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solidarité FOLLEREAU Janvier 2017

UN NOUVEAU CAS DE LÈPRE TOUTES LES DEUX MINUTES Un cas sur dix concerne un enfant.

permettent de guérir une personne atteinte de la lèpre.

64ième JOURNÉE MONDIALE DES LÉPREUX p 4 > MALADIES NÉGLIGÉES - De la lèpre aux maladies tropicales p 9 > FONDATION FOLLEREAU - Dossier 50 Jahre p 20 > BENIN - Field mission p 22 > ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT - Global denken, lokal handelen

© FFL / T. Winn

50€

50 JAHRE FFL


50 JOER

© LG Magazine

FFL

Edito La Fondation Follereau a commencé son combat contre la lèpre il y a 50 ans. Aujourd’hui, cette maladie ne devrait plus exister. SOMMAIRE 2 > Edito 3 > Activités de la FFL

4-5 > Maladies négligées 6-7 > Togo: Lutte contre les MTN 8 > Témoignage: Volontariat 9-16 > Dossier: 50 Jahre 17 > Mali: Entbindungsklinik 20-21 > Benin: Field mission 22 > Global denken, lokal handelen 23 > Remerciements

Et pourtant, chaque année encore, plus de 200 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. Un cas sur dix concerne un enfant. L’apparition de nouveaux cas chez les enfants montre que la lèpre continue de se propager. Pourtant, elle se soigne ! Selon l’OMS, 16 millions de personnes ont été guéries depuis les années 1980. La Fondation Follereau a, à elle seule, permis la guérison de plus de 600 000 personnes atteintes de la lèpre, soit l’équivalent de la population luxembourgeoise ! Si en 50 ans, de nombreuses victoires ont été observées, le combat doit continuer. C’est pourquoi la Fondation maintient son engagement grâce à la sensibilisation des communautés, au dépistage et aux soins des personnes atteintes de la lèpre, ainsi que par le suivi et la formation professionnelle en vue de leur réinsertion socio-économique. L’objectif de l’OMS est de réduire drastiquement la propagation de la maladie au cours des quatre prochaines années. Comme pour chaque combat, seule une action collective garantira la réussite. 50€ prennent en charge le traitement pour guérir une personne atteinte de la lèpre. Ensemble, nous pouvons y arriver. Jean Hilger Président du Conseil d’Administration

Fondation Follereau Luxembourg

EQUIPE FFL Violaine Alves (directrice de la coopération au développement), Conny Reichling (directrice de la communication et de la gestion des dons), Matthias Barthod, Cloé Beaumer, Clémentine Gloire, Naristé Grün, Liz Hof, Charlotte Honorez, Mohamed Mounir, Anne Müller, Monique Schmit, Isabelle Schmoetten.

Tel: 44 66 06 1 Fax: 44 66 06 60 Email: info@ffl.lu

CONSEIL D’ADMINISTRATION Jean Hilger (Président), Brigitte Bontemps, Jos Hilger (Président d’honneur), Georges Keipes, Anne Majerus, Julio Nerin, Boubacar Niang, Jean-Luc Pauly, Dr. Jean Smit.

151, Av. du Dix Septembre L-2551 Luxembourg

www.ffl.lu

CONSEIL ÉTENDU Marie-Thérèse Ney, Monique Hermes. Couverture: Marie Jeanne, 13 ans vient se faire examiner pour la lèpre. © FFL / T. Winn


Les activités de la FFL en Afrique Die Aktivitäten der FFL

in Afrika

HEALTH IS WEALTH 23 Projekte / projets 84% des globalen Budgets / du budget global 300 000 EMPFÄNGER / BÉNÉFICIAIRES

9 pays 34 projets

3 000 000 € 2 axes

MALI BURKINA FASO GUINÉE CÔTE D’IVOIRE TOGO

MADAGASCAR

BÉNIN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

LET KIDS BE KIDS 11 Projekte / projets

16% des globalen Budgets / du budget global

23 000 EMPFÄNGER / BÉNÉFICIAIRES

AIDEZ-NOUS À LUTTER CONTRE L’EXCLUSION! HELFEN SIE UNS GEGEN AUSGRENZUNGEN ZU KÄMPFEN!

BCEE IBAN LU38 0019 1100 2081 3000 www.ffl.lu ou/oder: Votre don est fiscalement déductible / Ihre Spende ist steuerlich absetzbar.


>>> MALADIES NÉGLIGÉES

Maladies négligées: Du combat contre la lèpre...

La lutte contre la lèpre est la raison d’être première de la Fondation Follereau. C’est le combat lancé il y a 50 ans, à l’initiative de Raoul Follereau, dans un élan global de solidarité. La lèpre touche les personnes les plus démunies de la planète.

FOCUS SUR CETTE MALADIE NÉGLIGÉE, SOUVENT ENCORE TRÈS MÉCONNUE : Maladie chronique qui touche principalement la peau, les nerfs, les voies respiratoires et les muscles. CONTAGION

Période d’incubation : De quelques mois à 10 ans. CONSÉQUENCES > > > >

Déformations physiques Mutilations Paralysies Cécité

Bien qu‘elle fût longtemps incurable et responsable des très sévères mutilations à l‘origine de l‘exclusion sociale des personnes contaminées, la lèpre se guérit aujourd‘hui. Cependant, elle continue d‘exclure de nombreuses personnes, alors que ses terribles séquelles pourraient

© FFL / Action Damien

Transmission par des gouttelettes d’origine buccale ou nasale, lors de contacts fréquents avec un sujet infecté et non traité.

LA LÈPRE

fait partie des 17

MALADIES

tropicales négligées listées par l‘OMS.

être évitées grâce à des dépistages et traitements précoces. Son évolution extrêmement lente (l'incubation dure un à dix ans, parfois plus) en fait une maladie difficile à contrôler dans certains pays moins développés.

Objectif de l’OMS* en matière de lutte contre la lèpre d’ici 2020 : 3X ZÉRO : ZÉRO TRANSMISSION - ZÉRO CAS D’INCAPACITÉ - ZÉRO DISCRIMINATION Plus aucun nouveau cas chez les enfants, lois discriminatoires abrogées, et la proportion de nouveaux cas d’incapacités dus à la lèpre réduit à moins d’une personne sur un million.

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Maladies négligées

* OMS = Organisation mondiale de la santé


>>> MALADIES NÉGLIGÉES

... à la lutte contre les maladies tropicales négligées. La Fondation a, au fil des années, diversifié son aide afin de lutter, non plus contre l’exclusion liée à la lèpre uniquement, mais également contre toutes les formes d’exclusion. C’est ainsi qu’elle a élargi ses

projets, en termes de lutte contre les maladies tropicales négligées, dont la lèpre fait partie, à d’autres maladies telles que l’ulcère de Buruli (la « nouvelle lèpre »).

Dix-sept maladies tropicales négligées ont été priorisées par l’OMS, dont la Rage, l’ulcère de Buruli, le Pian, la Dracunculose (maladie du ver de Guinée), et la lèpre.

Zone tropicale

Les MALADIES TROPICALES NÉGLIGÉES représentent un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres, principalement sous les Tropiques, qui concernent environ UN MILLIARD DE PERSONNES dans le monde et mettent en péril la santé de plusieurs millions d’autres. Ces maladies restent négligées dans l’action mondiale de santé publique. Les maladies tropicales négligées constituent un obstacle considérable au développement socio-économique de communautés déjà appauvries. Raoul Follereau, lors d’un de ses derniers messages aux jeunes, en 1974:

© FFL /Action Damien

« Ce trésor que je vous laisse, c’est le bien que je n’ai pas fait que j’aurais voulu faire et que vous ferez après moi »

PLUS D’INFOS: > Projets - p 6 > Dossier 50 ans - p 9

Maladies négligées

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>>> TOGO

Togo:

Lutte contre la lèpre et l’ulcère de Buruli

FAST FACTS Population: 7,5 millions Médecins : 1/14.000 habitants

2015 Nouveaux cas de lèpre : 96 Nouveaux cas d’ulcère de Buruli : 81

© FFL / T. Winn

au Luxembourg : 1/400 habitants

Jeanette Assiaté, atteinte de l’UB, et sa maman.

Avec son partenaire local DAHW (Deutsche Lepra- und Tuberkulosehilfe), la Fondation Follereau vise à réduire durablement la morbidité liée à la lèpre et l’ulcère de Buruli (UB) au Togo, par un appui à la promotion de la santé communautaire. Cet appui à la santé communautaire se réalise à l’aide de sensibilisation, de renforcement des capacités des acteurs de santé et de la mise à disposition de moyens diagnostiques et thérapeutiques. Ainsi la Fondation Follereau organiset-elle des actions de sensibilisation et d’éducation pour les communautés à risques, les informant sur les dangers, les symptômes, les voies de transmission et les traitements nécessaires des deux maladies respectives. Les capacités des acteurs de santé sont renforcées par des formations médicales pour les infirmiers et et les contrôleurs sur les manifestations cutanées des deux maladies pour garantir leur dépistage précoce. En plus des consultations, des traitements

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Togo

et thérapies sont mis à disposition des personnes atteintes de la lèpre ou de l’ulcère de Buruli. La durée du projet est de trois ans (20162018). Au cours de ces trois ans, un minimum de 1.000 personnes souffrant de l’UB, et de 2.500 personnes affectées par la lèpre, vont bénéficier du projet. 500 professionnels du secteur de la santé bénéficieront de formations, et 25.000 personnes pourront assister à des séances de sensibilisation au sujet de ces deux maladies. Pour assurer la durabilité et l’autonomie du projet à travers la reprise du financement par l’Etat togolais, des discussions sont menées avec les acteurs étatiques togolais.


>>> TOGO

Témoignage Sonia Sédédji, 33 ans

Assistante médicale au service des patients atteints de l’UB depuis 2008. « Depuis l’enfance, j’ai toujours voulu être dans le corps médical. Au jardin d’enfants, à l’air de jeux, je jouais « à l’hôpital ». Après le bac, j’ai passé le concours des assistants médicaux et des sages-femmes. Après la formation, je faisais du bénévolat en pédiatrie quand on m’a demandé si j’étais capable de supporter les plaies et de travailler avec l’ulcère de Buruli. J’avais entendu parler de l’UB, mais je ne savais pas exactement ce que c’était. La douleur des patients, et surtout l’odeur, c’est ce qui m’a le plus surpris. Au début, on n’avait que de grandes plaies qui puaient beaucoup. La souffrance des enfants est difficile à voir. La souffrance de tous les patients en général est difficile. Mais, j’aime les voir guérir vite. Pour les parents, c’est très difficile à voir. Un cas qui m’a beaucoup marqué, c’est celui d’une jeune femme de 29 ans. Pour les gens de son village, elle avait été envoutée. C’était terrible pour la famille. Ils ont vendu tous leurs biens pour payer un féticheur afin d’enlever le mauvais sort. Tout cela pour rien. En arrivant ici, les plaies couvraient ses jambes et bras tout entiers. Le soir, quand j’allais dormir, je m’inquiétais qu’elle ne soit plus là le lendemain matin. Aujourd’hui, elle peut marcher et est complètement guérie. Elle vient de temps en temps m’apporter des poulets ! »

« Le bonheur est la seule chose qu’on soit certain d’avoir, lorsqu’on l’a donné. »

© FFL / T. Winn

Raoul Follereau

AIDEZ-NOUS À DÉPISTER ET À TRAITER LA LÈPRE ET L’UB AU TOGO. 50 € permettent de soigner une personne atteinte par la lèpre. 120€ prennent en charge l’aide motrice pour un enfant atteint d'ulcère de Buruli. FAITES UN DON SUR NOTRE COMPTE BCEE IBAN LU38 0019 1100 2081 3000 ou sur notre site www.ffl.lu

Togo

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>>> TÉMOIGNAGE

Témoignage:

Dem Julie säi Volontariat am Togo Firwat hues du decidéiert e Volontariat ze maachen ? Ech hu mech fir en Volontariat decidéiert, well ech schonn ëmmer sou eppes maachen wollt. Ech hunn den Volontariat als Chance gesinn fir mech kënnen an engem Projet ze engagéieren, anere Leit ze hëllefen a fir mech selwer och weider ze entwécklen ier ech dann an d’Berufsliewen klammen. Ech wollt en SVC maachen, fir kënnen eng aner Kultur kennen ze léieren, sou wéi d’Aarbecht an engem Land ze gesinn wou d’Moyenen just beschränkt sinn. Dobäi muss ech dann awer och soen, dass d’Scouten en groussen Deel dozou bäi gedroen hunn, dass ech e Volontariat maachen wollt. A wéi fern ass däi Volontariat eng wäertvoll Erfahrung fir dech ? Ech hu mech fir d’Fondation Follereau decidéiert, well mech hiert Engagement an hier Projeten am meeschten ugesprach an intresséiert hunn. Ech wollt eppes am Beräich Santé maachen, an den Projet am Togo “Ulcère de Buruli” bei Kanner huet dann einfach gepasst. Wat huet dech am meeschten beandrockt, wéis du ukomm bass ? Wat mech am meeschten beandrockt huet, ass déi grouss Differenz vun de Leit déi hei liewen. Entweder du hues alles

oder du hues näischt. Et si vill Leit déi eng gudd Aarbecht hunn an deementspriechend och gudd liewen kënnen (se hunn en Haus, en Motorrad,...). Da ginn et awer nach vill Leit déi a klengen Dierfer, respektiv am “Busch” wunnen, si wunnen a klengen Hütten ouni fléissend Waasser oder Stroum, si liewen einfach nach mat der Natur. Ech muss awer soen, dass dat do net déi eenzeg Saach ass, déi mech beandrockt huet, mee ech ka se net all opzielen. Wat ass deng Roll um Terrain ? An wat muss du genau maachen? Meng Aarbecht am CHR-Tsévié ass et bei de Patiente vum “Pavillon Ulcère de Buruli” dräimol an der Woch d’Verbänn ze wiesselen. Ech hëllefen bei OP’en wann e Patient eng Greffe gemaach muss kréien oder aner Infirmières-Akten gemaach musse ginn. Donieft assistéieren ech dem Dokter Piten Diagnose vun neie Fäll vun UB festzestellen. Ech hat och d’Chance den Dr. Piten an Dierfer fir d’Sensibilisatioun ze begleeden. Wann d’Kinéen bei de Kanner d’Reeducatioun maachen, ginn ech meeschtens mat. Ech ginn och mat de Kanner an “d’Schoul”, hei ass dat just ee Sall, wou mir mat hinne schreiwen a liese léieren, sou wéi rechnen an och Lidder übe mir mat hinnen. Nieft der Aarbecht um Terrain, sinn ech dann och ëmmer a Kontakt mam Büro vun der DAHW fir hinnen Saachen matzedeelen déi net klappen, respektiv geännert musse ginn.

Si Dir interesséiert un engem Volontariat? Dann zéckt net fir eis ze kontaktéieren! Isabelle.schmoetten@ffl.lu (+352) 44 66 06 34

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Témoignage

D’Julie assistéiert bei enger Consultatioun.

Julie Zeimetz


>>> DOSSIER 50 JAHRE

50 JOER FFL

EINE SPANNENDE ZEIT IM DIENSTE DES FERNEN NÄCHSTEN

50 JAHRE


© FFL

AM 7. DEZEMBER 1966 BEGANN DAS ABENTEUER. Die Fondation Raoul Follereau betrat Neuland in Luxemburg als sie ein humanitäres Hilfswerk gründete, das sich ausschließlich um Projekte in der Dritten Welt kümmert.

1966 Eine unruhige Zeit in der die kolonialisierten Völker überall in der Welt, meistens mit Gewalt, ihre Freiheit einforderten und die Siedler sich etappenweise zurückziehen mussten. Mit den Kolonialmächten verließen wichtige Leute aus Verwaltung und Bildung den afrikanischen Kontinent, und es fehlte an einheimischen Fachkräften, da die Kolonialherren diesen Abgang weder vorgesehen noch vorbereitet hatten. Neue Probleme fordern neue Lösungen und vielerorts war dies die Geburtsstunde von humanitären Hilfswerken, die ihre Aufgabe darin sahen, den Völkern in der sogenannten Dritten Welt zur Hilfe zu kommen.

Raoul Follereau war schon damals in Luxemburg kein Unbekannter mehr. Er war der Mann, der seit Jahren das Problem Lepra in der Welt medienträchtig ins Fenster der Aktualität gerückt hatte und der 1954 den Weltlepratag gegründet hatte. Die Anfänge der Gründung der Fondation Follereau Luxembourg entspringen aus dem Jahr 1965. Mit dem Tod seines persönlichen Delegierten, Alphonse Nockels, der für die Vorbereitungen von Follereaus Lesungen in Luxemburg zuständig war, machte sich Follereau auf die Suche nach motivierten Leuten, die bereit wären mit ihm gemeinsam eine Stiftung zu gründen. Mit diesem Gedanken wandte er sich an den Direktor der ACFL, Aloyse Biel, da ein Teil der Organisation (Amis des Lépreux) sich ebenfalls in der Leprahilfe engagierte.

WER WAR RAOUL FOLLEREAU (1903-1977)? Raoul Follereau, in Nevers (Frankreich) geboren, war Schrifsteller, Philosoph und christlicher Humanist, der auf seinen Reisen im Auftrag einer Zeitung in der Sahara bei Tamenrasset mit dem Schicksal der Leprakranken konfrontiert wurde. Diese Parias der Menschheit, diese Ausgestoßenen beschrieb er damals so: « Je dis ce que j’ai vu et comme je l’ai vu, les lépreux chez les fous, les lépreux dans le désert, les lépreux en prison, les lépreux enfermés dans des cimetières, derrière des barbelés avec des gardiens armés de mitraillettes, les lépreux affamés, nus, terrorisés, misérables, muets. J’ai vu un monde inimaginable d’horreurs. Et je crierai si fort que même les volontaires de la surdité finiront par m’entendre, jusqu���à ce que ces parias de l’histoire soient des malades comme les autres ».


Und das hat dieser Mann, der konsequent gegen Lepra kämpfte, und sich gegen die kriminelle Ächtung der Kranken einsetzte, dann auch erreicht. Mit der “Déclaration des Droits Universels des Lépreux” der UNO wurde die Anerkennung zum ersten Mal auf dem Papier festgehalten. Somit wurde das Recht der Leprakranken in öffentlichen Spitäler behandelt zu werden gesetzlich festgelegt.

1975 intervenierte Raoul Follereau mit einer weiteren Initiative, die diese Rechte noch einmal eindringlicher einforderte. Er traf am 12. Juni 1975 in Luxemburg den zukünftigen Präsidenten der UNO, Herrn Gaston Thorn, und übergab ihm seine Petition. Als Außenminister versprach Thorn Follereau, alles in seiner Macht stehende zu tun, um diese Petition zur Abstimmung zu bringen.

Gaston Thorn schrieb an R. Follereau:

« C’est avec attention que je suis chacune de vos initiatives dans ce domaine. Dans ce sens l’idée de la Journée Mondiale des Lépreux est très heureuse… ».

Follereau hat sich als Einzelkämpfer große Verdienste im Kampf gegen Lepra erworben. X

Er war der Erbauer des Lepradorfes Adzopé (Elfenbeinküste) – ce « radeau sur l’océan de la misère humaine » - das später als « Institut Follereau » umgebaut wurde.

X

Seine über 3000 Konferenzen zum Thema Lepra und zur Bekämpfung der Armut sind bekannt. Er hat 44 Bücher und Schriften zum Thema Lepra verfasst.

X

Der bekannte Leprologe, Prof. Dr. Mitsuda, hat auf dem Weltkongress in Tokio gesagt : “Der Mann hat den Verdienst ein neues Kapitel zur Leprologie hinzugefügt zu haben: Die Soziologie”.

X

Seine offenen Briefe an die Präsidenten Eisenhower, Roosevelt und den Regierungschef der Sowjetunion, Chruschtschow sind bekannt.

X

Sein Aufruf “Un jour de Guerre pour la Paix” mitten im Kalten Krieg wurde von 3 Millionen Jugendlichen beantwortet.

Follereau hat Dinge ausgesprochen, die andere kaum zu denken wagten : Zum Selbstmord eines jugendlichen Drogensüchtigen klagte er während einer Konferenz an der Sorbonne :

© FFL / T. Winn

Auch in Luxemburg hatte das Parlament 1969 unter der Leitung von Kammerpräsident Romain Fandel, seiner Idee zugestimmt 500 000 Flux – die damalige Tagessumme des Luxemburger Militärbudgets – an die UNO zu überweisen.

« Derrière l’enfant assassiné par son siècle, la morne cohorte de ceux qui l’ont déserté. Et face à cette civilisation de scories, incapable même de se libérer de ses déchets, chers jeunes, vous hésitez entre révolte et abandon, mais sachez, s’il manque quelque chose à votre vie, c’est que vous n’avez pas regardé assez haut. ». Follereau hat den Kampf gegen Lepra und gegen die Ächtung der Aussätzigen maßgeblich geprägt.


© FFL

1971 war für Raoul Follereau der richtige Augenblick gekommen, den Kampf gegen Lepra in die Hände der 28 „Associations Raoul Follereau“, die es zu dem Zeitpunkt gab, zu legen und vereinte die Stiftungen unter der Schirmorganisation “Union Internationale des Fondations Raoul Follereau“. Auf internationalem Niveau versammelten sich die zahlreichen Organisationen unter der Leitung der “Fédération des Associations de Lutte contre la Lèpre” (ILEP), die auch größere Länder, wie beispielsweise Deutschland oder die Schweiz vertrat. Somit konnte die Hilfe besser koordiniert und effizienter und wissenschaftlich wirksamer eingesetzt werden.

Raoul und Madeleine Follereau.

« VIVRE, C’est aider à VIVRE. »

© FFL

R. Follereau

Bei jedem seiner Besuche in Luxemburg wurde Raoul Follereau zur Audienz am großherzoglichem Hof empfangen.

Er, der Visionär, aber wollte über die Lepra hinaus den Kampf gegen “La Lèpre et TOUTES les Lèpres” ausweiten. Den Kampf aufnehmen gegen andere Krankheiten, aber vor allem gegen Gleichgültigkeit, gegen Egoismus, gegen Hunger, Not und soziale Ungerechtigkeit – ohne die es keinen Frieden gibt. Außenminister Maurice Schumann, sowie Senatspräsident Alain Poher, hatten zusammen mit 25 anderen Nationen, Raoul Follereau für den Friedensnobelpreis in Oslo vorgeschlagen. Alain Poher schrieb : « Le vrai combat de Raoul Follereau, n’est-ce pas un désir ardent, une volonté farouche de sauver dans l’homme ce qui fait qu’il est un homme? Une éthique de vie que l’on peut ramener à la formule suivante : Respect absolu de la vie humaine. Pour Follereau, les êtres humains sont tous égaux en dignité : de la conception à la mort naturelle, une égalité en dignité qui ne signifie pas uniformité. ». Schließen wir die allzu kurze Beschreibung zur

Persönlichkeit unseres Gründers ab mit seinen Worten: « Pour faire un homme, il faut beaucoup d’hommes, chacun n’existe que par les autres. Ces autres peuvent être des enfants ou des vieillards, des bourgeois satisfaits, des immigrés ou des marginaux, porteurs de révolutions, tous contribuent à la mystérieuse alchimie transformant un individu fabriqué par son patrimoine génétique en une personne consciente de son existence et de son rôle… Personne n’a le droit d’être heureux tout seul. » Am 6. Dezember 1977 starb Raoul Follereau in Paris im Alter von 74 Jahren.


DER KAMPF GEGEN LEPRA WAR DIE ERSTE AUFGABE, DIE FOLLEREAU DER LUXEMBURGER STIFTUNG IN AUFTRAG GEGEBEN HATTE. sofort an den Erfahrungen und dem Wissen der großen Schwesterverbände aus Frankreich, Belgien (Damien Foundation), Italien, Deutschland und der Schweiz teilhaben und das Erlernte konnte sofort in den Projekten vorort (u.a in Mali, Benin, Madagaskar, Elfenbeinküste und Guinea) in die Tat umgesetzt werden. Vor allem die Hilfe der „Commission médicale“ der ILEP erwies sich als äußerst hilfreich, da sie der Fondation Follereau ermöglichte, die Projekte auf einen verlässlichen medizinischen Prüfstand zu bringen.

Als die FFL 1967 ihre ersten Projekte aufbaute, gab es laut des Weltgesundheitsorganisation (WHO) 15 Millionen Leprafälle (Darüber hinaus sprach man von einer Dunkelziffer von weiteren 5 Millionen Betroffenen).

mithilfe von weltweit koordinierten Strategien konnte Lepra zurückgedrängt werden.

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Die Fondation Follereau Luxembourg hatte das Glück, dass 1966 Impuls Follereaus auch die Weltföderation der Leprahilfswerke ELEP (Später ILEP) gegründet wurde. Diese bestand aus 18 Leprahilfswerken aus 13 verschiedenen Ländern. Raoul Follereau bestand darauf, dass die Luxemburger Stiftung ab sofort als Vollmitglied aufgenommen wurde. Das war unsere Chance. In Luxemburg, wo der letzte Lepraaussätzige im Jahre 1800 auf dem „Siechenhaff“ gestorben ist, kannten nur wenige Leute das eigentliche Ausmaß dieser sogenannten Armutskrankheit. Die Stiftung Follereau durfte ab

Wissenschaftlich gab es mit den sogenannten Sulfonen eine Monotherapie, die Lepra zwar stoppen konnte, jedoch nicht vollständig heilen konnte. Ab 1975 wurde der Hansen-Erreger resistent gegen die Monotherapie, was eine Katastrophe für den Kampf gegen die Lepra bedeutete. Erst 1981 durfte der englische Leprologe, Prof. Stanley Brown, Präsident der Ärztekommission, auf dem Kongress in Venedig mit tränenerstickter Stimme sagen: “We have now triumphed over leprosy”. Eine neue Therapie vermochte ab 1981 Lepra binnen 24 Monaten zu heilen (heute in 6 Monaten). Diese neue Möglichkeit gab dem Kampf gegen Lepra eine neue Dynamik und

Von Luxemburg aus konnten von 1981 bis heute mehr als 600 000 Fälle erkannt, betreut und geheilt werden. Das ist eine Größenordnung die man mit der Zahl der Einwohner dieses Landes vergleichen kann. Die Medizin hat die Ausbreitung der Lepra soweit im Griff und trotzdem mahnen Wissenschaftler zur Vorsicht, denn solange es Armut gibt und kein Impfstoff vorhanden ist, besteht die Gefahr, dass auch die Lepra nicht verschwindet. Nachdem festgestellt wurde, dass der Turberkulose-erreger von derselben Familie stammt wie der Lepra-erreger (Hansen), richteten sich viele Gesundheitsprojekte in Entwicklungsländern auf beide Krankheiten aus, um effizienter behandeln und vorbeugen zu können.


2002 WEIHT DIE FFL EIN GROßES KRANKENHAUS IN BENIN EIN : « LE CENTRE DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DE L’ULCÈRE DE BURULI – LE LUXEMBOURG » Amputationen kommen. In Allada (Benin) hat die FFL ein Gesundheitszentrum (Le Luxembourg oder auch noch CDTUB), mit einer Kapazität von 100 Betten errichten lassen. Auf Anfrage der WHO wurde dies durch ein Schulungszentrum für Ärzte, ein Ärztehaus für die Studenten, sowie durch eine Unterkunft für die Eltern der kleinen Kinder, die besonders oft von Buruli Ulkus betroffen sind, erweitert.

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Die Erfolge im Kampf gegen Lepra setzten Kräfte und Finanzen frei, um weitere Projekte in Hilfsprogramme einzubeziehen. So lag es nahe, dass die FFL sich ab 1988 am Kampf gegen die „neue Lepra“, auch unter dem Namen Buruli Ulkus bekannt, in Benin und der „Guinée forrestière“ beteiligte. Buruli Ulkus ist eine infektiöse Erkrankung der Haut und der Weichteile mit Bildung ausgedehnter Geschwüre. Wird die Krankheit nicht im ersten Stadium mit Antibiotika behandelt, kann es im schlimmsten Fall zu

Centre de dépistage et de traitement de l’UB

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In direkter Nähe des medizinischen Campus errichtete die FFL dann das CIPSA, in dem Kinder mit Behinderungen physischer und psychologischer Art betreut werden.

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Prof. Dr. Portaels, Direktorin vom „Institut de Médecine Tropicale, Anvers“ sagte uns: « C’est un des Centres le plus beau, le plus réussi que j’ai vu en Afrique de l’Ouest et j’en ai vu beaucoup ».


« AIDER, c’est d’abord comprendre: donc, écouter. »

JAHR 2000 : “QUEST FOR DIGNITY”, EINE NEUE ZEIT BEGINNT

[R. Follereau] In New York organisiert die UNO eine Weltausstellung zur Not der Aussätzigen durch 2000 Jahre unter dem Namen, “Quest for Dignity”. Durch Losziehung wurde die FFL als erster Gastgeber dieser Wanderausstellung zugeteilt. Dank der Bürgermeisterin Gaby Leytem, wurde der FFL das damals neu eröffnete „Centre Barblé“ in Strassen zur Verfügung gestellt.

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Neben den zahlreichen Gesundheitsprojekten hat sich die FFL bereits seit 1992 für das Wohl der Kinder eingesetzt. In Zusammenarbeit mit ERDA MANILLE (Pater Tritz) wurde durch das Projekt Erda-Tech ein großes technisches Gymnasium mit 2.500 Plätzen zugunsten der Straßenkinder Manilas (Philippinen) gebaut. Das Projekt wurde mit Hilfe der Fondation Pierre Werner finanziert. Und Follereau Enfants war geboren. Erda-Tech diente als Modell für andere Projekte: z.B. in Ségou in Mali.

Seit 1998 hat die FFL in Krankenhäuser investiert, wie das „Centre Hospitalier Mère et enfants“ und “Le Luxembourg” in Bamako, das CDTUB in Allada und in N’Zérékoré (Guinea) oder auch die Poliklinik von Dr. Jean Smit in Mabuji Mayi im Kongo. Alles in allem zählt man 17 Entbindungskliniken und Gesundheitszentren. Die Fondation Follereau konzentriert sich in ihren Projekten vor allem auf Kinder und Frauen – oft die schwächsten Glieder der Kette. Einige Beispiele kennen Sie bereits aus vorherigen Bulletins. Zu den Begünstigten dieser Projekte zählen unter anderem die Straßenkinder von Ségou (Mali) und Bouaké (Côte d’ivoire), die versklavten und verkauften Kinder in Benin, die arbeitslosen Gärtner von Dédougou. Gemeinsam mit der malischen Frauenbewegung Cofesfa arbeitet die FFL seit vielen Jahre an der Verbesserung der Gesundheit von Müttern und seit 5

Jahren auch konkret gegen die Praktik der Genitalverstümmelung. Seit 2011 arbeitet die FFL mit einem System, welches vor allem die Eigenverantwortung der lokalen Partnerorganisationen befürwortet. Die zahlreichen Partnerorganisationen, die ausschließlich durch Mitglieder der lokalen Bevölkerung geleitet werden, werden zusätzlich von unserem Westafrika-Repräsentanten, H. Boubacar Niang, koordiniert. Die FFL existierte bereits seit 20 Jahren, als die Regierung das „Ministère de la Coopératon“ ins Leben rief. Somit gehörte die FFL zu einer der vielen Organisationen mit einer Vorreiterrolle, die dabei geholfen haben, ein Klima zu schaffen, welches die Bereitschaft des Landes sich für die Hilfe in Entwicklungsländern einzusetzen, zur Selbstverständlichkeit machte.


WER SELBST NICHT BRENNT, KANN ANDERE NICHT ZUM BRENNEN BRINGEN renz der Hilfeleistungen. Dazu gehört aber vor allem Überzeugungskraft, spontaner Einsatz, solides Wissen des Teams, und vor allem dieser „supplément d’âme“, diese ansteckende Begeisterung, ohne die man die Menschen nicht mitreißen kann. Denn WER SELBST NICHT BRENNT, KANN ANDERE NICHT ZUM BRENNEN BRINGEN. Wir versuchen es! Jos Hilger Ehrenpräsident der Fondation Follereau

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Die Fondation Raoul Follereau hat versucht, während 50 Jahren gute Arbeit zu leisten. Sie hat in ihren Projekten, mit den Spenden von Tausenden und mit der Kofinanzierungshilfe des Staates, vor allem in Afrika, viel erreicht und Menschen Gesundheit, Kraft und eine neue Zukunft gegeben. Diese Arbeit will sie auch nach diesen 50 Jahren fortsetzen. Damit dies gelingt, will sie zuerst hier im Lande Menschen für eine angemessene Solidarität begeistern. Sie muss also bereit sein gegen Gleichgültigkeit – dem schlimmsten Feind jeder Hilfe – zu kämpfen. Dazu gehört eine gute Information der Menschen, und die Transpa-

Patienten im Foyer Ste. Thérèse in Antsirabé, Madagaskar.


>>> MALI

MALI:

Eine Entbindungsklinik in Tadiana Eine Initiative der ACFL* zusammen mit der FFL Seit Beginn ihrer Aktivitäten im Jahre 1966, hat sich die Fondation Raoul Follereau in Mali in der Entwicklungshilfe engagiert.

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Die Fondation Follereau hat dann ab 1982 begonnen in das allgemeine Gesundheitswesen zu investieren, besonders um Frauen und Kindern medizinische Hilfe zu bringen. So hat sie zum Beispiel ab 2013 mit ihrem lokalen Partner, der AP-FFL, eine Entbindungsklinik für Frauen im Dorf Tadiana in der Gemeinde Sanankoroba, gelegen in der Region Koulikoro, erbaut und eingerichtet.

© FFL

Sie hat sich während längerer Zeit hauptsächlich am Kampf gegen die Lepra beteiligt. Am Rande der Stadt Bamako befand sich das größte Leprazentrum Westafrikas: das Institut Marchoux. Dort begann auch 1969 der erste Einsatz der FFL. In Mali gibt es heute nur noch vereinzelt neue Leprafälle. Natürlich bleiben noch eine Anzahl schwer behinderter Menschen in Pflege, bei denen die Hilfe zu spät kam.

DIE ACFL HAT DIESES PROJEKT TATKRÄFTIG MIT IHREN SOLIDARITÄTSAKTIONEN UNTERSTÜTZT. Mali ist eines der ärmsten Länder der Welt. Destabilisiert durch den Miltärputsch 2012 und durch den Vormarsch der IS in der Sahelzone bis in die Hälfte des Landes hinein. Das Zurückdrängen der Angreifer verdankt das Land Mali dem schnellen Einsatz der französischen Armee - die heute noch mit 3000 Einheiten, zusammen mit 500 deutschen Ausbildern und den UNO-Truppen, die garantieren, dass das Land in relativer Ruhe lebt. Aber die Menschen -und allen voran die Frauenhaben Angst. In Mali leben 15 Millionen Menschen, in einem Riesenland von 1 200 000 km2. Etwa zwei Drittel der Menschen

leben in Armut. Obwohl die Schulpflicht besteht, liegt die Analphabetenrate bei 50% und dieses Schicksal trifft besonders die Frauen. Die Sterblichkeitsrate von Kindern und Müttern ist sehr hoch: 128 Kinder von 1000 sterben bevor sie das 5. Lebensjahr erreichen. Hauptursache sind Unterernährung und Krankheiten, die durch unsauberes Wasser hervorgerufen werden. In Luxemburg stirbt eine Frau durch Komplikationen auf 6 000 Geburten. In Mali sterben 3 780 Frauen bei 705 000 Geburten. Der Mangel an Gesundheitsstrukturen in Mali verschärft diese Situation.

* ACFL = Action Catholique des Femmes du Luxembourg

Mali

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>>> MALI TADIANA, EINE ABSOLUT WICHTIGE KLINIK Tadiana liegt in einem Armenviertel und hat keinen direkten Zugang zu sauberem Wasser und anderen lebenswichtigen Infrastrukturen. In der ländlichen Gemeinde Sanankoroba leben 5 000 Einwohner. Das Straßennetz ist unzureichend und die Menschen bewegen sich nur mühsam auf diesen schwierigen Wegen. Es herrscht ein trockenes wüstenähnliches Klima, was mit sich bringt, dass während der Regenzeit die Wege unpassierbar werden.

Die Behandlung der Kranken basiert noch weitgehend auf traditionellen Heilmethoden. Medikamente sind kaum vorhanden, und wenn, dann werden sie meist illegal verkauft. Die Frauen gebähren ihre Kinder zu Hause oder in der Natur unter absolut unhygienischen Verhältnissen. Kommt es zu Komplikationen, muss die Frau 17 Kilometer zu Fuß bis ins nächste Gesundheitszentrum gehen! Und dann ist es oft zu spät.

© FFL / P. Garrigos

Die medizinische Versorgung ist allgemein schlecht und Tadiana hat nie einen

Zugang zu irgendwelchen medizinischen Strukturen gehabt.

Schwangerschaftsvorsorgeuntersuchung in einer ländlichen Entbindungsstation.

Die Fondation Follereau hat zusammen mit der ACFL, die Lebensbedingungen der Menschen verbessert: Durch den Bau einer Entbindungsklinik wurden die Lebensbedingungen von Müttern und Kindern verbessert. Die Klinik ist nun seit Februar 2014 in Betrieb. Eine Hebamme, ein Krankenpfleger, und ein Aufseher werden dort beschäftigt. Ein Verwaltungskomitee überwacht das Zentrum. Mehrere Büros und ein Geburtsraum stehen zur Verfügung. Die Klinik ist mit den notwendigen medizinischen Geräten und mit Mobiliar ausgestattet. Auch eine Apotheke funktioniert im Zentrum so, dass der illegale Kauf

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Mali

von Medikamenten unterbunden wird. Neben der Klinik wurde eine Wohnung für den Aufseher eingerichtet. Draußen im Hof sorgt ein Brunnen für sauberes Wasser und in einer Verbrennungsanlage werden die Abfälle entsorgt. Eine Solaranlage versorgt das Zentrum mit Strom und warmen Wasser.


>>> MALI

Natürlich kann diese Frauenklinik, die als einzige Gesundheitsstuktur in dieser ländlichen Region funktioniert, auch andere Krankheitsfälle versorgen. Besonders in der Regenzeit häufen sich Malariafälle, die in der Klinik behandelt werden. Dann werden Moskitonetze an arme Menschen verteilt. Auch wurde die Klinik mit einer Motorrad - Ambulanz ausgestattet, um schwierige Fälle in das nächstgelegene Gesundheitszentrum zu bringen.

Vom Zentrum aus werden auch gratis Lebensmittel an unterernährte Kinder verteilt. Die Apotheke deckt den Bedarf der ganzen Bevölkerung der Gemeinde. Der Krankenpfleger, der früher von Haus zu Haus fuhr, empfängt nun die vielen Schulkinder im Zentrum, um Impfungen vorzunehmen und um sie zu betreuen. Im Zentrum werden Kurse organisiert zu den Themen: Hygiene, Familienplanung, Malaria und Durchfallkrankheiten, die hier besonders häufig sind.

Seit der Eröffnung 2014 wurden folgende Resultate erzielt:

v v 113 Geburten, die von Fachkräften begleitet wurden v 242 Sprechstunden vor der Geburt, sowie Familienberatungen v 986 Sprechstunden für kranke Frauen und Kinder 190 imprägnierte Moskitonetze zum Schutz vor Malaria

RUNDUM DAS ZENTRUM: Der Platz rundum die Entbindungsklinik wurde zu einer lebendigen Arbeitszone entwickelt, wo verkauft, gehandelt, ausgetauscht und gelebt wird. Dies alles wird verstärkt durch ein landwirtschaftliches Projekt, wo Gemüse angebaut wird; das schafft Arbeitsplätze und ermutigt die Menschen, sich fachgerecht um ihre Ernährung zu kümmern. Es entsteht eine Art Mikrowirtschaft, die das Dorf aufleben lässt. Diese Initiative wird auch dazu beitragen, dass weniger Menschen in Zukunft das Dorf verlassen und in die Städte ab wandern.

© FFL / T. Winn

Die ACFL hat hier massiv dazu beigetragen, zusammen mit der FFL, die Kinder und Müttersterblichkeit zu verringern. Man weiß, dass es seit Ende 2015, 15% weniger Tote gab. Der Zusammenhalt in der Gemeinde hat sich stark verbessert. 25% der Einwohner haben bereits vom Projekt profitiert. Das Gesamtprojekt kostete bis jetzt 85 275 Euro, dazu hat die ACFL 53 000 Euro beigesteuert. in Mali sterben 7 von 100 Kindern vor ihrem 5. Geburtstag, weil es an medizinischer Grundversorgung fehlt.

EIN BEISPIEL, DAS WEIT ÜBER DIE GRENZEN HINAUS BEKANNT WURDE. Bei der Einweihungsfeier in Tadiana wurde immer wieder die Großzügigkeit und die Weitsicht der katholischen Frauen aus Luxemburg unterstrichen, die in dieser unruhigen Zeit den Frauen muslimischen Glaubens dieses Projekt geschenkt haben. Ein Beispiel der Toleranz, das durch die malische Presse weit über die Grenzen hinaus wurde. Ein Dank des Verwaltungsrates der FFL an alle einzelnen ACFL Mitglieder, an die Regionaldirektionen und an das Landespräsidium für die gute Zusammenarbeit.

Mali

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>>> BENIN

BENIN:

Field Mission From the 11th to the 18th of August, the President of the Fondation Follereau, accompanied by two project managers had the opportunity to visit the beautiful country of Benin. Liz Hof Project manager at the Fondation Follereau “ During our stay, we managed to visit four out of five projects supported by the Fondation Follereau, which intervene in a variety of fields, such as the promotion of maternal and infant health, the prevention of child trafficking, creating access to technical and vocational training or the fight against neglected tropical diseases. This short review is hopefully transmitting some of the impressions we were able to gather during our stay. In Allada, in the south of Benin, Dr. Sopoh and his team run the impressive “Centre de Dépistage et de Traitement d’Ulcère de Buruli”, which has become the only specialized hospital in the prevention and treatment of Buruli Ulcer in the region of AlladaZè-Toffo. Equally impressive is the production of protheses, which enables amputees to reintegrate quickly in their professional and social lives. Currently, the CDTUB provides up to three patients a month with a new prothesis. Next up is the strengthening of their expertise in the realms of kinesitherapy, as well as orthopaedic and reconstructive surgery.”

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Benin

Liz Hof with apprentices from the technical and vocational centre in Zè.

Surgical ward in the hospital CDTUB, specialized in skin grafting and reconstructive surgery for tropical ulcer lesions.

© FFL

Charlotte Honorez and the children from the nutritional rehabilitation centre in Toffo : chronical malnutrition remains a severe problem in this region.


>>> BENIN The cleaning and changing of bandages of the infected wounds is an integral part of buruli ulcer treatment.

The team of the CDTUB, with Mr. Niang (the FFL’s representative in West Africa), Mr Jean Hilger (FFL’s chairman), Liz and Charlotte (project managers)

© FFL

Integrated centre for social promotion for children with disabilities

“The CIPSA (Centre Intégré de Promotion Sociale pour enfants handicapés), equally located in Allada, aims to promote equal access to education for all children. Following the concept of inclusive education by integrating children with physical or mental disabilities in school classes, the devoted team tries to open new perspectives for the youth, in a country where people with handicaps keep being stigmatized. Staying in the field of education, we were also able to visit the “Centre de Formation Professionnelle pour Enfants Vulnérables” in Zè, open since october 2015. Currently hosting 40 young apprentices, this technical and vocational training center gives previously descolarized adolescents the chance to take up a vocational training in either masonry or couture. Given the fact that most of the scholars have not had the chance in their young lives to be properly alphabetised, they are continuously participating in reading, writing and maths classes. During our stay, the mayor of Zè even accepted to permanently finance the personnel’s salaries, which is a great achievement in terms of sustainable development and the transfer of responsibilities to local institutions. Last but not least, we also made our way to the maternity of Ahozonnoudé and the nutritional recovery centre in Toffo. These visits have been especially revealing, as the local teams were trying to raise awareness about the fact that many malnourished children are still left behind and that there is a lot of work left to do in this particular region, despite their great contribution to promoting health care access.”

© FFL

“Most inspiring on this first field trip has been the openness and kindness of the people we met, especially the beneficiaries of the projects. Their great love for music and art made it possible to overcome all kinds of intercultural and language barriers and their way of “always looking on the bright side of life” have moved me personally the most.” L. Hof

Benin

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>>> ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT

Global denken, lokal handelen. Nieft hiren aktuell 34 Projeten an Afrika ass d’Fondation Follereau och zu Lëtzebuerg aktiv. Mat Evenementer wéi dem Concert „Expression against Excision“ an der Ausstellung „Portraits de Femmes“ wëlle mir d’Mënschen zu Lëtzebuerg zu verschiddenen Themen informéieren a sensibiliséieren. E Schwéierpunkt vun eiser Aarbecht zu Lëtzebuerg läit op der „Éducation au développement“. Eist Bildungskonzept verbënnt Mënscherechtsbildung mat Globaler Bildung a Bildung fir nohalteg Entwécklung. Et gëtt ëmgesaat duerch interaktiv Methoden, Spiller, Presentatiounen an Diskussiounen. Komplex Themen, wéi déi ongerecht Verdeelung vu Räichtum a Ressourcen op der Welt, ginn

sou fir all Altersgruppen verständlech gemaach. Op dësem Wee gi nei Perspektiven erméiglecht, Viruerteeler a Fro gestallt a global Zesummenhäng an déi eegen Roll doran méi däitlech. Dat Ganzt steet ënnert dem Motto „Global denken, lokal handelen“, well eréischt wann een en Problem erkennt, a versteet wou en hier kënnt, kann een och eppes dogéint ënnerhuelen.

2017 bitt d’Fondation Follereau Workshopen vun 2-3 Stonnen zu ënner anerem folgenden Themen un: Repas Insolent: Dës spannend Aktivitéit ass fir Jugendlecher ab 14, an Erwuessener gëeegent. Während 2-3 Stonnen huel Dir un engem alternativen Iessen Deel, aus dem där sécher net nëmmen sat mee och mat neien Iddien eraus gitt. One World Citizens: Dir wëllt Wëssen wéi déi nohalteg Entwécklungsziler global Problemer bekämpfen a wéi sech all eenzelen bei hirer Ëmsetzung bedeelegen kann? Dann ass dësen Workshop fir Iech! (ab 8 Joer, och fir Erwuessener) Upside Down: Mat Afrika verbann Dir hongereg Kanner, ënnerdréckt Fraen, faul Männer, Korruptioun a Krich? Héich Zäit fir e Perspektivewiessel! Dësen Workshop ass fir Kanner ab 10 Joer, Jugendlecher an Erwuessener. D’Atelieren kënnen dem jeeweilegen Kontext an dem Alter vun den Participanten ugepasst ginn. Mir ginn eist Bescht fir flexibel op Är Bedürfnisser anzegoen. Mir schaffen och gär en längeren Projet mat Iech aus. Fir weider Informatiounen oder Ufroen kontaktéiert: Isabelle.schmoetten@ffl.lu Eisen ganzen Workshop-Programm fann Dir ënner: www.ffl.lu

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Education au développement


>>> REMERCIEMENTS

Merci!

MERCI à tous et à toutes qui lors de ce long parcours de 50 ans ont soutenu les efforts, les idées de la FFL : il y a ceux et celles qui par des dons importants ont fait avancer à pas de géants les projets, jusqu’à ceux et celles qui ont prélevé sur le nécessaire, voire sur l’indispensable pour aider. Il y a les clubs, les associations, il y a la Coopération, l’Eglise, les Communes, il y a les initiatives privées ou collectives… merci aux artistes peintres, aux musiciens qui ont traduit nos appels à la générosité en actions. Toute cette solidarité a été ressentie souvent par nous comme un torrent de bonne volonté, qui endigué au juste endroit devient une force de frappe du Bien, capable de s’opposer avec efficacité contre l’indifférence scandaleuse. Merci d’avoir été partie de cette force contagieuse, à cette respiration commune qui va d’un cœur à un autre. MERCI ! Fondation Follereau, Luxembourg. Merci à SUDSTROUM pour leur soutien lors de l’exposition « Portraits de femmes ». Quoi de plus beau que d’être associé à une entreprise aussi engagée et respectueuse de l’environnement.

Une nouvelle fois, l’Hôpital intercommunal de Steinfort vient en aide aux bénéficiaires, grâce à un don d’ordinateurs pour les écoles, et de draps pour les centres de santé.

Retrouvez nos « charity pot » au Pall Center d’Oberpallen, partenaire de l’action 50 ans – 50 000 €. Cette collecte permettra de bâtir et équiper un centre de santé au Mali. Nous souhaitons remercier l’European Fund Administration pour son don et son aide pour les enfants et femmes d’Afrique, au travers de nos projets de santé publique communautaire et d’aide à l’enfance en détresse.

TESTAMENT & ERBE Freunde unserer Stiftung Gedenken über ihr eigenes Leben hinaus Der Leprakranken und der Notleidenden. Die Stiftung Follereau wertet dies als Zeichen besonderen Vertauens, Für das wir sehr dankbar sind. Wir sind als gemeinnützig tätige Organisation anerkannt und deshalb berechtigt Erbschaften anzutreten. Eine Informationsschrift zu diesem Thema fragen Sie bei unserer Mitarbeiterin, Naristé Grün :Tel: 44 66 06 52

Remerciements

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INNA MODJA EN CONCERT POUR LA FONDATION FOLLEREAU

EXPRESSION AGAINST

EXCISION 25.02.17 Doors: 7:00 PM

Avec la participation exclusive de

INNA MODJA

54 Rue de Hollerich

[Luxembourg City]

BOOK NOW! www.atelier.lu

CONCERT ORGANISÉ PAR LA FONDATION FOLLEREAU Avec le soutien de:

151, Avenue du Dix Septembre L-2551 Luxembourg Tel: 44 66 06 1 - Email: info@ffl.lu

www.ffl.lu


Bulletin 60 - Janvier 2017