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TRUMP SIGNE UN DÉCRET POUR RECLASSER LE CANNABIS

ONE LESS THING TO WORRY ABOUT

Le 18 décembre 2025, le président américain Donald J. Trump a signé un décret important ordonnant au ministère de la Justice d’accélérer le processus de reclassement du cannabis, qui passerait de la catégorie I à la catégorie III en vertu de la loi sur les substances contrôlées (CSA). Ce changement représente la plus grande évolution de la politique américaine en matière de drogues depuis plus de 50 ans. Jusqu’à présent, le cannabis était classé avec des drogues très dangereuses comme l’héroïne et le LSD. Avec cette nouvelle classification, il sera reconnu comme une substance ayant des usages médicaux reconnus et présentant un faible risque d’abus, à l’instar de médicaments comme la kétamine ou le paracétamol codéine.

Que signifie le passage à la catégorie III?

Bien que ce changement ne signifie pas que le cannabis est légalisé à des fins récréatives dans tout le pays – un point que le président a souligné, il modifie considérablement le paysage juridique et économique à plusieurs égards:

1. Reconnaissance médicale au niveau fédérale: pour la première fois, le gouvernement fédéral reconnaît que le cannabis peut être utilisé à des fins médicales.

2. Risque d’abus réduit: le risque de dépendance au cannabis est désormais considéré comme faible à modéré, comparé aux drogues des annexes I et II.

3. Allègement fiscal pour les entreprises du secteur du cannabis: un effet immédiat majeur est que les entreprises du secteur du cannabis ne seront plus pénalisées par l’article 280E du code

des impôts, qui les empêchait auparavant de déduire leurs frais professionnels courants. Elles peuvent désormais opérer comme toute autre entreprise légale.

4. Accélération de la recherche: ce décret présidentiel va au-delà d’une simple reclassification. Il vise à lever les obstacles qui empêchaient les universités et les laboratoires d’étudier le THC et le CBD. L’objectif est d’approfondir les connaissances sur les bienfaits et les risques médicaux du cannabis, permettant enfin la réalisation des études importantes qui étaient jusqu’alors bloquées.

Quel impact sur l’Europe?

Bien que ce décret présidentiel n’ait force de loi qu’aux États-Unis, les experts estiment qu’il pourrait influencer les débats sur les politiques en matière de drogues dans le monde entier.

- Impact sur les traités internationaux: le classe-

ment du cannabis dans l’annexe I aux États-Unis a été un élément central de la prohibition mondiale des drogues. En classant le cannabis dans la catégorie III, les États-Unis envoient un signal fort à la communauté internationale, facilitant potentiellement la poursuite des réformes législatives par des pays comme l’Allemagne et l’Espagne, sans crainte de représailles américaines.

- Soutien à la réglementation européenne du cannabis: l’Espagne travaille actuellement à la réglementation du cannabis médicinal. La reconnaissance officielle de l’usage médical du cannabis par les États-Unis constitue un soutien scientifique et politique important. Cela pourrait accélérer les efforts des autorités sanitaires espagnoles à harmoniser leur réglementation avec cette nouvelle reconnaissance.

- Opportunités d’investissement: la suppression des obstacles fiscaux aux États-Unis renforcera les grandes entreprises du secteur du cannabis, les rendant plus attractives pour les investisseurs internationaux. Ceci pourrait entraîner une augmentation des investissements dans le secteur, notamment sur les marchés émergents européens, l’Espagne pouvant jouer un rôle majeur comme pôle agricole potentiel.

En résumé, le décret présidentiel signé le 18 décembre 2025 ne légalise pas le cannabis dans l’ensemble des États-Unis, mais il lève de nombreux obstacles importants qui entravaient son acceptation. En reconnaissant les bienfaits thérapeutiques du cannabis et en assouplissant la fiscalité des entreprises du secteur, l’administration Trump a amorcé un changement significatif. Si la lutte pour une légalisation complète reste du ressort de chaque État et du Congrès, cette mesure légitime l’industrie du cannabis comme un élément important de l’économie et du système de santé, la faisant enfin sortir de l’ombre après des décennies de prohibition.

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Girl Scout Cookies

Une démonstration de puissance

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Un nouvel état d’esprit OldSkool & NewSkool sur le marché actuel du cannabis

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CanAdelaar, la plus grosse ferme de cannabis des Pays Bas En proie aux cambriolages, aux plaintes et aux problèmes d’odeurs

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L’Art du Rosin Les Soft Secrets des champions

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Gaspard Koenig Interview

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Cannabis news

Actualités cannabiques françaises

EMMANUEL MACRON VEUT

AUGMENTER L’AMENDE FORFAITAIRE

Lors d’une visite à Marseille le 16 décembre dernier, le président Macron a annoncé une augmentation de l’amende forfaitaire délictuelle. Après avoir rendu un hommage à Mehdi Kessaci, assassiné le 13 novembre dernier, le Président Macron a rencontré les lecteurs du journal La Provence, Emmanuel Macron a annoncé son intention d’augmenter le montant de l’amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiants à 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire est actuellement de 200 euros minorée à 150 si elle est payée dans les deux semaines. Emmanuel Macron est venu à Marseille pour rendre hommage à Mehdi Kessaci. Les coupables n’ont pas encore été arrêtés mais on soupçonne des trafiquants. Le frère, de Mehdi, Amine Kessaci, a fondé en 2020, l’association Conscience, qui a pour objectif de venir en aide aux victimes du trafic. Selon les médias, les trafiquants ont voulu le punir en assassinant son frère. Le frère ainé d’Amine, Brahim Kessaci,a été tué en 2020. Le procès aura lieu à la fin de l’année 2026 et Il semble que les accusés ne voulaient pas que Medhi témoigne au procès. Après cet hommage, le Président a échangé avec les lecteurs du journal La Provence, sur “ la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux”. Le président voudrait interdire les réseaux aux personnes de moins de 15 ou 16 ans. Le Président Macron n’a proposé aucune idée nouvelle pour lutter contre le trafic. Il a seulement annoncé son intention d’augmenter le montant de l’amende forfaitaire. Le taux de recouvrement est de seulement 30 %. Il considère toujours que les consommateurs de drogues, dont le cannabis, sont les responsables des violences liées au trafic et veut toujours plus de sanctions.

Il y a de nombreux consommateurs qui ne vont pas dans les points de deal et se procurent du cannabis sans faire appel au crime organisé. C’est notamment le cas des nombreux cultivateurs autoproducteurs français. Ceux qui se rendent dans les points de deal n’ont pour la plupart pas d’autres solutions et préféreraient se rendre dans des boutiques légales comme ils en existe dans plusieurs pays. l y a aussi de nombreux usagers thérapeutiques qui n’ont toujours pas accès un traitement et doivent se fournir sur le marché noir. Emmanuel Macron en veut toujours aux consommateurs qui viendraient des « beaux quartiers ». Une fois de plus, il a mis en cause les usagers de drogues illicites : « Rien ne tout ça n’arriverait s’il n’y avait pas des gens qui gentiment achètent de la cocaïne, du hasch... J’en ai ras le bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et d’avoir dans des quartiers d’autres gens qui considèrent que c’est festif d’acheter de la drogue. »

Selon Emmanuel Macron, le nouveau montant de l’amende serait donc de 500 euros au lieu de 200. « 500 euros, parce qu’il faut taper au portefeuille, parce que ça n’est pas festif de se droguer », a déclaré le le Président Macron. L’annonce a été

faite par le Président mais le montant devra être fixé par une nouvelle loi qui devra, bien sûr; être approuvée par l’Assemblée nationale et le Sénat. Emmanuel Macron avait annoncé son intention de dépénaliser le cannabis avant son élection en 2017,. Cette dépénalisation s’est finalement transformé en contraventionalisation et en durcissement des sanctions contre les consommateurs de cannabis et d’autres produits stupéfiants.

LE PODCAST DU CESE SUR LA LÉGALISATION

DU CANNABIS

Le Conseil économique, social et environnemental s’est déjà positionné en faveur de la légalisation. Dès 2015, le Conseil demandait un débat sur la légalisation du cannabis. La section des affaires sociales et de la santé avait publié une note d’avis. « Un débat public sur l’échelle des sanctions doit être posé et solidement documenté pour permettre d’explorer les voies possibles soutenues par les différents acteurs » avait déclaré Giselle Ballaloud, l’auteure de la note. En janvier 2023, le Conseil a publié un rapport plus détaillé après 10 mois de travail. Le CESE préconisait des mesures d’urgence pour sortir de la prohibition du cannabis : « Le CESE propose de ne plus sanctionner pénalement l’usage et la culture du cannabis à titre personnel, et préconise de revoir le dépistage du cannabis au volant, en sanctionnant uniquement l’emprise, et en développant l’étude scientifique et l’opérationnalité de la mise en œuvre des tests comportementaux. » Le CESE préconisait la fin des poursuites pénales pour l’usage et la culture du cannabis et l’autorisation des cannabis social clubs. Le Conseil économique, social et environemerntal est l’une des trois assemblés françaises avec l’Assemblée nationale et le Sénat. Mais le CESE a seulement un rôle consultatif. Le Conseil se compose de 175 membres qui représentent 82 organisations, pour un mandat de 5 ans. Les syndicats, les organisations patronales, les associations, les ONG ou les étudiants sont représentés au CESE. Le président du CESE est Thierry Beaudet. Il faisait partie des personnalités présentis pour occuper le poste de premier ministre d’Emmanuel Macron.

Le Conseil vient de lancer son podcast. L’objectif est de débattre sereinement des grands sujets qui intéressent les français : « Parce que le monde se trouve bouleversé par de nombreuses crises climatique, technologique, économique, démocratique et géopolitique, le CESE veut ancrer et étendre davantage son champ du débat possible et apaisé. Il souhaite y apporter de la stabilité en confrontant les idées mais pas les personnes. »

Le premier épisode du podcast concerne la légalisation du cannabis. Les invités sont Florent Compain, membre du groupe Environnement et nature au CESE et Yann Bisiou, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l’Université de Montpellier Paul Valéry. Le podcast dure 30 minutes et est animé par Caroline Gillet.

Cannabis news

LE PROJET SUISSE ZÜRI CAN: UN MODÈLE POUR LA FUTURE RÉGLEMENTATION DU CANNABIS

L’initiative Züri Can est le projet le plus vaste et le plus ambitieux d’Europe en matière de réglementation de la vente de cannabis. Son objectif est non seulement de remplacer les marchés illégaux, mais aussi de recueillir des données scientifiques pour l’élaboration de futures réglementations nationales.

Au vu des résultats obtenus jusqu’à présent, Zurich a décidé de prolonger cette expérimentation jusqu’en 2028 et d’accroître le nombre de participants, car les premières données indiquent que de nombreux consommateurs se tournent vers les vendeurs agréés plutôt que vers les dealers illégaux.

Ces projets pilotes ont été rendus possibles par une modification de la loi fédérale sur les stupéfiants, entrée en vigueur en mai 2021, qui autorise les expérimentations scientifiques sur le cannabis récréatif dans des conditions spécifiques. L’objectif n’est pas de légaliser subrepticement

Après un an d’activité, l’étude montre que plus de 90 % des participants achètent du cannabis via le système réglementé, ce qui indique un potentiel important de réduction du marché noir si les conditions d’accès sont optimales et les prix compétitifs. En conséquence, Zurich prévoit d’augmenter le nombre de participants à environ trois mille et a revu à la hausse le budget du projet afin de recueillir des données plus complètes, notamment concernant les femmes et les consommateurs occasionnels, jusqu’ici sous-représentés dans les études.

Le projet Züri Can s’inscrit dans un réseau plus vaste d’études pilotes menées à travers la Suisse, notamment à Bâle, Berne, Lausanne et Lucerne. Chaque étude teste différentes approches de vente, allant des commerces de proximité aux pharmacies en passant par les associations. D’ici mi-2026, environ sept mille adultes devraient avoir participé, ce qui constitue un échantillon restreint mais significatif de la population

le cannabis, mais d’étudier systématiquement l’impact de différents modèles de réglementation sur la santé des consommateurs, le fonctionnement du marché noir, la sécurité publique et la protection des mineurs.

Comment fonctionne la vente réglementée de cannabis dans le cadre de l’étude Züri Can?

Le projet Züri Can a débuté à Zurich en 2023, en collaboration avec la ville, l’Université de Zurich et d’autres organismes de recherche, afin d’analyser les effets de l’achat de produits standardisés issus de cultures de cannabis contrôlées et autorisées. Les participants doivent être des résidents zurichois adultes, consommateurs de cannabis, non-chauffeurs professionnels et consentir à un suivi à long terme de leur consommation, de leur santé et de leurs conditions de vie, au moyen de questionnaires et d’examens médicaux.

consommatrice de cannabis en Suisse, permettant de comparer les modèles réglementaires les plus efficaces en matière de santé, de sécurité et de facilité de gestion.

Les autorités fédérales ont déclaré publiquement que les résultats de ces projets pilotes contribueront à établir les bases scientifiques d’une éventuelle réglementation nationale du cannabis récréatif d’ici la fin de la décennie.

Les premières analyses montrent que la vente réglementée peut améliorer la sécurité du produit, faciliter les efforts de prévention et renforcer la communication avec les consommateurs, sans pour autant entraîner une augmentation significative de la consommation de marijuana. Ces résultats confortent les partisans d’un marché légal mais strictement contrôlé, plutôt que d’une interdiction pure et simple.

Histoire de la variété Barney’s Farm

Texte et images: Green Born Identity (G.B.I.)

GIRL SCOUT COOKIES UNE DÉMONSTRATION DE PUISSANCE

En 2009, la variété révolutionnaire Girl Scout Cookies (GSC) a créé le noyau de la merveille génétique de la Côte Ouest américaine qui a conquis le monde du cannabis dans les années 2000. Cette variété désormais légendaire, issue du croisement entre une OG Kush et une Durban Poison, a établi de nouvelles normes en matière de douceur des arômes et de richesse en résine.

La Barney’s Farm a récemment ajouté une variété pure de Girl Scout Cookies à sa gamme de graines, naturellement issue des génétiques originales de haute qualité. La GSC de la Barney’s Farm présente un ratio indica/sativa de 70:30 et un taux de THC pouvant atteindre 28 %, une quantité exceptionnellement élevée qui garantit un effet puissant à dominante indica, procurant relaxation et bien-être profonds.

Les plantes nécessitent 60 à 65 jours de floraison pour arriver à maturité et atteignent une hauteur de 100 à 120 cm. Dans des conditions optimales, le rendement est de 600 grammes par mètre carré. Leur production est généralement assurée et certains cultivateurs ont même réussi à dépasser les 700 grammes. Les têtes, gorgées de résine, exhalent un parfum envoûtant de pâtisserie. C’est cette saveur unique et incroyablement sucrée de la GSC, enrichie de notes terreuses et mentholées, qui fascine particulièrement les amateurs de cannabis du monde entier.

Comme toujours avec la Barney’s Farm: une croissance végétative parfaite

Le statut légendaire et la description prometteuse de la variété GSC ont placé la barre très haut quand The Doc a décidé de cultiver cette célébré variété.

Il sème deux graines féminisées qui germent en moins de trois jours. Les deux plantes de GSC poussent vigoureusement, dans le plus pur style Barney’s Farm. Vu la dominance indica de la variété, il était assez surprenant de constater que leurs feuilles sont fines et sombres. Quand The Doc les passe en floraison 3,5 semaines après la germination, les deux plantes bien touffues et ramifiées mesurent respectivement 31 et 36 cm de haut. “Comme toujours avec les génétiques de la Barney’s Farm, les deux plantes ont une croissance végétative parfaite”, déclara The Doc, non sans enthousiasme.

Des fleurs sensationnelles avec de splendides trichomes blancs comme figés dans un brouillard givrant

Comme si l’attente était insoutenable, les deux GSC se lancent dans la production de

trichomes de façon extrêmement précoce – à peine quatre semaines après le début de la floraison, les jeunes inflorescences sont déjà baignées d’une subtile résine argentée. “Cette précocité éblouissante va certainement battre un record et laisse présager une richesse finale en résine spectaculaire”, se réjouit le Doc.

Et il n’a pas tardé à le confirmer: sept semaines après le début de la floraison, les nombreuses têtes de GSC, denses et compactes, resplendissent d’une blancheur éclatante, recouvertes d’une myriade de trichomes. Même les grandes feuilles d’ombrage qui en émergent sont largement, voire entièrement, recouvertes de ce tapis de trichomes. “D’un blanc glacé comme si les fleurs avaient été figées dans le brouillard givrant matinal d’une première journée d’hiver!”, s’est exclamé le Doc, transporté d’enthousiasme.

Le parfum doux et crémeux qu’elles exhalent lui rappelle les sablés que sa grand-mère lui préparait souvent lorsqu’il était enfant. Les deux plantes de GSC ont atteint leur pleine maturité au moment prévu, affichant une floraison abondante de pistils d’un orange lumineux après 65 jours. Leur hauteur finale, respectivement de 80 et 85 cm, en fait des plantes d’intérieur compactes et robustes, idéales.

La quintessence de la douceur

Une fois encore, la variété de la Barney’s Farm a explosé la récolte: les deux GSC du Doc ont donné un total de 212 grammes secs. “Encore un rendement à trois chiffres typique de la BF”, a-t-il déclaré, plus que satisfait. “Difficile de faire mieux! L’odeur du produit final séché est la quintessence de la douceur du cannabis! Cette variété porte bien son nom de “Cookies”.

Le séchage et l’affinage ont considérablement enrichi son arôme: sous sa douce couche sucrée se révèlent des notes de chocolat, de fruits et de clou de girofle, créant le parfum complexe et envoûtant des biscuits de Noël qui me met instantanément l’eau à la bouche. “

Une sensation fantastique de bien-être

Dès la première dégustation tant attendue, les fleurs de GSC se révèlent aussi sucrées au goût qu’à l’odeur. Après avoir inhalé la première bouffée de vapeur avec son Venty, The Doc s’est surpris à faire des bruits de succion, comme quand’il dégustait les sablés de sa grand-mère.

Le goût de la GSC a aussi une légère note chocolatée et épicée, évoquant des cookies aux pépites de chocolat, version Noël. Après

trois bouffées, une douce vague d’euphorie l’a envahi, provoquant une sensation de bonheur intense. Après quatre bouffées, chaque cellule de son corps a ressenti une profonde sérénité et une relaxation bienfaisante, tant physique que mentale. “Une expérience de bien-être intense et fantastique qui a duré bien plus de deux heures”, raconte un Docie comblé.

Résumé du Doc: la Girl Scout Cookies à son apogée

Une fois de plus, Barney’s Farm a comblé les attentes élevées du cultivateur chevronné avec

brio: “Les graines ont donné naissance à deux magnifiques plantes de GSC, possédant toutes les caractéristiques exceptionnelles de cette variété.

La version GSC de la Barney’s Farm s’est révélée être la Girl Scout Cookies par excellence: une véritable démonstration de puissance génétique!”

Génétiques Girl Scout Cookies (OG Kush x Durban Poison)

Croissance végétative 24 jours (après germination)

Floraison 65 jours / 60-65 jours en général

Substrat Terreau Compo Grow Organic Light-Mix , pots de 11 litres

pH 6.4-6.7

EC 1.2–1.6 mS

Information de culture:

Éclairage Jusqu'à 4 x SANlight EVO 5-100, réglées sur 2 à 3

Température 19-27°C

Humidité de l'air 40-60%

Arrosage manuel

Fertilisation Engrais Compo Grow vegetative, Engrais Compo Grow blooming

Outils CleanLight Pro pour la prévention de moisissure

Hauteur 80 + 85 cm

Rendement 212 grammes au total

SKYWALKER OG GELATO

AUTO – ENVOLE-TOI HAUT AVEC GANJA FARMER

Aujourd’hui, nous souhaitons vous présenter un grow report consacré aux graines Skywalker OG Gelato Auto de la seedbank Ganja Farmer. Chez Ganja Farmer, nous croyons que les meilleures histoires autour des variétés ne naissent pas dans les laboratoires ou les agences de marketing, mais à la maison — parmi des personnes qui aiment le cannabis et le cultivent pour elles-mêmes, sans pression de temps ni d’argent. Les photos ont été réalisées par Hydro_Hiebs, l’un des membres de notre fantastique communauté. Merci d’être avec nous !

Phase végétative : semaines 1 à 4

Les trois premières semaines de croissance végétative se sont déroulées de manière régulière et paisible. La plante a poussé sans training, sans taille et sans corrections — un minimum d’intervention qui a porté ses fruits. Elle ne manquait pas de vigueur et sa hauteur augmentait progressivement : de quelques centimètres la première semaine à environ 22 cm à la troisième. Les feuilles ont conservé une couleur saine tout au long de la période, et la structure de la plante est restée compacte. Rien n’est plus agréable

Début : simple, sans stress

Le démarrage a été classique et sans feux d’artifice. La graine de Skywalker OG Gelato Auto a été placée directement en terre, dans un pot de 19 litres. Le substrat a été arrosé avec de l’eau au pH de 6,5, sans stimulateurs et sans tenter d’accélérer quoi que ce soit. Après quatre jours, la plantule est apparue à la surface — exactement au moment attendu.

La culture a été menée dès le départ dans une tente standard, sous une lampe Mars Hydro SP3000 avec un cycle lumineux de 18/6. La température est restée autour de 24°C, avec une humidité d’environ 65 % durant les premières semaines.

Des conditions bien connues de la plupart des growers — simples, mais très efficaces.

à regarder qu’une plante en parfaite santé. La lampe a été maintenue à une distance sécurisée d’environ 55 cm, permettant une croissance stable sans signes de stress lumineux.

Passage à la floraison : semaine 5

Vers la quatrième semaine, les premiers signes clairs de floraison sont apparus — l’un des moments les plus plaisants du cycle. L’humidité a été abaissée à environ 40 %, et un léger soutien sous forme d’engrais de floraison a été ajouté au programme de nutrition.

Au cours des cinquième et sixième semaines, un changement de structure est devenu évident. Les entre-nœuds ont commencé à se remplir et la plante a rapidement gagné en volume. La hauteur a atteint environ 50 cm, tout en conservant des dimensions compactes.

Floraison : semaines 5 à 11

Entre la septième et la neuvième semaine, les fleurs se sont nettement densifiées. Les têtes ont pris du volume de manière homogène, et une couche de résine s’est répartie uniformément sur toute la plante. C’est typique de Skywalker OG Gelato Auto — de nombreux buds collants qui rempliront les bocaux pour de longs mois. L’arôme s’est développé progressivement : doux, propre, sans notes agressives.

Maturité et récolte : semaine 11

Très rapidement, dès la dixième semaine de floraison, l’observation des trichomes indiquait une maturité imminente. La récolte a eu lieu lors de la onzième semaine, clôturant l’ensemble du cycle en seulement 79 jours depuis le semis. La hauteur finale s’est arrêtée à seulement 55–56 cm, ce qui montre que Skywalker OG Gelato Auto est idéale pour des cultures domestiques discrètes.

Après la récolte, le matériel a suivi un processus complet de séchage de 14 jours, puis plus de 30 jours d’affinage. Ce n’est qu’alors que l’arôme s’est pleinement stabilisé — doux et floral-fruité, avec une base terreuse bien présente mais apaisante. En bouche, la douceur naturelle est restée accompagnée d’une légère profondeur, tandis que les têtes denses et abondamment couvertes de résine ont confirmé la qualité finale du cycle.

Résultat final

Le rendement final s’est élevé à 85 grammes de matière sèche. C’est un excellent résultat pour

une seule plante autoflorissante cultivée sur une surface de seulement 0,15 m². Les fleurs sont denses, lourdes et uniformément recouvertes de résine. La structure des têtes est compacte, sans espaces vides, et l’ensemble est particulièrement appétissant. Après le séchage et l’affinage, l’arôme s’est orienté vers des notes douces, florales et fruitées, avec un fond terreux bien marqué mais non envahissant. Le profil olfactif est propre et net, sans notes âpres ou vertes qui apparaissent parfois lorsque la finition est trop rapide. En bouche, la douceur domine, équilibrée par une profondeur naturelle qui persiste sur le palais.

Effets

Skywalker OG Gelato Auto est un hybride de génétiques Sativa et Indica et offre le meilleur des deux mondes : une amélioration de l’humeur et une relaxation physique après une journée de travail intense, ou bien une source d’énergie pour des activités créatives lors d’un tranquille après-midi de samedi. Quelle que soit la façon dont tu choisis de l’utiliser, elle saura te récompenser pour l’effort fourni. Ce grow report montre que Skywalker OG Gelato Auto est une variété résistante qui, avec une conduite simple et détendue, peut offrir un cycle de culture stable, un rendement solide et une qualité finale très élevée.

Pas besoin de vaisseau spatial pour voler haut — Skywalker OG Gelato Auto de Ganja Farmer Seedbank suffit amplement.

Histoire du cannabis

Les premières études scientifiques sur le cannabis

Le cannabis serait originaire d’Asie. Certains chercheurs pensent que les cannabis et le houblon formaient une seule plante appelée Cannabaceae avant de se séparer il y a plusieurs millions d’années Depuis plusieurs millénaires, la plante est connue pour ses propriétés thérapeutiques. En 2800 avant J.-C., le cannabis figurait dans la pharmacopée de l’empereur Shen Nung, considéré comme le père de la médecine traditionnelle chinoise. Il s’agit de la première trace écrite de l’utilisation du cannabis. 53.000 articles scientifiques sur le cannabis sont maintenant disponibles sur le site PubMed. L’article le plus ancien date de 1940.

Cette étude intitulée « Sur les préparations à base de chanvre indien, ou Gunjah (Cannabis indica), leurs effets sur la santé animale et leur utilité dans le traitement du tétanos et autres maladies convulsives » a été publiée le 10 juillet 1940 et concerne les travaux du Dr W.B O Shaughnessy, professeur de chimie au Medical College de Calcutta.

A cette époque, les effets psychotropes du chanvre sont connus notamment dans le sud de l’Afrique, en Inde, en Asie Mineure, en Birmanie en Turquie, en Égypte, ou en Amérique du Sud. Dans ces pays, le chanvre est utilisé pour soigner de nombreuses affections.

En Europe de l’ouest, par contre,ses effets sont très peu connus. Le chanvre qui pousse en Europe, même dans le nord, est identique à celui qui pousse en orient mais il manque cette « sécrétion résineuse » qui provoque les effets du cannabis. Les plantes se ressemblent beaucoup et c’est seulement la différence de climat qui explique l’absence de résine.

La plante de chanvre séchée, avec ses fleurs, sur laquelle la résine n’a pas été retirée, est appelée « gunjah ». En Inde et au Népal, le jus résineux, que l’on trouve sur les tiges, les feuilles et les fleurs du chanvre, est appelé « churrus » La résine de cannabis est soluble dans l’alcool est dans l’ether mais elle n’est pas soluble dans les solutions acides.

L’étude suivante, intitulée « Observations sur les propriétés médicinales du cannabis sativa d’Inde » a été publié en mai 1843. L’auteur est John Clendinning, médecin à l’infirmerie de St. Marylebone. Dans ce document de 210 pages, 18 cas ont été étudiés. L’objectif est de savoir si le cannabis pourrait se substituer à l’opium. « La seule catégorie de cas où j’ai constaté que le chanvre ne constitue pas un substitut efficace

à l’opium, concerne les troubles intestinaux, tels que les diarrhées de la phtisie et de la fièvre légère à un stade avancé, des ulcérations intestinales anciennes, etc., et les affections dysentériques.

Dans ces cas, l’opium est le remède de contrôle par excellence parmi les narcotiques, et n’admet aucun substitut. », nous explique l’auteur.

L’étude « Sur le tétanos traumatique et son traitement, avec quelques remarques sur l’extrait de cannabis indica du commerce » de J. Inglis a été publiée en mars 1945 « J’ai constaté que le gunjah, à doses d’un quart de grain, combiné avec l’opium ou la morphine, était d’un bienfait inouï.

Mais ce remède, comme tous les autres rares, et par conséquent coûteux, est sujet à d’abominables adultérations, et il est donc honteusement falsifié. » nous explique l’auteur.

Les dysménorrhées sont des douleurs au moment des règles « Un cas de dysménorrhée traité par la teinture de cannabis indica, avec quelques observations sur ce médicament » est le titre de cette publication de mars 1847.

« Le cannabis étant l’une de ces drogues dont l’usage a été, je crois, très limité et peu connu, il peut être intéressant de présenter quelques détails sur la plante et sa préparation, ainsi qu’un bref aperçu de l’expérience de ceux qui l’ont utilisé comme remède médicinal », a écrit l’auteur Benjamin Barrow.

Le texte « Cannabis Indica » a été publié le 24 mai 1890. Il relate l’expérience du Dr Russel Reynolds. Le médecin a étudié pendant 30 ans les usages thérapeutiques et les effets toxiques du cannabis. Il a obtenu des résultats intéressants dans le domaines des maladies

mentales. Pour soigner l’insomnie sénile, le Dr. Reynolds n’a rien trouvé de mieux qu’un quart ou un tiers de grain d’extrait de cannabis (un grain égale 64.79891 milligrammes).

En 2025, pour la 5eme année consécutive, les scientifiques du monde entier ont publié plus de 4000 articles sur le cannabis. Plus de 37 000 articles scientifiques sur le sujet ont été publiés depuis 2015.

« Malgré l’idée reçue selon laquelle le cannabis n’a pas encore fait l’objet d’études scientifiques approfondies, l’intérêt des scientifiques pour son étude a connu une croissance exponentielle au cours de la dernière décennie, tout comme notre compréhension de la plante, de ses principes actifs, de leurs mécanismes d’action et de leurs effets sur le consommateur et la société », nous explique le directeur adjoint de NORML, Paul Armentano.

Rapport de culture

GERMINATION DES GRAINES DE CANNABIS EN 2026

Nous aimons tous acheter des graines et surtout les faire germer. Avez-vous déjà raté la germination des graines, ou faites-vous partie de ces cultivateurs qui peinent constamment à obtenir des résultats? Dans cet article, je partage mes meilleurs conseils pour faire germer des graines de cannabis et garantir un taux de réussite de 100 %.

TEMPÉRATURE CHAUDE

Les températures froides augmentent considérablement les risques de faible germination. C’est pourquoi une température chaude est essentielle. Si vous parvenez à maintenir une température entre 24 et 26 degrés, vous n’aurez aucun problème de germination. Évitez de poser les soucoupes sur un sol carrelé froid et, si vous utilisez un verre d’eau pour faire germer vos graines, assurez-vous qu’elle ne soit pas trop froide.

UTILISER DE L’EAU EN BOUTEILLE

Dès que je reçois un nouveau paquet de graines, la première chose que je fais est d’acheter une bouteille d’eau, des gobelets en plastique et des étiquettes adhésives. L’eau en bouteille à température ambiante est l’une des méthodes les plus simples pour faire germer des graines, car vous avez la garantie d’utiliser une source d’eau propre et de qualité. L’eau en bouteille est une excellente alternative si votre eau du robinet est calcaire.

Vous pouvez soit placer les graines dans une petite bouteille d’eau, l’agiter pour les disperser et les laisser germer, soit verser de l’eau dans une tasse, la placer dans un endroit chaud et sombre et laisser les graines germer.

CÂBLE CHAUFFANT

En cette période de l’année où il fait froid et humide, faire germer des graines de cannabis dans des maisons froides peut s’avérer difficile. Une excellente solution économique pour maintenir vos graines ou jeunes plants au chaud consiste à utiliser un câble chauffant. Enroulez-le autour du sol et créez un petit tapis chauffant. Cette méthode améliorera considérablement le taux de germination et réduira le temps nécessaire avant le repiquage.

LAISSEZ LES GRAINES GERMER PENDANT AU MOINS 72 HEURES

La germination des graines peut parfois prendre plus de temps que prévu, et cela peut être dû à plusieurs facteurs. Avant de vous décourager si votre sachet de graines à 150 euros ne germe pas immédiatement, soyez patients et laissez les graines s’ouvrir pendant au moins 3 jours. Il m’est

déjà arrivé que des graines mettent plus d’une semaine à germer, alors mon conseil est de prévoir 5 jours pour la germination.

UTILISEZ DU TERREAU

Quand les jeunes plants de cannabis sont particulièrement fragiles, le substrat dans lequel vous les repiquez après la germination influence grandement leur développement. Pour les tout premiers stades de croissance et pendant la première semaine suivant le stade de plantule, je recommande de les conserver dans un terreau bio pauvre en engrais. Une fois que leurs racines sont bien développées, je les repique dans un mélange de terreau bio plus riche et adapté à mes besoins.

LE PAPIER ABSORBANT ÉPAIS EST IDÉAL

Lors de votre prochaine visite au supermarché, cherchez des rouleaux d’essuie-tout. Ce type de papier est parfait pour la germination des graines. De nombreux cultivateurs constatent que le papier toilette a tendance à se ramollir et se saturer. Avec le papier absorbant, vous pouvez facilement éliminer l’excès d’eau après trempage, et il assure une bonne aération des graines à l’intérieur.

UNE PROPRETÉ IRRÉPROCHABLE

Maintenir un espace de culture aussi propre que possible est important pour les cultivateurs amateurs, notamment pour la germination des graines. Avant de faire germer vos graines de cannabis, assurez-vous d’avoir des soucoupes propres, du papier absorbant, des gobelets en plastique et de l’eau en bouteille propre. Si vous utilisez de la terre, veillez à ne pas en mettre partout et balayez toujours la terre renversée.

TAPIS CHAUFFANT POUR REPTILES

Pour lutter contre le froid à l’intérieur et créer un

environnement chaud et confortable pour vos graines en germination, vous pouvez également utiliser un tapis chauffant pour reptiles. Vous pouvez poser les soucoupes sur le tapis chauffant ou y placer un récipient d’eau. Les tapis chauffants pour reptiles diffusent une chaleur douce et constante et, d’après mon expérience, ils sont très efficaces.

UTILISEZ UNE PINCE À ÉPILER POUR REPIQUER

Une fois que vos graines de cannabis ont commencé à germer et que de longues tiges blanches et duveteuses apparaissent, il est préférable de les manipuler avec une pince à épiler. Les jeunes plants de cannabis sont fragiles et doivent être manipulés avec précaution avant d’être repiqués dans un substrat de culture. Une pince à épiler propre et stérile vous évitera de toucher les graines et facilitera leur manipulation.

ÉVITEZ LES TERREAUX TROP RICHES EN ENGRAIS

Les jeunes plants de cannabis n’ont besoin que de petites quantités de nutriments pendant les trois premières semaines de leur cycle de vie. Évitez d’utiliser des terreaux trop riches en engrais pendant cette phase de croissance initiale, car ils peuvent brûler les plantes. Utilisez plutôt un terreau ou du compost de qualité. L’ajout de lombricompost au terreau est fortement recommandé pour un bon départ. De nombreux terreaux vendus en jardinerie contiennent des engrais chimiques à base de sels minéraux ; vérifiez donc bien l’étiquette lorsque vous l’achetez.

En hiver, évitez de poser les jeunes plants directement sur un sol carrelé froid et pensez à utiliser un tapis chauffant.
Un gobelet en plastique peut aider à maintenir un taux d’humidité optimal autour des jeunes plants.

Botanique

L’altise : comprendre ce ravageur opportuniste

L’altise (Alticinae) désigne non pas une espèce unique, mais un ensemble de petits coléoptères appartenant à la famille des Chrysomelidae, regroupant plusieurs genres et espèces. L’expression courante « altise du chou » est ainsi un nom vernaculaire qui peut désigner différentes espèces du genre Phyllotreta. De petite taille, ces insectes peuvent pourtant produire des effets significatifs dans les systèmes cultivés. Présentes dans de nombreux agroécosystèmes, les altises sont surtout connues pour les perforations caractéristiques qu’elles laissent sur les feuilles. Elles ne se comportent toutefois pas comme des ravageurs systématiques : leur apparition, leur niveau de nuisance et les cultures touchées dépendent étroitement des conditions environnementales. Comprendre les altises suppose donc de dépasser la simple observation des dégâts pour s’intéresser à leurs interactions avec les plantes cultivées, au contexte agronomique et aux mécanismes naturels qui limitent leur prolifération.

L’activité des altises est fortement saisonnière et dépend étroitement des conditions climatiques. Les adultes, qui constituent le principal stade responsable des dégâts visibles, passent l’hiver à l’état dormant dans le sol, sous les débris végétaux. Leur réapparition intervient généralement au printemps, lorsque les températures deviennent plus clémentes. Des pics d’activité

peuvent également survenir en fin d’été ou au début de l’automne, notamment lors d’épisodes chauds et secs. En Europe, les altises observées sur le cannabis proviennent majoritairement d’espèces associées aux Brassicacées, telles que celles inféodées aux choux, au colza, au radis, au navet, à la roquette ou à la moutarde. Toutefois, les espèces d’altises sont très nombreuses et

certaines d’entre elles préféreront s’attaquer à d’autres cultures sans lien botanique direct avec cette famille. Les plantes ne constituant pas des hôtes préférentiels pouvant tout de même être affectées en cas de forte pression de population ou de conditions favorables.

Les dégâts causés par les altises sont généralement faciles à identifier, bien que leur origine puisse être confondue avec celle d’autres bioagresseurs. Ils se manifestent principalement par de petites perforations circulaires sur le limbe des feuilles, donnant un aspect criblé caractéristique. Lorsque les attaques sont précoces et répétées, la feuille peut se déformer, puis se dessécher partiellement.

L’impact de ces dégâts dépend étroitement du stade de développement de la plante. Sur des individus bien installés, la perte de surface foliaire reste souvent limitée et peut être compensée. En revanche, chez les jeunes plants, une réduction même modérée du feuillage peut ralentir la croissance, fragiliser l’implantation et rendre la plante plus sensible aux stress abiotiques. Les attaques d’altises sont ainsi rarement spectaculaires, mais leur effet cumulatif peut peser sur la vigueur globale de la culture.

La gestion des altises repose avant tout sur la prévention, car une fois les attaques installées, les marges de manœuvre restent limitées. L’observation des parcelles montre que les infestations les plus marquées surviennent généralement sur des cultures déjà affaiblies. À l’inverse, une implantation rapide et vigoureuse permet souvent aux plantes de dépasser le stade de sensibilité avant que les dégâts ne deviennent significatifs. La vigueur végétale constitue ainsi l’un des premiers leviers de tolérance face aux altises.

Les pratiques agronomiques influencent directement la pression exercée par ces insectes. Le travail du sol joue notamment un rôle important : un labour ou un déchaumage après la récolte du précédent peuvent perturber les sites d’hivernation des altises et ainsi réduire leurs populations. À l’échelle du plant, plusieurs mesures préventives permettent de limiter les attaques. Le paillage, en maintenant un degré d’humidité plus élevé au niveau du sol, tend à décourager l’activité des adultes. La cendre de bois, épandue autour des plantes, peut exercer un effet répulsif temporaire. Certaines plantes

associées, comme la tanaisie, le trèfle blanc ou la cataire, sont également réputées pour leur capacité à détourner ou perturber les altises, tandis que la moutarde peut jouer un rôle de plante piège en concentrant les attaques sur un hôte plus attractif. Enfin, la régulation naturelle constitue un levier souvent sous-estimé. Les altises entrent dans le régime alimentaire de nombreux prédateurs, parmi lesquels les oiseaux insectivores et, dans les milieux disposant de points d’eau, les crapauds.

La présence de haies, de bandes enherbées ou de mares favorise ces auxiliaires et contribue ainsi à maintenir les populations d’altises à un niveau compatible avec la production agricole. En cas de pression exceptionnelle, des insecticides d’origine naturelle, comme ceux à base de pyrèthre ou d’huile de neem, peuvent être envisagés, à condition de les utiliser dans une approche raisonnée.

L’altise illustre bien la complexité des relations entre insectes, plantes et pratiques agricoles. Rarement problématique de manière isolée, elle devient nuisible lorsque les conditions environnementales et agronomiques convergent en sa faveur. L’observation montre que sa gestion ne repose pas sur une réponse unique, mais sur l’association de pratiques favorisant la vigueur des cultures, la diversité végétale et la présence d’auxiliaires naturels.

Plutôt que d’envisager l’altise uniquement comme un ravageur à éliminer, son étude invite à repenser l’équilibre des agroécosystèmes et à intégrer la prévention et la régulation biologique au cœur des stratégies de production.

Feuille de radis présentant des perforations caractéristiques causées par l’altise Phyllotreta nemorum (L.). Photographie issue du Cooperative Economic Insect Report (1951).
Phyllotreta nemorum, une des principales altises des Brassicacées, communément appelée altise du chou. (photo de Udo Schmidt).

Terpènes

LES PARTICULARITÉS DU TERPINOLÈNE

La plupart des amateurs de cannabis ont déjà entendu parler des terpènes. On trouve 600 composés dans les plantes de cannabis, dont les cannabinoïdes, les terpènes et les flavonoïdes. Le terpinolène n’est pas le terpène le plus abondant dans le cannabis mais il contribue aux effets, au gout et à l’odeur de nombreuses variétés.

Le terpinolène est un monoterpène présent dans de nombreuses variétés de cannabis.

Le terpinolène, que l’on appelle également delta-terpinène, est un monoterpène présent dans de nombreuses plantes. On le trouve notamment dans le cannabis et dans certains arbres, plantes, herbes et fruits. C’est un terpène complexe et subtil à l’odeur de pins, d’herbes, de fleurs et d’agrumes. Il est beaucoup utilisé dans l’industrie en tant qu’agent parfumant.

Le terpinolène fait parie d’un groupe de monoterpènes, les terpinènes. Le groupe comprend quatre hydrocarbures isomères : alpha-terpinène, beta-terpinène, upsilon-terpinène et delta-terpinéne, qui est également appelé terpinolène. Ils peuvent être extraits de différentes plantes mais le beta-terpinène ne peut pas être extrait d’une source naturelle. Il est fabriqué à partir du terpène sabinene. Une fois extraits, ces terpènes

se présentent sous la forme de liquides incolore, avec une odeur d’essence de térébenthine.

PLANTES QUI CONTIENNENT DU TERPINOLÈNE

On trouve du terpinolène dans certains arbres, plantes, fruits légumes ou graines. Le Panais (Pastinaca sativa), un légume proche des carottes et du persil, est l’une des plantes les plus riches en terpinolène. On en trouve jusqu’à 69 % dans les huiles essentielles. L’arbre à thè (Melaleuca alternifolia) est également une source importante de terpinolène.

On trouve notamment du terpinolène dans les pins et les conifères. On en trouve également dans la sauge. L’huile essentielle de sauge a

une odeur très proche de celle du cannabis. Le terpinolène est présent, entre autres, dans les pommes (Malus domestica), le cumin (Cuminum cyminum), le romarin (Rosmarinus officinalis), valériane (Valeriana officinalis), le céleri (Apium graveolens), la noix de muscade (Myristica fragrans), la menthe (Mentha spp.), la Marjolaine (Origanum majorana), le thym (Thymus vulgaris) la carotte (Daucus carota), le genévrier (Juniperus spp.), les lilas (Syringa vulgaris) le piment de la Jamaïque (Pimenta dioica)…

PROPRIÉTÉS MÉDICALES DU TERPINOLÈNE

Une étude brésilienne de 2021 passe en revue les differents articles scientifiques déjà publiés sur « les activités biologiques du terpinolène, démontrées par des analyses in silico, in vitro et in vivo. » Les chercheurs ont exploré quatre bases de données scientifiques : PubMed, Embase, Web of Science et Scopus, en suivant les recommandations PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses) Selon des critères d’inclusion et d’exclusion, 57 articles seulement ont été retenus pour l’analyse.

Les études in vivo sont réalisées sur de êtres vivants. Les études in vitro sont réalisées en laboratoire avec des cellules, des tissus ou des molecules. Enfin, les études in silico sont des recherches et des analyses effectuées sur ordinateur.

(Lu et al., 2019) et insecticides (Ribeiro et al., 2020). Une étude de 2019 (Christo Scherer et al.) et une autre étude plus récente (Acha et al., 2025) nous montre les effets anti-inflammatoire et antidouleur du terpinolène.

On constate une réduction de l’inflammation avec l’inhibition de cytokines, une cicatrisation accélérée, avec atténuation du stress oxydatif et NF-κB, et une effet antinociceptif ntéressant contre la douleur neuropathique induite par chimiothérapie.

VARIÉTÉS DE CANNABIS QUI CONTIENNENT DU TERPINOLÈNE

Le terpinolène est un monoterpène souvent qualifiè de complexe, équilibré et subtil. Il est moins identifiable que certains terpènes comme le limonène, le terpène des agrumes, ou le Linalol et son odeur de lavande. Il contribue aux effets thérapeutiques et aux qualités de nombreuses variétés de cannabis. Les consommateurs de variétés avec terpinolène dominant ressentent un effet énergetique.

Parmi les variétés qui contiennent le plus de terrpinolène, on trouve la variété Jack Herer, qui porte le nom du cèlèbre activiste. Le terpinolène peut représenter 30 à 40 % du total des terpènes sur certains phénotypes.

Le variétés Haze ont souvent sont connus pour

La recherche initiale a été réalisé avec des mots clés. 2908 articles au total ont été identifiés dans les quatre bases de données. 1992 doublons ont été supprimés. Ce sont des articles indexés dans au moins deux bases de donnés.

Le terpinolène a des propriétés intéressantes mais il n’existe pas suffisamment d’études sur son activité biologique. Il possède des propriétés antifongiques (Pinto et al., 2020), antioxydantes

leur richesse en terpinolène qui est souvent le terpène dominant. Les variétés suivantes contiennent beaucoup de terpinolène : Super Lemon Haze, Ghost Train Haze, Trainwreck, Sour Tangie Clementinen Dutch Treat, XJ-13, Durban Poison…

Les variétés suivantes contiennent également du terpinolène mais en quantité moindre : Amnesia Haze, Kali Mist, Lilac Diesel, Lemon Sour Diesel, Orange Cookies, Cinderella 99, Critical Jack…

Les pommes contiennent du terpinolène.

L’autre plante du mois

La chimie inattendue de Radula perrottetii

Discrètes et souvent ignorées, les hépatiques comptent pourtant parmi les premières plantes à avoir colonisé les milieux terrestres. Radula perrottetii, une espèce principalement distribuée dans les régions tropicales humides, illustre bien l’intérêt scientifique de ce groupe végétal. Malgré sa petite taille et son organisation simple, cette plante fait l’objet d’un intérêt croissant en botanique et en chimie végétale en raison de sa composition biochimique particulière. Son étude montre que des plantes de dimension modeste peuvent toutefois offrir des clés précieuses pour mieux comprendre la diversité chimique et fonctionnelle du monde végétal.

Comparaison des structures chimiques du Delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et du perrottétinène. Malgré leur origine botanique très éloignée, ces deux molécules présentent des similarités structurelles évidentes.

Radula perrottetii appartient au groupe des hépatiques, des plantes non vasculaires, c’est-à-dire qui ne possèdent pas de véritables racines, de tiges ni de feuilles, et en conséquence ne disposent pas de vaisseaux internes pour transporter l’eau et les nutriments. Avec les mousses, les hépatiques forment l’ensemble des bryophytes.

Leur organisation simple reflète une étape ancienne de l’évolution végétale, tout en leur permettant de coloniser des milieux où peu d’autres plantes peuvent survivre. Sur le plan morphologique, Radula perrottetii se présente sous la forme d’un tapis aplati, constitué de tiges rampantes couvertes de feuilles imbriquées. Ces feuilles, disposées en deux rangées, donnent à la plante un aspect feuilleté caractéristique du genre Radula. L’ensemble ne dépasse que rarement quelques centimètres de longueur, ce qui explique pourquoi cette hépatique reste peu remarquée, même dans les zones où elle est abondante. L’espèce est principalement présente dans les régions tropicales et subtropicales, où elle colonise des milieux humides et ombragés.

Elle a notamment été observée au Japon, en Indonésie, en Malaisie, en Papouasie–Nouvelle-Guinée, ainsi que dans certaines régions tropicales d’Inde, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. On la retrouve fréquemment

sur les écorces d’arbres, les rochers ou les substrats riches en humidité, notamment dans les forêts denses. Ces environnements offrent des conditions relativement stables en termes de température et d’hygrométrie, essentielles au maintien de son métabolisme. Bien qu’elle ne joue pas de rôle structurant visible dans les écosystèmes, Radula perrottetii participe pourtant à des fonctions écologiques importantes. En formant de fines couches végétales à la surface des supports qu’elle colonise, elle contribue à la rétention de l’eau et crée des micro-habitats favorables à de nombreux micro-organismes.

Comme l’ensemble des hépatiques, Radula perrottetii se caractérise par une croissance lente et une organisation biologique étroitement dépendante de l’eau. L’absence de tissus vasculaires impose à la plante un contact permanent avec un environnement humide, condition indispensable aux échanges de nutriments et aux processus physiologiques de base. Cette bryophyte se reproduit de deux manières.

Tout d’abord, la reproduction sexuée : elle ne peut avoir lieu qu’en présence d’eau, qui permet aux cellules reproductrices mâles d’atteindre les cellules femelles, une contrainte limitant la dispersion de la plante à de courtes distances. Elle peut également se multiplier sans reproduction sexuée, par fragmentation : chaque fragment est capable de donner naissance à

une nouvelle plante. Ce mode de reproduction permet à l’espèce de coloniser progressivement les surfaces qu’elle occupe. Pour faire face aux variations de son environnement immédiat, Radula perrottetii s’appuie également sur une production diversifiée de composés biochimiques. Chez les bryophytes, ces molécules jouent un rôle central dans la protection contre les micro-organismes, les champignons ou les agressions liées à leur environnement.

L’intérêt scientifique récent porté à Radula perrottetii provient avant tout de sa composition chimique singulière. Des analyses ont révélé que cette hépatique produit du perrottétinène, une molécule appartenant à la famille des composés terpéno-phénoliques. Sa structure présente des similitudes avec celle du THC, produit par le cannabis, bien que les deux substances soient issues de lignées végétales extrêmement éloignées. Cette énigme a conduit les chercheurs à s’interroger sur les interactions possibles du perrottétinène avec le systè-

que Radula perrottetii ne partage ni les modes de production ni les structures spécialisées du cannabis. Elle ne produit ni trichomes, ni résine et sa biosynthèse du perrottétinène repose sur des voies métaboliques indépendantes.

Cette convergence chimique illustre un phénomène bien connu en biologie évolutive : des organismes éloignés peuvent développer des molécules aux fonctions similaires en réponse à des contraintes pourtant bien différentes. Pour la plante elle-même, ces composés jouent probablement un rôle dans la protection contre les agressions biologiques ou les contraintes de son environnement. L’étude de Radula perrottetii ouvre ainsi un champ de recherche plus large sur la diversité des métabolites végétaux et sur un potentiel chimique encore largement inexploré chez les bryophytes.

À travers Radula perrottetii, la botanique montre que la taille ou la simplicité apparente d’une plante ne préjuge en rien de son intérêt

me endocannabinoïde humain. Des études précliniques ont montré que cette molécule est capable de se lier à certains de ces récepteurs. Cela suggérerait des effets biologiques comparables, mais distincts, de ceux observés avec les cannabinoïdes du cannabis, même si ces résultats restent à confirmer par des recherches complémentaires. Il est essentiel de souligner

scientifique. Cette hépatique, longtemps restée en marge des recherches botaniques, illustre la richesse biologique et chimique de cette famille, encore largement méconnue. En s’intéressant à ces organismes discrets, la science élargit son regard sur la biodiversité et ouvre de nouvelles pistes de réflexion sur les liens entre botanique, chimie et biologie.

Radula complanata, autre hépatique du genre Radula, que vous pouvez observer sur les écorces et les rochers humides de nombreuses forêts européennes. Sa morphologie est similaire à celle de Radula perrottetii (photo par Bernd Haynold, Hohenlohe, Allemagne).

Cannabis news

Actualités cannabiques françaises

L’EXPÉRIMENTATION DU CANNABIS MÉDICAL

ENCORE PROLONGÉE !

Après la notification des décrets à la commission européenne, on pensait que le problème allait être réglé. Mais la généralisation du cannabis à usage médical n’est toujours pas mise en place.

L’annonce a été faite durant un comité scientifique de l’ANSM et révélée par Nicolas Authier le 14 janvier dernier sur le réseau social X : « Cannabis Médical : le ministère annonce lors du dernier comité scientifique de l’ANSM Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé la prolongation de l’accès aux médicaments pour les patients en cours de traitement au delà du 31 mars 2026. » Nicolas Authier est un médecin psychiatre, professeur des universités et spécialiste du cannabis médical.

L’expérimentation a commencé en mars 2021 et devait durer seulement deux ans. Le ministre de la santé de l’époque, Olivier Véran, soutenait l’expérimentation. Le ministère de l’intérieur et la MILDECA (Mission interministérielle contre la drogue et les tendances addictives) on toujours été opposés au cannabis médical.

Le ministère de l’intérieur pensait que les fleurs de cannabis médical pouvait être confondues avec celles du marché illicite. Les fleurs ont été supprimées du menu et finalement réintégrés dans des cartouches inviolables destinés à la vaporisation.

L’expérimentation qui devait de terminer le 26 mars prochain sera donc dncore prolongée, ce qui permettra aux patients de ne pas interrompre leur traitement. 700 personnes seulement participent actuellement à l’expérimentation. Elle était prévue pour 3000 personnes. Selon les associations de patients, plusieurs centaines de milliers de français pourraient bénéficier du cannabis médical. Les associations demandent un élargissement à d’autres pathologies. L’expérimentation est actuellement limitée à 5 pathologies.

Il ne manque que deux décrets d’application pour sortir du cadre expérimental et légaliser définitivement le cannabis médical. Les différents changements de gouvernement expliqueraient ce retard.

La Haute autorité de santé (HAS) doit rendre un avis sur le cannabis médical et son éventuel remboursement. Selon la HAS, l’avis ne pourra

pas être rendu tant que le décret du Conseil d’État correspondant ne sera pas publié.

« Nous espérons vraiment que cela se concrétisera bientôt. Nous avons absolument besoin d’une nouvelle prolongation pour les patients concernés par la procédure. Mais ce que nous espérons surtout, c’est que les nouveaux patients puissent y avoir un accès permanent au plus vite » a déclaré Hugues Péribère, CEO d’Overseed, une entreprise qui produit du cannabis médical en France, au site Business of Cannabis.

Overseed a investi des sommes importantes et attend toujours la généralisation. « À la fin de l’été dernier, nous estimions que le sujet n’était que technique ; il était en cours de traitement administratif pour sa publication. Mais avec le chaos de l’automne, le sujet est redevenu politique », a déclaré Hugues Péribère.

L’ÉCONOMISTE

PASCAL PERRI PUBLIE

UNE TRIBUNE POUR LA LÉGALISATION DU CANNABIS

En France, la répression contre le cannabis est toujours à son plus haut niveau. Mais des voix s’élèvent pour dénoncer l’absurdité de la prohibition. Parmi les partisans de la légalisation, on trouve des économistes comme Pascal Perri.

Auteur de nombreux livres et articles, Pascal Perri est économiste, journaliste et éditorialiste, considéré comme libéral. Il a notamment travaillé pour la radio RMC, la chaine d’information LCI et le journal Les Echos.

L’économiste a publié récemment un éditorial sur le site de La Tribune. Selon Pascal Perri, « La question de la légalisation du cannabis doit être posée. » Il constate l’échec de la prohibition du cannabis qu’il compare à celle de l’alcool. Aux Etats-Unis, entre 1920 et 1933, la fabrication, la vente et la consommation d’alcool ont été interdites au niveau fédéral.

Comme la prohibition du cannabis, la prohibition de l’alcool a favorisé le développement du crime organisé.

La consommation de cannabis a beaucoup augmenté durant les dernières décennies.

« Entre 2010 et 2023, la consommation de cannabis a augmenté de 77 %.

Celle de cocaïne progresse aussi. À l’échelon du monde, l’université canadienne McGill estime le marché des stupéfiants entre 300 et

500 milliards de dollars par an », nous explique Pascal Perri. L’économiste considère qu’il s’agit d’une guerre totale. Les trafiquants de drogues ont maintenant des moyens importants. Ils peuvent corrompre les forces de l’ordre et pourraient s’infiltrer dans les administrations.

Selon Pascal Perri, la drogue est partout, en ville et à la campagne. Il estime que l’État pourrait gagner environ 500 millions d’euros de TVA par an grâce à la légalisation.

Selon Pascal Perri, « Il faut se résoudre et chercher d’autres solutions pour sortir de l’impasse. La question de la légalisation du cannabis et de son commerce par l’autorité étatique doit être posée et arbitrée sur la base d’un rapport coûts-bénéfices. »

Le contrôle de la production et des prix permettraient à l’état de reprendre la main. En contrepartie de la légalisation, l’économiste aimerait punir sévèrement les trafiquants.

Si Pascal Perri était au pouvoir et que le cannabis était légalisé, les consommateurs qui continueraient à se fournir sur le marché noir seraient sanctionnés avec des amendes de plusieurs milliers d’euros.

« La lutte contre le crime organisé ne se fera pas avec de bons sentiments mais avec de l’audace. »

Culture Cannabis

UN NOUVEL ÉTAT D’ESPRIT

OLDSKOOL & NEWSKOOL SUR LE MARCHÉ

ACTUEL DU CANNABIS

Une nouvelle génération de cultivateurs et de producteurs de haschisch européens émerge. Lakalada (haschisch de Barcelone), ainsi que des collectifs de cultivateurs et de breeders comme Flying Genetics en Belgique et Money Trees Bank, produisent des variétés d’herbe innovantes comme la Tropi Lemon Z (Sour Lemon Z x Tropicana Grapecake) ou la Fuego Loco, produites par le cultivateur néerlandais agréé Aardachtig. De nombreuses nouvelles variétés qui sont juteuses et rafraîchissantes. Grâce à ces styles, saveurs et idées inédits, une nouvelle génération jeune et dynamique s’impose sur le marché, aux côtés des variétés traditionnelles et familières.

Dans les années 1970 et 1980, les coffeeshops néerlandais vendaient presque exclusivement du haschisch, le cannabis étant cultivé à l’étranger et provenant de pays comme le Nigeria, la Thaïlande ou la Colombie. Initialement, le haschisch importé provenait du Liban, d’Afghanistan, du Pakistan, d’Inde, puis du Maroc. La situation a changé au début des années 1990. En 1992, l’entrepreneur néerlandais Arjan Roskam, spécialisé dans le cannabis, a ouvert un petit coffeeshop à Amsterdam, l’Arjan’s Green House.

Il y a été le premier à ne vendre que de l’herbe. Au début, les choses n’ont pas fonctionné aussi bien qu’il l’espérait, mais après qu’Arjan eut fait forte impression avec son herbe à la High Times Cannabis Cup de 1993, les ventes ont explosé. Une nouveauté à l’époque! D’autres coffeeshops ont alors également commencé à vendre davantage d’herbe et quelques années plus tard, presque tous les coffeeshops ont fait de même.

Aujourd’hui, plus de trente ans plus tard, les coffeeshops néerlandais vendent principalement de l’herbe (environ 75 %) et beaucoup moins de haschisch (25 %). En gros, on peut dire que le client moyen d’un coffeeshop préfère désormais fumer de l’herbe puissante, tandis qu’un groupe de fumeurs plus âgés s’en tient au haschisch traditionnel (principalement marocain).

QUOI DE NEUF?

Les consommateurs néerlandais ne sont généralement pas très aventureux: la Skunk, la White Widow, l’Amnesia Haze et le haschisch marocain couvrent la majeure partie de ce qui était vendu dans les coffeeshops. Mais ces dernières années, un nouveau

mouvement underground a pris de l’ampleur: appelons-le la génération Z, jeune, sauvage et rapide.

Certains coffeeshops proposent une sélection relativement évolutive de nouvelles variétés d’herbe et de haschisch dont vous n’avez jamais entendu parler. Un groupe spécifique de jeunes fumeurs, en particulier, découvre constamment de nouvelles saveurs, expérimente de nouveaux terpènes et achète des paquets de haschisch et d’herbe magnifiquement conçus, cultivés en petites quantités par

Texte de Michiel Panhuysen / Photos de Dizzy Duck , Den Haag
Fruit Joy 90u Ice-o-lator.
Kif de Garlic Mintz Static.
Rosin de Fruit Joy.
Hasch frais de Forbidden Calippo.

des collectifs de producteurs qui collaborent souvent activement avec les breeders. Cette évolution coïncide avec un regain d’intérêt pour les variétés de haschisch modernes. Ce dernier va désormais bien au-delà de ce que l’on appelait initialement le Nederhash (haschisch hollandais). Cette nouvelle génération de coffeeshops propose désormais également des variétés de haschisch expérimentales et avant-gardistes venues du Maroc, d’Italie, d’Espagne et de France.

Des méthodes de production relativement innovantes sont utilisées pour fabriquer ces variétés. Ces dernières années, un nouveau marché du tabac a émergé autour de ces nouvelles variétés, en étroite collaboration avec les producteurs. Ces nouvelles saveurs et expériences s’accompagnent également

d’un nouvel état d’esprit. Par exemple, il ne faut pas fumer tout le joint d’un coup, même s’il s’agit d’un joint savoureux, unique et puissant. Souvent, quelques bouffées suffisent. Ils gardent le reste pour plus tard.

BILLET DE DOLLAR

Voici un exemple. L’emballage de l’herbe du célèbre coffeeshop Dizzy Duck de La Haye (qui a remporté une tonne de HighLife Cups ces 20 dernières années) est pour le moins remarquable. À l’intérieur du sachet zip-lock orné d’un imprimé représentant un billet de dollar américain transformé se trouve de la Tropi

Lemon Z (Sour Lemon Z x Tropicana Grape Cake) issue du collectif de cultivateurs belge Flying Genetics, en collaboration avec Money Tree Bank.

Ce type d’emballage est de plus en plus courant. Les groupes de cultivateurs et de breeders sont attentifs à leur aspect et à leur texture. Ces collectifs se concentrent moins sur le breeding et plutôt sur le développement rapide de nouvelles variétés.

Réussir une percée à grande échelle avec une nouvelle variété sélectionnée semble moins important. Les collectifs qui non seulement cultivent, mais croisent également de nouvelles variétés débordent d’enthousiasme et

d’idées nouvelles. Un phénomène similaire se produit dans le secteur du haschisch. La recherche de nouvelles variétés adaptées à la production de haschisch aux saveurs inédites et intéressantes est en cours. Cela nécessite de plus petites quantités de haschisch et reste un processus artisanal à petite échelle.

Grâce aux réseaux sociaux, aux rencontres dans les festivals et le bouche-à-oreille, les cultivateurs et producteurs restent souvent en contact avec leurs habitués. Les terpènes et les saveurs suscitent beaucoup plus d’intérêt qu’auparavant et le haschisch tendance est souvent beaucoup plus fort et a un effet différent du haschisch traditionnel (cela est dû à la pureté du produit).

L’emballage a également dépassé le simple sachet zip transparent: chaque groupe a son propre design original. Kees Schelfhout, fabricant de haschisch chez Aardachtig, est très élogieux à propos de cette innovation. Kees: “Je trouve qu’un bel emballage est une

innovation vraiment intéressante, car on perçoit la perception et le style du fabricant, ou celui qu’il souhaite exprimer. Cela renforce la notoriété de la marque et stimule la créativité. En tant que consommateur, cela permet de mieux choisir ou de mieux ressentir si vous souhaitez soutenir cette personne.”

On observe un nombre croissant de jeunes consommateurs de cannabis qui fument une variété pendant un certain temps, puis passent à une nouvelle. La saveur est stimulante et les nouvelles variétés sont généralement assez exclusives. Un point important: cette nouvelle tendance touchera-t-elle un jour le grand public? Il semble plausible que cela influence le marché!

Tropi Lemon Z, lot bio exclusif de Flying Genetics.
Tropicana Cookies Static.
Plasma Static de Yellow Melon.
Terpènes libérés par la Plasma Static pendant l’affinage.
Préparation d’un hit traditionnel au chillum.
Rosin de Mela Verde + Z Punch.

LA MODE DES TERPÈNES BONBONS

“Grâce au breeding intensif de nouvelles variétés, certains profils aromatiques et terpènes sont beaucoup plus prononcés dans la plante”, explique Kees. Les terpènes sont les composés organiques d’une plante qui déterminent sa saveur et ses effets.

“On assiste actuellement à un mouvement important autour des terpènes sucrés et fruités comme des bonbons.” Les saveurs sucrées et fruitées dans les aliments et les boissons sont populaires, notamment auprès des jeunes, et cela s’applique également à l’herbe et au haschisch. “Imaginez des saveurs et des arômes rappelant la papaye, le melon, l’ananas et le Red Bull, associés à des senteurs florales de cannabis.” Ainsi, outre le thé glacé à la papaye, le haschisch au melon est également très en vogue.

WPFF

L’accent mis sur les saveurs et les terpènes transforme également le processus de production du haschisch. Kees: “Une grande partie des terpènes sont volatils, ils s’évaporent rapidement. Parfois même pendant le séchage ou l’affinage. Pour capturer ces terpènes, les producteurs de haschisch fabriquent des produits comme le WPFF (Whole Plant Fresh Frozen – le hasch à partir de plantes congelées). Dans ce procédé, la plante entière est congelée immédiatement après la récolte pour éviter l’évaporation des terpènes. C’est pourquoi le haschisch Newskool sent généralement si bon.”

Traditionnellement, le haschisch est fabriqué à partir de plantes cultivées en extérieur, puis séchées et affinées. Ce haschisch est souvent affiné pendant un an avant d’être vendu. Aux Pays-Bas, les producteurs de cannabis agréés produisent désormais du haschisch à partir de plantes cultivées indoor, souvent grâce à la technique du WPFF qui permet d’explorer un spectre de terpènes totalement nouveau. Les producteurs agréés repoussent désormais les limites du possible, au-delà du simple séchage des plantes d’extérieur et de leur transformation en haschisch.

“Nos plantes sont cultivées en serre ou indoor. Cela fait déjà une différence”, explique Kees. “Nous transformons également une partie des plantes séchées en haschisch et une autre en WPFF. Cela nous permet de produire du haschisch à partir d’une seule variété de plante avec différents profils terpéniques. C’est vraiment génial pour nous! C’est juste dommage que le gouvernement se préoccupe maintenant de la puissance. Je trouve cela totalement inutile. Le whisky n’est pas plus dangereux que la pils et on fume beaucoup moins de ce haschisch nouvelle génération.”

Plasma Static de Yellow Melon entièrement affiné.

NOUVEL ÉTAT D’ESPRIT

Les anciennes méthodes disparaissent et laissent place à de nouvelles. Le monde du cannabis ne fait pas exception et évolue constamment. Cela vaut pour les coffeeshops, les social clubs, les cultivateurs, les breeders et les fabricants de haschisch en Europe. Cela vaut aussi pour les consommateurs, bien sûr. Pour survivre, il faut être flexible. Au lieu d’un joint avec du tabac, il est bon de voir si on peut fumer, vapoter ou manger autrement. Il est également intéressant d’essayer de nouvelles variétés d’herbe ou de haschisch.

Kees: “Appréciez l’évolution ; ne restez pas figé, car rien n’est immuable. J’essaie toujours de tout changer. M’améliorer me motive. Grâce au changement et à la curiosité pour l’innovation, je m’améliore continuellement. C’est parfois intimidant, mais ce n’est jamais ennuyeux.”

Kif du Maroc, Modified Grape Gas.
Kif biologique OGM 90/90 microns de The Hidden Farm.

Spécial Hasch

sudestfam@protonmail.com

STATIC MACHINE CE QUE C’EST ET COMMENT ÇA MARCHE

Le Static est un type d’extrait de cannabis sans solvant, composé exclusivement des têtes des plus gros trichomes glandulaires. Cette méthode d’extraction de la résine utilise la charge électrostatique de certains matériaux pour séparer les trichomes des particules de matière végétale pour obtenir un concentré d’une pureté supérieure à 90 %.

La technique de fabrication du Static est apparemment simple et ne nécessite que quelques étapes, mais elle n’est pas à la portée de tous. Une certaine quantité de matière première est nécessaire car le pourcentage d’extraction est très faible, environ 1 % du poids total du cannabis traité.

plasma attirent les particules à leur surface en fonction de leur charge électrostatique. Ces panneaux sont capables de générer une charge électrostatique bien supérieure à celle des méthodes manuelles.

Le séparateur tribostatique, de forme compacte (environ deux mètres de haut et un peu moins de large), se compose de deux parties: la partie inférieure abrite le compresseur d’air qui assure la circulation de la résine, tandis que la partie supérieure est une chambre fermée dotée de deux portes en plexiglas transparent permettant d’accéder au système et de surveiller le processus d’extraction. À l’intérieur se trouvent deux panneaux à

CES DERNIÈRES ANNÉES, LE MARCHÉ EUROPÉEN A ÉTÉ

INONDÉ D’UN TYPE DE HASCHISCH D’ORIGINE

MAROCAINE OBTENU GRÂCE À LA TECHNIQUE STATIQUE

Le Static est généralement fabriqué à partir de résine sèche encore sous forme de poudre, comme le dry sift, mais il est également possible d’utiliser de la résine fraîche, comme le Fresh Frozen Water Hash, bien que ce dernier nécessite une réfrigération.

Ces dernières années, le marché européen a été inondé d’un type de haschisch d’origine marocaine obtenu grâce à la technique du Static. La résine extraite en battant les plantes de cannabis selon la tradition marocaine est ensuite transformée pour obtenir un extrait dont la pureté dépasse souvent les 70 %.

Le séparateur tribostatique est une machine qui automatise une tâche similaire à celle effectuée traditionnellement à la main. Certains modèles peuvent traiter jusqu’à 2 kilo de résine par heure, et l’ensemble du processus d’extraction est géré par un seul opérateur. La société Sambocreeck, basée à Miami, a été la première à breveter cette technologie pour la production de hasch. La machine utilise l’énergie électrostatique pour séparer les têtes de trichomes glandulaires des contaminants restants dans la résine. De par leur composition chimique, les têtes de trichomes sont chargées négativement, tandis que le reste de la matière végétale est chargé positivement ou neutre. Deux panneaux à

plasma froid, positionnés face à face à environ 30 centimètres d’écart. Ces panneaux sont mobiles afin de faciliter la récupération de la résine filtrée et le nettoyage de la machine. Sous les panneaux se trouve un grand entonnoir relié au système de recirculation alimenté par air comprimé. La machine est équipée d’une unité de commande permettant de gérer plusieurs paramètres.

La résine en poudre est placée dans l’entonnoir, puis, portes fermées, la machine est mise en marche. Le compresseur d’air se met en marche et souffle la résine à travers un tube, la déversant par la partie supérieure de la chambre à travers les deux panneaux internes. Durant ce processus, les têtes de trichomes sont attirées par l’un des panneaux à plasma froid, recouvrant toute sa surface. La résine continue de circuler jusqu’à ce que le panneau soit entièrement recouvert de trichomes. À ce stade, le compresseur d’air est arrêté afin d’ouvrir la porte de la chambre supérieure et de récupérer la résine accumulée sur le panneau. Après avoir récupéré la résine à l’aide d’une brosse, la machine peut être relancée pour poursuivre la filtration de la résine restante dans le circuit. Selon la matière première utilisée, il peut être nécessaire de traiter la résine plusieurs fois pour obtenir un produit de qualité.

LA MACHINE UTILISE L’ÉNERGIE ÉLECTROSTATIQUE POUR SÉPARER LES TÊTES DES TRICHOMES GLANDULAIRES

La machine consomme peu d’électricité et fonctionne en courant monophasé. L’un des avantages du séparateur tribostatique est sa capacité à fonctionner même dans des environnements plus humides où il est difficile de générer une charge électrostatique avec les techniques traditionnelles. En revanche, pour produire un hasch statique

de haute pureté, la résine doit être traitée plusieurs fois, ce qui limite la production quotidienne d’air.

Les meilleures extractions sont sans aucun doute celles réalisées manuellement ; le haschisch est un véritable art qui ne peut être reproduit à la machine.

Séparateur plasmastatique-tribostatique.

LA FORCE DE LA QUALITÉ CONSTANTE

Pour les cultivateurs professionnels de cannabis, l’éclairage est l’un des facteurs les plus déterminants de la culture. Le rendement, la structure des plantes, le développement des terpènes et la régularité des résultats dépendent tous d’une lumière qui fonctionne exactement comme prévu, jour après jour.

Peu d’entreprises en ont une compréhension aussi fine que SANlight. Le fabricant autrichien s’est imposé comme un acteur de référence dans le domaine de l’éclairage horticole haute performance, porté par l’ingénierie, l’efficacité et la fiabilité à long terme.

Dans un marché saturé de systèmes assemblés et de tendances éphémères, SANlight a choisi une autre voie : concevoir, tester et produire l’ensemble de sa technologie en interne.

Cette philosophie ne se limite pas au développement de produits.

Au sein de son centre de recherche officiellement agréé en Autriche, SANlight mène des essais contrôlés sur le cannabis afin

Comment SANlight teste les performances de l’éclairage dans des conditions de recherche

d’étudier les performances de l’éclairage lorsque les conditions sont volontairement maintenues stables.

QUAND LA PRÉCISION DEVIENT LISIBLE

Les plantes communiquent en permanence. Lorsque les conditions sont réunies, leurs réactions deviennent claires : une croissance compacte, des tiges solides et un développement homogène de la canopée.

Cette lisibilité repose sur la stabilité. Lorsque l’EC et le pH restent constants, l’influence de l’éclairage peut être isolée et mesurée avec précision, révélant son impact sur le comportement de croissance et le développement.

La nutrition définit la capacité de croissance de la plante. L’éclairage détermine la manière dont cette capacité s’exprime.

« On ne peut pas valider la performance d’un éclairage sur une base instable. »

QUAND L’INGÉNIERIE RENCONTRE LA SCIENCE VÉGÉTALE

Chez SANlight, l’éclairage est abordé comme une discipline d’ingénierie. Chaque optique, chaque spectre et chaque composant est conçu, testé et produit en interne. Dans l’industrie de l’éclairage, un tel niveau de contrôle vertical est rare. Pour SANlight, il est indispensable. La précision n’a de valeur que si elle peut être vérifiée.

Cette exigence a également orienté l’approche de SANlight en matière de nutrition végétale. L’entreprise a travaillé avec CANNA, dont les produits ont été utilisés pour garantir des conditions de culture stables et prévisibles.

CANNA applique la même philosophie à la nutrition des plantes. Dans un secteur où la majorité des acteurs s’appuient sur des laboratoires externes ou des chaînes d’approvisionnement fragmentées, CANNA conserve la maîtrise de chaque étape : sélection des matières premières, formulation, mise en bouteille, conformité réglementaire et contrôles internes rigoureux.

Sa division R&D dispose de laboratoires microbiologiques, moléculaires et chimiques, permettant de développer et de valider chaque produit sous un même toit.

« Des intrants fiables sont la base de résultats fiables. »

Au cœur du centre de recherche de SANlight Le centre de recherche de SANlight en Autriche constitue le cœur opérationnel du développement de ses solutions d’éclairage. L’environnement est propre, strictement contrôlé et conçu pour réduire la variabi -

lité au minimum. Le climat, l’irrigation, la circulation de l’air et l’éclairage sont régulés de manière à ce que même les réactions les plus subtiles des plantes puissent être observées avec précision.

Dans ce cadre, SANlight mène des essais complets, de la graine à la récolte, sur différentes génétiques, en analysant le développement des plantes sous éclairage de forte intensité. Afin de garantir des conditions constantes entre les essais, les tests sont réalisés avec CANNA Terra Professional Plus. Les installations répondant à ce niveau d’exigence sont rares.

Plus rares encore sont celles conçues explicitement pour rendre la performance de l’éclairage directement observable.

« Des conditions stables transforment la réponse des plantes en données mesurables. »

CE QUE RÉVÈLE LA STABILITÉ

Dans un environnement où les variables ne se perturbent plus mutuellement, le comportement des plantes devient une source d’information fiable. La croissance se stabilise, la structure s’harmonise et la performance reflète le potentiel génétique plutôt que des ajustements permanents aux conditions environnementales.

Dans ces conditions, SANlight peut évaluer l’éclairage sur la base de ses seules performances. Soutenu par une nutrition qui reste constante tout au long du processus.

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Interview

SARAH PERRIN : « LE TRAFIC EST PERMIS PAR LA PROHIBITION, PAS PAR LES USAGERS»

Sarah Perrin est sociologue et après avoir réalisé une thèse sur les trajectoires de femmes usagères-revendeuses dans la consommation et la revente, le soin et la répression, à Bordeaux et Montréal, elle continue à travailler dans le champ des drogues et de la réduction des risques.

Sur ces thématiques elle a publié plusieurs articles scientifiques, donc aujourd’hui, forte de son expérience, nous lui demandons d’apporter une contribution scientifique au débat public sur la réglementation de l’usage du cannabis.

Les politiques qui régissent le cannabis sont axées davantage sur la minorité qui en abuse que sur la majorité qui l’utilise êtaint pleinement intégré à la société. Qu’en pensez-vous ?

Les politiques des drogues se focalisent sur une minorité d’usagers ayant des consommations problématiques, ces politiques étant à la fois source et produit d’un discours médiatique réductionniste et diabolisant sur les substances psychoactives.

Pourtant, on sait que la majorité des consommations de drogues, licites ou illicites, sont majoritairement le fait d’une population insérée qui gère ses usages et consomme de manière occasionnelle et récréative.

Fin 2025, sur la réglamentation du cannabis, d’un côté le président Macron accusait la bourgeoisie des centres-villes de contribuer au problème en alimentant le trafic ; de l’autre le fils de l’ancien président Sarkozy préconisait la légalisation de toutes les drogues pour l’éradiquer. Que pensez-vous de ces points de vue divergents ?

Il faut que la gauche s’empare du sujet du cannabis; il est dramatique de laisser la droi -

te parler de décriminalisation et de légalisation. Lorsque Louis Sarkozy parle de ce sujet, il le fait avec une posture extrêmement libertaire, similaire à celle qu’il propose lorsqu’il parle de supprimer les feux rouges.

Je ne suis personnellement pas partisane de ce discours, au-delà de divergences politiques beaucoup plus fondamentales. Je suis évidemment également en désaccord avec Emmanuel Macron qui veut augmenter l’amende forfaitaire délictuelle à 500 euros, n’a de cesse de vouloir renforcer une politique prohibitionniste contre-productive et stigmatise les consommateurs.

Toutes les strates sociales de notre société consomment du cannabis, ouvriers, étudiants, chômeurs, «bourgeois». Le trafic est permis par la prohibition, pas par les usagers. Il y a une juste voie à trouver entre le tout-prohibitif et le tout-libertaire. Je suis personnellement en faveur d’une légalisation de toutes les drogues mais encadrée par l’Etat, sur le modèle de la légalisation du cannabis au Québec.

Dans quelle mesure la décision de criminaliser les consommateurs témoigne de l’échec des politiques publiques ?

C’en est en effet une bonne preuve. Si les policiers arrivaient à réprimer les trafiquants, il n’y aurait pas besoin de s’en prendre aux consommateurs. Tout ceci illustre l’échec de la prohibition, et l’empreinte encore très présente de la politique du chiffre, qui incite à contraventionnaliser.

On sait aussi que la répression des usagers est orientée par des profilages policiers qui ciblent de manière prioritaire des jeunes hommes racisés et précaires vivant dans des quartiers défavorisés ; c’est aussi, en soi, un échec de la mise en œuvre de politiques se voulant égalitaires et démocratiques.

L’idéologie prohibitionniste affirme qu’il est nécessaire d’interdire certaines substances pour le bien-être des jeunes et des minorités vulnérables. Cette position est-elle fondée scientifiquement ?

Il n’existe pas de preuve scientifique solide que la prohibition réduit globalement l’usage ou protège durablement les jeunes. Historiquement, des campagnes prohibitionnistes ont été influencées par des considérations morales, culturelles et politiques, et non strictement par la science. Par exemple, certaines crises prohibitionnistes américaines du XX e siècle ont mêlé peur des drogues avec peur des minorités sociales ou culturelles.

De nombreux rapports scientifiques montrent que la criminalisation n’empêche pas la consommation et peut même créer des effets pervers. Par exemple, la Johns Hopkins–Lancet Commission conclut que les ravages sanitaires et sociaux engendrés par les politiques prohibitionnistes dépassent

leurs bénéfices et que ces politiques ne sont pas bien fondées scientifiquement.

La criminalisation peut aggraver les risques pour la santé plutôt que les réduire, du fait d’une absence de contrôle de qualité des produits aboutissant à des risques d’overdoses ou à la présence de substances dangereuses; de la stigmatisation et marginalisation des personnes qui consomment des drogues, réduisant l’accès aux soins; de la surreprésentation des dommages sur les populations vulnérables (minorités raciales, personnes en situation de précarité), notamment à travers l’incarcération.

Comment expliquez-vous que la majorité de la classe politique actuelle continue de défendre des politiques prohibitionnistes malgré leur échec ?

Il existe tout d’abord un enjeu électoral : certains acteurs politiques peuvent estimer que, pour s’attirer les faveurs d’un électorat perçu comme conservateur ou craintif vis-àvis des drogues, il est plus rentable politiquement de promouvoir la prohibition que des approches fondées sur la régulation ou la réduction des risques.

Ensuite, il faut souligner un déficit de circulation des savoirs scientifiques, lié à la difficulté, bien documentée, de la traduction des connaissances académiques vers l’action publique (knowledge translation gap).

Les données empiriques issues de la recherche peinent à s’imposer face à des représentations morales, émotionnelles ou idéologiques profondément ancrées. Ces dynamiques peuvent être analysées à travers plusieurs cadres théoriques des sciences politiques et de la sociologie de l’action publique.

D’abord, la théorie du policy gap permet de mettre en évidence le décalage structurel entre les objectifs affichés des politiques prohibitionnistes (protéger les jeunes, réduire l’usage, améliorer la santé publique) et leurs effets observés, qui sont souvent limités, inexistants ou contre-productifs. Par ailleurs, la construction sociale des problèmes publics joue un rôle central.

Qu’est-ce que ça veut dire?

L’usage de drogues est historiquement constitué comme un problème moral et sécuritaire plutôt que comme un enjeu de santé publique. Cette construction oriente les solutions jugées « légitimes » — en l’occurrence répressives — indépendamment de leur efficacité empirique.

On peut également mobiliser le concept de path dependency (dépendance au sentier) : une fois une politique institutionnalisée sur le long terme, les coûts politiques, symboliques et administratifs de son abandon deviennent élevés.

La prohibition tend ainsi à se reproduire par inertie institutionnelle, même lorsque

EN RESPONSABILISANT LES CONSOMMATEURS, LE MINISTRE DE LA JUSTICE ET LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR, SE DÉDOUANENT

ses limites sont documentées. Enfin, les approches critiques mettent en lumière le rôle de la politique symbolique et du penal populism : défendre la prohibition permet d’afficher une posture de fermeté et de protection, qui fonctionne comme un signal politique fort, même si cette posture est largement découplée des résultats réels.

Les opposants à la réglementation du cannabis soutiennent que, de ce fait, de nombreuses personnes qui vivent de sa vente seraient privées de revenus, et que, par conséquent, toute réglementation serait impossible. Qu’en pensez-vous ?

Oui, énormément de personnes vivent des revenus du trafic ; oui, légaliser implique de penser une politique sociale globale de lutte contre les inégalités. Le problème ici n’est pas le trafic, c’est la précarité.

Si on veut lutter contre la pauvreté, il faut mettre en place des mesures de répartition des richesses, d’accès au logement, au soin, à l’éducation, à l’emploi. La légalisation des drogues doit s’inscrire dans une politique de gauche au sens large.

Pourquoi n’existe-t-il pas de droit à la “liberté cognitive” dans la société française – c’est-à-dire le droit de pouvoir utiliser ce qui nous intéresse sans nuire à autrui et sans ingérence de l’État – et dans quelle mesure l’absence de ce droit a-t-elle des implications sur nos droits de l’homme ?

L’absence d’un droit explicite à la liberté cognitive en France s’explique d’abord par la tradition juridique et politique paternaliste de l’État, historiquement légitimé à intervenir dans les comportements individuels au nom de la protection de l’ordre public, de la santé ou de la morale.

Contrairement à d’autres libertés fondamentales — comme la liberté d’expression ou la liberté de conscience — la liberté cognitive reste peu institutionnalisée, car les états modifiés de conscience sont fréquemment perçus comme intrinsèquement suspects, irrationnels ou dangereux.

Cette perception s’inscrit dans une longue histoire de pathologisation et de moralisation de certaines pratiques, notamment celles associées aux drogues, mais aussi à certaines formes de spiritualité ou d’expérimentation subjective.

On peut également analyser cette absence comme le produit d’une construction étroite de l’autonomie individuelle, dans laquelle l’État reconnaît la liberté de pensée abstraite, mais exerce un contrôle fort sur les pratiques corporelles et cognitives concrètes.

Cette tension renvoie à ce que certains auteurs décrivent comme une hiérarchisation implicite des libertés : la liberté intérieure est proclamée, tandis que ses conditions matérielles d’exercice peuvent être restreintes.

L’absence de reconnaissance juridique de la liberté cognitive a des implications directes sur les droits de l’homme.

Elle permet notamment de justifier des atteintes à des droits pourtant protégés, tels que le droit à la vie privée, le droit à l’autodétermination, ou encore le principe de proportionnalité des peines, au nom d’un objectif de protection collective parfois peu étayé empiriquement.

Dans le champ des drogues, cette absence contribue à légitimer des politiques pénales qui sanctionnent des pratiques sans victime directe, et dont les effets différenciés sur certaines populations soulèvent des enjeux d’égalité et de non-discrimination.

Enfin, on peut souligner que la non-reconnaissance de la liberté cognitive participe d’un angle mort des droits humains contemporains : si l’on admet que la liberté de pensée inclut la possibilité d’explorer, de modifier ou de refuser certains états de conscience, alors son absence de traduction juridique révèle une limite structurelle des régimes libéraux actuels, particulièrement lorsqu’ils sont confrontés à des pratiques perçues comme déviantes.

Je crois que Darmanin soit le principal dealer en France, car sa politique du « beaucoup de fumée, pas de feu » n’a eu absolument aucun impact sur la consommation de stupéfiants au sein de la société française.

À cet égard, pensez-vous que le ministre de la Justice soit à la hauteur de ses responsabilités ?

Non. En responsabilisant les consommateurs, l’Etat, incluant le ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur, se dédouanent.

Ils ne sont, de manière évidente, pas à la hauteur de la mission qui leur est confiée.

Quelle est la meilleure technique de palissage des plantes?

Le palissage des plantes est l’un des moyens les plus simples d’augmenter vos rendements. Si vous n’avez jamais utilisé de techniques de palissage des plantes ou si vous envisagez de les essayer, cet article présente les différentes méthodes disponibles. Il aborde le LST (Low Stress Training), l’étêtage, le fimming, le super cropping, le mainlining, le SCROG (School of Crop Goose) et la taille, et détaille les avantages de chaque méthode.

fois pendant la phase végétative.

• Les têtes secondaires sont nettement plus grandes après application de la méthode LST.

• Elle est idéale pour les cultivateurs qui préfèrent des plantes de grande taille.

TAILLE APICALE

Les plantes de cannabis sont à dominance apicale, produisant une tête centrale. La taille apicale permet de doubler le nombre de pousses

LST

La méthode LST permet de modifier la forme et la structure de votre plante de cannabis. Elle favorise la formation de têtes principales et secondaires. Elle consiste à attacher un fil de jardinage au sommet de la plante et à percer un trou sur le côté du pot pour créer une boucle. Vous pouvez appliquer la technique LST à partir de la quatrième semaine de croissance végétative.

Le LST consiste à recourber la partie la plus haute de la plante et à permettre aux pousses axillaires de chaque nœud de se développer davantage, ce qui donne un aspect touffu en peu de temps. Assurez-vous que les plantes que vous souhaitez utiliser pour le LST sont suffisamment robustes et flexibles pour supporter le poids des nœuds supérieurs.

DE QUOI AVEZ-VOUS BESOIN?

• Fil de jardinage

• Pot solide

• Ciseaux

• Une plante de 4 entre-nœuds de hauteur

LES AVANTAGES DE LA MÉTHODE LST

• La méthode LST permet de réduire significativement la hauteur finale de votre plante.

• C’est une méthode économique et très efficace pour augmenter les rendements.

• La méthode LST peut être appliquée plusieurs

sur votre plante. Elle consiste à supprimer la tête terminale à l’aide de ciseaux bien aiguisés, permettant ainsi aux petites pousses axillaires de se développer et de remplacer le nœud manquant. Une fois les pousses axillaires suffisamment développées, vous pouvez répéter l’opération et continuer à doubler le nombre de sites de floraison potentiels.

DE QUOI AVEZ-VOUS BESOIN?

• 1 paire de petits ciseaux bien aiguisés

• Une plante âgée d’au moins 3 semaines

AVANTAGES DE LA TAILLE APICALE

• La taille apicale est un excellent moyen de réduire la hauteur des plantes indoor.

• Elle peut être pratiquée tous les 7 jours pendant la phase végétative.

• C’est une technique simple qui demande peu d’efforts.

• Elle a un impact significatif sur le rendement.

FIMMING

Le fimming est une technique de taille traditionnelle, moins populaire aujourd’hui. Elle consiste à utiliser des ciseaux bien aiguisés pour supprimer 80 % des feuilles situées au-dessus du nœud terminal.

Ce faisant, la plante concentrera son énergie de croissance sur tous les tissus situés sous le nœud terminal. Après 5 à 7 jours, elle reprendra sa

croissance verticale et développera de nouvelles feuilles apicales. À ce stade, la partie inférieure sera plus dense et mieux établie.

DE QUOI AVEZ-VOUS BESOIN?

• Une paire de ciseaux bien aiguisés

• Une plante de 4 entre-nœuds de hauteur

AVANTAGES DE LA MÉTHODE FIM

• Le fimming est avantageux pour prévenir la formation de branches latérales peu productives.

• Il favorise le développement d’une structure touffue.

• La hauteur de la plante peut être temporairement réduite si vous travaillez dans des espaces restreints.

SUPER CROPPING

Le super cropping est sans doute la technique de palissage la plus stressante. Elle ne doit être pratiquée que sur des plantes de cannabis robustes et vigoureuses. Le super cropping consiste à saisir la tige de la branche latérale entre le pouce et l’index afin de rompre la paroi cellulaire interne.

Les plantes de cannabis réagissent en sécrétant des hormones de croissance et en formant une articulation ligneuse, solide et dure au point de rupture de la tige. Le super cropping, lorsqu’il est correctement réalisé, produit des plantes extrêmement robustes et vigoureuses, aux branches épaisses et ligneuses. Il est conseillé d’attendre au moins 7 jours pour que les plantes cicatrisent et se rétablissent avant de procéder à un nouveau super cropping.

DE QUOI AVEZ-VOUS BESOIN?

• Une plante âgée d’au moins 6 semaines

• Vos mains suffisent

LES AVANTAGES DU SUPERCROPPING

• Les plantes supercroppées sont beaucoup plus résistantes et vigoureuses par la suite.

• Les branches deviennent épaisses, solides et capables de supporter un poids important.

• Les rendements sont augmentés si le supercropping est appliqué pendant le cycle 18/6.

TAILLE SOUS LE NŒUD TERMINAL

Ma méthode préférée pour obtenir une canopée dense et éviter les branches latérales peu productives. Elle consiste à supprimer toutes les feuilles et les pousses situées sous la canopée.

Cela implique également de tailler toutes les branches latérales jusqu’au nœud final. La taille doit être effectuée avec un scalpel stérilisé et bien aiguisé pour une coupe nette et précise. Une seule taille est nécessaire, 5 jours avant le passage en cycle 12/12, et il est inutile de tailler en début de floraison.

DE QUOI AVEZ-VOUS BESOIN?

• 1 scalpel tranchant et stérile

• Une plante touffue et robuste

AVANTAGES DE LA TAILLE

• La taille permet aux plantes de concentrer leur énergie sur une canopée dense en partie supérieure.

• C’est le moment idéal pour prélever des boutures avant la floraison.

• On évite ainsi la production de têtes inférieures peu productives.

• La taille améliore la circulation de l’air autour des plantes.

L’étêtage des plantes peut augmenter considérablement le nombre de grosses têtes.

NL Cultivateurs légaux

Texte et photos: Derrick Bergman

CANADELAAR, LA PLUS GROSSE FERME DE CANNABIS DES PAYS BAS

En proie aux cambriolages, aux plaintes et aux problèmes d’odeurs

C’est la plus grande, la plus connue et sans doute la plus déterminante des dix exploitations de cannabis participant à l’Expérience néerlandaise de chaîne d’approvisionnement contrôlée du cannabis (Dutch Controlled Cannabis Supply Chain Experiment), plus communément appelée “Wietexperiment”. Mais CanAdelaar est aussi celle qui subit le plus de pression: plus de 3.000 plaintes pour “nuisances olfactives”, des cambriolages et des risque d’amendes considérables.

“Ne sous-estimez pas l’intensité de l’odeur et l’inquiétude de vos voisins.”

En septembre 2025, un juge a donné à l’entreprise une semaine pour prendre des mesures supplémentaires afin de limiter les odeurs, sous peine d’amendes pouvant atteindre 3,5 millions d’euros ou de cessation d’activité. L’arrêt de CanAdelaar serait catastrophique pour le Wietexperiment. Parmi les huit producteurs actuellement en activité, c’est le seul à avoir pu approvisionner régulièrement les 78 coffeeshops participant à l’expérience.

Les chiffres ne sont pas publics, mais il est clair qu’une part importante du cannabis vendu dans le cadre de cette expérience est produite par CanAdelaar. L’entreprise n’a peut-être pas la réputation de produire du cannabis de première qualité, mais elle est certainement connue pour être l’option la plus abordable. Son directeur commercial, Max Schreder, a fait visiter les installations à Soft Secrets en août dernier. Cet Allemand a grandi près de la frontière germano-néerlandaise et, comme beaucoup de ses compatriotes, appréciait fréquenter les coffeeshops aux Pays-Bas. Avant de rejoindre CanAdelaar, il travaillait pour une entreprise de boissons alcoolisées. Depuis le début, CanAdelaar s’est concentré sur un “produit à prix démocratique et abordable pour tous”, nous a confié M. Schreder. “Le champagne est un excellent produit, avec une culture et une histoire magnifiques. Mais la plupart des gens boivent de la bière, pas du champagne.” Le choix de cultiver en serre est fondamental. Pas seulement parce que c’est moins cher que la culture indoor. “Nous ne pensons pas qu’il faut enfermer la plante à l’intérieur et imiter le soleil. Saviez-vous que cultiver un kilo de cannabis indoor génère autant d’émissions de CO2 que 30.000 kilomètres parcourus en voiture?” CanAdelaar est une entreprise autrichienne qui possède des fermes de cannabis légales en Autriche, au Canada et désormais aux Pays-Bas. En Autriche et au Canada, ils utilisent également exclusivement des serres, exploitant l’énergie solaire grâce à des panneaux photovoltaïques. Un éclairage d’appoint (HPS) n’est activé qu’en cas d’ensoleillement insuffisant. Schreder s’attend à ce que la qualité du cannabis cultivé dans le cadre de cette expérimentation néerlandaise continue de s’améliorer et que les prix continuent de baisser. “Tous les marchés du cannabis le prouvent. Et c’est une bonne chose pour le consommateur moyen.”

La serre de CanAdelaar, initialement conçue pour la culture de tomates, est immense: 250 mètres sur 200, soit 50.000 mètres carrés. Des filtres à charbon flambant neufs y sont installés. CanAdelaar a investi plus d’un million d’euros dans ce système pour atténuer les odeurs. Les plantes y sont maintenus de petite taille. Un tapis roulant facilite leur transfert de la zone de clonage aux zones de croissance végétative et de floraison. CanAdelaar emploie des personnes de douze nationalités différentes, comme le mentionne Schreder lors de notre visite, dont 75 % de femmes. Après la récolte, les plantes sont taillées quand elles sont toujours fraiches puis, séchées sur des plateaux pendant six à neuf jours et affinées dans des fûts en plastique à une température d’environ 10 degrés Celsius. Une partie des plantes récoltées est immédiatement transformée en hasch (Whole Plant Fresh Frozen). L’atelier de conditionnement ressemble à une usine Willy Wonka du cannabis, notamment grâce à deux machines gigantesques qui pèsent, portionnent et conditionnent le cannabis dans des sachets orange. Une chose est sûre: cette initiative crée de nombreux emplois légaux!

Quelques mois après notre visite, nous avons de nouveau interviewé Max Schreder. Quand nous l’avons interrogé sur les principaux enseignements qu’il avait tirés depuis le début de l’expérience, il a souri et déclaré: “Ne sous-estimez pas l’odeur de vos cultures ni l’inconfort qu’elle occasionne au voisinage. C’est une leçon que nous avons apprise à nos dépens et je pense que nous avons réussi à corriger le tir. Mais nous aurions dû prendre la chose plus au sérieux dès le départ.”

Un autre problème, source de mauvaise publicité, est celui des cambriolages. Le quatrième, en septembre, a conduit certains médias à affirmer que tout le stock avait été volé. Ce qui est absolument faux, a déclaré Schreder: “La police a publié un communiqué très bref. Il était exact, mais pas assez précis. Un média l’a interprété comme si tout avait disparu. Or, il aurait fallu bien plus que ce que nous avons constaté. Je ne peux pas en dire plus, car l’enquête est toujours en cours. Je tiens simplement à préciser que, jusqu’à présent, toutes les personnes qui ont tenté de nous cambrioler ont été appréhendées. C’est la pire idée du monde d’essayer de nous voler nous.”

Max Schreder dans la section des clones.
Les jeunes plantes sont arrosées par des robots.
Section des plantes en floraison.

“Taffy rosin,” fabriqué en fouettant et en remuant le rosin frais à chaud jusqu’à obtenir une consistance épaisse, semblable à du caramel.

CANADELAAR: FAITS ET CHIFFRES

Localisation: Environs de Hellevoetsluis, près Rotterdam

Nombre d’employés: plus 125

Nombre de cultivateurs de cannabis: plus de 20

Nombre de plantes: 180.000

Substrat: Terre

Variétés: Skywalker OG, Super Silver Haze, Wedding Cake, Lemon Haze, Amnesia Haze, NYC Diesel, Permanent Marker

Les plantes fraichement récoltées sont taillées par des machines.
Les feuilles oubliées par la machine sont taillées à la main.
Des filtres à charbon et des lampes HPS pour compléter la lumière quand il n’y pas de soleil. La presse de rosin en action.
Les têtes sont triées automatiquement par taille.
Tubes à joint aux couleurs de la maison CanAdelaar.
Un plateau de kif.
Le kif est emballé et pressé pour donner du Rosin.
Un plateau de têtes de cannabis.
Machine à rouler des joints.
Machine à peser et emballer le cannabis à la Willy Wonka.

Cultivez

UN SYSTÈME RACINAIRE

ROBUSTE EST ESSENTIEL POUR LA CULTURE SANS PHASE VÉGÉTATIVE

Nous avons désormais l’opportunité d’appliquer dans nos cultures les dernières avancées scientifiques et les résultats de recherches récentes. Le rendement des cultures de cannabis a été augmenté grâce aux tables de culture rotatives, aux clones, à l’éclairage LED et aux améliorations génétiques. Les recherches menées aux Pays-Bas par Innexo BV ont permis le développement de la culture sans phase végétative. Cette technique permet aux cultivateurs de gagner deux semaines de croissance, au prix d’une récolte légèrement inférieure. Cependant, chaque culture sans phase végétative supplémentaire permet d’augmenter le rendement d’environ 10 %. Cultiver sans phase végétative est complexe. Deux points critiques doivent être maîtrisés. Il est crucial de porter une attention particulière à l’enracinement des clones et des semis afin que leur système racinaire atteigne un stade optimal. Les clones et les semis doivent être transplantés à un moment précis pour éviter tout choc de transplantation et assurer une croissance rapide.

Une propagation efficace est la base d’une culture de cannabis sans phase végétative performante, et la réussite de l’enracinement lors de la transplantation est déterminante. Dans les chambres de culture sans phase végétative, il n’y a pas de filet de sécurité: les boutures sont soumises à un cycle lumineux de 12/12 dès le premier jour, si bien que la moindre faiblesse au niveau des racines se répercutera ultérieurement sur la structure, l’homogénéité et le rendement de la récolte.

SYSTÈMES SANS PHASE VÉGÉTATIVE ET RÉALITÉ RACINAIRE

Dans un système sans phase végétative, les boutures sont transplantées directement en conditions de floraison, généralement sous une photopériode de 12/12 en serre ou en intérieur. Sans phase végétative tampon, les plantes faiblement racinées ne peuvent compenser ; la qualité de l’enracinement lors de la transplantation devient donc le principal facteur de réussite.

Les producteurs se fient souvent à leur intuition pour déterminer le moment optimal de la transplantation, en évaluant visuellement le développement racinaire. Afin de remplacer cette approximation, cette étude a introduit un système standardisé d’évaluation visuelle

des racines, de 0 à 5, permettant ainsi d’évaluer chaque plateau et chaque cultivar selon la même échelle objective.

• Score 0: Motte nue, aucune racine visible en surface.

• Score 1: Quelques fines racines apparaissent d’un côté.

• Score 2: Léger réseau racinaire autour de la majeure partie de la motte.

• Score 3: Tapis racinaire blanc et dense entourant la motte, sans toutefois la recouvrir.

• Score 4: Réseau racinaire dense et épais, commençant à se resserrer.

• Score: “Cage racinaire” autour du plant, racines spiralées et encerclées, clairement trop développées.

L’ESSAI INNEXO

Chez Innexo, trois cultivars à forte teneur en THC — PC64, Skunk et Strawberry — ont été sélectionnés, leur développement racinaire a été évalué visuellement, puis ils ont été transplantés directement en floraison (12/12)

dans des serres standardisées. L’architecture des plantes, la répartition de la biomasse, le rendement floral et les profils de cannabinoides/terpènes ont été suivis de la transplantation à la récolte afin d’observer l’influence de l’enracinement initial sur la récolte finale.

Le score racinaire à la transplantation était la variable clé, allant de 0 (aucune racine visible) à 5 (plants très racinés). Cela a permis une comparaison directe des boutures sous-racinées, bien racinées et sur-racinées dans un environnement de production réel plutôt que dans le cadre d’un test en laboratoire. Imaginez un schéma en trois étapes :

1. Encadré “Propagation” avec trois icônes de cultivars (PC64, Skunk, Strawberry) et des plateaux de boutures.

2. Flèche vers “Évaluation des racines 0-5” avec une loupe au-dessus des godets.

3. Flèche vers la salle “Floraison sans végétation (12/12)”, se terminant par “Récolte: rendement, architecture, chimie”. Chaque panneau se situe sur une chronologie

allant du bouturage à la récolte, montrant que les décisions prises dès le début du processus d’enracinement ont des répercussions tout au long du cycle.

ENRACINEMENT OPTIMAL : LE JUSTE MILIEU

Les boutures transplantées avec un score d’enracinement de 2 à 3 (considérées comme bien enracinées) ont offert le rendement floral le plus élevé et le meilleur indice de récolte (environ 0,53) pour les variétés Skunk et Strawberry. Ces plantes ont atteint l’équilibre idéal: un système racinaire suffisant pour une croissance rapide après la transplantation, mais pas trop développé pour éviter un gaspillage de ressources dans la biomasse végétative avant la floraison.

Les boutures insuffisamment enracinées (score de 0 à 1) ont eu du mal à démarrer. Elles ont peiné à s’établir, sont restées plus petites, ont produit moins de fruits et ont engendré un gaspillage de main-d’œuvre et d’espace en

raison d’une baisse de l’efficacité de la récolte. Les boutures trop enracinées (score de 4 à 5) paraissaient vigoureuses, mais le résultat à la récolte était tout autre. Elles ont produit des plantes plus grandes, mais ont concentré davantage de biomasse dans les tiges et les feuilles au détriment des fleurs, réduisant ainsi l’efficacité florale malgré une canopée impressionnante. Le score d’enracinement influence la structure et le rendement, mais pas la composition chimique des fleurs.

• Courbe de rendement floral: augmentation de 0 à 1, pic autour de 2 à 3, puis diminution à 4-5.

• Ligne d’indice de récolte avec la même courbe en cloche, culminant à ≈0,53 autour du score 2–3.

FENÊTRES D’ENRACINEMENT SPÉCIFIQUES À CHAQUE CULTIVAR

Sous le pic, une bande ombrée intitulée “Fenêtre de transplantation optimale pour Skunk et Strawberry (2-3)” indique clairement la zone cible. Toutes les variétés ne réagissent pas de la même manière à un enracinement excessif. Alors que la Skunk et la Strawberry ont montré une baisse significative de leurs performances avec des scores d’enracinement élevés, la PC64 a toléré des niveaux d’enracinement bien supérieurs sans perte de rendement.

Pour la PC64, la production florale et l’efficacité sont restées stables jusqu’à un score d’enracinement de 5, ce qui démontre que certaines variétés sont plus tolérantes à un maintien prolongé des plantes en culture. Concrètement, cela se traduit par des fenêtres de transplantation spécifiques à chaque cultivar:

• Skunk: transplantation avec un score d’enracinement de 2 à 3.

• Strawberry: même bande verte étroite avec un score de 2 à 3.

rejet, en fonction de critères visuels clairs et de périodes spécifiques à chaque cultivar. Dans les systèmes de culture de cannabis sans phase végétative, l’évaluation du développement racinaire lors de la transplantation aide les cultivateurs à:

• Améliorer l’homogénéité des cultures en évitant les plantes faibles ou excessivement végétatives.

• Réduire le temps de culture en évitant de prolonger inutilement la durée de culture des plants enracinés au-delà de la plage optimale de développement racinaire.

• Maximiser le rendement floral et l’efficacité de la récolte en atteignant le niveau d’enracinement optimal (2 à 3) pour les cultivars sensibles.

• Accroître la prévisibilité des cycles de production en transformant l’intuition en une décision reproductible et étayée par des données.

VERS UNE CULTURE BASÉE SUR DES DONNÉES

En liant directement le développement racinaire précoce à la performance finale des plantes, ce travail établit des bases scientifiques plus solides pour les systèmes de production modernes sans phase végétative. Il démontre que la propagation n’est pas une

ENRACINEMENT ET QUALITÉ DES FLEURS

L’une des observations les plus importantes pour les producteurs professionnels est que les profils de cannabinoïdes et de terpènes restent inchangés malgré le score des racines. Le développement racinaire lors de la transplantation influence la quantité de biomasse produite par la plante et sa répartition, mais pas la composition chimique des fleurs elles-mêmes.

Cela signifie qu’une culture efficace dans un système sans phase végétative repose principalement sur le volume, l’architecture et

• PC64: fenêtre plus large, score d’enracinement de 2 à 5 acceptable. Le message visuel est simple: certaines variétés exigent de la précision, d’autres offrent une plus grande flexibilité dans la planification.

l’efficacité du travail, et non sur la recherche de taux de THC ou de terpènes supplémentaires par la manipulation des racines. Les producteurs y gagnent en augmentant le rendement par mètre carré et en facilitant la récolte, tout en maintenant une composition chimique constante des fleurs pour les acheteurs et les patients.

CONSEILS PRATIQUES POUR LES PRODUCTEURS

En salle de culture, un système de notation visuelle des racines devient un outil de décision quotidien, et non plus un simple indicateur de recherche. Avec une échelle de 0 à 5, le personnel de culture peut trier les plateaux: transplantation immédiate, conservation ou

étape secondaire, mais un levier de production essentiel où des observations simples et reproductibles, comme une évaluation du développement racinaire de 0 à 5, peuvent influencer la rentabilité de chaque récolte. Pour les cultivateurs souhaitant optimiser leurs chambres de floraison à haut débit, le message est clair: concentrez-vous sur les racines, et pas seulement sur les parties aériennes.

Grâce à des fenêtres de culture spécifiques à chaque cultivar et à une échelle de notation standardisée, la propagation devient un processus contrôlé et basé sur des données, qui alimente vos salles de floraison avec des plantes prêtes pour une performance efficace, uniforme et à haut rendement.

Cultivez

Distance entre les lampes et les plantes

Quelle est la distance optimale entre les plantes et les lampes? Cette distance est-elle vraiment si importante, compte tenu du nombre de discussions à ce sujet? Et pourquoi la distance entre la lampe et les plantes est-elle souvent plus courte dans les espaces de culture domestiques que dans les installations commerciales? Ce sujet est un classique des débats entre cultivateurs. Dans cet article, vous trouverez toutes les réponses concernant la distance optimale d’éclairage ; lisez-le jusqu’au bout.

Alors, à quelle hauteur au-dessus des plantes faut-il suspendre la lampe pour obtenir une croissance optimale? Malheureusement, la réponse ne tient pas en une phrase et il n’existe pas de solution universelle. La distance idéale dépend de plusieurs facteurs: la puissance et la forme du luminaire, la taille de l’espace de culture, la réflectivité des parois (c’est-à-dire leur capacité à réfléchir la lumière dans l’espace) et, enfin et surtout, votre objectif. Recherchez-vous une intensité maximale ou une homogénéité maximale, c’est-à-dire une répartition uniforme de la lumière sur toute la canopée?

PHOTONS PHOTOSYNTHÉTIQUEMENT ACTIFS

Dans toute discussion sur l’éclairage horticole, il est absolument essentiel de comprendre ce que sont les photons photosynthétiquement actifs. Ce sont des particules porteuses d’énergie que les plantes peuvent utiliser lors de la photosynthèse, processus grâce auquel elles acquièrent l’énergie nécessaire à leur croissance et à leur floraison. Ces photons sont principalement émis par le soleil ou par des lampes horticoles conçues pour la culture en espace clos – c’est précisément le type d’éclairage dont nous parlons ici.

Plus une plante reçoit de photons photosynthétiquement actifs, plus elle peut en utiliser et donc gagner d’énergie. En résumé, on pourrait dire que plus une plante reçoit de photons photosynthétiquement actifs, plus son rendement potentiel est important. Cependant, la réalité est bien plus complexe, car la photosynthèse dépend de nombreux autres facteurs que la lumière, tels que la température, les nutriments, le dioxyde de carbone, etc. Sans un équilibre entre ces éléments, il est impossible d’obtenir des rendements plus élevés.

PLUS DE LUMIÈRE NE SIGNIFIE PAS AUTOMATIQUEMENT DE MEILLEURS RENDEMENTS

De nombreux cultivateurs pensent qu’en fournissant plus de lumière à leurs plantes, la récolte

Dans les systèmes de culture à plusieurs niveaux, les lampes ne sont généralement pas déplacées. La distance optimale est obtenue en ajustant l’intensité lumineuse et en appliquant des pratiques de culture appropriées.

sera plus abondante. Mais si vous souhaitez vraiment de meilleurs rendements et que vous vous contentez d’ajouter de la lumière, c’est comme essayer de faire un pain plus gros en ajoutant plus de levure à la recette, sans augmenter la quantité de farine, d’eau et des autres ingrédients qui le composent. En stimulant un seul élément du processus photosynthétique, vous n’obtiendrez généralement pas de meilleurs rendements. La quantité de photons photosynthétiques actifs émis par les lampes horticoles est directement liée à la puissance de la lampe. Autrement dit, plus la lampe est puissante, plus elle produit de photons. Cela dit, cela dépend aussi de la longueur d’onde de ces photons. Produire des photons du spectre rouge, par exemple, nécessite moins d’énergie que produire des photons de lumière bleue. Donc, si vous vouliez concevoir une lampe à très haut rendement sur le papier, vous utiliseriez simplement plus de LED rouges. Cela ne signifie pas pour autant que les plantes pousseraient mieux sous cette lampe.

La densité du flux de photons photosynthétiques (PPFD), qui représente l’intensité lumineuse réelle au niveau de la canopée, joue un rôle majeur. Le mouvement des photons dans une chambre de culture peut être comparé à une douche. La douche libère une certaine quantité d’eau, tout comme une lampe horticole émet un certain nombre de photons (PPF). Près du pommeau de douche, la densité des gouttelettes d’eau est

maximale; de la même manière, près de la source lumineuse, le PPFD est maximal, ce qui signifie la plus forte densité de photons photosynthétiquement actifs.

HOMOGÉNÉITÉ DE L’INTENSITÉ

ET DU SPECTRE LUMINEUX

Dans certaines grandes installations de culture commerciale, la distance entre les lampes et les plantes peut sembler négligeable. Les luminaires sont souvent installés très haut au-dessus de la canopée. Pourtant, les mesures révèlent systématiquement un PPFD plus élevé à courte distance de la source lumineuse. Les lois de la physique sont implacables: un PPFD élevé signifie plus d’énergie pour les plantes.

Les photons peuvent rebondir sur les parois et revenir vers les plantes, mais une partie, voire la totalité, de leur énergie est convertie en chaleur lorsqu’ils rencontrent des objets autres que les feuilles. Plus la source lumineuse est éloignée des plantes, plus les photons ont de chances d’atteindre d’autres endroits que le feuillage.

Dans une culture commerciale, l’intensité est importante, mais elle doit impérativement s’accompagner d’homogénéité. L’objectif des producteurs est d’obtenir une qualité de fleurs aussi uniforme que possible. En augmentant la distance entre les lampes et les plantes, ils perdent en intensité, mais obtiennent une distri-

Une source lumineuse émet le même nombre total de photons quelle que soit la distance qui la sépare des plantes. Alors, pourquoi la distance importe-t-elle, si la lumière ne peut s’échapper et que tous les photons devraient rester à l’intérieur de l’espace de culture? Avec des parois correctement réfléchissantes et une zone de culture bien fournie en plantes, tous les photons devraient finir par atteindre les plantes, et une différence de quelques centimètres ne devrait pas avoir d’importance. Vraiment?

correctement la puissance et la forme de la lampe.

Une culture domestique, une distance optimale de 30 à 50 cm peut être atteinte en choisissant

De bonnes conditions d’éclairage sont essentielles pour obtenir une récolte de qualité.

BEAUCOUP PENSENT QUE PLUS ILS ÉCLAIRENT LEURS PLANTES, PLUS LA RÉCOLTE SERA ABONDANTE. OR, UNE SOURCE LUMINEUSE ÉMET TOUJOURS LE MÊME NOMBRE TOTAL DE PHOTONS, QUELLE QUE SOIT LA DISTANCE ENTRE LA LAMPE ET LES PLANTES

bution lumineuse beaucoup plus homogène sur l’ensemble de la zone de culture. Cela leur offre une meilleure chance d’obtenir une récolte homogène, simplifie la transformation après récolte et leur permet de proposer à leurs clients une qualité constante. La distance de l’éclairage peut également influencer, dans une certaine mesure, la morphologie des plantes, même si un effet similaire peut être obtenu en diminuant l’intensité lumineuse – ce qui présente l’avantage supplémentaire de réaliser des économies d’énergie.

L’un des avantages souvent cités des lampes de culture LED est qu’elles peuvent être placées très près des plantes sans risque de brûlure des parties aériennes. Toutefois, il est déconseillé de placer la lampe à moins de 20 centimètres environ. Une distance minimale d’environ 30 centimètres est considérée comme optimale. Les lampes de culture utilisent généralement des LED de différentes couleurs, qui ne sont pas toujours réparties uniformément sur le panneau – notamment les diodes à spectre rouge.

Si la lampe est placée trop près des plantes, le spectre des différentes diodes n’a pas suffisamment d’espace pour se mélanger correctement.

les classes de puissance varient considérablement. De ce fait, il est quasiment impossible de recommander une règle universelle concernant la hauteur de l’installation. La méthode la plus fiable consiste à mesurer le PPFD dans vos conditions spécifiques. Toutefois, les spectromètres sont relativement coûteux. Une solution plus accessible est d’utiliser une application mobile, comme Photone ou un outil similaire. Pour une utilisation avec des lampes de culture, il vous faudra débourser un peu moins de 10 €, un prix modique pour obtenir un résultat assez précis. Un spectromètre fiable, en revanche, coûte généralement au moins 400 € — et bien souvent, vous finirez par débourser environ le double.

CONSEILS PRATIQUES

Voici quelques conseils pratiques spécialement destinés aux cultivateurs amateurs. En les suivant, vous ne pouvez pas vous tromper. Prenons l’exemple d’un petit espace de culture de 60 × 60 cm. Pour cette taille, j’utiliserais une lampe horticole LED d’une puissance minimale de 100 watts, idéalement entre 130 et 150 watts, avec la possibilité de la régler. Dans ce cas, la distance optimale entre la lampe et les plantes est de 30 à 40 cm. Cette configuration offre une distribution de lumière assez uniforme et l’intensité nécessaire. À pleine puissance, le PPFD se situe généralement entre 600 et 1000 μmol/m²/s, ce qui est suffisant pour les variétés photopériodiques et autofleurissantes. Pour un espace de culture de 80 × 80 cm, je recommande une lampe LED de 150 à 250 watts, avec variateur. Dans ce cas également, l’éclairage optimal est généralement

atteint à une distance de 30 à 40 cm. La forme du luminaire commence ici à avoir son importance. Idéalement, la lampe devrait épouser la forme de l’espace de culture, ou être composée d’au moins deux modules qui, correctement installés, éclairent uniformément. Si vous utilisez une seule petite lampe au centre de la tente, l’intensité lumineuse diminue souvent vers les bords. Les parties les moins éclairées des plantes produisent alors des têtes de moindre qualité, tandis que le centre de l’espace de culture risque de recevoir trop de lumière, plus que nécessaire aux plantes.

Pour un espace de culture de 100 × 100 cm, je recommande une lampe d’une puissance de 200 à 400 watts. La distance de suspension conseillée est de 30 à 50 cm. Plus la lampe est puissante, plus on peut l’éloigner. De manière générale, 30 cm est la distance minimale recommandée pour un bon équilibre entre intensité et homogénéité lumineuse. Pour un rendement maximal, vous pouvez utiliser des lampes de 500 ou même 600 watts dans un espace de 100 × 100 cm ou 120 × 120 cm. Dans ce cas, pour une combinaison optimale d’intensité et d’éclairage uniforme, la lampe doit être suspendue à une distance d’environ 40 à 70 cm.

Il est conseillé de maintenir ces distances tout au long du cycle de culture. La seule exception concerne la phase de semis: vous pouvez alors suspendre la lampe plus haut ou réduire sa puissance. Personnellement, je passe à la pleine puissance dès que je constate une nette accélération de la croissance des plantes.

Par conséquent, divers signes indésirables d’un spectre lumineux déséquilibré peuvent apparaître au sein de la canopée. À certains endroits, les pousses peuvent s’étirer excessivement, tandis qu’ailleurs, on peut observer un blanchiment ou un jaunissement à l’extrémité des fleurs. Un écart légèrement supérieur, même au prix d’une intensité moindre, contribue à un éclairage plus uniforme et à un spectre lumineux de meilleure qualité et mieux équilibré sur l’ensemble de la zone de culture. Quelques centimètres de différence ne devraient pas avoir d’importance. Vraiment?

COMMENT OBTENIR L’INTENSITÉ LUMINEUSE IDÉALE?

Aujourd’hui, que ce soit pour une installation domestique ou une exploitation commerciale, les fabricants et revendeurs réputés devraient pouvoir vous indiquer la distance optimale entre la lampe et les plantes afin d’atteindre le PPFD requis en fonction de la taille et des conditions de votre espace de culture. Cependant, cette information n’est pas toujours disponible, et elle ne l’est pas pour tous les types de luminaires.

Les dimensions des espaces de culture, les types de lampes, les conceptions des luminaires et

LE SECTEUR DU CBD EN DIFFICULTÉ : INTERVIEW DE PAUL MACLEAN

Un amendement au projet de loi de finances 2026 (PLF) prévoyait une taxe d’accise de 51,4 % pour les produits à base de CBD susceptibles d’être fumés. Cette taxation excessive pourrait fortement impacter le secteur du CBD français. Les associations se sont battues et l’article 23 a finalement été supprimé grâce avec le recours au 49.3 De plus, les cannabinoïdes de synthèse mélangés aux produits à base de CBD ont provoqué de nombreuses intoxications. Nous avons interviewé Paul Maclean, président de l’UPCBD (Union des professionnels du CBD), une association qui défend les intérêts des différents acteurs de cette filière.

SSFR : Pouvez-vous nous présenter, en quelques mots, l’UPCBD ?

Paul Maclean : A l’UPCBD, nous avons presque 200 adhérents à l’heure actuelle. On existe depuis 2021. On a toujours eu comme objectif de créer un cadre pérenne pour la filière et de rassembler les acteurs industriels et économiques dans toutes les étapes de la chaîne de valeur, donc de la graine jusqu’au consommateur pour le cannabis bien-être, le cannabis légal.

Comment vous positionnez-vous par rapport aux autres associations du secteur du chanvre et du CBD ?

La différence principale entre l’UPCBD et les autres associations, à ma connaissance, est que toutes les autres associations qui existent en France actuellement sont des associations de producteurs uniquement, alors que nous, on accepte tout le monde. On pense qu’il est important d’avoir une vision complète de la filière. On ne peut pas avoir qu’une vision commerciale, ni qu’une vision de production. Il faut avoir une vision globale.

C’est un marché qui est en train de se mettre en place et qui a besoin de réglementation à toutes les étapes. On a des laboratoires, on a même des prestataires de services… A l’heure actuelle, on a quand même une large majorité de magasins, de grossistes, de distributeurs, mais on a des adhérents qui sont producteurs aussi.

L’amendement au Projet de loi de finances 2026 défavorable au secteur du CBD a été adopté, puis l’article 23 a finalement été supprimé…

On est parti sur un 49.3. On est en négociation depuis hier soir. Il y a eu le silence des institutions pendant plus de 4 ans. Leur premier signe de vie, c’est pour nous mettre une taxe qui est mortifère pour la filière, qui s’apparente quasiment à de la prohibition. La version de leur texte originel, donne un monopole aux buralistes. Ce qui veut dire que tous les shops ferment. Ensuite, ils voulaient nous mettre des droits d’accise. Ce qui crée une difficulté d’un point de vue administratif. Nous aurions du payer cet accès spécifique qui crée un monopole par le haut. Ce qui serait mortifère non seulement pour la distribution, mais aussi pour la production. On aurait pu se retrouver avec un monopole de 2 ou 3 distributeurs qui seraient les seuls à avoir les capacités de se conformer à la réglementation des tabacs. Et ces personnes-là, ils ne vont pas aller acheter du CBD français. Ce n’est pas dans leur façon de faire.

Quel a été le parcours de ce projet de loi ?

Alors, on a eu beaucoup de rebondissements. Il y a la version originale du projet de loi de finances. L’article 23 a d’abord été supprimé une première fois par l’Assemblée nationale. Le texte est passé devant le Sénat.

Nous, on a réussi à faire déposer des amendements qui ont modifié le texte. Ensuite, à l’Assemblée nationale, un nouvel amendement a été voté. L’article 23 a finalement été annulé avec le 49.3. C’est une victoire pour la filière !

Il y a aussi le problème des cannabinoïdes de synthèse parfois mélangé aux produits CBD. Le gouvernement en a interdit certains mais on en trouve toujours en ligne et dans des CBD shops…

Alors, pour moi, honnêtement, la problématique des cannabinoïdes de synthèse vient d’une absence de volonté du gouvernement de réglementer notre secteur. En tout cas, de vouloir le réglementer de façon objective. Depuis 2021, il n y a eu absolument aucune loi sur le CBD.

Vous avez également déposé un recours devant le Conseil d’État relatif au dépistage du THC au

volant, qui a été finalement été rejeté…

On n’a jamais eu de cadre objectif pour vraiment encadrer la filière. A chaque fois qu’on a une réglementation qui tombe en matière de CBD, c’est pour nous détruire. Ce n’est pas pour nous encadrer. On sait très bien que la capacité à conduire de quelqu’un qui consomme du CBD avec 0,3% de THC, n’est absolument pas altérée.

Le code de la route, l’interdiction de la consommation des stupéfiants ou de l’alcool au volant, sont là pour protéger les différents utilisateurs. Pour un consommateur de CBD, ça ne se justifie pas. Normalement, les lois sont censées se justifier. Il n’y a pas de seuil minimal pour le THC. Donc, c’est tolérance zéro.

On va se retrouver avec un produit qui est légal à vendre mais qui est illégal de consommer. C’est n’importe quoi. Même pour l’alcool, il y a un taux. Alors même que l’alcool est bien plus dangereux que quelqu’un qui a consommé un verre de vin, on accepte qu’il puisse conduire.

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Comment et pourquoi les plantes de cannabis transpirent de l’eau

Pour que les plantes de cannabis poussent, prospèrent et réalisent efficacement la photosynthèse, plusieurs éléments clés doivent interagir, tels que la lumière, le dioxyde de carbone, les nutriments et l’eau. Si la lumière et le CO2 retiennent souvent l’attention, l’eau joue un rôle tout aussi crucial dans le métabolisme des plantes, le transport des nutriments et la régulation de leur température. Cet article explique comment les plantes de cannabis utilisent l’eau, comment les conditions environnementales influencent la transpiration et ce que les cultivateurs doivent prendre en compte lors de l’arrosage de leur culture.

Qu’est-ce que la transpiration?

La transpiration est le processus par lequel les plantes libèrent de la vapeur d’eau dans l’air à travers de minuscules pores situés dans leurs feuilles. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut le comparer à la transpiration humaine. Lorsque nous transpirons, nous perdons de l’eau et des électrolytes et nous devons réhydrater pour maintenir un équilibre. Une déshydratation excessive peut entraîner des crampes musculaires et de la fatigue. Les plantes se comportent de manière similaire. Quand les conditions environnementales sont chaudes ou sèches, elles transpirent davantage pour se rafraîchir. Quand l’humidité est élevée, elles retiennent l’eau. Cet équilibre est géré à la fois par les tissus foliaires et la zone racinaire, permettant ainsi à la plante de s’adapter à son environnement.

Rôle des tissus foliaires dans la transpiration

Les feuilles des plantes sont des structures délicates conçues pour capter la lumière et la convertir en énergie. Une fois détachée de la plante, une feuille perd rapidement son humidité et sa structure, ce qui démontre la dépendance des tissus foliaires à une hydratation adéquate.

Les feuilles de cannabis saines sont luxuriantes, cireuses et d’un vert éclatant. Ces caractéristiques témoignent d’une forte production de chlorophylle et d’une photosynthèse active. La surface de chaque feuille est parsemée de stomates, des ouvertures microscopiques qui régulent les échanges gazeux et la perte d’eau.

Si l’humidité est trop faible, les plantes tentent de conserver l’eau en recourbant les bords de leurs feuilles vers l’intérieur ou en les laissant légèrement s’affaisser. Dans ces conditions, les stomates commencent à se fermer, ralentissant la photosynthèse jusqu’à ce que l’environnement s’améliore. Un flux d’air excessif, comme celui des ventilateurs, peut aggraver ce phénomène, asséchant les tissus foliaires au point de brûler l’extrémité des feuilles, voire les faire tomber. Une transpiration excessive au-dessus du substrat indique souvent un stress similaire au niveau des racines.

Comment la zone racinaire influence la transpiration

Les racines absorbent l’eau et les nutriments grâce à de fins poils absorbants qui sont en contact avec la fine couche d’humidité entourant le substrat de culture. Un substrat bien aéré encourage les racines à se développer pour trouver des poches d’air, améliorant ainsi l’absorption des nutriments et la santé globale de la plante.

L’excès d’eau n’est pas nocif pour les plantes en soi ; il l’est car un substrat saturé limite la disponibilité en oxygène. Un mauvais drainage empêche l’air d’atteindre les racines, ce qui entraîne un stress hydrique et une baisse de croissance. Des substrats comme la fibre de coco et la perlite sont excellents pour maintenir l’équilibre entre rétention d’humidité et aération. Associés à du compost organique ou à du lombricompost, ils créent un environnement idéal pour le développement racinaire.

Les plantes transportent l’eau vers le haut par le xylème grâce à la pression des racines, mais les taux de transpiration sont fortement influencés par les conditions environnementales. Des températures élevées et une faible humidité peuvent entraîner une évaporation rapide de l’eau et des nutriments, tant au niveau des feuilles que du substrat, rendant ainsi la maîtrise de l’environnement essentielle.

Comprendre le fonctionnement du déficit de pression de vapeur (DPV)

Le déficit de pression de vapeur (DPV) mesure la différence entre l’humidité à l’intérieur de la feuille et celle de l’air ambiant. Il aide les cultivateurs à comprendre l’efficacité de la transpiration des plantes.

Le DPV est calculé à partir de la température, de l’humidité et de la température de surface de la feuille, et s’exprime en kilopascals (kPa). Bien que

les tableaux de DPV fournissent des indications pratiques, la température des feuilles peut varier au sein de la canopée, un ajustement précis est donc souvent nécessaire.

Les plantes de cannabis requièrent différents niveaux d’humidité selon leur stade de croissance. Les stomates fonctionnent de manière optimale à des températures chaudes et une humidité relativement élevée, ce qui permet une absorption optimale du CO2 et une photosynthèse efficace.

Les niveaux de CO2 en plein air avoisinent les 400 ppm, c’est pourquoi les cultivateurs qui ajoutent du CO2 et augmentent souvent ces niveaux jusqu’à 1 200-1 500 ppm. Dans ces conditions, les plantes nécessitent des températures plus élevées, généralement de 30 °C à 35 °C, pour traiter efficacement l’augmentation du CO2. Quand le déficit de pression de vapeur (DPV) est trop élevé, réduire la concentration nutritive et la conductivité électrique (CE) peut contribuer à prévenir le surdosage d’aliments et le stress.

• DPV faible = humidité élevée, stomates actifs

• DPV élevé = faible humidité, stress accru

Quels sont les meilleurs moments pour arroser et fertiliser les plantes de cannabis ?

De nombreux cultivateurs cherchent à économiser l’eau ou utilisent de l’eau filtrée ou à osmose

inversée. D’autres préfèrent une fertilisation minimale pour laisser la microbiologie du sol gérer naturellement le cycle des nutriments. Quelle que soit la méthode choisie, un arrosage bien programmé peut considérablement améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau et la santé des plantes.

Les moments idéaux pour fertiliser sont :

• Quelques heures après le lever du soleil/l’allumage des lampes

• Quelques heures avant le coucher du soleil/l’extinction des lampes

Ces plages horaires permettent aux plantes d’absorber l’eau progressivement et de se rafraîchir après des périodes de forte transpiration. Fertiliser pendant les heures les plus chaudes de la journée peut entraîner une perte d’eau supérieure à l’absorption, provoquant des carences, notamment des problèmes de transport du calcium.

Arroser trop près de l’extinction des lampes peut également être problématique, car l’excès d’humidité peut stagner dans le substrat pendant la nuit, augmentant ainsi le risque de problèmes racinaires.

Trouver le bon rythme d’arrosage demande de la pratique, mais la régularité et l’efficacité sont au rendez-vous.

sudestfam@protonmail.com

L’ART DU ROSIN

C’était en janvier 2015, dans une petite ville de Californie, qu’un habitant créa par hasard un extrait de cannabis qui plus tard, s’est fait connaitre sous le nom de Rosin et qui allait révolutionner le secteur. Phil Soilgrown Salazar sut immédiatement que sa découverte était révolutionnaire, mais revenons sur ses débuts. Phil était un cultivateur de marijuana qui, après un voyage à Amsterdam en 2009, se passionna pour la culture du haschisch. De retour chez lui, il commence à fabriquer ses propres extraits, principalement du waterhash, qu’il consomme régulièrement avec une pipe à eau spéciale pour les extraits fondus, appelée dab rig. Phil utilisait généralement du haschisch 6 étoiles, entièrement fondu.

Quand ses réserves s’épuisèrent et qu’il ne lui restait que du hasch de moindre qualité, il le pressait légèrement avec un fer à lisser pour fluidifier la résine et faciliter sa fonte dans le banger. Parfois, Phil pressait trop fort. C’est ainsi qu’il a remarqué qu’une huile se séparait de la matière végétale, qui devenait ensuite plus sèche. Sans trop y prêter attention, il remuait son hasch et continuait de le fumer comme d’habitude, jusqu’au jour où il eut l’idée géniale d’essayer de vaporiser l’huile obtenue par pression de son waterhash. Imaginez la tête de Phil quand il vit l’huile disparaître complètement dans le banger, ne laissant presque aucun résidu au fond. Quelques mois plus tard, Phil commença à partager sa découverte sur plusieurs forums spécialisés et elle devint rapidement très populaire.

LA TECHNIQUE DU ROSIN

Le rosin est un extrait de cannabis 100 % sans solvant, riche en cannabinoïdes et en terpènes, obtenu par pression et chaleur des fleurs ou de la résine de cannabis.

Cette simple séparation mécanique produit une oléorésine très visqueuse et brillante, dont la couleur varie du blanc presque transparent au jaune doré. C’est une méthode d’extraction facile et sûre, même pour les débutants. Elle peut être extraite de têtes ou de la résine obtenue par d’autres procédés d’extraction comme le tamisage à sec et le waterhash. Pour obtenir un rosin de qualité supérieure, on utilise généralement de l’herbe fraichement congelée comme matière première ; le concentré obtenu ainsi est appelé Live Rosin. Découvrons les outils nécessaires, la marche à suivre et les secrets des meilleurs producteurs de haschisch.

PRÉPARATION

Depuis l’utilisation d’un fer à lisser, la technique a rapidement évolué jusqu’à l’emploi de presses hydrauliques spéciales équipées de deux plaques

LES SOFT SECRETS DES CHAMPIONS

6-Star Water Hash 6 étoiles, sac à Rosin rempli à la cuillère, technique des sacs sous-vide, rosin canalisé.

chauffantes capables d’exercer une pression de plusieurs tonnes. Les presses à rosin permettent de régler la température de chaque plaque séparément, ainsi que d’autres paramètres comme la durée du pressage. Les meilleures presses sont équipées de plusieurs sondes chauffantes assurant une répartition uniforme de la chaleur sur toute la surface des plaques.

Pour une extraction parfaitement propre et sans résidus, on utilise des sacs filtrants en nylon qui ne laissent passer que la résine pure. Les sacs à rosin les plus couramment utilisés ont une maille

de 25 microns. Le papier sulfurisé figure parmi les matériaux essentiels ; il sert à recueillir et à canaliser le rosin extrait. Il est également nécessaire pour protéger les récipients et les maintenir propres. Le papier sulfurisé siliconé est le mieux adapté: antiadhésif, il est aussi plus résistant à la chaleur et à la pression.

Un autre outil indispensable est le bocal en verre, un récipient spécial muni d’un couvercle en deux parties et d’un joint en silicone qui garantit une meilleure étanchéité. Pour récupérer la résine extraite, il faut aussi un dabber en acier. Un ther-

momètre laser peut s’avérer utile pour contrôler l’ensemble du processus. Afin de réduire les risques de contamination de l’extrait, il est essentiel de porter des gants en nitrile, qui protègent également vos mains.

Enfin, pour obtenir une résine de haute qualité, il est primordial de choisir soigneusement la matière première, qu’il s’agisse d’herbe ou de haschisch. Les extraits de qualité supérieure sont fabriqués à partir d’herbe fraiche congelée 6 étoiles ; il est important que la matière soit encore sous forme de poudre et séchée par lyophilisation ou séchée à l’air.

MÉTHODE

Voici les étapes pour fabriquer du Live Rosin à partir de têtes fraiches congelées de haute qualité:

– Tamiser la résine à l’aide d’un tamis.

– Remplir le sac à rosin avec la résine.

– Fermer le sac en repliant le côté sans couture vers l’extérieur.

– Découper une feuille de papier sulfurisé d’environ 20 x 20 cm.

– Plier la feuille en deux et insérer le sac à rosin au centre.

– Rabattre les deux petits côtés de la feuille sur le bord du sac.

– Insérer une feuille de papier sulfurisé pliée en deux entre les deux plaques.

– La feuille doit recouvrir les plaques et dépasser de quelques centimètres de la plaque inférieure.

– Mettre en marche la presse à rosin et régler la température souhaitée.

– Placer le sac au centre des plaques.

– Commencer la phase de préchauffage en fermant les plaques sans appliquer de pression.

– Appliquer une légère pression à l’aide de la pompe hydraulique.

– Le rosin commencera à s’écouler des plaques.

– Augmenter la pression lorsque le débit diminue.

– Ouvrir la vanne de vidange à la fin de l’extraction pour ouvrir les plaques.

– Retirer le sac entre les deux plaques. Récupérez le rosin qui s’est déposée sur le papier sulfurisé.

CONSERVEZ L’EXTRAIT DANS UN POT MASON

Il est nécessaire de tamiser la résine pour l’homogénéiser. Remplissez le sac à moitié afin de laisser de la place pour la résine et de limiter les risques de débordement. Pour remplir les sacs de résine en poudre, vous pouvez utiliser un petit entonnoir en acier ou une cuillère. Pliez la feuille de papier sulfurisé contenant le sac selon la méthode souhaitée. Nous en examinerons quelques-unes parmi les plus courantes dans les paragraphes suivants.

DOUBLE SACS

L’utilisation de plusieurs sacs filtrants offre de nombreux avantages. Tout d’abord, elle réduit considérablement le risque de fuite de la matière pressée, tout en servant de filtre supplémentaire, pour une extraction encore plus propre. Les sacs utilisés peuvent avoir des mailles de microns identiques ou différentes. Dans ce cas, la résine en poudre doit être placée dans le sac ayant la taille de microns la plus faible, c’est-à-dire celui à mailles les plus fines. Par exemple, si vous utilisez deux sacs, l’un de 25 microns et l’autre de 37 microns, la matière première doit être placée dans le sac de 25 microns. Lors de l’utilisation de sacs filtrants doubles, il est recommandé de positionner les sacs de manière à ce que leurs coutures ne se chevauchent pas. Certains producteurs de haschisch utilisent jusqu’à trois sacs pour optimiser la filtration du rosin.

SAC SOUS-VIDE

La technique du sac sous vide élimine les poches d’air à l’intérieur du sac et sert simultanément de pré-pressage. Le vide permet d’obtenir des

produits clairs, c’est-à-dire plus purs et plus transparents. Le pré-pressage compacte la résine uniformément, facilitant ainsi une répartition homogène de la pression exercée par les plaques. Il réduit également le risque de rupture des sacs. Préparez les sacs remplis de résine en repliant les côtés pour qu’ils restent fermés et placez-les dans un sac sous vide. Enveloppez les sacs dans du papier sulfurisé pour éviter qu’ils ne collent aux parois du sac. Fermez complètement le sac sous vide et laissez-le reposer au réfrigérateur pendant 1 à 12 heures avant le traitement. Une fois le temps de repos écoulé, retirez les sacs de résine du sac sous vide et préparez-les pour l’extraction.

FLUX DIRECTIONNEL

Cette technique de pliage du papier sulfurisé permet de conditionner le sachet de rosin en dirigeant le flux plus rapidement et complètement vers l’extérieur de la presse. Cette technique offre un meilleur rendement et une meilleure qualité. Découpez une feuille de papier sulfurisé d’environ 20 x 30 cm, pliez-la en deux en joignant les deux petits côtés. Insérez le sachet de rosin au centre de la feuille, à un centimètre du bord du pli. Repliez plusieurs fois les petits côtés de la feuille jusqu’à ce qu’ils adhèrent à l’intérieur du sachet. Ainsi, le rosin est dirigé

vers l’unique sortie. Placez le sachet sur la plaque inférieure, l’ouverture vers l’extérieur et le bord dépassant d’au moins trois centimètres.

DIRECTEMENT DANS LE POT

Grâce à la technique de cintrage pour un flux directionnel, vous pouvez acheminer la résine directement dans un bocal. Cela réduit son temps d’exposition à l’air, préservant ainsi son profil terpénique et limitant les risques de contamination lors de la manipulation. Cette technique nécessite le pressage de plus grandes quantités de résine.

TEMPÉRATURE,

PRESSION ET TEMPS

La température idéale pour l’extraction du rosin varie selon la matière première utilisée. Pour presser une résine de haute qualité, comme l’herbe fraiche congelée 6-Star, la température idéale se situe entre 70 et 80 °C, tandis que des températures plus élevées sont nécessaires pour des matières premières de moindre qualité.

La température varie également selon le type d’extrait et la texture souhaités. La pression requise pour l’extraction du rosin est minimale, allant de 300 psi initialement à un maximum de 800 psi

lors de la phase finale d’extraction. Une pression extrême n’est pas nécessaire pour séparer la résine de la matière végétale.

PRÉ-CHAUFFAGE

La phase de préchauffage est essentielle pour optimiser le rendement et éviter d’endommager les sacs. Elle consiste à chauffer la résine à l’intérieur du sac pendant environ une minute, les plaques légèrement fermées, sans appliquer de pression. Quand la résine commence à fondre dans l’espace entre les plaques, vous pouvez appliquer une légère pression, d’environ 300 psi, pour extraire complètement le rosin. L’extraction dure environ 3 minutes au total.

CONSERVATION

Le Rosin fraîchement extrait doit être recueilli et conservé dans un bocal Mason. Pour préserver ses propriétés plus longtemps, il est conseillé de la conserver dans un réfrigérateur sans le congeler.

Pour plus d’informations sur le séchage du rosin, veuillez consulter l’article “Techniques de séchage à froid” paru dans Soft Secrets International n° 3, 2025, ou restez attentifs aux prochains numéros.

Détail du flux de rosin, phase de récolte au dabber, balle de rosin fraichement récoltée et prête à être stockée.

GASPARD KOENIG :

« GLOBALEMENT, TOUT VA DANS LE SENS D’UNE RESTRICTION DES LIBERTÉS. »

Gaspard Koenig est philosophe et écrivain. Il est le fondateur du think-tank Génération Libre et du mouvement politique Simple. Il a déjà publié 20 livres et écrit régulièrement dans le journal Les Echos. Après avoir défendu le liberalisme économique et sociétal et la simplification administrative, il se consacre maintenant à l’écologie. Gaspard Koenig est depuis longtemps un défenseur de la légalisation du cannabis.

SSFR : Vous ne faites maintenant plus partie du club de réflexion Génération Libre et du mouvement politique Simple ?

Gaspard Koenig : En fait, j’ai décidé à l’été 2022, d’arrêter toute activité, disons, collective. J’ai, d’une part, transmis mon think-tank Génération Libre à Monique Canto-Sperber, qui en est devenue présidente et moi, je suis parti. Et j’ai, d’autre part, mis fin au mouvement politique appelé « Simple » que j’avais créé deux ans auparavant. J’ai arrêté les deux en même temps, en transmettant l’un et en dissolvant l’autre. Et j’en profite pour dire que Génération Libre a depuis évolué dans un sens qui ne me convient pas. En tout cas, je ne suis absolument plus comptable de ce qui est publié aujourd’hui. C’est devenu un think-tank de droite, libéral, classique, qui n’a pas du tout l’ambition humaniste, intellectuelle que je lui ai donnée.

Quelle était la différence avec le mouvement Simple ?

Simple était un parti politique. On avait le même bagage politique qu’on avait constitué dans Génération Libre mais on tentait de construire quelque chose de politique. Maintenant que je suis seul, je n’ai jamais eu autant de sollicitations et j’ai plus d’influence aujourd’hui.

Est-ce que vous développez les mêmes thèmes que dans votre think-tank ?

Non, parce que justement, le fait de partir des structures collectives m’a permis de beaucoup évoluer. Parce qu’on n’est plus tenu par rien. Donc, on n’est plus libre. Ça permet d’exprimer ses idées. Ça m’a changé aussi. Ça m’a permis d’être un peu plus ouvert au réel. Et donc là, maintenant, je suis complètement immergé dans la question écologique. Je suis complètement obsédé par ça.

Est-ce que l’écologie, justement, se

marie bien avec le libéralisme, qu’il soit sociétal ou économique ? Vous êtes encore libéral, j’imagine ?

Oui, bien sûr, mais simplement, j’ai l’impression d’être entré dans la couche profonde de la question. Et donc, on ne peut pas avoir une société humaine libre s’il n’y a plus de société parce qu’il n’y a plus de planète. Je pense qu’il y a une tension, évidemment, et c’est bien pour ça que l’économie de marché

a généralement beaucoup de mal à intégrer la question écologique. C’est une tension, puisque, évidemment, on réduit le champ des possibles d’un individu en lui rappelant qu’il est planétaire. C’est sûr que ça fait intervenir une limite qui vient contrarier la fiction d’une autonomie individuelle infinie. Voilà, donc là, clairement, oui. Mais maintenant, il y a des moyens de défendre une écologie non croissante, mais toujours fidèle à l’économie de marché. Je pense qu’il faut dissocier la question de la croissance de la question du marché. Il faut réfléchir un peu plus profondément sur la liberté. Et je pense qu’il faut être un tout petit peu plus prescriptif, parce que je pense que le sentiment de liberté est connecté avec le sentiment de nature. On est face à l’infinité des possibles, on est une société ultra-artificielle. Est-ce qu’on est plus libre ?

Que pensez-vous du mouvement des libertariens aux Etats-Unis ?

Je les ai bien connus à un moment. Ils ne prenent pas en compte cette question immense, qui est le défi de nos sociétés. Et eux, ils en sont encore aux droits de propriété. Là, pour le coup, les externalités négatives sont colossales. Est-ce qu’on peut aujourd’hui vraiment être propriétaire d’un sol et l’artificialiser entièrement et détruire la vie qui est dessus ? Je ne pense pas. C’est évident que non, pour plein de raisons. Pas d’externalités, des raisons classiques, mais aussi des raisons plus métaphysiques, en fait. Et deuxièmement, il y a aussi des libertariens qui ont pris ce virage. Je me rappelle qu’une partie des membres du Cato Institute avait fait ces sessions pour fonder le Niskanen Center, qui justement se revendiquait beaucoup plus conscient sur la question écologique.

Aujourd’hui, que ce soit la médecine, l’agronomie, l’hydrologie, toutes les sciences fondamentales sur lesquelles je me penche pour écrire mes livres, toutes vont dans le même sens. Dans le sens d’une reconfiguration, d’un apaisement du rapport de l’homme et de son environnement. Et c’est très moderne. Je veux dire, ce n’est pas anti-progrès. L’architecture contemporaine réfléchit sur les matériaux biosourcés. Ce sont des choses qui sont pleines de progrès et d’espoir. Ce n’est pas du tout un retour en arrière. Je vais d’ailleurs publier une BD en octobre qui justement répondra à tout ça, libéralisme, écologie, pédagogie…

Vous ne parlez pas de décroissance mais de non-croissance…

Oui, je parle de non-croissance. Il faut dire que j’ai écrit un essai qui s’appelle l’agro-philosophie et il y a un chapitre entier là-dessus. C’est en fait l’idéal de John Stuart Mill, qui était un libéral patenté, qui plaide dans « Principes de l’économie politique » en 1848, pour le « Stationary State », l’État stationnaire. C’est le fait que les ressources sont finies. Et je pense que c’est très judicieux. Ce n’est pas du tout opposé à l’idée de progrès et de civilisation. John Stuart Mill, qui a écrit le livre On Liberty, a été le premier à parler de libéralisation des drogues.

Pourquoi êtes-vous favorable à la légalisation du cannabis ?

Pour le coup, je n’ai vraiment pas changé. La première raison, c’est une question de liberté fondamentale. C’est tellement simple. C’est justement John Stuart Mill, le principe de « no harm ». On peut faire tout ce qui ne fait pas de mal à autrui. Le cannabis ne fait pas de mal à autrui.

C’est au contraire l’interdiction qui fait du mal à autrui, parce qu’elle génère des réseaux, des abus, des excès, des produits non contrôlés, non contrôlables d’ailleurs, et du crime. Alors que fumer ne fait du mal qu’à soi-même. Et d’ailleurs, contrairement à d’autres drogues. Par exemple l’alcool est criminogène. C’est-à-dire qu’il induit des comportements violents, des excès de vitesse…etc. Le cannabis, c’est tout l’inverse. Il ralentit et on voit assez peu de crimes qui ont été causés par du cannabis. Ensuite, chacun, et c’est l’agent pro-libéral, doit être capable ensuite de gérer ses propres comportements, ses propres addictions.

Considérez-vous le cannabis comme un produit nocif ?

Non seulement ça ne fait pas de mal, mais ça peut faire beaucoup de bien, pour des raisons notamment médicales, pour les gens qui ont un cancer et qui ont perdu l’appétit, pour toutes sortes de problèmes. D’ailleurs on peut les étudier maintenant aux EtatsUnis, dans tous les États où c’est légalisé. Le cannabis est une substance naturelle, thérapeutique .Et moi d’ailleurs, j’en consomme un peu, mais de temps en temps, et je trouve ça agréable. C’est beaucoup moins nocif que le tabac par exemple.

Pourquoi le cannabis est-il interdit ?

C’est vraiment une question culturelle. L’histoire du cannabis est aberrante, en fait, complètement aberrante. C’est une construction culturelle, qui a des explications liées aussi à une forme de criminalisation de la communauté noire aux Etats-Unis. Il y a des raisons, de mauvaises raisons d’ailleurs, de cette interdiction, qui ne date que de l’après-guerre d’ailleurs, rappelons-le. Mais sur le fond, il n’y a vraiment pas beaucoup de gens sérieux, qu’ils soient criminologues, addictologues, médecins, qui ne sont pas opposés à l’interdiction. C’est vraiment un produit quand même assez simple, et bénin, et qui pourrait en plus, donner beaucoup de débouchés à notre agriculture française.

En 2017, vous êtes allé au Colorado pour voir comment se passait la légalisation du cannabis récréatif …

Oui, je suis allé au Colorado. C’était intéressant. C’était le premier Etat à légaliser complètement et surtout, de manière commerciale. C’était vraiment une légalisation très large, mais évidemment contrôlée, c’est à dire régulée. Les produits étaient notamment contrôlés par l’État. Les taux de THC étaient connus et les produits étaient traçables. Chacun peut choisir quelle dose il souhaite ingérer. La légalisation est passée par un référendum .C’est vrai que les représentants ont toujours du mal à voter ça, alors que le peuple, lui, approuve plus facilement la légalisation. C’est à peu près ce qui s’est passé dans tous les États qui ont

légalisé le cannabis aux Etats-Unis. Ensuite, ça devient une pratique tout à fait acceptée, normale, donc de prendre du cannabis. Certains pères de famille, prennent un peu de cannabis pour s’endormir .Ça rentre dans les mœurs. C’est un produit tout à fait anodin. La légalisation permet de traiter les cas d’addictions, de graves dépendances. Comme c’est légalisé, c’est plus simple d’avoir des politiques de santé publique, de traiter les gens à l’hôpital, d’avoir un discours très ouvert sur le sujet.

Ça a évidemment fait chuter la criminalité de manière automatique. Et la criminalité n’a pas été reportée sur d’autres drogues. Avant, les gens commençaient par le cannabis, puis le dealer leur proposait des trucs plus forts. Là, en fait, le cannabis, est vendu dans des boutiques. On s’est aperçu, d’ailleurs, que les gens préféraient consommer un produit légal, même s’il était 10% plus cher que sur le marché noir. Ça a fait rentrer de l’argent dans les caisses de l’État, qui, je crois, a servi à financer des écoles. Et ça n’avait pas fait augmenter, en plus, la consommation globale.Donc, franchement, ça cochait toutes les cases.

C’était très convaincant. Et l’État n’est pas particulièrement progressiste, c’est pas la Californie, le Colorado. Les gens font beaucoup de randonnées, sont dans les montagnes en permanence, dans les Rocheuses. C’est un peu l’Amérique profonde, et ça se passait très bien.

Pour la future légalisation en France, faut-il un modèle libéral comme au Colorado ou un monopole d’état comme au Québec ?

Je préfère un modèle libéral avec contrôle de l’état. Moi, c’est mon option favorite, mais après, si pour des raisons culturelles et politiques, on préfère d’abord passer par une forme de « Seita », comme pour le monopole sur le tabac, parce que ça rassure les gens, pourquoi pas ? En France, quand l’État prend en charge, on considère que c’est correct, qu’on a plus confiance. Ça peut être une première étape, et puis après, on cassera le monopole, comme d’habitude, quand Bruxelles le considérera illégal... Donc, voilà, je ne suis pas dogmatique sur le sujet, mais c’est vrai que je pense que son rôle de l’État, c’est de réguler, c’est pas de faire, c’est de faire faire…

Beaucoup de français aimeraient voir un « homme fort » et autoritaire au pouvoir. C’est complètement à contre-courant du libéralisme. Depuis le mariage pour tous, aucune liberté nouvelle n’a été accordée aux citoyens français…

Globalement, tout va dans le sens d’une restriction des libertés. Je ne vois pas de loi récente, de règlement... Il y a eu un truc qui m’avait frappé à l’époque, c’était tellement rare.. Désormais, à Paris, on a le droit de tourner à droite au feu rouge quand on est à vélo. Tout d’un coup, on a une possibilité nouvelle qu’on n’avait pas avant.

Moi, je suis pour une société d’ordre. Je pense que plus il y a d’autorité, moins il y a d’ordre. D’ailleurs, si on mettait en France, un homme fort, au bout de 6 mois, tout le monde serait dans la rue. C’est le chaos aux Etats-Unis aujourd’hui. Il y a un homme fort et c’est le chaos !

Stoner

TUFF LIKE IRON

Dans cette rubrique, nous interviewons des artistes ou des personnalités qui consomment ou cultivent du cannabis. Tuff Like Iron est une chanteuse et styliste jamaïcaine qui é déjà sorti trois albums et enregistré de nombreuses ganja tunes comme : Smoke Next to Me, Ganja Army, Orange Peel, entre autres. Son dernier morceau sur le ganja, avec Gideon, s’intitule

Highest Marijuana.

À quel âge et dans quelles circonstances as-tu fumé ton premier joint ?

Tuff Like Iron : J‘ai commencé à fumer du cannabis à 14 ans, alors que je vivais chez des amis à Harlem. J‘ai grandi à New York et, jeune fille, je me sentais seule. J‘ai trouvé refuge auprès d‘un groupe d‘amis, des marginaux attachants, qui étaient comme une famille. Même si nous n‘étions que des adolescents, nous avions vécu des situations difficiles et essayions tous de surmonter divers traumatismes : maltraitance, violence, drogue dans nos familles et nos communautés…etc. Aller acheter un petit sachet de cannabis sur la 137eme Rue, que nous roulions et partagions, était devenu notre rituel d‘évasion. Deux ou trois ans plus tard, j‘ai appris à rouler mes propres joints. Ma tante, en Jamaïque, nous emmenait faire des virées en voiture à la campagne, et la moitié du cannabis tombait de la Rizla pendant que je m‘efforçais de rouler mes premiers joints. Je suis maintenant une pro !

Et ton dernier joint ?

Je fume un joint en ce moment même. Et une fois celui-ci terminé, je prépare mon steam chalice pour encore plus d‘inspiration herbacée pour ma journée.

Préféres-tu la marijuana, le haschisch ou l‘huile de cannabis ?

Quelle fille n‘aime pas les fleurs ? Moi, je suis une vraie fan de fleurs… J‘aime bien ajouter du haschisch ou de l‘huile à mon herbe de temps en temps.

Quelle est ta variété préférée ? Tu es plutôt indica ou sativa ?

Tout ce qui a de la puissance ! Vive l‘OG ! Wedding Cake, Runtz, Zkittles, Gorilla Glue… etc. J‘aime les trucs puissants ! Je suis plutôt indica ou hybrides.

Quel type de papier à rouler ?

J‘utilise des feuilles à rouler Raw, Lion Pride et Ziggi, plutôt fines et à combustion lente.

As-tu déjà essayé le CBD ?

Oui ! J‘ai vécu plusieurs années en Californie et j‘avais de super amis qui tenaient des dispensaires et proposaient d‘excellents produits. Un grand merci à Absolute Extracts/ Care By Design qui m‘ont toujours fourni en CBD, et aussi à Compassinate Heart à Mendocino.

As-tu déjà cultivé votre propre cannabis ?

Oui ! J‘ai fait ma première petite récolte

l‘année dernière en Jamaïque. Mais j‘ai aussi travaillé sur de nombreuses cultures dans différentes fermes de cannabis en Californie.

Quel est, selon toi, le pays où on trouve la meilleure herbe ?

J‘ai essayé le cannabis dans les Caraïbes : la Jamaïque a la meilleure. Saint-Vincent en produit beaucoup mais la qualité n‘est pas au rendez-vous. Trinité-et-Tobago et Sainte-Croix aussi. Aux États-Unis, d‘après mon expérience, le meilleur cannabis vient de Californie. J‘ai fumé du cannabis à Toronto au Canada dès sa légalisation et c‘était plutôt bon. En Espagne, lors d‘une tournée d‘un mois, j‘ai pu tester plein de variétés différentes. L‘ambiance était géniale et me rappelait la Californie. Je dirais donc la Californie. Mais la Jamaïque a la meilleure culture du cannabis. On est libre d‘en consommer presque partout et c‘est tellement lié à l‘histoire de la ganja qu‘on ne peut pas oublier la Jamaïque !

Tu as enregistré beaucoup de ganja tunes. Combien en as-tu enregistrées jusqu‘à présent ?

Peut-être plus de 10 ou 20 ! Il y a aussi une collaboration de folie avec Skillinjah sur le titre Natty Bulldozer, et une ganja tune espagnole, Pa La Calle avec Jah Professah d‘Argentine, sans oublier I’m So I, Nuh Play Dat et bien d‘autres titres à venir !

En dehors de tes morceaux, quels sont tes morceaux ganja préférés ?

Les classiques I Love Marijuana de Linval Thompson, Sensimilla de Black Uhuru, et des titres plus modernes comme Ganja Palacede Mr Williamz, Weed is My Best Friend de Popcaan et Sensimila State of Mind de Vanessa Bongo.

Pourquoi as-tu choisi le nom de scène Tuff Like Iron (dur comme le fer) ?

J‘ai choisi ce nom parce que j‘ai dû surmonter certaines épreuves et que j‘ai dû continuer. Ce nom m‘a donné la force de persévérer.

Quels artistes t‘ont inspiré à tes débuts ?

Black Uhuru, Lauryn Hill, Notorious B.I.G., Bob Marley, Capleton Sizzla, mais j‘ai aussi été très inspiré par mon entourage. J‘ai toujours été une grande passionnée de musique et j‘ai toujours fréquenté des musiciens. Un jour, alors que je traînais au Jah Ova Evil avec Gideon, il m‘a suggéré d‘enregistrer le petit morceau que je fredonnais. Il a ensuite créé un véritable phénomène… Voir des gens comme Gideon, Yaksta et Eesah créer et partager leur musique était tellement puissant. Observer Jah9, Jesse Royal et Kabaka donner naissance à une nouvelle génération de musique engagée était tellement stimulant que je me suis lancé !

Quelles sont tes activités en dehors de la musique ?

J‘ai également une marque de vêtements, Tuff Like Iron Collection. Je suis aussi la maman de deux garçons formidables : Iyah Vegan Kitchen (jeune chef ital) et Tode (artiste visuel / expert animalier). Et je suis militante communautaire.

Quels sont tes projets pour les mois ou les années à venir ?

Plein de nouveautés musicales à partager cette année ! Je développe ma marque de vêtements et je lance mon label pour partager davantage ma musique et celle d‘autres artistes incroyables que je rencontre. Je sais que les artistes ont besoin de beaucoup de soutien, et je suis loin d‘avoir toutes les réponses, mais j‘ai appris quelques trucs en cours de route.

Olivier F

SOFT SECRETS SELECTION

STRAIN HUNTERS : KIRGHIZISTAN EXPEDITION

LES STRAIN HUNTERS SUR LA ROUTE DE LA SOIE

La série documentaire Strain Hunters nous permet de découvrir les variétés de cannabis historiques ou landraces, originaires de différents pays. Le célèbre Arjan Roskam, l’un des fondateurs de Green House Seeds, Franco Loja et quelques autres ont voyagé à travers le monde à la recherche des meilleures génétiques.

Les Strain Hunters ont commencé par se rendre au Malawi en 2008. Dans cet épisode, les chercheurs de variétés sont partis à la recherche de la légendaire Malawi Gold. Ces aventuriers du cannabis, passionnés par les plantes, sont partis en expédition en Inde, au Maroc, à Trinidad, à Saint Vincent, en Jamaïque, au Swaziland, en Colombie et en Thaïlande.

Les Strains Hunters sont à la recherche des phénotypes les plus rares et cherchent à préserver certaines variétés qui risquent de disparaitre. « Malheureusement, de nombreuses espèces végétales et animales sont victimes d’un développement humain incontrôlé. L’unique objectif de Strain Hunters est d’identifier, de localiser et de récupérer des variétés locales de cannabis encore inexplorées, afin de permettre aux scientifiques et aux médecins d’approfondir leurs connaissances sur le cannabis à usage médicinal. »

En 2025, les Strain Hunters reviennent avec un nouveau documentaire tourné au Kirghizistan en Asie centrale. Le Kirghizistan est un pays de 7 millions d’habitants, très montagneux et sans

accès à la mer. Le plus haut sommet du pays atteint 7439 mètres. Le cannabis est illégal au Kirghizistan mais pousse à l’état sauvage. C’est dans ce pays méconnu que les Strain Hunters ont choisi de partir en expédition.

« Les Chasseurs de variétés se lancent dans un voyage extraordinaire à travers le Kirghizistan, s’enfonçant au cœur de l’Asie centrale à la recherche de variétés de cannabis rares et anciennes. Empruntant les routes historiques autrefois utilisées le long de la Route de la Soie, l’expédition passe des préparatifs à l’arrivée, puis à une immersion totale dans certains des paysages les plus reculés et les plus difficiles de la région », nous expliquent les Strain Hunters.

Strain Hunters: Kirghizistan Expedition, disponible gratuitement sur YouTube

TAME IMPALA: DEADBEAT

LE NOUVEL ALBUM DE KEVIN PARKER

Tame Impala est le nom du projet musical de Kevin Parker. Ce chanteur multi instrumentiste compose et enregistre lui-même ses albums. Il réunit un groupe de musiciens uniquement pour ses concerts. Cet artiste talentueux se distingue grâce à l’originalité de ses sons. Kevin Parker a grandi en Australie à Perth, une ville de 2,3 millions d’habitants totalement isolée à l’ouest de l’Australie.

Kevin Parker a commencé le projet Tame Impala en 2007 à Perth. Il était influencé par

le rock psychédélique de la fin des années 60. Après quelques singles et EPs, il sort son premier album, Innerspeaker en 2010. L’album a été certifié disque d’or en Australie. Son deuxième album, Lonerism, sorti en 2012, a été disque de platine toujours en Australie.

Avec Tame Impala, Kevin Parker, a créé un son original qui lui est propre et il est donc difficile de décrire sa musique. Après s’être concentré sur le rock psychédélique, il prend un virage artistique avec son album Currents, sorti en 2015. Il est récompensé avec deux awards ARIA (Australian Recording Industry Association) pour meilleur album de rock et meilleur album de l’année.

Pour l’album Currents, Kevin Parker a exploré des sons nouveaux. Kevin est un consommateur de cannabis qui teste parfois d’autres produits. Il a eu une révélation en écoutant le morceau Staying Alive des Bee Gees après avoir pris des champignons magiques. Il a alors voulu reconstitué ce son sur son album. Avec ce mélange de pop, d’electro, de disco et de R&B, il connait le succès et plusieurs de ses morceaux sont utilisés pour des publicités.

Depuis The Slow Rush en 2020, Tame Impala n’avait pas sorti d’album. 5 ans après, le voici de retour avec Deadbeat. Ce nouvel album contient les singles Loser, Dracula et My Old Ways. Il sera en tournée avec son groupe en Europe au printemps prochain.

Tame Impala: Deadbeat (Columbia Records)

ADAM BIERMAN : WEED EMPIRE

LE LIVRE DU COFONDATEUR DES MEDMEN

Adam Bierman est le cofondateur et l’ancien CEO de MedMen. Son livre, Weed Empire, est sous-titré : « Comment j’ai combattu les gangsters, les banques d’investissement et le ministère de la Justice pour bâtir l’industrie du cannabis en Amérique »

MedMen est une entreprise du cannabis américaine fondée en 2010 par Adam Bierman and Andrew Modlin, qui a connu un grand succès, suivi d’une chute spectaculaire. On l’appelait la « licorne » du cannabis. Le terme désigne une startup valorisée à un milliard de dollars. MedMen, après son entrée en bourse, a été valorisée à deux millions de dollars.

Comment cette entreprise pionnière dans l’industrie du cannabis, qui a ouvert de nombreux dispensaires et a réussi à devenir une des premières marques du cannabis reconnues aux Etats-Unis a-t-elle pu faire faillite ?

Selon de nombreux spécialistes, l’entreprise a voulu grandir trop vite et n’avait pas les moyens de ses ambitions. Les liquidités ont été dilapidées. MedMen a déposé le bilan en avril 2024 avec un passif de 411 millions de dollars.

Adam Bierman : Weed Empire, 320 pages 22 €

Soft Secrets est une édition de Discover Publisher BV, Bruistensingel 400 5232 AG ‘s Hertogenbosch, Pays-Bas

Tél: +31 (0)6 13 00 65 33

E-mail: info@softsecrets.nl

Web: www.softsecrets.com

Rédaction en chef: Cliff Cremer

Ont collaboré a ce numéro : Jorge Cervantes, Olivier F, Stoney Tark, Fabrizio Dentini, Hortizan, Sudestfam, G.B.I. (Green Born Identity), Mr José, Derrick Bergman, Matth et autres.

Adresse rédaction:

E-mail: info@softsecrets.nl

Annonces: Fabrizio

E-mail: fabrizio@softsecrets.nl

Tel: +31(0)39 - 36 65 44 66 94

Soft Secrets is printed by Coldset Printing Partners, Paal-Beringen, Belgium www.coldsetprintingpartners.be

Préface de l’editeur

Soft Secrets est un magazine bimestriel gratuit publié aux Pays Bas (Highlife), en Allemagne, France, Italie, Espagne, Royaume Uni, Pologne, Tchéquie et Chili. Dans le monde entier, un processus de relative libéralisation de l’usage du cannabis est en cours, que ce soit pour des

raisons médicales ou récréatives. Plusieurs pays ont légalisé le cannabis et ont distingué les drogues douces des drogues dures, comme la Hollande. D’autres pays ont légalisé l’usage médicinal du cannabis, y compris le droit à cultiver des plantes de cannabis pour un usage personnel. L’éditeur soutient ce processus de normalisation de l’usage du cannabis mais cela ne signifie pas qu’il est forcément en accord avec tout ce qui apparait dans les articles et les annonces. Il se distancie par exemple explicitement des déclarations ou images qui pourraient donner l’impression qu’il approuve et encourage la consommation et/ou la production de cannabis.

Ni les publications ni des extraits de celles-ci peuvent être copies ou reproduites, quel qu’en soit le format, sans l’autorisation préalable de l’éditeur ou d’autres détenteurs des droits.

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Prochaine édition

Le 20 Mars 2026

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