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Sous la direction d’Alfred Kuen

ISBN 978-2-36249-237-2

9 782362 492372

8,90 €

PSAUMES

TRANSCRIPTION DYNAMIQUE DES

PSAUMES

louange vivante

Cette édition 2014 est revue, corrigée et agréable à lire.

louange vivante

Avec les psalmistes, « Chantez à l’Éternel un cantique nouveau » (Ps. 96 : 1) et renouvelez votre culte personnel.

TRANSCRIPTION DYNAMIQUE DES

Louange vivante, une version contemporaine des Psaumes dans un langage actuel et compréhensible par tous. 25 000 variantes de traduction viennent s’ajouter au texte rythmé ; découvrez ses richesses dans cet outil idéal pour accompagner votre étude de la Bible.

louange vivante

PSAUMES

LA FORCE DE 25 000 VARIANTES. LA FRAICHEUR D’UNE VERSION.


louange vivante

psaumes

Sous la direction d’Alfred Kuen


psaumes

transcription dynamique des

louange vivante

BLF Éditions • Rue de Maubeuge 59164 Marpent • France


louange vivante

psaumes

Sous la direction d’Alfred Kuen © 2014 BLF Éditions © 1980 ELB BLF Éditions • Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France info@blfeditions.com • www.blfeditions.com Tous droits réservés pour tous pays. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit, ni photocopiée, sans l’autorisation écrite de l’éditeur. Couverture et mise en page : BLF Éditions Impression n° XXXXXX • IMEAF • 26160 La Bégude-de-Mazenc 978-2-36249-275-4 ISBN version reliée 978-2-36249-237-2 ISBN version brochée Dépôt légal : 3e trimestre 2014


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Table des matières Préface …………………………………………………………………………… 7 Introduction… …………………………………………………………………… 9 Premier recueil (Psaumes 1 à 41)………………………………………………… 21 Deuxième recueil (Psaumes 42 à 72)… ………………………………………… 87 Troisième recueil (Psaumes 73 à 89)……………………………………………… 137 Quatrième recueil (Psaumes 90 à 106)…………………………………………… 175 Cinquième recueil (Psaumes 107 à 150)… ……………………………………… 209 Les rythmes dans les Psaumes…………………………………………………… 277


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Préface Depuis de nombreuses années, Parole vivante bénéficie d’un engouement patent auprès d’un public très varié. Il y a celui qui découvre pour la première fois les Évangiles. Ou le chrétien averti qui redécouvre avec fraîcheur des vérités auxquelles il s’était habitué. Ou encore le professeur ou le prédicateur qui désirent élargir sa compréhension du texte. Louange vivante s’inscrit dans la continuité de Parole Vivante. Le texte se veut accessible et vivifiant. Les milliers de variantes permettent d’admirer la richesse des Psaumes. Édité pour la première fois en 1980, le texte de cette réédition a a été entièrement revu et corrigé pour suivre l’évolution de la langue française. Nous remercions chaleureusement l’équipe de relecteurs qui a accompli ce travail minutieux avec une détermination exemplaire. Nous vous invitons à lire l’introduction. Elle présente l’étendue du travail accompli pour rassembler les variantes de plus de 66 traductions en une version. Un travail méticuleux et colossal qui permet à Louange vivante de favoriser une lecture vivante et stimulante. Notre souhait le plus profond est qu’à travers la lecture de ces Psaumes, son inspirateur soit loué et qu’il rende évident à vos yeux la beauté de sa personne et de son oeuvre : « Celui qui offre la louange, celui-là me rend gloire. À celui qui veille avec soin sur la voie où il marche, je ferai contempler le salut du Seigneur » (Psaume 50:23). les éditeurs

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Introduction « Le peuple que je me suis formé  publiera mes louanges »  — Ésaïe 43 : 21 « Entretenez-vous par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels »  — Éphésiens 5 : 19

Pourquoi « Louange vivante » ? Louange « Louanges » (hébreu : tehillim) était le titre général donné au psautier par les Juifs. L’homme a été créé pour vivre avec Dieu, « à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1 : 6, 12, 14). Par la louange, il transcende tous les buts de vie limités qu’il a pu se proposer ; par elle, il répond à sa vocation première et éternelle. L’apôtre Paul cite comme première manifestation d’une vie remplie de l’Esprit de Dieu, le chant (ou récitation) des Psaumes (Éphésiens 5 : 19). Par la chute, l’homme s’est détaché de Dieu. Il a voulu devenir autonome, ne voulant dépendre d’aucune instance supérieure, ne reconnaissant aucune autre loi que les siennes. Mais s’il prie Dieu, il manifeste le désir de renouer les relations avec lui, il reconnaît sa souveraineté et veut partager avec lui ce qui constitue sa vie. Ainsi il le « glorifie » (cf. Romains 1 : 21). Celui qui loue Dieu cesse de se considérer comme sa propre fin ; celui qui invoque son aide confesse son incapacité de s’en sortir tout seul ; celui qui lui rend grâces pour ses dons renonce à se considérer comme seul artisan de son bonheur (Psaume 50 : 23) ; celui qui répand sa plainte devant lui, ou lui confesse sa faute, ou lui dit sa joie, exprime sa confiance en lui. C’est bien pour cela que les anciens Hébreux ont intitulé tous les psaumes Louanges, car on peut louer Dieu de bien des manières : en l’adorant, en chantant sa joie de le connaître, en le remerciant pour ses bienfaits ; également en l’appelant au secours, en exhalant devant lui son indignation en face de l’injustice des hommes, en réclamant son intervention dans le cours de l’Histoire, en rappelant ses hauts faits du passé et en exprimant la foi dans son triomphe final. Après avoir été le recueil de cantiques et de prières de la communauté juive, le livre des Psaumes est devenu celui de l’Église universelle. Depuis trois mille ans, les croyants trouvent dans les paroles de David, d’Asaph, des fils de Koré, etc., la formulation de « toutes les


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douleurs, tristesses, craintes, doutes, espérances, sollicitudes, perplexités, voire jusqu’aux émotions confuses qui agitent les esprits des hommes » (Calvin).

Vivante Nous avons besoin de redécouvrir les psaumes, tous les psaumes. L’Église primitive, encore proche de la communauté juive, en avait fait son recueil de cantiques. Les apôtres citent ce livre plus souvent qu’aucun autre a. Dans l’Église ancienne, Augustin raconte qu’après la lecture d’un texte tiré d’une épître, l’assemblée chantait toujours un psaume entier. Au Moyen Âge, le psautier alimentait la foi des bâtisseurs de cathédrales aussi bien que celle des croyants qui se retiraient dans les couvents. Le Concile de Toulouse de 1229, qui interdit toute lecture de l’Écriture aux fidèles, leur permit cependant l’usage du psautier. Les croyants du xvie siècle les chantaient avec ferveur jusque sur les bûchers. Pendant plus de deux siècles, ils étaient les seuls cantiques de l’Église réformée. Aujourd’hui, par souci de liberté, on laisse trop souvent chacun à sa pauvreté. On veut prier « selon l’Esprit » et l’on néglige les prières inspirées par le Saint-Esprit (Marc 12 : 36), délaissant le pain fortifiant dont la foi des martyrs s’est nourrie.

Louer Dieu ensemble N’oublions pas non plus les bénédictions réservées à la louange « dans la grande assemblée » (Psaumes 22 : 26 ; 35 : 18) et les promesses faites à l’intercession unie des enfants de Dieu (Matthieu 18 : 19-20 ; Actes 12 : 5, 12). Les Psaumes conviennent particulièrement à la prière en commun : composés pour le culte (comme l’ont montré les recherches de Gunkel et Mowinckel), ils étaient récités en chœurs antiphonés (chantés alternativement par une partie et par l’autre des fidèles). C’est ce qui explique en partie la structure parallèle de la plupart des phrases. L’un des prêtres demandait : Pourquoi tant d’effervescence parmi les nations païennes ? Et l’assemblée faisait écho à sa question : Et pourquoi ces peuples trament plans et complots insensés ? Le prêtre : Pourquoi les rois de la terre se sont-ils donc soulevés ? Les fidèles : Pourquoi tous les grands conspirent contre Dieu et son Messie ? (Psaume 2 : 1-2) Cette prière en commun, où tous les fidèles constituent un seul corps devant Dieu manifeste l’unité de l’Église.

a « Sur environ 285 citations de l’Ancien Testament dans le Nouveau, plus de 80 proviennent du seul livre des Psaumes », J. Kaltenbach, Le livre qui chante la gloire de Dieu, Strasbourg, Oberlin, 1949, p. 15.


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Introduction

Toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile Ne nous contentons pas des quelques psaumes que nous connaissons bien. Nous étriquerions notre vie spirituelle et cultuelle en la réduisant aux seules prières de louange. Redécouvrons, comme l’Église des premiers siècles et celle du temps de la Réforme, l’ensemble du psautier. Nous verrons que Dieu agrée des prières fort diverses. Il nous permet aussi de pleurer devant lui, de lui dire nos questionnements et nos doutes, de crier notre révolte devant les injustices. Nous trouverons, certes, des requêtes que nous hésiterons à reprendre après avoir entendu Jésus : « Mais moi je vous dis : “Aimez vos ennemis” » (Matthieu 5 : 44). Cependant, n’oublions pas que le même David, qui a demandé à Dieu de le venger de ses ennemis (Psaumes 5 : 11 ; 12 : 4-5 ; 28 : 4), s’est contenté de couper un pan du manteau de son ennemi le jour où il le tenait à sa merci.

Prier les Psaumes avec Christ N’oublions surtout pas que, sous la Nouvelle Alliance, nous pouvons prier les Psaumes à travers Jésus-Christ a. Comme tout bon Juif, Jésus a prié, depuis son enfance, les psaumes qui tracent prophétiquement les étapes marquantes de son ministère : sa prédication en paraboles b, la haine dont il serait l’objet c, ses souffrances d, sa résurrection, sa gloire e et son avènement futur f. Il les a cités maintes fois dans des situations critiques g. Il a rendu témoignage à leur inspiration divine (Marc 12 : 36). Il les a chantés et priés jusqu’à son dernier souffle h. Depuis lors, l’Église chrétienne les prie avec lui, ou, selon la formule chère à l’apôtre Paul, « en lui ». Car il a pris sur lui nos luttes, nos détresses et nos péchés. Après sa résurrection, il a rappelé à ses disciples ce qu’il leur avait déjà enseigné avant sa mort, à savoir que tout ce qui était écrit de lui « dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes » devait s’accomplir (Luc 24 : 44). L’Église est comme résumée en son chef : « Ces membres nombreux, unis par le lien de l’amour et de la paix sous une seule tête qui est notre Sauveur, ne forment qu’un seul homme. Dans les Psaumes, la plupart du temps, leur voix à tous retentit comme celle d’un seul homme : c’est un seul qui supplie pour tous, parce que tous ne sont qu’un dans l’Unique » (Saint-Augustin). Ainsi, nous sommes arrachés à la solitude dans laquelle notre souffrance – ou notre joie – voudrait nous enfermer, parce que nous pouvons les apporter à Dieu, en communion avec Jésus-Christ et les croyants de tous les temps. Nous nous dépassons, nous et nos petites misères ou nos satisfactions personnelles, pour nous insérer dans ce grand corps qui chante et qui pleure, qui prie et qui souffre jusqu’au jour où il sera parfait dans la gloire.

a

Dans « Prier les Psaumes » (Foi vivante, n° 15), A. George examine différents psaumes sous trois angles : la prière de l’Ancien Testament, celle de Jésus et la nôtre. b Psaume 78 : 2. c Psaume 22 : 7 ; 41 : 9-10 ; 69 : 5 ; 88 : 9, 19 ; 109 : 2 ; 142 : 5. d Psaume 22 : 2, 8, 9, 16, 17, 19 ; 31 : 6 ; 41 : 10 ; 42 : 6, 12. 69 : 5, 22, 41 ; 118 : 22. e Psaume 8 : 3 ; 16 : 10 ; 110 : 1 ; 118 : 22-23, 28. f Psaume 65 : 8. g Matthieu 21 : 16, 42 ; 22 : 43-44 ; 23 : 39 ; etc. h Matthieu 26 : 30 ; Luc 23 : 46 ; Psaume 31 : 6.


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« L’Esprit nous aide dans notre faiblesse » Les Psaumes donnent expression à tout ce qui est en nous et le transforment en prières. Plus : en prières inspirées par l’Esprit. Nous pouvons donc être assurés qu’elles sont conformes à la volonté de Dieu et prêtes à être exaucées (1 Jean 5 : 14-15). Si « nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières, l’Esprit nous aide dans notre faiblesse » (Romains 8 : 26) en nous donnant les Psaumes. « Ils enseignent à prier avec ferveur, à souffrir avec patience, à mettre son espoir en Dieu, à le craindre, à l’aimer, à le bénir, à le louer sans cesse a ». « Pour apprendre à bien prier, rien de tel que les Psaumes. Lorsque votre cœur est plus sec qu’une rivière sans eau, que vous voulez prier et que vous n’y parvenez pas, prenez votre Bible, cherchez un psaume qui convienne à votre situation, lisez-le lentement, répétez-le en vous servant des paroles que vous prononcez pour y envelopper vos propres requêtes. Voilà plus de trente-cinq ans que j’use ainsi des Psaumes. Dans quelque état d’âme que je me sois trouvé, ils ne m’ont pas laissé sans secours b. »

Pourquoi une autre version des Psaumes ? Parmi tous les livres de l’Ancien Testament, celui des Psaumes est, sans conteste, celui qui fut le plus souvent traduit. Alors, pourquoi ajouter encore une version à toutes celles qui existent déjà ? En premier lieu, parce que chaque traduction fait découvrir de nouveaux aspects du texte original et nous permet, par conséquent, d’étendre notre connaissance de Dieu et d’accroître nos richesses spirituelles. En second lieu, comme il s’agit de prières destinées à être répétées par le croyant, chaque nouvelle formulation de la pensée nous préserve de la routine où la forme masque peu à peu le fond. Certains chrétiens ont l’habitude de lire un psaume chaque matin. Une nouvelle version renouvellera leur culte personnel pendant cinq mois. « Chantez à l’Éternel un cantique nouveau » répètent les psalmistes. Chaque version a ses objectifs prioritaires : fidélité littéraire au texte, beauté littéraire, facilité de compréhension, dépaysement, etc. Aucune ne rendra pour un lecteur occidental du xxie siècle ce que le Juif contemporain de David y trouvait. Toutefois, en additionnant l’une à l’autre, on gagnera peu à peu une vue synthétique du texte qui nous rapprochera de l’impression ressentie par ses premiers auditeurs. C’est la raison d’être principale des nombreuses variantes en notes de bas de page. Notre texte n’a pas la prétention d’être une traduction originale de l’hébreu. Lorsque des centaines de spécialistes ont traduit un texte, que reste-t-il à découvrir ? Qui pourrait se targuer de faire une œuvre « originale » ? Ce qui est possible, par contre, c’est de profiter de la somme incalculable d’efforts dispersés sur l’ensemble des versions existantes. Le labeur patient des hébraïsants du passé et les recherches récentes des linguistes actuels trouvent leur consécration dans les quelque cinquante versions françaises, allemandes et anglaises actuelles que nous avons compulsées.

a b

A. Rippert, Les psaumes de David, Lyon, Tournachon-Molin, 1804. Tommy Fallot, cité par J. Kaltenbach, op. cit. p. 17.


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Introduction

Les buts de cette version Les objectifs de cette traduction peuvent se résumer en quelques mots : nous avons voulu donner une version fiable et compréhensible, rythmée et pourvue de toutes les variantes contenues dans les versions modernes.

1. Une version fiable et compréhensible Parmi les milliers de variantes des traductions du psautier, le non-spécialiste n’a que l’embarras du choix, car à côté des multiples nuances d’un même mot hébreu, se trouvent parfois des sens très divergents. Comment choisir ? Faut-il suivre la majorité des traducteurs ou pencher, au contraire, vers les solutions originales de ceux qui ont essayé de pallier les lacunes et les obscurités des manuscrits en recourant aux anciennes versions ou à des conjectures fondées sur les lois de la prosodie hébraïque ? Laissant à d’autres les hypothèses originales, nous avons préféré opter pour les variantes les plus sûres parce que les mieux appuyées par des documents fiables, en donnant une priorité justifiée au texte massorétique a. Ce choix a pu se faire essentiellement grâce à l’aide compétente de feu le professeur Jules-Marcel Nicole, alors directeur de l’institut biblique de Nogent-sur-Marne. Nous voulions aussi une version facile à comprendre par l’homme d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous avons écarté, dans la mesure du possible, les archaïsmes et les mots employés dans un sens particulier qui font le charme de certaines versions. Si nous voulons prier « par l’intelligence » (1 Corinthiens 14 : 14), il nous faut préférer des paroles intelligibles à celles qui charment nos oreilles ou qui nous frappent par leur originalité.

2. Une version rythmée… Pourquoi ? Par fidélité En tout premier lieu : par souci de fidélité au texte inspiré. Le traducteur qui rendrait un récit historique de l’Ancien Testament ou des Évangiles par une poésie serait certainement – et à juste titre – accusé d’altérer la nature du texte et de trahir l’intention de l’écrivain sacré. Car la poésie et la prose ont chacune leur optique, leur but et leurs lois propres. On attend d’un morceau de prose une information exacte sur des faits et l’on demande à son auteur un témoignage objectif et vrai, alors que l’on concédera au poète une beaucoup plus grande liberté. Par l’effet du rythme, de la musique des vers, par la sonorité des mots, la poésie fait appel à une couche plus profonde de l’être que la raison raisonnante : elle éveille le sens esthétique inné en tout homme et suscite des sentiments d’admiration ou de compassion, un esprit de louange ou de supplication. Les mots sont davantage destinés à solliciter notre imagination qu’à transmettre une information précise. Si transformer un morceau de prose en poésie c’est trahir le texte, l’inverse n’est pas moins vrai. Lorsque l’auteur inspiré a jugé bon d’écrire certains passages en vers, il devait

a

Cf. Alphone Maillot et André Lelièvre, Préface au commentaire des Psaumes, 2e édition, Genève, Labor et Fides, Tome I, p. 7 et T. III p. 8.


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avoir ses raisons. Nous pouvons essayer de les deviner ou de les expliquer ; nous n’avons pas à les discuter ni à dénaturer le texte en le transformant en prose.

Qu’est-ce qui distingue la poésie de la prose ? Les caractéristiques de la poésie varient d’une civilisation à l’autre. Chez les Hébreux, le poème se reconnaissait au rythme sonore et à la symétrie des pensées. Le rythme ne reposait pas, comme dans nos poésies, sur la succession régulière de syllabes fortes et faibles, mais sur une structure de la phrase où revenaient, à cadence régulière, certaines syllabes plus accentuées que d’autres. La rime sonore était remplacée par une rime de sens, comme chez tous les peuples de l’ancien Orient. La même pensée était donc répétée avec des mots différents : parallélismes synonymiques, antithétiques ou synthétiques a. Parfois, la succession des lettres par lesquelles commençaient les versets ou les strophes reconstituait l’alphabet (Psaumes 25, 112, 119, 145, etc.). Nos caractéristiques de la poésie sont différentes et ce serait une erreur de vouloir créer l’impression poétique dans nos langues en calquant les procédés de la poétique hébraïque b. Ce qui importe, dans ce cas, c’est non la langue de départ, mais celle d’arrivée, puisque c’est chez nous que nous voulons susciter l’émotion esthétique créée par la poésie. Or, nos poésies classiques se distinguent par la langue, les images, le rythme et les rimes. L’idéal serait donc de rendre les Psaumes par des poésies en vers rimés dans nos langues. C’est ce que les traducteurs ont senti depuis longtemps.

Les Psaumes en vers En Angleterre, on a commencé, dès avant la Réforme, à transcrire les Psaumes en vers. Au temps de la Renaissance, apparaissaient les versifications des Psaumes de Sir Thomas Wyatt et du Comte de Surrey. À l’époque élisabéthaine (1535-1611), les transcriptions en vers foisonnaient c. En France, les versions poétiques des Psaumes de Clément Marot, Théodore de Bèze et Jean Calvin contribuèrent pour une grande part au succès de la Réforme d. À leur suite, d’autres ont transcrit l’ensemble du psautier ou des psaumes isolés en vers e. A. Rippert prétendait que « nos plus grands poètes ont tous traduit quelque partie des Psaumes ». Malheureusement, malgré leur souci de fidélité, toutes ces versifications sont des paraphrases plus ou moins libres f à cause des exigences de la rime : celle-ci, en effet enferme la pensée dans le carcan des mots terminés par une sonorité identique. Or, ce carcan peut

a

Cf. Frederick F. Bruce, « La poésie de l’Ancien Testament », in le Nouveau Commentaire Biblique, Saint Légier, Emmaüs, p. 67-50. b Comme L. Desnoyer a tenté de le faire dans sa Traduction rythmée d’après l’hébreu (Desclée de Brouwer, 1935) qui se lit en français comme de la prose. Ou, comme nous le trouvons dans la Bible de Jérusalem, où l’on ne découvre le retour régulier des syllabes accentuées que lorsque les textes sont psalmodiés sur les refrains psalmiques de Gélineau. c Pour une histoire des Psaumes en vers anglais, cf. W. Force Stead, The Poetry of the Bible, London, 1938, p. v et suivantes. d Rééditées en français moderne par L’Erea (24 rue Courteissade, 13100 Aix-en-Provence) et les éditions P. Viret (CP 3151, 1002 Lausanne, Suisse). e Par ex. A. Rippert, Odes sacrées ou les psaumes de David, Lyon, 1804 ; G. Sabatier, Psaumes de David, Paris, 1880 ; M. Debrot, Les Psaumes en vers, Belo Horizonte, 1967. f « Aucune traduction des Psaumes en vers ne respecte l’original », L. Denoyers, Les Psaumes, p. 55.


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Introduction

être très étroit : pour un terme aussi fréquent que le mot Éternel, on ne trouve guère qu’une vingtaine de mots appropriés qui riment : comment exprimer fidèlement la pensée du psalmiste si l’on est contraint de choisir entre vingt mots ? Pour d’autres termes, le choix est encore bien plus restreint. C’est pourquoi aucune traduction moderne de la Bible n’a donné une transcription des Psaumes en vers. De la poésie, on n’a retenu que les images (anciennes versions), la disposition en vers (la plupart des versions modernes), un vocabulaire et une syntaxe plus choisis (Jérusalem, T.O.B., Chouraqui). Mais, comme le disait L. Desnoyers, « on fait tort à une poésie si, en la traduisant, on la dépouille de la forme très spéciale et très captivante qu’elle tient de son rythme a ».

Le rythme dans la poésie Le rythme « organise le signifié ». C’est lui qui, par son analogie avec la structure musicale, fait « d’un message verbal une œuvre d’art » (Nicolas Ruwet). Paul Valéry a bien noté la relation entre le rythme et la pensée : « À chaque vers, la signification qui se produit en vous, loin de détruire la forme musicale qui vous a été communiquée, redemande cette forme. Le pendule vivant qui est descendu du son vers le sens tend à remonter vers son point de départ sensible […] Ainsi, entre la forme et le fond, se manifeste une égalité d’importance, de valeur et de pouvoir b ». Or, contrairement à la rime, le rythme peut être maintenu sans que la fidélité ait à en faire les frais. Il suffit d’opter pour une cadence : accentuation des syllabes paires ou impaires (ou d’une syllabe sur trois) et d’y adapter le mètre du vers : nombre pair ou impair de pieds. Si l’idéal est la succession régulière de vers de même longueur, le rythme n’est nullement affecté par une alternance de vers de 4, 6, et 8 ou 3, 5 et 7 pieds. On peut, de même, mêler des vers de 4 pieds à ceux de 7 en accentuant les 1re, 4e et 7e syllabes. Cette alternance, loin de nuire à la poésie, rompt la monotonie et accentue l’effet rythmique. La succession régulière de vers de 4 et de 6 pieds rappelle le rythme hébreu des morceaux élégiaques formé de successions régulières de 3 et de 2 syllabes accentuées (ex. : Psaumes 89 et 108).

Le vers libre Affranchi des exigences de la rime, éventuellement de la cadence régulière, le vers libre n’aura aucune peine à se couler dans le moule de la pensée du psalmiste. Pour éviter les hésitations du lecteur, une annexe (page 277) indique le rythme pour chaque psaume : 1 2 3 4 5 annonce une succession régulière de vers de 5 pieds où il faut accentuer les syllabes qui correspondent aux nombres imprimés en gras. 1 2 3 4 (5 6 (7 8) indique que le psaume est construit sur une alternance de vers de 4, 6 et 8 pieds. Ce sont toujours les syllabes paires qu’il faut accentuer. Dans 1 2 3 4 (5 6 7), il faut appuyer une syllabe sur trois dans les vers de 4 aussi bien que de 7 pieds. Les vers de 10 pieds sont construits sur la même cadence. Une lecture rythmée permettra au lecteur francophone de retrouver un peu le souffle poétique de l’original. Or, dès que l’on coule une pensée dans le moule poétique, on l’affecte d’un coefficient affectif qui en décuple l’intensité et la transfigure.

a b

Op. cit., p. 54. Paul Valéry : « Poésie et pensée abstraite » Œuvres T. 1 (Pléiade) p. 1332.


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Qui dit louanges pense à beauté, musique, cantiques. En fait, tehillim, le titre général du psautier, devrait se traduire par « chants de louanges ». Lorsque nous voulons louer Dieu, nous choisissons nos paroles, nous les modulons, nous les rythmons pour lui offrir ce qu’il y a de meilleur en nous dans le plus bel apparat. Les Psaumes nous apprennent que nous pouvons lui présenter tout ce qui se meut en nous dans cette forme poétique, c’est-à-dire, drapé dans un vêtement de beauté. Rien n’est trop beau pour être offert à Dieu. Cette pensée a soutenu les bâtisseurs du temple et tous ceux qui ont dédié leur œuvre d’art au Roi des rois. Chanter les louanges de Dieu dans une forme poétique, c’est entraîner dans cette louange l’être tout entier : intelligence, sentiments, volonté. Exhaler sa plainte ou exprimer sa révolte en vers, c’est déjà en émousser la pointe. Exprimer ses sentiments négatifs devant Dieu, c’est s’en libérer ; les dire dans une langue choisie et rythmée, c’est neutraliser leur venin et les transformer. Ainsi la poésie a bien plus qu’un effet décoratif accessoire : elle remplit, au contraire, une fonction essentielle dans la vie humaine. Lorsque, parlant des manifestations d’une vie remplie de l’Esprit, l’apôtre Paul mentionne d’abord le chant des Psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels (Éphésiens 5 : 19), il montre que la vie nouvelle a besoin de s’exprimer d’une manière adéquate sous des formes artistiques inspirées par l’Esprit de Dieu.

3. Un éventail de variantes Dans les Épîtres de notre Nouveau Testament Parole vivante, les différentes nuances du texte original ont été combinées pour constituer un texte qui reflète la richesse de l’original. Ce procédé était inutilisable pour la traduction des livres poétiques de l’Ancien Testament. En effet, puisque la poésie hébraïque repose sur la répétition d’une même pensée sous des formes différentes, on en aurait faussé le mécanisme en introduisant des reformulations supplémentaires. Toutes les variantes trouvées dans les traductions ont donc été renvoyées en note au bas des pages.

Quelle est l’utilité de ces variantes ? 1. Lorsqu’il s’agit de mots ou d’expressions synonymes en français, les variantes constituent une sorte d’amplification de la traduction et d’explication au niveau élémentaire de la compréhension matérielle du texte (ex. : Psaume 1 : 1-3, notes a, h, i et v. 4, note c). 2. Le plus souvent, le mot hébreu a différents sens qui ne peuvent être rendus par un mot unique en français. Dans ce cas, les variantes font apparaître les différentes significations de l’original. Elles jouent donc l’un des rôles d’un commentaire exégétique qui est de définir les termes de l’original (ex. : Psaume 1 : 1-3, notes b, c et v. 4-6, notes a, b, e). 3. Lorsque l’hébreu, langue éminemment imagée, utilise un mot du langage concret qui n’est pas employé au sens figuré dans notre langue, la note indique d’abord le sens littéral, puis les variantes qui s’en éloignent progressivement vers les différentes interprétations spiritualisées du terme (ex. : Psaume 1 : 2, note f ; Psaume 3 : 8, notes e, f). 4. Quand les traducteurs ont hésité sur le sens de l’expression hébraïque, les différentes compréhensions possibles apparaissent dans les variantes, le sens le plus plausible étant retenu dans le texte (ex. : Psaume 1 : 1, note a ; Psaume 2 : 12, note d ; Psaume 8 : 2, note c). Les différentes options sont généralement séparées par la conjonction « ou ». 5. Parfois, le texte hébreu et celui des anciennes versions divergent. La traduction suit, en principe, le texte hébreu des Massorètes, sauf lorsque les versions semblent avoir restitué


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Introduction

un sens original plus cohérent avec le contexte. Les notes indiquent donc, dans ce cas, la manière dont les anciens traducteurs juifs comprenaient le sens du texte (ex. Psaume 1 : 3, note g). 6. Dans certains cas, les manuscrits en notre possession portent un texte mutilé ou obscur dont les traducteurs et les exégètes ont essayé de rétablir le sens original par des conjectures diverses. Les notes préviennent de l’incertitude de la traduction et rendent compte des différentes compréhensions possibles. Par contrecoup, l’absence de telles variantes atteste l’unanimité des traducteurs autour d’un même sens que nous pouvons, dès lors, considérer comme certain. Ainsi ces notes – que d’aucuns considéreront comme fastidieuses – pourront constituer, pour ceux qui voudront approfondir l’étude des Psaumes, un instrument de travail qui les dispensera de consulter des dizaines de versions. Dans la plupart des cas, elles peuvent servir aussi à la reformulation de nos prières : dans la variété des mots et expressions donnés, nous trouverons plus aisément ceux qui correspondent exactement à notre situation et nous permettront de l’exposer à Dieu ou de lui répéter, sans vaines redites, la louange, l’action de grâce ou la requête que nous désirons lui présenter. Certains regretteront sans doute que ces variantes ne soient pas signées pour que l’on sache qui traduit quoi. Cela aurait été utile, certes, mais pour rendre à chacun ce qui lui appartient, il aurait fallu au moins quadrupler le volume des notes déjà bien encombrantes a. L’anonymat a permis de regrouper les variantes par catégories et d’offrir ainsi une vue globale, graduée par nuances, des différentes options choisies par les traducteurs. Le dessein de ces notes n’est d’ailleurs pas de rendre les autres traductions superflues. Elles veulent, au contraire, y renvoyer ceux qui désirent approfondir l’étude et la méditation des Psaumes en leur donnant une idée de la richesse qui les attend – et qui n’est qu’un aspect de « la sagesse infiniment variée de Dieu » (Éphésiens 3 : 10) que Dieu a révélée par l’Église. alfred kuen

a

The Old Testament Books of Poetry from 26 Translations consacre 320 pages à un échantillonnage fort sélectif de variantes de traductions anglaises des Psaumes qui ne couvre qu’une partie de nos 25 000 variantes.


Louange vivante

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Versions utilisées ou consultées Françaises 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20.

P. de Beaumont Bible annotée (Neuchâtel) Chouraqui Crampon Darby Deissler Frossard — Gérard Jérusalem Zadoc Kahn (Rabbinat) Lausanne Maillot-Leliève Mannati Maredsous Osty-Trinquet Pléiade (Dhorme) Psautier français (vers.œcum.) Segond Segond révisée (Colombe) Synodale Traduction œcuménique (T.O.B.)

Allemandes 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28.

Albrecht Allgeier Bruns Buber Elberfelder Luther Menge Psalmen in der Sprache der Gegenwart (Gerstenberger, Jutzler, Boecker) 29. Schlachter 30. Zink 31. Zürcher

Anglaises 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44. 45. 46. 47. 48. 49. 50. 51. 52.

American Standard Version Amplified Bible Authorized Version Berkeley Version Bible in Basic English Good News Bible Harrison Jerusalem Bible Knox Lamsa Modern Language Bible Moffatt New American Bible New English Bible Old Testament from 26 Translations Rotherham Smith, Powis, Goodspeed Spurrell Taylor (Living Bible) Thomson Young

Autres versions françaises des Psaumes 53. 54. 55. 56. 57. 58. 59. 60. 61. 62. 63. 64. 65. 66.

Bible du Centenaire Ch. Bruston J. Cales L. Desnoyers P. Claudel (paraphrase) Mgr. Garrone Lemaistre de Saci H. Meiss — G. Houde M.F. Moos E. Podechard Renard (Bible Pirot-Clamer) A.M. Roguet Version œcuménique : texte liturgique Psaumes en français courrant

Le texte a été revu et corrigé notamment par M. le professeur J. M. Nicole, alors Directeur de l’institut biblique de Nogent-sur-Marne.

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psaumes

transcription dynamique des

louange vivante  


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Les Psaumes

Premier recueil Psaume 1 1 Heureux, bienheureux est l’homme Qui ne cherche pas conseil auprès des gens en révolte a, Qui ne s’en va pas flâner sur le sentier des pécheurs b, Qui ne va pas s’installer en compagnie des moqueurs c. 2 Heureux,

bienheureux celui Qui met sa joie, son bonheur d dans le livre du Seigneur e Et s’imprègne f de ce livre nuit et jour, et jour et nuit. 3 Il

est ferme comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne toujours son fruit quand vient le moment voulu g, Et, sans cesse, sa ramure, sans se faner, refleurit h. Tout ce qu’il a entrepris, il le réussit i.

a

b c d e f g h i

Qui ne se conduit pas d’après les conseils des méchants, n’entre pas dans la pensée des rebelles, ne va pas à la réunion des infidèles, ne prend pas les réprouvés comme guides, ne vit pas selon leurs principes, en suivant leurs directives. Qui ne marche, ne se tient pas, ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs. Qui ne se campe pas aux carrefours des égarés. Qui ne suit pas leur parti. Qui ne s’assoit pas, ne siège pas, ne prend point place à la séance des impies, des railleurs, de ceux qui ricanent, au banc des rieurs. Qui aime, s’est attaché, se complaît, dont le seul désir est ce livre, qui s’imprègne de ce livre. La loi de l’Éternel, la torah, les directives de Dieu. Litt. : murmure (ce livre), le récite, le médite, le repasse en lui-même, l’étudie, se penche sur lui, y réfléchit. Dont les fruits ne tombent pas avant la saison (Septante). Dont le feuillage ne se flétrit pas, ne se fane jamais, reste toujours vert. Tout ce qu’il commence, il le termine, le mène à bien ; tout ce qu’il fait lui réussit, il le réalise avec bonheur.


Psaume 1

22

ne sont pas les méchants a, Ils sont pareils à la balle b éparpillée par le vent c. 5 Aussi, lors du jugement, ils ne subsisteront pas. Nul pécheur ne paraîtra au Rassemblement des justes d 4 Tels

le Seigneur prend en charge e la voie suivie par les justes, Mais le sentier des méchants f est un chemin sans issue g. 6 Car

Psaume 2 tant d’effervescence h parmi les nations païennes ? Et pourquoi donc trament-elles plans et complots insensés i ? 2 Pourquoi les rois de la terre se sont-ils tous soulevés j Et les grands k conspirent-ils l contre Dieu et son Messie ? 1 Pourquoi

3 « Debout ! clament-ils ensemble, Faisons sauter tous ces liens entravant nos libertés  Et jetons au loin leur joug. » 4 Mais, dans les cieux, sur son trône, Le Seigneur se moque d’eux et les tourne en dérision.  5 À la fin, dans son courroux, Il les interpellera et les épouvantera,  En les frappant de panique m. 6 (Indigné, il leur dira :) « J’ai choisi mon roi moi-même,  C’est moi qui l’ai investi sur Sion, montagne sainte ».

a

Les infidèles, pervers, méchants, impies, réprouvés, ceux qui vivent sans Dieu, sans loi. La paille, le chaume, la poussière. c Dispersée, balayée, pourchassée, dissipée. d Dans l’assemblée, la société, la communauté des justes, ils n’y auront pas de place, de part. Il s’agit sans doute du rassemblement final après le jugement dernier. e Veille sur, protège la voie, accompagne les siens, connaît leur chemin, les prend sous sa protection, se préoccupe de la vie de ses justes. f Cf. v. 4, note a. g Mène à la ruine, aboutit à la perdition, se perd. h Cette rumeur, ce tumulte, cette agitation parmi les peuples ? Pourquoi tonnent-ils, se démènent-ils, s’émeuvent-ils ? i De vains discours, projets, grondements, pensées vaines, pourquoi rêvent-ils de néant, s’attachent-ils à ces rêveries futiles, murmurent-ils des paroles insensées, éditent-ils des futilités, la vanité, des riens ? j Se sont-ils levés, dressés en révolte, avancés, préparés, tenus prêts. k Les chefs, les princes, les dignitaires, les puissants. l Se liguent, pactisent entre eux, complotent, tiennent conseil ensemble, délibèrent, s’unissent (contre). m Les confondra, les reprendra. Les affole, les terrifie. b


Psaume 3

23 7 Je

publierai le décret immuable du Seigneur ; « Le Seigneur m’a déclaré :  “Tu es mon Fils. Aujourd’hui, je fais de toi mon enfant ;  8 Demande-moi : Que veux-tu ? Je te donne en héritage tous les peuples de la terre,  Tu seras leur souverain et le monde entier lui-même  Jusqu’en ses confins lointains sera ta propriété.  9 Tu mèneras rois et princes comme un berger son troupeau ; Avec un sceptre d’airain, tu les réduiras a ; Comme un vase de potier, tu les briseras” ». 10 C’est pourquoi, rois de la terre, devenez intelligents b, Vous qui gouvernez le monde, laissez-vous donc corriger c. 11 Dans la crainte et le respect, adorez et servez Dieu. Exultez en sa présence… mais en tremblant de respect.  12 Au Fils, rendez votre hommage d, sinon il s’irritera Et vous tous, vous périrez dans la voie que vous suivez e. Car, promptement et bientôt f, sa colère flambera.

Heureux, bienheureux les hommes qui se réfugient en lui g.

Psaume 3 1 Psaume

de David, quand il fuyait devant son fils Absalom.

2 Ô Éternel ! Mes ennemis h sont si nombreux ! Mes adversaires se sont tous dressés contre moi ! 3 Se

sont-ils donc multipliés ceux qui disent à mon sujet : « Maintenant Dieu, son Dieu lui-même,  Ne fera rien, plus rien pour lui !  Il n’a donc plus rien à attendre, il n’y a plus aucun salut » ?

a b c d e f g h

Ou, selon une autre interprétation, retenue par la version grecque citée dans le Nouveau Testament : tu les feras paître. Redevenez sensés, devenez sages, sachez comprendre, tenez-vous pour avertis, conduisez-vous avec sagesse. Recevez, suivez l’avertissement, souffrez d’être repris, réformez-vous, apprenez votre leçon. Rendez sincèrement hommage au Fils, embrassez-le, baisez ses pieds, prosternez-vous devant lui, que vos adorations soient pures. Ou : attachez-vous à ce qui est pur. Vous allez à votre perte, vous vous égarez en chemin, dans vos entreprises. Vous irez à la ruine, vous périrez au détour de la route, vous quitterez le chemin sûr. Ou : pour un rien, bien vite, d’un coup, en un instant. Qui s’abritent en lui, qui mettent leur confiance en lui. Oppresseurs, persécuteurs, assiégeants, ceux qui se lèvent contre moi.


Psaume 3

24

4 Pourtant,

Seigneur, mon défenseur, Toi qui m’entoures, toi qui es comme un bouclier qui me protège,  Ô toi ma gloire et mon honneur a, Tu me feras marcher encore la tête haute b.

5 À pleine voix c, je crie vers toi, Et je t’appelle, ô mon Seigneur.  Mon appel parvient jusqu’à toi,  À ta montagne sainte, et tu m’exauceras. 6 À

présent, je peux me coucher et m’endormir l’esprit serein, Je me réveillerai en paix car le Seigneur est mon soutien d.

7 Je ne craindrai plus désormais Ces multitudes d’ennemis qui sont postés autour de moi,  Ni les innombrables guerriers qui m’assaillent de tous côtés. 8 Debout, Éternel, lève-toi ! Au secours, mon Dieu, sauve-moi !  C’est toi qui as toujours porté le coup fatal à l’ennemi e Et qui as mis fin aux morsures f des infidèles, des méchants. 9 Du

Seigneur seul vient le salut, La victoire lui appartient.  Ô Éternel, fais reposer ta bénédiction sur les tiens.

Psaume 4 1 Dédié au chef de chœur. Un psaume de David à chanter avec accompagnement d’instruments à cordes. 2 Ô

Dieu, mon Sauveur, qui me fais justice, qui défends mon droit, Seigneur, réponds-moi lorsque je t’appelle.  Tu m’as délivré de toute détresse.  Tu as desserré les liens de l’angoisse :  Mon cœur est au large.  Ô Dieu, dans ta grâce, penche-toi vers moi.  Pitié : je t’invoque, daigne m’écouter !

a b c d e f

Ou : tu es ma fierté, tu me redonnes ma gloire. Litt. : tu élèves, relèves, redresses ma tête. Ou : à peine ai-je élevé la voix. Il est mon appui, il me protège, m’affermit, me tient debout, me porte, m’assiste. Litt. : tu as fracassé leur mâchoire. Ou : tu les as frappés avec une mâchoire (comme Samson a terrassé ses adversaires : cf. Juges 15 : 15-17). Litt. : tu as cassé leurs dents, c’est-à-dire : tu as détruit leur puissance agressive.


Psaume 4

25 3 Vous,

les hommes, vous, les grands, Jusques à quand donc mépriserez-vous ma gloire,  Bafouerez-vous mon honneur a ? Et jusques à quand poursuivrez-vous des mirages,  Aimerez-vous le néant ?  Pourquoi donner votre cœur à des riens futiles ?  Pourquoi livrer vos pensées à des illusions b ? 4 Sachez-le bien : Le Seigneur sait reconnaître celui qui lui est fidèle  Et il comble de faveurs c celui qui l’aime en son cœur. Oui, le Seigneur fait merveille : quand j’appelle, il m’entend. 5 Tremblez

et soyez troublés ; Cessez de faire le mal.  (Pécheurs,) rentrez en vous-mêmes,  Laissez parler votre cœur d Et faites silence en vous,  Quand vous êtes sur vos lits e. 6 Offrez

de vrais sacrifices Au Seigneur, d’un cœur sincère.  Mettez en lui votre espoir. 7 Nombreux sont ceux qui nous disent : « De qui viendra le bonheur ? »  Ô Seigneur ! Illumine notre vie par la clarté de ta face f. 8 Tu mets dans mon cœur la joie, plus qu’ils n’en ont jamais eue Quand abondaient leurs moissons, quand coulait leur vin nouveau.  Dans mon bonheur avec toi, je suis aussi comblé qu’eux. 9 Je

me couche dans la paix et, aussitôt, je m’endors ; Car avec toi seul, Seigneur, mon esprit est en repos :  Je suis en sécurité, grâce à toi, dans ma demeure g.

a

b c d e f g

Jusqu’où irez-vous dans le mépris de ma gloire ? Jusqu’à quand ma gloire sera-t-elle tournée en dérision, changée en opprobre, mon honneur avili, outragé, blasphémé, m’offenserez-vous ? Ou : jusqu’à quand aurez-vous le cœur lourd, endurci ? Pourquoi tant de soucis ? Jusqu’à quand. Ou : pourquoi vous complaire dans la vanité, la dérision, aimer le néant, les choses vaines, des riens, le vide, et rechercher ou poursuivre la fausseté, le mensonge ? Il a mis à part son fidèle, il s’est choisi, réservé un homme pieux, quelqu’un d’admirable, il a distingué, comblé son ami, son racheté, celui qu’il aime. Ou : il fait des merveilles, des miracles pour ses saints. Parlez en vous-mêmes, méditez, réfléchissez, communiez avec votre cœur sur vos lits, examinez vos cœurs. Tenez-vous tranquilles, taisez-vous. Paix et silence. Ne rompez pas le silence dans vos cœurs. Litt. : fais lever sur nous la lumière de ta face, que ton visage s’illumine pour, éclaire notre vie par ta présence. Ou : mais la clarté de ta face s’est écartée de nous, la lumière de ta présence a fui loin de nous. La sécurité de mon repos vient de toi seul, tu as choisi de me faire habiter dans la paix, tu m’accueilles en sécurité chez toi.


Psaume 5

26

Psaume 5 1 Dédié au chef de chœur. Un psaume de David à chanter avec accompagnement d’instruments à vent. 2 Seigneur, Écoute mes paroles  Et comprends mes soupirs a. 3 Ô toi, mon Roi, mon Dieu, écoute mon appel Et daigne être attentif à mon cri de détresse  Car c’est toi que je prie ! 4 Seigneur, depuis l’aurore, tu écoutes ma voix b, Car, dès le point du jour, je suis tendu vers toi,  Prêt à te rencontrer.  Je t’expose mes vœux c, Puis je reste aux aguets d. 5 Car tu n’es pas un Dieu qui se plairait à voir Commettre des méfaits e. Celui qui persévère dans la méchanceté  Et qui se livre au mal ne sera pas reçu chez toi f. 6 Les insolents ne pourront pas soutenir ton regard perçant g, Tu hais tous ceux qui font le mal, 7 Tu extirpes tous les menteurs et les créateurs d’illusions h. Les hommes sanguinaires et ceux qui trompent leur prochain  Sont en horreur à l’Éternel i.

a b c d e f g h i

Perçois, reconnais ce que cherche mon cœur, discerne mes gémissements, mes soupirs, ma plainte. les murmures de mon âme, ma méditation, mes pensées. Ou : daigne entendre mon appel. Je mets tout en place pour toi, je prépare le sacrifice pour toi, je me présente devant toi, je te présente ma requête, je suis à tes ordres. Puis je demeure dans l’attente, je guette, je reste en éveil, je regarde. Tu n’es pas un dieu ami du mal, qui prenne plaisir au vice, qui consente au mal, se plaise à l’infidélité, agrée l’impiété. Ou : qui veuille la damnation. Le mal, le méchant n’habite(ra), ne séjourne(ra) pas, ne trouve(ra) point accès, ne reste(ra) pas, n’a (n’aura) pas de place chez toi, n’est pas (ne sera pas) ton hôte. Les fanfarons, orgueilleux, insensés, injustes, ceux qui se glorifient ne peuvent se présenter, ne doivent pas paraître devant tes yeux, se maintenir, subsister sous ton regard scrutateur. Tu perds, extermines, détruis les diseurs de mensonges, les discoureurs de tromperies. Les hommes de sang et de fraude, les hommes cruels et fourbes sont une abomination au Seigneur. Il les hait, les exècre, les abhorre, les vomit.


Psaume 5

27 ta grâce infinie a, je peux entrer dans ta maison. Avec le respect qui t’est dû b, je m’incline en adoration Dans ton temple sacré. 8 Par

mon chemin vers toi c, ô Seigneur, et dirige-moi Afin que je puisse accomplir ce qui sera juste à tes yeux,  Car tous mes ennemis m’épient et ils observent ma conduite d.

9 Aplanis

10 Mais, dans leurs propos, tout est faux Et rien n’est sûr dans leurs paroles e. Leur cœur est un gouffre profond et ils ne pensent qu’à détruire f. Aussi, quand ils ouvrent la bouche, on dirait que le tombeau s’ouvre,  Leur langue se fait enjôleuse g et distribue des flatteries.

Dieu, traite-les en coupables h et fais échouer leurs projets. Par leurs machinations, qu’ils soient eux-mêmes attrapés,  Et, pour leurs méfaits répétés i, ô Dieu, qu’ils soient chassés j Car ils se sont dressés contre toi et t’ont défié k. 11 Ô

12 En

revanche, que tous ceux qui cherchent en toi leur abri Soient à jamais dans l’allégresse, car ils sont sous ta protection.  Tu assureras leur victoire  Et tous ceux qui aiment ton nom danseront pleins de joie. 13 Car c’est toi, Éternel, Qui répands tes faveurs sur le juste et qui le bénis.  Oui, tu le couvres de ta grâce comme d’un bouclier,  Car tu l’entoures et le protèges du rempart de ta bienveillance l.

a b c d e f

g h i j k l

Grâce à ton immense bonté, à ta miséricorde infinie. Par l’excès de ta générosité, de ton amour. Avec la crainte qui t’est due, pénétré de vénération, rempli de ta crainte, pour te révérer. Redresse ta voie sous mes pieds, rends uni le chemin de ta maison, donne-moi un sentier droit que je puisse suivre, montre-moi clairement ce que je dois faire. Malgré ou à cause de mes adversaires, de mes calomniateurs, de ceux qui me trahissent et qui m’espionnent, guettent ma chute. En dépit de leurs regards hostiles. Aucune droiture dans leur bouche, rien n’y est vrai, ferme, stable, sincère. On ne peut se fier à ce qu’ils disent. Leur cœur n’est que crime, perfidie, c’est un gouffre de perdition, leur âme n’est que perdition, ruine, elle est pleine de malveillance, de perversion, de malice. Leur être intérieur, leur fond, leurs mobiles, desseins ne rêvent que destruction, fausseté, mauvais coups, traîtrises, méchancetés. Elle est une pente glissante, elle se montre doucereuse, charmeuse, mielleuse, caressante, ils polissent leur langue. Fais-leur reconnaître leurs iniquités, leurs torts, prononce leur châtiment, déclare-les coupables, condamneles, punis-les, anéantis-les, laisse-les se mettre dans leur tort. Au milieu de leurs nombreuses révoltes, leurs transgressions sans nombre, la multitude de leurs crimes. Dispersés, bannis, expulsés, engloutis, renversés. Précipite-les. Ils se sont rebellés, insurgés, ils ont regimbé, c’est toi qu’ils ont provoqué. Tu l’entoures de ta faveur comme d’une cuirasse, tu l’enveloppes d’amour comme d’une armure, tu le ceins de ta bonté, ta grâce le protège.


Psaume 6

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Psaume 6 1 Au chef de chœur. Un psaume de David, à chanter avec accompagnement de harpes à huit cordes a.

Seigneur, mon Dieu, malgré ta colère, ne me punis pas b Et, dans ton courroux, ne me châtie pas c. 3 Ô Seigneur, mon Dieu, fais-moi voir ta grâce, car je suis sans force d. Seigneur, guéris-moi : mes os sont brisés, mes membres tremblants. 2 Ô

4 Mon être intérieur est en désarroi e. Quand donc viendras-tu, Seigneur (pour m’aider) ?  5 Ne voudrais-tu pas revenir vers moi délivrer mon âme Et, dans ton amour f, venir me sauver ? 6 Car ceux qui sont morts ne sont plus capables de parler de toi ! Qui peut te louer au séjour des morts g ? 7 Je

suis épuisé, je gémis sans cesse et, toute la nuit, sur mon lit, Je pleure, ma couche est trempée, inondée de larmes,  8 Mes yeux sont troublés, rougis de chagrin h, ma vue a faibli. Par mes ennemis, j’ai beaucoup vieilli. 9 Retirez-vous tous qui faites le mal ! Le Seigneur entend l’appel de mes larmes. 10 Le Seigneur exauce mes supplications. Le Seigneur accueille mon (humble) prière.  11 Tous mes ennemis seront confondus et épouvantés i, Ils lâcheront pied et reculeront tous subitement.  D’un instant à l’autre, ils seront confus.

a b c d e f g h

i

Ou : à l’octave inférieure, c’est-à-dire pour voix de basses. Ou : châtie-moi, corrige-moi sans colère. Ou : corrige-moi sans fureur, ne me reprends pas dans ta passion. Faible, las, misérable, défaillant, abattu, languissant, épuisé, moribond, en train de succomber, je dépéris, je m’effondre. Mon âme est fortement troublée, dans une grande épouvante, dans l’égarement, dans l’effroi. Elle est brisée, pénétrée de terreur. Elle chancelle, tremble. À cause de ta fidélité, de ta grâce, ta bonté, ta miséricorde, en raison de ton alliance de grâce. Personne chez les morts ne dit ton nom, celui qui meurt n’a plus ton souvenir. Ma vue s’éteint, dépérit, se consume de chagrin, mon œil s’obscurcit, il est rouge de pleurs, l’amertume me voile, éteint mon regard, mes yeux se sont usés, se ternissent d’angoisse. J’ai le visage usé par le chagrin, ma beauté s’est évanouie. Ils seront saisis de honte et d’effroi. Ou : que tous mes ennemis soient honteux et tremblants, flétris et affolés.


Psaume 7

29

Psaume 7 1 Complainte a

de David qu’il chanta au Seigneur au sujet de ce que Cusch, le Benjaminite lui avait dit.

2 Seigneur, mon Dieu. C’est en toi que j’ai mis ma confiance.  Viens, sauve-moi de tous mes oppresseurs !  Ils me poursuivent, viens me délivrer ! 3 Sinon mon âme sera déchirée, Lacérée comme la proie d’un lion.  Elle sera broyée et mise en pièces  Sans que quelqu’un vienne à son secours. 4 Seigneur, mon Dieu, Si j’ai agi comme (on me le reproche),  Si l’injustice est collée à mes mains, 5 Si

j’ai causé du tort à mon ami, Qui, plein de paix, ne voulait que mon bien  Si même j’ai dépouillé l’adversaire  Qui venait auprès de moi sans défense b,

6 Alors, que mon ennemi me poursuive, Qu’il me rattrape et me piétine à terre,  Qu’il traîne mon honneur dans la poussière. 7 Ô

Seigneur, lève-toi dans ta colère, Contre la furie de mes adversaires c ! Réveille-toi et viens à mon secours,  Veille à mes côtés et défends le droit  Selon les lois que tu as établiesd ! 8 Autour de toi que les peuples s’assemblent, Siège au-dessus d’eux dans les lieux très hauts !

a b

c d

Ou : hymne, improvisation, ode, chant plaintif, lamentation, confession, confidence, poème à rythme saccadé, irrégulier et passionné. Ou : si j’ai opprimé, renvoyé nus, expulsé mes oppresseurs les mains vides. Ou : alors que j’ai, au contraire, délivré, épargné, laissé échapper, sauvé un adversaire qui m’a pris en haine sans motif, m’opprimait sans raison, me combattait sans cause. Ou : dépasse, domine en fureur mes ennemis, surmonte leur furie, dresse-toi contre elle, fais front, opposetoi aux excès de mes oppresseurs, que ta colère se lève sur mes ennemis. Ou : toi qui décides du jugement, qui l’as décrété, le présides, le veux, l’ordonnes, l’as préparé, qui exerces la justice que tu as proclamée, dictes la sentence, le droit. Ou : interviens en ma faveur dans le jugement que tu annonces, introduis la procédure judiciaire que tu as ordonnée, défends les lois que tu nous as toimême données, toi qui as demandé que justice soit faite. Ou : ordonne le jugement.


Psaume 7

30

9 Seigneur,

toi qui es l’arbitre des peuples, Rends-moi justice, agis selon mon droit !  Qu’il me soit fait selon mon innocence ! 10 Mets

donc un terme aux méfaits des méchants ! Que leurs ravages ne puissent plus nuire !  Toi qui es juste et qui lis dans les cœurs a, Soutiens le juste et rétablis son droit. 11 Dieu est celui qui tient mon bouclier. Il sauve tous ceux dont le cœur est droit. 12 Il

est un Dieu puissant et redoutable, Il est juste, il fait sentir chaque jour  Son indignation au pécheur coupable b : 13 À

celui qui ne se convertit pas. (Que l’ennemi) affûte son épée,  Qu’il tende l’arc et s’apprête à viser c.

14 S’il fabrique des engins meurtriers, S’il prépare des flèches enflammées, 15 Et

s’il ourdit un sinistre complot, S’il en conçoit tous les sombres détails,  Finalement, il accouche d’un leurre d. 16 Il

creuse en terre une fosse profonde, Mais, dans son piège, lui seul tombera. 17 Son coup se retournera contre lui. Sa cruauté reviendra sur sa tête. 18 Je louerai le Seigneur pour sa justice, Je chanterai le nom du Dieu très-haut.

a b

c d

Litt. : en sondant cœurs et reins, en les scrutant, les examinant, les passant à l’épreuve. On peut aussi lire : affermis ainsi le juste en examinant son cœur et ses reins. Un Dieu qui s’indigne, s’irrite, menace chaque jour, qui tous les jours damne le transfuge obstiné, prononce des sentences, punit, fait sentir sa colère, manifeste son indignation, est provoqué, perpétuellement vengeur. Ou : si l’impie ne se convertit pas, Dieu affûte son épée, tend son arc et le tient prêt (contre lui). Le verset suivant est interprété dans la même ligne par différents traducteurs. Ou : il est en travail, il couve un méfait, ourdit l’iniquité, prépare le mal. Il a conçu le trouble, se gonfle de tourment, est enceint de malice, de vice. Il enfante le mécompte, la déception, le néant, le mensonge, la fourberie, l’imposture, la souffrance.


Psaume 8

31

Psaume 8 1 Au chef de chœur. Un psaume de David, à chanter avec accompagnement de la harpe de Gat. 2 Éternel, notre Seigneur, que ton nom est admirable a Dans l’univers tout entier b ! Tu revêts les cieux de ta majesté  Et le firmament chante ta splendeur c. 3 Par la bouche des enfants et les cris de nouveau-nés Tu affirmes ta puissance d, tu confonds tes détracteurs e et imposes le silence à ceux qui, chargés de haine, se rebellent contre toi f. 4 Quand

je contemple le ciel que tes doigts ont façonné, Les étoiles et la lune, que tes mains ont disposées g,

5 (Je

me dis) : « Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en prennes soin ? Qu’est-ce que le fils de l’homme pour que tu t’intéresses à lui h ? » 6 Pourtant, tel que tu l’as fait, il lui manque peu : Un rien, pour qu’il soit égal à Dieu i. De beauté, de dignité, d’honneur, tu l’as couronné j. 7 Tu lui donnes de régner k sur les œuvres de tes mains. À ses pieds, tu as placé tout ce que tu as créé :  8 Le bétail, gros ou petit, et les animaux sauvages, 9 Et les oiseaux dans les airs et les poissons de la mer, Tous les êtres qui parcourent les sentiers des océans. 10 Éternel, notre Seigneur que ton nom est admirable Dans l’univers tout entier !

a b c

d e f g h i j k

Glorieux, magnifique, grand, merveilleux, majestueux. Sur toute la terre, par tout le monde, dans tous les pays, par tout l’univers. Toi, dont la majesté s’élève au-dessus, par-dessus les cieux, tu y as élevé, mis, porté, déployé, répandu ta majesté, tu domines les cieux dans ta gloire, que ta gloire atteigne jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée dans le ciel ; jusqu’aux cieux, tu tires ta louange, tu apportes ta splendeur au firmament ; mieux que les cieux, elle (la terre) redit, chante ta splendeur. Ou : tu fais éclore, éclater ta gloire, tu l’établis, tu trouves une louange parfaite, tu as fondé ta force, une forteresse, créé une puissance. Ou : malgré tes adversaires, en dépit d’eux, en réponse à tes ennemis, pour leur donner une leçon. Ou : réduire à l’impuissance, supprimer, assigner leurs limites à l’ennemi dans sa rébellion, à tes adversaires rancuniers, implacables, fanatiques, vindicatifs, revanchards. Ou : agencées, fixées, placées, formées, affermies, créées, préparées. Ou : pour t’en soucier, le protéger, le visiter, le remarquer, prendre garde à lui, l’aimer, t’occuper de lui. Pour qu’il ait la nature divine, tu l’as créé à peine inférieur à un dieu, presque l’égal des créatures célestes, des êtres divins, des anges, peu s’en faut que tu en aies fait un dieu. Tu lui as donné une couronne de gloire et d’honneur, de force et de splendeur, d’éclat, de magnificence, de noblesse. Dominer, avoir autorité, pouvoir, souveraineté.


Psaume 9

32

Psaume 9 1 Un cantique de David dédié au chef de chœur, à chanter avec accompagnement de hautbois et de harpes a. 2 Je veux te remercier, Seigneur, et te louer de tout mon cœur, Je raconterai tes merveilles.  3 En toi, j’exulte d’allégresse, oui, tu me fais danser de joie b. Je veux chanter ton nom, ô Dieu, et le célébrer, ô Très-Haut.

ennemis font volte-face c, ils fléchissent, ils vont tomber, Ils vont périr devant ta face : sous tes coups, ils vont trébucher.  5 Car tu as pris en mains ma cause et tu as défendu mon droit, Quand tu es monté sur ton trône pour juger en toute équité.  6 Tu as menacé les païens d, tu as fait périr le méchant, Tu as rayé leur nom ignoble pour le temps et l’éternité.  7 Plus d’ennemis e ! Ils sont ruinés à tout jamais f Car tu as renversé leurs villes g, le souvenir en est perdu. 4 Mes

8 Le

Seigneur siège pour toujours, il demeure éternellement. Déjà il a dressé son trône en prévision du jugement h. 9 C’est lui qui va juger le monde avec droiture et équité, Et qui va gouverner les peuples selon la justice et le droit.  10 Le Seigneur sera le refuge des pauvres et des opprimés, Une retraite inexpugnable, un lieu fort au temps du danger i. 11 C’est pourquoi tous ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car jamais, toi, tu ne délaisses ceux qui te recherchent, Seigneur. 12 Chantez

votre psaume au Seigneur, à celui qui trône en Sion, Et proclamez en son honneur parmi les peuples ses hauts faits.  13 Car il poursuit les meurtriers ; il en garde le souvenir j, Et jamais il n’a oublié le cri plaintif des opprimés k. 14 Pitié, Seigneur l ! Vois la misère où m’ont réduit mes ennemis m, C’est toi qui me fais remonter du seuil des portes de la mort n

a

Sur l’air de : « Meurs pour le fils » ; à l’occasion de la mort de son fils. Je tressaille de joie, je jubile, je veux me réjouir en toi d’une joie débordante, je triomphe en toi. c Lâchent pied et reculent, battent en retraite, s’enfuient, ont tourné bride, ont dû s’avouer vaincus. d Réprimandé, poursuivi, tancé, châtié, brisé les nations, les peuples idolâtres, tu leur as donné une leçon. e Ils sont achevés, défaits, ils ont fui, disparu, leur gloire est brisée. f Ils sont un champ de ruines sans fin, leur ruine est consommée, éternelle, ils ont fait pour toujours place au désert. g Tu les as démolies, déracinées, abattues, renversées, dépeuplées, extirpées. h Il a établi son siège pour gouverner. i Une citadelle, une forteresse, un refuge, un abri, une haute retraite dans la détresse, l’angoisse, le malheur. j Ou : il se souvient du sang versé, il en demandera compte, le vengera. Ou : se souviendra des malheureux. k Des humiliés, des malheureux, des pauvres. l Fais-moi grâce, penche-toi vers moi, sois-moi propice. m L’affliction, la détresse, le malheur, qu’ils m’ont causé, infligé, mon humiliation, comment ils m’ont traité. n Ou : arrache-moi des prisons de la mort, du séjour des morts. b


Psaume 10

33 15 Pour

que je publie tes louanges aux portes de Jérusalem. Je chanterai ta délivrance, célébrant la joie du salut a.

16 Les

païens tombent dans la fosse qu’eux-mêmes avaient creusée, Leurs pieds se prennent dans le piège qu’eux-mêmes avaient caché b. 17 Le Seigneur s’est fait reconnaître, il a rendu le jugement : Il a permis que l’infidèle soit pris dans son propre filet c. 18 Les méchants et les infidèles et les païens qui oublient Dieu Retournent au séjour des morts. 19 Mais le malheureux ou le pauvre n’est pas pour toujours oublié, Et les espoirs des misérables d ne sont pas à jamais déçus e. 20 Debout, Seigneur ! Ne permets pas au mortel d’être le plus fort f ! Fais comparaître les nations pour les juger en ta présence !  21 Inspire-leur, ô Éternel, la crainte et qu’ils en soient remplis, Qu’ils sachent qu’ils sont des mortels.

Psaume 10 1 Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin g ? Pourquoi, Seigneur, te caches-tu aux jours d’angoisse ?

méchant se gonfle d’orgueil, persécutant les malheureux h Qui se consument i sous ses coups Et sont pris dans ses traquenards j. 3 Obsédé par sa convoitise, l’impie s’en glorifie k. Le ravisseur se félicite d’avoir su exploiter autrui l. Il nargue même le Seigneur m. 4 Le méchant, d’un visage hautain n, déclare : « Dieu n’existe pas » o. 2 Le

a

Je jubile à cause du salut que tu m’as accordé, j’exulte à cause de ton triomphe, je me réjouis de ton secours, je tressaille de joie. b S’enlacent dans le filet qu’ils avaient eux-mêmes tendu en cachette, dissimulé. c Il a fait empêtrer l’impie dans son propre ouvrage, dans l’œuvre de ses mains, dans ses combinaisons. d Cf. v. 13, note k. e Pas frustrés, trompés pour toujours ; leur espérance ne périra, ne se perdra pas éternellement, ne sera pas en vain. f D’avoir le dernier mot, de prévaloir, d’avoir la haute main, de triompher en te bravant. g Te tiens-tu éloigné, à l’écart, restes-tu loin de nous ? h Poursuit, traque, torture l’affligé, le pauvre. i Sont consumés, pris par la fièvre, mis dans la fournaise. j Leurs machinations, complots, ruses, pièges, intrigues, desseins inventés, prémédités, qu’ils combinent. k Il applaudit aux, se vante des désirs de son âme, de sa cupidité, les déifie, les loue, il fait ce qui lui vient à l’esprit, chante ses louanges quand ses désirs sont satisfaits. l Ou : l’avare s’applaudit de son avarice, trouve dans son avidité sa récompense, il bénit le profit, s’en vante. m Rejette Dieu. n Effronté, sûr de lui, le nez en l’air, du haut de son arrogance, dans sa suffisance, plein de morgue. o N’est pas là, Dieu, ce n’est rien, il ne punira pas. Il fait tous ses plans sans Dieu.


Psaume 10

34

Il ne va pas chercher plus loin a, c’est là le fond de sa pensée b. 5 Il réussit dans ses affaires c. Tes jugements sont bien trop hauts pour retenir son attention.  Il se moque et n’a que mépris d pour tous ceux qui lui tiennent tête. 6 Il se dit : « Je ne risque rien, je suis à l’abri du malheur Et, pour toujours, inébranlable ». bouche ne fait que maudire, il est trompeur et violent e, Sous sa langue inique fleurissent propos injurieux et blessants.  8 Il est posté en embuscade f aux endroits les plus écartés, Dans les hameaux et dans les fermes, pour assassiner l’innocent.  Ses yeux épient les malheureux g. 9 Il se tapit dans sa cachette comme un lion dans son fourré ; Il s’embusque dans sa retraite h pour attaquer de pauvres gens, Et il surprend le malheureux en l’attirant dans son filet.  10 Il s’accroupit en cachette, sournoisement, Pour retomber de tout son poids sur le faible et le misérable i. 11 Il se dit : « Dieu oubliera vite j, il ne regarde pas par là k ; D’ailleurs, il ne voit jamais rien ! » 7 Sa

12 Debout Éternel, lève-toi ! Dieu puissant, élève ta main, et n’oublie pas les malheureux l ! 13 Pourquoi laisses-tu le méchant te narguer et te blasphémer m ? Pourquoi se dit-il en son cœur :  « Dieu ne fait jamais rendre compte n » ? 14 Pourtant, tu constates le mal, tu vois la peine et la souffrance o, Tu veilles pour tout prendre en mains p ! Le faible s’abandonne à toi q, tu viens en aide à l’orphelin. 15 Brise la force de l’impie !

a

Ou : il ne se rend pas compte, ne s’inquiète de rien, ne fait pas d’enquête. Ou : (il dit :) Dieu ne cherche pas, ne fera pas d’enquête, ne poursuivra pas, ne viendra pas (me) chercher, ne me fera rien, ne s’en inquiète pas. b Tout ce qu’il pense, toute sa ruse. Ou : toutes ses ruses se voient confirmées. c Ses voies, ses entreprises, ses procédés réussissent en tout temps. Sa conduite devient plus dure, ses voies sont fermes à chaque instant. d Il les dédaigne, souffle, crache sur eux, les tient pour néant. Ou : il les envoûte. e Il ne fait que maudire, lancer des imprécations, plein de fraude, d’oppressions, de fourberies, de cupidité. f Il se cache, se tient à l’affût dans les roseaux, les cours, près des portes. g L’infortuné, le misérable, le miséreux, le passant solitaire, le faible, le chétif, le gueux, le pauvre, l’innocent. h Aux aguets, à l’affût dans sa retraite, dans l’obscurité, à couvert, secrètement embusqué dans un taillis. i Il les écrase de toutes ses forces, les infortunés tombent dans ses griffes, en son pouvoir, par sa force. j A oublié, est sujet à l’oubli, l’ignorance, ne s’en soucie pas. k Se sera voilé, couvert, caché la face, il aura tourné la tête d’un autre côté. l N’oublie pas, ne laisse pas dans l’oubli jusqu’à la fin les pauvres gens (cf. v. 8, note g). m Braver, mépriser, outrager, rejeter Dieu, se rire de lui. n Ne demande aucun compte, ne fait pas d’enquête, ne recherche pas, ne poursuit pas, ne punit jamais, n’ira pas me chercher, ne se doute de rien, ne s’en occupe pas, n’interviendra pas. o Le malheur, le tourment, les forfaits, la misère, les vexations et le chagrin, les afflictions, la violence, les pleurs, la douleur. p Ou : pour rétribuer, châtier de ta main. q Le malheureux s’en remet à toi, se repose sur toi, t’abandonne son sort.


Psaume 11

35

Poursuis le crime de l’injuste, pour qu’on ne le retrouve plus a ! 16 Le Seigneur est roi à jamais, Et tous les peuples idolâtres disparaîtront de son pays.  17 Seigneur, d’une oreille attentive, tu écoutes les malheureux b Et tu exauces leur désir. Tu leur redonnes du courage c 18 En faisant droit à l’orphelin, à l’opprimé, à l’exploité, Et pour qu’à jamais le mortel n’inspire plus l’effroi sur terre d.

Psaume 11 1 Au

chef de chœur. Un psaume de David.

J’ai fait du Seigneur mon abri, pourquoi, alors, me répéter e : « Prends ton vol, comme un passereau !  Sauve-toi, fuis dans la montagne ! » ?  2 Vois les méchants bander leur arc, Leur flèche est posée sur la corde pour tirer dans l’obscurité  Sur ceux dont le cœur est honnête.  3 Quand le régime est renversé f, que peut faire l’homme loyal g ? 4 Le Seigneur est dans son saint temple, Le Seigneur a son trône au ciel,  Ses yeux sont ouverts sur le monde, son regard sonde les humains h. 5 Le Seigneur observe le juste, Mais il rejette le méchant i et l’homme épris de violence. 6 Il fait pleuvoir sur les méchants du charbon, du feu et du soufre. Il les expose au vent brûlant, voilà la part qu’il leur réserve j.

le Seigneur est un Dieu juste, un Dieu qui aime l’équité k. Les hommes droits verront sa face.

7 Car

a b c d e f g h i j k

Qu’on n’en trouve plus la trace, qu’il disparaisse à tes yeux, pour que cesse le mal. Cf. v. 8, note g. Tu les raffermis, les fortifies, les réconfortes. Cesse d’agir tyranniquement sur terre, de répandre la terreur, de te braver ici-bas. Comment pouvez-vous, peut-on me dire, dire à mon âme, me conseiller, demander etc. Les fondements sont ébranlés, détruits, ruinés, les fondations démolies, les assises s’effondrent, les piliers de soutènement sont renversés, vacillent. Que peut faire le juste, sinon fuir ? Scrute, examine, interroge, estime, éprouve les fils d’Adam, les enfants des hommes, le genre humain. Il hait, déteste, exècre le vaurien, l’impie, le réprouvé, l’infidèle, le sans-loi. Ils lui répugnent. Voilà la part de leur coupe, le breuvage assigné, le lot, le sort qui leur échoit en partage, la coupe qu’ils auront à boire, à se partager, leur rafraîchissement. Le regarderont en face, pourront contempler sa face. Ou : sa face se fixera sur l’homme droit, le regard de sa face est sur lui.


Psaume 12

36

Psaume 12 1 Au chef de chœur, un psaume de David à chanter avec accompagnement de la harpe à huit cordes a.

secours, Seigneur ! Ceux qui t’aiment disparaissent b. La fidélité a fui c : On ne peut plus se fier À quelqu’un parmi les hommes.  3 Chacun trompe son prochain d, lui disant des flatteries e, Et on parle à ses amis la duplicité au cœur f. 2 Au

le Seigneur extermine g toutes ces lèvres flatteuses, Et les langues arrogantes discourant avec orgueil h. 5 Qu’il retranche ceux qui disent : « Notre langue nous rend forts i, Nos lèvres sont nos alliées, qui dominerait sur nous ? » 4 Que

6 Mais le Seigneur leur répond : « J’ai vu toute la misère j, L’oppression des malheureux, le gémissement des pauvres k. Je me lèverai soudain l, j’accorderai le salut m À tous ceux qui l’attendaient et qui étaient méprisés n ». 7 Les

promesses du Seigneur sont des promesses sincères, C’est de l’argent affiné, sept fois purifié  Au feu dans un creuset sur la terre o. 8 Toi, Seigneur, tu garderas tous ceux qui sont malheureux Et tu nous protégeras contre les gens de ce siècle p. 9 Car des méchants se démènent, paradant de tous côtés, Quand la bassesse domine q parmi les enfants des hommes.

a

Cf. Psaume 6 : 1, note. Il n’y a plus d’hommes justes, pieux, de saints, d’hommes qui t’aiment, ils s’en vont, succombent, font défaut parmi les enfants des hommes, les fils d’Adam. c Les certitudes disparaissent, la loyauté est en recul, les convictions diminuent, les gens de bonne foi, les fidèles ont disparu, on ne trouve plus de vérité, d’honnêteté. d Ne dit que des mensonges, des paroles hypocrites, parle faussement. e Avec des lèvres charmeuses, flatteuses, d’une langue mielleuse. f Litt. : le cœur n’est pas dans leur cœur. Ou : avec un cœur double, faux, des paroles à double sens. g Retranche, détruise, supprime, anéantisse, écarte, extirpe, fende. h Avec insolence, grandiloquence, aux paroles blasphématrices, qui se vante de grandes choses. i Par nos langues, nous sommes forts, nous triomphons, prévalons, l’emportons, nous réussissons. Nos lèvres sont nos armes, armons nos langues, nous sommes maîtres, puissants par nos paroles. j À cause des violences, de la ruine des opprimés, la désolation des affligés, la dévastation des humbles, des pauvres, l’angoisse, le pillage des humbles que l’on écrase. k La plainte, le soupir des indigents, leurs pleurs, cris d’angoisse. l Ou : maintenant, à cette heure. m J’assumerai, j’apporterai le salut, je ferai triompher, je les y établirai, je les mettrai en lieu sûr, en liberté, je porterai secours. n Ceux qu’on sifflait, contre qui on souffle, crache, que l’on outrage, que l’on entoure de pièges. o Épuré, fondu au creuset dans le sol. Ou : qui coule sur le sol. Ou : de l’argent natif. Ou : dans un creuset de terre. p De cette race, engeance, génération. Ou : à jamais, pour l’éternité. q La corruption règne, la dépravation croît, gagne tout le genre humain, la vilenie triomphe. b


Psaume 14

37

Psaume 13 1 Au

chef de chœur, psaume de David.

2 Jusques

à quand, ô Éternel, m’oublieras-tu sans cesse ? Jusques à quand cacheras-tu pour moi le regard de ta face ?  3 Jusques à quand devrai-je encore ressasser soucis et chagrins, Chaque jour vivre dans l’angoisse a ? Jusques à quand mon ennemi pourra-t-il triompher de moi b ? grâce, Seigneur, réponds-moi, répands dans mes yeux ta clarté c, Sinon je vais mourir.  5 Sinon mon ennemi dira : « J’ai triomphé, je l’ai vaincu ». Mes oppresseurs se réjouiront lorsqu’ils me verront chanceler. 4 De

moi, Seigneur, j’ai confiance en ton amour et ta bonté d. Déjà, la joie remplit mon cœur à cause de ton (grand) salut.  Je veux chanter à l’Éternel, car il m’a comblé de bienfaits.

6 Pour

Psaume 14 1 Au

chef de chœur. De David.

Ils sont fous, tous ceux qui pensent : « Dieu n’existe pas ».  Leur conduite est dégradante, ils sont corrompus e. Il n’y a plus d’honnête homme, aucun n’agit bien. ciel, le Seigneur observe f tout le genre humain : « Reste-t-il un homme sage g et qui cherche Dieu ? » 3 Tous sont unis dans le mal h, tous sont avilis, Il n’en reste plus d’honnête i, même pas un seul. 2 Du

a

b c d e f g h i

Ruminer mon amertume, l’inquiétude, agiter, former des projets, connaître l’angoisse, éprouver la souffrance dans mon âme, me perdre en calculs, mettre l’âme en révolte, en peine, nourrir le chagrin jour et nuit, garder mes angoisses pour moi-même. Se dressera-t-il contre moi, aura-t-il le dessus, s’élèvera-t-il au-dessus de moi ? Laisse la lumière à mes yeux, illumine, éclaire-les, fais-les briller, accorde-leur la clarté, que ton regard illumine mes yeux. Je me confie à ta grâce, je m’abandonne, je m’en remets à ta miséricorde, je suis sûr de ta fidélité, j’ai foi en elle. Dévoyés, abominables, pervers, pourris, ils commettent des actes odieux, ils détruisent et souillent, leurs mœurs sont infâmes, ceux qui parlent ainsi mènent une vie corrompue, dénuée de sens. Regarde, contemple, se penche sur. Clairvoyant, sensé, bien inspiré, avisé, qui comprenne, qui ait de l’intelligence, qui agisse sagement. Tous ensemble se sont corrompus, pervertis, détournés, ont dévié, se sont associés dans le reniement, se sont égarés ensemble. Qui fasse le bien, qui agisse avec droiture, qui vive correctement.


Psaume 14

38

4 Ceux

qui s’adonnent au vice et qui font le mal Sont-ils sans intelligence ? N’ont-ils pas compris ?  Car ils dévorent mon peuple et mangent mon pain a, Mais sans jamais m’invoquer comme leur Seigneur ! »

voilà pris d’épouvante b, ils sont tout tremblants, Car Dieu est avec les justes pour les secourir.  6 Pensez-vous pouvoir confondre l’espoir des petits c ? Le Seigneur est leur refuge.  7 Il vient de Sion pour apporter le salut à (tout) Israël. Le Seigneur ramènera son peuple captif d, Jacob criera d’allégresse, Israël, de joie e. 5 Les

Psaume 15 1 Psaume

de David.

Seigneur, qui peut séjourner dans ton sanctuaire f ? Seigneur, qui demeurera sur ta colline sacrée g ? 2 Celui qui se conduit bien, qui pratique la justice h, Qui dit avec loyauté ce qu’il pense dans son cœur,  3 Qui sait gouverner sa langue i et ne lèse pas son frère, N’insulte pas son prochain et ne lui fait pas de tort j. il se sent indigne, il est petit à ses yeux k, Mais il honore et estime ceux qui craignent le Seigneur.  Il tient toujours sa parole même s’il doit en pâtir l. 5 Jamais, à un taux d’usure, il ne prête son argent. Il refuse qu’on l’achète m pour accabler l’innocent n. Qui se conduit de la sorte, ne chancellera jamais o. 4 Lui-même,

a

Ou : comme on mange du pain. Ou : pour manger leur pain, pour se nourrir. Ou : un jour, ils trembleront d’épouvante, seront saisis de frayeur. c Pensez-vous faire honte, tourner en dérision, réduire à néant, ruiner, bafouer, déjouer les projets, l’espérance, les desseins, conseils, visées des affligés, malheureux, opprimés, pauvres ; en rire, jeter l’opprobre sur eux. Ou : en formant des projets contre l’opprimé, vous serez confondus. d Quand le Seigneur rétablira les déportés, exilés de son peuple, en changera le sort. e Jubilera, tressaillira d’allégresse en liesse, quelle fête pour Israël. f Qui peut entrer comme hôte, séjourner, habiter sous ta tente, dans ton tabernacle, ta maison, qui y sera reçu ? g Sur ta montagne sainte, au mont de ta sainteté. h Qui marche dans l’innocence, l’intégrité, la perfection, sans faute ; s’attache au bien, fait ce que tu commandes. i Ne la laisse pas courir, circuler, semer la calomnie ; n’aie pas la langue trop prompte, ne lâche pas sa bride, ne diffame pas, ne colporte pas des médisances. j Ne jette pas l’opprobre sur lui, ne l’outrage pas, ne le met pas dans son tort, n’entreprend rien qui cause du tort. k Il se dédaigne ; juge avec mépris le réprouvé, évite de frayer avec des gens que Dieu méprise. l S’il a juré à ses dépens, à son dommage, s’il a fait un serment désavantageux, s’il se fait du tort, il ne se rétracte pas, ne se dédit pas, ne le change pas, ne parjure pas, ne revient pas sur, ne reprend pas sa parole. m N’accepte pas de don, de gratification, de cadeau ; qui refuse de se laisser corrompre. n Pour le perdre, à ses dépens. o Reste inébranlable, invulnérable. b


Psaume 16

39

Psaume 16 1 Un

chant de David.

Ô (mon) Dieu, garde-moi !  J’ai cherché en toi mon refuge a, en toi, j’ai mis mon espérance. 2 Je dis à l’Éternel : « Tu es mon maître et mon Seigneur, Tout mon bonheur réside en toi b ». 3 Les saints de ce pays, ceux qui sont justes, Ceux qui sont pieux, sont l’objet de mon affection c. 4 On multiplie les dieux et l’on court après les idoles d. On se précipite autour d’elles.  Je ne prendrai pas part au culte qui leur est voué,  Aux libations mêlées de sang e. Jamais même leur nom ne sera trouvé dans ma bouche  Et ne passera sur mes lèvres. 5 Le Seigneur est ma part, Il est le calice où je bois, il est mon unique héritage.  6 Tu fixes mon destin, tu m’assures un sort favorable : Tu tiens mon avenir en mains f. La part que j’ai reçue est un enclos plein de délices g, Mon héritage est le plus beau h. 7 Je

bénis le Seigneur qui me conseille et qui me guide, Qui m’avertit même la nuit i. 8 Je garde constamment les yeux fixés sur l’Éternel, Il est toujours à mes côtés. Puisqu’il est près de moi,  Je ne serai pas ébranlé, je ne chancellerai jamais. 

a b

c

d e f g h i

J’ai fait de toi mon abri, je me suis blotti en toi. En dehors de toi, sans toi, loin de toi, il n’y a pas de bonheur pour moi. Ou : pas de plus grand bonheur que toi, nul bien au-dessus de toi. Ou : mon bien n’est rien sans toi, tu es mon bonheur suprême, mon souverain bien. Ou : ma bonté (ne s’élève) pas jusqu’à toi. Les excellentes, nobles âmes, les hommes pieux, généreux, magnifiques, qui vivent sur la terre, qui vivent dans le pays, ont tout mon amour, sont l’objet de toute mon affection ; mon cœur se plaît en eux, leur est attaché, leurs désirs sont les miens, je prends plaisir en eux. Ou : c’est en eux que le Puissant se complaît. Ou : les puissants que l’on vénère partout, les princes, ne m’impressionnent pas. Ou : ces riens qu’on tient pour sacrés, ceux qui s’y attachent les couvrent de gloire, les divinités de cette terre auxquelles (leurs partisans) se plaisent. Ou : que d’autres multiplient leurs idoles à la hâte. Ou : les douleurs se multiplient pour ceux qui courent à un autre (dieu), à d’autres (biens), qui se vouent aux dieux étrangers. Je ne leur offrirai plus des libations de sang, le sang des victimes. Tu portes, m’assures, consolides, détiens mon destin, tu tiens ma destinée en mains, tu gardes mon lot. Le cordeau m’a adjugé une terre bienheureuse, a marqué un terrain, un enclos de délices, m’a fixé une portion de choix, a délimité un domaine agréable. Mon patrimoine me plaît tout à fait, me satisfait, me ravit ; est magnifique, merveilleux. Mes reins m’avertissent, ma conscience m’instruit, m’exhorte ; Dieu enseigne mon cœur au long des nuits.


Psaume 16

40

cœur est dans la joie, mon âme exulte d’allégresse a, Et mon corps lui-même repose dans la paix et la sécurité b.

9 Mon

tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts c ; Tu ne permettras pas que ton ami, ton serviteur,  Doive subir la corruption d. 11 Mais tu me montreras le chemin qui mène à la vie, Là où l’âme est rassasiée de joies.  Face à face avec toi, on goûte des joies sans mesure,  Un bonheur qui ne finira jamais e. 10 Car

Psaume 17 1 Prière

de David.

Seigneur, mon Dieu, toi qui es juste,  Entends mon cri ! Prête l’oreille à mon appel  Jailli de lèvres vraies et sincères f ! 2 Qu’en ta présence soit révélé Que je suis juste et dans mon droit g. Tes yeux discernent l’intégrité h. 3 Que tu me sondes cœur et pensées, Que tu me suives même la nuit i, Que tu m’éprouves dans ton creuset,  Rien de honteux n’apparaîtra j, Jamais ma bouche n’a proféré  Des propos autres que mes pensées k.

a b c d e f g h i j k

Tressaille de joie, jubile, est en liesse, crie de joie ; mon esprit s’égaie, j’ai l’âme en fête. Ma chair est dans la paix, dans l’assurance, la confiance, l’espérance. Ou : mon corps reste en bonne santé. Tu ne laisseras pas mon âme, ma vie au chéol, aux enfers. Le chéol est le mot hébreu qui décrit le séjour des morts (en grec : hadês). Ton fidèle, ton bien-aimé, ne verra pas la fosse, la tombe, le sépulcre, l’abîme. En face de toi, devant ta face est un rassasiement de joie, à ta droite des délices éternelles, des béatitudes pour toujours, des ravissements, des plaisirs à jamais. Ou : ma requête ne sort pas de lèvres trompeuses, hypocrites ; ma prière jaillit de lèvres sans malice, sans mensonge, innocentes de toute fourberie, de toute fraude. Que ma justice paraisse, que mon bon droit éclate, devienne manifeste, soit révélé ; que le verdict émane de toi, en ta présence. Reconnaissent, contemplent la droiture, la rectitude, ce qui est droit, juste, équitable, qui a raison. Si tu enquêtes, me visites, m’examines, m’éprouves la nuit. Tu ne trouveras rien, rien d’impur, d’injuste, de maladroit, aucun murmure, pas de mauvaise pensée, d’artifice. Ma bouche ne va pas au-delà de ma pensée (ou inversement) ; dans ma pensée, rien de plus que les propos de ma bouche. Ou : ce que j’ai pensé, désiré n’a pas franchi ma bouche. Ou : ma bouche n’a pas péché à la manière des hommes.


Psaume 17

41

quoi que fassent les autres hommes a, Ma seule règle, c’est ta parole. Oui, j’ai suivi la bonne route b En évitant les fausses voies des violents c. 5 Mes pas sont fermes dans tes sentiers, Je suis tes traces sans chanceler d. 4 Et

6 Dieu, je t’appelle car tu m’entends e. Prête l’oreille, écoute-moi !  7 Fais resplendir l’immensité de ta bonté f. Toi qui délivres des assaillants ceux qui s’abritent sous ta droite g. 8 Veille sur moi comme tu veilles sur la prunelle de tes deux yeux, Et, sous tes ailes, abrite-moi h 9 Loin des coupables qui m’ont pillé i, Des adversaires qui m’environnent et s’acharnent contre mon âme j ! 10 Leur embonpoint les endurcit Et leurs richesses ferment leur cœur k. Leur bouche parle avec hauteur l. 11 Ils me poursuivent ; à chaque pas, ils se rapprochent et les voilà : Leurs yeux me fixent car ils voudraient me terrasser m. 12 Ils sont semblables à un lion, la gueule ouverte, prêt à tuer. Ou à des fauves n en embuscade dans leur fourré. 13 Oh ! Viens, Seigneur, affronte-les ! Courbe leur nuque, et, par ton glaive, délivre-moi !  Sauve mon âme de ces méchants !  14 Par ta puissance, ô, mon Seigneur, protège-moi contre ces hommes o !

a

Jour après jour j’ai suivi etc. Ou : j’observe, j’ai vu les actions des hommes. Quoi qu’ils fassent, en face des agissements des hommes, moi, je suis etc. Ou : quant aux relations humaines, à la manière de traiter les autres, j’ai agi selon etc. Ou : je ne me suis pas inspiré des œuvres des hommes, j’ai évité leur sentier. b J’ai gardé le chemin prescrit, suivi les routes commandées, de la persévérance, du Souverain. c Je me suis gardé des voies de l’homme violent, du brigand, des tyrans. d Mes pas sont restés attachés à tes traces ; j’ai fermement posé, tenu mes pas dans tes empreintes. Ou : tu soutiens ma démarche, tu appuies mes pas dans tes empreintes pour que je ne trébuche pas. e Tu me répondras, m’exauceras aussitôt, toujours. f Rends admirables, mets en relief, signale, magnifie, fais éclater, resplendir, briller, ta bonté, tes bienfaits, tes gratuités, tes grâces, ta merveilleuse fidélité ; qu’elle soit déployée, admirée. g Qui sauves, protèges des agresseurs ceux qui se réfugient, espèrent, se confient, s’abritent en toi, sous ta droite, Protecteur des réfugiés. Ou : protège-moi des hommes qui bravent ta droite. h Cache-moi, couvre, protège-moi, couvre-moi de l’ombre de ton amour. i Me tyrannisent, me persécutent, me ravagent, me violentent, me dévastent, m’oppriment, me font violence, veulent me détruire, s’acharnent à me ruiner, m’ont dépouillé. j Ennemis jurés, haletants, qui me poursuivent, me cernent, en veulent à ma vie. k Litt. : la graisse ferme leur bouche, barde leur cœur ; ils se sont enfermés, enfouis, enfoncés dans leur graisse ; ils ont étouffé leur cœur par la graisse. l Tient des discours hautains, arrogants, des paroles présomptueuses, remplies d’orgueil ; ils se donnent de grands airs, leur bouche vomit l’orgueil. m Nous jeter, étendre, culbuter par terre, nous abaisser jusqu’à terre, nous prendre au piège. n Ou : lionceaux. o Ou : exclus-les de l’humanité, de ce monde.


Psaume 17

42

Ils sont esclaves de cette vie, les joies du monde, voilà leur part a, Car tu les combles de tous tes biens b. Ils s’en repaissent, eux et leurs fils,  Et ils les laissent aux descendants c. par ta grâce, justifié d, je vois ta face ; À mon réveil, de ton visage, à satiété, je jouirai e. 15 Moi,

Psaume 18 1 Au

chef de chœur ; de David, serviteur du Seigneur. Il dédia au Seigneur les paroles de ce cantique le jour où le Seigneur l’a délivré du pouvoir de tous ses ennemis et de la main de Saül. 2 Je

t’aime, ô Éternel, ma force !

3 Le

Seigneur est ma forteresse, mon rocher, mon libérateur. Il est mon Dieu, le roc solide sur lequel je peux m’appuyer.  Il est mon Sauveur tout-puissant f, mon rempart et mon bouclier g.

que j’ai loué le Seigneur h, j’ai vaincu tous mes ennemis i. flots de la mort et ses vagues m’enveloppaient de tous côtés j, Les torrents sournois de l’abîme m’avaient surpris et terrifié k, 6 Le séjour des morts m’entourait de ses liens ; J’avais devant moi, déjà, les filets de la mort.  7 J’invoquai Dieu dans ma détresse, vers lui j’ai lancé mon appel. Mon cri parvint à ses oreilles, dans son temple, il m’a entendu. 4 Dès 5 Les

a b c d e f g h i j k

La vie présente et ses jouissances est leur seul bonheur ; ils jouissent largement de la vie ; leur part est dans la vie présente ; ils sont gavés de biens périssables. Ou : gave-les, remplis leur ventre de ce que tu leur gardes, tiens en réserve tes jugements. Ou : ils s’engorgent de tes trésors, de tes biens ; ils en sont pourvus en abondance. Ou : leurs enfants ont tout à satiété, s’assouvissent et ils laissent le surplus à leurs petits-enfants. Ou : par ta justice. Ou : dans ma droiture, justice, innocence, mon intégrité, à bon droit, car c’est juste. Ou : par ta justice. Je me rassasierai, je me remplirai de l’éclatante splendeur de ta face. La corne, le nerf de mon salut, de ma liberté, la force qui me sauve, l’arme de ma victoire. Ma forteresse, citadelle, haute retraite, tour forte, mon refuge. Ou : je m’écrie : « Loué soit l’Éternel ! Gloire à Dieu ! » Ou : à peine ai-je invoqué le Seigneur, objet de mes louanges, digne d’être loué, prononcé sa louange. J’ai été sauvé, délivré de etc. ; je reprends le dessus, j’en suis préservé. Ou : les filets, lacets, liens de la mort m’ont étranglé, enserré, m’étreignaient. Les torrents de Bélial, du mal, du malheur, de la perversité, la perdition, destruction, le torrent fatal, dévastateur m’épouvantaient.


Psaume 18

43 8 Soudain,

la terre oscille et tremble, Ses fondements sont ébranlés a et secoués par sa colère. 9 Fumées et tourbillons de flammes jaillissent hors de ses narines, Sa bouche lance des éclairs et des charbons incandescents.  10 Il descend, et les cieux s’inclinent, l’obscurité est à ses pieds. 11 Un chérubin est sa monture, il vole sur l’aile du vent. 12 Il s’enveloppe de ténèbres b et se cache dans leurs replis, Dans l’obscurité de la pluie c et dans des nuages opaques. 13 Devant l’éclat de sa présence, s’allument de brillants éclairs d, Ses nuées viennent et déferlent, lançant grêle et gerbes de feu e. 14 Au

ciel, déchaînant la tempête, la foudre de Dieu retentit, La voix du Dieu très-haut résonne parmi la grêle et dans le feu.  15 Soudain, il décoche ses flèches pour disperser mes ennemis. Au milieu d’un terrible orage, l’ennemi fuit de tous côtés.  16 Alors, les fonds des eaux paraissent f, ceux de la terre sont à nu g, Seigneur, à ta voix menaçante, au souffle de ton ouragan.  17 Du ciel, sa main vient pour me prendre, Me retirer des grandes eaux h, 18 M’arracher à mes adversaires i, à mes rivaux plus forts que moi. m’attendaient au jour néfaste j, mais le Seigneur fut mon appui. m’a délivré de l’angoisse k, il m’a sauvé car il m’aimait l. 21 Oui, le Seigneur a bien voulu me traiter selon sa justice, Il a vu que mes mains sont pures, le Seigneur m’a récompensé.  22 Car, à ses voies, je suis fidèle, je ne délaisse pas mon Dieu m. 23 Ses lois sont toujours sous mes yeux, je n’écarte pas ses statuts n. 24 Envers lui, je suis sans reproche, je me suis gardé du péché o. 25 Le Seigneur a vu ma droiture, mes mains pures devant ses yeux.

19 Ils 20 Il

a

Litt. : les fondations des montagnes, les assises de la terre frémissent, se mettent à bouger, sont secouées sur leurs bases, l’univers est ébranlé dans ses profondeurs. b Les nuées amoncelées le cachèrent, il mit autour de lui le voile des ténèbres, il en fait sa demeure secrète, sa cachette. c Ou : des eaux obscures, opaques, des torrents de masses liquides, les eaux sombres de la nuée. d Une lumière éclatante le précédait, de la lumière, une lueur l’entoure, de la splendeur est devant lui. e Jetant, lançant des flammes ardentes, des charbons ardents. f Le fond des mers, le lit des fleuves. g Les fondations du monde sont découvertes, dévoilées, dénudées. h Des eaux immenses, bouillonnantes, du gouffre, du sein profond des eaux. i Au plus fort des ennemis, adversaires puissants, redoutables, féroces. j Jour de détresse, de ma défaite, de mon malheur, échec, ma calamité, ruine, détresse. k M’a fait sortir, tiré, mis au large, conduit vers la liberté, fait échapper. l Ou : car il se plaît, prend son plaisir en moi. m Je ne l’ai pas trahi, l’impiété ne m’a pas détourné de lui, je ne lui ai pas été infidèle, je ne me suis pas révolté contre lui. n Je n’ai pas repoussé, méprisé, répudié ses commandements, préceptes, prescriptions. o Je suis intègre, irréprochable, sans tache, pur, parfait, attaché à lui sans réserve ; je me suis méfié de mon penchant au mal, je me suis méfié de mon iniquité.


Psaume 18

44

26 Au

fidèle, à celui qui t’aime, tu témoignes tout ton amour. À tes amis droits et sincères, tu offres ta sincérité a. 27 Pour les cœurs aux intentions pures, tu es loyal et transparent. Mais à l’homme aux pensées perverses, tu lui rends sa perversité b. 28 Car tu sauves ceux qui sont humbles c, Tu abaisses les yeux hautains.  29 Celui qui fait briller ma lampe d, C’est le Seigneur, c’est toi, mon Dieu.  Tu fais resplendir mes ténèbres, scintiller mon obscurité. 30 Avec toi, je me précipite sur une troupe bien armée, Par toi, je franchis des murailles.  31 Les voies de Dieu sont sans reproche, Et sa parole est infaillible comme un métal passé au feu.  Ceux qui le prennent pour refuge trouvent en lui un bouclier. 32 Qui

est Dieu, sinon le Seigneur ? Qui est un Roc ? C’est notre Dieu ! me remplit de sa vaillance e, il me trace un chemin parfait f. 34 Par lui, je cours comme une biche g, j’accède à des lieux élevés h. 35 Il dresse mes mains pour combattre, Mes bras pour bander l’arc de bronze. 33 Dieu

36 Ton

bouclier est ma victoire, ta droite est là qui me soutient. Je suis fort par ta bienveillance i. 37 Avec toi, sûrement, j’avance j, mes jambes ne fléchissent pas k. 38 Je pourchasse mes adversaires, je les rattrape et les détruis. 39 Je frappe : aucun ne se relève, ils sont étendus sous mes pieds. 40 C’est toi qui me ceins de puissance, tu fais plier mes agresseurs. 41 Tu mets mes ennemis en fuite l, ceux qui m’en veulent sont perdus.

a b c d e f g h i j k l

Tu es parfait, intègre, sans reproche ; tu agis loyalement, selon la droiture. Tu fais preuve de ruse, tu prends des détours, tu joues d’astuce, tu agis selon sa perversité, tu te joues d’elle, tu es retors. Le peuple qui s’humilie, les pauvres, les malheureux, affligés, opprimés, courbés. Tu allumes mon flambeau, tu gardes ma lumière. Ou : tu es mon flambeau, la lumière de ma lampe. Me donne ma cuirasse, me ceint de force, de courage, de vigueur ; il m’arme de sa puissance, me donne sa force pour ceinture. Il me propose une voie droite, me conduit dans le droit chemin, m’indique un chemin sans défaut, l’aplanit, le rend irréprochable, il me donne son intégrité pour chemin. Il rend mes pieds agiles, légers, pareils à ceux des gazelles, des chamois. Il me fait occuper les hauteurs, il m’élève, me campe, m’affermit, m’établit, me maintient sur les montagnes, les cimes, sommets, m’y fait tenir debout, m’y met en sécurité. Ta grâce, bonté, mansuétude, ton humilité m’agrandit, m’élève, fait ma supériorité, me magnifie, me rend fort, tes réponses à mes prières m’ont élevé. Tu élargis le chemin sous mes pas, rends mes pas plus larges, tu leur donnes de l’aisance, de la sécurité, tu as élargi le champ de mes activités. Mes chevilles ne se tordent pas, ne faiblissent pas ; il empêche mes talons de chanceler. Tu me présentes leur nuque, leur dos, tu m’offres des ennemis en déroute.


Psaume 18

45 42 Ils

crient, mais n’ont point de Sauveur ; Le Seigneur ne leur répond pas a. 43 Je les broie, les réduis en poudre, Je les balaie comme la boue b. 44 En face d’un peuple en révolte, C’est toi qui me fais triompher c, Tu m’établis chef des nations,  Des inconnus me sont soumis d. 45 Au premier mot, ils m’obéissent e, Des étrangers forment ma cour ;  46 Les fils de l’étranger me flattent f, Quittant tout tremblants leurs bastions g. 47 Dieu est vivant ! À lui la gloire et que mon rocher soit béni !  Que mon Sauveur soit exalté !  48 Ce Dieu m’accorde ma revanche, Il soumet à mon joug des peuples.  49 Des ennemis, tu me délivres, Tu me sauves des agresseurs h, Tu m’arraches aux violents.  50 Aussi je publie tes louanges, Ô Seigneur, parmi les nations,  Et je veux célébrer ton nom.

multiplies les délivrances i Et les victoires de ton roi.  Tu témoignes ta bienveillance j À celui qui t’est consacré k, À David et sa descendance,  Pour toujours, pour l’éternité. 51 Tu

a b c d e f g h i j k

Il n’y a point de sauveur, personne ne vient les délivrer, leur porter secours, le Seigneur ne les écoute pas. Je les piétine comme la poussière des rues, comme la fange, les balayures des ruelles que le vent emporte. Tu m’as délivré ; tu me fais triompher des querelles, attaques, du peuple, des discordes populaires, de myriades de puissants guerriers. Se rangent à mes côtés, me sont asservis, deviennent mes sujets, mes tributaires, se soumettent à moi. Au premier ordre, à la première sommation, dès que leur oreille a entendu, au seul bruit de mon nom, sur un ouï-dire, pour avoir entendu parler de moi. Me rendent hommage, m’obéissent, recherchent ma faveur, deviennent mes courtisans. Ou : dissimulent devant moi. Les fils de l’étranger, affaiblis, déchus, sortent abattus, remplis de crainte de leurs remparts, citadelles, forteresses, retranchements. Tu m’élèves, me dresses, m’exaltes au-dessus des violents. Tu accordes, m’assures de grandes, glorieuses délivrances, tu magnifies, exaltes le salut. Il agit avec fidélité, use de bonté, fait grâce, montre de l’amour, exerce sa miséricorde, traite avec faveur, comble de bienfaits, se montre fidèle envers. Son oint, son Messie, son Christ.


Psaume 19

46

Psaume 19 1 Au

chef de chœur. Cantique de David.

cieux magnifient la gloire a du Dieu fort (du Créateur). L’œuvre de ses mains éclate partout dans le firmament b. 3 La connaissance en ruisselle d’un jour jusqu’à l’autre jour c. La nuit à la nuit révèle ce qu’elle a appris (de lui) d. 4 Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont point des discours e, Ni des voix qu’on puisse entendre f. 5 Pourtant, leur rythme est perçu jusqu’aux confins de la terre g Et leurs accents harmonieux résonnent dans l’univers h. Là où Dieu dresse une tente d’où s’élance le soleil  6 Pareil à un jeune époux qui sort, joyeux, de sa chambre, À un champion qui s’avance, heureux de prendre la course i. 7 Tout à l’orient, il se lève, Et sa course se prolonge jusqu’au seuil de l’horizon.  Il n’est rien qui se dérobe à l’ardeur de ses rayons. 2 Les

8 La loi de Dieu est parfaite j, elle restaure notre âme k. Son témoignage est certain l, il instruit les ignorants m. 9 Ses ordonnances sont justes n, elles font la joie du cœur ; Et ses ordres sont limpides, ils font briller le regard o. 10 La crainte de Dieu est pure, elle subsiste à jamais.

a

Publient, célèbrent, annoncent, racontent. Le firmament, l’étendue montre, publie, manifeste, proclame, révèle, annonce l’ouvrage de ses mains. c Le jour en donne, transmet, proclame, prodigue le récit, la nouvelle, l’enseignement ; il redit, livre le message, relance sa parole ; la fait ruisseler, sourdre ; crie, jubile le message à l’autre jour. d Donne connaissance, instruit, fait savoir, répète, expose, apprend sa connaissance, sa doctrine à la nuit suivante. e Pas des mots, pas une langue, un récit, un enseignement ; c’est la parole sans langage. f Leur voix ne peut être perçue par l’oreille, il n’élève pas la voix. Ou : dont le son ne soit point entendu ; personne n’échappe à cette voix. g Sur toute la terre apparaît leur mesure, éclate leur harmonie, se détachent leurs lignes, apparaît leur tracé, se propage la résonance des ondes qui jaillissent, se diffuse leur rumeur. Leurs accords parcourent le monde. h Leur langage, musique, leurs discours, mots, accents parviennent aux extrémités du monde, aux confins de l’univers. i Allègre comme un athlète, héros, géant, qui s’avance, s’élance, dans la carrière, se réjouit, jubile, est content, plein d’enthousiasme, crie sa joie de parcourir la voie, fournir, courir sa carrière, de prendre le départ, de partir en conquérant. j Le livre du Seigneur est complet, sa loi est entière, admirable, immaculée, sans faute. k Réconforte, restaure, convertit l’âme, rend la vie, redonne vie, force vitale. l Le témoignage, code du Seigneur est véritable, véridique, fidèle, fiable, ses enseignements sont vrais, sûrs. m Elle donne la sagesse, instruit les simples, insensés, candides, ignorants, humbles. n Ses préceptes sont droits, corrects, sans faute. o Les commandements du Seigneur sont nets, clairs, ses préceptes sont lumineux, purs, ils rendent clairvoyant, illuminent le regard, le rendent brillant, le clarifient, donnent la lumière aux yeux. b


Psaume 20

47

Les décrets de Dieu sont fermes, ils sont justes tous ensemble a. 11 Ils sont bien plus désirables que beaucoup de lingots d’or b. Et beaucoup plus savoureux que le miel, le miel nouveau c ! 12 Ton serviteur s’en pénètre, il en reçoit instruction d. Il veut les mettre en pratique, il y trouve un grand profit e. reconnaît ses faux pas f ? De mes fautes inconscientes et cachées, acquitte-moi g. 14 Mets aussi ton serviteur à l’abri des orgueilleux, Qu’ils n’aient sur moi pas d’emprise h. Alors, je serai intègre i, innocent de grands péchés j. 15 Veuille agréer mes paroles, Reçois favorablement les sentiments de mon cœur k, Ô Éternel, mon rocher, Seigneur, mon libérateur. 13 Qui

Psaume 20 1 Au

chef de chœur. Cantique de David.

l’Éternel t’exauce quand tu es en danger l, Et que ta forteresse m soit le nom de ton Dieu, Ce nom : Dieu de Jacob.  3 Que, de son sanctuaire, il t’envoie du secours, Et que, depuis Sion n, il t’offre son soutien. 4 Qu’il garde en sa mémoire tes offrandes, tes dons, Et que tes holocaustes soient agréés par lui o. 2 Que

a

Les décisions, jugements du Seigneur sont vrais, vérité, justes, parfaits tous ensemble, l’un comme l’autre équitables, sans faille, pleins de justice en eux-mêmes. b Que quantité d’or fin, une masse d’or pur, que la pierre précieuse. c Le miel des ruches, le suc des rayons, celui qui coule des rayons, qu’ils distillent, que l’on vient de recueillir. d Est illuminé, éclairé par elles, il s’en laisse instruire, avertir, les respecte avec soin, fidèlement, les enseigne. e Il a tout intérêt à les garder, observer, il en tire une grande récompense, un grand avantage, il les suit pas à pas, avec zèle. f Qui remarque, peut se rendre compte, s’avise, est conscient des fautes commises par erreur, ses égarements involontaires, inadvertances, des peccadilles ; qui sait le mal qu’il fait, l’erreur. g Pardonne, innocente, purifie, libère-moi, laisse-moi indemne des fautes que j’ignore. h Ou : les pensées ou péchés d’orgueil. i Sans tache, défaut, irréprochable, pur, parfait. j Ou : du grand péché, de la grande transgression, faute, de tout crime, libéré du péché grave, multiple. k Le soupir, murmure constant, l’oraison de mon cœur, ses méditations, pensées trouvent faveur devant toi. l Te réponde, te donne une réponse favorable à l’heure de l’angoisse, de la détresse, de l’épreuve. m Ton salut, qu’il t’exalte, te protège, te mette en un lieu élevé, en sécurité, t’apporte le triomphe. n Te soutienne, te prête assistance, te confirme, t’affermisse, qu’il soit ton appui. o Litt. : qu’il les considère comme gras. Ou : les réduise en cendres. Ou : qu’il les accepte, apprécie, consume ; qu’il leur fasse bon accueil, les trouve bons, savoureux, agréables.


Psaume 20 5 Ce

que ton cœur souhaite, puisse-t-il l’accorder ! Et ce que tu projettes, qu’il veuille l’accomplir a ! 6 Pour fêter ta victoire b, nous chanterons de joie, Déployant nos bannières c au nom de notre Dieu. Que le Seigneur exauce pleinement tous tes vœux ! 7 Je

le sais, à cette heure : Dieu soutient son Messie, exauce ses vœux de sa sainte demeure Par le secours puissant de son bras qui délivre d. Aux uns, les chars de guerre e, aux autres, les chevaux. Nous, notre confiance est dans le nom de Dieu,  Nous nous en souvenons.  9 Ils fléchissent, ils tombent, Et nous restons debout f. 8 Il

10 Oui, donne la victoire à notre roi, Seigneur, Et veuille le sauver !  Réponds-nous et exauce lorsque nous t’invoquons !

Psaume 21 1 Au

chef de chœur. Cantique de David.

2 Seigneur, le roi se réjouit de ta (grande) puissance ; Devant ton œuvre de salut, il exulte de joie.  3 Tu as pleinement satisfait le désir de son cœur, Tu ne lui as pas refusé ce qu’il te demandait g. 4 Tu as prévenu ses souhaits h par des bénédictions i. Sur sa tête, tu as posé une couronne d’or.  5 Il t’avait demandé la vie, tu la lui as donnée Et tu vas prolonger ses jours jusqu’en l’éternité.  6 Par ta victoire et ton appui, sa gloire s’est accrue j, Grâce à toi, il est revêtu de splendeur et d’honneur k.

a b c d e f g h i j k

Qu’il accomplisse, comble, mène à bonne fin, à bien, à terme tous tes désirs, espoirs, plans, desseins. Nous applaudirons à ta victoire, nous la célébrerons avec des cris de joie, nous acclamerons ton salut, ta délivrance. Nous arborerons l’étendard, lèverons l’oriflamme, arborerons comme un drapeau le nom de notre Dieu. Par les prouesses victorieuses, les gestes sauveurs, la force puissante, les exploits du salut de sa droite. Ceux-ci se glorifient de, comptent, s’appuient sur, se fient à, ne pensent qu’à leurs chars de guerre. Se courbent et tombent, faiblissent ; nous nous levons, nous nous redressons, persistons, tenons ferme, sommes pleins de courage. Le souhait, le désir, la prière, la supplique, le vœu de ses lèvres. Tu prends les devants, tu es venu au-devant de lui pour le bénir de bienfaits. Des bénédictions excellentes, heureuses, bienfaisantes, exquises. Secours victorieux, ta délivrance, son prestige, sa renommée, son honneur grandit. Tu as posé sur lui, tu l’as paré, tu lui as prodigué, tu as réuni en lui, fait reposer sur lui faste et majesté, magnificence, beauté, éclat.

48


Psaume 22

49

fais de lui la source de bénédictions éternelles a. Tu combles son bonheur par la clarté de ta présence b. 8 Car le roi met sa confiance en l’Éternel, son Dieu c, Protégé par sa bienveillance, il ne chancelle pas d. 9 Tu vas frapper tes ennemis, atteindre tes rivaux e. 10 Ils seront dans une fournaise quand tu apparaîtras. Dans sa colère, le Seigneur les consumera tous.  11 Tu extirperas de la terre les fils de leurs enfants. Tu vas rayer leur descendance d’entre les fils d’Adam.  12 Ils ont conçu des plans perfides f, ils seront impuissants g ! 13 Tu les réduis à la déroute h, Et tu vises leur cœur i, ton arc les atteindra. 14 Triomphe, Seigneur, par ta force j ! Par nos chants et nos hymnes, Nous célébrerons ta vaillance, nous louerons tes hauts faits. 7 Tu

Psaume 22 1 Au

chef de chœur. Psaume de David. Sur l’air de « Biche de l’aurore ».

2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Que tu es loin k ! Sourd à tous mes gémissements, Pourquoi, mon Dieu, ne viens-tu pas me secourir ?  3 Pendant le jour, j’appelle : tu ne réponds pas. Je crie, la nuit, sans trouver le moindre répit l. 4 N’es-tu

pas saint, toi qui règnes en ton sanctuaire Environné de la louange d’Israël m ? 5 En toi aussi, nos pères ont mis leur confiance. Tu as été celui qui les a délivrés.  a

Tu as voulu qu’il soit en éternelle bénédiction, tu l’établis objet de bénédiction pour toujours, tu bénis ses activités. Ta présence le transporte, le remplit de joie, il en tressaille, près de ta face, tu le rends tout joyeux, tu le réconfortes de bonheur, le rends charmant de joie. c Il s’en remet à lui, compte sur lui, a foi en lui, se sait en sûreté auprès de lui. d Fort de l’amour, de la fidélité, de la miséricorde, la bonté du Très-Haut, du Sublime, il sera invulnérable, il ne chancellera, ne bougera pas, ne fera pas de faux pas. e Ta droite trouvera, saura atteindre, empoigner ceux qui te haïssent. f Préparé, médité, combiné des complots astucieux, fomenté le crime, tramé l’intrigue, conçu des desseins pervers. g Ils ne réussiront pas, n’auront pas le dessus, ne l’emporteront pas, iront droit à l’échec, se verront défaits, seront frappés d’impuissance. h Tu les retournes contre terre ou les réduis à tourner le dos, à la débâcle, à fuir. i Ou : avec ton arc, tu viseras leur face. j Lève, élève, relève-toi, sois exalté, montre ta force. k Ou : loin de me sauver, loin de mes gémissements. Ou : je suis loin d’être sauvé. Ou : tu t’éloignes de mes cris, mes rugissements sont loin de m’avoir sauvé. l Sans trêve, repos, silence, calme, sans que ma détresse s’apaise. m Toi qui habites les louanges d’Israël, parmi ses hymnes. Toi qui es la louange, la gloire d’Israël. b


Psaume 22

50

6 Ils

ont crié vers toi, ils ont été sauvés, Ils ont compté sur toi : aucun ne fut déçu.  7 Cependant moi, je suis un ver et non un homme, La dérision, l’opprobre des humains a, Le méprisé, rejeté par le peuple b. 8 Lorsqu’on me voit, on se moque de moi. On fait la moue c en secouant la tête : 9 « Fie-toi à Dieu, compte sur le Seigneur d ! Que celui-ci le libère et le sauve puisqu’il est son ami e ». 10 Oui,

c’est bien toi qui, depuis ma naissance, m’as protégé. Tu m’as mis en sécurité près de ma mère, tout contre sa poitrine.  11 Dès mon jeune âge, j’ai été placé sous ta garde f Et depuis ma naissance, tu es mon Dieu.  12 Ne reste pas si loin de moi, car l’angoisse m’étreint g, Et personne ne vient pour m’aider ou me secourir. 13 De nombreux taureaux m’environnent. Les fortes bêtes de Basan sont tout autour de moi h. 14 Ils ouvrent largement leurs mufles contre moi, Ils sont comme un lion qui déchire et rugit.  15 Je suis comme une eau qui s’écoule, tous mes os se sont disjoints. Mon cœur est pareil à la cire, on dirait qu’il se fond en moi.  16 Ma force est desséchée comme un tesson d’argile i, Ma langue colle à mon palais,  Tu me fais retourner à la poussière de la mort j. 17 Des

hordes de chiens m’environnent, La meute des méchants m’assaille k. Ils ont percé mes mains, mes pieds, pourrais compter tous mes os ; ils me regardent, ils me toisent l, se partagent mes habits et tirent au sort ma tunique. 20 Mais toi, Seigneur, ne reste pas si loin ! Viens vite à mon secours ! 21 Sauve ma vie, arrache-la au glaive ! Protège-moi de la fureur des chiens !  18 Je

19 Ils

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La honte, l’abjection des hommes, raillé, injurié par les gens. Le rebut du monde, de la plèbe, l’opprobre des gens. Ils grimacent des lèvres, tirent la langue, rient, bouches béantes, ricanent. Tourne-toi vers lui, recommande-toi à l’Éternel, charge-le de ton destin. Ou : il s’en remet, s’est remis, en a appelé au Seigneur, s’est confié à lui. Qu’il l’arrache du danger, le tire d’affaire puisqu’il met son plaisir en lui, s’il tient à lui, s’il l’aime vraiment. Je fus sur toi, j’ai été remis entre tes mains, mis sous ta garde, je dépends de toi. Le danger, l’affliction, la détresse est proche, approche, l’épreuve est arrivée, je suis dans la peine. Litt. : des taureaux de Basan (centre d’élevage de bovins). Ma vigueur a séché, se flétrit. Ou : mon palais est sec comme de l’argile. Tu m’as couché, tu me réduis, tu me livres, m’as renvoyé à la poussière de la mort. Des malfaiteurs, mécréants, vauriens, une troupe de scélérats, la meute des hommes de rien m’assaille, s’en prend à moi, m’encercle, m’assiège, m’enserre. M’observent, me fixent, surveillent, voient, dévisagent, se repaissent de ma vue, me scrutent avec haine.


Psaume 22

51 22 Délivre-moi

du lion, de sa gueule ! Préserve-moi des cornes des taureaux ! Oui, tu m’as répondu !  23 Je dirai à mes frères la gloire de ton nom, Je te célébrerai dans la grande assemblée.  24 Vous tous qui craignez Dieu a, célébrez-le ! Descendants de Jacob, honorez-le ! Descendants d’Israël, vénérez-le b ! 25 Il n’a pas méprisé l’humiliation du pauvre c, il n’a pas détourné devant lui son visage d, mais il a écouté le cri lancé vers lui. 26 À toi soit ma louange dans la grande assemblée, J’accomplirai mes vœux devant ceux qui t’adorent.  27 Les malheureux, les humbles sont rassasiés de biens, Tous ceux qui cherchent Dieu chanteront ses louanges.  Que votre cœur vive à toujours e ! 28 Aux

confins de la terre, on pensera à Dieu. Tous les peuples du monde se tourneront vers lui f, Et toutes les nations viendront se prosterner un jour devant ta face.  29 Car c’est à l’Éternel qu’appartiendra le règne, Lui seul dominera sur toutes les nations. les grands g de la terre, Après avoir mangé, ont dû se prosterner.  Ceux qui vont vers la tombe h Avec leur vie précaire se courbent devant lui.  31 Mais la postérité i servira le Seigneur Et parlera de lui à la génération qui viendra après elle.  32 Cette postérité publiera sa justice Et elle annoncera au peuple qui naîtra les hauts faits du Seigneur j. 30 Tous

a b c d e f g h i j

Qui le craignez, le servez, l’adorez. Redoutez-le, tremblez devant lui, frémissez, ayez peur de lui. Pas réprouvé, rejeté, délaissé, pris en dégoût, abhorré l’affliction, la déchéance du misérable, d’un humilié. Il ne lui a pas caché sa face, ne l’a pas voilée. Les cœurs vivront pour l’éternité, qu’il revienne à la vie à jamais. Ou : à la vie pour toujours, vie et bonheur, longue et heureuse vie, à votre bonne santé. Tous les peuples des frontières, extrémités de la terre en garderont mémoire, se souviendront de l’Éternel et reviendront, se convertiront à lui, l’invoqueront. Les riches, les puissants, les opulents, les gras, tous ces heureux de la terre qui festoyaient. Ou : même celui qui n’a pas pu survivre, préserver sa vie, dont l’âme est défaillante. Ou : ceux qui sont près d’expirer, ceux qu’il n’a pas laissé vivre. Ou : une race, semence, descendance. Voilà tout ce qu’a fait le Seigneur, telle est son œuvre, c’est lui qui l’a accomplie.


Psaume 23

52

Psaume 23 1 Psaume

de David.

L’Éternel est mon Berger !  Je ne manquerai de rien. me laisse reposer sur des gazons verdoyants a. Il me conduit avec soin tout au long des eaux tranquilles b.

2 Il

3 Il restaure la santé et les forces de mon âme c, Et, pour l’honneur de son nom d, Il me mène pas à pas dans le bon chemin e. 4 Quand je devrai traverser La vallée obscure où plane l’ombre de la mort f, Je ne craindrai aucun mal

Car tu seras près de moi, ton bâton me guidera,  Ta houlette de berger me rassurera g ! moi, tu dresses une table au vu de mes ennemis h, Tu oins de parfums ma tête et ma coupe est débordante i.

5 Pour

le bonheur et la grâce me suivront ma vie durant j Et je pourrai demeurer k dans la maison du Seigneur Jusqu’à la fin de mes jours l. 6 Oui,

a b c d e f g h i j k l

Camper, coucher, m’étendre sur de frais pâturages, herbages, dans des parcs verdoyants, de vertes prairies ; il me nourrira dans de verts pâturages. Il me mène, me dirige le long des eaux calmes, bienfaisantes, reposantes, rafraîchissantes, aux haltes reposantes. Il restaure ma santé chancelante, ranime, réconforte, refait mon âme, elle y reprend des forces, il me fait revivre, une âme nouvelle, il comble mes désirs. Ou : il m’aide à faire ce qui l’honore le plus. Pour la gloire, l’amour, la vertu de son nom. Sur des voies unies et droites, la bonne voie, le droit chemin, sur les sentiers de justice. Passer par une vallée obscure et mortelle, un vallon ténébreux, le sombre val d’ombre et de mort. Ta canne et ton bâton, ton soutien et ton appui me consolent, me réconfortent, me donnent du courage. Sous l’œil de ceux qui me persécutent, en présence, à la face, devant mes adversaires, malgré mes oppresseurs, face à leur avidité. Mon calice est plein à déborder, l’ivresse est dans ma coupe, elle m’enivre, me remplit de joie, elle est suffisante. Ta bonté et ton amour, bienveillance et miséricorde, bonheur et fidélité, béatitude et faveur, les bienfaits de ta bonté m’accompagneront, me poursuivront tout au long de ma vie. Ou : revenir, habiter, siéger pour l’éternité. Pour de longs jours, dans la suite des jours, tant qu’il y aura des jours, pour toute la durée des jours.


Psaume 24

53

Psaume 24 1 Psaume

de David.

La terre et ses richesses a sont le bien du Seigneur. L’univers est à lui, avec ses habitants b. 2 Il a fondé la terre sur les rives des mers. Il l’a consolidée c au-dessus des cours d’eaux. 3 Qui pourra accéder au mont de l’Éternel d ? Qui pourra habiter e dans sa sainte demeure f ? 4 L’innocent aux mains nettes et dont le cœur est pur, Qui n’a pas l’âme encline au mal, aux vanités g, Et qui ne jure pas pour tromper son prochain.  5 Il aura l’avantage d’être béni par Dieu h, D’être justifié par l’Éternel qui sauve i. 6 Seigneur, tel est le peuple de ceux qui te recherchent j, Qui veulent contempler ta face, ô Seigneur,  Ô toi, Dieu de Jacob. 7 Ô portails, ouvrez-vous, relevez vos frontons k ! Ouvrez-vous toutes grandes, portes de l’univers l Pour que le Roi de gloire y fasse son entrée !  8 Qui est ce Roi de gloire ? C’est Dieu, notre Seigneur, Le Dieu fort et vaillant m, le héros des combats n. 9 Ô portails, ouvrez-vous, relevez vos frontons ! Ouvrez-vous toutes grandes, portes de l’univers  Pour que le Roi de gloire y fasse son entrée !  10 Qui est ce Roi de gloire ? C’est le Dieu des armées, Le Dieu de l’univers. C’est lui le Roi de gloire.

a

Et tout ce qu’elle contient, ce qui l’emplit, sa plénitude. Ou : le monde, le globe, le disque terrestre et ceux qui le peuplent. c Affermie, établie, fixée, la tient stable, en a jeté les fondements sur les fleuves, gagnée sur les eaux. d S’élever, monter, gravir la montagne du Seigneur, qui en aura le droit ? e Subsister, demeurer, tenir. Ou : surgir, se lever, s’élever. f Là où est son temple, au lieu de sainteté, dans sa sainte résidence, son sanctuaire. g N’est pas porté à l’imposture, n’incline pas son âme au mal, ne la porte pas vers la vanité, le mensonge, ne la livre pas à la fausseté, au mensonge. Ou : qui ne se porte pas vers les idoles, les dieux vides. Ou : qui ne se sert pas de moi pour nuire, n’invoque pas le nom de Dieu à tort, en vain. h Il porte, emporte, obtient, recevra la bénédiction du Seigneur. i Dieu lui accorde la grâce et le salut, la justice, une juste faveur, la miséricorde, la bienveillance, une récompense de Dieu son Sauveur. j Tel est le sort, le partage, devra être la génération de ceux qui cherchent, sont en quête de ta face, qui l’invoquent, le suivent. k Relevez vos linteaux, levez la tête, exhaussez vos frontons ; élargissez-vous toutes grandes. l Portes antiques, éternelles, portails d’antan, arches de l’éternité. m Le fort et le héros, le puissant, le valeureux, le vainqueur. n Le Seigneur brave, vaillant à la guerre, le héros des batailles. b


Psaume 25

54

Psaume 25 1 De

David.

Vers toi, Seigneur, j’élève mes pensées a. toi, mon Dieu, j’ai mis ma confiance b. Ne permets pas que je sois confondu c, Et que mes ennemis puissent se réjouir à mon sujet d. 3 Jamais, jamais, ceux qui comptent sur toi Ne seront confondus.  Tous ceux qui t’abandonnent et te sont infidèles  Sans cause ni raison e, Ceux-là seront déçus f. 2 En

4 Seigneur, mon Dieu, montre-moi ton chemin, Enseigne-moi quelle est ta volonté.  5 Fais-moi marcher selon ta vérité g et instruis-moi. Car c’est toi seul, le Dieu de mon salut h, Et je m’attends à toi chaque jour, à chaque heure i. 6 Éternel,

souviens-toi de ta miséricorde ! Rappelle-toi ton amitié pour moi j Que tu m’as témoignée depuis l’éternité k. 7 N’évoque plus mes péchés de jeunesse l, mes révoltes passées. Mais souviens-toi de moi selon ta grâce.  Au nom de ta bonté, ne m’oublie pas, Seigneur. 8 Oui, l’Éternel est bon, C’est pourquoi il indique aux égarés la voie m. 9 Il sait guider les humbles dans la voie droite, Il montre aux malheureux n le bon chemin.

a

J’élève mon âme, se dirigent mes désirs, mon cœur. Je compte sur toi, je me confie, me fie en toi. c Déçu, que j’aie à rougir de honte, ne me déçois pas. d Qu’il ne se moquent pas, ne triomphent pas de moi en voyant ma défaite. e Les traîtres inexcusables, aux mains vides, ceux qui agissent perfidement pour rien, rompent leur fidélité pour des riens, d’un cœur léger. f Seront humiliés. g Dirige, conduis-moi dans la voie de ta vérité, fidélité, par ta vérité. h Sois mon Maître, car tu es le Dieu de mon salut, de mon secours. i C’est toi que j’attends, j’espère, je mets mon espoir tout le temps, au long des jours, à cause de ta bonté. j Ta bienveillance, tes grâces, faveurs, ton amour. k Car elles datent de l’éternité, de tout temps elles existent, tu me les as montrées depuis toujours. l Ne te souviens plus, oublie les égarements, erreurs de ma jeunesse, mes mauvaises actions. m Enseigne, montre le chemin aux pécheurs, remets-les dans le droit chemin, fais cheminer les humbles vers la justice. n Débonnaires, misérables, humbles, courbés, abattus, opprimés. b


Psaume 25

55 les sentiers de Dieu sont grâce et vérité a Pour ceux qui gardent son alliance et ses statuts b. 11 Pour l’amour de ton nom, Seigneur, Pardonne mon péché, car il est grand c. 10 Tous

l’homme qui craint le Seigneur d, Dieu montrera la voie qu’il doit choisir,  13 Et il reposera dans le bonheur e. Ses descendants prendront possession du pays f. 14 L’intimité de Dieu est pour ceux qui le craignent g, Et son alliance est là pour les instruire h. 12 À

15 Mes

yeux sont constamment tournés vers le Seigneur Car c’est lui qui dégage mes pieds pris au filet.  16 Regarde-moi, Seigneur, et prends pitié de moi, Car je suis solitaire et malheureux.  17 Mon cœur est angoissé i, Délivre-moi de mes tourments.  18 Vois ma misère et ma souffrance Et pardonne tous mes péchés j. 19 Oh ! vois combien mes ennemis sont en grand nombre Et quelle haine violente ils ont pour moi ! 20 Garde mon âme, délivre-moi, Je cherche en toi un sûr refuge,  Ne déçois pas ma confiance k. 21 Que l’innocence et la droiture me sauvegardent l Puisque j’espère, Seigneur, en toi. 22 Rachète,

a

ô Dieu, (ton peuple d’) Israël de tous ses maux m.

Amour, miséricorde, bonté, gratuité et fidélité, bienveillance. Observent, gardent, pratiquent les clauses de son alliance, ses commandements, prescriptions, lois, préceptes, témoignages, sa volonté. c Ma faute, si grande qu’elle puisse être, bien qu’elle soit grande, car elle est grande, hélas, elle est si grande. d Vénère, respecte, adore. e Sa vie s’écoulera, son âme reposera, séjournera, vivra dans le bonheur, la quiétude, le bien y habitera. f Sa semence, postérité, lignée héritera la terre, la possédera. g Il les initie, se fait leur intime, se confie à eux. h Elle sert à les instruire, initier. Elle est là, elle est source d’illumination, leur donne l’instruction. Ou : il leur révèle, dévoile son alliance. i L’angoisse submerge mon cœur, les tourments de mon cœur se sont multipliés, dilatent mon cœur serré. Ou : les malheurs m’ont ouvert l’esprit. j Enlève, emporte, ôte, fais disparaître, pardonne mes égarements. k Litt. : que je ne sois pas confus. l La pureté, perfection, intégrité, la loyauté et l’équité, la droiture, rectitude, vérité me préservent, protègent. m Libère, délivre, affranchis-le de tous ses malheurs, ses oppressions, tribulations, angoisses, détresses. b


Psaume 26

56

Psaume 26 1 De

David.

Fais-moi justice, ô Éternel, je marche dans l’intégrité a. J’ai pris le Seigneur pour appui, je ne faiblirai pas b. 2 Soumets-moi à ton examen, Seigneur, éprouve-moi c. Viens sonder mon cœur, mes pensées d. 3 J’ai ton amour devant les yeux e, je marche dans ta vérité. 4 Je ne vais pas m’asseoir avec les imposteurs f. Je ne fréquente pas ceux qui sont hypocrites g. 5 Je hais la compagnie de ceux qui font le mal h, Je ne m’arrête pas auprès des gens pervers i. 6 C’est dans une eau limpide, qu’en signe d’innocence, Je laverai mes mains avant de m’approcher de ton autel, Seigneur j, 7 Pour faire retentir des accents de louanges Et conter en détail tes œuvres merveilleuses.  8 Combien j’aime, Seigneur, le lieu de ton séjour k Où tu fais resplendir ta gloire.  9 N’entraîne pas mon âme dans le sort des pécheurs l, Ne m’ôte pas la vie avec les assassins m ! 10 Leurs mains ont trempé dans le crime n, ils se sont laissé acheter o. 11 Mais moi, je veux marcher avec intégrité p. Délivre-moi dans ta pitié ! 12 D’un pas bien résolu q, je marche sur le droit chemin. Oui, je veux te bénir, Seigneur, dans les lieux d’assemblée. a

J’ai marché dans la droiture, la simplicité, suivant ma perfection, mon innocence, je me suis conduit avec intégrité, je n’ai pas fait de faute, ma vie est sans reproche. b Je ne chancellerai, broncherai, dévierai, faillirai, fléchirai pas. c Sonde, scrute, regarde, examine-moi. d Passe au creuset, à l’épreuve du feu mes reins et mon cœur, les pensées de mon cœur, lave mon cœur pour en enlever le mal. e Ta bienveillance, bonté, miséricorde, grâce, fidélité est présente à mes yeux ; je n’avais qu’elle en vue, j’ai envisagé l’amour pour toi. f Je ne siège, fréquente pas, je n’ai pas de communion avec les hommes faux, fourbes, trompeurs, vains, menteurs, sournois, les mortels d’illusion. g Je ne vais pas, ne mets pas les pieds, n’entre pas chez des hypocrites, hommes des ténèbres, orgueilleux. h J’évite l’assemblée, le clan, le monde des pervers, dévoyés, malfaisants, le parti des méchants. i Je ne m’assieds pas, je n’ai pas ma place chez les impies, réprouvés. j Ou : je peux faire le tour de ton autel. Ou : je me joindrai à la procession autour de ton autel. k La maison où tu demeures, où tu résides, la beauté de ton domicile. l N’entraîne, n’enlève, n’englobe, n’emporte, n’assemble, n’enveloppe pas mon âme, ne la fais pas périr, ne l’ensevelis pas dans la ruine des pécheurs, ne lie pas mon sort au leur, ne me traite pas comme eux, ne me chasse pas parmi eux. m Ne me confonds pas avec, ne me rends pas solidaire, ne me compte pas parmi les hommes de sang, épargne-moi leur châtiment. n L’ordure, l’infamie, la turpitude colle à leurs mains, les souille. o Dont la droite est pleine de présents, de gratifications, de corruption, de profits, de pots-de-vin, est vendue. p Je marche dans l’innocence, mon intégrité, en ma perfection, ma conduite est intègre. q Bien planté sur mes pieds, mon pied s’affermit, tient bon, est ferme, ne quitte pas le chemin droit ; mon pied se tient sur du solide, sur un sol aplani.


Psaume 27

57

Psaume 27 1 De

David.

Le Seigneur Dieu est ma lumière et mon salut,  Qui donc aurais-je à craindre ?  Il est le rempart de ma vie,  Qui pourrait m’effrayer a ? 2 Quand des méchants s’avancent contre moi b, Voulant me déchirer,  Ce seront eux, mes ennemis, mes oppresseurs,  Qui perdront pied et tomberont. 3 Quand

une armée viendrait camper pour m’assiéger, Mon cœur ne craindrait rien.  Quand un combat me serait imposé,  Malgré cela, je resterais plein d’assurance c. 4 J’ai présenté à l’Éternel un seul souhait, Je le répète constamment d : Je voudrais habiter dans la maison de l’Éternel  Tous les jours de ma vie,  Pour contempler la beauté du Seigneur e, Pour l’admirer dans sa demeure f.

il me cache sous sa tente g aux jours d’adversité. Au plus secret du tabernacle, il me tient abrité h, Et, sur un rocher, il m’élève i. 5 Car

à présent j, je relève la tête k Au-dessus de mes ennemis qui sont autour de moi.  6 Dès

a b c d e f g h i j k

De qui aurais-je peur, devant qui tremblerais-je ? Des pervers, méchants, malfaiteurs, mes adversaires, s’approchent, me surprennent pour me dévorer vivant, pour déchiqueter ma chair. Je reste pourtant confiant, alors même ; malgré cela, mon cœur ne craindra pas, ma foi demeure. Le réclame instamment, le recherche, désire ardemment, c’est la seule chose que je cherche. Goûter la douceur de l’Éternel, considérer ses amabilités, sa magnificence, splendeur. Fréquenter son sanctuaire, visiter soigneusement son palais, son temple, y servir, en avoir soin, veiller sur lui, avoir ma joie en lui, m’enquérir (de Dieu) dans son temple. Il me couvre, dissimule, me donne un abri, me protégera dans sa hutte, dans sa loge, à son ombre ; son tabernacle est mon refuge. Il m’enveloppe du voile de sa tente, me cache dans la retraite secrète, la cachette, l’asile de son tabernacle. Sur un rocher, au-delà de la détresse. Ou : alors, déjà, aussitôt, maintenant, ensuite. Ou : je les dépasse de la tête, je porte le front haut, ma tête domine, je me dresse, me redresse ; il m’élève au-dessus de mes adversaires.


Psaume 27

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J’offrirai, dans son tabernacle, des sacrifices de triomphe a, Je chanterai des psaumes b à l’Éternel (mon Dieu). 7 Seigneur, écoute mon appel, car je t’invoque. Fais-moi grâce et réponds-moi c.

cœur m’exhorte de ta part d Et me dit : « Recherchez ma face ».  Je cherche ta face, ô Seigneur, 8 Mon

9 Ne

la détourne pas de moi ! Ne sois pas irrité contre ton serviteur, ne le repousse pas !  Toi qui m’as secouru e, ne me délaisse pas ! Ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut f ! 10 Car mon père et ma mère peuvent m’abandonner, Mais le Seigneur est là : il me recueillera g. 11 Enseigne-moi ta voie, Seigneur, et conduis-moi Par un sentier uni et droit,  Puisque mes ennemis me guettent h.

m’abandonne pas au désir de mes adversaires i Car des témoins menteurs qui respirent la violence j, Se dressent contre moi. 12 Ne

13 Mais, j’en ai l’assurance k, je verrai la bonté de l’Éternel Au pays des vivants. 14 Attends-toi

au Seigneur ! Sois fort ! Que ton cœur s’affermisse ! Compte sur l’Éternel !

a b c d e f g h i j k

J’immolerai des sacrifices de jubilation, de fête, d’ovation, de réjouissance, d’allégresse, claironnés, triomphants, au son de la trompette retentissante. Je le célébrerai sur la cithare, je psalmodierai, je chanterai mon hymne au Seigneur. Par pitié, réponds-moi, sois-moi propice, prête-moi ta faveur. Note : certains auteurs voient dans ces huit derniers versets un second psaume, indépendant du premier. Il me parle de toi, je n’oublie pas ce que tu as dit, mon cœur dit ton nom, ma conscience m’avertit. Tu es mon aide, mon soutien, mon protecteur, mon secours. De mon triomphe, ma délivrance, ma liberté, mon Sauveur. M’accueillerait, serait là pour m’adopter, me prendre chez lui, s’occuperait de moi. M’espionnent, me poursuivent, me regardent de travers, me calomnient. Ou : à cause d’eux, pour les confondre, les rendre muets. À la fureur, haine, morgue, animosité, merci, puissance, au bon plaisir, à l’appétit, l’avidité de ceux qui m’oppressent. Attisent, soufflent, crachent la violence, des menaces, mentent ouvertement. Ou : ah ! si je n’avais pas la certitude, la foi de voir, si je ne croyais pas que je verrai, contemplerai la bonté de Dieu.


Psaume 28

59

Psaume 28 1 De

David.

À toi, Seigneur, je fais appel ; toi, mon rocher,  Ne sois pas sourd à ma requête a. Si tu t’éloignes sans me répondre, j’irai rejoindre ceux qui descendent dans le tombeau b. 2 Entends ma voix qui te supplie quand je t’invoque En élevant mes mains vers toi au lieu très-saint dans ton saint temple c. 3 Ne me joins pas à ces méchants d, Qui font le mal e, parlant de paix à leur prochain, Avec la haine au fond du cœur f. 4 Rends-leur, (Seigneur,) selon leurs actes et leurs méfaits g. Oh ! traite-les selon l’ouvrage fait par leurs mains.  Retourne-leur ce qu’ils ont fait h ! 5 Ils ne comprennent ni les actions i de l’Éternel, Ni les ouvrages faits par ses mains. Ils méconnaissent ce que tu fais.  Mais un jour, Dieu les brisera j pour ne jamais les relever k. 6 Béni

soit Dieu, car il exauce mes cris, mes pleurs. le Seigneur est mon rempart, mon bouclier. En lui, mon cœur a mis sa foi l, et son secours m’est assuré. Aussi mon cœur se réjouit et il exulte.  Je lui rends grâce par un cantique que je jouerai.  Je le louerai par mon chant.  8 Dieu est la force de tous les siens et le rempart des délivrances Pour son Messie m. 7 Oui,

9 Sauve ton peuple et viens bénir ton héritage, Sois son Berger et son soutien dès à présent et pour toujours.

a

Ne reste pas muet sans répondre, ne garde pas le silence, ne m’oppose pas ton silence, ne te détourne pas. Je vais ressembler aux moribonds, je serai semblable à ceux qui roulent dans la fosse, je pourrais abandonner (laisser tomber) et mourir. c Ou : vers le fond, le cœur de ton temple, vers le Saint des saints, le lieu saint de ta parole, le sanctuaire où tu parles, l’oracle de ta sainteté. d Ne me confonds pas, ne m’entraîne pas, ne m’emporte pas, ne me ramasse pas dans la ruine avec les vauriens, impies, réprouvés. Ne me classe pas parmi eux. e Fauteurs, artisans, ouvriers d’iniquité, de néant, hommes criminels, malfaisants. f Qui ont la malice au cœur, le mal, la méchanceté est dans leur cœur, ils ne pensent qu’à faire du mal. g La méchanceté, malice, iniquité de leurs actes, intentions, conduite, de leurs crimes. h Fais retomber sur eux ce qu’ils ont fait à d’autres, rétribue-les comme ils le méritent, paie-les de leur salaire, rends-leur leur récompense, le mal qu’ils m’ont fait. i Ils ne prêtent pas attention, ne prennent pas garde, ne discernent pas, ne pensent pas à tes œuvres, aux actes du Seigneur. j Renversera, démolira. Ou : qu’il les détruise, abatte, brise. k Ne les rebâtira, édifiera plus, sans espoir de retour. Ou : qu’il ne les reconstruise pas. l Mon cœur comptait sur lui, s’est confié, espère, s’affermit en lui. m La forteresse qui sauve, donne la victoire à son Messie, oint celui qu’il a consacré, qui lui est consacré. b


Psaume 29

60

Psaume 29 1 Psaume

de David.

Célébrez l’Éternel, vous, fils de Dieu a. Rendez à l’Éternel gloire et honneur b. 2 Rendez hommage au nom glorieux de l’Éternel. Prosternez-vous, revêtus de splendeur c, adorez le Seigneur ! 3 La voix de l’Éternel retentit sur les eaux d, Le Dieu de majesté fait gronder le tonnerre.  La voix de Dieu domine le bruit des grandes eaux e. 4 La voix de l’Éternel est une voix puissante, La voix de l’Éternel, pleine de majesté. 5 La

voix de l’Éternel brise les plus grands cèdres, C’est l’Éternel qui brise les cèdres du Liban.  6 Il fait bondir tout le Liban et le Sirion Comme bondissent de jeunes buffles. 7 La

voix de Dieu lance des flammes étincelantes f.

8 La voix du Seigneur fait trembler tout le désert, Le Seigneur fait trembler le désert de Kadès.

voix de l’Éternel fait enfanter les biches g, Elle dépouille tous les grands arbres de la forêt h. Dans son palais, chacun s’écrie : « Gloire au Seigneur ! » 9 La

10 Lors du déluge, Dieu dominait i et il siégeait sur son saint trône. L’Éternel règne, Roi éternel. 11 L’Éternel

donne force et courage à tout son peuple. Il le bénit. L’Éternel donne à tout son peuple paix et bonheur.

a b c d e f g h i

Vous ses anges, créatures célestes. Ou : les puissants. Offrez, donnez, rapportez au Seigneur gloire et force, puissance et louange. En habits de fête, parures sacrées, saints ornements, sainte magnificence. Ou : aux éclats de sa sainteté, éblouissant de sainteté, dans la majesté de son temple. Ou : au-dessus des eaux, les domine. Des eaux immenses, innombrables, bouillonnantes, il domine la force, le fracas des eaux, la mer. Taillant des lames de feu, jetant des éclairs, des étincelles ardentes. Donne les douleurs de l’enfantement au désert. Écorce, ravage, effeuille des futaies entières. Ou : qui secourt les gazelles et fais naître des faons. Trônait en roi, il a présidé au déluge, siégeait, régnait, s’assit sur les flots, il a son trône au-dessus des puissances de l’abîme. Lors du déluge, il a prouvé qu’il contrôle (tient en mains) toute la création.


Psaume 30

61

Psaume 30 pour l’inauguration de la maison de Dieu a. Un psaume de David.

1 Cantique

t’exalterai, Seigneur, car tu m’as sauvé en me tirant de la fosse b. Tu n’as pas laissé tous mes adversaires se réjouir à mes dépens c. 3 Ô, Seigneur, mon Dieu, j’ai crié vers toi, et tu m’as guéri : 4 Seigneur, du séjour des morts, tu fis remonter mon âme, Tu m’as rendu à la vie quand j’allais vers le tombeau d. 2 Je

au Seigneur e, vous ses bien-aimés f ! Que par vos louanges, son saint nom soit évoqué g. 6 Son courroux dure un instant, son amour est pour la vie h. Le soir apporte des larmes i, le matin des cris de joie j. 5 Chantez

moi, dans mon insouciance k, je me disais : « Tout va bien, je ne tomberai jamais ».  8 Éternel, par ta faveur, j’étais en sécurité, Établi sur les hauteurs fortifiées de mes montagnes l. Mais tu as caché ta face et je fus épouvanté m, 9 Vers toi, Seigneur, j’ai crié, j’ai demandé grâce à Dieu : 10 « Que te rapporte ma mort n ? Si je descends dans la fosse, Ma poussière pourra-t-elle chanter ta louange, publier ta vérité o ? 7 Pour

a

Ou : pour la dédicace du temple. Délivré, relevé, retiré de l’abîme, repêché, remonté de la fosse. c Tu m’épargnes les rires de l’ennemi, tu n’as pas fait de moi leur joie, tu ne les as pas laissés se réjouir à mes dépens. d Tu m’as retiré du milieu des morts, rendu la vie, ressuscité d’entre ceux qui descendent dans le puits. Ou : quand je tombais dans la fosse, j’étais au bord de la tombe. Ou : loin de ceux, d’entre ceux, parmi ceux qui s’en vont vers la tombe. e Psalmodiez, jouez sur vos harpes, fêtez le Seigneur. f Vous, ses fidèles, ses bien-aimés, saints, amants. g Rendez grâces à son saint nom, glorifiez son saint souvenir, célébrez, rappelez son mémorial saint, louez la mémoire de sa sainteté, en évoquant sa sainteté. h Sa grâce, bienveillance, faveur est longue comme la vie ; sa faveur donne la vie. i Un soir, les pleurs s’installent au logis, arrivent, s’attardent, obsèdent, l’angoisse vient, le chagrin domine, le crépuscule amène les pleurs, des larmes nous visitent la nuit. j À l’aube, c’est un chant joyeux de triomphe, d’allégresse, règne la jubilation. k Mon opulence, bonheur, ma prospérité, quiétude, sécurité, suffisance, tranquillité, paix ; lorsque tout allait bien. l Ta bonté m’assurait les honneurs et la puissance, dans ta bienveillance tu as installé un fort, une forte citadelle ; tu m’avais solidement établi, installé dans la sécurité, fondé sur un rocher ; tu as fortifié ma montagne, tu m’as donné la stabilité, la force, une force stable. m Je me suis mis à trembler, je fus éperdu, bouleversé, consterné, effondré, troublé, affolé, saisi par l’angoisse. n Quel avantage, intérêt, profit, gain serait le tien si mon sang coulait, qu’est-ce que cela te rapporte de reprendre ma vie ? o Fidélité, vérité, bonté. b


Psaume 30

62

11 Éternel,

exauce-moi, veuille m’accorder ta grâce, Seigneur, viens à mon secours a ». 12 Et tu as changé mon deuil en une danse de joie b. Tu as défait mes habits funèbres pour me draper d’allégresse c, Tu m’as ceint de joie d, 13 Afin que mon cœur te chante et qu’il te loue sans relâche e. Ô Seigneur, mon Dieu, je veux te louer toujours.

Psaume 31 1 Au

chef de chœur. Psaume de David.

Éternel, j’ai mis en toi mon espérance f, Que je ne sois jamais déçu ! Délivre-moi dans ta justice g, 3 Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi le rocher solide où je pourrai me réfugier h ! Sois une forte citadelle où je trouverai le salut i ! 2 Ô

4 Oui,

tu es pour moi ce rocher, tu es la forte citadelle, Et, pour la gloire de ton nom, tu me conduis et tu me guides.  5 Tu me fais échapper au piège j que l’on a tendu sous mes pas, Puisque tu es mon protecteur k. 6 Oui, c’est entre tes mains, (Seigneur,) que je dépose mon esprit l. Éternel, tu es mon Sauveur m, tu es le Dieu de vérité n. déteste ceux qui s’attachent à des idoles de néant o, Et je m’en remets au Seigneur. 

7 Je

a

Sois mon Sauveur, viens à mon aide, sois-moi propice et secourable. Tu convertis mon deuil en danse, ma lamentation en joie. c Tu as changé mes habits funèbres, tu les remplaces par des vêtements de joie, tu as détaché le sac dont j’étais couvert. d Tu m’as donné la joie pour ceinture. e Qu’il soit sans répit en fête pour toi, ne se taise pas, ne reste pas muet. f Je me réfugie, blottis, m’abrite vers toi, en toi, je t’ai pris pour abri, refuge. g Ou : par ta justice, secours-moi, retire-moi du danger. h Deviens le roc escarpé, sois le roc inébranlable, protecteur, sauveur, secourable, de force, qui m’abrite. i Le lieu fort, le bastion, la forteresse, l’enceinte de rempart, la maison bien défendue qui me sauve, qui sauvegarde, qui m’offre le salut. j Ou : retire-moi, arrache-moi, dégage-moi du filet de l’ennemi. k Mon rempart, refuge, asile, havre, ma force, défense, forteresse, sauvegarde. l Ou : je remets ma vie, mon souffle. m Tu m’as racheté, délivré. n Toi, le véritable Dieu ! le Dieu fidèle, vrai, de fidélité. o Ou : je hais les idolâtres, adeptes de vaines idoles, vanités trompeuses, de néant. b


Psaume 31

63

amour me fait jubiler, il me remplit de joie a. Puisque tu as vu ma misère b, Et que tu as pris connaissance des tourments de mon âme c, 9 Tu ne m’as pas abandonné au pouvoir de mes ennemis, Mais tu as mis mes pas au large d. 8 Ton

10 Prends pitié de moi, ô Seigneur, car l’angoisse m’étreint, La douleur a rongé mes yeux, mon âme et tout mon corps e. 11 Ma vie se consume en tourments f, mes années dans les pleurs g. Le péché épuise mes forces h et mes os dépérissent i. 12 Mes ennemis ont fait de moi l’objet de leur risée j. Je suis la honte des voisins et l’effroi de mes connaissances k. Ceux qui me croisent en chemin s’écartent loin de moi.  13 Je suis rayé du souvenir l comme un mort inconnu. Je suis comme un objet perdu m. 14 J’entends toutes les médisances que l’on répand à mon sujet n, La frayeur règne aux alentours o : Ils se concertent contre moi, ils songent à m’ôter la vie. 15 Mais j’ai confiance en toi, Seigneur, Je dis : « C’est toi qui es mon Dieu ! »  16 Mes destinées sont dans ta main p, veuille me délivrer, Seigneur, De la main de mes ennemis et de (tous) ceux qui me poursuivent.  17 Fais briller l’éclat de ta face sur moi, ton serviteur q, Et sauve-moi dans ton amour !

a

Je veux me réjouir et m’égayer, je suis plein de joie et d’allégresse, je tressaille et j’exulte à cause de ta bonté, ta fidélité, ta grâce, miséricorde. b Tu as regardé mon affliction, tu la connais. c Tu sais, tu as reconnu, pris connaissance, pris en charge l’oppression, les angoisses de mon âme. d Tu as ouvert, élargi la route sous mes pas, libéré mes pieds, fait tenir mes pas, planté mes pieds au large, sur un vaste espace, tu m’as laissé libre d’aller suivant mon gré, tu m’as donné la liberté. e La souffrance a rongé mes yeux, ma gorge et mon ventre, ma vue est usée par le chagrin, ainsi que mon âme et mes entrailles, mon œil dépérit, s’obscurcit, est dévoré par l’angoisse, mon âme et mon cœur se consument. f S’écoule, s’épuise, se languit dans la douleur, peine, tristesse, l’affliction, l’angoisse, le chagrin. g Dans les soupirs, gémissements, plaintes ; à tant pleurer. h Par ma faute, à cause de mon péché, mon injustice, iniquité ; les forces me manquent, déclinent, ma vigueur chancelle, est tombée, s’est effondrée dans la tristesse, la misère l’affaiblit. i Mes membres sont rongés, à bout de forces, mes os se dessèchent, disparaissent, se corrompent, s’usent, se consument. j Je suis injurié, devenu un objet d’opprobre, d’outrage, de dérision pour les oppresseurs. k La frayeur, terreur, un objet d’horreur, de crainte, d’épouvante pour mes intimes, je leur fais peur, je les dégoûte. l Je tombe dans l’oubli, je suis effacé de la mémoire, on m’oublie. m Un vase brisé, hors d’usage, au rebut, une chose que l’on jette, un débris, un tesson, un déchet. n Les calomnies, mauvais propos, diffamations de beaucoup, on chuchote méchamment à mon sujet. o Ou : la terreur m’enveloppe, est partout, de tout côté, règne à l’entour, l’effroi me vient de toutes parts. p Mon sort, mes heures, mes temps sont entre tes mains. q Fais luire, briller, resplendir ta face sur ton serviteur, que ton visage s’illumine pour lui.


Psaume 31

64

je ne sois pas confondu a, Seigneur, de t’avoir appelé, Mais que les méchants soient confus et réduits au silence  Dans le séjour des morts b. 19 Qu’ils soient muets tous ces menteurs c qui médisent du juste d Avec arrogance et dédain, pleins d’orgueil méprisant. 18 Que

20 Comme

elle est grande, la bonté que tu tiens en réserve Pour ceux qui te respectent,  Pour ceux qui trouvent refuge auprès de toi e Au vu de tous les hommes f ! 21 Sous la protection de ta face g, tu les mets à l’abri Loin des machinations des hommes h. Tu les préserves dans ta tente i des langues de discorde j. 22 Béni soit le Seigneur ! Car sa fidélité pour moi A été merveilleuse k. (Il m’a placé) dans la ville forte l. 23 Dans mon effroi, je me disais m : « Je suis loin de ses yeux » n. Pourtant tu écoutais mes pleurs quand j’ai crié vers toi.

tous qui servez le Seigneur o, donnez-lui votre amour. Le Seigneur garde les croyants et il prend soin des siens.  Mais il punit sévèrement p ceux qui sont orgueilleux q.

24 Vous

25 Soyez

a

forts et prenez courage, vous tous qui espérez en Dieu.

Ou : car je crie vers toi, je t’ai invoqué, j’ai fait appel à toi, que mon appel ne tourne pas à ma confusion. Qu’ils aillent muets au séjour des morts, ils se tairont, qu’ils descendent au séjour du silence, que la mort les réduise au silence. c Que soient nouées les lèvres menteuses, tu les bâillonneras. d Qui jettent l’injure, parlent avec audace, insolence, arrogance du juste, parlent contre lui. e Ceux qui fuient en toi, te prennent pour refuge, abri, se tournent vers toi, recourent à toi. f Devant tout le monde, à la face du monde, sous les regards des enfants des hommes, face aux fils d’Adam, publiquement. g Dans le secret, à l’abri de ta face, où se cache ton visage, dans ta cachette personnelle. h Loin des sortilèges, factions, complots, combinaisons, intrigues, soulèvements, poursuites de l’accusateur, de ceux qui persécutent. i Tu les mets à l’abri, à couvert, dans une hutte, le tabernacle, ton ombre, tu leur réserves un abri chez toi. j Loin de l’attaque, de la guerre, contestation, dispute des langues querelleuses, méchantes, médisantes. k Dont l’amour a fait des merveilles, car il m’a montré une merveilleuse bonté, qui m’accorda la protection dans son admirable miséricorde, il a fait éclater, a signalé, magnifié sa grâce envers moi, sa bonté s’est montrée admirable, il a mis le comble à sa grâce, sa fidélité a fait pour moi un miracle. l Il a été une vraie ville retranchée, m’a abrité comme dans une ville forteresse. Ou : quand je me trouvais dans une ville assiégée. Ou : il m’a fait une place forte dans son admirable miséricorde, m’a accordé la protection de son infaillible amour. m Moi je m’affolais en disant, j’étais désemparé, dans ma précipitation, hâte, mon abattement, agitation, trouble, lorsqu’on m’a chassé, dans le danger subit. n À tes yeux je suis rayé, je suis exclu de ta vue, repoussé, rejeté, retranché, écarté, ôté, banni, chassé loin de ton regard, séparé de toi, de ta face. o Vous qui êtes pieux envers lui, avez de la piété, pieux adorateurs, qui avez son amour, ses bien-aimés. p Il rétribue, rend, paie avec surabondance, usure, démesure, à satiété, de surcroît, largement. q Ceux qui agissent, se conduisent avec orgueil, les ouvriers, artisans, affamés d’orgueil. b


Psaume 32

65

Psaume 32 1 Méditation

de David a.

Heureux, bienheureux est l’homme dont la faute est enlevée b, Dont le péché est couvert c. 2 Heureux, bienheureux est l’homme à qui le Seigneur fait grâce En oubliant son offense d et dont l’esprit est sans fraude e. 3 Tant que je taisais ma faute, mes membres dépérissaient. Je me rongeais en moi-même f, sans arrêt, je gémissais g. 4 Ta main s’appesantissait sur moi le jour et la nuit, Ma force se desséchait comme l’herbe en plein été h.

t’ai confessé ma faute i, je n’ai plus caché mes torts j, J’ai dit : « J’avouerai à Dieu les péchés que j’ai commis ».  Alors, tu as effacé la peine de mon péché k. 6 Ainsi, que chaque fidèle l te prie au moment voulu m. Si les grandes eaux déferlent n, leurs flots ne l’atteindront pas o. 5 Je

7 Seigneur, tu es mon refuge, tu me gardes de l’angoisse p. Tu m’environnes de joie et de chants de délivrance q.

a

Avertissement, poème de sagesse, instruction, témoignage. Qui est absous, acquitté, relevé de sa faute, dont l’offense est ôtée, remise, dont la transgression est pardonnée, dont le forfait est enlevé. c Recouvert, voilé, effacé, enterré, pardonné. d À qui il ne compte plus la faute, il n’impute aucun tort, il a rayé l’iniquité. e Qui n’a pas d’astuce, d’esprit de ruse, de duplicité dans son esprit, qui est sans feinte, sans hypocrisie, ne triche pas, ne recèle pas de mensonge, ne cache rien, ignore la tromperie, qui est honnête, droit devant Dieu. f Quand j’ai gardé le silence, je ne reconnaissais pas ma faute, mes os se desséchaient, mon corps s’est usé, s’épuisait. g J’ai gémi tout le jour. Ma plainte ne cessait pas, mon gémissement était quotidien, intérieurement des cris s’élevaient sans cesse. h Ma vitalité s’étiolait, ma moelle s’altérait, ma sève se desséchait, s’est tarie, mon cœur était changé en un chaume, comme un champ dans la fournaise de l’été, dans l’incendie sans fin de ma moisson, sous une chaleur torride. i Avoué, fait connaître mon péché. j Je n’ai plus recouvert, dissimulé ma faute, ma misère, mon iniquité ; je n’ai pas voilé plus longtemps mon forfait, injustice. k Tu as ôté, fait disparaître la gravité de ma faute, mon tort, remis la peine, la dette de mon péché, tu m’as déchargé de son poids, tu m’as soulagé, tu as pardonné l’injustice de…, tu en as porté toi-même la peine. l Tout homme pieux, chacun des tiens, tout dévot, tout homme qui t’aime. m Au temps opportun, quand il te retrouve, au temps où l’on te rencontre, trouve au temps convenable, fixé, à l’heure propice (au moment du besoin, de l’angoisse ou de la détresse). n Se déchaînent, débordent, lors de la crue, de l’inondation, si les eaux bouillonnantes montent. o Lui seul restera hors d’atteinte. p Tu me garantis, protèges, mets à l’abri de l’oppression, du danger, contre l’adversité, l’ennemi. q Tu m’enveloppes, me sertis, m’entoures, m’envahis, me remplis de la joie de mon salut, de chants de triomphe, tu les fais jaillir autour de moi. Ou : tu m’enveloppes pour me sauver, de boucliers de délivrance. b


Psaume 32

66

as dit : « Je vais t’instruire a et t’indiquer Le chemin que tu devras emprunter,  Je serai ton conseiller, mes yeux veilleront sur toi b ». 9 Ne soyez pas entêtés comme un cheval, Un mulet dépourvu d’intelligence dont il faut dompter la fougue  Par la bride et par le mors c pour qu’ils ne t’approchent pas. 8 Tu

sont les souffrances qui attendent le méchant d, Mais ceux qui comptent sur Dieu e sont entourés de sa grâce f. 11 Justes, réjouissez-vous et chantez votre allégresse g, Vous qui êtes droits de cœur : le Seigneur soit votre joie h ! 10 Nombreuses

Psaume 33 1 Vous tous qui êtes justes, acclamez le Seigneur ! Il sied aux hommes droits de louer l’Éternel i. 2 Célébrez le Seigneur, louez-le sur la harpe ! Jouez-lui sur le luth j ! 3 Chantez en son honneur un cantique nouveau k ! Jouez de tout votre art ! Sonnez de vos trompettes l ! 4 Car la parole du Seigneur repose sur la vérité m, Son œuvre entière est authentique, empreinte de fidélité n ; 5 Dieu aime la justice, ainsi que la droiture o. La bonté du Seigneur remplit la terre entière p.

a

Je t’avertis, t’inspire, te rendrai intelligent, sage, te ferai agir avec sagesse. Ma pensée ne te perdra pas de vue, mon œil est sur toi, ne te quittera pas, te guidera. Je t’ouvrirai mon dessein, te donnerai ce conseil (le verset suivant). c Dont il faut briser la fierté, l’obstination, qu’il faut refréner, brider, mâter par le frein et le mors. d Il y a bien des épreuves, maux, tourments, afflictions qui menacent l’impie, la ténacité des pervers, qui leur sont réservés. e Ont confiance en toi, se confient, ont foi en lui. f La fidélité, miséricorde, faveur, l’amour les environne, enveloppe, étreint. g Poussez tous des acclamations, entonnez des chants de triomphe, jetez des cris de joie, tressaillez d’allégresse. h Jubilez, exultez de joie, tressaillez d’allégresse, égayez-vous à cause du Seigneur. i La louange est l’affaire des hommes droits, elle leur va bien, convient, les ennoblit, est bienséante pour eux. j La harpe, la lyre à dix cordes. k Ou : un cantique, chant nouveau. l Touchez, pincez habilement les cordes, accompagnez, faites résonner, retentir de tout votre art vos instruments, exécutez de la belle musique en ovation, jouez bien lors de l’ovation, rythmez bien l’ovation de grâces, le psaume exact de la joie, soutenez d’un beau concert l’acclamation. m Litt. : est droite, pure, juste, vraie, véridique. n Sûre, digne de foi, vérité, loyauté, tous ses ouvrages sont faits avec fidélité, vérité. o La loyauté, le bon droit, l’équité. p Remplissent, baignent la terre. b


Psaume 33

67 6 À

la parole du Seigneur les cieux sont apparus, Et toute l’armée des étoiles est née du souffle de sa bouche a. 7 Il endigue les eaux des mers, il emprisonne l’océan b. l’univers entier révère le Seigneur c ! Qu’ils tremblent devant lui d, les habitants du monde ! 9 Car, dès qu’il a parlé, la chose a existé e. Dès qu’il a commandé, ce fut réalisé f. 8 Que

Seigneur fait échec aux desseins des nations g. Il réduit à néant les vains projets des peuples h. 11 Le dessein du Seigneur demeure pour toujours i. Les projets de son cœur subsistent d’âge en âge.  12 Heureuse est la nation dont l’Éternel est Dieu, Le peuple qu’il choisit comme son héritage j. 10 Le

haut de sa demeure, Dieu voit tous les humains k. son séjour céleste l, Il observe et surveille m les habitants du monde. 15 Il a formé leur cœur sur un modèle unique n, Et il reste attentif à chacun de leurs actes o. 16 Le roi n’est pas sauvé p par une armée puissante q, La force ne saurait délivrer le guerrier r. 13 Du 14 De

a

Le ciel a été fait, créé par elle, la beauté des cieux, toute leur armée vient du souffle de sa bouche. Il met les océans dans des réservoirs, il rassemble les eaux des mers comme dans une outre, amasse les flots profonds dans des chambres à provisions, les amoncelle comme une digue, en un tas. Ou : thésaurise, met en réserve les trésors des abîmes. Ou : il amasse des réserves d’eau. c Craigne, frémisse, tremble devant lui, soit pénétré de sa crainte. d Le redoutent, aient peur de lui, le révèrent. e Cela arrive, existe, naît, c’est. f Ce qu’il ordonne, veut, s’accomplit. Ou : il commande et tout naît, la chose paraît, est là, subsiste, se tient debout ; le monde surgit. g Il a renversé les plans, déjoué les calculs, fait échouer, ruiné le conseil des païens. h Il a contrarié, annulé, étouffé, rendu vaines les pensées des nations païennes, y a mis obstacle. i Son dessein, conseil, ses décrets, résolutions subsistent à jamais, sont éternels, se réalisent toujours. Ou : pour l’éternité. j Ou : qu’il a choisi pour domaine, pour son héritage. k Il promène son regard et scrute les fils de l’homme ; il voit, observe tous les fils d’Adam, toute la race humaine. l Du lieu où il habite, siège, se tient, de sa demeure, de la résidence qu’il s’est réservée, de son trône inébranlable, du siège de son habitation. m Contemple, dirige son attention sur, considère, voit. n Il a pétri, façonné, modelé, créé avec un même soin leur cœur à tous, leur a donné un même cœur. o Il prend garde, prête attention, discerne, différencie, remarque, connaît bien, prend connaissance, pénètre chacune de leurs actions. p N’est pas sauvé, ne doit pas sa victoire, jamais roi ne vaincra par ; le succès des rois ne vient pas de leur puissance. q Par la multitude de ses soldats, l’ampleur, la puissance de son armée, par le surcroît de sa force. r Ni un héros, le fort, champion, brave, l’homme puissant n’est délivré, sauvegardé, libéré, ne doit son salut, ne se tire du péril, se sauve, vaincra par un surcroît de vigueur, sa grande puissance. b


Psaume 33

68

est le secours du cheval pour sauver a, Et toute sa vigueur ne nous délivre pas b. 18 Mais le Seigneur se penche c sur tous ceux qui le craignent d, Qui comptent sur sa grâce e, 19 Pour délivrer leur âme, l’arracher à la mort Et pour les faire vivre f aux jours de la famine. 17 Trompeur

âme espère en Dieu g, il est notre secours et notre bouclier. cœur est en joie, car il nous réjouit, Et notre confiance est dans son nom très saint h. 22 Que ta grâce, ô Seigneur, repose sur nous (tous) i, Car nous comptons sur toi j. 20 Notre 21 Notre

Psaume 34 psaume de David lorsqu’il simula la folie k en présence d’Abimélec qui le chassa. 1 Un

2 Je bénirai sans cesse l’Éternel, le Seigneur, Et j’aurai sa louange pour toujours dans la bouche.  3 Dans le Seigneur, mon âme mettra toute sa gloire l. Qu’ils écoutent, les humbles, et soient remplis de joie m, 4 Avec moi qu’ils acclament l’Éternel, le Seigneur n. Exaltons tous ensemble la gloire de son nom ! 5 J’ai

cherché le Seigneur, et il m’a répondu. Oui, il m’a délivré de toutes mes frayeurs.  6 Ceux qui, vers lui, regardent o sont rayonnants de joie p, Et jamais leur visage ne rougira de honte.  a

Chimère, mensonge, illusion, leurre de compter sur un cheval pour le salut, il ne fait pas la délivrance, ne suffit pas pour la victoire, il est d’un vain secours, impuissant pour sauver. b Sa grandeur, le surcroît de sa force, sa valeur, vélocité, son galop ne préserve pas, n’assure pas la délivrance. c Son œil ouvert sur, tourné vers, il veille, ne perd pas de vue. d Ceux qui le respectent, l’honorent, l’adorent. e Sont dans l’attente de, espèrent en, mettent leur espoir dans, s’attendent à sa miséricorde, bonté. f Les nourrir, les garder, les conserver en vie. g Notre âme s’attend à lui, nous comptons sur lui, notre vie dépend de lui, elle l’attend. h Nous nous confions, nous nous sommes remis en son nom de sainteté, il nous remplit de confiance. i Que ta fidélité, faveur, miséricorde, grâce soit, s’étende, s’exerce, repose sur nous. j Comme notre espoir, espérance est en toi, selon que nous nous attendons à toi, pour combler notre espérance. k Ou : fit le dégoûté, l’insensé, dissimula sa raison. l Se réjouira, se glorifiera, s’enchante, se loue, trouve sa gloire, que mon âme se fasse toute louange pour lui, je suis fier du Seigneur. Ou : je n’ai qu’à me louer de lui. m Les malheureux, pauvres, débonnaires, doux l’entendront et s’en réjouiront, jubilent, qu’ils soient en fête. n Célèbrent, magnifient, glorifient, exaltent, élèvent, louent, parlent de sa grandeur. o Ceux qui le contemplent, ceux qui tournent les yeux vers lui, regardent à lui. p Vous rayonnerez, serez rassérénés, vous resplendirez. Ou : ils ont été illuminés, ils irradient, leur visage resplendit, leurs yeux brillent.


Psaume 34

69

malheureux appelle a, le Seigneur l’entendra ; De toutes ses détresses, il le délivrera b. 8 L’ange du Seigneur veille autour de ses fidèles c, prêt à les dégager d. 7 Qu’un

9 Voyez et constatez e que le Seigneur est bon. Oui, bienheureux est l’homme qui s’abandonne à lui f. 10 Vous qu’il a consacrés g, craignez donc le Seigneur h ! Car aucun bien ne manque i à tous ceux qui le craignent j. 11 Le lion peut connaître la disette et la faim k, Mais ceux qui cherchent Dieu ne manquent d’aucun bien l. 12 Mes

fils, écoutez-moi, et je vous apprendrai à craindre le Seigneur. a plaisir à vivre m ? Qui voudrait être heureux n ? 14 Qu’il surveille sa langue pour ne dire aucun mal, Qu’il préserve ses lèvres des paroles rusées.  15 Détourne-toi du mal, et pratique le bien, Cherche et poursuis la paix o. 16 Les yeux de l’Éternel se tournent vers les justes p, Son oreille est tendue pour écouter leurs cris. 13 Qui

le Seigneur fait front q à ceux qui font le mal, Pour rayer de la terre même leur souvenir.  18 Lorsque ceux qui sont justes font monter leur appel, Le Seigneur les entend ; aussi, il les arrache à toutes leurs angoisses. 17 Mais

le Seigneur est proche des cœurs découragés r. Il sauve ceux qui ont un esprit déprimé s.

19 Car

a

Ce pauvre, humilié, affligé, misérable a crié, imploré, l’a invoqué. Le sauvera, il l’a libéré, le protège de tous ses malheurs, tourments, contre toutes les souffrances, oppressions, angoisses. c Monte la garde, campe, établit son camp, les messagers de Dieu, ceux qui le servent, se postent près de, autour de ceux qui craignent, respectent Dieu. d Et il les délivre, leur vient en aide, les dégage, les arrache au danger, les fait échapper. e Sentez, constatez, goûtez, tentez l’épreuve et voyez, appréciez. f Qui le prend pour abri, s’abandonne à lui, cherche en lui son refuge, se confie, se réfugie, espère en lui. g Élus du Seigneur, ses saints, fidèles, vous qui l’aimez, qui vous courbez respectueusement devant lui. h Craignez-le, adorez-le, frémissez devant lui. i Rien ne fait défaut, il n’y a point d’indigence, il n’est pas de privation, de famine. j Ceux qui le craignent, l’adorent, le respectent. k Les riches, puissants endurent, éprouvent privations et famine, sont dépourvus, dénudés, démunis et affamés, deviennent pauvres, connaissent la gêne et la faim. l Ne manqueront, ne sont privés de rien. m Quel est l’homme qui prend plaisir à la vie, qui la désire, l’aime, en est épris, veut vivre ? n Veut voir des jours de bonheur, qui aime de longs jours, une longue vie pour goûter le bien, qui désire une existence où il verra le bien. Aimeriez-vous voir chaque jour le bonheur ? Qui aime les jours de bonheur ? o Poursuis-la toujours, sans trêve, cherche-la encore sans jamais te lasser. p Ils sont ouverts sur lui, attentifs, tendus vers les justes, il ne les perd pas de vue. q Il tourne sa face contre, il les affronte avec colère. r De ceux dont le cœur est brisé, qui sont affligés, qui souffrent. s Ceux qui ont l’esprit froissé, écrasé, battu, broyé, l’âme contrite, déchirée, qui sont désemparés, qui n’ont plus de courage. b


Psaume 34

70

épreuves nombreuses sont dans le lot du juste a, Mais, toujours, le Seigneur vient pour le délivrer b. 21 Sur chacun de ses membres et de ses os, Dieu veille : Il ne s’en brise aucun.  22 Le mal tue le méchant c, les ennemis du juste Auront leur châtiment d, 20 Des

23 Mais

le Seigneur rachète l’âme de tous ses serviteurs, Et ceux qui se confient en lui ne seront jamais condamnés.

Psaume 35 1 De

David.

Prends à partie, Seigneur, ceux qui font mon procès e, Combats mes assaillants f ! 2 Saisis le bouclier et revêts ton armure pour venir à mon aide ! 3 Brandis sur eux ta lance avec le javelot g Et barre le chemin à mes persécuteurs !  Parle à mon âme et dis : « C’est moi, moi ton Sauveur »,  4 Pour qu’ils soient confondus dans la honte et la crainte h, Ceux qui veulent ma mort i ! Qu’ils reculent bien loin j et rougissent de honte k, 5 Qu’ils soient comme la balle emportée par le vent Quand l’ange du Seigneur les mettra en déroute l ! 6 Que leur chemin soit sombre et leur route glissante m Quand l’ange du Seigneur viendra les pourchasser !  7 Ils ont caché sans cause des pièges sous mes pas Et, sans raison, ils creusent des fosses pour me perdre.  a

De nombreux malheurs affluent sur lui, le malheur l’atteint souvent, ses maux, tourments sont innombrables, il a beaucoup à souffrir, à subir d’épreuves. b Il le sauve, l’arrache, le délivre de toutes les épreuves, de tous, chaque fois. c Le méchant mourra de son mal, le malheur tue l’impie, sa malice, perversité causera sa mort. d Ils courent à leur perte, seront punis, anéantis, vont expirer, sont sous la condamnation, ceux qui haïssent le juste porteront la peine. e Plaide contre ceux qui plaident contre moi, attaque mes attaquants, ceux qui contestent contre moi. f Sois l’adversaire de mes adversaires, agresse mes agresseurs, lutte avec eux, poursuis-les, juge, accuseles, fais-leur la guerre, prends parti contre eux. g Dégaine ton épée, la pique et la double hache, la hache guerrière. h Déshonorés, flétris, honteux, déçus et frappés de peur, de déshonneur, d’ignominie, de déception. i Qui complotent mon malheur, méditent ma perte, pourchassent mon âme. j Qu’ils soient déboutés et flétris, rejetés en arrière, qu’ils aillent à rebours, lâchent pied et soient couverts d’opprobre, de honte, flétris, qu’ils s’en aillent déshonorés. k Méditent, ruminent, complotent ma ruine, ourdissent mon malheur. l Les balaiera, pourchassera, qu’il les presse, les harcèle, les refoule, les fasse fuir. m Ou : que leur avenir soit sombre, obscur, ténèbres et verglas, glissade, qu’ils soient sur une pente glissante.


Psaume 35

71

le malheur s’abatte sur eux à l’improviste a ! Que, dans leurs propres pièges, ils puissent s’empêtrer b ! Qu’ils tombent dans la fosse qu’ils ont voulu creuser !  9 Et moi, plein d’allégresse, en Dieu, j’exulterai parce qu’il m’a sauvé. 10 Tout mon être dira c : « Qui est semblable à toi, ô Seigneur Éternel ? Tu délivres le faible d’un plus puissant que lui,  Le pauvre et l’opprimé de ceux qui les exploitent ». 8 Que

11 De faux témoins se lèvent d, Ils me demandent compte de fautes que j’ignore e. 12 Ils me rendent le mal pour le bien que j’ai fait. Je suis abandonné f. 13 Moi, dans leurs maladies, je me couvrais d’un sac Et j’humiliais mon âme pour jeûner et prier g. Sans fin, j’intercédais h 14 Comme pour un ami ou pour mon propre frère. Je marchais lentement, courbé sous la tristesse,  Comme en menant le deuil pour la mort d’une mère.  15 Quand je viens à tomber, tout joyeux, ils s’attroupent i. Oui, des gens violents j s’attroupent contre moi, Venant à l’improviste me déchirer sans cesse k. 16 Avec des hypocrites, des moqueurs parasites, Ils sont prêts à me mordre l. 17 Seigneur, jusques à quand pourras-tu voir cela m ? Protège donc mon âme contre leurs violences !  Viens arracher ma vie à ces bêtes féroces n ! 18 Je te rendrai hommage dans la grande assemblée. Je te célébrerai avec la foule immense. 

a

Sans qu’ils le sachent. Ou : qu’un fléau inconnu, un désastre sans précédent les surprenne, les accable, qu’une ruine inconnue, une catastrophe fonde sur eux. b Que le filet qu’ils ont caché les attrape, saisisse, retienne ; qu’ils soient pris dans les pièges qu’ils ont dressés. c Tout mon corps, tous mes os, mes membres, toute ma force criera, clamera. d Des témoins iniques, à charge, criminels, pervers, violents, passionnés, de mensonge se dressent contre moi. e Ou : j’ignore de quoi ils parlent, ce qu’ils me demandent, ils m’accusent de fautes dont je ne sais rien. f Mon âme est dans la désolation, ma vie devient stérile, on veut me réduire à l’isolement, ils m’ont privé de mes enfants, je suis comme un homme qui enterre ses enfants, je suis sans appui. g Je m’exténuais à jeûner, je me mortifiais par le jeûne. h Ma prière se renouvelait dans mon cœur, recommençait sans cesse en moi, je ruminais, rabâchais, reprenais constamment ma prière. Ou : je priais, la tête penchée sur ma poitrine. Ou : que ma prière revienne en ma faveur. i Triomphants, ils s’ameutent, ils se réjouissent en bande ; on rit, on s’attroupe. j Des estropiés, infirmes, misérables, calomniateurs, se sont ligués contre moi sans que je le sache, des étrangers que je ne connais pas. k Ou : leurs coups tombent sur moi sans répit, sans trêve, ils ne se taisent pas, me calomnient à mon insu. l Avec le cercle des impurs, des pires impies, des blasphémateurs, menteurs, railleurs, gloutons, des bouffons de table les plus grossiers, profanes. Ou : en profanateurs, ils se moquent des pains de pénitence, sans ménagement, pleins de sarcasmes. m Resteras-tu impassible à ce spectacle, le supporteras-tu ? n Protège-moi contre leurs embûches, retire, ramène, soustrais mon âme à leurs ravages, destructions, sauve-moi, tire-moi de ce désastre, redonne-moi vie loin de leur fléau, arrache-moi à ces lions, sauve ma vie unique, mon bien le plus précieux.


Psaume 35

72

mes ennemis fourbes a n’aient plus à se réjouir ! Que ceux qui me détestent, sans motif ni raison,  Ne lancent plus entre eux des regards triomphants b ! 20 Car ce n’est pas la paix qu’apporte leur parole c, Ils ont des propos fourbes et des desseins retors d Contre les gens tranquilles.  21 Sur un ton insolent, ils déclarent : « C’est bien ! Nos yeux le voient e ». 19 Que

tu le vois f ! Ne reste pas muet ! Seigneur, ne te tiens pas si éloigné de moi g ! 23 Réveille-toi, ô Dieu ! Mets-toi en mouvement ! Viens me rendre justice ! Prends mon procès en mains h ! Ô, mon Dieu et mon maître,  24 Viens défendre mon droit ! Ô mon Seigneur, mon Dieu, Qu’ils ne puissent plus rire ni se moquer de moi !  25 Qu’ils ne puissent plus dire : « Nos désirs sont comblés ! » Qu’ils ne puissent plus dire : « Nous l’avons avalé i ! » 22 Éternel,

26 Qu’ils

soient déshonorés et confus tous ensemble, Ceux qui se réjouissaient de me voir malheureux !  Qu’ils soient couverts de honte et revêtus d’opprobre,  Ceux qui s’enflaient d’orgueil en triomphant de moi !  27 Ceux qui prennent plaisir à voir mon innocence j Se réjouiront alors, et ils crieront de joie  En répétant sans cesse k : « Qu’il est grand le Seigneur,  Lui qui veut le bonheur de son (bon) serviteur ! l » 28 Ma

a

langue chantera m ta justice, et tous les jours, ta gloire.

Ceux qui m’en veulent injustement, mes ennemis perfides, menteurs, injustes, qui le sont à tort, sous un faux prétexte. b N’échangent plus des clins d’œil, ne me lancent plus de regards méprisants, mauvais, railleurs, qu’ils ne m’insultent pas du regard. c Jamais elle ne serait pacifique, amicale ; ils ne parlent pas de paix. d Ils inventent des calomnies, méditent des embûches, de noirs complots, des perfidies, ils trament le pillage du pays dans leurs discours trompeurs. e Ou : on ne le perd pas de vue ! Ou : eh oui ! nous l’avons découvert de nos yeux. f Toi aussi, tu as vu, tu les as observés. g Sors de ton silence, ne t’écarte pas loin de moi, ne reste pas à distance. h Viens me défendre, veille sur mon droit, plaide ma cause, prends mon parti lors de mon accusation. i Voilà ce que nous souhaitions, voulions ; nous respirons, nous avons de la chance, c’en est fait ; ce ne fut qu’une bouchée, nous l’avons englouti, anéanti, dévoré, ruiné. j Ceux que réjouit ma justice. Ou : qui aiment ma justice, souhaitaient le triomphe de ma juste cause, que justice me soit rendue, qui voulaient la justice pour moi. k Ou : qu’ils disent continuellement, à jamais, qu’ils clament en tout temps. l Qui veut son salut, sa paix, en est épris ; qui prend le parti de la réhabiliter, qui aime l’établir dans la paix, y prend plaisir. m Proclamera, fredonnera, célébrera, murmurera, dira et redira.


Sous la direction d’Alfred Kuen

ISBN 978-2-36249-237-2

9 782362 492372

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