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PAPERJAM FEVRIER 2008

Luxembourg en chiffres: 9.854 demandeurs d’emploi - Taux de chômage: 4,4% (30/11/2007). Inflation sur 12 mois: 3,4% (au 01/12/2007). Emploi total banques et PSF: 37.522 (30/09/2007). Patrimoine global des OPC: 2063,797 milliards (30/11/2007). Emploi salarié intérieur: 320.582, dont 139.021 frontaliers (30/09/2007).

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MEDIA ECONOMIQUE ET FINANCIER

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I want my wealth manager to listen very carefully, even to the things I don’t say.

The wealth manager you want is one who knows the difference between nodding in all the right places, and actually understanding. Who appreciates that your financial circumstances are unique to you. Who realises that the most important things in your world are the ones that can never be put on a balance sheet. Who is connected to powerful financial resources. But never forgets to be connected with you. Only a real understanding of what you want can deliver the financial solutions you need. At UBS Wealth Management, today more than ever, we’re committed to having just that kind of relationship with every one of our clients. A relationship secured by one of the best capitalised banks in the world, and informed by more than 140 years of experience. It’s the relationship we call “You & Us”. Welcome to UBS (Luxembourg) S.A. Avenue J. F. Kennedy 33A, L-1855 Luxembourg Claude Hostert, Tel: +352 45 12 12 216 Fernand Schaber, Tel: +352 45 12 12 206 www.ubs.com/luxembourg

UBS is a premier global financial services firm offering wealth management, asset management and investment banking services to individual, corporate and institutional investors. © UBS 2008. All rights reserved.

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Edito

Edito

Chaos technique Afficher une longévité de 155 ans, être un Fournisseur de la Cour et employer près de 300 personnes n’immunise en rien contre les battements d’ailes de papillon et les tornades.

Photo: Andres Lejona (archives)

Si, depuis plus de 30 ans, bon nombre de météorologues et, par extension, les économistes se demandent si le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut effectivement provoquer une tornade au Texas, les fondements de la théorie du chaos trouvent, chaque jour, des illustrations dans le capitalisme mondialisé. Dernier exemple en date, qui touche directement le Grand-Duché: l’annonce, à la mi-janvier, par l’équipementier de téléphonie mobile Nokia, de la délocalisation de son site allemand de Bochum vers la Roumanie, frappe de plein fouet un des fleurons de l’industrie luxembourgeoise, en l’occurrence l’Imprimerie Victor Buck, ou, plutôt, Qatena, la nouvelle appellation dévoilée – en toute discrétion – en ce début d’année. Le site de Leudelange, qui s’était spécialisé dans l’impression à haut volume – et selon un système inédit de pliage – des modes d’emploi des appareils téléphoniques de la marque finlandaise, va donc se retrouver du jour au lendemain amputé d’une grosse partie de son activité. 37 emplois sont directement touchés. Plus que cent cinquantenaire (elle a été fondée en 1852), l’Imprimerie Victor Buck a, depuis l’arrivée de son actuel directeur Nicolas Buck, en 1994, pris la voie de la modernité, privilégiant un développement à l’international s’appu­­yant sur les technologies les plus pointues. D’une cinquantaine d’employés réalisant l’équi­valent de 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires il y a treize ans, la société, aux moyens propres régulièrement renforcés, a atteint jusqu’à 21 millions d’euros de chiffre d’affaires, et employait, fin 2007, quelque 145 personnes. Elle a aussi ouvert, en 2007, un site en Slovaquie, qui emploie aujourd’hui une centaine de personnes et qui pourrait tout de même profiter de la délocalisation roumaine de Nokia. Il assure déjà, après tout, un travail similaire pour le compte d’un autre site de Nokia établi en Hongrie. Dans le même temps, l’Imprimerie Victor Buck, elle, a fait des petits, avec VBS, le pre­mier PSF de support agréé (100 employés aujour­ d’hui); Legitech, créée il y a deux ans en jointventure avec l’Imprimerie Centrale et spécialisée dans les publications officielles et juridiques (45 employés); et le petit dernier, Docs, société

créée en octobre 2007 et spécialisée dans la mise en page de documents, les services de traduction et de dactylographie ainsi que la gestion documentaire (déjà 11 employés). Mais afficher une longévité de 155 ans, être un Fournisseur de la Cour et employer près de 300 personnes n’immunise en rien contre les battements d’ailes de papillon et les tornades. Alors que l’entreprise s’apprêtait plutôt sereinement à prendre un virage pourtant crucial dans son histoire (la disparition du nom «Victor Buck» sur une grande partie du marché – seule VBS demeure Victor Buck Services – est tout sauf anecdotique), la voilà mise devant un fait accompli et, du même coup, obligée de parer au plus pressé. Touchée, mais loin d’être coulée, Qatena va devoir, pour franchir cette étape douloureuse, afficher la même imagination et le même esprit visionnaire que ceux qui, au cours de ces dix dernières années, lui ont permis d’en arriver là où elle est. C’est aussi (et surtout?) dans l’épreuve que doivent s’exprimer les talents managériaux. || Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef paperJam Note aux lecteurs: depuis 2003, paperJam est imprimé chez Victor Buck/Qatena. PAPERJAM fevrier 2008

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U n i o n E u r o p e e n n e

Pa ssage e n force ?

(en photo: Nicolas Schmit)

C l a u d e Ra d o u x

« O n ne peu t plus s uppo ser la bon ne fo i du m i n i s t re»

Sommaire rapide Actualite LUXEMBOURG

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Union Européenne – Passage en force? Perspectives – 2008: Une année riche en défis Place Financière – Passées les turbulences Services et commerce – Vers un Luxembourgforcommerce Enseignement supérieur – En attendant Belval Industrie – Répondre aux nouveaux défis Artisanat – Un souffle nouveau? Grande Région – «Créer de nouveaux réseaux» Agenda – Séminaires, conférences Enseignement – Impliquer les jeunes dans l’UE Culture – Rideau! Communication Immobilier – Une croissance en béton Propriété intellectuelle – Exonération pour les noms de domaine egouvernance – La sécurité en puce Immobilier – Du neuf à la Cour En cours – Patience et longueur de temps... Législation – Dérogations à la règle

PLACE FINANCIERE

58 60 62 63

Stratégie – Saute-frontières Stratégie – Relance à l’international Immobilier – ING Luxembourg prend du galon Bilan – Chute libre

industrie 64 Investissements – ArcelorMittal tout schuss

grande region 65 Social – L’aciérie, c’est fini!

belgique

68 70 72 76 78 80

Les biotechnologies – Success story wallonne Bernard Rentier – «L’esprit spin-off est né à Liège» Portraits – Les acteurs Jean-Pierre Delwart – Un financier à la barre Jean Stéphenne – L’homme du sérail Chalom Sayada – Serial entrepreneur

Entreprises Claude Radoux – «On ne peut plus supposer la bonne foi du ministre» Humanitaire – Quand ONG et entreprises se rencontrent… Médias – La toile se tisse Immobilier – Chantier de Clausen: rive gauche attractive Investment – Insufficient certainty

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E m m a n u e l V i v i e r

R e s s o u r c e s h u m a i n e s

« Voulo i r , c ’est pouv oir»

U n e carriere e n c i n q dat e s : J ea n S toc k

fevrier 08 grand angle

rubriques

coverstory 100 Emmanuel Vivier – «Vouloir, c’est pouvoir!»

entretien – Guy Dockendorf 110 «Le Luxembourg est une terre de promesses»

portfolio 120 «Temps Machine»

Ressources humaines 85 93 95 97 98 196 197

LE billet de l’Economist Club luxembourg

technologies

128 Demography and immigration: understanding a challenge

enquete 130 Etude – Les bénéfices de la gestion de projets 142 Synthèse – Un marché mature

dossier – banques 154 162 168 174 180 184

Perspectives – Optimisme serein Private banking – A brand, please Frontaliers – Une clientèle à soigner German banks – Shifts & hub Guide pratique – Banques allemandes Expertise – Regards croisés

Carrières Une carrière en cinq dates Sondage Université du Luxembourg News Case Study – Employee benefits et responsabilité sociale – Un lièvre durable Dans quelle mesure estimez-vous que votre offre de services s’inscrit dans une démarche de développement durable?

144 145 146 148 150

Business automation – Exploiter toute la richesse des informations IT – Le bon droit Gérard Hoffmann – «Difficile d’avoir une vision claire pour 2008!» E-mails – Un outil devenu indispensable Les dernières nouveautés

Mon Bureau 240 Arlette Schneiders

Playtime 208 228 232 234 236

Nouveautés Entretien-Passions Soyez un Chef avec... Travelling Le Club paperjam invité par...

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place financière

S e r v i c e s e t C o m m e r c e

propriete intellectuelle

(en photo: Charles Muller)

(en photo: Xavier Buck)

pa ssee s les turbule n ces

Ver s u n Luxembourg- for C ommerce (en photo: Thierry Nothum)

exon erat i o n pour le s n om s de doma i n e

Sommaire acTualite LUXEMBOURG 18 Union Européenne – Passage en force? J -340: après adoption et signature du traité de Lisbonne, les Etats membres doivent le ratifier… avant le 1er janvier 2009! Le Luxembourg, comme le reste de l’UE, opte pour la voie parlementaire. 22 Perspectives – 2008: une année riche en défis Place financière, commerce et services, enseignement supérieur, industrie, artisanat, Grande Région… Aux quatre coins du pays, et même au-delà, la nouvelle année qui se profile ne laissera pas beaucoup de temps à la flânerie. 24 Place Financière – Passées les turbulences Malgré la crise du subprime, les trois secteurs de la place financière se portent bien, et semblent envisager la nouvelle année en toute sérénité. Outre les grands enjeux prudentiels, réglementaires et fiscaux, les acteurs financiers devront, en 2008, mieux répondre à la concurrence internationale, mais aussi intracommunautaire, qui se profile. Parmi les principaux défis à venir, il s’agira notamment de mieux positionner la place financière dans cet environnement concurrentiel global et d’attirer ces talents qui lui font défaut. 26 Services et commerce – Vers un LuxembourgforCommerce Alors que se peaufine la mise en œuvre du statut unique pour les employés, la CLC entend poursuivre, en 2008, le chantier de dévelop­ pement du Luxembourg en tant que pôle de commerce de la Grande Région.

28 Enseignement supérieur – En attendant Belval En 2008, comme dans les années à venir, l’Université du Luxembourg devra faire preuve de patience. La jeune structure espère un premier coup de pelle à Belval où elle devra, à moyen terme, établir ses quartiers. Le gouvernement, par ailleurs, envisage le développement des BTS. 30 Industrie – Répondre aux nouveaux défis Au programme 2008 du secteur industriel, il y a l’inflation des prix de l’énergie, Kyoto, mais aussi l’indexation des salaires, pour ne citer que quelques «gros» dossiers. La Fedil se prépare aux défis de demain et fait preuve de vigilance. 32 Artisanat – Un souffle nouveau? Malgré une importance macroéconomique indéniable au Luxembourg, ce secteur doit se battre pour préserver ses intérêts. 34 Grande Région – «Créer de nouveaux réseaux» Ouvrir de nouveaux chantiers de coopération en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’économie et de logement: tels sont les grands objectifs de la présidence luxembourgeoise du Conseil parlementaire interrégional. 37 Agenda – Séminaires, conférences 38 Enseignement – Impliquer les jeunes dans l’UE Une rencontre entre Jean-Claude Juncker et 520 étudiants du cycle supérieur de l’enseignement secondaire. C’est ce que proposait dernièrement le projet Interlycées, dont l’un des objectifs est de rapprocher les décideurs d’aujourd’hui et ceux de demain, afin d’éveiller ces derniers à une Union Européenne économique et responsable.

39 Culture – Rideau! Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la Culture 2007, c’est terminé. Un adieu célébré tout en couleurs et sous la pluie, le 8 décembre 2007. 42 Immobilier – Une croissance en béton L’année 2006 avait déjà été très brillante, mais 2007, conformément aux prévisions, a été encore meilleure… Pas sûr, pour autant, que la tendance se confirme pour les deux prochaines années. 44 Propriété intellectuelle – Exonération pour les noms de domaine La loi du 21 décembre 2007 portant sur la propriété intellectuelle, et plus particulièrement sur les noms de domaine, a été reçue avec enthousiasme par les «registrars», dont EuroDNS se veut le porte-drapeau national. 46 egouvernance – La sécurité en puce La signature électronique enfin adoptée dans les applications en ligne de l’Etat. 48 Immobilier – Du neuf à la Cour Les nouveaux bâtiments qui abriteront la Cour de justice des Communautés européennes entreront en fonction au mois de septembre prochain. Ils accueilleront près de 2.000 fonctionnaires. 49 En cours – Patience et longueur de temps... 50 Législation – Dérogations à la règle La loi nouvelle sur l’égalité des hommes et des femmes dans l’accès aux biens et services souffre quelques exceptions.

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I n v e s t i s s e m e n t

S o c i a l

A rcelorMittal tou t s c huss

(en photo: Gonzalo Urquijo)

68 L’acier ie , c ’ e s t f i n i !

B i o t e c h n o l o g i e s

Success Story wallonne

Sommaire acTualite Entreprises 51 Claude Radoux – «On ne peut plus supposer la bonne foi du ministre» L’administrateur délégué de Luxembourg Online attend de l’Etat qu’il prenne la bonne décision concernant l’attribution de la quatrième licence UMTS. 52 Humanitaire – Quand ONG et entreprises se rencontrent… La section luxembourgeoise de Médecins Sans Frontières gagne en expérience dans la pratique du B2B, en multipliant les partenariats avec les entreprises du pays. 54 Médias – La toile se tisse TV, Presse écrite, Internet: New Media Lux est en train de constituer un véritable pool média. Premier segment ciblé: le luxe. 56 Immobilier – Chantier de Clausen: rive gauche attractive Dans le courant de 2008, avec une première échéance en mai et une seconde en octobre, la rive gauche du Clausen devrait accueillir bureaux, commerces, habitations et établissements Horeca. 57 Investment – Insufficient certainty Bertelsmann postpones its share offer on RTL.

PLACE FINANCIERE 58 Stratégie – Saute-frontières Carmignac Gestion va se servir de sa plateforme luxembourgeoise pour s’implanter sur les marchés étrangers. L’Espagne et l’Italie sont les premiers ciblés. 60 Stratégie – Relance à l’international Investlife Luxembourg, la filiale de BNP Paribas, amorce en 2008 une nouvelle étape dans sa restructuration entamée en 2002. 62 Immobilier – ING Luxembourg prend du galon La banque se positionne de manière marquante dans l’activité real estate du groupe. 63 Bilan – Chute libre L’indice de la Bourse de Luxembourg s’est correctement comporté en 2007. Le volume des échanges, lui, a plongé.

industrie 64 Investissements – ArcelorMittal tout schuss Le géant sidérurgique poursuit sa croissance externe à grandes enjambées.

grande region 66 Social – L’aciérie, c’est fini! Le site d’ArcelorMittal Gandrange cumule les handicaps. Il a ainsi accusé un déficit d’une trentaine de millions d’euros l’an dernier, fait savoir sa direction.

belgique 68 Les biotechnologies – Success story wallonne Le véritable fer de lance de la Wallonie? Les biotechnologies, bien plus que n’importe quel autre secteur. Il était donc normal qu’elles ouvrent notre série sur les secteurs-clés de l’économie belge. 70 Bernard Rentier – «L’esprit spin-off est né à Liège» Le recteur de l’Université de Liège est bien placé pour faire le point sur le secteur des biotechnologies en Wallonie, lui qui est docteur en sciences médicales, virologue, et qui a été à l’initiative du pôle Giga. 72 Portraits – Les acteurs Dans le bassin de Liège, mais aussi dans le Brabant wallon, la Belgique abrite quelques pépites en matière de biotechnologies. 76 Jean-Pierre Delwart – Un financier à la barre Administrateur délégué d’Eurogentec, il a travaillé dans le monde de la finance avant de s’occuper, reprendre et se passionner pour cette spin-off de l’ULg et en faire ce qu’elle est devenue aujourd’hui, une importante PME biotech. 78 Jean Stéphenne – L’homme du sérail Président et directeur général de GSK Biologicals, la plus importante entreprise de biotechnologie du pays, il a accompagné la croissance de l’entreprise, depuis ses tout premiers pas jusqu’à son statut actuel de leader mondial en vaccins humains. 80 Chalom Sayada – Serial entrepreneur Fondateur d’Advanced Biologicals Laboratories (ABL) à Luxembourg qui a donné naissance à une filiale à Liège, ITS, ce médecin et docteur en biologie moléculaire est avant tout entrepreneur dans l’âme.

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E n t r e t i e n – G u y D o c k e n d o r f

E n q u e t e

D o s s i e r

«L e L uxembourg e st une terre d e prome sses»

L e s be nef ice s d e la ge s t io n de proje t s

B an q ues

(en photo: Sébastien Pineau)

Sommaire grand angle coverstory 101 Emmanuel Vivier – «Vouloir, c’est pouvoir!» Agé d’à peine 30 ans, le fondateur de Vanksen Group a fait de son agence une référence internationale en matière de marketing viral et de buzz marketing. Avec un esprit d’entreprise qui l’accompagne depuis son plus jeune âge.

entretien – Guy Dockendorf 110 «Le Luxembourg est une terre de promesses» Le premier conseiller de gouvernement et directeur général du ministère de la Culture a l’œil sur l’ensemble des projets pensés, conçus ou gérés depuis la montée de la Pétrusse. Une fonction qui, en 2007, a été l’objet de toutes les sollicitations…

portfolio 120 «Temps Machine» Dans un monde contemporain plein de ses promesses d’immatériel, l’industrie ne se conjugue pas qu’au passé. Certaines entreprises entretiennent les rituels de production conditionnés par les machines. Dans ces lieux où «tous les bruits ont un sens», les frottements, les vibrations transportent d’épaisses odeurs d’huile chaude, les outils d’acier sont patinés par la main de l’homme. Dans ce portfolio, marqueurs de ces paysages techniques, les Polaroïds témoignent d’une activité mécanique et chimique en contact instantané avec la matière. L’histoire n’est pas terminée.

Le billet de l’Economist Club luxembourg

128 Demography and immigration: understanding a challenge

enquete 130 Etude – Les bénéfices de la gestion de projets Le CRP Henri Tudor a réalisé une étude afin de déterminer comment les entreprises luxembourgeoises peuvent effectuer un management efficace par projet, programme et portefeuille. paperJam vous en livre les principaux résultats en exclusivité.

dossier – banques 154 Perspectives – Optimisme serein Dans l’ensemble, les banques luxembourgeoises envisagent 2008 sous les meilleurs auspices, sous réserve d’un impact – encore mal apprécié – de la crise du subprime. 162 Private banking – A brand, please If, despite the subprime crisis, 2007 was an excellent year for the Luxembourg private banking industry, 2008 seems promising too. However, wealth management institutions ought to adopt a differentiation approach, in order to attract the growing number of highnet-worth individuals (HNWIs). To support this challenge, Luxembourg will need to focus on its infrastructure development and on the worldwide branding of its financial centre.

168 Frontaliers – Une clientèle à soigner Ils sont plus de 130.000 à venir chaque jour au Luxembourg. Un potentiel de clientèle non négligeable pour les banques. 174 German banks – Shifts & hub The biggest banking group in Luxembourg, the German institutions, were not hit by the subprime crisis it seems. After a successful year, they might benefit in 2008 from Luxembourg’s competitive position on the international financial scene. They may first need to review their internal organisation, as well as their competitive and customer approach. 180 Guide pratique – Banques allemandes Voici la liste des banques d’origine allemande membres de l’ABBL. Les chiffres repris, issus de la documentation de l’ABBL, sont en millions d’euros et sont valables pour 2006. La variation par rapport à 2005 figure entre parenthèse. 184 Expertise – Regards croisés Informatisation, statut PSF, facteurs de différenciation et place du Luxembourg sur l’échiquier international: douze experts confrontent leurs opinions.

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U n i ver s i te

P l a y t i m e

E n tre t i e n - pas s io n s

(en photo: Claude Haas)

(en photo: Paul Dunkel à droite)

So ndage

(en photo: Roger Melmer)

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Sommaire rubriques Ressources humaines

85 Carrières Arrivées – Départs – Promotions

93 Une carrière en cinq dates Jean Stock 95 Sondage Votre poste actuel correspond-il à votre formation initiale?

97 Université du Luxembourg «L’enjeu est celui du Master» 98 Entrepreneuriat – L’année Biver Le Luxembourgeois Jean-Claude Biver, CEO de Hublot depuis 2004, figure en 5e place dans le Top Ten des entrepreneurs suisses. 196 Case study – Employee benefits et responsabilité sociale – Un lièvre durable Le développement durable, c’est sans aucun doute bien plus qu’une mode. C’est une façon de voir, de s’inscrire dans la société. Et les entreprises y ont un rôle majeur à jouer, jusque dans la façon de considérer ces bonus attractifs à destination de leurs employés. 197 Dans quelle mesure estimez-vous que votre offre de services s’inscrit dans une démarche de développement durable?

technologies 144 Business automation – Exploiter toute la richesse des informations Automatiser les processus de gestion des données permet un gain de productivité et d’efficacité. 145 IT – Le bon droit Retour en images sur la table ronde organisée par l’Association des Professionnels de la Société de l’Information et animée par paperJam, le 6 décembre dernier à la Chambre de Commerce. Au cœur du sujet: la responsabilité civile professionnelle du prestataire informatique. 146 Gérard Hoffmann – «Difficile d’avoir une vision claire pour 2008!» 148 E-mails – Un outil devenu indispensable Combien d’e-mails recevez-vous en moyenne par jour sur votre adresse professionnelle?

Playtime 208 Cultures 210 Repérages Cultures, jour de l’An, montres, intérieurs, in town, technologie, automobile, mode... 228

Entretien-passions Paul Dunkel – «...Chaque montre, comme chaque personne, a une personnalité différente...» …la Black Sheep, des moutons blancs… et un mouton noir…

232 Gastronomie Soyez un chef avec...

150 Les dernières nouveautés

mon bureau 240 Arlette Schneiders Architecte

234 Travelling The Chinese-speaking architect who’s made Beijing his home 236 Le Club paperJam invité par... ...Brasserie Kirchberg

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A C T U A L I T E · lu x e m b ou r g

Photo: Luc Deflorenne

Nicolas Schmit (ministre délégué aux Affaires étrangères): «Il faut ­travailler encore pour gagner l’adhésion des citoyens européens, et il faut que les Luxembourgeois soient aux premières loges».

U N I O N E U R O P EE N N E

PASSAGE EN FORCE? J -340: après adoption et signature du traité de Lisbonne, les Etats membres doivent le ratifier… avant le 1er janvier 2009! Le Luxembourg, comme le reste de l’UE, opte pour la voie parlementaire. L’avenir de l’Union européenne se profile. Après l’adoption, en octobre dernier, du traité modifiant les traités existants lors du Conseil européen de Lisbonne, et sa signature par les 27 en décembre, un nouveau processus de ratification s’est engagé. On se rappelle qu’en octobre 2004, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’UE avaient signé un premier «Traité établissant une Constitution pour l’Europe». Au Luxembourg, le gouvernement avait soumis cette «Constitution» à un référendum national: le 10 juillet 2005, le «Oui» l’avait emporté avec 56,52%. Au total, 18 états membres de l’UE avaient ratifié ce premier traité constitutionnel, mais les votes négatifs des peuples français et néerlandais ont finalement fait échouer le processus. Le terme de «déficit démocratique» avait fait l’unanimité dans les débats. Afin de sortir de l’impasse constitutionnelle, le Conseil européen de juin 2005 décidait alors d’instaurer, au niveau européen, une période de réflexion et de débat sur une future réforme. La Commission européenne avait soutenu cette initiative en mettant en place le «plan D», destiné à favoriser la démocratie, le dialogue et le débat en Europe. En effet, les «Non» français et néerlandais sont interprétés comme un refus d’une Europe qui se construit en marge du citoyen.

Au niveau luxembourgeois, l’activation du débat public s’est, entre autres, traduite par la mise en place par le gouvernement, au lendemain du référendum de 2005, du site Internet permanent interactif www.europaforum.lu. Cette plate-forme d’information, de dialogue et de discussion sur le Luxembourg et l’Europe était également une réaction à la part du «vote noniste» au Luxembourg. «Il était impossible d’ignorer ou de négliger un ‘Non’ à 44%», explique Nicolas Schmit, ministre délégué aux Affaires étrangères et à l’Immigration. Cependant, ce site n’a pas pour but de formater les esprits: non partisan et ouvert à tous, il s’agit avant toutes choses, pour le gouvernement, de rester en contact étroit avec la population. A l’occasion du sommet informel tenu à ­Lisbonne, les 27 Etats membres se sont mis d’accord sur le nouveau traité, désormais appelé «Traité réformateur» ou «Traité de Lisbonne»: il fut adopté les 18 et 19 octobre 2007, et signé par tous le 13 décembre. Le texte fut qualifié de «Traité simplifié compliqué» par le Premier ­ministre Jean-Claude Juncker… Son entrée en vigueur, prévue avant le 1er janvier 2009 et donc, avant les prochaines élections européennes (à l’été 2009), est soumise à ratification par les 27 Etats signataires. Au Luxembourg, le Conseil de gouvernement a approuvé le texte du projet de loi le 21 décembre 2007.

«Tout doit être prêt dans les quatre à cinq mois à venir si le traité doit être ratifié avant le 1er janvier 2009, d’autant que la nouvelle présidence slovène aurait souhaité que beaucoup de pays l’avaient ratifié avant le mois de juin», insiste Nicolas ­Schmit.

Une prise en otage des citoyens? Toutefois, la rapidité de la ratification tranche avec la longueur de la période de réflexion. On est donc ici en droit de se demander si cette ratification, que d’aucuns peuvent trouver précipitée, ne correspond pas à une forme de prise en otage du citoyen. Pourquoi le Luxembourg n’a-t-il pas choisi de recourir, comme en 2005, à la voie référendaire? «Un référendum n’est pas obligatoire juridiquement mais politiquement, et les Luxembourgeois ont déjà eu l’occasion de se prononcer par ce biais, explique M. Schmit. Tous les textes au ­ Luxembourg sont ratifiés par voie parlementaire, on ne peut donc pas parler de déficit démocratique». L’approbation massive de la première version du traité par les Luxembourgeois, tout comme leur confiance générale dans le projet européen, sont sans doute liées au souci de dialogue du gouvernement sur le long terme. Ainsi, les études sur la «coupure nationale» luxembourgeoise, établissant que le Sud du pays serait plutôt «noniste» quand le Nord serait

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A C T U A L I T E · lu x e m b ou r g

Photo: Olivier Minaire

Henri Wehenkel (Déi Lénk): «L’Europe est devenue une machine à privatiser et éliminer les obstacles à la concurrence. La politique européenne actuelle n’est qu’un vaste programme néolibéral».

partisan du «Oui», et que ce sont avant tout les jeunes qui s’opposent au traité, ont-elles abouti à des projets tels que le site Internet déjà mentionné, ou encore la dernière rencontre de Jean-Claude Juncker avec 500 jeunes, ce 7 janvier à l’Athénée. Organisé dans le cadre du projet Interlycées, cet événement avait pour but d’échanger et de débattre sur l’Europe et son actualité (lire aussi en page 38). Il ne faut donc pas forcément voir dans cette ratification par voie parlementaire un trompel’œil, même si les partisans du «Non» ne sont pas vraiment d’accord… Certes, ils admettent la majorité claire du référendum de 2005 et ne souhaitent pas la remettre en cause. Néanmoins, «un second référendum aurait été une bonne chose, pour remettre sur le tapis les problèmes soulevés en 2005, explique Henri Wehenkel, membre du bureau exécutif du parti de gauche Déi Lénk. Le problème se situe au niveau du manque de réflexion et de débat. Le gouvernement a espéré que les gens oublient les faiblesses du texte pendant ces deux années de battement». Au gouvernement, le point de vue est tout autre: «Il ne s’agit pas de forcing, mais de rattraper le temps perdu, rectifie M. Schmit. Il faut procéder aux réformes et ne pas laisser planer le doute de nouveau».

Dialoguer, toujours Soit. Mais qu’en est-il des deux «nonistes» de 2005 et du cas de l’Irlande, seul pays qui se prononcera, pour ce traité simplifié, par voie référendaire? Concernant cette dernière, sa Constitution lui impose le référendum. Toutefois, le choix des Irlandais ne semble pas inquiéter les dirigeants bruxellois, les Irlandais étant parmi les Européens les plus favorables à l’Union.

Pour la France, l’ancien camp du «Non», toujours aussi dispersé, ne semble pas en mesure de s’opposer à la ratification par voie parlementaire. Quant aux Pays-Bas, les partis de l’opposition ont fait pression pour obtenir un nouveau référendum, ce qu’a toutefois refusé le gouvernement. Au Luxembourg, nombreux sont ceux qui font du principe de «concurrence libre et non faussée» le point noir du traité de Lisbonne, et si certains passent outre, d’autres y voient une raison suffisante pour s’y opposer. Il ne faut cependant pas les taxer d���anti-européanisme: si des organisations comme l’association des défenseurs de la laïcité Sokrates, le syndicat des étudiants UNEL, Attac Luxembourg, Déi Lénk ou encore certains intellectuels comme Nico Wennmacher, président du syndicat des cheminots, s’en tiennent à leur position de 2005, c’est pour promouvoir une autre Europe, qui ne se heurterait plus à l’indifférence générale. Selon eux, la crise est antérieure aux «Non» français et néerlandais, et provient d’un élargissement non maîtrisé. «Ceux qui ont voté ‘Non’ en 2005 pensent toujours la même chose, explique M. Wehenkel. Il aurait fallu les convaincre avec un autre projet pour lutter contre les bas salaires, la concurrence fiscale, pour définir et garantir les services publics. L’Europe est devenue une machine à privatiser et éliminer les obstacles à la concurrence. La politique européenne actuelle n’est qu’ un vaste programme néolibéral». Déi Lénk espère fortement obtenir un entretien contradictoire avec M. Juncker avant le débat parlementaire sur le projet de loi, prévu en mars. Ainsi, si le parti de gauche salue l’initiative du gouvernement de communiquer avec la population, et notamment d’en parler dans les écoles, il ne peut que déplorer l’étonnante

absence systématique de contradicteur. «Il sera difficile d’éveiller les consciences, mais nous essaierons tout de même», annonce M. Wehenkel. Si l’Europe apparaît trop souvent comme une composante de la mondialisation, «c’est une conséquence directe du fait que la tendance à la libéralisation n’est que trop rarement accompagnée des considérations sociales qui lui correspondent, révèle M. Schmit. Or, les décideurs sont en mesure d’ assurer que ce traité sera le garant de la protection d’une Europe sociale. Il permettra de mieux équilibrer les mesures de libéralisation». Si l’objectif même de développement de l’Union réside dans l’appellation «économie sociale de marché», le traité ne considère pas ce principe comme un objectif, mais comme un moyen pour mener une bonne allocation des ressources, à la seule condition qu’elle ait toujours un corollaire social. Enfin, afin de toucher le plus grand nombre, les gouvernements se doivent d’insister sur les principales avancées démocratiques que prévoit le texte: la codécision à la majorité qualifiée, et non plus à l’unanimité, qui permettra des prises de décision facilitées et donnera davantage de pouvoir au Parlement européen; un renforcement des parlements nationaux puisque soumis au contrôle de subsidiarité; l’instauration du poste de Haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité, pour une meilleure représentation des Etats membres sur la scène internationale; enfin, la grande innovation: le droit d’initiative populaire. «Il faut travailler encore pour gagner l’adhésion des citoyens européens, et il faut que les Luxembourgeois soient aux premières loges, sourit M. Schmit. Une chose est sûre, l’assise démocratique de l’Union est beaucoup plus solide». L’avenir nous le dira. || Marie-Anne Robberecht PAPERJAM fevrier 2008

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Perspectives

2008: une annee riche en defis Place financière, commerce et services, enseignement supérieur, industrie, artisanat, Grande Région… Aux quatre coins du pays, et même au-delà, la nouvelle année qui se profile ne laissera pas beaucoup de temps à la flânerie. L’année 2008 sera longue… Un peu plus, en tous les cas, que sa devancière: un jour de plus sur le calendrier, caractéristique quadriannuelle des années bissextiles. Mais dans un climat macroéconomique qui demeure assez morose, certains risquent aussi de compter les heures et les jours devant le risque d’affolement de certaines courbes de croissance. Au Luxembourg, 2008 marquera aussi une étape particulière dans la vie du pays, puisqu’elle sera la dernière année «pleine» avant les échéances électorales de juin 2009, qui marqueront forcément une rupture dans le rythme économique et politique du pays. Au fur et à mesure que l’on se rapprochera de cette date, les prises de décision seront suspendues et le pays tournera un peu au ralenti.

Une pièce à jouer D’ici là, donc, il y aura de quoi s’occuper activement et dans les pages qui suivent, ­paperJam vous propose un tour d’horizon le plus exhaustif possible des principaux enjeux qui attendent quelques-uns des secteurs-clés de l’économie nationale: la place financière, bien évidemment, mais aussi le secteur du commerce et des services, l’enseignement supérieur, l’industrie, l’artisanat et, à un degré géographique plus large, la Grande Région. Jusqu’à quel point la vague partie des EtatsUnis mouillera-t-elle les établissements finan-

ciers luxembourgeois? A quoi ressembleront les premiers pas de la nouvelle agence de promotion LuxembourgforFinance? Comment la place financière se (re)positionnera-t-elle vis-àvis d’une concurrence de plus en plus accrue de la part des autres pays de l’UE, voire de plus loin encore? Jean-Jacques Rommes (ABBL), Charles Muller (ALFI) et Paul Hammelmann (ACA) nous livrent leurs impressions. Thierry Nothum (CLC), pour sa part, évoque le grand chantier en cours destiné à faire du Luxembourg un «Pôle de commerce» majeur au sein de la Grande Région, tout en ayant un œil sur les derniers réglages de la loi sur le statut unique des employés, qui risquent fort d’être animés entre les différents partenaires sociaux. Vue au travers du prisme de l’Université du Luxembourg, l’année civile 2008 couvre deux moitiés d’années universitaires. Le recteur Rolf Tarrach a du pain sur la planche dans le développement de «sa» toute jeune université. Hausse des inscriptions en vue de la rentrée de septembre, création de trois nouveaux Masters et préparation du prochain plan quadriennal qui entrera en vigueur en 2009: le menu est copieux et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, François Biltgen, sera attentif à ces évolutions dont l’Etat est, dans la plupart des cas, partenaire direct. Du boulot aussi en perspective pour Robert Dennewald (Fedil), à l’heure où la fédération des industriels élargit son image au concept

de Business Federation. L’inflation des prix à la consommation, l’indexation des salaires, le suivi du protocole de Kyoto et du marché de la tonne de dioxyde de carbone, mais aussi les débats sur le statut unique des salariés et les élections sociales de l’automne prochain… Il ne doit déjà plus rester beaucoup de place sur les pages de son agenda… Du côté de l’activité artisanale, qui génère un cinquième de l’emploi national, l’heure sera, plus que jamais, à la promotion de ses métiers auprès des jeunes Luxembourgeois, plutôt attirés par une carrière dans la fonction publique ou le secteur financier. Paul Ensch (Chambre des métiers) espère aussi obtenir, de la part de l’Etat, des avancées concrètes sur un certain nombre de revendications aussi bien fiscales que logistiques. Quant à Lucien Weiler, président de la Chambre des députés et prochain président (à partir de février) du Conseil parlementaire interrégional, il nous dévoile les axes majeurs qu’il souhaite suivre dans le cadre du programme transfrontalier de la coopération territoriale européenne, qui courra jusqu’à 2013, autour des problématiques de l’aménagement du territoire, des transports, de l’économie et du logement. Le décor est planté. Les acteurs sont tous là. Les idées de scenarii ne manquent pas. Il ne reste plus qu’à écrire la pièce et surtout à la jouer! Et rendez-vous dans douze mois pour en mesurer le succès… || Jean-Michel Gaudron

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P lac e F i n a n c i e r e

passees les turbulences Malgré la crise du subprime, les trois secteurs de la place financière se portent bien, et semblent envisager la nouvelle année en toute sérénité. Outre les grands enjeux prudentiels, réglementaires et fiscaux, les acteurs financiers devront, en 2008, mieux répondre à la concurrence internationale, mais aussi intra-communautaire, qui se profile. Parmi les principaux défis à venir, il s’agira notamment de mieux positionner la place financière dans cet environnement concurrentiel global et d’attirer ces talents qui lui font défaut. En décembre dernier, la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) publiait un premier bilan de la place financière pour l’année écoulée: «La place financière a réussi à stabiliser sa croissance dans un contexte international marqué par des changements réglementaires et certaines turbulences», résume la CSSF. Aussi, ses prévisions pour 2008 s’annoncentelles optimistes. Si, en effet, «quelques banques seront néanmoins amenées à procéder à des corrections de valeur substantielles sur leurs portefeuillestitres. En raison des turbulences sur les marchés financiers, une prévision des résultats à la fin de l’année s’avère particulièrement difficile. On peut cependant garder l’optimisme puisque les revenus des activités-clés de la Place, le private banking et les services aux OPC, n’ont pas souffert de la crise subprime», prédit l’autorité de régulation luxembourgeoise. L’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI) semble partager cette confiance: «Malgré les récentes turbulences boursières qui jettent un voile d’incertitude sur l’évolution des bourses à court terme, l’ALFI s’attend pour 2008 à une augmentation des avoirs sous gestion qui a, l’année passée, dépassé le cap des 2.000 milliards d’euros», précise Charles Muller, son deputy director general. Dans le secteur des assurances, le bilan 2007 et les perspectives 2008 promettent d’être tout aussi favorables: «Dans l’attente des chiffres définitifs, il convient de noter que l’année 2007 était, sommes toutes, une bonne année pour l’assurance en général, à la fois sur le terrain national que sur le terrain international, relève Paul Hammelmann, le conseiller juridique de l’Association des Compagnies d’Assurances (ACA). Le Luxembourg a été choisi par un grand nombre d’assureurs comme tête de pont pour leur distribution de produits en régime de libre prestation de services (LPS) à travers toute l’Union Européenne, ce qui témoigne d’une compétence certaine en la matière et d’un cadre des plus favorables. La place de l’assurance et de la réassurance a en outre pris un essor considérable en matière de prestige, entre autres par la seule

implémentation à Luxembourg de la branche européenne du siège de SwissRe». Malgré ces bonnes performances, les acteurs de la Place entrevoient déjà les principaux défis qu’ils devront relever en 2008. En termes de concurrence internationale et intra-communautaire notamment: «Lorsque dix nouveaux pays rejoignent l’Union Européenne, ce sont non seulement dix nouveaux marchés qui s’ouvrent, mais également dix nouvelles juridictions concurrentes qui bénéficient du passeport européen», rappelle Charles Muller.

Stratégies concurrentielles Jean-Jacques Rommes, le directeur de l’­Asso­ ciation des Banques et Banquiers, ­Luxembourg (ABBL) ajoute de son côté: «Un élément-clé est de pouvoir réagir mieux que nos concurrents aux exigences changeantes du monde de la finance, qui devient de plus en plus complexe». La place luxembourgeoise se doit donc d’anticiper ces changements et tendances. Et d’en tirer les avantages: «Le principal enjeu consiste ainsi à surveiller constamment les marchés et à être parmi ceux qui sont à la pointe des dernières tendances et des nouveaux produits», poursuit Charles Muller. Même stratégie concurrentielle de la part des compagnies d’assurances: «L’ACA reprend un certain nombre de dossiers internationaux, en les traitant dans des comités distincts selon la géographie, ceci parce que les problèmes dans la commercialisation de nos produits hautement compétitifs se distinguent d’un marché à l’autre et doivent tenir compte des spécificités de plus en plus disparates des différents marchés, confie Paul ­Hammelmann. Ainsi, les compagnies-membres de l’ACA entendent démarcher proactivement les marchés, surtout limitrophes». L’ALFI, de son côté, précise son programme d’expansion, «L’association concentrera ses efforts promotionnels sur certains grands marchés tels que la Chine, l’Australie et le Moyen-Orient où de nouvelles opportunités voient le jour», indique Charles Muller.

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Photo: Olivier Minaire

Charles Muller (ALFI): «Le principal enjeu consiste ainsi à surveiller ­constamment les marchés et à être parmi ceux qui sont à la pointe des dernières tendances et des nouveaux produits».

Dans ce contexte de compétition mondiale, les acteurs de la Place se rejoignent: tous secteurs confondus, «il s’agira en 2008 de mieux positionner la place financière dans un environnement concurrentiel global», prévoit Jean-Jacques Rommes. Une tâche qui incombe principalement à LuxembourgforFinance, la nouvelle agence de promotion de la place financière, dont la principale mission est de promouvoir les compétences et savoir-faire de la Place, de façon coordonnée et structurée.

Anticipations Quels seront les principaux développements attendus pour l’année à venir? En matière de fiscalité des entreprises, «le gouvernement s’est contenté pour 2008 de revoir quelques mesures ponctuelles comme la bonification d’impôt pour investissements complémentaires, le droit d’apporter et d’introduire de nouvelles dispositions en matière de propriété intellectuelle. Un groupe de travail, composé de fiscalistes du secteur privé et des administrations étatiques concernées, a été mis en place afin de réfléchir aux mesures à prendre dès 2009 pour maintenir la compétitivité fiscale des différents secteurs de l’économie nationale», poursuit

le directeur de l’ABBL. «Nous anticipons pour 2008 un accroissement des efforts d’harmonisation de la législation des fonds en Europe et dans le monde. Outre les fonds OPCVM (UCITS), ce sont avant tout les fonds spéciaux (SIF) et les fonds alternatifs qui connaîtront une évolution favorable», avertit Charles Muller. Au niveau réglementaire, de nouveaux chantiers se profilent d’ores et déjà à l’horizon: «Parallèlement aux discussions sur le projet de directive Solvency II, le Conseil européen ECOFIN a demandé à la Commission européenne de revoir une série de dispositions de la directive «Bâle II», réformant ainsi à nouveau un dispositif qui vient à peine d’entrer en vigueur dans les banques», détaille Jean-Jacques Rommes. Pour les compagnies d’assurances, «le dossier qui préoccupe surtout le secteur est la mise en musique de Solvency II (nouvelles exigences de capitalisation, de reporting et de provisionnement). Concernant Rome I (qui entérine une protection accrue du consommateur dans le domaine de la vente transfrontière de l’assurance) qui vient d’être adopté par le Conseil des ministres européens, l’assureur devra veiller au grain», précise le directeur de l’ACA. Dans le cadre des opérations sur les valeurs mobilières, «le principal sujet à l’ordre du jour est

le code de conduite sur le secteur de la compensation et du règlement-livraison. Finalement, le projet très ambitieux T2S (Target 2 Securities) proposé par le Système européen de Banques Centrales vise la transformation des différents marchés nationaux de la zone euro en marché domestique à travers une plate-forme commune de règle­­mentlivraison», note Jean-Jacques Rommes. En marge de ces enjeux prudentiels, réglementaires et fiscaux, quels sont les éventuels freins auxquels les acteurs financiers seront confrontés? «Le frein principal est que les entreprises du secteur financier continuent à rencontrer des problèmes au niveau du recrutement de personnel qualifié sur un marché du travail étroit et en déséquilibre à la fois en termes quantitatifs et qualitatifs. Ce qui implique qu’il faut continuer à trouver pour le Luxembourg de nouveaux collaborateurs compétents et qualifiés», indique le représentant de l’ABBL. «Outre le défi lié aux ressources humaines, la perception de la taxe d’abonnement constitue un désavantage certain du Luxembourg face à son concurrent principal, l’Irlande, qui a également connu ces dernières années un succès notable», conclut Charles Muller. || Marc Auxenfants PAPERJAM fevrier 2008

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S ERVI C E S E T C OMMER C E

VERS UN LUXEMBOURGFORCOMMERCE Alors que se peaufine la mise en œuvre du statut unique pour les employés, la CLC entend poursuivre, en 2008, le chantier de développement du Luxembourg en tant que pôle de commerce de la Grande Région. Un peu moins d’un an. C’est le temps qui reste, désormais, avant l’entrée en vigueur programmée du statut unique des employés au Luxembourg… Plus que quelques mois, donc, pour aller en profondeur dans un dossier qui aura alimenté conversations et débats au cours des deux dernières années et en détailler le contenu avec plus de précision. «Je considère qu’il s’agira d’une opportunité pour revoir certains aspects sociaux à la lumière d’une économie, mais aussi d’une société moderne, estime Thierry Nothum, le directeur de la Confédération Luxembourgeoise du Commerce (CLC). Je comprends les craintes de ceux qui occupent plus d’ouvriers que d’employés, mais nous sommes devant une belle avancée dans le domaine de la société civile pour arrêter une différenciation cols blancs / cols bleus qui ne colle plus à une société moderne ni même à une économie nationale qui va davantage vers les sociétés de services». Cohérence, simplification, transparence: ce sont toujours les mêmes mots-clés qui accompagnent cette grande réforme. Avec, en filigrane, la volonté de lutter plus efficacement contre l’absentéisme en entreprise, ce qui con­ stitue une des priorités affichées avec la mise en œuvre de ce texte. Difficile, évidemment, de parvenir à concilier des positions souvent opposées entre patrons et syndicats. «Le but est de parvenir à un compromis équilibré, acceptable et accepté par toutes les parties, indique M. Nothum. Il n’est pas question de faire passer quoi que ce soit en force. Si tout se met en œuvre correctement, ce sera vraiment une belle avancée dans la politique sociale du pays». Parmi les chantiers-clés: la création d’une mutualité des entreprises, dont l’un des objectifs sera de servir de «tampon» pour les entreprises

qui subiraient de trop lourdes consé­quences d’un absentéisme accru. «Il y a une certaine solidarité qui doit jouer entre les branches et les sociétés de différentes tailles, insiste Thierry Nothum. Deux personnes malades dans une petite PME, ce n’est pas pareil que dix chez Arcelor ou Cactus. Il y a encore un certain équilibre à trouver, afin de pouvoir honorer celles des entreprises qui ont un taux d’absentéisme plus bas que d’autres dans le même secteur. Il s’agit vraiment de mettre en œuvre une politique d’entreprise proactive, anticipative, qui profite à toute l’économie du pays. Je ne suis pas seulement optimiste au sujet de la réussite de ce projet. J’en suis convaincu». La CLC, organisation faîtière de trois grands secteurs d’activité (commerce, transport et services) représente les intérêts de quelque 10.000 entreprises, 50.000 emplois et 20% du PIB national. Elle «chapeaute» pas moins de 54 groupements professionnels: 36 de ces fédérations représentant le commerce, 14 les prestataires de services et quatre sont actives dans les professions liées au transport de marchandises et de personnes.

Une image faussée Si la question du statut unique fait, bien évidemment, partie de ses importants centres d’intérêt, le développement du projet «Luxembourg, Pôle de Commerce de la Grande Région» a été présenté en 2006 comme «ambitieux et sans précédent». Le but est on ne peut plus clair et honorable: promouvoir et améliorer l’attractivité du commerce luxembourgeois pour en faire un des pôles majeurs de la Grande Région, à défaut du pôle principal.

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Photo: Luc Deflorenne

Thierry Nothum (CLC): «L’attractivité d’un commerce est garantie lorsque l’on excelle dans tous les domaines. On ne peut pas être que les moins chers ou que les plus gentils ou que le pays où l’offre est la meilleure».

Au fil des discussions, enquêtes, workshops et autres études préparatoires, le positionnement du commerce au Luxembourg au milieu de ses plus proches voisins a pu être précisé et un plan d’actions concrètes a été conçu, sur la base d’un constat implacable: bon nombre de consommateurs se basent sur de fausses idées ou de fausses perceptions de la situation au Grand-Duché. «Il y a, par exemple, une mauvaise image des prix réels pratiqués au Luxembourg, comparé à ce qui se fait dans les autres pays, regrette M. Nothum. Il en va de même pour l’offre de produits, qui est certainement plus complète que le consommateur ne la perçoit, mais aussi l’offre de services, qui est de meilleure qualité qu’on veut bien le dire. Il y a certainement des progrès à réaliser, mais beaucoup excellent déjà au niveau des services». Le problème est que ces constats ne sont pas nécessairement établis que par les seuls «nonLuxembourgeois». Même au sein de ses propres ressortissants, le pays souffre parfois d’un déficit d’appréciation. «Récemment, Jacques Attali a déclaré que la France n’est pas gaie. Je reporterai ce constat au Luxembourg, explique Thierry Nothum. On nous envie pour notre confort de vie, notre pouvoir d’achat, pour une foule de détails, mais nous, citoyens, nous ne sommes pas contents. Et cela se reflète dans le comportement du consommateur». Cet effet miroir entre consommation et société pâtit, évidemment, des critiques assénées çà et là, souvent concentrées sur le manque d’offres ou de compétences. C’est, clairement, dans le but de répondre à ces reproches que la CLC planche sur ce grand chantier pour lequel l’année 2008 constitue à n’en pas douter une année charnière. «Mais nous voulons

aussi apporter un regard objectif, en reconnaissant nos faiblesses et en travaillant sur nos forces pour être encore meilleurs et plus proches des clients». Les actions de communication n’ont pas manqué. Au Luxembourg (avec, par exemple, l’organisation des Golden Ticket Awards, quelques opérations de street marketing ou encore la déclinaison du concept «good idea» en site Internet, cartes géographiques et autres supports de communication), mais aussi à l’étranger, où la qualité du commerce luxembourgeois a été vantée. Parallèlement, des actions moins visibles ont été développées, comme l’établissement de certaines bases de données, en particulier une, recensant l’ensemble des magasins présents au Grand-Duché. Une telle liste n’existait pas jusqu’alors… «Cela nous a coûté du temps, mais les résultats sont là et nous permettront d’envisager de nouvelles actions, se réjouit M. Nothum. Nous sommes convaincus que l’on peut trouver tous les produits au Luxembourg, mais que le consommateur ne sait pas forcément où les trouver».

2008… et au-delà Initialement, ce grand projet «Luxembourg, Pôle de Commerce de la Grande Région» a été conçu sur deux années (2007 et 2008), avec un budget annuel de l’ordre de 3 millions d’euros, dont 2,5 millions venant de l’Etat. La volonté de tous est, évidemment, de le pérenniser audelà, ce qui fait de 2008 une véritable année charnière au cours de laquelle d’autres initiatives vont voir le jour. «Nous n’avons pas encore vraiment travaillé dans la culture de services», indique M. Nothum, qui insiste sur la volonté

de continuer à créer la propre identité du commerce luxembourgeois et de construire sa notoriété au sein de la Grande Région. Un nouveau site Internet (www.myshopping.lu) verra bientôt le jour pour appuyer la démarche et finir de convaincre les frontaliers réticents à venir au Grand-Duché. Tous ces chantiers étant jugés d’égale importance, ils vont être menés en parallèle, partant du principe que «l’attractivité d’un commerce est garantie lorsque l’on excelle dans tous les domaines, rappelle M. Nothum. On ne peut pas être que les moins chers ou que les plus gentils ou que le pays où l’offre est la meilleure». C’est l’intitulé même du poste budgétaire («Promotion du Luxembourg comme pôle de commerce de la Grande Région») qui a donné le nom au projet en cours. Mais les récents développements des actions de promotion de la place financière et de l’économie en général, déclinées sous les appellations LuxembourgforBusiness et LuxembourgforFinance, ont de quoi donner des idées. Quid d’un ­ Luxembourg­forshopping, par exemple? Voire plus? «Nous allons peut-être monter encore d’un cran notre volonté de faire de la promotion et une sorte de management, note M. Nothum. Il existe déjà un city management. Pourquoi pas un country management? On pourrait alors parler de LuxembourgforCommerce. Il est vital, en tous les cas, de poursuivre les efforts réalisés au-delà de 2008, car il serait dommage de laisser tomber cette dynamique, faute de moyens budgétaires. Nous ne devons plus réagir, mais développer une attitude plus proactive. Et peu importe la structure qui permette d’y parvenir». || Jean-Michel Gaudron PAPERJAM fevrier 2008

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E N S EI G N E M E N T S U P e RIE U R

EN ATTENDANT BELVAL En 2008, comme dans les années à venir, l’Université du Luxembourg devra faire preuve de patience. La jeune structure espère un premier coup de pelle à Belval où elle devra, à moyen terme, établir ses quartiers. Le gouvernement, par ailleurs, envisage le développement des BTS. La jeune structure universitaire grand-ducale semble avoir pris un rythme de croisière plus élevé qu’escompté. L’Université du Luxem­bourg, qui fêtera ses cinq années d’existence, poursuit son développement tel qu’il est inscrit dans le plan quadriennal qu’elle a conclu avec le gouvernement. Et ce, en travaillant sur les sept axes prioritaires de formation et de recherche définis dans ce plan, qui doivent l’amener au niveau d’excellence et de reconnaissance qu’elle désire atteindre. Les défis de 2008 résident dans la mise en place de trois nouveaux masters et la gestion d’une croissance plus importante que prévue, avec l’espace légèrement trop contigu dont elle dispose actuellement. Le succès populaire qu’a rencontré la jeune structure à la rentrée 2007 a surpris nombre de personnes. Victime de son succès? «En quelque sorte», répond le recteur, Rolf Tarrach. «En septembre, le nombre d’étudiants a augmenté de 21% par rapport aux semestres précédents, explique-t-il. Si on peut s’en réjouir, on ne peut continuer avec cette croissance. Nous n’avons pas la place pour y répondre. En principe, on attend une augmentation pour la rentrée 2008 avoisinant les 12 et 13%. C’est ce que l’on pourra gérer». Selon le recteur, le plan quadriennal négocié avec le gouvernement prévoyait d’atteindre 4.400 étudiants pour la fin de l’année 2009. Aujourd’hui, début 2008, ce nombre d’étudiants est d’ores et déjà presque atteint. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, François Biltgen, ce succès

est significatif du fait que cette structure, dont le modèle a vécu ses heures de contestation, est aujourd’hui largement acceptée, tant par l’ensemble de la société luxem­bourgeoise que par son économie. «Notre université se veut principalement être une université de recherche, explique le ministre. A l’avenir, ce que nous désirons avant tout développer, ce sont les doctorats et les masters dans lesquels il y aura forcément moins d’étudiants. La croissance exceptionnelle du moment est principalement liée aux Bachelors. Elle devrait rester soutenue pour les prochaines années, mais elle le sera moins par la suite».

La qualité plus que la quantité Ce qui n’empêchera pas l’Université d’élargir son offre en formations à la rentrée de septembre. L’Uni – de son petit nom –, annonce la création de trois nouveaux masters, qui s’ajouteront aux 16 existants. «Tous trois concernent la Faculté des Sciences, de la Technologie et de la Communication», précise Rolf Tarrach. Et auront les dénominations suivantes: Master in Integrated System Biology, Master académique en Sciences de l’ingénierie et enfin un Master professionnel en sciences de l’environnement. L’Université n’augmentera toutefois pas le nombre de Bachelors qu’elle propose, mais complétera les deux sur les onze qui ne le sont pas encore. C’est surtout de patience dont va devoir s’armer la jeune université, puisque ce premier

plan quadriennal court jusque fin 2009. Et que le suivant devrait être de transition, pour préparer l’Université à s’installer à Belval. Si les espoirs de voir les travaux sur les anciennes friches du Sud commencer dans le courant de cette année sont bien réels, ceux de la conception du futur plan pluriannuel devraient, selon Rolf Tarrach, effectivement débuter dès la fin de cette année. «Est-ce que les sept priorités de recherches convenues dans l’actuel plan seront reconduites? Est-ce que ce nombre sera restreint pour pousser les recherches plus loin dans certains domaines? Est-ce que de nouveaux axes prioritaires seront adoptés? Combien de Masters voudrons-nous développer? Combien de Bachelors? Il faudra commencer à y réfléchir dès la fin de cette année. Ce plan devra aussi envisager la problématique du manque de locaux au sein de l’Université vu que son déménagement, dans le meilleur des cas, n’aura pas lieu avant 2013». En conséquence de quoi, le plan ne devrait pas prévoir une augmentation de l’Université en taille, mais s’orienter vers une amélioration des formations et de la recherche existantes. En ce qui concerne le début du chantier des futurs bâtiments de l’Université, «nous attendons que le Parlement approuve la loi pour entamer la première phase des travaux». A Belval, l’Université devrait s’installer sur deux sites: la «Cité des Sciences» et la «Maison du Savoir». «Un premier projet de loi concernant la «Maison du savoir» va être déposé, confirme le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, François Biltgen. Bien

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Photo: Luc Deflorenne

Rolf Tarrach (Université du Luxembourg): «On veut permettre aux gens qui travaillent de faire un Bachelor ou un Master. Il nous faut cependant encore donner le profil de ces formations continues qui devraient voir le jour en septembre».

entendu, d’autres suivront, mais ce à quoi nous devrons être attentifs pour 2008, ce sont les différents concours d’architecture que nous organiserons et qui concernent la «Cité des Sciences». L’Université espère aussi trouver, en 2008, des directeurs pour deux de ses structures. Un pour son premier centre interdisciplinaire qui se penchera sur la problématique de la sécurité informatique dans le secteur bancaire et financier. Un second pour sa structure en charge de la formation et de la recherche dans le domaine financier, la Luxembourg School of Finance. La collaboration avec la Chambre de Commerce autour de la Luxembourg Business Aca­ demy, qui propose le Master of Science in Entrepreneurship and Innovation et qui devrait développer un nouveau Master, doit se formaliser au sein d’une fondation. La chaire «Arcelor-Mittal», à définir, devrait elle aussi se concrétiser. «Quant à la mise en route de la chaire financée par la Ville de Luxembourg en recherche et développement urbain, elle se poursuit. Nous recherchons pour le moment un professeur pour la gérer», poursuit le recteur. Les premiers diplômés des Bachelors de l’Université du Luxembourg sortiront en juin prochain. «C’est un événement important, explique M. Tarrach. En troisième année de Bachelor, on comptabilise un peu plus de 400 étudiants. On espère en diplômer au moins 300». Sur le futur développement de l’Université, l’élargissement des formations, «on ne va pas pouvoir tout offrir, explique le recteur. Nous sommes une petite uni-

versité qui se veut d’excellence, dans laquelle on vient parce qu’on veut suivre des formations avec un niveau très élevé dans des secteurs particuliers». Autre challenge pour l’Université, se positionner au niveau des formations Life Long Learning. «On veut permettre aux gens qui travaillent de faire un Bachelor ou un Master, offrir une formation continue universitaire à qui le désire, explique le recteur. Il nous faut cependant encore donner le profil de ces formations qui devraient voir le jour en septembre». Une formule d’étudiants à mi-temps pourrait également voir le jour.

Le BTS et son employabilité A côté de l’Université qui, précise le ministre Biltgen, doit poursuivre son développement avec l’autonomie que le gouvernement a voulu lui donner, ce dernier travaille sur plusieurs autres projets de lois. «Un premier qui concerne les BTS (Brevet de technicien supérieur), explique François Biltgen. Nous sommes d’avis, dans le cadre du processus de Bologne, que les formations d’enseignement supérieur courtes ont un rôle très important à jouer sur le marché du travail. On constate que les BTS ont une employabilité très, très grande». Le ministre aimerait concrètement donner naissance à une commission consultative dans laquelle se retrouveraient les représentants du monde scolaire et les représentants du monde économique, et qui pourraient conseiller le

ministre sur l’élaboration de nouveaux BTS. Et ce, pour répondre au mieux aux besoins du monde économique. «C’est un souci pour les entreprises d’avoir des gens de niveau d’enseignement supérieur, mais de qualification plus professionnelle et moins académique», poursuit-il. Ces formations d’enseignement supérieur, qui existent déjà au Luxembourg mais pour lesquelles il n’y a qu’une base légale très ténue, sont et seront dispensées dans les lycées. Un deuxième projet de loi sur la reconnaissance des diplômes délivrés par les universités étrangères présentes au Luxembourg devrait aussi être déposé. «Il y a une procédure à mettre en place pour que la qualité de ces diplômes soit aussi élevée que celle de l’Université du Luxembourg», explique le ministre. Un cadre légal qui doit voir le jour au moment où la procédure de contrôle interne et externe des formations et des recherches de l’Uni est en train de se concrétiser. Un dernier projet de loi doit actuellement recevoir l’aval du conseil d’Etat avant d’être voté. «Il concerne les bourses «formation-recherche» et règlera la question du travail des étudiants, explique François Biltgen. Il devrait permettre d’obtenir davantage de bourses, plus élevées, mais aussi de coupler ces bourses à des contrats de travail et faire bénéficier les chercheurs de plus de sécurité, surtout sociale. Nous en avons aussi profité pour permettre aux étudiants de travailler sans problème, avec un CDD, jusqu’à dix heures par semaine». || Sébastien Lambotte PAPERJAM fevrier 2008

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repondre aux nouveaux defis Au programme 2008 du secteur industriel, il y a l’inflation des prix de l’énergie, Kyoto, mais aussi l’indexation des salaires, pour ne citer que quelques «gros» dossiers. La Fedil se prépare aux défis de demain et fait preuve de vigilance. Ne vous limitez plus à la dénomination Fedil. Préférez aujourd’hui l’envisager avec le complément «Business Federation Luxembourg». C’est fraîchement rebaptisée que la Fedil a entamé 2008, sa 90e année d’existence. Et c’est pour mieux refléter la diversité des secteurs qu’elle représente, qu’elle a décidé de préciser sa dénomination. «La moitié des membres de la Fedil font partie du secteur industriel. L’autre moitié est composée de membres du secteur de la construction et de celui des services aux entreprises», explique son président, Robert Dennewald. Quant à l’année 2008, «elle sera dans la continuité de 2007, poursuit-il. Nous sommes face à une situation dans laquelle notre économie, il faut le dire, connaît une croissance extrêmement bonne puisqu’on parle quand même de 5% en 2007 par rapport à 2006». Une croissance qu’il relativise. Le fait est que le moteur de cette croissance reste le secteur financier. Celui de l’industrie a, lui, quasiment stagné. «Il faut rester extrêmement vigilant. Cette croissance de l’économie peut masquer des problèmes sectoriels».

Energie, quand tu nous tiens… Cependant, elle se voit ternie par l’inflation des prix à la consommation. «Elle devrait atteindre le taux de 2,3% en 2007 et même passer à 3% en 2008». Et l’actualité de ce début d’année le rappelle, avec les records atteints par les prix pétroliers. Lorsque le baril dépasse les 100 dollars, quel peut en être l’impact sur le secteur? «L’industrie a appris à vivre avec des prix d’énergie élevés, répond le président de la Fedil. Des efforts sont faits pour en réduire la consommation. Comme à travers le programme de réduction de la consommation d’énergie mis en place avec le gouvernement en 1996. En un peu plus de dix ans, notre efficacité énergétique a été améliorée de 24%». Qu’en est-il des émissions, dès lors? Car en 2008 débute la première période Kyoto. Et la Fedil a fort à parier que certaines industries se verront cadenassées pour que les accords environnementaux puissent être respectés. «Beaucoup d’industries au Luxembourg risquent de ne pas pouvoir

tourner à plein régime, à moins qu’elles n’aillent acheter des quotas à l’étranger. Durant 2008, nous allons donc observer avec intérêt et inquiétude l’évolution du marché de la tonne de CO2». L’industrie luxembourgeoise devrait occuper la position d’acquéreuse au cœur de ce nouveau marché et envisager le dioxyde de carbone comme un nouveau facteur de coût, à ajouter à celui de l’énergie. «Nous restons aussi très attentifs à la discussion sur l’après-Kyoto et espérons que nous n’allons pas tomber dans une hystérie climatique, précise Robert Dennewald. Il vaut mieux garder les pieds sur terre». Le statut unique des salariés, «qui vaut ce qu’il vaut» et dont la mise en place devrait être effective en 2009, semble n’avoir été que partiellement digéré par les dirigeants du secteur. «Nous avons souscrit à ce projet sous certaines conditions, dont celle de la neutralité économique pour les entreprises. Il faut désormais espérer que la loi qui sera votée en 2008 par le Parlement corresponde à ce qui a été convenu, et qu’il n’y aura pas de changement en commission, où les partenaires sociaux sont mieux représentés que le patronat». Et à la Fedil d’ajouter qu’elle espère désormais voir le gouvernement mettre autant d’énergie dans les réformes à envisager en matière d’éducation, de formation ou encore de durabilité des régimes de pensions qu’il en a mis pour mettre en place le statut unique. Mais le président de la Fedil pointe d’autres menaces liées à l’inflation. Parmi lesquelles, l’indexation des salaires. «Une première tranche va tomber en mars. Une autre, sans doute en 2009. Nous allons entrer dans une discussion qui risque fort de devenir un thème de campagne pour les élections de l’année prochaine, explique Robert Dennewald, qui espère pouvoir freiner l’impact de l’inflation sur l’évolution des salaires. Je persiste à affirmer que c’est un système fondamentalement vicieux et qui a un effet d’auto-allumage indéniable». L’homme annonce la couleur: les négociations sociales, en fin d’année, s’annoncent âpres. Quelle place garde le secteur industriel au cœur d’une économie largement dominée par le secteur financier? «De manière plus marquée qu’à

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Photo: Etienne Delorme

Robert Dennewald (Fedil): «Si nous voulons attirer des entreprises de logistique au Luxembourg, il ne faut pas restreindre les vols de nuit et se doter d’une ­infrastructure routière et ferroviaire adéquate».

la grande époque de l’industrie sidérurgique, nous nous trouvons dans une mono-économie dépendante du secteur financier», précise Robert Dennewald. Le gouvernement poursuit son activité de prospection, qui s’est révélée maigre en 2006 et qui l’est tout autant pour 2007. «Il ne faut pas se faire d’illusions, nous aurons beaucoup de mal à attirer de nouvelles sociétés industrielles. Pour plusieurs raisons. Premièrement, nous manquons de personnel qualifié. Deuxièmement, je vous défie de trouver un terrain de 10 hectares pour vous installer en tant qu’industriel. Enfin, il y a un sérieux problème de compétitivité».

Rester compétitif Le gouvernement s’est pourtant doté de deux axes prioritaires de prospection pour arriver à diversifier l’économie grand-ducale en se dirigeant, pour le premier, vers les entreprises de logistique. «L’idée de donner une valeur ajoutée, par le repacking notamment, à des produits qui transitent par le Grand-Duché est excellente, explique Robert Dennewald. Mais encore faut-il savoir ce que nous voulons. Si nous voulons attirer des entreprises de logistique au Luxembourg, il ne faut pas restreindre les vols de nuit et il est nécessaire de se doter d’une infrastructure routière et ferroviaire adéquate». Le deuxième axe prioritaire est la recherche d’entreprises hautement spécialisées, par exemple dans le secteur médical. «Ce qui, là aussi, est une très bonne idée. Mais je ne suis pas sûr que ce soit ça qui va nous sauver, tant l’économie est tributaire du secteur financier». D’infrastructures ferroviaires et routières, il en est encore question quand le président de la Fedil évoque la thématique de l’emploi. L’absentéisme tout d’abord. Dénonçant des taux énormes – dans certaines entreprises, l’absentéisme d’ouvrières qui viennent de France atteint parfois 25% –, il désire que le gouvernement leur octroie des moyens de lutte. «Beaucoup sont des travailleurs frontaliers et je ne vois pas comment effectuer des contrôles, à partir du Luxembourg, en France, en Belgique ou en Allemagne, explique-t-il. Si on veut réduire l’absentéisme, il

faut avoir dans l’entreprise une très bonne communication, mais aussi pouvoir disposer des moyens de contrôle et de pression adéquats en cas d’abus. Et ce n’est pas pour critiquer les gens qui viennent ici. Le Luxembourg a besoin de cette main-d’œuvre». Les causes? Entre autres, l’infrastructure de transport, stigmatise M. Dennewald. «Si nous voulons que des gens viennent travailler au ­Luxembourg, le gouvernement doit créer une infrastructure de transport qui permette à ces gens de venir travailler». Cela dit, en matière d’emploi, la Fedil se dit heureuse de pouvoir constater que la croissance est assez extraordinaire. Elle pointe cependant ce taux de chômage que le Grand-duché n’arrive pas à enrayer. Elle l’explique comme significatif d’un manque de qualification des personnes qui se trouvent sur le marché de l’emploi national. «On constate par ailleurs que pour l’ensemble de nos membres, on a besoin de faire appel à un personnel de plus en plus qualifié que l’on doit aller chercher à l’étranger. Il y a là aussi un grand défi qui se pose au Luxembourg en matière de formation». Dans un contexte international, il s’agira pour la Fedil de veiller à ce que les entreprises luxembourgeoises puissent rester compétitives. «Les efforts d’innovation et d’amélioration devront être poursuivis, voire intensifiés au niveau de tous les secteurs économiques pour s’imposer sur les marchés internationaux», explique Robert Dennewald qui se dit, par ailleurs, satisfait de l’accord sur la réforme du Traité européen. Encore faudra-t-il améliorer l’accès des entreprises luxembourgeoises au marché intérieur. Ce qui doit rester une des grandes priorités de l’engagement politique en 2008, précise la Fedil. Après quelques coups durs au cours des cinq dernières années, le secteur industriel semble avoir repris un rythme de croisière et s’être adapté à la nouvelle donne économique luxembourgeoise. La Fedil développe aujourd’hui la volonté de répondre aux défis qui se présentent, comme à ceux de demain. Cela dit, une mise en garde semble transparaître: vigilance! || Sébastien Lambotte PAPERJAM fevrier 2008

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A r t i s a n at

Un souffle nouveau? Malgré une importance macroéconomique indéniable au Luxembourg, ce secteur doit se battre pour préserver ses intérêts. L’artisanat constitue sans conteste un des piliers de l’économie au Luxembourg. Réper­ torié en six groupes, il comprend les métiers de la construction et de l’habitat (51%), de la mode, santé et hygiène (21%), de la mécanique (16%), de l’alimentation (6%), de la commu­­ nication, du multimédia et du spectacle (5%), et enfin, les métiers de l’art et métiers divers (1%). Cette pluralité se retrouve au travers de 162 métiers. Ainsi, l’artisanat intervient dans la produc­ tion de biens de consommation et dans la pres­ tation de services pour le consommateur final. Il agit en tant que sous-traitant de l’industrie (sidérurgique, automobile…) et exerce une fonc­ tion complémentaire à celle de cette dernière en assurant le montage, la maintenance et la répa­ ration de produits industriels. Enfin, il constitue un acteur important du domaine culturel. Sa taille économique parle d’elle-même: l’arti­ sanat représente 16% du nombre total d’entre­ prises du pays, 20% de l’emploi total, 10% de la valeur ajoutée et 2% des investissements. La bonne gestion d’un secteur aussi diversi­ fié nécessite un encadrement institutionnalisé: au Luxembourg, la Chambre des Métiers (CDM) est responsable de tout ce qui a directement trait à l’artisanat. Sa mission principale est de rendre son avis sur tous les projets de lois et de règlements que le gouvernement lui soumet, et ainsi, de collaborer à la création d’un cadre politique économique et social propice au développement de l’entreprise. Toutefois, elle n’est pas seulement l’interlo­ cutrice directe du gouvernement. Elle propose également une large gamme de services: le

dépar­tement «contact-entreprise» offre un con­ seil personnalisé aux créateurs et repreneurs d’entre­prises, ainsi qu’aux personnes qui sou­ haitent céder leur société. D’autre part, la CDM offre un «service for­ mation» complet, permettant aux intéressés d’accéder tant aux métiers principaux (menui­ sier, boulanger, coiffeur...) qu’aux métiers ­sec­on­daires de l’artisanat (cordonnier, maré­ chal-fer­­rant…).

Attirer la jeunesse En 2007, on recensait 4.544 entreprises arti­ sanales au Luxembourg. La majorité d’entre elles (70%, contre 57% en 2000) dispose d’un statut juridique de société, les autres étant des entreprises individuelles. Cet écart grandissant se justifie simplement: «En s’établissant en ­soci­été, l’entrepreneur protège la part privée, et par là même, élimine des risques», explique Paul Ensch, directeur de la Chambre des Métiers. Un change­ ment de statut logique, puisque le nombre d’employés par entreprise augmente: la moyenne se situe à 14 personnes, mais on observe toujours plus d’entreprises comptant de 10 à 49 salariés. Voici pointé du doigt un des défis majeurs du secteur de l’artisanat pour 2008: trouver une solution à la pénurie de sites d’implanta­ tion mis à disposition par l’Etat. Il faut en effet libérer des terrains afin de permettre aux entre­ prises de se délocaliser des zones urbaines et soulager les habitants des nuisances sonores. A ce manque d’espace s’ajoute le coût des empla­ cements. La CDM ne se lasse pas de critiquer cette situation et fait des pieds et des mains pour

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Photo: Luc Deflorenne

Paul Ensch (Chambre des Métiers): «Notre objectif est de pousser la jeunesse à choisir un métier de l’artisanat, de façon volontariste».

que l’Etat et les communes créent des zones adaptées aux PME de l’artisanat. «L’artisanat est à l’origine de la création de 150 à 200 entreprises par an, insiste M. Ensch. Il est donc légitime que des terrains soient disponibles pour accueillir ce type de personnel». Concernant la diversité des nationalités en entreprise, notons une baisse constante du nombre de Luxembourgeois au profit des travail­ leurs frontaliers. Ainsi, si en 2000, les nationaux étaient 21%, en 2007, ils ne sont plus que 15,2%. Parmi les étrangers recensés, on trouve une majo­ rité d’Italiens, suivis des frontaliers: Français, Allemands et Belges (par ordre décroissant). Invasion des allogènes ou désertion des ­Lux­embourgeois? Il semblerait qu’il s’agit davan­ tage de la seconde option, la jeunesse luxem­ bourgeoise étant très attirée par le secteur public, qui assure une bonne rémunération et la sécu­ rité de l’emploi. «La concurrence déloyale, provoquée par l’Etat, au niveau de la fonction publique, mais aussi par les banques, nous rend la tâche difficile», assure M. Ensch. Ainsi, la CDM souhaite-telle inverser la tendance: au lieu de puiser dans le réservoir de main-d’œuvre traditionnel de la Grande Région, elle compte bien, en 2008, ren­ forcer sa politique de recrutement auprès des résidents et relever le niveau de qualification minimum au Certificat d’Aptitude Technique Professionnelle. Dans ce but, une politique de promotion ciblée s’avère indispensable. «Nous continuons notre campagne d’information, de sensibilisation et de motivation des jeunes, parents et enseignants, insiste M. Ensch. Notre objectif est de pousser la jeunesse à choisir un métier de l’artisanat, de façon volontariste».

L’artisanat recrute, donc, et cible ses actions dans les sous-secteurs qui affichent un déficit de dynamisme. Si les métiers de la mode, santé et hygiène, ainsi que ceux de la mécanique, se portent bien au niveau du développement de l’emploi et de leur chiffre d’affaires, il n’en va pas de même pour l’alimentation et le bâtiment. En effet, le secteur de l’alimentaire, en pleine restructuration, se heurte au phénomène de la filialisation et par conséquent, d’une baisse du nombre d’entreprises. Ce à quoi s’ajoute «l’effet grande surface», considéré comme l’arrêt de mort du commerce de proximité. Pour pallier ce phénomène, la CDM mise avant tout sur le recrutement des jeunes. «Il faut être auprès des jeunes pour leur prouver les intérêts d’une prestation de services la plus rapprochée possible», affirme M. Ensch.

Des bâtons dans les roues Outre la nécessité d’obtenir des terrains pour les plus grandes entreprises de l’artisanat, ainsi qu’un besoin criant de nouvelles recrues, le secteur de l’artisanat va devoir, en 2008, com­ poser avec une certaine politique de l’Etat envers lui. Ainsi, l’allègement des charges admi­ nistratives figure en tête des priorités pour l’an­ née à venir. La CDM a d’ailleurs mené, dans ce cadre, deux études, pour stigmatiser le phéno­ mène. Le gouvernement a engagé une démar­ che de réduction de ce poids fiscal, mais les résultats se font attendre. Pour la CDM, il est hors de question d’abandonner en si bon che­ min: dans le courant de l’année, elle procédera à un troisième bilan, reposant sur le principe

que le principe du «thinking small first» est inconnu des décideurs politiques. En effet, l’ensemble du secteur se trouve confronté au spectre du statut unique et de son cortège de problèmes, devant prendre pleine­ ment effet au 1er janvier 2009. Au-delà du secteur artisanal, ce sont toutes les branches d’activité à forte prédominance d’ouvriers qui regardent cette législation d’un mauvais œil. Le fait de mettre sous le même chapeau les ouvriers et les employés, pour ne plus parler que de salariés, touche ainsi directement à la spécificité manuelle qui caractérise l’artisanat. Une spécifi­ cité que la CDM compte valoriser en redyna­ misant le sous-secteur le plus important de l’artisanat au ­Luxembourg: celui de la construc­ tion et de l’habitat, qui représentait 2.200 entre­ prises recensées en 2007. Mais si les entreprises de terrassement et de génie civil disposent de grandes capacités, elles restent néanmoins con­ frontées à la stagnation des chantiers, au niveau des travaux d’urbanisation. «Trop de dossiers restent dans les tiroirs, prêts à être exécutés, déplore M. Ensch. Tout dépend de la politique d’investissement de l’Etat, et si le gouvernement ne débloque pas ces chantiers, on pourrait déboucher sur une crise dans ce sous-secteur». La situation n’est cependant pas totalement désespérée: la Fédé­ ration des Entrepreneurs, sous-section de la Fédération des Artisans, a pris contact à ce sujet avec Claude Wiseler, le ministre des Travaux Publics, afin de réfléchir à une solution viable. Une action marquante qui, après des années de torpeur, pourrait redonner une impulsion à ce pilier quelque peu délaissé de l’économie luxembourgeoise. || Marie-Anne Robberecht PAPERJAM fevrier 2008

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Grande Region

« Creer

de nouveaux reseaux » Ouvrir de nouveaux chantiers de coopération en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’économie et de logement: tels sont les grands objectifs de la présidence luxembourgeoise du Conseil parlementaire interrégional. Depuis le 1er janvier, le président de la ­Chambre des députés, le chrétien-social Lucien Weiler, assume pour 18 mois la présidence du Conseil Parlementaire Interrégional (CPI), l’assemblée parlementaire consultative de la Grande Région. Dans les faits, il n’exercera concrètement son mandat qu’après le 11e Sommet − et le passage de relais avec la région wallonne −, début février. Quant à sa feuille de route, elle verra son contenu précisé après le débat d’orientation à la Chambre des députés, fin de ce mois, et la prise de position du ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, Jean-Marie Halsdorf. M. Weiler, quels objectifs précis vous êtesvous fixés durant votre mandat? «Nous abordons cette Présidence très concrètement. La Chambre des Députés organisera un débat d’orientation sur la Grande Région fin janvier, à l’initiative de M. le Député Marcel Oberweis, par ailleurs membre de la délégation luxembourgeoise du CPI. Ce sera l’occasion de s’accorder sur quelques sujets clés que nous souhaitons développer au cours des 18 mois de notre présidence du Conseil Parlementaire Interrégional. Quels seront les points-clés du programme transfrontalier de la coopération territoriale européenne qui court jusqu’en 2013? «Les thématiques comprennent trois grands axes: l’innovation et le développement économique, l’aménagement du territoire incluant les aspects de la mobilité dans la Grande Région

et de la protection de l’environnement, ainsi que la coopération dans les domaines de l’éducation, de la santé, du domaine social et de la culture. Ces sujets font aussi partie de la «Vision d’avenir 2020 pour l’espace de coopération interrégional» adoptée en juin 2003 par le 7e Sommet des Exécutifs de la Grande Région. Ce document de référence est le fruit des travaux d’une commission politique présidée par Jacques Santer et réalisée à la demande de la présidence sarroise de la Grande Région. Il contient déjà des propositions concrètes qui ont été reprises et développées par la suite. La connaissance des cultures et des langues avoisinantes, l’organisation et le financement de la coopération culturelle transfrontalière, la mobilité professionnelle transfrontalière, un espace intégré de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, une coopération transfrontalière pour les transports en commun sont des projets clés. Quelle doit être, selon vous, la priorité n°1 en 2008? «Il n’y a pas de ‘priorité n°1’. Le champ de travail est vaste. La coopération transfrontalière a remporté, ces dernières années, des succès concrets. Rappelons le Lycée de Schengen à Perl qui a ouvert ses portes en automne 2007. Le Bureau Commun de Coopération Policière de Luxembourg, regroupant des agents français, luxembourgeois, allemands et belges, est également un exemple éloquent de coopération transfrontalière. La Maison de la Grande

Région vient de déménager en plein centreville, rue Notre-Dame. L’année culturelle a donné l’occasion de créer de nouveaux réseaux culturels dans la Grande Région. Les premiers pas ayant été franchis, nous devons entamer les prochains chantiers dans plusieurs domaines, dont en premier lieu l’aménagement du territoire, les transports, l’économie et le logement. Quel bilan peut-on d’ores et déjà tirer du programme eBird et sur quelles thématiques doit-il concentrer son action? «Les projets eBird, dont les résultats sont d’ailleurs publiés sur Internet, concernent des domaines importants comme le marché de l’emploi transfrontalier, des réseaux dans les domaines de l’artisanat, de l’innovation, de la recherche ou encore de la culture, ainsi qu’une comparaison des systèmes d’aménagement du territoire. Ils constituent ainsi une base de travail. Il faut connaître les systèmes, collecter des données statistiques et autres pour disposer des données de base indispensables pour pouvoir planifier des actions communes. La création de réseaux inter-villes (tels que Lela+) ne témoigne-t-elle pas de l’échec du programme similaire au sein de la Grande Région, EuRegio? «Des réseaux inter-villes comme le ­Quattro­Pole Metz-Luxembourg-Trèves-­Sarrebruck ou Lela Luxembourg-Esch-Longwy-Arlon qui est devenu Lela+ grâce à l’adhésion, il y a quelques semaines, de Thionville et de Metz, sont

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A C T U A L I T E · lu x e m b o u r g

Photo: Julien Becker

Lucien Weiler (président de la Chambre des députés): «Le ­Luxembourg, en tant que pays indépendant, ­ a certains avantages ­ par rapport aux régions limitrophes».

des formes de coopération transfrontalière concrète. Il appartient aux partenaires des différents réseaux de définir dans quels domaines et jusqu’à quel point cette coopération peut aller. Je ne crois pas qu’on peut parler d’un échec. Comment faire pour que la Grande Région ne soit pas un «machin» (pour reprendre l’expression de De Gaulle à propos de l’ONU) aux yeux de ses habitants et qu’elle devienne un instrument réactif, à l’écoute de leurs préoccupations quotidiennes? «Des dizaines de milliers de personnes vivent quotidiennement la Grande Région, parfois sans s’en rendre compte. Quelque 130.000 personnes résidant en France, en Belgique ou en Allemagne se déplacent chaque jour pour aller travailler au Luxembourg. De même, un certain nombre de Luxembourgeois ont établi leur résidence dans les régions limitrophes pour fuir la flambée des prix du marché immobilier luxembourgeois. Pour tous ces gens, la Grande Région constitue une opportunité. Mais elle est parfois également un générateur de problèmes, le flux de ces personnes ayant indubitablement des conséquences en matière de transports, de logement, d’enseignement et autres. Ces problèmes, nous devons les aborder et proposer des solutions. Le ‘Lycée de Schengen’ à Perl, permettant à des enfants allemands et luxembourgeois de suivre les mêmes cours et d’obtenir les mêmes diplômes, est un pas en avant. Il faut continuer dans cette voie.

Alors que les flux de transports interrégionaux ne cessent de grossir, le spectre d’un engorgement de la Grande Région se fait de plus en plus précis. Le Luxembourg, de par son attrait, est particulièrement concerné par les problèmes de circulation, notamment dus aux navetteurs. Qu’allez-vous faire pour éviter le blocage (notamment au sud), inévitable lorsque Belval sera pleinement opérationnel? «En ce qui concerne les problèmes de circulation, d’importants projets de loi ont été votés par le Parlement ou sont encore discutés dans la Commission des Transports. La réalisation d’un tram au Kirchberg, la construction de la gare périphérique à Cessange et la modernisation de certaines lignes ferroviaires comme Pétange-Luxembourg ou BettembourgLuxembourg vont certainement avoir des effets positifs. Le site de Belval est en construction. Il permet de créer, sur quelque 120 hectares, non seulement 20.000 emplois de haut niveau dans le tertiaire et dans la recherche, mais aussi des logements pour 8.000 habitants. Belval est le résultat d’une volonté de décentralisation, un site qui se trouve donc très proche de la frontière, évitant un passage à travers le pays et limitant le chemin d’accès des travailleurs transfrontaliers. Par ailleurs, le Luxembourg s’est prononcé très clairement pour la liaison Micheville qui devra relier l’A28, sur territoire français, avec le site ­Belval. Le Grand-Duché est en attente de la prise de position française.

Comment assurer un développement économique cohérent dans la Grande Région, alors que le Luxembourg continue d’y créer des déséquilibres notables, par l’attrait de son marché du travail et sa politique fiscale favorable (jusqu’en 2015 au moins)? «Si 130.000 frontaliers ont trouvé un emploi bien rémunéré et lié à des conditions sociales favorables au Luxembourg, ce n’est pas un désavantage. Le Luxembourg, en tant que pays indépendant, a certains avantages par rapport aux régions limitrophes. La prise de décisions est beaucoup plus lourde dans nos pays voisins qui ont des structures politiques différentes qui ne permettent pas toujours aux régions périphériques de tout réaliser. Il y a des contraintes. Si nous parlons de l’amélioration des lignes ferroviaires vers l’Allemagne et au-delà de la frontière allemande, nos interlocuteurs se situent à Berlin. Les Länder sont plus auto­ nomes dans le domaine de la Culture et de l’Enseignement. En France, beaucoup dépend de Paris. Il ne faut cependant pas perdre de vue que maintes entreprises des pays limitrophes se sont bien installées sur le marché luxembourgeois. Par ailleurs, les régions avoisinantes ne sont quand même pas démunies de tout développement économique. Il faut donc bien nuancer et constater que l’essor qu’a connu le Grand-Duché, dans les 30 dernières années, n’a pas été un désavantage pour les régions limitrophes. Bien au contraire. Son attrait a fait profiter ces régions de certaines retombées positives». || Propos recueillis par Frédérique Moser PAPERJAM fevrier 2008

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ACTUALITe · Luxembourg

s e m i n ai r e s , c o n f e r e n c e s

Agenda 29/01, de 9h00 a 13h30

30/01, De 17h30 a 19h30

31/01, a partir de 19h00

Les Etablissements financiers du Luxembourg – Seminaire BEA Mise en place et administration d’une infrastructure flexible destinée à la gestion des paiements, sur la base d’une approche architecture orientée services (SOA); équilibrer efficacement l’environnement informatique en fonction des priorités dictées par le cœur de métier de l’entreprise; adopter une approche innovante de la virtualisation des environnements Java... Lieu: Hilton Luxembourg (Rue Jean Engling, L-1466 Luxembourg) Organisation: BEA Infos et inscriptions: http://be.bea.com/events/ financial/index.jsp

Spiral 2008: l’innovation pour les services Deux thématiques: Business Opportunity Event, ou comment démystifier et clarifier le processus de réponse aux appels d’offres des grands donneurs d’ordre de la place luxembourgeoise et l’innovation pour les services (qu’est-ce que la science des services? A qui s’adresse-t-elle? Quel sera son rôle sur la place luxembourgeoise? Comment le réseau Spiral répond-il à ces nouveaux défis?) Lieu: Philharmonie (Luxembourg-Kirchberg) Organisation: CRP Henri Tudor Infos et inscriptions: CRP Henri Tudor – Réseau Spiral; tél.: 42 59 91-759; event@tudor.lu

13/02, a partir de 19h00

L’architecte Jim Clemes, lauréat du concours pour le Lycée technique à Belval, place sa conférence sous le thème de l’apprentissage et de l’éducation. Il a créé l’Atelier d’Architecture et de Design en 1984. Parmi ses réalisations, les bâtiments des secteurs santé et éducation occupent une place privilégiée. A Belval, il construira également la nouvelle gare. (Conférence en luxembourgeois.) Lieu: Pavillon d’Information Skip, 10, rue Henri Koch (près du rond-point Raemerich) à Esch-sur-Alzette Organisation: Le Fonds Belval et la Fondation de l’Architecture Infos et inscriptions: Le Fonds Belval; tél.: 26 84 02 27; fb@fonds-belval.lu; www.fonds-belval.lu

Tout savoir sur la Moldavie

14/02, a partir de 16h00

En présence du vice ministre de l’Economie et du Commerce moldave, Monsieur Viorel Melnic (photo), le séminaire sur la Moldavie a pour but d’approfondir la connaissance de l’environnement économique et de stimuler les relations commerciales et les investissements entre les entreprises luxembourgeoises et moldaves. La position de la Moldavie au carrefour des marchés de l’Europe de l’Ouest et de l’Est, ses faibles coûts de production ainsi qu’une bonne croissance du PNB de plus de 6% par an depuis 2001 font du pays une terre d’investissement attractif. Lieu: Chambre de Commerce, Luxembourg-Kirchberg Organisation: Chambre de Commerce et Euro Info Centre, Luxembourg Infos et inscriptions: Niels Dicken et/ou Stephan Dietzen (tél.: 42 39 39 -371/374; europe@cc.lu) avant le 13 février 2008.

EVENEMENT MKE 29/02, A partir de 19h00

Communication and Design Awards 2008

Conference Eduardo Souto De Moura: «Last projects» Formé au sein de l’excellent héritage de l’architecture moderne au Portugal, fondé par Fernando Távora et Álvaro Siza, Eduardo Souto de Moura est devenu un maître de renommée internationale. Ses travaux se caractérisent par une modernité et une uniformité intemporelle et régionale qui reflètent souvent les idéologies spatiales des maisons à petite cour des débuts de Mies van der Rohe.. Lieu: Banque de Luxembourg Organisation: Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie et Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean Infos et inscriptions: Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie (1, rue de l’Aciérie; L-1112 Luxembourg); tél.: 42 75 55; office@fondarch.lu

Life Long Learning – Jim Clemes

Le grand événement dédié aux acteurs de la communication. La soirée où sont remis les trophées qui récompensent les meilleures réalisations du design et de la communication luxembourgeoise, sur base de l’originalité du concept, de la créativité du visuel, ainsi que de la qualité de l’exécution et de la formulation du message. Lieu: Rockhal, Esch-sur-Alzette Organisation: MarkCom Luxembourg, Design Luxembourg, paperJam Infos et inscriptions: www.awards.lu

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E N S EI G N E M E N T

IMPLIQUER LES JEUNES DANS L’UE Une rencontre entre Jean-Claude Juncker et 520 étudiants du cycle supérieur de l’enseignement secondaire. C’est ce que proposait dernièrement le projet Interlycées, dont l’un des objectifs est de rapprocher les décideurs d’aujourd’hui et ceux de demain, afin d’éveiller ces derniers à une Union Européenne économique et responsable.

Photo: Etienne Delorme

Denis Fellens (Interlycées): «Il faut donner aux élèves envie de collaborer, de prendre leurs ­responsabilités vis-à-vis de l’Union Européenne en tant que décideurs économiques nationaux et ­internationaux».

Rassemblés à l’Athénée de Luxembourg, 520 élèves sont venus écouter Jean-Claude Juncker partager la vision qu’il a de l’Union Européenne (UE). Le président de l’Eurogroupe, plus que le Premier ministre, est venu à leur rencontre dans le cadre de cette matinée d’étude Interlycées. A l’ordre du jour: «la Zone euro, l’euro et l’Eurogroupe, les progrès au niveau des performances sociales, économiques et environnementales». Tous les élèves présents sont dans le cycle supérieur de l’enseignement secondaire, option sciences économiques. Ils viennent du GrandDuché mais aussi d’Arlon, de Saarbrücken, de ­Thionville. «Interlycées a vu le jour en 2004, suite à la réflexion de professeurs de sciences économiques confrontés à de nouvelles notions politico-économiques qui avaient été inscrites au programme et qu’il fallait intégrer dans la vie scolaire, explique Denis Fellens, coordinateur du projet Interlycées. Des notions issues de la stratégie de Lisbonne, des principes de développement durable ou de responsabilité sociale des entreprises». Autour de l’épigraphe «les décideurs de demain à la rencontre des décideurs d’aujourd’hui», Interlycées a donc envisagé d’organiser des cycles de

formations sous la forme de rencontres, de débats, de matinées d’étude, de tables rondes, etc. En invitant à chaque fois des représentants et décideurs de toutes institutions de la «société nationale et internationale». «Au départ, le projet ne rassemblait que des écoles luxembourgeoises. En 2006, l’Ecole européenne, l’International School et le Lycée Vauban se sont associés à notre initiative, poursuit Denis Fellens. Enfin, depuis novembre 2006, des lycées de la Grande Région participent à nos activités». Interlycées prit alors la forme d’un réseau à dimension européenne.

Un espace citoyen «Le sujet du jour n’enthousiasme généralement pas les salles, concède Jean-Claude Juncker à l’entame de la conférence. Et j’estime que ce genre de discours n’est pas de nature à permettre de réaliser la chance qu’a l’Europe de s’être dotée d’une monnaie unique». Le président de l’Eurogroupe retrace alors l’histoire de la devise européenne, ses bienfaits, son importance économique comme l’enjeu politique qu’elle représente. Il évoque le rôle

de l’Eurogroupe, de la Banque Centrale Euro­ péenne avant d’aborder la problématique de l’inflation, sujet de préoccupation pour nombre d’élèves présents. «Je voulais surtout vous sensibiliser à la dimension politique de la monnaie unique, a-t-il conclu. Il est essentiel que nous apprenions à mieux tirer les conséquences du pouvoir social de l’euro (...). Tout comme il est essentiel que nous arrivions à regrouper en une seule voix les intérêts économiques de l’UE (…), et que la monnaie unique soit perçue comme un élément protecteur des intérêts économiques et sociaux de l’Europe». C’est une des lignes conductrices de l’esprit animant Interlycées que l’on décèle derrière ces propos. «L’Europe se fera par la jeunesse ou ne se fera pas, explique Denis Fellens. Dans ce cadre, il faut engager l’acquisition de compétences par rapport au discours spontané que l’on a sur l’Union Européenne. Ces élèves, en tant que décideurs de demain, doivent apprendre à mieux la comprendre, pour mieux travailler dessus et non plus la rêver». Et ces derniers ne restent pas impassibles face aux arguments de l’invité du jour. Leurs questions sont pertinentes, critiques et parfois même très élaborées. Ils semblent enthousiastes à poursuivre la discussion au-delà du strict programme de cours à partir duquel ils ont préparé la rencontre. Dans le même état d’esprit, Interlycées veut leur donner une orientation professionnelle et universitaire complémentaire. «Il faut leur donner envie de collaborer, de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de l’Union Européenne en tant que décideurs économiques nationaux et internationaux», précise Denis Fellens. Le projet offre un espace de réflexion pour envisager de manière responsable l’aménagement futur des grands espaces sociaux et économiques, et réfléchir sur les conséquences des protectionnismes nationaux et des patriotismes économiques. C’est cela qu’évoquait le président de l’Eurogroupe. Celui-là même, qui précisait en 2005, «nous avons été capables d’éliminer l’esclavage au XIXe siècle, nous devons être capables d’éliminer la pauvreté pendant la première moitié de ce siècle», comme aime à le rappeler Denis Fellens. || Sébastien Lambotte

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C U L T U RE

RIDEAU! Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la Culture 2007, c’est terminé. Un adieu célébré tout en couleurs et sous la pluie, le 8 décembre 2007. Photos: Luc Deflorenne

n Enrico Lunghi (Casino Luxembourg)

n Jan Figel (Commissaire européen Education,

Formation, Culture et Multilinguisme)

n Bob Scott (Liverpool 2008)

et Marry Miller (Stavanger 2008)

n Agneta Söderman (Ambassadeur de Suède)

et Lucien Thiel (député)

et Paul Helminger (Bourgmestre de Luxembourg)

n Jo Kox (Casino Luxembourg)

n Octavie Modert

(Secrétaire d’Etat à la Culture)

n Octavie Modert (Secrétaire d’Etat à la Culture), n Luc Henzig (PricewaterhouseCoopers)

n Francesco Tristano Schlime

n Mario Hirsch (Institut Pierre Werner)

et Paul Peckels (Entreprise des P&T)

n Klaus Johannis (Maire de Sibiu)

et Francois Biltgen (Ministre de la Culture)

n Robert Garcia (Luxembourg 2007)

Guy Dockendorf (Luxembourg 2007), Paul Helminger (Bourgmestre de Luxembourg) et Anne Kaiffer (Luxembourg 2007)

n Georges Muller (Cegecom)

et Marcel Gross (Entreprise des P&T)

n Rui Felix-Alves (Ambassadeur du Portugal)

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ACTUALITE ¡ COMMUNICATION

AWARDS

269 SUR LA LIGNE DE DEPART Le 29 fÊvrier 2008, la Rockhal à Esch-sur-Alzette accueillera l’Êdition 2008 des Communication & Design Awards. Toutes les agences de communication et les designers du pays y seront en lice pour les rÊcompenses de leurs meilleures rÊalisations publicitaires et de design. Une vingtaine d’agences y avait participÊ en 2006 et près du double pour la dernière Êdition, qui s’Êtait clôturÊe le 2 mars 2007 à la Philharmonie. Pour cette annÊe, le jury a reçu 269 projets envoyÊs par 40 agences. Dans notre prochaine Êdition, une large place sera consacrÊe à la prÊsentation de ces diffÊrents travaux nommÊs dans les 14 catÊgories: Annonce Presse isolÊe, Campagne Presse, Affiche, Spot TV et/ou CinÊma, Spot Radio, Mailing, Campagne de Communication Cross-Media, Editorial Design, Brochure Design, Logo Design, Packaging, Site Internet, Corporate Design et Exhibition Design. www.awards.lu

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Demain, les dÊfis du dÊveloppement durable feront partie du quotidien: rÊduction des consommations d'Ênergie fossile au profit des Ênergies alternatives, Êconomie des ressources naturelles. Pour que tout cela soit possible demain, il est nÊcessaire de le mettre en œuvre aujourd'hui. L'habitat du futur se doit d'être autonome et durable. Comment faire ? PrivilÊgier entre autre l'isolation des habitats, l'utilisation de technologies innovantes et efficaces en matière de chauffage, de rÊcupÊration des eaux de pluies et usÊes sont des pistes dont la mise en place à l'heure actuelle est possible et rationnelle. Vous consommerez moins tout en ayant un meilleur cadre de vie, respectueux de votre famille et de notre planète. CODUR s’engage et privilÊgie l’utilisation de matÊriaux naturels, renouvelables et recyclables suivant une charte de qualitÊ. En matière d’Ênergie aussi, CODUR favorise une utilisation plus rationnelle de l’Ênergie en conciliant un haut niveau de confort avec une faible consommation. Parce que la qualitÊ de la vie doit être durable aussi.

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A C T U A LI T E · l u x e m b o u r g

Immobilier

Une croissance en beton L’année 2006 avait déjà été très brillante, mais 2007, conformément aux prévisions, a été encore meilleure… Pas sûr, pour autant, que la tendance se confirme pour les deux prochaines années. Les 8.500 m2 de l’immeuble Dairy House, au boulevard d’Avranches, seront bientôt occupés par HSBC.

d’immeubles est estimé à 2,77 millions de m2 (à peu près le quart d’une ville comme Bruxelles, pourtant dix fois plus grande en taille…), alors qu’il était inférieur à 1 million au début des années 80. Certes, le taux de vacance moyen est inférieur à 3% (mais il n’est que de 1,65% au centre-ville, par exem­ ple). Mais en 2008 les surfaces disponibles totaliseront environ 110.000 m² et en 2009, autour de 150.000 m², soit des niveaux infé­ rieurs aux prises d’occupation enregistrées ces deux dernières années.

Photo: archives paperJam

Strassen a la cote

On connaît désormais le total de prise en occupation de surfaces de bureaux pour le compte de l’année 2007, consolidé au niveau des quatre principaux agents immobiliers (Atisreal, DTZ, Jones Lang LaSalle et Property Partners, par ordre alphabétique). Il s’élève à 190.000 m2, ce qui représente une hausse de 22,5% par rap­ port à 2006 (155.000 m2). Le nombre de transac­ tions, lui, a dépassé les 220 unités (+40%), pour une surface moyenne d’environ 900 m2 par tran­ saction. Mais c’est au niveau du marché de l’investis­ sement que la croissance est la plus vertigineuse, puisque le volume d’immeubles négociés a dépassé le montant de 2,5 milliards d’euros, soit plus du double qu’en 2006 (1,2 milliard). Parmi les plus gros coups enregistrés, citons la vente des quatre immeubles The Square (50.000 m2), détenus par Clearstream au ­Kirch­­berg, et vendus pour 350 millions d’euros au promoteur allemand IVG Immobilien, la cession par Kowac du complexe Auf der Dros­ bach à la Cloche d’Or (65.000 m2) à Hanno­ ver Leasing, pour 300 millions d’euros, ou encore l’achat, par KanAm Grund, du bâtiment Atrium Business Park à Bertrange (50.000 m2)

au développeur luxembourgeois Ikogest, pour un montant de 250 millions. Dans ce contexte florissant, Property Partners revendique une position de leader du marché de l’immobilier avec une contribution de près de 40% de ce volume d’investissement total. L’agence a notamment été impliquée dans la ces­sion «record» des quatre immeubles de ­Clearstream. «La très bonne santé des métiers du private banking et des fonds d’investissement a servi de locomotive à l’ensemble du marché, entraînant dans son sillage un certain nombre de sociétés de services qui ont profité de cette année 2007 pour redéployer leurs ressources dans des espaces plus grands», commente Property Partners: 10.000 m2 pour KPMG à Strassen, 6.900 m2 pour Allen & Overy et 6.150 m2 pour Oostvogels, Pfister & Feyten au Kirchberg, ou encore 4.500 m2 pour PricewaterhouseCoopers à la Cloche d’Or. Une des dernières transactions en date a concerné la vente à HSBC des 8.200 m2 de l’im­ meuble Dairy House, au boulevard d’Avranches, développé et construit par Felix Giorgetti. Il est néanmoins peu probable que la courbe de croissance soit orientée de la même façon en 2008, voire en 2009. Certes, le stock total

Parmi les plus gros immeubles en passe d’être livrés, citons les 25.000 m2 du Findel Business Center à l’aéroport, les 12.000 m2 de la seconde phase du West Side Village à Capellen, les 11.000 m2 de la nouvelle tranche de l’Atrium Business Park à Bourmicht ou encore les 10.000 m2 du bâtiment Axento au Kirchberg. Selon les chiffres propres à DTZ, plus de 70% de la prise en occupation en m² se sont concentrés sur cinq quartiers seulement: Strassen (où, à la fin du quatrième trimestre, plus de 30.000 m² ont été pris en occupation), Kirchberg, Gare, centre-ville et Gasperich. «Suite à un taux de vacance très bas au sein des districts les plus recherchés, comme au centreville, les entreprises ayant des besoins immobiliers d’une certaine taille, ont opté pour une décentralisation de leurs bureaux, par exemple vers Strassen», analyse le rapport. «En analysant la taille des transactions réalisées, on constate que 68% appartiennent à une des tranches supérieures à 1.000 m². La partie des transactions supérieures à 5.000 m² s’élève à environ 16%. Ce chiffre représente, en comparaison avec l’année 2006, un fléchissement important. Lors de l’année 2006, ce pourcentage s’élevait encore à 34%», constate le rapport, qui expli­ que cette différence par le manque de surfaces de taille, ce qui oblige les occupants à la recher­ che de locaux à opter pour plusieurs surfaces de plus petite taille ou d’attendre jusqu’aux livraisons plus importantes, dans les années à venir. || Jean-Michel Gaudron

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ACTUALITe · Luxembourg

PROPR I E T E I N T E L L E C T U E L L E

EXONERATION POUR LES NOMS DE DOMAINE La loi du 21 décembre 2007 portant sur la propriété intellectuelle, et plus particulièrement sur les noms de domaine, a été reçue avec enthousiasme par les «registrars», dont EuroDNS se veut le porte-drapeau national. Avec 100 millions d’euros de transactions durant l’année 2007, le marché des noms de domaine n’a jamais été aussi attractif. Mais ce secteur s’attend à mieux encore pour les années à venir. Marché florissant s’il en est, cette activité devrait clairement tirer profit du nouveau cadre législatif national. Société basée au Luxembourg depuis cinq ans – et d’ores et déjà positionnée dans le peloton de tête mondial des dix meilleures soci­étés d’enregistrement de noms de domaine (les «registrars») –, EuroDNS voit d’un très bon œil la loi du 21 décembre 2007, et notamment son article 4 qui prévoit, en substance, une exonération de certains droits intellectuels, à hauteur de 80% pour les particuliers et sociétés résidant au Grand-Duché. Cette initiative gouvernementale est vivement applaudie par Xavier Buck, administrateur-délégué d’EuroDNS: «Nous devons ici saluer le courage de notre gouvernement qui a envoyé un signal fort en direction du commerce électronique et de l’enregistrement puisque, selon le rapporteur Laurent Mosar, la loi du 21 décembre s’applique particulièrement aux noms de domaine. Nous sommes convaincus que les dispositions de cette loi sont une chance pour le marché et pour le Luxembourg». «En les faisant bénéficier de la même exonération fiscale que les brevets et les marques, le législateur reconnaît en outre les noms de domaine comme des éléments essentiels de la propriété intellectuelle», précise Jean-Christophe Vignes, vice-président et responsable juridique d’EuroDNS. Jean-Louis Schiltz, ministre des Communications, abonde dans ce sens, mettant en exergue l’initiative du législateur: «Le gouver­nement, dans ce contexte, poursuit une stratégie à long terme qui est celle de continuer à travailler au jour le jour la compétitivité du paysage luxembourgeois, de façon à ce que les résultats que nous avons engrangés ces quatre dernières années fassent que l’on considère le Luxembourg comme un endroit où il fait bon faire des affaires; dans le domaine de l’e-commerce notamment». Gageons que le nouveau cadre législatif «booste» ce jeune secteur, en quête de développement sur le sol national. || J.-M. S.

I n d icat e u r s

ExcEdent ElevE La balance courante des paiements au ­Luxembourg s’est maintenue à un niveau fortement excédentaire au cours des trois premiers trimestres de l’année 2007, selon les calculs du Statec et de la BCL, puisqu’elle s’est soldée par un excédent courant de 2,93 milliards d’euros, contre 2,92 milliards d’euros à la même période de l’année précédente. «Cette stabilisation au niveau global est la résultante d’évolutions nettes fort divergentes des balances partielles, avec notamment un excédent croissant de la balance des services (qui atteint le montant record de 13,4 milliards, grâce à la bonne tenue du secteur des OPC, ndlr.) et une aggravation des déficits des balances des revenus et des transferts courants», note le bulletin commun aux deux organisations. I n d icat e u r s

PoussEe inflationniste

3,4% Situé à 3,4% au 1er décembre dernier, le taux d’inflation au Luxembourg a atteint son plus haut niveau depuis sept ans. Au cours du dernier mois de l’année 2007, l’indice des prix à la consommation, établi par le Statec, a connu une progression de 0,31%, essentiellement en raison d’une nouvelle flambée des prix pétroliers. Pas de quoi s’ali­­gner toutefois sur les fortes progressions d’octobre (+0,57%) ou de novembre (+0,38%), même si le Statec n’hésite pas à qualifier

de «spectaculaires» les hausses du quatrième trimestre. Malgré ces poussées, le taux d’inflation moyen reste inférieur à ceux des années précédentes, puisqu’il s’établit à 2,3% en 2007, contre 2,7% en 2006 et 2,5% en 2005. M e d ia s

Catalogue de sanctions L’élection du socialiste Tom Krieps à la présidence du Conseil natio­­nal des programmes (CNP), en novembre 2007, auraitelle permis de faire bouger les choses? Toujours est-il que les revendications de longue date de l’organe de surveillance des médias audiovisuels – plus de professionnalisme et une efficience accrue – semblent avoir été entendues par le gouvernement. Début janvier, lors de la présentation officielle du nouveau conseil, le ministre des Communications, JeanLouis Schiltz, a non seulement déclaré vouloir renforcer les effectifs du CNP, mais aussi le doter de moyens d’intervention supplémentaires, à savoir un catalogue de sanctions graduées. Telecoms

Wimax: Les P&T par defaut Et le combat cessa, faute de combattants… Il n’y aura pas de bagarre pour l’attribution des licences pour l’établis­ sement et l’exploitation de réseaux publics d’accès sans fil à large bande à 3,5 GHz au Grand-Duché de Luxembourg (aussi appelé réseau Wimax). A l’issue de la première phase dite de «qualification préliminaire», un seul candidat a été retenu par le ministre des Communications: l’Entreprise des Postes

et Télécommunications. La deuxième phase ayant, dans ces conditions, été jugée superflue, les P&T décrochent donc le précieux sésame. Le Wimax est un standard de transmission qui se différencie du Wi-Fi par des débits théoriques jusqu’à sept fois supérieurs et une couver­ ture qui s’étend jusqu’à 50 kilomètres (contre quelques centaines de mètres pour le Wi-Fi). C o o p e r ati o n

Un reseau tout naturel

La culture, ce n’est pas qu’une histoire urbaine. Loin de là. Aussi, l’année culturelle qui vient de se clôturer a-t-elle connu de nombreux échos dans les parcs naturels du Luxembourg et de la Grande Région. A l’heure du bilan, force est de constater que la coopération a plutôt bien fonctionné, avec 18 évé­nements organisés et près de 50.000 visiteurs. Par son caractère festif, le programme a permis de repositionner définitivement l’attractivité de la région des parcs naturels, selon le ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, qui souligne que la dynamique créée en 2007 a par ailleurs fait naître un large partenariat entre plusieurs parcs naturels de France, d’Allemagne, de Belgique et du Luxembourg. Une collaboration qui sera poursuivie dans le cadre de la politique de coopération territoriale européenne «Grande Région» 20072013, qui sera lancée au début de cette année.

Photo: Joëlle Mathias

Photo: Blitz

Xavier Buck (EuroDNS)

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ACTUALITe · Luxembourg

Derniere ligne droite

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L’heure est aux ultimes finitions au nouveau Centre de Conférences, sur la place de l’Europe au Kirchberg. Le premier événement s’y déroulera en avril et une trentaine d’options sont déjà prises, selon Jacques Knaff, general manager de Luxembourg Congrès, le gestion­naire du bâtiment. L’infrastructure financée par l’Etat est appelée à accueillir, à par-

Photo: LuxTrust

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EGO U VERN A N C E

LA SECURITE EN PUCE La signature électronique enfin adoptée dans les applications en ligne de l’Etat. Légalisée en août 2000, la signature numérique devient désor­mais opérationnelle sur les sites et portails des administrations luxem­ bourgeoises. «Le déploiement de la signature électronique permettra de développer de façon notable l’interactivité des sites Internet de l’Etat, tout en facilitant l’échange électronique de pièces administratives», explique Claude Wiseler, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Une interactivité rendue désormais possible, grâce à une carte à puce mise au point par LuxTrust, l’autorité de certification luxembourgeoise, et qui garantira l’intégrité du document signé et l’identité de son signataire. Pour Jeannot Krecké, ministre de l’Economie et du Commerce extérieur, le succès de LuxTrust repose sur le caractère multi-appli­­­ catif des produits qu’elle offre, telle la carte à puce, utilisable par les citoyens et entreprises, tant dans leurs relations avec les administrations que dans leurs opérations privées. Les premières applications administratives en ligne destinées aux citoyens seront toutefois opérationnelles au second semestre 2008. || M. A.

I n d icat e u r

Le Luxembourg protege bien Selon un rapport établi par l’association britannique Privacy International (www.privacyinternational.org), qui analyse chaque année le niveau de protection dans différents pays, le Luxembourg figure au 6e rang parmi les Etats membres de l’Union européenne (et neuvième rang à l’international). Il a notamment reçu une note de 4/5 dans les catégories Workplace monitoring, Surveillance of medical, finance and movement et Democratic safeguards. Elle est, en revanche, sanctionnée

d’un 1/5 dans la catégorie Leadership qui analyse la façon dont est menée la politique de protection des données. Pourtant, l’étude rappelle que le Luxembourg fait partie des sept pays pionniers signataires de la Convention de Prum relative à l’approfondissement de la coopération transfrontalière, notamment en vue de lutter contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et la migration illégale. C ultu r e

Carto­­graphie des bibliotheques Le ministère de la Cul­ture, de l’Enseignement supé­rieur et de la Recherche fait actuellement réaliser une vaste étude sur la quinzaine de bibliothèques publiques que compte le pays. Objectif: dresser leur portrait et, surtout, mieux connaître leur fonction­ nement. Réalisée à parti des données statistiques et financières collectées en 2006 et 2007, elle présentera, outre leur fonctionnement et les services offerts aux usagers, les collections et leur mode de gestion. Plus sensible, elle évaluera également l’emploi et abordera la question du financement des établis­sements. L’étude devrait être rendue publique au courant du premier semestre 2008, assure le ministère de tutelle. L e g i s lati o n

Reforme fondamentale Dans un jugement du 26 mars 1999, la Cour constitutionnelle avait considéré que l’article 380 alinéa 1er du Code civil, en ce qu’il attribue l’autorité parentale d’un enfant reconnu par les deux parents privativement à la mère, n’était pas

conforme à l’article 11 de la Constitution. Or, depuis lors, aucune intervention du législateur n’était venue redresser la situation. Répondant à la question parlementaire de Xavier Bettel, évoquant un état de fait peu digne d’un Etat de droit, Luc Frieden vient d’annoncer qu’un avantprojet de loi, portant sur la «réforme fondamentale et globale de la responsabilité parentale», était sur le point d’être finalisé. Il devrait être déposé à la Chambre des députés «en début d’année». Emploi

Toujours plus de frontaliers

43,4% L’emploi salarié intérieur continue de progresser, fait savoir le Statec. Le taux d’accroissement de 4,5% sur les neuf premiers mois de 2007 dénote d’un rythme encore accéléré par rapport à 2006 (4,1%). Au 30 septembre dernier, 320.582 salariés étaient affiliés à la Sécurité sociale, contre 306.281 un an plus tôt. Ces 13.466 emplois nets créés par rapport au 3e trimestre 2006 reflètent une croissance nettement plus dynamique chez les frontaliers (7,8%, soit 9.790 emplois) que chez les résidents (2,1%, soit 3.676 emplois). Parmi les nouveaux salariés frontaliers, ceux venant d’Allemagne connaissent le plus fort taux d’accrois­ sement (11,3%), suivis par ceux venant de France (7%), puis de Belgique (6,3%). A la fin du 3e trimestre 2007, les frontaliers représentent 43,4% de l’emploi salarié total.

Photo: Marc Vandermeir

tir de 2012 ou 2013, les conseils des ministres européens dans les mois d’avril, juin et octobre. Dans les intervalles, elle permettra d’organiser meetings, sémi­naires et conféren­ces, avec une capacité d’accueil maximale de 2.000 personnes. Dans une seconde phase de travaux, la Tour Alcide De Gasperi, voisine, sera reconstruite afin d’y aménager une deuxième grande salle pour les conseils des ministres, des salles de commis­sions, une autre grande salle ainsi qu’un centre de presse, pouvant accueillir entre 500 et 600 journalistes.

I n s tituti o n s

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ACTUALITe · Luxembourg

INDICATEURS

Un pauvre sur sept

Photo: Sébastien Lambotte

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I m m o b ili e r

Du neuf a la Cour Les nouveaux bâtiments qui abriteront la Cour de justice des Communautés européennes entreront en fonction au mois de septembre prochain. Ils accueilleront près de 2.000 fonctionnaires. Une vraie fourmilière. Pour mettre un terme au vaste chantier des nouveaux bâtiments de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE), près de 750 ouvriers s’activent jour après jour. Depuis 2000, le quartier européen subit de profondes mutations. Et le projet de la Cour de Justice y est pour beaucoup. Sur le Plateau du Kirchberg, on a ainsi vu poindre deux hautes tours au teint jaune, à côté d’une structure à l’archi­ tecture révolutionnaire qui abritera les cinq salles d’audi­ ence de la nouvelle Cour. Un projet qui, une fois les travaux terminés, aura coûté la somme de 350 millions d’euros, pour une superficie de 110.000 m2 qui s’ajouteront aux 100.000 m2 déjà existants. C’est que, depuis 1972, l’Union Européenne a grandi. Le nombre de pays membres est passé de sept à 27 aujour­ d’hui. Le nombre de fonctionnaires a augmenté, parfois, comme pour les interprètes, de manière exponentielle. La construction d’un nouveau palais s’avérait donc néces­ saire. A partir de septembre 2008, date prévue de l’entrée en fonction de ces nouveaux bâtiments, tous les services et fonctions de la Cour de justice des Communautés euro­ péennes seront rassemblés en un seul et même lieu. La principale révolution de ce projet réside dans la création d’un anneau autour du bâtiment, qui abritera les cinq salles d’audience. Surélevé à la hauteur des étages six et sept, il accueillera les cabinets des 27 juges et des huit avocats généraux. Les deux tours – 24 étages pour 107 mètres de haut – accueilleront chacune 500 interprètes. Une gigan­ tesque galerie reliera l’ensemble des structures nouvelles, la Cour et les deux tours, aux bâtiments existants. «Cette galerie abritera toutes les fonctions publiques et sociales de la Cour», précise Francis Schaff, directeur général des infrastructures. A savoir, une des plus grandes bibliothèques publiques de droit d’Europe (sur trois niveaux, 4.500 mètres de rayons rassemblant tout le droit européen), de la restau­ ration, des salles de cours, etc. D’ici la fin de l’année 2008, la Cour de justice des Communautés européennes devra chaque jour accueillir, outre le public qui y aura libre accès, pas moins de 2.000 fonctionnaires européens. || S. L.

Selon l’étude «Travail et cohésion sociale 2007» du Statec, le revenu moyen des ménages au Luxembourg a atteint 4.683 euros par mois en 2006. 45% d’entre eux ont un revenu compris entre 2.000 et 4.500 euros. Dans le même temps, une personne sur sept peut être considérée comme pauvre, ou «à risque de pauvreté», c’est-à-dire ayant un revenu mensuel disponible inférieur à 1.484 euros. En 2006, le taux de chômage s’élevait à 2,3% chez les nationaux de sexe masculin contre 6,3% chez les femmes; 12% des salariés étaient rémunérés aux alentours du salaire social minimum (20.000 résidents et 12.500 frontaliers), situation qui touche en majorité les 20-24 ans. Par ailleurs, le chômage des jeunes a plus que doublé en 10 ans. L E g islati o n

Plus efficaces

30 % La nouvelle réglementation relative à la performance énergétique des bâtiments d’habitation est en vigueur. Selon le ministère de l’Economie et du Commerce extérieur, le respect des nouvelles normes conduira à une réduction de la consommation d’én-ergie de l’ordre de 30%. Y sont soumis tous les bâtiments neufs et, dans certaines conditions (modifi­cation,

extension ou transformation substantielle), les bâtiments existants. Outre ces normes, la réglementation prévoit également l’introduction d’un passeport énergétique (établi par un expert) qui informe sur les qualités énergétiques du bâtiment et devient obligatoire, à partir du 1er septembre 2008, en cas de changement de propriétaire ou de locataire. De plus, des aides peuvent désormais être accordées pour les maisons passives et à basse consommation d’énergie, nouvellement construites, ainsi que pour l’assainissement de bâtiments existants. Award

Succes pour 1,2,3 Go

A l’occasion de l’European Entrepreneurship Award qui s’est tenu en décembre au Portugal, le réseau 1,2,3 Go a été primé parmi 12 autres finalistes dans la catégorie «Support aux entreprises». Initiés à l’échelle européenne, ces prix récompensent les initiatives publiques engagées dans la promotion de l’esprit d’entreprise. Depuis sa fondation en 2000, le réseau 1,2,3 Go a contribué à l’élaboration de 750 plans d’affaires ainsi qu’à la création de 160 start-ups et de 900 emplois. Il s’appuie notamment sur un réseau interrégional de plus de 290 experts et entrepreneurs qui contribuent à la rédaction de plans d’affaires professionnels pour projets innovants en Sarre, en Lorraine, au Luxembourg, en Wallonie et dans la région de Trêves.

P u b licati o n

La passion selon Fabeck

La Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie, Luxembourg a publié «Passion», une monographie dédiée à l’architecte Tatiana Fabeck. Depuis deux ans, elle a été primée à trois reprises: deux premiers prix dans des concours internationaux, en 2006, pour le bâtiment K Point au Kirchberg (avec Archi2000, Belgique) et pour le «Plan Lumière de la Ville de Luxembourg» (avec Yann Kersalé, AIK) et une mention, en 2007, dans le cadre du concours «pavillon luxembourgeois pour l’exposition universelle à Shanghai en 2010». T r ansp o r ts

Charte de voisinage

Une charte entre usagers, riverains et autorités concernant l’aviation générale à l’aéroport de Luxembourg a été signée le 15 janvier. Parmi les dix mesures inscrites dans ce document, figurent notamment la redéfinition et le réaménagement des trajectoires actuelles; l’élaboration d’une étude technique visant à équiper les avions-école de réducteurs de bruit; la mise en place d’un dispositif de gestion des plaintes concernant le non-respect des trajectoires ainsi que l’élaboration de statistiques concernant les vols «touch&go».

Photos: Luxair

L’une des plus grandes bibliothèques publiques de droit d’Europe sera installée dans la galerie.

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ACTUALITe · L u x e m b o u r g

Patience et longueur de temps...

En cours Institutions

Environnement

Social

Code de deontologie

Pas responsable!

Cent fois sur le metier…

Tout vient à point… à qui sait attendre. Un dicton qui n’est sans doute pas du goût du parlementaire François Bausch, qui vient de relancer, pour la troisième fois, le Premier ministre au sujet de l’état d’avancement du Code de déontologie pour les agents de l’Etat, sur lequel planche le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative depuis mi-2006. «Le ministère (…) est actuellement sur le point de conclure les travaux préparatoires en vue de la rédaction finale d’un Code de déontologie susceptible de sensibiliser les agents publics aux valeurs et normes-clés de la fonction publique luxembourgeoise», indique Jean-Claude Juncker, qui précise que «le gouvernement en conseil devrait pouvoir délibérer sur un texte début 2008».

Pour quelles raisons le Luxembourg n’a-t-il toujours pas publié son rapport sur la pro­ motion de l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables, contrevenant ainsi à la directive européenne prévoyant une remise pour, au plus tard, le 27 octobre 2003, puis tous les deux ans? La question du député Marcel Oberweis reste ouverte, puisque le ministère de l’Environnement, interrogé sur ce point, s’est contenté de répondre que la tâche incombait au «département (sic) de l’Economie et du Commerce extérieur, compétent en la matière». Soucieux de rassurer le parlementaire, le ministère précise tout de même que ledit rapport «est en cours de préparation».

… remettez votre ouvrage». Une citation de Boileau qui rythme les travaux de la com­mis­ sion d’experts qui œuvre depuis près de trois ans à une révision de la structure des traitements des fonctionnaires. Une réforme promise par le gouvernement lors de son entrée en fonction, en août 2004, et qui a marqué un certain retard – pour ne pas dire un retard certain – en raison de la mise en place du processus de Bologne, avec ses répercussions sur les recrutements, qui bouscule les travaux entamés. Après avoir longuement attendu une prise de décision du gouvernement, finalement intervenue en fin d’année, la commission est désormais en charge d’intégrer ces nouveaux paramètres dans ses travaux. Infrastructures

Photo: Luxexpo

Un nouveau POS-Findel?

Infrastructures

LuxExpo bientot fixee sur son sort Que va-t-il advenir de LuxExpo, alors que se profilent de longs et lourds travaux d’aménagement sur son site, dans le cadre de la mise en place d’un tram léger reliant la gare centrale au Kirchberg? Le gouvernement a en effet désigné comme prioritaire la construction d’une gare périphérique sur le site. A cette question du député Lucien Clément, les ministres des Transports et des Travaux publics viennent de répondre que «nous serons fixés sur l’avenir de LuxExpo d’ici la prochaine foire de printemps». Qui se tient, soit dit en passant, du 24 mai au 1er juin. Les études en cours semblent montrer, dans leurs résultats intermédiaires, que «cette gare ne remettra probablement pas en question le fonctionnement de LuxExpo, annoncent les ministres. Cependant, il est vrai que lors de la phase de construction de ladite gare, le chantier (…) aura des influences sur les manifestations organisées dans les locaux de LuxExpo», concèdent-ils. Des réponses encore trop vagues pour permettre à Jean-Michel Collignon, le direc­­teur de LuxExpo, d’avoir une vision claire sur l’avenir. Confronté à un problème d’obsolescence des locaux, il déclarait à paperJam, il y a déjà plus de deux ans et demi (PJ avril 2005), que «nous pourrions un jour regretter d’avoir investi dans d’importants travaux de modernisation si (…) l’avenir de notre présence ici est compromis». Vivement le printemps et ses éclaircies!

Branle-bas de combat au ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, après l’annulation par le Tribunal administratif, en octobre dernier, du plan d’occupation du sol «Aéroport et environs», le POS-Findel. Ce plan constitue la base de la future autorisation commodo / incommodo pour l’aéroport et «met sérieusement en danger le futur développement de l’aéroport», constate le député Laurent Mosar dans une question parlementaire. Dans sa réponse, le ministre Jean-Marie Halsdorf indique que l’Etat a interjeté appel contre ce jugement et qu’en attendant celui de la Cour administrative, plusieurs départements ministériels travaillent actuellement «à une solution de rechange à court terme», (dans l’hypothèse où le POS-Findel était définitivement annulé) et consistant à modifier «ponctuellement» l’ancien POS, datant de 1986. Une mesure d’urgence qui ne dispensera toutefois pas le ministère d’élaborer un tout nouveau POS, le cas échéant.

En cours - Appel à idées «La principale caractéristique du temps est d’élever le hasard à la dignité de la nécessité» (Jean d’Ormesson). Certains dossiers sont, depuis un bon moment déjà – parfois très longtemps – en cours de concrétisation. Faudra-t-il attendre que le hasard s’en mêle pour les voir aboutir? Cette rubrique vous en présente ­quelques-uns, mais peut-être êtes-vous, également, au courant d’une quelconque initiative d’ordre socio­économique qui traîne en longueur… Faites-nous ­connaître les sujets qui vous concernent et vous ­préoccupent à l’adresse news@paperjam.lu. PAPERJAM fevrier 2008

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ACTUALITe · Luxembourg

WWW.ABILITIC.EU

L EG I S L A T I O N

DEROGATIONS A LA REGLE La loi nouvelle sur l’égalité des hommes et des femmes dans l’accès aux biens et services souffre quelques exceptions. Pile avant le gong. C’est le jour même où expirait le délai de transposition d’une directive européenne de 2004 que la loi a été publiée au Mémorial. Depuis le 21 décembre dernier, tout homme ou femme s’estimant discriminé, en raison de son sexe, dans le secteur des biens et services peut ainsi ester en justice, en vue d’obtenir réparation du préjudice moral (voire matériel) que cette discrimination aura induit. «A titre d’exemple, toute personne doit pouvoir, indépendamment de son sexe, louer un appartement, bénéficier des services d’un artisan, d’un bureau d’avocat, obtenir un prêt à la banque, faire n’importe quel type d’achat de biens», sans être confrontée à des divergences au niveau des prestations, des conditions, ou du prix, explique le ministère de l’Egalité des Chances.Voilà pour la règle générale, qui souffre, toutefois, de notables exceptions. Ainsi, les offres de biens ou de ser­­vices unisexes (comme un salon de coiffure pour dames), pour peu qu’elles présentent «un fondement approprié et légal», sont exclues du champ d’application de la loi. En sont exclus également – temporairement – les services d’assurances et autres services financiers connexes. Pendant cinq ans, les entreprises qui délivrent ces servi­ces restent autorisées à percevoir des différences proportionnelles en matière de primes et de prestations «lorsque le sexe est un facteur déterminant dans l’évaluation des risques, sur la base de données actuarielles et statistiques pertinentes et précises», prévoit la loi. Une pratique courante en matière d’assurance pension (où les femmes paient des primes plus élevées en raison de leur espérance de vie plus longue) ou encore d’assurance automobile. Les compagnies d’assurances ont par ailleurs obtenu un délai de deux ans pour éliminer toute différence tarifaire due aux risques liés à la maternité et à la grossesse. Face à cette décision communautaire, le Luxembourg a opté pour la clause d’opting out. Dans ce cas précis, ce mécanisme permet aux compagnies financières et d’assurances de continuer à appliquer des différences tarifaires, sous certaines conditions qui doivent être fondées. C’est le Commissariat aux Assurances qui est chargé de «collecter les données précises concernant l’utilisation du sexe en tant qu’élément actuariel déterminant, de les publier et de les mettre à jour régulièrement», prévoit l’article 6-4 de la loi. Un réexamen de la clause d’opting out sera fait par le Luxembourg d’ici cinq ans, ce qui pourrait ouvrir la voie à des ajustements de la loi. || F. M.

Le projet de recherche Abilitic, conduit par le Centre de recherche public Henri Tudor et mené à l’échelle de la Grande Région, dispose désormais d’un site Internet spécifique (­www.­abilitic.eu). Il propose une analyse détaillée des évolutions à prévoir pour huit métiers bien distincts (constructeur d’immeubles en bois, ingénieur-chargé de monitoring des incidents IT, auditeur, consultant et juriste en sécurité de l’information, ouvrier-installateur en chauffage central, mécanicien poids lourds et manager logistique au Luxembourg ou en Wallonie) en se basant sur des référentiels de compétences harmonisés au niveau interrégional. Le site établit ainsi un lien réel entre les besoins des entreprises et les orientations de la formation professionnelle. Recherche

Vitrine scientifique

Le congrès international «Apoptosis World 2008» réunit, du 23 au 26 janvier, quelque 700 scien­ tifiques à l’Hémicycle du Centre européen, pour discuter des nouvelles tendances dans le domaine de la biologie cellulaire et moléculaire,

notamment au niveau des mécanismes moléculaires concernant aussi bien le cancer que les maladies d’Alzheimer ou de ­Parkinson. «Une fois de plus, ce congrès (qui en est à sa 8e édition, ndlr.) cible parfaitement les axes de recherche de notre pays et contribue considérablement à la visibilité du Luxembourg en tant que plate-forme de recherche scientifique bio-médicale», note le Dr Marc Diederich, du Laboratoire de biologie moléculaire et cellulaire du cancer (Hôpital du Kirchberg). Web

www.euro light-online.eu

Le coût social des migraines et autres céphalées dont ont souffert quelque 50 millions d’Européens l’an dernier est évalué à près de 20 milliards d’euros. «Augmenter nos connaissances sur les maux de tête, leur prévalence et leurs impacts permettra aux autorités publiques de prendre des décisions éclairées», annonce Colette Andrée, project coordinator du programme Eurolight, promu par le CRP Santé. Le site www.eurolightonline.eu constitue ainsi la première collecte européenne indépendante de données sur cette thématique. Le projet est financé par l’Agence exécutive de la Commission européenne en charge du programme de Santé publique et par le ministère de l’Enseignement supé­­rieur et de la Recherche.

Commerce

Commissions prejudiciables Epinglé par la ­Commis­sion européenne à la mi-déc­ embre, MasterCard dispose d’un délai de six mois pour supprimer les commissions multi­laté­rales d’interchange (les CMI, qui varient de 0,4% à 1,05% de la valeur de la transaction) appliquées lors des transactions transfrontalières par carte de paiement (portant le logo MasterCard ou Maestro). Bruxelles estime que les CMI, qui sont perçues pour tout paiement effectué à un point de vente au détail gonflent le coût de l’acceptation des cartes par les détaillants, sans générer de gains d’efficacité prouvée. Or, ces procédés enfrei­gnent les règles du traité CE relatives aux pratiques com­merciales restrictives. M e d ias

TV a l’essai

C’est une première mondiale: le Parlement Européen (PE) vient de lancer sur son Intra­net la première chaîne de télévision parlementaire en ligne (­www.europarltv.europa.eu). Sa mission: «rendre les travaux du PE aussi transparents et compréhensibles que possible». Toujours en phase de validation, la chaîne pourrait, en vitesse de croisière, diffuser une heure de programmes nouveaux chaque jour, en 22 langues. Quant au budget, il serait de 700.000 euros.

Photos: www.abilitic.eu, MNHNL

W EB

Photo: Nicolas Bouvy

Les primes d’assurance pourront varier selon le sexe pendant encore cinq ans.

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ACTUALITE · entreprises

CLAUDE RADOUX

«ON NE PEUT PLUS SUPPOSER LA BONNE FOI DU MINISTRE» L’administrateur délégué de Luxembourg Online attend de l’Etat qu’il prenne la bonne décision concernant l’attribution de la quatrième licence UMTS. Le bras de fer engagé par Luxembourg Online (LOL) contre l’Etat luxembourgeois semble, pour l’heure, tourner en faveur de l’opérateur Internet, qui s’était estimé floué dans la façon dont a été attribuée, par le gouvernement, en mai 2006, la quatrième licence UMTS au GrandDuché. Le tribunal administratif de Luxembourg a en effet confirmé, en appel, le premier jugement rendu en avril 2007 et qui avait annulé la décision prise par le ministre des Communications. Devancée par le consortium Astralis (composé d’Artelis et de SES Astra), LOL avait en effet engagé ce recours en annulation, estimant que le rapport d’évaluation rendu par l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR) au gouvernement ne comportait aucun élément susceptible de motiver réellement sa décision. L’affaire était loin d’être gagnée d’avance, surtout à l’écoute des «conseils amicaux» reçus, à l’époque, par Claude Radoux, administrateur délégué de LOL: «On m’a clairement fait savoir que, face à SES Astra, je n’avais aucune chance et que je ferais mieux de me taire, témoigne-t-il. Mais nous ne voulions pas nous laisser faire. Et si ce n’est pas nous, en tant qu’entrepreneurs luxembourgeois indépendants, qui le faisons, qui aura le courage de le faire?» Coup de poker? Sans doute… Gagnant, en tous les cas, puisque le 19 avril 2007, le tribunal administratif avait effectivement estimé que l’avis de l’ILR n’explicitait nullement pourquoi LOL, par rapport aux divers critères d’évaluation, aurait obtenu pour chacun d’eux une note insuffisante avec un nombre total de 60 points (la limite de sélection avait été fixée à 75 points). Mais il n’avait pas, pour autant, remis en cause l’attribution proprement dite de cette même licence. Une décision pour le moins ubuesque, donc, qui n’avait, évidemment, pas vraiment contenté l’opérateur perdant, mais qui avait posé suffisamment de problèmes à l’Etat pour que celui-ci décide de faire appel. A ses yeux, le dossier de Luxembourg Online souffrait d’un certain nombre de lacunes: manque de clarté dans le financement du projet et absence de justificatifs sur le coût du

Claude Radoux (Luxembourg Online): «Le jugement rendu en appel me redonne toute la confiance dans la justice luxembourgeoise».

Photo: David Laurent (archives)

réseau, absence de prévision sur les besoins de trésorerie, manque d’analyse de marché et d’une stratégie de marketing claire, le tout assorti de prévisions de rentabilité estimées «irréalistes». Pour autant, le 20 décembre dernier, l’arrêt rendu par la cour administrative n’a rien fait d’autre que confirmer le premier jugement de mai 2006. «En substance, le premier jugement du tribunal administratif indiquait qu’il n’était pas possible d’accepter le libre arbitre de l’administration, commente M. Radoux. J’avais trouvé ça très fort. Et le jugement rendu en appel me redonne toute la confiance dans la justice luxembourgeoise».

Vers une nouvelle procédure? Et maintenant? Hormis la date, rien n’a vraiment avancé dans ce dossier. Artelis et SES Astra sont toujours en train de plancher sur le déploiement des premiers services, prévus pour le courant de l’année 2009. LOL, de son côté, continue de ronger son frein. Mais cela ne devrait pas durer éternellement. «J’ai directe-

ment contacté le ministère pour savoir ce qu’il comptait faire, nous explique M. Radoux. Il ne le sait pas encore lui-même, en attendant de recevoir de nouveaux avis juridiques, dont un demandé auprès de l’ILR. Voilà une nouvelle preuve que le constat d’absence du libre arbitre évoqué par le juge est correct à 100%. A mes yeux, il n’y a pas d’avis à demander: puisque la décision a été annulée, il faut tout simplement que la licence soit retirée». Si l’on devait en arriver là, les cas de figure seraient nombreux. Une nouvelle évaluation des dossiers présentés en 2006 pourrait avoir lieu, ou bien un nouvel appel à candidature pourrait être lancé. «Nous nous contenterions d’une solution négociée nous permettant d’utiliser une partie du spectre, précise M. Radoux, mais certainement pas d’une nouvelle astuce juridique qui ferait encore traîner les choses en longueur. On ne peut plus supposer la bonne foi et la bonne volonté du ministre (Jean-Louis Schiltz, ndlr.)». La balle est dans le camp de l’Etat, mais Claude Radoux attend qu’une décision claire et raide soit prise. Il se donne jusqu’au début du mois de février pour engager une nouvelle procédure si le statu quo devait perdurer. || Jean-Michel Gaudron PAPERJAM fevrier 2008

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A C T U A L I T E · e nt r e p r i s e s

H U M A N I T A IRE

QUAND ONG ET ENTREPRISES SE RENCONTRENT… La section luxembourgeoise de Médecins Sans Frontières gagne en expérience dans la pratique du B2B, en multipliant les partenariats avec les entreprises du pays. Claude Briade (MSF): «Nous refusons d’être une garantie de merchandising».

charges fiscales, d’autres envisagent le partenariat comme une occasion d’améliorer leur visibilité. L’ONG met alors son logo à disposition de l’entreprise, tout en veillant à son utilisation raisonnée.

Photo: Luc Deflorenne

Une politique plus proactive

Etre une Organisation Non Gouvernementale (ONG) et développer des stratégies B2B peut paraître antinomique. C’est pourtant ce que Médecins Sans Frontières (MSF) ­ Luxembourg cherche à développer aujourd’hui. D’aucuns s’exclameront que l’organisme compromet son statut d’ONG en commerçant avec des sociétés dont la finalité est lucra­­tive. Ils seront certainement encore plus surpris d’apprendre que c’est justement pour préserver sa neutralité que MSF-Lux a choisi de développer ce type de partenariat. MSF dispose de deux principales sources de revenus: les dons privés (legs, héritages…), et les dons institutionnels (institutions euro­ péennes, gouvernement luxembourgeois…) que l’ONG souhaite, depuis quelques années, réduire en importance. Elle déplore, en effet, que le gouvernement se serve du secteur de l’humanitaire comme d’un levier dans la mise en œuvre de certaines politiques. C’est pour répondre à ces nouveaux besoins de financement que l’ONG – qui affiche, en 2008, un budget de 16 millions d’euros – a commencé à réfléchir, dès 2001, à de nouvelles sources qu’elle trouve, par exemple, dans le B2B. Mais tout n’a pas été simple. «Le monde de

l’entreprise nous regardait comme des boy-scouts sauvages, et de notre côté, nous craignions la récupération commerciale, l’amalgame de nos grands idéaux avec un produit», témoigne Claude Briade, directeur communication et fund raising pour MSF Luxembourg. Pour éviter cet écueil, MSF s’est fixé comme condition préalable de refuser tout partenariat avec des entreprises d’armement, pétrolifères ou qui soutiennent des régimes totalitaires. Ces partenariats B2B se concrétisent, en général, sous la forme d’un don, dans le cadre d’une stratégie fiscale ou de communication. Une opération qui ne se fait pas sans un «screening» de la part de MSF, afin de s’assurer que l’entreprise partenaire ne se servira pas d’elle comme d’un alibi commercial. «Nous refusons d’être une garantie de merchandising», insiste M. Briade. Si le don est accepté, MSF fait parvenir une lettre de remerciement à l’entreprise, qui tient lieu d’attestation fiscale, pour les dons supérieurs à 125 euros, lesquels sont alors déductibles des impôts, puisque l’ONG est reconnue d’utilité publique. Si certaines entreprises coopèrent avec MSF, avec pour objectif principal de réduire leurs

Mais, forte d’expériences pas toujours heureuses avec certaines sociétés, MSF ­ Lux­­em­­bourg a décidé de privilégier une politique pro-active dans la pratique du B2B, en faisant elle-même des propositions mieux ciblées aux entreprises. Objectif: établir deux partenariats par an. C’est parmi les 250 principaux employeurs du pays que l’ONG entend mettre en place un système «win-win». Pour 2008, un grand projet est en cours de négociation avec une société de recyclage des consommables informatiques. La mission de MSF consistera en l’orientation des entreprises, pour la gestion de leurs déchets, vers cette société qui, en retour, reversera une partie de l’argent issu du recyclage à l’ONG. MSF insiste sur le fait que la charge doit reposer sur l’entreprise et non sur le client: hors de question, donc, d’augmenter unilatéralement les prix de vente. «C’est tout le principe du B2B, précise M. Briade. Nous refusons que l’effort financier repose sur le client, auquel cas, l’entreprise serait gratuitement valorisée par MSF». Un autre projet, dont le lancement est prévu pour juin 2008, est d’instaurer un «Doctor for doctor’s day»: 2.000 cabinets médicaux seront sollicités pour reverser leurs recettes des consultations d’une journée à MSF. L’argent récolté permettra de dispenser des soins dans les pays où MSF Luxembourg est active. Après des premiers pas délicats, MSF semble avoir trouvé un certain équilibre dans son approche B2B: «L’entreprise va chercher à valoriser son nom, explique M. Briade. Le ­package est plus complexe que de l’altruisme pur. Des aspects de fiscalité, de notoriété, de branding sont en jeu. Les entreprises sont des acteurs de notre société que nous ne souhaitons plus ignorer, mais elles ne nous ont pas encore identifiés. Nous souhaitons éveiller les consciences au sein du monde des affaires et les convaincre que MSF peut être leur partenaire». || Marie-Anne Robberecht

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Who else ?

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ACTUALITe · entreprises

Bob Hochmuth (New Media Lux)

Photo: Olivier Minaire

Audiolux renforcEe

M e d ia s

La toile se tisse TV, Presse écrite, Internet: New Media Lux est en train de constituer un véritable pool média. Premier segment ciblé: le luxe. Le voile est sur le point de se lever officiellement sur New Media Lux (NML), société d’édition multimédia qui, en quelques mois, a pris ses marques de manière assez remarquée sur le marché. Constituée en juillet 2006, avec un capital initial de 150.000 euros, la société entend rapidement atteindre le million d’euros. A sa tête: Bob Hochmuth, l’ancien administrateur directeur de l’agence de communication Advantage, parti à l’automne dernier. New Media Lux a commencé à se positionner de manière active en tant que société éditrice de médias, agence de presse, de rédaction et de contenu. C’est auprès de Luxe.TV que NML a fourbi ses premières armes, en réalisant et produisant une partie de son programme. Mais ses ambitions ne se sont pas arrêtées là et la société a aussi racheté, à l’agence Farvest, le magazine Made In Luxe (et son site Internet www.luxe.lu associé), avant, le 1er janvier dernier, de prendre une participation majoritaire à 52% (destinée à être portée à 80% d’ici à deux ans) dans la société ­Neonline, éditrice du site www.lesfrontaliers.lu. En contrepartie, Neonline est également entrée dans le capital de NML… En parallèle a été créée la régie commerciale Neosphere. Au total, une vingtaine de personnes est actuellement employée au sein de l’ensemble des structures. Un effectif qui pourrait rapidement doubler compte tenu des développements en cours. Fort de ce réseau, Bob Hochmuth raisonne en termes de synergies et d’échanges et entend bien procéder à un rapprochement très étroit des différentes équipes rédactionnelles. Une première action concrète va, aussi, être menée dans la refonte du site www.diegrenzgaenger.lu, la version allemande de www.lesfrontaliers.lu. «Notre projet ne se veut pas un concurrent pour les grands médias, précise-t-il, mais plutôt un complément visant à intégrer une certaine frange de la population, une certaine communauté. Nous nous positionnons en tant que projet fédérateur et nous sommes ouverts à ce que d’autres viennent nous rejoindre». Si le segment du luxe a été le premier visé, il ne sera pas le seul et on peut s’attendre à d’autres développements cross media similaires dans les prochains mois, en particulier dans les secteurs de la culture ou de l’économie. || J.-M. G.

Un changement est intervenu en fin d’année dernière dans l’actionnariat du groupe Utopia, coté en Bourse de Luxembourg et exploitant de salles de cinéma et centres de loisirs dans les pays du Benelux et en Lorraine. En date du 15 novembre (l’opération n’a été communiquée par Utopia que le 20 décembre), la société belge Sofindev NV, qui détenait 9,83% du capital du groupe luxembourgeois, a cédé la totalité de sa participation à Audiolux, société établie au Grand-Duché et qui disposait déjà de 31,81% du capital d’­Utopia. L’opération porte ainsi la participation d’Audiolux à 41,64%, le reste du capital étant détenu à 40,84% par Utopia Management et 17,52% par le public. commerce

Nouveaux statuts

C’est à l’unanimité que les délégués des 54 groupements professionnels représentés au sein de la Confédération luxembourgeoise du Commerce (CLC) ont approuvé, le 19 décembre dernier, les modifications statutaires visant à «confirmer le rôle multisectoriel que la CLC

a endossé depuis plusieurs années pour soutenir les entreprises et les représenter auprès des autorités», annonce l’association patronale, présidée par Erny Lamborelle (photo). Les modifications entérinent l’équivalence du poids des trois secteurs d’activités des entreprises actives au sein de la CLC (commerce, transports et services aux entreprises). En 2007, trois nouvelles fédérations ont rejoint la CLC: la fédération des brocanteurs et des antiquaires, celle de la mode (Fémo) et celle des opérateurs alternatifs (Opal).

pagnie aérienne régionale CityJet, une filiale à 100 % d’Air France, qui opère déjà à partir de London City Airport. «Les points forts du groupe Air France - KLM apporteront par ailleurs le support nécessaire pour que VLM Airlines puisse passer sans problème au pro­ chain stade de son développement», indique Johan Vanneste, son Managing Director. s t r at e g i e

Coditel: raccordement

NUMERICABLE D'KABEL-QUALITÉIT

i n v e s ti s s e m e n t

VLM convoitee

Coditel rejoint le groupe Numéricâble, fournisseur d’accès à Internet et de télévision par le câble en France et en Belgique. Le câblo-opérateur luxembourgeois devient Coditel Numéricâble et change de charte graphique. Les clients de la filiale luxembourgeoise bénéficieront des mêmes développements entrepris par le groupe, au sein des branches française (Numéricâble) et belge (Coditel Numéricâble). Ils se verront en outre offrir l’ensemble des chaînes incluses dans le cadre du projet «Câble+2008», initié par le ministre des Communications, Jean-Louis Schiltz. La société basée à Strassen promet «une offre de base agrémentée d’une série de chaînes additionnelles, sans le moindre supplément de prix». D’autres services, tels la vidéo à la demande, devraient bientôt voir le jour au Luxembourg. NUMERICABLE D'KABEL-QUALITÉIT

Panta Holdings annonce un accord de cession de VLM Airlines à Air France-KLM. Parmi les premiers transpor­teurs régionaux européens, la compagnie flamande compte quelque 425 employés et s’adresse principalement aux voyageurs d’affaires. Avec 682.000 passagers transportés en 2006, le transporteur aérien opère via London City Airport, son hub principal, et propose des vols à partir du Benelux, de l’­Angleterre et de l’Ile de Man. Selon le communiqué de presse de la compagnie, VLM Airlines coopèrera dorénavant activement avec la com-

NUMERICABLE D'KABEL-QUALITÉIT

Photos: David Laurent (archives), VLM, coditel

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ACTUALITe · entreprises

Photo: M Immobilier

Un parking de 400 places sera mis en fonction dans les prochaines semaines sur le site.

LE GUIDE DU MICROENTREPRENEUR

I M M O B I L I ER

CHANTIER DE CLAUSEN: RIVE GAUCHE ATTRACTIVE Dans le courant de 2008, avec une première échéance en mai et une seconde en octobre, la rive gauche du Clausen devrait accueillir bureaux, commerces, habitations et établissements Horeca. L’année 2008 devrait être celle de la finalisation de la phase première du projet «les rives du Clausen». M Immobilier, propriétaire des terrains comme des friches de l’ancienne unité de production brassicole «Mousel-Clausen» et développeur de ce vaste projet qui vise à les réhabiliter, annonce l’aboutissement du chantier «rive gauche» pour octobre prochain. Une première étape importante, avant d’enta­mer la seconde. «Nous ne pouvions pas charger ce quartier de deux chantiers, explique Lucien Emringer, président du conseil d’administration de M Immobilier. Nous les avons donc envisagés en deux phases, en travaillant d’abord sur la rive gauche, avant d’entamer le chantier de la rive droite». Dans les prochaines semaines tout d’abord, un parking de 400 places sera mis en fonction. Ce dernier constituera le socle d’un projet d’esplanade sur laquelle se grefferont des espaces de bureaux qui totaliseront une surface de 10.700 m2. Avec le souci architectural de ne pas occulter les perspectives visuelles qu’offre le fond de la vallée, le projet accueillera, pour le mois d’octobre, des surfaces commerciales (pour un total de 1.800 m2) et un marché de proximité de 500 m2. Mais bien avant, pour le mois de mai, les travaux qui concernent la réhabilitation des bâtiments liés à l’ancienne brasserie devraient se clôturer. Pas moins de douze établissements Horeca, allant du restaurant gastronomique à la brasserie, en passant par une série de bars, s’y installeront. «C’est le principe de ce concept novateur, précise Guy Standaert, architecte collaborateur du cabinet Assar Marc Ewen. Nous voulions développer ici un projet ambitieux ralliant une multitude de fonctions. On retrouvera donc des parkings, des bureaux, un pôle ‘restaurant’ attractif et de l’habitat». Une centaine d’habitations réservées à la location pour une surface de 8.000 m2 verront aussi le jour. La gestation du projet qui devra être mis en place sur la rive droite est en phase terminale. Il se voudra complémentaire de ce qui est en phase d’être concrétisé sur la rive gauche et devrait accueillir un hôtel et un centre de fitness. || S. L.

A l’initiative de Nicole Avez-Nana (AB Lux) a été publié, à compte d’auteur, le Cahier de gestion du micro-entrepreneur. Un ouvrage sous forme de guide pratique qui se veut simple et compréhensible par tous, afin de pallier le manque d’informations de base sur la création et la gestion d’entreprise destinées aux micro-entrepreneurs et aux bénéficiaires de micro-crédits. Sans but de remplacer une vraie formation en création et gestion d’entreprise, il fournit néanmoins des informations susceptibles d’aider tout micro-entrepreneur à réussir dans son projet. IT

lecuit migre sur sap Lecuit Opto-Technical, importateur de matériel photographique professionnel, choisit SAP Business One, le logiciel d’automatisation de SAP destiné aux PME. Prodware, partenaire SAP Business One, assurera l’installation et le support de l’application. «En choisissant SAP Business One, nous avons opté pour la sécurité et l’avenir», explique Tim Walsh, administrateur de Lecuit (...). L’application SAP Business One cadre parfaitement avec nos besoins actuels et nous confère une solide

base pour de nouvelles applications». Le Luxembourg représente un marché important pour SAP. «Aujourd’hui déjà, SAP occupe une solide position dans le segment des grandes entreprises et du secteur public. Avec la récente version de SAP Business One, elle est prête pour poursuivre cette croissance en 2008 dans le segment des PME», commente Peter Nurski, directeur commercial de SAP au GrandDuché. T e l e com s

Records de SMS

4,87 Traditionnellement riche en envois de SMS, le passage à la nouvelle année version 2007-2008 n’a pas dérogé à la règle, les trois opérateurs ­lux­embourgeois ayant battu leurs records d’envoi de messages entre le 31 décembre et le 1er janvier. Selon les don­nées communiquées par les trois opé­rateurs, le total de 4,87 millions a été atteint: 2,13 millions pour LuxGSM (+37% par rapport à 2006-2007), 1,6 million pour TangoTele2 (+30%) et 1,14 million pour ­Voxmobile (+13,6%). i n v e s ti s s e m e n t

ACCOR etend sa chaine Après le rachat des réseaux Pullmann et All Seasons, Accor repo­ sitionne son portefeuille de marques hôtelières et prévoit l’ouverture de 40 hôtels en Belgique et au Luxembourg, d’ici à 2011. En relançant Pullman, Accor entend

consolider ses positions sur le marché de l’hôtel­ lerie haut de gamme, en ciblant plus particu­ lièrement les voyageurs d’affaires. L’ouverture d’un Etap Hotel est prévue dans la région de Livange à la mi-2008. Avec six établissements situés près des aéroports ou des grands axes routiers, en Belgique et au Luxembourg, l’enseigne devrait en 2011 compter une vingtaine d’établissements. Présent au GrandDuché avec les marques Sofitel, Novotel, Mercure, Ibis et Etap Hotel, le groupe compte également rénover son parc de chambres et d’espaces publics au cours des trois années à venir. T e l e com s

Solution Excitor pour SIT Group SIT Group Luxembourg vient de s’associer avec l’entreprise danoise Excitor, spécialisée dans l’échange mobile de données, pour distribuer sa solution DME (Distributed Management Environment), qui combine les fonctionnalités de «push mail» (récupération de ses messages électroniques en temps réel sur un terminal mobile) et de synchronisation des données de type agenda ou de contacts. L’intérêt de la solution, basée sur les technologies IBM et Avaya, et compatible avec LotusNotes ou Exchange, réside dans le fait que les données exploitées ne sont pas hébergées sur un serveur qui se trouverait à l’étranger. Une sécurisation accrue qui, par exemple, cadre parfaitement avec les exigences de la CSSF en matière d’échange de données.

Photo: Fabeck Tatiana architecte

PUBLICATION

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ACTUALITe · entreprises

Orco invests Capellen

Orco Property Group – a Luxembourg-based real estate investment and development company, which is active in central Europe – announced the acquisition of the CAP2 building in Capellen for 31.5 million euros. The 7,750m2 structure to become Orco’s head­ quarter is considered the most important investment of the public company in Luxembourg’s real estate market. For the seller, Banimmo, a Bel­gian firm specialised in re-positioning and re-development real estate services, this transaction represents the third of its 2007 sales plan. “This sale will allow Banimmo to exceed the initial trading projection, which was made at the IPO,” the company said. MEDIA

Photos: Orco Property Group, Zap.lu, Foyer

Zap.lu passe le million

Le 2 janvier dernier, Zap. lu, le site communautaire luxembourgeois, franchissait la barre du million de pages vues journalières. Le décompte a été effectué par l’éditeur indépendant CIM. Les 20 sites luxembourgeois les plus importants totalisant 1,6 million de pages, le site créé en 2007 s’affirme, avec ce résultat, comme le leader en termes d’audience Internet. «Alors

qu’évidemment, ces chiffres sont explicables par la rentrée de nombreux de nos utilisateurs, nous sommes certains que nous allons affirmer ces chiffres et les surpasser dans les mois prochains, vu les nouvelles étapes et intégrations que ZAP.lu va pouvoir annoncer bientôt», explique Patric de Waha, responsable du développement technique du site ZAP.lu et un des cofondateurs de Alex.lu – site prédécesseur de ­Zap.lu. A r ti s a n at

l’Innovation Primee

Suite au succès de la première édition du «Prix de l’innovation dans l’artisanat» en 2006, la Chambre des Métiers (CDM), le groupe C3, Luxinnovation et la Fédération des Artisans remettent le couvert cette année. L’objectif est de récompenser les projets innovants notamment en matière de création d’entreprise, modernisation de produits ou coopération de recherche, afin d’inciter les entreprises artisanales à adopter des stratégies leur permettant de garantir leur compétitivité au niveau national et sur les marchés étrangers. Le Prix s’adresse au ressortissants de la Chambre des Métiers, et le projet ne peut dater de plus de deux ans. Les dossiers de candidature, directement téléchargeables à partir du site www.cdm.lu, ou disponibles auprès de la CDM, sont à déposer pour le 31 janvier au plus tard.

C o mmu n icati o n

L’ambition de l’experience

Comfi, une agence de communication belge, s’est implantée au Luxembourg en janvier. Créée à Bruxelles en 1996, l’agence s’est forgé une solide réputation dans la communication taillée sur mesure, en ciblant les domaines des relations publiques, de la communication médias et de crise, des éditions, de la conception de sites web et de la publicité financière. Le tout avec une structure simplifiée à l’extrême, présentée comme «flexible, à taille humaine», et limitée à une rédaction et un studio de graphisme intégré. Comfi est, par exemple, intervenue dans la communication du groupe Mittal, lors de l’offre d’achat publique lancée sur le groupe Arcelor. Elle compte parmi ses clients AXA Belgium, Telindus, Solvay, Comparex et ­Kinepolis. Au GrandDuché, Comfi travaille déjà pour ArcelorMittal et le groupe Foyer. La filiale est dirigée par Marc Schonckert (lire page 89).

Photo: RTL Group

R e al e s tat e

RTL Group’s headquarter in Luxembourg

i n v e s tm e n t

insufficient certainty Bertelsmann postpones its share offer on RTL. Bertelsmann will not proceed at this time with a contemplated voluntary public offer for RTL shares, the Germanybased international media corporation announced last December in a press release. “There is currently insufficient certainty that the Luxembourg Takeover Law (including the squeeze-out right provided for in that law), would apply to its contemplated offer,” the group said. It post-poned its takeover decision. “An offer for all RTL Group shares at a fair price remains a welcome development that could clarify the position of the RTL Group shareholders and that any obstacle, including uncertainties in the Luxembourg takeover law, should be removed immediately,” DAGF, a semi-open end investment fund, said. The Dutch Fund, managed by Deminor Investment Management, specialises in undervalued listed companies with clear value improvement potential to be unlocked through active shareholder engagements. According to DAGF, the additional time available should be used as an opportunity to take all necessary steps to ascertain that the price that will be offered to RTL Group minority shareholders will be fair and reflect the true value of the company. || M. A. PAPERJAM fevrier 2008

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A C T U A L I T E · p lac e f i n a n c i e r e

Photo: Luc Deflorenne

Patrick Giry: «Nous avons réussi en peu de temps, peut-être par notre particularité, à transformer l’essai dans l’esprit des distributeurs».

S T R A T E G IE

SAUTE-FRONTIEREs Carmignac Gestion va se servir de sa plate-forme luxembourgeoise pour s’implanter sur les marchés étrangers. L’Espagne et l’Italie sont les premiers ciblés. Certaines sociétés n’existent essentiellement que par le charisme de leurs dirigeants. D’autres, en revanche, se basent sur un modèle suffisamment éprouvé pour que rien ne soit trop bouleversé après le départ de certains managers, aussi charismatiques fussent-ils. Carmignac Gestion entre dans la seconde catégorie et a parfaitement négocié le départ, il y a un an, de ses deux directeurs généraux, Miriam Mascherin et Michel Tamisier, partis créer leur propre structure, Elite Advisers (lire paperJam décembre 2007, page 72). Gérant de fortune indépendant créé à Paris, Carmignac Gestion suit, depuis 2000, une belle courbe de croissance, au point d’être, aujourd’hui, le premier asset manager en France, en termes de stock et de flux vis-à-vis des réseaux non captifs. La société affiche un total de 13 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont la moitié est réalisée à partir du Luxembourg, où la société est présente depuis 1999. En 2007, en dépit d’une année assez agitée sur les marchés financiers, la collecte nette a été de plus d’un milliard d’euros. «Nous sommes sur une tendance exceptionnelle qui devrait continuer sur le premier semestre 2008, prévient Patrick Giry, directeur général de Carmignac Gestion Luxembourg, qui mesure le chemin parcouru en l’espace de quelques années. Nous étions trois il y a trois ans. Nous sommes 30 aujourd’hui. Nous avons embauché dix personnes en 2007 et nous en recruterons encore une dizaine en 2008. Ce succès est le résultat d’une alchimie entre d’excellentes performances de gestion et une stratégie de développement qui a bien fonctionné». La stratégie? Une approche avant tout macro-économique qui permet de définir des thèmes d’investissement dans le temps. «Les pays émergents et les matières premières, nous nous y sommes engagés il y a plusieurs années déjà, indique M. Giry. Nous avons également une tactique de couverture qui permet de neutraliser, à un instant donné, un accident de marché. Cela ne répond pas à une tactique prédéfinie, mais à une étude des événements du marché. Regardez l’évolution du dollar entre 2000 et 2007: il est passé de 0,9 euro à 1,5 euro… Entre une gestion passive qui ne couvre pas les risques de devise et une qui couvre ce risque, le différentiel est, au final, de 50%».

Actuellement, Carmignac couvre, à partir du Luxembourg, pas moins de sept marchés internationaux: le Benelux, bien sûr, mais aussi l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne. Chaque pays est suivi par un head of country qui en vient directement. Mais pour des raisons évidentes d’efficacité, la société a pris la décision de commencer à implanter des équipes directement sur place, au travers de bureaux de représentation. Madrid, au cours du premier trimestre, et Milan, avant l’été, sont les deux premières ouvertures programmées pour 2008.

Trois nouveaux fonds en 2008 Les équipes là-bas seront composées de gens venant de Luxembourg et des personnes recrutées sur place. «Chacun de nos heads of country retournera dans son pays d’origine, précise M. Giry. Luxembourg continuera à abriter le centre décisionnaire de la stratégie européenne, toute la partie des services financiers et administratifs et tout le volet communication, marketing et publicité». En Espagne, les cibles commerciales seront les banquiers privés adeptes de l’open architecture. En Italie, en revanche, Carmignac s’appuiera sur les réseaux de promotore, très répandus dans la botte. L’ambition affichée est claire: devenir, dans ces pays, le premier asset manager étranger. «Ce n’est pas impossible», estime M. Giry, qui s’appuie sur le résultat d’études menées auprès de banquiers privés pour qui le nom de Carmignac Gestion revient presque aussi naturellement que les mastodontes que sont JPMorgan, Fidelity ou Schroeders. «Etre comparé à eux, qui disposent d’effectifs conséquents et un bon track record, prouve que nous avons réussi en peu de temps, peut-être par notre particularité, à transformer l’essai dans l’esprit des distributeurs. Cela laisse entrevoir un développement considérable». Et pour mieux appuyer encore ce développement potentiel, Carmignac a lancé, pour la première fois depuis 2003, trois nouveaux produits: un fonds de fonds adossé à sa propre gamme, un autre dédié aux petites et moyennes capitalisations dans les pays émergents et un fonds obligataire pur. || Jean-Michel Gaudron

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A C T U A L ITE · pl a c e f i n a nc i e r e

Strategie

Relance a l’international Investlife Luxembourg, la filiale de BNP Paribas, amorce en 2008 une nouvelle étape dans sa restructuration entamée en 2002.

Photo: Etienne Delorme

Fabrice Bagne (Investlife Luxembourg): «Nous nous sommes séparés d’un certain nombre d’­apporteurs d’affaires, avec la perspective d’orienter notre activité davantage vers les high net worth individuals, une cible plus haut de gamme».

Créée en 1994, en tant que filiale commune de la banque BNP Paribas Luxembourg (pour un tiers) et de Cardiff, la compagnie française d’assurances du groupe bancaire, Investlife Luxembourg, spécialisée dans les produits d’assurance vie et de prévoyance, va élargir en ce début d’année 2008 sa présence géographique internationale. Déjà présente, depuis 1999, à Paris, la société s’apprête à ouvrir, au printemps prochain, deux nouvelles succursales à Francfort (pour anticiper les évolutions fiscales favorables aux produits d’assurance vie programmées, outreMoselle, au 1er janvier 2009) et en Suisse, place financière majeure en private banking, mais encore assez novice en matière d’assurance vie. «Ce type de produit y est assez peu connu et les préoccupations fiscales et successorales qui y sont liées n’en sont qu’à leur balbutiement», constate Fabrice Bagne, administrateur délégué d’­Investlife Luxembourg. Cette internationalisation marque une nouvelle étape dans les nombreux bouleversements qui ont accompagné le développement de la société ces dernières années. Des changements rendus nécessaires par les évolutions

réglementaires et législatives en matière, entre autres, d’assurance. L’impact de «l’affaire» PanEuroLife qui avait vu, début 2001, l’incarcération de quelques-uns de ses principaux dirigeants dans le cadre d’une enquête partie de France pour escroquerie et blanchiment, n’y est pas non plus étranger… «Tous ces besoins réglementaires de mise en conformité nous ont amenés à engager des réflexions sur la meilleure stratégie à adopter, compte tenu aussi de l’évolution de l’industrie du private banking, explique M. Bagne. Cela nous a conduits, entre 2002 et 2004, à la refonte globale de notre dispositif».

Remise à plat Cette refonte passa par une mise en veille du volet commercial, en même temps qu’une profonde révision de la gouvernance d’entreprise et des systèmes informatiques. «Nous avons mis en place des dispositifs de maîtrise des risques et de traitement administratif des opérations, résume M. Bagne. Les investissements ont été importants entre 2002 et 2004 et nous avons dédié jusqu’à six personnes pour reconstruire

notre dispositif de contrôle interne de conformité. Nous avons également procédé à une revue complète du portefeuille des apporteurs d’affaires et nous nous sommes séparés d’un certain nombre d’entre eux, avec la perspective d’orienter notre activité davantage vers les high net worth individuals, une cible plus haut de gamme». Une fois ce travail de remise à plat accompli, en 2004, l’heure fut alors au redéploiement commercial d’Investlife. Car de près de 600 millions d’euros en 2000 (deuxième rang au Luxembourg derrière Lombard ­ International), le montant des primes émises par la société était tombé à 74,8 millions en 2004… En 2005, donc, la société a misé sur une stratégie nouvelle, en visant non plus les courtiers, mais directement les institutionnels et private bankers. «Nous proposons désormais nos produits d’assurance vie à des banques privées, des grandes maisons et des indépendants de type gérants de fortune, family office ou tiers gérants», explique M. Bagne. Remonté à 380 millions d’euros, le montant des primes émises a atteint près de 480 millions en 2006… Initiée en interne, auprès du groupe BNP Paribas, cette stratégie a été élargie et accélérée en direction des grands acteurs internationaux comme Rothschild, UBS, Pictet... Aujourd’hui, d’ailleurs, le premier partenaire commercial d’Investlife n’est plus BNP ­Paribas. Très engagée à l’international, et disposant d’expertises très pointues dans certains pays du continent américain (la société est même agréée à Miami en tant que professionnel de l’assurance), Investlife n’en oublie pas ses origines et travaille au développement des contrats d’assurance vie luxembourgeois, «en particulier pour offrir un maximum de possibilités en matière de private equity, afin de loger des actifs plus ou moins liquides dans des contrats d’assurance vie», indique M. Bagne. La société a d’ailleurs mis en place une équipe Personal Life Solution, qui prend en charge l’étude juridique et fiscale et l’élaboration de solutions pour les dossiers internationaux les plus sophistiqués en matière d’actifs éligibles. || Jean-Michel Gaudron

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A C T U A L I T e · p lac e f i n a n ci e r e

Photo: ING

s’afficher comme la filiale luxembourgeoise du leader mondial de l’assurance et des services financiers, permettra de bénéficier de la notoriété d’une marque forte qui inspire confiance et profession­ nalisme», commente le groupe français qui, au Luxembourg, a réalisé, en 2007, un chiffre d’affaires global de plus de 100 millions d’euros et vise, désormais, une croissance annuelle de 5% à 10%.

I m m o b ili e r

ING Luxembourg prend du galon La banque se positionne de manière marquante dans l’activité real estate du groupe.

Environnement

Fortis passe au vert

Moins d’un an après avoir été choisie pour accueillir la gestion centralisée des activités de private banking du groupe (voir paperJam juin 2007 page 58), ING Luxembourg s’est vu confier une nouvelle mission dans le cadre des activités immobilières internationales de la marque au lion orange. L’accord de coopération, signé avec ING Real Estate Finance International, confère à l’entité grand-ducale le statut de «prêteur de référence» du bras financier de ING Real Estate, acteur international qui détient un portefeuille immobilier de plus de 69,2 milliards d’euros. L’accord concerne, dans un premier temps, neuf pays, six autres devant s’ajouter dans une seconde étape. «Le montant total attendu des crédits renouvelables découlant de cet accord devrait avoisiner le milliard d’euros», indique le communiqué diffusé par le groupe, qui précise que la nouvelle structure a déjà permis de conclure des accords commerciaux en Suède et en Finlande. || J.-M. G.

SOCIAL

PRESQUE RECONCILIES

Alors que l’on semblait se diriger vers une nonconciliation au terme de discussions marathon, un accord de dernière minute est finalement intervenu, mi-décembre, pour le renouvellement de la convention collective du secteur bancaire. Un accord signé entre la seule Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance

(Aleba) et l’ABBL. Entre hausses linéaires et augmen­tations au mérite, les employés des banques verront leur feuille de paye gonfler de 6,7% d’ici à 2009. Par rapport à l’ancien système, 66% (au lieu de 50%) des employés sont béné­ ficiaires du nouveau système orienté sur le mérite. Si les patrons respirent, les syndicats LCGB et OGB-L, eux, ont refusé de signer le texte final. Si la paix sociale a été, cette fois, sauvée, il se profile une année 2009 pour le moins agitée dès qu’il s’agira de renouveler cette convention.

S t r at e g i e

AGF ­L uxembourg: l’Allianz au doigt Presque dix ans après la prise de participation majoritaire du groupe allemand fondé en 1889 dans le groupe français AGF, le mariage est définitivement scellé par le biais de ce changement définitif d’identité. La société Vie devient Allianz Life Luxembourg, active au Grand-Duché autant qu’en LPS, alors que la succursale luxembourgeoise Non vie d’Allianz Belgium devient Allianz Insurance Luxembourg. «Pour AGF Luxembourg,

Engagée dans une politique prononcée de développement durable et de responsabilité sociale, Fortis Banque Luxembourg a franchi un nouveau pas en signant, avec Cegedel, un contrat portant sur la fourniture d’énergie électrique dite «verte». Ce partenariat, d’une durée de trois ans, couvre l’approvisionnement de toutes les entités légales de Fortis au Grand-Duché avec une électricité 100% verte, intégralement d’origine hydraulique, qui provient de barrages sur la Moselle. Par ce contrat, Fortis Luxembourg voit ses émissions de CO2 passer de 9.000 tonnes par an à… zéro. Bourse

Cap sur Paris

+26%

pour Ventos

Pour la première fois dans l’histoire du marché ­Alternext Paris, la place de référence pour les petites et moyennes valeurs, une action

luxembourgeoise a été admise à la cotation. Il s’agit de la société de prise de participations Ventos, intégrée le 20 décembre dernier, cotée à ­Luxembourg depuis décembre 2000. Au 30 juin 2007, la société, qui investit dans l’immobilier et le secteur financier, affichait un actif net réévalué de 179,9 millions d’euros, pour un résultat opérationnel de 5,1 millions et un résultat consolidé de 4,3 millions. En Bourse de Luxembourg, le cours de l’action Ventos a progressé, sur l’ensemble de l’année 2007, de 26 %. Sur Alternext, introduite à 91 euros, elle a terminé l’année, après six séan­ces de cotation, à 90,94 euros. Elle a poursuivi son repli en ce début 2008 (86,5 euros en clôture le 16 janvier). Bila n

Effet subprime limite

Photo: Fortis

Aux yeux de la Commission de Surveillance du Secteur Financier, à l’heure de son traditionnel bilan annuel, la crise du subprime ne devrait pas trop affecter le secteur financier luxembourgeois. «La situation du secteur bancaire reste stable, les banques de la Place n’étant que peu engagées dans l’activité ‘investment banking’», note la CSSF, rassurée par le fait que les revenus des activitésclés de la Place (private banking et services aux OPC) n’ont pas été impactés par cette crise. «Quelques banques seront amenées à procéder à des corrections de valeur substantielles sur leurs portefeuilles-titres», prévient néanmoins la commission.

Photos: David Laurent (archives paperJam), Fortis, CSSF

L’accord offre à ING Luxembourg davantage d’opportunités de cross-selling de produits bancaires.

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A C T U A L I T e · p lac e f i n a n ci e r e

CFF entre sur le marche belge La plate-forme CFF (Central Facility for Funds) de Clearstream, lancée au Luxembourg en mars dernier et qui permet d’accélérer et de simplifier les procédures opérationnelles d’instructions de règlement et de paiement en matière d’OPCVM, a enregistré, fin 2007, ses premiers clients belges avec RBC Dexia Investor Services Belgium et KBC Bank. Une collaboration qui s’inscrit dans le cadre des nouvelles dispositions qui sont entrées en vigueur en Belgique au 1er janvier, obligeant tout émetteur belge d’instruments financiers non cotés à désigner un établissement teneur de compte, responsable de la détention de la totalité de l’émission de cet instrument financier. C’est ce rôle que jouent les deux banques clientes de CFF, qui ont opté pour cette solution en vue de développer leurs capacités de distribution transfrontalières. Eu r o p e

Photo: Fabeck Tatiana architecte

SCT SOON EFFECTIVE A major move towards closer European financial integration is soon to take place. The Single Euro Payments Area for Credit Transfers (SCT) – one of the three payments instruments to be harmonised up to 2010 within the euro zone – will allow consumers and companies to make domestic and cross-border credit transfers with the same conditions, rights and obligations as previously in their own country. “The first step of this new European payments landscape will be more transparent for the consumer and will harmonise the different fees”, the Luxembourg

Bankers Association (ABBL) explains. “Concretely also, cross-border payments will be executed more quickly than is commonplace now due to the maximum execution time of three days which will be gradually reduced to one day.” I m m o b ili e r

La DAM a l’Etoile Noire

administration staff. This number has since grown to 1,700 users and should continue to increase in the foreseeable future,” Odyssey said. Founded in Luxembourg in 1995, Odyssey has offices in the main financial centres worldwide and employs more than 450 professionals. Its operational head office and main development centre is located in Lausanne. I n d icat e u r s

Resultats en repli Dexia Asset Management Luxembourg, le centre de gestion d’actifs du groupe Dexia, investit l’Etoile Noire au 136, route d’Arlon (Strassen). Les 80 collaborateurs de la structure holding occuperont les 1.850m2 de surface du nouveau bâtiment. Agréée en avril 1999 par la CSSF, Dexia Asset Management Luxem­ bourg est l’un des quatre centres de compétence de Dexia Asset Management, dédié aux mandats de gestion «Global Balanced» et «Multi Management» (alternatif et traditionnel). Une trentaine de professionnels est dédiée à ces types de gestion, au service de l’ensemble du groupe Dexia. IT

Standford goes Odyssey Stanford Financial Group, which specialises in private wealth management and investment banking services, chose Odyssey Financial Technologies Solutions to implement an integrated UMA (Unified Managed Accounts) and wealth management platform. “The initial implementation catered for 1,500 users, including Portfolio and Relationship Managers, as well as various support and

5% Selon les données communiquées par la CSSF, le résultat avant provisions de l’ensemble du secteur bancaire luxembourgeois s’est établi, au 31 décembre 2007, à 6,19 milliards d’euros (-5% en un an). Les banques de la Place ont, néanmoins, pu accroître leur marge d’intérêts à 5,7 milliards d’euros (+24,3%), bénéficiant d’une hausse des dividendes reçus de la part de leurs filiales. Hausse également pour les revenus de commissions (+8,8%), portés par la vigueur des activités de gestion patrimoniale. En revanche, les revenus nets se sont effondrés à 934 millions d’euros (-60%). Pour partie, ce recul est dû à 904 millions de produits exceptionnels enregistrés en 2006 et, à un degré moindre, des moins-values d’évaluation sur le portefeuille titres indirectement induites par la crise américaine des subprimes.

Photo: Bourse de Luxembourg

I n n o v ati o n

L’activité de la salle des marchés a été moins intense en 2007 sur le plan des transactions.

Bila n

Chute libre L’Indice de la Bourse de Luxembourg s’est correctement comporté en 2007. Le volume des échanges, lui, a plongé. Avec 11% de mieux, l’Indice LuxX de la Bourse de Luxembourg a connu une plutôt bonne année 2007, porté par les performances de SES (+36%) et d’ArcelorMittal (+27%). Luxempart (+35%), Cegedel (+27%) et BIP (+21%) n’ont pas chômé non plus, mais à titre plus anecdotique pour l’indice de référence luxembourgeois, dont elles ne représentent, à elles trois, que 3,5% (contre 40%, ensemble, pour SES et ArcelorMittal). Un indice qui, au 1er janvier, a subi sa petite cure de jouvence semestrielle. Exit Audiolux, le LuxX n’étant désormais plus composé que de dix valeurs. ArcelorMittal, SES et Fortis en sont les trois piliers, avec un poids de 20% chacun. Les valeurs bancaires KBC Group (14%) et Dexia sont les deux seuls autres titres à dépasser les 10%. Le reste du panier se répartit entre RTL Group, BIP, Luxempart, Cegedel et Foyer. Si la Bourse a connu, en 2007, une hausse de 26% du nombre d’admissions de valeurs (13.352 contre 10.547 un an plus tôt), et compte désormais 45.572 lignes de cotation (+14%), dont 31.369 euro-obligations, elle a enregistré, dans le même temps, un impressionnant recul du montant global des transactions sur le marché secondaire. Déjà passé de 2,2 milliards à 1,5 milliard entre 2005 et 2006, le volume d’affaires a chuté à 652 millions (-70%), son plus faible niveau depuis 2003. La dégringolade est encore plus vertigineuse sur le segment obligataire, avec un montant de transaction divisé par 6 à 203,6 millions (-85% par rapport à 1,29 milliard fin 2007). Au rayon des actions luxembourgeoises, le volume traité, lui aussi, est en baisse, avec 167 millions d’euros (-7%). «La Bourse de Luxembourg conforte sa place de leader au regard du nombre d’obligations domestiques et internationales cotées par les bourses en Europe. Au plan international, la Bourse reste, par ailleurs, la principale place de cotation des certificats d’actions étrangères», se console-t-on du côté de l’avenue de la Porte-Neuve. || J.-M. G. PAPERJAM fevrier 2008

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ACTUALITe · industrie

Spanish award

Photo: Etienne Delorme (archives)

Gonzalo Urquijo (ArcelorMittal)

I n v e s ti s s e m e n t s

ArcelorMittal tout schuss Le géant sidérurgique poursuit sa croissance externe à grandes enjambées. Mauritanie, Autriche, Uruguay, Venezuela… Le rayonnement géographique d’ArcelorMittal ne semble pas connaître de limites, même si, dans le même temps, le plan de réorganisation annoncé à Gandrange (Moselle) fait quelques vagues dans la région (lire page 66). Le leader mondial de la sidérurgie a ainsi, en l’espace d’un peu plus de deux semaines, annoncé quatre opérations majeures. D’abord l’acquisition de Cinter, producteur de tubes en acier inoxydable établi en Uruguay (200 employés et 47 millions de dollars US de chiffre d’affaires en 2007), puis celle de l’entreprise autrichienne de distribution d’acier Eisen Wagner, permettant à ArcelorMittal de prendre pied sur un marché autrichien de la distribution d’acier «très concurrentiel et dynamique», comme l’a indiqué Gonzalo Urquijo, membre de la direction générale d’ArcelorMittal et responsable de la division Steel Solutions & Services. Enfin, en ce début d’année, le groupe a signé un protocole d’accord avec la Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie, en vue de développer conjointement un grand projet d’extraction de minerai de fer via l’exploitation du gisement de minerai de fer d’El Agareb en ­Mauritanie, puis a conclu, au Venezuela, un accord en vue d’acquérir Unicon, le premier fabricant local de tuyaux en acier soudé (2.500 salariés et 552.000 tonnes expédiées pendant l’exercice clos à la fin du mois de mars 2007). Dans le même temps, un nouveau programme de rachat d’actions a été dévoilé, portant sur un maximum de 44 millions de titres. A la date du 9 janvier, pas moins de 2,13 millions de titres avaient été rachetés pour un montant total de 105,03 millions. Le programme précédent, entre juin et décembre, avait permis le rachat de 27 millions d’actions pour un total de 1,35 milliard d’euros. Seule note sombre dans le déroulement de ces dernières semaines: l’accident survenu dans la mine de charbon d’Abaiskaya, au Kazakhstan, exploitée par ArcelorMittal, et qui a coûté la vie à 30 mineurs, tués dans une explosion. || Jean-Michel Gaudron

Cargolux, Europe’s largest all-cargo airline has been elected Best Cargo Airline in Spain after a survey conducted by Intertransport, a Spanish maga­zine. The recompense focuses on criteria such as quality, network, fleet, post sales service and friendliness of staff. The freighter already received the award in 2003 and 2005. With more than 1,400 staff worldwide Cargolux operates three weekly services on its return flights from Asia in addition to regular trucking services between Cargolux’s hub in Luxembourg and major Spanish cities. It started flights to Barcelona in June 2004. Investment

Recap for IEE IEE and Apax Partners finalized a 165 million euro recap on IEE’s capital in order to optimize its balance sheet. This recap was made possible thanks to continuing strong trading perfor­ mances of the company. Between 2003 and 2007, IEE revenues have increased from 70 million to 170 million euros (+143%) and Ebitda has been multiplied by 3.5 from 9 million to 32 million euros. In 2004, Apax became main shareholder of IEE, acquiring 70% of the shares previously owned by Arcelor. The management team and two Luxembourgbased funds, BIP and Luxempart are the other co-investors. Today, within this recap, the company’s shareholder structure remains largely the same.

“We will continue to focus on R&D in our headquarters in ­Luxembourg with activities aimed at ensuring further sustainable and profitable growth”, Hubert Jacobs van Merlen, IEE’s CEO, comments. Internet

Gros contrat pour SES Astra

SES Astra a signé, en décembre dernier, son troisième grand contrat pour la commercialisation de son accès Internet à haut débit, Astra2Connect, auprès des consommateurs finaux en Allemagne. Le nouveau client de l’entreprise du groupe SES est Yato, un fournisseur Internet, de télécommunications et de services média numériques par satellite pour toute l’Europe, et dont le siège se situe à Zoug, en Suisse. Il utilisera Astra2Connect pour offrir à ses clients des services triple play sans appui terrestre. «Nous continuons à négocier dans divers pays avec des partenaires marketing afin de maximiser la portée de ce nouveau produit et de continuer à stimuler son introduction sur le marché», indique Alexander Oudendjik, chief commercial officer de SES Astra. Energie

Une premiere pour LEO Le Luxembourg Energy Office (LEO), société commerciale de la Ville de Luxembourg, a signé, début janvier, son premier contrat de fourniture d’énergie certifiée renou­velable avec un client à l’étranger, allemand en l’occurrence. La société de distribution

d’eau potable de la Ville de Bonn et de ses environs couvre ainsi ses besoins en énergie électrique (de l’ordre de 20 millions de kWh pour les années 2008 et 2009) par des certificats de production d’énergie certifiée renouvelable. Par ailleurs, et donnant suite à une demande croissante, LEO prépare actuellement l’introduction de tarifs couverts à 100% par la production d’énergie renouvelable, pour les clients basse tension raccordés aux réseaux électriques de la capitale. C o m m u n icati o n

La Fedil change d’image

Il n’est jamais trop tard pour se refaire une petite jeunesse. Alors qu’elle file sur sa 90e année d’existence, la Fédération des industriels du Luxembourg (Fedil) s’est offerte une nouvelle identité visuelle: un nouveau logo et une dénomination légèrement modifiée. Si le nom de Fedil reste, évidemment, bien en place, il est désormais complété par la mention «Business Federation Luxembourg». Une appellation qui cadre parfaitement avec son apparte­nance à la Confédération des entreprises européennes, ­Businesseurope (www.businesseurope.eu). Les entreprises membres de la Fedil, regroupées en une quinzaine d’associations sectorielles, représentent un quart de la valeur ajoutée du pays, 30% de l’emploi intérieur et réalisent quelque huit milliards d’euros d’exportations par an.

Photos: Cargolux, SES

A I r li n e s

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ACTUALITe · grande region

Un «Ecopole» lorrain

Photo: Olivier Minaire

Une expertise va être réalisée afin d’étudier une alternative à la fermeture.

S o cial

L’acierie, c’est fini! Le site d’ArcelorMittal Gandrange cumule les handicaps. Il a ainsi accusé un déficit d’une trentaine de millions d’euros l’an dernier, fait savoir sa direction. Four électrique qui coûte trop cher en énergie, perte de savoir-faire liée aux nombreux départs à la retraite, pro­ duction trop diversifiée… Face à ces handicaps, nombreux, et à des pertes financières jugées trop lourdes, ArcelorMittal a annoncé un projet de réorganisation du site afin de rendre l’activité pérenne et bénéficiaire. Il est ainsi prévu de développer le laminoir mais d’arrêter l’aciérie et le train à billettes, dès 2009. Ce qui entraîne la suppression de près de 600 emplois sur le site où tra­vaille un millier de personnes, auxquel s’ajoutent environ 300 emplois en sous-traitance. Mais le numéro un mondial de l’aciérie précise que cha­que collaborateur se verra offrir une solution de reclassement sur d’autres sites, au Luxembourg et à Florange, où une augmentation de 60% de l’investissement pour 2008 est annoncée. Ces informations ont été remises aux représentants du personnel lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, plutôt tendu, qui s’est tenu le 16 janvier. Les syndicats, qui contestent une décision purement financière, voient les choses autrement… L’intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT et la CFE CGC, estime que le site est viable dès lors qu’ArcelorMittal investit dans l’usine et les hommes, notamment dans la formation. Elle a obtenu de la direction l’intervention d’un expert afin d’étudier une possible alternative à la ferme­ture. Les syndicats ont également reçu le soutien des élus et des parlementaires qui ont notamment abordé le sujet à l’Assemblée nationale. Répondant à une question du député Michel Liebgott, le secrétaire d’Etat chargé des entreprises, Hervé Novelli, a annoncé qu’il comptait interpeller ArcelorMittal afin de favoriser la mise en place d’un plan de revitalisation local «qui soit à la hauteur des enjeux». A Gandrange, mi-janvier, les salariés restaient mobilisés et nombreux à vouloir sauver l’usine. || F. B.

Le Conseil régional de Lorraine a créé, le 13 décembre dernier, un nouveau cluster: ­Ecopôle. Né de l’idée de faire de la Lorraine «une région leader dans le domaine de l’environ­ nement», le petit dernier agrandit la fra­­­­trie des clusters régionaux qui compte déjà deux aînés, Aériades (secteur aéro­ nautique) et Soluplast (plasturgie). Ecopôle ­Lorraine, en phase de création, reste pour l’heure sous la tutelle du Conseil régional, qui songe déjà à son émanci­ pation, par le biais d’une constitution en associa­ tion. Le nouveau cluster est composé de plusieurs thématiques environne­ mentales, dont trois sont clairement identifiées à ce jour: la gestion des eaux, le traitement des friches et déchets indus­ triels, et l’écoconstruction. I n n o v ati o n

Sur les chapeaux de roues

Le Fonds Régional pour l’Innovation en Lorraine (FRIL), créé à la mi-2006 en partenariat avec Oséo, vient de dresser le bilan d’une première année complète d’exercice. Ce dispositif de soutien à l’innovation, spéciale­ ment adapté aux besoins des PME, a bénéficié en

2007 d’une dotation de 8 millions d’euros, ce qui a permis de soute­ nir 122 initiatives: six pro­jets de recherche industrielle, 48 projets d’innovation, 28 pres­ tations technologi­ques réseau ainsi que 45 re­cru­ tements de per­son­nel de R&D. Outre ces recru­ tements, une cinquan­ taine d’emplois nou­veaux devraient être créés dans les entreprises soutenues par le FRIL, grâce aux pro­ jets d’innovation lancés en 2007. TOURISME

TERRE D’ACCUEIL

La Province de Luxem­ bourg (Belgique) vient de porter sur les fonts baptismaux la «Conven­ tion Bureau Ardennes Meetings et Incentives». Cette cellule vouée au tourisme d’affaires, ini­ tiée par le député pro­ vincial en charge du Tourisme, René Collin, avec l’appui de la Région wallonne, est marquée par un partenariat publicprivé. Son objectif est d’assurer «une promotion cohérente de l’offre MICE (Meetings, Incentives, Congresses, Events) sur les marchés nationaux et étrangers, afin de posi­ tionner la province comme destination idéale pour la tenue ‘au vert’ de séminaires, et autres réu­ nions», indique M. Collin. La cellule agit comme un maillon neutre entre le demandeur et le pres­ tataire et apporte conseils aux entreprises qui sou­ haitent organiser un évé­ nement dans la province. Les mar­chés prioritaires sont l’Allemagne, la France ainsi que le Benelux, bien sûr, et plus particulière­ ment le Grand-Duché.

EN T REPRENE U R I A T

TABLEAU DE BORD FEMININ

Créée il y a cinq ans, afin d’éveiller l’envie des fem­ mes de s’investir dans leur région, l’asso­ciation «Méri­ dienne» a débouché en 2004 sur un projet euro­ péen Interreg. Il vient de s’achever avec la présenta­ tion, fin décembre à Virton, d’un tableau de bord (bilan chiffré des nom­ breuses études menées) ainsi que d’un carnet de recommandations, arsenal de lutte contre les discri­ minations dans l’entrepre­ neuriat féminin. Un projet qui s’achève… pour mieux renaître: un nouveau pro­ gramme de ce type, élargi au Grand-Duché, pourrait être bientôt lancé. Il visera notamment à améliorer le taux d’emploi et la mobilité socioprofes­ sionnelle des femmes. I NVE S T I S S E M EN T

WEYLER FAIT LE PLEIN La société Vetedy Belgium, vient d’acquérir un terrain d’un peu plus d’un hec­ tare sur le parc d’activités économiques de Weyler (Arlon), afin d’y dévelop­ per ses activités de fabri­ cation, d’importation et d’exportation de parquets et terrasses ainsi que de production du système «softline». Vetedy est l’inventeur de ce concept breveté permettant d’em­ boîter un parquet en bois massif. L’implantation permettra la création de dix emplois. Idelux, l’intercommunale de développement économi­ que, annonce que le parc, sera bientôt totalement occupé. 35 entreprises s’y implantereront, qui comptabilisent quelque 450 emplois.

Photo: Conseil régional de Lorraine, Marc Vandermeir

C o o p E r ati o n

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Belgique

LE S B I O T E C H N O L O GIE S

SUCCESS STORY WALLONNE Le véritable fer de lance de la Wallonie? Les biotechnologies, bien plus que n’importe quel autre secteur. Il était donc normal qu’elles ouvrent notre série sur les secteurs-clés de l’économie belge. matique, s’y rallient. De ces alliances est née la biotechnologie, ce mariage entre la science du vivant et les nouvelles technologies. Ses applications potentielles sont immenses. Elles couvrent un large éventail de produits pharmaceutiques, chimiques, jusqu’à la médecine, en passant par l’agroalimentaire, l’environnement et la criminalistique. Héritière d’une longue tradition d’innovations technologiques et scientifiques, la Wallonie est ainsi devenue une région phare pour cette spécialité. Ces secteurs de pointe prennent, avec succès, la relève de l’industrie lourde. Toutes les branches des biotechs sont présentes sur le sol wallon, tant au niveau de la recherche dans les universités et les labos que dans les entreprises. De grands groupes internationaux du secteur y ont aussi installé des filiales. L’atout séduction de la Wallonie? Le leadership de plusieurs instituts de recherche d’universités, des partenariats forts entre ces centres de

Illustrations: Elisa Kern (StudioForEditorialDesign) Source: © tilt ulg dr

En tête des bio-régions européennes, la ­ allonie. Pourquoi ce succès? La présence, sur W son sol, de plusieurs multinationales pharmaceutiques, mais aussi de PME diverses dans des secteurs pointus, l’explique déjà en partie. Ces entreprises offrent aussi l’expertise industrielle indispensable à la valorisation des résultats des recherches universitaires. Il n’en faut pas plus pour que le secteur des sciences de la vie puisse entamer une nouvelle phase de développement. L’ambition de bon nombre de ces jeunes entrepreneurs a pu se concrétiser grâce à une croissance rapide et à une orientation des activités vers les segments les plus porteurs et à plus forte valeur ajoutée. Depuis la découverte de l’ADN, en 1953, le génie génétique, qui permet de modifier les organismes vivants en altérant leurs gènes, évolue à vitesse grand V. De nombreuses disciplines, comme la microbiologie, la biochimie, la génétique, la biologie moléculaire, l’infor-

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Belgique

recherche et les entreprises, la présence de parcs scientifiques et le support public grâce à des aides apportées par la Direction générale des technologies, de la recherche et de l’énergie (DRGE) de la Région wallonne, l’Agence Wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX) et la Société Régionale d’Investissement de Wallonie (SRIW).

Un CA de 2,4 milliards d’euros Au total, la Wallonie compte près de 70 sociétés de biotechnologie développant un chiffre d’affaires global de 2,4 milliards d’euros, fruit à 75% de grandes entreprises et 25% de PME, avec un accroissement de 20% ces dernières années. La Wallonie s’arroge ainsi plus de 82% de la part nationale de l’activité des biotechnologies, pour 14% à la Flandre et 4% à Bruxelles. Parmi ces sociétés, certaines sont très prospères, leaders dans leur domaine, comme

­ laxoSmithKline (GSK) Biologicals. A elle seule, G cette dernière produit 47% des revenus du secteur. D’autres entreprises phares le stimulent. Parmi elles, Baxter Healthcare, UCB Group, Eurogentec... Elles investissent des sommes importantes dans des programmes de recherche, en interne et en externe, en coopération avec des universités et de plus petites entreprises. Producteurs locaux, elles distribuent leurs produits dans le monde entier. Les biotechs se retrouvent dans deux pôles du Plan Marshall de la Région wallonne (dont l’objectif est de stimuler l’activité économique): la santé et l’agroalimentaire. Au total, la Wallonie compte financer l’engagement de 620 chercheurs supplémentaires: 500 dans les universités, entreprises et centres de recherche et 120 doctorants, via les bourses du fonds pour la Formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture (FRIA, fonds associé au FNRS, le Fonds National de la Recherche

Scientifique), avec un effort financier équivalent de la part de la Communauté française. Les secteurs de pointe en biotechnologies sont, selon le rapport 2005 Biotech en Wallonie, les soins de santé (79%) et l’agroalimentaire (12,9%). On peut y ajouter les technologies et services (7,5%) et l’environnement (0,6%). Deux tiers des sociétés sont actives dans les domaines des soins de santé et la branche technologie et services. Elles réalisent plus de 80% du chiffre d’affaires du secteur. Certaines d’entre elles se sont fait un nom au niveau mondial. En soins de santé, la biopharmacie intègre différentes démarches thérapeutiques issues de la biotechnologie: protéines recombinantes, thérapie génique, vaccins, etc. Les technologies médicales comprennent les outils diagnostiques et les instruments biomédicaux. Le secteur des outils de recherche développe des produits comme les oligonucléotides, peptides, composés étiquetés, outils de séparation, etc. || Jacqueline Remits

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Belgique

Bernard Rentier

« L’esprit spin-off est ne a Liege» Le recteur de l’Université de Liège est bien placé pour faire le point sur le secteur des biotechnologies en Wallonie, lui qui est docteur en sciences médicales, virologue, et qui a été à l’initiative du pôle Giga. Monsieur le recteur, qu’est-ce qui explique ce succès des biotechnologies en Wallonie? «Le succès des sciences du vivant en ­Wallonie ne date pas d’hier. Il remonte à 150 ans. Liège, notamment, a connu, au sein de son univer­ sité, plusieurs grands personnages. C’est le cas de Théodore Schwann, le concepteur de la théorie cellulaire. Par la suite, d’autres se sont interrogés sur la manière dont les cellules com­ muniquent entre elles. C’est la biologie des organismes. L’histoire de la biologie, qui a été très forte à Liège, s’est par la suite disséminée dans toute la Wallonie. Plus tard, le chercheur Léon ­Frédéricq a fait beaucoup aussi pour l’avancée des scien­ ces du vivant. Plusieurs de ses élèves sont partis à Bruxelles. L’ULB a alors connu un essor extraordinaire de chercheurs. L’UCL également, avec ­Christian De Duve et ses successeurs. Tous ces chercheurs proviennent de la descendance de Schwann. Ce qui a engendré la physiologie, la biochimie… Mais de quand datent les premiers pas de la biotechnologie? «On a fait de la biotechnologie bien avant la découverte, en 1953, de l’ADN et de ce à quoi il servait. La découverte, dans les années 40, des antibiotiques par Victor Fleming a été l’un des grands fleurons de la biotechnologie. Ce que faisait Pasteur, c’était de la biotech­ nologie, à savoir comment utiliser ce qu’on savait du vivant pour en créer des techniques d’application. Les gens ne comprennent pas toujours cette évidence qu’il ne suffit pas d’avoir la techno­ logie pour faire de la biotechnologie, mais qu’il faut avoir aussi toute la science, toute

la connaissance, qui est derrière. Et on n’a commencé à manipuler l’ADN que dans les années 70. Quand est née la «nouvelle» biotechnologie? «La nouvelle biotechnologie, le génie généti­ que, est né, en 1978, aux Etats-Unis. Il a été ramené rapidement chez nous par des scienti­ fiques de haut niveau. C’est le cas de Joseph Martial, biochimiste de formation qui, fraîche­ ment diplômé, a passé plusieurs années durant la décennie 70 en Californie, au moment des tout premiers séquençages de gènes. Il a ainsi participé à la découverte du gène de l’hormone de croissance. Désormais pionnier, auréolé de sa gloire américaine, il est revenu en 1980 en Belgique, où l’ULg lui proposait une chaire d’enseigne­ ment universitaire et la direction d’un labora­ toire de recherche en biologie moléculaire. Il a réellement créé une école et collaboré avec l’Institut de pathologie cellulaire de Christian De Duve. En 1985, il a créé, sur le modèle américain, une des premières spin-offs du pays, Eurogentec. L’esprit spin-off est né à Liège. Cet esprit d’en­ treprise repose sur une tradition, un savoirfaire, et cela n’a pas été inventé de toutes pièces. Le succès des biotechnologies est l’es­ sor de quelque chose qui a été possible quand tous les ingrédients ont été rassemblés pour se développer. Qu’avait-il manqué, jusque-là, pour créer des entreprises dans le secteur? «Jusque-là, il avait manqué l’esprit d’entre­ prise, l’idée qu’on pouvait valoriser les recher­ ches universitaires et les moyens pour le faire.

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Belgique

Photo: Jelle Van Seghbroeck

Bernard Rentier (­Université de Liège): «Nous venons de créer le Wallonia Biotech Coaching, un incubateur qui a pour objectif de stimuler la création et le développement des spins-offs; start-ups et autres spin-outs ­biotechnologiques en ­Wallonie».

Quelques pionniers se sont lancés dans les années 80 et 90. Mais c’est surtout à partir de 1997 que l’université, au lieu de tolérer ces ini­ tiatives, s’est mise à les encourager et a mis en place des structures d’accompagnement. Le parcours a été identique partout, même s’il a été un peu plus précoce à Liège. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de créer le Giga? «A l’ULg, on trouve une immense expertise dans le domaine de la biologie moléculaire au sens large. Il y a, à l’université, au bas mot, une vingtaine de groupes qui faisaient du génie génétique, de la génétique fondamentale, de la génomique, de la protéomique, etc. En tant que vice-recteur à l’époque, j’étais confronté à des demandes similaires de finan­ cement très lourdes pour équiper ces cher­ cheurs. Pour que cela soit vraiment rentable et efficace, le plus simple était de les rassem­ bler, de trouver un endroit où on pouvait les mettre tous ensemble. Ce qui allait permettre de simplifier très fort le matériel et l’instru­ mentation. L’expertise accumulée au sein de ces équipes de recherche devait pouvoir être mise à dispo­ sition des entreprises du secteur, pour la plu­ part, des jeunes PME de haute technologie, mais également des entreprises de plus grande taille. L’objectif était aussi de faire communi­ quer les équipes de recherches universitaires et les équipes de recherches d’entreprises. Le Giga est né dans cet esprit. Il joue le rôle de bio-interface et rend accessible aux entrepri­ ses les plates-formes techniques. Aujourd’hui, le Giga Research rassemble 24 laboratoires comptant au total 280 personnes.

Les gens des labos se côtoient toute la jour­ née. Ce regroupement physique est unique en Wallonie et, d’ailleurs, en Belgique. Les platesformes communes se sont aussi développées. Chacune des 280 personnes de Giga Research s’engage à consacrer 10% de son temps au fonctionnement des plates-formes. Au fur et à mesure que le projet évolue de sa phase scientifique vers sa phase économique, de nouvelles structures à finalité plus commer­ ciale et financière sont venues compléter l’en­ semble. Ainsi, Giga Entreprises est l’interface qui permet de mettre à disposition des entre­ prises les appareillages et les personnes qui savent s’en servir. Pour vendre les espaces, un service commer­ cial est venu s’adjoindre. En collaboration avec le Forem, acteur de la formation en Région wallonne, Giga Formation permet des forma­ tions sur le savoir-faire des plates-formes tech­ nologiques de biologie moléculaire poussée. Les étudiants viennent en stage et reçoivent des formations au Giga. Et pour l’avenir du secteur en Wallonie? «Nous venons de créer le Wallonia Biotech Coaching (WBC), dont j’assume la présidence. Cet incubateur a pour objectif de stimuler la création et le développement de spin-offs, startups et autres spin-outs biotechnologiques en Wallonie. Cette structure coiffe les deux biopôles wal­ lons: le Giga à Liège, avec l’Université de Liège, et Charleroi-Gosselies avec l’Université Libre de Bruxelles. Cette dimension wallonne se traduit également par la présence de deux investisseurs, Meusinvest et Sambrinvest dans l’actionnariat.

La mise en place de WBC doit permettre l’émergence et la concrétisation de projets spinoff, en leur apportant le soutien nécessaire en termes de conseil et de suivi. Il s’agit de détec­ ter des projets de création ou d’implantation de spin-offs, voire de start-ups, dans le secteur des biotechnologies, ainsi que d’encadrer le processus de maturation et de démarrage de ces jeunes entreprises. L’incubateur se charge également de l’accom­ pagnement des premières étapes de dévelop­ pement et de croissance (formation, conseil, représentation lors de salons, contacts avec l’étranger, contacts industriels…). L’action de Giga s’arrête-t-elle à ces missions déjà établies? «Non. Nous allons créer Giga Neuro pour les neurosciences, Giga Cancer pour la recherche sur le cancer. Ces deux départements devraient s’ouvrir d’ici un an. Il y aura aussi Giga Clinic pour les essais cliniques. Une série d’agrandis­ sements sont prévus également. Nous n’allons pas aller trop vite non plus, pour ne pas étouffer le bébé. Il faut veiller à ce qu’il se développe bien d’abord. Nous voudrions aussi élargir la collaboration entre chercheurs de groupes différents. Giga compte des cher­ cheurs de cinq facultés: la médecine, les vétéri­ naires, les sciences, les ingénieurs et la gestion. J’aimerais qu’on arrive à orienter nos activités de recherche dans de grands instituts transversaux et thématiques. L’avenir des bio­ technologies en Wallonie sera assuré grâce à une collaboration tous azimuts». || Propos recueillis par Jacqueline Remits

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Belgique

PORTRAITS

les acteurs Dans le bassin de Liège, mais aussi dans le Brabant wallon, la Belgique abrite quelques pépites en matière de biotechnologies. Textes: Jacqueline Remits

Illustrations: Elisa Kern (StudioForEditorialDesign) Source Image: ©tilt ulg dr

OncoMethylome Sciences, détection précoce de cancers

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Encore du diagnostic avec OncoMethylome Sciences (OMS), spécialisée dans le diagnostic oncologique moléculaire pour la détection précoce et le traitement individualisé du cancer. La société, déjà cotée en Bourse, est fondée en 2003 par Herman Spolders, qui quitte l’entreprise qui l’employait jusque-là (rachetée par une firme américaine). Il collabore avec l’université américaine de Johns Hopkins qui a découvert une technologie révolutionnaire en matière de diagnostic du cancer. La maladie est détectée avant que le patient n’en ressente les premiers symptômes. La technologie développée par OMS trouve d’autres applications cliniques, comme le traitement personnalisé du patient. L’entreprise développe un test de dépistage pour le cancer de la prostate avec Johnson & Johnson et un autre pour le dépistage du cancer du côlon avec Schering-Plough, tout en travaillant au traitement personnalisé du cancer du cerveau. Des avancées significatives viennent aussi d’être engrangées dans la détection du cancer de la vessie et du cancer colorectal. Un travail qui nécessite beaucoup de moyens. Dotée de 14,2 millions d’euros au départ, la société a levé des fonds complémentaires à hauteur de 15 millions d’euros en 2005. Puis, elle est entrée en Bourse. Elle vient, en outre, de lever 10,6 millions d’euros via un placement privé auprès d’investisseurs institutionnels. Avec ses filiales américaines et néerlandaises, elle emploie une cinquantaine de personnes dont la moitié à Liège, où se trouve son siège social. Oncomethylome Sciences – Kits de diagnostic de maladies, notamment de cancers. Fondée en 2003. Siège à Liège. Directeur général: Herman Spolders Pas encore de CA opérationnel A récolté 10,6 millions d’euros auprès d’investisseurs privés. www.oncomethylome.com

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Belgique

KitoZyme, à partir de champignons Dans un tout autre domaine, la société ­KitoZyme a été fondée en 2000 pour exploiter le haut potentiel de huit années de recherche dans le domaine de l’extraction de la chitine et du chitosan, substances que l’on trouve dans les champignons. A partir de 2003, elle entame la phase pilote de la production industrielle et les premiers échantillonnages. En 2005, et avec plus de 4,5 millions d’euros d’investissements, elle développe la production de biopolymères végétaux. Ceux-ci servent à des applications à haute valeur ajoutée comme des dispositifs médicaux et des systèmes d’administration de médicaments, des produits cosmétiques aux propriétés antimicrobiennes et cicatrisantes, des produits liés à diverses problématiques comme le contrôle du taux de cholestérol, la prévention de l’arthrite, la stimulation des défenses immunitaires…, et la clarification du vin. Le lancement opérationnel d’une unité de production de chitosane est une étape-clé pour KytoZyme.

GSK, la locomotive

Eurogentec, championne des oligonucléotides

C’est en 2001, que fut créée Probiox, société spécialisée dans la détection du stress oxydant grâce à une nouvelle technologie microscopique appelée bio-puce. Ce stress survient lorsque l’équilibre entre les niveaux de ‘prooxydants’ et les systèmes de défense antioxydants est rompu dans un organisme. Il favorise le développement de certaines maladies liées au phénomène du vieillissement. La société se spécialise également dans l’étude et la mesure de cette forme de stress en sport et courses hippiques de haut niveau. Probiox résulte de la rencontre de plusieurs acteurs: le centre suprafacultaire de recherche en thérapie cellulaire et moléculaire de l’ULg au savoir-faire internationalement reconnu, le Pr. Luc Montagné, de Paris, qui préside le comité scientifique, et la société Eurogentec. La société propose un outil analytique qui permet de déterminer, quel que soit l’âge, le statut de stress oxydant et ce, à travers un simple test sanguin.

Eurogentec (EGT), l’une des toutes premières spin-offs de l’ULg, n’a pas toujours eu un parcours facile. Issue des recherches effectuées par le Prof. Joseph Martial et le Dr André Renard du Laboratoire de biologie moléculaire, elle a été fondée en 1985 à Liège. Fin 1989, elle voit déjà son avenir compromis. Partie pour développer des vaccins dans le domaine de l’élevage de saumons, un refus de la Commission européenne de mettre ces produits sur le marché l’oblige à changer son fusil d’épaule. L’activité R&D est remplacée par des contrats de sous-traitance. L’arrivée de Jean-Pierre Delwart, d’abord comme directeur financier, puis en tant qu’actionnaire principal, comme administrateur-délégué en 1999, met l’entreprise dans des courants favorables. Depuis lors, EGT n’a cessé de prospérer et est devenue l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la synthèse des oligonucléotides. En 2001, la société fonde la joint-venture ­Nippon EGT. En 2002, elle ouvre une filiale aux Etats-Unis, Eurogentec North America. En 2003, elle entame un partenariat avec Research ­Biolabs à Singapour. Elle acquiert aussi une unité de production d’oligonucléotides à San Diego, aux Etats-Unis. Aujourd’hui, EGT emploie près de 300 personnes pour un chiffre d’affaires de 36,3 millions d’euros en 2006. «Nous nous adressons essentiellement au marché de la recherche, explique M. Delwart. Nous essayons de nous développer de plus en plus vers des produits qui vont servir à des fins de diagnostic. Il faut toujours se différencier dans ce marché très compétitif. Nous avons un conseil scientifique extérieur. Le conseil d’administration pousse, depuis un certain temps, à mettre en place un chief scientific officer. Ce que nous allons faire dans les prochains mois pour avoir une direction bicéphale qui donnera l’orientation scientifique. Nous vivons dans un monde d’opportunités. Il faut les percevoir et les saisir». La croissance a été rendue possible par la diversité de l’offre des produits et services. Les perspectives sont une croissance à deux chiffres de l’ordre de 10% d’augmentation du chiffre d’affaires et le maintien de la marche bénéficiaire actuelle.

Probiox – Produits et services en relation avec le stress oxydant. Fondée en 2001. Siège à Liège Président du conseil d’administration: Chalom Sayada; directeur général:, Herman Van Mellaert. CA: non communiqué. www.probiox.com

Eurogentec – Outils pour la recherche en génomique et protéomique. Fondée en 1985. Etablie à Liège Administrateur délégué: Jean-Pierre Delwart CA 2006: 36,3 millions d’euros 300 personnes occupées, www.eurogentec.com

KitoZyme – Produits issus de traitements de chitines ou polymères naturels. Fondée en 2000. Siège à Herstal Administrateur délégué: Hugues Bultot CA 2006: 17.048 euros. Lancement prévu d’une unité de production à grande échelle en 2008 www.kitozyme.com

Probiox et le stress oxydant

Véritable locomotive du secteur, GSK ­ Bio­­logicals, installée à Rixensart, recherche, développe et produit 23% des vaccins humains prophylactiques et thérapeutiques dans le monde, destinés aux pays en voie de développement. Elle est ainsi le premier producteur mondial de vaccins. Le site est le centre de toutes les activités du groupe GSK dans le domaine des vaccins, en matière de recherche, développement et production. L’entreprise joue également un rôle déterminant dans la recherche industrielle en immunologie humaine au sein des universités wallonnes et dans le développement technologique régional. Fondée en 1945, à Genval, sous le nom de RIT (Recherche et Industrie Thérapeutiques), elle a été pionnière dans la production des antibiotiques avant de trouver, dans les années 50, sa vocation dans la recherche et la production de vaccins. Au fil des acquisitions et fusions, elle est devenue SmithKline-RIT en 1969. En 1989, c’est la fusion entre SmithKline (US) et Beecham Biologicals (UK). En 2000, SmithKline Beecham Biologicals fusionne avec GlaxoWelcome pour former la société actuelle, GlaxoSmithKline ­Biologicals. En cinquante ans, elle a mis au point une gamme très vaste de vaccins enregistrant de nombreux succès et plusieurs premières mondiales unanimement saluées par la communauté scientifique et médicale internationale. En 2004, GSK Biologicals a créé sa première spin-out, Aseptic Technologies, dont l’objectif est de développer un système innovant de remplissage de médicaments injectables. En 2006, GSK Biologicals a réalisé un chiffre d’affaires de près de 1,7 milliard de livres sterling, soit une augmentation de près de 22 % par rapport à 2005. «Nous espérons que la croissance 2007 avoisinera les 20 %», précise Pascal Lizin, directeur des relations externes et RP de GSK Biologicals. La société produit 35 doses de vaccin à la seconde et emploie plus de 5.400 personnes. GSK détient 7 % du marché pharmaceutique mondial. Il est leader dans les maladies respiratoires, les anti-viraux, le système nerveux central, le diabète et les vaccins. Il occupe plus de 100.000 personnes dans 117 pays et compte plus de 15.000 chercheurs dans 11 pays. Le portefeuille de produits en développement compte 148 produits, dont 18 vaccins. GSK Biologicals – Production de vaccins Fondée en 1945. Siège à Rixensart. Site à Wavre Administrateur délégué: Jean Stéphenne CA 2006: 1,7 milliard GBP. Prévisions 2007: 2 milliards, 5.400 personnes occupées; La société produit 23 % des vaccins mondiaux. www.gsk-bio.com PAPERJAM fevrier 2008

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Belgique

Croissance: Les bio-technopoles

Mithra, dédiée à la santé féminine Autre spin-off à succès issue de l’ULg, créée en 1999, Mithra Pharmaceuticals est spécialisée dans le développement et la commercialisation de produits innovants liés à la santé féminine. Son activité se développe dans quatre domaines: contraception et fertilité, ménopause et ostéoporose, hygiène féminine et cancers féminins. La croissance se reflète dans le C.A. autant que dans la capitalisation progressive de l’entreprise, l’accroissement du personnel et le profit réalisé. Aujourd’hui, l’entreprise emploie 27 personnes, ainsi que 50 chercheurs qui travaillent sur divers sites universitaires, pour un chiffre d’affaires de 7,2 millions d’euros. «Au début, le plus grand défi a été de trouver des investisseurs qui y croyaient, note François Fornieri, administrateur-délégué de la société. Produire du premier usage nous a permis d’obtenir des fonds très importants. Il devenait nécessaire de créer une unité de développement et de production de lots pilotes indispensable à la création de nouveaux produits». La SA Odyssea vient de voir le jour. Ce site est adapté aux besoins des laboratoires universitaires, spin-offs, TPE ou PME, actives dans les secteurs biotech et pharma et qui ne disposent pas de telles infrastructures. Unique en Belgique et en Europe, cette unité permet aux sociétés ou laboratoires d’avoir accès à une zone de développement et de production agréée et répondant aux critères de qualité requis. Ajoutons un labo de contrôle qualité et des zones de stockage répondant aux normes en vigueur. Odyssea assure ainsi le chaînon manquant pour nombre d’entreprises de taille moyenne ou réduite visant un développement et / ou une production pharmaceutique et ne pouvant faire face aux exigences de grands groupes de production. L’investissement a représenté 5,3 millions d’euros. Odyssea sert d’emblée pour Mithra et Utéron Pharma, autre société du groupe qui a pour objectif le développement et la commercialisation de systèmes à libération contrôlée de principes actifs de type pharmaceutique. Elle compte parmi son actionnariat des investisseurs belges et internationaux de premier plan dont le principal, Mylan, un géant américain, est aujourd’hui numéro un en Europe et parmi les cinq premiers mondiaux dans son domaine d’activités pharmaceutiques. Les Etats-Unis représentent près de 60 % du marché mondial des dispositifs intra-utérins à libération hormonale. La prochaine étape de Mithra pourrait bien être son entrée en Bourse. Mithra – Spécialités pharmaceutiques innovantes pour femmes. Fondée en 1999. Siège à Liège Administrateur délégué: François Fornieri CA 2006: 7,2 millions d’euros. A investi 5,3 millions d’euros dans un outil de production. www.mithra.be

ZenTech, tout pour le diagnostic Beau cas d’école aussi, la société ZenTech développe, produit et commercialise des trousses de diagnostic pour des pathologies des premiers stades de la vie, fœtus, nouveaux-nés et petits enfants. La société est le fruit d’un MBO réussi en 2000 (la maison mère italienne ayant décidé de fermer ses portes liégeoises), avec une nouvelle orientation de la stratégie. Elle occupe une quarantaine de personnes et exporte 80 % de sa production. «Nous travaillons en business to business avec des sociétés qui ont développé une capacité commerciale et un réseau de distribution», explique Jean-Claude Havaux, administrateur délégué. ZenTech fabrique quelque 35.000 trousses de diagnostic par an et consacre 12 % de son chiffre d’affaires en R&D. Elle apporte également son savoir-faire aux sociétés bio-pharmaceutiques pour analyser les effets secondaires sur le système immunitaire des médicaments. En 2006, elle a racheté Gamma, spécialisée aussi dans le diagnostic médical. Elle a également investi dans Probiox, spécialisée dans le stress oxydant. Elle a désormais une filiale au Vietnam, ce qui lui permet de s’ouvrir au marché asiatique, «en plein développement dans notre domaine. Nous voulons développer une structure logistique de distribution pour irradier dans tous les pays environnants», conclut M. Havaux. ZenTech – Kits de diagnostics pour les premiers stades de la vie. Fondée en 2000. Siège à Liège Administrateur délégué: Jean-Claude Havaux CA 2006: 3, 6 millions d’euros; CA 2007: 4,6 millions d’euros La société a ouvert une filiale au Vietnam. www.zentech.be

Liège, Charleroi, Namur… Les centres d’excellence en biotechnologie se développent… La forte concentration d’universités et de grandes sociétés actives dans le domaine des soins de santé a contribué, sans aucun doute, à la création de centres d’excellence en biotechnologie, les bio-technopôles. L’Université de Liège présente une longue et solide tradition en matière de collaboration avec le monde économique. Le meilleur exemple en est le Giga (Groupement interdisciplinaire de génoprotéomique appliquée), nouveau pôle biomédical et bio-pharmaceutique de Liège, unique en Belgique. Son objectif est d’intégrer différents axes de recherche et développement en un même lieu, en l’occurrence une des tours attenantes au Centre hospitalier universitaire au Sart Tilman. Un centre de recherche employant plus de 280 personnes y a été créé. Aujourd’hui, cinq petites entreprises de très haut niveau y sont déjà installées. Des plates-formes technologiques intégrées, un espace d’implantation d’entreprises biotechnologiques (de la spin-off à l’entreprise confirmée) et un centre Forem de formation en biotechnologies y prennent place. Le premier objectif du Giga est de permettre le développement d’une recherche académique de grande qualité avec la possibilité d’atteindre des projets d’envergure. Cela permettra au centre de renforcer sa position d’excellence en génoprotéomique. Mais le Giga est aussi destiné à devenir rapidement un outil de redéploiement économique, son second objectif, soit la formation et la création d’emplois en biotechnologie, ainsi qu’à l’attraction des investissements et des implantations industrielles. Au travers de l’interface commerciale et industrielle, les sociétés bio-pharmaceutiques trouveront un seul interlocuteur, structuré et au cœur de l’action, capable de répondre à leurs requêtes et d’organiser efficacement des missions de services ou de partenariats. Pour maximaliser l’usage des différentes plates-formes technologiques, le Giga peut travailler avec d’autres structures, et donc créer davantage de valeur ajoutée que dans le cas d’une offre fragmentée. L’attraction de nouveaux investissements et la création de spin-offs contribueront également à élever les niveaux de standardisation et de certification des services technologiques proposés. Une condition indispensable pour rencontrer les exigences de qualité et de traçabilité de l’industrie bio-pharmaceutique. Au Pôle de Gosselies, sur le site de l’Aéropôle de Charleroi, l’ULB a concentré la crème de son activité de recherche en sciences de la vie, l’Institut de biologie et médecine moléculaire et l’Institut d’immunologie médicale. Un grand nombre de spin-offs se sont déjà installées sur ce pôle, dont Henogen, ­Euroscreen, Delphi Genetics, Aliwen, DNAVision ou H-Phar. Dans la région de Namur, le parc scientifique Crealys est dédié aux sociétés de haute technologie, dont la biotechnologie avec, notamment, Aseptic Technologies. A Louvain-la-Neuve, l’Institut des sciences de la vie rassemble 24 équipes de recherche de différentes facultés et départements. || J. R.

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Ultimate Automation. Faites de la “Zen attitude” un atout concurrentiel Une entreprise en pleine expansion a besoin de la technologie pour soutenir sa croissance. Weekendesk l’a bien compris. Fondée en 2000 comme site de réservation de week-ends thématiques, la société peut aujourd’hui compter sur la vente d’environ 600.000 chèques-cadeau Bongo par an au Benelux. Pour optimiser la logistique et la comptabilité, Weekendesk a choisi la flexibilité de Microsoft Dynamics NAV.

“Cette décision est à l’origine d’un formidable avantage concurrentiel, dont nous bénéficions pleinement aujourd’hui”, explique Luc Didden, IT manager de Weekendesk. Avant, la situation était bien différente. Au départ, la société avait en effet choisi un programme de comptabilité standard pour la facturation. « Tout était introduit à la main, ce qui prenait un temps fou, sans compter les aléas inhérents à ce genre d’opération ”, souligne Didden. Le succès du célèbre bon événementiel Bongo a ensuite entraîné l’entreprise dans une spirale fulgurante : la croissance de Weekendesk a été tellement très rapide que le programme comptable n’a pas pu suivre cette progression.

L’AUTOMATISATION STIMULE LA PRODUCTIVITE Le temps du changement était venu... Après une analyse du marché, Microsoft Dynamics NAV est vite apparu comme la solution la mieux appropriée pour répondre aux besoins de Weekendesk. Un examen approfondi des processus d’entreprise a servi de base à l’élaboration d’un plan d’action commun, visant à satisfaire les exigences à la fois opérationnelles et informatiques de l’entreprise. Six mois plus tard à peine, la transition est une réalité et nous sommes aujourd’hui prêts à en recueillir les fruits. Le traitement des factures, dont le volume a quintuplé, s’effectue désormais en deux à trois jours seulement. Grâce à cette automatisation, nous gagnons à

“ Régler avec les partenaires où nos clients

ont été en visite avec leur bon cadeau Bongo, se déroule grâce à Microsoft Dynamics rapidement et sans fautes.

Luc Didden, IT manager Weekendesk

présent facilement une dizaine de jours ouvrables, que nous pouvons affecter à des initiatives susceptibles de valoriser l’organisation. Notre service de comptabilité peut, par exemple, se consacrer à la préparation de rapports plus clairs, donnant un meilleur aperçu des chiffres et servant de base à la prise de décisions stratégiques. Les partenaires logistiques de Weekendesk profitent, eux aussi, de ce changement. Grâce au desktop à distance, nous avons accès, n’importe où et n’importe quand, à l’information actualisée et exacte qui réside sur le serveur de Weekendesk.

WWW.ULTIMATEMAKEOVER.LU A brève échéance, nous envisageons d’étendre la fonctionnalité de Dynamics à nos autres filiales européennes. Et nous voulons pouvoir exploiter toute la performance de l’application de manière vraiment optimale. C’est pourquoi il me semble important de pouvoir échanger des idées avec d’autres chefs d’entreprise, via le projet Ultimate Makeover. Lorsqu’on examine sa propre situation sous un autre angle, on en retire souvent une perception inédite et originale. Weekendesk est une PME très heureuse. Alors pourquoi participer au concours Ultimate Makeover ? Parce que nous ne fuyons jamais devant un défi sain ! Même si nous ne remportons pas le premier prix, cette participation nous a déjà été très bénéfique en tant qu’entreprise.

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Belgique

Jean-Pierre Delwart

Un financier A la barre Administrateur délégué d’Eurogentec, il a travaillé dans le monde de la finance avant de s’occuper, reprendre et se passionner pour cette spin-off de l’ULg et en faire ce qu’elle est devenue aujourd’hui, une importante PME biotech.

Photo: Jelle Van Seghbroeck

Jean-Pierre Delwart (EGT): «J’avais fait le tour de ce qui m’intéressait dans le monde bancaire. Le challenge m’­interpellait».

«J’ai toujours eu envie d’avoir ma propre entreprise, commence Jean-Pierre Delwart. Déjà à l’université, je rêvais de fonder ma société, plutôt dans le domaine financier, à l’époque». Licencié en sciences économiques de l’Université Libre de Bruxelles, le futur patron d’Eurogentec suit d’abord un parcours classique. «A l’issue de ce qu’on appelait alors les humanités grécolatines, je ne savais trop quoi faire. Mon père me disait qu’en économie, on trouvait toujours du boulot». Il entame alors sa carrière dans le monde bancaire. «J’avais été sélectionné pour être acheteur dans une entreprise de vins, mais j’ai préféré choisir une autre proposition, être analyste crédit à la Chemical Bank». Quand, quelque temps plus tard, cette banque ferme ses portes en Belgique, Jean-Pierre Delwart rejoint la Banque du Benelux à Bruxelles, qui deviendra la Banque Indo-Suez Belgique. «Durant trois ans, au sein d’une petite équipe, je me suis occupé des relations commerciales avec les entreprises de la région liégeoise. J’étais aussi chargé de faire un relevé de ce qui existait alors en biotechnologies en Wallonie. C’est ainsi que j’avais eu l’occasion de visiter Eurogentec à ses débuts. Elle m’avait parue alors très fort dans les limbes».

De retour à Bruxelles, Jean-Pierre Delwart s’occupe des relations avec les grandes entreprises, avant de prendre la direction du département Fusions–Acquisitions. «Eurogentec est venue frapper à ma porte, fin 1987, il y a tout juste 20 ans, pour que j’organise une augmentation de capital afin d’investir dans la production de vaccins pour poissons. Nous avons concrétisé cette opération en 1988. La recherche a évolué. Je suis entré au conseil d’administration pour représenter la banque. Mes frères et sœurs et moi avons mis 500.000 FB à l’époque dans la société».

«La quarantaine, période de grande remise en question» Puis, en 1990, le programme d’EGT se développe. «Il fallait construire ce qui a été notre premier bâtiment à quelques centaines de mètres de celui-ci. Cela exigeait une beaucoup plus grosse levée de fonds. La société avait besoin de quelqu’un pour gérer ses finances. J’avais fait le tour de ce qui m’intéressait dans le monde bancaire. Le challenge m’interpellait. Je venais d’atteindre la quarantaine, période de grande remise en question, comme chacun le sait!»

C’est ainsi qu’il franchit le pas, conscient du choc culturel que représente le passage du monde de la banque à l’univers d’une spin-off en développement. Il prend la fonction de directeur financier d’Eurogentec, la société poursuivant alors le développement de vaccins, avec un budget de recherche d’environ 80 millions de francs belges (2 millions d’euros). «C’était énorme et nous avons connu d’importantes difficultés. Entre 1990 et 1995, nous avons dû recapitaliser une ou deux fois parce que nous ne pouvions pas suivre le business plan. Ma famille est montée dans le capital. En 1994, il m’a été demandé de devenir l’administrateur délégué de la société». En 1996, autre coup dur: la société connaît des difficultés avec ses vaccins pour poissons, bloqués au niveau européen en raison de problèmes réglementaires. Eurogentec est alors au bord de la faillite. «Nous avons réorienté la société sur le métier des oligonucléotides, un petit business sympathique que nous avons développé, et sur tous les produits parallèles que nous vendions. Ce fut la clé de notre succès. Nous avons eu la chance de signer un contrat avec Smith Kline Beecham. Nous avons pris la décision de ne plus revenir dans les produits de poissons et de nous focaliser sur l’activité outils de recherche, d’une part, et développement de molécules thérapeutiques pour le compte de l’industrie pharmaceutique, d’autre part. Finalement, en mars 1999, nous avons procédé au rachat d’une entreprise en Grande-Bretagne. Ainsi, petit à petit, nous sommes arrivés à notre croissance actuelle». Le financier s’est donc bien acclimaté au monde scientifique, même si «c’est toujours compliqué de s’impliquer dans un domaine qui n’est pas le sien au départ. L’avantage, comme je dis toujours, est que je n’ai aucun a priori. Il faut s’entourer de scientifiques très compétents, demander beaucoup d’avis». Jean-Pierre Delwart est également président du conseil d’administration de Solvac, administrateur d’IBT, membre du comité de direction de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), vice-président de l’Union wallonne des entreprises (UWE), président de l’Union des entreprises liégeoises (UWEL) et président des Jeunes Entreprises asbl. || Jacqueline Remits

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Belgique

JEAN STEPHENNE

L’HOMME DU SERAIL Président et directeur général de GSK Biologicals, la plus importante entreprise de biotechnologie du pays, il a accompagné la croissance de l’entreprise, depuis ses tout premiers pas jusqu’à son statut actuel de leader mondial en vaccins humains.

Photo: Jelle Van Seghbroeck

Jean Stéphenne (GSK ­Biologicals): «Je suis convaincu que le ­redéploiement de la ­Wallonie passe par la ­création de sociétés de ­technologies qui mettent au point de nouveaux produits à haute valeur ajoutée».

génétique, mais le vaccin restait bloqué au niveau du passage à la production industrielle. Nous le tenions, mais nous n’arrivions pas à le produire en grandes quantités». Il fait appel à des spécialistes universitaires et constitue des équipes pluridisciplinaires. Grâce à ces apports extérieurs, deux ans plus tard, le produit est sur le marché. Un enjeu de taille, à l’époque où il était question de savoir si la recherche sur les vaccins allait être transplantée aux Etats-Unis ou restait en Belgique. «Mon objectif était de montrer qu’il était possible de garder un centre de recherche en Europe. Alors qu’il faut bien le reconnaître, les Etats-Unis étaient plus attirants pour la biotech que l’Europe. C’est là qu’elle a connu son essor industriel, alors que les recherches fondamentales à la base sont européennes. Et laisser GSK à Rixensart devenir uniquement un centre de production était dangereux».

Favoriser les rapprochements Ingénieur agronome diplômé de la faculté universitaire de Gembloux, à orientation chimie et industrie, Jean Stéphenne a reçu une formation idéale pour travailler dans les biotechnologies. Il est d’abord engagé en 1974 comme ingénieur de développement en production chez RIT (Recherche et Industrie Thérapeutiques) à Rixensart, qui deviendra Smith Kline, puis Beecham, et enfin GlaxoSmithKline. En 1981, il suit une formation en management à l’Université Catholique de Louvain. «Cela m’a été fort utile. Le management des hommes est l’exercice le plus difficile qui soit dans une entreprise. Le plus dur est quand on doit se séparer de personnes qui ne s’adaptent pas à la taille de l’entreprise, alors que, jusque-là, elles ont bien travaillé. Je ne suis pas un chercheur fondamentaliste, j’ai aimé les applications. J’aime aussi le management. J’ai dirigé les comités de développement jusqu’à récemment. Je me tiens encore au courant. Je veux toujours être capable de discuter avec nos scientifiques de tous nos projets de recherche». En 1984, le groupe demande à Jean Stéphenne de prendre en charge le projet du vaccin contre l’hépatite B. «Le principe avait été découvert chez nous, avec des outils de génie

S’il n’y a pas de recherche en amont pour trouver de nouveaux produits, au bout de quelques années, un centre comme celui-ci disparaît. La recherche fondamentale est vraiment… fondamentale. «Malheureusement, elle n’est pas suffisamment financée en Europe. Je ne veux pas de la recherche uniquement en interne. Il faut un nombre important de chercheurs et un moyen d’y arriver est de s’accorder avec des universités ou d’autres sociétés de biotechs. Nous finançons la recherche chez elles et, si cela débouche sur la mise au point d’un produit, elles recevront des royalties sur les ventes. Elles y gagnent à court et à long terme. Cela se fait beaucoup aux Etats-Unis. Quand j’ai pris la présidence de l’Union Wallonne des Entreprises, en 1997, j’ai beaucoup poussé à ce genre d’interactions. Je suis convaincu que le redéploiement de la Wallonie passe par la création de sociétés de technologies qui mettent au point de nouveaux produits à haute valeur ajoutée». Ce Dinantais d’origine, père de trois grands enfants, a aussi été président de l’Union Wallonne des Entreprises (UWE) de 1997 à 2000. || Jacqueline Remits

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Belgique

Chalom Sayada

Serial entrepreneur Fondateur d’Advanced Biologicals Laboratories (ABL) à Luxembourg qui a donné naissance à une filiale à Liège, ITS, ce médecin et docteur en biologie moléculaire est avant tout entrepreneur dans l’âme.

Photo: Luc Deflorenne

Chalom Sayada (ABL): «On peut réaliser une médecine quasiment individualisée pour traiter des maladies tels le sida, le cancer ou les hépatites».

Aussi entrepreneur que médecin et même plus, Chalom Sayada est un habitué de la création d’entreprises dans le biomédical. Après ses études à Paris, essentiellement à l’hôpital Robert Debré, il intègre le monde de l’industrie chez Roche en France. «J’avais la fibre entrepre­ neuriale. Le poste de directeur scientifique en bio­ logie touchant à la génétique convenait à ce que je savais faire à l’époque». Rapidement, il y prend des responsabilités marketing. «Dans l’environnement Roche, pen­ dant cinq années, j’ai appris mon job business. Je travaillais sur de nouveaux produits à position­ ner. J’avais suggéré à Roche d’en créer un nou­ veau, mais ce n’était pas le moment». Il donne sa démission et décide de créer sa propre entreprise, ACT Gene, en 1996, à Paris. Son créneau: le génotype du sida. Dix-huit mois plus tard, il la revend pour plusieurs millions de dollars au groupe canadien Visible Gene-

tics dont il prend la direction pour l’Europe pendant deux ans. En 2000, il quitte le groupe pour créer ABL au Luxembourg, entre informatique et biotechnologie, avec le Dr Jean-Claude Schmit, infectiologue, directeur de recherche au CRP Santé. La société propose un logiciel racheté et perfectionné, TherapyEdge, qui permet de prodiguer un traitement adapté aux paramètres physiologiques propres à chaque patient. L’entreprise ne cesse de grandir et compte actuellement une douzaine d’employés. Ce logiciel est utilisé en Europe, Afrique et Asie. «Nous envisageons aussi l’Amérique. Actuellement, nous sommes concentrés sur le sida. Le cancer viendra prochainement». Infatigable, Chalom Sayada crée simultanément, aux Etats-Unis, une autre entreprise, ActivBiotics, basée à Boston. «J’ai été dans le tourbillon américain pendant quatre années».

Ensuite, à Washington, il dirige une autre société, Sequoia. «Le patron, très riche, y avait mis tout son argent. Il en fallait encore. J’ai trouvé des investisseurs qui ont placé un total de 50 millions de dollars». Enfin, le Français rentre en Europe pour développer ABL. «En 2005, nous avons racheté une société américaine. La gestion des traitements du sida en Afrique se professionnalise. Avec Pepite, spin-off de l’ULg spécialisée en data mining (l’extraction d’informations pertinentes à partir de grandes quantités de données, ndlr.), nous avons créé ITS (Integrated Therapeutic Systems). L’objectif est de développer des logiciels qui per­ mettront d’analyser les données dans les sciences du vivant. Les médecins qui travaillent avec les pro­ duits d’ABL collectent énormément de données et nous arrivons à guider leurs choix thérapeutiques. Il fallait de nouveaux outils qui réalisent l‘exploita­ tion des banques de données de patients ainsi créées. On peut ainsi réaliser une médecine quasi­ ment individualisée pour traiter des maladies tels le sida, le cancer ou les hépatites». Chalom Sayada est aussi le président de Probiox avec laquelle ABL collabore pour établir des banques de données dans le domaine du stress oxydant. «Nous venons de recruter un nou­ veau CEO. Je trouve, à Liège, un environnement universitaire qui n’existe pas encore complètement à Luxembourg. C’est particulièrement intéressant pour les essais cliniques. Des laboratoires pharma­ ceutiques sont également intéressés par l’exploita­ tion de banques de données pour chacune de leurs molécules. C’est infini. Nous apportons un niveau de standardisation dans les collectes d’informa­ tions qui n’existait pas jusque-là». Quand son emploi du temps chargé le lui permet, ce père de trois enfants joue au football. «Quand j’étais plus jeune, je jouais à haut niveau» Il vit à Luxembourg, «une ville très plaisante à vivre. Je découvre sans cesse la culture luxembourgeoise». || Jacqueline Remits

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Le billet de l’Economist Club

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Enquete – Gestion de projets 131

Dossier –banques

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Parcours – Jean Stock

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Sondage – La formation initiale

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Universite

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Case Study – services et developpement durable

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sondage – Les e-mails 148

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Sandra LUONG, 24 ans, rejoint l’équipe d’Axis IntErim LUXEMBOURG, société de travail temporaire spécialisée dans la mise à disposition de profils financiers et administratifs. Diplômée en ressources humaines, son poste de consultante lui permet de contribuer activement au développement du bureau au Luxembourg.

ROBERT W A L TERS BE L UX – d i r e c t e u r gE n E r a l

FRANK VANDE VOORDE Pour succéder à Gwladys Costant, partie créer sa propre société, le cabinet de recrutement Robert Walters Belux a choisi Frank Vande Voorde, 51 ans, pour le poste de directeur général, à partir duquel il dirige également la branche «Intérim». Ancien associé «advisory» de KPMG, depuis 2005, il avait commencé sa carrière dans les ressources humaines auprès du cabinet Michael Page. Il constitua ensuite le cabinet Fontaine-Archer-­Van­de Voorde, spécialisé dans le recrutement et la sélection de profils financiers. Ce bureau fut racheté par Robert Half International en 1989. En parallèle, il créa Accountemps en Belgique. En 1997, il est devenu directeur général des opérations internationales. Dans cette fonction, il était responsable aussi du développement de Robert Half International dans différents pays. Il devient, en 2002, responsable de l’Europe continentale.

Aïda Bahra-Rucha a rejoint le cabinet de recrutement Harvey Weston en tant que principal consultant. Elle se concentrera sur les branches IT, Telecom, systèmes automatisés ainsi que sur les banques allemandes au Luxembourg. Agée de 46 ans, cette polyglotte a accumulé une expérience de 15 ans en gestion des ressources humaines dans ces mêmes domaines aux niveaux de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Après quinze ans passés au sein de la société de construction Demathieu & Bard, dont dix ans à la direction de sa filiale luxembourgeoise Tralux, Patrice Dusautier, 37 ans, rejoint Ramery BAtiment. L’activité �������������� de l’entreprise, au sein de laquelle il occupe le poste de directeur général délégué, est basée dans la région Nord de la France.

Thanh Nguyen, 37 ans, a rejoint EXPERTA LUXEMBOURG, société spécialisée dans la constitution et gestion de structures sociétaires et d’investissement luxembourgeoises. Il occupe le poste de responsable de compliance & risk management. Expert-comptable de formation, il était auparavant corporate finance & project manager.

Agée de 36 ans, Françoise Pfeiffer vient de rejoindre, en tant que nouvelle associée, le cabinet d’avocats Oostvogels Pfister Feyten. Elle y dirigera, aux côtés de l’associé Stéphane Hadet, l’équipe banking & finance. Membre du barreau de Luxembourg depuis 1996, elle occupait, auparavant, une fonction similaire chez Loyens Winandy, Luxembourg.

Agée de 37 ans, Marie OfferlE rejoint le cabinet de recrutement Badenoch & Clark en tant que talent consultant. Elle était précédemment active en matière de recrutement chez Alexander Hughes, après quatre années d’expérience en recrutement intérimaire.

Services GEnEraux de Gestion – membre du comitE de direction

Christoph N. Kossmann

Depuis le 1er octobre, Christoph N. Kossmann, 50 ans, a intégré le comité de direction de Services GEnEraux de Gestion, société spécialisée dans les opérations de family office et de domiciliation de sociétés. Il sera notamment en charge du développement des activités de la société en Allemagne, en Suisse, en Autriche et en Europe centrale. Il devient, en outre, le secrétaire général du conseil d’administration de SGG. Il dirigeait, jusqu’alors, la société Sal. Oppenheim International, après avoir assuré pendant quelques années la direction d’Experta Luxembourg, filiale de Dexia BIL.

Fortis – Membre du Group executive committee

Camille Fohl

Agé de 51 ans, Camille Fohl a été nommé, au 1er janvier 2008, membre du group executive committee, l’organe de direction le plus élevé du groupe Fortis. Il devient, en même temps, CEO de Retail Banking. L’actuel CEO de Fortis Commercial Banking (depuis 2005) et membre du comité de direction de Fortis Banque Luxembourg (depuis 2000), était entré à la BGL en 1986. PAPERJAM fevrier 2008

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ressources humaines

Lucien Kerger

Dans le cadre de la modification des structures du top management de Fortis, Robert Scharfe, 53 ans, a été nommé, au 1er janvier 2008, au sein du business executive committee. Il intégrera, à la même date, le comité de direction de Fortis Banque Belgique en tant que membre. Entré à la BGL en 1997, il est actuellement CEO global markets (depuis 2004) et membre du Fortis merchant banking management team (depuis 2000). Il aura sous sa responsabilité les activités «markets» de Fortis.

L’actuel doyen de la faculté des lettres, des sciences humaines, des arts et des sciences de l’éducation, Lucien Kerger, 57 ans, a été nommé au poste de vice-recteur académique de l’ UniversitE du Luxembourg fonction qu’il occupera à partir du 1er février. Après des études universitaires en pédagogie et psychologie, il fut d’abord actif en tant qu’inspecteur de l’enseignement primaire, puis attaché auprès du ministère de l’Education Nationale. Il occupa ensuite les fonctions de directeur adjoint, en 1995, et, en 1998, le poste de directeur de l’ancien Institut Supérieur d’Etudes et de Recherches Pédagogiques à Walferdange. Ce Luxembourgeois s’est beaucoup investi dans les questions de la réforme de la formation des instituteurs et de la formation continue. En 2003, il a, parallèlement à la constitution de l’Université du Luxembourg, obtenu le titre de professeur d’université.

Agé de 50 ans, Dominique BilyDeschamps a été nommé project manager et travailleur désigné chez CBL, société de conseil en systèmes d’informations pour les ressources humaines. Il était auparavant en charge de missions de coordination sécurité, notamment pour le chantier de la Cité Judiciaire auprès de Argest.

LUXAIR- MEMBRE DU COMITE DE DIRECTION

HJOERDIS STAHL

Hjoerdis Stahl, 41 ans, rejoint Luxair, non seu­­ lement comme responsable de la business line Luxaircargo, mais aussi en tant que membre effectif du comité de direction. Auparavant chargée des activités «handling Germany» et du «Lufthansa Cargo Center» à Francfort et ayant fait toute sa carrière auprès de la Deutsche Lufthansa, elle possède une solide connaissance des métiers de l’aviation et du fret aérien. Elle remplace, dans ces nouvelles fonctions, Fernand Brisbois, qui a pris la direction de LuxAirport il y a quelques mois.

UniversitE du Luxembourg – vice-recteur

Spécialisée dans l’audit au sein du secteur financier (PSF et OPC), la société AUDIT & COMPLIANCE a engagé PATRICK TERAZZI en tant que senior manager. Agé de 30 ans et diplômé d’une maîtrise en Sciences de gestion (M.S.G.), ce réviseur d’entreprises stagiaire a forgé son expérience ces sept dernières années au sein de la firme Deloitte où il a déjà été responsable de missions de révision dans le secteur financier.

La société du marché de logiciels et de solution réseaux Trend Micro a nommé Patrick Dalvinck, 42 ans, au poste de regional director Benelux afin d’augmenter les parts de marché de l’entreprise, tant auprès des multinationales qu’auprès des PME. Il fut auparavant actif pendant sept ans en tant que country manager Benelux chez Symantec.

L’agence de recrutement AXIS CAREER ­LUXEMBOURG renforce son équipe de consultants avec l’arrivée de Marta Komosa Bianchi. Cette polyglotte de 24 ans, diplômée en sciences sociales de l’université de Varsovie, a auparavant travaillé pour un grand cabinet de recrutement en Pologne.

Une nouvelle secrétaireréceptionniste a été engagée chez l’entreprise immobilière internationale DTZ: Laurence Colon-Damy. Agée de 31 ans, elle avait, auparavant, travaillé comme agent d’accueil, agent back-office mais aussi comme superviseur chez Luxair.

FORTIS BAN Q UE L UXEMBOUR G – MEMBRE DU COMIT e DE DIRECTION

Yves Stein

Suite à la nomination de Camille Fohl au sein du group executive committee de Fortis (lire par ailleurs��� ), Yves Stein a été nommé membre du Comité de direction de Fortis Banque Luxembourg. Agé de 44 ans, il sera plus particulièrement en charge des activités de private banking. Entré à la BGL en 1987, il y a assumé la direction du département des entreprises et, plus tard, celle du marketing et des fonds d’investissement. En 2002, il avait été nommé CEO de Fortis Banque (Suisse). Au niveau du global management board private banking du groupe Fortis, il assume également la responsabilité pour les activités de banque privée au Luxembourg, en Suisse, à Monaco et à Dubaï, ainsi que pour celles de la Belgique, de la Pologne et de la Turquie.

Services GEnEraux de Gestion – membre du comitE de direction

Alain Renard

En même temps que ­Christoph N. Kossmann (lire par ailleurs), Alain Renard a été promu au comité de direction de Services GenEraux de Gestion, société spécialisée dans les opérations de family office et de domiciliation de sociétés. Il y occupera les fonctions de directeur général adjoint. Agé de 44 ans, il a fait la plus grande partie de sa carrière au sein du groupe SGG et assume désormais la responsabilité des départements qui gèrent les sociétés qui y sont domiciliées. PAPERJAM fevrier 2008

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Calendrier février-mai 2008 Formations techniques

Business Continuity Management Programme Development & Implementation – Overview Dates: March 4 and 5, 2008

Dérivés de crédit : utilisation, valorisation et gestion des risques Auditing a Business Continuity Management Programme Date : 1er février 2008 Dates: April 21, 22 and 23, 2008

Beyond Project Management : Assuring Business Benefits Dates: February 20, 21 and 22, 2008

The Fight against Financial Crime

Formations soft skills Vendre et négocier des services à valeur ajoutée

Modular Training Programme for Experienced Professionals Dates : 25, 26 février et 21 mars 2008 Session 5: Anti-Money Laundering for Investment Funds Date: February 13, 2008 Session 6: Prevention of Corruption in the Financial Sector Date: March 11, 2008 Session 7: Examples of Real Money Laundering Cases Date: April 17, 2008

La négociation durable : pratiquer la communication motivationnelle pour établir un dialogue constructif avec son équipe Dates : 13 et 14 mars 2008

Manager au féminin Cursus de formation en gestion de portefeuille Dates : 14 et 15 avril 2008 Module 1 : Fondamentaux de gestion de portefeuille Date : 6 mars 2008 Module 2 : Gestion structurée Date : 8 avril 2008 Module 3 : Gestion alternative au travers des hedge funds Date : 22 avril 2008 Module 4 : Mesure, analyse et attribution de performance Date : 20 mai 2008

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ressources humaines

La société informatique GAX TECHNOLOGIES vient de nommer SYLVIE OLIVEIRA au poste de business development manager, en charge de la création de nouveaux services pour le Benelux. Agée de 27 ans, elle avait été, pendant trois années, sales & marketing manager puis business center manager du centre d’affaires Office City. Elle avait ensuite, ces derniers mois, effectué un court passage chez Inlingua Grande Région, en tant que formatrice en luxembourgeois et consultante marketing direct et communication.

Après une parenthèse de trois années chez Editus, MICHAËL MROZINSKI revient à ses premières amours: les ressources humaines. Celui qui avait créé et dirigé pendant cinq années MCM Ressources Humaines, cabinet conseil en RH devenu, depuis, Moreno International, vient de rejoindre AJILON LUXEMBOURG. Agé de 35 ans, il y a été recruté en tant que sales executive au sein de la business line «Finance & Legal».

A 38 ans, Belkacem Kechicheb rejoint l’entreprise de services conseils stratégique GP3 Groupe Conseil en tant que senior project manager. Il était précédemment ingénieur recherche et développement, spécialisé en sécurité des systèmes d’informations, au sein du Centre d’Innovation pour les Technologies de l’Information (CITI) du CRP Henri Tudor.

La société de solutions réseaux Enterasys a recruté Kamal Ismail, 33 ans, au poste de regional sales manager pour le Luxembourg. Il a auparavant travaillé pour des entreprises comme T-Systems International ou Siemens.

Agée de 32 ans, Celine Bayle a rejoint la régie commerciale Tempo en tant qu’assistante commerciale. Elle avait, ces huit dernières années, occupé un poste d’assistante administrative au sein du groupe Cactus.

Sofitel luxury hotels – Directeur des OpErations

Ralph Radtke

D’origine berlinoise, Ralph Radtke a été nommé directeur des opérations pour Sofitel en Europe du Nord, Centrale et Est au sein de la chaîne Sofitel Luxury Hotels. Agé de 54 ans, il a débuté sa carrière à Paris auprès d’hôtels réputés comme le Ritz ou le Bristol. Entré chez Accor en 1985 en tant que directeur général du Sofitel Quiberon, il effectua ensuite plusieurs missions en Asie, en Europe et en Afrique. En 1995, il s’est vu confier la direction du Sofitel Luxembourg Europe et de l’Europlaza Hôtel, qui deviendra le Novotel Luxembourg Kirchberg. En 1998, il fut nommé directeur des opérations hôtelières pour Accor au Grand-Duché, et, depuis l’an dernier, il cumulait cette fonction avec celle de directeur des opérations Sofitel Belux.

MARC SCHONCKERT, 53 ans, s’est vu confier la direction de COMFI LUXEMBOURG. Cet ancien président du Cenarp (Cercle national des relations publiques) dispose d’une solide expérience en matière de communication, qu’il a notamment acquise en tant que communication manager chez Arbed/ Arcelor de 1988 à 2002, puis auprès de Cargolux jusqu’en 2007.

Agé de 30 ans, Cedric Delahaye a rejoint le cabinet d’avocats Allen & Overy Luxembourg en tant que marketing & public relation manager. Il a auparavant travaillé comme assistant marketing chez Euronimbus, puis assumé pendant quatre ans la double fonction de sales & marketing project manager pour le groupe Technicolor.

JEAN-PIERRE DIELEN, 45 ans, rejoint FUJITSU SERVICES BELUX en tant que responsable du segment «secteur public». A présent chargé de positionner l’ensemble de l’offre de services Fujitsu auprès des gouvernements locaux et fédéraux, il était auparavant segment manager public sector chez Sun Microsystems puis consultant commercial indépendant.

Tout d’abord chargé de la supervision des activités légales, compliance et administratives, ainsi que des aspects organisationnels de FIDEOS, Alain Peigneux, 39 ans, a été promu associé au sein de cette société active dans les services domiciliation et expertise comptable. Il était auparavant direc-teur général de Mercuria Services depuis 2003.

Jeune Chambre Economique du Grand-Duche de Luxembourg – President

HARALD-SVEN SONTAG

Les membres de la Jeune Chambre Economique du Grand-Duche de Luxembourg ont réélu Harald-Sven Sontag au poste de président. Agé de 36 ans, ce chargé de missions au sein de la direction financière de Fortis Banque Luxembourg, Alsacien d’origine, poursuivra donc le travail entamé à la tête de la JCEL en 2007.

D e x i a L i f e & P e n s i o n s  /  D e x i a I n s u r a n c e & P e n s i o n s S e r v i c e s – CEO

Patrick Schols

Désireux de développer ses activités dans le domaine de l’assurance au Luxembourg, le groupe Dexia vient de nommer Patrick Schols à la tête de Dexia Life & Pensions et Dexia Insurance & Pensions Services. Agé de 48 ans, il était, depuis 2005, CEO de Swiss Life au Luxembourg, après en avoir été le managing director depuis 1999. Issu, à l’origine, du milieu bancaire belge, il était arrivé au Luxembourg en 1995, en tant que manager personal banking chez Artesia Luxembourg. En 1997, il avait pris pied dans le secteur de l’assurance, en devenant directeur d’Arcolux Luxembourg. PAPERJAM fevrier 2008

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ressources humaines

Xavier Feller, 32 ans, a rejoint l’agence nationale de promotion de l’innovation et de la recherche Luxinnovation en tant que responsable communication. Ayant auparavant occupé pendant sept ans divers postes de responsable marketing au sein du groupe Siemens, il assure à présent la coordination de la communication corporate, des relations presse, des publications, de l’événementiel et des sites Internet gérés par le GIE.

Fort de son expérience de coordinateur du Forum européen de la céramique au Parlement européen, Christoph Pausch, âgé de 36 ans, a été engagé au poste d’executive secretary afin de poursuivre le développement de la Plateforme europEenne de la Microfinance. Il a également représenté les intérêts d’entreprises de l’industrie de la céramique, auprès des institutions européennes à Bruxelles, notamment chez Villeroy & Boch.

Sylvain Munsch a rejoint Editus ­Luxembourg en qualité de concepteur graphique, et collabore avec Luxweb Régie, pour la réalisation de formats e-publicitaires innovants. Agé de 32 ans, il a commencé sa carrière par une expérience de huit ans au sein de l’agence MWD Luxembourg en tant que graphiste.

Auparavant copywriter chez Advantage, ValErie Murat, 33 ans, rejoint la cellule communication de l’éditeur de contacts Editus Luxembourg en tant que rédactrice chargée de communication. Cette journaliste de formation a, par le passé, entre autres, développé son expérience auprès de European Navigator ou encore de La Voix du Luxembourg.

G e t r o n i c s PSF L u x e m b o u r g – General Manager

Daniel Demanet

L’entreprise de solutions et services ICT Getronics a promu Daniel Demanet, 48 ans, au poste de deu­ xième general manager de Getronics PSF, sa filiale chargée de fournir des services informatiques aux institutions financières au Luxembourg. Déjà directeur application services pour Getronics Belux depuis 2004, il s’attache, dans le cadre de sa double fonction, à développer les activités de l’entreprise au Luxembourg, tant d’un point de vue commercial qu’opérationnel, puisqu’il prend également en charge la gestion géographique de la succursale de Getronics au Luxembourg.

Caroline Carlier, 32 ans, rejoint AtisReal au poste de market researcher pour le Belux. Riche d’une expérience de neuf ans dans le domaine de l’immobilier en France, elle vient de passer les trois dernières années en tant que responsable commerciale auprès de Groupe Action Finance.

La société de services aux entreprises SD WORX Luxembourg s’agrandit avec l’arrivée de Vincent ­Albertalli, 33 ans, au poste de HR automation manager. Auparavant senior consultant SAP HR pendant 9 ans, il a une grande expérience en matière de mise en place d’outils GRH, aussi bien auprès de clients internationaux que Luxembourgeois.

Le fournisseur de solutions de communication Lancom a promu Jan Buis, 38 ans, au poste de directeur des ventes internationales. Auparavant country manager Benelux, il veille aujourd’hui à développer les activités de vente de l’entreprise en Europe.

Chrystel PacaudRonkowski vient renforcer l’équipe de recrutement du département fiduciaires, trusts et domiciliations du cabinet Badenoch & Clark. Cette polyglotte de 35 ans a auparavant exercé pendant dix ans dans un cabinet de chasseur de têtes en Pologne.

Une nouvelle associée a été nommée au sein du département banking & finance du cabinet d’avocats Loyens Winandy. Danielle Kolbach, ancienne avocate senior chez Allen & Overy, a acquis près de dix années d’expérience et s’est spécialisée dans le droit bancaire et financier.

L’agence de communication binsfeld live a nommé Stephane Pauletto, 30 ans, au poste d’account director. Ayant auparavant travaillé pendant sept ans auprès du traiteur Potel et Chabot, il est riche d’une forte expérience en matière de marketing événementiel.

UBS L u x e m b o u r g – Chief executive officer

Jose F. Sierdo

UBS (Luxembourg) a choisi JOSE F. SIERDO pour le poste de chief executive officer et de head business sector Benelux. Agé de 44 ans, ce Suisse a intégré le monde de la banque chez UBS en 1993, après avoir obtenu une licence à HEC Lausanne. Après un intermède d’un an et demi à New York, il avait dirigé le secteur Kredite, Firmenkunden und Banken d’UBS à Zurich, avant de rejoindre, en 1998, la banque privée Lombard & Odier où il occupa, au final, le poste de membre de la direction générale et membre du comité exécutif du private banking. Il retourna chez UBS en novembre 2002, d’abord comme responsable du support marchés et vente de la région Genève, puis, depuis mai 2004, à la direction de la division wealth management Suisse, pour la région Suisse romande. PAPERJAM fevrier 2008

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ressources humaines

Photo: Eric Chenal

Né à Sarrebourg en 1948, Jean Stock est de retour au Grand-Duché depuis près de deux ans. Son fils Jean-Baptiste l’a convaincu de l’accompagner dans la création de LUXE.TV. Le premier network consacré au secteur du luxe est né le jour de la fête nationale luxembourgeoise de 2006. Depuis, le programme a fait le tour du monde, 360 millions de téléspectateurs ont à présent un accès direct aux images en norme numérique classique ou en Haute Définition.

Une carriere en cinq dates

Jean Stock Avril 1967 – Premier reportage pour TéléLuxembourg. Tout avait commencé par deux années d’activité de radio pirate payante; les lycéens payaient un franc pour connaître la fréquence du soir qui diffusait les réponses aux devoirs. Les bénéfi­ ces de cette radio allaient permettre la diversi­ fi­cation de l’activité, avec l’achat d’une caméra 16 mm. Jacques Navadic, contacté, me donnait ma chance. 10 novembre 1970 – Mort du Général. J’étais sur la route de Paris. 9h28, flash spécial: «Le Général De Gaulle est mort». Colombey-lesDeux-Eglises n’était qu’à 35 km. J’y suis resté trois semaines. Le fait d’être le premier journa­ liste de la presse nationale sur place m’a permis de donner à RTL Radio une grande avance pour les témoignages. Les plus vrais ont été ceux des enfants des écoles. Ils avaient tous reçu du Général une leçon particulière de géopolitique. 1er mars 1987, 11h15 – Création de M6, «la chaîne en trop» qui allait devenir «la petite chaîne qui monte». Depuis plusieurs années, Gust Graas, le Direc­ teur général de la C.L.T., m’avait demandé de me préparer à prendre la responsabilité des programmes de RTL-TV en France. Ce fut la

grande aventure de M6, sous la présidence de Jean Drucker et en tandem avec Nicolas de Tavernost. Vingt ans plus tard, le «6 Minutes» est toujours le deuxième journal de France des moins de 50 ans, «Capital» recueille toujours une large audience le dimanche soir… 1998 à 2001 – TV5 se met en 8. Je n’avais jamais pensé à prendre la responsa­ bilité de TV5. Mais il était difficile de refuser une telle proposition émanant d’un ministre des Affaires étrangères (Hubert Vedrine), avec l’appui du Président français (Jacques Chirac) et du Premier ministre (Lionel Jospin). Ils avaient raison, cette présidence fut enthou­ siasmante. 23 juin 2006 – LUXE.TV, un nouvel art de vivre. En parcourant le monde pour TV5, puis pour l’Eurovision, je me suis demandé quels types d’images de télévision circulaient librement dans le monde. Je n’en ai trouvé que deux, ceux consacrés au sport et au monde du luxe. Alors que pour le sport toutes les places étaient prises, il restait tout à faire dans le secteur du luxe. Mon fils Jean-Baptiste, gestionnaire de fonds d’investissement à New York, y a cru. Il m’a demandé de l’accompagner dans cette nouvelle aventure.

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À chacun son métier

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ressources humaines

F o r m a t i o n

« Verifier

la pertinence des offres » S o n d a g e p a p e r J a m  /  M o n s t e r . l u

Votre poste actuel correspond-il à votre formation initiale? Total: 371 votes Sondage réalisé du 20 décembre 2007 au 7 janvier 2008 sur www.monster.lu et sur www.paperjam.lu.

23% Non, mais j’ai suivi une formation complémentaire pour y arriver

48% Non, pas du tout

Oui, totalement

En matière de formation initiale, il est possi­ ble de distinguer, grossièrement, deux catégo­ ries: celle qui se focalise surtout sur l’acquisition d’une certaine culture générale (comme le bac «classique», mais aussi toutes les formations administratives et commerciales) et celle qui fournit un enseignement fortement profession­ nalisé à vocation professionnelle (les CATP et les brevets de maîtrise pour tous les corps de métiers, mais aussi les études supérieures telles que la médecine, le droit, les études d’ingénieur...). «Si les détenteurs d’un diplôme de type général doivent être formés de prime abord dans un domaine bien précis par leur premier employeur respectif, les détenteurs de la seconde catégorie sont plus rapidement opérationnels, d’autant plus s’ils sont passés par un apprentissage ou un stage de longue durée», estime Roger Melmer, directeur adjoint de la Chambre des Employés Privés, Luxembourg (CEPL). Il remarque que les derniers nommés peuvent, de surcroît, évoluer dans le temps vers des postes à plus grande responsabilité, notam­ ment des postes d’encadrement, où les compé­ tences acquises durant les études initiales ne satisfont plus aux nouveaux défis. Les résultats du sondage sont clairs: les employés dont le poste de travail correspond actuellement à la formation initiale sont forte­ ment minoritaires. «Est-ce que ce phénomène est dû à des progressions de carrière volontaristes ou est-ce que l’orientation professionnelle a été défail­

lante?», s’interroge M. Melmer, surpris de cons­ tater, par ailleurs, que moins d’un quart des personnes concernées ont accompli une forma­ tion formelle pour évoluer vers de nouvelles tâches. «Ils ont sans aucun doute suivi une formation informelle sur le tas, mais les offreurs de formation continue, tout comme les employeurs et les employés concernés, doivent se questionner à cet égard». Ainsi, selon le directeur adjoint de la CEPL, les offreurs doivent vérifier la pertinence de leurs produits, leur contenu ainsi que les moda­ lités d’organisation, mais peut-être aussi leur politique de prix et leur marketing. «Les employ­ eurs qui gèrent les carrières des salariés doivent savoir qu’un employé gagne en efficience s’il est bien formé; les coûts de formation sont rapidement payés si la formation porte ses fruits», rappelle-t-il. Dans ce contexte, il estime que la formation conti­ nue doit anticiper et non plus jouer, comme jadis, un rôle de «facteur de récompense» pour les collaborateurs méritants. «La formation initiale, elle aussi, doit se remettre en question», prévient M. Melmer: renforcer, davantage encore, le volet «éducation» pour les niveaux les plus faibles, mettre au premier plan les compétences transversales, apprendre à apprendre, favoriser une culture au change­ ment. Vaste programme! «Les études doivent répondre à des objectifs orientés vers le long terme», conclut M. Melmer. || Propos recueillis par J.-M. G.

Prochains sondages Jusqu’au 4 février: Vous sentez-vous suffisamment épaulé par votre entourage professionnel concernant vos problèmes personnels? Du 5 février au 17 février: Votre entreprise encourage-t-elle les nouvelles mamans à revenir travailler?

Photo: Etienne Delorme

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Roger Melmer, directeur adjoint de la Chambre des Employés Privés, Luxembourg

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r e ssou r c e s hu m a i n e s

Photo: Université du Luxembourg

Claude Haas, 36 ans, est enseignant chercheur à la Faculté des Lettres, des Sciences humaines, des Arts et des Sciences de l’éducation, unité de recherche INSIDE (Integrative Research Unit on Social and Individual Development). Il est directeur d’études du Bachelor Professionnel en Sciences Sociales et Educatives. Ses priorités de recherche concernent l’insertion sociale et ­professionnelle, en ­particulier l’insertion des détenus et des populations les plus vulnérables (sans abris, sans logement).

B A C H E L O R E N S C IE N C E S S O C I A L E S E T E D U C A T IVE S

«L’enjeu est celui du master» Sensibiliser les entreprises Claude Haas constate que, côté débouchés, ceux-ci sont nombreux, tant les besoins sont importants et que de nouvelles structures apparaissent (accompagnement social en prison, pédagogie sociale à l’école, insertion professionnelle, etc.). Qu’en est-il du travail en entreprise? «Il y a là aussi bien des possibilités, entre autres via l’action sur la responsabilité sociale en entreprise. C’est un volet très important et que nous voulons développer. Il s’inscrit dans tout le travail en ressources humaines. Nous allons mener à ce niveau une campagne de sensibilisation».

S’il est une formation proposée par l’Université du Luxembourg et qui a et aura encore d’importantes répercussions sur la réalité professionnelle dans le pays, c’est bien le Bachelor professionnel en Sciences sociales et éducatives. A preuve, ce diplôme devrait se doubler d’un Master dès le prochain plan quadriennal de l’université. «A côté des secteurs industriel et entrepreneurial, il y a un important besoin de formation dans le secteur social, qui couvre une très vaste panoplie de services, depuis l’enfance jusqu’aux personnes âgées, avec des thématiques aussi multiples que différentes (santé, drogue, encadrement scolaire, chômage, intégration sociale, migration, etc.)», explique le Pr Claude Haas, directeur de ce Bachelor. Ce diplôme se place dans une logique de professionnalisation de ces structures alors qu’il n’existait pas, avant, de formation de niveau universitaire. La formation existante était en effet surtout celle d’éducateur gradué. «Nous avons intégré cette formation existante tout en prenant appui sur les tendances internationales, dont la logique du processus de Bologne, qui opte pour un socle de compétences sans spécialisation trop étroite. Nous formons ainsi ce que j’appelle le social work, qui mobilise différentes compétences et, ici, met un grand accent sur les stratégies d’activation des personnes pour se prendre elles-mêmes en mains». Si la formation est innovante, c’est aussi parce qu’elle a dépassé la «tradition» belgo-française, qui était très prégnante au Luxembourg, et, du coup, «a provoqué des discussions et débou-

ché sur certains consensus avec les associations professionnelles, qui ont une logique de métier. La discussion porte sur la professionnalisation de ce qui devient un nouveau secteur, en empruntant de nouvelles voies dans la formation». Pour Claude Haas, «l’enjeu est celui du Master. Le débat a été lancé dans le cadre de l’unité de recherche, pour une professionnalisation plus profonde du secteur. A l’inverse d’autres disciplines, cet enjeu s’inscrit dans une démarche qui va du bas vers le haut. Notre volonté de proposer un Master résulte de la nécessité de développement durable du secteur. Cette question touche à la fois le politique et des professionnels venus en partie d’autres professions voisines, mais différentes, comme les psychologues. Je souligne que, dans les pays scandinaves et d’Europe de l’Est, ainsi qu’en GrandeBretagne, il y a cette tradition de deux niveaux d’études. Il y a dans cette question tout un enjeu de société». Selon lui, la volonté politique est là, ne seraitce que parce que la pression communautaire – au bon sens du terme – internationalise les politiques sociales et que de nouvelles problématiques émergent via de nouveaux instruments. A cette pression top-down, s’ajoute celle venue du terrain pour se faire entendre. «Les acteurs politiques sont ainsi conscients qu’un développement social durable ne se fait pas avec des bénévoles, mais avec des personnes qualifiées et professionnalisées. Avec, entre autres, toute une culture de la qualité encore en partie à construire». || Marc Vandermeir PAPERJAM fevrier 2008

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ressources humaines

Jean-Claude Biver (Hublot)

Photo: Andres Lejona

la prolongation pour deux ans du contrat collectif en vigueur, qui restera valable jus­que fin 2009. Le point-clé de cet accord est «la sécurisation du site à Colmar-Berg», selon la direction, qui précise que l’entreprise s’engage à fournir des investissements pour une nouvelle ligne de malaxeurs de gomme, courant 2008. En contrepartie, les syndi­­cats renoncent à une augmentation des salaires cette année; une hausse de 1% devrait inter­venir en janvier 2009. «Cette convention permet de sécuriser les emplois pour l’avenir», se félicite encore la direction, qui souligne que les investissements dans des technologies de production modernes permettront de fortifier la compétitivité de l’entreprise.

ENTRE P RENEURIAT

L’ANNEE BIVER Le Luxembourgeois, CEO de Hublot depuis 2004, figure en 5e place dans le Top Ten des entrepreneurs suisses. Le «pape du marketing horloger suisse», le Luxembourgeois d’origine, Jean-Claude Biver (en couverture de l’édition de paperJam en décembre 2007), poursuit sa retentissante carrière en terre helvétique, où il accumule les couronnes de laurier. Après avoir été élu meilleur manager horloger et meilleur communi­ cateur au début 2007 par la presse spécialisée, le CEO de Hublot figure au 5e rang du Top Ten des meilleurs entrepreneurs suisses de l’année. Ce classement est établi sur la base de points accordés par 100 journalistes économiques et a été publié dans le Handelszeitung, le principal hebdomadaire économique national, fin décembre. A l’heure des comptes annuels, la marque horlogère dont le siège se situe à Nyon, en Suisse romande, a annoncé un chiffre d’affaires pour 2007 de 150 millions de francs suisses (environ 93 millions d’euros), soit plus de six fois celui de 2004, date à laquelle Jean-Claude Biver a repris les rênes de Hublot. || F. M.

SYNDICAT MAISON

Alors que s’amorce la campagne en vue des élections sociales de novembre prochain, un nouveau syndicat bancaire vient de naître, issu de la scission entre

le LCGB-SESF et sa section à la Dexia-BIL: la FieDEL, Fédération indépendante des employés Dexia Luxembourg. Ses fondateurs, exclus en décembre dernier du LCGB (un recours est en cours), affichent leur volonté d’une association syndicale ayant, selon les dires de son président, Fernand Welschbillig (photo), pour «seule vocation de défendre les intérêts des salariés d’un groupe d’entreprises se trouvant sous un même logo», et totalement affranchie des syndicats

Management

27 «mentees» en 2007

WEB

WWW.ADECCO.LU

professionnels, «qui ne comprennent pas toujours les réalités de nos métiers». La FieDEL compte une cinquantaine de membres. SOCIA L

«SECURISATION» CHEZ GOODYEAR

Adecco Luxembourg et sa division Ajilon, leader dans les recrutements spécialisés, ont réuni leur savoir-faire pour donner naissance à un nouveau job board, en ligne depuis le 17 décembre sur le site www.adecco.lu. La nouvelle page d’emplois facilite la diffusion et la visibilité des offres, en permettant notamment aux candidats d’affiner au mieux leur sélection, grâce à un moteur de recherches multicritères. Formation

Integration par la langue Les partenaires sociaux de Goodyear Luxembourg sont parvenus à la midécembre à un accord sur

Pour l’année 2008, le ministère du Travail et de l’Emploi dispose d’un budget de 100.000 euros destiné à soutenir «les

Pendant un an, 27 fem­mes cadres de onze grandes organisations luxembourgeoises ont pu «bénéficier d’un soutien d’un mentor, affirmer leurs compétences de leadership et élargir leur culture économique, tout en développant des expériences profession­ nelles multiculturelles de haut niveau», annonce Rita Knott (photo), Administra­teur délégué de Coaching Mentoring Consulting, la société qui anime ce projet soutenu par le ministère de l’­Egalité des Chances, en tant qu’action positive. La présentation des résultats, le 21 janvier à l’Abbaye de Neumünster, fut également l’occasion d’accueillir la première conférence internationale de Mentoring au Luxembourg et de lancer le programme de Cross Mentoring pour 2008. Inscriptions avant le 15 février sur www.mentoring.lu.

Photos: Goodyear, FieDEL, Ajilon

SOCIA L

efforts en matière d’intégration des étrangers par l’apprentissage de la langue luxembourgeoise». En 2007, 23 demandes de subventions lui ont été adressées par des entreprises, actives majoritairement dans le secteur hospitalier, social et des soins, les activités juridiques, l’informatique, le commerce et l’industrie. Les cours doivent impérativement se dérouler durant l’année 2008 et les demandes, introduites jusqu’au 19 décembre. Le formulaire de candidature est disponible sur le site www.mte.public.lu.

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E M M AN U EL VIVIER

«VOULOIR, C’EST POUVOIR!» Agé d’à peine 30 ans, le fondateur de Vanksen Group a fait de son agence une référence internationale en matière de marketing viral et de buzz marketing. Avec un esprit d’entreprise qui l’accompagne depuis son plus jeune âge. Photo: Andres Lejona

Un cri dans la nuit, «Wazaaaaaa» pour soutenir une marque de bière américaine (Budweiser); un concours pour gagner un voyage transatlantique en… train (­voyages-sncf. com); des films promus à grands coups d’annonces mystérieuses (Projet Blair Witch) ou comiques (Borat), habilement relayés par de nombreux sites Internet, pour deux succès retentissants; une marque de sous-vêtements qui s’affiche en écran de veille (Aubade)… Le marketing est entré, progressivement, dans une nouvelle ère: celle du marketing viral ou de sa variante, le buzz marketing. Dans le premier cas, le message commercial est défini et formaté et seule sa diffusion est laissée entre les mains des consommateurs. Dans le second cas, le message est porté et formaté par les utilisateurs eux-mêmes, qui le diffusent par le bouche à oreille, avec, néanmoins, un risque de déformation du contenu initial voulu par l’annonceur. Un phénomène amplifié à l’extrême par ce formidable relais de communication qu’est Internet. Bienvenue dans le merveilleux monde du marketing 2.0. «Aujourd’hui, il faut aider les marques à générer du bouche à oreille positif autour de leurs produits, de leurs services. Il faut alors mettre en place un marketing d’influence qui consiste à détecter, identifier et activer les leaders d’opinion et utiliser les gens non pas comme des cibles, mais comme des relais». Celui qui parle est l’un des spécialistes mondiaux en la matière. Lorsque vous tapez son nom sur Google, vous trouvez près de 19.000 pages référencées qui parlent de lui. Emmanuel Vivier, fondateur et managing director de Vanksen Group, agence spécialisée dans le développement de concepts de communication online et offline de type buzz ou viral, n’a pourtant rien du vieux briscard. Mais du haut de ses trente ans, il n’en dirige pas moins, depuis Luxembourg, une agence au rayonnement international où est centralisé le plus gros de la production et des plates-formes techniques, servant tout aussi bien [>>ù102] PAPERJAM fevrier 2008

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Une créativité tous azimuts Quelques exemples de campagnes marketing orchestrées par Vanksen Group, à l’international, mais aussi au Luxembourg. En matière de créativité, Vanksen Group n’a pas à rougir de ses réalisations. Pour le lancement du rasoir Comfort Advance 3 de la marque Bic, en janvier 2007, il a développé un dispositif 100% web, qui s’est décliné en une série de huit films viraux, un jeu concours viral multijoueurs et un blog collaboratif. L’action a été lancée auprès de plus de 200 blogueurs «influents». Au final, les vidéos ont été vues un peu plus de 4 millions de fois. Un an et demi plus tôt, c’est en s’appuyant sur une sélection plus restreinte de 75 «personnalités influentes» qu’a été lancée la campagne de buzz marketing accompagnant le lancement du téléphone Nokia 7710. Un blog dédié a même été créé par ces «testeurs». Une expérience renouvelée quelques mois plus tard avec deux autres téléphones de la marque finlandaise, le N91 et le N3250. Ubisoft, Warner Bros, Sony, Microsoft, Renault ou encore BenQ Siemens font partie de la liste des références clients de Vanksen. Dans ce dernier cas, la campagne de buzz marketing menée en février 2006 pour la sortie du téléphone CL75 Poppy, réservé aux femmes, marqua même la première campagne de buzz marketing jamais réalisée au Luxembourg. En 2007, Vanksen a réalisé pas moins de 45 opérations de ce type, dont la moitié en France. «Nous sommes dans un monde en pleine mutation et ces changements s’opèrent à une vitesse formidable. Il ne s’agit plus d’être le plus gros ou le plus grand, mais le plus rapide et le plus réactif. La saga d’ArcelorMittal en est la parfaite illustration», note Emmanuel Vivier. Plus proche de nous, dans le temps et dans l’espace, c’est également Vanksen qui s’est occupé du développement de GoodIdea.lu, le guide collaboratif des bonnes adresses shopping au Luxembourg, dans le cadre du projet «Pôle de commerce de la Grande Région» développé par la Confédération Luxembourgeoise du Commerce (CLC). Un site qui n’a pas la prétention d’être exhaustif, mais qui donne à chacun l’occasion de présenter ses bonnes adresses coup de cœur. Le site, actuellement bilingue français-anglais, sera prochainement disponible en luxembourgeois et en allemand. || J.-M. G.

De Marseille à Toronto Il s’en est pourtant fallu de peu qu’il choisisse une tout autre voie, après avoir préparé, au Prytanée national militaire de La Flèche (dans la Sarthe, en France), le concours d’entrée à l’Ecole des Officiers de l’Armée de Terre de Saint-Cyr

En février 2007, Vanksen Group a créé ArcelorMittal. tv, une webTV interne ­collaborative et non censurée, alimentée par une série d’épisodes, ­diffusés à raison de deux par mois. Le but était de décrire, vue de l’intérieur, la mise en place du géant de la sidérurgie, quelques mois après l’­annonce officielle de la fusion. Une initiative saluée par les agences de notations financières et récompensée, entre autres, lors du Prix IntraBlog Entreprise 2007 et lors du premier Festival européen de la communication responsable (catégorie web).

Coëtquidan. «Une très bonne école pour se forger une volonté de fer et découvrir ses limites physiques, souvent bien plus importantes qu’on peut le croire initialement», explique-t-il avec le recul. Mais plutôt que les terres parfois hostiles du Morbihan, à deux pas de la mythique forêt de Brocéliande, Emmanuel Vivier choisit finalement de bifurquer plein Sud, direction Marseille, où il intégra l’école supérieure de Commerce ­ Euromed. C’est là qu’il y rencontra celui qui allait devenir un de ses plus proches compagnons de vie: Internet! Sa première opération d’envergure fut la création d’une association ayant pour objectif de publier le CITAdingue, un guide gratuit des meilleures adresses de la ville. Conception de produit, recrutement et management d’une équipe, promotion du guide, démarches commerciales… C’est sur le terrain que l’on apprend le plus vite… En 1999, il est le treizième salarié à intégrer B2L/BBDO, une agence Internet fondée par Loic Le Meur, «serial entrepreneur» français, sommité reconnue de la toile. Six mois après, l’agence résolument orientée vers les nouvelles technologies et le web, comptait 120 personnes, à une époque où la bulle ne cessait de grossir… «Une vraie école de l’hyper-croissance au contact d’un PDG passionné, passionnant, voire contagieux. D’ailleurs, sur les treize du départ, nous

Photo: www.arcelormittal.tv

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aux équipes implantées à Bruxelles, Barcelone, Hambourg, Genève, New York ou Bangkok. Lui et ses équipes sont intervenus à plus de 55 conférences et séminaires dans le monde pour la seule année 2007. On a également pu le retrouver, au fil des mois, dans les colonnes de journaux aussi prestigieux que l’International Herald Tribune, Le Monde, New York Times ou Le Figaro, mais aussi dans les informations télévisées de TF1… «Heureusement, c’est l’approche originale du métier et la réalisation de projets souvent innovants pour de grandes marques, et non ma petite personne, qui a amené ces médias à parler de nous et créer, ainsi, du buzz», précise-t-il. Il n’empêche. Le parcours de cet ancien scout qui, déjà à l’adolescence, dans la région d’Orléans, avait monté la structure locale de scoutisme, a presque toujours été guidé par la fibre entrepreneuriale, doublée d’une aisance presque naturelle dès qu’il s’est agi de surfer sur la vague interactive et générationnelle suscitée par Internet.

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sommes onze à avoir créé des entreprises. Tout cela m’a donné un vrai goût pour l’entrepreneuriat, mais je ne pensais pas me lancer avant d’avoir au moins cinq à dix ans d’expérience». Emmanuel Vivier est donc contaminé et le virus ne mettra pas trop longtemps à se déclencher, le temps d’un MBA en e-business et webmarketing passé à la McMaster University de Toronto (Canada) et d’une première expérience luxembourgeoise d’un an chez Exceed, agence spécialisée dans la communication interactive. Une idylle qui aurait sans doute pu durer plus longtemps si la société n’avait pas été rachetée, en 2001, par la SSII Alti. «La stratégie de la société a changé pour passer de la communication à la technique pure et d’un mode agence à un mode régie qui ne me convenaient pas. Nous avons donc sauté sur cette opportunité pour lancer, en 2002, notre agence qui est devenue aujourd’hui Vanksen | CultureBuzz». Plus précisément, c’est de la rencontre avec Nicolas Van Beek et Xavier Lesueur, qui étaient d’abord les clients d’Exceed avec leur société LegitiName (spécialisée dans la protection, la gestion des marques et la veille sur Internet), qu’est né Vanksen Group. Une association qui a permis de proposer une gamme plus complète de services aux marques: de la gestion et du monitoring de la marque au référencement, au marketing interactif et alternatif en passant par la communication traditionnelle. Fort de 85 employés en ce début d’année (et visant 120 personnes dans un an), dont 65 au Luxembourg, le groupe affiche quelque 7 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé... «Les capacités de financement du groupe nous ont aussi permis d’investir fortement en R&D et de lancer de nouveaux bureaux à l’international. Au final, je pense que c’est aussi une bonne chose de créer son activité jeune. On possède une bonne forme physique, et peu de contraintes familiales ou financières». Avis aux (jeunes) amateurs, donc, surtout qu’à ses yeux, le Luxembourg constitue un terrain propice à ce genre d’aventure entrepreneuriale. «Le pays sait aussi s’exporter et représente une vraie chance pour les entrepreneurs, en leur permettant, dans des conditions compétitives, de recruter des personnes de talent et multilingues, se réjouit-il. La facilité de l’administration rend humainement faisables beaucoup de choses. Cela prend autant de temps de gérer une équipe de 40 personnes ici que de dix personnes à Paris… Le Luxembourg a compris que pour être compétitif, il fallait faire vite dans la gestion des dossiers».

Refusant d’évoquer une «philosophie» ou une «recette miracle» particulière, Emmanuel Vivier suit plus simplement quelques ingrédients de base, dont le premier pourrait paraître galvaudé par l’utilisation qui en est généralement faite. Et pourtant. «Je pars toujours du principe que vouloir c’est pouvoir. Cela paraît une évidence, mais on sous-estime souvent l’impact de la volonté. Plus que le génie ou le talent, je pense que c’est la détermination et le travail qui permettent de réussir et qui font la différence avec la concurrence. Ne jamais baisser les bras, ne pas hésiter à aller à contre-courant parfois, oser suivre son instinct».

Savoir reconnaître ses erreurs Cette volonté permanente lui permet de ne jamais se satisfaire de la situation présente et de toujours vouloir avancer, quitte à bousculer des choses supposées établies. «La majorité des gens n’aiment pas ou très peu le changement, alors que j’estime que c’est une très bonne chose. Vu l’époque où nous vivons, la routine est synonyme de stagnation, voire de recul. Faire quelque chose car ‘il en a toujours été ainsi’ m’horripile au plus haut point, surtout de la part de personnes de moins de 30 ans souvent!» Pour lui, donc, la meilleure façon de ne pas subir les changements est donc de les provoquer, de surfer dessus. «Cela veut dire aussi qu’il faut reconnaître ses erreurs ou mauvaises décisions quand c’est le cas, pour pouvoir les corriger le plus rapidement possible». Mais cela veut dire aussi que toute idée est bonne à prendre. Ni lui ni son associé ne disposent de bureaux personnels, préférant la proximité la plus forte possible avec les collaborateurs directs, que ce soit à Paris ou à Luxembourg. «Aujourd’hui, en matière de web, même un stagiaire de 19 ans peut vous faire découvrir quelque chose de nouveau», remarque-t-il. Dans ce même ordre d’idée, le principe de curiosité constitue, à ses yeux, une donnée essentielle, dans un monde en mouvement perpétuel où chacun se doit d’être en constant apprentissage. «Je passe au moins une à deux heures par jour, souvent le soir, à lire médias, nouveaux ouvrages comme The world is flat, Made to stick, Wikinomics, Small is the new big, Hoopla…), mais aussi blogs et sites Internet. J’ai plus de 8.000 favoris dans mon navigateur et 500 flux RSS dans Netvibes... Je passe mon temps à bombarder mes équipes avec des liens, à les inviter à lire aussi, à acheter des magazines aux quatre coins du

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La saga ArcelorMittal Ou comment décliner le concept «2.0» au secteur de l’industrie. C’est avec ArcelorMittal que Vanksen a probablement réalisé un de ses plus beaux projets, estampillé «Industrie 2.0»: une web TV destinée à présenter tous les aspects de la fusion entre les deux monstres sidérurgiques Arcelor et Mittal Steel. «Nous savions qu’il faudrait à ArcelorMittal huit à dix mois pour se restructurer en termes de communication. Il fallait éviter le vide, la rumeur. Nous avons donc mis en place un outil collaboratif, ouvert», explique Xavier Lesueur, director chez Vanksen. Cet outil a pris la forme d’une véritable TV interne, alimentée par une série d’épisodes à raison de deux par mois, pendant six mois. Objectif: présenter la fusion vue de l’intérieur, avec les acteurs sur le terrain, leurs compétences, mais aussi leurs doutes. Luxembourg, Brésil, Pologne, Chine: les quatre coins du monde ont été couverts, à tous les niveaux – du management aux ouvriers – afin de montrer à tout le monde la façon dont les choses se mettaient en place. «Dans le premier épisode, on voit des employés qui avouent leurs craintes devant cette fusion. C’est tout de même exceptionnel qu’une marque paie pour que l’on voie ça! Mais le seul fait de le montrer était, justement, déjà une victoire en termes de communication», note M. Lesueur. En même temps que chaque épisode était diffusé, des messages non modérés venant des employés du groupe étaient diffusés. Certaines réponses étaient directement données en direct par Lakshmi Mittal, en personne. «Tout le monde a été impliqué. Je me souviens d’un message d’un blogueur américain qui s’étonnait que l’acier servant à construire la Freedom Tower (le nouvel édifice remplaçant le World Trade Center, ndlr.) était fait au Grand-Duché. C’est un employé du Luxembourg qui lui a répondu en expliquant que ce type d’acier spécial n’était produit qu’ici». L’écho de cette initiative Web TV, utilisant des codes pour le moins inhabituels dans le monde de l’industrie, s’est propagé au-delà de la seule presse internationale. Les agences de notation spécialisées en ont même fait un critère de valeur dans leur appréciation de l’action ArcelorMittal. Et comme toutes les séries à succès, une «Saison 2» est actuellement en cours de préparation… || J.-M. G.

En ce début d‘année, le géant pharmaceutique Pfizer propose aux internautes de tester en ligne leur… haleine! Sur www. lederniermegot.be, Vanksen propose un minisite destiné à toucher de manière différente les fumeurs (avec un forum d’anecdotes, des vidéos virales décalées et un testeur d’haleine), non pas en les culpabilisant, mais en leur faisant plutôt prendre conscience du ridicule de certains de leurs comportements.

sion et un alignement des efforts de chaque salarié selon les objectifs globaux de l’agence». En 2006, Vanksen Group a enregistré un chiffre d’affaires de quelque 3,3 millions d’euros pour un bénéfice proche du demi-million d’euros.

Chiffre d’affaires doublé en 2007 Pour 2007, le chiffre d’affaires estimé (car les comptes consolidés définitifs ne sont pas encore disponibles) devrait être de l’ordre de 6,5 millions d’euros, pour un profit d’environ 5%, à 325.000 euros. La forte croissance du groupe a nécessité des investissements non négligeables, notamment humains, techniques (plus de 200.000 euros rien que pour l’informatique) et immobiliers. De quoi peser, donc, sur le résultat net, mais tout en garantissant une pérennité des structures pour les années à venir. La liste de références de Vanksen Group est une litanie des plus grandes marques mondiales (voir encadré page 102) attirées par ces nouveaux modes de communication et de marketing. Pourtant, le mouvement s’est enclenché presque par hasard. «Il y a trois ou quatre ans, nous avons lancé le blog Culture Buzz en parallèle au site Internet de notre société, se souvient Emmanuel Vivier. Or, nous nous sommes bien vite rendu compte qu’avec 165.000 pages vues par mois, en français, ce blog, qui était pourtant moins sexy, faisait plus de visites que le site en lui-même, au point d’être devenu le blog le plus influent de France».

Photo: lederniermegot.be

WEB TV

monde, car il est vital que nous ayons une bonne perception des évolutions, en sachant faire le tri entre réelles innovations et modes fugaces. Il faut savoir sortir, bouger, croiser d’autres approches, d’autres modes de pensée. Je suis surpris que beaucoup de professionnels de la publicité et d’Internet connaissaient le classement du dernier festival de Cannes de la pub par cœur, mais n’aillent quasiment jamais à une exposition, un concert… Les idées ne naissent pas en passant huit heures par jour en costume-cravate devant un PC». C’est aussi ce besoin permanent de mouvement, d’action, qui rend Emmanuel Vivier plutôt réfractaire aux réunions inutiles. «Notre métier est de faire et non de discuter! Les e-mails en ‘reply all’ qui dé-responsabilisent les collaborateurs en ayant l’impression qu’on repasse la patate chaude aux autres et les meetings à répétition à 50 sont pourchassés avec force! Il est toujours plus simple de commenter, critiquer, conseiller que d’agir. Mais la meilleure expertise se forge dans l’action et non (pas uniquement) dans Powerpoint, les livres ou les salles de réunions. Un meeting doit servir à décider de solutions et non à discuter de problèmes». Pas de réunionite aiguë, donc, chez Vanksen, qui préfère se concentrer sur les rendez-vous collectifs qualifiés de vitaux, comme la réunion trimestrielle à l’occasion de laquelle sont communiqués à tous les salariés les chiffres, objectifs et résultats du trimestre, de manière très transparente, «ceci afin d’assurer une compréhen-

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«Notre but n’est pas de vendre et partir au soleil. Nous l’aurions déjà fait!»

Preuve de ce succès foudroyant: de grandes marques ont, régulièrement, contacté le groupe via ce blog (www.culture-buzz.com, fort, aujourd’hui, de plus de 1.500 articles) afin d’entamer une relation commerciale. «Notre idée restait la même: partager tous les jours notre expertise, notre passion… Nous pouvions aider les annonceurs potentiels à mieux comprendre leur métier». Pour y parvenir, pas de recette miracle. Chaque opération de type buzz ou viral est nouvelle et ne ressemble à aucune autre. L’innovation est permanente et à visage découvert. «Dans ce concept, plus on partage, plus on est valorisé. Avant, plus on gardait son expertise cachée, plus on était payé. Aujourd’hui, il faut sortir des terrains balisés habituels. L’idée n’est pas de coller des banners dans des blogs, mais d’amplifier un mouvement. Si un produit est bon, on peut aider à ce que beaucoup de monde se passe le mot. L’idée de recommandation de personne à personne est importante. Les gens croient davantage en leur entourage qu’en la publicité. A partir de 15-20 blogs, on peut toucher plusieurs milliers de personnes». Fort de ce succès, le blog a été lancé en langues anglaise et allemande et se prépare, dans les prochains mois, à connaître deux autres déclinaisons: en français et en… chinois. En France, on estime le nombre de blogs entre 7 et 15 millions. En Chine, on parle de 30 millions, ce qui donne une vague idée du potentiel qui existe là-bas.

Objectif: 300 employés Devant ce phénomène de masse qui écrase tout sur son passage, les annonceurs n’ont aujourd’hui plus d’autre choix que de revoir leur approche en matière de communication. «Un certain nombre ont déjà franchi le pas, constate Emmanuel Vivier. Procter&Gamble, Coca-Cola, Nokia ou L’Oréal, par exemple, ont annoncé cette année vouloir faire passer la part de leur marketing interactif et alternatif de quelques pour cent à 20% d’ici 2008-2009». C’est dans cette capacité à exceller autant dans le «traditionnel» que dans le «novateur» que risquent de se poser, bien vite, les principaux enjeux du marché de la communication. «Les agences de communication vont devoir avoir une capacité de réaction énorme, estime Emmanuel Vivier. Créer, pour elles, une nouvelle structure pour faire face à ces nouveaux besoins, c’est souvent impossible car cela demande notamment un important capital humain. Elles préfèrent racheter directement une société existante».

Un constat partagé par Xavier Lesueur, ­director chez Vanksen Group. «Dans la chaîne de valeurs, c’est toujours compliqué pour les grosses agences ‘offline’ de s’adapter et d’aller vers le ‘online’. Cela nécessite l’acquisition de nouveaux profils. Dans l’autre sens, c’est plus simple. Nous disposons déjà des compétences de créativité et de graphisme. Et pour rester créatif, le meilleur levier reste Internet. La difficulté d’un responsable marketing est de se rendre compte qu’il n’est pas forcément représentatif du segment qu’il vise… Un phénomène comme ­mySpace, qui compte plus de 200 millions d’utilisateurs et 100.000 nouveaux utilisateurs par jour, dont 18.000 en France, par exemple, est tout sauf un gadget. On ne peut pas les ignorer. Il faut réfléchir à cette stratégie, pour aujourd’hui et pour demain. Les marques qui ne s’y intéressent pas auront des réveils difficiles». Emmanuel Vivier, lui, avoue qu’il ne serait pas surpris du tout de voir certains acteurs du marketing alternatif ou interactif finir de se doter d’une réelle expertise offline (que ce soit en matière de TV, presse, affichage…) afin d’offrir à leurs clients une offre réellement globale, assortie de cette approche plus «2.0» à leurs clients. «C’est en tous les cas notre propre stratégie», reconnaît-il. La machine est lancée et on se demande bien ce qui pourra l’arrêter. «Nous avons la chance de vivre une aventure passionnante qui n’arrive qu’une fois dans une vie, même si l’implication est parfois très éprouvante», reconnaît Emmanuel Vivier, qui ne manque pas de projets pour le court et le moyen termes. «Notre objectif est de continuer à nous développer jusqu’à une taille critique nécessaire d’environ 300 personnes et une couverture géographique internationale pour accompagner les grandes marques de la façon la plus efficace et exhaustive possible». Un développement en solo? Le succès rencontré a évidemment suscité certaines convoitises et des offres concrètes d’entrée dans le capital, voire de rachat, sont actuellement étudiées, venant d’Europe, mais aussi ­d’Australie… «Notre but n’est pas de vendre et partir au soleil. Nous l’aurions déjà fait! Il nous reste encore tellement de choses à lancer, à développer. Le plus dur a sans doute été d’arriver jusqu’à aujourd’hui. Cela n’exclut pas que pour mener à bien les idées de services et de solutions que nous souhaitons développer et lancer pour compléter notre offre, nous fassions appel à un investisseur extérieur. Mais étant rentables depuis le début, nous avons tout le temps d’examiner cette option». || Jean-Michel Gaudron

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G u y D o c k e n d o r f

«Le Luxembourg est

une terre de promesses» Le premier conseiller de gouvernement et directeur général du ministère de la Culture a l’œil sur l’ensemble des projets pensés, conçus ou gérés depuis la montée de la Pétrusse. Une fonction qui, en 2007, a été l’objet de toutes les sollicitations…

Photo: Etienne Delorme

Difficile de frayer dans l’actualité culturelle sans buter, au détour d’un vernissage, d’un concert ou d’un spectacle vivant, sur cette silhouette emblématique de l’implication ministérielle en termes de culture. Alors que la pro­­fessionnalisation s’accompagne d’une hausse manifeste des attentes, que les commentaires s’inscrivent en proportion d’une scène en pleine expansion, rencontre à mots mêlés avec Guy Dockendorf, autour d’une sphère culturelle au bouillonnement revendicatif. Vous sortez d’une année extrêmement chargée. Quel sentiment vous anime à son évocation? «Le regret de n’avoir pas eu la possibilité de tout voir, car cette actualité exceptionnelle s’est additionnée à notre activité ordinaire. Nous avons été extrêmement occupés, mais j’ai l’impression que nous avons réussi malgré tout à imposer beaucoup de choses nouvelles. Je pense à LX5, à Traffo, au Dance Palace, à Ni vu ni connu… à toute une ribambelle d’activités qui ont eu la chance de démarrer grâce à un budget plus important en 2007. De nouveaux créneaux ont pu être expérimentés et, en règle générale, tout cela a trouvé preneur. Au travers de l’explosion de cette nouvelle scène, voyez-vous les fruits d’un travail de fond réalisé dans sa direction? «Le Luxembourg est une terre de promesses, mais aussi une terre prometteuse. Lorsque nous avons choisi, par exemple, de faire restaurer la Kulturfabrik d’Esch-sur-Alzette, nous l’avons fait contre la volonté de certains décideurs politiques. Mais la suite nous a effectivement donné raison. Cette Kulturfabrik a indéniablement contribué à la constitution d’une scène dite alternative. On en récolte les fruits aujourd’hui. Entre les terrains, les bâtiments et l’argent liquide, l’action conjuguée des différents partenaires de la Kulturfabrik a permis une restauration respectueuse de la politique architecturale et la genèse d’une grande partie de la scène culturelle – écrivains, producteurs de films, plasticiens, musiciens – née ici, il y a une quinzaine d’années.

L’année culturelle 2007 a eu le même effet, avec l’exposition de tous ces nouveaux talents. Dans le même temps, une partie de cette scène locale se plaint d’un supposé manque de soutien. Cela vous surprend? «C’est d’autant plus surprenant que l’un des principaux animateurs de cela est un artiste qui fait partie d’une petite structure de théâtre dont le budget fut, pour 2008, augmenté – comme pour plusieurs autres – de plus de 60%. Ce n’est peut-être pas suffisant, c’est à discuter, mais on ne peut pas nier qu’il existe une volonté politique, de la part du gouvernement luxembourgeois, d’encourager encore davantage les petites structures. C’est de bonne guerre de dire que l’on ne reçoit pas assez, mais il faut rester raisonnable dans son argumentation. Contrairement à 1995, l’année 2007 ne fut pas présidée par des personnalités politiques. Cela vous a-t-il offert davantage de sérénité? «Dans le choix des projets, certainement. Mais ce fut surtout, pour moi, un formidable gage de confiance de ces décideurs politiques que de laisser l’avenir de l’année culturelle entre les mains d’agents de l’Etat. Je leur tire mon chapeau, car ce n’est pas une chose acquise dans beaucoup de pays. Contrairement à beaucoup d’autres capitales, il n’y avait également pas de directeur artistique. L’option retenue était-elle la bonne? «Coordinateur général ou directeur artistique, ce n’est qu’une histoire de titre. Je me réjouis d’avoir eu l’intuition de proposer Robert Garcia. Par ce qu’il avait déjà fait dans sa vie, par sa formation, par son entregent, c’était – et c’est toujours pour moi – la personne qu’il fallait pour mettre les gens autour d’une table. Il a tout de même réalisé plus d’une trentaine de tables rondes avec l’ensemble des organisateurs régionaux, avec les porteurs de projets… et des solutions acceptables ont, dans une très grande majorité de cas, été trouvées. Je n’ai donc pas de regrets, ni pour l’équipe, ni pour le [>>ù112]

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conseil d’administration. Nous sommes d’ail­ leurs l’une des rares Capitales européennes de la Culture à ne pas avoir connu, en cours de partie, de démissions à répétition…

Culture du compromis

Le Pei dans l’œil du voisin Entre le Mudam et le musée de la Forteresse, le feuilleton est loin d’être terminé... S’appuyant sur le succès de l’édition 1995, le Premier ministre Jean-Claude Juncker avait indiqué, lors de sa première déclaration gouvernementale, que le Luxembourg avait absolument besoin d’un certain nombre d’infrastructures nouvelles pour se positionner sur l’échiquier européen. Une annonce qui fit sauter plusieurs verrous de l’époque, dont celui du Mudam. Guy Dockendorf: «Le budget du Musée d’art moderne était bloqué pour des raisons politiques, mais pas seulement. Il y avait même eu 14.000 signatures pour demander une préservation du Fort Thüngen, que l’architecte I.-M. Pei avait intégré dans son projet. L’argument avancé étant qu’il n’y avait pas de collection disponible en art contemporain, ni de besoins évidents. Dans le même temps, certaines voix déploraient l’intention de sortir la forteresse du projet pour en faire deux unités distinctes. Mais c’est un peu cela, le consensus luxembourgeois: lorsque l’on rencontre des problèmes, on essaye de trouver une solution dans laquelle tous les interlocuteurs sont écoutés». Aujourd’hui, le Mudam rencontre un succès indéniable, alors que le Musée de la Forteresse tarde à dévoiler un projet, voté par la Chambre des Députés, qui parle d’un travail muséal sur l’identité nationale. Un retard à l’allumage? «Le Luxembourg est le fruit d’un certain nombre de croisements. Nous avons connu l’occupation espagnole, autrichienne, prussienne, française…, rappelle Guy Dockendorf. Tout cela a laissé des traces. Pourquoi ne pas montrer cet apport en profitant du Fort Thüngen, tout en montrant également quelle était la vie des Luxembourgeois qui vivaient à l’ombre de la forteresse, comment ils s’entendaient avec ces occupants? Nous avions, comme toujours pour nos grands projets, demandé [>>ù114]

Avant 2007, il y avait eu 1995. Avec le recul, comment comparez-vous ces deux expériences, dans leurs aspects préparatoires? «Lorsque l’on a commencé à préparer l’année culturelle 95, à la mi-1992, c’était suite à une décision intergou­vernementale. Il n’y avait eu ni jury, ni dossier de candidature, tout était presque automatique. Nous n’étions, à l’époque, pas rassurés au moment de rentrer dans le jeu. Nous avions peur d’être ridicules, surtout après l’expérience de Glasgow en 1990 qui reste encore, de nos jours, un modèle, à tous points de vue. Or, le Luxembourg, lorsqu’il a peur, a l’habitude de pratiquer «l’art de se faire aider». Nous avions eu beaucoup de discussions, puis un premier coordinateur général, Guy Wagner, qui a choisi, à un certain moment, de lâcher. Quelques mois avant le démarrage de l’année, Claude ­Frisoni, un excellent communicateur aux talents multiples, est sorti du chapeau. Nous avions fait intervenir tous nos directeurs d’institutions, afin d’évaluer tous les projets qui étaient sur la table. Ils furent avalisés puis choisis en fonction du budget disponible, qui était à l’époque de 22 millions d’euros (répartis équitablement entre la ville, l’Etat et le box office /mécénat, ndlr.). Au final, l’année culturelle 1995 fut un succès, mais ce n’était pas joué d’avance, nous avions dû trouver des synergies. L’une des conséquences directes d’une capitale européenne de la Culture est, dans nombre de pays, l’impact sur le bâti. Celui de 2007 sera-til aussi spectaculaire que celui de 1995? «Je pense que sur une vingtaine d’années, la Ville de Luxembourg et le gouvernement ont investi, à eux seuls, un peu plus de 700 millions d’euros, rien que dans les infrastructures. Cela peut paraître beaucoup, mais, étalé sur vingt ans, cela devient compréhensible. L’année 1995 avait donné naissance au Casino dans sa version actuelle, avait mis le Centre Culturel de Rencontres Abbaye de Neumünster sur les rails, avait fait redémarrer le projet du Musée d’Art moderne… Nous avions aussi relancé le chantier du Musée d’Histoire et d’Art, qui fut totalement restauré et doublé dans sa surface, nous venions juste de rouvrir le Musée d’Histoire naturelle, nous avions déjà un projet pour les Rotondes et celui – en gestation, depuis 1992, d’une nouvelle Bibliothèque Nationale… Le CNA qui vient d’ouvrir à Dudelange en est aussi l’un des héritiers directs. Idem pour le

Centre sportif et Culturel La Coque. La Ville de Luxembourg a ouvert son Musée d’Histoire de la Ville, sa Photothèque, elle est train de restaurer le Ciné Cité… Il faut dire que nous étions, à l’époque, singulièrement à la traîne. Et tout ceci ne prend même pas en compte le Mudam et la Philharmonie, cette dernière construction étant, historiquement, celle qui fut la plus rapide! Ce listing est pourtant loin d’être complet. Nous travaillons activement sur un Centre de la Culture industrielle, sur le nouveau bâtiment des Archives nationales et sur une nouvelle Bibliothèque Nationale Universitaire… Il y a encore de grandes choses à sortir de terre. Comme l’Aciérie de Dudelange qui sera mise à disposition, après réaménagement, de producteurs de films… La réhabilitation des friches fut, d’ailleurs, l’un des arguments majeurs de 2007. Comment en voyez-vous le développement? «C’est un énorme dossier, qui va nous prendre beaucoup d’années. Imaginez seulement l’installation programmée, dans un haut fourneau, du Centre National de la Culture industrielle. Cela ne va pas être facile, mais cela sera passionnant. Il en va de même du projet de théâtre gallo-romain de Dalheim ou du musée en plein air sur les ardoisières de Haut-Martelange pour ne citer qu’eux. Et tout ceci n’est qu’une partie des dossiers en cours, nous courons après le temps. Est-il possible, sur des projets de cette envergure, de se conformer à un échéancier? «S’il y a une chose apprise avec l’expérience, c’est de ne pas faire de déclaration sur les dates. Dans la plupart de ces dossiers, nous ne maîtrisons qu’une partie de l’exécution. Nous faisons ce que nous pouvons pour que les choses avancent, mais nous ne pouvons pas tout prévoir. D’autant que les lois sur les marchés publics peuvent s’avérer complexes. En termes de politique culturelle, le bâti ne fonctionne que s’il est accompagné d’une politique de recrutement pertinente. Quelle est votre approche en la matière? «Nous avons beaucoup investi dans les pierres, mais aussi dans les gens. Les bâtiments, sans un budget de fonctionnement, sans une aide à la création, n’auraient pas de sens. Pour l’exemple du Mudam, nous avions fait appel à des spécialistes afin d’évaluer les besoins en personnel. Nous nous étions rendu compte que nous avions besoin d’un peu plus de collaborateurs. C’est pour cela que le gouvernement accepta d’augmenter sa

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dotation, afin que les besoins en personnel puissent suivre l’évolution budgétaire. Pour constituer sa direction, nous avons d’abord réalisé une description de profil, à partir de laquelle on a lancé un appel international à candidatures. Nous avons reçu un certain nombre de candidatures, dont celle de Mme Beaud qui a convaincu le conseil (voir également l’encadré ci-contre, ndlr.). Pour la Philharmonie, nous avions consulté quelques grands spécialistes européens de la musique ainsi que plusieurs interlocuteurs luxembourgeois. Ces personnes ont proposé des directeurs de salle qui avaient déjà fait leurs preuves, tout l’art consista alors à débaucher l’un d’eux. Cela s’est très bien passé avec Mathias Naske. Son recrutement fut si pertinent que les Autrichiens ont essayé de nous le reprendre il y a deux ans, mais nous avons été suffisamment réactifs.

[>>ù112] l’avis d’un bureau spécialisé d’architectes et de scénographes. C’est là que le projet a dérapé». Le contrat dut, en effet, être dénoncé, car ce groupe d’historiens voulait réduire le projet à un musée exemplaire de la balistique, ce qui n’avait rien à voir avec la commande initiale. «Dès que l’Université du Luxembourg fut constituée, nous avons pris contact avec le professeur Michel Margue, qui est le spécialiste en la matière. Dans le cadre du projet ‘Vivre demain à Luxembourg’, il a, avec plusieurs doctorants, présenté un concept qui répondait cette fois de manière originale, scientifiquement correcte et compétente, aux questions que nous posions. C’est à ce moment que nos décideurs politiques ont décidé de rebaptiser ce musée en Musée Dräi Eechelen, avec le sous-titre ‘Histoire, Forteresse et Identités’. Cette équipe, associée au service des Monuments nationaux, a élaboré un projet qui tient parfaitement la route. Lorsque ce musée ouvrira enfin, il y aura des moyens technologiques de pointe mis à disposition. Ils permettront de poser les questions essentielles que connaît chaque pays: qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous?… de telle façon que cela interpelle tous les publics, luxembourgeois ou non». Collections permanentes et temporaires… Un dialogue très attendu avec le Mudam. D’ailleurs, quid de sa directrice, Marie-Claude Beaud, dont la prolongation de contrat semble en suspens? «Il y a évidemment des discussions en cours, précise M. Dockendorf. Mme Beaud a fait la preuve de sa compétence, a démontré la pertinence de son carnet d’adresses et a réussi, à un moment très difficile du dossier, lorsque la construction n’avançait pas, à conserver son calme tout en préparant le dossier. Il faudra s’en souvenir». || A. J.

Si ces institutions connurent un démarrage en flèche, d’autres ont vécu un patinage au démarrage assez étonnant… La Rockhal semble, ainsi, être toujours en quête de repères. Comment l’expliquez-vous? «Je suis loin d’être un spécialiste en musiques amplifiées, je me garderai donc de tout commentaire sur les choix artistiques qui y sont faits. Lorsque nous avions hérité du dossierau ministère de la Culture – bien après le projet initial qui envisageait une installation dans la Halle des Soufflantes – avec l’aide d’intervenants externes, dont Roger Hamen et Roby Schuller, nous avons pu présenter un projet de loi qui tenait la route. Maintenant, je dois dire que c’est un terrain extrêmement miné. Je me souviens de réunions assez sulfureuses avec des producteurs privés. Nous voulions écouter tout le monde. Et nous l’avons fait, en essayant de comprendre quels étaient les attentes et les besoins. C’était le mieux que nous pouvions faire. La Rockhal, ce n’est pas un dossier facile, mais il se développe bien. Avec la constitution de ce paysage, peut-on, d’ailleurs, éviter la mise en concurrence de certaines institutions avec le privé, voire entre elles? «Une Rockhal est un établissement en partie payé par les pouvoirs publics. Cela est parfois ressenti par les organisateurs privés comme une forme de concurrence. Il est évident qu’il s’agit d’un problème, sur un créneau aussi pointu. La question de la concurrence fut posée à de nombreuses reprises, que ce soit entre la Kufa et la Rockhal, le Festival d’Echternach et la ­Philharmonie ou le Conservatoire de la Ville de Luxembourg. Mais les responsables ont eu,

à l’image de Mathias Naske, le courage et l’intelligence d’aller à la rencontre de tout le monde afin d’essayer de voir comment collaborer. Prenons aussi l’exemple de l’OPL. C’est bien évidemment l’orchestre résident à la ­Philharmonie, mais cela le met en concurrence directe avec les grands orchestres du monde! L’OPL n’a plus droit à l’erreur, et ce d’autant plus que l’acoustique exceptionnelle de la Philharmonie ne laisse passer aucune erreur. Il y eut, à un moment, une peur d’être en concurrence, mais elle a finalement permis une émulation positive. 2007 fut également l’année que choisit la Cour des comptes pour constituer un rapport spécial sur les aides financières allouées par le ministère de la Culture. Quelles en furent les principales conclusions? «Il démontre avant tout qu’il n’y a pas eu de dysfonctionnements, même s’il y a eu des constats du type ’Le coordinateur général du ministère de la Culture est un homme trop occupé, il faut lui octroyer de l’aide’… C’est effectivement ce que nous avons entrepris depuis un an et demi, c’était donc en route avant le début du contrôle. Nous avons ainsi eu le renfort de quatre personnes, ce qui est remarquable pour un petit ministère. Il y a aussi eu, dans ce rapport, un malentendu lié à un problème de communication. Une phrase de la Cour des comptes avance que je préside une asbl que je contrôle moi-même. C’est bien évidemment faux. Depuis que je suis au ministère de la Culture, je dispose de délégations de signatures, lorsque je le représente dans des conseils d’administration, que ce soit des établissements publics, des fondations ou autres. Mais dès que de l’argent du ministère est engagé, ce n’est plus moi qui signe, mais le ministre ou un autre fonctionnaire. Cette séparation de fait est effective depuis des années. C’est une règle que tous les fonctionnaires de l’Etat respectent. Il s’est avéré qu’un jour une signature s’est glissée au milieu de centaines d’autres, pour l’asbl 2007, ce que j’ignorais et qui n’était bien évidemment pas dans mon intention. Je ne pense pas, pour autant, que la Cour des comptes ait voulu stigmatiser cela et ce rapport a fait l’objet d’une réponse, point par point. Il a également été évoqué un certain cumul des mandats… «Ce qui m’a plus affecté en 2007, c’est effectivement la présentation, dans une certaine presse, du coordinateur général comme d’un «cumulard». Là où la Cour des comptes parle de

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Le gouvernement dit clairement qu’il est tout à fait normal que, là où l’Etat délègue à un établissement public ou une asbl une partie du travail – comme ce fut le cas avec l’asbl 2007 – c’est le haut fonctionnaire du ministère de tutelle qui représente l’Etat, qui préside ou soit vice-président. Dans le même temps, il est effectivement normal que tout ce qui a trait à l’argent, donc à l’exécution, soit fait par quelqu’un d’autre. C’est pour cela que nous avons, dans toutes les asbl, des personnes externes qui s’occupent du virement ou de l’ordonnancement des sommes. Rien que pour l’asbl 2007, nous étions contrôlés par un service financier propre à toute association, un auditeur externe, une fiduciaire externe, un représentant de l’Inspection générale des Finances présent au conseil d’administration, deux inspecteurs au sein du ministère qui contrôlent les comptes, le contrôleur financier propre à chaque ministère… et la Cour des comptes. Soit pas moins de sept points de contrôles différents! Nous avons toujours joué la transparence. Je rappelle également que tous les membres de cette asbl sont des bénévoles. Nous disposons d’une réputation, et ceux qui connaissent le travail fourni par ce ministère savent qu’elle est fondée.

cumul de fonctions – ce qui est très courant au ­Luxembourg – il était sous-entendu, dans cet article, ‘cumul des jetons de présence’. Soyons clairs: je ne touche que deux jetons de présence: un à la Philharmonie, un à ­Neu­münster, ce qui doit représenter, globalement, 4.000 ou 5.000 euros par an. Dans le même temps, je représente l’Etat dans près de 25 administrations ou établissements publics. On ne peut donc pas dire que je fais de l’argent avec cela… On a également vu réapparaître, avec l’année culturelle, la question philosophique sur la manière dont l’Etat peut déléguer à d’autres une partie de son pouvoir… «Faut-il faire des établissements publics? L’Etat peut-il participer à des associations à but lucratif pour que les choses soient un peu moins bureaucratiques? C’est une discussion que je connais depuis que je suis au ministère de la Culture. Cela change tous les trois ou quatre ans. Aujourd’hui, certaines gens pensent que le gouvernement ou la Ville ne peut pas être membre décisionnel dans une asbl. C’est une discussion qui remonte à l’année où il y eut un dysfonctionnement au sein du ministère de la Santé. Le gouvernement de l’époque avait décidé, après avoir clarifié tout cela, qu’il fallait faire une distinction – comme le fait la France – entre la puissance décisionnelle et la puissance exécutante dans les ministères.

Avec cette professionnalisation, on voit également apparaître des exigences en termes de qualité, qu’elles émanent de la scène, des publics ou des collectivités. L’actualité du bâti, c’est aussi l’ouverture, effective ou program-

mée, d’un nombre impressionnant de centres culturels. Comment se décident leurs financements, et quelles sont les exigences y liées? «Le préfinancement est assuré par les communes. Ce n’est qu’au moment de la livraison finale que nous participons au financement, comme pour le centre d’Echternach qui s’apprête à ouvrir. Nous avons reçu, au cours des dernières années, une quarantaine de demandes de centres cultu­ rels locaux ou régionaux, parfois de bâtiments plus modestes tels que des écoles de musique. Nous avions pour règle générale, que le ministère de la Culture participe jusqu’à concurrence de 50% à l’investissement pour la création ou la restauration de ces bâtiments, à la condition qu’ils répondent à un certain nombre de critères de qualité. Nous avons utilisé ce dispositif pendant de nombreuses années. Le gouvernement en place depuis août 2004 nous a demandé de faire le bilan de tout ce qui a été accompli jusqu’ici. Nous avons donc donné mission à nos animateurs culturels de réaliser un inventaire complet et raisonné de toutes les infrastructures qui existent sur le territoire, à l’exception de la Ville de Luxembourg et des projets encore en cours de réalisation. Cela a pris énormément de temps, parce que toutes les communes n’ont pas encore répondu. Mais nous disposons, aujourd’hui, d’environ 90% de réponses, ce qui a fait un énorme pavé à évaluer. Forts de cette évaluation, nous avons démontré au gouvernement, en septembre de cette

Photo: Luc Deflorenne

Le 8 décembre 2007, Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture, a tiré le rideau sur une année exceptionnelle. «Il y aura, au lendemain de 2007, une nouvelle vitesse de croisière à établir. L’année culturelle fut un puissant révélateur de créativités qui n’avaient, jusque-là, pas de visibilité. Plus de 80% des projets financés étaient de nature privée ou associative».

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La quadrature du cercle La création de deux structures de promotion s’inscrit dans une logique proactive d’accompagnement de la scène. «Il y aura, au lendemain de 2007, une nouvelle vitesse de croisière à établir, annonce Guy ­Dockendorf. L’année culturelle fut un puissant révélateur de créativités qui n’avaient, jusque-là, pas de visibilité. Les organisations étatiques ou communales ont tout de même pris soin, en 2007, de prendre en compte les asbl. L’organisation 2007 a eu énormément de réunions avec les porteurs de projets. Rappelons-le: plus de 80% des projets financés étaient de nature privée ou associative! Il est donc évident que les institutions culturelles de l’Etat, de la Ville de Luxembourg et les nouveaux partenaires que seront le Carré Rotondes et une nouvelle structure transfrontalière à caractère paritaire (six membres par représentation de la Grande Région et une présidence tournante, ndlr.) en cours de constitution. Mais 2007 n’est pas le seul cadre d’apprentissage. Fort de l’expérience récoltée auprès des amis français et allemands au Midem et à la Popkomm, il s’est avéré qu’il y a vraiment un besoin dans le monde de la musique – comme de l’édition de livres d’ailleurs – de structures de promotion. Les professionnels vont s’y atteler, en collaboration avec le ministère de la Culture. Nous avons la volonté de faire démarrer cette initiative dès cette année. En 2007, nous avons réussi, pour la première fois, à dégager un budget spécial pour que la fédération des éditeurs dispose d’un véritable stand à la foire de Francfort. Tout ceci va dans la même direction» || A. J.

La qualité de la programmation est-elle, désormais, un pré-requis avant toute décision de financement? «C’est une exigence première. Nous avons demandé à chaque commune de nous expliquer comment elle entende faire fonctionner sa structure, quelles seront, par exemple, les communes avoisinantes impliquées dans le projet, quelle sera la nature même du programme dispensé, quel sera l’organigramme de la maison... Les communes sont en train de se conformer à ce nouveau cahier des charges. Tout cela se professionnalise. Mais je tiens à profiter de la question pour rappeler que l’on ne peut pas, dans le monde

culturel, se passer du bénévolat. Pas seulement pour des raisons budgétaires, mais aussi pour des raisons idéologiques, de cohésion sociale. Pour qu’un centre soit intégré, il faut que les populations puissent s’y mouvoir, y évoluer et s’y investir via le bénévolat. Est-ce pour répondre, notamment, à cette volonté de professionnalisation que le ­mini­stère soutient – avec un chiffre pour le moins impressionnant de 1,1 million d’euros pour 2008 – la création d’une structure post-2007, le Carré Rotondes? «Il faut ajouter à ces 1,1 million d’euros, les 400.000 euros alloués par la Ville de Luxembourg, qui souhaiterait centrer sa participation sur les activités jeunes et enfants. Nous voulons faire perdurer ces bonnes relations avec la Ville de Luxembourg et les différents partenaires que furent le Service national de la Jeunesse, le ministère de l’Education nationale… Enormément de bonnes volontés ont contribué à cette année culturelle, nous souhaitons prolonger cette dynamique. Le Carré Rotondes nous y aidera. Ne risque-t-on pas d’y voir un double emploi avec des structures telles que l’ALAC ? «Nous nous sommes bien évidemment posé la question. Mais nous nous sommes dit que ‘Souvent qui trop embrasse mal étreint, voire manque le train’. Puisque l’ALAC a déjà à sa charge la billetterie, Plurio.net et de nombreux autres dossiers, leur livrer de nouvelles responsabilités, surtout de cette envergure, aurait conduit à son explosion. Nous souhaitons que cette nouvelle structure puisse entrer en contact avec d’autres entités culturelles, mais s’attache surtout à entretenir des synergies, comme le font, par exemple, certains festivals de musique, les centres culturels

Les Rotondes ont accueilli Traffo, le Festival Jeunes Publics des Arts de la Scène. Guy Dockendorf: «Il y a toute une ribambelle d’activités qui ont eu la chance de démarrer grâce à un budget plus important en 2007. De nouveaux créneaux ont pu être expérimentés et, en règle générale, tout cela a trouvé preneur». Photo: MdL

NOUVEAUX OUTILS

année, qu’il y a encore un véritable besoin et des promesses à honorer. Pour ce qui est des projets en cours, nous continuons de payer pour Echternach, ­Ettelbruck, Mamer… Nous suivons différents projets, pour lesquels il y a un énorme travail d’évaluation à faire, au regard de cet inventaire raisonné des infrastructures culturelles. Il faudra voir si tel ou tel projet s’intègre véritablement dans la nouvelle distribution territoriale du pays, dans la politique IVL. L’une des conclusions fut, par exemple, de dire que, si certaines régions sont déjà largement pourvues, d’autres doivent acquérir des centres culturels spécialisés. L’idée, dans les investissements à venir, c’est précisément de développer une approche spécialisée. Le modèle polyvalent souffre régulièrement de la nécessité du compromis, qu’il soit acoustique ou logistique. L’exercice qui nous attend est donc d’utiliser au mieux l’argent disponible. C’est un budget qui s’étale sur des années. Avec le retard accumulé, il va nous falloir être justes et équitables.

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Réformes en vue Des réflexions sont en cours pour une meilleure exploitation des ressources financières privées ou publiques. Autres temps, autres enjeux. Le budget de l’année culturelle 2007, dans sa version élargie à la Grande Région, était plus du double de celui de 1995. Mais les enjeux étaient également tout autres, le sponsoring ayant largement évolué. «En 1995, nous avions réussi à réunir 25% du budget global rien qu’en sponsoring. Cela n’aurait pas été possible en 2007, estime Guy Dockendorf. Nous avions de grands sponsors, mais ils se sont, majoritairement, positionnés sur une structure ou une action particulière. En outre, plusieurs de ces sponsors historiques disposent maintenant de leur propre politique culturelle, parfois de leurs propres galeries». C’est pourquoi le ministère de la Culture travaille, notamment d’un point de vue fiscal, avec le ministère des Finances sur de nouvelles pistes qui pourraient voir le jour cette année, en vue, par exemple, de mieux intégrer des participations privées au financement de la culture. «Il est certain que depuis la mise en place du Mudam, de la Philharmonie, de Neumünster etc., nous pensons utile de développer ces nouveaux créneaux de financement, annonce M. Dockendorf. Les choses sont en train de bouger, grâce à l’initiative du secteur privé, de banques… Nous avons réalisé des entretiens auprès de ses responsables, pour voir sur quelles pistes nous pourrions nous engager». Le tout sans remettre en cause le principe d’indépendance artistique. «Nous sommes, à ce niveau, très tranquilles au Luxembourg. Il n’y a pas de pratique de la censure. A chaque fois que le cas s’est présenté, le ministère de la Culture a, contre vents et marées, tenu bon. A aucun moment le principe majeur de la liberté d’expression n’a été abandonné, même si parfois des efforts didactiques ont été nécessaires». Dans le même temps, le Fonds culturel national, établissement public, datant de 1982, va connaître une réforme en profondeur. Depuis un an et demi, un jeune économiste réalise une étude comparative de ce qui se fait à l’étranger en matière de mécénat, de sponsoring, en travaillant sur les différents régimes fiscaux, les incitations, les possibilités, les types de fondations existantes – telles que la fondation Migros, qui utilise 1% de son C.A à la culture ou la fondation Roi Baudouin régie par le droit communautaire – … «Des discussions sont en cours et le Fonds culturel national profitera de cette restructuration sous une échéance encore à définir», assure M. Dockendorf. || A. J.

Le Musée d’Art Moderne reçoit des financements de la part de nombreux acteurs du secteur privé. «Nous pensons utile de développer ces nouveaux créneaux de financement. Depuis un certain nombre d’années, les choses sont en train de bouger, grâce à l’initiative du secteur privé, de banques… Nous avons réalisé des entretiens auprès de ses responsables, pour voir sur quelles pistes nous pourrions nous engager».

Photo: Etienne Delorme

FINANCEMENT

régionaux. L’enjeu, c’est de fédérer, de produire liorer le concept, pour voir également, avec le Fonds des actions coordonnées. national de soutien à la production audiovisuelle, s’il ne serait pas possible de l’élargir, pour le rendre Cette structure serait conduite par une partie de plus consistant. Etablir un festival est un travail de l’équipe 2007. Pensez-vous que le bilan longue haleine, il ne faut pas abandonner trop vite. à venir de l’année culturelle leur offrira une Pour ce qui est du Red Rock, le problème est prolégitimité? bablement plus complexe, notamment au niveau «Nous nous sommes fait suivre par TNS-Ilres. des relations entre la Ville d’Esch et la Rockhal Il y aura des statistiques présentées, mais égale- sur le sujet. Il ne faut pas oublier que la Rockhal ment un vrai bilan avec des interprétations à est un établissement assez jeune, encore en l’appui, de notre part et d’évaluateurs externes. apprentissage, il faut lui laisser sa chance. Ce sera vers la mi-2008. Il inclura les retombées directes ou indirectes vers le culturel, l’écono- Nous sortons d’une année très spéciale et il est mique, le touristique. En attendant, il est tout à établi que le gouvernement n’a plus les mêmes fait normal que cette coordination générale, marges de manœuvre financières que dans un avant de terminer son mandat, tire son propre passé relativement proche. Est-ce que la culture bilan. Ils sont en train de le réaliser. risque, au lendemain de l’année culturelle, de subir des restrictions? «Le budget alloué à la culture représentait, en Un bilan qui ne pourra faire abstraction de certains écueils, notamment dans les espoirs 1989, 0,55% du budget de l’Etat. Il fut, en 2007, placés sur les festivals. Autant Traffo a, par porté à 1,41%. Même s’il n’y aura, en 2007, plus exemple, établi sa légitimité, autant d’autres d’argent investi dans le budget de l’asbl 2007, sont au cœur de débats particulièrement ani- ce ne sera pas un budget en régression. De nouvelmés, tels que le DirActor’s Cut à Luxembourg, les infrastructures seront lancées en 2008, nous avons reçu un budget supplémentaire afin de le Red Rock à Esch… «Pour ce qui est du DirActor’s Cut, je suis plutôt conventionner différents centres culturels, nous optimiste. Nous avons déjà reçu un engagement sommes donc toujours tournés vers l’avenir. Maintenant, il est clair qu’il faudra faire des de soutien par la Ville de Luxembourg. Nous sommes actuellement en négociations avec différents choix. Pour ce qui est de la question de la qualité services du gouvernement pour trouver la part artistique, il est difficile de se faire juge. D’ailleurs, de financement qui incomberait à une deuxième si vous demandez à trois spécialistes, il y a de fortes édition du festival en 2008, une solution devrait chances que vous obteniez quatre avis différents. Il y a bien sûr les attentes des publics, les missions être trouvée dans les prochaines semaines. Le festival s’est appuyé sur une asbl mise en pédagogiques du gouvernement ou des collectivités place expressément, sous la responsabilité d’une locales… Il faut, dans tout cela, trouver un équilibre. personne extrêmement compétente, Colette L’avenir du monde culturel au Luxembourg, je ne Flesch. Je crois savoir que les organisateurs se le vois pas ‘sombre’. Ce qui ne s’est pas passé après sont plusieurs fois rencontrés depuis, pour amé­ 1995 ne se passera pas après 2007». || Alexis Juncosa

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g r a n d a n g l e · Po ��r �t � f� o � l��i o �

«Temps Machine»

Dans un monde contemporain plein de ses promesses d’immatériel, l’industrie ne se conjugue pas qu’au passé. Certaines entreprises entretiennent les rituels de production conditionnés par les machines. Dans ces lieux où «tous les bruits ont un sens», les frottements, les vibrations transportent d’épaisses odeurs d’huile chaude, les outils d’acier sont patinés par la main de l’homme. Dans ce portfolio, marqueurs de ces paysages techniques, les Polaroïds témoignent d’une activité mécanique et chimique en contact instantané avec la matière. L’histoire n’est pas terminée.

Photos: Eric Chenal

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Entreprise: ARCELORMITTAL Nom de l'installation: Conduites de dépoussiérage des fumées du four électrique Mise en fonction: 1997 Débit: 1 million m3 de fumée / heure

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Entreprise: EDITPRESS Nom de l'installation: KBA Colora Mise en fonction: 2000 Production: impression 175.000 journaux / jour

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Entreprise: HEINTZ VAN LANDEWYCK Nom de l'installation: Filtromat S. Mise en fonction: 1987 Production: 15 millions (équivalent cigarettes) / jour PAPERJAM fevrier 2008

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Entreprise: GOODYEAR Nom de l'installation: NG Mise en fonction: 1995 Production: 380 pneumatiques / jour

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Entreprise: GUARDIAN Nom de ll'installation: atténuateur Mise en fonction: 2003 Production: coulée continue 600 tonnes / jour PAPERJAM fevrier 2008

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Entreprise: ROSPORT Nom de l'installation: Krones Variojet Mise en fonction: 2006 Production: 20.000 bouteilles rincées / heure

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Entreprise: ACCUMALUX Nom de l'installation: Presse à injecter HUSKY 500t Mise en fonction: 1997 Production: 4.300 bacs de batteries / jour

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‘‘ Managing immigration is not an easy task and there is no easy solution to problems arising from it.’’ Andrea Gentilini

Le billet de l’Economist Club

Demography and immigration: understanding a challenge What will the European Union be in the middle of the 21st century? Of course we cannot predict the future, but we can sketch some scenarios. Among these, demographic scenarios are often the least examined. Nevertheless, they are the most probable and potentially a source of radical transformation of the global picture.

Let us take a journey through time. In 2005, the EU25 population, together with then-candidates Romania and Bulgaria, was around 490 million, while according to a UN medium variant projection, by 2050, the size of its population shall fall by 10 million to reach the number of 479 million. Behind these numbers, there is a relevant change in the demographic layout of the European Union. In 2000, the numerically largest age group was 35-39, and below them the successive cohorts were smaller and smaller. Those under the age of five were less than two thirds of those aged 3539. By 2050, the numerically largest age group will be 60-64 among males and 65-69 among females. In 45 years, half of the population will be older than 50 and the share of the population aged 65 and older will be more than twice as large as the share of those under the age of 15. Let us continue this journey by comparing the population dynamics of the European Union’s southern hinterland, the so-called “Muslim tier”, the major source of immigrants to Europe. In 2005, the total population of the group of 25 countries was 643 million, surpassing the EU27 population by 30%. In 2050, it will approach 1.16 billion, surpassing the EU27 by 140%. Of course, the EU may have expanded further by the mid-century: the accession of Turkey, should it occur, will alone raise the 2050 total population by nearly one quarter. Furthermore, if we consider a larger but de facto already real source of immigrants, comprising the whole of Africa, the total population is prospected to exceed the EU27 population by 2.7 million. Adding some economic data to this picture, we can understand better the heavy significance of these numbers. The average per capita income

for 200 million Northern Africans is 1,700 US dollars a year, 800 US dollars a year for subSaharan Africans, in contrast to the average income of the EU which is 27,900 US dollars. All these numbers tell us that the size of migration to Europe can become gigantic and immigration itself will be one of the most important questions for Europe, if not the most important. It will be hard to manage, considering that many migrating people are Muslims, sharing a culture that appears increasingly difficult to integrate with Western values. How should we think about immigration and react to it? Probably the most appropriate way is to take into account the reality, understanding and managing it. The first step is to eliminate extreme policies: that of the total opening of borders and letting in everyone who wants to enter, as well as that of sealing borders completely and keeping everyone out. On one hand, Europe cannot afford, all of a sudden, to welcome a large portion of poor Africans, so if there is no free trade of labour, we should allow free trade of goods that can be a substitute for trade in factors of production. It means that if immigration from Africa is to be restricted, Europe should allow free trade of African goods, such as agricultural products. If the European Common Agricultural Policy was more sensible and fair, African economies could make more progress and the desire of Africans to move to Europe would diminish. On the other hand, the opposite extreme policy of sealing the borders completely and keeping everyone out is problematic as well, as Europe needs immigrants because of the ageing European population.

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Old age dependency ratio: 1950-2050

Source: UN Population Division, World Population Prospects: the 2006 Revision

80 70 60 France United Kingdom Germany Luxembourg United States of America Italy Nederlands Spain Japan Rest of World China India

50 40 30 20 10 0 1950

1955

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Let us return once more to numbers. The most commonly used index for describing the potential demographic impact on the relationship between economically dependent segments of the population and those economically active is the old age dependency ratio, the ratio of those aged 65 or older to those aged 15-64 (see figure). This ratio in Europe (EU25) has increased tremendously. It was 22.1% in 1995, 24.9% in 2005 and it is expected to be 52.8% by 2050, with huge differences between European countries. At present, Ireland has the youngest age structure, with a ratio of 16%, and Italy the oldest, with 29%. By the middle of the century we can expect the lowest share of those 65 and over to 15-64-year-olds in Luxembourg (36.1%) and the highest one in Spain (67.5%). The increase in the dependency ratio is the main factor of concern about the sustainability of state pensions in many countries. The projections of Eurostat are based on the baseline variant of the Eurostat scenario of population evolution based on explicit assumptions of fertility, mortality and migration. The current trend scenario does not take into account any future measures that could influence demographic trends. These remarks are important for all countries and even more so for a small country such as Luxembourg where the proportion of non-Nationals in the total population is the highest among European countries, making migration projections a really tricky thing, and making the task for Statec harder. But besides demographic effects, immigration has other positive effects on competition and economic growth. The inflow of skilled immigrants spurs competition, stimulates innovation

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and the development of human capital. There is no evidence that in a competitive labour market immigrants cause unemployment among native workers. On the contrary, economic research suggests that in a country with a large inflow of less educated immigrants, less educated natives switch from manual-intensive jobs to interactive-intensive, as they leave manual-intensive jobs to immigrants. Immigration can reduce rents of certain groups of interest, redistributing those rents to citizens. As European citizens get more educated and older, they are becoming increasingly complementary in production to potential immigrants, who are less educated and younger. Managing immigration is not an easy task and there is no easy solution to problems arising from it, such as crime and taxpayers’ welfare concerns. The rational approach is selective immigration. European countries should decide whom to let in, according to the needs of the labour market, while taking into account the possible social costs in terms of race relations. Some European countries have started to move in this direction. By 2010, under the so-called “Hague Programme”, the European Union aims to have in place a set of immigration policies that are consistent across all participating countries: a first step towards a green card approach, such as in the USA, Canada or Australia. The bone of contention, however, is that the European governments often take their decisions not on the basis of a rational analysis of countries’ needs, but rather under the pressure of internal lobbies. Europe risks going down the wrong policy path to the extent that the insiders “capture” governments. It happens when regulators and

2045

2050

politicians lose sight of the general welfare of the citizens they serve and act more in the interests of certain organised pressure groups. Concerning immigration, the pressure from domestic lobbies tends to make migration policy excessively restrictive, with a negative impact on economic growth, as immigration restrictions reduce sharply the potential output. European borders are closed even for Europeans. Worried about (legal) invasion of migrant workers from central and eastern Europe, the former EU15 Member States have put in place some obstacles in order to prevent the flow. Despite the European open market rhetoric, for most citizens of the new Member States, a free labour market will not become a reality until 2010. As Mircea Geoana, Romania’s former Minister of Foreign Affairs said some years ago, “if the EU waits another seven or ten years before it opens up, the workers it will receive from my country will be the least qualified, peasants and individuals with low human capital: by then, the doctors, the architects and the engineers will all have migrated to the United States.” || Andrea Gentilini, member of the Economist Club Luxembourg; www.ecl.lu

Economist Club – C’est quoi? Association sans but lucratif, l’Economist Club Luxembourg se veut un forum d’échanges, un espace de débat entre économistes. Il est également appelé à prendre position et faire connaître l’avis de ses membres sur des thèmes économiques d’actualité, en suscitant la discussion tout en maintenant une certaine rigueur dans la démarche proposée. PAPERJAM fevrier 2008

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Etude

Les bénéfices de la gestion de projets Le CRP Henri Tudor a réalisé une étude afin de déterminer comment les entreprises luxembourgeoises peuvent effectuer un management efficace par projet, programme et portefeuille. paperJam vous en livre les principaux résultats en exclusivité.

Photo: Etienne Delorme

Sébastien Pineau, ingénieur recherche & développement au sein de l’unité Engineering and management of ICT processes and services du Centre de Recherche Public Henri Tudor, est le coordinateur de cette étude.

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’intérêt pour les méthodes de gestion de projet s’est fortement développé dans les entreprises des pays industrialisés. Cette évolution est perceptible par l’augmentation du nombre d’adhérents aux associations professionnelles, la diversité des méthodes qui traitent de la thématique (PMI, IPMA, PRINCE 2, HERMES…), le nombre croissant de recherches menées ainsi que par la multitude d’événements organisés sur le sujet. Sans compter que de très nombreux prestataires de service et éditeurs de logiciels apparaissent sur le marché afin de répondre à une demande grandissante. Ces dernières années, la thématique s’est enrichie des notions de programme et de portefeuille de projets. La notion de portefeuille

s’inspire du domaine de la finance («Portfolio selection», Markowitz, 1952, paru dans Journal of Finance). Cet article introduit les concepts de diversification et d’équilibre entre risque et valeur dans la gestion des portefeuilles financiers. Cette théorie a été très employée puis fut récupérée par le secteur de la recherche et développement, afin d’identifier et de sélectionner les projets et produits associés. Elle a ainsi été particulièrement déployée dans l’industrie pharmaceutique, notamment, où elle revêt un intérêt stratégique autant que tactique. Enfin, elle a envahi les départements informatiques, pour pénétrer aujourd’hui tous les secteurs d’activité et tous les départements de l’entreprise.

800 questionnaires envoyés Cet engouement pour la gestion de projet, programme et portefeuille, ainsi que les spécificités nationales (représentations sectorielles, forte réactivité, taille des organisations), ont incité le CRP Henri Tudor à déployer une étude sur cette thématique, dont paperJam livre ici, en exclusivité, les principaux résultats. Cette étude s’inscrit dans le ���������������������������������� cadre d’un projet de recherche mené en partenariat avec le ministère de l’Economie et du Commerce extérieur et le Statec et portant sur la compétitivité et la dynamique d’inno­­­­­­vation des entreprises. �������������������� L’objectif de cette étude était donc double: analyser les méthodes déployées et caractériser leurs bénéfices et leur contribution à la performance des organisations en utilisant pour cela un marché jeune, réactif et orienté vers l’économie des services. En effet, le paysage économique luxembourgeois présente des spécificités intéressantes, avec une importante proportion d’entreprises du domaine des services, notamment dans les

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Profil des répondants secteurs des assurances, des banques et de l’IT; une très petite taille permettant une forte réactivité; un mélange de PME locales et de grosses structures multinationales et, enfin, un développement récent, mais accéléré, des méthodes de management de projet. Ainsi, dans ce double contexte international et local d’accroissement de la compétitivité des marchés, de restriction des ressources et d’instabilité de la demande, l’impact des méthodes de management de projet pour l’entreprise est évident, mais reste difficile à établir et à caractériser. C’est une raison supplémentaire pour laquelle une étude s’imposait. Celle-ci s’est appuyée sur trois étapes préparatoires: l’exploitation des résultats d’une première enquête déjà menée en 2006 par le CRP Henri Tudor, puis l’analyse de la littérature et la formulation des hypothèses et, enfin, la réalisation d’une série d’entretiens semi-directifs auprès de partenaires de deux types (sociétés de conseil du marché luxembourgeois intervenant sur la thématique et entreprises expérimentées représentant les principaux secteurs d’activité du Grand-Duché). Suite aux phases préparatoires, un questionnaire d’enquête relativement conséquent a été élaboré et adressé à un échantillon de 800 entreprises, regroupant les entreprises de tous secteurs et de plus de 50 salariés, les banques, assurances et sociétés de service informatique de plus de dix salariés, mais aussi les entreprises ayant répondu à l’enquête 2006. Les banques, assurances et sociétés de service informatique avaient montré un taux de pénétration plus important lors de l’enquête 2006 et ont donc justifié une représentation plus importante dans l’échantillon. Le questionnaire reste disponible sur le site Internet du CRP Henri Tudor. www.tudor.lu

Le taux de retour de 12% reste élevé (90 questionnaires) pour une telle quantité de variables. Les personnes ayant répondu se partagent principalement entre le directeur, le responsable méthode ou qualité, le responsable IT ou un chef de projet. La répartition des répondants à l’enquête se différencie de la population des entreprises luxembourgeoises et de la répartition des secteurs d’activité dans l’échantillon par une surreprésentation des secteurs de l’industrie (15%) et de la construction (17%) et une sous-représentation du secteur du commerce (7%). Cependant, l’échantillon des répondants conserve une représentativité intéressante, car il comprend 40% des 100 plus importantes entreprises luxembourgeoises et près de 50% des plus grandes sociétés du secteur de la banque et de l’assurance (sur base des effectifs). Les répondants sont, pour 65% d’entre eux, des entreprises ayant plus de 15 ans d’existence au ­Luxembourg et 55% estiment que la concurrence sur leur marché est forte ou très forte. Pour 66%, les efforts d’innovation portent sur le développement de produits et services, plus que sur l’organisation, les procédés ou les modes de commercialisation. Deux tiers des répondants (66% exactement) mettent en œuvre une méthode de management de projet. Ces entreprises se différencient significativement des autres par: - la mise en place d’un système de management (relatif à la qualité, à l’environnement ou à la sécurité) pour 47%, contre 29% des autres répondants; - la fréquence élevée ou très élevée de développement de nouveaux produits ou services pour 68%, contre 35% des autres répondants. L’écart est sensiblement le même pour le niveau de concurrence du marché et le nombre de produits ou services développés; - une activité internationale pour 83% d’entre elles contre 50% des autres. Il est donc intéressant de constater que les répondants, et particulièrement ceux qui ont déployé des méthodes, sont des entreprises plutôt de grande taille, sur des marchés à forte concurrence, nécessitant une grande capacité d’innovation, et obligées de gérer de la sous-traitance et une activité multi-sites. PAPERJAM fevrier 2008

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Méthodes de management de projet et programme Devant le grand nombre de variables investiguées, une petite partie a été extraite, concernant les généralités, les compétences, l’organisation et l’évaluation. Les résultats et analyses présentés ci-après concernent uniquement les répondants qui gèrent des projets et ont déployé des méthodes. - Généralités Au-delà du taux d’entreprise gérant des projets, le périmètre de déploiement (les départements concernés par le déploiement) des méthodes dans l’entreprise est fort et c’est un facteur important de la pénétration des méthodes sur le marché. Départements concernés par la méthode de gestion de projet

16%

11%

Une partie des départements

Seulement l’IT

73%

Tous les départements

- Compétences Concernant les compétences, 70% des entreprises ont formé leurs chefs de projet à leur mission et 45% les affectent à temps plein à l’activité de gestion de projet. Pour effectuer leur mission, ils disposent dans plus de la moitié des cas d’au moins 20% du temps de projet. Les chefs de projet sont de surcroît évalués dans 70% des cas et prioritairement sur la performance de leurs projets (qualité, délais et coûts), même si les compétences sociales et relationnelles sont estimées prioritaires pour gérer les projets, avant la maîtrise des outils, l’expertise technique ou encore la compréhension des spécificités du projet. Types de compétences pour gérer un projet dans l’organisation Compétence sociale du manager (relative à la gestion des acteurs: motivation, communication…) Maîtrise des outils et méthodes de la gestion de projets (relative à la “forme” des projets) Maîtrise des champs techniques impliqués dans le projet (relative au “fond” des projets)

0%

20%

Le plus important

40% Assez important

Concernant les acteurs des projets, ils sont rattachés durablement aux projets dans seulement un tiers des entreprises. Enfin, l’étude des corrélations entre variables a fortement mis en évidence que les entreprises les plus expérimentées dans la gestion de projet et sur les marchés les plus concurrentiels, forment et évaluent davantage leurs chefs de projet, leur attribuent plus de temps sur les projets et rattachent les acteurs aux projets. Ces entreprises présentent des taux de réussite de projet et des taux de satisfaction de leur méthode plus élevés que les autres. L’expérience et les contraintes externes favorisent l’acquisition de compétences et l’attribution de ressour­ces humaines, qui sont des facteurs de réussite des entreprises dans la gestion de leurs projets. [>>ù134]

60% Peu important

80%

100%

Le moins important

Credit graphiques: CRP Henri Tudor

La gestion de projet et les méthodes associées ont donc largement quitté le cadre initial de l’IT ou de la R&D pour être appliquées dans tous les secteurs où les contraintes du marché et la res­tri­c­­tion des ressources se font sentir. Les méthodes mises en œuvre sont de plus très majoritairement élaborées dans l’entreprise et adaptées à ses spécificités, ce que confirment 79% des répondants. Pour déployer ces méthodes, 46% ont eu recours à une assistance extérieure, notamment le coaching (76%), la formation (56%) voire le diagnostic (36%). Dans la gestion même de leurs projets, les entreprises ont aussi recours à de la sous-traitance dans 61% des cas, principalement pour de l’expertise technique (dans 82% des cas), l’identification des besoins et le mon­­­­­­­­­­­tage des projets.

Compréhension des spécificités du projet et adhésion à ses objectifs (relative au management des projets)

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[<<ù132] - Organisation Un tiers des entreprises organisent les projets en programme et un tiers organisent les projets en portefeuille, notamment pour répondre à une forte croissance ou à un besoin d’innovation organisationnelle (43%). 40% seulement des entreprises disposent d’un «bureau des projets», du type PMO (Project Management Office). Dans ce cas, le rôle du PMO consiste principalement à assurer le suivi des projets et à sélectionner ceux-ci. Pour tenter de stabiliser leur méthode, 94% des entreprises ont formalisé tout ou partie de leurs processus. Thèmes sur lesquels les entreprises gérant des projets ont défini leurs processus ou établi des procédures de gestion de projet

- Evaluation Les principaux paramètres évalués sont naturellement relatifs aux délais, à la qualité et aux coûts. Paramètres faisant l’objet de mesures 90%

80%

70%

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50%

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40%

Il est à noter que la satisfaction des clients arrive directement après ces trois paramètres incontournables, et ce, dans plus de 66% des entreprises. De plus, une nette différence apparaît chez les entreprises qui gèrent un ou des portefeuilles de projets. C’est alors l’alignement du portefeuille sur la stratégie de l’entreprise qui devient le paramètre prioritaire de suivi du portefeuille. Enfin, les paramètres suivants sont les plus fréquemment employés: taux d’utilisation global des ressources, taux d’atteinte des objectifs, taux de satisfaction des clients, dépassement moyen de délais et des coûts, taux de livrables dans les coûts et dans les délais. Credit graphiques: CRP Henri Tudor.

Les phases-clés de planification et de démarrage sont, sans surprise, les plus souvent décrites. La gestion des risques reste, quant à elle, une dimension mal maîtrisée. L’étude a par ailleurs confirmé cet élément: peu d’entreprises disposent d’un outil pour évaluer les risques et peu d’indicateurs sont définis et suivis à ce sujet.

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Méthodes de management de portefeuille de projets Ces résultats sont fortement corrélés avec la logique de management du portefeuille. En effet, 70% des répondants présentent une logique d’exploitation des ressources du portefeuille pour en maximiser la valeur. Seuls 30% présentent une logique d’exploration de nouveaux projets à risques pour saisir de nouvelles opportunités ou une logique hybride. Parmi les processus alors déployés par l’entreprise pour manager son ou ses portefeuilles, deux types apparaissent comme prioritaires: tout d’abord, les processus de suivi (revue et évaluation), et ensuite les processus de choix (identification et sélection).

Le premier intérêt de l’étude concernant les méthodes de management de portefeuille de projets était d’identifier les raisons qui justifient l’adoption de ces méthodes. La cause principale, citée par 40% des entreprises gérant un ou plusieurs portefeuilles de projets, est l’innovation organisationnelle, notamment pour faire face à des contraintes externes: accroissement de la compétitivité du marché, instabilité de la demande, pression des clients sur les coûts et les délais. Déclencheurs de la mise en place d’une organisation de projets en portefeuille

Processus mis en œuvre dans le management de portefeuille

40%

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Cependant, les entretiens préparatoires à l’enquête ont aussi mis en évidence une contrainte interne de rentabilité pour les actionnaires et de restriction des ressources. Ces deux types de contraintes concourent à une volonté de mieux choisir ses projets et donc d’investir sur les plus rentables et les plus alignés sur la stratégie de l’entreprise, voire sur les moins risqués. La forte croissance de l’entreprise apparaît quasiment au même niveau de réponse (40%) et est à rapprocher de l’incapacité à gérer efficacement les projets (25%). Sans relation avec les contraintes explicitées ci-dessus, elles participent de la nécessité, pour l’entreprise, de se doter d’outils, de compétences et de processus spécifiques, parce qu’elle n’arrive simplement plus à bien gérer un nombre croissant de projets.

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Pour s’appuyer sur un vocabulaire commun et éviter les interprétations erronées, il convenait de définir clairement les notions de programme de projets et de portefeuille de projets dans le questionnaire d’enquête. En vue de disposer d’une acception la plus communément partagée, les définitions du Project Management Institute (2006) ont été retenues. Ainsi, il a été rappelé dans le questionnaire qu’un programme est un «groupe de projets connexes dont le management est coordonné afin d’en tirer des bénéfices et une maîtrise qui ne seraient pas possible en les traitant isolément. Un programme peut comporter des éléments de travail connexes en dehors du contenu de chacun des projets qu’il regroupe». Cette définition rejoint donc l’approche de FernezWalch (2004) et tend à traiter un programme comme un gros projet qu’il est nécessaire de segmenter et de gérer par l’ajout d’un niveau sup­ plémentaire de maîtrise. Mais les objectifs et les processus mis en œuvre demeurent sensiblement identiques à ceux du management de projet: bien gérer les projets – «Doing the project right». En revanche, la notion de portefeuille diffère sensiblement. Un portefeuille de projets est défini comme un «ensemble de projets ou de programmes ainsi que d’autres travaux qui sont regroupés pour faciliter le management de ces travaux dans la poursuite d’objectifs stratégiques de l’entreprise. Les projets ou programmes du portefeuille ne sont pas nécessairement interdépendants, ni en relation directe». Des processus nouveaux apparaissent, afin notamment de sélectionner et de définir les projets et / ou programmes prioritaires du portefeuille. Il s’agit donc d’objectifs et de processus différents qui s’articulent autour d’un enjeu simple: gérer les bons projets – «Doing the right projects». Lors des entretiens préparatoires à l’enquête, ces divergences sémantiques ont pu être identi­fiées et maîtrisées. De plus, c’est en raison de cette acception commune autour des définitions du Guide PMBOK et suite à la revue de la littérature effectuée au préalable, qu’il fut décidé de regrouper les variables relatives aux notions de projet et de programme. Et de traiter séparément les variables relatives au management de portefeuille de projets.

La forte prépondérance de ces processus confirme l’impact que doit apporter la gestion de portefeuille dans le choix de projet, avant même leur lancement ainsi que dans leur suivi et évaluation. Ces processus constituent bien en cela un niveau supérieur de gestion, distinct des activités de gestion de projet, mais relié à elles par la revue et le reporting. La bonne gestion de son ou de ses portefeuilles doit donc s’appuyer prioritairement sur les bonnes informa­tions issues des projets et de leur processus de gestion. [>>ù136]

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Gestion de portefeuille de projets et déploiement d’un PMO ou équivalent 100%

80%

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20%

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Cependant, la sélection des projets n’apparaît qu’en dernière position alors qu’elle constitue un processus essentiel de la gestion de portefeuille. A priori paradoxal, cet écart renvoie tout d’abord à une séparation courante dans les entreprises et relayée dans la littérature et qui consiste à distinguer l’organe de sélection des projets ou des propositions de projet, de l’organe de suivi et de gestion du portefeuille (généralement le PMO ou son équivalent). Cette séparation permettant d’améliorer l’impartialité et l’objectivité des choix effectués de part et d’autre. Cet écart renvoie aussi au niveau de maturité du PMO qui n’intègre la sélection des projets, voire la participation à l’élaboration de la stratégie de l’entreprise, que dans les entreprises les plus expé­ rimentées. C’est là toute la problématique des multiples positionnements possibles du PMO entre la gestion opérationnelle des projets et le management stratégique de l’entreprise. Quelle que soit la méthode déployée, l’impact de la gestion de portefeuille est important sur le nombre de projets gérés et sur la taille de ces projets. Evolution des projets depuis le déploiement de la méthode de gestion de portefeuilles 100% 80% 60%

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Réponses aux attentes de l’organisation quant à ses méthodes de gestion de projet

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Globalement

Cette tendance induit, de nouveau, l’impérieuse nécessité d’améliorer ses méthodes de gestion de projet, de programme et de portefeuille en permanence, mais aussi de considérer la satisfaction des utilisateurs comme élément fondamental d’appréciation de celles-ci. Il convient ainsi d’évaluer l’efficacité des modes de gestion de l’organisation par le biais des résultats des projets gérés, mais aussi à l’aide d’indicateurs connexes relatifs aux compétences, aux problèmes rencontrés, aux gains en termes de synergie… et de satisfaction de ceux qui les utilisent: chefs de projets, acteurs des projets, partenaires.

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L’écart est par ailleurs le même s’agissant du lien hiérarchique du chef de projet sur les acteurs du projet, cette autorité du chef de projet existant dans 52% des entreprises gérant un ou plusieurs portefeuilles. Quant aux missions du PMO dans cette gestion, ce sont les activités de suivi des projets, la communication et l’allocation de ressources qui apparaissent comme les plus importantes et les plus efficacement traitées.

En dernier lieu, l’appropriation des méthodes par le personnel est un aspect essentiel de leur stabilité et de leur efficacité. Les résultats rela­­ tifs à une variable proche montrent que moins de 10% des entreprises se déclarent totalement satisfaites de leurs méthodes et près de 30% ne le sont que partiellement.

Les outils, compétences et processus associés à la gestion de portefeuille de projets ont majoritairement permis aux répondants de traiter plus de projets et de plus grande taille. Ces résultats confirment la vocation de ces méthodes de gestion à optimiser le portefeuille de projets, à accompagner le développement de l’entreprise et à amé­ liorer sa capacité à gérer de gros projets.

Credit graphiques: CRP Henri Tudor.

[<<ù137] Même si l’utilité d’un bureau des projets, plus communément appelé PMO (Project Management Office) dépasse le cadre de la gestion de portefeuille, on constate que plus de la moitié des entreprises qui la met en œuvre, dispose d’un PMO ou équivalent, contre seulement un quart chez celles se limitant à une gestion par projet.

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Difficultés et bénéfices des méthodes déployées La dernière partie de l’étude s’est intéressée à l’éva­ luation des méthodes déployées pour gérer les projets, programmes ou portefeuilles, ainsi qu’à l’impact de ces méthodes sur le fonctionnement et la perfor­mance de l’entreprise. En cohérence avec les données présentées précédemment et celles qui suivent sur les facteurs critiques, la compétence des acteurs est au centre des difficultés rencontrées. Le manque de personnel qualifié est cité par près de la moitié des répondants comme une difficulté majeure de la gestion de leurs projets, alors même que 46% des entreprises ont fait appel à une assistance externe, notamment pour de la formation et du coaching. Principales difficultés liées au fonctionnement de la gestion de projet

Les deux processus précités se retrouvent naturellement en bonne place dans les facteurs critiques de succès de la gestion de projet. La revue de la littérature effectuée par les ingénieurs du CRP Henri Tudor a en effet permis d’identifier un grand nombre de facteurs critiques, qui ont ensuite été soumis aux partenaires de l’étude lors des entretiens préparatoires. Ce n’est alors qu’une sélection des principaux facteurs qui a ensuite été soumise, via le questionnaire, aux entre­prises du panel. Importance des facteurs critiques de la gestion de projet 4,5

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Parallèlement, la place du temps accordé à l’amélioration et la complexité des méthodes font écho aux principes communs à toutes les «écoles» de management de projet, que sont l’amélioration continue et la gestion du changement. Ces processus connexes aux processus de gestion de projet sont très souvent oubliés lors du déploiement et apparaissent par défaut à l’aune des premiers bilans.

Les résultats réaffirment donc l’importance des processus d’amélioration continue et de gestion du changement qui transparaissaient déjà dans les difficultés rencontrées. Il apparaît aussi que le mode de management des ressources humaines doit aussi s’adapter aux méthodes déployées, pour aller vers plus de participation et de coopération, en cohérence avec les bénéfices à attendre de ces méthodes (motivation des équipes, synergies, développement des compétences) et avec la néces­­sité de collaborer avec des ressources externes (cf résultats sur la sous-traitance). [>>ù140]

Credit graphiques: CRP Henri Tudor.

10%

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CASABLANCA

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[<<ù138] L’étude s’est aussi intéressée aux aspects sur lesquels les entreprises ont le plus progressé suite au déploiement de leurs méthodes. Aspects sur lesquels la méthode de gestion de projet a permis de progresser Qualité de vos produits, services Compétences de vos collaborateurs Motivation des équipes Satisfaction de vos clients Respect des délais Visibilité et transparence Agilité, réactivité, flexibilité Alignement avec la stratégie de l’entreprise Efficience, optimisation Maîtrise des risques Compétitivité en face de la concurrence Respect des coûts Capacité d’innovation Synergies entre projets Compétitivité en face de la sous-traitance Compétitivité entre les projets 10%

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Complètement d’accord

Plutôt d’accord

Plutôt en désaccord

Pas du tout d’accord

60%

Le respect des objectifs des projets en termes de coût, de délais et de qualité arrivent naturellement dans les plus cités avec une prédominance sensible de la qualité, associée à la satisfaction des clients. On retrouve à nouveau les aspects relatifs aux ressources humaines, notamment sous forme de motivation des équipes. Enfin, apparaissent des aspects que l’on retrouve plus sensiblement corrélés à la gestion de programmes et de portefeuille: la visibilité et la transparence, l’agilité, l’alignement et l’optimisation. Le dernier point d’analyse des méthodes mises en œuvre a concerné l’évaluation de la maturité des organisations qui les déploient. Alors même que des référentiels (OPM3, CMMI, ISO 15504…) peuvent aujourd’hui aider les entreprises dans cet exercice, elles ne sont que 26% à le faire.

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Credit graphiques: CRP Henri Tudor.

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Besoins des entreprises ne disposant pas de méthode En revanche, les répondants ont estimé leur matu­­­rité dans la mise en œuvre et l’utilisation de leurs méthodes suivant une échelle simple et croissante, induisant une progression possible sur les étapes de déploiement: Embryonnaire / Implication du mana­gement / Engagement des fonctions / Croissance et méthodes établies / Forte maturité – Culture d’entreprise. Estimation de la maturité de l’entreprise dans la gestion de ses projets, programmes et/ou portefeuilles

13%

Forte maturité – Inscrit dans la culture

13%

Embryonnaire

15%

Implication du management

38%

Croissance et méthodes établies

21%

Engagement des fonctions

Même si ces estimations ne portent que sur un échantillon de répondants relativement faible et s’appuient sur une démarche déclarative, elles rejoignent les constats effectués avec les partenaires de l’étude au Grand-Duché. En effet, les entreprises engagées se partagent principalement en deux groupes relativement distincts: - Les organisations en cours de déploiement, faiblement expérimentées, disposant d’outils mais de peu de personnel formé et qui sont dans une phase d’assimilation des méthodes. - Les organisations qui ont déjà stabilisé des méthodes et qui sont dans une phase d’amélioration et d’approfondissement de celles-ci. Enfin et sans surprise, 94% des entreprises gérant des projets estiment que leurs méthodes contribuent à une meilleure gouvernance de leur entreprise. Et 96% estiment qu’en retour, améliorer la gouvernance de leur entreprise participe d’une meilleure gestion de leurs projets.

Seul un tiers des entreprises répondantes ne gère pas une partie ou la totalité de leurs activités en mode projet et parmi ces entreprises, très rares (7% uniquement) sont celles qui préconisent le recours à une méthode de gestion de projet. Les résultats de l’enquête mettent en exergue que les entreprises qui n’optent pas pour le mode projet sont principalement caractérisées par une ancienneté importante (plus de 15 ans d’existence) et qu’elles disposent rarement d’une certification ou d’une accréditation (par exemple, ISO 9001, 14001 ou encore OHSAS). Par ailleurs, ces entreprises introduisent peu d’innovations sur le marché et la pression concur­ rentielle à laquelle elles sont exposées est relativement faible. Interrogées sur leur volonté de mettre en place une méthode de gestion de projet, 91% des entreprises évoquent l’inadéquation de ces méthodes avec leurs activités. Il semblerait dès lors qu’un effort de sensibilisation et de communication sur la ges­tion de projet conçue comme une recherche de performance organisationnelle (dont aucune organisation ne voudrait se priver…) et non comme une collection d’outils et de méthodes puisse encore porter ses fruits… Dans l’hypothèse d’une décision de mise en œuvre d’une méthode de gestion de projet, 50% des entreprises sondées indiquent envisager recourir à une société de conseil pour le choix ou la fourniture de la méthode et plus d’un tiers des entreprises souhaiteraient bénéficier d’un accompagnement au choix d’un outil, à la sensibilisation du personnel, à la formation des cadres et chefs de projet ainsi qu’au coaching de la direction. L’utilité d’un logiciel, qu’il traite de planification, de gestion budgétaire, des risques ou du partenariat, reste largement discutée.

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Synthese

Un marché mature Malgré la multitude de résultats et d’analyses en cours, il est déjà possible de dégager quatre axes de réflexion. Tout d’abord, l’appréciation de la pénétration des méthodes de gestion de projet, même partielle et issue d’un échantillon restreint, s’inscrit dans la continuité des résultats de l’étude 2006. Cette pénétration se traduit clairement par une plus grande maturité des entreprises gérant des projets, un plus large déploiement des méthodes associées dans les services de l’entreprise, hors IT et R&D, et un fort leadership des grands groupes de la place luxembourgeoise. C’est ainsi la maturité du marché tout entier et de ses différents acteurs qui est apparue lors des phases préparatoires, autant que dans les résultats de l’enquête: entreprises, associations et réseaux, prestataires de services… Ensuite, l’étude confirme le caractère prépondérant des compétences dans les méthodes à déployer. Bien plus que les outils et les processus, elles apparaissent dans tous les domaines de l’étude, notamment comme difficulté, facteur critique et bénéfice prioritaire de la gestion de projet. Les entreprises les plus expérimentées et les plus matures accordent une plus large place à la formation et à l’évaluation des chefs de projet, et mutent (partiellement) vers des organisations orientées projet. Elles en retirent une meilleure appropriation des méthodes par leur personnel et un taux de succès accru. Ainsi, quelle que soit la méthode choisie, la gestion de projet, de programme ou de portefeuille doit s’accompagner d’une réforme du mode de management, d’une gestion spécifique du changement et d’une forte capacité à s’améliorer en continu. De plus, l’étude a mis en évidence la dichotomie entre la gestion de projet et la gestion de portefeuille. Cette dernière apparaît au travers des résultats comme une couche supplémentaire de gestion et de management, entre la stratégie et les projets. Elle comprend clairement des processus, des indicateurs et des compétences distinctes et doit s’appuyer sur des pratiques de gestion de projet stables et éprouvées, pour apporter des bénéfices spécifiques à ce niveau de maturité de l’entreprise: alignement stratégique, efficience et agilité. Enfin, même si la gestion de risques apparaît en retrait dans les méthodes de gestion de projet déployées, elle se distingue comme un facteur essentiel de maîtrise, dès lors que la

maturité de l’organisation augmente et qu’elle déploie des portefeuilles de projets. Interviennent alors les notions de diversification et d’équilibre entre risque et valeur, réaffirmant la filiation de ces méthodes de gestion de portefeuille avec leurs origines dans le secteur des investissements financiers. Les processus et outils de gestion des risques constituent donc un axe fort de développement et d’amélioration des pratiques.

Perspectives L’originalité de l’étude en termes d’ampleur, de périmètre (spécifiquement luxembourgeois) et de cible a permis d’étendre les résultats de l’enquête 2006 en approfondissant les thèmes étudiés et en accompagnant le marché sur des méthodes plus «novatrices», relatives à la gestion de programmes et de portefeuilles. Aujourd’hui, dans une approche plus qualitative d’exploitation des données, il est nécessaire de mener des traitements statistiques complémentaires afin de mettre en relation les profils organisationnels des entreprises et les types de méthodes de gestion de projet qu’elles déploient. Ensuite et malgré un taux de réponse relativement faible, il convient de confronter les résultats de l’étude avec ceux des études similaires menées en 2005 par l’Afitep ou en 2004 par le Project Management Institute, notamment afin d’identifier plus finement les spécificités propres au Grand-Duché. Enfin, cette enquête comme celles qui devraient suivre, s’inscrit parfaitement dans la stratégie du CRP Henri Tudor en matière de gestion de projet. Elle constitue un maillon important de la chaîne d’innovation permettant aux ingénieurs du Centre d’investiguer des méthodes en fort développement, de communiquer et de transférer des compétences et des outils, de mettre des professionnels en relation et d’apporter une vision prospective du marché et de ses attentes. Pour plus de résultats sur cette enquête, vous pouvez contacter Sébastien Pineau, Centre de Recherche Public Henri Tudor, tél.: 42 59 91 1 ou sebastien. pineau@tudor.lu.

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Business process outsourcing solutions for the financial industry.

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Technologies

B U SINESS A U T O M A T ION

exploiter toute la richesse des informations Automatiser les processus de gestion des données permet un gain de productivité et d’efficacité.

Photo: Etienne Delorme

Jan Smessaert (Dynamics Microsoft Belux): «Aujourd’hui, on constate qu’il faut impérativement chercher à marier le monde non-structuré et le monde structuré».

Le grand concours Ultimatemakeover initié par Microsoft, en partenariat media avec paperJam, se poursuit. Dans quelques jours, le jury se réunira pour procéder à une première sélection de projets de sociétés souhaitant s’engager dans une refonte complète de leurs systèmes d’information. Optimiser les processus, la productivité et l’administration d’une organisation, afin de mieux travailler, tant dans son propre environnement interne (collègues, hiérarchie, filiales…), mais aussi vis-à-vis de l’extérieur (fournisseurs, clients…): tel est l’objectif global recherché par cette plate-forme collaborative (www.ultimatemakeover.lu) déployée par Microsoft à l’attention des PME. Après avoir évoqué, le mois dernier, les pratiques en matière de business productivity et de maîtrise des flux d’information (voir paperJam janvier 2008, page 148), intéressons-nous, cette fois-ci, à l’automatisation des processus, autre clé majeure dans l’amélioration de l’existant. Dans bon nombre de cas, les entreprises d’une taille un peu conséquente s’appuient sur les logiciels ERP (Enterprise Resources Planning ou, en français, Progiciel de gestion intégré) de

type SAP ou Oracle. Ces applications intègrent les principales fonctions nécessaires à la gestion des flux et des procédures de toute entreprise et, bien souvent, disposent de modules spécifiques à un métier ou un secteur d’activité. Mais tel n’est pas le cas de toute entreprise, surtout dès qu’on entre dans le champ des PME, de taille trop réduite pour pouvoir implémenter ce genre de plates-formes. Cela n’empêche évidemment pas d’envisager des solutions automatisées pour bon nombre d’applications, qu’elles soient liées précisément au secteur d’activité ou pas. «L’important est de soigner les utilisateurs et rendre la courbe d’apprentissage la plus basse possible, explique Jan Smessaert, business group manager Dynamics Microsoft Belux. Dans le cas de systèmes développés in house, ce n’est pas toujours facile et cela peut nécessiter un investissement supplémentaire. Mais il est possible de faire beaucoup de choses sur la base d’applications usuelles que les gens connaissent déjà, comme Outlook ou Office». L’idée est, en particulier, de pouvoir uniformiser et faciliter les accès aux bases de données communes à plusieurs logiciels courants de la vie de l’entreprise, que ce soit dans le

domaine de la comptabilité et des finances, de la logistique, du payroll ou des ressources humaines.

Populariser la business intelligence «Il y a tellement de richesses d’informations et de données qui peuvent être utilisées, mais qui ne le sont pas, constate M. Smessaert. Et cela ne concerne pas seulement les données financières! Il est important de vraiment pouvoir populariser ce que l’on appelle la business intelligence et de rendre cette intelligence disponible pour ceux qui en ont vraiment besoin». Un des constats dressés par M. Smessaert est, clairement, que dans les PME, notamment, les richesses informatiques sont mal exploitées et qu’un certain travail d’apprentissage est nécessaire. Quant aux moyennes et grandes entreprises, elles sont régulièrement soumises aux réflexions relatives à la réévaluation, voire le remplacement, des systèmes déjà en place. Le taux de renouvellement des systèmes ERP est, en moyenne, de huit-neuf ans pour les entreprises commerciales de taille moyenne, et de dix-onze ans pour les grandes entreprises ou les organisations publiques. En matière de flux d’information, il est possible de distinguer les données non structurées, issues des applications «personnelles» (suites bureautiques, e-mails,…) et les données structurées, essentiellement liées aux échanges transactionnels de l’entreprise. «Par le passé, les investissements se sont surtout concentrés sur les outils permettant d’augmenter la productivité individuelle, ainsi que dans les systèmes ERP, rappelle M. Smessaert. Or, aujourd’hui, on constate qu’il faut impérativement chercher à marier le monde non-structuré et le monde structuré. Bien souvent, les utilisateurs d’applications précises ne passent réellement que 20% de leur temps sur leur logiciel. Et les 80 autres? Ce ne sont que réunions, coups de téléphone, saisie de documents, reporting… Pourquoi ne pas imaginer relier un appel téléphonique d’un client avec l’application qui le gère?» || Jean-Michel Gaudron

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Technologies

IT

LE BON DROIT Retour en images sur la table ronde organisée par l’Association des Professionnels de la Société de l’Information et animée par paperJam, le 6 décembre dernier à la Chambre de Commerce. Au cœur du sujet: la responsabilité civile professionnelle du prestataire informatique. Photos: Etienne Delorme

n Olivier Triquet (Fortis Luxembourg IARD),

n Jean Racine (Telindus)

n Charles Pièrard (Systemat)

n Fernand Thill (consultant)

n Pierre Lienard (TCS)

nAlfred Willms

n Jean Diderich (LogicaCMG)

n David Hagen (CSSF)

n Francis Gasparotto (Tempo)

n Benoît Florentin (Blue Sky Software)

n Pascal Dumont (Computacenter)

n Steve Glangé (Datacenter)

n Janin Heniqui (CLC)

n Yves Meert (Forworx)

et Christian Theodose (Gras Savoye Luxembourg)

Salim Sehnaoui (Gras Savoye), Frank Vanhoonacker (AIG Europe) et Claude Lüscher (APSI)

n Jean-Michel Gaudron (paperJam)

et David Hiez (Université du Luxembourg)

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Technologies

Photo: abc.

Le managing director de Telindus Luxembourg est de ces dirigeants qui ont une vision claire et une approche scrupuleusement réfléchie de leur parcours professionnel et des orientations de leur entreprise. A la tête de son entreprise depuis plus de cinq ans, il évoque l’évolution et le devenir du secteur avec beaucoup de discernement.

GER A R D HOFF M A NN

«Difficile d’avoir une vision claire pour 2008!» De l’Arbed à Telindus Avec un parcours universitaire à forte coloration internationale, c’est en Suisse puis en Californie que Gérard Hoffmann va parfaire son cursus avec des diplômes d’ingénieur, un MBA et un doctorat. Faisant ses premières armes aux EtatsUnis, il participe à différentes initiatives de start-ups, mais l’appel du Luxembourg se fait vite ressentir. De retour sur le sol natal, il intègre Arbed en 1993 et y occupe différentes fonctions: ingénieur de projet, puis assistant du directeur financier et, enfin, directeur du groupe TrefilArbed. En parallèle, il était membre du conseil d’administration de Telindus Luxembourg, représentant l’actionnaire Arbed. «Peu avant son décès, John Cordier, actionnaire majoritaire de Telindus, m’avait sollicité pour tenir le poste d’administrateur. J’ai accepté cette nouvelle fonction et pris les rênes de l’entreprise en août 2002», se rappelle M. Hoffmann. Une orientation vers des projets à haute valeur ajoutée Depuis 2002, le secteur de l’intégration n’a cessé de s’élargir, exigeant notamment des changements en termes de métiers. «Suite à la crise de 2001, tous les grands investissements avaient été mis à l’arrêt. Cependant, il y avait toujours des projets de consultance et de dévelop-

pement ainsi, bien sûr, que de nouvelles opportunités. Nous avons donc dû rapidement changer notre approche vers des projets plus complexes et à plus haute valeur ajoutée». En 2007, Telindus, passée sous le giron de l’opérateur historique belge Belgacom un an plus tôt, a accentué sa présence dans le secteur financier et auprès du gouvernement. «L’industrie des fonds crée d’énormes besoins de stockage, constate M. Hoffmann. Idem pour le gouvernement, où il y a eu une activité d’investissement plus importante en technologie depuis quelques années. Nous avons également la chance de pouvoir travailler davantage pour les institutions européennes, soit en direct, soit via d’autres sociétés, car tout comme l’informatique, la technologie de l’UE est basée au Luxembourg». Une vision positive mais mesurée Pour l’avenir immédiat, Gérard Hoffmann affiche un optimisme teinté de prudence. «Depuis l’annonce du président de la BCL, on observe une légère inquiétude dans le secteur financier. Nos interlocuteurs sont beaucoup plus attentifs dans leurs choix et leurs investissements. Je ne dirais pas qu’il y a un fléchissement de la demande, mais il y a certainement une négociation encore plus ferme et plus soutenue». Il admet cependant qu’après une année 2007 exceptionnelle pour le marché de

l’intégration comme pour l’économie luxembourgeoise en général, il est plus difficile d’avoir une vision claire sur 2008 qu’il pouvait y en avoir fin 2006 pour 2007. «Est-ce qu’on peut faire mieux que 2007? Probablement pas», prévient-il, s’attendant, en outre, à ce qu’à moyen terme, «différents domaines continueront à connaître une forte croissance, quelle que soit l’évolution économique. Il pourrait y avoir un fléchissement dans des segments tels que les petits serveurs de PC, mais le domaine des applications, par exemple, continuera très certainement à avoir le vent en poupe, tout comme ce qui touche à l’amélioration des business processes et au ­stockage». Création et recherche Heureux dans le secteur et le métier qui sont les siens, Gérard Hoffmann a toujours privilégié la part de création dans son parcours professionnel. «J’aime bien créer des choses, développer des idées et les argumenter. Ainsi, un métier comme celui d’architecte m’aurait également tenté». Mais voulant «rendre à son pays ce qu’il lui a donné», il a orienté ses choix professionnels en respectant cette contrainte géographique. Sans cela, il admet qu’il aurait bien suivi une carrière de chercheur dans un domaine créatif. «Cela peut aller de la biologie à l’informatique, entre autres». || Jean-Marc Streit

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Technologies

E - M A ILS

UN OUTIL DEVENU INDISPENSABLE Sondage

Combien d’e-mails recevez-vous en moyenne par jour sur votre adresse professionnelle?

30,1%

23,6%

Entre 10 et 25

Entre 25 et 50

Nombre total de réponses: 123 Sondage réalisé entre le 15 et le 22 décembre sur le site www.ultimatemakeover.lu

18,7% Moins de 10

13,8%

Plus de 100

Entre 50 et 100

Photo: Julien Becker

Céline Penin, product manager data à l’Entreprise des P&T au Luxembourg

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Ce sondage aurait tout aussi bien pu être présenté sous un autre aspect de la problémati­que: combien de temps consacrez-vous, chaque jour, au traitement de vos e-mails? Instantané et «gratuit», le courrier électronique est devenu l’application la plus fréquemment utilisée sur Internet. Toute société disposant d’une con­ nexion web peut, aujourd’hui, être contactée par e-mail, ce qui accélère considérablement la transmission des informations et le développement de l’utilisation commerciale d’Internet. Les résultats de ce sondage, indiquant que près de 50% des utilisateurs de courriers électroniques reçoivent jusqu’à 25 e-mails par jour sur leur adresse professionnelle et plus d’un quart en reçoivent plus de 100… Il est presque banal de dire combien l’e-mail est devenu, aujourd’hui, un outil indispensable. «Mais les besoins actuels en termes de messagerie ne s’arrêtent pas au simple envoi d’e-mails, tient à préciser Céline Penin, product manager data à l’Entreprise des P&T au Luxembourg. Les sociétés ont aujourd’hui besoin de pouvoir partager une multitude d’informations très utiles avec leurs collaborateurs afin d’améliorer leur productivité et leur efficacité: contacts professionnels, agendas, tâches à effectuer, partage de dossiers...» En outre, il est aussi devenu essentiel pour bon nombre d’employés de pouvoir consul-

ter sa messagerie sur son terminal mobile ou son laptop depuis chez soi, chez un client ou en voyage d’affaires, afin d’être le plus réactif possible. Les sociétés ont donc tout intérêt à se pencher sur cet aspect technologique. Il existe, ainsi, des services de messagerie fiables, sécurisés, faciles à utiliser et à gérer. L’Entreprise des P&T, par exemple, en a développé un pour les entreprises et plus particulièrement pour les PME: la solution «Hosted Exchange». Il s’agit d’un outil de communication simple et complet, offrant une messagerie de collaboration et la possibilité de poursuivre ses activités lors de ses déplacements en accédant à sa messagerie depuis son BlackBerry, son smartphone ou son laptop. «Hébergée dans les data centers de P&TLuxem­ bourg, cette solution donne la possibilité d’ex­ ternaliser son système de messagerie, explique Mme Penin. Ceci minimise les investissements de départ et facilite la gestion des applications permettant ainsi à une entreprise de se concentrer sur ce qui constitue vraiment son ‘core business’. ‘Hosted Exchange’ permet de bénéficier rapidement et à moindre coût d’une application de messagerie de haut niveau en termes de sécurité et de disponibilité, offrant ainsi un service de grande qualité», conclut-elle. || Propos recueillis par J.-M. G.

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T ec h nologie s

Les dernieres nouveautes

STOCKAGE n

ROUTEUR n

Lancom Systems dévoile le Lancom 3850 UMTS, un routeur UMTS / HSDPA WLAN qui peut être connecté à presque tous les modems UMTS  / HSDPA via Cardbus, ExpressCard (avec un adaptateur Cardbus) ou via un port USB. Le routeur offre un accès WLAN rapide à l’Internet via UMTS / HSDPA, les utilisateurs bénéficiant quant à eux d’un accès sécurisé au réseau de l’entreprise via VPN. UMTS / HSDPA. Plus rapide et plus avantageux pour les connexions back-up que l’alternative ISDN traditionnelle, le Lancom 3850 UMTS étend les possibilités de connectivité professionnelle (création aisée d’espaces de conférence temporaires lors de congrès ou des bureaux mobiles sur des chantiers, installation, pour les consultants, d’un espace de travail chez leur client...). Il est disponible au prix de 549 euros (hors TVA). www.lancom.eu/umts.

Lancom Systems lance le Lancom 1751, un routeur VPN qui combine en un seul routeur, VPN l’ADSL2+, un modem UMTS et un GPS. Ce nouveau routeur établit automatiquement une connexion de back-up via l’UMTS / HSDPA en large bande ou l’edge lorsqu’il est impossible d’établir une connexion (A)DSL standard avec un site, une implantation ou une filiale. Il bénéficie en outre de deux systèmes contre le vol: une procédure de rappel automatique via ISDN et un système intégré de localisation via GPS. Avec son modem ADSL2+, ses quatre ports Ethernet, l’UMTS (jusqu’à 7,2 Mbps de flux descendant et jusqu’à 2 Mbps de flux montant) et l’ISDN, l’appareil est idéal pour les entreprises comptant plusieurs implantations. Le cryptage IPSec intégré garantit une liaison site à site sécurisée et un accès sécurisé pour les clients VPN. Le Lancom 1751 UMTS sera disponible en mars 2008 au prix de 999 euros (hors TVA). www.lancom.be.

Fujitsu Siemens Computers officialise une nouvelle version de son Virtual Tape Appliance (VTA) Centric­ Stor. Cette solution offre une sauvegarde à double destination, sur le cachedisque du VTA ou sur bande. De leur côté, les utilisateurs de Centric­ Stor déterminent les informations à conserver automatiquement sur disque et celles qui doivent ensuite passer du disque à la bande. Le processus de sauvegarde est assoupli, notamment grâce à la prise en compte des critères ILM et au respect des délais de restauration imposés par la sauvegarde. Plus évolutif, le nouveau dispositif est conçu pour exploiter les tampons d’espace de stockage commun via une affectation flexible des ressources. La nouvelle version de Centric­ Stor augmente par ailleurs le nombre de volumes logiques de 500.000 à 1.500.000. www.fujitsu-siemens.be

LaCie présente la nouvelle génération de disque dur d2 Quadra, dotée d’un bouton de raccourci, du logiciel de sauvegarde et de restauration EMC Retrospect Express (pour Mac et PC) et de quatre interfaces (eSATA, FireWire 800, FireWire 400 et USB). Le d2 Quadra est conçu à partir d’un alliage d’aluminium favorisant la dissipation naturelle de la chaleur. Grâce à un système de refroidissement avancé, il fonctionne sans ventilateur et reste silencieux. Il est disponible en capacités de 320 Go à 1 To. www.lacie.be.

IMPRIMANTE n

Katun Corporation introduces Katun colour toner cartridges for use in Konica Minolta 8020 / 8031 and CF 2002 / 3102 digital copier / printers. These new Katun Access toners are forward and reverse compatible, install just like the OEM toner, and are backed by a one-year warranty. www.katun.com.

MONITEUR n

LaCie présente LaCie 324, son nouveau moniteur LCD, conçu pour les applications professionnelles de photographie et les travaux de retouche, d’épreuvage à l’écran et de création. Le LaCie 324 dispose d’un mécanisme de correction gamma sur 10 bits. Son format large 16 / 10 permet d’afficher deux pages A4 côte à côte tout en laissant de la place pour les palettes et les barres d’outils. Compatible HDCP pour la lecture Blu-ray et DVD HD, il permet de connecter quatre ordinateurs ou sources vidéo simultanément sur les ports VGA, DVI et les deux HDMI – il est possible d’afficher simultanément 2 sources, grâce au mode «image dans l’image». Il comprend également des fonctions de suppression du bruit et d’adaptation du contraste qui améliorent les images mobiles. www.lacie.be

SERVEUR n

Hush Technologies, the fanless PCs and cooling systems manufacturer, launched the hush HS1, a Home Server using Microsoft with dedicated solutions to noise or ambient problems. The HUSH SSD model server provides a memory capacity of up to 2 terabytes and can be easily combined with a Hush Media Centre under Vista to offer a home network. www.hushtechnologies.net

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T ec h nologie s

SOLUTIONS n

SECURITE n

Trend Micro lance Trend Micro Mobile Security 5.0, une solution de sécurisation professionnelle tout-en-un qui protège les données stockées sur les appareils mobiles avec un cryptage, une authentification, un firewall, une détection des intrusions et une protection contre les logiciels nuisibles. Le TMMS 5.0 offre également aux administrateurs la possibilité de gérer tous les appareils mobiles depuis une seule console. TMMS 5.0 soutient de nombreuses plates-formes, dont Windows Mobile 5.0 pour smartphones, Windows Mobile 6.0 (Standard Edition), Windows Mobile 5.0 pour PocketPC, Windows Mobile 6.0 (Classic & Professional) et Symbian S60 / 3 Edition pour Nokia E-serie. www.trendmicro.be

Symantec announced the worldwide availability of Managed Threat Analysis (MTA), a new service designed to provide custom protection and analysis of malware and other security risks to help enterprises defend against data theft. Symantec Global Services’ Security Response expert analysts will review sample malware or other suspicious code submitted by an organisation and deliver a custom, in-depth incident analysis report developed for the organisation’s specific needs and risk profile within 96 hours of incident initiation. The Managed Threat Analysis report will help businesses understand the implications and impact of the specific malware on their systems, outline a remediation strategy and tools to safely remove the threat, and document recommendations to mitigate future attacks and improve their overall security posture. This information will help enterprises such as financial institutions or government agencies comply with regulatory requirements that mandate notification within a certain timeframe if any data has been compromised. Incident submissions are accepted on a 24x7 basis. http://go.symantec.com/ managed_threat_analysis

PERIPHERIQUES n

Allied Telesis lance l’iBG900, une nouvelle série de Business Gateways intelligents (iBG) comprenant huit ports 10/100TX Ethernet au plus, et quatre ports FXS très complets, doublés d’un soutien POTS et ISDN. Cette solution tout-en-un pour les réseaux d’entreprises, offre des prestations large bande adaptées et supporte les connexions en liaison montante ADSL et SHDSL. La série iBG900 est tout particulièrement dédiée aux PME qui veulent passer au VoIP, grâce au soutien flexible de quatre téléphones analogiques, quatre téléphones ISDN, du PBX avec ISDN et de huit ports LAN maximum. www.alliedtelesis.be.

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Etienne Verwilghem (KBL) François Pauly (Sal. Oppenheim)

Jean-Claude Finck (BCEE) Frank Wagener (Dexia BIL)

Perspectives

Optimisme serein Dans l’ensemble, les banques luxembourgeoises envisagent 2008 sous les meilleurs auspices, sous réserve d’un impact – encore mal apprécié – de la crise du subprime. Photos: Laurent Antonelli (Blitz)

L’avantage avec les conventions collectives établies sur deux années, c’est qu’elles laissent toujours une année de répit. 2007 aura été agitée sur le plan social dans le milieu bancaire, tant les discussions pour le renouvellement de la convention collective de travail auront été longues et douloureuses. Il aura fallu frôler un clash historique et une déclaration de nonconciliation pour qu’un accord finisse par être signé, et encore, avec le seul syndicat Aleba, le LCG-B et l’OGB-L ayant finalement renoncé à signer le document final. En attendant de remettre le couvert pour 2009, dans un nouveau cycle de négociations qui s’annonce déjà bien compliqué – surtout une année d’élections législatives… – le cru 2008 pourrait donc presque ressembler à une aimable année de transition entre deux périodes de luttes intensives. Il ne faudrait pas croire, pour autant, qu’il ne va rien se passer de spécial au cours des douze mois à venir. Mais il ne faut pas croire non plus que la situation au Luxembourg a changé du tout au tout lorsque les douze coups de minuit ont eu fini de résonner au soir de la Saint-Sylvestre. «Le fait de changer d’année calendaire ne signifie pas que les atouts ou les défis de la place financière et

de ses acteurs vont changer», rappelle Jean-Claude Finck, directeur général et président du comité de direction de la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat (BCEE), qui voit dans la grande proximité pouvant exister entre les différents acteurs un atout incommensurable pour l’ensemble du secteur.

L’opportunité dans la crise Et cette situation ne sera pas superflue alors que le pays doit encore et toujours digérer les nouveautés réglementaires et législatives dictées par Bruxelles. A commencer par Bâle II ou Mifid, les deux chantiers majeurs les plus récents pour les banques. «Nous devons continuer de regar­ der avec beaucoup d’esprit critique tout ce qui va se faire au niveau de la réglementation commu­ nautaire, suivre de très près les initiatives qui vont être prises ou qui sont en train de l’être, prévient M. Finck. Nous devons aussi penser à la nouvelle directive en préparation sur les fonds d’investisse­ ment. Compte tenu du poids de cette industrie, ici, ce projet réglementaire est crucial et essentiel pour les années à venir au niveau de la place financière». Mais une autre grande incertitude demeure: les conséquences à moyen et long termes de la

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BCEE: reorganisation en cours La banque vit actuellement au rythme de son programme stratégique Spuerkeess 2009, concrétisé principalement par la réorganisation de son réseau d’agences, le plus important du pays avec 80 sites. «Le premier chantier de ce genre depuis 40 ans», indique Jean-Claude Finck. Objectif: atteindre une plus grande proximité avec sa clientèle, qu’elle soit retail ou professionnelle. Les quatre centres régionaux ont laissé place à une quinzaine de «centres financiers», avec la double compétence agence conseil / agence de proximité. En 2008, trois nouvelles agences verront le jour dans le pays. «La BCEE n’a jamais eu un nombre d’employés et de conseillers aussi élevé dans son histoire, ni autant de mètres carrés à disposition de sa clientèle», résume M. Finck. || J.-M. G.

Dexia BIL: plan d’action pour les services et le personnel «2008 sera une année où tous nos métiers de banque universelle seront vigoureux». Frank Wagener affiche un bel optimisme, aussi bien sur les performances de sa banque que sur sa façon d’être. «L’accent est davantage mis sur notre disponibilité vis-à-vis des clients et la qualité du service. Il faut prendre le client comme un adulte et ne pas lui vendre seulement du papier cadeau en oubliant le contenu». Dans la continuité de la réglementation Mifid, qui oblige à être plus ouvert et communicatif vis-à-vis de ses clients, un vaste plan d’amélioration des services et de motivation du personnel est en cours d’implémentation, par phases successives, après une période de test réussie. «C’est l’effet concluant de ces tests qui me dit que nous sommes sur la bonne voie». || J.-M. G.

crise du subprime, venue tout droit des EtatsUnis. Au-delà des pertes sèches subies directement par certains établissements financiers – le Luxembourg n’a pas, en la circonstance, été directement frappé par le mouvement, les effets de réplique ne sont pas encore vraiment maîtrisés. «Le renversement de tendance que l’on observe depuis l’été 2007 est non négligeable, mais diffici­ lement quantifiable, remarque François Pauly, directeur général de Sal. Oppenheim jr & Cie. Mais plus globalement, cette crise du subprime est surtout devenue une crise de confiance dans certains instruments de crédits, financiers, voire dans tout le système bancaire classique. Les métiers de base au Luxembourg, comme le private banking ou les fonds d’investissement, n’en souffrent pas encore. Mais pour les banques aux activités de crédit ou de refinancement, c’est davantage d’actualité». Difficile de faire l’autruche et de se cacher la tête dans le sable en attendant que passe l’orage. Certes, ce n’est pas au Grand-Duché que les effets de la crise sont les plus importants, mais la grande majorité des banques au Luxembourg ne sont rien d’autre que des filiales d’acteurs internationaux qui ont tous une implication plus ou moins grande dans ce segment-là. «Il y aura des répercussions sur les résultats de ces filiales, prédit Frank Wagener, prési­­­dent du comité de direction de Dexia BIL. Au printemps, lorsque toutes les banques locales auront publié leurs résultats, on verra bien quelles auront été les provisions engagées, voire les pertes annoncées. On peut s’attendre à de vraies conséquences sur les résultats nets des banques et, donc, aussi sur le budget 2009 de l’Etat». Mais M. Wagener, à l’instar de ses collègues, refuse de tomber dans un quelconque pessimisme et préfère voir le bon côté des choses qui se profile toujours, même en période de «crise». «Au Luxembourg, la place financière ne manque pas de liquidités, rappelle-t-il. Il y a des opportunités de marché qui se créent. Il faut que chacun puisse savoir les soupeser et décider de pro­ fiter de l’une ou l’autre occasion. Pour ceux qui sont sains et liquides, nous visons vraiment une période nice to have». Les signes d’encouragement envers la Place ne manquent pas depuis quelque temps. La

banque ING avait choisi, l’an dernier, de centraliser au Luxembourg ses activités groupe en matière de private banking. Elle a récidivé en ce début d’année en établissant une plate-forme de financements immobiliers. Dans le même temps, Sal. Oppenheim rapatrie une partie de ses activités d’Allemagne et établit son siège au Grand-Duché, accompagnant le mouvement du recrutement d’une centaine de nouveaux emplo­yés et d’un projet de dévelop­pement immo­bilier pour ses besoins propres au ­ Kirch­berg. «Il s’agit clairement d’un signe de ­conf­­­­­­­i­­­­ance envers la Place, affirme François Pauly. Je crois savoir que cette décision a été observée de près par beaucoup d’acteurs qui réfléchissent à aller dans la même direction».

Promotion: la bonne année? Que chacun réfléchisse à l’opportunité de développer, au Luxembourg, des franges d’activités précises, entre dans la logique des choses observées par Etienne Verwilghem, administrateur directeur et président du comité de direction de KBL European Private Bankers. «Contrairement au passé, le paysage des banques au Luxembourg n’est plus monoculturel. Le risque de dépendance d’une grande branche d’activité a été réduit en même temps que le pays n’est plus autant lié au volet fiscal. On n’est plus dans un contexte de centre offshore, ce qui a permis le développement d’activités plus stables au sein de l’Europe. La com­ binaison de tout cela me rend rassuré et apaisé». 2008 marque également les premiers pas officiels de l’agence de promotion Luxembourg­ forFinance, qui a démarré ses activités au 1er janvier. Une initiative majeure en la matière, que d’aucuns espèrent la bonne. «C’est vraiment la dernière tentative, estime Frank Wagener (Dexia BIL). C’est un essai qu’il faut transformer. On dit qu’il y a toujours un autre train qui passe, mais là, il ne faut vraiment pas rater ce wagon-ci. Je regrette tout de même que pour un tout petit pays comme le Grand-Duché, on n’ait pas pu regrouper toutes les forces sous une même enseigne». Saluée quasi unanimement, la création de cette structure formelle, fruit d’un échange de compé­tences et de moyens publics-privés, devra néanmoins

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KBL European Private Bankers: cap a l’Est Après avoir développé avec succès son modèle de réseau private banking dans la «vieille Europe», avec des relais bien implantés localement et s’appuyant sur des infrastructures communes, établies au ­Luxembourg, ayant permis des réductions des coûts de l’ordre de 10%, KBL regarde désormais plus à l’Est et y a planifié un fort développement sur les cinq années à venir, en parallèle à la présence de sa maison mère, KBC. Mais sur des marchés encore très jeunes, il s’agira de créer de nouvelles entités. Pologne, Tchéquie, Hongrie et Slovaquie devraient être servies avant l’été, devançant la Russie de quelques mois. «Nous récoltons aujourd’hui les fruits d’une stratégie unique commencée il y a dix ans», se réjouit Etienne Verwilghem. || J.-M. G.

Sal. Oppenheim jr & Cie: une nouvelle ere commence Le transfert du siège au Luxembourg et le recrutement d’une centaine de personnes ont, évidemment, été une étape marquante pour la banque en 2007. «Nous sommes passés d’un acteur de petite taille à une taille moyenne, avec des ressources importantes», résume François Pauly. 2008 servira donc de consolidation d’un certain nombre de fonctions de groupe mises en place en très peu de temps à partir du Grand-Duché. «C’est clairement un signe de confiance envers la Place». Tout comme le sera la construction d’un nouveau siège, au Kirchberg. Un immeuble de 16.000 m2, dont la banque sera propriétaire, est attendu pour 2010. En attendant, les affaires courantes continuent. «Il y aura des opportunités suite à l’introduction de Mifid, mais c’est encore un peu trop tôt pour savoir lesquelles». ||����������� J.-M. G.

faire rapidement ses preuves. «Il y a dix ans, le Luxembourg avait peur de parler des avantages de sa place à l’extérieur, se souvient François Pauly (Sal. Oppenheim). Puis, on s’est battu pour savoir qui allait faire quoi. Là, les décisions ont été prises à un moment où le pays a gagné en reconnaissance internationale, mais où il n’est peut-être pas le meilleur vendeur de ses forces à l’extérieur. On part sur une bonne base, mais c’est un travail de longue haleine. Les premières retombées n’arriveront pas forcément en 2008». Faut-il pour autant que ­LuxembourgforFinance concentre en son sein l’intégralité des initiatives et des démarches de promotion? Pas nécessairement. Car il ne lui sera pas facile de prendre en compte toute la multiplicité et la diversité d’une place financière riche de métiers aux besoins fort différents. «C’est plutôt une toile de fond, nécessaire, mais chacun doit, parallèlement, faire son propre marketing et trouver ses propres cré­ neaux, estime Etienne Verwilghem. C’est toujours ce qui a fait la force du Luxembourg, où chacun a toujours eu ses propres raisons pour venir ici. L’es­ sentiel sera de garder une réelle proximité entre auto­ rités et acteurs de terrain. Nous restons malgré tout un petit pays et il n’est pas possible de se gérer comme une Allemagne ou une France».

Rester simple… A chacun, donc, de greffer sa propre politique de promotion sur le travail de base que fournira LuxembourgforFinance. Les banques de la Place se positionnent déjà de manière indirecte dans cette démarche de promotion, de par leur participation aux associations et organisations impliquées dans l’agence (via l’ABBL, Profil ou le Codeplafi…), mais entendent bien agir également, en parallèle, de leur propre chef. La BCEE, par exemple, prévoit déjà de renforcer sa présence physique à l’occasion de différentes missions de promotion ou de prospection qui seront menées à l’étranger. Mais pas n’importe lesquelles. «Nous privilégie­ rons essentiellement les endroits que nous considé­ rons comme des cibles et présentant un intérêt plus concret pour nous, comme Paris ou Düsseldorf», prévient Jean-Claude Finck.

Autre question cruciale récurrente: celle des ressources humaines. Une source qui se raréfie depuis quelques temps, ce qui n’est pas sans causer quelques soucis aux acteurs de la Place. «Dans un groupe comme le nôtre, en cumulant toutes nos activités, nous aurions les moyens de recruter tout de suite une centaine de personnes. Mais nous ne les trouvons pas, regrette François Pauly. C’est un réel souci pour l’ensemble de la Place, car certains projets risquent de ne plus atter­ rir ici, mais ailleurs». Cette problématique n’est pas spécifique au secteur financier, l’ensemble de l’économie natio­nale commençant à souffrir de la difficulté de trouver les bonnes personnes aux bonnes fonctions. Aussi le pays doit-il aussi être capable de compenser ce qui se profile, à terme, comme un handicap. «Le Luxembourg doit res­ ter simple en termes d’établissement de business, de bureaucratie, et rester attractif fiscalement par­ lant, estime Etienne Verwilghem. Le pays doit être une terre d’accueil pour les gens qui veulent y venir et il a profondément évolué à ce niveau-là. Je ne suis pas inquiet sur le développement de la Place, à condition de conserver ces atouts-là. Le Luxembourg a une carte importante à jouer au niveau de l’Europe et il la joue très bien pour le moment». L’élargissement de l’origine géographique des compétences présentes sur place est, cepen­ dant, une arme à double tranchant. Certes, l’inter­nationalisation d’un secteur d’activités est, en soi, une très bonne chose. Mais il demeure un certain danger en filigrane… «Le lien entre la place financière et ceux qui y tra­ vaillent devient de plus en plus aléatoire, remarque Frank Wagener. Beaucoup, notamment parmi les dirigeants, viennent ici pour faire leur job, mais pas pour embrasser une vraie carrière sur la place financière. Ils restent quelques années et repartent. Or, une des forces de la Place tient dans l’implica­ tion de tous les collaborateurs, à tous les niveaux, pour son expansion et son bien-être. Le danger est que tout cela devienne plus anonyme à un moment où le Luxembourg est en compétition avec des pays plus jeunes ou à forte attractivité fiscale, comme l’Inde, l’Irlande ou Chypre et, très prochainement aussi, la Chine». || Jean-Michel Gaudron

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Geert De Bruyne (Banque Degroof Luxembourg)

Jose François Sierdo (UBS Luxembourg)

Björn Jonsson (Kaupthing Bank Luxembourg)

François-Régis Montazel (EFG Bank Luxembourg)

Private banking

A brand, please If, despite the subprime crisis, 2007 was an excellent year for the Luxembourg private banking industry, 2008 seems promising too. However, wealth management institutions ought to adopt a differentiation approach, in order to attract the growing number of high-net-worth individuals (HNWIs). To support this challenge, Luxembourg will need to focus on its infrastructure development and on the worldwide branding of its financial centre. Photos: Laurent Antonelli (Blitz) The Luxembourg private banking industry is flourishing. According to a recent survey by Ernst and Young, the total assets under mana­ gement by the private banking centre of ­Luxembourg has increased by 60% since 2003, and by 37% between 2005 and 2007. “The world private wealth management remains also in strong shape: 9.5 million people who globally own more than 1 million dollars in financial assets, an HNWI wealth that totals 37.2 trillion dollars and is expected to grow by a 6.8% yearly rate”, the study says. “Two thousand and seven was an exciting year with surprises,” says Geert De Bruyne, CEO of Banque Degroof Luxembourg, a Belgian pri­ vate bank, which celebrated its 20th year of presence in the Grand Duchy. “It was a good year for the two banks’ core businesses, asset and mutual funds management,” he adds. An exciting year that was, however, shaded by the subprime crisis. “The year 2007 will be the best year for Kaupthing Bank Luxembourg since its inception, in spite of a slowdown during the second half of the year, due to the drop in the equity markets following the subprime and credit crises,” Björn Jonsson – head of pri­ vate banking at Kaupthing Bank Luxembourg – explains. If most of the private bankers in ­Luxembourg claim no major impacts from the turmoil on their own activities, as well as on their cus­ tomers’ business and managed portfolios, Marc

Hoffmann, CEO of Compagnie de Banque Privée, a new Luxembourg private bank, is more skeptical: “Even the private banking activities will not remain unhurt from this situation. The coming year promises to be very demanding in terms of revenue, although the impact will be less strong than on other banking business.” Hence, 2007 will surely remain paradoxical: “If you look at the Q4 results in private banking in general, there has never been as much new money collected as there was this year. This gives banks the opportunity and the capacity to continue acquiring and developing their clientele,” J. F. Sierdo, UBS Luxembourg’s new CEO comments. However, all experts expect further volatility risks for the coming semester. This shall incite further prudence, as the absence of a clear trend in the financial markets may affect the majority of the banks. “In 2008, we must remain exceedingly disciplined in our asset management approach and continue an intense dialogue with our customers. In moments of crisis, we would rather talk three times with our customers in order to avoid risky investments,” Geert De Bruyne explains.

The differentiation strategy “Lack of visibility and continued volatility in capital markets during 2008 will put pressure on revenues for all the banks and will increase the importance of cost control,” Björn Jonsson predicts.

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“ Fundamentally today, the onshore market growth has become stronger than the offshore one.” François-Régis Montazel

New regulatory and legal issues may also raise the costs. So did the implementation of the MIFID Directive. For more transparency indeed. François-Régis Montazel, CEO of EFG Bank Luxembourg – a Swiss private bank – agrees. “Regarding MIFID it is important and valuable that associations such as the ABBL help us to promote the place of Luxembourg. If this implementation required a lot of effort and work from banks, one now sees the results: everything is in place, with more transparency and a better client protection. Everything that leads to transparency is positive for the banks and is therefore good for Luxembourg.” But being compliant with new regulations shall not occult the other major challenges the private banking industry may face. Such as wealth servicing: client profiles have changed, private banking is no longer just for inherited money, experts say. It is all about servicing wealth-generating entrepre­ neurs, acquired through stock markets, M&As, Internet and tech companies or IPOs. The service to clients follows the evolu­ tion. “It is about looking after their private wealth but also helping them through the different cycles of their business life (from start-up to retirement). With a holistic solution versus a product-selling approach. It is also about planning ahead and understanding clients’ current and future needs. That will be challenging for many banks which have not implemented the strategy of becoming truly client-centric,” Björn Jonsson comments. J. F. Sierdo adds, “The old-fashioned private banker is over. We must be more proactive towards the new generations of wealthy investors, who are more active, strategic and innovative as customers. We have to meet the new expectations in terms of products and services.” “Fundamentally today, the onshore market growth has become stronger than the offshore one, François-Régis Montazel says. And this assumes

that you must choose very clearly the place where you go to develop your presence. This requires an expertise and local presence, a long-term commitment.” Differentiation also means product perform­ ance: absolute performance and hedge funds will play an important role in the appropriate­ ness of asset allocation and performance for private investors in the coming years, the spe­ cialists predict. Risk diversification and open architecture as well as private equity funds and property investments may be significant for the overall asset allocation for the private investor of the future. These will impact the private banks’ human resource strategy. “It is another important area where the banks have to put focus: retaining CRMs and other key staff as well as focusing on the recruitment process itself, differentiating it from that of other banks. Retaining talents as well as recruitment are of great importance to us,” Björn Jonsson asserts.

The Luxembourgish brand “A particular challenge for the development of a high-level private bank in Luxembourg will be the attraction of talents at the experienced client relationship manager level. We believe that private clients advisor is an essential function in the value chain of services,” Marc Hoffmann explains. How do Luxembourg’s financial centre and the authorities support these challenges? The development of a financial centre has been one of the most important contributions of the authorities. This has led to the estab­ lishment of big European banks, which have also increased their activities in Luxembourg, experts agree. The country also proved its flexibility, adapt­ ability and its clear understanding of the financial sector’s needs. The availability of educated and experienced employees is also

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Private Banking


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considered as a main building block for the continued growth of the financial sector and the attractiveness of Luxembourg for foreign employees moving to the Grand Duchy. “This is mainly due to the regulatory framework and the way the authorities have demonstrated that they have been quick, professional and efficient in the way that they formulate and implement strategy”, Björn Jonsson tells us. This closeness and correlation between the political actors and the financial sector undoubtedly form one of Luxembourg’s great strengths, and is similar to the one developed within global growth poles such as Silicon Valley, ­Shanghai or Ireland.

Filling the gap “We are grateful to have a legal framework innovator, which gives us very valuable tools for the development of the bank clientele within the financial centre. This, combined with a multilingual and multi-cultural staff located in the heart of Europe, is a major asset for the country,” Geert De Bruyne says. “The Grand Duchy of Luxembourg has not only regained its place in terms of legislative innovations, but this capacity for renewal is again recognised and welcomed by the international markets. ����������������������������������������� That said, one must recogn��������������� is������������� e that there remains a substantial gap with Switzerland. However, it is vital for Luxembourg not to allow Switzerland to detain the offshore monopoly as the market experiences the fastest growth. Not to mention that, apart from Switzerland, ­Luxembourg is in direct competition with all the countries of origin of our customers. Accentuating the onshore strategy in Luxembourg also puts us in a competitive situation with the various domestic markets,” Marc Hoffmann tells us. Luxembourg still has a long way to go to achieve the status that Switzerland has in private banking, where HNWIs have about 10 %

of their assets in Luxembourg but close to 40 % in Switzerland. According to Björn Jonsson, “Kaupthing Bank Luxembourg will operate a branch in Brussels and Geneva, as of January 2008, where the bank will leverage on the experience from building the business in Luxembourg and place the same focus on onshore assets.” The strategy for the branch in Geneva is to establish private banking services for geographic areas such as Eastern Europe and the ­Middle East, which are not currently covered by the Luxembourg-based private banking arm�. “The financial centre of Luxembourg is, however, making strong progress in attracting banks to ­Luxem­bourg, as well as encouraging banks to in­­crease their activities in the Grand Duchy and currently Luxembourg ranks among the ten ��������� ����� largest finan­cial �������������������������������� centres in the world,” Björn Jonsson notes. François-Régis Montazel confirms, “Great efforts are made to promote the country. This contributes to highlight Luxembourg’s finance flag and the Luxembourgish brand.” Nevertheless, Luxembourg’s private banking prospects may remain excellent in 2008, but the country will need to focus on its infrastructure development (real estate, transportation, education) and on its branding. Indeed, the current challenge of ­Luxembourg, it seems, is to determine what its trademark is. “If we want to be a big player, we should be able to attract the best talents. For this we have to continue promoting the brand of Luxembourg as financial centre, J. F. Sierdo explains. The fund industry is the Grand Duchy’s trademark. Therefore, the country must develop this distinctive image of a financial centre dedicated to the fund industry. If we think of Switzerland, we automatically think private banking”. “This will surely give the perception to the world that the financial centre of Luxembourg is there for the very long term,” Geert De Bruyne adds.� || Marc ����� Auxenfants ����������

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Rik Vandenberghe (ING Banque Luxembourg) Kik Schneider (Fortis Banque Luxembourg)

Nicolas Rollinger (Banque Fortuna) John Bour (Banque Raiffeisen)

Frontaliers

Une clientele A soigner Ils sont plus de 130.000 à venir chaque jour au Luxembourg. Un potentiel de clientèle non négligeable pour les banques. Photos: Laurent Antonelli (Blitz) Avec une part de près de 40% de la population active, les travailleurs frontaliers constituent une force vive majeure pour le pays. En tant que main-d’œuvre, bien sûr, mais aussi en tant que consommateurs de produits et de services. Les études sur les comportements d’achat des frontaliers montrent généralement qu’ils préfèrent consommer dans leur pays d’origine, le Luxembourg ne représentant bien souvent qu’un lieu de travail et rien d’autre. Néanmoins, qu’ils soient belges, français ou allemands, les travailleurs ont besoin d’un minimum de services «locaux» de base, à commencer par les services bancaires. Et vu du côté des banques, cette clientèle frontalière est loin d’être négligeable. Certains, comme Fortis ­Banque Luxembourg, qui compte 12% de clients retail frontaliers, en ont même fait un axe stratégique prioritaire et ce, depuis deux ans déjà. «Nous avions déjà une part de marché naturelle, mais nous avons vraiment commencé un développement fort à la suite d’une étude quantitative que nous avons réalisée sur les frontaliers et leurs besoins», explique Kik Schneider, directeur retail banking Luxembourg et directeur marketing et coordination commerciale chez Fortis Banque Luxembourg. Cette étude mit en avant que les travailleurs frontaliers, souvent hautement considérés dans leur pays d’origine, car travaillant pour le «riche» Luxembourg, ne recevaient pas toujours, ici, le meilleur des accueils. De plus, cette clientèle était à la recherche de services et de produits offrant une réelle plus-value et

ne se limitant pas à un compte courant pour domiciliation de salaire et à la possibilité d’effectuer quelques virements gratuits vers un compte dans son pays d’origine. «L’intérêt pour les produits fiscaux est important, explique M. Schneider. Nous en avons fait un produit d’appel à l’attention des frontaliers et nous allons continuer à investir dans cette voie-là». D’où la campagne commerciale ciblée, lancée en deux langues autour du slogan «Votre argent gagnerait mieux sa vie au Luxembourg», accompagnée de conférences d’information sur la fiscalité qui font toujours salle comble. «Notre idée est de clairement nous positionner en tant que banque qui ne s’arrête pas aux frontières», résume M. Schneider. Une approche géographique qui rejoint aussi un peu celle de Banque Raiffeisen ou de ING, qui intègrent complètement leur clientèle frontalière dans le cadre de leur démarche globale.

Les frontières tombent Pour ING Luxembourg, qui compte environ 15% de frontaliers dans sa clientèle, en majorité belge, un client retail est un résident au Luxembourg ou un frontalier qui a un lien économique direct avec le Grand-Duché. Mais le constat est là: cette dernière «sous-catégorie» est en constante hausse. «Les gens sont de plus en plus informés et viennent plus facilement à Luxembourg, note Rik Vandenberghe, managing director d’ING Luxembourg. Notre démarche est d’identifier au plus tôt les types de besoin d’un client frontalier: un service classique, au jour le jour, ou

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un besoin financier d’épargne et de placement, explique-t-il. A partir de là, nous pouvons le diriger vers les bons services en interne. Faire une campagne d’affichage est évidemment intéressant, pour une question de visibilité. Mais c’est par la personnalisation du service que l’on concrétisera des relations commerciales». Cette segmentation de clientèle est similaire chez Banque Raiffeisen. «Nous considérons la clientèle résidente comme celle habitant au ­Luxembourg ou dans la Grande Région, explique ainsi John Bour, membre du comité de direction. Pour nous, cela ne fait aucune différence si le client habite au-delà de la frontière de Frisange ou de Schengen, par rapport à un client de Remich ou de Dudelange. Les produits offerts sont les mêmes». La Banque Raiffeisen, émanation directe des Caisses centrales et rurales établies depuis la première moitié du XXe siècle, mais dont l’image est parfois faussée par le lien supposé avec la banque allemande du même nom (alors qu’elle en est totalement indépendante) mise pourtant beaucoup sur cette spécificité locale. «Dans la mesure où nos centres de décision sont ici, nos circuits de décision sont très courts, précise M. Bour. Au niveau de l’accord de crédits, par exemple, nous pouvons jouer cette carte et apporter des réponses rapides». D’une manière générale, donc, Banque ­Raiffeisen considère avant tout une clientèle globale et n’a pas entrepris de démarche spécifique en direction de la frange frontalière, d’autant plus qu’elle considère: «Par notre offre ‘compte courant’, nous avons une approche tarifaire qui est, déjà, très favorable à la clientèle frontalière, indique M. Bour. En outre, nous avons établi un partenariat avec Fortis pour l’utilisation du réseau de distributeurs Bancomat. Il est ainsi possible d’effectuer des retraits d’argent sans frais dans 75 points de distribution à travers le pays». Pour autant, cette stratégie plutôt conser­ vatrice, actuellement en vigueur vis-à-vis des clients frontaliers, n’a pas vocation à demeurer de la sorte éternellement. «Nous voyons combien

la clientèle est très sollicitée par les autres banques de la Place, constate John Bour. Les choses changent et nous devrons nous résoudre à adopter une attitude plus agressive vis-à-vis de cette clientèlelà, en gardant toujours à l’esprit que les frontaliers sont très sensibles à la qualité du service, au relationnel, à la proximité et à la publicité de bouche à oreille. Par des clients satisfaits, nous attirons de nouveaux clients. Nous misons sur ce volet-là aussi». La banque au lion orange, elle aussi, mise sur son image, mais à une tout autre échelle que Banque Raiffeisen. Le groupe d’origine néerlandaise bénéficie d’une vitrine mondiale exceptionnelle avec l’écurie de Formule 1 Renault dont elle est le sponsor principal pour trois saisons, mais s’est aussi fait un nom au Luxembourg avec le marathon organisé chaque année au printemps. «Nous sentons qu’il y a vraiment de plus en plus de frontaliers qui entrent spontanément chez nous parce qu’ils ont déjà entendu parler de nous, note M. ­Vandenberghe. Souvent, d’ailleurs, un frontalier ne recherche pas, au Luxembourg, la même banque qui était la sienne dans son pays d’origine».

Bouche à oreille Service, proximité… Ces deux mots reviennent aussi régulièrement dans le discours de Nicolas Rollinger, administrateur directeur de Banque Fortuna. «Le volet conseil est essentiel, reconnaît-il. Et ça peut aller jusqu’à aider le client dans sa recherche d’un logement. La clientèle frontalière a comme particularité d’être souvent plus dynamique et flexible. Cela ne lui pose aucun problème de devoir clôturer un compte ailleurs pour venir ici. C’est une autre mentalité, une autre conception et nous constatons aussi combien ces clients-là sont plus attentifs à leur argent. Pour un banquier, c’est toujours un plaisir». Pas de communication ciblée, pas de «package» spécifique non plus chez Fortuna, mais plutôt une approche ciblée, au cas par cas, selon les besoins spécifiques de la clientèle. Une nécessité d’autant plus évidente que la

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banque ne dispose d’aucun réseau d’agences. «Nous avons par exemple des commerçants fronta­ liers dans notre clientèle, indique M. Rollinger et nous pouvons leur proposer le traitement des chèques, même si au Luxembourg, le chèque n’est pas du tout ancré dans les mœurs». Dans ce contexte, les applications web ban­ king représentent, évidemment, un atout indéniable, même si le client frontalier conserve tout de même une attirance pour le contact physique «réel» avec son banquier, «bien plus que le Luxembourgeois, reconnaît M. Rollinger. Nous constatons par exemple qu’il est plus répandu auprès des étrangers de disposer d’un vrai livret d’épargne». Et la prospection de nouveaux clients? «Nous avions fait des campagnes media en Belgique, mais le résultat n’a pas été con­ cluant», reconnaît l’administrateur directeur de Banque Fortuna, qui constate, d’une part, que la clientèle est très proactive et que le bouche à oreille, là aussi, fonctionne plutôt bien et, d’autre part, qu’un client étranger préférera souvent aller vers une banque résolument luxembourgeoise au Luxembourg, plutôt qu’un groupe bancaire international. Communication ciblée ou pas? Une démarche communément entreprise, en revanche, est de nouer des partenariats avec les employeurs du pays. «C’est en faisant une promotion spécifique au sein des entreprises dans lesquelles les frontaliers travaillent que nous pouvons soutenir une partie de notre croissance», explique M. Vandenberghe.

SEPA… bien? Revendiquant un statut de «Première banque des entreprises» au Luxembourg, Fortis engage également des actions allant dans cette direction. «Nous allons approcher cette clientèle via les employeurs, en proposant des avantages spécifi­ ques à devenir client chez nous», indique Kik Schneider, pour qui l’approche de la cible doit se faire tous azimuts. Fortis Banque Luxembourg sera ainsi, pour l’année 2008, un des sponsors principaux du

site www.lesfrontaliers.lu, mais visera également des campagnes «traditionnelles» via la presse ou les abribus. Elle va également mettre à disposition, sur son propre site Internet, un outil de simulation fiscale. «Nous pouvons clairement viser plus haut en termes de pourcen­ tage de clientèle frontalière et nous voulons vrai­ ment nous positionner comme LA banque de référence de cette catégorie de clients. Nous avons été les premiers à communiquer spécifiquement dans cette direction et nous voulons capitaliser ce coup d’avance. Il y a plus de 139.000 tra­ vailleurs frontaliers dans le pays et nous en avons 30.000 comme clients. Il y a encore de quoi faire. Sans oublier que 1,5% de ces frontaliers sont des ­ Luxembourgeois qui ont préféré s’installer hors des frontières nationales, là où l’immobilier est un peu moins cher». Cette année 2008 est également marquée par le début de l’entrée en vigueur de l’espace européen unifié des paiements (SEPA, Single Euro Payments Area), qui modifiera de manière substantielle les relations bancaires transfrontalières, en particulier pour les frontaliers. Ceux-ci verront en effet disparaître les frais qui pouvaient les empêcher, jusqu’à présent, par exemple, de pouvoir payer directement des factures en France à partir de leur compte établi au Luxembourg. Mais cette nouvelle donne poussera peut-être aussi ces frontaliers à ne pas ouvrir de compte courant au Luxembourg, puisqu’ils pourront aussi, en théorie, faire directement virer leurs salaires auprès de la banque de leur pays d’origine. Ce n’est, certes, pas sur le segment des comptes courants que les banques luxembourgeoises réalisent leurs bénéfices. Mais attirer un client frontalier deviendra automatiquement un peu plus délicat et nécessitera alors une communication résolument ciblée sur les avantages d’ordre financier (pour les prêts à la consommation ou les placements). Les cerveaux des services marketing et communication sont déjà en train de chauffer… || Jean-Michel Gaudron

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Rainer Mach (DekaBank Deutsche Girozentrale Luxembourg) Dr Frank Müller (DZ BANK International)

Joseph Kusters (Dresdner Bank) Ernst-Dieter Wiesner (HVB Banque Luxembourg)

German banks

shifts & hub The biggest banking group in Luxembourg, the German institutions, were not hit by the subprime crisis it seems. After a successful year, they might benefit in 2008 from Luxembourg’s competitive position on the international financial scene. They may first need to review their internal organisation, as well as their competitive and customer approach. Photos: Laurent Antonelli (Blitz) The Luxembourg financial centre remains globally in strong shape, despite the summer turbulence, and it has continued to grow successfully. According to the CSSF, the prudential supervision body, the results in both key activities – private banking and mutual funds ­ services – were not affected by the subprime crisis. “Two thousand and seven was a successful year for our bank. It has again confirmed the stra­tegic positioning of Deutsche Zentralgenossenschaftbank Bank International (DZI) within its four business areas: private banking, treasury, credit and investment fund activities,” says Frank Müller, a member of DZI’s Executive Board. But looking back to the previous year, all the experts agree. If the business requirements and challenges were highly significant in 2007, all the financial actors succeeded in achieving them. And they did so on time, regarding the implementation of the MiFID directive. Moreover, the financial markets evolution did not take the course it was expected to: if during the first half the German stock market recorded significant price increases, the second half of 2007 experienced some intense fluctuations and lateral movements. Also, the strong interest rates increase during the second quarter of the previous year led to bond market losses. A further burden was the strong oil prices rise on the international commodity markets. So was the liquidity turmoil, during summer 2007, within the international financial systems, that made central banks massively intervene.

This banking confidence crisis also led to a massive money supply decline. Indeed, the year 2007 has been in several respects conspicuous for the German subsi­ diaries in Luxembourg, “The DekaBank’s part within the group level in the first nine months reached a 522 million euros pre-tax profit up to 16% compared to the same period last year. This full year is higher than the previous year,” Rainer Mach, CEO at DekaBank Deutsche ­Girozentrale Luxembourg, explains. Indeed, the fund segment remains the major contributor to these results, “DekaBank ­Luxembourg contributed to this result by 209 million and is thus around 33 million euros higher than the pre-tax profit during the comparable period. This result is mainly due to the fund activities. Hence, the Luxembourg location, regarding the fund management activity, remains of growing importance for DekaBank. I am convinced that our business volume in assets under management will continue to expand,” Rainer Mach adds.

Outlook 2008 Can the subprime crisis have an impact on the 2008 results of Luxembourg’s German financial institutions? “Our assessment of the future outlook for the global economy continues to be positive. The mid-year indicators for the emerging markets, in particular, are continuing to signal strong economic growth,” Joseph Kusters, the Executive Vice-President at Dresdner Bank Luxembourg predicts.

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“I figure that, in the coming years, we will also see consolidations of German institutions in the Grand Duchy.” (Joseph Kusters)

If the crisis has no relevant impact on German banks it seems, as they were not directly involved in that business segment, some secondary effects nevertheless remain. “The private investors’ uncertainty provided a noticeable reluctance for stock investments, despite the positive developments of the share prices. The bank countered the trend with new and innovative products, such as special funds solutions for wealthy private clients,” Frank Müller explains. “In the Grand Duchy, we have no securities in our own stocks, which belong to this subprime products category. Deka’s public funds were not directly affected by the turmoil, Rainer Mach adds. The portfolios contain no asset-backed securities from the US-subprime market.” “Most German banks in Luxembourg were not directly impacted by the subprime crisis, ErnstDieter Wiesner says. However, this led to distrust as well as to occasional insecurity for a large number of investors. With a direct effect on credit volume, this, as a consequence, made the refunding business more difficult. This means that our results on interest rate management will be in decline compared to the previous year.” This situation will, it seems, continue in 2008. Nevertheless, the turmoil certainly might strengthen Luxembourg’s competitive position on the international financial scene as well, and benefit funds management, alternative investment and private banking activities, which count among the main core businesses German banks have developed in the Grand Duchy.

Looking abroad What major challenges may German financial institutions in Luxembourg face in 2008? First, regarding the funds management branch, a new German law on capital gains will affect the national investment funds industry. As at 1 January 2009, capital gains will be charged with a 25% compensation tax. This

also applies to fund shares, which have been so far, after a one-year holding period, tax exempt. “Furthermore, we expect important impulses from the retirement provision and asset-building matters because baby boomers have entered a phase of life in which intense asset-building is needed. These will be an important issue to us, with some impacts on the retail business and on our product philosophy regarding the fund business,” Rainer Mach foresees. More generally, in order to meet the increasing demand of large fund managers, German banks will have to provide more tailor-made solutions. This is particularly true for retail banks who serve the German savings and central cooperative bank networks, who see themselves as a service provider in the field of investment funds (public as well as special funds). “The investment fund activity of the bank and its subsidiary IPConcept Fund Management 2008 will be further promoted in 2008. Our already strong position in the German market shall be further strengthened by advertising and acquisitive measures. Our target groups are the mediumsized asset managers and fund promoters who provide their customers with special fund solutions and innovative concepts,” Frank Müller explains. Hence, UCITS III will also give the German financial institutions some further interesting perspectives. “UCITS III allows us a greater flexibility. Until now investment fund derivatives could be used in the context of risk management for hedging objectives only. Now, all derivatives for investment purposes can be used as part of the investment policy. Especially in the area of alternative investment strategies, this directive giving us interesting perspectives,” Rainer Mach foresees. Second, regarding the family office business, 2008 shall bring new perspectives for the German financial institutions in the Grand Duchy.

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They certainly need to review their strategy from the Luxembourg location. Indeed, with time, German banking groups may adopt the Grand Duchy as their main regional hub for their family office operations. As a matter of fact, Dresdner Bank in Luxembourg has been given the mission to promote the growth of the international private individual wealth management markets. And this, in addition to the day-to-day responsibility for business development. “This concentration, among other things, on wealth management has led our bank to high volume and profit gains increase. The main reason for this trend is the increasing number of international customers, who discovered in Luxembourg a place that gathers increasingly diverse and convenient factors as well as effective products and structures (such as SICAR, SICAV),” Joseph ­Kusters explains. Within the group, the institution has taken over the regional head office for Italy, France, Benelux and Scandinavia in the wealth management business.

Setting the hub DZI followed the path: the newly founded DZ Private Wealth Managementgesellschaft – which is registered in Luxembourg – will play a significant role in DZI’s future private banking business, as it will also coordinate the activities of sister companies in both Switzerland and Singapore. “The Luxembourg family office area is planned to be further expanded within German groups. This means that they will address a new clientele. This also shows that the time that clients came to our premises in order to open an account is now over. The time of security advisory services is over as well,” Ernst-Dieter Wiesner says. “Ultimately, what is required to assist investors with their potential cross-border investment decisions and to assess the investment markets realistically is a holistic view which takes

into account the particular investment strategy pursued,” Joseph Kusters asserts. What can the German banks in Luxembourg learn from their private banking competitors? “German banks traditionally used to serve German clients in Germany only. These German institutions need now to reach new customers, in other countries than their traditional locations”, ErnstDieter Wiesner explains. This new international expansion involves the development of an onshore vision. “For some German banks, the hub strategy remains still undefined. They will have to build up an international location if they want to develop their family office activities outside Germany. This hub shall not be the Federal Republic. This is certainly something that German banks can learn from other private banks”, Ernst-Dieter Wiesner notes. Another organisational aspect that German institutions shall certainly learn from their rivals: to increase their autonomy towards their parent company. All the biggest German banks in Luxembourg face the same concern: they are closely and directly governed by their respective headquarters. This might slow down their business reactivity and expansion. However, private banking departments seem to benefit from more autonomy. The momentum from Luxembourg’s government, as well as from the whole financial sector certainly might help. Will 2008 see a new consolidation wave in the German financial markets? According to Rainer Mach, “the European banking landscape is still in the midst of transition. While the countries around Germany have already achieved a higher consolidation degree and remain increasingly worried about international mergers, I have the impression that we are however still, in Germany, in the midst of an internal rebuilding phase.” This restructuration process will undoubtedly have consequences on the Luxembourg financial centre. “I figure that, in the coming years, we will also see consolidations of German institutions in the Grand Duchy,” Joseph Kusters explains. || Marc Auxenfants

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Guide pratique

Banques Allemandes Voici la liste des banques d’origine allemande membres de l’ABBL. Les chiffres repris, issus de la documentation de l’ABBL, sont en millions d’euros et sont valables pour 2006. La variation par rapport à 2005 figure entre parenthèses. Réalisation: Christelle Néant

Banque LBLux 3 rue Jean Monnet L-2180 Luxembourg T: 42 43 41 F: 42 43 45 099 www.lblux.lu bank@lblux.lu Fondé en 1973, Effectif: 190 Direction: Managing Director: Henri Stoffel Directeur: Norbert Palsa Directeur: Alain Weber Conseil d’administration: Président: Werner Schmidt Vice-président: Günther Merl Administrateur: Gregor Böhmer Administrateur: Rudolf Hanisch Administrateur: Peter Kahn Administrateur: Siegfried Naser Administrateur: Klaus Weigert Administrateur: Stefan W. Ropers Administrateur: Henri Stoffel Somme des bilans: 13.888 (+ 1.466) Dépôts clients: 1983 (- 423) Revenus nets d’intérêts: 40 (- 3) Revenus nets de commissions: 25 (+ 4) Bénéfice net: 25 (- 1) Fonds propres: 421 (0)

BHF-BANK International 534 rue de Neudorf L-2220 Luxembourg T: 45 76 76 1 F: 45 83 20 francise.junker@bhf.lu Fondé en 1972, Effectif: 28 Direction: Administrateur délégué: Hartmut Rothacker Directeur: Frank Rybka Directeur: Roland Steies Somme des bilans: 4.991 (+ 398) Dépôts clients: 49 (+ 9) Revenus nets d’intérêts: 12 (- 9) Revenus nets de commissions: - 1 (0) Bénéfice net: 10 (0) Fonds propres: 80 (0)

Deutsche Postbank International 18-20 Parc d’activité Syrdall L-5365 Munsbach T: 34 95 31 1 F: 34 95 32 550 www.postbank.lu deutsche.postbank@postbank.lu Fondé en 1993, Effectif: 140 Direction: Directeur: Christoph Schmitz Directeur: Jochen Begas Responsable Ressources Humaines: Ute Hahn-Teusch

Commerzbank International 25 rue Edward Steichen L-2540 Luxembourg T: 47 79 11 1 F: 47 79 11 22 70 www.commerzbank.lu cisal@commerzbank.com Fondé en 1969, Effectif: 260 Direction: Managing Director: Cornelius Obert Managing Director: Bernd Holzenthal Directeur général adjoint: Marc Flammang Conseil d’administration: Président: Klaus-Peter Müller Président adjoint: Jacques Loesch Somme des bilans: 11.155 (+ 1690) Dépôts clients: 1.258 (+ 31) Revenus nets d’intérêts: - 6 (- 3) Revenus nets de commissions: 56 (+ 6) Bénéfice net: 58 (+ 8) Fonds propres: 735 (+ 30)

DekaBank Deutsche Girozentrale Luxembourg 38 Av. J.-F. Kennedy, B.P. 504 L-1855 Luxembourg T: 34 09 35 F: 34 09 37 www.dekabank.lu info@dekabank.lu Fondé en 1971, Effectif: 330 Direction: Administrateur délégué: Rainer Mach Directeur: Bruno Stuckenbroeker Directeur: Patrick Weydert Conseil d’administration: Chairman of the Board: Hans-Jürgen Gutenberger Somme des bilans: 9.494 (- 135) Dépôts clients: 4.948 (- 612) Revenus nets d’intérêts: 31 (- 2) Revenus nets de commissions: 135 (+ 26) Bénéfice net: 208 (+ 63) Fonds propres:213 (0)

Conseil d’administration: Président: Loukas Rizos Vice-président: Wolfgang Klein Administrateur: Stefan Jütte Administrateur: Christoph Schmitz Deutsche Bank Luxembourg 2 Bd Konrad Adenauer L-1115 Luxembourg T: 42 12 21 F: 42 12 24 49 www.db.com/luxembourg mgt.lux@db.com Fondé en 1970, Effectif: 356 Direction: Chief Executive Officer: Ernst Wilhelm Contzen Managing Director: Klaus-Michael Vogel Managing Director: Thilo H. Wendenburg Conseil d’administration: Président du Conseil d’administration: Hugo Bänziger Administrateur délégué: Ernst Wilhelm Contzen Global Head of Tax: Michael Kröner Administrateur délégué Deutsche Bank (Suisse) S.A.: Hans-Jürgen Koch Head of Global Transaction Banking Deutsche Bank AG: Werner Steinmüller Somme des bilans: 64.634 (+ 2375) Dépôts clients: 19.467 (+ 576) Revenus nets d’intérêts: 333 (+ 185) Revenus nets de commissions: 60 (+ 3) Bénéfice net: 320 (+ 193) Fonds propres: 1875 (+ 65)

Somme des bilans: 17.430 (+ 3.871) Dépôts clients: 7.906 (+ 3.211) Revenus nets d’intérêts: 57 (+ 33) Revenus nets de commissions: 11 (- 1) Bénéfice net: 62 (+ 39) Fonds propres: 610 (+ 391)

Dresdner Bank Luxembourg 26 rue du Marché-aux-Herbes L-1728 Luxembourg T: 47 60 888 F: 47 60 331 www.dresdner-bank.lu info@dresdner-bank.lu Fondé en 1967, Effectif: 350 Direction: Chief Executive Officer: Benedikt Buhl Chief Financial Officer: Thomas Kiefer Conseil d’administration: Président: Andreas Georgi Président adjoint: Klaus Rosenfeld Administrateur: Benedikt Buhl Administrateur: Thomas Kiefer Administrateur: Chlodwig Reuter Administrateur: Anton Simonet Somme des bilans: 11.283 (+ 509) Dépôts clients: 7.415 (+ 1.513) Revenus nets d’intérêts: 60 (+ 33) Revenus nets de commissions: 64 (- 7) Bénéfice net: 170 (+ 38) Fonds propres: 412 (- 468)

DZ Bank International 4 rue Thomas Edison, B.P. 661 L-2016 Luxembourg T: 44 90 31 F: 44 90 32 00 1 www.dzi.lu info@dzi.lu Fondé en 1977, Effectif: 482 Direction: Directeur: Franz Georg Brune Administrateur délégué: Franz Schulz Administrateur directeur: Norbert Friedrich Administrateur directeur: Frank Müller Conseil d’administration: Chairman of the Board: Wolfgang Köhler Somme des bilans: 15.190 (- 101) Dépôts clients: 5.061 (- 124) Revenus nets d’intérêts: 70 (0) Revenus nets de commissions: 97 (+ 10) Bénéfice net: 71 (+ 7) Fonds propres: 467 (+ 4)

Erste Europäische Pfandbriefund Kommunalkreditbank 25 rue Edward Steichen L-2540 Luxembourg T: 26 34 81 F: 26 34 85 53 48 www.eepk.lu info@eepk.lu Fondé en 1999, Effectif: 21 Direction: Administrateur délégué: Hans Dieter Kemler Directeur: Gerard Bais Conseil d’administration: Chairman of the Board: Michael Reuther Somme des bilans: 7.863 (- 80) Dépôts clients: 1.296 (+ 66) Revenus nets d’intérêts: 25 (+ 9) Revenus nets de commissions: - 1 (0) Bénéfice net: 15 (+ 4) Fonds propres: 64 (+ 5)

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Conseil d’administration: Président du Conseil d’administration: Henning Rasche Somme des bilans: 25.793 (+ 1947) Dépôts clients: 1.104 (- 33) Revenus nets d’intérêts: 41 (+ 8) Revenus nets de commissions: - 1 (0) Bénéfice net: 31 (+ 10) Fonds propres: 260 (+ 5)

Frankfurter Volksbank International 36 Bd Joseph II L-1840 Luxembourg T: 25 28 11 1 F: 25 28 11 22 www.frankfurter-volksbankinternational.lu fvblux@pt.lu Fondé en 1992, Effectif: 7 Direction: Managing Director: Günter Stebinger Managing Director: Dietmar Eifler Conseil d’administration: Chairman of the Board: Peter Völker Somme des bilans: 50 (- 16) Dépôts clients: 25 (- 18) Revenus nets d’intérêts: 1 (0) Revenus nets de commissions: 0 (0) Bénéfice net: 0 (0) Fonds propres: 21 (0)

Freie Internationale Sparkasse 13 Av. de la Porte-Neuve L-2227 Luxembourg T: 22 48 60 1 F: 22 48 63 www.f-i-s.lu info@f-i-s.lu Fondé en 1994, Effectif: 11 Direction: Administrateur délégué: Helmut Punke Administrateur directeur: Torge Mühlpfordt Sous-Directeur: Lars Rosenfeld Conseil d’administration: Chairman of the Board: Jürgen Oltmann Somme des bilans: 37 (- 7) Dépôts clients: 16 (0) Revenus nets d’intérêts: 1 (0) Revenus nets de commissions: 3 (0) Bénéfice net: 1 (0) Fonds propres: 11 (+ 1)

Hauck & Aufhäuser Banquiers Luxembourg 23 Av. de la Liberté, B.P. 414 L-1931 Luxembourg T: 45 13 14 1 F: 45 13 14 329 www.hauck-aufhaeuser.lu hal@hauck-aufhaeuser.lu Fondé en 1973, Effectif: 43 Direction: Directeur: Rainer Schiffels Directeur: Bernd Sinnwell Responsable Private Banking: Uwe Hoenicke Responsable IT: Michel Weis Conseil d’administration: Chairman of the Board: Volker van Rüth Somme des bilans: 335 (+ 69) Dépôts clients: 286 (+ 50) Revenus nets d’intérêts: 1 (0) Revenus nets de commissions: 8 (+ 2) Bénéfice net: 4 (+ 1) Fonds propres: 15 (0)

HSBC Trinkaus & Burkhardt (International) 1-7 rue Nina et Julien Lefèvre, B.P. 579 L-1952 Luxembourg T: 47 18 47 1 F: 47 18 47 641 www.hsbctrinkaus.lu contact@hsbctrinkaus.lu Fondé en 1977, Effectif: 101 Direction: Managing Director: Hans-Joachim Rosteck Managing Director: Jörg Meier Accounting Manager: Gernot Wischnewski IT Manager: Achim Holz Conseil d’administration: Chairman of the Board: Olaf Huth Somme des bilans: 2.159 (+ 449) Dépôts clients: 1978 (+ 464) Revenus nets d’intérêts: 10 (- 2) Revenus nets de commissions: 15 (0) Bénéfice net: 11 (0) Fonds propres: 79 (+ 3)

HSH Nordbank Securities 2 rue Jean Monnet, B.P. 612 L-2180 Luxembourg T: 42 41 41 1 F: 42 70 40 www.hshn-securities.com info@hshn-securities.com Fondé en 1977, Effectif: 134 Direction: Chief Executive Officer: Rainer Helms Managing Director: Carsten Bäcker Managing Director: Manfred Reif Conseil d’administration: Chairman of the Board: Hans Berger Somme des bilans: 17.944 (- 4000) Dépôts clients: 303 (- 126) Revenus nets d’intérêts: 125 (+ 1) Revenus nets de commissions: 12 (+ 7) Bénéfice net: 147 (+ 32) Fonds propres: 1107 (+ 45)

Les banques allemandes en chiffres (millions d’euros) Somme des bilans  Résultat annuel  Fonds propres Effectifs  HVB Banque Luxembourg 4 rue Alphonse Weicker L-2721 Luxembourg T: 42 72 1 F: 42 72 45 00 www.hvb.lu contact@hvb.lu Fondé en 1998, Effectif: 350 Direction: CEO: Ernst-Dieter Wiesner COO: Marcello Mancini

321.326,60 1.663,30 12.118,70 3.627

Somme des bilans: poids du Top 5/total

Conseil d’administration: Président: Wolfgang Sprißler Vice-président: Andreas Wölfer Administrateur: Ronald Seilheimer Administrateur: Ernst-Dieter Wiesner Administrateur: Marcello Mancini

52%

Somme des bilans: 32.372 (- 9607) Dépôts clients: 10.737 (- 1250) Revenus nets d’intérêts: 114 (0) Revenus nets de commissions: 97 (+ 10) Bénéfice net: 180 (- 5) Fonds propres: 2291 (+ 30) Somme des bilans (millions euros) Deutsche Bank Luxembourg  HVB Banque Luxembourg Eurohypo Europäische Hypothekenbank Norddeutsche Landesbank Luxembourg West LB International Total 

Hypo Pfandbrief Bank International 4 rue Alphonse Weicker L-2099 Luxembourg T: 26 41 47 00 F: 26 41 47 99 www.hpbi.lu info@hpbi.lu Fondé en 1999, Effectif: 18 Direction: Managing Director: Hagen Schmidt Managing Director: Klaus Söllner

62%

IKB International 12 rue Erasme L-1468 Luxembourg T: 42 37 770 F: 42 06 03 IKB.Luxemburg@ikb.de Fondé en 1979, Effectif: 60 Direction: Directeur: Wolfgang Güth Directeur: Robert Spliid Somme des bilans: 8.906 (+ 169) Dépôts clients: 99 (- 41) Revenus nets d’intérêts: 73 (+ 5) Revenus nets de commissions: -25 (-6) Bénéfice net: 91 (+ 75) Fonds propres: 436 (+ 13)

64.663,80 32.371,60 25.793,10 23.066,40 19.802,50 165.697,40

Résultat annuel: poids du Top 5/total

Somme des bilans: 9.295 (+ 2202) Dépôts clients: 1.236 (+ 155) Revenus nets d’intérêts: 9 (+ 2) Revenus nets de commissions: 0 (+ 1) Bénéfice net: 6 (0) Fonds propres: 101 (+ 6)

Source: PwC

EUROHYPO Europäische Hypothekenbank 5 rue Heienhaff - Airport Center L-1736 Senningerberg T: 26 34 55 1 F: 26 34 55 222 www.eurohypo.lu eurohypo.lux@eurohypo.com Fondé en 1989, Effectif: 36 Direction: Administrateur délégué: Reinolf Dibus Managing Director: Walter Siemann Managing Director: Jean-Luc Spetz

Résultat annuel (millions d’euros) Deutsche Bank Luxembourg HSH Nordbank Securities  DekaBank Girozentrale Luxembourg HVB Banque Luxembourg Dresdner Bank Luxembourg Total 

320 188,9 183,4 179,80 169,60 1041,7

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dossier · banques

Landesbank Berlin International 30 Bd Royal, B.P. 163 L-2449 Luxembourg T: 47 78 1 F: 47 78 20 09 www.lbb.lu contact@lbb.lu Fondé en 1977, Effectif: 64 Direction: Administrateur délégué: Ralph Biedinger Directeur: Uwe Jungerwirth Responsable Marketing et Relations Publiques: Jana Sikorsky

Fonds propres: poids du Top 5/total

60%

Conseil d’administration: Président: Serge Demolière Somme des bilans: 5.218 (+ 766) Dépôts clients: 101 (- 14) Revenus nets d’intérêts: 14 ( - 4) Revenus nets de commissions: 6 (- 1) Bénéfice net: 9 (- 11) Fonds propres: 189 (+ 39)

Fonds propres (millions d’euros) HVB Banque Luxembourg Deutsche Bank Luxembourg HSH Nordbank Securities  Commerzbank International  Deutsche Postbank International Total 

LRI Landesbank Rheinland-Pfalz International Luxemburg 10-12 Bd F.-D. Roosevelt, B.P. 45 L-2450 Luxembourg T: 47 59 21 1 F: 47 59 21 269 www.lri.lu info@lri.lu Fondé en 1978, Effectif: 212 Direction: Managing Director: Alain Baustert Managing Director: Roby Haas General Manager: Edgar Fusenig General Manager: Marie-Anne Van Den Berg Manager Private Banking: Michael Albanus Manager Stratégie & Gestion de Fortune: Ursula Back Asset Managemen: Bernd Schlichter Relationship Manager: Josef Spatafora

2.350,60 2.283,40 1.134,50 793,30 696,10 7.257,90

Effectifs: poids du Top 5/total

51%

Effectif total DZ Bank International Dresdner Bank Deutsche Bank HVB Banque Luxembourg DekaBank Girozentrale Luxembourg Total 

493 352 345 341 310 1841

Source: PwC

Conseil d’administration: Président: Paul K. Schminke Vice-président: H.C. Klaus G. Adam Administrateur: Wolf-Albrecht Prautzsch Administrateur: Werner Fuchs Administrateur: Hans Otto Streuber Administrateur: Friedhelm Plogmann Somme des bilans: 14.080 (+ 2737) Dépôts clients: 1.182 (+ 165) Revenus nets d’intérêts: 75 (- 1) Revenus nets de commissions: 15 (- 4) Bénéfice net: 83 (- 7) Fonds propres: 600 (+ 40)

M.M. Warburg & CO Luxembourg 2 place Dargent L-1413 Luxembourg T: 42 45 45 1 F: 42 45 69 www.mmwarburg.lu info@mmwarburg.lu Fondé en 1973, Effectif: 57 Direction: Administrateur délégué: David Lohmann Administrateur délégué: Bernhard K. Kuhn Head of Private Banking: Johanna Weber Head of International Banking Relations: Rüdiger Tepke Head of Compliance: Günther Hinz Conseil d’administration: Chairman of the Board: Max Warburg Somme des bilans: 424 (- 200) Dépôts clients: 264 (- 242) Revenus nets d’intérêts: 3 (0) Revenus nets de commissions: 9 (0) Bénéfice net: 4 (- 8) Fonds propres: 42 (+ 10)

Norddeutsche Landesbank Luxembourg 26 Rte d’Arlon L-1140 Luxembourg T: 45 22 11 1 F: 45 22 11 319 www.nordlb.lu info@nordlb.lu Fondé en 1972, Effectif: 110 Direction: Administrateur délégué: Hans Hartmann Administrateur directeur: Dirk Vormberge Directeur: Christian Veit Conseil d’administration: Chairman of the Board: Hannes Rehm Somme des bilans: 23.066 (+ 288) Dépôts clients: 4.543 (+ 162) Revenus nets d’intérêts: 48 (- 5) Revenus nets de commissions: 15 (+ 3) Bénéfice net: 45 (- 20) Fonds propres: 611 (+ 52)

Sal. Oppenheim jr. & Cie S.C.A. 4 rue Jean Monnet, B.P. 714 L-2180 Luxembourg T: 22 15 22 1 F: 22 15 22 690 www.oppenheim.lu info@oppenheim.lu Fondé en 2007, Effectif: 183 Direction: General Director: François Pauly

Union Investment Luxembourg 308 Rte d’Esch L-1471 Luxembourg T: 26 40 30 08 F: 26 40 28 08 www.union-investment.lu maria.loewenbrueck@ union-investment.lu Fondé en 1988, Effectif: 56 Direction: N.C. Conseil d’administration: N.C. Chairman of the Board: Hans Joachim Reinke Somme des bilans: N.C. Dépôts clients: N.C. Revenus nets d’intérêts: N.C. Revenus nets de commissions: N.C. Bénéfice net: N.C. Fonds propres: N.C.

West LB International 32-34 Bd G.-D. Charlotte L-1330 Luxembourg T: 44 74 11 F: 44 74 12 10 www.westlb.lu info@westlb.lu Fondé en 1972, Effectif: 160 Direction: Directeur général: Franz Ruf Directeur général: Norbert Lersch Directeur général: Johannes Scheel Somme des bilans: N.C. Dépôts clients: N.C. Revenus nets d’intérêts: N.C. Revenus nets de commissions: N.C. Bénéfice net: N.C. Fonds propres: N.C.

Conseil d’administration: Chairman of the Board: Georg Baron von Ullmann

WGZ Bank Luxembourg 5 rue Jean Monnet, B.P. 220 L-2012 Luxembourg T: 42 83 28 1 F: 42 83 28 333 www.wgzbank.lu info@wgzbank.lu Fondé en 1992 Direction: N.C. Administrateur directeur: Bernhard Früh Administrateur directeur: Paul Ensberg

Somme des bilans: 809 (+ 27) Dépôts clients: 729 (+ 23) Revenus nets d’intérêts: 5 (+ 2) Revenus nets de commissions: 19 (+ 3) Bénéfice net: 9 (+ 2) Fonds propres: 61 (+ 1)

Somme des bilans: 3382 (+ 77) Dépôts clients: 1166 (+ 35) Revenus nets d’intérêts: 12 (0) Revenus nets de commissions: 18 (+ 2) Bénéfice net: 14 (+ 4) Fonds propres: 73 (+ 7)

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dossier · banques

E X P ER T ISE

REGARDS CROISES Informatisation, statut PSF, facteurs de différenciations et place du Luxembourg sur l’échiquier international: douze experts confrontent leurs opinions.

Les banques au Luxembourg, ce sont 156 établissements cumulant une somme de bilans de près de 950 milliards d’euros, affichant près de 4,3 milliards d’euros de résultats avant provision et employant plus de 25.000 personnes. Trois chiffres qui suffisent à résumer l’importance prépondérante de ce secteur pour l’économie luxembourgeoise. Importance en termes d’activité «directe», bien sûr, mais aussi «indirecte», tant les métiers satellites ne manquent pas. On pense presque spontanément aux prestataires de services informatiques, soumis, depuis 2004, au contrôle prudentiel de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), au travers de leur statut reconnu de Professionnel du Secteur Financier (PSF). Un agrément qui, pour certains, n’a jamais été une fin en soi ou un élément marketing permettant de se différencier de ses concurrents mais qui, pour d’autres, constitue néanmoins un élément susceptible de renforcer l’image de professionnalisme de la Place. Sans compter qu’il ouvre les portes de bon nombre de marchés, d’autant plus que le secteur de l’assurance et de la réassurance s’est, depuis peu, ajouté à la liste. Les fonctions et systèmes informatiques des banques constituent leurs principaux points névralgiques. Leur maintenance, voire leur remplacement, sont, dans ce contexte, cruciaux, et les budgets qui y sont consacrés sont en rapport. Mais cela n’empêche pas certains constats qui pourraient paraître inquiétants: «Les équipements logiciels bancaires de la Place peuvent

présenter des limites et des faiblesses», explique ainsi, dans les pages qui suivent, un business development manager d’un fournisseur indépendant de logiciels bancaires… La concurrence fait rage! En qualité de place financière majeure, le Luxembourg constitue, pour tous ceux qui y passent, une référence incontestable dans leur CV. «Un atout pour le développement d’une carrière à l’international», précise un dirigeant d’une banque internationale d’origine française. «Mais à condition de ne pas y rester trop longtemps au risque de se faire labelliser», tempère une spécialiste du recrutement. Ce concept de mobilité peut également être envisagé sous un angle «interne», au sein d’un même groupe. Du reste, les acteurs majeurs internationaux encouragent ce genre de mobilité, qualifiée d’«essentielle», par exemple, par la dirigeante d’une banque américaine présente au Luxembourg. Pour attirer ces ressources, le pays se doit d’avancer un certain nombre d’arguments et d’éléments différenciateurs, compte tenu de l’intensification de la concurrence entre les centres financiers internationaux. Les «adversaires» ne s’appellent plus nécessairement Dublin ou Genève, mais désormais Dubaï ou Singapour. D’où le rôle majeur qui sera dévolu à l’agence de promotion LuxembourgforFinance, officiellement active depuis ce 1er janvier. Mais quel que soit l’angle sous lequel sera considérée la question, «la qualité des services rendus restera primordiale», assure le dirigeant d’une banque internationale. || J.-M. G.

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Comment positionnez-vous, en général, le niveau des équipements logiciels bancaires de la place financière?

FREDERIC KEMP BUSINESS DEVELOPMENT MANAGER AVALOQ LUXEMBOURG

FLEXIBILITE, OUVERTURE ET INNOVATION «A mon avis, la vraie question à se poser réside plus dans la capacité d’évolution des logiciels bancaires en place que dans leur niveau actuel de fonctionnalités. En effet, toutes les banques de la Place, au travers de leurs responsables IT, tentent au mieux de répondre aux besoins fonctionnels de leurs utilisateurs business. Ceci en vue de rendre efficacement leurs services à leurs clients. La principale difficulté rencontrée réside souvent dans la vitesse à laquelle l’environnement applicatif doit être adapté aux changements business. Ceux-ci peuvent trouver plusieurs origines telles que la volonté de la banque de développer de nouveaux produits ou services, la complexité croissante des produits existants, l’évolution constante des législations, ou encore les simples changements technologiques nécessaires.

Face à ce constat, une part considérable des budgets IT est investie en maintenance ou évolutions applicatives, que ce soit dans les packages existants, dans du développement inhouse ou dans l’achat d’applications spécifiques. Dans le cas d’achat de nouvelles applications périphériques au système existant, se pose alors toute la problématique de l’intégration entre les systèmes, puis de sa maintenance dans la durée. Nous sommes convaincus qu’à ces égards, les équipements logiciels bancaires de la Place peuvent présenter des limites et des faiblesses. Face à ces enjeux, Avaloq a mis, depuis toujours, l’accent sur trois axes dans le développement de son software, à savoir la flexibilité (afin de permettre à ses clients d’adapter rapidement le software aux besoins de son business), l’ouverture (c’est-à-dire la facilité d’intégration) et l’innovation».

ERIC ABCOUWER MANAGER TEMENOS

DE NOUVEAUX BUDGETS POUR LES PLATES-FORMES IT «Ce n’est que récemment que la place financière a consacré du temps et des budgets à réinvestir dans ses plates-formes IT. En 2006, nous avons connu un accroissement des activités dans les banques qui se préparaient à remplacer leurs core banking systems. Cette vague peut être considérée comme la deuxième vague d’investissements informatiques de la dernière décennie, la première étant celle amenée par l’an 2000 et l’introduction de l’euro. Dans certaines institutions, les plates-formes Core IT sont en place depuis très longtemps. Les systèmes, en moyenne, sont installés pour onze ans, certains parfois pour plus de 20 ans, ce qui pose problème aux banques vu que leur technologie actuelle réduit leur capacité à faire évoluer leurs offres suivant les demandes du marché d’aujourd’hui. Un deuxième élément est le fait que de nombreuses banques ont amélioré leurs systèmes dans le temps en y ajoutant de nouveaux modules fonctionnels externes. Ces modules se basaient souvent sur différents principes architecturaux, entraînant les défis bien connus relatifs à la disponibilité et la cohérence des données, à l’augmentation

du cost of ownership, étant donné que les données principales étaient gérées dans des endroits multiples et que de nombreuses interfaces étaient nécessaires pour faire fonctionner ensemble ces applications. Les institutions financières sont convaincues que les solutions core banking intégrées ont mûri et les considèrent comme une véritable alternative comparée au développement interne. Cette tendance est soutenue par l’amélioration de l’efficience opérationnelle de certaines banques qui sont passées à un package bancaire intégré au cours des années 90. Temenos offre, avec T24, une plate-forme core banking complètement intégrée et riche au niveau fonctionnel. Cette plate-forme, adoptée par plus de 630 banques à travers le monde, est basée sur les principes architecturaux les plus aboutis et extrêmement fiables. La flexibilité inhérente à T24 permettra aux institutions financières de faire rapidement évoluer leur business en l’alignant sur des opportunités de marché identifiées. Enfin, tous les investissements sont répartis entre les clients, d’où un coût de fonctionnement relativement bas.

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quels facteurs différenciateurs des autres places financières les banques de Luxembourg doivent-elles consolider?

FERNAND GRULMS CHIEF EXECUTIVE OFFICER LUXEMBOURGFORFINANCE

CENTRES FINANCIERS INTERNATIONAUX: LA CONCURRENCE S’INTENSIFIE «Les marchés financiers ont connu un formidable mouvement de globalisation au cours de la dernière décennie. Ceci a conduit à une concurrence accrue entre acteurs financiers et aussi à une compétition plus intense entre centres financiers. Le nombre de centres financiers ne cesse d’augmenter, partout dans le monde. Certains centres ont davantage une ambition de couverture régionale alors que d’autres veulent se spécialiser sur des activités spécifiques, comme la gestion d’actifs ou la banque privée. Alors que les traditionnels concurrents d’antan du Luxembourg étaient Genève (private banking) ou Dublin (fonds d’investissement), aujourd’hui, la place luxembourgeoise doit avoir sur son radar des centres comme Dubai ou Singapour, qui ont tant des ambitions régionales que de spécialisation. N’oublions pas non plus les projets des centres plus près de chez nous qui misent sur un développement plus dynamique que par le passé. Mentionnons

Holland Financial Centre ou bien le soutien actif du premier ministre belge sortant pour attirer l’activité des fonds de pension pan-européens à Bruxelles qui sont des exemples soulignant la volonté de positionnement des centres environnants. Un autre phénomène est l’interconnexion des places financières. Genève ou Dubai sont certes des concurrents, mais ils sont aussi des clients du Luxembourg. Les acteurs de ces centres recourent aux structures et produits de la place luxembourgeoise et travaillent avec des acteurs locaux. Ainsi, les activités de branding (création d’une image de marque) deviennent de plus en plus importantes. Il est primordial de continuer à bien positionner les produits et structures luxembourgeoises, non seulement dans un contexte européen, mais dans un contexte global pour permettre un développement harmonieux et continu de notre centre financier».

VINCENT DECALF ADMINISTRATEUR-DELEGUE SOCIETE GENERALE BANK & TRUST

LA QUALITE DES SERVICES RENDUS RESTERA PRIMORDIALE «L’innovation est un atout concurrentiel pour les banques de la Place, largement favorisée par la flexibilité et la réactivité juridique et réglementaire du Grand-Duché. Elle est visible à travers le succès des fonds d’investissement et l’inventivité des solutions internationales proposées aux entreprises et aux clients fortunés. Notre créativité en ingénierie, dans un contexte international, est un avantage indéniable. Elle s’appuie sur des outils juridiques et légaux parfaitement adaptés aux nouveaux environnements. A titre d’exemple, je citerai la récente création du SIF, Fonds d’Investissement Spécialisé. L’une des autres forces de la Place est son pragmatisme et la forte mobilisation de tous ses acteurs. De récentes initiatives (LuxembourgforFinance; le Private Banking Group; le wealth management cluster for 2015) en témoignent, tout comme le fait que le Grand-Duché ait été le premier à transposer la directive MiFID.

Il convient de capitaliser sur ces éléments pour maintenir l’expertise de premier niveau développée par le Luxembourg: le know-how en structuration d’assets, en constitution de fonds ou en optimisation fiscale. La qualité des services rendus restera primordiale. Des efforts sont encore à réaliser sur la forme. La taille humaine des banques au Luxembourg permet au client de bénéficier d’interlocuteurs capables de traiter rapidement ses problématiques sous toutes leurs facettes. Banque multimétiers, SGBT mise notamment sur cette proximité avec ses clients. Enfin, un personnel hautement qualifié et proche de la culture des clients est essentiel (chez SGBT, sur un millier de salariés, 21 nationalités sont représentées). L’un des enjeux majeurs pour l’avenir est d’offrir un cadre professionnel et personnel attractif aux futurs employés, afin d’accompagner la croissance du Grand-Duché et celles de nos clients».

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“do international banks allow their employees to pursue their career abroad with the same group”?

GUNNAR THORODDSEN MANAGING DIRECTOR LANDSBANKI

WE HAVE A GOOD MIX OF LOCAL AND FOREIGN PROFESSIONALS IN EACH OF OUR CENTRE “Landsbanki Luxembourg is part of the Landsbanki Group, a universal bank with international ambitions. Since 2000, the group has grown quite dramatically, both organically and through acquisitions, and today has a presence in most European financial centres, as well as in North America and, most recently, in Asia. This is of course a great opportunity for employees to develop a more international outlook whilst remaining within the Group, and by sending staff members from one office to another, they can act as ambassadors, bringing key aspects of the Group culture to new locations. Here in Luxembourg we have several employees, myself included, who have come here from the parent bank in Iceland. We have also recently transferred some key staff from Luxembourg to Copenhagen, for example, to

set up an operation there. Landsbanki has a strong internal culture, and having a few key employees in a particular location who already understand that culture helps smooth communication enormously. However, we do not yet have a formal internal transfer system in place. As the Group grows, this will become more important, but right now we manage quite well on an informal basis. Open positions are often published internally, particularly within specific business areas, which enables specialists to transfer knowledge across various locations and to develop their own skill set. We also understand the importance of local expertise, and by having a good mix of local and foreign professionals in each of our centres, we are able to achieve the right balance to service our customers well.”

SONIA THEIN BIRASCHI MANAGING DIRECTOR STATE STREET BANK LUXEMBOURG

SUCCESSFUL INTERNATIONAL COMPANIES ACTIVELY ENCOURAGE AND FACILITATE THEIR EMPLOYEES TO WORK ABROAD “For State Street, globalisation means expanding our geographic footprint around the world, which makes employee mobility essential. The benefits of this kind of mobility are obvious both for our employees and for the corporation. For our employees, international career opportunities open up new horizons by allowing them to broaden their business skills while gaining exposure to new cultural, social, banking and regulatory environments as well as a new customer base. For State Street, it is a way to work on successfully expanding into new areas, achieving diversity, improving intercultural communication and employee integration and developing best practices. There are obvious things that must be done to encourage qualified employees to embark on an assignment abroad. These include provi-

ding logistical support in terms of housing, schooling and other basic needs for employees and their families. Moreover, a corporation must be open to and transparent about developing career opportunities abroad, including establishing clear incentives for employees who accept a position abroad. With more than 26,400 employees around the world in 26 countries and operating in more than 100 different markets, State Street actively promotes career opportunities abroad. Throughout the course of many business changes, including the establishment of new sites or joint ventures or the acquisition of new businesses, the mobility of our employees has been essential for our success. To succeed in any such endeavor, it’s important to have the right balance of locally hired employees and employees re-located from other sites.”

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dossier · banques

une expérience sur la place financière luxembourgeoise représente-t-elle un atout pour le developpement d’une carrière à l’international?

BENOIT NEVOUET CORPORATE & INVESTMENT BANKING – HEAD OF CASH MANAGEMENT BNP PARIBAS LUXEMBOURG

ETRE CONSTAMMENT CREATIF POUR TROUVER DES SOLUTIONS UNIQUES «Dans le domaine de la Banque de Financement et d’Investissement (Corporate and Investment Banking), le Luxembourg est à la croisée des chemins de nombreuses opérations de tout type (asset management, LBO, M&A, centre de trésorerie, optimisation fiscale internationale) et avec des contreparties du monde entier (Asie, Moyen Orient, Amérique du Nord et latine et, bien entendu, l’Europe). Ces deux principales caractéristiques sont accentuées plus encore dans un groupe bancaire puissant et international tel que BNP Paribas. Une expérience sur la place financière luxembourgeoise est ainsi clairement un atout pour le développement d’une carrière à l’international. Dans mon domaine, le cash management (que nous pourrions résumer comme étant l’optimisation des flux et de la trésorerie des clients institutionnels et corporate), le Luxembourg offre l’opportunité d’être confronté à de très nombreuses problématiques, allant

des solutions de masse très standard aux solutions sur mesure, des plus simples aux plus complexes, où peuvent intervenir de nombreux métiers, dans l’ultime but de répondre à l’ensemble de la problématique de nos clients en leur créant de la valeur. Très peu de places financières peuvent offrir une telle combinaison. Cette richesse permet d’avoir un regard très ouvert sur les problématiques de nos clients et d’être constamment créatifs pour trouver des solutions parfois très originales et uniques. Cet esprit de développement de solutions complexes dans un environnement multirégions est un atout considérable permettant de s’épanouir dans une carrière internationale au sein du groupe BNP Paribas. Mes responsabilités sur deux autres pays et mes missions de développement commercial, notamment au Moyen Orient, pour ma division commerciale au sein du groupe BNP Paribas, en sont une excellente illustration».

NATHALIE DELEBOIS DIRIGEANTE DO RECRUITMENT ADVISORS

UNE EXPERIENCE SUR LA PLACE LUXEMBOURGEOISE CONSTITUE UN PASSAGE OBLIGE DANS UN PLAN DE CARRIERE INTERNATIONALE «La place financière luxembourgeoise, qui héberge les plus grands noms du secteur bancaire, s’est taillé une réputation internationale et s’est imposée au rang des premières places financières mondiales. Les caractéristiques les plus remarquables sont certainement la qualité des services offerts à une clientèle internationale, une main-d’œuvre multilingue et multiculturelle hautement qualifiée, une situation géographique au cœur de l’Union Européenne et un contexte attractif de stabilité juridique et fiscale. Tous ces atouts font que sans aucun doute une expérience sur la place financière luxembourgeoise constitue un passeport, voire un passage obligé dans un plan de carrière internationale. Pour preuve, la plupart des grandes institutions bancaires étrangères ayant développé le Graduate Fast Track Programme, parcours

permettant d’acquérir un niveau d’expertise pointu dans un environnement de travail international, ont inclus le Luxembourg dans leur programme. Mais Luxembourg est avant tout reconnu comme premier centre d’expertise européen en matière de fonds d’investissement et deuxième centre mondial derrière les Etats-Unis. Au cours de ces dernières années, l’industrie des fonds d’investissement s’est développée de manière telle qu’elle est aujourd’hui un des secteurs les plus importants et les plus dynamiques de l’économie luxembourgeoise. La complexité croissante du secteur nécessite le recours à des professionnels de plus en plus spécialisés. La spécialisation peut donc être une arme à double tranchant pour les candidats voués à une carrière internationale. Luxembourg, oui, mais à condition de ne pas y rester trop longtemps au risque de se voir labellisé».

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dossier · banques

Comment se démarquer sur un marché Psf de plus en plus concurrentiel depuis l’élargissement des conditions d’agrément?

RENAUD OURY MANAGING DIRECTOR CETRELSECURITIES

ANTICIPER LES BESOINS «Avec l’instauration du statut de PSF, le Luxembourg a introduit une réglementation permettant de superviser de manière unique en Europe les activités d’externalisation dans le secteur financier. Pour CetrelSecurities, ce statut n’a toutefois jamais été une fin en soi, ou un élément marketing permettant en tant que tel de nous différentier de nos concurrents. La CSSF, de par les contrôles qu’elle induit, impose aux sociétés réglementées de satisfaire à un certain nombre de critères d’excellence, en particulier en termes de gouvernance interne (structure organisationnelle adéquate, partage clair des responsabilités, processus de gestion des risques, mécanismes de contrôle interne, mécanismes de contrôle et de sécurité des systèmes informatiques, …). Si, en 2004, l’obtention du statut PSF permettait aux entreprises de se différencier naturellement de leurs concurrents, aujourd’hui, la

différentiation se cristallise sur des éléments plus rationnels tels que la qualité de service, la plus-value et l’innovation de la solution offerte. Dans ce cadre, nous investissons énormément dans la veille de marché et le développement de nouvelles solutions à forte valeur ajoutée. Servant aujourd’hui une centaine de clients, nous nous devons de devancer leurs nouveaux besoins métiers. Les exigences liées au statut de PSF nous ont permis de mettre en place une organisation efficace, structurée et sécurisée, garantissant un service de haute qualité. Forts de cette base solide, la satisfaction de nos clients est notre principal élément différentiateur! La réputation de CetrelSecurities nous permet en effet, après 18 mois d’existence, d’être contactés par des prospects, tant à Luxembourg qu’à l’étranger, intéressés par le business model innovant que nous offrons et par la sécurité garantie par un contrôle rigoureux».

SERGE RAUCQ MANAGING DIRECTOR VECTIS PSF

LE DEVELOPPEMENT A L’ETRANGER MERITE UNE ATTENTION PARTICULIERE «Tout d’abord, j’aimerais revenir sur l’idée d’élargissement des conditions. Il ne s’agit, en l’occurrence, que d’une baisse substantielle du capital minimum requis. L’histoire a montré que ce capital n’a été une barrière que de façon très marginale. Le reste des conditions d’accès, essentiellement les exigences légales et réglementaires, n’ont absolument pas changé. Le défi de la mise en conformité reste donc entier pour les candidats PSF. Ce qui est vraiment intéressant, c’est l’élargissement du marché. Notamment, la libre prestation de services pour les PSF sociétés d’investissement est source de nouveaux revenus. Pour les PSF de support, l’ouverture aux

marchés des sociétés d’assurance et de réassurance est un réel avantage. Cela étant dit, toutes choses étant égales par ailleurs, chaque entreprise PSF doit se démarquer par l’originalité de son offre de services, ainsi que par la qualité de ses prestations. Nous avons eu l’opportunité de côtoyer des PSF de tout type qui ont augmenté leurs tarifs dans les derniers mois, grâce à des offres de services vraiment différentes et à haute valeur ajoutée. Ils ont ainsi traduit leur agrément en opportunité, afin de capitaliser sur la valeur de leur statut et de l’organisation qui en découle. Le développement à l’étranger, singulièrement au sein de l’Union Européenne, est un autre sujet qui mérite une attention très particulière».

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dossier · banques

L’agrément Psf est-il un argument commercial hors du commun?

PIERRE HENIN MANAGING DIRECTOR SUN MICROSYSTEM FINANCIAL SECTOR

ACCROISSEMENT DES DEMANDES POUR L’AGREMENT PSF «Plusieurs succès commerciaux récents ont clairement prouvé l’attrait de la place luxembourgeoise dans le domaine de l’outsourcing et ceci, principalement par rapport à la spécificité de cette supervision légale et réglementaire qu’apporte l’agrément PSF. L’environnement strict prudentiel, la définition précise de l’engagement de service, la prise de responsabilité, la garantie de stabilité financière et le respect de l’esprit du monde financier qu’offre l’agrément PSF ont joué un rôle prépondérant dans le choix de quelques groupes financiers pour décentraliser certains services au Luxembourg. Pourtant, l’approche unique en matière de protection des risques de ce statut reste sousexploitée et la promotion est une des priorités de l’association des PSF/S. Les nouvelles gouvernances de la MIFID en matière de principe d’outsourcing dans le secteur financier démon-

trent une presque parfaite adéquation de ce que le régulateur luxembourgeois a mis en place depuis plusieurs années en étendant sa supervision sur des activités qui ne sont pas financières en soi, mais qui en acquièrent le caractère parce que connectées et complémentaires au secteur financier. Nous devons mieux nous structurer pour réellement soutirer la quintessence de ces différences économiques. L’abrogation effective le 1er novembre 2007 de la loi du 5 Avril 1993, libéralise encore plus l’accès au statut de PSF et renforcera le nombre de demandes pour cet agrément. Nul doute qu’une augmentation des représentants dans ce secteur catalysera les efforts, augmentera la capacité de déploiement et permettra une plus grande variété de l’offre dans le domaine du smart sourcing, favorisant plus encore l’attrait de la place financière luxembourgeoise».

RENAUD JAMAR ADMINISTRATEUR DELEGUE VICTOR BUCK SERVICES

L’AGREMENT PSF POUR RENFORCER L’IMAGE DE PROFESSIONNALISME «L’idée de base du législateur en introduisant le concept des PSF de support était de concilier les futures besoins en matière d’externalisation des différents acteurs du secteur financier au Luxembourg tout en forçant les prestataires de services à adopter des règles prudentielles visant à protéger in fine des données clients confidentielles. Toute une industrie de support s’est développée grâce à un cadre réglementaire clair. L’objectif a été atteint. VBS a été la première société à recevoir l’agrément PSF en tant qu’agent de communication en octobre 2003. En tenant compte de cet élément, nous devrions être à même de donner une réponse plus ou moins fondée à la question sous rubrique. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple puisque que l’industrie financière n’existe pas en tant que telle, mais est constituée de secteurs différents allant de la banque privée, à l’asset management ou le secteur des assuran-

ces pour n’en citer que quelques-uns. Aussi, notre réponse ne témoignera que de notre expérience acquise en tant qu’agent de communication en négligeant donc les opérateurs informatiques qui relèvent d’une autre catégorie de PSF de support. Nous utilisons l’agrément PSF dans notre discours commercial en mettant toutefois l’accent sur la qualité du cluster financier luxembourgeois dans son entièreté. Il faut donc placer l’agrément dans un contexte plus général de l’excellence de la Place. L’agrément PSF tient de sa légitimité de par la loi sur le secteur financier. Il est indéniable que l’image de la place financière du Grand-Duché est un élément de décision pour nos prospects, surtout dans le domaine des fonds d’investissement. La notion du cluster d’expertise est bien présente dans leurs esprits. L’agrément PSF renforce l’image de sérieux et de professionnalisme dont la Place veut se doter».

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Photo: Julien Becker

Rémi Boyer (ArcelorMittal et Institut pour le Mouvement Sociétal): «Les systèmes de bonus en place au sein d’ArcelorMittal prévoient des critères spécifiques aux unités opérationnelles. Ceux-ci permettent d’intégrer des paramètres liés au développement durable».

Employee benefits et responsabilite sociale

Un lievre durable Le développement durable, c’est sans aucun doute bien plus qu’une mode. C’est une façon de voir, de s’inscrire dans la société. Et les entreprises y ont un rôle majeur à jouer, jusque dans la façon de considérer ces bonus attractifs à destination de leurs employés. Au Luxembourg, l’IMS (Institut pour le Mouvement Sociétal) vise à devenir la réfé­ rence en la matière, un lieu de réflexion et d’échanges, un moteur né par et pour les entreprises. Pour les sociétés et dans la société. L’activité d’IMS Luxembourg se concentre autour de plusieurs thèmes d’intervention, du mécénat citoyen à l’innovation sociétale, en passant par les entreprises / territoires et la ges­ tion de la diversité. Rémi Boyer, VP ArcelorMittal en charge de la Corporate Social Responsibility au sein du géant sidérurgique luxembourgeois, s’occupe de déve­ loppement en même temps qu’il assure les fonctions de secrétaire général de la direction générale du groupe. «Au sein d’IMS ­Luxem­bourg, je représente notre groupe, qui est l’un des membres fondateurs de cet Institut. ­ArcelorMittal y est à la fois en tant que principal employeur du secteur privé du pays, ayant donc une responsabilité particulière vis-à-vis des partenaires locaux, et aussi comme groupe mondial pouvant faire bénéficier d’autres entreprises de son expérience en la matière», précise-t-il. Mais pourquoi peut-on dire que le dévelop­ pement durable s’exprime aussi au travers de la responsabilité sociale des entreprises? «Tout simplement parce que la responsabilité sociale des entreprises est la réponse que fait une entreprise aux grands enjeux planétaires du développement

durable. C’est-à-dire que l’entreprise doit formuler elle-même, en fonction des attentes de tous ses partenaires, sa propre vision et son propre programme d’action en termes de développement durable». Et si l’on considère que toute entreprise qui se respecte se doit de durer, de se développer et de s’inscrire dans une société en mouve­ ment sur plusieurs générations, la réflexion devient évidence et s’expose aussi bien dans la gestion de l’environnement que dans les relations humaines, le dialogue social, la sécu­ rité au travail…

Un enjeu pour les PME Au-delà des programmes et des concepts, il y a des exemples concrets. Ainsi, ces paramètres s’intègrent de plus en plus souvent dans les «employee benefits», liés à la fois aux ressources humaines et à la bonne santé d’une entreprise, qui passe invariablement par celle de ceux qui la meuvent: fonds de pension, assurances groupe, primes diverses… Rémi Boyer voit un lien direct entre ces adjuvants pour le person­ nel et une politique sociétale durable. «Les systèmes de bonus en place au sein d’ArcelorMittal prévoient, en dehors des critères ‘Groupe’, des critères spécifiques aux unités opérationnelles. Ceux-ci permettent d’intégrer des paramètres liés au développement durable, comme les performances en

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Case study

Dans quelle mesure estimez-vous que votre offre de services s’inscrit dans une démarche de développement durable? Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de onze entreprises: Stéphanie Goetsch (Accor Services), Marc Neuen (Aladin), Luc Berhin (ALD Automotive), Gerry Wagner (Arval), Jean Kerschen (Athlon Car Lease), Arnaud Marquet (Dexia Insurance & Pensions Services), Carole Paris (KBC Autolease), Maud Lamborelle (La Luxembourgeoise), Laurent Gouverneur (LeasePlan Luxembourg), Michael Schmetz (SIT Lease) et Laurence Graff (Sodexho).

«Parce que l’équilibre alimentaire est devenu la préoccupation de tous, Ticket Restaurant® lance le label Gustino».

Stephanie Goetsch area Manager AcCor services

Ticket Restaurant ® met du vert dans vos assiettes

matière de sécurité, d’environnement ou de dialogue avec les parties prenantes». La gamme des possibilités est vaste et, selon Rémi Boyer, dans cette optique de responsabilité sociale et de développement durable, d’autres types de services pourraient s’étendre à l’avenir. «Le principal enjeu du développement durable concerne les petites et moyennes entreprises, juge-t-il. Les grandes entreprises sont en général bien équipées et disposent de moyens plus ou moins importants pour déployer leur politique de développement durable. Pour les PME, c’est structurellement plus difficile, car elles ont naturellement moins accès à ces grandes problématiques. Cela ne les empêche évidemment pas de se montrer désireuses de déployer, elles aussi, un plan d’action dans le domaine du développement durable». Mais il y a là, assurément, un lièvre à soulever et à suivre pour l’ensemble du tissu socio-éco­ nomique. «Personnellement, conclut M. Boyer, je pense que tout ce qui touche à la responsabilité citoyenne des entreprises, à leur rôle proactif dans le tissu économique et social, local voire national ou international, contribuera à concrétiser l’enga‑ gement de développement durable des entreprises». L’avenir s’écrit au quotidien. Penser et agir, à chaque maillon de la chaîne: voilà qui peut aussi porter de belles résolutions pour un début d’année économique. Sociale. Et durable. || Alain Ducat

«Le groupe Accor s’est doté d’un programme ambitieux en matière de développement dura­ ble. Intitulé Earth Guest, ce programme sensibi­ lise l’ensemble des employés du groupe, tant dans la branche hôtellerie que dans la branche services, à huit grands chantiers. D’une part, les chantiers «EGO»: protection de l’enfance, développement local, alimentation et lutte contre les épidémies. D’autre part, les chantiers «ECO»: énergie, eau, déchets et biodiversité. Ainsi, au Grand-duché, Accor Services s’est engagé dans diverses initiatives visant à réduire son empreinte écologique et à assu­ mer sa responsabilité sociale, notamment à travers l’usage de papier non blanchi au chlore pour l’impression des Ticket Restaurant® et Ticket Compliments®, mais également en sou­ tenant l’action de Karzoo (site de covoiturage) et de Plan International (projet Ecoles Solidai­ res au Togo). Dans le cadre du projet «Alimen­ tation», Ticket Restaurant® profite de sa relation privilégiée avec les salariés et les restaurateurs à travers le monde pour mettre en place, depuis 2005, un programme intitulé «Alimentation & Equilibre». Basé sur l’utilisation du label ­«Gustino», il permet d’identifier aisément, sur les cartes des restaurants participants, les plats qui respectent les critères d’une alimentation équilibrée. Ce programme répond ainsi à une préoccupation de plus en plus grande, tant des consommateurs que des autorités publiques, en matière de santé: obésité, diabète, maladies cardiovasculaires. Ticket Restaurant® propose donc d’aider le consommateur à les éviter en lui proposant un lunch qui fasse rimer plaisir et équilibre. Vous pouvez déjà expérimenter le concept à l’Alpha Brasserie du Mercure Grand Hotel Alpha, en attendant le déploiement de ce programme dans les mois à venir». PAPERJAM fevrier 2008

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Dans quelle mesure estimez-vous que votre offre de services s’inscrit dans une démarche de développement durable?

«La Terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prêtent». (proverbe indien) «Les avantages sont multiples, aussi bien pour l’employé que l’employeur».

Marc Neuen Administrateur Delegue Aladin

Equilibre vie privee − vie professionnelle «Après les avantages pour les salariés (via ­ ympass), Emresa s’occupe maintenant de leur S bien-être. Aladin est un service de conciergerie d’entreprise dont la mission est d’assurer un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle des employés. Chaque salarié ramène à son travail sa part de soucis privés qui le stressent et réduisent son bien-être et sa productivité. Avec Aladin, nous visons à décharger le salarié de ces tracas dans le double but d’augmenter son bien-être personnel et son efficacité professionnelle. Apporter la voiture au garage, nettoyer les chemises, trouver un plombier ou accueillir un corps de métier au domicile… Ce ne sont que quelques exemples de tâches qui peuvent être confiées à notre conciergerie dans l’intérêt de l’employé et de l’entreprise. Les avantages sont multiples, aussi bien pour l’employé que l’employeur: réduction du niveau de stress, meilleure concentration professionnelle, réduction de l’absentéisme,… Les employeurs qui décident d’offrir un tel service assurent le bien-être de leur personnel et jouent ainsi clairement la carte de la responsabilité sociale, à court mais aussi à moyen et long termes. Cette approche assure aussi des retombées économiques importantes pour la société: augmentation de la productivité, attraction de talents, rétention du personnel, favorisation de l’égalité des chances… Finalement, un autre avantage d’Aladin est qu’il s’adresse à toute société, quelle que soit sa taille. Le concept s’adapte aussi bien aux sociétés de 30 salariés que de 1.000, ce qui assure une certaine égalité, puisque les petites structures peuvent proposer les mêmes services à leur personnel que les multinationales».

Luc Berhin Sales Director ALD Automotive

Le developpement durable doit passer par l’interaction des differents acteurs du marche «La démarche d’ALD s’inscrit dans une dynamique initiée par son actionnaire, la Société Générale. Avec plus de 6.800 véhicules à Luxembourg et 700.000 en Europe, ALD a bien identifié son impact sur le développement durable, notamment dans le contexte de la réorientation fiscale autour des émissions de CO2 (projet de loi 5801). D’une part, ALD contribuera cette année, au travers de sa fédération professionnelle, aux démarches qui seront entreprises pour influencer le contenu final et les modalités d’application de cette loi. D’autre part, ALD veut interagir en faveur d’une solution globale et d’un réel engagement avec tous les acteurs du marché concernés par cette problématique, dont voici les actions: - En collaboration avec les constructeurs: ALD synthétise l’information et analyse les meilleurs modèles en termes d’attractivité et d’émission CO2. - Pour ses clients et leurs conducteurs: en fournissant un benchmark vert qui présente une classification de véhicules moins polluants et les plus attractifs; en aidant les décideurs à analyser leur flotte actuelle; en orientant une car policy vers des choix économiquement et écologiquement cohérents; en développant une consultance orientée conducteurs via des conseils sur les habitudes de conduite et en proposant un encouragement en termes d’incitants (coût carburant…) et en donnant des conseils sur l’équipement optimal et l’adéquation du véhicule aux besoins spécifiques du conducteur. - Concrètement, via son produit de location longue durée, ALD favorise déjà un parc de véhicules des plus récents qui sont à la fois moins polluants, plus attractifs et plus compétitifs en termes de loyer carburant et taxe CO2 inclus. - Enfin, un projet qui approfondira la problématique de développement durable sera présenté au premier semestre de cette année». 

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Case study

Dans quelle mesure estimez-vous que votre offre de services s’inscrit dans une démarche de développement durable?

«Notre approche est personnalisée; elle intègre les notions de cycle de vie et l’offsetting pour dépasser les stratégies purement feel good».

«Les solutions employee benefits de Dexia sont à la rencontre des trois piliers du développement durable: social, économique et écologique».

Gerry Wagner Directeur general Arval

Le developpement durable, une approche integree «Chez Arval, le développement durable fait partie intégrante de la gestion quotidienne depuis des années. Par la signature en 2004 du Pacte Mondial des Nations Unies, Arval s’en­ gage à «embrasser, promouvoir et faire respecter» un ensemble de valeurs fondamentales dans le domaine des droits de l’homme, des normes de travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption. Par la suite, Arval a instauré une police de développement durable pour l’ensemble des entités du groupe. Arval Luxembourg offre des approches personnalisées, adaptées aux spéci­ ficités et à la culture des entreprises clientes. Nous n’avons pas défini de produit préfabri­ qué, mais nous avons opté pour des solutions individuelles. Dans une première étape, nous analysons les besoins effectifs de nos clients et définissons ensemble les types de véhicules, les motorisa­ tions et le type de carburant adapté (essence, diesel, hybrides, biocarburants,...). Le seul cri­ tère du taux d’émission de CO2 de la voiture n’est pas suffisant. Tout dépend de l’utilisation, du kilométrage, de la durée et aussi des procé­ dés de production des voitures et de la politi­ que environnementale des constructeurs. Si on veut aller au-delà d’une stratégie feel good, une approche environnementale doit prendre en compte tout le cycle de vie des voitures. Avec un bon équipement des voitures, un style de conduite et des pneus adaptés, etc. on peut économiser environ 30 % de carburant. Un gain considérable pour l’environnement, mais aussi pour les frais en général. Des feedbacks réguliers et des rapports spé­ ciaux permettent de mesurer continuellement l’impact de ces initiatives. D’autres mesures, comme l’offsetting (compensation des émis­ sions de CO2 par le financement de projets d’énergies renouvelables) viennent compléter l’approche Arval».

Arnaud Marquet Sales Manager, employee benefit Dexia Insurance & Pensions Services

Investir dans le capital humain, une demarche de developpement durable

«La responsabilité sociale d’entreprise est une des principales causes que défend Athlon Car Lease depuis plus de trois ans».

Jean Kerschen Directeur general Athlon car lease

Nous œuvrons depuis longtemps pour le developpement durable «Bien que cela puisse sembler paradoxal pour une société qui met beaucoup de véhicu­ les sur nos routes, Athlon Car Lease œuvre depuis 1995 à la sensibilisation de son person­ nel et de ses clients pour faire les bons choix en termes de protection de l’environnement et des populations. Nous prônons depuis long­ temps les filtres à particules sur les véhicules diesel, nous organisons des stages de conduite combinant la sécurité à l’économie de carbu­ rant, nous avons volontairement limité les valeurs résiduelles des véhicules de grosse cylindrée et les gros SUV (Sport Utility Vehicles). Nous avons essayé de sensibiliser notre gouver­ nement à l’ineptie du tourisme pétrolier (45% des émissions de CO2) qui fait de Luxembourg le mauvais élève du traité de Kyoto, en rempla­ çant la fameuse taxe Co2, par un prélèvement de quelques cents sur les accises, pénalisant ainsi les gros rouleurs. Maintenant, à nous de convaincre l’Etat d’aménager équitablement le projet de loi 5801». 

«Le groupe Dexia s’engage activement dans le développement durable. Au Luxembourg, cela se traduit par l’initiative de Dexia BIL de lancer le prix «Les rubans du développement durable». Dans le cadre des régimes complé­ mentaires de pension, le développement des technologies de l’information a permis à Dexia Insurance & Pensions Services de réduire de manière significative le volume de documents papier échangé avec les clients. Notre applica­ tion Internet permet ainsi à l’ensemble des affiliés à un régime complémentaire de pen­ sion mis en place par un employeur, de consul­ ter leur situation en matière de pension complémentaire d’un simple «clic» de souris.  En ce qui concerne les fonds de placement, Dexia est un des leaders dans le domaine des fonds ISR (Investissement Socialement Res­ ponsable). Ces fonds présentent la caractéristi­ que d’investir dans des sociétés qui prennent des mesures concrètes en termes de développe­ ment durable. Il est parfaitement possible d’in­ vestir les contributions versées par l’employeur pour la constitution d’une pension complé­ mentaire dans ce type de fonds.  Enfin, un régime complémentaire de pen­ sion participe, de par sa définition même, au développement durable. En effet, le but pre­ mier de cet avantage extra légal est de permet­ tre aux bénéficiaires de maintenir leur qualité de vie en toute circonstance: en cas de maladie, d’incapacité de travail, de décès d’un proche ou de départ à la retraite. Le régime complé­ mentaire de pension garantit un accès aux soins médicaux, aux services sociaux, à un logement de qualité, à la culture, en résumé, au bien-être social».

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Dans quelle mesure estimez-vous que votre offre de services s’inscrit dans une démarche de développement durable?

«Nous conseillons à nos clients d’adapter leur car policy afin de répondre aux nouvelles exigences gouvernementales».

Carole Paris Branch Manager KBC Autolease Luxembourg

le developpement durable requiert une ­responsabilisation de chacun «Pour être efficace, le développement durable requiert une responsabilisation de chacun. Cette notion touche désormais tous les aspects de notre vie; le domaine de l’automobile n’y échappe pas et ce sera un des chantiers importants de l’année 2008 au Grand-Duché. Le développement durable au sein du monde automobile ne doit pas seulement se retrouver dans le produit fini, mais c’est bien toute la chaîne de production qui doit être garantie comme respectant ces principes; cela passe par la qualité des usines de fabrication et leur respect de l’environnement, mais aussi des conditions de production. La communication des marques est essentielle pour notre métier actuellement. En effet, nos clients sont demandeurs d’information sur les progrès et les développements mis en place par les constructeurs automobiles dans le domaine du développement durable. Au sein du groupe KBC ­Autolease, nous conseillons à nos clients, déjà depuis l’année passée, d’adapter leur car policy afin de répondre aux nouvelles exigences gouvernementales qui seront en place à compter de 2009. Outre le conseil en termes de choix de modèles, nous encourageons nos clients à adhérer à une philosophie véhiculée par le produit Greenlease, développé au sein du groupe ­Autolease. Ce produit repose sur trois aspects: le choix d’un véhicule dit « propre» en termes d’émission de CO2, l’investissement concret des entreprises dans l’écologie en proposant d’­adhérer à un programme de reforestation, mais aussi le comportement des conducteurs et des collaborateurs de l’entreprise en leur proposant une formation «eco driving». Cette formation permet d’adopter de nouveaux com­portements et réflexes au volant, dans un souci de préservation de la nature et d’optimisation des ressources énergétiques, et ce, grâce aux nouvelles technologies mises au point par les marques automobiles».

«Contribuer au développement durable passe également par la réalisation d’actions concrètes».

Maud Lamborelle Chargee de la communication interne La Luxembourgeoise

Un etat d’esprit mis en pratique au quotidien «Membre de l’Institut National pour le Développement Durable et pour la Responsabilité Sociale des Entreprises (INDR), le groupe La Luxembourgeoise inscrit le développement durable au rang de ses préoccupations et met en place des mesures très concrètes appliquées au quotidien. Par exemple, la réduction de l’usage de papier est un de nos soucis majeurs. Nous avons pris comme option de remplacer la distribution de documents de travail papier par la création d’un site Intranet. Là où chaque employé se constituait un dossier physique pour conserver les conditions générales et autres tarifs, il consulte désormais des versions électroniques via notre portail interne. Récemment, nous venons encore d’avancer dans cette voie en informatisant une majeure partie de la communication à destination de nos agents. Une démarche similaire est en gestation dans le domaine Employees’ Benefits. Garantir la protection de la santé de nos collaborateurs est une recommandation de l’INDR. Dans ce contexte, une initiative originale est concrétisée par la distribution quotidienne de fruits frais à tous les employés. Ces derniers peuvent également profiter, à leur convenance, d’une offre ‘fitness’ élaborée avec un prestataire externe. Conscient que les modifications climatiques et, plus spécifiquement, les phénomènes de réchauffement planétaire constituent des enjeux majeurs pour l’ensemble des activités humaines et en particulier pour les activités d’assurances, le groupe La Luxembourgeoise a la volonté d’inscrire son fonctionnement même dans une démarche de développement durable. Attentif à la consommation d’énergie de ses infrastructures, le groupe concrétise ses efforts dans son projet de construction d’un nouvel immeuble dans lequel ses activités seront transférées dans les années à venir et qui sera également empreint de ces considérations écologiques».

«Permettre une gestion de flotte ‘éconologique’ (économique et écologique) en respectant l’équilibre des «3P»: People-ProfitPlanet». Laurent Gouverneur Sales Manager LeasePlan Luxembourg

Notre concept GreenPlan suscite deja beaucoup d’interet  «Avec une flotte de 1.250.000 véhicules (dont plus de 6.000 au Luxembourg), ­LeasePlan estime avoir un rôle important à jouer au niveau de la réduction des émissions de CO2 et a lancé dans 27 pays le premier concept global: GreenPlan. Actuellement unique au ­Lux­embourg et adaptable selon les besoins du client, il nous permet de mesurer précisément, grâce à notre nouveau logiciel FleetReporting, la consommation de carburant et les émissions réelles de CO2 pour l’ensemble d’une flotte, mais aussi pour chaque véhicule. Sur base de cet audit énergétique, nous pouvons alors jouer notre rôle de consultant et recommander des mesures pour atteindre un objectif, fixé avec le client, de réduction de l’empreinte écologique. Cet objectif, éventuellement accompagné d’un programme de compensation carbone ou d’une certification, peut conduire à la mise en place d’une car policy adaptée (mise en avant de véhicules moins polluants) ou encore de cours d’éco-conduite (pratiques et/ ou théoriques) car le comportement au volant a une importance primordiale sur la con­ sommation. Ce programme, lancé fin 2007 et dont l’utilité a été confortée par les récentes mesures initiées par le gouvernement et par l’évolution des coûts du carburant, dépasse le contexte de responsabilité sociétale en per­ mettant de rééquilibrer la car policy autour de trois pôles majeurs: un maintien de l’attractivité des véhicules au niveau de la politique RH; une réduction de coûts importante; un positionnement en tant que société éco‑ logiquement responsable. GreenPlan nous permet aussi de conforter notre positionnement en tant que partenaire pour aider nos clients à réduire leur Total Cost of Ownership (TCO), qui dépasse largement la somme des loyers mensuels. Pour une flotte de 100 véhicules, une réduction de 10 % de la consommation moyenne signifie une éco­nomie annuelle d’environ 80 tonnes de CO2 (400 arbres) et 23.000 euros». 

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LeasePlan Luxembourg S.A. 7, rue Nicolas Brosius Z.A am Bann, - L-3372 LEUDELANGE Tel : +352 404411.1 - Fax: +352 404415 lplu@leaseplan.lu - www. leaseplan.lu

Make a green move

GreenPlan For a healthier planet and a healthier business

Avec GreenPlan, LeasePlan encourage les entreprises à contribuer à un monde plus propre. Nous vous conseillons sur la conduite écologique et la manière de mettre en place des flottes de véhicules plus vertes. Grâce à un reporting régulier, vous êtes tenu au courant des améliorations réalisées sur les réductions des émissions CO2. Il y a donc beaucoup à gagner pour vous, votre entreprise et vos collaborateurs. Passez au vert, optez pour GreenPlan et vivez l’expérience d’une autre dimension en comprenant pourquoi It’s easier to leaseplan

Les activités de formation à l’éco-conduite sont soutenues par:

& Aastroem - BBN The Multicultural Agency - Photo : © BSMART

Intelligent Energy

Europe


Case study

Dans quelle mesure estimez-vous que votre offre de services s’inscrit dans une démarche de développement durable?

«Mettre en œuvre notre vo­cation exige de ­­ contribuer au ­développement économique et social des pays où nous exerçons nos activités». «Nous devançons la future loi cadre relative au taux d’émission de CO2 en adaptant notre offre à l’usage des véhicules haut de gamme». Michael Schmetz CEO SIT Lease

Preserver le plaisir de conduire et la planete «Actuellement, les différents constructeurs automobiles concentrent leurs recherches sur les aspects écologiques liés à l’émission de CO2 et à la baisse de consommation de leurs modèles. Nous nous en réjouissons évidemment et en attendant que cela s’applique également aux véhicules de plaisir, nous devançons la future loi cadre relative au taux d’émission de CO2 en adaptant notre offre à l’usage des véhicules haut de gamme. En effet, nous n’avons pas la volonté d’orienter nos clients vers des véhicules qui ne leur plaisent pas, mais nous leur proposons plutôt d’en disposer quand le besoin réel se présente et d’en «partager» l’usage avec d’autres clients. Combien de personnes choisissent de rouler en SUV ou 4X4 tous les jours pour le simple luxe de pouvoir partir une semaine par an en toute sécurité et avec de l’espace aux sports d’hiver? Combien de propriétaires de véhicules sportifs retrouvet-on à l’arrêt dans les embouteillages du matin alors que leur seul but est de sillonner la Route du Vin lors de leur prochaine sortie en amoureux? Notre produit Vip Flex Lease permet d’inclure dans un contrat de leasing unique le véhicule de tous les jours (idéalement un véhicule «propre», moins coûteux et plus confortable) tout en ayant la faculté de disposer à sa guise d’un véhicule spacieux, quatre roues motrices ou sportif et ce, sans être obligé de les acquérir. Nous joignons de ce fait l’utile à l’agréable pour nos clients: réduire les émissions de CO2, les coûts mensuels, et disposer d’un parc automobile virtuel dans lequel ils trouvent leur bonheur pour tous les types de besoins et d’envies. C’est notre manière de préserver le plaisir de conduire et la planète».

Laurence Graff Directrice Sodexho Cheques et Carte de Services

Notre vocation: ameliorer la qualite de vie au quotidien «La cohésion des 342.000 collaborateurs de Sodexho dans 80 pays à travers le monde s’inscrit autour de valeurs fortes qui forment le socle de l’histoire du groupe – l’esprit de service, d’équipe et de progrès – et une vocation commune: améliorer la qualité de vie au quotidien. Mettre en œuvre notre vocation exige de contribuer au développement économique et social des pays où nous exerçons nos activités. C’est pourquoi Sodexho a choisi de s’engager dans un contrat de développement durable et a pris des engagements forts envers les différentes parties prenantes de l’entreprise: - nos clients: pour nouer un véritable partenariat avec eux sur le long terme, notre taux de rétention clients à Luxembourg est supérieur à 97%. - nos bénéficiaires: nous cherchons à comprendre les évolutions socio-culturelles et à analyser les attentes de nos consommateurs pour adapter notre offre de services; ainsi, depuis fin 2007, nous proposons le service Fruit@Office, la livraison de fruits frais dans les entreprises, pour offrir une collation saine et équilibrée sur le lieu de travail. - nos collaborateurs: Sodexho s’engage à assurer un rôle d’ascenseur social vis-à-vis de ses collaborateurs. Je suis un exemple de cet engagement: secrétaire débutante en 1993, j’ai été nommée responsable marketing en 1997 et directeur en 2000. - nos fournisseurs: auprès de qui nous souhaitons promouvoir nos valeurs de développement durable. Nous imprimons, par exemple, nos chèques (Lunch Pass et Gift Pass), sur du papier qui est entièrement recyclé après utilisation. Enfin, Sodexho est engagé dans un projet mondial de lutte contre la faim: Stop Hunger. Membre de l’IMS luxembourgeois, Sodexho participe à ce projet en reversant pour chaque Fruit@Office vendu, un euro sous forme de fruits à des associations œuvrant pour des personnes défavorisées».

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1001 services for a better work-life balance.

Pour fidéliser et motiver vos collaborateurs, donnez un nouveau souffle à leur quotidien.

Lancé en 2003, Sympass propose aujourd’hui plus de 500 avantages à 25.000 salariés au Luxembourg. Sur les fondements de ce succès, nous vous proposons aujourd’hui un nouveau concept de conciergerie d’entreprise qui s’adapte aux attentes de toutes les entreprises quels que soient leur taille et leur effectif. Aladin combine intelligemment des services intégrés (lavage de voiture, pressing, livraison de fleurs, service de plats préparés,…), une assistance à distance ainsi que des prestations sur mesure aux salariés et aux entreprises.

Pour plus d’informations contactez-nous au 26 17 32 32 ou visitez www.aladin.lu.


Crocus n. m. – 1372; mot lat.; gr. krokos «safran» Plante herbacée bulbeuse (iridacées) à floraison précoce. Crocus printanier à fleurs blanches, mauves. Espèce de crocus cultivée. Extrait du Petit Robert de la langue française 2006. Dictionnaires Le Robert, Paris

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Playtime

Cultures

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saison

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Interieurs

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Mode 218

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Travelling

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P l a y t i m e · c u l t u re s

Textes: Céline Coubray

Rendez-vous avec Jane Pas besoin de présenter Jane Birkin, tout le monde la connaît. Toutefois, ses passages sur scène pour interpréter des chansons sont plus rares. Alors, voici une occasion de venir écouter cette voix si particulière, entre chuchotement et chant, mais si troublante et touchante.

Bouvard & Pécuchet Bouvard et Pécuchet est l’ultime roman, d’ailleurs inachevé, de Gustave Flaubert. Cette œuvre jouée au Théâtre des Capucins est adaptée pour le théâtre et mise en scène par Michel Tanner.

Nusquam Une œuvre pensée comme une plateforme d’accueil, une terre d’asile et d’hospitalité, placée dans un lieu d’entre-deux, au seuil du musée, comme un passage entre chez soi et le musée, une œuvre qui ouvre l’esprit et invite à la concentration, à la tolérance, tout comme à la découverte. Une très belle œuvre!

Bouvard et Pécuchet sont amis, copistes à Paris et partagent les mêmes centres d’intérêt. Mais tous deux n’aspirent qu’à une chose: aller vivre à la campagne. Or, un héritage fort opportun arrive et leur permet d’acquérir une ferme en Normandie. Ils se lancent alors dans une quête sans fin des découvertes des connaissances: agriculture, médecine, chimie, géologie, politique, philosophie, religion… toutes les disciplines sont étudiées par les deux compères, mais leur apprentissage est marqué par une incapacité à comprendre correctement. Flaubert avait voulu, à travers ce texte, se moquer de la vanité de ses contemporains et écrire une encyclopédie de la bêtise humaine, avec beaucoup de justesse et d’humour. Lundi 18 février à 20h et mardi 19 février à 18h30, Théâtre des Capucins

Nusquam signifie nulle part. C’est une vision libre et poétique de la notion de «terre d’accueil» qui prend la forme d’une installation avec, comme élément central, une table-paysage. Située juste entre l’accueil et le vestiaire (emplacement totalement accepté par l’artiste), elle peut être considérée comme une «salle d’attente active». Mais ne vous trompez pas: il ne s’agit pas de simplement s’asseoir dans un environ­ nement artistique mais de se préparer intellectuel­ lement à la découverte, à accueillir l’inconnu, à être attentif à ce qui nous est étranger. C’est un assemblage de réflexions, de collaborations, de références, de médium pour aboutir à une œuvre parfaitement maîtrisée, avec différents niveaux de lecture, qui ne se donne pas entièrement dès le premier regard et qu’on a envie de côtoyer longtemps. Michel Paysant: Nusquam, jusqu’au 7 avril, MUDAM

Jane Birkin

Bouvard et Pécuchet

Nusquam (2007), de Michel Paysant

Photos: Carole Bellaiche, H&K, Richard Strapazon, Andres Lejona, Yoshimasa Kato, Société Réaliste, Sylvain Guichard

On connaît Jane Birkin-actrice, interprétant par exemple Electre au théâtre, Jane Birkin-réalisatrice, avec son film Boxes, et il existe aussi une Jane Birkininterprète, et ce, depuis de nombreuses années. Compagne de Serge Gainsbourg, vivant une histoire d’amour/séparation passionnelle et passionnée, elle a interprété Di Doo Dah ou encore Ex-fan des sixties, entrant ainsi dans une mémoire collective. Sur la scène du Grand Auditorium, elle interprète quelquesunes des chansons de son ancien amant et propose surtout d’autres univers, dont des titres sur-mesure composés pour elle par les plus grands auteurscompositeurs, extraits des albums A la légère, Rendez-vous et Fiction. 28 février 2008, 20h, Grand Auditorium de la Philharmonie

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P l a y t i m e · c u l t u re s

Il Sant’Alessio

Les formes du son Poursuivant son travail d’exploration de la création contemporaine, le Casino propose une nouvelle exposition dont le thème est la rencontre entre deux univers de création, deux formes d’expression: le son et les arts visuels. Plusieurs artistes contemporains travaillent sur les liens qui peuvent se tisser entre arts plastiques et musique, et de nombreuses expositions nous en ont déjà donné des exemples. Volume(s) aborde ces relations sous un angle un peu différent et tente de capturer les moments où un son, une musique viennent se manifester dans l’espace visuel. L’œil et l’oreille sont ainsi reliés par le lien qu’est l’œuvre d’art. Des impressions visuelles naissent des ondes sonores et des phénomènes purement physiques se mettent au service de la création plastique. Puis mémoire, émotion et nostalgie de musiques se combinent pour former des effigies de la culture populaire, et dans une troisième et dernière partie, le visiteur peut expérimenter des appareils interactifs rendant explicite ce lien entre art plastique et son. Volume(s), jusqu’au 6 avril, Casino-Forum d’art contemporain Luxembourg Yoshimasa Kato & Yuichi Ito, White Lives on Speaker, 2007

Transitioners: Le producteur Penser le monde politique et les modifications sociales selon les méthodes des bureaux de tendances, c’est ce que propose la coopérative artistique Société réaliste, au centre d’art La Synagogue de Delme (France).

L’opéra sacré Il Sant’Alessio de Stefano Landi fait étape à Luxembourg au cours de sa grande tournée internationale (Caen, Genève, Londres, Nancy, New York, Paris). William Christie dirigera lui-même les Arts Florissants et Philippe Jaroussky, contre-ténor récemment primé par une Victoire de la musique d’Artiste lyrique en France, interprétera Sant’Alessio. Un événement majeur!

Ferenc Grof et Jean-Baptiste Naudy développent des entreprises de recherches, prenant comme outils d’analyse ceux des bureaux de tendances, du design prospectif et l’appliquent au domaine politique, interrogeant la révolution et ses conséquences sur les citoyens. A la Synagogue de Delme, ils se pen­­ chent sur la séparation progressive du libéralisme et du socialisme au XIXe siècle et étudient comment cet affrontement entre ces deux idéologies a encore un écho aujourd’hui. Jusqu’au 17 février, débat-brunch avec les artistes samedi 16 février à 11h, La Synagogue de Delme (France)

Cet opéra, fruit d’une commande des Barberini au début des années 1630, s’appuie sur le dernier épisode de la vie de Saint Alexis qui, après avoir mené une vie d’ascèse en Syrie, revient déguisé en mendiant pour demander l’hospitalité à sa famille, sans que celle-ci le reconnaisse. Histoire sacrée typique de la contre-réforme, elle témoigne de la splendeur de Rome sous le pontificat d’Urbain VIII. Le livret a été commandé à Giulio Rospigliosi, futur pape Clément IX, et la musique, à Stefano Landi, chanteur de la Chapelle Sixtine. Tous les fastes déjà présents au moment de sa création sont ici recréés, et pour suivre les canons de l’époque, tous les rôles sont interprétés par des hommes. Jeudi 14 février et samedi 16 février à 20h, Grand Théâtre de Luxembourg

Transitioners: Le Producteur, Société Réaliste, 2007

Le chœur des anges dans Il Sant’Alessio.

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Playtime · Saint-valentin

Bracelet et bague Love en or gris, diamants et onyx, Cartier Heart Beat d’Active Crystals, Philips et Swarovski

Technologie, All you need is… mon amour L’amour comme un signe, un langage joaillier identifiable, un style singulier devenu mythe. En offrant cette parure, c’est une partie de l’histoire de la maison Cartier qui est offerte. Le dessin est résolument moderne et les matières sont précieuses. Le bracelet est sans fermoir car il se referme à l’aide d’un tournevis. Marque d’un amour éternel, ces bijoux sont passionnels.

Deux grandes marques s’associent pour créer une ligne d’accessoires alliant technologie et glamour. Ce cœur renferme en son centre une clé USB d’une capacité d’1 Go et, grâce à son cordon, il est possible de le porter autour du cou, comme un pendentif. Le métal poli argenté est associé à des cristaux créés par la technique exclusive Ceralun de Swarovski, donnant un effet précieux.

Pendentif en or blanc serti de 128 rubis taille brillant, Piaget

Cœur de rubis Ce pendentif en forme de cœur témoigne, à travers ses courbes généreuses, de l’amour porté à celle à qui le cadeau est destiné. Le rouge passionné de ce cœur est obtenu grâce à plus d’une centaine de rubis flamboyants. Un gage d’amour à glisser délicatement vers sa dulcinée au moment de la Saint-Valentin…

Bouteille de champagne Rosé sauvage par Viktor & Rolf pour Piper-Heidsieck

Coffret de thé-boîte à musique Kama Sutra, Mariage Frères. Broche, Christophe Coppens

What a smile!

Champagne Haute Couture

Thé romantique

Voici un sourire de diva, héritier direct de la bouche pulpeuse et sensuelle de Marilyn Monroe, à porter fièrement sur le revers d’une veste ou sur une petite robe noire. Couronnée de strass rouges, cette broche réalisée en broderie et légèrement en volume est un clin d’œil amusant et très mode qui fera fondre les femmes glamour et pleine d’humour.

Quoi de mieux pour accompagner un dîner en amoureux qu’une bouteille de champagne rosé? Et quand cette dernière est dessinée par Viktor & Rolf, on atteint un sommet de glamour et d’élégance extravagante puisque la bouteille répond au principe de renversement, déjà exploité pour la décoration de leur boutique à Milan. Upside down you turn me…

Ce coffret en bois recouvert d’un papier artisanal japonais (le washi) est plus qu’une simple boîte à thé. C’est également une boîte à musique qui contient quatre sortes de thés, abrités dans des sachets fuchsia munis d’une fermeture éclair: thé blanc, thé vert, thé noir et thé rouge (sans théine) sont autant de saveurs à découvrir… à deux!

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P l a y t i m e · m o n t re s

DS Podium Lady, Certina

Montre de l’Olympe Cette montre au style sportif tout en étant classique conjugue l’élégance et l’exigence au féminin. D’une harmonie racée, elle est réalisée dans des conditions de qualité et d’exigence technique sans compromis, relevant de la haute horlogerie. C’est une montre parfaite pour les femmes actives d’aujourd’hui. Cet accessoire d’une finesse très féminine offre des lignes claires et identifiables. Le boîtier est en acier satiné avec une lunette polie et est associé à une glace saphir inrayable. Les aiguilles des heures et minutes sont facettées. Etanche jusqu’à 100m, ce modèle existe aussi en version trois aiguilles. Le cadran aux subtils reflets existe en chocolat, nacré noir ou blanc ainsi qu’en argenté bicolore. Le bracelet peut être en cuir brun ou blanc, ou encore en acier.

Tic Tac, Michel Klein

L’heure tourne

Carrera Lady mécanique Calibre 4, TAG Heuer

La dernière création du couturier Michel Klein porte un nom ne laissant aucun doute sur la fonction de la création. Tic Tac est une montre en acier noir mat avec un cadran laqué. Elle est équipée d’un triple chrono et d’un dateur. Elle est réalisée en collaboration avec Seiko.

Calatrava Travel Time, Patek Philippe

Ronde de diamants Figurant déjà dans la collection homme, cette montre est désormais disponible pour les femmes. Montre de voyage, elle affiche simultanément deux fuseaux horaires. La sophistication ne se limite pas au mouvement mécanique mais s’étend au cadran de nacre, matière qui exige un savoir-faire d’exception.

Happy Sport Mark II Chrono, Chopard

Le mythe au féminin Cette montre, inspirée par le sport motorisé et adoptée par le coureur automobile Fangio, est déclinée pour les délicats poignets féminins. Reprenant les caractéristiques de la mythique Carrera, elle est sublimée par un boîtier ultra-chic orné de 54 diamants complétés par 13 diamants sur le cadran.

Let’s be happy! Ce modèle, lancé pour la première fois en 1993, est véritablement une montre-bijou grâce à ses lignes très élégantes et nombre de ses détails dont les cinq diamants mobiles enfermés dans le cadran. Cette montre, incontestablement luxueuse, est réalisée avec de l’or rose et un bracelet en crocodile. Dernier détail de choix, la couronne est ornée d’un saphir à la taille diamant.

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P l a y t i m e · i n t erie u r s

LQ, Lighteriors

Fold, Established&Sons Série Allegro, Forscarini

Lumière symphonique

Lustre royal

Silhouette lumineuse

Ces suspensions, bien que d’un design très léger et aérien, sont idéales pour qualifier de vastes espaces car elles imposent leur présence. Constituées de tiges rapprochées en aluminium, elles procurent une lumière jouant aussi avec les ombres et lorsqu’on les percute délicatement, elles produisent un son doux et musical, justifiant ainsi, en plus de leur forme, leur dénomination évocatrice.

LQ, deux lettres rendant hommage à Louis XIV et au faste versaillais. Mais ce lustre dessiné par l’architecte Hani Rashid est une réinterprétation très contemporaine des opulents lustres à pampilles. Un ensemble de relations complexes entre la forme et la lumière est élaboré. La surface utilisée est multiréfléchissante et les LEDs sont savamment arrangées pour optimiser la lumière.

Dessinée par Alexander Taylor, cette lampe est extrêmement graphique et joue des codes de passage entre la 2D et la 3D, et des allers-retours entre nostalgie et technologie. Cette lampe est en fait constituée d’une feuille d’aluminium qui est travaillée afin d’obtenir une forme traditionnelle et stéréotypée de lampe. Elle est disponible en blanc, noir, jaune, marron et en trois tailles.

Eclosion de lumières

Lumière poilue

Cette lampe d’Hella Jongerius utilise trois formes de lampes différentes qui ont chacune une caractéristique lumineuse: la lampe supérieure est un réflecteur opalin et dispense une lumière ambiante générale, la partie médiane introduit un éclairage d’accentuation et la partie inférieure peut être utilisée comme liseuse.

Rigueur d’un cercle noir, légèreté des fibres lumineuses, cet étrange objet conçu par Marc Sarrazin est en fait une lampe de table, à poser mollement ou à suspendre sur un support amovible. Plus de 100 LEDs sont fixées sur un pourtour en fibre de polyamide. La lumière est commandée à l’aide d’un variateur.

Corps réfléchissants

Blossom, Belux

A poils, Ligne Roset

Telles des bulles de mercure en suspension, ce lustre, dessiné par Ross Lovegrove, est original et moderne. Une série de grands galets fluctuants sous un disque d’aluminium réfléchissent la lumière indirecte qui rebondit sur les surfaces lisses et biomorphiques. Mercury, Artemide

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Bonne année renouvelable

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2008 est l’année des grands changements pour le secteur de la construction dans notre pays. En effet, depuis le 1er janvier, des normes plus strictes concernant les performances énergétiques des bâtiments d’habitation, neufs ou rénovés, de petite, moyenne ou grande taille, sont entrées en vigueur. Elles mettent tous les intervenants du marché de l’immobilier sur un même pied d’égalité, qui se veut beaucoup plus exigeant qu’auparavant, en termes de qualités minima d’isolation, de ventilation et de techniques de chauffage et de refroidissement des bâtiments. Vous pouvez les consulter sur www.memorial.lu n°221 du mémorial A. Parce que le développement durable appliqué à la construction ce n’est pas que cela, Codur aura toujours une longueur d’avance. En effet, Codur s’engage pour vous à respecter sa charte de qualité portant sur le choix des matériaux, la conception de l’espace, l’isolation acoustique, la pureté de l’air et l’économie d’eau. Bien sûr, tout cela en plus des performances énergétiques poussées de nos constructions. Vous pouvez consulter notre charte d’engagement sur www.codur.lu dans la rubrique société.

Tous nosprojets sur: ww www.codur.lu


P l a y t i m e · i n t erie u r s

Vase Concetta, Habitat

Bon Thé, Ligne Roset

Rondo, Design Stockholm House

Noir de grès Simplicité, équilibre et harmonie: tels pourraient être les trois maîtres mots de cet ensemble de table réalisé en grès sablé et composé d’une salière, d’une poivrière, d’un sucrier et d’un récipient pour l’huile ou le vinaigre. Disponible en noir et en blanc.

Charmante imperfection

La chevauchée graphique Détournement, nostalgie, réappropriation, collage, juxtaposition d’univers et création graphique se mêlent dans une série d’objets pour la maison. Ce vase à la forme généreuse et offrant une large surface totalement investie par le dessin est une décoration à lui tout seul, supportant très bien de ne pas recevoir de fleurs.

Table dynamique

Cet ensemble de plats gigognes est dessiné par Naoto Fukasawa, designer japonnais reconnu pour son style simple, minimaliste, efficace et élégant. Réalisés en porcelaine blanche, ces éléments ne sont pas strictement circulaires, ce qui leur confère une allure bien singulière et tout à fait remarquable.

L’éditeur de mobilier Driade propose également des accessoires pour la maison et la table comme cet ensemble aux lignes et couleurs dynamiques et vivifiantes. Nul besoin de nombreuses fioritures pour dresser une table de caractère. Il suffit de placer ce grand chandelier en forme de coraux pour donner une touche d’exception à votre table.

Vertigo, B&B Italia

Vaisselle et accessoire de table, DriadeKosmo

Tea Time Quand les designers Tous les Trois proposent un service à thé, ils introduisent une touche d’humour à travers le nom de ce service, Bon Thé, et de poésie grâce au motif floral placé sous l’anse et le fond de la tasse. L’utilisation au quotidien n’est pas omise car le service peut passer au lave-vaisselle.

Combinaison raffinée Ingénieux; ce récipient combine à la fois pot à lait et sucrier. Il est également raffiné grâce à l’association de la porcelaine blanche et de l’intérieur doré du sucrier. Verseur de lait et sucrier Newton, Tonfisk

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Playtime · in town

Cosy place Mia Casa Après plusieurs années passées route d’Eich, Casa Milano déménage au centre-ville pour investir un espace de 350 m2. Ce nouvel emplacement est un nouveau départ pour ce commerce de mobilier qui vient ainsi renforcer la variété de l’offre commerciale de la ville haute. Pas de grand bouleversement du côté des marques car c’est un travail dans la continuité qui est élaboré: du mobilier contemporain aux lignes simples et épurées, principalement pour le salon et la chambre, mais également pour la cuisine et la salle de bains ainsi que les chambres d’enfants. On peut y trouver des canapés, dressings, lits, tables basses et hautes, meubles de rangement, luminaires, dans un espace bénéficiant d’une lumière généreuse. Et pour ceux qui le désirent, il est également possible de bénéficier des services d’un architecte d’intérieur qui conseille et guide les clients dans leurs choix d’aménagement. Casa Milano, 1 rue Louvigny, Luxembourg, tél.: +352 26 68 71 82

Une large sélection de bijoux est opérée, traversant tous les styles et accessible à toutes les bourses, puisque les prix vont de 20 à 500 euros. O’fée, Satellite, Keito Fujimoto, Nanarella, Ubu et encore beaucoup d’autres marques se partagent les vitrines de cette petite boutique agréablement aménagée sur trois niveaux. Les hommes pourront aussi y trouver quelques accessoires puisque des bijoux masculins sont présentés. Couleur Métal, 3, rue de Chimay, Luxembourg, tél.: +352 26 20 31 94

Le rez-de-chaussée est largement occupé par un grand bar où il est possible de boire un café ou un verre rapidement ou encore de lier connaissance avec les autres clients, mais pour ceux qui souhaitent prendre plus leur temps et profiter d’un peu plus d’intimité, une salle à l’étage est accessible par un étroit escalier en colimaçon. Musique lounge, ambiance feutrée, fauteuils confortables, petites tables pour être trois ou quatre, éclairage tamisé, tous ces éléments conviviaux sont rassemblés pour créer une atmosphère simple et accueillante, idéale pour un verre entre collègues et entre amis. Un peu plus tard dans la soirée, et le week-end, l’ambiance se transforme et les platines sont confiées à un DJ. Et pour ceux qui se languissent le week-end, le bar est ouvert le dimanche à partir de la fin de l’après-midi. EviDance, 7, rue du Palais de Justice, Luxembourg, tél.: +352 26 86 47 55

Un «espace-écrin» pour présenter des bijoux

L’étage du bar EviDance

Quittant la confidentialité de la Galerie des Capucins, Couleur Métal s’installe à deux pas de la place d’Armes et propose, sur trois niveaux, des bijoux fantaisie.

Photos: Etienne Delorme, Couleur Métal

Proposition d’aménagement de salon par Casa Milano

Boîte à bijoux

Nouvellement installé en ville, mais avec une équipe rodée de longue date, ce bar est parfait pour donner rendez-vous en ville en fin d’après-midi et venir boire un verre après le travail ou plus tard dans la soirée.

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Playtime · mode

agnès b

Aquascutum

Col étagé Ce manteau présente l’originalité d’avoir un col XXL, constitué de pans superposés et décalés, créant un volume construit très féminin. Un gros nœud ferme l’ensemble et ajoute une touche de distinction, tout comme le motif décoratif du tissu qui, bien que discret, vient parachever l’élégance de ce manteau.

Blancheur des neiges Un large col qui se referme à l’aide d’une épingle, un blanc immaculé souligné discrètement par un motif géométrique ton sur ton et légèrement en relief, une coupe sage mais élégante et adaptée à toutes les tenues, voici les principales caractéristiques de ce manteau parfait pour les tenues diurnes de tous les jours.

Simplicité des formes

Rouge séduction

Cape Citadine architecturée fatale

Ce manteau est tout à fait exceptionnel par la simplicité de sa forme, quasi en forme de cloche. D’une évidence imposante, il est construit comme une cape, c’est-à-dire sans manche mais avec deux ouvertures pour les avant-bras, avec toutefois un système de boutonnage sur le devant semblable à celui d’un manteau.

Voici un manteau qui ne passe pas inaperçu. Réalisé dans une matière côtelée, il accroche les regards grâce à un rouge flamboyant et séducteur, souligné par la large ceinture en cuir. Le col, les épaulettes et les manchettes en fourrure apportent également une touche de luxe et de raffinement.

Alors que ce manteau aurait pu tomber dans une féroce nostalgie, l’impression est totalement inversée grâce aux lignes très graphiques jouant du contraste noir et blanc et qui viennent architecturer ce manteau court et ample, le rendant par conséquent résolument moderne.

Un look ravageur, d’une féminité assumée et assurée, tout en restant élégante et distinguée, c’est le pari que relève la marque Celine avec ce manteau en peau bordé de fourrure et simplement fermé par une large ceinture, accessoire indispensable de cet hiver.

Lanvin

Missoni

Anne Valérie Hash

Celine

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Playtime · mode

Ligne Festive, Chantal Thomass

Effets de transparence Uniquement déclinée en noir, cette ligne se prête parfaitement à un jeu de dessus-dessous. Le bustier a des bonnets rembourrés en mousse pour un effet push-up et le bonnet supérieur est transparent avec tulle drapé et bretelles multipositions. Slip bikini taille basse coordonné avec ceinture de taille en tulle drapé.

Famous Curves, Triumph

Courbes féminines Cet ensemble est fait pour celles qui aiment leurs formes, les assument et aiment les mettre en valeur. Les tons modernes (caramel et brun chocolat) sont relevés par un discret reflet doré. Un T brillant orne le milieu du soutien-gorge. Et comme une promesse, la mention «so sexy» est inscrite en lettres dorées à l’intérieur des bonnets.

Géométrie affriolante

Charme discret

Cet ensemble délicat est inspiré des kimonos réservés à la famille impériale. Les broderies du soutien-gorge et de la culotte sont une interprétation des peintures sur tissus, soulignées d’un petit ruban plissé et rehaussées d’un petit bijou logé entre les seins.

Ce soutien-gorge présente une forme de bonnet tout simplement étonnante et audacieuse, accentuée par un jeu de couleurs judicieusement choisies, mêlant bordeaux, noir et beige, couleurs reprises dans la culotte coordonnée. Simple, juste, élégant, donc indispensable!

Cet ensemble en tulle transparent est minutieusement rebrodé de plumetis, évoquant l’innocence des robes de baptême ou les jupons de petites filles, et est agrémenté de petits nœuds placés sur le côté de la culotte ou au creux des seins, ainsi que de délicats petits volants. Charme discret et élégance conjugués.

Cet ensemble est empreint d’élégance et de raffinement. Le satin et la dentelle associés sont sublimés par des rubans pliés qui ornent le haut des bonnets et des nœuds discrets et sobres, comme autant de détails précieux. Disponibles en vanille, noir ou vison, les coloris sont subtils et féminins.

Ikuma, Marie Jo Haute Lingerie

Black Label, La Perla

Eternity Chic, Le Bourget

Adélaïde, Simone Pérèle

Délicatesse japonaise

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Playtime · mode

Strellson Premium

Rock’n’Roll style Voici une tenue à la fois jeune et relativement classique. Le pantalon est d’un gris proche de ceux des costumes, mais la coupe est celle d’un jean. On retrouve le code chemise blanche-cravate noire, mais cette dernière est en cuir. Et le pull à col V est marqué par des mailles plus lâches qui laissent transparaître la couleur de la chemise.

Lanvin

Chic décontracté La nonchalance peut également être synonyme d’élégance et d’allure, comme en témoigne cette tenue qui croise deux typologies de vêtements dans une pirouette vertigi­ neuse. D’un côté, on retrouve la coupe du costume classique et de l’autre, la souplesse d’une tenue de sport ornée d’une bande latérale caractéristique de cette tenue. Et pour les chaussures: des baskets de ville s’imposent.

Raffinement Allure Simplicité masculine de l’élégance du détail

Douceur longiligne

Ce costume noir est simple, sobre et raffiné. Le revers de col est légèrement plus satiné, créant un contraste discret mais notable. Porté avec une chemise blanche et une cravate noire, il est d’une élégance évidente.

Ce manteau aux formes douces dégage immédiatement une impression de confort et de chaleur. Le gris profond est relevé par un gris plus clair à l’intérieur du manteau et sur le second revers de col, évitant ainsi une trop grande rigueur et sévérité.

L’originalité de cette tenue tient dans le pull qui présente des fermetures imposantes et très masculines, n’utilisant ni boutons ni fermeture éclair, mais des mousquetons de grande taille fixés sur des carrés de cuir.

Sensualité des coupes étroites et des matières raffinées qui se portent très près du corps, comme ce pull à col roulé si fin qu’il peut être porté à l’intérieur du pantalon. Ce dernier a une coupe étroite, y compris à la cheville, ce qui permet de mettre l’accent sur les chaussures qui sont fines et élancées.

De Fursac

Louis Vuitton

Hugo Boss

Whyred

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THE LOGISTICS MEETING

Of LuxEMbOurG aNd THE GrEaTEr rEGION JOIN THE WORLDWIDE LOGISTICS aND SuppLy CHaIN EXpERTS IN THE HEaRT OF THE GREaTER REGION

pROGRammE aND SCHEDuLE Wednesday 27/02/2008 2 p.m.: Exhibition opening 3-6 p.m.: Conferences 6 p.m.: Opening ceremony by Jeannot Krecké, Minister for Economy and Foreign Trade and the participation of a keynote speaker 7.30 p.m.: Opening cocktail

Thursday 28/02/2008 10 a.m.: Exhibition opening 11 a.m. - 4.30 p.m.: Workshops 6 p.m.: Forum closing

For further information and registration: www.lmf.lu

Location: Luxexpo Exhibition & Congress Center – Luxembourg

Supported by

LEXPO_AD_Logistic_238x300_paperjam_250108.indd 1

In collaboration with

Organised by

1/16/08 4:55:05 PM


Playtime · mode

Tambours, S.T. Dupont

Montblanc

Cartier

Boutons dorés

Boutons cylindriques

Boutons carrés

Imitant la forme de boutons traditionnels, ces boutons de manchette sont pourtant bien plus élégants que les traditionnels moyens de fermeture. Jouant sur les contrastes géométriques, l’intérieur du cercle est agrémenté d’un motif de petits carrés, et le nom de la marque est repris sur le pourtour.

Ces boutons de manchette en forme de tambours ont une proportion tout à fait remarquable et un équilibre des formes notable. Réalisés en résine noire avec des finitions en palladium, ils affirment une masculinité forte et une esthétique raffinée. Disponible également en bleu turquoise et pointe de diamant.

Démonstration d’expression graphique qualitative dans un petit carré élégant et sobre à porter avec distinction au bout de la manche. Le nom de la marque se fait ainsi plus discret et recherché, loin d’un logo très présent et ostentatoire. Ces boutons de manchette sont en argent massif rhodié.

Pinel & Pinel Hermès

Sentryman, Dunhill

Boutons multicolores Boutons nacrés Ces boutons de manchette sont sobres et discrets, mais ne perdent rien de leur élégance et raffinement. Associant le platine et la nacre, ils sont simples et d’une esthétique très masculine, et peuvent répondre à une certaine vision de la modernité. Egalement disponibles en noir et pointe de diamant.

Dans cette série de boutons de manchette, la carac­ téristique dominante est la couleur, permettant de convenir à différentes chemises. Ainsi, sans changer de modèle, il est possible de faire varier l’accessoire et de le choisir en fonction de la couleur de la chemise portée. De plus, le revers du bouton est réalisé dans une couleur complémentaire à la couleur de la face, ce qui ajoute une touche d’originalité à cet accessoire distinctif.

Boutons graphiques Couleur profonde d’un bleu violacé associée à l’argent pour un effet d’une grande élégance. Deux lignes parallèles reliées par une petite ligne transversale forment un H, lettre distinctive de la maison Hermès. Un signe d’une sobriété graphique raffinée, très appréciable.

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P l a y t i m e · t e c h n o l o g ie

XPS M1530 Notebook, Dell

Système haute fidélité, Geneva

Haute qualité sonore Ce caisson compact, performant et design offre une réponse excitante et convaincante aux questions des audiophiles en mal de matériel sonore performant. Cette base combine amplificateur, hauts parleurs et appareils audio pour diffuser le son provenant au choix d’un i-pod, de la radio ou d’un CD. Plus besoin de se demander comment positionner les hauts parleurs pour optimiser le son car, grâce à ce système, la reproduction sonore stéréo est de très haute qualité et offre un son surround associé à une haute technologie appelée embracing sound. On peut noter que cette dernière technologie est également utilisée par les studios d’enregistrement de l’industrie du cinéma, ce qui témoigne de son haut niveau de qualité. Le caisson est réalisé en bois, monté à la main, puis laqué de sept couches successives, comme un piano, et offre un très beau fini. Il est aussi possible de raccorder, grâce à l’entrée vidéo auxiliaire, lecteur DVD, console de jeux, télévision. La façade est en aluminium et présente des courbes élégantes. Un voyant lumineux indique la source sonore et s’estompe progressivement. Disponible en trois couleurs (rouge, blanc, noir) et trois tailles (M, L, XL).

Téléviseur Alpha, Brionvega

Téléviseur du futur Pas de surenchère technologique, pas de grande nouveauté high-tech, mais une attention sans faille portée au design, c’est ce qui fait la différence de ce téléviseur. Brionvega, marque mythique de téléviseurs dont certains modèles sont présents dans les plus grands musées du monde, dont le MoMA, a été rachetée, il y a huit mois, par Super//Fluo qui a relancé cette entreprise dans le secteur de l’équipement de la maison pour les amateurs de design. Le modèle Alpha est le premier modèle conçu depuis cette nouvelle collaboration. Dessiné par Valerio Cometti et V12 design, cet appareil reprend les caractéristiques des appareils Brionvega, à savoir des téléviseurs à coque de couleurs, compacts et facilement trans­ portables. Alpha est un téléviseur LCD intégrant un lecteur DVD dans son socle. Tous les fils sont contenus dans les tubes chromés éliminant ainsi les éléments parasitaires. La télécommande a été dessinée avec la même attention et est pensée pour les moments où elle n’est pas utilisée. A cette fin, il suffit de la retourner pour qu’elle dévoile une coque travaillée et répondant au design de la télévision.

Beau et puissant Cet ordinateur portable a le mérite de concilier technologie de pointe, performance et style. Grâce à un design exigeant et de grandes capacités techniques, cet ordinateur présente des atouts convaincants et un confort d’utilisation. Favorisant les lignes courbes aux angles, cet ordinateur affirme son caractère par un design convivial, des finitions abouties et des textures de qualité. Avec un poids de départ relativement léger (2,62 kg), ce modèle répond bien à la condition de mobilité. Les modèles de base comprennent tous un écran haute définition de 15,4 pouces et les cartes graphiques NVIDIA permettent d’obtenir de bons rendus graphiques avec une rémanence minimale. D’autres fonctions font également la différence comme le lecteur Blu-Ray (en option), la technologie Wireless-N qui permet de télécharger plus vite, le système bluetooth qui permet de connecter les périphériques sans fil, ou encore l’utilitaire Wi-Fi Catcher qui permet de détecter rapidement les zones wifi avec une réception optimisée grâce aux différentes antennes intégrées. En appuyant sur un seul bouton, il est possible d’accéder aux fonctions musique, film, photo, calendrier et contact. A noter, enfin, la présence d’une télécommande plate, d’une webcam, d’un micro à isolation de bruit et d’un lecteur biométrique d’empreintes digitales. Disponible en noir ou en rouge.

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Playtime · automobile

Résolument sportive Dans la famille Cayenne, voici le dernier arrivé: le Cayenne GTS (405ch), qui vient enrichir la gamme avec une note résolument sportive, aussi bien dans son allure, que dans sa conduite et ses équipements. Il vient se placer entre les modèles S (385ch) et Turbo (500ch).

Baroudeur familial Nouvelles lignes Land Rover présente un nouveau modèle de 4x4, le LRX, qui a fait une première sortie publique au Salon de l’auto de Detroit en janvier 2008.

Récemment arrivée dans le secteur des SUV, Tiguan de Volkswagen est une voiture essentiellement familiale qui tente de convaincre également les clients des mono­spaces, berlines et breaks.

Ce SUV (Sport Utility Vehicule) est peu, voire pas adapté au tout-terrain et préfère afficher vigoureusement son côté sportif qui se remarque au premier coup d’œil: ses passages de roues sont musclés, la garde au sol est surbaissée de 24mm par rapport au Cayenne S, et il associe une suspension à ressorts acier au système d’amortissement adaptatif Porsche Active Suspension Management connu sur les voitures de sport de la marque. Le moteur est également conçu pour répondre à des exigences sportives et toniques (nouveau système d’admission, huit cylindres atmosphérique à injection directe essence, rapport de pont à 4,1/1). La répartition optimale du couple sur les quatre roues est assurée par la gestion de motricité Porsche Traction Management (PTM) à transmission intégrale permanente. Cette voiture est particulièrement agile et passe de 0 à 100km en version boîte mécanique en 6,1 secondes. Les sièges intérieurs ont également une allure sportive, tout comme la banquette arrière qui ne présente essentiellement que deux sièges individuels.

Ce modèle est une extension de la gamme et vient compléter les modèles existants tout en définissant un nouveau segment. On peut tout de suite noter l’évolution du design de ce 4x4 haut de gamme qui est plus compact, ce qui le rend très maniable. Les caractéristiques du style Land Rover sont maintenues comme celle du capot enveloppant, du toit à décrochement et de la posture déterminée mais incluent de nouvelles interprétations. On notera également que les poignées de porte sont cachées, créant ainsi une continuité visuelle. Un effort important est porté sur le développement durable et la marque a voulu produire un véhicule qui se rapproche autant que possible d’un véhicule propre. La consommation de carburant et les émissions de CO2 sont réduites grâce à l’avant de la voiture qui est plus petit. L’intérieur combine cuirs et aluminium et le tableau de bord utilise un dispositif électronique très impressionnant.

Petit frère du Touareg, le Tiguan en a repris certains éléments ainsi que d’une autre voiture familiale, la Golf Plus. Du premier véhicule, on peut retrouver le gabarit avec des dimensions sensiblement similaires. Et de la Golf Plus, Tiguan a repris le profil arrière, la banquette arrière coulissante et la planche de bord. Sa silhouette est relativement sobre et imposante. On notera les passages de roues carrés qui assoient le véhicule au sol. Il est disponible en deux motorisations de 4 cylindres: un essence 1.4 TSI de 150ch et un diesel 2.0 TDI de 140ch. Ce véhicule est aussi disponible en version Trend&Fun et Sport&Style qui sont spécialement conçus pour une utilisation routière, conjuguant sécurité, agilité de conduite et confort. La version Track&Field a été pensée pour les utilisations plus extrêmes, hors route traditionnelle, et propose des équipements pensés en conséquence (bou­­clier avant biseauté, sabot de protection pour le moteur, mode off-road qui adapte la gestion électronique du moteur, du différentiel et de l’ABS).

Cayenne GTS, Porsche

LRX, Land Rover

Tiguan, Volkswagen

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JANSEM 25 janvier LUTZ 9 mars 2008 WEISBUCH

JANSEM “ Trois nus sur fond rouge ” 74 x 62 cm - 2001

LUTZ " Atout cœur " 90 x 90 x 40 cm - 2007

WEISBUCH " Théâtre " 65 x 54 cm

Ouvert tous les jours de 13h30 à 19h00 Centre thermal - F.57360 Amnéville-les-Thermes Tél : 00 33 (0)3 87 17 22 22 A4 / A31 Sortie Amnéville

Lieu

wu we w. c id r tt. c o dynamiq dr ' aar cm ontemporain


Playtime · Entretien-passionS

Paul Dunkel

«...Chaque montre, comme

chaque personne, a une personnalité différente...» …la Black Sheep, des moutons blancs… et un mouton noir…

Photo: Andres Lejona

Issu du monde de l’assurance dans lequel il débute, régleur de sinistres pour devenir ensuite agent, Paul Dunkel ouvre enfin, et avec quelques associés, AC D, bureau luxembourgeois de courtage. Grand collectionneur devant l’éternel, il développe parallèlement une passion gourmande pour l’art en général et pour un objet étonnant né au début des années 80, l’insolite montre Swatch, «bien faite, avec un brin de folie en plus», du jamais vu dans l’industrie horlogère. Paul Dunkel, cette incroyable collection de montres Swatch, près de 6.000 modèles différents! Quand l’avez-vous commencée? «Fin 1980, début 90, j’aimais beaucoup les montres du style chrono, plongée ou automatiques. La fièvre a vraiment débuté et j’ai commencé à faire des échanges. Les montres m’ont toujours fasciné. Je connaissais, bien sûr, Swatch et les collectionneurs s’y intéressaient déjà. J’ai été ensuite particulièrement attiré par les Swatch «Art» et leur parallèle avec différents artistes comme Jean-Michel Folon, Keith Haring, Valerio Adami, Pierre Alechinsky ou Pol Bury, car je suis aussi passionné de peinture et particulièrement d’art abstrait. Les trois montres de la Fondation Maeght ont été dessinées par de tels artistes. J’ai donc été très vite intéressé par ces modèles.

suisse s’écroule. Alors, l’Etat et les banques chargent un bureau, Hayek ­ Ingeniering, de concevoir une montre pas chère et construite en Suisse. Nicolas Hayec réussit donc à la créer, à l’assembler et à la mettre sur le marché. Pour baisser les coûts de production, le montage est robotisé! On la trouve, encore de nos jours, à 50 francs suisses, comme à l’époque. C’est en 1983 que les premières Swatch arrivent et je pense que la montre que recevaient les enfants pour leur communion était une Swatch! Très colorée, très différente, très jeune. Cela a dû leur coûter de gros efforts en termes de communication et de publicité? «Oui, en recherchant de grands artistes prêts à collaborer et en créant des modèles surprenants ou encore à l’occasion d’événements. En mars 1983, il y eut par exemple l’ Original Gelly, montre entièrement translucide. Elle est présentée à la presse du monde entier et malgré une distribution limitée à 200 pièces, remporte un énorme succès. Elle est actuellement cotée plus de 3.000 euros par Swatch-Clopédia, le guide de référence, la bible. Il y a eu la série Davos Symposium et les premières spéciales Art Collection avec Keith Haring, artiste Pop américain considéré comme le plus grand artiste en graffi-

tis de notre temps. Il est devenu célèbre en couvrant de graffitis les murs du métro de New York, un exploit qui lui a valu la prison. En 1985, c’est la série Kiki Picasso. Un lien de parenté avec Pablo Picasso? «Non, le vrai nom de ce peintre graphiste français est Christian Chapiron. Il conçoit un modèle au graphisme exceptionnel et qui nécessite d’ambitieuses techniques pour le réaliser. Le Swatch-Clopédia évalue ce modèle à plus de 27.000 euros. Je vais vous la montrer, c’est une des plus recherchées! Il y a donc pour le collectionneur que vous êtes, un motif supplémentaire de passion pour ces collections «Art» qui associent un artiste dont vous possédez une œuvre et une Swatch? «En effet, et je suis particulièrement heureux d’avoir le premier modèle reconnu de cette série, dessiné par Kiki Picasso en 1984 et présentée en 1985 à seulement 140 exemplaires dont 120 ont été distribués aux personnalités les plus en vue du monde des Arts. J’ai aussi, chez moi, des tableaux d’Adami. On les trouve dans le sud de la France et on peut voir les mêmes peintres exposés chez Gugelheim à New York. Mais Swatch réalise aussi les «Spéciales» aux

Quelle est l’histoire de ces Swatch dont tout le monde parle et que tout le monde connaît? «Dans les années 80, les Japonais envahissent le marché avec leurs montres à pile. L’horlogerie 228 PAPERJAM fevrier 2008

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Playtime · Entretien-passionS

sujets variés et souvent d’actualité ou histori­ ques, pour Noël, par exemple. Il y a la Bonaparte, la Pompadour et les Olympia. Sur le même sujet, j’ai aussi la série Atlanta créée pour les Jeux Olympiques, où chaque médaillé reçut une Swatch en or, en argent ou en bronze. J’ai trouvé ce set à Vancouver, par hasard. J’ai aussi décou­ vert à Miami une Christian Lacroix. Mais ces montres sont-elles toujours fabriquées en Suisse? «Oui et c’est Nicolas Hayek, Libanais installé en Suisse depuis très longtemps, qui a sauvé toute l’industrie horlogère helvétique en repre­ nant le marché aux Japonais et en allant recher­ cher les grandes marques, Patek Philippe, Rolex etc. Toute cette industrie appartient de nouveau aux Suisses. Cette histoire m’a aussi beaucoup passionné et ce pays qui est remonté au sommet de sa gloire horlogère m’a inspiré une certaine philosophie que j’ai intégrée dans ma vie quo­ tidienne et professionnelle. Une passion doit rejoindre des horizons divers et variés. Chaque montre, comme chaque personne, fait preuve d’une personnalité différente. Revenons aux débuts de cette passion! «Dans les années 90, séduit par les modèles chrono, scuba, automatiques, j’ai établi des contacts avec les collectionneurs… comment rechercher, où trouver. J’ai commencé à assister à des bourses en Suisse, Allemagne, Italie, où l’on pouvait acheter ou échanger des Swatch. Il y avait aussi de grandes enchères organisées et là, les montres étaient adjugées à mille fois le prix original! C’était le grand boum. On rencon­ trait des Italiens aussi bien que des Japonais, des passionnés du monde entier. Mais vous êtes quand même parti de zéro? «Mes premières Swatch étaient des chronos et tout le monde à Luxembourg en avait. Je me sou­ viens que chaque jour on changeait de modèle.

Olympiques, une nouvelle série va sortir. La Chine est un grand marché. Je crois du reste que des usines y sont implantées et je pense que des Swatch y seront construites sous licence. Avez-vous déjà revendu une de vos montres? «Non, jamais. Par contre, j’avais repris d’un grand collectionneur toute une série de Swatch, 1.000 ou 1.500, si je me souviens bien, pour un prix dérisoire. Il y avait dans le lot des modèles exceptionnels réalisés à seulement 10 ou 20 exemplaires, pratiquement introuva­ bles et aussi quelques doubles que j’ai échangés avec d’autres montres. C’était la première fois. Comment fonctionnent ces montres, faut-il les remonter et surveillez-vous si elles sont à l’heure? «Elles fonctionnent avec une pile, une batte­ rie. Il y a là deux points de vue: certains disent qu’il faut enlever la pile et d’autres pensent qu’alors, la montre va mourir. On constate qu’elle s’arrêtera après trois ou quatre ans et mes Swatch, même arrêtées, se portent très bien. (rires!) Quel est le prix le plus élevé négocié pour une Swatch? «Il existe cet ouvrage de 896 pages, le SwatchClopedia, catalogue for Swatch watches qui donne de bonnes évaluations, souvent dépassées dans certaines ventes aux enchères. J’ai déjà cité les Kiki Picasso, il faut aussi parler des Mimmo Paladino très recherchées et dans la série «Spé­ cials», des six Puff, Black, Royal, Havana, Petrol, Cardinal et Désert, chacune limitée à 20 exem­ plaires, bien cotés à 18.751 euros. Il faut souffler sur les duvets pour voir le cadran et elles ont été créées pour célébrer le 5e anniversaire de Swatch. J’en ai deux. Savez-vous aussi que les

montres dans la boîte d’origine ont plus de valeur et que la boîte seule peut valoir plus de 1.000 euros? Une Swatch que vous auriez voulu avoir, que vous n’avez pas trouvée? «C’est, sans hésitation la Black Sheep, au bra­ celet plein de moutons blancs… et un mouton noir. Mais, devinez… je l’ai trouvée. (rires!) Votre Swatch préférée? «Pour parler sérieusement, celle-là je ne l’ai pas. C’est un modèle que j’ai vu une fois dans ma vie, l’original Jelly Fish inspiré d’une broche du joallier Andrew Logan. Je ne l’ai jamais revue, elle n’a jamais été sur le marché et, de toute façon est «impayable». Ma passion reste quand même un hobby. Etes-vous membre d’un club? «En 1990, à l’apparition des chronos, il y a eu le très officiel Collector’s Club. J’y ai adhéré mais j’ai pris de la distance et suis devenu plutôt individualiste. J’ai mes propres contacts. Et Internet? «Il y a Swiggly Swatch watches. Ils ont récem­ ment vendu 15.000 montres en une journée. Paul Dunkel, vous êtes sans doute bien assuré (rires,) mais où allez-vous mettre à l’abri des convoitises vos collections? «Il y a une salle des coffres d’environ 200 m2, dans les nouveaux bureaux que je viens d’acqué­ rir, une ancienne banque de la Place. Il y a une porte blindée de 75 cm et un mur sécurisé d’un mètre d’épaisseur… mon «trésor» est en sécu­ rité! || Propos recueillis par Jacques Demarque

Quatre «Coups de cœur»

Aujourd’hui, combien possédez-vous de Swatch? «D’après les notes de mon ordinateur où elles sont toutes cataloguées, 5.600 dont 3.700 diffé­ rentes et des variantes. J’ai aussi de nombreuses boîtes et éditions spéciales. Comment apprenez-vous qu’un nouveau modèle va sortir ou qu’une vente va être organisée? Des rumeurs qui circulent? «Oui, il y a des rumeurs, tel collectionneur vous prévient que quelque chose va sortir. Sur ebay il y en a des milliers proposés… mais je n’en ai jamais acheté! Parfois, on me prévient qu’il y a quelque chose de nouveau et qu’on me le réserve. J’ai mes adresses et mes contacts. Pour les Jeux

Kiki Picasso, peintre graphiste français Art Collection La montre la plus prestigieuse et la première de la collection, d’un graphisme exceptionnel et à la technique ambitieuse. Valeur estimée: 27.501 euros. Edition limitée à 140 pièces en 1985. 120 de ces exemplaires ont été distribués aux personnalités les plus en vue du monde des Arts.

Keith Haring Art Collection Généralement considéré comme le plus grand artiste en graffitis de notre temps, à la pictographie simple et efficace, né en Pennsylvanie en 1958, décédé à New York en 1990 à l’age de 31 ans. Créateur de plusieurs modèles en 1985: le Mille pattes, le Serpent, Blanc sur noir et les Personnages.

La Exclusividad Cubana … ou to Che Découverte dans une vitrine au détour d’une rue de la Havane. En vente avec le présentoir original et la petite figurine du Che. Il s’agit d’une montre standard homme, datant de 1995. Elle a pour moi la valeur du souvenir de mon séjour dans cette île et de l’originalité.

La Sagesse Hybrid «Que tes yeux n’aient plus rien à voir, tes oreilles, plus rien à entendre, ton cœur, plus rien à savoir», expression symbolique du principe de Tchouang-Rseu. Ce modèle fut créé par Schmid-Muller en 1984, à l’occasion de la fête de fin d’année du personnel de Swatch et offerte aux cadres d’ETA. Une rareté.

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Playtime · gastronomie

Soyez un chef avec... Jean-Paul Ochem, Restaurant le Rondeau, qui nous propose…

…La salade de homard, vinaigrette au safran Ingrédients pour 4 personnes: 2 homards européens d’environ 700 g. pour la vinaigrette: 2 dl de crème fleurette 0.5 dl d’huile de fenouil 1 dl d’huile de soja 0.5 dl de vinaigre de Banyuls, sel, poivre safran 1 cuiller à café de moutarde

trévise, frisée, lolo rosso feuille de chêne 2 œufs de caille, œufs de saumon 200 g de brocolis 100 g de brunoise (céleri-rave et carotte) une poignée de pois mange-tout 4 champignons de Paris 1 belle tomate Ciboulette, aneth, cerfeuil

Dans une casserole vapeur et dès l’ébullition, faire cuire les homards dix à douze minutes. Faire cuire les brocolis, les pois mange-tout, et la brunoise dans de l’eau bouillante pendant une minute. Laisser refroidir dans de l’eau froide avec des glaçons puis égoutter. Dans une casserole, mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette, porter à ébullition et émulsionner avec un mixer jusqu’à obtenir une sauce onctueuse. Décortiquer et tronçonner le homard. Dresser les salades , disposer autour les champignons crus émincés, ¼ de la tomate émondée et le brocoli. Disposer le homard entre les légumes, parsemer avec la brunoise et napper avec la vinaigrette chaude. Décorer avec la ciboulette ciselée, le cerfeuil, l’aneth, un ½ œuf de caille cuit dur et les œufs de saumon. Servir aussitôt. Photo: Andres Lejona

Le Rondeau Restaurant-traiteur 82, rue de Luxembourg Tél.: 33 94 73

Son vin préféré: Cassis Château de Foncreuse Côtes de Provence Son restaurant préféré: Restaurant de la Place, Leudelange

News: A l’hôtel Hilton, pour la grande joie des parents… et des enfants, à partir du mois de février, le brunch du dimanche deviendra le paradis des petits, grâce au clown génial Archie et ses complices avec chaque fois, une activité différente – théâtre, musique, jonglerie. Chaque deuxième mercredi, au bar Mezzo, jazz manouche de 21h30 à minuit avec Philippe David trio. Indigo, Hôtel Hilton 12, rue Jean Engling Luxembourg (Dommeldange) Tél.: 43 78 80 76 www.hilton.com

Un nouveau venu en lieu et place d’un ancien asiatique. La vaste carte propose, comme il se doit, de nombreuses spécialités chinoises et thaï. Du lundi au vendredi, le buffet plat du jour est compté 9.80 € et tous les soirs, l’alléchant «buffet joyeux» vous coûtera un très raisonnable 10.80 €. Les prix sont d’ailleurs très aimables et l’accueil, extrêmement souriant. Le village des Dragons 344, rue Ste-Zithe Luxembourg (Gare) Tél.: 49 18 18 Fax.: 48 78 55

La Medina, du nouveau en vieille-ville, ou la rencontre de l’Orient et de l’Occident à la même table et sur la même carte. Celle-ci comporte deux volets, également évocateurs de saveurs et senteurs voluptueuses. On sent ici la patte du maître organisateur, Dominique Colaiani, qui a su créer, dans ces vieilles pierres, une douce atmosphère d’extrême raffinement. La Medina 2, rue de la Loge Luxembourg (Vieille-ville) Tél.: 26 27 09 09 www.espaces-saveurs.lu

Belle promotion pour Thierry Corona, chef sommelier depuis 19 ans au CASINO 2OOO. Il vient d’être élu à l’unanimité Président de l’Association des Sommeliers d’Europe dont il est membre depuis sa création. Thierry a fait ses premières armes au Negresco à Nice, au Ritz à Paris. A noter que cette association envisage de transférer son siège au Casino 2000. Les Roses, Casino 2000 Rue Théodore Flammang Mondorf-les-Bains Tél.: 23 61 11 Info@casino2000.lu

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Playtime · travelling

Marc Colbach Foreign Analphabetic in China “I read PaperJam in Beijing.”

travelling

The Chinese-speaking architect who’s made Beijing his home Thanks to its phenomenal rate of growth, there’s plenty for an architect to do in China. Enter then Marc Colbach, originally from Luxembourg, who’s enjoying the best of the capital while making its buildings just that little more attractive. Expats who master the language of their adopted country can, quite rightly, feel proud of themselves. But then again, an Italian does not have to work too hard to learn Spanish, nor does a Brit have to bust a gut to master German. Hats off to someone like Marc Colbach then, a Luxembourger who has spent the last five years living and working in Beijing – and yes, he can speak the language, having done Chinese language studies at the city’s university. An architect by trade, Marc currently works as an interior designer for BDM, a Hong Kong company with offices in that city, as well as in Shanghai, Chengdu and Guangzhou. As the chief designer of one of their teams, he is responsible mainly for commercial design, such as offices, public spaces and some entertainment projects. “Architecture is the highest form of art, and is the symbiosis of all kinds of creation, says Marc. I am far away from this ideology in Beijing, but I still try to keep this in mind, and my brain operates following this structure.” Despite the “noise, lack of manners, smoggy days, spitting and public transport in the summer,” Beijing has plenty to offer this honorary citizen. “Space, diversity, speed and spicy food” are

just a few of the attractions for Marc, as well as “an everything-is-possible attitude – although nothing works in the end.” What certainly is possible, however, is the chance to find some great restaurants in China’s capital. First up on Marc’s list of recommendations is Block 8 (3/F south side of No 8 Apartments of Chaoyang Gongyuan Xilu, +86 65 08 85 85), “the latest new spot in town, perfectly combining a bar, a lounge, music and a restaurant.” Of particular mention is the roof terrace, “great in summertime for sunbathing and showering!” A visit is, says Marc, “a must for all designers.” To escape the bustling metropolis for a while, Marc suggests Izaka-Ya (4 Gongti Beliu, +86 65 85 35 70), which offers “great food and an affordable lunch or brunch on weekends.” With a traditional Japanese design, the restaurant is the perfect place to chill out. Similarly tranquil, thanks to an all-white minimalist design, is Paper (138 Gulou Dongdajie, +86 84 01 50 80), a restaurant specialising in Chinese cuisine that puts the focus on seafood. From cool, sleek minimalism then, to a somewhat warmer welcome, at In & Out (1 Sanlitun Beixiaojie, +86 84 54 00 86). At this southernChinese restaurant, you’ll find “waitresses wearing traditional dresses, who’ll even sing a song for you

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Bahok Akram Khan Dance Company 25.01-22.02.08 Tianqiao Theater 30 Beiwei Lu www.tqtheater.com.cn

ChickFlick Night presents: “Room With a View” 30.01.08 Club Obiwan www.clubobiwan.com.cn

Dabruck & Klein German DJ duo 25.01.08 The Bank thebank.huashan@gmail.com

Beijing New Spring Concert Chinese Folk Songs 29.01.08 Great Hall of the People ponypiaoen@hotmail.com

Chinese New Year Paper Restaurant 07.02.08 13-course set dinner 138 Gulou Dongdajie

First International Ballet Stars Gala 26.01-27.01.08 National Centre for Performing Arts www.nationalgrandtheater.com

if you ask.” For Marc, the place is unique, thanks to its “simplicity in design, food and prices.” On to cafés and bars, and Marc starts with a venue with no name, “tucked away in a hutong behind Yinding Qiao, Houhai. This is the first bar around the lake in Houhai before it got overfilled with tacky bars and rickshaws.” The bar has a great view of the lake, which, come winter, “is used for ice skating and ‘chair skating’.” Staying with an aquatic theme is the Stone Boat Café (Lakeside, southwest corner of Ritan Park, +86 65 01 99 86), which, as the name suggests, is housed on a traditional Chinese stone boat, in the middle of the lake in Ritan park. “It’s best here on lazy summer nights, says Marc, and is very laid back, offering cheap drinks.” On to the club scene then, and first stop is the MAO Livehouse (111 Gulou Dongdajie, +86 64 02 50 80), a “spot for live punk music”. Not that Marc is into punk, you understand, but it’s an interesting place “to see how Chinese understand the punk scene, with punks and skins all partying together.” For some “fine house music, real drinks and nice people”, Marc recommends China Doll (2/F Tongli Studios, Sanlitun Beilu, +86 64 17 46 99), which has an “interesting underwater design, with sirens on the walls.” For a club to do some networking in, he recommends Suzie Wong’s,

which is “very commercial, but good for business purposes.” Be sure to stay late, however, as it “always gets crazy after midnight.” Now it’s time to hit the shops, starting with the swankiest. Lane Crawford (2 Seasons Place, Jinchengfang Jie, Financial Street, +86 66 22 08 08) is the place to find all of the brands you could possibly ask for. “The interior design is impressive, says Marc, and the opening party last October was just massive, with famous Chinese model Du Juan there and film star Maggy Cheung.” For something a little more unconventional, though, there’s CANA Cloth and Clothes (26 Nanluoguxiang, +86 64 06 06 99). “It’s a very risky and unique concept, says Marc. You choose a cloth from their selection, and they will make your garment for you!” A bit of blind faith in the tailor is what’s needed then. And if you’d rather know exactly what you’ll be getting, but still go for something original, then check out Plastered T-Shirts (44-1 Nanluoguxiang, +86 88 84 88 55, www.plastered.com.cn), where they’ll recreate anything from a bus ticket to a poster on your T-shirt. And for a truly unique souvenir, head to the Jindian Xintuo shop (Dongsi Beidajie, +86 84 02 19 39), a second-hand boutique where you’ll find “things that you wouldn’t even think existed

any more.” Marc recommends you engage in a bit of haggling here, and although they mostly sell bikes and new antiques these days, a good rummage will still uncover some treasures. Finally, it’s time for the arty side of Beijing. Marc points us in the direction of the Dashangzi Art District, where there are lots of galleries to choose from. “This is a unique place in the city, he says, and probably my favourite in town. Bauhaus factory-style buildings got changed into galleries, book stores, coffee shops and restaurants here,” he says, turning it into “the brand new headquarters for the Chinese fashion industry.” And finally, this architect recommends one of his favourite sites in the capital: the Ullens Center for Contemporary Art. “Designed by Wilmotte, this massive and impressive art centre in Dashangzi is the ne plus ultra in architecture,” he says. The first floor houses the main galleries, while the mezzanines on the second floor are used for conferences on one side and a library of art books on the other. So the aforementioned drawbacks aside, there are benefits to living in a crowded, bustling metropolis – and those are just a handful of them. Tackling Chinese in the classroom may have been tough, but for Marc it’s certainly paid off.

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Playtime · club paperjam

n Robert Bigdowski (Xing)

m Delphine François (Mike Koedinger Editions)

n Jacques Demarque (Explorator, paperJam), Thierry Aballea (Brasserie Kirchberg)

n Maddy Mulheims (Ministère de l’Egalité des Chances)

m Fabrice Garau (Volubilis)

n Jacques Demarque (Explorator, paperJam)

m Frédérique Moser (paperJam)

n Christiane Hoffmann (Lilith Project)

m Serge H. Behm (Tata Consultancy Services)

m Francis Gasparotto (Tempo)

m Stéphanie Anen (Tempo)

m Emmanuel Derue (PK Electronics)

n Artur Sosna (Berlitz)

m Mike Koedinger (Mike Koedinger Editions)

Le club paperjam invité par...

Pour ce dernier Club de l’année 2007, nous sortons résolument des sentiers battus. Chacun aime la convivialité de l’endroit et son petit air de fête à la bonne franquette. C’est une découverte pour la plupart de nos invités et l’ambiance ne tarde pas, après quelques coupes de Crémant de Luxembourg Jubilée brut, à devenir franchement détendue. L’excellent établissement de Fernand Guelf n’a pas tardé à distiller son charme. Après nous être installés, nous procédons aux présentations de chacun dans la bonne humeur et constatons qu’une communication très animée s’établit sans tarder d’un bout à l’autre de la table. Elle n’est interrompue provisoirement que par l’arrivée d’une fraîche et savoureuse salade de cresson de fontaine, poêlée de boudin noir séché, pommes de terre charlotte. L’entrée est accompagnée d’un tout aussi frais Clos mon vieux Moulin Ahn Wacholdwerberg pinot blanc 2005 de chez Duhr frères. La robe est pâle, le nez, minéral et la bouche, légère. Le magret de canard au sirop de réglisse, vinaigre de noix, poêlée de crosnes aux cèpes démontre alors tout le talent de Thierry Aballea, chef de cuisine de l’établissement et habité d’une passion sans limite pour son métier. C’est alors l’opportunité de découvrir Les Chèvrefeuilles, un de ces agréables et «modernes» côtes-du-rhône sud issus d’un assemblage de cépages typiques, cinsault, grenache, carignan, mourverdre et syrah. La robe est profonde, le nez discret et plaisant. Il s’associe, sans les masquer, aux saveurs complexes et délicates du magret. Le moelleux aux deux chocolats et sa crème au lait d’amandes clôture en belle douceur un dîner qui s’est déroulé dans une ambiance préparant déjà tout le monde aux proches fêtes de fin d’année. Le service était assuré avec le sourire et même Fernand, le patron, y a participé avec discrétion et efficacité. || Jacques Demarque

Photos: Luc Deflorenne

…la Brasserie Kirchberg

Brasserie Kirchberg 193, rue de Kirchberg Luxembourg (Kirchberg) Tél.: 43 40 43 www.brasseriekirchberg.lu info@brasseriekirchberg.lu

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Les pierres sont précieuses… vos vacances aussi ! Nos hôtels de luxe ont été soigneusement sélectionnés pour leur situation privilégiée, leur confort exceptionnel et le service impeccable. Bien-être, sports, gastronomie, culture, détente… et plus encore !

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Conformément à l’article 66 de la loi de 08.06.2004 sur la liberté d’expression dans les médias, la présente mention est obligatoire «une fois par an, au premier numéro diffusé».

paperJam – édition février 2008 Ce numéro est paru le 25 janvier à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg.

Nous avons choisi de la publier chaque mois.

La société éditrice de paperJam est détenue indirectement, par une participation excédant 25 pour cent, par Mike Koedinger, éditeur indépendant domicilié au Luxembourg.

Directeur de la publication

Le conseil d’administration est composé par Mike Koedinger (président), la société Tempo ainsi que la société Mike Koedinger Management s.à.r.l. La direction générale et la gestion journalière sont de la responsabilité de Mike Koedinger.

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Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu

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Rédaction

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Dans le prochain numero PAPER J AM M a r s 2 0 0 8

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Gros plan sur le paysage médiatique, les investissements publicitaires au Luxembourg et la notion de radical advertising. Les avis d’une vingtaine de professionnels sur les grands enjeux du marketing et de la communication. Et la présentation de tous les projets nommés pour les Communication & Design Awards 2008, qui auront lieu le 29 février à la Rockal à Esch-sur-Alzette. Prochaine parution: 21 février 2008 Clôture publicité: 11 février 2008

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Mon bureau

Arlette Schneiders Architecte Photo: Andres Lejona

1 | Mes lunettes Elles sont cachées sous une grande feuille. Cela m’arrive souvent de les laisser quelque part dans le bureau, sur des tables couvertes de plans. Parfois je les retrouve sous les plans. Le plus souvent, ce sont mes collaborateurs qui me retrouvent mes lunettes. 2 | Le papier calque Dans le monde actuel de l’informatique, le papier calque peut paraître un objet archaïque, mais pour moi l’utilisation de ce médium fait partie des plus beaux moments. 3 | Le laptop Je ne m’imagine plus travailler sans cet ordinateur portable. C’est tellement facile d’envoyer des messages et des documents sans devoir se soucier si on dérange le destinataire, lequel peut consulter les documents à son aise au moment qui lui convient. 5 1 6

4 | Le petit carnet Ce petit carnet m’accompagne partout, également en vacances. On y trouve aussi bien des notes prises sur un chantier, que des croquis comme première ébauche d’un projet, dessiné dans le bus, sur une terrasse…, que le nom de bons vins goûtés dans un restaurant en France, au Luxembourg ou ailleurs. 5 | Livres d’architecture C’est fabuleux ce qui se construit. Il existe des bâtiments qui ont une qualité spatiale extraordinaire, une atmosphère inimitable. Feuilleter les publications des réalisations des confrères du monde entier peut produire l’étincelle qui fait naître l’idée de base d’un nouveau projet. 6 | Mes crayons C’est le moment que je préfère, celui où je peux dessiner avec mes crayons. Les croquis sont toujours à la base de toute notre création, malgré le dessin par informatique.

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index

Organisations citees 611 entreprises et institutions ont été citées sur les 244 pages de cette édition. Les noms de personnes et de produits ne sont pas repris. La mise en gras indique les sociétés et institutions qui sont annonceurs dans cette édition. 1,2,3 Go

48 56 ABBL 22, 24, 63, 154, 162 AC D Courtage en assurances 228 ACA 22, 24 Accor 56, 89 Accor Services 197, 211 Accountemps 85 Accumalux 127 Aciérie de Dudelange 110 ACT Gene 80 ActivBiotics 80 Addedvalue 41 Adecco 85, 87, 89, 91, 92 Advanced Biologicals Laboratories 80 Advantage 91 Aéroport de Luxembourg 49 Afitep 130 Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers 68 AGF 62 AGF Luxembourg 62 AIG Europe 145 AIK 48 Air France-KLM 54 Ajilon Luxembourg 89 ALAC 110 Aladin 197,198 ALD Automotive 45, 197, 198 Aleba 154 Alex.lu 54 Alfa Romeo 20, 21 ALFI 22, 24 Aliwen 72 All Seasons 56 Allen & Overy 89, 91 Allianz 62 Allianz Belgium 62 Allianz Insurance Luxembourg 62 Allianz Life Luxembourg 62 Allied Telesys 150 Alter Domus 59, 61 Alternext 62 Alti 100 Arbed 89 Arcelor 57, 89, 106 ArcelorMittal 28, 57, 63, 64, 66, 100, 102, 106, 121, 196 Archi2000 48 Archives nationales 110 Arcolux Luxembourg 89 Argest 87 Arlette Schneiders Architectes Luxembourg 241 Artelis 51 Artesia Luxembourg 89 Arval 197, 200 Aseptic Technologies 72 Assar Marc Ewen 56 Association Méridienne 66 Astralis 51 Athénée du Luxembourg 18 Athlon Car Lease 94, 197, 200 Atisreal 42, 91, 159 Attac Luxembourg 18 Aubade 100 Audi 81 Audiolux 54, 63 Audit & Compliance 87 Autodiffuson Losch 47, 79, 81 Avaloq 185, 186 AXA Belgium 57 Axis Career Luxembourg 87 Axis Interim Luxembourg 85 B2L/BBDO 100 Badenoch & Clark 85, 91 Banimmo 54 Banque Centrale Européenne 38 Banque de Luxembourg 37, 44 Banque Degroof 10 Banque Degroof Luxembourg 162 Banque du Benelux 76 Banque Fortuna 168 Banque Indo-Suez Belgique 76 Banque Raiffeisen 107, 168 Barreau de Luxembourg 85 Baxter Healthcare 68 BCEE 154, 189 BEA 37 Beecham 78 BenQ Siemens 102 Berlitz 236 Bertelsmann 57 BFM 151 BGL 85 Bibliothèque Nationale 110 Bibliothèque Nationale Universitaire 110 Bic 102 Binsfeld Live 91 BIP 63 BNP Paribas 60 BNP Paribas Luxembourg 190 Bourse de Luxembourg 54, 63 Brasserie Kirchberg 236 Bricks 179 Bristol 89

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Budweiser 100 Bureau Commun de Coopération Policière de Luxembourg 34 Business Initiative 213 BusinessEurope 64 C.L.T. 93 Cabinet Fontaine-Archer-Vande Voorde 85 Cabinet Michael Page 85 Cactus 89 Cardiff 60 Cargolux 64, 89 Carmignac Gestion 58 Carré Rotondes 110 Casino 2000 232 Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain 39, 110 CBL 87 CCR Abbaye de Neumünster 98 Cegecom 39 Cegedel 62, 63 CEL 150 Cenarp 89 Centre Culturel de Rencontres Abbaye de Neumünster 110 Centre de formation Jean-Baptiste Rock 113 Centre sportif et culturel La Coque 110 CEPL 95, 103 CetrelSecurities 192 CFDT 66 CFE CGC 66 CGT 66 Chambre de Commerce 28, 37 Chambre des Députés 22, 28, 30, 34, 46 Chambre des Métiers 22, 32, 57 Chemical Bank 76 CHU Liège 72 Ciné Cité 110 Cinter 64 CITI 89 Citroën 40 CityJet 54 CK 167 CLC 22, 26, 54, 102, 145 Clearstream 63 CNA 110 Coaching Mentoring Consulting 98 Coca-Cola 100 Codeplafi 154 Coditel 54 Coditel Numéricâble 54 Codur 41, 215 Comfi 57 Comfi Luxembourg 89 Commission européenne 50 Communication & Design Awards 133 Compagnie de Banque Privée 162, 244 Comparex 57 Computacenter 145 Computersystems 152 Concept Factory 41 Conseil européen 18 Conseil national des programmes 44 Conseil parlementaire interrégional 22, 34 Convention Bureau Ardennes Meetings et Incentives 66 Cour administrative 49 Cour constitutionnelle 46 Cour de justice des Communautés européennes 48 Cour des comptes 110 Crédit Agricole 14 Cri d’Art 227 Cropmark 41 CRP Henri Tudor 37, 50, 89, 96, 130 CRP Santé 50, 80 CSSF 24, 56, 62, 63, 174, 184, 187 CTG 183 D&O Recrutement & Advisers 190 DAGF 57 Déi Lénk 18 DekaBank Deutsche Girozentrale Luxembourg 174 Deloitte 87 Delphi Genetics 72 Demathieu & Bard 85 Deminor Investment Management 57 Design Luxembourg 37 Dexia 8, 56, 63 Dexia Asset Management Luxembourg 56 Dexia BIL 85, 154 Dexia Insurance & Pensions Services 89, 197, 200 Dexia Life & Pensions 89 DNAVision 72 Docs 5 Dresdner Bank 174 DRGE de la Région wallonne 68 DTZ 42, 87 DZ BANK International 174 DZ Private Wealth Managementgesellschaft 174

européenne e Ecole Economist Club

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38 128 Editpress 122 Editus Luxembourg 91 EFG Bank 157 EFG Bank Luxembourg 162 Efinancialcareers 99 Eisen Wagner 64 Electris 41 Elite Advisers 58 Emresa 205 Enterasys 89 Entreprise des P&T 39, 50, 148 Ernst&Young 162, 191 ETA 228 Etap Hotel 56 Etat luxembourgeois 46, 49, 51 Euro Info Centre, Luxembourg 37 Eurogentec 68, 70, 72, 76 Eurogentec North America 72 Euromed Marseille 100 Euronimbus 89 Europlaza Hôtel 89 Euroscreen 72 Exceed 100 Experta Luxembourg 85 Explorator 236, 239 Faber Digital Studio 193 Faculté des Lettres, des Sciences humaines, des Arts et des Sciences de l’Education 87 Faculté des Sciences, de la Technologie et de la Communication 28 Farvest 54 Fédération de la mode 54 Fédération des Artisans 32, 57 Fédération des brocanteurs et des antiquaires 54 Fédération des Entreprises de Belgique 76 Fédération des opérateurs alternatifs 54 Fedil Business Federation Luxembourg 22, 30, 32, 64 Felten Stein 149 Fideos 89 FNRS 68 Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie 37, 48 Fondation Maeght 228 Fondation Migros 110 Fondation Roi Baudouin 110 Fonds Belval 37 Fonds culturel national 110 Fonds national de soutien à la production audiovisuelle 110 Forem 70, 72 Fortis 41, 62, 63, 85 Fortis Banque Belgique 87 Fortis Banque Luxembourg 62, 85, 89, 165, 168 Fortis Banque Suisse 87 Fortis Luxembourg IARD 145 Forum européen de la céramique 91 Forworx 145 Foyer 12, 57, 63 FRIA 68 Fujitsu Services 77 Fujitsu Services Belux 89 Fujitsu Siemens 147, 150 Gamma 72 Gax Technologies 89 Getronics Belux 91 Getronics PSF Luxembourg 91 Giga 70, 72 Giga Clinic 70 Giga Formation 70 Giga Neuro 70 Giga Research 70 GlaxoSmithKline 78 GlaxoSmithKline (GSK) Biologicals 68 Goodyear 124 Gouvernement luxembourgeois 28, 30, 49 GP3 Groupe Conseil 89 Grand Garage de Luxembourg 117 Gras Savoye 145 Gras Savoye Luxembourg 145 Groupe Action Finance 91 Groupe C3 57 GSK Biologicals 72, 78 Guardian 125 Hagenland Productions 41 Handelszeitung 98 Hannover Leasing 42 Hansaplast 52 Harvey Weston 85 Hayek Ingeniering 228 HEC Lausanne 91 Heintz Van Landewyck 123 Henogen 72 Hilton 232 Hilton Luxembourg 37 Hôpital du Kirchberg 50 Hôpital Robert Debré, Paris 80 H-Phar 72 Hublot 98 Hush Technologies 150 Husky 127 HVB Banque Luxembourg 174 Ibis 56 IBT 76 Idelux 66 IFBL 84 Ikogest 42 ILR 51 Imprimerie Centrale 5 Imprimerie Victor Buck 5 IMS Luxembourgeois 196, 204

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Index 227 INDR 202 ING Banque Luxembourg 168 ING Luxembourg 62 ING Real Estate Finance International 62 Inlingua Grande Region 89 Inspection générale des Finances 110 Institut de biologie et médecine moléculaire 72 Institut des sciences de la vie 72 Institut d’immunologie médicale 72 Institut Pierre Werner 39 Institut supérieur d’Etudes et de Recherches pédagogiques 87 International Herald Tribune 100 International School, Luxembourg 38 Interpub’ 41 Intertransport 64 Investlife 60 IPConcept Fund Management 174 Ipsofacto 41 IVG Immobilien 42 Jaguar 117 JCEL 89 Jeunes Entreprises asbl 76 Johnson & Johnson 72 Jones Lang LaSalle 42 Journal of Finance 130 KanAm Grund 42 Katun corporation 150 Kaupthing Bank 2, 3 Kaupthing Bank Luxembourg 162 KBA 122 KBC Autolease 197,202 KBC Bank 63 KBC Group 63, 154 KBL 154, 177 Kinepolis 57 KitoZyme 72 Kowac 42 KPMG 53, 85 Krones 126 Kronospan 41 Kulturfabrik 110 Kyocera 67 La Luxembourgeoise 109, 197, 202 La Médina 232 La Voix du Luxembourg 91 Laboratoire de biologie moléculaire et cellulaire du cancer 50 LaCie 150 Lancom Systems 91, 150 Landsbanki 188 LanguageXperts 41 LCGB 154 Le Figaro 100 Le Monde 100 Le Rondeau 232 Le Village des Dragons 232 Lease Plan 203 LeasePlan Luxembourg 197, 202 Lecuit Opto-Technical 56 Legitech 5 LegitiName 100 LEO 64, 119 Les Roses 232 Lighthouse 221 Lilith Project 236 Liverpool, capitale européenne de la Culture 2008 39 Lombard & Odier 91 Lombard International 60 London City Airport 54 L’Oréal 100 Loyens Winandy Luxembourg 85, 91 Lufthansa 87 Luxair 87, 215, 237 Lux-Airport 87 LuxairTours 41 Luxe.TV 54, 93 Luxembourg Business Academy 28 Luxembourg Congrès 46 Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007 39, 46 Luxembourg Online 51 Luxembourg School of Finance 28 LuxembourgforFinance 22, 154, 184, 187 Luxempart 63 Luxexpo 49, 223 LuxGSM 50, 56 Luxinnovation 57, 91 Luxtrust 46 Luxweb Régie 91 Lycée technique de Belval 37 Lycée Vauban 38 M Immobilier 56 M6 93 Made In Luxe 54 MarkCom Luxembourg 37 Maslux 55 Mastercraft 96 MCM Ressources Humaines 89 McMaster University de Toronto 100 Mercedes Benz 43 Mercure 56 Mercure Grand Hotel Alpha 197 Mercuria Services 89 Meusinvest 70

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Mezzo 232 Microsoft 102, 144, 148 Microsoft Belgique 75 Mikado Publicis 41 Mike Koedinger Editions 236 Millenium 41 Ministère de l‘Egalité des Chances 98, 236 Ministère de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 28, 46, 110 Ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative 49 Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur 130 Ministère de l’Education nationale 87, 110 Ministère de l’Environnement 49 Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire 46, 49 Ministère des Finances 110 Ministère du Travail et de l’Emploi 98 Mithra 72 Mittal Steel 57, 106 Mondor 219 Moreno International 89 Moskito Productions 41 Mousel 56 MSF 52 MSF Luxembourg 52 Mudam 37, 110 Musée de Haut-Martelange 110 Musée de la Forteresse 110 Musée d’Histoire de la Ville 110 Musée d’Histoire et d’Art 110 MWD Luxembourg 91 Mylan 72 MySpace 100 Negresco (Nice) 232 Neosphere 54 Netmanage 150 New Bizz 36 New Media Lux 54 New York Times 100 NGR Consulting 243 Nippon EGT 72 Nokia 5, 100, 102 Novotel 56 Novotel Luxembourg Kirchberg 89 Numéricâble 54 Odyssea 72 Odyssey Financial Technologies 63 Office City 89 Office du Ducroire 139 OGB-L 154 OncoMethylome Sciences 72 ONU 34, 200 Oostvogels Pfister Feyten 85 OPL 110 Orco Property Group 54 OTAN 52 Panta Holdings 54 paperJam 22, 37, 49, 98, 130, 144, 236 Parlement Européen 50 Pepite 80 Pfizer 100 Philharmonie 37, 110 Photothèque de la Ville de Luxembourg 110 Pictet 60 Piranha et Petits Poissons Rouges 41 PK Electronics 236 PKF 211 Plate-forme européenne de la microfinance 91 Polaroïd 120 Poll-Fabaire 41 Porsche 79 Potel et Chabot 91 PricewaterhouseCoopers 41, 65, 88 PricewaterhouseCoopers Luxembourg 39 Probiox 72, 80 Procter&Gamble 100 Prodware 56 Profil 154 Project Management Institute 130 Property Partners 41, 42 Province de Luxembourg 66 Prytanée national militaire de La Flèche 100 Pullmann 56 Push the Brand 41 Qatena 5 Racle 144 Ralph Weis Opticien 41 Ramery Batiment 85 Randstad 86 RBC Dexia Investor Services Belgium 63 Région wallone 66, 68 Renault 102, 168 Research Biolabs 72 Restaurant de la Place 232 RIBS 105 RIT 78 Ritz (Paris) 89, 232 Robert Half International 85 Robert Walters Belux 85 Roche 80 Rockhal 37, 110

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Rosport 126 Rothschild 60 RTL Group 57 RTL Radio 93 RTL-TV 93 Sal. Oppenheim 154 Sal. Oppenheim International 85 Sales Lentz 41 Sambrinvest 70 SAP 56, 144 SD Worx 173 SD Worx Luxembourg 91 Sequoia 80 Service national de la Jeunesse 110 Services Généraux de Gestion 85 SES 63 SES Astra 51, 64 Siemens 89, 91 SIT Lease 201 SIT Lease Luxembourg 197, 204 Smith Kline 78 Smith Kline Beecham 76 Société Générale Bank & Trust 187 Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie 64 Société régionale d’investissement de Wallonie 68 Sodexho 197, 199, 204 Sofindev NV 54 Sofitel 56, 89 Sofitel Belux 89 Sofitel Luxembourg Europe 89 Sofitel Luxury Hotels 89 Sofitel Quiberon 89 Sokrates 18 Solvac 76 Solvay 57 Sony 102 Sony Ericsson 23 Sources Rosport 231 Stanford Financial Group 63 State Street Bank Luxembourg 188 Statec 44, 130 Stavanger, Capitale européenne de la Culture 2008 39 Sun Microsystem Financial Sector 194 Sun Microsystems 89, 153 Swiss Life Luxembourg 89 Symantec 87, 150 Syndicat des Employés du Secteur Financier 41 TangoTele2 56 Tata Consultancy Services 236 Tatiana Fabeck Architecte 48 TCS 160, 161 Technicolor 89 Télé-Luxembourg 93 Telindus 57, 137, 145 Temenos 186, 195 Tempo 89, 236 Théâtre gallo-romain de Dalheim 110 Thonning Design 221 TNS-Ilres 110 Toshiba Corporation 150 Trend Micro 87, 150 Tribunal administratif de Luxembourg 49, 51 T-Systems International 89 TV5 93 Ubisoft 102 UBS 4, 60 UBS (Luxembourg) 91, 162 UBS (Zurich) 91 UCB Group 68 UCL 70, 78 ULB 70, 72, 76 ULg 72, 80 Unel 18 Unicon 64 Union des entreprises liégeoises 76 Union Européenne 18, 38, 48, 190, 192 Union wallonne des entreprises 76, 78 Université de Johns Hopkins 72 Université de Liège 70 Université du Luxembourg 22, 28, 87 Utéron Pharma 72 Utopia 54 Utopia Management 54 Vanksen Group 100, 102 Vectis 171, 192 Ventos 62 Vetedy Belgium 66 Victor Buck Services 5, 143, 194 Ville de Bonn 64 Ville de Luxembourg 28, 64, 110 Ville de Sibiu 39 Ville d’Esch-sur-Alzette 110 Villeroy & Boch 91 Visible Genetics 80 VLM Airlines 54 Volkswagen 47 Volubilis 236 Voxmobile 56 voyages-sncf.com 100 Wallonia Biotech Coaching 70 Warner Bros 102 Wengé 233 Yato 64 Zap.lu 54 ZenTech 72

Prochaine édition: 21 février 2008 Pour contacter la rédaction: press@paperjam.lu Pour contacter la régie pub: info@tempo.lu

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