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Volume XXII Numéro 9

UNIVERSITÉ Éco-Marathon Shell

Record battu par l’UL

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QUÉBEC Évènements d’envergure

Bénéfices pour tous

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CULTURE Louis-José Houde

Sous un nouveau jour Page 7

SPORTS Gala Rouge et Or

Plesius couronné

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le mercredi 17 avril 2013

Performances sportives

Fin des records annoncée Jean-François Morissette jean-francois.morisette.1@ ulaval.ca

Audrey-Anne Maltais audrey-anne.maltais.1@ulaval.ca

Québec – Selon de récentes études, l’être humain arriverait maintenant au bout de ses capacités physiques sur le plan sportif. Dans quelques années, les athlètes de haut niveau ne pourront plus battre des records sportifs mondiaux. Ces résultats ne font toutefois pas l’unanimité dans le milieu.

D

es chercheurs français de l’Institut national du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP), ont récemment analysé plus de 3623 performances olympiques depuis 1896 pour en arriver à cette conclusion. Cinq disciplines ont été analysées dans un modèle mathématique complexe:

l’athlétisme, le cyclisme, l’haltérophilie, la natation et le patinage de vitesse. Le constat ne laisse aucun doute. À partir de 2027, c’est seulement la moitié des records mondiaux qui pourra être encore battue. En 2068, près de 90% des records mondiaux auront été égalés. «Les performances sportives sont en

Justin Trudeau à la tête du PLC

train d’atteindre un plateau physiologique», a expliqué Geoffroy Berthelot, chercheur de l’étude au sein de l’INSEP au journal français Le Figaro.

1500 mètres féminin. De plus, les chercheurs prédisent que le record mondial du saut en longueur, datant de 1991, ne pourrait pas être battu avant les années 2040.

Il a ajouté que les limites du corps humain ne pourraient plus être davantage repoussées qu’elles ne le sont déjà en ce moment, sauf s’il y a des mutations génétiques.

Dans la même analyse, les chercheurs expliquent également que dans le cas de la course du 100 mètres, l’une des disciplines favorites aux Jeux olympiques, la limite humaine serait fixée à 9,44 secondes. Au-delà de cela, il serait humainement impossible de vaincre ce record.

Les résultats français ont d’ailleurs été confirmés par quelques chercheurs anglais et américains. Dans une étude publiée en 2005, le professeur Alan Nevill de l’Université de Wolverhampton en Angleterre annonce que la limite humaine est déjà atteinte dans la discipline du

Suite Fin des records page 8

Feu de paille?

Marie Fortin marie.fortin.4@ulaval.ca

Québec – L’arrivée de Justin Trudeau à la tête du Parti libéral du Canada (PLC) n’apportera rien de neuf en politique canadienne. C’est ce que croit Thierry Giasson, chercheur principal du Groupe de recherche en communication politique (GRCP) de l’Université Laval. Il considère d’ailleurs que la popularité de Trudeau n’est qu’un feu de paille.

«J

ustin Trudeau va faire changer les intentions de vote à court terme. À long terme, rien ne va changer», a énoncé formellement M. Giasson, qui est aussi professeur agrégé au Département d’information et de communication. À ses yeux, le style de Trudeau n’est pas différent de celui des autres politiciens. «Il est très conventionnel depuis qu’il est candidat [à la chefferie]. Il ne ferait plus de combat de boxe», a d’ailleurs donné en exemple M. Giasson quelques jours avant la désignation du nouveau chef. Selon Annick Papillon, députée néo-démocrate de Québec à Ottawa, l’élection de Trudeau n’aura pas d’impact significatif à Québec. Elle a d’ailleurs dit ne pas avoir perçu l’ombre du début d’une “trudeaumanie” dans la région. «Les libéraux [fédéraux]

ont délaissé la région de Québec depuis plusieurs années», a-t-elle affirmé, rappelant que Thomas Mulcair est «un gars de Québec qui a étudié à St.Lawrence». Prudente dans ses commentaires à l’endroit de Justin Trudeau, Mme Papillon s’est dite d’avis que c’est lors de la rentrée parlementaire, alors que le nouveau chef devra exposer ses idées et ses politiques, que les citoyens pourront s’en faire une meilleure idée. «Jusqu’à maintenant, il ne propose pas grand-chose», a tout de même fait remarquer la députée.

PLC contre NPD

Thierry Giasson croit que le Parti libéral du Canada obtiendra de meilleurs résultats aux élections de 2015. Or, selon lui, il ne formera pas le prochain gouvernement.

Courtoisie Adam Scotti

Selon l’expert, Mulcair attend Trudeau de pied ferme. «L’arrivée de Trudeau va personnaliser la politique. […] Thomas Mulcair va attaquer le manque d’expérience du nouveau chef», a-t-il prédit. À l’issue du congrès de son parti, qui s’est tenu en fin de semaine à Montréal, Thomas Mulcair a déclaré que les néodémocrates étaient confiants de conserver leurs sièges au Québec. Il a par ailleurs rejeté la possi-

bilité d’une éventuelle coalition avec les libéraux, rappelant que le NPD avait déjà rédigé et signé une entente qui proposait de faire du chef du PLC le premier ministre du Canada, entente que les libéraux n’ont finalement jamais ratifiée. «Maintenant, c’est à nous de ne concéder aucun terrain à Stephen Harper», a lancé M. Mulcair.

Suite Trudeau

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U

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n i v ersité

L’Exemplaire, le mercredi 17 avril 2013

FEUQ

Nouveau visage à la présidence Camille Ozuru camille-chieko-colette.ozuru.1@ulaval.ca Photo Yascha Wecker

«Une solution serait l’émergence d’une direction forte du secrétariat général, en conservant, bien sûr, l’idée d’un exécutif qui ne fait qu’exécuter», a avancé Frédérick Clerson-Guicherd, membre du Conseil d’Administration de AELIÉS

Élections à la TaCEQ

Cité universitaire – À compter du 1er mai, la Fédération étudiante universitaire de Québec (FEUQ) sera dirigée par un nouveau président, Antoine Genest Grégoire. Celui-ci remplacera l’actuelle présidente Martine Desjardins, qui assure présentement la transition.

Participer davantage A au débat national

Maxime Willems maxime.willems.1@ulaval. ca

Vicky Fragasso-Marquis vicky.fragasso-marquis.1@ ulaval.ca

Cité universitaire – Alors que trois postes sont à pourvoir à la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) pour le mandat 2013-2014, le secrétaire général actuel, PaulÉmile Auger, voudrait que son successeur encourage l’association étudiante à participer davantage au débat national.

«M

alheureusement, notre structure est actuellement petite, légère et pas forcément adaptée à ce que nous voulons faire», a-t-il déploré. «Nous voulons mettre en place des réformes, avoir une vision plus large et plus grande, que ce soit au niveau politique ou au niveau de nos moyens», a annoncé le secrétaire général. Il a rappelé qu’un consensus avec les associations de l’Université Laval, Sherbrooke et McGill, a été convenu sur cette volonté «d’aller plus loin au niveau national».

au mieux l’association», a-t-il assuré.

M. Auger a exprimé des attentes particulières concernant les successeurs. Selon lui, leur rôle sera d’amener les membres à se parler entre eux et également d’amorcer des réformes. «On a besoin de quelqu’un de rassembleur, coordinateur, car il est essentiel de travailler en équipe pour organiser

Seules les personnes faisant partie d’une association membre peuvent se présenter à l’un des trois postes disponibles, à savoir secrétaire général, vice-secrétaire général aux communications et relations internes et vice-secrétaire général aux affaires administratives et financières. La période de mise en

En effet, les associations étudiantes prennent toute la place au sein de la TaCEQ. «Une belle coopération est donc nécessaire pour pouvoir réaliser au mieux nos objectifs», a-t-il soutenu. Le secrétaire général a confié qu’il avait confiance en ses futurs successeurs. «Nous sommes capables d’apporter des visions constructives, de contester, mais aussi de discuter avec le gouvernement», a-t-il conclu.

En b r e f

Crépuc L’UL lâche le bâteau

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e recteur de l’UL, Denis Brière, a annoncé par voie de communiqué qu’il quitte son siège à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ). Selon lui, la CREPUQ «ne répond plus aux besoins de l’UL en matière de défense et de promotion de ses intérêts et de son identité». L’UL devient ainsi la seule université du Québec à ne plus être représentée par la CREPUQ.(H.D.)

candidature pour postuler a débuté le 2 avril et se finira le 26 avril. Les résultats du vote seront connus le 26 mai, lors du Congrès annuel.

«On appelle les gens à faire campagne, à présenter leurs projets, leurs idées», a déclaré M. Auger. Ensuite, les associations membres, comme l’Association des Étudiants de Laval inscrits aux Études supérieures (AELIÉS), vont voter pour ces différents candidats en fonction de la pertinence de leurs projets. Les candidats ont jusqu’au 25 mai pour se présenter dans les instances de chacune des associations membres pour recevoir leur appui.

Peu de changements possibles

Selon Frédérick Clerson-Guicherd, membre du Conseil d’administration de l’AELIÉS, le processus électoral risque d’amener assez peu de nouveautés, car la TaCEQ manque de porteurs de dossiers et de cohésion d’équipe. «Les tensions internes sont très importantes cette année et la volonté mise dans la TaCEQ dépend grandement des exécutifs en place», a-t-il expliqué. «Nous devons espérer que l’inclusion d’un second vice-secrétaire général aidera à la visibilité médiatique de la TaCEQ», a conclu M. Clerson-Guicherd.

Universités Salaires sous contrôle

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e ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a annoncé que les salaires et autres avantages des membres des hautes directions des universités devront recevoir l’aval du ministère. Le Conseil du trésor a adopté une nouvelle règle au mois de mars pour mieux contrôler la progression des rémunérations des cadres. Cependant, il n’est pas question de revenir sur les acquis, selon M. Duchesne. (H.D.)

ntoine Genest-Grégoire est étudiant à la maîtrise en sciences économiques de l’UQAM et président de l’Association des étudiants de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (AéESG). «Ça fait deux ans qu’il est présent autour de la table de la FEUQ et il avait le goût de relever ce défi», a lancé Martine Desjardins. «Ce qui est sûr, c’est que s’il a été élu, c’est qu’il a convaincu les étudiants», a-t-elle indiqué. Durant les semaines précédant son statut officiel de président de la FEUQ, Antoine Genest-Grégoire reçoit une formation afin de pouvoir chausser les gros souliers qui l’attendent. «Pendant trois semaines, je vais lui transférer mes dossiers», a expliqué la présidente sortante. «Il doit mettre en place la structure interne de son équipe», a-t-elle ajouté. Selon Martine Desjardins, le jeune homme serait «très, très heureux d’avoir été élu» et «un peu impressionné» par l’ampleur de la tâche qui l’attend. Martine Desjardins a confié qu’elle aimerait qu’Antoine Genest-Grégoire et son équipe «reprennent les chantiers et les réformes» déjà mises en place. Elle espère aussi «qu’ils vont continuer à accroître la crédibilité et le côté pragmatique de la FEUQ». «J’ai hâte de voir ça d’un œil intéressé, mais plus impliqué», a-telle raconté.

usage du français Nouvelle association étudiante

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ne association étudiante visant à appliquer la Politique sur l’usage du français a vu le jour à l’UL. Quinze membres ont confirmé leur implication au Mouvement Québec français. Le but est d’éviter les écarts observés par le conseil d’administration, présidé par Dominique Beaulieu, notamment lors de partenariats avec des institutions anglophones. (O.T.)

C’est lors de la dernière assemblée générale annuelle de la FEUQ, tenue le dimanche 7 avril à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue, qu’Antoine Genest-Grégoire, actuel président de l’AéESG, a été choisi afin de succéder à Martine Desjardins. L’AéESG n’a pas voulu s’exprimer au sujet de leur actuel président.

Les attentes

Jérémie Bédard-Wien, le porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), s’est dit «scandalisé» par les propos que Martine Desjardins a tenus sur la CLASSE (Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante) en entrevue au Journal de Montréal, le 7 avril dernier. Elle a affirmé que «la CLASSE a nui à la cause étudiante tout au long du printemps érable». Le porte-parole de l’ASSÉ «espère que ce ne sera pas l’attitude du nouveau président de la FEUQ à [son] égard». «Cela ne ferait qu’empirer des relations déjà tendues», a ajouté Jérémie BédardWien. La Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), membre de la FEUQ, qui avait six voix sur 54 lors du vote espère «que les chantiers qui ont lieu présentement donnent des résultats concrets pour les étudiants», a confié Alexandre Ducharme, attaché politique de la FAÉCUM.

hautes études internationales Pierre S. Pettigrew nommé

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ierre S. Pettigrew succèdera à Michaëlle Jean à titre de président du Conseil des hautes études internationales. Présentement conseiller à la direction des affaires internationales chez Deloitte, il a dirigé auparavant plusieurs ministères canadiens. (V.P.)


L’Exemplaire, le mercredi 17 avril 2013

Éco-marathon Shell

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Éclair de génie pour les Alérions Juliette Gunther juliette.gunther.1@ulaval.ca Cité Universitaire – Les Alérions de l’Université Laval, qui ont remporté l’Éco-marathon Shell à Houston au Texas le 7 avril dernier, ne sont pas surpris de leur victoire, mais ils n’auraient jamais pensé battre leur record. Portrait d’une équipe bien préparée.

L

’équipe de 22 étudiants en génie mécanique a réussi à concevoir un véhicule capable de rouler 1 525km avec un litre d’essence. «Je n’ai pas été surpris par la victoire mais par le dépassement du record!», s’est exclamé Philippe Bouchard, directeur général et coordonnateur des Alérions. En effet, l’équipe avait projeté d’atteindre les 1 500km au litre, mais elle ne pensait pas battre ce record. Cet exploit rend l’équipe très fière. Ils ont «réussi à créer le véhicule le plus économe d’essence en Amérique!», a souligné Lucas Brunet, chef de l’équipe embrayage des Alérions. Cette victoire sans surprise est le fruit d’un travail de longue haleine. «Je suis très fier d’eux. Cette victoire est due principalement à leurs qualités et à leur efforts», a expliqué Jean Ruel, professeur et directeur du Département de génie mécanique. Pour Philippe Bouchard, cette réussite vient de l’équipe qui était prépa-

rée. «La répartition des tâches a permis de faire vite et bien le jour de la compétition», a-t-il précisé. «C’est du gros travail d’équipe et de la détermination», a ajouté Lucas Brunet. La préparation avant la compétition a été longue et réfléchie. Les membres de l’équipe consacraient entre une et 35 heures de travail par semaine. «Cela dépend du poste que l’on occupe dans l’équipe et de l’intérêt que l’on a dans le projet», a souligné Philippe Bouchard. Cela a pris «beaucoup de nuits de préparation», a-t-il plaisanté. L’équipe s’est démarquée des 30 autres en compétition grâce à une technologie avancée. Ce qui a fait la différence pour Philippe Bouchard, c’est «l’aérodynamisme de la voiture et le fait que notre moteur soit modifié». En effet, seulement 10% des équipes apportent des modifications à leur moteur. «Ils ont le souci de chaque détail et rien n’a été laissé au hasard», a souligné Jean Ruel.

Photo Juliette Gunther

Lucas Brunet (à gauche), accompagné de son co-équipier des Alérions Marc-Antoine DeBlois, tenteront de battre leur propre reccord au mois de juin à la compétion SAE Supermileage à Marshall au Michigan.

Ce qui fait la force des Alérions c’est la composition de leur équipe. «On se complète bien, il y a une bonne chimie entre les membres», a expliqué le directeur de l’équipe. «Nous avons tous des personnalités et des intérêts différents», a confié Lucas Brunet. «L’entraide est aussi un point fort», a-t-il ajouté. «Ils sont compétents techniquement, persévérants et audacieux», a complété Jean Ruel.

Expérience formatrice

Cette expérience est formatrice pour les étudiants en génie mécanique. «Tous les niveaux du baccalauréat sont représentés», a expliqué Philippe Bouchard. «Les étudiants qui s’impliquent dans ce genre de projets développent des compétences qui ne sont pas apprises dans les cours», a précisé Lucas Brunet. Aux futurs étudiants qui voudraient se lancer dans le projet,

Lucas Brunet a transmis ce message: «soyez passionnés, n’ayez pas peur de poser des questions». «Discipline, détermination et ardeur au travail» sont les trois qualités recherchées qu’a mentionné Philippe Brunet. Pour la relève, Jean Ruel a donné un mot d’ordre: «Travail, travail, travail!». Les Alérions ont déjà remporté cette compétition en 2008, 2009, 2010 et 2012.

Communications à l’Université Laval

Collaboration difficile avec les médias Romy Quenneville-Girard romy.quenneville-girard.1@ulaval.ca Cité Universitaire – Les médias de la Ville de Québec peinent à rejoindre la direction des communications de l’Université Laval lorsqu’ils veulent obtenir de l’information.

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ubert Gaudreau, rédacteur en chef d’Impact Campus, le journal des étudiants et des étudiantes de l’Université Laval, a affirmé que «même sur des petites informations, c’est compliqué d’avoir une collaboration de la part du service des communications de l’Université à cause de leur système bureaucratique.» «Il y a des renvois et finalement, même pour une nonconfirmation, on a rarement des nouvelles», a-t-il ajouté. Le rédacteur en chef regrette cette situation. «C’est dommage, car nous sommes un journal de l’Université Laval. On aimerait plus de colla-

boration parce qu’on est implanté directement sur le campus», a-t-il mentionné. M. Gaudreau a déploré en outre le manque de transparence de l’Université Laval. «Lorsqu’on a des retours de la part de la Direction des communications, ça arrive que ce soit des phrases déjà établies ou encore, elle nous renvoie à leurs communiqués. Ce qu’on souhaite en tant que journal implanté à l’Université Laval ce sont des nouvelles fraîches». Une journaliste du Soleil qui préfère garder l’anonymat, a confirmé avoir de la difficulté à

recevoir de l’information de la part de l’Université Laval. «Les demandes d’entrevues et les demandes d’information pourraient être entreprises plus rapidement», a-t-elle affirmé. La journaliste a précisé qu’elle doit parfois employer d’autres méthodes pour obtenir l’information nécessaire. «Le service des communications collabore rapidement lorsque c’est dans leur intérêt. C’est normal. Mais il y aurait place à l’amélioration», a-telle soutenu.

Des communications accessibles

Cependant, il est difficile d’évaluer le manque de transparence d’une université selon Pierre Bérubé, vice-doyen aux études et professeur à la Faculté de communication de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «En réalité, les universités sont bien plus transparentes qu’on ne le pense. Une université ne peut pratiquement

pas avoir de secrets aux nombres de comités et de personnes qui travaillent pour ces institutions. Lorsqu’on veut de l’information, il faut aller la chercher directement et précisément aux bonnes personnes», a-t-il expliqué. Par ailleurs, selon M. Bérubé, «le service des communications des universités est très important. Les institutions scolaires offrent un large éventail de communications que ce soit par le rapport annuel, les nombreux évènements, leur présence sur Facebook et sur Twitter». Bernard Dagenais, professeur titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval, précise que la Direction des communications coordonne adéquatement les demandes des médias en matière d’expertise. «On [les professeurs] nous a récemment demandé de préciser nos domaines d’expertises afin que les demandes des médias

soient envoyées aux bonnes personnes», a-t-il déclaré. «S’il n’y a pas de suivi auprès des journalistes, c’est que le professeur ne l’a pas fait, car le service des communications communique régulièrement et rapidement avec nous en cette matière», a précisé M. Dagenais. Le professionnel des relations publiques estime aussi que, «près d’une quarantaine de personnes travaillent pour le service des communications de l’Université Laval. C’est un service intelligent et très vaste. Beaucoup de demandes sont traitées. Si le suivi n’est pas toujours fait auprès des journalistes, c’est qu’il doit y avoir une faille dans le système et je ne saurais vous préciser laquelle». La Direction des communications de l’Université Laval n’a pas rappelé l’exemplaire pour commenter.


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Commentaire

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La dernière odeur de papier

vec la réforme du Baccalauréat en communication publique, la version papier de l’exemplaire ne sera plus. Ce texte marque le dernier éditorial papier publié dans l’exemplaire et la fin d’une vingtaine d’années et de centaines d’étudiants qui ont participé à l’expérience de production du journal. C’est la fin d’une ère ! Dans les grandes publications, les éditoriaux reflètent l’opinion de leur éditeur. Mais dans le cas de l’exemplaire, la page éditoriale a toujours exprimé l’opinion de ses étudiants. Aujourd’hui, notre éditorial porte la voix de tous ceux qui ont partagé leurs opinions dans cette page. Nous prenons donc la parole aujourd’hui pour dire que nous croyons que les plateformes numériques et papiers peuvent cohabiter et que l’ascension de l’une ne signifie pas la mort de l’autre. Nous croyons qu’un bon papier peut faire changer les choses! Même en investissant dans la révolution numérique, il ne faut pas négliger les journaux papier, tout aussi appréciés des lecteurs. En 2009, selon Statistique Canada, 68 % des Canadiens utilisaient Internet afin de consulter les nouvelles, ce qui laisse tout de même un peu plus de 30% qui ne l’utilisent pas. On parle de grande accessibilité à l’information avec le Web et les multiplateformes des médias, mais est-ce vraiment accessible? Il faut quand même avoir ladite plateforme pour y avoir accès, soit un ordinateur, un téléphone intelligent ou une tablette électronique. Même que la plupart des contenus offerts doivent aussi être payés. Un journal papier, lui, est accessible à faible coût et peut être livré directement à votre porte. Selon Marc Raboy, professeur en éthique, média et communication de l’Université McGill : «la nouvelle logique de distribution du contenu permet aux consommateurs non seulement de choisir à n’importe quel moment, dans n’importe quel lieu et surtout à partir de n’importe quel nouveau média.» Lorsqu’une personne consulte les nouvelles sur Internet, elle a tendance à cibler seulement les sujets qui l’intéresse. Tandis qu’avec les journaux papier, le fait de l’avoir devant soi favorise la lecture d’un plus grand nombre d’articles sur différents sujets auxquels le lecteur n’aurait peut-être pas soupçonné s’intéresser. Selon Robert Cauthorn du journal Le Monde : «Un livre imprimé aura toujours du sens, car il peut être lu de nombreuses fois sur plusieurs années. Mais pour un journal, quels sont encore les avantages du papier ?» Pour nous, lire un journal papier c’est plus que s’informer. Un journal, c’est aussi l’odeur qu’il dégage, l’encre qu’il laisse sur les doigts, les pages à tourner et la joie de le recevoir tous les matins. D’ailleurs, l’habitude prime pour une majorité de lecteurs, et lire sur un format papier sera toujours plus agréable que sur un écran. D’après une étude de la USC Anneberg, prestigieuse école de communication et de journalisme en Californie, cette répercussion se fera ressentir dans la majorité des journaux américains, sauf pour les très grands médias tels que The New York Times ainsi que pour les très petits journaux plus spécialisés. D’ici cinq ans, tous les autres journaux papier s’éteindront ou se retrouveront sur le Web. Il est triste de constater que l’avènement d’Internet amènera la mort de beaucoup de publications et ce constat est encore plus dur pour ceux qui espèrent travailler dans le domaine. Internet est un vaste monde rempli de possibilités, mais aussi d’un vide immense. On peut toujours douter de la crédibilité de l’information qu’on y retrouve, étant donné l’accessibilité et la multiplication des blogues et du journalisme citoyen. Tandis que dans un journal, on a moins de doutes quant à l’information qui s’y trouve. Oui, Internet est une cause de la mort du papier, mais pour nous, l’important c’est d’informer le public, peu importe la plateforme.

Rachel Lapointe

rachel.lapointe.1@ulaval.ca Audrey-Anne Maltais

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Men and women up!

e pire n’est pas arrivé, mais le pouvoir judiciaire a quand même couché avec le pouvoir politique. Au final, la constitution restera rapatriée sans l’accord du Québec, mais au-delà du résultat de cette «vieille chicane», il y a la violation d’un principe fondamental, celui de la séparation des pouvoirs judiciaire et politique. Ce n’est pas le pire, mais c’est grave, extrêmement grave. La première chose qu’apprennent les étudiants en droit et en science politique, c’est que la sphère juridique est indépendante du pouvoir politique. Donc, les juges le sont également, non? Pourtant, lors du rapatriement de la Constitution en 1982, un juge en chef de la Cour suprême aurait informé les gouvernements canadien et britannique de certains détails du rapatriement de la Constitution. Bora Laskin, le juge fautif, a été dénoncé par Frédéric Bastien, l’auteur du livre La bataille de Londres. Un juge, qui voyage à Londres pour aller parler secrètement à une partie, ça ne doit pas passer sous silence. Selon moi, se faire payer un billet d’avion pour la capitale britannique par le gouvernement fédéral, ce n’est guère mieux que d’aller faire un tour sur le yacht de Tony Accurso. Si pour un sujet d’une telle gravité, les autorités judiciaires ont commis l’impensable, ne pensez-vous pas qu’ils l’ont fait pour servir d’autres causes? Je crois que la question se pose. Je crois aussi que l’on doit pousser la question plus loin. À en juger par l’attitude détendue de François Legault et de Justin Trudeau devant les propos de Frédéric Bastien, rien n’est alarmant. Petite rectification pour ces messieurs, cette histoire va bien plus loin que les vieux désaccords entre le Québec et Ottawa, c’est un pilier de la démocratie canadienne qui a été ébranlé. Au lieu d’apaiser les foules, ils devraient être les premiers à décrier cette violation. Être un homme politique, c’est aussi se lever devant ce qui est illégal, et non pas juste devant ce qui les fait briller. À mon sens, toute la valeur d’un homme et d’une femme politiques réside dans le fait qu’ils se battront jusqu’au bout pour la démocratie, pour celle qu’ils doivent servir. Legault et Trudeau ne sont que deux autres représentants politiques lâches et indignes. À ce stade-ci, ce n’est donc plus une question d’allégeance politique. C’est de se battre pour un principe fondamental de notre démocratie qui n’a pas été respecté. Maintenant qu’il a été élu à la tête du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau devrait arrêter d’être beau pour quelques secondes. Legault, lui, devrait choisir sur quoi il veut forger sa réputation politique. Face à l’inaction, j’en appelle aux hommes et femmes du Québec. C’est le temps de sortir dans les rues pour la cause de la démocratie, pour que les liaisons malsaines entre le pouvoir judiciaire et le politique soient punies. Montrez-vous concernés, montrez-vous scandalisés. Men and women up!

Marie-Pier Cayer

marie-pier.cayer.1@ulaval.ca

audrey-anne.maltais.1@ulaval.ca

L’équipe de L’Exemplaire Journal école des étudiants en journalisme. Son contenu n’engage en rien la responsabilité du Département d’information et de communication. Fondateur: Jacques Guay; Éditeur: Jean-Claude Picard (656-2131 poste 4683);

Marie-Michèle Genest

Directeur de la production: Mathieu Massé (8942); Adjoint à l’éditeur: Chloé Noël (8942); Rédactrice en chef: Vicky Fragasso-Marquis (4513); Secrétaire de rédaction: Jean-Michel Poirier (4513); Éditorialiste en chef: Sarah-Christine Bourihane (8954); Maquettiste: Marie-Pier Cayer (8959); Directeur de la photographie: Yascha Wecker (8954); Caricaturiste: Marie-Michèle Genest Université: Olivier Turcotte, Hassan Daher, Vanessa Picotte et Sophie Houle-Drapeau (5224); Municipal, régional et gouvernemental: Pierre-Yves Robert et Camille Bélanger-Vincent (8956); Culture: Émilie Bonnefous, Rachel Lapointe, Margaud Castadère-Ayçoberry et Marie-Michèle Genest (8957); Sports: Fanny Nonvignon et Audrey-Anne Maltais (8957). Conception de la maquette typographique: Marco Dubé et François Baron du Studio Graphiskor; Julie Verville et Mario Fraser; Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, 1994; Imprimeur: Les Presses du Fleuve, 100, avenue de la Cour, Montmagny (Québec) G5V 2V9; Tirage: 1000 copies. Adresse: Département d’information et de communication, C.P. 4120, pavillon Louis-JacquesCasault, local 3832, Cité universitaire (Québec) G1V 0A6; Télécopieur: (418) 656-3865; Courriel: exemplaire@com.ulaval.ca; Site Web: http://www.exemplaire.com.ulaval.ca; Facebook: L’Exemplaire (Page officielle); Fil Twitter: @lexemplaire Points de distribution du journal: Cité universitaire: pavillon Bonenfant, pavillon Casault, pavillon De Koninck, pavillon Desjardins, pavillon des Sciences de l’éducation, pavillon Pouliot,

pavillon Vachon, pavillon Lemieux, pavillon Vandry, pavillon Palasis-Prince, Peps; Ville de Québec: Bibliothèque Gabrielle-Roy, Tribune de presse du parlement.


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L’Exemplaire, le mercredi 17 avril 2013

Événements culturels d’envergure à Québec

ué bec

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Tout le monde y gagne Priscille Gélinas priscille.gelinas.1@ulaval.ca Québec – La multitude d’événements culturels d’envergure présentés à Québec durant la saison estivale génère des profits considérables pour tous les commerçants de la Ville.

L

es commerces réputés qui se situent près des lieux d’activités ne sont pas les seuls à profiter des événements d’envergure. C’est ce que croit Éric Bilodeau, directeur des communications et de la publicité à l’Office du tourisme de Québec. «Avec le nombre de gens que ces gros événements attirent, il n’y a pas d’exception à faire. Assurément, tous les commerces de la Ville sont touchés», a soutenu M. Bilodeau. Il est certain qu’à l’occasion d’un concert sur les plaines d’Abraham, les restaurants de la Grande Allée seront davantage convoités. Par contre, tous les hôtels de la Ville, peu importe leur prestige ou leur localisation, sont susceptibles de pouvoir en bénéficier, puisqu’ils répondent aux différents besoins des touristes. «Par exemple, si une famille vient à Québec pour une fin de semaine lors d’un événement, elle aura peut-être tendance à réserver dans un hôtel plus économique et familial de l’arrondissement de Sainte-Foy. En parallèle, un couple qui assiste à un spectacle dans le Vieux-Québec sera peut-être davantage attiré par les hôtels plus luxueux ou les gîtes romantiques

de ce quartier», a expliqué Éric Bilodeau. Dans les secteurs de la PlaceRoyale et du Vieux-Port de Québec, tous les événements culturels présentés à Québec entraînent des répercussions économiques directes. «Ce sont des événements d’envergure internationale, qui sont souvent des exclusivités au Québec, et même au Canada. Ça amène donc des visiteurs qui vont rester quelques jours et vont venir dépenser dans nos commerces», s’est réjoui Gilbert Tremblay, directeur général de l’Association des gens d’affaires Place-Royale/ Vieux-Port. Selon lui, les hôtels et les restaurants sont les principaux bénéficiaires de la tenue d’événements culturels à Québec. «Cependant, pour certains spectacles exclusifs tels que ceux de Céline Dion ou de Paul McCartney, ça avantage d’autres types de commerces, tels que les galeries d’art, les boutiques souvenirs et les boutiques mode», a ajouté M. Tremblay.

Un penchant pour les événements de longue durée

Selon Myriam Tremblay, directrice des ressources humaines

des Hôtels Jaro, à l’occasion d’événements de longue durée, les touristes se déplacent à Québec pour assister à plusieurs d’entre eux, puisque ce ne sont pas des activités de très grande envergure. Ils se retrouvent donc en visite à Québec pendant quelques jours. À l’opposé, dans le cadre de spectacles uniques d’envergure, les touristes ne viennent à Québec que pour l’occasion. Les séjours à l’hôtel s’en trouvent ainsi écourtés. Par ailleurs, M. Bilodeau, de l’Office du tourisme de Québec, a du mal à prendre position quant au type d’événements, de courte ou de longue durée, qui génèrent le plus de bénéfices. D’après lui, la comparaison est impossible. Les gros événements tels que le spectacle de Madonna sur les plaines d’Abraham rapportent beaucoup d’argent en un petit laps de temps. Toutefois, les activités qui durent toute la saison estivale, comme Le Moulin à images et les prestations de rue du Cirque du Soleil, ne font pas autant d’argent rapidement, mais comme ils s’étendent sur une plus longue période, «au bout du compte, ça s’équivaut», a finalement conclu M. Bilodeau.

Photo Priscille Gélinas

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Selon Éric Bilodeau de l’Office du tourisme de Québec, sans ces événements d’envergure, les commerçants de Québec ne seraient assurément pas ce qu’ils sont aujourd’hui.

Élections au Venezuela Victoire de Maduro

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n peu plus d’un mois après la mort d’Hugo Chavez, les élections pour désigner un nouveau président ont porté au pouvoir Nicolas Maduro, dauphin affiché de l’ancien président. La victoire n’est toutefois que de 300 000 voix d’avance sur 19 millions d’électeurs inscrits, ce qui a poussé le candidat défait, Henrique Capriles, à exiger un recomptage des votes. (P-Y.R.)

Corée du Nord Kerry prêt à négocier

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e secrétaire d’État américain John Kerry a déclaré depuis Tokyo que les États-Unis étaient prêts à négocier avec la Corée du Nord si cette dernière faisait les premiers pas dans cette direction. John Kerry, qui est actuellement en tournée asiatique, était auparavant à Séoul et Pékin pour discuter de la situation nordcoréenne avec les dirigeants locaux. (PY.R.)

Suite de la UNE Trudeau

Courtoisie Adam Scotti

«Ce n’est pas mon leadership qu’Harper et son parti craignent, c’est le vôtre. […] Il n’y a rien que les conservateurs craignent plus qu’un citoyen canadien engagé et informé», a proclamé Justin Trudeau lors de son premier discours en tant que chef du PLC.

Justin Trudeau, peut-être plus intelligent que vous ne le croyiez titrait le Toronto Star la semaine dernière. Inexpérience, discours creux, manque de substance : plusieurs raisons donnent à penser que le fils de l’ancien premier ministre canadien PierreElliot Trudeau n’est pas l’homme de la situation. «Si les gens votent pour lui, c’est parce que son nom est Trudeau. S’il s’appelait Justin Tremblay, il ne serait pas là», a avancé M. Giasson. Malgré tout, c’est avec 80 % des voies que Justin Trudeau a été élu dimanche à la tête du PLC. Le député libéral de Bourassa Denis Coderre s’est porté à la défense de son nouveau chef dimanche soir sur les ondes de RDI, peu avant l’annonce des résultats. M. Coderre y a souligné le charisme et l’écoute de Trudeau, tout en mentionnant sa capacité à s’entourer de conseillers compétents. Il a par ailleurs précisé qu’une personne peut très bien détenir à la fois du charme et du contenu, et qu’étant donné sa «cote d’affection» auprès du public, «les conservateurs ne pourront pas le planter comme les autres [chefs du PLC] l’ont été».

Ville de Québec Nouvelles coupes

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e maire de Québec, Régis Labeaume, a présenté ce lundi la suite des compressions que la Ville entend poursuivre jusqu’en 2016. Au total, il s’agit de 67 millions de dollars additionnels en coupes budgétaires. Annoncé initialement en 2011, ce plan vise à accélérer le remboursement de la dette publique de la Ville de Québec. (P-Y.R.)

Aux yeux de Stéphane Dion, Justin Trudeau a l’avantage d’être connu de la population, plus que lui-même ou Michael Ignatieff ne l’étaient avant d’être élus chef du PLC. «La majorité des gens l’aime. À mon avis, cela va faire en sorte qu’il va être plus difficile pour les conservateurs de le détruire», a soutenu M. Dion sur les ondes de RDI dimanche dernier.

Discours rassembleur

Après l’annonce de son élection, Trudeau a prononcé un discours au ton manifestement rassembleur. Il y a déclaré que les Canadiens en ont assez des politiciens qui les divisent, dénonçant par le fait même la campagne de publicité négative à son endroit qui vient d’être lancée par le gouvernement Harper. «Le Canada est un grand projet inachevé, et c’est à nous d’en faire le pays que nous voulons», a prononcé le nouveau chef du PLC. En des mots pouvant rappeler ceux de John F. Kennedy, il a lancé, à l’intention de ceux qui ne se sentent pas interpelés par la politique : «votre pays a besoin de vous».

NPD Fin du socialisme ?

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es 2 000 membres du Nouveau Parti démocratique (NPD) réunis la fin de semaine dernière à Montréal se sont massivement prononcés en faveur de la minimisation du concept de «socialisme» dans le préambule de la constitution du parti. Ils ont par ailleurs accordé un fort appui de 92,3 % à leur chef, Thomas Mulcair dans le cadre d’un vote de confiance. (C.B.V.)


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L’Exemplaire, le mercredi 17 avril 2013

Courtoisie Sara Harton / David Cannon

Le décor est composé d’une caméra qui détecte les mouvements des danseurs et qui active des microventilateurs.

Spectacle Trois paysages

Danser avec le public

Sonia Larochelle sonia.larochelle.1@ulaval.ca

Québec – Avec Trois paysages, la chorégraphe Karine Ledoyen présente un spectacle conçu pour cinq artistes en ne mettant en scène que quatre danseurs. Chaque soir, elle recrute son «cinquième élément» à même le public.

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vant la représentation, la chorégraphe de la troupe de danse contemporaine K par K se livre à une véritable séance «d’auditions». En discutant avec des membres du public, elle en vient à désigner le spectateur qui se verra offrir l’occasion de vivre la représentation de l’intérieur. Mme Ledoyen a noté que son choix était d’abord guidé par le «senti plus que le scientifique».

Une fois la représentation débutée, l’élu se voit remettre des écouteurs. Grâce à cet outil, la chorégraphe s’adresse en permanence à sa recrue pour lui transmettre des instructions quant à ses déplacements et interactions avec les danseurs. Selon Mme Ledoyen, la présence d’un assistant provenant du public permet d’établir un contact particulier avec les spectateurs. «Je joue avec l’empathie des gens, c’est

plus facile pour eux de se projeter sur la scène», a-t-elle observé. La chorégraphe a glissé qu’il s’agissait pour elle d’une façon de «danser avec le public». Cette empathie suscitée ne semble pas étrangère au thème de l’air présent dans Trois paysages. Mme Ledoyen perçoit en effet la matière invisible comme «quelque chose de vital qui connecte les sens des gens». En dépit des risques encourus avec l’intégration d’un inconnu sur scène, la chorégraphe a affirmé apprécier «l’expérience unique de chaque spectacle». Elle s’est souvenue avoir porté son choix sur un

adolescent lors d’une représentation montréalaise. Satisfaite du résultat, elle s’est rappelé l’attention que portaient les amis du jeune homme choisi. Mme Ledoyen a indiqué n’avoir «jamais eu de problème» avec un membre du public.

Le danseur mystère

Éric Gauthier, le spectateur impliqué lors de la représentation du 10 avril dernier à la salle Multi de Méduse, a dit avoir «beaucoup aimé» l’expérience. «C’est étonnant comment on perd contact avec le temps», a-t-il remarqué. L’homme a juré avoir l’impression que seulement «10 à 15 minutes» s’étaient écoulées malgré la durée réelle du spectacle qui est de près d’une heure.

Contraint de fermer les yeux à plusieurs reprises durant la représentation, M. Gauthier a trouvé l’expérience «très sensorielle». «Je trouve que c’est un privilège d’y avoir accédé de l’intérieur», a-t-il soutenu, loin d’avoir été ennuyé par sa position. Il compte toutefois retourner voir le spectacle, cette fois en «mode conventionnel», a-t-il dit en riant. Les spectateurs ont semblé apprécier les trois tableaux composant le spectacle. Gabrielle Lapierre a qualifié de «bien intégrée» la participation du membre du public. Elle a également aimé la présence de «beaucoup de contacts entre les danseurs et la fluidité des mouvements».

Le cocktail dans tous ses états Stéphanie Jolicœur stéphanie.jolicoeur.2@ulaval.ca Québec – Les amateurs d’exploration culinaire s’en sont donnés à cœur joie vendredi dernier, lors du 5 à 7 de mixologie qui s’est tenu à l’espace MC Chef au Vieux-Port de Québec. Lors de cet événement organisé par Foodcamp, une soixantaine de spectateurs a pu goûter aux cocktailscréations de trois mixologues de Québec.

Photo Stéphanie Jolicoeur

Louis Turmel présentait un cocktail constitué d’une mousse d’orange sanguine flottant sur un mélange de Pineau des Charentes, de sirop de gingembre et de jus de carottes bio.

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ne soirée merveilleuse et de merveilleux mixes !», s’est exclamé l’organisateur du 5 à 7 de mixologie Francis Laplante, alors qu’une masse de personnes s’entassait devant le bar du MC Chef, où les trois mixologues invités s’affairaient à servir leur cocktail spécialement créé pour l’événement.

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FrancoFolies 2013 Hommages

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a 25e édition des FrancoFolies, qui se tiendra du 13 au 22 juin à Montréal, présentera en spectacle d’ouverture un hommage à Félix Leclerc. Gilles Vigneault, Louis-Jean Cormier, Richard Séguin et Michel Rivard seront parmi la brochette d’invités. Un spectacle soulignera aussi les 20 ans du premier album des Colocs, en compagnie des ex-membres du groupe. (M.M.G.)

Le défi pour Louis Turmel, Étienne Michaud et Marc-André Fillion était d’inventer un cocktail dont la base devait être du Pineau des Charentes. Les trois drinks inventés par les mixologues n’avaient rien de l’apéritif classique. «La mixologie, c’est l’art d’inventer de nouveaux cocktails, de nouvelles saveurs», a expliqué Étienne Mi-

Le Penseur de Rodin Estimé à 12 millions $

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rois chefs-d’œuvre faisant partie de la sculpture Les portes de l’enfer d’Auguste Rodin seront vendues aux enchères chez Sotheby’s New York le 7 mai. Le Baiser (1909), Ugolino et ses enfants (1909) et Le Penseur (1906), seront en vente. Les portes de l’enfer s’inscrit comme sa plus importante réalisation. Il y consacra plus d’une vingtaine d’années. (R.L.)

chaud, en pleine préparation de son Alchimiste, qui combinait le goût de l’ananas, du sirop d’érable et du gingembre à celui du Pineau. «Souvent on fait des expériences, on teste vraiment toutes sortes de choses. Quand on a des commandes comme celui-ci, avec le Pineau des Charentes, c’est un peu plus facile. On part de l’élément de base et puis on réfléchit», a-t-il ajouté. «On est partis de zéro pour faire trois drinks très différents», a déclaré Louis Turmel. «Moi, je voulais absolument travailler avec la carotte. C’est classique avec le Pineau. À partir de là, j’ai inventé. Mais ce n’était pas super facile à mixer», a-t-il poursuivi.

Un art en pleine expansion

Pour la propriétaire du restobar l’Assomoir à Montréal Stéphanie Grenon c’était «mission accomplie». Elle a commencé avec le Pineau Caesar de MarcAndré Fillion, une variante exotique du Bloody Caesar qui était notamment composé d’une cuillerée de moutarde à l’ancienne, de jus de Yuzu et de sauce Sriracha. «C’est très réussi. Ça donne hâte de goûter aux autres drinks», a-telle lancé, avant d’ajouter que si à Montréal la mixologie est déjà bien connue, des événements comme le 5 à 7 chez MC Chef «contribuent beaucoup au grossissement de cette culture-là à Québec».

Socan Woodstock en Beauce Les finalistes dévoilés Tryo y sera

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a Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) a dévoilé la semaine dernière les noms des cinq nominés au Prix de la chanson francophone 2013: Dany Placard, Keith Kouna, les Sœurs Boulay, Avec pas d’casque et Gros Mené. C’est le public qui récompensera la chanson de l’année le 12 juin prochain lors d’un spectacle à l’Astral, où les cinq artistes seront présents. (S.J.)

E

n spectacle au Grand Théâtre le 13 avril dernier, le groupe français Tryo a annoncé à leurs fans qu’il fera partie de la programmation de Woodstock en Beauce, le 28 juin. Après quatre ans d’absence en sol québécois, le quatuor a profité de son passage pour présenter son dernier album Ladilafé, en plus de jouer les succès marquants de ses quinze années de carrière. (M.M.G.).


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L’Exemplaire, le mercredi 17 avril 2013

Trainspotting au théâtre

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La douleur sous héroïne Marie Bisiaux marie.bisiaux.1@ulaval.ca Québec – L’adaptation théâtrale de Trainspotting réalisée par Marie-Hélène Gendreau a été présentée le 10 avril dernier au théâtre Premier Acte, devant près de 80 personnes. La pièce plonge le spectateur dans un surréalisme semblable aux effets de la drogue.

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rainspotting, c’est l’histoire d’un groupe de jeunes Écossais traînant dans la banlieue d’Edimbourg et consommant la seule substance capable de faire oublier leur misérable condition: l’héroïne. Vingt ans après le roman d’Irvine Welsh, dix-sept ans après le film de Danny Boyle et quinze ans après la création théâtrale de Wadji Mouawad et Martin Bowman, Marie-Hélène Gendreau propose une nouvelle adaptation de l’œuvre. Dans sa mise en scène, Mme Gendreau a voulu mettre de l’avant la détresse des jeunes drogués. Selon elle, cette situation constitue «un carrefour de vie où on ne sait plus où on est, où les choix de société nous dégoûtent, où on a un grand besoin de fierté à l’intérieur de nous». La drogue permet alors d’«anesthésier» la réalité pour la rendre plus supportable. D’ailleurs, la metteure en scène voulait que le jeu des acteurs soit «le plus vrai possible, le plus brut, sans caricature, sans artifice». Pour jouer le rôle de drogués, elle souhaitait que les comédiens «descendent ça en eux, soient lourd de ça plutôt qu’être dans le comique de ça.» La «force brute alliée à la sensibilité» de Marie-Hélène Gendreau a encouragé le collectif FIX, formé des comédiens Jean-Pierre Cloutier, Lucien Ratio, Charles-Etienne Beaulne et Claude Breton-Potvin, à la choisir en tant que metteure en scène. Il s’agissait alors d’une première pour la jeune femme. «J’ai

trouvé ça merveilleux car ils m’ont laissé carte blanche, ils m’ont fait confiance. Je réembarquerai avec eux n’importe quand!», a-t-elle déclaré. Marie-Hélène Gendreau a défini sa mise en scène comme étant «honnête». Face à une œuvre où une prise de parole citoyenne et une réflexion sociale se posent, elle a expliqué: «Je trouve que l’avoir fait honnêtement, sans essayer de plaire, c’est louable».

Une adaptation pour la scène

«Calquer» le film sur scène n’aurait pas été intéressant, d’après celle qui exerce aussi le métier de comédienne. Elle a alors choisi de s’appuyer sur l’adaptation théâtrale réalisée en 1998. En effet, cette dernière est, selon elle, «encore plus poétique, amène de belles images au travers de la déchéance, du cru, de l’aridité des mots.»

«La rage d’exister»

Le Collectif FIX ne veut pas faire de morale à travers cette pièce. «On essaie juste de communiquer une espèce d’urgence de vivre, cette rage d’exister», a précisé CharlesEtienne Beaulne. Les spectateurs ne sont pas restés insensibles à cette version de l’œuvre. «J’ai failli pleurer à la fin du spectacle», a confié Peggy Simoneau, 31 ans. La jeune femme a décrit la pièce comme «dure et touchante», précisant que celle-ci l’avait beaucoup fait réfléchir sur «la souffrance que les toxicomanes peuvent vivre et les préjugés qu’on peut avoir envers eux».

Courtoisie Élodie Cuenot

Trainspotting sera présenté au théâtre Premier Acte jusqu’au 27 avril.

Photo Émilie Bonnefous

Louis-José Houde poursuit ses supplémentaires et sera de retour à Québec en octobre, décembre et janvier prochains.

L’homme derrière l’humoriste

Louis-José Houde en pleine maturité

Émilie Bonnefous emilie.bonnefous.1@ulaval.ca

Québec – Louis-José Houde remonte sur scène avec Les heures verticales. Il y montre une autre facette de sa personnalité plus proche de sa vie actuelle. À 35 ans, celui qui a commencé «crinqué» dans la jeune vingtaine dit aujourd’hui avoir atteint ses objectifs de carrière. La maturité de l’artiste rejoint celle de l’homme qu’il est devenu.

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es heures verticales, titre tiré du livre Voyage au bout de la nuit de LouisFerdinand Céline, représente ces moments dans la vie, où, face aux épreuves qu’elle nous apporte, il faut savoir se tenir debout et droit pour les affronter. Bien que des prémices de sujets plus sombres se ressentaient dans son dernier spectacle, Suivre la parade, elles deviennent aujourd’hui la ligne directrice de ce nouveau show. Même s’il aborde toujours des thèmes du quotidien pour en tirer les effets les plus comiques, l’artiste explore également des thèmes tels que le vieillissement, l’esclavage, l’euthanasie et la rupture. «Je ne les ai pas vraiment choisis, dans le sens qu’ils étaient là. Il ne faut pas faire un détour pour aller chercher quelque chose de lourd puis essayer d’avoir l’air profond avec ça. Je parle d’affaires qui sont près de moi et qui me concernent vraiment», a-t-il expliqué. Pour l’humoriste, la scène peut également faire office d’exutoire. «C’est sûr que ça fait du bien de faire ces shows-

là quand on parle de quelque chose qui pour nous est un problème, un poids, que ça fait rire des gens, des gens qui ont peutêtre le même problème, le même poids. C’est évident qu’il y a un petit côté thérapeutique là-dedans». Malgré tout, son nouveau spectacle demeure, selon lui, feel good et très positif.

Un artiste posé

Un banc, sur lequel LouisJosé Houde prend désormais le temps de s’asseoir pour raconter ses histoires, a été ajouté au décor minimaliste du stand-up. Le débit de ses paroles a également ralenti, l’expérience le poussant «à mieux exploiter les silences» auprès des spectateurs. «Si c’était à recommencer, je recommencerais à 25 ans pour ne pas être «pogné» avec cette imagelà de gars qui parle vite. J’essaie constamment de m’en détacher. J’ai eu l’air bien speedé au début parce que j’étais juste un peu trop jeune pour être sur scène. Mais finalement, comme n’importe qui qui vieillit, tu n’es pas la même personne entre 20 et 35 ans», a-t-il confié, en ajoutant dans un rire qu’il préférait lui-même écouter les humoristes plus posés.

L’artiste accorde également beaucoup de place à la littérature dans sa vie personnelle, ce qui influence sa manière d’écrire. «Pour n’importe quel artiste, je pense que c’est une bonne chose de lire beaucoup pour le simple fait de s’enrichir, d’enrichir son vocabulaire, sa propre création. Ça m’inspire dans la structure de mes spectacles et dans l’utilisation que je fais du français», a-t-il exposé. D’ailleurs, comme dans un roman, avec Les heures verticales, il multiplie ellipses et digressions avant de revenir à son fil conducteur.

Savoir repartir à zéro

Perfectionniste, Louis-José Houde est conscient que pour avoir une carrière aussi longue que la sienne, il faut savoir se réinventer. À la fin de sa dernière tournée, alors qu’il avait 32 ans, l’humoriste s’est demandé comment il pouvait se mettre en danger. «Tout ce que je voulais faire quand j’avais 19-20 ans, je le fais maintenant», a-t-il admis. C’est donc en France qu’il est allé chercher un nouveau souffle et y retournera en mai prochain. «Pour moi, ça fait partie du parcours d’un humoriste d’aller essayer d’autres pays, d’aller voir d’autres cultures, d’essayer ça ailleurs», a-t-il exposé avant d’expliquer en quoi cela l’avait fait évoluer. «Ça m’a rendu meilleur. C’est un très beau feeling de se remettre en danger, c’est se garder vivant, curieux, se donner des défis et ne pas faire la même chose tout le temps», a-t-il conclu, sans regret d’avoir recommencé à zéro ailleurs.


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L’Exemplaire, le mercredi 17 avril 2013

Suite de la UNE

mènes, qui réussissent à battre les records.

La fin des records Luc Nadeau, professeur agrégé au Département d’éducation physique de l’Université Laval spécialisé dans l’analyse des performances de haut niveau n’est pas de cet avis. «D’un point de vue strictement personnel et non en tant que chercheur professionnel, je crois vraiment qu’il sera possible de battre encore certains records selon les disciplines sportives», a-t-il déclaré. Par ailleurs, M. Nadeau explique qu’«entre autres, dans les années 1980-1990, aucun entraîneur en athlétisme n’aurait pensé qu’un sprinteur aurait gagné le 100m en mesurant 1m96 et encore moins en 9,58 secondes». Selon le professeur, l’évolution des conditions d’entraînement, de l’équipement ainsi que les conditions de pratique des

sports, qui vont continuellement aller en progression, permettraient d’établir de nouveaux records mondiaux. «Cependant, ce que l’on risque de voir c’est que de moins en moins de records seront battus par de grands écarts comme il est arrivé par le passé», a-t-il indiqué. «Les records risquent également de tenir plus longtemps et ne plus être battus d’année en année comme on a pu le vivre avant», a-t-il précisé. «On est loin de là», a affirmé M. Simon Grondin, professeur au Département de psychologie de l’Université Laval, qui étudie beaucoup le sport. M. Grondin insiste sur le fait qu’on est loin de la fin des records, car dans chaque génération, il y a des athlètes, qu’il qualifie de phéno-

Il cite Usain Bolt en exemple, un athlète jamaïcain spécialiste du sprint qui détient trois records du monde. «Dans un siècle, on ne sait pas comment les humains mesureront», a lancé M. Grondin. Selon le professeur, on ne peut prévoir l’évolution des humains et des méthodes d’entraînement qui pourraient permettre de battre des records que l’on croit imbattables aujourd’hui.

Frédéric Plesius

Meilleur joueur de sport collectif

«Il faut le voir sur l’ensemble des nombres, l’échantillon va grandir, la population terrestre va augmenter, le nombre d’athlètes augmentera aussi dans les 100 prochaines années» a-t-il expliqué. Cela laisse un flou quant à l’avenir des records. M. Grondin croit donc qu’il faut être patient, car les choses changent et qu’on ne peut prévoir ce qui arrivera dans un siècle.

Curling masculin

Première victoire suédoise en sol canadien Pour la première fois depuis 1973, l’équipe masculine canadienne de curling a perdu contre la Suède en sol canadien durant la finale. De plus, cela a mis fin à une série de trois médailles d’or des curleurs canadiens, qui se sont classés huit fois au premier rang depuis 2001. L’équipe s’est inclinée 8-6 face à l’équipe de Suède lors de la finale du Championnat mondial Ford qui se tenait à Victoria, en Colombie-Britannique, le 7 avril. «Ils ont l’habitude de bien jouer. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je ne sais pas si c’était la fatigue ou la nervosité», a commenté le joueur Claude Beauchemin du Club de curling Jacques-Cartier, à Québec. Équipe Canada doit maintenant se concentrer sur la prochaine étape, les Jeux olympiques de 2014, qui se dérouleront en Russie. «Notre objectif est de remporter trois médailles d’or à Sotchi. Nous savons que ce sera un bon défi puisque de nombreux pays forts au curling s’affronteront pour le podium dans chaque discipline», a annoncé Gerry Peckham, directeur haute performance pour l’Association canadienne de curling. (P-S.L) Photo Pascale-Sophie Lacombe

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Patinage artistique Retraite pour Assada

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a championne japonaise de patinage artistique, Mao Assada, a annoncé qu’elle mettra fin à sa carrière après les Jeux olympiques de Sotchi en février 2014. La double championne du monde est la première femme à avoir tenté et réussi trois triples axels lors de compétitions. Sa principale rivale, la Coréenne Kim YuNa a elle aussi annoncé sa retraite après les prochains Jeux olympiques. (F.N.)

Sports aquatiques Cloé Isaac rafle l’or

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’athlète québécoise Cloé Isaac, originaire de Brossard, a remporté la médaille d’or à Sheffield en Grande-Bretagne lors des Championnats de nage synchronisée le 14 avril dernier. Grâce à un total de 178,350 points offert par les juges, Cloé Isaac a devancé la Néerlandaise Margot de Graaf et la Britannique Jorga Brown. Cloé Isaac ne s’était plus imposée en solo sur la scène internationale depuis 2009. (F.N.)

Photo Fanny Nauvignon

Frederic Plesius, secondeur pour l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval, a remporté le titre de meilleur joueur de sport collectif le 8 avril dernier lors du 62e Gala de Mérite sportif Rouge et Or, ce qui a surpris son entraîneur, Glen Constantin. «Plesius est un joueur d’impact très méritant qui a eu une belle carrière, mais je ne croyais pas qu’il allait gagner», a remarqué M. Constantin. L’entraîneur-chef de l’équipe s’est dit surpris de ce résultat fortuit en raison d’une cohorte impressionnante de finalistes. «Depuis qu’il est à Laval, Plesius a beaucoup développé son jeu», a déclaré l’entraîneur-chef. Il a d’ailleurs noté qu’au moment où Plesius a rejoint les rangs du Rouge et Or, il était beaucoup plus massif, ce qui limitait son agilité. Il a également souligné qu’après quatre années passées avec le Rouge et Or, Plesius, qui était déjà très bon, est devenu un joueur d’impact, intense et dominant sur le terrain. «Son intensité et son éthique de travail exemplaire sont ses plus grandes contributions au Rouge et Or», a affirmé l’entraîneur-chef. Selon lui, il oblige, par son dévouement au sport, tous ses coéquipiers à toujours se surpasser et à toujours donner le meilleur d’eux-mêmes. Frédéric Plesius a participé au camp d’emtraînement des Eagles de Philadelphie en 2012. «Même si ce camp d’entraînement a été trop court pour avoir des bénéfices physiques, il lui a donné confiance et lui a fait croire en ses moyens», a ajouté M. Constantin. (E.D.B)

Soccer MLS

Une nulle pour l’Impact

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our la première partie de la saison au stade Saputo à Montréal, qui s’est tenue dimanche dernier, l’Impact n’a pas su vaincre le Crew de Colombus. La partie s’est terminée 1 à 1. Le but de Montréal a été marqué par Marco Di Vaio, son troisième de la saison, à la 68e minute de jeu. La partie prévue initialement le samedi, avait été reportée en raison de la neige. (A-A.M.)

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Formule 1 Victoire d’Alonso

’Espagnol Fernando Alonso, pilote pour l’écurie Ferrari, a remporté dimanche dernier à Shanghai le Grand Prix de Chine de Formule 1. Après avoir pris les devants avec 13 tours à disputer, il a terminé premier, 10 secondes devant la Lotus du Finlandais Kimi Raikkonen. La troisième place revient au Britannique Lewis Hamilton de Mercedes. (A-A.M.)


Exemplaire Vol XXI numéro 9