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BULLETIN Aout 2014 Deux saints

Hospitalité de Touraine Maison Diocésaine « le Carmel » 13 rue des Ursulines BP 41117 37011 TOURS cedex Tél./Fax : 02 47 31 14 48 hospitalite.de.touraine@gmail.com www.hospitalitedetouraine.org


SOMMAIRE Le mot de l’aumônier Celui du président Edito Deux hommes engagés Canonisation La fabrique des saints Journal Le carnet

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La parole est à notre aumônier Faut-il être pape pour devenir saint ? Pas du tout ! Il y a la grâce d'état, mais c'est aussi un handicap vu la taille de la responsabilité ! L'appel à la sainteté est universel. Ainsi s'exprime la Constitution sur l'Eglise du Concile Vatican II (n°40) Appelés par Dieu, non au titre de leurs œuvres mais au titre de son dessein gracieux, justifiés en Jésus notre Seigneur, les disciples du Christ sont véritablement devenus par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par la même, réellement saints. Cette sanctification qu’ils ont reçue, il leur faut donc, avec la grâce de Dieu, la conserver et l’achever par leur vie. La sainteté est donc déjà là : elle est don de Dieu. La sainteté est d'abord l'exercice de la charité et la charité est une vertu théologale, c'est-à-dire que nous ne pouvons la pratiquer que sous la mouvance de la grâce de Dieu. La grâce est au départ, la vocation de la vierge Marie est, à ce titre, exemplaire : elle est saluée par Gabriel comme étant "pleine de grâce" et pourtant elle doit poursuivre sa route dans la fidélité à cette grâce.


La fidélité à la sainteté revêt des visages différents selon la jeunesse où se situe l'heure des choix qui engagent la vie, selon l'âge mûr où elle se vit dans la fidélité ou les remises en causes ou des responsabilités nouvelles ; elle se vit enfin dans la vieillesse, l'affaiblissement, la maladie. Jean XXIII comme Jean-Paul II ont donné au monde un témoignage de l'union au Christ dans cette ultime étape. Mais la sainteté est différente aussi selon les histoires humaines, les tempéraments, les vocations. Chaque sainteté est unique elle est le fruit de la collaboration d'une personne humaine, qui est unique, avec la grâce de Dieu. Saint Cyrille de Jérusalem voit le Saint Esprit à l'œuvre dans les manières différentes dont s'épanouissent les vocations : L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. C'est une eau toute nouvelle, vivante, et jaillissante, jaillissant pour ceux qui en sont dignes. Pour quelle raison le don de l'Esprit est-il appelé une « eau » ? C'est parce que l'eau est à la base de tout ; parce que l'eau produit la végétation et la vie ; parce que l'eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu'en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme. ~ Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n'a qu'une seule manière d'être, et elle n'est pas différente d'elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là, mais, en s'adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient. (Office des lectures lundi de la 7° semaine de Pâques) C'est une indication pour nous. Nous n'avons pas d'abord à nous interroger sur notre fidélité à l'exécution d'une loi générale (bien que nous n'en soyons pas dispensés) ; mais nous avons à nous interroger sur notre fidélité à notre vocation particulière, dans l'état de vie qui est le nôtre, dans l'histoire personnelle qui est la nôtre, dans les circonstances de vie de notre époque présente qui peut


réclamer des fidélités nouvelles. Que nos ainés dans la foi, qui ont été reconnus comme ayant atteint le port tant désiré, nous encouragent et nous réconfortent ! Jean Pierre Belliard

Et à notre Président Zundel et la vraie joie

« Le christianisme ne nous demande pas de quitter la terre pour regarder un ciel imaginaire, mais de devenir nous-mêmes ce Ciel, de transfigurer notre vie en laissant transparaître en nous toute la lumière et toute la joie de Dieu. Il ne s'agit pas de nous détourner de la vie, mais d'y entrer, car c'est avant la mort que nous risquons d'être morts si nous refusons de faire de notre vie une création continuelle de grâce et de beauté. » Au retour du pèlerinage, permettez-moi de parler encore de la vraie joie à la lumière des propos de Maurice Zundel (1) rappelés cidessus. Qu’il était facile de percevoir « toute la lumière et toute la joie de Dieu » chez ces jeunes qui se sont mis au service de tous pour que chacun puisse se laisser toucher par l’Amour inconditionnel de Dieu. Quelle leçon pour nous hospitalier(e)s de voir ces personnes souffrantes physiquement ou moralement « faisant de leur vie une création continuelle de grâce et de beauté » !... Merci Maïck, Monique et tant d’autres de ne pas vous détourner de la vie mais d’y rester malgré les épreuves que vous traversez.


Que d’émotions dans les témoignages de notre soirée d’action de grâce, que de richesses vécues pendant ces 4 jours !... Remercions Dieu qui par l’intermédiaire de Marie, nous a comblés de tant de joie sur notre chemin de conversion. Jean-Pierre (1)Maurice Zundel (1897-195) est un prêtre théologien catholique suisse.

Edito Saint Jean XXIII sera souhaité le 11 octobre et Saint Jean-Paul II le 22 du même mois. Jean XXIII était le 265ème pape et Jean-Paul II le 266ème. Maïck, une hospitalière engagée Etant totalement solidaire de tout ce qui a été dit ou écrit (je pense à Bernard), je pensais l’épreuve difficile, voire superflue ! Alors pourquoi ? Une longue amitié, une vie commune (en l’Hospitalité …), qui a durée jusqu’à ce 24 juin, justifie ces quelques lignes. Comme tout « couple » (nous étions l’un et l’autre en vice-présidence !), il y eut des bas (je l’appelais alors mama HIC) et de nombreux hauts… De ceuxci je n’en retiendrai que deux : les pèlerinages pour enfants ! Elle était l’initiatrice de ce projet, bien placée qu’elle était de par son métier d’infirmière à Clocheville. Avec quelques unes (je pense à Bénédicte, à Nadine) nous avons mis en place ces pèlerinages pour enfants, en 2007 et 2008 surtout. Quels merveilleux souvenirs ! Six enfants en 2007, 13 en 2008 groupe bien isolé au départ puis confondu avec les « grands » par la suite. Et des noms me


pas), Maylis, Johanna et Davy, décédé quelques semaines après son retour, viennent tout de suite en tête, (pardons pour les autres que je n’oublie certes Matthieu qui le rejoint plusieurs années après… Ce sont les seuls souvenirs que j’évoquerai, mais il me semble qu’ils sont assez évocateurs et résument bien sa vie « d’hospitalière » (car elle avait plusieurs vies !). Initiative, organisation, dynamisme, engagement total… j’ajouterai amour des enfants. De son premier pèlerinage en mai 2004, cette « blonde » venue d’ailleurs avait pris en main la bannière de l’Hospitalité. Jusqu’à son dernier souffle elle était devant. Et encore une fois, aujourd’hui, la dernière fois, elle nous précède sur le chemin qui mène à Marie.

Michel Nous avions 2 amis … Maïck Contre la mort nul ne peut se défendre, aussi la maladie est venue à bout de toi malgré tes derniers combats et toute l’énergie que tu y as mise. Tu as accepté la mort presque sereinement et tu as forcé l’admiration de nous tous, en particulier durant notre dernier pèlerinage à Lourdes. Quelle leçon pour nous Hospitaliers et Hospitalières de te voir souffrante « faisant de ta vie une création continuelle de grâce et de beauté » comme l’a si bien dit le Père Maurice Zundel. Merci pour tout ce que tu as apporté à l’Hospitalité et nous savons ce que nous te devons. Tes impatiences et tes coups de sang nous manqueront. Certains doivent être poussés, encouragés toi tu devais plutôt être freinée tellement ta générosité et ton énergie étaient grandes.


Sur l’autre rive nous sommes sûrs que tu intercèdes auprès du Père pour tout ce qui te tenait à cœur dans ta vie : ta famille et toutes les associations dont tu t’occupais avec tant de cœur et de compétence.

Etienne Un ami nous a quitté. Etienne Chevallier était le lien entre l’ordre de Malte et l’Hospitalité de Touraine et il veillait à entretenir ce partenariat au plus grand profit des deux associations. Son élégance, son humour et sa jovialité faisaient que les rapports étaient simples et efficaces. Créateur d’ambiance, il mettait généreusement toutes ces qualités au service des autres. Il ne cachait pas ses problèmes de santé mais nous ne pensions pas qu’il partirait si brutalement. Merci Etienne pour tous ces moments partagés. Jean-Pierre

Jean XXII et Jean-Paul II deux hommes engagés Dimanche 27 avril, dimanche de la Miséricorde, sera proclamée, à Rome, la sainteté de Jean XXIII et de Jean-Paul II. Nous sommes réunis ce soir pour un temps de réflexion et de prière, à l'écoute de ces deux saints. Parmi les nombreux aspects de l'héritage qu'ils nous qu'ils nous ont laissé, je voudrais simplement ici rappeler ce que fut leur engagement dans le domaine de la paix et de la vie des hommes. Car ces deux Papes s'y sont engagés de manière forte et efficace. En raison même des événements qui marquèrent la première moitié du 20ème siècle : deux guerres mondiales et la montée en puissance de plusieurs idéologies totalitaire, les Papes Benoît XV, Pie XI et Pie XII avaient déjà porté, sur les questions concernant les conflits armés et les nouvelles doctrines politiques, des


analyses et des jugements qui ont fait date dans l'histoire de l'Eglise et du monde. Leurs prises de position ont suscité nombre de réactions, parfois négatives, mais elles ont contribué à renforcer leur autorité morale. Angelo Giuseppe Roncalli, né en 1881, et Karol Jozef Wojtyla, né en 1920, ont vécu ces situations avant de devenir euxmêmes évêques de Rome. Durant leur jeunesse puis dans leur ministère sacerdotal, le premier est ordonné prêtre en 1904, le second en 1946, ils ont été confrontés à tous ces événements qui ont marqués le vingtième siècle. Pour Don Roncalli, ce fut la première guerre mondiale, puis sa mission en Bulgarie et en Turquie, où il réside durant la seconde guerre mondiale, et enfin sa nonciature apostolique à Paris. Pour le jeune Karol Wojtyla, c'est la répression par les nazis subie par le peuple polonais puis la dictature communiste. De ce fait, Jean XXIII et Jean-Paul II ne se sont pas contentés de s'en tenir aux prises de positions déjà formulées par leurs prédécesseurs, mais ils ont voulu s'engager davantage dans les questions concernant la paix et les relations entre les peuples. En 1914, lorsque la guerre se déclenche, Don Roncalli est prêtre depuis dix ans. Mobilisé en mai 1915, il est d'abord sousofficier avant de devenir, en 1916, aumônier de l'hôpital militaire de Bergame. Le 1er août 1917, Benoît XV lance un appel à la paix… Depuis mars 1925, Monseigneur Roncalli est Visiteur apostolique en Bulgarie avant de devenir, en 1935, Délégué apostolique à Istanbul, où il suit de près tout ce qui se vit dans la région. Mais, comme en seront témoins des diplomates en poste à Istanbul, le Délégué apostolique n'hésite pas à affirmer la primauté de l'amour sur la haine….


A cette même époque un jeune lycéen de Wadowice, Karol Wojtyla, se passionne pour la langue et la culture polonaise. La montée du nazisme à l'ouest et du communisme à l'est le rend d'autant plus attentif à ces condamnations du Pape. Elu Pape en 1939, les prises de position de Pie XII, face à la guerre et face aux idéologies totalitaires, ont sur le moment peu d'écho mais sont tout aussi fortes. Dans son message radiodiffusé de Noël 1941, le Pape, face à l'Ordre nouveau de l'idéologie nazie, propose une « Nouvelle Organisation fondée sur des principes moraux ». Dans une telle Organisation « il n'y a pas de place pour l'aliénation de la liberté, de l'intégrité et de la sécurité d'autres nations, quelle que soit leur extension territoriale ou leur capacité de défense... Il n'y a pas de place pour l'oppression, ouverte ou dissimulée, des particularités culturelles et linguistiques des minorités nationales... Il n'y a pas de place pour les étroits calculs d'égoïsme tendant à accaparer les ressources économiques et les matières d'usage commun... Il n'y a pas de place pour une guerre totale ni pour une course sans frein aux armements ». Malheureusement, la situation mondiale ne permet pas à ce message d'avoir la diffusion et l'efficacité désirées. Il suscita quelques mises en garde de la part de gouvernements qui demandèrent diplomatiquement au Pape de s'en tenir désormais au domaine de la religion. Nul doute cependant que le Délégué apostolique à Istanbul, (malgré les jugements négatifs portés sur lui par le secrétaire d'Etat de Pie XII le qualifiant de quelqu'un qui ne comprend rien), est très attentif au contenu de ce message car il se trouve de par sa fonction très au courant des événements qui se déroulent dans les pays proches de la Turquie où il réside. Quant au jeune Karol Wojtyla, engagé à Cracovie dans une troupe de théâtre, ce message lui apporte le soutien dont il a besoin pour faire face à l'éradication de la culture polonaise voulue par les nazis. Il n'est pas interdit de penser que ce texte a contribué à sa


décision d'entrer, à l'automne 1942, au séminaire clandestin de Cracovie. Nommé Nonce apostolique à Paris à la fin de l'année 1944, Monseigneur Roncalli, en raison de ses nombreuses rencontres avec des personnalités politiques françaises, en particulier Vincent Auriol, et avec des diplomates de tout pays, suit de près la mise en place de la paix en Europe et de l'Organisation des Nations Unies. Il lui arrive de porter des jugements très personnels sur des questions d'ordre purement politique. Ainsi, lors du traité de paix avec les pays vaincus, anciens alliés de l'Allemagne (la Bulgarie, la Finlande, la Hongrie, l'Italie et la Roumanie), le nonce juge que les conditions imposées à ces pays sont trop dures et conclut : « L'épouse est la bienvenue, même si elle est un peu boiteuse »… Quant aux débats qui agitent le milieu des théologiens, le Nonce reconnaît sa difficulté d'entrer dans leur problématique. Il note dans son journal : « Etude de la pensée du Père Theillard de Chardin que je ne parviens pas à comprendre » (Journal de France, p.344). A cette époque le plus important reste pour lui le service de l'Eglise. Après une visite chez les dominicains de Paris, il écrit dans son journal : « J'ai recommandé aux Pères prêcheurs de corriger par leur exemple le défaut français de toujours parler, dans tous les discours, de la patrie terrestre » (idem, p. 286). Nommé Cardinal et presque aussitôt Patriarche de Venise, en janvier 1953, il se retrouve avec joie engagé dans le ministère pastoral, avec déjà le souci d'un renouvellement, d'un aggiornamento, de l'Eglise, comme il l'écrit à ses fidèles pour leur annoncer la tenue d'un synode diocésain :


« Vous avez probablement souvent entendu répéter le mot aggiornamento. Eh bien, la Sainte Eglise, toujours jeune, entend être en position de comprendre les diverses circonstances de la vie, de façon à pouvoir adapter, corriger, améliorer et déborder de ferveur. Tel est, en résumé, la nature du synode, tel est son objectif » (Lettre au peuple de Venise, 8 octobre 1957). C'est de Venise qu'il partira pour le conclave où il sera élu pape le 28 octobre 1958. De son côté, profitant des études qu'il poursuit à Rome de 1946 à 1948 à Rome, le jeune abbé Wojtyla, sur le conseil de son évêque, visite la France et la Belgique. Il fait un stage chez l'Abbé Michonneau, à Colombes en banlieue parisienne, et rencontre le Père de Lubac. En Belgique il s'entretient avec l'abbé Joseph Cardijn fondateur de la JOC. De retour en Pologne, il publie dans la revue catholique de Cracovie un compte rendu de sa découverte de la France qui est pour lui un pays d'une « magnifique culture intellectuelle catholique ». Il y affirme la nécessité de s'adapter aux situations nouvelles du fait de la disparition de la foi traditionnelle et exprime son intérêt pour les nouvelles formes d'évangélisation qui « montrent de nouvelles voies, de nouvelles méthodes pour le travail apostolique » (Mon ami Karol Wojtyla, de M. Malinski, p.46). Afin de faire face au développement du stalinisme, il lit Karl Marx et Lénine pour conclure que « le socialisme n'est pas contraire aux enseignements de l'Eglise, mais les méthodes des communistes sont contre l'Eglise. Le communisme prétend imposer aux hommes des conceptions matérialistes, il torture la nation » (Sa Sainteté Jean-Paul II, de C.Bernstein, p.71). Face aux pressions du régime communiste, l'Abbé Wojtyla conseille de ne jamais résister par la lutte armée, il affirme que « ce qui est mauvais doit toujours être vaincu par la bonté. Nous devons montrer le bon exemple, faire preuve d'humilité » (idem, p. 72)…. Jean XXIII s'est personnellement exprimé sur ses prises de position dans une confidence qu'il fit, le 24 mai 1963, dix jours avant sa mort, à son secrétaire, Loris Capovilla, : « Aujourd'hui,


plus que jamais, plus que dans les siècles précédents certainement, nous sommes appelés à servir l'homme comme tel, et pas seulement les catholiques ; à défendre par-dessus tout et partout les droits de la personne humaine, et pas seulement ceux de l'Eglise catholique. Le monde d'aujourd'hui, les besoins apparus au grand jour ces cinquante dernières années et une compréhension plus profonde de la doctrine nous ont conduits à une situation nouvelle, comme je l'ai dit dans mon discours d'ouverture du Concile. Ce n'est pas que l'Evangile ait changé : c'est que nous avons commencé à le mieux comprendre. Ceux qui ont vécu aussi longtemps que moi se sont trouvés affrontés à des tâches nouvelles dans l'ordre social, au début du siècle. Ceux qui, comme moi, ont passé vingt ans en Orient et huit en France, sont à même de comparer les différentes cultures et traditions, et savent que le moment est venu de discerner les signes des temps, de saisir l'occasion et de regarder loin devant » (Ite missa est, de Loris Capovilla, 1983, p.212). Nous pouvons comprendre dans cette confidence, faite à la fin de sa vie, les motivations de Jean XXIII lorsqu'il publia, le Jeudi Saint 11 avril 1963, l'encyclique « Pacem in terris ». Ce texte, dans lequel ne se trouve aucune condamnation directe ni du marxisme ni du capitalisme, fut assez mal accueilli dans certains milieux catholiques. Un journaliste milanais, pour montrer sa désapprobation, en modifia le titre pour intituler l'Encyclique « Falcem in terris » (La faucille sur la terre) reprochant au Pape de ne pas condamner clairement le communisme. Cette orientation que Jean XXIII entend donner dans ses relations avec les responsables politiques est affirmée avec force dans son discours d'ouverture du Concile Vatican II. Pour le pape il s'agit tout d'abord de rester lucide et optimiste : « Des gens prétendent que notre époque a bien empiré par rapport à celles d'autrefois. Ils se comportent comme s'ils n'avaient rien appris de l'histoire, pourtant maîtresse de vie. Il nous semble nécessaire de dire notre désaccord avec ces prophètes de malheur qui annoncent


toujours des catastrophes ». Il convient d'être « attentifs aux signes des temps ». Il s'agit enfin de ne pas condamner (il n'y a pas besoin d'un Concile pour le faire!), mais « d'user du remède de la miséricorde ». Il y a là l'essentiel de ce que Jean XXIII entend nous transmettre dans les deux grandes encycliques de son pontificat « Mater et Magistra » et « Pacem in terris » : une vision du monde fondée sur l'amour et le respect de chaque personne. Ces deux grandes encycliques en analysant les structures nécessaires à une juste relation entre les hommes visent avant tout à mettre les instances nationales et internationales au service de la personne humaine : « Nous désirons donc vivement que l'Organisation des Nations Unies puisse de plus en plus adapter ses structures et ses moyens d'action à l'étendue et à la haute valeur de sa mission. Puisse-t-il arriver bientôt le moment où cette Organisation garantira efficacement les droits de la personne humaine : ces droits qui dérivent directement de notre dignité naturelle, et qui, pour cette raison, sont universels, inviolables et inaliénables » (Pacem in terris, § 60). C'est à juste titre que le Pape Paul VI, accueilli officiellement à l'O.N.U., rappelle l'audience de ce texte au plan international : « Il nous semble entendre l'écho de la voix de nos prédécesseurs, de celle, en particulier, du pape Jean XXIII, dont le message de Pacem in terris a trouvé parmi vous une résonance si honorable et si significative. Ce que vous proclamez ici, ce sont les droits et les devoirs fondamentaux de l'homme, sa dignité, sa liberté » (4 octobre 1965). L'orientation voulue par Jean XXIII, au terme de sa vie, est ici réaffirmée : c'est un engagement au service de l'homme, quel qu'il soit et partout dans le monde. En Pologne, Monseigneur Wojtyla s'engage résolument lui aussi dans cette voie. Dans sa réponse au questionnaire préparatoire pour le Concile, il demande que celui-ci se prononce clairement sur « l'importance de la transcendance de la personne humaine face au matérialisme croissant de l'époque moderne » (Sa Sainteté Jean-


Paul II, de C.Bernstein, p.81). Lors du déroulement du Concile il participe activement à la rédaction du Schéma XIII sur « l'Eglise dans le monde de ce temps » où l'Evangile est présenté comme « la vraie réponse aux désirs de l'homme d'un développement plus plénier de sa personnalité...vers un discernement et une affirmation toujours grandissante de ses droits ». Nommé cardinal en 1967, membre de quatre congrégations et consulteur au Conseil des laïcs, il séjourne chaque année deux mois au Vatican. Le reste du temps il soutient publiquement ou secrètement : les juifs de Pologne, les catholiques de Tchécoslovaquie, les ouvriers et le peuple polonais. Dans son homélie du 31 décembre 1976 il défend « le droit de manger à sa faim, le droit à la liberté...une authentique liberté que rien ne menace » (idem, p.108). Devenu Pape, en 1978, commencent alors pour Jean-Paul II vingt-six années et presque six mois d'une vie marquée par des attentats, d'innombrables voyages à travers le monde et un enseignement engagé sur de multiples sujets. Il met lui-même en application sa célèbre interpellation « N'ayez pas peur » en défendant en toute occasion les droits de l'homme et en affirment que la liberté de pratiquer sa religion est le fondement de toutes les autres libertés. Il est un soutien efficace au syndicat Solidarnosc et intervient tant auprès de chefs d'Etat qu'auprès de simples chrétiens, dans tous les domaines de la vie politique et sociale. Lors de l'Assemblée générale de l'O.N.U., en 1979, Jean-Paul II demande à cette Organisation de s'engager à résoudre l'injustice permanente qui oppose dans le monde les pays rassasiés aux pays affamés : « Privés de leur liberté et de l'accès aux droits de l'homme, les pays pauvres jugeront un jour ceux qui les ont dominés et dépouillés à leur profit ». Lors de son voyage à Cuba il rejette à la fois le communisme et le capitalisme : « L'avenir de


l'homme n'est ni à Moscou, ni à New-York ». Et au Japon : « Je parle au nom de ceux qui, dans tous les pays, disent non à la guerre ». En 2001, il rappellera, sur le Golan devant l'Etat d'Israël, les règles du droit international : « Il est temps de revenir aux principes de la législation internationale : interdiction d'occuper des territoires par la force, droit des peuples à disposer d'euxmêmes, respect des résolutions de l'O.N.U. ». De ce fait les jugements sur Jean-Paul II de la part des autorités politiques ou religieuses ne manquent pas. Dès 1987, à la suite d'une célébration eucharistique rassemblant à Gdansk plus de trois millions de polonais, le Pape Jean-Paul II est accusé par l'agence Tass d'être un personnage subversif ! Mais avec le temps ces jugements prendront une forme positive. Le Dalaï Lama dira de lui : « Il possède une volonté et une détermination extraordinaires : il veut aider l'humanité à travers la spiritualité, c'est merveilleux ». Mikhaïl Gorbatchev en témoigne : « Tout ce qui s'est passé en Europe orientale au cours de ces dernières années aurait été impossible sans l'impulsion du Pape qui joua sur la scène mondiale un rôle politique exceptionnel ». Et voici enfin l'appréciation du prédicateur américain Billy Graham : « L'histoire le considérera comme le plus grand Pape des temps modernes. Peu de Pontifes ont influencé comme lui le monde d'aujourd'hui ». Cathédrale de Tours, 26 avril 2014 Père Pierre Lambert op.

Canonisations vue par une hospitalière La canonisation de ces deux grands papes le 27 avril 2014 a été un évènement planétaire pour les catholiques. Le « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ! »


de celui qui est devenu Saint Jean-Paul II résonne encore à travers le monde. Cette formule restera gravée à jamais dans la mémoire des chrétiens de ce millénaire, et plus particulièrement de celle des « quadras » d’aujourd’hui qui ont vécu les trente années de pontificat de Saint Jean-Paul II. Moins présentes dans nos pensées sont les paroles de Saint Jean XXIII, ce pape qui a chamboulé le Vatican pour se rapprocher du peuple au point d’hériter du surnom de « bon pape » auprès des fidèles. Voici quelques phrases prononcées lors de son fameux « discours à la lune » lors de la première soirée du concile Vatican II : "Je veux ouvrir la fenêtre de l'Église afin que nous puissions voir ce qu'il se passe dehors et que le monde puisse voir ce qui se passe chez nous". Puis, en guise de « bonsoir » aux fidèles rassemblés place Saint Pierre : « Rentrant à la maison, vous retrouverez les enfants. Donnez une caresse à vos enfants et dites-leur: c'est la caresse du Pape. Vous trouverez quelques larmes à sécher, dites une bonne parole: le Pape est avec nous, surtout dans les moments de tristesse et d'amertume». Ces deux papes du XXe siècle ont été des modèles de foi, d’espérance, de charité, les trois vertus théologales, qu’ils ont conjuguées en amour de Dieu et amour de leurs frères et ont tous les deux laissé une image d’humanité, de simplicité et de proximité des fidèles.Au cours de son homélie, le pape François a rappelé que Jean-Paul II et Jean XXIII étaient "deux hommes courageux". Il leur a rendu hommage pour leur proximité avec la condition des hommes : "Prêtres, évêques, papes du XXe siècle, ils en ont connu les tragédies, mais n'en ont pas été écrasés. En eux, Dieu était plus fort. Plus forte était en eux la miséricorde de Dieu." Le pape François a également insisté sur le fait que « Jean Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu’il aurait voulu qu’on se souvienne de lui comme du pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel,


certainement, il accompagne et soutient ». "Dans la convocation du concile, Jean XXIII a montré une délicate docilité à l'EspritSaint, il s'est laissé conduire et a été pour l'Église un pasteur, un guide guidé. Cela a été le grand service qu'il a rendu à l'Église" catholique, a t-il résumé. Espérons qu’ils puissent être présents avec leur pensée et leur disposition devant le besoin qu’a de Dieu l’homme qui laboure la terre afin qu’Il sème l’éternité dans l’humanité. Puisse saint Jean XXIII être là avec sa phrase: «J’ai regardé avec mes yeux dans tes yeux. J’ai mis mon cœur près de ton cœur »”” et saint Jean Paul II avec sa conviction que « Demain commence aujourd'hui». Et soyons dans la liesse, car il nous a été donné de vivre un évènement exceptionnel, Magnificat anima mea Dominum.

La « fabrique » des Saints Au VII siècle, de retour de Rome, un moine breton prit ses quartiers dans un petit village de l'Allier. Ce Ménulphe, rebaptisé "Menou" lors de ses pérégrinations, y mourut, après avoir marqué les esprits par ses vertus et ses dons de guérison. Quatorze siècles plus tard, on se presse encore en l'église romane der Saint-Menoux, pour y admirer le débredinoire, le tombeau du pieux pèlerin percé d'un trou par lequel les "bredins" (simples d'esprit en dialecte bourbonnais) sont censés se débarrasser de leur folie. Quoi de commun entre cet homme nimbé de légende et Jean-Paul II, le pape le plus médiatique de l'histoire de l'Eglise catholique, dont la canonisation est prévue le 27 avril à Rome ? Tous deux, à des niveaux différents, ont été désignés comme des intermédiaires entre les fidèles et Dieu, afin que les prières des premiers soient exaucées par le second. Tous deux sont des produits de la "fabrique des saints", une entreprise théologique et ecclésiale devenue à différentes


époques clairement politique, que le Christianisme a mise en place dès ses origines. A travers les âges, l'Eglise catholique va même se distinguer des autres confessions chrétiennes et multiplier ces figures de dévotions. Il s'agit de donner aux croyants des témoins, qui, "en versant leur sang ou par l'exercice héroïques des vertus", ainsi que le précisent les textes romains, constituent de beaux exemples de foi. "L'exemplarité du saint doit s'appuyer sur une vie évangélique, précise Philippe Lécrivain, historien et jésuite. Il faut que les gens voient en lui les gestes et les paroles de Jésus, 'une autre Christ' comme il sera dit de François d'Assise au XIII ème siècle. Le 'miracle', souvent une guérison, est alors perçu comme le signe de l'énergie divine, une manière de donner une profondeur théologique à l'exemplarité." ... "Ces Chrétiens sont vénérés car ils ont choisi d'être témoins du Christ jusqu'à la mort." ... Des saints locaux et contemporains, patrons protecteurs des communautés chrétiennes, fleurissent dans tous les diocèses : quelques femmes, peu de laïques, mais une majorité d'hommes religieux, ermites, moines ou évêques. Il est vrai que, jusqu'au XIème siècle, la procédure est simple : "l'acclamation" populaire, la vox populi suffit. Appuyée par l'accomplissement d'un "miracle", compris par le peuple comme la manifestation de la sainteté. L'évêque du lieu procède alors à une "élévation", en inhumant les restes de l'élu dans une chapelle, sous un autel ou dans un mausolée. ... Rome instaure, en 1234, les procédures de canonisation réservant au pape le droit de dire qui peut être vénéré. Conçues comme une première étape vers la canonisation, les béatifications, qui produisent des "bienheureux", vont néanmoins se poursuivre à l'échelle locale. Après la réforme, les protestants rejettent le culte des saints pour "n'adorer que Dieu". ... une "congrégation des rites", ancêtre de la congrégation actuelle de la cause des saints, est créée au XVIème et, "en 1634, Urbain VIII fixe de façon claire et détaillée les critères et la procédure de canonisation et de béatification". Des années d'enquête, un miracle reconnu pour la béatification, suivi d'un second pour accéder à la canonisation, rien ne semble laissé au hasard. ... Ces processus servent à solidifier l'institution, à montrer qu'elle tient le coup malgré les critiques. Sur les dix derniers papes, seuls trois, Léon XIII, Benoît XV et Pie XI, demeurent étrangers à ce concours de glorification... ce n'est pas un jugement rationnel qui détermine si un pape est saint ou pas. Même controversé, même s'ils ne sont pas de saints hommes, les papes occupent par nature un siège saint !"


... Au delà du sort spécifique réservé aux papes, la politique de canonisation adoptée par l'Eglise a connu de notables évolutions depuis le pontificat de Jean-Paul II. Outre le fait que sous ses vingt sept ans de pontificat il y ait eu plus de canonisations et de béatifications qu'au cours des quatre derniers siècles, grâce notamment à un allègement des procédures et à une moindre importance accordée aux miracles, la dimension géopolitique et stratégique de ces célébrations s'est accentuée. "Jean-Paul II a procédé à 482 canonisations et à 1341 béatifications, en multipliant les canonisations de masse : martyrs de Corée, de Chine, du Vietnam, d'Espagne" ... "personne ne vénérait l'un de ces saints en particulier, mais il faut voir dans cette démarche un vecteur de la "nouvelle évangélisation" voulue par le Vatican, un réaffichage de l'universalité de l'Eglise, la volonté de sortir d'une martyrologie européenne, même si beaucoup de saints sont des missionnaires européens." extrait d’un article du « Monde » 26 avril 2014

Journal de deux femmes de « chambres »… A l’arrivée à Bordeaux, un hospitalier (chauffeur de métier) au volant du car n°1, avait visiblement égaré plans et GPS... !! nous avons visité la zone d’activité de fond en comble avant de retrouver enfin notre restaurant…Après un bon et rapide déjeuner, nous avons attendu les autres pour donner un coup de main lors de la descente de car des malades. Un premier moment d’émotion en retrouvant certains visages, mélange de JOIE et de tristesse en constatant chez certains l’évolution de la maladie. Puis enfin, premiers sommets des Pyrénées en vue, véritable éblouissement qui ne peut que nous porter à la prière, faite par le père Thibaut Bruère sur la JOIE d’avoir la foi, la JOIE de porter nos prières à Marie, de servir nos amis malades. 1er jour à Lourdes Messe à la grotte, le temps est froid et menaçant, mais un rayon de soleil juste après la communion apparaît comme une confirmation tangible du réconfort reçu dans les âmes…Puis la traditionnelle photo prise en pleine bourrasque par un photographe pressé d’en finir avant la pluie ! Du coup le chemin de l’eau est remplacé par un moment de partage animé par Yves Morel (diacre),


accompagnant sa femme malade. Témoignages vrais de malades et hospitaliers…nous revivifiant dans notre volonté et notre joie de servir. Après le déjeuner, nous accompagnons aux piscines ceux qui désirent s’y rendre, démarche courageuse, car il a fallu affronter des trombes d’eau et le froid !! Mais le désir de conversion nous porte… Dans les piscines de Lourdes, tout peut arriver….la chose la plus probable étant d’y trouver la consolation de notre Sainte Mère du Ciel, les hommes et femmes qui nous « prennent en charge » devenant par leur délicatesse et leur habileté presque transparents…mais du côté des tentes des hommes, il m’a semblé entendre parler d’armagnacs, de très bons armagnacs...eau de vie ?? Eau de Lourdes ?? Conférence du père Britto (recteur des sanctuaires de Lourdes), accent argentin et blagues sur sainte Bernadette ! Génial, malgré la fatigue, personne ne dort. Ce qui est demandé à Bernadette : la charité et le service, la conversion : arrêter de faire le mal puis retournement vers Dieu et vers les autres, chercher à ressembler à Jésus. Le soir, le chemin de croix dans la montagne est particulièrement recueilli, nous étions nombreux et se ressentait une fraternité réconfortante. 2eme jour à Lourdes Exceptionnel !! Grasse matinée, prière du matin à 8h ¼ ! Nous prenons un peu plus le temps avec les soins des malades. Puis vient la cérémonie réunissant le sacrement de l’onction des malades et l’engagement de certains hospitaliers qui désirent affirmer ou confirmer leur désir et leur joie de se donner aux autres, particulièrement les plus petits et les plus faibles. L’après-midi la cérémonie pénitentielle a lieu dans la chapelle Sainte Bernadette : nous préparer à recevoir le sacrement de réconciliation en nous aidant à réfléchir sur nos actes, nos pensées, nos choix de vie… Plusieurs prêtres se sont mis à notre disposition pour la confession individuelle vers laquelle un grand nombre d’entre nous se sont tournés. Le soir nous voici à nouveau réunis pour cette si belle procession mariale, longues et insistantes prières à notre Mère Céleste… 3eme jour à Lourdes Nous démarrons la journée par la messe internationale, lente progression de toute cette foule entrant solennellement derrière les bannières multicolores, symbole fort de la notion de fraternité à travers les frontières !!La première bannière était celle de l’hospitalité de Touraine, portée fièrement par 2 jeunes de Saint Grégoire.


Suit une petite heure de temps libre qui permet aux malades et hospitaliers de faire une petite échappée belle vers les boutiques ou les fontaines, ou bien de prendre le temps d’une méditation personnelle devant la Grotte... L’après-midi, le passage à la Grotte nous rassemble tous une dernière fois devant Marie comme une famille avant le départ des uns et des autres. Puis la fête des malades vient conclure notre séjour dans la JOIE et le rire. Enfin nous nous sommes réunis après le dîner autour du diacre Yves Morel pour une ultime prière avec les jeunes de Saint Grégoire. Chacun ayant à cœur de rendre grâce pour la JOIE et les peines partagées, certains malades sont intervenus de manière très spontanée, nous touchant tous, dont notre petite sœur centenaire qui nous a donné une leçon de vie et de patience dans l’espérance : 75 ans de vie religieuse (quand même !) et encore des grâces à recevoir à Lourdes...Les jeunes sont intervenus aussi visiblement très bouleversés par ces témoignages et pour beaucoup la JOIE qui nous a portée tout au long de ce pèlerinage s’est manifestée par des larmes de bonheur. B&B


Le Carnet Rose blanc bleu 10 mai 10 mai 18 mai 3 juillet 5 juillet

mariage Marie Guilleux - Florian Rouhier naissances d’Arthur (4ème) et Amaury (5ème) petits enfants de Nathalie Récamier Manon Fortin 1ère chez Stéphanie et Damien mariage Alexandra Niot – Vincent Beuvin


Nos amis disparus Janvier 2 mars 11 avril 18 avril 11 mai 14 mai 20 mai 14 juin 22 juin Juin

Michel Perret Véronique Assimon Monique Guédes Francine de Vallois hospitalière Jacques Augendre un ami malade de longue date André Pavis époux de Marie-Thérèse et père d’Annick Lucette Gerard Georgette Foussard Maïck nous quitte Geneviève Lefeivre venue en mai 2013

Ordination Sacerdotale de Samuel Chaboussou le 29 juin Le bulletin de l’hospitalité est désormais accessible sur CD MP3, grâce à la BS (Bibliothèque Sonore)!

Faites-nous connaître les personnes intéressées pour le recevoir Bibliothèque Sonore 53 rue du Sanitas 37000 TOURS 02 47 66 79 30 bs37@club-internet.fr

La prière des 5 doigts du Pape François Le pouce est le doigt le plus proche de vous. Donc, commencer par prier pour ceux qui vous sont le plus proches. Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à nos mémoires. Priez pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ». Ensuite l’index. Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres [les


catéchistes]. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières. Le doigt qui suit est le médium, le plus long. Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu. Le quatrième doigt est l’annulaire. Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes invités aussi à prier pour les mariages. Et enfin, il y a notre petit doigt, le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez le mieux identifier vos besoins et donc prier pour vous. Directeur Gérant : Jean-Pierre NOGUIER

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Bulletin n°23 de 08 2014  

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