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CUNTA BALLE N°8

C

Edito hère toi,

Voilà presque 10 ans que tu nous as quittés. Sans un mot, sans une parole, nous tournant le dos après une triste soirée. Tu es partie et nous ne t’avons plus revue. Nous t’avons pourtant cherchée, mais tu n’étais plus là. « Si vous trouvez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle ». Cette citation, je me la ressasse depuis trop longtemps. Nous nous aimions depuis le début des années 90. Passé le coup de blues à Gênes, nous avons ensuite atteint l’orgasme à Rome et trouvé notre chemin dans le tumulte de la vie. Notre passion, c’était de l’amour à l’italienne, fougueux, romantique, plein d’orages et de sensualité. Fiesta à Newcastle ou Manchester, crise de larmes à Turin et de nerfs à Milan. Notre voyage dans les Baléares nous a mis un coup au moral et il nous a fallu deux ans pour nous en remettre. Mais nos retrouvailles ont été une apothéose de bonheur, de champagne et de libido. La Corogne, Moscou, Madrid, Londres, nous avons joui aux quatre coins

de l’Europe, si bien que la petite mésentente allemande ne nous a même pas freinés dans nos ardeurs. La suite a été plus calme. Ensemble, main dans la main, nous avons avancé, nous avons grandi et la routine s’est emparée de nous. Au soir de cette funeste rupture helvétique, il ne nous restait plus que les yeux pour pleurer. Nous avons essayé de repartir de l’avant, de te reconquérir, persuadés que tu reviendrais, car nous en avions tellement l’habitude. Mais tu n’es pas revenue. Ce n’est que face contre terre, alors que le banquier venait de nous lacher, que nous avons enfin compris qu’il fallait changer. Qu’il fallait grandir, qu’il fallait lutter pour te reconquérir. Désormais, nous voilà à nouveau prêt à te recevoir, toi, la plus belle des coupes d’Europe. Sans faire le fanfaron, sans prétendre quoi que ce soit, nous t’attendons. Car nous savons que tu es de retour et nous espérons te revoir aussi belle que du temps de nos premiers amours.

Les Mousquetaires

Sommaire Pages 4-5 - Cunta Vrac Pages 8-11 - L’ami d’Andy Shrek Pages 10-11 - Le Tour de France Pages 12-13 - Bref, je me suis pris un rateau Pages 14-19 - Les Trophées des

Ils ont vaillamment

Mousquetaires

participé à ce numéro :

Pages 20-39 - L’ASM renoue avec

Andy Shrek, Jartagnan,

l’Europe

Le Chat Potté,

Pages 40-43 - Quel joueur de l’ASM

Orto, Semtex,

es-tu ?

Takuan Dodo

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EN VRAC

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CUNTA BALLE N°8

EN VRAC

Le portrait robot : Toulalan 37% Gladiator Sa bravoure et son dévouement sont indéniables. Comme le célèbre personnage antique du cinéma, il est dans le combat, et à la récupération c’est une vraie Toul’ de contrôle. S’il porte de temps en temps le brassard de capitaine de la cohorte monégasque, il est dans les faits un vrai général pour l’armée rouge et blanche. 33% Forrest Gump Comme l’ancien soldat du film du même nom, c’est un marathonien. Il peut avoir les mains sur les genoux après 20 minutes de jeu qu’il a toujours la même santé avec 90 minutes dans les jambes. « Cours, la Toul’ ! ». 11% Dès sa première saison, les autres joueurs se sont plaints de la Toul’, capable de se transformer en bête sauvage afin de récupérer le ballon. La bave aux lèvres, les crocs saillants, le regard furieux, le souffle chaud dans la nuque de l’adversaire, la bête arrive toujours à ses fins... Certaines personnes mal attentionnés ont soufflé qu’il ne s’agirait en fait que d’une calembredaine à propos de sa toison pileuse assez chargée...

19% George Clooney Comme la star américaine, il a les cheveux poivre et sel depuis l’âge de ses 18 ans. Comme la star américaine, il dégage une aura et une classe à toutes épreuves. Par contre, rien ne dit s’il boit du thé ou du café le matin au petit déj...

Vie de Mondial James R. : Je suis meilleur buteur de la compétition, parmi les meilleurs passeurs, j’ai marqué le plus beau but et porté mon équipe à un résultat historique... Et pourtant c’est un type en vacances depuis 15 jours qui a été nommé meilleur joueur. VDM. Danijel S. : Aujourd’hui, je suis sélectionné pour jouer la Coupe du monde, enfin, depuis le banc. Alors que tous les autres gardiens s’éclatent et font des exploits, le vieux qui est titulaire à ma place cumule les boulettes. Et moi je reste assis... VDM. Joao M. : Aujourd’hui, je suis en super en forme. Je me suis économisé toute la saison pour être prêt pour la Coupe du monde au Brésil. Je dispute le premier match et je perds 4-0 contre l’Allemagne. VDM. Elderson E. : Je ne joue que sept matchs insipides avec Monaco avant le Mondial, mais je suis tout de même dans les 23. Je participe à la préparation mais me blesse à la cuisse sans même sprinter. Alors que je suis forfait, mon équipe atteint les huitièmes de finale. En 2010, j’étais là, elle avait fini dernière de son groupe. VDM.

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B E S T O F


D U B I N E T T E S


ANDY SHREK

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Salut les gars, C’est Andy Shrek !

jouer avec mes marmots. Faut dire qu’il a pas mal de temps libre, ces derniers temps, le Claudio.

Pour ce numéro spécial été, il fallait bien que je reprenne le clavier et que j’écrive sous Word 2010. Mais que dire après une saison aboutie ? Une saison qui nous a vus atteindre l’objectif principal que tout un peuple attendait depuis bien longtemps. Comme vous le savez, dans mon marais et jusque dans le pays du fort fort lointain, je rencontre pas mal de copains de contes de fée : Pinocchio, les trois petits cochons, le Chat Potté… et même l’âne qui a prêté son pelage dans « Peau d’Ane ». Tous ces personnages ont fait rêver les grands comme les petits. Et en fonction du livre que l’on lit, la fin n’est pas terrible terrible pour certains.

Au début, un étranger

Cette année, je me suis lié d’amitié pour un type dont le conte a fait rêver pas mal de monde, mais dont la fin ne s’est pas terminée comme il l’aurait souhaité : notre bon Claudio. Eh oui, la maison secondaire de notre divin coach était à côté de chez moi. Du coup, pendant que j’écris ces quelques mots, il est occupé à

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Il ne m’en voudra pas si je reviens un petit peu sur son conte de faits de la saison 2013/2014. Il a emménagé dans le coin à la suite de la montée en Ligue 2. En vieux loup solitaire que je suis, je n’avais pas vu d’un très bon œil le fait qu’un rital envahisse mon marais. Ce genre de type, j’en avais jamais trop vu s’aventurer dans le coin. En plus un vieux. J’ai déjà eu du mal à être accepté par les vieux de Fiona, c’est pas pour m’en coltiner un à 20 mètres de chez moi. Bref passons, j’étais sur mes gardes. Puis j’étais mal à l’aise vu que quand il est venu se présenter, je n’ai pas arrêté d’avoir l’image du Chat Potté avec une perruque grise : « Yé souis enchantier dé fairé votré conne essence ». Heureusement que ce n’est qu’une maison de campagne pour lui. Même si j’avoue, cet accent chantant on s’y habitue. La preuve, je me surprends parfois à repasser de temps à autres à la maison les conférences de presse du coach. C’était culte quand même !


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Finalement, il m’a fallu peu de temps pour l’apprécier ce Claudio. Faut dire que le début de la saison m’a pas mal aidé. L’euphorie des six premiers « bons métchs » a fait qu’on a commencé à se parler. A première vue, il avait l’air d’un gars banal. Rien à voir avec les drôles de personnages qu’on peut retrouver ici. Aucun loup n’a soufflé sur sa maison, il n’est pas fait de bois, il n’est pas un animal qui parle, ni un p’tit biscuit, et sa femme n’est pas un dragon. Même si, des fois, j’ai quelques doutes à ce sujet. Mais c’est une parenthèse que je vais vite refermer. Moi et l’âne, un exemple Je me demandais quand même, comment a-til fait pour passer la douane des contes de fée ? La réponse m’a très vite sauté aux yeux. Dès le premier métch d’ailleurs. Il avait un pouvoir magique. Le pouvoir de rendre certains jambons. Euh… excusez-moi les trois petits cochons, j’ai fait une faute. Il avait le pouvoir de rendre certains gens bons. C’est ainsi que Claudio a réussi l’exploit de transformer Emmanuel Rivière, la saucisse de Toulouse, en un Manu Flacdo meilleur buteur du club. Ce n’était pas une mince affaire mais lorsque l’on voit l’ouverture

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du score à Bordeaux, son triplé au Louis II contre Montpellier et son déboulé au Vélodrome, on se dit que la marraine des fées est une petite joueuse à côté de ce sorcier italien. Jusqu’au match nul du Parc des Princes, je me disais que ce Claudio en marcel-claquettes que je voyais de ma fenêtre n’était vraiment pas un homme comme les autres. Il réussissait à se passer de Ramès, il faisait virevolter le coin coin et le YFC sur les ailes, il avait monté une défense de pré-retraités solide, soutenue par des jeunes brigands dont un ressemble à s’y méprendre à Eduardo Costa. Un vrai personnage de conte de fée. Mais le conte de fée a laissé place aux faits marquants de la saison. Les ailes offensives se sont brûlées et le manque de régularité des jeunots s’est fait ressentir. C’est alors que Claudio est venu me voir. Il m’a demandé comment j’avais réussi à devenir ami avec l’âne. Bonne question... C’est vrai qu’il me tapait sur le système au début, et maintenant il est là dans mon salon, sans que je sache parfois comment il entre. Et bien figurez-vous que c’est grâce à ma relation avec l’âne que Claudio a réussi à faire

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PREAMBULE

de Ramès la star du Mondial au Brésil qu’il est aujourd’hui. Rappelez-vous, Ramès ce petit Colombien qui ne savait pas mettre un pied devant l’autre dans notre rugueuse Ligue 1. L’âne, c’est Ramès. Et je suis la Ligue 1. Claudio est celui qui a pris soin de laisser se façonner le prodige. Dans un premier temps en étant piquant comme a pu l’être le Chat Potté, à coup de sorties médiatiques et de mises sur le banc, puis protecteur comme a pu l’être Fiona en me montrant que l’âne était mon meilleur ami. Maintenant, Ramès a fini meilleur passeur de Ligue 1, meilleur buteur du mondial et moi, j’aime mon âne. Alors que Claudio a réussi à mettre en lumière un Colombien, c’est un autre qui s’est éteint. Après un départ satisfaisant, le cas Falcao s’est dressé sur la route de mon ami italien. Comme je lui disais souvent, je préfère encore aller chercher Fiona chaque week-end dans un donjon protégé par un dragon plutôt que d’avoir à régler ça. Blessé, transparent, mis à mal par les défenseurs, violenté parfois, notre attaquant vedette n’était pas au mieux. A l’instar de Ramès, Claudio a tenté de le protéger, de le piquer (en le sortant contre Nantes), mais rien n’y a fait. Le Colombien a été victime d’un temps d’adaptation qui a trainé en longueur et de plusieurs blessures. Un peu comme quand le Chat Potté était en surpoids. Il a le potentiel, il a

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les gestes qui peuvent faire peur, mais en fait, pas du tout. Un petit gars de Chasselay a réglé tout ça à coup de tacle assassin et nous a indirectement envoyé Dimitar, le tueur bulgare ou l’homme qui joue en marchant. Un joueur dont Claudio ne pouvait plus se passer jusqu’au mois de mai. L’Abi éreinté Puis, tant qu’on est dans les mises à l’écart. Le cas le plus difficile à gérer pour mon ami Cloclo, ça a été Abi. Un bon conte de fée a son « il était une fois ». Celui-ci a son « il était un foie ». Et oui, ce fameux foie qui a fait passer le niveau physique et technique de Cap’tain Abi du Barça au niveau amateur de Jouy-en-Josas. Parce que bon, tant qu’il y a de l’Abi, il y a de l’espoir, qu’on a tendance à dire. Sauf que là, pour le coup, de l’espoir, on en a eu pendant quelques semaines seulement, avant la peur. A chaque touche de balle, la peur. A chaque (non)dégagement en catastrophe, la peur. A chaque crochet du gauche dans ses six mètres, la peur. Comme tout bon supporter, il est un peu cardiaque le Claudio ! Je l’entends encore crier la nuit « Déguège moi çé ! ». Alors, il a pris une décision forte. Mettre le capitaine en tribune. Au moins là, on a eu moins peur. Il pensait juste à nous, supporters, notre ami coach. Mais ça a fait un foin pas possible. Alors, il


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a mis en place un cycle pour ne pas froisser l’égo du joueur : un match sur le banc, puis un comme titulaire. Ce cycle avait un nom de code, l’Abi cyclette. Tant que l’Abi ne faisait pas le moine, ça allait. Ça a également permis à Abdennour de revenir progressivement, et aux supporters croyants de dire Aymen. Pas de happy end Finalement, le conte de faits s’est bien terminé, avec la deuxième place acquise. Mais celui-ci aurait pu être écrit par les frères Grimm... Oui, Claudio est très heureux de la place qualificative, mais comme à son habitude, il reste un éternel loser. « Yé souis bon qu’à crié un groupéto ». Oui, effectivement, il a créé quelque chose. Un peu comme nous quand il a fallu combattre le vil prince charmant et son acolyte. On a formé une équipe, on a rempli l’objectif à court terme. Ici, le Mister s’est fait lâché par son groupe qui n’a pas joué la Coupe de France à fond et s’est fait sortir par Guingamp de manière « Ridicoulé ». Complètement déboussolé après cette défaite, Ranieri a mangé un bout de P’tit Biscuit. C’est à ça que j’ai vu que ça n’allait plus. Je lui ai proposé un verre d’alcool pour le revigorer, mais je n’avais

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que de la Vodka et du Porto, alors forcément, il s’est écroulé. Je crois qu’il va maintenant faire une diète de tout ce qui peut être russe ou portugais pour ces prochains mois. J’ai quand même essayé de le consoler. Il a fait la course non loin de la tête, derrière un avion de la compagnie Fly Emirates, et a été suivi par des Dogues. Pour un promu, avec une majorité de joueurs qui évoluaient en Ligue 2 la saison passée, c’est vraiment bien. Il m’a dit qu’il irait très certainement se faire voir chez les Grecs, et que ça suffisait, il n’était pas bon qu’à cultiver les Jardim. Un peu chafouin le Claudio sur la fin. Ça lui a rappelé son aventure londonienne, je pense. Des dirigeants russes, un entraîneur venant du Portugal... L’histoire se répète. Mais pour tout le monde, j’ai bien fait quatre films. Mais il n’empêche qu’il restera le coach qui a sauvé le cheptel de la sombre Ligue 2 et qui nous a redonné l’envie de fredonner « tutututu ils sont les champions ... » : l’hymne de la Ligue des Champions. Pour service rendu, il garde une place privilégiée dans mon marais le Claudio. Et M. Jardim, il va falloir faire vos preuves pour lui retirer !

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BREF

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Bref, je me suis pris un râteau pas arrêté en si bon chemin, à base de rentre dedans. Après avoir pesé le pour et… enfin vous avez compris, j’ai tranché. Il était trop fort pour moi.

Bref, j’étais célibataire depuis 10 ans. C’est long, 10 ans, trop long. C’était donc décidé, il fallait que ça change. Alors, je me suis mis en chasse. Il n’y avait pas de raison, j’étais armé, j’avais bien des qualités pour plaire à une donzelle. Parmi celles disponibles il y en avait bien une qui voudrait de moi. Restait à savoir comment faire. J’ai bien étudié la situation. J’ai pesé le pour et le contre, et le pour, et le contre. Mais je savais toujours pas si j’étais pour ou contre les grosses poitrines. Enfin passons. La miss de la région me plaisait bien, ça faisait quelques mois que je l’avais remarquée. Une comme ça, j’en avais pas eu entre les mains depuis le siècle dernier. C’est que c’est pas une fille facile. Elle se mérite après un travail de longue haleine. Le problème, je n’étais pas seul sur le dossier. Un Don Juan était dans la place qu’on m’a dit. Je n’ai pas mis longtemps avant de le constater. Nous voilà au coude à coude, au genou à genou, au front à front. Mais difficile de faire front face à ce genre de tombeur. J’étais encore un peu rouillé faut dire. Lui, il ne s’est

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Après une bonne cuite au champagne qui m’a laissé sur le carreau un petit moment, m’est venue une idée. Le réveillon du 31 donne souvent des idées. Bon, pas toujours des bonnes c’est sûr, mais qui ne tente rien n’a rien. Dès les premiers jours de cette nouvelle année, j’ai fait la rencontre d’une vieille dame. Mais attention, LA Vieille Dame ultime. La réputation de cougar qu’elle se traîne la précédait. Et je n’allais pas m’en plaindre. J’en fais l’expérience, elle n’était pas du genre à couper court aux discussions. Et ça, ça me plaisait. France qu’elle s’appellait. Un joli prénom France. Encore plus joli quand elle a accepté un premier rendez-vous. Il était prévu en Bretagne. C’est sympa la Bretagne, ok, mais c’est mouillé quand même comme pays.


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Du coup, j’ai bien pris mon temps pour me préparer. Et j’ai demandé l’aide de mes meilleurs potes. J’aime ces moments-là, on est là, tous ensembles. C’est toujours les mêmes gestes, d’abord la jambe gauche, chaussettes, chaussures, puis la jambe droite. Et puis une gorgée de Limoncello, toujours. Mais je commençais à me faire vieux pour ces conneries, le courant n’est pas si bien passé au départ. Heureusement, j’ai fini sur une bonne note. J’ai eu le droit à une deuxième chance. Elle voulait bien qu’on se revoit autour d’un café. Pour ça, j’avais une bonne adresse dans le Rhône, chez un vieil ami qui m’avait arrangé le coup la dernière fois. Les deux dernières fois même. J’ai fait bonne impression. Mais je me suis renversé mon macchiatto de Colombie dessus. J’allais en mettre du temps à enlever cette tache... En cherchant un peu, j’ai trouvé une recette de grand-mère. Le yaourt bulgare ça marche bien on m’a dit. Je l’ai donc revue pas loin de la maison avec la même chemise, en espérant que plus rien ne se voit. Tout de suite, elle a regardé ma chemise, je l’ai regardée, elle m’a regardée, je l’ai regardée, je les ai regardées. Deux heures que ça a duré. Mais j’ai fait mouche avec mon produit laitier, j’en n’étais pas peu fier. J’ai bien senti qu’elle était ouverte à quelque chose. De plus en plus ouverte oui. A force, j’ai même commencé à penser qu’il ne restait plus que moi pour la faire monter au sixième ciel.

BREF

pas. Et j’ai pas réussi à me refaire la cerise. Deux claques plus tard, elle est partie. Je suis resté comme un con, je n’avais que mes yeux pour pleurer. Mais c’est que je n’ai pas dû faire ce qu’il faut. Restait plus qu’à attendre l’année prochaine… Bref, j’ai pas gagné la Coupe de France.

J’ai pas perdu le nord et je lui ai sorti le grand jeu. Elle a été submergée. J’en espérais pas tant. Je me voyais déjà dans son lit. Si proche du but. J’avais tout, enfin je croyais. Alors qu’elle devait me donner les clés de chez elle pour conclure, je suis arrivé en retard. Même si j’ai essayé de me rattraper avec un petit cadeau, un yaourt pour la dédicace, j’ai senti que quelque chose n’allait

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Les trophĂŠes 2013/2014


Mousquetaires


LES TROPHÉES MOUSQUETAIRES

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Le ballon de rugby Son dribble chaloupé, ses « rebonds » imprévisibles, sa conduite de balle déroutante, son coup de rein dévastateur, le joueur du cheptel le plus fantasque balle au pied. Les résultats : J. Rodriguez : 84% / Y. Ferreira-Carrasco : 12% / Fabinho : 4% L’analyse du vote : Comme l’an dernier, le suspens a fui ce trophée. Ayant très vite fait le trou, et quel trou, sur ses poursuivants, James Rodriguez a mis les deux mains sur son premier titre monégasque aussi facilement qu’il est capable d’enchainer contrôle poitrine reprise dans la lucarne. Vainqueur de l’an dernier, le poulet belge YFC n’a pas fait illusion une seule seconde. La fiche du vainqueur : Jeune star qui monte du côté de Porto l’été dernier, il est devenu en l’espace d’une saison le leader technique d’un cheptel ambitieux, qu’il a porté sur ses épaules dès la première blessure de Falcao. Et ce qu’il fait à la Coupe du monde n’étonne personne du côté du Rocher…

Son image chez les fans : Pierre philosophale qui transforme tous les ballons qu’il touche en or. Son image chez les détracteurs : Buveur de café adepte du tricot. Geste technique favori : Le petit crochet court, la tête haute, suivi d’une balle en profondeur pour Falcao. Geste technique honni : Le petit crochet court, la tête haute, suivi d’une balle en profondeur pour Manu Rivière. Reconversion souhaitable : Président de la Colombie. Reconversion à éviter : Vendeur de café chez Nespresso.

Le ballon d’oxygène Parce que pour entourer la jeune garde monégasque, il a fallu un certain nombre de « vieux » dont l’âge canonique est aussi long que leur souffle est court. Les résultats : R. Carvalho : 72% / E. Abidal : 17% / D. Berbatov : 11% L’analyse du vote : Encore un trophée qui n’a pas fait vibrer les foules par son suspens grandiloquent. Carvalho est parti, et plus personne ne l’a revu. Mais quelle logique que de voir que le meilleur vieux est notre défenseur le plus solide. On espérait quand même que Berbatov lui fasse un poil plus de concurrence… Mais il n’a joué que six mois. La fiche du vainqueur : Un palmarès long comme le bras, une expérience de vieux grognard précieuse et inestimable, un tempérament de guerrier qui n’a peur de tacler personne… Plus qu’Abidal, le taulier de la défense, c’était lui.

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Son image chez les fans : Vainqueur de la C1 avec Monaco en 2015. Son image chez les détracteurs : Vainqueur de la C1 avec Porto en 2004. Geste technique favori : Le tacle glissé en pleine surface qui dégage le ballon sans toucher ni l’arbitre, ni l’adversaire. Geste technique honni : Le coup d’épaule en pleine surface qui dégage l’adversaire, l’arbitre et pas le ballon. Reconversion souhaitable : Batman, dans un film de méchant portugais. Reconversion à éviter : Méchant, dans un film portugais sur Batman.


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Le ballon prisonnier Parce que les Mousquetaires aiment le cheptel dans son ensemble, voici un trophée pour ces joueurs qui ont joué, mais pas tant que ça… Les résultats : N. Barazite : 48% / A. Wolf : 32% / S. Chabbert : 20% L’analyse du vote : Moins « à l’africaine » que les précédents, ce trophée a quand même récompensé un large vainqueur. Barazite a certainement bénéficié de son pedigree plus médiatique d’enfant d’Arsenal. De plus, les supporters munegus qui en ont fait leur champion ont sûrement été sensibles à la volonté du joueur de « rester pour s’imposer à Monaco », alors qu’il était déjà incapable de mettre un pied devant l’autre en L2… La fiche du vainqueur : Un jeune Gunner, ce n’est pas exceptionnel. Un jeune Gunner qui rame, ce n’est pas non plus exceptionnel. Il a autant scoré que Gonzalo Vargas, mais il laissera bien moins de traces dans notre imaginaire collectif… Allez savoir pourquoi.

Son image chez les fans : Ex-joueur d’Arsenal Son image chez les détracteurs : Futur joueur d’Utrecht Geste technique favori : La petite secousse pour faire valser la dernière gougoutte de pipi à la pause, au chaud, chez lui. Geste technique honni : La recherche de ses chaussures de foot, planquées quelque part, avant d’aller faire un calcetto avec les copains. Reconversion souhaitable : Testeur de canapés. Reconversion à éviter : Consultant TV sur beIN Sports.

Le ballon de baudruche Des joueurs sont venus, d’autres sont partis, nombreux sont ceux qui ont joué, qui ont brillé et qui se sont grillés. Hommage donc à ceux sur qui on comptait, un peu à tort… Les résultats : Y. Ferreira-Carrasco : 55% / E. Abidal : 25% / J. Moutinho : 20% L’analyse du vote : Il a perdu son Ballon de rugby mais n’en reste pas moins un homme de récompenses. Et il est vrai qu’il le mérite ce titre. Parti comme une balle en début de saison, avec des performances de choix jusqu’à son doublé à Sochaux, il a ensuite explosé en plein vol, victime d’une méforme et d’une blessure, traînant tel un boulet son problème de contrat les rares fois où il est entré. La fiche du vainqueur : Inconnu puis superstar, pour retomber dans l’anonymat et l’incertitude l’été suivant, voilà le parcours du Poulet belge, dont les priorités salariales plombent un début de carrière prometteur. Qu’il se remette très vite au boulot, avant que sa carrière ne tourne à la vaste blague…

Son image chez les fans : Futur Eden Hazard. Son image chez les détracteurs : S’il monte jusqu’à l’Eden, ce sera un peu par hasard. Geste technique favori : Faire danser son défenseur, le laisser sur place par un crochet suivi d’une accélération foudroyante. Geste technique honni : Faire danser son agent, planter tout le monde en prétextant que son salaire est indigne de son statut. Reconversion souhaitable : Présentateur de « Danse avec les stars ». Reconversion à éviter : Présentateur de « Splash ».

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LES TROPHÉES MOUSQUETAIRES

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Le ballo(n)telli Ces joueurs-là en ont une bien grosse. Il est donc temps de leur rendre un gros hommage, probablement jamais aussi développé que ce qu’ils ont dans le pantalon… Les résultats : Y. Ferreira-Carrasco : 38% / L. Ocampos : 32% / D. Berbatov : 30% L’analyse du vote : Certainement le trophée le plus disputé. Il est vrai que les candidats étaient valeureux, chacun dans son domaine respectif en avait un bien gros. Dimitar a fait le départ le plus rapide, mais le Poulet belge a été le plus constant pour s’adjuger le titre avec une petite marge, alors que le caïd bulgare n’a même pas su résister au retour d’Ocampos, dont le retour en fanfare sur son Instagram a certainement boosté ses partisans. La fiche du vainqueur : Ribas avait réalisé le doublé l’an dernier. Cette année, c’est le Poulet belge qui s’impose comme l’homme de ces trophées. Et ils sont complémentaires, tant ses performances ont chu au même rythme que son melon se boursoufflait.

Son image chez les fans : Futur Enzo Scifo. Son image chez les détracteurs : Futur Nicolas Maurice-Belay. Geste technique favori : Faire danser son défenseur, le laisser sur place par un crochet suivi d’une accélération foudroyante. Geste technique honni : Faire danser son défenseur, perdre lamentablement le ballon à cause de la lenteur gestuelle due à une masse crânienne bien trop importante. Reconversion souhaitable : Joueur de foot à temps plein. Reconversion à éviter : Maraicher à Cavaillon.

Le ballon d’eau chaude Parce que Monaco étant au bord de la Méditerranée, nous aimons ceux qui crient, qui vocifèrent, qui font monter la température tant sur le terrain que dans les tribunes. Les résultats : C. Ranieri : 50% / A. Raggi : 30% / J. Toulalan : 20% L’analyse du vote : Ce n’est que justice ! Econduit hors de Monaco malgré une saison à records, nous ne pouvions pas laisser Ranieri partir sans une breloque en souvenir. Vainqueur facile devant Raggi et Toulalan, il était effectivement le plus chaud des Munegus pendant les 90 minutes de chaque rencontre. En espérant qu’il ne soit pas pareil dans la vie privée, sinon, pauvre Mme Ranieri. La fiche du vainqueur : L’entraîneur au mauvais timing. Toujours là pour construire, pour bâtir, pour lancer les projets, mais toujours parti à l’heure d’en profiter et de surfer sur les cimes. Une légende dans sa profession, qui paye son trop grand pragmatisme, et sa rigueur exacerbée.

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Son image chez les fans : Meilleur entraîneur de l’histoire du cheptel. Son image chez les détracteurs : Meilleur emmerdeur de l’histoire du cheptel. Geste technique favori : Le grand cri sur l’attaquant le plus proche pour le pousser à aller au pressing. Geste technique honni : Le grand cri sur le défenseur le plus proche pour le pousser à aller au pressing. Reconversion souhaitable : Sélectionneur des prochains champions du monde. Reconversion à éviter : Entraineur pour le prochain magnat du pétrole qui récupèrera un club de foot européen.


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LES TROPHÉES MOUSQUETAIRES

Le Camel trophy Pour sa performance sur le terrain comme en dehors, ce trophée récompense celui qui a fait la une des réseaux sociaux, mais dans la rubrique fadaises et calembredaines. Les résultats : L. Ocampos : 47% / L. Kurzawa : 9% / E. Echiejile : 8% L’analyse du vote : Ce trophée-là n’est que justice. Qui d’autre que’Ocampos, le futur « crack », pouvait mettre la main sur le trophée hommage à Meriem, le future « Zidane » ? Et haut la main en plus, sans contestation aucune, ses poursuivants étant même bien trop loin pour lire le numéro derrière son maillot. Petite surprise, la présence de Kurzawa sur un podium complété par Echiejile. N°1 de la nullité en fin de saison, logique troisième. La fiche du vainqueur : El Pepito, capable du meilleur, avec un début de saison pétaradant et des buts spectaculaires, et du pire, avec un entêtement à vouloir dribbler toute la défense ou n’utiliser la touche passe que si la menace de guerre nucléaire se fait trop forte.

Son image chez les fans : Super sub, buteur dans le temps additionnel. Son image chez les détracteurs : Super coincoin, l’instagrameur qui poste des selfies au-delà de la quantité réglementaire. Geste technique favori : Le cœur avec les doigts en direction de sa femme après un but en retourné acrobatique. Geste technique honni : Le cœur avec les doigts de sa femme, toutes voiles dehors sur Instagram en pleines vacances. Reconversion souhaitable : Ailier titulaire dans un club de haut niveau. Reconversion à éviter : Participant aux Anges de la téléréalité 41.

Le spécial Chuck Norris Certains se sont illustrés, mouillant le maillot et se donnant à corps et à cris pour l’équipe. Ce trophée récompense celui sans qui l’équipe ne serait qu’un train bancal… Les résultats : J. Toulalan : 73% / J. Rodriguez : 7% / V. Germain : 5% L’analyse du vote : Le président tout en haut, logique respectée. Seul joueur dont les tribunes du Louis II scandaient régulièrement le nom. Il est fort logique de le voir gagner aussi haut la main ce trophée qui trônait fièrement sur l’étagère de Germain, autre joueur du cheptel qui a mouillé la diagonale tant qu’il pouvait. Rodriguez, le n°1 « sportif », est logique deuxième. Le vainqueur de l’an dernier et n°1 dans le coeur des Munegus s’accroche au podium, après une seconde partie de saison assez réussie. La fiche du vainqueur : Discret mais indispensable partout. Base du collectif, il ne joue que pour ça, toujours. C’est bien normal, pour tous les services rendus à la patrie asémiste, qu’il soit mis sur le devant de la scène.

Son image chez les fans : Le besogneux, qui ne lâche rien, récupère, gratte, relance, s’arrache et se bat, encore et encore. Son image chez les détracteurs : Pourquoi joue-t-il à l’ASM et pas dans mon club ? Geste technique favori : Une course de replacement, un tacle pour gratter le ballon et une relance précise vers James. Geste technique honni : Une passe en bois, marcher pour se replacer, tendre la jambe, rater le ballon. Faire faute. Reconversion souhaitable : Président du running club de Roquebrune. Reconversion à éviter : Sélectionneur de l’équipe de France.

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Monaco et l’Europe, ToutE une histoire


L’AS Monaco va faire son retour sur la scène européenne, et plus précisément en Ligue des champions, après de longues années d’attente. Les supporters monégasques n’étaient plus habitués à voir jouer leur équipe fétiche en milieu de semaine, contre des clubs de contrées plus ou moins loitaines. Pourtant, l’aventure européenne du cheptel a été riche en épisodes. Flash back sur cette série au long cours.


DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

1961

CUNTA BALLE N°8

1962

Monaco (2-3) Glasgow Rangers La bande annonce : Le cheptel décroche son premier titre en 1959/1960, la Coupe de France. Cela tombe au meilleur des moments, alors que la Coupe des Vainqueurs de Coupe va être inaugurée. La troupe de Biancheri et Hidalgo pense débuter son aventure européenne lors de cet exercice 1960/1961, mais fait grise mine en apprenant que la FFF ne l’a pas inscrite pour la compétition. L’ASM n’est qu’un club invité en championnat de France… Du coup, il faut attendre la saison suivante pour connaître cette première continentale. Monaco est champion et ne peut plus être ignoré. Mais c’est un gros morceau qui se présente de suite, les Glasgow Rangers, habitués à aller loin en coupes d’Europe à ce moment-là.

l’eau. L’apnée se prolonge et s’intensifie même dès la demi-heure de jeu avec un nouveau but des Rangers. Asphyxiés, les Munegus ne peuvent prendre une respiration que dans le dernier tiers du match, après une réalisation d’André Hess. Cette bouffée d’air frais donne même de l’élan aux joueurs de Lucien Leduc. Bert Carlier remet les deux équipes à égalité. Mais les Ecossais sont supérieurs et font la différence dans les dernières minutes (3-2). A l’issue du match retour, ponctué par le même score en défaveur de Monaco, cette première européenne prend rapidement fin.

La critique : Les acteurs se sont mouillés pour réaliser cette performance, surtout pour une première. Une véritable plongée au cœur du sujet.

Le premier rôle : Certains portent bien leur nom comme on dit. L’Ecossais Alex Scott ne s’est pas fait que des amis sur le Rocher, c’est lui le premier bourreau de l’ASM en Coupe d’Europe. L’ailier a marqué deux fois lors de ce premier match et a même ajouté une réalisation au retour. Monaco a été sa victime favorite dans sa carrière européenne.

Le scénario : Cette rencontre débute en quelque sorte avant même le coup d’envoi. Un bon gros orage s’abat sur la Principauté et la pelouse du Louis II. Un temps écossais qui n’a pas pour autre conséquence que de mettre les visiteurs dans leur élément. Ils n’ont besoin que de quelques brasses, de neuf minutes de jeu, pour déjà plonger la tête des Rouges et Blancs sous

Le climax : Dans une confrontation aller-retour, être mené de deux buts à domicile est presque déjà synonyme d’élimination. Pourtant, Monaco a réussi à se sortir de cette situation en égalisant. A la 75e minute, Bert Carlier a transformé un penalty. A ce moment-là, le cheptel pouvait même espérer l’emporter avant le match retour. Mais c’est l’inverse qui s’est produit.

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CUNTA BALLE N°8

DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

1991

1992 Werder Brême (2-0) Monaco

La bande-annonce : Un an après le « drame national » de l’OM à Bari, ce sont les Monégasques qui se hissent en finale de Coupe d’Europe. La première de leur histoire, avec de vraies chances de devenir le premier club français vainqueur sur le plan continental La critique : Une lente descente aux enfers dans le plus pur style des comédies dramatiques françaises. Un handicap de départ, un scénario plat et plongeant, une fin à base de larmes et de drame, et une inéluctable fatalité qui plombe le spectateur durant 90 minutes. Le scénario : Les Monégasques pénètrent le coeur lourd sur la pelouse du Stade de la Lumière de Lisbonne. Le drame de Furiani est dans toutes les têtes, dans toutes les jambes, et l’ambiance mortuaire de ce stade quasiment vide (15 000 spectateurs) n’est pas pour arranger les hommes d’Arsène Wenger. Le rythme lent convient très bien aux Allemands, qui n’ont pas trop à forcer pour contenir des Monégasques déclinants. Et comme souvent chez ces êtres à sang froid, ils exploitent à merveille les erreurs de la défense. La première de Manu Petit, qui laisse trainer un ballon que Klaus Allof convertit en but d’une reprise croisée. La seconde quand la défense laisse partir seul au but Rufer, qui se charge d’enfoncer la tête des hommes

du Rocher sous l’eau, d’où ils ne sortiront pas. Car ils n’en ont pas la force, plus le courage et l’abnégation nécessaires. Tel un vrai film français comme le Festival de Cannes les aime, dramatique proche du lourdingue, noir du début à la fin, triste à souhait et sans aucun rythme, cette finale se termine avec une victoire allemande, car à la fin, ce sont toujours les Allemands qui gagnent. L’acteur principal : Rui Barros. L’homme qui avait qualifié Monaco en demi-finale par son but décisif face à la Roma, puis en finale grâce à son deuxième but à Rotterdam, celui qui a compté double après l’égalité sur les deux matchs. Mais le nain bâtisseur portugais de l’ASM a été le symbole de son équipe ce soir-là, complètement englué dans un marasme lourd et pesant. Triste pour ce joueur qui œuvrait pourtant quasiment à domicile… Le climax : La veille au soir, une tribune s’est effondrée à Bastia, avec des morts et des blessés. On ne sait pas combien cela a pesé dans les têtes des Monégasques le lendemain sur le terrain, mais une chose est sûre, ça n’a pas aidé…

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DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

CUNTA BALLE N°8

1996

1997 Monaco (1-0) Inter Milan

La bande-annonce : Le Stade Louis II est plein comme un œuf. Les autochtones ont même dû faire la queue pendant des heures pour se procurer le précieux sésame, luttant contre les Italiens venus en masse. Leur équipe a gagné (3-1) au match aller, dans des conditions assez douteuses. Pour le retour, le club du Rocher doit s’imposer (2-0), ou mourir… La critique : De la comedia del arte à la tragédie grecque, c’est une œuvre qui prend aux tripes et ne vous les lâche pas, même 10 ans après. Le scénario : Cette année, l’ASM est favorite de la Coupe de l’UEFA… Ce duel face à l’Inter est un vrai derby à l’échelle européenne. Jamais la tension n’a été si élevée dans et autour du Stade Louis II. Elle monte d’un cran quand sur un corner, Martin Djetou ouvre la marque d’une superbe reprise en force. Mais l’arbitre annule ce but pour une faute absolument inexistante. Les joueurs intéristes appliquent un plan de jeu ultra simpliste : défendre, encore et toujours. Le score nul et vierge tient jusqu’à la mi-temps et, déjà, les supporters ressassent ce but refusé à tort. Le match repart sur les mêmes bases, Thierry Henry marque à l’heure de jeu. L’arbitre valide la chose et le Louis II s’imagine déjà

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la moitié du chemin effectué. Sauf qu’après une dizaine de minutes de palabres, les Italiens font annuler le but, là encore l’histoire ne sait pas trop pourquoi. Mais les Monégasques n’abdiquent pas. Victor Ikpeba marque à la 70e ce qui est probablement le moins valable des trois buts munegus. Au départ de l’action, Sylvain Legwinsky a fait une déviation de la main assez flagrante. Durant les 20 minutes qui suivent, la foule pousse pendant que les Monégasques font transpirer leurs homologues intéristes. Mais cela ne suffit pas et les Monégasques ne quittent le stade qu’avec leurs yeux pour pleurer… L’acteur principal : Mario Van der Ende, l’arbitre du match a donné le ton d’un match tendu et usant en refusant le premier but pour des raisons inconnues. Quand il a refusé le deuxième pour un hors-jeu d’Henry, après l’avoir validé dans un premier temps, il a définitivement faire entrer ce match dans l’histoire des plus grosses sodomies du sport moderne… Le climax : Dans les arrêts de jeu, pour le dernier corner de l’espoir, Fabien Barthez monte. Après une partie de billard, la gonfle lui arrive dans les pieds et il décoche une reprise dont il a le secret. Les filets tremblent, le stade aussi. Sauf que c’est du mauvais côté du petit filet…


CUNTA BALLE N°8

1997

DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

1998

Manchester United (1-1) Monaco La bande annonce : Old Trafford, le théâtre des rêves. La bande à Jean Tigana, épouvantail européen depuis deux saisons, se rend chez l’ogre mancunien orphelin du grandissime Éric Cantona. Lors du match aller, les deux équipes se sont quittées sur un tristounet match nul (0-0). La critique : Un suspens Hitchkokien, un final haletant, et un dénouement digne des meilleurs blocksbusters de Michael Bay. Le scénario : David Trezeguet, sur la première occasion monégasque, qui n’en est même pas vraiment une, décoche un missile sol-sol de 30 bons mètres qui vient fusiller Van Der Gouw dans la lucarne. Personne dans le stade n’y croit sur le moment, mais le jeune buteur monégasque vient de planter le décor et de placer l’ASM en position de qualifié. Le reste du match est un remake de Fort Alamo, mais en version colorisée. Dans le rôle de Jim Bowie, Fabien Barthez, qui repousse tout ou presque, dans un récital qui lui ouvrira les portes de Manchester trois ans plus tard. Solkjaer égalise en début de seconde mi-temps, mais le fort monégasque tient jusqu’au bout et s’offre sa deuxième demi-finale de coupe d’Europe en deux ans, là encore contre un club italien.

L’acteur principal : Franck Dumas, dans le rôle de Davy Crockett. Un génie de la défense au talent probablement sous-estimé. Le capitaine de la formation rouge et blanche a tout fait, tout ça en marchant, ou presque. Tout en panache, en placement et en science de la défense, il a maitrisé les débats avec classe et fait de sa surface de réparation un cauchemar pour les attaquants adverses. Mises en position de hors-jeu, dégagements en catastrophe, tacles, coupages de trajectoire, relances propres, … Son activité, parfois dans l’ombre, a permis à l’AS Monaco de tenir durant tout le match et de faire en sorte que le but de Trezeguet, autre acteur phare, soit décisif. Le climax : Les 10 minutes qui ont suivi le but de Solkjear. Une furie de diables rouges qui s’est abattue sur Monaco. Portés par un public capable de se mettre debout pour un crochet de Nicky Butt dans le rond central, les Mancuniens ont essayé de surfer sur l’égalisation pour faire la différence. En vain.

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DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

CUNTA BALLE N°8

1997

1998 Monaco (3-2) Juventus Turin

La bande annonce : Héroïques en première mi-temps lors du match aller face à la Juventus de Deschamps et Zidane, les Monégasques ont ensuite sombré face à la malice des Italiens et au talent de Del Piero (4-1). Au retour, ils tentent de sauver l’honneur, ou de gagner (3-0)… La critique : Un péplum comme on les aime. De l’action, de l’émotion, de grands moments de bravoures, tout cela est au service d’une histoire que l’on sait dramatique dès le début. Le scénario : L’arme au poing, les hordes monégasques partent à l’abordage de cette équipe de Turin regroupée dans sa classique formation de la tortue « en forme de tortue », avec une coquille bien épaisse, un axe de transmission appelé Zidane et deux pointes. Mais les fiers guerriers de la Principauté se font prendre dans le dos, comme tant de monde avant eux. Au bout d’un quart d’heure de jeu, la messe est dite : Amoruso détruit le dernier petit espoir de poursuivre la guerre jusqu’à son terme. L’artificier belge de service, Philippe Léonard, se charge de mettre à mal la défense italienne, mais à la mi-temps, il ne reste plus que la fierté et l’honneur de tout un peuple pour faire en sorte que les Rouges et Blancs ne rendent pas les armes. Thierry Henry fait chavirer

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la foule, positionnant les armées asémistes avec la qualification en ligne de mire. Si proche, mais si loin. Malheureusement, Del Piero, d’un maître coup de canon, viendra tuer tout espoir de faire l’histoire. Mais ces guerriers-là luttent jusqu’à la mort. Alors que toute la foule pleure déjà la fin des espoirs, à une marche du terme comme l’an dernier, Robert Spehar vient donner un peu de baume au cœur, en s’arrachant sur un centre pour lober le dernier rempart adverse et permettre aux phalanges monégasques de repartir la tête haute. Mais avec les mains pleines de sang et les yeux débordants de larmes. L’acteur principal : Jean Tigana, le général en chef de cette troupe de guerriers doubles demi-finalistes de coupe d’Europe, n’a jamais renoncé à son jeu et à ses principes. Offensif dès la première minute, il a eu des guerriers de grands talents sous la main (Henry, Trezeguet pour ne citer qu’eux). Mais c’est l’état d’esprit de ses phalanges, qui n’ont jamais renoncé, soit pour la qualif, soit pour la victoire, soit pour l’honneur, qui est à remarquer. Le climax : Le but de Thierry Henry, qui est venu pourfendre l’arrière garde turinoise. A ce moment-là, il restait une grosse demi-heure et seulement deux buts à remonter. Et en face, si c’était solide, il n’y avait rien de transcendantal…


CUNTA BALLE N°8

DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

2003

2004 Monaco (8-3) La Corogne

La bande annonce : Dans une phase de poule, le quatrième match peut être charnière, faire basculer le parcours d’un côté ou de l’autre. En ayant battu le PSV et l’AEK, mais en ayant perdu à l’aller en Galice, Monaco aborde la réception de La Corogne avec un bilan favorable. Reste à confirmer pour s’approcher de la qualification. Pas forcément simple face au leader du groupe, sept points en trois matchs. Qui plus est sans Morientes, en tribunes en compagnie de son ami Raul. La critique : Au fond de la nuit, s’est produit un de ces événements paranormaux qui paraissent peu croyables, un de ces films de science-fiction. Un match qui n’était pas de notre galaxie. Le scénario : Une réussite totale, une défense adverse aux abois, tout se passe pour le mieux dès le début. Rothen profite d’une mauvaise remise avant que Giuly marque grâce à un contre favorable. Prso ajoute ensuite un doublé. Les buts s’enfilent comme des perles, même si Tristan et Scaloni marquent côté espagnol. Prso y va de son triplé dans la foulée. A la pause, Molina est remplacé par Munua après avoir encaissé quatre buts, mais son suppléent connaît la même punition. Au retour des vestiaires, Plasil réussit un lob très lointain qu’il n’aurait sûrement pas tenté un

autre soir. Prso agrave encore la marque dans la minute suivante. La fin du festival est pour Cissé, sur un rush individuel après la réduction du score d’un Tristan bien seul dans l’équipe d’en face. Le premier rôle : Pour Prso, ce 5 novembre était un jour bien particulier. Le Croate a fêté son anniversaire, et il l’a fait avec la manière. Un quadruplé en C1, c’était inimaginable pour un Monégasque. Et c’était un record, de Van Basten notamment, à égaler. Prso l’a réussi et aurait même pu faire mieux. Il a été remplacé au cours de la seconde période, alors qu’il restait un quart d’heure à jouer. Il n’avait pas connaissance du record, sinon il aurait demandé à rester sur le terrain pour en mettre un cinquième. Cela semblait tellement facile ce soir-là... Le climax : Le rêve aurait pu se transformer en cauchemar. La Corogne revient à 4-2 en première période, inscrivant deux buts de suite. Et est même proche d’un 4-3 qui aurait pu tout changer. Dans les arrêts de jeu, le ballon passe de nouveau sur le côté gauche espagnol. Sur un centre au point de pénalty, Roma s’interpose de la main gauche juste devant Tristan, alors seul pour pousser le ballon au fond. Moins d’une minute plus tard, le but du 5-2 est marqué et le match définitivement plié.

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CUNTA BALLE N°8

2003

2004 Monaco (3-1) Real Madrid

La bande annonce : Au match aller, les Galactiques ont montré leur supériorité avec une victoire (4-2). Mais la réduction du score de Morientes, face au club qui l’a prêté à l’ASM, a laissé un infime espoir. Remonter deux buts d’écart face à une telle équipe, grande favorite de la compétition, c’est possible mais tellement peu évident. Même si Beckham est absent en face, Deschamps doit en plus faire sans son duo de choc du milieu, avec les absences combinées de Zikos et Bernardi… La critique : Un tableau historique, une épopée de légende, un peu de science-fiction, des scènes de grande émotion. Tout pour faire un blockbuster. Le scénario : Si Roma met en échec Zidane en premier lieu, Raul parvient à marquer après la demi-heure de jeu, suite à une accélération trop accélérée pour les Monégasques de Ronaldo. Les Merengue sont trop forts, c’est plié… Quand Giuly marque juste avant la pause d’une volée croisée sur une remise de Morientes, certains pensent que c’est juste pour sauver l’honneur. Mais dès le retour des vestiaires, rebelote. Cette fois c’est Morientes qui marque, encore avec une tête face à Casillas. Plus qu’un but est nécessaire. Et Monaco bouge réellement l’ogre espagnol. Ce qui devait arriver arrive. Giuly dévie du talon un

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ballon d’ibarra après un enchaînement de passements de l’Argentin devant le spécialiste Roberto Carlos. Les rôles sont inversés, les Galactiques ne sont plus ceux que l’on croyait au départ. Adebayor et Nonda touchent même un poteau chacun. Pourtant, une frayeur arrive bien en fin de match, Raul, face à Roma, n’a pas son efficacité légendaire. Le premier rôle : Giuly a été plus qu’un capitaine pour cette équipe de rêve. Il a signé un doublé décisif avec deux gestes de buteur, d’une précision d’avant-centre. Il a déjà eu le mérite de les tenter et donc de les réussir avec brio. La volée, mais surtout la talonnade, ce geste de génie inoubliable pour tout supporter monégasque qui a vibré cette saison-là. Le climax : A la mi-temps, le score cumulé est de 5-3 en faveur du Real, un avantage assez conséquent pour cette constellation de stars. Pourtant, les Madrilènes ne sont pas si bien. A tel point que Zidane confie à Giuly « on est morts » au moment de regagner les vestiaires. Cela s’est en quelque sorte confirmé juste après.


CUNTA BALLE N°8

DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

2003

2004 Chelsea (2-2) Monaco

La bande annonce : Monaco s’est placée dans une position plutôt confortable en gagnant à domicile (3-1) à l’aller. Le troisième but, qui a permis un écart non définitif mais intéressant, a même été signé d’un Nonda à peine remis de sa grave blessure. Les stats plaident pour l’ASM mais la prudence reste de mise face à un Mister comme Ranieri.

conclusion de l’Espagnol. La fin de rencontre se passe ainsi sereinement, avec trois buts de marge.

La critique : Tous les bons ingrédients au rendez-vous. De la peur et du suspense, une issue qu’il a fallu mériter et une conclusion à l’eau de rose. Avec un nuage de lait.

Le premier rôle : Cela aurait pu ne pas être le jour de Morientes. Un poteau à la demi-heure, une occasion manquée juste après, un autre poteau sur le but d’Ibarra, il semblait maudit. Mais cette saison-là, El Moro était de la trempe des grands, comme invincible en C1. Il a marqué son neuvième but dans la compétition pour qualifier le cheptel. La réplique « On est finale », prononcée sur le tarmac de l’aéroport avant le retour en Principauté, est depuis devenue mythique.

Le scénario : L’avance de deux buts des Monégasques ne dure pas si longtemps. La furia anglaise est en place dès le début de match. Elle se concrétise après une 20 minutes grâce à Gronkjaer, d’une frappe puissante dans la lucarne opposée. Si Morientes trouve une première fois le poteau, c’est Chelsea qui en ajoute un deuxième, avec Lampard sur une remise de Gudjohnsen. Les Anglais prennent l’avantage sur la double confrontation, mais seulement pour trois minutes. La réduction du score asémiste intervient dans les arrêts de jeu, sur une action obscure conclue par Ibarra. Les Blues sont coupés dans leur élan. A l’heure de jeu, un autre but de Monaco les douche. L’échange est parfait entre Morientes et Bernardi, pour la

Le climax : Au moment où Monaco réduit le score à 2-1, personne ne sait vraiment comment le ballon est entré. La seule certitude au départ, c’est qu’il a bien franchi la ligne. Mais durant quelques secondes, le doute subsiste quant à la validation du but par l’arbitre. Ceux-ci sont finalement chassés. Au vu des ralentis, il apparaît toutefois qu’Ibarra s’est aidé de la main. Tous les moyens sont bons comme on dit, et tant mieux. C’est arrivé tout de suite après le deuxième but des Blues, quelques secondes avant la mi-temps. De quoi passer de position d’éliminé à celle de qualifié, changeant grandement l’approche de la période de repos. Celle qui aurait pu devenir un quart d’heure de doute.

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DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

CUNTA BALLE N°8

2003

2004 Porto (3-0) Monaco

La bande annonce : Le Real et Chelsea n’ont pas réussi à arrêter cette équipe. Pour la première fois de son histoire, le club atteint la finale de C1. Un invité surprise à ce stade de la compétition au vu de l’effectif et de la cote qu’il avait en début de saison. Mais leur parcours parle pour eux. En face, une autre équipe pas forcément attendue en finale est présente avec Porto, qui venait de sortir La Corogne. La critique : Le film était à voir à sa sortie dans les salles. Désormais, il ne revêt plus vraiment d’intérêt. Il est plutôt à oublier. Arena auf Schalke, Gelsenkirchen, des mots qui résonnent encore dans les esprits rouges et blancs. Le scénario : Dans le bus menant au stade, le cheptel se comporte encore comme une bande de potes, comme oubliant la rencontre qui l’attend. Cela ne les empêche pas de bien débuter la rencontre, inquiétant la défense portugaise. Mais, amputée de son capitaine Giuly, la formation asémiste trouve plus difficilement les clés. Prso n’a pas le même profil et la même vitesse que le lutin. C’est même l’équipe de Mourinho qui trouve la faille la première, grâce à Carlos Alberto avant la pause. Au retour des vestiaires, l’ASM garde espoir mais n’arrive pas à revenir. Et ses ambitions sont douchées en l’espace de

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quelques minutes, par Deco (71e) et Alenichev (75e). L’épopée monégasque, le parcours de rêve du cheptel, la plus belle aventure européenne du club prend tristement fin. Joueurs comme supporters sont difficilement consolables. Le premier rôle : L’arbitre danois M.Nielsen et ses assistants ont eu leur importance, ont pesé de tout leur poids. Porto a déjà pu profiter de décisions arbitrales lors des autres tours et la série s’est poursuivie. A deux reprises, Morientes a été lancé seul au but mais a été stoppé dans son élan par un coup de sifflet, pour un hors-jeu inexistant à chaque fois. Il aurait pu ouvrir le score (31e) ou égaliser à 1-1 (62e). Quelques minutes plus tard, El Moro a encore été victime de l’homme en noir, qui a porté le sifflet à la bouche sans souffler dedans lorsque le Monégasque a été découpé à l’entrée de la surface. Et sur le contre, le deuxième but lusitanien a été marqué, mettant fin aux espoirs asémistes… Le climax : La sortie sur blessure de Giuly a été le tournant de la rencontre, dès la 23e minute. Le match s’est en quelque sorte terminé à ce moment-là. Ludo faisait très mal dans la profondeur aux lents défenseurs centraux portugais, dont un certain Ricardo Carvalho. D’ailleurs, beaucoup de supporters qui revoient cette rencontre stoppent leur enregistrement à ce moment-là…


CUNTA BALLE N°8

DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

2005

2006 Monaco (1-1) Bâle

La bande annonce : Reversé en C3 après un barrage de C1 des plus sombres, le cheptel a passé la phase de poules en terminant à la première place. Devant des Vikings, des Goths, des Golgoths tchèques et bulgares. En 16es de finale, des Helvètes sortis de leur trou dressent un sombre piège. Bâle, champion national, parvient à remporter la première manche (1-0) dans son antre. Et part avec un avantage pour son voyage sur le Rocher. La critique : Le dernier épisode d’une série des plus prenantes mais pourtant mise entre parenthèses par la production. Cette décision est regrettée par tous et ne sera pas remise en cause avant de nombreuses années. Beaucoup sont depuis en manque… Le scénario : Monaco n’aborde pas au mieux ce rendez-vous dans les têtes, avec une mauvaise situation en championnat, deux victoires en 11 matchs depuis le début de l’année et une défaite à Nice (2-0) juste avant. La première alerte est sur le but de Roma, de retour sur le terrain après une grave blessure et l’intérim de Warmuz. Un but est ensuite refusé à Bernardi pour hors-jeu, mais la décision d’après est favorable à l’ASM avec un penalty obtenu par Plasil. Vieri marque en force (21e). Le cheptel remet les pendules à l’heure avec une prolongation potentielle. Mais cela ne va pas plus loin,

avec deux petits tirs cadrés dans tout le match. La seconde période est même bien difficile, avec un certain manque d’envie et de détermination dans les rangs monégasques. Sur une succession de corners, Majstorovic s’impose de la tête (56e). L’ASM doit marquer deux fois, insurmontable pour cette équipe, malgré le lancement de toutes les cartouches offensives par Guidolin. Le premier rôle : Il aurait pu être le premier rôle. Vieri avait été choisi pour intégrer la liste européenne du club plutôt que l’autre recrue hivernale Di Vaio. Sur le Rocher depuis un mois, il avait marqué quatre buts pour ses six premiers matchs. Il en a ajouté un en transformant dans son style caractéristique le penalty obtenu en première période. Mais le Buffle n’a pas réussi à mener plus loin l’ASM. Le climax : L’entrée de Kapo, à la 75e minute, aurait pu être décisive. D’autant plus que Meriem a cédé sa place. C’était l’attaquant de classe internationale recruté par Deschamps, entraîneur au début de la saison. Cela a été suivi des faits avec deux occasions, mais pas d’efficacité.

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DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

CUNTA BALLE N°8

victor

Victor Ikpeba Au box-office : 14 buts

Récompenses :

Il n’est pas forcément un des attaquants les plus emblématiques de l’histoire de Monaco, mais c’est pourtant lui le meilleur buteur du club en coupes d’Europe. Le Nigérian totalise pas moins de 14 buts, répartis sur trois saisons. Trois en 1993/1994 (C1), sept en 1996/1997 (C3), quatre en 1997/1998 (C1). Le tout en 35 matchs, soit un ratio de 0,4 but par match. Pas mal à ce niveau et pas si loin d’un maître en la matière, Raul (0,48).

Emmy Award du meilleur doublage original dans le dessin animé « Astérix aux Jeux Olympiques »

Filmographie :

Palme d’honneur du meilleur canonnier de l’histoire dans la série « Moi 1, Louis II »

V pour Victor Victor Young Ikpeba Ce cher Victor Victor et le manoir aux ballons

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Oscar de la plus belle scène de bataille pour le film « Milan, et des poussières » Razzie award du plus beau geste artistique pour un contrôle de la nuque

Nymphe d’or du festival télé de Monaco pour son rôle de composition dans « un but pour l’espoir »


CUNTA BALLE N°8

DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

tonton

Jean-Luc Ettori Au box-office : 60 matchs Jean-Luc Ettori n’est pas seulement le joueur le plus capé de l’histoire de l’ASM avec ses 755 rencontres en rouge et blanc. Il est aussi celui qui a disputé le plus de rendez-vous européens avec le club. Il en dénombre 60, soit 11 de plus que son dauphin dans ce classement, Claude Puel. Il a connu pas moins de 12 campagnes différentes, en C1, C2 ou C3. Et a même été un temps le Français avec le plus de matchs en coupes d’Europe, ensuite dépassé par Thierry Henry et Patrice Evra notamment.

La Moustache Carrière, 602 matchs United Colors of Jean-Luc Récompenses : Palme d’or du meilleur premier rôle dans le film « Papy fait de la résistance » Vainqueur du concours Splash des sportifs, lors d’une session en direct à Valladolid

Filmographie :

Grammy d’honneur pour avoir joué l’intégralité des épisodes de la série « En rouge, et blanc, et à moustache »

Le monument de mon Tonton Le Tonton flingueur

Nomination aux Molières pour son rôle dramatique dans la pièce « Voir Lisbonne, et mourir »

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DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

CUNTA BALLE N°8

LUDO

Ludovic Giuly Au box-office : 8 buts

Récompenses :

Avant la saison 2003/2004 ponctuée par une finale mémorable (ou pas), Giuly n’avait pas marqué une seule fois en C1. Ses quatre premières réalisations européennes dataient des deux campagnes de C3, en 1998/1999 et 1999/2000. En 2000/2001, il avait échoué dans cet exercice, avant de frapper à quatre reprises lors de sa dernière saison à l’ASM.

Oscar du meilleur acteur dans « Ces gars lactiques »

Filmographie :

Nomination pour la palme d’or des meilleurs costumes lors du film « Ludo chez les Soviets »

Captain Europa Ratatouille Les vacances du petit Ludovic L’auberge espagnole Le retour du roi

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César du meilleur second rôle dans « L’espagne, ça vous gagne » Nomination aux « Candeloro’s awards » pour sa Madjer flopée

Oscar d’honneur pour son apparition remarquée dans « Chasseurs de Dragons » César du meilleur second rôle dans « Raymond »


CUNTA BALLE N°8

DOSSIER SPÉCIAL EUROPE

NanDO

Fernando Morientes Au box-office : 9 buts

Récompenses :

Sur une seule campagne européenne, personne n’a fait aussi bien que Nando avec le maillot à la diagonale. Et sur la seule saison où il a joué avec l’ASM, personne d’autre ne l’a là aussi égalé. Avec ses neuf réalisations lors de l’épopée monégasque jusqu’en finale, il a terminé meilleur buteur de la Ligue des champions 2003/2004. Et dire qu’il était en tribunes pour voir ses coéquipiers pulvériser La Corogne.

Oscar de meilleur bouffeur de Meringue dans le film « On ne choisit pas sa famille »

Filmographie :

Vainqueur des NRJ Music awards dans la catégorie « chanson à texte » pour sa célèbre partition « On est finale »

Vers l’infini, et Nando delà Don Fernando en Russie La place du Moro Moro no Brasil

Oscar du meilleur acteur dans « Le périple rouge » Vainqueur des Razzies awards dans la catégorie « meilleur dialogue » dans le film « A nous les petits Anglaises » grâce à son célèbre « Chelsea, enculé »

Prix du jury du meilleur artificier dans le film « Les têtes brûlées »

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CUNTA BALLE N°8

Mister

George Weah Au box-office : 12 buts (26 matchs)

Récompenses :

Au niveau du ratio de buts par match au niveau européen, Weah fait encore mieux qu’Ikpeba. Le sien est de 0,46. Il a inscrit 12 réalisations en 26 rencontres, et avec une grande régularité. Sur ses quatre saisons princières, alors qu’il venait de débarquer en Europe, il a enchaîné deux, puis trois, puis trois, puis quatre buts lors de chaque campagne.

Grammy du meilleur second rôle animal dans le film « Le guépard »

Filmographie :

Oscar du meilleur second rôle dans le film « Bons baisers de Bruges »

George de la jungle La Folie du Roi George Docteur Weah et Mister George Mister Gun Ma’ George (italian version)

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Oscar de la meilleure musique de film avec son titre « Libérien, délivré » Palme d’or du meilleur acteur pour le film « Le ballon dort »

Oscar du meilleur scénario original pour le film « Des hauts, et des bas »


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10 bonnes raisons de venir au Louis II (le weekend, et pas que pour la Ligue des Champions) 1. Parce que les types qui vont éclater la Juve,

éparpiller Man U et satelliser le Barça seront exactement les même que ceux qui vont se casser les dents contre les 11 bœufs d’Evian ou de Guingamp.

2.

Parce que le championnat, c’est un peu le tour préliminaire de la Ligue des Champions.

3.

Parce la Coupe du monde nous a montré qu’il y a de vraies stars en Ligue 1, Ochoa, Medjani, Enyeama, Aguilar, Ospina, Bedoya, ou encore Origi jouent en France, et ont tous fait les huitièmes de finale, voire plus.

4. Parce qu’il n’y a qu’à Monaco où l’on va en tribune « Pesage », en première « Celeste » ou en « Populaire » sous les magnifiques arches.

5.

Parce que la salade d’ennemis niçois, le casting parisien, le pastis marseillais, le poisson pas frais lorientais, la chien batard des Lillois, le sang lensois, les poubelles montpelliéraines, les saucisses de Toulouse, la cuite bordelaise, le plumage des canaris nantais, la déprime de l’O.L.as, les crêpes guingampaises et rennaises, la noyade d’Evian, la piquette rémoise, la connerie caennaise, ou encore la bestiole stéphanoise, voilà tant de bonnes raisons de venir au Stade Louis II un weekend de match.

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6.

Parce que la saison de basket de Pro B comporte 44 journées, donc 22 matchs à domicile. Vous aurez ainsi la possibilité de pouvoir suivre les deux équipes fanions du sport collectif monégasque à domicile, sans rater beaucoup de rencontres.

7.

Parce que les super penseurs qui œuvrent à la communication de l’ASM ont un plan pour que les tribunes paraissent remplies à la télé. Et chez les Mousquetaires, on aime que les plans se déroulent sans accroc.

8. Parce qu’au stade, tu n’as ni Eric Di Meco,

ni Franck Sauzée, ni Manu Petit, ni aucun autre badole du micro pour venir te bourrer les oreilles avec des inepties et autres platitudes racistes anti-monégasques. Au pire, tu tomberas sur papy Hooligan qui hurlera que l’arbitre c’est un homosexuel sodomite, mais ça, c’est uniquement si tu n’as pas de chance.

9. Parce que pour que Cristiano Ronaldo vienne

à Monaco, il faut qu’il y ait du monde au stade. Et pis c’est tout.

10.

Parce que c’est quand même vachement mieux d’afficher ses couleurs au stade avec tous les autres supporters de l’ASM, que seul comment un con devant sa télé avec Madame qui râle dans la pièce à côté.


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Je vous attends !

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JEU

CUNTA BALLE N°8

Quel joueur de l’ASM es-tu ? Tu aimes le foot et tu es fan de l’AS Monaco. Tes idoles sont en rouge et blanc et tu veux savoir qui est le joueur qui te ressemble le plus ? Pas de doute, ce quizz est pour toi ! Et si la réponse ne te satisfait pas, c’est pas grave, c’est le mercato… 1. Durant un match, que fais-tu le plus souvent ? A) Tu te marres, regardant de loin tes coéquipiers. B) Tu fixes ton adversaire le plus proche de ton regard carnassier. C) Tu appelles désespérément le ballon en faisant de grands gestes. D) Tu cours, tu tacles, tu ratisses, tu récupères, encore et encore. E) Tu marches en attendant qu’un ballon arrive sur toi. 2. Alors que tu gambades sur le terrain, ton entraîneur te fait une remarque en te hurlant dessus… A) Tu ranges ton téléphone dans ta chaussette. Tu posteras ta photo sur Instagram à la mi-temps. B) Tu rigoles, il est trop loin, tu pourras dire que tu n’as pas entendu. C) Tu t’en fous, tu as déjà récupéré deux ballons depuis. D) Tu t’en fous, il a dû se tromper, c’est pas possible qu’il te fasse une remarque. E) Tu serres les dents et tu sprintes pour te replacer. 3. Tu marques un but… A) Tu t’en fous, l’important, c’est que derrière l’équipe ait gagné la rencontre. B) C’était le troisième et dernier de l’équipe, en fin de rencontre, quand tu étais encore le seul à jouer. C) Il était pas aussi beau que le prochain que tu vas mettre. D) C’est arrivé une fois, sur un malentendu, et tu en rigoles encore. E) Une déviation de la tête sur un corner, tu n’as pas vraiment fait exprès en fait.

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4. Un coéquipier est mieux placé que toi pour marquer… A) « Pourquoi tu m’en parles, il a déjà le ballon depuis longtemps. » B) Tu ne l’as pas vu et ton cinquième crochet a été contré par l’adversaire. C) « Laisse-moi le temps de me retourner pour que je lui donne le ballon d’une talonnade. » D) Tu t’appliques au maximum pour que ton centre ne parte pas dans les tribunes. E) Forcément, tu te trouves de l’autre côté du terrain. 5. Corner pour l’adversaire, que fais-tu ? A) Tu es déjà dans le short de ton adversaire direct, en plein milieu des six mètres. B) Tu hurles les ordres à tes coéquipiers. Ça ne te fait pas beaucoup rire ce genre d’action. C) Dans la surface, tu observes le positionnement des adversaires, afin de couper au mieux la trajectoire du ballon. D) A l’entrée de la surface, tu te grattes le nez. E) Tu regardes tout cela de loin, pas le temps de descendre défendre en marchant. 6. Coup franc direct pour Monaco, que fais-tu ? A) Tu es dans le mur adverse, histoire de foutre un peu la merde. B) Tu es à l’entrée de la surface et tu regardes en rigolant tous les joueurs adverses susceptibles de partir en contre. C) Tu as les deux bras en l’air, criant au tireur «moi moi moi moi». D) Tu es dans la surface, hors-jeu, espérant que personne ne te voie. E) Dans le rond central, tu es déjà en train de calculer quel adversaire est susceptible de partir en contre afin de couper au mieux sa trajectoire.


CUNTA BALLE N°8

7. Monaco vient de perdre un match à l’extérieur. Dans l’avion au retour, que fais-tu ? A) Tu rigoles avec plusieurs de tes coéquipiers. Ce n’est qu’une défaite, ce n’est que du foot. B) Il était là, à dix centimètres ce foutu ballon. Tu l’avais presque, mais il est quand même allé au fond. C) Tu n’es pas dans l’avion. Pour digérer cette défaite, tu es rentré à Monaco en footing, 650 bornes ne seront pas de trop… D) Ton petit jongle dans la surface suivi d’une talonnade était une merveille. E) Tu pestes contre la durée du vol. Vivement que tu atterrisses pour voir les photos que ta copine a posé sur Instagram. 8. C’est l’heure des sélections en équipes nationales… A) Les sélections, c’est pas pour toi. Pas encore. B) Ça fait longtemps que tu as envoyé chier ces tocards qui ne se rendent pas compte de la chance qu’ils avaient de jouer pour toi. C) Tu refuses d’y aller, ton caractère discret et altruiste n’est pas en adéquation avec la mentalité du reste de l’équipe. D) Tu n’y penses pas : tu es trop jeune et trop obnubilé par ta copine pour aller jouer la Coupe du monde. E) Tu es sélectionné, mais tu restes sur le banc, barré par un vieux grognard expérimenté. 9. Tu perds un ballon… A) Tu engueules ton partenaire qui t’a envoyé cette passe de merde. B) Encore deux et ça sera ton vingtième.

JEU

C) Ça t’arrive une ou deux fois par saison, et tes détracteurs vont faire l’année là-dessus. D) Ton entraîneur n’as pas eu le temps de te le reprocher que tu l’as déjà récupéré. E) C’est pas grave, tu as déjà le mollet de ton adversaire au bout des dents. 10. Un ballon traine dans la surface adverse, que fais-tu ? A) Tu es déjà en l’air pour faire un ciseau, même si le ballon est trop haut. B) Tu as déjà anticipé le dégagement du défenseur pour jouer le deuxième ballon. C) Tu encourages tes coéquipiers, mais de loin. D) Heureusement que c’est pas toi qui vient d’envoyer le centre, sinon la balle trainerait dans les tribunes. E) Si le ballon t’arrive dessus, il y aura but. Sinon, tant pis. 11. C’est l’heure du mercato, que fais-tu ? A) Tu es à Dubaï, le club a tellement investi sur toi qu’il ne va sûrement pas te lâcher de sitôt. B) Tu n’écoutes pas ce qu’il se dit, de toute façon, la presse a déjà annoncé 25 joueurs pour prendre ta place. C) Tu es serein. Comme tu peux jouer à plusieurs postes, il y aura toujours de la place pour toi dans l’effectif. D) Tu t’en moques, tu vas aller au bout de ton contrat et prendre ta retraite. E) Un salaire et des spectateurs pour te voir exercer ton art. C’est tout ce qui t’importe en fait.

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JEU

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Réponses Q1 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q7 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q2 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q8 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q3 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q9 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q4 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q10 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q5 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q11 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Q6 : A [SUB] B [SUB] C [SUB] D [SUB] E [SUB]

Tu as une majorité de...

Tu as une majorité de...

Tu es le gars fun du groupe. Toujours le premier à rigoler, tu évacues la pression avec un grand sourire et tu te moques des racontars et des rumeurs de transferts, ce qui te permet d’assurer sur le terrain, contre vents et marrées.

Tu es le sanguin de l’équipe. Celui qui vocifère plus que l’entraîneur, capable de jouer la comédie devant les adversaires et les arbitres. Qu’importe ta position sur le terrain, ta rage fera le travail à chaque rencontre.

Ton idole : Danijel Subasic

Ton idole : Andrea Raggi

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CUNTA BALLE N°8

Tu as une majorité de...

JEU

Tu as une majorité de...

Tu es le djeunz de l’équipe. Tu maîtrises les réseaux sociaux et tu as plein d’amis Facebook, Twitter ou Instagram qui peuvent t’admirer en soirée bowling une veille de match ou à moitié à poil avec ta plantureuse copine, que tu aimes presque autant que le ballon.

Tu es l’artiste de l’équipe. Qu’importe de courir, de marquer, de passer, tu fais fi des remarques de ton entraîneur et de ce que l’on raconte sur toi dans la presse. Car la note artistique est la seule qui compte pour toi, le beau geste, tel est ton but. Le reste n’est que fioriture.

Ton idole : Lucas Ocampos

Ton idole : Dimitar Berbatov

Tu as une majorité de...

Tu as des égalités...

Tu es le besogneux de l’équipe. Tu fuis la lumière, tu t’éloignes des lieux de plaisir, tu te défiles devant les sollicitations médiatiques. En fait, tu ne t’épanouis que dans la souffrance d’un footing de trois heures, avec cette capacité à s’exploser les tripes pour le bien du collectif.

Tu es le coach, celui qui doit faire des choix, qui tranche parfois, ou pas. Et qu’importe les résultats qui en découlent. Avec le président Dimitry Rybolovlev, c’est ta tête qui finira par être tranchée et plantée au bout d’une pique à l’entrée du stade.

Ton idole : Jérémy Toulalan

Ton idole : Claudio Ranieri

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Sun de returnu

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Cuntaballe008  

Le magazine qui plonge dans les tréfonds de l'actualité du cheptel munegu à grands coups de câpres et de pets

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