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hôtel

Magazine

moulin rouge Loges d’Artistes

Free Copy

- expositions - Le Palais-Royal - Pâtisseries Fashion


G

Paris le Grand Fière de son histoire, soucieuse de son avenir, Paris se conjugue à tous les temps. Proud of its history, looking to the future, Paris can be conjugated in all the various tenses. Depuis des siècles, Paris fascine comme aucune ville ou presque par le monde. Quel est son secret ? La table des conjugaisons ! La capitale française n’a pas son pareil, en effet, pour décliner le verbe “rêver” à tous les temps. Au passé, tout d’abord. Paris, c’est une histoire, longue et riche, qui lui a laissé un fabuleux patrimoine. Une visite au Louvre ou une soirée au Moulin Rouge, le célèbre cabaret qui vient de fêter ses 120 ans, sont plus que des moments de plaisir : des voyages dans le temps ! Paris, c’est aussi un quotidien virevoltant, un renouveau permanent emmené par les artistes, designers et autres créateurs de mode. Paris, enfin, c’est une envie d’avenir : elle reste la “ville lumière”, mais vit à l’heure des énergies renouvelables ! Alors, parce qu’il porte son nom, l’InterContinental Paris le Grand se doit d’être le reflet de la capitale. Comme elle, il chérit ses décors chargés d’histoire. Comme elle, il vit avec son temps, invitant, par exemple, les grands couturiers à réinventer l’instant du dessert. Comme elle, il songe à demain en privilégiant un développement durable.

For centuries, Paris has been a source of fascination, more so than any other city in the world, or almost. What is its secret? The conjugation table! The French capital is, in fact, unequalled when it comes to declining the verb “dream” in all the different tenses. In the past, first of all. Paris is a long, rich tale which has left us with a fabulous legacy. A visit to the Louvre or a night at the Moulin Rouge, the famous cabaret which just celebrated its 120th birthday, are more than moments of simple pleasure: they are trips back in time! Paris is also a daily whirlwind, a constant rebirth led by artists, creators, fashion designers etc. Finally, Paris is hope for the future: it is still the “City of Light”, but now lives in tune with renewable energy! And so, since it bears its name, the InterContinental Paris Le Grand owes itself to be a reflection of the capital. Like Paris, it loves its decors recalling the past. Like Paris, it lives in its time, inviting top couturiers, for example, to invent new desserts. Like Paris, it thinks about tomorrow by promoting sustainable development.


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Loges d’ArtisteS

interview

expositions

Richard berry

Madelijn Vervoord

Arts de l’Islam en majesté

Juliette Gréco

Du luxe, mais responsable !

The majesty of Islamic art

Le Moulin Rouge

Pierre Arditi

Luxury, but responsibility too!

L’Age d’Or Hollandais

G

Paris le Grand

Holland’s Golden Age Sainte Russie

vient d’avoir 120 ans

has just celebrated its 120th birthday.

Holy Russia

SOMM

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mode

histoire Le Palais-Royal

Fashion at the Grand Hôtel

Haut lieu de l’histoire de France

PâtisserieS Fashion

gastronomie

la mode au Grand Hôtel

A temple to the history of France

E

Christophe Raoux

sarah - Jean-Claude JITROIS

Un nouveau Chef pour

LOVE3 - MARITHE & FRANCOIS GIRBAUD

l’InterContinental Paris Le Grand

Douce Rebelle - BARBARA BUI

A new chef for the InterContinental Paris Le Grand


Grand Hotel Magazine takes you into the intimate and velvety dressing-rooms of showbiz personalities.

Loges d’Baacrktstiasgte es é et Philippe Brunet

Conception : Christophe Rou

photos © Christophe Roué et Ludovic Andral

Le Grand Hôtel Magazine vous fait pénétrer dans l’univers feutré et intime des loges de personnalités du spectacle.


Actualité R

ichard berry

qui est monsieur Schmitt ? - Théâtre de la Madeleine La loge, je m’en fiche un peu. J’y passe le moins de temps possible avant comme après le spectacle. Pour moi, c’est juste une pièce qui sert à me déshabiller et à m’habiller – et me reposer, parfois quand j’enchaîne une soirée après une matinée. L’important, pour moi, c’est la scène. DECORATION : Il faut que cet endroit soit le plus anonyme possible. Je n’aime pas du tout l’idée de m’installer dans ma loge : ça m’angoisse, ça m’étouffe. Je crois que cela vient des 7 années de ma vie passées à la Comédie Française : j’ai tellement vu les acteurs emménager dans leur loge comme si c’était leur résidence principale que ça m’a fait peur. J’ai décidé que cela ne serait qu’un endroit de passage. Je n’affiche jamais les mots, ni les photos… Mon univers personnel est sur la scène ou chez moi, et ma loge, je ne la considère pas comme mon chez moi. EN COULISSES :

Si cela ne tenait qu’à moi, je n’arriverais que 30 minutes avant le spectacle. La concentration, elle se fait dans les secondes qui précèdent le levée de rideau, quand on se positionne pendant que la jeune fille demande d’éteindre les portables et que la musique commence. APRES-SPECTACLE : J’ai horreur de rester dans la loge après la pièce. Cela me fait très plaisir qu’on vienne me dire des choses gentilles, mais je ne cours pas après ça. J’ai fait mon travail, cela me suffit. Je préfère sortir, aller manger avec mes potes au res-

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taurant, courir retrouver la vie, les gens. Une loge, c’est étouffant.

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I don’t pay much attention to my dressing-room. I spend as little time as possible in it, before and after the show. For me, it’s just a room where I can undress and dress - and sometimes rest, when I have an evening performance right after a matinée. The important thing for me is being on stage. DECOR : It has to be as anonymous as possible. I certainly don’t like the idea of settling into a dressing-room : it makes me nervous, I feel stifled. I think that comes from the seven years of my life spent at the Comédie Française : I saw so many actors moving into their dressing-rooms

as if they were their main homes that it scared me. I decided that my dressing-rooms would be places I simply passed through. I never stick messages or photos on the walls... My personal world is on the stage or at home, and I don’t consider a dressing-room to be my home. IN THE WINGS : If it were up to me, I would only arrive 30 minutes before the show. You can achieve concentration in the few seconds just before the curtain rises, when you take your place on stage while the young lady asks the audience to turn off their phones and the music starts to play. AFTER THE SHOW : I hate to stay in my dressing-room after the performance. I am very happy for people to come and say nice things, but I don’t go looking for that. I’ve done my job, that’s enough for me. I’d rather go out for dinner with my pals at a restaurant, run back to find real life, real people. A dressing-room is stifling.

Qui est monsieur Schmitt ? - du Mardi au Samedi à 21h, matinées le Samedi à 18h - Rés. : 01 42 65 07 09 - http://theatremadeleine.com/


Actualité J

uliette Gréco Théâtre des Champs-éLysées

J’aime bien arriver 3 ou 4 heures à l’avance dans ma loge. C’est mon chez moi, l’endroit où ma tête habite vraiment, où j’ai envie de me retrouver quand je travaille le soir. Je pourrais très bien y passer beaucoup plus de temps ; et si je pouvais y dormir, je le ferais ! J’y travaille, j’y pense, j’y lis. J’essaie d’y progresser. DECORATION : J’apporte mes petits ours, donnés par des personnes différentes. Cette tradition remonte à l’immédiat après-guerre, le jour où j’ai donné un concert à Dreste, ville entièrement détruite. Une adolescente est venue vers moi avec un petit ours serré dans ses bras : «C’est tout ce que j’ai, je vous le donne». Depuis, on m’offre des ours, j’en ai des centaines ! Dans ma loge, en revanche, pas de photos  : les gens, je les porte en moi, je n’ai pas besoin d’image. RITUELS : Je n’en ai pas trop, sauf la prière. Je suis sortie de la religion catholique depuis très longtemps, mais je parle à Marie, à la Mère, que j’aime infiniment. EN COULISSES : J’ai le trac. C’est un sentiment destructeur, qui m’atteint dans ma chair, et ne fait que croître et embellir. Rien n’est jamais gagné : je change d’amant tous les soirs, c’est à la fois un bonheur et un grand risque ! APRES-SPECTACLE : Je suis heureuse de voir les visages que j’aime : les vieux amants, les ex-maris, ma fille fervente, et des amis chéris que je connais depuis longtemps. Et il y a aussi les inconnus. C’est un moment de bonheur, de tendresse,

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de partage.

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I like to arrive 3 or 4 hours in advance in my dressing-room. This is my home, the place where my head is really at, where I like to be when I’m performing at night. I could very well spend much more time there ; if I could sleep there, I would ! This is where I work, think and read. Where I try to progress. DECOR : I bring my little teddy-bears, given to me by different people. This tradition dates back to the immediate postwar period, the day I gave a concert in Dresden, a town that was completely destroyed. A young girl came to me with a teddy-bear held tightly in her arms : “This

is all I have, I want to give it to you”. Since then, people have always offered me teddy-bears, I have hundreds of them! There are, however, no photos in my dressing-room : I carry people in my heart, I don’t need pictures. RITUALS : I don’t have many, except praying. I left the Catholic religion a very long time ago, but I talk to Mother Mary, whom I love very much. IN THE WINGS : I have stage fright. It’s a destructive feeling that penetrates my skin, and only grows and gets more imposing. Nothing is ever won beforehand : I change my lover every night, which is both a blessing and a great risk ! AFTER THE SHOW : I am happy to see familiar, beloved faces : old lovers, ex-husbands, my fervent daughter and dear friends I have known forever. And there are also people I don’t know. It’s a moment of happiness, tenderness and sharing.

Interview

En tournée en France et en Europe - http://www.tsprod.com/Index_jgreco.html


Actualité P

ierre Arditi

Sentiments provisoires - Théâtre édouard VII

C’est un lieu où il m’arrive d’arriver longtemps à l’avance, si j’ai besoin de travailler ou de m’isoler pour être seul dans un théâtre vide, silencieux. C’est un endroit de repli, de réflexion. DECORATION : Je ne l’installe jamais vraiment, car j’ai peur que cela me porte malheur, que le spectacle soit un flop. Je mets juste des bricoles en vrac – des photos de ma femme et de mon fils, des bouquins qu’on m’offre, des textes - je ne suis pas un rangeur. Mais en même temps, ce n’est pas un endroit anodin : c’est là où j’ai choisi de vivre, je dois m’y sentir en sécurité, protégé, comme dans un cocon. RITUELS : J’ai des tics. Je m’habille par épisode. Je mets ma chemise, puis je bois un café ou je fume une cigarette avant de passer au pantalon  ; je rallume ensuite une autre cigarette avant d’enfiler mes chaussures... Je revêts la peau qui va être la mienne petit à petit, en respectant des paliers, comme un plongeur en immersion. APRESSPECTACLE : J’aime beaucoup que les spectateurs viennent me voir dans ma loge. Quand j’étais moins connu, ils hésitaient moins à venir. Les gens pensent souvent qu’ils vont déranger, mais c’est tout le contraire : on est là pour ça, pour avoir des réponses du public en direct. C’est une autre manière de vivre. Je fais mienne cette phrase de Michel Bouquet : «N’oubliez pas que le public ne vient pas pour

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vous voir jouer mais pour jouer avec vous.»

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The dressing-room is a place where I often arrive well in advance, if I need to work or isolate myself to be alone in an empty, silent theater. It is a place of retreat, of reflection. DECOR - I never really get fully installed, because I’m afraid it will bring bad luck, make the show a flop. I just bring a few odds and ends - photos of my wife and son, books and texts I’ve been given… I’m not very tidy. But at the same time, this is not a neutral place: this is where I’ve chosen to live, I have to feel safe, protected, as if in a

cocoon. RITUALS: I have a few habits. I get dressed in stages. I put on my shirt, then I have a coffee or smoke a cigarette before putting on my pants ; then I light another cigarette before putting on my shoes… I take on the skin that will be mine little by little, respecting the various levels, like a diver slowly tackling the depths. AFTER THE SHOW: I love spectators coming to see me in my dressing-room. When I was less well-known, they hesitated less to came and see me. People often think they are being a nuisance, but it’s quite the contrary: that’s what we are here for, to get a direct response from the public. It’s a different way of life. I’ve adopted something Michel Bouquet used to say: “Don’t forget that the public does not come to see you play but to play with you”.

du Mardi au Samedi à 21h, le Samedi à 18h30 et le Dimanche à 15h30 - Rés. : 01 47 42 59 92 - www.theatreedouard7.com


Actualité

S

Exposition

«Sapins de Noël Fashion 2009»  

«Fashion Christmas Tree 2009» Exhibition

16 créateurs de mode et couturiers ont distingué leurs 4 sapins préférés parmi 30 réalisés par les étudiants de l’Ecole Duperré sur le thème «Light Christmas» 16 couturiers and fashion designers have selected their 4 favourite Christmas trees out of 30 proposed by students from the Ecole Duperré on the thème of “Light Christmas”. Marc-Antoine Barrois, Stella Cadente, Max Chaoul, Eymeric François,

Christophe Guillarmé, Jean-Claude Jitrois, Christophe Josse, Olivier Lapidus, les Lefranc-Ferrant, François Lesage, Raymond Massaro, Pascal Millet, Franck Sorbier, Eric Tibusch et Gaspard Yurkievich : 16 créateurs de mode et couturiers étaient réunis  le 24 novembre au soir  à l’InterContinental Paris Le Grand, pour inaugurer l’exposition «Sapins de Noël Fashion 2009», constituée de 30 arbres de Noël imaginés par les étudiants de l’Ecole supérieure des Arts appliqués Duperré. Quatre sapins ont été récompensés par ce prestigieux jury, au premier rang desquels le «Fusion glacée» de Floriane Leblong et Milane Pujolle, arbre en plexiglas évoquant la chute des flocons «dans

Marc-Antoine Barrois, Stella Cadente, Max Chaoul, Eymeric François, Christophe Guillarmé, Jean-Claude Jitrois, Christophe Josse, Olivier Lapidus, Les Lefranc-Ferrant, François Lesage, Raymond Massaro, Pascal Millet, Franck Sorbier, Eric Tibusch and Gaspard Yurkievich : 16 couturiers and fashion designers got together on the night of November 24th at the InterContinental Paris Le Grand to inaugurate the exhibition “Sapins de Noël Fashion 2009”, composed of 30 Christmas trees dreamt up by students of the “Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré”. Four trees were rewarded by this prestigious panel, the foremost among them the “Fusion Glacée” by Floriane Leblong and Milane Pujolle, a tree made of perspex recalling falling snowflakes “in which the Christmas tree can already be made out”.

laquelle se dessine déjà l’arbre de Noël.» Les deuxième et troisième prix ont été respectivement attribués à «Livre d’or» de Sophie Allard et Audrey Speyer – un sapin composé de livres aux tranches dorées – et à «Recto Verso» de Cécile RolLE GRAND HÔTEL MAGAZINE

land, un sapin en lino évoquant «la rencontre d’une matière pauvre

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avec la majesté altière du sapin.» Les gagnantes du premier prix ont gagné un weekend à l’hôtel InterContinental Park Lane de Londres, avec voyage aller/retour en Eurostar, en première classe «Loisir Select», tous les lauréats recevant par ailleurs des cadeaux Nicolas Feuillatte et Printemps. Le Prix spécial du jury a été décerné à deux sapins jumelés «Esquisse de sapin 1 et 2» de Marion Dufau. L’exposition «Sapins de

Second and third prizes were won respectively by the “Livre d’Or” by Sophie Allard and Audrey Speyer, a tree consisting of books with gilt edges, and “Recto Verso” by Cécile Rolland, a tree made of lino evoking “an encounter between a poor material and the lofty majesty of the pine”. The 1st-prize winners won a weekend at the InterContinental Park Lane Hotel in London, with round-trip travel on Eurostar in Leisure Select first-class. All the winners also received prizes from Nicolas Feuillatte and Printemps. The Special Jury’s Prize was attributed to two twinned Christmas trees, “Esquisse 1 & 2” by Marion Dufau. The “Fashion Christmas Tree 2009” exhibition was staged for a month in the hotel lobby and beneath the imposing Verrière. It consisted of 30 works by students of the “Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré” on the


«Fusion glacée» -1er Prix


Actualité

Jean-Claude Jitrois & Sarah Marshall

«Livre d’or» -2e Prix

«Recto Verso» - 3e Prix

Franck Sorbier & François Lesage

Christophe Guillarmé

Floriane Leblong & Milane Pujolle Lauréates du Premier Prix

1er prix Fusion Glacee Floriane Leblong Milane Pujolle

Noël Fashion 2009» a été proposée pendant un mois dans le lobby et sous la grandiose Verrière de l’hôtel. Elle a présenté 30 œuvres réalisées par les étudiants de l’Ecole supérieure des arts appliqués Duperré, sur le thème de «Light Christmas». Silhouettes aériennes, translucides et vaporeuses : autant de créations caractérisées par

2e prix Livre d’or Sophie Allard Audrey Speyer

LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

3e prix Recto Verso Cécile Rolland

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la légèreté, la grâce et la douceur, vertus particulièrement bienvenues en cette fin d’année ! Broderie, maille et structure textile ont été mises à l’honneur au travers de ces créations conçues par les élèves de Diplôme des métiers d’arts textiles et de BTS design de mode, textile et environnement de la prestigieuse école Duperré, créée en 1856. Les œuvres réalisées étaient étonnantes par leur créativité, la grande diversité de leurs concepts et la précision des savoir-faire.

theme of “Light Christmas”. Airy silhouettes, translucent and vaporous : designs characterized by gracefulness, lightness and gentleness, qualities particularly welcome at the end of this year ! Embroidery, knitwear and textile structure were given a special place in these creations designed by students aiming for Diplomas in textile crafts and BTS qualifications in fashion design, textiles and the environment at the prestigious Ecole Duperré, founded in 1856. The works contributed were astonishing for their creativity, the wide diversity of their ideas, precision and expertise.


Actualité

2009

Eurostar & Nicolas Feuillatte

LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

partenaires des SAPINS DE NOEL FASHION Partners of the “SAPINS DE NOEL FASHION”

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Eurostar

veau, d’étonnant et de rapporter à Paris le meilleur

Eurostar a 15 ans : c’est toute une génération à la

de Londres ! Depuis 15 ans, Eurostar a contribué à

pointe de la British Touch en matière de mode. Plus

ces mouvements de mode, à ces influences in-

qu’un moyen de transport, il est devenu un accé-

contestables en offrant en 2h15 depuis Paris un

lérateur d’échanges, véritable trait d’union entre

voyage au coeur de cette créativité so british.

le Continent et le Royaume-Uni. De cette nouvelle

Eurostar est le train à grande vitesse qui relie Paris,

dynamique est née la «GENERATION EUROSTAR» :

Lille, Calais et Bruxelles à Londres St Pancras Inter-

des personnes de toutes les nationalités qui se

national, Ashford et Ebbsfleet International dans

retrouvent dans les valeurs communes de mo-

le Kent. Il ne faut que 2h15 pour rejoindre Londres

bilité, créativité, liberté, audace. Des personnes

depuis Paris ou 1h 20 depuis Lille.

attirées pour le bouillonnement de Londres et

A travers le programme «Voyage Vert», Eurostar

pour lesquelles le voyage en train pour rejoindre

vise à réduire les émissions de CO2 de 35 % par

la capitale britannique est une évidence. Cette

trajet et par voyageur d’ici 2012 (sur la base des

Génération n’a de cesse d’aller chercher de

émissions calculées pour l’année 2007). Et parce

l’autre côté de la Manche ce qui se fait de nou-

que les émissions ne peuvent pas être toutes

Le jury (de gauche à droite) : Christophe Guillarmé, Eymeric François, Gaspard Yurkievich, François Lesage, Raymond Massaro, Marc-Antoine Barrois, Béatrice Ferrant et Mario Lefranc, Jean-Claude Jitrois (avec Sarah Marshall), Pascal Millet, Olivier Lapidus, Franck Sorbier, Stella Cadente, Max Chaoul, Christophe Josse, Eric Tibusch


surcoût pour ses voyageurs. Eurostar propose 3 classes à bord de ses trains (Standard, Loisir Select et Business Premier) pour voyager confortablement à grande vitesse de centre-ville à centre-ville. Voyage en classe standard à partir de 44 euros aller simple et 77 euros aller–retour.

Eurostar is 15 years old: an entire generation at the spearhead of the “British Touch” in fashion. More than just a means of transport, it has become an accelerator of exchanges, a real link between the Continent and the United Kingdom. From this dynamic new initiative, the EUROSTAR GENERATION came into being: people of all nationalities who share the values of mobility, creativity, freedom, audacity. People attracted by the effervescence of London, for whom travelling by train to the British capital is self-evident. This generation is constantly setting off for the far side of the Channel to see what’s new and surprising, bringing the best of London back to Paris! For 15 years, Eurostar has contributed to these movements in the world of fashion, these undisputable influences, offering a trip lasting 2 hours15 minutes from Paris to the heart of this creativity, so typically British. Eurostar is the high-speed train linking Paris, Lille, Calais and Brussels to London St Pancras International, Ashford and Ebbsfleet International in Kent. It takes only 2 hours 15 minutes to reach London from Paris, 1 hour 20 minutes from Lille. Thanks to its “Tread Lightly” initiative, Eurostar aims to cut CO2 emissions by 35% per trip and per passenger by 2012 (based on emissions calculated for 2007). And because these emissions cannot all be eliminated, since November 14th, 2007, Eurostar has been the world’s first rail operator to offer carbon offset trips at no extra cost to its passengers. Eurostar offers 3 classes on board its trains (Standard, Leisure Select and Business Premier) to travel comfortably and at high speed from city centre to city centre. Standard class travel from 44 euros single, 77 euros return. Informations et réservations : sur le site Internet www.eurostar.com, par téléphone via Ligne Directe Eurostar au 08 92 35 35 39 (0.34€/mn), aux guichets Eurostar, dans les gares et boutiques SNCF ainsi que dans les agences de voyage agréées.

NICOLAS FEUILLATTE Le Champagne Nicolas Feuillatte est engagé dans le monde de la création depuis plus de 10 ans ; son nom est devenu celui d’un acteur de la vie artistique contemporaine et internationale. Afin d’aller toujours plus loin dans son engagement artistique, il soutient depuis 2007 l’exposition des «Sapins de Noël Fashion» à l’hôtel InterContinental Paris Le Grand. Dans le cadre de son implication dans le monde de la création, le Champagne Nicolas Feuillatte a fêté les 10 ans de «l’artiste de l’année» en 2009 avec Aspassio Haronitaki et s’apprête à présenter son choix

Actualité

ferroviaire au monde à offrir des voyages compensés en carbone sans

pour l’année 2010. L’artiste de l’année produit une œuvre exclusive pour la marque, qui devient alors le fil conducteur de ses actions de communication. La marque s’associe également avec des designers et créateurs de renom pour l’aménagement d’espaces, des collections de packagings… La marque soutient également l’Ecole des Beaux-arts de Paris depuis 2003 et a créé le «Prix Jeune Espoir Nicolas Feuillatte», décerné chaque année à un des diplômés de l’école. Enfin, le Champagne Nicolas Feuillatte est présent lors des plus grands événements dédiés à la création contemporaine à travers le monde : à Paris, au Centre Pompidou en 2000 lors de sa réouverture et en 2009, la FIAC en 2002, 2003 et 2004, Artparis en 2006, 2007 et 2008, le CENTQUATRE depuis son ouverture en 2008, Affordable Art Fair Paris en 2009, la Biennale de Lyon en 2009 ; à Londres les Classic Design Awards depuis 2001 ; aux Etats-Unis, MoMA à New York depuis 2002 ; au Japon, Mori Art Museum depuis 2005… Nicolas Feuillatte, première marque de champagne vendue en France, troisième dans le monde, propose la gamme de champagne la plus large et la plus complète qui soit, pour toutes les occasions de dégustation, toutes les envies d’aventures gustatives.

Champagne Nicolas Feuillatte has been involved in the creative world for over a decade ; its name has become known as that of an active player on the international contemporary art scene. To pursue its commitment to the arts, it has supported the “Sapins de Noël Fashion” exhibition at the InterContinental Paris Le Grand since 2007. As part of its activities in the creative world, Champagne Nicolas Feuillatte celebrated the 10th anniversary of the “Artist of the Year” in 2009 with Aspassio Haronitaki and is getting ready to announce its selection for 2010. The Artist of the Year produces a work exclusively for the brand, which becomes the theme of its communication activities. The brand also collaborates with renowned designers and creators to rehabilitate premises, produce packaging collections etc... Champagne Nicolas Feuillatte has also supported the “Ecole des Beaux-Arts de Paris” since 2003, creating the “Prix Jeune Espoir Nicolas Feuillatte” awarded annually to one of the school’s graduates. Finally, it is present at the largest events dedicated to contemporary art worldwide: in Paris, at the Pompidou Center when it reopened in 2000, and in 2009, at the FIAC in 2002, 2003 and 2004, Artparis in 2006, 2007 and 2008, the CENTQUATRE since its launch in 2008, the Affordable Art Fair in Paris in 2009, the Lyon Biennale in 2009 ; in London, the Classic Design Awards since 2001 ; in the United States, the MoMA in New York since 2002 ; in Japan, the Mori Art Museum since 2005... Nicolas Feuillatte, the most widely sold champagne in France, ranked third worldwide, offers the broadest and most comprehensive range of champagnes that exists today, for all occasions calling for tasting, for all those in search of gustatory adventures. www.feuillate.com

LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

éliminées, depuis le 14 novembre 2007, Eurostar est le premier opérateur

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Actualité

V

Du luxe, mais responsable ! Luxury, but responsibility too !

Du luxe, d’accord. Mais pas à n’importe quel prix. L’InterContinental Paris le Grand s’est engagé depuis quelques

années dans une démarche de développement durable. Tout en maintenant la qualité de service qui a fait sa renommée, l’hôtel parisien multiplie les initiatives environnementales et les actions sociales.

Créé en 1992, l’Eco-label est à ce jour le seul label environnemental

years, the InterContinental Paris le Grand has

il n’a été attribué à ce jour qu’à quelques hôtels français. Des trois

committed itself to an approach favouring

étoiles uniquement. Serait-ce parce que le respect de l’environnement est inconciliable avec le monde du luxe ? Ce n’est pas l’avis, en tous cas, de Madelijn Vervoord, directrice du Paris Le Grand, qui, avec le soutien de l’ensemble de son personnel, a décidé de relever ce défi : faire de son hôtel, dès 2010, le premier quatre étoiles “écolabel” de l’Hexagone. «Nous en prenons le chemin, même s’il reste encore des critères à parfaire. Nos progrès sont en effet constants. On peut même parler d’un cercle vertueux. Fin 2009, par exemple, nous avons installé le principe du remplacement facultatif des draps et des serviettes dans les chambres. Or, grâce à nos clients qui sont nombreux à accepter d’utiliser les mêmes linges deux jours au lieu d’un, nous avons pu dégager de substantielles économies. Des sommes qui, cette année, seront intégralement consacrées à l’achat d’énergie verte.» Voilà qui va bonifier encore un peu plus le bilan carbone de l’établissement. Au même titre que la mise en place de mousseurs dans toutes les salles de bain (pour réduire la consommation d’eau sans diminuer le plaisir d’une douche), l’arrivée des nouveaux ascenseurs qui, en récupérant l’énergie produite par le freinage, assurent 90% de leur consommation électrique, ou encore le remplacement annoncé des 3.000 spots halogènes que compte l’hôtel par des

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matériels “basse consommation”. «Ces investissements ont un dou-

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Luxury, yes. But not at any price. For several

reconnu dans toute l’Union Européenne. Particulièrement exigeant,

ble impact : non seulement nous participons à la lutte contre le réchauffement climatique mais, en prime, nous améliorons à moyen terme notre rentabilité. Nous avons pu le vérifier concrètement fin 2008. Cette année là, dans une même logique d’amélioration de nos performances écologiques, nous avions procédé au remplacement de 4.000 ampoules classiques, mis en service une gestion centralisée de la climatisation et un système de traitements des déchets

sustainable development. While maintaining the quality of service that has built its renown, the hotel is adopting more and more initiatives and activities that are friendly to the environment and to society.

Introduced in 1992, the Eco-label is to date the only environment-friendly label recognized throughout the European Union. Particularly demanding, it has so far been awarded to only a few French hotels. 3-star establishments only. Is that because respect for the environment is inconsistent with the world of luxury? Not the opinion of Madelijn Vervoord, directress of Paris Le Grand who, with the support of her entire staff, has decided to shoulder the following challenge : to make the hotel, in 2010, the first 4-star “Eco-label” in France. “We are getting there, even if there are still criteria to be improved. We are in fact making constant progress. One can even speak of a “virtuous circle”. In the end of 2009, for example, we launched the idea of optional replacement of sheets and towels in the rooms. Now, thanks to many guests who agree to use the same towels two days instead of one, we have been able to chalk up substantial savings. Amounts which will be fully devoted, from 2010, to the purchase of green power.” A step which will further improve the establishment’s carbon footprint. Just like the introduction of foam-producers in all the bathrooms (to reduce water consumption without diminishing the pleasure of a shower), the appearance of new elevators which, by


Actualité

alimentaires plus économique en eau. Résultat : en neuf mois, nos consommations de gaz, d’électricité et d’eau avaient fondu respectivement de 7, 11 et 54%. Des baisses que l’on a bien sûr retrouver sur les factures.» Autre axe de progrès privilégié par le personnel de Paris Le Grand : le recyclage ! Les cartouches d’encre et les tambours des photocopieurs ont droit à une seconde vie. Les huiles de cuisine sont enlevées et traitées par des organismes certifiés. L’hôtel a été l’une des premières entreprises parisiennes à adopter le système de tri sélectif créé par la municipalité. Les uniformes du personnel sont régulièrement cédés à une école hôtelière de Lituanie qui les utilise pour des exercices pratiques. Quant aux ordinateurs, ils partent désormais dans les écoles africaines. «Cette dernière action est un exemple parfait de développement durable, à la croisée de l’écologie et du social, remarque Madelijn Vervoord. Deux thèmes que nous défendons avec la même ardeur, nous qui multiplions les partenariats avec des ONG en faveur des enfants malades ou

recovering the energy produced by braking, provide 90% of their electricity consumption, or again the planned replacement of the 3,000 halogen spotlights in the hotel by “low consumption” alternatives. “These investments have a dual impact : not only are we participating in the fight against global warming but, as a bonus, we are improving our medium-term profitability. We could actually see this at the end of 2008. That year, with the same aim of improving our environmental performance, we replaced 4,000 conventional light-bulbs, introduced centralized air-conditioning and a processing system for waste food which is more economical in terms of water. The result: over nine months, our consumption of gas, electricity and water dropped by 7, 11 and 54%. Reductions that were, of course, reflected in our bills.” Another initiative undertaken by the staff at Paris Le Grand: recycling! Ink cartridges and drums from Fax machines are entitled to a second life. Cooking oils are removed and processed by approved firms. The hotel was one of the first companies in Paris to adopt the sorting system introduced by the municipality. Staff uniforms are regularly passed on to a hotel school in Lithuania, which uses them for training exercises. As for computers, they now go to African schools. “This latest action is an excellent example of sustainable development at the crossroads of ecology and social involvement,” comments Madelijn Vervoord. “Two themes that we defend with equal enthusiasm, increasing the number of our partnerships with NGOs to help sick or handicapped children and disadvantaged people both here and elsewhere. Thus, all year long, we give our surplus items, collect clothes and toys, raise funds, and use our capacities to promote worthy causes such as giving blood. We do it with all the more energy because we all think, among the staff, that environmental action should not be limited to protecting nature : it also requires solidarity with our contemporaries. We must never forget, in fact, they also form part of the world that surrounds us.”

handicapés et des populations défavorisées d’ici ou d’ailleurs. Ainsi, tout au long de l’année, nous donnons nos surplus, collectons des vêtements et des jouets, récoltons des fonds, utilisons nos talents pour promouvoir des causes justes comme le don du sang. Nous le faisons avec d’autant plus d’énergie que nous pensons tous, au sein du personnel, que l’action environnementale ne doit pas se limiter à la protection de la nature ; elle exige aussi la solidarité avec tous LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

nos contemporains. Il ne faut jamais oublier, en effet, qu’ils font aussi

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le monde qui nous entourre.»

V

Du luxe, mais responsable ! Luxury, but responsibility too !


Arts et Cultur LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

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A

Arts de l’Islam en majesté The majesty of Islamic art

lampe de mosquée


A fabulous collection

Rustam, aidé de son cheval Rakhsh, tue un dragon - Shâh nâmah

Une collection merveilleuse Comme sortis de la caverne d’Ali Baba, bijoux, calligraphies, armes, miniatures, tapis, céramiques et autres objets précieux venus d’Espagne, d’Orient ou des frontières de la Chine, nous invitent au voyage et au rêve à l’Institut du Monde Arabe. Issues de la plus fabuleuse collection privée d’art islamique, celle de Nasser D. Khalili réunie à partir des années 70, ce ne sont pas moins de 471 pièces rarissimes (sur les 20.000 que comporte la collection) qui témoignent de la production artistique dans les pays musulmans du VIIIème au XXème siècle. Le parcours de l’exposition invite à une découverte en trois étapes : l’art et le sacré, les arts de cour et le répertoire des motifs et des formes qui inscrivent les arts de

Recalling the cave of Ali Baba, jewellery, calligraphy, weapons, miniatures, carpets, ceramics and other precious items from Spain, the East or the frontiers of China invite us to travel and dream at the “Institut du Monde Arabe”. From the most fabulous private collection of Islamic art, that of Nasser D. Khalili, assembled as from the 1970’s, no less than 471 extremely rare artefacts (of the 20,000 that comprise the collection) bear witness to artistic production in Muslim countries from the 8th to the 20th century. The staging of the exhibition invites us to discover the collection in three parts : art and religion, the arts of court life, and a repertory of the forms and patterns that placed Islamic art at the very core of everyday life. Throughout your visit you can thus admire the sober presentation of a set of ancient and richly illuminated Korans, including a rare copy dating back to the 10th century, part of the great tradition of calligraphy. Later in “L’Atelier des Mécènes : califes, émirs, khans et sultans” which sumptuously portrays the development of the arts at court, magnificent jewellery, caskets, precious vases and damascened weapons all testify to the prosperity generated by trading activities from the 10th century onwards. The 18 pages illustrated in gouache enhanced by gold and silver of the Universal History written by the vizier Rashid al-Din in 1315, which addresses both the Ramayana and the Bible, are among the most beautiful exhibits in this collection. Exploring the creation of objects relating to the pleasures of life, the last part of the exhibition, brings us back down to earth. Presenting carpets, etched glass, delicate tableware, incense burners in the shape of animals, handcrafted silver trays etc, it shows the perfection attained by craftsmen as far back as the 10th century, bringing to everyday life real satisfaction for the senses.... rather like a foretaste of Paradise !

l’Islam au cœur de la vie quotidienne. Au fil de la visite on pourra ainsi admirer, sobrement mis en scène, un

Coran en un volume

ensemble de corans anciens aux riches enluminures, dont un rare exemplaire du Xème siècle, qui s’inscrivent dans la grande tradition de la calligraphie. Plus loin dans «L’Atelier des mécènes : califes, émirs, khans et sultans » qui rend compte avec faste du développement des arts de cour, bijoux somptueux, coffrets, vases précieux, armes damasquinées, témoignent de la prospérité générée par le commerce dès le Xème siècle. Les 18 pages illustrées de gouache rehaussées d’or et d’argent, de l’Histoire Universelle écrite par le vizir Rachid Al Din en des plus belles pièces de la présentation. La dernière partie de l’exposition qui explore la création des objets se rapportant aux plaisirs de la vie, nous ramène en quelque sorte sur terre. En présentant tapis, verres gravés, vaisselle fine, brûleparfums en forme d’animaux, plateaux en argent travaillé… elle montre la perfection à laquelle les artisans étaient parvenus dès le Xème siècle, apportant ainsi au quotidien une satisfaction des sens…. comme un avant goût du Paradis !

Exposition visible jusqu’au 14 mars 2010 Institut du monde arabe 1, rue des Fossés Saint Bernard, place Mohamed V 75005 Paris Tél : 01 40 51 38 38 www. Imarabe.org - ouvert tous les jours sauf lundi The exhibition runs until March 14th, 2010, at the “Institut du Monde Arabe’ 1 rue des Fossés Saint Bernard, Place Mohamed V, 75005 Paris. Tel. 01 40 51 38 38. www.Imarabe.org - Open daily, except Mondays.

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1315, qui traite aussi bien du Ramayana que de la Bible, font partie

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Arts et Cultur

A

L’Age d’Or Hollandais Holland’s Golden Age

De Vermeer à Rembrandt

Pour sa troisième saison, la Pinacothèque de Paris s’associe avec le Rijksmuseum d’Amsterdam pour rendre hommage aux peintres du Nord en présentant une exposition sur le XVIIème siècle hollandais, l’une des périodes les plus intéressantes de l’histoire de l’art. C’est un ensemble exceptionnel de plus de 130 pièces qui est présenté : huiles, fusains aquarelles ainsi que quelques objets représentatifs de l’époque : tapisseries, faïences, argenterie. Côté chefs d’œuvre, un Vermeer, « La lettre d’amour » (1660-1670) et cinq Rembrandt dont un portrait touchant de son fils Titus en habit de moine (1660). Au XVIIème siècle, alors que d’autres nations européennes s’enfon-

cent dans la récession et font preuve d’intolérance religieuse, la Hollande, grâce à sa réussite commerciale et sa liberté de pensée,

apparait comme une terre promise où tout le monde peut vivre en paix. En même temps que les idées progressistes y trouvent un abri, le commerce maritime florissant fait affluer l’argent et Amsterdam devient la place la plus importante du monde pour l’industrie, le commerce et l’art. Un nouveau type de mécénat apparait : ce ne sont plus les riches familles aristocratiques qui commandent les œuvres, mais les négociants éduqués qui détiennent la puissance économique et souhaitent faire valoir leur réussite sociale. Naissent alors une multitude d’ateliers d’artistes où chacun a sa spécificité : la vanité ou la nature morte, le portrait - dont Frans Halls deviendra le maître le plus représentatif de son temps -, le paysage, les scènes de genre. Vermeer et Rembrandt qui s’intéressèrent à plusieurs genres, ne sont pas très représentatifs de cette période. Ils en sont pourtant devenus les symboles. A ne pas manquer les subtiles «Fleurs dans un verre» de Jan Davidsz de Hemm, les raisins mordorés et les châtaignes de «La nature morte aux fruits et aux huitres» d’Abraham Mignon, la «Femme à sa toilette» enfilant ses bas avec une grâce infinie, de Jan Steen,

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une «Vue de Haarlem» au ciel magique de Ruisdael.

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Exposition visible jusqu’au7 février 2010 Pinacothèque de Paris 28, place de la Madeleine 75008 Paris Tél: 01 42 68 02 01 wwww.pinacotheque.com Ouverte tous les jours y compris 25 décembre et 1er janvier. Exhibition until February 7th, 2010 Pinacothèque de Paris 28, place de la Madeleine 75008 Paris Tél: 01 42 68 02 01 wwww.pinacotheque.com Open daily including December 25th and January1st.

From Vermeer to Rembrandt For its third season, the Pinacothèque in Paris is working alongside the Rijksmuseum in Amsterdam to honor painters of northern Europe by staging an exhibition of 17th-century art in Holland, one of the most interesting periods in the history of art. This exceptional collection of over 130 works includes oil paintings, watercolors, charcoals and a few objects representing the era : tapestries, porcelain, silverware. Among the masterpieces, a Vermeer, “The Love Letter” (1660-1670), and five Rembrandts including a touching portrait of the artist’s son Titus in monk’s habit (1660). In the 17th century, while other European nations sank into recession and showed their religious intolerance, Holland, thanks to its commercial success and free-thinking, emerged as a promised land where everyone could live in peace. Progressive ideas found a safe haven here, while the country’s flourishing maritime trading brought new prosperity and Amsterdam became the world’s most important center for industry, trade and art. A new type of sponsorship appeared : it was no longer rich aristocratic families who commissioned artworks, but educated tradesmen who wielded economic power and wanted to flaunt their success in society. A plethora of artists’ studios then appeared in which each painter pursued his own particular path: vanities or still-lifes, portraits – of which Frans Halls would become the master most representative of his time -, landscapes, genre scenes. Vermeer and Rembrandt, who took an interest in several genres, are not very typical of this period, even though they became its symbols. Visitors should certainly not miss the subtle “Flowers in a Glass” by Jan Davidsz de Heem, the bronze grapes and chestnuts in Abraham Mignon’s “Still-life with Fruit and Oysters”, Jan Steen’s “Femme à sa Toilette” portraying a woman putting on her stockings with infinite grace, and a “View of Haarlem” with its enchanting sky by Ruisdael.


La lettre d’amour

La prochaine exposition de la Pinacothèque sera consacrée à Edward Munch, le premier grand artiste Expressionniste. The next exhibition at the Pinacothèque will be devoted to Edward Munch, the first great Expressionnist artist. «Edward Munch ou l’anti cri » Englobant la totalité du travail du célèbre artiste norvégien (1863-1944), l’exposition réunira une centaine d’œuvres : peintures, dessins, gravures sur bois et lithographies inspirés par tous les événements de sa vie et mettra en lumière ses expériences inédites comme le transfert de films muets et de photos dans ses œuvres graphiques.

“Edward Munch ou l’anti cri” Encompassing all of the work accomplished by this famous Norwegian artist (1863-1944), the exhibition will consist of about 100 works : paintings, sketches, wood engravings and lithographs inspired by the events in his life : it will also shed light on his unprecedented experiments such as transposing silent films and photos into his graphic works.

Portrait de Titus en habit de moine

Femme & sa toilette

Nature morte

Du 19 février au 18 juillet 2010. From February 19th to July 18th, 2010.

© The Munch-Museum - The Munch-Ellingsen GroupAdagp, Paris 2009-2010

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photos © Image Department Rijksmuseum, Amsterdam, 2009

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Sainte Russie Holy Russia

Barmes

A l’occasion de l’Année de la Russie en France, le musée du Louvre organise une exposition intitulée «Sainte Russie» - la première qu’il consacre à l’art russe. Elle retrace près de 1000 ans de l’histoire de la Russie depuis la conversion au christianisme à la fin du Xème siècle du prince Vladimir régnant sur Kiev jusqu’à l’époque de Pierre le Grand. En évoquant l’émergence des russes dans l’histoire latine et byzantine, les rivalités entre latins, vikings byzantins, caucasiens et les premières conversions chrétiennes, l’exposition explique comment la Russie devient chrétienne et reprend le modèle religieux de Constantinople. Elle témoigne successivement de l’épanouissement de l’art russe chrétien entre le Xème et le début du XIIIème siècle. Puis de sa splendeur aux deux siècles suivants, une fois le pays libéré de la domination des Mongols et de la «Horde d’or», sa funeste armée. Enfin de son nouvel âge d’or aux XVIème et XVIIème siècles sous les règnes de Basile

III et Yvan le Terrible, où Moscou, qui s’autoproclame «Troisième Rome» et «Nouvelle Jérusalem» devient le centre d’un foisonnement artistique exceptionnel. A la fin du XVIIème siècle l’arrivée au pouvoir apportera des bouleversements politiques et culturels.

La vision d’Euloge, 1565-1596, icône en bois

On the occasion of France’s “Year of Russia”, the Louvre Museum is holding an exhibition entitled “Sainte Russie” – the first it has ever dedicated to Russian art. It traces almost a thousand years of Russian history from Prince Vladimir of Kiev’s conversion to Christianity at the end of the 10th century to the reign of Peter the Great. In discussing the emergence of the Russians into Latin and Byzantine history, the rivalries between Latin countries, the Byzantines, Vikings, Caucasians, and the first Christian conversions, the exhibition explains how Russia became Christian and adopted the religious model of Constantinople. It successively testifies to the flourishing of Christian art in Russia between the 10th and early 13th century. Then to the splendour of the next two centuries, once the country was freed from the domination of the Mongols and its deadly army, the “Golden Horde”. Finally, to its new golden age in the 16th and 17th centuries, under the reigns of Basil III and Ivan the Terrible, when Moscow, proclaiming itself the “Third Rome” and “New Jerusalem”, became the centre of an exceptional burgeoning of the arts. At the end of the 17th century, the ascension of Peter the Great, who opened the country to European influences, brought cultural and political upheavals. With over 450 works from the greatest museums and libraries of Russia, including the Kremlin Museum and the famous Tretyakov Gallery founded in the 19th century by a patron of the arts, this unique event will enable visitors to admire sculptures, frescos, manuscripts, textiles, jewellery and a rare collection of about sixty icons, never exhibited before in France.

Riche de plus de 450 œuvres émanant des plus grands musées et bibliothèques de Russie comme le musée du Kremlin ainsi que de la célèbre galerie Trétiakov fondée au XIXème siècle par un mécène, cette manifestation exceptionnelle permettra d’admirer : sculptures, fresques, manuscrits, textiles, joaillerie, ainsi qu’un rare rassemblement d’une soixantaine d’icones jamais présentées en France.

Exposition visible du 5 mars au 24 mai 2010 Musée du Louvre 99, rue de Rivoli 75001 Tél 01 40 20 50 00 - www.louvre.fr - ouvert tous les jours sauf le mardi. Exhibition open from March 5th to May 24th, 2010. Musée du Louvre, 99 rue de Rivoli, 75001 Tel. 01 40 20 50 00 - www.louvre.fr - Open daily except Tuesdays.

© Musée d’Etat Vladimir et Souzdal

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Pierre le Grand qui ouvre le pays aux influences européennes

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© Galerie Tretiakov, Moscou

© Musée national de Russie, Saint-Pétersbourg

Arts et Cultur © Musées du Kremlin, Moscou

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Saint Demetrios, Icône en bois


Pokrov, Icône en bois


Arts et Cultur

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Yves Saint-Laurent Un prince en son palais A prince in his palace

Paris rend un vibrant hommage à Yves Saint Laurent en lui offrant le Petit Palais - un lieu qui sied à merveille à ce Prince de la Mode-, pour la première rétrospective présentant l’intégralité de son œuvre. L’exposition couvre 40 ans de création, de 1962 à 2002. Et fait découvrir les fondements et les grands gestes de la révolution esthétique qu’initia le couturier en empruntant au vestiaire des hommes le smoking, le tailleur pantalon, la saharienne, pour en vêtir les femmes. Ainsi, en leur inventant une silhouette néo-masculine

Paris is paying a vibrant tribute to Yves Saint Laurent by offering him Le Petit Palais – a place that perfectly suits this Prince of Fashion-, for the first retrospective presenting all of his work.

The exhibition covers 40 years of creativity, from 1962 to 2002. It allows visitors to discover the foundations and major developments in the esthetic revolution that the designer launched by borrowing tuxedos, suits and safari jackets from men’s closets to dress women. By thus inventing a neo-masculine silhouette mingling casualness and languor, he handed the attributes of power from one sex to the other. Gleaning inspiration from his imaginary travels (Russia, China, India, Spain, Japan, Africa and Morocco) and his dialogue with Art - which led him to celebrate Braque and Van Gogh in very precious creations, Mondrian, by taking geometric abstraction onto the catwalk, Andy Warhol, from whom he borrowed the famous silk-screened models -, Yves Saint Laurent turned fashion into a never-ending festival. Selected from the exceptional collection of over 5,000 pieces preserved by the Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Foundation, some 300 garments will be on display together with a selection of objects, drawings, photos and films, living testaments to the genius of this sublime designer who has left the world a legacy of beauty.

mêlant désinvolture et langueur il fit passer les attributs du pouvoir d’un sexe à l’autre. S’inspirant de ses voyages imaginaires (Russie, Chine, Indes, Espagne, Japon, Afrique et Maroc) et de son dialogue avec l’Art qui lui fera célébrer Braque et Van Gogh à travers de précieuses créations, Mondrian, en hissant sur le podium l’abstraction géométrique, Andy Warhol à qui il empruntera ses fameux modèles sérigraphiés, Yves Saint Laurent n’a cessé de faire de la mode une fête. Puisés dans l’exceptionnelle collection de plus de 5000 pièces conservées par la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, quelques 300 vêtements seront exposés ainsi qu’une sélection

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génie de ce créateur sublime qui a laissé au monde la beauté en héritage.

Du 11 mars au 29 aout 2010 tous les jours de 10h à 18h sauf lundis et jours fériés From March 11th to August 29th, 2010, open daily from 10 a.m. to 6 p.m. except Mondays and official holidays. Petit Palais-Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris avenue Winston Churchill 75008 Paris - Tél 01 53 43 40 00 - www.petitpalais.paris.fr

(c) The Estate of Jeanloup Sieff 1971

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d’objets, de dessins, de photos et de films, témoins vivants du


Belle de jour

(c) Alexandre Guirkinger

(c) Alexandre Guirkinger

(c) The Estate of Jeanloup Sieff 1971

(c) Alexandre Guirkinger

(c) Alexandre Guirkinger

(c) Alexandre Guirkinger

(c) Franco Rubartelli - Veruschka (safari) 1968

Robe bal Proust 1971 Donation - Jane Birkin

Premier smoking


STUDIO COTE - PHOTO © JM SORDELLO


UNIQUE À PARIS, LE MAGASIN OLD ENGLAND A SU, DEPUIS 140 ANS, PRÉSERVER LES PRINCIPES QUI ONT FAIT SA RÉPUTATION ET QUI FIGURENT SUR LES ARMOIRIES : « Quality First » et « Sincerity and Confidence ». Le magasin, inscrit aux monuments historiques avec ses façades en acajou de Cuba rehaussées de bronze, son escalier monumental en chêne ouvragé et son grand vitrail aux armes de Old England, participe à l’ambiance « maison » confirmée par un accueil personnalisé et chaleureux (Coin salon, Thé, Presse…). Fidèle aux valeurs historiques de l’enseigne, le style est intemporel haut de gamme, à l’image des collections minutieusement sélectionnées. Old England propose son « art de vivre » alliant Tradition et Modernité

UNIQUE IN PARIS, THE OLD ENGLAND STORE HAS FOR 140 YEARS BEEN PRESERVING THE PRINCIPLES THAT HAVE MADE ITS REPUTATION AND ARE INSCRIBED ON ITS ARMS: "Quality First" and "Sincerity and Confidence". The building itself, with façades of Cuban mahogany enhanced with bronze, elaborate monumental oak staircase and large stained glass panel with the Old England arms, is classified as a historical monument and contributes to a "home from home" ambience confirmed by a friendly, personal welcome (lounge area, tea, press). The store's timeless upmarket style faithfully reflects the name's historical values in its meticulously selected collections. Old England offers you its art of living that combines Tradition with Modernity

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ARTS

DRAKE’S

LONDON

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A GEND A CU L TU R E L / C u l t u r a l A GEND A

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Galerie Daniel Templon

Daniel Templon, ardent défenseur de la création depuis quarante ans, a construit sa réputation en montrant des artistes internationaux qui font maintenant partie de l’histoire de l’art, comme Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Jasper Johns, Jean Michel Basquiat… Aujourd’hui il représente des grands noms du marché international ainsi Ivan Navarro, Will Cotton… et des artistes français importants comme Gérard Garouste, Philippe Cognée, Claude Viallat.

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Expositions

An ardent defender of artistic creativity for the past 40 years, Daniel Templon has built his reputation by showing the work of international artists who are now part of the history of art : Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Jasper Johns, Jean Michel Basquiat... Today, the gallery represents major names in the international market including Ivan Navarro, Will Cotton... and important French artists such as Gérard Garouste, Philippe Cognée and Claude Viallat.

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Du 9 janvier au 20 février / From January 9th to February 20th Jean Michel Albérola Œuvres récentes sur toile et sur papier, deux murs peints. Valério Adami Dessins préparatoires à ses acryliques sur toile.

Jean Michel Albérola : Recent works on canvas and paper, two painted walls. Valério Adami: Preparatory sketches for acrylics on canvas. Du 4 septembre au 30 octobre

From September 4th to October 30th Gérard Garouste : Huiles sur toiles sur le thème de Faust.

Gérard Garouste: Oils on canvas on the theme of Faust. 30, rue Beaubourg 75003 Paris Tél : 01 42 72 14 10 www.danielemplon.com

2. Galerie Alexis Lartigue Spécialisée dans la peinture contemporaine des différents mouvements du XXème siècle : Figuration narrative, figuration libre, Nouveaux Réalistes, Street art… la galerie expose en permanence Robert Combas, Armand, César, Raymond Hains….

Specialising in contemporary painters belonging to various 20th-century movements (Narrative Figuration, Free Figuration, New Realists, Street Art…), the gallery proposes a permanent display of works by Robert Combas, Armand, César, Raymond Hains… 9 au 27 février / From February 9th to 27th Exposition collective présentant une vingtaine d’artistes parmi lesquels Adami, Herro, Klasen…

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Group exhibition presenting the work of a score of artists including Adami, Herro, Klasen… 64, rue du Temple 75003 Paris - Tél 01 42 78 91 16 www.artcontemporaingalerie.com


LONDON 106,

New

Bond

Street

Opening December 2009

PARIS 60, Rue François 1er (Le Triangle d’or) +33 (0)1 42 25 15 41

CANNES 4, La Croisette (Face Palais des Festivals) +33 (0)4 97 06 69 70

MONACO 13, Bd des Moulins, Immeuble Le Régina +377 97 70 44 22

ST-TROPEZ 3, Rue Allard “Le Grand Passage” +33 (0)4 98 12 62 50

LYON 2 7 , R u e G a s p a r i n ( P re s q u ’ î le ) +33 (0)4 78 37 31 92

BORDEAUX 29, Cours Georges Clémenceau +33 (0)5 56 48 21 18

COURCHEVEL Alpes Hôtel du Pralong Courchevel 1850 +33 (0)6 19 02 13 38

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© Kronometry 1999 / JEAN MICHEL SORDELLO / "PHOTOGRAPHES-ASSOCIÉS"

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(1) Brand not available in Monaco • (2) Brand not available in Monaco & Paris • (3) Brand only available in Cannes • (4) Brand only available in Monaco • (5) Brand only available in Lyon • (6) Brand not available in Courchevel


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© Kronometry 1999 / JEAN MICHEL SORDELLO / "PHOTOGRAPHES-ASSOCIÉS"

Série spéciale Kronometry 1999 -28 pièces

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© Kronometry 1999 / J. Perrichon

Série spéciale Kronometry 1999 - 10 pièces

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Série spéciale Kronometry 1999 - 50 pièces

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© Kronometry 1999 / J. Perrichon

Série spéciale Kronometry 1999 - 50 pièces

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© Kronometry 1999 / J. Perrichon

Série spéciale Kronometry 1999 - 5 pièces

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Expositions A GEND A CU L TU R E L / C u l t u r a l A GEND A

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3. Galerie Stéphane Klein

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Editions spéciales d’artistes contemporains vivants Special editions by living artists Depuis 1986, la galerie présente des œuvres originales de Soulages, Zao-Wouki, Robert Combas…réalisées en 8 exemplaires en exclusivité pour elle – un concept unique en France. Pour mieux vous recevoir le galériste vous donne rendez vous sur simple appel téléphonique au 06 03 84 08 63

Since 1986, the gallery has presented original works by Soulages, Zao-Wouki, Robert Combas… produced in 8 copies exclusively for the gallery, a unique concept in France. To ensure a proper welcome, the gallery-owner will give you an appointment if you call 06 03 84 08 63. Du 20 décembre au 20 février 2010

From December 20th to February 20th, 2010 Céramiques de Robert Combas, Erro, Télémaque, Jan Voos…

Ceramics by Robert Combas, Erro, Télémaque, Jan Voos… 7, avenue Céline 92200 Neuilly Tél 01 40 88 39 98 www.stephaneklein.com 13, sente Giraud 93260 Les Lilas

4. Galerie Seven Ce nouveau lieu d’art contemporain ouvre ses portes à Saint Germain des Prés et se veut précurseur dans les nouvelles tendances artistiques : Brown art, Street art, Mecanic art. Seven se veut aussi à la pointe des techniques : son, lumière, images et design olfactif sont les outils offerts aux artistes.

En janvier / In January Meetballs - Roman photos contant les errances d’un homme à la recherche d’une femme de Dimitri Coste l’une des figures de la nouvelle génération d’artistes contemporains à l’aise dans tous les domaines : photos, films, clips…

Meetballs - Story photos showing the wanderings of a man in search of a woman. By Dimitri Coste, one of the leading lights in the new generation of contemporary artists, equally at ease in several disciplines: photos, films, clips… 7, rue Bonaparte 75006 Paris – Tél : 01 43 29 88 94 E-mail : galerieseven@gmail.com

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This new exhibition space for contemporary art, which has opened its doors at Saint Germain des Prés, sees itself as a precursor in new artistic trends: Brown Art, Street Art, Mecanic Art. Seven also specialises in avantgarde techniques: sound, light, images and olfactory design are among the tools offered to its artists.

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Le Moulin Rouge Ecarlate, déployant ses ailes de parade au pied de la Butte Montmartre, quartier de tous les plaisirs, le célèbre Moulin, dont le nom évoque à lui seul l’esprit de la fête, vient d’avoir 120 ans. All in scarlet, spinning its fake sails at the foot of the Butte Montmartre, a neighbourhood dedicated to all kinds of pleasures, the famous Moulin Rouge, whose name alone evokes a festive spirit,

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has just celebrated its 120th birthday.

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Ouvert en 1889 par Charles Zidler, un entrepreneur de spectacles

Launched in 1889 by impresario Charles Zidler and his partner Joseph

et son associé Joseph Oller, le Moulin Rouge va d’emblée

Oller, the Moulin Rouge was an instant success in this neighbourhood

connaître le succès dans ce quartier où fleurissent déjà nombre

where a good number of cabarets already flourished, including the

de cabarets comme l’Elysée Montmartre, le Tambourin, le Mirliton

Elyseée Montmartre, Le Tambourin, Le Mirliton - opened by Aristide

- ouvert par Aristide Bruant, le grand Chansonnier de l’époque.

Bruant, the great singer and songwriter of the time.

Fréquenté par les bourgeois et les mignonnes «Gigolettes», venues

Frequented by the middle-class and cute “Gigolettes”, come in search

chercher l’aventure tout en assistant au spectacle, l’endroit, une

of adventure while watching the show, the “Red Windmill”, a sort of

sorte de grand hangar où se produit la célèbre danseuse La

large hangar hosting performances by the famous dancer and former

Goulue, une ancienne blanchisseuse, fait salle comble tous les

laundress La Goulue played to packed houses every night. And for

soirs. Et pour cause ! Elle y exécute en poussant des cris, le célèbre

good reason ! Screaming wildly, she performed the famous “Quadrille

«Quadrille naturaliste» aux figures acrobatiques inouïes pour

Naturaliste” with incredible acrobatics for the day and age : insolently

l’époque : lever de jambe insolent, accrochant le chapeau des

kicking her legs, hooking gentlemen’s hats and doing the splits, a

messieurs et grand écart, qui prendra plus tard le nom fameux de

routine which would later become widely known as the

«French Cancan».

“French Cancan”.


façade 1900 ©Moulin Rouge®_J. Habas

Actualité


© J. Serur Yedid

French Cancan

Bientôt, la réputation du Moulin Rouge dépassant les frontières, at-

The Moulin Rouge’s reputation soon crossed the borders, drawing

tire princes, industriels, écrivains et artistes. Toulouse Lautrec hante

princes, industrialists, writers and artists. Toulouse Lautrec

les lieux avec bonhomie pour «croquer» les danseuses aux sobri-

good-naturedly haunted the place to sketch the dancers with

quets imagés, «Rayon d’or», «Grille d’égout», «Nini patte-en-l’air»…

picturesque nicknames ; “Rayon d’Or”, “Grille d’Egout”, “Nini

parmi lesquelles s’est glissé un homme, «Valentin le Désossé», fils

Patte-en-l’Air” etc… among whom a man slipped in, “Valentin le

de rentiers. Grâce à l’affiche du Moulin Rouge, immortalisant La Goulue en chemisier à pois jaunes, Lautrec - dont c’est la pre-

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mière affiche -, devient célèbre du jour au lendemain.

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En 1903, une luxueuse salle remplace le hangar. Les spectacles évoluent vers le music-hall et présentent des revues à grand spec-

Désossé”, the son of a family with private means. Thanks to the poster of the Moulin Rouge immortalizing La Goulue in a blouse with yellow polka dots, Lautrec – whose first poster it was - became famous overnight. In 1903, the hangar was replaced by luxurious premises. The shows evolved towards the music-hall style, presenting spectacu-

tacle avec girls et boys scintillants de paillettes, grand escalier, ef-

lar revues with “Girls and Boys” sparkling with sequins, a grand

fets scéniques… dont l’étourdissante Mistinguett sera l’une des ve-

staircase, stage effects... where the bewitching Mistinguett was to

dettes. Elle y créera plusieurs chansons dont la célèbre «ça m’suit»

become one of the stars. She composed several songs including

interprétée en duo avec Jean Gabin avant qu’il ne se lance dans

the famous “Ça m’suit”, performed as a duet with Jean Gabin

le cinéma.

before he entered the movies.

©Moulin Rouge ®_J. Habas

légende

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Le Moulin Rouge


Actualité Prologue vue d’en haut


légende

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LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

Le Moulin Rouge

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Depuis les stars du monde entier de passage à Paris, Ella Fitzge-

Since then, stars from all over the world passing through Paris -

rald, Liza Minnelli, Franck Sinatra, Elton John… se sont produites au

Ella Fitzgerald, Liza Minnelli, Frank Sinatra, Elton John... - have

Moulin Rouge lors de galas exceptionnels succédant ainsi à des

performed at the Moulin Rouge at exceptional galas, in the wake of

artistes français prestigieux tels Maurice Chevalier, Edith Piaf, Yves

top-notch French artistes such as Maurice Chevalier, Edith Piaf, Yves

Montand, Line Renaud, Charles Aznavour…

Montand, Line Renaud, Charles Aznavour...

Aujourd’hui, dans sa belle salle au décor 1900, le Moulin Rouge

Today, in its splendid room decorated in 1900’s style, the Moulin

continue d’entrainer Paris et le monde entier dans le tourbillon de

Rouge continues to whirl Paris and the entire world into a vortex of

la fête avec la revue «Féerie». Une chorégraphie et une musique

partying with the revue “Féerie”. Original choreography and music,

originales, des décors magiques, 100 danseurs dont 60 superbes

enchanting sets, 100 dancers including 60 superb Doriss Girls, 1,000

Doriss Girls, 1000 costumes de plumes, de strass et de paillettes,

costumes bedecked with feathers, rhinestones and sequins, and, of

et bien sur les moyens techniques les plus sophistiqués en font un

course, the most sophisticated techniques, all making it a unique and

spectacle éblouissant & unique !...

dazzling show!. . .

Le French Cancan faisant s’envoler jupes et jupons est toujours

The French Cancan with its flying skirts and petticoats is still

présent au Grand Final.

performed in the Grand Finale. The Moulin Rouge is 120 years old –

Le Moulin Rouge a 120 ans - Il est toujours dans le vent.

and the sails of the old mill are still blowing in the wind!

Happy birthday !

Happy birthday!

Le Moulin Rouge 82, boulevard de Clichy - Tél : 01 53 09 82 82 - Spectacle à 21h et 23h de 92 à 102 € /dîner-spectacle de 150 à 180 € A visiter au Musée de Montmartre, la très intéressante salle dédiée au Moulin Rouge 12, rue Cortot 75018 Paris - Tél : 01 49 25 89 35 - infos@muséedemontmartre.fr

Le Moulin Rouge 82 boulevard de Clichy – Tel. 01 53 09 82 82 - Shows at 9 and 11 p.m., from 92 to 102 €/dinner-show from 150 to 180 €. Worth visiting in the Musée de Montmartre, the fascinating room dedicated to the Moulin Rouge 12 rue Cortot, 75018 Paris - Tel. 01 49 25 89 35 - infos@muséedemontmartre.fr


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la mode au Grand Hôtel Temple de toutes les

élégances, le Grand Hôtel, chéri des créateurs pour dévoiler leur collection, ainsi Elie Saab, Stella McCartney, Balmain… accueille encore une fois, loin des podiums, les déesses de la mode venues poser dans ses décors rouge et or. A shrine to elegance in all its forms, the Grand Hôtel is a favourite among designers such as

Elie Saab, Stella McCartney and Balmain for unveiling their collections. Once again, it welcomes the goddesses of fashion, far from the catwalks, come to pose in the hotel’s red and gold decors.


Comment ne pas être ébloui par les époustouflantes robes du soir de Georges Hobéika ou de Zuhair Murad faisant dialoguer une belle alanguie en tunique de crêpe blanc et tulle brodé de fleurs corail avec une belle en robe de bal vert céladon, s’épanouissant en pétales de tulle rehaussés de pierreries dans un classicisme sublimé, donne le frisson de l’intemporel. Jouant la carte du romantisme, d’audacieuses créations tel ce fourreau en satin bouton d’or au séduisant drapé mettant

la mode au Grand Hôtel

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It’s impossible not to be dazzled by stunning evening gowns designed by Georges Hobéika or Zuhair Murad. Here they create a dialogue between a languid beauty in a white crepe and tulle tunic embroidered with coral flowers, and this beautiful, celadon green ball-gown unfurling petals of tulle embellished with gems in a sublimated classicism imparts the enchantment of of timelessness. Playing the ace of romance, daring creations such as this buttercup satin sheath, beautifully draped to set off the figure, and

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D mode


la silhouette en valeur ou cette spectaculaire robe lavande réinterprétant la crinoline, transforment les mannequins en muses sublimes de grands peintres. Fermant la farandole. un pétillant modèle exhibant fièrement une robe en soie coquelicot s’ouvrant en étourdissantes corolles !

a spectacular lavender gown reinterpreting the crinoline, transforming the models into the sublime muses of great artists. Closing the dance, a sparkling model proudly presenting a silk dress with poppies opening out into magnificent corollas!

Photos © Es OLEG COVIAN - www.olegcovian.com

la mode au Grand Hôte

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Fashion at the Grand Hôtel


Prin t e m p s Pa l a c e

© F. Peyrat

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Last summer, the well-known department store Le Printemps paid

tribute for the second year running to luxury Parisian hotels by staging a handful of the capital’s most prestigious establishments

in its windows on Boulevard Haussmann. The bedroom of one of the four Royal Suites at the InterContinental Paris Le Grand was immortalized for the occasion in a delightfully off-beat scenography exalting the flamboyance of its Second Empire decor. In the context of this “Printemps Palace” event, the prestigious store was in fact entirely revamped in the livery of de-luxe hotels!

Printemps Haussmann - 64, boulevard Haussmann - 75009 Paris - www.printemps.com

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L’été dernier, le célèbre grand magasin Le Printemps rendait pour la seconde année consécutive hommage à l’hôtellerie de luxe parisienne en mettant en scène dans ses vitrines du boulevard Haussmann une poignée des plus prestigieux établissements de la capitale. C’est la chambre d’une des quatre suites royales de l’InterContinental Paris Le Grand qui a été immortalisée pour l’occasion, dans une scénographie délicieusement décalée exaltant la flamboyance Second Empire des lieux. Dans le cadre de cette opération «Printemps Palace», l’ensemble du prestigieux magasin avait par ailleurs été relooké aux codes de l’hôtellerie de luxe !

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Haut lieu de l’histoire de France, le Palais Royal est aujourd’hui l’un des endroits les plus prisés de la capitale. A temple to the history of France, the Palais Royal is now one of the most highly-prized monuments in the capital.

© Albert Harlingue- Roger Viollet

histoir

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Le Palais-Royal

Palais Royal à la fin du XVIIe siècle , gravuere de Perelle, B.N

Many years have passed since the boots of Richelieu’s Guards chasing the King’s Musketeers echoed through the corridors, and dens of iniquity existed in the palace. Yet the Palais Royal continues to draw strollers and the curious, enchanted by its gardens surrounded by arcades with lively restaurants and luxury boutiques. A privileged witness for three long centuries of the most significant events in the history of France, the Palais Royal underwent many transformations during that same period. It successively hosted the residence of Richelieu, the chief minister in Louis XIII’s government, the Regency of Anne of Austria then that of Philip II of Orléans, nephew of Louis XIV. A stage for the earliest days of the French Revolution, it reached the height of its glory at the end of the 18th century. Nowadays, the State Council, Constitutional Council and the Ministry of Culture are its lucky occupants.

Il y a bien longtemps que les bottes des gardes de Richelieu poursuivant les mousquetaires du roi ne résonnent plus dans les couloirs, que les lieux de plaisir ont disparu de l’endroit. Pourtant, le Palais Royal continue à attirer promeneurs et curieux charmés par son jardin bordé de galeries animées de restaurants et de boutique de luxe. Témoin privilégié durant trois siècles des événements les plus marquants de l’histoire de France, le PalaisRoyal subira au cours de cette période de multiples transformations. Il abritera successivement la demeure de Richelieu, chef du gouvernement de Louis XIII, la régence d’Anne d’Autriche puis celle de Philippe II d’Orléans neveu de Louis XIV. Théâtre des prémices

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de la Révolution, il connaîtra son apogée à la fin du XVIIIème

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siècle. De nos jours le Conseil d’Etat, le Conseil Constitutionnel et le Ministère de la Culture, en sont les heureux occupants.

Une histoire tumultueuse Du Palais Cardinal au Palais Royal Richelieu, tout juste nommé chef du Conseil du roi, souhaitant se rapprocher au plus près de Louis XIII, achète en 1624 des terrains

A turbulent past From Palais Cardinal to Palais Royal In 1624 Richelieu, newly appointed head of the King’s Council and wanting to get as close as possible to Louis XIII, acquired land near the Louvre where the monarch lived and had a monumental residence built by his architect, Jacques Lemercier, with a magnificent garden : the Palais Cardinal. On his death in 1642, Richelieu bequeathed this splendid building to the King. Louis XIII died a year after his minister and his wife, Anne of Austria, who became Regent of the realm, fell in love with the palace and moved in with her two children, the young Louis XIV and Philippe of Orléans. The Palais Cardinal was then renamed the Palais Royal. But the terrible events of the Fronde, during which rioting crowds invaded the Palace, forced the royal family to flee


Comédie Française

© Paris Tourist Office photopgraphe Amélie Dupont


son architecte Jacques Lemercier, une demeure monumentale dotée d’un superbe jardin - le Palais-Cardinal. A sa mort en 1642, Richelieu lègue au roi ce superbe bâtiment. Louis XIII décède un an après son ministre et Anne d’Autriche, son épouse, devenue régente du royaume, séduite par les lieux, s’y installe avec ses deux enfants le petit Louis XIV et Philippe d’Orléans. Le palaisCardinal prend alors le nom de Palais-Royal. Mais, les terribles événements de la Fronde durant lesquels la foule

© ND - Roger Viollet, Aquarelle Paris B.N.F.

histoir

proches du Louvre où réside le monarque afin d’y faire édifier par

Galeries du Palais Royal vers 1785

l’envahira, obligeront la famille royale à le fuir en 1651. Elle n’y retournera pas, et le danger passé, se réinstallera au Louvre, moins confortable, mais mieux protégé.

La demeure des Ducs d’Orléans En 1692, Louis XIV fait don du Palais-Royal à son frère Philippe et l’endroit devient la propriété des Orléans qui le garderont jusqu’au milieu du XIXème siècle. Monsieur, frère du Roi puis son fils Philippe II qui va devenir régent assurant le relais entre Louis XIV et le trop jeune Louis XV, procèdent à des agrandissements et des embellissements en faisant appel aux plus grands artistes du moment. Dans les jardins, redessinés par Le Nôtre, largement ouverts au public, s’installent des

in 1651. They never returned : when the danger had passed, they moved back into the Louvre, less comfortable, but better protected.

baraques où se pressent les parisiens pour déguster des glaces aux parfums exotiques et goûter du «punch», la dernière boisson à la mode. Tout le quartier connait une grande vogue, tandis qu’en son palais, Le Régent, personnage cultivé et libertin «de toute la race d’Henri IV, celui qui lui ressembla le plus» d’après Saint Simon, mène grand train, faisant se succéder fêtes et soupers restés célèbres. C’est lors de sa reconstruction après l’incendie de 1763 qui l’avait ravagé en grande partie, que le Palais Royal va prendre son aspect actuel. La cour de l’Horloge est édifiée sous la direction de l’architecte Moreaux-Desproux qui modifie également les bâtiments donnant sur la rue Saint Honoré.

Au temps de la Révolution Bien que siège du pouvoir, le Palais-Royal devient un haut lieu de l’agitation révolutionnaire où hommes politiques et intellectuels organisent rassemblements et débats qui font se croiser, Lafayette, Talleyrand, Camille Desmoulins… En 1781, le dépensier duc d’Orléans, futur Philippe Egalité, décide de construire autour du jardin, un ensemble d’immeubles locatifs sur galeries d’un style uniforme, afin de financer l’agrandissement de son palais. Les boutiques du rez-de-chaussée abritant cafés, restaurants,

The residence of the Dukes of Orléans In 1692, Louis XIV gave the Palais Royal to his brother Philippe and it became the property of the Orléans family who kept it until the mid-19th century. Monsieur, the King’s brother, then his son, Philippe II (who became Regent in the period between Louis XIV and Louis XV, too young to rule) carried out enlargements and embellishments, calling on the greatest artists of the time. In the gardens redesigned by Le Nôtre, wide open to the public, stalls were set up where Parisians flocked to enjoy ice-cream with exotic flavours and taste punch, the latest fashionable drink. The entire neighbourhood became very popular, while in his palace, the Regent, a cultivated and libertine character, lived the high life with a long succession of festivities and suppers which soon became famous. “Of all of Henri IV’s descendants,” said Saint Simon, “he was the one who resembled him most”. It was during its reconstruction, following the fire of 1763 which had largely destroyed it, that the Palais Royal assumed its present appearance. The Cour de l’Horloge was built under the supervision of the architect Moreaux-Desproux, who also modified the buildings overlooking Rue Saint-Honoré.

cercles de jeux et maisons closes, donnant d’un côté sur les galeries brillamment éclairées par près de deux cents réverbères et de l’autre sur les trois rues de Montpensier, de Beaujolais et de Valois nouvellement percées, attirent une foule considérable. «Incroyables» et «Merveilleuses» plus ou moins légères, s’y croisent

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parmi de nombreux étrangers. C’est une petite ville dans la ville.

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«On l’appelle la capitale de Paris... Tout s’y trouve… c’est le temple de la volupté…» écrit Louis-Sébastien Mercier. Le théâtre Français, le théâtre du Palais Royal ainsi que le célèbre restaurant «Le Grand Véfour  » y voient le jour. Et comme la police est interdite d’accès dans le jardin des Orléans, il devient en 1789 un foyer de libre pensée où se prépare la Révolution. Les Jacobins font du café Corraza (galerie Montpensier) leur quartier général où l’on trouve souvent Bonaparte, un jeune officier corse, tandis que les Sans-culottes se

During the Revolution Despite being the seat of power, the Palais Royal became a hotbed of revolutionary agitation in which politicians and intellectuals organized rallies and debates attended by Lafayette, Talleyrand, Camille Desmoulins... In 1781, the spendthrift Duke of Orléans, the future Philippe Egalité, decided to build a set of rented buildings around the garden, above arcades in a uniform style, to finance the expansion of his palace. The shops on the ground floor housing cafés, restaurants, gambling clubs and brothels, giving on one side onto the arcades brightly lit by some 200 street-lamps, and on the other onto the three newly-built streets of Montpensier, Beaujolais and Valois, drew considerable crowds. The “Incroyables” and “Merveilleuses” of more or less light morality rubbed shoulders


© Paris Tourist Office - Photographe Amélie Dupont

Vue du Jardin du Palais Royal, Litographie de Louis Arnout 1845, B.N.F.

réunissent non loin, au Caveau des aveugles. Bientôt baptisé PalaisEgalité, le lieu deviendra bien national après la décapitation de son propriétaire en 1793.

La nouvelle vie du Palais-Royal Restitué aux Orléans à la Restauration en 1814, le Palais-Royal va connaître un succès phénoménal. Ses jeux et ses prostituées qui sont célèbres dans toute l’Europe font accourir de loin une foule avide de plaisir. C’est Louis Philippe qui donnera un coup d’arrêt à la fête en 1836 en interdisant maisons de jeux dont le célèbre « Pince-cul » et maisons closes. Les galeries sombreront peu à peu dans l’oubli.

© ND-Roger Viollet

Place Colette

here with many foreigners. It was a little town within a town. “They call it the capital of Paris… You can find everything here... it is a temple to voluptuousness...” said Louis-Sébastien Mercier. The Théâtre Français, Théâtre du Palais Royal and the famous restaurant “Le Grand Véfour” opened their doors. And as the police were forbidden access to the Orléans’ gardens, the Palais became a hotbed of free thought in 1789 which laid the foundations for the Revolution. The Jacobins made the Café Corraza (Galerie Montpensier) their headquarters where one often came across a young Corsican officer by the name of Bonaparte, while the Sans-Culottes gathered nearby, in the Caveau des Aveugles. Soon christened the Palais Egalité, the palace became national property after its owner was beheaded in 1793. A new lease of life for the Palais Royal Returned to the Orléans family with the Restoration of 1814, the Palais Royal was again to meet with phenomenal success. Its gambling dens and prostitutes, famous all over Europe, brought in crowds of people eager for pleasure. It was Louis Philippe who brought a halt to the festivities in 1836 by banning brothels and gambling houses, including the notorious “Pince-cul”. The arcades gradually sank into oblivion. Looted in 1848 after new revolutionary events, burnt down under the Commune in 1871, then restored, the Palais Royal has since housed the headquarters of Republican institutions.

incendié sous la Commune en 1871, puis restauré, le Palais Royal abrite depuis le siège des institutions républicaines.

Aujourd’hui L’art contemporain y a fait son entrée en 1983 avec l’installation controversée des Colonnes de Buren dans la cour d’honneur et la même année des fontaines sculptures de Pol Bury dont les boules d’acier reflètent le paysage. Les célèbres galeries, investies maintenant par les créateurs de mode, les parfumeurs et les joaillers, disputant l’espace aux boutiques de médailles et de décorations officielles, ont retrouvé de leur splendeur pour le plus grand plaisirs des parisiens et des autres… Et comme le dit la chanson « Le PalaisRoyal est un beau quartier….. » 

Today… Contemporary art made a striking entrance in 1983 with the controversial installation of Buren’s columns in the Court of Honour and, in the same year, Pol Bury’s fountain sculptures whose steel balls reflect the surrounding scenery. The famous arcades, now taken over by designers of fashion, perfume and jewellery, and sharing the premises with shops selling medals and official decorations, have regained their splendour for the greater enjoyment of Parisians and other visitors... As the song goes : “Le Palais Royal est un beau quartier…”

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Le Palais-Royal

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Pillé en 1848 après de nouveaux événements révolutionnaires,

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Une nouvelle année de desserts griffés au Café de la Paix A new year of designer desserts at the Café de la Paix

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Pâtisseries Fashion

sarahdejean-Claude J i t r o i s 3 L o v e d e M arithe+François G i r b a u d D o u c e R e b e l l e d e B a r b a r a B u i

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Pâtisserie Fashion

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Pâtisserie Fashio LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

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Sarah! For his first-ever pastry, Jean-Claude Jitrois has chosen to pay tribute to a world idol from the 19th century: Sarah Bernhardt. Conceived exclusively for the Café de la Paix by the designer who pioneered “stretch leather”, the dessert looks like the cut-off corner of a masterpiece portraying the mythical actress. A sweet homage from the designer for numerous stars worldwide - from Gong Li to Nicole Kidman and Kate Moss, Noémie Lenoir and Lady Gaga – to the woman for whom the expression monstre sacré (literally “superstar”) was coined in her day to describe her. “My job is to design clothes that make women look sublime. Stretch leather, suede, silk… For this cake, I wanted to change my style while retaining a feminine element and evoking my passion for theatre and opera. I immediately thought of the famous portrait by Georges Clairin in which the great Sarah poses with her feathered fan, vaporously stretched out on her couch. I’ve admired the reproduction of this painting on countless occasions in the lobby of the Grand Hôtel Paris on my way to the Café de la Paix. I owned a reproduction myself that I gave to Sarah Marshall”. And indeed one Sarah may well hide another… an allusion to his muse and friend, the topmodel Sarah Marshall. “Tangible proof that I love chocolate,” according to Jean-Claude Jitrois, Sarah is presented as the corner of a painting covered in a white chocolate canvas and framed by a Mexican dark chocolate shell garnished with a Venezuelan dark chocolate mousse. It has a cocoa biscuit base and a plaque in dark chocolate signed “Jitrois” in gold letters as the finishing touch to this ephemeral confection. This chocolate canvas is inspired by the portrait of Sarah Bernhardt produced in 1876 by the painter Georges Clairin, accredited portrait painter to the actress, the original of which is on display at the Petit Palais Museum in Paris. A reproduction of this work hangs majestically in the lobby of the InterContinental Paris Le Grand. The second confection in the Love Bites collection – 3 new Fashion Pastries on the theme of love, proposed by the Café de la Paix in 2009 - Sarah conjures up visions of the eternally passionate lover. “This theme is particularly suited to Sarah Bernhardt who embodied on stage the most romantic and passionate heroines such as Phaedra, The Lady of the Camellias, La Tosca… each of which deals with the theme of Love with a capital “L”” emphasises Jean-Claude Jitrois. “She herself was always, if anything, passionate both onstage and in real life. Clairin, who immortalised her, was himself one of her many lovers.”

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Jean-Claude JITROIS

Sarah ! Pour sa première pâtisserie disponible l’été dernier, JeanClaude Jitrois a choisi de rendre hommage à une idole mondiale du XIXème siècle : Sarah Bernhardt. C’est en effet un dessert à l’apparence de tableau de maître tronqué, représentant la mythique comédienne, qu’a imaginé le précurseur du «cuir stretch», en exclusivité pour le Café de la Paix. Hommage sucré du couturier de nombreuses stars planétaires – de Gong Li à Nicole Kidman en passant par Kate Moss, Noémie Lenoir et Lady Gaga – à celle pour qui l’on inventa en son temps le terme de «monstre sacré». «Mon métier est de créer des vêtements pour sublimer la femme. Cuir stretch, daim, soie… Pour ce gâteau, je voulais changer de registre tout en gardant l’élément féminin et en évoquant ma passion pour le théâtre et l’Opéra. J’ai tout de suite pensé au célèbre portrait de Georges Clairin où la grande Sarah pose avec son éventail en plumes, vaporeusement étendue sur son canapé : j’ai pu admirer d’innombrables fois la reproduction de cette œuvre dans le lobby du Grand Hôtel Paris, en me rendant au Café de la Paix. J’en possède d’ailleurs moi-même une réplique, que j’ai offerte à Sarah Marshall». Car une Sarah peut en cacher une autre… Ce dessert est aussi, pour Jean-Claude Jitrois, un petit clin d’œil à son égérie et amie Sarah Marshall. «Preuve tangible que j’adore le chocolat» selon Jean-Claude Jitrois, Sarah se présente comme un coin de tableau sur lequel est tendu une toile en chocolat blanc et encadré d’une coque de chocolat noir du Mexique garni d’une mousse de chocolat noir du Venezuela. Le tout repose sur un support de biscuit au cacao, un cartouche de chocolat noir griffé «Jitrois» en lettres d’or venant compléter cette œuvre éphémère. L’illustration de cette toile en chocolat est inspirée du portrait de Sarah Bernhardt réalisé en 1876 par le peintre Georges Clairin, portraitiste attitré de la comédienne, dont l’original est exposé au Petit Palais. Une reproduction de cette œuvre trône majestueusement dans le hall de l’InterContinental Paris Le Grand. Sarah évoque pour son créateur une grande amoureuse devant l’éternel. «Sarah Bernhardt a incarné les personnages féminins les plus romantiques et passionnés du répertoire comme Phèdre, la Dame aux camélias, la Tosca… Autant d’œuvres où il est question d’amour avec un grand «A», souligne Jean-Claude Jitrois. Elle-même était une grande amoureuse, sur scène comme dans la vie. Clairin, qui, l’a immortalisée, a d’ailleurs été l’un de ses nombreux amants.»


Pâtisserie Fashio

For their very first pastry, Marithé and François Girbaud have actually squared the circle! Designed the last autumn for Café de la Paix by the creators of the baggy jean, this dessert actually looks like a cubic heart. Faithful to their signature parallelepiped code, illustrated by the famous square logo, Love3 (pronounced “Love Cube”) reflects with appetite the distinctive and avant-garde world of these fashion legends - outside as well as inside. Stuffed with layers of 0% soft white cheese mousse, almonds, chocolate sticks, segments of half-dried grapefruit and raspberry sauce, Love3 bears the label’s quintessential “multi-layered” imprint. Spiked with two sheets of chocolate from Madagascar, imitating the bark of a tree, Love3 also evokes the ecological conscience of its creators, precursors of sustainable production methods. And instead of the cherry on the cake, a green chocolate square bearing the effigy of the inventors of the stonewashed look tops it off – a humorous sketch by François Girbaud that is sure to become a genuine collector’s item! Composed exclusively of natural products, Love3 only contains light and low-sugar ingredients. A must for this legendary fashion couple keen on eating healthy and organic, and who have never parted company with their faithful chef of 15 years! “François and I absolutely love fresh products that are organic and seasonal. Our profession requires us to travel a lot, so healthy food is the key to good health. A balanced diet is really vital for us”, stressed Marithé Bachellerie. As for the experience of overstepping the border between fashion and gastronomy, it seems to be quite natural for these designers. “Why should we confine ourselves to catwalks? Fashion means much more. If clothes are a way of being beautiful on the outside, food makes it possible to be beautiful inside”, explained François Girbaud.

L LOVE

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MARITHE + FRANCOIS GIRBAUD

Marithé et François Girbaud ont réussi la quadrature du cercle  ! C’est en effet un dessert à l’aspect de cœur cubique que les créateurs du «baggy» ont imaginé l’automne dernier pour le Café de la Paix. Fidèle au code parallélépipédique «maison» illustré par le célèbre logo carré, Love3 (prononcer «Love Cube») reflète avec gourmandise l’univers décalé et avant-gardiste de ces «fashion legends». A l’extérieur mais aussi à l’intérieur : fourré de strates de mousse de fromage blanc 0%, d’amandes, de bâtons au chocolat, de segments de pamplemousse mi-séchés et de coulis de framboise, Love3 porte l’empreinte «multicouches» caractéristique de la marque. Hérissé de deux plaquettes de chocolat de Madagascar imitant l’écorce d’un arbre, Love3 évoque par ailleurs la conscience écologique de ces précurseurs des méthodes de fabrication durables. Cerise sur le gâteau : il arbore un carré de chocolat vert à l’effigie des inventeurs du «stonewash» - une esquisse humoristique réalisée par François Girbaud et appelée à devenir un véritable collector ! Exclusivement composé de produits naturels, Love3 ne contient que des ingrédients allégés et très faiblement sucrés. Un «must» pour ce couple mythique de la mode, féru de diététique et d’alimentation bio, et qui ne se sépare jamais de son fidèle cuisinier depuis 15 ans ! «François et moi sommes des adeptes des produits frais, plutôt bios et de saison. Dans nos métiers où nous voyageons beaucoup, une alimentation saine est la base d’une bonne santé. L’équilibre alimentaire, c’est primordial pour nous». souligne Marithé

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Bachellerie.

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Quant à l’expérience consistant à franchir le pas de la mode à la gastronomie, elle semble couler de source pour nos créateurs : «Pourquoi devrions-nous nous cantonner aux podiums ? La mode, ce n’est pas que ça. Si les vêtements sont un moyen de rendre beau à l’extérieur, la nourriture, elle permet de rendre beau à l’intérieur» explique François Girbaud.


Douce Rebelle ! Pour sa toute première pâtisserie, Barbara Bui reste plus que jamais fidèle à sa philosophie et à son style, en associant les contraires. Sous un lisse carré de chocolat noir décoré d’une aérienne feuille d’argent, son dessert à l’élégance simple et épurée dissimule des saveurs inattendues : biscuit aux amandes parfumé aux zestes de citron vert, et compotée, mousse et gelée de poire relevées au combawa, un agrume exotique très acide communément utilisé en Asie du Sud-Est – clin d’oeil à ses origines vietnamiennes. Un mariage sucré acide étonnant, qui s’achève en bouche par le moelleux d’une base de chocolat blanc. «Je voulais retrouver dans mon dessert ce mélange sensible et rock qui est l’essence de mon travail, explique la créatrice. La feuille de chocolat noir et sa feuille d’argent symbolisent la puissance. Le fruit exotique, la douceur et la sensualité. La surprise derrière l’apparence». Douce Rebelle par Barbara Bui, proposée en exclusivité au Café de la Paix du 16 janvier dernier au 15 mai 2010, se distingue par sa fashionable sobriété. «Je n’aime pas les pâtisseries trop sophistiquées ou riches, confie Barbara Bui. Je préfère les desserts spontanés à la simplicité évidente. En ce sens, «Douce Rebelle» est plus une création de cuisinier que de pâtissier, un tour de main magique qui me fait rêver». Une incursion dans l’univers de la gastronomie que la créatrice a particulièrement appréciée : «Dans mon métier,

A “Gentle Rebel” ! For her first pastry, Barbara Bui has remained truer than ever before to her philosophy and style, by combining opposites. Under a smooth square of dark chocolate decorated with airy silver foil, her dessert of simple and refined elegance conceals unexpected flavors : almond cookie flavored with lime zest and purée, pear mousse and jelly spiked with combawa, a very exotic and bitter citrus fruit commonly used in South-East Asia – a reference to her Vietnamese origins. A surprising bitter-sweet blend leaving a final sensation of the softness of white chocolate in the mouth. “In my dessert, I wanted to incorporate this sensitive and rock mixture that is the essence of my work,” explains the designer. “The sheet of dark chocolate with its silvery shard symbolizes power. The exotic fruit, softness and sensuality. A surprise behind the outer appearance.” “Douce Rebelle” by Barbara Bui, proposed exclusively by the Café de la Paix, from January 16th to May 15th, 2010, is distinguished by its fashionable sobriety. “I don’t like pastries that are too rich or sophisticated,” confides Barbara Bui. “I prefer spontaneous desserts of self-evident simplicity. In this sense, “Douce Rebelle” is more the creation of a cook than a pastry-chef, a sleight of hand magic that makes me dream.” A foray into the world of gatsronomy that the designer really enjoyed : “In my profession, I associate the visual with the sense of touch ; for a perfume, the visual with the sense of smell. It was therefore interesting for me to strike a balance between the visual and the sense of taste. A first for me, made possible thanks to the talent of Christophe Raoux.” Prepared by Christophe Raoux, new Chef at the Café de la Paix and InterContinental Paris Le Grand, and his pastry-chef Guillaume Caron, it is the first pastry in the fifth season of the “Pâtisseries Fashion” collection launched every four months since 2004.

j’associe le visuel au toucher ; pour un parfum, le visuel à l’odorat. Il était donc intéressant pour moi de chercher l’équilibre entre le visuel et le goût. Une grande première pour moi, rendue possible grâce

Douce Rebelle par Barbara Bui pour le Café de la Paix

au talent de Christophe Raoux». Mise en saveurs par Christophe

disponible en édition limitée du 16 janvier au 15 mai 2010

Raoux, nouveau Chef du Café de la Paix et de l’InterContinental Paris Le Grand, et par son chef-pâtissier Guillaume Caron, elle est la première pâtisserie de la cinquième saison de la collection de Pâtisseries Fashion lancée tous les quatre mois depuis 2004.

(15 euros pièce) au Café de la Paix (place de l’Opéra, Paris IXème Réservations : 01 40 07 36 36 – reservation@cafedelapaix.fr) “Douce Rebelle” by Barbara Bui for the Café de la Paix, available in a limited edition from January 16th to May 15th, 2010 (15 euros each) at the Café de la Paix (Place de l’Opéra, Paris IX. Reservations : 01 40 07 36 36 - reservation@cafedelapaix.fr)

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Pâtisserie Fashion

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Douce Rebelle

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R Christophe Raoux

UN NOUVEAU CHEF POUR L’INTERCONTINENTAL PARIS LE GRAND

Christophe Raoux, 38 years, has recently been appointed Executive Chef of InterContinental Paris Le Grand. His responsibilities cover all the catering services of the establishment

A NEW CHEF FOR THE

at the Place de l’Opéra, including the

INTERCONTINENTAL PARIS

legendary Café de la Paix. A new challenge

LE GRAND Christophe Raoux, 38 ans, vient d’être nommé Directeur

for this discreet chef, who has an impressive career and was formerly the Executive Chef of the Alain Ducasse Group.

des cuisines de l’InterContinental Paris Le Grand. Sous sa responsabilité : l’ensemble de la restauration de l’établissement de la place de l’Opéra, dont le mythique Café de la Paix. Un nouveau défi pour ce professionnel discret au parcours déjà exceptionnel, ancien Chef exécutif du Groupe Alain Ducasse. 110 cuisiniers au service d’un hôtel doté de 21 salles de réunions et de deux restaurants, dont le légendaire Café de la Paix : telle est l’équipe que gère désormais au quotidien Christophe Raoux à l’InterContinental Paris Le Grand. Un challenge à la mesure de ce Compagnon Cuisinier du Tour de France d’une authentique humilité, au parcours jalonné de grandes maisons -rien moins que sept 2 étoiles Michelin ! – et de collaborations professionnelles auprès de toques d’exception comme Manuel Martinez, Guy Legay, Michel Roth, Gérard Besson ou Alain Ducasse. Originaire de la Roche-sur-Yon, Christophe Raoux quitte sa Vendée natale à 17 ans pour faire ses premières armes à l’hôtel-restaurant « L’Ecritoire» près de Chartres. Une expérience qui le conforte dans sa vocation culinaire, et l’amène moins de deux ans plus tard à

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rejoindre Divonne-les-Bains et son premier 2 étoiles, le «Château de

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Divonne», sous la direction de Guy Martin puis du Meilleur Ouvrier de France Michel de Matteis. «J’étais jeune commis à peine sorti d’apprentissage, et c’est à leurs côtés que j’ai découvert l’univers de la véritable gastronomie et la rigueur» se souvient-il. Fin décembre 1993, il débarque à Paris pour effectuer son service national, comme chef de cuisine des officiers supérieurs au ministère de la Défense. Un pied dans la capitale qui le met à portée de son rêve de toujours : «rentrer au Ritz une fois dans ma vie !». Une

The team that Christophe Raoux will be supervising every day at the InterContinental Paris Le Grand is composed of 110 cooks at the service of a hotel equipped with 21 meeting rooms and two restaurants, including the famous Café de la Paix. A challenge that is within the capabilities of this “Compagnon Cuisinier du Tour de France” who has a genuine sense of humility. His career has passed through several leading establishments – no less than seven with two Michelin stars – and professional collaboration with outstanding chefs, such as Manuel Martinez, Guy Legay, Michel Roth, Gérard Besson and Alain Ducasse. Originating from Roche-sur-Yon, Christophe Raoux left his native Vendée at the age of 17 to make his debut at the hotel-restaurant “L’Ecritoire” near Chartres. This experience confirmed his culinary vocation and led him, less than two years later, to Divonne-les-Bains and his first 2-star establishment, the « Château de Divonne », under the supervision of Guy Martin and then Michel de Matteis, Meilleur Ouvrier de France. “I was a young commis who had barely finished my apprenticeship, and it was by their side that I learned all about the real world of gastronomy and the importance of rigour”, he recalled.


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ambition qui deviendra vite réalité. En septembre 1994, sitôt ses obligations militaires terminées, il est en effet appelé aux fourneaux de l’auguste maison par Guy Legay et son second de l’époque, Michel Roth. « Ce fut cinq années de bonheur : j’ai eu l’occasion d’apprendre toutes les bases, de réaliser tous les classiques. J’ai appris à connaître les produits et à les aimer. Et, surtout, j’ai été entouré de gens extraordinaires, qui sont devenus une famille ». Travaillant ensuite comme second de cuisine dans les prestigieuses maisons deux étoiles «Le Jamin» de Benoît Guichard et le «Relais Louis XIII» de Manuel Martinez, puis au Hyatt Regency, Christophe Raoux rejoint finalement en mars 2001 le restaurant éponyme de Gérard Besson, Meilleur Ouvrier de France. « J’y ai appris l’art du gibier et de la truffe : une nouvelle expérience des plus enrichissantes pour moi ». C’est deux ans et demi plus tard que son chemin croise pour la première fois celui d’Alain Ducasse, alors qu’il vient de déposer son cv au Plaza-Athénée pour un poste de second en son restaurant du Plaza Athénée. « Un beau jour, j’ai trouvé un message d’Alain Ducasse sur mon répondeur. Il souhaitait me rencontrer. Je n’en croyais pas mes oreilles. J’ai pieusement conservé ce message dans mon portable ! Je me souviendrai toute ma vie de ma rencontre avec ce monsieur extraordinaire au fabuleux palmarès !». Une entrevue qui portera ses fruits : le maître lui confie le lancement du Marcel, le nouveau restaurant gastronomique du Drugstore Publicis, sur les Champs-Elysées. Elaboration des cartes et contrôle des dépenses : telles sont les tâches qu’il va mener à bien tambour battant pendant un an et demi, avant d’être sollicité par un autre groupe prestigieux : Lenôtre. Le traiteur de luxe lui confie la responsabilité de sa cellule développement. Aux côtés du Meilleur Ouvrier de France Guy Krenzer, Christophe Raoux supervise la mise en place des énormes opérations que sont la Coupe du monde de football en Allemagne et le Salon aéronautique du Bourget en 2006 ainsi que les grandes réceptions organisées au Stade de France. LE GRAND HÔTEL MAGAZINE

«Chez Lenôtre, j’ai appris la rigueur, la précision pour faire du volume

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avec une qualité exceptionnelle» souligne-t-il. Alain Ducasse l’avait juré lors de son départ: « Ce n’est qu’un au revoir.» Et de fait, moins de deux ans après avoir quitté le Drugstore Publicis, Christophe Raoux est rappelé par le pape planétaire de la gastronomie française, au poste de Chef exécutif du Groupe Alain Ducasse. Sa mission : coordonner et superviser le lancement de ses nouveaux restaurants de par le monde, en mettant notamment en

He arrived in Paris at the end of December 1993 to carry out his national service as cook for senior officers posted at the Ministry of Defense. Once he had a foothold in the capital, he was within reach of a dream he had always cherished: “to enter the Ritz once in my life!”. This ambition soon became reality. In September 1994, as soon as his military duties were completed, he was in fact summoned to the ovens of this noble house by Guy Legay and his deputy at that time, Michel Roth. “It was five years of happiness: I had an opportunity to learn all the basics and to cook all the classics. I was taught how to recognize and appreciate products. And above all, I was surrounded by extraordinary people who became a family”. Working subsequently as a sous chef in the prestigious two-star restaurants “Le Jamin” of Benoît Guichard and the “Relais Louis XIII” of Manuel Martinez, and then at the Hyatt Regency, in March 2001 Christophe Raoux finally joined the restaurant of Gérard Besson, bearing his name, who had received the distinction Meilleur Ouvrier de France. “I learned everything about the art of game and truffles: it was one of my most enriching experiences”. Two and a half years later, his path crossed that of Alain Ducasse, just when he had deposited his CV at the PlazaAthénée for the post of sous chef at his restaurant in the Plaza Athénée. “One fine day, I found a message from Alain Ducasse on my answering machine. He wanted to meet me. I couldn’t believe my ears. I reverently kept this message on my mobile phone! For the rest of my life, I will remember my meeting with this extraordinary man and his fabulous distinctions!”. This interview would bear fruit. The master entrusted him with the launch of Le Marcel, the new gastronomic restaurant of the Publicis Drugstore on the Champs-Elysées. He was responsible for drawing up menus and controlling expenditure, a task he accomplished briskly for a year and a half, before being approached by another prestigious group, Lenôtre. The luxury caterer put him in charge of the development unit. Together


Christophe Raoux : « Dans ce métier, c’est le rapport avec les gens qui me touche le plus » “The most moving aspect of this business is relations with people” Question : Après avoir été Chef exécutif du Groupe Alain Ducasse, qu’est-ce qui vous a convaincu de prendre les rênes des cuisines de l’InterContinental Paris Le Grand ? Christophe Raoux : C’est une très belle maison, et un formidable défi. Rares sont les établissements parisiens qui possèdent une telle équipe de plus de 110 personnes, dont 12 Sous-chefs ! Rendez-vous compte de tous les savoirs et forces qui sont réunis ici ! C’est une force de frappe énorme, au service d’une restauration très diverse, qui va des réceptions de 1.200 personnes en salle de banquets à un dîner gastronomique pour deux au Café de la Paix. Difficile d’imaginer aventure culinaire plus variée et passionnante ! Q. : Quelles qualités faut-il pour gérer une telle équipe ?

C.R. : J’ai appris chez Lenôtre qu’il faut savoir être souple et s’adapter en permanence. L’essentiel est d’instaurer les conditions d’une bonne osmose et d’une cohésion harmonieuse entre les différents services. Cela nécessite avant tout d’être à l’écoute de chacun des membres de l’équipe. Je sais pouvoir apprendre d’eux plus que ce que je peux leur apporter. Q : Restaurant principal du Grand Hôtel Paris, le Café de la Paix est une institution parisienne mythique redevenue ces dernières années une des bonnes tables parisiennes. Quel type de cuisine y proposezvous ?

C.R. : Une cuisine de cuisinier : simple, goûteuse, sans esbroufe, mettant avant tout en valeur des produits de qualité. J’aime les plats travaillés, les jus qui ont un vrai goût de jus, les produits qui exhalent leurs authentiques saveurs… La carte évolue rapidement, au rythme des saisons et au gré de l’arrivage des viandes, poissons et autres légumes. Q : Qu’est ce qui vous a donné la motivation pour avancer, tout au long de ce parcours déjà prestigieux ? C.R. : Le plus important pour moi, ce sont les hommes que j’ai rencontrés. Ce sont eux qui me donnent envie de progresser et de me dépasser. Avec les années, j’ai suivi une forme de fil rouge à travers des hommes différents, mais qui se connaissent et se respectent comme des membres d’une même famille : ils ont tous ce mélange de rigueur, d’exigence et de grande humilité. Quand j’ai des conseils à demander, je n’hésite pas à appeler mes anciens maîtres. Ils ont toujours été là pour moi. J’attache aussi beaucoup d’importance aux relations avec mes fournisseurs : je partage avec eux l’amour de la terre, de leur profession, de leurs produits… Dans ce métier, c’est le rapport entre les gens qui me touche

Question: After having been the Executive Chef for the Alain Ducasse Group, what persuaded you to take over the reins of the InterContinental Paris Le Grand kitchens? Christophe Raoux: It is a very fine hotel, and a thrilling challenge. There are very few Parisian establishments that have a team of over 110 people and 12 Sous-Chefs! Do you realize all the skills and strengths that are concentrated here! It is an enormous striking power at the service of a highly diversified catering service, ranging from receptions for 1,200 guests in a banqueting hall to a gastronomic dinner for two at the Café de la Paix. It is difficult to imagine a more varied and fascinating culinary adventure! Q.: What qualities are needed to handle such a team? C.R.: I learned at Lenôtre that it is necessary to be flexible and to be capable of adapting constantly. What is most important is to introduce the conditions for a good osmosis and harmonious cohesion between the different services. Above all, this requires an ability to listen to every member of the team. In fact, I can learn from them more than I can teach them. Q.: As the main restaurant of the Grand Hôtel, the Café de la Paix is a legendary Parisian institution that has again, recently, become one of the good addresses of Paris. What type of cuisine do you offer? C.R.: The cooking of a cook: simple, tasty and unpretentious, with emphasis on quality products. I love dishes that have been worked, gravies that have the real taste of gravy, products that exhale their authentic savours… The menu changes rapidly according to the seasons and depending on the arrivals of meat, fish and other vegetables. Q: What has motivated you to advance along an already illustrious career ? C.R. : What is most important to me is the people I have met. It is they who encourage me to make progress and to surpass myself. Over the years, I have followed a kind of common thread through different people, who know and respect each other like members of the same family. They all have that mixture of rigour, high standards and deep humility. Whenever I need advice, I have no hesitation in calling my former masters. They are always available for me. I also attach great important to relations with my suppliers. I share with them their love for the land, their profession and their products… The most moving aspect of this business is relations with people.

le plus. Q. : Malgré ce parcours jalonné des maisons et maîtres les plus prestigieux, vous êtes souvent resté discret, presque dans l’ombre… C.R. : Mon plaisir et ma reconnaissance, je les ais au passe-plat, quand l’équipe est fière du travail accompli et qu’elle me respecte pour ce que j’ai apporté. Etre sous le feu des projecteurs n’est pas forcément

Interview

ma tasse de thé. L’endroit où je préfère m’exprimer avant tout, c’est en cuisine !

Q.: Despite a career marked by the most prestigious firms and masters, you have always remained discreet, almost in the shadows… C.R.: I have obtained my pleasure and recognition at the serving hatch when the team feels proud of the work accomplished, and they respect me for what I have contributed. Being under the spotlights is not necessarily my cup of tea. The place where I prefer to express myself is, above all, in the kitchen!


with Guy Krenzer, Meilleur Ouvrier de France, Christophe Raoux supervised the implementation of massive operations, such as the World Football Cup in Germany, and the Bourget Air Show in 2006, as well as large-scale receptions organized at the Stade de France. “At Lenôtre, I acquired the rigour and precision needed for large-scale catering of a high standard”, he explained.

place leurs concepts et leurs cartes. « Monsieur Ducasse m’expliquait l’identité du restaurant, et je proposais une liste de plats adaptée. J’aidais également les chefs de cuisine au niveau technique et faisait le lien entre eux et lui » explique-t-il. Christophe Raoux participe ainsi au lancement de toutes les nouvelles aventures culinaires du maître. A son actif, entre autres, l’ouverture des restaurants de la Tour Eiffel, le « Jules Verne » et le « 58 », du « Rech » de la Place des Ternes, de l’« Alain Ducasse at the Dorchester » à Londres, du « Benoît » à New York… « Avec Monsieur Ducasse, insiste-t-il, j’ai côtoyé un visionnaire et vécu des moments de gastronomie exceptionnels dans la recherche du summum de la perfection. » C’est aujourd’hui un nouveau défi que se fixe donc Christophe Raoux en devenant Directeur des cuisines de l’InterContinental Paris Le Grand, paquebot de luxe comptant 470 chambres, deux

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restaurants et 21 salles de réception. Sous sa houlette, une équipe

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de 110 cuisiniers pouvant réaliser, les jours fastes, quelque 3.000 couverts. « J’aime beaucoup cette maison, qui offre toute la palette

On his departure, Alain Ducasse had promised that “This was not a final goodbye”. And sure enough, less than two years after leaving the Publicis Drugstore, Christophe Raoux was called by the worldwide pope of French gastronomy to the post of Executive Chef of the Alain Ducasse group. His mission was to coordinate and supervise the launch of his new restaurants all over the world, in particular, by introducing their concepts and menus. “Monsieur Ducasse explained the identity of the restaurant, and I proposed a list of appropriate dishes. I also helped the chefs at technical level and acted as a bridge between them and Monsieur Ducasse”, he added. Christophe Raoux took part in the launch of all the new culinary adventures of the master. Among other achievements, he was involved in the opening of the Eiffel Tower restaurants, the “Jules Verne” and the “58”, the “Rech” at Place des Ternes, the “Alain Ducasse at the Dorchester” in London, and the “Benoît” in New York… “With Mr. Ducasse, he stressed, I was in the company of a visionary and I experienced moments of exceptional gastronomy in our search for the summit of perfection.” Today, Christophe Raoux faces a new challenge by becoming Executive Chef of InterContinental Paris Le Grand, a landmark of luxury endowed with 470 rooms, two restaurants and 21 reception rooms. Under his leadership are a team of 110 cooks capable of producing 3,000 meals on busy days. “I love this establishment very much because it offers the entire professional palette of a chef’s aspirations, starting from volume in the case of banquets, to the high standard of gastronomy at the Café de la Paix, and not forgetting floor service, “La Verrière” - the second restaurant of the hotel - and the bar. I know I will never feel bored, there will always be something to do!” he declared.

professionnelle à laquelle un chef peut rêver : depuis le volume pour la partie banquets jusqu’à une gastronomie de haut niveau avec le Café de la Paix, en passant par le service d’étages, « la Verrière » -le second restaurant de l’établissement et le bar. Je sais que je ne vais jamais m’ennuyer, il y aura toujours quelque chose à faire ! ».

Christophe Raoux


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