ANAC News 12

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No. 12

anac news

Magazine de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile du Burkina Faso

Juillet – Septembre 2016

USAP-CMA :

LE BURKINA FASO ENREGISTRE UN SCORE EN NETTE PROGRESSION DE 70% DE TAUX DE CONFORMITÉ

CERTIFICATION ISAGO :

LA RACGAE INSCRITE À CE PRESTIGIEUX LABEL


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SOMMAIRE NO.12 2016 08

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ANAC NEWS Revue trimestrielle de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile 01 BP: 1158 Ouagadougou 01 - Burkina Faso Tél: +226 50 30 64 88 / 50 31 63 32 Fax: 00226 50 31 45 44 Directeur de publication Abel SAWADOGO Directeur général de l’ANAC

Dans ce numéro : Editorial de M. Abel SAWADOGO, Directeur Général de l’ANAC ...................... 3 Focus Conseil d’orientation et de contrôle .............................................................................. 4 Mention « Très bien » pour Serge Armand Somda ................................................ 5 A la une USAP-CMA : Le Burkina Faso enregistre une progression de 70% ................. 6 Comité national de sûreté : Un financement de plus de six milliards à rechercher........................................... 8 Sécurité et Sûreté Certification ISAGO : La RACGAE inscrite désormais à ce prestigieux label ................................................................................... Atelier Marchandises dangereuses et produits radioactifs ............................. Relecture du programme national de sûreté de l’aviation civile ................. ASECNA : Système de surveillance par radar .......................................................... Privatisation du dispositif de sûreté dans nos aéroports ................................

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Coopération Réduction taxes et redevances aéroportuaires ..................................................... 17 Réunion de la CEDEAO sur la météorologie ............................................................ 19 Publicom COLOMB AIRLINE : « Un nouveau départ » .............................................................. 21 Moussa SOGODOGO : Employé 2015 de la mine Essakane ............................ 23 Actus insolites ........................................................................................................................ 20

Directeur de rédaction Nouhou BERTE Equipe de rédaction Ibrahim Hassan KONE Nouhou BERTE Léandre BAKYONO Salifou ZANGA Secrétaire Agathe KONSEIGA Correction Abdoul Salam ZOURE (Collaborateur) Maquette, mise en pages et impression Agence Schaffenskraft, Bornheim/Allemagne www.schaffenskraft.de Les droits d’auteur et tous les autres droits liés aux textes, illustrations, photographies et autres données du magazine sont sa propriété exclusive ou celle des détenteurs expressément cités. Toute reproduction est subordonnée à l’autorisation écrite préalable du détenteur des droits.


Editorial

AUDITS DE SÉCURITÉ ET DE SÛRETÉ :

Quels enjeux et défis pour le Burkina Faso ? Le Burkina Faso a été l’objet d’un audit de sûreté du 25 aout au 02 septembre 2016. En outre, notre pays sera soumis à un audit universel de la supervision de la sécurité (USAOP) de l’OACI par la méthode de surveillance continue (CMA) en octobre 2017. Ces audits qui interviennent après ceux de sûreté de 2013 et de la validation hors site en sécurité de 2014 à l’issue desquels notre pays a enregistré un taux de conformité respectivement dans les deux domaines ci-dessus de 65%, et de 62%. Ces scores qui sont au-dessus de l’objectif n°7 qui stipule que : « tous les Etats africains doivent atteindre un taux de conformité en sécurité de 60% ». Ce double objectif d’une part fixé par la conférence ministérielle sur la sécurité de l’aviation civile en Afrique tenue à Abuja au Nigeria du 16 au 20 juillet 2012 et d’autre part par l’OACI pour les Etats de la région Afrique et Océan indien nous impose un double défi : réaliser des scores plus honorables et se maintenir dans le peloton des Etats africains. Au demeurant, l’on est tenté de se poser la question pourquoi nos Etas font désormais des audits de sureté et de

sécurité un axe majeur dans les politiques de transports aériens ? Quelles en sont les raisons fondamentales ? Et quels en sont les enjeux ? L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) est créée par une convention signée le 7 décembre 1944 et devient en 1947 une agence spécialisée des Nations Unies. Dans son évolution, l’organisation servira de cadre à l’élaboration de conventions pénales visant à harmoniser la coopération judiciaire dans la répression des actes d’intervention illicites commis à l’encontre de l’activité aérienne. Par la suite, l’extension de la capacité normative de l’OACI aux domaines de la sécurité et de la sûreté se manifestera ainsi par la promulgation des normes impératives et des pratiques recommandées consignées dans les annexes qui sont partie intégrante de la convention de Chicago. Ainsi, les annexes 17 traitent des questions de sûreté et les annexes 18 traitent des volets de sécurité. Chacune de ces dispositions fixe les responsabilités des Etats en s’attachant à l’organisation des procédures nationales administratives et techniques aux mesures préventives et de la riposte dans les domaines de

sécurité et de sûreté. Ces responsabilités imposent à nos Etats respectifs la tenue d’audits à intervalles réguliers au regard de la forte vulnérabilité et la fragilité des réseaux du transport aérien. Il convient de rappeler que la sécurité et la sûreté aérienne représentent des enjeux symboliques de premier ordre compte de tenu de leur forte médiatisation ainsi que du nombre souvent élevé de victimes induisant une forte implication de la politique étrangère du fait de la diversité des nationalités desdites victimes. Le Burkina Faso, en sollicitant les audits de sécurité et de sûreté, atteste qu’il respecte et renouvelle ses engagements pris pour apporter sa contribution à la promotion du transport aérien. A travers la conduite de ces audits, les autorités burkinabè entendent traduire toute leur reconnaissance et leur gratitude à l’OACI dans sa volonté de mettre en œuvre de manière efficace et intégrale des annexes 17 et 18 d’une aviation civile forte, sûre et sécurisée dans le monde.

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Focus

M. ISSIAKA SIGUE OUVRANT LES TRAVAUX DE L’ATELIER DE FORMATION

REMISE DE L’ATTESTATION DE PARTICIPATION À L’ADMINISTRATEUR ARISTIDE KABRE

LE CONSEIL D’ORIENTATION ET DE CONTRÔLE :

En immersion dans l’univers aéronautique civil Prendre le pouls des réalités de l’ANAC en s’imprégnant d’une part des fondamentaux de gestion de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile et d’autre part des arrangements institutionnels et financiers qui gouvernent le fonctionnement de l’ANAC. C’est l’exercice auquel se sont prêtés les administrateurs en marge des travaux de la deuxième session extraordinaire du Conseil d’Orientation et de Contrôle tenus du 13 au16 juillet 2016 à Bobo Dioulasso. Donner des orientations pertinentes et prendre des décisions efficaces et judicieuses à même de renforcer les capacités managériales et opérationnelles de l’ANAC, telles sont entre autres les missions assignées aux administrateurs.

La mise en œuvre de ces missions nécessite que les membres du conseil d’orientation et de contrôle soient suffisamment outillés dans le domaine de l’aéronautique, un domaine sensible, délicat et aux évolutions rapides. C’est à cette fin qu’un atelier d’information de d’appropriation a été organisé. La première communication a porté sur la supervision de sécurité et de sûreté de l’aviation civile et a été présentée par trois experts de l’ANAC. Il s’agit, notamment de Azakaria TRAORE, directeur de l’exploitation aérienne, de Ibrahime Hassane KONE, directeur des Aérodromes, de la Navigation aérienne et de sûreté et Alidou SINARE, instructeur AVSEC OACI. Les modules dispenses ont porté sur un

LES INSPECTEURS KONÉ ET TRAORE ONT ASSURÉ LES COURS DE SÉCURITÉ ET SÛRETÉ

bref aperçu de l’OACI, la présentation de l’ANAC, les annexes OACI. Le module « phare » qui est la supervision de la sécurité et de la sûreté aérienne s’est articulé en un bref aperçu des responsabilités et des obligations des Etats contractants et à présenter les missions de supervision des exploitants et de sûreté. La deuxième formation avait pour thème : « Technique de l’analyse budgétaire et financière » et était assurée par Adama ZEBA, expert-comptable. Les thématiques de cette formation étaient axées sur : - généralités sur le budget et le contrôle budgétaire, - l’examen des Etats financiers, - la rentabilité, - les risques et les défaillances d’une entreprise. Notons que le choix de ce thème vient fort à propos quand on sait que l’adoption du budget 2017 c’est en décembre.

LE PERSONNEL DU SERVICE FINANCIER A AUSSI PARTICIPÉ AUX TRAVAUX DE L’ATELIER


Focus

M. ISSIAKA SIGUE OUVRANT LES TRAVAUX DE L’ATELIER DE FORMATION

SOUTENANCE :

Mention « Très bien » pour Serge Armand Somda

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erge Armand SOMDA est en poste au service courrier de l’ANAC et a une idée bien précise de sa carrière professionnelle. Bien que son poste soit prenant et contraignant, Serge allie obligation professionnelle et études si bien qu’après trois ans de travail assidu à l’Institut Supérieur Privé Polytechnique (ISPP), il a présenté son rapport de stage le samedi 09 juillet 2016 autour du thème : « Procédures de gestion des immobilisations et des stocks : cas de l’Agence nationale de l’aviation civile ».

Le jury très avisé s’est composé de : - M. Tasseré YANOGO, maître de stage et chef de service des moyens généraux à l’ANAC, - M. Makidaye SAMA, maître de suivi, - M. Nou TRAORE, président du jury. Après avoir présenté la méthodologie du travail, l’impétrant a fait un résumé de son rapport qui a mis en lumière sa maîtrise du sujet. Son exposé a également mis en relief les insuffisances liées à la procédure actuelle de gestion des immobilisations et stocks avant de

formuler des recommandations en vue d’une amélioration. Appréciant la qualité du travail, le jury a donné une note de 17/ 20. La rédaction d’ANAC NEWS présente ses félicitations à Serge et lui souhaite une brillante carrière professionnelle ! Nouhou BERTE

LES MEMBRES DU JURY ONT APPRÉCIÉ LE TRAVAIL DE M. SOMDA

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A la une

PHOTO DE FAMILLE : LE DG ANAC, LE COORDONNATEUR NATIONAL, LES INSPECTEURS DE SÛRETÉ DU BURKINA ET LES RESPONSABLES DES STRUCTURES DEVANT FAIRE L’OBJET D’AUDIT

USAP-CMA :

Le Burkina Faso enregistre un taux de conformité en nette progression de 70%

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e Burkina Faso a fait l’objet d’un audit de sûreté du 24 août au 02 septembre 2016 dans le cadre du programme universel d’audits de sûreté de l’OACI, méthode de surveillance continue (USAP-CMA). A l’issue de cet audit et selon les résultats provisoires, notre pays est en nette progression avec un taux de conformité de 70%. L’audit de l’OACI a pour objet d’évaluer la capacité de l’Etat à se conformer aux normes de l’annexe 17 et à celle de l’annexe 9 relatives à la sûreté de l’aviation civile de la convention de Chicago. Conduit par Mme Michelle BOULANGER, certifiée OACI/ ASA Montréal et son équipe composée de Komla Adonko du Togo, Ibrahime Mpouh Aicha du Gabon et de Issa Ado Issoufou du Niger, tous auditeurs certifiés OACI avaient la lourde et délicate tâche d’évaluer l’efficacité du système de surveillance de la sûreté mis en place par les autorités du Burkina Faso à l’aéroport international de Ouagadougou. L’audit devra souligner des taux de conformité appréciables dans certains

secteurs et trouver des solutions là ou il y a un degré est moindre. Le champ d’application de l’audit comporte les huit éléments cruciaux constitutifs d’un système de surveillance. Il s’agit du cadre réglementaire et système national de sûreté de l’aviation civile (LEG ), de la formation du personnel de sûreté de l’aviation civile (TRG), des fonctions de contrôle de la qualité (QCF), des opérations aéroportuaires (OPS), de la sûreté des aéronefs et de la sûreté en vol (IFS), de la sûreté des passagers et des bagages (PAX), de la sûreté du fret, des articles de restauration et du courrier (CGO), de la riposte à des actes d’intervention illicite (AUL) et des aspects de la facilitation relatifs à la sûreté (FAL). La méthodologie au cours de cet audit de sûreté de l’OACI, méthode de surveillance continue a consisté à passer en revue la documentation, de conduire les entrevues et d’observer les principes de l’Etat burkinabè et les procédures pour la mise en œuvre efficace des dispositions des annexes 17 et 9 de l’OACI.

Après sept jours d’investigation soutenue et sans relâche et le tout cordonné par le coordonnateur national Alidou SINARE, l’équipe de Michelle BOULANGER note selon les résultats provisoires que notre l’Etat du Burkina Faso enregistre un taux de conformité de 70%. Au regard du taux de conformité assez faible dans certains domaines, l’Etat du Burkina Faso, par l’entremise de l’ANAC doit présenter un plan d’actions correctrices et dérouler un calendrier de la mise en œuvre dudit programme pour corriger les écarts constatés. Le score enregistré par le Burkina Faso est encourageant car non seulement il en nette progression par rapport au précédent qui était de 62% mais également, il n’est pas évident que sous d’autres cieux, l’on puisse l’obtenir surtout avec les moyens financiers et matériels qui sont les nôtres. Nouhou BERTE

L’ÉQUIPE D’AUDIT LORS DE LA RESTITUTION DES RÉSULTATS PROVISOIRES


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A la une

COMITÉ NATIONAL DE SÛRETÉ :

LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT, MEMBRES DU COMITÉ ONT RÉPONDU LORS DE LA CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DES TRAVAUX

Un financement de plus de six milliards à rechercher

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a première session du comité national de sûreté de l’aviation civile (CNSAC) s’est tenue le 30 juin 2016 à Ouagadougou. A l’appel de cette session, tous les ministres, membres statutaires dudit comité ont répondu favorablement. Elle se déroule au moment où le Gouvernement a pris la pleine mesure de l’incertitude qui plane sur la sûreté aéroportuaire eu égard aux différents actes perpétrés contre l’aviation civile dans le monde et le contexte sécuritaire de la sous-région ouest-africaine. Face à la recrudescence des actes d’intervention illicites, il était donc impérieux de faire un état des lieux sans complaise pour la prise et la mise en œuvre des mesures diligentes et efficaces au grand bonheur de nos aéroports. C’est pourquoi à l’entame des travaux, un exposé général sur la sûreté de l’aviation civile a été fait aux membres statutaires pour qu’ils prennent la pleine mesure des enjeux avant de faire un bref rappel de leurs attributions conformément aux dispositions édictées dans le Programme national

de sûreté de l’aviation civile (PNSAC). (Voir encadré) Passant en revue les conclusions et de l’état de mise en œuvre des recommandations de la dernière session tenue le 20 juin 2014, le constat fait ressortir que la grande partie des recomman-

dations n’a pas connu une mise en œuvre effective par faute de moyens financiers, toute chose qui handicape le renforcement des mesures de sûreté et exigent un besoin de financement conséquent pour l’acquisition des équipements modernes et efficaces en vue de corriger certaines vulnérabilités des

LES FORCES DE SÉCURITÉ ET DE DÉFENSE PLAIDENT POUR UNE AMÉLIORATION DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL


A la une

Attributions du Comité national de Sûreté de l’Aviation civile (CNSAC) : Le Comité national de sûreté de l’aviation civile a pour attributions de : n donner des avis sur les mesures de sûreté nécessaires pour réagir aux menaces qui pèsent sur l’aviation civile, ses installations et ses services ; n contrôler en permanence l’application de ces mesures et recommander en cas de besoin qu’elles soient modifiées pour réagir à de nouveaux renseignements concernant la menace, à l’évolution des technologies et des techniques de la sûreté de l’aviation, ainsi qu’à toutes autres circonstances ;

PHOTO DE FAMILLE DES MINISTRES AVEC LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ANAC AU TERME DES TRAVAUX

aéroports du Burkina Faso. Ce besoin de financement est estimé à plus de six milliards et le gouvernement a été sollicité en vue d’apporter son accompagnement décisif pour la mobilisation des financements nécessaires. La sûreté étant l’affaire de tous, nous devrons tous nous mobiliser ! Par ailleurs, il a été relevé la nécessité de la présence en permanence des agents du protocole d’Etat aux différents salons des aéroports de Ouagadougou et de gérer les incidents qui surviendraient de l’application des contrôle de sûreté ; les incidents dûs au manque de communication entre différents acteurs intervenant aux aéroports et les agents mettant en œuvre les mesures de sûreté : la nécessité d’établir

un contact entre la représentation de l’ASECNA auprès du Burkina Faso et le protocole d’Etat pour une gestion efficiente de l’accueil des invités de marque du Burkina Faso ; l’obligation du port de gilet fluorescent et badge aux zones réservées des aéroports conformément aux exigences édictées par l’OACI ; l’interdiction d’accès aux salons ministériels avec des armes. Avant de lever ses travaux, le comité a été informé que le Burkina Faso fera l’objet d’un audit de suivi en sûreté de l’aviation civile par l’UEMOA du 12 au 22 juillet 2016 et un audit sûreté de l’OACI du 24 aout au 2 septembre 2016. L’ANAC a sollicité l’appui du CNSAC en vue d’une sensibilisation des hautes personnalités de l’Etat (y compris les ministres). Les membres du CNSAC ont été informés de la tenue de la deuxième réunion du comité national de sûreté prévue en novembre 2016. Nouhou BERTE

n veiller à la coordination des mesures de sûreté de l’aviation entre administrations, services et autres organismes responsables de l’application du programme nationale de sûreté de l’aviation civile (PNSAC) ; n proposer de nouvelles politiques et/ou règlements de sûreté de l’aviation ou modifier ceux qui existent déjà ; n encourager la sensibilisation à la sûreté dans la conception des aéroports et dans l’expansion des installations et services qui y existent déjà ; n tenir compte des recommandations des comités de sûreté d’aéroport et d’autres comités compétents ; n suivre la mise en œuvre du PNSAC ; n définir les moyens humains, législatifs et techniques permettant la réalisation des objectifs définis à l’article 105 du code de l’aviation civile ; n appuyer l’ANAC dans la recherche des moyens financiers, matériels et humains nécessaires à la réalisation des objectifs définis dans le PNSAC.

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Sécurité et Sûreté

LE PRÉSIDIUM À LA CÉRÉMONIE

CERTIFICATION ISAGO :

La RACGAE inscrite désormais à ce prestigieux label La Régie Administrative chargée de la Gestion de l’Assistance en Escale (RACGAE) est désormais inscrite au registre ISAGO (IATA Safety Audit for Ground Operations), un label de référence internationale en matière de sécurité aérienne et de qualité pour les services d’assistance en escale depuis le 24 décembre 2015, et ce pour une période de deux ans. Une cérémonie marquant cette inscription de la RACGAE audit registre a été organisée le vendredi 15 juillet 2016 en présence du ministre de tutelle, Souleymane SOULAMA. Dans notre publication de juillet à septembre 2014, nous avions au sujet de la VUE DES PARTICIPANTS À LA CÉRÉMONIE

conquête de la certification ISAGO par la RACGAE mentionné que « … le compte à rebours du processus pour l’obtention de l’ISAGO a commencé car l’audit est prévu pour le mois d’octobre 2014 ». Cependant, en raison de nombreux rebondissements dûs à la situation politique nationale, le processus à été suspendu. C’est finalement du 20 au 24 décembre 2015 que l’audit initial ISAGO s’est déroulé et c’est avec brio que la RACGAE a obtenu cette inscription.

aériennes et se positionne comme un outil de maitrise de la sécurité des opérations au sol. La mise en œuvre des mesures ISAGO contribue à la réduction significative des couts liés aux accidents, incidents et dommages causés aux aéronefs et au personnel au sol. Pour prétendre s’inscrire à un audit ISAGO, il faut qu’au moins une compagnie, membre du pool des compagnies aériennes IATA desserve l’escale où les opérations au sol sont conduites.

Il convient de rappeler que le certificat ISAGO est un label de référence international développé par IATA sur la base du programme IOSA (IATA Operational Safety) destiné aux compagnies

Les auditeurs assignés étaient au nombre de deux par IATA et provenaient d’Ethopian Airlines, membres du pool des compagnies aériennes. Déjà en 2013, la RACGAE avait suivi tout le


Sécurité et Sûreté

LE SUPERVISEUR GÉNÉRAL DE LA RACGAE SE FÉLICITE DU TRAVAIL ABATTU PAR TOUS LES ACTEURS

protocole de demande préliminaire et opté pour un audit initial combiné à la supervision générale et à l’escale de Ouagadougou. Pour obtenir le certificat ISAGO, conformément à la version 2015, il faut se soumettre à 231 normes et 25 pratiques recommandées soit un total de 256 exigences passées en revue sur site. Il s’agit notamment des disciplines comme l’organisation et la gestion, le traitement des passagers et leurs bagages, la circulation des aéronefs au sol, le traitement et le chargement des aéronefs, le traitement du fret et de la poste, le contrôle du chargement. Malgré l’immensité de ces exigences à satisfaire, la RACGAE s’est muée comme un seul homme et a travaillé d’arrache-pied, obtenant ainsi 248 conformités, 7 de non-conformité et une observation avec un faible niveau d’impact sur la sécurité. Suite à cette performance, une mission a été conduite du 11 au 12 avril 2016 par un auditeur principal pour une vérification de la mise en œuvre des actions correctrices avant de clôturer l’audit initial. A l’issue de cette clôture, la RACGAE a été inscrite au registre ISAGO. Avec cette inscription au registre, la RACGAE se positionne comme la deuxième société labellisée dans l’espace UEMOA et est parmi les premières sociétés francophones d’assistance en escale dans la sous-région. Cette distinction participe au rayonnement du Burkina Faso. Au cours de cette cérémonie marquant l’inscription de la RACGAE au registre

ISAGO, le superviseur général, M. Issouf TRAORE a félicité son personnel qui a travaillé avec un formidable esprit d’équipe et a tenu à remercier l’ANAC et les autres partenaires pour les audits et les inspections menés qui ont permis de corriger les écarts et de rehausser le niveau de sécurité et de qualité des opérations au sol. Au terme de son allocution, le superviseur reste convaincu que le plus dur est à venir qui est indéniablement le renouvellement du certificat en décembre 2017. Pour cet important défi à relever, M. TRAORE sollicite l’engagement de tous les acteurs « pour préserver cet acquis obtenu de haute lutte et qui fait aujourd’hui la fierté de notre cher pays pour un développement durable de nos activités sur la plateforme ». Cette cérémonie qui ne pouvait se passer sous silence sans la participation effective du ministre des transports, de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité routière, a été l’occasion pour Souleymane SOULAMA de donner quelques esquisses du nouveau guide opératoire de l’excellence en ces termes : « Si tu es garagiste, si tu es agent d’enregistrement, si tu es agent de fret, si tu es technicien, si tu es agent de piste, si tu

LE PERSONNEL DE LA RACGAE AVEC LE MINISTRE SOULAMA

es agent d’escale commercial, si tu es agent conducteur d’engin, quel que soit ce que tu fais, Fais-le avec le souci de la perfection dont tu es capable, fais-le dans le strict respect des normes, des recommandations et des exigences nationales, sous-régionales et internationales. Fais-le avec amour et passion en ayant comme boussole de ton action, la sécurité des opérations au sol ». Avec cette distinction bien méritée par la RACGAE, le ministre SOULAMA souhaite que l’assistance à l’escale de Ouagadougou soit une école de référence et ambitionne faire du ciel du Burkina Faso, un ciel qui émerge définitivement et reconnu par tous comme celui le plus sur et le serein en A frique. Nouhou BERTE

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Sécurité et Sûreté

LE PRÉSIDIUM À LA CÉRÉMONIE D’OUVERTURE

MARCHANDISES DANGEREUSE ET PRODUITS RADIOACTIFS :

Un atelier d’appropriation des états de l’UEMOA Organisé par le Projet COSCAP-UEMOA en collaboration avec l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) du Burkina Faso avec l’appui technique de la société Airbus, l’atelier de formation sur les marchandises dangereuses, catégorie 6 plus radioactifs s’est déroulé du 25 au 29 juillet 2016 à Bobo Dioulasso, dans la région des hauts bassins. Cet atelier de formation sur les marchandises dangereuses catégorie 6 plus produits radioactifs a connu la participation deux experts du Projet COSCAP-UEMOA et dix-huit délégués de six Etats membres de l'UEMOA (Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Sénégal et Togo) et de la Mauritanie. La formation a été assurée

REMISE D'ATTESTATION À M. ABOUL KARIM CISSÉ PAR M. KONATE

par Monsieur Thierry TARANTO, instructeur en marchandises dangereuses. Cette formation entend renforcer la supervision de la sécurité de l’aviation civile selon les normes et pratiques recommandées par l’OACI. Cet atelier de renforcement des capacités vise la qualification au plus haut niveau, des inspecteurs de la sécurité et le personnel technique des exploitants de l’aviation de notre sous-région à superviser le traitement, le stockage, le conditionnement et le transport aérien des matières dangereuses dans le respect des normes internationales de sécurité. En outre, elle vise la mise en œuvre des prescriptions et recommandations de l’OACI relative à la formation du personnel technique, élément crucial n°4 (CE 4 ou EC 4) de tout système de supervision de la sécurité. Notons qu’une marchandise dangereuse dans le domaine du transport aérien est une marchandise qui provoque un accident ou un incident fâcheux aux conséquences dangereuses sur la sécurité du transport aérien. Les marchandises dangereuses ont une classification selon les règles de l’OACI.

REMISE D'ATTESTATION À AZAKARIA TRAORE PAR M. LAURENT CHRISTOPHE KIELWASSER, TEAM LEADER DU PROJET COSCAP -UEMOA

Ainsi, dans son discours d’ouverture, M. Goama NIKIEMA, Conseiller Technique, représentant M. le Ministre des Transports de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité Routière du Burkina Faso note que grâce au soutien et à l’appui constant de nos Ministres en charge des Transports et aux actions déjà entreprises dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Commun du Transport Aérien, initié par la Commission de l’UEMOA, que les efforts déjà déployés par les Etats , membres de l’Union se traduisent en des avancées concrètes dans le sens du renforcement de la sécurité. Il a aussi souligné que ces progrès accomplis s’illustrent par le relèvement notable du taux de conformité des systèmes d’aviation civile des Etats de notre région et le partage d’expériences et de bonnes pratiques, sera gage d’une collaboration continue entre les administrations respectives dans leur lutte quotidienne pour améliorer la sécurité du transport aérien. A l’issue de cette formation, 10 sur vingt 20 participants ayant obtenu une note de 80/100 ou plus à l’examen, ont obtenu le certificat IATA DGR Cat 6 +Radioactif,


Sécurité et Sûreté

REMISE D'ATTESTATION À MME LOUISETTE BONZI PAR M. KONATE

dont les participants de l’ANAC Azakaria TRAORE et Nicolas Z. KOURA et ceux de la RACGAE, Louisette Bassono BONZI et Abdoul Karim CISSE. Par ailleurs, les participants ont formulé les recommandations suivantes: - Organiser un atelier d’élaboration et de validation du règlement relatif à la Sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses (MD/ Annexe 18 de l’OACI) ; - Organiser des rencontres d’échange regroupant les différents corps d’inspecteurs (OPS, AIR, PEL, AGA) avec les homologues de l’Armée de l’Air de chacun de

REMISE D'ATTESTATION À NICOLAS KOURA PAR M. GAOUSSOU KONATE, ANCIEN DIRECTEUR ADJOINT DU BUREAU RÉGIONAL OACI-DAKAR

nos pays afin de coordonner nos activités pour une meilleure supervision de la sécurité régionale. - Organiser des séminaires de formation des inspecteurs nationaux aux techniques d’audits en marchandises dangereuses; - Créer au niveau communautaire à l’ACSAC un pool d’inspecteurs en vol pour répondre aux besoins de supervision des Etats de l’Union et de la Mauritanie. - Inciter leurs administrations à vulgariser les basiques en matière de Marchandises Dangereuses sur la base des documents reçus à la suite de cette formation, dans les services concernés et faire des séances de familiarisation en conséquence.

Au terme des travaux, il est à noter que les objectifs assignés à l’atelier ont été atteints, notamment la sensibilisation et la qualification au plus haut niveau, des inspecteurs de la sécurité et le personnel technique des exploitants de l’aviation de notre sous-région à superviser le traitement, le stockage, le conditionnement et le transport aérien des matières dangereuses dans le respect des normes internationales de sécurité. Nouhou BERTE

UNE MARCHANDISE DANGEREUSE : C’EST QUOI ? Une marchandise dangereuse est définie comme une substance ou une matière (solide, liquide ou gazeuse) pouvant présenter un risque pour la santé, la sécurité, les biens ou l’environnement. Elle peut être placée dans une bouteille, un flacon, un équipement, un appareil, … Il ne s’agit pas exclusivement de substances ou de matières explosives, toxiques, voire radioactives. Les substances et matières corrosives,

inflammables, oxydantes, asphyxiantes, allergènes, pathogènes (infectieuses) sont aussi des marchandises dangereuses. Les piles et batteries au lithium sont considérées comme des marchandises dangereuses. En cas d’endommagement, elles peuvent s’échauffer et prendre feu. Compte tenu des risques pour la santé, la sécurité, les biens ou l’environnement, le transport aérien d’une marchandise dangereuse est soumis à une réglementation stricte qui a pour but de garantir la sécurité du vol. LA RÉGLEMENTATION APPLICABLE AUX PASSAGERS L’emport de marchandises dangereuses par un passager est interdit sauf pour ce qui concerne un nombre restreint d’entre elles, alors assorti de conditions très

précises qui sont définies par la réglementation. Ces conditions peuvent se traduire par : - des limitations : exprimées en nombre maximal d’objets, volume maximal, masse maximale, énergie maximale, … et/ou - des exigences de localisation : en soute (bagages enregistrés) ou en cabine (bagages de cabine ou sur le passager), et/ou - des exigences de conditionnement : emballage, protection (contre les chocs, les court-circuits, …), séparation (entre elles ou vis-à-vis des autres marchandises, des bagages et des passagers), … et/ou - une obligation faite au passager d’informer avant le vol la compagnie de la présence de marchandises dangereuses.

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Sécurité et Sûreté

RELECTURE DU PROGRAMME NATIONAL DE SÛRETÉ DE L’AVIATION CIVILE :

Quelles innovations majeures ? Le conseil des Ministres en sa séance ordinaire du 19 Août 2016 a adopté le Programme national de sûreté de l’aviation civile (PNSAC). Ce document est le référentiel de la politique du gouvernement du Burkina Faso en matière de la sûreté de l’aviation civile. A l’issue de l’atelier de validation, la rédaction d’ANAC NEWS a approché des responsables qui ont participé à sa relecture pour recueillir leurs appréciations et les innovations majeures qui ont été apportées audit document. Lisez quelques appréciations !

Colonel Palenfo KOUNSAOUN, Chef d’Etat-major de l’armée de l’air : Vous savez que le PNSAC présente les éléments de politique générale du Burkina Faso en matière de sûreté de l’aviation civile et de gestion de la riposte en cas de crise. De ce fait, les amendements des chapitres III et VII ont suscité en moi le plus d’intérêt. Parce que, non seulement les acteurs ont été bien identifiés mais aussi les différents amendements ont clarifié leur missions et leurs rôles. De même au niveau de la gestion de la riposte, il est prévu en dehors de la supervision du président du Faso, une coordination nationale ou équipe

M. Norbert COMPAORE, expert en sûreté : En matière d’innovations, le PNSAC doit contenir des procédures souples pour ne pas tout le temps recourir au conseil des ministres pour une éventuelle modification. C’est un document technique et en cela, il faudra trouver une délégation de pouvoir déléguée au directeur général de l’ANAC à opérer certaines modifications ou amendements qui ne sont que d’ordre purement technique. Je voudrais préciser que ces modifications ne doivent aucunement toucher le fond de la politique du PNSAC. L’autre innovation est l’entrée en jeu de nouvelles responsabilités. En effet, l’ASECNA joue un rôle de premier plan

dans la navigation aérienne ; elle doit être un acteur important dans le déroulement du PNSAC. Aussi, vous savez que le gestionnaire de l’aéroport qu’est la Délégation aux activités aéronautiques nationale (DAAN) doit mettre en place un centre médical à l’aéroport et élaborer un programme de sûreté de l’exploitant. En outre, avec l’avènement de l’Agence nationale des Renseignements qui est un dispositif très important dans la gestion des crises, nous avons intégré cette institution dans le dispositif du PNSAC. En somme, toutes ces nouvelles mesures concourent à renforcer les responsabilités des uns et des autres et cela est une bonne chose.

nationale et des équipes régionales ou équipes aéroportuaires pour les cas spécifiques des aéroports de Bobo et de Ouagadougou. Pour ma part, je voudrais remercier les responsables de l’aviation civile de nous avoir associés à ce travail. En outre, je voudrais lancer un cri de cœur aux différents intervenants dans la protection de l’aviation civile de rester vigilant et rigoureux. Aux autorités, je voudrais demander de tout mettre en œuvre pour doter les forces de défense et de sécurité des moyens nécessaires pour protéger notre aviation civile et nos aéroports.


M. Dramane ZOUNDI, commandant de la sécurité aéroportuaire : Les travaux de relecture du PNSAC se sont bien déroulés et chacun à son poste de travail et selon ses contraintes a pu apporter des amendements et formuler des observations qui ont

Mahoumoudou SANA, commissaire de la police spéciale à l’aéroport international de Ouagadougou : Au cours de cet atelier, il y a eu des amendements d’actualisation et d’adaptation. Mon satisfecit est que toutes les parties prenantes étaient à cet atelier. Les différents acteurs ont travaillé à adapter le PNSAC à la réalité du terrain et également au contexte sécuritaire. A mon

sens, les propositions majeures sont d’abord liées à l’amélioration de l’appareil institutionnel, notamment revoir l’organisation de l’ANAC de sorte qu’en matière de communication des renseignements qu’on puisse avoir un point focal qui serve de relais pour tout ce qui concerne la menace de l’aviation civile.

M. Adboul Azize NACRO, commissaire de la police spéciale de l’aéroport international de Bobo Dioulasso : A l’issue de cette relecture, nous disons que toutes nos préoccupations ont été prises en compte, notamment l’application des peines. Mon souhait est un accompagnement pour l’application

Salamato DOUMOUNIA, auditeur sûreté UEMOA, chef de service de sûreté et de facilitation ANAC : il faut noter que la relecture du PNSAC s’inscrit à la mise à jour des programmes de sûreté en vue de se conformer à la réglementation sous-régionale et internationale. La sûreté étant un domaine transversal, il était de notre devoir d’associer tous les acteurs ; la cohésion et la compréhension commune sur chaque disposition du PNSAC était très importante.

été prises en compte. Pour moi, cette approche était la meilleure et je puis dire qu’avec nos proches collaborateurs, nous allons nous approprier ce nouveau document pour répondre au mieux sur le terrain les missions qui sont les siennes.

stricte de ce programme pour faciliter le travail à l’aéroport. Par ailleurs, je voudrais dire que la collaboration entre la police, la gendarmerie et la douane est bonne. Car la sûreté étant une affaire de tous, nous devrions travailler la main dans la main au regard de l’évolution du contexte sécuritaire dans nos Etats.

A l’issue des travaux, je tire deux grands enseignements. Le premier enseignement est l’intérêt premier au plan national que les plus hautes autorités accordent à la question de sûreté. En effet, nous avons constaté la mobilisation de la haute hiérarchie militaire et paramilitaire et de leur forte contribution aux débats. Le deuxième enseignement que la relecture du PNSAC n’est pas seulement l’affaire de l’ANAC mais celle de toutes les entités nationales.

Propos recueillis par Nouhou BERTE.


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Sécurité et Sûreté

PHOTO DE FAMILLE AVEC LES PARTENAIRES POUR RENFORCER LES LIENS

SYSTÈME DE SURVEILLANCE PAR RADAR :

UNE VUE DES DONNÉES DU RADAR SUR L’ÉCRAN

La représentation de l’ASECNA au Burkina Faso ouvre ses portes En vue de gérer efficacement son espace aérien en Afrique, l’ASECNA a accru la dotation de certaines capitales africaines en radars. Ainsi, Ouagadougou a désormais son système de surveillance par radar. Le système étant opérationnel, la représentation de l’ASECNA a organisé des séances d’’information au cours du mois de juin pour renforcer son capital de confiance et d’adhésion auprès de ses partenaires. Le processus de mise en œuvre des moyens de surveillance, dans le Centre de Ouagadougou, a débuté en 2011. Cette mise en œuvre concerne plusieurs volets, notamment le génie civil, les équipements et la formation. Les volets génie civil et équipements ont été planifiés, et mis en œuvre en mi-juillet 2015. Les formations ont concerné l’ensemble des contrôleurs et les techniciens de maintenance. Ces formations se sont déroulées en usine, ainsi qu’à l’Ecole africaine de la Météorologie et de l’Aviation civile (EAMAC). Pour la mise en service opérationnelle, les formations qualifiantes sur site, celles des contrôleurs ont commencé principalement le 10 mars 2016, par le processus de formation qualifiante des contrôleurs en route sans moyen de surveillance (CRQ) du centre, qui s’est déroulé comme suit :

phase AOIT1/AOIT2 du 10 mars au 2 avril 2016 ; première progression de simulations du 4 au 26 avril 2016 ; deuxième progression de simulations du 26 avril au 17 mai 2016 ; tests de qualification du 18 au 20 mai 2016. Cette dernière phase a été couronnée par la qualification de seize contrôleurs en qualification de route avec moyen de surveillance (CSQ) dont cinq contrôleurs en qualification instructeurs de la circulation aérienne(ICQ) aux moyens de surveillance. Le Centre a donc commencé à dérouler la procédure de déménagement du le Centre de contrôle régional (CCR) de la vigie au Centre délégué d’information des vols (CDIV). Ainsi, le 31 mai 2016 à 13H00 GMT, le Centre de contrôle régional s’est effectivement installé dans les nouveaux locaux, sis au Centre délégué d’information des vols. Les formations ont été assurées par les instructeurs du Burkina, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Le centre a ensuite entamé la procédure de basculement aux moyens de surveillance. C’est le jeudi 23 juin 2016 à 00H00 et ce, conformément à la publication dans le Sup AIP, le Centre de Ouagadougou a basculé au

contrôle aux procédures avec moyens de surveillance. Le rêve du Radar est devenu une réalité dans le Centre, à partir de cet instant historique. A cette occasion, la représentation de l’ASECNA auprès du Burkina Faso a initié une série d’informations et d’explication du système de fonctionnement du radar auprès de ses usagers que sont les compagnies aériennes desservant la plate forme de Ouagadougou, la Régie administrative chargée de l’assistance en Escale (RACGAE), la Délégation aux Activités aéronautiques nationales (DAAN), la Compagnie de Sécurité aéroportuaire (CSA), la Police spéciale de l’Aéroport (PSA) et les agences de voyage. Les hôtes d’une demi-journée de l’ASECNA ont été édifiés par la qualité des installations et les informations précises fournies par les appareils. Désormais, tout aéronef évoluant du FL040 jusqu’au FL460, et dans un rayon de 250NM autour du VOR OG est visualisé. Cependant, pour des raisons opérationnelles, les services de surveillance Radar sont rendus du FL145 au FLL460, et dans les limites latérales de la juridiction du Centre (TMA/UTA). Nouhou BERTE


Coopération

LES RESPONSABLES DE LA RACGAE ET DE LA DAAN PRENANT DES NOTES

TAXES ET REDEVANCES AÉROPORTUAIRES :

Le gouvernement amorce des concertations en vue des réductions Le Ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière et le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure ont tenu le mardi 17 mai à Ouagadougou et 17 juin 2016 à Bobo Dioulasso des séances de concertation et d’échange avec les organisateurs étatiques et privés du Hadj dans l’optique de réduire le coût du billet, édition 2016, pour la réussite de ce cinquième pilier de l’islam. Cette volonté du gouvernement de procéder à la réduction des taxes et redevances aéroportuaires procède du diagnostic selon l’organisation du Hadj 2015 a été entachée de difficultés au point que l’État était amené à apurer les factures relatives aux taxes et redevances aéroportuaires. En outre, au regard des difficultés particulières financières que traverse le Burkina Faso, il est de bon ton que l’État prenne des mesures préventives non seulement pour garantir les conditions d’une bonne organisation du Hadj mais également pour soulager les pèlerins. C’est dans ce sens que les deux ministres ont invité et obtenu de ses structures comme l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) de la Délégation aux Activités aéronautiques nationales (DAAN) et la Régie administrative chargée de l’Assistance en Escale (RACGAE), de la douane, de la Police spéciale de

l’aéroport (PSA) et de la Compagnie de sécurité aéroportuaire (CSA) des réductions sensibles. En effet, les deux membres du Gouvernement ont en outre insisté sur le fait que l’opération du Hadj n’est pas commerciale pour l’État burkinabè vu son caractère religieux étant primordial que toute autre considération, il ne serait donc pas indiqué que l’esprit mercantile prenne le dessus. Pour les raisons de cette noble cause, les agences de voyage ont à leur tour été invitées à fournir des efforts en vue d’une réduction de leurs tarifs pour les prestations fournies en lieu sainte. Par ailleurs, le gouvernement a accordé la priorité aux pèlerins qui n’avaient pas accompli ce cinquième pilier de l’islam à cause du coup d’État manqué du 15 septembre 2015 puissent le faire aux fins de réparer le tort le tort qui leur a été commis. En outre, le Gouvernement a décidé que la compagnie aérienne NAS AIR est le transporteur officiel du Hadj. Au terme des échanges, les participants ont exprimé des préoccupations relatives à la décentralisation de la vaccination auprès des services régionaux de santé afin d’éviter aux pèlerins les longs déplacements à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. Spécifiquement

à Bobo Dioulasso, le problème de transport des bagages des pèlerins se pose et les forces de sécurité et de défense, bien que disposées à consentir des efforts pour la réussite du Hadj 2016 ont émis une réserve quant à la solution proposée car la configuration de l’aéroport de Bobo-Dioulasso présente une seule sortie et ne permet pas de gérer simultanément le flux de l’arrivée des pèlerins et l’enlèvement des bagages. Ces différentes préoccupations ont trouvé des pistes de solutions et les participants ont félicité le gouvernement pour cette belle initiative et les structures aéroportuaires de Ouagadougou pour les sacrifices consentis pour l’allègement du coût du Hadj et prodiguer des bénédictions à toutes les parties prenantes. Nouhou BERTE

LE MINISTRE SOULAMA A DIRIGÉ LES TRAVAUX DE BOBO DIOULASSO DE BOUT EN BOUT

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Coopération

RÉUNION DE LA CEDEAO SUR LA MÉTÉOROLOGIE :

Un programme d’action en gestation

Fotolia: Ig0rZh

Le Ministre des transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière et le directeur général de l’Agence nationale de la météorologie ont participé à la réunion du comité technique ministériel spécialisé sur la météorologie de la commission de la CEDEAO le 5 août 2016 à Abuja au Nigeria. Cette réunion de haut niveau qui comprenait les ministres en charge de la Météorologie dans les services météorologiques et hydrauliques nationaux des Etats membres de la CEDEAO avait pour objectif d’examiner et d’adopter le programme de Météorologie de la commission. En plus des treize Etats de la CEDEAO, des organismes spécialisés, notamment le Comité inter-Etats de lutte contre le Sahel et la Sécheresse (CILSS) à travers l’AGRHYMET ; le Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD), l’Organisation de la Météorologies Mondiale (OMM), PULSONIC, UBIMET, AVSATEL et ALIFIG ont pris part aux travaux.

Ces travaux se sont penchés sur l’examen du rapport des experts portant sur la validation technique du programme de Météorologie de la Commission en ses aspects d’analyse de l’objectif général, des objectifs spécifiques, des piliers stratégiques, des résultats attendus et des produits de la mobilisation des ressources et du suivi- évaluation. Dans la dynamique des amendements, l’OMM et les experts des Etats membres de la CEDEAO ont invité le comité de l’ajout des organisations régionales et internationales pertinentes telles l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation maritime internationale (OMI) et Roberts Flight Information Regions.

désormais les ministres en charge de l’agriculture et de l’environnement sur toutes les questions relatives à la météorologie. Par ailleurs, s’agissant les services météorologiques, ceux-ci doivent élargir leur champ d’action aux zones maritimes en vue du développement de la pèche. Au terme des travaux de cette réunion du comité technique ministériel sur le programme de la météorologie empreinte d’échanges approfondis et nourris, les participants ont salué l’approche participative et collaborative, toute chose qui a permis de doter l’espace de la CEDEAO, d’outils appropriés pour la surveillance métrologique. Enfin, le comité a recommandé que la commission de la CEDEAO soumette les documents à l’adoption au Conseil des Ministres de la CEDEAO. Nouhou BERTE

Toujours dans ce registre des amendements, la réunion a demandé d’impliquer

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Insolite

QUAND LE PILOTE SE TROMPE …

… un avion pour la Malaisie atterrit en Australie Un vol Air Asia qui devait relier Sydney à la Malaisie s'est terminé à Melbourne, le pilote ayant enregistré les mauvaises coordonnées dans le système de navigation interne de l'avion. En effet, au lieu d'entrer la longitude 151°9.8' est, il a enregistré 15°19.8'. Une faute de frappe loin d'être anodine, puisqu'au lieu d'atterrir comme prévu à Kuala Lumpur, à plus de 6.600 km au nord-ouest de la capitale australienne, l'appareil n'a pas quitté le pays et ne s'est déplacé qu'à 722 km au sud-ouest de son lieu de décollage, selon un rapport publié ce mercredi 7 septembre par les autorités aériennes. De fait, le pilote n'avait pas l'habitude de s'occuper de l'enregistrement des coordonnées. Selon le protocole habituel, le capitaine procède avant le vol à une inspection externe de l'appareil, tandis que son copilote se charge du cockpit, où il s'occupe notamment de compléter les données de positionnement et d'alignement. Mais ce jour-là, le pilote n'avait pas ses protections auditives pour descendre inspecter l'avion sur la piste. Les rôles ont donc été inversés et il a du se charger de cette tâche inhabituelle. Selon le rapport, l'équipage a eu dès le décollage de nombreuses occasions de se rendre compte qu'il y avait un problème. Mais personne n'a rien remarqué jusqu'à ce que l'avion soit dans les airs et commence à voler dans la mauvaise direction.

QUAND ON PRONONCE "ALLAH" DANS UN AVION …

… on se fait débarquer ! Si vous décidez de prendre l'avion, évitez de transpirer en prononçant le mot Allah car vous risquez d'être débarqués de l'avion. C'est ce qui est arrivé à un jeune couple de musulman (Fayçal Ali et Nazia Ali) qui a été contraint de quitter l'avion à la demande d'un employé de la compagnie Delta Air Lines. En vacances à Paris, Fayçal Ali et Nazia Ali pensaient rentrer tranquillement chez eux dans l'Ohio, quand ils ont été soumis à un interrogatoire par un officier de police français qui n'a cependant rien trouvé à leur reprocher.

"Allah" (un comportement certainement dicté par la peur de l'avion "aviophobie") a suffi à faire de lui un suspect dangereux, au point que le pilote a exigé qu'il soit débarqué de l'avion. (Source : oumma.com)

Selon le quotidien anglais The Independent, Fayçal Ali qui marchait dans l'avion en transpirant et en pronoçant

UNE BOUTIQUE DE KALACHNIKOV …

… à l’aéroport de Moscou ! Le fabricant d’armes russe Kalachnikov a ouvert à l’aéroport Mouscou-Cheremetievo une boutique-souvenir pour y vendre des répliques de ses fameux fusils d’assaut. Sur les rayons, on y trouve, entre des tee-shirts, des casquettes à l’effigie de la marque et des uniformes militaires, toute une gamme de répliques d’AK47, AK-74 et autres copies de fusils de guerre. Si l’on sait que l’AK-47 est une fierté nationale en Russie et un symbole des guerres de libération (ou des attentats terroristes), la présence de tels « jouets » dans un aéroport international laisse perplexe. « Notre service de sécurité suit la situation. Si des conflits apparaissent de

manière répétée […] nous n’excluons pas la possibilité d’émettre des recommandations concernant l’assortiment de produits en vente à nos partenaires commerciaux », a tenu toutefois à préciser le gestionnaire de la plateforme aéroportuaire. (Air Journal)

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l’axe Ouaga-Bobo, les prix restent les mêmes à savoir FCFA 30.000 pour l’aller et FCFA 55.000 pour l’aller-retour. Pour les autres destinations, les tarifs seront communiqués ultérieurement. Avant de clore ses propos, le PDG a tenu à remercier toutes celles et tous ceux qui ont fait confiance à Colomb Airline et reste optimiste pour l’avenir car le challenge à relever est de ne pas démarrer les activités pour quelques temps mais pour toujours.

LE MINISTRE SOULAMA VISITANT L’INTÉRIEUR DE L’AVION DE 72 PLACES

COLOMB AIRLINE :

« Un nouveau départ » dixit le PDG « Fini les contrats de location d’avions, ce nouvel aéronef est le nôtre et nous reprenons vos vols traditionnels Ouagadougou-Bobo Dioulasso et après, nous prospecterons d’autres destinations de la sous-région », c’est en ces termes que le PDG de Colomb Airline s’est voulu confiant quand le ministre des transports, de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane SOULAMA, a peine rentré de la Conférence de l’Organisation mondiale de la Météorologie le samedi 06 aout 2016, a tenu à visiter ce nouveau joyau de la compagnie aérienne. Le 24 juillet 2014, la compagnie aérienne Colomb Airline arrêtait ses vols et l’immense espoir des passagers de la destination Ouagoudougou-Bobo Dioulasso placé en cette compagnie se dissipait en peau de chagrin. Aujourd’hui, l’espoir est de retour car Colomb Airline reprend ses vols à partir du 15 aout et pour le Président directeur général, M. Pascal TIGAHIRE cela est le témoignage éloquent du respect de l’engagement qu’il avait pris vis-à-vis de sa clientèle. Le PDG est optimiste pour l’avenir : « Ce nouvel aéronef qui a une capacité de 72 places est le nôtre et je pense que nous allons reprendre de plus belle nos vols

traditionnels à savoir Ouagadougou-Bobo-Dioulasso pour mettre notre clientèle en confiance, la fidéliser et ensuite aller à la conquête des autres capitales comme Abidjan, Bamako et Niamey. Pour ma part, je souhaite vivement que le gouvernement m’accompagne en allégeant certaines taxes aéroportuaires de sorte que nous ne déposions pas le bilan dans une année comme ce fut par le passé mais que nous puissions acquérir un second aéronef ». L’objectif final est la promotion du transport aérien qui doit être un levier certain du développement socio- économique de notre pays au regard de sa position géographique centrale dans notre sous-région. Dans cet élan d’accompagnement de la politique du gouvernement en matière du développement du transport aérien, M. TAGAHIRI a mis un point d’honneur sur la qualité des prestations de service car c’est à ce prix qu’il pourra maintenir et agrandir sa compagnie. A cette fin, il reste ouvert et réceptif à toutes critiques et suggestions que les usagers de sa compagnie pourront formuler dans le cadre de l’atteinte d’une politique de qualité. C’est pourquoi, il estime que l’affaire de Colomb Airline est l’affaire de tous les Burkinabè et sollicite leur accompagnement et leur compréhension. Se prononçant sur la tarification de

Venu encourager le promoteur, le ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité routière Souleymane SOULAMA se dit fier de l’arrivée du nouvel aéronef qui va assurément relancer les activités aéroportuaires de Bobo Dioulasso qui, depuis un certain temps connaissaient une situation de morosité car les deux vols d’Air Burkina par semaine n’étaient pas à même de donner le dynamisme que nous aurions souhaité. Traduisant ses impressions, le ministre SOULAMA a dit que le désenclavement du Burkina Faso par le transport aérien étant l’une des priorités de son département, il est de bon ton qu’il vienne féliciter et encourager le promoteur pour la relance de Colomb Airline et lui rassurer de l’accompagnement du gouvernement. En effet, la politique du chef de l’Etat est de désenclaver au maximum les villes et les campagnes du Burkina Faso et dans cette dynamique, le gouvernement étudiera les mesures qu’il faudra prendre pour accompagner ce promoteur privé. A l’issue de sa visite, le ministre des transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière reste persuadé que la relance des activités de Colomb Airline vient à point nommé car elle permettra de donner du tonus dans le secteur du transport aérien. LE PDG DONNANT DES INFORMATIONS TECHNIQUES AU MINISTRE

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Réglementation

Eléments d’information sur l’inscription d’un aéronef sur le registre du Burkina Faso I Fondement normatif L’inscription d’un aéronef sur le registre d’immatriculation des aéronefs civils au Burkina Faso est encadrée par : 1. la loi 013-201/AN du 06 avril 2010 portant code de l’aviation civile promulguée le 14 mai 2010 ; 2. le décret n°2012-116/PRES/PM/MTPEN/MEF/MATDS du 21 février 2012 portant immatriculation, nationalité et propriété des aéronefs ; 3. l’arrêté n°2013-0046/MIDT/SG/ANAC du 26 décembre 2013 portant conditions d’immatriculation, nationalité et propriété des aéronefs civils. 4. l’arrêté n°2014-0002/MIDT/SG/ANAC du 21/01/2014 relatif aux conditions de navigabilité des aéronefs civils II Procédure d’immatriculation La procédure d’immatriculation est contenue dans l’annexe à l’arrêté n°20120046 et se résume ainsi qu’il suit : 2.1 Eligibilité Au terme de l’article 8 de la loi 0132010/AN, un aéronef immatriculé à l’étranger ne peut être inscrit sur le registre du Burkina Faso qu’après justification de la radiation de son inscription sur le registre étranger. Cette condition est vérifiée par l’ANAC qui reçoit un certificat de radiation à cet effet de l’autorité de l’aviation civile du pays tiers où l’aéronef était précédemment immatriculé. En matière de responsabilités, c’est l’Etat d’immatriculation qui répond devant la communauté internationale de l’état de navigabilité de l’aéronef, sauf dans le cas de délégation de responsabilités prévues par l’article 83 bis de la convention de Chicago du 07 décembre 1944. L’article 5 de la loi 013-2010/ AN précise les personnes éligibles à faire inscrire un aéronef au registre d’immatriculation en ces termes :

« Toute personne physique ou morale de la nationalité d’un Etat membre de l’UEMOA est autorisée à faire immatriculer son aéronef au Burkina Faso et réciproquement ; Toutefois, des dérogations peuvent être accordées par le ministre chargé de l’aviation civile ». 2.2. Examen de classification Pour un aéronef usagé, l’examen de classification conduite par les inspecteurs navigabilité de l’ANAC a pour objectif de s’assurer que l’aéronef qui est prévu être inscrit au registre d’immatriculation du Burkina Faso répond aux normes de certification qui ont servi de base pour sa conception et sa production. Cet examen comporte deux volets à savoir une revue exhaustive de toute la documentation de l’aéronef en partant du certificat de type jusqu’aux documents d’entretien et une inspection physique de l’aéronef à sa base principale d’exploitation. Pour un aéronef neuf dont le prototype n’a pas encore été produit, l’ANAC participe aux différents travaux de conception, de construction et d’essais ainsi qu’aux réunions des experts de l’aviation civile (Maintenance Review Board) pour se convaincre que toutes les mesures sont remplies pour la navigabilité dudit aéronef. Dans la pratique, le Burkina Faso ne délivre un certificat de navigabilité à un aéronef que sur la base d’un certificat de navigabilité déjà délivré par un Etat qui a les compétences pour effectuer tous les contrôles nécessaires à l’établissement de l’aptitude au vol d’un aéronef. 2.3. Examen de conformité A l’issue de la classification, si le rapport qui produit indique que l’aéronef est éligible pour être inscrit au registre d’immatriculation, l’ANAC délivre un certificat d’immatriculation provisoire

et un laissez-passer pour autoriser le vol de convoyage. Il faut préciser que le laissez-passer n’est pas un certificat de navigabilité. Ceci implique que l’aéronef doit obtenir de tous les Etats survolés une autorisation expresse avant de commencer les vols. L’aéronef une fois sur le territoire burkinabè, fait l’objet d’une inspection de conformité par les inspecteurs navigabilité et Ops. Cette dernière inspection a pour objectif de s’assurer que l’aéronef est équipé pour sa catégorie d’utilisation. Il existe trois catégories d’utilisation : privé, commercial et travail aérien. 2.4. Immatriculation de l’aéronef L’article 9 de la loi 013-2010 stipule : « L’inscription au registre identifie l’aéronef. Elle est attestée par la délivrance d’un certificat d’immatriculation portant le nom du propriétaire, son adresse, un numéro d’ordre, la désignation de la catégorie à laquelle appartient l’aéronef ainsi que le nom de son constructeur ». Outre cette disposition, le chapitre 3 de l’annexe à l’arrêté n°2013-0046/ MIDT/SG/ANAC donne les modalités d’inscription d’un aéronef au registre d’immatriculation. Le certificat d’immatriculation reste valide tant que les conditions qui ont prévalu à sa délivrance demeurent, si l’aéronef est maintenu dans un environnement contrôlé (atelier de maintenance agrée) et si le maintien de sa navigabilité fait l’objet d’un suivi par une personne ou un organisme habilité suivant le cas.

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MOUSSA SOGODOGO (CENTRE) FIER D'ÊTRE UNE ÉTOILE CHEZ IAMGOLD ESSAKANE

MOUSSA SOGODOGO :

Employé 2015 de la mine Essakane Lorsqu’il était à l’école secondaire classique, Moussa Sogodogo se sentait attiré plus par une école des métiers pour accéder au marché du travail. Une année après son brevet du premier cycle (BEPC), il se décide à apprendre à conduire une automobile. Il obtint un emploi de conducteur chez un particulier et ensuite chez un sous-traitant minier. Son intérêt pour la mécanique et le milieu industrielle pousse en novembre 2010 vers Essakane où il est embauché comme aide-opérateur à l’usine. Il apprend sur le tas le métier d’opérateur de traitement de minerais du concasseur à l’élution en passant par le tunnel ; le broyeur et le CIL. A l’usine d’Essakane, il est impossible de ne pas le remarquer. Il est débordant d’énergie et il a l’art du contact humain. Leader MBA, certifié bronze et membre du comité sectoriel de l’usine, Moussa a démontré, plus d’une fois, sa capacité à faire des propositions et recommandations judicieuses sur les questions de santé-sécurité, mais aussi sur les aspects concernant la réduction des

coûts. Ceci lui vaut le respect ainsi que l’estime de ses collègues. L’année 2015 est l’année de Moussa Sogodo ! Il a été désigné employé de l’année de la mine d’or Essakane, une mine qui compte plus de 2000 travailleurs. Sa hiérarchie nous a confié que ce choix est dicté par « sa volonté et sa détermination à utiliser à bon escient le Pouvoir d’Agir » ainsi que son engagement dans le domaine des propositions des actions d’amélioration de la production. Le directeur de l’usine, Mohamed Ouriban qualifie Moussa d’employé proactif, efficace et responsable. Moussa est monté sur la plus haute marche du podium à l’occasion de la cérémonie du programme de reconnaissance des employés de la mine Essakane. Emu devant ses collègues et entouré par les membres de la haute direction de la mine, il s’est exprimé en ces termes : « J’ai eu la reconnaissance de meilleur employé de la mine et c’est une distinction qui montre que l’effort paye toujours. Ce trophée est une invitation à l’excellence ! Pour dompter

l’élution, ça demande de la précision de l’exigence et un esprit d’équipe. C’est pourquoi, je remercie mes patrons qui m’ont proposé et je partage ce prix avec tout le personnel de l’usine ». L’homme, à l’allure sereine, calme et décente mais à la stature imposante, est apprécié de ses collègues qui lui reconnaissent les qualités d’un « bosseur ». Ses collègues apprécient aussi sa générosité et le respect qu’il accorde à tout le monde. Moussa se dit être marqué par les valeurs d’IAMGOLD. Pour lui, « l’Excellence, la Responsabilité, l’Apprentissage, la Diversité, le Respect, la Transparence, le Travail d’équipe et l’Innovation » lui ont permis de donner le meilleur de lui-même dans un environnement multisectoriel et multiracial. Il se dit fier de travailler pour IAMGOLD. En tant qu’opérateur Élution; Moussa exécute une étape de l'opération globale du traitement des minerais. Il a pour tâche de préparer et effectuer les ajustements nécessaires sur les équipements de traitement des minerais.

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MOUSSA SOGODOGO À DROITE RECEVANT SON PRIX DE MOHAMED OURIBAN, DIRECTEUR DE L’USINE

Il s’assure de la bonne marche des opérations et vérifie le déroulement spécifique du procédé. Enfin, il vérifie le bon état du fonctionnement des équipements. Moussa, opérateur d’élution est un acteur important intervenant dans l'usine d’Essakane. A son poste il a en charge de vérifier le système de chauffage et le niveau de carbone. L’élution est la manœuvre d’absorption de l’or de la solution qui avait été obtenue. Elle se fait à travers une fixation avec le carbone. « Le charbon activé est utilisé dans l'extraction de l'or à partir de la solution de lixiviation, les particules d’or étant absorbées dans la matrice poreuse du charbon. L'or peut ensuite être séparé des chaînes d’atomes de carbone en utilisant une solution concentrée de soude caustique, lors d'un processus nommé élution », nous explique Moussa. Le minerai extrait dans la fosse est livré par la mine à l’usine à partir de la station de concassage. Le minerai va suivre un circuit jusqu’au raffinage en passant par les procédés de gravimétrie, de lixiviation au cyanure, de C.I.L, d’élution, d’électrolyse, etc. Après

l’étape de concassage et de broyage, le minerai est conduit dans des cuves où l’or sur la base de produit chimique est chargé sur du charbon. Cette nouvelle solution est acheminée vers d’autres cuves pour l’élution ; l’élution est l’avant dernière étape avant la coulée. Ma famille est source de fierté Quand on lui demande quelles sont les aptitudes requises pour exercer son métier, Moussa répond : « Il faut être minutieux, concentré, calme et avoir confiance en soi, et j’aime la créativité que me demande mon métier d'opérateur à l’élution ». Né il y a 39 hivernages et originaire de Bobo Dioulasso, Moussa Sogodogo est marié et père de trois enfants (deux garçons et une fille). Essakane lui offre des horaires organisées en 7 jours de travail + 7 jours de repos, ce qui lui permet d'accorder davantage de temps à sa famille, source de fierté pour lui : « Notre mine utilise les services de navette afin que ses travailleurs habitant en régions éloignées puissent regagner la capitale, Ouaga. De là, je rejoins le

lieu de résidence de ma famille à Bobo ; je passe plus du temps avec mes enfants durant mon repos ». Le Burkina est un jeune pays minier. Il y a présentement une pénurie importante de personnel qualifié dans le domaine minier, et Moussa a de la chance de travailler et d’être formé dans un secteur spécifique d’une usine de production d’or. « J’ai mis du temps mais j’ai fini par devenir ce pour quoi je suis fait : opérer dans une usine de classe mondiale ». Pour ce passionné de sport automobile, « Essakane, c’est ce qu’il y a de meilleur au Burkina dans le secteur minier! Le métier d’opérateur de l’usine, c’est comme une équipe engagée en Formule 1, il faut être résistant et tenir le rythme », ajoute-t-il en rigolant. Ag Mohamed


Sécurité et Sûreté

PRIVATISATION DU DISPOSITIF DE SÛRETÉ DANS NOS AÉROPORTS :

L’AÉROPORT INTERNATIONAL DE OUAGADOUGOU

Quels enjeux pour nos Etats africains ? L’Agence nationale de l’aviation civile du Burkina Faso (ANAC-BF) dans le cadre des échanges d’expérience et d’information en matière de concession de la gestion et de l’exploitation des services de sûreté et de facilitation à un gestionnaire privé professionnel a dépêché une mission à Abidjan en République de Côte d’Ivoire du 19 au 23 avril 2016. Cette mission composée d’une forte délégation, à savoir le Commissaire de la Police Spéciale de l’Aéroport international de Ouagadougou, SANA Mahamadou, le Commandant de la Compagnie de Sécurité aéroportuaire ZOUNDI Dramane, et de SANGA Karim, technicien supérieur de l’aviation civile à l’ANACBF. Cette mission a été conduite par Alain OUEDRAOGO, Chargé de mission du Directeur Général. La délégation burkinabè dès son arrivée a été reçue par le directeur Général de l’ANAC de Côte d’Ivoire, Sinaly SILUE et les échanges ont porté sur la question relative à l’étude de faisabilité ayant

servi à la concession de la gestion des services de sûreté et facilitation de l’aéroport international d’Abidjan et le cahier des charges et le dossier de consultation pour la fourniture de services de sûreté et de facilitation à l’aéroport international d’Abidjan. Ainsi, s’agissant du premier volet des échanges, la partie ivoirienne a mentionné que sur conseil de l’OACI, elle a engagé un consultant canadien pour un état des lieux et une évaluation des besoins pour une mise en œuvre efficace des mesures de sûreté. La partie burkinabè a au cours des échanges sur le deuxième point été informée qu’à l’issue de l’état des lieux et de l’évaluation des besoins l’Etat ivoirien a sollicité et obtenu un gestionnaire privé professionnel pour la gestion et l’exploitation des services de sûreté et de facilitation de l’aéroport d’Abidjan. C’est dans ce cadre que « Avisecure », filiale de « Visualdefence » une société canadienne spécialisée en sûreté a été retenue. Toutefois, il convient de relever

que le cahier des charges se résume à la mise en œuvre du Programme National de Sûreté de l’aviation civile de la Côte d’Ivoire conformément à la mission susmentionnée. En termes de convention de concession, un contrat de type Build Operate and Transfer (BOT) a été conclu avec pour exigence à terme de renouveler les équipements, c’est-à-dire mettre à la disposition de l’Etat ivoirien les équipements de dernière génération. En sus, il est stipulé que la redevance sûreté sera collectée et repartie entre l’ANAC et Avisecure. En ce qui concerne les protocoles spécifiques, il a été souligné qu’il n’existe que des procédures étant donné que les missions ont été déjà définies dans le PNSAC. A ce titre, Avisecure a pour mission le contrôle d’accès des personnes, l’inspection filtrage des passagers, de bagages de soute, de cabine et du fret. En outre, la mise en œuvre et la gestion de la vidéosurveillance et les patrouilles en collaboration avec la

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L’AÉROPORT INTERNATIONAL FELIX HOUPHOUËT BOIGNY D’ABIDJAN

gendarmerie participent grandement à cet état de mise en œuvre desdites mesures. Par ailleurs, la police spéciale de l’aéroport, la gendarmerie et la douane, outre leurs missions régaliennes, assistent Avisecure dans les missions qui lui sont dévolues. De l’économie des échanges avec les responsables de l’ANAC, il ressort que la concession a été un succès. A titre illustratif, la Côte d’Ivoire a atteint un taux de conformité de 78% lors de son tout premier audit USAP post crise. A cela, il convient d’ajouter que le nouveau dispositif de sûreté mis en place a contribué, depuis le 10 avril 2015, à la certification TSA (Transportation Security Administration) de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan donnant ainsi la possibilité de réaliser des vols directs à destination des EtatsUnis d’Amérique, à partir dudit aéroport. Par ailleurs, la partie ivoirienne a beaucoup insisté sur la formation commune des agents chargés de la mise en œuvre des mesures de sûreté. Elle en a illustré

par l’existence d’instructeurs confirmés policiers, douaniers et gendarmes en sûreté au sein de l’ANAC. La mission a, en outre, mené une visite sur site et il ressort des échanges avec les partenaires de la plate-forme aéroportuaire sur les avantages, inconvénients et difficultés relatives à la concession. Des échanges à l’issue d’une visite de la Police spéciale de l’aéroport, de la Direction des services aéroportuaires de la douane et du groupement de sécurité aéroportuaire et de Avisecure, il ressort que les rapports se sont beaucoup améliorés et ce, grâce en partie aux différentes formations en sûreté aéroportuaire organisées par l’ANAC et regroupant les différentes parties prenantes. La mission d’échanges en République de Côte d’Ivoire a permis à la délégation de l’ANAC de mieux cerner les aspects et contours de la concession des services de sûreté à un gestionnaire privé professionnel. La concession se révèle être une réussite pour le cas ivoirien car

ayant permis l’obtention de la certification TSA de l’Etat Américain et l’atteinte d’un taux de conformité au-dessus de la moyenne africaine. A l’issue de cette mission, force est de constater que la réussite de la concession est tributaire de plusieurs paramètres qui sont entre autres, la qualité, le professionnalisme, la capacité financière, le niveau d’étude des acteurs, la motivation du personnel du gestionnaire privé, les forces de sécurité. A cela s’ajoute la mise en place d’un mécanisme approprié et efficace de suivi et de contrôle du personnel du gestionnaire privé par les forces de sûreté aéroportuaire et l’expérience du concessionnaire. En somme, le paramètre le plus incisif pour la réussite d’une telle mesure est fortement liée aux clauses de la convention de la concession ainsi que les prescriptions du cahier des charges. Nouhou BERTE


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Revue trimestrielle de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile 01 BP: 1158 Ouagadougou 01 - Burkina Faso Tél: +226 50 30 64 88 / 50 31 63 32 Fax: +226 50 31 45 44


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