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BULLETIN Décembre 2014 Hospitalités Aujourd’hui

Hospitalité de Touraine Maison Diocésaine « le Carmel » 13 rue des Ursulines BP 41117 37011 TOURS cedex Tél./Fax : 02 47 31 14 48 hospitalite.de.touraine@gmail.com www.hospitalitedetouraine.org


SOMMAIRE Le mot de l’aumônier Celui du président histoire des hospitalités Pèlerinage d’août Conversion Rallye en Touraine Maison de prière Le carnet

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La parole est à notre aumônier Dans la table pastorale de la Bible au mot "hospitalité" il y a 89 références, depuis le livre de la Genèse (18 1s) : Abraham offre l'hospitalité aux trois personnages mystérieux ; jusqu'à l'Apocalypse (3 20) «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi." C'est donc une réalité éminemment biblique tant du côté de celui qui reçoit : "Une femme nommée Marthe le reçut" (Lc 10 38) que du côté de celui qui est reçu : "Marie demeura chez Elisabeth environ 3 mois" (Lc 1 56). L'histoire d'Abraham donne le ton : c'est d'abord Dieu qui demande l'hospitalité. C'est le sens même de l'Incarnation du Fils. Donc en recevant un hôte, même si il est d'apparence banale, on ne sait jamais si ce n'est pas Dieu lui-même que l'on reçoit. C'est le sens de la parabole du jugement dernier en St Matthieu :" j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; (25 35). Notre attitude d'accueil est fondamentale et nous ne pouvons prétendre accueillir Dieu, si nous n'accueillons pas nos frères. Recevoir un hôte c'est bien, cela donne le beau rôle, mais demander l'hospitalité est aussi important : notre humilité est mise à l'épreuve. Durant sa vie terrestre Jésus a toujours été celui qui a été reçu et cela continue. Aujourd'hui nous chantons "Dieu nous accueille en sa maison" ; mais le but ultime de l'Eucharistie est que nous puissions accueillir le Seigneur : c'est nous qui le recevons. Donnons à ce verbe tout son sens "hospitalier" : non seulement le recevoir physiquement en nous nourrissant de son Corps mais aussi en lui


faisant tout la place en notre vie : "Que mon cœur ne se taise pas, qu'il soit en fête pour toi" (Psaume 29 13) Jean Pierre Belliard

Et à notre Président Les 7, 8 et 9 novembre, se tenait le 42 ème congrès des présidents d’Hospitalités francophones à Troyes sur le thème « Lourdes et les jeunes – la joie d’une vocation ». Nous étions environ 230 hospitaliers dont 79 présidents … Un chapelet dans une église pleine ! Une messe entre nous à 8 heures du matin le samedi avant notre journée de travail et la messe paroissiale autour de Monseigneur Marc Stenger dans la cathédrale ont donné une belle image de la dimension forte de notre mouvement. Les échanges sur nos expériences sont fructueux et les difficultés deviennent anecdotiques devant l’immense joie de pouvoir mettre en place les moyens pour favoriser la « rencontre » avec Marie à Lourdes, ensemble, malades et Hospitaliers. Réussite grâce à la force de l’Esprit et la main tendue de Marie vers nous. Congrès de Présidents certes, mais dans l’église la vraie hiérarchie est celle que le Christ nous a enseignée le Jeudi Saint en se mettant humblement au service des plus pauvres. Lourdes représente la joie du service. Un lieu de questionnement et d’échanges, un espace d’amitié et de reconnaissance. La mission ne nous appartient pas, c’est un Don de Dieu. Rappelons-nous simplement les grands traits de la vie de Bernadette : une disponibilité intérieure à l’imprévu, une écoute à l’école de Marie, sa persévérance à aller aux rencontres, sa fidélité dans l’absence, son corps éprouvé et éprouvant, son expérience du temps long et de l’attente mais surtout son chemin de vérité qui est un chemin de liberté. Quelle place laissons-nous aux jeunes dans notre monde hédoniste et individualiste ? Ont-ils suffisamment de relationnel à Lourdes ? Leur laisse-ton la possibilité d’exercer leur pouvoir de création ? La jeunesse, c’est le temps des « possibles »… Témoignons de notre joie, témoignons leur notre tendresse et notre admiration pour ce qu’ils font et demandons à Marie de nous aider à être des révélateurs des qualités de nos jeunes. Que la naissance de Jésus vous remplisse de Joie et d’Espérance. Jean-Pierre


Edito Il est toujours bon de se rappeler d’où nous venons ! Bien sûr, à l’origine il y a Bernadette et surtout Marie, à Lourdes. 6 000 000 de personnes chaque année. Hospitalités de France : 230 mouvements, plus de 250 000 bénévoles. Voilà qui mérite un peu d’attention …

L'Histoire de l'Hospitalité Dès les Apparitions, des malades et des fidèles viennent à la grotte, mais il ne s'agit pas encore de groupes organisés. • En

1862, l'Église reconnaît que la Vierge est réellement apparue à Bernadette. Désormais, les chrétiens se rendent en masse à Lourdes, en paroisse d'abord puis en diocèse. • En

1872, avec le pèlerinage des "Bannières", on atteint le niveau national. La même année, la jeune Association Notre-Dame de Salut, fondée par les pères Picard et Bailly, Assomptionnistes, se lance dans les pèlerinages. • Le

premier pèlerinage à Lourdes a lieu du 21 au 25 juillet 1873. Ce pèlerinage prend le nom de "National" parce qu'il voulait constituer une démarche de la France entière aux pieds de Notre Dame de Lourdes et parce que les participants venaient prier pour leur pays. • On

continue à appeler "National" le Pèlerinage conduit à Lourdes par les Pères Assomptionnistes au moment du 15 août. On entend par là que les pèlerins venant de toutes les provinces de France sont invités à prendre en charge leur pays dans leur prière. Ce pèlerinage est donc vraiment "National" par sa composition et par sa prière.


En 1874, l'Association Notre Dame de Salut décide de conduire à Lourdes des malades pauvres et de faire appel à la charité pour couvrir les frais de transport et d'hospitalisation. •

En 1875, le troisième National conduit à Lourdes 54 malades et une souscription ouverte en leur faveur permit de couvrir leur frais. Le nombre des malades augmenta et atteignit progressivement une moyenne de 1000 malades par National. Rapidement, un problème se pose : qui va prendre soin de ces •

malades ? • En

1876, trois petites Sœurs de l'Assomption s'y employèrent. Elles étaient 25 en 1879 et ne suffisaient plus à la tâche. C'est alors que naquit l'Hospitalité Notre-Dame de Salut. Les hospitaliers ont commencé à servir à Lourdes dès le National 1881. Depuis lors l'histoire de L'Hospitalité se confond avec celle du National.

Et l’Hospitalité de Touraine … En 1927, l’Hospitalité tourangelle était fondée par M. le comte de Beauchamp, président de l’Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes, venu à Tours à cet effet, et la première réunion se tenait sur-le-champ. Le règlement était rédigé peu après et approuvé par Mgr Nègre, archevêque de Tours. Le groupe comprend alors une quarantaine de membres, dont 6 médailles d’argent et deux de bronze de l’Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes… L’Association des Brancardiers de la Sainte Face a été agrégée le 21 septembre 1928 à l’Archiconfrérie de l’Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes… L’Assemblée générale annuelle se tient à la Sainte Face à Tours. Le Président de l’Association est M. le vicomte de Becdelièvre, son vice-président, M. Roque et l’abbé Collet, son directeur. Suite au décès de Mr de Becdelièvre, le 10 avril 1938, les responsables de l’association en déposèrent les statuts à la préfecture de Tours le 7 juillet 1938 sous le nom d’Hospitalité de Touraine et qui à cette date a toujours son siège social à Tours, 8, rue Bernard Palissy. Le premier conseil est composé de


12 membres dont M. Roque, Président de l’Hospitalité, Melle de Puységur, l’Abbé Salmon, directeur des malades. L’Hospitalité est née du vouloir de Mgr Nègre et devra toujours recevoir sa mission de ses successeurs.

Engagement de 4 hospitaliers de Touraine avec l'Hospitalité ND de Lourdes Depuis maintenant quatre ans, 12 hospitaliers de Touraine effectuent un stage avec l’Hospitalité Notre Dame de Lourdes. Cette année, 4 d'entre eux, arrivés au terme de leur formation, se sont engagés avec l’Hospitalité Notre Dame de Lourdes pour offrir leurs services au moins 1 semaine par an, dans la mesure de leur disponibilité. Encore bravo à Christine Guitard, Bernard Bruère, Régis Foucreau et Michel Joubert.


Les hospitalités qui nous entourent comment se présentent-elles ?

Le Mans L’Association, soumise en tout aux décisions de Monseigneur Yves Le Saux, évêque du Mans, a pour but d’aider spirituellement et matériellement nos frères malades et handicapés à faire pèlerinage régulièrement à Lourdes. Le premier pèlerinage du diocèse a eu lieu en 1872 sous l’impulsion de Monseigneur Fillon. L’année 1885 voit la naissance officielle de l’Hospitalité Notre Dame de Lourdes, hospitalité présente à Lourdes mais dont les membres sont répartis dans tous les diocèses. "Voulez-vous en Église, en lien avec votre évêque et en collaboration avec les autres partenaires du monde de la santé continuer à être au service des personnes malades et handicapées, dans le cadre de notre hospitalité diocésaine ?" "Êtes-vous prêt à tout faire pour nourrir votre foi, fortifier votre espérance, purifier votre amour, afin d’en témoigner avec humilité, ici à Lourdes mais aussi dans vos milieux de vie respectifs ?"

Blois Vous envisagez de vous rendre à Lourdes. Divers groupes et associations vous attendent, que vous soyez malades, âgé(e)s ou handicapé(e)s. Médecins, infirmièr(e)s, aides soignant(e)s, bénévoles sont les bienvenus pour soutenir les personnes ainsi accueillies.


Angers Bienvenue à l'Hospitalité de l'ANJOU L'Hospitalité : est une association loi 1901 dénommée « Hospitalité NotreDame de Lourdes de l'ANJOU » créée en 1902 dont le siège est à ANGERS affiliée à l'Hospitalité de Lourdes depuis le 19 janvier 1931 c'est un mouvement d'Église placé sous l'autorité de l'évêque d'ANGERS. Sa mission : Se consacrer dans l'esprit de l'Évangile au service des personnes malades, handicapées, âgées, en leur apportant une aide spirituelle, physique et morale lors du pèlerinage diocésain. Des diverses rencontres d'amitié de visites à domicile, maisons de retraite, structures médicales…

Bourges L’hospitalité du Berry est une association de type Loi 1901 composée de bénévoles de plus de 17ans. Elle est dirigée par un conseil d’administration composée de 11 membres et de 3 membres de droit que sont l’archevêque de Bourges, le directeur des pèlerinages du Berry et l’aumônier diocésain. Notre association doit sa création à un groupe de bénévoles qui, pour le 15 août 1913, accompagnèrent des pèlerins berrichons à Lourdes à l’occasion d’un pèlerinage. Elle prend alors le nom de Confrérie de St Louis. Elle porte aujourd’hui toujours le nom d’Hospitalité de St Louis. En 1970, l’association est reconnue par le diocèse en tant que service de l’Eglise.


Pèlerinage du mois d’août Lourdes, une ville comme les autres ? Je me suis rendu à Lourdes pour la première fois en 2005. Un peu en touriste, étant, pour des raisons professionnelles dans la région. Toutefois la véritable raison qui m’a poussé vers cette ville, et, ce qui m’y est arrivé, je n’en parlerai pas ! Cependant, avant de quitter le sanctuaire, je me suis dit que j’y reviendrai un jour. Il s’est écoulé 6 années avant que j’y retourne dans le cadre d’un pèlerinage diocésain. En 2013, pour la première fois en hospitalier. Cette année encore le Seigneur a encore permis que j’y retourne ! Vous devez vous demander ce que représente ce témoignage alors que l’on ne parle même pas de ce que l’on y a vécu, ressenti. C’est juste que je ne trouve pas les mots pour le faire ! Je vous invite simplement à vivre vous-même cette expérience ; avec la grâce de Dieu allez prendre un bain d’amour auprès de Marie. Un hospitalier

En voiture, Simone ! Voici quelques petits moments encore bien vivants, amusants, qui ont ouvert le cœur et mis un peu de gaité dans la joie ! Pour la 1ère fois, en tant qu’hospitalière, j’étais à Lourdes, affectée à une chambre que ceux qui étaient avec moi reconnaîtront. Les premiers matins, sur le seuil de la chambre encore fermée, nous nous interrogions sur l’état de nos hôtes ?... sont-elles réveillées, et après, le lever … ? !! Le bruit du store qui se lève appelle immédiatement des grognements, puis, silence de plomb accompagné d’un sommeil qui disait : « vous pouvez sortir encore un peu, pas maintenant.» Tout doucement, avec détermination, pour nous, chaque soin commençait …et le petit-déjeuner. La voiture de Simone était prête, les autres voitures aussi étaient prêtes. Et Simone ? Et les autres ? et nous, prêts ? … ! - Prêts. Une réelle détermination, comme celle du matin, les aidait à rassembler leurs forces pour accepter les mouvements douloureux pour certaines, et vaincre des appréhensions pour d’autres. Mais une fois, dans la voiture, cette détermination en devenait joyeuse, même si patiente pour certain. La voiture de Simone aurait


bien fait à 100 à l’heure le tour de l’esplanade, trois fois même, mais sans manquer le Passage à la Grotte ! Passage qui changea bien des choses, des visages, des cœurs. Au retour, pour le coucher, les soins se voulaient plus rapides pour pouvoir dormir le plus vite possible accompagnés des intarissables paroles, « merci », et bisous du soir : « Oh, merci, merci, que je suis heureuse ! Qu’Elle est belle, Elle est belle ? Oui ! La Sainte Vierge. Elle nous aime. Et moi aussi, je l’aime, je l’aiiimme, je l’aime. Quand je mourrai, Elle viendra me prendre dans Ses bras, pour me serrer très fort (et le geste l’accompagnait tendrement). Oh ! Je ne veux que de l’amour, que de bonne choses, rien de méchant, que de l’Amour … » Celle qui s’exprimait le faisait pour les autres qui gardaient le silence ou souriaient ou nous partageaient discrètement quelque chose. La Bonne Nuit allait arriver …enfin. Donc, le store, …le bruit du store : protestations moins grognées que celles du matin, mais le store juste à moitié. ? …Pour laisser dans l’embrasure de la fenêtre comme une alcôve, briller au loin les petites bougies des pèlerins qui priaient dans la grotte. Les yeux se fermaient déjà doucement et calmement sur un cœur qui restait ouvert : « Oh je veux du bonheur, que du bonheur ». ELLE EST LA et VEILLE. Jusqu’au matin, enfin à l’aube …, ré-ouvrir, la porte, le store (la moitié), les yeux, le cœur, et … « En voiture ! Simone, et les autres, et nous ! » Une nouvelle hospitalière

Une intervention de Mgr Emmanuel Lafont Incontestablement Monseigneur Lafont fut « l’homme » de ce pèlerinage. Ce message, reçu après son retour, s’il en était besoin, l’atteste. Un évêque proche des malades, de tous. Voici ce que l’on peut dire de lui, sur le site de l’évêché de Cayenne. Intéressant de voir ce parcours hors norme.

Monseigneur Emmanuel LAFONT Évêché : 24, rue Mme Payé 97300 Cayenne - Tél. 05 94 28 98 48 - Fax 05 94 30 20 33. emmanuel.lafont@wanadoo.fr Nommé évêque de Cayenne le 18 juin 2004.


Ordonné évêque le 29 août 2004 en la cathédrale St Sauveur de Cayenne. Né le 26 octobre 1945 à Paris. Ordonné prêtre le 2 août 1970 pour le diocèse de Tours Membre de l’équipe sacerdotale de la paroisse Saint-François de Paule à Tours : 1973-1974 Aumônier des collèges du centre de Tours : 1974-1977 Aumônier diocésain et régional de la JOC : 1977-1983 Prêtre « Fidei Donum » en Afrique du Sud dans le diocèse de Johannesburg : 1983-1996 Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires et secrétaire de la commission épiscopale de la Mission universelle et du comité épiscopal pour la coopération missionnaire en France : 1996-2002 Doyen du Doyenné Nord-Ouest Touraine et curé de Langeais dans l’archidiocèse de Tours : 2003-2004

La joie de la conversion avec Bernadette 1- Dans le nouveau testament, l’Evangile de la Visitation aboutit au Magnificat, qui est expression de Joie. Convertissons-nous à la Joie ! Comment voulez-vous annoncer l’Evangile si vous avez des têtes d’enterrement ? Relisez le Pape François : « la joie de l’Evangile » ! 2- Aimer au sens « d’être bienveillants », c’est vouloir le bien des autres. « La miséricorde est la plus grande des vertus » (St Thomas). C’est le propre de Dieu ! Convertissons-nous à la miséricorde ! Notre conversion principale, c’est que notre Eglise devienne une Eglise de miséricorde. Souvenons-nous de l’épisode de la femme adultère (Jn 8). Jésus veut que cette femme reprenne confiance en elle, et pour cela Il lui donne son Amour.


3- Etre les instruments de Dieu pour que les pauvres soient entièrement intégrés à la société (Pape François) : Convertissons-nous au service des pauvres ! 4- Dans la Bible, Dieu nous parle, et donc notre prière devient dialogue. Convertissons-nous à la Parole de Dieu pour que le Christ habite notre cœur. Mettons la Bible au cœur de notre prière ! 5- « Le Christ, tout Fils de Dieu qu’il était, a appris l’obéissance par la souffrance » (Hb 5,8). Convertissons-nous à prendre la souffrance de l’autre pour l’offrir au Père. Le plus important dans la vie, c’est d’être ensemble au service les uns des autres. Une société qui évacue la souffrance n’est plus humaine. Ce sont les pauvres et les malades qui nous évangélisent ! La mission : Le Chrétien est avant tout un missionnaire, puisque l’Eglise est en priorité missionnaire. Et la mission est urgente ! La vie est un don, un cadeau, et non un dû ! En « retour » de l’Amour que Dieu nous donne gratuitement, à nous de faire connaître la Tendresse de Dieu. La mission est d’abord témoignage (cf. Mère Thérésa). La mission est découverte de l’Esprit chez l’autre. Tout geste d’Amour est inspiré par l’Esprit-Saint. La mission est dialogue, car c’est la manière de faire de Dieu ! C’est une invitation à vivre davantage ce que nous disons. Il faut « regarder le monde par le bas » (Dietrich Bonhoeffer). Elle doit se vivre dans la prière. Cher Monsieur, (adressé au Président de l’Hospitalité de Touraine) Que la paix soit avec vous. Je vous espère en bonne forme. Je suis bien revenu à Cayenne, encore émerveillé par ce pèlerinage à Lourdes et le travail de l’hospitalité. Je vous remercie de votre message qui me touche profondément. Merci de me garder dans votre prière.

† Emmanuel Lafont Evêque de Cayenne


Notre vice-présidente, bien éclairée par ces bougies, salue cette longévité au sein de notre association.


Un invitĂŠ de marque autour de cette table prĂŠsidentielle.


Un pèlerinage dans la joie « La joie de la conversion », thème d’année à Lourdes a vraiment été la marque de notre pèlerinage. Nous avons toujours besoin d’être aidés pour entreprendre une démarche aussi bouleversante que celle de la conversion. Se convertir, c’est se retourner et regarder vers le futur avec un regard nouveau, à la recherche de Celui qui toujours, veut tisser des liens avec nous… L’aide nous vient toujours de l’Esprit de Dieu, mais l’Esprit de Dieu aime nous parler par la Parole et par ceux qui nous la font découvrir. La Vierge Marie d’abord, mais aussi des témoins, parmi lesquels les plus pauvres, comme les malades. Nous avons eu la chance d’être accompagnés, dans ce pèlerinage, par Mgr Emmanuel Lafont, notre ami tourangeau devenu évêque de Cayenne. Dans une conférence très suivie, il nous a dit, tout d’abord, que pour trouver la joie de la conversion, il fallait en premier lieu nous convertir nous-mêmes à la joie, tout simplement. Dans la ligne de ce que propose sans cesse le Pape François. La quête de Dieu n’est pas un chemin vers la tristesse mais vers la joie et c’est elle que nous devons rechercher. Mais nous découvrons la source la plus évidente de la joie, lorsque nous rendons les autres heureux ou lorsque nous nous réjouissons du bonheur des autres. Une vie de tendresse et de compassion, ou de « miséricorde » est une vie de joie. L’Evangile de la « femme adultère » dont nous parlait Mgr Lafont, est extraordinaire de miséricorde et de compassion. Jésus regarde la femme au centre de cet Evangile en pensant à son avenir. Ceux qui veulent la condamner ne pensent qu’à son passé. Notre conversion ne peut passer que par l’amour des petits, par la place que nous ferons aux pauvres. Pour y parvenir, la bonne méthode, la voie la plus sûre, c’est la lecture priante de la Parole de Dieu. Il ne s’agit pas d’étudier la Bible, mais de la laisser nous questionner. La joie ne fait pas abstraction de la souffrance. Prendre, partager la souffrance de l’autre est aussi un chemin de conversion et de joie. La souffrance est une voie difficile de purification, de construction. Dieu nous polit comme du métal dans la souffrance, comme un vase d’argent qui souffre d’être ainsi maltraité mais qui finit par refléter le visage de Celui qui l’a poli.


Nous avons retrouvé Mgr Lafont le soir à la veillée de prière à l’Espace Mission, où nous avons médité, avec des Chrétiens de diverses origines, sur l’urgence de la mission, l’urgence de faire connaître, par le témoignage plus que par les mots, la tendresse de Dieu. La mission consiste d’abord à découvrir la présence de l’Esprit dans l’autre. Toute prière, tout amour est inspiré par l’Esprit Saint. La présence, parmi nous, d’un groupe d’une vingtaine de Chrétiens, Tamouls, était, durant tout ce pèlerinage, une invitation à se réjouir de l’universalité du message du Christ. Nous étions 300 à Lourdes, autour de notre Archevêque, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, et tous ont pu remarquer la grande participation, tant des pèlerins valides, que des malades et hospitaliers, aux activités proposées, notamment la Messe à la Grotte, les processions, les conférences, le Chemin de Croix et l’après-midi à Bartrès, animé par le Père Bernard Bouzy. Le voyage en car est maintenant passé dans les mœurs des pèlerins. Il nous donne beaucoup de souplesse, notamment pour les horaires de départ. Mais il ne faut pas contempler ce que nous vivons à Lourdes, sans nous poser des questions sur l’avenir de ce pèlerinage et sur la façon de le faire évoluer pour qu’il touche des milieux toujours plus divers de notre diocèse. Michel Portais Responsable du Service diocésain des pèlerinages

Une Conversion Ce jeudi matin, au presbytère de l’église de mon village, la leçon de catéchisme arrive à son terme avec la remise des dessins réalisés la semaine précédente sur le thème de la multiplication des pains. Je découvre alors avec déception, que ma représentation de cet événement de la vie du Christ n’a pas été couronnée de succès, le mot NON apparaissant souligné d’une diagonale rouge d’un coin à l’autre de l’ouvrage. Même si le caractère mystérieux de ce miracle, voire insaisissable pour un gamin de mon âge, n’a pas été compris et donc retransmis correctement, je ressens, ce jour là, une grande peine et une forme d’injustice. Aucune explication n’a été jugée utile pour me faire comprendre que Jésus ne devait pas être représenté sur une scène équipée de guirlandes lumineuses avec, en


arrière plan, la voiture du boulanger qui achemine la multitude des pains nécessaires ! Un peu plus tard, Monsieur le curé propose à la petite équipée de catéchistes que nous étions, de devenir enfant de cœur. Personne ne se déclare intéressé sauf moi qui lève la main spontanément, sans doute attiré par la perspective de porter une aube immaculée avec son cordon à la taille. Aussitôt, m’est remise cette tenue de messe que je rapporte avec bonheur à mes parents ébahis. Embarrassés par cette astreinte dominicale à venir, ils optent aussitôt, avec mon consentement naturel, pour la restitution du vêtement à Monsieur le curé. Après l’obtention du passeport « première communion et communion solennelle », je prends rapidement de la distance avec la religion, pour devenir totalement athée au décès brutal de ma chère maman. Une décennie plus tard, ce pain noir liturgique digéré, j’ai le bonheur de me marier après avoir confessé ma triste situation de mécréant à un prêtre au sourire généreux et rassurant. Je suis ainsi accueilli par ma belle famille très pratiquante, à la foi partagée avec bienveillance. Les années s’écoulent entre la certitude d’appartenir au monde des païens et la curiosité sur cette incompréhensible spiritualité des proches de mon épouse. J’écoute les échanges mais je ne participe pas, je suis sceptique et agacé ; en tout cas, je ne suis pas indifférent. Le dimanche tout le monde va à la messe et je suis parfois le mouvement pour faire bonne figure, mais je ne fais pas le signe de croix, je ne m’abaisse pas à m’agenouiller ; je suis présent mais en touriste. Quant à l’Eucharistie, il y a bien longtemps que sa signification m’a échappé. En 1996, le Pape Jean-Paul II vient à Tours ; quel événement ! En tout cas, c’est ce que j’ai entendu dire ! Et moi, je choisis ce jour là pour acheter du vin de Cravant chez le producteur (je me rapproche de la vigne ! mais pas celle du Seigneur !) En bref, toute une éducation à refaire ! Et c’est au fil du temps, au fil des approches discrètes et mesurées de mon épouse, ma belle mère et ma belle sœur, que je me laisse apprivoiser. Mon attention se fait plus soutenue, j’achète même la Bible que je place comme un objet de décoration sur ma table de nuit, au cas où … ! Je consulte Internet pour savoir ce qui se dit, ce qui se vit ! Je m’aventure à poser des questions à ma belle sœur qui me répond, et ceci pendant plusieurs mois, mais uniquement par messagerie interposée, pour ne pas vivre les choses en direct.


Les échanges s’intensifient, ma curiosité du début laisse place au désir de vivre cette spiritualité, je me renseigne sur la prière, comment fait-on ? Les écrits s’accumulent, je lis Sainte Thérèse, Padre Pio. Je trépigne parfois sur mon clavier quant je ne frappe pas assez rapidement mon souhait de croire, d’avoir la foi. En fait je crois que j’écris pour prier. Je sens que peu à peu, je m’adresse à quelqu’un d’autre que ma belle sœur. Et puis un jour, en 2002, je ressens un frisson me parcourir des cheveux jusqu’au cœur. C’est comme une fournaise, une lame irradiante qui s’installe. Tout de suite, je sais que c’est la foi. Je ne me pose plus la question de savoir qui est qui, croire en quoi, le pourquoi du comment ; c’est comme ça et tout va de soi ! Soudain, j’ai peur que ça reparte comme c’est venu. Et non ! C’est toujours là. C’est la vérité enfin trouvée. Merci Seigneur ! Un hospitalier

Rallye en Touraine

Par une très belle journée ensoleillée, une quarantaine d’hospitaliers et d’hospitalières se sont donné rendez-vous pour résoudre des énigmes cachées au cœur du patrimoine religieux et profane de cette si belle Touraine.


Durant quatre heures, nos courageux enquêteurs ont sillonné de Saint-Cyr–sur-Loire à Sonzay. De bon matin, à neuf heures, ils ont scruté la belle voûte de l’église SainteJulitte pour découvrir qu’elle fût bâtie en 1522 et qu’elle était, à l’époque, la paroisse des mariniers. Ils ont roulé sur les chemins vallonnés et ombragés de Fondettes pour s’arrêter à Charcenay et faire connaissance avec Monsieur Ernest-Jules Bollée (1847-1917), qui perfectionna le mécanisme des béliers hydrauliques, inventés par l’inventeur de la Montgolfière (Joseph de Montgolfier) pour pomper l’eau par un système simple, peu coûteux et sécurisé. De belles promenades dans des bois (bois Thoreau, bois Jésus), des lieus-dits aux noms pittoresques (le Tison, la Musetterie) et … du morse, des charades pour agrémenter le parcours. Ils ont pu aussi se plonger dans l’Histoire et plus précisément dans les origines lointaines de Luynes, à l’époque de nos ancêtres gaulois et romains. Via son aqueduc, ils ont remonté le temps et se sont pris au jeu du comptage de nombre de piles. Mais ils ont aussi appris qu’avant de s’appeler Luynes, la ville s’appelait « Maillé », ou plus précisément « Maillacum » chez les GalloRomains, soit le patronyme de la bienheureuse Jeanne-Marie et que c’est sous Louis XIII qu’elle prit son nom actuel. Ensuite, dans Luynes même, nos enquêteurs se sont essayés à lire l’histoire des facétieux marmousets qui animent la façade de la bibliothèque. Juste à côté de cette maison du XVIIème siècle, ils ont fait connaissance avec les chanoinesses du Saint-Sépulcre à la Halle et à la Grange, dernières empreintes dans cette ville, de ces Augustines, enseignantes et spécialistes du chant choral. Toujours sous un soleil radieux en cette fin d’été, nos participants ont parcouru le Clos Mignot, le Petit Verger, la bucolique Vallée des Traits et le Pont Clouet. Ils ont pu admirer à Pernay un ancien lavoir, sis sur le ruisseau local, la Garande. A la quatrième étape de ce jeu, nos amis se sont retrouvés au croisement de la grande et de la petite histoire de France. Ils ont pu ainsi découvrir que le château local de la Motte n’était surtout pas celui de la famille d’un célèbre escroc de haut-vol à l’origine de la fameuse « Affaire du Collier », la dénommée, Jeanne de Valois St Rémy, comtesse de La Motte. La dernière étape fut la visite du village de Sonzay. Dans ce village de la Gâtine tourangelle, nos enquêteurs ont pu déambuler dans une jolie petite église, celle de Saint-Genest. Le célèbre bénédictin Dom Joseph Gajard, moine


de Solesme et originaire d’ici, y célébra sa première grand-messe. Et c’est à Sonzay également qu’ils ont pu saluer notre Vice-présidente qui y habite. Mais cette aventure ne prit pas fin à Sonzay. Non, nos amis hospitaliers et nos amies hospitalières, après avoir fait travailler leurs méninges et leurs jambes, étaient conviés à festoyer à un pique-nique champêtre dans une demeure…historique ! Invités par le propriétaire des lieux, nos amis purent profiter du cadre exceptionnel de cette ancienne commanderie de chevaliers et délier leurs langues sur les astuces et les difficultés de ce rallye concocté par Michel Plumel et disons plutôt…corsé ! Par de belles et bonnes boissons de la région aux couleurs rouges ou rosées, les concurrents d’un jour furent à nouveau réunis. Ils eurent aussi la chance de déguster de goûteuses pommes produites par Monsieur et Madame Simier. Et à l’issue de ce repas aux allures de banquet, tous se retrouvèrent dans la grange du Gast pour écouter le récit pittoresque de cette demeure raconté par son propriétaire et assister à une messe dominicale célébrée au son…du cor ! L’énigme du Gast que personne n’a résolue ! Si vous voulez vous y mettre …


La maison de prière Centre spirituel La Maison de Prière est un centre spirituel ouvert en 1978 par les sœurs de sainte Ursule. Elle offre un accueil, des formations, des retraites, un accompagnement, selon la spiritualité ignacienne, « à la manière d’Anne de Xainctonge », fondatrice de la compagnie de Sainte Ursule. Les sœurs de sainte Ursule « participent à la mission éducative de l’Eglise en cherchant à « contribuer à la croissance humaine et spirituelle » (constitutions de la Compagnie de Sainte Ursule) de toute personne rencontrée. Le centre spirituel invite chacun, chacune à vivre une expérience, à la relire, à mettre en mots, et, pourquoi pas, à la partager avec d’autres, pour se situer devant Dieu en vérité. Car « ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement ». (Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 2ème annotation) La Maison de Prière offre un espace de verdure, de repos, de détente et de liberté. Elle est à la disposition de toute personne qui cherche le silence, du recul, une aide à la prière. Elle peut accueillir des groupes, des mouvements d’Eglise qui désirent bénéficier du cadre et d’un climat de recueillement. Avec les sœurs de Sainte Ursule, des laïcs de spiritualité ignacienne collaborent à l’accueil et à l’animation du centre. L’équipe du Centre spirituel, outre les activités qu’elle propose sur son programme, souhaite pouvoir répondre aux demandes des groupes, paroisses, mouvements qui la sollicitent, sur site ou en se déplaçant. • • •

La capacité d’accueil est de 50 personnes. La capacité d’hébergement est de 20 lits. La maison bénéficie d’un service de restauration.

« La maison de prière » 32 rue de la mésangerie 37540 St Cyr sur Loire 02 47 88 46 00


Su.mdp@ste-ursule.org http://ursule-tours.cef.fr/

Le Carnet Rose blanc bleu 25 août 4 septembre 12 Septembre

Antoine fils de Marie et Hugues Pezet Frantz premier né d’Anaïs et Albéric Madamet Adrien petit fils de notre président

Nos amis disparus Aout 26 septembre Septembre 31 octobre 5 novembre

Mme Huguette de Lavernhe mère de MC Lemaire Mme Simone Foucher Mme Marie-Françoise Rouzier l’abbé René Moisy obsèques de la mère de Nicole de Bouillé

Informations importantes Les permanences de l’hospitalité changent. Désormais celles-ci se feront les lundi et jeudi après-midi.

Les dates 2015 à retenir AG Récollection Pèlerinage mai Pèlerinage d’août Fête à la Croix en Touraine

25 janvier 15 mars du 18 au 22 du 17 au 21 29 novembre

Le bulletin de l’hospitalité est désormais accessible sur CD MP3, grâce à la BS (Bibliothèque Sonore) ! Faites-nous connaître les personnes intéressées pour le recevoir


Bibliothèque Sonore 53 rue du Sanitas 37000 TOURS 02 47 66 79 30 bs37@club-internet.fr


Directeur GĂŠrant : Jean-Pierre NOGUIER

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Bulletin n°24 de 12 2014  

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