Issuu on Google+

56

solidarité FOLLEREAU Novembre 2015

DROITS HUMAINS

ESPOIR

DIGNITÉ

UMILIATION VIOLATION EGALITÉ 130 MILLIONS FEMMES HUMILIATION EGALITÉ DIGNITÉ

MUTILATION MUTILA HUMILIATION

EGALITÉ DROITS EGUALITÉ PROJETS FEMMES HUMAINS DIGNITÉ FFL AIDE TRADITION

VSOLUTION

130 MILLIONS ESPOIR

FEMMES DIGNITÉ DROITS Une fatalité? HUMAINS 130 millions de femmes mutilées:

p 8 > Die blutige Tradition : FGM in Mali p16 > Nouveaux objectifs mondiaux p 18 > Mind the gap p 22 > D’Polyklinik am Congo gëtt vergréissert


Edito Salimata a 22 ans. Elle a été mariée à 15 ans. Elle a perdu un bébé, et ne pourra plus jamais en avoir. Elle souffre d’incontinence. A cause de l’excision. Son mari l’a abandonnée. Elle a 22 ans, et sa vie est gâchée.

SOMMAIRE 2 > Edito 3 > Activités de la FFL 4-7 > MGF 8-9 > FGM in Mali 10-11 > MGF au Burkina Faso 12 > Interview 13 > Ausstellung 14 > Workshop 15 > Im Fokus

Comme elle, 130 millions de femmes subissent les douloureuses conséquences de l’excision. Comme elle, de nombreuses femmes excisées subissent, en plus de la douleur physique, l’exclusion liée aux conséquences de cette tradition. Dans sa volonté d’agir pour le respect de la dignité humaine et contre toutes les formes d’exclusion, la FFL s’engage, depuis 2011, à lutter contre cette pratique. Faire évoluer les mentalités, pour changer les comportements. Initialement active au Mali, la FFL s’engage à ce que les filles soient informées dès leur plus jeune âge sur les conséquences physiques et psychologiques de l’excision. Elle offre également une formation aux exciseuses, afin qu’elles puissent se réorienter vers une autre activité génératrice de revenus. Lorsqu’il est question de rituels culturels, le changement doit venir des femmes concernées.

20-21 > Zentralafri-

Cette année, la FFL a décidé d’étendre son action au Burkina Faso, là où une loi interdit la pratique, mais ne l’empêche pas de ravager, encore et toujours, de nombreuses vies. Ce nouveau projet, en phase avec les programmes du Comité National de Lutte Contre la Pratique de l’Excision et le Ministère de la Santé, prévoit également la prise en charge psychologique et physique des victimes.

kanischen Republik

Réparer, pour redonner des perspectives d’avenir à ces femmes brisées.

16-17 > Aide au développement 18-19 > Mind The Gap

22-23 > Congo

La FFL est actuellement une des seules organisations luxembourgeoises à dire NON à cette tradition. Aidez-nous à lutter contre cette pratique inhumaine. Aidez-nous à éviter que cette année encore, 3 millions de fillettes soient exposées à cette pratique.

Fondation Follereau Luxembourg

151, Av. du Dix Septembre L-2551 Luxembourg Tel.: 44 66 06 1 Fax: 44 66 06 60 Email: info@ffl.lu

www.ffl.lu

UNE FILLETTE TOUTES LES 10 SECONDES. Jean Hilger, Président du Conseil d’Administration EQUIPE FFL Christophe Wantz (Directeur), Violaine Alves, Laurent Baur, Tina Bock, Clémentine Gloire, Naristé Grün, Liz Hof, Charlotte Honorez, Conny Reichling, Monique Schmit CONSEIL D’ADMINISTRATION Jean Hilger (Président), Brigitte Bontemps, Jos Hilger, Georges Keipes, Anne Majerus, Julio Nerin, Boubacar Niang, Jean-Luc Pauly, Dr. Jean Smit CONSEIL ÉTENDU Marie-Thérèse Ney, Monique Hermes


Les activités de la FFL en Afrique Die Aktivitäten der FFL 24 projets

24 Projekte 81% des globalen Budgets

81% du budget global 300 000 bénéficiaires directs

in Afrika

#HEALTHISWEALTH

300 000 direkte Empfänger

MALI

BURKINA FASO

9 pays

GUINÉE

35 projets

CÔTE D’IVOIRE

3 000 000 € 2 axes

TOGO BÉNIN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

MADAGASCAR

11 Projekte 19% des globalen Budgets

11 projets

19% du budget global 23 000 bénéficiaires directs

#LETKIDSBEKIDS

23 000 direkte Empfänger

AIDEZ-NOUS À LUTTER CONTRE L’EXCLUSION! HELFEN SIE UNS GEGEN AUSGRENZINGEN ZU KIÄMPFEN!

CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 www.ffl.lu ou/oder: Ihre Spende ist steuerlich absetzbar / Votre don est fiscalement déductible


>>> MGF

MGF:

Une pratique à abolir

130 millions de femmes concernées

Les MGF C’est quoi? Mutilations génitales féminines = interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales.

x x

Le plus souvent pratiquées par des exciseuses traditionnelles, qui jouent souvent un rôle central dans les communautés. Toutefois, de + en + de mutilations sont pratiquées par du personnel médical.

Les MGF sont internationalement considérées comme une VIOLATION DES DROITS des jeunes filles et des femmes. Elles sont le reflet d’une inégalité profondément enracinée entre les genres et constituent une forme extrême de discrimination à l’égard des femmes.

© FFL / T. Winn

4 catégories:

4

Mutilations génitales féminines

x

La clitoridectomie: ablation partielle ou totale du clitoris.

x

L’excision: ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres.

x

L’infibulation: rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’une fermeture, réalisée en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris.

x

Les autres: toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.


>>> MGF

Qui sont les victimes ? Elles sont pratiquées le plus souvent sur des jeunes filles de moins de 15 ans. Environ 130 millions de jeunes filles et de femmes sont victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 29 pays africains et du Moyen Orient principalement.

© FFL / T.Winn

<15 ans

Quelles sont les conséquences ? Les mutilations génitales féminines ne présentent aucun avantage pour la santé et entravent le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. Hémorragies, problèmes urinaires, kystes, infections, fistule*, stérilité, complications lors de l’accouchement, ou encore risque de décès du nouveau-né, deuil, traumatisme, anxiété, dépression : les conséquences des MGF sont nombreuses et dramatiques. Pour les femmes africaines, la fistule signifie également l’exclusion familiale et sociale. Souvent, en plus de perdre leur bébé, elles perdent également leur dignité. * Une fistule est la formation anormale d’une connexion entre deux organes internes, entrainant des problèmes d’incontinence lorsqu’elle a lieu entre le vagin et la vessie par exemple.

Mutilations génitales féminines

5


>>> MGF

Pourquoi?

Culture

Société

MGF

Les mutilations génitales féminines sont le produit de divers facteurs culturels, religieux et sociaux. Dans toutes les sociétés où elles sont pratiquées, les MGF témoignent d’inégalités entre les sexes profondément ancrées.

Religion

Dans la plupart des sociétés, les MGF sont considérées comme une tradition culturelle, argument souvent avancé pour les perpétuer. Dans certaines communautés (qu’elles soient chrétiennes, juives ou musulmanes), cette pratique est parfois également mise sur le compte de croyances religieuses.

© FFL / T.Winn

La pression sociale qui incite à se conformer à ce que font les autres constitue également une forte motivation pour perpétuer cette pratique. Les MGF sont trop souvent encore considérées comme faisant partie de la nécessaire éducation d’une jeune fille et de sa préparation à l’âge adulte et au mariage. Les personnes qui rejettent cette pratique s’exposent souvent à la condamnation ou à l’exclusion.

Chiffres-clefs 130 millions

de jeunes filles et de femmes sont victimes de mutilations sexuelles à travers le monde!

3 millions

de jeunes filles sont menacées par ces pratiques chaque année.

86 millions

de filles y seront soumises d’ici 2030, si cette tendance perdure.

En 2010, l’OMS a publié une stratégie mondiale visant à empêcher le personnel de san-

té de pratiquer des mutilations sexuelles féminines en collaboration avec d’autres grandes instances des Nations Unies et organisations internationales.

En décembre 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur l’élimination des mutilations sexuelles féminines.

6

Mutilations génitales féminines


>>> MGF

Comment changer les choses? Pour encourager l’abandon des MGF, il convient de mener des initiatives coordonnées et systématiques qui doivent impliquer les communautés entières et porter sur les droits fondamentaux et l’égalité des sexes. Ces initiatives doivent permettre aux communautés d’agir collectivement en vue d’éliminer cette pratique, mais également de répondre aux besoins de santé sexuelle et reproductive des femmes et des filles qui en subissent les conséquences.

Afin de lutter contre cette tradition, la FFL, en s’appuyant sur les programmes nationaux et de l’OMS mis en place, tente d’encourager l’abandon de la pratique, par le biais de 3 volets :

en sensibilisant les populations au Mali et au Burkina Faso,

en proposant un programme de micro-crédit afin d’encourager les exciseuses à abandonner la pratique et se réorienter vers une autre activité génératrice de revenus,

en offrant un soutien, tant psychologique que physique, aux victimes.

VOUS POUVEZ NOUS AIDER A LUTTER CONTRE CETTE PRATIQUE INHUMAINE ! Les mutilations génitales féminines constituent une violation des droits des jeunes filles et des femmes. Sources des données: OMS, UNFPA.

Mutilations génitales féminines

7


>>> MALI

Mali:

#StopFGM

FAST FACTS Bevölkerung: 16.5 Millionen Offizielle Sprache: Französisch

abc

Alphabetisierung: 34 %

X

Ausbreitung FGM: 89 %

© FFL / T.Winn

Gesetz gegen FGM: Es gibt kein Gesetz gegen FGM (Stand 2015), jedoch ein Nationalprogramm gegen FGM in Zusammenarbeit mit NGOs.

9 von10 Frauen sind Opfer von FGM

Aktuell haben über 130 Millionen Mädchen und Frauen weltweit eine weibliche Genitalverstümmelung (FGM) über sich ergehen lassen müssen. Jedes Jahr sind über 3 Millionen Mädchen dem Risiko dieser verstümmelnden Praktik ausgesetzt und dies mit fast immer sehr schweren körperlichen und psychichen Folgen für die jungen Frauen. Die FFL arbeitet seit mehreren Jahren mit der malischen Organisation COFESFA zusammen um vor allem durch Sensibilisierungskampagnen die Menschen in der Region um Bamako und Kati auf die schweren Folgen der weiblichen Genitalverstümmelung aufmerksam zu machen. Durch Aufklärung erhofft man sich, dass sich die Gesellschaft die Nutzlosigkeit dieser Praktik eingesteht, deren Notwendigkeit meistens fälschlicherweise durch den Koran gerechtfertigt wird. Meistens wird die Prozedur bei ganz jungen Mädchen oder sogar direkt nach der Geburt bei Babies durchgeführt. Oft unterziehen junge Mädchen sich freiwillig der Praktik, weil sie

8

Mali

als rein in die Ehe gehen möchten. Allzu oft aber auch weil man ihnen zu glauben gibt, dass kein Mann sie heiraten möchte, wenn sie nicht beschnitten sind und deswegen keine richtigen Frauen wären. Die FFL setzt sich auch dafür ein, dass Beschneiderinnen, die bis zu 2000 CFA (umgerechnet 3 €) pro Eingriff verdienen, ihren Beruf aufgeben und einer anderen, attraktiveren Beschäftigung nachgehen können. Sie werden dafür umgeschult. Mit Hilfe einer Kleinen Starthilfe wird den ehemaligen Beschneiderinnen eine Neuorientierung vereinfacht um ihren Keinen Anlass zu geben wieder in ihren früheren Beruf zurück zu kehren.


>>> MALI

Erlebnis: Sadio schildert ihre Erlebnisse: “Wir wurden zu 7 Mädchen am gleichen Tag beschnitten. Drei von uns haben sehr viel geblutet, ich gehörte zu diesen drei. Nachdem ich mit 20 Jahren geheiratet habe, versteckte ich mich sehr oft in der Küche, hinter den Säcken und Tüten, damit mein Mann mich nicht findet. Die Schmerzen beim Geschlechtsverkehr waren einfach zu schlimm. Trotz dieser Schwierigkeiten, wurde ich schwanger. Die Geburt meines kleinen Sohnes war sehr kompliziert und dauerte viele viele Stunden. Als ich selbst noch Beschneiderin war, habe ich an den Workshops von COFESFA teilgenommen. Ich habe danach verstanden, dass meine Schmerzen durch die Exzision entstanden sind. Ich habe daraufhin ent-

schieden nicht mehr als Beschneiderin zu arbeiten und rufe jeden dazu auf die Beschneidung von Frauen aufzugeben, damit die Frauen sich nicht mehr quälen müssen und durch die Folgen geschädigt sind.” Sadios Geschichte ist leider kein Einzelfall im Mali. In manchen Regionen Malis, steigt der Prozentsatz von FGM-Opfern auf 92% der Frauen. Die Frauen bringen ihre Probleme und Schmerzen bei Schwangerschaften sehr oft nicht mit der Beschneidung in Zusammenhang. Seit ein paar Jahren wird der Nutzen dieser Praktik durch ein Nationalprogramm und andere lokale Initiativen immer wieder an den Pranger gestellt: trotzdem wird jede 11te Sekunde ein Mädchen oder ein Baby Opfer von FGM.

© FFL / T.Winn

#StopFGM

Helfen Sie uns Mädchen im Mali vor diesem Schicksal zu bewahren und FGM-Opfer im Mali die nötige Unterstützung und Hilfe zu bieten, damit sie ihr Leben beschwerdenfreier leben können und ihre Kinder nicht mehr Opfer von FGM werden.

Mali

9


>>> BURKINA FASO

Témoignage:

Colette Karambiri, 35 ans « J’ai été excisée à 9 ans. J’étais aux champs avec mes amies. On était 11 filles. On nous a dit que notre tante était venue nous rendre visite. Quand je suis arrivée, je ne la reconnaissais pas. Elle nous a emmenées dans une cour, une par une. On nous disait qu’on préparait les haricots dans cette cour et qu’on devait rentrer une à une pour les prendre. J’étais la 2ième à entrer. Ce n’est qu’à ce moment que je me suis rendue compte que j’étais là pour l’excision. J’ai demandé où se trouvait ma copine. On m’a dit qu’elle était partie avec son plat d’haricots. J’ai voulu me sauver, mais elles m’ont rattrapée. On m’a couvert la bouche et déshabillée. Elles avaient creusé un trou dans une douche. On m’a couchée sur le dos afin que le sang coule dans ce trou. Je pleurais, mais je ne pouvais pas crier. Ça a duré 40 minutes.

Une semaine après, j’ai commencé à saigner, et je m’évanouissais. On a appelé l’exciseuse, elle a mis du produit sur la plaie, qu’elle m’a donné à boire aussi. C’était la sève d’une plante. Ça s’est un peu calmé. Je me suis mariée. Pendant 3 jours, mon mari n’arrivait pas à me pénétrer. On a insisté, insisté…c’était très douloureux. Je ne comprenais pas pourquoi c’était comme ça. Je suis tombée enceinte 4 fois. Un seul bébé a survécu. Ils ont dû me faire une césarienne pour sortir l’enfant. Déjà avant la césarienne, je souffrais d’incontinence… Après l’opération, ça coulait toujours. Mon mari m’a amenée chez mon papa avec mon enfant, et il est parti en Côte d’Ivoire. Je n’ai plus de nouvelles de lui depuis. »

Grâce au programme soutenu par la FFL, Colette vient d’être opérée et est actuellement prise en charge par le centre. Elle aimerait ensuite se concentrer sur l’apprentissage d’un métier, pour subvenir aux besoins de son enfant. « La générosité a besoin de l’efficacité »

© FFL / T.Winn

Raoul Follereau

10

Burkina Faso


>>> BURKINA FASO

Burkina Faso:

De la sensibilisation à la réparation

FAST FACTS Population: 16.9 millions Langue officielle: Français

X

Taux d’alphabétisation: 36 % Prévalence des MGF: 76 % 1996: Vote d’une loi contre les mutilations génitales féminines.

© FFL / T.Winn

abc

+ de 7 femmes sur 10 sont excisées

Au Burkina Faso, malgré la loi du 13 novembre 1996 réprimant les auteurs et les complices de mutilations génitales féminines (MGF), la prévalence des MGF chez les filles et les femmes de 15 à 49 ans atteint encore 76%. Grâce au projet mis en œuvre par la FFL dans la province de Sissili, l’ensemble de la société s’active en faveur d’un renversement de la norme sociale actuelle que constitue l’excision, et pour la création d’un environnement propice à l’élimination de cette pratique. À travers des activités de sensibilisation auprès des communautés et acteurs de l’excision, le projet vise �� faire prendre conscience aux parties prenantes des dégâts causés par

la pratique et à les amener à modifier leur comportement à son égard. Parallèlement à ce volet informatif, un second volet curatif vient en aide aux victimes des séquelles de l’excision. Le projet s’oriente donc autour de femmes ayant besoin de réparation ou souffrant de séquelles de l’excision. Grâce à cette approche, ces femmes sont prises en charge via un système de vouchers, pour être ensuite orientées vers une opération chirurgicale réparatrice. Ainsi, en sensibilisant à la fois les générations futures dans les établissements scolaires, les décideurs, les personnes d’influence et les actrices de l’excision elles-mêmes, ce programme a l’ambition de favoriser un mouvement de cohésion sociale excluant cette pratique.

40€ financent l’hospitalisation d’une patiente. Aidez-nous en faisant un don sur le compte de la Fondation CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 “Stop MGF” ou sur notre site www.ffl.lu.

Burkina Faso

11


>>> INTERVIEW

Interview:

Heart-wrenching stories Were they opened to talk despite the taboo which surrounds this practice?

In August 2015, Thierry Winn, journalist, went to collect stories of excised women in Burkina Faso. Testimony of heartwrenching meetings: How, as a man, were you welcomed by these women? That was one of my biggest hesitations about attempting this mission. The subject is not easy to talk about, even in more open societies, let alone to a complete stranger. I was expecting a lot of problems to get the women to communicate. But the women were very sincere and understood what I was trying to do. When talking about such things, it is important to make sure the women are mentally up to it. I worked together with the psychologist of the association, who also translated. It is often psychologically beneficial to talk about your problems, even to an unknown third party. Some of the women cried during the interview and that is very hard. Having the psychologist there made it easier for me, knowing I wasn’t putting the women through any unwanted stress. FGM is a social problem afflicting women and of course their relation with men. Men should therefore be part of the solution.

I wouldn’t say it was easy for them. I think they had a lot of courage. But I do think they were sincere and tried to answer my questions as best they can. Those I spoke with had been at the centre for a while. When they first arrive, they often feel they are alone in the world with their problems. Being such a taboo subject, they are surprised to meet others with the same problems. When they are able to talk with other victims, sharing their problems, gaining support and solidarity, the taboo slowly goes away. They don’t feel alone anymore and gain confidence. A new arrival wouldn’t have been able to talk so openly or at all with a stranger. Not all of them could talk and we only talked with those who volunteered. Did a testimony struck you in particular? Yes, the story of Salimata, 22 years old. Maybe because she could speak some French and could speak directly with me, her story hit me harder. Her eyes turned red and tears fell down her young cheeks as she told me her story. She was married and during her first failed pregnancy she was left with fistula. Her husband took another wife. Salimata told me if she could only get better, she hoped he would accept her back as his second wife and she could help take care of their children. With such humility, Salimata knew that, even cured, she would never be able to have children of her own. “If I can’t get better,” she told me, “I prefer to die.”

“FGM is a social problem afflicting women and of course their relation with men. Men should therefore be part of the solution.” T. Winn

12

Interview


>>> AUSSTELLUNG

50 JAHRE FFL

Ausstellung:

Bilder sagen mehr als Worte

Zu diesem Anlass organisiert die FFL eine impressionsreiche Wanderausstellung zum Thema „Frau sein in Afrika“. Wo positioniert sich die afrikanische Frau zwischen Tradition und Moderne? Hinter jedem Gesicht, hinter jeder Frau steckt eine besondere Persönlichkeit, eine einzigartige Geschichte und eine Menge Gefühle, Ängste, Liebe und Glück. Genau dies soll in der Ausstellung veranschaulicht werden. Thierry Winn, Report-

er, und Wendy Winn, Künstlerin, er- und überarbeiten Fotos des afrikanischen Alltags und unterlegen sie mit Erzählungen, persönlichen Aussagen und Poesie: Eine Entdeckungsreise auf die andere, doch so sonnige Seite der westafrikanischen Länder. Haben sie Lust und Interesse diese Ausstellung in ihren Lokalen zu zeigen? Wir suchen Interessenten.

© FFL / T.Winn

i Conny Reichling steht Ihnen gerne für weitere Informationen zur Verfügung. conny.reichling@ffl.lu 44660630

MERCI! Heimat soe mir der ACFL nach eng Kéier villmools Merci, dass si mat der Solidaritéitsaktioun esou tatkräfteg eise Projet vun der Maternité am Mali ënnerstëtzt huet.

Ausstellung

13


>>> WORKSHOP

Workshop:

Femmes d’ici, femmes d’ailleurs Nicht nur in den Projektländern, sondern auch hier in Luxemburg ist die Aufklärung und Information über die Rechte von Frauen und Mädchen ein bedeutender Aspekt. Für viele Menschen ist die Position der Frau in den afrikanischen Ländern un-

verständlich und abstrakt. Warum müssen Frauen in polygamen Ehen leben? Warum werden Mädchen mit 12 Jahren verheiratet? Warum werden unschuldige Mädchen verstümmelt?

Um Klarheit in diese unwirklich erscheinende Realitäten zu bringen veranstaltet die FFL Workshops zu den Themen:

i

Rollenspiele, Animationen, Filme und Vorträge sollen den Teilnehmern die Problematiken veranschaulichen. Dauer : 2 Stunden Alter : für Teilnehmer ab 8 Jahren Wo: in ihrem Klassenzimmer, Maison Relais, Jugendhaus, Club oder anderem Lokal. Für weitere Informationen wenden Sie sich an Tina Bock: tina.bock@ffl.lu |44660632

14

Workshop

© FFL / T.Winn

• Rechte von Mädchen (für Schüler zwischen 8-15 Jahre) • Zwangs- und Frühverheiratung (für Schüler ab 10 Jahre) • Weibliche Genitalverstümmelung (für Schüler ab 16 Jahre)


>>> IM FOKUS

Im Fokus:

Nicht das Gefühl, sondern die Vernunft soll unser ethisches Verhalten leiten. “Ein ethisch korrektes Leben führen ist nicht genug für diejenigen von uns, die das große Glück haben, in einem wohlhabenden Land mit materiellem Komfort zu leben, die sich selbst und ihre Familien ernähren, behausen und bekleiden können und dennoch Geld und Zeit übrig haben. [...] Wenn Sie dort zur Mittelschicht und zu den gehobenen Schichten gehören und ein ethisches Leben führen wollen, müssen Sie einen deutlichen Beitrag dazu leisten, den wirklich Armen anderswo in der Welt zu helfen. Das ethische Mindestmaß eines guten, akzeptablen Lebens besteht darin, einen substanziellen Teil unserer frei verfügbaren Ressourcen dafür zu verwenden, aus der Welt einen besseren Lebensraum zu machen. Und das ethische Maximum besteht darin, s viel Gutes zu tun, wie wir können. [...] Ich glaube, dass es extreme Armut in dem Maß, in dem sie heute besteht, einfach nicht

Source: http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-137878727.html

geben darf, nicht im entferntesten. Natürlich kann man sich für eine Vielfalt guter und lohnenswerter Sachen engagieren. Aber die Bekämpfung der Armut sollte oberste Priorität für Menschen sein, die mehr haben, als sie selbst zum Leben brauchen. [...] Selbstachtung ist eine wichtige Komponente des Glücksgefühls. Und anderen Gutes zu tun mehrt das Selbstwertgefühl. Ich gehe so weit zu behaupten, dass ein ethisches Leben die solide Basis der eigenen Selbstachtung bildet und einen Weg zum nachhaltigen Glück jenseits der hedonistischen Tretmühle der Konsumgesellschaft öffnet.” Peter SINGER im Spiegel-Gespräch über sein Buch “The Most Good You Can Do. How Effective Altruism Is Changing Ideas About Living Ethically”, Spiegel 32/2015.

Im Fokus

15


>>> AIDE AU DÉVELOPPEMENT

Aide au développement:

De nouveaux objectifs mondiaux

Les États membres de l’ONU ont adopté, le 25 septembre dernier, 17 nouveaux objectifs de développement durable (ODD), qui remplacent les objectifs du Millénaire (ODM), à réaliser d’ici à 2030. Un programme ambitieux, à la hauteur des défis à relever! Il y a 20 ans, près de la moitié de la population des pays en développement vivait dans l’extrême pauvreté. Le nombre de personnes qui vivent à présent dans l’extrême pauvreté a diminué de plus de la moitié, passant de 1,9 milliard en 1990 à 836 millions en 2015.

836 MILLIONS DE TROP. ENCORE.

Photo : ONU/Project Everyone

Les objectifs du Millénaire Au début du nouveau millénaire, les dirigeants du monde entier ont élaboré un projet ambitieux destiné à lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes. Ce programme

a constitué le cadre commun de développement mondial au cours des 15 dernières années.

“Si dans ce siècle même, un irrésistible élan d’amour ne soulève pas la conscience humaine, la Faim des hommes précipitera la Fin du monde. Aimer, ce n’est pas donner, c’est partager. » Raoul Follereau

2015, le bilan L’établissement d’objectifs a permis de sortir des millions de personnes de la pauvreté, d’accroître l’autonomie des femmes et des filles, d’améliorer la santé et le bien-être général, et d’offrir de vastes possibilités en vue d’accéder à une vie meilleure. Mais

16

Aide au développement

les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables sont encore trop souvent oubliées. Les changements climatiques et la dégradation de l’environnement compromettent les progrès déjà réalisés et ce sont les pauvres qui en souffrent le plus.


>>> AIDE AU DÉVELOPPEMENT

Un nouveau programme audacieux Malgré les progrès accomplis, de profondes inégalités perdurent. Les nouveaux objectifs entreront dès lors en vigueur dès le 1er janvier 2016. Si l’objectif de « mettre fin à la pauvreté » reste bien présent dans ce nouveau programme, celui de « transformer des vies tout en préservant la planète » traduit une volonté

de développement durable. S’engager collectivement à la poursuite du développement mondial et d’une coopération mutuellement bénéfique, telle est la volonté de cette déclaration, signée par 193 pays.

« Ce nouveau programme est une promesse faite par les dirigeants aux gens du monde entier. C’est une vision universelle, intégrée et transformative pour un monde meilleur » Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU. Les 17 nouveaux ODD tenteront en effet de couvrir l’ensemble des dimensions du développement durable, à savoir la croissance économique, l’intégration sociale et la protection de l’environnement. D’un point de vue géographique, les ODM ciblaient essentiellement les pays en développement, alors que les ODD seront applicables aussi bien aux pays riches qu’aux pays pauvres.

Des objectifs plus précis, conçus pour répondre aux besoins actuels, en tenant compte des enjeux globaux... Il est désormais important que ce programme soit mis en place de manière complète: N’étant pas contraignant pour les pays signataires, il est nécessaire que tout le monde se sente responsable et impliqué. Chaque état, mais également chacun de nous, à notre échelle.

Au travers de ses 35 projets d’aide au développement, la FFL contribue indéniablement à la réalisation de plusieurs de ces objectifs. Ses activités liées à la santé, ainsi qu’à l’enfance en détresse, font écho aux principes prônés au travers de ces nouveaux ODD, tels que la lutte contre les injustices, la pauvreté, la marginalisation et la discrimination.

Plus d’infos sur les projets FFL

© FFL / T.Winn

« Nous devons agir, tous et partout », a déclaré Ban Ki-moon.

Aide au développement

17


>>> MIND THE GAP

Mind the gap: WE DO!

In 2011, the FFL has started the initiative called Mind the Gap with the desire to reduce the digital gap between the northern and the southern countries. The main target of this project is to send used but perfectly working computers and their equipment, which have been collected in Luxembourgish companies, to two African countries: Benin and Mali. an integrated part of the educational program or to initiate a new program developed by qualified teachers. Thanks to Mind The Gap, the students will finally be able to apply practically the subjects they have only seen in theory before, strengthen their curriculum and make them competitive for higher education levels.

© FFL / T.Winn

The results of Mind the Gap have been very positive to this date. Thanks to the support of many Luxembourgish companies, nearly 2.500 computers have been collected and shipped to more than 200 schools and training centers in Mali and Benin. In 2014 for example, it was possible to equip 36 schools with a dozen of computers each, which gave more than 16.500 students access to dataprocessing tools and consequently also education.

The aim is to guarantee a basic training in computer science mainly for children. The material will be distributed in schools and selected vocational training centers in order to further develop the IT training that is already

Our local partners control the distribution of the material according to the needs of the different schools and guarantee the followup of the activities on the ground. A real quality check has been put into place to avoid the accumulation of electronic waste, as well as to verify and guarantee the quality and the second life of the material. Also in 2015, the FFL was able to collect some hundreds of computers and equipment material in Luxembourgish companies.

We want to give a special thank you to this year donors: L’école primaire Cents / Hopital Intercommunal de Steinfort / Post Group Centre Hospitalier du Nord & Monsieur Dr. André Muller / ING 18

Mind The Gap


>>> MIND THE GAP

Do YOU mind the gap? If you have IT-material that needs to be replaced in your company or organization, please contact us! We are looking for material not older than 5 years which is in perfect shape. Our logistic partner Streff will be in charge of collecting the material at your place free of charge and shipping it to the designated countries. You can contribute to this project with computers and their equipment (mice, cables, keyboards, monitors) as well as with other IT material such as printers, servers and hard-drives. In case you haven’t any IT equipment to donate, but are still interested to support this project, you can also help reducing the digital gap by making a financial donation which will help us to finance the transport as well as the management of this project which is on equity capital of the FFL.

OR

Visibility for YOUR company

Publications

Newsletter

Social Media

Mali

Benin

We offer a strong visibility for your company, and will inform you with a follow-up of your donated material. Contact: presse@ffl.lu

Banque et Caisse d’Épargne de l’État / Wildgen – Partners in Law / BGL BNP PARIBAS KNEIP / Université du Luxembourg / Michael Page / European Investment Bank Mind The Gap

19


>>> ZENTRALAFRIKANISCHE REPUBLIK

Zentralafrikanische Republik :

Abgeschieden von Regenwald und Zivilisation: Das Leben der Aka Pygmäen. publik werden die Pygmäen stigmatisiert, sie werden nicht als Bürger und nicht als Menschen anerkannt. Wegen finanzieller Armut haben sie keinen Zugang zur medizinischen Versorgung. Rezente politische Konflikte innerhalb des Landes verschlimmern die Situation und machen den Zugang zur Medizin fast unmöglich. Vor allem die Mutter-und Kindsterblichkeit ist sehr hoch. Auch wir tragen Verantwortung für die Abholzungen der Regenwälder. Durch den unüberlegten Massenkonsum sind wir mit Schuld an den Problemen in den betroffenen Regionen. Um darüber aufzuklären bietet die FFL Möglichkeiten mehr über das Leben der Aka zu erfahren. Am 8 Oktober fand die Informationskonferenz „Discover the Undiscovered“ statt. Jean-Pierre Nguede, der an seiner Dissertation über die Anpassung der Aka arbeitet, und Dieter Imhof, Leiter des FFL- FAIRMED Projektes, gaben 80 Teilnehmern einen Einblick in die Situation vor Ort.

20

Zentralafrikanische Republik

© FAIRMED / S. Huber

© FAIRMED / S. Hube

r

Die Aka Pygmäen sind ursprünglich ein Nomadenvolk. Sie leben in Camps, in aus Blättern erbauten Hütten, im zentralafrikanischen Regenwald. Als Jäger und Sammler entwickelten sie über Jahrhunderte komplexe Jagdund Sammelmethoden. Der Regenwald bietet ihnen dazu die perfekte Basis zum Überleben. Er gilt als materieller und spiritueller Zufluchtsort und ist Ursprung ihrer kulturellen Identität. In den letzten Jahrzehnten hat sich die Situation der Aka Pygmäen jedoch viel verändert. Wegen dem Einfluss der industrialisierten Welt, und den Konsequenzen des Tourismus und der globalen Erderwärmung, verändert der Regenwald sich ständig. Tag für Tag sind die Aka gezwungen ihren Lebensstil dem degenerierenden Regenwald anzupassen. Oft haben sie keine andere Wahl als sesshaft zu werden und sich in die Zivilisation zu integrieren. Doch erst hier beginnen die wirklichen Probleme: in der zentralafrikanischen Re-


>>> ZENTRALAFRIKANISCHE REPUBLIK

Discover the Undiscovered

© FAIRMED / S. Huber

WORKSHOP

Der Workshop „Discover the Undiscovered“ ermöglicht dazu Kindern und Jugendlichen einen Einblick in den tropischen Regenwald. Anhand eines spannenden Mitmachkrimis erfahren die Teilnehmer mehr zu den Themen Menschenrechte, Umweltschutz und Nachhaltigkeit in der zentralafrikanischen Republik.

Bei Interesse steht Tina Bock Ihnen gerne für weitere Informationen zur Verfügung. tina.bock@ffl.lu 44660632

Das Projekt der FFL in der zentralafrikanischen Republik: für und mit den Aka. Zusammen mit der schweizer Partnerorganisation FAIRMED hilft die FFL aktiv den Menschen vor Ort. Da die Aka die Verletzlichsten der lokalen Gesellschaft darstellenden, wird das Projekt an die spezifischen Bedürfnisse der Pygmäen angepasst. Durch verschiedene Aktivitäten soll die Kinder- und Muttersterblichkeit nachhaltig gesenkt werden: • Verbesserung der Möglichkeiten zur medizinischen Versorgung durch ausgebildetes Personal und leicht erreichbare und adäquat ausgestattete Gesundheitszentren. • Sensibilisierungsprogramme bezüglich der Risiken tropisch vernachlässigten Krankheiten und zur Betreuung während und nach der Schwangerschaft. • Errichten von mobilen Krankenhäusern: Ausgebildetes Personal besucht mit dem nötigen Material die Camps um der primären medizinischen Versorgung nachzugehen. • Verteilung von Gesundheitsgutscheine an die schwangeren Frauen um die Sicherheit für und während des Transportes zu den Gesundheitszentren zu garantieren.

Helfen sie uns den Aka Pygmäen zu helfen. Mit einer Spende auf das Konto der Stiftung CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 “Aka Pygmäen” oder auf unserer Internetseite www.ffl.lu können sie das Projekt unterstützen.

Zentralafrikanische Republik

21


>>> CONGO

Congo:

D’Polyklinik zu Mbuji-Mayi gëtt vergréissert.

FAST FACTS 1

Dokter op 38.667 Leit

80%

vun de Leit hu keen Zougang zu engem uerdentleche Gesondheetsystem

63%

vun de Leit liewen ënner der Aarmutsgrenz

99%

vun de Leit hu keen Elektresch

2016

© FFL

2011

D’Fondation Follereau Luxembourg (FFL) engagéiert sech zënter 2008 zu Mbuji-Mayi an der Demokratescher Republik Kongo an dem Gesondheetsprojet, deen op der Plaz vun der Partnerorganisatioun SUMEDCOCongo geleet gëtt. D’Polyklinik ass elo bal 5 Joer a Betrieb an ass scho vollstänneg ausgelaascht. D’Consultatiounen, d’Operatiounen an d’Entbindungen an der Polyklinik hu sech vun

22

CONGO

2012 op 2014 versechsfacht! Fir d’Leit aus der Regioun ass d’Klinik vun Mbuji-Mayi déi beléifsten Ulafstell wann si medezinesch Hëllef brauchen. D’Ekipp ass déi eenzeg an der Regioun vum Kasaï oriental, déi op chirurgesch Interventiounen spezialiséiert ass. D’Personal vun der Klinik kënnt der Demande vun de Leit net méi no an d’Capacitéit vun dem Gebäi ass och scho laang ausgelaascht.


>>> CONGO Dofir gëtt 2016 eng zweet Struktur gebaut op d’Demande vu SUMEDCO-Congo an op Avis vum Dr. Jean Smit, deen net nëmmen Member vum Verwaltungsrot vun der FFL, mee deen a senger Qualiteit als Chirurg regelméisseg op Mbuji-Mayi flitt fir den Dokteren op der Plaz eng Hand unzepaken. Dëst zweet Gebäi wäert déi aktuell Polyklinik entlaaschten an d’Capacitéit vergréisseren. Op 10 Better déi et scho fir stationnär Behandlungen ginn, kommen 40 Better dobäi. D’Aarbechten fir dës zweet Klinik ginn 2016 ugefaang sou datt d’Spidol 2017 operationnel ka sinn an sou séier wéi méiglech Patienten kann ophuelen a behandelen. Et gëtt eng zweet Ekipp vun Dokteren a vun Gesondheetspersonal agestallt, déi wäerten op komplizéiert Schankebrëch spezialiséiert sinn. D’Populatioun aus der Regioun kënnt

dachs mat komplizéierten oppene Brëch an d’Polyklinik. Dëst ass bedingt doduerch datt am Laf vun de leschte Joren ëmmer méi Leit, souwuel Erwuessener wéi kleng Kanner, op motoriséiert Fortbewegungsmëttel zréckgräifen an dobäi ganz uerg Accidenter geschéihe kënnen. Dës Wonnen musse séier a richteg behandelt ginn fir datt d’Patienten rem vollstänneg gesond ginn a laangfristeg kee Schued dervundroen oder verhënnert Infektiounen, déi zu enger Bluttvergëftung an dem Dout féiere kënnen, well si net richteg behandelt goufen. D’Dokteren, d’Infirmieren a d’Labotechniker op der Plaz suergen dofir datt d’Analysen op der Plaz gemaach kënne ginn an all Kranken séier an zouverlässeg kann diagnostizéiert an deementspriechend behandelt ginn.

© FFL

© FFL

Wann och Dir wëllt d’Polyklinik an d’Leit vun Mbuji-Mayi ënnerstëtzen, kënnt Dir dat mat engem Don op de Kont vun der FFL CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 maachen mat der Mention “Polyclinique Mbuji-Mayi”.

© FFL

Dr. Jean Smit bei der Arbecht.

TESTAMENT & ERBE Menschen gedenken über ihr eigenes Leben hinaus Anderen, die jeden Tag aufs Neue um ihr Leben kämpfen. Die Fondation Follereau Luxembourg wertet dies als Zeichen des Vertrauens, für das wir sehr dankbar sind. Wir sind als gemeinnützig tätige Organisation anerkannt und deshalb berechtigt Erbschaften anzutreten. Fragen Sie unsere Aufklärungsschrift: 446606-1

CONGO

23


VOUS SOUHAITEZ OFFRIR UN CADEAU ORIGINAL & ENGAGÉ ?

En faisant un don de 30€, vous assurez la prise en charge psychologique d’une femme excisée! En échange, recevez cette superbe photo réalisée par T. Winn, lors d’une mission de la FFL à Madagascar. Tirage A4, sur papier photo de qualité.

Offrez votre cadeau dès maintenant avec un don sur le compte de la FFL LU15 1111 0000 7878 0000 avec la mention “CADEAU” ou via votre application mobile Digicash, en scannant ce QR Code:

Savaete the d

La FFL sera présente du 30 novembre au 6 décembre sur le marché de Noël à Esch-sur-Alzette!

Venez nous rendre visite!

Fondation Follereau Luxembourg 151, Avenue du Dix Septembre L-2551 Luxembourg Tel.: 44 66 06 1 - Email: info@ffl.lu

www.ffl.lu


Bulletin FFL - Novembre 2015