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pUne de couv MAGV19_UNE_FEV11_pUne de couv_MEP MAG VILLE 06/02/12 15:59 Page1

g Ma( )ville.fr

N°19

le magazine

du citadin curieux

Février 2012

éro m u n e c Dans

Resto Les Louvières Du Canada au Jura

Voyage

àToronto

Multiple et cosmopolite

Homme VincentDufour Concepteur de voyages

Auto

DS 5

L’arrivée du chef de famille

Swan la grâce du Cygne !

Danse et poésie au Théâtre de Bourg

Bourg-en-Bresse


MM000486 Europe gge_MEP MAG VILLE 01/02/12 16:37 Page1


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SOMMAIRE La théorie de laRelativité

À vos AGENDAS La tête dans les Étoiles. C’est ce que vous propose, pour sa troisième édition, Festiplanètes, à Villefranche. Pour le reste, petit tour d’horizon des lieux de sortie à la r onde…

Pages 6 à 15

A table dans le JURA

En cette période de l’année où beaucoup de r egards sont encore tournés en direction des pistes, nous vous avons dégoté un petit point de chute à mi-parcours. Où l’on découvre que l’esprit montagne peut Pages 16-17 aussi se mettre au goût du jour !

ESCAPADES&VOYAGES ! Vous avez toujours rêvé de vous faire un sommet, mais le Mont Blanc ou l’Everest, c’est trop dur, trop loin et trop cher ? Essayez le Crêt de la Neige… Et quand il sera temps de penser à vos prochaines vacances, Ma(g)ville vous invite à considérer Toronto comme un point de chute envisaPages 18 à 21 geable.

Traits PORTRAITS Après avoir beaucoup bourlingué lui-même, il concocte aujourd’hui des voyages de ouf, assis derrière son ordi, à Saint-Julien-sur-Reyssouze. Elle aussi a couru le monde à sa façon. Avant de prendre le parti de s’exprimer à travers ses films, documentaires, courts-métrages et bientôt longs…

Pages 22 et 28

Festiplanètes

Du désespoir à l’euphorie, il n’y a parfois que le souffle spatio-temporel d’un instant, d’un lieu, d’un point de vue. Et puis c’est bien connu, on est toujours le pauvre diable de quelqu’un et le nanti d’un autre… Regardez ce qui se passe aujourd’hui autour de nous. Comme à la fin des années soixante-dix, le mot crise est redevenu une sorte d’incantation chamanique. Et les médias ne sont pas les derniers à être jugés responsables du marasme. Reproduit comme un sinistre mantra à longueur d’articles, de chroniques et d’éditoriaux, le mot crise contribuerait à plomber l’atmosphère, à attiser le climat de sinistrose. « C’est mauvais pour le commerce » argumente-t-on ici. « Cela casse le moral des gens ! », avance-t-on là. D’un autre côté, il y a ces fichues élections ! Elles aussi unanimement accusées d’avoir sur le réflexe pavlovien à consommer un effet inversement proportionnel à l’emballement qu’elles suscitent. Des consommateurs attentistes devant les prophéties de disette, quoi de surprenant ? Tout irait donc au plus mal, dans le plus mauvais des mondes ! Il suffirait pourtant de lever le nez de nos petites vies tranquilles, pour s’apercevoir… que tout est relatif. Et je remercie chaque jour le ciel d’être né ici (et pas en Syrie, par exemple, ni en Corée du Nord, en Tchétchénie ou au Rwanda…) et d’être né maintenant (et pas à l’orée des deux Guerres mondiales, par exemple, ni à l’époque des Guerres de Religions, de la Grande Peste ou de l’invasion des Huns…). Il me suffit parfois d’y penser, pour que mon rang du milieu, même avec ses accoudoirs étroits et son manque cruel de place aux jambes, dans le long-courrier un peu serré de ce charter de classe moyenne, ne m’apparaissent tout à coup bien commodes, somme toute… Enfin, j’aimerais bien qu’il en soit ainsi.

ESSAI Citroën DS5 La dernière née de la gamme DS de Citroën est arrivée. Véritable familiale, mais plus tendue et sportive que la tranquille C5, cette voiture en jette par son look, sans équivalent sur le marché. On a voulu l’essayer... Pages 32 à 33

Mais la nature humaine est ainsi faite que lorsque vous cheminez à l’assaut d’une montagne, il est plus naturel de regarder devant soi et vers le haut, que de se retourner à tout bout de champ pour se gargariser du chemin accompli. Alors n’écoutez pas trop les oiseaux de mauvais augure : foncez ! L’ambition est

un moteur qui vous mènera au sommet. Le vôtre, pas celui de votre voisin. Car tout est relatif, rappelez-vous ! Frédéric Rihn

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QUOI - 2-9?

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Fast Green Vite, bien, sain

De quoi s’agit-il ? D’un salad e bar ouvert f ace à la place d e la Vizirette, à Bour g. Le prin cipe : manger vite et sain, à prix raisonnable. D’où l’i dée d es m anges debout (la terrasse arrive ce printemps) et d es propositions variées de pâtes, salades, wrapps, sandwichs, soupes et jus de fruits (ou de légumes) frais. Une déco en outre très réussie, dans un pur esprit atelier réalisée par l’artiste Britt T amalet. C’est fr ais, urbain et accueillant ! Qui ? Marie nous arrive d e Nancy. Titulaire d’un m aster en m anagement de l’hôtellerie décroché à Lyon, la jeune femme souriante et d ynamique se dit persu adée que si « Manger bien, c’est important. Il faut que ce soit beau aussi ! »

Vonnas l’illustre Où ? Quand ? comment ? Ouvert du lundi au vendredi, toute la journée. À consommer sur place ou à emporter. WiFi, journ aux et m agazines à disposition de la clientèle. Fast Green / 8 pl. Bourg en Bresse

Escapade

Les

grottes de la Balme , fin de trêve !

Depuis le 4 février, les Grottes de la Balme sont réouvertes au public les après-midis du week-end. Le programme des animations reprend les succès des années précédentes avec la chasse aux œufs de Pâques, les nocturnes contées, la chasse au trésor, les journées du Patrimoine et les journées de la spéléologie. Pendant les vacances de février, les mercredis 15 et 22, les visites guidées sont remplacées par la chasse au trésor a partir de 14h et jusqu’à 17h, dernière entrée.(tarifs adultes : 9€50 et enfant de 6 a 14 ans 5€50) www.grottes.biz • 04 74 90 63 76 • info@gr ottesdelabalme.com

Edgard Quinet.

Pour la première fois, un ouvrage retrace toute l’histoire de Vonnas, de l’Antiquité à aujourd’hui. Vonnas au fil des jours invite à cheminer au gré des évolutions de la commune, depuis ses traces gallo-romaines aux fermes bressanes et châteaux conservés de Béost et Epeyssolles ; depuis les forces vives associatives, économiques et industrielles qui l’ont construite et l’animent, dont la dynastie Blanc que consacre un chapitre, aux équipements et caractéristiques naturelles qui offrent une qualité exceptionnelle à son cadre de vie. Le livre, écrit par Michel Bellaton, Monique Dumon et Alain Gilbert abordent l’ère de prospérité qui fera évoluer le village en petite ville, couronnée par le label national Commune touristique en 2010. Plus de 300 photographies anciennes et nouvelles, cartes postales et peintures, illustrent les contours et faits marquants de son évolution. Vonnas, au fil des jours. 136 pages. 30 € M&G Éditions

AGENCES Guy Hoquet immobilier Et de trois pour P.-O. Neyraud

L’ESPAGNE à tir d’aile

U

ne nouvelle compagnie low cost s’installera à Lyon Saint Exupéry à compter du mois de mars. Son nom : Vueling. Deux destinations en vols directs sont pour l’instant au programme : Barcelone, avec 5 vols hebdomadaires, et Palma de Mallorque (deux vols jusqu’en juin, puis trois de juillet à septembre). Comptez environ 100 euros l’aller-retour dans le meilleur des cas pour les deux destinations. Départs les lundis, mercredis, vendredis, jeudis et dimanches vers Barcelone ; les mardis et samedis vers Palma. www.vueling.com

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De gauche à droite, toute l’équipe de l’agence burgienne : M. Monjoie, Pierre-Olivier Neyraud, Guillaume Chapuis, Jeff Martinez.

Pierre-Olivier N eyraud a ouvert sa pr emière franchise Guy Hoquet avenue Alph onse Baudin, à Bour g-en-Bresse, il y a 7 an s. Après une seconde ouverture à Ambérieu-enBugey l’année d ernière, c’est à présen t à Pont d’Ain que sa troisième agence vient de voir le jour. Spécialiste d es tr ansactions en appartem ent, maisons et terrains, les agences Guy Hoquet de Pierre-Olivier Neyraud sont aujourd’hui idéalement positi onnées pour répon dre à un e demande sur tout le département. Agence d e B ourg : 3 2, a v. Alphonse Baudin • 04 74 32 18 06.


QUOI - 2-9?

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ez.

(Février/mars 2012 • Magville Bourg-en-Bresse (3)


QUOI-2-9 ? Mâcon

4 MAGV19_QUOI2NEUF_MÂCON_MEP MAG VILLE 25/01/12 08:53 Page1

Ouverture d’une épicerie

Farini a tavola fine italienne

« Farini a tavola », Patricia Scrivani traduit le nom de son épicerie fine italienne, fr aîchement ouverte le 22 n ovembre, en ces term es : « Amener les produits de mon village Farini en particulier et de l’Italie en général sur la table ». Quid de ces merveilles gustatives ? Une belle gamme d’une vingtaine de vins allant de 8 à 50 €vous permet une approche intéressante de la viticulture italienne. S’ensuit une autre découverte, la vente en vrac de cinq huiles d’olive, dont une en agriculture bi o, pr ovenant d e qu atre régi ons différ entes d e la « Botte ». Vous pourrez les déguster sur place et emporter en suite celle qui vous plaît. La maîtresse des lieux vend en effet des bouteilles vides, mais étiquetées du nom des huiles, avec lesquelles vous pourrez faire régulièrement votre plein.

Si la gr appa et autr e lim oncello son t évi demment à l’inven taire, « Farini a tavola » pr opose aussi d es vinaigres balsamiques haut d e gamme. Vous aur ez sûr ement besoin d es con seils d e Patricia pour choisir l’importante variété d’an ti-pasti, de produits à la truffe , de sauces tomates ou de pestos de Gênes. Bien évidemment ce magasin à l’atmosphère accueillante propose des variétés méticuleusement sélectionnées de riz cultivé d ans la plaine du Pô près de Milan (noir, rouge, intégral), ainsi que des risottos aux cep, à la saucisse, aux orties et des pâtes sèches artisanales. En produits frais, au-delà des pâtes, de l’incontournable parmesan en meule, la charcuterie provient de chez un petit artisan per ché sur la colline de Piacenza, à tr ente kilomètres de Farini, la terr e natale de Patricia Scrivani. Pour un juste retour aux sources... Farini a tavola (6 rue Saint-Nizier, Mâcon) 03.58.19.23.46, (www.farini-a-tavola.com)

❘◗● Photos et réalisation JP Auray

Orval + Mathilde M. L’usine crée son espace boutique De loin, on jur erait une gar e du déb ut du XX e siècle , av ec sa magnifique horloge qui domine des mur s ocre et gris , de hautes baies vitrées, cerclées d’armatures en fer. À l’intérieur, 40 salariés travaillent pour le groupe Orval créations + Mathilde M. Une boutique à Lyon ouverte en novembre 2010, un show-room à Milan et depuis le 23 novembre, un second magasin de 415 m2 à Mâcon. Les deux griffes ont été créées par Éri c et Mathilde Clavelet, depuis leur village de Viré dans le Mâconnais. Orval en 1986, puis « Mathilde M. » en 2002. Implan tée jusqu’en juillet d ernier à T ournus, l’en treprise tr op à l’étroit dans ses murs fait construire une nouvelle usine de 8 000 m2, près

de la sortie Mâcon Sud de l’autoroute A6. Dan s l’espace de Mâcon on trouve les dernières créations des deux marques. Orval s’inspire d’an ciennes publi cités, déclin ant sur un ton rétro, pendules métal, plateaux, sets d e table , balances, boîtes gigognes, tabliers, bougies, coussins, lampions, une impressionnante collection de cabas, des mugs, des assiettes et des tasses à poin ts blancs ou petits carreaux rouges. Au tr avers d es différ entes pièces de la maison, « Mathilde M. » déploi e quant à elle ses sen teurs sa spécialité d’origine - avec n otamment une nouvelle ligne cosmétique haut de gamme (huile lavante, crème de douche, savons, huile de massage). Pour sa collecti on automne-hiver 2011 elle a im aginé un univers pour bébé en blanc et gris. Ambiances parfumées, (diffuseurs, sprays, parfums d’oreillers, etc.) côtoient les accessoires de salle de bains, les linges de maison, de table, de chambre à coucher, les mobiliers ou des moules d’anges en plâtre. Orval + Mathilde M. 117 rue Pablo Picasso, Mâcon • 03 85 33 09 43 www.orval-creations.com et www.mathilde-m.com

(4) Magville Bourg-en-Bresse • Février 2012 )


Puccini s’installe à l’Opéra de Lyon Le Festival Puccini met à l’honneur le célèbre compositeur italien et son œuvre phare : le Triptyque. Créés en 1918, Il Tabarro, Suor Angelica et Gianni Schicchi mêlent tragédie, jalousie, mélodrame et comédie. Ils ont été pensés pour être joués ensemble au cours d’une même soirée. Mais, il est rare de pouvoir les découvrir ainsi. Le Festival Puccini est aussi l’occasion d’admirer le talent de ce génie, à l’origine d’opéras majeurs comme La Bohème ou Madame Butterfly.

Festival Puccini : jusqu’au 13 février à l’Opéra de L yon - 0826 305 325

A

Pas de sushis !

lors que la mode des sushis-bars a gagné Lyon, difficile de trouver un endroit convivial, bon et pas trop cher. C’est désormais chose faite, avec le restaurant Tokyo, qui s’est installé dans le quartier de la Préfecture. Le poisson est frais et plein de goût et surtout, les prix restent raisonnables avec des menus midi autour de 12 € et soir entre 15 et 20 €. Ce qui place Tokyo parmi les meilleurs sushis-bars de Lyon !

QUOI-2 -9?

Lyon

p5 MAGV19_QUOI2NEUF_LYON p5_MEP MAG VILLE 02/02/12 15:02 Page1

Restaurant Tokyo • 26 rue Servient, Lyon 3 e • 04 78 62 35 99

Le bonheur serait dans le matelas... C’ est le parti pris par le club Wellness Sport qui vient d’ acqué rir le seul Aemotio Spa de la ville. Cette drôle de machine associe eau et lumiè re et se pré sente sous la forme d’ un matelas d’ eau chaude. L’ Aemotio Spa sert de support pour plusieurs techniques de soin : enveloppement d’ algues, massages sous pluie tropicale, chromothé rapie aux huiles essentielles... Wellness Sport 153 rue Vendôme Lyon 3e 04 78 62 99 95

(Février/mars 2012 • Magville Bourg-en-Bresse (5)


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SORTIRVOIRECOUT R endre les sci ences accessibles à tous , c’est l’objectif de Festiplanètes, Arts et sciences, organisé par le Centre cultur el associatif Beaujolais avec le souti en de la Comm unauté d’agglomér ation de Villefr anche (CA VIL). Jusqu’au 28 févri er, Arn as, Gleizé, Lim as et Villefranche ser ont le théâtr e d e nombreuses anim ations. H ubert Reeves qui a n otamment été conseiller sci entifique à la NAS A et directeur d e r echerche au CNRS à Paris, parraine Festiplanètes. Quatre thèmes ont été ch oisis cette année : De la terr e au ciel, comment

Spectacle 13h et des poussières

Quand les planètes ont rendez-vous avec l’art l’homme perçoit l’univers ; Explorer les 5 sens ; L’arbre au cœur de la vi e ; U n phén omène atm osphérique. Le tout à tr avers d es propositions très diverses : spectacles, danse, ateliers, expositions, contes, projections de films et documentaires, rencontres. « Il est interdit de ne pas compr endre ! » : c’est le leitm otiv de cette 3e édition. Et les visiteurs ser ont am enés à s’in téresser aux sciences de manière étonnante et lu dique : f abriquer des cerfvolants et s’amuser à les faire voler, jouer d’instruments étranges (contrebasse en fil de pêche, vitre sonore… ). Jacques Rougerie (fondateur du Centre d’architecture de la m er et d e l’espace) et Jean-Pierre Haigneré (pilote d’essai puis astr onaute de l’Agence spatiale européenne) se retrouveront pour une rencontre intitulée Habiter l’océan, habiter l’espace. Le public pourra participer à des ateliers d’observation du ciel avec le Planétarium d e Vaulx-enVelin. Dès 5 an s, ils pourr ont apprendre à utiliser un télescope , voyager sous le planétarium. Les enf ants d e 8 an s et plus

découvriront comment lire une carte du ciel. Hubert Reeves fera le li en, avec le Qu atuor Lu dwig, en tre créati on d u cosm os et création m usicale. L es a rtistes i nterpréteront d es œ uvres d e Haydn, Schubert, Ravel… Les enf ants et leurs par ents pourront écouter des histoires évoquant la naissance des étoiles filantes, les galaxies et la terr e. Ils ten teront des expériences originales (transpercer un ballon d e baudruche sans le faire exploser, faire tenir un livre sur la tranche d’une feuille de papier) découvriront des objets impossibles… Pour clore cette édition, sera présenté le concert-spectacle fascinant créé par la compagnie Sueño en la fabrica avec le con cours d u botaniste Fr ancis H allé, Élog e d e l’arbre, autour des arbres du monde, de leur(s) histoire(s) et de leur richesse. Festiplanètes - Arts et sciences - 3e édition jusqu’au 28 février, à Arnas, Gleizé, Limas et Villefranche. Rens. 04 74 68 89 38. www.ccab.fr

Et encore... Bourg-en-Bresse Des oiseaux et des hommes Danse La compagnie “Le guetteur“ r evient avec un spectacle surpr enant et poétique pour cygne et danseurs. Swan, une création de Luc P etton, entr e rêv e et réalité. Swan. Au Théâtre de Bourg-en-Bresse. Mercredi 29 février à 19h et jeudi 1er mars à 20h30. Tél. 04 74 50 40 00. www.theatre-bourg.com

Lyon Bruits d’animaux

Danse/musique Saint-Saëns et Mozart pèr e, se r etrouvent pour un programme jeune public. Après La symphonie des jouets (Leopold Mozart), Le carnav al des animaux, ser ont mis en musique par l’Or chestre national de L yon et en danse par Marion Lévy. Le Carnaval des animaux/La symphonie des jouets. À la Maison de la danse. Du 29 février au 3 mars. Spectacle jeun e publi c. Réservations : 04 72 78 18 00. www.maisondeladanse.com

(6) Magville Bourg-en-Bresse • Février/Mars 2012)

Saint-Etienne

C’était Manufrance ! Exposition

450 objets (armes , cycles, machines à coudre, machines outils, objets domestiques…), des photographies, affiches, catalogues, pr ojections de films , bornes inter actives permettent de découvrir l’histoir e de la Manuf acture d’armes et de cycles de Saint-Étienne. C’était Manufr ance, un siècle d’inno vation (1885-1985). A u M usée d’art et d’in dustrie. Jusqu’au 27 févri er. Tél. 04 77 49 73 00. mai.musee@saint-etienne.fr

Villefranche Un air de famille ? Théâtre

Le quotidien des Coleman, une f amille Argentine. Un huis clos satirique aux dialogues rythmés et savoureux du metteur en scène et dr amaturge Claudio T olcachir. Un spectacle en espagnol surtitré en fr ançais. Cette pièce créée en 2005, récompensée plusieurs fois, a été jouée plus de 1000 fois en Argentine et dans le monde. Le cas de la famille Coleman. Au Théâtre de Villefranche-sur-Saône. Mardi 28 février à 20h30 et mercredi 29 à 19h30. Tél. 04 74 75 15 40. www.theatredevillefranche.asso.fr


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famille aux diaetteur en achir. Un français. mpensée 1000 fois

re de 20h30

news JEUX

Mieux vaut (parfois) être seul que mal accompagné En terme de jeux, deux types d’offres se partagent le marché. D’un côté, les jeux confinés à une utilisation réduite à votre seul ordinateur (ou votre console). De l’autre, les jeux en ligne massivement multijouers (ou MMOG, acronyme anglais pour massively multiplayer online game). Ces jeux ont la particularité de tirer leur sel du fait qu’ils se jouent en ligne, moyennant (le plus souvent) un abonnement à la plateforme distribuant le jeu. Dans ce cas, le nombre de vos adversaires dépendra du nombre d’abonnés. Autre avantage du MMOG : sa persistance. Le jeu continue d’évoluer, même une fois votre ordinateur éteint (du fait des actions des autres joueurs connectés). D’où ce sentiment grisant et addictif de participer à un univers en marche. Cela dit, le jeu à l’ancienne n’a peut être pas dit son dernier mot. Pour en savoir plus, nous vous recommandons la lecture d’un article paru chez l’un de nos confrères sur ce sujet. www.standardmagazine.com/que-reste-t-il-des-campagnes-solos

Sérial lecteur ! Sélection MUSIQUE

Luis Sepúlveda, conteur et militant

Mâles voices ! Lind, Nilsen, Fuentes & Holm Hallelujah live L’album n’est pas tout récent (il d ate d e 2006), mais gag eons qu’il vous aura échappé, tout comme à nous ! Ces quatre gars-là, pourtant, en ont sous le palais . Outre leur nationalité norvégienne, ils ont en effet en commun d’avoir démarré des carrières solos (plus ou moins courronnées de succès) avant de réunir leurs tessitures sur cet album de reprises. Un jour, les qu atre garçons, par ailleurs r emarqués lors d’un équivalent congelé de la Star Ac’, sont invités à pousser la chan sonnette sur un plateau d e show télé. Leur performance fait un tel tabac qu’une tournée et un album s’en son t suivi. Ainsi qu’un Grammy Award pour la r eprise de Leonard Cohen. Excusez du peu !

Jim Yamouridis Into the Day Si son nom de famille renvoit à ses ori gines hellenistiques. Mais en tre-temps, le rhapsode s’est mâtiné d e rug osité, celle des cow-boy australiens dont il a la n ationalité bien que vivant aujourd’hui à Paris. Jim est un dandy géant à la voix de rocaille.

Leonard Cohen Old Ideas On l’a dit ruiné ! Quelles que soient les r aisons qui on t poussé le r oi des crooners à reprendre d u servi ce, un e chose est sûre, Leonard, c’est comme le bon vin, il se bonifie avec l’âge ! (Sortie le 30 janvier)

Tout un CINEMA The Descendants

• • • Luis Sepúlved a est un con teur. De ceux d ont les histoir es f ont voyag er le lecteur d ans d es contrées sauvages et mystérieuses. Ses romans abritent des personnages extraordinaires, comme dans Le vieux qui lisait des romans d’amour. Cet ouvr age l’a f ait connaître dans le monde entier. Mais l’auteur manie aussi bien l’humour et l’ironie. Journal d’un tueur sentimental en est un bel e xemple. Les trois histoires de ce livre empruntent aux romans noirs, mais le ton grinçan t reste léger. Histoires d’ici et d’ailleurs est un livre plus personnel. Il est composé d’une série d’articles et d e textes. Des tém oignages, des souvenirs d e personnes ou d’histoir es, qui on t m arqué la vi e d e Luis Sepúlveda. Le lecteur y apprendra qui était le héros du Vieux qui lisait des romans d’amour, un homme que l’auteur a rencontré un jour d’orage, en plein cœur de la forêt amazonienne. Le style est fluide, à la fois simple et très beau. Né au Chili en 1949, emprisonné sous le régim ede Pinochet, Luis Sepúlveda a été con traint à l’exil. Avant de quitter l’Amérique latine, il a notamment lutté aux côtés des sandinistes au Nicaragua et vécu un an chez les Indiens Shuars où il a participé à un programme de recherche pour le compte de l’Unesco. C’est en Allemagne qu’il s’est établi, avant de s’installer à Gijón dans le nord de l’Espagne. De ses périodes de lutte, l’auteur a con servé un pr ofond engagement politique à gau che. De ses n ombreux voyag es il a ramené de très belles im ages qui parsèm ent ses r omans, mais aussi une conviction écologique forte. Luis Sepúlveda fait partie des grandes plumes auxquelles a donné naissance l’Amérique latine. Histoires d’ici et d’ailleurs (2011). Le vieux qui lisait des romans d’amour (1992). Journal d’un tueur sentiment al (1998). Éditions Métailié, Paris.

Un film de Alexander Payne, avec George Clooney, Shailene Woodley, Amara Miller...

Hawaï, ses plag es, ses m agnifiques îles et ses sports n autiques. U n petit m orceau d e par adis, mais pas pour M att King dont la femm e est plongée dans le coma depuis un accident de hors-bord. Une situation tragique qui lui impose de s’occuper de ses d eux filles, des amis catastr ophés et d e sa belle famille sous le choc. Lui-même n’est pas au mieux depuis qu’il a compris que sa femme le trompait depuis quelques temps avan t l’accident. Pour simplifier le tout, il d oit clore dans la sem aine la vente immobilière la plus importan te de l’histoire de l’île. travers les difficultés de Matt à communiquer avec C’est toujours un bonh eur de retrouver le ciném a ses filles, ou la douloureuse question de l’héritage d’Alexander P ayne. Après un e e xcursion d ans la incarné par ce bout d e paradis familial que M att Nappa Valley (l’excellent Sideways), le réalisateur cherche à vendre. pose d onc sa camér a d ans cet état améri cain si Rien d e f oncièrement ori ginal, m ais Ale xander particulier, m ais en con servant ses bonn es habi- Payne possède suffisamment de talent pour que le tudes : un rythm e len t, d es situ ations tr agi- voyage soit réellement unique. D’abord, une finesse comiques d e la vi e de tous les jours et l’étude rare dans l’écriture des personnages. A commencer détaillée d e tr ajectoires d e personn ages qu’un e par les ados, tout en nuances, alors que cette catéépreuve de la vie va faire doucement évoluer. gorie d’âge est souvent mal servie dans les drames Il ajoute i ci la thém atique d e la f amille et d es américains. Et puis il y a Matt King. George Clooney racines, omniprésente dans le film que ce soit à lui d onne toute sa fin esse, toute sa mélan colie,

toute son impuissance. Pas si loin de son rôle dans In Th e Air, Geor ge pr ouve qu’il est déci demment plein de ressources pour f aire exister des personnages « normaux », mais en plein doute. Payne utilise les m erveilleux paysag es d’H awaï comme un décor irréel pour cette comédie tragique et amère : les plag es, les f orêts, et tous ces g ens en short et chemise à fleurs même au bureau, cela entretient un décalage entre ce paradis supposé, et l’enfer que traverse Matt et sa famille. Plus le film avance, plus on se laisse capturer par cette mise en scène ciselée, qui utilise à si bon esci ent de très bons morceaux de musique locale, histoire de bien rester dans l’ambiance. Cerise sur le gâteau : un art de la scène et du gag dans un ensemble pourtant souvent triste et très mélancolique. Un cocktail particulièrement plaisant, qui ravira ceux qui veulen t f aire un e petite pause , et qui s’inscriront avec une lenteur assumée et une tristesse un peu joyeuse d ans les pas d e Geor ge Clooney. Le cinoche selon Etienne sur http://dh84.over-blog.com

(Février/Mars 2012 • Magville Bourg-en-Bresse (7)


p8-15 MAG19 AGENDASORTIES p8-15_Mise en page 1 06/02/12 16:25 Page1

CA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS

 MUSIQUE Samedi 11 février (20h)

Vendredi 17 février (20h30)

Duke & Thelonious

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Halle Tony Garnier, Lyon De 29 euros à 45 euros. Rens. : 03 80 410 333 www.halle-tony-garnier.com Jeudi 16 février (19h)

Left Lane Cruser+Hickenunc « Ces deux barbus de Forth Wayne Indiana utilisent le blues comme une arme de destruction massive (...). Les fils spirituels de Bukk a White et Muddy W aters nous offrent leur propre version du blues ; un blues efficace, rythmique, sauvage et tribal. » -------------

La Tannerie 123 place de la Vinaigrerie, à Bourg en Bresse. www.la-tannerie.com

K S ROC

BLUE

Jazz

« Thelonious Monk et Duk e Ellington, deux pianistes, deux grands compositeurs : Ellington alias The Duk e, l'élégance f aite swing et mélodie , la luxuriance du Big Band… Thélonious Sphere Monk, l'originalité absolue, l'âpreté faite poésie… Fils du blues et de la musique européenne, le Jazz fut une des grandes découvertes artistiques du XXe siècle, portant en lui une cultur e ancestrale du rythme et de la magie, de subtils arrangements et orchestrations. Plus qu'une relecture, Denis Charolles nous invite à une fête, un pas de danse, une course poursuite funambulesque au milieu des jo yaux de cette musique. Une mélodie, un rythme et c'est notr e mémoire qui s'affole devant les standards. Les huit interprètes des Musiques à Ouïr vivent la musique avec un appétit féroce, une relation forte et contagieuse avec le public. »

Carnaval des animaux Camille Saint-Saëns « Il n’est plus nécessaire de présenter le Carnaval des animaux. Petits et grands pourront le redécouvrir dans une version mêlant la magie et le rêve. Danseur, cirque, costumes, conteur , autant d’ingrédients pour ce concert spectacle mis en scène par la Compagnie Dram Bakus. Cette «fantaisie animalière», comme la qualifiait Camille Saint-Saëns, sera précédée de la Symphonie des jouets de Leopold Mozart.

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••• A partir de 12 ans Mâcon scène nationale. 1511, avenue Charles de Gaulle. Centre culturel L. Escande. Tél. 03 85 22 82 99. www.theatre-macon.com Dimanche 19 février (17h)

Vienne toujours ! Messe en Fa mineur de Bruckner Symphonie "inachevée" de Schubert « L'Orchestre symphonique de Mâcon sous la direction d'Eric Geneste s'associe aux choeurs Crescendo de Bron dirigés par Jacques Berthelon, à la Cantoria de Mâcon et à la Schola Witkowski dirigée par Jean Michel Blanchon pour la production exceptionnelle de ce concert donné également à l'auditorium de Lyon : la Symphonie N°8 « Inache vée » (D.759) de Schubert et la Messe en Fa mineur N° 3 de Brückner. De Haydn et Mozart à Ber g et Webern, lorsque l'un s'éteint, l'autre reprend le flambeau ! Ainsi brûle la flamme romantique viennoise de Schubert (1797-1828) à Brückner (1824-1896). L'un, éternel jeune homme, génie précoce (et heur eusement !), l'autre patient et grave, qui compose essentiellement dans la deuxième moitié de sa vie . Tous deux amoureux de la belle mélodie viennoise tendre et mélancolique, qui coule tout natur ellement dans leurs oeuvres, aussi bien profanes que religieuses. Aurore Bucher (soprano), Florence Villevière (mezzosoprano), P eter Jeffes (ténor), Didier Pizzolitto (basse) seront les solistes invités de ce concert réunissant 200 choristes et 60 musiciens. -------------

(8) Magville Bourg-en-Bresse • Février/mars 2012)

Le Carnaval des animaux Symphonie des jouets Leopold Mozart

Irish Legends

« Venus des meilleures académies de Dublin et de Galway les danseuses et les danseurs d’Irish Legends vous invitent à un voyage éblouissant au cœur de la Légende Celte sur les rythmes frénétiques des claquettes irlandaises appelées "Tap Dance". Le charme des danseuses et la présence exceptionnelle d u C hampion d u M onde d e d anse i rlandaise transporteront le public au cœur de cette si Majestueuse Irlande. Dans une ambiance festive et chaleureuse, les musiciens et leurs instruments traditionnels comme la cornemuse irlandaise ou le bodhran, joueront pour vous, avec panache et bonne humeur, un florilège des plus beaux airs et ballades du folklore irlandais. Une musique joyeuse et spontanée. Un spectacle pour taper des pieds et frapper dans les mains ! »

Du samedi 25 février au 3 mars

••• A partir de 8 ans Mâcon scène nationale. 1511, avenue Charles de Gaulle. Centre culturel L. Escande. Tél. 03 85 22 82 99. www.theatre-macon.com

••• jeune public Auditorium de Lyon 149 rue Garibaldi 69003 Lyon Billetterie. : 04 78 95 95 95 - www.auditoriumlyon.com Ce spectacle se déroulera à la Maison de la Danse, 8 avenue Jean Mermoz Lyon 8. Dimanche 26 février (18h30) Julian Perretta

« On peut dire sans trop de mal que le Julian Perretta était prédestiné à la musique. Son père anglais d’origine italienne, sa mère irlandaise, sont respectivement chanteur et guitariste de blues. Ses premiers pas sur scène, il les fera avec Mark Ronson (producteur entre autres de feu Amy Winehouse) lors de sa tournée européenne, avec qui il reprend les Smiths. L’accueil réservé depuis deux ans à “Wonder why” ouvre sous ses pas des lendemains radieux. Son alb um “Stitch me up” témoigne d’une maturité musicale et d’un éventail d’inspiration assez unique chez un aussi jeune song writer.

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Le Transbordeur 3 bd de la bataille de Stalingrad, Villeurbanne. Tarifs : 34 euros. www.transbordeur.fr


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CA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS Jeudi 1 mars (19h)

Izia+invités « La fille prodige de la scène pop-rock f rançaise e st d e retour au T ransbordeur. 21 ans à peine et déjà un deuxième alb um pour Izia. “So much trouble” est une collection de chansons polies av ec son acolyte Sébastien Hoog. Vous risquez d'être dérouté par ce disque plus posé, dans la veine d'une P J Harv ey actuelle. Composés la plupart du temps au piano, les titres révèlent un certain talent d'écriture. Mais r assurez-vous, la rage du r ock n'est jamais loin, et sur scène, la belle ne laisser a que de r ares moments de répit à ses adeptes. -------------

Le Transbordeur 3 bd de la bataille de Stalin© Paul Schmidt grad, Villeurbanne. T arifs : 26,70 euros. www.transbordeur.fr Jeudi 1 mars (22h30)

Jam session spéciale 20 ans Cave à Musique Un jeudi par mois, le Crescent Jazz Club organise des bœufs autour de standards du jazz, avec la participation de ses musiciens résidents. Un lieu

de rencontre unique entre amateurs, nouveaux talents et musiciens confirmés !

Mercredi 7 mars (19h)

Hell’s Kitchen + O

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Au Crescent Jazz club 83 rue Rambuteau, Mâcon. T arifs : gratuit (carte d’adhérent 3,5 euros obligatoire). Dimanche 4 mars (18h)

Colonel Reyel « Vous av ez f orcément entendu parler de lui. D'abord par ce que son titr e “ Aurélie” a été ce qu'on appelle un tube de l'été, mais aussi par ce qu'il a déclenché une petite polémique en traitant du sujet des mères adolescentes. Le jeune homme découvre le dancehall lorsqu'il habite aux Antilles, après avoir fait ses débuts dans le rap à Paris. De retour en métr opole, il f orme le Septentrional Crew et participe à l’explosion de Dancehall hexagonal, grâce à des compilations regroupant le fleuron du genr e. Peu après , il compose “Celui” avec son compèr e DJ Doug, qui de vient un hit. Dans son album, il propose une mixture de dancehall, de zouk et de r'n'b qui séduit les plus jeunes. Consécration, le disque est certifié de platine !

« Hell's Kitchen est un gr oupe helvète surréaliste qui mélange blues et influences post-industrielles. Bernard Monney (chant & guitare), Cédric Taillefer (percuterie - c'est le f orgeron-chaudronnier du groupe) et Christophe Ryser (contrebasse) n'hésitent pas à mix er leurs instruments de base entilation, en en tapant sur des conduits de v malaxant des pâtes alimentaires et en lâchant des objets qui s'écr asent au sol. Les couv ercles de poubelles, le washboard, les tambours de machine à laver font également partie de leurs instruments habituels. Le tout est génér alement ponctué de coups de talon, de cris, de hululements. -------------

La Tannerie 123 place de la Vinaigrerie, à Bourg en Bresse. www.la-tannerie.com Tarifs : 8 euros/gratuit.

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Le Transbordeur 3 bd de la bataille de Stalingrad, Villeurbanne. Tarifs : 21 / 31 euros. Tarif préférentiel pour les 12 ans (sur justificatif). www .transbordeur.fr

BLUES Alternatif

(Février/mars 2012 • Magville Bourg-en-Bresse (9)


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CA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS Jeudi 8 mars (19h)

Showcase Double Deuce Experience

Vendredi 9 mars (20h)

Julien Clerc

du bled » av ec la pr ofondeur et l’intensité de sa voix gr ave. Elle tr ansporte dans ses malles un accordéon ex-yougoslave, un banjo déglingué, une guitare manouche, une contr ebasse arménienne ; rajoutez à cela quelques cuivres et violons et vous aurez le mélange explosif de son album « Pichu », qui se déroule comme une bande originale où l’on balance d’Almodovar à Kusturica. -------------

« Julien Clerc revisitera dans un spectacle inédit, l’ensemble de ses gr ands standards, ainsi que des nouvelles chansons, réorchestré spécialement pour être accompagné par un orchestre symphonique. » -------------

« Prenez une gr osse dose de Rock, ajoutez y quelques riffs de guitare, un gros son de basse, un batteur de caractère, le tout servi par un chanteur charismatique à la voix puissante et vous ne serez plus très loin du Double Deuce . Bercés au son du rock électrique d'outr e-Atlantique, les quatr e rockeurs v ous servir ont leur s compos puissantes et endiablées !

Halle Tony Garnier, Lyon De 35 euros à 60 euros. Rens. : 09 79 51 20 54 www.halle-tony-garnier.com

••• A partir de 14 ans Durée 2h30, entracte inclus. Mâcon scène nationale. 1511, avenue Charles de Gaulle. Centre culturel L. Escande. Tél. 03 85 22 82 99. www.theatre-macon.com Dimanche 11 mars (17h)

Orchestre du CNSMD de Lyon

Samedi 10 mars (20h30)

Chloé Lacan & Sophia Charaï

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La Tannerie (au bar) 123 place de la Vinaigrerie, à Bourg en Bresse. www.la-tannerie.com Tarifs : gratuit. Vendredi 9 mars (19h)

Deux drôles de dames , réunies pour la soirée . Deux v oix pleines d’émotion et de chaleur dans des ambiances musicales éclectiques... Mais aussi des femmes qui « déménagent », habitent la scène et partagent avec le public.

Chet Nuneta + Projection «Les Françoises »

« C’est sous la direction de Peter Rundel, régulièrement salué pour son éclectisme musical, que l’orchestre du CNSMD de L yon s’ouvre aux différentes approches du temps et de l’espace dans le cadre de la Biennale Musiques en scène de L yon. La composition ...le ciel, tout à l’heure si limpide, soudain se tr ouble horriblement… de Michael Jarrell, compositeur invité du festiv al, effectue une plongée au sein de la matièr e sonore.

© Fred Chapotat

Trois chanteuses aux origines diverses, friandes de percussions, de danse et de jeu scénique ; un chanteur-percussioniste à l'accent mar ocain dont la voix et la présence apportent stabilité et pr ofondeur ; un per cussionniste musicien dont l'appétit et l'engagement musical sont sans par eil, voilà la trame de fond des Chet Nuneta. Ils tir ent leur inspiration de leur sensibilité et de leur imagination, sans limite de style pour nous livrer une musique inclassable peuplée de nombr euses ethnies et cultures. Un voyage musical et culturel à ne manquer sous aucun prétexte.

Chloé Lacan est seule en scène avec, pour compagnie, un piano et son accor déon. Elle gueule , swingue et souffle. Elle a du frisson dans la v oix et de l'humour à r evendre, passant avec désinvolture du lyrique au jazz, des envolées tziganes à la disco.

Programme • M. Jarr ell …le ciel, tout à l’heur e si limpide , soudain se trouble horriblement… • M. Mochizuki Camera lucida • I. Mundry Nocturno (nouv elle version en création mondiale) • C. Debussy La Mer -------------

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La T annerie 123 place de la Vinaigrerie, à Bourg en Bresse. www.la-tannerie.com Tarifs : 13€/9€. Dans le cadre de la journée de la femme (8 mars) une conso sera offerte pour les filles !

Dans Camera lucida , la compositrice Misato Mochizuki, propose une écritur e aux confluences de la modernité occidentale et de sa culture japonaise. Inspir ation tempor elle encor e, av ec Nocturno d’Isabel Mundry. La Mer de Debussy, l’une des plus belles et des plus originales parmi les œuvres s ymphoniques fr ançaises, fermer a ce concert exceptionnel. »

Sophia Charaï, sorte de Catherine Ringer orientale, entre glamour et pr ovocation, chante « son blues

(10) Magville Bourg-en-Bresse • Février/mars 2012)

Au théâtre de Bourg-en-Bresse Durée : 1h20 Infos : www.theatre-bourg.com ce programme est présenté dans le cadre de la Biennale Musiques en scène de Lyon organisé par le GRAME. Tarifs 26 € (plein tarif) / 22 € (réduit) / 19 € (enfant).


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CA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS

 THEÂTRE Samedi 11 février (20h30)

Jean-Luc Lemoine

en partenariat avec Ils Scènent

ur

Humo

Mais l oin d es c omplications p our a dultes, O livier Balazuc emmène le jeune public dans un conte où les clefs de la création théâtrale sont livrées dès les premiers instants. Olivier Balazuc réussit avec beaucoup de simplicité et de charme à transporter le jeune public dans la magie de l'imaginaire et de l'amour grâce à de nombreux jeux d'ombres et aux quatre comédiens-musiciens-chanteurs qui s'emparent magnifiquement des onze personnages de ce conte. ------------

Durée 1h10 ••• A partir de 7 ans Mâcon scène nationale. 1511, avenue Charles de Gaulle. Centre culturel L. Escande. Tél. 03 85 22 82 99. www.theatre-macon.com Du 23 au 26 février « Cette année, Jean-Luc Lemoine a 40 ans, l'heure des bilans, mais aussi du grand déballage ! Abandonnant les sketches, le regard plus acéré que jamais, il propose un décryptage surprenant et hilarant de notre société dans un monologue aux allures de montagnes russes. Tout y passe : le business de la nostalgie, la difficulté d'apprécier une oeuvre d'art quand on est inculte, les mensonges sur la complémentarité entre les hommes et les femmes, la dictature du buzz, les vedettes qui refusent de vieillir. Jean-Luc Lemoine distille un humour fin très particulier, basé en grande partie sur l'observation de ses congénères et les dysfonctionnements de la vie de tous les jours. »

Allegria

Cirque du Soleil

Samedi 21 février (19h30)

L’Ombre amoureuse mise en scène : Olivier Balazuc

Avec : Araceli Dvoskin - Miriam Odorico - Inda Lavalle - Lautaro Perotti - Tamara Kiper - Gerardo Otero - Gonzalo Ruiz - Jor ge Castaño ------------

« Alegria vous entraîne dans un univers allégorique et acrobatique au coeur d’un palais féerique. Alegria est un spectacle Cirque du Soleil typique, inspiré par la structure de ces dômes qui sont des symboles architecturaux de nombreuses institutions puissantes. Définitivement lumineux dans son vocabulaire visuel, le casting éclectique des personnages emmène les spectateurs dans un monde de rêve et de fantaisie, un royaume sans roi dans lequel les Bronx qui sont l’allégorie de la jeunesse sont en lutte perpétuelle avec les vieux oiseaux nostalgiques pour le pouvoir. Durant les 17 ans de tournée de ce spectacle, plus de 70 villes sur les cinq continents ont accueilli ce show, avec plus de 5 000 représentations données pour un public de plus de 10 millions de personnes autour du monde. -------------

Jeune public « Dans le château du roi son père, une jeune princesse s'ennuie. Elle rêve de partir à l'aventure. Promise à un prince égoïste qui ne songe qu'à manger et dormir, la princesse est bien triste. Elle décide alors de ne pas l'épouser et de suivre un homme sans visage et sans nom dont elle ne voit toujours que l'ombre. Pour d écouvrir q u'il s 'agit d e l 'ombre d u prince, qui par amour pour elle, s'est détachée de son maître… Ce conte nous amène à réfléchir sur la symbolique de l'ombre, la contradiction entre ce que nous désirerions être et l'image que les autres nous renvoient, entre ce que nous voudrions faire et les obstacles que nous rencontrons…

Claudio Tolcachir, jeune metteur en scène et dramaturge ar gentin, signe un huis clos satirique , aux dialogues rythmés et sav oureux, que l'interprétation brillante des comédiens r end incroyablement réaliste. Cette pièce créée en 2005, déjà largement récompensée , a été jouée plus de mille fois en Argentine et dans le monde. » Spectacle en espagnol surtitré en fr ançais

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••• A partir de 12 ans Durée 1h30. Mâcon scène nationale. 1511, avenue Charles de Gaulle. Centre culturel L. Escande. Tél. 03 85 22 82 99. www.theatre-macon.com

mère, pilier du foyer, tombe malade. Sous nos regards stupéfaits se raconte alors le destin des membres de cette famille.

Halle Tony Garnier, Lyon De 45 euros à 78 euros (hors étudiants, groupes). Rens. : 01 48 03 87 87 www.halle-tony-garnier.com Mardi 28 février (20h30)

Le cas de la famille Coleman mise en scène : Claudio Tolcachir Cie Timbre 4 Théâtre de Villefranche « Bienvenue chez les Coleman, famille argentine pas comme les autres, isolée du reste du monde, où cohabitent dans un désordre total une grandmère, sa fille et ses quatr e petits-enf ants. La scène de vient le théâtr e de leur quotidien, presque toujours au bord de l'explosion, entre les cris, les coups, les rires et débordements en tout genre. La dissolution s'installe lor sque la grand-

(12) Magville Bourg-en-Bresse • Février/mars 2012)

Durée 1h30 ••• A partir de 16 ans Mâcon scène nationale. 1511, avenue Charles de Gaulle. Centre culturel L. Escande. Tél. 03 85 22 82 99. www.theatre-macon.com Du 6 au 9 mars

III

Philippe Malone / Gislaine Drahy « Il s’appelle Richar d, troisième du nom, et vient d’hériter d’un empir e. U sines, banques , actionnaires, salariés… tout lui appartient désormais . Sauf, peut-être, la conduite de ses actes . Parvenu au sommet, il n’aur a de cesse de f aire exploser le cadre des actions « convenables » que lui tracent sa mère, ses conseillers, et tout le poids de sa lignée… U ser réellement du pouv oir, n’estce pas nécessairement en abuser ? Variation intense et rythmée autour de la figure de Richard III, la pièce de Philippe Malone emprunte à Shak espeare ses per sonnages pour décrir e un monde au bord du gouffre. Elle réinterroge, dans les contradictions du monde d’aujourd’hui, la question du pouvoir… implacablement. -------------

Au théâtre de Bourg-en-Bresse Infos : www.theatre-bourg.com


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Mercredi 7 mars (20h30)

Jamel Debbouze

CA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS

sique durant deux heures rythmé par la conteuse qui vous plongera dans l’univers de cette grande fresque chinoise. » -------------

Samedi 3 mars (20h30)

Cie Pietragalla La tentation d’Eve

Halle Tony Garnier, Lyon De 34 euros à 46,50 euros. Rens. : 04 72 76 00 00 www.halle-tony-garnier.com

 DANSE 29 février (19h) et 1er mars (20h30)

Swan

Création pour cygnes & danseurs « Après 7 ans d’absence , l’humoriste r evient enfin sur scène av ec un nouv eau one-man-show forcément très attendu. Dans "Nouv eau spectacle" Jamel raconte tout ce qui s’est passé dans sa vie depuis quelques années av ec sa verve inimitable et son r egard toujours plus affûté. Il nous raconte son mariage, la naissance de son fils , le choc des cultures, sa première rencontre avec le Théâtre… Jamel nous dit tout. C’est un bluffeur, un truqueur de l’existence, et une fois de plus il nous embarque dans son univers passionnant. »

« Dix ans après "Don't look back", la danseuse , ancienne étoile de l'Opéra de Paris et ancienne directrice du Ballet National de Mar seille, revient seule sur scène avec "La Tentation d'Eve", véritable voyage poétique à travers la mémoire des femmes.

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L’Intégrale 422 Avenue Hoff, Belley • 04 79 42 04 12 Tarifs : de 37,80€ à 42€ Durée : 1h30 Rens. : http://lintegral.belley.fr Jeudi 8 mars (20h30)

Les Etoiles du Cirque de Pékin

Réunissant danseurs et cygnes sur scène, Swan se situe entre animalité et humanité, entr e rêve et réalité, dans un espace-temps poétique aux frontières indécises. Habité par une danse subtile et déliée, Luc Petton recherche tout ce qui induit la magie du corps en apesanteur. Passionné par le monde animalier, il nous av ait déjà tr ansportés av ec La confidence des oiseaux , accueilli au Théâtr e en 2010. Swan est la pour suite de cette f abuleuse aventure humaine et artistique . P esanteur et grâce, le c ygne apparaît comme le plus ambiv alent des oiseaux… Et la mort du c ygne pèse son poids dans le ciel de la Danse ! -------------

« Au Phénix, il n’est pas question de cir que traditionnel ou contempor ain mais d’une f orme unique qui s’autorise toutes les audaces , s’affranchit des codes pour réunir les f ormes d’expressions artistiques multiples : Cir que, chant, comédie, mime et danse . Cette fr esque gigantesque réunit tous les codes susceptibles de satisfaire les jeunes spectateur s et a toujour s remporté un vif succès auprès des familles : une superproduction de cir que. Ses cinquante artistes déploier ont pour v ous un florilège de numéros extraordinaires fondés sur l’exploit phy-

• Dur��e : 1h10 • Au théâtre de Bourg-en-Bresse • Le Guetteur - Luc Petton & Cie. • Infos : www.theatre-bourg.com

Dans une succession de costumes en une dizaine de tableaux, elle incarne cette Ev e qui quitte le royaume du P aradis perdu pour f aire un v oyage dans le temps , la mémoir e, la société et tr averser les époques. La marionnette qu'elle actionne, comme un pr olongement d'elle-même , lui permet de matérialiser le besoin de chaque femme de pour suivre un dialogue ininterr ompu av ec elle-même et la difficulté d'êtr e, aussi bien une femme, qu'un être humain. » -------------

L’Intégrale 422 Avenue Hoff, Belley • 04 79 42 04 12 Tarifs : de 34,20 E à 38 E Durée : 1h30 Rens. : http://lintegral.belley.fr Mardi 13 et mercredi 14 mars

Beautiful Djazaïr

Hamid Ben Mahi et Yan Gild Hamid Ben Mahi, danseur et chorégraphe hiphop, et Y an Gilg, auteur et slameur , sont allés chercher les tr aces d’une histoir e fr anco-algérienne à la fois belle et terrifiante, pour la sublimer, la transcender… -------------

• Durée : 1h • Au théâtre de Bourg-en-Bresse • Duo Slam et danse hip-hop • Infos : www.theatre-bourg.com

Retrouvez (bientôt) encore plus d’idées sorties sur notre site www.magville.fr (14) Magville Bourg-en-Bresse • Février/mars 2012)


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Papilles Avant que Philippe Vaufrey ne s’entiche des lieux, ceux-ci étaient livrés à eux-mêmes. Il lui aura fallu deux ans de travaux pour conférer aux Louvières son cachet de modernité, sans trahir pour autant ce qui fait le charme de son authenticité.

Les Louvières

Là-haut sur la montagne

S

’il reneige cet hiver, il vous faudra une bonne dose de courage, un 4x4 ou des chaînes pour grimper tout là-haut. À moins que vous n e préfériez attendre le printemps pour gravir la petite route en lacets qui mène à la seule habitation de ce lieu-dit, niché à 900 m d’altitude. Devant vous, la bâtisse en impose . Le paysag e d avantage encore, avec cette vue imprenable sur les monts Jura, par-delà la vallée d’où remontent des flots de nuages floconneux. Bien que natif du coin, Philippe Vaufrey a amplement roulé sa bosse avant de tomber amoureux des Louvières, il y a 8 ans. Allemagne, États-Unis, puis Canada. C’est à l’occasion de sa dernière escale que va éclore son goût pour la restauration. « J’ai repris un vieux salon de thé, explique-t-il. Mais je ne me suis pas contenté de servir du thé, j’ai aussi fait à manger. La formule a remporté un vif succès . » Hélas, même pour un natif du Jura, les hivers cana-

diens peuvent sembler interminables et rudes. Philippe songe donc à rentrer. « J’ai cherché un lieu qui me permettrait de revivre mon expérience canadienne » explique le chef autodidacte qui se décrit avant tout comme un passionné de création. Une revendication portée en étendard par la déco des Louvières, authentique mais cosy, même un rien branchée. Bref, un lieu qui ne dépareillerait pas en centre-ville de Bourg ou de Lyon. « Vous n’imaginez pas le travail que cela a demandé, explique le chef. C’était une étable à l’abandon, sans arrivée d’eau ni électricité ! » « C’est en cuisinant que je m’exprime » Pleins les week-ends, où la réservation s’impose, les Louvières accueillent aujourd’hui 36 couverts en salle. Mais l’établissement dispose aussi d’une belle terrasse ombragée ainsi que de deux petits salons à l’âtre chaleureux pour l’apéro, les réunions de famille ou d’affaires. Si l’équipe se compose de

les anciens ruminants de cette étable à la déco revue deux à trois fois par an reviendraient sans doute pas !

(16) Magville Bourg-en-Bresse • Février/mars 2012)

Philippe Vaufrey à cheval devant son restaurant. « Ma cuisine est authentique et naturelle, sans artifices »

Où, quand, comment ? Les Louvières

Les Louvières • 39170 Pratz Tel : 03 84 42 09 24 www.leslouvieres.com

• Fermé dimanche soir, lundi et mardi. • Un menu unique à 40 euros qui permet de piocher dans la longue liste des entrées, plats et desserts de l’ardoise.

• Ci-dessus, un tartare de saumon aux agrumes sur son lit de sauce laitue gingembre. • À gauche, une entrée très graphique composée d’un duo de fromage de chèvre et de mousse de tomate basilic.


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• En hiver, dès l’entrée, accueilli par le crépitement d’un feu de cheminée, le visiteur est invité à prendre l’apéro dans un petit salon douillet. • Le jardin d’où Philippe Vaufrey tire une partie de ses légumes. « Si je voulais être autosuffisant, il me faudrait embaucher quelqu’un pour s’en occuper à plein-temps ». • Assisté de deux commis, Philippe Vaufrey veille scrupuleusement aux cuissons et à la mise en place de chaque plat : c’est par la cuisine que je parle aux gens ! »

cinq personnes, deux en salle et trois en coulisse, Philippe Vaufrey veille au gr ain avec chaleur et bonn e humeur. « Ma cuisine, c’est ma façon de parler aux gens. Cela s’apparente à l’écriture ou à la peinture . Je peux donc difficilement déléguer cette partie ! ». Makis de foie gras, filet d e perche et son ém ulsion d’olives, comtés affinés et chutney, l’inspiration de Philippe V aufrey puise d ans les saveurs d u m onde. Et pour déguster ses ris de veau au madère, damier de courgettes et tombée d’épin ards (un classique d e la carte), ses joues de lotte sauce café ou son carpaccio de saumon/espadon relevé d’une mousse au wasabi les clients viennent parfois d’assez loin. Lons-le-Saunier, Oyonnax, mais aussi Lyon, voire Paris. « J’ai même un petit héliport. Il arrive que des clients viennent s’y poser en provenance de Bron. Mais attention, assure Philippe Vaufrey qui a conservé de ses années canadiennes une légère pointe d’accent chantant : ici, vous ne trouverez que des gens sympas ! Les Louvières, c’est avant tout un lieu convivial, mais stylé » • F. Rihn

A DEGUSTER

Le chocolat du mois Fraîcheur menthe

Ganache à base de Get 27 Disponible à la vente du 6 février au 16 mars à la chocolaterie MONET Rue Bichat. (Février/mars 2012• Magville Bourg-en-Bresse (17)


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Escapades Crêt de la Neige offrez-vous un sommet !

L’ascension du Mont-Blanc v ous a toujours tenté ? Bon, c’est loin, compliqué et il faut sacrément s’entraîner pour arriv er au bout. L ’ascension du Crêt de la Neige, le plus haut sommet du Jura, est accessible à tous et ludique. De plus, on a une vue imprenable sur le Mont-Blanc . À vos raquettes !

U

n ci el d’azur, un petit -9 °C, le temps est idéal malgré un peu de vent pour partir à l’assaut du Crêt de la N eige. À 1 720 m, le poin t culminant d u Jur a est r ecouvert d’une épaisse cou che de neige. Les r aquettes sont l’outil idéal pour y accéder. Une fois garé au village de Lélex dans l’Ain, direction la télécabine de la Catheline. Un sacré raccourci qui permet de passer de 900 m à 1 452 m en à peine dix minutes. La sensation est toujours un peu étrange d’emprunter une télécabine sans skis. Au fil de l’ascension, on abandonne le versant à l’ombre pour trouver le soleil à l’arrivée. Une pause sur les bancs à la sortie permet de s’équiper à l’abri du vent. Direction le chalet de l’école

de ski, juste après le restaurant d’altitude. La première balise est à portée de regard, de l’autre côté de la piste de ski. Pas de panique surtout. On s’engage tranquillement mais pas trop entre deux vagues d e skieurs pressés, et à n ous le grand blanc. De grands bâtons rouges jalonnent le sentier à intervalles réguliers. Le balcon du Léman Impossible de se perdre. Le bruit de dérapage des skieurs s’éloigne pour laisser la place à nos pas étouffés par la neige. Au fur et à mesure de notre progression, les sapins sont de plus en plus épars, courbés par le vent et la neige. La vallée de l’Ain s’étend à perte de vue. Le souffle se réduit tandis que la pen te se r aidit. Après un e heure d’effort, première récompense en atteignant la ligne de crête donnant sur le balcon du Léman : les Alpes et le Mont-Blanc se dressent, magnifiques, en face de nous. Genève joue à cachecache avec la brume. Polie par le vent, la neige donne la sensation de marcher sur une gigantesque crème glacée. 300 mètres plus loin, un canyon à l’abri du vent permet de reprendre des forces avant la dernière bosse pour atteindre le sommet. Un simple panneau de bois signale le

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Crêt de la Neige, la récompense. À 360 degrés, le regard peine à se fixer tant il y a à voir. Le Reculet (1 719 m) n ous invite à le r ejoindre mais déjà, il faut penser au retour. Pour les sportifs et les aven tureux, un petit passag e hors piste vous mènera au pied d’un superbe canyon en contrebas du sommet. Son extrémité vous ramène sur la piste après une partie proche de l’escalade sur cascade de glace (mais en beaucoup plus abordable et sans danger). Sensations garanties. Deux options pour le retour à la station : suivre scrupuleusement le chemin de l’aller (le plus court) ou pr endre par le refuge du Ratou pour redescendre à travers les bois jusqu’à la station (plus sportif). Un chocolat chaud et une bonne crêpe au Dahut seront la conclusion bienvenue de cette randonnée.

• Stéphane Rabut

Note : Comptez 1 h 10 pour parcourir les 88 km qui séparent Bourg de Lélex. Pour avoir les dernières infos météo et tous les renseignements pratiques : www.monts-jura.com. Et si vous souhaitez être accompagné d’un pro, le site des accompagnateurs de montagnes du Jura est pour vous : www.monts-jura-rando.fr


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En pratique Catheline - le Crêt de la neige La télécabine de la Catheline vous monte directement à 1 452 m. C’est votre point de départ pour attein dre le Crêt d e la N eige. Passez devant le chalet de l ‘école de ski, puis suivre la direction du Crêt de la Neige. Le balisage du chemin est constitué de panneaux in dicateurs jaun es et d e bâton s r ouges plan tés d ans la neige à intervalles réguliers (un tous les 10 m). Comptez 1 h 30 à 2 heures à l’aller . Le r etour s’effectue par le mêm e ch emin. Il est possible d e redescendre à pi ed à la stati on en suivan t la direction du « refuge du Raton ». Comptez 2 heures de descente dans les bois (820 m de dénivelé négatif). Tarif télécabine : 6 € pour les adultes , 4 € pour les enf ants (5-15 ans). Le retour est offert.

L’équipement Pas besoin d’un équipem ent d’alpiniste pour r andonner en raquette. Prévoyez des vêtements chauds en matière technique en faisant l’oignon (un T -shirt manches longues, une polaire et un coupe-vent. Les T -shirts en coton son t à pr oscrire car ils n’évacuent pas la tr anspiration). Côté pan talon, préférez un pan talon de randonnée porté sur un collant technique à un pantalon de ski. Vous gagnerez en confort et en liberté de mouvement. Quant aux chaussures, évitez les sn ow-boots, ch oisissez d es chaussur es imperméables de randonnée. Une paire de guêtres vous apportera un plus grand confort. Emportez dans votre sac à dos, de l'eau, des barres én ergétiques, d es fruits secs , d e la crèm e solair e et d es lunettes de soleil. Vous pouvez louer les r aquettes dans tous les magasins de sports d e Lélex (comptez en tre 9 et 13 € avec les bâtons). Mon bon plan, est de réserver votre matériel via internet. Il vous attend à votre arrivée en magasin et la facture est souvent allégée de quelques euros (entre 10 à 30 % de réductions). www.skimium.com • www.jeanpierresport.fr • www.intersport.fr • wwww.pommedepin-lelex.com

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TORONTO

La langue Textes et photos • Charlotte Vincent

L

a plus grande ville du Canada vous étonnera par ses multiples facettes. Entre ses buildings qui chatouillent le ciel, ses parcs, ses plages et ses quartier s italiens , coréens, portugais… Toronto revendique son identité multicultur elle, fruit d’un mélange entre l’Amérique moderne et les nombreuses nationalités qui constituent sa population. Ville de quartiers. Canada, pays du grand froid, a pour capitale économique Toronto. Cette ville, toute proche de la frontière avec les États-Unis, est une terre d’accueil pour de nombreux Canadiens en raison de son dynamisme économique, mais aussi des immigrants du monde entier. Et son identité en est très marquée. Ainsi, Toronto est avant tout un e ville d e quartiers : italien, grec, indien… Chaque n ationalité a m arqué la ville de son empr einte à tr avers l’architecture, mais surtout la n ourriture. Envie d’une bonne pizza ? Direction Little Italy, à l’ouest, le long de College Street. Les épices ne vous font pas peur ? Foncez à Little India, tout à l’est sur Gerard Street East, déguster un merveilleux butter chicken sur des airs d e Bollywood. Les cultur es asiatiques sont aussi très représentées avec un quartier chinois baptisé China Town, qui fait partie des plus grands d’Amérique du Nord. Et le Koreatown, qui offre un vaste choix de karaokés ! Une nature envahissante. La réputati on d u

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Anglais majoritairement. Les francophones ne représentent que 5 % de la population.

Les îles de T oronto, au milieu du Lac Ontario, offrent un panorama superbe de la ville et ses b uildings.

Monnaie

Canada et de ses grandes étendues verdoyantes est aussi valable pour ses villes . T oronto n e déroge pas à la règle avec de nombreux parcs et ses plages qui bordent le lac Ontario, véritables bouffées d’oxygène pour ses habitants et la faune sauvage. En effet, il n’est pas rare de croiser des biches, des chevreuils à High Park, à l'ouest de la ville. Ou des coyotes le long des plages au sud. Quant aux ratons laveurs, ils font partie du paysage. Une fois le soleil cou ché, ils partent à la recherche de leur nourriture quotidienne… dans les poubelles !

le dollar canadien, dont le taux de change est quasiment indexé au dollar américain (1 € = 1,31 $ canadien).

Y aller

Oubliez Lyon ou Genève, qui au mieux ne vous proposeront que des vols avec escale (Londres) interminables à des prix prohibitifs. Au départ de Paris Air France et Air Canada assurent des vols directs quotidiens (env. 8h30 de vol). Comptez env. 500 euros l’A/R.

Séjourner Beaucoup de chaînes à la déco typée US, à Toronto. Si vous cherchez un lieu d’hébergement plus personnalisé (style loft industriel stylé), nous vous conseillons l’Hôtel Ocho. Qui plus est très bien situé, au cœur de Chinatown. http://hotelocho.com

Une ar chitecture mixte . L’architecture d e Toronto date majoritairement du XXe siècle, la ville ayant été quasiment détruite par un violent incendie au début d es années 1900. Aujourd’hui, les quelque vi eux bâtim ents côtoient les buildin gs d e verr e et d’aci er et valent le coup d’œil. Le St Lawrence Market en fait notamment partie. Ce marché couvert borde le centre financier, et ouvre l'appétit. L’Université de Toronto, dont un d es campus est en plein cen tre-ville, arbor e un e ar chitecture gothique anglo-saxonne du XIXe siècle. Pour les amateurs de style contemporain, l’Opéra de Toronto, inauguré en 2006, est une merveille dont la salle prin cipale est en tièrement construite en bois. Tout comme l’Art Gallery of Toronto, l’un des deux principaux musées de la ville.


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Voyages Toronto en images

De haut en bas. • Little India et ses plats gargantuesques. Attention, ces mets délicieux sont aussi très épicés ! • L’équipe de basket-ball de Toronto, surnommée les Raptors, évolue en NBA. Les matchs sont peu coûteux (entre 10 et 20 $ la place) et le spectacle est garanti. • Harbour Front est le quartier qui longe le lac Ontario. Avec ses terrasses et son port, il o ffre une très belle balade.

A voir... A ChinaTown : un des plus grands quartiers chinois d'Amérique du Nord, sur Spadina Avenue. A Kensington Market : quartier de fripes aux maisons colorées délirante s, entre College et Bathurst Street. A Dundas Square : cent re Economique de Toronto, avec de nombreux buildings, ses Ècrans gÈants et un centre commercial (Eaton Center). A La vue depuis la CN Tower. Perchée à 550 m du sol, elle offre une vue p anoramique sur la ville. Les plus courageux testeront la dernière attraction ´ Edge Walk ® qui consiste à marcher sur le sommet de la tour, m aintenu par un câble et un harnais ! A Faire du shopping sur Queen Street West : temple des designers et des styl istes, Queen Street West ravira les accros du shopping.

De g. à d. • Dundas Square est le Time Square de Toronto, avec ses écrans géants et ses pubs surdimensionnées. • L’architecture torontoise mélange style baroque, vestiges anglo-saxons et gratte-ciels de verres.

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Femmes

La femme du mois

Charlène

Favier Réalisatrice

C

harlène a la bougeotte. Pour l’interviewer, il a f allu attendre qu’elle rentre d’Allemagne. Et notre entrevue à peine terminée, la voilà déjà r epartie à l’étranger. Pour la jeune femme aujourd’hui âgée de 27 ans, il en a toujours été ainsi. « Je voulais quitter Bourg, quitter la France. Ne pas me laisser enfermer dans un moule ! » se défend-elle. Réalisatrice autodidacte, comme elle se définit elle-même, Charlène Favier vient d’achever en octobre, le tourn age d e son d ernier courtmétrage Free Fall, dans le pays basque. « Ce film, c’est avant tout une histoire de rencontres, et pas seulement à l’écran » insiste celle qui plus jeune, rêvait de devenir comédienne. À 18 ans, Charlène traversera d’ailleurs la Manche (la bougeotte, déjà !) pour suivre pendant un an les cours de la School of Physical Theatre. « Je n’ai jamais été cinéphile » insiste la jeune burgienne, qui en 2007, s’engage pourtant dans ce qui s’apparentera à un véritable voyage initiatique. La scène se déroule en Australie. Charlène pose ses valises dans un vieux bus rouillé, au sein d’une communauté hippie installée à Byron Bay, comme aux temps forts des seventies. « Très vite, je me suis dit qu’il fallait que je fasse un film de ce que je vivais, car si je le racontais, personne ne me croirait ! » De cette pulsion est né le collectif Rusty Bus Production avec lequel Charlène Favier rassemblera 30 heures de rush sur son expérience communautaire. « J’ai appris sur le tas ! » résume-t-elle. Le film baptisé Is everything possible, Darling ? sera sélectionné par le festival FIGRA au Touquet en 2010 et se trouve aujourd’hui intégré dans le catalogue de l’agence du court-métrage.

Un pari de copines C’est à l’occasion de l’un de ses retours à Bourg (car entre-temps, Charlène est partie s’installer

« Le cinéma m’a permis de trouver un territoire… » en Nouvelle Zélande !) que la bouillonnante réalisatrice revoit Aurélie Marpeaux, vieille copine et jeune comédienne, qui la convainc de se lancer dans la réalisation d’un court-métrage… Embarquant dans leur projet un certain Jean-Jacques Bernard, cofondateur de la Semaine de la Critique à Cannes et président du Syndicat français de la critique, Lili, j’étais…, petit film ambitieux d’une vingtaine de minutes, tourné en n oir et blan c dans des décors, des costumes et une atmosphère des années cinqu ante est d’un e in déniable beauté formelle. « C’était un pari de copines » se souvient aujourd’hui Charlène Favier. Une vraie prouesse aussi, réunissant plus de 60 personnes au restaurant Chez la Jeanne, à Bourg-en-Bresse, transformé pour l’occasion en plateau de cinéma. Des réalisations qui vaudront à Charlène Favier d’être sélectionnée pour suivre un stage de direction d’acteurs à New York en 2009. Suivront les « ateliers scénarios » de Pascal Benbrick à Paris et un stage intensif de « réécriture et préparation à la réalisati on » sous l’égi de d u G.R.E.C.* en

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novembre 2010, à Nice. « Je continue à me former dès que je peux, explique Charlène Favier. Il s’agit souvent de formations courtes, axées sur un projet en particulier et pour lesquelles on présente un dossier ».

Budgets serrés et entraide La jeune femme, qui semble avoir enfin trouvé sa voie se sen t dès lors poussée par un e énergie positive. Tout en continuant à exercer le métier de commerciale dans l’entreprise familiale durant les saison s d’hiver pour r enflouer ses caisses , Charlène créée en 2010 Charlie Bus Production dans le but de produire ses propres créations, de partir à la recherche de coproducteurs, mais aussi d’aides à la création. « Il est très difficile d’obtenir des financements lorsqu’on n’est pas issu des écoles de cinéma », explique lucide, la jeune réalisatrice qui s’est initiée aux arcanes des aides à la création cinématographique et audiovisuelle en potassant des livres sur le sujet. Difficile ! ? Qu’à cela ne tienne, Charlène s’en accommode ! Car ce qui n e peut suffire à la réalisati on d’un


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« Sept jours de tournage passent vite, explique Charlène et la bonne humeur restent de mise ». Au bout du compte, Free Fall est aussi une histoire de rencontres, grâce auxquelles le film a été en mesure de dépasser leurs espérances initiales. Déjà programmé dans huit salles à travers la France, le film a été inscrit dans plusieurs festivals de courtsmétrages nationaux et internationaux.

long-métrage - trop coûteux - peut encore faire la maille pour un court : l’entraide et la débrouille. C’est armée d e ce con stat que Charlèn e Favier s’attelle à la rédaction de Free Fall, un scénario de court-métrage inspiré de son expérience Australienne. Tourné à Saint Jean de Luz en octobre 2011, le film qui a réuni cette f ois 70 personnes sur sept jours en est un e parf aite démonstration. « Ce fut une aventure humaine extraordinaire », résume la réalisatrice. Du gérant d’un restaurant, fermé au moment du tournage, qui met ses locaux à la disposition de l’équipe, au camping du coin qui loge tout le monde gratis, en passant par le patr on d’un bar d e plage qui leur pr opose son établissem ent pour décor , acceptant même de jouer son propre rôle dans le film, m ais aussi par X avier, le poète SDF , qui incarnera le prophète, Happy Grip Films qui noue avec eux un partenariat machinerie, tandis que le chef op débarque bénévolement de Paris et les assistants caméra et le perchman de Lyon, que le directeur artistique quitte Berlin pour participer au projet tandis que d’autres arriveront de Nice… Ajoutez à cela un brocanteur de Biarritz, un vendeur de peinture, un m agasin de vêtements… Charlène renoue à chaque tournage avec l’esprit bohème qui caractérisait son premier film. « Au total, le budget du film avoisine les 90000 euros, mais grâce aux collaborations des uns et des autres, il ne nous a coûté que 10 000 euros ». Budget finalement bouclé grâce à une aide du Conseil général de l’Ain.

Aujourd’hui en postproduction, Free Fall a déjà une place assurée en pr ojection en avan t-première dans de nombreuses salles h exagonales, dont le cinéma La Grenette, à Bourg. Mais Charlène Favier qui intervient par ailleurs lors d’ateliers de création cinématographiques en Rhône Alpes ou d’ateliers vidéo en mili eu carcéral est déjà relancée sur d’autr es pr ojets. Des courts , m ais aussi une fiction TV et même un long-métrage. Fin 2010, juste avant que ne débute l’aventure Free Fall, Charlène Favier et Didier Ballivet, monteur burgien r encontré lors d u tourn age d e Lili, j’étais… et fondateur de Visual Circus s’étaient embarqué dans un reportage en Égypte, en Palestine, en Israël et en J ordanie à la r echerche de tranches de vie à filmer. Baptisé La poudrière, leur film est toujours en postproduction. « Il ne faut pas s’arrêter dans ce métier. Si j’attends que Free Fall soit sorti avant de m’atteler à autre chose… je ne ferai jamais rien ! » explique-t-elle, mettant en avant les délais souvent longs entre la naissance d’un projet, sa maturation et sa projection en salle ou en festival. Et les voyages dans tout ça ? « J’ai toujours cette envie, reconnaît Charlène , mais on ne peut pas tout. Maintenant que j’ai trouvé le métier que j’aime et que l’on commence à me proposer des choses intéressantes, ce n’est pas le moment de partir six mois au Sri Lanka ! » • F.R. * Groupe de Recherche et d’Essais Cinématographiques.

Plus d’infos : www.charliebus.com

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Beauté - Bien être - Détente

Les Instituts de Beauté

Ce qu’ils nous apportent Pousser la porte d’un Institut de Beauté, c’est d’abord s’accorder un moment à soi. La mission de l’esthéticienne ne se limite pas aux soins, mais aussi à répondre aux attentes des clients(es), afin de leur assurer un service beauté au sens large : visage, corps, maquillage voire hygiène de vie. Et puis les instituts proposent une atmosphère propice à la détente, au « lâcher prise ». Alors, laissez-vous aller !

Pourquoi faire des soins en Institut ? 1. Pour mieux connaître sa peau. Elle change au fil des saisons, des problèmes hormonaux, de l'âge, et nous la connaissons mal. En institut, on bénéficie d'un diagnostic précis. 2. Parce qu'il y a des soins qu'on ne peut pas faire soi-même. 3. Pour les bons gestes. L'esthéticienne vous montrera comm ent poser une crème, com-

ment se démaquiller, comment mieux soigner son épiderme… 4. Parce que l'esthéti cienne utilise d es produits professionnels, appliqués avec compétence, ils d ynamisent les échan ges cellulaires, d'où un effet rajeunissant immédiat. 5. Parce que l’esthéticienne a du tact. Pudeur, complexes… Soyez r assuré(e), la discréti on est de rigueur.

Se relaxer, embellir • Les soins r elaxants : Les modelages corps sont vécus comme un plaisir. « Divin… quand je sors d’un modelage, tous mes soucis se sont envolés, je retrouve une énergie neuve ! » entend-on fréquemm ent d ans la bou che d e certaines clientes. • Les soins corpor els : régulièrement le corps complet a besoin d e r efaire peau neuve. U n g ommage élimin e les cellules mortes, la peau est douce et satinée. Impossible de se masser ou de se gommer le dos seul(e) ! Coméd ons, por es dilatés , m ais aussi contractures s’effacent avec un soin du dos. • Les soins amincissants : Plusieurs séan ces

Avec l’aimable collaboration de

Dessange Institut

6, rue Victor Basch Bourg-en-Bresse 04 74 22 66 34

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Conseils pratiques • Honorez vos rendez-vous ! Les cas d e f orce m ajeure e xistent… mais il f aut r econnaître que n ous sommes face à de plus en plus d’in civilité et d e m anque d e r espect : un simple appel téléph onique f acilite notre organisation de travail ! • Soyez à l’heure, c’est courtois ! Sinon vous risquez un e séance écourtée (dommage !) • Laissez à la maison v os bijoux On vous demandera de les enlever, et vous serez sûre de ne pas les oubli er en partant. • Priorité à la détente conversez avec Lorsque vous l’Esthéticienne f aites-le san s hausser la voix : n on loin d’autr es personn es se détendent. Si v ous êtes satisf aites, n’hésitez pas à en parler autour de v ous pour faire connaître l’Institut.


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sont souvent nécessaires. L’esthéticienne joue un rôle importan t d e con seillère pour vous guider vers tels ou tels soin s ou techniques appropriés.

Se faire maquiller, embellir mains et pieds Un maquillage réussi magnifie une femme. Il cache les imperfecti ons et r edessine le visage. « Un maquillage réussi ne doit pas être un déguisement, il ne doit pas se f aire remarquer », entend-on parfois. Aujourd’hui, d’ailleurs, la mode est au naturel. Se faire maquiller en Institut, c’est non seulement sortir r ayonnante, mais aussi l’occasion de réviser ses habitudes, car nous nous maquillons souven t par habitu de. En prim e on découvre des techniques et d es produits nouveaux. En outre, la m anucure, la beauté d es pieds, la pr othésie on gulaire… autan t d e techniques révolutionnaires qui offrent à vos mains et (ou) à vos pi eds un m oment d e douceur et de détente, des ongles impeccables, vernis ou n aturels… tout simplem ent transformés ! •Par Laurence Potelle

Nouvelles résolutions, nouvelles coupes adoptez la rousse attitude N’ayez pas peur du froid. Cet hiver, le roux revient à la mode. Optez pour une couleur chaude, vive et lumineuse qui s’ad aptera à un e coupe courte asymétrique effet coiffé, décoiffé. N’hésitez pas à la dynamiser en créant un effet déstructuré. Le conseil de Guillaume : je vous suggère d e con traster votr e couleur en effectuant, sur la zone frontale, un effet plus foncé que votre couleur de base ; ou bi en, égayez votr e couleur par quelques mèches autour d u visage afin d’obtenir du relief et une couleur lumineuse. Pour le thème de la sorcière vous pourrez créer un maquillage vieillissant en accen tuant en gris f oncé toutes les tr ajectoires de rides et en appliquant du blanc sur les zones qui en sont démunies.

ASTUCE

Et n’oubliez pas les m aquillages représentatifs tels que les toiles d’ar aignées, les citrouilles, les fausses cicatrices et les squelettes.

Les élèves de seconde Bac Professionnel esthétique-cosmétique de l’Ecole d’esthétique et de coiffure Dumonceau, vous présentent les tendances de la beauté et du bien-être. Un nouveau thème et des conseils renouvelés à chaque numéro. www.ecole-dumonceau.fr

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MAISON ARCHI TENDANCES

A

vant j’étais… Le slogan d e campagne du célèbre opticien pourrait également s’appliquer à cet appartement de montagne, situé dans la station des Ménuires, au cœur des 3 Vallées. « Il s’agissait d’un appartement de 50 m2, entièrement à rénover », nous explique Virginie Garnier, décoratrice à Chalamont qui s’est vue confier cette délicate missi on : confér er à ce pi ed-à-terre défraîchi et sans identité (photos ci dessous), un style « chalet », mais sans tomber dans le rustique kitch ni le rétro vieillot. Une mission qu’elle a évidemment acceptée !

Tout a été changé… Ainsi pour la cuisine, si la décoratrice a bien opté pour du bois massif, elle a néanmoins introduit une touche de modernité via des poignées en inox, une crédence composée de grands carreaux anthracite parcourus d’une frise en m osaïques et d e spots, éclairant le plan de travail. Dans la salle de bains, même traitement de choc. Pour casser l’effet « caisson » ou sauna norvégien, Virginie Garnier a une fois encore eu recours à de la mosaïque enveloppan t la bai gnoire. « De nombreuses pièces ont aussi été réalisées sur mesure , comme la tête de lit ou la table », précise Virginie Garnier, qui possède un bureau aux Ménuires et a eu recours à un artisan local pour ce chantier. « En fait, seules les menuiseries ont été conservées . Tout le reste, jusqu’aux vitres, a été modifié ». À noter également que pour les murs, la décoratrice a eu recours à une nouvelle technique de lambris : le bois thermo-chauffé. « C’est de l’épicéa cuit au four, ce qui lui donne une belle coloration brune, mais le rend aussi plus résistant aux variations de température », explique encore la spécialiste. Plus d’infos Virginie Garnier 06 60 83 76 94 • www.deco3v.com

Avant, j’étais…

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Durée du chantier environ 6 mois. Budget 50 000 à 60 000 euros.


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hommes

L’homme du mois

Vincent

Dufour

Créateur de rêve !

Vincent Dufour en compagnie d’une morue polaire sur le fjord Sermelik. Ci-dessous : En kayak sur le fjord d’Ikassaalaq. Ci-contre, en-haut : Vincent portant le cheche dans l’Akakus, à l’extrême sud de la Libye. Ci-contre, en bas : Au Yemen, près de la citadelle millénaire de Bokkur. 900 m de vide sous la roche !...

I

l fut un temps pas si loin tain où Vin cent Dufour se coltin ait les allers-r etours quotidiens en tre Lyon - où se tr ouvaient les bureaux de son employeur - et Saint-Julien-surReyssouze, où l’homme passe aujourd’hui le plus clair de son temps libre à rénover une ferme bressane. Depuis, Vincent a quitté l’ag ence lyonnaise qui l’employait pour s’acoquiner avec un voyagiste parisien (www.gngl.com). Une ag ence pour le compte de laquelle il est en mesure - comble de chance ! - d’exercer son métier depuis chez lui ! Responsable de production chez Grand Nord Grand Large, Vincent est ce qu’on appelle un créateur de voyage. « J’invente des voyages, de l’expédition engagée au voyage grand public, à destination du territoire polaire : Groënland, Spitzberg, Islande », nous explique cet h omme franc et jovial de 39 ans, bâti comme un colosse. L’an passé, Vincent Dufour a ainsi « fabriqué » une qu arantaine d’e xpéditions.

Sans parler des voyages sur mesure, créés à la demande. « Dans ce domaine, on peut quasiment tout faire, explique-t-il, du survol en hélicoptère du volcan Eyjafjöll (celui qui a paralysé l’espace aérien européen en 2010), à la rencontre avec des ours blancs en passant par un survol de la stratosphère en Mig. Tout est question de budget ! ».

De l’Islande à la Libye À l’entendre, ce qui compte , c’est d’avoir les bons contacts et de savoir en jouer. « Car pour faire ce métier , il f aut avoir énormément voyagé », rectifie Vincent qui a ain si arpenté plus d’une quarantaine de fois l’Islande, et plus d’une trentaine de fois (« J’ai perdu le compte exact », dira-t-il) le Groënland, mais également la Libye. « Je connais tout le monde sur place! », ajoute le professionnel. Car avant d’être responsable de production, Vincent Dufour a d’abord étanché sa soif de grands espaces en exerçant le métier de guide. Un passage quasiment obligé qui permet aux aspirants créateurs « d’acquérir une solide compétence de terrain», atteste notre interlocuteur qui a ain si encadré quantité de raids à ski à tr avers les territoir es polaires et enchaîné les méharées dans le désert libyen. Originaire d’Angers, Vincent Dufour a commencé par exercer plusieurs métiers. « J’ai été ambulancier, vendeur de vins, barman… » détaille-t-

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il. Ce sont les pourboires accumulés au cours de cette dernière activité qui lui perm ettront de réaliser son pr emier rêve : traverser l’Islande. « J’ai mis six mois à préparer le voyage et j’ai dû renoncer à finir le périple, en raison d’une défaillance de mon téléphone satellite… » Mais le virus avait été contracté. Six mois plus tard, Vincent Dufour se retrouve ainsi en Laponie pour voir les aurores boréales et dans la foulée, il réalise un film sur les tr aditions de chasse et d e pêche Inuit au Groënland. Un film qu’il projettera en confér ences, ce qui lui perm ettra d e financer en partie d’autres voyages.

Comme un acteur en scène Sa réputation et son carnet d’adresse grandissant, Vin cent est un jour con tacté par un e agence de voyages qui souhaitait d onner son numéro de téléphone à l’un de leurs clients, afin qu’il lui fasse partager ses connaissances du terrain. « Au bout de quelque temps, je leur ai fait comprendre que je n’envisageais pas de faire barman toute ma vie! » Et lorsque le voyagiste, qui finira donc par l’embaucher, met finalement la clé sous la porte, Vincent se retrouve à travailler pour un e ag ence plutôt tournée… vers le Sahara. « La seule chose que j’en connaissais , c’est qu’il y a du sable dedans ! » ironise aujourd’hui notre globe-trotter qui se met dès lors à enchaîner les méharées dans des univers parmi les plus époustouflan ts d e la planète .


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« Il m’arrivait de rentrer de trois semaines de bivouac et d’accompagner mes clients jusqu’à l’avion duquel débarquait l’équipe suivante. Avec laquelle je repartais aussitôt ! » Une routine qui à en croire notre homme n’entraîne jamais de lassitude. « Quand tu es guide, tu es comme un acteur qui entre en scène : il faut faire en sorte que les gens ne repartent pas simplement avec des photos , mais qu’ils reviennent aussi plus riches d’une expérience humaine, parfois bouleversante », confesse Vincent qui admet volontiers s’être parfois senti las d’embarquer sur le vol Paris - Tasiilaq, la capitale de la cote Est du Groënland, comme d’autres prennent le métro. « Mais on ne fait jamais deux fois le même voyage, surtout dans le Grand Nord, se dédit aussitôt notre homme. On ne part jamais avec les mêmes gens, ni la même météo ! ».

Une expérience humaine Et s’il lui fallait choisir entre le sable ou la neige, Vincent Dufour admet de bonne grâce une attirance toute parti culière pour les éten dues polaires. « Depuis très jeune, pour moi, le Nord, c’est un truc qui a de la gueule ! Mon modèle, c’est davantage Paul-Émile Victor que Théodore Monot. Dans le Sahara, il fait toujours beau ! Au pire, il y a du vent. Dans le grand Nord, il m’est arrivé de pleurer pour de bon en tête d’une expédition - pleurer d’épuisement, de rage , de peur

aussi - et de me retourner vers les gens que j’accompagnais avec un sourire très professionnel en leur demandant « Alors, ça pique un peu, non ! ? » Aujourd’hui, Vincent Dufour a la chance de pouvoir choisir les destinations qu’il accompagne. Et même s’il lui arrive de fabriquer des voyages exceptionnels, comme cette expédition de plongée sous glace à l’Est du Groënland, à la rencontre des icebergs - une première mondiale - ou bien ces 33 jours d e ski n ordique sur la côte ouest du même continent, son souhait serait de rendre les terres minérales qu’il affectionne plus accessibles au commun des mortels. « Les gens pensent à tort que le Grand Nord est réservé aux riches, aux scientifiques ou aux sportif s. Or ce n’est pas vrai. Dans l’un des voyages que nous proposons, il est question de louer une maison dans un village Inuit de 150 âmes et de partager pendant un temps la vie de ces peuplades ! » Une expérience à la portée de quiconque accepte de se dépouiller, le temps du séjour, de ses réflexes consuméristes et de s’ouvrir aux autres. « C’est un voyage dont on ne sort pas indemne», assure Vincent. Parole de globe-trotter ! • F.R. • www.gngl.com. • Ma cabane chez les Inuits est une randoliberté de 10 jours au Gr oënland, à partir d e 1990 euros.

1, place Clémenceau • Bourg-en-Bresse • 04 74 22 97 45

www.mdf01.com (Février 2012 • Magville Bourg-en-Bresse (29)


hommes

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Avec ses airs de concept car échappé de la moquette des salons , la DS5 surprend. Dans le bon sens. Il faut en effet savoir jouer des coudes pour se tailler une place dans l’univers convoité des berlines haut de gamme.

CITROËN DS5 Une chose est acquise, la DS5 qui vient par achever l’o ffre pr emium (pardon ! la Distinctive Série…) de la marque aux chevrons tranche par son audace stylistique et ses partis pris design. Mais une f ois installé derrière le volant, ça donne quoi ?

R

ené Marc Voisin, notre pilote d’un jour, qui dit abhorrer les voitures fades, goûtait peu Citroën avant l’arrivée de la DS3. Depuis, son r egard sur la m arque a chan gé : « Chez Citroën, ils ont fait un vrai effort de style avec des volumes très futuristes, ressuscitant l’esprit de la DS Pallas », nous déclare-t-il, conquis par la li gne hors normes de cette DS5. La position de conduite réglée (électriquement), après un survol d es boutons qui composen t le tableau de bord aux formes enveloppantes, mais aussi ceux situées sur le pavillon - clin d’œil à l’univers aér onautique perm ettant d’acti onner

Parée au décollage !

d’ingénieux velums (deux pour l’avant, un pour l’arrière) ainsi que l’affi chage tête haute , nous quittons Bourg-en-Bresse en direction de Mâcon. À bord, premier constat : le confort de conduite est optimal. Le maintien des sièges en cuir Claudia n’appelle aucune critique. D’autant que la voiture se fait remarquer par le ton feutré de son moteur dans la version THP 160 CV mise à notre disposition. La DS5 semble même littéralement coller à la route. La direction se révèle précise et le comportement de la voiture, plutôt dynamique pour une familiale, est d’une sportivité moins affirmée que sur la DS4, équipée du même moteur. Autre point fort relevé par notre pilote, outre la qualité des finitions (alus, plastiques moussés et cuirs) : l’éventail des équipements disponibles sur cette version Sport Chic. Alerte de franchissement de ligne, caméra de recul, contrôle de pression des pneus, affi chage tête haute , dém arrage m ain libre… Peu avare, la DS5 est d’ailleurs dotée dès

l’entrée d e gamm e d’un e clim atisation bizon e, d’un fr ein d e parkin g électrique, d e l’allum age automatique des feux, du régulateur de vitesse, d’une prise USB, d’un compartiment réfrigéré sous l’accoudoir, de vitres arrière surteintées… ! Seul regret : l’absence de détection d’angle mort, quelle que soit la version, alors qu’elle l’est sur une C4. En résumé, de forme magistralement « distinctive » avec ses allures de break musculeux, la DS5 n’usurpe pas ses prétentions familiales, ni par l’aisance qu’elle libère aux passagers, ni par la contenance du coffre (468l), tout en restant néanmoins aisément praticable en ville, surtout équipée de la caméra de recul et d e l’aide au stati onnement avant (Sport Chic ou option). En somme, une voiture homogène et plein e de caractère qui peut afficher sans complexe ses prétentions au haut de gamme... sans les survendre.

FICHE TECHNIQUE Marque : Citroën Modèle : DS5 Motorisations : deux moteurs essence de 155 et 200 CV, deux diesels de 110 et 160 CV ainsi qu’un hybride essence/diesel. Finitions : Trois niveaux de finition : Chic, So Chic, Sport Chic + packs et options. Boites : Manuelle ou auto. 6 rapports. Coffre : 468 litres aux formes régulières. Prix : De 29 300 euros à 44 900 euros, selon motorisation, finition et options. Scannez ce code à l’aide de votre smartphone et découvrez plus d’infos vidéo sur la dernière née de la gamme DS.

(30) Magville Bourg-en-Bresse • Février/mars 2012)


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© caradisiac.com

Contrairement à la DS4 fortement inspirée de la C4, les lignes audacieuses de la DS5 semblent jaillir d’une palette vierge sur laquelle les designers de la marque auraient d’abord crayonné un concept car. Gagné ! La DS5 est bien la déclinaison de série du C Sportlounge, présentée à Franckfort

en 2005. Nul doute que ce haut de gamme ne passera pas inaperçu sur les routes. Parviendra-t-elle néanmoins à séduire les acheteurs de berlines allemandes épris de confort et de qualité, certes, mais également d’une certaine sobriété toute germanique ? C’est là tout le pari de Citroën.

René Marc Voisin l’appel du large

Â

gé de 53 ans René Marc Voisin, à la tête depuis 2001 de l’imprimerie AGB, dans la zone Cénord à Bourg-enBresse (imprimeur notamment de Ma(g)ville) a lon gtemps « roulé sa bosse ». Embar qué comm e m arinpêcheur dès l’âge de 16 ans, l’homme a ensuite intégré le monde de l’imprimerie jusqu’à en gravir tous les échelons. Avant d’atterir à Bourg, RMV a ainsi piloté des imprimeries, contre vents et marrées aux États-Unis, en Haïti ou au Kenya. Dans ses rêves, ce breton d’origine se verrait bien piloter une jonque au pays du soleil levant. À moins que d’ici là, la mer ne vienne jeter ses rouleaux jusqu’à Bourg !

Citroën DARA Concessionnaire

6 av Arsène d'Arsonval - 01000 Bourg en Bresse - 04 74 23 82 82 (Février/mars 2012 • Magville Bourg-en-Bresse (31)


ARRÊT SUR IMAGES

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La quenelle branchée grâce à Giraudet Décembre 2011 •

Paris, place des Vosges

Poursuivant sur la lancée de ses premiers bars à soupes, ouverts dans le Quartier Latin, l’enseigne burgienne a investi un e nouvelle boutique chic à deux pas de la place d es Vosges, en plein cœur du Marais. Déco soignée, service rapide, courtois et pédago… Selon les dires de Marie-Laure Reynaud, la formule a déjà trouvé son public.

De g. à d., Michel Porfido, chef cuisinier de la maison, Elodie, au comptoir de la nouvelle enseigne parisienne, Marie-Laure Reynaud, pdg de Giraudet et Mathieu, responsable de la boutique. ••• Retrouvez toutes les photos de l’inauguration sur notre site : www.magville.fr

Le club des up’timistes !

Lancement de la UP! de Volkswagen Vendredi 13 janvier •

Bourg-en-Bresse

••• Retrouvez Up! et Coccinelle chez Europe Garage, avenue Amédée Mercier, à Bourg.

Ce soir-là, toute l’équipe d’Europe Garage Volkswagen était heureuse d’accueillir clients amis et collabor ateurs pour un e d ouble n aissance. Lan cement d e Up! tout d’abord, petite d ernière de la m arque. Mais aussi présen tation de la n ouvelle Coccinelle. L’occasion de constater que cette n ouvelle version est aussi n ettement plus racée et forte en gueule que la précédente !

Soirée latine à l’Arena Complexe Vendredi 13 janvier •

Viriat C’est dans le cadre de ses soirées after works, organisées deux vendredis par mois que l’Arena complexe de Viriat, nouveau centre de foot indoor de l’agglomération burgienne, a accueilli l’association Onda Latina. Au programme : démonstrations de Salsa cubaine, de batchata, zumba et autres danses sensuellement latines...

MENSUEL GRATUIT édité par HCR

Tirage : 10 000 exemplaires Directeur de la Publication

Bernard Bienvenu ••• Arena Complexe Viriat. www.arena-complexe.com

La Tannerie lance son trimestre hivernal ! Jeudi 19 janvier •

Bourg-en-Bresse

Comme a son habitude, la Tannerie a lancé jeudi 19 janvier son trimestre hivernal de réjouissances. Après le traditionnel verre de bienvenue, le si attendu clip de présentation du trimestre et le non moins attendu vernissage d'exposition (photos d'Olivier Draussin), ce fut place au show case, avec le one man band orchestre fanfare Seb & the Rhaa Dicks : seul aux commandes simultanées de son clavier, de sa guitare, de son harmonica... • • • Programmation à découvrir sur www.la-tannerie.com ••• Photos Yannis Boyer

(32) Magville Bourg-en-Bresse • Février/Mars 2012)

Rédacteur en chef Frédéric Rihn f.rihn@magville.fr Ont collaboré à ce numéro JeanPhilippe Auray, Charlotte Vincent, Caroline Guérin, Etienne de Haas Stéphane Rabut et Laurence Potelle. Siège social : 16, rue Lalande 01000 Bourg-en-Bresse Impression : AGB Liste des points de diffusion et précédents n° consultables sur www.magville.fr Retrouvez-nous aussi sur


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