale). Une cérémonie y est également organisée tous les ans au mois d’avril en sa mémoire. Hachico peut ainsi continuer de saluer les voyageurs et leur rappeler l’importance de la fidélité, de la loyauté et de l’amitié. Hachiko attendant son maître à la vieille gare Le chien le plus populaire Si le Akita Inu est considéré comme un « trésor national » au Japon depuis la nuit des temps, le film américano-britannique a permis aux Américains et aux Européens de se familiariser avec cette race de chien majestueuse. La rumeur voudrait même que l’histoire de Hachico ait engendré un regain d’intérêt pour la race des Akita, qui était presque éteinte depuis le début des années 1900.

C’est sans compter les nombreuses familles qui s’arrachent sa version miniature : le Shiba Inu, qui signifie « petit chien » en français. Bien que son indépendance et son caractère têtu peuvent devenir une galère s’il n’est pas éduqué très jeune – on le qualifie souvent de « un quart chien, un quart singe, un quart chat et un quart humain » –, son irrésistible allure de peluche similaire à l’apparence d’un renard finit malgré tout par en faire craquer plusieurs. En Europe, et particulièrement en France, il est considéré comme l’un des chiens les plus populaires. Pour cause, sa taille moyenne convient aussi bien aux plus jeunes qu’aux aînés et son tempérament calme et peu aboyeur fait en sorte qu’il convient aux appartements. On ne peut guère s’étonner qu’il fasse tranquillement son apparition au Québec.

Il faut également dire que le web a contribué à sa popularité. Avec son visage qui semble être toujours doté d’un sourire, un Shiba Inu japonais du nom de Marutaro s’est classé comme le chien le plus célèbre d’Instagram avec 2,6 millions d’abonnés à ce jour. Un autre Shiba Inu, nommé Kabosu, a également fait fureur sur les réseaux sociaux. Son visage, qui semble sceptique et surpris, est à l’origine de plusieurs « mèmes », soit une image ou une vidéo humoristique reprise massivement par des internautes. Patience et persévérance Si on dit bien souvent qu’il ne faut jamais regarder le prix lorsqu’on choisit un animal de compagnie, c’est particulièrement vrai pour le Shiba Inu et le Akita Inu, qui font partie des races de chiens les plus dispendieuses. Pour se procurer un tel chiot, « offert » habituellement en beige et noir ou en noir et feu, il faut être prêt à débourser près de 2000 $. C’est sans compter qu’il faut faire preuve de patience. Selon trois éleveurs de Shiba Inu situés aux alentours de Montréal, le temps d’attente s’élève à deux ans pour un chiot réservé en 2017. Et l’adoption n’est pas moins compliquée sur le web. Les annonces pour vendre un Akita ou un Shiba Inu y sont habituellement rares. Et lorsqu’une apparaît enfin, il faut user de persévérance pour se démarquer de plusieurs centaines, voire des milliers, de visites.

Or, la persévérance et la patience du futur maître d’un « Hatchi » seront bien vite récompensées. L’esprit joyeux et le tempérament fidèle du Akita et du Shiba Inu accentueront la relation fusionnelle que vous aurez avec votre chien. Comme Hachico a su le faire avec le monde entier, il marquera votre imaginaire et celui de votre famille.

Hachiko est né le 10 novembre 1923 et il a été pris comme animal de compagnie par Hidesaburo Ueno en 1924. Chaque après-midi, Hachiko attendait toujours le professeur Ueno à la Station Shibuya. Cependant, en mai 1925 le professeur Ueno a subi une hémorragie cérébrale et est mort. Il n’a jamais pu retourner à la Station Shibuya.

Tristement, Hachiko a rejoint son maître le 8 mars 1935. Il a fidèlement attendu le professeur Ueno pendant neuf ans, neuf mois et quinze jours. En mars 2011, les scientifiques ont confirmé la cause de sa mort. Selon eux, il avait un cancer et une infection de filaria. Il y avait aussi quatre brochettes d'yakitori trouvées dans son estomac, mais elles n'ont pas causé de dommages, ni causé sa mort.

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 29


Conseils de vétérinaire Par : Dr Jean Sébastien Labelle

La maladie de Lyme et vos animaux de compagnie. De plus en plus fréquente au Québec, la maladie de Lyme mérite une attention particulière. Il s’agit d’une maladie bactérienne (Borrelia burgdorferi) transmise par les tiques (Ixodes scapularis ou tique à chevreuil). Elle peut affecter les humains et les chiens, toujours à la suite de la morsure d’une tique. Un chien porteur de cette maladie ne peut donc pas en contaminer un autre ou vous transmettre directement la maladie.

Pour se nourrir, la tique se fixe solidement à son hôte grâce à ses puissantes mâchoires. En raison des propriétés anesthésiques de sa salive, sa morsure passera pratiquement inaperçue. Bien installée, elle absorbera jusqu’à 6 ml de sang pendant son repas qui peut durer plusieurs heures. La tique, qui mesure entre 1 et 3 mm avant son repas, peut ainsi tripler de volume. Un tel repas ne peut cependant pas être contenu totalement à l’intérieur de l’abdomen de la tique dont la capacité est de moins de 1 ml. Elle régurgitera donc une partie de ce repas dans son hôte. C’est lors de cet échange de sang que la bactérie responsable de la maladie de Lyme s’introduira dans l’animal.

Même si seulement de 5 à 10 % des chiens exposés à la bactérie développeront des signes cliniques comme de la fièvre, de la léthargie et une boiterie intermittente, une prévention appropriée au style de vie de votre chien est recommandée. Dans de rares cas, la maladie de Lyme peut aussi causer une atteinte rénale potentiellement mortelle. Les traitements préventifs, en plus de protéger votre chien, réduiront les chances que votre environnement soit infesté par les tiques et ainsi diminueront les possibilités que vous soyez mordu par une tique. À ce jour, aucun cas de chat atteint de la maladie de Lyme n’a été rapporté. Les tiques privilégient les endroits où il y a des herbes longues et des broussailles, comme dans les champs, les terrains vagues et les bordures de forêts. Elles s’accrocheront aux

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animaux (et humains) qui passeront à proximité. Si vous fréquentez de tels endroits, une prévention active contre les tiques est recommandée.

La prévention contre les tiques Pour une bonne prévention, il est d’abord nécessaire de procéder à un examen minutieux de votre animal après vos promenades. Si vous trouvez une tique, il est important de l’enlever délicatement avec une pince conçue à cet effet que vous pouvez trouver chez votre vétérinaire. Saisissez la tique le plus près de la peau possible et tirez perpendiculairement avec un mouvement de rotation. Nettoyez ensuite la région cutanée à l’aide d’un désinfectant, comme la chlorexidine que vous trouverez chez votre vétérinaire ou en pharmacie. Pour plus de sécurité et parce qu’il est impossible de s’assurer que toutes les tiques auront été enlevées rapidement, des médicaments préventifs, sécuritaires et efficaces, sous forme de comprimés aromatisés ou de liquide à appliquer sur la peau, seront proposés. Ces traitements seront également efficaces contre les puces. Selon le médicament choisi, la tique sera tuée au contact de l’animal, lors de son repas ou dans les heures qui suivront, avant qu’elle n’ait eu le temps de se reproduire. Une prévention dont l’effet sera efficace dans les premières 24 heures sera favorisée afin d’éviter que la bactérie responsable de la maladie de Lyme soit transmise.


Les traitements antiparasitaires : quand les arrêter? Depuis le début du printemps, les puces et les tiques se sont multipliées et atteignent maintenant leur plus haut niveau dans l’environnement. Lorsque la température baisse sous les 4 oC pendant quelques jours consécutifs, les puces auront de la difficulté à survivre et leur nombre déclinera rapidement. Contrairement aux puces, les tiques résisteront mieux aux temps froids et elles sont d’ailleurs davantage actives entre 4 oC et 20 oC. En cas de période de gel, dès que la température remonte au-dessus de 4 oC, les tiques se réactiveront et chercheront un hôte pour se nourrir. Pour ces raisons, il est recommandé de poursuivre la prévention contre les tiques un peu plus tard en saison que pour les puces. Selon les conditions météo, une bonne prévention jusqu’en décembre est généralement idéale. Protégé même en hiver! La vaccination contre la maladie de Lyme, en plus de réduire les chances de développer la maladie en cas d’exposition à la bactérie, permet d’offrir une protection annuelle. Ainsi, surtout si votre chien fréquente des environnements à risque, la possibilité d’attraper la maladie de Lyme sera réduite peu importe la saison. Il y aura donc moins de soucis dans le cas où le mercure grimperait au-dessus de 4 oC dans des périodes de l’année pendant lesquelles votre chien ne reçoit pas de traitement préventif. Pour conclure, une prévention efficace contre les tiques est recommandée afin de prévenir la maladie de Lyme autant pour

votre chien que pour vous. Selon vos activités et les régions où vous vivez ou voyagez, une prévention pourrait être très importante. Discutez avec votre vétérinaire pour connaitre les différentes possibilités de prévention qui s’offrent à vous. Pour prévenir les tiques et la transmission de la maladie de Lyme : • Dans la cour, gardez l’herbe courte. • Procédez à une inspection minutieuse de votre animal après vos promenades. • Offrez à votre animal une médication préventive contre les tiques. • Envisagez la vaccination si votre chien fréquente des terrains à risque ou s’il a déjà été en contact avec des tiques. facteurs de risque concernant les tiques : • Si vous avez déjà trouvé une tique sur votre chien ou sur un membre de votre famille. • Si vous visitez avec votre chien des régions à haute incidence de la maladie de Lyme. • Si vous vivez près d’un boisé ou des broussailles. • Si votre chien vous accompagne lorsque vous faites des marches, des randonnées pédestres, du camping ou lorsque vous allez à la chasse ou à la pêche. • Si votre chien fréquente des régions peuplées de chevreuils.

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Conseils de toilettage Par : Sylvie Allard en collaboration avec Kuddly Doo

Formatrice en toilettage comportemental et styliste canin

Le toilettage, bien plus que juste un

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Vous venez d’adopter une magnifique petite boule de poils trop mignonne et parfaite… elle ne perd pas son poil, ne fait pas de nœuds… ou presque! Sachez que la nature fait bien les choses, eh oui! Elle vous donne un répit d’environ 8 à 10 mois où le pelage est plus facile d’entretien. Son pelage de chiot vous aide dans l’apprentissage du toilettage à la maison. Sans entrer dans les spécifications des types de pelage d’adulte (ce qui risque de vous endormir), il est important de bien brosser et entretenir votre animal dès le début, ne serait-ce que pour le désensibiliser aux manipulations, et vous pratiquer au brossage. Dans un premier temps, une rencontre avec votre professionnel(le) du toilettage est de mise. Celui-ci ou celle-ci déterminera quel type d’entretien selon son type de poil est le plus approprié, comment l’entretenir, quels produits utiliser, quelles brosses et ou peignes conviennent le mieux, etc.

Si vous n’avez pas de professionnel attitré, voilà une belle occasion pour dénicher la perle rare qui prendra soin de votre précieux toutou. Sachez que si vous avez un chien qui requiert une visite au toilettage régulièrement en raison de son type de poil, ou si vous désirez qu’il soit régulièrement toiletté professionnellement, il est impératif de le désensibiliser dès le jeune âge, puisque le toilettage professionnel fera partie de sa routine de vie, et on veut que ce soit pour lui une expérience positive. Maintenant que votre toiletteur a déterminé quel est le type de poil de votre chien et qu’il vous a montré l’ABC du brossage selon son type de poil, vous voilà prêt pour donner le bain a toutou. Avant de tremper toutou dans le bain, il est important de brosser afin d’éliminer les sous-poils. Vous aurez choisi un shampoing approprié pour lui, naturel et doux pour la peau, conseillé par votre professionnel du toilettage.

important, des résidus de savons pouvant causer des irritations de peau. Un toilettage professionnel requiert un séchage en profondeur. Bien entendu, nous avons les équipements pour ce travail. À la maison, généralement, on n’est pas équipé pour cette tâche, on fait donc de son mieux pour sécher en profondeur. Mais sachez que certains types de poil et de peau supportent très mal l’humidité et peuvent développer des pathologies.

Je pratique le magnifique et passionnant métier de toiletteur, ou styliste canin, depuis plus de 20 ans. Afin de me parfaire dans le métier, en plus de la formation de toiletteur, j’ai suivi la formation Magister Cyno-Professionnel ou Cynodo, qui enseigne tous les aspects du chien, tant physique, comportemental que psychologique. Forte de cet enseignement, je me lançai dans l’aventure du travailleur du chien. Au début de ma pratique, j’ai exploité deux salons de toilettage en clinique vétérinaire. Cela m’a permis de mieux comprendre et de mettre en pratique les enseignements sur la santé de la peau et du pelage du chien. Bien entendu, mon métier de toiletteur ne se substitue jamais au professionnel en médecine vétérinaire, en aucun temps il m’est permis d’émettre un diagnostic. Cependant, je peux vous conseiller un produit pour vous aider à l’entretien du pelage ou vous diriger vers une consultation vétérinaire si un problème de santé me semble évident.

Pour plus d’informations, vous pouvez me joindre au 514 246-8519

Bon, on est prêt, on mouille la bête! Attention de ne pas mettre de l’eau dans les oreilles, c’est dangereux pour les otites! On applique le shampoing, selon les conseils sur la bouteille, en prenant bien soin de ne pas en mettre dans les yeux; et si jamais par mégarde on s’égare, eh bien, on rince les yeux tout simplement! Enfin, le voici tout savonné! On rince abondamment jusqu’à ce qu’il n’ait plus aucune trace de shampoing au toucher. Bien rincer votre animal est très

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Comportement canin Par : Isabelle Borremans Éducatrice Canine

L’aboiement anormal quand le cercle vicieux s’en mêle L’aboiement qui à la base est un comportement normal peut rapidement devenir hors de contrôle et causer énormément de frustration chez le gardien de l’animal. La question la plus fréquemment demandée est clairement : « Comment faire pour que mon chien arrête de japper? » Laissez-moi vous donnez la bonne réponse : « Voici quoi faire avant que votre chien ne jappe. » Pourquoi les chiens aboient-ils? Parce qu’ils sont des chiens! Simple, non? L’aboiement est une forme de communication aussi importante que notre façon à nous de communiquer. Que votre chien cherche votre attention, tente d’exprimer un inconfort ou un mécontentement, ou veuille simplement interagir avec son entourage, l’aboiement est un comportement naturel qui ne pose généralement pas de problème. Le manque d’activité Il est bon de savoir que la majorité des troubles de comportement comme l’aboiement sont souvent intenses car l’animal s’ennuie. Un chien a besoin en moyenne de trois à cinq heures d’exercice par jour. Il est donc primordial de vous assurer que le vôtre fait chaque jour suffisamment d’activité physique et intellectuelle.

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comment savoir si l’aboiement est anormal ? Si vous sentez que votre chien perd le contrôle de lui-même et n’arrive plus à raisonner ou vivre une vie de chien « normal », si vous n’arrivez plus à sortir avec votre chien, ou si au contraire vous ne pouvez pas laisser votre chien seul à la maison, ou s’il prend plusieurs heures par jour pour satisfaire son besoin d’aboiement. Les mythes persistants sur l’aboiement Le problème d’aboiement de votre chien n’est certainement pas causé par un manque d’autorité de votre part ou par le fait que vous le gâtez trop. Si vous pouvez au moins enlever ce poids de vos épaules, je suis certaine que vous allez mieux vous porter et votre chien aussi. Il est donc inutile de crier et hurler ou de croire que vous avez un rôle de chef et que votre chien doit se soumettre à vos exigences.

Modifiez vos habitudes Les chiens créent rapidement des associations, et il est vrai qu’involontairement nous renforçons certains comportements qui deviennent trop rapidement ingérables. Il n’est jamais recommandé de punir un chien qui aboie et surtout ne pas attendre qu’il aboie pour le corriger. Au contraire, il est prouvé que tout comme nous, les animaux apprennent davantage de leurs succès que de leurs erreurs. Soyez plutôt le gardien qui guide votre chien vers le succès et évitez ainsi les situations ou environnements qu’il n’arrive pas à gérer. Créez graduellement de nouvelles situations et habitudes pour éviter l’aboiement.

3. Répétez encore la première étape, mais pour le geste et le mot « silence ». Le geste peut être votre doigt devant votre bouche et répétez l’étape 2 dès que votre chien saisit le but du jeu.

4. Ensuite, mélangez les demandes « parle » et « silence ». La beauté de mettre un comportement parfois dérangeant comme l’aboiement sur demande, c’est que votre chien développera le réflexe de vous regarder pour voir si vous souhaitez qu’il parle ou reste silencieux, pour ainsi gérer son aboiement. L’extinction Cette technique s’avère idéale pour les chiens qui aboient pour obtenir votre attention. L’extinction est simple en théorie, il suffit de ne plus renforcer le mauvais comportement. En gros, ignorez votre chien. En pratique, c’est moins évident, car vous devez vous montrer constant. Il est difficile d’appliquer cette technique, car elle a pour effet d’augmenter le comportement d’aboiement avant de le faire disparaître au départ, car l’animal est persuadé que l’aboiement demeure la bonne façon d’attirer votre attention. En terminant, la meilleure façon d’aider votre compagnon canin à moins aboyer est d’être « ok » avec le comportement en soi. Si vous êtes frustré, impatient et colérique, votre chien n’arrivera pas à s’améliorer. Il est toujours important de consulter un intervenant en comportement canin avec des méthodes positives pour vous accompagner.

La désensibilisation La désensibilisation est une technique simple qui consiste à prendre une situation qui fait aboyer votre chien, par exemple lorsqu’il voit ou entend des animaux à la télévision, et à la décortiquer en plusieurs morceaux, pour habituer facilement votre compagnon à tous les éléments, ce qui le mènera à mieux gérer et éviter les aboiements.

La première étape serait de faire jouer la télévision avec un son et une luminosité très faible pour éviter l’aboiement, puis de le récompenser et lui demander des trucs faciles. Ensuite, vous pouvez augmenter le volume et la luminosité en même temps ou un à la fois. Soyez imaginatif et trouvez la façon la moins invasive et la plus progressive possible pour ajouter les éléments et l’intensité. L’aboiement sur demande Si votre chien aboie pour le plaisir, mais que sa joie de vivre est un peu trop bruyante, voici comment lui apprendre à gérer son aboiement et surtout à se taire sur demande.

1. Utilisez un jouet ou un moment pendant la période de jeu où vous savez que votre chien vocalisera, et dès qu’il aboie, faites un signe avec votre main qui veut parler et dites « parle ». Puis offrez-lui une récompense. 2. Répétez la première étape jusqu’au moment où votre chien n’hésite plus. Ensuite, gardez en tête que vous récompensez seulement votre chien lorsque vous donnez le signal avec votre main. Et s’il aboie avant, ignorez le comportement.

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Santé animale au naturel Par : Manon Choquette Phy.D.

L’arthrose...

parlons-en!

L’arthrose, principale affection de l’appareil locomoteur, est aussi très fréquente au niveau de la colonne vertébrale. Elle se traduit par une dégradation irréversible du cartilage articulaire et des modifications de toutes les structures de l’articulation. différences entre arthrite et arthrose : • L’arthrite est une affection inflammatoire de l’articulation se traduisant par une douleur, un gonflement et une chaleur locale avec ou sans rougeur. Son origine peut être infectieuse, inflammatoire, génétique ou une intolérance alimentaire.

• L’arthrose est une affection dégénérative, une usure du cartilage entraînant une destruction progressive sans inflammation, touchant toutes les articulations, et ceci, dès la fin de la croissance. Elle est due essentiellement à deux facteurs : génétique et mécanique. La douleur est le signe clinique majeur de l’arthrose. articulation, cartilage, synovial... c’est quoi? L’articulation constitue la jointure entre deux os du squelette. Elle permet d’effectuer des mouvements. À ce niveau, les extrémités des os sont lisses, arrondies et pourvues d’une couche de cartilage.

L’articulation est fermée par une membrane synoviale contenant le liquide synovial, et maintenue par des ligaments et une capsule articulaire. • Le cartilage est la surface blanche, légèrement translucide, lisse et brillante qui recouvre les surfaces articulaires. C’est un tissu élastique et résistant. À chaque mouvement il permet aux surfaces articulaires de glisser l’une sur l’autre. • Le liquide synovial, ou synovie, est un liquide clair, incolore, épais et visqueux sécrété par la membrane synoviale qui a trois fonctions : filtre, lubrifiant et amortisseur.

construction et destruction du cartilage Le cartilage est formé d’eau, de cellules chondrocytes et de fibres de collagène. C’est cette matrice fibreuse qui donnera au cartilage ses propriétés (élasticité, résistance, amortissement). La couche de cartilage se renouvelle donc continuellement grâce au processus de destruction et de reconstruction des chondrocytes. Que se passe-t-il lors de l’arthrose? Lors de l’arthrose, il y a rupture de ce fragile équilibre : • Augmentation de la destruction page 36 • octobre/novembre 2017 • Passion animaux

• Perturbation de la construction • Production de fibres de mauvaise qualité

Ayant comme conséquence douleur, perte de fonction et perte de la mobilité. Qui est touché par l’arthrose? On estime qu’un chien sur cinq est atteint par cette affection. Les chats sont également touchés. Les jeunes animaux peuvent aussi être touchés, par exemple en cas de : 1. Obésité (le retour de l’obésité à un poids normal diminue le risque de 30 %); 2. Traumatisme, micro-traumatismes répétés (ex. : sol d’entrainement trop dur); 3. Mauvais aplomb (vérifier les griffes chez les petits animaux); 4. Surmenage sportif ou de mise à l’entrainement trop jeune; 5. Croissance trop rapide, surpoids pendant la croissance; 6. Mauvaise alimentation; 7. Certaines grandes races sont prédisposées : Labrador, Berger allemand, Bouvier bernois, Danois, etc. Contrairement à une idée reçue, les jeunes animaux peuvent aussi être touchés par l’arthrose : l’arthrose n’est pas une fatalité liée au simple vieillissement, et de nombreux facteurs agissent sur son installation ... Vigilance et Prévention!! Que faire si mon animal est atteint? L’arthrose ne se soigne pas, mais on peut : 1. Prévenir son apparition 2. Ralentir son évolution 3. Soulager votre animal 4. Améliorer son confort de vie

La prise en charge est multiple et vise à « casser » le cercle vicieux de la maladie :

Maintenir le mouvement et préserver le muscle : • L’exercice modéré et régulier est primordial; • Les exercices de physiothérapie passive et active peuvent être nécessaires. L’alimentation : • Lutter contre l’excès de poids; • Avoir une croissance optimale; • Éviter les carences et les excès; • Éviter les aliments transformés, raffinés qui acidifient l’organisme.


Les anti-inflammatoires: • AINS et corticoïdes en phases de poussées aigues. Attention toutefois, leur utilisation sur le long terme est contre-indiquée, surtout sur l’animal âgé. Les suppléments concentrés : • Collagène : aide à réduire la douleur aux articulations associée à l’arthrose et à l’ostéoarthrite (Bruyère et al. 2013; Benito-Ruiz et al. 2009; Clark et al. 2008). • Glucosamine : cette molécule naturellement présente dans le cartilage favorise le bon fonctionnement des chondrocytes. La « glucosamine HCL » est pure à 99 % alors que le « sulfate de glucosamine » n’est pas pur, approximativement 67 %, car il est mélangé avec du sel de potassium. • Sulfate de chondroïtine : très grosse molécule qui est un composant majeur du cartilage. Tout comme la glucosamine, le sulfate de chondroïtine attire l’eau dans la matrice du cartilage et stimule la production du cartilage. • Acide hyaluronique : les injections in situ peuvent améliorer le fonctionnement articulaire et soulager la douleur. • MSM : (Méthyl-sulfonyl-méthane) permet un apport de soufre dans la nourriture. Il réduit aussi l’inflammation des tissus, favorise la circulation dans les tissus articulaires et active la guérison de ces tissus lorsqu’ils sont endommagés. • Griffe de chat : plante grimpante qui pousse sur le continent sud-américain. Les alcaloïdes et autres constituants de la plante peuvent être le facteur ayant une action anti-

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inflammatoire, contribuant à inhiber la multiplication des cellules cancéreuses. Elle s’utilise avec succès dans tous les troubles inflammatoires, comme l’arthrite et les rhumatismes. Griffe du diable : plante grimpante originaire de l’Afrique. En Occident, on l’utilise surtout pour soulager les douleurs arthritiques. Phytothérapie : cassis, reine des prés (salsifis), curcuma, saule. Oméga 3 et acides gras essentiels (AGE) : d’origine végétale et animale ils agissent directement sur l’équilibre oméga 6 / oméga 3. Antioxydants : les radicaux libres et le stress oxydant qu’ils provoquent constituent un facteur important dans le développement de l’arthrose.

Phytothérapie, collagène, griffe du diable, oméga 3, antioxydants et curcuma doivent faire systématiquement partie de la prise en charge de l’animal vieillissant. Les formules pour articulations de Zanimo intègrent jusqu’à six ingrédients actifs concentrés.

Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour commencer l’utilisation d’un supplément pour maintenir une bonne santé articulaire. Les chiens et les chats de toutes races pourront bénéficier des bienfaits de ces formules dès l’âge de deux mois, donné en prévention de une à deux fois par semaine.

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Conseils de vétérinaire Par : Dre Julie Beaubien

Ostéopathie : une application récente chez les animaux

Il n’y pas de différence majeure entre l’ostéopathie prodiguée à un humain et celle faite sur un animal, sauf peut-être la position du patient et du thérapeute! Pour avoir un animal le plus détendu possible, il est très important qu’un lien de confiance se développe entre le vétérinaire et son patient, la contention est donc impossible et l’animal doit accepter le traitement de lui-même. On ne peut lui imposer une posture s’il est nerveux, on doit apprendre à traiter dans la position que l’animal a choisie.

L’ostéopathie est une forme de thérapie millénaire chez les humains, mais d’application plutôt récente chez les animaux. Du côté humain, c’est vers la fin du 19e siècle que le Dr Still, chirurgien américain, étudia pendant une dizaine d’années des manipulations corporelles qui semblaient guérir ou améliorer certaines conditions, et nomma cette forme de traitement « ostéopathie » en 1874.

Le principe de base de l’ostéopathie est que seul un être vivant en parfait équilibre physiologique peut rester en santé et se défendre contre un environnement hostile. Lorsque le corps subit une agression extérieure, telle qu’une chute ou un faux mouvement, la blessure peut se traduire par un simple blocage de mobilité entre deux structures. Ce blocage de mouvement provoque parfois de la douleur aiguë, parfois un simple inconfort. L’ostéopathe tente de trouver ces blocages et de les faire disparaître à l’aide de manipulations, afin que le corps retrouve son équilibre originel. En médecine vétérinaire, l’ostéopathie a commencé à être utilisée par certains vétérinaires dans les années 1980, mais encore aujourd’hui, il n’y a qu’une vingtaine de vétérinaires qui offrent ce service au Québec.

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Parfois ce sera debout, parfois assis, et si on est chanceux, couché! La salle de traitement est entièrement pensée pour relaxer l’animal et son propriétaire... lumière naturelle, pas de néon, tapis au sol pour les grands chiens, tapis moelleux en hauteur pour les petits chiens et les chats. Le local est situé loin de l’agitation de la réception, et si l’animal doit attendre son tour en dehors de la salle, un espace est réservé pour qu’il ne croise pas d’autres animaux, ce qui pourrait augmenter son stress.

Aucun autre traitement n’est fait dans la salle utilisée pour les traitements d’ostéopathie, ce qui limite les odeurs de stress que les autres patients pourraient laisser derrière eux. Au contraire, la plupart des animaux qui entrent dans cette pièce en ressortent plutôt détendus, ce qui imprègne l’air de phéromones relaxantes que les prochains patients sauront reconnaître!


Pour les chevaux, l’ostéopathe doit évidemment se déplacer. Le traitement se fait alors dans l’écurie où l’animal a l’habitude d’être, seulement retenu par une laisse, avec assez d’espace autour de lui pour qu’il puisse bouger et s’éloigner un peu si le traitement ne lui convient pas. Son expression corporelle est importante pour le vétérinaire ostéopathe. Elle indique soit une réponse à une manipulation, un inconfort ou une peur quelconque. Les motivations pour choisir cette médecine sont certainement aussi nombreuses que les raisons qui poussent à consulter un vétérinaire classique. Elle peut d’abord être utilisée en prévention, même si l’animal ne présente aucun symptôme de maladie. Les animaux très sportifs sont de bons candidats pour un suivi régulier en ostéopathie. Ce sont souvent des animaux de tous âges qui peuvent montrer des signes d’inconfort lors de l’exercice, une fatigue inhabituelle ou une baisse d’énergie. Mais l’ostéopathie peut aussi être profitable lors de symptômes apparents de problèmes physiques, comme des boiteries de tous genres, des douleurs au dos, aux articulations, des troubles du comportement (hyperactivité, sénilité ou comportements compulsifs), des troubles de croissance et des maladies chroniques (vomissements, otites ou dermatites de léchage...). Par contre, les conditions avec indications chirurgicales (fractures, hernies discales) ou celles avec symptômes aigüs (infections bactériennes, virales ou fongiques) doivent d’abord être traitées en médecine classique. Un suivi en ostéopathie peut être fait par la suite, pour améliorer le confort, éviter les récidives, les réduire ou diminuer la médication, par exemple : les antiinflammatoires, les antidouleur, les antivomitifs, les stimulants de l’appétit, etc.

Les résultats de ce type de traitement varient souvent par rapport à la sévérité de la condition. Il est donc important de bien comprendre les attentes du propriétaire de l’animal dès la première rencontre et d’établir les limites de la thérapie et les chances de succès. Par exemple, les animaux suivis régulièrement par prévention réduisent leurs chances de blessure lors d’exercice intense. Les cas de blessures aiguës qui n’ont pas entraîné de brisure structurelle (entorse, étirement ligamentaire, contusions) ont aussi un bon taux de succès à court terme, donc avec peu de suivi. Par contre, les blessures ou malformations congénitales ayant causé une brisure ou une déformation structurelle (cal osseux conséquence d’une ancienne fracture, arthrose, dysplasie, calcification ligamentaire) peuvent demander un suivi régulier pendant une longue période ou durant toute la vie de l’animal. Le rythme des suivis varient considérablement d’un patient à l’autre. Par exemple, un labrador avec une dysplasie sévère des hanches peut avoir besoin de suivi mensuel pendant les premiers mois de traitement, mais se stabiliser par la suite et demander un suivi bi-annuel pendant plusieurs années. En vieillissant, les symptômes de sa dysplasie augmenteront et les suivis seront plus rapprochés. En conclusion, l’ostéopathie est une approche thérapeutique à découvrir pour les animaux. Elle permet d’améliorer la santé à long terme autant chez l’humain que chez nos compagnons à quatre pattes!

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 39


Alimentation Par : Lindsay-Anne Prévost

Choisir la nourriture pour son animal : ce casse-tête sans fin En graines ou en pâté? Au poulet ou à la viande? Celui qui promet un beau pelage ou celui qui donne une bonne haleine? Pour plusieurs maîtres, choisir la nourriture pour son animal de compagnie relève d’un véritable casse-tête! Sur les étalages des animaleries et des magasins à grande surface, l’éventail ne cesse de s’agrandir. C’est sans compter que l’attention des clients est de plus en plus sollicitée à grands coups de slogans déployés par les entreprises de nourriture pour animaux. « Il y a beaucoup de termes un peu vides, qui vont accrocher le client en faisant croire que le produit est naturel et sain », admet David Parenteau, spécialiste en alimentation canine et féline et fondateur de la première épicerie pour animaux, Animal vert. Ainsi, ce n’est pas parce qu’un sac de nourriture pour chien possède la certification de l’Association of American Feed Control Officials (AAFCO) qu’il représente nécessairement le meilleur choix pour votre toutou. « La plupart des compagnies vont se fier aux normes de l’AFFCO, mais ce sont des normes minimales pour que l’animal puisse survivre », explique M. Parenteau.

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cibler les besoins Selon Younes Chorfi, professeur agrégé en nutrition, alimentation et productions animales à l’Université de Montréal, la première étape à franchir pour effectuer un choix éclairé est de cibler les besoins de son animal par rapport à son âge et à sa physiologie. Pour ce qui est de la forme de nourriture, sèche ou humide, il faut avant tout respecter son goût. « Si la nourriture est bien faite et que la quantité respecte ce que nous voulons donner à notre animal, les deux types peuvent combler ses besoins », fait valoir M. Chorfi.

Pour sa part, le fondateur des boutiques Animal vert conseille de consulter les cinq premiers ingrédients sur l’emballage et d’éviter autant que possible la nourriture soit majoritairement constituée de grains (céréales, blé ou riz brun). Ces derniers agissent comme éléments de remplissage dans la croquette plutôt que comme nutriments. À long terme, ils peuvent finir par causer des problèmes d’obésité à l’animal, user ses organes plus rapidement ou accélérer un cancer ou une tumeur. « Le chat et le chien sont des carnivores. Ils ne sont pas supposés absorber autant d’hydrates de carbone », fait remarquer M. Parenteau. Les farines de viande, qui peuvent venir d’Asie où le contrôle qualité est au laisser-aller, sont également à éviter si l’on veut avoir une nourriture de qualité. « Il faut faire les recherches sur les compagnies en plus de suivre la liste d’ingrédients », conseille le spécialiste en alimentation.

Or, pour M. Chorfi, il faut faire attention de ne pas « diaboliser certains ingrédients », comme les grains, qui peuvent malgré tout convenir aux animaux. « Ça dépend de la condition de l’animal et de ses réactions alimentaires », nuance le professeur en spécifiant néanmoins que les nourritures considérées comme « haut de gamme » sont plus digestibles. Elles possèdent donc l’atout de rester plus longtemps dans le corps de l’animal qu’une nourriture « bas de gamme ». Ultimement, l’animal possédera moins de carences nutritives et aura davantage d’énergie. À savoir s’il vaut mieux opter pour la diversité en alternant les saveurs de nourriture ou opter pour la stabilité en offrant toujours la même sorte, les avis divergent. « Les vétérinaires tendent à dire qu’il faut utiliser une sorte, mais de mon côté j’ai tendance à croire qu’il faut prôner la variété. C’est la clé pour ne manquer de rien, et l’animal a moins de chances de développer une allergie que s’il mange la même protéine toute sa vie », dit David Parenteau. De son côté, Younes Chorfi est plutôt d’avis que les animaux ne sont pas aussi exigeants que les humains. « Il y a un besoin en termes énergétique et protéique à combler avec la nourriture, et tant qu’on arrive à le faire, il n’y a aucun problème », assure-t-il.

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et la nourriture de table dans tout ça? Si vous êtes le genre de maître à préparer une portion supplémentaire de votre souper pour vos animaux, il vaudrait mieux repenser leur alimentation. Contrairement aux humains, la nourriture de table n’est pas adaptée à l’apport nutritionnel dont ils ont besoin, et ce, même s’il s’agit d’un plat considéré santé. « Il vaut mieux nourrir son animal avec une nourriture commerciale parce qu’elle est faite par des ordinateurs. Les quantités sont donc bien précises et il y a peu d’erreurs qui peuvent se glisser dans les recettes », explique M. Chorfi.

Advenant un animal capricieux ou un animal habitué à de la nourriture de table, le professeur suggère de demander des conseils à un vétérinaire nutritionniste. Celui-ci pourra indiquer au maître quoi intégrer à ses plats pour apporter tous les éléments nutritifs nécessaires à la santé de l’animal. « Même si la recette est faite par un vétérinaire nutritionniste, il y a des erreurs qui vont s’accumuler avec le changement des ingrédients et des quantités. Ça peut provoquer un débalancement », souligne toutefois Younes Chorfi. Selon David Parenteau, de plus en plus de maîtres deviennent sensibilisés aux enjeux liés à la nutrition pour animaux. Face à la demande et à la pression, certaines marques commencent à indiquer la provenance des aliments et offrent des produits faits à base d’ingrédients naturels, crus ou déshydratés. C’est sans compter l’achat local, qui a conquis le cœur des citoyens jusqu’au monde animal!

Soins au naturel Par : Christine Flamand Spécialiste en zoocosmétologie Formation continue en herboristerie, naturopathie

Les animaux de compagnie et l’herboristerie

La santé des animaux de compagnie est une préoccupation constante de nos jours. Les soins vétérinaires ont évolué énormément depuis les années 1980 ouvrant la porte à une meilleure compréhension des animaux domestiques et des traitements adaptés à leurs pathologies. Néanmoins, les médecines holistiques dites médecines douces ont, elles aussi, pris une place de choix auprès de la clientèle, proposant entre autres des aides supplémentaires afin d’aider nos compagnons dans leur quotidien.

Regardons une des alternatives les plus intéressantes, l’herboristerie animale. Il est bien connu que les plantes ont de nombreuses propriétés médicinales. Avant d’en arriver là, cette médecine par les plantes a eu un long parcours depuis l’origine de l’homme jusqu’à aujourd’hui, et chaque jour de nouvelles propriétés et de nouvelles plantes sont découvertes et mises à profit pour le bien-être de tous. En herboristerie, plusieurs plantes facilement accessibles peuvent être utilisées régulièrement, telles que l’aloès vera bien connue pour ses propriétés cicatrisantes et apaisantes. Prenons aussi la calendula, merveilleuse pour les problèmes de peau : antiseptique et anti-inflammatoire, elle se montrera d’une aide précieuse dans les soins comme ceux donnés pour les plaies mineures et les démangeaisons.

De plus en plus de supplémentation existe aussi pour soutenir la lutte contre l’inflammation, l’anxiété, aider dans les performances sportives et comme antiviral ainsi que dans plusieurs autres problèmes de santé bénins. Et maintenant, de plus en plus de vétérinaires, tout en demeurant conservateurs, travaillent avec différents types de plantes avec succès. Cependant, attention à l’automédication, les plantes pouvant avoir des effets indésirables voire même dangereux dans certains cas. Il faut se référer à des spécialistes en la matière. Dans les prochains articles, nous verrons plus en profondeur des soins simples et sans danger pour vos compagnons. page 42 • octobre/novembre 2017 • Passion animaux


Lancement de la 3e édition de la campagne mondou mondon au profit de la Fondation MIRA

Le 27 septembre dernier avait lieu le lancement de la troisième édition de sa campagne mondou mondon, une collecte de dons au profit de la Fondation MIRA qui a lieu du 28 septembre au 6 novembre prochain dans les 63 magasins Mondou du Québec ainsi que sur la boutique en ligne mondou.com. L’an dernier, la campagne avait permis de remettre plus de 312 000 $ à la Fondation MIRA.

Encore cette année, les clients sont invités à faire un don de 1 $, 3 $ ou 5 $. Pour chaque don de 5 $, Mondou remet au client son Calendrier Mondou 2018. Celui-ci est réalisé à partir de plus de 34 600 photos reçues dans le cadre du concours Belles Gueules pour lequel le grand public était invité à soumettre la plus belle image de leur animal de compagnie.

« Mondou est fière de s’associer à MIRA depuis maintenant 20 ans. C’est notre passion pour les animaux et la conviction que leur présence améliore notre vie qui nous motive à appuyer cette cause année après année », déclare Martin Deschênes, directeur général de Mondou. « Grâce à l’immense générosité de nos partenaires d’affaires, de nos clients et du grand public, nous sommes confiants que la campagne de cette année sera une fois de plus couronnée de succès et qu’elle nous permettra d’atteindre notre objectif de 350 000 $. Nous voulons aider MIRA à fournir plus de chiens-guides et d’assistance à ceux qui en ont grandement besoin. Ensemble, nous bâtissons l’avenir de la Fondation Mira, un chien à la fois », poursuit Martin Deschênes. « Lors de cette campagne annuelle, la totalité des dons et des recettes provenant des diverses activités sera remise à la cause. Depuis 1998, c’est plus de 2 millions de dollars qui ont été versés par Mondou à la Fondation MIRA. Nous apprécions énormément le geste de Mondou à notre égard », soutient Nicolas St-Pierre, directeur général à la Fondation MIRA.

à propos de Mondou L’entreprise, fondée en 1938 par JosephÉmilien Mondou, compte aujourd'hui plus de 60 magasins à travers le Québec et offre un vaste choix de nourritures, gâteries et accessoires, et plus de 3 000 produits offerts en magasin et sur www.mondou.com. Mondou se démarque par l’expertise de son groupe de conseillers en magasin, tous formés par l’Académie Mondou, et par son engagement à ne pas vendre d’animaux. L’entreprise choisit plutôt de soutenir l’adoption responsable en procurant de la nourriture à plus de 25 refuges avec des dons annuels en nourriture d’un million de dollars en plus d’appuyer la Fondation MIRA. à propos de Mira La mission de la Fondation Mira est d’offrir une meilleure qualité de vie familiale pour les enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme et d’accroître l’autonomie des personnes handicapées, en leur fournissant gratuitement un chien entraîné pour répondre à leurs besoins. Depuis sa création en 1981, la Fondation Mira a donné plus de 3 000 chiens.

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 43


Alimentation Par : Philippe Poirier

Des protéines surprenantes dans le bol de pitou

Cofondateur de Wilder Harrier

Quel est donc tout cet engouement autour des protéines alternatives? Il y a quelques années, il aurait été probablement impensable pour la plupart d’entre nous de consommer des insectes, mais dernièrement, il semble y avoir une réelle explosion de produits à base de cette source de protéines, tout comme à base d’algues, de protéines végétales, et de viande in vitro. Ces différentes sources de protéines alternatives sont d’ailleurs considérées par plusieurs experts comme faisant partie des principales tendances alimentaires de 2017. Avec leur prix en baisse considérable, le soutien de l’ONU, des propriétés nutritives impressionnantes, et une empreinte environnementale minimale dans un contexte où nous sommes de plus en plus conscients de l’impact sur l’environnement de notre consommation de viande, il semble bien que ces nouveaux ingrédients s’intègreront de façon durable dans notre système alimentaire, incluant dans l’alimentation de votre chien.

Quels sont donc les bénéfices pour mon chien? Deux de ces protéines parmi les plus nutritives sont certainement les insectes et les algues – elles sont extrêmement bien adaptées aux besoins de nos amis à quatre pattes, tout en étant remarquablement bénéfiques pour leur santé. Elles possèdent une valeur nutritive dense, riche et équilibrée, ainsi qu’un taux élevé de protéines : par exemple, la farine de grillons contient deux fois plus de protéines que le bœuf séché (« jerky »)! Mais ceci ne représente que l’un des nombreux bénéfices du grillon : il possède également plus de calcium que le lait, contient les neuf acides aminés essentiels, et procure plus de fer que les épinards. Beaucoup de contenu dans un petit contenant! La poudre de grillon est également une bonne source d’oméga 3, ce qui en fait une bonne option pour le maintien d’une peau et d’un pelage sains, d’une bonne mobilité des articulations et des hanches, et pour la prévention de certains problèmes cardiaques et de l’arthrite. De plus, faisant partie de la diète naturelle des chiens, les insectes représentent un réel délice pour ceux-ci, tout en étant biologiquement appropriés et faciles à digérer (même plus que la plupart des protéines habituellement offertes aux chiens, selon une étude récente). Ceci en fait donc un choix idéal pour les chiens allergiques ou intolérants aux protéines traditionnelles telles que le poulet et le bœuf.

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Le wakamé, lui, est très élevé en valeur nutritive, faible en calories, et minimal en matières grasses. Il aide à prévenir les maladies cardiaques, le cancer, le diabète, la coagulation sanguine et l’obésité, tout en favorisant un bon système immunitaire. Le wakamé s’avère une bonne source de magnésium (essentiel dans la production de protéines), de calcium (pour des os solides et la prévention de l’ostéoporose), de fer (indispensable à la production de globules rouges) et de nombreuses vitamines (A, B2, C, D, E et K). une planète en santé Les secteurs agroalimentaires tels que l’élevage de poulet et de boeuf sont des polluants à grande échelle, surpassant même l’ensemble des voitures du monde. Près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent de l’élevage de bétail industriel. Il s’agit d’une quantité monstrueuse, qui doit être réduite. L’une des meilleures façons dont nous pouvons contribuer à atténuer ce problème consiste à amener un changement vers une alimentation basée sur les protéines alternatives, qui nécessitent une fraction seulement des ressources consommées par l’élevage animal. Par exemple, le grillon utilise environ 2 000 fois moins d’eau, 12 fois moins de nourriture, énormément moins d’espace, et émet 100 fois moins de gaz à effet de serre que le boeuf pour produire la même quantité de protéines! Le wakamé, lui, nécessite une très faible quantité de terre arable et d’eau douce, étant cultivé sous l’eau, et les émissions de gaz à effet de serre liés à sa culture sont négligeables. comment intégrer les protéines alternatives à la diète de votre chien? Les protéines d’insectes ou d’algues peuvent être difficiles à dénicher en épicerie si vous souhaitez vous-même les intégrer à l’alimentation de votre chien, et aucune nourriture complète intégrant ces protéines n’est encore offerte sur le marché québécois. Une alternative simple consiste à ajouter des récompenses faites avec ces protéines à la diète de votre chien, comme les gâteries québécoises Wilder Harrier à base de wakamé (véganes) ou de grillon – un parfait complément ou supplément à son alimentation quotidienne. L’entreprise travaille d’ailleurs au lancement d’une nourriture complète pour chiens à base de ces protéines. Une chose est certaine, les protéines qui feront partie de l’alimentation de pitou demain ne sont pas celles que vous lui donnez depuis des années!


Santé au naturel Par : Pascal Frochisse B.Pharm, Ph.D.

Le stress des animaux domestiques Les chiens et les chats souffrent, à notre image, des méfaits du mode de vie sédentaire propre à notre civilisation.

Nos animaux domestiques, à l’origine des prédateurs, chasseurs des grands espaces, des collines boisées ou des marais, vivaient en groupes très structurés. Aujourd’hui, nos compagnons habitent des appartements à l’horizon bordé de murs et n’ont que peu de contacts avec leurs congénères. Victimes de l’habitat urbain de leurs maîtres, stress et nervosité touchent de plus en plus de chiens et dans une moindre mesure de chats. solitude et inactivité Nos animaux craignent la solitude. Un chien qui passe 10 heures par jour, seul à la maison, à attendre le retour de son maître, risque de s’ennuyer jusqu’à la névrose. Certains grignotent les pattes de la table ou tournent en rond pendant des heures, d’autres se grattent ou se lèchent les pattes indéfiniment provoquant des lésions cutanées. L’inactivité est l’autre principale cause de l’hyperémotivité. Une sortie besoin de quelques minutes est insuffisante pour satisfaire le besoin d’exercice d’un berger ou d’un chien de chasse! L’animal compensera par des aboiements, de l’agitation, une perte d’appétit ou au contraire, de la boulimie. Le remède homéopathique pourra soulager l’animal en attendant que les facteurs d’agression qui perturbent son mode de vie soient supprimés. Contrairement aux tranquillisants classiques, il n’abrutit pas le chien ou le chat et n’entraîne pas d’effets secondaires. Mais la guérison définitive et le bien-être du chien seront liés à un bouleversement complet des habitudes de son maître.

Pour équilibrer le bon fonctionnement du système nerveux, on utilisera des remèdes tels que : Nux vomica, Rhus toxicodendron, Sumbul moschatus ou Kali bromatum.

L’inactivité entraînant généralement un surpoids important, il sera utile de changer les habitudes de vie de nos compagnons, comme les nôtres d’ailleurs!

Plus d’activités physiques, des promenades plus longues, associées à des apports en nourriture plus équilibrés et mieux adaptés veilleront à l’équilibre du poids. Ce « poids santé » pourra aussi être régulé par l’association de divers remèdes homéopathiques comme : Thuya, Calcarea carbonica, Graphites.

Il existe également des produits de santé naturels sur le marché, ils ont été développés pour apporter une réponse simple et efficace à tous les petits troubles quotidiens de nos chiens et chats. Ces remèdes sont composés des principaux ingrédients homéopathiques de la pathologie concernée. Ils sont faciles à utiliser et généralement présentés sous forme liquide, sans alcool, pour être facilement acceptés par votre animal de compagnie. Mon dernier conseil sera un appel à la responsabilité des maîtres : adopter un animal doit être une décision mûrement réfléchie. Choisissez un animal que vous pourrez rendre heureux et non celui de vos rêves. Demandez conseil à votre vétérinaire à ce sujet.

Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 45


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Passion animaux • octobre/novembre 2017 • page 47


Le Magazine passion animaux (oct/nov 2017)  

Le magazine pour apprendre à vivre en harmonie avec nos amis les animaux.

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