Page 1

MAGAZINE 601

Alex Schaefer Karlos Mothmeister Louis Quail Nadine Boughton Tamir Sher Svetlana Bailey Rodney Smith Lindsey Beal Staudinger+Franke


ALEX SCHAEFER

4

KARLOS 17 MOTHMEISTER 27 LOUIS QUAIL

36

NADINE BOUGHTON

40

TAMIR SHER

53

SVETLANA BAILEY

60

RODNEY SMITH

74

LINDSEY BEAL

86

STAUDINGER+FRANKE

96

The images published in this magazine are copyrighted to their corresponding creators.


Square save the Queen We are entering our fifth year of publication. The square is now a major photographic format, thanks to the work of all the extremely talented artists we have been publishing. The square is also going to be declared format of the decade by UNESCO and I am travelling to Oslo to receive the Nobel Prize in Literature. After this I’ll be going to Westminster for an interview with the Queen, who has expressed an interest in using the square format to update her rather outmoded coat of arms. We’re getting there, we’re getting there…

Nous entrons dans notre cinquième année de publication. Le carré est maintenant un format photo majeur, grâce au travail de tous les excellents artistes que nous avons publiés. Le carré va aussi être déclaré format de la décennie par l’Unesco, et je dois me déplacer à Oslo pour recevoir le Prix Nobel de littérature. Ensuite je dois aller voir la Reine, qui a exprimé son intérêt pour le format carré comme base de travail en vue de la modernisation de son armoirie. On y arrive, on y arrive…

Christophe Dillinger, April 2015

3


Alex Schaefer Damages

www.AlexSchaeferPhotography.com

“Damages” is a self-portrait series I began in March 2014 to cope with my depression. As a quiet introvert, I never excelled at talking about myself. I was so concerned about what people might think of me that I hid who I truly was. I began to create fine art portraits as a way of visualizing my innermost thoughts. And while the ideas came from a dark place, the final images always had a striking sense of beauty. What I came to realize is that we should not define ourselves by our darkest moments, but rather how we emerge from them. Despite our biggest fears and insecurities, there is a light that hides within us. We just have to be willing to look for it. This photo series is my search for the light that hides within the darkness.

4

« Damages » est une série d’autoportraits que j’ai débuté en Mars 2014 afin de faire face à ma dépression. Etant une personne plutôt calme et introvertie, parler de moi n’est pas ce que je fais de mieux. J’étais tellement préoccupé par ce que les gens pouvaient penser de moi que je me suis caché qui j’étais vraiment. J’ai commencé à créer des portraits comme moyen de visualiser mes pensées les plus intimes. Et, tandis que les idées provenaient d’un endroit sombre, les images finales ont toujours une esthétique frappante. Ce que je suis venu à réaliser, c’est que nous ne devrions pas nous définir de par nos moments les plus sombres, mais plutôt par la façon dont nous en émergeons. Malgré nos plus grandes peurs et insécurités, il y a une lumière cachée en nous. Nous devons juste être prêts à la découvrir. Cette série de photos est ma recherche de cette lumière qui se cache au sein de l’obscurité.


5


6


7


8


9


10


11


12


13


14


15


Karlos

Cameras

Flickr stream

“I’m going to sell a camera so I can buy wood working tools”.

advanced: you cannot see the picture on the back after you

Hearing myself say this didn’t sound right at the time, but

have taken the shot. They cannot calculate the exposure for

selling my Mamiya hasn’t left me a camera short, rather it’s put

you, and they are no good for shooting motion pictures in HD.

my name on my camera. Well, 50 and counting actually.

But they are beautiful and, I have been told, hold a charm that harks back to a pioneering age.

I have a constant need to be creative. It’s a kind of anxiety and photography has fulfilled this need for me for many years now. Many moons ago I learnt, experimented and strived to make photographs of high technical quality, but conversely, reaching this goal sent me in reverse. I was now looking to strip away certain technical attributes associated with the medium and large format photography and embrace the simplicity of the small format and, ultimately, the absence of focusing. Pinhole photography has freed me from the technical stress that quality photography demands and allows me to wander in the pursuit of what I feel is the art of the snapshot. I still find myself pacing, the creative need still pressing down. This is how a wooden box with a film holder taped onto it became my camera, my Karlos. I don’t make wooden boxes, I make cameras, cameras that evolve. They are not technically

16


17


18


Karlos

Cameras

Flickr stream

« Je vais vendre un appareil photo pour acheter des outils

bois avec un dos posé collé derrière est devenu mon appareil

d’ébéniste ». M’entendre dire cela ne sonnait pas vraiment

photo, mon Karlos. Je ne fais pas des boîtes en bois, je fais

juste à l’époque, mais la vente de mon Mamiya ne m’a pas

des appareils photos, appareils qui évoluent. Ils ne sont pas

laissé avec un appareil en moins, elle m’a plutôt permis

techniquement avancés : vous ne pouvez pas voir l’image sur

de mettre mon nom sur un appareil. En fait, sur plus de 50

le dos après que vous ayez pris la photo. Ils ne peuvent pas

appareils au dernier décompte.

calculer l’exposition pour vous, et ils ne sont pas bons pour le

J’ai un besoin constant d’être créatif. C’est une sorte

tournage de films en HD. Mais ils sont beaux et, comme on me

d’anxiété et la photographie a rempli ce besoin pour moi

l’a dit, ils ont un charme qui renvoie à une époque pionnière.

depuis de nombreuses années. Il y a bien des lunes j’ai appris, expérimenté et me suis efforcé à faire des photos d’une haute qualité technique, mais à l’inverse pour pouvoir atteindre cet objectif il m’a fallu faire machine arrière. J’en suis arrivé à trouver comment me débarrasser de certains aspects techniques associés au moyen et grand format, d’atteindre la simplicité du petit format et finalement l’absence de mise au point. La photographie au sténopé m’a libéré du stress technique que nécessite la photographie de qualité, ce qui me permet d’errer à la poursuite de ce que je ressens. C’est l’art de l’instantané. Je me trouve toujours dans la stimulation, la nécessité de créer en appuyant sur le déclencheur. C’est ainsi qu’une boîte en

19


20


21


22


23


24


25


26


27


Mothmeister Wounderland

https://www.etsy.com/uk/shop/

Mothmeister is the ever morphing alter ego of two partners in

Mothmeister est l’alter ego toujours en métamorphose de

crime. In real life the artistic couple lives in Antwerp, Belgium

deux compères. Dans la vraie vie, ce couple artistique vit à

(home of surrealism). They created ‘Wounderland’, a weird and

Anvers, en Belgique (le berceau du surréalisme). Ils ont créé

wonderful universe, inspired by dreams and nightmares. This

‘Wounderland’, un univers étrange et merveilleux, inspiré par

imaginary world is inhabited by lonesome grotesquely-masked

les rêves et les cauchemars. Ce monde imaginaire est habité

humanoids, circus sideshow freaks and post-apocalyptic

par des humanoïdes solitaires grotesquement masqués, un

mutants - often accompanied by dead critters.

cirque de monstres mutants post-apocalyptiques - souvent

These furry creatures are part of Mothmeisters’ private

accompagnées de cadavres d’animaux.

taxidermy collection. Whereas most stuffed animals are kept

Ces créatures à fourrure font partie de la collection

inside musea and private curiosity cabinets, Mothmeister

taxidermique privée de Mothmeister. Alors que la plupart

brings them back to where they belong: nature.

des animaux en peluche sont gardés dans les musées et les

‘Wounderland’ is the place where they reincarnate into post-

cabinets de curiosités privés, Mothmeister les ramène à leur

mortem fairy tale characters. The anonymous, ugly masked

place : la nature.

creatures and scruffy stuffed misfits are a commentary on the

« Wounderland » est l’endroit où ils se réincarnent en

voyeurism of the modern-day selfie culture and the beauty

personnages de contes de fées post-mortem. Ce bestiaire en

standards marketed by the mass media.

peluche anonyme dans lequel les créatures laides, masquées et inadaptées sont débraillées. Elles forment un commentaire sur le voyeurisme de la culture moderne centrée autour du « Selfie » et des normes de beauté commercialisées par les médias.

28


29


30


31


32


33


34


35


36


37


38


39


40


Louis Quail Desk job

www.louisquail.com

The work here explores office life around the globe, ‘the daily grind’: the furniture, rituals, dress code - mundane but fascinating, if one knows where to look. This work also explores globalisation and our relationships to the corporation. Companies strive for uncluttered office spaces, individuals colonise. There is humour inherent in this conflict but also a tension shown between the workers and their companies. An American politician made this point in a recent speech: “Corporations are not people. People have hearts, they have kids, they get jobs. They live, they love, and that matters, because we don’t run our countries for corporations, we run it for people.” It echoes the impulse behind these pictures perfectly.

Ce travail explore la vie de bureau dans le monde entier, «l e quotidien » : les meubles, les rituels, les codes vestimentaires –un monde banal mais aussi fascinant, si l’on sait où chercher. Ce travail explore aussi la mondialisation et nos relations vis à vis des corporations. Les entreprises sont friandes d’espaces de bureaux épurés, que les individus colonisent. Il y a un humour inhérent à tel conflit, mais aussi une tension, montrée entre les travailleurs et leurs entreprises. Un politicien américain a fait la remarque dans un récent discours que « Les entreprises ne sont pas des personnes. Les gens ont des cœurs, ils ont des enfants, ils obtiennent des emplois. Ils vivent, ils aiment et c’est important, parce que nous ne gouvernons pas ces entreprises, mais pour le peuple ». Il fait parfaitement écho à l’impulsion derrière ces images.

41


42


43


44


45


46


47


48


49


50


Nadine Boughton Fortune and the feminine

www.nadineboughton.com

I am continually drawn to the imagery and cultural milieu of mid-century America. In this series my focus is on gender polarities as depicted in popular magazines of the 1950’s and early 1960’s. Collage is the perfect form for bringing two distinct sets of images into conversation.

big suits and briefcases, carpooling to a foreign land; and the community of mothers, who served egg salad sandwiches on the green lawns of suburbia.

Fortune magazine depicted (and still does) men’s world of wealth, industry and big ideas. Its advertisements were awash with imagery of invention and executives’ glamour. Women’s magazines centered on the home with all its flowing fabrics, sensuality and a dreamy interiority. My intention is to deconstruct these images of midcentury advertising, creating narratives of ambiguity with humor and a dark edge. What are the different relationships men and women have to power, beauty and longing? The images play with the convergence of interior and exterior domains; abstract ideas and the mystery of the female form. This series is an homage both to the handsome men in Fortune who look like all the fathers I watched in their

51


52


Nadine Boughton Fortune and the feminine

www.nadineboughton.com

J’ai toujours été attirée par l’imagerie et le milieu culturel de l’Amérique du milieu du siècle. Dans cette série, l’accent est mis sur les polarités entre les sexes comme décrit dans les magazines populaires des années 1950 au début des années 1960. Le collage est la forme parfaite pour faire converser deux groupes distincts d’images.

l’abstraction et le mystère de la forme féminine. Cette série est un hommage à la fois pour les beaux hommes de Fortune, qui ressemblent à tous ces pères que je voyais, avec leurs grands costumes et leurs mallettes, covoiturant vers un pays étranger, et la communauté des mères, qui servaient des sandwichs œufs-salade sur les pelouses vertes de la banlieue.

Le magazine Fortune représentait (et représente toujours) un monde de richesse, d’industrie et de grandes idées masculines. Ses petites annonces sont inondées d’images montrant l’inventivité et le coté glamour des entrepreneurs. Les magazines féminins pour leur part sont axés sur le foyer, tout en tissus fluides, sensualité et intériorité rêveuse. Mon intention est de déconstruire ces images publicitaires du milieu du siècle, créant ainsi des récits ambigus, humoristiques et grinçants. Quelles relations les hommes et les femmes ont-ils avec le pouvoir, la beauté et le désir? Les images jouent avec la convergence entre les domaines intérieurs et extérieurs,

53


54


55


56


57


58


59


60


Tamir Sher

Masters on 45 www.tamirsher.com

This series is a work in progress entitled «Masters on 45». I took my old record player and decided to use it in my work before throwing it away. I put a digital reproduction of an old masters paintings and my son super heroes on it and took pictures at variable speeds. I investigate how the low-tech record player connects and mix between old and contemporary – master paintings and digital era to create new representations.

45 ». J’ai pris mon vieux tourne-disque et j’ai décidé de l’utiliser avant de le mettre au rebut. J’ai posé dessus la reproduction numérique d’une toile de maître ainsi que les jouets super héros de mon fils sur la platine et j’ai pris des photos à differentes vitesses. C’est ma facon d’étudier comment un tourne-disque d’une technologie minimale peut relier et mélanger l’ancien et le contemporain (les tableaux de maîtres et l’ère numérique) afin de créer de nouvelles représentations.

Cette série est un travail en cours intitulé « Maîtres en

61


62


63

63


64


65


66


67


68


69


70


71


72


73


Are you, or do you know a poor rectangular photographer who would you like to try their hand at the square format and be published in the magazine? If so, the Square Residencies program is just what you need. It is free, it lasts three to six months and is open to all, regardless of age, gender or nationality (or indeed photographic gear). Here’s what you need to do: Gather some of your work and some info about yourself. Put together a proposal, highlighting your visual project and why you think the square format would fit. Email the lot to editor@squaremag.org What you’ll get: On-going assessment and feedback on your project from members of the Square Magazine team (email, phone and Skype). Academic help if needed (for instance art history and contextual studies). A slot in the magazine at the end of the residency. Promotion of the project via social networks and the magazine’s website.

74


Svetlana Bailey Lost memories

svetlana.com.au

I photograph in fog in various unrelated locations. Elements of fog and haze act like portals to the transitory quality of one’s surroundings, and the insecurity of one’s experience in the landscape. In unclear air, objects lose their finiteness of appearance, and the surroundings occur less permanent or solid. Borders become obscured and the horizon hidden, removing the context within which one normally associates objects, and inducing an experience of boundlessness and uncertain perception. Fog creates separation, and when no longer bound to their surroundings, things appear as they are. But they too can seem less ordinary, isolated within the landscape in which they normally exist.

Je photographie dans le brouillard divers endroits qui n’ont rien qui les relie. Le brouillard et la brume agissent comme des portails vers la qualité transitoire de l’environnement, et l’insécurité de notre expérience vis-à-vis du paysage. Dans l’air flou, les objets perdent la finitude de leur apparence, et les alentours se font moins permanents et moins solides. Les frontières s’obscurcissent, l’horizon se cache, retirant le contexte dans lequel les objets sont normalement associés, et nous donne en expérience le caractère illimité et l’incertitude de notre perception. Le brouillard crée la séparation et aussitôt qu’elles ne sont plus liées à leur environnement, les choses apparaissent telles qu’elles sont. Mais elles peuvent aussi sembler moins ordinaires, isolées dans le ce paysage dans lequel ils existent d’habitude.

75


76

76


77


78


79


80


81


82


83


Vous êtes, ou vous connaissez quelqu’un qui est un pauvre photographe qui se débat avec le rectangle et qui aimerait essayer le format carré et etre publié dans le magazine ? Le tout nouveau programme de résidence d’artistes peut vous aider. C’est gratuit, ça dure de 3 à 6 mois et c’est ouvert à tous, quelque soit votre âge, votre sexe ou votre nationalité. Ce qu’il nous faut : Rassemblez des extraits de vos travaux et quelques info sur vous-mêmes. Mettez sur pied une proposition, mettant en lumière votre projet visuel et les raisons pour lesquels vous pensez que le format carré serait approprié. Envoyez le tout à editor@squaremag.org Ce que vous pouvez espérer de nous : Une évaluation et un retour sur votre projet d’un des membres de l’équipe de Square Magazine (mail, téléphone ou Skype). Une aide académique si necéssaire (par exemple en histoire de l’art ou en études contextuelles). Un article dans le magazine à la fin de la résidence. La promotion de votre travail via les réseaux sociaux et notre site web.

84


Rodney Smith On the road again

rodneysmith.com

Although the pictures instil a sense of travel, of moving from one place to another with enthusiasm or energy, quite honestly, I am not sure this is very important to me. In fact the physical act of traveling imbues me with «fear and trembling». What I crave is the ability to find a serene and peaceful place. I have searched my whole life for these places in which I find tranquillity, but only in a few places, and at rare moments, is my quest satisfied. The real search and travels in my life, has been my quest to know myself. Although the pictures reflect the travel through the world we inhabit, my real travels have been on the inside, to find that place that was lost when I was very young.

Bien que les images donnent un sentiment de voyage, de passer d’un endroit à l’autre avec enthousiasme ou énergie, très honnêtement, je ne suis pas sûr que cela soit important pour moi. En fait, l’acte physique de voyager m’imprègne de « craintes et tremblement ». Ce dont j’ai envie c’est de pouvoir trouver un endroit serein et paisible. J’ai cherché toute ma vie un tel endroit où je trouverais la tranquillité, mais ma quête ne fut satisfaite que rarement. La vraie recherche et les voyages dans ma vie, ça a été de me connaitre moi-même. Bien que les photos reflètent le concept du voyage tout autour du monde, mes vrais voyages à moi se sont passés à l’intérieur, afin de retrouver cet endroit que j’ai perdu quand j’étais très jeune.

85


86


87


88


89


90


91


92


93


94


95


Lindsey Beal Commonplace

www.lindseybeal.net A commonplace book was kept by writers at the turn of the twentieth century to record quotes, information and daily occurrences. Similar to a scrapbook, these notes grew over time into substantial volumes that allow us to glimpse into the writer’s life and era. Social media is our way of logging our daily lives, thoughts and links that grow into a substantial feed. Through cell phone photography, I document my surroundings and daily life, whether monumental events or banal details. I chose a small selection of these daily photographs to hand print in cyanotype, a historical process originally used to record personal collections. Commonplace is an ongoing catalog of my daily life.

96

Un « livre pense-bête ».était maintenu par les écrivains au tournant du XXe siècle. Il leur servait à noter des citations, des informations et des faits quotidiens. Semblable à un album, ces notes ont augmenté au fil du temps pour devenir des volumes conséquents qui nous permettent d’avoir un aperçu de la vie de l’écrivain et de son époque. Les médias sociaux sont notre façon de documenter notre vie quotidienne, nos pensées et les liens qui se développent de façon substantielle. Grâce à la photographie au téléphone portable, je documente mon entourage et ma vie quotidienne, que ce soit des événements monumentaux ou détails banals. J’ai choisi une petite sélection de ces photographies quotidiennes que j’ai ensuite imprimé à la main suivant le procédé du cyanotype, un processus historique à l’origine utilisé pour former des collections personnelles. Commonplace est un catalogue en cours de ma vie quotidienne.


97


98


99


100


101


102


103


105


106


Staudinger+Franke Barrier

www. staudinger-franke.com Beside the beauty, the surface of the water creates a barrier that separates observer and model. What fascinates us is this game between closeness and distance, and how to merge those two conflicting characteristics into what is basically a very simply constructed image.

Outre la beauté, la surface de l’eau crée une barrière qui sépare l’observateur du modèle. Ce qui nous fascine, c’est ce jeu entre proximité et distance, et la façon de fusionner ces deux caractéristiques contradictoires dans ce qui est après tout une image construite très simplement.

107


108


109


110


111


112


113


114


115


116


The Square Team ◆ ◆ ◆ ◆

Rédacteur en chef : Christophe Dillinger www.cdillinger.co.uk Direction artistique : Yves Bigot www.yvesbigot.com • www.editionsdejuillet.com Relecture : lepoSs, Clément Coultas Assistant: Francesca Solloway

Square Magazine is published by squaremag (uk).cic, registered at Companies House, Cardiff, UK, number 8933748

◆ Sites internet et blog sur mesure ◆ Template pour Wordpress

◆ Animations Flash et Bannieres

Éditeur de beaux livres d’images depuis 2004

◆ XHTML/CSS conforme W3C ◆ Référencement naturel

www.editionsdejuillet.com

◆ Sponsored by

117


Vous souhaitez participer à Square Magazine ? Rien de plus simpl e : envoyez-nous un message à contribute@squaremag.org.

Do you want to contribute to this magazine? Drop us a line to contribute@squaremag.org

Soyez sûrs de ne nous envoyer que des photos au format carré. Nous acceptons toute image dans ce format, que ce soit du film 24x36, du numérique recadré ou du Polaroid. Un carré, c’est dans l’œil, pas seulement dans l’appareil.

Please send only square format photographs. We accept anything, even 24x36 or digital cropped, or Polaroid. Square is in the mind, not necessarily in the camera.

Nous avons besoin d’une série cohérente d’une quinzaine de photos maximum et d’une description de votre travail.

We need a coherent series of around 15 pictures max as well as an artist statement about your work.

+ D’INFOS ? MORE NEWS? > Abonnez-vous à notre newsletter > Subscribe to our newsletter

WWW.SQUAREMAG.ORG/CONTACT/

118

Profile for Yves  Bigot

Issue 601  

Featuring Alex Schaefer, Karlos Mothmeister, Louis Quail, Nadine Boughton, Tamir Sher, Svetlana Bailey, Rodney Smith, Lindsey Beal & Staud...

Issue 601  

Featuring Alex Schaefer, Karlos Mothmeister, Louis Quail, Nadine Boughton, Tamir Sher, Svetlana Bailey, Rodney Smith, Lindsey Beal & Staud...