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Tvb 3 lyon

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Journal indépendant distribué à prix libre pour son lancement, uniquement sur abonnement par la suite. Edition Lyon - N°3 - Juillet 2016

JOURNAL LOCAL D’INFORMATION SOLUTION

SPECIAL LYON ÉDITO En ce mois de juillet si particulier sur la scène de l’actualité internationale, nous sommes d’autant plus convaincus de l’utilité de montrer d’autres choses, de diffuser des solutions, de parler de ce qui se passe de bien autour de nous plutôt que de faire le jeu de l’horreur. Si nous voulions nous inspirer le mieux plutôt que le pire, on irait à la rencontre des vrais héros d’aujourd’hui, ceux qui travaillent à un meilleur demain. Et c’est ce que nous avons fait.

Rencontre lyonnaise avec Robert Reed qui accompagne San Francisco dans son objectif Zéro Déchet pour 2020. Retrouvez l’interview en page 7 p.4

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NE PAS JETER SUR LA VOIE PUBLIQUE

Prêts pour l’entretien profesionnel avec la Cravate solidaire Ils vous font beaux, vous préparent aux entretiens d’embauche, vous boostent et vous redonnent confiance... Et tout ça lors d’un atelier de 2 à 3 heures qu’organise régulièrement la Cravate solidaire lyonnaise. Nous avons vécu pour vous un atelier, du choix de la tenue avec des conseillers en image (tenue offerte à l’issue de l’atelier) à l’entretien fictif avec des spécialistes de ressources humaines. Retrouvez notre reportage en page 4.

Echanges avec la «Diva des banlieues» Malika Bellaribi Le Moal C’est probablement la cantatrice mezzo-soprano la plus engagée. En plus de diffuser son art dans des zones géographiques peu familiarisées avec l’opéra, elle crée des chorales dans plusieurs villes de France, dont Villeurbanne et Vaux-en-Velin, pour amener ses chanteurs à s’exprimer et se libérer grâce à la musique et au chant. Retrouvez nos échanges avec cette femme d’action en page 6.

Ce mois-ci, pour vous, nous en avons rencontré des héros, des plus célèbres comme Robert Reed vu dans le film Demain et qui a totalement changé la perception de nos déchets et notre façon de les gérer. Ou Malika Bellaribi le Moal, officier de la légion d’honneur et grande cantatrice, qui donne un nouveau souffle aux personnes en difficulté grâce au chant et à la musique. Et puis des héros moins célèbres, ceux du quotidien qui vont jouer avec les enfants dans les hôpitaux, accueillent les gens chez eux ou donnent des conseils en image aux personnes en recherche d’emploi. Parce que l’on n’a pas envie de s’avouer vaincu, parce que l’on a envie de parler de toutes ces belles personnes qui agissent chaque jour, parce qu’il se passe tout de même des choses de bien et qu’on ne pense pas que ça ne vous intéresse pas, et parce que ça dépend surtout de nous de pouvoir un jour se dire que «Tout va bien». Tout va bien, association loi 1901 d’intérêt général Siège social : 56 route de Genas 69003 Lyon Achevé d’imprimé le 27 juillet 2016 par Medcom - 39 rue Père Chevrier, 69007 Lyon Photographies : Laurianne Ploix, The Independant et l’opensource des Dialogues en Humanité Rédactrice en chef : Laurianne Ploix Pictos : Freepic for Flaticon Avatars : faceyourmanga Pour toute remarque : toutvabienlejournal@gmail.com Site web : toutvabienlejournal.org


L’équipe de rédaction

Le Tout va bien

Pour garder un anonymat tout relatif, voici une brève présentation des personnes ayant participé à la rédaction de ce numéro. Toute ressemblance physique avec des personnes existantes serait fortuite.

VALENTINE Etudiante en voyage, elle nous transmet avec optimisme et gaiété ses points de vue sur le monde.

FABIEN Investi dans le monde associatif lyonnais, il est un relais formidable entre tout ce qui existe de bien près de chez nous, et vous.

Tout va bien est une association loi 1901 reconnue d’intérêt général. Son objet social est de diffuser des informations qui redonnent confiance en demain, de relayer tout ce qui se passe de bien aujourd’hui et qui nous aidera à mieux vivre demain. Le but étant de proposer d’autres exemples de « héros médiatiques » au grand public, de mettre en lumière tous ceux qui agissent dès maintenant pour répondre aux problématiques actuelles et du futur afin de le construire de la manière la plus pacifique et responsable possible. Inspiré du journalisme de solutions, Tout va bien, c’est avant tout le parti pris de regarder l’actualité non pas à travers le prisme de nos peurs et nos horreurs mais à travers le prisme de nos espoirs et des solutions existantes. Si nous devenons ce que nous pensons, autant nous entrainer à mieux penser.

CHERIF Professeur, formateur et porteur de projets culturels, Cherif aime à transmettre ses découvertes.

Tout va bien, c’est aussi un journal impliqué dans la vie locale. Nous avons créé le principe de l’initiative au kilomètre et nous souhaitons être un pont entre tout acteur local (associatif, chercheur, innovateur, entrepreneur social, soignant, particulier ou privé) porteur d’une idée ou d’un projet qui participe au bien-être individuel, collectif ou environnemental, et ses voisins, nos lecteurs, qui vivent juste à côté. On ne parlera que de projets concrets, essentiellement à Lyon, et nous vous permettrons de bénéficier de réductions chez ces acteurs de la porte d’à-côté, pour vous informer mais aussi vous faciliter l’envie d’essayer autrement.

LAURIANNE Rédactrice en chef et fondatrice du Tout va bien, Laurianne croit en la nécessité de montrer de nouveaux exemples dans l’espace public.

Vous pouvez nous aider en vous abonnant et adhérant à l’association, en écrivant avec nous des articles de journalisme constructif, en faisant connaître le journal autour de vous, en nous suivant sur les réseaux sociaux, en organisant des évènements ensemble et en apportant vos compétences, vos idées et vos envies. Ou encore en faisant un don à Tout va bien (reçu fiscal sur demande). N’hésitez pas, contactez-nous : toutvabienlejournal@gmail.com ou sur toutvabienlejournal.org.

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VOUS POUVEZ VOUS ABONNER SUR : TOUTVABIENLEJOURNAL.ORG La newsletter internationale est envoyée mensuellement via mail. Le journal local, mensuel, est envoyé directement chez vous avec l'abonnement papier et par mail avec l’abonnement web. Les événements tvb, une dizaine par an, invitent des experts à vous présenter leurs solutions pour réinventer demain et mieux-vivre aujourd'hui. *Les 5% minimum de réduction chez nos partenaires sont valables pendant un an et sur simple présentation de la carte membre engagé.

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Brèves du monde

GALWAY, ELUE CAPITALE DE LA CULTURE 2020 Ce vendredi 15 Juillet, la ville de Galway située en Irlande a été élue capitale européenne de la culture pour 2020.

IL BAT UN RECORD DU MONDE A 82 ANS Cet événement est peut-être passé inaperçu pendant l’Euro 2016, mais il est très rafraîchissant . Le cycliste français Paul Martinez, licencié à l’Amicale Cycliste de Lyon Vaise, a battu le record de l’heure cycliste dans sa catégorie ... il a 82 ans !!! Les spécialistes apprécieront : 38,657 kilomètres dans l’heure. Un évènement de résonance mondiale qui donne le sourire à la région lyonnaise, qui a grandement félicité les qualités de persévérance de ce sportif doté de qualités humaines exceptionnelles .

La ville en fête au moment de l’annonce

par Valentine, depuis Galway

par Laurianne

par Fabien

Chaque année depuis 1985, une ou deux villes sont sélectionnées pour promouvoir la culture durant un an. Depuis la création de la compétition, l’Irlande n’a accueilli que deux fois l’événement (en 1991 à Dublin et en 2005 à Cork). Galway, « the world’s most friendly destination ». Si la ville n’est que la quatrième plus grande du pays, elle est cependant considérée comme celle où y réside la meilleure atmosphère. Le partage culturel, avec son célèbre quartier latin ou encore ses nombreux festivals intergénérationnels, notamment dans les traditionnels Pubs irlandais, témoignent de l’atmosphère chaleureuse de cette petite ville cosmopolite. Les cris de joie des habitants et le champagne coulait à flots lors de l’annonce des résultats prédisant encore davantage de divertissements pour les quatre années à venir, dans cette nouvelle capitale culturelle où la musique y résonne déjà jour et nuit.

détenus pour 100 000 habitants. A titre de comparaison, la France est à 123 et l’Angleterre à 140. Pour justificatifs de ce bon taux, une baisse de la criminalité de 0,9% en 2015 et une nouvelle politique judiciaire visant à favoriser les travaux d’intérêt général à l’emprisonnement des délinquants. Une nouvelle façon d’envisager les peines à encourir pour la société qui bénéficie au pays tant financièrement qu’en maintien de l’ordre. Les prisons alors désertées se doivent de trouver une nouvelle vie et les reconversions sont diverses et surprenantes. De la location de prisons à la Belgique et à la Norvège en passant par des centres d’accueil pour demandeurs d’asile à l’hôtel de luxe atypique... Qui a dit que rien ne pouvait évoluer ?

IL EMBAUCHE DES CHÔMEURS SANS DIPLÔMES L’Het Arresthuis, hôtel de luxe ouvert dans l’ancienne prison de Roermond

PAS ASSEZ DE PRISONNIERS AUX PAYS-BAS Une étude de l’Institut of Criminal Policy Research démontrait une augmentation de la population mondiale de 18% ces dernières années, alors que la population carcérale aurait, elle, augmenté plus rapidement en atteignant les 20%. Ce qui n’est pas très rassurant concernant l’augmentation de la délinquance. Cependant, il existe toujours une exception qui confirme la règle et une solution aux problèmes et ça c’est le cheval de bataille du Tout va bien. Et l’exception à la recrudescence du nombre de prisonniers est européeene. En effet, les prisons néerlandaises ont perdu 27% de leur population entre 2011 et 2015. Les Pays-Bas possèdent l’un des taux d’emprisonnement les plus faibles d’Europe avec 57

Miser davantage sur des individus que sur des diplômes. C’est le credo d’un gérant de l’entreprise grenobloise Alyl qui n’embauche, depuis 2007, que des personnes sans emploi. Cette société de la sécurité incendie inverse les tendances et, en plus, réserve 10% de son chiffre d’affaires pour la formation de ces personnes aux parcours souvent chaotiques. L’employeur souhaite ainsi redonner confiance à ceux qui en ont besoin, nul n’étant à l’abri d’un accident de parcours. Il s’intéresse ainsi aux « gens qui ne sont pas dans les canons à recrutement » et qui ont tendance à être plus motivés, à avoir une capacité d’intégration et d’apprentissage supérieure aux autres. Proposant des postes dans le travail administratif, technique et commercial, cette entreprise privée ne reçoit aucune aide de l’Etat mais a été élue en mai 2014 lauréate d’un réseau qui lui a ainsi attribué un prêt d’honneur pour favoriser sa croissance. Son chiffre d’affaires a d’ailleurs triplé depuis 2013, les salariés évoluant dans un cadre bienveillant car ayant le choix définitif sur les personnes embauchées qu’ils formeront ensuite. par Valentine

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Ils font Lyon autrement

L’HABIT DE L’EMPLOI REPORTAGE A L’ATELIER CRAVATE SOLIDAIRE LYON Nous avons suivi un «atelier coup de pouce» animé par la Cravate solidaire lyonnaise, l’association qui lutte contre le décrochage sociétal et pousse les personnes sans emploi à reprendre confiance et se sentir bien dans leurs baskets, ou talons hauts, bref, à avoir l’habit de l’emploi pour décrocher un nouveau job. Trois jeunes venus de Bourgogne et deux lyonnais ont suivi le fameux parcours de la cravate solidaire pour repartir booster avant les entretiens d’embauche qu’ils avaient décrochés. Immersion. Mais comment on fait tourner une cravate solidaire ?

Etape 1 : L’accueil C’est sous une chaleur estivale que sont accueillis les premiers bénéficiaires de l’atelier coup de pouce de l’après-midi. On grimpe au dessus de la boutique de l’OL à Gerland et on s’installe dans la salle d’attente de l’association. Des premiers renseignements sont demandés comme pour un entretien. Après avoir fait connaissance et discuter sur d’éventuelles limites, complications habituelles, envies et perspectives d’avenir, les jeunes vont visiter les salles avoisinantes qui regorgent de vêtements à l’allure professionnelle. Etape 2 : Le conseil en image Dans ce grand stock de vêtements, mais aussi de chaussures et d’accessoires, des conseillers en image bénévoles attendent les bénéficiaires pour les orienter en fonction de leurs goûts, de leur identité, leur morphologie mais également l’emploi qu’ils recherchent et le secteur d’activité qu’ils visent. Après plusieurs essais et quelques défilés dans le couloir, quelques

fous-rires aussi, les bénéficiaires adoptent une tenue vestimentaire complète qu’ils rameneront avec eux pour passer leurs entretiens. Etape 3 : L’entretien fictif Une fois bien habillés, ils attendent dans la salle d’attente que les recruteurs fictifs viennent les chercher. C’est alors que deux spécialistes des ressources humaines, bénévoles pour l’association, apparaissent dans la salle. Les jeunes ne les ont jamais vu et l’entretien commence maintenant avec les présentations et premières impressions. Puis direction le bureau où l’entretien sera tenu dans les conditions réelles. Une fois la pression retombée, les jeunes et les professionnels débriefent puis se retrouvent dans la salle d’accueil pour un dernier cadeau : la photo professionnelle. Les jeunes sont pris en photo par un appareil professionnel dans leur belle tenue pour pouvoir habiller leur CV puis avec un accessoire divertissant pour une photo souvenir et se rappeler que tout cela n’est que jeu d’apparence.

La cravate solidaire existe à Lyon depuis fin 2015, l’association mère a, elle, été créée à Paris en 2012. L’antenne lyonnaise tourne aujourd’hui grâce à une équipe de 40 bénévoles et ses deux co-présidentes Melissa Jbara et Margaux Charosse. Les bénéficiaires sont pour la plupart orientés vers la cravate par des structures prescriptrices comme la maison de l’emploi, les missions locales ou les associations liées à l’emploi. Les vêtements sont collectés sous trois formes différentes. Premièrement, des dons de particuliers sur rdv, on retrouve la carte des points relais sur le site de l’association. Deuxièmement, des collectes sont organisées dans les entreprises, souvent des entreprises engagées en RSE (responsabilité sociale des entreprises) qui organisent des levées de vêtements avec leurs salariés. La direction s’engage à verser 10€ par kg, la pesée a souvent lieu dans un moment convivial où la cravate du directeur est sollicitée. Troisièmement, auprès des commerçants qui offrent leurs fins de séries. L’association est actuellement à la recherche d’un nouveau local d’environ 150m2 et de bénévoles. Pour tout contact : lyon@lacravatesolidaire.org

par Laurianne

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Ils font Lyon autrement

LA SAGA SINGA DEBARQUE A LYON Singa est une aventure associative née des motivations de deux amis « globe trotters «, Nathanaël Molle et Guillaume Capelle, désireux de lancer un projet d’intérêt général pour renforcer la société avec les réfugiés, tout en permettant aux citoyen(ne)s de se rendre compte des valeurs extraordinaires qu’ils peuvent apporter à la société, au-delà des discours publics souvent très stigmatisants à leurs égards. Une solution novatrice au traitement d’une problèmatique complexe Ils sont plus de 16 millions d’êtres humains à travers le monde à avoir été obligés de fuir pays, familles, maisons... pour échapper à des persécutions, dont environ 200 000 sont des réfugiés statutaires en France. Ils se retrouvent ainsi confrontés à des problèmes de langues, de méconnaissance des codes socio-culturels et à des obstacles administratifs et juridiques nécessitant d’y apporter des solutions concrètes. Depuis son lancement en 2012, Singa favorise l’émergence d’espaces et d’outils de rencontre, d’échange et de collaboration entre les personnes réfugiées et leur société d’accueil, tout en respectant les principes de neutralité et d’impartialité politique et religieuse.

De belles aventures humaines L’association joue le rôle de plate-forme citoyenne facilitant les connexions interculturelles, encourageant ainsi l’universalité positive, via des programmes d’actions tels que CALM (Comme À La Maison ) qui est un réseau de réfugiés chez l’habitant, ou encore l’accompagnement de personnes réfugiées porteuses de projets, leur redonnant ainsi confiance, avec des possibilités d’avoir un travail en rapport avec leurs qualifications. Les bénévoles qui rejoignent Singa suivent une formation pour agir au mieux avec les réfugiés, chacun(e) choisissant ensuite ce qu’il peut faire à son niveau. Des «buddies» (ou binômes réfugiés/bénévoles) se forment parfois naturellement, l’engagement étant souvent basé sur la spontanéité au sein de cette «grande famille d’ami(e) s», ou chacun s’enseigne et s’apprend dans un état d’esprit qui se veut aussi très fun. Chaque citoyen(ne) est invité(e) à apporter les compétences qu’il/elle souhaite, pour favoriser le vivre ensemble, l’enrichissement culturel, la création d’emplois. Lyon surfe sur ces énergies positives Fraîchement implantée à Lyon depuis début 2016, sous l’impulsion de Fanny, Julie et bien d’autres acteurs de cette communauté dynamique, Singa Lyon mobilise de plus en plus de bénévoles qui imaginent des activités collectives permettant aussi de rompre l’isolement des personnes réfugiées. Des cours de français au Café Cousu, aux ateliers de cuisine interculturels, en passant par les cours de natation, les repas partagés, les randonnées culturelles, les sorties courses à pieds/stretching, sans oublier les Singa Blabla au Parc de la Tête d’Or où chaque bénévole peut lancer des ateliers et ouvrir les champs des possibles et des opportunités. Bref, Singa inpire comme le rappellent de nombreux événements interactifs qui se passent près de chez vous, et respire la joie de vivre avec les autres. par Fabien

JOUER AVEC LES ENFANTS HOSPITALISÉS Ils sont étudiants en médecine, pharmacie ou en kinésithérapie, ils ont pour la plupart tout juste la vingtaine et ils passent leurs soirées à l’hôpital, à jouer avec les enfants hospitalisés. Ces experts en mario-kart, ce sont les bénévoles de l’AMPC, l’association des médecins et pharmaciens du coeur, créé il y a maintenant onze ans, à Lyon. Pour soulager le personnel soignant, pour amener de nouvelles façons de s’amuser, pour parfaire leur formation ou tout simplement par conviction ou envie d’aider les familles et les enfants qui traversent ces périodes difficles, ces jeunes apportent un peu de la légerété de l’extérieur. Trois fois par semaine, les lundis, mardis et jeudis de 18h à 20h, une petite équipe de bénévoles en t-shirt bleu vient divertir les jeunes de 6 mois à 20 ans hospitalisés au centre IHOP (Institut d’Hematologie et d’Oncologie Pédiatrique) de Léon Bérard. A deux en salle d’isolement ou à plusieurs dans la salle de jeux, ils s’accordent une petite pause avec des jeux de société, des puzzles, des mises en scène ou le recours ultime à la Wii pour les ados. Une fois par mois, un atelier créatif est organisé comme le repas de Noël, et une fois dans l’année des week-end à thème font sortir les enfants de l’hôpital. En mars dernier, ils ont découvert Disneyland. Une belle preuve d’humanité de la part de notre jeunesse.

par Laurianne

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Rencontres inspirantes

MALIKA BELLARIBI LE MOAL, ECHANGES AVEC UNE CANTATRICE PAS COMME LES AUTRES Dans le cadre des « Dialogues en humanités » (Festival citoyen sous les arbres) au Parc de la Tête d’Or qui se sont tenus du 1er au 3 juillet 2016, nous avons rencontré une artiste qui a su se frayer un chemin, et laisser son nom dans l’Histoire de la démocratisation de l’Art lyrique : Malika Bellaribi Le Moal, dont le pseudonyme, « la Diva des quartiers », a été donné par un journaliste de France musique il y a dix ans. « Au début, j’ai pas compris ce terme. Cela m’avait mis en colère. Et, puis après, je trouve qu’il résonne bien ! » affirme-t-elle sur l’origine de ce surnom. Après sa formation au conservatoire international de musique de Paris puis à l’école normale de musique, Malika Bellaribi Le Moal, cantatrice mezzo-soprano, s’installe dans les années 90 au théâtre du Renard à Paris, lieu de création foisonnant sur les traces du théâtre du soleil d’Ariane Mnouchkine. Elle poursuit sa carrière en créant ses spectacles et se produit salle Gaveau et salle Pleyel, entre autres. Nous savions que cette artiste, dont l’engagement depuis plus de quinze ans pour les publics en marge ou éloignés de certaines formes artistiques dites élitistes, venait présenter un des ses spectacles à Lyon à savoir : l’« Opéra Cavalleria Rusticana », spectacle citoyen inspiré de l’opéra de Pietro Mascagni. Nous n’avons pas résisté au fait de rencontrer cette artiste, comprendre et relayer sa démarche : enseigner le chant lyrique aux habitants des quartiers populaires. Lors de l’interview, elle démarre rapidement sur son histoire. Fille d’un couple algérien, né en 1956, elle a connu les bidonvilles et les « ratonnades », comme elle dit. Et puis, elle évoque cet accident de camion alors qu’elle

est encore fillette, et l’idée qui germe en elle de trouver un dénominateur commun entre sa misère qu’elle connaît trop bien, une famille de dix enfants, sa souffrance morale et physique, et sa volonté d’évasion. Elle est soignée en dehors du milieu familial , en maison de repos. Elle précise « ma mère chantait déjà en arabe ». Elle insiste lourdement sur les effets que va lui produire l’écoute des oratorios « j’avais l’impression de marcher en étant légère, et je volais même ! Et puis, la musique, notamment la musique lyrique est un art complet. Il y a l’architecture qui intervient mais aussi la peinture...La voix par son aspect divin, spirituel a beaucoup joué sur moi. Mais, c’est aussi le timbre, et l’attitude qui entre en jeu également. Le jeu de scène.» Elle revient de nombreuses fois sur l’aspect divin de la musique, et ainsi l’Espoir et l’idée du Beau qu’elle véhicule. Bien sûr, nous n’allions pas manquer l’occasion de faire parler Malika Bellaribi sur sa méthode pour amener des personnes néophytes, ou de simples « initiés » à oser monter sur les planches. « J’ai été en thérapie pendant trente ans. Mon mari est psychopraticien. » Nous sentons déjà qu’elle met en parallèle pédagogie et psychologie. D’ailleurs, elle nous mentionne les théories psychologiques qui l’ont marquée et dont on se sent porteuse : la théorie de l’Attachement de J. Bowlby, ou les écrits d’Alice Miller sur le Nazisme ou la pédagogie noire. « Ma pédagogie repose sur le fait d’apprendre à apprendre, à faire émerger les émotions. C’est très important pour moi. L’intelligence émotionnelle. Il y a tout un travail non verbal proposé à ces femmes pour reconnecter le cerveau gauche (celui

de la Raison) et le cerveau droit (celui des émotions). Le jeu créatif est central dans la phase d’exploration. Pour ces femmes des quartiers, il y a toute une démarche selon des règles autour du bébé qu’elles ont été, et de les amener à se reconstruire elles-mêmes par les sensations et les émotions comme la colère qui est synonyme de l’aversion, la dérision ; la tristesse est en lien avec le lâcher-prise… Tout ceci pour tendre vers la liberté intérieure, et le fait de voler, comme moi petite fille (rire). Ensuite, nous travaillons la voix comme organe de l’Amour par des exercices. » Et de l’amour, il s’en dégage lors de cet opéra en un acte qui regroupe 60 chanteuses et chanteurs des quartiers de Bondy, Créteil, Nanterre, mais aussi Villeurbanne ou Vaux-en-Velin. Ce spectacle raconte l’histoire d’une femme passionnée qui se heurte au poids des valeurs de la religion et des normes sociales. Tiens, est-ce un hasard ?! Son engagement pour l’accès à la culture lui a valu d’être nommée chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur le 1er janvier 2016. Une belle reconnaissance ! Pour en savoir plus : * Les sandales blanches, récit autobiographique, Malika Bellaribi, Ed. Calmann-Lévy, 2008. * Voix en développement : Page facebook : voixendev Site web en construction : voisendev.org Et retrouvez sur notre blog, les ressentis d’après-spectacle d’Eliane, chanteuse dans la chorale de Malika Bellaribi, lors des Dialogues en Humanité de Lyon. Propos recueillis le 2 juillet 2016 par Chérif Mansouri

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Rencontres inspirantes avons prouvé que les bénéfices qui pouvaient être réalisés grâce à une politique ZeroWaste sont nombreux et sur plusieurs plans.

ROBERT REED, RENCONTRE AVEC MONSIEUR ZERO DECHET San Francisco est l’une des premières villes au monde à s’être donné pour objectif réussir à ne produire plus aucun déchet qui ne soit ni recyclé ni composté. Cétait le début des politiques, et l’apparition du terme, «Zéro déchet». On était en 2002, à l’heure d’aujourd’hui San Francisco a atteint la transformation de 80% de ses déchets et se lance dans la dernière ligne droite, la plus complexe. Robert Reed, de la coopérative américaine Recology en charge d’accompagner la ville dans la gestion de ses déchets est devenu l’emblème de la politique ZeroWaste ou ZeroDéchet en français. Apparu dans le film «Demain» qu’on ne présente plus, l’américain était de passage à Lyon pour une conférence à Sciences-Po avec l’association ZeroWaste Lyon, nous en avons profité pour lui poser quelques questions. TVB : Comment vous présenteriez-vous et ce que vous faites aujourd’hui ? RR : Je m’appelle Robert Reed, j’habite à San Francisco en Californie, je travaille pour Recology, une entreprise de recyclage et de compost pour la ville de San Francisco. En 2002, la ville et ses superviseurs se sont consultés pour définir un objectif Zero déchet, ce qui signifie n’envoyer quasiment plus aucun déchet aux incinérateurs ou à l’enssevelissement. Ils espérent ainsi convaincre les habitants de réduire leurs déchets et de réutiliser les choses. Nous avons donc différents programmes de recyclages selon les propriétés et leurs particularités (ndlr voir les programmes d’incentive sur le remplissage des poubelles à recyclage pour les hôteliers). TVB : L’un deux, pour les habitants de San Francisco est le trio de poubelles ? RR : Oui nous avons trois poubelles. La bleue pour le recyclage, la verte pour le compost et la noire pour le reste. Les bleues sont un peu plus larges afin de pouvoir y déposer tous types d’objets. Et nous avons intié de grands progrès avec les poubelles de compost, notamment dans le rendement des productions d’agriculteurs voisins de San Francisco qui utilisent ce compost. TVB : Qu’est-ce-qui vous a amené à voir les

déchets comme une matière première et non plus comme un problème à enfouir ? RR : De mon point de vue, les matières premières que l’on trouve dans les déchets peuvent être réutilisées. Et c’est une très vieille idée. Les générations précédentes n’avaient pas autant de choses donc ils réparaient déjà et réutilisaient les choses. C’est probablement juste après la seconde guerre mondiale que les grandes entreprises ont commencé à fabriquer de plus en plus de produits, le marketing et le packaging sont apparus et les sociétés se sont éloignées de la réparation, du compost, etc. Nous sommes désormais en train d’essayer de simplement revenir à une mentalité plus pratique, qu’on aurait juste oublié. TVB : Vous avez atteint aujourd’hui l’objectif à 80%, comment avez-vous fait ? RR : Oui, aujourd’hui, à San Francisco 80% des déchets sont réutilisés, recyclés ou compostés. Ce qui est très fort, la ville et ses habitants se sont investis de cet objectif. Nous avons de bons programmes qui fonctionnent bien et qui inspirent beaucoup d’universités et de villes. Ils viennent nous rendre visite pour voir ce que nous avons fait et le faire chez eux, c’est une très bonne chose. Maintenant, il nous reste à développer encore de nouveaux programmes pour atteindre le but de 100%. Mais déjà, nous

TVB : D’ailleurs, Recology emploie aujourd’hui mille personnes pour la ville seule de San Francisco. En plus d’être une solution écologique, la politique Zérodéchet pourrait-elle être une solution pour l’emploi ? RR : Oui, cela peut aider. Le recyclage crée dix fois plus d’emplois que l’incinération ou l’enssevelissement. Et ce sont en plus des métiers qui ont du sens et chez Recology les employés sont sociétaires de l’entreprise donc réellement associés à la politique ZeroWaste. Il faut savoir qu’une étude a montré que si l’ensemble des villes des Etats-Unis recyclaient 75% de leurs poubelles, nous pourrions créer 1,5 million de nouveaux emplois. TVB : Avez-vous une idée du nombre de villes engagées dans le ZeroDechet aujourdh’ui ? On parle de Seattle et de NewYork par exemple ? RR : Je n’ai pas de chiffres concernant le nombre de villes engagées mais je sais que chaque jour les gens prennent conscience de la signification du ZeroDéchet , et il y a un mouvement, et des études qui montrent que les gens ont entendu parler du mouvement ZeroWaste, qu’ils prêtent plus d’attention au recyclage et utilisent les bonnes poubelles. Je pense que le ZéroDéchet va devenir la nouvelle politique de recyclage, que de nombreux pays et personnes de par le monde penseront et s’approrprieront le recyclage de manière positive et le mouvement ZeroWaste grandira et rayonnera dans le futur. TVB : Et pour cela, il faut montrer les solutions ? RR : Oui et je trouve que ce que fait votre publication est brillant. Il existe une vraie demande d’entendre parler de solutions, beaucoup de solutions existent et les gens ne le savent juste pas. J’aime aussi ceux qui, quand tout le monde va dans un sens, eux vont dans le sens opposé. C’est ce que fait Recology quand toutes les grandes économies se tournent vers l’incinération et le recyclage et que notre business model se base sur le recyclage. C’est important et nécessaire de trouver et diffuser des solutions pour demain.

Propos recueillis le 27 juin 2016 par Laurianne Ploix

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Détente et contacts

MOTS CACHÉS

AGENDA Le 29 juillet : Cyclo Solar Party Sur l’esplanade de la Grande Cote, venez pédaler pour fournir l’éléctricité nécessaire aux concerts live et découvrir diffférentes animations liées au développement durable. De 14h à 21h, venez célébrer gratuitement l’’énergie humaine et renouvelable. Le 30 juillet : Il(s) à l’Improvidence Vous ne savez pas la pièce que vous allez voir et le comédien, Tibo Astry, ne sait pas celle qu’il va vous jouer... Tout dépendra de vous... Il(s) c’est l’histoire du personnage que le public créera et que le comedien jouera avec émotion et originalité, tout en improvisation.

Retrouvez dans la grille ci-dessous les mots suivants : Beauté Bonheur Créations Devant Don

Exemplaire Essais Forces Inventivité Patience

Persévérance Renaissance Ressources Solution Vie

Ils sont de gauche à droite à l’horizontal ou à la verticale. Retrouvez les solutions le 1er août sur la page Facebook.

Du 5 au 8 août : Vis ta ville ! Balades urbaines à Lyon «Une marche pour le dialogue et pour les peuples» de cet événement qui vise à vous faire décovrir un quartier de manière originale et suivant des thématiques telles la citoyenneté, la laïcité ou le multiculturalisme. Le 28 août : Adopte une courge, journée botanique Avec les Colibris 69 Lyon-Reliance et le jardin collectif bio les Pot’iront de Décines découvrez la ferme associative et des astuces de jardinage. Le 31 août : Informations sur les givebox, Maison de l’environnement Découvrez les principes des boîtes à partages, ces nouveaux lieux où l’on vient laisser ce qui ne nous sert plus ou récupérer ce qui ne servait plus à quelqu’un d’autre. A partir de 18h30 Le 17 septembre : Forum des Associations Place Guichard Retrouvez toutes les associations de Lyon 3 ici exposées dont Tout va bien !

HOROS’CAP ? CONTACTS

Bélier Cap de ne vous déplacer qu’à pied ou à vélo pendant 24h (sortie obligatoire) ?

Balance Cap d’entrer dans le métro avec le sourire et de le garder pendant 30 secondes ?

Taureau Cap de faire le marché et de goûter un fruit ou un légume inconnu ?

Scorpion Cap de vous essayer à une nouvelle recette de cuisine ?

Gémeaux Cap de réparer ce vieux truc qui traîne au fond du grenier ?

Sagittaire Cap de faire une journée sans écran (téléphone compris) ?

Cancer Cap de ne parler qu’en chantant pendant au moins une heure ?

Capricorne Cap de déposer un petit cadeau à un commerçant inconnu ?

Blog WordPress : Tout va bien Lyon

Lion Cap de faire une surprise à votre animal de compagnie ou à celui d’un ami ?

Verseau Cap de faire grandir une nouvelle plante chez soi (plantes aromatiques et jolies filles acceptées) ?

Page Facebook : Tout va bien, le journal

Vierge Cap de marcher pendant 10 minutes les pieds dans l’herbe ?

Poisson Cap d’écrire une lettre manuscrite bienveillante et de la poster ?

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Illustration : Carole Perret pour A/R magazine (Paris)


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