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La sciEncE avancE – LEnrg N° 29/ 2017

LEnr Low Energy nanoscale reactions p. 12-13

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Un bon modèle, c-PIc

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Maison en carton IPac

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swissmetro vs Hyperloop

N 3e ÉDITIO

Réseau de compétences Association Suisse Invention Romandie Le réseau création d’entreprises www.id-group.info www.pme-ch.ch Jumelé avec l'Association des Inventions de Chine

Roboscan

Swissmetro

45e Salon des Inventions de genève


édito

Narcisse Niclass Rédacteur

IMPRESSUM IROmagazine case postale 1303 CH -1701 FRIBOURG www.invention.ch issuu.com/invention.ch Layout IROmag ÉDITIONS Monique Brasey iromag@invention.ch Correctrice Laura Zinetti IMPRESSION PCL Presses Centrales SA, Renens Av. de Longemalle 9, CH-1020 Renens Tél. +41 21 317 51 51 info@pcl.ch Fax +41 21 320 59 50 www.pcl.ch

RÉDACTION Narcisse Niclass Monique Brasey Michel Giannoni Xavier Comtesse François Meylan Michel Barro Vincent Chatagny ILLUSTRATIONS www.raa.ch

Si vous reproduisez nos textes, veuillez toujours mentionner la source. Association Suisse Invention Romandie a un réseau privilégié de relations grâce au jumelage avec

Des échanges ont lieu régulièrement depuis 1987

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Innovation et croyances

Si les bonnes idées font avancer l’humanité, ce n’est pas vrai pour les croyances. Il y a incompatibilité entre les dogmes et la recherche scientifique. Nous avons le droit de progresser par tâtonnement mais nous ne pouvons enfermer nos esprits dans la magie, fut-elle empreinte de spiritualité. La science-fiction (SF) est née à Genève, en 1816, avec l’écriture de Frankenstein par Mary Shelley. Dans les ouvrages de SF, comme dans les fameux livres classés sacrés et dits révélés, l’imagination est débordante. La SF fait progresser la recherche en excitant les esprits. Les livres sacrés sont source de .

sont source de pouvoir pour certains clans. L’Homme est un mougeon  – le mouton se laisse tondre et le pigeon gobe tout.

Nous serions gouvernés par des algorithmes. Ne serait-ce pas plutôt par des menteurs et voleurs ? Ou, notre lâcheté ne serait-elle pas responsable des désastres actuels ? Le savant universel n’existe plus. La science, les découvertes, les connaissances sont en expansion, comme notre univers. L’environnement, le cadre, les conditions évoluent constamment. Nous devons trouver des réponses à des questions que même la SF n’ose pas imaginer. Nous sommes condamnés L’avènement de l’intelligence artifi- à vivre ensemble pour ne pas nous autocielle pourra-t-elle sonner le glas de la détruire. Ce n’est pas ce qui apparaît dans connerie naturelle ? les actualités. C’est Avec Socrate naît L’Homme est un mougeon à cause de notre sila liberté d’expreslence. Si nous nous le mouton se laisse tondre cachons derrière sion dans notre et le pigeon gobe tout société occidentale. des algorithmes, nous reproduirons Pourtant, après 25 siècles, la liberté de pensée est notre stupidité. Il est urgent d’enseigner la toujours combattue par les lois et les philosophie dès l’école primaire. constitutions. Ce refus de l’évolution des Marignan 1515. Thomas More, 1516, connaissances, de la connaissance, est publie Utopia, un essai critique de sa sodestructeur de valeurs et de progrès. ciété. Ses idées pour changer la GrandeAujourd’hui, tous les Terriens sont voiBretagne étaient si révolutionnaires que sins. Nous partageons l’information et le 20 ans plus tard le roi lui coupa la tête. Il savoir instantanément. Nous sommes tous n’est pas toujours agréable d’être invencontemporains et nos malheurs sont le teur, précurseur et innovant. Le sens du résultat d’erreurs humaines. Ces erreurs mot utopie a évolué pour signifier une idée sont inscrites dans nos coutumes, nos irréaliste. Pourtant, une utopie partagée usages. Nous les connaissons mais elles devient une réalité et ne sommes-nous pas dans l’ère du partage ? Après avoir construit les outils, Google, Facebook, Twitter, Snapchat... les maîtres des réseaux vontils se mettre à philosopher ? Le temps de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle est venu. Nous pouvons dégommer nos élus et autres tricheurs sans risque de perdre la tête. Narcisse Niclass


De l’Est à l’Ouest pour conquérir le monde Mircea Tudor CEO

La combinaison de techniques et de technologies de pointe alliées à un traitement informatique de données récoltées grâce à un scanner ouvre un marché énorme dans la sécurité et les contrôles douaniers. En 2009, les visiteurs du Salon International des Inventions furent attirés par un camion aux plaques roumaines. L’invention exposée était arrivée par la route Bucarest - Genève. En 2013, nouvelle étape, le produit bénéficie de nombreuses améliorations, fruits de 10 ans de recherches et de développements. Un scanner mobile monté sur un camion entièrement autonome capture les données et les analyses instantanément.

Avec le même appareil mobile, il est possible de s’intéresser à la structure de l’avion ou du véhicule pour déceler les éventuelles fissures ou faiblesses dans les matériaux. La même pratique de balayage, avec le scanner au bout d’un bras articulé, permet d’analyser tout le chargement et d’identifier des armes, de la drogue ou des produits de contrebande. Ce scanner mobile, Roboscan Aeria, coûte environ 2 millions pour le modèle utilisé pour les véhicules routiers et 3 millions pour le modèle destiné à l’aviation. Actuellement plusieurs scanners sont déjà en service et les futurs appareils bénéficieront d’améliorations

surtout pour la partie de traitement des données. Afin d’avoir le meilleur environnement pour la production des modèles destinés à l’aviation, une unité de fabrication est en construction à Saint-Imier. Cette usine sera opérationnelle à fin 2017, début 2018. Sur cinq ans, environ 120 emplois seront créés par la société Tudor Scan Tech SA. Dans le secteur de l’aviation, ce marché pèsera plusieurs milliards. SaintImier sera le centre principal de la production afin de bénéficier de la valeur de l’image suisse. A la faveur de ce montage industriel, sur 5 ans, c’est près de 50 millions d’investissements, avec des perspectives énormes. Mircea Tudor, habitant de la localité bernoise, veut construire des partenariats avec des personnes et entreprises de Suisse. Dans ce parcours d’industriel, il est bon de relever l’importance qu’a eu le Salon International des Inventions de Genève. Il serait bien que les investisseurs helvétiques aient la curiosité de visiter cette exposition étonnante où, chaque année, des contrats sont signés pour plusieurs dizaines de millions de francs. Curieusement, si l’IRO mentor club et ses partenaires ont souvent des

informations prioritaires, rares sont les politiques ou les responsables économiques qui s’intéressent au potentiel de ce réseau. Grâce au choix de Mircea Tudor, installé maintenant dans la région, des portes vont s’ouvrir.

Narcisse Niclass

TUDOR Scan Tech SA Rue de la Clef 6 2610 Saint-Imier (BE),CH

SéCURITé

Derrière cette réalisation se profile un entrepreneur roumain, Mircea Tudor, familier des technologies dans la communication, les systèmes d’alarme et l’électronique. Il a piloté un projet qui a bénéficié de l’appui de la Banque mondiale et il a su regrouper les compétences de plusieurs entreprises pour aboutir à ce scanner géant doté de nouvelles capacités pour saisir et interpréter les images. En quelques minutes, il est possible de radiographier un avion commercial et d’analyser le contenu de l’appareil.

T: +41 79 906 80 14 www.tudor-tech.ch

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une belle histoire un bon modèLE

promouvoir

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accompagner

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conseiller évaluer

La chance se construit et il faut saisir les opportunités. Vite dit, moins facile à réaliser. Dans la construction d’une PMe, ou plutôt d’une TPe (Toute Petite entreprise), les théories et les discours sont connus. Le quotidien est souvent bien différent des chemins tracés dans les fameux business plans et autres business models. Les professeurs d’économie et autres consultants – qui n’ont même pas dirigé une épicerie, un kiosque ou un café – sont souvent déconnectés de la réalité économique. Ils en savent encore moins qu’un jeune cadre de banque. Notre croissance a été réjouis- été un peu piégés par des urgences et en avantages. Nous gardons ce secret sante Nous avons 2 ans d’avance par des inventeurs sympathiques. Nous pour nos coopérateurs et voyons le pré-

CO OPé RaTION

sur nos objectifs dans notre recherche avons écouté quelques charlots qui dede coopérateurs. Curieusement, cette viennent vite chronophages voire même réussite nous perturbe dans notre fonc- désagréables. A la fin, nous avons recadré tionnement interne. Si nous avons réussi l’origine de notre action en relisant nos au-delà de nos espérances pour l’objec- statuts. Notre coopérative œuvre au développement de ses tif financier, nous coopérateurs tout avons constaté des maintenant, en partageant une faiblesses humaines il s’agit de choisir partie des risques inhérentes à toute des projets. Nous équipe et organila bonne orbite restons à l’écoute sation. Nous avons des inventeurs et vite atteint les limites d’un engagement bénévole total et avons créateurs d’entreprise en connaissance dû mettre en place de nouveaux outils de nos limites et de nos moyens. pour notre organisation interne. en 2017, Notre réussite nous oblige Notre notre mode de fonctionnement est plus société s’est rapidement arrachée à carré et nos missions individuelles sont l’attraction terrestre. Maintenant, il s’agit cadrées. de choisir la bonne orbite. Nous avons Faire comprendre et partager notre couteau suisse bien en main. Nous l’idée de coopération Nos actions devons rester pragmatiques et nous préet nos engagements nous ont donné une parer mentalement aussi à l’échec de grande visibilité, ce qui a entraîné une af- l’un ou l’autre des projets pilotés. Cerfluence de dossiers et projets. Nous avons taines contraintes se sont transformées

sent avec une grande confiance. Les contacts simples, amicaux et directs nous permettent de désamorcer rapidement les difficultés naissantes dans le suivi et la gestion des défis. Notre structure minimum s’est avérée un excellent modèle et le hameau de Nierlet-les-Bois une bonne base opérationnelle. Le message «Houston, nous avons un problème !» est arrivé plusieurs fois à notre centrale. Nous n’avons pas encore touché la Lune mais notre vol se passe bien. Nous avons déjà une excellente vitesse de croisière. Suivez notre actualité en ligne. Bienvenue dans notre coopérative. NN

Chemin de la Fenetta 20 CH-1772 Nierlet-les-Bois Tél. +41 26 476 01 40 www.c-pic.ch

Daniel Nasr Président

Thierry Jehotte

Nicolas Ganshof vice-président

Philippe Maradan

Monique Brasey

Blaise Rossellat

Alain Bourgeais

Gilbert Sonnay

Michel Barro

Simon-Pierre Kerbage

Robert Ruhlmann

Ernest Badertscher

Gabriel Marchon

Claude Rollinet

Aram Avedisyan

Georges de Montmollin

Pierre Rogé vice-président

Elliane Favez

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La maison en carton, c’est naturel ! Pierre Rogé

Hubert Lê

Chef de projet IPAC Suisse

Inventeur du produit IPAC

La fibre de cellulose (papyrus) a été utilisée par les Egyptiens il y a plus Témoignages de 5000 ans. Le carton ondulé a été inventé aux USA par Albert L. Jones Depuis que nous habitons cette maison, c’est en 1871. Avec ce matériau, il est encore possible d’innover aujourd’hui : comme si nous vivions dans un cocon, abrité du ses propriétés mécaniques, thermiques et phoniques sont fabuleuses. froid et du bruit. C’est impressionnant ! 

«

»

Denise L. habitante d’une maison

losé, inventé par Hubert LÊ et industrialisé par Alain MARBOEUF, entrepreneur, est un matériau de construction innovant breveté. Avec ses caractéristiques intrinsèques, l’IPAC® permet de construire non seulement des maisons passives, mais également positives, si on regarde le cycle de vie complet d’une maison, dès sa construction. L’IPAC®, issu à 95% du recyclage, est deux fois plus résistant qu’une structure classique à ossature bois. Associé à un squelette de métal ou bois, il permet d’édifier murs, planchers et toit en quelques jours. Il est préfabriqué et disponible en plusieurs dimensions, tous les modules se découpent comme du bois.

Ecoresponsable À caractéristiques mécaniques, thermiques et acoustiques équivalentes, l’IPAC® est le matériau à plus faible énergie grise : • à l’abri des éléments naturels, la cellulose peut durer plusieurs milliers d’années ; • le carton ondulé est composé de cellulose collée à l’amidon de maïs ou de blé ; • le carton est recyclable à l’infini, et peut être recyclé jusqu'à sept fois sans ajout de matière neuve ; • l’IPAC® affiche un lambda dynamique de 0,03, ce qui donne, pour une épaisseur de 250 mm, un R de 8 m² K/W1 ;

• l’IPAC® a une densité de 150 kg/m3 ; • a un déphasage thermique de 15 h ; • une résistance deux fois supérieure à une structure à ossature bois traditionnelle, avec d’excellentes caractéristiques sismiques ; • un isolant phonique avec un abattement de 44 dB ; • une membrane Akilux polypropylène recyclé et recyclable classé M1, qui se consume mais ne s'enflamme pas ; • temps de pose réduit, environ deux semaines, hors d’eau / hors d’air pour 100 m2 ; • fabrication des IPAC® confiée à des ateliers employant des travailleurs handicapés. Ce dernier point est important pour MM. LÊ et MARBOEUF car, en plus des éléments techniques, c’est une contribution importante au développement durable et à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Cela permet aussi une économie territoriale et donc circulaire.

alvéolaire à Rambouillet

«

Nous sommes inscrits dans un programme d’accompagnement car nous pensons que leur produit et leur politique industrielle sont en phase avec les demandes d’hébergement d’aujourd’hui. En tant qu’acteur du développement durable, ils tiennent compte de l’urgence d’aujourd’hui et des réponses de demain. 

»

Bruno S. Directeur Adjoint Habitat Social

Fondation Abbé Pierre

«

Nous avions trouvé un moyen pour monter des habitations à ossature bois rapidement mais nous n’avions pas résolu le problème de la continuité thermique. IPAC® l’a fait. 

»

François T. DG Habitats Solidaires

qu’un sac poubelle de déchets. Le livre d’or atteste du bien-être ressenti par les occupants. • A Rambouillet, la facture énergétique a été divisée par quatre. NN

Retour des premiers projets français • Dans les 2 ans après sa construction, la chambre d’hôtes de Belle-Ile-en-Mer (90 m2) a subi plus de 50 tempêtes avec des vents jusqu’à 160 km/h sans dommage et le chantier n’a engendré

Fournisseur exclusif : TCA SA Chemin de la Fenetta 20 1772 Nierlet-les-Bois / Suisse

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SO CIÉTÉ ISE ENTREPR

L’IPAC®, Isolant Porteur Alvéolaire Cellu-

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L’industrie financière aux urgences François Meylan

Président Meylan Finance

Dernièrement j’ai été invité à une présentation de promoteurs de fonds de placement, organisée par un éditeur financier de renom et très sérieux. C’est alors que j’ai compris – une nouvelle et énième fois  – que l’industrie financière n’a rien créé, ni inventé de durable, au cours de ces deux dernières décennies.

ÉCONOMIE

Certes, elle s’est jouée des modes – des matières premières, aux fonds thématiques, en passant par les hedge funds ou encore par le capital risque – quand elle ne passe par l’immobilier résidentiel en Allemagne ou encore l’exploitation des bois tropicaux en Asie. A grands renforts de marketing – la fille cadette du diable – et d’ingénierie financière, elle nous a régulièrement repassé les mêmes plats. Toujours la même optique : transformer sa matière de base, le capital, en profits à court terme. Pour autant, la grande crise financière des années 2006 à 2009 aurait été une opportunité de nous remettre en question. Rien n’a été fait. Les banques centrales sont intervenues massivement en pratiquant une politique monétaire sans précédent avec des outils d’apprenti sorcier. Les collectivités publiques sont venues au chevet de l’industrie financière, guidées par les artisans du désastre : les banquiers spéculateurs et les politiques profiteurs. L’Europe a vu sa dette publique augmenter soudainement de quelque trente pour cent. Le nombre des sans-emploi, comme la masse des travailleurs pauvres, ont suivi la même hausse. Toutefois, rien n’a changé. Bien entendu, on a ajouté des artifices et on a joué avec le code. On a institué, sans passer par le peuple, de nouveaux textes législatifs comme «Too big to fail » – une loi aussi antilibérale qu’anticoncurrentielle  – permettant de sauver de la faillite des établissements financiers jugés trop importants pour le système. Aucun haut dirigeant de banque n’a eu à répondre véritablement d’une quelconque responsabilité. Dans le même temps, des wagons de clients et d’employés de banques ont été balancés tous azimuts à des autorités fiscales. Depuis 3 ans, on note certes une maximisation de la rentabilité des grandes sociétés cotées à la bourse. Mais, à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’elles n’ont guère investi et encore moins créé des emplois et de la vraie valeur. Elles ont surtout fait de l’optimisation financière par le biais de rachats d’actions, de fusions

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et d’acquisitions, comme par le passé. On a vraiment la désagréable sensation qu’on est volontairement dans le déni de réalité. Notre industrie financière est malade. Le mur est proche. Certains en profitent encore mais ils sont de moins en moins nombreux. On tourne encore la roue de ce grand casino. Pire, on essaie de nous faire avaler que la pseudo révolution numérique et des innovations telles que le BIG DATA, la Fintech ou encore le crowdfunding vont la révolutionner, avant même de l’avoir sauvée. Sur le site de Fondation Genève Place Financière (www.geneve-finance.ch), il est écrit : «L’industrie bancaire est appelée à se réinventer sous la pression des générations Y et Z». A ce jeu-là, la Fintech constitue un véritable moteur de compétitivité. De plus, comme pour toute communication néolibérale, il y est ajouté : «L’Etat peut y contribuer ne serait-ce que par la confection d’un cadre normatif adéquat». Croyez-moi, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Réinventer notre industrie financière est urgent. Ce n’est pas demain qu’il faudra agir mais de suite. Et ce n’est pas la Fintech qui nous sauvera, ni d’autres nouveautés techniques. Si on en reste au stade d’outils et de méthodes, c’est de la cosmétique. Nous devons réintroduire au centre de la finance ce que nous avons de plus précieux : l’humain. Force est de constater que tant l’informatique que les nouvelles technologies de communication ont fini par tuer toute réflexion en profondeur. Les manipulations du monde financier ne créent pas de valeurs. Le client qui a besoin de services financiers, le client final, est un humain. Où sont les penseurs dans la finance ? Une réponse s’impose. Une industrie financière réinventée doit être durable et créatrice de valeurs pour les générations futures. La Suisse pourrait s’investir et prendre une place de leader.

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Innovation, les dés sont jetés

IL FAUT SAVOIR Nos politiciens font consommation avec les stocks disponibles référence à 700 ans d’histoire pour et la capacité de renouvellement de la expliquer le succès helvétique. Ils oublient nature. Après 4 ans de développement, qu’ils n’étaient pas présents. Ils ne sont cette approche est publiée en 1995 dans guère plus concernés aujourd’hui. Si les la thèse du chercheur suisse. racines suisses sont importantes, c’est la En 2002, le WWF promeut le concept géographie et l’esprit montagnard qui sont d’empreinte écologique au Sommet de les porteurs de cet ADN d’entrepreneurs. Johannesburg. L’outil est unanimement Des habitants ont choisi cette terre inhosaccepté par tous les Etats du monde et pitalière et ont tout fait pour y vivre, bien. En des régions importantes. 1960 encore, les Suisses allaient au travail à pied, à vélo. L’agriculture était impor- Depuis 2003, l’ONG Global Footprint tante et nourricière. La houille blanche Network avec des bureaux à Oakland en Californie, à apportait plus Bruxelles et à que la lumière. En Suisse, nous vivons sur le Genève est la Le tourisme était un fleuron. compte des générations futures référence pour les analyses La chimie était à partir d’avril déjà qui mettent l’avenir. Les turen évidence bines, les moteurs de bateau s’exportaient simplement. notre inconscience collective. Le présiLes banques et leur secret n’allaient pas dent d’honneur de cette ONG est André bouger. Qui aurait prévu les pressions que Hoffmann, industriel et mécène suisse avec une très forte implication écologique nous subissons actuellement ? Pourtant, nos leaders et nos élus ron- personnelle. Le président opérationnel est ronnent. Ce sont des capitaines pour Mathis Wackernagel un Suisse dont nous temps calme. Ils n’ont pas encore appré- pouvons être fiers. hendé les effets des changements que L’ÎLE-VERTE 2017 Les hominidés, nous vivons. nos ancêtres, ont fait leurs premiers pas à EMPREINTE SWISS MADE Qui 23h59’30’’. Notre lignée est très forte. Il ne connaît Mathis Wackernagel, scientifique nous a pas fallu des éternités pour mettre à bâlois ? Qui sait qu’une journée mondiale mal notre planète la Terre. Grâce aux calculs de l’empreinte écologique est fixée au scientifiques de l’empreinte écologique les 3 mai ? Cet indicateur évalue et compta- consciences s’éveillent, les comportements bilise la pression exercée par les hommes changent. Pour infléchir la tendance dessur les ressources naturelles fournies tructrice et polluante avant le carillon de par la Terre. Il met en balance notre minuit, il faudra être très innovant.

La Suisse: une chance méritée ? Depuis quelques années, environ 100 à 150 inventeurs, soit plus de 10% des participants au Salon international des inventions de Genève, sont dans le champ écologique. Afin de valoriser les inventeurs et chercheurs suisses avec une vision durable, un espace privilégié a été créé : l’Île-Verte. Ce projet sera soutenu pour la troisième fois en 2017, par la Coopérative C-PIC dont les statuts donnent du sens à cette présence. L’équipe des coopérateurs s’engage pour cette manifestation phare placée sous le patronage de la Confédération helvétique et de l’OMPI. A l’occasion du 45e Salon international, 29 mars  -  2 avril 2017, la C-PIC fait un appel aux inventeurs et créateurs suisses afin qu’ils participent au concours, Le meilleur de l’invention, lancé par l’agence breew.com, fondée par Thierry Weber. Les conditions de participation sont sur www.invention.ch naturellement. Le gagnant sera récompensé pendant le salon et bénéficiera d’une promotion forte grâce au savoir-faire des organisateurs du concours Le meilleur de l’invention. Pour gagner, il faudra être vert avec un esprit libéral, positif et constructif. Le projet primé aura une empreinte légère sur la Terre mais forte sur les esprits. NN PARTENAIRE

écologie

Le paysage helvétique est merveilleux. Les Suisses sont gavés d’opportunités et occupent les premières places dans les statistiques les plus séduisantes. Ce territoire et ses habitants sont enviés. Cet îlot de bonheur a-t-il une recette à partager ? D’autres régions pourraientelles s’inspirer du label suisse et faire du copier-coller ? Les Suisses méritent-ils leur bien-être ?

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GOTTARDO, ...e adesso ? Les Suisses ont un fort potentiel de résilience. Nous oublions vite et résistons longtemps. Nous sommes fiers d’avoir inauguré, avec un an d’avance et une facture inférieure de 25% au prix du tunnel sous la Manche, le plus long tunnel du monde. Pour passer à l’ouvrage, nous n’avons pas été nerveux. L’idée de ce tunnel de base date de 1947. Le coût total est de 12 milliards. Les réserves de la Banque Nationale Suisse pourraient payer cinquante-cinq tunnels de ce gabarit. Pourquoi alors ne construisons-nous pas Swissmetro ? Swissmetro est une idée romande qui et pour un même coût, nous aurions n’a jamais plu à la Régie des Chemins de Fer Fédéraux (CFF). Le team de direction de cette institution nationale, à laquelle la Suisse doit beaucoup, a perdu depuis 1990 tout dynamisme en matière d’amélioration de la mobilité dans notre pays. Curieusement, c’est la faute aux NLFA ou nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes. Ce chantier paraissait tellement fabuleux aux dirigeants des CFF et à nos élus qu’il occupait tout leur esprit. C’est oublier bien vite la capacité des visionnaires qui ont construit les chemins dans les Alpes, sous les Alpes et de ville en ville, il y a 100 ans déjà.

Les CFF c’est une machine qui roule et les rails sont posés. Nul besoin d’avoir un grand conseil d’administration et une équipe de direction surpayée pour déplacer quotidiennement moins de personnes que le métro de Paris. Il était impensable pour les comptables des CFF d’imaginer des voyageurs qui sortiraient de terre, apportés par un deuxième réseau. Pourtant, avec le taux d’occupation du territoire, la topographie et la géologie, le choix de Swissmetro est l’unique choix réaliste. Toutes les objections sont balayées. La faisabilité technique a été démontrée moult fois par l’EPFL et par des réalisations récentes à l’étranger.

Le tunnel du Gothard mesure 57 km. Il y a deux tunnels et dans chaque tube on pourrait faire passer deux rames du type Swissmetro. Ainsi, techniquement

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construit 240 km de tube soit les deux voies Berne  -  Genève. Cette distance serait parcourue en 16 minutes. Avec un arrêt à Lausanne, il faudrait 22 minutes seulement. Nos élus nationaux pourraient ainsi retourner chaque soir à la maison, ce qui leur déplaît beaucoup.

L’heure est venue d’organiser sérieusement la mobilité sur notre territoire exigu. La technique est connue, vérifiée, appliquée. Les moyens financiers sont disponibles. Sur le plan écologique c’est la solution la meilleure. La géologie sera meilleure que sous les Alpes. Sur le plan économique c’est le bon moment pour faire des investissements. Dans la foulée, nous pouvons relier Berne à Zurich puis Bâle. Ce réveil de Swissmetro n’a rien d’utopique. En 10 ans, nous pouvons mettre le pied sur la Lune. A défaut de viser les étoiles européennes, construisons notre réussite, notre bien-être et réalisons un projet de société durable. NN


Pomme avec le bour ? Rebondir Il est rageant de savoir que c’est le manque de vision et de courage de nos politiciens qui a coulé le concept Swissmetro, il y a seulement 10 ans. Toutes les études techniques avaient démontré la faisabilité et la rentabilité du système. Aujourd’hui, l’idée de base nous revient en pleine figure avec Hyperloop, made in USA. Un seul politicien, le Conseiller fédéral Adolf Ogi, croyait à cette idée, mais voilà, il n’était pas radical. Le monde de l’industrie et des Hautes écoles, ce n’était pas son fief. Il a manqué d’un peu d’orgueil. Dommage pour la Suisse. Parce que c’est américain, Hyper- Le concept suisse est meilleur que le

Swissmetro ? Ce dossier n’était pas sexy pour Patrick Aebischer. Ce n’était pas son idée pour Fathi Derder. Peut-être que Guy Parmelin osera imaginer prendre le Swissmetro à Genève pour être à Berne en 20 minutes ? Son ancêtre Agénor était un pionnier de l’aviation. Swissmetro c’est un avion sans ailes et un train sans roues. Pour doter notre pays d’un moyen de transport adapté à notre topographie, c’est la réponse efficiente.

Ce concept de grande vitesse avec une faible consommation d’énergie, sans nuisance en surface, est totalement

concept américain car Swissmetro n’aurait pas d’impact sur le paysage et le territoire. Notre sous-sol molassique permet

La révolution, comme la taupe, avance en sous-sol pour sortir au bon moment. En Suisse, il n’y a pas de révolution mais parfois des évolutions. La secousse provoquée par Hyperloop Transportation Technologies est positive, si nous savons ressortir les cartons d’archives. Nous avons la capacité et les moyens de réaliser ce train du futur. Au lieu d’investir aux USA, notre Banque Nationale investira en Suisse avec de nouvelles entreprises suisses, pilotées par l’EPFL. C’est possible.

de construire les tubes d’une façon sûre adapté aux besoins actuels. Nous gagnerons en productivité et économique, sans et notre compétitivité nuisance pour la poUn peu d’audace ! sera améliorée. Nous pulation. Nos réseaux Merci avons construit le Gode transports routiers thard pour l’Europe. et ferroviaires sont à la limite de leur capacité. Si nous uti- Réalisons le Swissmetro pour nous. lisons notre sous-sol, nous apportons une Comme les Américains, nous pouvons nouvelle couche pour les déplacements être sur la Lune en 10 ans. de personnes et de marchandises. Notre territoire est petit. Nous devons avoir de Osons rêver en grand et en 3D MB grandes idées. Qui osera ouvrir la boîte de

VISIO N

loop serait nouveau et inédit ? Certes, Elon Musk a des moyens. Il décide seul dans sa cuisine. Il sait exciter son public et présenter comme inédite une idée déjà testée, connue et éprouvée de nombreuses fois. Depuis le Maglev en Allemagne, l’idée d’un train sans roues était connue. A l’EPFL, avant l’ère Patrick, tout avait été testé depuis la propulsion, le design des véhicules et la faisabilité technique et économique. En 2003, le premier tronçon était prévu entre Bâle et Zurich, deux villes suisses avec un potentiel de demande évident.

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tEcH-savE retour sur terre Vincent Chatagny Membre équipe projet TECH-SaVE

Nous vivons certainement une époque de rupture dans la transmission des savoirs. Le temps merveilleux du patron et de l’apprenti qui se passent le relais est fini. Nous devons gérer cette rupture historique. Plus que des manuels et des archives, il faut une méthode, une approche conceptuelle, afin que le flux des connaissances ne s’interrompe pas. Sur 30 ans, les supports de fichiers informatiques ont mué quatre fois pour finir dans le cloud qui nécessite des batteries de serveurs. et si un jour nous avions besoin de tailleurs de pierre ? NN

par exemple, nous travaillons avec une filière qui va du producteur d’anciennes variétés de céréales aux boulangers. D’autre part, TECH-SaVE vise à réinventer le «transfert technologique» lorsque la destination de la technologie est «culturellement» différente du lieu de conception. Dans ces contextes, nous travaillons avec de nouvelles approches conceptuelles issues des sciences

Changement climatique et effondrement des structures de transmission des savois techniques (Gérald Moore) ; voici deux hypothèses majeures pouvant expliquer la disparition de Néandertal. Selon Pascal Picq, il y avait toujours eu jusque-là, et ce dès les débuts des aventures humaines, plusieurs espèces humaines contemporaines qui se côtoyaient. elles se sont éteintes, n’en laissant qu’une seule : la nôtre !

a l’ère de l’anthropocène, notre

SO CIéTé

humanité, «réelle force géologique», se trouve à son tour devant de multiples défis : privatisation du savoir et accroissement continu des inégalités, transition démographique, destruction écologique, changement climatique impliquant des mouvements migratoires sans précédent à venir. A cela s’ajoute une transition numérique qui menace l’emploi et place nos sociétés hypertechnicisées devant une rupture de transmission des savoirs. De plus, nous ne pouvons plus penser cette transmission comme passation de «savoirs constitués» d’un maître à son élève. Bien au contraire, les savoirs sont en perpétuelle évolution du fait des progrès fulgurants dans tous les domaines, et nombre des connaissances nouvelles ne sont stockées que sur des supports dont nous connaissons les faiblesses. Pour Jacques Grinevald, «l’anthropocène» devrait signifier pour les humains le moment de revenir sur Terre, notre unique lieu de Vie, et par rapport à celui-là, faire les choix qui ne feront pas de nous des Homo Disparitus (Alan Weisman).

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TECH-SaVE s’engage dans ces défis sociales. Penser le design, la conception et civilisationnels en développant de nouvelles méthodes afin que les flux de connaissances ne s’interrompent pas, tout en favorisant les trésors techniques que recèlent nos patrimoines immatériels (IROmag n° 28 p. 9 et l’IPAC dans l’IROmag n° 29 p. 5).

TECH-SaVE relève ces défis notamment avec le Moulin F10 dont le principe breveté en 1893 a été redéveloppé récemment. Ce moulin aux avantages multiples, bon marché, dix fois moins énergivore que les moulins industriels traditionnels, plus petit, produisant une farine de qualité exceptionnelle, et plus encore (voir www.moulin-f10.ch), n’a jamais pu s’imposer sur le marché. Aujourd’hui, TeCH-SAVe travaille à la pérennisation de cette technologie en mettant en «open source» une version de ce moulin.

la place d’une technologie en fonction des structures économiques et culturelles des communautés d’usagers, là où la demande se manifeste, est un gage de succès. Dans cette nouvelle ère qu’est l’anthropocène, il faut oser penser le savoir, notamment technique, comme étant patrimoine collectif de l’humanité. Il faut oser organiser son accessibilité et faire de l’économie un partage où chacun peut apporter sa contribution dans des structures valorisantes.

Soyons des Homo Techsavicus ! V.Ch.

Soutenez notre FONDaTION en constitution en adhérant à notre association :

Le but, de manière générale, est de favoriser la constitution d’une véritable communauté de savoirs autour d’une technologie adaptée en fonction des besoins de toutes les parties prenantes. en Suisse

Les amis de la FONDATION TeCH-SAVe Tél. +41 076 615 16 27 president@tech-save.org www.tech-save.org


Petites bêtes, parasites ? Oubliez vos soucis ! Roger Keller

Chef d’entreprise

Avec le réchauffement climatique, de nombreux insectes rampants, volants et envahissants prolifèrent. De nouvelles espèces mêmesapparaissent chez nous. Les transports internationaux sont aussi responsables de l’avancée de certains parasites, moustiques, fourmis et autres arachnides ou même scorpions. En France, des termites ont fait leur chemin dans certaines villes portuaires et avancent en silence. Les propriétaires prennent conscience de ces dangers. Des solutions éprouvées existent. 20 ans d’expérience et de succès, s’est fait une place appréciable en Romandie. Il est vrai que Roger Keller, le fondateur de la société, avait déjà une activité de plusieurs années sur ce marché. Grâce à ce vécu, et à l’analyse claire des attentes des clients, l’organisation du travail mise en place est pragmatique. Un team souple orienté services et production. Trois professionnels polyvalents dans le terrain avec un véhicule complètement équipé pour une action immédiate chez le particulier. Une personne pour l’étude des cas, si nécessaire, et l’établissement des devis pour les interventions en milieux commerciaux et industriels. Une personne à l’administration. Au total ces cinq personnes œuvrent comme les doigts de la main. Un effort particulier est mis sur la formation continue afin de garantir et apporter des solutions certifiées. Les connaissances de l’équipe couvrent tous les aspects complexes de la lutte contre toutes les formes de contamination et d’infestation.

Les savoirs individuels techniques sont complétés par toutes les certifications possibles de la branche : membre de la Fédération Suisse des Désinfecteurs, certifié European Pest Control, agréé SUVA et BASMO, International Food Standard et application des méthodes HACCP soit système d’analyse des dangers et de maîtrise des points critiques. L’emploi de produits toxiques ou de substances dangereuses nécessite un haut niveau de savoir-faire, de connaissances et de prudence. C’est pourquoi toute l’équipe est au bénéfice des permis et

autorisations fédérales selon OPer-P et OPBio. C’est avec fierté que nous affichons nos bonnes pratiques et le fait que nous sommes agréés Bio Suisse. Nous intervenons en milieux professionnels, dans la santé et l’alimentation, et notre travail est garanti au-delà des usages.

Dana de D. Tec :  punaises de lits

mérule

Nous sommes craints par : blattes, mites, lépismes, cafards, puces, araignées, punaises de lits, poissons d’argent, mouches, guêpes et fourmis.

Nous éliminons les rongeurs, les rats, les souris et chassons les fouines. Dans le domaine de la protection des bâtiments nous éloignons les volatiles, moineaux et pigeons avec un système écologique sous notre marque Tuboline ® Design ou avec Bird Free ®.

fourmis charpentières

Nous avons les solutions définitives, pour le traitement des bois et charpentes, contre les capricornes, les vrillettes (cirons), lyctus, fourmis charpentières et les parasites et champignons comme la mérule. Notre taille vous assure d’un travail d’artisan avec une garantie signée par une équipe responsable, proche de vous, avec tout le savoir-faire d’une grande société.

éloignement des oiseaux

De la cave au galetas, du stock au local de fabrication, du dépôt au point de vente, préservez vos biens immobiliers, vos commerces et entreprises avec nous. NN

ENTREPR ISE

AS Désinfection SA, avec plus de

www.asdesinfection.ch AS Désinfection SA Impasse des Talisses 6 CH - 1695 Villarlod

Tél. 026 411 27 40 Fax 026 411 34 68 info@asdesinfection.ch

traitement des bois et charpentes

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Passion et émotion pour que la science avance Georges de Montmollin LENR-Cities Suisse Sàrl

Il est des projets ambitieux qui ont besoin de l’investissement de quelques personnes motivées et engagées pour franchir des paliers. Il a souvent été vérifié que de petits groupes de chercheurs, de penseurs ont fait progresser la recherche. Quand il s’agit de nouveaux concepts, c’est encore plus vrai. Les esprits libres osent explorer des chemins risqués et inédits. Ils n’ont rien à perdre mais tout à prouver. Georges de Montmollin, ingénieur et chef d’entreprise, a choisi d’investir temps et argent dans un chantier unique, prétentieux, ambitieux. Comme skipper du projet, il décide, rassemble, motive et agit avec détermination. Dans sa générosité folle, il s’est lancé dans la recherche fondamentale pour faire avancer la science. Depuis plusieurs années il a participé à de nombreux congrès sur un sujet controversé connu à tort sous le terme de fusion froide. En fait, il s’agit de Low Energy Nanoscale Reactions identifié sous le sigle LENR. Dans le monde, il y a plus de 200 chercheurs actifs en ce domaine à découvrir et à construire. Comme il n’y a pas encore de théories scientifiques audibles et compréhensibles par des experts classiques, ceux qui sortent des ornières des universités sont vite rabroués. Georges n’a rien à perdre (sauf son temps et son argent) et rien à prouver. En moins de 3 ans, il a constitué un team de scientifiques et cette écurie de chercheurs travaille pour écrire la théorie et publier ces résultats. En effet, pour avoir des moyens, des laboratoires, du matériel, il faudrait présenter les preuves des résultats de recherche avant de s’investir et de trouver des investisseurs.

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En 2016, à l’occasion du Salon International des inventions de Genève, Georges a abattu ses cartes, a fixé des objectifs à son team et a dressé un plan d’action. Il a osé se compromettre et sortir au devant du public pour provoquer des échanges entre scientifiques. Il a pu bénéficier de quelques appuis déterminants pour installer un laboratoire près de Fribourg au MIC Marly Innovation Center. Il a constitué un groupe de travail en marge des chercheurs pour trouver les pistes pour faire évoluer les esprits. Rien n’est simple mais les premiers résultats sont en cours de vérification. Le CSEM à Neuchâtel a réalisé des mesures et des analyses de tests. Les découvertes font l’objet d’un premier article scientifique rédigé à mi-mars 2017. Cette publication sera disponible en ligne prochainement et fera l’objet d’un forum en Suisse. Les cinq pages présentées ci-contre sont une première conclusion motivante, une preuve qu’il y a transmutation de la matière.

georges@lenr-cities.ch Rue Charles-Knapp 29 CH - 2000 Neuchâtel / Suisse Mob. +41 79 447 55 60


allan Widom

Professeur de physique théorique

Yogendra Srivastava

Professeur de physique théorique

Notre cadre de recherche Nous avons cherché à décrire des expériences simples pour clarifier les processus LeNR – Low energy Nuclear Reactions. en particulier des électrolyses avec apparition d’un plasma, avec un courant relativement fort (400 V, 5 A) dans un électrolyte de bicarbonate de sodium ou d’hydroxyde de lithium. et d’autres électrolyses sans plasma, dans de l’eau distillée, et avec un courant 1000 fois plus faible (400 V, 5 mA). Nous mettons en évidence la fracture de la structure interne des électrodes de tungstène ou de cuivre, qui produit des transmutations, comme le décrit Alberto Carpinteri dans ses articles sur les réactions LeNR dans la mécanique des roches. Nous avons pu observer, tout au long de la réaction, une espèce de petite fumée s’échapper du bout de l’électrode en tungstène dans l’eau distillée. C’est une poudre, résultat de la fracture de la structure interne de l’électrode de tungstène. La difficulté majeure dans nos expériences a été de trouver quelqu’un qui veuille bien mesurer les résultats ! Grâce à Mohammad Mehdi Dadras et Silvia Biselli du CSeM, nos électrodes ont pu être analysées dans un appareil SeM/eDX. Nous avons trouvé quelqu’un qui va faire une analyse isotopique de nos électrolytes.

Rte de l’Ancienne Papeterie / 1723 Marly / Switzerland www.marly-innovation-center.org

T +41 26 435 31 50 F +41 26 435 31 60

Centre suisse d’électronique et de microtechnique Rue Jaquet-Droz 1 / 2002 Neuchâtel / Switzerland

T +41 32 720 51 11 www.csem.ch

Rue du Progrès 31a / 1450 Sainte-Croix / Switzerland www.technopole1450.ch

T +41 24 557 73 81 F +41 24 557 69 94

éNER gIE

Le tout est de démontrer aux scientifiques de nos hautes écoles que LeNR existe. ensuite les laboratoires, les budgets suivront. Les esprits s’ouvriront pour explorer ce domaine au potentiel industriel inestimable. La Suisse pourrait investir dans le développement de ces nouvelles technologies.

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IRO Invention Romandie Séance du comité du 30.01.17 (de gauche à droite) : Olivier Tschanz, Narcisse Niclass, Stéphane Brunner, Philippe Maradan, Pierre Rogé, Hugo Soder, absent Jean-Jacques Schwab

Le choix d’une couleur d’entreprise, d’un logo, d’un slogan ou même d’un sigle produit souvent, toujours, des discussions animées. Si vous posez une question à une assemblée, il y a de fortes chances pour que l’on vous donne des réponses. Est-ce que vous avez choisi votre famille, votre nom et votre prénom ? C’est votre savoir-être qui forge votre identité. L’identité de l’IRO mentor club s’est construite en plus de 30 ans. Il ne sert à rien de faire et refaire l’histoire. La nostalgie n’est pas une préoccupation pour des personnes créatives. Sur les sites www.iromentorclub.ch et www.invention.ch et dans Google, vous trouvez toute la richesse de nos réalisations, de nos expériences et aussi les rencontres fabuleuses qui ont eu lieu. Maintenant, il s’agit de faire et d’avoir des initiatives concrètes dans notre monde sous pression, face aux défis écologiques. Il faut de tout pour faire un monde et curieusement au lieu de faire un monde, nous détruisons.

réseau de compÉtences

Quelle est la place d’une association d’inventeurs, de porteurs de projets, d’artisans et de patrons de PME ? Comment fonctionner pour le bien de nos membres et pour la société ? Nous ne sommes pas obligés de nous prendre la tête mais nous devons prendre nos responsabilités et faire notre part. Nous avons nos moteurs, nos passions, ce pourquoi nous nous levons. L’Homme existe par ses liens. Le concept de société civile est apparu car les populations sont déçues de leurs élus, de leurs institutions, de leurs organisations. Concrètement comment passer à l’action pour produire du mieux-être global ? Notre mission commune a-telle du sens pour nos membres ?

• Evaluer • Conseiller • Accompagner • Promouvoir Secrétariat : Tél. +41 26 476 01 40 iro@invention.ch Suivez nos activités sur : w w w . i r o m e n t o r c l u b . c h

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L’Intelligence artificielle envahit nos conversations. Quels liens avec l’économie réelle qui est notre quotidien ? Nous sommes dans une période de rupture. Les dangers naturels sont minimes en comparaison des dangers engendrés par les humains, aussi nous savons où nous devons mettre la pression : sur l’Homme. Notre club est pragmatique. Avec la croissance des Apps et autres objets connectés, nous main-

tenons notre intérêt pour les relations directes et les échanges personnels.

Après, il y a ce que vous faites de ces liens. In fine, les besoins vitaux demeurent vitaux. Nous construisons notre chemin en marchant. Rejoignez-nous, vous serez étonné de l’intérêt que vous allez récolter auprès de vos pairs, collègues et amis. Passez à l’action : iro@invention.ch

Narcisse Niclass

Rejoignez le 1er réseau de créateurs, inventeurs, esprits indépendants actifs, en Romandie depuis 1982


EEE : la mobilité en action Ecologie – Economie – Efficience Michel Barro Ingénieur EPFL

On distingue principalement quatre types de moyen de transports : A LES TRANSPORTS PUBLICS, très coûteux, en frais d’infrastructure, de personnel et de SAV tels que les trams, les bus, les trolleybus, les BHNS, les métros et les télécabines urbaines. B Les transports privés partagés : Taxis, Huber, véhicules en auto-partage, véhicules en libre service, véhicules de location. Ces véhicules ne sont souvent pas adaptés à la ville, ils circulent avec 2 passagers en moyenne et un poids moyen supérieur à 1,6 tonnes par véhicule. C Les transports privés individuels véhicules essence, diesel, GPL, GAZ, hybrides et électriques. Ces véhicules ne sont souvent pas adaptés à la ville, ils circulent avec 1,2 passagers en moyenne et un poids moyen supérieur à 1,4 tonne/véhicule. D LES MICRO TRANSPORTS (ou micro mobilité) et la mobilité douce, permettent de compléter facilement les solutions énumérées ci-dessous ou favoriser l’inter-modalités des transports. Il faut distinguer principalement dix critères importants si l’on veut analyser les raisons du coût si élevé des transports publics : 1 Le coût du personnel d’exploitation 2 Le taux de remplissage très faible (~20%) 3 Le coût du personnel nécessaire pour le service après-vente.

4 La vitesse commerciale (~20 Km/h) 5 L’emprise au sol importante (on supprime souvent un ou deux voies de circulation, qui sont très peu utilisées par les transports publics (sauf au centre-ville où l’on regroupe des lignes) 6 La sécurité et les contrôles 7 La consommation d’énergie par personne transportée et par kilomètre parcouru 8 Le manque de possibilités d’adaptation aux besoins des services aux heures de pointe

Michel Barro, Narcisse Niclass et Daniel Nasr

9 Un service dégradé ou inexistant le soir, la nuit et les jours fériés 10 Une utilisation que pour les passagers, donc pas adaptée aux services d’urgences, à la livraison des colis (La Poste) ni aux transports de marchandises. Les nouveaux modes de déplacements urbains vont être à l’actualité de la politique des grandes villes, et vont leur permettre la suppression des engorgements routiers, l’accessibilité au parking facilitée et la décarbonation de l’air. Ils vont donc grandement améliorer la diminution des coûts directs et indirects causés par ces derniers (plusieurs milliards d’économie potentielle chaque année). Ceci aura une répercussion directe sur l’économie, le développement de notre ville ainsi que sur l’amélioration de la qualité de la vie et de la santé de nos concitoyens. Nous allons donc présenter ci-dessous deux solutions pertinentes de transports pour les villes : a SUPRAWAYS, www.supraways.com

Le calvaire des embouteillages Les vins genevois sont très appréciés. Les bouchons routiers un peu moins. En effet, les automobilistes du bout du lac détiennent un record helvétique ruineux. P o u r 2 0 1 6 , c ’ e s t 1 4 6 h e u re s à l’arrêt dans le trafic soit une durée du trajet rallongée de plus de 33%. Cet indice est livré par TomTom. Zurich, Lausanne, Bâle, c’est 20 heures de mieux par an. Berne, la Ville fédérale, est la meilleure en matière de mobilité avec seulement 110 heures de bouchons.

b MACAUTO, https://youtu.be/drH5cSfruMc Autour des solutions de TRANSPORTS PUBLICS existantes et futures, et des solutions de TRANSPORT PRIVES, on a la mobilité douce avec les vélos, les vélos en libre service, les vélos électriques, ainsi que le monde de la micro-mobilité, tel que les vélos pliants, les vélos pliants électriques, les trottinettes urbaines, les trottinettes urbaines électriques, les «SEGWAY» et autres produits similaires (over-board, solowheel,...). Ces solutions vont permettre d’interfacer l’ensemble des modes de transports et offrir la possibilité d’utiliser plusieurs modes de transports sur un parcours particulier, ou plus communément appelée «l’inter-modalité des transports».

Toutes ces nouvelles solutions vont répondre parfaitement aux critères énumérés ci-dessus et vont de plus permettre des gains financiers à la fois sur le plan gouvernemental que sur le plan des utilisateurs privés ...à suivre Michel Barro

Développement durable et mobilité douce Rue Joseph-Girard 36 CH-1227 Carouge Tél. +41 (0)22 342 08 12 Fax +41 (0)22 342 08 16 Gsm +41 (0)79 200 23 85

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MOBILITÉ DOUcE

Au centre des solutions de mobilité et de transports, on a le citoyen, le client, l’usager, l’homme d’affaires, le touriste, mais aussi les enfants, la maman avec sa poussette, les personnes handicapées, et les personnes âgées, tous ont besoin de solutions de déplacement efficientes, économiques, écologiques, performantes et rapides. La logistique (transports des marchandises) aussi, doit s’adapter aux nouveaux modes de consommation (Amazone, Zalando, e-boutic). Les nouveaux modes de transports publics offriront eux aussi l’accès aux services, aux utilisateurs concernés (Police, Pompiers, Ambulance, etc.) qu’ils soient donc PUBLICS ou privéS, ils doivent évoluer et devenir efficients, économiques, écologiques, performants et RAPIDES et offrir une grande sécurité à leurs clients.


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2-3 éditions annuelles N0 28 / 2016

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La musique, c’est quantique Alexis Plasson

Porteur du projet Clef d’Accord HARMONIA

Depuis 5 ans, la formule d’intervention développée, construite et appliquée apporte satisfaction aux virtuoses qui ont traité leur instrument en appliquant cette formule, cette technologie, ce procédé d’harmonisation novateur et exclusif. C’est une première mondiale qui doit sans cesse ouvrir les esprits sceptiques tellement les résultats probants semblent inatteignables. Les premiers musiciens qui ont appliqué cette clef étaient aussi sceptiques avant le traitement. Ils sont tous unanimes aujourd’hui pour relever le développement de la richesse sonore de leur instrument. L’équilibre, l’homogénéité, l’harmonie prennent une nouvelle dimension. Le plaisir même de jouer augmente pour ces maîtres. C’est à vous d’écouter. Laissez vos esprits ouverts afin que le charme opère. Comme Alice au pays des merveilles, passez de l’autre côté du miroir, porté par les vibrations quantiques. NN

Avis d’experts ÉQUILIBRE

Première sensation Imaginez : vous prenez en main votre instrument et il vous donne la sensation d’être débarrassé des masses négatives qui le déséquilibraient. Cette crispation nécessaire pour maintenir votre instrument va diminuer, peut-être même disparaître : votre instrument est équilibré.

HOMOGÉNÉITÉ

Seconde sensation d’équilibre L’harmonisation efface ces zones détimbrées, chargées souvent d’harmoniques disgracieuses qui empêchaient certaines nuances. Ici, c’est en terme musical que le musicien trouvera son instrument beaucoup plus “équilibré“.

«La Clef d’Accord HARMONIA© est réellement très efficace pour optimiser la qualité d’un instrument de musique de manière remarquable. Le plus époustouflant est que la transformation opère également dans l’épanouissement et l’expression de l’artiste. Beaucoup de choses changent, s’harmonisent. Vraiment époustouflant !» Cyrille Campo, compositeur Atelier d’harmonisation instrumentale Clef d’Accord

RICHESSE SONORE, EXPRESSION

Le meilleur timbre au premier souffle L’effet est immédiat, presque déconcertant : que faire de toute cette énergie dans un instrument qui paraît ne plus avoir aucune limite ? Très vite, le musicien explore de nouveaux espaces sonores et se passionne à les découvrir.

ÉNERGIE

Une extrême facilité Sur toute la tessiture mais surtout dans les registres extrêmes, jouer réclame de l’énergie ; cette force s’exprime pleinement chez l’instrumentiste en bonne forme physique mais s’épuise vite sur un instrument peu réactif. Le cuivre ou le bois harmonisé déplace toutes les limites et apporte sa contribution énergétique en optimisant le souffle du musicien.

«En tant que luthier-préparateur, l’utilisation de La Clef d’Accord Harmonia© apporte des possibilités d’optimisation fantastiques. L’harmonisation des instruments dont on me donne la charge, qu’ils soient pur acoustiques ou électrifiés, donne une réelle plus-value à mon travail, vis-à-vis de mes clients les plus exigeants.» Stéphane Pointeaux, luthier-préparateur

Laurent Decalonne Luthier en instruments à vent atelier Feeling Musique

D’éminents musiciens témoignent sur YouTube et www.quanticprodige.com

harmonia@quanticprodige.com

«L’harmonisation avec La Clé d’Accord HARMONIA© est un système incroyable qui me permet de jouer sur des instruments et sourdines équilibrés. Le son devient plus puissant, libérant davantage d’harmoniques.» Pierre Badel trompettiste

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INVENTION

Il est des champs de la perception humaine qui sont question d’imagination et de sensibilité personnelles. Tout musicien fait corps avec son instrument en lui donnant vie. Les matériaux choisis par les luthiers, les facteurs d’orgues, les fondeurs de cuivre sont toujours de la meilleure qualité. La musique est un prolongement des sons de l’univers, une modulation décrite parfois comme mathématique, aléatoire, harmonique... Qu’importe les qualificatifs. Le plaisir extrême pour l’auditeur est le fruit d’une chaîne magique qui naît dans la multitude des possibles, passe par l’esprit du compositeur et éclate en apothéose sous les mains du musicien. Dans cette suite, Alexis Plasson apporte La Clef d’Accord Harmonia©. Comme en physique quantique, des inconnues demeurent mais les témoignages attestent.


Ô Temps suspends ton viol ! Claude Rollinet

Constructeur de rêves

Les physiciens, les philosophes, les historiens, les gestionnaires, les comptables, les professeurs et les élèves même, ne sont pas d’accord sur le temps. Les juges, les prisonniers, les politiciens, les élus, les patrons, les syndicalistes et les anarchistes même, ne sont pas d’accord avec le temps. Les ennemis héréditaires, les amoureux fous, les parents égoïstes, les enfants ingrats, les anciens sur le départ même, ne sont pas d’accord avec le temps. Le souffle créatif de Claude est un peu Jusqu’où ses sculptures animées vontcomme l’eau souterraine qui ruisselle elles le porter ? D’événement en événement, le temps est sous roche pour jaillir dépassé. Tel un moavec force là où on Le temps roule tard dans un vaste ne l’attend pas. Hors mais ne s’écoule pas paysage, la créativité des canons artisde Claude Rollinet tiques classiques, les créations Intemporelles surprennent, est libérée. Le temps ne passera pas. La choquent, intriguent et attirent le regard. vie ne sera pas violée. NN La réflexion vient de la curiosité. Le mouvement est inutile. L’esthétique est va- A suivre sur : www.artculte.ch riable. Les engrenages sont impossibles. www.facebook.com/artculte109 Quel esprit malin veut bien se donner toute cette peine pour nous perdre dans des machines inutiles ? Claude Rollinet, créateur de rêves, chasse vos soucis.

CRÉATIO N D ESIGN PERSONNALITé

Les artistes sont souvent égoïstes et se sentent incompris. Cette misère les rend tristes et prétentieux. Vivre est leur corvée. Les créateurs, les fabricants de rêves, eux sont heureux et la réussite vient à eux en silence. Fribourg est le terreau du Boucher Corpatoo, de Jean Tinguely et Nicky de St-Phalle. Ce fut la terre de Gonzague de Reynold et le bonheur de Frédéric Dard. Nombreux sont les artistes locaux qui se sont fait un nom dans le village. C’est tranquille et rassurant un village. Claude a été appelé pour sa première révélation, en milieu international, un défi, le Salon des Inventions de Genève en 2016. Le temps roule mais ne s’écoule pas. Les événements s’enchaînent. Le plaisir grandit. Quelques méchants amis sont gris, car perturbés par le succès des Intemporelles. Pour Claude la procession avance, solennellement. La force d’un centaure motorisé porte le rêve mécanisé.

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Galerie ArtCulte CH -1529 Cheiry Sur rendez-vous au : +41 79 336 42 24 claude.rollinet@bluewin.ch


Le mystère du principe d’équivalence Michel Giannoni Dr ès sc. ing. EPFL

Nous l’avons appris au collège, lors des leçons de physique : dans le vide, quel que soit leur poids, tous les corps tombent à la même vitesse. On savait même la calculer par la formule v = (2gh)1/2, dans laquelle, comme on le voit, la masse n’intervient pas. Et si dans la réalité, un cheveu tombe moins vite qu’une clé à molette, c’est uniquement dû à la résistance de l’air. Vers l’an 1600 – il s’agit sans doute Comme la gravité, elle est proportionnelle d’une légende – Galilée aurait lâché une bille et un boulet du haut de la tour de Pise et constaté que leur temps de chute était le même.

à la masse de l’objet sur lequel elle agit.

Et c’est là qu’intervient le principe

SCIE NCE

d’équivalence, qui affirme que la masse inertielle et la masse gravifique sont En 1971 – et ce n’est pas une légende  – égales, quel que soit le corps, ce qui exau cours de la mission Apollo 15, David plique que la force gravitationnelle et la Scott a fait cette expérience sur la Lune, force d’inertie se compensent. Mais par quel miracle ? Il n’y avec une plume et a a priori aucune un marteau. «Galilée Ce phénomène raison pour que ces avait raison», s’est-il contraire à l’intuition forces s’anécrié. La même anpose d’énormes problèmes deux nulent ! Aussi les née, Branginsky et aux physiciens physiciens veulentPanov ont mesuré à ils savoir jusqu’à l’aide d’une balance à torsion, avec des masses en aluminium quel degré d’exactitude cette équivalence et en platine, une différence inférieure à se vérifie. 10-12. Cette valeur a été confirmée en C’est dans ce but que le Centre na1987 par le groupe Eöt-Wash de l’univertional d’études spatiales (CNES) a lancé, sité de Washington. le 25 avril dernier, depuis le centre spatial Mais voilà Ce phénomène contraire à de Kourou, le satellite Microscope, dont l’intuition pose d’énormes problèmes aux la mission consiste à mesurer, pendant physiciens, qui ont bien de la peine à l’ex- 2 ans, à 700 km de la Terre, la chute de pliquer. En effet, la loi de Newton stipule deux paires de cylindres de titane et de que deux corps s’attirent avec une force platine, avec la précision de 10-15 d’un proportionnelle à leur masse et inverse- accéléromètre ultra sensible. ment proportionnelle au carré de la disSi cette expérience devait violer le tance qui les sépare. La Terre attirant plus principe d’équivalence, il s’agirait d’un fortement un corps massif qu’un objet événement majeur de la physique, qui léger, ce dernier devrait chuter plus lentepourrait constituer une première piste ment. Mais intervient aussi la force d’inervalidant la théorie des cordes. En effet, tie, qui s’oppose à tout déplacement. celle-ci prédit la possibilité d’une violation de ce célèbre principe, ouvrant ainsi la voie à la découverte d’autres dimensions dans l’Univers, ainsi qu’à l’unification de la relativité générale et de la mécanique quantique, le «Graal des physiciens». La Revue Polytechnique

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L’ère 4.0

De quoi parle-t-on au juste lorsqu’on parle d’Uberisation, d’industrie 4.0 ou de révolution numérique ? Eh bien, si l’on repart de la schématisation désormais classique de l’organisation économique à l’ère de l’Internet, nous avons grosso modo deux modèles qui s’articulent entre eux : l’un est structuré de manière horizontale avec des relations de type business to business, entre entreprises ; et l’autre est structuré verticalement en business to consumer, en d’autres termes: ce sont des entreprises en contact direct avec les clients. Dans ce second modèle, on trouve des groupes verticalisés qui ont regroupé sous une seule entité la production, la logistique, etc., et la vente au client (boutique) en achetant notamment la sous-traitance et la distribution. C’est le 4.0. Cette représentation, pour sommaire qu’elle soit, a l’avantage de mettre en lumière le rôle de chacun. Dans le B to B, ce sont les processus de sous-traitance (fournisseurs, logistique, etc.) qui tiennent le rôle principal. Dans le B to C ce sont les processus de sur-traitances commerciales qui sont la clé. Ces deux modèles et leur écosystème sont soumis à de très fortes tensions du fait de l’évolution naturelle des usages sociaux des technologies et de la capacité de certains acteurs novateurs à orchestrer ces usages sociaux.

ou les activités nombreuses des makers, bricoleurs talentueux en matière d’électronique et d’informatique, qui ont été, entre autres, les pionniers des «drones» et des imprimantes 3D. Mais aujourd’hui, on est un cran plus loin : par son activité, par sa participation, sa co-créativité, son co-financement, la mise à disposition de ses avoirs (logement, voiture, temps disponible, etc.), le consommateur change de statut. Il devient un agent économique d’un nouveau genre.

D’autres formes différenciées du Do-It-Yourself se sont également développées, telles le tuning pour les voitures par exemple

De nouvelles activités rétribuées, mais hors économie traditionnelle, apparaissent sur les plateformes Internet.

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Dans la nouvelle chaîne de la valeur qui va de la production à la consommation, le client avait déjà fait une entrée remarquée en devenant consom’acteur !

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Tout le Do-It-Yourself (DIY) fonctionne globalement sur ce principe de la mise en action du client dans la chaîne de la valeur et de la captation de la contre-valeur d’un travail gratuit.

Airbnb, BlaBlaCar illustrent cette seconde vague d’actions participatives. Nouveau changement majeur : on a ici affaire à la valorisation de biens de particuliers. La maison, le chalet, l’appartement, la voiture, des outils spécifiques (de la tondeuse à la chignole) peuvent être désormais loués facilement sur des plateformes Internet, de particulier à particulier. C’est donc bien une nouvelle forme économique qui émerge puisque des biens, jusqu’ici considérés à usage purement personnel, acquièrent le statut d’actifs économiques qui rapportent des revenus ! Le consom’acteur agit ainsi, d’une certaine manière, en entrepreneur.

Les consom’acteurs : un premier axe de mutation de l’écosystème

B to B


Par Xavier Comtesse, mathématicien et informaticien Voici venu le temps du travail complémentaire, voire partagé : faire la cuisine et recevoir chez soi, contre paiement, des personnes qui ont réservé leur place via Internet ; jouer au concierge d’achat pour des clients pressés ; apporter des services de maquillage à domicile ; se donner, entre pairs, des cours de conduite ; faire du co-voiturage défrayé voire payé, etc. Ne peut-on pas imaginer les formes et les conséquences de ces nouveaux comportements pour tous nos secteurs d’activité ? Menaces ? Opportunités ?

Un second axe de mutation de l’écosystème : la sur-traitance L’illustration la plus immédiate du procédé de réorchestration en sur-traitance est donnée par les GAFA : leurs plateformes étant directement articulées sur les utilisateurs finaux, ils sont en capacité de redéfinir la répartition des marges tout au long de la chaîne de la valeur, et par suite, de s’en réserver la meilleure part. Si, comme l’ont fait au départ les GAFA, la sur-traitance concerne le positionnement d’une entreprise au cœur même de l’écosystème qu’elle a su créer, ce n’est plus aujourd’hui tout à fait le cas. Uber pour les taxis, Watson pour la santé ouvrent en effet la voie à la captation des marges de segments classiques de l’activité économique. La sur-traitance a déjà commencé à réorganiser des pans entiers de l’économie : c’est ainsi le cas de la téléphonie, des médias, du marketing et du commerce, et bientôt la santé (Digital Health), l’espace domestique (domotique), l’usine et la production (Industrie 4.0), etc. Grande nouveauté économique de cette dernière décennie, la sur-traitance crée de fait une forte dépendance pour les autres

acteurs, à l’exception sans doute du consom’acteur qui a toujours, lui, le choix de changer de plateforme. Aujourd’hui, des centaines de milliers d’entreprises sont devenus largement dépendantes de leur sur-traitant et travaillent pour créer des apps vendues sur les plateforme d’Apple, de Google ou de Samsung. Ces trois entreprises sont, elles, des «sur-traitants» de fait de la téléphonie via les applications qui y sont liées. Le consom’acteur, en changeant de plateforme, envoie un message fort. On n’est plus sur l’ancien mode économique où certaines formes de dépendance pouvaient être imposées par les réseaux de distribution ou les grands producteurs aux entreprises sous-traitantes. Les «Fintechs» vont affronter la banque traditionnelle. Ils étaient sous-traitants jusqu’à maintenant et ils ont à présent la possibilité de redesigner le secteur financier à leur avantage et de se mettre en position de sur-traitant. La valorisation des avoirs jusqu’à aujourd’hui détenus/répartis par le système financier tel que nous le connaissons (banque, poste, assurance) le rendait incontournable pour le négoce, le commerce, la capitalisation, les prêts à la consommation, etc. A présent, en rapprochant les demandeurs et les détenteurs de ressource, les plateformes digitales commencent à investir tous les champs possibles du système financier. De nouvelles plateformes de prêts entre particuliers ou bien entre PME s’organisent. Rien d’étonnant dès lors à ce que les Fintechs aient la prétention d’être des sur-traitants. Qu’adviendra-t-il des banques ? Il en est de même dans l’industrie où la lutte s’ouvre pour l’Industrie 4.0. La réorchestration des filières économiques apparaît donc comme l’enjeu clé de la décennie à venir, et ceci pour tous !

Société

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Le 45e parallèle franchi avec succès Jean-Luc Vincent Gaëlle Grosjean

président fondateur

directrice

Jean-Luc Vincent, président fondateur du Salon international des inventions de Genève, c’est l’esprit d’entreprise à la puissance 10. Pendant 45 ans, il a perfectionné son rêve, son idée et son œuvre. Il a voulu un outil au service des inventeurs et il l’a fait. En 2017, il transfert l’ouvrage à Palexpo et la barre à une jeune directrice : Gaëlle Grosjean. Cette étape est gage de nouveaux développements. Développer un Salon des Inven- visionnaire et il sait prendre des risques tions, dans le monde des événements, et le temps pour ses amis. Certes, Diane, est certainement un défi qui demande un son épouse, n’avait pas un emploi fictif dans l’organisavoir-être particulier. Une telle L’histoire du Salon a été écrite sation et son équipe comptait manifestation doit par un team de passionnés aussi quelques se développer sur Jean-Luc MERCI ! piliers. L’histoire plusieurs axes : du Salon a été les exposants-inventeurs, les institutions officielles, les in- écrite par un team de passionnés. vestisseurs, les visiteurs et les médias. Les Nouvelle direction, nouvelle inventeurs sont la première justification de étape Tout change, tout va évoluer mais la rencontre mais année après année, ils l’esprit positif et la valeur apportée aux se renouvellent à 100%. Aucun acquis, inventeurs demeure. Palexpo dispose en aucune garantie de fidélisation mais des interne de forces, de moyens et d’outils attentes souvent démesurées. Par quelle qui vont allumer un nouvel étage à la magie des exposants qui viennent de cin- fusée. Le Grand-Genève est attractif et quante pays éclosent à Genève, chaque cette référence internationale est un label printemps ? La recette est aussi le savoir- pour les exposants. La marque Salon faire de Jean-Luc qui sait communiquer international des inventions de Genève sa passion aux personnes qu’il rencontre. est un vrai atout pour un nouveau produit. Ce succès est dû aussi au sérieux de Chaque année, des contrats sont signés l’organisation. Jean-Luc est un vrai lea- pour plusieurs millions. Ce salon est un der qui s’impose naturellement et toujours accélérateur de réussites, comme le avec le sourire. Il a aussi une approche CERN accélère les électrons.

salon / expo

La mascotte de www.invention.ch a inspiré Claude Rollinet. Il a mis ses talents de sculpteur et de concepteur de mécaniques étonnantes au service de l’image de notre univers. Claude est un constructeur de rêves et il le prouve. (voir page 18)

artculte109

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Ce succès durable mérite une bio La direction change mais la présidence demeure. Cette nouvelle organisation est en place depuis un an et le transfert des connaissances est assuré. Le modèle est bon. C’est l’occasion de l’améliorer encore grâce au nouveau regard apporté par Gaëlle Grosjean. Palexpo joue la carte de la continuité et de l’évolution. Toute l’équipe vit à l’heure de l’innovation. Les médias jouent le jeu, les bonnes nouvelles sont attractives. Les inventeurs vont être étonnés. Je dirai même plus, les inventeurs seront heureux. ...46e, 47e, 48e, 49e, 50e !

46e Salon

International des Inventions de Genève Le plus important au monde

GENÈVE PALEXPO www.inventions-geneva.ch

11-15 avril 2018


Concours... Notre mascotte a 23 ans Si vous ne comprenez pas pourquoi nous avons choisi une grenouille verte – peut-être une rainette – comme symbole, c’est à vous de voir. Nous, nous avons plein d’histoires, de bonnes raisons, pour étayer cette création. Si vous êtes un enfant, ou un adulte resté jeune, vous pouvez découvrir quelques pistes sur www.invention.ch en suivant le logo junior.

WATER COLLECTION gent & lady collection

Aujourd’hui c’est à vous, enfin, En 2017, est-ce que vous aurez le bon déclic pour trouver le nom sympathique, de lui donner un nom.

A l’occasion de ce 45e anniversaire du Salon, Claude Rollinet, créateur de rêves, a donné vie à notre emblème. Spontanément, il a choisi de réaliser et d’exposer une grenouille animée qui se découvre en première apparition au Salon des Inventions. C’est pour le plaisir et seulement pour le plaisir et faire plaisir que Claude a imaginé, conçu et fabriqué notre mascotte en 3D. En 2012, pour le 40e anniversaire du Salon, c’était Olivier Hofmann, maître boulanger et pâtissier à Reconvilier, qui avait confectionné une grenouille géante en pain au petit épeautre. Le succès avait été génial et convivial. Les visiteurs découvraient les saveurs de l’une des plus vieilles céréales panifiables cultivées depuis l’Antiquité. Notre grenouille est une source d’inspiration spontanée pour des personnes qui ont des idées et qui les mettent en œuvre. C’est ça aussi l’innovation et l’invention. Savoir passer du projet à l’objet. PA R TENAI R E d e w w w. i n v e n t i o n . c h

mythique et porteur d’une image géniale, pour notre mascotte la grenouille ?

Place à l’imagination ! Faites fonctionner vos neurones et soyez créatifs. Notre grenouille restera une grenouille et ne se transformera ni en princesse, ni en prince charmant. Un bond pour l’innovation. MB

Conditions de participation: Vos propositions de noms sont à adresser, jusqu’à fin mai 2017, par courriel sur : rainette@invention.ch en n’oubliant pas d’indiquer votre nom et votre adresse complète. Les trois propositions qui séduiront le plus notre team gagneront une montre swiss made

Carbon14 Water Collection d’une valeur de CHF 444.-. Les gagnants seront informés par courriel et leur nom figurera sur le site www.invention.ch pendant un an. Aucune correspondance ne sera échangée. Aucune prétention ne pourra être émise par les participants. Notre grenouille ne sera pas obligée de porter l’un des trois noms gagnants.

RESPECT FOr NATURE CATALYST FOR ADVENTURE PASSION FOR CONTEMPORARY DESIGN

Rte André-Piller 2 CH-1762 Givisiez

Tél. +41 (0)26 350 60 50 Mobile +41 (0)79 230 54 82

www.carbon14.ch fcappuccio@carbon14.ch

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CRé ATIV ITé

Toutes les mascottes du monde ont un nom, même bizarre, mais un nom. Comme vous et moi, notre grenouille souhaite créer le dialogue, vous interpeller et, qui sait, avoir son profil sur Facebook.


Aujourd’hui, Sainte-Croix a négocié son virage en misant sur la jeunesse et la formation avec une offre couronnée par le Centre professionnel du Nord vaudois. Dans la continuité et la modernité, cette école forme des polymécaniciens et des informaticiens dont l’univers évolue quotidiennement.

Rue du Progrès 31

tél. +41 (0)24 557 73 81

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1450 Sainte-croix

La collaboration étroite avec la HEIG-VD assure la portabilité des formations et l’arrivée de jeunes entreprises. Une exclusivité, l’Institut suisse de soudure ou SWI pour Swiss Welding Institute.

D’anciennes usines sont des friches industrielles propices à la création d’entreprises et à l’installation de locataires aux concepts les plus étonnants. La Municipalité ne s’est pas contentée de cet héritage à valoriser. Elle a investi dans un Technopôle. C’est parfois une mode mais à Sainte-Croix c’est une belle réussite puisque la construction d’autres bâtiments est prévue. Renseignement : www.technopole1450.ch

Fax +41 (0)24 557 69 94

info@technopole1450.ch

Tél. +41 26 476 01 40 Fax +41 26 476 01 41 IROmag, C.P. 1303 CH -1701 Fribourg

L’une des plus vastes communes du canton de Vaud, Sainte-Croix, revendique plus de 500 ans d’histoire industrielle et technologique. Ses trois musées bien typés retracent la vie du lieu avec des produits qui étaient réputés dans le monde entier. Afin d’offrir plus aux visiteurs, ces trois institutions étudient le projet d’une fusion. Automates, boîtes à musique, horloges, tourne-disques, machines à écrire, outils de précision, c’est un savoir-faire qui mérite son inscription au Patrimoine culturel et immatériel de l’Unesco.

2-3 éditions annuelles N0 29 / 2017

claude Jaccard

Sainte-Croix – une fenêtre sur les Alpes

IROmagazine N° 29  

Revue de l'invention et de l'innovation en Romandie

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