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01 | Mars 2006 - Trimestriel - Gratuit - I.S.S.N. : 1778-9451

| Courants artistiques en Midi-PyrĂŠnĂŠes


Edito Après la naissance, la croissance : Multiprise s’agrandit de quatre pages et double son tirage. Entreprendre d’éditer une revue d’art gratuite et critique, c’est une aventure exaltante. Autour de ce projet s’est déroulée une multitude de rencontres et d’échanges. Je constate par toutes ces expériences un besoin collectif de communiquer. La région MidiPyrénées est riche en structures qui sous la forme de résidences de créations artistiques permettent la réalisation d’œuvres, et créent des conditions de rencontres aussi intéressantes qu’improbables. Réaliser une oeuvre d’art, c’est partir d’une idée et lui donner forme, heureusement l’ambition d’un travail artistique ne saurait s’arrêter là. L’idée devrait se diffuser dans l’esprit d’une population pour y faire évoluer les comportements. Le regard que l’artiste porte sur le monde, la fenêtre qu’il ouvre ne prend sens que si elle résonne chez l’autre. L’artiste n’est plus isolé dans le fond de son atelier, il participe et existe dans la société. Il communique avec toutes les armes que lui offre notre troisième millénaire. A vos images, prêts, partez ! Paul Ferrer

Sommaire Dossier Résidences 4| Résidence N°1 Musée Denis Puech, Rodez : «Steampunk»

6| Caza d’Oro Résidence d’artistes au Mas d’Azil, Ariège.

8| Les Ateliers des Arques Résidence d’artistes aux Arques, Lot.

10| Maisons Daura Résidences internationales d’artistes, région Midi-Pyrénées.

Collectif 12| Le Ventre... ...n’a pas de tête, mais de gros yeux.

Fabien Canno Court-jus

Expositions 17| Traverse Vidéo « Prenons les clés du champ audiovisuel »

18| Alain Josseau Le jardin des supplices ou un voyage pour Cythère

20| Sebastien Taillefer Atelier western & bureau de rock n’ roll

24| Jérémy Villy Il y a ce qui ne se voit pas... Ou presque.

Stéphane Le droumaguet Figures anonymes

Rallonge Couverture : Yannick PAPAILHAU : Résidence Maubec, février 2006

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Résidence N°1 Musée Denis Puech, Rodez. Aymeric Louis, « Steampunk ». Choisi par un jury parmi quelques 50 candidatures, Aymeric Louis a effectué une résidence de six mois entre janvier et décembre 2005 au musée Denis Puech de Rodez, sous la férule de l’attaché de conservation Sophie Serra. Les objectifs et les enjeux définis pour l’artiste étaient (dans l’ordre ? ) de « découvrir un lieu, rencontrer un public, et consacrer du temps à un projet de création »1. Cette résidence, créée il y a tout juste deux ans et financée par la ville de Rodez (logement et ateliers entre autres) offre l’occasion de confronter création contemporaine in situ avec institution muséale. Aymeric Louis s’est donc attaché tout au long de son séjour à allier pour le mieux travail artistique et négociations avec les différents acteurs municipaux pour mener à bien son travail. Et c’est également ce partenariat encore fragile avec l’institution qui a fixé les limites du projet «Steampunk» (projet d’affichage dans la ville avorté, manque de soutien de la part des médias pour les griefs). « La forme monstrueuse montre l’ordre biologique à la fois comme menacé et essentiel »2. L’artiste a axé son travail autour de la représentation du monstre et c’est dans le tableau de classification des monstres donné par Gilbert Lascaux dans son ouvrage, référence majeure pour A. Louis, qu’il a puisé son bestiaire fantastique. Griffons, chimères ou autres gargouilles de 4ème catégorie peuplent l’espace du musée. L’anormalité selon Jérôme Bosch ou Schongauer, la figure humaine étant bannie. Sous la figure tutélaire du sculpteur moustachu fin 19ème Denis Puech et de ses sculptures, les parasites créés les yeux fermés par l’artiste ( « je me laisse souvent guider par les incidents » ) s’imposent comme excroissances à la fois organiques et minérales sur ces angelots joufflus ou autres nymphes rieuses, pervertissant la facture classique de ces oeuvres... 4

Dans cette tentative de clonage l’investissement du lieu est un pari gagné, à tel point que l’œuvre même de son illustre confrère semble atteinte... L’institution muséale est également elle-même remise en question par ce caractère iconoclaste du greffon, comme si, à l’image du courant « Steampunk »3 le XXIème siècle venait s’inviter chez le XIXème… On retrouve cette ironie dans l’installation majestueuse composée de trois monstres phosphorescents (un griffon, une baleine et une chimère), posés sur des socles géants, obligeant ainsi le spectateur à lever les yeux pour les observer, ou peut-être les craindre. Seul hic, on regrettera la programmation trop consensuelle de la soirée cinéma (Dracula, Frankenstein, Elephant-man), l’artiste ayant proposé un choix plus pertinent comme « Atomic circus » des frères Poireaud, film étant à lui seul difficile à classer, avec son parasitage de différents genres cinématographiques ou bien le célèbre « Freaks » de Tod Browning, illustrant parfaitement le monstre mis en cage, le cirque faisant office de zoo humain. Avec cette résidence Aymeric Louis nous montre de façon subtile que les chimères existent bel et bien, que l’on peut réunir des contraires dans une même entité, que l’on parle de corps, de lieux ou d’univers sociaux différents. Didi Marinesque

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Sophie Serra, préface au catalogue de l’exposition « Steampunk », musée Denis Puech, rodez, 2005. 2 Gilbert Lascault, le monstre dans l’art occidental, Klingsieck, 1973. 3 Genre littéraire intégrant éléments de science fiction contemporains et références au XIXème siècle.


Ces oeuvres ont été conçues et réalisées pendant le temps de résidence au musée Denys Puech.

page précédente Aymeric LOUIS : panneaux et objets mous, projet concret, 2005. Châssis bois, plâtre, mousse, polyuréthane, silicone, peintures, tirage numérique sur bâche PVC, verrière miroir Photo : Didier Marinesque

ci-contre Aymeric LOUIS : Parasites, 2005. Installation sur les sculptures de Denys-Puech. Terre et peinture phosphorescente, modelées les yeux fermés dimensions variables, à l’échelle d’une main ci-dessous Aymeric LOUIS : Monstres / griffon, baleine, chimère, 2005 polystyrène, fibre de verre, résine acrylique, résine epoxy, peinture phosphorescente. Dimensions inscrites dans 2m3, huit socles : cubes de polystyrène.

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Caza D’Oro Résidence d’artistes au Mas d’Azil, Ariège. La résidence Caza d’Oro, ouverte depuis le 1er juillet 2003 et dirigée par le couple Nathalie Thibat Sauer et Claus Sauer, mérite amplement son nom de « chercheurs d’or ». En effet, c’est dans les pré-montagnes de l’Ariège pyrénéen, au Mas d’Azil (terre d’accueil depuis la nuit des temps), que s’est installée la famille Sauer accueillant chez elle les artistes résidants. Bien sûr, un tel environnement est propice au recueillement et à la création nécessaire aux artistes, néanmoins les lieux comme celui-ci ne manquent pas en France… Ici ce qui fait la différence c’est la « politique » de la résidence. Tout d’abord, notons que Nathalie et Claus sont tous deux artistes, ils connaissent donc parfaitement les besoins des artistes contemporains et s’adaptent au mieux pour leurs résidents. De plus, l’infrastructure simple alliée à une oreille toujours attentive permettent aux différents intervenants de se sentir bien et ainsi de s’exprimer librement (chose devenue rare du fait d’une certaine « censure en amont »). Au-delà de l’aspect matériel, un grand atelier tout neuf, un appartement bien aménagé et une bourse, la résidence offre une multitude de possibilités. Travail in-situ dedans dehors, en atelier, en solo, en collaboration, ouvert à tout style artistique, du plasticien au peintre, en passant par les lettres et même la musique… Caza d’Oro, qui signifie les chercheurs d’or et non pas la maison d’or, donne la priorité aux jeunes artistes (de toutes les régions du monde), leur permettant souvent de faire l’expérience d’une première fois car trouver une première résidence ou une première exposition personnelle est souvent un chemin de longue haleine. D’autre part, au-delà du désir de développer un projet artistique, Caza d’Oro et son association (la perle) veut aussi situer son développement au sein d’un territoire, d’une commune, d’une population, d’un pays. 6

Le Mas d’Azil est un terreau fertile, où poussent déjà trente trois associations pour six cents habitants dont certains ont des connaissances dans des domaines aussi variés que pointus. Caza d’Oro vient d’accueillir Anne-Marie Bologna-Jeannou, avant elle, Florence Garrabé, Rolf Nikel, Marc Quer, Anne-Marie Rognon, Frédéric Sallaz, Myriam Richard, Natalia Pastor Suarez, Taysir Batniji. Pour le futur : Emma Bentz qui vient de Marseille, et qui va rester au Mas d’Azil de mars à mai 2006 avec une expo en fin de séjour, puis Lin Delpierre (photographe) et Michael Pinsky en collaboration avec Le Parvis, centre d’art contemporain à Ibos. Et déjà pour 2007 est prévu un artiste catalan en collaboration avec La Panera, centre d’art contemporain à Lerida. Enfin un lieu, loin du cliché, où la seule chose que l’on peut prévoir, c’est d’être surpris. F.S.


Ces oeuvres ont été conçues et réalisées pendant le temps de résidence à Caza d’Oro

page précédente (haut) Rolf NIKEL : Hütte, 2003 page précédente (bas) Anne-Marie ROGNON : On solde…, 2004 ci-contre Marc QUER : TU, 2004 ci-dessous Anne-Marie BOLOGNA-JEANNOU : Illustration 8, 2006

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Les Ateliers des Arques Résidence d’artistes Arques, Lot.

aux

Les Ateliers existent depuis 1988, avec des « formules » différentes pendant toutes ces années. La formule actuelle, dirigée par Martine Cousin, existe depuis 2003; en 18 ans les Arques ont ainsi accueilli environ cent quatre vingt artistes. La résidence est composée de cinq maisons et quatre ateliers, conçus la même année que le musée Ossip Zadkine (qui a vécu et travaillé aux Arques). Ils sont situés au cœur du village, avec un jardin dans le presbytère, et un centre de ressources! Les quatre ateliers sont équipés différemment les uns des autres afin de répondre aux diverses pratiques artistiques de leurs résidents. Les artistes, entre cinq et dix, accueillis de janvier à juillet, choisis par un commissaire, doivent prendre en compte le contexte rural, bâti, végétal et humain… En 2005 les Ateliers des Arques ont accueilli sous la direction artistique du réseau Art contemporain Midi-Pyrénées : Véronique Bourdier, Antoine Boutet, Christophe Clottes, Teruhisa Suzuki et Zoë Walker. Christophe Clottes qui, lors d’un entretien, m’exposait l’importance de ce contexte rural et du nombre d’habitants1 : ne seraitce que d’un point de vue effectif, cinq à dix artistes dans le village, ça fait du monde… Les délimitations et bornages des espaces de vie sont très importants, surtout en ce qui concerne les habitations secondaires : maisons rénovées avec clôture, grillage écran et parfois des chiens. Sorte de paradis maladif. Ce qui contraste vraiment avec la population endémique et leur rapport simple aux choses, C.C. s’étonnait du « coup de main facile », cette spontanéité avec laquelle les habitants proposent leurs services et partagent leurs savoirs. Après un bref passage au cadastre qui lui permit de trouver des parcelles en espace public et de s’en approprier une, il rapprocha subtilement ses préoccupations artistiques et ces données contextuelles : la propriété secondaire n’est pas une « propriété », c’est un cadre de vie ! 8

Depuis un certain temps, C.C. travaille sur les relations entre insectes et structure, il a donc « confié » à des abeilles l’illustration de son propos. Un cadre comme support d’exposition au paysage contenu {…} un cadre objet référence (du village, de la ruche) comme support de production2. Dans la parcelle grillagée, l’artiste a cultivé des plantes mellifères et installé une ruche en démontrant les limites et les conséquences de la propriété : les plantes s’approprient les substances du sol, l’animal s’approprie la flore de la parcelle et alentour, enfin l’homme s’approprie la récolte. Le vivant et le territoire évoluent sans cesse, ils s’en vont et reviennent, important ou exportant mais toujours dans un souci d’extension du champ d’action ! A la fin de la saison le miel a été distribué parmi les habitants, voyons-y; comme l’induit le propos de C.C., les résultats d’une interaction réussie et, au delà, la justification du concept de résidence. De mars à juillet 2006 sous la direction artistique de Christian Bernard, directeur du MAMCO à Genève nous pourrons voir les propositions d’Alain Bublex, Vincent Lamouroux, Laurent Mareschal, Tami Nostani, Denis Savary et Alexia Turlin. F.S. 1

Contexte comparable entre, Caza d’Oro au Mas d’Azil village de six cents âmes et les Ateliers aux Arques, pas plus de cent cinquante habitants. 2 Définition empruntée à Marie-Françoise Lallemant


Christophe CLOTTES, Sans titre

Antoine BOUTET, sanglier enterré Ces oeuvres ont été conçues et réalisées pendant le temps de résidence aux Arques.

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Maisons Daura Résidences internationales d’artistes, région Midi-Pyrénées. Les Maisons Daura ont entamé une nouvelle vie. Après avoir été pendant plusieurs décennies, un havre pour Pierre Daura, peintre d’origine catalane, et sa famille, elles accueillent désormais des artistes contemporains dans le cadre très prisé d’un des plus beaux villages de France, SaintCirq-Lapopie. La bâtisse du XIIIe a bénéficié d’une réhabilitation financée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées et a ouvert en mars 2005. Le projet et l’esprit qui animent les résidences appellent des artistes de différentes disciplines à « agiter » ce contexte particulier. Ils sont choisis pour leur capacité à se mettre en résonance avec le site et pour leur volonté de développer une expérience sur et avec ce territoire. Ils trouvent là une occasion d’expérimenter de nouveaux champs d’investigation, le territoire étant considéré ici dans son sens le plus large, géographique certes, mais aussi humain, patrimonial, culturel, social, économique… Ils étaient 5 en 2005 à tenter l’expérience. Sabine Delcour, photographe, Patricia Ferrara, chorégraphe, Paul-Armand Gette, plasticien, Jérôme Mauche, écrivain, Robert Milin, plasticien, ont certes essuyé quelques plâtres, et nous avec eux. La mise en place des résidences ne réfère à aucune recette. Il faut donc inventer avec les différents ingrédients que sont les artistes, le site, les conditions d’accueil, l’équipe, les moyens…, un vivre et un travailler ensemble. C’est un cocktail complexe, parfois pénible mais plutôt excitant pour tous. Le principal intérêt des résidences est bien leur caractère de laboratoire, quand le doute et la tension coexistent et qu’il importe de créer les conditions qui conduisent à l’émergence de l’œuvre. La spécificité pluridisciplinaire des Maisons Daura, ajoute à l’intérêt du dispositif. Les artistes approchent d’autres 10

environnements artistiques, côtoient d’autres univers de recherche créant ainsi des motivations supplémentaires au séjour. C’est pour le public, et en l’occurrence les habitants de ce territoire, que nous associons depuis l’origine aux rencontres avec les artistes, l’occasion de confronter des mondes différents, voire divergents, et d’élaborer sans complexe leur propre point de vue sur les œuvres. En 2006, les résidences accueillent deux sessions de résidences. Au printemps, Jean-Daniel Berclaz, Thomas Lanfranchi, Myriam Mechita, Constance Ouvrieu et Gregg Smith vont développer un projet sur la portion de vallée entre SaintCirq-Lapopie à Cajarc, territoire privilégié d’investigation proposé aux artistes et site du Parcours d’art contemporain en vallée du Lot pendant l’été. Avant qu’ils n’arrivent, nous n’avons et eux aussi, qu’une idée assez vague de ce qu’ils entreprendront. Les résidences sont une prise de risques pour tout le monde: les artistes, la structure qui accueille et le public qui apprécie. À l’automne, Muriel Rodolose, Florian Tiedje et Cyril Hernandez se saisiront du même contexte pour nous surprendre encore. Ainsi, le cumul et la diversité des expériences de résidences n’engendrent aucune règle particulière mais seulement, nous disposent davantage à l’aventure de l’art contemporain. Martine Michard Martine Michard est directrice de la Maison des arts Georges Pompidou, qui articule les projets du centre d’art contemporain de Cajarc, des résidences de Saint-Cirq-Lapopie et de l’artothèque départementale du Lot.


Myriam MECHITA : un élément de l’installation « les décisions définitives », peinture noire et dessin fluo, 2005. copyright Myriam Mechita

Gregg SMITH : « Should we never meet again », court-métrage 2005. copyright Gregg Smith

Ces oeuvres ont été conçues et réalisées pendant le temps de résidence à Saint-Cirq-Lapopie.

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Collectif LE VENTRE n’a pas de tête, mais de gros yeux … Le tiroir s’ouvre, le gros orteil, la fête au château, poor, le désarroi de la couronne, ce moindre rein, les petites mains, toutes ses curieuses appellations constituent des ateliers surnommés les organes à l’intérieur du collectif « Le Ventre ». Ce collectif complexe, tout juste émergeant, regroupe une vingtaine d’artistes. Théâtre, arts plastiques, vidéo, chanson. Les organes sont créés afin de différencier les personnalités, compétences de chacun, puisque les pratiques sont transdisciplinaires. Tout commença l’été 2005 suite à une résidence d’artistes à Concots dans le Lot, où le désir de continuer le développement de projets les amena alors à constituer cette association. De leurs créations se manifeste un leitmotiv, celui du modulable évolutif, telle une aspiration organique : être perpétuellement dans ce qui se transforme. Démarche repérable lors d’une récente exposition au café « l’Impro » à Toulouse de deux de ses membres, Anaïs Aïllet et Dominique Réquillard, via une installation de dessins, photos, textes dont l’accrochage évoluait au fil des jours. Cet aspect de croissance rhizomateuse se retrouve dans le dernier né Les petites mains, un atelier/régie du Ventre, laboratoire de fabrications de structures, de constructions monumentales. L’idée étant de devancer les demandes, que leurs créations soit à disposition des autres organes afin qu’ils puissent les utiliser pour des performances, des mises en scènes… Outre la certitude d’être renforcé en étant un groupe, pouvant mêler la complémentarité liée aux compétences de chacun, on comprend à travers leurs actions que la notion de rencontres, de partages de sensibilité, est essentielle. Cette envie d’un résultat au hasard des connivences engendrées par le travail en commun, est illustrée par un autre organe, 12

pas des plus nobles. Le gros orteil, atelier de création filmique -ouvert à tout public, initié ou non, mais assurément curieux- se structure autour de l’idée suivante qui veut que la réalisation, d’un scénario jusqu’au montage, s’effectue sur une seule et même journée. La digestion de toutes ces initiatives est rendue possible par l’interaction avec le public. Le spectateur agit comme catalyseur nécessaire au cycle des mouvements péristaltiques de leurs créations. Pour conforter cela, un rendez-vous trimestriel est organisé par La fête au château, qui propose des soirées de projection vidéo du collectif et d’artistes invités. Les projets du groupe pour cet été, seront leur résidence à Concots. Pour certains d’entre eux, également, une installation performance programmée dans l’exposition « Territoires » à l’Espace Écureuil à Toulouse. Afin de voir plus en détail les portraits de chacun des protagonistes, de prendre des infos sur les organes et les futures manifestations, ne manquez pas de vous promener sur leur site : www.leventre.com. A. A.

ventre : n.m 3. partie centrale d’un navire. 4. phys. point, ligne ou surface d’un système d’ondes stationnaires ou l’amplitude vibratoire est maximale.


Fabien CANNO


Traverse Vidéo L’état du monde Prenons les audiovisuel

clés

du

champ

Prenons ces clés des mains des artistes présents lors de la neuvième édition des rencontres « Traverse Vidéo ». Prenons ces clés, utilisons les. Ces rencontres démarrent le 7 mars avec un parcours dans onze lieux toulousains ouverts gratuitement pour l’occasion. Une cinquantaine d’artistes seront présents pendant la première semaine, plus de soixante vidéos seront diffusées, neuf installations et deux performances seront présentées. L’Etat du monde est la thématique retenue pour l’édition 2006. On aimerait que ce soit des rencontres avec l’étendue du monde. En tout cas, les propositions d’art vidéo, de ciné expérimental, ou encore de performance nous feront participer au foisonnement des discours sur le monde, contre la volonté du grand nombre, contre ses tendances totalitaires. Traverse Vidéo revendique aussi un refus du cloisonnement habituel de ces formes de création, un cloisonnement mis à mal, mis à plat pour une lecture directe et lucide. Traverse Vidéo est l’opportunité de redonner toute sa vivacité au rapport culture/école. L’initiative est en fait née dans l’espace d’enseignement audiovisuel et d’arts appliqués du lycée des Arènes. Il s’agit de mettre au cœur des formations post-bac (et de proposer à tout groupe scolaire qui en fait la demande), la création artistique contemporaine, son questionnement inhérent. Plutôt qu’un conditionnement, l’école ne pourrait-elle pas être un lieu propice au dé tricotage de nos habitudes blasées ? Peut-on faire de l’école un lieu d’éveil à une responsabilité déniaisée ? C’est certainement une des gageures des organisateurs de l’événement. Au-delà de sa fonction pédagogique, Traverse Vidéo pourra faire trembler notre soumission aux images, et rendre assourdissant le silence de la pensée face à l’image. Ces rencontres

seront une invite à l’exploration des zones de friction, zone que l’artiste laisse délibérément ouverte pour révéler plus fort son rapport au monde. La confrontation devient donc essentielle, elle est défendue contre l’idée trop confortable d’une fracture entre le monde et la création contemporaine. Illustration juste de cette relation renouvelée à la création, l’installation participative de Vincent Levy « Fantôme(s) » requiert la présence et le regard du visiteur pour exister. L’image vidéo canonique y est inversée : on s’y voit, on s’y contemple évanescent d’abord, plus précis ensuite. Après cette expérience vidéo spéculaire, l’idée de fracture est-elle encore défendable ? Friction encore, le projet Femlink est une réunion des créations de 39 vidéoplasticiennes venant de 39 pays. Cette réunion devient chaîne ou collage pour constituer une projection unique faite d’autant de regards sur l’étendue du monde. Femlink se veut avant tout une résistance à l’uniformité, une façon de faire jouer les singularités en faisant sens pour tous. La neuvième édition de Traverse Vidéo a l’ambition de nous donner les clés de la diversité du monde. On veut y multiplier les approches, on y scrutera les hors champs, les horizons, et c’est là une vraie tentative d’évasion. P. B.

David GONÇALVES : Ressac Lisbonne, Vidéo de 3m 17s, 2003.

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Alain Josseau Le jardin des supplices ou un voyage pour Cythère L’île de Cythère, au Sud du Péloponnèse, est, dans la mythologie grecque, un lieu sacré dédié à Aphrodite et à l’Amour. Ayant nourri l’imaginaire des grands poètes tels Baudelaire et Verlaine, elle pourrait incarner le jardin paradisiaque d’où émerge toute image fantasmatique ou toute représentation: jeux de masques ou de mains, délices ou supplices, désirs et plaisirs... Le travail réalisé par Alain Josseau pour son exposition chez son galeriste toulousain aborde ses rivages, comme le fit Watteau en son temps (L’Embarquement pour Cythère, 1717), ce peintre de fêtes galantes que le jeune artiste cite volontiers. Car une image artistique, quelle que soit sa nature, ne se donne, pour Josseau, qu’en tant que telle (un système propre à déformer le réel et à se reformer ad libitum), le sujet est d’abord prétexte à décortiquer le visible, à mettre à jour les mécanismes de son langage spécifique et autonome. Ainsi, l’artiste nous offre ce qu’il appelle des « images de synthèse » : synthèse des références à l’histoire de la peinture ancienne et récente, synthèse d’opérations de superposition et de trituration des techniques de l’image d’hier à aujourd’hui. Synthèse, également, de la constructionimage dans chacune des quatre peintures grand format exposées chez Sollertis (série Le Jardin des supplices, titre repris du roman d’Octave Mirbeau) : découpage ou plutôt « framisation »1 du monde, en l’occurrence d’un paysage artificiel, inventé par l’artiste, au sein duquel s’inscrit une femme issue, elle, du réel (son image photographique a été retravaillée sur Photoshop). « Clara » (l’héroïne de Mirbeau), évasive, regarde vers ce que nous supposons être le ciel, focalise sur ses mains, endosse le rôle de la liseuse (de Vermeer à Gerhardt Richter...), ou bien se trouve soumise au supplice des « yeux bandés ». Clara ignore donc la végétation luxuriante qui l’entoure, regarde toujours 18

ailleurs, ne voit pas au dehors, manque son cadre ou son décor. Elle ne voit pas ce que nous nous voyons : des myriades de touches différentielles, de couleurs où le vert domine, des jeux d’opacité et de transparence, de lumière, les rythmes du pinceau dont l’affolement rhizomique peut subitement être suspendu, arrêter le temps, dans l’alibi d’une matière devenue dense, veloutée, et qui forment des tableaux troublants à l’ampleur toute picturale. Perturbations encore et effets multiples de l’image lorsque les trois aquarelles intitulées Paradis se font, à une certaine distance, lithographies ou bien, lorsqu’une vidéo d’une scène de parc filmée en temps réel livre synchroniquement ralentis et accélérations à la limite du visible, d’improbables reflets sur la surface d’un petit lac et fumées inopinées, le tout sur fond de tramage de toile (La machine de Morel – Acte I-, en référence à Adolfo Bioy Casarès). Enfin, chacun des quatre dessins à la mine de plomb décrit, toujours d’après photo, un nu au visage masqué par un amplificateur de lumière (série Excess of Vision). Si ceux-ci, à l’exécution quasi académique, surprennent ici par leur sobriété technique sans effet, l’ensemble de l’exposition n’en est pas moins surprenante au regard des « images de guerre » auxquelles l’artiste nous avait habitués ces dernières années . Pourtant, au-delà du sujet, la logique de l’œuvre se poursuit. Pour s’en convaincre, l’on pourrait considérer les dessins comme des éléments particulièrement explicites de la démarche : le strict dévoilement du système de l’image articulé sur le visible et l’invisible, dont l’interface phénoménologique serait la lumière qui révèle ou aveugle. De l’image naîtraient ainsi danger et jubilation, là même où sa magie tiendrait à sa capacité à nous faire passer de l’autre côté du miroir, à l’égal des plaisirs promis par Cythère... Chrystelle Desbordes. 1

Néologisme formé à partir du mot anglais frame (‘‘cadre’’).

Exposition à la galerie Sollertis du 16 février au 25 mars Rens. : 05 61 55 43 32 - sollertis@sollertis.com


Alain JOSSEAU : Le jardin des supplices n째3, huile sur toile (150x250 cm), 2006

Alain JOSSEAU : Paradis n째1, aquarelle (80x120 cm), 2006

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Sébastien Taillefer Anatopies Atelier western & bureau de rock n’ roll Pour leur nouvelle programmation commune les Centres d’Art Contemporain d’Albi et de Castres – Cimaise et Portique et l’Hôtel de Viviès – nous proposent une exposition réunissant Benoit Broisat, Laurent Pernel, Santiago Reyes, Sébastien Taillefer et l’artiste catalan Jordi Colomer sous l’idée générique d’ « Anatopies », - les lieux décalés. La complémentarité issue de cette fusion toute contemporaine se joue ici dans une dualité cognitive et mentale dont beaucoup pourrait prendre exemple. L’union fait la force comme dit le proverbe. A la croisée des chemins de cette mise en scène collective, vous serez conviés au Moulin albigeois à collaborer à la nouvelle installation de Sébastien Taillefer. Après un long et déroutant travail sur l’image proposé sous forme de vidéos - dont nous avons pu mesurer la teneur dans ses précédentes expositions de Toulouse à Paris, l’artiste nous invite à une nouvelle collaboration improbable autour de deux ateliers interactifs sur la thématique du Western et du Rock ‘n roll. Symbolisé in situ par un bureau customisé revisitant le flycasse intégrant batterie, basse et gratte qui nous transmue en homme orchestre, l’atelier Rock n’ roll nous sollicite à produire dans un télescopage d’images nos propres productions visuelles et sonores. Attenant à l’objet sur le mur Paris Hilton trône en poster géant tel De Gaulle au balcon. L’objet est à utiliser, l’effet est à filmer. Non loin dans l’espace adjacent du XIIeme siècle, le second atelier se déploie dans les conditions cinématographiques des grandes

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productions hollywoodiennes : travelling, écran 16/9éme, caméra, moniteurs renvoyant de vrai et faux retour d’images. L’atelier Western s’articule comme un plateau de tournage. Au centre la guitare santiag, icône de cette nouvelle mythologie Tailleferienne nous interpelle, nous happe. Car cet arrangement est, encore une fois à notre disposition, à nous de le saisir et d’en extraire de nouveaux projets, de nouvelles croyances voir comme le souhaiterait l’artiste en découdre avec l’expression de feus nos désillusions. Serions nous des artistes ?! Ainsi « si j’aborde avec cynisme le mélange de genres, mon but n’est pas de trancher en faveur de l’un d’entre eux mais bien de produire une forme qui rende compte de leur mise en tension (entre rangement et dérangement) […] Dans les deux cas, les spectateurs doivent utiliser les œuvres afin de produire des situations et d’en faire des images selon leur niveau d’équipement numérique (appareil photo, téléphone ou caméra, l’intention n’est pas la même). Je demanderai ensuite au public de m’envoyer ces images sur mon mail afin de lancer un nouveau travail de post-production. » (Sébastien Taillefer) De la sorte saisissant cette trace qui nous échappe, Sébastien Taillefer offre la possibilité de décontextualiser notre quart d’heure de vidéophage et questionne la position de l’artiste face à sa propre production. Entre l’atelier rock’n roll et celui du Western, le télescopage des images tend à une abatardisation de sens et une déstructuration de l’espace/temps. Qui de nous, de Pâris ou de l’Homme à la voix est la vraie star ? Qui de notre image ou de son reflet est la plus fidèle ? A son habitude Sébastien Taillefer nous déstabilise, et parvient à saisir l’improbabilité de nos vies pour notre plus grande délectation. W.G.


Sébastien TAILLEFER : La Libération de Pâris

Image préparatoire de l’Atelier Western au Moulin Albigeois Page précédente Sébastien TAILLEFER : Bureau Rock n’ roll (vue de face, vue de dos)

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Jérémy Villy Autour des Phantômes Il y a ce qui ne se voit pas... Ou presque. Cette expo-photos est un reportage artistique sur tout ce qui se cache derrière les panneaux de métal rouillé du Train Phantôme, le spectacle de la compagnie Le Phun présenté à l’Usine du 7 au 15 avril 2006. Tout ce qui est habituellement invisible est ici montré ou expliqué : de la genèse du spectacle au montage et démontage de la structure dans les différents lieux de passage de cette équipe de 25 artistes, les moments de vies, les ambiances propres à ce type de représentations où les comédiens sont techniciens, les techniciens également vidéastes, les directeurs sont acteurs... Une plongée dans l’univers des Phantômes, étoffée par de courts textes d’entretien avec le metteur en jeu Phéraille et les directeurs techniques du spectacle pour rendre compte

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de l’ampleur du travail et de l’implication nécessaire à la réalisation d’un tel événement. La mise en décor de l’exposition dans la salle de résidence de l’Usine immerge le spectateur dans l’ambiance du Train Phantôme : lumières tamisées, éléments du train, plaques de métal, crochets… Le spectateur peut ainsi découvrir dans sa globalité l’avant-scène et voir les coulisses de fonctionnement de ce spectacle aux proportions conséquentes… En route pour un voyage dans l’univers intime des Phantômes...


Montage à Aurillac, août 2005.

Le train phantôme, compagnie le Phun.

Monsieur Ramon, Représentation Place de l’Europe, Toulouse, octobre 2005.

page précédente (haut) Christophe KARPLO, Création à l’Usine, août 2005.

À l’ombre d’un vénérable train phantôme forain, Madame Ramon et sa famille accueillent leurs proies dans un univers familial excitant. Mais le grand mécanisme s’enraye, et le train phantôme s’immobilise dans le noir complet. Ainsi commence l’histoire de la famille Ramon, dont on apprendra à connaître les secrets tout au long du spectacle où les acteurs évoluent au milieu du public dans un décor étonnant. Hébergé par l’Usine à Tournefeuille, la compagnie le Phun existe depuis 1985. Composée actuellement de 24 membres (comédiens, techniciens, musiciens, plasticiens...), elle reste très attachée à son implication dans l’espace public et défend un théâtre qui s’inscrit dans des lieux non conventionnels en portant une attention particulière aux rencontres motivées et intimes avec le public.

page précédente (bas) Montage à Aurillac, août 2005.

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Stéphane LE DROUMAGUET : Figures anonymes, photo et tirages argentiques, marouflage sur plaque d’alu. (50x70cm)

«Approche différente du portrait d’identité et mise en avant du côté pictural de la photographie. Tentative de tendre, par l’effacement de l’individu vers une figure anonyme» 24


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>Caza d’Oro - résidence d’artiste Salle d’exposition du CMM, rue du Temple, 09290 Le Mas-d’Azil http://cazadoro.org Emmanuelle Bentz, 19 mars – 8 mai

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>Musée Denys-Puech Place Clémenceau, 12000 Rodez Musee.denyspuech@wanadoo.fr Jean-Paul Marcheschi « Quartier de la Transportation » 31 mars – 4 juin 2006

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>les abattoirs 76, allées Charles-de-Fitte 31300 Toulouse www.lesabattoirs.org « Contreimage » François Rouan, 27 janvier – 7 mai >Alaplage 49, rue de la Concorde 31000 Toulouse alaplage.free.fr « On Stage » Ingrid Maria Sinibaldi et Vincent Kohler, en mars >bbb, centre régional d’initiatives pour l’art contemporain 96, rue Michel Ange, 31300 Toulouse www.lebbb.org « Dressing room » jusqu’au 25 avril « Sonorités » 16 mai- 11 juillet >Espace Croix Baragnon 24 rue Croix Baragnon, 31000 Toulouse « Collectif People Saison 3 » 7 avril – 13 mai une série de pièces maîtresses d’ALP : 3 événements : - projection, « 4 days » le 20 avril, à 18h30 - performance de Marta Jonville le 27 avril, à 18h30 - « surprise » le 11 mai, à 18h30 >Traverse Vidéo Lycée des Arènes, les abattoirs, Cinémathèque de Toulouse, Goethe Institut, Espace Croix Baragnon, médiathèque associative, les fabuleux festins, Agnès b… « L’état du monde » du 7 - 31 mars www.traverse-video.org >Galerie Fabrice Galvani 2, rue Fermat, 31000 Toulouse www.galeriefabricegalvani.com « Luca Pignatelli » 20 mars – 20 mai >CIAM 5, allées A.Machado 31058 Toulouse Cédex 9 Tél. : 05 61 50 44 62 « La caverne de Richard W. (un idéalisme) » Cyril Rouge 9 – 24 mars Galerie d’Art contemporain / Salle A2 du 4 au 21 avril Peintures, Dessins, Textes : Gaëlle DUBOIS Vernissage le 4 avril à 18h Rencontre-débat avec l’artiste le 4 avril à 12h45 SalleA2 >Galerie Sollertis 12, rue des Régans, 31000 Toulouse www.sollertis.com Alain Jousseau « Le jardin des supplices » 16 février – 25 mars Pauline Fondevila (vernissage le 30 mars) 30 mars – 6 mai

>Espace des Arts, 43, rue du Centre, 31770 Colomiers Tél. : 05 61 78 15 41 Chantier n°3/ « Paysage urbain et architecture » Sébastien Taillefer, Anouck Durand Gasselin, Emmanuelle Castellan, les établissements scolaires et les maisons de quartier. 20 février – 28 avril >Fondation d’entreprise Espace Écureuil pour l’Art contemporain Caisse d’épargne de Midi-pyrénées, 3 place du Capitole 31000 Toulouse www.caisseepargne-art-contemporain.fr fondationentreprise@cemp.caisse-epargne.fr Jean-Philippe Toussaint 9 février – 25 mars Françoise Pétrovich 8 avril – 20 mai >Centre Méridional de l’Architecture et de la Ville 5, rue St Pantaléon, 31000 Toulouse http://cmav.free.fr Tél : 05 61 23 30 49 « Brasilia : du plan pilote à l’espace contemporain » 25 mars – 27 mai 2006 >La Chapelle Saint-Jacques – centre d’Art contemporain Avenue du Maréchal Foch, BP 125, 31803 Saint-Gaudens Tél : 05 62 00 15 93 « Opéra Cannibale » (installations) Florence Garrabé, 8 avril – 15 juin. >Le Capech à la Cote 31620 Castelnau d’Estréfonds lecapechalacote@voilà.fr Tél. : 05 61 57 50 25 « L’art dans la rue » 20 – 21 mai 2006 4eme édition, rencontres artistiques plurielles et festives Ciné concert, samedi 20 mai à 19h30 au parc du terroir 27 artistes plasticiens, spectacle vivant, atelier d’expression… >l’Usine, 18 chemin du canal – 31170 Tournefeuille www.lusine.net - lusine@lusine.net Tél. : 05 61 07 45 18 « Autour des Phantômes », une expo-photos de Jérémy Villy du 1er au 15 avril Vernissage : le samedi 1er avril à 18 heures. « Le train Phantôme » le spectacle du Phun , du 7 au 15 avril >Le Château d’Eau 1, place Laganne, 31300 Toulouse www.galeriechateaudeau.org Tél. : 05.61.77.09.40 extrait de la collection du Centre Méditerranéen « Images d’un territoire » 1 mars - 2 avril 2006 >MJC Ancely 7 allée Causses, 31300 Toulouse Tél. : 05 61 49 05 74 Emilie Regimbeau « Le monde au quotidien », 7 mars – 3 avril Vernissage le 7 mars à partir de 18h30, décrochage le 3 avril >Centre Culturel des Mazades 10, avenue des Mazades 31200 Toulouse Tél. : 05 34 40 40 10 Maégosia Magrys « Quinze femmes vêtues de noir » 21 mars – 8 avril Vernissage le 23 mars à 18h30

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>Cajarc, St-Cirq-Lapopie, Les Arques, Carennac magp.cajarc@wanadoo.fr Tél. : 05 65 40 78 19 Printemps de l’estampe « Marcher » 18 mars – 11 juin 2006

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>Abbaye de Beaulieu, Château-musée du Cayla, Musée des Beaux-Arts de Gaillac, Château de Linardié château.linardie@wanadoo.fr Tél. : 05 63 81 59 29 « K comme Kafka » 11 mars – 14 mai 2006 >Le Parvis Centre d’art contemporain Centre Leclerc le Méridien, route de Pau, 65420 Ibos www.parvis.net Tél. : 05 62 90 60 32 « Panacea superspa » 16 février – 8 avril 2006 Vernissage le 16 février à 18h30

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>Association Bloc GMC Rue du port, 81500 Lavaur http://blocgmc.org « Le temps à l’œuvre » 29 mars – 9 avril >Afiac, Rue de l’école, 81500 Fiac Tél. : 05 63 34 32 09 « La valeur de l’art. » Intervenant : Brice Fauché (galerie Sollertis) le 1er avril

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>Cimaise et Portique, 35, rue Chambre-de-l’Edit, 81100 Castres www.centredart-castres.org « Anatopies » Les lieux décalés. à Castres, Hôtel de Vives. Jordi Colomer 31 mars – 3 juin (vernissage le 30 mars) à Albi, Moulins Albigeois. Benoit Broisat, Laurent Pernel, Santiago Reyes, Sébastien Taillefer. 1er avril – 3 juin

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Ont particpé à la réalisation

de ce numéro : Directeur de publication : Paul Ferrer Assistante de direction : Audrey Arnaudeau Comité de rédaction : Frédéric Sallaz William Gourdin Martial Déflacieux Rédacteurs intervenants : Didier Marinesque Martine Michard Pierre Bodoira Chrystelle Desbordes Graphiste : Thomas Deudé

s_ledroumaguet@yahoo.fr

Remerciements : Jean françois Sanz, Martine Michard, Lydia Maurel, Olivier Nottellet, Claire Alchié.

> TA : Association loi 1901 Siège social : 22, allées Frédéric Mistral 31400 Toulouse

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Revue Multiprise #01