Page 1

Volume 5 Numéro 5

Juin 2018

Bulletin d’information du Groupe multiconseil agricole Saguenay—Lac-St-Jean

À mettre à votre agenda ! Journée champêtre 2018 du GMA Saguenay-Lac-Saint-Jean

Pour informa ons, voir page 7


Le

Mot du Président par Guillaume Barre e, prés.

dement déçu par une personne pour qui j’avais un certain respect.

Dernièrement, en écoutant la télévision, j’ai sursauté en voyant un chef cuisinier très connu dans une publicité pour une chaîne d’épicerie ayant comme créneau d’offrir le panier d’épicerie le moins cher. Ce e même personne, dans ses nombreuses et populaires émissions télévisées, nous répétait souvent à quel point la qualité des aliments est importante pour avoir de bons résultats. Alors, comment marier qualité et bas prix ? En affaires, c’est bien connu, la qualité, ça se paie !

Que pouvons-nous faire de notre côté ? Je crois qu’il faut simplement con nuer de faire ce que nous avons toujours fait. C’est-à-dire de bien faire les choses et de con nuer de s’améliorer, un pas à la fois. Dans notre environnement (géographique, poli que, social, etc.), il est quasi impossible de jouer la carte des produits les moins chers. Par contre, on peut con nuer de produire de la qualité comme nous l’avons toujours fait. Et je peux dire que je suis assez fier de faire par e de ce e communauté. Encore plus de ceux qui font par e du GMA.

Dans les journées qui suivirent, toutes sortes de réflexions me traversaient l’esprit. Je l’avoue, j’étais troublé et je me sentais trahi. Mais où était le problème ? Ce chef avait souvent fait la promo on des produits du Québec. Je trouvais bien dommage que pour probablement « arrondir » la fin du mois, il ait accepté de tourner une publicité pour une entreprise qui a des valeurs ne ement différentes des nôtres. Oui, je parle, au nom de plusieurs sinon d’une bonne majorité d’agriculteurs qui ont comme principe de produire des denrées de qualité et dans un environnement respectueux. Sans vouloir faire un jeu de mots, c’est dans notre culture. Et tout cela a un prix, bien évidemment ! Des aubaines, n’en cherchez pas parmi les meilleurs produits, il n’y en a pas. C’est comme les voitures de luxe ! Si les gens croient alors qu’ils peuvent s’en procurer à bas prix, et bien, je leur souhaite bonne chance !

En terminant, je vous souhaite à tous un très bel été avec de généreuses récoltes, et aussi d'avoir la chance de prendre un peu de temps avec ceux qui vous sont proches !

Dans ce numéro vous trouverez:

Le Récolteur, vol.5, no 5

J’étais également choqué de voir à quel point, il est facile pour une personnalité publique de jouer le jeu, de profiter de sa popularité et de s’en servir pour emmener des gens dans un « mouvement » à l’opposé de ce qu’il avait toujours prôné. Nos entreprises ne peuvent pas et ne veulent pas se tourner de bord en un claquement de doigts. Le propre de l’agriculture, c’est d’être du long terme. C’est assez, je m’arrête ! Disons que j’ai été granL’équipe de rédaction: Hélène Lévesque, ass. Christine Gagnon, agr. Nelson Paradis, agr. Bruno Fortin, adm. François Durand, ing. agr.

Mot du président Mot du directeur général Présenta on des nouveaux employés Conseils ges on GESTION Réagir en situa on de baisse du prix du lait Les fourrages, gage de rendement? De bonnes nouvelles pour les producteurs Atman

6 8 10 11

AGRO

10

2 3 4 5

A en on: fauchez selon les plantes et non la date du calendrier !

12

Conseils agro/ Services offerts

13

Modifica on du code de ges on des pes cides

16

RAP sommaire des nouveautés 2018

17

GÉNIE helene.levesque@gcaq.ca christine.gagnon@gcaq.ca nelson.paradis@gcaq.ca fermeboisfort@hotmail.com francois.durand@gcaq.ca 2

La structure du sol/Publica on sur les pes cides

19

Chronique bovine: Op on d’abreuvement

20

Pe tes annonces

21

Les sta s ques

22


Le

Mot du Directeur général par Denis Larouche, agr.

considère que ses associés sont chanceux de pouvoir la compter dans leur équipe !

Départ d’une grande conseillère en GESTION du GMA ! Honnêtement, je suis à la fois heureux et triste en même temps ! Triste, parce que Pascale m’a annoncé le mois dernier qu’elle ne reviendra pas travailler au GMA cet automne. Et heureux, parce qu’elle réalise un rêve de vie et surtout une passion pour son vrai mé er, soit celui d’agricultrice! Hé oui, Pascale a décidé de prendre la relève avec son frère Olivier en s’établissant avec leur père Camil et son oncle Léon à la Ferme Maltais.

En terminant, Pascale, il me reste à te remercier d’avoir accepté de relever le défi de l’agronomie au GMA. J’ai eu un très grand plaisir à te côtoyer et à t’accompagner dans ton appren ssage du mé er. J’ai pu compter sur ton professionnalisme tout au long de ta courte carrière au sein de notre entreprise. Et tu sais Pascale, si j’ai été ton boss dans les dernières années, hé bien là, tu seras un membre (mon boss) que j’aurai bien hâte de revoir chaque année pour l’analyse de vos résultats, dans les ac vités de groupe, comme administratrice et peut-être présidente du GMA, mais surtout, afin de pouvoir te taquiner encore un peu…

Depuis son embauche, Pascale nous a démontré tout son talent professionnel comme agronome. Ponctuelle, dynamique, énergique, disposant d’un grand esprit d’analyse, travaillante, responsable et créa ve sont les quelques qualités qui me viennent à l’esprit en écrivant ce pe t mot. Évidemment, je connais Pascale depuis sa naissance ! Mais c’est en 2011, je crois, que Pascale est venue passer une avant-midi avec moi, pour valider son choix de carrière. À ce e époque, je pense qu’elle hésitait entre l’agronomie et la pharmacie. Il faut croire qu’elle a bien aimé la consulta on (planifica on stratégique), car son choix s’est avéré être l’agronomie. Mais l’agriculture coulait déjà dans ses veines. À l’été 2015, elle a accepté le poste de stagiaire en agronomie. Elle s’est fait remarquer par son implica on dans l’organisaon de la journée champêtre du GMA à la Ferme AMF Savard. Elle a terminé son baccalauréat en France pour sa dernière session et en anglais en plus. Rien de facile, mais elle est une vraie passionnée. Le 4 janvier 2016, Pascale accepte le poste de conseillère en ges on et commence sa carrière au GMA. Durant la période es vale, elle qui ait le bureau pour aller travailler à la ferme familiale et revenait à par r de la fin octobre pour passer l’hiver avec nous. Dans sa dernière année, son implicaon a été très soutenue au GMA: impliquée dans la prépara on de l’analyse de groupe 100 vaches et +, coresponsable du dossier grêle et partageant aussi son temps une semaine à la ferme et deux semaines au GMA. Un agenda rempli à 100 %! J’aurais bien aimé pourvoir compter sur elle pendant encore quelques années, et je me disais, pourquoi ne pas partager une carrière avec deux passions, l’agriculture et l’agronomie !

Bonne carrière comme agricultrice et je te souhaite de réaliser tous tes rêves ! En remplacement de Pascale pour ses membres et ses dossiers: Tous les dossiers de Pascale ont été transférés à une agronome qui prendra le relais et qui assurera le suivi pour ces membres pour les prochains mois. Cependant, l’équipe du volet GESTION prendra le temps d’analyser le réaménagement du service. Le retour de maternité d’Émilie Bouchard prévu en octobre, l’ajout de Valérie Grenier et de Marc Coulombe en septembre 2017, l’arrivée récente d’Alexandra Gagnon dans l’équipe GESTION nous perme ra d’assurer le développement du service, mais aussi le développement des affaires. Merci de votre compréhension !

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Pascale et ses associés ont préféré qu’elle se consacre à temps plein sur la ferme. Je suis content pour elle et je 3


Le

Présenta on des nouvelles employées

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Alexandra Gagnon, bachelière en Agroéconomie C’est avec enthousiasme que je joins l’équipe du Groupe mul conseil agricole Saguenay–Lac-Saint-Jean en tant que conseillère en ges on pour le secteur Saguenay. J’étais loin d’être des née au vaste monde de l’agriculture, étant fille de la ville. Qui aurait dit qu’un jour je me trouverais aussi passionnée de ce mé er. En tant que nouvelle agronome, je souhaite partager mon énergie et la passion du mé er qui m’anime avec vous et con nuer d’en apprendre toujours davantage. Originaire de Jonquière, c’est avec plaisir que je vais parcourir les routes de notre belle région pour venir à votre rencontre. Maude Larouche, étudiante en génie agroenvironnemental Originaire de la région, plus précisément de Saint-Henri-de-Taillon, je suis étudiante en troisième année dans le programme de génie agroenvironnemental à l’Université Laval. Il est possible que nous ayons déjà fait connaissance puisqu’il s’agit de mon troisième été à l’emploi du GMA en tant que stagiaire. Je ferai donc par e de l’équipe jusqu’à la fin août. Ayant complété un diplôme en Science de la nature au collège d’Alma en 2015, j’ai dû par la suite trouver un programme universitaire qui m’intéressait. Ne provenant pas d’un milieu agricole, je ne connaissais pas la profession d’ingénieur en agroenvironnement. Je me suis vite rendu compte que les cours offerts correspondaient à plusieurs de mes champs d’intérêt. Me voilà donc aujourd’hui terminant ma troisième année de bac ! J’aurai sûrement la chance de vous rencontrer si vous prévoyez travailler avec le volet génie cet été. Je suis principalement impliquée dans les projets de drainage, mais je touche à plusieurs autres sphères d’ac vité propre au volet génie. Je travaillerai aussi souvent en collabora on avec les techniciens du volet. Il me fera donc un plaisir, si ce n’est pas déjà fait, de faire votre connaissance !

4

Jessica Dallaire, étudiante en agronomie Bonjour à tous et à toutes ! Je suis une jeune étudiante en agronomie à l’Université Laval, originaire de Saint-Félicien. Ne provenant pas d’une famille d’agriculteurs, c’est ma curiosité qui m’a amené à travailler sur une ferme lai ère dès l’âge de 15 ans. À par r de ce moment, ma passion et mon intérêt pour l’agriculture n’ont fait que grandir. C’est pour ce e raison que j’ai décidé de faire des études dans le domaine agricole. J’ai donc à mon ac f une technique en ges on et technologies d’entreprise agricole réalisée à l’ITA de SaintHyacinthe. L’alimenta on des bovins lai ers me fascine beaucoup, j’ai donc orienté mes études sur la producon animale afin de me spécialiser dans le domaine. Pour cet été, je me suis joint à l’équipe du GMA afin d’acquérir de l’expérience, d’en apprendre davantage sur le mé er d’agronome et pour approfondir mes connaissances dans le domaine végétal. L’expérience que j'ai acquise en travaillant sur différentes entreprises lai ères durant les 8 dernières années, ma forma on à l’ITA et mes nombreuses visites de fermes au Québec comme en Europe me perme ront de m’impliquer ac vement dans les projets du GMA, de bien comprendre vos besoins et de vous offrir le meilleur service. Au plaisir de travailler avec vous ! Séléna Gagnon, étudiante en environnements naturels et aménagés Passionnée d’une nature saine, le Baccalauréat en Environnements naturels et aménagés de l’Université Laval m’a immédiatement intéressé. Ce Bac permet de former des jeunes professionnels mul disciplinaires pouvant travailler avec plusieurs acteurs du domaine de l’environnement. C’est lors d’un voyage en Australie, en 2013, que j’ai été ini ée au monde de l’agriculture en faisant du « WWOOFing » (opportunités de travail sur les fermes biologiques autour du monde) sur une bergerie de 2 600 têtes. Ce fut une expérience mémorable!


Le

que stagiaire en agroenvironnement, ont fait croître mon intérêt pour l’agriculture et ce n’est qu’un début. Mon excellent sens de l’observa on et ma minu e me perme ront d’accomplir efficacement les tâches demandées. Je suis a trée au bureau d’Alma, donc je couvrirai par culièrement la MRC Lac-SaintJean Est au cours des prochains mois.

Na ve d’Alma et sachant que l’agriculture est un secteur très important dans notre région, il est essen el pour moi d’avoir plus de connaissances et de compétences dans ce domaine pour pouvoir exceller dans ma profession. En effet, en tant que professionnelle de l’environnement, il est important d’intégrer tous les domaines et de concerter tous les acteurs. Ainsi, l’exper se que je développerai avec le GMA me perme ra de devenir plus conscien sée et compréhensive du secteur agricole. Mes quelques semaines passées au sein de l’équipe, en tant

Au plaisir de vous rencontrer cet été!

Conseils ges on ▪

Le crédit rota f est-il un produit miracle ? Oui et non. Le crédit rota f est un produit complet et très flexible. Il consiste en une marge de crédit, garan e par les biens de l’entreprise, à par r de laquelle il est possible de faire des avances spécifiques. Pour les clients, il permet principalement réduire les délais et d’éviter des frais d’hypothèques. A en on, ça ne veut pas dire que vos futurs besoins de crédit sont automa quement autorisés.

Vous désirez réduire au minimum vos frais d’opéra ons bancaires ? Voici quelques trucs pour y parvenir : - Évitez de faire des chèques. Vous payez pour l’achat du chèque, de l’enveloppe, du mbre et le coût de la transac on. - Maximisez vos transac ons par internet. Il est possible de pra quement tout faire et les frais sont moins élevés que pour les transac ons au comptoir et les chèques - Astuce, u lisez une carte de crédit avec remises pour payer vos fournisseurs. En plus de réduire votre nombre de transac ons mensuelles, elle vous facilitera la tâche et vous accumulerez de l’argent. A enon, ce e méthode demande de la rigueur et n’est pas la solu on à un manque de liquidité. Si vous ne payez pas la totalité du solde de la carte à la fin du mois, les frais d’intérêts annuleront rapidement l’avantage des remises. - Optez pour un forfait de transac ons adapté à vos besoins et réévaluez-le régulièrement.

Vous désirez minimiser vos frais d’intérêts ? Tenez votre conseiller financier informé des changements dans votre entreprise. Exemple : Vous avez augmenté substan ellement votre produc on de céréales et par le fait même vos stocks ont doublé. Vous pourriez obtenir une augmenta on de votre marge de crédit en conséquence. Cela vous évitera des problèmes de liquidité qui pourraient vous faire payer des intérêts chez vos fournisseurs. Ceux-ci sont habituellement plus élevés que ceux de votre marge de crédit.

5

Le Récolteur, vol. 5, no 5


Le

Volet Ges on Réagir en situa on de baisse de prix du lait Par Anne St-Onge, agr.

→Est-ce que vos charges fixes sont plus élevées que celles du groupe ? Avez-vous tendance à passer trop de dépenses personnelles sur la ferme et ainsi augmenter votre taux de charges ?

Pas facile de regarder vos paies de lait depuis 2 mois… Après avoir eu des incitafs de produc ons depuis 2014 voilà que la baisse du prix et la coupure de quota a de quoi refroidir l’ardeur ! Tout ça pendant une période de grands inves ssements…

→Y aurait-il moyen d’évaluer une réorganisa on du travail et ainsi avoir un impact sur les salaires ? Les salaires payés sont-ils op mums, c’est-à-dire, payez -vous vos ressources pour du travail à valeur ajoutée? Avez-vous envisagé un partage de main d’œuvre avec les voisins ?

Alors qu’est ce qu’on fait? La première chose à faire est de ne pas paniquer. Bien que le niveau de prix actuel soit un record au niveau du prix le plus bas depuis juillet 2006, ce n’est pas la première fois que le prix à la ferme baisse, et comme le dit l’adage: « tout ce qui baisse fini par remonter ! » Ou estce l’inverse ? Bref, il est à souhaiter qu’effec vement le prix du lait se stabilise à défaut de remonter.

→Faire un budget mensuel; c’est un ou l an stress quand l’inquiétude liée à un manque de liquidités nous empêche de dormir ! Siga a un module conçu pour cela et nos ressources sont en mesure de vous aider si vous n’êtes pas à l’aise avec ce e fonc on.

Ceux qui ont des projets à rentabilité douteuse devraient-ils envisager de les me re sur la glace ? Ceux qui ne font jamais de budget, ne serait-ce pas un bon moment pour vous y me re ?

Travailler sur la poliƟque Comme il nous a été expliqué lors du Webinaire présenté par les PLQ le 25 mai dernier, les administrateurs des PLQ sont en démarche pour faire remonter le prix du lait. Ils peuvent agir sur deux niveaux : les quan tés et le prix des composantes.

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Travailler sur les éléments dont on a le contrôle On en a encore parlé à la présenta on de l’analyse de groupe, vous devez travailler à diminuer votre coût de produc on et augmenter votre marge de profit par hectolitre produit. Vous devez absolument analyser vos coûts de produc on et vous comparer avec les meilleurs ou au minimum avec le groupe moyen pour cibler là où vous êtes plus faible : →Avec votre moyenne de lait par vache, combien votre alimenta on vous coûte-t-elle ? Quelle quanté est servie aux vaches et à quel coût ? Comment se fait-il qu’avec un coût d’alimenta on moins élevé, un autre producteur réussisse à faire la même moyenne de lait par vache que vous ?

Pour les quan tés, il va de soi que de tout temps le secret est dans l’arrimage entre les besoins du marché et l’approvisionnement (produc on, stocks et importaons/exporta ons). C’est une zone sensible et il faut faire a en on de créer des chocs dans le système avec des mesures dras ques (coupure, jours supplémentaires enlevés ou diminu on des marges). Ainsi, après avoir donné du quota aux producteurs, 1,5 % a été repris en mai dernier. Il faut tout de même se souvenir que vos avoirs ont augmenté en 2016-2017 avec le transfert des marges de produc on en quota transigible. Au net, les entreprises lai ères se sont enrichies au niveau des ac fs.

→Quel est le coût de produc on de vos fourrages? Avez-vous une mul tude de systèmes de récoltes et d’entreposage ? Qu’en est-il des pertes aux champs, de la qualité fourragère et des rendements ?

6


Le

n’avez pas de contrôle sur le prix du lait, vous devez a endre. Vous pouvez d’ores et déjà réagir au quo dien à la ferme et iden fier les gains rapides à faire pour diminuer l’écart entre votre prix reçu et votre coût de produc on et obtenir malgré tout un impact posi f sur votre bénéfice à la fin de l’année.

Pour le prix, il y a deux niveaux d’interven on. Le premier consiste à demander une déroga on dans la formule de fixa on du prix et rallier les autres provinces à ce changement. Le deuxième niveau d’interven on sur les prix concerne la mise en commun de la classe 7 pour toutes les provinces et pas seulement pour le P5 comme c’est le cas actuellement. Deux grosses journées de prévues pour les PLQ les 6-7 juin prochain ! Bref, les représenta ons poli ques par les PLQ sont commencées, il est espéré qu’effec vement la base de calcul du prix sera modifiée. Individuellement par contre vous

À me re à votre agenda! Journée champêtre 2018 du GMA Saguenay—du LacSaint-Jean Pour ce e 24e édi on de la journée champêtre du GMA, l’événement se endra à la Ferme RCE Gagnon d’Hébertville et aura lieu le samedi 11 août 2018. Encore ce e année vous pourrez profiter de ce e occasion pour venir rencontrer les producteurs de la région, vos fournisseurs ainsi que le personnel du GMA, et ce dans une ambiance de fête familiale avec visite, jeux et bon méchoui pour clôturer la journée. Une belle occasion pour discuter entre amis et faire le plein d’énergie à l’aube de la période des récoltes.

Le Récolteur, vol. 5, no 5

7


Le

Les fourrages, gage de rendements? par Alexandra Gagnon, Conseillère en ges on

L’analyse de groupe lait de la région qui a eu lieu le 4 mai dernier était une bonne occasion pour comparer votre entreprise aux résultats du groupe moyen et du groupe de tête. La comparaison est un ou l incontournable lorsque vient le temps de se posi onner par rapport à l’industrie. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’on envisage des améliora ons de rentabilité pour l’entreprise telles que celles observées au cours de la dernière année pour une grande majorité d’entre vous. Lors de l’analyse, mon a en on a toutefois été retenue sur les résultats concernant les fourrages. La ques on a d’ailleurs été posée par Denis Larouche: « Faites-vous confiance à vos fourrages ? » Étonnamment, une grande majorité d’entre vous a répondu non! C’est donc dire que les efforts que vous fournissez tout au long de l’été ne contribuent pas favorablement à votre coût de produc on. Depuis 2015, l’achat d’aliments concentrés est en hausse dans plusieurs fermes alors que les quan tés de fourrages sont à la baisse. Les résultats présentés lors de l’analyse démontrent en effet que le lait produit par hectare fourrager a diminué pour les fermes de la région. Toutefois, point posi f, le coût des fourrages a diminué.

Généralement, le climat est men onné comme étant la principale cause d’obten on de rendements plus faibles en termes de fourrages. Heureusement, lorsque l’on compare le Saguenay — Lac-Saint-Jean à d’autres régions du Québec, on constate que la région possède un des meilleurs coûts de produc on des fourrages. Cela signifie donc que la région est propice à une bonne qualité fourragère. Ainsi, les coûts d’alimenta on devraient s’en trouver diminués. Si, en plus, votre marge par vaches est élevée, vous détenez alors le Jackpot!

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Les entreprises lai ères de la région peuvent donc espérer de beaux gains en apportant une a en on par culière à leurs fourrages. Puisqu’il y a zone grise dans la qualité des fourrages, cela a poussé le GMA à faire un partenariat entre le volet agroenvironnement et le volet ges on pour faire l’usage de l’ou l fourrages 2.0, mis en place par l’Université Laval. Le lait par vache étant en augmenta on dans les dernières années, il y a donc un beau poten el à considérer par l’obten on de bons fourrages.

8


Le

Nos partenaires

Le RĂŠcolteur, vol. 5, no 5

9


Le

De bonnes nouvelles pour les producteurs agricoles de la MRC du Domaine-du-Roy! par Marc Coulombe, tech.

La MRC du Domaine-du-Roy a procédé il y a quelques semaines au dépôt de son deuxième Plan de Développement de la Zone Agricole (PDZA). Celui-ci est beaucoup moins volumineux que le premier, mais il est composé principalement d’éléments sur lesquels la MRC peut avoir de l’influence. L’UPA s’est aussi beaucoup impliquée dans la réalisa on de ce nouveau document, ce qui assure que le contenu sera réellement bénéfique pour l’agriculture du secteur. Votre entreprise se situe dans la MRC du Domaine-duRoy ? Voici les principaux éléments qui peuvent vous intéresser et en vert, la façon de vous en prévaloir. Votre entreprise n’est pas dans la MRC du Domaine-du-Roy ? Voici des éléments qui pourraient inspirer les prochains PDZA de vos MRC respec ves. →Axe 1 = Faire la promo on des inves ssements en agriculture et des prix remportés par les entreprises du territoire. (Si votre entreprise fait un inves ssement majeur, ou que vous avez remporté un prix et que vous désirez en faire la promo on publiquement, vous pouvez en informer le CLD Domaine-duRoy en contactant Mme Odrey Doucet par courriel au odoucet@clddomaineduroy.qc.ca ou par téléphone au 418 275-2755 poste 2254. Vous pouvez aussi contacter Marc Coulombe au GMA qui s’occupera de faire le suivi nécessaire avec le CLD.)

Le Récolteur, vol.5, no 5

→Axe 2 point # 3 = Subven on et capital de risque pour les projets agro via le CLD. (Des sommes peuvent être disponibles pour la réalisa on de vos projets. Il est toujours judicieux de prendre contact avec le CLD pour en faire la valida on.) →Axe 2 point # 4 = Fonds relève ou mise en place Agrirelève dans Domaine-du-Roy (Restez aux aguets, un fonds dédié à la relève pourrait voir le jour au CLD). →Axe 3 point # 2 = Implanta on de haie brise-vent. Le responsable iden fié au PDZA est la MRC du Domaine-du-Roy. (Avant l’implanta on, vous pouvez contacter M. Danny Bouchard responsable de l’aménagement du territoire par courriel au dbouchard@mrcdomaineduroy.ca ) 10

→Axe 3 point # 3 = Valorisa on du patrimoine bâ. (Si vous avez de vieux bâ ments qui ont une valeur patrimoniale, il pourrait y avoir à moyen terme la possibilité d’obtenir une aide financière pour la mise en valeur/conserva on de ceux-ci.) →Axe 4 point # 2 = Bonifica on de l’aide à la transion bio. (Le CLD pourrait soutenir financièrement la transi on bio. Si vous enclenchez une démarche de transi on, vérifiez avec un agent du CLD si l’aide est en vigueur.) →Axe 4.2 point #2 = Bandes riveraines et réfec ons de fossés. Responsable désigné au PDZA = MRC du Domaine-du-Roy (Si vous avez des projets de ce genre sur le territoire de Domaine-du-Roy, vérifiez avec Danny Bouchard aménagiste à la MRC si des aides financières sont disponible via la MRC du Domaine-du-Roy). Il faut prendre en compte que le document vient d’être déposé, les éléments qui s’y trouvent ne sont donc pas tous en vigueur, puisque le plan couvre une période de 7 ans. Les éléments énumérés ci-dessus sont les principaux qui peuvent toucher votre entreprise, nous vous suggérons de lire le document complet qui est disponible sur le site web de la MRC à l’adresse suivante. h p://mrcdomaineduroy.ca/publica ons/d/1541-plande-developpement-de-la-zone-agricole-et-delagroalimentantaire-2018-2025


Le

Atman par Nicolas Maltais, conseiller en ressources humaines.

Ce n’est pas un superhéros ou un personnage de bande dessinée quelconque, je vous rassure. C’est le nom d’un test psychométrique… ça ne vous rassure peut-être pas. Laissez-moi le temps de vous l’expliquer. C’est un ou l formidable pouvant être u lisé dans plusieurs aspects de la ges on de votre entreprise. Que l’on parle de recrutement de personnel, de ges on d’équipe de travail ou d’associé. Il est maintenant possible de vous prévaloir de cet ou l, puisque je viens d’obtenir ma cer fica on pour l’u liser. Évalua on sous 3 aspects Premièrement, le test évalue l’ap tude cogni ve qui consiste à déterminer la capacité d’un individu à résoudre des problèmes, à apprendre rapidement et à rer profit de ses expériences et finalement à comprendre des idées complexes. Deuxièmement, la personnalité sera évaluée pour connaitre les caractéris ques personnelles de l’individu et ce qui va piloter ses comportements et a tudes. Troisièmement, les préférences organisa onnelles qui sont déterminées par les valeurs et intérêts de la personne. Ce dernier en est un aspect qui peut changer dans le temps selon les expériences vécues.

Un ou l adaptable Je vous ai parlé de l’u lité du test pour le transfert, mais il y a aussi dans ma vision de l’ou l, d’autres champs d’applica on comme la ges on du travail en équipe. Le test est un moyen plus qu’intéressant pour apprendre à se connaitre ou à connaitre les membres de notre équi11

En conclusion dans un contexte d’entreprise où le capital humain fait par e intégrante de la réussite, de bien évaluer ceux qui y travaillent prend toute son importance. Vous avez des ques ons? Vous aimeriez tenter l’expérience sur votre entreprise? N’hésitez pas à me contacter! Si vous désirez en connaître davantage sur le test. : h ps://atmanco.com/fr/atmanpro/

Le Récolteur, vol. 5, no 5

La succession de votre entreprise Que le transfert soit apparenté ou non, le cédant peut avoir des doutes sur les mo va ons, la capacité ou encore l’intérêt du repreneur. Le test va perme re de faire ressor r les réflexes naturels de la personne, son potenel, ses automa smes et ses traits de caractère. Si vous croyez que ce e personne a la bonne a tude et le désir de con nuer sur vos traces, mais doutez de ses compétences, le test psychométrique va également faire état du « profil ges on » de la relève. Le « profil ges on » consiste en l’énuméra on de 33 compétences clé et les pistes de solu ons afin d’améliorer celles qui le nécessiteront.

pe. Comprendre notre interlocuteur et mieux cerner ses réac ons permet de diminuer les risques de conflits et ainsi favoriser la consolida on de l’équipe au sein de l’entreprise. Il peut aussi nous servir à avoir une meilleure compréhension de nousmêmes: «Pourquoi réagissons-nous de ce e manière devant un évènement ou une situa on en par culier ? Suis-je vraiment à ma place ? Etc.»


Le

Volet Agro A en on: fauchez selon les plantes et non la date du calendrier! Par Marie-Hélène Côté, agr.

Le printemps 2018 est difficile pour les plantes fourragères; le sol est sec et la température est fraîche, ce qui implique un départ lent des plantes pérennes. La « méthode du calendrier » n’est pas idéale pour décider de la date de fauche… alors, à quoi se fier ? Le stade des plantes Ben oui, c’est le gros bon sens. Si vous voulez éviter de faire de la salade pour vos vaches (% de protéines dans le plafond, NDF bas) et privilégier une valeur alimentaire idéale avec des volumes intéressants, il vaut mieux se fier au stade des plantes. Je vous rappelle que le stade op mal de récolte pour les graminées fourragères est a eint au moment de la fin montaison – début épiaison. Ce stade se produit à des dates très différentes selon l’espèce, et même à l’intérieur d’une même espèce selon la maturité des cul vars. On qualifie un champ de graminées lorsqu’elles représentent plus de 60 % de la popula on.

Les degrés-jours Le cumul des degrés-jours sur base 5 °C s’avère un ou l complémentaire pour le suivi de la qualité des graminées fourragères pérennes afin d’y cerner la période op male de récolte. C’est un très bon ou l pour vous donner le signal d’aller visiter vos champs et éclairer votre décision quant au moment d’effectuer la première coupe, selon vos objec fs en termes de qualité alimentaire et de rendement. La période op male de fauche pour la 1re coupe des graminées se situe généralement à plus ou moins 300 degrés-jours pour certains cul vars de fléole, mais peut être aussi tôt que 250 degrés-jours pour le dactyle, se situant à mi-chemin pour l’alpiste roseau. Donc selon les condi ons clima ques de l’année, l’espèce et le cul var, la situa on géographique, la régie de culture, l’égou ement des champs, il peut être nécessaire de commencer à visiter les champs à par r de 225 -250 degrés-jours. Pour connaître ce e donnée, allez sur le site: h p:// www.agrometeo.org/. Dans la sec on météo agricole vous y trouverez la sec on sur les degrés-jours. Ou encore, appelez-nous !

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Exemple d’un champ de 50% graminées et 50% luzerne.

Pour les champs de légumineuses (60 % et plus), auparavant on parlait du stade début floraison, ensuite c’est devenu le stade bouton, tout dépendant de la philosophie d’alimenta on et du type d’aliment recherché. Maintenant, on parle de hauteur de la luzerne ! Dans les champs de plus de 60 % de luzerne, la hauteur visée serait de 30 pouces. 12


Le

Ou ls en développement Quant au suivi de la qualité fourragère d’une prairie à prédominance de luzerne, il existe la méthode PEAQ (predic ve equa ons for alfalfa quality) développée à l’Université du Wisconsin et tout récemment mise à jour pour le Québec. Ce e méthode de prédic on de la date de coupe se base sur le NDF visé et la hauteur de la luzerne (voir tableau à droite). Nous voulons tester ce nouvel ou l chez des membres ce e année alors si vous êtes curieux et désirez l’essayer chez vous, faites-nous signe !

Conseils Agro ▪

Pour les entreprises cer fiées biologiques ou en processus de cer fica on, n’oubliez pas de vérifier auprès de votre organisme de cer fica on si le produit que vous désirez employer est permis, avant l’u lisa on ou l’importa on dans le cas de MRF.

Référez-vous à l’ar cle sur la fauche des prairies en page 12 avant d’entreprendre votre 1re coupe.

Pour ceux qui u lisent des pes cides, consultez la fiche des nouvelles exigences réglementaires ci-jointe en page 17.

Services offerts

Pour la saison es vale, l’équipe du volet agro offre plusieurs services dont : →Suivi de la levée des céréales par le calcul de la popula on obtenue : cela vous permet de vérifier si votre taux de semis offre les popula ons cibles par types de céréales;

→Test de pH rapide; →Test électronique de nitrates afin de vérifier la teneur en nitrates du sol avant une applica on d’azote supplémentaire, pour déterminer si celle-ci est requise.

13

Le Récolteur, vol. 5, no 5

→Suivi intensif des cultures de lin et de chanvre, tout au long de la saison;


Le

Nos partenaires

Le RĂŠcolteur, vol. 5, no 5

Marc Goderre, reprĂŠsentant sĂŠnior Cellulaire : 418 879-0185

14


Le

Nos partenaires

Le RĂŠcolteur, vol. 5, no5

15


Le

Modifica on au Code de ges on des pes cides Source: Réseau d’aver ssements phytosanitaires

Pour les producteurs biologiques et conven onnels. Afin d’être acceptés par les organismes de cer fica on biologique, les ma ères ac ves et les produits de formula on doivent être répertoriés sur la liste des substances permises de la norme biologique canadienne (CAN/CGSB -32.311-2015). C’est l’organisme de cer fica on biologique qui a le mandat de vérifier que la composi on du produits phytosanitaire est conforme. Consultez la liste des substances permises.

Le Récolteur, vol. 5, no 5

La liste des intrants approuvés sont mises à jour sur les sites des organismes de cer fica on:  Écocert Canada  Québec Vrai  Pro-cert  OMRI Canada Principes généraux de la lu e aux organismes nuisibles, maladies et mauvaises herbes La ges on du contrôle des mauvaises herbes, des maladies et des insectes en hor culture biologique doit être basée sur un maximum de préven on. La rota on des cultures, l’u lisa on de plantes adaptées au sol et au climat, le choix de plantes plus résistantes aux ravageurs, 16

la ges on de culture (ex: fer lisa on équilibrée, disposion des plants, choix du type de sol) et les condi ons environnementales doivent favoriser le sain développement des plantes. On doit aussi privilégier un environnement diversifié propice au main en et au développement des prédateurs ou des parasites naturels des ravageurs (microorganismes, insectes, oiseaux, batraciens, etc.) afin d’établir un bon équilibre du milieu. Dans certains cas, le recours à des pes cides autorisés en produc on biologique peut être nécessaire pour contrôler certaines infesta ons. L’entreprise doit choisir le produit ayant le moins d’impact néga f sur son milieu. Le site internet SAgE pes cides peut s’avérer un ou l très intéressant pour évaluer l’impact d’un produit sur la santé et l’environnement.: h ps:// www.sagepes cides.qc.ca/ Modifica on au Code de ges on des pes cides L’u lisa on de pes cides, incluant les biopes cides, doit être réalisée conformément au Code de gesƟon des pesƟcides. Les modifica ons apportées au Code le 8 mars 2018 exigent de tenir un registre d’u lisa on pour


Le

les pes cides des classes 1 à 3. La majorité des pes cides à usage agricole et commercial u lisés en produc on biologique font par e de la classe 3. Un registre d’u lisaon de pes cides détaillé, conforme à l’ar cle 86.2 doit être complété pour tous les produits phytosanitaires, incluant les biopes cides. Le registre doit contenir, entre autres, le numéro d’homologa on du produit et le nom du tulaire du cer ficat d’u lisa on. Pour plus d’informa on sur le sujet, consultez la fiche du MDDELCC. Un modèle de registre est disponible.

Obliga ons règlementaires Le produit phytosanitaire doit être homologué au Canada dans la culture ciblée ainsi que pour la problémaque phytosanitaire ciblée sur l’é que e. L’ARLA est l’agence fédérale responsable de la réglementa on des produits an parasitaires au Canada. Pur accéder à l’é que e des produits, consultez ce moteur de recherche. _____________________________________________ RAP Général

Bulle n d’informa on N°1, page 2

RAP Sommaire des nouveautés 2018

Le Récolteur, vol. 5, no 5

17


Le

Volet Génie La structure du sol par François Durand, ing. et agr.

« La structure d’un sol réfère à l’organisa on des par cules de sol », du moins selon mon professeur de physique des sols. De mon point de vue d’ingénieur agricole, la santé d’un sol se traduit souvent par le développement de sa structure. Effec vement, la structure d’un sol est un marqueur de la plupart de ses propriétés physiques : sa cohésion, sa résistance à la compac on ou à l’érosion, sa porosité et sa perméabilité. Ce sont ces propriétés qui vont dicter le dimensionnement des systèmes de drainage, ou encore les mesures de protec on contre l’érosion. La structure d’un sol se développe à plusieurs niveaux : mon professeur de sol les répar ssait en quatre. Le premier dépend de leur nature chimique, ou texture. Un minimum d’argile est nécessaire à la forma on naturelle d’une structure : les sols très limoneux ou très sableux ne développent pas chimiquement de structure. L’argile est en quelque sorte la colle d’un premier niveau de structure.

Le Récolteur, vol. 5, no 5

De plus, selon l’histoire de leur forma on, certains sols seront mieux structurés que d’autres. Notamment, les par cules des argiles déposées dans des eaux salines (argiles marines) seront disposées en angle. Elles auront tendance à créer des agrégats et à demeurer friables et perméables. En comparaison, les argiles sédimentées dans des eaux douces (sols fluviolacustres) se déposent naturellement à plat, ce qui les rend plus compactes et imperméables. Le deuxième niveau de structure dépend de la présence de ma ère organique, qui se lie aux par cules d’argile. Dans les sols sans argile, la structure ne peut commencer à se développer qu’au troisième niveau, avec la venue des bactéries qui se collent aux par cules de sol, et des champignons qui y ssent des réseaux. Le quatrième niveau, celui qu’on voit à l’œil nu, est celui qui dépend bien sûr des niveaux 1 à 3, mais surtout de la présence de racines des plantes, nourrissant la vie micro18

bienne et se liant aux par cules de sol. Ce sont les racines vivantes, par ailleurs, qui nourrissent, en leur fournissant du sucre, les champignons et les bactéries du niveau 3 de la structure. Pourquoi en parler? Parce que tous les agriculteurs n’ont pas la chance d’avoir des sols qui ont des niveaux 1 et 2 de structure très développée. Si vous cul vez des sables, des limons, et en général des sols peu argileux, votre sol sera naturellement moins structuré, donc plus facilement compacté, et (à part les sables) moins perméable. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. La structure que l’on remarque à l’œil nu et qui fait une différence sur la qualité des sols est celle qui dépend des racines vivantes. Plus le sol est en présence pendant longtemps de racines vivantes, plus il sera structuré. Pensez à la qualité du sol suivant une prairie! En revanche, le travail du sol, quel qu’il soit, détruit les réseaux microscopiques créés par les racines et nuit au développement de la structure. En discutant avec d’autres agronomes-ingénieurs, j’ai retenu une règle du pouce qui m’a frappé : « En un an de labour on détruit le travail réalisé par les racines en sept ans » Certains, qui cul vent des argiles marines naturellement floculées, me ront beaucoup de temps à venir à bout de la qualité naturelle de leurs sols. D’autres verront, en quelques saisons, les qualités de leurs sols, pourtant si fer les jadis, fondre en même temps que leurs revenus. Ne vous fiez donc pas à votre voisin… Pour conclure rapidement, si vous voulez améliorer la structure de votre sol (donc, sa qualité physique) je vous encourage à adopter le travail du sol minimum, voire le semis direct, et à u liser des cultures de couvertures si possible. Des bénéfices collatéraux peuvent être


Le

de moindres coûts de carburant, une accumula on de ma ère organique dans vos sols (capta on de carbone), une plus grande biodiversité dans le sol, une réduc on des besoins en engrais, des réseaux de drainage plus fonc onnels, moins d’érosion, et plus de rendements. Je vous suggère à jeter un coup d’œil au test de stabilité des agrégats à l’eau, en u lisant les liens suivants: h ps://www.youtube.com/watch?v=9_ItEhCrLoQ h ps://www.youtube.com/watch?v=d1M7EFqqsMM

et à le réaliser chez vous. Essayez-le sur une prairie de 4 ans et un sol en annuelles depuis plusieurs années.

Si cela vous intéresse d’aller plus loin, soyez à l’affût du « Colloque Santé des sols », qui se ent presque chaque année.

Test de stabilité des agrégats à l’eau

Publica on sur les pes cides. La saison des arrosages a commencé. Afin de bien vous protéger des pes cides, la cabine de votre tracteur devrait être muni d’un filtre au charbon.

→Ce ne sont pas tous les pes cides qui ont une odeur, c’est pourquoi la vérifica on du filtre est d’autant plus importante. →Pour conserver le filtre le plus longtemps possible, enlever le filtre au charbon du tracteur et l’emballer Voici ce qu’il faut savoir sur les filtres au charbon : hermé quement lorsque vous ne pulvérisez pas. →Le filtre est à changer après environ 150 heures d’u li- →De manière générale, la contamina on humaine par les gants et les bo es est à l’origine de la contaminasa on. on de la cabine. L’idéal serait d’avoir un compar →Vérifier le filtre à plusieurs reprises au cours de la saiment à l’extérieur de la cabine où ranger les équipeson. S’il est décoloré, le filtre est à changer! ments de protec on contaminés avant d’entrer dans →Si une odeur est sen e dans la cabine, il est trop tard. la cabine. La cabine est contaminée par le pes cide!

Le Récolteur, vol. 5, no 5

19


Le

Chronique bovine Op on d’abreuvement par Guillaume Barre e, prod.

Depuis l’arrivée du retrait obligatoire des animaux des cours d’eau, les besoins en méthodes d’abreuvement se sont mul pliés. Pour la majorité des superficies en pâturages, bon nombre d’agriculteurs ont choisi d’implanter un réseau de tuyauterie alimenté à par r des bâ ments de ferme. Il y a toutefois des champs qui, à cause de la distance, sont coûteux à alimenter en eau. Quel système pouvons-nous u liser ?

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Les abreuvoirs fonc onnant à l’énergie solaire, apparus depuis au moins une dizaine d’années, représentent une op on très intéressante. La technologie est maintenant fiable et on peut dire qu’on maitrise assez bien le fonconnement de ces abreuvoirs. Ils représentent souvent un inves ssement minimal de 5000 $, mais en retour vous offrent beaucoup d’autonomie, un des objec fs en pâturage. Évidemment, ça prend une source d’eau à proximité. François Durand, notre ingénieur, me rappelle qu’étant données les strictes normes environnementales québécoises, il est illégal de puiser sans permis à même un lac, étang, ou cours d’eau, et même un pe t ruisseau. Il faut alors envisager d’aménager un puits à même la nappe, ou de capter l’eau des réseaux de drainage et de fossés, ce qui est toujours permis. Par exemple, un puits créé par un ponceau installé à la ver cale dans le sol, à plus de 3 mètres d’un cours d’eau, est considéré légal. Si l’eau de la nappe ne vient pas assez vite, on peut brancher à ce puits quelques lignes de drains. Jean-Philippe Tremblay, du MAPAQ d’Alma, avait fait divers essais à cet escient lors du programme de retrait des cours d’eau. Une autre solu on est de pomper l’eau dans un réservoir de grande capacité. Dans l’Est du Canada, nous ne sommes pas habitués à ce genre de pra que. Par contre, dans l’Ouest canadien, cela est très répandu. Bien que cela engendre un certain travail, c’est parfois plus intéressant monétairement de pomper l’eau dans ces champs isolés plutôt que d’y faire des récoltes mécaniques. Sur notre ferme, nous avons une installa on du

20

genre. Un champ d’une dizaine d’hectares très difforme. On y amène un réservoir de 4500 litres en plein milieu. Un tuyau d’un pouce de diamètre d’un demi-kilomètre de long y est relié. À l’autre bout, une simple pe te pompe à essence près de notre point d’eau. Compte tenu de la distance, ce n’est pas très performant. Par contre, cela n’a pas beaucoup d’importance, puisque nous laissons tourner la pompe jusqu’à ce qu’elle manque de carburant. Cela nous évite d’avoir à y retourner pour la me re à l’arrêt. Une solu on simple et peu coûteuse. Pour le réservoir, inu le de se compliquer la vie. Pour notre entreprise, nous avons u lisé un ancien réservoir à glycol qui nous a été donné. J’ai déjà vu un ancien épandeur à fumer liquide. Trop pe t pour les besoins d’aujourd’hui, mais suffisant pour fournir de l’eau à des vaches. Avoir ce réservoir sur roues est souhaitable, car cela perme ra de l’u liser à différents endroits ou pour d’autres usages. Bref, n’ayez pas peur de vous servir de votre imagina on pour trouver des solu ons! Bonne saison de pâturage!


Le

Nos stagiaires agro: Jessica et Séléna avec notre agronome Nathalie Simard

Bienvenue à Charly, née le 24 avril 2018, fille de Véronique Boily et de Steeve Potvin de la Ferme S.V.B., de St-Prime.

Nous offrons toutes nos sympathies à la famille de Mme Janic Lavoie , de la ferme Jan n de St-Edmond-les-Plaines pour le décès de M. Léo Lavoie le 5 mai dernier, et à M. François Durand, ingénieur au GMA pour le décès de sa mère, Hélène Bisping, le 4 juin 2018

10 septembre 2018

21

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Vous avez une annonce à faire paraître, contactez Hélène Lévesque au 418-679-5661 poste 244 ou envoyez-moi votre texte à l’adresse suivante: helene.levesque@gcaq.ca. La date de la prochaine tombée est le 10 septembre 2018


Le

Les sta s ques Par Pierre Gagnon, agr.

Il faut remonter à juillet 2006 (il y a 12 ans), pour observer un prix net aussi bas que celui d’avril. Même en tenant compte de la moyenne des prix des 6 derniers mois, il faut retourner à mai 2007 pour avoir une moyenne aussi basse. Nous avons donc révisé nos estimations de prix dans les budgets en diminuant d’environ 1,50$/hl le prix moyen de 2017 comme base de prix pour 2018.

Transactions au SCVQ Pour les 3 derniers mois

Le point sur les taux d’intérêt Taux hypothé-

Au 6 mai 2018

Au 16 avril 2018

Au 6 juin 2017

1 an

3,49

3,44

3,14

3 ans

4,30

4,15

3,39

5 ans

5,49

5,14

4,74

Taux préférentiel au 6 mai 2018: 3,45% (depuis le 18 janvier 2018)

Offres SCVQ Vente Achat Qté achat 1e étape 2e étape kg /jour kg /jour comblée kg /jour %

Période Juin 2018

1 889

8 763

21,6%

1,25

12,1%

Mai 2018

1 226

9 054

13,6%

0,76

7,3%

Avril 2018

1 267

7 851

16,2%

1,0

8,5%

Moyenne 12 mois

1 373

6 531

21,0%

1,35

12,3%

Le Récolteur, vol. 5, no 5

Prix offerts aux producteurs du Québec Pour livraison immédiate ($/t) Vente

Orge

Avoine

233

220

213

210

Blé

Blé

506

250

520

240

Canola fourrager panifiable

Source: SRDI des PGQ

22

Maïs

Soja

265

210

473

285

202

475


Produits locaux offerts par nos membres

418 480-2572

Moulin A. Coutu

554, rue St-Cyrille, Normandin,418 274-3465

860, route Principale, St-Prime, 418 671-9476

www.serresdamenature.com Centre jardin complet, pépinière

Végétolab, Alma www.vegetolab..com

Fromagerie Médard, Ferme de la Rivière, St-Gédéon: fromages, pains. Les Jardins St-Félicien, 1093, rang Double, 418 679-5607 Certifié biologique

www.aloreedeschamps.com

www.lesmielsraphael.com

Le Potager Grandmont, St-Gédéon

Les herbes du Lac, St-Gédéon Herbes fraîches

418 679-2058

23

Le Récolteur, vol. 5, no 5

418-679-7804


640 rue Côté Ouest, Bureau 102 Alma (Québec) G8B 7S8

24

Récolteur, vol 5, no 5, juin  

Récolteur du mois de juin 2018

Récolteur, vol 5, no 5, juin  

Récolteur du mois de juin 2018

Advertisement