N° 49 - Décembre 2022

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NUMERO 49 | DÉCEMBRE ’22 | TRIMESTRIEL HIVER © Simone Salamin

Jean Fluck a le verbe précis, l’œil pétillant et une impressionnante mémoire des dates; résident à l’année à Grimentz, il est le troisième plus âgé du village !

Sa première rencontre avec le val d’Anni viers eut lieu juste après la guerre, en 1945, alors qu’il avait douze ans. Il monta en car postal jusqu’à St-Luc par une route non goudronnée. A l’époque, la piste passait encore par les étroits vieux tunnels des Pontis ; les cars étaient bien plus petits qu’aujourd’hui ! St-Luc marquait la fin de la route. Pour rejoindre Chandolin, il fal lait monter à pied par le chemin muletier. Jean, ses parents et son frère marchèrent jusqu’à la cabane Illhorn, puis grimpèrent le lendemain jusqu’en haut de la Bella Tola. Jean grimpa comme un chamois ! Il se souvient que St-Luc était alors un tout petit village et que toute la partie moderne de Chandolin n’existait pas encore.

Huit ans plus tard, Jean revint passer deux semaines à St-Luc à l’occasion de son école de recrue. Tous les soldats montèrent à pied depuis Noës en passant par Vercorin, char gés de leurs lourds paquetages militaires.

Dix-sept ans s’écoulèrent avant que Jean revienne dans la vallée. Il était alors ensei gnant à Lausanne. On était en 1970, et les touristes étaient encore peu nombreux dans la vallée ; pendant le creux de jan vier, ils étaient même très rares. L’hôtel de Moiry proposait ses chambres aux écoliers venus en camp de ski, pour remplir un peu cette basse saison. C’était les débuts du dé veloppement touristique de Grimentz, et le domaine skiable était alors modestement composé d’un télésiège et de trois téléskis. A l’époque, les moniteurs de ski étaient tous des Grimentzards ; de temps à autre,

L’invité Jean Fluck

il y avait juste quelqu’un d’un autre village de la vallée, et il était considéré comme un étranger ! Hors du village, il n’y avait que des granges-écuries, excepté un seul et unique chalet d’habitation. La modernisa tion ne commença qu’avec le développe ment des remontées mécaniques. Jean re vint à Grimentz chaque année durant dix ans, en organisant les camps de ski pour ses élèves. Mais en 1979, la situation changea, et les touristes commencèrent à remplir même les périodes creuses de l’hiver. Il ne fut plus possible pour les écoliers de loger à l’hôtel, et ils se déplacèrent au Bouquetin, un logement pour groupes. Jean organisa des camps de ski pendant encore dix an nées supplémentaires, jusqu’à sa retraite. À la mi-octobre de cette année, il invita des élèves d’une ancienne classe et organisa pour eux une journée toute spéciale pour leur rassemblement annuel (auquel il est chaque fois convié, signe que ses élèves ont un bon souvenir de lui comme ensei gnant !). La réunion de classe débuta par un tour des ruelles du vieux village -avec un crochet par la cave bourgeoisiale-, suivi d’une raclette au feu de bois au restaurant, puis par la visite d’autres points d’intérêts après le repas.

En 1981, Jean acheta un appartement au cœur du vieux village de Grimentz. L’année suivante, il consacra tous ses weekends et ses vacances à le rénover lui-même. Puis il s’installa dans la vallée à l’année lorsqu’il prit sa retraite il y a trente-deux ans.

Le seul instituteur lausannois à avoir une vache d’Hérens S’étant lié d’amitié avec Robert Vianin, Jean donnait chaque année un coup de main à la famille de celui-ci pour les foins. Un jour, Clément, le fils de Robert,

interpella Jean : « Dis donc, il faudrait quand même que tu saches pourquoi tu fais les foins… Tu ne veux pas acheter une vache ? ». Un peu réticent au départ, Jean accepta, à condition que ce soit un veau, pour pouvoir la connaitre dès les premiers instants de sa vie. Pendant neuf ans, il vé cut avec elle un lien très fort : « Elle recon naissait ma voix et quand j’allais lui rendre visite à l’étable communautaire, elle tour nait la tête tout de suite quand je saluais le vacher en arrivant. C’était une magni fique expérience. Elle était très affectueuse, mais elle aimait bien lutter. En 1999, elle a

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alpé pour la première fois. Elle a combat tu pendant vingt minutes contre la reine d’Urbain Kittel, et elle a bien sûr perdu. Ensuite, elle n’a plus donné un seul coup de corne pendant tout le reste de l’été ! ». Avoir une vache permit à Jean de rencon trer beaucoup d’habitants de la vallée et de déguster de bons fromages. Il en reçut dix la dernière fois que sa vache passa l’été sur l’alpe.

La création des Rencontres de chœurs d’hommes sur l’alpe Depuis vingt ans, Jean fait partie de la cho rale de Grimentz et il l’a même présidée durant quelques années. Ce n’est pas chose commune qu’un protestant vaudois soit président d’un chœur paroissial catholique en Anniviers ! Son amour pour le chant lui

fit découvrir les chorales d’ici et d’ailleurs et lui donna envie d’inviter à Grimentz le Coro CAI de Novara, un chœur alpin qu’il avait entendu en Italie. Rempli d’enthousiasme, Jean forma un comité et de fil en aiguille le projet s’étoffa. JeanPierre Salamin proposa de faire venir trois chœurs en même temps et d’organiser une veillée sur l’alpage à Bendolla. Les concerts furent suivis d’une soirée chantante lors de laquelle « les chœurs se lèvent spontané ment et entonnent une chanson, certains lancent un air en fond de table et sont suivis par d’autre… » On organisa une messe, puis un concert sur la place du vil lage et une raclette à la bourgeoisie pour les chœurs. Les Rencontres de chœurs d’hommes sur l’alpe étaient nées, et cette expérience magique se poursuivit chaque dernier wee

kend de septembre durant vingt et un ans. Les chanteurs furent chaque fois très satis faits de l’accueil chaleureux et authentique reçu. Le bouche à oreille aidant, il devint très facile de trouver de nouvelles chorales pour les années suivantes, si bien qu’aucun chœur convié ne refusa l’invitation. Le projet se construisit autour de rencontres personnelles, de partage de musique et d’amitiés. Malheureusement, le covid sur git et le chant s’éteignit durant deux trop longues années, marquant l’arrêt définitif des Rencontres de chœurs d’homme sur l’alpe.

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Propos recueillis par Pauline Archambault
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Concours

à la découverte d’Anniviers

Sommaire

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L’invité

Sommaire / Concours

Audace pour temps libre

Anniviers Tourisme

FC Anniviers

La Fondation Pestalozzi

Une décennie de «Jazz sous les étoiles»

HC Anniviers

Sacrées croix de bois

Anniv’info

Le Gamin

Exposition, naissance du tourisme en Anniviers

À quelle église appartient ce clocher ?

A) église de Vissoie B) église de Grimentz

C) église de St-Luc

Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale (n’oubliez pas de mentionner votre adresse postale com plète) avec la mention «Concours-photo de décembre» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, route des Landoux 35, 3961 Vissoie

Délai de réponse: 7 février 2023 à gagner un bon de 50.- au Café-Restaurant La Gougra

Le gagnant de l’édition no 48 est: M. Amos Stéphane à Sierre

La réponse était: A / Louis Theytaz

résiste au violent typhon 44 enviedebouger.com 46 notreHistoire.ch

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35 Vercorin Tourisme 36 ALTER41 Ski Team Anniviers 42 La vie

Audace pour temps libre

Début septembre, l’automne s’invite.

Un programme pour le week-end ? Une rapide recherche nous a amenés à feuilleter les animations suggé rées en Anniviers, liées au thème du temps libre proposé par les Journées Européennes du patri moine. Eh bien ! Nous n’avons pas été déçus : à St-Luc nous avons cheminé d’un hôtel historique à l’autre, à Ayer, nous avons par ticipé à une veillée, à mille lieues de nos habitudes, et à Zinal, nous avons passé sans entraves d’une période ancienne à la modernité d’aujourd’hui.

L’automne pointait le bout de son nez, les feuilles de myrtilles rougissaient sans vergogne en altitude, l’herbage prenait une teinte fauve d’après la désalpe et les sommets tout juste saupoudrés d’une mince couche de première neige ont réjoui notre regard. Il suffisait de joindre l’envie à l’agréable, aucun doute n’a entravé nos pensées et nous voilà partis, quittant la ville en train, puis la plaine en car, pour rejoindre le village. Cinq minutes, le car avait cinq minutes de retard ! Petit coup de stress : arriverions-nous à rattraper le groupe à l’heure prévue ? Mais ouf, nous avons rejoint la trentaine de personnes déjà prêtes, devant l’office du tourisme. Nous voilà partis, titillés par la curiosité.

« De sa bibliothèque à sa douce terrasse »

Ainsi annonçait le programme pour la visite de l’hôtel Bella-Tola. Angélique, la jeune tenancière responsable de la bonne marche de ce magnifique lieu d’accueil,

nous a transmis un morceau de cette histoire. Né en 1859 au milieu du village, en face de l’église, lors de la reconstruction du village après le deuxième incendie, l’hôtel a reçu là ses premiers visiteurs, en été, jusqu’en 1883. A cette date, la renommée de l’hébergement pre nant de l’ampleur, une nouvelle bâtisse a émergé à l’entrée du village, agrandie quelques années plus tard. Il en fal lait de l’audace pour faire vivre un si grand hôtel, à cette époque, pour seulement trois à quatre mois par an! Et pourtant, le temps a donné raison aux pionniers, dont la confiance en l’avenir aidait à trouver des solutions à tout. La fa mille Buchs, dont Angélique est l’une des filles, a repris ce joyau il y a vingt-cinq ans et, sans relâche, chaque année, fait rénover, réparer, améliorer tout ce qui est possible, dans cette maison au si grand âge pour ré pondre aux normes et aux désirs actuels de la clientèle. Transiter d’un étage à l’autre, de la salle à manger avec son merveilleux plafond au petit salon où se retrouvaient les fumeurs de cigare, de la bibliothèque au spa, tout silencieux, dont le charme s’harmonise parfaitement aux autres pièces

richement garnies d’œuvres d’art. Sur la douce terrasse, on reprend son souffle, on se remet de ses émotions et on continue nos pérégrinations par les ruelles du village pour l’étape suivante.

De l’antique salle de bal aux bains modernes de l’hôtel du Cervin Ici, les travaux sont toujours en cours : la façade est garnie d’échafaudages pour se faire repeindre aux teintes d’autrefois exi gées par les responsables cantonaux des bâtiments historiques. L’hôtel est affilié

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patrimoine Angélique Buchs, Hôtel Bella Tola © Marie-Thé Rion

aux Auberges de Jeunesse, ce qui permet de louer un lit sans savoir avec qui on par tagera la chambre ou alors, une chambre à deux, quatre ou six lits, comme dans un hôtel classique. Les chambres sont vastes et claires, le concept des salles de bain rap pelle les malles d’autrefois, en accord par fait avec ces lieux, riche idée !

Au bel étage, la salle à manger, qui servait aussi parfois de salle de bal, dont certains habitants se souviennent encore avec émotion, a pu être remise en état avec la tapisserie d’autrefois. De là, on pouvait admirer, en hiver, les hôtes et jeunes du village qui s’ébrouaient joyeusement sur la première patinoire naturelle du village. Car dès le milieu des années 1960 et grâce à l’avènement des remontées mécaniques, les hôtels ont accueilli des visiteurs en hiver aussi. Benoît Antille, le propriétaire -constructeur s’est lancé dans l’aventure en 1893, probablement titillé par le succès que connaissait Pierre Pont au Bella-Tola. Eh oui, il semble que la concurrence sti mule, aujourd’hui encore.

C’est Dominique Balmer, présidente des Amis du Cervin qui nous a entretenus sur l’histoire de ce lieu emblématique. Nous avons été invités à ôter chaussettes et souliers pour faire le tour des Bains com prenant piscine, parcours de douches sen sorielles, sauna, hammam et salle de mas sage. Le panorama, la douceur du temps, tout s’est ligué pour nous détourner de

la suite du parcours prévu… Mais nous avons résisté, loin d’imaginer que la suite serait… sportive.

Apéro et montée sur l’alpe Ouf, on nous propose enfin un apéro à la maison bourgeoisiale, dans la chambre du pain où, chaque année en janvier, les familles du village fabriquent le pain tradi tionnel. Du pain de seigle ? Que nenni, du pain de St-Luc, nous dit-on. Un peu de vin de la bourgeoisie, un peu d’eau de la mon tagne, quelques petits délices locaux et il est déjà temps de prendre le funiculaire pour se rapprocher du troisième héberge ment qui marque l’histoire, là-haut, l’hôtel Weisshorn.

Pourquoi si haut ? Eh bien, il semblerait que le fameux Pierre Pont du Bella-Tola, aurait encouragé les frères Francesco et Pietro Mosoni, dési reux eux aussi de participer au succès de l’hôtellerie de cette époque, à construire leur hôtel « là-haut, car les Anglais adorent la montagne » ! Tout cela pour ne pas les avoir dans les parages, sachant que les Anglais formaient une bonne partie de la clientèle d’autrefois. Et il a été très surpris de constater le cœur mis à l’ouvrage par ces deux frères, de père italien et de mère valai sanne, pour se lancer dans l’aventure à cette altitude, 2337m. En 1882, l’hôtel a débuté sa vie, puis a été lui aussi victime d’un in cendie quelques années plus tard, mais re

construit plus beau qu’avant, pour connaître un fort retentisse ment au près d’une clientèle aisée. Peut-on imagi ner, au jourd’hui, une colonne constituée de mulets chargés de bagages, de dames en belles tenues montées en amazone, de guides, du personnel privé de ces visi teurs, partant de Vissoie pour atteindre, en un peu plus de deux heures, ce fameux hôtel Weisshorn. La clientèle y séjournait au moins un mois, parfois plus, se paraît d’habits de qualité pour le dîner, se régalait des bons produits frais de l’alpage, se bala dait sur les crêtes et les sommets alentours et appréciait à sa juste valeur l’excellente cuisine proposée par les tenanciers. Un peu désappointé Pierre Pont, qui supposait que sa proposition découragerait les frères Mosoni ? Apparemment pas, car les tou ristes étaient assez nombreux pour occuper tous les hébergements de la région !

Nous avons bien fait de nous laisser entraî ner dans cette marche soutenue, car, làhaut, tout est beau ! L’environnement se laisse admirer autant de la terrasse que de la salle à manger ou des chambres boisées d’arolle. Les planchers craquent, l’escalier se fait guingois, le piano d’origine trône toujours dans le petit salon. Il a fallu trois jours à six hommes pour l’amener à bon port ! La douche chauffée au feu de bois décore la pièce et d’autres trésors se laissent contempler. Le jardin alpin, remis en va leur ces dernières années, mérite la visite. L’hôtel Weisshorn a été relié au réseau électrique et à la centrale téléphonique d’Anniviers dès la fin du XIXème siècle. Fabuleux, non ?

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© Ludmila Claude Veillée à Ayer, Bernard Crettaz et Clément Epiney

Mais il nous faut redescendre, atterrir, et se poser la question : les habitants alors, comment occupaient-ils leur peu de temps libre ?

Aperçu d’une veillée

Le co-voiturage entre St-Luc et Ayer nous a permi de rejoindre la veillée proposée par Bernard Crettaz à la salle bourgeoisiale d’Ayer, où nous arrivons avec… cinq mi nutes de retard.

Décidément !

Suspendus aux histoires d’autrefois et à la manière dont les habitants partageaient leurs rares moments de loisirs, nous pas sons un excellent moment, autour du conteur en chef. Il en rajouterait un peu sur certains aspects de ses histoires, que nous n’en serions pas autrement étonnés. Mais tout cela est passionnant, la façon dont cette époque révolue nous est retracée nous donne de l’émotion, ce monde paraît proche et lointain à la fois, des instants qui nous vont droit au cœur.

Le temps libre pour tous

Le lendemain matin, direction Zinal pour passer de l’un des symboles de l’his toire de l’hôtellerie d’Anniviers, l’hôtel des Diablons où nous accueille la res ponsable d’Intersoc, aux explications de Régis Theytaz sur le tourisme d’hiver,

du premier téléski de 1961 à la dernière télécabine de 2020. Un technicien nous montre la complexité de la machinerie, qui nous permet de rejoindre les hauteurs, en toute confiance et dans un grand confort. Quelle épopée avons-nous vécue en deux jours ! Un riche voyage dans le temps, des échanges étonnants, des découvertes surprenantes. Nous en ressortons un peu plus amoureux de cette vallée. Merci aux Journées Européennes du Patrimoine, sec tion Anniviers, de nous avoir proposé ce

programme 2022 sur le thème du temps libre. Nous attendons impatiemment celui de l’an prochain. Emplis de souvenirs aux teintes automnales, nous rejoignons le car postal qui nous ramène en plaine et espé rons arriver à l’heure pour monter dans le train qui nous reconduira chez nous.

recueillis par Simone Salamin

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Propos © Simone Salamin Vente et réparation véhicules toutes marques Vente et location machines STIHL Réparation machines d’entretien extérieur Vente et réparation fraise à neige Hôtel du Cervin à St-Luc
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Hé!

PRÊTS POUR L'HIVER.

EN aUTOMNE Y A VRAIMeNT De QUOI FAIRe.

LE RANDO PARC S'AGRANDIT

L'automne s’annonce animé au Val d’Anniviers. Pour vous, on fait le tour des événements et des animations à ne manquer sous aucun prétexte. Ci-dessous, les expositions qui se prolongent pour le plus grand plaisir de tous.

Toujours plus de dénivelés pour le plaisir des sportifs ! Le parcours no 5 Marmotte qui initialement partait de Sorebois, prend son départ depuis le village de Zinal et vous emmène jusqu’à la buvette de la Marmotte. Cette randonnée de presque 1000 D+ est le meilleur moyen de monter sur le domaine skiable de Grimentz-Zinal depuis le village de Zinal.

Cette belle montée, avec une vue magnifique sur les somptueux 4000 de la

Couronne Impériale vous mènera jusqu'à la buvette la Marmotte. De là, profitez du magnifique panorama et détendezvous sur la terrasse de la buvette de la Marmotte.

L'HIVER EST LA SAISON IDÉALE POUR LA RANDONNÉE

parfaitement balisés et aussi variés que le paysage.

Découvrez toutes les randonnées : VALDANNIVIERS.CH/RANDONNEE-HIVER VALDANNIVIERS.CH/RANDONNEE-RAQUETTE VALDANNIVIERS.CH/RANDOPARC

ces montagnards, que l’Association VissoiArt vous invite à découvrir dans sa nouvelle expo « Anniviers au tournant du 20ème siècle », sur le Chemin d’Images. L’exposition est en place jusqu’à fin 2023.

ANNIVIERS INDOOR PARK

VALDANNIVIERS.CH/ CHEMIN-IMAGES

La TSIGÈRE DES PLANèTeS

Au total plus de 10 parcours de Rando Parc balisés, des parcours raquettes, de la rando hivernale, mais aussi des nouveautés attractives, voilà de quoi ravir ceux pour qui l’hiver rime avec escapades en plein air. Les sentiers sont

Ouvert jusqu'au 23 octobre Tous les week-ends de 10h-12h et 13h -17h Tignousa, départ du Chemin des Planètes, à

Divisée en deux parties, la Tsigère des Planètes propose d’abord une exposition retraçant la conquête de l’espace en libre accès. La deuxième partie abrite un planétarium numérique. Il propose des séances en live avec les animateurs de l’OFXB (60 minutes) ou la projection du film

En fonction depuis 2 ans maintenant, l’Anniviers Indoor Park est un lieu incontournable pour les enfants et ados avides de sensations fortes et de fun : Trampolines, parcours « aventure » suspendu, Battle bam, Ninja Warrior ; il y en a pour tous les goûts. Le bar attenant, avec sa vue sur le parc, permet aux parents de passer du bon temps, tout en gardant un œil sur leurs enfants.

Toutes les expositions en Anniviers sur le lien suivant :

Haute saison : 7/7 de 10:30-18:30

VALDANNIVIERS.CH/MUSEES-EXPOS

Basse saison : Mercredi et vendredi de 15:00-18:30 Samedi et dimanche de 10:30-18:30

NeWSLeTTeR

Tenez-vous informés de tous les events, et nouvelles animations en vous inscrivant à notre newsletter en scannant le QR code :

Plus d'infos sur : VALDANNIVIERS.CH/INDOOR-PARK

Connaître la destination et ce qui s’y passe est l’affaire de tous. Vous y trouverez plusieurs liens et QR codes pour connaitre en un clin d’œil toutes les infos utiles dans

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Hé!

UN COUP DE JEUNE POUR L'OT DE ZINAL.

Après la rénovation de l’office du tourisme de Saint-Luc en 2020, les OT du Val d’Anniviers poursuivent leur transformation. Cette année c’est le bureau de Zinal qui déménage dans les locaux de l’ancienne poste dès cet hiver.

Depuis 2019, Anniviers Tourisme s’est attelé à l’amélioration des conditions d’accueil des visiteurs par un réaménagement complet des bureaux. En janvier 2020, le nouveau bureau de St-Luc a été inauguré. Cette année, c’est au tour de Zinal, de faire peau neuve.

UN COUP DE FRAICHEUR POUR L'OFFICE DE ZINAL

Malgré quelques petites adaptations au fil des ans, les locaux des OT sont toujours restés très « classiques », avec une salle d’attente et quelques guichets pour traiter les requêtes des clients. Nouveau lieu, nouveau concept : des bureaux plus modernes, équipés de moyens de communication en phase

avec notre temps. Aux oubliettes les vitrines surchargées et les brochures à perte de vue ; l’environnement est désormais épuré. Le robuste mobilier d’avant a laissé place à des îlots équipés de tablettes, permettant ainsi aux collaborateurs d’être plus mobiles, de mieux recevoir le client, de le guider, et d’anticiper ses besoins. Une manière de replacer l’hôte au centre de notre mission d’accueil.

L'OBJECTIF : UN LIEU ACCUEILLaNT POUR NOS HÔTES

A la fois moderne tout en gardant un fort esprit « montagne », ce nouveau bureau d’accueil devrait plaire au plus grand nombre et permettre d’avoir un contact privilégié avec les hôtes de passage et les habitants. Un office du Tourisme a pour objectif d'être un lieu accueillant et vivant toute l’année. C’est pourquoi les locaux seront partagés, dans un premier temps, avec le bureau de course de Sierre-Zinal.

Il est possible que d’autres entités à vocation touristique rejoignent les lieux par la suite.

Le nouveau bureau sera également composé d’une belle salle de conférences pouvant accueillir jusqu’à 12 personnes environ. Cet espace de travail, sera bien entendu mis à disposition des associations et sociétés locales.

HORAIRES D'OUVERTURE

HIVER 22-23

Du 31 octobre au 16 décembre Lundi - vendredi : 8:30-12:00 / 13:30-17:00

Du 17 décembre au 16 avril lundi - samedi : 8:30-12:00 / 14:00-18:00 Dimanche : 8:30-12:00 / 13:00-16:30 Dimanche 25 décembre : 14:00-18:00 Dimanche 1er janvier : 14:00-18:00

Plus d'infos sur : VALDANNIVIERS.CH/OFFICES-TOURISME

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sport

FC Anniviers

Inauguration en grande pompe !

MERCI ! C’est le seul mot qui nous vient à l’esprit. Le comité du FC Anniviers, le comité d’organisation de l’inauguration ainsi que tous les membres du club tiennent à vous remercier pour votre présence, votre soutien, vos dons, vos mots… Merci pour votre passion du football, du sport en général qui nous unit toutes et tous, petits et grands. Ce fut un week-end de partage, d’émotion, une fête gravée dans l’histoire du FC Anniviers.

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Derrière : Vincent Salamin, Mick Melly, Patrick Genoud, Manu Crettaz, Valentin Crettaz, Carmine Rocchi, Sébastien Chaudron, Tanguy Zufferey, Daniel Caloz, Louis Epiney arbitre, Yoann Provenzano (humoriste), Jonathan Epiney, Nicolas Beney (ancien gardien Fc Sion), Boris Bonnard, Samuel Melly, Valentin Savioz, Lionel Chérifi, Didier Antille, Alain Savioz. Devant : Steve Schmidt, Lénaël Duval, Boris Viaccoz, Michaël Müller, Christian Caloz, Leslie Melly, Johann Massy, Charlène Massy, Clément Caloz, Nuno Oliveira, Dominique Pouget, Yves-Laurent Epiney, Jean-Daniel Vernay, Dominique Zufferey, Marco Fonseca, Nadal. des légendes parmi tant d’autres ...
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Derrière : Leslie Melly entraineur assistant, Magali Antille, Manon Rey, Malika Storelli, Simone Rey, Claudia Bruttin, Catia Carneiro, Bénédicte Héritier, Aurore Misson, Cyril Zufferey entraineur Devant : Léticia Cardoso, Sandra Waltregny, Kalia Monard, Laura Delos, Cindy Sobrero, Ludivine Melly, Aline Vernay, Edwige Tissières Derrière : Benjamin Chaudron, Didier Antille entraineur assistant, Alexis Antille, Fanny Ballestraz, Joy Melly, Dominique Zufferey entraineur. Milieu : Mathias Chérifi, Léandro Alves, Noah Paglia rini, Florent Melly. Devant : Matti Ducourtil, Maé Kämpf, Lenny Tissier, Ben Allmendinger, Nolan Chérifi, Lucie Savioz Entraineurs : Nuno Oliveira, Charlène Massy, Valérie Naoux, Frédéric Salamin De g à d : Loenn Schmidt, Noam Melly, Sasha Bunmar, Camille Bost, Matilde Pires, Justin Boudu ban, Nicolas Melly, Samuel Fiori, Téo Melly, Noan Kämpf, Valentin Epiney, Maëline Epiney, Martim Fonseca, Elsa Salamin, Maxime Savioz, Francisco Tavares, Afonso Oliveira, Luca Cipriano, Lucien Salamin, Devant : Louis Epiney Derrière : Moreno Galdo entraineur, Guillaume Revey, Daniel Caloz, Vincent Salamin, Noah An tille, Timo Duval, Loïc Dubosson, Nathan Melly, Gabriel Aase, Samuel Hor, Evan Massy, Lénaël Duval entraineur assistant. Devant : Boris Viaccoz, Fabien Antille, Jérémy Zufferey, Basile Bouqui, Robin Roux, Samuel Pont, Vasyl Kyzym, Corentin Zuber
Mise à l’honneur L’équipe de juniors D réitère ses exploits de la saison passée en coupe valaisanne. En effet, ils seront en ½ finale au printemps prochain afin peut-être, à nouveau de tenter leur chance en finale. Bonne chance à eux ! équipe masculine équipe féminine juniors D juniors E école de foot
Derrnière : Joachim De Sousa entraineur, Anaël Crettaz, Antoine Misson, Kalvin Tissier, Ben Wil liams, Edgard Moreira, Karyl Salamin, Mark, Esteban Chevalier, Mauro Moreira entraineur assis tant. Devant : --, Sven Oliveira, Lucas Chevalier, Kelyan Savioz, Maxime Hannart, Colin Ducourtil, Benno Tamble, Martin Da Silva, Rafael Fonseca

La Fondation Pestalozzi

une aide bienvenue

Pour des millions d’enfants à travers le monde, parvenir jusqu’au bâtiment de leur école est un défi chaque matin renouvelé, à cause du manque d’argent ou de nourriture, du risque d’être attaqué par un ani mal sauvage (comme un fauve ou un éléphant) ou encore de l’insé curité. Dans ces régions épineuses, l’école est un havre périlleux à atteindre et un espoir vite brisé.

La moitié des enfants non scolarisés vivent dans des zones de conflit. Aux risques liés aux combats s’ajoute, surtout pour les filles, le danger de viol sur le chemin de l’école. Selon les statistiques de l’Unesco, 258 millions d’enfants et de jeunes n’étaient pas scolarisés en 2018, principalement en Afrique subsaharienne, que ce soit pour l’école primaire ou secondaire. Ces chiffres sont certainement sous-évalués, car bien souvent un enfant qui se présente en classe à la rentrée est considéré comme scola risé durant toute l’année, même s’il n’y retourne plus au bout de quelques jours. De plus, être assis sur un banc d’école ne suffit pas pour être instruit. Bien des ensei gnants de par le monde ne se présentent que sporadiquement dans la salle de classe, souvent parce qu’ils ne sont plus payés de puis des mois ; les enfants, qui ont parfois marché durant des heures pour venir ap prendre, se retrouvent ainsi délaissés. Or, l’école est souvent le seul espoir d’échap per au cercle de la misère et de la violence. Ne pas avoir accès à l’instruction enferme chacun dans sa situation et engendre la désespérante reproduction des inégalités économiques et sociales.

Et en Suisse ?

Mais, me direz-vous, tout ceci ne nous concerne pas, nous ne vivons pas en Afrique subsaharienne et l’accès à l’instruc tion est garanti dans notre pays opulent. Notre société démocratique est construite sur l’idée que « la place de chacun doit être le fruit de ses compétences, de son talent et de ses mérites, et non de sa naissance ou de ses origines. C’est ce que l’on nomme communément la méritocratie. »1 La Suisse, paradis de l’égalité des chances… Vraiment ? Malheureusement, de pro fondes inégalités subsistent quand on exa mine de près l’accès à l’instruction. Ainsi, à Zürich, 92% des élèves suivant des études gymnasiales de six ans proviendraient de familles aisées ou plutôt aisées et 8% seule ment de familles plutôt défavorisées. Selon le Conseil fédéral, « le rapport 2018 sur l’éducation relève de fortes disparités dans les compétences scolaires des élèves selon leur origine sociale, et ce, dès le début de la scolarisation. »2 Mais n’y a-t-il que l’ori gine socio-économique de la famille qui soit source d’inégalité ? Un habitant d’une vallée reculée de montagne a-t-il le même accès à l’instruction post-obligatoire qu’un jeune d’une grande ville ?

Vivre en Anniviers et étudier en plaine

Pour les parents qui vivent en Anniviers et dont l’enfant est au cycle d’orientation, la fin de la scolarité obligatoire marque sou vent un tournant qui peut apporter beau coup de questionnements. Ma fille, mon fils devra-t-il partir en plaine pour pour suivre sa scolarité ? Vais-je devoir vivre son absence et son éloignement ? Où le loger et comment financer ces coûts? Est-il assez mûr pour sortir si tôt du cocon familial ? Vaut-il mieux qu’il effectue chaque jour

les trajets, même si ses journées seront lon gues? Et pourquoi ne pas plutôt l’orienter vers un apprentissage dans la vallée ? Les difficultés soulevées par une poursuite de la scolarité en plaine peuvent parfois peser lourd dans le choix de l’orientation future du jeune.

Consciente que « habiter en montagne coûte, aux parents, plus cher quant aux transports, ainsi qu’aux logements »3, la Fondation Pestalozzi aide déjà financière ment plusieurs jeunes dans le val d’Anni viers. Son but est de soutenir les popu lations de montagne pour promouvoir l’égalité des chances, afin que le finance ment ne soit plus pour certains un obstacle sur le chemin de la formation. « Cette fon dation est vraiment admirable pour aider les jeunes qui en ont le plus besoin. Elle ne se base pas sur les mêmes critères que les bourses cantonales, mais bien sur la situa tion financière de la famille. »3 Les jeunes issus de régions de montagnes suisses peuvent ainsi faire une demande de soutien pour la formation initiale et pour celles qui s’inscrivent dans son prolongement jusqu’à l’obtention du diplôme de master au degré tertiaire. La Fondation Pestalozzi « entend aider des jeunes aux moyens financiers modestes, issus de régions montagneuses ou de contrées reculées de Suisse, dans leur projet de formation ou de perfectionne ment. De sa création en 1961 jusqu’à fin 2020, la Fondation a alloué au total plus de 43,2 millions de francs à 8856 jeunes. Elle apporte ainsi une contribution essentielle à la formation et au perfectionnement en Suisse. [Elle] octroie des bourses et des prêts sans intérêts à des jeunes avides d’ap prendre un métier et leur ouvre les portes des écoles et universités. Elle n’octroie ces bourses et ces prêts que lorsque toutes les

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société

autres sources financières sont épuisées.»4

En 2021, grâce à des dons généreux, la Fondation a soutenu 283 jeunes, dont 59 Valaisans, à hauteur de CHF 968 950.-. Comme l’explique Sina Bellwald, membre du jury du prix pour l’encouragement pré coce dans les régions de montagne suisses, « je trouve important de mettre en place des mesures de promotion précoce ciblées en dehors des grands centres, et notam ment dans les zones de montagne et les contrées reculées, pour que les enfants de ces régions aient les mêmes chances d’ap prendre et de se développer. »

Comment demander une bourse à la Fondation Pestalozzi ?

Quatre conditions sont à remplir pour pouvoir faire la demande. Il faut avoir grandi dans une région de montagne suisse et y avoir effectué sa scolarité obli gatoire ; être citoyen suisse ou étranger titulaire d’un permis C ; être âgé de moins de 30 ans au moment de la pre mière demande et terminer sa formation avant 35 ans ; et enfin, la formation pour laquelle la bourse est demandée doit être

reconnue par la Confédération (pas en école privée, sauf si une formation dans une école publique est impossible ou plus coûteuse). Le soutien financier sera refusé pour la scolarité obligatoire, pour une deuxième formation, pour une for mation d’une durée de moins d’un an ou pour une année d’échange à l’étranger. Afin d’effectuer une requête de soutien financier, il faut tout d’abord faire une demande de bourse d’étude à l’Etat du Valais, attendre la décision, même si c’est long à obtenir, puis remplir le formulaire disponible sur le site www.pestalozzistiftung.ch, l’imprimer et l’envoyer par courrier postal à la correspondante locale de la région, pour le val d’Anniviers, c’est : Chantal Epiney, La Goletta 30, 3961 Grimentz. Comme l’explique le site, « les correspondants locaux béné voles constituent la base de la Fondation Pestalozzi. Bien implantés au niveau des régions et possédant une parfaite connaissance du terrain, ils entretiennent le lien de proximité avec les régions de montagne et répondent aux besoins de formation des jeunes. Ils examinent les

demandes de bourses en tenant compte des décisions des services cantonaux chargés des bourses d’études et dressent un plan de financement prenant en considération les possibilités financières des jeunes et de leurs parents. » 4

La Fondation fonctionne grâce aux dons des particuliers et des entreprises. Les dons ponctuels sont bienvenus, et il est aussi possible de soutenir durablement le pro jet en intégrant le cercle des mécènes et en s’engageant à verser au minimum CHF 1000.- par année pour financer à long terme des bourses octroyées sur plusieurs années.

1 www.socialchangeswitzerland.ch 2 www.parlament.ch, étude publiée en 2013 par la direction de l’instruction publique de Zürich 3 propos de Chantal Epiney, correspondante locale bénévole d’Anniviers pour la Fondation Pestalozzi depuis plusieurs années 4 www.pestalozzi-stiftung.ch

NOS ÉVÉNEMENTS ET

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Johann Heinrich Pestalozzi, éducateur et penseur suisse pionnier de la pédagogie moderne RETROUVEZ TOUS ANIMATIONS SUR NOTRE AGENDA EN LIGNE
16 078 671 11 51 - Vissoie-Anniviers Alain Zuber chauffage sanitaire couverture ferblanterie Rue d’Ehala 36 3976 Noës Alain Zuber 079 220 78 00 alain.zuber@bluewin.ch José Teixeira 078 743 75 99 ze3961@gmail.com Route de Moiry CH-3961 Grimentz +41 (0)27 475 18 22 info@anniviers-immobilier.ch www.anniviers-immobilier.ch

Une décennie de

«Jazz sous les étoiles»

Pour marquer dignement cet anniversaire musical, les responsables du festival Jazz sous les Etoiles ont ravivé leur imagination. Et les adeptes de sons classiques ou déjantés n’ont pas été déçus.

Une pelle à neige

La grande Erika Stucky, reconnue à l’inter national pour son originalité sans barrière de style, a fait son entrée de concert avec une pelle à neige ! Eh bien, cet outil si banal dont nous savons tous nous servir à la montagne, produit des sons qui, uti lisés par une telle artiste, peuvent s’inté grer dans son univers et bousculer un peu nos oreilles trop habituées aux standards. Ajoutant les bruitages particuliers du fou lard dans ses cheveux, la musicienne aux multiples facettes a partagé sa passion pour un monde multiculturel. Elle était accom pagnée du joueur de tuba Ian GordonLennox, et c’est peu dire que les deux artistes ont brillé dans leur firmament. On peut aimer ou pas, mais on se doit de leur reconnaître un authentique engagement.

Sons de carillon, sons de balcon Et voilà qu’un autre musicien, passionné de percussions, attaché aux valeurs tra ditionnelles de notre pays a imaginé un concert entre carillon et trompette. Beat Jaggy, originaire du Haut-Valais, président de l’association Carillon-VS, a fait ins crire le carillon sur la liste du patrimoine culturel immatériel valaisan. Il fallait y penser à utiliser les cloches comme des ins truments de musique. «Musicien, tu n’es qu’un instrument traversé par la musique» affirme Beat Jaggy. Ainsi, le savoir-faire ancestral des carillonneurs Benoît Salamin et Aurélien Rion et la virtuosité du trom

pettiste Yannick Barman ont dialogué. Ce concert original, plutôt doux, a attiré nos regards vers le haut, du clocher au balcon, a ouvert notre ouïe à d’autres conversations sans paroles, a offert des instants poétiques où ce face-à-face a plané sur les cœurs et fait ressurgir des souvenirs d’enfance.

Du jazz aussi

Les amateurs en ont eu pour leur plaisir. En plus des deux moments particuliers déjà cités, des artistes ont présenté leurs œuvres musicales typées jazz pour le plus grand bonheur des accros à ce style et des curieux. Trois jours d’émotion, d’envie de se balancer, de vie dans toute sa diversité.

Bravo aux organisateurs et bénévoles qui, depuis dix ans, se donnent à fond pour proposer de grands moments à tous, mêlant découvertes musicales et lieux improbables, pelle à neige et caril lon. Que de chemin parcouru depuis le premier concert donné en 2013 dans le chalet des fondateurs du Festival Jazz sous les Etoiles, Marie et Christophe Rhodius ! Tout au long de ces dix ans, plus de deux cents musiciens ont fait résonner leurs mélodies là-haut à St-Luc.

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Simone musique Erika Stucky Beat Jaggy
18 tél. 027 475 26 22 bouchvallee@bluewin.ch boucherie-delavallee.ch 3961 Vissoie Rte. de Grimentz 3 3961 Vissoie 027 475 12 01 ne manquez pas de visiter notre vinothèque st-luc@13etoilespamvalais.ch www.achelli.ch

HC Anniviers

L’aventure outre-Atlantique !

Après plus de 60 ans d’existence, le Tournoi International de Hockey Pee-Wee de Québec demeure un lieu de rencontres inoubliables et de souvenirs mémorables où des milliers de joueurs âgés de 11 et 12 ans viennent défendre les couleurs de leur équipe. Il comporte plusieurs tour nois selon le niveau des équipes. Thomas Zufferey et Cyril Melly du HC Anniviers, U13, eurent la chance d’y participer en mai 2022.

Avec 12 coéquipiers romands, ils embar quèrent dans l’aventure Team Romandie en novembre 2021. Tout d’abord par des entraînements à Villars, dans la vallée de Joux et à Genève. Puis vint le moment du départ. La majorité des enfants étaient accompagnés de leurs parents. Nos deux Anniviards déterminés étaient résolus à faire le voyage seuls. Adieu parents, co pains, école,…. L’espace de 10 jours, ils purent vivre au cœur du monde du hockey tant imaginé.

L’organisation romande Team Léman Suisse se chargea de trouver des familles d’accueil. La culture du hockey étant très vivante au Québec, la pandémie n’empêcha pas

1ère

équipe

05.11.2022 HCA – Royal HC Lausanne 11.11.2022 HCA – HC Montana 26.11.2022 HCA – HC Académique Genève-Uni 02.12.2022 HCA – HCV Nendaz 09.12.2022 HCA – HCV Sion 2 14.12.2022 HCA – EHC Raron 17.12.2022 HCA – CP Meyrin 04.01.2023 HCA – HCV Martigny-Verbier 13.01.2023 HCA – HC Portes du Soleil

l’organisation de trouver des familles. Thomas et Cyril logèrent dans la même famille d’accueil, ce qui facilita leur séjour.

Sur place, le programme était minuté : 8 matchs associés à des visites culturelles et à de la détente : visite du vieux Québec, des chutes de la Chaudière, d’un grand parc aquatique et du célèbre centre Vidéotron.

L’équipe Team Romandie ter mina son tournoi en ¼ de finale. Malgré les larmes et la déception du moment, les amitiés créées et les souvenirs de cette aventure outre-At lantique resteront à jamais lumineux !

Impressions de Thomas et Cyril : « On a tout aimé, l’équipe, la famille, le hockey et les activités sur place. La venue de la famille d’accueil du Québec cet été chez nous était la cerise sur le gâteau ! ».

Un MERCI particulier aux entraîneurs qui donnent de leur temps bénévolement pour le mouvement Juniors et permettent ainsi à la jeunesse d’exercer un sport d’équipe rassembleur !

U15 A

U13A

12.11.2022 HCA-Sierre – HC Château-d’Oex 26.11.2022 HCA-Sierre – HC Forward-Morges 17.12.2022 HCA-Sierre – LHC Academy 14.01.2023 HCA-Sierre – MOJU Portes du Soleil 21.01.2023 HCA-Sierre – CP Meyrin 04.02.2023 HCA-Sierre – EHC Raron 05.02.2023 HCA-Sierre – HC Valais Chablais Futur 18.02.2023 HCA-Sierre – HC Trois-Chêne

03.12.2022 HCA – HC Valais Chablais Futur 14.01.2023 HCA – HC Sierre 28.01.2023 HCA – LHC Academy 2 18.02.2023 HCA – MOJU Portes du Soleil 11.03.2023 HCA – Brig-Glis Young Eagles

19 sport

traditions

Sacrées croix de bois !

Le val d’Anniviers abonde de longues croix de bois. Elles ne se remarquent presque pas tant elles sont nombreuses et éparpillées un peu partout dans les villages et dans la nature. On ne parle pas ici des crucifix qui décorent les églises, les chapelles ou les cimetières, ni des insignes religieux qui tracent les chemins de croix. On parle des croix mystiques, celles qui s’élancent vers le ciel telles des anges dont les ailes déployées sont accueillantes.

Ces symboles des religions chrétiennes sont en bois résineux de la région. Le mé lèze est imputrescible, dense et résistant. La pierre est plus chère et difficile à travail ler. La durée de vie d’une croix de bois est d’environ 100 à 150 ans. Elles sont édi fiées par les communautés villageoises ou par des donateurs privés. Il arrive que sur le bord des chemins des croix anciennes soient recouvertes de mousse séchée, une sorte de lichen, qui crée un mimétisme étonnant avec la nature environnante.

Ces entrecroisements de bois sont parfois décorés avec un cœur, des instruments du martyre, des symboles religieux, des ex-vo to ou recouverts d’un petit toit. En dehors des villages, les croix sont simplement gra vées d’inscriptions et portent une date.

Dans le val d’Anniviers, ces croix évoquent souvent une mission. La présence de ces grands crucifix est due aux missionnaires, des frères Capucins ou des Jésuites. On pense que c’est Saint-François de Sales qui est à l’origine de ces missions. Chaque dix ans, les diocèses envoyaient dans les paroisses des prédicateurs rédemptoristes

afin d’évangéli ser les pauvres en milieu rural. Ils prêchaient lors des messes et ani maient des retraites pendant plusieurs jours pour motiver les fidèles, raviver l’élan spirituel des villageois mis à mal par la propa gation de l’hérésie protestante. Pour clore ces périodes de missions parois siales, de longues croix étaient éri gées dans des lieux spécifiques comme à la croisée de che mins, dans des vi rages, dans des al pages, des mayens ou au cœur des villages.

Certaines croix sont symboliques alors que d’autres ont un rôle spé cifique. Dans le passé, lors des convois funèbres, elles servaient de reposoirs et of fraient aux porteurs de la bière un moment de répit pendant les prières.

Les entrées et les sorties des villages sont souvent indiquées par une croix de limite C’est un repère administratif et topogra phique. Une croix érigée en souvenir d’une mission prêchée en 1949 s’élance vers le ciel à la limite des anciennes communes de Vissoie et d’Ayer, proche de Mission, de

Saint-Jean 26.12.2010

Cuimey et de La Combaz. Ces hameaux faisaient partie de l’ex-commune d’Ayer mais étaient reliés à la Paroisse de Vissoie.

Très anciennes, les croix de peste rappellent une épidémie. Elles ont été érigées par les populations pour se protéger de ce terrible fléau. La peste est une infection mortelle provoquée par le bacille yersinia pestis Cette contamination frappa périodique ment la Suisse entre le XIVe et le XVIIe siècle. Elle fut vaincue à Hong Kong

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en 1894, après la découverte du ba cille par Alexandre Yersin.

Les croix de pèle rinage indiquent une étape lors d’un pèlerinage ou pen dant une proces sion. Les croix des ponts protègent ces constructions des inondations, des avalanches, des in cendies et de tous les désastres naturels. Il existe également les croix des sources et des fontaines. Elles servent à bénir ou à sanctifier l’eau, élé ment indispensable à la vie.

Il y a des montagnes auréolées de croix protectrices qui comme les phares maritimes guident les alpinistes et té moignent de leurs exploits. Ces croix sont en métal et an crées sur le point culminant des sommets. Elles peuvent aussi symboliser un souvenir ou la splendeur d’un lieu. C’est le cas de celle qui illumine la Pointe de Zinal (3790 m) au fond du val d’Anniviers. En 2010, elle a été portée tout là-haut par les initia teurs du projet Jérémie Melly et ses amis, ainsi que par le créateur de la croix, JeanPaul Theytaz et par monsieur le Curé Luc Devanthéry qui l’a bénite.

En 2019, la croix du village de Grimentz, haute de 22 mètres, a été arrachée par un violent coup de vent. Elle datait de 1833. La Société du Village, la Bourgeoisie, la Paroisse et les artisans du village se sont unis pour reconstruire cet immense sym bole protecteur. Le 14 novembre 2020, la nouvelle croix est descendue des cieux en hélicoptère depuis la forêt de la Chierne pour être redressée au village et fixée sur un socle solide. Fierté des villageois, elle illumine et domine le village de Grimentz.

L’Oratoire Saint-Félix à Saint-Jean d’en Bas a été reconstruit en 1711. Entièrement rénové en 2014, sa croix mesure quelque dix mètres de hauteur. Elle est adossée à l’édifice et protège le village et ses habitants depuis la nuit des temps. Autrefois à Chandolin des processions avaient lieu toutes les deux semaines. Elles partaient de l’église et grimpaient jusqu’à la croix du Calvaire. Les fidèles peuvent toujours se recueillir au reposoir situé à proximité de la croix.

De surcroît, elles procurent un charme divin à la vallée et à ses villages.

texte & images: Dominique©Epiney Regolatti sources :

• Le «bon» vieux temps au val d’AnniviersPont André 1991

• Le val d’Anniviers - Gyr Willy 1994

Tous les villages d’Anniviers possèdent des croix qui rappellent une histoire, un sou venir ou un événement. Certaines sont en parfait état alors que d’autres sont bien délabrées. Il serait bon de les rénover pour les mettre en valeur avant qu’elles ne dis paraissent à jamais. Elles incarnent avec les nombreux monuments religieux anni viards, un précieux patrimoine historique.

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Mérites sportifs et culturels

Les noms des lauréats 2020 et 2021 sont connus

La Commune a remis dix mérites et distinctions à des personnalités anniviardes qui se sont démarquées par leurs résultats ou leur engagement. La cérémonie a eu lieu le 18 septembre dernier, à l’occasion de l’inauguration du nouveau terrain de foot.

Mérites Prix d’encouragement

Football Club Anniviers 1/2 finaliste à la coupe valaisanne

Maxime Hannart Ski alpin : 1er en combi-race, 2e et 3e en GS

Distinctions

Loris Guilhaume Parapente acrobatique : 1er voltige Elite suisse

Joël Jesacher Ski freestyle : qualification pour le team performer

Agnès Mc Tighe Course à pied : record suisse du 5 km sur route

Ignatius Mc Tighe Natation : 3e romand Elite en brasse

Aymeric Hannart Ski alpin : qualification à une course IRW en GS

Christian Caloz Président du FC Anniviers, pour son dévouement

Dominique Zuffery Directeur de chœur, musicien et chanteur, pour l’ensemble de sa carrière

Véronique Tissières et Georges Zufferey Comédiens, pour la pièce de théâtre « Mon ex » avec les Compagnons de la Navizence

Distinctions et mérites 2022 : envoyez vos candidatures !

La Commune d’Anniviers invite les sportifs et artistes à déposer leur candidature d’ici la fin janvier 2023. Les « distinctions » reviennent aussi bien aux individus qu’aux sociétés, qui ont réalisé des performances lors de compétitions sur le plan cantonal, national ou international. Quant au « mérite sportif » et au « mérite culturel », ils sont attribués à une personnalité pour son engagement exemplaire ou pour l’ensemble de sa carrière.

Règlement et informations

Règlement et formulaire d’inscription disponibles sur le site internet anniviers.org Délai pour le dépôt des candidatures : 31 janvier 2023.

Les noms des méritants seront communiqués en septembre.

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©REMO

Activités hivernales

La voirie sur plusieurs fronts

L’hiver arrive et avec lui, la mise en place de plusieurs infrastructures de loisirs. Pour se balader, patiner, se dépenser sur la piste de ski de fond ou randonner en peau de phoque, habitants et touristes peuvent compter sur le travail de préparation et d’entretien de la voirie. Avec quelques nouveautés cette année.

Piste de ski de fond à Zinal : la boucle est bouclée Bonne nouvelle pour les fondeurs : la boucle des Plats de la Lée a été pro longée de 1 kilomètre, ce qui lui permet ainsi d’entrer dans les grands standards des parcours de ski de fond. Ce parcours de 9 kilomètres, amélioré par un nivellement de terrain, va étoffer l’offre actuelle et attirer davantage de groupes de sportifs. Il sera ouvert en deux étapes, selon les conditions d’en neigement. La piste exige ensuite un damage quoti dien, qui est assuré par les employés des remontées mécaniques et financé par la Commune.

Rando Parc : une montée plus belle et plus accessible Entre Zinal et Sorebois, le chemin a été entièrement réaménagé pour contour ner les pistes de ski et faciliter l’ascension des randonneurs en peau de phoque. Il sillonne la pente en lacets à travers la forêt, ce qui permet de minimi ser les zones de portage des skis et de faciliter les conversions à faire durant la montée. De plus, le nou veau tracé s’inscrit dans un décor plus beau et plus sauvage.

Chemins hivernaux : 144,6 kilomètres balisés

Le balisage hivernal a débuté en novembre, avec la pose de 700 panneaux roses, qui indiquent des itinéraires sécurisés aux marcheurs, avec ou sans raquettes. Le damage et l’entretien de ces quelque 144,6 kilomètres de che mins demandent en moyenne 160 heures par saison.

Patinoires des villages : 5 surfaces gratuites

Les patinoires naturelles des villages de Zinal, Grimentz, Ayer et SaintLuc, sont ouvertes de midécembre à fin février, selon les conditions ther miques. Une première couche de neige aide à enclencher le proces sus, puis on nourrit la glace avec de l’eau tout au long de la saison. Quant à la patinoire de Vissoie, elle est constituée à partir de glace artificielle et peut ouvrir plus tôt dans la saison. Toutes les sur faces de glace de la vallée sont accessibles gratuite ment et éclairées en soirée jusqu’à 21h.

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raquettes
11 parcours de randonnée à peau de phoque (Rando Parc) = 40 km Des itinéraires pour tous 18 parcours
= 87,2 km 9 parcours pédestres = 57,4 km
Pages communales:
Infos sur les ouvertures des installations Geneviève Hagmann (textes) et krla.ch (graphisme)

Énergie

Lutte contre le risque de pénurie énergétique –La Commune d’Anniviers met en place un plan d’action

Face au risque de pénurie énergétique durant l’hiver prochain, la Commune d’Anniviers a pris des mesures pour réduire sa consommation énergétique, notamment par l’extinction progressive de l’éclairage public. Partant du prin cipe que chacun a un rôle à jouer, le Conseil a choisi de mettre en œuvre différentes mesures, en suivant les re commandations émanant de l’Antenne Région Valais Romand et de la Fédé ration des Communes Valaisannes. La Commune d’Anniviers lance également un appel à la population en invitant les citoyen(ne)s et les entreprises à par ticiper à l’effort national d’économie d’énergie.

Retrouvez toutes les informations liées à ce plan d’action sur anniviers.org

Commander son chauffage à distance

Les propriétaires de résidences secon daires peuvent facilement réduire leur consommation d’énergie en réglant leur chauffage à distance. Investir dans un système adapté peut faire économiser jusqu’à 60% d’énergie, pour un budget d’installation allant de CHF 500 à 2’500.– . Calculez votre potentiel d’économies et découvrez toutes les solutions à disposition sur le site internet makeheatsimple.ch.

Une coopérative solaire pour Anniviers

La Commune a décidé de mettre le toit de l’école de Vissoie à la disposition d’un projet d’installation photovoltaïque, géré par une coo pérative citoyenne. Les personnes intéressées peuvent s’engager et acheter des parts, afin de soutenir une production d’énergie renouve lable. Une séance d’information aura lieu le 14 décembre à Saint-Luc.

De plus en plus de personnes sou haitent s’engager en faveur d’une production d’énergie renouvelable et locale. Mais tout le monde n’a pas la possibilité ni les moyens d’installer des panneaux solaires sur son toit. C’est pourquoi l’association Solstice Valais, mandatée par la Commune d’Annivers, propose aux intéressés de se rassem bler autour d’un projet énergétique

de proximité. Le fonctionnement est simple : des citoyennes et des citoyens volontaires fondent une coopérative et en deviennent membres par l’achat de parts sociales. La coopérative pos sède et gère l’installation photovoltaïque placée sur le toit de l’école de Vissoie. Les membres décident ensuite de la meilleure valorisation possible de leur énergie.

Séance d’information

Que faire pour participer ? Comment la coopérative va-t-elle s’organiser ? Combien ça coûte et quelles économies peut-on réaliser ? Pour expliquer la dé marche et répondre aux questions, l’association Sol stice Valais et la Commune d’Anniviers convient la population à une séance d’information le 14 décem bre 2022 à 18h, dans la salle communale de Saint-Luc (immeuble de l’office du tourisme).

Bienvenue à toutes et à tous !

Infos sur solstice-valais.ch

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24 Commune d’Anniviers

Sécurité

L’équipe de Claude Peter veille au grain

Le Service de la sécurité de la Commune d’Anniviers est en alerte dès les premières neiges afin de protéger les villages et les routes. Son chef Claude Peter explique les différentes tâches de son équipe durant la saison.

Les dangers naturels font l’objet d’une observation constante toute l’année en Anniviers. Dès les pre mières neiges, Claude Peter et son équipe abattent un énorme travail pour sécuriser les villages et les voies de communication. De jour comme de nuit, dès que le man teau neigeux atteint plus de 30 centimètres et que le vent com mence à souffler, il faut purger les couloirs dangereux: ces derniers se situent principalement au fond des villages de Zinal (rive gauche) et de Grimentz.

Ce minage préventif est déclenché à distance, par le système Gazex, qui fait exploser le gaz au-dessus de la neige depuis un tube fixé au rocher. L’opération est surveillée de près : un radar pour détecter une éventuelle présence humaine et des contrôles visuels sur place au sommet et au bas de la pente. « Le but est d’éviter les accumula tions de neige comme en 1999. Nous intervenons en moyenne dix fois par hiver, mais cela varie d’une année à l’autre », explique Claude Peter. Ces déclenchements pré ventifs s’ajoutent à ceux effectués

manuellement ou par hélicoptère par les patrouilleurs des remontées mécaniques et le chef de sécurité régional.

Des protocoles bien rodés

Les risques pour les routes se pré sentent soit à la suite d’une grosse chute de neige, soit après un épi sode de pluie sur neige. La pre mière mesure de sécurité consiste à fermer les routes secondaires Grimentz-Zinal et St-Luc-Ayer. Puis les minages préventifs sont déclenchés. Ce n’est que dans des situations exceptionnelles que le voyer cantonal et les cantonniers décident de fermer la route SierreVissoie.

Les habitations exposées sont connues (situées principalement au fond de Zinal sur la rive droite) et les protocoles d’évacuation bien rodés. Comme l’explique Claude Peter, « on ne peut pas effectuer de minage préventif au-dessus des villages. Il faut donc surveiller la situation de près chaque jour, selon l’évolution de la tempéra ture et l’action du vent. Grâce à notre observation et à nos outils

de mesure, nous pouvons avertir la population par sms. Nous savons quand nous allons fermer la route, mais pas quand nous pourrons la rouvrir. »

« Rien ne remplace l’observation sur le terrain »

Le changement climatique demande encore plus de vigilance. « On observe des phénomènes de plus en plus extrêmes. On peut pas ser d’un épisode beau et chaud à d’importantes précipitations, ou avoir des avalanches de printemps en plein mois de décembre. » La surveillance quotidienne des trois chefs de sécurité de la vallée et la collaboration avec les patrouil leurs des pistes de ski sont indis pensables. Claude Peter effec tue lui-même régulièrement des reconnaissances terrestres ou en hélicoptère, afin de repérer les cou lées de neige spontanées, contrôler les pentes après les minages, etc. « Même si l’on dispose aujourd’hui d’outils informatiques de pointe pour détecter le danger, rien ne remplacera jamais l’observation physique sur le terrain. »

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Assurer de bonnes conditions de circulation

Le Service de la sécurité participe activement à la prévention des accidents sur les routes. Lorsque les chaînes sont obligatoires les jours de forte affluence touristique, il organise un couloir de chaînage au départ de la route de la vallée à Sierre. Une équipe de six pom piers aide les touristes à monter les chaînes. Le but est de permettre à tout le monde d’arriver jusqu’au chalet, et d’éviter les accidents ou perturbations dans les stations. Cette action, unique en Valais, existe depuis 2011.

Mobilisation de la colonne de secours

Claude Peter mobilise la colonne de secours sur demande de la centrale 144 entre 5 et 10 fois par an, dès qu’une avalanche tombe hors du domaine skiable ou en cas d’accident de la route, le plus souvent pour des disparitions de personnes. Équipés de pelles et de sondes, les secouristes partent à la recherche des victimes. Le chef du Service de la sécurité est chargé d’organiser ces opérations. « J’ai le rôle du chef d’orchestre, mais j’aime responsabiliser les gens qui s’engagent avec moi. Le but, c’est de tout entreprendre pour sauver des vies. On a de la chance de pouvoir compter sur des personnes extraordinaires qui consacrent énormément de leur temps libre à la sécurité de cette magnifique vallée. Merci à eux ! »

Grâce à un sapin illuminé…

Lorsqu’on lui demande d’évoquer un souvenir de sauvetage, il choisit de raconter l’histoire de ce touriste belge, tombé sur un chemin en plein hiver et victime d’une fracture ouverte du fémur. « Il était parti de Saint-Luc, mais il ne savait pas où il se trouvait et il faisait déjà nuit. Il était gravement blessé et en danger d’hypothermie. Nous avons réussi à le localiser grâce à un sapin illuminé de Saint-Jean. Il voyait cet arbre et en lui demandant combien de branches il pouvait repé rer, nous avons su à quel niveau de la pente il se situait. Il était audessus de Cuimey et le médecin a pu le sauver in extremis. »

Sécurité

J’ai le rôle du chef d’orchestre, mais j’aime responsabiliser les gens qui s’engagent avec moi. Le but, c’est de tout entreprendre pour sauver des vies.

On a de la chance de pouvoir compter sur des personnes extraor dinaires qui consacrent énormément de leur temps libre à la sécu rité de cette magnifique vallée.

Merci à eux !

Le Service de la sécurité en chiffres

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Lacolonnedesecoursestcomposéedevolontaires,qui sontmobilisésenurgencepourrechercherdes personnesdisparues. ClaudePeterestchargédela surveillancedesdangersnaturelset del’organisationdessecourspour toutelavallée Chaqueminagepréventiffaitl’objetd’unesurveillancedeterrain,avantet aprèsdéclenchement. 124 pompiers 4 policiers 5 observateurs des dangers naturels, fonctionnent été comme hiver, nos yeux sur le terrain 3 chefs de sécurité avalanches 17 « first responders » et 25 membres de la colonne de secours

Parkings

La Commune a décidé de chan ger de fournisseur pour le paiement numérique de ses parkings. Les anciennes applications Paybyphone et SEPP n’offraient pas la possibilité de payer avec Twint. C’est pourquoi il a été décidé de se tourner vers une solution suisse, déjà utilisée dans plus de 900 parkings : Parkingpay, ainsi que son application cousine Easypark, connue des conducteurs européens.

Les personnes qui ont l’habitude de payer leur parking avec leur téléphone devront donc télécharger l’une de ces applications pour régler leur station nement en Anniviers. Le paiement en cash est toujours possible.

Le système de tarification a été simpli fié, en hiver comme en été. Il s’aligne sur le principe appliqué dans de nom breuses localités valaisannes: première heure gratuite, puis tarif horaire fixe jusqu’à dix francs maximum par jour.

La gestion de certains parkings va également connaître quelques chan gements: le parking au départ du télé siège de la Forêt à Saint-Luc devient payant et l’ensemble du parking de la Liha à Grimentz sera géré par la Com mune. En revanche, les places de parc devant les commerces de la rue de la télécabine à Grimentz vont retourner en mains privées.

27 Paiementnumériqueoucash
Abonnement annuel 365,00 (paiement possible via les applications) Jusqu’à 1h Gratuit De 1h à 2h 1,00 De 2h à 3h 2,00 De 3h à 4h 3,00 De 4h à 5h 4,00 De 5h à 24h 5,00 Jours suivants 5,00
Gratuit De 1h à 2h 2,00 De 5h à 24h 10,00 De 2h à 3h 4,00 De 3h à 4h
De 4h à 5h 8,00 Jours
MAI - OCTOBRE NOVEMBRE
Nouveaux tarifs des parkings
Jusqu’à 1h
6,00
suivants 10,00
- AVRIL
Depuis ce mois de décembre, le paiement numérique des parkings passe à un nouveau système: il se règle désormais via les applications Parkingpay, EasyPark et Twint. Ce changement s’accompagne d’une nouvelle tarification simplifiée.
Tarifs et paiement : on simplifie !
27 Commune d’Anniviers
28 L e B O I S met de la chaleur dans votre foyer Boisval SA - Mayoux 027 475 12 37 - boisval@bluewin.ch Construction SA Vissoie 027 475 11 33 - construction.sa@bluewin.ch Créabois - Grimentz 027 475 21 54 - creabois@netplus.ch Massy SA - Grimentz 027 475 15 78 - info@menuiserie-massy.ch Revey Jacky Sàrl - Mayoux 027 475 23 74 - jackyrevey@netplus.ch Melly Sarl Ayer 079 434 79 73 - mellyc-n@netplus.ch Monnet SA - Mayoux 027 475 18 33 - info@monnet-sa.ch Salamin François SA - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55 francoissalamin@bluewin.ch Theytaz Jean Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70 menuiserie-theytaz@bluewin.ch Multibois Anniviers Sàrl - Mission 079 277 07 68 - info@multibois.ch Les Menuisiers - Ebénistes - Charpentiers d’Anniviers vous souhaitent plein succès SA www.sivacolor.ch www.salaisons-anniviers.

Le Gamin

de Philippe Theytaz: une perle anniviarde

Il y a une dizaine d’années, Philippe Theytaz publiait un ouvrage intitulé Gamin. Le livre retraçait les péripéties de la vie d’un gosse aux prises avec un monde d’adultes dans la solitude des alpages. Le livre a enthousias mé les lecteurs de l’époque. J’en étais. Malgré une quasi-ferveur autour de cette petite perle – voyez plus loin quelques extraits des témoignages – l’ouvrage, épuisé de puis longtemps, n’a pas été réédité.

M’y repenchant récemment, j’ai mieux mesuré la force et la qualité exception nelle de l’ouvrage. Une analyse fouillée à laquelle je me suis livré m’a confirmé dans ces impressions.1 J’ai réalisé qu’il était un document quasi-unique, un témoignage, sur la vie qui avait cours ici naguère encore, une pièce de notre patrimoine. De là l’idée de convaincre Philippe de procéder à un nouveau tirage. Mais ce fut une rude affaire. Il fallut vaincre une pudeur qu’il a chevillée au corps, assurant la défense de son intimité. Il a cédé devant nos insistances. Les encouragements sont en effet venus nombreux, en particulier du petit comité de soutien constitué pour l’occasion (voyez la liste page 31).

Venons-en à l’ouvrage. Le livre dont il est question ici a pour cadre un alpage situé au-dessus de Zinal, Tracuit, et la vie qui s’y déroulait durant les trois mois de l’esti vage, entre 1800 et 2600 mètres d’altitude. Une équipe de six personnes, les pâtres, gère un troupeau comprenant une cen taine de vaches à traire, une quarantaine de modzons, quelque dix cochons et une dizaine de cabris. L’un des pâtres, le maître ou fruitier dirige l’ensemble. L’équipe est fortement hiérarchisée, avec en queue le

mayo, d’ordinaire un gosse d’une dizaine d’années. Leur fonction, gouverner tout ce monde et surtout, fabriquer quelque deux mille kilos de fromage répartis en meules de cinq à six kilos, du sérac et du beurre. Philippe fut des leurs entre sa dixième et sa seizième année.

Confronté à la rudesse des lieux, des gens et de la tâche, oscillant entre souffrance et jubilation, Philippe relève le défi. Il a pour secours la force de la prière, l’amour des bêtes et la résilience provocatrice du « même pas peur, même pas froid, même pas fatigué, ... » repris en boucle comme une litanie, l’enfant tient à se montrer à la hauteur. L’épée de Damoclès du « ne pas faire collier. »2

Le style

Le Gamin de Philippe est inclassable. Il est inclassable quant au contenu, à la richesse et à la variété des thèmes abordés et à la profondeur de la pensée : l’enfance par

tout, l’école, l’éducation, la religion, la ten dresse et l’amour, les relations humaines, l’amour des bêtes, etc. Mais à côté de sa portée ethnologique, le Gamin est une œuvre littéraire. Elle l’est au plein sens du mot par son style. En réalité, style et contenu sont indissociables, en parfaite harmonie l’un avec l’autre. Mettant sur la touche des règles syntaxiques et gram maticales qu’il enseigne pourtant journel lement, Philippe s’efforce parfois de « mal écrire » pour rendre vrai le témoignage. Ramuz l’avait fait, c’était même chez lui presque une marque de fabrique. Il disait que son style avait la démarche naturelle de ses personnages. En rouvrant le livre de Philippe, ce sont les échos ramuziens que j’ai perçus à travers le style, chose à laquelle je n’avais pas été attentif lors de ma pre mière lecture. Les passages sont nombreux dans lesquels cette impression se mani feste. L’un de ses correspondants l’obser vait aussi dans une lettre à Philippe, suite

29 ▼
lec-
tures

à la parution du livre (voir plus loin dans les témoignages). Paul Theytaz abonde et prolonge en découvrant dans le narratif de Philippe des accents flaubertiens. « Style épuré, simple, poignant, sans fioritures, ni insistance, absence totale de rhétorique », note-t-il. Il ajoute : « Philippe captive le lecteur, aucune ligne n’est ennuyeuse. Un récit qui entraîne et qui tire des larmes. Personne ne ronronne ni ne s’assoupit. Et nous voilà plongés dans une émotion vivante, concrète. On ne lâche ni le récit, ni le conteur. Pas de grandiloquence, ni de victimisation. Fallait réussir ce tour de force ! » Et le professeur de français qu’il est ajoute : « Gamin devrait être étudié dans toutes les écoles du Valais, car il fait partie du patrimoine et de notre histoire. »

Je cite deux de ces passages en relation avec le style, mais on a l’embarras du choix. Pages 44-47, Philippe se trouve à Compohhangna3, 2600m : « Il y a un épais brouillard et la neige continue à tomber. Je monte, monte encore … Je me dis que pour tous les rassembler et les amener dans le pâturage du bas [2050m], où il y a pas de neige, ça va être je sais pas comment… Impossible. (…) Etre devant pour leur montrer le chemin, être derrière pour les chasser, être de chaque côté pour les gui der… Quand tu es devant, elles avancent plus. Quand tu es derrière, celles qui sont devant savent pas où aller. Quand tu es d’un côté, elles partent de l’autre. Et puis avec ce brouillard, même si elles savaient où aller, elles savent plus. Alors je prie. »

Page 84, à l’occasion de la visite de sa mère. « Il l’aimait. Elle l’aimait. Mais ça ne se di sait pas. Ça se sentait ou ça devait se sentir, mais ça ne se disait pas. Et pourtant, il au rait aimé l’entendre dire qu’elle l’aimait. Et il aurait été tout gêné. Et alors, elle aurait regardé ailleurs. Tchièno avait appris, sans que personne le lui dise vraiment, parce que c’est au-dedans de lui, que si on doit dire qu’on aime, c’est qu’on n’aime pas vraiment. Quand on aime, ça se voit. Pas besoin de dire. »

Ethnographique et littéraire, le Gamin est encore un chant de gloire en l’honneur de toute la corporation des pâtres. Eux à qui nul ne rend hommage, eux à qui la race d’Hérens doit sa réputation. Que serait en effet cette race sans ceux qui, été après

été, ont affronté trois mois durant les rigueurs de la haute montagne, dans la précarité d’équipements et de logements rudimentaires, à la merci des élé ments? Je pense ici à mon copain d’enfance Norbert Epiney, mayo à Barneusa, fou droyé avec treize bêtes en 1952.

Philippe nous raconte la genèse de son livre

« C’est vrai qu’il était là, tout au fond, Tchièno4… caché, ignoré, oublié. Peut-être qu’il ne demandait qu’à ressurgir, comme quand il avait 10-12 ans et qu’il était fier d’être petit pâtre des alpages. Il était là, oublié, jusqu’au détour d’un café, avec Bernard Crettaz qui sem blait dire en d’autres termes : « Mais main tenant, tu vas le laisser parler, Tchièno ! Pourquoi tu l’en empêches ? Il a des choses à dire… et il ne va pas te lâcher comme ça. Arrête de refouler ! Il va prendre une telle place qu’il va te contraindre à une thérapie psychanalytique si tu continues ainsi à le bâillonner... ».

De guerre lasse, Tchièno a pris le vieux par la main et l’a conduit à l’alpage. D’abord au Marais, puis à l’alpage du Toûno et en fin à Tracuit (sur Zinal). Et le vieux n’a plus eu qu’à se taire. C’est Tchièno qui l’amène alors dans les endroits oubliés de la mé moire. Dans la tsijiere des Remointzes, sous les coilles du parc du Chiesso, au misio de Composanne, à Cruiverde, à côté de la croix du Saché. Il parle, il parle Tchièno… et tout à coup il s’arrête.

Témoignages de lecteurs suite à la pre mière édition

« Le fait de choisir un enfant comme nar rateur, la fraîcheur que ce choix entraîne, la vie à l’alpage avec une grande sensibi lité, l’évocation de l’initiation à des valeurs fortes et durables que cette expérience a permise, tout cela fait de votre livre un at

tachant bonheur de lecture… un ouvrage qui figure en bonne place dans ma biblio thèque. » Nicolas Perruchoud

« Ces morceaux d’enfance m’ont passion née. Je semblais les vivre… Je lis, relis, sans me lasser comme si tout était de mon âge. (...) Je vous adresse mes sincères féli citations pour l’incomparable Gamin, une merveille. » Marceline Rey

« (...) Ce message que vous voulez parta ger me fait réagir et mieux comprendre qu’on a le pouvoir de façonner son des tin. » Pascal Vuistiner

« Beaucoup d’émotions en découvrant ce « morceau d’enfance volé ». Une envie de prendre dans mes bras et de consoler l’enfant blessé. Le verbe « voler » signifie aussi ouvrir ses ailes et gagner le large vers le champ de tous les possibles. Tu as su le faire et tu es un magnifique exemple de « résilience » … cher voisin d’autrefois dont j’ignorais les blessures secrètes. » Marie-Rose Genoud

« (…) Magnifique ouvrage d’une grande sensibilité (…) dans un style qui me fait penser à St-Exupéry. » Paul-André Florey

« (…) Bravo ! Voilà un document impor tant pour la bibliographie de l’histoire du Valais, la vie de ses habitants jusqu’à il n’y a pas si longtemps… » Jean-Jacques Joris

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« … J’ai été bouleversé par la vision de ce monde disparu, recréé au travers du re gard d’un jeune garçon. Chaque anecdote devient un alibi pour comprendre la ten dresse, la timidité, la curiosité et les peurs de ce petit héros dans lequel j’ai senti en permanence les prémices du sage que tu es devenu… J’apprécie ton humilité, ta réserve, ta force et ton humanité, toutes qualités bien présentes en germes chez Tchièno.

Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est la langue que tu as créée. A l’instar de Ramuz ou de Noëlle Revaz, tu inventes une langue qui sonne parfaitement juste, bien qu’elle soit très soigneusement tra vaillée et littéraire. Un vrai tour de force. Merci pour ce beau cadeau. Continue ! » Maurice Dirren

« Après avoir lu avec bonheur ton Gamin, je te félicite de cet ouvrage, écrit avec tant de réalisme et de sensibilité. Un vrai plai sir… Tu as trouvé le ton juste et la manière pudique d’évoquer des faits « disparus ». Si jamais tu posais la question de poursuivre le récit des aventures de Tchieno grandis sant, je ne pourrais que t’y encourager. » Michel Salamolard

Groupe de soutien à la réédition du Gamin:

Raphaël Antonier, Janine Barmaz, PierreAndré Berthod, Christophe Bétrisey, Jean Bonnard, Rémy Bonnard, Christian Caloz, Jean-Marc Caloz, Alexandre Cotting, Christiane Crettaz-Zufferey, Didier de Courten, Maurice Dirren, Louis Epiney, Patrick Epiney, Roger Epiney, Anne-Françoise Evéquoz, André Fagioli, Tharcis Genoud, Janine Guex, Evelyne Guilhaume, Priscilla Hiroz, Loane Imhof, Sabrina Imhof, Jean-Jacques Joris, Christian Liégeois, Henri Maître, Paolo Marandola, René Massy, Christian Melly, Jean-Yves Melly, Raphy Melly, Mercédès Meugnier, Georges Meynet, Jean-Henri Papilloud, Benoît Pont, Christine Pont, Guy-Pierre Pont, Jean-Claude Pont, Martine Pont, Nicolas Pont, Victor Popoff, Christiane Revey, Jean-Yves Rey, Gaétan Salamin, Jean-Pierre Salamin, Louis Salamin, Simone Salamin, Michel Salamolard, Jean-Marc Savioz, Michel Savioz, Barbara Stryjenski, Georges Theytaz, Jean-Marc Theytaz, Gabriel Vianin, Isabelle Vicquéry, Marie-France Vouilloz Burnier, Frédéric Zuber, GeorgesAlain Zuber.

Philippe Theytaz est né en 1945. Enseignant primaire et secondaire en Anniviers, il a été par la suite responsable de l’Office de l’enseignement spécialisé au Département de l’instruction publique du canton du Valais. Après une thèse en sciences de l’éducation, il a été direc teur des écoles de Sierre. Cofondateur du Centre de Compétences en Education et Relations Humaines (CCER). Au plan sportif, Philippe fut champion valaisan des 5000 et 10’000 mètres ainsi que du mara thon, champion romand des 25 et 30 km, avec plus de 35 participations à la course de Sierre-Zinal. Philippe a «alpé» durant six saisons dans différents alpages, entre sa dixième et sa seizième année.

Bulletin de commande Adresse pour commande ou réservation du livre Gamin de Philippe Theytaz : Auprès de Régine Theytaz, route du Rawyl 9 A, 3960 Sierre. 079 697 00 32. reginetheytaz@netplus.ch

Prix de vente : CHF 27.- / CHF 29.- par envoi postal, port compris.

Points de vente : Sion, La Liseuse Sierre, Payot Chandolin, La Boutique Grimentz, Marché villageois St Luc, Panoramik Vissoie, Café des Alpes Zinal, Bazar du Centre

1 On peut obtenir le texte de cette analyse gratuitement sur simple demande à : jean-claude.pont@unige.ch

2 Le lecteur qui aimerait connaître le sens de ce mot le trouvera dans l’exemplaire du livre de Philippe qu’il aura auparavant acheté !

3 J’ai regretté que Philippe n’utilise pas ici la si belle et si expressive appellation lo cale, qui était «Compohhangna», les deux h indiquant une aspiration comme le h allemand, le «gna» comme dans «gnou». Sans parler de l’affreux «Combautanna», qu’on peut lire sur la carte pédestre du val d’Anniviers

4 Tchièno est le nom d’emprunt utilisé par Philippe pour le petit pâtre qu’il était.

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Exposition

Naissance du tourisme en Anniviers

L’association VissoiArt a été créée, en 2016, par la paroisse de Vissoie. Elle a reçu pour mandat la gestion de l’espace culturel consacré à l’art photo graphique, pictural et sacré que constituent la colline et la chapelle du Château.

Le Chemin d’Images

Le Chemin d’Images conduit du cimetière de Vissoie à la chapelle en tournant autour de la colline. Il suit le chemin, réalisé en 1895, qui servait de parcours aux proces sions. Sur toute sa longueur, il est agré menté de photographies exposées, en plein air, pour une durée de deux ans. Après avoir proposé des photos de Léonard Gianadda (2016-17), de Charles Krebser (2018-19) et de René-Pierre Bille (202021), c’est l’histoire de la naissance du tourisme en Anniviers, au cours de la deuxième partie du XIXème siècle, que l’as sociation a choisi de mettre en lumière ac tuellement. Les seize supports métalliques, qui jalonnent le chemin, sont ornés recto verso de reproductions comprenant une image et les explications qui la concernent. Le choix des documents présentés a été fait par Jean-Louis Claude, le scénographe de l’association. Pour cela, il a puisé dans la collection privée de cartes postales et autres brochures publicitaires de JeanMarc Caloz ainsi que dans sa propre col lection. C’est sa fille Ludmilla Claude qui s’est occupée du design de l’exposition. Cette fructueuse collaboration a abouti à une passionnante rétrospective de l’his toire des premiers hôtels anniviards. Au fil des pas, le promeneur découvre l’avène ment progressif du tourisme, qui a amené un réel changement de mode de vie dans la vallée.

Le Chemin d’Images aboutit sur le replat où se dresse la chapelle Notre-Dame-deCompassion, communément appelée cha pelle du Château, et il en fait le tour.

Les murs de la chapelle, pour leur part, servent de support à onze images tirées de publicités caractéristiques de la période allant de 1860 à 1960. Sur les reproduc tions, on peut voir comment chaque hôtel s’applique à séduire une clientèle désireuse de se reposer et se promener dans un cadre enchanteur. Des atouts comme le confort, le bon air, le climat, la beauté de la vue, la qualité de l’eau et de la cuisine sont mis en avant sur ces documents publicitaires.

Les débuts du tourisme de montagne C’est au début du XIXème siècle qu’émergent les premières stations de montagne en Suisse et en Savoie, comme Interlaken ou

Le chemin d’Images s’élève vers la chapelle

Chamonix. Jusqu’alors les montagnes fai saient peur. Mais un temps nouveau est arrivé : des voyageurs débarquent pour découvrir les Alpes et y pratiquer l’alpi nisme. Cet engouement favorise la créa tion d’hôtels, d’abord au départ des val lées, puis dans des lieux isolés. En parallèle apparaissent de nouvelles activités, telles que les métiers de porteur, de guide ou d’aubergiste.

En Anniviers, c’est à Zinal, qu’en 1859, le couple Jean-Bernard et Julienne ZuffereyAntille décide de transformer en auberge la grande bâtisse à deux étages qu’ils pos sèdent. Un an après, Pierre Pont ouvre la première hôtellerie de Luc dans la maison familiale. Il lui donne le nom de Bella-Tola. Vingt ans plus tard, la maison ne pouvant accueillir assez de monde, il fait construire, un peu à l’extérieur du village, le Grand Hôtel Bella-Tola, inauguré en 1883.

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À la même période sont construits l’Hô tel d’Anniviers à Vissoie (1876), l’Hôtel Weisshorn (1886) et l’Hôtel Durand, à Zinal. À cette époque, les quatre hôtels suffisent à recevoir les premiers touristes. Ils ne sont ouverts que trois ou quatre mois durant la bonne saison. Entre 1890 et 1910 une demi-douzaine d’hôtels sont encore édifiés en Anniviers.

La forte expansion touristique du début du XXème siècle fait naître un projet un peu fou, celui de relier la plaine du Rhône à Zermatt par un chemin de fer Sierre-ZinalZermatt. La Première Guerre mondiale aura raison de sa réalisation.

Ces quelques lignes et photos auront peutêtre su vous donner l’envie de parcourir ce Chemin d’Images, à la fois bucolique, instructif et plein de charme. La prome nade permet de remonter le temps à la ren contre des premiers étrangers et, surtout, des Anniviards qui s’organisaient pour les accueillir.

Sachez encore que la chapelle du Château expose des trésors de l’art sacré des paroisses d’Anniviers. Elle n’est ouverte qu’en saison, mais des visites peuvent être programmées dès dix personnes.

À Vissoie, un espace culturel domine le carrefour des routes de la vallée. Allez le découvrir !

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Janine Barmaz Zinal et le projet de chemin de fer Publicité hôtelière Le jardin alpin de l’hôtel Weisshorn
34 Rte de Grimentz 1, Vissoie jfepiney@gmail.com Tél. 027 475 28 06 079 628 63 09 jfepiney@gmail.com Travaux forestiers Constructions en bois Plantations - Bois de feu 3961 St-Luc tél & fax 027 475 21 34 / 079 659 21 57 10 - 11 décembre 2022 www f ries h Le plus féerique des marchés

LE PARAPENTE À VERCORIN

Durant les 4 saisons, la destination Vercorin est le paradis des parapentistes! Grâce au téléphérique Chalais-Vercorin et à la télécabine Vercorin-Crêt-du-Midi, les décollages depuis le village ou les sommets sont facilement accessibles.

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C’est en novembre 1998 que Twist’air Sàrl ouvre ses portes à Vercorin. Cette école de parapente est gérée par 3 instructeurs avec une expérience entre 20 et 30 ans dans le vol libre. Leur bonne humeur et leur joie de vivre sont communicatives et leur professionalisme saura vous mettre en confiance.

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Du conseil et de la vente de matériel Organisation de voyages et vols à l’étranger

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VERCORIN.CH

ALTER-

ou comment (ré)apprendre à écouter le monde

Cabane du Grand Moun tet, nuit du samedi 6 août 2022. Les glaciers gris perle pulsent à travers l’obscurité. Sous les étoiles, le cirque des mon tagnes est tacheté de blanc et de noir. Si rien ne change, ces splen dides glaciers qui entourent la cabane auront disparu d’ici 2075. Les artistes-chercheurs du groupe bolivien Sonandes sommeillent dans le dortoir du haut. Ils ont passé l’après-midi à crapahuter sur le glacier, guidés et soutenus par Pasco Zufferey, pour rencontrer ce géant antique et sacré, l’écouter et apprendre ce qu’il a à nous dire. Car nous devons construire une réponse puissante face aux événe ments climatiques dévastateurs.

Pour les membres de Sonandes, cette re cherche passe par trois axes essentiels : la lutte contre l’exploitation des ressources, l’écoute profonde et le retour au lien sacré avec le vivant. Nous devons réap prendre l’humilité qui nous guidait lors de notre apparition sur terre. Comme l’explique Guely Morató Loredo, artiste sonore, curatrice et chercheuse membre de Sonandes, l’humain est aujourd’hui face à la nature comme un époux face à son épouse lorsqu’ils se querellent : aucune issue ne sera trouvée au conflit tant que l’époux et l’épouse n’auront pas décidé de s’écouter, avec leurs oreilles mais aussi avec leur cœur pour se comprendre et trouver une voie commune. Nous devons écouter avec empathie ce que le monde a à nous dire si nous voulons sortir du conflit et de l’attitude consommatrice, pour ne pas être engloutis par la catastrophe climatique. Voilà à quoi s’emploient les artistes-cher

cheurs de Sonandes, en ce week-end d’août lourd d’orage au fond du val d’Anniviers. Pour mieux écouter le glacier de Zinal, Víctor Mazón Gardoqui, chercheur, ar tiste et performeur membre de Sonandes, est descendu vaillamment dans une large crevasse verticale. Accroché à sept ou huit mètres de profondeur, il a laissé descendre son micro encore plus bas pour tenter de percevoir et d’amplifier le son profond des entrailles glacées. Pour écouter notre monde dans ses murmures les plus subtils et ne pas être emprisonné par l’étroitesse de notre perception, Víctor a inventé un dispositif capable de capter des sons en de hors du spectre des fréquences audibles par l’oreille humaine. Ce jour-là, au fond de la crevasse, Víctor a enregistré les plic-plic de la fonte et le chant complexe de la glace qui coule et qui pleure. Le matin suivant, il s’est rendu sur un autre site et a rampé au fond d’une faille horizontale : cette fois, la voix de la glace était plus sèche. Víctor a caressé la surface et capté le son subtil de la pellicule d’humidité qui s’était créée entre sa main et la glace.

L’écoute profonde nous permet de sortir de notre rapport au monde actuellement conditionné et limité par la vue L’humain moderne a surdéveloppé son sens de la vue, au détriment de ses autres sens. Or, le sens de la vue est lié au langage et à la partie de notre cerveau qui rationalise et qui chérit la logique et ses catégories. Pour les membres de Sonandes, nous avons oublié le non-visible, et c’est aujourd’hui cela que nous devons réapprendre à écou ter. Notre société abuse des images. Elle a perdu sa perception du sacré et de l’imma tériel. Pour illustrer notre mauvais usage des images et déconstruire notre surcons

ommation visuelle, Gilmar Gonzales, réali sateur et producteur, membre de Sonandes lui aussi, présente le soir-même des pro jections au public de la cabane du Grand Mountet : certains spectateurs sont là par hasard, venus escalader des sommets ; d’autres ont grimpé le magnifique sentier qui mène à la cabane pour partager un mo ment inoubliable avec l’équipe d’ALTER-. Avant le repas, Jacques Mouret présente une passionnante conférence sur l’impact du changement climatique sur la pratique estivale de l’alpinisme dans les Alpes valai sannes. Clair, précis et incisif, Jacques capte immédiatement le public. Il faut dire qu’il connait bien son sujet, car il est chercheur en géographie au Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne (CIRM). Il a été partenaire d’ALTER- tout au long de l’été et travaille depuis dix ans sur les effets du changement climatique sur les milieux de haute montagne et les pratiques spor tives qui s’y déroulent.

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Evénement au Grand Mountet ALTER - 2022 © Ludmila Claude

Le réchauffement climatique est 2,5 fois plus rapide dans les Alpes Jacques assène ses informations-choc sur les modifications présentes et futures de nos montagnes, sans catastrophisme ni culpabilisation. Les paysages qui nous en tourent changent très rapidement. Les gla ciers se retirent (leur surface a déjà diminué de moitié dans les 150 dernières années), et leur retrait provoque chutes de pierres et effondrements des moraines. La haute montagne s’assèche. La fonte du perma frost fait disparaitre la glace qui, au-delà de 3000 mètres, cimente les roches entre elles, ce qui a pour effet d’augmenter le risque de laves torrentielles. Jacques illustre ses propos à l’aide d’images et de graphiques, tandis que le public jette des coups d’œil inquiets par la fenêtre de la cabane du Grand Mountet : malheureusement, les flancs de la couronne impériale confirment les dires du conférencier. Il explique que la neige et la glace vieilles de 6000 à 8000 ans qui couvrent les parois des montagnes sont en train de fondre à toute vitesse et qu’elles ne pourront pas se reformer avant la prochaine ère glaciaire ; sur la face nord, si blanche de l’Obergabelhorn, la tache sombre de la roche apparait, s’agrandissant chaque année davantage. C’est entre 3500 et 4000 mètres que la couverture glacionivale disparait le plus rapidement. De plus en plus d’itinéraires de haute mon tagne ne sont plus praticables, et des som mets emblématiques comme le Cervin, le Mont-Blanc ou la Jungfrau commencent à ne plus être proposés par les guides. En

France, quinze sommets très pratiqués n’ont plus été accessibles l’été dernier, et des systèmes pour dissuader les alpinistes, comme une caution de 15 000 euros à déposer avant de gravir certaines mon tagnes, sont envisagés. L’alpinisme estival est de plus en plus dangereux et aléatoire, car il faut à présent tenir compte d’envi ron vingt-cinq nouveaux processus liés aux changements climatiques, quand on éva lue la sécurité d’une course en montagne. Jacques a étudié trente-six itinéraires dans le val d’Anniviers, le val d’Hérens et le val de Bagnes et, en discutant avec les guides, il a établi une carte évolutive qui tient compte de la modification du paysage alpin et qui peut servir de support aux alpi nistes pour adapter leurs itinéraires à cette nouvelle réalité du terrain. Dimanche, à la fin de ce week-end de rencontres et de transmissions, chacun est rentré chez soi l’esprit rempli de prises de conscience, de belles visions et d’émotions.

Et pourquoi pas s’écarter un peu du chemin tracé sur la carte ? L’événement à la cabane du Grand Mountet n’était que l’un des neuf moments de par tage du progrès des recherches réalisées par l’équipe d’ALTER-. Un autre de ces moments charnières a eu lieu le samedi 30 juillet, sur le chemin de l’hôtel Weisshorn, lorsque les artistes de Sonandes et Laurence Piaget Dubuis entraînèrent le public dans une expérience belle, dérangeante et iné dite, celle de réapprendre à parcourir, avec une attention nouvelle, le chemin des

planètes, devenu pour certains quelque peu routinier. Car « il y a toujours plus d’une façon d’aller du point A au point B. Resignifier une carte, c’est aborder la do mination humaine sur le paysage et les ter ritoires. »1 La carte officielle comme unique vérité symbolise notre soif de contrôle sur la nature, et cette soif est, avec l’exploita tion, la source des crises environnemen tales actuelles. Comme l’explique Eloísa Paz Prada, éditrice, designer et membre de Sonandes, l’événement avait pour but de réapprendre à écouter, « l’écoute comme métaphore d’être attentif à ce qui nous en toure, dans un monde surchargé d’images où tout est prémâché. L’écoute exige du travail : il faut se donner le temps, juste être vraiment présent, ouvrir les sens pour écouter tout ce qu’ils ont à nous dire, et faire attention à ce qui nous entoure pour y réfléchir. C’est un exercice qui peut être réactivé n’importe où, dans un apparte ment, dans une ville, dans la montagne, dans n’importe quel pays. » L’événement a débuté avec le découpage d’une carte topo graphique de la région en dix-huit parties ; chaque participant a reçu un morceau de la carte, sur lequel étaient inscrits deux mots, comme par exemple Limite, Adaptable, ou Connection. Ces mots étaient comme des guides, et chacun pouvait soit choisir l’un des deux mots, soit faire un lien entre les deux mots et y réfléchir durant la prome nade. Mais pourquoi fragmenter la carte ? « Pour la recomposer, pour désapprendre cette maitrise du paysage, et chercher un peu le chemin en nous-mêmes. Pourquoi prendre toujours le même chemin, ce lui qui est tracé sur la carte ? Il n’y a pas qu’un seul chemin. La carte fait partie de cette volonté de dominer et de maitriser la nature ». Déconstruire pour réinventer, perdre la carte officielle pour se réappro prier le territoire, pour réapprendre à errer dans la nature librement. Un pas de côté comme symbole de la possibilité de trans former notre rapport au monde : ne plus vouloir seulement l’exploiter, le posséder, le contrôler et le transformer en chiffres. L’idée de la promenade sans carte est de cheminer « au rythme de la terre, car nous ne vivons pas au rythme de la terre. Nous allons trop vite, nous avons une percep tion qui correspond à notre temps de vie très court, seulement huitante ou nonante ans. Nous ne sommes pas éduqués à pen ser à ce qui se produira d’ici cinq ou dix

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Sonandes parcourt le val d’Anniviers ALTER - 2022
© Pascal Zufferey

générations, à penser à l’âge de la terre et à comment géologiquement on est en train de la modifier. » Il est donc urgent de se re connecter au temps géologique et de faire l’éloge de la lenteur. Au début de l’événe ment, chacun a été invité à se promener seul et en silence, en introspection, avec son téléphone portable sur mode avion, en prenant des notes, en enregistrant des sons ou en prenant des photos, en sortant du chemin et même en se perdant. Pas si facile de ne pas suivre le sentier imposé par la carte quand on a perdu l’habitude d’inven ter son propre chemin ! Le public s’est pris au jeu et chacun a poursuivi de son côté l’exploration, en redécouvrant un terri toire pourtant bien connu et en apprenant à l’écouter et à l’observer en profondeur et en détail, à le percevoir avec une nou velle attention. C’est cette nouvelle pré sence au monde qu’a réussi à transmettre Sonandes. « Dans les mythes traditionnels boliviens, le temps est cyclique, les mon tagnes étaient autrefois des personnes et on ne conçoit pas la fin du monde. Mais c’est aussi parce qu’avant on vivait en harmonie avec la nature, avant la colonisation, l’ex tractivisme et le capitalisme. Il n’y avait pas cette idée de l’apocalypse. Aujourd’hui, l’idée d’anthropocène a pris le devant, tout le monde parle de cela et on a déjà inté gré que l’humanité va se terminer. Mais en fait, on ne connait pas le futur, on ne sait

pas ce qui va se passer, c’est de la spécu lation. C’est un peu confortable et facile de dire que tout est foutu et qu’on ne peut rien faire. Chacun peut faire quelque chose et changer son mode de vie. Prendre le temps, amplifier notre perception, sur tout du plus petit, comme un insecte ou des sons difficilement audibles, pour se rapprocher de notre environnement et sortir de la consommation et de l’exploi tation. Au lieu de penser à aller sur Mars, il faut regarder ce qu’on a autour de nous, en prendre soin, essayer de vivre bien ici et maintenant, respecter même l’être le plus minuscule, retrouver l’humilité face à ce qui nous entoure, sortir de l’anthropocen trisme. L’art peut nous aider à apprendre cela. »

Dernier week-end de résidence: le vieux village de Chandolin transformé en laboratoire

Le dernier week-end d’août a marqué la fin de cette incroyable expérience de trois mois. Les artistes de Sonandes souhaitaient partager une dernière fois leur vision du monde et leurs expérimentations avec les habitants de la vallée, et aussi restituer le travail effectué durant la résidence de trois mois. Dans ce but, le vieux village de Chandolin a été transformé en laboratoire géant, de la place du Calvaire jusqu’à la salle communale, en passant par l’église, le musée de la faune, l’espace Ella Maillart et la salle bourgeoisiale. La journée a com mencé par un concert pour les sens (Pulsum Silentium) de quarante minutes à l’église de Chandolin. Placés sur les bancs de l’église, les invités ont été transportés dans la plus étrange des messes. La pièce, fruit d’un travail collectif et collaboratif, était construite à partir de sons enregistrés dans le val d’Anniviers et dans les Andes boli viennes : sons d’un moulin, ou d’un bar rage, chants, bruits de vent, voix étranges, frottements de pierres et de graviers… tout visait à stimuler à la fois l’odorat, l’ouïe et le toucher, dans le but de déclen cher l’imaginaire, d’élargir la perception et de voyager vers l’invisible. Un peu plus loin à la salle bourgeoisiale, on pouvait voir un livre d’artiste, le glossaire amplifi cateur d’imaginaires, dont le but était de remettre en question et de discuter certains mots culturellement complexes. Plusieurs images, réalisées par Adrián Rodriguez et Víctor Mazón Gardoqui, étaient suspen

dues dans la pièce. L’une d’elle attirait particulièrement l’oeil : l’ombre d’une montagne inversée, dont la ligne de crête formait une deuxième montagne : « Une montagne invisible. Une couleur que nous ne verrons jamais. Le monde des écailles non-humaines. Les blessures des glaciers. Avec les quatre éléments comme point de départ atemporel, ces images nous parlent métaphoriquement de notre présent. Afin d’assimiler le changement climatique comme un appel urgent, nous pourrions cesser de nous définir par des frontières géopolitiques et culturelles -Nord, Sud, pays, villes, villages… et commencer plu tôt par des points communs et des pré occupations ».1 Un peu plus loin dans l’espace Ella Maillart, le visiteur pouvait visionner un journal collectif des lieux visi tés et des visages rencontrés durant le sé jour de trois mois de Sonandes, sous forme d’une vidéo. Ces images permettaient de revivre d’intenses moments de partage entre les artistes boliviens et des habitants du val d’Anniviers. En continuant sa pro menade, le visiteur arrivait au musée de la faune reconverti en Listening room. La pièce était vide, excepté plusieurs mysté rieux appareils disposés sur le sol. Un flot de sons perturbants, tyranniques et trans perçants se jetaient sur le visiteur dès qu’il avait passé le seuil. Certaines personnes sont sorties du local remplies d’angoisse:

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Capter d’imperceptibles sons ALTER - 2022 © Eloísa Paz Prada Prendre de nouveaux chemins ALTER - 2022 © Eloísa Paz Prada

« Je me sens si mal, mais qu’est-ce que c’est que ces sons ? Je suis encore oppres sé, maintenant j’ai la nausée, à quoi ça sert de nous faire subir ça ? » Avec tact, Víctor expliqua que nos corps sont tra versés nuit et jour par des ondes courtes qui nous transpercent de part en part et cheminent à travers notre système ner veux, nos organes et notre cerveau sans que nous puissions les percevoir. Ce sont par exemple les ondes du Wi-Fi ou de la 5G. Dans le local du musée de la faune, ces sons étaient amplifiés pour que le visi teur puisse prendre conscience de l’effet qu’ils ont sur les animaux, et donc sur nous, de comment ils nous déséquilibrent et nous rendent malades, même si on ne peut pas les entendre puisqu’ils sont en dehors du spectre des sons audibles par l’humain. Cette expérience marquante n’était qu’une étape intermédiaire dans la visite des différents lieux préparés par ALTER-. Sorti du musée de la faune, le visiteur grimpait le chemin vers la salle communale, où il pouvait visionner un film de Gilmar Gonzales présentant le travail de l’été de Sonandes et résumant « les systèmes vivants (humains et nonhumains) auxquels [ils ont] été confron tés dans le val d’Anniviers. Les processus solaires pendant la canicule. Le soleil sur les plantes. Le soleil sur la glace. Le soleil sur nous, les animaux. La fonte globale

est-elle un moment naturel de décadence dans une route de la mort toujours chan geante et inévitable ? Au moins, tout chante encore. »1 Le film voulait montrer que tout ce qui est vivant imite le soleil brûlant. Mais le montrer sans mot, pour tout laisser ouvert et ne rien rétrécir. Les images emportaient le spectateur dans un flot de pensées, d’interrogations, d’émo tions et de visions. Il faut porter attention à l’invisible. Le soleil inonde tout. Il fait vibrer les fins poils de la tige d’une plante. Le Valais est le pays du soleil, mais est-ce encore un avantage ? La glace goutte et coule, des ruisseaux serpentent à la surface d’un glacier. L’eau a toujours été abon dante en Anniviers, mais aujourd’hui cette eau se perd. Tout a été construit autour des torrents de montagne tumultueux : les moulins, les bisses, les barrages, la produc tion d’électricité. Le film nous emmenait ensuite à l’usine hydroélectrique, immense et vide ; un employé parle de son burnout : le stress, l’horloge, la déification du travail. C’est le burn-out de notre société et de sa technologie. Face à cet échec de la course à la croissance, Sonandes nous pro pose d’écouter l’invisible.

Encore un grand merci aux artistes-cher cheurs boliviens, en attendant le plaisir de pouvoir rencontrer la nouvelle équipe qu’ALTER- nous fera découvrir l’été

prochain.

De nouvelles capsules vidéo racontant l’aventure de l’été 2022 sont à décou vrir sur le site d’ALTER- (page Lab & Transmission) : https://www.alter-anni viers.com/fr/

1 Extraits des documents de présentation distribués lors de l’événement final

« La période de transformation que nous vivons est une opportunité pour imagi ner des alternatives, tester des solutions possibles. Si les dommages sont réels, pour beaucoup irréversibles et la situa tion urgente, nous pouvons répondre et être responsables, en agissant les uns avec les autres. Beaucoup de sagesse est encore active, disponible, venant de celles et ceux qui n’ont pas complètement coupé le lien au vivant, notamment les communautés de haute-montagne. Pour la réhabilitation et la guérison, même partielle, les échanges de savoirs et de savoir-faire, les pratiques de joie, de justice et de soin sont cruciales! Activons les transmissions, ouvrons des possibles, pour soutenir et habiter des mondes qui nous importent. » Horace Lundd et Julie Beauvais, fondatrices et directrices d’ALTER-

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Deux montagnes, ou comment changer notre perception ALTER -2022 © Eloísa Paz Prada
40 Rue du Cougnon 28 3961 St Jean Anniviers Tél. 027 475 21 70 Fax 027 475 21 79 Mobile 079 738 24 67 hssanitaires@netplus ch Installations sanitaires, chauffage, réparations Luc Genoud + 41 79 773 51 61 Route de la Drague 14 - 1950 Sion HÉRITIER & ASSOCIÉS TERRASSEMENT SA Rte de Grimentz 70 CH - 3961 Vissoie heritier.associes@netplus.ch

Ski Team Anniviers sport

Passée de 22 athlètes en 2018 à 39 en 2022, la famille des skieurs anniviards ne cesse de s’agrandir. Ceci est le fruit d’une intense implication des membres du comité et des ski-clubs. La promotion du ski et l’engouement grandissant pour ce sport auprès des jeunes devraient permettre d’avoir de belles perspectives pour l’avenir.

Découvrez avec nous l’effectif de la saison 2022-2023:.

CRP Anniviers (Ski-Valais) STA U12+ STA Cadets Hannart Aymeric Moulin Méline Salamin Naomie Rossi Tim Hadjeres Vito Savioz Lucie Meier Jin Pralong Florent Hadjeres Léon Bovon Romain Schwander Vick Phillipoz Liv Popov Roman Roduit Evan Hodges Avelyn Hannart Maxime Leicht Maxwell De le court Gautier Pont Taissa Holzer Gordon Scheffer Alexis Epiney Eulalie Augier Adeline Pacios Mylène STA U12 Moulin Naomi Holzer Gwyneth Amacker Joel Droux Emilie Melly-Morisod Lana Chappuis Luca Schwander Alix Perruchoud Lise Epiney Justin Freymond Victoria Droux Marion Papeil Louis Freymond Liv Raval Malik Zanin Manon

Nous sommes également heureux et fiers d’accueillir un nouvel entraîneur au sein de notre structure dont voici une brève présentation:

Juanra Blanco (37 ans), marié, un enfant: Originaire d’Espagne, Juanra est tombé dans la marmite du ski dès son plus jeune âge. Avec un papa coureur et un grandpapa ayant participé aux Jeux Olympiques de Saint-Moritz en 1948, Juanra a toujours été passionné par ce sport.

Champion national à plusieurs reprises, il réalise ses rêves d’enfant en participant aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2001. Pendant 6 ans, il court pour l’équipe natio nale espagnole.

Sa carrière en tant qu’entraîneur de ski commence en 2010 en Espagne, puis il s’installe définitivement en Suisse en 2018. Il y travaille plusieurs saisons dans une structure privée avant de rejoindre l’été dernier le Ski-Team Anniviers.

Son impression quant à ses débuts au sein du Ski-Team Anniviers: «J’ai été très bien accueilli, un peu comme à la maison. Il règne une atmosphère parfaite pour le dévelop pement du ski de compétition, tant par les athlètes que par l’équipe d’entraîneurs et le comité. Nous travaillons de manière très pro fessionnelle tout en gardant cet esprit familial que j’apprécie.»

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La vie résiste au violent typhon

Stéphanie Roth Gaña habite à Siargao, île des Philippines, depuis octobre 2009. Invitée du numéro 28 de ce magazine, elle y a expliqué quels projets huma nitaires elle menait à bien là-bas. Dans ce même numéro, un article au titre énigmatique, On a ren contré Peter Pan, permettait la découverte de cette belle région grâce au témoignage d’une famille anniviarde. Cinq ans ont passé et, avec eux, des choses ont changé. Lors de son séjour estival chez les siens à Zinal, Stéphanie a bien voulu raconter un peu de sa vie sur cette île, qui a été ravagée par un typhon particulièrement violent le 16 décembre dernier.

Retour en arrière Ayant découvert les Philippines lors d’un premier voyage en 2005, c’est en 2009 que Stéphanie décide de résider, au moins un an, sur cette île, qu’elle a connue grâce à des amis surfeurs. Très vite, elle tisse des liens avec la famille qui la loge. Avec celleci, elle se lance dans la création d’une petite ONG, Siargao Masaya, qui favorise l’accès à l’éducation et à l’autonomie des familles, grâce à des parrainages et à un programme de microcrédits.

Amoureuse des Philippines avant que des Philippins, selon ses propres mots, Stéphanie choisit de s’installer là-bas. En 2013, elle épouse Peter, un autochtone. Aujourd’hui, ils sont les heureux parents de Louis et Céleste.

Réchapper de la tempête Le 16 décembre 2021, le super typhon Rai, localement appelé Odette, a touché l’île, accompagné de vents à 195km/h. Il

a causé des dégâts extrêmement im portants et laissé des centaines de milliers de Philippins, tota lement démunis, au milieu de leurs maisons en ruine. Stéphanie, qui a vécu l’événe ment en direct, se remémore cette journée.

À Siargao, des ty phons d’une inten sité de un ou deux, il y en a régulière ment. Cela n’a rien de dramatique : les gens sont habitués et se préparent à leur arrivée en enlevant les noix de coco des arbres pour éviter les gros dégâts.

Mais ce jour-là, un ami avertit la famille Gaña qu’en cinq heures le typhon va devenir de force cinq. Stéphanie et son mari rangent leurs affaires pour les mettre le plus possible à l’abri et éviter que tout soit fracassé. Ils savent déjà que le toit de leur maison va être emporté. Par chance, ils peuvent se réfugier chez un ami, qui vient de construire un bâtiment dont deux étages sont en dur. C’est là qu’ils subissent les intempéries. La nuit est tombée, ils ne voient pas grand-chose de ce qui se passe et donc ils n’ont pas trop peur. C’est en sortant après la tempête qu’ils découvrent l’étendue du désastre : toits arrachés, vitres cassées, structures en bois des bâtiments

brisées, arbres soufflés comme des allu mettes, etc.

Au vu des circonstances, leur maison a plutôt bien tenu le choc, malgré que le toit se soit envolé. Des dix cocotiers qu’ils possédaient, deux seulement sont encore debout. Vite, il faut se dépêcher, car la saison des pluies arrive : chacun fait au mieux. Une bâche est installée pour rem placer le toit. Le problème de l’eau est cru cial : heureusement, les Gaña possèdent un filtre qui leur permet de filtrer l’eau sur place. La plupart des gens achètent des gallons d’eau. Il n’y a plus de moyens de communication.

Le typhon, en tant que tel, n’a tué personne

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Une famille rayonnante

sur l’île de Siargao. Mais les conséquences de son passage entraînent des problèmes de santé qui ont provoqué quelques décès, dont celui d’un nourrisson déshydraté, par exemple.

La catastrophe est surtout matérielle. Avant l’arrivée du tourisme, les habitants vivaient essentiellement de la noix de coco et de ses produits dérivés ainsi que de la pêche. Le typhon a aussi détruit les bateaux, saccagé les cocotiers, endommagé plus ou moins gravement les hôtels.

Réparer pour continuer L’île, paradis pour les surfeurs, s’est spé cialement fait connaître en 2017-2018. Beaucoup d’hôtels ont été construits alors. Or, plus un endroit est touristique, plus les réparations sont rapides. Stéphanie est étonnée comme les choses se sont vite ré tablies. L’endroit étant connu, l’aide a été prompte. À l’association Siargao Masaya, un élan de solidarité exemplaire a rapporté 25’000.- provenant du val d’Anniviers et 40’000.- de la région fribourgeoise, où deux jeunes femmes se sont beaucoup investies pour la cause. Ces belles sommes ont rendu possible l’achat de matériaux pour retaper deux cent cinquante maisons, pour refaire des bateaux et pour rache

ter du matériel nécessaire au séchage du riz. Les habitants ont ainsi retrouvé des moyens de gagner leur vie.

Philosophie de vie Stéphanie n’a pas ressenti de peur particu lière suite à la catastrophe. Des expatriés sont partis. Eux non. Ils avaient, d’une cer taine manière, assuré leurs arrières en pre nant quelques précautions. L’achat d’un filtre à eau et la mise en place de panneaux solaires se sont révélés déterminants pour pouvoir retourner chez eux. L’électricité a été remise à la fin février. Pendant bien des jours, il n’y avait plus de téléphone non plus. Chaque journée se passait à faire ce qui était nécessaire pour survivre. Ce fut une période un peu folle, mais instruc tive. Quand tout va bien, on est beaucoup dans la tête et on analyse tout. On râle souvent pour des bricoles. Quand on est forcé à revenir à l’essentiel, on regarde les choses autrement. Malgré les difficultés, les Philippins continuent de vivre, de rire, de faire des gages. C’est un peuple qui fait preuve d’une grande résilience et d’une grande foi. La plupart des gens sont chré tiens. Ils vivent dans l’instant présent. Stéphanie a trouvé sa place là-bas, elle s’y sent bien, avançant un jour après l’autre

sans se projeter dans l’avenir. De nouvelles énergies viennent renforcer l’association qu’elle a créée en 2010 et qui a encore tant de projets à concrétiser. Ainsi, elle pourra un peu lever le pied pour s’occuper de sa famille.

En mars, Stéphanie a en effet pu mettre au monde sa petite fille chez elle, comme elle le souhaitait. La vie continue, belle.

Siargao Masaya

Le siège de l’association va être déplacé dans le canton de Fribourg en 2023. En effet, deux jeunes femmes, habitant cette région, ont envie de prendre la relève et de remplacer Stéphanie à la tête du comité. Ayant participé aux actions de l’associa tion sur le terrain, elles ont été séduites par celle-ci. Elles se sont démenées pour trou ver de l’argent après le passage du typhon. Stéphanie, en tant que fondatrice, reste rait membre du comité et continuerait à être employée de l’association sur place, à Siargao.

Pour davantage d’informations concer nant les activités et les besoins de l’associa tion, en plus des articles cités ci-dessus, cf. www.siargao-masaya.org

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évasion

enviedebouger.com

Kennen Sie Südtirol ?

Entre Trente et Bolzano, c’est dans le Tyrol du Sud que nous emmène notre ren contre du jour. Le Tyrol du Sud est une région assez singulière. Province italienne au statut par ticulier puisque bénéficiant d’une autonomie importante, elle se situe à la frontière de l’Autriche et de la Suisse. Son demi-million d’habitants y parle pour la majorité d’entre eux un dialecte allemand même si l’italien et même le ladin, un dérivé du romanche connu pour être l’une des langues les plus rares d’Europe, complètent son riche patrimoine linguistique. Considérée comme un modèle de cohabitation linguistique, la ré gion de Bolzano est aujourd’hui la plus riche d’Italie.

L’histoire de cette province aujourd’hui italienne mais autonome a été très mouve mentée. Située aux frontières de l’empire romain et du monde germanique, elle fut finalement attachée à l’empire autri chien au Xème siècle. Et elle resta autri chienne de manière quasi ininterrompue jusqu’à la première guerre mondiale. En 1922, la province fut rattachée à l’Italie. Brièvement rattachée à l’Allemagne nazie après la chute de Mussolini, elle fut rendue à l’Italie après la seconde guerre mondiale. Disputée entre l’Autriche et l’Italie, le cas de la province fit couler beaucoup d’encre jusque dans les années 1970 et l’instaura tion d’un nouveau statut d’autonomie. Jusqu’à présent, il s’agit de l’un des statut d’autonomie les plus poussés en Europe.

Si l’histoire de la province est riche et pas sionnante, son atout principal est ailleurs.

Pour nous en par ler, nous avons rencontré une pas sionnée. Daniela est une fille du pays. À 26 ans, elle est revenue dans son village monta gnard où vivent ses parents et où elle a grandi après avoir vécu dans diffé rents endroits pour ses études. Son diplôme de tra ductrice en poche (multilinguisme quand tu nous tiens !), elle est re tournée à Trodena, un petit village d’un millier d’ha bitants au cœur des montagnes si chères à son cœur.

Les montagnes, elle en est amou reuse. Lorsqu’elle évoque les Dolomites, cette chaine de montagnes classée au patri moine mondial de l’Unesco, elle a presque du mal à trouver les mots. Mais nul besoin de mots pour ressentir son étonnement devant les Drei Zinnen ou le Rosengarten, ces sommets légendaires des Dolomites.

Pour elle, ce qui fait l’attrait principal de la région est la diversité des paysages, le climat méditerranéen et les montagnes bien sûr ! On en revient toujours aux mon tagnes. Quel que soit le sujet, les mon tagnes sont là. Les montagnes oui mais pas n’importe lesquelles. Les Dolomites font

partie de ces lieux incontournables pour tout voyageur qui se rend au Tyrol du Sud. Ce massif, aux limites contestées mais à la beauté sans appel, doit son nom à la roche dont ses sommets sont composés, la dolo mie, une roche sédimentaire.

Pour cette passionnée de montagne, la découverte du Tyrol du Sud passe bien sûr par la randonnée et plus particulièrement par arpenter les nombreux chemins pano ramiques et parfois vertigineux mais aux paysages toujours grandioses. La région est aussi réputée pour ses spots d’escalade.

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Les Drei Zinnen, haut lieu des Dolomites

Il est intéres sant de voir à quel point, avec peu de mots et dans une langue qui, même si elle la maitrise parfaitement, n’est pas sa langue mater nelle, Daniela a réussi à transmettre sa passion de sa région, son attachement à ses montagnes. Ses montagnes qui lui ont tellement manqué lorsqu’elle était étudiante qu’elle a fini par revenir s’y installer. Une région qui a le pouvoir de déclencher autant d’émotions en si peu de mots, c’est sans doute cela la magie du multilinguisme !

Propos recueillis par Yanis Chauvel

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Un paysage à couper le souffle

patrimoine

notreHistoire.ch

par Michel Savioz de Vissoie

Un village, une équipe... février, 1958

Collection Rémy Bonnard, Zinal/Vissoie

Probablement la première «équipe» de hockey sur glace de Vissoie, vers 1958... ARCHIVES Le Nouvelliste, 21 février 1958

A Vissoie, M. André Martin et ses colla borateurs ont ouvert une patinoire pro visoire, à la place de fête, au lieu dit « La Tzoupa ». Ils sont nombreux à virevolter sur la glace avec une adresse et un style, dignes de notre admiration. Espérons que

les administrateurs favoriseront ce sport dans la mesure où il sera bien compris et pratiqué.

On reconnaît : Premier rang de gauche à droite : 4 le gardien, Simon Epiney (1950), 5 Louis Martin (1949)

Deuxième rang: 1 Alcide Epiney (1948-2019)

Troisième rang: 1 Michel Melly, 4 Florentin Epiney, 6 Antoine Massy (1948)

Et les autres, qui peut encore les identifier ?

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3961 Grimentz 027 475 18 55

Rte des Plampras 10 - 3961 Chandolin info@chandolinboutiquehotel.ch - +41 27 564 44 44 www.chandolinboutiquehotel.ch Hôtel 4* - Restaurant 14/20 - Terrasse - Spa

CARROSSERIE D’ANNIVIERS

Route de la Fusion 31 - 3961 VISSOIE

Tél. 027 475 20 10 - 078 645 41 76 carrosseriedanniviers@bluewin.ch

Impressum

Les 4 Saisons d’Anniviers

Comité de rédaction :

Fabrice Ganioz (Conseiller communal)

Christian Caloz (Président FC Anniviers)

Frédéric Pellat (Président HC Anniviers)

Martin Hannart (Président Montagne Club Anniviers)

Nicolas Droux (Président Ski Team Anniviers)

Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers)

Rédaction: Pauline Archambault , Janine Barmaz, Simone Salamin et intervenants

Correctrice : Pauline Archambault

Impression : Imprimerie d’Anniviers, Vissoie-Anniviers

Mise en page: Imprimerie d’Anniviers (sauf les pages communales, Anniviers tourisme et Vercorin tourisme)

Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs

Mode de parution : trimestrielle

Tirage : 2100 exemplaires

Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.

Bienvenue aux non-résidents

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Tarif : CHF 50.-/an (4 éditions) en Suisse et CHF 100.-/an à l’étranger.

Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, route des Landoux 35 3961 Vissoie.

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EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE MELLY CONSTRUCTION SA ZINAL MELLY RAPHY SA AYER SAVIOZ ANDRÉ SA VISSOIE SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENT Z LES ENTREPRENEURS D’ANNIVIERS