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Bulletin n°29 de 08 2016

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BULLETIN Août 2016 Martin à Marmoutier

Hospitalité de Touraine Maison Diocésaine « le Carmel » 13 rue des Ursulines BP 41117 37011 TOURS cedex Tél./Fax : 02 47 31 14 48 hospitalite.de.touraine@gmail.com www.hospitalitedetouraine.org


SOMMAIRE La parole à notre aumônier A notre président Martin ou le modèle du prendre soin Baptême de Céline Récollection Martin autrement Martin à Marmoutier Pèlerinage de mai Prêtres aujourd’hui Carnet

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La parole est à notre aumônier Dans quel cadre de vie imaginer St Martin ? Pour nous, Tourangeaux, celui de Marmoutier s'offre encore à nos yeux. La distance entre la cathédrale et ce qui reste du "grand monastère" est toujours la même, ainsi que la vielle église Ste Radegonde sur le chemin. La Loire et le coteau sont à peu près à la même place ! Parmi les 27 numéros que compte la vie de Martin selon Sulpice Sévère, un seul, le numéro 10, parle de la vie au monastère. Il y vivait pour demeurer, même évêque, dans un cadre dépouillé et s'y retirait surtout pour fortifier son union au Christ, ce qui lui permettait ensuite de battre la campagne et les chemins de l'Europe en vue de l'évangélisation : là était la première affaire de sa vie. La société qui était la sienne était religieuse au sens où le monde des dieux y était présent, mêlé de beaucoup de superstitions. L'Evangile était pour Martin le moyen de se libérer des faux dieux qui commandent chez les hommes des attitudes d'esclaves, qui ignorent ce que veulent faire leurs prétendus maîtres.


Notre monde; et peut-être plus spécialement notre pays, est marqué par une défiance vis-à-vis des traditions religieuses qui se rattachent à une Révélation. Il accepte plus volontiers la recherche d'une sagesse et même d'un inconnu au-delà du perceptible. Mais c'est surtout le matérialisme concret qui s'impose et étouffe la recherche spirituelle ou rend au contraire totalement crédule au paranormal. Comme pour Martin, le contact intérieur avec le Christ est donc absolument nécessaire pour trouver dans la foi en lui une vraie libération vis-àvis de tout faux semblant de spiritualité et pour trouver, dans son incarnation, un sens à toutes les dimensions de l'existence humaine et une espérance pour son épanouissement futur. A ce sujet la première partie de la constitution "Gaudium et Spes" de Vatican II n'a pas pris une ride comme ce N°33 (§ 1 et 2) (sur internet taper Gaudium et spes et vous aurez le texte de toute la première partie et même la suite qui, elle, est plus marquée par l'époque de sa rédaction !) Jean Pierre Belliard 1. Par son travail et son génie, l’homme s’est toujours efforcé de donner un plus large développement à sa vie. Mais aujourd’hui, aidé par la science et la technique, il a étendu sa maîtrise sur presque toute la nature, et il ne cesse de l’étendre ; et, grâce notamment à la multiplication des moyens d’échange de toutes sortes entre les nations, la famille humaine se reconnaît et se constitue peu à peu comme une communauté une au sein de l’univers. Il en résulte que l’homme se procure désormais par sa propre industrie de nombreux biens qu’il attendait autrefois avant tout de forces supérieures. 2. Devant cette immense entreprise, qui gagne déjà tout le genre humain, de nombreuses interrogations s’élèvent parmi les hommes : quels sont le sens et la valeur de cette laborieuse activité ? Quel usage faire de toutes ces richesses ? Quelle est la fin de ces efforts, individuels et collectifs ? L’Église, gardienne du dépôt de la parole divine, où elle puise les principes de l’ordre religieux et moral, n’a pas toujours, pour autant, une réponse immédiate à chacune de ces questions ; elle désire toutefois joindre la lumière de la Révélation à l’expérience de tous, pour éclairer le chemin où l’humanité vient de s’engager.


Et à notre Président En cette année de la miséricorde laissez-moi revenir sur deux événements marquant du dernier pèlerinage de mai : le passage de la porte et la communion de prière avec les prisonniers. Porte étroite, symbole de nos petitesses, nos reniements et notre finitude! Mais porte qui débouche sur la lumière du calvaire qui se détache sur le ciel bleu (et oui !), symbole de l’Amour infini du Christ qui va jusqu’à en mourir … lumière de la grande esplanade qui se termine par la basilique du Rosaire et ses deux rampes latérales symbolisant les bras ouverts de Marie mère de la miséricorde toujours prête à nous accueillir !… Prière du soir, pèlerins et malades en communion avec les prisonniers, symbole du dépassement de nos enfermements qu’ils soient d’ordre physique, spirituel ou réel. Image de l’Eglise rassemblée à la suite de Sainte Bernadette répondant à la demande de Marie. Intentions spéciales pour deux prisonniers en cheminement vers le baptême. Belle image de la Miséricorde de Dieu, quelle que soit leur faute, Dieu les a rejoints là où ils sont et leur a demandé simplement comme à Pierre après sa trahison, Pierre m’aimes-tu ?... Que d’espérance de se savoir aimer, que d’espérance de se savoir pardonner !... Alors prions Marie pour que chacun sache entendre ces mots du Christ « et toi m’aimes-tu ?» Lui qui a tant envie d’être aimé ! Dans la joie de vous retrouver à Lourdes pour certains Et bonnes vacances à tous. Fraternellement. Jean-Pierre


Edito Quelques images à retenir dans ce bulletin. En sera –t-il de même pour vous ?

Martin ou le modèle du prendre-soin Saint Martin de Tours (316-397) ne cesse de nous surprendre. Tout le monde, ou presque, connaît le geste du partage de son manteau envers le pauvre d’Amiens, alors qu’il était soldat de l’armée romaine. Mais sait-on que ce geste lui a donné de découvrir le Christ, ensuite : le Christ lui est apparu en songe, prenant le visage de ce pauvre qu’il avait secouru. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » : cette parole de Mt 25


prend tout son sens ici. Saint Martin est l’homme de la rencontre du Christ dans le visage de chaque pauvre ou chaque souffrant. D’une certaine manière, il incarne le « prendre soin ». Et pour nous, engagés dans l’Hospitalité de Touraine, cela nous parle… Mais son exemple ne s’arrête pas là ! Il est le soldat artisan et gardien de la paix : quittant l’armée romaine pour se consacrer à l’Évangile, il est devenu le saint patron des fantassins, de la garde suisse, des policiers... Il est celui à qui le Maréchal Foch a rendu grâce pour l’armistice du 11 novembre 1918, jour de la St Martin, comme l’atteste l’ex voto de la basilique St Martin de Tours. Il est aussi le croyant en quête permanente de Dieu. Il est l’homme du refus des idoles et des fausses idées sur Dieu. Il est l’homme passionné par et pour l’Évangile, la bonne nouvelle du Christ pour tous. Il est l’homme dont la prédication apporte force et guérison. Il est l’homme de la mission à travers toute l’Europe, et bien au-delà, au point que de nombreux villages, de nombreux prénoms ou noms de famille, portent son nom. Il est encore l’homme de la prière, véritable source pour l’apostolat, pour tout apostolat. Prenant appui sur son maître Saint Hilaire de Poitiers, il a fondé, avec l’abbaye de Marmoutier, le courant monastique en Occident. Il est le pasteur bienveillant pour chacun des siens… Un homme accompli, un croyant modèle, un pasteur conformé au Christ. Qu’en cette année de commémoration du 1700ème anniversaire sa naissance, nous prenions tous le temps de redécouvrir les multiples enseignements de Saint Martin, en nous associant aux multiples propositions du diocèse : groupes de Lectio Divina, pèlerinages et chemins du jubilé de la miséricorde, visite du site historique de Marmoutier, relecture de la Vie de St Martin par Sulpice Sévère, participation aux rassemblements diocésains, aux propositions nombreuses dans nos différentes communautés, aux actions de solidarité diocésaines et paroissiales… Que chacun goûte l’exemple de Saint Martin et se laisse ravir par son profond message.

P. Christophe Raimbault, Vicaire Général.


Le baptême de Céline Un petit mot pour vous partager ma grande joie, celle d'une néophyte.... Après 2 ans "d'attente" et de communion les bras croisés, à regarder avec amour le corps du Christ, me voilà baptisée et confirmée ! Difficile de décrire ce que l'on peut ressentir lors de ces grands moments parce que c'est assez intense comme sensation, beaucoup de choses se passent à l'intérieur même si nous vivons cela aussi avec toute l'assemblée qui nous entoure et nous porte ! Merci à tous pour votre soutien et votre précieux accompagnement. J'ai apprécié chaque petite attention : les membres Alpha dans la chorale (que je remercie aussi au passage pour leur imposant cadeau dans tous les sens du terme !) le chant d'entrée de Père François, les cloches, et l'eau du Jourdain déversée dans la cuve baptismale avec grand soin par Pierre-Xavier. (Grand merci à la famille Chevillard pour ce cadeau). Ce qui m'a marqué (à part la profondeur du calice !) c'est ce regard de joie que j'ai pu voir chez les 3 autres filles avec qui j'ai été baptisée ! Le lendemain matin, à ma première messe du dimanche, j'ai vraiment pu mesurer ma joie et ma reconnaissance pour le Seigneur : la communion ! Je n'y vais plus les bras croisés mais j'étends mes mains comme me l'a appris Père François la veille... Je crois que je me souviendrai de ce moment ! Alors je ne peux que dire merci à chacun d'entre vous, que j'ai pu croiser ici et là, et qui m'ont aidée à grandir dans ma foi. Sans oublier les absents de ce jour, qui je sais ont beaucoup prié pour moi! (et c'est tout aussi précieux qu'une présence physique). Un merci particulier à Annick, Domi et les prêtres de ma paroisse pour leur accompagnement régulier. (Et leur patience !)


Ne relâchez rien, nous les néophytes avons besoin de vous plus que jamais car nous ne sommes que des "bébés" qui venons de mourir et ressusciter avec Jésus un 26 mars 2016...

Récollection Belle journée printanière de recollection. Une belle messe animée par une magnifique chorale, Monseigneur et le prêtre de Jeanne d'Arc, le Père Vincent Marrick, puis déjeuner partagé à la salle paroissiale, sympathique, en présence de: Monseigneur; du prêtre de Jeanne d'Arc, notre aumônier, le Père Belliard mais nous n’étions pas très nombreux : une cinquantaine.

« La Prière à l’exemple de Saint Martin » Conférence par le Père prémontré FrançoisMarie Human de l’abbaye de Mondaye – Ordre fondé par St. Norbert qui s’est inspiré de St. Martin et de St. Augustin. Lien entre la charité de St. Martin et la Prière. St. Martin est quelqu’un qui a fait l’expérience de sa pauvreté spirituelle et du besoin de Dieu d’où son esprit de prière. Plus on se reconnaît pauvre, plus la prière jaillit ; chez lui l’esprit de prière et de charité ne font qu’un. Vie de St. Martin dans la prière. Sulpice Sévère disciple de St. Martin le compare à St. Antoine du désert. La prière de St. Martin est un don qui conforte ce qu’il fait. C’est aussi un ordre qui lui demande des choses difficiles ; il s’appuie sur la miséricorde du Seigneur qui est un fruit de sa prière. La prière est un mode de vie, une force qui lui permet de réaliser des miracles (résurrection d’un catéchumène). Martin n’hésite pas à employer la prière sonore, il pousse des cris de douleur et d’action de grâce. Même si sa prière n’est pas exaucée, il continue à être en communion permanente avec Dieu, les saints, les anges et même le démon. Il a un charisme de discernement qui lui sert d’arme contre l’incendie et le poison.


St. Martin meurt dans une attitude de pénitence : couché sur le dos, le cœur tourné vers le ciel, il prie. Martin ne donne pas seulement au pauvre, il est lui-même pauvre, identifié à Lazare de l’évangile. Dans la charité chrétienne nous avons à devenir le pauvre en lien avec les pauvres. Quelques enseignements pour notre prière et notre conversion. Nous sommes trop tournés sur nous-mêmes alors que nous devons être centrés sur Dieu, sur les autres. Nous devons nous accepter tels que nous sommes. Notre conversion, à l’exemple de St. Martin, doit venir de l’écoute de Dieu, de sa parole, croire qu’elle est active dans le cœur des croyants. Parole révélée à travers les prophètes, le Christ dans l’action de l’esprit. Ecouter la parole mais aussi la méditer, la ruminer dans la prière continuelle. L’expérimenter, la recevoir dans notre cœur d’où l’importance de la liturgie pour que la parole nous habite chaque jour cœur à cœur avec Dieu, faire une alliance avec lui. Rencontre dans la foi, Quel est mon désir profond ? Quelle est ma vraie demande ? L‘esprit Saint nous aide à rentrer dans son chemin, à être attentif au Christ, à entrer dans la contemplation : recevoir le regard de Jésus sur sa vie, sur le monde. Jésus est celui qui aime dans son incandescence, d’un amour gratuit et total. C’est ce que Martin a vécu en reconnaissant Dieu qui vient à la rencontre du pauvre pour dilater son cœur. Marie José

Initiative personnelle Bertrand Walter a proposé que la recette du "bol de riz" de la paroisse de Preuilly soit donnée à l'Hospitalité de Touraine. Celui-ci a eu lieu le 4 mars à Bossay sur Claise. Outre la possibilité de présenter l'Hospitalité à cette occasion, la générosité des participants a permis de rassembler 500€.


Un grand Merci aux paroissiens de Preuilly, cette somme permettra d'emmener entre 1 et 2 malades…Un grand merci à Bertrand pour cette initiative qui peut être multipliée dans le futur !

Autre initiative… traditionnelle Bonjour à tous, Dimanche 10 avril 2016, les hospitaliers du doyenné Amboise, se sont réunis pour leur traditionnelle rencontre annuelle. Après la messe célébrée en l'église St Denis, les hospitaliers du doyenné (Montlouis - Château Renault - Amboise - Bléré), se sont retrouvés à la salle saint Joseph. Présence du père Jean-Jacques ADOGONI, du Président de l'Hospitalité de Touraine et de son épouse. Moment très convivial partagé avec les uns et les autres dans la bonne humeur, autour de la table et animé par des chants à Marie.

Martin autrement Martin, pour les « rallye men » de l’hospitalité, est un personnage bien connu ! Nous l’avons rencontré Giseux (à Continvoir) comme en témoignent les extraits des « quizz » ci-dessous et le point final à Marmoutier.


L’année dernière nous avions suivi ses pas qui mènent de Ligugé à Marmoutier. Tout le monde se souvient ( ?) de cet emblème européen, notamment sur l’église de Charnizay. Petit rappel …Nous sommes donc encore sur les traces de St Martin, mais sur un autre chemin. celui qui mène de Candes à Marmoutier et plus précisément …à Continvoir Question : un dolmen dont le nom « pas-de-st-Martin », près du cimetière, nous amène à vous poser la question : qu’est-il advenu à celui-ci (le dolmen) Réponse : la légende veut que saint Martin l'ait brisé. Beaucoup de châtaigniers dans la région, l’un au moins, a 2 particularités (il est situé en plein bois, dans les landes St Martin … ne le cherchez surtout pas) Question : quelles sont-elles ? Réponses : - L’un de 12 m de circonférence (un diamètre de 3,82 m). - D'après la tradition locale, saint Martin serait venu prêcher sous cet arbre en 388. Cette scène est représentée sur un vitrail de l'église paroissiale dédiée à saint Martin. Il y avait également une fontaine …. Las ! Elle n’existe plus. Le nom même de la ville fait référence à ce saint ! Question : en connaissez-vous la raison ? Réponse : « Qu’on aille y voir » aurait dit celui-ci …(Continvoir) Belle chanson que nous devons aux recherches de Jean-Ebles… il faudra qu’il nous la chante !

Mais vous aussi … Et il l’a fait !


Il faut savoir aussi que, de 1965 à 1978 les « fêtes » de l’hospitalité, se tenaient à Marmoutier … on pourrait peut-être réessayer ! Martin… Marmoutier aujourd’hui Mille sept centième anniversaire (316 – 2016), à moins que ce ne soit le 1680ème … un doute subsiste pour certains historiens (il serait né en 336, baptisé en 354 et ne serait pas resté 20 ans dans l’armée romaine mais 2 ans seulement, après son baptême) ! Bref, en passant sur toute une partie de sa vie notamment à Ligugé, en 371 les tourangeaux l’enlèvent et le mettent à la place de Lidoire, comme évêque de Tours, le troisième et sans son consentement ! Nous sommes aux origines de Marmoutier, simple ermitage au bord de la Loire. Le propos, ici, n’est pas de retracer l’histoire de Marmoutier, ni celle de St martin… La littérature est nombreuse, bien documentée ; mais de présenter quelques lieux et peut-être vous inciter à les voir de plus près, de vous recueillir sur les traces de ce saint, véritable évangélisateur de la Gaule. Vue générale Et destruction !


Les fouilles actuelles

La tour des cloches

Le

portail de la crosse (Celui de la mitre est dĂŠtruit !)


Les 7 dormants

Le repos de St Martin

Pèlerinage de mai


Nous avons eu en mai la chance de pouvoir écouter la conférence du Père Cabes , nouveau recteur des sanctuaires de Lourdes; voici quelques-unes des idées qu’il a développées. Pourquoi venons-nous si nombreux à Lourdes ? Jésus disait à Nicodème : « il faut renaître de l’eau et de l’Esprit » ; ici, à Lourdes, une source a jailli et nous y accourons pour maintenir notre vie ouverte, nous replonger dans le baptême, afin de ne pas « devenir des momies de musée ». Si nous sommes nés, vieux, à cause du péché, nous devons vivre jeunes ; le ciel, c’est le jaillissement de l’amour permanent, et à Lourdes, on s’y prépare. Nous ne devons pas avoir peur de nous ouvrir car notre Dieu est un Dieu au cœur blessé ; nous sommes abîmés, mais nous n’avons pas peur de l’être ; tous, nous sommes quelque peu handicapés, mais c’est par le handicap que s’ouvre notre cœur ! En cette année de la miséricorde, nous avançons ensemble, et gardons l’espérance malgré nos difficultés, nos péchés ; oui, le péché est une aberration, mais nous devons accepter d’être pêcheurs, même s’il est un non-sens dont nous sommes complices ; si Jésus a souffert de nos violences, sur la Croix, il a vaincu le péché ! Nous avons tendance à nous décourager mais Jésus nous dit d’avancer, de marcher : tel est le sens du passage de la porte de la miséricorde Lors des apparitions, Bernadette a d’abord vu une Lumière qui peu à peu a pris visage ; les gens voyaient Bernadette illuminée par une lumière intérieure ; et nous que voyons-nous ? Non, les apparitions ne sont pas un fantasme, mais c’est une rencontre qui crée des liens ; et pour consolider ces liens, on a besoin de rites : la messe, c’est un rendez-vous avec Dieu. La Vierge a demandé la conversion des pêcheurs, la pénitence ; Bernadette a alors mimé la condition des pêcheurs qui ont coupé le lien qui tient l’homme debout, uni au Dieu d’amour et vivent de façon égoïste, le cœur fermé: elle n’a pas hésité à marcher dans la boue à quatre pattes ; mais quand on plonge dans la boue, au fond de celle-ci, jaillit la source du pardon et de la miséricorde. On a tendance à considérer la confession comme quelque chose qu’on nettoierait à coup d’éponge alors qu’il faut plutôt la voir comme un plongeon dans la miséricorde, comme on est plongé dans l’eau des piscines ; la grâce de cette année serait de rependre l’habitude de se confesser, de préférer à l’examen de conscience, un examen de confiance, de ne jamais désespérer, sans oublier que nos blessures sont des portes ouvertes à la miséricorde .


Sachons d’abord rendre grâce à Dieu pour toutes les miséricordes dont Il nous a comblés dans notre vie ; osons nous regarder dans le regard de Dieu, regard de tendresse pour nous aider à revivre ; Contemplons ensuite le Christ crucifié, puis faisons l’aveu de nos péchés ; les prêtres doivent délivrer les pêcheurs de leur enfermement afin qu’ils sortent du confessionnal avec un chemin grand ouvert devant eux !le secret de Lourdes, c’est l’ouverture, c’est l’aménagement d’un espace de l’apparition pour se construire une vie nouvelle. Dieu a dit à Abraham de partir vers le pays qu’il lui montrerait ; comme lui, nous ne savons pas où nous allons mais nous savons avec qui nous cheminons : un pèlerinage nous mène toujours vers du neuf ! « Allez en Galilée » a dit jésus à ses disciples : partir en pèlerinage, c’est être en route tout au long de notre vie ; c’est avancer sur le chemin de la vie, sur le chemin de l’amour ; nous devons certes nous attacher à une paroisse mais il faut que nous soyons à l’écoute de l’esprit de Pentecôte, nous souvenir de la visite qu’ a eue Marie, avancer sur le chemin d’une nouvelle naissance, être témoins de l’espérance. « Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander pardon ». « Voici le moment favorable pour changer de vie !». Cette conférence a été pour nous source de dynamisme, de paix et de joie. Les phrases entre guillemets sont du pape François. Claire

Reconnaissance et engagements Reconnaissances Marie-Lise Meynard Marie-Laurence Meyer Nicolas Meyer Eric Allard Sylvie de Champs Chantal Seguin Roger Seguin Charlotte Mala Thibaud Mala Adrien Duchêne Claudine Piat Danièle Jalabert Marie-Christine Jalabert Engagements Philippe Guitard Pierre Estignard Michel Chapron


Les jeunes de St Grégoire nous écrivent "Jésus a dit que ce que nous faisons aux plus petits que nous, c'est à lui que nous le faisons. Nous appliquons totalement cette phrase durant le voyage à Lourdes: nous aidons des plus faibles que nous et le fait de rendre service à ces malades nous permet de nous découvrir, nous découvrons que nous avons d'autres qualités que celles déjà connues. Les malades par leur sourire toujours constant, alors que certain sont mal en point, nous apprennent à supporter la douleur qu'elle soit physique ou morale. Pour la plupart de ces personnes âgées ou malades, le pèlerinage à Lourdes est leur seule sortie de l'année. Alors je vous encourage à y aller, car par notre présence et notre disponibilité nous leur procurons une joie immense." Une façon simple (pour ceux qui ont internet mais … il est possible de penser à ceux qui ne sont pas « branchés !! » d’accéder aux photos prises lors de ce pèlerinage. https://goo.gl/photos/mfC5CzPMz3T4ccWA7

Où aller sur notre site www.hospitalitedetouraine.org


Bon anniversaire … Ne soyez pas (plus) étonnés de recevoir une carte de l’Hospitalité… Nous pensons à vous pour votre anniversaire

Sequela Christi : devenir prêtre aujourd’hui


Pierre Fouquier (5ème année), le Père Bruno Guicheteau (Délégué Diocésain à la Formation au Ministère, DDFM), Florian Dequet (2ème année), Renaud Silve (3ème année), François Couasnon (6ème année) et Alexandre Brouillet (4ème année).

Aujourd'hui quelques 800 jeunes hommes se préparent à devenir prêtre pour les diocèses de France et parfois de l'étranger. Mais devenir prêtre, cela ne se fait pas en un jour. « Puis, il gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle » Mc 3,13-14 Ces versets de l'Evangile peuvent nous aider à résumer le parcours d'un jeune chrétien cheminant vers le sacerdoce presbytéral. Tout d'abord, comme les apôtres, le jeune est appelé. La vocation ne naît pas d'un choix personnel, ce n'est pas un choix professionnel qui nous permettrait de jouir d'une position sociale et d'un salaire fixe. Non, Dieu est toujours premier dans la vocation. Le Seigneur appelle « ceux qu'il voulait ». Nous sommes tous appelés personnellement par Dieu, de manière toujours différente et unique. Certaines vocations sont précoces, d'autres moins. Certaines vocations naissent dans des milieux familiaux porteurs pour la foi, d'autres au contraire, dans des milieux où la pauvreté spirituelle est forte. Mais tous, nous sommes appelés par le même Seigneur dans un même but, la proclamation de l'Evangile de Jésus-Christ en faveur des pauvres.


Après avoir entendu l'appel, vient le temps de rejoindre Jésus : « Ils vinrent auprès de lui ». C'est à partir de ce moment que les choses deviennent plus compliquées car pour rejoindre le Christ et vivre de la vie qu'il nous propose, il faut, comme lui, gravir la montagne et nous savons tous que les pentes peuvent être ardues. Le temps de la montée est le temps du discernement. Il est important de remarquer que Jésus n'appelle pas les apôtres à gravir un par un la montagne, ils montent ensemble. Et c'est un peu ce que vit un séminariste. Le séminaire, qui signifie pépinière en latin, est le lieu où une communauté d'hommes discernent, prient, se forment et grandissent ensemble sur le chemin à la suite du Christ. Personne n'entre au séminaire pour lui-même, et notre premier acte d'obéissance est d'être envoyé par les évêques de nos diocèses respectifs sur un lieu de formation. Si nous donnons notre vie au Christ, c'est pour servir un peuple sur un diocèse. Cette formation dure 6 ans, temps nécessaire pour bien discerner. Durant ces six ans, notre appel est réfléchi suivant les quatre piliers de la formation : La formation humaine est un fondement nécessaire. Nous la vivons en communauté où nous avons tous des services particuliers mais aussi au sein de petits groupes de séminaristes qui se réunissent de manière ponctuelle pour échanger et partager. Ce pilier comprend également la formation de la maturité affective, nécessaire aux hommes choisissant le célibat, que nous vivons durant des ateliers. « Ce n'est donc pas seulement pour acquérir un nécessaire et juste épanouissement et pour se réaliser eux-mêmes, mais aussi pour la pratique de leur ministère, que les futurs prêtres doivent cultiver un ensemble de qualités humaines, indispensable à la construction de personnalités équilibrées, fortes et libres : c'est pour être capable de porter le poids des responsabilités du sacerdoce. » 1

. « La formation spirituelle sera donnée (...) de façon à introduire les séminaristes dans une vie d’union continuelle et familière avec le Père, par son Fils Jésus Christ, dans l’Esprit Saint. Destinés à être conformés au Christ-Prêtre par la sainte ordination, ils s’habitueront à adhérer à lui également par une participation intime de toute leur vie, comme il convient à des amis. » 1

Pastores dabo vobis 43


2. La formation spirituelle est plus qu'un pilier, c'est un roc sur lequel le futur prêtre doit bâtir sa vie. La vie de prière communautaire est organisée suivant le rythme de la Liturgie des heures et plus particulièrement les laudes et les vêpres. Bien sûr, et le plus important, c'est la célébration de l'Eucharistie qui constitue le sommet de notre journée. Nourris par la Parole de Dieu, chaque séminariste dispose d'un père spirituel avec qui il discerne le chemin parcouru et l’œuvre divine opérant en son for intérieur. La formation intellectuelle tient une place particulière dans la vie du séminaire. En effet, le rythme de la journée est aussi conduit par les cours de philosophie et de théologie. Ces cours ne sont pas sans lien avec la formation humaine et spirituelle puisque que les Ecritures nous exhortent à justifier de l'espérance qui vit en nous. (1 P 3,15) Ainsi les cours visent à acquérir l'intelligence de la foi qui doit nourrir sa vie et celles dont il aura la charge d'enseigner. « La foi cherche, l’intelligence trouve ; ce qui fait dire au prophète : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas ». Et, en retour, l’intelligence cherche celui qu’elle a trouvé : car comme chante le Psalmiste : « Le Seigneur a jeté un regard sur les enfants des hommes, pour voir s’il en est un qui ait de l’intelligence et qui cherche Dieu ». C’est donc pour chercher Dieu que l’homme doit avoir de l’intelligence. »2 Enfin la formation pastorale doit éclaircir notre appel. En effet, c'est sur le terrain que l'on discerne le mieux notre vocation à servir le peuple de Dieu. Nous avons donc des insertions pastorales en aumônerie les deux premières années, puis en paroisse. Du catéchisme à la préparation au mariage, en passant par la formation des servants d'autels, de nombreuses activités sont proposées aux séminaristes par les prêtres en vue de les ancrer dans le concret de la vie du ministère. Au cours de ces années, le séminariste peut demander à passer des étapes importantes de la formation. La première est l'admission parmi les candidats au sacerdoce au cours de la troisième année puis viens l'institution au lectorat et à l'acolytat en quatrième année. Au bout de cette ascension alpine se trouve le Christ nous tendant la main, le séminariste se forme à son école, à aimer comme il nous aime pour le service pour ses frères jusqu'à son heure, l'heure de l'ordination. 2

Saint Augustin, De Trinitate XV, II, 2


Une mission se donne alors à lui : il est ordonné pour « proclamer la Bonne Nouvelle », redonner ce qu'il a reçu gratuitement. La formation au séminaire est donc longue mais elle fait profondément grandir tant sur le plan humain que spirituel. Chaque année, une centaine de séminaristes sont ordonnés dans toute la France, et leurs engagements pressent les plus jeunes. Le séminariste n'a pas vocation à rester au séminaire, il a même souvent hâte de le quitter pour vivre le sacerdoce. Mais cette période reste nécessaire et féconde dans la construction de nos existences. Une fois prêtre, nous savons que le chemin ne fait donc que commencer mais ça, c'est une autre histoire... Alexandre Brouillet Séminariste pour le Diocèse de Tours Prêtres et Hospitaliers (ou l’inverse !) Dans l’ordre : Hervé Loubriat, Rémy Soubrier, Xavier Malle, Patrick Pouplain, Gilles Meunier , Xavier Penaud, Jocelyn Fortin, Thibault Bruère

Vous souhaitez nous aider ? Sylvaine récupère les articles, objets dont vous acceptez de vous séparer pour qu'ils soient vendus sur le site "le bon coin" au profit de l'Hospitalité en vue de payer le pèlerinage aux malades qui n'en ont pas les moyens. Ces annonces sont repérables par « Hospi » dans le moteur de recherche du site. Mes coordonnées sont sur les annonces. (J’ai ainsi déjà récupéré environ 500 euros pour l'Hospitalité). (bravo !) Pour plus d’infos : 06 26 59 15 08

Info santé : l’hypnose Pour Milton Erickson, l'inconscient est profondément bon et puissant. Il se révèle une puissance bienveillante avec laquelle l'état


hypnotique doit permettre de coopérer. L'inconscient est capable de mobiliser des ressources intérieures, des potentialités susceptibles de conduire aux changements désirés. L'hypnose ericksonienne a pour but d'amener conscient et inconscient à travailler ensemble pour déclencher les changements utiles à la résolution du problème. Milton Erickson enseignait à ses étudiants le respect du patient : chaque personne est unique et il ne peut y avoir de normalisation des techniques inductives; il faut prendre en compte la personnalité du patient et respecter sa demande. Grégoire Marchand fils de Sylvaine et Dominique

Le Carnet Rose blanc bleu Mai

Alban, 6ème petit fils de Nathalie Récamier Nos amis disparus

Mars

Robert de Fontaubert frère d’Yves hospitalier René Berthault pèlerin malade oncle de Roseline hospitalière Michel Gateau hospitalier Franck Gillet époux d’Elisabeth hospitalière Claude de La Faire époux de Evelyne hospitalière

Avril

Mme Marie-Elisabeth La Blancherie sœur de D Babinet Marie de Sinety hospitalière sœur de Jean Hospitalier La mère de Gilberte Lefeuvre hospitalière Aujourd’hui, 13 mai, Nadine, fille de Jacqueline Chauveau et sœur de Pascale Bélenfant- est retournée vers le Père.

Mai ***

50 ans de mariage, de l’OR … encore 25 pour le diamant … Un souhait pour notre vice-présidente, et son époux bien sûr !


Annonces

Calendriers

Rallye le 25 septembre à Ciran

La fête à Beaumont en Veron 20 novembre

Prière à saint Martin « Heureux les miséricordieux ils obtiendront miséricorde »

Saint Martin, témoin de Jésus Christ Apprends-nous à faire l’expérience de la rencontre du Père Au plus profond de notre cœur Dans le silence et l’accueil de la Parole de Dieu. Aide-nous à reconnaître en toute personne le visage de Jésus Pour le servir et l’aimer dans un don gratuit. Donne-nous de manifester la joie De vivre dans la liberté de l’Esprit-Saint, En sortant de nous-mêmes


Pour aller jusqu’aux périphéries de notre temps.

Saint Martin, intercède pour nous : que nous soyons D’authentiques disciples du Christ miséricordieux, Mort et ressuscité pour nous partager sa vie. Et confie à notre Père des Cieux Toutes les intentions que nous portons. Bernard-Nicolas Aubertin, o.cist Archevêque de Tours 134 ème successeur de saint Martin

Directeur gérant : Jean-Pierre Noguier


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Bulletin n°29 de 08 2016 by Thierry Maurel - Issuu