

Les invitées
Alessia et Madline Crettaz
«Bonjour bonjour et joyeux presque Noël ! Je m’appelle Madline et en mai 2022, j’ai eu un problème à la tête. Donc on m’a opérée au CHUV pour enlever ma boule. Pendant mon séjour à l’hôpital, j’ai eu la visite de clowns et j’ai vu des spectacles. Des dames sont même venues faire de la musique avec moi. Pour les remercier, j’ai envie de récolter de l’argent pour qu’ils continuent à aider d’autres enfants. Avec ma sœur et ma maman, on a fabriqué des décorations. Si vous voulez m’aider à les aider, c’est à votre bon cœur. Mille merci ! »
Ces quelques mots ont été écrits fin novembre 2024 par Madline Crettaz dans une lettre colorée sur laquelle figure, en bas à droite, le logo de l’association Théodora. Sa sœur, Alessia, y a également déposé sa signature. La lettre a été exposée à côté des nombreuses décorations qu’elles ont faites dans le but de récolter des fonds pour cette association. Leur maman, Christelle, les a soutenues dans ce projet qui leur a permis d’obtenir 9’200 francs, un résultat bien audelà de leurs attentes.
Un diagnostic posé le 24 mai 2022
Ce jour-là, on annonce que Madline, alors âgée de 7 ans, souffre d’une tumeur au cerveau. Très rapidement, elle est prise en charge au CHUV et après sept heures d’opération, sa tumeur est enlevée, lui laissant entre autres un torticolis très douloureux. S’ensuivent deux semaines d’hospitalisation durant lesquelles Madline a reçu la visite de diverses associations. Elle a été particulièrement touchée par les clowns de
Théodora, qui ont su lui changer les idées et l’aider à traverser cette période loin de la maison.
Théodora et ses docteurs Rêves
Les docteurs Rêves sont des artistes professionnels, dont le rôle est de divertir les enfants hospitalisés à l’aide de numéros amusants. Ces clowns sont formés pour s’adapter aux besoins des enfants et aux exigences des hôpitaux. Madline a eu droit à différentes interventions des docteurs Rêves et relève en rigolant la fois où son papa a été effrayé par… un numéro avec des ballons gonflables. Elle se rappelle également avoir apprécié écouter une dame venue lui jouer de la guitare.

L’envie d’aider cette association Depuis sa maladie, Madline n’a cessé de vouloir aider Théodora. Elle aimait faire un don à chaque occasion, notamment lors des récoltes organisées dans les commerces. Elle explique : « C’était important pour moi de remercier les gens qui étaient venus quand j’étais à l’hôpital. »
En automne 2024, Madline a envie de se lancer dans un projet plus grand. Sa sœur, à qui elle avait beaucoup parlé des numéros des docteurs Rêves, décide de l’aider. Elles commencent par organiser un petit stand devant la maison de leurs grands-parents, où elles revendent des décorations achetées en magasin. Toutefois le procédé est peu rentable et, soutenues par leur maman,
elles ont l’idée de mettre sur pied un projet de Noël. Alessia et Madline racontent en rigolant : « Au début, on voulait aussi faire de la pâte à sel, mais maman a laissé tomber la plaque à la sortie du four. » Christelle leur propose alors d’acheter des supports en bois que les filles ont ensuite décorés et vendus. Elles espéraient récolter à peu près 10 francs par vente, dans l’objectif de rembourser les 200 francs investis par Christelle et de gagner un petit bénéfice en faveur de l’association.
Une ampleur inattendue Madline et Alessia ont tout d’abord parlé de leur projet à leur famille et aux personnes du village de Vissoie. Elles ont également mis quelques décorations dans la salle des maîtres du Centre scolaire, ainsi qu’au travail de leur maman, puis à celui de leur papa. Le bouche-à-oreille a ensuite fait son effet et de nombreuses personnes, touchées par leur projet, ont effectué des dons. Christelle explique : « On a dû dire stop, car on avait récolté largement plus qu’espéré. Je recevais des Twint de personnes que je ne connaissais pas, j’en suis
Alessia et Madline en costume des docteurs Rêves, Lonay, 3 janvier 2025

même arrivée au point où mon application a été bloquée ! »
Alessia, Madline et Christelle avouent avoir été surprises de l’ampleur qu’a prise leur quête. En manque de décorations de Noël, elles se sont mises aux fourneaux pour cuisiner des cookies, notamment avec l’aide de leurs grands-parents. L’objectif était d’offrir une petite attention à toutes les personnes qui faisaient un don.
Une belle surprise pour les fêtes de fin d’année
Alors que leur récolte semblait toucher à sa fin, Madline et Alessia ont écrit un mail à l’association, afin de leur exposer leur
projet et de le terminer comme il se doit. C’était début décembre et elles avaient alors récolté près de 1’900 francs. Le lendemain de Noël, Christelle a contacté à nouveau Théodora pour annoncer la clôture de la récolte… à hauteur de 9’200 francs. Elle ajoute: « La responsable Évènements que j’ai eue au téléphone, Sonia Gregorio, n’en revenait pas. »
Théodora leur propose alors de se rendre au siège de la fondation, à Lonay, pour y découvrir les coulisses des docteurs Rêves. De cette visite, Madline et Alessia retiennent notamment l’histoire forte autour des costumes qui définissent l’identité et les numéros des clowns tout en respectant des règles d’hygiène strictes. Elles ont également eu l’occasion d’essayer ces habits colorés et d’observer quelques archives de l’association.
9’200 francs, rien que ça ! Avec le soutien à hauteur de 3’000 francs
de l’entreprise SATOM à Monthey, les filles ont pu récolter en tout 9’200 francs et faire un don bien plus important que ce qu’elles avaient espéré. Elles ont ainsi permis d’aider, grâce aux numéros des docteurs Rêves, plus de 400 enfants hospitalisés. L’association Théodora, particulièrement touchée par leurs efforts, leur a dédié un article au sein de son journal. Son titre, « Deux sœurs dévouées », illustre parfaitement le travail et l’importance de cette quête menée par Alessia et Madline, avec le précieux soutien de leur maman.
Le bilan de ce projet
Si elles avouent qu’il a fallu beaucoup d’efforts pour arriver au bout de leur récolte, Alessia, Madline et Christelle sont heureuses du résultat et de l’aide qu’elles ont pu apporter. Madline écrivait dans sa lettre : « J’ai envie de récolter de l’argent pour qu’ils continuent à aider d’autres enfants » … et bien, on peut dire que c’est chose faite, et avec brio !

Lucie Savioz
Madline et Alessia devant leurs décorations de Noël



Le gagnant du concours de l’édition No 59 est M. Theytaz Jean-Noël d’Ayer, la réponse était : A - 1964
Petite chronique littéraire
Deux nouvelles parutions attrayantes arrivent pour nous faire percevoir Anniviers sous différentes facettes

Évaporation est un thriller écrit par Gary Duval, originaire de St-Luc. Ce polar nous conte le parcours d’un trader de génie que les sauts et soubresauts du monde de la finance vont amener à préférer la justice à la légalité. Préparez-vous à une trajectoire sans relâche, entre villes et montagnes, fjords et vallées, sentiers abrupts et cimes folles. Fuites, poursuites, abandons, retrouvailles, amour, amitié, doux intervalles en Anniviers, tout y est. Des rencontres dans le milieu humanitaire décideront le personnage principal à opter pour la justice, utilisant parfois des moyens pas très légaux. La recette ne laisse aucun répit et tient en haleine jusqu’au bout. Une captivante découverte d’un monde cultivant le secret.
Évaporation, Gary Duval, édition Favre

Val d’Anniviers et Vercorin est le premier guide découverte sur le val d’Anniviers et Vercorin. Ecrit par Dominique Epiney Regolatti, résidente de St-Jean, après quelques décennies vécues de par le monde, elle transmet sa passion pour sa vallée d’origine. Elle raconte un brin de son histoire, l’évolution générale et évoque tous les sujets caractérisant la vallée d’Anniviers et le village de Vercorin. L’ouvrage se veut utile et complet. Il permet de découvrir ou de redécouvrir la région. À garder sous la main.
Val d’Anniviers et Vercorin, Valais – Suisse, guide découverte, Dominique Epiney Regolatti, édition Slatkine
Simone Salamin
portrait
Conversation avec Urbain Kittel
Quelques bruissements du monde attiraient l’attention en 1931 : Thomas Edison, déjà dépositaire de plus de 1000 brevets, soumettait sa dernière demande. À Paris, l’Exposition Coloniale Internationale battait son plein, malgré les contestations des surréalistes. New York inaugurait l’Empire State Building, plus haut bâtiment de cette époque. La signature du Statut de Westminster assurait l’accroissement de la souveraineté des dominions, états membres autonomes de l’Empire Britannique.
En Anniviers, on mettait le point final au projet de construction de la route carrossable Vissoie - StLuc, qui allait se concrétiser l’année suivante.
Le 12 janvier 1931, l’institut Pasteur annonce la découverte d’un sérum contre le tétanos, tandis que ce même jour en 2009 sur Facebook, cette date est déclarée journée mondiale des « Bisous aux Roux » …
Une enfance laborieuse et joyeuse
C’est ce même 12 janvier 1931 que naît Urbain Kittel, troisième de la fratrie, après Georgy et Jean-Louis. Son père, Jules meurt deux jours après sa naissance, mais pas de misérabilisme au programme, on résiste, on bosse et on tient bon. Sa mère Clothilde, née à Pinsec, assume le quotidien grâce à un petit bétail composé de deux vaches et à sa formation de couturière : costumes et chapeaux anniviards
n’ont pas de secret pour elle. Les pantalons noirs pour hommes, comme ils se créaient à l’époque, en gros drap du pays lourd et objet de démangeaisons inconfortables, sont restés dans les mémoires de ceux qui les ont portés. Mais Clothilde a fabriqué bien d’autres vêtements aux tissus plus fins, beaux et pratiques, destinés tant à la vie quotidienne qu’aux grandes occasions. Et elle a pu transmettre son savoir.

Urbain Kittel enfant à l’alpage de la Lée
Le grand-père d’Urbain, Frédéric, est l’un des forgerons du village et il fait fonctionner le four à charbon situé au bord de la Navizence en-dessous de Vissoie. Les Kittel sont originaires du canton de Lucerne, un des leurs s’est installé à Tourtemagne, comme forgeron déjà. Puis Frédéric a épousé une fille Vocat originaire de St-Luc. Le couple s’est installé à Vissoie où Frédéric a construit la maison familiale et installé la forge au rez-de-chaussée. Le charron de Vissoie, Rigobert Melly, lui procurait du travail quand il fallait réparer des pièces de charrues ou de chars. Et c’est dans cette maison que sont nés les Kittel.
Tèhhoùk, ce mot patois qui exprime si bien le tempérament d’une forte tête
C’est ainsi que se définit Urbain, durant
ses jeunes années : tèhhoùk, têtu, un peu révolté, tenir tête, tenir bon, mener et ne pas se laisser mener, leader ou co-leader dirait-on aujourd’hui. Il le fallait pour parcourir ce chemin de vie tambour battant.
Lors de la fête organisée pour le centenaire du grand-père Frédéric Kittel, Urbain avait 22 ans, il travaillait comme dessinateur à Zurich. En parallèle, il suivait les cours du Techicum (ETS) en allemand un soir par semaine et le samedi. Déjà à Sierre, lors de sa première formation de dessinateur, il s’était préparé à son futur séjour à Zurich, il pouvait donc lire et écrire l’allemand. Sa formation à Zurich achevée, Urbain s’est présenté à cinq ateliers d’architecture, un rouleau de plans sous le bras. Engagé au bureau Dufour, il loge dans un foyer chrétien. S’ennuyer ? Impossible, notre Anniviard prend encore le temps de suivre toute la formation militaire jusqu’au grade

de lieutenant, « une bonne école » dit-il, concrète et efficace.
Aimer Brel et partir en Belgique
Mais non, malgré son admiration pour l’artiste, Urbain ne s’est pas laissé influencer par le grand Jacques pour rejoindre le plat pays. Une opportunité professionnelle l’a convaincu de partir pour Courtrai, dans le but de prendre la responsabilité de la construction d’une usine. Il ne pouvait pas deviner qu’en face se situait la maison familiale de Nelly, devenue ensuite sa compagne de vie. Urbain confirme qu’il doit beaucoup à la neige belge qui lui a permis cette heureuse rencontre. Leur mariage est fêté en Belgique, avec des invités anniviards, bien sûr, dont la maman d’Urbain en costume traditionnel. Puis, ce mandat professionnel mené à terme, un nouveau défi attend les jeunes mariés.
Quitter le nord, aimanté par le sud
L’employeur d’Urbain lui propose alors la direction d’un bureau à Bergame en Italie. En 1958, départ pour un nouveau challenge. Une belle étape, les enfants sont nés et ont commencé leur scolarité selon la méthode Montessori là-bas. Tout plaît à la famille, la cuisine, le travail, la vie sociale. Ah ! La dolce vita ! Il va sans dire qu’Urbain avait assimilé la langue italienne avant le départ, y ajoutant l’espagnol puisque des missions professionnelles l’ont aussi occupé à Barcelone durant ces années-là. S’engager sur plus de 1000 km de route entre Bergame et Barcelone ne posait aucun problème à Urbain, il aimait conduire des voitures rapides à cette époque.
Retour au bercail
Et voilà qu’une nouvelle opportunité s’offre à lui : un mandat professionnel d’une durée de cinq ans aux USA. Grande remise en question familiale : changer encore une fois de lieu et de style de vie ou alors… ? Urbain, âgé de 33 ans à ce moment-là, sait qu’il pourra construire son chalet à Vissoie. Le début du tourisme d’hiver en Anniviers offre des possibilités de développement intéressantes. Ces raisons et d’autres scellent le futur de la Kittel Family : l’ancrage se fera là-haut où il pourra aussi vivre de près sa passion de la montagne. D’ailleurs, au début des années 1970, avec son guide du village Joseph Savioz, Urbain a la grande joie d’escalader une première dans une des voies de la Pointe de Mourty, souvenir précieux, riche à son cœur.
En 1964, la situation de la vallée a bien changé depuis le départ d’Urbain à Zurich. La saison d’hiver prend de l’importance, téléskis, télésièges, télécabines naissent rapidement, ce complément économique à la saison d’été ouvre des opportunités professionnelles nouvelles, comme destinées au promoteur-architecte Kittel revenu dans son pays.
Cette escale s’inscrira au long cours et marquera le début des engagements d’Urbain dans plusieurs domaines, comme en politique communale et cantonale, en développement touristique, ou en éleveur-propriétaire de reines de la race d’Hérens, une autre de ses grandes passions.
Le parcours anniviard
Une enfance formatrice à souhait : d’abord la scolarité avec le régent Candide Massy et son style d’enseignement strict et juste, dans une classe à degrés multiples. Les plus grands apprenaient à lire aux petits, et c’est Urbain, de sept ans son aîné, qui a appris à lire à Bernard Crettaz, eh oui. Mais Urbain a particulièrement aimé les trois étés passés sur les alpages dès l’âge de dix ans, celui

de La Lée, puis de Nava et finalement de Torrent. Il parle de ses expériences sur l’alpage avec bonheur : « C’est mon université, une formation précieuse qui m’a servi à vie, comme le gardiennage des chèvres à Mayoux et des moutons à Pinsec. » Le travail y était rude pour tous là-haut, il a constitué un apprentissage concret, solide. L’importance accordée alors au travail des enfants de cette époque renforçait leur ancrage dans la société. Le chemin a été parsemé de joies, de surprises parfois, de combats souvent, de quelques découragements peut-être. Les débats passionnés entre propriétaires de reines d’étables et d’alpage résonnent encore dans beaucoup de mémoires. Des archives de la Télévision Suisse Romande retracent bien l’enjeu de ces joutes. L’enthousiasme, ça s’exprime haut et fort, tout feu tout flamme ! Sur un autre plan, professionnel celui-là, on se souvient des confrontations avec Franz Weber « qui avait raison sur le fond, mais pas sur la forme » précise Urbain.
Jetant un œil sur l’itinéraire parcouru, Urbain reconnaît quelques erreurs qualitatives sur le plan architectural, avec en point de mire et malgré tout, le souci d’investir pour un futur harmonieux en Anniviers. Il fallait réfléchir à un développement touristique coordonné, d’où la fondation de AIDA (Association des Intérêts D’Anniviers), ou encore le lancement d’un questionnaire tout-ménage destiné aux 15-25 ans de notre vallée. On pourrait citer bien d’autres initiatives auxquelles
Lors de son mariage avec la présence de sa maman Clothilde en costume
Lieutenant Kittel




a participé Urbain, comme le projet de construction du centre scolaire pour lequel il a d’ailleurs souhaité que le mandat d’architecte soit attribué à un bureau de l’extérieur, afin d’éviter d’être juge et partie.
De nombreuses entreprises et postes de travail ont été créés depuis les années soixante dans notre vallée et Urbain en a été l’un des grands acteurs. Quantité d’employés ont défilé au « bureau Kittel » et la fête a été belle pour marquer ses 40 ans, au début des années 2000. Un parcours aventureux, passionnant et ouvert sur le monde.
Dis-moi ce que tu lis… Urbain aime particulièrement lire les journaux auxquels il s’est abonné depuis longtemps, comme Le Monde, Le Temps, Le Nouvelliste, Le 1, hebdomadaire français traitant d’un seul sujet, mais à fond. D’autre part, il aime également parcourir La Republica, le Figaro, la NZZ. Un épi-



sode l’avait même entraîné à être co-fondateur, par idéalisme, du Journal du Valais, puis son co-liquidateur environ un an et demi plus tard. Un engagement de plus, même s’il a fallu y laisser des plumes. Tenter de percevoir le futur de notre région fait dire à Urbain qu’il souhaite que l’Anniviers d’aujourd’hui conserve sa maîtrise foncière et économique, un gros enjeu pour l’Anniviers de demain.
Au final, les deux personnes qui ont le plus compté dans sa vie sont sa maman et son épouse. Il pourrait peut-être rêver d’avoir hérité de la bonne forme de son centenaire de grand-père, pour profiter encore quelques années du privilège d’habiter ce si beau pays auquel il a apporté son importante contribution.
La citation du jour choisie le 12 janvier 1931, empruntée à Arthur Schopenhauer, déclare que « tout enfant



est en quelque façon un génie, et tout génie un enfant ». Cette pensée du philosophe aurait-elle le pouvoir d’adoucir les bruissements du monde actuel ? Un espoir.
ReTROUVeZ TOUS NOS ÉVÉNEMENTS eT aNIMaTIONS SUR NOTRe AGeNDA eN LIGNe
Simone Salamin
À Barcelone en 1963
Urbain avec le conseiller fédéral Chevalaz
Avec une de ses reines
Bernard Crettaz et Urbain

GRIMeNTZ-ZINAL - VENEZ PROFITER
JUSQU' a U 26 OCTOBRE 2025
Au programme : Grimentz accueille le Grand Raid UCI (6 sept.), suivent le Rock The Besso (20 sept.), puis Épicurialpes dès le 24 octobre. Profitez encore des descentes en mountain cart, la boutique souvenirs, et laissez-vous surprendre par nos restaurants à Sorebois et à l’Espace Weisshorn.
+ d’infos : valdanniviers.ch
ST-LUC/CHANDOLIN - PROFITEZ DE L’ a UTOMNE JUSQU’ a U 2 NOVEMBRE
Le Funi circule chaque 30 minutes, tous les jours de la semaine jusqu’au 2 novembre. Venez profiter de la plus belle des saisons en Anniviers ! En cas de météo favorable, le Funi restera ouvert les week-ends du mois de novembre ! Achetez vos pass en ligne sur shop.stluc-chandolin.ch
+ d’infos : valdanniviers.ch
VeRCORIN - OUVERTURE aUTOMNaLE
JUSQU’aU 26 OCTOBRE
• Télécabine Vercorin – Crêt-du-Midi
• Family Trail et Flow Trail
• Forêt Aventures
• Trottinettes tout terrain
• Espace du Lavioz
+ d’infos : www.vercorin.ch
valdanniviers.ch - vercorin.ch






événement
Avalanche de «Pan Lèva»
au Diablon de Torrent
Fin janvier 1981, Aurel Salamin accompagne son frère lors d’un concours de ski à la Combe Durand. Sur l’arête de Sorebois, il scrute le paysage avec ses jumelles. L’hiver est magnifique, la neige recouvre la vallée de son superbe manteau saisonnier. En face, sur l’alpage de Torrent, quelque chose l’intrigue : il ne parvient pas à apercevoir les écuries, mais la maison est bien là.
De retour à Grimentz, le soir, Aurel confie son étonnement à son père qui ne le croit pas : « L’écurie est sûrement cachée sous la neige, la couche étant particulièrement épaisse cet hiver, on ne peut la repérer. » Aurel est vexé par le déni de son père qu’il n’a pas réussi à convaincre de la réalité de son observation.
Le lendemain déjà, il décide de remonter sur la crête de Sorebois avec sa longue vue au degré de précision sans commune mesure avec ses jumelles. Et le résultat est sans appel : Aurel repère le mur intérieur de l’écurie avec le numéro 17 de Parigea, reine de l’alpage inscrit sur la paroi ! Incroyable, une avalanche a donc emporté le toit du bâtiment, le laissant découvert et soumis aux quatre vents. Dès ce moment, les explications d’Aurel ont convaincu son père.
Expédition hivernale
Un groupe composé de Vital, Marcelin et Armand, père et frères d’Aurel, de Marcel et Michel Epiney, d’Alcide et Gérard
Genoud entreprend l’expédition pour se rendre sur les lieux de l’avalanche, dès que la météo et les conditions se sont montrées plus favorables. Ces hommes ont constaté que l’avalanche avait pris son élan du lieu-

dit « Pan Lèva » et s’était arrêtée au petit lac, 200 m. en amont de l’écurie de l’alpage de Torrent. Seule la force du souffle de l’avalanche avait réussi à soulever le toit du bâtiment et à le déposer environ 50 m. plus bas, et mis ainsi à nu les façades de la construction. La charpente et son toit pouvaient abriter 160 têtes de bétail, et le souffle de l’avalanche a emporté et déplacé cette imposante masse d’une pièce en aval. La maison des bergers et la fromagerie n’avaient subi que très peu d’atteintes.
Tout ce monde était abasourdi par le spectacle offert à ses yeux, la puissance du déplacement d’air ayant emporté cet immense toit les a laissés sans voix, eux les montagnards, pourtant habitués à toutes sortes de conditions atmosphériques !
Reconstruction
Dès la fin du printemps, il a fallu se mettre au travail pour la remise en état de l’écurie : démonter une grande partie du toit déplacé, remonter les murs mis à mal, et recouvrir le bâtiment pour autoriser l’inalpe pré-
vue le 4 juillet. Une nouvelle crèche en dur fut aménagée pour permettre la mise en place du fourrage et l’écoulement de l’eau pour abreuver les vaches en cas de neige estivale. Car à cette altitude, même la neige peut s’inviter en été et obliger les pâtres à s’occuper du bétail à l’intérieur, aussi longtemps que nécessaire.
Petit miracle
La maison des bergers avait bien été épargnée, seuls les volets et fenêtres amont se sont retrouvés enfoncés. Et pourtant, sur le rebord de l’une de ces fenêtres brisées par la neige, une petite médaille miraculeuse a veillé aux bons soins de la maison. Elle se trouvait là, toute fragile, mais si forte pourtant, devant ce déferlement de la nature, modeste et inspirant le respect.
Aurel l’a recueillie, sûr que cette miraculeuse médaille le protègerait durant tout son parcours de guide. Mission accomplie.
Propos recueillis par Simone Salamin
Vital Salamin, chef de l’alpage
Projet
pierre ollaire en Anniviers Des vignobles
du monde au vin du Glacier
Faire le tour du monde sans quitter le Valais ?
C’est possible grâce à Destination Vin, l’exposition actuelle du Musée du Vin ! Celle-ci s’amuse à faire dialoguer notre canton avec d’autres régions viticoles d’Asie, d’Amérique et d’Europe. À découvrir jusqu’au 30 novembre 2025.
Si le Valais reste le plus grand canton viticole de Suisse, il est insignifiant à l’échelle planétaire avec seulement 0,06% des surfaces viticoles mondiales. La viticulture valaisanne se démarque pourtant grâce à de nombreuses caractéristiques. Quelles sont ces particularités ? Sont-elles présentes dans d’autres vignobles à travers le monde ? Pour répondre à ces questions, une destination s’impose, celle du Musée du Vin à Sierre.
L’exposition Destination Vin propose un voyage immersif et interactif à la découverte de vignobles étonnants et inventifs à travers douze thématiques comme l’altitude, la pente et les vins oxydatifs. Parmi ces derniers, elle présente le xérès d’Andalousie et le vin du Glacier du Val d’Anniviers. S’ils partagent des méthodes d’élevage similaires, ces deux assemblages de millésimes cachent des histoires différentes qui témoignent de traditions viticoles uniques au monde.
Infos : www.museeduvin-valais.ch

La roche appelée « pierre ollaire » a été utilisée pour fabriquer des fourneaux, mais également pour façonner des marmites, des chauffe-lits, des lampes à huile et autres objets du quotidien.
L’Université de Lausanne et l’Association pour la recherche archéologique dans le Val d’Anniviers (ARAVA) ont mis sur pied un projet afin d’inventorier ce précieux patrimoine.
Merci de bien vouloir signaler tout objet ou fourneau en pierre ollaire, afin de contribuer à la concrétisation de ce beau projet, important pour notre vallée, en contactant les responsables : Cédric Cramatte : cedric.cramatte@unil.ch
Hans-Rudolf Pfeifer : hans-rudolf.pfeifer@unil.ch
Il est aussi possible de téléphoner à Anniviers Tourisme ou aux offices du tourisme des stations qui transmettront votre lien aux Anniviards participant à ce projet.
On peut également mentionner toute information à ce sujet sur le site : http://www.arava.ch/pierre-ollaire.html
Merci pour votre précieuse collaboration !
Une brochure sera éditée en 2026


L’Université populaire d’Anniviers
une rentrée pour apprendre, partager et faire vivre la région
Le nouveau programme de l’Unipop Anniviers sera disponible dès la mi-août sur www.unipop-anniviers.ch. Les cours débuteront en septembre et proposeront un large choix d’activités : artisanat, nature, bien-être, etc. Il y en aura pour tous les goûts et tous les âges.
Vous avez une passion, un savoir-faire, une compétence à partager ?
L’Unipop recherche sans cesse des intervenant·e·s prêt·e·s à transmettre leurs
connaissances et leurs passions. C’est une belle manière de s’impliquer dans la vie locale, tout en étant rémunéré à un tarif attractif.
Et si vous avez envie de vous engager un peu plus durablement, pourquoi ne pas rejoindre le comité ?
Quelques heures de bénévolat par mois suffisent pour contribuer activement à la dynamique sociale et culturelle de notre région. L’Université populaire, c’est un
projet collectif, enraciné dans la vallée, qui a besoin de chacun pour continuer à exister et à évoluer.





Immobilia-Grimentz +41 27 476 17 60 www.i-g.ch I info@i-g.ch
Grimentz-Location +41 27 475 31 31 www.grimentz-location.ch I info@grimentz-location.ch
Afim +41 27 475 45 00 kathy.berset@afim.ch
Immobilier Vacances +41 58 201 72 80 www.immobilier-vacances.ch I info@immobilier-vacances.ch
Etoile de St-Luc +41 27 475 57 57 www.etoile-immo.ch I info@etoile-immo.ch
Bureau dʼAffaires +41 27 455 82 82 Touristiques www.batimmobilier.ch I info@batimmobilier.ch
Zinal-Chalets +41 27 475 14 82 www.zinalchalets.ch I info@zinalchalets.ch
Retrouvez notre programme sur le site unipop-anniviers.ch et rejoignez-nous dès septembre ! www.anniviers-location.ch

Montagne Club Anniviers
En action, toute l’année !
Depuis la saison 2024-2025, le Montagne Club Anniviers a modifié son programme et la méthode “d’apprentissage de la montagne” aux jeunes et moins jeunes.
L’idée est de pouvoir faire découvrir différentes activités telles que la grimpe, la randonnée à skis, la cascade de glace, l’alpinisme et même… le ski de freeride, à toute personne âgée de 10 à 20 ans. Le lieu de résidence n’a pas d’importance, même si ces activités ont (presque) toutes lieu en Anniviers.
Certaines activités peuvent paraître fastidieuses. Le MCA a donc décidé, depuis la saison passée, de mélanger les âges et de mélanger les niveaux. Personne ne s’ennuie, et les plus forts apprennent aux moins aguerris.
Le ski de randonnée, le ski de freeride ou toute autre activité est systématiquement encadrée par des professionnels de la mon-

tagne tels que des Guides de montagne et/ ou des Moniteurs J&S.
Certains camps ont lieu en Anniviers, d’autres beaucoup plus loin, en témoigne le camp de grimpe que le MCA avait organisé en Grèce durant Noël-Nouvel An.
Avec une cotisation de Fr. 150.- par année, des participations de Fr. 40.- par sortie (journée) et/ou Fr. 70.- par journée de camp, le club demande un minimum de trois participations à ses sorties. Les journées ont lieu de 8:00 à 16:00, toujours au départ de Vissoie.
Rejoignez-nous sans crainte pour pouvoir découvrir ou re-découvrir les beautés de la montagne, auprès de laquelle vous vivez quotidiennement!
Écrivez-nous ou contactez-nous: otakemca@gmail.com ou Emilie au 079 726 85 20

Programme saison 2025-26
Dim. 21.09.25 - Escalade
Dim. 12.10.25 - Alpinisme
Camp 20.22–10.25 - Escalade
Dim. 09.11.25 - Escalade
Dim. 23.11.25 - Escalade
Dim. 7.12.25 - Freeride
Dim. 21.12.25 - Freeride
Camp 2-4.01.26 - Freeride
Dim. 18.01.26 - Casc. glace
Dim. 01.02.26 - Casc. glace
Dim. 15.02.26 - Freeride
Dim. 01.03.26 - Freeride
Dim. 15.03.26 - Freeride
Dim. 12.04.26 - Escalade
Dim. 26.04.26 - Escalade
Camp 23-25.05.26 - Escalade
Dim.07.06.26 - Escalade
Camp 17-19.07.26 -Alpinisme
© photos Fêtes des Guides - Zinal 2025


ESPACE DU LAVIOZ
- YOUPI ! DES NOUVEAUTÉS ONT ÉTÉ INSTALLÉES POUR UN MAXIMUM DE PLAISIR -
C’est l’heure de s’amuser!
Envie de bouger, rire et profiter du plein air en famille ? Du matériel est désormais mis gratuitement à disposition du public, dans un coffre situé devant la buvette :
Raquettes et balles de ping-pong
Raquettes et volants de badminton
Raquettes et balles de tennis
Ballons de foot et de volley
Diabolos
Laissez parler votre imagination ! Des carrés en mousse ont été installés sur l’herbe pour inventer, construire, grimper... ou simplement s’amuser.
Trois tables de pique-nique vous attendent : l’une à côté du pumptrack et deux autres près du toboggan géant.
Mais encore ...
Vous pourrez profiter du terrain de foot et de volley, fraichement délimités et prêts à accueillir vos matchs improvisés.
Deux places de jeux complètent l’offre : l’une dédiée aux petits, à proximité directe de la buvette, et l’autre, un peu plus en hauteur, pensée pour les plus grands.
Les amateurs de tennis ne sont pas en reste, avec un terrain équipé de deux courts que vous pouvez louer directement auprès du TennisClub de Vercorin.
Finalement, pour ceux qui aiment les sensations, le pumptrack vous attend que vous soyez à vélo, trottinette, rollers ou draisienne.
La buvette
Pendant que les enfants jouent, les parents peuvent profiter de la terasse ensoleillée de la buvette du Lavioz pour siroter un verre ou savourer un petit en-cas.



Ski Team Anniviers
Un printemps sous les projecteurs pour le val d’Anniviers
Le val d’Anniviers a vibré au rythme de la haute compétition cet hiver, en accueillant les Championnats suisses de ski alpin du 2 au 7 avril 2025 sur les pistes de Zinal et de St-Luc. Durant une semaine, l’élite du ski national s’est affrontée, offrant un spectacle de haut niveau et mettant en lumière la qualité de nos domaines skiables.
Au-delà des performances sportives, cet événement a été l’occasion de valoriser le savoir-faire local et l’engagement sans faille des bénévoles. Une véritable fierté pour la vallée, et une source d’inspiration précieuse pour les jeunes athlètes du Ski Team Anniviers, qui ont pu vivre de près l’intensité et l’exigence du plus haut niveau.
Cleaning Day : un service rendu à la montagne
Le 8 juin dernier, près de 50 personnes ont participé au Cleaning Day Ski-Valais à St-Luc, et autour de l’Hôtel Weisshorn, emblème de la région. Environ 100 kg de déchets ont été récoltés grâce à cette action collective réunissant Ski Valais, les sponsors et le Ski Team Anniviers. La journée s’est terminée en toute convivialité à Tignousa, autour d’une raclette.
Une nouvelle saison qui s’annonce prometteuse
La saison 2025/2026 s’annonce prometteuse pour le Ski Team Anniviers, qui pourra compter sur 51 jeunes athlètes répartis dans les groupes CRP/SkiValais, Cadets, U12 et U12+. À la tête du groupe, Juanra Blanco et Núria Pau poursuivent

leur travail avec expertise et engagement. Le staff est renforcé ponctuellement par Léa Kaufmann et Théo Rossi, entraîneurs de soutien. L’équipe accueille également une nouvelle entraîneur : Nina Martínez. Originaire d’Espagne, trilingue et active dans le ski de compétition en Suisse et en Espagne depuis plusieurs saisons, Nina apporte une énergie nouvelle et une approche rigoureuse au sein du staff. Avec cette structure solide et complémentaire, le Ski Team Anniviers aborde la nouvelle saison avec confiance et ambition.
Le comité

VISSOIE
Vente et réparation véhicules toutes marques
Vente et location machines STIHL
Réparation machines d’entretien extérieur
Vente et réparation fraise à neige
Route de la Fusion 31 - 3961 Vissoie 078 603 63 16
www.garagedesdiablons.ch info@garagedesdiablons.ch


Rte des Plampras 10 - 3961 Chandolin info@chandolinboutiquehotel.ch - +41 27 564 44 44 www.chandolinboutiquehotel.ch Hôtel 4* - Restaurant 14/20 - Terrasse - Spa
Rte de Grimentz 1, Vissoie

Intempéries du 17 avril 2025

Un énorme travail a été réalisé sur les sentiers
Sur les 500 kilomètres de sentiers que compte la Commune, 300 ont été touchés par les intempéries d’avril dernier. La voirie et le Triage forestier, soutenus par des entreprises locales, ont œuvré quotidiennement pour assurer l’ouverture des principaux itinéraires pédestres et VTT avant la saison estivale.
Au lendemain du 17 avril, la plupart des chemins anniviards situés en dessous de 1900 mètres d’altitude se sont retrouvés coupés ou menacés par des chutes d’arbres. Il a fallu nettoyer et sécuriser chaque tronçon, en commençant par les jonctions entre les villages, les sentiers touristiques principaux, les accès aux cabanes, les bisses, sans oublier le tracé de Sierre-Zinal. Une équipe d’une dizaine de personnes a ainsi été mobilisée durant trois mois afin de permettre aux randonneurs et vététistes de retrouver rapidement leurs itinéraires favoris. « Nous avons également pu compter sur le soutien de nombreux bénévoles des sociétés locales et des milieux sportifs, qui se sont proposés pour nous prêter main forte », souligne Patrick Boucher, chef du service de la voirie, mobilité, travaux publics et transports. Au fur et à mesure de l’avancée des travaux, la réouverture des sentiers était notifiée sur le site internet de Valrando. Quelques
secteurs à risque resteront toutefois encore fermés cette année.
Projets reportés
En raison de ces interventions de remise en état qui ont mobilisé toutes les ressources de la voirie, les projets de création de sentiers ont dû être reportés à plus tard. Il s’agit de cinq nouveaux tronçons dans les secteurs de St-Luc, Chandolin, Grimentz et Zinal, qui permettront d’améliorer l’offre globale de mobilité douce, soit par la création de nouveaux itinéraires, soit pour une meilleure cohabitation entre marcheurs et cyclistes.
Nouvelle boucle attractive
Un projet important pour la valorisation du fond du Plat de la Lée débutera cette année, dont la réalisation a été confiée à une entreprise externe. Il s’agit d’une boucle de 250 mètres entre le Plat, les mines de cuivre, la cascade et le musée de Vichiesso en cours de
rénovation. Ce parcours a pour but de renforcer l’attrait touristique des lieux, en permettant aux randonneurs de passer sous les falaises et de traverser la rivière sur des blocs en béton armé. En raison de leurs difficultés techniques et du coût engendré, ces travaux s’échelonneront sur trois ans, pour un coût total de 450’000 francs.

LeTriageforestierenaction.
Cascade du Vichiesso
Infos officielles
Informations officielles
Crues de la Navizence : un crédit complémentaire a été accepté
L’Assemblée primaire de juin dernier s’est prononcée en faveur d’un crédit de 4 millions de francs pour financer les travaux supplémentaires indispensables à la sécurisation de la Navizence. Les deux crues successives des 21 et 29 juin 2024 ont provoqué d’importants dégâts, qui ont confirmé que le concept de protection imaginé après la crue de 2018 était adéquat. Des moyens très importants ont été immédiatement mis en œuvre pour réaliser les travaux d’urgence puis débuter des mesures anticipées de protection de la rivière.
Jusqu’à 25 engins de chantier et 60 camions ont été engagés au pic des travaux et la facture s’élevait déjà à plus de 13 millions de francs à la fin de l’année. Le projet de sécurisation déposé en 2023 et validé ce printemps 2025 par le Conseil d’Etat prévoyait une enveloppe totale de 32 millions de francs. Vu l’ampleur des phénomènes de 2024, certains ouvrages doivent être toutefois redimensionnés afin d’en renforcer l’efficacité. Le volume des travaux supplémentaires est estimé à 20 millions de francs, dont la part communale a été évaluée à 4 millions.
Autorisations de construire : exclusivement en ligne Depuis février 2025, les demandes d’autorisation de construire sur le territoire anniviard doivent être déposées en ligne, sur la plateforme eConstruction. Comme toutes les communes valaisannes, Anniviers a abandonné les démarches traditionnelles sur papier au profit d’un guichet virtuel. Ce portail informatique cantonal a été créé pour faciliter la communication et la transmission aux différentes instances concernées. On peut y suivre l’avancement de la requête en temps réel, répondre aux demandes de l’administration et aux oppositions.
Le reste de la procédure reste inchangé. Après une analyse formelle, le dossier circule dans les services techniques pour un préavis. Le projet est ensuite mis à l’enquête publique pour une durée de 30 jours. Cette étape franchie, il passe entre les mains de la Commission des constructions. La décision finale revient au Conseil municipal.
ACCÉDER À LA PLATEFORME

Plats de la Lée - Zinal
Soutien aux apprentis
Une quarantaine d’apprentis sont en formation dans les entreprises anniviardes. La Commission d’apprentissage de la Commune est chargée de contrôler leurs conditions de travail et de les soutenir en cas de besoin.
Les commissaires communaux ont pour mission de vérifier le respect du cadre légal des apprentissages, sur mandat de l’autorité cantonale. Ils rendent ainsi visite aux apprentis durant leur première année de formation, sur leur lieu de travail. Lors de cette rencontre, des entretiens individuels confidentiels sont menés avec le formateur et l’apprenant, qui permettent de repérer d’éventuels dysfonctionnements de part et d’autre. En cas de problème, un signalement doit être fait au Service de la formation professionnelle (SFOP).
Le suivi de la Commission d’apprentissage se poursuit sur demande au-delà de la première année. Les apprentis reçoivent un courrier à leur adresse privée, leur rappelant la disponibilité des commissaires en cas de besoin. Il arrive que les jeunes rencontrent des difficultés scolaires, qui menacent la réussite de leur CFC. Ils peuvent alors bénéficier de cours d’appui gratuits, organisés par le centre scolaire d’Anniviers.
Prochaines places d’apprentissages et de stages
La Commune d’Anniviers propose chaque année des places d’apprentissage, communiquées dès octobre sur orientation.ch, son propre site internet et directement auprès des enseignants.
Elle offre également aux jeunes du CO la possibilité de vivre un stage d’observation d’une journée dans ses services d’administration, d’accueil de la petite enfance, de cuisine et de conciergerie. Il est recommandé de ne pas attendre la publication des places d’apprentissage pour manifester son intérêt pour un stage qui peut se réaliser en tout temps.
Personnedecontact:
JonathanCervini
ResponsableRH jonathan.cervini@anniviers.org
Ils viennent de terminer leur CFC à la Commune…

Sébastien Zufferey, agent d’exploitation
« J’ai débuté cet apprentissage sur le tard, parce que j’avais besoin d’un changement et d’une formation reconnue. Durant ces trois années à la conciergerie du centre scolaire, j’étais chargé de l’entretien et de la maintenance. Ce métier me plaît pour le contact avec les gens et le plaisir de me rendre utile. Et puis, les tâches de nettoyage me conviennent parfaitement, j’aime le « propre en ordre » ! La Commune a décidé de me confier le poste de responsable de l’exploitation des bâtiments communaux. C’est tout nouveau pour moi, mais l’équipe en place est bien rodée et je me réjouis de m’impliquer dans l’organisation. »
Commission d’apprentissage de la Commune d’Anniviers

Lydie Beney, assistante socio-éducative « J’ai eu la chance d’apprendre le métier dans un cadre bienveillant, chaleureux et familial. Durant ces trois ans, la responsable et la formatrice de la crèche-nurserie-UAPE de Vissoie m’ont bien accompagnée et soutenue. Pour la suite, je prévois de trouver un emploi dans une structure d’accueil en plaine, puis de commencer une formation d’éducatrice sociale. Je suis certaine de vouloir rester dans ce domaine, c’est beau d’accompagner les enfants, de les voir grandir et de les aider à s’envoler vers l’école. Et, qui sait, peut-être qu’un jour je reviendrai travailler à Vissoie ! »
Présidente : Stéphanie Guex, conseillère communale
Danièle Zufferey, conseillère communale
Patricia Chardon Kaufmann, enseignante titulaire au cycle d’orientation
Gisèle Leclercq, responsable du contrôle des habitants
Paroisses

Les adieux d’un Polonais sensible aux traditions anniviardes
Le curé Bienek Boleslaw Antoni quitte le val d’Anniviers après dix ans de mandat, pour reprendre le poste de son collègue Michel Ammann à Chermignon. Ce Polonais d’origine, qui a lui-même grandi dans une région de montagne, s’est bien intégré dans la vallée. Malgré les distances à parcourir et une baisse de fréquentation des églises, il s’est démené pour assurer un tournus entre les paroisses afin de maintenir une vie religieuse dans les villages. Il a particulièrement apprécié les célébrations liées aux traditions anniviardes, comme les fêtes patronales et les bénédictions de troupeaux. « Je garderai un très bon souvenir de ma dernière Fête-Dieu à St-Luc, ce fut une journée magnifique ! Je tiens à remercier toutes les personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer durant ces dix années, pour leur accueil et leur patience. »
« Je me réjouis d’aller à la rencontre des paroissiens »
Michel Ammann est le nouveau curé d’Anniviers depuis le 1er septembre. Cet ancien boulanger-pâtissier d’origine jurassienne a endossé la prêtrise il y a 25 ans. Il vient de quitter la paroisse de Chermignon pour s’installer dans « la plus belle vallée du monde ».
La région lui plaît et il y est attaché depuis longtemps. En effet, l’un de ses oncles louait un chalet à Chandolin, puis à Zinal à la fin des années 1960. Michel Ammann y venait régulièrement avec ses parents. En 1972, lorsqu’il a 9 ans, sa famille décide d’abandonner le brouillard de Delémont pour jouir du soleil du Valais à l’année. Le jeune Jurassien suit sa scolarité entre Sion et Savièse. À l’adolescence, il se découvre une fascination pour la messe. En plus du rendezvous dominical, il ne manque jamais la célébration du samedi soir à l’église du Sacré-Coeur. Il travaille une dizaine d’années comme boulanger-pâtissier après son apprentissage, jusqu’à ce qu’une allergie à la farine l’oblige à envisager un autre avenir. À l’âge de 27 ans, il a l’occasion de faire une retraite avec la Communauté des Béatitudes. « J’ai eu une révélation durant ce séjour. En rentrant, j’avais la certitude de vouloir donner ma vie à Dieu. » Sa reconversion professionnelle était toute trouvée. Il entreprend des études à Toulouse et Lugano, et il est ordonné prêtre quelques années plus tard. Il effectue ses premières missions à Bergame et dans la région parisienne, avant de revenir en Valais à Venthône en 2004. Dix ans plus tard, il quitte la Communauté des Béatitudes pour s’engager dans le diocèse de Sion, où il est nommé au service des paroisses de la Noble et Louable Contrée.
Nouvelle réalité, nouveaux défis
Dans le val d’Anniviers, Michel Ammann va devoir composer avec cinq conseils de communauté, des saisons touristiques et de nombreux déplacements. Cette nouvelle réalité ne l’inquiète pas. La diminution de la pratique religieuse non plus. « Au contraire, je trouve cela très stimulant, cela nous oblige à aller à la rencontre des gens et de partager ce qui nous anime. » Les résultats de l’enquête menée par l’agent pastoral Yves Crettaz auprès des paroissiens anniviards en début d’année seront de bonnes pistes d’inspiration pour alimenter la réflexion dans les villages. Le nouveau curé se réjouit de partager son enthousiasme pour la prière. « Je crois en sa force. Prier, c’est entrer en relation avec quelqu’un qui nous aime, c’est aussi exprimer de la gratitude pour tout ce qui nous est donné. » Durant son temps libre, il s’adonne à la randonnée, au jardinage et à la guitare, un instrument qui lui permet également d’accompagner des moments de recueillement avec les paroissiens.
Michel Ammann est le nouveau curé d’Anniviers
L’ancien stand de tir devient un espace convivial
Ayer dispose d’un nouveau couvert au sommet du village, au lieu-dit Krèhha Béla. L’ancien local du stand de tir a subi d’importants travaux de rénovation, menés par la société du village et une soixantaine de bénévoles, avec le soutien financier de la Commune.
On ne tire plus à Krèhha Béla depuis belle lurette. La parcelle et son stand, propriétés de la Commune, étaient à l’abandon. Avec sa situation sur les hauts d’Ayer, qui offre notamment un point de vue exceptionnel sur le Zinalrothorn, le lieu a pourtant de quoi inspirer. En 2022, la société du village a eu l’idée d’y créer une place des fêtes pour les habitants. « Nous n’avions que quelques places de pique-nique et aucun couvert sur notre territoire. Une telle infrastructure manquait ! », explique Thomas Melly, l’un des trois chefs du village. Avec ses collègues Joël Bonnard et Jérémie Melly, il entreprend les démarches auprès de la Commune, qui accueille le projet très positivement et décide de le soutenir à hauteur de 130’000 francs. Reste un montant de 40’000 francs à trouver. Un appel aux dons pour « le couvert du stand » est lancé via un flyer tous ménages. « La somme a été réunie rapidement, ce fut une belle surprise. Nous avons constaté que les gens étaient attachés à cet endroit et qu’ils étaient heureux de contribuer à la création d’un espace de rencontres. » Et lorsqu’il a fallu trouver des volontaires pour vingt journées de corvée sur le chantier, là aussi, l’enthousiasme était au rendez-vous.
Des murs et une histoire
Une soixantaine de bénévoles, toutes générations confondues, se sont proposés pour les travaux de démontage, nettoyage, menuiserie, peinture, carrelage et électricité. Des entreprises professionnelles se sont chargées de la rénovation lourde sur la toiture, la charpente, la maçonnerie, la cuisine et les sanitaires. Au final, l’opération aura duré 30 mois, d’octobre 2022 à mai 2025. En débarrassant l’ancien bâtiment, la société du village a retrouvé des archives de la société de tir créée en 1905, qui occupait le stand dès sa construction en 1949. Elle a mis sous cadre quelques documents et trophées d’époque, qui rehaussent les murs d’une touche historique.
Le couvert flambant neuf et son local équipé viennent compléter l’offre de couverts de la vallée. On peut le louer à la journée ou profiter de l’extérieur gratuitement.


INFOS ET LOCATION
Ces sociétés qui font vivre nos villages
Société du village de Vissoie (SV)
Peu, mais bien !
Créée à la suite de la fusion des communes d’Anniviers, la société du village a pour vocation de relayer les préoccupations des habitants auprès des autorités. C’est notamment sur son initiative que les rues de Vissoie ont récemment été baptisées afin de faciliter la distribution des colis. Elle a également été invitée à participer à la réflexion sur la nouvelle place de la Fusion. Modeste en activités, elle concentre ses forces sur l’organisation d’un grand événement annuel, qui se déroule, depuis cette année, sous le toit de la patinoire.
Les activités régulières
La Barthélémyx, chaque année à la fin du mois de mai : grande fête villageoise incluant spectacle de danse, prestations des sociétés de musique, concert et soirée dansante
Raclette de la Fête-Dieu, offerte à toutes les personnes présentes
Apéritif offert à la sortie de la traditionnelle messe patronale de la Saint-Barthélémy en août
Une réalisation récente
Acquisition du Musée des patoisants, suite à la dissolution de la société d’exploitation. L’affectation future de ce lieu n’est pas encore connue.
Un projet dans le pipeline
Relancer les fenêtres de l’Avent.
Le défi à relever
Renouveler et rajeunir les rangs de la société, et trouver de nouvelles personnes pour s’engager dans le comité.
Lecomité:ValentinJacquaz,JulianeZufferey,AntoineEmery, DavidEpiney.
Nombredemembres: 200
Contact:VillageVissoie@outlook.com

L’incontournableettrèsfestiveBarthélémyx(icien2023)setient désormaissousletoitdelapatinoire.
Société de développement de Vissoie (SD)
Pleine de bonnes volontés
La Société de Développement a pour vocation d’organiser des activités pour la population et toutes les personnes attachées à la vallée. Moins touristique que les autres, le village de Vissoie peut compter sur ses résidents à l’année pour prêter main forte lors des événements. Les bonnes volontés ne manquent donc pas, aussi bien pour animer les rangs de la SD que pour faire honneur aux manifestations.
Les activités régulières
Vin chaud du Nouvel-An
Carnaval des enfants
Apéritif de Pâques à la sortie de la messe
Participation à l’organisation du marché artisanal de Vissoie
Fête nationale et animations
Fête de la Saint-Nicolas et projection d’un film pour tous les écoliers de la vallée
Journée des travaux (entretien de la place des Fêtes et des ses alentours)
Une réalisation récente
Réfection de la place de pique-nique et du couvert sur la route des Sampelets.
Un projet dans le pipeline
Dynamiser les festivités de Carnaval, notamment en s’associant au parcours itinérant de la Jeunesse d’Anniviers.
Le défi à relever
Intensifier la collaboration avec les autorités et les partenaires associatifs, afin de pouvoir continuer à offrir des activités gratuites à la population.
Lecomité:NydiaCrettaz(présidente),SébastienZufferey (vice-président),LouiseEpiney,RubenMota,MarieMelly.
Nombredemembres: 145
Contact:nydia.crettaz@gmail.com

Pointfortdel’année,leCarnavaldesenfantsetsonconcoursdemasques. Depuisdeuxans,laSDcréeuncharpouranimerledéfilé.

LaplacedesFêtes,refaiteen2018,estlelieuderendez-vous desVissoyards.
Distinctions sportives et culturelles
Déposez vos candidatures !
La Commune d’Anniviers récompense les artistes, sportifs et groupements qui se sont distingués dans leur discipline au cours de l’année écoulée. Les candidatures pour les performances 2025 sont attendues d’ici la fin janvier 2026.
Chaque année, la Commune consacre une enveloppe de 10’000 francs aux talents sportifs et culturels locaux. Les « distinctions » reviennent à des personnes ou à des sociétés, qui ont réalisé des performances lors de compétitions sur le plan cantonal, national ou international. Quant au « mérite sportif » et au « mérite culturel », ils sont attribués à une personnalité pour son engagement exemplaire ou pour l’ensemble de sa carrière. Une catégorie « encouragement » soutient des jeunes de moins de 12 ans à l’avenir prometteur. Les candidatures se font via une fiche d’inscription disponible sur le site internet anniviers.org et peuvent être déposées d’ici la fin janvier. La remise officielle des prix a lieu dans le courant de l’été suivant.
Distinctions et encouragements sportifs, performances 2024
Distinctions
Eulalie Epiney, ski alpin
Justin Epiney, ski alpin
Aymeric Hannart, ski alpin
Urien Minuty, VTT Enduro
Lorenzo Rosset, ski cross
Naomie Salamin, ski alpin
Encouragements
Emilie Droux, ski alpin
Agnès Epiney, ski alpin

En2024,seulsdessportifssesontportéscandidats.Leshuitpersonnesrécompenséesont reçuleurprixàl’occasiond’unecérémonieofficiellele12juilletdernier.
LE FORMULAIRE D’INSCRIPTION SE TROUVE SUR LE SITE INTERNET ANNIVIERS.ORG, DANS LA RUBRIQUE « DÉMARCHES ADMINISTRATIVES ».
POUR L’AMOUR DE LA VITESSE, DE LA LIBERTÉ ET DE LA COMPÉTITION
Eulalie Epiney fait partie des lauréats des distinctions sportives d’Anniviers. Cette skieuse âgée de 16 ans a fait ses débuts au Ski-Club de Zinal, avant de rejoindre le Ski Team Anniviers et Ski Valais. Elle vient d’entamer sa deuxième saison FIS au sein de la structure Team FIS de Ski Valais, qui devrait lui permettre de rejoindre le NLZ Ouest. « Faire de cette passion mon métier, c’est un rêve. Même si je sais qu’il faut beaucoup de persévérance et s’investir à fond. J’aime le ski pour la vitesse, la sensation de liberté et la compétition ! » Pour la jeune Vissoyarde, qui poursuit sa scolarité au collège sports-études de Brigue, le soutien communal est bienvenu, car son sport engendre des frais financiers très conséquents.
ANNIVIERS PRATIQUE
septembre - novembre 2025
Remontées mécaniques

Grimentz-Zinal
Installations ouvertes tous les jours jusqu’au 26 octobre, de 8h30 à 16h.
Prolongation le samedi soir pour le Téléphérique
Grimentz-Espace Weisshorn jusqu’à 20h toutes les 30 minutes, puis deux courses de descente à 21h30 et 22h30.
Télécabine Grimentz-Bendolla : en service seulement le week-end entre le 6 septembre et le 26 octobre.
St-Luc - Chandolin Funiculaire en service jusqu’au 2 novembre, tous les jours de 8h à 17h, toutes les 30 minutes.
Télésiège du Tsapé en service jusqu’au 22 septembre. Fermé le mardi et le mercredi.
Déchetterie d’Anniviers

Déchetterie d’Anniviers - Ayer
Mardi : 14h -18h (17h dès fin octobre).
Samedi : 9h-12h, 14h-17h. Fermé le 1er novembre.
Déchets verts, place de Pattier-Prijes (entre Vissoie et St-Luc)
Du lundi au samedi, de 7h à 19h (sauf jours fériés), jusqu’au 30 novembre.
Guichets communaux
Piscines intérieures

Piscine et spa de Zinal
Du mardi au dimanche, de 10h à 20h, jusqu’au 2 novembre.
Les Bains du Cervin à Saint-Luc
Tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au 26 octobre.
Flocons d’eau SPA à Grimentz : du mercredi au dimanche, de 14h à 19h, jusqu’au 12 octobre.
Bibliothèque communale

Lundi et jeudi, de 14h30 à 18h15
Vendredi de 16h45 à 19h
Numéros d’urgence
Urgences médicales
/ Toxiques
Aide à la jeunesse
Police communale +41 27 476 15 15
Dépannage automobile TCS 0800 140 140
Centre médical d’Anniviers +41 27 475 47 07
Médecin de garde 0900 144 033
Dentiste de garde 0900 144 044
Pharmacie d’Anniviers +41 27 475 22 22
Pharmacie de garde 0900 558 143
Vétérinaire de garde 0900 502 502




- Mayoux 027 475 12 37 - boisval@bluewin.ch
- Vissoie 027 475 11 33 - construction.sa@bluewin.ch
- Grimentz 027 475 21 54 - creabois@netplus.ch
- Grimentz 027 475 15 78 - info@menuiserie-massy.ch
- St-Luc tél 027 475 23 39 - francoissalamin@bluewin.ch

- Ayer 079 434 79 73 - mellyc-n@netplus.ch
- Mayoux 027 475 18 33 - info@monnet-sa.ch
- Grimentz tél 027 475 20 70 - menuiserie-theytaz@bluewin.ch
- Ayer 079 277 07 68 - info@multibois.ch

Les factrices
anniviardes par tous les temps
La neige tombe à gros flocons. Une petite voiture jaune se gare sur le côté et la factrice en sort, les bras chargés de factures et de paquets, pour grimper courageusement la rue abrupte du PetitChêne à Ayer.
Jaqueline Cochard n’a pas peur de conduire sur la glace ou la neige, car toutes les voitures de la poste sont des 4x4 munies de pneus clous : « Des vrais clous ! Ces pneus crochent même dans la glace, on ne met jamais les chaînes. » Jaqueline se hâte et monte rapidement la ruelle, sans s’essouffler, mais elle avoue quand même : « Ce que je préfère, c’est le contact avec les gens. Même si on doit travailler vite, je prends le temps de dire bonjour à ceux que je croise, ou de discuter deux mots avec la petite dame qui vit toute seule : c’est important pour le tissu social. Être factrice, ça fait connaitre du monde ! Mais on est liées au secret de fonction. » Été comme hiver, les factrices affrontent toutes sortes de conditions météorologiques et n’épargnent pas leurs efforts pour apporter à bon port lettres et paquets dans les délais impartis. La vallée est divisée en sept tournées différentes, que les postières effectuent en tournus. La distribution d’Ayer, par exemple, inclut La Combaz, Cuimey et Mission. C’est la seule tournée qui propose du service à domicile : les usagers qui ont de la peine à se déplacer peuvent confier à la factrice leurs paiements ou leur courrier à envoyer. Il suffit de mettre les bulletins de versement avec l’argent dans une enveloppe, et le lendemain on reçoit les récépissés et la monnaie. Celle ou celui qui peine à se déplacer jusqu’à une boîte jaune peut placer sa lettre affranchie sur sa boîte aux lettres devant sa porte, avec un caillou

posé dessus pour ne pas qu’elle s’envole. La postière prendra l’enveloppe et se chargera de l’envoyer. Car celle-ci a aussi un rôle social, et elle peut parfois s’inquiéter si une personne seule et âgée ne relève pas son courrier pendant quelques jours. Certaines tournées sont plus imposantes, en quantité et en poids, comme par exemple celles de Grimentz et de Vissoie, avec de nombreux colis pour de nombreux habitants. La factrice qui fait la tournée de Chandolin doit redescendre de là jusqu’à Fang, puis
Marguerite Zufferey assura le courrier postal Vissoie-St Luc avant 1932

La Poste d’Ayer
encore remonter à Soussillon. Auparavant, le courrier n’était pas apporté à Soussillon en hiver, mais les cinq habitants qui vivent à l’année ont demandé une distribution: désormais, la postière emprunte donc chaque jour les lacets pentus qui mènent à Soussillon, quel que soit le temps.
Pensez-y la prochaine fois que vous ferez une commande !
Une autre difficulté pour les factrices est la charge au niveau du poids, même en disposant de chariots : les paquets pèsent parfois jusqu’à 30 kilos et peuvent être volumineux. Les postières sont censées les livrer devant la porte du destinataire, même si celui-ci habite au 3ème étage sans ascenseur. Jaqueline confirme : « C’est souvent nous qui livrons les achats effectués sur internet. Il y en a de plus en plus, on le voit, et c’est aussi confirmé par les statistiques officielles. Mais heureusement, les gens comprennent lorsqu’on n’arrive pas à porter leur paquet jusque devant chez eux parce qu’il est trop lourd. Avant, il y avait un bureau de poste dans chaque village et les habitants allaient au guichet récupérer la plupart des colis. » Une autre difficulté du métier est de distribuer le courrier lorsque l’adresse est fausse ou incomplète. Comme le souligne Jaqueline, « c’est vrai-
ment important d’écrire le numéro et le nom de la rue sur l’enveloppe. Parfois, on doit deviner, quand c’est par exemple écrit : famille Untel, village d’Ayer. On essaie toujours de trouver le destinataire, surtout si c’est une carte de condoléance ou une lettre. On cherche moins longtemps pour une facture, parce que c’est aux entreprises de faire l’effort d’écrire l’adresse exacte. Auparavant, quand les rues d’Anniviers n’avaient pas encore de nom ni les maisons de numéro, c’était dur de trouver les destinataires. On devait travailler uniquement avec les noms des gens ou des chalets. Et les connaître ! »
Déjà au travail à 6h15
Les horaires des factrices d’Anniviers sont très variables : elles commencent toujours à 6h15, mais ne savent jamais à quelle heure elles finissent (entre 10h30 et 13h selon la quantité de courrier à distribuer). Leur journée typique débute à l’aube au centre de tri de Vissoie ; le camion de livraison arrive à cette heure là, et il faut le décharger avant de commencer le tri par secteur, puis déposer lettres et colis sur les chariots. Les journaux et les magazines, tels que Le Nouvelliste, ou le magazine du TCS arrivent dans l’ordre du trajet de la tournée. En plaine, presque tout le
courrier arrive ainsi déjà trié, mais pas en Anniviers. « On remplit nos caisses, on charge les voitures, et chacune part pour sa tournée, seule. Quand on a fini, on revient au centre de tri pour s’occuper des retours et des réexpéditions. » Est-ce que tous les habitants de la vallée peuvent recevoir leur courrier et leurs colis à domicile ? « Une personne peut recevoir son courrier dans sa propre boîte aux lettres si son habitation n’est pas trop éloignée et surtout si elle se trouve déjà sur le parcours d’une tournée. C’est une question de distance, mais aussi de quantité de courrier. Cela se décide à Sion, pas à Vissoie. » Mais selon Marco Scossa-Lodovico, porte-parole de la poste, c’est le client qui choisit s’il souhaite recevoir son courrier à domicile ou dans la batterie de son village. Il souligne qu’il y a eu une énorme diminution du nombre de personnes qui utilisent les cases postales; leur taux d’occupation est actuellement de 34 %. Il estime aussi que le volume de courrier a diminué de moitié en 20 ans. Le nombre de colis, quant à lui, a connu une augmentation de 5 à 7 % pendant la période covid, mais il est aujourd’hui en stagnation. C’est tout de même entre 180 et 200 millions de paquets qui sont livrés par la poste chaque année en Suisse. Et savez-vous que lorsque vous envoyez une
lettre d’Ayer à Ayer, elle va voyager jusque dans le canton de Vaud pour être triée par toute une série de machines ?
Les bureaux de poste sont de plus en plus supprimés dans les villages
Tous les bureaux de poste de la vallée ont fermé, sauf celui de Vissoie : tour à tour, ceux d’Ayer, de Chandolin, de St-Luc, de Zinal et de Grimentz ont été supprimés. En automne 2024, la Poste a annoncé la fermeture d’une septantaine de filiales en Suisse romande, dont quatorze en Valais. La Poste est pourtant supposée être un service public universel. Les bureaux sacrifiés sont situés dans les régions rurales, ce qui accentue l’isolement de ces villages et oblige les habitants à utiliser davantage leur voiture, à un moment où les objectifs de diminution des gaz à effet de serre exigeraient plutôt de renforcer les services de proximité dans les zones excentrées. Dans cette restructuration, la Poste recherche des commerces partenaires pour la remplacer partiellement, mais beaucoup doutent qu’il soit judicieux de substituer des magasins alimentaires privés à un service public.
Quatre générations de postiers à Vissoie
Ancien buraliste postal d’Anniviers, Philippe Crettaz est à la retraite depuis 20 ans. Il avait remplacé son père Philibert, qui était facteur et buraliste postal à Vissoie pendant 40 ans, en plus d’être conseiller communal puis président de la commune. De même, Philibert avait pris la relève de sa propre mère, Emilie Crettaz-Florey, après l’avoir secondée dès son plus jeune âge. Le père d’Emilie (et arrière-grand-père de Philippe), Jérôme Florey, fut le premier buraliste postal du val d’Anniviers. C’est donc quatre générations de postiers qui se sont succédé ! Quand Philippe était enfant, on lui a raconté que le buraliste de Grimentz devait descendre jusqu’à Vissoie avec le mulet pour aller chercher le courrier, même en hiver. Lorsqu’il y avait de la neige, il attelait à l’animal une luge munie d’un siège sur lequel il pouvait s’asseoir pour conduire. En été, un char remplaçait la luge. Parvenu à Grimentz, il faisait la distribution du courrier à pied dans le village. À St-Luc, avant la route carrossable, le postier devait remonter à pied depuis Vissoie pour rapporter le courrier et les co-

Dépôt des Postes Chandolin
lis qu’il transportait dans le bât du mulet. À l’époque où Philippe était postier, il n’y avait que deux facteurs à Vissoie : l’un distribuait le courrier à Fang et à St- Jean, tandis que l’autre s’occupait du trajet d’Ayer jusqu’à Vissoie. Ils avaient chacun un véhicule de la poste et accomplissaient leurs tournées toute l’année ; tous les habitants domiciliés recevaient leur courrier directement chez eux. Il y avait beaucoup plus de courrier à distribuer qu’aujourd’hui, car internet, les emails et les téléphones portables n’existaient pas. Sur les enveloppes étaient marqués uniquement le nom de la personne et de son village, sans aucun numéro ou nom de rue. Les facteurs connaissaient tout le monde. Selon Philippe, « ce ne serait plus possible aujourd’hui, car il y a beaucoup plus de gens de l’extérieur et de brassage de population dans la vallée ».
Wilhelmine, la reine des Pays-Bas à Vissoie
La grand-mère de Philippe, Emilie Crettaz-Florey, fut la première femme postière de la région, de 1918 à 1940. Elle succéda à son père Jérôme Florey, mort d’une crise cardiaque. Cet emploi lui permit d’entrer en contact avec toutes sortes de visiteurs venus de loin, ce qui n’était pas très courant à cette époque-là, surtout
pour une Anniviarde qui quittait peu son village natal. À Vissoie, certains voyageurs attendaient l’arrivée du car postal dans la chambre familiale d’Emilie, située à côté du bureau de poste ; Emilie y rencontra ainsi la reine des Pays-Bas, Wilhelmine, qui attendit dans cette pièce le car pour Ayer, « car elle se rendait à Zinal avec toute sa suite pour un séjour de deux semaines à l’Hôtel des Diablons3. » La reine lui écrivit même une lettre frappée du sceau royal pour la remercier de son accueil. À l’époque, la poste était bien plus qu’un service de courrier : c’était un lien social essentiel. Marie-Noëlle Savioz raconte que chez sa « grand-mère [Emilie], le bureau de poste se situait vers la Tour et la famille avait l’appartement au-dessus, alors Emilie avait toujours une énorme cafetière sur le potager, et les chauffeurs ou les personnes qui voulaient en chercher allaient à la cuisine prendre un café2. »
Le remuage, un casse-tête pour les postiers !
Mais l’histoire du service postal en Anniviers remonte à encore bien plus loin. Dès 1849, Vissoie fut doté d’un dépôt postal, situé dans un bâtiment en bois qui abritait aussi l’école, le bureau d’état civil et le cadastre. Philibert, le père de
Philippe, le décrit ainsi : « C’était l’unique de la vallée. […] Un messager venait de Sierre, déposait le courrier et continuait sa distribution dans les autres villages de la vallée. Cela avait lieu une fois par semaine. Le dépositaire, en ce temps-là, était Joseph Rouaz. Il ne faisait pas de distribution. Son salaire s’élevait à 16 francs par année. […] Il faut aussi remarquer qu’en ce temps-là le courrier n’était pas volumineux. Ma mère [Emilie] me racontait qu’à Grimentz, vers 1890, elle n’apportait qu’un seul journal. C’était L’Ami du Peuple, auquel était abonné le préfet Rouaz1. » Le dépôt postal fut détruit par un incendie lors duquel Jérôme Florey, le premier postier de la vallée, faillit laisser la vie en voulant sauver les fonds postaux. Comme l’explique Jean-Louis Claude dans son ouvrage La saga de l’Hôtel Weisshorn, « le service postal constituait un véritable casse-tête pour l’administration, vu les migrations saisonnières des habitants de la vallée. Ces nombreux déplacements du village à la ville, de la ville au mayen ou du mayen au village, compliquaient l’organisation du service postal. En changeant temporairement de résidence, les habitants étaient fréquemment desservis par un autre bureau de poste distributeur. Vers la fin du XIXème siècle, le buraliste postal suivait presque toujours la population dans ce remuage et il installait son bureau dans la nouvelle localité, mais ce service diminua au fil des ans et les bureaux devinrent fixes. […] Lorsqu’une famille s’en allait, elle se gardait bien, en général, d’aviser le postier. Ce n’était que lorsque ce dernier trouvait porte close qu’il apprenait que cette famille avait quitté les lieux pour une autre destination temporaire. […] Les gens se fiaient tout simplement au facteur, en qui ils avaient pleine confiance, et pensaient que celui-ci saurait faire le nécessaire pour que la correspondance parvienne en de bonnes mains, d’une manière ou d’une autre. Les habitations anniviardes n’étaient pas munies de boîtes aux lettres privées et, si la porte était fermée, par un accord tacite, les correspondances étaient glissées sous le seuil de la porte. La distribution des envois postaux enregistrés était une chose bien plus compliquée. Le facteur, à l’affût d’un heureux hasard, devait donc faire tout son possible pour rencontrer ici ou là le destinataire et lui remettre son envoi. Vu le grand nombre de personnes ayant le même nom, et souvent le même prénom,

le facteur ou le buraliste devait connaître le nom d’alliance et même l’ascendance d’une ou deux générations. La question de toujours délivrer les envois aux véritables ayants droit devenait délicate quand on sait que certaines familles de même nom ne vivaient pas en bonne harmonie3. »
Attendre le mulet pour avoir des nouvelles de la guerre
Dès 1907, le courrier fut distribué chaque jour, hiver comme été, à La Combaz, Cuimey, Mission, Ayer et Pinsec, et même à Zinal du 15 décembre au 31 janvier, période durant laquelle les mayens étaient habités. Le village de St-Luc, quant à lui, disposa d’un bureau postal dès 1871, et c’est alors que son nom « Luc » se transforma en « St-Luc », afin d’éviter toute confusion avec le hameau de Luc sur la commune d’Ayent, ce qui aurait pu aboutir à des erreurs de distribution. Jean-Louis Claude, dans La saga de l’hôtellerie du val d’Anniviers, raconte ainsi cette anecdote : à la veille de la première guerre mondiale, en juillet 1914, « une certaine frénésie régnait dans l’air à l’Hôtel Bella Tola. […] Les touristes étrangers qui logeaient à l’hôtel attendaient avec une certaine impatience le mulet de la poste qui apportait deux fois par jour les journaux de tous les pays et
de toutes les langues avec 36 ou 48 heures de retard. À peine avaient-ils dévoré leur courrier international qu’ils attendaient le courrier suivant. Ils venaient d’apprendre qu’en début de semaine, l’Autriche avait déclaré la guerre à la Serbie, ce que le Tsar de Russie ne pouvait tolérer. La situation était explosive ! » Sans télévision ni radio, il fallait attendre le mulet pour savoir si l’Europe avait sombré dans la guerre…
Facteurs et factrices du val d’Anniviers n’ont jamais économisé leurs efforts pour nous apporter colis, lettres et nouvelles, que ce soit en menant le mulet ou en conduisant sur les pentes de glace de la vallée. Merci à eux !
Pauline Archambault
1 Interview de Philibert Crettaz, 1995, archives sonores. Cité par Paul-André Florey, Vissoie village médiéval du val d’Anniviers, Editions à la Carte.
2 Interview de Marie-Noëlle Savioz réalisée par Jean-Louis Claude, Mémoire du val d’Anniviers
3 Extrait de La saga de l’Hôtel Weisshorn, Jean-Louis Claude, LéZéditions Anniviers, 2024
La Poste d’aujourd’hui
Programme des activités
Septembre 2025 à juin 2026
Afin de favoriser les contacts et de proposer des activités aux personnes de 60 ans et plus, domiciliées sur la commune d’Anniviers, une association a été créée le 5 février 2024 et compte à ce jour plus de 140 membres. Le comité se compose de Janine Barmaz, Christiane Favre, Sally Richardson, Blaise Rostan, Christine Steullet, Barbara Stryjenski et Stéphanie Guex, représentante de la commune. Pour en savoir plus, consultez le site www.60plus-anniviers.ch
N’hésitez pas à rejoindre le groupe en remplissant le bulletin d’adhésion figurant sur le site ou par téléphone au 079 249 09 15. Une association vit par ses membres et se développe grâce à eux, c’est donc par vous qu’elle peut rayonner et s’ouvrir à de nouvelles activités !
Nous remercions chaleureusement les intervenants qui sont pour la plupart des bénévoles, membres de l’association. Nous encourageons toutes les bonnes volontés souhaitant proposer une activité, à nous contacter ! L’association ainsi que les intervenants ne sont pas responsables en cas d’accident survenu lors d’une activité. Les participants doivent s’assurer personnellement. Les activités hebdomadaires suivent en principe le calendrier scolaire et n’ont pas lieu pendant les vacances.
En forme dès lundi...
Avec Mathias Zufferey, qui succède à Paloma.
Nous tenons à remercier très sincèrement cette dernière pour tout ce qu’elle a apporté dans le cadre de son atelier lancé en 2022, et à notre association qui a été créée en partie à son initiative !
Nous avons le plaisir de poursuivre avec Mathias qui est détenteur d’un Bachelor de travail social en option animation socioculturelle.
Cet atelier propose des activités stimulant la mémoire, la pensée, le mouvement et la sociabilisation. Il offre aux participants l’opportunité d’améliorer leur bien-être émotionnel pour vivre heureux et en sécurité.
Dates Lundi: 22 septembre – 6 et 20 octobre 3 et 17 novembre – 1 et 15 décembre 12 et 26 janvier – 9 et 23 février – 9 et 23 mars 13 et 27 avril – 11 et 18 mai – 1 et 15 juin
Horaire 14h30 à 16h30
Lieu Local de la Jeunesse, à Vissoie
Tarif Fr. 10.- par cours, facturés par trimestre, par l’association
Inscription et informations : chez Mathias Zufferey, 079 354 13 92
Pétanque à Grimentz
Dates Lundi jusqu’au 6 octobre puis reprise en mai
Horaire de 19h à 22h
Lieu Patinoire
Infos Gaëlle Salamin – 079 510 54 88
Pétanque à Vissoie
Dates Mardi de juin à septembre
Horaire 14h00
Lieu Place des Fêtes
Infos Philippe Chauvie – 027 475 19 19
Gym douce
Dates Mardi du 4 nov. à fin avril
Horaire 16h15 à 17h15
Lieu Salle de gymnastique, Vissoie
Tarif Fr. 5.- par cours facturés par Pro Senectute
Infos Catherine Genoud – 078 790 32 75
Café Tricot-Crochet
Dates Mercredi dès le 10 septembre
Horaire 14h00 à 16h00
Lieu Café des Alpes, Vissoie
Tarif Consommation à la charge des participants
Infos Christine Steullet – 079 200 44 51
Café Jeu de cartes
Dates Mercredi dès le 10 septembre
Horaire 14h00 à 16h00
Lieu Café des Alpes, Vissoie
Tarif Consommation à la charge des participants
Infos Christine Steullet – 079 200 44 51
Aquagym à Zinal
Envie de renforcer votre mobilité et votre forme en douceur ?
Rejoignez les cours de septembre à octobre et de décembre 2025 à avril 2026
Pour tous renseignements
(dates, horaires, tarifs, nombre de participants) : contactez Caroline Morinière au 079 539 75 33.
Atelier de peinture
Peindre selon la technique de Bob Ross permet de réaliser rapidement un tableau. C’est ce que Sally va vous permettre de faire en un après-midi.
Date Le 2ème jeudi du mois
Horaire de 14h à 18h, jusqu’à la fin du tableau
Lieu Chez Sally, Niouc, Rte d’Anniviers109
Tarif Fr. 50.- Frais pour le matériel fourni par Sally
Inscription 1 semaine avant le cours chez :
Infos Sally Richardson – 079 213 90 23
Activités ponctuelles
Promenade sur le Grand Bisse de St-Luc jusqu’à Gilloux
Date 24 septembre ou reporté au 26 selon la météo
Horaire Rendez-vous à 9h45 à l’arrêt postal « Forêt » St-Luc/Chandolin
Durée Environ 3h00
Remarques: Bonnes chaussures, bâtons de marche, pique-nique
Maximum 25 personnes
Inscription Jusqu’au 22 septembre chez Christiane079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
Infos Simone Salamin – 079 285 91 78
Marches, promenades et découvertes
Dates 25 septembre : Balade au barrage de Moiry avec repas 16 octobre : Visite du Fort de Chillon avec repas « Troufion »
Informations et inscription obligatoire chez :
Christiane Amy - 078 840 14 58
Michèle Brändli - 079 786 65 29
Le programme printanier vous sera communiqué ultérieurement.
Spectacle Les Colporteuses
Les Colporteuses vous invitent à partager leurs aventures vécues lors de leurs visites à domicile de personnes âgées entre Sierre et Anniviers. Des histoires d’objets qui s’animent en théâtre et en danse.
Date et horaire 6 octobre, à 16h15
Lieu Réfectoire du Centre scolaire, à Vissoie
Informations Johanne Haari – 076 474 99 80 Le spectacle d’une durée d’environ 30’, sera suivi d’une verrée et d’un moment de partage.
Moment de poésie
Il reste, heureusement, dans notre mémoire un poème que nous avons appris à l’école. À moins que, en vieillissant, nous ayons appris l’une ou l’autre poésie, afin d’entretenir notre mémoire …
Jean Fluck vous propose de partager des moments dédiés à la beauté de notre langue qu’est la poésie.
Dates 15-29 septembre / 13-27 octobre
Horaire de 14h30 à 16h00
Lieu Café des Alpes à Vissoie
Tarif Consommation à la charge des participants
Infos Christine Steullet – 079 200 44 51
Dentelle aux fuseaux
Il est possible pour des débutants/tes d’intégrer le groupe qui a commencé au printemps. Vous apprendrez à faire deux points qui vous permettront de réaliser une dentelle. Le matériel est fourni. Les participants/es prennent des ciseaux, épingles et de quoi écrire.
Dates Dès le lundi 15 septembre
horaire de 19h30 à 21h30 (6 x 2h)
Lieu Centre scolaire d’Anniviers
Tarif Fr. 100.- les 12h de cours.
Par Catherine Lambert
Inscription Jusqu’au 8 septembre
Informations Christine Steullet – 079 200 44 51
Observatoire F-X Bagnoud à Tignousa St-Luc
Dates 30 sept. et 10 octobre 2025 - 25 et 29 mai 2026
Horaire La Maison des planètes: 10h ou 14h00
Observation du soleil: 11h00 ou 15h00
Durée 45’ la séance
Tarif funiculaire, + Fr. 10.- par séance (paiement cash) réduction avec Anniviers Liberté
Remarques: maximum 17 personnes
Ces animations ont lieu par tous les temps https://www.ofxb.ch
Inscription: au plus tard 4 jours avant les séances au 079 953 60 15 (laisser un message, on vous rappellera)
Infos Michaël, animateur à l’OFXB
Rencontre d’automne, à St-Luc
Date et horaire 24 octobre à 15h00
Rendez-vous Place de la Marmotte (en face de l’église)
Visite commentée du village sur le thème « Moi, Adeline, accoucheuse », suivie d’une agape et du verre de l’amitié
Tarif Fr. 15.- par personne
Inscription Jusqu’au 18 octobre chez Christiane au 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
Après-midi festif au son de l’accordéon
Pour danser, jouer aux cartes et se distraire en bonne compagnie !
Dates 19 septembre et 6 mars
Horaire dès 15h00
Lieu Hôtel Beausite, à St-Luc
Tarif
Consommation à charge des participants
Cours de danse latine
Un exercice physique modéré, des versions adaptées dans une ambiance festive et conviviale, voilà ce que vous propose Bruce !
Dates 30 octobre et 6 novembre horaire de 15h15 à 16h15
Lieu Salle de gymnastique - Vissoie
Tarif Fr. 15.- le cours
Inscription Jusqu’au 25 octobre chez Bruce 079 228 57 99 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
Ateliers cuisine
Réveillez vos papilles et partagez des moments gourmands.
Dates 26 novembre: Repas de fête 25 mars: Cuisine printanière
Horaire 17h00
Lieu Centre scolaire – Vissoie
Tarif Fr. 40.- par atelier
Infos Jacques Brändli, maître boucher 079 285 20 52
Inscription 10 jours avant l’atelier : chez Christiane obligatoire 079 517 51 13 ou par mail
anniviers60plus@outlook.com
« Petite histoire du patois »
Conférence de Janine Barmaz suivie d’une agape de la Saint-Nicolas.
Date 5 décembre
Horaire 16h15
Lieu Réfectoire du Centre scolaire – Vissoie
Tarif Fr. 15.-
Inscription Jusqu’au 1er décembre chez Janine 079 249 09 15 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
ASSEMBLEE GENERALE
Date 9 février 2026
Horaire 16h15
Lieu Réfectoire du Centre scolaire – Vissoie
Nous aurons le plaisir d’assister à la diffusion d’un reportage filmé sur le val d’Anniviers présenté par Wladimir Tislenkoff, suivie du verre de l’amitié.
Balades hivernales: Tignousa – Cabane Bella-Tola
Dates 23 janvier - 6 février
Horaire 10h00
Lieu Rendez-vous au départ du funiculaire à St-Luc
Tarif Transport et repas à la cabane Bella-Tola à charge des participants
Inscription 3 jours avant la course chez Christiane 079 517 51 13 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
Randonnée légère à peau de phoque
Dates 30 janv. – 27 février – 27 mars – 24 avril
Horaire - lieu À définir selon les conditions hivernales
Remarques 10 personnes maximum
Equipement non fourni
Inscription 3 jours avant la randonnée, chez
Informations René Baumann – 079 647 15 70
Balades hivernales : Bendolla – Le Marais
Dates 13 mars – 10 avril
Horaire 10h00
Lieu Rendez-vous au télécabine à Grimentz
Tarif Transport et repas au restaurant
Le Marais à charge des participants
Remarques Les skieurs peuvent s’inscrire pour le repas
Inscription 3 jours avant la course chez Fabrice Ganioz – 078 602 42 32
Rencontre printanière à Fang
Date 22 mai
Horaire 10h00
Rendez-vous À Fang d’en haut
Visite commentée du pittoresque village, du moulin et du petit musée de « Berthe » puis apéro et repas en commun offerts par l’association.
Inscription Jusqu’au 11 mai chez Blaise 079 193 92 70 ou par mail anniviers60plus@outlook.com
Vous voudrez bien privilégier le covoiturage ou vous annoncer lors de votre inscription.
Nous espérons que ce programme d’activités diversifiées et enrichissantes saura captiver et motiver chacun d’entre vous et nous nous réjouissons de vous retrouver prochainement pour partager ensemble des moments de convivialité !
Rte. de Grimentz 3
3961 Vissoie 027 475 12 01
Votre comité




LeS NOUVeAUTéS
QUI ONT MaRQUÉ L’ÉTÉ
Cet été, quelques nouveautés ont pointé le bout de leur nez en Anniviers. Un point d’information itinérant s’est déplacé à travers le Val d’Anniviers et un office du tourisme temporaire a été installé au barrage de Moiry.
UN ACCUeIL MOBILe EN aNNIVIERS
Cet été, Anniviers Tourisme, en collaboration avec la HESSO, a mis en place des points d’information mobiles à travers la destination.
Peut-être avez-vous croisé un vélo cargo dans les ruelles du vieux village de Grimentz, une mini-caravane installée près du funiculaire à St-Luc, ou encore une tente installée au début des Plats de la Lée.
Ce projet innovant vise à rapprocher les services touristiques des visiteurs, tout en s’inscrivant dans un cadre de recherche mené par la HES-SO.
UN OFFICE à MOIRY TOUT L’éTé
L’avez-vous aperçu ? Notre point d’information placé à Moiry a permis de répondre directement aux questions des visiteurs, au plus près de leurs besoins.
Présentes sur ce lieu clé, les équipes d’Anniviers Tourisme ont ainsi pu accompagner efficacement les touristes tout au long de la saison.

20 aNS VIa FERRaTa De MOIRY
La via ferrata de Moiry souffle ses 20 bougies ! Pour célébrer cet anniversaire, un concours photo a été lancé cet été jusqu’au 2 novembre.
Les amateurs de sensations sont invités à capturer leurs meilleurs moments sur la via pour tenter de remporter un bon chez les commerçants d’Anniviers.
VALDANNIVIERS.CH/20ANS-VIAFERRATA-MOIRY

Deux nouveaux sentiers didactiques ont également été inaugurés cet été. L’un retrace la vie des Anniviards et leurs déplacements entre Chandolin et la plaine. L’autre permet d’en apprendre plus sur le développement du tourisme alpin. Tous deux offrent une belle occasion de (re)découvrir la région autrement cet automne.
LA ROUTe DU ReMUAGe à CHaNDOLIN
Envie de plonger dans le mode de vie traditionnel des Anniviards ? Ne manquez pas le nouveau sentier didactique « La Route du Remuage », à Chandolin.
Ce parcours vous emmène sur les pas des habitants du village, qui pratiquaient autrefois le remuage : des déplacements entre Chandolin, perché à près de 2 000 mètres d’altitude, et Viouc, leur quartier en plaine.
La Route du Remuage propose deux itinéraires complémentaires, chacun composé de 11 postes, à Chandolin et à Viouc/Muraz. Chaque halte invite à revivre les temps forts du remuage et à mieux comprendre l’organisation du mode de vie des Anniviards d’autrefois.


© Charles Krebser, Médiathèque Valais - Martigny
Pour vivre pleinement cette expérience, téléchargez l’application Pindex et laissezvous guider par les récits et les anecdotes de la vie passée des Chandolinards.
VALDANNIVIERS.CH/REMUAGE
GRIOLeT eT JeU ASCeNSION à ST-LUC

Un deuxième sentier didactique a vu le jour cet été à St-Luc : le sentier du Phare de Griolet, qui vous emmène sur les traces d’Ernest Griolet.
Alpiniste passionné et bienfaiteur de St-Luc, Ernest Griolet rêvait de construire ce phare sur la cime de la Bella Tola. En 1866, la pose de la première pierre a malheureusement été interrompue à cause de la météo. Ce n’est qu’en 1991 que la Société de Développement de St-Luc érigea enfin le phare.
Pour célébrer les 90 ans de la SD, un sentier didactique a été inauguré cet été. Partant de Tignousa, il mène jusqu’au phare situé au sommet du Rothorn, retraçant l’histoire d’Ernest Griolet et le rôle clé de la Bella-Tola dans le développement du tourisme alpin.
Le sentier est accompagné d’un jeu interactif, intitulé « Ascension » - une expérience immersive qui vous plonge au cœur de ce projet et de la fête rêvée par Ernest, à travers la résolution de sept énigmes captivantes.
VALDANNIVIERS.CH/JEU-ASCENSION
















Ambulancier
un métier pas comme les autres
Aujourd’hui, si vous vous cassez la jambe à ski, ou si votre voisin se sent vraiment mal, il vous suffit d’appeler le 144 qui dépêchera sur place un hélicoptère ou une ambulance. On s’est même tellement habitué à être secouru rapidement que le moindre délai est perçu comme une faillite du système. Pourtant, il existe encore de nombreux pays dans lesquels la seule aide possible en cas d’accident est celle que vous ou vos proches serez en mesure d’organiser. En Suisse aussi, le temps n’est pas si loin où les secours n’allaient pas de soi, surtout dans les régions de montagne reculées comme le val d’Anniviers.
Petit retour en arrière : dans notre vallée, les anciens se rappellent encore de l’époque où il n’y avait pas d’ambulance. Luc Bonnard a pris le temps de nous raconter l’impressionnante évolution du métier d’ambulancier, qu’il exerça avec passion durant 34 années, jusqu’à sa retraite. Il débuta en 1980, « au moment où l’hôpital de Sierre reprit les ambulances ; avant, c’était les taxis qui s’occupaient du transport. Le 144 n’existait pas. Le docteur se faisait appeler, puis il téléphonait au taxi pour qu’il vienne chercher le blessé et l’emmène à l’hôpital. » Rien ne prédestinait Luc à devenir ambulancier. Il travaillait à l’hôpital de Sierre, mais au service technique, comme plâtrier peintre. Un jour, le directeur déclara que l’hôpital devait reprendre le service des ambulances, parce que les taxis ne voulaient plus s’en charger : deux ambulances furent achetées, et c’était parti ! Luc suivit des cours de premier secours à Lausanne et construisit un grand
garage, dans la cour de sa maison, pour mettre à l’abri l’ambulance qui resterait désormais à demeure en Anniviers.
« À l’époque, le médecin de la vallée était Urs Wiget. Quand il y avait une intervention urgente, par exemple un malaise cardiaque ou une sortie de route, Urs allait en voiture auprès du blessé, puis il m’appelait par radio : j’étais Sierra 35, et lui, Besso 1. Je le rejoignais, il montait avec moi dans l’ambulance avec le blessé, nous descendions ensemble jusqu’à l’hôpital, et ensuite je devais encore le ramener jusqu’à sa voiture. Aujourd’hui, les gens appellent fréquemment l’ambulance, mais ce n’était pas le cas à l’époque. Le médecin de Vissoie plâtrait lui-même les accidentés. » Dans les années 90, Air-Glaciers reprit le service des ambulances, car l’hôpital de Sierre ne voulait plus s’en charger.

Intervention à l’étranger
Ambulancier, ça fait voyager ! Luc décrit avec des yeux brillants ce métier exigeant : « Au début, j’étais seul dans l’ambulance. C’était toute une organisation. Je devais conduire tout en écoutant et en jetant des coups d’œil dans le rétroviseur pour deviner s’il y avait un problème à l’arrière. Et si le blessé avait besoin d’aide, je n’avais pas d’autre choix que celui de m’arrêter. Par la suite, on a été deux par ambulance. En hiver, sur les hauts de St-
Luc ou de Grimentz, l’accès était parfois très étroit et pentu ; il fallait avoir du culot et on risquait une sortie de route. Il arrivait qu’on doive rouler en descente sur de la glace avec les chaines, tout en transportant un blessé : ce sont des choses que je n’oserais plus faire aujourd’hui. Je descendais parfois de Mission à l’hôpital de Sierre en moins de vingt minutes. Une fois, on a chargé un homme qui était tombé dans le coma : on est descendus comme des fous, on lui donnait des claques… à l’hôpital ils lui ont fait une prise de sang, il avait 3 grammes d’alcool ! On s’était fait avoir, il était seulement en coma éthylique. Travailler comme ambulancier était complexe et difficile, mais ça m’a permis de beaucoup voyager. Lorsque quelqu’un se cassait la jambe à Zinal, je l’emmenais à l’hôpital de Sierre, il se faisait opérer et ensuite je le rapatriais jusqu’à chez lui en ambulance : je suis ainsi allé à Francfort cinq ou six fois, et j’ai aussi fait un allerretour jusqu’à Avignon en un jour et demi. On voyageait avec la Limousine, on était heureux de partir. C’était un cadeau pour moi, j’adorais voir du pays. Je suis même
allé à Sarajevo chercher quelqu’un d’ici qui était malade là-bas. Lorsqu’on est sortis de l’aéroport, il y avait des impacts de balles partout sur les façades, c’était la guerre de Bosnie… Être ambulancier pour Air-Glaciers m’a aussi permis de voyager à travers toute l’Europe en avion, pour amener des gens d’ici tombés malade à l’étranger : Paris, Marseille, Madrid… Il y avait à chaque fois un pilote, un médecin et un ambulancier pour s’occuper des patients dans l’avion. Le soir, on me téléphonait parfois quand j’étais de garde : « Dis donc, tu avais congé, mais est-ce que tu veux partir à tel endroit ? – Oui ! Oui ! » J’arrivais et je sautais dans l’avion. Des cafés et des sandwichs nous attendaient. On volait jusqu’à destination, on chargeait le blessé et on repartait directement. On est allé jusqu’à Cuba pour faire un transfert, et même jusqu’à la frontière chinoise, à Bichkek, au Kirghizstan ! »
Un métier qui confronte à la mort
Être ambulancier a fait vivre à Luc des expériences éprouvantes, comme par exemple lorsqu’un accidenté est déjà décédé dans l’ambulance et que ses proches demandent de ses nouvelles : « Une fois, je suis monté en urgence à Zinal, au Club Med, pour un bébé de trois semaines. Quand on est arrivés avec le médecin, le gamin était déjà mort étouffé. On est quand même descendus jusqu’à Sierre en ambulance, car on n’osait pas dire à la maman que c’était peine perdue. La mort, ça fait encore peur. C’est dur à annoncer. Les proches du blessé ne la voient pas arriver. Au moment où tu leur dis « votre mari, votre papa est mort », tu les vois reculer. Une nuit, entre St-Luc et Chandolin, des jeunes avaient fait une sortie de route. Lorsque je suis arrivé, ils attendaient au bord de la route et les phares de la voiture accidentée brillaient cent mètres en-dessous. Je suis descendu en bas du talus avec toute l’équipe derrière moi. Je n’avais que ma lampe de poche, j’étais seul, il ne fallait pas que j’aie peur. Dans la voiture en contrebas, j’ai trouvé un mort et un blessé. J’ai dû dire aux jeunes: votre copain, là, il est mort. Ce n’était pas facile. Maintenant, quand je vois des morts, je les respecte, mais ça ne me fait plus peur, pourtant je n’irais pas en pleine nuit au cimetière de Vissoie ! Ce qui me touche encore beaucoup, ce sont

les jeunes et les enfants décédés. Mais je suis moins sensible à la douleur. Comme ambulancier, on est obligé. J’ai vu tellement de morts ! En 1980, lorsqu’on a repris les ambulances, on est allés chercher cinq ou six morts, tous des accidentés de la route, rien que durant la première semaine ; à l’époque, il n’y avait ni autoroute, ni limitation de vitesse à 120 kilomètres à l’heure. Combien de gens sont morts dans l’ambulance pendant que je les transportais ! Je mettais ma tête contre la leur et je leur parlais à l’oreille, avec douceur, tranquillement, pour les rassurer. Je leur disais qu’ils allaient peut-être partir, qu’ils devaient penser à leur famille. C’était difficile, parce que je ne les connaissais pas. Et on ne peut jamais être sûr que quelqu’un va mourir. On ne sait rien. »
Et aujourd’hui ?
Chris Savioz habite Pinsec et il est actuellement ambulancier à plein temps à Sierre. Malgré son emploi du temps chargé, il a eu la gentillesse de répondre à notre curiosité pour que les lecteurs du 4 Saisons d’Anniviers puissent se faire une petite idée du quotidien des ambulanciers qui interviennent dans notre vallée. Leur mission principale est d’être envoyés auprès des personnes malades ou blessées qui nécessitent des soins d’urgence sur place, afin de les stabiliser et de les transporter ensuite à l’hôpital. Chaque intervention est déclenchée par le biais de la centrale d’engagement de l’organisation cantonale valaisanne des secours suite à un appel fait au 144. En fonction de l’intervention, il est possible que des premiers répondants soient alarmés en simultané et se rendent sur place dans un délai plus court que les ambulances, car celles qui interviennent en Anniviers font partie de la compagnie d’ambulances de l’hôpital du Valais dont l’une des bases se trouve à Sierre. Chris Savioz raconte la dureté de son travail : « La durée de vie professionnelle d’un ambulancier est de sept à dix ans ; heureusement il y a des exceptions. Les horaires
irréguliers sont l’une des difficultés de ce métier. Nous travaillons douze heures d’affilée, de nuit ou de jour. Nous savons quand nous débutons notre garde, mais jamais à quelle heure on la finit. C’est difficile aussi d’être décalé de la vie en général, de ne pas pouvoir faire partie d’une vie associative. Physiquement, c’est un métier éprouvant. Nous sommes régulièrement témoins de la misère sociale et certaines interventions sont plus marquantes que d’autres. » Heureusement, les ambulanciers bénéficient d’un soutien psychologique interne et peuvent être accompagnés si besoin. Pour les interventions bouleversantes, une technique de prise en charge, le defusing, est proposée. Elle permet de soutenir ceux qui viennent de vivre un traumatisme psychique en agissant dans les premières heures qui suivent. « J’ai la chance de laisser tout ça au boulot dès que je ferme la porte de mon casier. Pour ma part, mon exutoire est le sport. Dans l’ensemble, chacun a sa façon de gérer ses émotions. Mais c’est un métier extrêmement gratifiant ! La majorité des interventions se passent très bien. Cela nous aide à supporter celles qui sont plus dures. C’est une profession en constante évolution, au niveau médical mais aussi matériel, car les technologies changent rapidement. Actuellement, le pourcentage de femmes dans le milieu ambulancier en Suisse avoisine les 50%. »
Quelle chance de pouvoir compter jour et nuit sur le dévouement de ces ambulanciers, et de disposer d’une prise en charge efficace même dans nos vallées reculées !
Pauline Archambault
Départ de l’ancien télésiège de St-Luc
Avez-vous déjà vu un lynx ?
Si c’est une question peu courante, elle a pourtant été posée par Laure Huysecom à de nombreux Anniviards dans le cadre de son travail de master, intitulé Construction et déconstruction d’un conflit entre humains et prédateurs : le cas de la réintroduction du lynx au val d’Anniviers. Il nous arrive en effet d’oublier que cet animal a été l’objet d’un débat houleux dans les années 80, qui a conduit à divers actes de braconnage sur le fond de l’éternel conflit entre villes et montagnes…
Une passion pour la préservation de l’environnement
Titulaire d’un master en géographie depuis janvier 2025, Laure Huysecom est particulièrement intéressée par les liens tissés entre les humains, l’environnement ainsi que les politiques publiques et sociales. Cette Genevoise, dont la famille possède un chalet à Ayer, a choisi une spécialisation universitaire axée sur les populations locales vivant dans des zones de conservation de l’environnement. C’est ainsi qu’elle a pu étudier l’importance de prendre en compte les habitants locaux lors des réintroductions d’animaux, ces dernières étant un outil précieux pour l’environnement qui doit toutefois être manié avec habileté pour qu’il profite autant aux animaux qu’aux humains. Laure a décidé de se pencher sur ce sujet pour son travail de master, en choisissant la relation entre le lynx et les Anniviards.
Pourquoi le lynx et le val d’Anniviers ?
Si on entend aujourd’hui beaucoup parler du loup, le lynx a été un peu oublié : « Il
n’y a plus eu d’article sur l’aspect social du lynx depuis plus de vingt ans en Suisse. » Ce prédateur était donc un bon sujet d’étude, non seulement pour préserver la mémoire du conflit lié à sa réintroduction, mais également parce que cette dernière a brisé un lien entre villes et montagnes et a posé des bases fébriles pour les futures réintroductions.
Dans le val d’Anniviers, le lynx a été réintroduit de manière inofficielle et obscure. À ce jour, nous ne savons toujours pas par qui, comment, combien ni exactement quand cela a été fait. Un autre évènement rend notre vallée unique : celui de l’exposition officielle du lynx empaillé en 1983 lors de la séance cantonale de la chasse, afin de prouver au canton du Valais son existence.

Le témoignage des Anniviards au cœur du travail
Laure a utilisé une méthode anthropologique pour mener à bien son travail. Elle a passé plusieurs semaines dans le val d’Anniviers et a participé à diverses manifestations et activités touristiques. Elle y a rencontré de nombreux Anniviards avec qui elle a pu discuter du lynx : « L’exercice était très intimidant, mais je trouvais intéressant que ce soit eux qui racontent leur rapport au lynx, car ils sont le plus à même d’en parler. » Elle a ainsi pu discuter avec plus de 90 personnes, a mené 30 entretiens approfondis et a accompagné quelques Anniviards à la chasse.
Selon elle, son statut d’étudiante et le fait
que sa famille possède un chalet à Ayer était rassurant : « Je pense que certains Anniviards voyaient mon travail comme un message envoyé aux gens des villes, pour leur prouver que la chasse n’est pas une activité barbare mais qu’elle joue un rôle social très important. » Au fil de ses rencontres, elle s’est rendu compte qu’ils parlaient avec beaucoup d’émotion du lynx. L’intérêt qu’ils montraient pour son travail a été une source de motivation : « Ils parlaient de leurs expériences liées à la réintroduction du lynx avec autant de passion que j’avais à les écouter. Cela a donné lieu à de belles interactions humaines. »
Le conflit du lynx en quelques mots
En Anniviers, le lynx a supposément été réintroduit en 1976. Ce dernier étant un
Laure Huysecom

animal protégé, il était interdit aux chasseurs de le tirer, ce qui a mené à divers actes de braconnage. Le lynx a tout de suite été très mal perçu dans la vallée, notamment parce qu’il menaçait l’équilibre entre les chasseurs et leur gibier.
Au fil des années, la peur du lynx a laissé place à de l’indifférence, car il a progres-
sivement disparu de la vallée. Le conflit lié à sa réintroduction a toutefois laissé de nombreuses traces, notamment en posant de mauvaises bases pour la réintroduction du loup.
Braconniers et justiciers

Les actes de braconnage étaient avant tout portés par le souci de la préservation de la faune. La réintroduction du lynx était perçue comme injuste et stigmatisante, retirant le libre-arbitre des locaux et des chasseurs. Le braconnage est alors devenu un acte d’héroïsme, qui se voulait garant de l’équilibre naturel et des populations de gibier. Le nombre de chevreuils a diminué car ils n’avaient plus connu de prédateur depuis près d’un siècle. Les chasseurs, en tant que gardiens de l’envi-
ronnement, ne pouvaient maîtriser cela car le lynx était protégé : « Les chasseurs sentaient que le lien social de la chasse était mis en danger par la baisse des animaux, elle-même provoquée par la réintroduction de ce prédateur. »
Ce qu’il faut retenir
Si les réintroductions d’animaux aident à la préservation de l’environnement, il faut les faire en accord avec les habitants locaux afin de rétablir un lien de confiance et d’apaiser le conflit villes-montagnes : « Pour moi, la préservation de l’environnement passe avant tout par un rapport donnant-donnant entre la nature et les humains. » Cela permettra également d’éviter un sentiment d’injustice et de ne plus arriver à des solutions extrêmes telles que le braconnage.
Quant à l’aspect humain de ce travail, Laure retient notamment les riches rencontres qu’elle a faites et les nombreuses anecdotes qu’elle a pu recueillir auprès des Anniviards. Elle tient à remercier toutes les personnes qui ont accepté de répondre à ses questions : « C’était une expérience humaine incroyable et je m’en souviendrai toute ma vie. »
Lucie Savioz
Pour les intéressés, le travail de master de Laure sera accessible à la bibliothèque de Vissoie sous la forme d’un podcast.
Le Nouvelliste, 25 avril 1983
Niveau de conflit avec le lynx
notreHistoire.ch par Michel Savioz de Vissoie

Chasseurs d’Anniviers
© Famille Hélène Savioz-Epiney
Max Clivaz, Alfred Clivaz, Benoît Theytaz, Séraphin Viaccoz, Baptiste Peter et Adolphe Epiney

Route de la Drague 14 - 1950 Sion




Impressum
Les 4 Saisons d’Anniviers
Comité de rédaction :
Stéphanie Guex (Conseillère communale)
Leslie Melly (Présidente FC Anniviers)
Frédéric Pellat (Président HC Anniviers)
Martin Hannart (Président Montagne Club Anniviers)
Nicolas Droux (Président Ski Team Anniviers)
Rédaction : Pauline Archambault, Simone Salamin, Lucie Savioz et intervenants
Correctrice : Pauline Archambault
Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers)
Impression : Imprimerie d’Anniviers, Vissoie-Anniviers
Mise en page: Imprimerie d’Anniviers
(sauf les pages communales, Anniviers tourisme et Vercorin tourisme)
Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs
Mode de parution : trimestrielle
Tirage : 2’300 exemplaires
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
Bienvenue aux non-résidents
Abonnez-vous !
Pour soutenir la jeunesse sportive du val d’Anniviers
Tarif : CHF 50.-/an (4 éditions) en Suisse et CHF 100.-/an à l’étranger.
Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers
Les 4 Saisons d’Anniviers
Route des Landoux 35
3961 Vissoie

EPINEY ARMAND & FILS SA VISSOIE
MELLY CONSTRUCTIONS SA ZINAL
MELLY RAPHY SA AYER
SAVIOZ ANDRE SA VISSOIE
SALAMIN CONSTRUCTION SA GRIMENTZ