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CH E VA L IE RS D E C OLOM B

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COLUMBIA


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A S S U R A N C E I N VA L I D I T É

S O I N S D E LO N G U E D U R É E

RENTES


C H E VA L I E R S D E C O LO M B août 2011 ♦ Volume 91 ♦ Numéro 8

COLUMBIA articles

7 L’espérance en action Les jeunes catholiques peuvent se tourner vers le bienheureux Jean-Paul II en tant que père spirituel, alors qu’ils cherchent à devenir de fidèles témoins chrétiens. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

10 Fidèles fils et filles du Pape Benoît XVI Avec les Journées mondiales de la Jeunesse, le pape Benoît XVI a montré qu’il communique de manière profonde avec les jeunes. PAR LE PÈRE BASILIEN THOMAS ROSICA

13 Un témoignage consacré Grâce à leur prière et leur apostolat, les Sœurs de la vie assurent la protection et la promotion du caractère sacré de la vie humaine. PAR CAROLEE MCGRATH

18 Un grand « Oui » à l’amour Dans la vocation du mariage et de la famille, nous découvrons la signification du corps humain et de la liberté humaine. PAR KATE IADIPAOLO

20 Le boursier de Dieu Un diplômé du secondaire choisit le séminaire malgré les bourses offertes par de prestigieuses universités. PAR AMBRIA HAMMEL

22 Un jeune homme qui dit grand Le vénérable Michael McGivney a manifesté un esprit héroïque de vertu et de direction parmi les jeunes dont il avait la charge. PAR LE PÈRE GABRIEL B. O’DONNELL, O.P.

La foule entoure la croix des Journées mondiales de la Jeunesse tandis que celle-ci est transportée dans les rues de Sydney, en Australie, en juillet 2008.

sections

CNS photo/courtesy of World Youth Day 2008

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Construire un monde meilleur 6

Nouvelles des Chevaliers

Dans notre dévouement à l’évangélisation des jeunes catholiques, nous poursuivons l’héritage du bienheureux Jean-Paul II. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

Des archevêques Chevaliers reçoivent le pallium à Rome • La Cour suprême rejette la dernière attaque envers la mention « sous Dieu » • Des incitations au recrutement en l’honneur du Bienheureux Jean-Paul II

Apprendre la foi, vivre la foi À partir du Notre Père, Jésus nous a enseigné à prier et nous a légué un sommaire de l’Évangile. PAR L’ÉVÊQUE WILLIAM E. LORI, AUMÔNIER SUPRÊME

17 Notre histoire Devant la persécution, les martyrs du Mexique ont proclamé leur foi avec audace.

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Une conversation avec Columbia Le Vatican lance son site web et met à profit les nouvelles technologies pour mieux communiquer l’Évangile. PAR LA RÉDACTION DE COLUMBIA

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Chevaliers à l’œuvre

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Application de nos degrés

PAR MARÍA DE LOURDES RUIZ SCAPERLANDA

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É D I TO R I A L

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Appelés à être témoins

Chevaliers de Colomb ________

ÉDITEURS

et consacré au Christ, dans le service de l’Église et du monde. Le pape Benoît a choisi les dernières paroles de Jésus avant son ascension au ciel comme thème de la Journée mondiale de la Jeunesse 2008, à Sydney, en Australie : « Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins… » (Actes 1, 8). Pour la Journée mondiale de la Jeunesse 2011, qui aura lieu ce mois-ci à Madrid, le pape a désigné le fondement même de ce témoignage chrétien : « Soyez “enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi” ». On nous rappelle que, pour recevoir la grâce de vivre d’authentiques vies chrétiennes, il est nécessaire d’être fermement enracinés dans la foi de l’Église. Le présent numéro de Columbia explore le thème des témoins crédibles de la foi par le partage d’exemples d’autres témoins qui ont répondu à l’appel universel à la sainteté. Bien qu’il n’y ait peu qui soient confrontés au choix de mourir pour leur foi lors d’une persécution, chaque baptisé, homme ou femme, est appelé à « toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15). De plus, chacun, chacune, est appelé à grandir en vertu et à manifester les fruits de l’Esprit Saint, y compris charité, joie, paix, patience et bonté. Non seulement la charité est-elle le premier principe des Chevaliers de Colomb, mais elle est aussi la première preuve que nous sommes des disciples chrétiens (cf. : Jn 13, 35). ♦ ALTON J. PELOWSKI DIRECTEUR DE RÉDACTION

RÉDACTION DIRECTEUR DE RÉDACTION Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org ASSISTANT À LA DIRECTION ARTISTIQUE ET ÉDITORIALE Brian Dowling brian.dowling@kofc.org ARTS GRAPHIQUES DESIGN Michelle McCleary

El L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA

Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉPCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2011 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVERTURE Des pèlerins agitent leurs drapeaux respectifs lors des Journées mondiales de la jeunesse de Sydney, en Australie, en juillet 2008.

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CoVer: CNS photo/courtesy of World Youth Day 2008

AU COURS DE son pontificat, le bienheureux Jean-Paul II a canonisé 480 saints et martyrs, près de cinq fois plus que tous les autres papes du 20e siècle. Depuis son élection, en 2005, le pape Benoît XVI a lui aussi insisté, pour affirmer que le monde moderne a besoin d’exemples de sainteté exceptionnels — peut-être plus que toute autre chose. Jusqu’ici, Benoît a canonisé 34 saints et saintes et en a béatifié près de 800 autres, y compris Jean-Paul II. Ces exemples de sainteté rappellent aux chrétiens et chrétiennes de tous les états de vie qu’ils et elles sont appelés également à vivre courageusement dans la vertu. « L’appel universel à la sainteté », enseignement clé du Concile Vatican II, est inséparable de la « nouvelle évangélisation », expression rendue populaire d’abord par le pape Paul VI en 1975 dans son exhortation apostolique sur l’évangélisation dans le monde moderne. Dans ce document, Paul VI écrivit : « C’est donc par sa conduite, par sa vie, que l’Église évangélisera tout d’abord le monde, c’està-dire par son témoignage vécu de fidélité au Seigneur Jésus. » (41) De nos jours, la vocation au mariage et à la famille présente aux chrétiens un défi particulièrement important, puisque la sainteté du mariage est ébranlée à plusieurs égards. En juin dernier, après avoir participé à une célébration spéciale des familles en Croatie, Benoît a déclaré : « La fidélité des époux est devenue en elle-même un témoignage important de l’amour du Christ, ce qui rend possible l’expérience du mariage pour ce qu’il est ». De non moindre importance se trouve la fidélité des prêtres et des religieux et des religieuses qui manifestent la signification d’être conforme

ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. Savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Emilio B. Moure TRÉSORIER SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________


C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R

« Je suis allés vers vous » Dans notre dévouement à l’évangélisation des jeunes catholiques, nous poursuivons l’héritage du bienheureux Jean-Paul II par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson UN DES MOMENTS les plus extraordinaires du long pontificat du bienheureux Jean-Paul II s’est produit au cours des dernières heures de sa vie, alors que des milliers de jeunes catholiques étaient réunis dans la Place Saint-Pierre pour prier. Lorsqu’on apprit au pape qu’ils étaient là, il aurait dit : « Je suis allés vers vous, et maintenant vous êtes renus à moi, et je vous en remercie. » Dans son homélie de l’Eucharistie inaugurale de son élection, le pape Benoît XIV s’est arrêté sur l’impact que son prédécesseur a eu sur les jeunes. « Au cours des journées tristes de la maladie et de la mort du Pape, » soulignait-il, « précisément, s’est manifesté de manière merveilleuse à nos yeux le fait que l’Église est vivante. Et l’Église est jeune. Elle porte en elle l’avenir du monde et c’est pourquoi elle montre aussi à chacun de nous le chemin vers l’avenir. » Si remarquable fut l’influence de JeanPaul II sur les jeunes adultes qu’une génération entière de catholiques a été surnommée « la génération Jean-Paul II ». En tant que prêtre, professeur et évêque, Karol Wojtyła « a recherché » cette génération au cours de son enseignement universitaire et de son ministère pastoral qu’il a exercé en Pologne auprès de jeunes couples mariés et leurs familles. Comme pape, il a élargi ces contacts de manières inimaginables. Jean-Paul II a révolutionné le ministère auprès de la jeunesse en instituant les Journées mondiales de la Jeunesse qu’il a célébrées — entre autres aux États-Unis, au Canada et aux Philippines. Ces rencontres entre le pape et les jeunes ont donné d’innombrables voca-

tions à la prêtrise et à la vie religieuse, ainsi qu’au mariage et à la famille. Pape, il a bien compris que l’Église mondiale et une Église jeune. En fait, il est probable qu’une majorité de catholiques dans le monde aujourd’hui ont moins de 30 ans et sont admissibles comme pèlerins officiels aux Journées mondiales de la Jeunesse. Jean-Paul a également compris que l’Église doit assurément évangéliser la génération montante de catholiques et qu’une telle action ne doit pas s’inspirer de la lubie « culture jeunesse ». Au contraire, les Journées mondiales de la Jeunesse doivent être une occasion de communion et de témoignage chrétiens authentiques. C’est pourquoi les Chevaliers de Colomb se sont associés aux Sœurs de la vie et autres organismes catholiques pour parrainer le Centre de l’amour et de la vie qui accueillent les pèlerins anglophones à l’occasion de la Journée mondiale de la Jeunesse qui se tiendra à Madrid, cette année. Nous espérons que cette entreprise se présentera comme une expression historique du dévouement de l’Ordre à l’évangélisation des jeunes catholiques. Jean-Paul II a saisi le cœur même des Journées mondiales de la Jeunesse lorsqu’il remarquait : « L’avenir commence dès aujourd’hui et non demain. » Notre Église et notre monde ne peuvent attendre un moment futur quelconque pour profiter de l’énergie et de l’engagement des jeunes catholiques. Il nous faut cet engagement et cette contribution dès aujourd’hui. Les générations à venir pourront revenir sur le passé en nous enviant le fait d’avoir vécu concrètement la vie et pon-

tificat du bienheureux Jean-Paul II. Nous avons eu le privilège de le voir et de l’entendre, soit en personne, soit à la télévision. Nous l’avons connu — et nous avons pu constater qu’il était un ami très cher des Chevaliers de Colomb. Pourtant si les générations à venir nous envient, je crois qu’elles exigeront de connaître quelles actions nous avons accomplies pour conserver vivants son héritage, sa mémoire, sa vision et sa mission. D’une manière particulière, tous, nous avons été influencés par le pontificat de Jean-Paul II et donc — quel que soit notre âge — nous sommes tous de la Génération Jean-Paul II. C’est pourquoi nous tous — et à fortiori, les Chevaliers de Colomb — sommes responsables de faire en sorte que l’héritage du pape survive au cours des générations à venir. Au fur et à mesure qu’avance la présente année fraternelle, notre œuvre de charité, d’évangélisation, d’éducations et de recrutement, faisons nôtres les paroles du bienheureux Jean-Paul II — « Je suis allés vers vous ». Consacronsnous de nouveau à l’expansion de nos programmes qui favorisent les jeunes catholiques et accueillons dans nos rangs, comme membres et comme chefs, cette génération de jeunes catholiques. Alors, que les générations à venir nous envient — non seulement parce que le bienheureux Jean-Paul II a été avec nous, mais parce que de mille et une façons nous étions avec lui. Vivat Jesus!

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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

La « Prière du Seigneur » À partir du Notre Père, Jésus nous a enseigné à prier et nous a légué un sommaire de l’Évangile par l’évêque William E. Lori, Aumônier Suprême

OBSERVANT JÉSUS en prière, ses disciples lui ont demandé de leur montrer comment prier (cf. Lc 11, 1). Pour toute réponse, Jésus leur a enseigné le « Notre Père », une prière qui nous est si familière que nous prononçons les paroles sans réfléchir à leur sens. Comme il convient, le Compendium du catéchisme de l’Église catholique se termine par une section, brève, mais éclairante, sur la prière que le Seigneur lui-même nous a enseignée (580). Le Notre Père se trouve dans l’Écriture au Sermon sur la Montagne, contexte dans lequel Jésus nous a légué également les Béatitudes (Mt. 5-7). Le Notre Père renferme les Béatitudes que le bienheureux Jean-Paul II a appelées « l’autoportrait du Christ » et le « projet » de sa sainteté. Depuis les premiers temps de l’Église, le Notre Père a été légué aux personnes baptisées. Cette renaissance en tant que membres de l’Église, nous permet de « parler à Dieu avec la Parole même de Dieu » (Catéchisme de l’Église catholique, 2769). La vraie demeure du Notre Père se trouve à l’intérieur de l’Eucharistie, qui incarne ses sept demandes (Compendium, 581). Dans le Notre Père, nous nous approLa 39e tranche du programme de formation à la foi présenté par l’aumônier suprême, Mgr William E. Lori, porte sur les questions 578-597 du Compendium du catéchisme de l’Église catholique. Les articles archivés se trouvent sur le site kofc.org.

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chons de Dieu le Père avec simplicité et confiance. Lorsque le Fils éternel est devenu homme, il nous a révélé le Père. L’Esprit Saint nous lie au Christ, pour que nous puissions obtenir la connaissance du Père et devenir ses enfants. Alors que nous faisons appel à Dieu en tant que Père, l’Esprit attise en nous de nouveau notre désir de vivre en fils et filles (582-3). CENTRÉS SUR DIEU Chaque individu est porteur de sens dans le Notre Père, à partir du terme très simple de « notre ». Le fait d’appeler Dieu « notre » Père, nous affirmons également que l’Église du Christ est la communion de ceux et celles qui appellent Dieu leur Père (584). C’est donc ainsi que le Notre Père devient, implicitement, une prière pour l’unité de l’Église et pour l’unité de la famille humaine tout entière (585). En ajoutant l’expression « qui es aux cieux », nous admettons la grandeur totale de Dieu qui n’est ni diminué ni « domestiqué » quand nous l’appelons « notre » Père. C’est plutôt que dans le Christ et l’Esprit Saint nous sommes élevés jusqu’à partager la gloire du Père (586). Après ces traits d’ouverture suivent les sept demandes. Les trois premières rendent louange à Dieu pour sa gloire en même temps que nous sommes nousmêmes attirés encore plus profondément dans cette même gloire. Les quatre autres demandent à Dieu de se pencher sur nous pour nous secourir dans nos besoins : « Elles lui demandent notre nourriture, le pardon, le secours dans les

tentations et la délivrance du Malin ». Dans la première pétition — « que ton nom soit sanctifié » —, nous demandons d’être faits saints en professant le Nom de Dieu et en le faisant connaître jusqu’au bout de la terre (588-589). Dans la deuxième pétition — « que ton Règne vienne » — nous prions que le Christ vienne dans sa gloire à la fin des temps et nous demandons également de partager la sainteté du Royaume de Dieu (590). De fait, nous demandons d’être équipés pour construire la « civilisation de l’amour ». La troisième pétition — « sur la terre comme au ciel » — implique de prier pour obtenir une part dans l’obéissance parfaitement amoureuse du Christ. Nous demandons au Père d’unir nos volontés à celle de son Fils, comme il l’a réalisé dans la vie de la Bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints et saintes. Nous supplions aussi pour que le plan du salut de Dieu se réalise dans nos vies et que nous apprenions à connaître et faire sa volonté (591). PRIER POUR NOS BESOINS Les quatre dernières pétitions se rapportent à la condition humaine et débutent par une prière pour obtenir « notre pain quotidien ». Là, nous demandons à Dieu ce dont nous avons besoin, tout en reconnaissant que nous ne vivons pas « de pain seulement, mais de toute parole qui provient de la bouche de Dieu » (Mt 4, 4). Ainsi nous cherchons à être nourris par


APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

le Parole vivante de Dieu et par le Corps du Christ dans l’Eucharistie (Compendium, 592-3). Dans la cinquième pétition — « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » — nous supplions Dieu de nous pardonner nos péchés, forts de la confiance que nous mettons dans la puissance de son amour. En même temps que nous prononçons, toutefois, nous entendons Jésus qui nous dit : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). Même la miséricorde de Dieu ne peut entrer dans un cœur endurci par la haine. En ouvrant nos cœurs à l’amour

INTENTIONS DU

du Christ, nous découvrons la grâce de pardonner à nos ennemis. Ce faisant, nous partageons la miséricorde divine et la paix du Royaume de Dieu (Compendium, 594-595). Rendus à la sixième pétition — « Ne nous soumets pas à la tentation » — nous demandons à Dieu de nous accompagner pour que nous puissions distinguer clairement le bien du mal, avoir la force de persévérer dans la sainteté, et de devenir « un » avec Jésus qui a surmonté la tentation par la prière (596). Dans la dernière pétition, nous prions « d’être délivrés du mal ». Là, nous demandons d’être libérés de l’emprise de Satan qui œuvre pour nous

faire du mal, tant physique que spirituel. Nous adressons cette prière non seulement pour nous-mêmes, mais encore pour l’Église et pour le monde entier. Nous prions avec confiance, puisque nous croyons que le Christ a déjà vaincu le péché et la mort par sa propre mort et résurrection (597). C’est « Amen » qui apparait comme dernier mot du Notre Père, au moyen duquel nous donnons notre assentiment à la prière que Jésus nous a enseignée. Ainsi, que nos vies manifestent notre consentement aux propositions de cette prière qui, d’ellemême, constitue un compendium de la foi chrétienne.♦

L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S

S A I N T- P È R E

Offertes en solidarité avec le pape Benoît XVI GÉNÉRALE : Pour que la Journée mondiale de la Jeunesse célébrée à Madrid encourage tous les jeunes du monde à enraciner et à fonder leur vie dans le Christ.

PoPe: CNS photo/Paul Haring — aNtoNIo: Wikimedia Commons

MISSIONNAIRE : Pour que les chrétiens d’Occident, dociles à l’action du Saint-Esprit, retrouvent la fraîcheur et l’enthousiasme de leur foi.

Vénérable Antonio Margil de Jesus Fête liturgique : 6 août (1657-1726) EN 1673, À L’ÂGE DE 16 ans, Antonio Margil de Jésus reçut la bure franciscaine, avec l’autorisation de ses parents dont la pauvreté matérielle et la richesse spirituelle avaient favorisé la vocation de leur fils. Bien qu’il eût préféré demeurer frère convers, comme le fondateur de son ordre, saint François d’Assise, Margil fut ordonné prêtre à Valence, en Espagne, neuf ans plus tard. Après avoir prêché dans les villes au nord et au sud de Valence, le père Margil a quitté le pays avec son supérieur, le père Antonio Linás de Jesús Mariá pour la Nouvelle Espagne, territoire qui, à l’époque, englobait les terres actuelles du Texas, du secteur ouest de la Louisiane, du Mexique et de l’Amérique Centrale. Pendant plus de 40 ans, le père Margil se promenait pieds nus avec son bréviaire, prêchant l’évangile à des milliers d’autochtones. Marchant parfois plus de 80 km dans une seule journée, ses pérégrinations le menèrent lui, et son compagnon missionnaire, le père Melchior Lopez, loin vers le sud, jusqu’au Costa Rica actuel.

Le père Margil a fondé des séminaires à Guatemala City et à Zacatecas, au Mexique et, avec le temps, il a été supérieur de nombreuses communautés franciscaines. Pourtant, il n’a jamais perdu de vue son rôle d’humble serviteur. Il a écrit une fois : « Que seraient les anges sans Dieu? Rien. Que serait la Très Sainte Vierge Marie sans Dieu? Rien. Que serait l’humanité du Christ sans Dieu? Rien. Sans Dieu, en effet, tous, tant que nous sommes, nous ne serions rien, rien, rien. » De fait, il signait chacune de ses lettres, « La nullité même » (La Misma Nada). Après sa mort à Mexico, en 1726, le tombeau du père Margil est devenu site de pèlerinage. En 1836, le pape Grégoire XVI le déclara vénérable.♦

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N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Des archevêques Chevaliers reçoivent le pallium à Rome

Le pape Benoît XVI remet le pallium à l’archevêque de Los Angeles, Jose H. Gomez, en la basilique Saint-Pierre le 29 juin dernier. saire d’ordination sacerdotale du pape Benoît XVI. Dans son homélie, le pape Benoît XVI a expliqué que le pallium symbolise le rôle de berger assumé par l’archevêque, sa communion avec le pape et « ses liens d’amitié avec le Christ ». Le Saint-Père a ajouté : « Cela nous rappelle que nous sommes appelés à être les bergers de son troupeau, lequel demeure toujours le sien et jamais le nôtre. »

Revenant sur le jour de son ordination, le pape a rappelé les mots de l’archevêque qui reprenait alors devant lui et les autres prêtres nouvellement ordonnés ces paroles de Jésus : « Je ne vous appelle plus serviteurs, mais plutôt amis. » « Je savais alors qu’à ce moment précis, le Seigneur lui-même s’adressait à moi d’une manière très personnelle, ajoute Benoît XVI. »♦

La Cour suprême rejette la dernière attaque envers la mention « sous Dieu »

Des incitations au recrutement en l’honneur du Bienheureux Jean-Paul II

LA COUR SUPRÊME des États-Unis a refusé d’entendre un appel défiant la constitutionnalité des mots « sous Dieu » dans le serment d’allégeance aux États-Unis d’Amérique. Cela met ainsi fin à une bataille juridique de sept ans mettant en cause deux affaires séparées, l’une émanant de Californie et l’autre du New Hampshire. Les Chevaliers de Colomb, représentés par le fonds Becket pour la liberté religieuse, ont joué un rôle-clé dans la défense du Serment. « Nous avions joué un rôle important en persuadant le Congrès d’ajouter ces mots au Serment en 1954, dit le Chevalier suprême Carl A. Anderson. L’idée voulant que ces mots contreviennent au Premier Amendement a maintenant été dûment rejetée par les cours d’appel américaines pour les Premier et Neuvième Circuits. » La Cour pour le Neuvième Circuit a maintenu la constitutionnalité du Serment en mars 2010, et la Cour suprême a refusé d’entendre en appel l’affaire de Californie, en mars 2011. La Cour du Premier Circuit a pour sa part maintenu la constitutionnalité du Serment en novembre 2010, tandis que la Cour suprême a refusé de décerner un bref de certiorari dans cette affaire, le 13 juin dernier.♦

POUR COMMÉMORER la célébration en mai 2011 de la béatification du pape Jean-Paul II, chaque Chevalier qui recrutera un nouveau membre au cours de la première moitié de l’année fraternelle 2011-2012, qui commence le 1er juillet, recevra une médaille commémorative marquée à l’image du pape. De plus, on a demandé aux Conseils de mener des exemplifications du Premier Degré en l’honneur du Bienheureux Jean-Paul II, et de remettre également aux nouveaux membres de l’Ordre des certificats d’adhésion spéciaux, où figure son image. « La béatification du pape Jean-Paul II nous donne l’occasion de réfléchir sur les réalisations de son pontificat et la sainteté de sa vie. Cela dit, les Chevaliers de Colomb doivent faire plus que simplement regarder en arrière et se remémorer le passé », précise le Chevalier suprême Carl A. Anderson à propos de la béatification du pape, le 1er mai dernier. »♦

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PallIum: CNS photo/l'osservatore romano

SUR LES PLUS DE 40 archevêques qui ont reçu le pallium le 29 juin dernier à la basilique Saint-Pierre de Rome, sept étaient aussi des Chevaliers de Colomb Ornement sacerdotal en laine blanche brodée porté sur la chasuble, le pallium est traditionnellement remis chaque année par le pape aux archevêques nouvellement désignés, dans le cadre d’une messe spéciale. Quatre des prélats qui ont reçu le pallium le 29 juin étaient des États-Unis, un du Canada et deux autres des Philippines. Les sept sont membres de l’Ordre : archevêque José H. Goméz, de Los Angeles ; archevêque Gustavo Garcia-Siller, de San Antonio ; archevêque Paul S. Coakley, d’Oklahoma City ; archevêque James P. Sartain, de Seattle ; archevêque Gérard C. Lacroix, de Québec ; archevêque José S. Palma, de Cebu, aux Philippines ; et archevêque Sergio L. Utleg, de Tuguegarao, aux Philippines. La messe de cette année, célébrée le jour de la fête des saints Pierre et Paul, a également marqué le 60e anniver-


L’ESPÉRANCE

EN

ACTION

Les jeunes catholiques peuvent se tourner vers le bienheureux Jean-Paul II en tant que père spirituel, alors qu’ils cherchent à devenir de fidèles témoins chrétiens par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson

CNS photo by Chris Niedenthal

L

e témoignage extraordinaire du bienheureux Jean-Paul II qui marqua près de 27 années de son pontificat, affecta des millions de mariages chrétiens et les vies de jeunes catholiques. C’est le phénomène sans précédent de la Journée mondiale de la Jeunesse qui donne lieu à l’expression la « Génération JeanPaul II ». Toutefois, cette génération n’est pas simplement présente une fois toutes les quelques anneés à un endroit différent dans le nonce monde. La Génération Jean-Paul II est non seulement bien vivante, mais pleine de vitalité chez d’innombrables jeunes catholiques — au sein de leurs mariages et leurs foyers, sans compter dans les vies de milliers de prêtres et de religieux et religieuses. Le bienheureux Jean-Paul II créait un lien particulier avec les jeunes, un lien solide entre son cœur et leur avenir. Il percevait chez eux une génération de catholiques fidèles et remplis d’espérance, et il les aimait d’une manière très spéciale. Il leur faisait pleinement confiance et désirait se rapprocher d’eux et c’est pourquoi il créait pour eux la Journée mondiale de la Jeunesse. En effet, on pourrait affirmer que l’ardeur particulière du bienheureux Jean-Paul II pour leur avenir en tant que catholiques s’est manifestée comme l’un des signes de son grand amour pour Jésus Christ. Dans son homélie à l’occasion de l’Eucharistie de béatification de Jean-Paul II, le premier mai dernier, le pape Benoît XVI a signalé que son prédécesseur illustrait une « existence personnelle

et communautaire orientée vers le Christ ». C’est ainsi que de nombreux jeunes catholiques en sont venus à connaître le bienheureux Jean-Paul II à la fois comme père spirituel et intellectuel. Jean-Paul II comprenait bien la foi, l’amour et le courage exigés des personnes qui marcheraient sur le chemin des vocations chrétiennes au sein de la société contemporaine. Il avait également une intelligence profonde de la personne, en tant que créature à l’image et à la ressemblance de la Sainte Trinité. Une telle intelligence ouvre à nos yeux la possibilité d’une communion encore plus profonde des personnes dans le mariage, la famille, la société et l’Église. UN APPEL URGENT Bien que les apparences n’en soient pas révélatrices, moi aussi je fois partie de la Génération Jean-Paul II. En effet, la première fois que ma femme, Dorian, et moi avons vu Jean-Paul II, nous avions 28 ans. C’était en 1979, à l’occasion de sa première visite aux États-Unis, et l’enseignement du pape par ses paroles, ses actes et son exemple a aidé à former ma vie. Je conseillerais volontiers aux jeunes catholiques actuels d’adopter le bienheureux Jean-Paul II comme père spirituel. Permettez qu’il devienne votre guide intellectuel et spirituel. Vous

Au monastère de Jasna Gora, à Czestochowa en Pologne, Jean-Paul II accueille une multitude de Polonais venus voir le fils du pays lors de son premier voyage en Pologne, en juin 1979. AOÛT 2011

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CNS photo/Paul Haring

Le pape Benoît XVI a célébré la messe de béatification de Jean-Paul II sur la Place Saint-Pierre, au Vatican, le 1er mai 2011.


feriez alors vraiment partie de la Génération Jean-Paul II. Jean-Paul II entrevoyait les jeunes comme la génération à venir de l’Église et du monde. Entre leurs mains, il entrevoyait la possibilité de la paix, de la justice et une civilisation de l’amour. C’est pourquoi, d’une manière particulière, il rédigeait ses nombreux écrits — encycliques, lettres apostoliques et discours à leur intention. Quel que soit le chemin choisi, toute personne peut se tourner vers Jean-Paul II pour obtenir son aide, tant en le priant qu’en consultant ses écrits. Nous pourrions même affirmer que les catholiques de la Génération Jean-Paul II sont comme ses enfants et ses petits-enfants. Cependant, il serait plus juste de dire que le pape désirait plutôt devenir leur père spirituel. Aujourd’hui, le bienheureux Jean-Paul II peut réaliser son intention seulement grâce à ce que rend possible la communion de saints et saintes, car maintenant, il vit, soustrait aux regards, dans le mystère du Christ. Dans son homélie à l’occasion de l’Eucharistie des funérailles de Jean-Paul II, le cardinal d’alors, Joseph Ratzinger, notait que « notre Pape bien-aimé est maintenant à la fenêtre de la maison du Père, qu’il nous voit et qu’il nous bénit ». Dans son exhortation apostolique, Christifideles Laici, JeanPaul II a eu cette remarque à propos du monde moderne : « Des situations nouvelles, dans l’Église comme dans le monde, dans les réalités sociales, économiques, politiques et culturelles, exigent aujourd’hui, de façon toute particulière, l’action des fidèles laïcs. S’il a toujours été inadmissible de s’en désintéresser, présentement c’est plus répréhensible que jamais. Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire » (3). Ces paroles sont d’autant plus vraies de nos jours. Le témoignage déterminé de fidèles catholiques est plus important que jamais. Notamment, beaucoup de secteurs de la culture et de la société peuvent être atteints seulement grâce au témoignage des laïques, hommes et femmes — des témoins qui se manifestent comme des passionnés du Christ et qui suivent passionnément sa voie de vérité et d’amour. UNE ESPÉRANCE VIVANTE Le pape Benoît a observé, dans son homélie au cours de l’Eucharistie de béatification, que Jean-Paul II avait « restitué pour le christianisme sa physionomie authentique de l’espérance ». C’est au sein de la famille qu’il y a la plus grande urgence de restauration. C’est le bienheureux Jean-Paul II qui nous prédisait que « l’avenir de l’humanité passe par la famille » et que « le modèle originel de la famille doit être cherché en Dieu même » (Familiaris Consortio, 86; Lettre aux familles, 6). Nous constatons clairement le sort fait aux mariages et aux familles au sein des sociétés qui ont abandonné leur engagement envers les réalités naturelles de ces institutions inaugurées par Dieu lui-même. Aussi avons-nous constaté l’effondrement de l’espérance au sein des cultures qui ont été témoins tant de l’éclipse de Dieu que de l’éclipse de la famille. Dans sa première encyclique, Redemptor Hominis, Jean-Paul II a écrit que « l’homme est la route de l’Église [14]. Plus tard, en 1994, dans sa Lettre aux Familles, il a écrit également que le Christ confiait l’homme à l’Église « comme “route” de sa mission et de son ministère » et que, « parmi ces nombreuses routes, la famille

est la première et la plus importante (Lettre aux Familles, 1-2). La devise du pape Benoît elle-même — « collaborateur de la vérité » — fournit, à cet égard, une clé importante pour comprendre cette mission. Les catholiques ont la responsabilité de se manifester comme collaborateurs de la vérité en ce qui concerne le mariage et la famille, c’est-à-dire de rendre témoignage à la vocation universelle de l’amour, quelle que soit la vocation de chacun dans la vie. Peutêtre vaut-il mieux dire « témoins-collaborateurs de la vérité » — témoins en paroles et en actes. Après tous les propos que l’Église a écrits et dits sur cette question, le monde pose toujours la question suivante : « Est-il possible de vivre ainsi? » Le monde a entrevu une réponse à cette question dans la façon de vivre du pape Jean-Paul II, et les gens doivent également y percevoir une réponse dans la façon de vivre de leurs amis, de leurs voisins et de leurs collègues de travail. Dans son encyclique, Spe Salvi, le pape Benoît XVI nous rappelle que « tout agir sérieux et droit de l’homme », auquel s’ajoute la prière, « est espérance en acte » (35). Vivre en bons et vertueux maris, femmes, parents, prêtres et religieuses — et comme bons et vertueux enseignants, avocats, ingénieurs, travailleurs sociaux, artistes, gens d’affaires, médecins et entrepreneurs — permet aux personnes de devenir espérance en acte pour l’Église et pour le monde. DÉFI LANCÉ AUX JEUNES Dans des moments de transition, d’indécision, de joie, de difficulté, d’opposition et de succès, les catholiques actuels peuvent se tourner vers le bienheureux Jean-Paul II comme père spirituel qui les a devancés. Si vous croyez qu’il est difficile, comme catholique de vivre dans le monde séculier d’aujourd’hui, vous pouvez vous tourner vers l’homme qui a trimé dans une carrière de pierres de jour et étudié comme séminariste de nuit. Si vous mas n’avez encore discerné votre vocation, tournezvous vers l’homme qui était déchiré entre devenir poète ou prêtre — et qui finit par devenir les deux. Et si vous vous surprenez à vous poser des questions concernant la vocation du mariage, tournez-vous vers l’homme qui, en Pologne, a passé de nombreuses heures avec de jeunes couples et s’est exprimé sur la beauté du mariage comme voie de perfection, tant pour le mari que pour la femme. En réfléchissant sur ses expériences lors de la Journée mondiale de la Jeunesse en 2000, il a écrit ces mots aux jeunes catholiques : « À travers votre énergie et votre vitalité, dans votre amour du Christ, j’ai pu avoir un aperçu d’un avenir plus pacifique et plus humain pour le monde. […] Chers jeunes, […] une tâche noble et vivifiante vous attend; celle de devenir des hommes et des femmes capables de solidarité, de paix et d’amour de la vie. […] Devenez des artisans d’une nouvelle humanité où frères et sœurs… peuvent enfin vivre dans la paix ». C’était là le défi du bienheureux Jean-Paul II lancé aux jeunes au début du troisième millénaire et c’est aujourd’hui encore son défi — ainsi que son héritage. Ceux et celles qui poursuivront ce chemin avec lui entreront dans un monde resplendissant de foi, d’espérance et d’amour.♦ AOÛT 2011

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Fidèles fils et filles du Pape Benoît XVI

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Avec les Journées mondiales de la Jeunesse, le pape Benoît XVI a montré qu’il communique de manière profonde avec les jeunes par le père basilien Thomas Rosica

out au long de son pontificat qui a duré plus de 26 ans, le Bienheureux Jean-Paul II a bénéficié d’une incroyable popularité auprès des jeunes catholiques. Il a notamment déclaré à ses « chers jeunes amis » qu’ils étaient à l’avant-garde de l’histoire en tant qu’architectes et que constructeurs de la nouvelle civilisation de l’amour. Des générations de jeunes gens ont écouté Jean-Paul II si attentivement qu’il ne fut pas surprenant, en avril 2005, de les voir débarquer à Rome par millions pour pleurer sa mort. Pour les mêmes raisons, on ne s’est pas étonné de constater que la cérémonie de béatification de Jean-Paul II, en mai dernier à Rome, avait des airs de Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ). En août 2005, seulement quelques mois après la mort du pape, des centaines de milliers de jeunes provenant de plus de 160 pays ont envahi Cologne, en Allemagne, pour les 20es JMJ. Peu de temps auparavant, beaucoup de gens s’étaient demandé à quoi ressembleraient de telles Journées maintenant que le fondateur et père de ces immenses rassemblements n’était plus là. Je me souviens de l’agitation : Joseph Ratzinger allait-il charmer les jeunes comme Karol Wojtyla l’avait fait ? Le pape Benoît XVI pouvait-il sortir de l’ombre créée par son prédécesseur bienaimé et poursuivre avec les Journées mondiales de la Jeunesse ? Et est-ce qu’un nouveau pape aussi âgé allait réussir à entrer en communication à la fois étroite et profonde avec le million de jeunes gens réunis en Allemagne cet été-là, lesquels espéraient à la base vivre un autre moment « Jean-Paul II » ? DE COLOGNE À SYDNEY En Allemagne en août 2005, le pape Benoît XVI s’était exclamé devant la multitude de jeunes chrétiens : « Nous faisons précisément l’expérience, ici, à Cologne, du fait qu’il est beau d’appartenir à une famille vaste comme le monde, qui comprend le ciel et la terre, le passé, le présent et l’avenir, et toutes les parties de la terre [...] On peut beaucoup critiquer l’Église : elle est un champ avec le bon grain et l’ivraie. Mais, en définitive, que l’ivraie existe dans l’Église est consolant. Ainsi, avec tous nos défauts, nous pouvons néanmoins espérer nous trouver encore à la suite de Jésus, qui a précisément appelé les pécheurs. » Benoît XVI avait soigneusement choisi ses mots, désirant susciter une réflexion à long terme plus qu’une approbation immédiate. Il a invité les jeunes catholiques à suivre les voies de Dieu, non pas en se créant « un Dieu privé » pour soi-même, déconnecté de l’Église, mais plutôt en développant « une sensibilité aux besoins d’autrui » qui doit « se refléter dans notre volonté de partage ». Ainsi, au lieu d’être condescendant ou flatteur, Benoît XVI a livré un vigoureux enseignement à Cologne. Durant la vigile à Marienfeld, le 20 août 2005, le pape s’est agenouillé devant le Saint Sacrement pour la prière silencieuse et l’adoration, en compagnie de quelque 800 000 jeunes gens. Ce soir-là, le pape allemand a dit à ses jeunes amis que les saints étaient « les vrais

Le pape Benoît XVI arrive à l’hippodrome Royal Randwick pour la célébration de la messe de clôture des Journées mondiales de la Jeunesse 2008 de Sydney, en Australie. AOÛT 2011

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ENVOYÉ PAR L’ESPRIT La vigile de prière à l’hippodrome Randwick, le samedi soir à Sydney, a donné l’occasion à Benoît XVI de donner une merveilleuse leçon sur l’Esprit Saint, qu’il a qualifié d’ « oublié de la Sainte Trinité ». Invoquant ce dernier et exhortant ses jeunes auditeurs à permettre aux dons de l’Esprit de façonner leurs vies, le pape a rappelé le thème de ces Journées mondiales de la Jeunesse 2008 : «Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins » (Actes 1.8). « Comme l’Église accomplit le même voyage avec l’humanité tout entière, de même, vous aussi, soyez appelés à exercer les dons de l’Esprit parmi les vicissitudes de la vie quotidienne. Faites en sorte que votre foi mûrisse à travers vos études, le travail, le sport, la musique, l’art. Faites en sorte qu’elle soit soutenue par la prière et nourrie par les sacrements. « La vie ne consiste pas simplement à accumuler, et elle est bien plus que le succès, a poursuivi le pape. Être vraiment vivants, c’est être transformés intérieurement, c’est être ouverts à la force de l’amour de Dieu. En accueillant la puissance du SaintEsprit, vous pouvez vous aussi transformer vos familles, les communautés, les nations. Libérez ces dons ! Faites en sorte que la sagesse, l’intelligence, la force morale, la science et la piété soient les signes de votre grandeur ! » Le matin suivant, dans son homélie lors de la liturgie de clôture des JMJ de Sydney, Benoît XVI a repris le même thème sur lequel il s’était attardé dans l’homélie lors de son intronisation 12 ♦ C O L U M B I A ♦

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pontificale, trois ans plus tôt. Il a parlé du désert spirituel grandissant qui afflige l’humanité —un vide intérieur, une peur non nommée, un discret sentiment de désespoir. Il a également décrit la nouvelle génération de chrétiens « appelée à contribuer à l’édification d’un monde où la vie est accueillie, respectée et aimée, non rejetée ou ressentie comme une menace et par conséquent détruite. Une nouvelle ère où l’amour n’est pas avide et égoïste, mais pur, fidèle et sincèrement libre, ouvert aux autres, respectueux de leur dignité, cherchant leur bien et rayonnant la joie et la beauté. » Le pape Benoît XVI a de la sorte fourni à l’Australie un programme pour le renouveau spirituel et social de toute une nation. À Sydney, les jeunes gens de la « génération Jean-Paul II » et de la « génération Benoît XVI » se sont vus investis alors que le Saint-Esprit était si généreusement déversé sur eux (Actes 1.8). Benoît XVI les a renvoyés de par le monde pour témoigner joyeusement, chacun de leur côté, du pouvoir de l’Esprit. AFFERMIS DANS LA FOI EN ESPAGNE Lorsque les jeunes du monde entier convergeront vers Madrid, du 16 au 21 août prochain pour les Journées mondiales de la Jeunesse 2011, ils vont célébrer leur foi catholique en présence de deux papes : l’un observant, souriant et les bénissant « depuis la fenêtre » de la maison du Père, et un second, qui arrivera de Rome afin d’agir à titre de pèlerin ainsi que de patron de ces deuxièmes JMJ à avoir lieu en Espagne. (Les premières s’étaient déroulées à Saint-Jacques-de-Compostelle, en 1989.) Dans sa lettre annonçant les Journées mondiales de la Jeunesse 2011, le pape Benoît XVI a écrit : « A présent, à l’heure où l’Europe a un très grand besoin de retrouver ses racines chrétiennes, nous avons rendez-vous à Madrid, avec le thème: “Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi (cf. Col 2, 7)”. Je vous invite donc à cet événement si important pour l’Église en Europe et pour l’Église universelle. » À Cologne en 2005 puis à Sydney en 2008, le Saint-Père a prouvé qu’il était plus complexe et plus charismatique que ce que beaucoup croyaient. Et il ne s’agissait pas de « sortir de l’ombre » de Jean-Paul II ; Benoît XVI a montré avec brio qu’il n’avait même jamais été dans cette ombre. Ses divers publics ont été conquis par son enseignement clair et captivés par sa douce présence. Tranquillement mais fermement, ce pape est en train de faire sa propre contribution bien distincte. Combien vraies sonnent aujourd’hui les paroles prophétiques de l’archevêque de Sydney, le cardinal George Pell, qui avait déclaré à la clôture des Journées mondiales de la Jeunesse 2008 : « Les Journées mondiales de la Jeunesse n’appartiennent pas à un pape, ou à une génération, elles font plutôt aujourd’hui partie intégrante de la vie de l’Église. La génération Jean-Paul II — les jeunes comme les moins jeunes — est fière d’être les fidèles fils et les filles du pape Benoît XVI. »♦ LE PÈRE BASILIEN THOMAS ROSICA, membre du Conseil 1388 Toronto, a été le directeur national des Journées mondiales de la Jeunesse 2002, à Toronto. Il est président-directeur général de la Fondation catholique média Sel et Lumière depuis 2003, ainsi que conseiller auprès du Conseil pontifical pour les communications sociales.

PreVIouS SPreaD: CNS photo/courtesy of World Youth Day 2008

réformateurs [...] C’est seulement des saints, c’est seulement de Dieu que vient la véritable révolution, le changement décisif du monde. » À Cologne, Benoît XVI a montré au monde que le « professeur Ratzinger » était devenu le berger d’un très grand troupeau. Il avait passé haut la main le test des Journées mondiales de la Jeunesse. Trois ans plus tard, et à des milliers de kilomètres de l’Allemagne et de Rome, le pape a livré d’autres leçons inoubliables, à Sydney, lors des JMJ 2008. Lors de la cérémonie d’accueil là-bas, le 17 juillet, le pape a soutenu la préoccupation des jeunes pour l’environnement, ajoutant qu’une telle préoccupation ne devrait jamais éclipser la compréhension de la dignité innée de la vie humaine, laquelle est « au cœur du prodige de la création ». Le jour suivant, Benoît XVI a rencontré des jeunes qui avaient connu des problèmes de drogue et qui participaient à un programme de réhabilitation en périphérie de Sydney. Il s’est entretenu avec eux des faux dieux d’aujourd’hui et de l’adoration portée à trois choses : les biens matériels, l’amour possessif et le pouvoir. « Chers amis, je vois en vous des ambassadeurs de l’espérance pour tous ceux qui se trouvent dans des situations semblables, a-t-il dit. Vous pouvez les convaincre de la nécessité de choisir le chemin de la vie et de renoncer au chemin de la mort, parce que vous parlez d’expérience. Dans tous les Évangiles, ce sont ceux qui ont opéré des choix erronés qui sont particulièrement aimés de Jésus, parce que, quand ils se sont rendu compte de leur erreur, ils se sont ouverts plus que les autres à sa parole de guérison. »


témoignage consacré Grâce à leur prière et leur apostolat, les Sœurs de la vie assurent la protection et la promotion du caractère sacré de la vie humaine par Carolee McGrath

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lles viennent de partout du pays, jeunes femmes rayonnantes à l’avenir prometteur. Pourtant elles ont tout laissé derrière elles, de leur plein gré et sans plainte en vue de répondre à l’appel du Seigneur. « Chaque vocation provient d’un appel, d’un appel très particulier à l’amour », remarque sœur Maris Stella, diplômée de l’Académie navale des États-Unis. « Tout comme un couple marié est appelé à s’aimer l’un l’autre, le Seigneur m’a appelé à l’aimer, lui et son peuple de cette façon, d’un cœur sans partage. » Sœur Maris Stella, 32 ans, originaire du Massachusetts, est membre des Sœurs de la vie, la communauté religieuse fondée en 1991, par le cardinal John O’Connor, de New York. Sœur Maris Stella a commencé à envisager la vie religieuse alors qu’elle étudiait à l’académie navale américaine. « Pour la première fois de ma vie, j’ai été témoin de beaucoup de mes pairs qui vivaient leur foi. Les militaires comprennent le sens du terme “sacrifice”. J’étais entourée de personnes extraordinaires et être parmi eux m’a encouragé. » Il va sans dire que la vie et le témoignage des Sœurs de la vie entraînent des sacrifices. Ces femmes renoncent à des aspirations

diverses, parmi lesquelles celle d’élever une famille et de se faire une carrière, en vue de servir le Christ et son Église, d’une façon extraordinaire. PRIÈRE ET TRAVAIL Sous la gouverne de mère Agnes Mary Donovan, qui dirige la communauté depuis ses débuts, les Sœurs de la vie constituent une communauté religieuse en plein épanouissement de 70 religieuses vivant en vie commune. De six à huit postulantes de plus sont attendues pour septembre prochain. Comme toute autre communauté religieuse, les Sœurs de la vie prononcent les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Cependant, elles prononcent également un quatrième vœu, celui d’assurer la sauvegarde et la mise en valeur du caractère sacré de la vie humaine. « Les Sœurs de la vie rendent un témoignage consacré à la gloire de Dieu, lui, l’origine et la fin de toute vie humaine », explique sœur Mary Elizabeth, supérieure de la maison de for-

Sœur Mary Aquinas s’agenouille pour prier à la maison de retraite Villa Maria Guadalupe, à Stamford, au Connecticut. AOÛT 2011

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Trois Sœurs de la vie près de l’entrée de Villa Maria Guadalupe. • Sœur Mariae Agnus Dei se repose sur le terrain de la maison de retraite. mation des postulantes de la communauté située au Bronx. « Le cardinal O’Connor a réfléchi sur la réalité historique selon laquelle, au cours des siècles, le Seigneur suscite de nouvelles communautés religieuses pour répondre aux besoins les plus pressants de l’époque. [Le cardinal] croyait que le besoin le plus crucial de notre époque consiste à restaurer au cœur de la société le sens du caractère sacré de chaque vie humaine. » Ce besoin est comblé en partie à la Mission de la Visitation, une maison du secteur est de Manhattan où les religieuses prennent des appels de plus de 700 femmes qui se trouvent, chaque année, devant des grossesses éprouvantes d’un bout à l’autre du pays. De cet endroit, les sœurs invitent parfois les femmes à vivre en communauté avec elles à la maison Holy Respite [Répit sacré], situé au couvent du Sacré-Cœur de Jésus en plein centre de Manhattan. Les religieuses sont également responsables du bureau « Vie familiale/Respecter la vie » pour l’archidiocèse de New York et elles offrent un service de pastorale pour hommes et femmes qui ont vécu un avortement. Depuis bientôt sept ans, les Sœurs de la vie administrent un centre de retraites dont sont propriétaires les Chevaliers de Colomb à Stamford, au Connecticut. À la Villa Maria Guadalupe, elles organisent des retraites et des programmes de formation centrés sur l’Eucharistie et orientés sur la promotion du caractère sacré de la vie. Enfin, en 2010 les religieuses ont ouvert un centre à Toronto où, depuis quatre ans, elles sont au service des femmes dans le besoin. Communauté à la fois active et contemplative, toutes les œuvres qu’entreprennent les Sœurs de la vie trouvent un fondement solide dans les quatre heures qu’elles passent en prière tous les jours. D’après sœur Maris Stella, la prière et le jeûne font partie du métier. « Notre journée entière est vécue dans le Seigneur Jésus. Toute notre énergie est issue de Jésus dans l’Eucharistie », affirme-t-elle. RÉPONDRE À L’APPEL Sœur Thérèse Marie, qui est entrée chez les Sœurs de la vie en 2005, agit comme coordonnatrice des Co-Workers for Life (collaborateurs pour la vie), un réseau de personnes laïques qui collaborent avec la communauté dans son œuvre de respect pour la vie. « Au moment où j’ai su que le Seigneur m’appelait à la vie religieuse, n’y avait aucun doute que je serai Sœur de la vie », rappelle-t-elle. Originaire de la ville de New York, sœur Thérèse Marie vient d’une famille de cinq enfants. Elle est catholique depuis son enfance et note qu’on lui a toujours enseigné à croire que la vie est un don de Dieu. « Je crois que chaque personne est appelée à témoigner de la vie. Plus nous en venons à connaître le Christ personnellement, à connaître son amour, plus nous nous rendons compte que la vie est un don. » 14 ♦ C O L U M B I A ♦

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L’archevêque Timothy M. Dolan, de New York, s’entretient avec un groupe de religieuses à l’occasion d’une visite à la maison de retraite Villa Maria Guadalupe, en juin 2011. À l’arrière-plan, un portrait du cardinal John O’Connor, qui a fondé les Sœurs de la vie en 1991, neuf ans avant sa mort. Elle a ajouté que les femmes qui viennent à la communauté pour se faire aider se sentent souvent prises au piège. « Tant de femmes que nous accueillons nous disent qu’à cause des pressions de l’extérieur, tel que le manque de soutien de la part d’êtres chers, elles se sentent seules et n’ont pas d’autre choix que de recourir à l’avortement, explique-t-elle. Nous voulons aider en cheminant avec elle — en lui démontrant que, en effet, elle a un autre choix. » Bien que chacune des sœurs ait été attirée par la foi et la passion pour la vie, leurs expériences du discernement sont fort diverses. Sœur Mary Aquinas, par exemple, est entrée chez les Sœurs de la vie après avoir terminé ses études à l’Université Yale en 2006. En grandissant à La Nouvelle-Orléans, c’est à l’âge de huit ans qu’elle s’est mise à songer à devenir religieuse. « La beauté des religieuses dans le film La Mélodie du bonheur a été mon inspiration. Je me plaisais à lire les vies des saints, notamment celles de vierges martyres des premiers siècles de l’Église. J’habillais mes Barbies en costumes que je confectionnais, » rappelle-t-elle. Au cours secondaire et à l’université, sœur Mary Aquinas s’est mise à envisager autrement son avenir, entre autres choses elle eut

l’idée de devenir espionne. Pendant ses études à Yale, elle s’est engagée dans un groupe pour le respect de la vie nouvellement formé et, au cours de sa deuxième année d’études, elle rencontrait les Sœurs de la vie lors de la « Marche pour la vie » de Washington. « J’ai été attirée à m’entretenir avec elles, parce que j’admirais leur joie intérieure », rappelle sœur Mary Aquinas qui s’occupe maintenant des femmes à la Visitation Mission. « En tant que religieuse, on m’accorde le don de m’immiscer dans des moments vraiment sacrés de la vie d’une femme et de sa famille, a-t-elle ajouté. La confiance et l’amour qui se manifestent à moi proviennent d’une confiance et d’un amour de Dieu. Il ne s’agit pas de moi ou d’autres religieuses en particulier. Apporter l’amour du Seigneur dans une situation de crainte ou de désespoir, est un tel cadeau! » CONVERSION QUOTIDIENNE Sœur Mariae Agnus Dei est entrée chez les Sœurs de la vie en 2007, cinq ans après l’une de ces sœurs aînées. Elle a grandi dans le Maine, enfant parmi sept autres, avant d’étudier en sciences infirmières à l’Université catholique d’Amérique, de Washington. Ses années à l’université, dit-elle, ont été « un moment dé-

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cisif de conversion et de grâce ». « Grâce à des amitiés magnifiques et bénies, j’ai appris à vivre une vie de catholique vraiment sacramentelle et complète, à développer une vie de prière et à discerner l’appel du Seigneur dans ma vie », a ajouté sœur Mariae Agnus Dei. Au cours de son discernement, sœur Mariae Agnus Dei s’est sentie profondément attirée au charisme des Sœurs de la vie. « J’ai découvert que c’était pour cela que j’avais été créée et pour cela que je devais livrer ma vie — pour attirer les gens à la conscience de se rendre compte à quel point ils sont précieux et sacrés aux yeux du Seigneur. » Même si les Sœurs de la vie se sont donné comme mission de

vivre le charisme de la vie, elles disent que tous les catholiques sont appelés à partager cette mission. « Je crois que le meilleur moyen de promouvoir la cause pour la vie c’est de s’engager dans une vie de conversion quotidienne, de prière et en vivant une vie de vertu, d’intégrité et de sainteté, explique sœur Mariae Agnus Dei. Et voici comment cela se produira — en permettant à l’Esprit Saint de nous façonner à l’image du Christ — que nous deviendrons de brillants témoins de la joie, de la liberté, de la bonté et de la beauté de la vie. »♦ CAROLEE MCGRATH est auteure à la pige et mère de quatre enfants. Elle écrit depuis le Massachusetts.

LES SOEURS DE LA VIE : L’HISTOIRE DE MARY DANS L’ESPRIT de Mary, tout se bousculait. Elle savait bien qu’elle devait se sauver de son « chum » agresseur, mais elle n’avait pas d’emploi et elle avait rompu avec sa famille. Et par-dessus le marché, elle était enceinte. Je m’en souviens très bien, c’était le 20 décembre 2005, quand j’ai appris que j’étais enceinte », a rappelé Marie, ajoutant que son chum était devenu violent pas longtemps après. « À ce moment-là, il était la seule personne que j’avais. Alors j’étais bien mal prise. » Ne sachant pas où donner de la tête, Mary a réussi à trouver de l’aide. « J’ai appelé les Charités catholiques. Puis j’ai fini par appeler un centre d’accueil pour mères. » Les bénévoles du centre lui ont recommandé d’appeler les Sœurs de la vie. C’est ce dernier appel, selon Mary, qui a changé sa vie. « Elles vous donnent abri, nourriture et prière. Elles m’ont changée. J’étais destinée à me retrouver parmi les Sœurs. » Après avoir rencontré les Sœurs de la vie à leur mission de la Visitation, dans le secteur est de Manhattan, Mary était invitée à demeurer à la maison Holy Respite (du Saint Répit), située dans le couvent du Sacré-Cœur de Jésus, au centre de Manhattan. « Ma vie a fait un tour complet sur elle-même, » note Mary, rappelant comment, à l’époque, sa vie était toute centrée sur elle-même. « Maintenant, tout est centré sur Dieu. »

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Sœur Magdalene Teresa s’est occupée personnellement de Mary et a compris à quel point sa vie a changé. « Quand Mary nous est arrivée, elle était toute remplie de crainte par rapport à l’avenir et toute confuse par rapport à ce qu’elle devrait faire, » note sœur Madalene Teresa. « C’est alors que, peu à peu, elle s’est mise à correspondre à la grâce. » Pendant son séjour à Holy Respite, Mary a pu reprendre à une vie normale. Elle a trouvé un emploi, renoué avec sa famille et permis que Jésus revienne dans sa vie. « Je n’avais jamais eu de relations stables, mais j’y ai réussi avec les sœurs, » remarquait Mary. « Quand elles disent qu’elles vous aiment, elles vous aiment vraiment. » Les sœurs étaient présentes également pour aider Mary à accueillir dans le monde Isabelle sa petite fille, en août 2006. Elles apportèrent leur soutien à la nouvelle maman, quand celle-ci se rendait au travail et elles lui ont permis d’habiter au couvent jusqu’à ce que la petite Isabelle eût 10 mois. Mary rappelle que, avant de se rendre auprès de Sœurs de la vie, les gens lui répétaient qu’un bébé ne ferait que rendre sa situation encore pire. « Je n’avais pas d’auto, pas d’emploi, pas de gîte, rappelaitMary. Mais Isabelle finit par me sauver la vie. Les gens disent qu’ajouter un bébé dans le portrait ça ne vous aidera pas. Pourtant, il s’agit bien d’une bénédiction. » Même si Mary avait eu une relation houleuse avec ses parents, avant la naissance d’Isabelle, ils ont tiré profit de l’occasion en surveillant leur nouvelle

petite-fille. Grâce à la présence d’Isabelle, a noté Mary, le Seigneur a guéri les blessures du passé et a réuni de nouveau les membres de la famille. Sous l’inspiration des sœurs, Mary a fait baptiser Isabelle dans la foi catholique. Mary désire elle aussi devenir catholique et compte s’inscrire dans les ateliers d’instruction religieuse dans sa paroisse. De plus, la jeune maman à un emploi à plein temps et elle est inscrite à des cours du soir à l’université en vue d’obtenir son diplôme en commerce. Les sœurs, qui estiment que Mary est une mère courageuse, n’ont pas été surprises par la tournure qu’ont prise les événements. « La raison pour laquelle nous considérons que Mary est l’une de nos héroïnes, c’est qu’elle est constamment disponible à la grâce, et se tourne toujours du côté du bien, remarquait sœur Magdalene Teresa. Maintenant, en rétrospective, nous pouvons observer un voyage de grâce accompli main dans la main avec le Seigneur. Mary est un modèle de fidélité à la grâce. C’est un privilège de faire sa connaissance. » Mary affirme qu’elle rêve de trouver un jour un saint mari et d’avoir d’autres enfants. Mais pour le moment, elle remarque qu’elle sera toujours reconnaissante des femmes extraordinaires qui l’ont accompagnée au cours de la période la plus difficile de sa vie. « Les sœurs m’ont montré ce que peut accomplir la prière — elles m’ont offert ce cadeau, affirme Marie. Les soeurs sont comme Jésus sur la terre. »♦


N OT R E H I S TO I R E

¡Viva Cristo Rey! Devant la persécution, les martyrs du Mexique ont proclamé leur foi avec audace. par María de Lourdes Ruiz Scaperlanda

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l est minuit au Centre-Ouest du Mexique alors que les soldats fixent une corde à une branche de mangue sur la place du village de Ejutla et passe la corde au cou de padre Rodrigo Aguilar Alemán. Padre Rodrigo bénit la corde du bourreau, pardonnant à haute voix à ses exécuteurs, pendant qu’au même moment les soldats crient : « Qui vit? » « Cristo Rey y la Virgen de Guadalupe », répond le padre. « Christ Roi et Notre Dame de Guadalupe ». Les soldats répètent le rituel encore une fois, invitant plusieurs fois le prêtre à abjurer sa foi catholique, d’abord en resserrant, puis en relâchant le nœud autour de son cou, lui demandant à chaque reprise qu’ils le laissent tomber par terre : « Qui vit ? » Cependant, au lieu de renoncer à sa foi et de jurer fidélité au gouvernement, gestes qui lui auraient épargné la vie, padre Rodrigo reprenait chaque fois, en suffoquant : « Cristo Rey y la Virgen de Guadalupe! » — jusqu’à ce que, finalement, il soit élevé haut dans l’arbre et qu’il meure. C’était le 28 octobre 1927. Après la révolution de 1910 — et les articles anticatholiques virulents de la Constitution de 1917 — les catholiques du Mexique seront victimes d’une discrimination brutale, et torturés pour leur foi. Dans son encyclique de 1926, « Iniquis afflictisque », traitant de la crise au Mexique, le pape Pie XI parlera de « cruelle persécution » et de « grandes offenses ». Partout au Mexique, le gouvernement s’emparera des écoles catholiques et des séminaires, dépouillera l’Église de toute propriété. Il bannira les ordres monastiques, chassera les missionnaires et interdira toute forme de culte publique. Prêtres et religieuses n’ont plus le droit de porter un costume religieux, de voter, de critiquer le gouvernement ou de commenter les affaires publiques. À cause de leur résistance organisée et de leur franc-parler, les Chevaliers de Colomb seront une cible privilégiée du gouvernement. En effet, l’Ordre sera proscrit, et la revue catholique Columbia bannie de la poste mexicaine. Padre Rodrigo Aguilar Alemán sera parmi des milliers qui mourront en proclamant leur foi durant de cette époque som-

bre de l’histoire du Mexique. À la fin des années 1930, au moins 50 000 catholiques de tous les milieux socioéconomiques, y compris 90 prêtres, auront été assassinés ou martyrisés. Beaucoup Chevaliers mexicains seront morts en se montrant fermes dans leur foi au cours de la guerre civile entre le gouvernement et les maquisards rebelles. Ces derniers seront appelés Cristeros, du fait de leur cri de combat : « ¡Viva Cristo Rey! » (Vive le Christ Roi!) Aux yeux du gouvernement du Mexique, cette déclaration de foi, souvent proclamée comme dernières paroles de beaucoup de Cristeros, est de nature nettement rebelle et perfide. Pourtant, le pape Pie XI affirmera leur cri en instituant, pour l’Église universelle, la fête du Christ Roi, en 1925. Malgré la menace de mort qui pèsera sur ses membres, non seulement l’Ordre survivra au Mexique à cette époque, elle connaîtra un nouvel essor — passant de 400 membres, en 1918 à 6000 membres seulement cinq ans plus tard. Padre Rodigo, ainsi que cinq autres prêtres Chevaliers étaient parmi les 25 martyrs mexicains canonisés par le pape JeanPaul II, en l’an 2000. Le terme « martyr » vient du mot grec « martus », qui signifie « témoigner ». Ces martyrs mexicains ont témoigné non de ce qu’ils avaient vu, de leurs yeux, mais de ce dont ils étaient convaincus dans leurs cœurs. Ils croyaient et ils en ont été les témoins dans la vie comme dans la mort. Dans la chronique de chaque martyr se trouve la proclamation d’un défi sous-jacent pour ceux et celles parmi nous qui en entendons le récit : désirer de marcher dans ses pas et de ne jamais oublier celui pour qui nous vivons. Pourtant, ce n’est qu’un seul moment qui suit tous les moments d’une vie entière vécue en choisissant de vivre pour le Christ.♦ MARIA DE LOURDES RUIZ SCAPERLANDA est pigiste et auteure de Norman en Oklahoma. Parmi ses œuvres on compte The Journey : A Guide for the Modern Pilgrim (Loyola, 2004).

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“Oui” Dans la vocation du mariage et de la famille, nous découvrons la signification du corps humain et de la liberté humaine par Kate Iadipaolo

près avoir déambulé dans la cuisine, Stella, âgée de 17 mois, monte dans le panier à linge vide sur le parquet. « Veux-tu tourner? », que je lui demande, en me penchant pour la faire tourner dans le panier. La joie sur son visage est claire au bout du premier tour. « Tou’ner! », s’écrie-t-elle, en démontrant sa quasi-maîtrise de ce nouveau terme charmant. Nouveau tour. « Tou’ner », reprend-elle en souriant. « Oui, tourner! », que je réponds, et, hop là, encore une fois. Chaque fois, j’attends qu’elle me le demande, ma toute petite fille. Il me semble qu’une part de la joie qu’elle éprouve à tourner doit provenir de l’empressement et du plaisir que j’ai à satisfaire son désir si simple. Voilà, je crois, un aperçu de ce à quoi ressemble l’amour au cœur de la Trinité. Au sein de la Trinité, la réponse ravie de joie — son « Oui » — témoigne de la générosité du Père, qui ne refuse rien à son Fils unique. « Ma nourriture c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé » dit Jésus (Jn 4, 34). Il ne dit pas « devoir » ou « commandement », mais « nourriture ». Il a faim d’accomplir la volonté du Père, en fait son délice et s’en nourrit. Il y a beaucoup à apprendre du « Oui » spontané qui abonde dans la vie intime de Dieu. Ce qu’il y a de misérable chez nous, êtres humains déchus, c’est que nous avons tellement peur d’être appauvris par notre « Oui » à Dieu — ou par tout « Oui » authentique à une autre personne — que nous sommes devenus des créatures du genre « peut-être » ou tout simplement du genre « Non ». Puisque l’autre devient quelqu’un à craindre, alors nous nous livrons, un peu à la fois, pour que personne ne nous possède tout à fait. Au lieu de la relation exclusive et permanente du ma18 ♦ C O L U M B I A ♦

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riage entreprise par vœux, notre culture offre des arrangements à l’essai ou temporaires, de partage d’espace et de partage du corps — et il est entendu que, lorsque l’attraction vacille et que les émotions flanchent, aucune obligation ne nous contraint à rester. Au lieu de se conformer à la vision de Dieu sur nos familles, nous en négocions les conditions. Ainsi cette crainte trace et retrace le modèle de la Chute du plan originel de Dieu sur nos vies. C’est en considérant ce plan originel que le pape Benoît XVI s’adressait à l’Institut pontifical JeanPaul II pour les études sur le mariage et la famille, à l’occasion de son 30e anniversaire de fondation, le 13 mai dernier. Se faisant l’écho de la pensée du bienheureux Jean-Paul II, le pape Benoît explique que « la Chute n’est pas la dernière parole sur le corps dans l’histoire du salut ». C’est plutôt « le langage originel » du corps qui est préservé dans la famille — « le lieu où la théologie du corps et la théologie de l’amour se mêlent ». GRANDIR DANS LA VERTU Avant d’être mariée, ma vision personnelle du mariage était accablée par un sinistre sens du devoir, drame qui avait tout simplement introduit par : « Il faut que ça fonctionne! Il faut que ça fonctionne! » À mes yeux, le mariage semblait un lourd fardeau de responsabilités qui se rencontrent. C’est seulement une fois que j’eus rencontré celui que Dieu avait préparé à être mon mari que leva ce sinistre voile de devoir. Mon futur mari me faisait rire. Il écoutait. Ensemble, nous priions et étudiions et nous dansions, et notre amour est devenu plus don mutuel que devoir de l’un et de l’autre. Notre relation, nos fiançailles et notre mariage nous ont apporté beaucoup plus de paix que de soucis.

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Comme dans tout mariage, il y a des moments difficiles — moments qui nous coûtent un peu de notre indépendance ou de notre état de péché auquel, hélas, nous sommes attachés — pourtant nous avons fait l’expérience de ce vaste horizon qu’est l’autre. Mais la beauté de l’aventure me dirige vers l’avant, me rappelant que la récompense en justifie la route cahoteuse. Parfois, les demandes ne sont pas si simples que celle de faire tourner ma fille dans un panier à linge. Parfois, mon « Oui » exige que j’aie recours à la maîtrise de moi-même. Combien de fois les souhaits légitimes de mon mari ont dû faire face à la réticence de mon manque d’enthousiasme, de mon hésitation ou, pire encore, de mon silence? Avec mon mari et trois enfants, mon foyer se targue des trois paires d’yeux bruns les plus doux que je n’ai jamais vues. Dans ces yeux, je contemple suffisamment de beauté pour le restant de mes jours. On pourrait croire que je devrais me rendre compte que plus les coûts sont élevés, plus les grâces sont abondantes. Cependant, toujours la pèlerine craintive, je me surprends à calculer davantage les coûts que les grâces. Je trouve réconfortant le rappel du pape à l’effet que l’union en seule chair du mariage tient la route de nos vies « tant que l’homme et la femme deviennent également un seul esprit ». Toujours dans son discours du 13 mai, Benoît ajoute que nos corps apprennent « la valeur du temps, de la lente maturation dans l’amour ». J’ai encore le temps. Le remède pour notre crainte de l’autre est inscrit dans nos corps mêmes, qui proviennent d’un autre et qui constituent la preuve de notre appartenance à des générations qui remontent jusqu’à un début. Le corps, en d’autres termes, a un corps au sein de la famille. « C’est dans la famille, explique Benoît, que l’homme découvre sa capacité à être en relation, non comme un individu autonome qui se réalise seul, mais comme fils, époux, parent, dont l’identité se fonde dans le fait d’être appelé à l’amour, à être reçu par les autres et à se donner aux autres ». Lorsque nous comprendrons que ces relations sont au cœur même de notre identité humaine, qu’elles sont aussi naturelles que le fait de respirer, nous arriverons à corriger notre myopie culturelle par rapport à la vocation du mariage. Le mariage est enraciné dans la création de Dieu. Homme et femme sont les deux seules « manières » d’être humain. En créant cette différence sexuée, Dieu inscrit dans le corps un appel à aimer. C’est ainsi que le pape Benoît proclame dans son discours devant l’Institut Jean-Paul II que la vertu de chasteté « n’est pas un «non» aux plaisirs et à la joie de la vie, mais le grand «oui» à l’amour comme communication profonde entre les personnes, qui exige temps et respect, comme chemin parcouru ensemble vers la plénitude et comme amour qui devient capable d’engendrer la vie et d’accueillir généreusement la vie nouvelle naissante ». L’AMOUR RACHETÉ À l’occasion d’une visite, une amie me dit : « Tu sais, quand je fais mes exercices de relaxation progressive, je m’imagine toujours ta maison comme un endroit paisible. » J’ai regardé autour de moi. Est-ce que nous voyons la même maison — la paperasse sur la table de la salle à manger, les bloques et les autos d’enfants par terre, les paniers de linge remplis de vêtements? Son sourire me laisse entendre qu’il y a quelque chose de plus profond que notre gâchis qui lui importe.

J’espère que notre foyer est bien ce que mon amie l’a appelé : un endroit de paix et de joie. Si oui, c’est seulement par la grâce du Christ, dont la majesté habite si humblement avec nous. Un foyer est un endroit enraciné — un endroit enraciné dans un « Oui » — tout comme le mariage l’est. C’est justement cet enracinement qui libère mon mari et moi et nous rend capables d’accueillir les personnes que Dieu nous envoie. Les réalités du foyer et du mariage témoignent du même paradoxe, celui de la « liberté liée ». Chacun, chacune d’entre nous, mariés ou espérant l’être, doit se rende compte qu’il existe à l’intérieur de nous la tendance à percevoir l’autre comme quelqu’un contre qui je dois être défendu. Chacun et chacune d’entre nous doit aussi s’accrocher à l’événement de l’Incarnation tant comme modèle que source de grâce pour les personnes mariées. Dans l’Incarnation, Dieu s’est penché, a embrassé et assumé notre humanité, nous a épousés et ne s’est jamais dédit. En effet, le corps de Jésus Christ est au ciel pour y rester, ses natures divine et humaine unis pour de bon. Le mariage nous en dit quelque chose : « Reste, chuchote-t-il, car il existe une réalité qui vous dépasse l’un et l’autre. » L’ouverture des époux l’un à l’autre devient l’ouverture vers Dieu, lui, la source de l’amour et de la fécondité. Même un mariage difficile vécu dans la souffrance ou encore le passage difficile dans un mariage devient une ouverture à Dieu quand la situation est vécue en union avec la croix et la résurrection du Christ qui ne fuit pas devant notre nature brisée. Une vie chrétienne comporte notre Chemin de la Croix bien à nous. La vocation au mariage n’exige pas moins de sacrifices de notre part. Après Dieu, elle doit passer avant tout autre motif, depuis les enfants jusqu’à l’emploi. Nos enfants apprendront cette vérité comme ils apprennent la plupart des choses — en regardant faire. Ils ont besoin d’observer que maman et papa ont besoin de temps seulement pour eux. Ils ont besoin de savoir que notre amour pour eux trouve son origine dans notre amour l’un pour l’autre. Quand ma p’tite bonne femme de cinq ans a emprunté un ton déplaisant envers son père, je lui ai fait remarquer d’instinct : « Ça me fait mal quand tu parles à mon mari sur ce ton. » Ce qui lui a donné à réfléchir. Son père n’est pas seulement « papa », mais il vit également une dynamique conjugale. Personnellement, j’ai été témoin du fait que le petit engagement que mon mari et moi prenons d’être ouverts à la vie devient, dans les mains de Dieu, ce que le pape Benoît appelle « la fécondité nouvelle ». Trois jeunes trésors me réveillent le matin et la beauté de leurs yeux qui brillent m’apporte concrètement toute la signification de l’histoire. La beauté prend un visage. Certes, il n’y a pas de grand orchestre ni d’applaudissements alors que je fais mon devoir au sous-sol à nettoyer des langes. Pourtant, ce petit geste d’amour incarné sera aussi, d’une certaine manière, partie prenante de ma rédemption. En fin de compte, les vœux du mariage ne feront pas de nous des esclaves, mais nous libéreront. Le fidèle « pour toujours » qu’exige le mariage ne repose pas uniquement sur nos propres efforts, mais sur la grâce qui s’écoule de la Croix et nous rachète.♦ KATE IADIPAOLO écrit de Covington, au Kentucky, où elle habite avec son mari, Adam, et leurs trois enfants. Elle est de la promotion 2003 de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, à Washington.

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Le boursier De DIeu

Un diplômé du secondaire choisit le séminaire malgré les bourses offertes par de prestigieuses universités par Ambria Hammel

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l arrive que les enfants étonnent leurs parents d’une manière inhabituelle. La mère de Nathaniel Glenn, Tina, se souvient d’un épisode bien précis. C’était un samedi matin dans la maison familiale. Jeff, son mari, lisait les pages sportives du journal. À un certain moment, il mentionna à voix haute que la saison de baseball allait bientôt commencer, à l’Arizona State University. Le plus jeune de leurs trois fils, Nathaniel, a entendu. Il déclara aussitôt : « D’accord, je vais être plus tard un joueur de baseball puis, quand j’en aurai fini avec ça, je deviendrai prêtre. » La déclaration de l’élève de première année surprit ses parents, qui allaient célébrer cette année-là leur 25e anniversaire de mariage. Mais ils l’accueillirent volontiers, heureux de voir que leur fils allait suivre ainsi la volonté de Dieu. Aujourd’hui, Nathaniel Glenn a 18 ans et il a terminé ses études secondaires à l’école St. Mary, de Phoenix, en mai dernier. Il a participé là-bas aux équipes de percussion, d’athlétisme, de l’annuaire scolaire et du journal étudiant. Il était par ailleurs Écuyer colombien au sein du Cercle 5000 St. Mary, toujours à Phoenix, et il s’apprête à joindre les Chevaliers de Colomb. Bien que son tout premier rêve d’enfance ait été de jouer dans les ligues majeures puis de s’aligner aux côtés de Dieu en tant que serviteur sacerdotal, Nathaniel laisse tomber à présent la première partie de son plan pour se consacrer à la seconde. Il commencera en effet le séminaire le 20 août prochain, au collège pontifical Josephinum, à Columbus, dans l’Ohio. Il n’empêche que Glenn a pu se demander : « Pourquoi entrer au séminaire tout de suite ? » En tant que finaliste du Mérite national, il faisait partie de la crème de la crème des étudiants à travers le pays, cette année-là. Avec près de 450 000 $ en bourses diverses, il aurait pu commencer par faire son baccalauréat avant de se diriger vers le séminaire. « Je n’ai pas vraiment considéré les offres qu’on m’a faites, ditil, sauf que j’ai trouvé ça assez cool que quelqu’un soit prêt à me verser 99 000 $. Je n’ai jamais été du genre à rechercher les gros honneurs. » Quelques amis l’encouragèrent néanmoins à accepter les bourses. Mais il refusa poliment — un parcours universitaire traditionnel allait reporter son entrée au séminaire de plusieurs années.

Nathaniel Glenn a préféré entrer au séminaire plutôt que d’accepter les alléchantes bourses d’études que lui offraient diverses universités. Il commence ce mois-ci des études au collège pontifical Josephinum, à Columbus, dans l’Ohio. 20 ♦ C O L U M B I A ♦

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Aux yeux de Jeff et Tina Glenn, cette décision d’entamer rapidement la formation sacerdotale n’était que l’aboutissement d’une réflexion intellectuelle et spirituelle entamée depuis longtemps. « Mes parents disent que j’ai toujours été tenté par [le sacerdoce] », souligne le principal intéressé. Sa mère raconte qu’alors qu’il n’avait que 18 mois, son fils a été captivé par un crucifix présenté dans le cadre d’une vente d’artisanat local. Elle a déboursé 5 $ pour l’acheter et le remettre à Nathaniel, pour qu’il consente à avancer. Entre 2 et 11 ans, Nathaniel a étudié la catéchèse à l’église Corpus Christi, à Phoenix. Il y est retourné plus tard pour aider sa mère à enseigner, une expérience, confie-t-il, qui l’a aidé à devenir plus « naïf » dans sa foi. « [Les enfants] abordent le message de l’Évangile avec un enthousiasme primaire, spontané. Ils le font aisément, dans la joie. » Nathaniel songe à devenir prêtre depuis l’âge de 13 ou 14 ans, après avoir lu un ouvrage d’apologétique pour les jeunes. « Je suis tombé amoureux avec la vérité de l’Église catholique, et je voulais


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partager cette vérité », dit celui à qui il arrive de penser intérieurement à sa propre homélie, durant la liturgie. « C’est quand je suis à la messe que le désir de me faire prêtre est le plus puissant. Je veux être celui qui récite les prières à l’avant », explique-t-il. C’est cette profondeur spirituelle que son animateur de pastorale de l’époque, Craig Plenn, a senti dès le début chez Nathaniel. « Les jeunes autour ont vite vu en lui quelqu’un de totalement [dévoué] au Christ, quelqu’un qui illustrait bien à quoi la fidélité et la sainteté pouvaient ressembler », indique Craig Plenn. Mais le plus important, ajoute ce dernier, c’est que tout cela se faisait sans prétention — une qualité qui, à l’instar de son sourire contagieux et de son sens de l’humour, est appréciée par plusieurs. À l’école secondaire, Nathaniel se joignait régulièrement à l’aumônier de son école pour la prière du matin, avant la messe ; il en profitait pour parler avec lui de la question du discernement. Une fois qu’il sera entré au séminaire, Nathaniel a hâte de rencontrer son directeur spirituel en bonne et due forme. « J’en ai vraiment

besoin », dit-il. Aux jeunes gens qui, comme lui, aimeraient pouvoir discerner la volonté de Dieu dans leur existence — qu’il s’agisse d’une vocation religieuse ou non –, Nathaniel conseille d’adopter rapidement des habitudes de prière stables et constantes. Se procurer un chapelet, assister à la messe et réciter la liturgie des Heures chaque jour sera également d’un grand secours, comme il peut en témoigner personnellement. « Dieu l’a choyé de tellement de façons, et il utilise ses dons afin de glorifier Dieu », dit Tina, sa mère. « Il est très intelligent, et il redonne tout ce qu’il a à Dieu. » Pour sa part, Nathaniel a confiance en l’avenir. Il a d’ailleurs un jour plaisanté avec son frère aîné : « À moins que ne survienne l’Apocalypse, je sais que j’ai la sécurité d’emploi assurée. »♦ AMBRIA HAMMEL est journaliste au Catholic Sun, le journal officiel du diocèse de Phoenix..

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UN JEUNE HOMME QUI VIT GRAND Le vénérable Michael McGivney a manifesté un esprit héroïque de vertu et de direction parmi les jeunes dont il avait la charge Par le père Gabriel B. O’Donnell, O.P.

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e prophète Joël proclamait : « vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions » (Joël 3, 1). Selon l’Écriture, la prérogative des jeunes, c’est de faire face à l’avenir et de le faire advenir de toute l’énergie et la créativité qu’ils peuvent générer. À plusieurs égards, voilà comment s’expliquent la personne et la vocation du vénérable Michael McGivney, le fondateur des Chevaliers de Colomb. Décédé la veille même de ces 38 ans, en 1890, l’abbé McGivney n’a jamais été autrement que jeune. Rien de surprenant qu’il s’associait de près avec les jeunes, autant les jeunes gens que les jeunes filles, et qu’il leur entrevoyait un avenir de dignité humaine et de bonheur qui leur serait possible d’atteindre s’ils en venaient à connaître Jésus Christ et à vivre les exigences de l’Évangile, et cette réalité que le bienheureux JeanPaul II en viendrait à nommer : « civilisation de l’amour ». 22 ♦ C O L U M B I A ♦

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AUDACE ET COMPASSION L’un des moments émouvants rapportés dans Parish Priest (Harper Collins), biographie de l’abbé McGivney, publiée en 2006, sous la plume de Douglas Brinkley et Julie Fenster, survient dès les premières pages. Alors qu’il était curé à la paroisse St. Mary de New Haven, au Connecticut, l’abbé McGivney se présente devant le tribunal en vue de garantir une caution de 1500 $ pour la tutelle du jeune Alfred Downes. La mort subite du père d’Alfred, Edward Downes, père, commerçant avantageusement connu en journaux et papeterie, exigeait que le tribunal désigne un tuteur dûment nommé pour ces enfants. La famille comptait fortement sur Alfred pour assurer la continuité de l’entreprise familiale, toutefois les ressources de la famille étaient épuisées au moment où Alfred se présentait devant les tribunaux.


L’abbé McGivney, dans la vingtaine et, pour ainsi dire, sans argent, devait se fier à la promesse d’un ami, l’épicier à la retraite, Patrick McKiernan, pour fournir le nantissement, s’il ne pouvait lui-même garantir le cautionnement. C’était risqué, parce que l’action osée de l’abbé McGivney n’aboutirait à rien, si McKiernan n’avait pas suffisamment de fonds, car alors toute la famille Downes en souffrirait. Ce genre d’audace de la part de l’abbé McGivney n’était pas un acte isolé — c’était plutôt un comportement selon lequel il semblait toujours prêt à courir des risques pour venir en aide aux jeunes. La jeunesse de Michael McGivney lui-même était marquée par le souvenir des luttes de ses parents immigrés. À la mort de son père, le jeune Michael était revenu du séminaire pour secourir sa mère. Elle devait faire face à la même question légale que la veuve d’Edward Downes, c’est-à-dire, si les tribunaux lui accorderaient la tutelle de ses enfants mineurs à la lumière du sort financier de la famille. Rien de surprenant, alors, que l’abbé McGivney avait l’audace d’offrir son soutien à Alfred Downes des années plus tard. Dès ses premières années, Michael McGivney a eu le cœur rempli de sympathie pour les gens dans le besoin, et cette sympathie devait un jour attiser la flamme de son zèle de prêtre. Peu importe qu’il ait été un homme tranquille de tempérament, ni qu’il n’ait pas été doué intellectuellement et qu’il ait pu devenir un grand savant ou un professeur de séminaire. C’est plutôt la compassion de l’abbé McGivney, formée au sein de sa propre famille et grâce à sa relation avec le Christ, qui a fait de lui le défenseur infatigable des jeunes gens et des jeunes femmes pauvres et défavorisés. Dès le début de son ministère de prêtre, il se tournera vers les jeunes, leur accordant soutien, conseils et aide, tant sur les plans spirituel que matériel. En tant que curé à St. Mary de New Haven et comme curé de la paroisse St. Thomas de Thomaston, au Connecticut, l’abbé McGivney rassemblera les jeunes adultes autour de lui afin de les amener à une relation plus profonde avec le Christ et de les instruire quant à la vie de vertu et de responsabilité chrétiennes. Il n’hésitera pas à avoir recours aux présentations théâtrales ou à organiser des danses et des pique-niques pour meubler leurs loisirs. Il n’hésitera pas non plus à corriger ni à réprimander. En effet, dans un incident célèbre, l’abbé McGivney, du haut de la chaire, il admonestera de jeunes gens qui se tenaient au jubé, question de flirter avec la chorale de jeunes filles. La chose aura été suffisamment dramatique pour apparaître dans le journal local. Néanmoins, sa vertu et son engagement dans une vie de prière faisaient partie de l’attrait que le jeune abbé McGivney aura sur les jeunes en tant que confident et ami. L’abbé McGivney est conscient que jeunesse se passe trop rapidement et que la transition vers l’âge adulte constitue un moment critique de nos vies à tous et toutes. C’est fort de cette vision de la jeunesse qu’il trouve l’inspiration d’établir une fraternité qui aidera les jeunes gens à se tailler une place comme dirigeants au sein de la communauté. Il imagine des rangs d’hommes partant des familles, trimant avec détermination pour soutenir leurs êtres chers et avançant dans la vie adulte en tant que fervents catholiques et citoyens solides. De cette maturité émaneraient d’autres rangs d’hommes s’entraidant et offrant leur secours et leurs services aux gens dans le besoin.

FORMER UNE COMMUNAUTÉ DE FRÈRES Diverses influences ont amené l’abbé McGivney à former sa vision de l’Église et de la société. Par exemple, James T. Mullen, qui est devenu le premier Chevalier suprême, et Cornelius Driscoll ont servi de précepteurs à l’abbé McGivney sur la question du changement du climat politique et les conséquences qu’entraînait la révolution industrielle pour l’ouvrier et sa famille. Déjà au milieu de la trentaine, ces hommes et l’ardent jeune prêtre examinaient ensemble l’influence des grandes sociétés émergentes, la haute finance, ainsi que les débuts du mouvement ouvrier et les syndicats des travailleurs. Ils constataient que la valeur de l’individu en tant que personne et de la dignité de son travail était en train de se détériorer. Ajouter à ce mélange le nombre d’immigrants qui créait des tensions sur le marché du travail et le grand nombre de maux de société faisant suite au chômage et à la pauvreté, et se dessine un portrait plutôt lugubre de la Nouvelle-Angleterre du 19e siècle. Dans un tel environnement, l’abbé McGivney en est venu à constater qu’un lien d’amitié entre les catholiques était indispensable, si les jeunes gens de sa paroisse allaient trouver leur place dans le monde. Unis dans la foi, engagés comme groupe dans la famille et la nation, et disposés à servir les besoins de l’Église et de la société, les membres d’une communauté solide de catholiques mûris se préparaient à créer un avenir rempli d’espoir et d’optimisme. La souffrance, la pauvreté et les dissensions politiques et tant d’autres obstacles de l’heure ne pouvaient pas contrer les disciples de l’abbé McGivney. Il s’agissait de ses Chevaliers de Colomb, appelés à s’imposer au nom de Dieu et de la patrie. Et s’il y réussissait, l’Ordre deviendrait une fraternité s’étendant sur plusieurs générations au sein duquel les jeunes seraient formés, en partie, du fait de leur association avec les vétérans du monde des affaires et de la vie conjugale. Évidemment, le risque auquel s’exposait la vision de l’abbé McGivney s’est manifesté dès les débuts de l’entreprise. Les premières tentatives de formation des Chevaliers de Colomb n’ont pas eu de succès immédiat. Certains jugeaient que le fondateur avait une trop haute opinion de lui-même. D’autres considéraient que l’organisme doublait d’autres sociétés religieuses d’hommes catholiques. Par surcroît, le caractère exceptionnel de vouloir confier un Ordre et sa vision à un groupe de laïques allait trop loin pour recevoir l’aval de certains curés. Néanmoins, le caractère héroïque de l’abbé McGivney se trouvait dans le haut degré de vertu qu’il a développé au cours de sa brève vie et le merveilleux exemple de patience, de charité, d’humilité et de fortitude qu’il a sans cesse offert aux jeunes gens de son entourage. Par son œil toujours à la découverte des besoins à venir et se confiant à Dieu, l’abbé McGivney a légué une vision et un héritage qui dureraient et deviendraient solides. Il n’a jamais perdu son habileté à avoir confiance aux autres au fur et à mesure qu’il établissait un organisme d’hommes d’action fidèles au sein d’un monde souvent perdu à la recherche d’un véritable sens à la vie.♦ LE PÈRE DOMINICAIN GABRIEL B. O’DONNELL est vice-postulateur de la cause de béatification du vénérable Michael McGivney. Il est aussi vice-président et doyen de la Dominican House of Studies de Washington et directeur des « Amis de l’abbé Michael J. McGivney ».

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U N E C O N V E R S AT I O N AV E C C O LU M B I A

Les gros titres depuis le cœur de l’Église Le Vatican lance son site web et met à profit les nouvelles technologies pour mieux communiquer l’Évangile

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e lancement officiel, le 29 juin dernier, du nouveau portail du Vatican a coïncidé avec la fête des saints Pierre et Paul ainsi que le 60e anniversaire de l’ordination sacerdotale du pape Benoît XVI. La création du site web, news.va, a été supervisée par le Conseil pontifical pour les communications sociales. Le secrétaire du Conseil depuis novembre 2007, Mgr Paul Tighe, est prêtre dans l’archidiocèse de Dublin. Le 24 juin, Alton J. Pelowski, directeur de la rédaction à Columbia, s’est entretenu avec lui au sujet du nouveau site et de l’œuvre du dicastère. COLUMBIA : Pouvez-vous nous en dire plus sur l’objectif visé avec le lancement de ce nouveau site et ce qu’on pourra y trouver ? MGR TIGHE : L’idée était de créer un nouveau portail web — news.va — qui regroupe toutes les nouvelles émanant des diverses agences d’information vaticanes. Nous produisons passablement de contenu, chaque jour. Le problème, c’est qu’il faut bien connaître toute la mécanique pour y avoir accès facilement. Nous avons donc pensé créer un guichet unique, une seule page d’accueil, où l’on n’aurait qu’à se rendre pour tout trouver. Le contenu provenant des diverses sources vaticanes est classé par thème — où le pape a été, quels sont les derniers grands développements au sein de la curie, qu’est-ce qui a marqué l’Église dans le monde récemment, ainsi que diverses histoires d’un intérêt particulier pour l’Église. Tout ce contenu est également décliné sur des plateformes multimédias — en vidéo, en image et en audio. Enfin, nous estimons important de mettre l’accent sur le partage de l’information, si bien que tout ce qu’on trouve sur le site peut être partagé sur les réseaux sociaux. Pour l’instant diffusé en italien et en anglais seulement, le site s’ouvrira progressivement à d’autres langues. COLUMBIA : Quel public précis visez-vous avec ce site web ? MGR TIGHE : Il est en partie destiné aux journalistes, de même qu’aux croyants ordinaires qui souhaitent être mieux informés. Nous nous adressons finalement à tous ceux qui souhaitent savoir ce qui se passe au Vatican. Nous voulons rendre accessibles aux gens les nouvelles du Vatican, de manière à que ce soit au travail ou à la maison, ils puissent eux-mêmes mieux expliquer ce qui se passe dans l’Église ou mieux défendre celleci, sans avoir à se baser sur des comptes rendus de seconde main. Nous visons donc en fait le grand public, en ciblant évidemment davantage la communauté catholique. Ce que nous aimerions dire aux Chevaliers de Colomb, c’est : jetez un coup d’œil sur ce qui se passe, allez voir notre

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nouveau site web et dites-nous ce que vous en pensez. COLUMBIA : Selon le Centre de Recherches Pew, on compte aujourd’hui, pour la première fois, davantage de gens qui disent s’informer en ligne plus que dans les imprimés. MGR TIGHE : Et nous en avons tenu compte. L’Osservatore Romano sur papier n’est pas distribué à grande échelle, et ils ont donc choisi eux aussi d’être présents en ligne [à osservatoreromano.va]. Le quotidien publie aujourd’hui quatre ou cinq articles par jour en anglais, que nous mettons en ligne nous aussi. Cela dit, l’imprimé demeure important ; mais nous devons être en phase avec la société actuelle, où l’électronique prend une place de plus en plus importante. COLUMBIA : Les médias catholiques devraient-ils avoir une mission et une approche différentes de celles des médias séculiers ? MGR TIGHE : Les médias catholiques doivent être aussi engagés que les autres en termes de professionnalisme, être aussi rigoureux sur le plan de la production et observer des normes de qualité tout aussi élevées. Je crois toutefois que lorsqu des médias catholiques exposent une histoire, ils peuvent expliquer celle-ci à la lueur de la foi. Aussi, notre perspective fait en sorte qu’on comprend l’Église sans lui être hostile au départ. Ce qui s’observe parfois avec les médias séculiers, non parce qu’ils sont toujours contre l’Église, mais parce qu’ils ne la comprennent pas aussi bien que nous. Cela ne signifie pas que les médias catholiques ne doivent pas être critiques — ils doivent l’être chaque fois que c’est possible. Mais cette critique vient de personnes qui aiment l’institution et qui s’en préoccupent. Dès lors, je crois que les médias catholiques doivent être aussi professionnels et aussi rigoureux en qui concerne la qualité de l’information, mais tout en tentant d’expliquer la foi et ce qui se passe dans l’Église d’une manière qui tient compte de ce qu’est l’Église et de la mission qu’elle poursuit. COLUMBIA : Pour l’Église, quels sont défis posés par l’importance grandissante d’Internet et des réseaux sociaux ? MGR TIGHE : Les gens parlent sans cesse de la « révolution des communications ». Or la première chose que nous avons dû faire réaliser aux gens dans l’Église, c’est que cette révolution n’est pas que technologique — c’est la dynamique même de la communication qui a changé. Si bien que les jeunes d’aujourd’hui se renseignent différemment de ce que nous avons pu faire, nous, dans le passé. Ils entrent aussi en contact diffé-


U N E C O N V E R S AT I O N AV E C C O LU M B I A

remment avec les gens. Impossible désormais de considérer que son public est passif. Il faut donner aux gens de l’information qui les intéresse au point qu’ils ont envie de la partager ensuite avec leurs contacts. Le défi pour nous, c’est de parler des vérités éternelles de la foi, mais dans des mots et des formats pertinents sur le plan technologique — légèrement plus « punchés », plus visuels et plus percutants. Ce qui ne veut pas dire qu’on doit se contenter de ce type d’approche pour ainsi dire du premier degré. Il s’agit plutôt d’attirer l’attention des gens, et de les amener à se dire : « C’est intéressant. Je n’avais jamais pensé à ça auparavant. Comment puis-je en apprendre plus ? » COLUMBIA : À la lumière du message du pape à l’occasion de la 45e Journée mondiale des communications, observée le 5 juin, comment les catholiques peuvent-ils arriver à faire la part des choses quant aux dangers et aux possibilités offertes par ces nouveaux moyens de communication ? MGR TIGHE : Le pape s’est toujours efforcé de parler des communications d’une manière positive. Il demeure conscient des risques, bien sûr, mais il sent bien que ces nouvelles technologies peuvent aider les gens à créer de nouveaux moyens d’être solidaires les uns des autres. Cela peut aussi engendrer des débats et du dialogue. Alors que les utiliser pour autre chose que ce qu’elles sont vraiment, c’est nier leur valeur. Certains les utilisent d’une manière inappropriée, qui les rabaissent — afin d’exploiter les gens, de promouvoir la haine, de pervertir la sexualité humaine. Le message [de la Journée mondiale des communications] était intéressant cette année. Le pape a mis l’accent sur l’importance de l’authenticité en lien avec l’amitié et, en particulier, les médias sociaux. Nous savons tous que toute saine amitié repose sur une authenticité. Or ce que nous voulons montrer, c’est que les nouvelles technologies donnent l’illusion que se faire des amis est facile. Chacun de nous qui avons expérimenté une amitié réelle, durable et enrichissante sait que cela nécessite du temps, et que cela exige aussi une certaine intimité. Parfois même, l’amitié exige des sacrifices. L’amitié ne saurait se réduire à cliquer oui, cliquer non, j’accepte ou je refuse. C’est quelque chose d’exigeant, mais en même temps, les efforts que cela exige font de l’amitié l’une des tâches humaines les plus enrichissantes et les plus nobles. COLUMBIA : Quel conseil donneriez-vous aux catholiques,

spécialement aux plus jeunes, pour faire bon usage des médias sociaux ? MGR TIGHE : Je dirais que tous, pas seulement les catholiques, doivent faire preuve de prudence et de sagesse, en cette matière. L’une des choses que le Saint-Père a dites, c’est qu’il serait tragique que notre souci d’être présents sur les médias sociaux mette en péril notre présence auprès des gens ordinaires, dans la vie de tous les jours. Je crois que pour une jeune personne, il est hélas plus facile d’aller dans sa chambre pour parler à ses « amis » que de rester à la table du repas et échanger avec le reste de sa famille. Nous savons que l’Internet peut créer une sorte d’obsession, de désir d’être en contact avec le maximum de gens possible. Cela, au détriment parfois du temps dont on a besoin pour penser et réfléchir. Pour les catholiques et les croyants en général, cela peut aussi nuire à la création d’un espace pour le silence. Je crois que pour les catholiques en particulier, la question est : « Comment allons-nous arriver, dans ce nouveau contexte, à cultiver ces habiletés et ces comportements qui nous définissent en tant qu’êtres humains ? » COLUMBIA : Pouvez-vous nous en dire plus sur le travail accompli par le Conseil pontifical pour les communications sociales ? MGR TIGHE : Le Conseil pontifical pour les communications sociales a des responsabilités sur le plan logistique, y compris l’accréditation de divers médias auprès du Vatican. Nous nous occupons également de la télédiffusion des principaux événements pontificaux. Sur ce point, nous devons témoigner notre reconnaissance à nos partenaires fondamentaux, les Chevaliers de Colomb, qui financent généreusement ces télédiffusions dans le monde entier. Ces grands événements — comme les funérailles de Jean-Paul II — engendrent un sentiment d’appartenance à l’échelle mondiale, le sentiment de ce que signifie être un catholique romain. Le Conseil parcourt par ailleurs le monde, désireux de savoir ce qui se passe un peu partout, afin de créer des synergies et des liens avec des groupes qui communiquent bien, affermissant nos ancrages et nos relations afin de mieux assurer notre avenir. Notre priorité, au cours des trois ou quatre dernières années, a été de tenir un certain nombre de congrès internationaux, de manière à permettre à des gens de différentes parties du globe de se connaître, de travailler ensemble et de partager des expériences. En un sens, je crois que le dicastère pourrait devenir une centrale d’informations qui identifie les bonnes pratiques et qui les partage ensuite à travers le monde.♦

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

CHEVALI ERS

À

L’Œ UVRE

Les membres du conseil St. Mildred 14128, de Somerset, Kentucky, s’apprêtent à donner des fournitures scolaires à des élèves de la communauté qui sont dans le besoin. Grâce à un don de 2000$ de la part d’un paroissien avec l’appui d’un grand magasin local, les Chevaliers de Colomb ont été capables de distribuer des fournitures scolaires à un nombre de familles nécessiteuses. COLLECTE DE FONDS POUR LES VOCATIONS

Le conseil Bishop Sheen 7487, de Jenison, Michigan, a organisé un petit déjeuner en faveur des vocations religieuses du diocèse de Grand Rapids. Un don volontaire des participants a rapporté plus de 1000$. COLIS DE RÉCONFORT POUR LES TROUPES

Le conseil St. Matthew 14360, de Norwalk, Connecticut, a envoyé des colis de produits de réconfort aux troupes américaines en Afghanistan. À l’église St. Matthew, des bénévoles ont assemblé 32 colis qui comprenaient du bœuf séché, des mélanges montagnards, des produits d’hygiène et des produits dentaires, des bonnets et des gants, des chaussettes et des piles. HOMMAGE PATRIOTIQUE

Le conseil Bishop Charles E. Herzig 1502, de Tyler, Texas, a transformé une Chevrolet

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Camaro, don d’un membre du conseil, en un hommage patriotique que le conseil utilise pour les défilés et autres événements communautaires. Les Chevaliers ont reçu l’aide du club des arts d’une école secondaire pour décorer la voiture à l’effigie du drapeau américain et des images des monuments célèbres des États-Unis.

Carter, un jeune homme accepté au séminaire Our Lady of Guadalupe de Denton, Nebraska, pour commencer ses études de prêtrise. En plus de lui offrir une bourse d’étude du Programme de remboursement pour le soutien des vocations (RSVP), le conseil lui a aussi remis un chèque de 200$ pour ses dépenses, un sac-à-dos rempli de fournitures scolaires et un nouvel ordinateur portable. TRANSPORT POUR DES AÎNÉS

Tous les dimanches, des membres du conseil Nativity of Our Lord 10961, de Broomfield, Colorado, offrent un aller-retour à l’église aux résidents de la maison de retraite Highland Trail. Sans l’aide des Chevaliers, ces aînés ne pourraient pas assister à la messe dominicale. DONS D’AUTELS

Le conseil Our Lady of Fatima 3118, de Fergus Falls, Minnesota, a construit un autel pour la chapelle de Lakeland Hospice. Le Père Gre-

PRIÈRE ET PÂTES

Le conseil Père Raul J. F. Wattson 8919, de Windsor, Ontario, a organisé une messe et une communion collective pour les membres du conseil et leurs familles qui ont été suivie par un dîner de pâtes. Le dîner a permis de collecter plus de 1800$ pour Keith Metcalfe, un membre du conseil qui étudie en vue de devenir prêtre au séminaire St. Peter à London en Ontario. SOUTIEN D’UN SÉMINARISTE

Le conseil Lumen Christi 14625, de Mableton, Géorgie, a donné une réception en l’honneur de Christopher

ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE

gory C. Paffel, membre du conseil 3118 et curé de la paroisse Our Lady of Victory, a inauguré l’autel lors d’une cérémonie spéciale. Ailleurs, le conseil St. Peter of the Apostles 8851, d’Orangeville, Ontario, a donné un autel fait sur mesure et un crucifix à la chapelle du centre pour les retraités d’Orangeville. UN « GRAND » SOUPER

Le conseil Middlesex 857, de Woodbridge, New Jersey, de concert avec la fondation Eric LeGrand Patriot Saint, a organisé un souper de pâtes au profit d’Éric LeGrand, un joueur de l’équipe de football de Rutgers blessé durant un match le 16 octobre 2010. Avec seulement trois semaines pour l’organiser, les Chevaliers de Colomb ont aidé à faire de cet événement un succès, réunissant 20 000$ pour soutenir LeGrand et sa famille. DON À UN HOSPICE

Le conseil Ancienne-Lorette (Québec) 4246 a fait don de 500$ à la Maison MichelSarrazin, un hospice consacré au service de patients en phase terminale de cancer. UN NOUVEAU MÂT

Des membres du conseil Mgr Tjebbe Bekema 12060, de Thibodaux, Louisiane, et des bénévoles de la région démolissent une vieille remise délabrée dans la cour d’un ancien Marine des États-Unis . Les frères chevaliers ont démoli la remise de l’ancien combattant et ils ont enlevé les débris pour les transporter à la décharge.

Après que les tempêtes de vent ont cassé deux mâts de drapeau à l’église Sacred Heart dans la même année, les membres du conseil Père Clement Borschers 8568, de Viladia, Géorgie, ont installé un nouveau mât confectionné à partir d’un réverbère. En remerciant le conseil de sa contribution, le Père Steve Angell, curé de la paroisse, a dit que le nouveau mât résisterait sans doute aux grands vents de la région, voire à l’apocalypse.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE AIDE À UN CENTRE DE RÉADAPTATION

ciens combattants de la région, avec les membres de la « Warrior Transition Unit » (WTU), au Fort Eustis comme invité d’honneur. L’assemblée de Père John P. Washington de Yorktown a fourni une garde d’honneur pour l’événement, avec de la musique patriotique, un repas au mess des officiers et un discours du capitaine Andrew Cochran, le Présidentdirecteur général de WTU.

Le conseil Bishop William T. Mulloy 1301, de Dayton, Kentucky, a fait don de 1300$ au centre Redwood, une école et un centre de réadaptation qui aide les handicapés à devenir plus autosuffisants. SOUPER DE POULET & TOMBOLA

Le conseil St. Thomas Aquinas 2977, de Madison, Dakota du Sud, a tenu son souper annuel de poulet & tombola au profit de l’école St. Thomas. Bud Ebsen, un membre du conseil et son fils John ont donné un fusil de chasse comme prix. Les recettes furent divisées entre l’école et le conseil. Au total, ces deux événements ont permis de collecter la somme de 706$. COLLECTE DE DENRÉES ALIMENTAIRES

Le conseil Mgr. John A. Cass 2626, de Long Beach, New York, a tenu sa collecte de denrées alimentaires annuelle aux portes des supermarchés. Le conseil a collecté plus de 816 kg de nourriture et fourniture pour bébé, et près de 1500$ en dons en espèces.

Durant une collecte alimentaire co-organisée par les Scouts of America et le conseil Father Alfred Saylor 3774, d’Allen Park, Michigan, Jeannine Fournier, Rick McDonald, Zack and Julie Tenerowicz déballent les dons alimentaires reçus. Les bénévoles ont collecté et trier approximativement 3,175 kg de nourriture pour distribuer aux familles nécessiteuses de Taylor et Allen Park. De plus, le conseil 3774 a créé deux de ces unités de Scouts. liers ont aidé à changer la vitrine, remplir les étagères et rénover l’intérieur du magasin qui comprend aussi une banque alimentaire.

COLLECTE DES CANETTES EN ALUMINIUM

Le conseil Cardinal Gibbons 2521, de Nottingham, Maryland, a lancé une collecte de canettes en aluminium qui a permis de réunir près de 800$ pour plusieurs œuvres de bienfaisance. VIEUX MAGASIN, NOUVELLE VIE

Le conseil Père Vincent M. Mulvin 12287, de Dallas, Géorgie, a aidé à convertir un vieux magasin de meubles en un nouveau magasin d’occasions St. Vincent de Paul et centre de soutien. Les Cheva-

FONDS POUR LES PAROISSES

Le conseil Holy Family 3327, de Bridgeport, Pennsylvanie, a tenu un souper pour les prêtres de la région. Il a remis un chèque de 3000$ à chacun des prêtres pour pourvoir aux besoins de sa paroisse. En plus des quatre paroisses bénéficiaires, le conseil a donné 3000$ à deux prêtres pour soutenir leurs programmes d’approche. SOUPER D’ENCHILADAS

T.J. Whittle, Michael Turchetti, Rob Stewart et Amer Juntando, du conseil American University 14465 de Washington, D.C., près de la statue de Father William Corby au Gettysburg National Battlefield. Les Chevaliers de Colomb ont parrainé le voyage sur ce site historique pour les étudiants membres.

Le conseil Del Norte 2592, d’El Paso, Texas, a tenu un souper d’enchiladas qui a permis de réunir 1000$ pour l’église St. Francis Xavier. Les fonds, à leur tour, ont servi pour faire les réparations urgentes dans l’église âgée de 70 ans. BRUNCH POUR ANCIENS COMBATTANTS

Le conseil Père Edmond McCarthy 9428, de Gloucester, Virginie, a tenu son brunch annuel pour les an-

IN MEMORIAM

Le conseil St. Stephen the Martyr 10160, d’Omaha, Nebraska, a lancé une collecte de denrées alimentaires et une collecte de sang en souvenir des membres défunts du conseil. La collecte a permis de recueillir 78 unités de sang et 330 articles alimentaires pour une soupe populaire locale. CHAPELLES DE MISSIONS

Le conseil St. Isaac Jogues de Valley Forge 13716, de Wayne, Pennsylvanie, a collecté des vêtements sacerdotaux et des calices d’occasion pour le Père George Grima, un missionnaire qui s’efforce d’établir des chapelles et des logements pour des enfants handicapés au Brésil, au Kenya et en Éthiopie. En collaboration avec d’autres bénévoles, les Chevaliers ont rempli trois grands conteneurs de biens divers et ont réuni 950$ de six unités locales des Chevaliers de Colomb pour couvrir les frais de transport des conteneurs. JOURNÉE DES JEUNES

Quatre conseils de St. Augustin et sa région, Floride, ont commandité une journée pour les jeunes. L’évènement a eu lieu à l’académie St. Joseph et il comprenait un concours d’orthographe et plusieurs tournois de sport.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

Durant une journée-bénéfice, Nathan Hamblen, du conseil Germantown (Tennessee) 7449, descend en rappel le mur de la tour de la Station Blanche de Memphis durant une collecte de fonds pour les jeux olympiques spéciaux. Avec une contribution des membres du conseil, Hamblen et le frère chevalier Marvin Schaefer ont réuni 2400$ pour être descendus en rappel de cet édifice de 88 m de haut. En tout, cet évènement a rapporté 60 000$ pour les jeux olympiques spéciaux. FONDS POUR LA CUISINE

Le conseil Paul J. Trageser 10910, de Chapel Hill, Caroline du Nord, a fait don de 10 095$ à l’église St. Thomas More pour acheter des équipements de cuisine pour la nouvelle salle paroissiale de l’église. Grâce au don du conseil, le comité de construction de la salle paroissiale a pu affecter les fonds qu’ils auraient dépensés pour équiper la cuisine dans le projet d’agrandissement de 11,5 millions de dollars. Le premier événement tenu dans la nouvelle salle paroissiale fut une soirée commanditée par le conseil.

CYO (Jeunesse catholique) de l’église Our Lady of Sorrows. Les Chevaliers ont vendu des billets de 100$ pour une tombola spéciale don le prix gagnant était 5000$ en pièces en or. L’évènement a permis de réunir 40 000$ pour le projet de rénovation. Les fonds non utilisés pour les rénovations ont été remis au fond pour les œuvres caritatives du conseil pour servir de bourses d’études ou d’autres projets de service. SOUPER & VENTE AUX ENCHÈRES

Quatre conseils de WinstonSalem et des environs, de la Caroline du Nord, ont tenu leur souper & vente aux enchères au profit des organismes de bienfaisance qui viennent en aide aux personnes intellectuellement handicapées. À cette occasion, les Chevaliers ont rendu hommage aux policiers de Winston-Salem pour leur travail avec les olympiques spéciaux. Les participants ont réuni plus de 14 000$ pour les personnes handicapées.

Le conseil du Père Manus Doherty 4440, de Fresno, Californie, a tenu un souper comme collecte de fonds au profit de « Break the Barriers », un organisme qui fait la promotion de la participation de personnes handicapées aux sports et aux arts du spectacle. Cet événement, qui comprenait également une tombola avec différents prix, a permis de réunir plus de 3000$.

RÉCOLTE D’OR

Le conseil Our Lady of Sorrows 14473, de China, Texas, a organisé une soirée-bénéfice « récolte d’or » pour aider à la rénovation de la salle de la

Le conseil Père Brian McKee 1387, de Sudbury, Ontario, a lancé le programme « Youth Drug Awareness » (sensibilisation aux stupéfiants pour les

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CANNES

Le conseil Père James J. Scanlon 6936, de Highland Springs, Virginie, a donné plusieurs cannes orthopédiques au foyer pour les aînés St. Joseph de Richmond, foyer administré par les Petites Sœurs des Pauvres. VENTE DE RÔTIS DE PORC

Le conseil Prince of Peace 11537, de Birmingham, Alabama, a tenu sa vente annuelle de rôti de porc fumé, collectant ainsi 1100$ pour les bourses d’études du conseil. HOMMAGE À UN POLICIER

Le conseil St. Joseph 3402, de Keyport, New Jersey, a tenu un petit déjeuner bénéfice pour la famille de Scott Gra-

SURMONTER LES OBSTACLES

PROGRAMME DE SENSIBILISATION AUX STUPÉFIANTS

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jeunes) pour soutenir les efforts de la police de la région de Sudbury dans sa lutte contre la drogue. Les Chevaliers ont donné des fonds pour acheter du matériel pédagogique pour la sensibilisation et la prévention, matériel présenté aux élèves dans chaque école de la région.

Durant un projet commandité par le conseil St. Francis Assisi 7945, de Clarke Lake, Michigan, des jeunes de l’école secondaire Lumen Christi assemblent des couvertures en laine polaire sans couture. Les Chevaliers de Colomb ont acheté 370 m de laine polaire et ont fait équipe avec les élèves pour fabriquer 100 couvertures pour les membres nécessiteux de la communauté. ham, un State Trooper décédé après s’être tiré une balle le 16 juin 2010. Avec l’appui du « Fraternal Order of Police » (association fraternelle de la police), de la « Patrolmen’s Benevolent Association » (association de soutien aux policiers) et « des Elks » (Élans), le petit déjeuner a permis de réunir plus de 4300$ pour la fondation Scott Graham et son épouse et ses trois enfants ‘EN MARCHE AVEC LE CHRIST’

Des membres du conseil St. Jude 5831, et des membres du cercle St. Jude 2492, les deux unités de Davao City, enlève l’eau stagnante des canaux de la municipalité — un gîte larvaire favori des moustiques. En nettoyant les canaux, les C. de C. aident à la prévention des éruptions de la dengue dont les moustiques sont connus pour la porter et la propager.

Le conseil Lumen Christi 13520, de Dallas, a publié un guide spirituel appelé « My Walk with Christ » qui sera distribué dans les paroisses, à d’autres conseils de C. de C., et à tout organisme catholique. Ce guide contient beaucoup de prières catholiques traditionnelles, un agenda pour les lectures des messes quotidiennes et des contributions spéciales des étudiants du séminaire Redemptoris Mater. Par ailleurs, Monseigneur l’évêque Kevin J. Farrell, de Dallas, membre du conseil St. Joseph 8954, de Richardson, a soutenu la distribution de ce guide.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE DES PYJAMAS & DES LIVRES

HONORER ET COMMÉMORER

Le chapitre Westchester-Putnam (New York) des Chevaliers de Colomb a collecté plus de 250 paires de pyjamas et plus de 200 livres pour le programme Pyjama, un organisme qui fourni des livres et des pyjamas aux enfants nécessiteux dont bon nombre d’entre eux sont en attente d’adoption. Tous les articles collectés aideront à donner du réconfort aux enfants et à promouvoir l’alphabétisation chez les enfants à risque.

Le conseil Père Butler, 968, de Hamilton, Ohio, a commandité un drapeau à la mémoire du caporal de lance Taylor B. Prasynski, soldat de la région tué en Iraq le 9 mai 2005, via l’organisme « Honor & Remember » (Honorer et Commémorer). Cet organisme a pour mission de faire adopter leur drapeau par les municipalités et les agences gouvernementales pour rendre hommage aux hommes et aux femmes de leurs communautés tués sur le champ de bataille.

Des membres du conseil Archbishop Joseph P. Hurley 11069, de Jacksonville, Floride, s’apprêtent à distribuer la nourriture aux 150 garçons et filles scouts durant un événement scout catholique. Les Chevaliers de Colomb ont donné pour 336$ de nourriture, et ils se sont portés bénévoles pour servir le déjeuner à tous les participants.

DÎNER DE SLOPPY JOE

Le conseil St. James 5328, d’Augusta, Kansas, de concert avec St. James Altar Society, a organisé un dîner Sloppy Joe au profit du sergent Jonathan Blank, un Marine qui a perdu ses deux jambes et souffert de blessures internes quand son unité a roulé sur une bombe en Afghanistan. Plus de 1000 personnes ont assisté à l’événement qui a permis de collecter 10 000$ pour Blank et sa famille en attendant que le sergent se remette de ses blessures.

la paroisse Sts. Peter and Paul, les Chevaliers sont parvenus à acheter 40 nouvelles couvertures et des articles de soins personnels. Le conseil a fait la collecte de 110 couvertures supplémentaires, neuves et d’occasion, auprès des paroissiens.

Christopher Baer, un homme de la localité qui a décidé, après plusieurs années dans le monde des affaires, qu’il était appelé à devenir prêtre. Le conseil espère lui fournir une bourse d’études, chaque année, jusqu’à la fin de ses études.

POUR FAVORISER UNE VOCATION

UN COMTÉ GÉNÉREUX

Le conseil St Anastasia 5911, de Little Neck, New York, a remis une bourse d’étude du Programme de ristournes accordées au soutien des vocations (RSVP) de 500$ à

Le conseil St. Jude 1043, d’Elkhart, Indiana, a entrepris une grande collecte de denrées alimentaires pour venir en aide aux familles dans le besoin du comté d’Elkhard et ses environs, une région de l’état qui a été particulièrement sévèrement frappée par la crise économique. Le projet a commencé par une campagne au téléphone qui a permis de réunir 2000$ et des promesses de dons de centaines de personnes, d’entreprises, d’organismes et de magasins. Plus de 100 Chevaliers et bénévoles ont utilisé les fonds pour acheter de la nourriture et obtenir des dons des boulangeries et des supermarchés. Au total, les travailleurs ont assemblé 550 paniers de vivres et espèrent étendre davantage cette collecte de denrées alimentaires dans les années à venir.

COURSE POUR UNE BONNE CAUSE

Le conseil St. Mary’s Presentation 9721, de Spokane, Washington, a organisé une course de 5 km qui a permis de réunir plus de 3200$. L’argent a été partagé entre Greenhouse Community Center et la soupe populaire Loon Lake Pantry & Resource Center. COLLECTE DE COUVERTURES

Le conseil Collinsville (Illinois) 1712 a organisé une collecte de couvertures au profit de St. Patrick Center, un organisme de St. Louis, Missouri, qui vient en aide aux sans-abri. Avec un don de 500$ du groupe des jeunes de

Les membres du conseil Holy Spirit 13919, de Malalos City, Luçon, et leurs familles se sont réunis pour le déjeuner pendant le nettoyage du terrain de leur paroisse. Les Chevaliers se sont portés bénévoles pour nettoyer l’intérieur et l’extérieur de leur église.

NOURRITURE POUR LES ÉTUDIANTS

Le conseil San Isidro Magsasaka 13150, d’Ibabang Dupay, Luçon, a organisé un programme alimentaire pour les élèves dans trois écoles élémentaires régionales. Grâce à ce programme, les Chevaliers ont donné à manger à plus de 2000 enfants mal nourris. REPAS POUR LE COMTÉ

Le conseil Jasper (Indiana) 1584, et l’assemblée Mgr. Leonard Wernsing se sont portés volontaires pour préparer et servir plus de 500 repas au Dubois County Community Meal (DCCM). Chaque mois, DCCM fourni près de 4000 repas aux personnes au chômage ou sous employées ou tout simplement aux personnes dans le besoin. VÊTEMENTS LITURGIQUES POUR LE DIACRE

Le conseil Oswego (Illinois) 7247 a donné deux robes liturgiques au Diacre Duane Wosek, conseiller spirituel du conseil, en l’honneur des services rendus au conseil et à l’église St. Anne, particulièrement dans le domaine du ministère paroissial auprès des jeunes.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

Gene Rossetti (à droite), du conseil Mgr James J. Hickie 6695, de Bristol, Tennessee, et Carl Powers, un bénévole de Highlands Fellowship Church, travaillent à la construction d’une rampe d’accès pour fauteuil roulant à la demeure de Hollie Kudela, une jeune femme qui est affectée par deux troubles du système nerveux et a été confinée dans un fauteuil roulant depuis l’âge de 14 ans. Lorsque Rita, la mère de Hollie, s’est adressée à United Way pour l’aider à obtenir une rampe d’accès pour fauteuil roulant, ils l’ont recommandée au conseil 6695 des Chevaliers de Colomb. En retour, les C. de C. ont fourni la main-d’œuvre et une partie des fonds pour le projet.

une année avec des armes pour prix au profit des prêtres retraités du diocèse de Cheyenne. Les Chevaliers ont tiré au sort une arme différente chaque semaine pendant un an et ont vu des participants de 24 états des États-Unis. Les tombolas ont permis de collecter 51 000$ pour la Société St. Joseph, une agence diocésaine qui pourvoit aux prêtres retraités. CONSERVATION D’UNE STATUE

Le conseil Bishop Curtis 2867, de Wilmington, Delaware, a réuni 650$ pour faire déménager une statue historique du Christ the King d’une ancienne école catholique. Lorsque l’école Christ the King a été fermée en 2008 après 80 ans de fonctionnement et convertie en école publique, tous les objets religieux et les statues durent être enlevés de la propriété. Le don des Chevaliers a permis de louer une grue et de reloger la statue dans un cimetière proche.

NOURRITURE POUR NOURRITURE

Le conseil Mgr. Andrew McGowan 14095, de Scranton-Dunmore, Pennsylvanie, a organisé un dîner de spaghettis avec boulettes de viande qui a permis de collecter 400$ pour la banque alimentaire de l’église Immaculate Conception. UNE DEUXIÈME CHANCE

Le conseil St. Stephen the Martyr 14122, de Liburm, Géorgie, a organisé une collecte de fonds pour venir en aide à Chris Wilson, un membre du conseil qui a besoin d’une transplantation d’un rein mais doit payer une imposante franchise d’assurance avant sa chirurgie. À la suite d’une maladie auto-im-

SOUTIEN AUX PRÊTRES

Le conseil Iroquois Falls (Ontario) 2641 a lancé le défie aux paroissiens de deux paroisses de la région d’être spécialement généreux pour la collecte spéciale de fonds de pension des prêtres retraités du diocèse de Timmins. Le conseil a contribué 50$ supplémentaires pour chaque dollar collecté et a vu augmenter les contributions de près de 60 pour cent. Au final, le conseil a fait don de 1000$ au fonds, ce qui a porté le total de la collecte à près de 3000$. TOMBOLA D’ARME DE 365 JOURS

Le conseil Père James F. Power 9917, de Casper, Wyoming, a sponsorisé une tombola sur

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MARCHE POUR LA VIE

Les Chevaliers de Denton et des environs, Texas, ont participé à la randonnée Texas « Hike for Life » au profit d’un centre local de ressources pour femmes enceintes. Près de 100 personnes se sont jointes à la randonnée qui a permis de réunir 8500$ pour Loreto House, un établissement qui vient en aide aux femmes enceintes en état de crise et en grossesses involontaires.

COLLECTE POUR UN SÉMINARISTE

Le conseil Nativité 2976, de Laurel Springs, New Jersey, a fait une collecte spéciale à l’église Our Lady of Guadalupe pour venir en aide au séminariste Sean Moore. La collecte a permis de réunir plus de 2100$ pour compenser les dépenses scolaires de Moore dans ses études visant la prêtrise. UNE TOMBOLA POUR LA CATHÉDRALE

UN CENTRE ALPHA

Le conseil St. John the Evangelist 15007, de Pensacola, Floride, a tenu deux collectes pour le respect de la vie qui ont permis de collecter plus de 2600$ pour l'Alpha Center Inc., un organisme qui apporte son soutien aux femmes enceintes en état de crise.

munitaire qui a sévèrement endommagée ses reins, Wilson a découvert qu’il avait besoin d’une transplantation et a trouvé un donneur en la personne de Christina Zakis, une camarade de paroisse et amie d’université. L’événement organisé par le conseil a permis de réunir 10 000$ pour compenser les frais médicaux et permettre à Wilson et sa famille de se préparer pour l’opération.

Des membres du conseil St. Michael 13799, de Sterling Heights, Michigan, observent le Père Michael Quaine, aumônier du conseil et curé de la paroisse St. Michael poser le dernier carreau au plafond du hall d’entré de l’église. Avec l’aide des paroissiens et leurs familles, les Chevaliers se sont portés volontaires pour replacer 560 m² de carrelage au plafond de la salle paroissiale, des foyers et des entrées et de la salle de musique. Le dernier carreau, posé par le Père Quaine, a été signé au dos par tous les bénévoles.

Le conseil Nuestra Señora del Refugio 3776, de Matamoros, Mexique Nord-est, et le conseil Nuestra Señora de Guadalupe 13570, de Valle Hermoso, ont vendu des billets de tombola pour une loterie diocésaine au profit de l’église Our Lady of the Refuge, la cathédrale de Matamoros. Les Chevaliers ont vendu 84 billets de 20$, réunissant ainsi 1680$ pour permettre la construction de nouveaux bureaux dans la cathédrale. DONS DE BIENS POUR LES MÈRES

Le conseil Holy Trinity 4400, de Joliet, Illinois, a réuni des fonds pour acheter des couches, des sièges auto pour enfants et des vêtements d’hiver pour la division caritative catholique maternité/grossesse de l’archidiocèse de Chicago.


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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

FOURNITURES C OF C

UNE CROIX LOURDE À PORTER LE CONSEIL Arden Carmichael 4970, à Sacramento, en Californie, a entrepris de restaurer un crucifix en marbre de 700 livres qui dépérissait dans la paroisse depuis environ 15 ans. Les représentants du Conseil disent ne pas connaître toute l’histoire de ce crucifix. Selon certains Chevaliers, il aurait déjà appartenu à une maison de retraite à Azusa, dans le même État, qui a fermé ses portes en 1994. À l’époque, l’objet avait été transporté à l’église St. Ignatius Loyola, à Sacramento, où on le rangea à l’extérieur, sur une palette de bois, soumis au soleil et aux intempéries. Avec le temps, aussi bien la palette elle-même que la croix en bois commencèrent à pourrir, tandis que la partie en marbre commença à se salir. À ce stade, les membres du Conseil 4970 approchèrent le curé de l’époque, père Gerald H. Robinson, avec l’intention de redonner au crucifix sa beauté d’antan. On résolut alors de remplacer la croix de bois, de rattacher les bras et

les jambes du Christ à l’aide d’une nouvelle résine en époxy, puis de nettoyer la statue au complet avec de l’eau sous pression et un léger sablage. Tout alla bon train, et l’actuel curé de la paroisse St. Ignatius, le père jésuite Michael Moynahan, fut si enchanté du résultat qu’il décida de suspendre le crucifix au-dessus de l’entrée de l’église, pour que tous puissent l’admirer. Bien entendu, hisser un objet de 700 livres à cette hauteur représenta un nouveau défi. Les membres du Conseil s’assurèrent d’abord, avec l’aide d’un entrepreneur en construction, de la faisabilité du projet et de l’intégrité structurelle du porche de l’église. Une fois rassurés, les artisans du projet utilisèrent une plateforme élévatrice pour installer le crucifix. Niché dans sa nouvelle demeure, le crucifix est éclairé le soir. Il permet ainsi de rappeler, jour et nuit, que Dieu a envoyé son Fils unique sur terre pour sauver l’humanité.

AUX ÉTATS-UNIS THE ENGLISH COMPANY INC. Équipement officiel des conseils et du Quatrième Degré 1-800-444-5632 • www.kofcsupplies.com LYNCH AND KELLY INC. Équipement et robes d’officiers pour les conseils et le Quatrième Degré 1-888-548-3890 • www.lynchkelly.com CHILBERT & CO. Smoking approuvé pour le Quatrième Degré 1-800-289-2889 • www.chilbert.com AU CANADA ROGER SAUVÉ INC. Équipement et robes d’officiers des conseils et du Quatrième Degré 1-888-266-1211 • www.roger-sauve.com

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J OIGNEZ L ES A MIS DE L ’ ABBÉ M C G IVNEY Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :

NOM ADDRESSE VILLE PROVINCE/PAYS CODE POSTAL Complétez le bulletinréponse et postez-le à : The Father McGivney Guild, 1 Columbus Plaza, New Haven, CT 065103326, USA Ou adhérer par Internet : www.fathermcgivney.org.

OFFICIAL AUG. 1, 2011:

To owners of Knights of Columbus insurance policies and persons responsible for payment of premiums on such policies: Notice is hereby given that in accordance with the provisions of Section 84 of the Laws of the Order, payment of insurance premiums due on a monthly basis to the Knights of Columbus by check made payable to Knights of Columbus and mailed to same at PO Box 1492, NEW HAVEN, CT 06506-1492, before the expiration of the grace period set forth in the policy. In Canada: Knights of Columbus, Place d’Armes Station, P.O. Box 220, Montreal, QC H2Y 3G7 ALL MANUSCRIPTS, PHOTOS, ARTWORK, EDITORIAL MATTER, AND ADVERTISING INQUIRIES SHOULD BE MAILED TO: COLUMBIA, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. REJECTED MATERIAL WILL BE RETURNED IF ACCOMPANIED BY A SELF-ADDRESSED ENVELOPE AND RETURN POSTAGE. PURCHASED MATERIAL WILL NOT BE RETURNED. OPINIONS BY WRITERS ARE THEIR OWN AND DO NOT NECESSARILY REPRESENT THE VIEWS OF THE KNIGHTS OF COLUMBUS. SUBSCRIPTION RATES — IN THE U.S.: 1 YEAR, $6; 2 YEARS, $11; 3 YEARS, $15. FOR OTHER COUNTRIES ADD $2 PER YEAR. EXCEPT FOR CANADIAN SUBSCRIPTIONS, PAYMENT IN U.S. CURRENCY ONLY. SEND ORDERS AND CHECKS TO: ACCOUNTING DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901.

[Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir d’en bas à gauche] Le crucifix de 700 livres reposait sur le terrain de l’église St. Ignatius Loyola, oublié là depuis près de 15 ans. • Mark Zawkiewicz, du Conseil 4970, répare le bras de Jésus. • Les Chevaliers et les ouvriers ont installé le crucifix au-dessus du porche de l’église St. Ignatius Loyola au moyen d’une plateforme élévatrice.

COLUMBIA (ISSN 0010-1869/USPS #123-740) IS PUBLISHED MONTHLY BY THE KNIGHTS OF COLUMBUS, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326. PHONE: 203-752-4000, www.kofc.org. PRODUCED IN USA. COPYRIGHT © 2011 BY KNIGHTS OF COLUMBUS. ALL RIGHTS RESERVED. REPRODUCTION IN WHOLE OR IN PART WITHOUT PERMISSION IS PROHIBITED. PERIODICALS POSTAGE PAID AT NEW HAVEN, CT AND ADDITIONAL MAILING OFFICES. POSTMASTER: SEND ADDRESS CHANGES TO COLUMBIA, MEMBERSHIP DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. CANADIAN POSTMASTER — PUBLICATIONS MAIL AGREEMENT NO. 1473549. RETURN UNDELIVERABLE CANADIAN ADDRESSES TO: KNIGHTS OF COLUMBUS, 50 MACINTOSH BOULEVARD, CONCORD, ONTARIO L4K 4P3 PHILIPPINES — FOR PHILIPPINES SECOND-CLASS MAIL AT THE MANILA CENTRAL POST OFFICE. SEND RETURN COPIES TO KCFAPI, FRATERNAL SERVICES DEPARTMENT, PO BOX 1511, MANILA.

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APPLICAT IO N DE NO S DEG RÉS

Charité ENRIQUE PEREA du conseil St. Dominic 14998, de Miami, distribue des casques aux cyclistes durant un projet, commandité par le conseil, pour promouvoir la sécurité à vélo. Les Chevaliers de Colomb ont distribué plus de 200 casques aux parents et aux jeunes membres de la communauté pour promouvoir les bonnes habitudes de sécurité. Le projet comprenait aussi la distribution de nourriture, des tours de poney, un atelier de peinture faciale et un spectacle de magie.

Unité

Fraternité

Patriotisme

LE GRAND CHEVALIER Michael D. Laferriere (Au centre) du conseil Palmer, Massachussetts 376 félicite Deacon Ryan Rooney (Second en partant de la gauche) après que Rooney a reçu la bourse d’étude du Programme de ristournes accordées au soutien des vocations (RSVP). Les Chevaliers ont présentés la bourse d’étude à Rooney suite à son ordination à l’ordre des diacres, un pas de plus vers sa prêtrise. Aussi, présent sur la photo (En partant de la gauche) : Père Gary Dailey, Directeur des vocations pour le diocèse de Springfield, Joseph F. Kosmas et Thomas A. Vyzga.

CARTER BARRETT du conseil de Fort Belvoir, Viginie, 11170 allume un cierge en la mémoire de Jane Maltese, la veuve du défunt membre du conseil Edward Maltese, durant une messe commémorative commanditée par le conseil. Le conseil a parrainé la messe en l’honneur de ses membres défunts – bon nombre d’entre eux étaient des membres du service actif ou retraités de l’armé – et a invité les veuves du conseil en qualité d’invitées d’honneur. • Le conseil St. Isaac Jogues à Pickering, Ontario, a organisé une messe en mémoire des membres défunts du conseil. Après la messe, les membres du conseil se sont rassemblés pour une photo qui a été envoyée, sous forme de carte, aux Chevaliers malades ou dans le besoin.

LES NOUVEAUX membres du conseil de la paroisse St. Thomas the Apostle Round Table au Camp Victory, Iraq, avec le drapeau des États-Unis et le drapeau des Chevaliers de Colomb après la cérémonie de Premier Degré.. La cérémonie a vu 12 nouveaux membres des forces armées se joindre à l’Ordre. La table ronde est commanditée par le conseil St. Paul 1634 de Colorado Springs, Colorado.

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CHEVALIER S DE COLO MB

Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Les membres du Conseil 6894 Barry’s Bay, en Ontario, ont coupé du bois pour l’église St. Mary’s, à Wilno. Les Chevaliers ont passé un après-midi à préparer du bois de chauffage pour l’église.

ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.

ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À

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GARDER LA FO I VIVANTE

« JE DEVAIS ME PLACER ENTRE LES MAINS DE DIEU. » Dès mon jeune âge, j’ai senti que Dieu voulait que je devienne prêtre. Mais en vieillissant, ce désir est entré en concurrence avec d’autres possibilités, typiques de la vie d’une jeune personne, qui se sont offertes. Mon curé m’a encouragé à explorer du côté de ce que les autres voyaient en moi, et je lui dois beaucoup. La meilleure façon de voir clair au sujet de ma vocation, disait-il, était d’essayer le séminaire. Sur son conseil, j’ai placé mon sort entre les mains de Dieu en m’inspirant de la prière de saint Alphonse Liguori : « Permettez-moi de vous aimer toujours, puis faites de moi ce que vous voulez. » Le séminaire m’a permis d’approfondir ma relation avec le Seigneur et de mieux me connaître. Je remercie Dieu de m’avoir permis de faire ce que je fais aujourd’hui, et j’ai hâte de lui rendre service en tant que prêtre. À tous ceux qui sentent un appel à la vie consacrée, ne craignez pas de plonger. C’est un pari gagné d’avance. DIACRE BEN KNEIB Diocèse de Kansas City-St. Joseph, Missouri.

VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.

PM40063106


columbiaaug11fr  

CHEVALIERS DE COLOMB A OÛT 2011A OÛT 2011 Trouver un agent en visitant le site kofc.org ou en téléphonant au 1-800-345-5632 (Depuis plus de...

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