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Automne 2015

Culture Tendances Lifestyle

Strasbourg NumĂŠro 27

City magazine Gratuit


3 4 R U E D U 2 2 N O V E M B R E - T É L . 0 3 8 8 15 2 3 0 0 DU LUNDI AU SAMEDI DE 9H30 À 20H

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Prochain numéro

Bruno Chibane

Myriam Commot-Delon

Céline Loriotti

Direction de la rédaction & commercialisation bchibane@chicmedias.com 06 08 07 99 45

Directrice artistique mode mdelon@chicmedias.com 06 14 72 00 67

Développement commercial cloriotti@chicmedias.com 06 64 22 49 57

Zut ! 28 Sortie décembre 2015

Emmanuel Abela

Caroline Lévy

Philippe Schweyer

Rédacteur en chef eabela@chicmedias.com 06 86 17 20 40

Développement et communication caroline@chicmedias.com 06 24 70 62 94

Développement commercial ps@mediapop.fr 06 22 44 68 67


4 Zut ! Ours

Contributeurs Zut ! team Directeur de la publication & de la rédaction Bruno Chibane Administration & gestion Charles Combanaire Rédacteur en chef Emmanuel Abela Directeur artistique Hugues François Directrice artistique mode et tendances Myriam Commot-Delon Responsable d’édition Sylvia Dubost Secrétaire de rédaction Cécile Becker Promotion et partenariats Caroline Lévy Commercialisation & développement Bruno Chibane, Caroline Lévy, Céline Loriotti, Philippe Schweyer Abonnements Léonor Anstett leonor.anstett@chicmedias.com

Rédacteurs Emmanuel Abela, Florence Andoka, Cécile Becker, Myriam Commot-Delon, Sarah Dinckel, Sylvia Dubost, Juliette Comte, Éric Genetet, Justine Goepfert, Caroline Lévy, Alice Pessey, Sébastien Ruffet, Philippe Schweyer, Romain Sublon, Claire Tourdot Stagiaire rédaction Nour Mokkadem

Ce magazine trimestriel est édité par Chic Médias 12, rue des Poules 67000 Strasbourg 03 67 08 20 87 S.à.R.L. au capital de 25 000 euros Tirage : 8500 exemplaires Dépôt légal : octobre 2015 SIRET : 50916928000013 ISSN : 1969-0789

Relectures Léonor Anstett Design graphique Hugues François, Clémence Viardot

Impression Ott imprimeurs Parc d’activités « Les Pins » 67319 Wasselonne Cedex

Stylistes Myriam Commot-Delon, Caroline Lévy

Diffusion Novéa 4, rue de Haguenau à Strasbourg

Photographes Pascal Bastien, Alexis Delon / Preview, Sarah Dinckel, Hugues François, Christophe Urbain, Henri Vogt

Crédits couverture Photographe Alexis Delon / Preview Réalisation Myriam Commot-Delon Mannequin Francesca Schnagl / Up Models Coiffeur Alexandre Lesmes / Avila Make-up artist Jacques Uzzardi avec les produits M.A.C Cosmetics

Illustrateurs Laurence Bentz, Laetitia Gorsy

Poncho, pull et chapeau en feutre Isabel Benenato chez Algorithme La Loggia.

Retouche numérique Emmanuel Van Hecke / Preview

Studio Photo / Preview 28, rue du Général de Gaulle 67205 Oberhausbergen www.preview-tm.fr

Mannequins Francesca Schnagl / Up Models, Sacha Delon Coiffure Alexandre Lesmes / Avila Make-up Jacques Uzzardi

www.zut-magazine.com


6 Zut ! Sommaire

10 Édito

12 Courrier des lecteurs

14 Au bon parfum Les parfums cultes #3 : Le Tabac blond

16 Les dessous de table Éric Genetet avec Flore M et Fayssal Benbahmed

20 Strasbourg vu par Marie HenningerLicciardi, AnneSophie Kehr, Marie-Pascale Engelmann, Éric Sembach, Stéphane Bossler, Carole Marmet, Isabelle KuhnMagret, Christophe Girard, Cédric Simonin

Zut numéro 27

41

Culture 42 Architecture Les dessins de la Cathédrale Roland Recht, historien de l’art, commente ce fonds de dessins d’architecture, exposé dans les nouveaux espaces du musée de l’Œuvre Notre-Dame.

48 Portrait Frédéric Simon Après Le Carreau à Forbach, il prend la direction du Maillon à Strasbourg. Présentations.

52 Interview Phlippe Ochem Retour sur l’évolution de Jazzdor, qui s’apprête à donner sa 30e édition.

54 Instant flash Louis Garrel, Joe Dante, Philippe Claudel, Sorj Chalendon & Gérard Lefort.

60 Neue Vague Jean Geoffroy, nouveau DA des Percussions de Strasbourg, L’autre saison du TNS, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore.

66 Le panier culture Sélection de livres et CD made in Strasbourg.

68 Les copains d'abord Des news d’Éric Antoine, Nathalie Savey et Laurence Bentz.

70 Culture Zut ! Les sélections de la rédaction.

87

Tendances 88 Mode Femme Postures Looks mortels pour une allure bipolaire.

102 Mode Homme Men at work Version chic ou connectée, une rentrée masculine grisante.

110 Flash Mood Up to date Le plein de collab’.

112 Bijoux Brillez, et puis Zut ! Constellation de nouveautés.

114 Mode Test ADN L’empreinte de Christelle Kocher sur… la marque Koché.


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8 Zut ! Sommaire

116 Shopping Classiquement vôtre La nouvelle dégaine jolie dame.

118 Dressing Come as you are Marie, une héroïne rohmérienne adepte de la simplicité.

120 Urban Styles La fashion dans les streets de Strasbourg.

122 Tendances Zut ! Les sélections de la rédaction.

Strasbourg Automne 2015

137

Lifestyle 138 Reportage Rugby Club Strasbourg L’autre RCS passe en Fédérale 1 et inaugure sa nouvelle tribune. Une nouvelle ère.

142 Portrait Pierre-Hugues Herbert Le nouveau chouchou du tennis français est strasbourgeois.

144 Patrimoine Nouvelles vi(ll)es À Strasbourg, les bâtiments du centreville se transforment plus qu’on ne le pense. La preuve par 3.

148 Déco Hôtel D Sibylle de Margerie, architecte d’intérieur, a repensé cet hôtel de luxe.

150 Déco Mélange des genres 10 idées pour changer votre intérieur.

154 Design Jean Prouvé x G-Star Raw. Cet automne chez Vitra, livraison de la suite d’une collaboration fructueuse.

156 Déco Maison Déco Colmar L’œil de Zut ! sur le salon.

158 Reportage Cafés Sati D’hier à aujourd’hui, gros plan sur une marque de proximité, chère aux Strasbourgeois.

164 Zut ! à table La recette Strudel de courge muscades et champignons par le Petit Tonnelier.

166 Zut ! à table Les lieux Bistrot coco, H! Brasserie, Matsumotoya, Oh my Goodness, Les Innocents, What the fox, Café Koenig.

178 Tech Fivory Gros plan sur la nouvelle appli shopping. Comment ça marche ? Qui l’utilise ?

180 Mobilité Mini + Yea Des voitures de ville, dans la ville mais pas que.

182 Lifestyle Les sélections de la rédaction.


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10 Zut ! Édito

Le Phallus du Roi PAR PHILIPPE SCHWEYER

Dominique Vivant Denon, Le Phallus Phénoménal, eau-forte, avant 1793, exemplaire du British Museum

La soirée était déjà bien avancée. Des femmes aux visages polychromes dansaient admirablement le long des murs monochromes. Alcool et clope à la main, je naviguais de l’une à l’autre sans me donner la peine d’esquisser le moindre pas de danse. Avec la musique à plein volume et mes problèmes d’audition, j’avais le plus grand mal à suivre les conversations. Je me contentais de siroter mon Porto en tirant langoureusement sur une cigarette mentholée extra fine. Affalé dans un fauteuil club, un boursicoteur plein aux as rêvait à voix haute d’investir dans un atelier d’artiste pour défoncer ce con de Jeff Koons. Depuis qu’il avait passé trois heures à arpenter les allées de Art Basel, il était convaincu d’avoir trouvé la recette pour niquer le marché : - Dès que j’ai trouvé un atelier, je recrute une petite équipe d’assistants pour usiner des pièces d’art contemporain. - Quel genre de pièces ? - Des trucs cool. Un sapin de Noël en

forme de plug anal géant, un vagin de la Reine… - Ce n’est pas en pompant les autres que tu vas faire raquer les collectionneurs. - Et si je faisais un phallus géant… Le « Phallus du Roi » ? - Pas con… - Avec mon phallus géant en bronze massif, je suis sûr que je vais faire un carton. - Possible. C’est largement aussi bon que le pouce de César, ton truc ! - Avec mon phallus géant, je peux faire saliver les collectionneurs du monde entier. - Je suis sûr que les Russes vont adorer… - Et si je le faisais en acier inoxydable comme Jeff Koons ? - C’est du boulot, mais pour se voir dedans c’est mieux… - Je verrais bien mon phallus géant à Paris face à l’Arc de Triomphe… - Calme-toi… - T’as raison, je m’emballe un peu… - Et en plus, tu risques d’avoir des

problèmes. Je te rappelle que tout le monde n’est pas fan d’art contemporain. Il y a des cons qui saccagent les œuvres d’art dans ce pays ! - Ah ah ah ! - Pourquoi tu ris ? - T’as vraiment cru que je faisais de l’art contemporain ? - Bien sûr que tu fais de l’art contemporain. Ta vie est une performance. Monsieur Jourdain fait de la prose sans le savoir et toi, ça fait des années que tu fais de l’art contemporain sans le savoir ! - En gagnant un max de blé sans rien foutre ? - Exactement ! Si Molière était là, il se régalerait. - Et si on montait une pièce de théâtre ?


Stella Lee Prowse, ancienne étudiante en design, Parsons, New York

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«Ça me rappelle qu’un design réussi est souvent très simple. Il est juste compliqué d’atteindre cette simplicité.»

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12 Zut ! Chronique

Par Philippe Schweyer

Courrier des lecteurs

18

BIZZ, BUZZ ET SALADE

Une lectrice qui rêve de manger sa salade dans une factory Zut !, une autre qui aimerait trouver plus facilement son magazine préféré, un lecteur à la recherche d’un traitement de substitution pour sa petite amie addict à Zut !… Une fois de plus, nos lecteurs réagissent et se dévoilent !

Particules élémentaires Zut ! Je me suis laissé dire que Havas avait voulu vous acheter des pleines pages de publicités pour Volkswagen en échange de votre silence sur le scandale du diesel. J’imagine que ça va faire du bien à votre trésorerie et booster votre développement international. —Michel, 59 ans. Particules élémentaires Michel Y aurait-il une gorge profonde dans notre équipe commerciale ? Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous n’avons pas besoin de ce genre de petits arrangements grossiers pour poursuivre notre développement à l’international. De plus, notre spécialiste diesel est en congés maternité… Addict Zut ! Ma petite amie est totalement addict à Zut !. J’ai essayé en vain de la forcer à prendre un traitement de substitution en posant d’autres magazines gratuits strasbourgeois sur sa table de nuit, mais elle ne les regarde même pas. Que puisje faire ? — Nick, 26 ans. Addict Nick Votre petite amie n’est pas malade. Une étude sérieuse a montré que 69% des femmes deviennent addict à Zut ! après deux numéros. Pour la soulager, le mieux est de vous débarrasser des magazines qui encombrent votre chambre nuptiale et de faire honneur à votre prénom.

Bolloré Zut ! Il paraît qu’après Canal+, Vincent Bolloré s’apprête à mettre la main sur Zut ! en échange d’un beau paquet de francs suisses. Si cette rumeur s’avère exacte, je résilie immédiatement mon abonnement à Zut !. Pas question de lire un édito écrit par ce type. — Eva, 26 ans.

Poésie Vale Ce sont nos annonceurs qui ont souhaité de manière insistante mettre fin à l’expérience et revenir à un courrier des lecteurs moins poétique, mais sans doute plus proche des consommateurs. Malheureusement, nos amis commerçants ne se nourrissent pas que d’amour et de poésie.

Bolloré Eva C’est vrai qu’après Mathieu Pigasse, Xavier Niel, Bernard Arnault et Patrick Drahi, Vincent Bolloré a approché Fabien Texier pour lui racheter à bon prix les 1000 euros qu’il a judicieusement placés dans Chic Médias, la holding qui édite Zut !. Malheureusement pour lui, en plus d’avoir du flair, Fabien est incorruptible.

Catherine et Liliane Zut ! Ça a vraiment fait le buzz quand Catherine et Liliane ont montré la couv du dernier Zut ! sur Canal+ le 22 juin dernier ! Wouaouaouh, c’était génial de reconnaître votre magazine avec la pub du Conseil départemental pour l’exposition « Faites vos jeux » en 4e de couv ! — Matthieu, 40 ans.

Factory Zut ! Comme toutes mes amies, j’adore votre magazine. Pourquoi n’ouvreriez- vous pas un lieu labellisé Zut ! pour que l’on puisse déguster une petite salade Zut ! le midi et assister à des rencontres ou des concerts avec des artistes que vous suivez en soirée ? Ça serait top ! — Maureen, 17 ans.

Catherine et Liliane Matthieu Comme vous le dites, ça a fait un sacré buzz à Strasbourg ce qui est plutôt bon pour notre bizz. Merci le Petit Journal !

Factory Maureen Votre idée n’est pas bête du tout. Peut-être pourriez-vous avec votre enthousiasme nous aider à collecter les fonds nécessaires au montage d’un tel projet ? Avec votre énergie et notre talent, il y a sans doute un nouveau lieu à imaginer pour les Strasbourgeois ! Poésie Zut ! Il paraît que la direction générale de Zut ! n’aime pas ma poésie ? Dommage, j’étais vraiment ravie de voir mon poème publié dans votre magazine cet été. Je peux même vous avouer que ça m’a permis de rencontrer mon nouveau petit ami qui est fan de ma plume. — Vale, 25 ans

Pénurie Zut ! Comment se fait-ce qu’il y ait des tonnes de magazines gratuits qui traînent un peu partout à Strasbourg et que j’ai toujours un mal de chien à mettre la main sur Zut !, comme par hasard le seul magazine strasbourgeois qui m’intéresse ? — Domna, 39 ans. Pénurie Domna La réponse à votre courrier est dans votre question. C’est justement parce que tout le monde se précipite sur Zut ! qu’il est parfois difficile à trouver. Heureusement, nos partenaires peuvent désormais s’abonner pour devenir des points de distribution référence.


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14 Zut ! Chronique

Par Sylvia Dubost Illustration Lætitia Gorsy

au bon parfum

26

LES PARFUMS CULTES Le Tabac blond, Caron, 1919

1919. La guerre est terminée, et le monde a changé. Socialement aussi. Pendant que les hommes étaient au front, les femmes se sont émancipées, par envie et par nécessité. Pendant qu’elles faisaient tourner le pays, elles ont gommé les frontières entre les genres. Désormais les femmes travaillent et se coupent les cheveux. Et, point de détail (peut-être), mais qui nous importe ici : les garçonnes, qui apparaissent à l’aube des années folles, se mettent à fumer en public, activité qui était jusqu'alors l'apanage des hommes. Elles marquent cependant leur différence en optant pour le tabac blond de Virginie, importé par les soldats américains, qu’elles préfèrent au tabac brun. À l’aube de la modernité, la cigarette devient l’emblème à la fois de la liberté et du chic parisien (une image qui perdure). C’est bien de ce nouveau produit de Virginie que s’inspire Ernest Daltroff, le nez de la maison Caron, lorsqu’il crée Le Tabac blond. Créateur génial mais pas franchement progressiste, il le destine

cependant aux hommes. Grosse erreur de positionnement marketing, dirait-on aujourd’hui, car les hommes d’alors se parfument peu. Ce sont les femmes qui s’en emparent et, dès lors, Le Tabac blond sonne comme une revendication. Ou plutôt, comme une affirmation. Il signe une image, une silhouette, un état d’esprit. À mille lieux de l’autre chef d’œuvre du parfumeur : Le Narcisse noir, lancé avant-guerre, en 1911. Un fleuri opulent et charnel, troublant et vénéneux, à jamais associé à Gloria Swanson, qui s’en enivrait littéralement dans le sublime Sunset boulevard de Billy Wilder. Le Tabac blond n’a, lui, rien de lascif. Plus cuir que réellement tabac, il est plus sec, surtout dans sa version actuelle, moins « humide » que l’originale. Un départ fleuri précède un cuir souple un peu mine de crayon, qui évoque effectivement un tabac fin et parfumé, et un final plus patchouli et vanille, où résonne la « caronade », cet accord riche et sucré qui signe les Caron

grande époque. Une note œillet un peu savonneuse, un peu barbier, accompagne toute l’évolution et lui confère cet aspect androgyne. Le Tabac blond est un parfum complexe, fascinant et raffiné, qui, comme Mitsouko de Guerlain, autre chef-d’œuvre sorti la même année, affirmait une nouvelle forme de féminité. Là où la femme Guerlain est impressionnante, la femme Caron est plus nonchalante. Toutes deux sont pleines d’assurance. Et les jus qu’elles ont choisis confirment bien que l’histoire de la parfumerie est avant tout celle des femmes et de leur image.


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16 Zut ! Rencontre

PAR ÉRIC GENETET PHOTOS CHRISTOPHE URBAIN

Les dessous de table 5

FLORE M & FAYSSAL BENBAHMED Jeudi 3 septembre 2015

Dans chaque numéro de Zut !, les personnalités alsaciennes se mettent à table avec Éric Genetet.


17

Quand j’ai commencé dans ce métier, le Clou me faisait rêver. C’était un lieu presque impénétrable, réservé aux artistes et à leurs amis. Des stars venaient y manger un morceau assez tard, après leur show. Il suffit de monter l’escalier qui mène au premier pour s’en convaincre : les plus grands sont passés par le Clou (du spectacle). Plus tard, j’y ai croisé des chanteurs à succès, des hommes politiques, des Strasbourgeois en vue. Le Clou est resté le Clou : c’est la Winstub par excellence, on vient pour l’ambiance, pour y déguster les spécialités alsaciennes, pour y rencontrer du beau monde. Début septembre 2015. Le restaurant est bondé. J’attends mes deux invités, Flore M et Fayssal Benbahmed. Je bois une bière délicieusement alsacienne. Les artistes sont en retard, j’en profite pour revoir mes notes : Flore Grandjean Mayima, née à Strasbourg. À 13 ans, elle découvre le chant avec la chorale de gospel dirigée par le pasteur Frédéric Setodzo. Elle crée le quintet The Five Sisters : 7 ans sur les routes d’Alsace et une émission musicale, X Factor, diffusée sur M6 en 2011. Juste après, en solo, elle remporte le New Soul Contest, 1er concours de Soul dans l'Est, organisé par l'association des Sons d'la Rue. Depuis, elle a quitté son job de conseillère clientèle, chante sous le nom de Flore M et écrit ses chansons. On l’a vu place Kléber pour la Fête de la musique, elle a participé à la tournée d’été de Jean-Pierre Schlagg (le prolongement du concert du Zénith de février dernier Pour ne pas oublier Charlie). Originaire de Colmar, Fayssal Benbahmed a commencé par l’improvisation, avant d’étudier l’art dramatique au Conservatoire. Il crée un spectacle solo Le Monde sans les enfants, puis un groupe de musique vocale déjanté, Fool Box. À Strasbourg, il se fait connaître grâce au beatbox. Comédien et co-auteur de Choucroute-Merguez, l’un des grands succès du théâtre de la Choucrouterie (plus de 150 représentations), Fayssal débute au cinéma en 2010 dans le long métrage de Philippe Claudel, Tous les Soleils (qui se déroule à Strasbourg). On peut le voir en 2014 dans Les Bêtises et cette année dans Une enfance, avec encore Philippe Claudel à la réalisation. Il a joué dans la série Reporters (Canal+), La Chanson du Dimanche (Comédie!),

Mon rêve, en vrai, c’est d’être Michael Jackson. Fayssal Benbahmed

Les Invincibles (Arte). On l’a vu dans la Revue scoute. Il a participé à la tournée d’été de la Choucrouterie. Voilà, je suis prêt, mais seul au Clou, avec ma Météor. J’ai les pouces sur Facebook quand un sms de Fayssal fait vibrer mon portable : « Tu connais des comédiens qui arrivent à l’heure ? Pas moi… j’arrive dans 5 minutes… » Je réponds : « Je connais des comédiens qui arrivent presque à l’heure et des chanteuses toujours en retard. » Dix minutes plus tard, Fayssal arrive avec son sourire éternel. Le genre de garçon à la joie communicative, c’est si rare par les temps qui courent. On commande un apéro que le comédien a envie de boire dehors, dans cette petite rue du Chaudron éclairée par les ultimes lueurs du jour. C’est l’une des dernières soirées de l’été, il fait bon. Flore arrive quelques instants plus tard. Elle est vraiment très grande,

encore plus avec des talons. Des jambes jusqu’à demain matin, comme disait Jenesaisplusqui. Hyper élégante, des boucles d’oreilles orange, la couleur dans laquelle elle se retrouve : - C’est pétillant, audacieux, c’est la couleur de la pureté. Un morceau de soleil qui va bien avec son sourire. À ce niveau-là, elle n’a rien à envier à personne. Christophe Urbain, le photographe de Zut !, nous a rejoint. Des conversations s’engagent avec les passants, la soirée commence bien. Mes invités ne se connaissent pas, c’est le principe de ce rendez-vous. En fait, ils s’étaient croisés une fois dans une ancienne usine de La Plaine des Bouchers, lieu de répétition du collectif Flore M et espace de travail de la femme de Fayssal, photographe. « Je ne savais pas que tu étais une star », envoie Flore. « Je ne savais pas que tu étais une star », réplique Fayssal. Elle rit, je sais qu’une nouvelle fois, la magie va opérer. J’adore ces moments où des humains font connaissance, se découvrent, s’intéressent à l’autre. C’est un « kif grave », comme dirait Jenesaisplusqui, que j’aurais dû inviter, finalement.


18 Zut ! Rencontre

Après une deuxième bière pour le comédien et un Monaco pour la chanteuse, comme un ouragan qui passait sur moi, je lance le premier sujet : Tous les soleils, de Claudel (réalisateur et romancier, membre de l’académie Goncourt), un petit rôle, le premier au cinéma de Fayssal, il y a cinq ans, dans une histoire qui montrait une ville follement romantique, magnifiait Strasbourg au début des beaux jours. Une séance de rattrapage est prévue pour Flore : elle n’a pas vu ce joli film. On commande nos repas, dos de sandre sur lit de choucroute pour elle, tartare frites pour lui, deux potes au feu pour Christophe et moi. Une bouteille de Côtes du Rhône pour accompagner tout ça et en quelques minutes on est comme à la maison. Flore a très envie d’écouter une démo de beatbox, Fayssal part au quart de tour. On évoque rapidement les deux tournées de cet été, chacun la sienne, mais pas de rivalité entre les artistes des différentes troupes, ils se connaissent tous. Fayssal avait même participé au clip de la chanson Die Gedanken sind frei, enregistrée par 150 Alsaciens en février dernier, avant le spectacle du Zénith, mais il était dans la tournée de la Chouc’ avec Roger Siffer. Son interprétation du tango corse restera comme un grand moment. « J’ai eu envie d’être chanteur, mon rêve, en vrai, c’est d’être Michael Jackson. » Quand il joue avec la Revue scoute ou avec celle de la Choucrouterie, il est très loin du cinéma et de l’univers de Claudel, mais Fayssal est une pépite de talent qui explose, il sait tout faire. Ce soir à notre table, il y a trentenaires qui travaillent souvent à Paris, mais restent vivre dans leur Région. Fayssal y tient particulièrement : « Ça me plait tellement de faire du cinéma. J’ai un agent, j’espère tourner plus, tout en restant à Strasbourg. J’ai vécu cinq ans à Paris, mais je suis Strasbourgeois. » Sur les scènes alsaciennes, grâce à ses rôles au cinéma, Fayssal s’est débarrassé de la peur qui parfois était « un vrai putain de frein ». Et là, comme ça, il nous balance : « Dans les années 80, JeanPaul II avait crié au monde : « N’ayez pas peur », j’avais quatre ans. Il y a quelques années, j’étais bien installé à Strasbourg, plan-plan, je faisais de l’impro, et je ne pensais pas bouger. J’ai repensé à cette phrase et j’ai fait un choix, j’ai tenté Paris

et le cinéma. Je me suis toujours rendu compte que dans la vie, quand tu fais un choix, c’est quand tu as peur de quelque chose ou que tu en as envie. » Fayssal a beaucoup parlé, Flore a écouté, religieusement. La peur de monter sur scène, elle connaît. Mais elle a réussi à la dépasser. Elle a même donné son premier concert à Paris en juin : « C’est fait, maintenant Paris ne me fait plus peur. Il s’est passé 13 ans avant que je chante seule, j’avais 26 ans. Jusque là, j’avais la trouille, mais à un moment donné, l’envie dépasse la peur et tu fonces. La peur est une alerte. »


19

Faysal est d’accord, ils se tapent dans la main. Check. « J’ai des objectifs, je sais ou je veux aller. Je suis une grande optimiste, une grande rêveuse », conclut-elle avec un large sourire, au moment où le comédien poursuit : « La peur ce sont des trucs de l’enfance. La peur du regard de l’autre : je me souviens d’une phrase de ma jeunesse (qu’il clame avec un accent arabe très prononcé), “fait attention c’que vont dire les voisins”. » Le dialogue s’instaure. - Pareil pour moi, mais on doit se dépasser. - Moi, je suis un timide. C’est plus dur encore quand je chante, je suis vraiment à poil. Tu peux me mettre nu dans un spectacle de danse contemporaine, je n’ai pas peur, mais chanter… - Mais quand tu joues, tu es à poil ? - J’ai moins peur que quand je vais chanter. Je me souviens d’une phrase de Jacques Bachelier, mon prof de conservatoire : « Il y deux catégories d’acteurs, ceux qui montent sur scène pour se montrer et ceux qui montent sur scène pour se cacher. » Ça m’avait rassuré, moi qui me cachais… - Tu as commencé comment ? - Par hasard, je pensais participer à un spectacle de jonglage ou de trucs comme ça, avec un copain. En fait, c’était du théâtre d’impro. Comme je suis poli, j’ai participé et ça m’a plu. Ses parents ont bien fait d’insister pour les voisins. Sa carrière commence là. Il quitte son job et se lance : « Ça fait neuf ans, les neuf plus belles années de ma vie. » Il enchaîne avec l’anecdote de son premier casting avec Claudel : il vivait à Paris et le rendez-vous avait lieu à… Strasbourg. Le réalisateur l’a appelé deux semaines plus tard, pour lui dire oui. Pour Une enfance (sorti en septembre), Fayssal lui a envoyé un texto au bon moment : « Claudel ne tourne pas avec les mêmes acteurs, il fera une exception pour la deuxième fois, la première était Kristin Scott Thomas. » C’était son destin. Flore croit en Dieu, elle prie chaque jour, pour se détendre, seule avec elle-même, dans la tristesse comme dans la joie : « Quand je vis une journée formidable, je le remercie dix fois. L’Église est liée à mon désir de chanter. On vivait dans le quartier de Hautepierre. À la maison, il y avait sept enfants. Un jour, j’avais 13 ans, l’un de mes

C’est fait, maintenant Paris ne me fait plus peur. Flore M

frères était en train de faire la vaisselle en chantant Down by the Riverside, un titre de negro spiritual. J’ai adoré. Quelque temps plus tard, deux de mes frères avaient oublié leurs clés à la maison, ma mère m’a demandé de leur apporter à la paroisse. Je savais qu’ils chantaient, mais je n’y avais jamais mis les pieds. Quand j’arrive, je vois cinq personnes, dont mes frères, qui interprètent du gospel, Happy Days notamment. Le petit groupe m’a proposé de les rejoindre. J’étais tétanisée, mais j’ai chanté et ils m’ont intégrée dans la chorale. Pendant les cultes le dimanche matin, il y avait de la vie, de la danse, on tapait dans nos mains, ce n’était pas interdit d’exprimer sa joie à l’église, c’était juste génial, j’avais l’impression d’être aux États-Unis. Depuis, je n’ai jamais arrêté de chanter. » « Tu mets ça dans un film, tout le monde pense que c’est du cinéma, pas la vraie vie », conclut Fayssal.

Leurs débuts se ressemblent, leurs destins ont basculé, un jour, par hasard. On sort prendre l’air, fumer une cigarette. Flore commence à chanter, Fayssal suit avec son beatbox : Ain’t no sunshine. Un instant magique. Avec des humains comme eux, le temps passe plus vite. Au moment de nous quitter, ces deux-là ont encore beaucoup à se dire, des choses à construire. La nouvelle vague alsacienne est souriante, pleine d’énergie, ouverte, consciente des combats à mener, qu’être Alsacien n’est pas une question de couleur de peau. Les photos de Christophe sont dans la boîte, nous les quittons, eux restent. Le Clou est toujours le Clou, les artistes vont au bout de la nuit. Quelques heures plus tard, je suis déjà couché, ils m’envoient un texto. Je le découvre au petit matin, ils avaient simplement écrit « Merci ». Oh ! Happy days.


20

Strasbourg vu par

О

Réalisation Caroline Lévy

Où ? Port autonome de Strasbourg « J’aime rester dans ma ville tout en me sentant ailleurs. Cette perspective ouverte sur l’eau me fait penser aux ports de plaisance et de marchandises qu’on retrouve en bord de mer. Les vieilles machines d’époque contribuent au charme de cet endroit hors du temps. »

Actu !

Émission quotidienne sur RBS de 12h à 18h et du lundi au vendredi, 91.9 FM www.radiorbs.com Jean et chemise G-Star. Photo : Christophe Urbain

Ils vivent, travaillent, créent et sortent à Strasbourg. Les hommes et les femmes qui font vibrer la ville nous font découvrir leur lieu préféré et se prêtent au jeu du modèle.


21

StĂŠphane Bossler 40 ans

Journaliste

mar 8 sept


22

Marie-Pascale Engelmann 55 ans

mer 2 sept

Plasticienne

Photo : Christophe Urbain

Où ? Zone d’art « C’est à la fois mon lieu de travail et un lieu de vie. Mon atelier est installé à l’étage, avec d’autres artistes et des carrossiers en face avec qui je déjeune quasi quotidiennement. Une émulation perceptible qui invite pourtant au calme et à la sérénité, alors que nous sommes entourés de grosses entreprises ! »

Actu !

Exposition en collaboration avec l’association Ithaque, du 5 au 8 novembre au Temple neuf. Participation à la 20e édition de St-art avec la Bear Galerie et les éditions Bucciali, du 27 au 30 novembre. www.mp.engelmann.free.fr Chemisier oversize, pantalon et bretelles intégrées, le tout chez High.


24

Anne-Sophie Kehr 42 ans

Architecte, enseignante et vice-présidente de l'Ordre des Architectes d'Alsace

mer 2 sept

Photo : Christophe Urbain

Où ? Terrasse de l’Ecole d’Architecture (ENSAS) « C’est une terrasse comme suspendue sur la ville, installée sur les lieux du savoir et de la transmission architecturale. Il s’agit en plus d’un point de vue rare, où la « grande dame » est cachée par la tour Valentin-Sorg ! »

Actu !

Lectures lumineuses dans le cadre des Journées de l’Architecture, tous les jeudis d’octobre à la librairie Quai des Brumes. Présence de Charles Pennequin et performance poétique autour de l’Architecture et Lumière, le 22 octobre à 19h15. Robe, ceinture et chemise-veste en cuir, le tout chez One Step.


26

Eric Sembach 56 ans

lun 7 sept

Romancier

Photo : Christophe Urbain

Où ? 7, rue Salzmann « Au-delà de mon lien personnel avec ce lieu où je vis, il a une portée symbolique. Il s’agissait d’une hostellerie où vivait Herder où Goethe venait alors lui rendre visite. C’est certainement dans cette maison qu’est née les fondements du Romantisme. C’est aussi ici que j’ai écrit Les Alsaciennes ! »

Actu !

Sortie du livre Les Alsaciennes, éd. Vent d’Est. N’importe coiffes, exposition de dessins de coiffes, prochainement à Strasbourg. www.lesalsaciennes.com Costume et chemise Paul Smith, le tout chez Algorithme.


Montblanc M et Hugh Jackman Crafted for New Heights* Ce nouvel instrument d’écriture iconique exprime la culture de l’écriture Montblanc, selon un design innovant signé Marc Newson. Derrière son style minimaliste et sa résine précieuse noire, se cachent de fascinants détails. Le mécanisme unique de fermeture aimanté aligne automatiquement le capuchon avec l’emblème Montblanc situé sur « plateau » parfaitement plat. Pour consacrer l’édition de lancement, les initiales du célèbre designer ornent la plume en or 14 K. Rendezvous sur la boutique en ligne Montblanc.com * Conçu pour défier de nouveaux sommets

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28

Marie Henninger Licciardi 28 ans

mar 1er sept

Propriétaire du centre Vitabike

Photo : Christophe Urbain

Où ? Cour du Pont Corbeau « Je suis une habituée de cette institution strasbourgeoise depuis toute petite ! Je l’ai vue se transformer au fil des années et ai installé mon centre à deux pas… Sûrement pas un hasard ! »

Actu !

Ouverture du dernier centre Vitabike à Strasbourg. Vitabike Centre Corbeau 1, rue d’Or 03 88 51 67 62 strasbourgcentrecorbeau.vitabike.com Veste teddy en cuir brodée Les Expatriés chez Yellow.


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30

Carole Marmet 42 ans

Responsable de la boutique Opticien Jacques Marmet

jeu 10 sept

Photo : Hugues François

Où ? Cour des Orfèvres « Mon bureau offre une vue sur cette cour qui m’a toujours séduite. Une sérénité retrouvée en plein cœur du carré d’Or, avec sa verdure chatoyante. Une vraie bouffée d’oxygène ! »

Actu !

De nouveaux créateurs dénichés au SILMO (Salon International de l’OptiqueLunetterie), à découvrir prochainement en boutique. Opticien Jacques Marmet 9, rue des Hallebardes 03 88 32 39 61 www.optique-marmet.fr Perfecto en cuir et top One Step.


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32

Christophe Girard Directeur du centre Roppenheim The Style Outlets

34 ans

ven 18 sept

Photo : Hugues François

Où ? Quai des Bateliers « Ces quais représentent bien ma façon de vivre à Strasbourg ! J’y cours régulièrement et vis à proximité. Entre l’architecture incroyable et l’eau qui les bordent, cet hypercentre devient d’un seul coup plus paisible… »

Actu !

Directeur du centre Roppenheim The Style Outlets depuis le 1er septembre dernier. Ouverture courant novembre des boutiques Tommy Hilfiger, Converse et Salomon. Navettes gratuites depuis la gare de Strasbourg, du lundi au samedi à 9h30 et 14h. www.roppenheim.thestyleoutlets.fr Blazer en tweed, chemise et chèche, le tout Digel au centre Roppenheim The Style Outlets.


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34

Présidente de la chambre des Notaires du Bas-Rhin

Isabelle Kuhn-Magret 50 ans

ven 18 sept

Photo : Hugues François

Où ? La Faculté de droit « En tant qu’étudiante, je prêtais peu d’attention à cette bâtisse. Mais en y retournant des années plus tard pour y dispenser des cours, je me suis surprise à observer chaque détail de cette structure si particulière. Une façon de rattraper le temps perdu ! »

Actu !

Élue première femme Présidente de la chambre des Notaires du Bas-Rhin. Développement de la communication, en donnant une nouvelle dynamique à la profession tout en restant attachée au Droit local. www.chambre-bas-rhin.notaires.fr Robe Dolce & Gabbana chez Ultima Prêt-à-Porter.


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36

Où ? La BNU « Cette institution est le point de jonction entre connaissance et avenir, où évoluent les entrepreneurs de demain. Je suis sensible aux constructions contemporaines bâties sur de l’ancien, comme cet escalier magistral qui symbolise aussi l’évolution pas à pas. Son architecte Nicolas Michelin travaille sur l’un de nos programmes : une belle coïncidence ! »

Lancement des programmes Vivacity à Strasbourg et Loft au Mont National à Obernai. www.trianon-residences.fr Pull en laine mérinos Gran Sasso et blazer en cachemire Corneliani, le tout chez Dome.

Photo : Pascal Bastien

Actu !


37

CĂŠdric Simonin jeu 24 sept

43 ans

PDG de Trianon RĂŠsidences


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200 portraits | 300 pages Avec la participation de Rodolphe Burger, Jean-Claude Brisseau, Daniel Cohn-Bendit, Christophe Donner, Clara Dupont-Monod, Mike Hodges, Julia Kerninon, André S. Labarthe, Jean-Luc Nancy, Nathalie Quintane…

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Culture

Photos : Hugues Franรงois


42 Zut ! Culture Architecture

Dessin 5 Partie centrale de la façade occidentale, détail, vers 1360-70

Lˇessence des formes PAR EMMANUEL ABELA PORTRAIT PASCAL BASTIEN


43 Pour clore les festivités du Millénaire de la construction de la Cathédrale de Strasbourg, le musée de l’Œuvre Notre-Dame inaugure de nouveaux espaces pour présenter le fond prestigieux des dessins d’architecture médiévaux. Un événement pour un fonds exceptionnel, sur lequel nous éclaire Roland Recht, historien de l’art, professeur émérite au Collège de France et ancien directeur des Musées de Strasbourg.

Le dessin d’architecture existait déjà à l’époque de l’Antiquité. En quoi les dessins de Strasbourg sont-ils si précieux ? En ce qui concerne l’Antiquité, nous disposons de témoignages assez précis de quelque chose qui ressemble à un dessin d’architecture, c’est-à-dire un document qui trace les grandes lignes géométriques d’un édifice. Mais il faut le savoir, les dessins d’architecture les plus anciens que nous conservions, dessins élaborés j’entends, remontent au milieu du XIIIe. Le dessin A de Strasbourg semble être le plus ancien dessin d’architecture conservé au monde. La collection strasbourgeoise est extrêmement intéressante, même si les dessins sont beaucoup moins nombreux que dans la collection de Vienne – constituée et augmentée au cours des siècles –, parce qu’ils sont intimement liés au chantier de la Cathédrale de Strasbourg. Ils servent à documenter la construction de la Cathédrale de 1250 à la fin du XVe, ce qui est extrêmement précieux. La nouveauté des dessins de Strasbourg vient de la précision des détails. Est-ce lié au changement de statut de l’architecte, qui se situe désormais au-dessus des autres membres du chantier par son savoir théorique ? Ce qui va profondément renouveler le genre, si je puis dire, c’est le fait que l’édifice gothique devient d’une complexité absolument invraisemblable. Il suffit de regarder la façade de la Cathédrale de Strasbourg pour imaginer les difficultés à la représenter de manière planimétrique. Au début du XIIIe, et peut-être même à la fin du XIIe, on a commencé à dessiner. On le fait d’une manière relativement complexe en projetant sur un même plan plusieurs niveaux d’élévation, ce qui rend la lecture extrêmement difficiles à interpréter. Ils n’en sont pas moins réalisés de manière logique et rationnelle.


44 Architecture Les dessins de la Cathédrale

“Le dessin A de Strasbourg semble être le plus ancien dessin d’architecture conservé au monde.”

Roland Recht, historien de l’art

Qui étaient les destinataires de ces dessins ? Le chantier lui-même, le parlier [le maître de chantier qui dessine les gabarits à partir des plans tracés par le maître d’œuvre, ndlr], mais aussi les ouvriers, les tailleurs de pierre, les maçons – un peu moins les sculpteurs qui travaillent à part – ; ils vont tous pouvoir visualiser l’édifice à venir. La seconde instance, c’est le commanditaire. À Strasbourg, c’est particulier : le magistrat de la ville a estimé que la gestion des affaires n’était pas saine, et il s’est approprié la gestion du chantier qui est devenue une affaire municipale. Ces dessins étaient assez précis pour que le commanditaire se rende compte de la beauté de ce qui allait être fait, même s’il n’arrivait pas à lire dans les détails la structure de ces dessins. Cette complexité de l’architecture gothique favorise l’émergence des dessins d’architecture, mais peut-on supposer que la qualité grandissante de ces dessins favorise cette complexité architecturale en retour ? C’est une interprétation tout à fait vraisemblable. L’architecte a désormais la responsabilité de ces dessins-là – il ne va pratiquement plus faire que cela, dessiner. Il alimente son imagination par ce qui se met en œuvre sur le chantier, mais aussi par un ensemble d’envies concernant l’enrichissement des motifs architecturés. Des envies sans doute générées par les dessins eux-mêmes, dans la mesure où ceux-ci permettent d’imaginer un ensemble de figures auxquelles la réalité doit ensuite obéir.

On ne peut s’empêcher de penser à la façade de la Cathédrale de Strasbourg où une dentelle de pierre se juxtapose sur le mur plein jusqu’au niveau de la rosace. Strasbourg est un exemple de la complexité extrême d’une façade. Une façade, comme son nom l’indique, est une face ; d’une certaine manière, elle devrait être relativement plane. Or là, ça n’est pas du tout le cas. Elle se découvre par une lecture d’écrans superposés, parfois transparents ou au contraire opaques. C’est ce qu’on voit dans le dessin le plus magnifique, mais aussi le plus complexe, le dessin B. On y voit très clairement que certaines arcades se superposent à quelque chose, le mur lui-même dont les assises ne sont pas dessinées. A-t-on toujours eu conscience de l’importance de ces dessins ou les a-t-on redécouverts ? Je crois qu’on a toujours eu conscience de leur importance. On trouve un passage de Poésie et Vérité de Goethe qui y fait allusion. Il les a vus, les a consultés. Bien sûr, on ne pouvait pas mesurer l’importance qu’on leur a donnée par la suite. La consultation par les profanes n’était pas aisée. Seul un public averti situait cette importance-là. Certains s’en souviennent, il fut un temps où ils étaient déjà exposés au musée de l’Œuvre Notre-Dame… Au XXe, quand on a commencé à travailler d’une manière beaucoup plus approfondie sur l’archéologie du bâti, ces dessins ont été présentés après l’installation du musée de l’Œuvre Notre-Dame en 1939 [par le célèbre historien d’art Hans Haug, ndlr], ils ont été exposés à la lumière artificielle pendant des décennies. Ça n’était naturellement pas très heureux pour leur conservation, ils ont souffert même si fort heureusement ils restent tous préservés. En 1989, quand j’ai fait l’exposition sur les Bâtisseurs des Cathédrales gothiques, j’en avais fait encadrer un certain nombre et j’avais surtout décidé qu’on ne les montrerait plus au public sans en avoir proposé une restauration nécessaire et très prudente, ni organisé les conditions d’une exposition à plus long terme, de manière tournante. C’est que Cécile Dupeux, la conservatrice du Musée, a réussi à obtenir et c’est formidable.


45

Dessin 5 Partie centrale de la façade occidentale, h. 405 cm, l. 86 cm, parchemin, encre, vers 1360-70

Le projet de nouvelles salles correspond-il à vos attentes ? Tout à fait, on ne pouvait pas faire mieux ! Il fallait une salle spécifiquement vouée à cette présentation, dans de parfaites conditions de luminosité et d’humidité. Et là, on se retrouve dans une situation idéale. Cela va contribuer à la fréquentation du musée. Je me souviens qu’en 1989, des cars entiers venaient voir l’exposition, on croisait des étudiants d’architecture de Venise ou de Londres, mais aussi un public curieux. Cela va favoriser un nouveau rayonnement pour ces dessins. Ce qui reste incroyable c’est qu’au moment où ces dessins circulent au XIIIe et au XIVe, on ne maîtrise pas encore la perspective linéaire… Au nord des Alpes, jusqu’au XVe, on ne la maîtrise pas. Ce qui rend la lecture de certains dessins encore plus complexe. Quand on voit la représentation de certains pilastres d’angle par exemple, on voit la difficulté que rencontre l’auteur du dessin : le profil gauche est normal, le profil droit également, mais il n’a pas su montrer celui du milieu. Il trace une perspective maladroite en rabattant le trait sur un côté ou sur l’autre. Il compense par un traitement violent son incapacité à représenter une ligne fuyante. Seul le plan permet, dans le cas d’une colonnade par exemple, de situer ce qui est saillant ou rentrant. La complexité ornementale est révélatrice d’une pensée en mouvement. L’architecte diffuse-t-il des idées par ces dessins et ces réalisations. Oui, ça commence à la fin du XIIe. On s’aperçoit qu’il y a une augmentation du raffinement, ce qui signifie qu’on augmente la capacité du regard à creuser l’architecture, à la lire plus profondément, à l’énumérer. Même si on se l’accorde, il

ne s’agit pas là du public des fidèles, mais bien d’un public informé, constitué sans doute de ce que nous appellerions aujourd’hui des intellectuels, mais aussi des artistes, des gens du chantier ou des chanoines qui suivaient cela de très près et qui rivalisaient d’un chantier à l’autre en appelant tel architecte, tel tailleur de pierre ou sculpteur. Tout cela accompagne cet énorme développement de la forme, presque pour elle-même. Des choses apparaissent sur ces dessins qui ne présentent rien d’absolument nécessaire d’un point de vue structurel, mais qui à l’époque augmentent la beauté, y compris, comme on l’a vu, à petite échelle parce qu’on a le sens du petit. On a du plaisir à raffiner les détails... Dans tous les textes d’époque, on insiste sur la dextérité de l’artiste : on y lit que l’artiste a montré tout son savoir-faire. L’idée n’est pas de valoriser la prouesse, mais de démontrer une extrême capacité : faire les choses « le mieux possible » et rendre les choses belles. Ouverture des nouvelles salles du musée de l’Œuvre Notre-Dame fin novembre, les samedis de 14h à 17h www.musees.strasbourg.eu www.oeuvre-notre-dame.org


46 Architecture Les dessins de la Cathédrale

Strasbourg, La révolution gothique 1200-1230

Dessin A Élévation de la moitié droite (sud) de la façade occidentale, h. 86 cm l. 61 cm, parchemin, encre, vers 1250

La Synagogue, portail du transept sud de la Cathédrale de Strasbourg, peu avant 1225, Grès, musée de l’Œuvre Notre-Dame Photo Mathieu Bertola

On peut aisément le constater à l’intérieur : c’est au moment de la construction du bras sud du transept de la Cathédrale de Strasbourg que le style gothique arrive à Strasbourg. Des colonnes engagées dans le mur attestent d’un changement radical de programme. Il en va de même pour les réalisations des sculptures que ce changement d’orientation occasionne, le Pilier des Anges, ainsi que le programme iconographique du portail extérieur. Sublime de sensualité et d’émotion, la figure allégorique de la Synagogue, présente dans le cycle qui orne ce portail, est sans conteste le chef d’œuvre qui place le chantier de la Cathédrale au cœur des préoccupations esthétiques de son temps. À partir des œuvres dispersées dans des collections publiques et privées européennes, l’exposition revient sur le rayonnement de cet atelier exceptionnel. Du 16 octobre au 14 janvier 2016 au Musée de l’Œuvre Notre-Dame www.musees.strasbourg.eu


- Photo : Cormac Hanley.

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48 Zut ! Culture Portrait


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A Man with a Plan PAR SYLVIA DUBOST PHOTO CHRISTOPHE URBAIN

Nommé pour trois ans à la direction du Maillon, Frédéric Simon va notamment y mener le chantier du nouveau théâtre… et bien d’autres projets. Pour lui, il s’agit d’inscrire le théâtre dans le siècle. Entre deux digressions, il nous fait partager sa vision. Portrait.

Quand il démarre, rien ne peut l’arrêter. L’homme est affable et bavard, et il nous faudra bien deux rendez-vous pour lui permettre de dérouler le fil de sa pensée et comprendre son regard sur le rôle d’un théâtre aujourd’hui. Clairement, on a eu du mal à l’emmener où on voulait : c’est lui qui mène l’entretien ! Et développe ce qu’il veut. Un 3e rendez-vous nous aurait peutêtre permis de préciser certains points de son projet, mais on a préféré se laisser embarquer… De toute façon, l’emploi du temps de l’homme ne le permet pas. En cette rentrée, Frédéric Simon est à cheval sur l’Alsace et la Lorraine, avec un pied à Forbach – jusqu’à la nomination de son successeur à la tête du Carreau, la scène nationale qu’il vient de quitter –, et un à Strasbourg, dont il prend officiellement la direction début octobre, succédant à Bernard Fleury. Bien que fort disert, Frédéric Simon ne semble pas réellement vouloir s’attarder sur son parcours. On a pourtant envie de savoir d’où il vient, histoire d’entrevoir un peu où il va nous mener. Né à Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône et en Franche-Comté, Frédéric Simon découvre

le théâtre au collège grâce à une prof de latin tenace qui veut faire jouer à ses élèves Le Bourgeois gentilhomme. Lui vient d’une famille où le théâtre est difficilement envisagé comme un métier. S’il se laisse embarquer pendant sa scolarité, avec ateliers et stages, il choisit néanmoins d’étudier l’économie (à Strasbourg). Pour lui, elle est la science du lien entre les hommes. Le théâtre finit par le rattraper, et il entre comme administrateur à la compagnie du Nain jaune, organisée en coopérative et installée à Vierzon (Creuse). Il finit par y faire l’acteur, et « était très heureux », jusqu’à ce qu’en 1996, la ville décide de couper les subventions de la compagnie, suite à un « effondrement de politique culturelle en France » (sous le gouvernement Juppé 2). Il ouvre un temps une auberge avec sa femme, mais le théâtre le rattrape et il revient à Luxeuil « faire le directeur technique ». Il candidate alors à la direction du réseau Scènes et territoires en Lorraine, qui travaille sur les zones rurales avec « une méthodo intéressante ». Il y œuvre jusqu’en 2002, avant de prendre pendant trois ans la direction du Théâtre Gérard-Philippe de

Frouard, près de Nancy, puis celle du Carreau, scène nationale de Forbach, alors engagée sur une pente savonneuse, avec un déficit de 250 000 € et une subvention municipale en baisse. « J’y suis allé parce que j’aimais cette salle, c’était important d’y être. » Il redresse la situation, éponge le déficit, réhabilite la salle et lance de nouveaux projets, notamment en direction de l’Allemagne. Déconstruire les schémas mentaux Pendant dix ans, Frédéric Simon œuvre ainsi dans un milieu complexe, où le FN ne cesse de gagner du terrain. « Florian Philippot est seulement le thermomètre planté dans le cul du monde, lâche-t-il. Quelque chose de délétère est profondément inscrit dans ce territoire, où survit une culture très archaïque liée à la gestion minière […]. Ce système pyramidal est en train de détruire ce qui reste d’énergie. Le seul exutoire est de reconnaître l’intelligence là où elle est. » Voilà qui est dit… et qui livre quelques pistes sur la manière dont il envisage son action au Maillon. « Déconstruire les schémas mentaux » pour arriver à une prise de conscience, c’est là le rôle d’un théâtre.


50 Portrait Frédéric Simon

Ce système pyramidal est en train de détruire ce qui reste d’énergie. Le seul exutoire est de reconnaître l’intelligence là où elle est.

Il faut aujourd’hui le repenser, pour l’inscrire dans une société en évolution rapide, notamment numérique. « Les acteurs de la culture, on est quand même des drôles de lascars… On serait des officiants détenteurs d’un mystère. Le monde culturel est venu se replacer là où le clergé avait disparu. Alors on a du mal à comprendre quelle mission on se donne aujourd’hui. Est-ce de donner accès à l’imaginaire ou seulement à l’imaginaire de certains ? » Bref, Frédéric Simon affirme une volonté de travailler autrement. De faire du théâtre autrement. De réfléchir à l’action artistique et culturelle autrement. La culture numérique le passionne, le travail avec des professionnels d’autres secteurs aussi (designers, créateurs de jeux vidéo), histoire de voir comment on réfléchit ailleurs et s’en inspirer. « Comme le dit Serge Tisseron [psychanalyste passionné par les questions numériques, ndlr], il faut prendre le meilleur des deux : la structure du livre et la structure libre d’analogies que permet le numérique. » Une aventure collective Ainsi donc, un théâtre doit s’ouvrir, et cela passe par la collaboration. « La force de Strasbourg, c’est sa densité d’acteurs culturels. Aucun d’entre nous n’est capable de prendre le pouvoir seul et c’est plutôt bon. On va écrire des histoires ensemble, et si on s’y met tous, on pourrait faire vivre une drôle de communauté. Tout d’un coup, on aurait un lieu commun, une aventure collective. » Pour cela, Frédéric Simon envisage notamment de créer un groupement d’employeurs avec d’autres structures culturelles, comme il l’avait fait à Forbach. « Il faut créer des instances où on discute vraiment de services publics, explique-t-il. On est en train d’inventer des gestes professionnels, plutôt que des emplois. Il faut revenir à l’homme de la Renaissance. Toutes les connaissances vont les connecter aux autres. » Et l’on revient toujours à la nécessité de favoriser les connexions, qu’il développe à l’envi. « Aujourd’hui, par la dilution de responsabilité dont parlait déjà Hannah Arendt, on devient opérateur et non plus citoyen. Mais a-t-on le libre arbitre pour résister à cette logique ? Pour cela, il faut être conscient de tout ce qu’il y a autour de nous. Si dans la salle de contrôle d’un

pas de tir, chacun ne s’occupe que de sa console, la fusée explose. Ce n’est pas en prenant le meilleur que l’humanité se grandit, mais en comprenant ses complémentarités. On peut alors se sentir un humain augmenté par l’humanité » Ça digresse mais quand même, ça éclaire ! Avec tout ça, on n’a pas tellement parlé spectacle… En tout logique, Frédéric Simon cite les Suisses de Rimini Protokoll et leur Situation Rooms, performance interactive sur les nouvelles formes de conflits armés, où le spectateur devient aussi acteur. Mais prévient quand même qu’au Maillon, désormais, on sera plus sur un théâtre de texte, là où Bernard Fleury s’inscrivait plutôt dans une tradition germanique de spectacle total. On a par contre évoqué son activité d’auteur (Frédéric Simon écrit des pièces et des protocoles), qui lui permet, au même titre finalement que sa mission de direction, « d’envahir le monde avec des contre-propositions ». On a aussi parlé du théâtre comme « dernier média de flux synchrone », d’un rituel dogon qui se tient tous les 60 ans et révèle l’importance du récit de l’événement par ceux qui l’ont vécu (le récit d’un spectacle peut aussi infuser dans la société), de la différence entre programmateur et curateur (Frédéric Simon préfère le 2e). On aurait pu développer tout ça mais l’espace nous manque… On s’en réserve quand même quelques lignes pour son amour de la frontière : « Je pense donc je suis / Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Le Français a des réponses, l’Allemand a des questions : ce sont deux métaphysiques qui se rencontrent. Qu’est-ce qu’on invente ensemble ? La frontière est un des plus beaux endroits du monde ; l’Autre est là pour nous montrer que le monde est plus grand que nous. » Et quelques mots pour pointer que, quand même, au milieu de toutes ces digressions, apparaît un regard cohérent, un homme avec une vision. Frédéric Simon est un Man with a Plan. Le Maillon Théâtre de Strasbourg Place de la Foire exposition Toute la programmation sur www.maillon.eu


52 Zut ! Culture Jazzdor

Les sillons de la terre PROPOS RECUEILLIS PAR EMMANUEL ABELA PHOTOS PASCAL BASTIEN

Philippe Ochem a débuté à Jazzdor en tant musicien programmé. 30 éditions plus tard, en tant que directeur, il fait rayonner le festival au cœur d’un réseau à l’échelle européenne.

Dès la première édition de Jazzdor, en 1986, les choses étaient déjà posées : le jazz dans toute sa variété… J’ai le sentiment que cette musique reste toujours aussi large. Elle est profondément influencée par d’autres formes qu’elle influence elle-même en retour. À Jazzdor, on a toujours essayé de faire entendre les musiciens les plus passionnants, quelles que soient les formes que leur jazz peut prendre. C’est cette variété de formes improvisées qui fait la richesse de cette musique. Comme vous l’affirmiez récemment, le jazz raconte quelque chose de son temps. Cette musique continue à dire son époque sans avoir besoin de mots. Les formes d’écritures se sont ouvertes à de nouvelles pistes. Au début des années 90, le saxophoniste Steve Coleman a amené d’autres éléments rythmiques ; l’émergence de musiciens dans les années 2000 a remis en cause le rapport à l’écriture. De nos jours, pouvoir écouter facilement toutes les musiques du monde constitue une richesse. Tout circule rapidement et les contacts entre musiciens sont plus fréquents. Mais il reste ce chant intérieur qui doit animer l’improvisateur en situation de jeu. Le jazz est une musique à entendre et à découvrir au moment où elle se fait.

Sur ces 30 éditions, quels concerts vous ont semblé des jalons dans l’évolution du festival ? Ils sont nombreux, mais je retiendrai le Charlie’s Haden Liberation Orchestra avec Carla Bley en 2006. Permettre de voir ce grand orchestre sur scène pour une de ses dernières représentations m’a donné le sentiment de participer à la grande histoire du jazz. Autre souvenir, le solo du contrebassiste Bruno Chevillon dédié au poète Pier Paolo Pasolini en 1999. Un moment inoubliable qui a changé la vie de certains spectateurs. En tant que musicien, Louis Sclavis dit qu’il creuse un puits. Vous aussi, d’une certaine manière, vous creusez ? L’image est belle ! Joëlle Léandre [contrebassiste, ndlr] dit qu’elle creuse un sillon. Une image terrienne voisine… Il est vrai que ramasser à la surface de la terre est donné à n’importe qui. Alors oui, je creuse ! Jazzdor, du 6 au 20 novembre à Strasbourg et environs www.jazzdor.com


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54 Zut ! Culture Instant Flash

Amoureux du cinéma

Louis Garrel PAR CÉCILE BECKER & CAROLINE LÉVY PHOTO PASCAL BASTIEN

Il est là, le beau gosse du cinéma français. L’acteur impassible, sombre et mélancolique. Le smiley triste. Ah, ce rôle usé jusqu’à la corde qui lui colle tant, celui de grand garçon désabusé. Peut-être lui fallait-il explorer d’autres registres ? Après trois courts métrages, Louis Garrel tourne le long Les deux amis, avec en co-scénariste Christophe Honoré, dont il « admire [la] prose ». Une manière de revenir à ses premières amours : « À 15 ans, je prenais des cours de théâtre. On regardait toujours les autres travailler pour exercer ce qu’on appelle notre troisième œil. J’aimais déjà discuter avec les acteurs, j’avais plaisir à leur dire : "Fais ça, mets-toi là", c’est ce qui m’a donné envie d’écrire des dialogues ». On le sait peut-être moins : il aime le théâtre et s’assume en grand cinéphile. Oublier le beau gosse, chercher les références. Tourner un film s’intègre parfaitement à sa culture. Tourner ce film sur un triangle amoureux, déjà exploré dans son précédent court La règle de trois avec les mêmes acteurs, est loin d’être anodin. Louis Garrel persiste et fouille. « Le cinéma, le théâtre ou la littérature sont portés par

le chiffre trois. Je l’ai utilisé comme une utopie : celle de trois marginaux vivant trois jours et trois nuits. » Louis Garrel y joue Abel, le pote séducteur, Vincent Macaigne interprète Vincent, le maladroit épris de Mona (Golshifteh Farahani), une femme en tôle qui, elle, ne l’aime pas. « Je suis parti de la pièce de Musset, Les Caprices de Marianne, que j’ai réadaptée en pensant à cette "commission" sentimentale, kamikaze, d’aller demander à une fille si elle veut bien sortir avec un ami. » Forcément, à un moment, ça dérape. Le désir rattrape l’amitié. Les deux amis se déchirent, divorcent même. « J’ai construit ce film comme une aventure rocambolesque, je voulais inventer de nouvelles situations. Là, j’ai voulu appliquer la scène typique de rupture conjugale à deux hommes décrits comme le couple Laurel et Hardy : ils n’ont de conjugalité que la leur… » Chaque relation dans le trio est explorée dans les profondeurs, tout se joue dans les gestes et les non-dits. Comme son père, Louis Garrel tourne avec ses proches, ici son ex-petite amie et un ami. Une caractéristique partagée avec toute une frange de

la jeune réalisation qui pratique le cinéma de bande : « C’est comme le cinéma de Cassavetes : l’amour qu’il porte aux gens transparaît. Amour, au sens de : je vous regarde pleinement. Si c’est si beau, c’est parce qu’ils se fréquentent dans la vie. De toute façon, quand tu es réalisateur, tu veux que les spectateurs aient la sensation de regarder dans le trou d’une serrure. Ce film là, c’est un film intime, un film de chambre. » Propos recueillis le 10 septembre à l’Hôtel Hannong, dans le cadre de l’avant-première de Les Deux amis au Cinéma Star Saint-Exupéry


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56 Zut ! Culture Instant Flash

Ne te retourne pas

Joe Dante PAR ROMAIN SUBLON PHOTO CHRISTOPHE URBAIN

Il n’est pas rare d’être surpris par une voix. Celle de Jeanne Moreau, par exemple, ferait passer Tom Waits pour une danseuse. Quand arrive Joe Dante, on fantasme les Gremlins. C’est con comme association, c’est vrai. Spielberg n’a pas le timbre de E.T. – et c’est regrettable – mais c’est ainsi ; tel fils, tel père, pense-t-on. Tout faux ! Joe Dante a la douceur des ténèbres, ce côté rassurant qui nous amène à penser que ce ne pourra pas être pire. « Hello, how is your day ? » Sa voix rappelle celle de maman le soir, quand vient la comptine : bercés, on ne pense pas un seul instant au monstre qui va venir nous décapiter avec un coupeongle rouillé (papa, c’est toi ?!). Joe Dante distille son propos avec tendresse et des yeux si rieurs qu’on en oublierait presque

à quel point l’industrie du cinéma l’a passé à la moulinette. « Jusqu’à la fin des années 80, j’ai eu la chance de pouvoir réaliser mes films tels que je les imaginais. C’est à partir des années 90 que ça s’est compliqué… » Piranhas et Hurlements ont ouvert le bal de l’indépendance ; puis le (dé)goût de l’aventure avec des tunes dans le rucksack (Gremlins, Explorers, L’Aventure intérieure), les feux de paille (Les Banlieusards, Gremlins 2), la catharsis (Panic sur Florida Beach), le chef-d’œuvre qui achève l’incompréhension (Small Soldiers) avant… L’Apocalypse, évidemment (Les Looney Tunes passent à l’action). Depuis, on pourrait croire à une traversée du désert (The Hole, Burying the ex, sortis en DVD sans passer par la case ciné).

Sans jamais se retourner, Joe Dante signe une filmographie d’une remarquable cohérence, dansant sur les marges avec une élégance plus anglo-saxonne que nord-américaine. Il est surtout celui qui a dessiné l’un des plus beaux traits d’union entre l’enfance et l’âge adulte. Et pour cela, sans trop s’approcher, on lui susurre un sincère : merci Oncle Joe. Propos recueillis le 22 septembre à l’Hôtel Maison Rouge, dans le cadre du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg Remerciement à Louise Bouchu pour la traduction


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Adepte du revers à deux mains

Philippe Claudel PAR EMMANUEL ABELA PHOTO CHRISTOPHE URBAIN

Quand il s’est posé la question d’un projet cinématographique sur l’enfance, le romancier et cinéaste Philippe Claudel s’est attaché à la période qui va de l’âge de 8 à 12 ans, non seulement parce qu’il la trouvait fascinante, mais aussi parce que, comme il le formule lui-même, « plus la vie passe, plus [il] se rend compte que ce qu’[il] est aujourd’hui a été déterminé à ce moment-là ». Au-delà du fait qu’il trouve « magnifique le fait de filmer des enfants », la décision de tourner chez lui, là où il habite à Dombasle-sur-Meurthe, à proximité de Nancy, le renvoie à sa propre enfance. On ne peut pas affirmer qu’il est question de lui, Philippe Claudel, dans ce récit de Jimmy, un adolescent en CM2 en charge de son petit frère dans un environnement familial délétère – « un gamin à

l’abandon qui reste à l’écart même si c’est quelqu’un qui cherche les autres » –, mais il y a fort à parier que certains éléments sont inspirés d’instants vécus. C’est le cas de ces scènes où l’on voit le môme trainer à proximité des courts de tennis sans oser franchir le pas. Après, il y a cette ville, qui constitue elle-même un décor abandonné et « où le tissu urbain et industriel se lit en rapport avec des paysages en pleine nature ». L’occasion de scènes magnifiques dans le cadre d’une approche filmique « impressionniste, voire pointilliste en référence à Seurat », un peintre explicitement cité dans un plan furtif. Une approche plastique doublée elle-même d’une construction tout aussi impressionniste, « un portrait qui s’apparente à un autoportrait dans la mesure où tout est

vu par le regard de Jimmy. Lequel se situe dans ce continent noir à un moment où les clés du monde ne vous sont pas complètement données. » Propos recueillis le 27 août à l’occasion de l’avant-première d’Une enfance au Cinéma Star Saint-Exupéry


58 Zut ! Culture Instant Flash

Libérés

Gérard Lefort & Sorj Chalandon PAR PHILIPPE SCHWEYER PHOTO PASCAL BASTIEN

Pendant plus de 30 ans, Sorj Chalandon et Gérard Lefort ont écrit dans le journal Libération. Des reportages sur l’Irlande du Nord ou le procès Barbie pour Sorj Chalandon – qui a quitté le navire en 2007 –, des critiques ciné hilarantes et parfois cinglantes pour Gérard Lefort, resté à bord du Titanic en perdition jusqu’en 2014. Si la librairie Kléber les a invités en duo, c’est sans doute parce qu’on leur doit quelques-unes des plus belles pages de Libé, mais aussi parce qu’ils viennent chacun de publier un roman dans lequel il est fortement question d’enfance. Chez Sorj Chalandon, la part d’autobiographie est clairement assumée. Son père était peut-être encore plus mytho et violent

que le personnage décrit dans Profession du père, et son petit Emile est un mix de lui et de son frère. Côté Gérard Lefort, la part d’autobiographie est nettement moins assumée, même si, d’après Sorj, son premier roman Les Amygdales est comme un yaourt dans lequel on retrouverait des gros morceaux de Gérard Lefort. Cela faisait un bail que Sorj, désormais journaliste au Canard Enchaîné, et Gérard, pigiste de luxe occasionnel pour M, le magazine du Monde, ou Grazia pendant le dernier festival de Cannes, ne s’étaient plus revus. Depuis son départ de Libé, Sorj n’est plus jamais descendu à l’arrêt République et semble encore marqué par le jour où il a vu Serge July faire ses cartons.

Peut-être moins meurtri, Gérard guette la naissance imminente du nouveau média en ligne Les Jours, auquel participeront notamment les fantastiques Garriberts [Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts]. Libéré du poids de l’actualité, il a déjà bien entamé son prochain roman et peut désormais aller au ciné sans se demander ce qu’il va bien pouvoir écrire. Libération était un journal dans lequel il était interdit d’employer le « Je », mais qui se dévorait chaque jour comme un roman. L’histoire continue… ailleurs. Propos recueillis et photo réalisée le 2 octobre à la Vitrine Zut !, à l’occasion de la rencontre organisée par la Librairie Kléber


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60 Zut ! Culture News

Neue Vague PAR CÉCILE BECKER / PHOTOS HENRI VOGT

Jean Geoffroy Nouveau directeur artistique des Percussions de Strasbourg Comment avez-vous rencontré la musique contemporaine ? Batteur, je voulais monter un groupe de rock. J’ai bifurqué vers la musique dangereuse, donc la musique contemporaine, parce que j’ai rencontré des gens que je ne comprenais pas. J’ai toujours été intéressé par les choses que je ne connaissais pas. J’ai commencé grâce au compositeur Ivo Malec qui m’a confiée sa pièce Attacca. Qu’est-ce que cette musique ? C’est une musique qu’on joue aujourd’hui. Si là, je joue du Bach ou du Chopin, pour moi, c’est contemporain. Comment êtes-vous arrivé ici ? J’ai vu passer un papier : les Percussions recherchaient un coordinateur. Je me suis dit : « Comment pourrais-je rêver cet ensemble-là ? » J’ai écrit, me suis pris au jeu en pensant un projet artistique. Jean-Yves Bainier, le président, m’a appelé pour qu’on se rencontre. De fil en aiguille, le poste s’est transformé en direction artistique. Votre disque favori ? Relayer de Yes. De quoi avez-vous peur ? De ne pas être compris. Qu’est-ce que vous adorez ressentir ? La folie. L’œuvre d’art qui vous fascine ? L’homme qui marche I de Giacometti. Votre meilleur souvenir de concert en tant que spectateur et en tant que musicien ? En tant que spectateur, la première fois que j’ai vu Yes sur scène. En tant que musicien, quand je faisais du rock. J’en ai eu d’autres depuis, évidemment, mais ce sont les principaux. Votre ville favorite ? Là où est ma maison. Qu’aimeriez-vous refaire ? Rien, parce que j’ai eu un bol incroyable ! [Rires] www.percussionsdestrasbourg.com


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l ue t c e A re lic d g t éâ ub our h T t P sb e ra St

n o s i 6 1 a s 5— 1

vendredi 06 novembre

VendreDI 13 novembre

• Filiamotsa & G.W.Sok • Jason Moran “Fats Waller dance party”

• Diego Manuschevich Duo + Quartet • Yves Dormoy “Usages du Monde” • Lisbeth Quartett invite Antonin-Tri Hoang + Julia Hülsmann Quartet feat. Theo Bleckmann “Kurt Weill and America”

SAMEDI 07 novembre • Daunik Lazro Solo • Pascal Contet Solo “Utopian wind” • Archie Shepp Attica Blues Big Band  • Carlos Bica & Azul + Louis Sclavis Jazzdor Ensemble

dimanche 08 novembre • Michael Wollny Solo / Duo / Trio + Émile Parisien / Joachim Kühn Quintet

lunDI 09 novembre • Plaistow • Kris Davis Quintet 

MARDI 10 novembre • Donkey Monkey • Mark Feldman / Sylvie Courvoisier + Il Pergolese

• Matthieu Metzger Solo  • “Coronado” • Amok Amor (Peter Evans /Wanja Slavin / Petter Eldh /Christian Lillinger) + Hans Lüdemann T.E.E. Ensemble

dimanche 15 novembre • Élèves du Conservatoire de Strasbourg  • Auditive Connection  • Richie Beirach Solo 

marDI 17 novembre • Eve Risser White Desert Orchestra

mercreDI 11 novembre

mercreDI 18 novembre

• Polymorphie  • Michael Alizon & Jean-René Mourot “Les Couloirs du temps” + Mark Turner Quartet (avec Avishai Cohen)

• Bernard Struber Jazztett “La Symphonie déjouée”

jeuDI 12 novembre Info - réservation www.taps.strasbourg.eu tél. 03 88 34 10 36

sameDI 14 novembre

• Imbs W Paceo / Bortone • Michel Portal / Émile Parisien / Vincent Peirani

jeuDI 19 novembre • ARK4 “De l’Aube à Minuit”

vendreDI 20 novembre • James Farm (Joshua Redman / Aaron Parks / Matt Penman / Eric Harland) • Le Bal des Faux Frères

Infos / billetterie : 03 88 36 30 48 • www. jazzdor.com • www.facebook.com/jazzdor Partenaires : Ville et Eurométropole de Strasbourg / Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Alsace  /  Région Alsace / Conseil Général du Bas-Rhin / Sacem / Spedidam / Cnv / Adami / Fip / France Musique / Rue 89 Strasbourg


62 Zut ! Culture News

Neue Vague PAR EMMANUEL ABELA

Ni le ciel ni la terre Généralement, on sort d’un film de Clément Cogitore troublé, voire ébranlé. C’était le cas avec ses courts métrages – dont le sublime et nécessaire Parmi Nous –, c’est le cas ici encore avec son premier long métrage Ni le ciel ni la terre. On a beau tenter de décoder son geste filmique, le cinéaste alsacien arrive, par un subtil jeu d’écrans superposés, à brouiller les pistes entre ce qui est de l’ordre du visible et de l’invisible, du palpable et de l’impalpable, du rationnel et de l’irrationnel. Avec brio, il nous impose une forme d’inconfort aussi bien visuel qu’intellectuel. Mais revenons au pitch de départ : l’armée française est en charge de la surveillance de la vallée reculée du Wakhan en Afghanistan, à l’approche du retrait des troupes. Le secteur est supposé calme, mais voilà qu’une nuit, des soldats se mettent à disparaître mystérieusement. Le capitaine Antarès Bonassieu, interprété magistralement par Jérémy Rénier, lance l’enquête auprès des populations voisines et soupçonne soit un assassinat, soit un enlèvement. Le problème, c’est que les Taliban eux aussi déplorent des disparitions de leur côté… On se situe clairement du côté du film fantastique avec des codes qui empruntent au genre – certaines scènes rappelleraient presque l’effroi du Blair Witch Project – à cette différence près que la dimension métaphysique prend le relais pour atteindre ce à quoi le cinéma français s’est rarement confronté : une interrogation sur la réalité tangible. Une interrogation qui libère en nous des sensations mouvantes. À ce titre, contrairement à ce qu’on pensait jusqu’alors, Clément Cogitore marche beaucoup moins sur les traces de Pasolini, très explicite dans sa quête de sacralité, que de Tarkovski. Les manifestations du sacré ne présentent rien d’assuré. Les lignes bougent, mais personne ne peut crier victoire. Il reste cependant cet instant de concorde possible qui naît d’une incapacité à appréhender ce qui sort de nos codes de lecture. Nul discours, nul conflit possible, juste le sentiment de se retrouver tous démunis face à ce qui nous dépasse. Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore avec Jérémy Rénier, Kévin Azaïs, Swann Arlaud et Marc Robert, distribution Diaphane actuellement sur les écrans


NEW YORK EXPRESS 2 Jeune création new-yorkaise

Musique, etc.

Danse

Annie Dorsen ≥ 2 + 3 + 4 nov

Liz Santoro et Pierre Godard ≥ 12 + 13 + 14 mai

YESTERDAY TOMORROW

Théâtre, arts visuels

RELATIVE COLLIDER

YOUARENOWHERE Andrew Schneider ≥ 4 + 5 + 6 + 7 nov

Photo © Yasmin Haddad

EXPRESS

2

www.maillon.eu 03 88 27 61 81


64 Zut ! Culture News

Neue Vague PAR SYLVIA DUBOST

L’autre saison Faire venir au théâtre (ou au musée) les gens qui n’en franchissent jamais la porte : un leitmotiv pour les politiques culturelles et un éternel challenge pour les directeurs de structures. Stanislas Nordey, nouveau patron du TNS, y va à son tour de sa proposition, et elle s’appelle L’autre saison : en parallèle des spectacles, une programmation entièrement gratuite. Mais là où la plupart de lieux se contentent de lectures et de conférences plutôt confidentielles et reliées aux spectacles, L’autre saison est foisonnante, d’une vraie ambition artistique, et peut se vivre de manière totalement indépendante. De vrais spectacles (Denis Podalydès jouera Ce que j’appelle oubli de Laurent Mauvignier du 24 au 31 octobre, Robert Cantarella Faire le Gilles, d’après les cours de Gilles Deleuze, en mars), des lectures (Dominique Blanc, qui sera dans Les Liaisons dangereuses mises en scène par Christine Letailleur, viendra lire des extraits des Années d’Annie Ernaux le 11 janvier), des cartes blanches aux artistes associés, des rencontres avec des intellectuels sur des sujets de société (Les samedis du TNS, qui se sont ouverts avec Jean-Luc Nancy), une grande place accordée aux propositions des élèves de l’école… Avec 40 propositions et 100 dates pour un budget constant, le TNS essaye d’inventer (même si Stanislas Nordey ne se cache pas d’avoir piqué l’idée à Hortense Archambault et Vincent Argillier, directeurs du festival d’Avignon), une manière de tendre la main à ceux qui n’ont pas les moyens de venir au TNS. Un investissement conséquent, qui n’est qu’un « premier acte, nécessaire mais pas suffisant. Les équipes doivent aller à la conquête du public éloigné du théâtre économiquement, géographiquement et culturellement. » Et Stanislas Nordey de poursuivre : « L’autre chantier, qui va émerger au début de la saison prochaine, sera de développer des ateliers de pratique artistique. Il fait susciter des désirs. » On ne peut qu’y souscrire. L’autre saison, jusqu’en juin au TNS et ailleurs Tout le programme sur le www.tns.fr Programmation gratuite Photos : Jean-Louis Fernandez


Salon européen des métiers d’art


66 Zut ! Culture Made in Strasbourg

Panier culture PAR EMMANUEL ABELA & CÉCILE BECKER PHOTO HUGUES FRANÇOIS

Dans le panier de la saison, un peu de Berlin, beaucoup de reprises, du désordre, des jolis dessins, un peu de folie et de mélancolie. Le tout made in Strasbourg.

Violaine Leroy

Fredéric Cisnal

Dérangés, éditions La Pastèque Sortie le 15 novembre

Berlin avant la techno Le Mot et le reste

Depuis que Violaine Leroy est sortie des Arts décoratifs (aujourd’hui la HEAR), elle ne s’arrête plus : des livres et illustrations pour Gallimard et Bayard, des dessins pour les revues XXI ou muze et une belle relation entamée avec les éditions québécoises La Pastèque. Résultat en novembre prochain : une belle BD avec des gens un peu dingos, des choses bizarres et un peu de bazar. On vous avait pourtant dit de ranger vos chambres… (C.B.)

On a tous fantasmé Berlin au cours de la période qui a précédé la chute du Mur. Il y avait Iggy Pop et David Bowie dans les années 70, mais il y avait surtout cette scène incroyable dont les sons nous parvenaient avec la part de romantisme qu’on leur associait. Le journaliste et DJ Frédéric Cisnal, qui a vécu à Berlin-Ouest tout au long des années 80, nous livre un récit choral par l’intermédiaire des acteurs mêmes de la scène post-punk et industrielle. Lequel raconte autant un pan d’histoire culturelle de la ville que son cheminement propre. (E.A.)

ww.vio.steuh.com www.lapasteque.com

Doppeldoppelgänger Compilation de David Le Simple & Vincent Romagny, Shelter Press + CEAAC Curateur du cycle d’expositions Doppelgänger en trois volets au CEAAC (2012-2014), Vincent Romagny boucle la boucle avec cette compilation de l’étrange alimentée par certains des artistes participants. Résultat ? Des œuvres sonores à mi-chemin entre expérimentations et musique contemporaine, des inclassables, des compositeurs cultes (Benjamin Britten ou Jean-Claude Vannier), et même une reprise de Kurt Weill. Une œuvre sans unité, à écouter le cerveau ouvert. (C.B.) www.shelter-press.com www.ceaac.org

Frank Harris La Vie et les Confessions d’Oscar Wilde La dernière goutte On avait déconseillé à Frank Harris, auteur de la Bombe – un joli succès pour l’éditeur strasbourgeois La dernière goutte – d’écrire ce livre. Et pourtant, il l’a fait. Lui qui a connu Oscar Wilde pendant près de 20 ans, nous livre un portrait de l’intérieur d’un homme en proie au doute, confronté à l’hostilité de la société de son époque. Le regard qu’Harris pose sur lui est critique mais empreint d’une grande tendresse. Une belle plongée au cœur du dandysme éternel ! (E.A.)

The Last Morning Soundtrack Promises of Pale Nights Rival Colonia À écouter en contemplant l’envol des feuilles mortes ou les premiers flocons. Sylvain Texier, Rennais, n’en est pas à son coup d’essai. Après A distance, a lack construit sur un sentiment de solitude avec la même mélancolie, ce second album très épuré, laisse divaguer avec simplicité, un piano, quelques guitares et cette voix, pure. C’est à en aimer le froid et c’est sur le label strasbourgeois Rival Colonia, amateur de folk mais pas que. (C.B.) www.thelastmorningsoundtrack.com www.rivalcolonia.com

777 Compilation Label Deaf Rock Records C’était une semaine maléfique : 7 jours, 7 groupes – du label made in chez nous Deaf Rock Records, évidemment – et 7 reprises, toutes enregistrées et filmées. Un concept malin pour une belle actu et des tubes à chanter à tue-tête : Teenage Dirtbag (Wheatus, ah les années lycées…) par Electric Suicide Club, The Rythm of the Night par Colt Silvers ou encore Single Ladies par 1984. 40 vinyles sont sortis en édition limitée, saurez-vous vous le procurer ? (C.B.)

www.deafrockrecords.com


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68 Zut ! Culture Actu

Les copains dˇabord L'actu des collaborateurs et des amis de Zut !

Nathalie Savey, Les Montagnes rêvées

Nathalie Savey Eric Antoine, Ensemble seul

Éric Antoine Ensemble seul Renouant en 2009 avec les techniques de la photographie du XIXe siècle, Éric Antoine dévoile ici une série d’ambrotypes. Ce procédé ancien donne aux images d’Ensemble seul une puissance onirique proche du romantisme noir de la photographie préraphaélite. Il semble que l’agitation du monde ait laissé place au silence d’un deuil. Femmes en cheveux,

corps nus et émaciés, végétation ténébreuse, étoffes abandonnées, les images disent la béance de la solitude, la difficulté de la nuit intérieure, le miroitement de la vie qui s’enfuit. (F.A.) Ouvrage autoédité par l’artiste, Ensemble seul n’a pas encore de distributeur. www.ericantoinephoto.com

Images alchimiques, où mer et montagne se confondent, où le paysage recèle des symboles géométriques. Des textes de Philippe Jaccottet, choisis librement par l’artiste, accompagnent et éclairent le dévoilement de ses images. Nathalie Savey décompose le temps en séries de format carré, guettant la récurrence d’un motif retrouvé çà et là où l’émergence progressive d’une forme hors de l’eau et de la brume. Ces photographies tiennent du recueillement. Trois études réalisées par Héloïse Conésa, Michel Collot et Yves Millet parachèvent la lecture de l’ouvrage, en interrogeant la pratique de Nathalie Savey. (F.A.) Nathalie Savey, éditions L’atelier contemporain (sortie début novembre) www.editionslateliercontemporain.net nathaliesavey.free.fr


Photo Hugues François

Les accessoires "signature" de vos intérieurs

Laurence Bentz Trois p’tits chats chats chats Rusée et folle de chats, l’illustratrice strasbourgeoise Laurence Bentz nous livre cet automne un drôle de petit imagier accordéon très réussi. L’intérieur égrène des mots en trois couleurs pour jouer avec la musique de la première et dernière syllabe des mots et le tout est illustré de son trait charmant et acidulé. (M.C.D.) www.amaterra.fr www.laurencebentz.com

Aimée.K Gallery, une sélection unique d’accessoires contemporains et intemporels... Que ce soit un coussin, un vase, un bougeoir, du nappage, des photophores, une sculpture, voire des fragrances... Notre sélection unique répondra à vos envies de magnifier votre cadre de vie ! 28 rue des Tonneliers 67000 Strasbourg 03 90 41 09 65 Aimée.k Gallery


70 SÉLECTIONS culture

Photos : Luc Depreitere

Prise de paroles DANSE It's going to get worse and worse and worse, my friend (présenté avec Le Maillon) 18.11.15 -> 20.11.15 Pôle Sud www.pole-sud.fr

Sobriété et épure stylistique pour ce solo conçu par la danseuse belge Lisbeth Gruwez, assistée de son complice Marteen Van Cauwenberghe. Opiniâtre, celle qui a dansé pour Jan Fabre pendant six ans se saisit d’une rhétorique gestuelle observée chez les dictateurs et les prédicateurs en tous genres. It's going to get worse… dit à la fois l’énergie qui se dégage de l’orateur mais aussi l’impact de la prosodie sur le corps,

un corps qui finit par être emporté par les mots jusqu’à sortir de lui-même. Les fragments de discours font écho à une gestuelle tourmentée et abstraite faite de sauts et de vibrations. À la fin, les mots s’absentent et laissent place à la transe. Ce qui va de mal en pis… chez Lisbeth Gruwez, et ailleurs, c’est l’omnipotent discours du pouvoir et les prises de parole qui se vident peu à peu de sens. (V.B.)


71 Go ! Amateurs et collectionneurs, tenez vous prêts, la foire d’Art contemporain St’art revient au Parc expo et fête cette année ses 20 ans. Un anniversaire à ne pas manquer ! (C.B.) ART St’art 27.11.15 -> 30.11.15 Parc Expo www.st-art.fr

La centrale Dans le cadre d’une résidence, les photographes Léo Delafontaine, Mathieu Bernard-Raymond et Thomas Jaurion révèlent, à travers leurs clichés, le potentiel plastique et graphique des centrales nucléaires. (C.B.) EXPO Image électrique

Art Museum Guangzhou, China Architecte Arte Factory Lab

Jusqu'au 01.11.15 La Chambre www.la-chambre.org

Fiat Lux ! La 15e édition des Journées de l’architecture se prolonge en octobre sur le thème de la lumière. Joli et pertinent sujet pour un anniversaire : l’architecture n’est-elle pas la mise en scène de la lumière ? 222 rencontres et événements sont animés par des architectes ou des amateurs passionnés, des deux côtés du Rhin. Concours photos, visites, évidemment, à vélo (le hit des JA) ou à pied (notamment de la Maison de la petite enfance de Neuhof dont Zut ! a longuement parlé,

une balade sonore au casque dans le quartier de Hautepierre, des projections, dont une sur le travail de l’artiste James Turrell (le 21.10 au MAMCS). Et aussi, des élèves de France, Allemagne et Suisse, de la maternelle à la terminale, plancheront jusqu’en novembre sur le thème Des lumières dans ma bibliothèque. Les Journées de l’architecture invitent ainsi tous les habitants à considérer les lieux que nous habitons au quotidien, et d’autres plus lointains ou extraordinaires,

et à défendre la qualité d’une discipline qui façonne notre cadre de vie. (S.D.) FESTIVAL Les Journées de l’architecture Jusqu'au 20.10.15 Strasbourg et Rhin Supérieur www.ja-at.eu

Happy movie days Pour fêter ses 15 ans, l'UGC Ciné Cité Strasbourg organise une semaine de festivités et d'animations avec tarifs réduits pour tous. Encore une bonne raison de se faire une toile et de revoir Love Actually pour la 12e fois ! (C.L.) ANNIVERSAIRE 25.11.15 -> 01.12.15 UGC Ciné Cité www.ugc.fr


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Au-delà du noir Baptiste Debombourg, précédemment en résidence à l’atelier verre de la HEAR, inaugure la Biennale internationale du verre de Strasbourg avec Matière noire, une installation explorant les mystères du cosmos en un amas de verre noir, construit de par déconstruction, duquel transparaît un jeu d’apparitions/disparitions. La Biennale, elle, se poursuivra un peu partout dans la ville. (C.B.) EXPO

Matière noire

Jusqu'au 15.11.15 La Chaufferie www.hear.fr

Photo : Christophe Urbain

Let's celebrate ! CONCERT Herzfeld fête ses dix ans volume 2 avec Electric Electric et Lauter 21.11.15 Stimultania www.hrzfld.com

Le label strasbourgeois Herzfeld fête ses 10 ans ! 10 ans de belles sensations, 10 ans de vertiges. 10 ans surtout d’une aventure musicale unique en France. Oh, nous aurions la tentation de les citer tous, ces groupes qui nous font vibrer, mais ça serait n’en citer aucun, alors que justement Herzfeld se définit comme la somme de détails heureux. À dans 10 ans, les gars ! (E.A.)

Folk = techno Oui, vous lisez bien, la techno est une forme contemporaine de musique folk. C’est en tout cas ce qu’affirme Nick Höppner, DJ résident au Panorama Bar et au Berghain à Berlin – deux clubs majeurs du milieu électronique –, avec son premier album sobrement intitulé Folk, un bijou lunaire. Invité à électriser la prochaine soirée Closely, il sera entouré par les locaux E-Tronik et Chill & Martin Elble. (C.B.) CONCERT

Nick Höppner

24.10.15 | 23h Lieu secret www.facebook.com/event.closely


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Fernando Botero, Poire, 1976, collection de l’artiste / Photo : J. Hyde

L'amplification du réel

André Kertész, Tristan Tzara, 1926 Paris, Centre Pompidou © RMN-Grand Palais

Doudoudou... Dada est négation, et mieux que cela, pour Tristan Tzara, Dada n’est pas. Mais que n’est pas Dada ? Un courant artistique d’idées, une attitude. Non, Dada, d’après lui, n’est rien de tout cela. En revanche, ce qui est irréductible à Dada, c’est la vie. Et s’il est une chose qui définit Dada, c’est bien cela : la vie. On mesure la portée d’une telle affirmation, non pas sur le mouvement lui-même, mais sur le siècle tout entier. Ce poète, penseur magnifique et collectionneur éclairé, dont l’exposition L’homme approximatif au MAMCS restitue à merveille les contours de la florissante personnalité, a posé les

bases d’une forme de contestation irradiante : poésie beat et pop art aux États-Unis, nouveaux réalistes en France, Fluxus partout dans le monde, situationnisme et punk everywhere else. (E.A.) EXPO Tristan Tzara, L’homme approximatif Jusqu'au 17.01.16 Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg www.musees.strasbourg.eu

L’univers bouffi de Fernando Botero déroute, amuse, inquiète. Pourtant, ce peintre colombien bien connu en Europe n’est pas un peintre de la chair débordante. Il n’est pas le successeur de Rubens, d’Ingres ou de Renoir affichant peut-être dans leurs toiles une préférence érotique pour les femmes opulentes. Dans chaque peinture de Botero, tous les éléments subissent le même gonflement par rapport au réel : animaux, fruits, instruments de musique dévoilent aussi des formes hypertrophiées. L’artiste a d’ailleurs réalisé de nombreux pastiches d’œuvres célèbres où il applique toujours ce procédé du gonflement. Ainsi Mona Lisa est-elle pourvue pour l’occasion d’un double menton et de ces petits yeux qui caractérisent tant les figures de Botero. Encore tout jeune artiste dans les années 50, l’homme entreprend un voyage d’études en Europe, il est frappé par les maîtres italiens du Quattrocento, dont on retrouve quelque chose dans les visages si particuliers de Botero. (F.A.) EXPO

Fernando Botero

Jusqu'au 15.05.16 Musée Würth | Erstein www.musee-wurth.fr


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Blue on blue Le collectif Rhénanie (Sonia Verguet, designer, et Olivia Benveniste, plasticienne) est invité par le Musée alsacien avec son projet Blue Mood : des travaux de sept artistes inspirés par la relation qu’entretient la ville de Delft (Pays-Bas) à cette couleur, ici mis en relation avec le bleu des céramiques de Betschdorf. Le résultat ? Un dialogue artistique lumineux entre deux cultures européennes. (C.B.) EXPO Au grès du bleu Jusqu'au 16.11.15 Musée alsacien www.musees.strasbourg.eu

Von jetzt an kein Zurück de Christian Frosch

Berlin en symphonie Consacré au cinéma en langue allemande, Augenblick porte cette année un regard passionné et passionnant sur la ville de Berlin (mais pas que !) à travers des films aussi différents que Good Bye Lenin, le ciné-concert Berlin, symphonie d’une grande ville de Walter Ruttmann (1927), Ne pense surtout pas que je pleure de Frank Vogel (1965) ou le film en compétition Von jetzt an kein Zurück de

Christian Frosch (2014). En plus de la compét’, des séances jeunesse, des coups de cœur et incontournables. Supergeil !

Won’t stop, can’t stop

(C.B.)

FESTIVAL Augenblick 10.11.15 -> 27.11.15 En Alsace www.festival-augenblick.com

Le Mudd est à l’initiative du festival Hip hop won’t stop, réunissant à la fois la Popartiserie, le Fat Black Pussy Cat et la FNAC Strasbourg. Une belle collaboration entre structures culturelles – un exemple à suivre ? –, pour un événement transversal où l’on croisera Vincent Piolet (auteur du livre Regarde ta jeunesse dans les yeux – Naissance du hip hop français 1980-1990), les flows de la jolie Reverie et de l’injustement méconnu JP Manova, le lolant Real Fake MC et de nombreux artistes du graff. Ready, bitches? (C.B.) FESTIVAL Hip hop won’t stop 29.10.15 -> 31.10.15 Mudd Club | Fat Black Pussy Cat FNAC | Popartiserie www.mudd-club.fr


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Shannon and the Clams

Du bruit ! L’automne a au moins un avantage : celui de retrouver Supersounds made by Hiéro Colmar sur tout le territoire du Rhin Supérieur. À Strasbourg, on appréciera la noise de Filiamotsa, l’univers 60’s des Shannon and the Clams et les déglingos de Protomartyr et Shake Shake Bolino. Du rock à gogo, dans une ambiance intimiste et survoltée. What else? (C.B.)

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Photo : Thierry Caron

Raconte-moi une histoire

Noir c'est noir Derrière la perfection d’une campagne anglaise assoupie dans sa quiétude, se cachent des mystères à la résolution éclaboussante. C’est par ce tableau que le dramaturge Martin Grimp débute son huisclos amoureux, aussi grinçant que bucolique. Un médecin et sa femme Corinne partent se mettre au vert dans les landes de la banlieue londonienne, mais voient leur quotidien ébranlé par l’arrivée d’une jeune femme accidentée, secourue au bord de la route. Jusque-là très vaudevillesque, l’intrigue de la pièce est en réalité plus compliquée qu’il n’y paraît et s’éloigne des écueils sentimentaux. Progressivement, le doute s’immisce dans l’esprit de Corinne, avant de trouver résonnance dans celui du spectateur, lui aussi déstabilisé par l’accumulation de

non-dits. Présentée au Taps l’an passé, puis remarquée au festival off d’Avignon, cette mise en scène de la compagnie Le Talon rouge de Catherine Javaloyès (artiste associée aux TAPS) est une création efficace où le malaise est constant. (C.T.) THÉÂTRE La Campagne 03.11.15 -> 07.11.15 TAPS Laiterie www.taps.strasbourg.eu

Yvan Corbineau, sorti de l’école du TNS en 2002, est un jeune auteur, comédien et metteur en scène qui s’est rapidement mis en tête de triturer les mots. En 2011, il publie Mamie Rôtie, un texte, pas tout à fait du théâtre, qui recevra les encouragements du Centre National du Théâtre et qu’il mettra en scène deux ans plus tard. Inspiré de sa propre histoire, il raconte les derniers jours d’une grand-mère, malade, clouée au lit et muette. Pour la divertir, il crée tout un monde construit d’histoires, de fragments de texte, d’objets, de chansons et de monologues. De la poésie contemporaine accessible dès huit ans. La pièce, tout en évitant le pathos, nous ramène à notre propre rapport à la mort en passant par des instants d’une rare tendresse. (C.B.) THÉÂTRE Mamie rôtie 18.11.15 -> 23.11.15 TJP Petite scène www.tjp-strasbourg.com


Une nouvelle histoire…

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Pergola, installation de Lab[au]

Chers voisins

Iron man C’est en voyage en République Tchèque que le photographe Frantisek Zvardon – installé à Strasbourg depuis 30 ans – redécouvre le bassin industriel d’Ostrava, qui l’a tant fasciné pendant son enfance. Il pousse la porte d’une usine à Trinec et se trouve face à ces hommes, protégés d’une « armure », forgeant le fer au milieu des flammes. Il réalise alors des portraits saisissants (Iron Heroes) et filme le combat entre l’homme et la matière dans Inferno, vidéo accompagnée par la musique du compositeur Yann Robin. L’ensemble

est montré dans un ancien corps de ferme, très bel espace tout juste investi par Apollonia. (C.B.) EXPO Iron Heros de Frantisek Zvardon Jusqu'au 22.11.15 Apollonia www.apollonia-art-exchanges.com

À l’invitation de l’Université, l’Ososphère s’installe sur le campus et invite à poursuivre la discussion sur l’évolution de la ville en général et de Strasbourg en particulier. Autour du mot-clé Voisinage(s), Jardin d’hiver habitera les nouveaux espaces extérieurs du quartier et s’articulera autour d’installations d’artistes (plutôt dans le domaine des arts numériques, évidemment), de performances et de Cafés conversatoires. Sous l’éphémère Dôme géodésique, chaque Café sera activé par une œuvre (texte, performance, etc.) et fera dialoguer habitants, spectateurs et spécialistes. Parmi les autres points forts, les performances Tesseract de 1024 architectures et City Lights Orchestra d’Antoine Schmitt, la collaboration entre Christine Ott et Servovalve… Encore une fois, une manière plus pop (et plus enthousiasmante) de participer à la réflexion sur l’avenir de nos villes. (S.D.) FESTIVAL Jardin d’hiver 12 -> 15.11 Campus de l’Université blog.ososphere.org


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Tendances Photos : Hugues Franรงois

Photos : Hugues Franรงois


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L’allure Mad Max Veste en cuir bi-matière et jupe en laine et angora Rick Owens chez Algorithme La Loggia.


POSTURES

À FEU & À SANG, UN VES TIAIRE BIPOLAIRE Photographe Alexis Delon / Preview

Réalisation Myriam Commot-Delon

Post-prod Emmanuel Van Hecke / Preview www.preview-tm.fr Mannequin Francesca S. / Up Models Paris www.upmodels.fr

Make-up artist Jacques Uzzardi www.jacquesuzzardi.com Maquillage réalisé avec les produits M.A.C Cosmetics, disponible aux Galeries Lafayette Coiffeur Alexandre Lesmes / Avila www.avila-coiffure.com Assistante mode Clémence Viardot

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L’allure Française Veste en lainage Isabel Marant. Pull, pantalon en tissu enduit façon cuir et boots en cuir à multi-zips Saint Laurent Paris. Le tout chez Ultima Prêt-à-Porter. Bague Eric Humbert.


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93 L’allure Simone de Beauvoir Pull et jupe en lainage imprimé Jil Sander Navy chez Marbre. Derbys Maly en box bordeaux Heschung. Turban en satin Zelda Citroën pour Ventilo et broche en strass Ventilo. Bague Doa, perle de Tahiti, or et diamant Eric Humbert.


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L’allure Oiseau de nuit Veste en fausse fourrure Liu Jo. Jean Bottom Up Liu Jo Jeans.


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L’allure Nouveau Western Poncho, jupe-culotte, pull, mitaines en cuir et chapeau en feutre Isabel Benenato. Sac Rick Owens. Bottines lacÊes Paul Smith. Le tout chez Algorithme La Loggia.


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L’allure Hitchcockienne Manteau en laine et alpaga, chemise en popeline, ceinture et pantalon en velours côtelé Sofie D’Hoore chez Marbre. Sac Peekaboo en peau suédée et cuir vernis Fendi chez Ultima. Chaussures richelieu Givenchy chez Ultima. Lunettes Jean-Philippe Joly Sunglasses chez Les Lunettes de Gisèle.


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L’allure Paddington Duffle-coat Prada. Pull à chemise en trompe-l’œil et jean Dsquared2. Bonnet Moncler. Le tout chez Ultima Prêt-à-Porter.


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Blouson zippé bi-matière Bombers Original, jean Koi, Casquette en lainage collab Staple x Mitchell & Ness, le tout chez Yellow.

MEN AT WORK Réalisation Myriam Commot-Delon Photographe Alexis Delon / Preview Post-prod Emmanuel Van Hecke / Preview Modèle Sacha

Version chic ou connectée, une rentrée masculine grisante.


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Sac business Meisterstück Sfumato, en cuir patiné et poche frontale, Montblanc. Portefeuille avec gaufrage damier et pastille logotypé Fred Perry chez Karanta. Écharpe en laine d’Écosse Joe Gordon chez Curieux?

Sweat-shirt Neil Barrett et sneakers à semelles lumineuses rechargeables (3 couleurs interchangeables) Philipp Plein, les deux chez Algorithme. Casquette à découpes laser G-Star Raw.


104 Stylos Montblanc M, design Marc Newson (nouvelle collection disponible en version rollerball, plume et stylet) et montre Montblanc TimeWalker Urban Speed dotée d’un bracelet connecté, le tout Montblanc.

Pull en lainage avec écusson Givenchy chez Ultima. Pull façon sweat-shirt en lainage Fred Perry chez Karanta.


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Veste en lainage, pull et écharpe en tricot chiné et pantalon à rayures et lien jogging LY Adams. Bottines Jeffery West. Le tout chez Revenge Hom


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Mac à doublure amovible matelassée en coton vulcanisé double-face Hancock chez Revenge Hom.


107 Skate électrique E-Board, 6,5 pouces, disponible en 3 couleurs et deux tailles, t-shirt (photographié de dos) Billionaire Boys Club, les deux chez Yellow. Sweat-shirt imprimé et brodé G-Star Raw.

Chemise à carreaux écolier et poche gansée Le Coq Sportif chez Karanta. Souliers à boucle en cuir mat Tod's chez Ultima.

T-shirt Philipp Plein chez Algorithme. Sneakers ARKK Copenhagen chez Yellow.


108 T-shirt G-Star Raw. Magazine Bad to the bone chez Curieux?

Gilet droit avec revers en lainage gris à carreaux fenêtres bleu, chemise en popeline, col club arrondi, poignets napolitains et boutons nacre, nœuds papillons double-face en shantung de soie, le tout Xavier Hédoire surmesures.


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Veste à double fermeture en lainage matelassé et détails cuir Corneliani, pantalon Henry Cotton’s, les deux chez Dome. Pochette zippée en toile imprimée cinétique Kart Éditions chez Curieux?


110 Zut ! Tendances § Flash Mood

Up to date Les feuilles tombent, les collabs aussi. PAR MYRIAM COMMOT-DELON

H&M x Balmain À partir du 5 novembre chez H&M et en ligne www.hm.com

Uniqlo x Lemaire Le prince de la sobriété et du chic qui fait un détour par Uniqlo, ça ne se rate pas. Au moment où vous lisez ces lignes, il sera peut-être trop tard… La simplicité est un luxe rare, surtout à ce prix-là. À partir du 2 octobre, entre 35 et 180 € chez Uniqlo Strasbourg www.uniqlo.com

Perles, sequins, strass et broderies à gogo : ça va swinguer grâce à Olivier Rousteing ! Et qu’importe s’il faudra débourser jusqu’à 499€ pour la plus travaillée de ses microrobes bijoux. Entre la bourse et la vie, les Cendrillon 2015 sauront choisir.

Lancôme x Caroline de Maigret Dégaine parisienne à tomber pour la chicissime Caroline, qui nous offre une jolie leçon de make-up et un clutch de survie. Un sans faute à emporter partout pour ne pas avoir l’air maquillée et se faire des retouches en catimini. Palette d’ombres à paupières Mon Regard Parisien www.lancome.fr


Rue des Hallebardes Strasbourg

Éric Humbert — Joaillier inspiré

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112 Zut ! Tendances § News Bijoux

Brillez, et puis zut !

Une constellation de nouveautés

PAR MYRIAM COMMOT-DELON

Mon truc en plumes

Boutiques Pandora 23, rue du Dôme

Les collections Pandora suivent celles du calendrier mode. Cet automne, place aux plumes, légères et ciselées, à retrouver sur des bagues, collier, boucles d’oreilles et charms. Un souffle « Wild West » que les modeuses en quête d’évasion accessoiriseront sans sourciller de daim frangé. L’autre pièce phare de la saison ? Le bracelet Moments, revisité en argent avec un fermoir serti de 122 oxydes de zirconium pavés à la main qui symbolise le savoir-faire artisanal de Pandora. E t p o u r l a 3 e a n n é e co n sé c u t ive, Pandora s’engage auprès de l’association Le cancer du sein, Parlons-en ! 15 % des ventes seront directement reversés à l’association. Le chiffre tout rose ? L’an passé, Pandora leur a versé 15 000€ de dons.

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Au creux des doigts En joaillerie, il suffit parfois d’un twist et d’un nouveau porté pour tout changer. Les boucles d’oreilles se dépareillent, les doigts et phalanges se couvrent d’anneaux et les bagues s’ouvrent, comme Duo Bravo, la dernière création Eric Humbert. Le résultat ? Grâce à son regard unique de créateur joaillier, cette tendance empreinte de contemporanéité se pique d’onirisme… perle et diamants flottant sur la main comme par magie. Bague Duo Bravo, disponible en or jaune et or blanc 18 carats avec brillant clos et perles de Tahiti Joaillerie Éric Humbert 46, rue des Hallebardes www.eric-humbert.com

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Tests ADN

114 Zut ! Tendances § Mode

Profil génétique d’une créatrice alsacienne qui affole la modosphère. Par Myriam Commot-Delon

Photos : Frédérique Massabuau / Collection FW15 Koché

Koché Son empreinte digitale Christelle Kocher, née en 1978 à Strasbourg, vient de lancer son propre label baptisé Koché. Un vestiaire urbain et exclusif pour une oscillation jubilatoire entre esthétique sportswear, haute couture et art contemporain. Le résultat ? Une nouvelle couture portable, décomplexée, ornementale mais confortable. Sa paternité couture Diplômée de la Central Saint Martins en 2002, elle a construit pendant 10 ans un réjouissant CV couture : styliste chez Martine Sitbon, Chloé et Sonia Rykiel avant de devenir la première assistante de Dries Van Noten puis celle de Thomas Maier pour la collection femme de Bottega

Veneta. Directrice artistique des ateliers Lemarié depuis 2010, elle est aussi l’une des 26 finalistes du LVMH Prize 2015. Son tissu biologique Sa collection FW15 est graphique, picturale, brodée, plumée et follement arty. Un savoir-faire d’exception confié aux maisons Lesage, Lemarié et Montex et dynamité par des coupes urbaines en jersey ou molleton. Et entièrement réalisée en France. Où ? Collection disponible en ligne www.montaignemarket.com www.koche.fr


116 Zut ! Tendances § Shopping

Classiquement vôtre PAR MYRIAM COMMOT-DELON

La nouvelle dégaine jolie dame ? Furieusement chic, coquettement coloriée et drôlement bien dessinée.

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Pullover à col rond en alpaga et coton Closed chez Marbre.

Dernier must-have de la maison Prada, le sac Inside Bag cache dans son enveloppe en veau souple un second sac en cuir de couleur contrastée. Disponible à l’espace Prada des Galeries Lafayette et chez Ultima.

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Pantalon Tara Jarmon www.tarajarmon.fr

Lunettes Wendy Anne et Valentin Eyewear

Top satiné à manches chauve-souris Tara Jarmon. www.tarajarmon.fr

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illustration : Lisa Di Scala (Missy)

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118 Zut ! Tendances § Dressing

Come as you are

PHOTOS ET TEXTE SARAH DINCKEL

Cet automne, Zut ! plonge dans le regard de Marie et succombe à son élégance, juste milieu entre un naturel rohmérien et une relecture des codes bourgeois.

Passeport, Mademoiselle ! Marie Heyd, 31 ans ! Professeure d'histoire de l'art, je suis moitié Française, moitié Belge. En ce moment, je travaille à la publication de ma thèse et à la préparation d’une journée d'études organisée par la faculté des arts et la HEAR, intitulée In situ, enjeux actuels [Les 21 et 22 octobre, ndlr]. Ta rentrée des classes ? Quand la température baisse, je ressors mes indispensables boots taupe : elles vont avec tout, sont confortables et leur petit talon habille n'importe quelle tenue ! Côté silhouette, j'évolue toujours dans la même palette : des bleus, du blanc, du

beige… Et je reviens à mes basiques : pulls col rond, coupes droites et jolies finitions au niveau de la maille. C’est simple et ça donne une allure. Je porte des jeans, et collectionne les pulls vintage un peu loose : mes amies me disent toujours que mes habits sont trop grands, mais j’adore ce côté masculin et à Emmaüs on ne choisit pas sa taille ! Sinon mes tenues dépendent de mon humeur, j’adore m’amuser à en trouver une pour la journée ou la soirée.


119 “  Mes amies me disent toujours que mes pulls sont trop grands, mais j’adore ce côté masculin !” Tes coups de folie ? J'ai deux pulls « fou-fous » : années 80, rocks et féminins, trouvés au Léopard avec des motifs improbables et dans des matières duveteuses/douteuses ! Ton vanity ? Je porte la bague de fiançailles de ma mère, elle a été achetée il y a 40 ans ! Côté make-up : Yves Saint Laurent pour les grandes occasions, sinon juste du mascara noir et le baume à lèvres Avène pour la vie de tous les jours. Tes repaires ? Soddys à la gare [d’où provient sa magnifique écharpe oversized grise, ndlr], Le Vestiaire Protestant, Emmaüs Montagne Verte et Le Léopard pour les trouvailles d’un autre temps ! En ligne : Asos, pour les t-shirts androgynes bleu marine du rayon femme.


120 Zut ! Tendances § Street

Urban Styles

RÉALISATION CAROLINE LÉVY PHOTOS CHRISTOPHE URBAIN

Vent de fraîcheur sur le quartier Gare, qui regorge décidément de pépites. De la street attitude bling au « weird »* assumé, ses habitants frôlent le pavé avec fierté. Younes 22 ans — Étudiant en droit

Fashion beats Nightcrawler de Travis Scott Feat. Chief Keef. Digital Toc Instagram : Younesdjenad / Monstagroup www.monstagroup.com

* « bizarre » en anglais.

Le combo bermuda et manteau en laine est audacieux pour ce jeune étudiant, membre fondateur de la griffe urbaine Monsta pensée depuis Strasbourg. Corporate, on devine sur son t-shirt « La Fleur Mafia » une de leurs ostentatoires signatures !


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Nassim 19 ans — Communiquant 3.0,

Pauline 19 ans — Étudiante en commerce La sylphide Pauline illumine les premiers jours d’automne avec son total look immaculé et son manteau en fausse fourrure chiné chez Emmaüs. Coup de cœur pour ses sneakers aux semelles lumineuses de la marque made in chez nous Monsta. Fashion beats Tuesday de Drake. Digital Toc Instagram : _Bibouz

Superposer à l’infini sur un look rehaussé d’accessoires bling, tel est le credo de Nassim. Avec son qamis – vêtement traditionnel musulman – rapporté par son père du Maroc et sa paire de slip-on Vans en poulain, cet expert en réseaux sociaux a définitivement le look du Snaptchatcheur ! Fashion beats Pop the Glock de Uffie. Digital Toc Instagram : Benastyz

Claude 22 ans — Rappeur / Beatmaker Ce faiseur de sons affiche un t-shirt dégoté en friperie et porte un médaillon appartenant à sa grand-mère, adapté sur une chaîne trouvée dans cette rue ! On aime la dégaine street ! Fashion beats L’œuvre de Gainsbourg, qui lui a d’ailleurs inspiré une création musicale ! Digital Toc Instagram : Kiddasho Souncloud : www.soundcloud.com/ kiddasho


122 SÉLECTIONS tendances

SHOPPING

Shoes Relifting Cette saison chez Heschung, l’allure s’acère et la ligne est plus slim. Un exemple ? L’iconique modèle Biloba, affiné, urbanisé, se pare d’un twist sartorial bordeaux. Les détails luxe ? Un cuir de veau lissé + une semelle gomme pour affronter les intempéries + un authentique Harris Tweed de chez Holland & Sherry. -> Nouvelle ère, nouvel e-shop, à découvrir mioctobre en même temps qu’un blog pensé comme un magazine autour de l’univers de la marque. (M.C.D) www.heschung.com


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Moda libre Mango chez Rivétoile 1, place Dauphine www.rivetoile.com www.mango.com

Le géant espagnol Mango, déjà installé à Rivétoile, invite dès le mois de novembre l’enfant et l’homme à compléter son vestiaire. Sur deux niveaux, le dernier concept de la marque accueillera cette saison des collections à l’esprit folk et bohème, sublimement incarnées par le top des tops : Cara Delevingne et Kate Moss. (C.L.)


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MEN

Duvet au poil Pour rester au chaud, le remède imparable est la doudoune Canada Goose, marque outdoor chic vendue chez Dome. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : la boutique accueille dès cette saison la griffe italienne de souliers Santoni. Bellisimo ! (C.L.) Dome 24, rue du Vieux Marché aux Grains 03 88 75 54 88

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Tribu Galeries Lafayette 34, rue du 22 Novembre www.galerieslafayette.com

Après 14 ans de collaboration avec le créatif Jean-Paul Goude, les Galeries Lafayette révolutionnent leur identité visuelle. La nouvelle campagne Le Nouveau Chic, réalisée par l’agence Wednesday, est incarnée par une tribu de huit joyeuses égéries : chorégraphes, chef cuisinier, danseuse étoile, mannequins ou encore Mademoiselle Agnès. Nos nouveaux anges-gardiens du shopping !

MEN

Talent aiguille Une allure de lord anglais ou de dandy italien ? En plein cœur du Carré d’or, laissez-vous guider par le tailleur Habib Bentaieb, expert en silhouette masculine, qui conçoit chemise, manteau, costume ou smoking à partir d’une palette de 300 tissus. Un costume taillé à vos mesures à partir de 490 €, le luxe devient accessible ! (C.L.)

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Marbre

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Lifting Nouvelles déco PAR MYRIAM COMMOT-DELON PHOTOS HENRI VOGT

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Lifestyle

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138 Zut ! Lifestyle × Sport

Romain Lombard, demi d'ouverture du RCS


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À la conquête PAR SÉBASTIEN RUFFET PHOTOS PASCAL BASTIEN

Le coup d'envoi de la saison de Fédérale 1 vient d'être donné. Le Rugby Club Strasbourg y est fraîchement promu après avoir écrasé la concurrence en Fédérale 2 la saison dernière – avec un titre de champion à la clé. À l'occasion de la première journée, à domicile, le RCS a pu inaugurer sa toute nouvelle tribune, témoin de l'ambition d'un club qui veut faire exister l'ovale, dans une région où le ballon ne tourne pas toujours très rond.

En préambule, notez que l'appellation RCS ne doit pas vous conduire à parler du « Racing ». Alors oui, il y a quelques années, le rugby était affilié à l'omnisports du Racing. Mais ça, c'était avant. Sorti du giron pour voler de ses propres ailes, le Rugby Club a surtout sorti les rames pour convaincre public et partenaires qu'il ne fallait pas nécessairement avoir l'accent du sud-ouest pour s'intéresser au « rrrruby ». Ce soir-là, pendant que les joueurs arrivent l'un après l'autre, on s'installe dans la toute nouvelle tribune, d'où dépassent encore quelques câbles, avec l'entraîneur Julien Chastanet. Un bonhomme de 32 ans, qui a accepté ce challenge invraisemblable il y a deux ans. « Le contexte était plutôt compliqué : le club descendait de Fédérale 1 avec zéro victoire, il y avait des problèmes financiers… Mais le discours du nouveau président, Christian Loth, nous a convaincus. Une tribune qui arrivait, nouveau staff… Il y avait un nouvel élan à insuffler. » Et c'est ce que Julien va s'atteler à faire en compagnie de Benjamin Schaub, qui, lui, prend en charge plus particulièrement les avants du groupe. 14 recrues plus tard, le club est à un petit point de la remontée

immédiate. Une défaite face à Niort (25-23 puis 9-12 au retour), mais avec le recul, Julien estime que « cela aurait été trop tôt », pour ce club en cours de restructuration. La fédération proposera bien quelques jours plus tard une montée sur tapis vert, que le club refusera. « À partir de là, il fallait frapper un grand coup et afficher de hautes ambitions pour continuer à fédérer nos partenaires. » 16 recrues plus tard, le RCS fracassait tout son sur son passage pour s'adjuger un mémorable titre de F2 avec une victoire finale 50-23 sur l'AS Vauréenne. L'espace VIP de 200m² commence à se remplir, et le public se prend au jeu – ils seront 2500 à Hautepierre pour célébrer le titre ! « Les avants, c'est spécial ! » Sur le terrain, chacun s'échauffe à son rythme. L'un vise le poteau, les autres font des jongles comme des footballeurs (mais avec un ballon ovale), les avants font des jeux qui laissent perplexe – une sorte de chenille où il faut passer des obstacles… « Ouais c'est spécial les avants, rigole l'ailier Olivier Bertro. Nous on est sympas, on joue un peu avec eux pour pas les laisser tous seuls… »

Pas le dernier des chambreurs, le volubile – et très drôle – ex-Neverois souligne tout de même « le plaisir d'être ensemble. On fait beaucoup de choses hors rugby, c'est une petite famille. Ce qui peut nous sauver cette saison, c'est qu'on est soudés, ce sera le collectif. » Bertro n'est pas non plus insensible aux nouveaux vestiaires, à la salle de musculation et à la nouvelle tribune : « Il va y avoir du public des deux côtés, c'est génial. Tu ne trouves pas ça partout en France. Pour l'instant, je dirais qu'il manque juste encore un peu d'engouement, mais on sait que le foot écrase tout ici. » En réfléchissant, Olivier trouve encore un gros bémol. « Strasbourg, c'est beau, mais y'a pas la mer. » À Nevers non plus, remarquez. Mais en réfléchissant encore un peu, il y trouve un avantage non négligeable : « Aaahh… Les courses au DM ! C'est la base ! En plus je viens d'avoir une petite fille, alors c'est vraiment rentable. Franchement, il faut venir à Strasbourg pour faire des gosses. »


140 Sport × RCS

“Ce qui peut nous sauver cette saison, c'est qu'on est soudés, ce sera le collectif.”

« On ne veut pas de pomme pourrie » Sur la trentaine de joueurs recrutés depuis deux ans, « 70% sont toujours au club », apprécie Julien Chastanet. « Cela veut dire qu'ils ont su nous convaincre. Et aujourd'hui, avec tout cela, on sent un frémissement dans le milieu du rugby. Cet été, des joueurs nous ont proposé leurs services, ce qui n'arrivait jamais avant. Et ce recrutement a été le fruit de très longues discussions, parce qu'on veut d'abord miser sur un état d'esprit, miser sur l'homme. On ne veut pas de pomme pourrie. » Emile Bronquard est un observateur avisé. Le pilier droit est au club depuis 10 ans. Il a connu la montée, la descente, les atermoiements en coulisses. « On a déjà eu de très belles années sportivement, mais les infrastructures ne suivaient pas. Là, on n'a jamais été aussi fort sur le terrain et j'ai l'impression que cette fois ça suit au niveau des dirigeants. » Preuve en est un budget qui grimpe cette saison autour d'1,4 million d'euros. Le Rugby Club Strasbourg est donc bien lancé pour faire naître un bout d'ovalie dans ce coin de l'hexagone, où l'on joue plus volontiers avec les pieds ou sur un parquet. Du rugby professionnel à Strasbourg, ce sera peut-être possible d'ici quelques années. C'est en tout cas l'ambition affichée : la Pro D2 à l'horizon 2020.

Particularité Pour passer de la Fédérale 1 à la ProD2, le système est un peu particulier… Le classement ne fait pas foi à lui tout seul comme dans les autres divisions ou autres sports. La Fédération Française de Rugby a édicté un cahier des charges pour pouvoir passer dans le monde professionnel. Ainsi, c'est en début de saison que les clubs dits « prétendants » déposent leur dossier pour une éventuelle accession. Ils sont 12 à l'avoir fait cette saison : Aubenas, Auch, Chalon, Chambery, Dax ou Lille, Bourg, Massy, Nevers, Roc, Romans, Soyaux et Vannes. La FFR donnera ensuite son aval ou non fin décembre. Les clubs prétendants devront dans un premier temps finir dans les quatre premiers de leur poule obligatoirement.

Puis au soir de la 18e journée, en avril, la Fédé ne retiendra que les 6 mieux classés parmi ceux qui ont rempli les objectifs de décembre, mais il faudra obligatoirement être classé premier ou second de sa poule. S'il n'y a qu'une équipe concernée, elle montera automatiquement, avec une seule descente en ProD2. Il peut aussi n'y avoir aucune montée, y compris pour le champion de Fédérale1, s'il ne respecte pas les conditions. Mais on peut aussi avoir un tournoi à 3, 4, 5 ou 6 équipes pour cette montée, et du coup, les deux derniers de ProD2 descendraient. Vous êtes plutôt Nurofen ou Dafalgan ?


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Thomas Sylvestre, demi de mêlée et capitaine du RCS (À droite) Romain Lombard, demi d'ouverture

La saison 2015-2016 Les quatre premiers de chacune des quatre poules de 10 accèdent aux play-offs, les deux derniers sont relégués en Fédérale2. Un maîtremot : exigence, que Julien Chastanet martèle. « En F2, ça passait, en Fédérale 1, les petits détails c'est ce qui te tue. Il faudra qu'on soit plus costauds en conquête, plus précis derrière… ». Et Strasbourg sera-t-il une curiosité pour les autres ? « Certains nous voient comme un promu, tout simplement, d'autres commencent à se poser des questions. On sera dans une poule très relevée, et on va viser entre la 3e et la 6e place. Mais à terme, il

faut qu'on devienne un club énorme de ce championnat. » Emile Bronquard, lui, la joue cool. « On va bien voir le niveau, qui paraît toujours une montagne… Il faut aller un peu plus vite dans l'exécution, et surtout être présent au combat, sinon, derrière, ça nous désorganise. » Olivier Bertro, lui, est de toute façon décontracté : « Il y a un niveau d'écart, mais on peut le combler. Franchement, je pense qu'on sera pas mal. Le public sera important pour nous. Bon, on fera pas venir 22.000 personnes, mais avec un peu de monde derrière nous… »


142 Zut ! Lifestyle × Sport

Le flegmatique PAR SÉBASTIEN RUFFET

Après un deuxième tour à Bercy, une finale à Winston Salem et une victoire prestigieuse à l’US Open en double avec Nicolas Mahut, le Strasbourgeois PierreHugues Herbert est devenu le 5e homme de l’équipe de France de Coupe Davis. Portrait du prochain chouchou du public français.

© US Open / ATP


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Je l’ai rencontré en 2006. C’était un adolescent frêle et en mal de centimètres. Une main exceptionnelle mais un manque de puissance rédhibitoire face à certains dont la croissance avait déjà atteint son pic. Et ça le travaillait à l’époque. Ce qui avait attiré mon attention, c’est aussi ce binôme qu’il formait avec JeanRoch, le paternel. On a tous en tête des histoires rocambolesques, notamment dans les relations père-fille (la filière russe, Wa lter et Ma rion Ba r tol i, Arsa la n et Aravane Rezai...) et je voulais en avoir le cœur net : Jean-Roch avait-il tout plaqué pour projeter son ambition sur PierreHugues, ou pour « accompagner » ce potentiel qu’il avait forcément décelé, lui le prof de tennis ? À l’évidence, le duo fonctionnait, et par la suite, pour les avoir croisés à de nombreuses reprises, il était et reste clair que Jean-Roch a donné ce qu’il avait à donner à son fils. Avant de prendre du recul quand la pente devenait trop raide. Chez Pierre-Hugues, il y a deux traits de caractère qui sautent aux yeux. D’abord la courtoisie, la politesse. Avec ce ton posé, réfléchi, son abibac, il dégage un petit côté intello bohème qui doit plaire à pas mal de jeunes femmes. Il n’écrit pas encore de chansons, mais il prend déjà la guitare, qu’il a eu le temps d’apprendre durant ses longs séjours à l’étranger, à l’hôtel, entre deux tours de tournois satellites. Plusieurs fois, pour prendre de ses nouvelles, pour réagir à une performance ou simplement pour commenter le premier titre en Grand Chelem de Stan Wawrinka, P2H a toujours répondu à mes sollicitations. Un sms, un coup de fil, un message, on a toujours réussi, à l’exception d’une seule et unique fois, à Strasbourg, lors des matchs de championnat de France. Mais ce n’était pas de sa faute. Deuxième trait qui apparaît quand on commence à gratter, c’est cet humour pince-sans-

© US Open / ATP

rire tellement décalé. J’avoue que j’ai un peu de mal à vous trouver un équivalent. Lui-même reconnaît que ses vannes ne sont pas toujours comprises par ses interlocuteurs. Mais c’est drôle. À 24 ans, Pierre-Hugues est désormais un homme, qui est déjà entré dans ce projet vers le plus haut niveau depuis plus de 10 ans... Devenu l’un des meilleurs au monde en double, il s’affirme doucement en simple en réalisant des performances de plus en plus probantes, et qui lui ont ouvert les portes du Top100 mondial. Il y a deux ans, alors qu’il était 150e mondial, j’avais néanmoins réussi à le battre raquette à la main. Une précision s’impose, du haut de mon meilleur classement à 30/3 (mais je joue 30/1 à l’entraînement, comme dirait l’autre). Lors d’une émission de radio que j’anime sur Top Music, je lui avais lancé un défi : rentrer une balle dans une poubelle à 5 mètres dans un couloir. 10 essais pour le champion, 3 seulement pour le journaliste. Moment de grâce. Né à Schiltigheim, élevé au grain à Lampertheim, « Ügi », comme l’appelait ses roches dans sa jeunesse, est du pur produit made in Alsace. Pas d’Insep, pas de filière fédérale. Artisanal le gars. Et c’est sans doute ce qui a construit son charme, son non-conformisme, sa légèreté. Un champion qui se construit pierre après pierre avec une belle destinée – quelle joie que de le voir remporter son premier titre du Grand Chelem l’US Open en double avec Nicolas Mahut en août à Flushing Meadow ! –, mais qui n’oublie jamais d’où il vient.

Pierre-Hugues Herbert, né le 18 mars 1991 (Schiltigheim) Simple Finale à Winston Salem (ATP 250) en 2015

Double Titre à l’US Open (Grand Chelem) avec Nicolas Mahut Titre à Tokyo (ATP 500) avec Michal Przysiezny Titre au Queens (ATP 500) avec Nicolas Mahut Finaliste à l’Open d’Australie (Grand Chelem) avec Nicolas Mahut


144 Zut ! Lifestyle × Patrimoine

Nouvelles vi(ll)es PAR SYLVIA DUBOST PHOTOS PASCAL BASTIEN

Au fil de l’histoire, les bâtiments changent d’usage et la ville continue de se transformer. Comment faire évoluer un centre-ville classé tout en respectant son unité ? Une question complexe, qui concerne à Strasbourg l’ensemble du secteur dit sauvegardé, et qu’ont dû résoudre trois lieux récemment restaurés : le Régent Petite France, la Villa Quai Sturm et Les Lunettes de Gisèle.

Strasbourg est souvent considérée comme une ville-musée. Pourtant, les lieux se transforment plus qu’on ne l’imagine. D’autres s’y construisent, et dans les deux cas, il s’agit d’assurer la « couture », la cohérence entre le nouveau projet et le tissu architectural et urbain existant. Dans le secteur sauvegardé (voir glossaire), c’est la mission des Architectes des Bâtiments de France, qui travaillent en étroite collaboration avec architectes, urbanistes et commanditaires. Toutes les transformations extérieures, y compris sur les bâtiments non-classés ou inscrits au Patrimoine, y sont soumises à leur avis. Pour les porteurs de projet, s’installer dans le secteur sauvegardé signifie situation privilégiée, mais aussi projet plus compliqué. Jean-Maurice Scharf, propriétaire du Régent Petite-France témoigne : « Rénover un vieux bâtiment pour en faire un hôtel est passionnant. Construire, c’est un autre métier… et c’est plus facile. » La question qui se pose est alors, comme le formule Benoît Léothaud, chef du service territorial de l’architecture et du patrimoine : « Comment intervenir de façon contemporaine dans la ville pour répondre à de nouveaux usages ? » Ou comment ménager de la place pour du nouveau et permettre à la ville de se tourner vers l’avenir sans oublier son passé.

Dans ces trois exemples, les façades n’ont pas été modifiées – si l’on excepte l’élévation de la Villa Quai Sturm, dont le toit a été découpé et posé sur un bandeau de fenêtres d’1m20, après validation de l’ABF, évidemment. Il s’agissait surtout d’aménagements intérieurs et de réponses à des besoins contemporains : par exemple, intégrer tout bêtement du double vitrage. Pour Les Lunettes de Gisèle, ce fut sans doute la partie la plus ardue. La grande vitrine ne pouvait être transformée, alors que les architectes Nachbrand et Christmann tenaient à remplacer le verre de 2-3mm par des vitres de 30mm, pour des questions d’isolation (« on est au XXIe siècle… ») et pour permettre de se passer de rideaux de fer, « moche pour le magasin et pour la ville ». Après une longue discussion avec l’ABF, la menuiserie a été refaite à l’identique : une opération impossible industriellement car le format ne correspond pas aux gabarits existants. Finalement, plus que la question de l’intégration dans la ville ancienne, c’est la multiplication des normes qui complique les projets. Jean-Maurice Scharf se rappelle : « En 1992, en 18 mois, on avait fait tout l’hôtel. Là, en un an, on a fait 18 chambres… » L’ascenseur seul a nécessité 6 mois d’allersretours. Pour la rampe d’escalier, ce fut à peine à moins compliqué, puisque la

hauteur et la largeur à respecter ne sont pas celles des anciens bâtiments. À la Villa Quai Sturm, il a fallu « imaginer des circulations pour respecter les normes, explique l’architecte Jacques Molho. Nous avons dû créer une nouvelle cage d’escalier. » Sans parler de l’accessibilité handicapés… Au final, l’évolution des bâtiments dans ce secteur est avant tout une question de compréhension entre les parties prenantes. Comme le rappellent Nachbrand et Christmann, « ce ne sont pas que des contraintes, cela permet aussi de faire les choses correctement ». Ce qui permet à Benoît Léothaud d’affirmer que « les centres anciens doivent servir d’exemple aux nouveaux quartiers, car ils ont fait preuve de leur capacité d’évolution ».


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Le Pavillon Régent Petite France En plein cœur de la Petite France (et donc du secteur sauvegardé), le Régent Petite France a inauguré l’été dernier son Pavillon. 18 chambres nichées dans un bâtiment du XVe avec lavoirs au bord de l’eau, juste au débouché du pont tournant. Les réhabilitations, le Régent connaît bien : l’hôtel inauguré en 1992 a, pour ceux qui l’auraient oublié, pris place dans les bâtiments des Glacières de Strasbourg et de la centrale hydroélectrique. Ici, l’extérieur n’a pas été modifié, on a même restitué la couleur originale des volets. L’enseigne, en revanche, a été soumise à l’Architecte des Bâtiments de France, pour vérifier qu’elle s’intègre dans l’environnement. À l’intérieur, on a conservé le bois et le pierre, et redistribué les espaces des anciens logements pour intégrer chambres et locaux techniques. La charpente a été conservée mais en partie recouverte, pour des questions de sécurité incendie. Résultat, une atmosphère à la fois chaleureuse et contemporaine. Le Pavillon Régent Petite France 6, rue des Moulins www.regent-hotels.com


146 Zut ! Lifestyle × Patrimoine

Les Lunettes de Gisèle Architecte Atelier d'architecture Christmann Nachbrand Belhaddad Dans l’ancienne boutique Électricité Bruder, sous l’impulsion de Frédéric Moulard et de sa fille Marie, opticienne, les architectes ont voulu préserver le lieu au maximum. Ce magasin tout en longueur, ils l’ont entièrement déshabillé, ont ôté les impressionnants rayonnages et révélé la beauté des matériaux : les poteaux en métal ont été débarrassé de leur placo, le grès des murs a été sablé, le parquet restauré… Tout y est désormais apparent, la structure comme les conduites et l’électricité. Ils ont juste ajouté les éléments nécessaires au travail de l’opticien, juxtaposant les matériaux anciens et des outils modernes. Pour jouer avec le volume longitudinal, la partie bureau a été cachée derrière une cimaise placée dans la longueur. Derrière, le mur a été recouvert de papier peint façon vintage, superposant ainsi les plans et créant de la profondeur. La vitrine est conservée (lire plus haut) et laissée libre de rayonnages pour permettre une belle visibilité depuis la rue. Au final, une simplicité apparente révèle enfin ce bel espace. Les Lunettes de Gisèle 24, rue Brûlée www.leslunettesdegisele.fr


147 Glossaire Bâtiment classé Sont classés parmi les monuments historiques les bâtiments dont la conservation présente « au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt public ». Elle s'effectue à un niveau national et concerne l'extérieur, l’intérieur et ses abords. Toute modification ou restauration doit être autorisée par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Bâtiment inscrit

Villa Quai Sturm Architecte Jacques Molho « Ce bâtiment au style un peu italien possède une façade très travaillée et une toiture à faible pente qui contraste avec les toits à la Mansart des bâtiments autour. Il y a peu de bâtis de cette influence à Strasbourg. » Et Jacques Molho de rappeler que cet édifice de 1895 était à l’origine un Casino, au sens allemand, un club d’hommes de l’intelligentsia. Jusque dans les années 50, il abritait des salles de réception, puis fut racheté et occupé pendant 40 ans par le MEDEF. Des propriétaires qui n’ont pas fait que des choix judicieux au niveau des aménagements. L’agence immobilière Grumbach, déjà installée dans une partie du rez-de-chaussée, rachète l’ensemble pour y installer ses bureaux (sous le toit, qui fut pour l’occasion découpé et élevé d’1m20), en louer

d’autres à des entreprises et rénover les salles de réception, louées elles aussi pour des événements. Les deux premiers étages ont ainsi fait l’objet d’une restauration pure et dure, et les salles sont désormais climatisées, chauffées, insonorisées, équipées de matériel son et vidéo, le tout de la manière la plus invisible possible. Les éléments d’origine ont été conservés, et la façade nettoyée. Et tout en haut, la rangée de fenêtre dégage désormais une vue magnifique et inédite. Villa Quai Sturm 1, quai Sturm www.villa-quai-sturm.fr

L’inscription d’un bâtiment s'opère à un niveau régional et signifie que l’intérêt du bâtiment rend « désirable » sa préservation. Il ne peut être démoli ou restauré sans l'accord de la DRAC.

La servitude de protection des abords Le classement ou l'inscription entraîne une protection des abords, qui s'applique dans un périmètre de 500m et dans son champ de visibilité. Toute modification nécessite l'approbation de l'Architecte des Bâtiments de France.

Le Plan de sauvegarde et de mise en valeur À Strasbourg, il couvre le Sud de la Grande Île, une partie de la Krutenau et du

Finkwiller. Dans ce secteur, les travaux sont soumis à l’avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) y compris les ravalements et modifications intérieures. Un projet d’extension au reste de la Grande Île et à la Neustadt est en cours, sera soumis au vote après la fin de l’enquête et applicable à l'horizon 2017-2018.

Architecte des Bâtiments de France Les ABF relèvent de la DRAC et ont pour missions l'entretien et la conservation, ainsi qu'un rôle de conseil. Ils veillent à la bonne insertion des constructions neuves et des transformations aux abords des monuments protégés. Toute modification d’un bâtiment classé, inscrit, situé aux abords ou dans le plan de sauvegarde leur est soumise.

Patrimoine mondial de l’Unesco La Grande Île de Strasbourg est inscrite sur la liste depuis 1988. La conservation, la gestion et la transmission des biens inscrits incombent à l’État signataire de la convention, qui encourage à la protection du site.


148 Zut ! Lifestyle × Déco

Vitalité des espaces

Studio SM Design

PAR ALICE PESSEY

Pour l’aménagement intérieur de l’Hôtel D, nouvelle adresse 4 étoiles, l’architecte d’intérieur Sybille de Margerie du Studio SM Design a su faire dialoguer tradition et modernité, dans un esprit très strasbourgeois.

C’est le goût des belles choses qui a conduit Sybille de Margerie à engager son Studio SM Design sur le créneau de l’hôtellerie de luxe. Les aménagements du Mandarin Hôtel de Paris, du Palais de la Méditerranée à Nice, de l’Hôtel Norman à Tel Aviv ou encore du Old & New Cataract à Assouan font aujourd’hui partie de ses références. À Strasbourg, le challenge était de réhabiliter en hôtel de luxe un ancien immeuble bourgeois qui abritait des bureaux. De cet édifice, seule la façade de grès et de briques a été conservée, la totalité de l’immeuble a été repensée. De son propre aveu, avant toute démarche, elle « s’imprègne de l’atmosphère de la ville pour établir un concept qui servira de fil conducteur » à la décoration et aux aménagements des espaces. D’où l’idée de s’attacher aux détails pour créer une narration : colombages, nappes à carreaux, rubans de costumes traditionnels, autant de motifs revisités avec soin. « Ce sont des éléments, nous explique-t-elle, qui donnent une légitimité au lieu. » Les paysages environnants sont aussi une source d’inspiration. Dans certaines chambres, l’harmonie est soulignée par le contraste entre le bois sombre, le chêne des marais, par des teintes plus douces de brun, de bleu, de gris qui évoquent les eaux du

Rhin et par la lumière de la région. Dans d’autres chambres, l’univers proposé s’inspire du mélange de tradition et de modernité propre à Strasbourg, où les bâtiments de verre et d’acier cohabitent avec les maisons anciennes. Au rez-dechaussée, derrière de larges baies vitrées, la réception, le lounge bar et la salle de petit-déjeuner s’interconnectent. Le rythme et la succession des espaces évoquent, comme elle le dit elle-même, « la truculence de la vie culturelle de Strasbourg », intense et active. Enfin, la suite, point d’orgue de la décoration d’un hôtel, rappelle la palette chromatique de Strasbourg et des traces laissées par l’histoire. Il s’agit « d’empreintes modernes d’un passé revisité, avec des formes souples, des lignes géométriques, et la chaleur des matériaux, bois, pierre naturelle et grès rose ». L’expérience de ces espaces s’annonce pour les touristes aussi singulière que dépaysante. Une manière de prolonger à l’intérieur ce qu’ils découvrent au dehors. Hôtel D 15, rue du Fossé des Treize 03 88 15 13 67 www.hoteld.fr www.smdesign.fr


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(1) Par rapport au dernier prix conseillé. (2) Ouverture en novembre 2015

Découvrez le monde du style dans un lieu à l’architecture originale, inspirée

Guess

d’un village alsacien, pour une expérience shopping unique. Et pour encore plus de sérénité, une offre de restauration diverse et variée, ainsi que plus de 1 700 places de parking gratuites, sont à votre disposition. De nouvelles boutiques Timberland, Trussardi Jeans, Gérard Darel, McGregor, Gaastra ou encore Converse(2) et Tommy Hilfiger(2) sont autant de nouvelles boutiques au design raffiné et élégant qui ont rejoint récemment la large sélection de grandes marques incontournables.

Trussardi Jeans

Gérard Darel

Recevez gratuitement votre carnet de réductions supplémentaires sur présentation de cette annonce au Point d’Information. A retirer jusqu’au 31.12.2015.

A VOS AGENDAS DU 17 AU 24 OCTOBRE Semaine du Style, profitez de 20% de réduction supplémentaire sur les prix The Style Outlets dans les boutiques participantes. SAMEDI 31 OCTOBRE Halloween vous régale toute la journée avec des centaines de kilos de bonbons distribués à tous les visiteurs déguisés. EN DÉCEMBRE, le centre de marques est ouvert les dimanches 6, 13 et 20.

Le Tanneur

NOS MARQUES & BOUTIQUES ABRO • ADIDAS • AIGLE • ALLSAINTS • AMERICAN VINTAGE • ASICS • BAYARD • BIANCA • BLANK HOME • BONITA • BRUNO BANANI CACHAREL • CALIDA • CALVIN KLEIN • CINQUE • CONVERSE(2) • CROCS • DEELUXE • DESIGUAL • DESTOCK JEANS • DIFFUSIONE TESSILE DIGEL • DU PAREIL AU MÊME • DYRBERG KERN • EDEN PARK • FORTWENGER • FOSSIL • FREEMAN T. PORTER • G.K. MAYER SHOES • GAASTRA • GANT GARCIA • GEOX • GÉRARD DAREL • GUESS • HARIBO • HESCHUNG • HEYRAUD • JACADI • JACK WOLFSKIN • JEREM • JOSEF SEIBEL KAPORAL • KARL MARC JOHN • KIKO • L´ATELIER DES CRÉATEURS • LA FIANCÉE DU MEKONG • LE COQ SPORTIF • LE CREUSET • LE TANNEUR LE TEMPS DES CERISES • LEVI'S • LITTLE BIG FOOT • MANGO • MARC O'POLO • MARVELIS • MCGREGOR • MEPHISTO • MEY MISE AU GREEN • MIZUNO • MÖVE • MUSTANG • NIKE • PEPE JEANS • PETIT BATEAU • PUMA • QB2 • QUIKSILVER • REEBOK RICH & ROYAL • ROSY LINGERIE • SALAMANDER • SAMSONITE • SEIDENSTICKER • SOL ERE • STEFANEL • STRELLSON • SUPERDRY THE BODY SHOP • THE NORTH FACE • TIMBERLAND • TOM TAILOR • TOMMY HILFIGER(2) • TRADITION DES VOSGES • TRUSSARDI JEANS UNITED COLORS OF BENETTON • VENTILO • VILLEROY & BOCH • VOLCOM • WATCH STATION INTERNATIONAL • WELLENSTEYN • WMF • ZAPA...

NAVETTE GRATUITE depuis Strasbourg Horaires sur www.thestyleoutlets.fr Réservation indispensable au 03 88 727 717

A35 DIR. KARLSRUHE / SORTIE N°56 ROPPENHEIM Lundi - Samedi : 10h00 - 19h00


150 Zut ! Lifestyle × Déco

Mélange des genres PAR MYRIAM COMMOT-DELON

Twister son intérieur avec des idées dans l’air du temps ? C’est maintenant ou jamais.

Adopter un meuble iconique La chaise empilable Série 7 d’Arne Jacobsen fête ses 60 ans. Le coup d’éclat ? 9 nouvelles teintes par l’artiste danois Tal R, dont cet orange mimolette recouvrant assise et piétement. Chaise Série 7, référence Chevalier, édition Republic of Fritz Hansen À la Galerie K 30, rue de l’Ail 03 88 32 63 46


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Faire une pause Zut ! Avec la liseuse Amis de Jean de Gabriella Chicherio. Chez Ligne Roset x Elastabil 8, quai Kellermann www.ligneroset.fr

Jouer les accords et désaccords S’offrir un bronze Aussi grunge que glam, le créateur de mode Rick Owens exprime aussi son esthétique gothique dans des collections de mobilier et d’objets. Coupe en bronze patiné, Rick Owens Bronze Relic Collectio Chez Algorithme La Loggia 6, rue Gutenberg www.algorithmelaloggia.com

Avec les nouvelles coques en plastique polypropylène du fauteuil Duna 02, un classique né il y a 15 ans chez Arper. Déclinable avec assise et dossier tapissés ou à compléter d’un coussin amovible, on l’associe aux nouveaux panneaux acoustiques en feutre Parentesit.

Fauteuil Duna 02 et panneaux Parentesit, design Lievore Altherr Molina pour Arper Chez decoburo 4, Schlossberg à Zellenberg www.decoburo– store.com


152 Zut ! Lifestyle × Déco

Organiser son bureau Avec le système d’aménagement USM Haller – 50 ans cette année – qui meuble les bureaux de la Fondation Vuitton imaginé par Frank Gehry. Comme eux, on jette son dévolu sur les caissons à roulettes et on copie leur colorama dyna-

misant : jaune or, rouge rubis, bleu gentiane et orange pur. À commander dans le store USM decoburo : www.decoburo– store.com

Adoucir sa chambre Côté linge de lit, le coton stonewashed est le nouveau lin lavé. Le bon plan strasbourgeois ? Home Destock, le magasin de destockage qui distribue la marque Vivaraise. Housse de couette Phebus Badiane, Vivaraise www.vivaraise.fr Home Destock 13, rue du Maréchal Lefèbvre www.homedestock.com

Le plateau de cette Céder à table de repas au un excès de marbrure piètement en acier

plié n’est pas en marbre mais en grès cérame, et le résultat est d’une élégance folle.

Table Odessa, design Mauro Lipparini Chez Ligne Roset x Elastabil 8, quai Kellermann www.ligneroset.fr


153 Imbriquer, poser, ranger On meuble graphiquement son salon avec ces modules de rangement suspendus. Fonctionnelle et décorative, cette série est équipée de portes pousse/lâche, de portes vasistas basculantes et d’un bloc ouvert avec tablette en verre. Composition murale TV L07, Mobilier de France 15, rue du Commerce à Vendenheim www.mobilierdefrance.com

Faire une jaunisse Notre premier (petit) prix VPC : ce fauteuil aux lignes scandinaves Gallery Bensimon x La Redoute signé par la designer française Bina Baitel. www.laredoute.fr www.binabaitel.com

Sculpter la lumière Pour en finir avec les suspensions classiques, voici un nouveau type d’éclairage en 2D et 3D constitué de câbles fins et de terminaux LED. Wireflow, design Arik Levy pour Vibia. Chez Lumières d’Alsace 1, rue du Girlenhirsch à Illkirch-Graffenstaden 03 88 66 91 41 Chez Pyramide à Strasbourg 32, quai des Bateliers www.pyramide-design.com


154 Zut ! Lifestyle × Design

Approuvé ! PAR MYRIAM COMMOT-DELON

Cet automne chez Vitra, livraison de la seconde édition du mobilier Jean Prouvé x G-Star Raw.

Prouvé Raw n’en est pas à son coup d’essai. En 2011, G-Star réédite une première série de pièces emblématiques du constructeur et designer lorrain Jean Prouvé. En 2014, pour habiller les bureaux de son nouveau QG à Amsterdam, la marque réitère l’expérience, qu’elle décrit comme une évidence. Pour Pieter Kool, le directeur design de G-Star, « notre façon de penser est similaire dans la mesure où nous nous efforçons de penser des produits disposant d’une longue espérance de vie en termes de fonctionnalité et d’esthétique ». Le résultat ? Réinterprétés par G-Star Raw – en étroite collaboration avec Catherine Prouvé, sa fille – 10 « classiques » du design sont remis en production pour le grand public par l’éditeur de mobilier suisse Vitra. L’évolution des techniques de travail nécessitant certains ajustements, la taille des meubles a été adaptée et des caches ont été ajoutés pour les câbles informatiques. Voici donc du mobilier de bureau, conçu dans les années 1940 pour de grandes entreprises industrielles et universités françaises, enfin adapté à notre mode de vie en 2015 ! Une collection historique et d’aujourd’hui.

Collection Prouvé RAW Office Edition par Vitra 10 modèles en métal, bois et finitions en cuir ou tissu, disponibles dans une palette de couleurs s’inspirant des verts utilisés dans l’industrie et identifiables à leur étiquette spéciale. En vente à la Galerie Fou du Roi 4, rue du Faisan www.fouduroi.eu

Connexions meubles Prouvé Raw et vêtements G-Star / Entre uniforme urbain et mobilier de bureau industriel, il n’y a plus à choisir mais à assortir. Prouvé, qui se considérait comme un constructeur, cherchait toujours à marier les questions de conception et d’esthétique aux aspects d’utilité, d’adéquation du matériau, d’économie et de production en série. La démarche est la même dans le vestiaire brut et ultra fonctionnel de G-Star. Quelques détails techniques ? Grâce au procédé de fabrication 3D Denim, le jean est moulé autour des jambes de l’utilisateur, pour créer une forme arquée. Des pièces renforcent coudes, avant-bras et épaules pour offrir plus de résistance et les poches sont fonctionnellement volumineuses. G-Star Raw 9, rue du Dôme www.g-star.com


155 De haut en bas et de gauche Ă droite : Veste Ospak Hooded Jacket, fauteuil Direction pivotant 1951, lampe de bureau 1930, chemise Revend Clean Print Shirt, chaise Standard 1934 / 1950, jean Type C Zip 3D Tapered Jeans, bureau mĂŠtallique 1946


156 Zut ! Lifestyle × Déco

Lab déco PAR SARAH DINCKEL

Des artisans, artistes et designers, venus d’Alsace et d’ailleurs, qui rivalisent d’inventivité… On ne boude pas son plaisir et on file au salon Maison Déco Colmar !

Les temps forts — La 3e saison de La Maison de Caroline présente 70 créateurs et démontre qu’il est plus que jamais possible de penser une maison 100% Alsace. Elle s’associe cette année à la décoratrice et floral designer strasbourgeoise Anaïs Inizan, qui propose de twister des meubles anciens. — Salon au cœur du salon, ID d’Art prend ses quartiers à Colmar et dévoile sa sélection de 36 designers français et belges. — Les amateurs de belles choses ne seront pas en reste car la 38e édition du Salon Arts et Antiquaires présentera l’Art décoratif des siècles passés à travers 25 stands. Maison Déco Colmar Du 16 au 19 octobre au Parc des expositions et des congrès www.maisondeco-colmar.com

Ces plateaux gigognes en porcelaine d'une douceur laiteuse serviront d'écrin aux tables les plus raffinées et se transforment en objet déco dès qu’on y pose un fruit. Laurence Labbé | www.laurencelabbe.com

Photo : Sarah Dinckel

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157 ———— Denis Serré réalise du côté d’Evian des objets lumineux à partir d’objets détournés. On adopte illico l’une de ses lampes Gluck. Tu m’étonnes Simone www.tumetonnessimone.com ———— Cette table basse Griffe, rétro-futuriste en bois et fer, fera le bonheur des salons minimalistes grâce à son design géométrique et iconique. Le Comptoir du Design www.comptoirdudesign.fr ———— Le banc Lignée, en chêne et frêne massif, fait élégamment le lien entre tradition et modernité et donne à voir, à travers sa forme évolutive, le geste même du créateur. Philippe Riehling www.riehling.com

———— Le coussin Tokyo, subtilement graphique et imprimé à la main, offre le luxe de posséder à domicile une part de la poésie discrète du shibui. HJEM www.hjemproducts.com

———— Doux pour les yeux, ce savon La Clef des Champs au lait d’avoine et à l’huile de caméline l’est aussi pour les peaux les plus sensibles, grâce à sa formule sans huiles essentielles. Savonnerie Scala savonnerie-scala.com

———— On s'engage volontiers avec cette bougie 100% végétale, sans OGM et huile de palme, faite d'un mélange de soja et colza parfumé à l’ambre, au lait de coco ou aux épices… Le Chat dans l'Armoire lechatdanslarmoire.etsy.com


158 Zut ! Lifestyle × Reportage

Le café d'en face PAR CÉCILE BECKER PHOTOS CHRISTOPHE URBAIN


159 Face au Rhin, l’enseigne Cafés Sati est un élément du paysage et annonce l’entrée dans la ville. Premier torréfacteur de la région, Sati est parti d’une petite épicerie pour passer à la grande distribution et aux restaurants, sans oublier le haut de gamme. Un savoir-faire, une famille, et une marque chère aux Alsaciens. C’est ici que tout commence. Ce laboratoire qui ressemble à s’y méprendre à une cuisine est la pièce centrale des Cafés Sati. Du café sous toutes ses formes s’amoncelle sur les plans de travail : dosettes, moulu, en grain, capsule, vert, torréfié… Sur un meuble, un petit torréfacteur à l’ancienne permet d’expérimenter toutes sortes de paramétrages sur de petites quantités de café vert : température ou durée de cuisson, avant la production à grande échelle dans l’une des trois lignes de fabrication à l’étage au-dessus. C’est ici, dans ce laboratoire, qu’exerce régulièrement le trio de Sati : Sébastien Maurer, responsable qualité, chez Sati depuis 17 ans et champion de France 2014 de dégustation à l’aveugle ; Veda Viraswami, formateur et chargé de développement, tout nouveau dans l’entreprise, ancien champion de France de torréfaction ; et, bien sûr, Nicolas Schulé, le président et petit-fils de Georges Schulé, fondateur de Cafés Sati. Tous trois font partie du jury de dégustation, qui permet de vérifier la qualité du café avant l’achat, à l’arrivée des sacs et avant qu’il ne parte chez le client. Déguster un café n’est pas une mince affaire. Comme on parle de « nez » en œnologie, ici, on parle de « palais » qui, pour être alerte, doit sans cesse se perfectionner et être prêt à goûter, parfois plus d’une vingtaine de cafés par jour. Pour nous familiariser avec sa méthode, le trio se lance dans une dégustation à l’aveugle, épreuve officielle de championnat où il s’agit de trouver l’intrus parmi trois tasses (deux sont identiques) en fonction de l’origine ou d’un paramètre différent de torréfaction. Sébastien Maurer, Veda Viraswami et Nicolas Schulé circulent autour de la table, une cuillère à la main, en aspirant son contenu dans un bruit impressionnant, comme si un aspirateur rencontrait une flaque d’eau. Ils recrachent, s’interrogent, continuent. Des traditions, des savoir-faire Ce cérémonial quotidien manifeste l’attachement de Sati à ses traditions. Il ne s’agit pas seulement de goûter mais

Sébastien Maurer, responsable qualité et champion de France 2014 de dégustation à l’aveugle.

aussi de maîtriser sur le bout des doigts toute la gamme et d’être au plus proche de la fabrication. Le fait que le président lui-même participe aux dégustations est un symbole fort de la proximité revendiquée par la marque : la production in situ est surveillée et, surtout, elle l’est par tous. La taille de l’entreprise rend possible cette manière de travailler : 45 salariés, qui se connaissent tous, se croisent dans ce lieu où tout est concentré. Réception du café par voie fluviale, torréfaction, bureaux, emballage, stockage : tout se fait ici et c’est un argument pour la marque. Nicolas

Schulé explique : « C’est un de nos points forts. Ici, on reçoit les clients et prospects auxquels nous pouvons montrer tous nos savoir-faire, expliquer notre philosophie, faire visiter l’usine, exposer toutes nos gammes. Dépendant du profil de tasse qu’ils recherchent – origine pure pour mettre en avant un pays et son terroir ou blend (assemblage) pour mettre en avant un goût recherché – nous pouvons tout à fait faire les alchimistes et mettre au point, avec eux, l’assemblage recherché. »


160 Reportage × Cafés Sati

Nicolas Schulé, président de Cafés Sati.

“La présence de nombreux torréfacteurs en Alsace s’explique par ce patriotisme alsacien et par les habitudes de consommation, très différentes ici.”

Vue de Cafés Sati depuis le pont Vauban, entre Kehl et Strasbourg.

Le lancement de la gamme gastronomie adressée aux restaurants a d’ailleurs permis de réaffirmer des savoir-faire présents depuis les débuts de Sati : sélectionner les origines, assembler le café et le torréfier en fonction des exigences des restaurateurs. Depuis deux ans, six personnes ont été recrutées pour travailler ce secteur qui monte en puissance. Avec 25 millions d’euros en moyenne de chiffre d’affaires (en fonction des cours du café) mais une production annuelle stable de 3 500 tonnes, Sati est le premier torréfacteur régional. La proximité est un argument qui a toujours joué en sa faveur. Quand Georges Schulé ouvre sa boutique rue des Francs Bourgeois en 1926, il torréfie lui-même le matin et livre ses clients l’après-midi. À sa mort, sa femme reprend le flambeau et a une idée de génie : en plein boom de la grande distribution, elle y fait entrer les produits, leur garantissant un avenir radieux et une présence dans

de nombreuses cuisines alsaciennes. Dans les années suivantes, une installation et des travaux d’agrandissement sur le site actuel du Port du Rhin témoignent de ce développement fulgurant. Il faut dire que l’Alsace est une terre de choix pour le café : une dizaine de torréfacteurs y sont installés, mais Reck, Henri et Sati se taillent la part du lion. « L’Alsace, c’est un peu comme la Bretagne, précise Nicolas Schulé, on est attaché à notre terroir. Les marques régionales sont défendues par les acheteurs régionaux. La présence de nombreux torréfacteurs s’explique par ce patriotisme alsacien et par les habitudes de consommation, très différentes en Alsace. La région a été allemande et les Allemands se dirigent plutôt vers les cafés de l’Afrique de l’Est, fins et lavés, alors que le reste de la France consommait des cafés des colonies : Togo, Cameroun, Côte d’Ivoire. En Alsace, de fait, on a l’habitude de boire de l’arabica quand le reste


161

La timeline — 1926 Georges Schulé crée une boutique de torréfaction rue des Francs Bourgeois : À la renommée du café. — 1952 La société prend son nom actuel Société Alsacienne de Torréfaction et d’Importation de cafés (SATI). — 1958 Création de la première usine de décaféination au Port du Rhin à Strasbourg. — 1960 Au décès de Georges Schulé, sa femme Georgette reprend l’affaire familiale. — 1965 Déménagement au Port du Rhin et construction d’une nouvelle unité de torréfaction et des bureaux. — 1970 Pierre Schulé, le fils, intègre l’entreprise. Il en deviendra directeur en 1977. — 1985 Agrandissement du site du Port du Rhin et début d’une longue série de travaux. — 1993 Ouverture de la filiale Sati en Pologne. — 2000 Sati adhère à l’association Max Havelaar. — 2003 Arrivée de Nicolas Schulé qui prend la direction de la société la même année.


162 Reportage × Cafés Sati

de l’Hexagone préfère le robusta. » Si Cafés Sati n’a jamais été vendu en marque propre ailleurs qu’en Alsace, l’enseigne travaille pour des enseignes nationales via des marques de distributeurs. Impossible de le savoir au premier coup d’œil mais Sati fournit à Système U, Auchan, Leclerc, Cora et Casino des paquets de café moulu à Strasbourg, uniquement sur les créneaux du haut de gamme, du bio et du commerce équitable. Prem’s ! Cafés Sati a d’ailleurs été précurseur dans de nombreux domaines. Il a été l’un des premiers en France à maîtriser la décaféination dès 1930, à créer les origines pures en 1982, à lancer les cafés aromatisés en 1988 mais, surtout, l’un des premiers à faire du café bio issu du commerce équitable. Sati a également été à l’origine d’un système d’emballage sous vide aujourd’hui utilisé par de nombreuses marques, avec cette fameuse valve qui permet de préserver la qualité du café. Le respect de l’environnement et des producteurs de cafés est aussi un souci quotidien. Sati a adhéré au programme Max Havelaar pour garantir à ces derniers un juste prix. Au niveau local, Sati soutient deux associations d’insertion par le travail, collabore avec Libre Objet qui récupère les déchets d’emballage pour confectionner des cabas ainsi qu’avec Les Jardins de la Montagne verte qui récupèrent les pellicules issues de la torréfaction pour fabriquer un engrais bio. Cafés Sati s’adapte aussi aux nouveaux modes de consommations de cafés en innovant – notamment avec le lancement de la Cave à café du café haut de gamme en grande distribution –, mouvement qui entraîne des projets d’agrandissement. « Il faudrait 4000 m2 supplémentaires à l’usine pour optimiser les flux de fabrication, ajouter des lignes de production et assurer notre pérennité dans les 30 prochaines années à venir. » Partir ou rester ? Sati est dans l’expectative quant au projet global d’aménagement du Port du Rhin. On a cependant du mal à imaginer un pont Vauban sans sa façade… Cafés Sati 4, rue de Nantes 03 88 34 63 36 www.cafesati.com

Ligne d’emballage des cafés.

Sati : nouveau caviste ?

Sébastien Maurer et Veda Viraswami, formateur, chargé de développement et ancien champion de France de torréfaction.

Signe du positionnement haut de gamme de Sati : la marque vient tout juste de lancer sa Cave à café, destinée à une sélection de supermarchés en Alsace (dans un premier temps). L’idée ? Comme les caves à vins de la grande distribution, Sati propose quatre cafés d’exception, en graines et en capsule, issus de quatre origines différentes pour varier les plaisirs. Toute une série de goodies est également proposée, dont l’élémentaire guide fourni en conseils avisés et, surtout, des moulins manuels : l’accessoire indispensable pour tout bon amateur de café !


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164 ZUT À TABLE LA RECETTE

Soul kitchen PAR CÉCILE BECKER PHOTOS CHRISTOPHE URBAIN

Au menu du Petit tonnelier, une symphonie de plaisirs : une belle assiette, des bons produits, et une fois par semaine, de la bonne musique. Tout simplement.

Enfin un restaurant gourmand qui pense à nos amis végétariens et propose, chaque jeudi midi, un plat du jour à base de légumes ! Très sensible au bien manger, le chef Romaric Deschatrettes déniche de bons produits, frais et de saison, pour alimenter son ardoise. À la carte ? Le sublime œuf mollet au foie gras cuit en cocotte ou les incontournables tartare de bœuf coupé au couteau et cordon bleu de poulet à la crème, avec frites maison, bien entendu. Les becs sucrés se jetteront sans vergogne sur la mousse au chocolat blanc. Une cuisine faite maison (est-il utile de le

préciser ?), sans chichis mais créative, très travaillée et toujours harmonieuse. L’harmonie ? Parlons-en. Puisque la musique n’est jamais très loin de la cuisine, Vincent Jungmann, propose certains mardis (sauf en juillet et en août) des concerts dans une ambiance chaleureuse et toute en intimité. C’est ce qu’on appelle un repas complet ! Mais pour l’heure, satisfaisons nos papilles avec une recette automnale élaborée avec des légumes du marché que l’on apprécie pour ses goûts variés (la puissance de la crème de betterave) et son équilibre !


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Strudel de courge muscade et champignons Plat végétarien

Ingrédients pour 4 à 6 personnes • 1 kg de courge muscade • 100 g de girolles • 100 g de pleurotes • 2 échalotes • 60 g de beurre • 150 g de ricotta • 2 œufs • 1 kg de betteraves rouges • 500 ml de crème • 1 c. à s. de raifort Pour la brunoise • 4 panais • 400 g de topinambours • 2 échalotes • 30 g de beurre • Vinaigre de framboise • Huile d’olive, sel, poivre Pour la pâte à strudel • 200g de farine • 1 pincée de sel • 10 cl d’eau tiède • 1 jaune d’œuf • 3 c. à s. d’huile de tournesol

— La veille Coucher les betteraves sur un lit de gros sel (assez pour éviter le contact du légume avec le plat) et enfourner à 220 °C pendant au moins trois heures. À feu doux, faire fondre un peu de beurre. Y faire suer les échalotes, ajouter la courge muscade coupée en dés. Faire cuire à couvert pendant 40 mn. Une fois qu’une fondue est obtenue, réserver puis à froid écraser le contenu à la fourchette et ajouter la ricotta (ajoutée à chaud, elle fondrait), la poêlée de champignons, le persil et les œufs. Éplucher enfin les betteraves rôties, ajouter la crème et le raifort. Mixer à chaud avec un peu de sel.

Redéposer la pâte sur le torchon humide et étaler la farce à base de courge muscade à l’une des extrémités. Replier la pâte sur les trois autres bords, à environ 2 cm. Rouler délicatement à l’aide du torchon puis plier la pâte au deux extrémités. Badigeonner de jaune d’œuf et enfourner à 180 °C pendant 35-40 mn. Pendant ce temps, éplucher les panais et les topinambours, couper en brunoise. Faire fondre les échalotes dans le beurre et un peu d’huile pour éviter qu’il noircisse. Ajouter la brunoise à feu doux et compléter par un peu d’eau à mi-hauteur. Laisser l’eau s’évaporer et ajouter un trait de vinaigre de framboise, du sel et du poivre. Dresser et déguster !

— Le jour J Pour le strudel : mélanger tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte bien lisse et souple. Laisser ensuite reposer pendant 30 mn à l’air libre. Placer la pâte sur un torchon humide, saupoudrer de farine et placer un torchon sec au-dessus. Commencer par étaler la pâte au rouleau puis l’étirer doucement à l’aide des deux poings. Il faut pouvoir voir à travers la pâte.

Horaires d'ouverture lundi -> samedi | midi & soir Au Petit tonnelier 16, rue des Tonneliers 03 88 32 53 54 www.aupetittonnelier.com


166 ZUT À TABLE LES LIEUX

Bistrot Coco PAR JULIETTE COMTE PHOTOS SANDRO WELTIN

Menu midi — à partir de 16 € Menu Carte Blanche — 38 € Horaires d'ouverture mardi -> samedi | midi & soir Bistrot Coco 8, rue de l’Écurie 03 90 20 39 39

Le chef d’orchestre aux commandes de ce nouveau lieu, où la cuisine se veut délicieuse et audacieuse : Nicolas Di Pol Moro. Ce jeune homme, qui n’en est pas à sa première expérience (il a côtoyé le grand Robuchon et bien connu Jung), est ici chez lui. Il a tout pensé : le lieu et son décor, la carte et ses surprises ! Son credo : une ambiance chic et décontractée, une cuisine précise, de saison et libre. Il joue de cet état d’esprit et propose un menu en quatre étapes qui se réinvente au quotidien. Subtil voyage de saveurs en textures pour cette première carte blanche : craquante meringue et

son doux chutney sur foie gras / éclatant nuage au wasabi, flocons d’algues et saumon mariné / tendre filet de bœuf, son jus corsé, ses douces grenailles et figues / tarte citron meringuée, estragon et espelette. Ici, on se laisse surprendre aussi par la carte qui change toutes les deux semaines. Assuré par une équipe fidèle et professionnelle, Nicolas Di Pol Moro, ce chef « artiste, artisan, entrepreneur », dévoile ici toutes ses gammes. Chic et branché, beau et bon : à découvrir !


ELASTABIL 路 8, quai Kellerman 路 67000 STRASBOURG 路 03 88 32 32 51

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Steinengraben 51 4051 Basel, Suisse T茅l. +41 61 631 51 51 sleep@thepassage.ch www.thepassage.ch


168 ZUT À TABLE LES LIEUX

H ! Brasserie PAR CAROLINE LÉVY PHOTOS HENRI VOGT

Horaires d'ouverture lundi -> dimanche | midi & soir H ! Brasserie / Hôtel Hilton 1, avenue Herrenschmidt 03 88 37 41 44 www.h-eat-drink.fr

H ! comme hôtel, mais pas seulement… La nouvelle identité du Hilton Strasbourg H ! Eat & Drink se décline depuis la rentrée sur l’ensemble de ses services et pour tous les publics, qu’ils soient résidents ou non de l’hôtel. Le chef Eric Bonnamant du H ! Brasserie – qui officie dans la maison depuis 30 ans – continue de se réinventer et propose désormais une carte qui changera chaque saison. Quatre cartes annuelles simples et authentiques avec une majorité de produits locaux, jusqu’aux épices bio de Terra Madre à Diebolsheim. Pour accompagner les plats, une quinzaine de vins au verre est proposée parmi une centaine de références, en accord avec la carte du moment. Et dans l’assiette, les noix de Saint-Jacques et leurs ravioles de potimarron à la truffe d’encre de seiche nous font déjà aimer l’automne ! (C.L.)

Le + business : Le menu de la semaine servi en 47 min. chrono à l’heure du déjeuner, du lundi au vendredi. 24 € entrée-plat / plat-dessert. 29 € le menu complet. Le + intimiste : L’extension du restaurant dans l’espace H ! Lounge dans un cadre plus cosy, idéal pour une réunion de travail ou un événement particulier. Tous les midis et les soirs sur réservation (supplément de 5 € par personne). Le + week-end : Le brunch dominical à l’américaine qui se décline chaque mois autour d’un thème. En octobre, les légumes et fruits d’automne ! Buffet à volonté 42 €, les dimanches de 11h à 14h.


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Matsumotoya TEXTE & PHOTOS SARAH DINCKEL

Menus midi — 11,90 € (soupe, salade, plat du jour, café ou thé) Menu découverte pour une personne — 39,90 € Horaires d'ouverture lundi -> samedi | midi & soir dimanche | soir Matsumotoya 13, rue des Veaux 03 88 37 03 22 www.restaurant-matsumotoya.com

« Au Japon, les sushis et sashimis représentent environ 10% de ce qu’on mange. Je veux présenter les 90% restants. » Ainsi parle Takeshi Matsumoto, jeune patron du restaurant Matsumotoya, littéralement, « le restaurant de Matsumoto ». Déterminé à ouvrir la première enseigne strasbourgeoise tenue par des Japonais et consacrée aux plats chauds, il quitte son pays et prend racine ici après être passé par Paris. Résultat : un lieu qui dépayse à tous points de vue, à commencer par les mets. Les mots Donburi, Katsudon et Edamame ne vous disent rien ? C'est que vous avez passé trop de temps à manger des sushis ! Riz recouvert de poulet pané, soupe de canard aux nouilles de sarrasin, friture d’aubergine : ici on mange chaud ou froid, mais toujours copieusement. L'idéal ? Prendre

l'assortiment d'accompagnements Deluxe pour se laisser initier. Côté boissons, Takeshi se démarque également des autres restaurants. « Le saké qu'on sert habituellement en France est à 38°, alors qu'en réalité c'est un vin qui ne dépasse pas les 15°. » Dont acte. Le chef propose une large gamme de sakés, typiques, amers ou pétillants. Ici, vous aurez le choix entre une table « à la française » ou « à la japonaise », c'est-à-dire à même le tatami. On laisse à l'entrée ses chaussures et – avec un plaisir non dissimulé – ses a priori gustatifs, à la recherche du cinquième goût.


15, Rue du commerce 67550 Vendenheim Face à la pyramide 03 88 97 65 65 strabourg@mobilierdefrance.com

Enfin Mobilier de France à Strasbourg ! lundi 14h-19h mardi-vendredi 10h-12h / 14h-19h samedi 10h-18h30

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« En plein cœur de la petite Venise, un univers raffiné et élégant »

Hôtel Le Colombier 7, rue Turenne - 68000 Colmar Tél. 03 89 23 96 00 info@hotel-le-colombier.fr www.hotel-le-colombier.fr


172 ZUT À TABLE LES LIEUX

Oh my goodness TEXTE & PHOTOS SARAH DINCKEL

Lunchbox — à partir de 6 € Teatime — 5 € (les samedis) Cours de chant mardi | 19h 45 € par trimestre Cours d’anglais mardi | 12h30 à 13h30 jeudi | 17h30 à 18h30 Inscriptions hello@ohmygoodnesscafe.fr Horaires d'ouverture mardi -> vendredi | 11h à 19h samedi | 10h à 18h Oh My Goodness 13, rue de la Première Armée 09 50 52 08 61 www.ohmygoodnesscafe.fr

C’est un vieux rêve que le pasteur Arnaud Schrodi a réalisé en ouvrant Oh my goodness. Et pour cause, il y pensait depuis 15 ans ! Entouré d’une bande d’amis convaincus par son idée un peu folle, Arnaud monte une association et déniche un local au cœur de la Krutenau. Le principe ? Barmen et cuisiniers sont des bénévoles présents sur leur temps libres et les bénéfices sont réinjectés dans la vie du café. L’esprit ? Des canapés moelleux, des meubles chinés et beaucoup de bois. Car oui, Arnaud n’a que ça à la bouche, la détente, le confort, la sympathie. « L’association a vocation à faire le bien. Je voulais un lieu où l’on puisse rester toute la journée avec son expresso et son ordinateur si on en a envie. » Deux baristas, formés spécialement pour l’ouverture et grâce auxquels flotte dans

les lieux une douce odeur de café, vous serviront macchiato, chaï latte et autres délices. Une petite restauration faite maison permet de goûter des douceurs inspirées des États-Unis : cheese cake, carrot cake, cookies et lunchbox à midi. Le samedi, vous pourrez boire un thé gourmand accompagné de scones et de crème. Au deuxième étage, de grandes baies vitrées permettent d’être au calme tout en observant le monde. Fort de son succès, le coffee shop accueille maintenant de nombreux ateliers. On lui souhaite longue vie !


174 ZUT À TABLE LES LIEUX

Café Kœnig PAR CAROLINE LÉVY PHOTOS HENRI VOGT

Depuis huit ans, l’hyperactive Annabelle Cardoso tient les rennes du roi Koenig ! Sous son impulsion, l’institution strasbourgeoise ne cesse de se réinventer en gardant le goût de l’authentique jusque dans l’assiette. Depuis la rentrée, Café Koenig revêt ses habits neufs, que la « patronne » a voulu évolutifs. L’ancien salon de thé traditionnel laisse la place à un show room rétro et inventif. Parce que l’hôtesse sait s’entourer, elle a invité l’antiquaire Legrand Design et MJ Menuiserie à exposer dans le lieu, où les pièces déco (sièges, tables, tabourets, etc.) sont en vente et donc vouées à changer. Pour le menu du déjeuner, elle s’associe au chef étoilé Thierry Schwartz du Bistro des Saveurs à Obernai, qui signe la carte. Volontairement réduite et simple, elle évolue au fil des saisons et garantit l’utilisation de produits frais majoritairement originaires d’Alsace. Quant aux douceurs servies en boutique ou au tea time, notre bec sucré en fait son affaire ! Bon plan lunch : à chaque jeudi sa spécialité, pour un tour du monde des saveurs, du couscous à la paëlla, en passant par les moules frites ! Menu déjeuner — À partir de 12€ Horaires d'ouverture mardi -> vendredi | 7h30 -> 19h samedi | 8h30 -> 19h Café Koenig 10, rue du Francs Bourgeois 03 88 32 28 36


www.wictory.fr

L

e spécialiste des cheminées, poêles en faïence, poêles scandinaves, poêles à granulés et TUBAGES depuis 1988.

67110 GUNDERSHOFFEN 2 Rue de la Hardt

Tél. : 03 88 07 32 50

67550 VENDENHEIM > Derrière le magasin ESPRIT

28 Route de Strasbourg

Tél. : 03 88 69 08 61

www.lj-diffusion.fr


176 ZUT À TABLE LES LIEUX

What the fox

Les Innocents

TEXTE & PHOTO SARAH DINCKEL

TEXTE & PHOTO SARAH DINCKEL

Boiseries ébène, portraits de criminels, barreaux renfermant une sélection de vins prohibés… On frémirait presque en franchissant le seuil de ce restaurant, si ce n’est que l’endroit est furieusement accueillant, raffiné et chaleureux tout en restant classieux. Sébastien Helterlé et Thierry Bendler, chefs passés par les cuisines de Côté Lac durant 11 ans, cherchaient un lieu où concrétiser leur idée de la cuisine de bistro. On ne parlera pas ici de bistronomie : « un terme guindé pour une cuisine qui doit être simple », jugent-ils. Humble donc, mais sophistiquée – à l’image de ce tartare de thon rouge au miso –, cette cuisine est autant inspirée par la fast food et la gastronomie que par les classiques du coin. Ainsi, on sera amusés de retrouver nos réconfortants amis les schneckes et presskopfs servis avec raffinement dans un écrin thématique et contemporain imaginé par Les Agenceurs. Une sélection de vin évolutive, entre produits locaux, français et étrangers complètera ce crime parfait commis à deux pas du Tribunal de Grande Instance…

Formule entrée + plat — 16 € (uniquement le midi) Soir — à partir de 14 € Planchette de charcuterie et produits de nos régions — 10 € Happy hour — de 17h à 20h30, pinte de bière au prix de la 25cl, pinte de soft à 3€ Horaires d'ouverture lundi -> vendredi | midi

Vous rêviez d'un bar à bières où venir manger un casse-croûte simplissime, le tout en plein centre-ville ? À l'initiative du couple Arnaud Lesage et Anna Velle, What the fox s'adresse aux Strasbourgeois en quête de moments simples. On vient y faire une partie de baby-foot, regarder un match ou un concert, et jouir de la cuisine en profitant d'une déco mi-vintage, mi-urbaine. Quatorze bières artisanales sont proposées à la pression, 30 autres en bouteille, sans compter celles de saison. Le choix pour manger sur le pouce promet quelques dilemmes : en plus des sempiternelles planchettes de fromages/charcuterie (du marché), vous pourrez craquer pour des chicken wings, un bagel, une tarte flambée. Côté dessert, tiramisu, gaufres, panna cotta... La patronne résume bien l'ambiance : « On joue souvent au baby-foot avec les clients... Et ici, on veut des serveurs qui sourient ! » Que demander de plus ?

mardi -> samedi | soir

Plat du jour — 7 € Casse-croûtes — 5,50 € Desserts — 4 €

Les Innocents 4 rue Paul Muller Simonis 09 53 03 91 98

Happy hour — de 17h à 20h30, pinte de bière au prix de la 25cl, pinte de soft à 3€ Horaires d'ouverture lundi -> dimanche | 11h30 -> 01h30 What the fox 15, rue de la Douane www.foxbar.fr


AU PETIT TONNELIER - Cuisine du marché - Espace privatif - Terrasse en été - Concerts jazzy ou classiques (certains mardis soirs)

—— Ouvert tous les jours sauf le dimanche

16 rue des Tonneliers / 67000 Strasbourg 03 88 32 53 54 ——— www.aupetittonnelier.com

@cheznousstrasbourg

C é d R i C

k u S t E R

LA CASSEROLE • 24 RuE dES JuifS • 67000 StRASbOuRg • téL. 03 88 36 49 68 • REStAuRAntLACASSEROLE.fR


178 Zut ! Lifestyle × Fivory

Le sans contact smart PAR CÉCILE BECKER ILLUSTRATIONS LAURENCE BENTZ


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Lancée à Strasbourg en mai dernier, l’application Fivory permet de régler ses achats avec un smartphone, et distille avantages fidélité et actu des boutiques. Un mobile wallet qui permet aux commerçants d’être en lien direct avec leurs clients, et met le numérique au service du shopping.

Fivory, qu’est-ce que c’est ? Un mobile wallet mais pas que. L’application concilie le paiement mobile et une sorte de réseau social shopping. Les commerçants envoient directement leurs offres sur l’app, donc à leurs clients qui ont ainsi accès à toutes les informations des boutiques – géolocalisées –, aux programmes de fidélité et à un moyen de paiement sans contact. Comme si la carte bleue était intégrée au téléphone, les infos sont protégées par un code d’accès. Fivory dispose également d’un blog qui permet d’« éditorialiser » les news des commerçants équipés. Pourquoi Fivory ? Anthony Delorme, directeur marketing de Fivory, explique : « On a constaté qu’un certain nombre de secteurs ont été bouleversés par l’arrivée du mobile : la musique avec Spotify, les taxis avec Uber, les photos avec Instagram, mais pas le secteur du paiement. On s’est rendus compte que le paiement tel qu’il existe peut se concevoir avec le mobile, mais qu’il ne devait pas se limiter à cette seule fonction [comme le faisait Moneo, service clôturé en 2015, ndlr]. Il fallait aller plus loin, intégrer d’autres éléments de la relation entre un marchand et les consommateurs. Modifier les comportements en tenant compte de l’usage des consommateurs qui sont connectés à leur smartphone tout au long de la journée du réveil, en passant par leur expérience de shopping et jusqu’au coucher. »

Ce que ça change Il paraît que nos mobiles sont désormais une extension naturelle et digitale de nous-mêmes : plus besoin donc de transporter nos lourds portefeuilles débordant de cartes en tout genre et de fouiller les nombreuses newsletters reçues par mail à la recherche d’une promo ; tout est réuni en une seule application, en temps réel. Pour les commerçants ? Tout peut être géré depuis une seule interface simplifiée, dont le fonctionnement est expliqué en direct par les agents de terrain de Fivory. « Le mobile devient un facteur du changement de la relation commerçants/clients, qui se recentre sur le service », précise Anthony Delorme. Alors que de nombreux commerçants ne disposent pas (encore ?) de site Internet, Fivory devient un support de communication complètement dématérialisé. Pour qui ? « Pour tous ceux qui sont susceptibles d’être intéressés par les innovations, qui ont intégré le digital à leur quotidien », lance Anthony Delorme. Côté commerces, plus de 400 points de vente disposent du système à Strasbourg : alimentation, bars, restaurants, sport, bien-être, mode, services de proximité, etc. www.fivory.com

Ce qu’en pensent les commerçants — Gagao 20, rue des Frères 15, rue Sainte-Barbe www.gagao.eu Stéphane Gross, créateur de la cacaotéria artisanale : « C’est le côté innovant qui m’a séduit : autant l’appli en elle-même que l’interaction possible avec le consommateur. Et puis, plus on dématérialise, plus on se recentre sur le service qu’on rend et le produit qu’on vend. » — Offre du moment : La boisson fraîche L’Agao à 29 cts au lieu 2,90 €, tous les mercredis jusqu’au 30 novembre + une boisson offerte après 12 achats avec Fivory

— Printemps 1, rue de la Haute Montée www.printemps.com Roland Garcia, le responsable marketing et service : « Aujourd’hui, le paiement mobile est incontournable, on ne peut pas se permettre de ne pas être les premiers ! Toutes nos offres de prix et nos offres de service et cadeaux sont transmises en temps réel, une tribu va se créer autour du Printemps. C’est à la fois moderne et très pratique. Comme la relation client est un pilier de notre stratégie, Fivory est un super partenaire pour ça. » — Journée de lancement Fivory, prochainement au Printemps


180 Zut ! Lifestyle × Auto

Tout est Mini ! PAR EMMANUEL ABELA

La Mini n’est pas seulement la voiture d’une vie. La passion qu’elle suscite autour d’elle se transmet de génération en génération. À l’occasion de l’ouverture du nouveau showroom qui lui est dédié à Strasbourg, retour sur une histoire flamboyante ! Connaît-on voiture plus emblématique que la Mini ? Dans les années 60, qui rivalise avec les Beatles, Mary Quant – et sa minijupe ! –, les couleurs de Carnaby Street et la vague du flower power en Angleterre ? La Mini bien sûr ! À ce titre, quelle voiture est-elle prisée par les Beatles justement, au point d’en réclamer chacun une, customisée par Harold Radford, le grand spécialiste des voitures de luxe ? Encore la Mini ! On se souvient que celle de George arborait de très belles couleurs psychédéliques au point de faire une apparition remarquée dans le film Magical Mystery Tour, et que c’est bien au volant de celle-ci, la légendaire Mini  Cooper S 1966, qu’il vécut son premier trip psychédélique sur la route qui le conduisait lui, John Lennon, et leurs femmes respectives, Patti et Cynthia, sur la route de Londres au comté de Surrey à une vitesse de… 20 km/h ! On pourrait multiplier les exemples à l’infini : s’interroger par exemple sur la source des paroles de la chanson de Jacques Dutronc, Mini Mini Mini : « Petit petit petit, tout est mini dans notre vie » ; invoquer ces images de Charlotte Rampling, sublime en mini-jupe, allongée de manière ultrasexy sur une Mini, ou les nombreuses apparitions cinématographiques d’une voiture devenue incontournable au même titre que les plus prestigieuses de ses consœurs Mustang ou Pontiac. Au moment de son lancement en 1959, était-elle pourtant destinée à devenir une icône de son temps ? Rien n’est sûr. Sa raison d’être et sa conception par l’astucieux Alec Issigonis étaient dictées par des considérations pratiques : un prix avantageux, une faible consommation de carburant, de réelles qualités routières et naturellement la possibilité de se garer

La première Mini en 1959

aisément dans les grandes villes. En visionnaire, l’ingénieur grec a cependant cherché à aller plus loin, et notamment à affirmer par la taille de l’objet – en parfaite contradiction avec les codes de l’époque ! – quelque chose d’une nouvelle forme de modernité : compacité, convivialité, sobriété et chaleur des espaces intérieurs. D’où un succès foudroyant qui a traversé les générations avec une clientèle fidèle, celles des années 70, 80 et même 90, jusqu’à la fin de la production de la Mini classique en l’an 2000. Il faut croire que la sensualité de ses lignes

courbes est restée inscrite de manière collective. On le sait, dès le lancement de la MINI en 2001, après le rachat par BMW de Rover Group détenteur des constructeurs de la Mini à l’origine, Austin et Morris, le succès fut immédiat. À l’échelle planétaire et sur la base des qualités de la Mini classique : maniabilité et agilité exceptionnelle au service d’une belle vivacité. Ceux qui ont vécu l’expérience le savent, même à une belle vitesse, la tenue de route contribue au plaisir d’ensemble. Quelque chose d’extatique qui renvoie à l’éternelle jeunesse d’un véhicule vivant, rebondissant.


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Say Yea! PAR EMMANUEL ABELA PHOTO CHRISTOPHE URBAIN

Avec le complément des véhicules Yea! en libre-service intégral et sans station, Citiz Alsace développe une nouvelle formule d’autopartage pour une nouvelle génération à Strasbourg.

Impétueux par bien des aspects. Avec le MINI Clubman, cette impétuosité se marie à un confort de roulement inégalé aussi bien au quotidien que sur de longs trajets. Les dimensions nettement accrues par rapport aux modèles précédents, le concept d’une carrosserie réaffirmée, l’agencement spécifique de l’intérieur ainsi que de nombreuses innovations techniques sont l’expression d’une nouvelle maturité pour les générations futures. Comme la pop qui l’a vu naître, MINI est décidément partie pour durer. Nouveau MINI Clubman à découvrir dans le showroom MINI de l’Espace H, à Strasbourg 2, rue Émile Mathis 03 88 753 753 www.bmw-est.fr

On les a vu arriver en ville au printemps comme l’heureux présage de nouvelles possibilités de déplacement : tout de rouge vêtues, repérables aisément aussi bien sur la route qu’une fois parquées, les voitures Yea! sont là, des petites Smart ForFour, dernières nées de la gamme, citadines, souples, faciles à conduire, et du coup accessibles à tous ! Avec la particularité de pouvoir être réservées sur l’ensemble des stationnements publics du centre-ville et de Neudorf, elles viennent compléter la flotte des 125 voitures Citiz pour constituer la toute première offre combinée d’autopartage en France. Là où Citiz offre la sécurité d’un véhicule réservable dans une station, Yea! offre une liberté nouvelle : un accès spontané, une dépose libre à Strasbourg et un retour flexible, sans heure de restitution. On le sait, en ces temps de crise, beaucoup de gens se posent la question de l’acquisition d’un véhicule – les études récentes prouvent que cette acquisition se fait tardivement et de manière parfois contrainte pour un volume de déplacements somme toute assez réduit – ; là, le fait d’allier ces deux possibilités, réservation et accès instantané, peut permettre de se poser la question différemment, et même de se passer de voiture. L’autopartage au final, ce sont tous les avantages d’un véhicule sans les inconvénients. Des avantages mesurés à l’aune des besoins réels de l’usager. yea.citiz.coop


182 SÉLECTIONS lifestyle

Ismaël Carré, Céramiques Les hauts gradés www.ismaelcarre.com

DECO

Upgradé Résonance(s), salon européen des métiers d’Art organisé par la Fremaa Du 6 au 9 novembre au Parc Expo / Wacken www.salon-resonances.com

Cette année avec près de 170 créateurs européens, le salon Résonance(s) offre à un large public l’occasion de découvrir le visage contemporain des métiers d’art. L’invité d’honneur de cette 4e édition ? Le plumassier Maxime Leroy, qui collabore avec Chanel, Jean Paul Gaultier ou Vuitton. Le coup de cœur Zut ! : Ismaël Carré et ses céramiques empreintes d’une fraîcheur toute scandinave. (M.C.D.)


Photo : Henri Vogt

183

NEW

24 Hour Party People Un doux parfum berlinois flotte à la Kulture… En journée, on vient y dénicher des vinyles, boire un verre ou manger sur le pouce dans un écrin moderne et boisé signé Studio Petit Martin. Les vendredis et samedis, on descend d’un étage pour danser sur le son des nouveaux talents de l’électro minimale, de la house ou de la techno, jusqu’à quatre heures du matin. Hallelujah ! (D.S.) La Kulture, café, club, disquaire 9, rue des Bateliers www.lakulture.com

FOOD

À Table ! Sonia Verguet, Initiation au design culinaire, Eyrolles Sortie le 29 octobre www.editions-eyrolles.com

La designer Sonia Verguet publie Initiation au design culinaire, où l’on découvre comment cuisiner joliment et intelligemment, à travers 20 ateliers amusants. Au programme : trompel’œil, jeux et astuces pour tous les âges ! (J.G.)

5, rue de Zurich Strasbourg 03 88 23 48 45 www.lendroit-strasbourg.fr Fermé Samedi midi Dimanche et Lundi (Toute la journée)


184 DESIGN

La collab qui tombe à point Cet automne, Monop’ est le meilleur élève de notre classe design ! Son sujet ? Le tabouret. Les designers ? Néerlandais : Gérard de Hoop, le duo Daphna Isaacs et Laurens Manders et le binôme Jos Kranen et Johannes Gille, ex-étudiants de la Design Academy Eindhoven. La note ? 20/20. (M.C.D.) Tabourets Dutch Design pour Monoprix, 69 € à partir du 28 octobre

DÉCO

Méli-mélo Pêle-Mêle 9, rue des Veaux 03 88 32 54 59

Cette saison, l’affûtée Laurence Di Costanzo propose, en plus des bijoux et de belles pièces chinées, le mythique fauteuil Togo de Ligne Roset, les superbes céramiques de Francine Triboulet et les photographies de François Leclerc pour parfaire une déco au poil ! (J.G.)

Céramiques : Francine Triboulet

www.monoprix.fr


186

DÉCO

Terra Cognita

DÉCO

Au poêle ! LJ Diffusion 2, rue de la Hardt à Gundershoffen 28, route de Strasbourg à Vendenheim www.lj-diffusion.fr

Chez LJ Diffusion, entreprise familiale depuis 1988, le poêle est affaire de chauffage mais aussi de style ! Virginie Roméro y propose poêles et cheminées au rapport qualitéprix imbattable : des modèles design qui séduisent par leur technicité et leur facilité d’usage. Le + ? Un agencement boutique « comme chez soi », avec meubles et idées déco, pour mieux se projeter. Malin ! (J.G.)

Artiste céramiste, Pascale Klughertz aime travailler la porcelaine au grès et jouer sur les formes et les couleurs. Chaque objet créé – vaisselle ou personnage – est une histoire racontée, inspirée de ses lectures et voyages. Mention spéciale pour ses créations en raku, mêlant tradition japonaise et contemporanéité. À découvrir en exclusivité chez Aimee K Gallery ! (J.G.)

Aimee K Gallery 28, rue des Tonneliers 03 90 41 09 65


188

Photo : Henri Vogt

PARTY

Eat girls Photo : Henri Vogt

HÔTEL

Vignes Nobles

Bravo au Sofitel Grande Île, nommé parmi les cinq plus belles terrasses d’hôtel d’Europe au concours Villégiature 2015 ! L’établissement doit cette reconnaissance à un pari fou : celui d’importer le vignoble alsacien au cœur de la ville, aidé des architectes Hertrich & Adnet et du viticulteur Jean-Daniel Hering. Sept cépages pour une première place ? Résultats le 19 octobre. (J.G.) Sofitel Grande Île 4, place Saint-Pierre-le-Jeune www.sofitel.com

Après les dîners « Salle à manger » chaque 2e mercredi du mois, les joyeux créatifs du restaurant à L’Endroit, Greg et Yohann, organisent chaque mois une soirée dédiée à la gent féminine. En octobre, Isabelle Chalaye, sémillante animatrice radio, en sera l’ambassadrice. Soirée disco, pattes d’eph’ et boule à facettes pour un repas aux couleurs USA. (C.L.)

Soirée « Vous les Femmes ! » le 15 octobre à L’Endroit (sur réservation) 5, rue du Zurich www.lendroit-strasbourg.fr


DĂŠcouvrez toutes les ambiances de la bourse BRASSERIE DE LA BOURSE 1, place de lattre de Tassigny - Strasbourg 03 88 36 40 53

http://www.restaurant-de-la-bourse.fr


Culture Cinéma Star 27, rue du Jeu des Enfants Cinéma Star Saint-Exupéry 18, rue du 22 Novembre www.cinema-star.com Cinéma UGC 25, route du Rhin www.ugc.fr La Chambre 4, place d’Austerlitz 03 88 36 65 38 www.la-chambre.org HEAR 1, rue de l’Académie 03 69 06 37 77 www.hear.fr La Laiterie 10, rue du Hohwald 03 88 22 46 71 www.artefact.org Le Maillon 7, place Adrien Zeller 03 88 27 61 71 www.maillon.eu Mudd Club 7, rue de l'Arc en Ciel 03 88 32 14 02 www.mudd-club.fr Musée Alsacien 23-25, quai Saint-Nicolas 03 68 98 51 52 www.musees.strasbourg.eu MAMCS 1, place Hans Jean Arp 03 88 23 31 31 www.musees.strasbourg.eu Musée Würth ZI Ouest, rue Georges Besse à Erstein 03 88 64 74 84 www.musee-wurth.fr

Apollonia 23, rue Boecklin 09 53 40 37 34 www.apollonia-artexchanges.com Tendances Sûr de son 31 5, rue des Échasses 09 52 80 98 37 latelier5.fr Algorithme La Loggia 6, rue Gutenberg 03 88 23 61 61 www.algorithmelaloggia.com

Les Lunettes de Gisèle 24, rue Brûlée 03 88 21 51 00 www.leslunettesdegisele.fr

Xavier Hedoire 30, rue du Vieil Hôpital 03 90 20 39 04

Pyramide 32, quai des Bateliers 03 88 37 31 95 www.pyramide-design.com

Liu Jo 8, rue Gutenberg 09 54 82 22 13 www.liujo.com

Lifestyle Aimée.K Gallery 28, rue des Tonneliers 03 90 41 09 65

Régent Petite France 5, rue des Moulins 03 88 76 43 43 www.regent-petitefrance.com

Cafés Sati 4, rue de Nantes 03 88 34 63 36 www.cafesati.com

Savonnerie Scala 30, rue Fleischhauer 06 01 85 32 37 savonnerie-scala.com Sofitel Grande Île 4, place St-Pierre-le-Jeune 03 88 15 49 00 www.sofitel.com

Mango CC Rivétoile 1, place Dauphine www.rivetoile.com www.mango.com Marbre 4, quai des Bateliers 03 88 35 28 85

Cartier 12, rue de la Mésange 03 88 21 80 00 www.cartier.fr

Mona 83, Grand’Rue 03 88 23 29 22 www.mona-mode.fr

Decoburo 4, le Schlossberg à Zellenberg 03 89 21 72 00 www.decoburo–store.com Galerie K 30, rue de l’Ail 03 88 32 63 46

Curieux? 6a, quai Kellermann 09 84 48 33 62 www.curieux-store.com

Mont Blanc 18, rue de la Mésange 03 88 22 20 98 www.montblancboutique-strasbourg.com

Home Destock 13, rue du Maréchal Lefèbvre 03 88 79 51 80 www.homedestock.com

Nice Things 16, rue des Juifs www.nicethingspalomas.com

Hôtel D 15, rue du Fossé des Treize 03 88 15 13 67 www.hoteld.fr

Opticien Jacques Marmet 9, rue des Hallebardes 03 88 32 39 61 www.optique-marmet.fr

K par K 9, place de l’Hôpital www.kpark.fr

COS 21, rue du Dôme 03 88 23 72 60 www.cosstores.com Dentelles & Balconnets 22, rue du 22 Novembre 03 90 23 89 56 Dome 24, rue du Vieux Marché aux Grains 03 88 75 54 88 Élan Chaussures 1, rue Thomann 03 88 22 64 47 www.elan-chaussures.fr Eric Humbert 46, rue des Hallebardes 03 88 32 43 05 www.eric-humbert.com

Pandora 23, rue du Dôme 03 88 35 89 67 www.pandora.net Printemps 1, rue de la Haute montée 03 69 71 40 75 www.printemps.com Revenge Hom 4, rue du Fossé des Tailleurs 03 90 22 37 69 www.revenge-hom.com

Parc des Expositions 7, place Adrien Zeller 03 88 37 21 21 www.st-art.fr

Fou du Roi 4, rue du Faisan 03 88 24 23 25 www.fouduroi.eu

Pôle Sud 1, rue de Bourgogne 03 88 39 23 40 www.pole-sud.fr

G-Star Raw 9, rue du Dôme 03 88 23 51 66 www.g-star.com

Roppenheim The Style Outlets 1, route de l'Europe Roppenheim 03 88 72 77 17 roppenheim.thestyle outlets.fr

Stimultania 33, rue Kageneck 03 88 23 63 11 www.stimultania.org

Galeries Lafayette 34, rue du 22 Novembre 03 88 15 23 00 www.galerieslafayette.com

Tara Jarmon 18, rue du Dôme 03 88 22 70 40 www.tarajarmon.fr

TAPS-Laiterie 10, rue du Hohwald 03 88 34 10 36 www.taps.strasbourg.eu

Heschung 2, rue de l’Industrie à Dettwiller 03 88 91 41 37 www.heschung.com

Ultima 4, petite rue de l’Église 03 88 32 87 69 www.ultima-mode.com

TJP Grande Scène 7, rue des Balayeurs 03 88 35 70 10 www.tjp-strasbourg.com TNS 1, avenue de la Marseillaise 03 88 24 88 00 www.tns.fr

Karanta 5, rue de la Nuée Bleue 03 88 13 66 95 www.karanta.fr

Ventilo 31, rue du Vieux Marché aux Poissons 03 88 23 44 71 www.ventilo.fr

Korloff 14, rue de la Mésange 03 88 22 66 63 www.korloff.fr

Yellow 11, place du Temple neuf 03 88 16 22 99 www.yellowers.com

La Kulture 9, rue des Bateliers www.lakulture.com Laurence Labbé Céramiste 6, rue de l'Épine www.laurencelabbe.com Ligne Roset + Elastabil 8, quai Kellermann 03 88 23 16 23 www.ligneroset.fr LJ Diffusion 2, rue de la Hardt Gundershoffen 28, route de Strasbourg Vendenheim www.lj-diffusion.fr Lumières d’Alsace 1, rue du Girlenhirsch Illkirch-Graffenstaden 03 88 66 91 41 www.lumieres-alsace.fr Mobilier de France 15, rue du Commerce Vendenheim 03 88 97 65 65 www.mobilierdefrance.com Parc des Expositions 7, place Adrien Zeller 03 88 37 21 21 www.salon-resonances.com Pêle-Mêle 9, rue des Veaux 03 88 32 54 59 www.pelemele.eu

Yea citiz 5, rue Saint Michel www.yea.citiz.coop Gastro Au Petit Tonnelier 16, rue des Tonneliers 03 88 32 53 54 www.aupetittonnelier.com Bistrot coco 8, rue de l'Écurie 03 90 20 39 39 Café Koenig 10, rue des Francs Bourgeois 03 88 32 28 36 www.patisserie-koenig.com L’Endroit 5, rue de Zurich 03 88 23 48 45 www.lendroit-strasbourg.fr Gagao 20, rue des Frères 15, rue Sainte-Barbe www.gagao.eu H! Brasserie / Hilton 1, avenue Herrenschmidt 03 88 37 41 44 www.h-eat-drink.fr Les Innocents 4, rue Paul Muller Simonis 09 53 03 91 98 Matsumotoya 13, rue des Veaux 03 88 37 03 22 www.restaurantmatsumotoya.com Oh My Goodness 13, rue de la Première Armée 09 50 52 08 61 www.ohmygoodnesscafe.fr What the fox 15, rue de la Douane www.foxbar.fr


Architecture Richter architectes | Mobilier Fred Rieffel Studio | Photo Alexis Delon / Preview

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