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Éditorial Par : Benoit Ouimet

Chères lectrices, Chers lecteurs,

C’est enfin, du moins presque, le temps des vacances ! Comptez-vous vous exiler quelque part à l’étranger cet été ? Faire un petit tour du Québec en voiture ? Allez dans un chalet pour quelques jours avec la famille ? Dans tous les cas, vous êtes probablement concerné par votre animal de compagnie. « Est-ce qu’on l’amène ou pas ? » Telle est la question que vous vous posez probablement, comme beaucoup d’autres propriétaires d’animaux. Si vous êtes le maître d’un adorable minou, notre collaborateur Daniel Fillion, éducateur en comportement félin, vous aide à y voir plus clair dans ce questionnement (p.28). En effet, les longues heures de route peuvent être pénibles pour votre boule de poils tandis que l’embauche d’une gardienne n’est pas toujours la solution idéale. En revanche, certains chats s’avèrent être de très bons vacanciers et sont loin d’être perturbés par la cage et la route. Par contre, c’est une fois rendu dans une nouvelle demeure que les choses se gâtent ! Comme vous pouvez le voir, il y a diverses situations possibles, selon le tempérament de votre animal. Un petit coup d’œil à cet article vous aidera, on l’espère, à prendre une décision éclairée pour profiter de vos vacances en toute sérénité.

Or, cette nouvelle édition n’est pas consacrée qu’aux lecteurs qui partent en vacances. Il y a moyen de passer de beaux moments avec nos compagnons tout en restant en ville. Nous, les humains, rêvons souvent de plage et de nature pour relaxer pendant les longs congés. Mais les animaux, eux, demandent seulement une balade jusqu’à la crèmerie du coin ou au parc pour être heureux ! Toutefois, force est d’admettre que les promenades ne sont pas toujours empreintes de joie. Un chien qui tire en laisse, qui court après les écureuils ou qui jappe après tous les animaux qu’il croise peut vite nous enlever l’envie de le sortir. Chaque fois, on se dit que ça va être encore une galère à gérer. Néanmoins, tous les chiens peuvent être des compagnons rêvés. Pour que les choses changent, Isabelle Borremans, éducatrice canine, vous donne quelques conseils pour vous aider dans ce processus (p.26). Parce que, comme elle le dit si bien : une promenade, c’est fait pour avoir du plaisir !

Enfin, comme je l’annonçais sur la page Facebook du magazine il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de visiter le Parc Safari avant son ouverture en compagnie de la journaliste Lindsay-Anne Prévost. Elle dresse pour vous un bilan des nouveautés offertes cette année… et il y en a une foule (p.30) ! D’ailleurs, le Parc Safari a accueilli près de 15 nouveau-nés, juste à temps pour votre arrivée. Vos enfants seront probablement très excités à l’idée de pouvoir toucher les chameaux, de nourrir une girafe et de caresser un bébé bison. Mais pour que votre expérience soit empreinte de joie, il y a quelques règles à respecter lorsqu’on visite un parc animalier. Dans cette optique, notre collaborateur Zoo Ecomuseum vous partage quelques conseils pour optimiser

votre visite… pour que celle-ci soit mémorable, remplie de découvertes, de rencontres marquantes et de nouveaux apprentissages !

À travers cette période estivale qui débute, nous continuons de vous fournir de nombreux conseils pour la santé et l’éducation de votre adorable compagnon – ou futur compagnon même. Car à l’aube de la période des déménagements, vous envisagez peut-être d’adopter un nouvel ami ? Sachez qu’une petite inspection de son état de santé avant l’adoption peut vous éviter quelques soucis lors du retour à la maison. Le Dr Jean-Sébastien Labelle vous indique dans nos pages la procédure à suivre... de la tête à la queue ! (p.4). Pour sa part, la directrice des Affaires législatives du Chats Canada Cats, Caroline Gamache, vous aide à vous protéger avant d’adopter un minet (p.8). Car à travers tous les merveilleux éleveurs qui existent, il y a aussi malheureusement des escrocs. Eh oui, ceux-ci savent comment nous sommes prêts à tout pour nos amis les animaux…

Chers passionnés du monde animalier, nous espérons que vous aimerez découvrir cette nouvelle édition. N’hésitez pas à nous formuler des commentaires ou des suggestions via l’adresse info@passionanimaux.ca ou encore à suivre notre page Facebook du nom de Passion Animaux Le Magazine.

Suivez-nous! Benoit Ouimet Éditeur

Tél.: 450.638.6836 Courriel : info@passionanimaux.ca Le magazine Passion animaux est publié 6 fois par année. Distribué à 30 000 exemplaires à travers le Québec. Si vous avez des commentaires ou des questions n’hésitez pas à nous contacter. Éditeur Benoit Ouimet Administration Linda Plante Graphiste Benoit Ouimet Réviseur Lindsay-Anne Prévost

Responsable de la cantine

Punky Baby

Journaliste Lindsay-Anne Prévost

Collaborateur Isabelle Borremans, Manon Choquette, Annie Dodier, Daniel Filion, Pascal Frochisse, Caroline Gamache, Dr Jean Sébastien Labelle, Krystle Lussier, Aurélie Massé, Audrey St-Arneauld, Zoo Ecomuseum,

Imprimeur Impart Litho Distribution messagerie dynamique Responsable de la sécurité

Ève Woof Woof

Responsable de la pause Kit Cat

Sacha

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 3


Conseils de vétérinaire Par : Dr Jean Sébastien Labelle

L’inspection avant d’adopter un animal,

de la tête à la queue

Vous avez décidé d’adopter un nouvel animal. Vous avez bien sélectionné l’éleveur ou le refuge et il ne reste plus qu’à choisir le candidat idéal. Même si vous n’êtes pas vétérinaire, voici quelques conseils pour procéder à un examen médical sommaire avant de ramener votre futur compagnon à la maison. Cela vous permettra d'éviter quelques soucis ! Conjonctive et problèmes respiratoires Prenez d’abord quelques instants pour observer à distance votre futur compagnon. Est-ce qu’il a tendance à se secouer la tête, se gratter les oreilles ou ailleurs sur le corps ? Inspectez ensuite ses oreilles et soyez attentif à la présence de rougeurs, d’une odeur nauséabonde ou de sécrétions abondantes qui pourraient suggérer une otite. Des sécrétions noires ressemblant à du café moulu pourraient indiquer la présence de mites d’oreilles.

Les conjonctivites et les problèmes respiratoires sont des problèmes fréquents chez les jeunes animaux, particulièrement chez les chatons. Si la présence de quelques sécrétions séchées dans le coin de l'œil peut être normale, des sécrétions purulentes sont toujours suspectes, surtout si l’animal garde l’œil partiellement fermé et que le blanc de ce dernier est rouge. Si c’est le cas, votre candidat souffre probablement d’une conjonctivite.

Chez les chatons, les infections aux yeux sont souvent associées à un problème respiratoire. Des éternuements fréquents, de la toux et des sécrétions nasales sont des symptômes généralement présents lors de troubles respiratoires. Les poils souillés autour du nez ou la présence de sécrétions près des narines peuvent signaler une telle infection. Il est à noter que certaines races de chiens et de chats, comme les himalayens et les bichons par exemple, ont davantage d’écoulements oculaires sans que ceux-ci soient associés à une maladie. D’ailleurs, la couleur rouille, particulièrement évidente sur les poils blancs, suggère l’oxydation normale des larmes. Gare aux puces Inspectez ensuite les poils et la peau de votre futur compagnon. Cherchez la présence de boutons, de rougeurs ou de croûtes présents lors de dermatite. À cause de sa petite taille et de sa vitesse, il faut être chanceux pour voir une puce dans le pelage d’un animal. Savez-vous que la majorité des animaux qui ont des puces ne se grattent pas excessivement ? Seuls les candidats allergiques à la salive de puces auront de réelles démangeaisons. Vous aurez plus de succès dans la recherche de matières fécales de la puce, indice de sa présence. page 4 • juin/juillet 2018 • Passion animaux


En effet, rapidement après son arrivée sur son hôte, la puce prend un repas de sang et produit des excréments qui ont la forme d’une petite virgule noire de 1-2 mm. En secouant le pelage de l’animal au-dessus d’un papier blanc, ces matières fécales contenant du sang séché tomberont et seront facilement visibles. Celles-ci prennent une couleur rougeâtre une fois mouillées, ce qui vous permettra de faire la différence avec de la terre ou d’autres débris. Si vous suspectez la présence de puces sur l’animal que vous avez choisi, il est recommandé de commencer un traitement préventif avant son arrivée à la maison afin de ne pas contaminer votre domicile, surtout si vous avez d’autres animaux. À la recherche d’un inconfort Poursuivez votre examen en palpant l'abdomen de l'animal afin de voir si celui-ci ressent de la douleur ou de l'inconfort. Un abdomen gonflé ou distendu pourrait suggérer la présence de vers intestinaux. Plusieurs animaux naissent également avec une hernie ombilicale, que vous pourrez découvrir en palpant une petite bosse sur la paroi abdominale.

Pour les mâles, essayez de palper les deux testicules. Il est possible qu’un seul testicule soit descendu dans le scrotum, surtout si l’animal à moins de trois mois. Si, au moment de la castration, les deux testicules ne sont pas dans le scrotum, il sera important d’effectuer une chirurgie spéciale pour le localiser et le retirer, car un testicule retenu est plus à risque de devenir cancéreux. De plus, s’il n’est pas enlevé, la production d’hormones sexuelles persistera et pourrait stimuler des comportements sexuels indésirables. Terminez votre inspection en regardant les poils sous la queue. Des poils souillés pourraient effectivement suggérer de la diarrhée ou des selles molles.

Bien que l’animal que vous souhaitez adopter présente possiblement un ou quelques problèmes de santé mineurs, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il est un mauvais candidat. Choisissez d’abord votre animal pour son caractère et sa compatibilité avec votre famille, car la majorité des problèmes que vous pourriez identifier ont généralement peu d’impacts sur son développement et sa santé. Une visite rapide chez votre vétérinaire vous permettra de confirmer votre propre évaluation médicale et de compléter les éléments que vous n’avez pas vérifiés. Même si votre vétérinaire ne souhaite jamais trouver un problème de santé important, son diagnostic vous aidera à prendre une décision éclairée avant de trop vous attacher à votre nouveau compagnon de vie.

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 5


Santé animale au naturel Par : Manon Choquette Phy.D.

En collaboration avec Martine Lavallée B.A.A et TSA

Présidente Zanimo inc.

Nos animaux et les médecines alternatives La popularité croissante des médecines alternatives auprès des propriétaires d’animaux ne fait aucun doute. Mais qu’entendon par médecines alternatives ou complémentaires ?

Ces dernières incluent l'acupuncture, l’ostéopathie, l’homéopathie, la massothérapie, la naturopathie, la chiropractie de même que la physiothérapie. Elles sont autant de ressources pouvant grandement améliorer la santé animale. Parce qu’elles sont moins invasives, de plus en plus de gens ont recours à ces types de médecines pour faire soigner leurs animaux. Elles peuvent aussi accompagner des traitements en médecines traditionnelles, donc de manière complémentaire.

Les médecines alternatives sont non douloureuses pour les animaux et ceux-ci se laissent faire et retrouvent leur dynamisme dès la fin d’une séance de traitement ! Notons qu’au Québec, seuls les membres de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) peuvent traiter les animaux en recourant à ces disciplines. Dressons un bref portrait de chacune d’elles. L'ACUPUNCTURE L’acupuncture est une discipline très impressionnante, surtout quand on l’emploie sur des animaux ! Il s’agit d’aiguilles plantées à des points stratégiques où se connectent et voyagent les circuits énergétiques du corps. C’est une méthode très efficace contre plusieurs types de douleurs. Si votre chien ou votre chat souffre d’inflammation, de douleurs musculaires, arthritiques, viscérales ou neuropathiques, de troubles gynécologiques, locomoteurs, urinaires ou encore de comportement, l’acupuncture peut être une alternative à la chirurgie pour soigner ces maux. Cependant, elle est moins efficace sur les infections, les tumeurs ou les fractures. page 6 • juin/juillet 2018 • Passion animaux

L’OSTÉOPATHIE L’ostéopathie fait référence à l’ensemble des tissus corporels. C’est une approche qui fait appel à une vision globale de la santé et à la capacité d’autoguérison du corps. Un bon ostéopathe développe un ressenti manuel de toutes les composantes anatomiques et utilise des approches dites structurelles, crâniennes, fasciales, viscérales ainsi que fluidiques. L’ostéopathie est utile à tous les âges et pour toutes les espèces animales. Elle aide à résoudre des problèmes locomoteurs, cutanés, neurologiques, reproducteurs et digestifs. L’HOMÉOPATHIE L'homéopathie pour nos animaux de compagnie est la même que pour les humains. Il s'agit d'un traitement non toxique et complètement inoffensif, qui permet de prévenir ou de soigner différentes blessures et maladies. Les médicaments homéopathiques sont vendus sous forme de gélules, de granules ou de liquides à faire avaler à votre animal. On peut généralement les mêler à sa nourriture, de manière à rendre leur ingestion plus facile. Il existe de nombreuses raisons pour traiter avec l’homéopathie : l’anxiété, le prurit (grattage excessif), la douleur, les problèmes urinaires ou les problèmes de respiration. LA MASSOTHÉRAPIE Le massage est utilisé sur notre compagnon animal pour promouvoir son bien-être et accélérer la guérison avant ou après une chirurgie de même qu’après une blessure. Au fil des années, nos chiens et nos chats de compagnie accumulent diverses tensions musculaires qui peuvent grandement diminuer leur qualité de vie. Le massage fait partie d’une approche holistique des soins de santé dispensés aux animaux et apporte un complément de traitement pour leur santé ainsi que leur bien-être.


Le massage est bon pour les animaux âgés, mais plus on commence tôt à masser nos animaux, mieux ils se porteront. Il aide au traitement de plusieurs problèmes de santé et prévient l'apparition de problèmes chroniques. Voici quelques-uns de ses effets : calme et détend l'animal, réduit les tensions musculaires, diminue le stress, soulage les douleurs chroniques, accélère la guérison et le drainage des toxines, etc. LA PHYSIOTHÉRAPIE La physiothérapie en médecine vétérinaire a fait une avancée incroyable ! Cette discipline utilise plusieurs techniques efficaces afin de favoriser la guérison, soulager la douleur et aider à récupérer de blessures musculosquelettiques. Bien souvent pratiquée dans des centres spécialisés, les traitements peuvent comprendre le tapis roulant, l’hydrothérapie, l’ultrason, le laser, la chaleur et/ou le froid, les décharges électriques, les étirements et les exercices de renforcement avec bande élastique, etc. Les résultats sont souvent rapides et plusieurs animaux démontrent une amélioration significative après une seule visite. La majorité des animaux atteignent un rétablissement complet après 2 à 4 mois. LA CHIROPRACTIE Votre chien souffre de douleurs causées par sa vieillesse ? Il est incapable de monter seul en voiture ou sur le canapé ? La chiropractie est une bonne solution, qui consiste à ajuster de même qu’à rétablir les courants électriques du

corps en pratiquant des mouvements très rapides afin de débloquer les muscles engourdis. Ces stimulations se font surtout au niveau de la colonne vertébrale. Les résultats sont surprenants, à tel point qu’aux États-Unis, certains vétérinaires soignent les animaux qu’avec cette méthode plutôt que d’avoir directement recours à la chirurgie. Non douloureux pour nos compagnons à quatre pattes, ceux-ci se laissent faire et retrouvent leur dynamisme dès la fin de la séance. LA NATUROPATHIE La naturopathie englobe plusieurs disciplines. Elle traite de manière thérapeutique et préventive. De plus, elle vise la stimulation des mécanismes naturels d’autoguérison du corps et de l’immunité de chaque animal. Les interventions du naturopathe visent à activer, stimuler, nourrir et renforcer les mécanismes ci-haut mentionnés plutôt qu’à éliminer des symptômes ou à détruire des agents pathogènes. C’est donc dire que ce sont des interventions douces et non invasives. Les outils utilisés en naturopathie sont la phytothérapie (thérapie avec les plantes), l’aromathérapie (thérapie avec les odeurs), le comportement animal, la nutrition, l’homéopathie, la qualité du sommeil, les manipulations physiques (massage) et les techniques de gestion du stress. N’hésitez pas à faire appel à votre vétérinaire spécialisé pour accompagner un traitement médical traditionnel ou pour améliorer la santé globale de votre animal.


Dossier animal Par Caroline Gamache Directrice des Affaires législatives du Chats Canada Cats

Un animal,

tout de suite ! Ça y est, vous êtes décidé ! Vous allez prochainement emménager dans votre nouvelle maison et les conditions sont enfin réunies pour agrandir votre famille. Vous voulez adopter un chat, un compagnon à quatre pattes qui vous aimera inconditionnellement.

Vous avez résisté aux jolis minois dans les vitrines de l’animalerie du coin à plusieurs reprises. Vous savez que l’adoption d’un animal est un engagement à très long terme et, en ce sens, vous voulez que votre prochain compagnon corresponde à votre mode de vie. Vous savez également que cette décision n’est pas à prendre à la légère, ce qui vous a mené à vous informer. Vous avez navigué sur Internet et lu des livres. Cela fait peut-être longtemps que vous avez une race en tête, le chat de vos rêves. Votre choix est enfin fait et vous communiquez avec un ou plusieurs éleveurs. Mais voilà... surprise ! Souvent, ils n’ont pas d’animaux à offrir actuellement. Pire, ils ont des listes d’attente ! À ce temps de l’année, plusieurs futurs propriétaires sont déçus du peu de disponibilité dans les élevages. À ceci, je réponds qu’il est normal que les éleveurs professionnels planifient leurs portées en fonction de leur rythme de vie (nous prenons aussi des vacances…), mais aussi selon les races offertes (il n’est pas facile pour une femelle à poils longs d’allaiter et de prendre soin de bébés pendant une période de canicule…). De plus, cette saison coïncide parfaitement avec le temps où les refuges débordent et nous avons le grand plaisir d’y recommander les personnes les plus insistantes.

Dans un contexte de surpopulation féline au Canada et au Québec, il est normal et responsable que les éleveurs professionnels ne produisent des chats que s’ils ont de la demande et des ventes assurées. Ainsi, ceux-ci s’assurent que tous les chatons auront une famille et qu’aucun de leurs protégés ne sera vendu dans le cadre d’un achat impulsif.

Le modèle des listes d’attente n’est pas le même pour tous les élevages, mais en général, il permet aux éleveurs de planifier leurs portées en fonction de la demande. Cela évite la surproduction et les frustrations aux futurs acheteurs de recevoir refus par-dessus refus, souvent pendant plusieurs mois, pour ne pas dire des années dans le cas de certaines races ou lignées.

Voici certains principes de base à connaître si vous décidez de faire une réservation auprès d’un éleveur de chats : Tout d’abord, tous les éleveurs du Québec, professionnels ou non, sont assujettis à la Loi sur la protection du consommateur. Conséquemment, en prenant votre dépôt, ils doivent vous faire signer un contrat (ou vous remettre l’équivalent) sur lequel il est clairement indiqué le prix total du bien et de l’animal qu’il vous vendra à terme. Ce prix inclut la vaccination, les vermifuges, la stérilisation, les taxes, etc.

Ce montant ne peut être modifié de façon unilatérale par le vendeur et le dépôt doit être déduit du montant total lors de la conclusion de la vente. Ce qui veut dire qu’il ne peut pas y avoir de « conditions » ni des « extras » lorsque vous allez chercher l’animal. Par exemple, l’animal ne peut pas être vendu plus cher parce qu’il est plus beau que prévu. page 8 • juin/juillet 2018 • Passion animaux


L’entente doit contenir les obligations des deux parties. Celles de l’éleveur : fournir un animal (description, etc.), le délai approximatif et la qualité (animal de compagnie, aux fins de compétition ou pour reproduction, etc.). Celles de l’acheteur : payer le montant entendu, les obligations envers l’animal convenu avec l’éleveur ainsi que les modalités de remboursements, etc. Par exemple, si l’éleveur ne peut fournir l’animal dans le délai, il devra rembourser le dépôt de façon intégral et sans pénalité. Pour plusieurs raisons, il arrive que vous fassiez la réservation et le dépôt sans avoir visité physiquement les installations. Dans ce cas, assurez-vous qu’il y a une clause ou une entente explicite de remboursement complet et sans pénalité si vous n’êtes pas pleinement satisfait de ce que vous verrez lors de la prise de possession de l’animal. Il existe autant de types de listes d’attente que d’éleveurs, mais les plus courants sont : par ordre d’arrivée (pour des choix sur les portées ou sur les individus) ou par ordre de réservation, directement sur la portée à naître.

- Par ordre d’arrivée pour des choix sur les portées : Avec ce type de liste d’attente, le premier arrivé aura le premier choix sur tous les bébés nés de la première portée. S’il n’en aime aucun, il aura le premier choix sur tous les rejetons de la deuxième portée, etc. Dès que la première personne a fait son choix ou passée, la deuxième personne décide, etc. Il s’agit d’une méthode simple pour un éleveur rigoureux, qui donne la chance à un éventuel acheteur de « tomber en amour » avec un bébé auquel il n’aurait pas pensé au départ… - Par ordre d’arrivée pour des choix sur les individus : Avec ce type de liste d’attente, l’adoptant spécifie ses préférences (un mâle de couleur A ou B, par exemple). Lors des naissances, l’éleveur avisera les personnes ayant fait des réservations pour ce type de chat uniquement. On retrouve souvent cette forme de liste d’attente pour les races où le nombre de couleurs ou de patrons est habituellement limité. Le désavantage est que vous seriez peut-être tombé en amour avec une femelle, qui sait ? - Par ordre de réservation, directement sur la portée à naître : Sachant une mère enceinte après radiographie, il arrive que des éleveurs prennent une ou deux réservations pour le 1er ou 2e choix sur la portée. Malheureusement, cette méthode ne tient pas compte de possibles complications et peut-être qu’aucun bébé ne sera viable à terme. Les dépôts seront donc habituellement remboursés et les futurs acheteurs se montreront déçus. D’ailleurs, si vous envisagez de faire un dépôt, n’hésitez pas à demander une copie de l’entente de réservation et prenez le temps de la lire. Posez des questions et sachez que vous avez toujours la possibilité d’ajouter des précisions à tout contrat avant de le signer. Pour plus de détails concernant les dépôts et les ententes de réservation, vous pouvez consulter le site de l’Office de la protection du consommateur à opc.gouv.qc.ca

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 9


Perroquet en action Par : Annie Dodier Comportementaliste aviaire

votre perroquet ? Pourquoi éduquer

Le perroquet a la réputation d’être beau, intelligent, capable d’imiter la voix humaine et, tristement, d’être un « bibelot » à avoir dans son salon. Or, il a aussi la mauvaise réputation de crier, de mordre et d’attaquer. C’est pour ces raisons que son éducation est importante.

L’éducation sert à faire comprendre à votre oiseau qu’il y a des règles dans votre clan social et qu’il doit les respecter, comme il le ferait dans la nature. Les perroquets sauvages n’ont pas une si grande différence de comportement avec leurs cousins en captivité : ils reproduisent les mêmes agissements. L’art de l’éducation Tout d’abord, vos commandes doivent être claires, constantes, concrètes, cohérentes et conséquentes. Ce qui veut dire que vous devez toujours utiliser les mêmes mots, les mêmes gestes et les mêmes demandes, telles que « ne mords pas » ou « ne touche pas » Il y a deux façons d’éduquer un perroquet. La première est de ne porter aucune attention à un mauvais comportement. Avec le temps, celui-ci s’éteindra. La deuxième est de renforcer le bon comportement souhaité. Cette méthode, utilisée à travers le monde par les entraîneurs, est celle du renforcement positif. Pour passer de la théorie à la pratique, il vous faut comprendre comment un perroquet pense. Pour lui, tout comportement positif ou négatif que vous posez face à ses actions est synonyme d’attention à son égard. Lorsqu’il crie, vous lui dites d’arrêter. S’il continue, vous le mettez dans sa cage. S’il persiste, vous mettez la couverture par-dessus sa cage. Malgré tout, il ne veut toujours pas s’arrêter. Dans les faits, tous les gestes que vous avez posés confirment à votre perroquet que vous lui avez porté attention. C’est pourquoi il continue : ces gestes lui rapportent.

Vous devez d’abord examiner les raisons pour lesquelles il crie. S’agit-il d’une raison de sécurité ? Dans ce cas, vous devez éliminer tous les éléments qui pourraient lui faire peur. Par exemple : un chat sur la galerie ou un objet nouvellement placé dans son environnement. Ceux-ci sont perçus par votre oiseau comme des intrus et il veut vous en prévenir. Toutefois, s’il n’y a plus rien de suspect et qu’il crie toujours, vous devez ignorer les cris et quitter la pièce. Par conséquent, son comportement ne lui rapportera pas d’attention. Il ne faut pas oublier que ce qu’il veut, c’est d’être avec son groupe social. En ce sens, le fait que vous quittez la pièce l’obligera à revoir son comportement. Lorsqu’il cesse de crier, revenez dans la pièce et dites-lui qu’il est un bon oiseau (renforcement positif). S’il se remet à crier, repartez. Dès qu’il arrête, revenez et redites-lui qu’il est un bon oiseau. Après quelques reprises, il aura compris qu’il sera seul s’il crie et, puisque les perroquets détestent être isolés, il s’arrêtera.

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Les perroquets sont génétiquement programmés pour être grégaires. Il n’est pas nécessaire de le mettre en punition puisque cette technique a démontré que l’animal n’en retire aucun avantage, donc vous n’en obtiendrez aucun résultat tangible.

Un perroquet considère qu’il a retenu votre attention si vous tournez la tête pour le regarder, si vous lui criez « non, ne fait pas ça », si vous faites un soupir ou si vous levez les yeux vers le ciel. Bref, dès que vous faites le moindre geste corporel. L’oiseau se dit : « il réagit, c’est payant ! » Votre perroquet est un champion pour détecter votre langage corporel. Ce que vous devez faire, c'est d'être comme un mur de béton et de ne rien laisser transparaître, même s'il vient de vous mordre. Je sais que cela peut être douloureux, mais le fait de ne rien laisser paraître et de refaire la commande « embarque », qui est utilisée dans le milieu de l’entraînement aviaire pour faire comprendre à l’oiseau que l’on veut qu’il « monte » dans notre main, est le meilleur moyen pour qu’il s’exécute sans vous mordre à tout coup. Ainsi, se sentant de plus en plus confiant, il mordra de moins en moins et finira par arrêter de le faire. Si votre oiseau a bien exécuté un comportement, vous devez le récompenser avec une gâterie ou verbalement, en lui disant « bravo ». À vous de voir la façon qu’il préfère. Comment lui enseigner les bons comportements ? La méthode est simple, c'est le renforcement positif, qui se définit par une commande que vous demandez, suivi d'un lien et, pour finir, une récompense. La commande peut être un geste que vous voulez que votre oiseau exécute. Prenons la commande « embarque ». Dès que l’oiseau regarde vers votre main lors de la commande, vous lui dites « bon oiseau », qui sert de lien verbal, puis vous lui donnez une récompense (ex. : une amande).

Pour la deuxième tentative, vous exigerez un peu plus de lui. Vous voulez qu’il place une patte dans votre main. Dès qu’il le fait, vous refaites le lien (verbal) pour ensuite lui donner la récompense. Vous continuez cette technique jusqu’à ce qu’il ait mis ses deux pattes dans votre main. Durant tout le processus, n’oubliez pas de donner la même commande, de faire le même lien et de donner une récompense. Voilà, vous venez de réussir à enseigner une commande à votre oiseau. Bravo ! Pour toutes les commandes que vous voulez qu’il réussisse, vous utiliserez cette même technique.

Lorsque vous êtes en mode éducation, aucune punition ne lui enseignera quoi que ce soit. Il n’apprendra rien par la punition. Par exemple, si vous le laissez tomber par terre lorsqu’il vous mord, le seul lien qu’il fera est qu’il ne peut vous faire confiance. Par conséquent, chaque fois que vous lui demanderez d’embarquer, il ne le fera pas parce qu’il ne pourra avoir confiance en vous. Vous devez établir un lien fort avec lui pour que la dynamique d’éducation soit un succès.

Il est très facile de créer des liens avec votre perroquet. Encore faut-il créer les bons ou, du moins, ceux souhaités. La répétition, la constance et la cohérence sont la base de votre démarche éducative. Pour réussir à créer des liens positifs avec votre oiseau, il est préférable de toujours utiliser les mêmes mots, les mêmes gestes et d’avoir des attentes réalistes en fonction de son espèce et de son âge.

Au lieu de dresser votre perroquet, dites plutôt que vous voulez l’éduquer pour avoir une meilleure cohabitation avec lui. N’oubliez pas que votre animal est le reflet de son éducateur. Si vous lui enseignez les bons comportements, il sera un oiseau exemplaire et vous serez fier de lui. Votre perroquet, quant à lui, sera fier d’avoir exécuté les commandes demandées. C’est ce qu’on appelle de l’admiration mutuelle. L’éducation, c’est tout ce dont on a besoin pour vivre en harmonie avec notre oiseau. Le « touche pas » pour éviter qu’il gruge tout ce qui est en bois dans votre maison, le « mord pas » pour éviter de nous faire sautiller lorsqu’il mord trop fort, le « donne », le « reste » et plusieurs autres sont des commandes qui faciliteront votre vie avec lui. Vous savez, pour certaines personnes, vivre avec un perroquet peut être l’enfer. Pour d’autres, cela peut être une relation harmonieuse et agréable basée sur l’éducation et la confiance. L’éducation est la clé pour bien communiquer et comprendre son perroquet. Cependant, il existe beaucoup de personnes qui se disent spécialistes en comportement aviaire et proposent des méthodes quelque peu douteuses, qui nuisent à la relation de confiance avec votre oiseau. Seul un comportementaliste aviaire diplômé peut vous aider à bien le comprendre et l’éduquer de façon harmonieuse et agréable.

Dans la prochaine édition, nous parlerons des espèces de perroquets et de leurs caractéristiques

Formation pour propriétaire de perroquet Le 14 octobre 2018 Formatrice diplômée : Annie Dodier, formatrice en comportement aviaire. Vétérinaire invitée : Dre. Marie-Pierre Rainville ** • Comment aborder un perroquet? Manipulation et langage corporel. • L’environnement de votre oiseau est-il adéquat? • Votre attitude face à lui est-elle correcte? • L’agressivité innée, c’est quoi? • Vét. : Aspergillose, maladie sournoise. • Tours et trucs.* Questions. * Possibilité d’apporter votre oiseau sur sélection seulement. ** Invités (ées) et sujets peuvent changer sans préavis. Lieu : À Québec Inscrivez-vous! Places limitées

Information : 418 624-5747 Suivez nous sur Facebook Perroquets en action Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 11


Nos amis les insectes Par Audrey St-Arneauld Technicienne animalière

La mante religieuse Je suis un insecte présent au Québec et bien connu pour l’idée préconçue que ma femelle mange la tête de son prétendant lors de l’accouplement. Qui suis-je ? Il s’agit bel et bien de la mante religieuse. Introduite au Canada vers la fin des années 1980, il en existe deux espèces au Québec, soit la mante religieuse (Mantis religiosa) et la mante chinoise (Tenodera sinensis). Chacune d’entre elles doit son nom aux anciennes croyances, qui pensaient qu’elles adoptaient la position repliée de leurs pattes antérieures pour prier.

En fait, elles se positionnent ainsi lorsqu’elles guettent leur prochain repas. Fait intéressant : la mante fait bouger son corps de façon rythmé, de gauche à droite, imitant ainsi la végétation qui bouge dans le vent.

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À quoi ressemble la mante ? La mante religieuse mesure en général entre 5 cm tandis que la mante chinoise mesure environ 10 cm. Elle est de couleur verte, mais parfois beige et brune. La tête est de forme triangulaire et celle-ci peut pivoter jusqu’à 180°. Le mâle et la femelle sont semblables. Par contre, il y a quelques caractéristiques qui les différencient, rendant le dimorphisme sexuel plus évident. Le mâle est long, mince et plus petit. La femelle est plus grande et elle a un abdomen beaucoup plus gros pour permettre la production et la ponte des œufs.

Grâce à sa vue, la mante religieuse est une chasseuse hors pair. En effet, elle possède des yeux composés et elle a la capacité de voir en relief, ce qui en fait le seul insecte connu à posséder une vision stéréoscopique. La mante fait d’ailleurs l’objet de nombreuses recherches scientifiques concernant sa vision unique dans le monde des insectes. Animal insectivore, elle possède de puissantes pattes avant appelées « ravisseuses », qui lui permettent d’attraper ses proies. L’intérieur de celles-ci est muni de piques qui se referment sur sa capture et l’immobilise, l’empêchant de s’échapper. Ses pièces buccales lui servent à broyer sa nourriture, lui rendant la tâche beaucoup plus facile pour manger des insectes presque aussi gros qu’elle. Une meurtrière prétendante ? L’accouplement des mantes se fait vers la fin de l’été. Évidemment, le mâle n’est pas à l’abri d’une éventuelle fringale de sa partenaire, mais il ne se fera pas systématiquement manger. Si

la femelle s’est bien nourrie et qu’elle n’a pas faim, les risques qu’elle le dévore sont faibles. Normalement, le mâle s’accouple quelques instants puis déguerpit. Par contre, si le mâle se fait dévorer pendant l’accouplement, la femelle commence par la tête. Ainsi, les nerfs qui font fonctionner son abdomen restent actifs pendant quelques instants, ce qui permet à la mante mâle de continuer à copuler et de déposer sa semence à l’intérieur de la femelle. Ce procédé augmente les chances d’une fécondation réussie.

La femelle va pondre des centaines d’œufs qui seront à l’intérieur de ce qu’on appelle une « oothèque ». Il s’agit ici d’une enveloppe protectrice brune. Celle-ci ressemble à de la mousse durcie qui sera fixée sur une branche, une tige ou une pierre. La mante peut produire plusieurs « oothèques » avec un seul accouplement. L’oothèque va permettre aux œufs de rester à l’abri tout l’hiver. Les petits vont émerger au printemps.

Il existe plus de 2000 espèces de mantes réparties dans environ 430 genres à travers le monde. Elles sont toutes aussi fascinantes les unes que les autres. Certaines ont développé des techniques de camouflage incroyables, comme la mante orchidée. La mante religieuse est un insecte fascinant. Avec sa vision unique et son mode de vie, elle adopte des techniques de chasse et de survie de l’espèce incroyable. Tout ceci prouve une fois de plus que la nature est vraiment bien faite.


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mondou : 80 ans

d'affection pour les animaux Par Lindsay-Anne Prévost

Le 1er juin dernier se déroulait le grand événement inaugurant les festivités entourant le 80e anniversaire de Mondou, une entreprise familiale québécoise qui a à coeur le bien-être animal depuis 1938. Pour l’occasion, les membres de la famille Legault, à la tête de Mondou depuis 1983, plusieurs employés de l’entreprise et de nombreuses personnalités amoureuses des animaux étaient réunis pour célébrer. Lors de cet événement organisé au siège social et centre de distribution de Mondou, dans l’arrondissement Anjou, les invités ont pu voyager dans le temps et revivre les moments forts de sa riche histoire, entourés d’animaux, dont certains en attente d’être adoptés. Lors de ce pique-nique qui se tenait en présence de nombreux collaborateurs de Mondou, les convives ont également pu assister à un tapis rouge des plus colorés avec des animaux de compagnie de toutes sortes (chiens, chats, rongeurs, reptiles, oiseaux, chinchillas, dragons d’eau, coqs, etc.) et participer à plusieurs activités spéciales.

Crédit photo : Sébastien Chalut

D’un petit local situé sur la Place Jacques-Cartier à Montréal jusqu’au reste du Québec. Du grain et du foin aux croquettes végétariennes. Des animaux d’élevage aux animaux domestiques. Il va sans dire qu’en 80 ans d’histoire, l’entreprise Mondou a fait beaucoup de chemin !

En effet, la chaîne de magasins fondée en 1938 par Joseph Émilien Mondou fête son 80e anniversaire cette année. Et le fleuron québécois ne chôme pas avec les célébrations. Une nouvelle boutique concept vient d’ouvrir ses portes en février dernier sur le Plateau Mont-Royal, juste à temps pour l’occasion. Avec sa signature visuelle beaucoup plus épurée, son allure minimaliste et ses services technologiques, la toute fraîche succursale donne un nouveau souffle à la longue histoire d’amour qui unit Mondou aux animaux et leurs maîtres ! page 16 • juin/juillet 2018 • Passion animaux


À la conquête du Québec C’est dans un local situé Place Jacques-Cartier que la belle aventure a débuté. Or, à l’époque, la compagnie était davantage spécialisée dans l’élevage et le bétail. « Il y avait un peu de nourriture pour animaux, mais pas beaucoup. C’était principalement du grain, du foin et de la paille », raconte le directeur général de Mondou, Martin Deschênes. Premier magasin situé Place Jacques-Cartier à Montréal

C’est en 1983, moment où Jules et Philippe Legault sont devenus propriétaires de la mythique boutique du marché Jean-Talon, que l’entreprise a pris son grand essor pour devenir l’enseigne qu’on connaît aujourd’hui. « Le magasin a été rénové, mais il y a une partie à l’arrière qui est resté figé dans le temps. On a l’impression d’entrer dans une grange, c’est assez spécial », souligne le directeur général.

Depuis, l’amour que porte l’organisation à sa clientèle grandit à mesure qu’elle fait des petits. À ce jour, 65 succursales peuvent être retrouvées à travers la belle province. La clé de son succès ? « Une obsession pour le bien-être animal et le bien-être du client, répond sans hésitation Martin Deschênes. C’est ce qui nous force à évoluer et à amener de nouveaux produits sur le marché. »

Toujours dans l’optique « d’aller plus loin avec la clientèle », le fleuron montréalais envisage également d’offrir des cours d’éducation animale et de cuisine dans la prochaine année. D’ici à ce que cette idée se concrétise, Mondou poursuit sa collaboration avec ses fournisseurs pour répondre aux nouvelles tendances alimentaires telles que le cru et le végé. « On a envie que nos animaux mangent du filet mignon eux autres aussi ! Donc on va leur chercher ce petit plus » ajoute le PDG.

C’est en plus de poursuivre son implication auprès de plus de 25 refuges dans l’objectif d’améliorer la vie de minou et pitou. Visites personnalisées, journées d’adoption gratuite et envois de nourriture aux animaux dans le besoin permettent de « faciliter un peu la vie » à chacun d’entre eux. L’entreprise entretient notamment une relation privilégiée avec la Fondation MIRA depuis maintenant 20 ans. « Ce n’est pas juste un chèque qu’on envoie à la poste. On s’implique humainement et émotionnellement dans ces causes et c’est ce qui fait en sorte que ça dure dans le temps », fait valoir le directeur général. Les boutiques du futur Après autant de concrétisations, qu’est-ce que Mondou pourrait bien fêter lorsqu’il aura atteint 100 ans ? Le PDG ne peut dire à quoi ressembleront concrètement les boutiques du futur. Néanmoins, il assure que celles-ci seront dans la même lignée que celle de la rue Mont-Royal. « Ça va être un endroit où les gens vont venir partager une expérience particulière avec leur animal de compagnie, que ce soit pour des services, des cours ou des formations », affirme Martin Deschênes. Assurément, celui-ci a encore des idées plein la tête pour assurer la poursuite de cette longue histoire d’amour qui dure depuis 80 ans !

Le commerce phare du Plateau Mont-Royal, par exemple, propose des stations Lave-Toutou, Pèse-Toutou et CoupeGriffes, qui permettent aux clients de procéder eux-mêmes au toilettage de leur compagnon. Une toiletteuse est également sur place pour ceux qui se sentent moins habiles. Une première dans l’histoire de la compagnie familiale… signe qu’après 80 ans, celle-ci ne cesse pas d’innover pour autant ! « Le magasin est beaucoup plus petit, mais on s’est dit qu’on ne sacrifierait pas les services. Au contraire, on va en donner plus ! », assure Martin Deschênes. Pour y arriver, l’entreprise a mis des tablettes numériques à la disposition de ses clients sur lesquels ceux-ci peuvent magasiner pour se faire livrer en boutique ou directement à la maison. Selon le directeur général, cette stratégie permettra à Mondou de s’implanter éventuellement dans de plus petites communautés situées en région.

Crédit photo : Sébastien Chalut

Une constante évolution Certes, cela passe par l’écoute des besoins, mais aussi par une foule d’autres petites attentions. « On ne se rend pas à 80 ans sans apporter continuellement des changements. Oui ça prend du talent, mais aussi beaucoup de place à l’ouverture », indique Jules Legault, copropriétaire de Mondou. Ainsi, au-delà du produit, l’entreprise a fait sa niche avec la carte fidélité « Câlin » — considérée comme la plus avantageuse au Canada — et en offrant une multitude de services gratuits.

Jules Legault, Martin Deschênes et Philippe Legault Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 17


Santé animale Par : Krystle Lussier Directrice générale et conseillère en nutrition et santé chez Imagine Pet Products et NFH Inc.

Les suppléments, une bonne chose pour notre animal de compagnie ? Bien que cela semble une question facile à se poser, il n'est pas aussi facile d’y répondre. Nos croyances sur ce que nous devrions mettre dans notre corps en tant qu’être humain sont souvent remises en question lorsqu’on parle de nos animaux de compagnie. Ceux-ci ont-ils réellement besoin de la prévention de certaines maladies ou d’un soutien naturel pour des problèmes déjà existants ? La nourriture que nous leur donnons ne devrait-elle pas être suffisante pour subvenir à tous leurs besoins ? En fait, cela est une décision personnelle à prendre comme propriétaire. Les changements dans la pollution de l’environnement, les facteurs de stress quotidien, la mauvaise génétique, la surélévation, les régimes alimentaires insuffisants, les problèmes médicaux et le mode de vie sont quelques-unes des raisons pour lesquelles je choisis, pour ma part, de donner des suppléments naturels à tous mes animaux. Je crois fermement en la prévention et en la valorisation de produits qui aideront mes compagnons à vivre une vie longue et heureuse. Comme mon mari et moi avons des chiens de grandes races, je choisis de leur fournir comme suppléments quotidiens des probiotiques, des oméga-3, des enzymes digestives et des produits pour soulager les douleurs articulaires et les inflammations.

Discutons des raisons pour lesquelles vous pouvez envisager de mettre votre animal de compagnie sur des suppléments naturels : NOURRITURE : Les chiens et les chats sont essentiellement des carnivores et des mangeurs opportunistes. Dans le passé, ils se nourrissaient de viande et d’os crus ainsi que de légumes et de fruits qu’ils pouvaient trouver et brouter sur l’herbe pour aider leur système à digérer, provoquer des vomissements (pour soulager l’ingestion de poils et les intolérances) et collecter les bactéries essentielles. La nourriture commerciale d’aujourd’hui, bien que pratique, est remplie de céréales, de sous-produits animaux, de charges, de couleurs et de saveurs artificielles. Elle est également cuite à très haute température, ce qui en réduit le contenu nutritionnel. Comme ce n’est pas le régime prévu pour nos animaux, elle peut causer des intolérances, un déséquilibre des bactéries page 18 • juin/juillet 2018 • Passion animaux

bénéfiques, des selles molles, des allergies, une sensibilité du système digestif, un gain de poids et une mauvaise santé (immunité, yeux, peau, pelage, dents, etc.). Bien que beaucoup de marques commerciales ajoutent des vitamines, des nutriments, des oméga-3 et des probiotiques à leurs formules, la majorité est détruite par le processus de cuisson. Contrairement aux humains, le corps de notre animal de compagnie ne crée pas naturellement certains nutriments tels que les oméga-3. Ceux-ci doivent donc être reçus par l’entremise de l’alimentation et de la supplémentation.

Le système de notre animal de compagnie nécessite beaucoup d’énergie pour détruire les croquettes commerciales. De plus, une pression est exercée sur le pancréas pour produire des enzymes et leur permettre de digérer leur nourriture. Ces enzymes importantes ont besoin de vitamines, de minéraux et de coenzymes pour faire leur travail. C’est là qu’intervient l’importance de certains compléments tels que les enzymes digestives, les probiotiques et les multivitamines. Comme la nourriture est ensuite mieux digérée, nos animaux reçoivent davantage la nutrition de leur alimentation. La plupart d’entre nous ont des horaires chargés. La préparation de repas cuisinés maison et sains peut être difficile, tant pour nous que pour nos compagnons à quatre pattes. De plus, trouver une source de viande fiable et abordable pour les régimes crus peut être compliqué. À mon avis, compléter avec des produits naturels de haute qualité est une excellente option si l’on veut s’assurer que notre animal de compagnie bien-aimé reçoit tout ce qui est nécessaire pour éloigner la maladie et vivre une belle vie en santé.


ENVIRONNEMENT : Il peut y avoir beaucoup de facteurs environnementaux qui peuvent affecter la santé globale de notre compagnon : la pollution de l’air, les produits de nettoyage, les parfums, le stress et les changements dans la routine quotidienne. Ces facteurs peuvent susciter des déséquilibres mentaux et physiques.

Le stress, par exemple, peut causer de la diarrhée, de la constipation ou d’autres problèmes digestifs, un système immunitaire affaibli ainsi que des changements dans le comportement et les habitudes alimentaires. De plus, il peut entraîner des troubles graves et parfois permanents comme les maladies cardiaques et le diabète. Les suppléments naturels peuvent aider à prévenir et à traiter l’apparition de ces problèmes.

Certains suppléments naturels, tels que les probiotiques et les oméga-3, sont connus pour leurs effets positifs sur la santé mentale et neurologique ainsi que pour améliorer la fonction cognitive. Ces derniers sont également fantastiques pour la promotion de la santé cardiovasculaire. GÉNÉTIQUE ET TYPE DE CORPS : Nos animaux viennent dans toutes les formes, couleurs et tailles. Il y a une race pour tout le monde. De la taille de notre animal à la race spécifique en passant par l’âge, le niveau d’activité et l’histoire familiale, tout joue un rôle dans son équilibre.

Certaines races sont sujettes aux problèmes articulaires, dysplasie de la hanche, au cancer ainsi qu’aux problèmes respiratoires, cardiaques, oculaires et dentaires. Dans les cas d’antécédents familiaux, le meilleur résultat possible serait d’éviter que ces problèmes ne s’aggravent. La clé ici est la prévention !

J’ai toujours trouvé important de fournir des suppléments naturels de haute qualité comme les oméga-3. Leur formule offre un soutien articulaire pour aider à la santé cardiovasculaire, la peau et les poils. De plus, ils ont des effets anticancérigènes, contribuent à la santé des yeux, la santé neurologique ainsi que le développement, réduisent les inflammations négatives et améliorent la réponse inflammatoire saine en particulier dans les races plus grandes ou plus actives. Prévenir plutôt que guérir Par conséquent, en comprenant les besoins de notre animal de compagnie et de sa race, les suppléments naturels de haute qualité nous permettent de prévenir et de traiter les problèmes de santé sans effets secondaires négatifs. Ils peuvent même être utilisés en combinaison avec des pharmaceutiques ou des médicaments sur ordonnance.

La prévention et la recherche de la cause première des problèmes de santé constituent l’objectif principal de la médecine alternative, holistique ou naturelle. Il existe différents types de suppléments sur le marché et il peut être très difficile de décider quelle marque choisir. Tous les suppléments ne sont pas créés égaux. Parlez à votre vétérinaire si vous avez une incertitude ou des questions. Après tout, il connaît votre mode de vie et celui de votre animal de compagnie. Il est en mesure de vous guider et de vous recommander la marque ou le produit qui, selon lui, serait bénéfique pour les besoins de votre compagnon.

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 19


Dossier animal Par : Lindsay-Anne Prévost

Lassie, chienne fidèle C’est un Colley, mais c’est plutôt le nom de « Lassie » qu’on utilise pour le qualifier. La star canine, Pal de son vrai nom, a même eu droit à son étoile sur le Walk of Fame de Hollywood Boulevard en 1960.

En effet, le succès du film Fidèle Lassie, qui raconte l’histoire d’une chienne qui parcourt des milliers de kilomètres pour retrouver son maître, a été si grand que l’animal a obtenu une loge, une secrétaire, une limousine, des congés payés et un salaire de 50 000 dollars, soit le double de la rémunération offerte à l’actrice Elizabeth Taylor avec qui il partageait l’écran !

Suite à la diffusion du film en 1943, Pal – alias Lassie – a même prêté son image à plusieurs publicités, pour une redevance de 4000 $ chacune, et eu droit à sa propre émission de radio intitulée The Lassie Show pendant trois ans.

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Voué à être une star ? Or, au départ, Pal était bien loin d’être voué à « la carrière canine la plus spectaculaire de l’histoire du cinéma » comme l’ont décrit – et le décrivent encore à ce jour – plusieurs médias. Les producteurs avaient plutôt opté pour une femelle afin de respecter le sexe du rôle de Lassie. De son côté, c’est comme cascadeur que Pal avait été engagé. Mais avec toute la fougue qui l’habite, le chien a finalement impressionné les cinéastes… et pris la place de son prédécesseur. Comme quoi dans le domaine du cinéma, la compétition existe même entre canin ! C’est d’autant plus que Pal a été « abandonné » par son maître. Ses courses après les motos, ses nombreux mâchouillements sur les meubles de la maison et de son énergie sans fin à revendre ont mis son propriétaire à bout. Ce dernier a donc été porté son compagnon à un dresseur, espérant une accalmie dans son comportement. Or, par le temps que Pal suive ses cours, le maître en question s’est aperçu qu’il était mieux sans chien. C’est alors que le dresseur, Rudd Weatherwax, lui proposa de l’acheter… pour la modique somme de 10 $ !

Image du film « Lassie come home » de 1943 avec Elizabeth Taylor

Quelques cours de dressage et une audition plus tard, Pal est finalement devenu Lassie et le fruit d’une longue aventure produite par MGM inspirée du roman de Eric Knight rédigé en 1940. Il va sans dire qu’un 10 $ n’aura jamais été aussi bien investi. À l’époque, nul n’aurait pu se douter que les périples d’un chien allaient se poursuivre sur 10 autres longs métrages, 3 séries télévisées à succès (19 saisons étalées sur 25 ans), plus de 50 bouquins et 9 générations de Colley ! Lassie fait des petits Car si Pal apparaît dans les sept premiers films de la saga, ce sont ses petits et arrières petits qui ont assuré les suites après sa mort en juin 1958. Son maître, Rudd Weatherwax, fut notamment dévasté de la perte de son fidèle compagnon de 18 ans au point de tomber en dépression. « La mort de Pal l’a frappé très fort. Il l’a enterré dans un endroit spécial, sur son ranch, et visitait souvent la tombe. Il n’est jamais arrivé à revisionner un film de Lassie. Je ne peux décrire à quel point il a aimé ce chien », a déclaré aux médias le fils du propriétaire, Robert Weatherwax. N’empêche, sa mémoire a continué de sévir au grand écran grâce à sa descendance. Cette continuité s’est toutefois arrêtée lors de la plus récente version, diffusée en 2006, les producteurs n’étant pas autorisés à utiliser un descendant de Pal.

Avec les bergers allemands de Rintintin et Strongheart, Lassie fait partie des trois chiens à avoir leur étoile sur le Hollywood Walk of Fame. En 2005, le magazine américain Variety lui a dédié une place dans le top 100 des icônes du siècle. Il est le seul animal à figurer parmi la liste.

Berger Ecossais appelé aussi Collie à poil long ou Rough Colley ORIGINE La Reine Victoria était passionnée par ce chien. C’est sous son règne, en 1881, que le premier Colley Club a vu le jour. Ce dernier a établi le premier standard de la race. C’est également à cette époque, en 1873, qu’a été créé le Kennel Club anglais, l’association cynologique la plus importante du Royaume-Uni et qui se dit aussi la première société cynologique au monde.

À la base, le Collie serait le fruit d’un croisement entre un Barzoï (lévrier russe) et un Setter irlandais. D’autres croisements, moins connus car moins « éthiques », ont été réalisés entre des lévriers et des chiens de bergers afin d’obtenir des animaux habiles pour le braconnage. On les appelait des Lurcher. On cherchait la rapidité du lévrier et la rusticité, la fidélité et l’obéissance du Collie.

Au fil du temps, les plus beaux Collies sont devenus les chiens de race « Rough Colley » par opposition au Farm Colley ou Collie de Ferme. La race du Collie a beaucoup évolué, car les éleveurs ont activement travaillé l’aspect physique du chien pour arriver à des critères plus modernes et plus esthétiques. Citation que l’on trouve à propos du Collie dans son histoire: « Si le chien de berger a gagné le cœur des hommes, le Collie en était le plus populaire, c’est incontestable ».

CARACTÈRE, COMPORTEMENT, EDUCATION Le Colley est l’archétype du chien de famille. Il est doux, sensible, affectueux, calme, très intelligent et très fidèle. Il voue une tendresse infinie à son maître et cherche toujours à lui faire plaisir. Il sait se faire très discret et calme quand il le faut. Il n’aime pas les gens qui crient et les tensions. Il est très protecteur envers les enfants, fait preuve d’une grande patience. Ayant conservé de forts instincts de chien de berger, faute de dressage, il pourra aussi essayer de mordiller les chevilles des gens qui courent autour de lui pour les calmer. Il est méfiant envers les étrangers. C’est un très bon gardien qui fait son travail à distance et qui aboie facilement pour avertir. Il a besoin dès son plus jeune âge d’une bonne éducation. C’est un grand sensible. Il nécéssite donc une éducation ferme mais avec douceur (sans élever la voix et sans autorité excessive). Il faut le sociabiliser dès son plus jeune âge, surtout aux bruits de la ville pour ne pas en faire un chien peureux ou déséquilibré à la vue de sa méfiance naturelle.

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Zoothérapie Par : Aurélie Massé

Zoothérapeute, comportementaliste animal

Tel maître tel chien ?

C’est sans rancune, j’espère, que je peux vous transmettre mes observations et mes conseils concernant les ressemblances qu’on certain duo humain/chien. Attention, je n’insinue pas que si votre chien est dodu, vous avez automatiquement des poignées d’amour parce que vous mangez des croustilles au vinaigre en duo avec lui le mardi soir. Or, vous avez probablement déjà vu passer un marcheur avec son canidé et vous vous êtes dit : « Oh ! son chien et lui ont la même démarche » ... ou la même moustache ou encore le même type de silhouette.

Pour ma part, mon visage s’illumine quand je vois un duo « Madame-Chihuahua », agencé avec les couleurs estivales en vogue. Chaque fois, cela génère deux idées spontanées dans ma tête. Je me dis d’abord : « Ce souci esthétique est une marque d’affection ! » Et ensuite : « Ah ! Beau cas d’anthropomorphisme ! » Ce très long mot veut dire : une projection de ses émotions humaines ou une attribution de comportements (vestimentaire ou alimentaire, par exemple) sur un animal. Anthropomorphisme, c’est quoi ça ? En effet, certaines personnes ont tendance à choisir un chien pour ses traits physiques similaires à leur propre physique ou parce que ceux-ci leur sont familiers. Par exemple, on peut penser à un lévrier avec un mannequin très svelte ou à un animal qui a la même couleur d’yeux que son maître. Par ailleurs, il est plus ou moins rare de voir un chien frisé au pelage qui tend vers le blond accompagner sa maîtresse, qui possède de radieuses boucles blondes.

Mais outre ces aspects physiques que l’on observe au premier abord, notre mode de vie global influe également sur notre animal de compagnie. Inévitablement, ce dernier finit par adopter certains comportements qui relèvent de nos habitudes quotidiennes. Ce mode de vie, qui vous est propre et que vous avez choisi, lui est « imposé ». Toutefois, un tournoi d’échecs bien arrosé entre amis, une séance rafale-rattrapage de vos séries télévisées favorites ou un avant-midi de filles avec masques et manucures ne sont sûrement pas les passe-temps favoris de votre pitou, ne l’oubliez pas !

En revanche, il est possible de révolutionner sa vie tout en continuant de l’habiller, si tel est votre désir. Vous êtes un sportif ? Incluez votre compagnon à votre routine. Peut-être que vous êtes un marathonien et que votre vieux chien ou bien le superbe et très vocal yorkshire de votre fille pourrait vous accompagner ? Révisez simplement votre trajet, repassez déposer Coco à la maison après un tour de rue et repartez seul. De cette façon, le chien de la maisonnée brise sa routine et se met — ou se remet — en action. Si vous vous sentez très à

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l’aise, vous pouvez également le porter ! Une fois le retour à la maison, vos enfants pourront reprendre le toilettage.

Sinon, profitez de vos séries télévisées préférées pour encourager votre animal à s’adonner à ses activités de mastication ! Vous êtes complètement plongé dans la cinquième saison de Le Trône de fer et il est impossible de vous faire sortir de votre divan ? Pas de problème, c’est le moment ou jamais de sortir ses jouets pour stimulation masticatoire et/ou cognitive préalablement préparés pour les journées télé. Le Kong farci d’une garniture spéciale Game of Thrones est d’ailleurs une excellente alternative ! • Chouchou a-t-il lui aussi les ongles vernis ? • Avez-vous appris à Hubert à pousser les pions du jeu d’échecs avec son museau ? • Coco attrape-t-il du maïs soufflé au vol durant vos cinés-folies ? • Votre chien reste-t-il simplement inactif et dans l’ennui durant vos activités ? • Tentez-vous de l’inclure ou de l’occuper pendant ce temps ? Comment ?

Je suis certaine qu’il existe plusieurs raisons pour qu’un chien ressemble à son maître. L’objectif de ce billet est de réaliser les similitudes de mode de vie entre votre animal et vous. Suite à cette mise en lumière et tenant compte des réels besoins de votre compagnon, je serai en mesure de vous proposer certains petits — tout petits — changements simples et pas trop demandant afin de rendre votre « Coco pantouflard » un peu plus… chien ! Le tout dans une optique d’alliance optimale et de réduction de comportement indésirables.


Des exercices, même pour un animal casanier D’abord, il vaut mieux laisser votre pitou marcher autant que possible au sol. Même s’il est petit, il aime fort probablement se promener en laisse. S’il semble nerveux ou inquiet, une éducation en ce sens est probablement nécessaire pour son bien.

À la suite de mon article, vous aurez peut-être envie de faire quelques changements dans votre vie de tous les jours afin de rendre votre boule de poils plus heureuse. Si vous en avez envie, vous pourrez, qui sait, l’accompagner dans SES activités et améliorer VOTRE qualité de vie. Profitez des périodes plus calmes pour créer des activités et intégrer votre chien à vos passe-temps. Adopter la bonne attitude Également, l’énergie, l’humeur et l’attitude sont à prendre en considération. Le tempérament que nous dégageons a une incidence sur le comportement et, surtout, sur l’habitude globale de notre compagnon. Souvent, je constate des comportements similaires chez le maître et son chien. Voilà une autre bonne raison d’adopter le renforcement positif plutôt que certaines méthodes dites « classiques » que je qualifierais plutôt « d’archaïques ». Méthodes nécessitant hargne et rapport de force. À cela, je dis et je répète : NON MERCI ! Parler le bon langage Nous développons certaines habitudes communes et un système de communication verbal et non verbal qui est unique entre

notre chien et nous. Travailler vos canaux de communication est donc très important. En langage clair, cela signifie simplement de rectifier, s’il y a lieu, le système de communication établi. Vous pouvez commencer par établir une liste des mots qui sont utilisés actuellement par l’ensemble de votre famille et que votre animal connaît. Émettez plus de sons aigus pour vous adresser à Coco.

Dans mes cours, je répète souvent d’adopter une voix stimulante et entraînante. Contrairement à une voix impatiente, trop grave ou trop autoritaire, les sons aigus sont synonymes de joie et de sécurité pour la plupart des chiens. Quand vous êtes exaspéré, vous utilisez parfois le mauvais ton de voix afin d’obtenir ce que vous désirez de la part de votre toutou. Par exemple, s’il est en fuite et que vous l’appelez en détresse en le grondant involontairement ou pas, il risque de courir de plus belle. Au contraire, si vous l’appelez d’une voix aiguë et répétitive de façon sécurisante et joyeuse, vous aurez beaucoup plus de chance que votre animal de compagnie comprenne ce que vous voulez de lui, soit de revenir auprès de vous. Prenez la simple habitude, quand vous êtes seul avec votre compagnon poilu, de lui parler de façon joyeuse et stimulante. Voyez l’effet de cette voix exagérément heureuse sur votre chien... et sur vous !

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 23


Soins au naturel Par : Pascal Frochisse B.Pharm, Homéopathe

Une cure détox pour votre animal de compagnie ? Déjà utilisées par les humains depuis longtemps, des cures détox sont également disponibles pour nos chiens et nos chats.

Ces cures se font la plupart du temps avant l’arrivée d’une nouvelle saison. Elles sont souvent choisies dans l’idée de vider l’organisme des excès de la saison précédente et pour le préparer au changement du mode de vie et d’alimentation, comme c’est le cas en hiver et en été.

De nombreuses toxines peuvent s’accumuler dans le corps de nos animaux de compagnie. En réalité, ces toxines sont des résidus de produits chimiques (pesticides, conservateurs, etc.) qui se trouvent dans leur alimentation du quotidien. Les cures détox ont pour origine la naturopathie. Elles permettent « l’ouverture des émonctoires », c’est-à-dire la « purification » naturelle de l’organisme, en aidant les organes à éliminer toutes les toxines accumulées dans ce dernier. Ainsi, en supprimant tout ce qui n’est pas naturel et donc nocif à leur organisme, nos animaux seraient moins sujets à la fatigue, aux diverses infections et pathologies courantes provoquées par de multiples virus ou bactéries. Voici quelques plantes à utiliser pour les cures détox : Le Fumeterre (Fumaria officinalis) : Il est employé depuis l'Antiquité pour lutter contre les affections du foie, les maladies de peau et pour ses vertus dépuratives. En règle générale, il est utilisé comme régulateur du foie et pour son action positive sur la vésicule biliaire. C’est un dépuratif (élimination des toxines), diurétique et stimulant hépato-vésiculaire. L’Artichaut (Cynara scolymus) : Il stimule le foie, la sécrétion biliaire et favorise la digestion. De plus, il prévient et traite les troubles digestifs. Il diminuerait également le cholestérol, ce qui est un bénéfice non négligeable. La Saponaire (Saponaria officinalis) : Elle est également appelée « Herbe à savon », car ses racines contiennent des saponines qui moussent dans l’eau. La saponaire est un draineur cutané qu’on utilise pour les eczémas, les éruptions cutanées suintantes ou croûteuses. Cette plante a également des propriétés diaphorétiques, diurétiques et vermifuges. page 24 • juin/juillet 2018 • Passion animaux

L’Alfalfa (Medicago sativa) : Plus connue sous le nom de « Luzerne », elle est utilisée en phytothérapie pour traiter une fatigue générale, l'asthénie et l'anémie. Cette plante est aussi appréciée pour recalcifier les ongles cassants et les poils ternes. Sa richesse en minéraux, et surtout en calcium, la rend intéressante pour aider à la fortification des os pour nos animaux vieillissants. Elle permet de réduire le taux de cholestérol. Par la régénération des tissus cellulaires, elle est utilisée pour les désintoxications et les maladies de la peau. Le Juniperus (Juniperus virginiana) : Les baies et les jeunes pousses, préparées en infusion, ont des effets diurétiques, stomachiques et digestifs. Il existe bien entendu sur le marché des cures détox-drainage déjà préparées, généralement en gouttes et avec les principales plantes détoxifiantes, afin de faciliter la prise de la cure par nos petits amis. Demandez des conseils à votre détaillant et suivez les indications sur les emballages. Passez un bel été avec vos compagnons !


Animaux du Québec Par : Zoo Ecomuseum

5 façons d’optimiser votre visite dans un zoo Visiter un zoo en famille fait souvent partie de la liste des activités à faire pendant l’été. Pour optimiser votre visite et avoir du bon temps, tous zoos confondus, voici quelques trucs à garder en tête. Vous serez content de les avoir mis en application après une journée mémorable de découvertes, de rencontres marquantes et de nouveaux apprentissages ! 1. Évitez la canicule Il fait un temps magnifique dehors, 35 degrés et un beau gros soleil tout chaud se pointe le bout du nez ? Vous vous dites : « Mais quelle journée idéale pour aller au zoo ! » Erreur. Certes, si vous choisissez un parc où la famille pourra se rafraîchir dans les jeux d’eau, votre journée sera quand même très agréable. Par contre, si votre objectif est de voir le plus d’animaux possible et que vous espérez en plus les voir en action, évitez les canicules !

Choisissez plutôt une journée plus fraîche, voire grise, qui est idéale pour voir les mammifères. Cette règle toute simple s’applique aussi bien aux espèces du Québec que d’Afrique, tenez-le-vous pour dit ! Profitez également des saisons moins achalandées, comme l'automne et l'hiver, pour visiter vos animaux préférés. 2. Choisissez le bon moment Pourquoi choisir le matin pour une visite au zoo ? Tout simplement parce qu’il fait, encore une fois, plus frais qu’en après-midi. Beaucoup d’animaux sont également nourris le matin, ce qui vous permettra de croiser quelques animaliers au travail et d’apercevoir les mammifères en train de déguster leur repas matinal. 3. Restez calme (ou à peu près !) Bon. Cette consigne peut être plus difficile à respecter avec de jeunes enfants, c’est vrai. Mais pour voir les animaux de près, il vaut mieux éviter de crier, de courir et de faire de grands bruits. Certaines espèces sauvages sont souvent craintives. Le calme est donc de mise pour avoir la chance de vivre un moment unique en leur compagnie.

4. Soyez patients Il arrive que certains animaux soient difficiles à trouver instantanément. Dites-vous que le camouflage fait partie de leurs techniques de survie en nature et que de pouvoir les observer en pleine action est un beau privilège. Pour son bien-être, un animal doit aussi avoir l’option de se cacher s’il souhaite profiter d’un peu d’intimité. Il faut donc user de patience et, parfois, de persévérance pour les voir.

Faites-en un jeu : lorsque les mammifères sont plus difficiles à apercevoir, cherchez-les ! Si vous manquez de chance pour les trouver, revenez un peu plus tard au cours de votre visite. Peut-être que la première fois, vous étiez simplement tombé sur l’heure de la sieste. 5. Choisissez une institution qui correspond à vos attentes et à vos valeurs Il existe toutes sortes d’institutions zoologiques au Québec et ailleurs dans le monde. Selon vos envies, vous pouvez faire le choix d’aller à la rencontre d’animaux de partout à travers le globe ou de vous concentrer sur la faune nord-américaine.

Or, choisir une institution qui reflète vos valeurs vous assurera une meilleure visite. Au Québec, sept institutions zoologiques sont accréditées par Aquariums et Zoos Accrédités du Canada (AZAC). Cette accréditation certifie que l’établissement en question atteint des standards d’excellence en matière de soins animaliers, d’éducation, de conservation de la faune en milieu naturel et de gestion. Une petite visite sur le site web de l’AZAC vous permettra d’en apprendre plus et de découvrir quelles entreprises sont accréditées à travers le Canada. Faire des choix éthiques et responsables, ça s’applique aussi aux sorties familiales et votre expérience n’en sera que plus agréable ! Bonne visite !

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 25


Comportement canin Par : Isabelle Borremans Éducatrice Canine

La promenade avec son chien : comment créer un moment plaisant Nous savons tous qu’il est important de sortir quotidiennement son chien pour une promenade. Ceci permet de stimuler le corps et l’esprit de votre compagnon. Par contre, lorsque les balades sont désagréables et que notre animal nous tire sans cesse, nous nous retrouvons facilement sans ressources. Voici les étapes à suivre... parce qu’une promenade, c’est fait pour avoir du plaisir !

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La fréquence des sorties extérieures Eh oui, il faut sortir tous les jours avec notre pitou… et non, tous les chiens n’ont pas les mêmes besoins. Les promenades sont surtout une activité physique et ce n’est pas tous les chiens qui nécessitent de se balader plus d’une heure par jour. En moyenne, il faut 12 minutes à votre canin pour se dégourdir.

En général, je recommande deux sorties plutôt qu’une pour dépenser l’énergie de votre animal en début et fin de journée. Le plus important est d’avoir une routine lorsque vous avez un chien qui tire en laisse. Moins celui-ci sort régulièrement, plus l’excitation sera importante. Pourquoi mon chien tire-t-il en laisse ? Pour deux raisons principales très simples. La première est que notre chien a quatre pattes alors que nous avons deux jambes. Ainsi, il marche simplement plus rapidement que nous. La deuxième raison est que nous renforçons involontairement son habitude de tirer en suivant son tempo. Les bons outils feront-ils la différence ? Oui et non. Il est essentiel d’avoir une laisse et un harnais adéquat pour notre chien, mais il faut aussi comprendre les bases en éducation pour avoir les bons réflexes et ainsi l’éduquer lors des promenades.

Le harnais de marche, qui vous permet d’avoir plusieurs points d’attache avec la laisse, est idéal. Le collier standard ou tout autre type de collier est plus ou moins suggéré, car le cou est une partie sensible de l’animal. Il est préférable de gérer le corps de notre compagnon et non seulement son cou lorsque nous sommes en promenade.

La laisse doit être confortable pour vous et être assez longue pour offrir une certaine liberté à votre chien. Celles de type rétractable ne sont pas recommandées si l’on veut éviter les incidents liés au manque de contrôle et empêcher d’encourager le chien à prendre encore plus de distance de son maître.

Il existe énormément de modèles vous permettant d’avoir un type de poignée que vous aimez et même d’avoir une attache autour de votre taille plutôt que de tenir la laisse avec votre main.

L’utilisation du renforcement positif Il va de soi que si vous souhaitez obtenir un résultat, il est capital de renforcer ou encourager les bons comportements en ajoutant un élément agréable pour votre chien. Au début, vous pouvez utiliser une récompense à valeur très élevée pour votre compagnon, comme des gâteries ou même une portion de son repas. Ensuite, lorsque celui-ci répète et comprend l’attitude à adopter, qui serait de marcher proche de vous sans tirer, vous pouvez le récompenser moins souvent en remplaçant parfois la friandise alimentaire par un autre type de récompense comme un jouet, une caresse, une parole.

Est-ce que la punition à sa place ? Oui, car la punition n’est pas nécessairement synonyme de correction douloureuse. Au lieu d’utiliser la punition pour ajouter quelque chose de désagréable, comme de donner un coup de laisse à votre chien lorsqu’il tire, ce qui est complètement inutile et néfaste, je recommande la punition en retirant quelque chose d’agréable. Par exemple, lorsque votre compagnon tire, arrêtez-vous ! En lui enlevant la possibilité d’avancer, le comportement s'estompera. L’éducation par la communication La promenade en laisse est un moment important pour savoir bien communiquer avec son chien. Je vous suggère de vous créer une liste de mots, qui vous permettront de dialoguer facilement avec lui.

Voici quelques exemples : 1. « Attends » : pour créer un arrêt lors de vos promenades ; 2. « Assis » : un classique lorsque vous voulez faire une pause, avant de traverser une rue ou simplement pour laisser passer quelqu’un ; 3. « Va sentir » : pour encourager votre chien à utiliser son odorat lorsque cela vous convient au lieu d’être tiré de gauche à droite sans avertissement ; 4. « Touche » : votre chien peut mettre son museau à l’intérieur de la paume de votre main pour vous permettre de le guider dans la direction de votre choix ; 5. « Fixe » : pour encourager votre chien à vous regarder lors des promenades et ainsi ralentir son pas ; 6. « Continue » : lorsque votre chien souhaite arrêter lors d’une distraction, dire « continue » permet de l’encourager à poursuivre son chemin avec vous. La règle d’or pour enseigner un nouveau mot à votre chien est d’utiliser le terme voulu lorsqu’il fait le comportement et non avant, car votre chien ne comprend tout simplement pas le français. Par exemple, montrez-lui la paume de votre main et dès que son museau la touche, dites « touche » et récompensez votre compagnon. Ainsi, il pourra bien faire l’association et vous n’aurez qu’à répéter. Bonne promenade !

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 27


Par : Daniel Filion

Minou part-il en vacances ? Les vacances d’été et les fins de semaine au chalet approchent. Est-ce vraiment une bonne idée d’amener votre chat ou d’avoir un ami qui amène le sien chez vous ? Bref, que faire avec minou si vous partez en vacances ? On le sait tous, le chat est très attaché à son environnement. De plus, c’est un animal qui aime bien avoir une routine quotidienne qui ne change pas trop. Vous comprendrez donc que d’amener votre chat avec vous pour un court séjour au chalet n’est souvent pas très apprécié, car vous lui retirez les deux choses les plus chères à ses yeux en même temps : son environnement et sa routine. Minou préfère rester à la maison Vous suivre dans un voyage stressant en voiture, pour se retrouver dans une maison qu’il ne connaît pas où il mettra plusieurs heures et même plusieurs jours avant de bien s’y adapter. Devoir ensuite refaire la route en voiture pour le retour vers la maison... Cela n’est rien de bien plaisant pour votre matou ! Voilà pourquoi il est préférable de le laisser à la maison si vous partez en voyage ou en week-end au chalet.

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Et n’allez pas croire qu’il sera heureux d’aller se faire garder chez un ami qui a des chats avec lesquels il pourra jouer. C’est probablement la pire chose à faire, car vous lui ajoutez encore plus de stress. C’est sans parler de la tension imposée aux chats de votre ami. Si vous devez absolument le faire garder quelque part, il ne devrait n’y avoir aucun contact avec les autres animaux, à moins que son séjour dépasse deux semaines. Votre minou appréciera beaucoup plus que quelqu’un vienne chez vous chaque jour pour lui rendre visite et s’occuper de lui. Nul besoin de rester des heures. La très grande majorité des chats ne « s’ennuient » pas au sens humain du terme. Certes, ils ont besoin d’être motivés à bouger et de voir des gens, mais à la base, ce sont des animaux qui composent très bien avec la solitude. Demandez à votre gardien de passer à la maison une fois par jour, de préférence à la même heure, pour s’assurer que votre animal se porte bien, qu’il a de la nourriture et de l’eau, pour vider ses litières et jouer un petit 10 minutes avec lui. N’oubliez pas de lui laisser le carnet de santé de votre animal ainsi qu’une lettre de procuration lui donnant l’autorisation de décider des soins cliniques nécessaires, car seul le propriétaire peut autoriser certaines procédures face au vétérinaire.


Habituer son chat à voyager Ceci dit, si un chat est habitué jeune ou qu’il est bien entraîné à faire des voyages, il peut apprécier vous suivre dans vos escapades. Si vous désirez l’amener ou si vous n’avez personne pour en prendre soin à la maison, voici les choses à faire pour lui éviter des moments stressants :

- Assurez-vous qu’il sera plaisant pour minou de partir à l’aventure. Chaque aspect doit être fait par étape, de façon graduelle et avec beaucoup d’associations agréables (ex. : gâteries et jeux). Du départ dans le transporteur au séjour dans une autre maison en passant par la voiture, ne faites jamais les choses d’un seul coup. Entraînez votre animal à apprécier chacune des étapes avant de passer à la suivante. Commencez par le transporteur puis la voiture. Ce n’est que lorsqu’il sera à l’aise et qu’il appréciera les deux que vous pourrez penser l’amener quelque part.

- Gardez toujours en tête que ce n’est pas tous les chats qui aimeront voyager ainsi. Si votre matou miaule tout au long du voyage, qu’il reste caché une fois rendu à destination, qu’il met plusieurs jours à explorer l’environnement ou qu’il est anxieux, n’insistez pas. Faites particulièrement attention à ce qu’il mange et boit. S’il ne mange pas ou ne boit pas pendant plus de 18 heures, retournez à la maison rapidement. La sécurité avant tout Il est très important de vous assurer que votre chat est en parfaite santé et que ses vaccins sont à jour avant de le promener partout. Il est préférable qu’il ait une médaille et qu’il soit muni d’une micropuce. Il n’est pas rare de voir un chat s’enfuir d’une maison où il était en visite et, comme ce n’est pas son domicile, les chances pour qu’il y revienne par lui-même sont presque nulles. LE KIT DE VOYAGE Voici la liste de choses à apporter lorsque vous partez en balade avec votre chat : - Une et préférablement deux litières si vous partez longtemps. Privilégiez le même type de litière utilisé à la maison ; - Sa nourriture. Surtout, ne prenez pas une nouvelle nourriture ou la nourriture des animaux où vous logerez. Le changement de nourriture combiné au stress pourrait créer de fortes diarrhées ; - Une couverture sur laquelle votre chat s’est déjà couché à la maison. Les odeurs qu’il y a déposées le rassureront ; - Ses jouets et des jeux ; - Des gâteries et un jeu pour jouer avec lui à travers le grillage durant le transport ; - Son carnet médical ;

EN VOITURE - Climatisez ou réchauffez la voiture avant d’y mettre le chat ; - Mettez une couverture par-dessus la cage pour l’empêcher de regarder dehors ; - Ne le laissez jamais libre dans la voiture. Il doit toujours être dans son transporteur ; - Apportez un rouleau d’essuie-tout, au cas où il y aurait des dégâts dans sa cage ; - Apportez une bouteille d’eau avec un petit bol, dans lequel vous aurez appris à votre matou à boire avant de partir de la maison et que vous pourrez utiliser dans la voiture. Notez que bien des chats ne boiront ni ne mangeront pas lors du voyagement. Rassurez-vous, c’est normal ; - Jouez avec lui et offrez-lui des gâteries pour tenter de rendre l’expérience agréable. La pièce d’isolement Dès l’arrivée dans la nouvelle demeure, isolez le chat dans une pièce. Ne le laissez pas accéder à toute la maison d’un coup. La pièce devrait être remplie de gâteries pour faire une association agréable à ce nouvel environnement. S’il y a des enfants, soyez strict sur le fait qu’ils ne doivent pas courir après le chat ou le prendre, à moins d’avoir obtenu votre approbation. Il en va de même si des enfants vous rendent visite. Sélectionnez une pièce ou un arbre à chat et expliquez aux enfants que s’il s’y trouve, c’est qu’il veut être seul et qu’on n’a pas le droit de le déranger. L’exploration Lorsque le chat est bien adapté à sa chambre d’isolement (il se promène bien haut sur ses pattes, avec la tête et la queue en l’air), vous pouvez lui permettre d’explorer le reste de la maison. Faites des chemins de gâteries depuis sa pièce d’isolement jusqu’aux quatre coins de la maison pour créer une association agréable avec cet environnement et l’encourager à explorer. Jouez beaucoup avec lui les premiers temps, toujours pour rendre l’expérience plaisante. Ne laissez jamais sortir vos chats dehors si vous êtes à votre chalet ou chez un ami. Les chances qu’il se perde ou soit victime d’un accident sont très élevées.

Le retour à la maison Lorsque vous revenez, reprenez simplement votre routine habituelle le plus rapidement possible pour sécuriser votre chat. Sachez que si vous avez habitué votre minou très jeune à faire ce genre de voyage, vous devriez maintenir cette habitude, et ce, particulièrement dans les deux premières années de sa vie. Ne passez jamais plus de trois mois sans faire au moins une petite sortie en voiture pour maintenir son entraînement.

Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 29


À découvrir

u o s … n e a n u è m A

Par : Lindsay-Anne Prévost

C’est probablement ce que vos enfants vous demanderont au courant de l’été. Et même si vous y êtes allés l’été dernier, vous n’aurez pas de raisons de leur refuser. Le Parc Safari a mis sur pied plusieurs nouveautés… juste à temps pour votre arrivée !

Parmi celles-ci, on compte de nombreux nouveaunés. Hé oui, les oryx de scimitar, les élans du Cap, les cobes à croissant, les addax, les watusis, les chameaux de Bactriane et les bisons ont donné naissance à de mignons bébés. Plusieurs autres sont également à venir.

En plus de s’émerveiller devant les 500 animaux d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord retrouvés sur le site, les visiteurs pourront aller à la rencontre de différentes espèces d’oiseaux grâce à l’inauguration d’une nouvelle volière. « On s’est dit que ce serait bien d’avoir un sentier permettant une immersion en nature, à travers lequel les gens peuvent admirer des oiseaux du Québec, du Canada et d’Amérique du Nord », souligne Joanie Lamoureux, directrice adjointe en zoologie au Parc Safari. Pour l’instant, on y retrouve une petite buse, une buse à queue rousse et un pygargue à tête blanche qui ont été rescapés. La petite buse, par exemple, a été retrouvée en région de Montréal avec une aile cassée et ne pouvait pas être soignée par le vétérinaire. « Elle ne pourra donc jamais voler, ce qui la rend susceptible d’être mangée par d’autres oiseaux de proie », explique la directrice adjointe en zoologie.

La volière prendra la forme d’un édifice en bois, dans lequel il y aura un filet afin que les oiseaux soient protégés de leurs prédateurs. Celui-ci est couleur discrète afin de conserver le caractère naturel de l’endroit. Pour leur part, les visiteurs n’auront pas l’impression qu’il y a une barricade entre eux et les animaux. Le projet se veut évolutif et d’autres espèces seront accueillies au cours des prochaines années pour un total de 10 volières.

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UN NOUVEAU PARCOURS Par ailleurs, le parcours du site se veut également différent des années passées. Le Parc Safari a créé une application mobile et un système de notifications pour guider les vacanciers. Ceux-ci pourront y consulter une carte interactive, qui donne des informations sur les différents secteurs, les animaux, les présentations éducatives et les spectacles offerts. « Chaque fois que le visiteur sort d’une zone, celle-ci va se fermer dans l’application, indique Rose-Line Thériault, responsable du marketing. Il pourra donc voir ce qu’il n’a pas visité et s’assurer qu’il a profité pleinement du parc, sans rien oublier. »

Les familles sont invitées à conclure leur journée en faisant le saut dans la nouvelle piscine à vagues du site ! Celle-ci fonctionne grâce à un gros ballon attaché au fond du bassin contrôlé mécaniquement. « On peut jouer avec sa puissance pour créer des vagues plus ou moins fortes selon l’âge des visiteurs », fait valoir Mme Thériault. Puisque la piscine est circulaire, les remous font 360 degrés. « Il y a une section où les vagues se réduisent et meurent tranquillement, ajoute-t-elle. Les enfants ou les personnes craintives pourront donc profiter de l’installation dans un environnement plus contrôlé. » UN ZOO NOUVELLE GÉNÉRATION Cela n’est que le début de ce que le président du Parc Safari, Jean-Pierre Ranger, caractérise comme « un zoo de nouvelle génération ». De nouvelles installations verront le jour au cours des quatre prochaines années grâce à un investissement de 24 millions de dollars, dont la moitié provient du Gouvernement du Québec pour la modernisation des installations zoologiques,

récréatives et publiques. « On aimerait donner à certaines espèces des environnements plus typiques des endroits dont ils proviennent », fait part Francis Lavigne, directeur zoologique au Parc Safari. Cela se fera valoir tant par des aménagements qui répondront aux besoins des animaux que par la modernisation des bâtiments qui les abritent. Pour diminuer la pollution entourant le parc, un train mécanique sera mis en marche d’ici les prochaines années pour remplacer la visite en voiture.

Rappelons que les espèces retrouvées au Parc Safari sont rescapées ou choisies pour la diversité de leur génétique. Car au-delà d’être de simples parcs animaliers, les institutions zoologiques sont bien souvent des laboratoires permettant de repeupler et de conserver certaines espèces menacées d’extinction. Comment se comporter dans un parc animalier ? Avec les conseils de Joanie Lamoureux, directrice adjointe en zoologie et Francis Lavigne, directeur zoologique au Parc Safari.

• Dans la volière, il ne faut pas mettre ses mains dans les filets. Cela pourrait causer des blessures, tant aux visiteurs qu’aux oiseaux. • Il vaut mieux éviter de prendre les mammifères par leurs cornes ou même de flatter celles-ci. Pour eux, cela est synonyme de confrontation et, même s’ils sont habitués aux humains, ils peuvent répondre par une attaque. • Ne dérangez pas les animaux qui sont à l’écart. S’ils y sont, c’est parce qu’ils ont besoin de tranquillité. • Respectez les sentiers dédiés aux voitures, sans quoi vous risquez d’endommager sévèrement l’habitat des mammifères.

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informations : 540.638.6836 info@passionanimaux.ca Passion animaux • juin/juillet 2018 • page 31


Passion animaux juin 2018  
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