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Le bilan de Florence Germond

Un élu vert propose de mieux encadrer la consommation d’alcool des députés vaudois. Chronique d’un tour de vis au bar du Parlement. p.6

L’élue socialiste s’apprête à quitter la Municipalité après 15 ans marqués par une forte présence politique. En selle pour son bilan! page 5 Élections

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Opération survie pour les restos lausannois

Violences et vols autour de la gare de Morges font de la sécurité un enjeu clé des élections communales. page 7

Hors programme

Notre série de portraits intimes se poursuit avec la socialiste Émilie Moeschler et l’UDC Fabrice Moscheni. page 8

Gagnez G Jouez

Cet hiver, petits et grands s’évadent dans l’eau. Dès le 6 février, Aquaparc rimera avec glissades, chaleur et rires en famille. page 11

Paolo Colia, gérant du restaurant Aux Sapeurs-Pompiers.

ÉDITORIAL

Fabio Bonavita

Rédacteur en chef

Le Covid long frappe les restaurateurs lausannois

Être restaurateur a toujours été un métier de passion, où l’on ne compte ni ses heures ni son dévouement. Ce qui était encore supportable hier a toutefois pris une tout autre dimension depuis la pandémie de Covid, qui a contraint nombre de patrons d’établissements à mettre la clé sous le paillasson. Et pour ceux qui sont parvenus à survivre, l’après-pandémie n’a rien d’une partie de plaisir (lire en page 3). Bien au contraire. Entre les prêts Covid à rembourser, la pénurie chronique de personnel et une pression toujours plus forte de la part des clients capables de démolir la réputation d’un restaurant en quelques clics sur TripAdvisor ou Google, le quotidien reste éprouvant. Près de six ans après le premier confinement, cette passion exigeante s’est muée, pour certains, en véritable opération survie. À la démocratisation du télétravail, qui limite les repas pris hors du domicile, s’ajoute un nouvel obstacle majeur à la bonne marche des affaires, relevé par les restaurateurs lausannois que nous avons rencontrés: l’érosion du pouvoir d’achat de la classe moyenne. Déjà contrainte de composer avec la hausse récurrente des primes maladie, celle-ci a vu l’inflation s’étendre à presque tous ses postes de dépense: loyer, alimentation, téléphonie, électricité ou encore voyages. Dans ce contexte passablement morose, une certitude demeure toutefois: la restauration reste un pilier essentiel de la vie sociale lausannoise. Derrière chaque table dressée se cachent des femmes et des hommes qui continuent d’y croire, malgré l’usure, les sacrifices et l’incertitude. Si l’avenir du secteur s’annonce encore semé d’embûches, il dépendra autant de la capacité d’adaptation des restaurateurs que du soutien des clients, des institutions et des pouvoirs publics.

«La restauration lausannoise ne retrouvera plus jamais ses chiffres d’avant Covid»

RESTAURATION • Manque de clientèle et pénurie de personnel; la restauration traverse une période difficile, qui se poursuit depuis la crise de Covid. Lausanne n’échappe pas à cette tendance, encore marquée en 2026, comme en témoigne la récente fermeture du Café des Artisans. Mais les réalités sont très différentes d’un établissement à l’autre.

Un lundi 13 heures, au café-restaurant Le Tortillard, quartier Sous-Gare. Jerôme Cavereau, son gérant depuis 27 ans, s’affaire en cuisine. Si la salle n’est pas pleine, elle retentit néanmoins des discussions qui s’y déroulent et du bruit des couverts qui s’entrechoquent. Pour le Tortillard, l’année 2025 a été bonne, la meilleure depuis 2019. Il n’empêche que depuis les difficultés rencontrées lors de la crise du Covid, la restauration ne s’en remet toujours pas totalement. Comme si elle souffrait d’un Covid long, très long. Les derniers chiffres de la Commission Conjoncture vaudoise signalaient que seuls 8% des restaurateurs jugeaient bonne la marche de leurs affaires. Ils étaient 26% à tabler sur une amélioration d’ici au prin-

temps prochain, et autant à redouter la situation inverse. Si Jérôme Cavereau indique que des changements d’habitude de consommation étaient déjà palpables avant la pandémie – comme se sustenter davantage sur le pouce et à bon marché – le Covid a mis le coup de grâce. «Nous ne ferons plus les chiffres d’avant la pandémie, c’est fini.» «Covid», ce mot revient sur toutes les lèvres. Alors que le premier confinement fêtera bientôt ses six ans, il y a un avant et après Covid pour la restaura-

Un combat aussi politique

L’année dernière, les commerçants, au travers de leurs associations faîtières et d’un collectif, se sont révoltés contre la politique de la Ville de Lausanne, les restrictions d’accès, la diminution des places de parc, les nuisances liées aux travaux et aux manifestations. «Le combat est le même pour la restauration que pour les commerces », indique Alexandre Belet, président de GastroLausanne. Politiquement, je suis satisfait que nous ayons enfin été entendus par la Municipalité qui a pris conscience de notre réalité.» Évidemment, il n’y a pas à chercher dans la politique la seule raison pour laquelle certains restaurateurs tirent la langue. Les changements d’habitudes de la population – télétravail, horaires flexibles – ainsi que la hausse du coût de la vie sont des marqueurs importants. Les facteurs de réussite et de difficultés sont aussi nombreux que difficiles à quantifier, mais sont aussi des opportunités d’évolution. «Je constate avec satisfaction la résilience et la flexibilité avec laquelle le secteur de la restauration s’est adapté à l’après-covid», conclut-il.

tion. Mais les tenanciers établis de longue date semblent remonter plus facilement la pente. C’est le cas de Christophe Roduit, patron du Café St-Pierre, de la Brasserie de Montbenon et du Café de Grancy, dont les réputations ne sont plus à faire. «A Lausanne, nous sommes 500 restaurants. Être bien ancré dans le paysage permet de faire partie de ces noms qui vont venir en premier lieu à l’esprit des gens.»

«Être bien ancré dans le paysage permet de faire partie de ces noms qui vont venir en premier lieu à l’esprit des gens»

Difficultés à recruter

Même chose au Café des Avenues, où Javier Fernandez se réjouit même d’une augmentation de sa clientèle. Pour lui, la difficulté est aujourd’hui de trouver du personnel qualifié d’accord de s’investir à 100% et de se plier aux horaires contraignants de la branche, souhaitant une vie plus conciliante entre famille, loisirs et emploi. «Les employés restent aussi moins longtemps. Ces deux dernières années ont été marquées par un tournus important», rapporte-t-il. Carlos Beiro, de la Pinte Besson, fait le même constat. «Les horaires de

soir ou de week-end, les jeunes n’en veulent plus. Il faut trouver des solutions pour donner de bonnes contreparties.» Les huit restaurateurs interrogés constatent que les gens «consomment moins qu’avant» – comprendre «avant le Covid». «C’est l’une des choses les plus compliquées pour la branche, car même si la clientèle reste stable mais qu’elle dépense moins, les coûts fixes eux, ne changent pas», note Christophe Roduit. C’est même le contraire. Matières premières, marchandises, prix de l’électricité ou même coût des réparations ou des taxes liées aux déchets: tout s’est envolé.

Ces frais doivent souvent être répercutés sur les prix de vente, mais ce n’est jamais de gaîté de cœur. Certains s’y refusent même. «Je n’ai pas augmenté les prix de mes plats, nous dit Giuseppe Cipriano, du restaurant de la Bourdonnette, sinon les clients ne viennent plus.» Prune Jaillet, gérante du Café du Loup, poursuit: «Tous mes fournisseurs, des petits artisans de la région, augmentent leurs prix. J’ai de la peine à le

répercuter pour ma clientèle, car il est important de garder certains produits de base, comme le café, accessibles.» Si son établissement propose une petite restauration, il ne bénéficie pas d’une cuisine et n’est donc pas un restaurant à proprement parler. Un choix que Prune Jaillet ne regrette pas. «J’avais repris le Café de Montelly en 2020. J’ai galéré pendant deux ans, avant d’abandonner. Je suis contente de ne plus faire de restauration, car je trouve qu’il est très dur de gagner sa vie dans ce milieu.»

Importance de l’emplacement L’emplacement et surtout l’accessibilité jouent aussi un rôle essentiel. L’année 2025 a d’ailleurs été une année de bataille pour les restaurateurs du centre-ville, au même titre que pour les commerçants (lire encadré). Ce n’est pas Paolo Colia, gérant du restaurant Aux SapeursPompiers, situé près de la Riponne, qui le contredira. Il ne s’explique pas vraiment le fait que son établissement n’ait jamais vraiment décollé. «Nous proposons une cuisine traditionnelle italienne que les gens aiment beaucoup. C’est étrange que nous n’arrivions pas remplir un restaurant de vingt couverts.» Ouvert depuis décembre 2023, la situation s’est encore détériorée cette dernière année. Pour lui, sa proximité avec la place de la Riponne est déterminante: «Il y a beaucoup de marginaux qui circulent - consommateurs ou vendeurs de drogues - nous trouvons également des seringues, et cela décourage les gens.»

Les grosses «bêtises» de trois «petites frappes»

JUSTICE • Trois jeunes Lausannois de 20 à 21 ans, en apparence sans histoires, seront jugés le 9 février prochain à Lausanne. Vols, excès de vitesse, violences, incendies et abus de confiance: la justice leur reproche une série de délits graves commis en l’espace de quelques mois. Nous les appellerons Mustapha*, Ali* et Blérim*. Trois «petites frappes», sans foi ni loi ni emploi, aujourd’hui âgées de 20 à 21 ans. Le genre de profils que l’on croise dans la rue sans y prêter attention, ni même s’en méfier. À tort pourtant, car derrière cette apparente banalité, se cache une série de comportements inquiétants. Dans le pire, ces amateurs de cannabis semblent même appartenir à la catégorie des «meilleurs» de

leur genre… Le 9 février prochain, ces trois Lausannois devront répondre de délits disparates devant le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de Lausanne. La justice leur reproche une série d’actes aussi graves qu’insensés, commis durant plusieurs mois et marqués par une inquiétante montée en puissance.

Avec vice mais sans scrupule

Le 8 avril 2023 à Prilly, Blérim vole une plaque d’immatriculation sur un véhicule d’entreprise. Le jeune homme, seulement titulaire d’un permis d’élève conducteur, l’appose ensuite sur une puissante Mercedes et se filme en train de circuler à 138 km/h du côté de Renens, à un endroit où la vitesse est limitée à

50km/h. Après cela, il ne trouve rien de mieux que de passer le volant à son comparse Moustapha, alors mineur… Dans la nuit du 14 au 15 mai suivant, ce dernier remet ça à Prilly, mais au volant d’une Yaris volée. Au petit matin du 26 juin 2023, son pote Moustapha change de registre. Il se pique de mettre le feu, pour le plaisir, à deux containers poubelle lausannois, et au passage, endommage la façade d’un immeuble.

Ne s’arrêtant pas en si mauvais chemin, le 30 septembre 2023, le délinquant et un complice s’en prennent à un passant. Ils le rouent de coups, lui dérobent son téléphone portable ainsi que ses papiers d’identité, avant de retirer de l’argent et d’effectuer plusieurs achats, notamment sur le site Zalando. Une nouvelle étape dans une spirale délinquante qui ne cesse de s’accélérer. L’escalade - ou plutôt la descente aux enfers - se poursuit. Entre mars et décembre 2023, Moustapha s’invite chez une femme âgée souffrant de troubles psy-

chologiques. Ayant vicieusement gagné sa confiance, en lui faisant quelques courses, il en profite pour s’approprier sa carte bancaire et son code, ainsi que ses papiers d’identité. Menace d’une arme à feu

Au total, il dépense ensuite 30’000 francs sur le dos de la malheureuse, sans le moindre scrupule. Le 8 décembre, Moustapha propose de la drogue à un noctambule naïf, croisé devant le MAD. Après l’avoir attiré à l’écart, il finit par le forcer à retirer près de 1000 fr à un bancomat. Rebelote le 28 décembre 2023. Cette nuitlà, Mustapha, Ali et Blérim complotent et parviennent, sous la menace d’une arme à feu, à soutirer un total de 5500 fr à un homme ivre, qui avait eu le malheur d’offrir un repas à Ali dans un fast-food de Chauderon, peu avant… Ces délinquants multirécidivistes se présenteront libres devant la justice. Laurent Grabet *prénoms d’emprunt

Au café-restaurant Le Tortillard, Dominique et Jérôme Cavereau ont vécu une année 2025 plutôt encourageante. TILLE
Christophe Roduit, patron de trois restaurants à Lausanne
Prune Jaillet, gérante du Café du Loup, essaie de maintenir des prix accessibles. TILLE

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«Je ne suis pas une chicanière de la mobilité, mais je veux une ville pour ses habitants»

BILAN • Le 1er juillet prochain, après trois législatures, Florence Germond, en charge des finances et de la mobilité ne sera plus municipale. Retour sur 15 années d’exécutif où l’élue socialiste a souvent occupé les feux de la rampe.

Lausanne Cités: Après 15 années en tant que municipale, vous avez choisi de partir. Pourquoi?

Florence Germond: C’est une décision que j’ai mûrement réfléchie. J’adore mon travail et j’ai des regrets à quitter cette fonction, mais je trouve que c’est bien que de nouvelles personnes émergent et que le pouvoir décisionnel change de mains. Et puis, 15 ans c’est long dans une fonction aussi prenante, et il est important de savoir se renouveler… 15 ans c’est long en effet. Quelle aura été selon vous, l’empreinte principale de Florence Germond?

Disons que ce qui m’a le plus tenu à cœur, c’est d’apporter un soin particulier à la qualité de vie dans l’espace public. Modérer le trafic automobile, apporter plus de tranquillité dans la ville, plus de sécurité pour les piétons et les cyclistes, cela aura été très important pour moi. Et puis, sans mon action notamment, nous n’aurions pas de tram à la place de l’Europe pour la fin de cette année. Alors que tout le monde était désespéré en raison des recours qui bloquaient le dossier, je suis allée voir les derniers opposants. J’ai passé plusieurs heures à discuter avec eux ainsi qu’avec les associations de commerçants pour les convaincre de signer un accord et lever leurs recours. Cela restera un de mes plus beaux souvenirs, car personne n’y croyait.

N’avez-vous pas de regrets?

J’ai repris la mobilité en 2016 et je pense que nous aurions pu aller plus vite sur la question de la modération de la vitesse des véhicules. Lausanne était très en retard par rapport aux autres villes suisses. Nous pourrions avoir aujourd’hui davantage de quartiers tranquilisés si nous avions plus vite été dans cette direction. Cette

FAÇADE DE MANOR

politique est très importante car elle permet d’améliorer la sécurité routière et diminuer le bruit routier qui nuit à la qualité de vie.

Pourtant, votre politique en termes de mobilité a été très critiquée… Je me suis engagée pour construire la meilleure qualité de vie possible pour la population. J’ai d’ailleurs été élue sur ce programme. Le flyer de notre campagne électorale était très clair, avec comme objectif une ville à 30 km/h. C’est dans la nature humaine, ce sont presque toujours les mécontents qui s’expriment, alors qu’au cours des évènements publics auxquels j’ai pu participer, j’ai aussi reçu d’innombrables remerciements.

On vous a reproché d’agir plus en tant qu’ancienne présidente de Pro vélo qu’en tant que municipale… C’est une critique que je conteste vivement. Bien sûr que j’ai pris des mesures fortes pour favoriser la mobilité cycliste, mais celles-ci ont été très visibles parce que rien n’avait été fait jusque-là! En outre, l’espace public étant fini, il fallait faire des choix et il était légitime que toutes les mobilités aient leur espace.Enfin, avec la mise en place de nouveaux ascenseurs, la multiplication des

Lausanne lance un projet d’art éphémère

La Ville de Lausanne s’apprête à déployer un nouveau dispositif consacré à l’art éphémère sur l’une des façades les plus emblématiques du centre-ville, celle du magasin Manor, visible depuis de nombreux points de vue. Cette initiative marque le début d’une série d’interventions artistiques temporaires dans l’espace public, pensées pour créer un dialogue entre création contemporaine et paysage urbain. Le projet pilote, confié à l’artiste Maya Rochat, sera inauguré en mai, en parallèle de la prochaine

exposition du Musée historique

DR

Lausanne dédiée à la Collection d’art de la Ville. À travers une photographie grand format imprimée sur bâche, l’artiste invitera le public à une immersion visuelle et sensorielle, inspirée d’un ensemble d’arbres photographiés aux abords du Luna Park de Lausanne. Par la suite, les projets présentés feront l’objet d’un concours. Le premier appel à projets pour l’occupation artistique de cette façade sera lancé lors du vernissage de ce projet pilote.

bancs dans toute la ville ou encore nos campagnes de sensibilisation, les piétons n’ont pas été oubliés.

Avec les commerçants, le moins que l’on puisse dire, c’est que votre action n’a pas été comprise… J’ai une manière assez énergique de faire avancer les projets, mais je suis toujours prête à échanger et à revoir ma copie, tout en étant consciente que l’unanimité est impossible. Nous n’avons pas souhaité mettre en place une politique de la mobilité chicanière mais simplement qu’elle soit plus durable, même si cela passe aussi par des mesures moins populaires pour certaines personnes. Avec les commerçants, j’ai écouté ce que mes opposants me disaient, et ainsi nous avons pu avancer: les subventions aux commerces, la gratuité des P + R, la prolongation de la durée du stationnement de deux à trois heures etc. Je pense que nous avons ainsi réussi à aboutir à des mesures win-win.

Venons-en aux finances et à l’image de grande argentière rigoureuse que l’on vous prête… Une de mes préoccupations a été, chaque semaine, de challenger les propositions financières de mes collègues pour que nous trouvions des

manières plus efficientes et économes de travailler. J’ai également œuvré à introduire des règles de gestion financière au sein de l’administration. Aujourd’hui, la dette nette a diminué et les finances communales sont maîtrisées, comme en atteste le relèvement de la note de Lausanne par l’agence internationale Standard & Poors. Quoi que l’on dise, l’argent reste le nerf de la guerre.

Vous avez lancé la féminisation des espaces publics en attribuant des noms de rues à des femmes. Cette démarche est-elle utile pour l’égalité, au-delà de la symbolique? Si dans l’histoire de toutes les villes, on a toujours tenu à donner aux rues des noms de figures historiques, c’est bien la preuve que c’est important! Et il est donc fondamental que les différents profils qui composent la société, les femmes, ou aussi par exemple les personnes issues de la migration, soient représentés.

En même temps, pour votre succession, votre parti le PS, a choisi d’introniser un homme, Julien Eggenberger. N’est-ce pas un recul? Il faut voir les choses avec une plus grande perspective, car la question de la représentation hommes-femmes dans un exécutif est de la responsabilité de tous les partis, puisqu’elle est enfin devenue une question transversale. Je me rappelle qu’entre 2011 et 2016, j’étais la seule femme dans l’exécutif lausannois et cela ne dérangeait personne, alors qu’aujourd’hui, un Conseil d’État avec une majorité de femmes semble en questionner certains…

«Quoi que l’on dise, l’argent reste le nerf de la guerre»

Vous vous êtes beaucoup mobilisée pour la question de la répartition des charges entre les communes et le Canton... Il y a eu beaucoup de travail en amont par ma direction pour démontrer que Lausanne, en tant que ville-centre, assume près de 65 millions de charges supplémentaires en faveur de l’agglomération notamment pour la sécurité, la culture et le sport. Le contribuable lausannois paye ainsi pour des prestations qui bénéficient à la population des autres communes. Pour partie, ces charges ont été désormais prises en compte dans la nouvelle péréquation. J’en suis satisfaite car on venait de loin sur ce sujet.

Justement, Rebecca Ruiz quitte le Conseil d’État. Avec votre expertise, vous auriez pu y aller... Même si je suis une personne très cérébrale, je réagis aussi avec mes émotions, et là je ne le ressentais pas… Je ne me suis donc presque pas posé la question, car je suis arrivée à une phase de ma vie où je souhaite avoir un peu de distance par rapport au monde politique, ne plus être en première ligne.

Que diriez-vous d’une rue lausannoise qui porterait votre nom? Alors ça, je m’en fiche complètement (rires)! Ce qui me tient le plus à cœur, c’est de réaliser des projets qui améliorent concrètement la vie des gens au quotidien: des transports publics efficaces et bon marché, des places de jeux pour les enfants, des espaces publics de qualité, ou encore une société qui prend soin des plus fragiles et respecte chacun et chacune. Propos recueillis par Charaf Abdessemed

Aujourd’hui, les entreprises doivent payer jusqu’à 50’000 francs pour la radio et la télévision, même si elles n’utilisent ni l’une ni l’autre. L’initiative « 200 francs, ça suffit ! » libèrera les PME de cette taxe pesante.

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Florence Germond, «une manière énergique» de travailler au service d’une ville «apaisée». MAGNIN
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Le raté de la semaine

Le naufrage de la transparence

BOUCLIER FISCAL • Douze ans de dérives, zéro enquête. En balayant la création d’une Commission d’enquête parlementaire (CEP), le Grand Conseil vaudois a choisi l’esquive plutôt que la clarté. Ce «pragmatisme» de façade n’est qu’un aveu de faiblesse où l’entre-soi l’a emporté sur le devoir d’exemplarité au sommet de l’État.

L’affaire s’est jouée après deux heures et demie de débat. A deux voix près, par 37 non, 74 oui et… 32 abstentions. Le vote compact de la gauche, avec l’aide des Vert’libéraux, n’a en effet pas suffi à atteindre la majorité absolue des 76 voix nécessaire.

Un double levier

Ce blocage de la droite et du centre met ainsi fin à l’espoir d’une enquête parlementaire sur ce dossier sensible, de plus en plus qualifié d’affaire d’État.

En mai dernier, c’est le député

Hadrien Buclin (Ensemble à gauche) qui avait lancé l’offensive pour enquêter sur le plafonnement fiscal des grandes fortunes. Trois mois plus tard, le rapport de l’expert François Paychère en confirmait l’illégalité entre 2009 et 2021. La droite a fait barrage, alléguant que les faits techniques étaient déjà

avérés, et qu’une CEP aurait, notamment, risqué de parasiter l’enquête pénale actuellement menée par le Procureur général.

Ce qui est faux! Non seulement une enquête parlementaire peut être menée de front avec une enquête pénale sur un sujet public d’importance, mais en outre elle ne peut théoriquement pas parasiter le travail de la justice, car les deux procédures visent des objectifs distincts. En pratique, le risque avancé par la droite n’est donc qu’un argument politique utilisé pour empêcher une telle procédure.

En la refusant, le Grand Conseil vaudois a privilégié celle menée par le Procureur plutôt que d’apporter aussi, et parallèlement, une réponse politique rapide et publique. Comme ce fut le cas dans le passé pour des dossiers tels que celui de la

BCV, de l’hôpital RivieraChablais ou encore de l’affaire Dittli.

Un bouclier politique

Beaucoup voient dans ce refus, et ils n’ont sans doute pas tort, un bouclier politique destiné à épargner à Pascal Broulis, grand argentier durant les années litigieuses, une audition publique compromettante. Ce faisant, en sacrifiant la transparence sur l’autel de la «paix institutionnelle», le Grand Conseil vaudois a clairement choisi de res-

ter muet sur le naufrage systémique d’une surveillance, celle du bouclier fiscal, qui a failli pendant douze ans et de valider le soupçon d’un entresoi protecteur au sommet de l’État.

En fuyant le débat de fond, le Parlement a ainsi transformé une erreur fiscale en une crise de confiance durable, laissant les contribuables face à un sentiment de totale impunité politique.

Philippe Kottelat

L’invité L’iité

Philippe Miauton

Directeur de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI)

Parents pauvres du réseau

Les pendulaires s’en rendent compte tous les jours de la semaine: la Suisse romande et le canton de Vaud sont à la traîne en matière de développement du réseau des transports publics. Symbole de ce décalage: le chantier de la modernisation de la gare de Lausanne qui avance à l’allure d’un gastéropode. C’est dire l’urgence qu’il y a à sortir de notre coquille! Depuis longtemps, les durées de trajet ou les cadences augmentent bon an mal an partout. Partout, sauf sur la ligne Genève-Berne. Enfin, un «simple» trou à Tolochenaz a bloqué tout le réseau Est-Ouest, faute de redondance sur la ligne. Les faits semblent criants. Outre-Sarine, c’est RER rutilants, rapidité du réseau et gares à la pointe. Pendant longtemps, ces décalages ou retards dans notre réseau ferroviaire devaient beaucoup à notre modeste lobbying à Berne ou au manque d’alliance entre nos cantons pour parler d’une seule voix aux Chambres. Zurich, quant à lui, raflait bien trop souvent la mise. Pas étonnant dès lors que depuis quelques années, nos conseillers d’Etat ont appelé de leurs vœux une meilleure prise en considération des intérêts romands. Nos pôles économiques et nos villes, parmi les plus grandes de Suisse, méritent bien cela. Des alliances se sont créées, des appels ont été lancés en commun avec des cantons comme Berne ou Bâle. Patatras! Espoirs douchés la semaine dernière à la lecture des choix effectués à Berne pour les projets de ces 20 prochaines années. Les milliards sont au-rendez-vous, mais pas pour toutes les destinations. Pas de rapidité modifiée sur la ligne Genève-Berne. Pas de redondance sur l’ensemble de l’axe Lausanne-Genève. Un tunnel entre Perroy et Morges, certes, mais repoussé à 2031. A ce rythme, on va passer de parents à grands-parents pauvres.

de la mouette d Le cri

Le regard satirique d’Alan Monoc sur l’actualité

In vino veritas

Au parlement vaudois, le très jeune député Oleg Gafner ne boit pas, mais il dit la vérité qui, comme chacun sait, sort toujours de la bouche des enfants. Une vérité largement méconnue des électeurs vaudois, eux qui jusqu’à présent, pensaient juger leurs élus plus sur leurs programmes et leurs grandioses réalisations politiques que sur leur taux d’alcool dans le sang. Mais bref, les temps changent et les pratiques aussi sans doute, puisque notre sémillant élu Vert vient en effet de déposer une surprenante motion au Grand Conseil qui exigeet c’est une première en Suisse - que le taux d’alcool de nos édiles soit désormais limité à 0,5 ‰. Que nos élus se le tiennent donc pour dit: entre boire ou légiférer, même à l’ombre d’une sympathique buvette vaudoise, il faudra donc choisir, même s’il y a peu de doute que l’alcool heureux soit promis au même avenir que l’impôt éponyme. Rendons cependant à César ce qui appartient à Bacchus: cette motion qui n’a évi-

demment pas été rédigée sous l’emprise de substances prohibées, n’est pas venue de nulle part. Elle résulte d’un double constat de la part de notre député: d’abord que l’alcool prend trop de place au Grand Conseil au point d’altérer le discernement de nos élus (ont-ils besoin de boire pour cela?) et ensuite le déplorable fait que visiblement «ça picole plus à droite».

Après le monumental pamphlet anti-capital de Karl Marx voici donc que la pensée politique et le clivage droite-gauche s’enrichissent de la motion anti-bacchanale d’Oleg Gafner, dont on attend du reste avec impatience qu’il continue «à thématiser» et approfondir cette question, avec une future motion sur les biais de genre dans la consommation d’alcool au parlement.

Pour votre serviteur toujours bourré, ce sera alors une occasion supplémentaire de trinquer à la créativité d’une gauche souvent à court d’idées mais jamais à court de règlements.

L’IMMOBILIER VU PAR Laurent Pannatier

Ne pas griller son bien sur le marché

Ne dit-on pas que la première impression est souvent la bonne? Et parfois la seule. Lorsqu’un bien immobilier est mis en vente, il bénéficie d’un moment clé de visibilité. Les acheteurs attentifs découvrent l’annonce, la comparent, s’y intéressent et, dans certains cas, entament un processus qui peut constituer la première étape vers une vente. C’est précisément à ce moment-là que tout se joue. «Griller» un bien, c’est le lancer sur le marché avec un prix trop élevé, des photos approximatives ou un message peu clair. Le constat est alors souvent le même: les premières semaines passent sans réelle réaction. Les visites se font rares, les acheteurs observent à distance et le doute s’installe.

Aujourd’hui, les acheteurs sont généralement bien informés. Ils suivent les nouveautés, connaissent les prix du quartier et identifient rapidement un bien mal positionné. Lorsqu’une correction de prix intervient trop tard, le logement a souvent déjà perdu son attractivité initiale. Il devient «un bien qu’on a déjà vu», suscitant interrogations et méfiance, au point de déc certains acheteurs de prendre contact ou d’organiser une visite

La clé n’est donc pas de tester le marché, mais de le comprendre, en intégrant ses réalités, ses enjeux et sa complexité dès le départ. Un prix juste, basé sur des ventes récentes et comparables, permet de créer une dynamique saine et porteuse. Associé à une présentation soignée, un discours transparent et une stratégie de mise en vente adaptée, l’intérêt se crée naturellement. Mieux vaut susciter plusieurs visites dès le début que d’attendre en espérant.

En immobilier, le temps ne joue pas toujours en faveur du vendeur.

Un bien bien préparé ne se brade pas: il se vend au bon moment, et dans les conditions définies avec précision dès le départ.

En partenariat avec Laurent Pannatier, directeur de Proximmo agence immobilière

Lausanne et région

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Aux côtés de François Paychère (2e depuis la g.), Frédéric Borloz, Christelle Luisier et Nuria Gorrite avaient pris position contre une CEP au nom du Conseil d’État. DR

Gare de Morges: un quartier sous tension

ÉLECTIONS COMMUNALES • Agressions, vols et incivilités autour de la gare ravivent le sentiment d’insécurité à Morges. Entre inquiétudes des habitants et discours rassurant de la police, la thématique sécuritaire s’impose comme un enjeu central des prochaines élections.

Le 4 novembre dernier, un groupe de jeunes agressait un homme en face de la gare de Morges. Quelques jours plus tard, le 17, un octogénaire se faisait dérober sa sacoche au même endroit, tandis qu’un autre homme attaquait le gérant d’une boutique de CBD au moyen d’une serpe, dans le centre commercial de la Gottaz.

Entre janvier et décembre, la Police Région Morges est intervenue à quatre reprises pour des lésions corporelles et dix fois pour des voies de fait. Ces incidents, les Morgiens les connaissent bien, tout comme la situation de la place de la Gare et des

rues environnantes, régulièrement touchées par la petite délinquance. Si la majorité des commerces de l’Îlot Sud affirme ne pas avoir de problème particulier, les habitants témoignent en revanche de nombreux désagréments. «Plus aucun de mes voisins ne commande de colis à la maison, ils se font systématiquement voler», raconte Sarah, habitante de la Promenade de Castellane. La semaine dernière, elle a retrouvé son carton de lingettes pour bébé commandé, ouvert et vidé. Les caves sont régulièrement visitées, et vélos ou autres objets entreposés dispa-

Beausobre, cible malheureuse

Le samedi 17 janvier au matin, le collège de Beausobre a été retrouvé sens dessus dessous. Portes cassées, tableaux tagués, armoires arrachées… les vandales qui s’étaient introduits dans l’établissement ont laissé derrière eux un chaos nécessitant un important travail de remise en ordre. Les élèves n’ont donc pas pu reprendre les cours le lundi suivant. C’est la troisième fois que le collège est saccagé. «Nous avons renforcé la présence policière aux abords de l’établissement, ce qui a un effet à la fois dissuasif et rassurant pour les enseignants», explique le commandant de la PRM, David Stauffer. Une analyse sécuritaire sera également menée afin d’identifier les améliorations possibles pour l’établissement.

raissent. Le soir d’Halloween en octobre dernier, Guy, un habitant d’Ilot Sud, a été témoin d’une scène digne du Far West: «Une quinzaine de jeunes, tous vêtus de noirs et encagoulés, ont caillassé une voiture de police sur la place de la gare et même utilisé des feux d’artifices de type mortier. La voiture de police n’a pas pu intervenir et a dû fuir les lieux, signe clair d’un danger sans précédent pour les forces de l’ordre.»

Police partout

Le quadragénaire reste optimiste: «L’enchaînement de ce deuxième événement à peu de temps d’intervalle a consolidé le sentiment d’une insécurité croissante et tangible à Morges, mais je refuse de la considérer comme une fatalité.»

Il est à peine dix huit heures devant l’entrée bondée du centre commercial du Pont Neuf quand les différents témoignages des habitants deviennent réalité sous nos yeux: deux patrouilles de police se postent en double file et trois jeunes sont escortés dans les voitures. «Le quartier de la gare voit passer un flux d’environ 30’000 personnes par jour, explique le commandant de la Police Région Morges David Stauffer. Cela

Une agence de voyage dédiée aux malvoyants voit le jour à Lausanne

INCLUSIVITÉ • Pilier de la section vaudoise de la fédération suisse des aveugles et malvoyants de Lausanne (FSA), Sabrina Faretra vient d’ouvrir une association organisant des séjours pour ce public.

«Voyager, c’est aussi toucher, sentir, goûter, s’ouvrir à soi-même et aux autres. C’est une manière d’éviter l’isolement et de sensibiliser à notre handicap.» Sabrina Faretra rayonne. Pour la presque quinquagénaire, c’est un rêve qui se réalise: fonder sa propre agence de voyage «Evasion pour tous les regards». Longtemps, cette mère de famille a cru que son handicap l’empêcherait, mais non. C’est donc un lancement pas comme les autres qui a eu lieu le 24 janvier dernier au centre socio-culturel de Grand Vennes.

La Vaudoise officie au comité de la section vaudoise de la FSA à Lausanne. Elle y est responsable de la sensibilisation, mais elle y fut aussi respon-

sable des sorties et des voyages. Au fil des ans, elle en a organisé à Saas-Fee, à Loèche-les-Bains, puis au bord de la mer en Italie et même en croisière jusque dans les Caraïbes. «Tout ce que j’ai vécu là-bas avec d’autres handicapés de la vue m’a permis de mieux mesurer toute la joie et le partage que ces voyages pouvaient générer, et j’ai eu envie de me lancer!», résume Sabrina Faretra. Laquelle a brillamment obtenu dans sa jeunesse un diplôme dans le tourisme et le voyage, avant que sa rétinite pigmentaire, une maladie génétique dégénérative incurable frappant six autres personnes dans sa famille, ne l’oblige à changer de voie.

Bénévoles recherchés

Son association à but non lucratif «Evasion pour tous les regards» a déjà plusieurs voyages prévus: séjour balnéaire dans les Marches en Italie cet été, dans un hôtel spécialement conçu pour les malvoyants ou un week-end d’évasion aux chutes du Rhin, ce printemps. Tout le défi, pour elle et ses amis, reste de trouver sur la durée les fonds permettant d’offrir le voyage aux bénévoles spécialement formés qui escorteront chaque voyageur-membre.

L’autre défi consiste aussi à recruter davantage de bénévoles. «Ce rôle clé exige une vigilance permanente, mais amène aussi à regarder la vie autrement, avec plus de profondeur, afin de pouvoir transmettre au mieux à la personne que nous accompagnons toute la beauté des paysages traversés. C’est très enrichissant», explique l’une d’elle, Nicole Burri, 62 ans. «Nous autres malvoyants sommes avant tout clairvoyants, aime à répéter Sabrina Faretra. Le fait d’être privés de la vue, nous a obligés à aiguiser nos autres sens, mais aussi notre intuition.» La presque quinquagénaire précise par exemple que, lorsqu’elle négocie un voyage au téléphone, elle perçoit immédiatement à quantité de détails imperceptibles pour le commun des mortels, si son interlocuteur est sincèrement touché par sa cause, ou s’il se focalise sur son seul intérêt financier.

Laurent Grabet

correspond à une haute activité, que l’on retrouve dans d’autres villes. Cela génère des incivilités. En ce qui concerne l’agression commise début novembre, il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un phénomène. Chaque cas de violence est de trop, mais ils ne sont pas à mettre en lien avec la gare.»

Selon le commandant de la police, il n’y a pas de problème de deal de rue dans le secteur. La présence policière a toutefois été renforcée ces derniers mois, une mesure visant à la fois à dissuader certaines pratiques et à empêcher l’installation durable d’une zone de deal dans le quartier.

David Stauffer rappelle que, sur les 14 interventions recensées en 2025, tous les auteurs d’infractions ont pu être interpellés par les forces de l’ordre. À la suite d’une pétition lancée par des habitantes de l’Îlot Sud, la Police Région Morges a également rencontré une vingtaine de signataires pour les rassurer sur la situation sécuritaire. Avec une seule infraction signalée pour le mois de janvier, il reste à voir si ces mesures permettront de maintenir le nombre d’incidents sous la barre des 14 pour 2026.

Sabrina Faretra, 49 ans, souffre de rétinite pigmentaire.
Cette maladie génétique dégénérative incurable l’a privée de sa vue, mais pas de sa joie de vivre. GRABET
Depuis leur balcon de l’Ilot Sud et de la Promenade de la Castellane (en face), les habitants ont une vue sur des scènes d’incivilités. DOTTRENS

Une militante guidée par le collectif

MUNICIPALES 2026 • Entre militantisme, action concrète, engagement politique et f idélité à ses convictions, la socialiste Émilie Moeschler défend une vision politique ancrée dans le quotidien et résolument collective. Portraits intimes des

Fille d’un père artiste peintre et d’une mère enseignante et médiatrice auprès de jeunes en difficulté, Émilie Moeschler grandit dans le Jura bernois, au sein de la minorité francophone. Une expérience fondatrice: «On n’était pas vraiment pris en compte par les autorités cantonales, toutes les communications étaient en allemand, c’était une sorte de discrimination».

Très tôt, elle prend conscience des enjeux liés à la langue et à l’identité. Elle siège ensuite au Grand Conseil bernois, où elle représente la Ville de Bienne, et intègre la députation francophone: femme, de gauche, romande et âgée de moins de 40 ans, autant dire qu’elle se retrouve dans une position loin d’être majoritaire.

L’engagement naît dans la rue Ces années seront marquantes, lui offrant un regard aigu sur les rapports de force, le sentiment d’invisibilité des minorités et l’importance de défendre leurs droits au quotidien. Son bureau mêle symboles des institutions et détails qui racontent en pointillé son parcours personnel. Aux meubles fonctionnels s’ajoutent des œuvres de la collection de la Ville, un tableau de son père artiste, des cartes et des mots de ses enfants, et une photo de la grève féministe, comme un rappel que l’engagement citoyen commence dans la rue. Le temps de l’adolescence est justement

pour Émilie Moeschler, celui des premières manifestations anti-WEF, altermondialistes et féministes. Dans ces rassemblements, bruyants, colorés et parfois exigeants, elle découvre la force du collectif, la puissance de la solidarité et la conviction

«Le peuple nous confie une fonction pendant un moment. On l’honore, et après, on laisse la place, sans quête d’ego»

profonde que c’est ensemble qu’on peut véritablement changer les choses. Peu à peu, un désir s’impose à elle: celui de ne pas rester spectatrice, mais de participer activement à la transformation durable de la société, en mettant ses convictions au service de l’action concrète et en apprenant à conjuguer idéal et engagement citoyen.

Après un passage par Science Po, elle devient assistante sociale, puis syndicaliste, tout en rejoignant le parti socialiste, convaincue que l’action institutionnelle et le militantisme sont complémentaires. «J’ai besoin de concret», dit-elle simplement. Ce va-et-vient entre la réalité du terrain et le recul des institutions ne l’a

jamais quittée. Participer à la grève féministe avec sa fille, par exemple, n’est pas pour elle un geste symbolique, mais une continuité: «Ça fait partie de mes convictions. J’ai un engagement militant qui date d’il y a longtemps.»

Et une quête de sens qui ne la lâche pas: «Quand on prend une décision, l’important est de toujours se demander: pour qui? Et avec quel impact pour la population?» Une exigence qu’elle s’applique d’abord à elle-même, en se confrontant sans cesse à celle qu’elle était avant d’entrer à l’exécutif: «Qu’est-ce que la militante que j’étais dirait au membre de l’exécutif que je suis maintenant?»

Cette posture nourrit son rapport au pouvoir, qu’elle voit comme une responsabilité temporaire, et non comme un plan de carrière ou un aboutissement personnel. «Le peuple nous confie une fonction pendant un moment. On l’honore, et après, on laisse la place, sans quête d’ego.»

Sport et cohésion sociale Lausannoise de cœur, elle loue une ville créative et cosmopolite, capable de faire naître de l’espoir malgré les crises, et croit profondément au pouvoir local comme levier concret: «Organiser une fête de quartier, soutenir une association, créer des espaces de dialogue, animer l’espace public, favoriser la mixité, l’échange:

c’est déjà changer les choses.» A la tête de la Direction des sports et de la cohésion sociale, elle voit aussi évidemment le sport comme un espace de vie collective et un créateur de liens.

Elle-même pratique le pilates chaque semaine, le ski et le vélo en famille, et essaye de dégager du temps pour la culture et les concerts malgré un agenda chargé. Face à la défiance croissante et à la violence symbolique – et parfois réelle – envers la classe politique, elle plaide pour le

La politique par les chiffres

dialogue, le respect mutuel, et l’acceptation sans exception de règles partagées. Refusant le cynisme comme la résignation, Émilie Moeschler continue d’avancer avec la même boussole qu’à ses débuts et cultive une attention constante à rester elle-même, sans se laisser aspirer par la compétition politique. «Si on n’a plus de plaisir, si on n’a plus de conviction, alors il faut arrêter. » Thomas Lécuyer

MUNICIPALES 2026 • Enfant de prolétaire devenu ingénieur physicien puis entrepreneur, l’UDC Fabrice Moscheni se définit comme un citoyen qui a des activités politiques, plus que comme un «homme politique».

Le chef d’entreprise a une manière bien à lui de raconter son entrée en politique: par les chiffres, et par une méfiance assumée envers les postures. Sa vocation n’est pas née d’un grand récit idéologique mais d’une conviction: dans une société, il faut pouvoir distinguer ce qui relève de l’opinion, de la rumeur et ce qui tient de la vérité. «La seule vérité incontestable, ce sont les mathématiques. Et, dans une certaine mesure, la loi.»

La vérité des nombres Alors, il s’agace des débats stériles qui ne font que confronter des idées toutes faites et des éléments de langage. Lui préfère calculer, vérifier, confronter les récits à des données. «J’approche toujours mes prises de position politiques avec mon regard de physicien. Pour avoir un point de vue juste sur une situation, il suffit de prendre les chiffres, de vérifier bien sûr s’ils sont vrais, puis de calculer».

On comprend mieux ce qui anime cet ingénieur passé par l’EPFL: le besoin de poser un diagnostic, puis de trouver une solution. Lui-même se décrit davantage comme «un scientifique entrepreneur» que comme un politicien: «Moi quand je vois un problème, je file droit vers la solution. En politique, c’est plutôt la

trajectoire de la ligne courbe.» Son parcours de vie éclaire ce rapport à la responsabilité individuelle. Fabrice Moscheni vient «d’un milieu modeste», enfant d’une immigration italienne d’après-guerre: sa mère travaille comme bonne à 13 ans, puis vient à la Vallée de Joux pour travailler à l’hôpital, son père est maçon. Né à Sainte-Croix, naturalisé suisse à 18 ans, il raconte les fragilités d’une mère malade et invalide, et d’un père qui meurt quand lui a 18 ans. «Si j’ai pu faire des études, c’est grâce aux bourses que j’ai reçues.»

Un test révélateur

Cette phrase compte, parce qu’elle casse le cliché du libéral «hors-sol»: il ne renie pas l’État, mais refuse un État qui, selon lui, grossit pour luimême, et martèle son combat: contenir la croissance étatique, revenir à l’efficience, défendre une responsabilité individuelle qui ne supprime pas la solidarité: «Il faut contrôler la croissance de l’Etat, qui est actuellement exponentielle par rapport aux besoins et aux moyens. Il faut être responsable individuellement, l’Etat ne peut pas tout faire pour nous». Et qui dit «moins d’Etat» dit logiquement «moins d’impôts», une perspective qu’il défend pour Lausanne: «Je m’engage pour baisser les impôts, mais aussi pour garantir la sécurité dans les rues de Lausanne et revitaliser nos commerces. Par ailleurs, Lausanne doit redevenir la capitale du Canton accueillante pour

tous les Vaudois.»Sa trajectoire professionnelle prolonge cette logique. Après ses études (l’EPFL, puis l’IMD, financé par des prêts, qu’il a bien fallu rembourser), il lance des entreprises, échoue deux fois, fait faillite –«personne n’a perdu d’argent sauf moi» précise-t-il – puis crée une PME aujourd’hui active mondialement dans la sécurité via des systèmes de bâtiments «intelligents». Son parcours reflète l’idée qu’un chemin

«Je suis libéral en économie, et plus traditionnel sur certains marqueurs sociétaux, comme le couple ou la famille»

peut toujours exister, même quand on part sans capital social: celui de la volonté et de la liberté d’entreprendre.

Sa première entrée en politique se fait côté PLR, en 1999, presque par un concours de circonstances, puis il s’éloigne, jugeant le parti trop «étatique». Le retour se fait plus tard: «On me disait: “mais arrête de critiquer et lance-toi!”. Alors j’ai fait un test politique en ligne, qui m’a défini comme “UDC libéral conservateur”». Le résultat l’amuse autant qu’il le résume: «Je suis libéral en économie, et plus traditionnel sur certains mar-

queurs sociétaux, comme le couple ou la famille.» Il parle de mérite et de prise de risques, et ne demande jamais d’effort aux autres sans rappeler les siens: les dettes contractées pour se former, les faillites assumées, l’entrepreneuriat appris dans l’échec comme dans la réussite, et ces innombrables heures de travail qui se paient souvent au détriment de la vie privée: «Quand des personnes viennent m’expliquer qu’il est normal de recevoir un salaire si on travaille, je leur réponds que ce qui important est la valeur que l’on crée, et pas simplement les heures travaillées. Ce n’est pas la valeur des heures de travail qui compte, mais la valeur du fruit de votre travail.» Mais au-delà des chiffres, il y a aussi chez Fabrice Moscheni l’amour des mots, et une respiration inattendue. Après cinq années au Conservatoire de Lausanne, il pratique toujours le chant, qu’il décrit comme une sorte de «yoga», une résonance profonde qui «masse» de l’intérieur. Et, grand lecteur de Cioran, il cite «De l’inconvénient d’être né» comme un de ses livres de chevet, pour sa façon de renverser les peurs par l’absurde et une fine ironie. Mais bon, qu’on se le dise: rien ne remplacera jamais la vérité des maths!

Thomas Lécuyer

Fabrice Moscheni aborde la politique comme un problème à résoudre: chiffres vérifiés, diagnostic précis et solutions concrètes, loin des postures et des slogans. TILLE
Émilie Moeschler pose devant un bus desTL, un clin d’œil à son engagement pour une ville inclusive, solidaire et ancrée dans le quotidien de ses habitants. TILLE

Loisirs sorties &

Notre sélection de sorties

DR

Expos, spectacles, théâtre, tous les événements à ne pas rater sont dans notre agenda. page 10

Le bouquin du week-end

Dans son ouvrage, Stéphane Krebs montre que les arbres sont la clé de notre avenir. page 10 DR

VE 13.02.2026

Musique Erika Stucky (CH) STUCKY’S ICE ORKESTRA, feat. We Spoke

Saison Culturelle Renens

Destins croisés

THÉÂTRE • Que serait notre vie si nous avions suivi une autre route? Cette question traverse souvent nos esprits, surtout lorsque nous sommes confrontés à des désillusions, des difficultés. Cela offre surtout un sujet parfait pour le théâtre. Elle permet ici aux auteurs de la pièce de mettre en place une machinerie théâtrale impitoyable pour nos zygomatiques. Sébastien, campé par un irrésistible Guillaume de Tonquédec, est persuadé d’être passé à côté de sa vie. Graphiste frustré, il envie la réussite de son ami Franck, propriétaire

d’une belle maison de campagne et marié à MarieNoëlle... alors qu’il aurait pu, lui aussi, épouser cette dernière. Tout cela à cause d’un simple dé, jeté vingt ans plus tôt, qui ne lui avait pas offert le bon chiffre. Mais le destin aime jouer les prolongations: un soir, il retente sa chance et bascule dans un monde parallèle où tout est différent. Sébastien découvre la vie qu’il aurait pu avoir, mais sous une forme inattendue: spectateur impuissant de son propre sort, il assiste, médusé, à ce qu’aurait pu être son quotidien s’il avait tiré le

bon numéro. S’ensuit une escalade de situations plus cocasses et les unes que les autres. La pièce, portée par une troupe en parfaite complicité, s’amuse à déjouer nos attentes avec malice, nous offrant un pur moment de théâtre: léger, vif et franchement réjouissant.

Sylvie Parel

«Mon jour de chance», L’Octogone, Pully, vendredi 6 février, www.theatre-octogone.ch

DR

Jazz brésilien

DR Quoi de neuf?

Le pianiste Floriano

Inacio Junior foulera la scène du Chorus Jazz Club avec son trio de jazz brésilien. page 11

«Les merveilles de Nicky» est une nouvelle boutique de seconde main qui vient d’ouvrir ses portes à Chailly. p.11

Fringales muséales: quand les musées se dégustent

ART & GASTRONOMIE • À Lausanne, l’art ne se contemple plus seulement, il se savoure. Les 26 et 27 février prochains, Fringales muséales revient pour une deuxième édition qui mêle créations culinaires et découvertes culturelles.

Après une première édition remarquée, Fringales muséales confirme son ambition: proposer une autre manière d’entrer au musée. Organisé par «Lausanne musées», l’événement investit cette année quatre institutions, exceptionnellement

ouvertes en soirée, pour une expérience à la croisée de la culture et de la gastronomie.

Quand l’art inspire la cuisine De 17h30 à 20h, les visiteurs sont invités à suivre un parcours gourmand en petit comité, pensé comme un dialogue entre œuvres, lieux et bouchées culinaires inédites. Concept encore rare en Suisse romande, Fringales muséales s’inscrit dans une tendance forte, à savoir créer des ponts entre disciplines. Ici, les expositions deviennent sources d’inspiration directe pour des créations gastronomiques imaginées spécialement pour l’événement. À l’ArchéoLab –

Villa romaine de Pully, au FAR –Forum d’architectures Lausanne, au Musée de la Machine à écrire et au Musée romain de Lausanne-Vidy, chaque halte propose une lecture sensible des collections, traduite en saveurs, textures et récits comestibles. Le temps d’une soirée, l’art se goûte, la cuisine raconte, et les sens prennent le relais du regard.

Carte blanche à la scène culinaire romande Pour relever ce défi, «Lausanne musées» a donné carte blanche à quatre chefs et collectifs de la région, chacun apportant sa sensibilité à l’art culinaire et à l’histoire. Maxime Vonlanthen explore l’héritage romain à travers une cuisine contemporaine nourrie de vestiges antiques, mêlant saveurs anciennes et créativité moderne; Gaëtan Delmotte établit un dialogue avec l’architecture et la mémoire au FAR, transformant chaque plat en une rencontre entre espace et goût;

entre transmission

et histoire des techniques au Musée de la Machine à écrire, invitant à la réflexion sur le geste; enfin, Karim Akel revisite l’alimentation antique à Lausanne-Vidy, en écho à ses racines philippines et égyptiennes, offrant un voyage sensoriel à travers les continents et les époques. Pensé comme un moment de partage, Fringales muséales mise sur la convivialité et la découverte. Les places, volontairement limitées, permettent de conserver une atmosphère intime et confidentielle. Cet événement propose ainsi une expérience unique, invitant le public à ralentir, à prendre le temps de savourer chaque instant, à goûter avec curiosité et à redécouvrir les musées… autrement.

Aurore Clerc

Jeudi 26 et vendredi 27 février 2026, de 17h30 à 20h00.

Inscriptions: www.lausannemusees.ch

«Mon jour de chance», une comédie pleine d’humour et de situations inattendues. DR
Mosaic Cuisine tisse un lien subtil
culinaire
Le chef Gaëtan Delmotte. DR
Maxime Vonlanthen servira son plat à l’Archéolab

Concerts

Le 11 février - Rev

Rev se plonge dans la musique après une peine de cœur, l’écriture comme exutoire. Avec le temps, l’amour est resté un fil rouge de sa musique, enveloppant son public dans une atmosphère unique. À travers un style alternatif entre house et r&b, Rev souhaite casser les codes de la nouvelle génération et nous emmener avec lui dans un univers sensible et percutant en constante évolution. Docks, Lausanne.

Expositions

Jusqu’au 7 février

Paysage Fugitif

Exposition des dessins à l’encre et au fusain de Martial Leiter. L’exposition se veut un voyage. Le travail de Martial Leiter nous invite à contempler, pendant plus d’un instant, la

beauté de ces paysages autrement fugitifs. Alliant encre de Chine et fusain, Martial Leiter représente forêts, campagnes, gares et montagnes, comme une traversée dont nous sommes les passagers.

Espace Richterbuxtorf, Lausanne.

Jusqu’au 15 février

Vallotton forever La rétrospective

Un siècle après la disparition de l’artiste lausannois Félix Vallotton, il revient dans sa ville natale à travers une rétrospective d’exception, intime et magistrale. À découvrir sans plus attendre!

MCBA - Musée cantonal des Beaux Arts, Lausanne.

Jusqu’au 29 mars - Tandem

L’exposition Tandem met en lumière des œuvres issues de la collaboration d’artistes et de commissaires de générations différentes, et propose une réflexion sur le passage du temps

Rencontres

L’Histoire en séries

Entre février et juin 2026, le Laboratoire Histoire et Cité propose au Palais de Rumine un cycle inédit de rencontres consacré aux séries télévisées: The Historians. Quatre rendez-vous gratuits invitent le public à poser un regard critique sur des productions phares telles que The Handmaid’s Tale (25.02), House of the Dragon (22.03), Outlander (29.04) ou Succession (10.06). Des historiens et politistes de l’Université de Lausanne y analysent les racines historiques de ces fictions, leurs références culturelles et leur influence sur nos représentations du passé. Palais de Rumine, Aula, Lausanne. Gratuit, sur inscription.

et la manière dont les générations peuvent s’enrichir mutuellement dans un monde en constante évolution.

Espace Arlaud, Lausanne.

Ateliers

Le 7 Dansefévrier et Parkinson

Les bouquins du week-end

latino-américains, répondant aux paroles comme un dialogue fiévreux, sensuel ou léger. Café-Théâtre de l’Odéon, Villeneuve.

Foires

Les 21 et 22 février

Mineral Vaud

Quand la maladie de Parkinson s’impose dans son existence, la danse devient un véritable espace de respiration et de découverte. Voici un atelier de mouvement avec douceur, curiosité et liberté, en présence de proches si vous le souhaitez, avec Nathalie Dubat, intervenante professionnelle. 10h-12h, gratuit.

Théâtre Sévelin 36, Lausanne.

Spectacles

Les 7 et 8 février

Une soixantaine d’exposants présenteront des minéraux suisses et du monde entier, des fossiles, des météorites, des gemmes et pierres polies, des bijoux en pierres naturelles, des outils et des livres spécialisés, lors de cette 57e bourse minéraux et fossiles. Buvette, petite restauration. Cube -Beausobre, Morges.

Festival

Du 25 février au 1er mars

Ecrans Urbains

Le renard qui disait non à la lune

«Le renard qui disait non à la lune», texte de Jacques Chessex, paru en 1977, évoque la vie de Rourou, un renard parmi d’autres et pourtant différent, qui refuse d’entrer dans le domaine de l’exploration et de la connaissance pour mieux rêver, alors que ses congénères prévoient un audacieux voyage sur la lune. Sur scène, trois musiciens et trois comédiens renard donnent vie au texte, alternant jeu théâtral et chant. CPO, Lausanne.

Le 7 février

Je demande la permission de naître

Marthe Keller donne corps et voix aux mots de l’auteur chilien Pablo Neruda. En écho à la musicalité des textes, trois musiciens jouent des airs

Explorant les nombreux enjeux du cadre bâti à travers le regard du cinéma, le festival Ecrans Urbains propose une large sélection de films et de documentaires suisses et internationaux. Lieux à Lausanne: Capitole - Cinémathèque suisse, Cinématographe, mcba –Plateforme10 et F’AR, Forum d’architectures Lausanne.

Projection

Le 9 Dites-luifévrierque je l’aime

Présenté à Cannes en 2025 et adapté d’un livre autobiographique de la députée Clémentine Autain, le film «Dites-lui que je l’aime» de Romane Bohringer sera projeté et suivi d’une discussion en présence de la cinéaste le lundi 9 février. Cinéma CityClub à Pully.

La tombe de Coco Chanel, ange exterminateur du XIXe siècle

Coco Chanel logea au cinquième étage du Lausanne-Palace, alternant avec des séjours au Beau-Rivage. En 1966, elle acheta même une maison, route du Signal de Sauvabelin.

PARCOURS • La petite histoire dit que Gabrielle Chasnel reçut son pseudonyme «Coco» parce que, dans ses jeunes années, elle était artiste dans un beuglant de Moulins, chantant avec un certain succès l’histoire d’un chien dans «Qui a vu Coco dans l’Trocadéro»? Coco connut une carrière vertigineuse, de semi-orpheline placée dans un couvent à 12 ans, à reine incontestée de la haute couture («reine du genre pauvre»), expérimentant des tissus inhabituels, imposant un style sobre immédiatement reconnaissable, des parfums à succès – dont le «N° 5», son chiffre fétiche –, et même des bijoux.

Espionne À la veille de la Seconde Guerre mondiale, elle était à la tête d’une entreprise de 4000 ouvrières qui fournissaient 28’000 commandes par an. C’est à l’hôtel Ritz de Paris qu’elle se lia intimement à un officier de la Luftwaffe allemande, le baron «Spatz» von Dincklage, puis elle fut recrutée comme espionne pour l’opération Modellhut. Grâce à son amitié avec Churchill, elle échappa à l’épuration au prix

d’un exil, toujours dans un l’hôtel, mais à Lausanne, cette fois. Fidèle à son chiffre fétiche, elle logea au cinquième étage du Lausanne-Palace, alternant avec des séjours au Beau-Rivage.

Cimetière du Bois-de Vaux

En 1966, elle acheta même une maison route du Signal de Sauvabelin, tout en continuant à résider à l’hôtel. Coco Chanel prenait souvent ses repas à la Grappe d’Or, à La Pomme de Pin ou à la Bossette. Son vin préféré était le chasselas l’Ovaille, d’Yvorne. Dès 1954, elle put rentrer à Paris pour y commencer une deuxième carrière, jusqu’à sa mort en 1971. C’est toutefois à Lausanne qu’elle a été enterrée, au cimetière du Bois-de-Vaux, section 9. Elle a ellemême dessiné la tombe, en marbre blanc, avec cinq lions et des bégonias blancs.

Une légende veut que son chien soit enterré dans un cimetière pour chiens dans le parc du Beau-Rivage Palace. Laquelle des 49 sépultures serait-ce? «Boulette», «Snow», «Titi» ou «Kiki mon chéri», mais quel était le nom du chien de Coco?

L’arbre, modèle de civilisation Saviez-vous que les arbres détiennent, depuis plus de 300 millions d’années, les clés de l’avenir prospère de chaque société? Qu’ils nous indiquent en permanence les cartes maîtresses de notre réussite? Qu’en silence, ils incarnent déjà les lois du succès durable, saison après saison? Ce livre parle d’arbres. Mais il parle surtout de nous. De notre soif de sens, de notre besoin de cohérence et de notre envie de prospérité. Stéphane Krebs, éditions Favre.

Plongée

Le vol 1421 vient de décoller d’Honolulu. Six minutes plus tard, il s’écrase dans l’océan Pacifique. Très vite, l’eau jaillit dans la cabine, l’avion sombre. À l’intérieur, Will Kent et sa fille de onze ans, Shannon, font partie des douze passagers encore en vie. Mais pour combien de temps ? Coincés à soixante mètres de fond dans une carlingue en équilibre instable au bord d’un gouffre sous-marin, ils ont déjà de l’eau jusqu’à la taille. En surface, les secours sont dépassés. Mais une mère va tenter l’impossible... T.J.Newman, éditions Albin Michel.

ADRESSE

Route de Chavannes 2-4, 1007 Lausanne

TRANSPORTS EN COMMUN Bus TL 25, arrêt Bois-de-Vaux

A SAVOIR À l’hôtel Beau-Rivage, la chambre de Mademoiselle, la Junior Suite 460, se loue à environ 1 800 francs et la Suite Coco Chanel du Lausanne Palace & Spa est à environ 4000 francs la nuit. C’est très abordable en comparaison de ce que vous coûterait la suite de Coco au Ritz de Paris (18’ 000 €).

Le texte de cette rubrique est tiré du livre «111 lieux à Lausanne à ne pas manquer», de Martine Dutruit (photos), Ulrich Doepper, Pierre Thomas et Michel Zendali (textes), éditions emons: www.111lieux.com Disponible en librairie.

L’hiver fait des vagues à Aquaparc!

LOISIRS • Quand le froid s’installe dehors, l’évasion passe aussi par l’eau. À partir du 6 février, Aquaparc invite petits et grands à vivre l’hiver autrement, entre glissades, chaleur tropicale et esprit de fête.

En plein cœur de l’hiver, alors que les journées sont courtes et les températures basses, Aquaparc apparaît comme une parenthèse bienvenue. Dès le vendredi 6 février, le plus grand parc aquatique couvert de Suisse rouvre ses portes et promet une reprise de saison placée sous le signe du plaisir partagé.

Ici, pas besoin d’attendre l’été pour faire le plein de sensations: les toboggans géants, les vagues artificielles et les bassins chauffés offrent une échappée ludique, à mille lieues de la grisaille hivernale. Aller à Aquaparc en hiver, c’est aussi savourer le con-

traste. On quitte manteaux et écharpes pour une ambiance tropicale, où la vapeur de l’eau chaude brouille les repères et réchauffe instantanément les corps. Les enfants s’y dépensent sans compter, pendant que les adultes alternent montées d’adrénaline et moments de détente.

Repaire de super-héros

Pendant les vacances, le parc se métamorphose en repaire de superhéros, avec animations thématiques et surprises, ajoutant une touche d’imaginaire à l’expérience. Plus qu’une simple sortie, Aquaparc

devient alors un terrain de jeux intergénérationnel, idéal pour créer des souvenirs lumineux au cœur de la saison froide. Aquaparc, Le Bouveret, www.aquaparc.h

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Un couple à l’épreuve du monde colonial

BD • Germaine et Joseph, jeunes mariés d’Amiens, ont grandi dans la même rue et se sont toujours aimés. Elle occupe un poste stable à l’administration des Téléphones, lui est ingénieur mais ne trouve pas de travail en France.

Panama Ils partent donc pour l’Équateur, où Joseph doit diriger la Société Anonyme des Mines de l’Équateur. Après quinze jours de traversée, ils s’arrêtent à Panama, dans l’attente d’une lettre de crédit qui n’arrivera jamais: l’entreprise est en faillite.

À Panama, ville marquée par de fortes divisions raciales et sociales, Germaine s’intègre

aux cercles européens, tandis que Joseph sombre: alcool, petits métiers, proximité avec les communautés locales. José-Louis Bocquet adapte ici avec finesse un «roman dur» de Simenon, racontant la lente dégradation du couple, sublimée par le dessin expressif de Javi Rey.

«Barrio negro» Bocquet José-Louis, Javi Rey. Disponible en librairie dès le vendredi 6 février prochain, aux éditions Dargaud.

Jazz brésilien en majesté au Chorus Jazz Club

CONCERT • Le pianiste Floriano Inacio Junior sera sur la scène du Chorus Jazz Club avec son trio, renforcé pour l’occasion par le tromboniste Nils Wogram. Né à São Paulo, Floriano Inacio Jr. a grandi au contact des musiques brésiliennes avant de se tourner vers le jazz. Installé en Suisse, il s’est formé notamment dans les écoles de jazz de Genève et de

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Cette semaine au cinéma

A pied d’œuvre

Tirée de l’autobiographie du photographe écrivain Franck Courtès, ce drame social et introspectif signé Valérie Donzelli propose un récit d’abandon – celui d’un photographe qui laisse derrière lui une carrière établie pour se consacrer à l’écriture –, de chute sociale – le peu de revenus que génère la vente de ses livres va le plonger peu à peu dans la pauvreté – mais surtout un portrait lucide d’une société qui laisse peu de place à ceux qui veulent sortir de la chaîne productiviste imposée par le monde du travail pour créer une œuvre. Bastien Bouillon est épatant dans la peau de cet anti-héros, anti-système, presque anti-écrivain, tant il doute de tout, de son talent, de ses choix, et même de sa légitimité. Plutôt que de plonger dans le pathos, Valérie Donzelli choisit une certaine distance, quasi anthropologique, et une douceur inattendue pour raconter cet itinéraire. Il y a une vraie dichotomie entre l’âpreté de la trajectoire vécue par le protagoniste et le regard posé par la cinéaste, sobre et presque lumineux, dans une forme d’épure. La précision de l’écriture, récompensée du prix du meilleur scénario à la dernière Mostra de Venise, la rigueur du cadre, et la manière dont chaque scène semble pesée, construite avec soin, signifiante, donnent au film une densité captivante.

Marsupilami

Douze ans après Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat, la créature mythique imaginée par Franquin revient dans une nouvelle version totalement débridée signée Philippe Lacheau. Et autant le dire d’emblée: si la filiation avec le film de Chabat reste toute relative, on est ici en plein cœur du style Lacheau, avec toute la folie comique de la bande à Fifi. Résultat: un tourbillon de gags, un slapstick jubilatoire, et surtout des larmes de rire, de 7 à 77 ans. Le film, assumant pleinement sa veine parodique, aligne les références comme autant de friandises cinéphiles: Top Gun, Titanic, Jurassic Park, voire Dragon Ball Z sont convoqués dans des séquences délirantes qui rappellent les meilleures heures des ZAZ. Les puristes pourront regretter que l’esprit originel de Franquin ait été sacrifié sur l’autel de la grosse marrade, mais ce serait passer à côté de ce que propose réellement Lacheau: une réappropriation assumée, qui préfère détourner le mythe plutôt que de lui rendre un hommage tiède. Le Marsu version 2026 devient ainsi une créature aussi attachante qu’hilarante, catalyseur d’un chaos joyeusement irrévérencieux. Un roller-coaster d’humour pop et référencé, qui confirme Philippe Lacheau comme l’un des rares artisans français du comique burlesque et déjanté.

Lucerne et a développé un style personnel mêlant jazz, samba-jazz et improvisation. À ses côtés, les musiciens brésiliens Dudu Penz à la basse et Paulo Almeida à la batterie, tous deux établis en Suisse et habitués des grandes scènes internationales. Invité de prestige, Nils Wogram apporte toute la richesse de son jeu aux compositions du pianiste, entre lyrisme, énergie et finesse rythmique.

Floriano Inacio Jr. Trio feat. Nils Wogram 27 février, 21h - Chorus Jazz Club, Lausanne.

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Pour gagner 2 billets, envoyez LC MUS au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 12 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 9 février à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.

de

neuf? d Quoi

À Chailly, une nouvelle adresse invite à chiner autrement. Ouverte depuis octobre 2025, Les merveilles de Nicky est une boutique de seconde main de 55 m² où chaque objet a une histoire. On y trouve un joyeux mélange de vêtements, livres, maroquinerie, décoration, idées cadeaux et même quelques pièces dédiées au cosplay. Une caverne d’Ali Baba soigneusement agencée, loin de l’accumulation, où le coup de cœur n’est jamais loin. Derrière le comptoir, Nicky. Jurassienne, installée dans le canton de Vaud depuis trente ans, elle nourrit depuis l’enfance une passion pour les objets et ce qu’ils racontent. Chineuse infatigable, elle écume marchés, brocantes, et vide-dressings à la recherche de trésors oubliés. Bricoleuse dans l’âme, elle aime réparer, transformer, redonner vie. Engagée localement, Nicky est aussi présidente du Troc de Belmont. Dans sa boutique, elle va plus loin en créant du lien: des ateliers créatifs y sont organisés ponctuellement, en collaboration avec des artisans de la région. Et si la seconde main est au cœur du projet, Les merveilles de Nicky fait aussi la part belle à l’artisanat local, avec pour l’instant une sélection de bijoux. Une adresse authentique, portée par une passion sincère et le goût du partage.

Aurore Clerc
Av. de Chailly 52, Lausanne. Mardi-samedi de 10h à 12h et de 14h
DR

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Terre de feu, royaume des légendes

L’appel des fjords et glaciers

Kontiki Voyages est le spécialiste du Nord pour les séjours en Islande, en Scandinavie, dans les pays baltes, en Ecosse et dans les régions polaires.

Se rendre en Islande Vols directs de Genève ou Zurich pour Keflavik avec Icelandair en 4 h environ.

Sur place

• Au pays des contrastes : ce circuit accompagné de 8 jours est un voyage francophone exclusif réservé aux clients Kontiki. Il permet de voir les principales curiosités de

l’île en peu de temps. Idéal pour un premier séjour.

Dès CHF 4650.-/ pers. en chambre double

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Avec ses glaciers titanesques et ses volcans majuscules, le pays forge des paysages extrêmes. La nature dicte sa loi et les contes s’incarnent dans les reliefs.

Plus de cent trente volcans parsèment cette contrée, dont trente encore en activité, héritage vivant du patrimoine géologique. De leur côté, les glaciers, géants silencieux, dominent l’horizon, et parmi eux, le Vatnajökull s’impose comme l’un des plus vastes d’Europe. Sous sa carapace de glace, des grottes enchâssées attendent les curieux, immergés dans un monde translucide de stalac-

tites et de reflets bleutés. La coexistence de la calotte et du feu déploie un tableau exceptionnel. Des geysers propulsent des colonnes d’eau brûlante, alors que les solfatares dégagent une odeur de soufre, et les champs de lave éteints, quelquefois recouverts de mousse, forment un patchwork de couleurs et de textures. Chaque vallée, chaque fjord donne l’impression de raconter l’histoire d’une planète en mouvement perpétuel, avec son ciel changeant et son rayonnement nordique qui magnifient l’ensemble. Cet environnement littéralement intense, brut et intact, invite à la contemplation et à l’aventure, tout en appelant à l’humilité. La langue reflète cette poésie. L’islandais, complexe et riche, possède plus de cinquante mots pour désigner la neige, du snjór courant à l’él ou

Trolls et elfes

•Leshautslieuxdel’Islande:itinérairede15

• Les hauts lieux de l’Islande : itinéraire de 15 jours en voiture qui offre la possibilité de découvrir la quasi-totalité des curiosités de l’Islande, avec beaucoup de temps dans les régions du lac de Myvatn et sur la péninsule de Snaefellsnes.

Renseignements et réservations

Kontiki Voyages, Bvd de Grancy 37, 1006 Lausanne. Tél. 022 389 70 80 info@kontiki.ch www.kontiki.ch/fr

au kafaldsmyglingur, termes plus précis, voire évocateurs. Cette subtilité linguistique traduit un lien ancien et profond avec les énergies qui façonnent depuis toujours le destin des autochtones.

Dans ces espaces originels, la légende est partout. Les collines abritent des êtres furtifs, toutefois bien réels dans l’imaginaire local. Les elfes, intelligents et bienveillants, se glissent entre les rochers; les trolls, un peu lourdauds et se méfiant de la lumière, gardent leurs territoires avec obstination. Les habitants leur attribuent

encore des pouvoirs et des caprices, et la croyance est si ancrée qu’elle influe sur l’urbanisme. En effet, certains projets de construction sont modifiés pour respecter les lieux leur étant traditionnellement liés!

La présence discrète de l’invisible Ce folklore dépasse le simple conte, lui qui rythme les journées et les imprègne de mystère. Au détour d’un col ou d’une rivière, les randonneurs surprennent des silhouettes se faufilant entre les escarpements et dans les voiles légers de la brume.

Ces fables, transmises de génération en génération, participent à l’identité culturelle et rappellent que l’écosystème, aussi spectaculaire soitil, se conjugue sur cette île avec un univers énigmatique.

Didier Walzer

Parenthèse géothermale

La route s’efface sous la vapeur. À Reykholt, en pleine campagne silencieuse, l’eau chaude affleure spontanément, comme si la terre respirait. En Islande, les bains thermaux ne sont pas une attraction, car ils font partie intégrante de l’existence. On y vient pour se délasser, mais également pour partager un moment privilégié, été comme hiver. Les bains de Krauma, riches en minéraux provenant directement de la source géothermale voisine, s’inscrivent dans cette coutume.

Le composant liquide enveloppe le corps, détend les muscles, apaise la peau. Le parcours alterne bassins fumants et froid, un rituel intuitif qui ragaillardit. Autour, la pierre volcanique et le bois tracent des lignes en parfaite harmonie avec le site. On s’installe, on laisse le temps s’égrener lentement, on observe la buée se dissiper dans l’air frais. Une parenthèse rare, celle d’un moment suspendu, de surcroît on ne peut plus local. Idéal après un périple tonique.

Au sein d’un glacier islandais, une cathédrale de glace translucide, façonnée par l’eau et le temps, révèle une merveille éphémère. DR
bains de Krauma, la vapeur enlace
campagne et les rires
DR
Islande
Dès CHF 2440.-/ pers. en chambre double
Prudence! Zone à trolls… et ils ont le sens du territoire. DR
Vue aérienne d’un volcan du nord du pays. Les reliefs sombres et minéraux rappellent la puissance brute qui sculpte l’île. DR

Actualités et informations pratiques de la Commune

Spécial élections

Le premier tour des élections communales aura lieu le 8 mars. Les 10 listes présentent 393 candidates et candidats aux 100 sièges du Conseil communal, et 22 aux 7 sièges de la Municipalité.

«Le week-end du 8 mars, c’est une ruche qui va se mettre en marche»

Politique — Le week-end de votations et d’élections du 8 mars prochain est un vrai défi logistique pour la Ville. Avec un taux de participation qui promet d’être élevé, ce sont des centaines de personnes qui seront mobilisées pour dépouiller les bulletins.

Durant le week-end du 8 mars, environ 500 personnes se relayeront pour dépouiller les bulletins. «C’est une ruche qui va se mettre en marche», illustrent Patrizia Darbellay, secrétaire municipale adjointe, et Annabel Glauser, responsable des droits politiques. Ce nombre est très élevé quand on pense qu’une vingtaine de personnes suffisent pour accomplir ces mêmes tâches lors d’un week-end de votations classique. La raison? Quatre objets de votation au niveau fédéral, une élection complémentaire au Conseil d’Etat et surtout les élections à la Municipalité ainsi qu’au Conseil communal.

Une question d’anticipation

Une fois chaque 5 ans, les élections au niveau communal demandent un investissement très important de la part de la Ville. Un investissement qui commence bien avant le week-end de dépouillement. Près d’une année avant, il faut contacter les entreprises pour l’impression des bulletins, imaginer différents scénarios pour le dépouillement, réserver des salles puis faire des plans avec la répartition des différents postes de travail pour chaque salle. Au début de l’année, il s’agit de

recevoir l’inscription des candidates et candidats, préparer les bulletins, créer des vidéos pour expliquer les tâches à réaliser aux scrutatrices et scrutateurs, les convoquer, préparer les salles pour le dépouillement, faire des tests pour s’assurer que les outils informatiques fonctionnent… Pour être au point le jour J, le moindre détail est planifié.

Un mandat du Canton

Entre le samedi et le dimanche, environ 180’000 bulletins seront dépouillés. Les bulletins des Lausannoises et Lausannois qui ont le droit de vote mais aussi ceux des Suissesses et Suisses qui habitent à l’étranger. «La Ville de Lausanne a reçu un mandat de la part du Canton pour le faire. C’est comme si on devait dépouiller pour une commune de plus», précise Patrizia Darbellay.

Plusieurs phases successives

Le dépouillement se déroule par phases. Tout commence par les votations fédérales. Puis, une fois celles-ci terminées, place à la complémentaire du Conseil d’Etat. Puis l’élection à la Municipalité avant de passer à l’élection du Conseil communal.

«L’élection au Conseil communal est celle qui demande le plus de travail et qui prend le plus de temps, explique Patrizia Darbellay. Ce sont les seuls bulletins qui ne peuvent pas être traités numériquement.»

Contrôler les opérations

Tout au long du processus, les responsables s’assurent que chaque phase se succède de la manière la plus fluide possible. Une ou un chef sera aussi présent à chaque table pour superviser les opérations

Enfin, le bureau électoral, qui est garant des résultats, tranchera les bulletins qui nécessitent une interprétation.

Une dérogation spéciale

Pour fluidifier le travail, la Ville a obtenu une dérogation du Canton pour pouvoir commencer à travailler le samedi. Ce jour-là, les cartes de légitimation pourront déjà être scannées et les bulletins triés. Par

contre, les résultats ne pourront pas être saisis avant la fermeture des bureaux de vote le dimanche. Un travail immense. Malgré cela, la Ville ne peine pas à recruter des volontaires, comme l’indique Annabel Glauser «On a une liste de gens qui ont l’habitude de participer aux dépouillements. On en cherche ensuite plus, surtout par bouche à oreille, si nécessaire. Comme c’est rémunéré, c’est plus facile de trouver du monde.» En plus, l’ambiance est toujours sympa: certaines personnes viennent en couple, d’autres en famille. De nombreuses collaboratrices et collaborateurs de la Ville profitent même pour venir en équipe. | M. Blanc

Les partis ont la parole

Exceptionnellement, en vue des élections communales du 8 et 29 mars, cette édition du Journal communal est ouverte aux voix politiques. Les 3 pages suivantes ont été mises à disposition des 10 listes qui présentent des candidates et candidats au Conseil communal et à la Municipalité. Une place égale est accordée à chaque parti qui se présente selon l’ordre officiel des listes. Les textes sont ceux des partis. Ils n’ont pas été retouchés par la Ville.

Vert·e·s et Jeunes Vert·e·x·s

Pour une Ville qui respire, loge et réunit, votons la liste n° 01!

Plus de 8’000 arbres plantés, développement du solaire et du chauffage à distance, nouvelles places d’hébergement d’urgence: depuis 2021, nous menons des actions pour améliorer la qualité de vie, la santé et renforcer la cohésion sociale. Nous continuons de nous engager pour une ville qui respire, loge et réunit.

Nous aménageons une ville végétalisée où la mobilité vélo et piétonne sont encouragées. Cela implique plus d’itinéraires sûrs, des transports publics efficaces et pas chers, plus de biodiversité, la transition énergétique et la lutte contre toutes les pollutions.

Nous défendons des logements de qualité, accessibles physiquement, financièrement et énergétiquement efficients. L’objectif est clair: créer des logements, lutter contre la spéculation et favoriser différentes formes d’habitats dont les coopératives.

Enfin, nous défendons une ville égalitaire, solidaire et prospère, fondée sur l’égalité des droits et des chances, la diversité et la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Parti: Les Vert·e·s lausannois·es

Sièges au Conseil communal (2021): 24

Sièges à la Municipalité (2021): 2

Affiliation cantonale / fédérale:

Les Vert·e·s vaudois·es / Les Vert·e·s suisses

Slogan: Pour une ville qui respire, loge et réunit

Nous accompagnons les personnes les plus vulnérables et agissons pour plus de justice et de sécurité.

Animés par nos valeurs d’écologie et de solidarité, nous poursuivons notre engagement au Conseil communal et à la Municipalité. La liste n°01 réunit 64 candidates et candidats engagés et compétents, dont 10 Jeunes Vert·e·x·s. Les Vert·e·s présentent Natacha Litzistorf et Xavier Company, candidate et candidat à leur réélection à la Municipalité au sein de l’Alliance Vert·e·s / PS / POP. —  www.verts-lausanne.ch

Les Vert’libéraux – Le Centre

L’avenir commence ensemble

Les Vert’libéraux – Le Centre Lausanne présente Virginie Cavalli et Serge de Ribaupierre à la Municipalité, soutenus par une équipe engagée au Conseil communal. Ensemble, nous voulons construire une Lausanne dynamique, solidaire et tournée vers l’avenir.

Nous plaçons la qualité de vie au cœur de notre action: des quartiers agréables et sûrs, des services publics efficaces, des crèches abordables et des infrastructures favorisant la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.

Sur le plan économique, nous soutenons activement les commerces, PME et artisans locaux, encourageons l’innovation et simplifions les démarches administratives. Une économie locale forte est indispensable pour créer des emplois et garantir des services publics de qualité.

L’urbanisme et le logement constituent un axe central de notre programme: des quartiers bien pensés, attractifs et accessibles, qui offrent des logements abordables pour les familles, préservent des espaces de qualité et encouragent des

Partis: Vert’libéraux Grand Lausanne et Le Centre Lausanne

Sièges au Conseil communal (2021): 6

Sièges à la Municipalité (2021): 0

Affiliations cantonales / fédérales:

Vert’libéraux vaudois et Le Centre Vaud / Vert’libéraux et Le Centre

Slogan: L’avenir commence ensemble

Modernokratie

Ne laissez pas la politique s'occuper de vous: faites-la

Aujourd’hui, le peuple n’exerce plus réellement le pouvoir. Il le concède à intervalles réguliers, puis le voit s’éloigner. Une minorité décide, et la «démocratie» se réduit trop souvent à une élection suivie d’années d’impuissance.

Voter, c’est exercer le pouvoir; élire, c’est le remettre à une minorité. Les correctifs prévus (initiative, référendum) sont inaccessibles à une écrasante majorité: trop lourds, trop coûteux en temps et en ressources. On vit donc surtout dans un régime représentatif, pas dans une démocratie, où le peuple décide vraiment.

C’est ainsi que, pour exercer ce pouvoir, nous portons une Assemblée populaire pour le Conseil communal: elle devient une force citoyenne! Un lieu où toute personne ayant le droit de vote peut proposer, coécrire des textes, débattre, puis trancher. Et surtout, ces décisions entrent dans l’institution: nos élus ne «représentent» pas, ils deviennent des délégués chargés de relayer fidèlement ce que l’Assemblée décide.

Pour le Conseil municipal, c’est différent: un élu à l’exécutif ne se pilote pas dossier par dossier. Nous proposons donc un autre levier démocratique: la

Parti:Sièges au Conseil communal (2021): 0

Sièges à la Municipalité (2021): 0

Affiliation cantonale / fédérale:Slogan: Le pouvoir au peuple

reconnaissance du vote blanc, le droit de refuser l’offre électorale – et que ce refus pèse réellement. Nous présentons une candidature qui incarne ce droit. Si elle est élue, la personne renonce à son mandat afin de déclencher une nouvelle élection.

Ainsi, le refus ne reste pas symbolique: il devient visible, compté, et produit un effet.

—  www.modernokratie.ch

Démocratie par projets

La proposition où Ressources et Projets sont au cœur de l’économie, pas l’argent

projets urbains cohérents avec les besoins de la population.

Nous voulons aussi une mobilité fluide et accessible, combinant transports publics, mobilité douce et solutions adaptées aux usagers, ainsi qu’une administration communale modernisée et proche des citoyennes et citoyens.

Avec Lausanne Ensemble, nous proposons des solutions concrètes et réalistes pour accompagner l’évolution de la ville et répondre aux besoins quotidiens de toutes les Lausannoises et de tous les Lausannois.

 lausanne-ensemble.odoo.com

Votre voix pour la liste 04 est un apport décisif à l’amorce du dialogue sur la démocratie et son évolution. Dès maintenant, venez participer à une séance de présentation et de discussion de la Démocratie par projets: un exemple concret d’évolution possible de la démocratie où nos ressources et nos projets sont le moteur de l’économie au lieu de l’argent.

Le processus d’amélioration du vivreensemble, du savoir-faire et de l’intelligence collective doit continuer. L’histoire nous donne l’occasion de poursuivre les importantes avancées sociales comme la mise en marche progressive de l’école pour tous, le suffrage féminin ou celui de Wikipédia, qui fête 25 ans.

Notre stratégie est de présenter quelques candidats à chaque élection législative pour recenser et élargir le nombre des voix qui s’intéressent et soutiennent la construction de l’évolution de la démocratie.

«L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire.»

Parti: -

Sièges au Conseil communal (2021): 0

Sièges à la Municipalité (2021): 0

Affiliation cantonale / fédérale: -

Slogan: Davantage de démocratie c’est une meilleure démocratie

Pour populariser cette initiative de construction et de dialogue concernant l’amélioration de la démocratie, travaillons à la production de divers et meilleurs supports: bande dessinée, vidéo, courtmétrage…

Nous vous invitons à y prendre part à différents niveaux dès 2026, en préparation des élections futures. Nous continuerons d’informer et de faire avancer cette démarche pacifique, démocratique et régulière. Vous serez témoin et acteur des avancées significatives de cette transition.

«Davantage de démocratie c’est une meilleure démocratie.»

—  www.democratie-par-projets.ch

Parti socialiste lausannois

Pour une Lausanne solidaire, accessible et qui protège le pouvoir d’achat

A Lausanne, le Parti socialiste s’engage pour une ville qui met l’humain au centre. Une ville solidaire, ouverte et inclusive, où chacune et chacun peut vivre dignement, se déplacer facilement, se loger à un prix abordable et concilier vie familiale et professionnelle. Face à la hausse du coût de la vie, aux tensions sur le logement et aux inégalités croissantes, nous défendons des politiques publiques fortes et concrètes.

Nous agissons pour renforcer le pouvoir d’achat et améliorer la qualité de vie. Cela passe d’abord par des transports publics accessibles à toutes et tous: un abonnement TL à 1 franc par jour et le développement rapide des infrastructures, notamment avec la réalisation du métro M3, afin de mieux relier les quartiers et de favoriser le transfert modal.

Nous nous engageons aussi pour que chaque enfant ait une place en crèche, y compris pendant les vacances. Soutenir l’accueil de jour, c’est soutenir l’égalité des chances et la vie active des parents, en particulier des femmes.

Parti: Parti socialiste lausannois

Sièges au Conseil communal (2021): 29 Sièges à la Municipalité (2021): 3

Affiliation cantonale / fédérale: Parti socialiste vaudois / Parti socialiste suisse

Slogan: Avec vous, pour Lausanne

Enfin, le PS Lausanne fait de l’accès au logement une priorité absolue. Dans un contexte de pénurie et de loyers en forte hausse, nous voulons atteindre au moins 30 % de logements à loyer abordable, afin que Lausanne reste une ville où l’on peut vivre, travailler et vieillir.

Avec une vision claire et des mesures définies, le Parti socialiste lausannois souhaite continuer à défendre ces valeurs! —

ps-lausanne.ch/ec26

Ensemble à Gauche – solidaritéS, POP et indépendant·e·x·s

Ensemble, défendons les revendications du plus grand nombre!

Ensemble à Gauche, une coalition composée de solidaritéS du POP et d’indépendant·e·x·s, présente une liste paritaire de 85 personnes au Conseil communal. Venant de tous les quartiers, ils et elles s’engagent pour une ville qui répond aux besoins et désirs de sa population.

Des logements abordables et écologiques

Nous demandons 100% de logements d’utilité publique pour les immeubles détenus par la Ville, et qui soient construits ou rénovés avec des matériaux durables. Nous voulons des politiques de lutte contre la spéculation immobilière qui permettent de faire en sorte qu’un toit soit véritablement un droit et que personne ne soit obligé de dormir dans la rue.

Des transports publics efficaces et gratuits

Nous nous battons pour des transports publics gratuits efficaces et la quasigratuité des parking-relais (P+R) pour favoriser des déplacements à la fois écologiques et économiques.

Partis: Ensemble à Gauche Lausanne (solidaritéS, POP et indépendant·e·x·s)

Sièges au Conseil communal (2021): 13

Sièges à la Municipalité (2021): 1

Affiliation cantonale: POP Vaud, Ensemble à Gauche Vaud (Décroissance alternatives, solidaritéS Vaud, Solidarité & Ecologie)

Slogan: Ensemble luttons contre la casse du service public!

Stop drogue et narcotrafic

Stop aux dealers et au narcotrafic. La première des libertés est la sécurité

Bruno Dupont, homme du peuple aux solutions concrètes et n’ayant pas peur de dire franchement les choses, se présente à la Municipalité de Lausanne car entre consommation de drogues, narcotrafic et insécurité notre belle ville est devenue méconnaissable. La priorité est claire: rendre nos rues aux citoyens en éradiquant le narcotrafic qui gangrène nos quartiers. Il représente une droite qui n’a pas peur de dire les choses et qui veut remettre l’ordre et la sécurité au cœur des priorités lausannoises.

Voter pour Bruno Dupont et sa liste «Stop drogue et narcotrafic» c’est:

1. La priorité absolue à la sécurité publique «Tolérance zéro» face à l’insécurité urbaine. Il propose des mesures fortes pour nettoyer les espaces publics et redonner aux Lausannois le sentiment de sécurité chez eux.

2. Un candidat «hors système» et pragmatique

Contrairement aux politiciens de carrière, Bruno Dupont ne parle pas depuis un bureau, mais avec le bon sens d’un homme qui travaille et qui connaît les réalités économiques des classes populaires.

Parti: -

Sièges au Conseil communal (2021): 0

Sièges à la Municipalité (2021): 0

Affiliation cantonale / fédérale:Slogan: Stop aux dealers et au narcotrafic. La première des libertés est la sécurité

3. La défense de l’identité, du patriotisme et du patrimoine

Une vision nationaliste et souverainiste assumée.

4. Une voix pour les «oubliés» de la politique lausannoise

Dans une ville largement dominée par la gauche depuis des décennies, Bruno Dupont se positionne comme le portevoix de ceux qui se sentent exclus des politiques actuelles. Il propose un virage radical pour recentrer la ville sur ses vrais besoins.

PLR.Les Libéraux-Radicaux

Pour le pouvoir d’achat, la qualité de vie et la sécurité, changeons Lausanne!

Des services à la population accessibles

Parce que la culture et le sport sont essentiels, nous voulons que les piscines, patinoires et musées lausannois soient gratuits et accessibles à tout le monde.

Contre les politiques austéritaires, nous défendons au contraire des services publics forts avec des conditions de travail exemplaires. Enfin, nous nous battons pour une ville solidaire, féministe, antiraciste et internationaliste!

Le 8 mars, journée internationale des luttes féministes, votez et faites voter la liste n°07 au Conseil communal d’Ensemble à gauche - solidaritéS, POP et indépendant·e·x·s et nos 6 candidates et candidats à la Municipalité!

Après 35 ans de majorité de gauche, l’usure du pouvoir se fait ressentir par la population lausannoise. Le PLR s’engage pour le pouvoir d’achat de la classe moyenne, pour la qualité de vie et pour la sécurité commune.

Nous estimons que l’avenir de Lausanne se joue dans son attractivité comme cadre de vie, comme lieu d’activité économique et dans le retour de la sérénité et de la tranquillité publique.

Nous remarquons également le cynisme de la majorité de gauche qui, à l’approche des élections, a mis en place de nombreuses mesures que le PLR réclamait depuis des années: soutien aux commerces, critères mis à l’accueil des toxicomanes.

Nous voulons en finir avec cette politique clientéliste et déconnectée des réalités et apporter une écoute aux préoccupations de toutes les habitantes et de tous les habitants de Lausanne. Pour défendre ces engagements, nous présentons à la Municipalité PierreAntoine Hildbrand, municipal sortant, accompagné de Mathilde Maillard et Marlène Bérard, conseillères communales. Au Conseil communal, le PLR

Parti: PLR.Les Libéraux-Radicaux Lausanne

Sièges au Conseil communal (2021): 21

Sièges à la Municipalité (2021): 1

Affiliation cantonale / fédérale: PLR

Vaud / PLR Les Libéraux-Radicaux

Slogan: Changeons Lausanne!

présente une liste riche de 75 personnalités (41 hommes et 34 femmes), issues des différents quartiers de la ville, âgées de 19 à 77 ans, représentatives de la diversité de la population lausannoise. Se présentant dans leur majorité pour la première fois à une élection, les candidates et candidats PLR refusent de voir souffrir Lausanne et partagent le ras-le-bol vécu par nombre de Lausannoises et Lausannois vis-à-vis de l’évolution actuelle de la Ville. —

www.plrl.ch

UDC Lausanne

L’UDC s’engage pour une ville sûre et prospère. Rendons Lausanne aux Lausannois!

Après 30 ans de règne sans partage de la gauche, Lausanne est une ville en banqueroute, où la criminalité est la plus élevée des grandes villes suisses, où la mobilité est chaotique et où les commerces disparaissent les uns après les autres. Pour la Municipalité actuelle, cet échec est collectif. Pourtant, notre ville dispose d’atouts extraordinaires, à commencer par ses institutions de formation, sa situation géographique et un riche patrimoine. Aujourd’hui, les Lausannois ont la possibilité de changer de cap.

Pour redresser Lausanne, l’UDC propose la fermeture immédiate du local d’injection de la Riponne, qui cause beaucoup trop de nuisances au centre-ville, tout en introduisant des restrictions d’accès aux prestations sociales «à bas seuil» afin d’endiguer le tourisme social des non-Lausannois.

Afin de faire revenir les clients dans les commerces et dans les bistrots, nous voulons instituer la gratuité de la première heure de stationnement: le centre-ville doit redevenir accueillant!

Pour rendre du pouvoir d’achat aux citoyens, nous voulons une baisse d’impôts de 3 points – il est plus que

Parti: UDC Lausanne

Sièges au Conseil communal (2021): 27

Sièges à la Municipalité (2021): 0

Affiliation cantonale / fédérale: UDC

Vaud / UDC Suisse

Slogan: Rendons Lausanne aux Lausannois

temps que ceux qui financent la collectivité aient aussi droit à un coup de pouce.

Pour remédier à la pénurie de logements, nous voulons que les Lausannois soient prioritaires pour accéder aux logements d’utilité publique.

Enfin, pour mettre fin à l’impunité dont jouissent ceux qui nous pourrissent la vie, l’UDC appliquera la tolérance zéro face à la criminalité et au deal.

Bon Sens & Pragmatisme

La gestion saine et pragmatique tant attendue par les Lausannoises et Lausannois

Nous devons élire Radu pour qu’il reprenne en main la gestion de la Ville de façon juste, au-delà de toute idéologie. Pour ce faire, il va s’entourer de personnes compétentes, animées par la passion du travail bien fait, dans l’intérêt de Lausanne.

Il nous propose, dès son élection, de prioriser immédiatement ce qui est simple, efficace et peu onéreux à mettre en œuvre, soit:

• Commerce: améliorer l’accessibilité, la visibilité et la sécurité des commerces et mettre en place une vraie stratégie de développement commercial, juste en agissant de façon pragmatique.

• Logement: augmenter l’offre de surfaces de logement, juste en changeant certains règlements.

• Finances: arrêter de dépenser au-delà de nos revenus, juste en ayant une stratégie financière non-guidée par une idéologie.

• Mobilité: assurer à chacun la possibilité de se déplacer, juste en respectant ses besoins et capacités.

• Crèches: inspirons-nous des idées innovantes qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays, juste avec un peu d’humilité.

Parti:Sièges au Conseil communal (2021): 0 Sièges à la Municipalité (2021): 0 Affiliation cantonale / fédérale:Slogan: Remettons les pendules à l’heure

• Médecins: favoriser l’établissement de nouveaux cabinets de généralistes, juste en leur assurant un contexte favorable.

• Emploi et entreprise: créer un groupe pour la promotion économique de la ville, juste en étant innovant et adapté à un monde en évolution.

• Lois et règlements: assurer leur application, juste en étant équitable.

Radu Ionescu, ingénieur civil, n’est affilié à aucun parti politique ni à aucun groupement d’intérêts. Il ne rend des comptes qu’aux Lausannois.

www.bsep.ch

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