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2014 LA NAISSANCE D’UNE MÉTROPOLE RAPPORT D’ACTIVITÉS ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DE RENNES MÉTROPOLE


SOMMAIRE INTRODUCTION - Éditorial du président

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- 2014 en dates

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- La vie de la métropole

6

- Le développement durable

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- La transition écologique et énergétique

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1  |  UNE MÉTROPOLE ENTREPRENANTE ET INNOVANTE - Le développement économique et l’emploi

18

- L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation

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2  |  UNE MÉTROPOLE ACCUEILLANTE ET SOLIDAIRE - La cohésion sociale et la politique de la ville

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- L’habitat

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- La culture au quotidien

38

- La jeunesse et la politique temporelle

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3  |  UNE MÉTROPOLE ÉCORESPONSABLE ET EXEMPLAIRE - Les mobilités

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- L’aménagement métropolitain

52

- La politique foncière

58

- L’agriculture et les formes urbaines

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- L’environnement

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- La valorisation et l’élimination des déchets ménagers

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4  |  UNE MÉTROPOLE CAPITALE RÉGIONALE, ATTRACTIVE ET ENTRAÎNANTE - Les événements culturels

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- Les coopérations

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ANNEXES

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- Le rapport financier 2014

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- Les ressources humaines

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- Les compétences de Rennes Métropole

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- La carte des communes

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- Les 122 élus de Rennes Métropole

88

- L’organigramme général de Rennes Métropole

92

- Les communes

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- Les institutions et les partenaires liés à Rennes Métropole

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rapport d’activités et de développement durable 2014


C. Ablain

ÉDITORIAL

La naissance d'une métropole

J

e suis heureux de vous adresser cette nouvelle édition du rapport d’activités de Rennes Métropole. Pour la première fois, elle intègre le rapport de développement durable, qui faisait jusqu'à présent l'objet d'une publication spécifique. Une convergence qui incarne ce que doit être le développement durable : le fil rouge de nos politiques publiques métropolitaines.

L'année 2014 restera, avant tout, comme la dernière année de notre communauté d'agglomération. Au 1er janvier 2015, nous sommes devenus une métropole de plein exercice. Le résultat d’un travail intense des élus et des services, qui se sont engagés, sans ménager ni leur temps ni leur énergie. Je veux ici les en remercier. Ce saut d’intégration a été accompli dans un souci constant de dialogue, confirmé par l’unanimité de notre Conseil communautaire et de proximité, par la mise en place des comités de secteur. Grâce à de nouvelles mutualisations, nous voulons avancer vers toujours plus d'efficience dans la mise en œuvre de nos politiques publiques et dans la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement.

Nous en avons les atouts. Quatrième plus forte progression démographique des métropoles françaises ces dix dernières années. Septième ville étudiante en région. Notre écosystème labellisé French Tech. Nous en avons aussi les projets. À l’horizon 2020, la seconde ligne de métro sera en service. La métropole bénéficiera de l’effet LGV avec EuroRennes. Le centre des congrès et la cité internationale des étudiants-chercheurs doperont l’ouverture de Rennes à l’international. Vous retrouverez ces chantiers dans ce rapport d’activités et de développement durable. Au terme de cette première année de mandat, il témoigne de l’énergie et des nouvelles avancées de notre territoire, du programme local de l’habitat au plan local d’urbanisme intercommunal. Notre métropole est née d’une ambition. Elle se renforcera demain dans l’action et dans une cohésion toujours plus forte entre nos communes. C’est cette conviction que porte Rennes Métropole. À chacun et à chacune, je souhaite une bonne lecture.

Au-delà, ce changement de statut est bien plus qu'une simple évolution institutionnelle. Il consacre notre rôle moteur dans le développement économique et dans l’aménagement du territoire. Il affirme notre fonction de solidarité entre nos communes et dans notre région. Il scelle aussi une grande ambition collective. L’ambition d'une trajectoire européenne et internationale plus affirmée.

rapport d’activités et de développement durable 2014

EMMANUEL COUET Président de Rennes Métropole

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R. Volante

* en photo ci-dessus.

25 février | CENTRE DES CONGRÈS : LA PREMIÈRE PIERRE La première pierre du futur centre des congrès de Rennes est posée par Daniel Delaveau, président de Rennes Métropole et maire de Rennes. Le début d’une nouvelle vie pour le couvent des Jacobins, monument historique situé en cœur de ville. Les travaux se termineront en décembre 2016.

Juin | LA FRENCH TECH SE MOBILISE Rennes Métropole dépose une candidature pour obtenir la labellisation French Tech. Candidature lancée lors d’une soirée au Liberté le 12 juin. Quatre axes sont définis pour le développement du numérique sur le territoire : cybersécurité, santé, médiation urbaine et contenus audiovisuels.

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J. Mignot

24 avril | LE NOUVEAU CONSEIL S’INSTALLE Emmanuel Couet, maire de Saint-Jacques-de-la-Lande, est élu président de Rennes Métropole par le conseil d’agglomération. À ses côtés sont élus 20 vice-présidents ainsi que six autres membres du bureau.

J. Mignot

Mars / avril | ÉLECTIONS MUNICIPALES ET COMMUNAUTAIRES Suite aux élections municipales et communautaires, 71 nouveaux élus font leur entrée au conseil d’agglomération, sur un total de 122 sièges. Cinquante et un conseillers communautaires étaient déjà présents lors du précédent mandat.

R. Volante

1er janvier | L’AGGLOMÉRATION S’AGRANDIT ! Cinq communes supplémentaires rejoignent l’agglomération rennaise : Bécherel*, La Chapelle-Chaussée, Langan, Miniac-sous-Bécherel et Romillé. Elles apportent avec elles plus de 7 200 nouveaux métropolitains.

D. Gouray

D. Gouray

2014 EN DATES

15 septembre | MOBIL’ACTEURS SAISON 1 Début de l’aventure Mobil’Acteurs pour huit métropolitains : l’heure de la remise des clefs. Ils laissent durant douze jours leur voiture au garage au profit des transports en commun, du vélo, ou encore de la marche. Cette opération de sensibilisation sera reconduite.

rapport d’activités et de développement durable 2014


D. Gouray

D. Gouray

12 novembre | RENNES LABELLISÉE FRENCH TECH Après l’annonce de la labellisation French Tech, Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, est en visite à Rennes le 5 décembre. L’occasion de rencontrer à La Mabilais des entreprises du secteur et les différents partenaires de la French Tech.

J. Mignot

D. Gouray

15 et 16 octobre | « OPPORTUNITÉS DIGITALES » Les Champs Libres accueillent la première édition des « Opportunités digitales », convention d’affaires coorganisée par Rennes Métropole et Québec International. Son objectif : faire dialoguer et collaborer les acteurs du numérique avec ceux de la santé, de l’agroalimentaire et de la culture.

19 décembre | LE DÉCRET DE CRÉATION DE LA MÉTROPOLE EST SIGNÉ Après le vote du conseil communautaire de la veille, le décret de création de la métropole rennaise est signé par le Premier ministre Manuel Valls et le président de Rennes Métropole Emmanuel Couet, en présence de la maire de Rennes Nathalie Appéré. Ce décret entre en application le 1er janvier 2015.

J. Mignot

J. Fouquet

D. Gouray

Octobre | LÉVITATION AU CŒUR DE RENNES Le couvent des Jacobins entre en lévitation pour quelques mois. Le bâtiment du XIVe siècle, qui abritera le futur centre des congrès, ne repose alors plus que sur des pieux et des poutres.

19 décembre | PARRAINAGE DU TUNNELIER DE LA LIGNE B Le parrainage du tunnelier Elaine annonce la fin des préparatifs et le début de la phase de creusement de la deuxième ligne de métro à La Courrouze. Trois fois plus puissant que Perceval, tunnelier de la ligne a, Elaine creuse à un rythme de 300 m par mois.

rapport d’activités et de développement durable 2014

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R. Volante

INTRODUCTION

LA VIE DE LA MÉTROPOLE premiers votes lors du conseil communautaire du 24 avril 2014.

L’arrivée des nouveaux élus EN 2014, LES ÉLECTIONS COMMUNAUTAIRES SE SONT DÉROULÉES AU SUFFRAGE UNIVERSEL DIRECT POUR LES COMMUNES DE 1 000 HABITANTS ET PLUS. UNE PREMIÈRE CONCOMITANTE D’UN RENOUVELLEMENT IMPORTANT DES ÉLUS DE RENNES MÉTROPOLE AVANT LE PASSAGE EN MÉTROPOLE DE PLEIN EXERCICE AU 1ER JANVIER 2015.

L

e 24 avril 2014, 71 élus ont découvert le conseil communautaire à l’hôtel de Rennes Métropole. Lors du scrutin des 23 et 30 mars, 122 conseillers ont été élus. Pour la première fois, les élus communautaires l’ont été, pour les communes de plus de 1 000 habitants, au suffrage universel. Deux listes figuraient sur chaque bulletin de vote, celle des candidats aux municipales et celles des candidats au conseil communautaire. Pour les quatre communes de moins de 1 000 habitants (Bécherel, Clayes, Langan et Miniac-sous-Bécherel), les conseillers communautaires ont été désignés dans l’ordre du tableau du conseil municipal, après l’élection du maire et des adjoints.

gouvernance de notre assemblée et les enjeux de citoyenneté ». Avant de conclure : « Nous sommes désormais des élus communautaires. […] Cela nous oblige et nous engage. Je refuserai donc les oppositions factices entre centre et périphérie […] et entre rayonnement métropolitain et politiques de proximité parce que nous avons besoin des deux pour un développement équilibré du territoire. Pour construire une métropole solidaire et citoyenne ».

PRIORITÉS ET ENJEUX Lors du conseil communautaire d’installation le 24 avril, Emmanuel Couet, maire de Saint-Jacquesde-la-Lande, a été élu président de Rennes Métropole. « Nous nous inscrivons dans une histoire et une tradition, l’histoire d’un territoire qui a fait de la coopération entre ses communes un levier pour le développement et pour la solidarité », a-t-il déclaré. Il a précisé quatre priorités pour ce mandat : le développement économique et l’emploi, l’enseignement supérieur et la recherche, l’habitat et les transports. Et trois « questions nouvelles ou enjeux singuliers » : « le passage en métropole et, en corollaire, les enjeux de proximité », « les coopérations territoriales et les enjeux de rayonnement et d’attractivité » ainsi que « la

C’est le nombre de conseillers communautaires élus les 23 et 30 mars 2014, qui ne siégeaient pas lors du précédent mandat. Un renouvellement conséquent puisque le conseil est composé de 122 élus.

LES COMMISSIONS Six commissions thématiques ont été créées à la suite de l'installation du conseil communautaire le 24 avril : Développement économique et Rayonnement métropolitain Présidente : Gaëlle Andro 1 re vice-présidente en charge du développement économique, de l'emploi, du commerce et des finances

Prospective et Développement durable Président : André Crocq 2e vice-président en charge du suivi du SCoT, du développement durable et de l'animation territoriale

Mobilité et Transports Président : Jean-Jacques Bernard

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4e vice-président en charge des transports et des déplacements

Aménagement et Habitat Président : Jean-Luc Gaudin 5e vice-président en charge de l'aménagement, du plan local d'urbanisme intercommunal, des plans locaux d'urbanisme communaux et autres documents ou règlements liés à l'exercice de la compétence « plan local d'urbanisme ».

5 NOUVELLES COMMUNES

Culture et Cohésion sociale Président : Sébastien Sémeril

Au 1er janvier 2014, Rennes Métropole a accueilli cinq nouvelles communes : Bécherel, La Chapelle-Chaussée, Langan, Miniac-sous-Bécherel et Romillé. La métropole est désormais composée de 43 communes.

6e vice-président en charge de la culture

Finances, Personnel et Administration générale Président : Pierre Breteau 17e vice-président délégué en charge de la présidence de la commission


Une nouvelle gouvernance pour la métropole LE 18 DÉCEMBRE 2014, LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE A ADOPTÉ UNE NOUVELLE CHARTE DE GOUVERNANCE POUR LA MÉTROPOLE, CRÉÉE AU 1ER JANVIER 2015. CHARTE QUI DÉFINIT LE RÔLE DES INSTANCES DE CONSTRUCTION DE LA DÉCISION ET D’INFORMATION DES ÉLUS.

D

urant le deuxième semestre 2014, un important travail collectif, mené par André Crocq, deuxième vice-président de Rennes Métropole, au sein d'un atelier a abouti à une nouvelle charte de gouvernance. Celle-ci a été adoptée par le conseil du 18 décembre. Elle s'appuie sur quatre fondements : la solidarité, entre habitants et entre communes, considérée comme « l'objectif final de l'action de la métropole », l'équité, le projet de territoire et la subsidiarité. Y sont définis le rôle et le fonctionnement des instances. LE CONSEIL MÉTROPOLITAIN L'assemblée délibérante rassemble les 122 conseillers métropolitains. Elle se réunit, en principe, une fois par mois. LE BUREAU MÉTROPOLITAIN Composé du président, des 20 vice-présidents et de 6 conseillers communautaires en 2014. Il examine les projets de délibérations, émet des avis et prend des décisions liées aux pouvoirs que lui a confiés le conseil métropolitain. LA CONFÉRENCE DES MAIRES Présidée par le président de Rennes Métropole, elle regroupe les 43 maires et se réunit au moins une fois par trimestre. C'est un lieu d'échanges et de débats, en amont des instances décisionnelles, sur les grandes orientations métropolitaines et les projets structurants. C'est également le lieu où peuvent être débattues des questions communales partagées par plusieurs communes.

LES COMMISSIONS ÉLARGIES Elles sont ouvertes aux élus des communes, désignés par leur maire. Elles permettent d'assurer la bonne information des élus sur les politiques publiques et les projets métropolitains et sont présidées par un vice-président. À noter que la commission Finances est présidée par un élu du principal groupe minoritaire du conseil métropolitain. Bécherel Miniacsous-Bécherel La ChapelleChaussée

Langan Romillé Chevaigné

Gévezé

Saint-Sulpicela-Forêt La Chapelledes-Fougeretz

Saint-Gilles

Cintré

Secteur Est

Secteur Nord-Ouest

Secteur Sud-Est

Secteur Nord

Secteur Sud

Secteur Ville de Rennes

ThorignéFouillard Acigné

Vezinle-Coquet

CessonSévigné

Rennes le Rheu

Brécé

Mordelles Le Verger Chavagne

Secteur Ouest

Betton

Montgermont Saint-Grégoire

Pacé

La ChapelleThouarault l’Hermitage

Secteur Nord-Est

LES COMITÉS DE SECTEUR, LA GOUVERNANCE DE PROXIMITÉ La principale nouveauté est la création de huit comités de secteurs (voir carte). Ils incarnent la gouvernance de proximité dans la nouvelle charte de gouvernance. Chaque comité débat de sujets liés aux politiques métropolitaines et aux coopérations et mutualisations entre communes. Il rassemble deux élus de chaque commune, dont le maire et un conseiller communautaire (ou un adjoint si le maire est l'unique conseiller de la commune ; pour les communes dont le maire n'est pas conseiller communautaire, la participation du conseiller communautaire est systématique), le vice-président en charge de l'animation territoriale et des membres pouvant y siéger selon le sujet abordé. Chaque comité de secteur est animé par un maire du secteur pour une durée de un à deux ans. À partir de 2015, chaque comité de secteur a établi ses modalités de fonctionnement et leur géographie pourra évoluer.

LES COMITÉS DE PILOTAGE ET LES GROUPES DE TRAVAIL Ils sont mis en place par le président sur des sujets spécifiques ou transversaux, avec une lettre de mission. Ils sont composés d'élus municipaux et communautaires, sont animés par le président ou un vice-président et peuvent être ouverts à des personnalités qualifiées.

Parthenay de - Bretagne Clayes

LES HUIT COMITÉS DE SECTEUR DE RENNES MÉTROPOLE

LA CONVENTION DES ÉLUS Elle se réunit une fois par an et rassemble tous les élus municipaux de la métropole. Elle permet la mise en débat autour des projets structurants et des grandes orientations de la métropole.

LES COMMISSIONS RESTREINTES Composées de conseillers métropolitains et présidées par le vice-président en charge du domaine concerné, elles concourent à la préparation des décisions du bureau et des délibérations du conseil.

Saint-Jacquesde-la-Lande Noyal-Châtillonsur-Seiche Chartresde-Bretagne

Chantepie

Vern-surSeiche

Bruz

Nouvoitou PontPéan

Saint-Erblon Saint-Armel Bourgbarré Orgères

Corps-Nuds

Laillé

rapport d’activités et de développement durable 2014

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J. Mignot

INTRODUCTION

Huit mois pour construire les bases de la métropole ENTRE AVRIL ET DÉCEMBRE 2014, LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION A EFFECTUÉ UN IMPORTANT TRAVAIL POUR SE TRANSFORMER EN UNE MÉTROPOLE DE PLEIN EXERCICE. LA MOBILISATION DES ÉLUS A ÉTÉ FORTE POUR CONCILIER LE RÔLE STRATÉGIQUE DE LA MÉTROPOLE ET LA NÉCESSAIRE PROXIMITÉ DES SERVICES AUX HABITANTS.

A

u 1er janvier 2015, la communauté d'agglomération est officiellement devenue une métropole. Comme Bordeaux, Brest, Lille, Nantes, Toulouse ou Strasbourg, Rennes et son agglomération font partie des territoires considérés comme des pôles urbains stratégiques en France. Il a fallu se mobiliser pour pouvoir assumer les compétences d'une métropole, prévues par la loi de Modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (Maptam) du 27 janvier 2014. Cette loi donne à la métropole de nouvelles compétences, notamment en matière de services collectifs, et elle élargit le périmètre d'autres compétences qu'avait la communauté d'agglomération. Le processus pour devenir une métropole a pris fin le 19 décembre 2014 lorsque le Premier ministre, Manuel Valls, est venu, à l'hôtel d'agglomération, signer symboliquement le décret créant la métropole rennaise, ce qui marquait la fin d'un processus aux allures de course de fond. « UN TRAVAIL PARTICULIÈREMENT RICHE ET INTENSE » Pour l'agglomération rennaise, le coup d'envoi du processus a été donné le 24 avril 2014, pendant le premier conseil communautaire de la mandature. Élu président de Rennes Métropole, Emmanuel Couet annonçait qu'il souhaitait « une métropole forte, puissante, intégrée sur toutes les compétences stratégiques, mais une métropole qui ne vient pas disputer aux maires des prérogatives de proximité, qui doivent rester de leur compétence ».

JANVIER

FÉVRIER

réunion décentralisée à laillé en juin 2014.

réunion décentralisée à corps-nuds en juin 2014.

Il fixait ainsi le cap des mois à venir. Le 18 décembre 2014, devant le même conseil appelé à voter les dernières délibérations permettant le passage en métropole (dont celle adoptée à l'unanimité sur le calcul des attributions de compensation), il expliquait : « C’est l'aboutissement de huit mois de travail, un travail particulièrement riche et intense, où personne n'aura ménagé son temps et son énergie ».

En novembre 2014, les conseillers municipaux de toutes les communes ont pu échanger avec le président, la maire de Rennes ou un vice-président de Rennes Métropole. ASSURER LE MÊME SERVICE À L'USAGER Au final, les échanges et les prises de décisions ont, avant tout, porté sur les questions de services collectifs comme la voirie, l'assainissement, l'eau ou l'aménagement. Avec les objectifs de garder la même proximité qu'auparavant dans la gestion des services et la même implication des élus municipaux. Joël Boscher, directeur général des Services, souligne que « l'intercommunalité rennaise n'avait jamais connu un transfert de compétences des communes aussi important. L'objectif était de réussir ce transfert au 1er janvier, sans perturbation du service public. Vient ensuite un second temps qui consiste à optimiser la gestion des compétences, comme cela a été fait pour les transports et les déchets ». La métropole conciliera désormais les enjeux stratégiques et ceux du quotidien, en agissant, par exemple, à la fois pour le développement économique et l'emploi et pour des services de proximité efficaces et équitables.

MAIRES ET ÉLUS IMPLIQUÉS Ce travail a été marqué par une méthode consistant à faire participer un maximum d'élus à l'élaboration de solutions et à informer tous les élus communaux des enjeux du passage en métropole, de la démarche et des avancées du projet. Le passage en métropole a été organisé autour d'un comité de pilotage et de la Conférence des maires, l'instance qui rassemble les maires des 43 communes. Ce sont, en effet, les 43 maires, réunis une ou deux fois par mois jusqu'à la fin 2014, qui ont débattu et validé les propositions issues des ateliers rassemblant élus et techniciens de l'agglomération et des communes. Services collectifs, aménagement du territoire ou calcul des charges transférées, liées aux compétences passées des communes à Rennes Métropole, autant de sujets pour lesquels les maires ont trouvé un accord.

MARS

27 janvier Promulgation de la loi de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Maptam)

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J. Mignot

J. Mignot

lors du conseil communautaire du 18 décembre 2014.

AVRIL

MAI

24 avril Installation du nouveau conseil d’agglomération

JUIN

5 juin Établissement de la méthode et du calendrier pour le passage en métropole par la Conférence des maires

JUILLET


INTRODUCTION

J. Mignot

EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT

UNE CONVENTION DE GESTION POUR LA VOIRIE

Avec le passage en métropole, Rennes Métropole exerce de nouvelles compétences comme l’eau et l’assainissement. Concernant l’assainissement, Rennes Métropole gérera désormais cette compétence en propre avec ses services. Concernant l'eau, la compétence était notamment exercée par des syndicats dont le périmètre allait parfois au-delà de la métropole. Dans une logique de solidarité et de bonne organisation du service public de l'eau, Rennes Métropole a fait le choix de déléguer la gestion de sa compétence à un Syndicat mixte « Collectivité Eau du Bassin Rennais ». Son périmètre d'action va au-delà des 43 communes de la métropole. Les tarifs varient actuellement de 1 à 2 sur le territoire. À terme, Rennes Métropole souhaite plus d’harmonie dans les tarifs et tendre progressivement vers un prix unique.

La compétence voirie relève désormais de la métropole, pour ce qui concerne : l'aménagement, la création et l'entretien, l'éclairage public et les cheminements doux du schéma directeur des liaisons cyclables de Rennes Métropole. Avec deux autres attributions nouvelles – l’entrée dans la gouvernance et l’aménagement des gares ainsi que la gestion des parcs de stationnement – Rennes Métropole pourra mener une stratégie cohérente sur les transports et les mobilités. Pour l'exercice de la compétence de la voirie, stricto sensu, Rennes Métropole a opté pour le passage de convention de gestion avec chaque commune, pour une période de deux ans. Ce dispositif transitoire permet d'assurer la réactivité nécessaire sur les interventions et la poursuite des opérations d'investissement. Il donne aussi du temps pour préparer l'organisation de la gestion intercommunale de cette nouvelle compétence.

5 RÉUNIONS DÉCENTRALISÉES avec les conseillers municipaux, du 23 juin au 2 juillet 2014. 1 OU 2 RÉUNIONS PAR MOIS pour la Conférence des maires durant les huit mois du passage en métropole. Nombreuses réunions du comité de pilotage et des quatre ateliers thématiques (gouvernance ; aménagement et urbanisme ; eau, assainissement, voirie, mobilité ; ressources humaines et finances). LES 43 CONSEILS MUNICIPAUX ont pu échanger, en novembre, avec le président de Rennes Métropole, un vice-président ou la maire de Rennes.

DEUX MÉTROPOLES EN BRETAGNE Comme les régions Provence-AlpesCôte d’Azur et Rhône-Alpes, la Bretagne va compter deux métropoles sur son territoire. Au 1er janvier 2015, Brest Métropole et Rennes Métropole sont en effet devenues des métropoles de plein exercice. Toutes deux siégeront dans une nouvelle instance régionale créée par la loi Maptam : la Conférence territoriale de l’action publique. À noter que le Pôle métropolitain Loire-Bretagne compte désormais trois métropoles, celles de Brest, de Rennes et de Nantes.

AOÛT

SEPTEMBRE

25 septembre Délibération du conseil d’agglomération fixant les orientations et le cadre d’intervention de la métropole

OCTOBRE

J. Mignot

14 C’est le nombre de métropoles créées par la loi Maptam, dont 11 de plein exercice (Rennes, Bordeaux, Brest, Grenoble, Lille, Montpellier, Nantes, Nice, Rouen, Strasbourg et Toulouse) et 3 à statut spécifique (Aix-Marseille-Provence, Lyon, Paris).

LES COMPÉTENCES DE RENNES MÉTROPOLE EN 2015 J. Mignot

voir page 86

NOVEMBRE

23 octobre Délibération du conseil communautaire sur les  conditions d’exercice, au 1er janvier 2015, de la  compétence eau potable

DÉCEMBRE

20 novembre Délibérations sur la compétence voirie

JANVIER 2015

18 décembre Dernier conseil d’agglomération ; sont adoptées plus de 110 délibérations sur le passage en métropole

19 décembre Signature symbolique du décret de création de la métropole par Manuel Valls, Premier ministre

1er janvier 2015 La communauté d’agglomération devient une métropole.

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R. Volante

INTRODUCTION

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE à orgères, des logements se fondent dans le paysage.

Pourquoi fusionner rapport d’activités et de développement durable POUR LA PREMIÈRE FOIS, RENNES MÉTROPOLE A CHOISI DE FUSIONNER EN UN SEUL DOCUMENT SES RAPPORTS D’ACTIVITÉS ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE. EXPLICATIONS

L’

actuel projet de territoire, guide de l’action métropolitaine, a été adopté en 2013. Son sous-titre est explicite : « Une ambition collective pour inventer et vivre la métropole demain. » Dans ce document stratégique, le développement durable constitue une ambition transversale, présente dans l’ensemble de l’action métropolitaine. C’est en s’inscrivant dans cette logique que, pour l’année 2014 et pour la première fois, il a été décidé de fusionner le rapport d’activités et le rapport sur le développement durable de la collectivité. Chacun des deux rapports répond à une obligation. Le rapport d’activités répond à celle de tous les établissements publics de coopération intercommunal (EPCI) de rendre compte de leur activité annuelle aux élus des communes (Code général des collectivités territoriales, article L 5211-39). Le rapport annuel sur la situation territoriale et interne en matière de développement durable répond à la loi du 12 juillet 2010, qui concerne les collectivités et EPCI à fiscalité propre de plus de 50 000 habitants.

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EN 2014 Le développement durable est structuré, pour les collectivités territoriales françaises, par le référentiel national d’évaluation des agendas 21 des collectivités (voir page suivante). Celui-ci vise cinq finalités : le climat, la biodiversité, l’épanouissement individuel, la cohésion sociale, la consommation et la production responsables. Ce référentiel établit également une méthodologie d’amélioration continue, de coconstruction et d’évaluation. Pour cette édition 2014 sont présentées dans ce chapitre des actions internes de l’administration métropolitaine en matière de développement durable. Puis, à travers les pages du rapport, seront pointées les actions marquant l’engagement métropolitain pour le développement soutenable du territoire. Présent dans plusieurs chapitres de ce document, le Baro’Métropole est un outil d’analyse qui met également en lumière le développement durable à Rennes Métropole à travers des indicateurs spécifiques.

le projet de territoire de rennes métropole est consultable sur : www.metropole.rennes.fr / en savoir plus : le référentiel est consultable sur : www.developpement-durable.gouv.fr

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rapport d’activités et de développement durable 2014


Le développement durable à Rennes Métropole LE RÉFÉRENTIEL NATIONAL D’ÉVALUATION DES AGENDAS 21 DES COLLECTIVITÉS DÉFINIT CINQ FINALITÉS POUR DRESSER LE BILAN DES ACTIONS, DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DES PROGRAMMES MIS EN ŒUVRE DANS L’ANNÉE AFIN D’AGIR EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE. LES ENJEUX

ACTIONS PHARES DE RENNES MÉTROPOLE EN 2014

La lutte contre les changements climatiques et la protection de l'atmosphère. Deux leviers sont identifiés sur le territoire : la maîtrise de l'énergie et le développement de la mobilité durable.

La rénovation thermique des bâtiments, le développement du réseau de transports en commun (bus/métro) performant, la campagne participative Mobil'Acteurs.

Préserver la biodiversité, les milieux et les ressources naturelles. Les principaux leviers sont : la maîtrise de l'étalement urbain, la protection des espaces naturels et agricoles et la réduction de la production des déchets.

Le projet de la vallée de la Vilaine, le suivi écologique des travaux de la ligne b, l'aide au tri pour les entreprises du territoire ou encore la poursuite de la « grenellisation » des Plans locaux d'urbanisme.

Favoriser l'épanouissement de chacun. Quatre leviers y contribuent à Rennes Métropole : agir pour la santé et l'environnement, favoriser l'accès à la culture, favoriser l'insertion et consolider les dynamiques d'emploi.

La participation au projet européen Jobtown favorisant l'insertion professionnelle des jeunes, la semaine de l'emploi dans le numérique, le développement du dispositif Sortir !, la gratuité des lieux culturels lors des Premiers Dimanches.

Développer la cohésion sociale, la solidarité entre les êtres humains et les territoires. Quatre leviers sont identifiés : réduire les inégalités, veiller à la solidarité et à la mixité dans l'habitat, permettre l'égalité d'accès aux transports et renforcer la solidarité entre les territoires.

L'élaboration du contrat de ville métropolitain, celle du futur Programme local de l'habitat, l'accessibilité des transports en commun, la gratuité sociale des transports, la coopération de plusieurs musées de l'Ouest pour l'exposition « Terre-Neuve, Terre-Neuvas », la participation à l'élaboration du contrat de plan État-Région.

Le développement de modes de consommation et de production durables s'incarne sur Rennes Métropole à travers le renouvellement de la stratégie économique du territoire, l'accompagnement de la recherche et de l'innovation, l'appui aux lieux d'échanges et de créativité numérique et économique et le soutien à l'économie sociale et solidaire.

L'extension du LabFab et l'aide au développement de ses projets dans les pays émergents, le soutien au projet collaboratif et innovant b<>com, l'approvisionnement en circuits courts et en agriculture biologique des cantines, la préparation du schéma de l'économie sociale et solidaire.

Le Baro’Métropole

L

e Baro'Métropole est un outil d'observation, constitué d'un ensemble d'indicateurs, permettant le suivi stratégique du projet de territoire de Rennes Métropole. Cet outil, coréalisé avec l'Audiar, a pour but d'informer sur la « durabilité » du développement de la métropole, d'identifier ses évolutions et de repérer ses « forces » et ses « faiblesses » en comparaison à un panel de sept autres territoires : Bordeaux, Grenoble, Montpellier, Nantes, Rouen, Strasbourg et Toulouse. L'ACTIVITÉ EN 2014 En 2014, Rennes Métropole a poursuivi sa participation au groupe de travail Observ’Agglo lancé en 2013 et regroupant une trentaine de territoires. Objectif : réfléchir collectivement à la mise en place d'indicateurs communs et pertinents permettant la comparaison entre territoires. La création du groupe de travail a été impulsée

par Rennes Métropole et par Grenoble-Alpes Métropole en 2013 en lien avec l’Assemblée des communautés de France (ADCF) et la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU). Des réunions thématiques ont eu lieu sur l'environnement, le développement économique ou encore la cohésion sociale. Ce groupe de travail compte publier en 2015 une première liste d'indicateurs communs. À long terme, il s'agit de poursuivre le développement de cette nouvelle base de données et d'intégrer de nouveaux territoires dans la démarche. COMMENT LIRE LE BARO'MÉTROPOLE ? Afin d'éclairer certains chapitres de ce rapport d'activités et du développement durable, plusieurs indicateurs thématiques du Baro'Métropole ont été intégrés. Ils situent Rennes Métropole sur une échelle de comparaison avec les sept autres territoires du panel.

a b c d e 2012

2013

2014

évolution du positionnement ( données 2014 ) : rennes métropole

panel

L'échelle du Baro'Métropole comporte cinq niveaux, allant de A à E. A étant la valeur maximale, E la minimale. Vous trouverez sur cette échelle deux indications principales : l'évolution du positionnement de Rennes Métropole (en bleu), l'évolution du positionnement du panel (en gris).


Les actions de l’administration en faveur du développement durable en 2014

L

a collectivité a lancé depuis 2005 un volet interne dans sa stratégie de développement durable ; il s’agit de la démarche « Services à l’agenda », qui s’inscrit dans les objectifs fixés par le projet de territoire de Rennes Métropole. Celle-ci recouvre de multiples initiatives et repose sur l’implication de tous les services dans le but de :

créer une culture partagée du développement durable dans les pratiques professionnelles ; créer une dynamique qui entraîne des progrès effectifs et mesurables ; mettre en cohérence les pratiques internes avec les politiques publiques.

LIMITER L'IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE L'ADMINISTRATION

50

tonnes de papier ont été collectées.

92 %

- 23 %

c’est la réduction de la consommation de chauffage de l’hôtel de Rennes Métropole entre 2013 et 2014. La consommation d’électricité a, elle, baissé de 7,91 % tandis que la consommation d’eau a augmenté de 6,72 %.

du papier acheté est issu du recyclage.

- 13,67 %

0¤ Espace de gratuité à l’hôtel de Rennes Métropole pendant la semaine de réduction des déchets (les agents ont déposé des dizaines d’objets qui ont trouvé preneurs).

c’est la réduction de la consommation d’eau des Champs Libres en 2014.

Le paramétrage par défaut des impressions d’ordinateur en recto verso permet de réduire la consommation d’électricité et de papier. Mise en place de poubelles bi-flux (ordures ménagères et déchets recyclables) dans les lieux de pause et de réunion.

4

Réduction de l’utilisation des produits chimiques, notamment dans le marché de nettoyage.

c’est le nombre moyen d’utilisation quotidienne de chacun des 14 véhicules électriques de Rennes Métropole et de la Ville de Rennes. Une quatrième voiture électrique a été acquise en 2014 par Rennes Métropole. Deux vélos à assistance électrique complètent en 2014 le parc déjà constitué de 2 vélos électriques et de 16 vélos classiques.

Collectage par une entreprise d’insertion des cartouches d’imprimantes usagées pour qu’elles soient recyclées et reconditionnées.

ÊTRE UN EMPLOYEUR RESPONSABLE

63

c'est, en 2014, le nombre des agents de Rennes Métropole en situation de handicap. Depuis 2013, Rennes Métropole a atteint le taux d'emploi légal (6 %).

Avec la Ville de Rennes et le CCAS, Rennes Métropole a obtenu, le 1er décembre 2014, le label Égalité professionnelle, une certification nationale de l'Afnor. Pour renforcer l'égalité femmes-hommes, la parité est requise dans la composition du nouveau comité technique, en ce qui concerne les membres de l'administration.

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Lutte contre la précarité (participation à la mutuelle santé, transformation des postes non statutaires, action sociale).

Veiller à la santé, l'hygiène et la sécurité au travail avec une démarche active de prévention et d'amélioration en continu des conditions de travail et des risques, qui s'appuie sur tous les acteurs de la collectivité.

rapport d’activités et de développement durable 2014


D. Gouray

En 2014, le total des heures d’insertion réalisées pour les marchés dont Rennes Métropole est le maître d’ouvrage s’élève à environ 72 000 heures, dont 2 500 heures pour la cité internationale (photo).

FOCUS

Vers des marchés publics de plus en plus durables CLAUSES D’INSERTION SOCIALE, RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT DANS LA CONSULTATION, RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES, AUTANT D’OUTILS UTILISÉS PAR RENNES MÉTROPOLE DANS SES MARCHÉS POUR AVANCER VERS DES ACHATS PUBLICS QUI CONTRIBUENT AU DÉVELOPPEMENT DURABLE.

C

en situation d’insertion. « Dans le cadre d’Atout Clauses, les entreprises remplissent chaque mois une fiche de suivi pour chaque personne, pointe ainsi Julie Guyomard, de la Meif. Notre rôle est de les accompagner pour mettre en place un recrutement et des conditions d’accueil et d’intégration de qualité afin que la clause profite à la fois à la personne et à l’entreprise. » « La clause sociale ne se limite pas au nombre d’heures d’insertion, ajoute Wilfrid Clément, de la direction de la Commande publique de Rennes Métropole. Dans l’offre, est aussi jugée la qualité de l’insertion. Sur certaines prestations, le public employé est déjà issu de l’insertion. Le jugement se fera alors sur le développement dans les entreprises de formations et de dispositifs pour que les personnes puissent postuler à des postes plus qualifiés. »

onstruction du centre des congrès, collecte des déchets ménagers et assimilés, nettoyage de l’hôtel de Rennes Métropole. Ces marchés ont respectivement engendrés, en 2014, environ 4 300 heures, 8 000 heures et 3 000 heures réalisées par des personnes en situation d’insertion, c’est-àdire qui étaient éloignées de l’emploi. En 2014, le total des heures d’insertion réalisées pour les marchés dont Rennes Métropole est le maître d’ouvrage s’élève à environ 72 000 heures. C’est le résultat de la mise en place d’un dispositif spécifique pour introduire des clauses sociales dans les marchés.

LABELS Pris en compte depuis quelques années, le respect de l’environnement, lui, se traduit par des clauses environnementales pour certains marchés, notamment de fournitures ou de travaux. Le principal outil, afin d’œuvrer pour la préservation des ressources et des milieux naturels, est de demander aux candidats la détention d’un label officiel pour les matériaux employés, la prestation ou l’entreprise. Parmi ceux demandés par Rennes Métropole, le label PEFC pour le papier ou encore le label Chantier vert.

DE L’ÉLABORATION À LA RÉALISATION Pour y parvenir, Rennes Métropole s’appuie sur le savoir-faire de la Maison de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle (Meif) et de son service Atout Clauses. Tous les marchés de travaux Rennes Métropole supérieurs à 200 000 € peuvent avoir une clause sociale, comme de nombreux marchés de services. Dès l’élaboration du cahier des charges, la Meif est impliquée à travers ses quatre facilitateurs, qui œuvrent pour la réussite des clauses sociales sur le bassin d’emploi de Rennes. Après leurs retours et proposition, notamment, du nombre d’heures d’insertion possibles, le marché est lancé. Puis les facilitateurs émettent un avis sur les réponses des candidats. Leur travail se poursuit après l’attribution du marché. Ils prennent contact avec l’entreprise choisie et assurent un suivi des personnes

LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE COMME CRITÈRE En 2014, Rennes Métropole a généralisé l’expérimentation de son dispositif sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Il consiste à faire remplir aux entreprises candidates à des marchés un questionnaire sur leur responsabilité sociétale, qui fait pleinement partie des éléments de jugements des offres. La collectivité pousse ainsi les entreprises à avoir une démarche vertueuse aux niveaux économique, social et environnemental. « Pour avoir un effet incitatif, il a été décidé que ce critère RSE, lié à la réponse au questionnaire, représente au moins 5 % de la note finale des candidats, souligne Wilfrid Clément. Et le questionnaire a reçu un bon accueil en 2014 de la part des entreprises candidates qui se sont approprié le document pour exposer leurs actions en matière de responsabilité sociétale. »

rapport d’activités et de développement durable 2014

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INTRODUCTION

LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET ÉNERGÉTIQUE Vers un projet de réseau électrique intelligent à Ker Lann EN 2014, RENNES MÉTROPOLE A COLLABORÉ À LA DÉFINITION D’UN PROJET EXPÉRIMENTAL DE RÉSEAU ÉLECTRIQUE INTELLIGENT À KER LANN. PILOTÉ PAR SCHNEIDER ELECTRIC FRANCE, CE PROJET, BAPTISÉ RENNESGRID, EN EST AU STADE DE L’ÉTUDE DE FAISABILITÉ. POUR LA MÉTROPOLE, IL SOULÈVE NOTAMMENT DES ENJEUX ÉNERGÉTIQUES, ÉCONOMIQUES ET D’INNOVATION.

D

J. Mignot

ébut 2015, une étude de faisabilité d’un réseau électrique intelligent sur le secteur de Ker Lann a été lancée. Réalisée par Schneider Electric France, elle devra y étudier les potentialités d’une telle expérience. L’idée du projet, baptisé RennesGrid, a émergé en 2014. Rennes Métropole fait partie du groupement de partenaires qui animent ce projet avec Schneider Electric France, qui le pilote, la Ville de Bruz, ERDF et le cluster ÉcoOrigin.

Le concept de réseau électrique intelligent, ou smart grid, intervient dans un contexte de raréfaction des ressources, de transition énergétique et de développement des énergies renouvelables. Un smart grid cherche à répondre à la question : comment utiliser de manière intelligente, durable et économe l’électricité ? Sur le territoire de Ker Lann, qui accueille notamment des bureaux, des entreprises et des étudiants, l’objectif est d’abord de réduire les consommations puis de gérer plus intelligemment l’adéquation entre les besoins des consommateurs et l’offre de production d’électricité photovoltaïque. OPPORTUNITÉS ET SAVOIR-FAIRE Outre l’enjeu environnemental de consommation intelligente, le projet est aussi une opportunité, pour les entreprises métropolitaines innovantes du numérique et du bâtiment, de développer et d’expérimenter des technologies susceptibles de leur ouvrir de nouveaux marchés. Les acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur de

Maîtriser la demande avec Open Energy Data

S

ur le territoire métropolitain, la production d’électricité issue des énergies renouvelables s’accroît. Adapter la demande locale à la production d’une telle électricité, qu’on ne peut stocker sur le réseau électrique, devient alors un enjeu pour Rennes Métropole. Open Energy Data tente d’y répondre en cherchant à collecter et à analyser les consommations d’électricité sur le territoire. Il s'agit d'un projet, piloté par Rennes Métropole en partenariat avec l’école d’ingénieurs Télécom Bretagne, cofinancé par la Région Bretagne dans le cadre de l’appel à projets sur les boucles énergétiques locales.

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Ker Lann peuvent également tirer bénéfice d’une participation à ce projet expérimental. Avoir sur le territoire un lieu d’expérimentation technologique sur l’électricité permettrait également d’identifier la métropole rennaise comme un espace propice aux innovations pour la transition énergétique. Par ailleurs, une collecte de données à grande échelle sur le secteur est nécessaire pour apporter aux abonnés les quantités adéquates d’électricité. Données qui, pour être exploitables, nécessitent une importante capacité de traitement et d’analyse, savoir-faire que pourraient aussi développer des acteurs locaux, du numérique par exemple. Sur ce point, Rennes Métropole est également concernée par les enjeux de maîtrise des données et de leur utilisation. La métropole accompagne finalement ce dossier par la mise à disposition de foncier et par un soutien du projet auprès des institutions, des entreprises et des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche du territoire.

QUELS OUTILS ? En 2014, un travail collectif a permis de préparer la réalisation du projet. Autour de Rennes Métropole et de Télécom Bretagne, se sont impliqués le laboratoire Loustic de l’Université Rennes 2 et des entreprises innovantes dont Wi6Labs, Kerlink ou encore CityZen Data. Parvenir à une analyse affinée des consommations a nécessité, en 2014, la réalisation d’une étude de faisabilité sur les modalités technologiques d’Open Energy Data afin de savoir quel outil sera efficace pour récolter des informations chez les acteurs volontaires et d’étudier les outils d’analyse pertinents des données. Aspect original d’Open Energy Data : la volonté de fournir in fine à tous (collectivités, acteurs du territoire, citoyens) des données compréhensibles sur les consommations. Le but est alors de s’adapter et de pouvoir proposer des solutions pour maîtriser collectivement la demande en électricité sur le territoire.

rapport d’activités et de développement durable 2014


C. Simonato

RENNES CHAUFFÉE PAR LE MÉTRO

les communes peuvent demander des conseils à l’écomusée, notamment au zootechnicien jean-paul cillard.

L’éco-pâturage, la gestion verte

«

L

’éco-pâturage consiste à mettre des animaux en gestion pour éviter la prolifération végétale dans des zones difficiles d’accès comme les zones humides…», explique Jean-Luc Maillard, directeur et conservateur de l’Écomusée du pays de Rennes. « C’est une bonne alternative à la tondeuse, à la fauche mécanique. » Ces dernières années, des communes de l’agglomération, du département et au-delà se sont tournées vers l’Écomusée pour obtenir des races locales, rustiques qu’elles conservaient et qui ont trouvé là une nouvelle utilisation. Autre possibilité : placer ces animaux dans les espaces urbains, qui apportent ainsi du lien social, comme à La Poterie. Mais quelles sont les races utilisées ?

Le mouton d’Ouessant, le mouton des landes de Bretagne, la chèvre des fossés et plus récemment les oies. Depuis quelques années, un certain nombre de prestataires proposent aussi du bétail destiné à cette activité. Ainsi, un jeune éleveur, Matthieu Pirès, travaille régulièrement avec bon nombre de communes de l’agglomération. Une pratique ancienne qui a un bel avenir !

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DES BORNES POUR FAVORISER LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

communes de l’agglomération pratiquent l’éco-pâturage

Une nouvelle plateforme de rénovation de l’habitat privé

J. Mignot

E

n réponse à un appel à projets de la Région Bretagne et de l’Ademe, Rennes Métropole s’est engagée en 2014 dans le lancement d’une plateforme de rénovation énergétique de l’habitat privé. Un projet entend fédérer tous les acteurs locaux concernés afin d’élaborer des actions nécessaires au développement du marché de la rénovation. Deux enjeux sont ciblés : permettre le passage à l’acte des propriétaires ; structurer et adapter les réponses techniques et financières. L’Ademe et la Région apporteront leur soutien financier sur trois ans. Les projets de cette plateforme, pilotés par Rennes Métropole, s’articulent autour de cinq axes principaux : • Repérage et sensibilisation : comprendre et faire exister la problématique de la rénovation énergétique sur le territoire ; • Pédagogie : mettre à disposition des propriétaires un mode d’emploi pour réussir sa rénovation énergétique ;

La nouvelle ligne de métro innove. Quatre des quinze stations de la future ligne b vont expérimenter un procédé unique en France de géothermie. Les stations concernées sont Cleunay, Saint-Germain, Sainte-Anne et Jules-Ferry. Rennes Métropole a équipé les structures en béton de ces stations avec des tubes de captage de l'énergie du sol. Grâce à la technique de la géothermie, ces tubes vont permettre de récupérer la chaleur naturelle du sol pour chauffer et rafraîchir les futurs logements et bureaux construits au-dessus. Vingt-deux kilomètres de tubes ont ainsi été fixés dans les cages des structures bétonnées servant à construire ces quatre stations. L'ensemble de l'équipement (tubes de captage, raccordements, nourrices) des quatre stations représente un investissement de 500 000 €. Rappel : le coût total de cette nouvelle ligne de métro est de 1,194 milliard d'euros hors taxe (valeur 2010). Cette technologie inspire. La Région Ile-de-France et les départements franciliens ont adopté une démarche similaire sur trois nouvelles stations des lignes de la RATP.

en janvier 2014, balade thermique à la chapelle-thouarault, pour sensibiliser les habitants à l’isolation des pavillons.

• Accompagnement : mettre en place un accompagnement personnalisé au porteur de projet (individuel ou coproporiétés) jusqu’à sa prise de décision, avec des conseils techniques et financiers ; • Expérimentation : développer des expérimentations sur des publics cibles pour tester et évaluer des outils, des méthodes, des techniques ; • Observation-analyse : réaliser des analyses à partir de collecte de données et de retours d’expérience afin d’améliorer en continu le dispositif.

Initié en 2013, le plan de déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques de Rennes Métropole s’est poursuivi en 2014. « Au total, vingt bornes sont installées dans sept communes de la métropole*, dont 13 à Rennes », précise Guillaume Porcher, du service Mobilité urbaine. Ces bornes, contrairement aux bornes privées, sont accessibles 7 j/7 et 24 h/24. Deux bornes de recharge rapide sont situées à Cesson-Sévigné et Montgermont. Celles-ci permettent de récupérer jusqu’à 50 km d’autonomie en quinze minutes environ. Elles sont compatibles avec tous les véhicules électriques du marché acceptant la recharge rapide. Le développement futur de ce réseau de bornes de recharge sera partenarial, afin de consolider un maillage cohérent à des échelles supra-métropolitaines. * acigné, betton, bruz, cesson-sévigné, montgermont, mordelles et rennes.

20 bornes publiques de recharge pour véhicules électriques


J. Mignot

16

rapport d’activités et de développement durable 2014


UNE MÉTROPOLE ENTREPRENANTE ET INNOVANTE

1 rapport d’activités et de développement durable 2014

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LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET L’EMPLOI

LA FRENCH TECH EN 2014

J. Mignot

1ER FÉVRIER Lancement national de l’appel à projets French Tech

la labellisation french tech a créé un élan de mobilisation, notamment chez les acteurs locaux du numérique, visible lors de la soirée de lancement de la candidature au liberté du 12 juin 2014.

La French Tech, moteur pour le secteur du numérique métropolitain LA LABELLISATION FRENCH TECH OUVRE DES PERSPECTIVES IMPORTANTES POUR LE SECTEUR NUMÉRIQUE MÉTROPOLITAIN ET POUR L’EMPLOI SUR LE TERRITOIRE.

L

e 12 novembre 2014, Axelle Lemaire, secrétaire d’État au numérique, a dévoilé les neuf métropoles labellisées French Tech. Rennes Métropole en fait partie. Plus qu’une récompense, Emmanuel Couet, le président de la métropole, y a vu « un point de départ ». L’initiative French Tech, initiée mi-2013, vise à faire reconnaître au niveau international l’excellence numérique française. Grâce notamment à un travail collaboratif entre les neuf French Tech françaises.

été associés. La French Tech Rennes entend devenir un écosystème créatif qui permettra aux porteurs de projets de grandir et de s’épanouir. L’écosystème est matérialisé par un axe structurant, la future ligne b du métro « connecté », qui joindra trois pôles du numérique : La Courrouze, les Champs-Blancs et le centre-ville, dont le bâtiment Le Mabilay, qui sera le bâtiment totem de la French Tech Rennes.

CRÉER UN ÉCOSYSTÈME La candidature au label a fédéré, sur le territoire, les acteurs institutionnels, associatifs et privés du numérique. De Rennes Atalante au pôle Images et Réseaux en passant par la Cantine numérique, l’association Bug ou Rennes la Novosphère. Ont œuvré sur le projet des groupes comme Orange, Technicolor et Sopra Steria, des PME et des TPE prometteuses comme Astellia, Artefacto, Digitaleo, Niji… Digital Saint-Malo et deux incubateurs de start-up à La Gacilly et à Malestroit y ont aussi

1 000 EMPLOIS PAR AN L’objectif de la French Tech Rennes est de créer 1 000 emplois par an sur les dix prochaines années. Le secteur du numérique représente en 2014 environ 21 000 emplois sur Rennes Métropole. Le label doit amener à lever des fonds privés locaux pour développer des projets et leur donner une visibilité internationale. Ce sont ces levées de fonds qui entraîneront un soutien financier par l’État (200 M€ prévus au niveau national). Le label doit attirer les talents mais aussi créer un élan dans la métropole.

en savoir plus : www.frenchtech-rennes.fr

et dans le dossier la french tech sur : metropole.rennes.fr/actualites

18

12 JUIN Soirée de mobilisation au Liberté autour du lancement de la candidature rennaise pour le label French Tech. Plus de 400 personnes présentes. 12 NOVEMBRE Annonce par Axelle Lemaire, secrétaire d’État au numérique, des neuf agglomérations obtenant le label French Tech, dont Rennes associé à l’agglomération de Saint-Malo. 5 DÉCEMBRE Visite de la secrétaire d’État à La Mabilais, à la rencontre des entreprises du numérique de l’écosystème rennais.

LES PRINCIPAUX PARTENAIRES DE LA FRENCH TECH EN 2014 Rennes | Rennes Métropole | Saint-Malo Agglomération | la Cantine numérique rennaise | Rennes Atalante | Images et Réseaux | Bug | b<>com | la Chambre de commerce et d’industrie de Rennes | Rennes la Novosphère | Ama (Advanced Mobile Applications) | Artefacto | Astellia | Digitaleo | EIT ICT Lab | Orange

à lire aussi : l’article dans le chapitre « l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation »


EN CHIFFRES

900

D. Gouray

participants ont pris part à « Opportunités digitales » (convention d'affaires mais aussi Crisalide numérique et Trophées du pôle Images et Réseaux) les 15 et 16 octobre, dont : sur le show room d’ « opportunités digitales », les entreprises numériques du territoire rennais ont montré leur savoir-faire.

De bonnes Opportunités « OPPORTUNITÉS DIGITALES », LA PREMIÈRE RENCONTRE FRANCOPHONE DU NUMÉRIQUE ORGANISÉE PAR RENNES MÉTROPOLE AVEC QUÉBEC INTERNATIONAL, A GÉNÉRÉ DE NOMBREUX ÉCHANGES À L’AUTOMNE À RENNES.

C

es premières rencontres francophones du numérique ont réuni 450 professionnels les 15 et 16 octobre aux Champs Libres : des Français mais aussi des Marocains, des Belges et une importante délégation emmenée par Québec international, partenaire de Rennes Métropole pour ces rencontres d’affaires. Ce rendez-vous économique a eu pour objectif de développer les relations d’affaires entre les acteurs francophones de l’innovation, en croisant les attentes des filières économiques traditionnelles avec les offres et les compétences des acteurs de la filière numérique. En 2014, la thématique de l’édition rennaise était le numérique au sein des filières santé, agroalimentaire/agriculture, industries culturelles et créatives.

L’espace de démonstration présentant le savoir-faire d’une trentaine d’entre elles en témoignait. Ainsi que les quelque 130 rendez-vous d’affaires qui ont mis les professionnels face à face. « Le test est réussi », jugeait, au lendemain de la manifestation, Isabelle Pellerin, vice-présidente de Rennes Métropole à l’Enseignement supérieur, à la Recherche et à l’Innovation. La convention d’affaires « Opportunités digitales » s’est inscrite, dès cette première édition, dans une semaine du numérique plus large : festival Maintenant, Crisalide numérique, Trophées du pôle Images et Réseaux, visites d’entreprises et de plateformes technologiques, opéra numérique, soirée consacrée au cinéma d’animation, promenade urbaine en réalité augmentée, atelier du LabFab…

66 %

d’entreprises.

47

acteurs économiques et entreprises francophones (entrepreneurs québécois, belges, marocains).

45

exposants dont 30 entreprises et les principales structures d’accompagnement de la French Tech Rennes.

70

intervenants sur les deux jours de la convention d’affaires.

137 rendez-vous d’affaires qualifiés.

D. Gouray

L’IRT b<>com monte en puissance 2014 MARQUE LA MONTÉE EN PUISSANCE DE L’INSTITUT DE RECHERCHE TECHNOLOGIQUE (IRT) BRETON B<>COM, DÉDIÉ AU NUMÉRIQUE. EN FIN D’ANNÉE, IL REGROUPE À RENNES PRÈS DE 200 CHERCHEURS ET S’INSTALLE DANS DES LOCAUX HIGH TECH. lité de l’IRT est de faire travailler ensemble des chercheurs du public et du privé. Quatre-vingts chercheurs et doctorants sont salariés par b<>com, 120 autres personnes étant mises à disposition par leur entreprise ou leur laboratoire pour travailler sur des projets communs, validés par l’État, autour de trois axes principaux : les technologies de l’image et les contenus immersifs (réel, virtuel, réalité augmentée…), les réseaux de diffusion numérique et leur sécurité (débit, consommation énergétique…), les applications numériques liées au monde de la santé. En 2014, b<>com vend ses deux premiers produits : Ultra player, un lecteur vidéo ultra haute définition réservé à des usages professionnels, et Ultra marker, un système de tatouage antipiratage pour marquer des fichiers vidéo numériques.

rapport d’activités et de développement durable 2014

fin 2014, b<>com s’installe dans ses nouveaux locaux.

C. Simonato

I

ls travaillent sur une technologie de vidéo 3D sans lunettes, sur le son spatialisé ou sur les futurs formats de compression des fichiers multimédias. Ils planchent déjà sur les réseaux mobiles 5G, imaginent des dispositifs de geste assisté par l’image pour les chirurgiens… Dans le « campus » de 6 000 m² – construit en dix-huit mois ! – dont ils prennent possession en toute fin d’année aux Champs Blancs, 200 ingénieurs et doctorants de 12 nationalités ont pour mission d’inventer le numérique de demain. Ils n’étaient encore qu’une demi-douzaine début 2013. Soutenu par l’État dans le cadre des Investissements d’avenir, ainsi que par la Région Bretagne, Rennes Métropole, Lannion Trégor Communauté et Brest Métropole, b<>com développe ses activités avec des partenaires publics et privés à Rennes et sur les sites de Brest et de Lannion. L’origina-

les 6 000m² accueillent 200 ingénieurs et doctorants.

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Un Espace Ressources Emploi au sud de Rennes

L R. Volante

e quatrième Espace Ressources Emploi (ERE) rennais a ouvert ses portes en décembre 2014 au sein du centre social Carrefour 18. « L’objectif, à terme, avec la rénovation urbaine du Blosne, est de s’installer au cœur du quartier », précise Morgane Le Goff, chargée de mission territoriale pour la Maison de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle du bassin d’emploi de Rennes (Meif).

démonstration de la 3d dans la métropole.

La métropole expérimente en 3D RENNES MÉTROPOLE ET LA VILLE DE RENNES SONT PIONNIÈRES SUR LES NOUVEAUX USAGES DE LA 3D, NOTAMMENT GRÂCE À UN PARTENARIAT AVEC DASSAULT SYSTÈMES SIGNÉ EN NOVEMBRE 2014.

CANDIDATURES NUMÉRIQUES Équipé de cinq postes informatiques, l’ERE permet aux demandeurs d’emploi d’effectuer leurs recherches d’emploi sur internet et leurs candidatures numériques. En septembre 2014, le CCAS (Centre communal d'action social) a embauché Malika Rachidi, en poste adulte-relais financé par l’État. « Elle aide les personnes dans leurs démarches et fait du lien entre le public qu’elle reçoit et nos partenaires », ajoute la chargée de mission. Afin de saisir au plus près la réalité du terrain, l’animatrice a sillonné le quartier avant de prendre son poste, rencontrant tous les acteurs de l’emploi, socioculturels, institutionnels et associatifs. En avril 2015, la Meif dénombrait 126 visites dans le mois, signe d’un service attendu par la population du sud rennais.

D. Gouray

D

epuis 2013, il est possible de parcourir la métropole en trois dimensions. Au sein de la Ville de Rennes, la technologie est utilisée depuis 1999. La 3D a pris une nouvelle dimension, en novembre 2014, avec la signature d’une convention de trois ans entre Rennes Métropole, la Ville de Rennes et Dassault Systèmes. L’entreprise teste, avec les deux collectivités, une plateforme qu’elle a créée, nommée 3D Experience City. Ses usages potentiels sont multiples : aides à la décision et à la conception urbaine, simulations prédictives et aide à la participation des citoyens, notamment pour l’élaboration des opérations d’aménagement. « La plateforme a vocation à décloisonner les différents acteurs et métiers de la ville et à les rassembler autour de la maquette numérique en favorisant de nouvelles formes de collaboration », explique Christelle Gibon, du service Système d’informations géographiques de Rennes Métropole. L’objectif de Dassault Systèmes est de constituer, à partir des expérimentations rennaises, un outil adapté aux besoins des collectivités. Plusieurs projets ont émergé, visant tous à faciliter compréhension et échanges entre acteurs.

le nouvel espace ressources emploi, installé dans l’espace social carrefour 18 au sud de rennes, accueille les habitants, en recherche d’emploi ou de formation.

UNE SEMAINE SUR L’EMPLOI DANS LE NUMÉRIQUE Du 19 au 23 mai 2014, s’est déroulée la première Semaine du numérique, sur les métiers de cette filière dynamique du territoire. Elle était organisée à l’Exploratoire, cours des Alliés à Rennes, par la Maison de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle du bassin d’emploi (Meif), en partenariat, notamment, avec Pôle Emploi, l’Université Rennes 1, l’école informatique ENI et la Faculté des métiers. Un focus spécifique était réalisé sur l’emploi des femmes dans le numérique avec le témoignage de salariées travaillant dans des entreprises du secteur sur le bassin rennais. Des conférences sur la filière et les métiers du web ont eu lieu. L’offre de formation sur le territoire a été présentée. À noter aussi : un temps fort autour de l’alternance dans le numérique et un forum de recrutement dans les locaux de la Cantine numérique. Ce dernier a donné l’opportunité aux demandeurs d’emploi de rencontrer les start-up locales qui recrutent. Après cette première, une seconde édition de la Semaine du numérique a eu lieu en mars 2015.

20

rapport d’activités et de développement durable 2014

LA SEMAINE DU NUMÉRIQUE [ action développement durable ]

La mise en place de la Semaine du numérique pour favoriser l’emploi dans le secteur, notamment des femmes, répond à l’ambition de favoriser l’épanouissement et le bien-être de chacun. Elle vise en effet à consolider les dynamiques d’emploi du territoire (le numérique) tout en promouvant la diversité.


J. Mignot

l’entreprise b3 ecodesign s’est installée à la janais.

La réindustrialisation du site de La Janais est en marche AVEC L’ARRIVÉE D’UN ATELIER DE RESTYLAGE DES RAMES TGV ET L’INSTALLATION DE L’ENTREPRISE B3 ECODESIGN, 2014 VOIT LES PREMIERS EFFETS CONCRETS DU PLAN DE RÉINDUSTRIALISATION DU SITE DE PSA LA JANAIS, À CHARTRES-DE-BRETAGNE. C’EST L’UNE DES RÉPONSES APPORTÉES AU PLAN DE SAUVEGARDE DE L’EMPLOI DE 2012 QUI A TOUCHÉ 1 400 SALARIÉS CHEZ LE CONSTRUCTEUR AUTOMOBILE.

80

employés de Peugeot-Citroën – il y avait deux fois plus de candidats – quittent l’automobile pour le train et conservent ainsi leur emploi à La Janais. En février 2014, les 43 premiers salariés prennent leur service dans un immense atelier réaménagé pour accueillir les rames du TGV Atlantique. Une nouvelle vague est arrivée au second semestre 2014. L’activité de restylage des rames est garantie pour une période de trois à cinq ans. Le groupe Peugeot-Citroën espère la pérenniser à La Janais.

C’est aussi le vœu des collectivités territoriales, parmi lesquelles Rennes Métropole, et de l’État. Tous ont travaillé étroitement avec le constructeur automobile à la réindustrialisation du site de Chartres-de-Bretagne. UN CAP FRANCHI POUR B3 ECODESIGN Elle se poursuit en octobre avec l’arrivée de B3 Ecodesign. L’entreprise de l’architecte Clément Gillet, qui construit des maisons à partir de conteneurs de transport maritime, compte une dizaine de

salariés. Une douzaine d’ex-employés de PSA les ont rejoints, apportant leur expérience des process industriels. Le passage à une fabrication industrialisée est indispensable pour produire les logements modulaires au prix de revient attendu. La réindustrialisation de La Janais a été pour B3 Ecodesign l’occasion de franchir un cap dans son développement. Au total, la création de 240 postes est espérée sur le site, avec une priorité d’embauche donnée aux anciens salariés de PSA.

L'espace -entreprises Biopôle a été livré durant l'été 2014. Située sur la Zac Atalante Champeaux, cette pépinière, initiée par Rennes Métropole, entend booster le développement des biotechnologies sur la métropole. En novembre 2014, le Biopôle et son bâtiment de deux étages accueillaient déjà quatre start-up. Le Biopôle vise notamment à favoriser les

partenariats scientifiques et industriels. Il pourra recevoir jusqu'à 15 entreprises des domaines de l'agroalimentaire, de l'environnement ou de la santé. Le coût estimé du projet est de 9 M€ (valeur fin de chantier), il a été financé à hauteur de 50 % par le fonds Feder, l'État, la Région Bretagne et le Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine.

D. Gouray

PREMIÈRES ENTREPRISES AU BIOPÔLE


Les pépinières et aides aux entreprises de Rennes Métropole

7 pépinières (dont 1 nouvelle : Biopôle)

5 Les Laurentines (La Chapelle-des-Fougeretz)

73

13 15 Gallium | Germanium

entreprises au total (360 emplois)

4 5 Biopôle | Nucléole

(Rennes, Atalante Champeaux)

16 Orchis

21

(Rennes, Atalante Beaulieu)

(Le Rheu)

15 Le Haut-Blosne (Rennes – Saint-Jacques-de-la-Lande)

276 emplois ont été créés grâce à ces investissements aidés.

nouvelles entrées d'entreprises en 2014 (20 sorties)

Soutien à l'expérimentation de produits ou services innovants

U

n dispositif d’aide à l’expérimentation a été élaboré par Rennes Métropole en 2014. Avec deux objectifs : renforcer l’innovation par les usages et structurer la capacité d’expérimentation du territoire. Le travail engagé a permis l’adoption du dispositif par le conseil métropolitain du 22 janvier 2015 et se poursuit en 2015. ACCOMPAGNEMENT ET FINANCEMENT Une plateforme d’ingénierie, animée par Rennes Atalante, est mise en place pour accompagner les projets d’expérimentation grandeur nature des entreprises. Ces expérimentations, de produits ou de services innovants, pourront avoir lieu au sein des services de Rennes Métropole, sur

l’espace public, dans les communes volontaires de la métropole, dans des entreprises ou chez d’autres acteurs institutionnels. Par ailleurs, un fonds de financement des expérimentations a été conçu pour aider les projets d’expérimentation des PME. Rennes Métropole y engagera 250 000 € par an pendant trois ans. Saint-Malo Agglomération va le financer en 2015 à hauteur de 50 000 €. D’autres contributeurs, comme la Caisse des Dépôts, pourront l’abonder. Un plan de communication est prévu pour valoriser dispositif et expérimentations, qui seront, avec le fonds, mis en œuvre en 2015.

plus d’informations : www.rennes-atalante.fr

a

UNE NOUVELLE LIAISON AÉRIENNE RENNES-LONDRES L’aéroport de Rennes a ouvert, en mars 2014 une nouvelle liaison aérienne quotidienne entre Rennes et Londres, avec Flybe. « Au niveau de la métropole, la société publique locale Destination Rennes a œuvré pour promouvoir cette nouvelle liaison, explique Sabrina Appriou, chargée de dossiers à la direction Économie, Recherche et Enseignement supérieur. Londres est une cible importante en termes de voyages d’affaires et de tourisme. » La campagne publicitaire s’est affichée sur différents supports dans les deux villes pour promouvoir Rennes comme destination touristique.

22 786

BARO’MÉTROPOLE Part des entreprises encore actives, cinq ans après leur création

C'est le nombre total de passagers de l'aéroport Rennes-Saint-Jacques en 2014.

évolution du positionnement ( données 2013 ) :

b

rennes métropole

d e 2010

2011

2012

valeur de rennes métropole :

a

( 65,5 % )

valeur du panel :

b

( 56,2 % )

2013

rapport d’activités et de développement durable 2014

D. Gouray

panel

c

22

LES AIDES AUX ENTREPRISES Rennes Métropole aide des entreprises locales qui mènent des projets pour investir et créer des emplois. En 2014, 24 entreprises de neuf communes ont été aidées pour un total de 1 284 452 €. Le montant de ces aides, qui dépendent du montant de l’investissement et du nombre d’emplois créés, va passer de 14 119 € à 166 784 €.


Les ventes de terrain dans les zones d’activités

A

u total, en 2014, 11,57 ha ont été cédés sur Rennes Métropole à 23 entreprises sur les différentes zones d’activités (communales, intercommunales et communautaires), contre 12 ha en 2013. Les zones d’activités communautaires représentent les trois quarts des surfaces cédées (35% des projets). La surface moyenne vendue est d’environ 5 000 m2. La principale transaction a été enregistrée sur le parc d’activités communautaire de MivoieLe Vallon, à Saint-Jacques-de-la-Lande et NoyalChâtillon-sur-Seiche. Elle concerne la construction du nouveau site du technicentre SNCF sur 3,38 ha.

CESSIONS PAR SECTEUR

3,17 hectares ont été vendus à des entreprises artisanales et de services. 8,25 hectares pour des entreprises du secteur de l’industrie et de la logistique. 1,48 hectare pour des entreprises tertiaires.

Un schéma métropolitain de l’économie sociale et solidaire

AJUSTEMENTS SUR LE VOLET COMMERCE DU SCOT Le SCoT du pays de Rennes a été arrêté en janvier 2014. Tout au long de l’année, les avis des personnes publiques associées et les expressions au cours de l’enquête publique ont permis de recueillir un avis global sur les documents du schéma de cohérence territoriale. « C’est un projet très volontariste sur les dispositions commerciales, explique François Tresse, chargé de mission SCoT et Planification à Rennes Métropole. Les élus souhaitent installer prioritairement les commerces dans les centralités, au plus proche des habitants. » En 2014, les services ont« testé » les règles inscrites au document pour les confronter aux réalités du terrain et les adapter en vue de l’approbation du SCoT. « Il s’agit d’ajustements pour rendre les règles du volet commerce du ScoT plus efficientes », ajoute le chargé de mission.

L

e schéma de développement de l’économie sociale et solidaire (ESS) métropolitain entend d’abord soutenir les multiples acteurs du secteur. Acteurs économiques, notamment, qui représentaient, en 2012, 26 577 salariés sur Rennes Métropole. La métropole a travaillé sur ce schéma en 2014, schéma qui s’intègre dans la stratégie de développement économique adoptée en mars 2013. Cette dernière est structurée autour de quatre axes : soutenir l’entreprenariat et le développement de la performance des entreprises, favoriser l’innovation productive sur le territoire, investir la scène internationale et renforcer

l’intelligence territoriale. Dans le schéma, chacun de ces axes est décliné pour l’ESS. Ce schéma se concrétise par un plan annuel d’actions. Parmi les trente initiées en 2015, la réponse à l’appel à projets national « Pôle territorial de coopération économique » autour de l’innovation sociale et des éco-activités (notamment l’écoconstruction). Autre action marquante, le lancement d’une étude pour créer Startijenn, un incubateur pour les projets de l’ESS du territoire. La métropole prévoit également de cibler une partie de ses aides à l’investissement vers les entreprises de l’ESS.

UN NOUVEAU DISPOSITIF POUR LE FUTUR CENTRE COMMERCIAL DE LA COURROUZE

toutes les conditions seraient réunies pour développer un pôle commercial attractif, précise Guillaume Batho, chargé de mission Commerce à Rennes Métropole. Nous avons cherché un opérateur qui a pour vocation d’acheter, de commercialiser, de gérer et d'animer l’ensemble des pieds d’immeuble. » Soit une surface de 3 600 m². La société choisie, Urbanco, s’engage à rester, a minima,

Les petits centres commerciaux de quartier présentant parfois un déficit d’attractivité, le service CommerceTourisme de la métropole a proposé un dispositif innovant pour les futures cellules commerciales de La Courrouze. « Nous voulions nous assurer que

rapport d’activités et de développement durable 2014

S. Priou

EN 2014, RENNES MÉTROPOLE A TRAVAILLÉ À L’ÉLABORATION DE SON PREMIER SCHÉMA MÉTROPOLITAIN DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE, ADOPTÉ EN JANVIER 2015.

la coopérative biocoop est l'un des acteurs de l'économie sociale et solidaire du territoire, ici lors de ses 30 ans.

propriétaire des murs dix ans après la livraison du supermarché (soit au moins jusqu’en 2028) ; à installer une quinzaine de commerces et services de proximité (boulangerie, supermarché, pharmacie notamment), à proposer des niveaux de loyers adaptés selon l’activité et à revendre la surface d’un seul bloc. Afin que la collectivité contractualise avec un investisseurgestionnaire unique.

23


D. Gouray

vue de l’exploratoire, situé cours des alliés à rennes.

Jobtown : échanger à l’échelle européenne pour stimuler les initiatives locales

R

ennes Métropole s’est inscrite dans le programme européen Jobtown, sur deux ans, aux côtés de 1 011 villes européennes pour échanger sur les pratiques autour de l’emploi des jeunes. En point d’orgue de cet engagement, la métropole a accueilli un séminaire transnational les 19 et 20 février 2014, accueillant des groupes de travail de 11 villes différentes (italienne, allemande, anglaises ou chypriote). Un séminaire pour discuter de la gestion prévisionnel des emplois, sous forme d’ateliers de travail. L’un des temps forts de ces deux jours était la présentation aux délégations européennes de l’Exploratoire des métiers. Un concept innovant, remarqué

par la délégation anglaise, qui est revenue seule en septembre 2014 pour une nouvelle visite. « Les Anglais se donnent les moyens de dupliquer cet outil chez eux. Tandis que d’autres villes vont s’en inspirer », explique Nathalie Wright, chargée de mission Lutte contre les discriminations qui porte le projet Jobtown au sein du Plan local pour l’insertion et l’emploi. « Pendant deux ans, en échangeant avec nos partenaires européens, nous avons pris conscience que l’on est sur un territoire riche sur ce thème-là ! » Cela a eu le mérite de stimuler les acteurs locaux. « Pour montrer aux autres ce que l’on fait et ensuite travailler ensemble pour se réinventer ».

Le service de l’emploi rejoint la direction de l’Économie

Enveloppe européenne renforcée pour le PLIE

R

attaché depuis 2010 à la direction de la Cohésion sociale, le service Emploi, Insertion et Formation(SEIF) dirigé par Véronique Faucheux, rejoint la direction Économie, Recherche et Enseignement supérieur (Deres) de Rennes Métropole en septembre 2014. Cette nouvelle organisation vise, en phase avec la stratégie économique de Rennes Métropole qui place le maintien et le développement de l’emploi au cœur de ses priorités, à encore mieux articuler développement économique et politique de l’emploi. « Cela permet aux agents en charge du développement économique d’avoir une meilleure connaissance des politiques et des actions en matière d’emploi », précise François Rouault, directeur de la Deres. Et d’anticiper davantage les besoins des entreprises en matière d’emploi, notamment dans les nouveaux secteurs d’activité. Par ailleurs, développement économique et emploi constituent l’un des piliers du Contrat de ville dont bénéficient les quartiers rennais prioritaires et qui relève d’une compétence exercée par Rennes Métropole.

24

L

e nouveau protocole du Plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) de Rennes Métropole 2014-2020 a été adopté en conseil communautaire le 20 novembre 2014. La nouvelle enveloppe européenne attribuée a été revalorisée pour 2014-2020, le PLIE s’est vu confier la gestion de 8,4 M€ de Fonds social européen (FSE), contre 6,3 M€ pour la période 2008-2013. Une augmentation dont se félicite Nathalie Goldin, responsable du PLIE : « Avec cette hausse, nous sommes rapidement arrivés à un accord avec le Conseil départemental ; chacun a obtenu le montant dont il avait besoin ! » Les premiers appels à projets sont sortis début 2015. Le PLIE financera des structures qui accompagnent les parcours d’insertion vers l’emploi durable de 900 personnes en difficulté par an.

rapport d’activités et de développement durable 2014


L’Exploratoire en chiffres

177 ateliers ont été proposés par l’Exploratoire, situé cours des Alliés, et piloté par la Maison de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle (Meif) du bassin d’emploi.

J. Mignot

10 591

les actions de la meif et de l’exploratoire ont aussi lieu dans les communes comme, ici, lors d’un « midi du salarié » à vern-sur-seiche.

visiteurs sont venus à l’Exploratoire en 2014. Fréquentation en hausse de 6 % par rapport à 2013.

en savoir plus sur : www.exploratoire.com

CHIFFRES CLÉS

72 000

99

c’est le nombre d’heures réalisées en 2014 par des personnes en situation d’insertion (voir page 13) dans le cadre des clauses sociales d’insertion pour les marchés dont Rennes Métropole est maître d’ouvrage.

c’est le nombre d’entreprises signataires engagées en 2014 en faveur du travail en journée sur les métiers de la propreté. Une démarche pilotée par Rennes Métropole et la Meif dans le cadre de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sur le territoire.

BARO’MÉTROPOLE Le taux de chômage JOBTOWN ET SCHÉMA DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

a

[ actions développement durable ]

b c d e 2010

2011

2012

évolution du positionnement ( données 2014 ) :

valeur 2013 de rennes métropole :

c

( 8 % )

2013

2014 panel

rennes métropole

valeur 2013 du panel :

d

( 9,8 % )

La participation de Rennes Métropole au projet européen Jobtown favorise l’épanouissement et le bien-être de chacun car le projet permet d’améliorer l’insertion, notamment des jeunes, et promeut la diversité et la lutte contre les discriminations. Il concourt aussi au développement de la solidarité entre territoires. Le travail sur l’élaboration du schéma de l’économie sociale et solidaire encourage le développement et la promotion de modes de production et de consommation durables.

rapport d’activités et de développement durable 2014

25


J. Mignot

L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, LA RECHERCHE ET L’INNOVATION

La préparation de la labellisation French Tech ENTAMÉE FIN 2013, LA DÉMARCHE FRENCH TECH RENNES A PORTÉ SES FRUITS EN NOVEMBRE 2014. PLUSIEURS MOIS DE TRAVAIL DE TERRAIN PENDANT LESQUELS RENNES MÉTROPOLE A MOBILISÉ TOUS LES ACTEURS NUMÉRIQUES DU TERRITOIRE.

L

«

e label French Tech vise à faire reconnaître l’excellence numérique française au niveau international », rappelle Ludovic Lhomme, chargé de projet Innovation à la direction Économie, Recherche et Enseignement supérieur. Pour être labellisés, les territoires se devaient donc de démontrer la force de leur

26

écosystème afin d’être identifiés parmi les plus propices à participer à cette dynamique collective. Un label décerné à un territoire, mais une démarche emmenée par les collectivités. « Rennes Métropole a piloté la réponse à l’appel d’offres à labellisation via un groupe de travail associant plusieurs partenaires, en particulier Rennes Atalante, la CCI de Rennes, la Cantine numérique, l’association Bug, l’IRT b<>com et le pôle de compétitivité Images et Réseaux. » Le dossier de candidature a été construit avec de nombreux acteurs (voir page 18). Cette démarche partenariale s’est concrétisée lors de la soirée de lancement de la candidature

rapport d’activités et de développement durable 2014

du territoire au label French Tech, le 12 juin, « qui a rassemblé au Liberté plus de 400 personnes ». Après l’audition de la mission French Tech, en juillet, mobilisant une trentaine d’acteurs du territoire, Rennes Métropole a peaufiné son dossier, avec notamment l’incarnation de cette dynamique dans un bâtiment-totem, au Mabilay, à Rennes. La deuxième version du dossier à conduit à la labellisation de Rennes Métropole, le 12 novembre, aux côtés de huit autres collectivités françaises.

à lire aussi l'article dans le chapitre le développement économique et l'emploi.


LES CHIFFRES DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, LA RECHERCHE ET L’INNOVATION À RENNES MÉTROPOLE FOCUS SUR 2014

17 m€

11

c’est le budget dépenses de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de Rennes Métropole, dont 8,80 M€ pour la cité internationale.

3

chercheurs confirmés constituant une nouvelle équipe ont reçu chacun 75 000 €.

jeunes chercheurs venus travailler dans les laboratoires rennais ont reçu une allocation d’installation scientifique. Elle s’élève à 40 000 € pour les sciences expérimentales et 10 000 € pour les sciences humaines et les mathématiques.

84 800 €

c’est le montant total des 24 bourses de mobilité (entrantes et sortantes) accordées en 2014.

62

258 685 €

manifestations scientifiques ont été soutenues pour un montant total de 88 000 €.

ont été attribués à six projets labellisés par les pôles de compétitivité : deux labellisés par Images et Réseaux, deux par Valorial et deux par le Pôle Mer Bretagne Atlantique.

L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET LA RECHERCHE

63 200 étudiants

8e

1 900

ville étudiante de France

2

doctorants

universités et

17 grandes écoles

3e

plus forte croissance des effectifs d’étudiants en cinq ans

LA RECHERCHE ET L’INNOVATION

71

unités de recherche

5 800

personnes dédiées à la recherche, dont 20 % de nationalité étrangère

60

plateformes et grands équipements de recherche

8e

métropole de France en nombre de brevets déposés

15

créations d’entreprise issues des laboratoires en 2013

CONFÉRENCE MÉTROPOLITAINE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

P

our suivre la mise en œuvre du SDU et pérenniser les habitudes de travail prises lors de son élaboration, une conférence métropolitaine a été créée. Animée par Rennes Métropole, elle est constituée des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, du Département, de la Région, de l’État et des communes concernées (Rennes, Cesson-Sévigné et Bruz). Elle assure trois missions : comité de pilotage de l’Observatoire métropolitain de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie

étudiante (Omesrve), mise en cohérence des propositions pour le CPER et articulation des politiques de sites par rapport à la dynamique régionale. Elle s’est réunie deux fois en 2014. La conférence plénière de décembre a permis de valider les résultats de l’Observatoire, d’échanger sur le logement, dans le cadre de l’actualisation du Programme local de l’habitat de Rennes Métropole, ainsi que sur la participation financière de la métropole au volet Enseignement supérieur, recherche et innovation du CPER 2015-2020.

rapport d’activités et de développement durable 2014

27


Préparation du contrat de plan État-Région 2015 - 2020 LES AXES DU VOLET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, RECHERCHE ET INNOVATION DU CONTRAT DE PLAN ÉTAT-RÉGION 2015-2020, POUR LE TERRITOIRE MÉTROPOLITAIN, S’INSCRIVENT DANS LA CONTINUITÉ DES RÉFLEXIONS PRÉALABLES AU SCHÉMA DE DÉVELOPPEMENT UNIVERSITAIRE.

D

epuis que l’enseignement supérieur et la recherche ont fait leur entrée dans les contrats de plan État-Région (CPER), en 1989, la Ville de Rennes, d’abord, puis le District et enfin Rennes Métropole participent au financement de l’enseignement supérieur et de la recherche aux côtés de l’État. « Cette nouvelle édition du contrat de plan s’inscrit dans un contexte inédit, puisqu’elle a été précédée par les réflexions préalables du schéma de développement universitaire », précise Marion Glatron, responsable du service Enseignement supérieur, Recherche, Innovation de Rennes Métropole. « Le SDU définit des orientations de développement partagées par l’ensemble des protagonistes. » Le CPER est l’un des instruments de mise en œuvre

du Schéma de développement nuiversitaire (SDU), tant sur le plan immobilier que pour les équipements de recherche. Suite aux remontées des différents établissements et à l’analyse de celles-ci par l’État, des arbitrages ont été rendus par le comité de pilotage auquel Rennes Métropole participait aux côtés de l’État et de la Région, avec Brest Métropole, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche et l’Université européenne de Bretagne (UEB). Dans le CPER 2015-2020, le volet Enseignement supérieur, Recherche et Innovation est doté de 283 M€, « dont 145 M€* concernent le territoire de Rennes Métropole ». Sur le plan immobilier, plusieurs opérations retenues visent à soutenir

des projets de recherche : Irset (santé), Buffon (environnement) ou Thera-Tech (thérapies par dispositifs médicaux implantables). La rénovation des campus, comme le campus Santé de Villejean, est un autre objectif du CPER. Sur le plan des équipements de recherche, les projets retenus concernent les filières prioritaires du territoire : la santé, la filière lait, le numérique ou encore les matériaux. Le nouveau CPER a été voté le 11 mai 2015 par le Conseil régional. Reste à préciser les engagements des partenaires pour le territoire de Rennes Métropole.

* sur les 145 m€, l’état apporte 48 m€, la région 31 m€, les autres collectivités 34 m€, le cnous 15 m€ et l’europe, via le feder, 14,70 m€.

Des murs pour l’Irset L’INSTITUT DE RECHERCHE SUR LA SANTÉ, L’ENVIRONNEMENT ET LE TRAVAIL A POUR OBJECTIF DE STRUCTURER LE POTENTIEL DE RECHERCHE DANS LE DOMAINE SANTÉ ET ENVIRONNEMENT.

28

D. Gouray

C

réé en 2009 par l’Université Rennes 1 et l’École des hautes études en santé publique (EHESP), labellisé par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) depuis le 1er janvier 2012, l’Irset est actuellement le seul centre français de recherche interdisciplinaire dont le cœur d’activité est la santé humaine et l’influence de la qualité des milieux de vie sur celle-ci. Le projet immobilier a pour objectif de réunir en un seul lieu 240 personnes issues de l’Université, de l’Inserm, du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), et de l’EHESP, aujourd’hui réparties sur plusieurs sites. Le bâtiment, d’une surface utile de 6 100 m2, sera construit sur le site de Villejean, à cinq minutes de la station de métro Villejean-Université. Cette implantation constitue une localisation qui permettra d’atteindre une efficacité optimale en termes de fonctionnement, de dynamisme de recherche, d’ouverture et de rayonnement. Le coût total de la première tranche, « Études de réalisation et Travaux », est de 14 670 000 € TTC. La participation de Rennes Métropole s’élève à 2 000 000 €.

à l'intérieur du pôle d'ingénierie chimique.

La chimie à grande échelle

L

e pôle d’ingénierie chimique, inauguré début 2014, a pour ambition de renforcer le transfert de technologies développées dans les laboratoires de l’ENSCR (École nationale supérieure de chimie de Rennes), rattachés à l’unité mixtede recherche Institut des sciences chimiques de Rennes. Ce nouvel outil répond notamment à la demande des entreprises soucieuses de développer des produits ou des procédés tout en bénéficiant de l’environnement scientifique et technologique de l’école. Il est équipé d’une plateforme Recherche et Dévelop-

rapport d’activités et de développement durable 2014

pement de 650 m2 et d’une halle technologique de 350 m2 permettant l’installation d’unités pilotes et la mise en œuvre d’expérimentations lourdes avant la phase d’industrialisation. Le pôle d’ingénierie chimique s’adresse aux sociétés privées mais aussi aux enseignants-chercheurs de l’Institut. Cette opération, réalisée en trois tranches, a été inscrite au CPER 2007-2013, puis 2015-2020. Rennes Métropole a participé au financement de la première tranche à hauteur de 250 000 €, puis 500 000 € pour les tranches 2 et 3. Le montant total du projet s’élève à 4 070 000 €.


Soutien aux nouveaux enjeux de la filière automobile EN 2014, RENNES MÉTROPOLE A SOUTENU LE PÔLE D’INNOVATION 3DMAT, NÉ AU SEIN DU PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ ID4CAR, ET PORTÉ PAR ESI GROUP. 3DMAT EST AU CŒUR DES ENJEUX DE DEMAIN POUR LA FILIÈRE AUTOMOBILE.

Acquisition de données aéroportées

L

e département Propagation, Localisation et Télédétection est l’un des cinq départements de recherche de l’Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes (IETR), sur le campus de Beaulieu. Ses travaux permettent, par exemple, l’observation terrestre de surfaces, l’analyse du couvert neigeux, le suivi des glaces et les études du littoral marin. Les applications sont nombreuses : cartographie des sols, surveillance des risques naturels tels que les tremblements de terre ou les mouvements de glaciers, détection d’objets enterrés, archéologie… Le Département a sollicité l’aide de Rennes Métropole pour son projet Pima (Plateforme d’ingénierie multimodale aéroportée), qui vise à étudier des images radars provenant d’un radar embarqué sur un avion. Pima répond aux problématiques environnementales, d’une part, par le développement d’imagerie multimodale ayant pour vocation principale l’observation et le suivi de l’environnement terrestre et, d’autre part, par la mise au point des avions du futur plus écologiques. Pima sera également un support à des expérimentations d’autres équipes de l’IETR dans les projets du CPER 2015 - 2020. Rennes Métropole a attribué une subvention d’équipement d’un montant de 64 250 €.

In fine, le projet vise la réduction de poids des véhicules, une augmentation de la compétitivité des acteurs de la filière automobile. L’enjeu est le maintien de l’emploi en recherche et développement des constructeurs et des fournisseurs de la filière automobile, mais également la montée en compétences des PME qui, en développant une offre à plus forte valeur ajoutée, résisteront mieux à leurs concurrents internationaux. Les gains de compétitivité par l’ingénierie numérique sont vecteurs de maintien pour des filières industrielles reconnues (automobile, transport, mécanique, plasturgie) et de création d’emplois dans des secteurs tels que l’édition de logiciels, le consulting, etc.

€ Le budget prévisionnel du projet, d’une durée de dix-huit mois, est de 1,10 M€ en investissement et de 483 K€ en fonctionnement. Les financeurs publics sont l’Union européenne, la Région Bretagne et Rennes Métropole. La métropole a financé l’association 3DMat à hauteur de 84 563 €. Début 2015, l’association 3DMAT a été dissoute et intégrée à ExcelCar, visant à la constitution d’un pôle de compétence Carrosserie sur le site de La Janais.

Le LabFab monte en puissance LANCÉ EN 2012, LE LABFAB RENNAIS A ACCÉLÉRÉ LE PAS, EN 2014, SUR LE CHEMIN DU PARTAGE DES CONNAISSANCES. UNE ANNÉE RICHE POUR CETTE FABRIQUE À INNOVATIONS, QUI PREND DE L’AMPLEUR À L’INTERNATIONAL.

C

réation, partage, solutions concrètes. Le leitmotiv du LabFab a gagné en puissance à l'été 2014, avec le lancement du LabFab étendu dans 12 quartiers rennais. « Ce projet consiste non pas à créer un lieu unique concentrant les moyens, mais à infuser en réseau. La formation de formateurs est un enjeu crucial », explique Hugues Aubin, cofondateur du LabFab rennais et chargé de mission Technologies de l’Information et de la communication à Rennes Métropole. Équipées de kits électroniques ou encore d’imprimantes 3D, les antennes mettent leurs ressources à disposition des particuliers avides de création et de nouveaux savoirs. « Seules conditions : avoir un projet d’objet et le partager. Tout doit circuler, pouvoir être repris et amélioré », précise Hugues Aubin. Le succès est au rendez-vous, y compris à l’international, où le potentiel du LabFab explose. « Nous avons participé à 80 événementiels en 2014. Nous sommes invités un peu partout pour présenter les prototypes rennais. » Montréal, Shenzhen, Rome, Sofia, New York, Bamako… Les projets des 350 prototypeurs du LabFab rennais, dont le plus célèbre, la prothèse de main en open source Bionico, ont déjà presque fait le tour du monde.

C. Le Dévéhat

3

DMAT est une plateforme collaborative associant des entreprises – PSA, Coriolis Composites, ESI Group et ID4Car – et des organismes de recherche – École centrale de Nantes, Université de Bretagne occidentale, ENSTA (École nationale supérieure de techniques avancées)Bretagne, Université Rennes 1, Insa (Institut national des sciences appliquées). « L’objectif est la recherche sur l’assemblage multimatériaux, pour des applications dans le secteur automobile. Il s’agit de passer d’un fonctionnement empirique à l’analyse et à la prévision en amont du comportement de ce type de matériaux », précise Ludovic Lhomme, chargé de projet Innovation à la direction Économie, Recherche et Enseignement supérieur.

le pôle associatif de la marbaudais à rennes est désormais équipé d'une imprimante 3d.

LE LABFAB [ action développement durable ]

Le développement et l’extension du LabFab relèvent de la participation à une dynamique de développement économique responsable. C’est, en effet, un lieu d’échanges et de créativité numérique et économique. Il permet d’envisager des collaborations et des modèles économiques innovants ; les objets inventés peuvent être reproduits par tous.

en savoir plus : www.labfab.fr

rapport d’activités et de développement durable 2014

29


C. Folliot

30

rapport d’activités et de développement durable 2014


UNE MÉTROPOLE ACCUEILLANTE ET SOLIDAIRE

2 rapport d’activités et de développement durable 2014

31


C. Folliot

LA COHÉSION SOCIALE ET LA POLITIQUE DE LA VILLE

renouvellement urbain au blosne.

Le programme de renouvellement urbain 2015 - 2025 en cours d’élaboration L’ANNÉE 2014 A ÉTÉ MARQUÉE PAR L’ÉLABORATION DU PROGRAMME DE RENOUVELLEMENT URBAIN DE RENNES INSCRIT DANS LE NOUVEAU CONTRAT DE VILLE ET PROPOSÉ À LA VALIDATION DES PARTENAIRES EN 2015.

L

e Programme de renouvellement urbain (PRU) 2015-2025, qui s’articule avec l’ensemble des politiques publiques, vise à répondre aux enjeux de cohésion sociale de l’agglomération rennaise. Il a fait l’objet d’une présentation aux différents partenaires : l’Agence nationale du renouvellement urbain, la Caisse des Dépôts, le Conseil régional et départemental, les bailleurs sociaux.

MAUREPAS ET LE BLOSNE, TERRITOIRES D’INTÉRÊT NATIONAL Avec le nouveau PRU, la Ville de Rennes et Rennes Métropole souhaitent renouveler leurs efforts, prioritairement sur deux quartiers rennais : Maurepas (Le Gast et Gros-Chêne) et Le Blosne, sans pour autant délaisser les autres quartiers. Ces deux quartiers désignés d’intérêt national parmi les deux cents retenus par l’État bénéficieront de

ce dispositif échelonné sur les dix prochaines années. Le coût prévisionnel est estimé à 400 M€ d’investissements avec près de 100 M€ de subventions sollicités auprès de l’Agence nationale du renouvellement urbain (Anru). Objectifs : maintenir leur attractivité et améliorer leur diversité afin d’éviter leur décrochage, en particulier par une diversification de l’habitat, le développement des activités économiques, l’amélioration de l’offre commerciale, une conception durable de l’aménagement et la restructuration des espaces et équipements publics. En effet, ces quartiers sont marqués par d’importants dysfonctionnements urbains et de fortes difficultés sociales. Citons la surreprésentation des familles monoparentales, les taux de chômage et de bénéficiaires des minimas sociaux les plus élevés de l’agglomération rennaise de même que les revenus les plus faibles.

OBSERVATOIRE DES TENDANCES SOCIODÉMOGRAPHIQUES L’observation sociale réalisée par l’Apras (Association pour la promotion de l'action et de l'animation sociale) et l’Audiar (Agence d'urbanisme et développement intercommunal de l'agglomération rennaise), sous le pilotage du service mutualisé Cohésion sociale et Politique de la ville, permet aux élus d’avoir accès à la connaissance fine des tendances sociodémographiques sur le territoire qu’ils administrent. Outil privilégié, la publication 32 annuelle L’observatoire des données sociales

offre un ensemble de données chiffrées et d’analyses sur la démographie, l’enfance et la famille, les ressources et l’activité, le logement… à partir des indicateurs mis à jour par la Caisse d'allocations familiales, Pôle emploi, le Conseil départemental, l’Éducation nationale, l’Insee. En avril 2014, un supplément de quatre pages a été édité afin que les nouveaux élus métropolitains puissent mieux appréhender les grands enjeux sociaux dans l’agglomération rapport d’activités et de développement durable 2014 rennaise.

• Les 20-39 ans représentent la première tranche d’âge, soit 31,6 % de la population. • Depuis 1999, augmentation de plus de 74 % des plus de 80 ans. • 1/4 des familles sont monoparentales. • 4 % des habitants vivent seuls. • Le revenu fiscal médian mensuel, par unité de consommation, est compris entre 1 100 €, au Blosne, et 2 181 €, à Cesson-Sévigné. Sur Rennes Métropole, il est de 1 777 €.


31 000

D. Gouray

D. Gouray

C’est le nombre d’habitants concernés par le nouveau Contrat de ville, soit 7,5 % de la population métropolitaine.

la coopérative jeunesse de services, à maurepas, dispositif mis en place en 2013 et renouvelé en 2014.

Définition et formalisation du nouveau Contrat de ville

À

partir de 2015, le Contrat de ville prend la suite du Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs), construit en collaboration étroite avec la Ville de Rennes. Il s’appuie sur le projet de territoire de Rennes Métropole et définit les politiques publiques d’intervention, de cohésion sociale, en particulier dans les domaines de l’habitat et des transports, du cadre de vie et de l’environnement, du développement économique et de l’insertion. L'année 2014 a été consacrée à la rédaction de ce nouveau contrat de ville, en copilotage avec les services de l'État et la Ville de Rennes. La mobilisation des futurs signataires a permis d’affiner les enjeux indiqués dans la loi de février 2014 pour la cohésion urbaine portant sur la politique de la ville. Les partenaires ont intégré le principe d’un contrat construit autour de six axes thématiques : l’emploi,

la formation et le développement économique ; l’éducation et la parentalité ; l’accès aux soins et la lutte contre l’isolement ; l’accès aux loisirs ; la tranquillité publique ; l’habitat, le transport et l’environnement. Ces thématiques seront interrogées par trois axes transversaux : la jeunesse, l’égalité femmes-hommes, la lutte contre les discriminations. Ces thématiques et ces axes seront repris au travers d’actions spécifiques déclinées dans un plan d’actions territorial défini avec les acteurs et les habitants sur chacun des cinq quartiers prioritaires : Le Blosne, Maurepas, Villejean, Les Clôteaux-Champs-Manceaux et Cleunay. La commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, désormais « territoire de veille », continuera de bénéficier du soutien de la politique de la ville.

LA CARTE SORTIR ! EN 2014

29

communes proposent le dispositif.

27 300

bénéficiaires dont 22 500 à Rennes.

60 %

ont moins de 18 ans.

+ de

600

partenaires (clubs, associations culturelles, sportives, etc.) adhérent au dispositif.

43 294

entrées de cinéma.

Le premier programme de rénovation urbaine évalué

E

n 2014, en préfiguration du Contrat de ville 2015-2020, pour laquelle Rennes Métropole a été désignée comme l’un des douze sites expérimentaux nationaux, la Ville de Rennes, au terme de son premier Programme de rénovation urbaine (PRU), a élaboré un Plan stratégique local (PSL), à l’échelle des cinq quartiers prioritaires. Celui-ci a permis d’évaluer la situation

LA CARTE SORTIR ! suite au premier PRU et de proposer des préconisations. Le PSL dégage les axes prioritaires du futur Contrat de ville et les perspectives d’évolution. Cette étude a été confiée au groupement Espacité et Pluricité, étude complétée par les témoignages des « personnes ressources » des cinq quartiers – habitants ou professionnels rencontrés en ateliers.

rapport d’activités et de développement durable 2014

[ action développement durable ]

Le dispositif de la carte Sortir! est une action en faveur de l'épanouissement de chacun puisqu'elle favorise l'accès à la culture, aux sports et aux loisirs pour les habitants de la métropole.

33


C. Folliot

L’HABITAT

programme de logements neufs à mordelles, pôle structurant de bassin de vie dans l’armature urbaine du scot révisé du pays de rennes.

Le nouveau PLH en chantier L’ÉLABORATION DU PROCHAIN PROGRAMME LOCAL DE L’HABITAT (PLH) S’EST ACCÉLÉRÉE EN 2014. BILAN, FORMATION, ÉTUDES, DIAGNOSTIC… LE PROGRAMME D’ACTIONS EST SUR LES RAILS.

R

ennes Métropole a poursuivi tout au long de l’année 2014 le travail de préparation du nouveau PLH qui couvrira la période 2015-2020. Les enjeux stratégiques sont désormais connus. Six orientations claires ont été adoptées par le conseil communautaire en février 2014. Elles visent d’abord à garder le cap quantitatif et qualitatif en faisant preuve de souplesse et de réactivité, en lien étroit avec le SCoT. Sont aussi prévus le développement de produits régulés et la différenciation de programmation entre les territoires. « Toutes les communes s’étaient enga-

34

gées à participer proportionnellement au choc de l’offre du précédent PLH. Le nouveau programme fixera à chacune d’entre elles des objectifs modulés selon sa place dans l’armature urbaine et son parc existant », explique Christophe Blot, chargé de mission PLH à Rennes Métropole. Le maintien de l’attractivité du parc existant, l’obligation de résultat pour les publics en situation de précarité et l’évaluation des aides publiques figureront aussi dans les objectifs du nouveau programme. ÉTUDES ET ATELIERS Après les élections locales, trois séminaires ont été organisés à l’intention des nouvelles équipes municipales, renouvelées à plus de 75 %, pour faciliter l’appropriation de la politique locale de l’habitat de Rennes Métropole par l’ensemble des

rapport d’activités et de développement durable 2014

élus. Ces ateliers ont été consacrés aux fondamentaux quantitatifs, qualitatifs et techniques du PLH. En parallèle se sont aussi poursuivies les études destinées à apporter une expertise pointue sur certains sujets à fort enjeu. Confiées à des bureaux d’études experts avec l’appui d’une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), elles ont porté notamment sur les besoins en logements étudiants, l’évolution des mixités, les coûts d’aménagement, les retombées fiscales… Ces études ont permis de rédiger en fin d’année un diagnostic territorial complet faisant un état des lieux détaillé du marché local de l’habitat, de l’évolution sociodémographique du territoire et de son contexte économique. Ensuite ? Ce sera l’heure du programme d’actions, négocié avec l’ensemble des communes.


Focus sur 2014

3 597 logements livrés sur les 38 communes ayant contractualisé le PLH. La production s’est maintenue en 2014 à un bon niveau.

43 %

1 000

202

de logements aidés (près des deux tiers de logements en PLUS-PLAI et plus d’un tiers de logements en accession aidée et locatifs intermédiaires).

logements sociaux PLUS-PLAI ont été livrés en 2014, dont 433 à Rennes. Pour un investissement de 123, 075 M€. Engagement de Rennes Métropole : 21,827 M€.

logements locatifs intermédiaires PLS institutionnels livrés, pour un investissement de 21,463 M€. Engagement de Rennes Métropole : 1,372 M€.

LE BILAN DU PLH (2005-2014)

37 500

3 750

logements livrés.

logements par an.

Un marché de l’immobilier ancien plus accessible – tant en locatif qu’en accession.

Une répartition sociale plus équilibrée des ménages entre Rennes et les communes périphériques.

104 % Rennes Métropole a réalisé son objectif initial à 104 % : au lieu des 36 000 prévus, ce sont 37 500 logements qui ont été livrés.

Un bouclier contre la crise économique (emploi BTP, logements moins chers, recettes fiscales…).

LA RÉHABILITATION DU PARC SOCIAL EN 2014 EN CHIFFRES

471

619

4 m€

logements familiaux rénovés en cinq opérations dans les secteurs Sarah-Bernhardt, Patton, Le Blosne, Centre et Montgermont.

places d’hébergement en logement étudiant dans la résidence universitaire Mirabeau et 19 logements PLAI adaptés, répartis dans 14 opérations.

de subventions de Rennes Métropole, soit 23 % en moyenne du coût d’investissement.

rapport d’activités et de développement durable 2014

35


inauguration, en septembre 2014, du programme cœur de ville à cesson-sévigné, comprenant notamment 34 logements en accession aidée.

Accession aidée : 452 logements agréés en 2014 L’ACCESSION AIDÉE EST UN LEVIER DE RENNES MÉTROPOLE POUR PERMETTRE À DES MÉNAGES MODESTES OU INTERMÉDIAIRES DE DEVENIR PROPRIÉTAIRES. AU TOTAL, 452 LOGEMENTS ONT ÉTÉ AGRÉÉS EN 2014. CETTE ANNÉE, A ÉTÉ LANCÉ UN NOUVEAU DISPOSITIF OUVERT AUX MÉNAGES AYANT DÉJÀ ÉTÉ PROPRIÉTAIRES.

L’

outil principal de l’accession aidée est, à Rennes Métropole, le Prêt social de location-accession (PSLA). Sous plafond de ressources, il permet aux ménages modestes ou intermédiaires de devenir propriétaires. Ils sont locataires avant d’acquérir leur logement. L’aide moyenne de Rennes Métropole aux ménages est de 16 000 € (allant de 2 250  € pour une personne seule à 32 500 pour un couple avec trois enfants). Un prix plafond est fixé aux opérateurs (organismes HLM et coopératives) qui bénéficient, en contrepartie, d’une TVA à 5,5 % : 2 105 € (en moyenne) du mètre carré habitable pour un appartement (2 300 € à Rennes) et 1 956 € pour une maison. 320 logements ont été agréés en PSLA en 2014 sur 17 communes de la métropole. 2014 a été marquée pour l’accession aidée à

La rénovation du parc privé L’AMÉLIORATION DU PARC DE LOGEMENTS PRIVÉS EXISTANT PREND DE L’AMPLEUR GRÂCE À L’ENGAGEMENT DE L’AGENCE NATIONALE DE L’HABITAT.

L

e parc d’habitat privé est une composante majeure de l’habitat de Rennes Métropole autant par son importance que par sa diversité. L’agglomération rennaise compte près de 148 000 logements privés, soit 78 % des ménages logés dans la métropole, en majorité des propriétaires occupants.

Rennes Métropole par la mise en place d’un nouveau dispositif, ouvert aux ménages qui ont déjà été propriétaires, le PSLA non aidé. Prévu par les textes nationaux, Rennes Métropole a décidé de l’activer à partir d’octobre. Quatre-vingt six logements ont été agréés sur la fin de l’année dans ce cadre. Les ménages entrant dans le cadre du PSLA non aidé ne bénéficient pas d’aides financières directes de Rennes Métropole ; la collectivité a plafonné, en moyenne, le prix au mètre carré habitable à 2 300  €. Au total, 452 logements ont été agréés en 2014 (320 PSLA, 86 PSLA non aidé et 46 en accession aidée). Pour les logements agréés durant les années précédentes, Rennes Métropole a versé des subventions aux promoteurs à hauteur de 7,6 M€ en 2014.

Nombre de ces logements ont été construits avant 1974. D’où l’effort engagé depuis dix ans par Rennes Métropole et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour améliorer le confort, la sécurité et la performance énergétique du parc privé. PRIORITÉ AU CENTRE HISTORIQUE En 2014, Rennes Métropole a reçu une dotation de l’Anah de 7,38 M€, en hausse de 52 % par rapport à l’année précédente. La croissance des crédits alloués à Rennes Métropole a été largement portée par les besoins de financement des travaux de réhabilitation des copropriétés dégradées. Les trois quarts de l’enveloppe ont été concentrés sur l’opération programmée d’amélioration de l’habitat du centre historique de Rennes (OPAH-

En 2014, le dispositif national de lutte contre la précarité énergétique a permis à 245 foyers de Rennes Métropole de bénéficier d’une aide financière pour rénover leur appartement ou leur maison individuelle. Lancée en 2011 par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), l’opération s’adresse aux ménages à bas revenus propriétaires de leur logement de plus de quinze ans. Elle prévoit la prise en charge jusqu’à 50 % des travaux plus une prime de 4 000 € dont 500 € de Rennes Métropole à condition que ceux-ci apportent un gain d’énergie de 25 %. En trois ans, le nombre de logements rénovés grâce au dispositif « Habiter mieux » a été multiplié par huit dans l’agglomération rennaise. « La hausse des plafonds de ressources a permis l’entrée dans le dispositif de jeunes couples, salariés ou précaires, avec enfants », observe Hugo Foucher, chargé de programmation au service Habitat. Sur douze secteurs identifiés comme « points noirs du bruit », d’autres aides pour la réalisation de travaux améliorant le confort acoustique des logements sont venues s’ajouter au dispositif « Habiter mieux », portant jusqu’à 80 % la prise en charge de la facture.

J. Mignot

D. Gouray

« HABITER MIEUX », CONTRE LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE

« habiter mieux » soutient la rénovation des logements pour améliorer leur performance énergétique et leur confort acoustique.

RU). Les autres crédits ont financé les travaux de propriétaires occupants sur deux thématiques principales : les économies d’énergie et l’adaptation des logements au vieillissement. Dans le centre ancien, 14 projets de travaux ont été engagés dans des copropriétés parfois très dégradées. Ces chantiers doivent répondre à des exigences techniques très lourdes (secteur sauvegardé, sécurité incendie, lutte contre l’habitat indigne…). Ils sont assortis de conditions de loyer à l’encontre des copropriétés rénovées. Au total, 110 logements du centre historique sont concernés par ces travaux de réhabilitation : 76 d’entre eux seront remis en location à des prix sensiblement inférieurs au marché.


Le logement social en 2014

14 388

10 751

C’est, en 2014, le nombre

C’est, au 31 décembre 2014,

C’est le nombre de

d’attributions de logements

le nombre de ménages

demandes de logements

sociaux sur Rennes

en attente d’un logement

sociaux en 2014,

Métropole, chiffre stable

social en 2014 sur Rennes

dont 8 122 pour des

par rapport à 2013 (5 673).

Métropole. En hausse de

premières entrées.

S. Priou

5 684

5,4% par rapport à 2013. la nouvelle aire à bruz.

UNE NOUVELLE AIRE DE GRAND PASSAGE À BRUZ

LE RELOGEMENT SOCIAL PRIORITAIRE C’est le nombre de demandes de relogement social prioritaire

1 806

reçues par la Commission locale de l’habitat de Rennes Métropole, où siègent notamment des représentants de Rennes Métropole, du Conseil départemental, de la Caf et des bailleurs sociaux. Un nombre en très légère baisse par rapport à 2013 (1 839 demandes).

463

demandes ont été dirigées vers un relogement dans le parc social,

26 %

des demandes ont été rejetées, les situations des ménages n’étant

12 %

ont été reportées pour des compléments d’informations.

qui arrive en tête des solutions proposées aux demandeurs.

pas considérées comme prioritaires ni urgentes sur le territoire.

LE FONDS DE SOLIDARITÉ POUR LE LOGEMENT Le Fonds de solidarité pour le logement soutient les personnes en

1,987 m€

difficulté afin d’assurer leur accès ou leur maintien dans le logement. Sur Rennes Métropole, les sommes versés à des ménages ont augmenté

Les travaux de réalisation de la quatrième aire de grand passage de Rennes Métropole se sont achevés en 2014. Situé derrière le parc des expositions, le terrain du Reynel peut accueillir une centaine de caravanes l’été et une quarantaine l’hiver, à l’occasion de rassemblements familiaux ou de missions évangéliques. À Cesson-Sévigné, les études d’aménagement de l’aire d’accueil se sont poursuivies. D’une capacité de dix emplacements, celle-ci devrait être livrée en 2016. À Rennes, la gestion des deux aires d’accueil des gens du voyage a été confiée à un nouveau prestataire, la société L’Hacienda, pour une durée d’un an renouvelable trois fois.

de plus de 60 000 € entre 2013 et 2014 pour atteindre plus de 1,987 M€.

C’est la hausse, entre 2013 et 2014, du nombre de dossiers examinés

+ 15 %

par la Commission locale de l’habitat de Rennes Métropole pour des aides financières d’urgence dans le cadre du Fonds de solidarité logement. Ce qui représente 826 demandes examinées, soit 16 par semaine. 75% ont reçu une réponse favorable.

LA RÉNOVATION THERMIQUE DES BÂTIMENTS [ action développement durable ]

BARO’MÉTROPOLE Nombre de logements autorisés pour 1 000 résidences principales

a

évolution du positionnement ( données 2013 ) :

b

rennes métropole panel

c d e 2009

2010

2011

2012

valeur de rennes métropole :

b

( 25,8 )

valeur du panel :

c

( 21,7 )

L’engagement de Rennes Métropole pour la rénovation thermique des logements, notamment à destination des habitants les plus modestes, a, en agissant sur la maîtrise de l’énergie, pour finalités de lutter contre les changements climatiques et de protéger l’atmosphère.

2013 rapport d’activités et de développement durable 2014

37


C. Le Dévéhat

LA CULTURE AU QUOTIDIEN

le premier dimanche du 7 décembre 2014 aux champs libres.

Des Premiers Dimanches populaires CINQ PREMIERS DIMANCHES ONT ÉTÉ ORGANISÉS AUX CHAMPS LIBRES EN 2014. ILS ONT RASSEMBLÉ, CHACUN, PRÈS DE 10 000 VISITEURS AUTOUR DES PROPOSITIONS ARTISTIQUES D’ACTEURS CULTURELS INVITÉS.

L

e dimanche 2 mars 2014, l’association Clair  Obscur est l’invitée des Champs Libres pour un Premier Dimanche qui crée l’événement pendant le festival Travelling. Brésil et Rio envahissent les espaces des Champs Libres, et attirent plus de 11 000 visiteurs. UN PUBLIC FAMILIAL… Les trois principales raisons de ce succès tiennent en la qualité de la programmation, au fait qu’il s'agit de cette journée particulière qu’est le dimanche et que c'est gratuit. Cinq fois par an en moyenne, des équipes culturelles, le plus souvent métropolitaines, sont invitées à investir les Champs Libres. Et ça fonctionne. En moyenne en 2014, 10 000 personnes sont venues voir ce qu’il se passait lors de ces cinq Premiers Dimanches. « Le public est familial, au sens large, et est composé aux environs des deux tiers de Rennais et d’un tiers de métropolitains. Le public type des Premiers Dimanches a entre 25 et 45 ans ; le plus souvent ce sont des jeunes familles avec enfants », explique Yves-Marie Guivarch, des Champs Libres.

38

Celui-ci précise aussi que, d’après des enquêtes des années précédentes, « entre 15 et 20 % du public des Premiers Dimanches venaient pour la première fois dans le lieu ».

LES INVITÉS DES PREMIERS DIMANCHES EN 2014

... ET AVIDE DE DÉCOUVERTES L’intérêt pour la structure est aussi d’avoir un rôle, selon Yves-Marie Guivarch, « de rencontre entre la scène culturelle de l’agglomération et un vaste public ». Car les invités proposent des interventions courtes et diversifiées qui révèlent à chaque fois un univers singulier et qui sont favorables à la flânerie, à la découverte tout en traduisant une certaine exigence artistique. « Comme le public répond présent à chaque fois et fait preuve de curiosité, nous pouvons désormais prendre des risques et expérimenter », assure Yves-Marie Guivarch.

2 MARS Festival Travelling (association Clair Obscur)

http://blogs.leschampslibres.fr/lespremiersdimanches

2 NOVEMBRE Label Caravan et Naïade Productions

11 000

VISITEURS

c’est le record de fréquentation des Champs Libres établi lors du Premier Dimanche du 2 mars 2014.

rapport d’activités et de développement durable 2014

2 FÉVRIER Le Lieu unique – Nantes

6 AVRIL Orchestre symphonique de Bretagne

7 DÉCEMBRE Les écoles d’art de Rennes (Eesab, Conservatoire et Pont supérieur)


Le Festival des sciences EN SEPTEMBRE ET OCTOBRE, LE 9E FESTIVAL DES SCIENCES, ORGANISÉ PAR L’ESPACE DES SCIENCES, A RASSEMBLÉ SUR L’ENSEMBLE DE LA MÉTROPOLE LES AMOUREUX DE CE DOMAINE, TOUJOURS PLUS NOMBREUX CHAQUE ANNÉE.

29

L

communes de la métropole en 2014 (28 en 2013).

27 000

visiteurs (23 000 en 2013), dont 5 350 élèves.

Espace des sciences

e Festival des sciences n’en finit plus de grandir ! En 2014, il a concerné 29 communes de la Métropole et a rassemblé des intervenants toujours plus nombreux à la rencontre de 27 000 visiteurs. Le Village des sciences, l’action-phare, s’est tenu cette année à Chartres-de-Bretagne avec là aussi un grand nombre de stands animés par les scientifiques rennais. « Pour le Festival des sciences, nous allons vers le public dans les communes de la métropole. Cela complète l’offre que nous apportons à l’Espace des sciences », explique Julie Zaug, chargée de communication. « Notre but, c’est de faire découvrir les sciences au plus grand nombre. » À noter que toutes les animations sont gratuites. Tous les aspects de la science sont abordés : maths, biologie, sciences humaines, robotique, astronomie… Des visites archéologiques, des documentaires, des rencontres sur la santé étaient également proposés. Les portes ouvertes de la

LE FESTIVAL DES SCIENCES 2014 EN QUELQUES CHIFFRES

le village des sciences était, en 2014 à chartres-de-bretagne.

DGA (Direction générale de l’armement), à Bruz, ont rencontré un vif succès. Forte demande aussi pour les animations destinées aux scolaires : les inscriptions ont été très rapidement closes. En 2015, le Village des sciences reviendra à Rennes, sur le campus de Beaulieu.

135

manifestations.

50

stands au Village des sciences.

La fréquentation des équipements métropolitains en chiffres

57 000

visiteurs à l’Écomusée du pays de Rennes en 2014 (record de fréquentation, + 11 % en un an).

1 178 200 visiteurs aux Champs Libres en 2014.

237 500

personnes touchées sur Rennes Métropole et en Bretagne par l’Espace des sciences.

40 000

visiteurs à l’exposition « Fouette cocher ! », (de janvier à octobre 2014)

61 720

visiteurs au musée de Bretagne (51 749 en 2013).

700 000

personnes sont venues à la Bibliothèque des Champs Libres.

LES PREMIERS DIMANCHES [ action développement durable ]

Les Premiers Dimanches contribuent à l’épanouissement et au bien-être de chacun. En effet, la gratuité le dimanche permet d’ouvrir les lieux culturels à des nouveaux publics et favorise ainsi, plus globalement, l’accès à la culture.

44 630 usagers inscrits. 761 000 documents empruntés. 13 900 acquis en 2014.

16 animations par jour (moyenne 2014)

rapport d’activités et de développement durable 2014

39


Le musée de Bretagne participe à la valorisation des grands projets patrimoniaux métropolitains

L

e musée de Bretagne a vocation à acquérir, conserver et valoriser des collections relatives à l’histoire de la Bretagne ; le territoire de Rennes Métropole est en ce moment riche en découvertes archéologiques, avec plusieurs fouilles préventives en cours liées aux grands projets urbains (métro, couvent des Jacobins). Ces fouilles – couvent des Jacobins, place Saint-Germain – sont conduites par l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques), sous la responsabilité du ministère de la Culture », explique Céline Chanas, conservateur du patrimoine et directrice du musée de Bretagne. Le musée doit parfois intervenir rapidement sur des mobiliers archéologiques qui ont potentiellement vocation à intégrer ses collections, et pour lesquels il y a urgence en matière de sauvegarde. Ainsi, il a engagé un projet de restauration notamment sur les vêtements de Louise de Quengo, religieuse du XVIIe siècle, dont le sarcophage en plomb a été découvert dans un état de conservation exceptionnel. Sur la place Saint-Germain, c’est l’histoire d’un quartier rennais du Moyen Âge à nos jours qui a été mise au jour, avec des activités artisanales, notamment un dépotoir de cordonnerie. « Progressivement, nous allons monter en puissance, travailler en collaboration avec les services de la métropole et de la SPL Destination Rennes pour voir comment nous allons mettre en récit cette histoire de la ville, complètement réactualisée par les fouilles de ces vingt dernières années. Cela fera l’objet d’une valorisation dans les collections permanentes, dans des expositions temporaires et aussi dans un parcours touristique plus large, auquel le musée pourra contribuer par des contenus augmentés. »

J. Mignot

«

LA FABRIQUE DES SONGES Près de 13 000 personnes ont été émerveillées par la magie, les jeux de lumières et les installations théâtrales et musicales de trois artistes créateurs : Flop, Cécile Léna et Étienne Saglio. Ce parcours, poétique, intitulé « La fabrique des songes », s’est déroulé aux Champs Libres du 16 décembre 2014 au 1er mars 2015.

À L’ESPACE DES SCIENCES TOUS LES MARDIS

C. Simonato

L’Espace des sciences organise trente-cinq conférences par an – un cycle intitulé « Les Mardis de l’Espace des sciences ». Elles font la part belle aux chercheurs bretons mais des scientifiques venant de toute la France sont aussi invités : biologistes, mathématiciens, astrophysiciens… tous bénévoles. Et ils font salle comble – plus de 330 spectateurs par conférence. Un public varié, composé essentiellement d’étudiants, de retraités, d’actifs intéressés par les sujets, de passionnés, de curieux. Avec ces conférences, la journée du mardi rime avec savoirs…

le chantier des fouilles sur la place saint-germain à rennes.

LES PREMIERS RENDEZ-VOUS 4C, PARTICIPATIFS ET NOVATEURS De nouveaux rendez-vous participatifs, sous forme d’ateliers proposés et animés par les professionnels ou par des habitants, ont été créés en 2014. Imaginés par la bibliothèque, le musée de Bretagne ou la direction des Champs Libres, ils se déroulent souvent à l’étage du pôle Vie du citoyen de la bibliothèque des Champs Libres. Ouverts à tous, ils sont appelés les « Rendez-vous 4C » pour collaboration, créativité, citoyenneté et échanges de connaissances. Ces rendez-vous thématiques sont l’occasion de faire émerger de nouveaux regards, de nouvelles pratiques, de nouvelles manières de développer des projets culturels, dans un sens très large : de guichets numériques à des ateliers de tricot. Sont intervenus en 2014 des partenaires extérieurs comme la communauté des wikipédiens de Rennes, ou encore la Bibliothèque des livres vivants. Ces rendez-vous entendent progressivement donner une nouvelle dimension au pôle Vie du citoyen.

40

rapport d’activités et du développement durable 2014

L’EXPOSITION QUI VENAIT DU PASSÉ L’exposition « Préhistoire(s), l’enquête », proposée par l’Espace des sciences, a permis aux visiteurs de se transformer en experts préhistoriens. En 1928, deux squelettes datant de la préhistoire ont été retrouvés sur l’île de Téviec. Que leur est-il arrivé ? Voilà l’énigme que devait résoudre les visiteurs. Une véritable enquête policière, ludique mais aussi pédagogique avec une médiation bien présente. Si l’exposition a été créée à Toulouse, elle a été fortement adaptée et enrichie par l’Espace des sciences de Rennes avec, notamment, de nombreux dispositifs tactiles. Avec 120 000 visiteurs, les trois expositions présentées en 2014 ont battu tous les records.


Vers un réseau des écoles de musique de la métropole

L

«

es structures présentes sur la métropole ont des statuts différents, donc des contraintes financières et juridiques très différents », introduit Cécile Bizot, directrice de l’Animation et de la Coordination culturelle à la direction générale Culture. Au nombre de ces structures figurent le conservatoire à rayonnement régional de Rennes, l’école de musique municipale de Cesson-Sévigné, cinq syndicats intercommunaux, qui regroupent 25 communes de la métropole*, l’école associative intercommunale de Haute-Vilaine (Acigné, Brécé, Thorigné-Fouillard) et trois écoles associatives communales (Betton, Le Verger et Saint-Grégoire). « Le travail de mise en réseau des équipements a été initié à la demande des élus représentant les écoles de musique du territoire, confrontées à des difficultés, notamment budgétaires. L’objectif était de trouver d’autres manières de fonctionner ensemble. » Rennes Métropole a financé une étude portant sur les problèmes de fonctionnement, les complémentarités et les mutualisations envisageables. Plusieurs pistes de travail ont été identifiées : développer les connexions entre les écoles et le milieu professionnel, récolter les besoins en formation des enseignants, réfléchir à la question du temps périscolaire, travailler sur la tarification sociale, comment répondre aux attentes des adolescents, quelle offre pour les adultes… « Ces premières rencontres donnent lieu à des démarches poussées de mise en synergie sur au moins deux territoires infra-métropolitain. » * accordance (gévezé, la chapelle-des-fougeretz, montgermont, pacé, parthenay-de-bretagne), l’école jean-wiener (chartres-de-bretagne, noyal-châtillon-sur-seiche, saint-jacques-de-la-lande), la flume (chavagne, cintré, la chapelle-thouarault, le rheu, l’hermitage, mordelles, saint-gilles), le suet (chantepie, corps-nuds, nouvoitou, saint-armel, vern-sur-seiche), rive sud (bourgbarré, bruz, orgères, pont-péan, saint-erblon).

Développer les musiques actuelles sur la métropole INITIÉE FIN 2013, LA DÉMARCHE DE CONCERTATION SOLIMA AUTOUR DES MUSIQUES ACTUELLES S’EST POURSUIVIE TOUT AU LONG DE L’ANNÉE 2014. ELLE A PERMIS DE DÉFINIR SEPT AXES DE TRAVAIL POUR 2015.

L

«

a concertation avec les acteurs des musiques actuelles pour favoriser le développement de ce secteur est inscrite dans le projet culturel de Rennes Métropole », rappelle Virginie Le Sénéchal, chargée de mission à la direction générale Culture de Rennes Métropole. « C’est un secteur dynamique sur notre territoire. » La métropole s’est donc engagée dans une démarche Solima (schéma d’orientation de développement des lieux de musiques actuelles dont la méthode de concertation a été définie au niveau national) avec plusieurs autres collectivités : la Ville de Rennes, la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), la Région Bretagne et le département d’Ille-et-Vilaine. « Nous avons invité les salles de spectacles, les festivals, les labels, les associations, les écoles de musique, les artistes… »

J. Mignot

LA MÉTROPOLE COMPTE ONZE ÉCOLES DE MUSIQUE RECONNUES DANS LE PLAN MUSIQUE DU DÉPARTEMENT D’ILLE-ET-VILAINE. EN 2014, LA DIRECTION GÉNÉRALE CULTURE A INITIÉ AVEC ELLES UN TRAVAIL DE MISE EN RÉSEAU.

la journée du patrimoine à la maison du livre et du tourisme en 2014.

Un nouveau projet culturel pour la Maison du livre et du tourisme

U

n nouveau projet culturel pour la Maison du livre et du tourisme a été élaboré en 2014 afin de s’adapter aux enjeux culturels de la métropole. Située à Bécherel, la Maison du livre et du tourisme a, en effet, été déclarée d’intérêt communautaire après l’arrivée en 2014 au sein de Rennes Métropole de cinq communes de la Communauté de communes du pays de Bécherel. Cet équipement culturel est désormais rattaché à la bibliothèque des Champs Libres et relève ainsi de la métropole. Le nouveau projet a été travaillé avec les acteurs locaux de Bécherel et s’est appuyé sur une étude auprès des publics. Deux ambitions se dégagent pour la Maison du livre et du tourisme : qu’elle devienne à la fois un centre de création et d’interprétation autour du livre et un lieu de mutualisation des forces culturelles locales, ouvert vers l’extérieur. Parmi les actions prévues par le projet : le développement de la médiation en direction des publics diversifiés ou encore la valorisation de la création contemporaine, en recevant des auteurs via notamment des résidences d’écrivains. Ce projet a été adopté en janvier 2015 par le conseil métropolitain.

sept axes identifiés 1. concertation territoriale durable autour des musiques actuelles 2. mutualisation de moyens humains et techniques entre porteurs de projet 3. recherche d'une solution collective dédiée au développement du mécénat 4. développement de la mobilité des publics amateurs dans l'agglomération 5. sensibilisation des populations, du grand public 6. soutien à la présence artistique professionnelle musiques actuelles sur le territoire 7. renforcement de l'accompagnement des artistes professionnels

Au total, en 2014, quelque 400 personnes, 57 structures et 16 communes ont participé aux différents temps d’échanges proposés, accompagnés par un cabinet spécialisé. « Les communes ont manifesté un réel intérêt, dans l’objectif de définir des actions concrètes. » Cette année de concertation a permis aux acteurs de mieux se connaître, d’initier une dynamique de coopération et de complémentarité et de définir sept axes de travail en 2015 (cf. encadré), pour prolonger la démarche. Avec une préoccupation : « Comment on invite les acteurs à mieux travailler ensemble. »  Et un objectif : « Favoriser le développement du secteur des musiques actuelles sur l’ensemble du territoire métropolitain. »

rapport d’activités et de développement durable 2014

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LA JEUNESSE ET LA POLITIQUE TEMPORELLE Une carte des temps piétons pour comprendre le territoire vécu EN 2014, LE BUREAU DES TEMPS DE RENNES MÉTROPOLE A DÉVELOPPÉ UNE REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DES TEMPS D'ACCÈS À PIED AUX COMMERCES ET AUX SERVICES DU TERRITOIRE MÉTROPOLITAIN. EN S'INSPIRANT D'UN OUTIL DÉVELOPPÉ PAR LA VILLE DE PORTLAND AUX ÉTATS-UNIS ET EN S'APPUYANT SUR LE SYSTÈME D'INFORMATION GÉOGRAPHIQUE, LE SIG.

S

«

e déplacer à pied est démocratique et égalitaire, économe, bon pour la santé et le lien social et pour l’environnement », commente Catherine Dameron, chargée de mission au Bureau des Temps. Dans ce contexte, connaître la bonne accessibilité piétonne aux services et commerces est un atout en termes d’aménagement du territoire. La représentation graphique des temps d’accès à pied aux commerces et aux services du territoire métropolitain a été menée en collaboration avec l’Université Rennes 2 pour promouvoir la prise en compte du temps comme quatrième dimension de l’aménagement (4D). « Le temps permet de prendre en compte le mouvement dans la ville, avec la question centrale des usages, mais aussi la ville en mouvement, son évolution sur le long terme », poursuit Catherine Dameron.

CINQ CATÉGORIES DE SERVICES ET TROIS ÉCHELLES DE TEMPS D’ACCÈS Afin de visualiser ces temps de « marchabilité », la méthode élaborée croise les temps d’accès par des isochrones qui déterminent les zones géographiques accessibles à partir d’un point donné en une durée maximale. Une pondération attribue des points en fonction de ces temps d’accès. Cette analyse multicritères se traduit par un indice d’accessibilité, défini de « très élevé » à « très faible », représenté par un code couleur sur la carte métropolitaine. Pour cette étude, cinq catégories de services ont été retenues : les « locomotives », commerces et services les plus recherchés au quotidien ; les pôles commerciaux favorisant le lien social ; les services éducatifs, sportifs, sociaux ou culturels ; les points d’accès aux transports en commun ; les espaces verts. « En croisant l’accessibilité à la densité de population, on remarque que la localisation de la population correspond à des espaces où l’accessibilité de l’offre est globalement bonne. On note cependant des faibles niveaux d’accès aux services en bordure des centres-bourgs, là où de nombreuses opérations attirent souvent une population nombreuse », commente Catherine Dameron. Cette carte peut servir en urbanisme pour aider à la décision – que ce soit pour les zones à urbaniser, les cheminements et jalonnements en mode actif par exemple.

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réalisation : bureau des temps, rennes métropole. sources : open data rennes, données rennes métropole, openstreetmap

CARTOGRAPHIE DES TEMPS D’ACCÈS AUX COMMERCES ET SERVICES SUR LE TERRITOIRE DE RENNES MÉTROPOLE La carte finale présente le niveau d’accès ou l’intensité d’accès aux services, sur une échelle de carreaux de 50 m de côté. Plus l’accessibilité est satisfaisante, plus les couleurs sont chaudes. A contrario, si l’accessibilité est faible, les couleurs tendent vers le bleu. Par exemple : la couleur jaune détermine l’accès en 5 minutes à un petit nombre de services ou commerces, ou encore l’accès en 15 minutes à un grand nombre de commerces et de services. Les temps d’accès à pied retenus : 5, 10 et 15 minutes (sur la base d’une moyenne de 4 km à l’heure), soit des distances respectives de 333 m, 666 m et 1 km.

rapport d’activités et de développement durable 2014


Le quotidien et la santé des étudiants rennais à la loupe

L

es conditions de vie et de santé des 60 000 étudiants rennais est un réel enjeu pour les institutions qui les accueillent, face à des situations préoccupantes, soit en termes de comportements (tabagisme, inactivité, alimentation déséquilibrée…), soit en termes de condition de vie (ressources financières, conditions de logement, manque d’accès au logement, isolement…). Plusieurs initiatives locales ont été lancées pour enrichir la connaissance dans ces domaines. Citons l’Observatoire métropolitain de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante piloté par l’Audiar. En 2014, des chercheurs des universités Rennes 1, de Rennes 2 et de l’École des hautes études de la santé publique (EHESP), conjointement avec Rennes Métropole et la Ville de Rennes, se sont rapprochés pour mener une étude qualitative et quantitative. Ses objectifs : obtenir des données objectivées sur les conditions de vie, mieux saisir les situations vécues par les étudiants. Cette étude, coordonnée par l’EHESP, est soumise à l’analyse partenariale d’un comité de suivi composé de représentants de la mission jeunesse de Rennes Métropole, du service Santé de la Ville de Rennes, de l’Audiar, de représentants de la vie étudiante ainsi que des représentants du Conseil régional et de l’Agence régionale de santé.

D. Gouray

D. Gouray

équipe de recherche : patricia loncle, isabelle danic, matthieu leprince, emmanuelle maunaye, béatrice valdes, xavier collet et sylvie dagorne

se loger, une préoccupation pour de nombreux étudiants.

à la bibliothèque droit-économie-gestion de l’université rennes 1.

Les actions jeunesse évaluées

C

ourant 2014, Rennes Métropole et la Ville de Rennes ont souhaité engager l’évaluation des actions jeunesse mises en œuvre dans le cadre des conventions signées en 2008 et 2011 avec le Centre régional d’information jeunesse Bretagne, le CrijB. Les cabinets d’étude Ethéis et PB Conseil ont été mandatés pour conduire cette mission, en partenariat avec le Crij ; le Conseil régional et le Conseil départemental ont été associés à un comité d’évaluation. Quelque 135 jeunes ou acteurs du milieu associatif et institutionnel ont été consultés. Cette étude achevée fin 2014 a ciblé quatorze actions

LES JEUDIS DU TEMPS EN 2014

et dispositifs qui déclinent les objectifs partagés par les deux collectivités : favoriser l’information des jeunes sur le territoire métropolitain et encourager leur engagement social et civique. Citons par exemple la création de l’espace 4bis ou l’expérimentation du dispositif animateurs-relais. Le comité d’évaluation a validé les principales recommandations du prestataire relatives à l’évolution des différentes actions. Courant 2015, elles seront débattues au sein des instances concernées de Rennes Métropole et de la Ville de Rennes, en vue des futures conventions avec le Crij.

4

conférences.

à retrouver sur : metropole.rennes.fr/innovations/lesconferences-de-rennes-metropole/lesjeudis-du-temps/

800

participants.


J. Mignot

44

rapport d’activités et de développement durable 2014


UNE MÉTROPOLE ÉCORESPONSABLE ET EXEMPLAIRE

3 rapport d’activités et de développement durable 2014

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LES MOBILITÉS 2014 : la ligne b se dévoile LA LIGNE B DU MÉTRO À RENNES, CE SONT 15 STATIONS INSÉRÉES EN TUNNEL PROFOND, EN TUNNEL CADRE (SEMI-ENTERRÉ) OU EN VIADUC (AÉRIEN). EN 2014, LES PREMIERS TRAVAUX DE CONSTRUCTION DE LA LIGNE B ONT COMMENCÉ. LE TUNNELIER EST ARRIVÉ, A ÉTÉ PARRAINÉ ET ÉTAIT PRÊT FIN 2014 À DÉMARRER.

« Ce métro est l’un des principaux chantiers de génie civil du pays. »

J. Mignot

C. Simonato

manuel valls, premier ministre, lors du parrainage du tunnelier le 19 décembre 2014

46

J. Mignot

LE TUNNELIER EST ARRIVÉ EN SEPTEMBRE En septembre, le tunnelier de 9 m de diamètre, construit en Allemagne par l’entreprise Herrenknecht AG, est arrivé à Rennes en pièces détachées et par convoi routier. D’une longueur de 82 m, il a été assemblé début novembre à la base-vie de la Courrouze. Cet engin travaille 24 heures sur 24 et sept jours sur 7 et grignote le sous-sol rennais à une vitesse moyenne de 300 m par mois. Sa puissance est cinq fois supérieure à celle de son prédécesseur de la ligne a, Perceval. Le premier tour de roue du tunnelier a eu lieu en janvier 2015, pour une fin de percement prévue trente mois plus tard. Le tunnelier creuse en continu 8 km sous terre, de La Courrouze au boulevard de Vitré. Pour le faire fonctionner, cinq équipes de vingt personnes, dont la plupart œuvreront sous terre, se relaieront autour de l’immense machine d’environ 1 450 tonnes.

J. Mignot

l’impressionnant tunnelier elaine.

ELAINE PARRAINÉ LE 19 DÉCEMBRE 2014 Le 19 décembre 2014, le tunnelier de la ligne b du métro de Rennes a été officiellement dévoilé. Le géant s’appelle Elaine, un nom choisi par 3 000 métropolitains. Il a pour parrain le Premier ministre, Manuel Valls, et pour marraine, Karine Puyjarinet, l’une des responsables Qualité environnement du chantier. Il a été parrainé en présence du président de Rennes Métropole Emmanuel Couet, de la maire de Rennes Nathalie Appéré et de nombreux élus métropolitains.

rapport d’activités et de développement durable 2014

dans la nuit de décembre, une installation, un light tube, marque l’emplacement d’elaine dans le ciel métropolitain.

20 000 PERSONNES AUX PORTES OUVERTES ! Suite au parrainage du tunnelier, les habitants et les curieux ont pu venir découvrir le tunnelier et la base-vie les 21 et 22 décembre à La Courrouze. Un vrai succès populaire puisque plus de 20 000 personnes se sont déplacées pour découvrir le tunnelier et l’impressionnant chantier de la ligne b.


D. Gouray

1,19 md€

D. Gouray

Le projet de ligne b représente un investissement global de 1,19 milliard d’euros HT.

l’attribution des lots à l’hôtel de rennes métropole, présentée officiellement en février 2014.

D. Gouray

D. Gouray

les travaux sur la station mabilais en avril 2014.

place saint-germain, avant les fouilles en surface, avril 2014.

la future station à cleunay, septembre 2014.

LES PREMIERS TRAVAUX DES STATIONS ONT DÉBUTÉ EN 2014 Le chantier de la seconde ligne du métro représente 14 km, dont 8 en souterrain et 15 stations entre le sud-ouest de la ville, à Saint-Jacques-dela-Lande, et le nord-est, à Cesson-Sévigné. La ligne b doit aussi croiser la ligne a déjà existante, aux stations Gares et Sainte-Anne. Mené par un groupement d’entreprises piloté par Dodin Campenon Bernard (Vinci), il s’agit du plus gros chantier en France d’une collectivité locale en 2014. La base-vie du chantier et les premiers éléments du puits d’entrée du tunnelier sont apparus dès la fin de l’année 2013 à La Courrouze. En 2014, les premières opérations de génie civil ont débuté un peu partout dans la ville. Ainsi, les palissades

ont envahi les places rennaises, partout où se construisent les futures stations de métro. Derrière ces murs, les chantiers progressent à différents rythmes. Les travaux de gros œuvre ont commencé début ou courant de l’année 2014. Certaines stations en étaient en 2014 aux travaux de terrassement, comme le puits de la station Voltaire ou les stations Colombier et Mabilais ; d’autres, comme Saint-Germain et Sainte-Anne, ont vu les travaux commencer par un chantier de fouilles archéologiques préventives. À la gare, la future station est en cours. La ligne y passera à 35 m de profondeur. Le parvis de la gare sera, lui, totalement réaménagé. Ce chantier de plusieurs années, devrait s’achever à horizon 2018.

rapport d’activités et de développement durable 2014

LES TROIS DERNIERS LOTS DE GÉNIE CIVIL ATTRIBUÉS Le génie civil de ce chantier important a été divisé en quatre lots. En 2014, Rennes métropole a attribué les trois derniers lots de génie civil des stations et de la ligne pour un investissement total de 143 M€ HT. Pour rappel, le marché du lot 1, tunnel et stations associés, a été attribué en 2013. Les lots 2 et 3 correspondent aux deux tranchées couvertes qui seront situées au nord (station Joliot-Curie) et au sud (entre le garage-atelier et les stations Saint-Jacques-Gaîté et La Courrouze) de la future ligne du métro.  Ils ont été attribués pour les montants de 65 et 40,2 M€, respectivement au groupement solidaire composé de Legendre Génie Civil (mandataire) et Angevin et au groupement solidaire composé des entreprises Demathieu Bard, Cardinal, ETPO et DTP Terrassement. Le dernier lot, quant à lui, correspond à la portion aérienne de la ligne b qui nécessitera la construction d’un viaduc de 2,4 km entre Mirabeau (cité universitaire près de Beaulieu) et le terminus de la ligne à Cesson-Sévigné. Il a été attribué au groupement solidaire composé de Razel-Bec (mandataire) et de Eiffage TP pour un montant de 38 M€ HT.

47


Le réseau Star en pointe sur l’accessibilité

UN DEUXIÈME DÉPÔT DE BUS POUR LE RÉSEAU STAR

DEPUIS FÉVRIER 2015, LE RÉSEAU STAR RÉPOND AUX EXIGENCES DE LA RÉGLEMENTATION EN TERMES D’ACCESSIBILITÉ DES TRANSPORTS PUBLICS. UNE RÉUSSITE LIÉE AUX ACTIONS ENTREPRISES DÈS 2001.

D

«

epuis début février, 100 % des lignes régulières Star – métro et bus – sont accessibles, conformément aux critères réglementaires », précise Éric Diserbeau, responsable du service Transports urbains de Rennes Métropole, fin 2014. La réflexion menée à l'échelle métropolitaine, en partenariat avec les associations, sur l’accessibilité des transports publics aux personnes à mobilité réduite (PMR) a précédé la loi de 2005. « Cela s’est traduit par la première ligne de métro, accessible à tous types de handicaps. En 2003 a débuté la mise en accessibilité des premières lignes de bus. Enfin, depuis 2008, tous les bus acquis disposent de deux places PMR. » Rennes Métropole a aussi été la première agglomération à mettre en place un Système d'aide à l'exploitation et à l'information voyageurs (SAEIV) conforme aux exigences de la loi Handicap, système qui dispense des informations visuelles et sonores aux principaux arrêts de bus et dans le métro.

UNE DÉMARCHE VOLONTAIRE Deux textes, dont un décret paru le 4 novembre 2014, dérogatoires à la loi de 2005, sont venus préciser la notion de point d’arrêt prioritaire. « Sur les 1 436 quais, 802 sont prioritaires au sens réglementaire ; 763, soit 95 %, sont déjà aménagés. » Les 39 restants relèvent d’une impossibilité technique avérée prévue par la loi. Vue la densité des arrêts, un quai accessible est toujours proche d'un quai en impossibilité technique. À noter que toutes les communes de la métropole disposent d’un quai accessible. Le service Handistar constitue par ailleurs un service de substitution efficace. « Rennes Métropole s'était engagé dans la mise en accessibilité du réseau dans l'objectif de la loi initiale, plus volontaire que les nouveaux textes. Ainsi, 1 207 quais sont accessibles aux PMR, soit 444 quais de plus que l'obligation légale. » Quant au matériel roulant, « tous les bus des lignes régulières sont accessibles, équipés d'une rampe d'accès et de une ou deux places pour les personnes en fauteuil ».

Rennes a acquis en 2010 un terrain d’une superficie de 3,2 ha sur la Zac de Mivoie-Le Vallon, à Saint-Jacquesde-la-Lande, avec une surface bâtie de 5 300 m2. L’objectif est de transformer cet ensemble en un second dépôt de bus pour le réseau Star et de répondre ainsi au développement du trafic. Situé Plaine de Baud, le dépôt principal a atteint sa limite de capacité en termes de parc bus (250). Le nouveau dépôt disposera d’une capacité de 100 bus. Sa mise en exploitation sera effective à la rentrée 2016. Le coût global du projet s’élève à environ 8 M€ HT.

ENQUÊTES AUPRÈS DES USAGERS En 2014, trois vagues d’enquêtes de satisfaction auprès des usagers ont été réalisées sur le réseau Star, suivant une méthodologie éprouvée sur plus de 80 réseaux français. Principal résultat : l’indice de satisfaction des usagers (personnes donnant une note globale supérieure à 15 sur 20) est de 81 % pour le métro et de 60 % pour le bus, alors que ce dernier taux est en général de 50 % ailleurs. Autre enseignement marquant de ces enquêtes : 70 % des clients utilisent à la fois le bus et le métro, alors que le pourcentage est de 40 % pour les autres grands réseaux.

D. Gouray

ESCALIERS

763 quais sont aménagés sur le réseau métropolitain.

Depuis début février 2015, 100 % des lignes régulières Star – métro et bus – sont accessibles.

48

rapport d’activités et de développement durable 2014

Onze. C’est le nombre d’escaliers mécaniques extérieurs de la ligne a du métro qui ont été remplacés en 2014. Les travaux ont été confiés à la société Schindler, après une consultation réalisée fin 2013, pour un montant de 2,5 M€ TTC. Six escaliers, dont le fonctionnement avait été interrompu en septembre 2013, ont ainsi été remis en service à l’été 2014


Les mobilités en chiffres BUS ET MÉTRO, LE RÉSEAU STAR

4e

77,1

réseau en France (hors Paris). Avec 181 déplacements par an et par habitant, le réseau Star garde en 2014 sa place de 4e réseau français (hors Paris) pour son taux de fréquentation.

millions de voyages en 2014, soit + 3,2 % par rapport à 2013. Détail ci-contre :

21,07 C’est, en millions, le nombre de kilomètres parcourus sur le réseau en 2014, soit une augmentation de 5,6 % par rapport à 2013.

LES VOYAGES SUR LE RÉSEAU STAR 43 % sur la ligne a. 43 % sur les lignes urbaines de bus. 14 % pour les lignes métropolitaines complémentaires et scolaires.

CHRONOSTAR Depuis septembre 2014, la ligne 4 est devenue une ligne Chronostar. Aménagés de manière spécifique, les bus de la ligne 4 passent toutes les huit minutes entre 7 h et 20 h.

310 000 C’est le nombre de voyages quotidiens sur le réseau en 2014.

NOUVELLES LIGNES Avec l’arrivée de Bécherel, La Chapelle-Chaussée, Langan, Miniacsous-Bécherel et Romillé dans Rennes Métropole, de nouvelles lignes ont été mises en place début 2014 pour desservir ces communes.

LES UTILISATEURS DU RÉSEAU

L’ACCESSIBILITÉ DU RÉSEAU

VÉLOS

120 000

107 828

145 km

C’est le nombre d’utilisateurs réguliers du réseau en 2014 (70 000 abonnés payants, 50 000 bénéficiaires de la gratuité sociale).

C’est le nombre de voyages réalisés dans le cadre de Handistar en 2014 (+4,7 % par rapport à 2013). 1 639 clients ont eu accès au service.

de voies prioritairement dédiées aux cyclistes sur le territoire métropolitain en 2014. 84 stations de vélo en libre-service.

36 600 C’est le nombre d’équivalents bénéficiaires annuels de la gratuité sociale en 2014. Chaque bénéficiaire en a, en effet, bénéficié pour une moyenne de 9 mois en 2014. Les attributions s’effectuent, pour 1, 3, 6, 9 ou 12 mois.

544 000 C'est le nombre de voitures ayant utilisé en 2014 l’une des 1 644 places des quatre parcs relais de la ligne a.

100 % des lignes (bus et métro) accessibles en février 2015 (95 % fin 2014).

350 vélos à assistance électrique proposés à la location longue durée.

LE RÉSEAU

+ de

30 parcs de vélo sécurisés.

1 200

équivalents temps-plein, c’est le nombre de personnes employées en 2014 pour l’exploitation du réseau Star et Handistar (sans compter les prestations externalisées en dehors de l’offre de transports).

105,5 M€ C'est le coût global de l’exploitation du réseau Star et Handistar en 2014.

VÉHICULES ÉLECTRIQUES

20 C'est le nombre de bornes électriques installées dans sept communes de l'agglomération.


Vers le prochain Plan de déplacements urbains LES CONCLUSIONS DE L’ÉVALUATION DU PLAN DE DÉPLACEMENTS URBAINS (PDU) 2007-2017 DE RENNES MÉTROPOLE ONT ÉTÉ RENDUES EN SEPTEMBRE 2014. AVANT QUE LES ÉLUS PUISSENT FIXER UN CADRE AUX OBJECTIFS DU FUTUR PDU ET LE LANCEMENT DE SON ÉCRITURE FIN 2015. « Selon l’étude, l’usage de la voiture individuelle reste prégnant en périphérie de Rennes alors qu’un essor des mobilités de proximité (vélo, marche, etc.) est observé à Rennes », détaille Julien Hervé, chargé de mission PDU à Rennes Métropole. Selon l’évaluation, la mise en œuvre du réseau de transports en commun, métro compris, a un rôle positif sur tout le territoire (desserte des zones d’habitat, accès à l’emploi ou encore accès pour les personnes à mobilité réduite) et est efficace pour les déplacements dans Rennes et ceux entre Rennes et les autres communes. Les parkingsrelais, les démarches de plans de déplacements inter-entreprises (PDIE) et les plans communaux de déplacements (PCD, réalisés lors des révisions

D. Gouray

DES PRATIQUES DE MOBILITÉ DIFFÉRENTES L’évaluation a été réalisée par un cabinet d’audit en politiques publiques, Planète publique, et 6-t, cabinet spécialisé en sociologie des déplacements. Elle met en lumière une différence de pratiques de mobilités que l’on soit à Rennes ou dans une autre commune de Rennes Métropole.

des PLU) sont des succès. Mais les experts pointent aussi des limites, donc des progrès possibles, sur le respect des objectifs environnementaux, en raison notamment de nouveaux seuils en vigueur (air, climat, etc.), sur la sécurité routière des modes actifs (vélo et marche) ou encore sur la place des déplacements des cyclistes. Entre novembre 2014 et mars 2015 s’est déroulé un séminaire, dédié au PDU, pour les élus des communes de la métropole. Il était organisé par Rennes Métropole et l’Audiar. Objectifs : échanger sur les bilans de l’évaluation, identifier des enjeux pour le territoire et élaborer un document cadre en vue du lancement, fin 2015, de l’écriture du futur PDU.

J. Mignot

L

e Plan de déplacements urbains (PDU), adopté en 2007, est en vigueur jusqu’en 2017. La métropole doit fixer un cap pour la période 2017-2027 afin d’organiser les mobilités sur son territoire. En 2013, le conseil a lancé la mise en révision du PDU, dont la première étape est son évaluation. Les conclusions de l’évaluation ont été restituées fin 2014.

pour favoriser les déplacements à vélo, acigné a mis en place un schéma directeur.

prendre le métro avec ses enfants.

a

BARO’MÉTROPOLE

b

Prix comparé du ticket de transport

c

évolution du positionnement ( données 2014 ) : rennes métropole panel

d e 2010

50

2011

2012

2013

rapport d’activités et de développement durable 2014

2014

valeur de rennes métropole :

c

( 1,50 € )

valeur du panel :

c

( 1,54 € )


D. Gouray

Mobil’Acteurs : 12 jours pour changer ses habitudes LA RENTRÉE 2014 FUT RICHE EN SENSATIONS POUR HUIT MÉTROPOLITAINS ENGAGÉS DANS LA TOUTE PREMIÈRE ÉDITION DE MOBIL’ACTEURS.

D

ifficultés d’adaptation, foule, mauvais temps… Autant d’appréhensions qui n’ont pas stoppé les Mobil’Acteurs dans leur volonté de changement. Du 15 au 26 septembre, huit métropolitains ont laissé leur voiture au garage pour tester des modes de déplacement alternatifs. Jour et nuit, Marine, Linda, Marie-Laure, Émilie, Sébastien, Angelina, John et Yohann se sont immergés dans l’aventure. Ils ont partagé leurs découvertes mais aussi leurs galères sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui,

sept des huit Mobil’Acteurs ont poursuivi dans le changement ! De façon moins extrême que durant le défi, c’est sûr, mais ils ont changé de comportements », commente Maryline Hamon, du service Mobilités urbaines de Rennes Métropole. En douze jours, les huit Mobil’Acteurs ont parcouru pas moins de 6 000 km, économisant 570 kg équivalent d’émission de CO2 par rapport à une utilisation solo de leur véhicule. De bons résultats qui ne demandent qu’à être améliorés. Une seconde édition aura lieu en septembre 2015.

un coût : 160 000 € du kilomètre en moyenne. « Il faudra probablement trouver des solutions alternatives sur certains itinéraires. Sur les petites routes de campagne faiblement circulées, des réalisations existent déjà. Par de petits aménagements simples et peu coûteux, il est possible d’améliorer significativement la sécurité des cyclistes. »

D. Gouray

A

vec la liaison Corps-Nuds – Bourgbarré et l’aménagement d’un tronçon sur la commune d’Acigné réalisés en 2014, ce sont désormais 145 km de voies dédiés prioritairement aux cyclistes qui sont achevés, soit 75 km de plus que lors de l’adoption du schéma directeur, en 2006. « Il s’agit d’encourager l’usage du vélo pour les courtes distances notamment, en permettant par exemple aux cyclistes d’accéder facilement aux gares, aux équipements collectifs… », explique Guillaume Porcher, chargé de mission Vélo à Rennes Métropole. Évidemment, tout cela a

piste cyclable entre le rheu et mordelles.

MOBIL’ACTEURS, ACCESSIBILITÉ ET IMPACT ÉCOLOGIQUE DE LA LIGNE B [ actions développement durable ]

Le développement des mobilités durables constitue un axe fort de la politique métropolitaine en matière de transports. En 2014, par exemple, l’initiative des Mobil’Acteurs répond de manière originale et participative aux objectifs de lutte contre les changements climatiques et de protection de l’atmosphère. Par ailleurs, les efforts sur l’accessibilité des transports en commun favorisent la cohésion sociale et la solidarité entre êtres humains en permettant l’égalité d’accès aux transports. Action innovante : un écologue suit les travaux de la ligne b, mesure l’impact écologique des travaux et réalise des préconisations pour de possibles mesures compensatoires. Une action en faveur de la préservation de la biodiversité, des milieux et ressources naturelles.

rapport d’activités et de développement durable 2014

Manger et lire avec la carte KorriGo NOUVEAUTÉ DE LA RENTRÉE 2014, LA CARTE KORRIGO DES ÉTUDIANTS RENNAIS N’EST PLUS UNIQUEMENT DÉDIÉE AUX TRANSPORTS. ELLE PERMET DÉSORMAIS L’ACCÈS AUX RESTAURANTS ET AUX BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRES.

Les aménagements dédiés aux vélos se poursuivent SUR LES 415 KM D’ITINÉRAIRES, EXISTANTS OU À RÉALISER, INSCRITS AU SCHÉMA DIRECTEUR VÉLO ADOPTÉ PAR RENNES MÉTROPOLE EN 2006, 145 KM ÉTAIENT AMÉNAGÉS FIN 2014.

la carte korrigo n’est plus seulement une carte de déplacements, elle est aussi une carte de services.

À

la rentrée universitaire, 1 500 nouvelles cartes KorriGo ont été mises en circulation. Acquises par Rennes Métropole, dans le cadre d’une expérimentation menée en partenariat avec le Crous et les universités Rennes 1 et Rennes 2, elles sont pour l’instant destinées aux étudiants et jeunes de moins de 27 ans. Cette carte nouvelle génération leur permet, grâce à l’intégration de leur numéro d’étudiant, d’accéder aux restaurants universitaires et d’emprunter des livres dans les bibliothèques des universités. « Une étude est en cours afin d’évaluer la possibilité d’ajouter d’autres services », explique Julien Marcault, chargé du projet à Rennes Métropole. Entre autres : la carte Sortir!, la bibliothèque des Champs Libres, l’écomusée ou les bornes de rechargement des véhicules électriques. « Il s’agit d’une étude locale, mais l’objectif est de pouvoir éventuellement élargir le dispositif au niveau régional. D’autres villes pourront, si elles le souhaitent, l’intégrer. Il faudra peut-être penser, alors, à créer une plateforme spécifique. » À noter qu’aucune des prestations proposées par les nouvelles cartes n’est obligatoire.

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Réalisation Artefacto sur un visuel créé par CANAL ARCHITECTURE, T. ROTY , 8’18’’, BETEREM- sept 2012 Image non contractuelle

L'AMÉNAGEMENT MÉTROPOLITAIN

vue depuis la place sainte-anne, vers le nouvel immeuble.

La ligne b renouvelle la ville LA CONSTRUCTION DE LA SECONDE LIGNE DE MÉTRO VA DE PAIR AVEC LA RÉNOVATION ET L’AMÉNAGEMENT DE QUARTIERS ENTIERS AUTOUR DES STATIONS.

L

e tunnelier est entré en action. De La Courrouze à ViaSilva, la machine va creuser sous la ville pendant deux ans le tracé de la ligne b sur 14 km de long. En surface, 15 stations de métro sont prévues. Cleunay, Colombier, Sainte-Anne, Gros-Chêne, Beaulieu… À chaque station, la ville fera peau neuve. « Le projet d’infrastructure de transports accompagne le développement urbain, pose Antoine Morin, responsable du service des Opérations d’aménagement urbain de Rennes Métropole. Le métro est l’occasion de restructurer l’espace public en profondeur pour y ajouter dans des proportions variables des logements, des commerces, des services publics… ». Le métro sera aussi le meilleur moyen de raccrocher des quartiers historiques d’habitat social – comme Maurepas et Cleunay – au reste de la ville. « Ce qui rendra possible et crédible l’ouverture d’équipements structurants de rayonnement métropolitain ». Aux deux extrémités de la ligne b, deux quartiers

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neufs sont particulièrement concernés par le chantier. L’un est déjà bien avancé, la Courrouze  ; l’autre réinterroge son avenir, ViaSilva. EN LIGNE DE MIRE Au sud de Rennes, le groupement Urban Co - Gotham - OTI a été désigné pour réaliser le principal pôle commercial de La Courrouze. D’une surface globale de 3 600 m², il accueillera un petit supermarché, quatorze boutiques ainsi qu’une maison médicale et paramédicale à la sortie de la future station de métro. Les boutiques seront logées en rez-de-chaussée des immeubles entourant un grand mail piéton paysager, à forte dominante piétonne. « Traiter avec un opérateur commercial unique nous permet de garantir la présence durable de commerces de proximité pour répondre aux besoins quotidiens des habitants », complète Antoine Morin. Les baux seront établis pour dix ans.

rapport d’activités et de développement durable 2014

Juste en face, la construction du pôle éducatif de La Courrouze a marqué un temps d’arrêt en 2014. Des travaux ont été lancés pour dépolluer les sols. En revanche, la réhabilitation de la halle MdB4 a permis d’accueillir la dernière édition en date de la biennale d’art contemporain, « Play Time ». À proximité, d’autres opérations ont été livrées avec succès dont une résidence de 120 logements pour personnes âgées, un skate parc et un mémorial de la Déportation. Au nord de Rennes, l’opération ViaSilva s’est poursuivie par le transfert de responsabilité des opérations sous maîtrise d’ouvrage unique à la SPLA (société publique locale d'aménagement) du même nom. Sur le terrain, l’institut de recherche technologique IRT B<>com a fait sa première rentrée. Pour le reste, le contour global de l’opération pourrait évoluer avec l’élection de nouvelles équipes municipales, notamment à Cesson-Sévigné. « À la demande des nouveaux élus, nous avons engagé des études pour réinterroger les grandes lignes du projet en termes de densité, de foncier et d’accessibilité », précise Antoine Morin. Initialement, l’Ecocité ViaSilva devait accueillir 25 000 emplois et 40 000 habitants à l’horizon 2040.


AREP

Icade_Hamonic et Masson aLTA

ilot trigone vu du pont enjambant les voies ferrées, rue de l'alma.

EuroRennes sur la ligne de départ LE PROJET D’AMÉNAGEMENT DU FUTUR PÔLE D’ÉCHANGES MULTIMODAL (PEM) ET DU NOUVEAU QUARTIER DE LA GARE ENTRERA EN PHASE TRAVAUX EN 2015.

D

es travaux de grande ampleur se préparent en gare de Rennes – et tout autour – pour accueillir la ligne à grande vitesse (LGV) et la seconde ligne de métro. Un tel chantier se prépare longtemps à l’avance. Ce que confirme Chrystelle Trocmé-Chartoire, chargée d’opération à Rennes Métropole : « L’année 2014 a été consacrée pour l’essentiel à fixer le cadre juridique, administratif et technique de l’opération pour définir les responsabilités et engager les marchés de travaux ». La déclaration d’utilité publique du pôle d’échanges multimodal (PEM) a fait l’objet d’un arrêté préfectoral avant l’obtention du permis de construire. Les entreprises en charge d’aménager une « gare provisoire » sur le parvis Sud ont été désignées. Ses bungalows accueilleront pendant toute la durée des travaux du PEM des services de la SNCF (salon grands voyageurs, billetterie, réserves, bureaux…).

D’autres appels d’offres ont trait à la réalisation de la dalle voyageurs, du lien urbain et du paysage construit ont été lancés. En prévision de la phase de travaux, une nouvelle convention de financement a été signée entre les différents partenaires du projet – dont Rennes Métropole – ainsi qu’une convention de maîtrise d’ouvrage unique, confiée à Gares & Connexions. L’HEURE DES PERMIS De l’autre côté des rails s’étend le périmètre de la Zac EuroRennes, destinée à accueillir de nouvelles activités économiques mais aussi des logements et des services. « Pour l’instant, rien n’est encore vraiment visible. Le projet mûrit en coulisses, explique Chrystelle Trocmé-Chartoire. Nous avons passé beaucoup de temps à caler l’accessibilité des nombreux chantiers qui vont démarrer en même temps ».

rapport d’activités et de développement durable 2014

le lien urbain, futur chemin pour piétons et vélos surplombant les voies ferrées.

Les études d’aménagement des espaces publics de la place Nord se sont poursuivies. Des demandes de permis de construire ont été déposées. Elles concernent la réalisation d’un programme de 28 logements dans l’allée Saint-Hélier et la construction de 3 immeubles tertiaires (Trigone) prévues pour accueillir 13 700 m² de bureaux et 300 m² de commerces. Deux permis de construire ont été délivrés, pour la résidence hôtelière du personnel roulant de la SNCF et pour l’extension en sous-sol du parking Sud-Gare, qui passera à terme de 690 à 1 200 places de stationnement.

À chacune des 15 futures stations, la ville fera peau neuve.

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D. Gouray

Le centre des congrès en chantier

A

près plusieurs années d’études, l’année 2014 a marqué le démarrage du chantier de construction du centre des congrès, en lisière de la place Sainte-Anne. Le premier semestre a vu l’installation des palissades, de la base de vie et des entreprises sur site ainsi que la « préparation » du monument historique (travaux

La vallée de la Vilaine en vue

L

e projet d’aménagement des berges de la Vilaine entre Rennes et Laillé (25 km) suit son cours pour valoriser ce vaste secteur naturel d’étangs, de bois et de terres agricoles (3 500 ha) en espace de loisirs, de sport et d’événements – tout en développant le potentiel économique du territoire.

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de confortement, de curage…). Au printemps a débuté la reprise en sous-œuvre des fondations du couvent. Une fois les murs consolidés et un nouveau plancher coulé en béton, des micro-pieux ont été plantés dans le sol pour soutenir l’édifice. À l’automne, le chantier a pris une tournure spectaculaire avec les travaux de terrassement. Sous l’ensemble du site, des pelleteuses ont excavé 80 000 m³ de terre pour dégager jusqu’à 15 m de profondeur et faire apparaître le monument historique comme posé sur pilotis. Cette technique de construction, rarement utilisée en France à

Début 2014 a été retenue l’agence TER pour concevoir les aménagements paysagers du site. L’équipe lauréate pourra se voir confier des missions de maîtrise d’œuvre. Les premières études ont porté sur l’approfondissement des orientations du projet sur le secteur de la Prévalaye avec l’objectif d’examiner l’accueil éventuel de déblais issus des travaux de construction de la ligne b du métro mais aussi de valoriser les espaces naturels et les plans d’eau à des fins d’activités de loisirs. Des expérimentations agricoles ont aussi été engagées.

rapport d’activités et du développement durable 2014

l’exception de quelques bâtiments de prestige, était employée pour la première fois à Rennes. La réception des travaux, réalisés par l’entreprise Sogea Bretagne BTP, est prévue fin 2016. Parallèlement au chantier de construction, Rennes Métropole a poursuivi la réflexion sur la mise en place des équipements, des auditoriums, des salles d’exposition et des espaces de restauration du futur centre des congrès de Rennes Métropole. L’occasion de préparer aussi un week-end exceptionnel d’ouverture au public du chantier, prévu en février 2015.

J. Mignot

LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DU CENTRE DES CONGRÈS ONT DÉBUTÉ PAR UNE PROUESSE DE GÉNIE CIVIL PLAÇANT LE COUVENT DES JACOBINS EN LÉVITATION.


2014, année clé pour le SCoT du pays de Rennes

L

a révision du schéma de cohérence territoriale du pays de Rennes s’est concrétisée en 2014 après un important travail préparatoire de concertation en 2013. « L’année 2014 a permis d’ajuster le SCoT arrêté en janvier, en répondant aux remarques des personnes publiques associées ainsi qu’à celles issues de l’enquête publique, détaille François Tresse, chargé de mission SCoT à Rennes Métropole. Ce travail ne devait pas modifier sa philosophie globale. »

COURANT 2014 Avis des personnes publiques associées.

LE POINT EN DATES

31 JANVIER Arrêt du Scot révisé par le Syndicat mixte du pays de Rennes.

DU 20 OCTOBRE AU 18 NOVEMBRE Enquête publique sur le SCoT arrêté.

FIN 2014 Avis favorable du commissaire enquêteur (avec 3 réserves et 16 recommandations).

20 FÉVRIER Avis favorable du conseil de Rennes Métropole sur le SCoT.

Quoi de neuf pour les Plans locaux d’urbanisme ?

Des élus bien informés

L

C’est le nombre de nouvelles communes dont Rennes Métropole a pris l’instruction des dossiers d’autorisation d’urbanisme en 2014. À savoir : Mordelles, La ChapelleThouarault, Laillé, Brécé, Pacé et SaintGilles. Le périmètre d’intervention de Rennes Métropole comprend dorénavant 31 communes.

8 C’est le nombre de Plans locaux d’urbanisme (PLU) en vigueur qui répondent pleinement aux exigences du Grenelle de l’environnement fin 2014. À savoir : La Chapelle-Thouarault, Parthenay-de-Bretagne, Vezin-leCoquet, Brécé, Chantepie, Saint-Armel, Le Verger et Cesson-Sévigné.

40 C’est le nombre de procédures sur des Plans locaux d’urbanisme, dont 2 révisions générales et 34 adaptations, sur lesquelles a travaillé le service Études urbaines de Rennes Métropole en 2014.

C. Le Dévéhat

7 le plu de chantepie répond aux exigences du grenelle de l’environnement.

RENNES La révision générale du PLU de Rennes a été engagée en 2014 avec la définition des objectifs et des modalités de concertation à venir. En parallèle a été amorcée l’élaboration du projet urbain Rennes 2030 pour définir le cadre stratégique global d’orientation, préalable à l’adoption du document réglementaire. La densité, la transition écologique, le bien-être en ville et la valorisation du patrimoine en seront les principaux enjeux.

INTERCOMMUNAL La transformation en métropole au 1er janvier 2015 a généré le transfert de la compétence PLU des communes vers Rennes Métropole. Des échanges ont été organisés avec les communes afin de préparer les nouvelles modalités de travail en commun. Ces ateliers ont permis de préciser les modalités de la gestion des PLU communaux en vigueur jusqu’à l’approbation du PLU intercommunal et de préparer l’élaboration du futur PLU intercommunal à partir de mi-2015.

rapport d’activités et de développement durable 2014

es élections municipales de 2014 ont conduit aux responsabilités de nouvelles équipes dans plusieurs communes de l’agglomération. Certaines sont engagées avec Rennes Métropole dans des projets d’aménagement depuis plusieurs années. D’autres ont en prévision de lancer prochainement des opérations urbaines d’envergure. Dans une démarche d’information et d’aide à la décision collective, Rennes Métropole a procédé en 2014 à la présentation des dossiers en cours aux nouvelles équipes municipales afin d’expliquer les partis pris d’aménagement, l’état d’avancement des projets et les décisions opérationnelles à venir. Quelques projets en cours ont été réorientés pour tenir compte des arbitrages des nouveaux élus, en particulier à Bruz et à Cesson-Sévigné.

LA GRENELLISATION DES PLU ET LA VALLÉE DE LA VILAINE [ actions développement durable ]

Le projet de vallée de la Vilaine et la grenellisation des Plans locaux d’urbanisme sont deux actions métropolitaines qui entrent dans le cadre de la préservation de la biodiversité, des espaces et des ressources naturelles. Elles œuvrent toutes deux pour la maîtrise de l’étalement urbain.

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L' A C T U A L I T É D E S Z A C

BOURGBARRÉ | CÔTÉ NORD Les travaux d’aménagement de la Zac de Bourgbarré Nord (43 ha) ont démarré par des investigations d’archéologie préventive, doublées de travaux de terrassement. Le site aura pour vocation l’accueil d’activités économiques gourmandes en espace, notamment dans les secteurs industriel et logistique.

image d’empreinte en mouvement.

SAINT-GILLES | LA FORGE EN VENTE L’opération d’aménagement de la zone d’activités de la Forge (13 ha), assurée en régie par Rennes Métropole, s’est poursuivie en 2014 avec la commercialisation de quatre nouvelles parcelles. Une vingtaine de lots au total est promise à la vente sur ce nouveau site de développement économique, associée à la réalisation de dix logements. Six terrains ont déjà trouvé preneur.

LE CHÊNE MORAND | EN COURS D’ÉLABORATION Plusieurs études ont été, en 2014, menées dans le cadre de l’élaboration du dossier de création de la Zac du Chêne Morand, à Cesson-Sévigné, à proximité de la ZI Sud-Est. Il s’agit notamment d’une étude de circulation et d'une étude acoustique. Le projet pourrait recevoir des activités économiques en respectant la trame paysagère du secteur, autour du hameau du Chêne Morand.

BRUZ | LA GARE À L’ARRÊT Les études engagées en vue de préparer la création d’une nouvelle Zac ont conclu au déséquilibre financier des différents scénarii envisagés pour rattacher le campus de Ker Lann au cœur de ville. À la demande de la nouvelle équipe municipale, Rennes Métropole a décidé de renoncer à l'opération.

BRUZ | UN NOUVEAU DÉPART POUR KER LANN Le syndicat mixte (SMAKL) associant à parité Rennes Métropole et le Département d’Ille-et-Vilaine depuis 2008 pour réaliser l’aménagement du campus universitaire et technologique a été dissous. L’opération a été reprise en totalité par Rennes Métropole début 2014. L’objectif à terme est de diversifier les activités du site par l’accueil d’entreprises au profil complémentaire et par la réalisation de logements, tout en confortant sa vocation universitaire d’excellence.

Un label d’or pour l’expérimentation « Empreinte de mouvement » LES INTERCONNECTÉS – LE RÉSEAU DES TERRITOIRES INNOVANTS A DÉCERNÉ EN DÉCEMBRE 2014 LE LABEL TERRITOIRE INNOVANT D’OR DANS LA CATÉGORIE « VIVRE LA VILLE » À L’EXPÉRIMENTATION « EMPREINTE DE MOUVEMENT » MENÉE DANS LE QUARTIER DU BLOSNE EN PARTENARIAT AVEC ORANGE, RENNES MÉTROPOLE ET L’INSTITUT D’AMÉNAGEMENT ET D’URBANISME DE RENNES.

L’

expérimentation « Empreinte de mouvement », menée de juillet 2013 à janvier 2014, et réalisée en partenariat avec Orange, Rennes Métropole et l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de Rennes (IAUR) a consisté à proposer aux habitants d’être acteurs d’un projet d’aménagement urbain en mettant leur expertise d’usage à contribution. Une quarantaine d’habitants du quartier du Blosne se sont portés volontaires pour participer à cette opération. Grâce aux traces de géolocalisation laissées par les téléphones portables des personnes volontaires, leurs déplacements ont pu être enregistrés et matérialisés en 3D. Cumulées, les informations collectées permettent de visualiser ces déplacements et cheminements sur une carte numérique, sous forme d’empreinte collective.

Menée dans le cadre du projet urbain du Blosne, l’expérimentation « Empreinte de mouvement » vise à optimiser l’aménagement des aires urbaines grâce à une connaissance plus précise des lieux les plus fréquentés par les habitants, des moyens de transport utilisés ou encore du temps passé sur chaque zone. « Empreinte de mouvement » est également un projet visant à sensibiliser les Rennais aux outils de fabrication numérique. À travers ce label, c’est le caractère innovant de la démarche qui est salué. Le croisement des savoir- faire technologiques et de construction du territoire en concertation avec les habitants fait toute la singularité de l’expérimentation « Empreinte de mouvement ».

L'ACTIVITÉ DU CRÉMATORIUM EN 2014 L’activité du crématorium de Vern-surSeiche, situé dans le parc d’activités du Bois de Sœuvres, a progressé de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Très exactement 914 crémations ont été réalisées en 2014 – contre 867 en 2013. L’activité de l’équipement demeure néanmoins inférieure à celle envisagée dans le compte de résultat prévisionnel de la convention (- 22 %). Mais le résultat d’exploitation s’avère positif depuis trois années consécutives (12 374 € en 2014).

Le crématorium de Vern-sur-Seiche a été construit par Rennes Métropole. En exploitation depuis 2009 dans le cadre d’une délégation de service public jusqu’en 2016, l’équipement est doté d’un système de filtration répondant aux nouvelles normes en matière de rejets atmosphériques. Les campagnes de contrôle effectuées depuis deux ans ont toujours obtenu des résultats conformes à la nouvelle réglementation.


R. Volante

L' A M É N A G E M E N T N U M É R I Q U E

DES TARIFS PLUS BAS ET HARMONISÉS

E La fibre optique se déploie dans la métropole LA FIBRE OPTIQUE, QUI FOURNIRA L’INTERNET À TRÈS HAUT DÉBIT JUSQU’AUX HABITATIONS, CONTINUE SON DÉPLOIEMENT DANS LA MÉTROPOLE. EN 2014, RENNES, CESSON-SÉVIGNÉ ET SAINT-JACQUESDE-LA-LANDE SONT DÉSORMAIS COUVERTES AU DEUX TIERS. SELON LES ANNONCES D’ORANGE, TOUTES LES COMMUNES DE LA MÉTROPOLE (VERSION 2011) DEVRAIENT ÊTRE DESSERVIES EN 2020.

A

vec le réseau optique métropolitain lancé en 2007, « nous sommes dans la continuité d’un projet qui fonctionne bien », relève d’emblée Norbert Friant, responsable du service Aménagement et Usages du numérique à Rennes Métropole. En 2014, trente nouveaux kilomètres de fibre optique ont été construits par le concessionnaire Rennes Métropole   Télécom. Désormais, plus de 450 km circulent dans les communes pour desservir les parcs d’activités, centraux téléphoniques et certains sites publics. Le raccordement des habitations est également en cours : « Dans le cadre d’un appel à manifestations d’intentions d’investissement (AMII) lancé en 2011 par l’État, Orange s’est positionné comme “ opérateur neutre ” pour plusieurs agglomérations ou villes de Bretagne ». L’opérateur historique s’est engagé à déployer la fibre optique jusqu’aux habitations dans ces zones. En 2014, Rennes, Cesson-Sévigné et Saint-Jacques-de-la-Lande sont désormais couvertes aux deux tiers par la fibre optique. En 2015, le chantier débutera à Betton et à Chevaigné. Selon les annonces d’Orange, toutes les communes de la métropole (périmètre 2011) devraient être desservies en 2020.

rapport d’activités et de développement durable 2014

n 2007, Rennes Métropole a confié en délégation de service public à Rennes Métropole Télécom le chantier de la fibre optique. Elle apporte aux artères principales de la fibre optique et s’arrête aux centraux téléphoniques. Orange ou d’autres opérateurs assurant le service des centraux téléphoniques aux habitations (lire ci-contre). « Cette délégation de service public offre un accès internet aux habitants et aux entreprises à des tarifs plus bas et harmonisés sur toute la métropole. Un plan d’action est en cours pour les communes accueillies en 2014 », explique Norbert Friant. Principal changement, l'arrivée de nouveaux interlocuteurs. En 2014, SFR, alors principal actionnaire de Rennes Métropole Télécom, a été racheté par Numericable.

MÉGALIS

L

e syndicat mixte Mégalis Bretagne porte le projet de déployer un réseau très haut débit sur toute la Bretagne d’ici 2030, avec notamment l’objectif de desservir en fibre optique des zones non annoncées par Orange. La première phase de travaux a été lancée en 2014 et doit s’achever en 2018. Mégalis peut notamment s’appuyer sur l’expérience de Rennes Métropole en matière de déploiement de la fibre optique et de la relation aux opérateurs de l’Internet. Au sein de Mégalis, Rennes Métropole a en charge la commission Interaction avec les opérateurs privés.

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C. Folliot

LA POLITIQUE FONCIÈRE programme neuf à saint-jacques-de-la-lande.

Le portage foncier évolue LE PROGRAMME D’ACTION FONCIÈRE EST UN OUTIL DE PORTAGE FONCIER CRÉÉ PAR RENNES MÉTROPOLE AFIN D’ACCOMPAGNER LES COMMUNES DANS LEURS PROJETS URBAINS.

L

e Programme d’action foncière (PAF) vise à favoriser la production de logements dans le cadre du Programme local de l’habitat (PLH) par la constitution de réserves foncières, en amont des opérations d’aménagement. Les communes qui sollicitent un PAF doivent présenter des objectifs d’aménagement et l’avancement du projet. Le prix d’acquisition du bien doit respecter les références foncières du marché et

être compatible avec le programme envisagé. « Les nouvelles règles, mises en application en 2012, ont fait évoluer l’instruction des demandes d’acquisition. L’impact financier du foncier sur les bilans des futures opérations d’aménagement doit désormais être pris en compte », explique Joëlle Hédou, responsable du service Foncier de Rennes Métropole. Désormais, tout projet d’acquisition doit faire l’objet d’une étude urbaine incluant les capacités constructibles en termes de faisabilité économique. « Il s’agit de s’assurer de la compatibilité du programme et de la densité du projet avec une participation financière contrôlée de la collectivité. »

Acquisitions et rétrocessions à l’équilibre

E

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n 2014, l’équilibre a été atteint entre les dépenses foncières et les recettes générées par les rétrocessions. « Les montants métropolitains alloués au titre du PAF sont en baisse, car l’Établissement public foncier de Bretagne (EPFB), prend le relais », explique Joëlle Hédou.

Acquisitions foncières pour le compte des communes

Opérations métropolitaines

PAF

3 M€

2 M€ dont 1, 7 M€ métro

PAF

EPF

700 kF€

1 M€

EPF

rapport d’activités et de développement durable 2014

Rétrocessions foncières aux communes

Rétrocessions foncières opérations métropolitaines

3,3 M€

1,1 M€ dont 1, 7 M€ métro 54 000 €


FONCIER DE BRETAGNE, ACTEUR PARTENAIRE DE L’INVESTISSEMENT

PLUS D'ACQUISITIONS FONCIÈRES EN RENOUVELLEMENT URBAIN

L’

L

Établissement public foncier de Bretagne (EPFB), dans le cadre du programme pluriannuel d’investissement (PPI) 2010-2015, est à la disposition des collectivités locales pour procéder aux acquisitions foncières et opérations immobilières de nature à faciliter les projets d’aménagement sur le territoire de la Bretagne. Depuis 2011, en conformité avec une convention cadre passée avec Rennes Métropole, quatorze conventions opérationnelles ont été signées : trois pour le compte d’opérations communautaires et onze pour des opérations communales. Dernière en date avec la commune de Laillé pour une opération de renouvellement urbain en centre-bourg. Par ailleurs, en 2014, Rennes Métropole a été associée à la réflexion menée par l’EPF sur la configuration du nouveau PPI 2016-2020. Cette dernière définira les orientations des futures conventions opérationnelles.

es demandes d’acquisition en renouvellement urbain ont très nettement progressé ces dernières années. En 2014, elles représentent plus de 75 % du montant des acquisitions dans le cadre du Programme d’action foncière, soit 2,266 M€ pour du renouvellement urbain contre 693 k€ pour de l’extension urbaine. « Reconquérir les centres urbains en les requalifiant et en les densifiant permet de réduire sensiblement la consommation de l’espace agricole tout en optimisant les services et équipements urbains existant », souligne Joëlle Hédou. Cette nouvelle approche d’aménagement urbain s’inscrit dans une démarche de développement durable.

DU LOGEMENT SUR DES FRICHES D’ÉTAT

Peut-être bientôt des logements sur l’ancienne friche militaine de guines.

Copyright

DROIT DE PRÉEMPTION URBAIN ET MÉTROPOLISATION

Ville de Rennes

L

a loi relative à la mobilisation du foncier public de l’État en faveur du logement permet à la Ville de Rennes de s’engager aux côtés du gouvernement pour porter une politique ambitieuse de production accélérée de logements et de renouvellement urbain. Rennes Métropole, au titre de sa compétence habitat, accompagne la Ville dans la définition de la programmation de logements et dans les démarches auprès des services de l’État. Sont concernés par cette démarche : sur le site de Guines, d’anciennes friches militaires ; allée du Danemark, un ancien bâtiment des services des douanes ; rue Antoine-Joly, les bâtiments des services vétérinaires. En 2014, l’État a indiqué le prix de cession du terrain du site de Guines qui devrait accueillir 440 logements à caractère social affirmé. Les conditions de dépollution sont en cours de définition avec les modalités de décote. Allée du Danemark, un dossier a été adressé à l’État pour la construction de Sept logements en prêt locatif social. Rue Antoine-Joly, une étude urbaine et de programmation a été lancée pour définir un projet d’ensemble, estimer le potentiel constructible et la programmation en logements.

Agence Laverne - Ville de Rennes – Rennes Métropole

E

n application de la loi de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, loi Maptam du 27 janvier 2014, transformant Rennes Métropole en métropole de plein exercice, et de la loi pour l'accès au logement et urbanisme rénové (loi Alur du 24 mars 2014), Rennes Métropole devient titulaire du droit de préemption urbain sur la totalité du territoire métropolitain, depuis le 1er janvier 2015. Afin d’assurer une gestion optimale de cet outil de politique foncière, il a été convenu avec les communes de déléguer ce droit de préemption. À cette fin, en 2014, un travail préparatoire en amont des 43 délibérations municipales actant la nouvelle métropolisation a été mené. Il s’agissait notamment de définir précisément les différents secteurs de délégation et les délégataires pertinents, à savoir les communes pour la majorité du territoire et les aménageurs pour les Zac.

la préemption, un outil pour la création de zac. ici, une vue de la zac alma, à rennes.

rapport d’activités et de développement durable 2014

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R. Volante

L’AGRICULTURE ET LES FORMES URBAINES installée à essé, la ferme du rozay fournit notamment des petits pains pétris à la main à des cantines du pays de rennes.

Vers un approvisionnement local des cantines RENNES MÉTROPOLE VALORISE DÉJÀ LA PRODUCTION AGRICOLE LOCALE AUPRÈS DES CONSOMMATEURS. EN 2014, ELLE A TRAVAILLÉ, AU SEIN DU PAYS DE RENNES, SUR L’APPROVISIONNEMENT DES CANTINES.

D

epuis huit ans, Rennes Métropole travaille à la valorisation des producteurs du territoire. « Nous avons édité un guide à destination des consommateurs qui recense tous les circuits de vente directe », explique Pascal Verdier, chargé de mission Agriculture et Espaces naturels au sein du service Prospective, Évaluation et Développement durable. Cette action a pris un nouvel élan en 2014 en misant sur un deuxième marché, potentiellement porteur pour les producteurs : l'approvisionnement des cantines scolaires. UN CATALOGUE DE PRODUCTEURS À DESTINATION DES COMMUNES Un travail est mené à l'échelle du pays de Rennes, par les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), dont Rennes Métropole, qui représente la moitié du territoire du pays. « En 2014, nous avons mené une enquête auprès des cantines pour connaître leurs besoins, détaille Pascal Verdier. Ensuite nous avons recensé les agriculteurs motivés pour travailler avec nous et enfin nous avons collaboré avec les communes pour construire des appels d'offres accessibles pour les petits producteurs. » Tous les producteurs du territoire n'ont pas l'envie ou les capacités logistiques

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de fournir les cantines, les contraintes de production et de livraison étant fortes. Au final, c'est un catalogue d'une vingtaine de fournisseurs potentiels, en conventionnel ou en bio, qui est à disposition des municipalités. REDÉFINIR LES APPELS D'OFFRES Ceux qui le souhaitent doivent être aidés dans les démarches, notamment pour répondre aux appels d'offres. Jusqu'ici, lorsqu'une commune lançait un marché, celui-ci nécessitait la capacité de fournir, en gros, des fruits et des légumes variés toute l'année, en tous cas dans les communes les plus importantes, pour faciliter la gestion des approvisionnements. De fait, seuls les grossistes pouvaient répondre. Désormais, les marchés peuvent être divisés en lots, permettant au producteur de pommes bio de répondre, tandis que le maraîcher répond de son côté et que le grossiste répond aussi, notamment pour les denrées non produites localement. Le service Prospective, Évaluation et Développement durable de Rennes Métropole, toujours au sein du pays de Rennes, a travaillé en 2014 pour donner des clés aux communes afin de construire ces nouveaux marchés. En avril, notamment, les gestionnaires de cantines du pays de Rennes se sont rencontrés au Centre culinaire contemporain pour échanger sur leurs pratiques. « C'est un travail à mener sur la base du volontariat, insiste le chargé de mission. Il n'y a pas de contrainte particulière. Chaque cantine doit pouvoir modifier ses pratiques en fonction de son organisation. »

rapport d’activités et de développement durable 2014


UNE CARTOGRAPHIE COMPLÈTE DES PARCELLES AGRICOLES

N

ous avions besoin d’une carte, pour savoir qui exploite quelle parcelle sur chaque commune », explique Pascal Verdier. Le travail a débuté en 2014 et l’atlas complet, commune par commune, sera terminé courant 2015. Pendant un an, le service Prospective de Rennes Métropole a mobilisé un chargé de mission, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, pour rencontrer les exploitants agricoles sur chaque commune, accompagné d’un représentant municipal. Un travail de fourmis pour « mettre un nom sur chaque parcelle » et identifier celles qui sont abandonnées. L’atlas servira aux communes et à la métropole lors des opérations d’aménagement. « Il permettra aux services fonciers de préparer les acquisitions.

S. Priou

«

RENNES PARTAGE SON SAVOIR EN MATIÈRE D’URBANISME

parcelle agricole à orgères.

En cas de remembrement foncier, les agriculteurs sont souvent demandeurs de terres plus que d’argent. Cet atlas facilitera les échanges. » Afin de garantir la confidentialité des données, chaque commune disposera de sa carte mais pas de celles des autres. Seule la métropole disposera de l’outil dans sa globalité. Mais cela facilitera aussi les échanges entre communes. « Ce sera une aide précieuse et un gain de temps », assure Pascal Verdier.

RENNES CRAFT, COCONSTRUIRE LA VILLE DANS UN JEU VIDÉO  

E

n 2013, dans le cadre de « Connexités », l’association 3Hit Combo a proposé à Rennes Métropole de créer un jeu vidéo de coconstruction urbaine, issu du jeu Minecraft. Séduit, le service Innovation numérique a collaboré avec l’association pour lancer les premiers ateliers collaboratifs autour de Rennes Craft. Une première expérience concluante qui a donné suite à de nombreuses autres rencontres. En 2014, le service Innovation numérique, la mission Formes urbaines et la direction de l’Aménagement urbain ont poursuivi ce travail au collège Émile-Zola. Le temps d’un trimestre, l’association 3Hit Combo et

EN 2014, DIAGNOSTIC AGRICOLE À LANGAN rennes craft.

Les communes du territoire établissent un diagnostic agricole participatif autour de la révision de leur Plan local d’urbanisme. En 2014, les services de la métropole ont travaillé sur celui de Langan. Cette démarche a trois objectifs : informer les agriculteurs de la révision du PLU, discuter avec les élus et recenser les informations concernant les exploitations agricoles. Le travail de prospection mené par une dizaine de chargés d’étude PLU est mis en forme avec le service Cartographie de la métropole et le rapport est intégré au PLU. Les services de la métropole coordonnent ensuite l’ensemble des diagnostics – commerces, agricoles, etc. Ils aideront à la mise en place du Plan local d’urbanisme intercommunal.

la métropole ont organisé des ateliers pédagogiques avec 130 élèves de 5e pour coconstruire un quartier rennais et permettre aux jeunes de donner leur vision de la ville. Depuis juin 2014, le projet prend ses marques, avec une carte collaborative coconstruite par des joueurs engagés et motivés. Une façon ludique de faire remonter les attentes des habitants au niveau de la collectivité.

DEVENIR MÉTROPOLE SOUTENABLE, COLLOQUE D'AVENIR

R. Volante

E

n octobre 2014 Rennes Métropole a collaboré avec l’Académie de l’agriculture de France, pour organiser le colloque « Devenir métropole soutenable » à Agrocampus Ouest. Pendant deux jours, des chercheurs, spécialistes de la ville durable, des circuits courts et de l’agriculture urbaine, sont venus discuter de ce thème cher à Rennes Métropole. Emmanuel Couet, président de la métropole – accompagné du vice-président en charge de la Planification urbaine et du Développement durable, André Crocq, ainsi que de plusieurs représentants de la collectivité – est venu présenter le concept de ville archipel, une spécificité rennaise depuis 1983.

En 2014, des techniciens de Lorient Agglomération se sont déplacés pour étudier certaines opérations d’aménagement dans les communes de Rennes, Vezin-le-Coquet, La ChapelleThouarault et Cintré. Des élus de Vannes Agglomération et de Strasbourg sont également venus pour découvrir des opérations locales au regard du Programme local de l’habitat (PLH). « Rennes est souvent citée en matière d’urbanisme, explique Céline Racapé, chargée de mission Formes urbaines à la direction générale Prospective et Développement durable. Lors de l’accueil de délégations, nous faisons intervenir les maires des communes de la métropole pour expliquer et faire partager leur expérience en matière d’urbanisme et leur permettre d’échanger avec des élus de l’extérieur. »

LA COLLECTE DE PNEUS CHIFFRE CLÉ

1 341

tonnes de pneus récupérées en 2014 auprès de 232 agriculteurs. Sur la base d'un remboursement de Rennes Métropole de 31 € la tonne Pour un budget de 41 571 €.

L’APPROVISIONNEMENT LOCAL DES CANTINES [ action développement durable ]

Le travail d’approvisionnement local des cantines métropolitaines, et du pays de Rennes plus largement, favorise les modes de consommation et de production durables en participant au développement et au renouvellement de la stratégie économique du territoire. Cela a aussi pour finalité de favoriser l’épanouissement de chacun en agissant à la fois pour la santé et 61 l’environnement.


L’ENVIRONNEMENT

Un nouveau plan contre la pollution de l’air

BAISSE DES ÉMISSIONS Le rapport de la préfecture d’Ille-et-Vilaine pointe néanmoins que, sans les moyens mis en œuvre par Rennes Métropole en matière de transports en commun et de déplacements doux, la qualité de l’air serait sensiblement plus dégradée. Le PPA

62

fixe des objectifs de réduction des émissions de NO2 d’ici à 2020 pour l’agglomération, dont une baisse de 10 % sur la rocade et en intra-rocade et la stabilité des émissions en extra-rocade. La baisse devra être de 20 % sur les axes dépassant le seuil réglementaire européen, comme le boulevard de la Liberté à Rennes où se trouve une station de mesure de la qualité de l’air. QUELLES SOLUTIONS ? Pour améliorer la situation concernant le trafic routier, des changements dans les manières de se déplacer sont cruciaux : réduire les déplacements motorisés de courte distance, éviter la conduite sans passager, faire du covoiturage, utiliser les transports collectifs et les modes dits « actifs » ou encore moderniser le parc automobile et réduire la part du diesel. Le PPA indique que le Plan de déplacements urbain (PDU) de Rennes Métropole devra intégrer plus fortement l’amélioration de la qualité de l’air dans ses volets concernant le transport des personnes et des marchandises. Le principal enjeu étant de concilier réduction des émissions de gaz à effet de serre avec augmentation du nombre d’habitants. Le projet de PPA a été examiné et adopté par le conseil d’agglomération du 25 septembre. Et tous les conseils municipaux des communes incluses dans son périmètre ont émis un avis jusqu’au 6 octobre. Une enquête publique d’un mois a ensuite eu lieu du 8 janvier au 12 février 2015.

rapport d’activités et de développement durable 2014

sur la rocade rennaise, la réduction des émissions de co2 doit être de 10 % d’ici à 2020.

D. Gouray

D

e nouveaux seuils d’émission de polluants ont été fixés par l’Union européenne en vue d’améliorer la qualité de l’air. En conséquence, l’État a lancé la révision des Plans de protection de l’atmosphère (PPA) pour les grandes agglomérations, en vue d’y ramener les valeurs en dessous de ces seuils. Après un premier PPA adopté en 2005 et sans disposition contraignante, un nouveau plan 2015-2020 est proposé pour l’agglomération rennaise par le préfet. Il devrait être approuvé à l’été 2015. Les nouveaux seuils d’émissions de dioxyde d’azote (NO2) y sont en effet régulièrement atteints. Même si le trafic routier s’est réduit à Rennes où les émissions semblent stabilisées, le seuil réglementaire pour le NO2 en moyenne annuelle est légèrement dépassé, selon les données d’Air Breizh. Les risques pour la santé sont avérés (baisse de l’espérance de vie, troubles respiratoires pour les personnes sensibles). Les pics de pollution ponctuels ne doivent pas masquer une pollution de fond, à la fois, au dioxyde d’azote mais aussi aux particules (PM10). La principale cause de ces pollutions est identifiée : le trafic dans l’agglomération.

D. Gouray

LES SERVICES DE L’ÉTAT ONT ÉLABORÉ UN PLAN DE PROTECTION DE L’ATMOSPHÈRE 2015-2020 POUR L’AGGLOMÉRATION, QUI A ÉTÉ EXAMINÉ PAR LES ÉLUS COMMUNAUTAIRES ET MUNICIPAUX À L’AUTOMNE.

favoriser les modes actifs permet de réduire les déplacements automobiles de courte distance.


LE PLAN DE PROTECTION DE L’ATMOSPHÈRE

D. Gouray

D. Gouray

[ action développement durable ]

Parmi les actions emblématiques de Rennes Métropole pour le développement durable en ce qui concerne l’environnement, le travail sur le Plan de protection de l’atmosphère (PPA) agit directement en faveur de la lutte contre le changement climatique et pour la protection de l’atmosphère sur le territoire.

rennes métropole a aidé les universités (ici, le campus beaulieu) sur une étude pour réduire leurs factures énergétiques.

Un schéma eau-énergie pour les universités rennaises RENNES MÉTROPOLE A PARTICIPÉ AU FINANCEMENT D’UNE ÉTUDE CONDUITE PAR LES UNIVERSITÉS RENNES 1 ET RENNES 2 DESTINÉE À ORIENTER À TERME LEUR GESTION PATRIMONIALE ET LEUR POLITIQUE DE MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE ET DE L’EAU.

L

es universités rennaises sont les premières en France à s’être lancées dans une étude pour définir un schéma directeur eauénergie*. Deux axes ont pu être définis, pour un potentiel d’économie total d’environ 45 %. D’une part, les actions rentables à court terme : régulation des débits d’air de la ventilation, pilotage de l’éclairage, régulation du chauffage. « Pour un coût estimé à 4 M€, le gain sera d’environ de 10 % sur la facture énergétique », note Hélène Duponchel, chargée de mission Environnement-Énergie à Rennes Métropole, qui participe au comité de pilotage de l’étude, tout comme le service Enseignement supérieur,Recherche et Innovation. Quant aux 35 % restants, ils relèvent de travaux d’isolation des bâtiments, de remplacements des fenêtres, de la rénovation des laboratoires de recherche, soit quelque 104 M€ à trouver. Avec une difficulté liée au statut des universités : « Le bâti appartient à l’État, qui rappelle que les universités ont un budget propre… » Pas question pour

autant de baisser les bras : tiers-financement, montages juridiques spécifiques pour pouvoir emprunter… Les acteurs réfléchissent aux solutions possibles. Par ailleurs, dans le cadre du contrat de plan État-Région 2015-2020, ce sont près de 67 M€, tous financeurs confondus, qui devraient être affectés aux projets immobiliers des établissements d'enseignement supérieur et de recherche sur le territoire de Rennes Métropole. « L’expérience rennaise est suivie de près par les autres universités. » Et par Rennes Métropole, d’une part au titre du plan climat-air-énergie, « car ce sont de gros consommateurs », mais aussi parce que des locaux universitaires rénovés, agréables à vivre, sont un gage d’attractivité.

LE CONSEIL EN ÉNERGIE PARTAGÉ ÉVALUÉ

l’énergie et du climat (Alec). Ces derniers les aident à maîtriser leurs consommations d’énergie en s’appuyant sur un diagnostic de leur patrimoine (bâti, véhicules, éclairage public) et des conseils adaptés. Trente-deux communes de Rennes Métropole adhèrent au CEP. La métropole finance 40 % de l’adhésion des communes qui veulent s’y engager. L’évaluation a recueilli les avis d’une quarantaine d’acteurs (élus, services, techniciens, experts) et a abouti à plusieurs constats : le CEP est efficace et permet bien l’amélioration de la

L

e Conseil en énergie partagé (CEP) a été évalué par le service Prospective, Évaluation et Développement durable de Rennes Métropole. Mis en place en 1997, le CEP est un dispositif de mutualisation de moyens humains. Il permet aux communes ne disposant pas de compétences énergie en interne de bénéficier de jours d’intervention de techniciens de l’Agence locale de

* l’étude, d’un montant de 450 000 €, a été financée par les universités (150 000 €), la caisse des dépôts et consignations (150 000 €), rennes métropole (50 000 €), la ville de rennes, l’agence de l’eau, le conseil régional de bretagne et l’ademe.

UNE ÉTUDE EN COURS SUR LA MÉTHANISATION

C

omment la collectivité peut jouer un rôle pour le développement de la méthanisation sur le territoire ? C’est la question sur laquelle ont commencé à travailler en 2014 les services Valorisation des déchets, Agriculture et espaces naturels, Environnement et énergie et Économie de Rennes Métropole. Une réflexion transversale qui entend identifier les leviers d’action de la métropole pour encourager l’éventuel développement de méthaniseurs. Ont été abordés la question de la collecte de données sur la production des déchets pouvant être utilisés dans des méthaniseurs, l’implication possible de la métropole dans l'approvisionnement en biodéchets, dans l'utilisation du gaz produit par les méthaniseurs mais aussi son possible rôle pour permettre de coordonner les initiatives individuelles ou d’entreprises. Autre question envisagée en 2014 : comment Rennes Métropole pourrait aider les communes qui souhaitent utiliser la méthanisation pour traiter une part de leurs déchets organiques, comme ceux des restaurants collectifs ?

performance énergétique du patrimoine des communes adhérentes ; Rennes Métropole assure par ailleurs un rôle fédérateur incontestable à l’échelle du territoire sur les problématiques énergétiques. L’évaluation a cependant aussi mis en avant la nécessité de mieux adapter à l’avenir les prestations du CEP aux attentes des communes et donc d’approfondir la question de leurs besoins. Les modalités de financement du CEP devront également être revues au regard du déficit structurel que connaît actuellement le dispositif.


LA VALORISATION ET L’ÉLIMINATION DES DÉCHETS MÉNAGERS Faire toujours plus et mieux en matière de tri et de collecte des déchets

a collecte spécifique des papiers de bureau a près de quinze ans sur le territoire, explique Fabien Robin, responsable du pôle Collecte du service Valorisation des déchets ménagers de Rennes Métropole, mais dans les centres d’affaires de type Rennes Atalante, Centre Alphasis…, il existe de multiples entités, de multiples entreprises pour un même bâtiment et on avait jusqu’ici beaucoup de mal à y organiser la collecte des papiers ». C’est pour mieux capter ce type de déchets que Rennes Métropole a démarré des diagnostics subventionnés par l’éco-organisme EcoFolio ; durant deux ans, un prestataire, La Feuille d’érable, ira de site en site pour aider les entreprises à définir des modalités de mise en place de la collecte des papiers : lieux de collecte, stockage dans les bureaux, développement de contenants adaptés, périodicité de la collecte… L’objectif est de sensibiliser à terme 12 500 employés de bureau pour collecter plus de papiers. « Nous collectons aujourd’hui guère plus de 500 tonnes. On voudrait arriver

OBJECTIF

Sensibiliser à terme 12 500 employés de bureau pour collecter plus de papiers.

64

DES CONTENEURS ENFOUIS SUR TOUT LE TERRITOIRE Accroître le tri mais aussi améliorer la qualité de l’espace public, pour les habitants cette fois-ci, par l’enfouissement des conteneurs d’apport volontaire. Ce sont ainsi plus de 250 conteneurs qui ont été enfouis en 2014. Un programme mis en place dès 2006 qui a débuté par l’hypercentre rennais et les quartiers des grands ensembles comme Bréquigny, Le Blosne, Maurepas et Villejean. Ces aménagements ont permis d’améliorer les collectes d’un point de vue sanitaire et de réduire les risques d’incendie et d’incivilités liés aux conteneurs aériens. « Aujourd’hui, l’enterrement de ces conteneurs ne concerne plus seulement les quartiers rennais mais bien tout le territoire de la métropole puisque ce type de collecte se développe fortement sur les nouvelles Zac ». À terme, seule une partie des conteneurs à verre ainsi que certains conteneurs pour emballages ou ordures ménagères situés sur un parc privé resteront aériens.

514

tonnes de papier collectées à Rennes Métropole en 2014.

rapport d’activités et de développement durable 2014

D. Gouray

L

«

à 1 000 tonnes. Nous voulons aussi sensibiliser les employés à leur production de papier afin que celle-ci diminue ».

la collecte d’un conteneur enterré.

D. Gouray

EN 2014, RENNES MÉTROPOLE A AGI POUR FAVORISER LE TRI ET LA COLLECTE SÉLECTIVE, NOTAMMENT EN AIDANT LES ENTREPRISES.

rennes métropole a la responsabilité de la collecte du papier et cartons auprès des professionnels

269

conteneurs enterrés en 2014, dont 95 dans les Zac ou lors de rénovation urbaine.


Zéro déchet, zéro gaspillage

R

mis aux agents et aux usagers de se sentir plus en sécurité, les dégradations ont diminué et les recettes sur les matériaux sont en augmentation. La vidéo-surveillance devrait être étendue à l’avenir lors de travaux de mise aux normes et de réhabilitation des déchèteries.

D. Gouray

ennes Métropole est l’un des lauréats de l’appel à projets Territoire zéro déchet, zéro gaspillage lancé par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. D’une durée de trois ans, il vise à réduire encore les déchets et à mieux valoriser ceux que l’on n’a pas pu éviter. Rennes Métropole s’est engagée dans ce projet aux côtés de Brest Métropole du fait de leurs nombreux points communs (habitat urbain dense, position sur la tarification incitative, importance du gisement de déchets verts…). Le dispositif comporte des objectifs, des indicateurs chiffrés et concerne tous les acteurs du territoire : citoyens, collectivités, associations, entreprises et institutionnels…

la collecte des sacs jaunes dans la métropole.

BROYER PLUTÔT QU’ENFOUIR Jusqu’en 2014, les encombrants collectés sur la métropole étaient envoyés à plusieurs dizaines de kilomètres en Mayenne pour y être enfouis. Depuis juin, ces déchets sont broyés et incinérés à l’unité de valorisation énergétique des déchets (UVE) ménagers de Villejean. « On  évite ainsi de nombreux camions sur les routes. Ces déchets sont valorisés énergétiquement puisqu’ils permettent de chauffer l’équivalent de 20 000 logements dans les quartiers rennais de Villejean et de Beauregard, dans le centre hospitalier de Pontchaillou…. », explique Pénélope Le Roux-Alessio, responsable Prévention et Relations usagers du service Valorisation des déchets ménagers de Rennes Métropole.

202 596

tonnes de déchets collectées à Rennes Métropole en 2014.

476

kg par habitant (493 kg en 2011 pour Rennes Métropole et 590 kg en 2011 au niveau national).

D. Gouray

DÉCHÈTERIE SOUS SURVEILLANCE Dans l’optique de sécuriser les déchèteries, Rennes Métropole a poursuivi ses actions en 2014 : expérimentation d’un dispositif de vidéo-protection sur deux déchèteries, mise en place d’alarmes anti-intrusion… Avec les rondes effectuées par des agents de surveillance, ces mesures ont per-

CHIFFRES CLÉS

RÉDUCTION DES DÉCHETS ET BROYAGE DES ENCOMBRANTS SUR LA MÉTROPOLE [ actions développement durable ]

L’amélioration de la collecte des déchets et la réduction des déchets collectés sur le territoire permettent notamment à la métropole d’agir pour la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources naturelles. Par ailleurs, déposer désormais les encombrants à l’UVE de Villejean réduit des déplacements et est, à ce titre, une action en faveur de la protection de l’atmosphère. un bac pour les encombrants à la déchéterie de bruz.

BARO’MÉTROPOLE Quantité de déchets ménagers et assimilés collectés (en kilogramme par habitant)

a

évolution du positionnement ( données 2013 ) :

b

rennes métropole panel

c d e 2008

2009

2010

2011

rapport d’activités et de développement durable 2014

2012

valeur de rennes métropole :

a

( 447 )

valeur du panel :

b

( 492 )

2013

65


J. Mignot

66

rapport d’activités et de développement durable 2014


UNE MÉTROPOLE CAPITALE RÉGIONALE, ATTRACTIVE ET ENTRAÎNANTE

4 rapport d’activités et de développement durable 2014

67


Espace des sciences

LES ÉVÉNEMENTS CULTURELS des scènes 3d relief pilotées en temps réel au planétarium de l'espace des sciences.

Montre-moi une planète ! APRÈS ONZE SEMAINES DE TRAVAUX EN 2013 POUR CHANGER LE DISPOSITIF DE PROJECTION, 2014 A VU LE PLANÉTARIUM DE L’ESPACE DES SCIENCES REPRENDRE SES SÉANCES ET PROPOSER UNE VÉRITABLE PLONGÉE FÉERIQUE DANS LE COSMOS…

L

e nouveau planétarium, après quelques semaines de travaux en 2013, a repris son rythme de croisière. Et les séances se sont enchaînées : plus de 1 200 cette année avec une jauge de seulement 99 places ! L’équipement aujourd’hui est totalement numérique et deux possibilités s’offrent aux visiteurs : « les séances traditionnelles avec un médiateur qui décide si on va sur telle étoile, sur telle planète, en direct. À chaque séance, les commentaires, les images et la musique sont différents », précise Julie Zaug, chargée de la communication de l’Espace des sciences. Le public peut poser des questions et le spectacle devient donc interactif. Autre possibilité : assister à une séance en relief, avec des lunettes spécifiques, accessible seulement aux spectateurs de plus de 10 ans. Ces projections en relief, également pilotées en temps réel et en direct, sont uniquement musicales. « Cette séance est vraiment propice à la rêverie. Le visiteur peut tendre la main pour toucher, comme par magie, les étoiles. » Le cosmos devient alors féerique.

68

En 2014, le planétarium a fait le plein avec 66 000 visiteurs. Un grand succès, notamment avec les groupes scolaires, où les réservations se sont multipliées. Les séances sont spécialement conçues pour le public en fonction de la tranche d’âge comme celle intitulée « Le petit spationaute » – réservée aux enfants de 2 à 6 ans. Les médiateurs du planétarium s’adaptent totalement au jeune public. Les propositions sur cette dernière tranche d’âge sont assez peu nombreuses à Rennes « et la demande est telle que nous avons doublé les séances durant les petites vacances scolaires ». Cet équipement reste unique en France et a été le troisième planétarium en Europe après Barcelone et Varsovie à offrir une telle technologie. Mais il est le seul à présenter des séances 3D Relief pilotées en temps réel. Lors de son inauguration en 2014, Hubert Reeves, éminent astrophysicien qui est le parrain de l’équipement, après avoir assisté à une séance en relief, a déclaré avoir vu énormément de planétariums et que « celui de l’Espace des sciences était le plus beau du monde ! ».

rapport d’activités et de développement durable 2014

QUELQUES CHIFFRES SUR LE PLANÉTARIUM

66 000 visiteurs pour 2014.

56 000 visiteurs pour 2013.

1 220 séances pour l’année 2014.


D. Gouray

HISTOIRE DE PUB ! L’exposition « L’histoire de France racontée par la publicité », présentée au public d’octobre 2014 à avril 2015 a connu un grand succès. Une exposition conçue par la bibliothèques Forney et Paris bibliothèque, qui a été adaptée par l’équipe du musée pour intéresser au mieux les jeunes publics avec des quizz, des jeux, des lectures d’images, des concours d’affiches… Sur la dernière partie de l’exposition, une application mobile, proposée pour téléphone ou tablette, a permis de découvrir de façon interactive, d’apprendre tout en s’amusant. Succès garanti.

29 435 visiteurs.

CHANGER L’ÉCONOMIE

le reliquaire du cœur d'anne de bretagne.

Anne au cœur de Rennes

L

e parcours Anne de Bretagne s’est tenu du 30 septembre au 2 novembre 2014. « L’idée était de construire un fil rouge entre les différents équipements culturels et patrimoniaux du territoire rennais en lien avec le 500 e anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, en janvier 1514 », explique Céline Chanas, conservateur du patrimoine et directrice du musée de Bretagne. Pourquoi honorer Anne de Bretagne ? Cette figure historique incontournable est venue à plusieurs reprises à Rennes pour des événements importants : son couronnement comme duchesse, son premier mariage avec Maximilien d’Autriche et ses fiançailles avec Charles VIII. Ce parcours s’est donc tenu avec des rencontres, des

visites, des ateliers dans des lieux variés comme les Archives de Rennes, les Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, la médiathèque du Rheu, le musée des Beaux-Arts, l’Université Rennes 2 et dans toute la ville avec Destination Rennes Office de tourisme. L’écrin de cet ensemble était la venue exceptionnelle du cœur-reliquaire de la Duchesse, conservé au musée Dobrée de Nantes et qui a été présenté, pour la première fois à Rennes, durant un mois au musée. Un objet symbolique qui a attiré les visiteurs tout comme le manuscrit enluminé conservé à la bibliothèque de Rennes Métropole qui retrace les obsèques de la reine : Un parcours patrimoine de la ville autour de cette figure incontournable de l’Histoire.

L'EXPOSITION FAIT AUGMENTER LA FRÉQUENTATION DU MUSÉE

+ 26,9 %

+ 21 % de visiteurs individuels

Fréquentation en hausse par rapport à l’an passé (+ 5 908 personnes).

+ 78,3 % de visiteurs en groupe

(soit 5 179 personnes). (soit 729 personnes).

rapport d’activités et de développement durable 2014

Pour sa seconde édition, le forum « Changer l’économie » s’est penché aux Champs Libres les 24 et 25 janvier 2014 sur l’avenir de la croissance. Autour de débats, de grands entretiens ou encore cafés citoyens. Parmi les intervenants, Dominique Méda, Jean Pisani-Ferry ou Michel Aglietta. L’événement a rassemblé près de 2 500 personnes, dont environ 500 lycéens. Le forum est organisé par les Champs Libres en partenariat avec Alternatives économiques, l’Association des professeurs des sciences économiques et sociales (Apses) et Ouest-France.

L’EXPOSITION « MIGRATIONS » EN ITINÉRANCE L’exposition « Migrations » qui retrace le chassé-croisé des migrants dans la région, s’est tenue à Rennes en 2013. De par son sujet, elle a trouvé une itinérance presque naturelle d’abord dans deux villes bretonnes, Saint-Brieuc et Brest, puis à Brno, en République tchèque, ville jumelée à Rennes. Une façon pour le musée de Bretagne de rayonner au-delà de son territoire.

69


C. Ablain

vue de l'exposition au musée de bretagne des champs libres.

L’exposition « Terre-Neuve, Terre-Neuvas » en itinérance

L’

exposition sur la pêche française dans les eaux de Terre-Neuve du XVIe au XXe siècle a été coproduite par quatre musées : le musée de Bretagne, à Rennes, le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc et celui de Granville et enfin le musée d’Histoire de Saint-Malo. Coordonnée par le musée de Bretagne, cette double exposition « Terre-Neuve, Terre-Neuvas » s’est tenue tout d’abord à Rennes et à Saint-Brieuc, d’octobre 2013 à avril 2014. À Rennes, le thème retenu était celui de l’aventure de la pêche morutière

et présentait une grande interactivité avec des vidéos et même un film d’animation, réalisé par la société de production Vivement Lundi ! croisant nouvelle technologie et images d’archives. Ces expositions se sont ensuite déplacées durant l’été en 2014 à Saint-Malo et à Granville où elles ont donc pu toucher un large public, plus estival. L’exposition va connaître une nouvelle vie au Musée national de la marine à Paris à partir d’octobre 2015 sous le titre « La morue était trop belle ».

NOMBRE DE VISITEURS DE L’EXPOSITION PAR MUSÉE

31 572

à Rennes (musée de Bretagne).

19 066

à Saint-Malo (musée d’Histoire).

G SB

SM

!

12 046

à Saint-Brieuc (musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc).

70

6 438

à Granville (musée d’Art et d’Histoire de Granville).

rapport d’activités et de développement durable 2014

!

R

69 122 visiteurs au total


UN AUTOMNE LITTÉRAIRE

L’ACADÉMIE DES SCIENCES À RENNES

L’ESPACE DES SCIENCES SUR YOUTUBE

Les chercheurs de l‘Académie des sciences effectuent tous les deux ans une séance hors de leurs murs. En 2014, l’Académie avait décidé de se rendre en Bretagne et ses scientifiques sont donc venus à Roscoff et à Rennes à l’Espace des sciences. Ils y ont tenu une séance publique avec une série de conférences, de l’académicien Gérard Berry et de six jeunes chercheurs bretons. Et ils ont pu visiter les expositions et le planétarium.

Tout au long de l’année, l’Espace des sciences produit de nombreux supports numériques grâce à son studio d’enregistrement. Il enregistre aussi ses conférences des « Mardis de l’Espace des sciences » et réalise des interviews. Désormais, la web TV de l’Espace se situe en seconde place en terme de fréquentation, derrière celle de la Cité des sciences de Paris. Une autre façon de toucher un public plus large et de rayonner bien au-delà du territoire.

« TERRE NEUVE, TERRE-NEUVAS » [ action développement durable ]

L’exposition « Terre Neuve, Terre-Neuvas » est un exemple en matière culturelle d’action en faveur du développement de la cohésion sociale, de la solidarité entre les êtres humains et entre les territoires. En effet, ce travail de coopération entre musées de l’Ouest vise notamment à accroître la solidarité entre les habitants et entre les territoires.

2 millions

de pages vues en 2014 sur le site de l’Espace des sciences, ce qui représente plus de 1 million de visites. Soit une hausse de presque 20 % par rapport à 2013.

R. Duval – Les Champs Libres

La rentrée littéraire se passe aussi à Rennes Métropole. Aux Champs Libres, entre septembre et décembre, plusieurs auteurs marquants de la rentrée littéraire sont venus à la rencontre du public, dont Emmanuel Carrère, Enki Bilal, Olivier Adam ou encore Pascal Quignard. En 2014, les grands espaces étaient à l’honneur

avec, en ouverture, deux grandes voix de la littérature américaine, Rick Bass et Jim Fergus. Cette édition était le fruit d’un partenariat entre la bibliothèque de Rennes Métropole, le festival America de Vincennes, l’Université Rennes 2, l’Institut franco-américain et quatre librairies de l’agglomération (Gargan’mots de Betton, Des gourmandises sur l’étagère de CessonSévigné, et les librairies rennaises Greenwich et Le Failler).

Présence stratégique

E

n association avec la galerie 40mcube, les Champs Libres ont invité un artiste contemporain, Vincent Mauger, qui a installé une structure nommée « Présence stratégique » sur le bâtiment des Champs Libres. Cette sculpture en matériau alvéolaire coloré surplombe les Champs Libres depuis le 19 septembre.

rapport d’activités et de développement durable 2014

71


LES COOPÉRATIONS

J. Mignot

Un nouvel élan pour la coopération Rennes-Saint-Malo RENNES MÉTROPOLE ET SAINT-MALO COOPÈRENT DEPUIS 2009, POUR ENCOURAGER LES DYNAMIQUES DU TERRITOIRE RENNO-MALOUIN. LORS DE LA CONFÉRENCE DES MAIRES ET DES PRÉSIDENTS DU 11 DÉCEMBRE 2014, LES ÉLUS ONT EXAMINÉ LES TROIS AXES DE COOPÉRATION ET ONT RESSERRÉ LES PRIORITÉS AUTOUR DE LA MISE EN PLACE DE DOSSIERS CONCRETS.

conférence des maires et des présidents à l’hôtel de rennes métropole en décembre 2014.

UN TERRITOIRE ATTRACTIF ET RAYONNANT Le rayonnement et l’attractivité du territoire constituent un deuxième axe prioritaire dans le cadre cette coopération. Les deux collectivités ont poursuivi le partenariat sportif avec le skipper Gilles Lamiré. Il s’est engagé en 2014 à porter les couleurs de la coopération sur son trimaran « Rennes Métropole/Saint-Malo Agglomération » lors de la Route du rhum. Le skipper a terminé la transatlantique sur la troisième marche du podium de sa catégorie. Rennes Métropole était présente aux côtés de Saint-Malo Agglomération sur un stand commun du village de la Route du rhum, pour promouvoir leurs actions de coopération et Rennes en tant que destination touristique. Dans ce domaine, les deux territoires ont aussi travaillé sur la mise en réseau des acteurs du tourisme, un partenariat avec le Québec, ainsi que la poursuite de la réalisation du calendrier commun des manifestations. « Ce support papier qui regroupe les évènements des territoires de Rennes, Saint-Malo et Dinard a été publié trois fois en 2014 », note Stéphanie Cron, chargée de mission Coopération à Rennes Métropole.

le trimaran « rennes métropole/saint-malo agglomération » à saint-malo avant le départ de la route du rhum.

72

D. Gouray

ÉCONOMIE ET INNOVATION Première priorité confirmée en 2014 : l’économie et l’innovation. Deux nouveaux dispositifs ont été lancés. Le premier est lié à la technopole Rennes Atalante (rennaise et malouine) qui assure le portage technique et administratif pour permettre l’identification et l’ingénierie des projets d’expérimentation (voir « Le développement économique et l’emploi », page 18). Les deux agglomérations ont décidé de mettre en place un fonds d’expérimentation pour lancer des projets innovants. Après la labellisation French Tech de Rennes, incluant des entreprises malouines, les deux institutions s’engagent sur un programme global d’actions ainsi que sur les suites à donner à l’utilisation de ce label. Enfin, un partenariat avec le Centre culinaire contemporain, a aussi été institué.

BILLETTIQUE MULTIMODALE Dernier axe de coopération, l’aménagement et les mobilités avec notamment un travail commun et un échange de pratiques sur la mise en place de la billettique multimodale. « L’objectif est de mettre en place un titre de transport, équivalent à la carte KorriGo, qui permette de posséder plusieurs titres de transport en même temps, et de le déployer sur le territoire de Saint-Malo. »

rapport d’activités et de développement durable 2014


De nouveaux objectifs pour le Pôle métropolitain Loire-Bretagne

L

ACCESSIBILITÉ DU GRAND OUEST La première vise à faciliter les liaisons d’une ville à l’autre. Ainsi, le PMLB a participé activement au débat public organisé par Réseau ferré de France (RFF) autour des nouvelles lignes ferroviaires Ouest-Bretagne-Pays de la Loire entre septembre et la fin 2014. VALORISER L’ENSEIGNEMENT La deuxième priorité consiste à valoriser l’enseignement supérieur et la recherche dans l’Ouest en facilitant la communication et la rencontre des acteurs de l’enseignement supérieur, notamment dans le cadre du projet de Communauté d’universités et d’établissements (Comue).

C. Simonato

e Pôle métropolitain Loire -Bretagne (PMLB) est constitué de cinq grandes agglomérations de l’Ouest : Brest, Nantes, Rennes, Angers et Saint-Nazaire. Le 26 mai, les membres du PMLB se sont réunis pour la première fois depuis les élections municipales lors desquelles quatre communautés d’a gglomération sur cinq ont changé de président. Toutes ont réaffirmé leur souhait de travailler ensemble. François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest Métropole, a été élu président du Pôle. Il succède à Daniel Delaveau. Lors de cette séance d’installation, les nouveaux élus des cinq agglomérations ont pris connaissance des trois grandes priorités de l’année, adoptées en février 2014, et confirmé la ligne suivie par leurs prédécesseurs.

dernière réunion publique au triangle à rennes en décembre 2014 dans le cadre du débat public sur les liaisons ferroviaires nouvelles ouest-bretagne-pays de loire.

AGIR POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Même état d’esprit concernant la troisième priorité : agir pour le développement économique et l’emploi grâce à la solidarité. Le PMLB est présent chaque année sur cinq grands salons internationaux (SIMI, Mapic, SITL, Mipim et Pollutec). Objectif : attirer des investisseurs sur le territoire du Grand Ouest. « Ces salons sont très importants. Aucune des agglomérations ne pourrait y prétendre toute seule », explique Claire Godin, déléguée générale du PMLB.

En parallèle de ces trois priorités, des groupes de travail thématiques ont été mis en place au sein du pôle autour de l’emploi, du plan climaténergie territoriale, de la politique de la ville et de la culture.

pour en savoir plus : www.polemetropolitainloirebretagne.fr

Eurocities, la force du réseau urbain européen

D

epuis 2008, Rennes Métropole est membre du réseau Eurocities, réunissant les 130 plus grandes villes européennes. « 70 % des décisions européennes ont un impact au niveau local, explique Marie-Ange Orihuela, responsable du service Relations internationales et Partenariats européens de Rennes Métropole. Pour que les décisions aillent dans le bon sens pour notre métropole, il faut peser à Bruxelles […] notamment via ce réseau. » VITRINE POUR LE SAVOIR-FAIRE MÉTROPOLITAIN En 2014, la collectivité s’est fortement investie au sein du forum « Société de la connaissance »

d’Eurocities. « On y travaille sur tous les aspects du numérique. Une priorité pour notre territoire. » Le réseau valorise les politiques locales à l’échelle européenne ; comme le LabFab étendu, présenté devant l’assemblée générale à Munich fin 2014. Une belle vitrine pour le savoir-faire métropolitain. Au printemps 2016, c'est Rennes Métropole qui organisera le forum « Société de la connaissance ». Les grandes villes et les institutions européennes viendront à Rennes échanger sur la smart city, l’e-inclusion, l’open data… L’occasion de partager les bonnes pratiques, de dialoguer avec l’Union européenne et de valoriser le travail fait sur le territoire autour du numérique.

rapport d’activités et de développement durable 2014

LA COOPÉRATION RENNES-NANTES SE POURSUIT En 2014, après les élections municipales, la coopération Rennes-Nantes s’est poursuivie autour des axes de travail prédéfinis lors du dernier mandat autour des thématiques suivantes : accessibilité, culture, tourisme, enseignement supérieur et recherche, développement économique, attractivité et communication.

73


J. Mignot J. Mignot

le projet artistique franco-canadien eotone, place hoche à rennes, lors d’« opportunités digitales ».

Une coopération dynamique entre le Québec et Rennes Métropole LA COOPÉRATION AVEC LE QUÉBEC A ÉTÉ IDENTIFIÉE COMME UNE PRIORITÉ POUR RENNES MÉTROPOLE DANS LA STRATÉGIE DE RAYONNEMENT MÉTROPOLITAIN ÉTABLIE EN 2010, PUIS DANS LE PROJET DE TERRITOIRE 2013-2014.

R

ennes Métropole et le Québec bénéficient, en effet, de filières d’excellence performantes dans des domaines similaires : agroalimentaire, santé et numérique. Le Québec est extrêmement dynamique et représente pour nos entreprises une porte d’entrée stratégique vers le marché nord-américain. De nombreux projets en ont émergé (en particulier dans le champ du numérique) dès 2012 entre acteurs universitaires, économiques et culturels rennais et québécois. Signe, en 2014, du dynamisme de ce partenariat : l’organisation de la première édition d’« Opportunités digitales ». PREMIÈRE ÉDITION D’« OPPORTUNITÉS DIGITALES » « Opportunités Digitales, les rencontres francophones du numérique », organisée par Rennes Métropole et Québec International s’est déroulée les 15 et 16 octobre 2014, à Rennes. Cette convention

74

d’affaires a pour l’objectif de développer les relations économiques et les projets innovants entre acteurs francophones de l’innovation. Quelque 900 participants y ont participé. L’évènement s’est inscrit plus largement dans une Semaine du numérique avec une programmation variée permettant de valoriser toutes les initiatives innovantes du territoire et de mettre en cohérence l’ensemble des projets numériques pour plus de lisibilité. Une prochaine édition est prévue à Québec, du 5 au 9 avril 2016. DES NOMBREUX PROJETS COFINANCÉS En 2014, des projets portés conjointement par les acteurs rennais et québécois ont aussi fait l’objet d’un soutien financier de Rennes Métropole : le projet « 3D et médiation urbaine » retenu dans le cadre de l’appel à projets du Fonds francoquébécois, le projet « Arts et Sciences en téléprésence », le projet « Eotone ».

rapport d’activités et de développement durable 2014

« opportunités digitales » a été coorganisé par rennes métropole et québec international. son président, carl viel, était présent à rennes lors de l’événement.

Enfin, Rennes Métropole impulse, coordonne et accompagne également les projets des acteurs locaux avec le Québec. Un groupe de travail informel se réunit deux fois par an. Regroupant une vingtaine d’acteurs économiques, culturels et universitaires du territoire, il mutualise les contacts, les expériences et encourage de nouveaux projets collaboratifs. Ainsi, en 2014, trois protocoles d’accord entre acteurs économiques et académiques de Rennes Métropole et du Québec ont été signés : une première entente de collaboration internationale pour l’Institut de recherche technologique b<>com avec la Société des arts technologiques de Montréal ; un accord de collaboration entre l’Institut de recherche technologique b<>com et Québec International ; un accord-cadre de coopération entre l’Université Rennes 1 et l’Institut national pour la recherche scientifique de Québec.


2014 : une année charnière pour les dispositifs contractuels CONTRIBUER AU FINANCEMENT DES GRANDS PROJETS MÉTROPOLITAINS ET À DES PROJETS DES COMMUNES, C’EST LE RÔLE DE CONTRATS QUE NÉGOCIE RENNES MÉTROPOLE AVEC SES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS, QUE SONT L’ÉTAT, LA RÉGION BRETAGNE ET LE DÉPARTEMENT D’ILLE-ET-VILAINE. EN 2014, PLUSIEURS D’ENTRE EUX ONT DÉBUTÉ OU ÉTAIENT EN DISCUSSION.

CONTRAT DE PARTENARIAT 2014-2020, POLITIQUE TERRITORIALE RÉGIONALE Le contrat de partenariat régional, doté d’une enveloppe de 260 M€, va se décliner en deux

phases avec une révision prévue en 2017. La dotation régionale 2014-2016 proposée pour le pays de Rennes s’élève à 7 075 413 €. Elle sera répartie entre les différents EPCI, déduction faite de la participation du Conseil régional au renouvellement urbain (3,5 M€ pour 2014-2016). VERS UN CONTRAT MÉTROPOLITAIN En 2014 et en collaboration avec Brest Métropole, Rennes Métropole a proposé à l’État et au Conseil régional un contrat métropolitain qui viendra, à la fois, consolider l’ensemble des financements des différents dispositifs contractuels (POR, Contrat de plan État-Région), politique territoriale régionale) et identifier des financements spécifiques sur quelques grands projets métropolitains d’intérêt régional et national. Ce qui a été acté en 2015.

J. Mignot

CONTRAT DE PLAN ÉTAT-RÉGION 2015-2020 ET PROGRAMME OPÉRATIONNEL RÉGIONAL 2014-2020 Contrat signé entre État et la Région Bretagne. Le Contrat de plan 2015-2020 a fait l’objet de discussions et d’échanges en 2014. Il a été signé en mai 2015 par le président de la Région Bretagne et le préfet de Région pour un montant global de

1,2 milliard d’euros sur la durée du contrat. Dans le cadre du volet métropolitain de ce contrat, l’État et la Région se sont engagés, chacun à hauteur de 8 M€, afin de soutenir les futurs projets de Rennes Métropole. Le Programme opérationnel régional (POR), concernant les fonds Feder (Fonds européen de développement régional) et FSE (Fonds social européen), a, lui, été approuvé par la Commission européenne le 17 décembre 2014. Pour le POR breton, Rennes Métropole bénéficiera d’une enveloppe spécifique : un ITI (Instrument territorial intégré), doté de 19 M€ qui sera prioritairement fléché sur de grands projets métropolitains en matière de mobilité, de numérique et de réhabilitation énergétique.

D. Gouray

CONTRAT DE TERRITOIRE 2011-2015 Contrat signé avec le Conseil départemental d’Illeet-Vilaine. Rennes Métropole a bénéficié en 2014 de 12,3 M€, dont 4 M€ pour des projets d’investissement et 8,3 M€ pour des actions de fonctionnement. Avec l’arrivée des cinq nouvelles communes au 1er janvier 2014, la programmation des actions de fonctionnement pour celles-ci a été intégrée au contrat de territoire de l’agglomération. Une dotation a été attribuée à ce titre par le Conseil départemental (85 201,22 € pour les deux dernières années du contrat).

équipement intercommunal chevaigné/saint-sulpice.

LES CONTRATS PLURIANNUELS [ action développement durable ]

Les contrats pluriannuels ont un rôle important de soutien pour le territoire. Par le financement de projets ciblés, ils œuvrent pour la solidarité entre territoires, la lutte contre le changement climatique – en soutenant, par exemple, une mobilité durable – la préservation des ressources ou encore ils favorisent l’épanouissement de chacun en soutenant, notamment, les dynamiques d’emploi de la métropole. les travaux pour le futur bâtiment totem de la french tech seront soutenus dans le cadre du contrat de plan état-région et du programme opérationnel régional.

rapport d’activités et de développement durable 2014

75


ANNEXES

LE RAPPORT FINANCIER 2014

1 | RÉPARTITION DES INVESTISSEMENTS 2014 Compte administratif 2014 – Budgets consolidés 0,4 % 0,4 % 4% 2% 7%

0,2 % 62 %

12 %

Transports urbains

173,134 M€

Logement et habitat

33,936 M€

Amenagement urbain

33,530 M€

Interventions économiques et aides au tourisme

20,382 M€

Enseignement supérieur

12,113 M€

Collecte et traitement des ordures ménagères

5,728 M€

Culture

1,129 M€

Moyens des services

1,026 M€

Insertion et gens du voyage

0,510 M€

12 %

TOTAL

281,488 M€

Le secteur des transports urbains représente le premier poste de dépenses d'investissement de Rennes Métropole, suivi par celui de l'habitat et du logement en raison de l'importance du PLH. L'aménagement urbain se place en troisième position, suivi par les actions menées en faveur du développement économique et du tourisme.

76

rapport d’activités et de développement durable 2014


ANNEXES

2 | ÉVOLUTION DES INVESTISSEMENTS Compte administratif 2014 – Budgets consolidés Dépenses réelles hors réintégrations et hors mouvements interbudgets ( en millions d’euros )

2009

2010

2011

2012

2013

2014

Investissements directs

46,441

56,411

66,697

105,608

110,799

226,060

dont investissements directs Budget principal

20,058

18,087

21,048

27,555

35,321

30,394

Subventions d’équipement

57,997

62,007

50,480

58,816

52,472

55,428

104,437

118,418

117,177

164,424

163,201

281,488

Investissements totaux

300

225

150

75

0 2009

2010

Subventions d'équipement (tous budgets)

2011 Investissements budget Déchets

2012 Investissements Budget principal

2013 Investissements budget Transports

2014 Investissements autres budgets

Les investissements de Rennes Métropole ont progressé de 170 % sur la période 2009-2014. Le cumul sur la période des dépenses d'investissement est de 950 M€, soit une moyenne de 158 M€ par an. La progression très importante des investissements directs en fin de période est liée au commencement des travaux de la ligne b du métro.

rapport d’activités et de développement durable 2014

77


ANNEXES

3 | RÉPARTITION DES DÉPENSES Compte administratif 2014 – Budgets consolidés Dépenses réelles hors réintégrations et hors mouvements interbudgets 4%

2%

5% 38 % 8%

9%

Investissements directs

Gestion courante

Dépenses de personnel

Exploitation Transports

Subventions d'équipement

Reprise résultats antérieurs

Reversement de fiscalité

Transferts versés

Annuité de la dette

11 %

11 %

12 %

CA 2013

CA 2014

Investissements directs

110,799 M€

226,060 M€

Exploitation Transports

68,879 M€

69,738 M€

Reversement de fiscalité (dont DSC et AC)

66,599 M€

67,671 M€

Gestion courante

64,872 M€

66,356 M€

Subventions d’équipement

52,402 M€

55,427 M€

Transferts versés (dont SDIS 35 = 20 M€)

39,272 M€

45,779 M€

Dépenses de personnel (neutralisation effet mutualisation)

25,165 M€

27,051 M€

Reprise résultats antérieurs

9,215 M€

25,338 M€

Annuité de la dette

9,916 M€

10,892 M€

447,118 M€

594,313 M€

TOTAL

Le montant des dépenses consolidées a augmenté de 147 M€ entre 2013 et 2014. Cette évolution s’explique globalement par : •  La progression significative des investissements directs (+115 M€) : augmentation essentiellement opérée sur le budget annexe des transports urbains (+113 M€), en raison notamment, du commencement des travaux de la ligne b de métro et sur les budgets annexes (+ 7 M€), dont le budget « Centre des congrés » ;

78

•  L’augmentation des déficits antérieurs reportés (+ 16 M€), en raison de la reprise d'un déficit d'investissement 2013 sur le budget principal ; •  La hausse des subventions d'équipements versées (+ 3 M€) en raison de l'augmentation des aides octroyées, au budget principal, dans le cadre du PLH, qui retrouvent ainsi leur niveau de 2013 et de l'augmentation des transferts versés (+ 6,5 M€) au budget annexe des transports urbains pour les déviations de réseaux liées aux travaux du métro.

rapport d’activités et de développement durable 2014


ANNEXES

4 | RÉPARTITION DES RECETTES Compte administratif 2014 – Budgets consolidés Recettes réelles hors réintégrations et hors mouvements interbudgets

CA 2013

CA 2014

Reprise résultats antérieurs

161,452 M€

177,738 M€

Versement Transport

89,871 M€

97,963 M€

Fiscalité Économique

91,533 M€

91,621 M€

Fiscalité Ménages

83,391 M€

85,869 M€

Subventions et dotations de l'État

81,106 M€

83,551 M€

TEOM et redevances OM

27,296 M€

28,384 M€

Recettes diverses

25,817 M€

28,217 M€

Dotations autres collectivités

21,003 M€

19,294 M€

Emprunts

5,000 M€

16,931 M€

FNGIR, DCRTP et FPIC

8,991 M€

9,459 M€

Taxe de séjour

0,942 M€

0,999 M€

596,402 M€

640,025 M€

TOTAL

3%

1,5 % 2,6 %

0,2 %

4,4 %

27,8 %

4,4 %

Reprise résultats antérieurs

Recettes diverses

Versement Transports

Dotations autres collectivités

Fiscalité économique

Emprunts

Fiscalité Ménages

FNGIR, DCRTP et FPIC

Subventions et dotations de l'État

Taxe de séjour

TEOM et redevances OM

13,1 %

15,3 %

13,4 %

14,3 %

Le montant des recettes consolidées a augmenté de 43,6 M€ entre 2013 et 2014. Cette évolution s'explique par la reprise des excédents antérieurs cumulés (+ 16 M€), par le recours à l'emprunt (+ 11,9 M€) et par le produit du Versement Transports (+ 8 M€). L'évolution du produit du versement Transports s'explique pour moitié par une modification du rythme d'encaissement liée à la réforme des Ursaff départementales et par un effet taux pour l'autre moitié, celui-ci ayant été porté à son taux maximum, c'est-à-dire 2 % au 01/01/2014.

rapport d’activités et de développement durable 2014

79


ANNEXES

5 | ÉPARGNE CONSOLIDÉE Budgets consolidés ( en millions d’euros – hors réintégrations )

476,0

500 403,0

427,7

434,2

454,4

462,4

323,9

332,5

400

300

359,2 292,3

307,6

304,7

Recettes

200

Dépenses

100

0 2009

2010

2011

2012

2013

2014

1. Évolution consolidée des dépenses et des recettes réelles de fonctionnement

On observe une évolution de +26,7 M€ des dépenses réelles de fonctionnement consolidées entre 2013 et 2014 là où les recettes de fonctionnement réelles consolidées n'augmentent que de 13,6 M€. Ce qui explique une légère dégradation de l'épargne brute consolidée en 2014. L'augmentation des dépenses réelles de fonctionnement consolidées se ventile comme suit : + 10,6 M€ sur le budget principal et + 15 M€ sur le budget annexe des transports urbains. Sur le budget principal, l'évolution des DRF est liée : •  à la majoration annuelle de 5 M€ de la contribution au budget annexe des transports urbains, pour le financement du métro ; •  à l'augmentation de 1,9 M€ de la masse salariale due tant au GVT qu'aux mesures nationales (évolution cotisation Ircantec et CNRACL, réforme catégories C et B…) mais également à une régularisation sur la convention de mutualisation du personnel ; •  aux effets de l'extension du périmètre de Rennes Métropole au 1er janvier 2014 et à l'intégration de cinq nouvelles communes pour un total de 1,1 M€ (AC, DSC notamment) ; •  aux nouveaux financements de la SPL Destination Rennes, structure support du futur centre de congrès et support de l'évènement « Opportunités Digitales » pour 1,6 M€. Sur le budget annexe des transports urbains, l'évolution des DRF est due à une augmentation de 1 M€ de la contribution forfaitaire à l'exploitant et, pour le reste, à la réintégration des assurances relatives au chantier de contruction de la seconde ligne de métro.

80

140

129,4

130,5

129,9

120,1 120

116,8

110,7

100 80 60 40 20 0 2009

2010

2011

2012

2013

2. Évolution de l’épargne brute consolidée

rapport d’activités et de développement durable 2014

2014


ANNEXES

6 | CAPACITÉ DE DÉSENDETTEMENT Ce ratio de désendettement est mesuré par le rapport entre l'encours de la dette et l'épargne brute. Il indique le nombre d'années nécessaires au remboursement de la dette si l'épargne brute était consacrée en totalité à rembourser le stock d'emprunts. Malgré une augmentation en toute fin de période de l'encours, le délai de désendettement se stabilise depuis 2009 en deçà d'une année.

2009

2010

2011

2012

2013

2014

Encours au 31 décembre

81,245

79,686

92,926

87,516

84,310

92,83

Épargne brute

110,660

120,276

129,249

130,191

129,716

116,652

0,7

0,7

0,7

0,7

0,6

0,8

( en millions d’euros )

Encours / Épargne brute

15

12

8

4

0,73

0,66

0,76

0,67

0,66

0,79

2009

2010

2011

2012

2013

2014

0

Évolution de la capacité de désendettement Capacité de désendettement

Seuil d'alerte

Seuil de risque

Seuil d'insolvabilité

L'année 2014 entérine une fois de plus l'excellente capacité de désendettement de Rennes Métropole. Inférieure à une année depuis six ans, elle lui permet de couvrir par l'emprunt ses besoins de financement des grands investissements dans des conditions favorables.

rapport d’activités et de développement durable 2014

81


ANNEXES

7 | ENCOURS DE LA DETTE AU 31 DÉCEMBRE L'encours de la dette représente le stock de dette en capital restant à rembourser, tous budgets confondus. ( en millions d’euros )

Encours au 31 décembre

2009

2010

2011

2012

2013

2014

81,245

79,686

92,926

87,516

84,310

92,83

100

80

60

40

20

0 2009

2010

2011

2012

2013

2014

Évolution de l’encours de la dette au 31 décembre En 2014, l'encours de la dette a enregistré une progression de 10 % par rapport à 2013. Une mobilisation d'emprunts (16,8M€) d'un niveau supérieur à 2013, bien que faible, explique cette baisse et permet de maintenir le niveau de l'encours à fin 2014 en-dessous de 95 M€.

8 | FISCALITÉ DIRECTE LOCALE ( en millions d’euros )

82

2009

2010

2011

2012

2013

2014

Produit Fiscalité économique

162,917

169,051

85,918

84,443

91,533

91,621

( dont prélèvement FDPTP )

-21,555

-21,555

reversement ticket modérateur *

-5,182

-5,182

Fiscalité économique ( produit net )

136,18

142,314

85,918

84,443

91,533

91,621

Fiscalité Ménages **

13,315

13,819

71,770

79,260

83,391

85,869

rapport d’activités et de développement durable 2014


ANNEXES

200

160

120

80

40

0 2009

2010

2011

2012

2013

2014

La fiscalité directe locale

Fiscalité économique ( produit net )

Fiscalité Ménages * *

En 2010, première année de suppression de la taxe professionnelle, Rennes Métropole a encaissé de l'État une compensation-relais d'un montant de 167,353 M€ à laquelle s'ajoutent des rôles supplémentaires. 2011 est véritablement la première année de mise en œuvre de la réforme de la fiscalité directe locale. Pour Rennes Métropole, cela se traduit notamment par la perception de nouveaux impôts (CVAE, CFE, TASCOM, IFER et TAFNB), des transferts de taxes d'autres collectivités (fraction TH du Département, fraction CFE du Département et de la Région…), d'une quote-part de frais de gestion de l'État. La structure du produit fiscal s'en trouve considérablement modifiée avec un produit de fiscalité Ménages qui, d'une ressource supplétive jusqu'en 2010 (moins de 10 % de l'impôt économique), tend, à compter de 2011, à se rapprocher significativement de celui de la fiscalité économique.

* À compter de 2009, le dégrèvement pris en charge par Rennes Métropole au titre du plafonnement à la valeur ajoutée dit « ticket modérateur » est comptabilisé en dépenses de fonctionnement (chapitre 014) et non plus, comme en 2007 et 2008, en recettes sous forme d'un prélèvement « à la source » sur le produit fiscal de la taxe professionnelle ou de la compensation-relais. Pour conserver la lisibilité des comptes et garantir les termes de comparaison, il convient donc de retrancher le montant du ticket modérateur du produit fiscal ; à défaut, cela reviendrait à créditer artificiellement Rennes Métropole d'une ressource dont elle ne conservera pas le bénéfice, en raison de son reversement obligatoire à l'État. ** Hors retraitement du foncier bâti des locaux professionnels, industriels et commerciaux dont le produit représente en moyenne 1 M€ sur la période et près de 2,6 M€ en 2013. En moyenne, les bases de foncier bâti se répartissent entre le foncier bâti résidentiel (67 %) et le foncier bâti professionnel (33 %).

rapport d’activités et de développement durable 2014

83


ANNEXES

A. Teveu

LES RESSOURCES HUMAINES

les élections professionnelles à l’hôtel de rennes métropole.

Première pour les élections professionnelles du 4 décembre 2014 POUR LA PREMIÈRE FOIS, LES AGENTS ONT VOTÉ EN DÉCEMBRE 2014 POUR DES REPRÉSENTANTS À UN COMITÉ TECHNIQUE ET, EN CONSÉQUENCE, À CEUX D'UN COMITÉ D'HYGIÈNE, DE SÉCURITÉ ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL COMMUNS À LA VILLE DE RENNES, À RENNES MÉTROPOLE ET AU CCAS.

S

uite à une décision des élus en juin 2014, les agents ont pu voter, lors des élections professionnelles du 4 décembre, pour des représentants à un Comité technique (CT) et, en cascade, à un Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) communs à la Ville de Rennes, à Rennes Métropole et au Centre communal d'action sociale (CCAS). Une première : « C'est un symbole fort, avec des dossiers communs forts », a souligné, en février dernier, le directeur

84

général des Ressources humaines, Jim Bossard. En cohérence avec la mise en place d’une direction générale unique et la désignation d’un élu au personnel commun à la Ville, à Rennes Métropole et au CCAS, l’organisation d’un CT et d'un CHSCT communs doit permettre de simplifier les procédures de préparation et d'organisation des instances. Cette nouveauté a également pour but de contribuer au développement d'une culture RH commune, indispensable pour soutenir les

rapport d’activités et de développement durable 2014

fondements de la future Métropole. Les élections professionnelles ont mobilisé, le 4 décembre dernier, quelque 120 volontaires pour tenir les bureaux de vote. En plus de la direction des Ressources humaines, de la direction des Sports, du service Courrier, etc. Côté votants, un peu moins d'un agent sur deux s'est déplacé au Vélodrome à Rennes ou à l'hôtel de Rennes Métropole, soit tout de même un total de 2 605 votants.


ANNEXES

LES GRANDS CHIFFRES DE 2014

1 020

43,52

43,83

2013

2014

1 010

1 007 997

1 000 980 2012

2013

2014

Évolution des effectifs permanents Au 31 décembre 2014, Rennes Métropole comptait 1 010 agents occupant un emploi permanent. L'évolution des effectifs entre 2013 et 2014 (+ 1,3 %) est à mettre en lien avec : > l'intégration à Rennes Métropole de la Maison du livre et du tourisme de Bécherel au 1er janvier 2014 (quatre agents transférés) ; > le recrutement de deux agents au service Droit des sols, pour répondre au plan de charge et à l'optimisation du service aux communes ; > l'effet « turn over » en raison d'un décalage entre les départs de 2013 et les recrutements de 2014. À noter : aucune création de poste n'a été réalisée en 2014.

Âge moyen des agents Au 31 décembre 2014, l’âge moyen des agents de Rennes Métropole est de 43,83 ans, contre 43,52 ans en 2013.

9 540 Filière administrative

352

Filière animation

63 %

Filière culturelle Filière médico-sociale

37 %

Filière technique Emplois fonctionnels

7

Femmes

Hommes

Répartition des effectifs par sexe Les femmes représentent 63 % des effectifs.

1

Répartition des effectifs par filière Cinq filières sont représentées à Rennes Métropole, en cohérence avec ses compétences. La filière administrative représente 53 % des effectifs.

38 %

34 % 28 %

Catégorie A

101

Catégorie B

5,82 %

Catégorie C

Répartition des effectifs par catégorie La répartition par catégorie reste stable. Rennes Métropole se caractérise par un taux de cadres A élevé : 34 %.

2012

6,45 %

6,28 %

2013

2014

Taux d'emploi des travailleurs handicapés Avec un taux d’emploi de travailleurs handicapés de 6,28 %, Rennes Métropole marque sa volonté d’accueillir et de maintenir ceux-ci dans l’emploi.

QUELQUES AUTRES ACTIONS MARQUANTES EN 2014 > Le passage en métropole et la préparation des transferts des compétences Assainissement, Eau et Voiries. > Le plan Égalité professionnelle.


ANNEXES

LES COMPÉTENCES DE RENNES MÉTROPOLE, EN TANT QUE MÉTROPOLE (au 1er janvier 2015)

La métropole Rennes Métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences énumérées à l’article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales :

•  Établissement, exploitation, acquisition et mise à disposition d’infrastructures et de réseaux de télécommunications, au sens de l’article L. 1425-1 du présent code.

1 | EN MATIÈRE DE DÉVELOPPEMENT ET D’AMÉNAGEMENT ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET CULTUREL •  Création, aménagement et gestion des zones d’activités industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire ; •  Actions de développement économique ainsi que participation au copilotage des pôles de compétitivité et au capital des sociétés d’accélération du transfert de technologie ; •  Construction, aménagement, entretien et fonctionnement d’équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs d’intérêt métropolitain ; •  Promotion du tourisme, dont la création d’offices de tourisme ; •  Programme de soutien et d’aides aux établissements d’enseignements supérieur et de recherche et aux programmes de recherche, en tenant compte du schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

3 | EN MATIÈRE DE POLITIQUE LOCALE DE L’HABITAT •  Programme local de l’habitat ; •  Politique du logement ; aides financières au logement social ; actions en faveur du logement social ; actions en faveur du logement des personnes défavorisées ; •  Amélioration du parc immobilier bâti, réhabilitation et résorption de l’habitat insalubre ; •  Aménagement, entretien et gestion des aires d’accueil des gens du voyage.

2 | EN MATIÈRE D’AMÉNAGEMENT DE L’ESPACE MÉTROPOLITAIN •  Schéma de cohérence territoriale et schéma de secteur : Plan local d’urbanisme et documents d’urbanisme en tenant lieu ; définition, création et réalisation d’opérations d’aménagement d’intérêt métropolitain mentionnées à l’article L 300-1 du code de l’urbanisme ; actions de valorisation du patrimoine naturel et paysager ; constitution de réserves foncières ; •  Organisation de la mobilité au sens des articles L. 1232-1, L. 1231-8 et L. 1231-14 à L. 1231-16 du code des transports ; création, aménagement et entretien de voirie ; signalisation ; abris de voyageurs ; parcs et aires de stationnement et plan de déplacement urbains ; •  Création, aménagement et entretien des espaces publics dédiées à tout mode de déplacement urbain ainsi qu’à leurs ouvrages accessoires ; •  Participation à la gouvernance et à l’aménagement des gares situées sur le territoire métropolitain ;

86

4 | EN MATIÈRE DE POLITIQUE DE LA VILLE •  Élaboration du diagnostic du territoire et définition des orientations du Contrat de ville ; •  Animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d’insertion économique et sociale ainsi que des dispositifs locaux de prévention de la délinquance ; •  Programme d’actions définis dans le Contrat de ville. 5 | EN MATIÈRE DE GESTION DES SERVICES D’INTÉRÊT COLLECTIF •  Assainissement et eau ; •  Création, gestion, extension et translation des cimetières et sites cinéraires d’intérêt métropolitain ainsi que création, gestion et extension des crématoriums ; •  Abattoirs, abattoirs marchés et marchés d’intérêt national ; •  Service d’incendie et de secours, dans les conditions fixées au chapitre IV du titre II du livre IV de la première partie du présent code ; •  Service public de défense extérieure contre l’incendie. 6 | EN MATIÈRE DE PROTECTION ET DE MISE EN VALEUR DE L’ENVIRONNEMENT ET DE POLITIQUE DU CADRE DE VIE •  Gestion des déchets ménagers et assimilés ; •  Lutte contre la pollution de l’air ; •  Lutte contre les nuisances sonores ; •  Contribution à la transition énergétique ; •  Soutien aux actions de maîtrise de la demande d’énergie ; rapport d’activités et de développement durable 2014

•  Élaboration et adoption du plan climat-énergie territorial en application de l’article L. 229-26 du code de l’environnement, en cohérence avec les objectifs nationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’efficacité énergétique et de production d’énergie renouvelable ; •  Concession de la distribution publique d’électricité et de gaz ; •  Création, aménagement, entretien et gestion de réseaux de chaleur ou de froid urbains ; •  Création et entretien des infrastructures de charge nécessaires à l’usage des véhicules électriques ou hybrides rechargeables, en application de l’article L. 2224-37 du présent code ; •  Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, dans les conditions prévues à l’article L. 211-7 du code de l’environnement ; •  Autorité concessionnaire de l’État pour les plages, dans les conditions prévues à l’article L. 2124-4 du code général de la propriété des personnes publiques. Lorsque l’exercice de ces compétences est subordonné à la reconnaissance de leur intérêt métropolitain, celui-ci est déterminé à la majorité des deux tiers du conseil de la métropole. Il est défini au plus tard deux ans après l’entrée en vigueur du décret prononçant la création de la métropole. À défaut, la métropole exerce l’intégralité des compétences transférées. Conformément au décret n° 2014-1602 du 23 décembre 2014, la métropole Rennes Métropole exerce également de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes, s’agissant des compétences ne correspondant pas aux compétences obligatoires précisées par l’article L 5217-2 du code général des collectivités territoriales : -- La gestion des centres de secours contre l’incendie ; -- Les actions d’animation et de promotion d’activités culturelles d’intérêt métropolitain.

source : arrêté préfectoral de la préfecture d’ille-et-vilaine du 21 avril 2015


légende Communes ayant intégré Rennes Métropole au 1er janvier 2014 Communes ayant intégré Rennes Métropole avant le 1er janvier 2014

RENNES MÉTROPOLE, 43 communes depuis le 1er janvier 2014

alo

st-m

Rennes Métro (ligne a) Routes Voies ferrées Bécherel Miniacsous-Bécherel

Chevaigné

bre s

Gévezé

Saint-Sulpicela-Forêt

Parthenay de - Bretagne Clayes

Saint-Gilles

en

t-br

Langan

t/s

Romillé

/ ca

i eu c

es gèr fou

La ChapelleChaussée

La Chapelledes-Fougeretz

Cintré

ThorignéFouillard

Montgermont Saint-Grégoire

Pacé

La ChapelleThouarault L’Hermitage

Betton

Vezinle-Coquet

CessonSévigné

Rennes

Le Rheu

Acigné

Brécé

Chantepie

Saint-Jacquesde-la-Lande

es nn

Chavagne Chartresde-Bretagne Noyal-Châtillonsur-Seiche

ien

va t/

Vern-surSeiche

Nouvoitou

Bruz

lor

paris

Mordelles Le Verger

Saint-Erblon

PontPéan

Saint-Armel Bourgbarré Orgères

CorpsNuds

Laillé

an

ge

rs

on

red nantes légende Ville de coopération métropolitaine paris

st-malo brest

Ville du Pôle métropolitain Loire-Bretagne

2h45 1h

Temps de parcours à partir de Rennes

!

rennes

par voie routière 2h

1h45

tgv : 2h | 1h30 en 2017

1h30

par voie ferrée

angers st-nazaire

nantes

rapport d’activités et de développement durable 2014

87


LE CONSEIL MÉTROPOLITAIN 122 CONSEILLERS COMPOSENT LE CONSEIL MÉTROPOLITAIN QUI EST PRÉSIDÉ PAR EMMANUEL COUET. Le Bureau de Rennes Métropole est composé du président, des 19 vice-présidents ( ci-dessous dans l’ordre ), de 7 conseillers métropolitains, membres du Bureau. Pluraliste, cette instance a délégation pour prendre certaines décisions et alléger ainsi le travail du conseil métropolitain. Le Bureau joue aussi un rôle consultatif en rendant des avis sur les projets de délibérations soumises au conseil. 19 VICE- PRÉSIDENTS

Gaëlle Andro Développement économique, emploi, commerce et finances

Emmanuel Couet Président de Rennes Métropole maire de saint-jacques-de-la-lande

rennes

André Crocq Suivi du SCoT, développement durable et animation territoriale

Isabelle Pellerin Enseignement supérieur, recherche et innovation rennes

Jean-Jacques Bernard Transports et déplacements

Jean-Luc Gaudin

maire de thorigné-fouillard

maire de chavagne

Aménagement, plan local d'urbanisme intercommunal, PLU communaux et autres documents et règlements liés à l'exercice de la compétence « PLU »

maire de pont-péan

É

Sébastien Sémeril Culture rennes

Gaëlle Rougier Jeunesse et formation rennes

Michel Gautier Tourisme, rayonnement et relations internationales

Brigitte Le Men Insertion maire de montgermont

Honoré Puil Logement, habitat et gens du voyage

Pascal Hervé Eau, assainissements, voirie, Gemapi et Deci

rennes

maire de laillé

Geneviève Letourneux Cohésion sociale et politique de la ville rennes

maire de betton

É

Matthieu Theurier Économie sociale et solidaire et éco-activités rennes

NP

Hubert Chardonnet Personnel et administration générale

Olivier Dehaese Énergie et déchets maire d’acigné

Hervé Letort Communication et citoyenneté maire de saint-erblon

rennes

NP

Paul Kerdraon Commission Développement économique et rayonnement métropolitain

maire de saint-grégoire

maire de pacé

Jean-Claude Rouault

Jean-Marc Legagneur

maire de gévezé

Conseiller en charge de l’Aménagement numérique du territoire

Grégoire Le Blond Commission Prospective et développement durable maire de chantepie

NP

Daniel Dein

Auguste Louapre

Albert Plouhinec

Alain Prigent

Conseiller en charge du Foncier et de l’agriculture

Conseiller en charge des Modes de déplacements alternatifs

Conseiller auprès de la commission Aménagement et habitat

Conseiller auprès de la commission Mobilité et transports

maire de corps-nuds

maire d’orgères

maire de bruz

88

NP

Pierre Breteau Commission Finances, personnel et administration générale

André Chouan

maire de l’hermitage

NP

maire de cesson-sévigné

7 CONSEILLER S MÉ T ROP OLI TA INS , MEMBR E S DU BUR E AU

maire de nouvoitou


ANNEXES

LES AUTRES CONSEILLERS MÉTROPOLITAINS

Au 1er juillet 2015, par ordre alphabétique des communes. NP

Catherine Roux acigné

É

Mélina Parmentier

Laurence Besserve

maire de bécherel

betton

Morvan Le Gentil

Didier Nouyou

betton

maire de bourgbarré

NP

Dominique Séven

Jean-Paul Gérard

Philippe Caffin

bourgbarré

maire de brécé

bruz

Françoise Lhotellier

NP

Michel Bihan cesson-sévigné

bruz

NP

Anne-Sophie Durand

Marie-Noëlle Brossault

cesson-sévigné

chantepie

Nathalie Bellanger

É

Dina JoallandFardoun

Ronan Lhermenier

Isabelle Ganzetti-Gemin

chartres-de-bretagne

chartres-de-bretagne

chavagne

Gilles Nicolas

Jacques Ruello

Philippe Sicot

chevaigné

maire de cintré

maire de clayes

corps-nuds

NP

Françoise Gouesbier gévezé

Pascal Pinault

Jean-Yves Chiron

maire de la chapelle-chaussée

maire de la chapelledes-fougeretz

NP

Marie-Louise Le Galloudec

Jean-François Bohuon

la chapelledes-fougeretz

maire de la chapellethouarault

rapport d’activités et de développement durable 2014

Anne Le Couriaud

Daniel Yvanoff

laillé

maire de langan

89


ANNEXES

Mickaël Bouloux maire de le rheu

Chantal Pétard-Voisin

Charles Marchal

Monique Guitteny

Daniel Monnier

Alain Crouzet

Thierry Le Bihan

maire de le verger

l’hermitage

maire de miniacsous-bécherel

montgermont

maire de mordelles

le rheu

NP

NP

Valérie Lebœuf

Danielle Coppin

Gilles de Bel Air

Céline Desbois

mordelles

nouvoitou

maire de noyalchâtillon-sur-seiche

noyal-châtillon-surseiche

NP

Marie-Christine Moineau

Agnès Danset

Alain Froger

pacé

maire de parthenayde-bretagne

Jean-François Besnard

Jocelyne Bougeard

Frédéric Bourcier

rennes

rennes

orgères

NP

Muriel Blouin

Nathalie Appéré

pont-péan

maire de rennes

Stéphanie Benmerah

Éric Berroche rennes

rennes

NP

É

NP

rennes

NP

Aude Bouvet

Véra Briand

Lenaïc Briéro

Benoît Careil

Benoît Caron

Bruno Chavanat

rennes

rennes

rennes

rennes

rennes

rennes

NP

Hedwige de Villartay rennes

NP

Amélie Dhalluin rennes

90

É

É

Moulay Hamid Ech-Chekhchakhi

Marie-Laurence Églizeaud

rennes

rennes

É

NP

É

Valérie Faucheux

Jean-Marie Goater

Gurval Guiguen

Laurent Hamon

rennes

rennes

rennes

rennes

rapport d’activités et de développement durable 2014


ANNEXES

NP

Marc Hervé

Glenn Jégou

Katja Krüger

Tristan Lahais

Didier Le Bougeant

Loïck Le Brun

rennes

rennes

rennes

rennes

rennes

rennes

Yannick Le Gargasson rennes

É

Sylvain Le Moal

Vincent Maho-Duhamel

rennes

Charlotte MarchandiseFranquet

rennes

É

NP

Anabel Marie

Laëtitia Médard

Nadège Noisette

Yves Pelle

rennes

rennes

rennes

rennes

Hind Saoud

Ana Sohier

rennes

rennes

rennes

É

NP

NP

Bertrand Plouvier

Sylviane Rault

Sylvie Robert

rennes

rennes

rennes

Catherine Rolandin

NP

Marie-Hélène Daucé

rennes

maire de romillé

NP

Manuel De Oliveira

NP

Pierric Houssel

Philippe Thébault

Joëlle Salaün

maire de saint-armel

maire de saint-gilles

saint-gilles

romillé

Laëtitia Remoissenet saint-grégoire

NP

Gérard Béchara

Marie Ducamin

saint-jacquesde-la-lande

saint-jacquesde-la-lande

NP

É

Didier Duperrin saint-sulpice-la-forêt

Pascale Jubault-Chaussé thorigné-gouillard

Fabienne Gautier

Gérard Richou

Jean Roudaut

Isabelle Barbier

vern-sur-seiche

vern-sur-seiche

maire de vezinle-coquet

vezin-le-coquet

rapport d’activités et de développement durable 2014

Membres du groupe Nouvelles Perspectives Membres du groupe Écologiste

91


Président : Emmanuel Couet Secrétaire générale

DIRECTION GÉNÉRALE DES SERVICES : Joël Boscher

Laurence Quinaut

Christine Le Goff - Page

Direction

Direction générale

Direction générale

Direction générale

Direction

COMMUNICATION INFORMATION

RESSOURCES HUMAINES Jim Bossard

FINANCES CONTRÔLE DE GESTION

CULTURE

Laurent Riéra

FINANCES / SYSTÈMES D’INFORMATION Edith Mélès

Léone Goutany

Direction Systèmes d‘Information Nathalie Marin

Direction Contrôle de gestion Franck Burel

Adj. : Claudie Renault Service Informations multimédia Benjamin Teitgen (au 1er octobre 2015)

Service Innovation numérique Bernadette Kessler Cisinski

Service Prestations graphiques Elisabeth Catçoury

Service Projets communication Clémentine Mével-Viannay

Chargée de RH Marie-Pierre Liebard Chargé de mission Service SeI Antoine Blanchet Service Administration Générale, Communication Hervé David Service Santé au travail Dr Marie d’Aguanno

Pôle Emploi et Compétences Samuel Dubois

Service Relations Presse --Service Recrutement Alexandra Bigot Service Gestion et Ressources Paul Garnero

Service des Relations aux publics Marie-Christine Trégaro

Service Formation Anne-Hélène Robineau Service Parcours professionnel Géraldine Guegan

Pôle Paie - Carrière Claire Baude Paie – Situations administratives Claire Baude

Service Assistance administrative Géraldine Emeriau Service Études et Projets Thierry Forveille Service Infrastructures Christine Jobard Service Postes de travail Daniel Maréchal

Direction Finances Charles Gauthier Service Budget / Comptabilité Lucile Joubert Service Prospective / Fiscalité Marie-Lorraine Raut

Pôle Finances et Ressources RH Christian Toczé Finances Christian Toczé SIRH Mickaël Hiard Prestations sociales Francis Rolland

Pôle Relations sociales --Dialogue social / OATT --Veille juridique Catherine David Mission égalité prof. Françoise Tyrant Assistantes sociales Elodie Guyot Kanaki Guena

Direction Projets, Com’interne & doc Claudie Renault Adj. : Clarisse Lesacher

Direction Risques François Belot

Corinne Poulain

Directeur Coopération régionale et internationale et Coopération patrimoniale Guénaël Blin Pôle Administration et Finances François Guérin Pôle Animation et Coordination culturelle Cécile Bizot

Les Champs Libres Roland Thomas Musée de Bretagne Céline Chanas Bibliothèque Rennes Métropole Marine Bedel

Service Projets et Grands travaux Cyriaque Moreau

Écomusée du Pays de Rennes Jean-Luc Maillard

Direction Affaires Juridiques Chantal Mainguené

Archives Romain Joulia

Carrières ---

92

Chargée de mission auprès du DGS

Bibliothèques Marine Bedel

Service Assemblées / Actes Carole Letournel

Conservatoire à rayonnement régional Maxime Lescheria

Direction Moyens Généraux Laurence Souhil

Opéra Alain Surrans

Direction Commande Publique Wilfrid Clément Intérim

Musée des Beaux-Arts Anne Dary La Criée Sophie Kaplan


Cabinet du Président : Manuel Contin Inspection générale des services : Gilles Suignard

Réseau Métropole : Coordination de la plateforme de services aux communes

Direction générale

Direction

Direction générale

Direction générale

Direction générale

PROXIMITÉ COHÉSION SOCIALE

AMÉNAGEMENT URBAIN Alexis Mariani

PROSPECTIVE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

SERVICES URBAINS

Patrice Allais

ESPACE PUBLIC INGÉNIERIE / BÂTIMENTS Philippe Faysse

Alain Bénesteau

Mission Cohésion sociale Politique de la Ville Valérie Auvergne

Noël Philippe

Service Mobilité urbaine Thomas Fagart

Mission Qualité architecturale et urbaine Cécile Vignes

Cabinet Jean-Luc Beaudoin

Direction Études et Programmation Éric Tocquer

Direction Infrastructures Karine Fleury

Service Études urbaines Françoise Lostanlen

Service Marchés Denis Poullaouec

Service Foncier Joëlle Hédou

Service Conduite d’opération Philippe Carriou

Service Habitat Nathalie Demeslay

Service Maîtrise d’œuvre Alain Prenveille

Service Architecture et Patrimoine Michèle Le Loir

Direction Aménagement Opérationnel ----

Direction des Rues Gildas Piquet

Service Opérations d’aménagement Antoine Morin

Assainissement Boris Gueguen

Service Droit des sols Sandrine Barré

Direction des Bâtiments communaux Jean-François David Direction des Jardins Cyrille Lomet

Direction Stratégie et Rayonnement Métropolitain Gwenaël Bodo

Service Transports urbains Éric Diserbeau

Service Prospective, Évaluation Développement Durable Isabelle Lechevallier

Service Métro et Investissement transport Vincent Tournedouet

Bureau des temps Evelyne Reeves

Service Valorisation des déchets ménagers Marie Neuschwander

Service Aménagement et Usages du numérique Norbert Friant Service Environnement et Énergie Christelle Leproust Service SIG Cécile Tamoudi Service Relations internationales et Partenariats européens Marie-Ange Orihuela

Crématorium Mission Accessibilité Nathalie Henry

Service Réseaux, Energie et Chaleur (SREC) Christine Rident (au 1er octobre 2015)

Direction Économie, Recherche et Enseignement Supérieur François Rouault Service Entreprises, Filières et Promotion économique Maryvonne Guilloux Service Enseignement supérieur / Recherche / Innovation Marion Glatron Service Commerce / Tourisme Nathalie Guénancia Service Emploi, Insertion, Formation Véronique Faucheux

ORGANIGRAMME GÉNÉRAL DE RENNES MÉTROPOLE

(août 2015)

Direction/Service/Mission propre à Rennes Métropole Direction/Service/Mission mutualisé(e) avec la Ville de Rennes Direction/Service/Mission propre à la Ville de Rennes

93


ANNEXES

BETTON ( 35830 )

BRUZ ( 35170 )

Téléphone : 02 99 55 81 01 Fax : 02 99 55 03 01 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h. Samedi, 9h - 12h (permanence état civil). Maire : GAUTIER Michel Conseillers métropolitains : BESSERVE Laurence, GAUTIER Michel, LE GENTIL Morvan Directeur général des services : COUTAUD Jean-Yves Mèl : mairie-info@betton.fr Site internet : www.betton.fr

Téléphone : 02 99 05 86 86 Fax : 02 99 05 86 87 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h30 - 12h et 14h - 17h30. Samedi, 8h30 - 12h (permanence état civil). Maire : LOUAPRE Auguste Conseillers métropolitains : CAFFIN Philippe, LHOTELLIER Françoise, LOUAPRE Auguste Directeur général des services : JOLY Gérard Mèl : mairie@ville-bruz.fr Site internet : www.ville-bruz.fr

ACIGNÉ ( 35690 )

BOURGBARRÉ ( 35230 )

CESSON-SÉVIGNÉ ( 35510 )

Téléphone : 02 99 04 30 00 Fax : 02 99 04 30 01 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h30 et 14h - 18h. Samedi, 9h - 12h ( permanence état civil ). Maire : DEHAESE Olivier Conseillers métropolitains : DEHAESE Olivier, ROUX Catherine Directeur général des services : MENORET Bruno Mèl : mairie@ville-acigne.fr Site internet : www.ville-acigne.fr

Téléphone : 02 99 57 66 96 Fax : 02 99 57 70 60 Horaires de la mairie : Lundi, 8h30 - 12h. Mardi et jeudi, 8h30 - 12h et 14h - 18h. Vendredi, 8h30 - 12h et 14h - 17h. Mercredi et samedi, 9h - 12h. Maire : NOUYOU Didier Conseillers métropolitains : NOUYOU Didier, SÉVEN Dominique Directrice générale des services : RICARD Karine Mèl : mairie@bourgbarre.fr Site internet : www.bourgbarre.fr

Téléphone : 02 99 83 52 00 Fax : 02 99 83 46 63 Horaires de la mairie : Lundi, 8h30 - 12h et 13h - 18h. Mardi au jeudi, 8h30 - 12h et 13h - 17h15. Vendredi, 8h30 - 16h. Samedi, 9h30 - 12h (permanence état civil). Maire : PLOUHINEC Albert Conseillers métropolitains : BIHAN Michel, DURAND Anne-Sophie, PLOUHINEC Albert Directeur général des services : LE LIJOUR Jacques Mèl : mairie@ville-cesson-sevigne.fr Site internet : www.ville-cesson-sevigne.fr

BÉCHEREL ( 35190 )

BRÉCÉ (35530 )

CHANTEPIE ( 35135 )

Téléphone : 02 99 66 80 55 Fax : 02 99 66 85 12 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h. Jeudi, 9h - 12h et 14h - 17h. Maire : PARMENTIER Mélina Conseillère métropolitaine : PARMENTIER Mélina Directrice générale des services : FRÉNOY Jeanne-Emmanuelle Mèl : mairie-de-becherel@wanadoo.fr

Téléphone : 02 99 00 10 09 Fax : 02 99 00 24 29 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h30 - 12h et 13h30 - 17h (fermé mardi après-midi). Samedi, 8h30 - 12h. Maire : GÉRARD Jean-Paul Conseiller métropolitain : GÉRARD Jean-Paul Directrice générale des services : THOMAS Cécile Mèl : accueil@mairie-brece.fr Site internet : www.mairie-brece.fr

Téléphone : 02 99 41 42 33 Fax : 02 99 41 48 69 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h45 - 12h et 13h - 16h45 (sauf jeudi : 18h). Samedi, 8h45 - 12h (permanence état civil). Maire : LE BLOND Grégoire Conseillers métropolitains : BROSSAULT Marie-Noëlle, LE BLOND Grégoire Directeur général des services : SAULNIER Gilles Mèl : communication@ville-chantepie.fr Site internet : www.ville-chantepie.fr

LES COMMUNES DE LA MÉTROPOLE Au 30 juin 2015, par ordre alphabétique

94

rapport d’activités et de développement durable 2014


ANNEXES

CHARTRES-DE-BRETAGNE ( 35131 )

CINTRÉ ( 35310 )

Téléphone : 02 99 77 13 00 Fax : 02 99 77 13 01 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h30 et 14h - 18h. Samedi, 10h - 12h (permanence état civil). Fermé mardi après-midi. Maire : BONNIN Philippe Conseillers métropolitains : JOALLAND-FARDOUN Dina, LHERMENIER Ronan Directeur général des services : LEVREL Denis Mèl : commune@ville-chartresdebretagne.fr

Téléphone : 02 99 64 16 31 Horaires de la mairie : Lundi et mercredi, 13h30 - 17h30. Mardi et vendredi, 9h - 12h et 13h30 - 17h30. Jeudi, 9h - 12h. Samedi, 10h - 12h. Maire : RUELLO Jacques Conseiller métropolitain : RUELLO Jacques Directrice générale des services : GAULTIER-REUNGOAT Françoise Mèl : mairie.cintre@ville-cintre.fr Site internet : www.ville-cintre.fr

GÉVEZÉ ( 35850 )

Site internet : www.ville-chartresdebretagne.fr

Téléphone : 02 99 69 90 22 Fax : 02 99 69 03 70 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h30 et 13h30 - 17h (sauf lundi : 18h). Samedi, 9h - 12h (permanence état civil). Fermé jeudi après-midi. Maire : ROUAULT Jean-Claude Conseillers métropolitains : GOUESBIER Françoise, ROUAULT Jean-Claude Directrice générale des services : LENOIR Garance Mèl : mairie@ville-geveze.fr Site internet : www.ville-geveze.fr

CHAVAGNE ( 35310 )

CLAYES ( 35590 )

LA CHAPELLE-CHAUSSÉE ( 35630 )

Téléphone : 02 99 64 24 11 Fax : 02 99 64 33 11 Horaires de la mairie : Lundi, 14h - 17h30. Mardi, jeudi, 8h30 - 12h et 14h - 18h30. Mercredi, 8h30 - 12h. Vendredi, 8h30 12h et 14h - 17h30. Samedi, 9h30 - 12h30 (permanence état civil). Maire : CROCQ André Conseillers métropolitains : CROCQ André, GANZETTI-GEMIN Isabelle Directeur général des services : CONGRAS Laurent Mèl : mairie@ville-chavagne.fr Site internet : www.ville-chavagne.fr

Téléphone : 02 99 61 20 30 Fax : 02 99 06 19 33 Horaires de la mairie : Mardi, jeudi, vendredi, 14h - 18h. Mercredi, 9h - 12h30. Samedi, 9h - 12h. Maire : SICOT Philippe Conseiller métropolitain : SICOT Philippe Directeur général des services : PATERNOSTRÉ Nicolas Mèl : mairie@clayes.fr Site internet : www.clayes.fr

Téléphone : 02 99 45 88 18 Fax : 02 99 45 84 59 Horaires de la mairie : Mardi et jeudi, 9h 12h et 13h30 - 17h30. Mercredi, 9h - 12h et 13h30 - 15h30. Samedi, 9h - 12h. Maire : PINAULT Pascal Conseiller métropolitain : PINAULT Pascal Directrice générale des services : GAUVIN Brigitte Mèl : mairie@lachapellechaussee.com

CHEVAIGNÉ ( 35250 )

CORPS-NUDS ( 35150 )

( 35520 )

Téléphone : 02 99 55 82 17 Fax : 02 99 55 87 59 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h30. Samedi, 9h - 12h. Maire : VINCENT Sandrine Conseiller métropolitain : NICOLAS Gilles Directrice générale des services : ARCELIN-MICHEL Claire Mèl : info@ville-chevaigne.fr Site internet : www.ville-chevaigne.f

Téléphone : 02 99 44 00 11 Fax : 02 99 44 00 13 Horaires de la mairie : Lundi au samedi midi, 9h - 12h et 14h30 - 17h. Fermé jeudi après-midi. Maire : PRIGENT Alain Conseillers métropolitains : BELLANGER Nathalie, PRIGENT Alain Directrice générale des services : GEFFARD Annie Mèl : mairie@corps-nuds.fr Site internet : www.corps-nuds.fr

Téléphone : 02 99 13 13 13 Fax : 02 99 13 13 19 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h30 - 12h et 13h30 - 17h30. Samedi, 9h - 12h. Fermé jeudi matin. Maire : CHIRON Jean-Yves Conseillers métropolitains : CHIRON Jean-Yves, LE GALLOUDEC Marie-Louise Directrice générale des services : GOURVENNEC Kathy Mèl : mairie@lachapelledesfougeretz.fr

Site internet : www.lachapellechaussee.com

LA CHAPELLE-DES-FOUGERETZ

Site internet : www.lachapelledesfougeretz.fr

rapport d’activités et de développement durable 2014

95


ANNEXES

LA CHAPELLE-THOUARAULT ( 35590 )

LE RHEU ( 35650 )

MINIAC-SOUS-BÉCHEREL ( 35190 )

Téléphone : 02 99 07 61 41 Fax : 02 99 07 67 40 Horaires de la mairie : Lundi, 14h - 18h. Mardi, 9h - 12h et 14h - 17h. Mercredi, 9h 12h et 13h30 - 17h. Jeudi, 9h - 12h. Vendredi, 9h - 12h et 14h - 17h. Samedi, 10h - 12h. Maire : BOHUON Jean-François Conseiller métropolitain : BOHUON Jean-François Directrice générale des services : PIRON-BEVEN Patricia Mèl : mairie@lachapellethouarault.fr

Téléphone : 02 99 60 71 31 Fax : 02 99 60 85 97 Horaires de la mairie : Lundi, 13h30 - 17h. Mardi et jeudi, 8h30 - 12h30 et 13h30 17h30. Mercredi et vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h. Samedi, 9h - 12h. Maire : BOULOUX Mickaël Conseillers métropolitains : BOULOUX Mickaël, PÉTARD-VOISIN Chantal Directeur général des services : CARLO Damien Mèl : mairie@ville-lerheu.fr Site internet : www.lerheu.fr

Téléphone : 02 99 66 82 71 Fax : 02 99 66 83 76 Horaires de la mairie : Lundi et jeudi, 9h - 12h30 et 14h - 18h. Mardi et vendredi, 9h - 12h30. Maire : MONNIER Daniel Conseiller métropolitain : MONNIER Daniel Directrice générale des services : RENAIS Catherine Mèl : secretariat.miniac@wanadoo.fr Site internet : www.mairie-miniac-sousbecherel.fr

LAILLÉ ( 35890 )

LE VERGER ( 35160 )

MONTGERMONT ( 35760 )

Téléphone : 02 99 42 57 10 Fax : 02 99 42 35 82 Horaires de la mairie : Lundi, 13h30 17h30. Mardi au vendredi, 9h - 12h et 13h30 - 17h30. Samedi, 9h - 12h. Maire : HERVÉ Pascal Conseillers métropolitains : HERVÉ Pascal, LE COURIAUD Anne Directrice générale des services : DRÉANO Madly Mèl : contact@laille.fr Site internet : www.laille.fr

Téléphone : 02 99 07 92 15 Fax : 02 99 07 45 43 Horaires de la mairie : Lundi au samedi, 9h - 12h sauf le mercredi, 9h - 12h et 15h 18h. Fermé samedi pendant les vacances scolaires. Maire : MARCHAL Charles Conseiller métropolitain : MARCHAL Charles Directrice générale des services : VETTIER Claudine Mèl : contact@mairie-le-verger.fr Site internet : www.mairie-le-verger.fr

Téléphone : 02 99 68 83 88 Fax : 02 99 68 93 32 Horaires de la mairie : Lundi, 13h30 - 18h. Mardi au vendredi, 9h - 12h et 13h30 - 18h. Samedi, 9h - 12h (permanence état civil). Maire : LE MEN Brigitte Conseillers métropolitains : CROUZET Alain, LE MEN Brigitte Directeur général des services : TOUZÉ Nicolas Mèl : mairie@ville-montgermont.fr Site internet : www.ville-montgermont.fr

LANGAN ( 35850 )

L’HERMITAGE ( 35590 )

MORDELLES ( 35310 )

Téléphone : 02 99 23 22 63 Fax : 02 99 23 29 59 Horaires de la mairie : Lundi, 14h - 17h. Mardi et vendredi, 9h15 - 12h15 et 14h - 17h. Mercredi, 10h - 12h et 14h - 16h. Samedi, 10h - 12h. Maire : YVANOFF Daniel Conseiller métropolitain : YVANOFF Daniel Directrice générale des services : LEBRETON Aurore Mèl : mairie-de-langan@wanadoo.fr Site internet : www.langan.fr

Téléphone : 02 99 78 66 66 Fax : 02 99 78 66 63 Horaires de la mairie : Lundi, 13h30 - 17h30. Mardi au vendredi, 8h30 - 12h et 13h30 - 17h30. Samedi, 9h - 12h (sauf en juillet et août). Maire : CHOUAN André Conseillers métropolitains : CHOUAN André, GUITTENY Monique Directeur général des services : CHAUVEL Philippe Mèl : accueil@ville-lhermitage.fr Site internet : www.mairie-lhermitage.fr

Téléphone : 02 99 85 13 85 Fax : 02 99 85 13 70 Horaires de la mairie : Lundi, 13h30 - 17h30. Mardi au vendredi, 8h30 - 12h15 et 13h30 - 17h30. Samedi, 9h - 12h (permanence état civil). Maire : LE BIHAN Thierry Conseillers métropolitains : LE BIHAN Thierry, LEBŒUF Valérie Directeur général des services : BOIVERT Xavier Mèl : mairie@ville-mordelles.fr Site internet : www.ville-mordelles.fr

Site internet : www.lachapellethouarault.fr

96

rapport d’activités et de développement durable 2014


ANNEXES

NOUVOITOU ( 35410 )

PACÉ ( 35740 )

RENNES ( 35031 )

Téléphone : 02 99 37 42 71 Fax : 02 99 37 59 60 Horaires de la mairie : Lundi et mercredi, 8h30 - 12h. Mardi, jeudi et vendredi, 8h30 12h et 14h - 17h. Samedi, 9h - 12h. Maire : LEGAGNEUR Jean-Marc Conseillers métropolitains : COPPIN Danielle, LEGAGNEUR Jean-Marc Directrice générale des services : REINHORN Anne-Marie Mèl : accueilmairie@nouvoitou.fr Site internet : www.nouvoitou.fr

Téléphone : 02 23 41 30 00 Fax : 02 23 41 30 09 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h15 - 12h et 14h - 18h (sauf vendredi : 17h). Samedi, 9h - 12h (permanence état-civil). Maire : KERDRAON Paul Conseillers métropolitains : DANSET Agnès, KERDRAON Paul Directrice générale des services : MAROTTE Fanny Mèl : mairie@ville-pace.fr Site internet : www.ville-pace.fr

Téléphone : 02 23 62 10 10 Horaires de la mairie : Le service relations citoyens est ouvert du lundi au vendredi, 8h - 18h30 et le samedi, 9h - 12h30. Maire : APPÉRÉ Nathalie Conseillers métropolitains : A ND RO G a ë ll e , A PPÉR É N a t h a li e , BENMERAH Stéphanie, BERROCHE Éric, BESNARD Jean-François, BOUGEARD Jocelyne, BOURCIER Frédéric, BOUVET Aude, BRIAND Véra, BRIÉRO Lénaïc, CAREIL Benoît, CARON Benoît, CHARDONNET Hubert, CHAVANAT Bruno, de VILLARTAY He dwige, DH A LLUIN A mélie, ECH CHEKHCHAKHI Moulay Hamid, ÉGLIZEAUD Marie-Laurence, FAUCHEUX Valérie, GOATER Jean-Marie, GUIGUEN Gurval, HAMON Laurent, HERVÉ Marc, JEGOU Glenn, KRÜGER Katja, LAHAIS Tristan, LE BOUGEANT Didier, LE BRUN Loïck, LE G A RG A SSON Yannick , LE MOA L Sylvain, LETOURNEUX Geneviève, MAHODUHAMEL Vincent, MARCHANDISEFRANQUET Charlotte, MARIE Anabel, MÉDARD Laëtitia, NOISETTE Nadège, PELLE Yves, PELLERIN Isabelle, PLOUVIER Bertrand, PUIL Honoré, RAULT Sylviane, ROBERT Sylvie, ROLANDIN Catherine, ROUGIER Gaëlle, SAOUD Hind, SÉMERIL Séba stien, SOHIER Ana , THEURIER Matthieu Directeur général des services : BOSCHER Joël Mèl : Nous contacter via le site Internet,

NOYAL-CHÂTILLON-SUR-SEICHE ( 35230 )

PARTHENAY-DE-BRETAGNE ( 35850 )

Téléphone : 02 99 05 20 00 Fax : 02 99 05 11 44 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h30 et 14h - 17h15 (sauf jeudi : 18h30). Samedi, 10h - 12h (permanence état civil). Fermé mardi après-midi. Maire : de BEL AIR Gilles Conseillers métropolitains : de BEL AIR Gilles, DESBOIS Céline Directeur général des services : LE CHARTE Yves-Marie Mèl : mairie@ville-noyal-chatillon.fr Site internet : www.ville-noyal-chatillon.fr

Téléphone : 02 99 69 91 53 Fax : 02 99 69 04 97 Horaires de la mairie : Lundi et samedi, 9h - 12h. Mardi, jeudi et vendredi, 13h30 - 17h. Maire : FROGER Alain Conseiller métropolitain : FROGER Alain Directrice générale des services : MECHINEAU Angéline Mèl : mairie.parthenaybretagne@wanadoo.fr Site internet : www.mairie-parthenay35.com

metropole.rennes.fr/rennes/contactez-nous/

Site internet : metropole.rennes.fr

ORGÈRES ( 35230 )

PONT-PÉAN ( 35131 )

ROMILLÉ ( 35850 )

Téléphone : 02 99 05 70 10 Fax : 02 99 05 70 16 Horaires de la mairie : Mardi au vendredi, 9h - 12h et 14h - 18h (sauf le mercredi : fermeture à 16h). Samedi, 9h - 11h45. Maire : DEIN Daniel Conseillers métropolitains : DEIN Daniel, MOINEAU Marie-Christine Directrice générale des services : MORICE Annie Mèl : mairie@orgeres.fr Site internet : www.orgeres.fr

Téléphone : 02 99 52 41 70 Fax : 02 99 52 86 76 Horaires de la mairie : Lundi, 13h30 - 17h. Mardi au vendredi, 8h30 - 12h et 13h30 - 17h. Samedi, 9h - 12h. Fermé samedi, en juillet et en août. Maire : GAUDIN Jean-Luc Conseillers métropolitains : BLOUIN Muriel, GAUDIN Jean-Luc Directrice générale des services : BOUGUET Brigitte Mèl : mairie@pontpean.fr Site internet : www.pontpean.fr

Téléphone : 02 99 23 24 59 Fax : 02 99 23 23 63 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h45 - 12h15 et 13h30 - 17h30. Samedi, 9h - 12h. Fermé jeudi après-midi. Maire : DAUCÉ Marie-Hélène Conseillers métropolitains : DAUCÉ Marie-Hélène, DE OLIVEIRA Manuel Directeur général des services : PELERIN Laurent Mèl : mairie@romille.fr Site internet : www.romille.fr

rapport d’activités et de développement durable 2014

97


ANNEXES

SAINT-ARMEL ( 35230 )

SAINT-GRÉGOIRE ( 35760 )

THORIGNÉ-FOUILLARD ( 35235 )

Téléphone : 02 99 62 71 58 Fax : 02 99 62 89 71 Horaires de la mairie : Lundi au samedi, 9h - 12h. Mardi et vendredi, 14h - 18h. Maire : HOUSSEL Pierric Conseiller métropolitain : HOUSSEL Pierric Directrice générale des services : FOULON-DERVILLERS Mathilde Mèl : accueil.mairie@saint-armel-35.fr Site internet : www.saint-armel-35.fr

Téléphone : 02 99 23 19 23 Fax : 02 99 68 70 32 Horaires de la mairie : Lundi, mardi, mercredi et vendredi, 8h30 - 12h et 13h30 - 17h. Jeudi, 9h - 18h. Samedi, 9h - 12h (permanence état civil). Maire : BRETEAU Pierre Conseillers métropolitains : BRETEAU Pierre, REMOISSENET Laëtitia Directeur général des services : REY Michaël Mèl : mairie@saint-gregoire.fr Site internet : www.saint-gregoire.fr

Téléphone : 02 99 04 54 54 Fax : 02 99 62 45 65 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 8h30 - 12h30 et 13h30 - 17h. Samedi, 9h30 - 12h. Maire : BERNARD Jean-Jacques Conseillers métropolitains : BERNARD Jean-Jacques, JUBAULT-CHAUSSÉ Pascale Directrice générale des services : FONTAINE Véronique Mèl : mairie@thorignefouillard.fr Site internet : www.thorigne-fouillard.fr

SAINT-JACQUES-DE-LA-LANDE

98

SAINT-ERBLON ( 35230 )

( 35136 )

VERN-SUR-SEICHE ( 35771 )

Téléphone : 02 99 52 34 08 Fax : 02 99 52 30 23 Horaires de la mairie : Lundi, mardi et vendredi, 9h - 12h et 14h30 - 17h. Mercredi et samedi, 9h - 12h. Jeudi, 15h30 - 18h30. Maire : LETORT Hervé Conseiller métropolitain : LETORT Hervé Directeur général des services : LEFRANC Hervé Mèl : mairie@saint-erblon.fr Site internet : www.saint-erblon.fr

Téléphone : 02 99 29 75 30 Fax : 02 99 31 34 24 Horaires de la mairie : Lundi au jeudi, 8h30 - 12h et 13h30 - 17h30. Vendredi, 8h30 - 16h30. Samedi, 10h - 12h (permanence état civil). Maire : COUET Emmanuel Conseillers métropolitains : BÉCHARA Gérard, COUET Emmanuel, DUCAMIN Marie Directrice générale des services : GAZEAU Isabelle Mèl : mairie@st-jacques.fr Site internet : www.st-jacques.fr

Téléphone : 02 99 04 82 04 Fax : 02 99 04 82 05 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h et 13h30 - 17h30 (sauf mardi : 18h et vendredi : 17h). Samedi, 10h - 12h (permanence état civil). Maire : MOYON Didier Conseillers métropolitains : GAUTIER Fabienne, RICHOU Gérard Directrice générale des services : HAKNI-ROBIN Béatrice Mèl : mairie@ville-vern-sur-seiche.fr Site internet : www.ville-vern-sur-seiche.fr

SAINT-GILLES ( 35590 )

SAINT-SULPICE-LA-FORÊT ( 35250 )

VEZIN-LE-COQUET ( 35132 )

Téléphone : 02 99 64 63 27 Fax : 02 99 64 83 40 Horaires de la mairie : Lundi, 13h30 - 19h. Mardi au jeudi, 9h - 12h et 13h30 - 18h. Vendredi, 9h - 12h et 13h30 - 17h. Samedi, 9h - 12h (permanence état civil). Maire : THÉBAULT Philippe Conseillers métropolitains : SALAÜN Joëlle, THÉBAULT Philippe Directeur général des services : COULLIER Patrick Mèl : infocom@saint-gilles35.fr Site internet : www.saint-gilles35.fr

Téléphone : 02 99 66 23 63 Fax : 02 99 45 12 25 Horaires de la mairie : Lundi, 14h - 19h. Mardi au samedi, 9h - 12h. Maire : HUAUMÉ Yann Conseiller métropolitain : DUPERRIN Didier Directrice générale des services : GENTIL Cécile Mèl : secretariat.mairie@saint-sulpicela-foret.fr

Téléphone : 02 99 64 52 78 Fax : 02 99 64 72 78 Horaires de la mairie : Lundi au vendredi, 9h - 12h et 13h30 - 17h30 (sauf jeudi : 14h30 - 17h30). Samedi, 9h - 12h (permanence état civil). Maire : ROUDAUT Jean Conseillers métropolitains : BARBIER Isabelle, ROUDAUT Jean Directrice générale des services : BRETEL Céline Mèl : mairie@ville-vezinlecoquet.fr Site internet : www.vezinlecoquet.fr

Site internet : www.saint-sulpice-la-foret.fr

rapport d’activités et de développement durable 2014


ANNEXES

LES INSTITUTIONS ET PARTENAIRES LIÉS À RENNES MÉTROPOLE par ordre alphabétique

DANS LE CADRE DE SES ACTIONS SUR LE TERRITOIRE, RENNES MÉTROPOLE COLLABORE AVEC DES INSTITUTIONS LOCALES (COMME DES GROUPEMENTS D’INTÉRÊT PUBLIC OU DES SOCIÉTÉS PUBLIQUES LOCALES) ET DES PARTENAIRES (ASSOCIATIONS OU SOCIÉTÉS D’ÉCONOMIE MIXTE NOTAMMENT). DES REPRÉSENTANTS DE LA MÉTROPOLE SIÈGENT SOUVENT DANS LEURS INSTANCES DÉCISIONNELLES. VOICI LES PRINCIPAUX.

Les institutions liées à Rennes Métropole

ARCHIPEL HABITAT Office public de l’habitat de Rennes Métropole. Il s’agit d’un bailleur social, créé en 1919, et qui est devenu l’office public de Rennes Métropole en 2004. Six membres du conseil métropolitain siègent au conseil d’administration. www.archipel-habitat.fr

DESTINATION RENNES Société publique locale (SPL) créée en 2013 pour promouvoir la destination métropolitaine, gérer l’exploitation du futur centre des congrès et devenir l’office du tourisme métropolitain. Neuf représentants de Rennes Métropole siègent au conseil d’administration.

COLLECTIVITÉ EAU DU BASSIN RENNAIS Collectivité Eau du Bassin rennais, émanation du Syndicat mixte de production d’eau potable du Bassin rennais (SMBPR), a officiellement été créée le 1er janvier 2015. C’est l’autorité organisatrice du service de l’eau, du point de captage au robinet, pour les 56 communes du bassin rennais dont 43 de Rennes Métropole. Au sein du comité syndical, 61 délégués, issus de chacune des communes, assurent le fonctionnement du syndicat. Quarantehuit sont des élus des communes métropolitaines. Au sein du bureau syndical siègent 17 élus de communes de Rennes Métropole. www.eaudubassinrennais-collectivite.fr

www.tourisme-rennes.com

NÉOTOA Office public de l’habitat d’Ille-et-Vilaine, anciennement Habitat 35, constitué de 212 collaborateurs. Il construit et gère des logements sociaux et aide les particuliers dans leurs projets d’habitat. Rennes Métropole est engagée avec Néotoa et d’autres bailleurs sociaux dans une convention de gestion urbaine de proximité pour six quartiers de la ville de Rennes.

MEIF La Maison de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle a été créée en 2005 en tant que groupement d’intérêt public (GIP). Rennes Métropole est l’un de ses membres constitutifs et l’un de ses financeurs. L’Exploratoire, espace de découverte des métiers et lieu d’information sur l’économie du bassin d’emploi de Rennes, est animé par la Meif et est ouvert à tous. www.meif-bassinrennes.fr www.exploratoire.com

PAYS DE RENNES Créé en 2002, ce groupement d’intérêt public met en œuvre les projets prévus dans la charte de territoire. Il regroupe des représentants des cinq établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) qui composent le pays de Rennes. Les élus de Rennes Métropole occupent, en 2014, neuf sièges d’administrateurs et 51 des 116 sièges de délégués de l’assemblée générale. www.paysderennes.fr

www.neotoa.fr

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ANNEXES

Les partenaires liés à Rennes Métropole

PÔLE MÉTROPOLITAIN LOIRE-BRETAGNE (PMLB) Pôle créé en 2012 pour travailler au rayonnement du Grand Ouest. Y siègent des représentants des agglomérations de Rennes, Nantes, Angers, Brest et Saint-Nazaire. Le président de Rennes Métropole est membre de droit du bureau du Pôle et 4 élus métropolitains siègent en 2014 au comité syndical, composé de 17 représentants titulaires. www.polemetropolitainloirebretagne.fr

SPLA VIASILVA La Société publique locale d’aménagement ViaSilva a été créée en 2013 par Cesson-Sévigné, ThorignéFouillard, Ville de Rennes et Rennes Métropole. Elle effectue les opérations d’aménagement pour la réalisation de l’écocité ViaSilva. Huit élus de Rennes Métropole font partie en 2014 de son conseil d’administration.

SYNDICAT MIXTE DU SCOT DU PAYS DE RENNES Deuxième instance du territoire du pays de Rennes, le syndicat a pour mission l’élaboration, la révision et le suivi du schéma de cohérence territoriale du pays de Rennes. En 2014, 6 représentants métropolitains font partie du bureau syndical et 45 sont délégués au comité syndical, qui compte 100 membres. www.paysderennes.fr

ALEC

B<>COM

L’Agence locale de l’énergie et du climat du pays de Rennes est une association loi 1901 créée en 1997. Elle promeut une meilleure maîtrise des énergies en informant et conseillant les particuliers, les collectivités locales, les bailleurs sociaux, les gestionnaires de patrimoine et les entreprises. La présidence du conseil d’administration est assurée par Olivier Dehaese, vice-président de Rennes Métropole, en charge de l’Énergie et des Déchets.

Institut de recherche technologique breton, lancé en octobre 2012, et basé à Cesson-Sévigné. Il associe des partenaires privés et publics pour développer des programmes de recherche et d’innovation de haut niveau dans les domaines de l’image, des réseaux et de la médecine numérique. Rennes Métropole participe à son financement. www. b-com.com/fr

www.alec-rennes.org

CENTRE CULINAIRE CONTEMPORAIN ASSOCIATION BUG Créée en 1995, elle a pour mission de favoriser les usages des technologies de l’information et de la communication, notamment dans le monde associatif et dans celui de l’économie sociale. Elle bénéficie d’un financement de Rennes Métropole.

Société par actions simplifiées ouverte en 2013 à Rennes. Le Centre culinaire contemporain cumule les fonctions de laboratoire d’expérimentation, d’expertise, de formation et d’espace de dialogue pour les acteurs de la « filière du manger » privés et publics. Rennes Métropole contribue au financement de son infrastructure.

www.asso-bug.org www.centreculinaire.com

AUDIAR CODESPAR L’Agence d’urbanisme et de développement intercommunal de l’agglomération rennaise est une association créée en 1972 et animée par une équipe d’une trentaine de professionnels. Son champ d’étude et d’action porte sur la métropole et le pays de Rennes. Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, en est le président. Six élus métropolitains siègent au conseil d’administration et 21 à l’assemblée générale. www.audiar.org

Le Conseil de développement économique et social de la métropole et du pays de Rennes est une instance de veille, de concertation et de préconisations sur des questions économiques, sociales et sociétales. Cette association, créée en 1984, comprend trois collèges constitutifs (entreprises et activités économiques, organisations syndicales de salariés et acteurs associatifs) et un collège associé composé d’élus (dont 20 de Rennes Métropole). Sept élus métropolitains siègent au conseil d’administration et trois au bureau. www.codespar.org

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ANNEXES

Les partenaires liés à Rennes Métropole

ESPACE DES SCIENCES

KEOLIS RENNES

SEMTCAR

Créé en 1984 et de statut associatif, ce centre de culture scientifique technique et industrielle (CCSTI) est spécialiste de la médiation scientifique. Le vice-président chargé de la culture de Rennes Métropole est l’un de ses administrateurs et la métropole, l’un de ses partenaires financiers.

Filiale du groupe Keolis. Elle a la délégation de la gestion du service public de transport de l’agglomération rennaise (Star) et de l’image de la marque commerciale Star. Rennes Métropole participe à son financement au travers de sa contribution forfaitaire.

La société anonyme d’économie mixte des transports collectifs de l’agglomération rennaise a été créée en 1992. Rennes Métropole lui a donné mandat pour l’étude et la réalisation de la ligne b du métro. Rennes Métropole dispose de 8 postes d’administrateurs au sein de son conseil d’administration.

www.keolis.com www.espace-sciences.org

www.semtcar.fr

RENNES ATALANTE FRENCH TECH RENNES – SAINT-MALO Labellisée French Tech en novembre 2014, l’écosystème numérique Rennes – Saint-Malo s’attache tout particulièrement à promouvoir au niveau international les entreprises innovantes de la région spécialisées dans la production de contenus audiovisuels, la cybersécurité, l’e-santé et les objets connectés. La French Tech  a un statut associatif ; elle est une émanation de La Cantine numérique, qui a changé ses statuts en mars 2015. Le directoire de la French Tech Rennes – Saint-Malo est composé de chefs d’entreprises. Rennes Métropole et Saint-Malo Agglomération sont membres de son conseil de surveillance. Et la métropole est partenaire de la French Tech Rennes – Saint-Malo. www.lafrenchtech-rennes.fr/ language/fr/accueil/

STAR Créé en 1984, l’association Rennes Atalante anime la technopole du même nom. Elle a pour but de favoriser les synergies entre organismes de recherche et d’enseignement et entreprises. Dix-huit personnes composent son équipe. Sept élus de Rennes Métropole font partie du conseil d’administration.

Service de transport de la métropole rennaise, organisé par Rennes Métropole, autorité politique en matière de transports collectifs sur son territoire. Rennes Métropole délègue à Keolis la gestion de son réseau Star bus + métro et la marque commerciale Star. www.star.fr

www.rennes-atalante.fr

TERRITOIRES RENNES CITÉ MÉDIA La société anonyme d’économie mixte Rennes Cité Média pilote la chaîne de télévision locale TV Rennes 35 Bretagne. Rennes Métropole dispose, en 2014, de 3 sièges au conseil d’administration. www.tvrennes35bretagne.fr

La société anonyme d’économie mixte Territoires et développement est un aménageur public créé en 1957, intervenant au côté de Rennes Métropole et des communes de l’agglomération. Quatre membres de Rennes Métropole font partie du conseil d’administration. Jean-Luc Gaudin, vice-président de Rennes Métropole en charge de l’Aménagement, en est le président. La métropole est aussi actionnaire de la société publique locale d’aménagement (SPLA) Territoires publics, créée en 2010, qui conduit notamment des projets urbains phares. Dix de ses administrateurs sont de Rennes Métropole. www.territoires-rennes.fr

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MÉTROPOLE DE RENNES MÉTROPOLE RAPPORT D'ACTIVITÉS ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2014

Directeur de publication : Joël Boscher (Directeur général des Services) Directeur de la communication et de l'information : Laurent Riéra Coordination éditoriale : Nicolas Auffray Rédaction : Nicolas Auffray, Christine Barbedet, Olivier Brovelli, Jeanne Denis, Céline Diais, Monique Guéguen, Isabelle Jarjaille, Ghislain Maugeais, Vincent Ménard et Didier Teste. Photos : Caroline Ablain, R. Duval – Les Champs Libres, Espace des sciences, Cyril Folliot, Jérôme Fouquet, Didier Gouray, Christophe  Le Dévéhat, Julien Mignot, Stéphanie Priou, Christophe Simonato, Alain Teveu et Richard Volante. Relecture et corrections : Catherine Berranger Conception graphique et mise en page : Thibaut Abou Mrad Impression : Service imprimerie Rennes Métropole ISBN : 978-2-9164-8608-6

Rennes Métropole 4, avenue Henri-Fréville 35207 Rennes Cedex 2 CS 20723 Accueil Rennes Métropole Tél. : 02 99 86 60 60 Fax : 02 99 86 61 61 Site internet : www.metropole.rennes.fr Courriel : Nous contacter via le site Internet http://metropole.rennes.fr/rennes/contactez-nous/contactez-rennes-metropole/

Édition : septembre 2015 Imprimé sur papier PEFC (sigle anglais pour Programme de reconnaissance des certifications forestières), fabriqué à base de bois provenant de forêts gérées durablement.


Hôtel de Rennes Métropole 4, avenue Henri-Fréville CS 20723 35207 Rennes Cedex 2 Tél.  02 99 86 60 60 Fax 02 99 86 61 61 www.metropole.rennes.fr

Retrouvez l’intégralité du rapport d’activités et de développement durable sur le site www.metropole.rennes.fr

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Rapport d'activités et de développement durable de Rennes Métropole (2014)  

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