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2020 ― 2021


Édito Friedrich Hölderlin, philosophe allemand du début du 19ème siècle, s’interrogeait : « Pourquoi faut-il encore des poètes en temps de détresse ? » Cette détresse à laquelle il fait référence n’est plus tout à fait la nôtre et pourtant son questionnement résonne à mes oreilles en ces temps difficiles. Oui des poètes. Oui des artistes. Oui des lieux de culture. Oui des rassemblements de masse. Pour partager. Pour communier. Pour se rappeler notre humanité. Pourquoi le poète ? parce qu’en réajustant le sens et le sensible, en auscultant d’innommables passions, le poète traverse les identités, les frontières et les fondations, et il rend partageable la coprésence à autrui. Il est donc inévitable, indispensable qu’on aille chercher le poète quand l’humanité s’écroule, et qu’on lui demande à lui, tout simplement de recommencer. Car sans lui, il n’y aura plus de « toucher intérieur » partageable, il n’y aura plus d’humanité.

Ceci est extrait du discours de la philosophe Julia Kristeva au Théâtre de La Colline à Paris en novembre 2016, ­celle-ci est invitée à répondre à la question de Hölderlin, adaptée à un autre présent. Cette idée d’un « toucher intérieur » provoqué par la rencontre avec la poésie me bouleverse. Si les contacts physiques sont proscrits dans notre monde d’après, cette connexion à l’intériorité ne doit pas disparaitre. Le Théâtre de la Vie vous ouvrira ses portes en tenant compte des mesures sanitaires et il continuera à vous rassembler, poètes que vous êtes, humains que nous sommes, pour redéployer cette pratique en apparence inutile, quasi invisible dans le champs politique de cette crise exceptionnelle, mais qui, si l’on en croit ­Hölderlin, « fonde ce qui demeure ». Ce qui demeure, les artistes le fondent. Ce qui demeure c’est la pensée créative vivante qui le fonde. Je vous souhaite malgré tout une très belle saison théâtrale 2020/2021.

Peggy Thomas, directrice


13 — 24 octobre

Quarantaine Vincent Lécuyer

Variation sur la violence de notre monde, Quarantaine nous propose de suivre le fil rouge tendu par une femme au travers de sa nuit : Elisabeth, femme dans la quarantaine, ancienne institutrice, retranchée dans son appartement, comme en quarantaine. Une guerre gronde, quelque part, peut-être en elle. Délire ou réalité ? Dans sa solitude très peuplée, Elisabeth reçoit la visite régulière de Valeria, infirmière dénuée de patience et de compassion. Elle prétend aussi recevoir la visite d’un homme inconnu ainsi que d’un ancien élève, Gabriel. Et soudain nous sommes transporté·e·s ailleurs, dans un

trou, une zone de guerre où deux soldats du même camp, et pourtant en guerre l'un avec l'autre, se livrent un combat verbal, à jamais en désaccord.

Écriture et mise en scène : Vincent Lécuyer Avec : Véronique Dumont, Janie Follet, Adrien Desbons, Adrien Letartre Scénographie : Jean Lepeltier Lumières : Julie Petit Etienne Réadaptation lumières pour le Théâtre de la Vie : Lionel Ueberschlag Costumes : Sandra Brisy Réalisation des décors : Ateliers du Théâtre de Liège Toile : Christelle Vanbergen, Agnès Brouhon

Une création de la compagnie Petite âme, en coproduction avec le Théâtre de la Vie, le Théâtre de Liège, La Manufacture – CDN Nancy Lorraine, ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, DC&J Création. Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral de Belgique et de Inver Tax Shelter. Avec l’aide de la Fédération WallonieBruxelles / Service Théâtre.

Quarantaine est une tentative de retisser une relation humaine, aux autres et à soi–même, de retrouver un chemin dans ce monde dévasté, en guerre, le nôtre. Une pièce vivante qui interroge notre espoir et notre impuissance face au monde, qui questionne ce que nous transmettons à nos enfants, et en appelle à l’énergie de vie qui peut malgré tout nous rester, face à l’hostilité du monde et nos violences intérieures.

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 23 octobre.


12 — 21 novembre

The Show Petri Dish

Dans The Show Anna Nilsson aborde la manière dont nous essayons de protéger notre bonheur à tout prix et à fermer les yeux devant l'injustice, quitte à enfouir la tête dans le sable. Sur scène, trois personnages organisent une conférence sur l'empathie. Petit à petit, ils abandonnent leur univers solidement réaliste pour glisser subrepticement dans une spirale incontrôlable où le kitsch cache la laideur nue de la vie. De propagande pédagogique où les animateurs tentent de nous vendre les œillères dernier-cri, l'univers évolue en un pique-nique bucolique digne de La Flûte enchantée dans un paysage de corps en mouvement.

Mêlant recherche physique, picturale et sonore, le spectacle explore nos modes de communication et notre propension à fermer les yeux et les oreilles afin d’éviter les responsabilités. Comme socle à cette exploration, le déni qui persiste par rapport aux violations des droits humains perpétrées dans des pays comme la Corée du Nord. Pourtant, The Show ne s'abandonne pas aux ténèbres. La fibre satirique de la pièce amène le public à se sentir léger et insouciant, oscillant entre inquiétude et burlesque.

Concept et mise en scène : Anna Nilsson Interprétation et création : Aliénor H, Jef Stevens, Leila Koeckenberger Concept de plastique aérien : Leila Koeckenberger Création son et vidéo : Tonin Bruneton Création lumière : Thibault Condy Création vidéo : Jo Ackermans Lumières : Camille Rolovic Aide à la scénographie et aide überhaupt: Sara Lemaire Set construction : Cédric Larose Merci à : Mia Nilsson

Une création de la compagnie Petri Dish / I.S.E. asbl, en coproduction avec le Théâtre de la Vie, l’Espace Catastrophe, le Théâtre de Poche. Avec l'aide de KULTURRÅDET - Suède Résidences de création : La Roseraie, WolubilisCulture, Espace Catastrophe, Théatre de la Vie, Théâtre de la Balsamine, Subtopia - Stockholm, Regionteater Väst - Borås.

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 20 novembre.


8 — 19 décembre

Nous, les Grosses Guillaume Druez

Blanche, femme en surpoids de quarante-six ans, se réveille le jeudi 17 décembre 2020 à 7h06. Elle ira, le soirmême, manger chez sa mère. Avant de se lever et dans la perspective du souper à venir, elle revient, l’espace d’un instant, sur son poids, son rapport à la nourriture, sa relation à la mère, et sur sa solitude. Ce puissant tourbillon d’émotions, de névrose, d’images et de folie, s’enveloppe autour de l’épopée matinale de cette héroïne catégorisée « grosse » et de ses dé-

lires psychotiques suspendus entre rêve et réalité. En mêlant le comique et le tragique, Guillaume Druez évoque la figure de la mère comme origine et point de départ de tout, il examine la relation parent-enfant et la féminité. Avec la boulimie en toile de fond et les fantômes qui hantent Blanche, Guillaume Druez nous invite à toucher de manière plus large et universelle la peur de l'inconnu, les incompréhensions et les dérives de notre société de consommation comme les comportements compulsifs.

Écriture et mise en scène : Guillaume Druez Avec : Stéphane Bissot Création lumières : Renaud Ceulemans Assistanat à la mise en scène : Enrico D'Ambrosio Scénographie : Zoé Ceulemans

Une création de la compagnie de Fernande, en coproduction avec le Théâtre de la Vie et La charge du Rhinocéros. Production déleguée et diffusion : La charge du Rhinocéros. Texte publié aux Éditions Les Oiseaux de nuit. Avec le soutien du Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles (CED-WB), La Bellone et le BAMP. Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service Général de la Création Artistique - Direction du Théâtre.

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 18 décembre.


12 — 23 janvier

Fiction

Stéphane Pirard & Muriel Legrand

Un événement de vie peut-il faire s'effondrer toute la structure familiale, sociale, amoureuse et les croyances d’un être humain ? Comment le non-dit, le mensonge, les secrets de famille et la trahison marquent-ils notre existence ? Fiction prend sa source dans la question de la reconnaissance et de la paternité, questions que raniment la souffrance d’un secret de famille enlisé dans le silence et le mensonge. L’absurdité de cette situation individuelle et le surréalisme administratif qui l’entoure deviennent la représentation

Conception et écriture : Stéphane Pirard Mise en scène : Muriel Legrand Avec : Annick Johnson, Cédric Cerbara, Julien Lemonnier et Stéphane Pirard Dramaturgie : Peggy Thomas Scénographie : Julie Michaud Costumes : Elise Abraham Création lumières : Bertrand Monette Création musicale : Julien Lemonnier

d’une nouvelle réalité qui peut creuser de nouveaux sillons et révéler grâce à la parole ce qui a toujours été tu. Entre illusion et réel, fiction et réalité, absurde et réalisme, Stéphane Pirard prend sa revanche de la vie par les mots. Des mots qui sont essentiels, et qui redéfinissent l’espace entre l’acteur et le public. Grâce au pouvoir du théâtre de tordre le réel, ce récit de soi touche de près celui·celle qui l’écoute. Il devient une fiction invitant le spectateur à réfléchir. Il ouvre au monde cette histoire qui est singulière d’une part mais qui, d’autre part, touche un point d’universalité de l’être humain.

Création vidéo : Jerôme Guiot Régie générale : En cours Une création de L’ANCRE - Théâtre Royal en coproduction avec la Compagnie A440, le Théâtre de la Vie, La Coop asbl. Avec le soutien du Théâtre Poème, Shelterprod, Taxshelter.be, ING et TaxShelter du gouvernement fédéral belge.

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 22 janvier.


2 — 6 février

Nothingness Maria Eugenia Lopez

Dans la création chorégraphique ­Nothingness Maria Eugenia Lopez aborde le concept du néant dans l’imaginaire collectif. En examinant le rapport entre corps et matière, elle tisse un éloge de l’horreur mais aussi de l’extase que le vide suggère.

une cadence erratique. Entre latence et incertitude, ils·elles créent de nouveaux assemblages, une nouvelle toile, un nouvel espace, susceptibles de générer une toute autre aventure spéculative, une autre manière de se remettre au monde, d’exister : une toute nouvelle histoire.

Dans un monde onirique en constante transformation et suspendu entre la fin et le recommencement, la scène devient un lieu fluctuant et imprévisible, à la fois enveloppant et menaçant, toujours mystérieux. Dans ce no man's land, les danseur·euse·s donnent vie à un grand puzzle qui se construit et déconstruit à

Ode à l’imprévisible et l’éphémère, ­Nothingness invite la·le spectateur·rice à s’abandonner à la crainte et à la fascination auquel le vide, dans toutes ses formes, fait appel, et à découvrir l’espace suspendu où convergent l’énergie destructrice et l’élan créatif que nous portons en nous.

Concept : Maria Eugenia Lopez Création et interprétation : Shantala Pèpe et Louis Nam Le Van Ho Musique : Guillaume Le Boisselier Regard extérieur : Pascale Gigon Lumières : Peter Maschke Décor : Evelyne de Behr et Peter Maschke

Une création de Maria Eugenia Lopez, en coproduction avec le Théâtre Les Brigittines et le Théâtre de la Vie. Partenaires de résidence : Materiais Diversos - Lisbonne, La Briqueterie - Paris, Théâtre Marni - Bruxelles. Création accompagnée par : le Grand Studio. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service de la Danse.

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 5 février.


23 février — 6 mars

La cour des Grands Cathy Min Jung

Et si c’était à la récré que commençait le changement, là où l’étroitesse du monde se fond dans l’espace infini de l’imagination ? Qui sont les éducateur·ice·s ? Quel est leur rôle auprès de la jeunesse qui leur est confiée dans ces moments de décompressions, de fatigue et de tensions ? En considérant les éléments cruciaux en jeu, Cathy Min Jung questionne un système économique et social qui méprise celles et ceux qui accompagnent les premiers pas des adultes de demain dans l’apprentissage du vivre ensemble. Maxime, Cham’s, Léone et Djibril sont éducateurs à l’école 77. Dans la cour de récré, ils·elles sont les gardiens du monde

en concentré. Il y est affaire de jeux, d’amitiés et de disputes mais aussi de pouvoir, d’inégalités, de justice et d’injustice. À force de patience, d’écoute, de générosité et de créativité, ils·elles emmèneront les élèves dans une épopée humaine hors du commun.

Ecriture et mise en scène : Cathy Min Jung Avec : Marion Lory, Annette Gatta, Ilyas Mettioui et Jérémie Zagba Assistanat à la mise en scène : Audrey D’Hulstère Conseil dramaturgique : Véronika Mabardi Directeur technique et création lumière : Jérôme Dejean

Création vidéo et création sonore : Sébastien Fernandez Scénographie et costumes : Ronald Beurms Chorégraphie : Clément Thirion Régie : Jérémy Vanoost

La cour des grands convoque l'éducateur·rice scolaire au centre de la scène. À travers des tableaux où les improvisations sont teintées des témoignages récoltés en milieu scolaire et où l’imaginaire se mêle au réel, le·la spectateur·rice découvre l’importance de cette profession et observe la considération que notre société lui accorde.

Une création de la Compagnie Billie On Stage, en coproduction avec le Théâtre de la Vie.

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 5 mars.


16 mars — 20 mars

Nasha Moskva Le Colonel Astral

Nasha Moskva (« notre Moscou » en français) est l’histoire de trois individus qui se projettent sur Les Trois Sœurs de Tchekhov. Fin du 19ème siècle : trois sœurs orphelines – Olga, Macha et Irina – vivent dans une grande maison à l’écart de la ville. Dans cette ville grossière, elles se sentent comme des étrangères et rêvent de retrouver Moscou, lieu mythique de leur enfance, paradis originel où elles ont grandi. Début du 21ème siècle : Sabine, Edith et Bernard – trois êtres oscillant entre marginaux amateur·rice·s de théâtre et patient·e·s psychiatriques – sont tellement

Conception, mise en scène et interprétation : Marie Bos, Estelle Franco et Francesco Italiano Co-mise en scène : Guillemette Laurent Mise en espace : Nicolas Mouzet-Tagawa Costumes : Thijsje Strijpens Direction technique et régie : Nelly Framinet Accompagnement et diffusion : BLOOM Project/Stéphanie Barboteau

épris de l’œuvre de Tchekhov qu’ils·elles s’y reconnaissent jusqu’à la fusion. Dans un dialogue entre Les Trois Sœurs et les trois « êtres », entre Tchekhov et nousmêmes, Nasha Moskva traite du besoin vital de s’intégrer dans une société, alors même que la part la plus intime de notre être ne cesse de nous en éloigner. Avec humour, parfois avec rage, le spectacle interroge cet « être en dehors » inhérent à l’être humain. En titillant la frontière incertaine entre norme et folie, il questionne notre capacité de survivre et de créer une œuvre artistique dans une société normative.

Une création de la Compagnie Le Colonel Astral. Résidence et création Théâtre Océan Nord, Bruxelles. Avec le soutien de la SACD et de Wallonie-Bruxelles International. Avec l’aide à la reprise de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Service du Théâtre - CAPT.


30 mars — 3 avril

Partage de Midi

Héloïse Jadoul

Partage de Midi de Paul Claudel revient au Théâtre de la Vie, dans la puissante première mise en scène d’Héloïse Jadoul. Sur un bateau qui fait route vers la Chine, quatre personnages – une femme et trois hommes – se lancent vers une nouvelle vie. Arraché·e·s à leur terre natale, en exil et suspendu·e·s avec leur passé derrière et leur avenir devant, leur histoire est saisie comme sur un fil de rasoir entre midi et minuit. Entre le Soleil et la Lune, leurs destins sont amenés à se croiser et leurs identités à se pulvériser dans une rencontre sous le regard des astres.

Texte : Paul Claudel Mise en scène : Héloïse Jadoul Avec : Alessandro de Pascale, Adrien Desbons, Emile Falk-Blin et Sarah Grin Dramaturgie : Anthony Scott Création lumière : Iris Julienne Création son : Marc Doutrepont Scénographie et costumes : Bertrand Nodet Régie : Thibaut Decoene

L’œuvre de Claudel est un dialogue incandescent entre le masculin et le féminin. Héloïse Jadoul en explore le langage, révélant son pouvoir incantatoire et sa puissance. Le·la spectateur·rice est invité·e à dialoguer avec l’Autre au sens large, l’autre étranger et l’autre en soi. La force surnaturelle de l’amour, le désir d’absolu et le don total de soi proposent, à travers le prisme du sacré, une réponse possible à notre peur de mourir, à notre angoisse d'être au monde et au non-sens de notre présence dans l’univers.

Une création d’Héloïse Jadoul, en coproduction avec le Théâtre de la Vie, le Théâtre Océan Nord et La Coop. Avec le soutien du Théâtre La Balsamine et du Bamp. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Service du Théâtre, de taxshelter.be, d'ING et du tax shelter du gouvernement fédéral belge.


20 avril — 1 mai

Villa

Sarah Siré

Chili, trois femmes qui ne se connaissent pas doivent décider de l’avenir de la Villa Grimaldi, haut lieu de torture et d’extermination de la dictature de Pinochet. Nous ne savons pas qui elles sont ni pourquoi elles ont été choisies. Nous savons juste qu’elles ont deux options. Au final, rien ne s’est passé comme prévu. Elles doivent improviser des nouvelles solutions. Que faire du passé, de notre mémoire ? À quoi cela sert-il de se souvenir ? ­Devons-nous garder nos lieux d’histoire  ? Quelle est la place de l’art dans le présent ? Sarah Siré s’empare de Villa, de l’auteur

Texte : Guillermo Calderon Traduction : Vanessa Verstappen, Sarah Siré et Maria José Parga Mise en scène : Sarah Siré Avec : Sophie Jaskulski, Mathilde Lefèvre, Sarah Siré

chilien Guillermo Calderon. Grâce à la force d’une parole réelle, ironique et grinçante, le monde du passé et celui du présent s’affrontent, se questionnent, se réconcilient. L’œuvre théâtrale devient ainsi lieu de mémoire, invitation à la réflexion sur notre « devoir de mémoire » et réponse au monde des incroyants de la violence du capitalisme sauvage. De la même façon, nous devenons les les héritier·e·s, la génération d’après, incarnée par les trois femmes de Villa. Avec elles, nous comprendrons que les faits du passé sont indéniables, mais qu’il y a toujours une différence dans l’existence de ce passé dans le présent.

Regard extérieur : Maria-José Parga Scénographie et costumes : Aline Breucker Création lumières : Nelly Framinet Une création de Pola asbl, en coproduction avec le Théâtre de la Vie.

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 30 avril.


17 — 18 — 19 juin

Festival

Des mots, des notes "Emerveillée par l'Opéra, la Comédie Musicale, le Théâtre Musical, j'ai une curiosité pour ces formes qui mélangent les disciplines. C'est pourquoi je souhaite favoriser les rencontres possibles entre Musique et Théâtre, afin de continuer à explorer ces domaines et leur potentiel de créativité". Peggy Thomas

Répondant à l’invitation de Peggy Thomas, j’ai le plaisir de prendre en charge la programmation de l’édition 2021 du Festival Des mots, des notes dédié à la recherche en matière de Théâtre et Musique, à l’exploration des possibles dans la rencontre de ces deux medium de création. Pour sa seconde édition, il mettra le focus sur 3 artistes belges aux langages singuliers, bousculant les codes et les frontières parfois érigées entre ce qui peut être donné à voir ou à entendre. Daphné D’Heur

Trois cartes blanches répétées les 17, 18 et 19 juin

Direction artistique : Daphné D'Heur Une production du Théâtre de la Vie en partenariat avec TaTou asbl


Chaque premier lundi du mois (sauf exception en décembre, février et mars)

Slam Scène ouverte

Décider de taire Ne rien faire ou au contraire témoigner, hurler, braire Commencer à écrire deux jours avant Replonger dans un texte d’auparavant Respirer le monde, suivre le sens du vent Recracher le monde, suivre ses tourments, Être chez soi, ou sur place Être sur internet, ou dans ce palace qu’est une scène de théâtre où on a sa place Conserver ou abandonner sa carapace Avec ses ami.e.s et ses pair.e.s être appelé.e à se lever, perdre ses repères Respirer, silence, être en face, commencer Regarder, brillance, écouter, féliciter Débattre, partager ses doutes, échanger S’enrichir de ce qu’il vient de se passer Se promettre de revenir, et de rêver La scène ouverte est une hétérotopie à protéger

Scène à 20h.


Médiations(s) Créations(s) Dans le contexte trouble de la #COVID19 et de re-définition du secteur culturel et artistique et des relations avec les publics, il est essentiel que le Théâtre de la Vie se mobilise et y contribue au même titre que la responsabilité artistique, territoriale et sociale qui lui incombe. C’est l’occasion pour le Théâtre de la Vie de fonder une nouvelle approche de la médiation, d’ouvrir des espaces autres, critiques et dramaturgiques, entre territorialisation et dépaysement, où la vision propre de l’objet artistique, la création et l’action sont sollicités ensemble : regarder et écrire ; regarder et faire ; regarder et discuter. Il ne s’agit pas de surévaluer la médiation, c’est-à-dire de substituer la culture à l’art et de considérer les artistes comme de simples « pourvoyeur·e·s d’objets culturels ». Il est important de maintenir la création au cœur du processus de médiation. Et d’affirmer son primat sur tout objectif externe au champ artistique. Au Théâtre de la Vie, la·le spectateur·rice n’est pas seulement un·e regardeur·e, il·elle est re-créateur·ice. Il·elle est invité·e à entrer dans une relation supplémentaire et aimante de la création. Il·elle accomplit un parcours sensible, permettant par libre association de partager, mettre à l’épreuve, comprendre la création en la regardant, la décomposant, la détournant, en se l’appropriant. Et d’élaborer son propre discours et se raconter une histoire, son histoire parmi des possibles. Le Théâtre de la Vie propose des programmes de découvertes et de créations, des projets re-créatifs, récréatifs, contributifs et distributifs et des lieux d’éveil et d’expression développant à la fois l’esprit critique, la curiosité et le plaisir du, de la spectateur·ice. Et des échanges à l’intérieur des publics et avec chacun des publics. Les programmes


Make your own vision (fabriquer son histoire), Œil critique (apprendre à regarder une création), Création au secret (immersion dans le processus de création), les voi(es)x de la création (immersion dans la création) ou les rencontres Boomerang (discussions avec les artistes et des observateur·rice·s privilégié·e·s) en sont quelques exemples. Durant la saison, le Théâtre de la Vie fait évoluer les programmes de médiation en fonction des créations, nourris par les souhaits, contributions et réflexions des spectateur·rice·s et des partenaires : établissements d’enseignement secondaire, associations, établissements d’enseignement supérieur, écoles supérieures d’art, institutions européennes, etc. Parce qu'il existe différentes façons de pénétrer l’étrangeté ou la familiarité des pratiques artistiques actuelles. Et d’approfondir le dialogue artiste - création - publics. La médiation se fait à plusieurs voix.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le site du Théâtre de la Vie : www.theatredelavie.be


Informations pratiques THÉÂTRE DE LA VIE

ADMINISTRATION

Rue Traversière 45 1210 Saint-Josse www.theatredelavie.be

02 219 11 86 info@theatredelavie.be

ACCÈS Arrêt Botanique : Métros 2, 6 & Trams 92, 93 Arrêt Rue Traversière : Bus 61, 65, 66 Arrêt Houwaert : Bus 59 Parking Bota : Rue Traversière 17 – 1210 Saint-Josse (Forfait de 3,5€ de 19h30 à 01h) Les spectacles ont lieu du mardi au samedi à 20h. Pour de plus amples informations concernant le déroulement des représentations et les mesures sanitaires en vigueur au Théâtre de la Vie, rendez-vous sur notre site www.theatredelavie.be

TARIFS Tarif plein : 13€ Tarif réduit : 9€ (étudiants, demandeurs d’emploi, seniors, groupes,…) Tarif mini : 6€ (groupes scolaires, associations, habitants de SaintJosse, étudiants en école d’art dramatique,…) Le Théâtre de la Vie est partenaire de l’European Disability Card. Contactez-nous pour de plus amples informations.

CARTE DE FIDÉLITÉ Trois spectacles vus, quatrième offert ! Demandez votre carte à l’adresse reservations@theatredelavie.be


RÉSERVATIONS Par internet www.theatredelavie.be Par téléphone Vous pouvez réserver vos places en téléphonant au +32 (0)2 219 60 06. En dehors des heures de bureau, un répondeur enregistrera vos réservations.

Par courriel Vous pouvez réserver vos places en nous écrivant à l’adresse reservations@ theatredelavie.be en précisant le spectacle, la date et le nombre de places souhaitées.

Pour plus d’informations concernant les horaires d'ouverture de la billetterie, nous vous invitons à consulter le site du Théâtre de la Vie : www.theatredelavie.be

L’ÉQUIPE Peggy Thomas — direction Thibaud Decoene — direction technique et régie Stéphane Menti — réservations et billetterie, scène ouverte SLAM Sophie Sommer — administration et logistique Vanessa Fantinel — administration et gestion financière Jacopo Bellelli — communication générale Anne Nivet — communication et presse Sylvia Botella — médiation et publics Luna Moncada — régie Margaux Fontaine — stagiaire en régie Tatiana Bureaux — scène ouverte SLAM et accueil Jamel Bennour — entretien Conception et réalisation : Sébastien Gairaud

Le Théâtre de la Vie est subventionné par La Fédération Wallonie-Bruxelles et soutenu par la Commune de Saint-Josse-ten-Noode.

Le Théâtre de la Vie est partenaire du Bamp, Arsène 50, Carte Prof, Article 27, |ÇN|, Espace Catastrophe, Nomade et Théâtrez-moi!.


Programme de la saison 13 — 24 octobre QUARANTAINE Vincent Lécuyer 12 — 21 novembre THE SHOW Anna Nilsson 8 — 19 décembre NOUS, LES GROSSES Guillaume Druez 12 — 23 janvier FICTION Stéphane Pirard & Muriel Legrand 2 — 6 février NOTHINGNESS Maria Eugenia Lopez 23 — 6 mars LA COUR DES GRANDS Cathy Min Jung

30 mars — 3 avril PARTAGE DE MIDI Héloïse Jadoul 20 avril — 1 mai VILLA Sarah Siré 17 — 21 juin FESTIVAL DES MOTS, DES NOTES Chaque 1er lundi du mois (sauf exception en décembre, février et mars). SLAM - Scène ouverte

Ed. Resp. : P.Thomas – Rue Traversière 45 - 1210 Bruxelles

16 — 20 mars NASHA MOSKVA Le Colonel Astral

Profile for Théâtre de la Vie

Brochure de saison 2020-2021  

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