12 mars 2021 - N°339 - 4 € - Prochaine parution le 2 avril 2021
SAUMUR
Master class pour Thomas Carlile et Birmane
Pages 18 et 19
15 jours d’actualité.
BP 40033 - 88801 Vittel Cedex Tél. : 09 61 69 87 28 direction@lecheval.fr
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L’urgence d’une vaccination massive Plombé par la Covid-19, le monde du cheval vient de subir une nouvelle secousse avec l’épidémie de Rhinopneumonie. Le foyer qui a pris naissance à Valence (Espagne) s’est rapidement propagé en France lors du retour de quelques cavaliers. Aujourd’hui c’est toute l’Europe qui est touchée. Dix chevaux en sont morts à ce jour. La filière française a promptement réagi en stoppant net les rassemblements de chevaux et concours
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jusqu’au 28 mars. Vétérinaire et président de la SHF, Michel Guiot prône une vaccination générale des chevaux de sport et d’élevage pour enrayer ce phénomène viral, au nom de l’intérêt collectif et de la solidarité. Aux labos maintenant de produire des doses en quantité suffisante pour ne pas tomber dans le cahos vaccinatoire de la Covid.
ELEVAGE DU LIROT
Pirou : une écurie qui a le vent en poupe Page 10 ELEVAGE D’EGLEFIN
Un affixe attaché à la tradition
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Nos informations en pages 3,14 et 16
Bien alimenter sa jument gestante
Pendant la gestation, vont se jouer deux avenirs : celui de la jument en tant que reproductrice ou au niveau sportif et celui du futur poulain à qui il convient de donner toutes les cartes. Au niveau nutritionnel, les principales erreurs rencontrées sur cette période sont à la fois d’apporter trop d’énergie à la jument ce qui lui fait prendre de la graisse, mais pas assez de minéraux et dans une moindre mesure de protéines.
■■Évolution de l’alimentation au cours de la gestation Avant la saillie : la jument doit commencer sa gestation en bon état mais sans excès et surtout sans carences notamment minérales. Une suralimentation passagère au moment de la saillie n’améliore la fertilité que pour les juments insuffisamment ou mal nourries. Dans ce cas, il appartient non de se contenter d’un « flushing » mais d’aller au-delà en revoyant l’alimentation sur le long cours, que la saillie ait été fécondante ou non. En effet, la qualité de l’ovule dépend du corps de la mère et des nutriments disponibles. Si bien qu’avant même la fécondation, l’alimentation influence le futur poulain. Mieux encore, c’est l’alimentation de la grand-mère du jeune au cours de sa gestation qui va influencer la possibilité de procréer de sa fille, la future mère, et la façon dont va se passer sa propre gestation. L’intérêt de l’alimentation que vous donnez aujourd’hui va donc, si vous conservez vos reproducteurs, influencer durablement et profondément les performances de votre élevage. Dans les 2 premiers tiers de la gestation, il faut privilégier une alimentation fourragère en prenant garde de ne pas surestimer systématiquement la consommation d’herbe au pâturage ou la qualité des foins.
Souvent dans cette période, l’apport d’aliment est faible voire quasi nul. Ce serait une erreur majeure que de considérer que l’herbe ou le foin suffisent. Un complément minéral vitaminé judicieusement choisi est quasi toujours nécessaire.
En fin de gestation, les dépenses augmentent plus nettement. Il convient alors de préparer la lactation, notamment en introduisant s’il y a lieu les nouveaux aliments dont vous auriez besoin pour couvrir le pic de lactation. Il est important que la poulinière y soit déjà habituée. On observe parfois le dernier mois une diminution de l’ingestion spontanée de fourrage qu’il convient de compenser. ■■Quelques grands principes Pour une jeune poulinière. Certains éleveurs font faire un premier poulain à de jeunes juments de sport avant leur carrière sportive. Ces jeunes poulinières ont des besoins spécifiques différents de leurs consœurs adultes. La jeune jument aura non seulement les besoins alimentaires de toute poulinière mais aussi ceux découlant de la fin de sa croissance qu’elle doit assurer. Le rationnement devra en tenir compte et constituer, tout au long de la gestation, les réserves minérales osseuses suffisantes pour couvrir le pic de lactation sans préjudice pour le squelette. Respecter le temps de tarissement. Dans un élevage, il est primordial de maintenir les poulinières en état d’un cycle reproductif sur l’autre afin qu’elles conservent leur santé le plus longtemps possible. Pour pouvoir refaire un cycle sans risque après une lactation très exigeante au cours de laquelle l’organisme tourne à plein régime, la jument doit refaire ses réserves et l’organisme avoir eu un temps
de ralentissement. Ce temps de pause est constitué par la période de tarissement donc l’intervalle entre le sevrage d’un poulain et la naissance du suivant. Il est déterminé par l’intervalle mise-bas / saillie fécondante mais aussi par l’intervalle sevrage / mise-bas. Certains éleveurs retardent la saillie, produisant ainsi un poulain tous les deux ans avec le plus souvent un sevrage tardif. Cependant, il est économiquement préférable d’avoir un poulain par an ce qui est tout à fait possible, sans dommages pour la jument, si l’alimentation suit. Dans ce cas, il faut sevrer le poulain à 6 mois en lui donnant une alimentation adaptée à son jeune âge, ce qui permet de préserver un temps de tarissement suffisant pour la jument.
Utiliser un aliment élevage industriel ne vous donne pas la certitude que votre alimentation est correcte. Ce n’est pas une question de « qualité » de l’aliment, de « bonne » ou de « mauvaise » marque. C’est une question de contexte d’utilisation du produit. La plupart de ces aliments donnent de bons résultats si on suit les préconisations du fabricant pendant la phase de lactation, parce que les quantités d’aliment données étant importantes, il peut apporter les protéines mais aussi les minéraux et les vitamines nécessaires pour compléter le fourrage. Mais en gestation, on donne souvent de petites quantités : 2 litres par jour, voire 2 poignées et parfois rien du tout. Et il ne faudrait pas donner plus, car la jument ne doit pas être grasse à la mise-bas. Mais évidemment, si vous donnez 2 poignées d’aliment par jour, il n’est pas possible que l’apport minéral soit suffisant. C’est pour cela qu’on a inventé les Compléments minéraux vitaminés pour apporter des minéraux et des vitamines sans apporter d’énergie ce qu’un aliment « classique » n’est pas conçu pour faire.
Une jument en état mais pas grasse à la mise-bas. L’engraissement excessif de la mère a des conséquences dans plusieurs domaines. On a une augmentation des difficultés de poulinage du fait à la fois d’un poulain plus gros et d’une filière pelvienne encombrée de graisse ce qui augmente le risque de complications tant pour la mère que pour le poulain. La production laitière de la mère augmentera moins vite et sera moins importante du fait des infiltrations graisseuses de la mamelle et d’une modification des mécanismes hormonaux. Alors que l’appétit de la mère devrait croître de façon très importante au moment de la mise-bas et ensuite dans le premier mois pour atteindre son pic vers deux mois, la jument grasse a une augmentation de l’appétit moins nette. On pourrait se dire que c’est une bonne aubaine mais cela va limiter encore la production laitière et donc poser des problèmes au poulain. Une jument grasse au poulinage peut tout à fait être une jument maigre et surtout déminéralisée et démusclée au sevrage. Prévention des troubles orthopédiques du poulain. Un os, ce sont des minéraux fixés sur une trame protéique. Une alimentation minérale et protéique insuffisante de la jument gestante les favorise. On pense au calcium et au phosphore mais sauf cas particulier, ce ne sont généralement pas eux qui vont poser souci à ce stade. En effet, pendant les quatre derniers mois de gestation, le poulain emmagasine des réserves en fer, en zinc, en cuivre et en manganèse. Il les utilisera pour se développer lors des premiers mois de sa vie car il en recevra des quantités insuffisantes via le lait maternel. Ces mêmes minéraux notamment le cuivre et le zinc pourront influencer le développement des troubles orthopédiques chez le poulain. Catherine Kaeffer
ACTU NATIONALE
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Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
Violation de données informatiques à la FFE : la justice saisie La plainte de la FFE déposée pour violation de données informatiques dans le cadre de l’élection fédérale du 18 mars vient d’être qualifiée au pénal par le procureur de la République près du tribunal judiciaire de Blois. L’affaire avait été découverte vers la mi-février par les services informatiques fédéraux qui avaient constaté une consultation anormale des fichiers informatiques des
clubs affiliés et de l’historique des licences. De l’enquête interne, il ressortait qu’une cadre technique du Ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports mise à disposition de la FFE avait massivement consulté ces fichiers à la demande, indiqua-t-elle, de la candidate à l’élection. Dans une lettre adressée à Sophie Dubourg, directrice technique nationale à la FFE, elle écrit : « Concernant l’utilisation de certaines fonctionnalités telles que le contrôle de l’historique des licences, je vous indique que j’en ai fait usage pour répondre à la demande de
Madame Anne de Sainte-Marie, candidate à la Présidence de la FFE, qui souhaitait s’assurer que de potentiels colistiers remplissaient les critères d’éligibilité. Il ne me semblait pas que ces informations présentaient un caractère personnel au regard de la réglementation. Je reconnais en toute bonne foi et alors que j’ai été destinataire en juillet 2020, comme l’ensemble des CTS, d’une note du Directeur des Sports du Ministère relatif au rappel des obligations de réserve et de neutralité des cadres d’État dans la perspective des élections fédérales, que j’ai manqué de discernement en répondant aux demandes de Madame de Sainte-Marie plutôt que de l’inviter à se rapprocher du service informatique de la FFE ou de chacune des personnes concernées. » « Je n’ai jamais eu l’intention d’enfreindre la moindre règle ayant toujours fait preuve de la plus parfaite loyauté à l’égard de ma hiérarchie et de la fédération. Néanmoins, je ne peux que déplorer, s’il a été estimé
que dès janvier 2020 et plus particulièrement en avril 2020, je réalisais un usage jugé inapproprié de mon identifiant pour la consultation de données, que personne ne m’en ait informé. Immédiatement je n’aurais plus utilisé les données contestées et me serais conformée à vos recommandations ». La plainte dont l’objet est triple : divulgation illégale volontaire de données à caractère personnel, détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel et extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé, déposée à la gendarmerie de Lamotte-Beuvron a été transmise, après enquête, à l’autorité judiciaire qui vient de la qualifier au pénal. La CNIL a été saisie et le Ministère informé de l’activité illégale de son cadre. E. R.
A propos de la formation professionnelle des cavaliers De Philippe Poppe ce courrier adressé à Mariane Dutoit, présidente de la FNC.
« J’élève quelques chevaux avec mon épouse et j’ai été formateur de cavaliers professionnels. Je suis étonné d’apprendre que l’organisme VIVEA, dont vous êtes la présidente, exclut les actions de valorisation du cheval du champ d’application des aides à la formation professionnelle continue. La FNC, que vous présidez également, n’a jamais voulu faire inscrire les compétences des 3000 cavaliers professionnels qui exercent en France dans le répertoire national des compétences professionnelles (RNCP). Ils sont de ce fait exclus des aides régionales nécessaires à leur formation initiale. Ceux qui exercent leur métier en tant que chef d’exploitation sont appelés chaque année à cotiser auprès
de VIVEA via la MSA pour leur formation professionnelle continue. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi ils sont exclus des aides correspondantes pour ce qui constitue leur coeur de métier : la valorisation des chevaux qui leur sont confiés. En tant que membre du conseil économique et social êtes-vous consciente qu’en entravant l’accès à la formation continue des cavaliers professionnels vous contribuez à la moindre valorisation des chevaux qui leur sont confiés et à l’appauvrissement de la filière du cheval de sport ? Je vous remercie par avance de bien vouloir mesurer toutes les conséquences de vos décisions sur ce sujet et de les infléchir dans le sens du progrès et de l’équité ». Le sénateur Philippe Bas informé de cette situation a indiqué qu’il allait saisir le Gouvernement.
Le Cheval
Edité par Le Cheval SARL Constituée le 28 février 2004 au capital de 254 288 €, inscrite au RC Mirecourt B-403285729 2 rue de Touraine 88140 Contrexéville Tél. : 09 61 69 87 28 Abonnement 1 an : 85 € Directeur de la publication : Etienne Robert : direction@lecheval.fr Abonnements : abonnements@lecheval.fr
Publicité : publicite@lecheval.fr Infographie : maquette@lecheval.fr Principaux associés : E. Robert et F. Lévy Dépôt légal : à parution Imprimé par Roto-Champagne 52000 Chaumont N° CPPAP 0521 K 85848 ISSN: 1771-060X Ce journal héberge un catalogue pour la promotion des étalons.
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
Rhinopneumonie : ce qu’il faut savoir La rhinopneumonie est une maladie virale. Le responsable est un herpès virus. Vous connaissez sûrement chez l’homme également les herpès virus. Ils sont responsables de la maladie super sympa qui donne de joli « boutons de fièvre » sur les lèvres. Le virus une fois entré dans l’organisme peut rester en sommeil des années sans s’exprimer et faire des résurgences suite à un stress, une baisse immunitaire due à une autre pathologie. Il faut savoir qu’environ 70% des chevaux sont porteurs latents de ce virus. Ainsi un cheval peut être porteur sain du virus et à l’occasion d’une baisse passagère de son immunité, permettre au virus de s’exprimer. Un cas peut donc survenir au sein d’un effectif qui semblait à l’abri. La rhinopneumonie peut résulter de l’action de différentes souches d’herpès virus et donner différentes expressions de la maladie. La forme abortive : elle est responsable d’avortement lors de la gestation de la jument, le plus souvent vers la fin de gestation et c’est pour cette raison qu’un haras ne laissera jamais entrer dans son effectif de chevaux non vaccinés contre la rhinopneumonie, reproducteur ou pas. Et vous avez peut-être entendu parler de vaccination rhino aux 5e, 7e et 9e mois de gestation, ceci dans le but de booster le taux d’anticorps de la poulinière en fin de gestation et limiter les risques de perte de poulain. La forme respiratoire : qui ressemble à une grosse grippe avec des symptômes plus ou moins sévères mais qui peut se compliquer par une infection bactérienne. A noter tout de même qu’un cheval qui se remet de sa rhino de forme respiratoire, certes il ne meurt pas mais il peut garder des séquelles du type emphysème et pour tous ceux qui ont la malchance d’avoir un cheval atteint de bronchite chronique c’est tout de même une vraie galère. Des foyers de forme respiratoire sont en permanence présentes sur le territoire français. Il suffit de faire un petit tour régulièrement sur le site du RESPE pour le constater. La forme neurologique : c’est une myélo-encéphalite. Et là, on ne rigole plus du tout. Elle se traduit par des ataxies (incoordination motrice) pouvant aller jusqu’à la paralysie des membres. Or tout homme de cheval sait qu’un cheval qui ne se lève plus, même s’il ne meurt pas de cette paralysie primaire, peut avoir des complications digestives qui elles, seront fatales (coliques…). De plus les signes neurologiques peuvent se com-
pliquer par une paralysie des muscles lisses, notamment de la vessie et des complications urinaires s’ajoutent avec un risque de nécrose du muscle vésical. Et on ne fait pas trop de greffes de vessie chez les chevaux… Rappelons-nous que le virus est d’abord transmis par voie aérienne, puis migre dans l’organisme, provoque des réactions inflammatoires, secondairement d’hypersensibilité qui elles sont responsables de la forme nerveuse. Donc si on empêche la circulation des formes respiratoires on provoque la raréfaction des formes neurologiques. Ces chouettes formes de rhino sont le résultat de différentes souches d’herpès virus. La souche 4 est responsable de formes respiratoires. La souche 1 est responsable de formes respiratoire, abortive et neurologique. Il existe des vaccins contre les souches 1 et 4.
Vaccination Le vaccin protège plutôt très bien contre la forme abortive, d’où son utilisation par les haras effectuant de la reproduction. Il protège moyennement contre la forme respiratoire et plutôt mal contre la forme neurologique. Alors bien sûr, vacciner aujourd’hui parce qu’une épidémie de rhino est là n’est pas garant de protection pour son cheval bien-aimé, certes, mais la nécessité de vacciner est un calcul sur une population et non sur l’individu (là si vous y voyez un petit parallèle avec notre ami le coronavirus… et bien vous avez raison !). Un cheval vacciné contre la rhinopneumonie, même si malheureusement il tombe malade, va excréter dans ses postillons de faibles quantités de particules virales contagieuses contrairement à un cheval non vacciné. Or la rhino se transmet par les microgouttelettes d’excrétion nasales et à courte distance (chevaux voisins de boxes par exemple, a contrario de la grippe équine qui a un portage de plus de 30 mètres). Si un cheval vacciné excrète moins de virus, il est moins contagieux et l’épidémie est plus facile à contrôler et ne se répand pas comme une trainée de poudre. Il faut donc vacciner l’effectif entier d’une écurie. Le monde des courses l’a compris depuis longtemps et il est obligatoire de vacciner rhino et tous les 6 mois dans les courses. Les détracteurs du vaccin vont dire : « pas efficace sur la forme nerveuse » oui mais si nous vaccinons tous, le virus circule beaucoup moins et les épidémies se raréfient. Donc on réfléchit et agit pour le bien de l’ensemble de nos équidés et de ceux du voisin. Ils diront également, « l’immunité est peu durable dans le temps ». C’est vrai, on sait que le vaccin permet le maintien d’un taux d’anticorps protecteurs 6 mois derrière l’injection, ensuite
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ce taux décroît. Donc soit on vaccine tous les 6 mois (comme dans le milieu des courses) soit on fait un rappel annuel et si une épidémie survient et que le vaccin de son cheval a plus de 6 mois, on avance la date du rappel rhino. Ils diront aussi « le vaccin rhino a des effets secondaires dangereux ». Depuis que je suis veto, et je commence à être sacrement vieille, je n’ai jamais perdu un cheval suite au vaccin rhino et aux vaccins en général. Il y a sûrement eu quelques cas, mais cela reste très rare et en tout cas plus rare que les épidémies de rhino. Donc vaccinons ! C’est vrai aussi que l’on peut laisser faire la sélection naturelle et voir si son cheval est le maillon faible ou pas. Une fois le virus là, on gère, on évite les déplacements de chevaux, les humains allant d’écurie en écurie, on se désinfecte les mains (l’alcool marche super !) et cela ne nous change pas beaucoup des recommandations contre notre coronavirus préféré. Si on se fait postillonner dessus par un cheval infecté, on ne va pas avec les mêmes vêtements voir le cheval du voisin. Et bonne nouvelle le virus a une durée de survie assez courte dans le milieu extérieur. Pour se prémunir, la prévention de choix est le vaccin, mais ne pas y penser uniquement en période d’épidémie mais aussi et surtout toutes les années suivantes (bon j’avoue que certaines motivations de propriétaires ont été brisées dans l’œuf car nous avons subi des ruptures d’approvisionnement de vaccins les années précédentes et beaucoup ont baissé les bras à l’idée de reprendre le protocole vaccinal à zéro). Un petit plus mais pas le remède miracle, attention ! La supplémentation en lysine. Pour faire schématique, l’herpès virus carbure en consommant un acide aminé qui s’appelle l’arginine. En fournissant un autre acide aminé à l’organisme, la lysine, celle-ci est un squatteur et occupe l’espace de l’arginine, et empêche ainsi le virus de consommer de l’arginine. Privé de carburant le virus se réplique moins. On lui coupe l’herbe sous le pied. Sans vouloir rentrer dans ma vie perso médicale, mais pour avoir été pendant des années quotidiennement sous anti viraux (parce que l’herpès labial je connais +++), j’ai testé la lysine et cela fait maintenant plusieurs années que mes éruptions se sont grandement espacées, j’ai arrêté de prendre quotidiennement mon antiviral, le valaciclovir, et je réserve son utilisation quand mon organisme trop fatigué craque. J’utilise d’ailleurs aussi la lysine avec succès chez le chat et son herpès virus acteur du Coryza (Ça ça parle aux Cat’s addicts). Docteur Vétérinaire Valérie Audinot
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ELEVAGE SAINT LÔ 3 ANS
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
Regards sur le Top 5 des 3 ans
Ichai de Reile (© ER)
Un duo d’alezans en tête de ce top 5 du cru 3 ans génération I. Nous ne reviendrons pas sur la performance du champion Itoki (Candy de Nantuel) dont nous avons parlé dans notre précédente édition. Huit Riverland sur douze présentés sont repartis avec le label agréé SF. Belle réussite, une fois de plus pour le haras charentais dont la nouvelle génération, celle des L, comportera quelque 80 poulains. Ichai de Reile (For Pleasure-han et Naiade
Dunoise-sf x Eyken des Fontenis-sf), le 2e, a été voulu par Mme Laurence Gatier, une Parisienne, éleveuse hors-sol dont les poulinières sont confiées au haras de Talma. Cavalière de bon niveau après avoir couru les championnats de France juniors et jeunes cavaliers, fille d’éleveur en région parisienne, ayant transmis sa passion à ses enfants, elle a acheté Naiade Dunoise (mère par Kayac) à l’âge de 5 ans. Elle fut montée successivement par Christophe Grangier, Jacques Bonnet et Alexandra Francart. Trois poulinières dans cet élevage dont Pénélope du Breau (Apache d’Adriers-Jalisco) qui produisent
principalement par transfert d’embryons. Les poulains sont confiés à Jean-Baptiste Racle qui présentait Ichai dont il est le co-propriétaire. Naiade est mère d’un F (Kannan) d’un G ((Quick Star), d’un H (Canturo) et de deux autres I (Kannan et Thunder vd Zuuthoeve). Elle est aussi la mères de Quracao de la Roque (Kannan) qui tourna en compétition sous la selle de Betsie Maden. Ogrion des Champs, Balou Star, Arlem Andalou ont sa préférence. La souche basse est particulièrement féconde en très bons chevaux avec la matronne du demi-sang Magali pilier des Betty de Kreisker (Papillon Rouge), Janita (Starter) jument base de l’élevage de Pierre Leboulanger avec Ionesco de Brekka, Ratina d’la Rousserie, Vicking d’la Rousserie actuellement en GP 5* avec Kévin Staut. La Rirette, sa 3e mère est à la source d’une pleïade de bons Gesmeraye dont Bagheera (I love You) iso 156 (97).
Ideo du Lirot (Vagabond de la Pomme et
Cheilane de Blondel x Nonstop) 3e, est bâti sur du « dur » : Garry Pierre (Laudanum) la souche du Dr Michel Herbeau, Pariade de Pierre d’où sont issus les bons Champeix d’Hélène Hermann associé aux choix judicieux de Michel et Eliane Ruel pour les Blondel. On lira en page 10 l’histoire de cet étalon et celle de son naisseur, Jérémie Rolland.
Idéo du Lirot (© LG)
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ELEVAGE SAINT LÔ 3 ANS Tomada, une passionnée qui a entraîné son conjoint Bernard Colinelli dans l’aventure. Démarré il y a tout juste 10 ans, l’élevage à l’affixe de l’O compte déjà pas mal de chevaux qui sont dans de bonnes mains notamment chez Régis Bouguennec pour les jeunes chevaux puis Pénélope Leprévost pour le haut niveau. C’est ainsi que Toulon de L’O Z (Toulon et Valentina de l’O (L’Arc), fille de Prisca de Vains avec laquelle l’élevage a démarré, est dans les écuries de la cavalière N°1 française. « Il avait été demandé par Bosty et Cyan O Connor, explique Rachel, mais je ne le voyais pas sous la selle d’un homme. Je le voyais comme un cheval de femme. Nous avons pris contact avec Pénélope et nous lui avons apporté le cheval. Il avait 5 ans. Il n’est jamais revenu et Pénélope en possède aujourd’hui la moitié ».
Imperial de l’O (© LG)
Impérial de l’O (Balou du Rouet-old et Alas-
ka du Soleil-sf x L’Arc de Triomphe-old) 4e, est nivernais, né sur les bonnes terres où s’épanouissent aussi les AQPS, rois d’Auteuil. Petit élevage d’amateurs éclairés, par le nombre, mais grand par la qualité. « Je n’ai pas un seul cheval qui tourne en dessous de 120 », indique Rachel
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touchable). La souche d’Alaska du Soleil est riche du sang PS et Anglo notamment avec la belle famille du Rouhet de François de la Béraudière d’où sont issus les Dampierre que montait Pierre Jarry et beaucoup de chevaux bien indicés en Complet et en CSO dont Carbone de Cyan (Diamant), l’étalon de Gwenael Garo. Une pouliche par Cashmir-Diamant-Darco vient d’arriver à l’élevage. Associés à Pénélope, Rachel et Bernard ont acheté un embryon de Balou du Rouet avec Kumana DKS, la mère de Ekano DKS*Semilly. Trop occupés par leurs activités professionnelles, ils confient leurs poulains à Anthony Brun, cavalier de Bourg-en-Bresse pour le débourrage. La suite dépend des opportunités de commerce. Certains partent faire leur apprentissage en Normandie chez Régis. Romain Potin y vient faire ses emplettes et sort en GP 140 avec Une Folie. A propos d’Impérial : « il était sélectionné mais nous n’avions pas l’intention de l’emmener à Saint Lô. Finalement nous avons tenté le coup. Nous ne nous attendions pas du tout à ce résultat car il n’a quasiment
pas été préparé. Ce fut une bonne nouvelle. Il ira chez Régis pour son année de 4 ans. Cet automne, il sera très certainement prélevé pour la congélation et nous le commercialiserons l’année prochaine ».
Iron Man de Favray (Cher Epoux-sf et
Arrow de Banuel- sf x Orlando-bwp) 5e né chez Laurène Blin Delamarre fait la joie de Jean-Pierre Texier son propriétaire, ancien président des éleveurs bretons. « C’est une histoire ordinaire qui se poursuit d’une façon extraordinaire », commente-t-il. « Depuis Please de Banuel (For ever IV) ISO 135 en passant par Topless de Banuel (Allegreto) et sa fille Blow up de Banuel (Diamant de Semilly) ISO 141, puis Ukoulele de Banuel (Damiro B) ICC 130 puis Viceversa de Banuel (Soliman) ICC 137, tous ces produits se sont qualifiés pour les finales nationales du Studbook Selle Francais avec d’excellents résultats. Seules Fly Up de Banuel (Upsilon) ICC 152 et Arrow de Banuel dédiée à la maternité se sont singularisées.
Prisca de Vains (Le Tot de Semilly-Galoubet-Rantzau) souche de Quolombia, née chez Christian Bihl fut la première des poulinières. A ses côtés, Alaska du Soleil (L’Arc-Diamant), mère d’Impérial, née à l’élevage nivernais du Soleil, achetée à 18 mois sur un coup de cœur de Bernard, Valentina de l’O, fille de Prisca par L’Arc, Doha de l’O (Conrad et Jolie Fleur de Laume x Rosire) et Jalice de l’Espoir (Clinton- Caretino). • Prisca a produit Bel espoir de l’O (Quaprice Boismargot Quincy), Halia de l’O (Untouchable) Larkana de l’O Z (L’Arc), Ultraboy Dream (Kan-
nan)et Valentina. • D’Alaska du Soleil : Impéria et Tinky de l’O Z (Tinka’s Boy) • De Valentina : Cara de l’O (Quaprice BM Quincy) et Toulon de l’O Z (Toulon) • D’Absolue de l’O x Sandro Boy (morte à 4 ans) : Larcange l’O Z (L’Arc) et Une Folie de l’O Z (Un-
Iron Man de Favray (© ER)
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ELEVAGE SAINT LÔ 3 ANS
6 Autant vous dire que cet accompagnement du Studbook a contribué à valider la pertinence des croisements réalisés mais aussi à la notoriété de l’affixe de Banuel. Quand Laurène a fait naître Ironman elle a eu l’excellente idée de pérenniser cette démarche en le présentant aux concours foals avec bonheur, vu les résultats obtenus en s’ouvrant les droits aux primes PACE et Jeune Genetique. Après l’achat du poulain, et sans aucune ambition de produire un étalon, nous avons continué à suivre le programme SF avec les résultats que l’on sait : Meilleure note de sa génération au saut en liberté (18,5 /20) lors des qualificatives nationales puis meilleure note lors de la finale nationale (17,75 /20) Une 5° place sur 79 candidats étalons sélectionnés au Classement général du Championnat de France lui vaut l’approbation pour produire en 2021 . Avouez qu’après Cher Epoux (Network) Champion des mâles à 2 et 3 ans, Ironman, atypique parce que pas encore construit comme ses congénères moins typés PS,il serait dom-
mage de ne pas l’inscrire sur le carnet de bal des juments adaptées à son profil, et elles sont nombreuses ». Et maintenant , que va-til faire ? Avec mon associée et belle fille, Emmanuelle, en suivant les conseils d’étalonniers réputés dont Yannick et Pierre Fardin, Ironman est stationné au haras de St Lô pour valider le spermo-
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
gramme, vérifier s’il ne serait pas homozygote sur le bai foncé ! Si tout se passe bien, il sera stationné au haras du Rouet pour son début de carrière étalon 2021, puis il rejoindra les écuries de Franck Hériveaux pour préparer le testage en décembre 2021 pour pérenniser son statut de reproducteur puis en parfaite concertation entre Franck et Mathieu Lemoine il rejoindra sa grande soeur Fly Up chez notre champion olympique bien aimé. » Etienne Robert
Ilarius du Bary : pur produit Ste Mère Eglise : Quabri de l’Isle et Cachemire Belmanière x Salto de l’Isle (© LG)
Itot de Balou Star (© ER)
Ivanohé Tame (© ER)
Impulsif de Riverland (© ER)
Carnet de bal chez HDC Original le catalogue HDC. Les chevaux de 5* passés sous la selle des cracks Patrice Delaveau et Kevin Staut se consacrent désormais à la reproduction, nimbés de leur gloire récente. Ils ont fait vibrer leurs aficionados et sont maintenant à portée de rêve des éleveurs qui cherchent pour leur jumenterie, le meilleur du meilleur. Tour d’horizon avec Emmanuèle Perron-Pette. de dos hors norme. Nous attendons bien sûr avec impatience de voir grandir ceux qu’il a eus avec Silvana*HDC et Ayade de Septon*HDC ». Quelle stratégie cette année compliquée pour la promotion de vos étalons ? « Nous avons dû éditer plus de catalogues, faire un mailing beaucoup plus important, exister de manière plus forte dans les médias et sur les réseaux mais finalement … comme tout le monde l’a fait. Mais c’est surtout le contact avec les éleveurs qui nous manque, alors nous essayons d’être le plus disponible possible et donner du temps à ceux qui s’intéressent à nos étalons pour les écouter et les orienter vers le père le plus approprié à leur jument. Nous sommes toujours heureux d’échanger avec eux quand ils nous appellent, surtout que les salons nous manquent ». Be Express*HDC et Orient Express*HDC
Propriétaire de chevaux de haut niveau hier, étalonnier aujourd’hui : difficile le cumul ? « Absolument pas au contraire, c’est une évolution plutôt naturelle puisque ce sont avec nos étalons de sport que nous sommes devenus étalonniers lorsqu’ils ont quitté la scène et ont pu se consacrer à leur deuxième carrière de reproducteur. Alors le cumul est juste naturel et nous aide car nous connaissons vraiment très bien les caractéristiques de chacun de nos étalons ». Combien d’étalons à votre catalogue et quel est votre mode de fonctionnement ? « En 2021, nous proposons principalement six étalons, Orient Express*HDC et son fils Be Express*HDC, Carinjo 9*HDC et son fils Fibonacci de Lessac*HDC, Silver Deux de Virton*HDC et Djumbé du Rouet*HDC. Orient, Carinjo, Silver et Be sont proposés en frais et en congelé en Normandie. Nous nous sommes organisés pour pou-
voir assurer le bien-être de nos étalons et proposer un service personnalisé de qualité à nos clients. Pour Djumbé, nous avons pris la décision de le confier au Haras de Cordemais afin de permettre aux éleveurs basés en Loire Atlantique d’avoir accès en frais à une des meilleures génétiques françaises. Nous commercialisons également cinq autres étalons pour lesquels nous avons tenu à conserver la carrière de reproducteur. Il s’agit de deux chevaux de sport de haut niveau (Selle Français Originel), Marquis de la
Lande*HDC et Uraeus Blanc*HDC, mais aussi Pepper Blue Sebioune (un fils de Mr
Blue), Salto des Nauves*HDC et Poète de Preuilly qui ont tous deux étés vendus à l’étranger ». Votre chouchou, c’est Orient Express*HDC. Parlez-nous de lui et de sa progéniture. « Orient Express*HDC est bien sûr mon chouchou comme il l’est pour beaucoup de passionnés de notre sport car personne n’oubliera les Jeux Mondiaux de Caen, mais j’aime aussi profondément les autres étalons de notre catalogue, sinon je ne les aurais pas sélectionnés parmi nos chevaux. Orient nous a fait un autre cadeau magnifique, ce sont ses poulains. Les 3 premiers qui sont nés sont tous les trois vraiment formidables. Que ce soit Be Express HDC approuvé étalon dans les studbooks Selle Français et Z ou Call Me Express HDC jument formidable en jeunes chevaux et meilleure jument au championnat de France des 7 ans ou encore Divine Express HDC vice-championne de France à 6 ans … des vrais cracks. Trois sur trois, c’est 100 % de réussite … il est vrai qu’il va falloir maintenir ce taux alors qu’Orient fait naître beaucoup plus de poulains depuis sa retraite mais ils semblent avoir tous en commun deux caractéristiques : une tête en or et un coup
Fibonacci de Lessac*HDC
Votre engagement au sein de la FFE, vous le voyez comment ? « Voilà une question très différente ! Tout d’abord un engagement au sein d’une nouvelle équipe autour de Serge Lecomte qui est particulièrement compétente et sympathique. C’est vraiment une équipe incroyable qu’a réussi à rassembler Serge … et cela donne envie de s’engager à ses côtés dans une période particulièrement difficile qui va nécessiter talent et détermination, ce dont cette équipe ne manque vraiment pas. Mon objectif est de travailler pour permettre aux centres équestres pratiquant la compétition de préparer les équipes de France de demain toutes disciplines confondues. Les JO Paris 2024 doivent être l’occasion de montrer au monde la qualité de notre équitation et de notre élevage. Au sein de la liste de « Mieux vivre
l’équitation » je représente les propriétaires de chevaux de haut niveau. A ce titre, j’ai 3 objectifs principaux : permettre à de jeunes talents de devenir nos stars de demain, identifier et sécuriser nos chevaux d’avenir et attirer dans notre sport de nouveaux passionnés prêts à investir pour voir briller la France. Sur ce dernier point, l’équitation française a franchi un pas historique en créant EQUIACTION, un fonds destiné à promouvoir l’excellence équestre française dont le président Olivier Klein m’a proposé la vice-présidence. Ce fonds de dotation est issu d’une réflexion menée depuis plusieurs années à l’initiative de Serge Lecomte. Performance sportive, respect de l’animal et lien social grâce au cheval sont les trois piliers de notre action. Ainsi vous voyez, nous avons des objectifs et un plan d’action pour les 4 prochaines années, mais bien plus qu’une profession de foi nous sommes dans l’action et avons mis les outils en place. Je suis déterminée à mettre mon énergie au service des chevaux de sport et donc de leurs propriétaires ». ER
Carinjo*HDC (©Marie-Hélène Blanchet)
Orient Express*HDC (© Eric Knoll)
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Zoom sur les Masters
Ginko du Rouet (© ER)
Samedi, une cinquantaine d’étalons de 4 à 9 ans et plus ont évolué sur des parcours dessinés par Jean-François Morand après une épreuve de présentation. Exhibition sans classement pour les 4 ans. Labels pour les autres. Nous avons aimé chez les 4 ans Hitchcock Margot, un fils de Qlassic Bois Margot pour sa force et son coup de saut, Heltic de Béthune (Candy de Nantuel) pour sa distinction et sa locomotion, High Five Manciais (Vigo Cece), beaucoup de
force, Halifax de Vains (Contendro) pour sa souplesse, Herisson’Quill (Contendro) pour sa force, force et dos fort pour Hot Pleasure Semilly (For Pleasure), Horzain de Blondel (Candy de Nantuel) top souche de Phédra Ratelière, chic et distingué, Hélios d’Helby (Cornet) moderne et plaisant, Horacio du Gué (Sam du Challois) plaisant lui aussi, Happy Day d’Iscla (Toulon) chic et respectueux. ■■Ginko du Rouet remporte le Masters 5 ans Un fils de Vagabond de la Pomme (Vigo d’Arsouilles)
Fancy de Kergane (© ER)
et Chanel du Rouet (Ogano Sitte). Né chez Yannick Fardin (50). Très bonne qualité de saut, distingué. Digne héritier des qualités du grand Baloubet. Remarqués aussi le gris Grey Sky d’Ivraie (Cornet sur une belle souche anglo de Stéphane Chalier) force et respect, les Semilly Good Pleasure (3e) (For Pleasure), Grimsky (Cornet), Groovy (Dia-
mant), très sport, sport et locomotion pour le Meusien Galactic Blanc (Canturo) destiné au Complet a priori, Génial de B’néville (Kapitol d’Argonne) force et respect (2e), Giorgio d’Altenbach (Tobago Chevrier) souple et distingué.
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ELEVAGE SAINT LÔ MASTERS
El London King (© ER)
■■Fancy de Kergane remporte le Masters 6 ans Un fils de Berdenn de Kergane (Quaprice Boimargot Quincy) et Vita de Kergane (Cor de Hus) à Louis Meunier. Belle qualité de saut et chic. Remarqués, Pétrus de Brandegem (Up to you) 2e, force et souplesse, les deux Beaufour d’Eric Levallois, Falcao (Contendro) et Farenheit (Diamant) (3e), Fahrenheit de Vains (Cornet) équilibre et sang, Friday Treize (Diamant) gros potentiel, Figaro des Parts (Armitages Boy) beau-
coup de sang, Falko de Hus (Baloubet du Rouet), grosse pointure. ■■El London King remporte l’épreuve Performers « 7 et 8 ans » Un fils de Carembar de Muze (Nabab de Rêve) et Pandora EGP (Kannan). Né chez Nelson Pessoa, présenté par Equitechnic et monté par Benjamin Robert. Frère utérin de Ze Carioca (Canturo) 2e. Beaucoup de force et un bel équilibre pour ce chic étalon qui vient d’avoir son label SF et dont la semence est de très bonne qualité.
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Hitchcok Bois Margot (© ER)
Belle prestation pour Eclat du Cerisier (Kannan) 3e, monté par Stéphane Dufour, pour Dairzel Duverie (Air Jordan) 2e, monté par Valentin Besnard, fort potentiel là aussi comme chez Diego de Blondel (Vigo Cece avec la souche de Phédra Ratelière) de Stéphane Dufour.
modèle et grande classe de galop.
■■Romando de l’Abbaye remporte l’épreuve Performers « 9 ans et + » Un fils de Flipper d’Elle (Double Espoir) et Maloise de l’Abbaye (Diamant de Semilly). Né chez Louis Leconte (50) et présenté par France Étalons. Beau
Accessit pour Cristal de B’neville (Kannan) avec Artur Le Vot présenté par France Etalons.
Revu à cette occasion Beau Gosse du Park (Quaprice BM-Quincy), de Corine Accary, souche de Diabolo du Park, qui revient sur les pistes après une longue convalescence.
E. R.
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ECURIE DE PIROU DANS LA MANCHE
Jérémie Rolland et Marion Guerrin : le vent en poupe
L’écurie : bâtiment James, écurie Cheval Habitat
A droite, c’est la mer et Pirou-Plage. A gauche, c’est la terre et tout au bout, l’écurie de Jérémie Rolland et Marion Guerrin. L’affaire est récente : il y a sept ans sur cette vaste parcelle de prairie, il n’y avait que de l’herbe. L’écurie n’existait que dans la tête des deux cavaliers. Aujourd’hui tout est construit, rempli et déjà des projets d’extension sont à l’ordre du jour. Devenir cavalier, ce fut toujours l’objectif d e ce garçon originaire
de l’Orne. De stages en formations dans les bonnes maisons : de Coligny, Patrick Le Rolland, Jean-Michel Lorrin, le haras du Pin avec Francis Mas, Jean-Luc Dufour ont été les étapes pour l’apprentissage du métier de cavalier et d’éleveur. La rencontre avec Marion, parisienne et cavalière, son épouse dont les parents possèdent une résidence à Pirou fut déterminante. Le lieu plaisait aux deux et le projet fut rondement mené. Un an après une écurie de 32 boxes, un manège de 42 x 22, une carrière en sable de 70 x 40, un marcheur, une stabul pour les poneys et les poulinages, une aire de stockage ont transformé la pâture dont le sol fut stabilisé et goudronné. Top ensemble sorti de terre, synonyme d’investissement important. Au total quelque 80 ha de pâture sont dédiés à l’élevage.
Valorisateur de jeunes chevaux, préparateur d’étalons, Jérémie a vite conquis une clientèle d’éleveurs et d’investisseurs. Parallèlement, Marion a ouvert un poney-club, florissant aujourd’hui, qui emploie une monitrice. Réaliste, Jérémie ne rêve pas de haut niveau, du moins pas pour lui. Pour ses chevaux c’est différent. Il s’est fixé pour objectif de les éduquer jusqu’à 6/7 ans ou de les commercialiser selon les opportunités. Au-delà, le chevaux vont dans des écuries dont la vocation des cavaliers est d’aller vers les hauteurs. Ce fut le cas entre autres avec Dairzel Duverie (Air JordanPersan II) qu’il a préparé pour le concours étalon de 3 ans (et gagné), valorisé jusqu’à 6 ans puis passé sous la selle de Valentin Besnard qui le prépare pour de grosses échéances. Sa propriétaire Véronique Marchand nourrit pour lui de beaux rêves.
Aïe Teck de Laleu (Orient Express x Quidam) jument de concours de Marion
Extension en cours pour les échographies des juments
Ce fut le cas encore pour Cheilane de Blondel (Nonstop bwp x Kassidi sf) achetée poulain, qui deviendra la mère d’Ideo du Lirot (Vagabond de la Pomme), 3e du concours étalons de la mi-février avec la meilleure note aux allures et une des meilleures au saut en liberté. Cheilane fut confiée à Axelle Lagoubie pour la finale des 7 ans à Fontainebleau puis vendue. Ce qui permit à Jérémie d’investir dans un poulain en qui il croyait depuis le premier jour : Happy Day d’Iscla (Toulon, bwp et Signora sf) qui un an après se distinguait dans les concours d’élevage pour finir par être agréé à 2 ans et gagner la finale du testage 3 ans en décembre dernier. L’étalon est déjà père de 96 poulains. Deux jolis coups pour l’écurie de Pirou qui prend place au rang des bonnes maisons normandes. ■■Valoriser, élever, commercialiser Saillie à 3 ans et produisant en transfert d’embryons, Cheilane de Blondel, issue des souches sérieuses de Michel et Eliane Ruel, a mené de pair une carrière de sportive et de reproductrice. Avec 10 poulains enregistrés à l’affixe du Lirot ayant pour pères Panama Tame, Ascot des Ifs, Cornet du Lys, Diamant de Semilly, Qlassic Bois Margot, Vigo d’Arsouilles, Bentley vd Heffinck, Lauterbach, Cheilane a une belle descendance, source d’espoirs pour l’élevage et la compétition. Certaines de ses filles sont déjà à la reproduction dont Guarana (Ascot des ifs) avec deux embryons, l’un avec Deuxcatsix d’Eglefin, l’autre avec Panama Tame transplantés sur deux por-
teuses. D’autres sont commercialisés comme Hold Up du Lirot (Malito de Rêve et Banquise de Trigale x Panama Tame) qui fit un top price lors des dernières ventes Nash. 12 à 15 poulains naissent chaque année à l’affixe du Lirot, du nom du village où se situe une stabul pour les porteuses. Six juments sont pleines d’Happy Day dont Floride de l’Abbaye (Diamant de Semilly) propre sœur de Lagon de l’Abbaye et des filles de Banquise. Aïe Tek de Laleue (rare Orient Express-Quidam), que Marie Pellegrin a montée dans des 145 avant d’être achetée par Marion qui la monte en amateur Elite, produit aussi en transfert. Deux embryons de Qapella di Niro, propre sœur de Happy Day, achetés par Jérémie en 2020 en Belgique ont été transplantés sur des porteuses. Ils ont pour père, l’un Conthargos, l’autre Deuxcatsix d’Eglefin (Vigo Cece) propriété de M. Pellegrin et qui tourna un temps sous la selle de Marie. Les liens d’estime sont très forts entre la cavalière du team Galoubet et les patrons de l’écurie de Pirou. C’est à ces liens amicaux qu’on a dû la présence de Jean-François Pellegrin et de Marie à Saint Lô dernièrement. ■■Jeunes chevaux… L’écurie de jeunes chevaux tourne à plein régime avec les trois cavaliers maisons qui jonglent entre le poney-club et la préparation des concours. 32 jeunes chevaux y sont valorisés en ce moment. Un certain nombre appartient à l’écurie, d’autres sont confiés par des éleveurs dont Eric Levallois pour un Diamant de Semilly x Bamako
de Muze. On y croise entre autres un Adzaro de l’Abbaye x Nonstop, un Emerald avec la souche Ratina Z, Gaffiot d’Ozee (Urano de Cartigny x Kannan) un Tornesh avec la propre sœur de Rock’n Roll Semilly. Dans les jeunes chevaux il y a aussi ceux qui lui sont confiés pour la préparation de concours. Ce fut le cas récemment avec deux Balou Star, tous les deux agréés à la session de février pour le compte du Suisse Udo Oppermann, propriétaire de Balou Star. Il s’agit de Icatcher de Balou Star fils de la jument oldenburg Lady du Drulhe (Lordanos old) avec une mère imprégnée des meilleurs courant de sang anglo et de Itot de Balou Star, mère Bora Bora Courcel issue de la souche du Château. Balou Star que monte Mégane Moissonnier avait trois fils agréés lors de ce concours. ■■…et étalons Etalonnier Jérémie Rolland ? Nouvelle vocation ? « Non se défend-il, je fais avec mes propres chevaux. Ils ont un papier de rêve, une super qualité, une visite top. Je ne veux pas rivaliser avec le GFE du moins pour le moment. Si par la suite j’ai d’autres chevaux qui sont agréés, on verra ». Programme récolte donc pour les deux étalons, loin pour le moment de tout objectif sportif. Ils sont l’un et l’autre au prélèvement et à la congélation. Retour à l’écurie dans trois mois puis reprise du travail en septembre. « Je veux les préserver. Pas de finale en perspective. Happy fera une année de 5 ans sans forcer et on préparera le testage pour Ideo ». L’écurie de Pirou et son affixe du Lirot, une affaire à suivre. Etienne Robert
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Le phénomène Candy de Nantuel
Invictus des Forêts, fils de Candy de Nantuel (© ER)
Avec quatre fils étalons approuvés Selle Français sur la soixantaine de mâles que compte sa première génération, avec deux premières places lors du meeting d’automne des trois ans à Saint Lô en 2020 et avec dix produits vendus aux enchères à un prix moyen de 32 700 €, la première production de Candy de Nantuel a fait une brillante apparition sur la scène des concours d’élevage et des ventes publiques. Autant dire que nous attentions avec curiosité sa deuxième génération lors du Championnat de France des 3 ans à Saint Lô… Avec le sacre d’Itoki de Riverland Champion de France et avec 3 représentants dans la finale, la génération des « I » de Candy de Nantuel persiste et signe ! Avec Arnaud Evain, d’autant plus ravi qu’Itoki a été acheté par le GFE pour moitié cet automne, retour sur l’histoire de ce phénomène étalon. Le Cheval : Satisfait de la prestation des produits de Candy de Nantuel ?
AE : « Il faudrait être difficile pour ne pas l’être : le champion des trois ans et deux de ses fils dans le Masters des 4 ans ! Je suis également très heureux pour les éleveurs qui lui ont fait confiance dès le début et qui en sont pour la plupart très largement récompensés. Depuis la naissance des premiers foals nous avions observé qu’il transmettait son équilibre, sa souplesse hors normes et son amplitude dans le galop. Nous savions qu’il serait améliorateur de ce point de vue mais il restait à les voir sauter. Nous les verrons sous la selle en concours dès cette année mais la démonstration qu’ils font presque tous en liberté est très convaincante. Candy s’affirme déjà comme un probable très grand reproducteur ! » Quelles sont ses principales qualités ? « Les seules qualités intéressantes d’un étalon sont celles qu’il transmet et, de ce point de vue, l’observation des qualités naturelles des premières générations en liberté est essentielle. Parmi les fortes qualités sportives de Candy de Nantuel, on peut s’accorder sur l’équi-
libre et la souplesse de son galop, son élasticité dans le saut et son formidable coup de rein pour finir ses trajectoires. On retrouve ces qualités chez la plupart de ses poulains, ce qui le rend à la fois très intéressant à utiliser et assez facile à croiser ».
nés hors de France sont excellents et que sa réputation internationale est également grandissante ! C’est maintenant qu’il faut l’utiliser car son programme sportif nous contraindra peut-être à limiter sa production de semence à l’avenir ».
Ses défauts ? « Je ne lui vois pas de gros défauts mais il y a quand même des points sur lesquels il faut être vigilants : il a une silhouette plutôt carrée et il n’est pas extrêmement rapide dans le geste des antérieurs ; vaut donc mieux lui confier des juments avec suffisamment de frappe, de gabarit et d’étendue. Itoki de Riverland est l’exemple du croisement réussi avec le cadre et la force de son grand père Action Breaker et avec le sang, la souplesse et l’équilibre de Candy ».
Un mot pour conclure ? « Nous croyons depuis le début aux qualités de Candy en tant qu’étalon et nous avons au GFE un autre de ses fils qui a deux ans et que nous avions acheté au concours de foals de Saint Lô. Je tiens une nouvelle fois à féliciter l’élevage de Riverland qui a également cru en Candy depuis le début et qui, grâce à son titre de Champion de France, se voit attribuer une prime au naisseur du GFE de 2 000 € » Recueillis par ER
On ne l’a pas beaucoup vu sur les terrains de concours en 2020 ; quel est son programme sportif pour cette année ? « Effectivement il a été soigné des séquelles de sa blessure aux cervicales consécutive à sa chute de Dinard et nous avons privilégié la production de semence pour lui permettre de disposer de plus de temps pour le sport en 2021. Nous avons décidé d’un commun accord avec Thomas Rousseau, dont je veux encore une fois souligner l’excellent travail, qu’il fallait lui donner sa chance dans une écurie organisée pour les concours 5*. Nous avons donc choisi de le confier à Pénélope. Le couple est en train de prendre ses marques sur le Sunshine Tour et elle me dit qu’il est plus sensible que son flegme apparent ne pourrait le laisser croire. L’objectif de cette année est de le faire progresser pour espérer atteindre le haut niveau à partir de 2022 ». Quels sont vos objectifs à l’élevage ? « Malgré son gros bond de notoriété lié à la qualité de sa production nous avons fait le choix en Conseil d’Administration de ne pas « surfer sur la vague » et de le garder en 2021 à un prix très accessible de 1000 euros payables à la naissance. Nous nous attendons donc de nouveau à une demande assez importante cette année, d’autant plus que ses premiers produits
Candy de Nantuel (© ER)
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« Eglefin », un affixe attaché à la tradition
Il est des élevages et des éleveurs attachants qui observent autour d’eux sans faire de bruit, engrangent de l’expérience depuis plus de 25 ans, suivent leurs convictions Selle Français tout en respectant la tradition. Claudine Digard est de ceux-là. Son affixe « d’Eglefin » a déjà quelques belles références «acquises au prix d’un travail de forcenée» concède l’éleveuse de 52 ans, originaire de Lisieux.
C’est Deuxcatsix d’Eglefin (Vigo Cécé et Unecume d’Eglefin par Bamako de Muze, Bwp, frère de Mylord Carthago), vendu à 5 ans à L’Ecurie Galoubet de Marie Pellegrin qui est actuellement son meilleur ambassadeur. Après avoir été révélé par Julien Alvarez (cavalier maison) et Jérémie Rolland il lui assure aujourd’hui une belle vitrine internationale. Jeune 8 ans bien né, plein de force et d’énergie, gagnant à 7 ans, il avait crevé l’écran au Salon des Etalons 2020. « Un cheval à suivre, ne serait-ce que par la qualité de son origine. J’ai toujours été dingue des étalons avec une trace de Galoubet dans le papier « assure notre éleveuse qui avait dû se résoudre à en céder une partie poulain : «Le métier n’est pas si facile, les éleveurs comme moi ne roulent pas sur l’or. Je ne suis pas déçue des poulains de Deuxcatsix ». L’étalon provient d’une souche Selle Français Originel où l’on trouve une grand-mère, Ecume du Chatillon (Royal Feu), ISO 154/03, excellente gagnante en B1 avec
Claudine Digard
Claudine et derrière La Pironnière (Vidoc, AA), ISO 164/85, fille de Gourmande par Arquebusier. C’est la souche de l’international Urleven Pironnière (Hurlevent, HN), ISO 181/96 et de sa soeur Quincy Pironnière (ISO 164/90) valorisés en CSIO par Jean Maurice Bonneau. Il y a donc de la profondeur dans cette lignée vendéenne de l’élevage Canteteau (85) : « Comme je les aime » dira Claudine qui reste très attachée au sang Selle Français ancré dans le terroir. Au point qu’elle avait porté une certaine attention au stud-book CSAN (Cheval de Selle Anglo Normand), n’hésitant pas à y enregistrer quelques produits maison, à l’instar de Baccara d’Eglefin (Epsom Gesmeray) vainqueur du Cycle Libre à 5 ans avec Julien Alvarez, puis malheureusement blessé. Notons que c’est d’ailleurs ce studbook confidentiel CSAN qui avait
ensuite incité le Selle Français à créer l’appellation « Selle Français Originel ». ■■« Je ne suis pas la mode systématiquement ». Claudine consulte, observe, se renseigne mais sait garder la distance nécessaire avec les étalons «très bien « marketés » qui inondent les réseaux sociaux, dont elle se sert pour communiquer sur sa propre production. En effet, comme tout le monde elle souhaite vendre quand une occasion se présente, à l’instar de l’exportation 2019 de Duchatillon d’Eglefin (Tygar Mail). Quant aux reproducteurs : « Je ne m’affole pas lorsque une vidéo présente un étalon qui saute « cul par dessus tête ». L’expérience montre que l’élevage s’inscrit dans le temps et nécessite du sang froid ». Claudine regarde à la fois la profondeur de la souche maternelle, la
technique de saut « et bien sûr le tarif », avoue t’elle, pas mécontente « d’avoir vraiment optimisé à fond les premières paillettes de Quickly de Kreisker (Diamant de Semilly) quand il avait 6 ans ». Cinq Quickly naîtront, dont le styliste Cuickly d’Eglefin (ISO 128/17). ■■Autour « des Prés » jusqu’à « d’Eglefin » Cela fait 25 ans que Claudine s’est posée à Fumichon (14) après cinq ans passés aux côtés d’Emile Esnault (père d’Hubert) au Haras du Houlley de Courtonne La Meurdrac où naquirent les mâles As et Mister Sartilly. Ses débuts à l’élevage se font sous l’affixe « des Prés » de son beau père Alexandre Patey. Il en ressort notamment l’excellente Kriquette des Prés (Jasmin), ISO 143/06, de Diane Le Mestre, en lien
avec le vice Champion des 5 ans 2020 Figo de Cordrac (Diamant de Semilly), ISO 136/20, monté par Samuel Lepagneul. Sa grand-mère est Rosa de Cordrac (Quaprice Bois Margot, Holst) « que je travaillais à la maison et que Sébastien Laforge a très bien valorisé en SHF pour le compte d’Eric Piniera ». Claudine ne rougit pas d’avoir débuté l’élevage avec des pères comme Brandy de la Cour (Rosire) qui lui donnera un cheval exporté aux USA pour le Hunter ou encore Kessel II (Fend L’Air) « ...dont les produits n’avaient pas une bouche facile mais je m’en suis plutôt bien tirée ». Elle cite Bégonia des Prés « tête de modèle à 3 ans, 10/12 à 4 ans mais saquée à la NEP ». Elle évoluera dans ses croisements, choisissant Calisco du Pitray (Olisco x Krishna III par Night & Day) étalon aux origines prestigieuses qu’elle a hébergé chez elle quelques années et beaucoup sollicité. Il donnera notamment Oxygène d’Eglefin (mère Fenlabise d’Eglefin par Mister Sartilly), ISO 156/14, vendue à 3 ans, Championne Pro 2 puis Pro 1 avec Tony Hanquinquant. Son origine profonde converge avec celle de l’étalon international Selle Français Guidam (CSIO) via Bagatelle (Said Pacha). Citons aussi le frère d’Oxygène, Topsecret d’Eglefin (ICC 151/17) sous couleurs italiennes en Complet. Ses arbitrages actuels ou récents sont en faveur de Velsen Chuquerie (Quick Star) qui lui a donné le finaliste 2020 Gin Tonic d’Eglefin, Quite Easy, Holst, Quality Touch père de Valecume d’Eglefin (ISO 127), Vade Mecum d’Eglefin (1.35m), Bellegigi d’Eglefin (CSI). Elle a acheté l’étalon Sire Jag de Courthoe (ISO 146/17 avec Michel Hécart), CSI, à 18 mois puis l’a vendu à 5 ans. Les profession-
nels savent bien que chez Claudine la qualité est là, qu’il n’y a pas de trucage, que le nécessaire a été bien fait sur les poulains et qu’ils ont été soignés sur les 80 hectares de la propriété où résident aussi quelques bovins pour les refus. ■■Gagnantes en B1 Trois bonnes compétitrices ravivent les bons souvenirs de Claudine qui aujourd’hui ne peut plus monter à cause de son arthrose. « J’ai débuté avec Chopine du Houley (Mister Sartilly x Night & Days,ps), ISO 142/01, qui m’a emmenée au Championnat des Cavalières et a remarquablement sauté avec sa propriétaire ». Puis Claudine en pince toujours pour Gynandrie (ISO 141/07) « Meilleure fille d’un modeste Numidor Platière. Tout le monde la voulait, elle était performante». Elle est la mère d’Ussana et Taquin de Ferval, tous deux ISO 135. «Dommage que ses tendons n’aient pas tenu le coup sinon elle aurait fait plus et mieux ». Elle enchaîne avec la prolifique Ecume d’Eglefin (ISO 154/03), mère de Unecume (Dorine Firon) à l’origine de Deuxcatsix d’Eglefin. ■■2021 Vous croiserez Claudine sur la saison SHF 2021. Elle fait monter ses chevaux par Alexis Juin qui souhaitait rejoindre un bon élevage pour engranger de l’expérience. Cela fait des années qu’elle arpente les épreuves d’élevage en Normandie, valorisant régulièrement des chevaux sains, faciles et efficaces à tout niveau. Et qui sait si, parmi ses autres produits maison évoluant près de sa dizaine de poulinières et poulains, vous ne vous laisserez pas tenter par ses lapins et autres poules d’ornement dont elle s’est aussi fait une spécialité. Eglefin....un affixe de tradition qui compte dans le Pays d’Auge. P.S.F
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Autopsie d’une épidémie sanitaire
La souche très agressive de la forme neurologique du virus de l’herpès équin (EHV-1) qui sévit actuellement à Valencia en Espagne, et qui a essaimé ensuite en France, Belgique, Allemagne est la plus grave des trois formes (respiratoire, nerveuse et abortive) : la forme nerveuse. L’épisode précédent, en 2018, avait poussé le monde des courses à l’obligation de vaccination contre le EHV-1. ■■21 février : 1er foyer viral Dimanche 21 févier, au CSI3* de Valencia, un foyer infectieux « non encore diagnostiqué » touche de nombreux chevaux présents, souffrant de fièvre. Sur ordre du directeur vétérinaire de la FEI, Goran Akerstrom le Grand Prix est interrompu dans l’urgence alors qu’il avait déjà débuté. Pourquoi ? La directrice du concours, Charo Ortells, qui n’a pas donné suite à nos demandes d’interview, déclare dans un communiqué daté du lendemain : « Nous avons contacté les autorités sanitaires et la FEI vendredi dernier(19 février, ndlr). Nous sommes rapidement passés de deux chevaux avec de la fièvre à
Le Respe : un outil précieux
vingt, mais pendant le week-end, nous n’avons eu aucun pouvoir pour empêcher les cavaliers qui voulaient quitter la compétition de partir.Tous ceux qui sont partis ont signé un document reconnaissant qu’ils l’ont fait à leurs propres risques ». ■■Chasse aux sorcières Des rumeurs circulent rapidement sur la toile : des cavaliers auraient « fui » (sic) pendant la nuit de dimanche. Certains cavaliers sont montrés du doigt, vilipendés. Des concours français qui « auraient » accepté des cavaliers venant de
Valencia sont vilipendés. Les uns et les autres se sentent obligés de communiquer pour faire taire ces rumeurs. Le concours d’Oliva, distant d’une soixantaine de kilomètres de Valence, ne semble connaître aucun cas pour sa part, pas plus que Vejer de la Frontera au sud de l’Espagne. ■■22 février : quarantaine Le CES de Valencia est mis en quarantaine le matin du lundi 22 février, par principe de précaution. Quant aux premières analyses, elles seraient négatives, selon la directrice du concours, Charo Ortells. Mais il y a 150 chevaux présents, et seulement deux vétérinaires espagnols présents ; les analyses prennent du temps, et leurs résultats tardent ... Aucun test PCR, il faudra attendre la vétérinaire dépêchée par la FFE. ■■Tache d’huile Une partie des chevaux étant rentrée en France, mais aussi en Allemagne et Belgique, le RESPE dénombre le 1er mars, deux cas « en lien avec le concours de Valence » en Belgique flamande et deux en Belgique wallonne diagnostiqués le 24 février, deux en Allemagne le 25, ainsi que deux en France (Seine-et-Marne) le même jour. En France, la carte proposée par le RESPE recense les régions les plus touchées par ce virus res-
piratoire EHV-1 : la Seine-Maritime, le Calvados, l’Orne, la Seine-etMarne, l’Essonne, le Maine-et-Loire, les Bouches-du-Rhône. La FFE attend le feu vert espagnol pour pouvoir intervenir, tandis que des vétérinaires espagnols sont toujours attendus sur place.
10 pays du continent européen avec effet immédiat et jusqu’au 28 mars 2021. » La décision, couvre les événements en France, Espagne, Portugal, Belgique, Italie, Autriche, Pologne, Pays-Bas, Allemagne et Slovaquie.
■■1er mars : suspension des concours français La FFE et la SHF décident conjointement de suspendre à partir du 1er mars et jusqu’au dimanche 28 mars 2021 inclus, l’ensemble des compétitions équestres nationales
Par contre, « afin d’éviter qu’un grand nombre de chevaux ne quittent simultanément les tournées de saut d’obstacles sur la péninsule ibérique, en Italie et en Belgique qui se déroulent depuis plusieurs semaines », Ces tournées spécifiques (Vejer de la Frontera (ESP), Vilamoura (POR), San Giovanni in Marignano (ITA) et Gorla Minore (ITA) sont autorisées à se poursuivre sous forme de «bulles» individuelles à condition qu’absolument aucun nouveau cheval ne soit autorisé à entrer sur les lieux. avec des protocoles de biosécurité stricts. Les chevaux ne seront autorisés à quitter ces sites que s’ils sont en possession d’un certificat sanitaire officiel délivré par les autorités vétérinaires locales. Tout cheval quittant ces lieux sans ce document sera bloqué dans la base de données de la FEI. Il est également illégal de transporter un cheval sans certificat sanitaire officiel.
et internationales, rassemblements d’équidés et stages qu’elles organisent ou placés sous leur égide. ■■Sophie Dubourg : « Nous demandons le rapatriement immédiat de nos chevaux » La FFE, après avoir décidé d’annuler tous les concours et rassemblements de chevaux en France, a dépêché une doctoresse vétérinaire (et Présidente de Conseil Scientifique et Technique du RESPE) qui, déjà sur place le 3 mars à Valence, fait tout pour faire rapatrier les chevaux français en France. La FFE a demandé au ministre de l’Agriculture d’intervenir immédiatement auprès de son homologue pour autoriser en urgence le rapatriement sanitaire de nos chevaux, selon un protocole sanitaire strict. Dès leur arrivée en France, ils seront isolés dans les meilleures conditions pour y recevoir les traitements adéquats. ■■2 mars : La FEI annule les manifestations européennes La FEI ne pouvait pas ignorer l’extension du virus EHV-1« valencien » en Europe. Après la décision de la FFE le lundi 1er mars d’annuler tous ses concours, quelques heures plus tard la FEI décidait de la même façon peu avant minuit « d’annuler les événements internationaux dans
■■3 mars : Doha... La FEI communique dans la soirée du 3 mars la détection d’un cas positif au GCT/GCL à Doha (QAT). Il s’agit de l’un des 4 chevaux (2 Colombiens 2 Allemands) ayant quitté Valencia (Esp) respectivement le 12 et le 7 février, arrivés à Doha le 20. Soit avant l’alerte épidémiologique.Toutes les mesures sanitaires ont été prises, avec isolement immédiat des 4 chevaux. La compétition continue pourtant, comme l’explique Göran Akerström, directeur vétérinaire de la FEI : « Sur le plan épidémiologique, le risque de nouveaux cas parmi les autres chevaux à Doha est négligeable en raison des mesures de biosécurité qui ont déjà été mises en place, et des conditions obligatoires supplémentaires convenues aujourd’hui. Il est évident que la situation sera suivie de très près et que nous avons la possibilité d’annuler l’événement si les choses changent ». Pendant toute la durée de l’événement, il y a un appel quotidien (ou plus souvent si nécessaire) entre la FEI, les organisateurs et les officiels FEI concernés sur place. Kevin Staut, président de l’International Jumping Riders Club
(IJRC) a confirmé qu’il assiste également à cet appel quotidien. ■■3 mars : léger mieux La situation sur place à Valence, bien qu’encore extrêmement pénible pour les chevaux et les propriétaires, s’est améliorée dès le 3 mars. Au total, 83 chevaux sur place présentent des signes cliniques et sont traités, mais aucun de ces chevaux n’est couché et n’a besoin de harnais pour se soutenir. Quinze chevaux sont traités dans des cliniques externes (13 à Valence et deux à Barcelone). Il n’y a plus eu de décès de chevaux sur le site de Valence depuis le 28 février mais on déplore un décès dans un hôpital vétérinaire de Barcelone et un autre en Allemagne. Ces deux chevaux se trouvaient à Valence. Cela porte tragiquement à six le nombre total de décès liés à cette épidémie.
■■5 mars : on s’organise En collaboration avec l’International Jumping Riders Club, le Sunshine Tour a voulu se solidariser avec le CES Valence et leur a envoyé 60 boxes portables démontés sur leurs propres installations pour lutter contre l’herpès EVH-1. La solidarité marche à plein : des stocks de nourriture, de foin, de copeaux et de paille arrivent quotidiennement de partout. Guillaume Batillat sur place : « Grâce à la fédération française, les Français ont reçu des médicaments, du matériel et le renfort d’humains pour venir en aide aux chevaux ». ■■7 mars : Gorla Minore s’arrête Les compétitions se sont finalement achevées le 7 mars dans la soirée sur le CSI italien, alors qu’elles devaient se dérouler tout au long du mois de mars, principalement faute de combattants ...
Vejer a envoyé 60 boxes à Valencia
■■4 mars : Vejer de la Frontera Le jeudi 4 mars vers 23 h les dirigeants du Sushine Tour en Andalousie (Vejer de la Frontera) que le circuit mettra fin à la 27e édition le dimanche le 7 mars 2021, suite à la détection d’un cheval belge (venu directement de Belgique, présent à Vejer depuis 2 semaines) présentant des signes neurologiques de l’EHV-1, bien qu’il ait été testé négatif pour le virus. Le cheval arrivé aux installations du Dehesa Montenmedio directement de sa résidence en Belgique est isolé à deux kilomètres du lieu de la compétition depuis le 26 février. Les choses sont prises en mains par l’organisation et les précautions d’usage appliquées à tous les autres chevaux présents sur le site.
■■8 mars : le retour La FFE organise le retour des chevaux de tous les sites infectés avec une assistance vétérinaire vingtquatre heures sur vingt-quatre à Yvré l’Évêque (Le Mans) côté ouest et à Chazey dans l’Ain côté Est. En Espagne, des étapes sont également possibles à Burgos et Madrid, de même qu’à Aix-la-Chapelle, en Allemagne. ■■9 mars : 10e décès La FEI déplore le décès d’un dixième cheval, euthanasié à Valence. Le RESPE au 9 mars annonce (tous en lien avec Valence) un nouveau cas en Belgique, et recense en France un cas le 4 mars en Charente Maritime, le 6 mars en Seine et Marne. Carine Robert.
« Le Staff fédéral est inquiet pour TOUS les équidés en France » Nous avons interrogé le Président de la FFE, Serge Lecomte, pour faire le point sur la situation de la crise sanitaire qui touche les chevaux de sport : Il confirme que « Le staff fédéral est inquiet pour TOUS les équidés en France. » Tout en soulignant que « Les plus porteurs (les chevaux, ndlr) sont ceux des premières semaines qui ne pouvaient pas être au courant, avec des chevaux revenus en France le 8 février pour une crise déclarée le 21 ». A quel moment avez-vous eu connaissance de cette crise sanitaire ? Nous avons pris connaissance de cette crise le dimanche 21 février, le staff fédéral présent à Oliva (ESP) a été alerté par les cavaliers qui quittaient le site de Valencia (ESP), le site ayant fermé ses portes le dimanche soir. Sur 434 chevaux toutes nations engagées, il restait 150 chevaux retenus par les autorités espagnoles le dimanche soir, dont 21 chevaux français. Comment avez-vous réagi ? Une communication directe a été établie avec les cavaliers restés sur place, en route ou déjà rentrés. Le lundi 22 février, un mail a été en-
voyé aux cavaliers des 242 chevaux concernés par les concours de Valencia depuis le 1er février, les informant du blocage du cheval en compétitions nationales et internationales. Par ailleurs, des informations vétérinaires sur cette maladie et un protocole sanitaire détaillé pour les démarches de suivi, ont été diffusés en lien avec le RESPE. De nombreux cavaliers ont pu être joints par téléphone par les équipes fédérales. Une information aux organisateurs français ayant des compétitions à venir et en cours a également été faite, ainsi que des appels téléphoniques aux principaux points d’étapes, écuries, susceptibles d’accueillir des chevaux de retour de la péninsule ibérique. A la demande de la FFE, la cellule de crise du RESPE a été activée en liaison avec l’AVEF et les vétérinaires fédéraux. Combien y a-t-il de cavaliers et chevaux concernés ? 150 chevaux sont concernés aujourd’hui, provenant d’au moins 6 nations. 5 sont morts. 2 cavaliers professionnels français sont directement concernés avec des chevaux retenus en Espagne, avec 21 équidés. 4 d’entre eux sont soignés sur place et parmi les autres malades, deux cas graves sont à déplorer.
Quelles solutions à court terme ? Nous avons mandaté sur place le Professeur Anne Couroucé-Malblanc qui est en lien permanent avec Jérôme Thevenot, vétérinaire fédéral en charge du saut d’obstacles. De par son expertise, ses expériences au sein des cliniques des grands championnats FEI et sa casquette de Présidente du Conseil Scientifique et Technique du RESPE, Anne Couroucé-Malblanc renforce le soutien apporté à nos chevaux et cavaliers tout en offrant à la FEI un appui efficace. Nous avons été les premiers à tirer la sonnette d’alarme et proposer des solutions avec nos cavaliers pour que 120 boxes supplémentaires soient livrés afin de pouvoir séparer le plus vite possible les chevaux asymptomatiques des autres et ainsi éviter la propagation du virus et permettre de débuter une quarantaine. Pour pallier les déficits constatés à distance, nous avons proposé de faire livrer des médicaments et équipements, nous avons référencé auprès de la FEI des cliniques équines françaises pouvant prendre en charge des chevaux et avons en l’espace de 24h commandé et livré 5 systèmes de levage par coussin d’air equi-lift pour pallier le déficit de matériel sur place. Après l’envoi de matériel, la FFE déploie aussi
des renforts humains pour soulager les cavaliers et les grooms épuisés physiquement et moralement. Il est hors de question pour la FFE d’abandonner ses troupes. Nous avons donc demandé au ministre de l’Agriculture d’intervenir immédiatement auprès de son homologue pour autoriser en urgence le rapatriement sanitaire de nos chevaux, selon un protocole sanitaire strict. Dès leur arrivée en France, ils seront isolés dans les meilleures conditions pour y recevoir les traitements adéquats. La FFE a dès le début des échanges avec les autorités sanitaires françaises et espagnoles proposé plusieurs alternatives dont la mise à disposition du site du Parc équestre fédéral pour organiser une unité de quarantaine, avec l’aide d’une équipe de vétérinaires ayant déjà proposé leurs services, afin de suivre dans les meilleurs conditions possibles les chevaux français revenant d’Espagne. Ceux qui ont quitté Valence en catimini portent-ils une grosse responsabilité dans la propagation ici de la maladie? Sanction ou pas sanction ? Les plus porteurs sont ceux des premières semaines qui ne pouvaient pas être au cou-
rant, avec des chevaux revenus en France le 8 février pour une crise déclarée le 21. Les cavaliers ayant quitté le site le samedi 20 et dimanche 21 ont eu un bon de sortie des écuries du concours et nous ne pouvons que constater le manque de sérieux de la part des organisateurs. La FEI réfléchit à des sanctions. Pour sa part, la FFE étudie le cas de cavaliers pouvant ne pas avoir respecté le protocole sanitaire communiqué le 22 février. Thierry Pomel a-t-il des craintes pour les chevaux des JO ? Le staff fédéral est inquiet pour TOUS les équidés en France. Le haut niveau doit se montrer exemplaire pour la continuité du sport mais aussi des activités équestres en général. Concertation avec la SHF ? En amont de la cellule de crise du RESPE sollicitée par le Délégué général de la FFE, Frédéric Bouix, une concertation a été organisée avec la SHF pour suspendre l’ensemble des compétitions, stages et rassemblements jusqu’au 28 mars inclus. Cette décision de la FFE a rapidement été suivie par la FEI qui a fait de même lundi 1er mars en fin de journée. Propos recueillis le 3 mars par ER
ACTU - CRISE
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Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
Michel Guiot : « vacciner massivement tous les chevaux » Vétérinaire de métier, Michel Guiot, président de la SHF a un avis autorisé sur l’épidémie EHV1 et EHV4 qui secoue le monde du cheval en ce moment : il faut vacciner massivement tout le cheptel équin. Pas seulement les chevaux de sport mais aussi ceux d’élevage et cela tous les six mois.
la fièvre doit être examiné par un vétérinaire. Le protocole mis en place l’année dernière s’applique cette année. Il n’y a pas de temps de perdu sachant que dans la moitié nord de la France, la saison de monte ne débute guère avant début avril ». SHF : confiance et travail constructif Particulièrement heureux du travail réalisé par son Comité exécutif, le président de la SHF. « Nous faisons une réunion en visio-conférence une fois tous les 15 jours et les travaux progressent bien, avec des gens motivés. Des groupes de travail qui planchent sur chacun une thématique propre, sont en place. Quand les sujets seront aboutis ils seront proposés au Conseil d’Administration. Je ne veux pas décider seul. Je me rends compte que tous, élus et salariés, aiment leur SHF. Cet outil qui appartient aux éleveurs doit être pérennisé pour être transmis aux générations futures ».
Pourquoi tous les 6 mois ? Il explique. « Après quatre mois de vaccin, le taux d’anticorps diminue. Il faut donc revacciner tous les six mois. » Faut-il vacciner tous les chevaux ? « Oui ! Je vais proposer à la FFE d’imposer cette vaccination à tous les chevaux qui font du concours. Nos instances doivent être courageuses pour que, comme dans les courses, tous les chevaux de compétition soient vaccinés. La perte d’un cheval, ou ne serait-ce que le manque à gagner à ne pas faire de concours, coûte bien plus cher que de faire vacciner. » Quand ? « Pas maintenant, les labos ne sont pas préparés. Pour arriver à cela, il faut une action concertée avec les labos. Il ne s’agit pas de lancer une campagne de vaccination sans s’être assuré - contrairement à ce qui s’est passé avec la Covid-19 - d’avoir les doses nécessaires. D’un rapide pointage il ressort que, en ce moment, il y aurait 40 000 doses disponibles alors qu’il en faudrait au bas mot dix fois plus. Confiner les chevaux de sport jusqu’au 28 mars comme la filière française l’a imposé est un impératif. Nous avons fait école puisque la FEI a suivi. L’épidémie touche toute l’Europe. » Il faut une vaccination collective « C’est vers une vaccination généralisée à toute l’Europe qu’il faut aller si on veut au maximum empêcher la circulation de ce virus. Là encore la France va être leader.Vacciner les seuls chevaux de sport n’est pas suffisant. Les éleveurs vont devoir vacciner tout leur cheptel, pas seule-
Un des chevaux atteints de la forme neurologique du HEV-1 soutenu par un harnais
ment les poulinières. Si les chevaux d’élevage viennent à être touchés par l’épidémie, ce sont des avortements assurés l’année prochaine. Ce serait une catastrophe. ».
Quid du démarrage de la saison de monte ? « Nous avons envisagé la question avec la FADETEQ (Fédération des Acteurs de Développement des Tech-
Recommandations pour l’élevage La saison de monte bat son plein et l’épidémie de Myeloencéphalite - EHV1 (rhinopneumonie), oblige à prendre des précautions lors des déplacements des juments. La SFET, la SHF et leurs organismes de sélection ont souhaité proposer des conseils avisés sur la gestion des élevages durant cette épidémie de Myeloencéphalite - EHV1 (rhinopneumonie). La saison de monte et de reproduction ayant débuté, il est important d’adopter les meilleures conditions sanitaires. Liste non exhaustive de recommandations : • Dans le cas où les chevaux ne sont pas vaccinés contre la rhinopneumonie au sein de l’élevage, nous vous conseillons de débuter le processus de vaccination avec 2 injections à un mois d’intervalle : primo-vaccination + rappel au bout d’un mois. • Lorsqu’une jument de sport doit effectuer un transfert d’embryon, il est primordial de lui faire respecter une quarantaine de 15 jours après le dernier jour de symptômes du dernier cheval atteint par la rhinopneumonie. • Il est conseillé de procéder à la désinfection du camion entre deux transports en cas d’alternance de chevaux. • Evitez tout rassemblement et mouvement de chevaux non-essentiels. En cas d’arrivée d’un nouveau cheval, nous vous recommandons de respecter une quarantaine avant de l’intégrer au cheptel. Selon les informations du RESPE, sur le terrain, les catégories de chevaux qui constituent un risque épidémiologique sont : • Les chevaux des foyers confirmés : des chevaux, vaccinés ou non, ayant présenté ou pas des symptômes (y compris un simple pic de fièvre). Un résultat positif sur
un écouvillon nasopharyngé signifie que le cheval excrète une grande quantité de virus au « bout du nez » (pour ceux présentant de la toux, également les gouttelettes projetées lors de la toux), il est donc contagieux et ce même s’il ne manifeste aucun symptôme. Ces équidés restent excréteurs du virus pendant environ 3 semaines, ils doivent donc rester isolés pendant cette période. • Les chevaux ayant été en contact avec des chevaux de foyers confirmés : ayant été en contact avec le virus mais ne présentant pas encore de symptômes, ils peuvent être porteurs du virus « au bout du nez » (phase d’incubation). Des mesures de précaution doivent leur être appliquées. Pour rappel, le virus peut survivre plusieurs heures sur des vêtements ou du matériel en contact avec des secrétions. Vaccination et mesures de précaution La vaccination contre les herpès viroses agit principalement en réduisant l’infection de l’animal par les herpès virus de type 1 et 4 (HEV1/4). Elle permet de limiter les symptômes de la maladie et l’excrétion du virus. Elle reste de fait une mesure de prévention efficace. Cependant, dans cette situation d’épizootie, elle ne peut être mise en place que sur des chevaux : • Déjà vaccinés (rappel vaccinal), en bonne santé, dont le rappel remonte à plus de 6 mois ET n’ayant pas été en contact avec des foyers avérés ou suspects. • Non vaccinés et non exposés (n’ayant pas été en contact avec des foyers avérés ou suspects); cependant, la vaccination n’aura un effet protecteur qu’après la seconde injection de vaccin (soit 4 à 6 semaines après la première injection). Pour les chevaux exposés : La vaccination est déconseillée car inutile à ce stade de la maladie, ne pouvant prévenir l’infection qui a déjà eu lieu. En effet, les chevaux exposés doivent être considérés comme potentiellement infectés et en phase d’incubation.
niques modernes de reproduction Equine, ndlr :président Julien Blot) On risque de voir se reproduire la situation de l’année dernière où les amateurs privés de concours ont mis leurs juments de concours en transfert d’embryons.Avant d’accepter une jument de sport, il faut savoir d’où elle vient, quels chevaux elle a pu rencontrer, faire une anamnèse. On recommande de n’accepter aucune jument non vaccinée même avec rappel. Tout animal suspect avec des symptômes respiratoires ou de
Cycles classiques Les premiers concours annulés seront reportés à des dates ultérieures pour que les organisateurs et les cavaliers ne soient pas lésés. Quant aux dotations (enveloppe Fonds Eperon de 3,2M€ au lieu des 3,5 demandés), elle seront réparties ainsi : engagement réduit à 15€ pour les formations sans dotation. 4 et 5 ans : le double de l’engagement. 6 ans : engagement multiplié par 2,5. CIR : engagement x 3 pour les 4 et 5 ans et X 3,5 pour les 6 ans (soit 210 €). Quelques économies de fonctionnement permettront de mieux rémunérer les cavaliers, les éleveurs et les propriétaires. Pour ce qui est de SHF Video : pas de changement pour le moment (important dans le contexte confinement). Une analyse est en cours pour l’année prochaine pour arriver à l’équilibre. Même disposition pour SHF Market. E. R.
Notre sympathie attristée à la famille de Michel Guiot dont l’épouse vient de perdre sa maman.
Protocole de déplacement de juments vers les centres de reproduction en 2021
Dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19, et par mesure de précaution afin d’éviter au maximum toute promiscuité entre individus, la filière Cheval (France Galop, Le Trot, la SFET et la SHF) propose de maintenir en 2021 le protocole de déplacement et d’accueil des juments sur les centres de reproduction, mis en place en 2020.
Ce document doit être signé et envoyé par le centre de reproduction par mail au moment de la prise de rendez-vous et doit être signé avant le déplacement de l’animal par le transporteur. Les centres de reproduction s’engagent à respecter ce protocole et un exemplaire signé par le gestionnaire du centre devra être conservé par la personne en charge du déplacement de la jument vers le centre. Tous les intervenants impliqués dans ce protocole doivent être en bonne santé (absence de signe clinique et ne présentant pas de température), ne sont pas des personnes contact, ni des personnes à risque. Engagements du transporteur de la jument : - Documents à fournir en cas de contrôle par les autorités : • Protocole signé • Justificatif d’exercice professionnel (Extrait Kbis, SIRET, SIREN, déclaration MSA) et /ou attestation de l’employeur. (en cas de nouvelles mesures de confinement limitant les possibilités de transport par un particulier) • Registre de transport de l’équidé (modèle disponible sur le site de l’IFCE https://www.ifce.fr/ifce/sire-demarches/sanitaire-detention/registredes-transports/) • Documents d’identification de l’équidé transporté • Pièce d’identité du chauffeur • Attestation de déplacement déroga-
toire (si imposée par la réglementation en vigueur au jour du transport).
sur le document d’identification) qu’il adresse par mail au propriétaire.
- Consignes préalables au déplacement : • Nettoyage du véhicule de transport des juments en amont et le jour du transport. • Prise de rendez-vous obligatoire avec le centre de reproduction ou le haras • Présence de gel hydroalcoolique ou d’une solution alcoolique impérativement à bord • Chargement de l’équidé après lavage des mains ou avec des gants à usage unique • Déplacement de la jument si possible sur ovulation afin d’éviter au maximum les transports • Disposer des résultats des tests sanitaires préalables à la saillie /insémination. Les fournir au centre de reproduction par mail au plus tard la veille du jour de la saillie / de l’insémination. • Fournir au centre de reproduction la copie du document d’identification par mail afin d’éviter toute contamination par contact (pages de signalement et pages de vaccinations). • Ne se déplacer qu’à 1 seule personne. Pour les juments suitées, laisser, dans la mesure du possible, les poulains au haras. • Sauf impératif d’urgence lié à l’animal transporté, il est interdit de s’arrêter sur le trajet pour un autre objet que celui du transport vers la station de monte ou d’insémination.
Engagements du centre de reproduction : - Mesures sanitaires mises en oeuvre : • Le responsable du centre de reproduction met en oeuvre le principe de non croisement des personnes lors des actes de reproduction • Le centre de reproduction met à disposition de son personnel les moyens de protection et de nettoyage des mains • Le personnel prenant en charge la jument est équipé de matériel de protection, en particulier de gants et il utilise une longe, un licol ou une bride du site d’accueil (à désinfecter entre chaque animal) pour les manipulations. Chacun se voit attribuer avant la saillie une tâche particulière. • Distance à respecter entre le manipulateur de la jument et l’étalonnier / inséminateur supérieure à 1,5 m • Nettoyage des barres de contention entre chaque jument • Nettoyage du lecteur de puce entre chaque jument • Il n’est pas possible d’avoir plusieurs juments simultanément à la barre. • Dans le cas de juments restant hébergées sur le site, il faut prévoir un isolement de ces juments. • Afin d’améliorer la biosécurité, les centres de reproduction veilleront à apporter une attention particulière à l’hygiène vestimentaire de leur personnel.
- Consignes sur le centre de reproduction : • Le transporteur reste dans son véhicule pendant tout le stationnement sur le centre de reproduction. Les échanges se font par téléphone, la visualisation des documents par vitre interposée • Les vérifications d’identité de la jument sont faites à partir du mail transmis au préalable et l’étalonnier établit une attestation de vérification du document et de la saillie (ce document permettra une régularisation ultérieure
En cas de non-respect des consignes ou en cas de doute, le responsable du centre de reproduction peut refuser d’accueillir la jument. Le responsable du centre de reproduction qui ne peut mettre en oeuvre ces consignes devra fermer provisoirement son centre ou refuser d’accueillir des juments extérieures à l’établissement.
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
ACTU - INTERNATIONALE
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Ils étaient si heureux ! Maudit mois de février... Les concours internationaux se multipliaient à nouveau, à la joie des cavaliers, qui pour une ultime sélection olympique, qui pour maintenir les chevaux en vue des JO de Tokyo, de plus en plus menacés. Un virus a tout stoppé. Tour d’horizon des chanceux passés à travers les gouttes, et de leurs chevaux les plus en forme de ce ...début de saison.
va, deux victoires. En 2020 Steve l’initie aux 1,50m ; 4e sur le GP 1,55 m de Port Grimaud, il est 4e du CSI4* 1,50 m de St Lô. Steve avait choisi les 1,50 m d’Oliva puis de Vejer de la Frontera pour relancer la machine cette saison. Le Britannique Joseph Stockdale et la jument holsteiner de 10 ans Equine America Cacharel (Cachas), 7e sur la 1,50 m huit jours plus tôt, l’Irlandais Michael G Duffy et l’étalon de 13 ans Lapuccino (Livelllo (holst). « Le parcours d’aujourd’hui a été très difficile, avec des cavaliers de haut niveau et seulement 6 chevaux au barrage. Lapuccino est avec moi depuis cinq ou six ans et, chaque année, il améliore les
Nicolas Delmotte et Urvoso du Roch performent à Oliva
■■Nicolas Delmotte et Urvoso du Roch à Oliva La troisième et dernière semaine du Spring MET II 2021 à Oliva Nova, en Espagne, s’est conclue par le Grand Prix CSI3* de 1,50 m. Un mixe de jeunes talents et de cavaliers confirmés internationaux s’est battu pour la victoire dans le Grand Prix. Déjà vainqueur jeudi avec Citadin du Chatellier dans la qualif’1.45 m, Nicolas Delmotte s’impose avec Urvoso du Roch. Le parcours décidé par Franz Madl (AUT) a vu 13 couples des 51 partants sur une piste raccourcie de huit obstacles au barrage. C’est le Danois Theodor Linde sur un cheval des Coudrettes, Salto des Nauves HDC (Tlaloc M x Le Sartillais) qui réalise le premier sansfaute. La Française Melie Gosa descend le chrono avec Alouette d’Eole (Mylord Carthago x Hélios de la Cour II) à 45’’83 mais Nicolas Delmotte et son fidèle Urvoso du Roch (Nervoso x Grand d’Escla) ne lui laissent aucune chance en 44’’89 ! C’est l’Espagnol Ismael Garcia Roque et La Costa (Gitano V Berkenbroeck x Calvino Z) qui se classent troisième en 46’’45. A propos du hongre Urvoso du Roch, âgé de 13 ans, Delmotte a déclaré : « Je le monte depuis cinq ans déjà, c’est le début de la saison 2021 pour lui, c’est notre premier concours. Je suis très content de lui, il a fait de grands progrès au cours des semaines passées ici et je ne pourrais pas être plus heureux du résultat aujourd’hui ». ■■Beaux duels à Vejer de la Frontera Le Grand Prix du CSI4* de Vejer de la Frontera du dernier week-end de février, bien loin de Valencia,ne réunit que six pilotes aguerris au barrage. Et non des moindres : Jérôme Guery et l’étalon Quel Homme de Hus, le fils de Quidam de Revel qui offrit à la Belgique la 2e place de la Finale Coupe des Nations à Barcelone en 2019, le numéro un mondial, Steve Guerdat, qui a repris en mains Albfuehren’s Maddox (Cohiba 1198) en 2018 et qui est 3e au CSIYH1* de Calgary en 2019, à 8 ans. 2019 : les CSI2* de Gorla Minore et Oli-
choses. Il m’a emmené partout dans le monde et je l’adore. Aujourd’hui, il a tout donné pour moi et gagner ce Grand Prix est très spécial », a déclaré le vainqueur du Grand Prix d’Andalousie après avoir posé le pied à terre. Michael G Duffy et le cheval de sport irlandais Lapuccino 2 ont remporté une victoire éclatante avec près de deux secondes d’avance sur le second Britannique, Joseph Stockdale et Equine America Cacharel. Steve Guerdat s’incline, troisième avec Albfuehren’s Maddox. Dans le Grand Prix du Petit Tour C, le vainqueur est une autre cavalière qui monte en force malgré son jeune âge. Eden Leprevost, la fille de la cavalière olympique Pénélope Leprevost, a été la gagnante incontestée d’une épreuve avec 48 chevaux dans laquelle seulement 4 ont disputé le barrage. Eden et Une Etoile Landaise terminent cette première partie du Tour avec deux victoires. ■■John Whitaker gagne le CSI5* de Vilamoura le 28/02 Fin février, le Britannique champion olympique, et l’on en passe, John Whitaker, qui montait le SF Unick du Francport (Zandor Z x Helios de La Cour II), né chez Laurent Baillet n’a rien perdu de sa formidable énergie et son talent avec la pandémie en dominant le 5e Grand Prix 5* de Vilamoura Atlantic Tour (Por), qualificatif pour les jeux Olympiques, qu’il a reconnu « très gros ». L’Allemand Marc Bettinger avec Undercover Z (Ugano Sitte x Heartbreaker) arrache la 2e place, talonné par Juliette Faligot et sa grise Arqana de Riverland, fille de Cornet Obolensky et d’une mère par Diamant de Semilly. Grégory Cottard manque de chance : il ira à la faute sur ce barrage à 7, à trop vouloir jouer le chrono avec le pourtant rapide Bibici, son fils de Norman Pré Noir. Ils sont 7e. ■■Gonin déchaîné Le vendredi, Julien Gonin s’emparait du Grand Prix 1,40 m avec Valou du Lys (Calvaro F.C. x Galoubet A), après sa belle victoire en 1,35 m avec Queen. Samedi il s’empare de la 1,40 m avec la ju-
ment SF de 9 ans Cymba (Radieux x Adelfos) née et appartenant à Mélanie Sublet-Garin. Laurent Goffinet lui colle au train avec Absolut de Lacke, le gris fils de Diamant de Semilly et d’une mère par Parco. Le Rhône-Alpin Julien Gonin fait ses gammes également au Portugal : présent avec de nombreux jeunes chevaux de 7 ans, il mène ce petit monde tambour battant : 3e et 4e avec Epona de Ponthual, 5e avec Estrella de la Batia, il remporte le GP 1,35 m de vendredi 19 avec Queen. et finit 2e de la 1,40 m avec la jument SF de 9 ans Cymba (Radieux x Adelfos) née et appartenant à Mélanie Sublet-Garin. Cette 5e semaine c’est avec Atlantic de La Roque (Kannan*Gfe x Diamant de Semilly), qu’il remporte la Qualif’ 1,35 m, battant 73 autres couples, après un barrage d’anthologie, à 14 ! Le Breton Mathieu Bourdon le suit de peu, seul avec lui dans un chono arrêté à 30’’, en selle sur son extraordinaire Bigouden du Tertre. ■■Mathieu Billot en verve Le Normand impose Ilena S à la tête du GP 1,40 m le samedi 20 février, le lendemain d’une victoire dans le GP 1,30 m avec le hongre de 10 ans Boboun La Chesnais, un fils de Diamant de Semilly par Sire du Mayne. Mathieu est présent également avec de jeunes chevaux, dont Enfer du Grasset, 7 ans, qui lui appartient pour partie, un fils de Balou du Rouet par Obéron du Moulin, déjà remarqué à Canteleu en 2020, qui rafle deux 2e places sur trois parcours. ■■Piergiorgio Bucci/Cochello le 7 mars C’est le cavalier italien Piergiorgio Bucci et son Holsteiner gris Cochello (Casall x Cartani 4), les derniers des 6 élus à tenter le barrage 1,50 m, qui va remporter le dernier Grand Prix 4 *de Vilamoura. C’est un autre fils de Casall qui finit 2e : Clippo 3, 13 ans, sous la selle de l’Allemande Finja Bormann. Et à nouveau, le couple de Juliette Faligot et Arquana de Riverland, 3e révèlent leur symbiose avec un superbe barrage sans-faute. ■■Wellington : Bertram Allen L’Irlande finit deuxième de la Coupe des Nations de Floride et les États-Unis s’imposent à Wellington le 6 mars. Grâce à une solide performance, dont six parcours sans-faute de l’équipe de saut d’obstacles irlandais dirigée par Michael Blake, composée de Shane Sweetnam/ Karlin Van’t Vennehof, Bertram Allen/Castlefield Vegas, Michael Duffy/Zilton SL et Cian O’Connor/ Cadiz, l’Irlande est 2e de la Coupe des Nations 4* au Festival équestre d’hiver de Floride. Ce fut une soirée émouvante pour l’équipe irlandaise qui portait des brassards noirs en mémoire de Deirdre Bourns, entraîneur irlandais bien connu, éleveur et propriétaire de plusieurs chevaux de haut niveau, décédé en début de semaine. Les Etats-Unis l’emportent de justesse. Le Brésil est troisième. Bertram Allen et Castlefield Vegas mènent la domination irlandaise au Grand Prix 5* de Floride le 21 février. 8 jours après, l’Irlandais récidive avec Pacino Amiro (Pacino x NC Amiro), qui ne participait qu’à son 2e Grand Prix cinq étoiles. Exploit impressionnant pour ce hongre irlandais de neuf ans. ■■CSI 5* LGCT de Doha Le Global Champions Tour avait choisi Doha au Qatar comme 1re étape 2021. Les grands cracks plussoient en ce début de saison 2021 ! Kevin Staut s’impose par
deux fois sur les deux week-ends qataris : la première c’est avec Tolède de Mescam*Harcour dans le GP 1,55 m le 26 février. La seconde il s’offre la victoire avec la jument de Françoise Sanguinetti, la fille de Toulon, Visconti du Telman dans le GP 1,55m, et c’est Simon Delestre qui prend la 2e place avec Berlux Z (Eurocommerce Berlin). Simon Delestre par ailleurs peut être content de ses chevaux : double sans-faute et une 2e place pour Hermès Ryan, ce petit alezan brûlé qui n’a peur de rien, dans la grosse épreuve du vendredi 26 février (1,55 m à barrage), il sera 7e du GP 1,55 m le vendredi 5 mars. Lors du Grand Prix du samedi 6 mars, imaginé par le chef de piste italien Uliano Vezzani la victoire fut belge : Niels Bruynseels et Delux van T&L (Toulon x Landetto) ont devancé d’un cheveu Lorenzo De Luca, accompagné d’une nouvelle venue, Nuance Bleue VDM Z (Nabab de Rêve). Le Canadien Eric Lamaze est 3e avec un cheval sBs, Dieu Merci van T&L (Toulon x Corrado-I). Pas de chance pour les Français cette fois : Olivier Robert et Vivaldi des Meneaux (Chippendale Z x Bamako), 2e le 27 février dans le GP, devant Niels et Delux, fautent à deux reprises lors du premier parcours, et Julien Epaillard et sa fidèle Queeletta (Old, Quality x Landor S) qui s’étaient illustrés la veille dans la vitesse à 1,50 m ne font pas mieux. Le cavalier belge Niels Bruynseels et Delux T&L, ce n’est pas nouveau, c’est un vrai couple, ça fonctionne : 3e sur l’étape Coupe du monde de Londres, 5e dans la finale Coupe du monde de Göteborg en 2019, ce n’est pas rien. Ils prouvent ici leur forme extraordinaire, puisqu’ils finissaient 3e du
Julien Gonin s’impose avec Valou du Lys à Vilamoura
Grand Prix huit jours plus tôt ici à Doha. Simon Delestrene cache pas sa préoccupation devant l’épidémie d’Herpès virus et tient à manifester sa solidarité : « Sachez que nous sommes tous ici très préoccupés par la situation liée à l’épidémie de rhino, les chevaux sont encadrés par une équipe très compétente qui continue de tenir un protocole sanitaire déjà très strict. Mes pensées les plus chaleureuses à tous les grooms, cavaliers, propriétaires qui vivent des moments difficiles avec leurs chevaux. » ■■Concours annulés... cause Covid Après Badminton, c’est Brahmam à son tour qui annonce l’annulation de son CCI4*-L et S, prévu du 10 au 12 juin. C’est avec grand regret que l’équipe organisatrice de l’Equi-Trek Bramham International Horse Trials annonce que
le rendez-vous de cette année, prévu du 10 au 13 juin, est annulé. Alors que la feuille de route positive du gouvernement pour sortir du confinement, le programme de déploiement réussi des vaccins et la baisse du nombre de cas avaient fait naître un certain optimisme quant à la possibilité de livrer l’événement, les conditions proposées sont impossibles à respecter sur le site de Bramham. « En raison de la nature et de l’ampleur de l’événement, il est impossible d’appliquer raisonnablement la distanciation sociale. L’étendue du site ne permet pas de contrôler complètement l’accès du public. Nous voulions organiser une compétition mémorable à Bramham, qui aurait été une étape importante pour de nombreuses nations en vue des sélections olympiques. » C. Robert
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Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
Grand National de Saumur : les athlètes équins très en forme !
Tom Carlile et Birmane
L’impressionnant Totem de Brecey mené au millimètre par Christopher Six
Alors que l’attention se focalise sur nos chevaux touchés par l’épidémie de rhino, les signaux d’alarme de la fin de semaine ont tout juste laissé la place à cette première étape du Grand National de Saumur. À l’heure où toutes les compétitions sont arrêtées, place au collectif et à la prévention.
Boekelo, Saumur, AixLa-Chapelle, Luhmühlen, Jardy, Le Pin. « Ma priorité dans le choix des chevaux c’est qu’ils aient du sang. On dit qu’il faut du pur-sang dans les papiers, à mon sens ce n’est pas complètement vrai. Totem n’a pas de sang dans les papiers, c’est du selle-français de Normandie pur et dur, et il arrive à galoper 11 minutes sans baisser le pied. C’est un cheval tonique qui bouge correctement parce que pour accrocher Michael Jung, il faut quand même avoir des chevaux avec une sacrée locomotion. »
■■Birmane, la surdouée Deuxième fille de Royce de Kreisker (Diamant de Semilly x Jifrane de Chalusse x Papillon Rouge), avec Vargas de Ste Hermelle (CSO 1,45), Birmane, 10 ans, née chez Gérard Brescon, élevage de Béliard, montée par Thomas Carlile, n’a de cesse de se faire remarquer. Championne de France des 5 ans et 6 ans CCE, mention Elite. A 8 ans, elle finit 10e sur le CCIO4*L de Boekelo. A 9 ans, le binôme décroche la Pro Elite du Grand National et le CCI4* de Jardy. 2e de la Pro Elite de Saumur, du Pin, et du CCI4*L de Lignières en Berry et par équipe, le Couple remporte la Coupe des Nations du CCIO4*S lors du Grand Complet. Un début d’année en lumière, dans la continuité, avec cette victoire sur la pro Elite Saumur. Une très belle reprise avec le dresseur que l’on connaît, à 77,50 % (2), un hippique sans concess i o n , alors que les points s’enchaînent chez nombre de partants et au final un
5e du dressage, l’un des 4 sans-faute de l’hippique. A 0’01’’ de l’écuyer du Cadre noir sur le cross, le binôme prend également une pénalité de temps le dimanche, et termine 3e. Nicolas Touzaint 5e avec Absolut Gold*HDC dans la Pro Elite
cross exigeant bouclé avec une pénalité de temps (6’16’’ pour 6’05’’). ■■Qing du Briot*IFCE, toujours royal L’arrière grand-père paternel n’est autre que Grand Veneur, et la mère Henriette ramène le sang de l’Anglo Etalon Or (x Frou Frou). Frou Frou - ISO 137-, frère utérin de Ultra du Rouhet et Inschallah, étalons chefs de race au national et en Allemagne.
L’écuyer du Cadre Noir et Qing du Briot concèdent la 1re place à quelque 0’07’ près
Qing
est
sur un rythme de travail quotidien et de circuits de compétition qui font de lui l’un de nos athlètes équins les plus performants. L’ensemble des acteurs vous le diront, pour être dans le top 10 du palmarès final, il faut impérativement être dans le top 10 au dressage. Le test est autant la vitrine de l’éducation et des aptitudes du cheval que de la subtilité de son cavalier. Aucune des difficultés techniques de la reprise ne nous aura fait oublier la facilité apparente du déroulé. Résultat : 1re place au provisoire à l’issue du dressage. Une barre sur l’hippique de l’exigeant Monsieur Cosnuau, et Tom Carlile en embuscade prend l’avantage. Le cross scelle le podium, les deux couples prennent une pénalité de temps sur le parcours de Pierre Michelet. 6’12’’ pour Qing, 6’16’’ pour Birmane, l’écart reste en faveur de l’écurie Carlile avec un total au général de 28,4. (30,4 pour les 2e). ■■Totem de Brecey, l’avion de chasse Emmené avec sa propriétaire et cavalière Juliane Souweine jusqu’au CCI2* en 2017, le superbe gris hongre est un fils de Mylord Carthago. Côté père donc Carthago et Jalisco B. Côté maternel, Quouglof Rouge . Depuis 2018, avec Christopher Six, du CCIO3* et 4*, ils raflent tout :
■■Aux pieds du podium L’écuyer du Cadre noir de Saumur, champion olympique par équipe à Athènes en 2004, Arnaud Boiteau. Avec Quoriano*IFCE, ils réalisent l’un des quatre sans-faute le samedi, et effectuent l’un des plus beaux tours du cross à domicile. La monte est souple et belle, sans « coup de volant ». 3e du test, derrière les deux seuls « maxis » Régis Prudhon/Tarastro, et Alexis Goury/Un Brin Chic Dubanier, ils perdent le podium pour 0’02’’.
L’élevage de Béliard valorisé par Thomas Carlile, ici avec Darmagnac de Béliard dans la Pro 1
Le multi-champion Nicolas Touzaint termine le top 5 avec Absolut Gold * HDC. « C’est un cheval qui demande du temps mais qui est pétri de qualités. Nicolas a toujours laissé venir ses chevaux et avec le temps et il a toujours réussi à en trouver la quintessence » dit Michel Asseray. Absolut Gold*HDC, c’est le fils du Traekener Birkhof’s Grafenstolz TSF, que l’on connaît sous la selle du King Michael Jung de 2004 à 2008 et de Belle Meralaise x Verglas. Verglas considéré comme le meilleur fils d’Highest Honor, éta-
Gwendolen Fer/Arpège de Blaignac
lon exceptionnel issu de l’élevage de Lady O’Reilly. 4e du dressage (29,7), une barre sur l’hippique, une pénalité sur le cross pour 0’03’ de retard. En parallèle, il s’impose sur la Pro 1 avec Eboli pour la seconde année consécutive et 3e avec Vendée Globe ‘Jac. Le sportif est d’une force mentale exceptionnelle en plus d’être un atout au cœur d’une équipe. Il est prêt, ses chevaux aussi. texte et photos M. Guillamot
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
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Les autres performances du week-end ■■Babylon de Gamma, l’explosion des 10 ans Pour cette première édition, on notera par ailleurs, toujours dans la pro élite, un Babylon de Gamma - fils de Mylord Carthago et Sunshine des Ka AA - qui se révèle complètement du haut de ses dix ans. Découvert puis éduqué par le cavalier olympique Astier Nicolas, propriété initiale d’Etienne et Marielle Grivot, le couple est 3e au Mondial du Lion en 2018 et s’offre la victoire sur leur premier 4* à Blair Castle en 2019. Pour cette première étape de GN, ils sont 5e du dressage, malheureusement avec deux barresà terre le lendemain. Le cross est beau, le cheval vraiment dans son élément et complètement à l’écoute. Ils finissent 8e.
Babylon de Gamma continue de se révéler sous la selle d’Astier Nicolas
■■Triton Fontaine en perspective Elevé par Sophie Pelissier Coutureau, il passe sous la selle de Karim Laghouag en 2018, et s’offre immédiatement la victoire sur le CIC2* de Chaumont, puis le CIC3* de Jardy. Propriété de son cavalier associé à Philippe Lemoine, Guy Bessat et Camille Laffite, le cheval se construit à Boekelo, Bramham, Waregem, jusqu’en 2020 lorsque le couple remporte par équipe la coupe des Nations du Pin lors du CCIO4*. Avec dans l’ascendance, l’exceptionnelle Bourrée - sept pro-
duits avec un indice supérieur à 140 dont Narcotique (ISO 177) - Triton Fontaine est le fils de Gentleman IV (Laudanum) et Grenouil Fontaine par Nightko, dont la production est de 54 produits indicés sur 76 enregistrés. Ils étaient 8e à l’issue du dressage, superbe tour le samedi, et… le 13. L’obstacle oublié qui élimine. ■■Sarah d’Argouges, gagneuse mais bouillonnante Sarah d’Argouges c’est LA jument de sport. Avec Sébastien Cavaillon, ils sont 3e à l’issue du dressage, après une saison 2020 riche d’un beau palmarès, malheureusement les espoirs tombent dès le samedi avec les trois barres sur l’hippique… « J’ai la chance d’avoir une jument qui dresse fantastiquement, qui a une locomotion un peu hors-normes, donc ça aide à se sentir à l’aise sur le rectangle. Après elle est bouillonnante, donc il y a une gestion de l’émotion à faire. Sur le cross, elle cherche les fanions, c’est un avion de chasse, elle est presque un peu trop sûre d’elle. C’est sur l’hippique, qu’elle est peut-être le moins à l’aise ». Avec cette jument confiée par Michel Lancelot, il décroche la sélection pour le CCI3* de Boekelo en 2015. En 2018, le binôme intègre l’équipe de France. En 2019, ils sont 11e face aux meilleurs mondiaux sur
le 5* de Burghley, et dans le premier tiers sur le 5* de Badminton. ■■Arpège de Blaignac, le missile en construction Gwendolen Fer présente Traumprinz éliminé sur l’hippique. La démonstration est faite par ailleurs que Romantic Love est en pleine forme. Mais le bijou qui se révèle à chaque compétition présenté cette fois en Pro 1, c’est Arpège de Blaignac. Sur l’hippique, c’est une fusée, sur le cross, il vole… reste la reprise à travailler. Fils de Santander H et Saga de Blaignac SF (x Duc du Murier), il a dans son ascendance l’étalon AA Fusain du Defey. Le couple est 3e du CCI4*S de Pratoni en 2019, et dans le top 10 du CCI4*L de Barroca cet hiver. Pour conclure ce retour sur la pro élite, saluons la très jolie 9e place à l’issue du dressage pour Héloïse Le Guern et Canakine du Sudre Z. Déception de voir Louis Seychal/Baraka de l’Océan non-partants et Api du Libaire/Maxime Livio non-engagés. Un prompt rétablissement à Gireg Le Coz qui se blesse la main sur l’hippique le samedi, ce qui le contraint à se retirer de la compétition avant le cross. M. Guillamot
La France, précurseur sur la question de la sécurité compétition, revoir sa saison, peutêtre continuer sur le programme, ou y apporter des adaptations. Le coach dans son accompagnement doit orienter le cavalier. Le bon cheval, dans la bonne épreuve, à la bonne vitesse et progressivement, c’est mettre toutes les chances de son côté pour que cela se passe bien ».
Les incontournables des terrains de cross
C’est une bible tout public, avec de solides références et recommandations d’experts aux compétences variées et complémentaires. Sophie Dubourg, DTN de la FFE et Michel Asseray, DTN adjoint pour le complet nous présentent le « Manuel du Chef de piste » et reviennent sur concertations et actualités. Journal Le Cheval : Un outil incroyable d’accompagnement par sa richesse et ses angles de vue votre nouveau manuel ? S. Dubourg : « C’est le fruit d’une grande concertation. Nous souhaitions asseoir des connaissances que nous avions de façon empirique, offrir un socle commun à tous les acteurs du sport. Pas juste de la compétition, du sport. Avec une volonté d’apporter un « outil concerté ». Sur des interprétations différentes, il est fondamental que la fédération prenne la parole. C’est toujours un travail de longue haleine parce que le nombre d’intervenants est toujours conséquent. C’est un travail que nous avons initié il y a dix ans lorsque nous avons réformé les règlements. Nous avons dissocié le cadre juridique de notre sport et avons extrait toutes préco-
nisations d’accompagnement pour les intégrer dans une collection qui s’appelle « guides de la discipline ». LC : Il faut que le cheval comprenne la question, l’une des lignes directrices ? S. Dubourg : « Il y a des sports comme ça où l’on peut parler d’osmose. Souvent des sports mécaniques. Nous c’est de l’ordre du vivant, c’est d’autant plus renforcé que le cheval ne parle pas. Il ne s’agit pas que de codes, mais c’est bien le connaître pour lui proposer ce qu’il est capable de faire. Qu’il puisse également se substituer aussi à nos compétences et réflexes, et ce, en tant qu’athlète lui aussi. Ce qui signifie également qu’il faut l’y préparer. Il s’agit de connaissances, de compréhension, d’accompagnement et de préparation jusqu’au jour J. Nous avons un sport d’extérieur, avec des obstacles fixes, il ne faut pas s’en cacher, ni mentir, mais amener à cette discipline-là des cavaliers qui ont envie de la pratiquer et qui recherchent cette adrénaline ». M. Asseray « Acheter un cheval qui est fait pour cette discipline, qui aime ça, qui a une bonne technique. Il y a une sélection de chevaux aussi qui est importante. Un cavalier qui soit adapté, que le couple soit harmonieux. Construire ensuite, selon programmes et sessions. Après chaque
LC : L’approche par la dimension équine, la vision du cheval, la gestion des profondeurs, des ombres, de la colorimétrie, les angles, les distances, le moins qu’on puisse dire c’est que c’est multi-dimensionnel … M. Asseray « Il existe même une application qui permet de visionner l’obstacle avec votre vue puis avec celle du cheval. C’est déroutant parce que vous préparez l’obstacle qui vous paraît clair, vous prenez l’obstacle avec votre téléphone, et là vous pouvez parfaitement vous rendre compte que ça manque encore de clarté, et qu’il faut rajouter de la couleur ou du sable. C’est Alain Ponsot qui a beaucoup travaillé avec nous à la fédération pour créer ce système. J’ai été invité plusieurs fois à des réunions de sécurité France Galop, à la commission de sécurité en courses, et ils sont aussi là-dessus, on voit maintenant des obstacles orange, c’est aussi pour la vue du cheval. Le cheval doit freiner, voir le pied comme le haut de l’obstacle. Nous avons aussi mis en place la règle des 45% sur la partie haute au cas où le cheval est un peu pris dans ses genoux pour qu’il puisse passer ». LC : Les « Pourquoi et Comment » de la mise en place d’Alerteurs ? M. Asseray : « Il est essentiel que nous puissions tous rester vigilants. Certains diront que les commissaires aux obstacles sont déjà là, certes, mais il faut connaître le quotidien des terrains, enjeux, ou personnalités, pour savoir qu’il n’est jamais anodin de décider d’arrêter un concurrent sur un parcours. Parfois le nombre d’intervenants ne permet pas une supervision directe de chaque progression. Ce groupe d’alerteurs composés de cavaliers et de coachs, pourra ainsi sur tous types de compétitions, participer au « Tous responsables ». Nous faisons partie des grandes nations qui travaillent sur la sécurité, nous sommes par ailleurs qualifiés de précurseurs en la matière. C’est Laurent Bousquet qui préside le comité de la sécurité et un expert en parachutisme qui nous oriente dans la mise en place des procédures. Nous avons également mis en place un système d’alerte qui m’arrive direc-
tement post-compétitions. Dès lors qu’on a plus de 3 % de chutes et 10% d’éliminés, je reçois une alerte avec les niveaux, les chiffres. Le but est de me mettre en rapport avec le chef de piste pour comprendre ce qui s’est passé, regrouper les informations, mener les études et prendre des directives qui peuvent nous amener à supprimer des profils d’obstacles qui sont mal sautés. Le message est de défendre la place du sport en ce moment au milieu de cette crise sanitaire ». S. Dubourg : « Je suis cadre d’Etat,
Ministère des Sports. Sans faire de grandes phrases philosophiques, je suis personnellement persuadée que la meilleure des préventions, c’est le sport. Les gens en bonne santé sont quand même moins impactés quand ils sont touchés. Et puis nous réunissons toutes les conditions optimales, l’extérieur, le partage avec un animal. En intérieur, nous pratiquons en manège, toujours aéré, hyper ventilé. Le grand public l’a compris, nous sommes 3e fédération en France en termes de licenciés, mais nous sommes la seule fédération avec une rentrée positive. Ces indices
redonnent confiance en la place du cheval dans les familles. Comme avec le golf ou la course d’orientation, nous sommes en plein air, mais nous avons en plus ce binôme vivant. Continuons à bouger, faire du sport, à profiter de la nature et de ce lien avec l’animal ». Le manuel du Chef de Piste CCE : www.ffe.com/officiel/Cursus/ Officiels-de-competition-CCE/ Manuel-du-chef-de-piste-deconcours-complet Melanie Guillamot
Fibonacci de Lessac*HDC : le charismatique
Fibonacci de Lessac*HDC est né en 2015 aux Écuries de Lessac. C’est un fils de Carinjo 9*HDC, étalon star du Haras des Coudrettes qui a tant gagné sous la selle de Patrice Delaveau et de Noaly de Lessac, fille du pur-sang Bright-Silver.
Lorsque l’on demande à son éleveuse Mathilde Vergeau, pourquoi elle a choisi Carinjo 9*HDC pour sa jument, l’explication est simple « parce qu’il est beau, que nous l’avons vu gagner le Grand Prix de la Baule et qu’il pouvait convenir à Noaly » et le choix est efficace ! Efficace car le croisement est réussi, le poulain est superbe, très bien fait et se déplace formidablement bien.
Nicolas Touzaint/Fibonacci de Lessac (© Solène Bailly)
Champion de France des étalons Selle Français à 3 ans en 2018 Les juges experts du Studbook Selle Français ne s’y trompent pas et leurs avis sont très élogieux : « Excellent galop, bonne orientation de la nuque et du dos, léger au sol : pousse tout en restant en équilibre ; harmonieux, grande action, ample, du rebond. Du style et de la force ; très léger au décollage ; bonne bascule ; ouvre le dos ; sauts généreux. Force tranquille. » Le soir de la finale le jury rend son verdict, élisant Fibonacci Champion de France des étalons SF de 3 ans avec l’appréciation suivante : « cheval très chic, charismatique, de la taille, bien construit, belle tête expressive, intelligent, bon œil. Gros potentiel ; très complet ; au-dessus de sa génération. » Le Haras des Coudrettes, déjà propriétaire de son père Carinjo 9*HDC, craque sur son fils et en fait l’acquisition quelques semaines après son sacre. L’histoire, déjà belle, aurait pu s’arrêter là…
Mais le jeune Fibonacci n’est pas seulement un bel étalon, il est aussi un cheval de sport bourré de talent. Il a aujourd’hui 6 ans et est passé depuis quelques semaines sous la selle du Champion Olympique de concours complet Nicolas Touzaint. Pour leur première sortie ensemble, ils ont fait une entrée remarquée sur le circuit du Grand National de Saumur en se classant 7e alors qu’il est le plus jeune cheval de cette épreuve à 62 partants. En sortie de piste, son cavalier était sous le charme : « C’est un cheval que j’aime beaucoup et je pense qu’il a vraiment tout ce qu’il faut. Avec sa locomotion, il ne sera pas loin d’être un crack en dressage et il a une qualité de saut à l’obstacle avec beaucoup de respect… tout y est ! ». Nicolas Touzaint, séduit par Fibonacci, le qualifie de crack de sa génération. PS : Il est sur la liste du programme SELLE FRANÇAIS GENETIQUE AVENIR
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ACTU NATIONALE
Fichiers fédéraux : mode d’emploi
A la demande de la CNIL, la Fédération Française d’Equitation a publié le vendredi 19 février 2021 une communication destinée à informer les adhérents et licenciés d’une utilisation abusive de sa base de données, constitutive d’une violation de données à caractère personnel au sens de la Loi. La FFE est dans l’obligation de communiquer. Toute absence de communication aux personnes d’une violation de données à caractère personnel lorsque celle-ci est ordonnée par la CNIL en vertu de l’article 58 constitue une violation du règlement européen relatif à la protection des données à caractère personnel passible d’une sanction maximale de 4% du chiffre d’affaires mondial ou de 20 millions d’euros. A la suite de cette communication, plusieurs licenciés et dirigeants de groupe-
ments équestres ont interrogé les services de la fédération quant à la nature des différents fichiers fédéraux et leur utilisation. Afin de donner une information aussi complète que pédagogique, nous vous présentons succinctement les principaux fichiers qui permettent de gérer les opérations fédérales. • Fichier des groupements équestres Chacun peut consulter le fichier des clubs et organisateurs d’activités équestres, adhérents de la fédération, à partir du site de la FFE avec les informations que chaque groupement équestre autorise à rendre publiques. Ce sont des données d’entreprises individuelles, de sociétés ou d’associations qui se retrouvent également sur d’autres annuaires papier ou en ligne. En dehors des nom et prénom du dirigeant, il ne s’agit pas de données à caractère personnel. • Fichier des groupements équestres de la FFE, membres et électeurs de l’Assemblée générale Les candidats à la Présidence de la
FFE ont reçu du Tiers de confiance chargé d’une mission d’assistance de la FFE en vue des élections du 18 mars prochain un fichier des électeurs de la fédération comprenant : nom du groupement, nom du dirigeant, adresse postale et adresse email. Chaque candidat s’est engagé à n’utiliser ce fichier que dans le cadre de l’usage prévu (campagne électorale), après signature d’un engagement de confidentialité. • Fichier des licenciés FFE Le fichier des licenciés FFE, y compris les titulaires d’une licence de dirigeant, est constitué de données à caractère personnel. Il est confidentiel et n’est utilisable que dans le cadre des finalités définies dans le registre des traitements de la Fédération. Par exemple pour enregistrer des diplômes, traiter des engagements en compétition, des qualifications d’officiel de compétition, etc. Chaque licencié y a accès dans sa Page Cavalier FFE, une fois identifié. Il peut rectifier ses informations. Droits d’accès Les données fédérales sont accessibles selon différents niveaux d’autorisation.
- Le cavalier licencié a accès uniquement à ses données. - Le club ou l’association de cavaliers a accès aux données des licenciés FFE pour lesquels il a émis une licence. - Les Comités régionaux et départementaux d’équitation ont accès à certaines données en fonction de leur ressort territorial. - Certains services de la FFE et agents de l’État mis à disposition de la FFE ont accès à différents fichiers dans le cadre des missions qui leur sont confiées. Tous les fichiers sont strictement protégés par la législation sur la protection des données à caractère personnel (RGPD et Loi Informatique et Liberté) et ne peuvent donner lieu à aucune autre utilisation que celles prévues car cela constituerait un détournement de finalité. L’utilisation de données personnelles pour un usage autre que celui pour lequel elles sont destinées, ou leur violation, constitue une infraction pénale au sens de cette législation. Communiqué FFE
La renaissance de « la route du poisson » Inspirée de l’histoire des mareyeurs qui autrefois convoyaient le poisson en attelage, de Boulogne-sur-Mer à Paris, la Route du poisson a été imaginée en 1991 pour contribuer à la promotion des chevaux de trait. Jusqu’en 2012, elle s’est imposée comme la plus grande course européenne de relais d’attelage. Le gouvernement a annoncé son soutien à la renaissance de cette grande course populaire. Après 9 ans d’absence et pour le 30e anniversaire de sa création (la Route du Poisson s’est imposée jusqu’en 2012 comme la plus grande course-relai d’attelages
de trait. Évènement placé sous le haut patronage du président de la République, cette grande course d’attelage se tiendra du 20 au 26 septembre 2021.
Annick Girardin, ministre de la Mer et Thibault Mathieu, président de l’organisation de la Route du Poisson... et deux Traits Boulonnais ont lancé le 18 février la renaissance de la course mythique
en Europe), 20 équipes, 400 chevaux et 1 400 personnes vont se retrouver au Touquet-Paris-Plage
puis de Boulogne-sur-Mer à Paris pour la plus mythique des manifestations dédiées aux chevaux
Annick Girardin et Julien Denormandie, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, ont annoncé leur soutien à cette initiative qui valorise entre autres les métiers de la pêche et de l’agriculture : « Soutenir une manifestation culturelle comme La Route du poisson est pour moi une évidence, en particulier au cours de la période actuelle » déclare Annick Girardin, ministre de la Mer. « Cette course symbolise parfaitement les liens qui existent entre les professionnels de la pêche et l’ensemble des Français, qui méconnaissent parfois le travail réalisé pour obtenir des bons produits de la mer dans nos assiettes. Valorisation des savoir-faire, manifestation populaire d’ampleur, mise en lumière de nos territoires : tous les ingrédients sont réunis pour réaliser et pérenniser un grand évènement national. »
Le petit livre rouge du cheval Le petit livre rouge est arrivé ! Depuis les dix mars, le cheval a son manifeste, porté à la connaissance de tous. C’est dire combien l’animal est important. Les Editions Actes Sud publient Jean-Louis Gouraud sur le thème brûlant de l’avenir du cheval1. Le dos du livre dit tout, ou presque, en énumérant les cinq grands principes qui doivent guider notre collaboration avec le bel animal, selon l’auteur. Nous qui aimons les chevaux, nous les connaissons bien : reconnaissance, bienveillance, soins quotidiens, collaboration dans le jeu et le travail, formation. Rien de révolutionnaire, me direz-vous. Non. En revanche, qu’il faille un manifeste pour le clamer et montrer que l’état de nos compagnons à quatre jambes est une préoccupation quotidienne, est inquiétant. N’est-ce pas une évidence ? Comment en sommes-nous arrivés à l’incompréhension abyssale qui oppose ceux qui pensent que le bonheur du cheval réside dans un retour à la liberté sauvage et ceux qui pensent l’inverse : le cheval ne peut exister qu’au côté des hommes et en collaboration avec eux.Voilà ce que le petit livre rouge s’évertue à expliquer, montrant comment le cheval sans l’homme n’est qu’une utopie mortifère. Une fois le livre publié, tout reste à faire. L’important n’est pas d’éclairer ceux qui
permettent de comprendre que défendre le cheval avec nous, dans nos activités (équitation, courses, spectacle, travail…) c’est le défendre tout court. Seule sa place à nos côtés lui donne un avenir. Cet avenir, pour nous, est la condition d’un lien vivant avec une nature dont nous sommes de plus en plus éloignés. Tous les organismes responsables du cheval sont ici concernés. Il faut distribuer, offrir le petit livre rouge à tout va ! Sur les hippodromes, sur les terrains de concours, sur les lieux de spectacles lorsque ceux-ci pourront reprendre, dans les écuries ou passent le grand public, partout, partout ! France Galop, le Trot, pour les hippodromes, le PMU dans ses points de vente, la Fédération française d’équitation dans les centres équestres et sur les terrains de concours, l’Institut français du cheval et de l’équitation pour le Cadre Noir de Saumur et les anciens haras nationaux, sont les mieux placés, à la charnière entre le grand public et les spécialistes du cheval pour diffuser la bonne parole. L’avenir du cheval, c’est leur avenir. connaissent déjà le cheval ni de prêcher les convaincus. Il faut apporter à tous ceux qui aiment le cheval sans le connaître, les points de vue, les connaissances, les nuances qui leur
Jean Thesard 1 Jean-Louis Gouraud, Le cheval, c’est l’avenir, Actes Sud, mars 2021.
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
Jean-Philippe Camboulives nommé directeur de la Solidarité à la FEI Jean-Philippe Camboulives,55 ans, ancien DTN au sein de la FFE, a été nommé directeur de la solidarité de la Fédération équestre internationale (FEI).
créées ensemble en 2011. Le sport équestre a toujours été ma passion et je m’engage de tout cœur pour le développement des athlètes et des entraîneurs dans le monde entier et pour la croissance des structures qui permettent aux Fédérations nationales de réaliser leurs ambitions et d’atteindre leurs objectifs ».
Figure bien connue des fédérations nationales et des associations continentales, M. Camboulives, 55 ans, occupera le poste de directeur après avoir été pendant près de 10 ans responsable du développement au sein du ministère. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er avril, en remplacement de Jacqueline Braissant qui prendra sa retraite après 29 ans de service au sein de la FEI.
Jean-Philippe Camboulives, ancien cavalier de concours complet international français et entraîneur agréé, a une grande expérience d’entraîneur des équipes nationales de concours complet d’Ukraine, de Russie, du Brésil et d’Afrique du Sud. Il a conduit le Brésil à la médaille de bronze aux Jeux panaméricains de 2007, ce qui a permis à l’équipe locale de se qualifier pour les Jeux olympiques de 2008 à Pékin. Il est diplômé de l’École nationale d’équitation de Saumur et de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP) de Paris en sciences du sport.
« C’est un honneur d’être nommé directeur de la solidarité de la FEI », a déclaré Jean-Philippe Camboulives. « Avec l’équipe de Lausanne, je me réjouis de poursuivre sur les bases que nous avons
Le Cheval au secours de l’AVC Le groupe pharmaceutique Boehinger Ingelheim, l’un des leaders mondiaux en santé animale, et l’Institut Equiphoria, dédié aux programmes thérapeutiques entre le cheval et les personnes en situation de handicap, développent un programme commun pour aider les patients victimes d’AVC à se remettre de séquelles potentiellement très lourdes. Un essai thérapeutique basé sur l’hippothérapie va être lancé au printemps. D’une durée de 4 ans, cette étude doit établir les bénéfices de cette thérapie entre l’homme et l’animal. ■■Allier l’homme et l’animal Unir les professionnels de santé humaine et animale pour le suivi post AVC. C’est le pari partagé par le laboratoire Boehringer Ingellheim et l’Institut Equiphoria, sur les bases d’une approche médicale appelée « One Health ». Le concept « One Health » (« une seule santé » en français) est apparu au début des années 2000. Il met en lumière la corrélation entre la santé humaine, animale et l’état écologique. « La collaboration Boehringer Ingelheim – Equiphoria est l’opportunité d’allier l’humain et le cheval dans une étude scientifique exceptionnelle. Nous sommes reconnaissants d’avoir trouvé un partenaire qui prend en compte les besoins
du patient après l’hospitalisation et qui met à l’honneur la relation homme-animal », expliquent les fondateurs d’Equiphoria, Hélène Viruega-Bogros et d’Erik Bogros. ■■Le cheval pour surmonter son handicap Depuis plusieurs années, Equiphoria a développé l’hippothérapie, qui permet la réadaptation fonctionnelle du patient à travers le mouvement du cheval. Les chevaux de l’Institut sont utilisés uniquement pour les soins. Chaque cheval est préalablement choisi en fonction de son caractère et de sa formation pour interagir face aux différents handicaps. Cette expérimentation, qui durera 4 ans, va opposer 60 patients répartis dans deux groupes différents. Un des groupes suivra la réadaptation neurologique par hippothérapie, tandis que l’autre groupe suivra un parcours de santé classique. Durant l’étude, divers tests cliniques utilisés dans le suivi des patients victimes d’un arrêt vasculaire cérébral seront effectués. Ils permettront d’analyser les effets de l’hippothérapie d’un point de vue physique, cognitif, psychologique, émotionnel mais aussi social. Et l’impact sur leur qualité de vie et celle de leurs aidants sera également étudié. À SAVOIR Les séquelles d’un AVC sont multiples. la plus connue est l’hémiplégie, c’est-à-dire la paralysie de la moitié du corps. Un trouble de la parole, un trouble de la sensibilité, une détérioration cognitive font également partie des séquelles. (Source : Masante.com, Auvergne-Rhône-Alpes)
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ACTU - ELEVAGE
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Carnet rose ■■Haras des Coudrettes
6 février. « Notre 3e princesse vient de naître, Love Express HDC, (United Love et d’Orient Express HDC). Elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa maman. Merci à Bakke sa jolie mère porteuse et bravo à Milena et Émilie. »
20 janvier. « Lilipuce Express a ouvert le bal des naissances 2021. Notre couple de stars Orient Express*HDC x Ayade de Septon HDC a une fois de plus fait une merveille avec cette superbe pouliche.»
■■Haras des Joanins
18 février. Première naissance avec Liberty des Joanins une jolie petite pouliche de Cartani et Hottonie de Kreisker par Diamant de Semilly (Cartani x Diamant x Jarnac x Chelano Zx Papillon Rouge x Ifrane)
■■Chez Claire Bresson 1er mars. « Bimbo ouvre le festival des naissances 2021 avec la venue d’une belle pouliche par Orphéo des Sablons ! »
■■Haras de Brullemail
28 février. « Naissance d’une fille de notre étalon Be Express HDC. Bienvenue à Laika Miss HDC, première fille pour le Haras des Coudrettes de Vriska de Blondel*HDC. »
■■Haras de Talma
■■Haras d’Austral
2 février. « Le bal des naissances est ouvert par cette très jolie et grande pouliche par Arlem Andalou et Reggae de Talma ! »
9 février. « C’est parti pour 2021, premier poulinage et première pouliche ! Fille de Deuxcatsix d’Eglefin et Lancôme GPH Z, souche de Casall. Elle est tonique avec une bonne propulsion. »
16 février. « Nous l’attendions, voici la première pouliche de Potter. Elle est pleine de charme, du sang, beaucoup d’énergie et proche de l’homme bref comme son père. Et de bonne taille... »
1er mars. « Naissance d’un grand mâle alezan cette nuit avec des grandes balzanes, Lancelot des Joanins par Emerald et Djedda de Hus par Ulixe. Petit fils de Jumpy de Kreisker. »
3 mars. « Naissance ce matin d’une magnifique pouliche L’Etincelle des Joanins par Vagabond de la Pomme et L’étoile des Joanins par L’Arc de Triomphe et Telysette K. »
■■Haras de Talma
■■Chez Stéphane Monier
21 février. « Lolita Mail.Voilà le nom donné à notre athlétique pouliche de Catchar Mail et Holly Mail (Baloubar Mail x Sheena Mail x Iowa). »
23 février. « New filly in town ! Baloubet x Quidam x Opium x Fanny du Mûrier (Laudanum)... Le meilleur de la génétique SF ! »
24 février. « Naissance de Leika des Joanins, grande pouliche baie par Conthargos et Fleur des Joanins par Norton d’Eole et Bianca de Riverland par Untouchable M. »
■■Haras de Kerizac
■■Haras de Kezeg
■■Elevage d’Argonne
4 mars. « La première pouliche de dressage made in Kerizac... Lillyfee (DEU) nous a donné une magnifique pouliche baie foncée avec le célèbre Jovian champion du monde des 5 ans. »
5 mars. « La première pouliche née à Kezeg est pour Eva Tournaire. Produit par Tanael x Galax du Rouet. Une poulinière exemplaire que tous les autres peuvent faire pareil. »
Les tarifs des saillies (suite)
■■Ibreed • Bamako de Muze (Darco et Fragance de Chalus x Jalisco B). IAC/IAR : 250 € HT+ 1300 € HT GPV. • Cuba Libre de Muze Z (Cornet Obolensky et Call Me De Muze Z x Clarissimo Z). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Denzel Van’t Meulenhof (Marius Claudius et Narcotique de Muze IV x Quidam de Revel). IAC/IAR : 250 € HT + 800 € HT GPV. • Eames de Hus (Conrad et Miss Coriano x Coriano). IAF/IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • El Torreo de Muze (Taran de la Pomme et Funky Music x Vigo d’Arsouilles). IAC/IAR : 250 € HT + 800 € HT GPV. • Elvis Ter Putte (Diamant de Semilly et Ukase Ter Putte x Darco). IAC/IAR : 250 € HT + 1200 € HT GPV. • Fantomas de Muze (Sandro Boy et Cordula de Laubry x For Pleasure). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Fletcher Ter Wilgen Z (For Pleasure et Tigra Ter Wilgen Z x Taloubet Z). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Gino H (Calvino Z et Jomara x Ekstein). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • I’m Special De Muze (Emerald et Walnut de Muze x Nabab de Reve). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Kaiser Vh Lambroeck (Nabab de Reve et Florette Vh Lambroeck x For Pleasure). IAC : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Kasanova de la Pomme (Bamako de Muze et Everlychin de la Pomme x Malito de Reve). IAC/IAR : 250 € HT+ 1000 € HT GPV. • Le Blue Diamond Van’t Ruytershof (Plot Blue et Diamanthina Van’t Ruytershof x Diamant de Semilly). IAC : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Lector Vd Bisschop (Bamako de Muze et Cordula de Laubry x For Pleasure). IAC/IAR : 250 € HT+ 750 € HT GPV. • Malito de Reve (Cumano et Dira Courcelle x Muguet du Manoir). IAF au Haras Numénor : 110 € HT + 1 000 € HT GPV. IAC/IAR : 250 € HT+ 1 000 € HT GPV. • Matisse De Mariposa (Diamant de Semilly et Inabelle de Mariposa x Stakkato). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV.
• Mosito Vh Hellehof (Elvis Ter Putte et Hadise Vh Hellehof x Nabab de Reve). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Querlybet Hero (Baloubet du Rouet et Narcotique de Muze II x Darco). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Satisfaction (Stakkato et Cecile x Calyspo II). IAF au Haras Numénor : 110 € HT + 900 € HT GPV. IAC/IAR : 250 € HT + 900 € HT GPV. • Scendro (Scendix et Coletha x Contendro) IAC/IAR : 250 € HT + 900 € HT GPV. • Taran de la Pomme (Tolano Vh Riethof et Ta Belle Van Sombeke x Chin Chin). IAC/IAR : 250 € HT + 800 € HT GPV. • Van Gogh (Numero Uno et Movera x Bernstein). IAC/IAR : 300 € HT + 1 400 € HT GPV. • Vigo d’Arsouilles (Nabab de Reve et Illico d’Arsouilles x Fleuri du Manoir). IAC : 250 € HT + 1 500 € HT GPV. Contact : Ibreed Agency - France Tél. 06 43 23 79 16 juliette.megret@gmail.com ■■Izor AhaÏ de Bresneau SF (Sandro Boy et Jalisca de Litrange x Corland). IAF/IART et IAC à l’écurie des Lays à St Gervais (85230) aux tarifs de (hors envoi) : 120 € + 400 € PV. Contact : Joanne Mennessier 06 64 43 84 72 ■■Ecurie des Lauriers • Fidelio du Thot, SF, 1,68 m. IAC : 275 € TTC FT + 350€ TTC au 01/10 GPV ou 450 € TTC PV. • L’Amour du Bois, SF, 1,70 m. Monte en main : 176 € TTC FT + 660 € TTC PV. • Lutin du Hequet, SF, 1,67 m. Monte en main : 150 € TTC FT + 350€ TTC au 01/10 GPV ou 450€ TTC PV. IAC : 275 € TTC FT + 350 € TTC au 01/10 GPV ou 450€ TTC PV. • Oman d’Or, SF, 1,73 m. Monte en main : 150 € TTC FT + 350 € TTC au 01/10 GPV ou 450€ TTC PV. Contact : 06 23 01 07 92 ecuriedeslauriers@gmail.com www.ecuriedeslauriers.com
7 mars. Une belle grande pouliche de Canturano et de notre guerrière Baccarat d’Argonne est née ce matin. Prochaine naissance de Baccarat et Kapitol prévue en avril. »
■■Chez Sébastien Maillet
9 mars. 1re naissance ANPFS : « 1er mâle de l’année pour notre album des foals ! L’Homme Idéal au Péna fils de Dramairino de Florys PFS et de Trinity d’Ecrepin PFS (par Kannan KWPN). »
Votre poulinière vient de mettre bas ou les produits de votre étalon sont nés : communiquez-nous vos naissances par mail avec votre nom ou le nom de votre élevage, la date de naissance ainsi qu’un petit commentaire de votre part avec les origines. Nous les publierons dans notre « carnet rose ».
Les produits d’Ascott des Vaux : look, sang et locomotion Ses premiers produits, une vingtaine sur les 150 de juments saillies à ce jour prennent 4 ans. La production d’Ascott des Vaux (Diamant de Semilly-Super de Bourrière) né chez Georges Lepetit dans la Manche s’annonce prometteuse. Hasting Belmanière (Ascott et Diane Belmanière x Salto de l’Isle) vient d’intégrer l’écurie de Bruno Rocuet. Deux autres H ont été exportés en Belgique. Il apporte à ses poulains du look, du sang et une belle locomotion. Ascott ISO 142 (2020) BSO +25 (0,61) poursuit sa saison sportive sur les 140-150 des circuits nationaux et internationaux sous la selle du Breton Bernard Briant Chevalier. Les conditions de monte (voir page 8) sont identiques à celle de l’année dernière.
Disparition de Pommeau du Heup Son ancienne groom, a annoncé sur ses réseaux sociaux la disparition du Pommeau du Heup, à l’âge de dix-huit ans.
Né en Normandie chez Hubert Groualle, à l’élevage Sunheup, l’alezan avait été remarqué par Joris van Dijck lors des épreuves qualificatives du championnat de France des trois ans qu’il avait ensuite remporté.
Fils de Helios de la Cour, il avait permis au cavalier belge Niels Bruynseels de connaître ses premières sensations au plus haut niveau.
Après une brillante carrière sportive au plus haut niveau sous selles étrangères, Pommeau du Heup, en retraite depuis 2018, a terminé sa carrière avec le Chinois Kenneth Cheng.
NORMANDIE
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Clément Boulanger à Deauville
CSO HCP - ST AUBIN SUR GAILLON (27) 26-28 FÉVRIER GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Jérôme Hurel/ Sacramento Vh Bontehof Z; 2. Gilles Bocquel/ Charmeuse de Lyons; 3. Caroline Nicolas/ In Summer B; 4. Laurène Navet/Iglesias B.; 5. Caroline Doat/Volk d’Erminig. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Jérôme Hurel/Midas de Brinco (0+0 et 31’’88); 2. Jérôme Hurel/
Hanne Van Het Cauterhof (0+0 et 35’’12); 3. Jérôme Hurel/Fair Play d’Esquelmes (0+4 et 32’’91); 4. Ana Faria Leal/Cyroco (0+4 et 33’’41); 5. Manon Ravenel/Brise du Puits (0+4 et 37’’51). Enseignants 2 - GP (1,10) : 1. Anaelle Comoretto/Ezequielle du Mio; 2. Douglas Vaugelade/Tracy M et M Z.
Clément Boulanger/Vaya de Lacke
La saison 2021 commence sur les chapeaux de roues pour l’Écurie BTCR de Clément Boulanger avec la victoire de Vaya de Lacke (Spotlight Z, Han x Alligator Fontaine) au Pôle international du Cheval Longines – Deauville dans le Grand Prix dominical 1,35 m. C’était le premier concours de la jument, qui s’était illustrée
en fin de saison 2020 par trois podiums au CSI3* de Vilamoura au Portugal. Clément a acheté la jument à 60% en 2016, après ses prestations au CIR de Saint-Lô où elle avait obtenu la 6e place. Excellent début de saison pour le couple. Clémet par ailleurs a fait le plein de jeunes chevaux en ce début de saison 2021, et ne chôme pas ! Le petit dernier : Huit Sisse, dont il dira : « Ce cheval gris de 4 ans par Candy de Nantuel x Orlando Heffinck re-
Clément Fortin/Gesmina de Kergane (© Mathilde Rouillon)
Charlotte Caron et Gericault Bois Margot (© Mathilde Rouillon)
gorge de potentiel. Nous avons hâte de le voir performer en jeunes chevaux cette nouvelle saison. » Edward Levy et Starlette de la Roque sont 2e à à peine 7 centièmes de seconde, battant François-Xavier Boudant de 6 dixièmes de seconde, double sansfaute également avec Alabama Bo Regard. Ils étaient neuf lors du barrage pour 51 partants, et le temps imparti a pénalisé d’un point de temps dépassé dix cavaliers sansfaute, dont Clément Boulanger, engagé également avec la jeune Altesse du Fresne.
Cet éleveur passionné et très engagé fut président de la SHR de Brécey lorsque sa belle piste en herbe recevait les meilleurs cavaliers de France et de Navarre, et les épreuves de jeunes chevaux qu’affectionnait Jean, pendant plus de dix ans, jusqu’en 2019. Il batailla pour maintenir la fréquentation de son concours. Acteur éclairé de la création de Cheval Normandie, il avait surtout œuvré pour le rapprochement de l’ADECNO et de l’association des éleveurs du Pin
(ADEP) au sein de Cheval Normandie. Ses administrateurs de l’Association des éleveurs de Normandie lui ont adressé un bel hommage, que nous retranscrivons dans son entièreté : « Nous avons appris avec une grande tristesse le décès de Jean Muris à l’âge de 72 ans. Acteur éclairé de la création de Cheval Normandie il a participé à la fusion de plusieurs associations d’éleveurs en 2010. Il avait pour objectifs revendiqués de redynamiser les concours d’élevage et développer la commercialisation en s’appuyant sur une personne spécialement recrutée, ce qu’il fit. Il voulait valoriser la dynamique équine normande. Il contribua à faire du centre de Promotion de l’Élevage de Saint-Lô un centre de premier plan ; c’est lui qui eut l’idée d’y organiser un meeting d’Automne. Il est resté président d’honneur de l’association et participait régulièrement aux conseils d’administration, alimentant les débats et prodiguant de judicieux conseils. Il a été un éleveur passionné, faisant naître sous l’affixe « de Brécey ».
Il a été président de la SHR de Brécey pendant une dizaine d’années, jusqu’en 2019, organisant des concours de qualité où nombreux cavaliers de haut niveau se sont affrontés. Les administrateurs de Cheval Normandie présentent leurs plus sincères condoléances à sa famille. Merci pour tout, Jean. » Eleveur tout aussi passionné, il a repris et fait prospérer l’élevage de son père sous l’affixe Brecey. Totem de Brécey ICC 158 (2018), en équipe de France à Aachen en 2019, sous la selle de Christopher Six et 4e des Championnats d’Europe de Luhmuhlen (Ger), a participé durant cette année 2020 maudite aux étapes du Grand National, et assuré une belle 4e place au Grand complet du Pin. Le week-end où Jean disparaissait Totem montait sur le podium du Grand National de Saumur, à la 3e place
Les classements Pro Vitesse 1,25 m : 1. Clarance Gendron/Rodrigo; 2. Sophie Laroze/Corn’s Surprice; 3. Clarance Gendron/Azura Z. Pro Grand Prix 1,35 m : 1. Clément Boulanger/Vaya de Lacke; 2. Edward Levy/ Starlette de la Roque; 3. François-Xavier Boudant/Alabama Bo Regard.
Yoan Lebouteiller et Kandice d’Ayrifagne (© Mathilde Rouillon)
Jean Muris nous a quittés Ce grand Monsieur nous manque déjà ... Trois jours après sa 3e place au Grand National de Complet de Saumur, Totem de Brecey, le fils de Mylord Carthago*HN et Jessy Landaise par Quouglof Rouge, sous la selle de Christopher Six, perdait son naisseur...
Dans la Pro 3 Vitesse 1,25 m c’est Clarance Gendron, installée à deux pas au Haras de la Forge chez Jump Five, qui s’impose face à 86 autres couples avec Rodrigo et rafle la 3e place avec Azura Z.
PAYS DE LA LOIRE
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Huit équipes en lice à La Baule C’est à La Baule, du 13 au 16 mai 2021, que sera donné le coup d’envoi du circuit Longines FEI Jumping Nations Cup pour la Division 1 de l’Europe. Si les situations sanitaires le permettent puisqu’à la COVID-19 s’ajoute l’épidémie de Rhinopneumonie équine jusqu’au 28 mars... Croisons les doigts ! La seule étape française des 7 qualificatives européennes avant la finale mondiale de Barcelone sera, pour les sélectionneurs nationaux en présence, l’occasion d’une revue d’effectifs de leurs meilleurs couples en vue des Jeux olympiques de Tokyo de cet été. Cette année, 10 nations de la D1, parmi les meilleures du monde, seront en compétition dans le circuit Longines FEI Jumping Nations CupTM : Allemagne, Belgique (2e du circuit 2019), France, Grande-Bretagne, Irlande (vainqueur du circuit 2019), Italie, Norvège, Pays-Bas, Suisse, Suède. Chacune des équipes nationales a sélectionné 4 étapes qualificatives pour tenter de décrocher les précieux points qui leur permettront d’accéder à la finale mondiale en Espagne. ■■Les équipes en compétition à La Baule La Longines FEI Jumping Nations CupTM de La Baule, qui se déroulera vendredi 14 mai à 14h, réunira huit nations au départ : Brésil, France, Irlande, Italie, Mexique, Pays-Bas, Suisse, Suède. A l’exception du Brésil et du Mexique, les six autres pays tenteront d’engranger les premiers points de qualification pour la finale mondiale de Barcelone (30/9-03/10/21). ■■Les étapes des Bleus Thierry Pomel, le sélectionneur national
L’équipe de la Coupe des Nations à La Baule (© PSV Jean Morel)
de l’équipe de France de saut d’obstacles, alignera une équipe forte à La Baule pour recueillir les premiers points. Dans cette quête, les Bleus disputeront ensuite les Longines FEI Jumping Nations CupTM de Suisse (St Gall, 03-06 juin), de Pologne (Sopot, 1720 juin) et des Pays-Bas (Rotterdam, 24-27 juin). A noter que le CSIO5* de La Baule servira d’étape préparatoire pour la sélection de l’équipe de France en vue des J.O. de Tokyo. ■■Les temps forts Au fil des années, les organisateurs ont veillé à entretenir cette éternelle jeunesse du concours Baulois et à en chasser la moindre ride en mettant tout en œuvre pour que l’événement soit sans cesse au niveau des étoiles qu’il accueille. Pour autant, pas question de toucher aux légendaires épreuves qui ont nourri son histoire. Le Vendredi 14 mai (14 h) sera rythmé
par la Longines FEI Jumping Nations Cup™ où l’on espère tant de l’équipe de France. Le Samedi 15 mai (13 h), place au Derby de la Région des Pays de la Loire avec son lot d’émotions sur un parcours toujours très spectaculaire avec le passage de gué ou encore la montée de la butte...
Entrée gratuite. Renseignements, programme : www.labaule-cheval.com
« C’est vous devant l’objectif »
« Cette période difficile du confinement ne nous permet pas de nous retrouver en concours. C’est pourquoi nous vous proposons de le faire virtuellement, en toute impartialité, dans un but d’amélioration de vos entrainements. Cette plateforme ne se soustrait pas à un coaching ou toutes autres formes d’entrainements
fusée au cavalier. Il s’agit d’un outil entre juge uniquement afin de comparer ses notations. » Les modalités d’inscriptions : Aller sur la page Facebook « cheval dressage » et suivre les instructions.
mais vous apporte un conseil dans votre travail quotidien. » ■■Comment on fait ? « Pour soumettre une vidéo de votre reprise et recevoir votre protocole avec note et un commentaire du juge, il suffit simplement de créer un compte depuis l’espace cavalier. Importez votre vidéo sur YouTube, envoyez-nous votre lien et sélectionnez l’épreuve correspondante à la reprise. » ■■Oui mais j’ai pas de carrière aux dimensions... « La reprise devra être filmée de pré-
férence à l’emplacement de la lettre C de votre carrière. Il n’y a pas besoin d’avoir une carrière aux dimensions requises selon la discipline. » ■■Et les juges ? « Si vous souhaitez devenir juge de notre plateforme, inscrivez-vous dès maintenant dans l’espace juge avec votre numéro de licence fédérale et votre niveau actuel. Afin de continuer à évoluer dans vos niveaux de jugement, nous avons mis en place une plateforme d’entraînement. Chaque juge peut juger une reprise quiu n’ai pas forcément de son niveau. Cette reprise d’entraînement n’est pas dif-
Les résultats officiels seront communiqués début mai le temps du traitement par les juges officiels. Ce délai pourra être raccourci en fonction du nombre de reprises, le concours étant national. De très nombreux lots à gagner : couvertures, bandes, sacs d’alimentation pour chevaux mais aussi entrées aux parc de loisirs, repas etc. Le concours du meilleur déguisement, sera jugé par notre association. Le président de jury de ce concours déguisé sera notre commissaire au paddock national Yohan Pubert du Camping Beau Séjour. Avec en premier lot 2 nuits en mobil home @Camping Beau Séjour. Ce concours est en partenariat avec Cheval Dressage Vendée et Vendée Spectacle.
CSO HCP - LE MANS (72) - 19-21 FÉVRIER
L’Artichaut de Frédéric Couenne GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Nicolas Sers/ Cannan des Merveilles; 2. Louis Bouhana/ Baila de Louma; 3. Francois Dudouet/ Zique; 4. Astrid Saviez/Baltus de Lubel; 5. Luc Couteaudier/C’Est Aimer Beaucoup. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Swan Bourven/ Adagio d’Iscla; 2. May Huguenin/Genua; 3. Frederic Couenne/Artichaut de Lolif; 4.
Swan Bourven/Vakiry des Saules; 5. Jean Marie Punel/Vakoba des Etrivieres. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Frederic Couenne/Artichaut de Lolif; 2. Swan Bourven/Vakiry des Saules; 3. Jean Marie Punel/Vakoba des Etrivieres; 4. Alexandre Chanal/Cap Libellule; 5. May Huguenin/ Genua.
Pacte biosécurité et bien-être animal
Et comme bouquet final, le Grand Prix Longines de la Ville de La Baule électrisera les tribunes dimanche 16 mai (13 h). Avec l’espoir de revivre un moment aussi intense qu’en 2019 lors de la victoire du couple allemand champion du monde en titre, Simone Blum et DSP Alice. Un rendez-vous d’autant plus attendu après une année sportive 2020 difficile.
CONCOURS NATIONAL DE DRESSAGE VIRTUEL
Quand des fondus de sport innovent... Deux associations, Equi’Miting Vendée Dressage, organisant des concours en Vendée et Vendée EquiEvents se sont regroupées avec by EquiComm’ pour proposer aux cavaliers une plateforme de notation de leur reprise de dressage par des juges correspondant à la discipline et du circuit national de la Fédération Française d’Equitation. Un concours national virtuel de dressage se tient du 1er au 31 mars 2021. A vos reprises !
BRETAGNE
Plus d’infos et plus d’images sur www.lecheval.fr
Il s’agit d’un appel à projets d’Aide aux investissements de modernisation des bâtiments ou à l’acquisition d’équipements pour améliorer la biosécurité et le BEA dans les élevages. Cette aide soutient la compétitivité économique des exploitations agricoles détenues par un agriculteur ou des agriculteurs par des aides aux investissements de modernisation des bâtiments ou à l’acquisition d’équipements. La filière équine est éligible à cet appel à projets ; les opérations liées à la filière équine dans les exploitations agricoles sont éligibles si l’élevage d’équidés est l’activité dominante au regard du chiffre d’affaires. Le taux d’aide de base est de 25 %, avec des bonifications pour les jeunes agriculteurs et les projets qui s’inscrivent dans un Groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) ou dans un projet d’agriculture écologiquement responsable. Les dépenses éligibles doivent être comprises entre 8 000 et 200 000 € HT. Parmi les dépenses éligibles figurent les aménagements de parcours à l’extérieur, de chemins pour accès au parcellaire, de clôtures non accidentogènes et d’abris de pré : • construction d’un bâtiment neuf d’élevage en agriculture biologique, d’un bâtiment d’élevage neuf avec accès extérieur ; • modernisation ou adaptation d’un bâtiment existant et/ou de ses équipements pour améliorer les conditions de biosécurité et
bien-être animal en élevage ; • aménagement de parcours à l’extérieur, de chemins (et/ou de boviducs) pour accès au parcellaire (liste éligible à consulter selon les filières)… ; • achat ou réalisation d’équipements pour assurer la biosécurité des élevages (ex: sas sanitaires, protection des accès, externalisation des parkings intervenants, gestion des animaux trouvés morts (ATM), séparation des circuits). L’appel à projets 2021 est continu et sera ouvert du mardi 23 février 2021 au vendredi 29 octobre 2021. Pour être éligible, votre dossier devra être accompagné d’un autodiagnostic reconnu par la DGAL : l’application Equireglementation, développée par la Fédération des Conseils des Chevaux, en partenariat avec l’IFCE et reconnue par la DGAL, est gratuite et vous guide pour formuler votre auto-diagnostic. Les dossiers de candidature sont déposés dans le cadre d’un appel à projets auprès de chaque DDTMDirection départementale des territoires et de la mer. Les candidats doivent s’adresser à la DDTM de leur département : - DDTM des Côtes d’Armor : 02 96 62 47 00 ddtm-pcaea@cotes-darmor.gouv.fr - DDTM du Finistère : 02 98 76 52 00 ddtm-sea@finistere.gouv.fr - DDTM d’Ille-et-Vilaine : 02 90 02 34 00 ddtm-sead-pcaea@ille-et-vilaine.gouv.fr - DDTM du Morbihan : 02 56 63 74 30 / ddtm-sea@morbihan.gouv.fr Renseignements sur le site du Conseil des Chevaux de Bretagne.
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BRETAGNE
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
CSO HCP - LANDIVISIAU (29) - 27-28 FÉVRIER
Le Black Jack de Quentin Le Biniguer Le Concours Pro à huis clos des Ecuries de Cleudrain à l’Équipole de Landivisiau s’est bien tenu fin févier, avec 409 engagés entre la neige abondante qui est tombée quinze jours plus tôt, et la suppression de tous les concours français (et pas que...) suite à
Quentin Le Biniguer/Black Jack (© Archive Facebook Quentin Le Biniguer)
l’épidémie d’herpès-virose... « En attendant des jours meilleurs », conclut Frédéric Couenne. Quentin Le Biniguer/Black Jack Varnel s’offrent un doublé, devançant Frédéric Couenne/Artichaut de Lolif et Cédric Le Goff/Best de Launay, tout de même ! En forme, le couple venu de Guingamp, Quentin Le Biniguer/ Black Jack Varnel, qui remporte les deux épreuves 1,30 m, la vitesse et le Grand Prix ! L’étalon SF né chez Elodie et Gildas Nicolas, fils de Scarface de Mars et d’une mère par Arpège Pierreville connut une saison 2020 plus que satisfaisante, d’une régularité de métronome, comme s’en félicitait Quentin fin 2020 : « Black Jack confirme sa super saison post covid avec une 7e place dans le GP1m35 de Rennes (5e dans la 130 de Plumergat, de Vannes, vainqueur à Guilers, ndlr) ». Il semblerait que ce premier concours du couple confirme
une forme olympique. Dès la vitesse 1,30 m samedi il imprime sa marque, s’imposant avec plus de six secondes d’avance sur ses 39 concurrents... A la grande joie de son propriétaire Mathieu Echival ! Le lendemain dans le GP 1,30 m ils seront 13 sans-faute pour 37 partants et Black Jack ne laisse pas échapper la victoire, même face au maître des lieux, Frédéric Couenne et le puissant Artichaut de Lolif (Rock’n Roll Semilly x Verdi), rentrés du Grand Prix du Mans huit jours plus tôt avec une victoire et une 3e place, et une 5e place dans le GP du Jump AEC de Saint Lô ! Seuls deux petits dixièmes de seconde séparent ces deux cracks. Cédric Le Goff les suit à plus d’une seconde, avec le fils de Kannan par Bayard d’Elle, Best de Launay, appartenant à Marie L’Helgouac’h, qu’il monte en concours depuis la saison 2020. Le Top 5 du GP Pro 3 (1,20 m), couru le dimanche révèle la suprématie du jour du couple Maxence Brault/Virtuelle Riviera. Couple tout récent puisque Maxence montait en
concours avec Virtuelle la première fois en octobre 2020 au Dinard Jump où il s’impose dans l’Amateur 1 GP. Cédric Le Goff est 2e à trois petits centièmes avec son tout jeune étalon de 7 ans, Eole d’Ivin, 4e de la Petite Finale des 6 ans à Fontainebleau lors de la Grand Semaine 2020. Anne Tromelin et son fils du Holsteiner Caesar Vd Helle par Quito de Baussy, Angelo Praille prennent la 3e place. Pas loin à nouveau, Cédric Le Goff prend la 4e place avec le jeune Elvis du Divis (Padock du Plessis), qu’il a mené jusqu’à la petite finale de Fontainebleau également. Cinquième, Gwenole Le Guen était engagée avec Adonis de Kervel, hongre SF fils du Westfalien Paramo K. C.Robert
Les classements GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Quentin Le Biniguer/Black Jack Varnel; 2. Frédéric Couenne/ Artichaut de Lolif; 3. Cédric Le Goff/Best de Launay; 4. Martin Provost/Un Lys du Guilly; 5. Thomas Le Guen/Bolide de Quettehou. GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Maxence Brault/ Virtuelle Riviera; 2. Cédric Le Goff/Eole d’Ivin; 3. Anne Tromelin/Angelo Praille; 4. Cédric Le Goff/Elvis du Divis; 5. Gwenole Le Guen/Adonis de Kervel.
Plus d’infos et plus d’images sur www.lecheval.fr
ILE-DE-FRANCE Festival cheval & handicap La commission Cheval & Diversité fait son cinéma ! Pour la première fois, la commission Cheval & Diversité lance un concours vidéo. Tous les cavaliers en situation de handicap évoluant au sein d’une structure francilienne adhérente à la FFE peuvent y participer. Une initiative destinée à devenir un projet pédagogique pour tous les enseignants et leurs cavaliers ! A gagner : des cadeaux pour tous les cavaliers participants ainsi que des lots pour les clubs gagnants. Vous avez jusqu’au 15 mai 2021 pour candidater. Plus d’infos sur http://www.chevaliledefrance.com/festival-chevalhandicap/
CSO HCP - GAMBAIS (78) - 26-28 FÉVRIER
Le Gambais Jump à huis clos entre soi... Le Gambais Jump a réuni peu de participants le dernier weekend de février, 112 engagés alors que les nouvelles du concours de Valencia en Espagne étaient alarmantes. Cédric Hurel s’impose dans les deux épreuves majeures avec Toscane de Rhodes. Une promenade de santé pour la jument de 14 ans, fille d’Urbain du Monnai, née chez Michel Huberson. Il est vrai que le couple était seul à concourir dans le grand prix dominical... La cavalière de Le Perray-en-Yvelines, Cloée Billaud, 16 ans seulement, s’impose avec Booba, un fils de Corofino et de l’Anglo-arabe Histoire d’Amour dans le Grand Prix Pro 3 1,20 m. Le hongre qui avait remporté le GP Amateur Elite de Maisons Laffitte au mois d’octobre 2020 n’a rien perdu de sa rage de vaincre !
Jérôme Hurel/Bugatti d’Hammer
Les classements GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Cloee Billaud/Booba; 2. Jack Grandpierre/Diva Girl de Kasan; 3. Nicolas Toudic/Saga de Romilie; 4. Jerome Cejudo/Emilion des Truffiers; 5. Cedric Hurel/Edelweiss de Mime. GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Cédric Hurel/Toscane de Rhodes; 2. Vincent Hurel/Uranium de Somoza; 3. Armel Chalier/Bodygard; 4.Vincent Hurel/Rixio Dark; 5. Adrien Tyssandier/Adelie de Ban. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Cédric Hurel/Toscane de Rhodes (4 et 78’’67).
Le 3 mars, Arnaud Nessi publiait un communiqué face à la marée de fausse rumeurs qui ont agité la toile suite à la découverte de chevaux infectés par le virus de la Rhinopneumonie le 21 février à Valencia (Esp). « A l’heure où le monde équestre et humain s’arrêtent, nous sommes choqués, révoltés d’apprendre que certaines écuries colportent des informations diffamatoires à notre encontre. Rappel des faits : ce week-end (26-28 février, ndlr) nous avons organisé un concours pro à huis clos, malgré le faible nombre de partants nous l’avons organisé afin que les pros puissent continuer à valoriser leurs chevaux. Nous avons eu en effet deux cavaliers qui revenaient du concours de Valence mais de la première semaine. Dans la soirée j’ai personnellement contacté Sophie Dubourg, la directrice nationale qui m’a confirmé que chaque cavalier revenant de Valence avait reçu un pro-
tocole sanitaire et un appel de la part de la FFE. Une liste de chevaux interdits de concours a été publiée le vendredi soir, les chevaux présents sur le site n’étaient pas à Valence. Ensuite nous avons décidé d’annuler nos Warm Up, location de piste afin d’éviter d’avoir des chevaux venant sur le site sans traçabilité. A ce jour nous entendons de la part de diverses personnes, collègues, cavaliers fournisseurs etc... que nous avons des cas de rhino au Gambais Jump . Il n’en est rien : l’ensemble des chevaux présents sur le site vont très bien à ce moment précis . Merci aux écuries de gérer leurs cavaliers afin d’éviter de colporter de fausses rumeurs et nous n’hésiterons pas à porter plainte pour diffamation si de tels propos se réitèrent . Nous avons toujours privilégié la santé des chevaux avant toute chose. Donc merci d’arrêter de colporter de fausses informations, surtout par respect pour les chevaux et cavaliers qui se trouvent à Valence qui eux sont dans une situation plus que grave. » Delphine et Arnaud Nessi et l’ensemble des cavaliers présents sur place.
HAUTS-DE-FRANCE
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
Ameeuw réinvente demain à Chantilly
Le château de Chantilly et ses Grandes Ecuries serviront de décor aux Masters d’équitation qui se dérouleront du 8 au 11 juillet 2021. L’occasion d’admirer les meilleurs cavaliers du monde dans le temple du cheval.
En pleine crise sanitaire et après l’annulation de la Série des Masters, Christophe Ameeuw, Président fondateur d’EEM, groupe spécialisé dans l’évènementiel équestre, appelait le monde équestre à se réinventer et à imaginer le monde de demain. C’est chose faite. Le groupe EEM annonce la première étape de son renouveau avec le Masters de Chantilly qui se tiendra du 8 au 11 juillet 2021. C’est aux côtés de Rolex, Sponsor
Officiel, Official Timepiece et Sponsor Titre du Grand Prix, que les Masters investiront la capitale du cheval et donnent rendez-vous aux meilleurs cavaliers du monde et aux fans d’équitation pour quatre jours de grand sport, de fête et de spectacle, en plein air, avec une toile de fond unique au monde: le Château de Chantilly et ses Grandes Ecuries. « Nous gardons la colonne vertébrale des Masters, son esprit, sa qualité, ses grandes épreuves, mais dans un décor radicalement nouveau, où nous allons mettre en scène notre sport et les chevaux dans un environnement en harmonie avec la nature et le cadre exceptionnel de Chantilly » indique Christophe Ameeuw.
GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Alice Laine/Valse de Blagny*Litiere-Cheval.Com; 2. Pierre Potin/Cheyenne des Frotards; 3. Benjamin Hedin/Dark Lady du Val du Geer; 4. Elyse Lesage/Carlina Loisne; 5. Alice Laine/Emerald Sitte*Litiere-Cheval.Com. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Mathieu Lambert/Camarocka de l’O; 2. Aymeric Roussel/ Tyavax du Plant; 3. Alice Vancrayelynghe/Dior
L’École de Polo de Chantilly : découvrir et progresser
Des cours et des packs pour tous niveaux et pour tous âges : il est possible et facile d’apprendre le plus ancien des sports d’équipe au Polo Club du Domaine de Chantilly. Neuf entraîneurs DEJEPS, joueurs professionnels pour la plupart, sont structurés au sein du Polo Club pour proposer différentes solutions de formation, de l’initiaLe groupe EEM pourra compter sur le soutien de tion au perfectionnel’association Chantilly Jum- ment, constituant une ping composée de bénévoles pas- véritable École de polo sionnés qui ont porté le Jumping de réputation mondiale de Chantilly au plus haut niveau de avec un savoir-faire compétition depuis plus de dix ans. unique.
CSO HCP - VILLERS-VICOMTE (60) - 24-28 FÉVRIER Ter Klomp Z; 4. Alice Vancrayelynghe/Diva de Turan; 5. Laurent Cevaer/Dream du Mont. GP Pro 1 (1,40 m) : 1. Emeric George/ Cocaine Treize (0+0 et 45’’54); 2. Timothee Anciaume* Isabeau Van Dorperheide (0+0 et 46’’63); 3. Mathieu Lambert/Cayetano Loisel (0+0 et 46’’79); 4. Pierre Potin/Cheyenne des Frotards (0+0 et 49’’79); 5. Timothee Anciaume/Beguin de B’Neville (0+0 et 50’’76).
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Le polo est un sport de famille, de transmission et de partage par excellence. Plus que tout autre sport équestre le polo est mixte, avec 75 % de joueurs et 25 % de joueuses. Les plus jeunes pourront apprendre à la fois l’équitation et le polo avec des cours de poneypolo. Les plus aguerris pourront consolider et structurer leur polo
L’Académie de polo fera sa rentrée le 27 mars
et préparer leurs tournois avec les deux joueurs-entraîneurs professionnels de haut niveau. ■■S’initier Un programme de deux heures pour découvrir et aimer le polo, l’initiation polo propose de se plonger dans la discipline avec une heure de théorie et une heure à cheval au bout de laquelle l’élève sera capable de « taper » la balle en coup droit au pas, au trot ou au galop selon son niveau préalable d’équitation. Un cours collectif de six personnes au maximum pour lequel il suffit de venir seulement botté puisque l’école prête casques et maillets.
■■Se perfectionner Plusieurs formules en cours individuels ou collectifs, où l’élève sera non seulement formé au polo, mais, notamment pour les cavaliers débutants, à l’équitation de polo ainsi qu’aux connaissances nécessaires pour bien connaître et respecter son cheval. Du maniement du cheval aux stratégies de jeu, en passant par l’apprentissage des quatre coups de base et de leurs dérivés, les trois programmes de dix séquences permettent une progression structurée amenant l’élève à tenir efficacement sa place sur le terrain quelle que soit son ambition de niveau.
■■L’Académie Pour les « minimes et cadets », les cavaliers de 12 à 15 ans, ayant déjà acquis un bon niveau de polo avec une petite expérience en tournois, l’école propose son Académie dont la rentrée est fixée au 27 mars. Il s’agit d’une série de stages intensifs pendant les vacances scolaires, sous la conduite d’un professionnel qui conduiront ces jeunes à participer aux tournois de lowgoals organisés au club, de guider leur progression et de détecter les plus doués pour les accompagner vers un niveau supérieur. Contact : École de polo de Chantilly 03 44 640 430
Le Pas-de-Calais, confiné les week-ends, s’organise
Les élevages et clubs équestres du Pas-de-Calais sont donc confinés les 3 week-ends de mars, jusqu’au 21. Pour eux : double peine.
Nous avons contacté Bernard Lesage, président de l’association des éleveurs du Nord-Pas-de-CalaisPicardie, et son épouse Monique, qui organisait en mars deux concours à l’écurie de la Loisne, à Verquigneul, dont un concours de jeunes chevaux, dans la même période. Pour Monique, ce n’est pas
la Covid qui ferme ses concours, mais bien entendu « l’autre » épidémie, la rhinopneumonie équine. Bernard est dépité et excédé de ces mesures : « On en a marre ». Quant à savoir s’ils ont été contactés par leurs adhérents, hé bien non. « Ils se gèrent, on en a connu d’autres. » Monique va mettre cette période à profit pour tout ce qui concerne une écurie et un élevage : les naissances, entre autres. Elle a immédiatement fait vacciner ses chevaux qui ne l’étaient pas encore et qui allaient se déplacer. Les propriétaires pourront venir
s’occuper de leurs chevaux, comme durant le second confinement. Mais elle ferme l’accès de l’hôtel pour chevaux et annule les entraînements des cavaliers : « pour limiter les déplacements des chevaux, face à la crise de la rhinopneumonie ». Les dirigeants de la Société hippique rurale de Béthune, une vraie institution dans le Pas-de-Calais, ont pris le taureau par les cornes dès qu’il a su que le département avait un taux d’incidence lourd et en évolution constante surle terrain de la Covid-19. Tout était donc prêt lorsque le premier ministre a
annoncé le jeudi 4 mars un confinement pour les trois week-ends à venir. « Suite au confinement du week-end dans le Pas de Calais, nous vous informons que le protocole de la F.F.E. permet d’organiser une venue maîtrisée et tracée dans le centre équestre des propriétaires d’équidés et des cavaliers du club pour assurer les soins et les activités physiques indispensables au bien être des poneys et des chevaux. Chaque visite doit être inscrite sur le registre Covid disponible sur le site de la FFE. Ces dispositions seront appliquées chaque week-end pendant toute la durée du confinement. »
GRAND EST Neige et entraînement
CSO HCP - REIMS (51) - 26-28 FÉVRIER
Théo Lemarre et Earl Grey St Georges
C’est un jeune cavalier nivernais de 17 ans qui ouvre la valse des victoires, dans le premier Grand Prix Pro 1 des trois jours de concours organisés par Christian et Fanny Ragot aux Écuries de la Malle près de Reims, le dernier week-end avant l’interdiction des concours en France pour un mois. Théo Lemarre impose Earl Grey St Georges, qui remporLors de l’Entraînement Pro de Saut d’obstacles du 23 février au Pôle tait déjà le GP Pro 3 en janvier. hippique de Lorraine, on a remisé les doudounes. Une semaine plus tôt, la neige envahissait, entre autres, Ribeauvillé (68) chez Geoffrey Peraldi... Ce sera Stéphanie Hennequin et Black Pearl d’Amont qui clôturent le concours en remportant le GP 1,35 m. Malgré l’incertitude du caractère festif, être accessibles au Ils ont réuni près de 500 engagés, bien plus que contexte sanitaire des plus grand nombre et s’inscrire dans lors de leur premier concours de janvier, venus démarche éco-responsable resprochains mois, la Région une pectueuse des sites naturels remar- des quatre coins du Nord et du centre : aux Grand Est relance, avec le quables du Grand Est. cavaliers du Grand Est se mêlaient ceux des soutien d’Impact 2024, l’or- Si vous souhaitez organiser un évè- Hauts de France, Bourgogne Franche-Comté, ganisation du programme nement ou une animation autour et même Ile de France. Natur’Est autour des acti- des sports de nature entre le 24 Il les a tous surpris vendredi, le Junior sept. et le 3 octobre, rendez-vous vités de pleine nature.
1re année, qui le mois précédent l’avait emporté, mais en Pro 3 1,20 m, comme à St Etienne l’Hôpital huit jours plus tôt, toujours en Pro 3, même si déjà le couple s’était offert une 5e place dans la Pro 2 1,30 m du samedi. Mais qui est Earl Grey St Georges, cette jument de 7 ans qui lui donne si bien la réplique ? Une fille de Top Gun Semilly par Bibrahim du Moulin, née chez Clotilde Domenjoud. Elle appartient à Helen Brown, résidant au Sud de Nevers, qui fait confiance au jeune cavalier depuis que la jument a 5 ans.
Rendez-vous du 24 septembre au 3 octobre, en marge de la Semaine Européenne du Sport. L’objectif de Natur’Est ? Favoriser la reprise d’activités de loisirs et des pratiques de pleine nature. Les animations proposées devront avoir un
GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Chloé Delargille/ Viva des Salines; 2. Théo Lemarre/ Earl Grey St Georges; 3. M.Antoine Deroite/ Best of Ouistreham. Pro 2 (1,30 m) : 1. Clément Bohren/ Vazy des Flayelles; 2. Stéphanie Hennequin/ Cantis Junior; 3. Stéphanie Hennequin/ Black Pearl d’Amont; 4. Guillaume Paroty/ Athena de Rochetaille; 5. Clément Borhen/ Catribaie; 6. Eric Lefevre/Dimalve Z.
Natur’Est
sur faitesvosjeux.grandest.fr pour télécharger le cahier des charges de l’appel à projets. La Région procédera à la sélection des animations, en partenariat avec le CROS Grand Est et la Délégation Régionale Académique à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports.
Dimanche GP Pro2 (1,35 m) : 1. Stéphanie Hennequin/ Black Pearl d’Amont (0+0 et 31’’67); 2. Frédéric Sonntag/ Callac de Cyrmanol (0+0 et 32’’80); 3. Eric Lefevre/ Dimalve Z (0+0 et 33’’93); 4. Jean Charles Grandmontagne/ Tinka’s Hero (0+0 et 36’’43); 5. Clément Borhen/ Catribale (0+4 et 33’’85); 6. Stéphanie Hennequin/ Dallila (0+4).
Le même jour il est 5e de la Pro 3 1,20 m avec un autre cheval, la jument Double Clear, jument de 8 ans, une fille de Kannan et Quinoa du Guilly par Diamant de Semilly, qui lui appartient et qu’il ne monte en concours que depuis la fin de saison dernière. Ah, on oubliait, vendredi c’est son étalon Adage du Vernay (Kalaska de Semilly x Treasure Z) qui finit 8e de la Pro 2, samedi il est 7e, et dans le GP 1,35 m 9e. Vous avez dit jeune talent ? Samedi, c’est Clément Bohren, venu des écuries La Pistole avec Vazy des Flayelles, le fils de Lucciano qui rafle la palme, décidé-
ment abonné aux honneurs de début de saison, puisque le mois précédent il raflait deux podiums. Stéphanie Hennequin est 2e à près de deux secondes, avec le gris Cantis Junior (Cantis, Kwpn x Le Tot de Semilly) et 3e avec le SF de 10 ans Black Pearl d’Amont (Romando de l’Abbaye x Fakir de Kreisker), vainqueur du Fontainebleau Summer Tour1* du mois de septembre. Black Pearl d’Amont devait être mortifié de sa 3e place, cela ne devait pas le satisfaire parce qu’il fit le forcing le dimanche, et ne laissa aucune chance aux autres. Il hisse Stéphanie Hennequin sur la plus haute marche. Ils sont trois à réaliser le sans-faute au barrage : l’Alsacien Frédéric Sonntaget Callac de Cyrmanol (Quintago I, Holst), étalon SF, et Eric Lefevre, venu des Hauts de France avec la jument noire Dimalve Z, fille de Diarado, grande gagnante sur ses terres ch’tis. Enfin Jean Charles Grandmontagne réalisera le dernier double sansfaute avec l’étalon Tinka’s Hero (Tinka’s Boy, Kwpn). Et maintenant, gardons nos chevaux chez nous ! C. Robert
Les classements GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Camille Decock/ Scorpio d’Epic; 2. Fiona Versini/ Tycoon des Courlis; 3. Candice Patout/ Cormino. Vendredi GP Pro 2 (1,30 m) : 1.Théo Lemarre/ Earl Grey St Georges 2. Franck Lafages/ Crispi; 3. Frédéric Sonntag/ Callac de Cyrmanol; 4. Stéphanie Hennequin/ Cantis Junior; 5. M.Antoine Deroite/ Vicky du Tilleul; 6. Guillaume Paroty/ Diana du Langrier.
BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
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Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
CSO HCP - MÂCON-CHAINTRE (71) - 25-26 FÉVRIER
Paul Delforge (presque) sans partage Les organisateurs des concours de Mâcon Chaintré ne le savent pas encore, mais leur CDI et CPEDI3* du 15 mars sera annulé à cause de l’épidémie de rhinopneumonie équine. Fin février ils sont plus de 500 à prendre le départ des épreuves réservées aux professionnels. Le jeune franc-comtois Paul Delforge va s’emparer de toutes les victoires, avec Djoye Courcelle et Terre du Banney. Toutes ? Non, Anouk Kort remporte la vitesse 1,30 m avec Caviana de Kreisker (mais Paul est 2e avec Dior du Banney). Dès le samedi Paul Delforge montre de quel bois il se chauffe : lors du GP 1,30 m, couru par 57 couples (28 sans-faute), le trio de tête finit son parcours en 32’’ et quelques dixièmes de plus, les quatre suivants terminent en 33’’. Mais ce sont tous des chevaux confirmés, 10 ans et plus. Paul s’impose insolemment
avec une gamine de 8 ans, Djoye Courcelle, une fille de Vagabond de la Pomme et Purple Courcelle par Désir du Château, née chez Yves Chauvin. Une pépite ! La saison dernière , 2e du Top 7 de Cluny au mois d’août, Paul l’emmène au CSI2* de Grimaud où elle finit 3e de sa première 1,30 m internationale. Elle s’offrira la 27e place de la finale des Cycles Classiques des 7 ans à Fontainebleau. Ici à Mâcon Ronan Jouault le suit à trois dixièmes avec la jument Traboulé des Lones (Lupicor x Totoche du Banney), 4e du GP de St Etienne Lhopital Le Grand huit jours plus tôt. Alexandre Fontanelle est 3e à un cheveu avec son hongre Urtbreaker de Lara (Alias Urtbreaker du Cara), un fils de Toulon réputé rapide, que Clara Moissonnier montait en 2020. La cavalière néerlandaise de stature internationale Anouk Kort, depuis 2020 en Bourgogne, remporte la vitesse 1,30 m du dimanche matin avec Caviana de Kreisker (Shouppydam des Horts x Creve Cœur, Holst), une crack de 9 ans seulement qui évolue avec Anouk depuis 2019.Paul Delforge « s’incline » à deux dixièmes de seconde avec Dior du Banney, une fille de Kannan par le Sf
Olisco qui a déjà écumé la saison dernière les Top 7 de France et de Navarre. Dimanche Paul Delforge monte sa pépitemaison de cœur, Terre du Banney, celle qui lui donna la médaille de bronze du championnat d’Europe Jeune Cav’ à Fontainebleau en 2018. Le couple ne laissera personne lui arriver à la cheville : complicité, confiance, il a tout. La fille de Crown Z et Flore du Banney par Olisco bat de 3 dixièmes de seconde Jean-Luc Mourier et le oldenburg de 17 ans, Captain Keen (Windows Vh Costersveld). Jean-Luc est également 3e en compagnie de Jackpot, hongre belge de 12 ans, un fils de Cicero Z. Patrice Astier rate le podium pour moins de deux secondes avec Idagio Van Het Nerenhof. C. Robert
Les classements GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Paul Delforge/Djoye Courcelle; 2. Ronan Jouault/Traboule des Lones; 3. Alexandre Fontanelle/ Urtbreaker de Lara (Alias Urtbreaker du Cara); 4. David Konczewski/Gigola; 5. Nicolas Gerke/Bund Iaki. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Paul Delforge/Terre du Banney (0+0 et 33’’70); 2. Jean Luc Mourier/Captain Keen (0+0 et 34’’04); 3. Jean Luc Mourier/Jackpot (0+0 et 35’’44); 4. Patrice Astier/ Idagio Van Het Nerenhof (0+0 et 37’’08); 5. Jérôme Ringot/ Cannavaro (0+0 et 37’’19).
AUVERGNE-RHONE-ALPES
Bourg-en-Bresse : dans l’expectative
CSO HCP - ST ETIENNE-L’HOPITAL LE GRAND (42) - 19-21 FÉVRIER
Duel Astier/Lévêque L’Ecurie O Hara dans la Loire accueilli pas loin de 600 engagés le week-end du 19 au 21 février, venus des quatre coins de la région et de Bourgogne-Franche-Comté. Si Thomas Lévêque s’impose le samedi dans le GP Pro 2, c’est Patrice Astier qui prend sa revanche dans le Gp dominical, avec Idagio Van Het Nerenhof, devant David Astorg Ely/Dior de la Claye et Jérôme Ringot/Bandidas d’Albain. Ils étaient 60 samedi à s’affronter dans le GP 1,30 m (Bar. A Temps Différé), et près de la moitié réalisent le sansfaute, avec pour la plupart leurs chevaux confirmés. Le trio de tête se tient à moins de trois dixièmes de seconde, et les neuf premiers en moins d’une seconde, c’est dire que l’épreuve fut âprement disputée. Thomas Lévêque et Carlita de Gaia, la jument grise de Roselyne Bremond, fille du hanovrien Levistan et Désirée du Val, commence là de la meilleure manière sa saison ! On peut en dire autan de la jeune Alice Chalier, et du hongre Apriori d’Yvmane (Lavillon, Sf x Flipper d’Elle) acheté par son père à Sylvie Pillu, qu’Alice connaît bien puisqu’elle le monte depuis 2016. Eve Segear, venue du Centre Équestre le Vieux Moulin avec L’Arcane de Chandor Z, prend la troisième place avec un jeune étalon de 8 ans qu’elle montait pour la première fois en concours à Mâcon en décembre 2020. Il s’agit d’un fils prometteur de l’Arc de Triomphe et d’une mère par le Kwpn Ustinov, débuté tout doucement à 6 ans par Christel Boulard. Beau potentiel ! Le Grand Prix 1,35 m dimanche comptait un beau plateau de 40 couples heureux de cette nouvelle
Comme tous les organisateurs de manifestations prévues au printemps 2021, l’équipe de Bourg Sports Equestres est en plein questionnement.
Astier Nicolas/Idagio Van Het Nerenhof
saison... Mais des 40 ils ne seront que 9 à remettre le couvert. Antoine Ermann, 10e va se faire piéger par le temps avec son crack Azur du Vinnebus, un point de temps dépassé. Des 9 barragistes, Thomas Lévêque est évidemment aux taquets avec Carlita de Gaia, mais une faute leur sera fatale. Jérôme Ringot, lui aligne deux montures : son vénérable Cannavaro, 15 ans, et sa jument SF Bandidas d’Albain, une fille de Baloubet du Rouet. Mais malgré deux beaux doubles sansfaute, il ne sera pas assez rapide, et finit 6e et 3e respectivement. Car deux couples vont être au dessus du lot, à plus de deux secondes de tous les autres : le maître d’Arnas Sauva-
geonne, Patrice Astier et son étalon Bwp Idaho V’t Nerenhof en 38’’31, 4e la veille, tient sa revanche. A cinq dixièmes, David Astorg Ely a tout tenté et la jument de 8 ans Dior de la Claye, qu’il a débutée à 4 ans a superbement répondu. Cette fille de l’Arc de Triomphe, née et appartenant à Axel Buckert, a disputé la finale Cycles Classiques des 5 ans à Fontainebleau avec David, a écumé la saison dernière les Pro 2 de la région, et termine sur une belle 4e place dans le Grand Prix de Roanne Vougy pour clôturer la saison Covid 2020.
Astier/Idagio Van Het Nerenhof; 5. Eve Segear/ Berny de la Colline. GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Theo Lemarre/Earl Grey St Georges; 2. Eve Segear/L’Arcane de Chandor Z; 3. Aurelie Soulat/As d’Espoir; 4. Arnaud Thomas/Express des Embruns; 5. Yael Ezzahir/St James.
La date de fin mai est figée dans le calendrier international. Elle a toute son importance pour les équipes nationales dans un cycle de préparation aux Jeux Olympiques du mois d’aout et des Championnats d’Europe de début septembre. Il n’est donc pas possible de proposer aux instances sportives internationales et à nos partenaires de reculer la date. En ce début février, seules les compétitions professionnelles sont autorisées, encadrées par des règles sanitaires strictes. Elles se déroulent à huis clos, sans public.
C. Robert
Ce n’est pas dans notre ADN, mais c’est néanmoins une éventualité que nous devons préparer.
GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Patrice Astier/Idagio Van Het Nerenhof (0+0 et 38’’31); 2. David Astorg Ely/Dior de la Claye (0+0 et 38’’81); 3. Jérôme Ringot/Bandidas d’Albain (0+0 et 40’’89); 4. Ronan Jouault/Traboule des Lones (0+0 et 41’’25); 5. Pascal Giboulet/Amazone du Motet (0+0 et 41’’27).
C’est pourquoi deux projets sont en cours d’élaboration :
Les classements GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Aurelie Soulat/As d’Espoir; 2. Anouk Kort/Nixson Van Hd; 3. Theo Lemarre/Double Clear; 4. Patrice Astier/Carlton de Sauvageonn; 5. Ylann Ezzahir/Harpye des Puys. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Thomas Leveque/ Carlita de Gaia; 2. Alice Chalier/Apriori d’Yvmane; 3. Eve Segear/L’Arcane de Chandor Z; 4. Patrice
Le Jumping International de Bourg en BresseAin doit se dérouler à Ainterexpo du 20 au 23 mai.
• Celui du rassemblement populaire accueillant une jauge réduite de public dont le nombre de personnes serait encore à défi-
nir fonction des décisions gouvernementales. Les 350 cavaliers de 29 nationalités, 650 chevaux et la quarantaine d’exposants assureraient le spectacle dans une ambiance festive et conviviale tout en respectant les restrictions sanitaires. • Celui d’une compétition internationale organisée à huis clos, réservée aux seuls cavaliers professionnels. Ils en ont besoin pour leurs sélections aux plus grands évènements, pour la vie de leur sport et pour celle d’une filière, qui est particulièrement active dans le département de l’Ain. Cela pourrait- être la seule option possible. Nul ne peut dire aujourd’hui quelle sera la situation sanitaire et la règlementation qui en découlera. Nous échangeons régulièrement avec les services de l’Etat pour élaborer les protocoles sanitaires et sommes en contact avec les organisateurs d’autres manifestations programmées en mai, également dans l’expectative. Nous prendrons notre décision, après concertation avec nos partenaires, lors de la seconde quinzaine de mars. Nous souhaitons ardemment que l’édition 2021 du Jumping de Bourg-en-Bresse-Ain puisse être celle des retrouvailles, nécessairement prudentes, du 20 au 23 mai. Alain Landais, président de Bourg Sports Equestres
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
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WESTERN - SERMET QUARTER HORSES (38) - FÉVRIER
Julien Sermet au taquet
L’Apew team : une team de choc
Trois concours en février, Reining, Trail, Ranch Riding et Horsemanship, suivis d’un stage de deux jours, Julien Sermet apporte du réconfort aux Professionnels de la discipline western en Rhône-Alpes, lors de cette reprise très « confinée ». Dans le département de l’Isère, à Chèzeneuve son Centre d’équitation western, créé en 2004, est à découvrir : cours, pension, installations de grande qualité. Julien Sermet, le propriétaire, organise des concours accueillant parfois jusqu’à plus de 300 participants. Stages et concours s’enchaînent tout au long de la saison.
Le confinement en 2020 ? Il l’a mis à profit pour travailler et agrandir son exploitation : 3 pistes supplémentaires : une carrière 40 x 100 m, une deuxième (couverte) 22 x 42 m et un parcours Ranch trail de 4 000 m2. » Fabienne Monge, l’une des participante du stage de la mi-février, partage sa joie de ces retrouvailles : « Ranch trail/ Ranch riding ce week-end au SQH : un « si grand soleil », un bon petit groupe - Bravo aux trois mistinguettes qu’on voit grandir et progresser d’année en année (Pas bon pour les «vieux», ça...), des ateliers variés et complémentaires, et une super formule à la demi-journée. A refaire sans modération ! » Gérant de l’écurie Sermet Quarter Horses à Chèzeneuve (38), entraîneur, éleveur et enseignant diplômé BPJEPS,
Julien est également l’initiateur du projet de l’A.P.E.W. (l’Académie Professionnelle d’Equitation Western). Membre actif, depuis plusieurs années, de la commission western du CREARA (Comité Régional d’Equitation Auvergne RhôneAlpes), il a contribué notamment à la création du « Trophée Western » qui récompense le meilleur couple cheval/ cavalier de la saison pour chaque discipline. ■■L’Apew Située en région Auvergne - RhôneAlpes, l’Académie Professionnelle d’Equitation Western (A.P.E.W), habilitée par la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse des Sports et de la Cohésion Sociale (DRDJSCS), propose une formation professionnelle au métier d’enseignant et entraîneur en
L’année 2020 fut celle des grands travaux
Equitation Western. Encadrée par une équipe d’expert, l’APEW propose une formation de A à Z en séquences d’alternance entre l’APEW et l’entreprise, sur une année complète. ■■Une équipe riche de valeurs L’APEW rassemble différents acteurs, professionnels de l’Equitation Western, de la formation universitaire ou professionnelle, qui partagent des valeurs importantes concernant la formation des moniteurs d’Equitation Western. « La création d’un organisme de formation relève pour nous d’une « vocation ». Le métier de moniteur western est assez récent en France, et peine à s’harmoniser
et à se développer. Il nous tient à cœur de développer une formation de qualité qui : • repose sur des personnes-ressources qui ont valeur d’exemple pour les stagiaires. • est intéressante et motivante pour les élèves. • apporte réellement aux stagiaires des connaissances pratiques et utiles dans leur futur métier. • est basée sur une pédagogie positive et bienveillante qui permet à chacun de prendre confiance en lui et de progresser. • accompagne le stagiaire dans les difficultés qu’il peut rencontrer. » Qu’on se le dise ! C. Robert
CSO : les cavaliers continuent à travailler Les 20 et 21 janvier, Sophie Dubourg, directrice technique nationale, Edouard Coupérie, sélectionneur national adjoint, Henk Nooren et Barnabas Mandi entraîneurs nationaux, ont assuré deux journées de stage auprès de cavaliers du Groupe 2 fédéral et les jeunes cavaliers prometteurs.
gane Moissonnier. D’autres régionaux plus aguerris ont également fait le déplacement, parfois avec leurs chevaux de tête comme Marie Pellegrin, Julien Gonin et Cyril Bouvard
L’idée est de profiter de cette période sans compétition pour accompagner les cavaliers plus régulièrement.
Ces déplacements en région devraient être appelés à se poursuivre, et un nouvel arrêt en Auvergne-Rhône-Alpes est déjà prévu.
Edouard Coupérie, sélectionneur national adjoint, attend surtout de cet échange le maintien d’un lien de confiance « Plus on connait les cavaliers et les chevaux, mieux nous pouvons les accompagner. »
Parmi les jeunes étaient présents avec leurs coachs Antoine Ermann, Paul Delforge et Mé-
V. R.
Reprise du plan Ambition Cheval Après une suspension temporaire du Plan Ambition Cheval pour aider les structures équestres à gérer en urgence la crise sanitaire, il est de nouveau possible de déposer une demande d’aide
depuis le 1er janvier 2021 auprès du Conseil Régional. Pour rappel, la Région attribue des aides financières forfaitaires cumulables, d’un montant minimum de 1 000 € pouvant aller jusqu’à 4 000 € pour du matériel handisport et à 5 000 € pour les
structures labelisées EquuRes mettant en œuvre une démarche permettant la prise en compte du bien-être animal, de l’environnement et des conditions de travail.
Maurice Perret nous a quittés Meneur passionné, il avait contribué dans les années 70 à la mise en place de l’attelage en tant que discipline à part entière dans la compétition équestre.
Infos et tutos disponibles sur le site du CREARA : https://www. equitation-auvergnerhonealpes. com/
Fervent adepte du dressage et défenseur de l’attelage traditionnel, il donnait l’exemple sur les terrains en menant « à grandes guides » son attelage à 4 chevaux, qui ne s’appelait pas encore un team.
CSO HCP - ST PAUL TROIS CHÂTEAUX (26) - 18-21 FÉVRIER
Le Don Juan de Garance Desfossez GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Margot Chabanne/Velvet Lande; 2. David Cazorla/ Estrella du Paradis; 3. David Cazorla/ Easy Boy; 4. Karine Faure Assaud/Vidocq du Libaire; 5. Manon Deleule/Be Sweet Deux Savoie.
GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Gerard Ferrer/Video de Blactot; 2. Stella Briand/ Waikiki K; 3. Stella Briand/Coup de Coeur Rislois; 4. Marion Combe/Utopy de l’Ocean; 5. Cindy Gamore/Aroklahomaa.
GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Garance Desfossez/Don Juan Pre Noir; 2. Cedric Jordan/Igor Ac; 3. Manon Deleule/Be Sweet Deux Savoie; 4. Corentin Guillou/Crack du Pre; 5. David Sanchez Ndoye/Arnacoeur Belin.
V. R.
Maurice Perret, juge international d’attelage, membre fondateur de l’Association Rhône
Alpes d’Attelage qu’il a présidée pendant plusieurs années, s’est éteint à 83 ans.
Toute l’équipe du journal Le Cheval adresse à sa famille et ses proches ses sincères condoléances.
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PACA
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
L’élevage Massa le 2 meilleur du monde e
Le prix a été décerné par notre confrère allemand Hippomundo, qui considère le Haras de Sylvain Massa comme le deuxième meilleur du monde en dressage en 2020, avec huit de ses produits concourant sur la scène internationale. « Les dix meilleurs éleveurs de dressage dont les produits ont connu le plus de succès en 2020 sont originaires de deux pays différents seulement. L’Allemand Ulrich Brinkhus est en tête de ce classement, son produit d’élevage Delauney OLD ayant remporté 39 299 euros de prix au cours de l’année écoulée. Son compatriote Heinrich Langewellpott doit se contenter de la deuxième place. Son produit d’élevage, Bohemian, a gagné 32 800 euros en 2020. Pour compléter le podium, on retrouve le premier des trois éleveurs néerlandais dans le top 10. Le produit de l’élevage de Steef van Winden, Alcazar, a gagné 60 euros de moins que Bohemian en 2020.
CSO HCP - AIX-MEYREUIL (13) 26-28 FÉVRIER
Sylvain Massa de conclure : « Tous les cavaliers et leurs chevaux ont contribué à ce résultat prestigieux, en particulier Anne-Sophie et Arnaud Serre qui, après avoir brillé pendant plusieurs années au plus haut niveau avec les chevaux du haras, enseignent maintenant avec rigueur et talent à de jeunes cavaliers à l’avenir prometteur : Mathilde Juglaret et Arthur Barthel. Nous sommes fiers de pouvoir maintenir notre ligne de travail et de savourer en équipe cette « médaille d’argent » derrière Paul Schockemöhle, qui partage la même passion que Sylvain Massa. Un grand merci à tous les amoureux du dressage qui nous soutiennent et nous permettent d’aller plus loin chaque jour ».
Euro 2019 : Arnaud Serre/Ultrablue de Massa (© FFE/PSV)
L’éleveur ayant le plus grand nombre de chevaux de dressage actifs dans le sport international en 2020 est une fois de plus un Allemand. Paul Schockemöhle, de Gestüt Lewitz, a vu 19 de ses produits d’élevage concourir au niveau international l’année dernière. Le
Français Sylvain Massa a fait apparaître moins de la moitié de ce nombre sur la scène internationale, avec huit chevaux. Le haras espagnol Yeguada Centurion SL complète le top trois, puisqu’il a vu six de ses produits d’élevage concourir sur la scène internationale en 2020. »
Les chevaux en compétition au niveau international en 2020 : Vistoso de Massa/Arnaud Serre France Alquazar de Massa/Arnaud Serre France Caporal de Massa/Mathilde Juglaret France Bambino de Massa/Arthur Barthel France Santurion de Massa/Daniel Pinto Portugal Addict de Massa/Anna Kasprzak Danemark Aron de Massa/Elias Marinho & João Victor Marcari Oliva Brésil Ultimo de Massa/André Ganc Brésil
CSO HCP - CUERS-PIERREFEU (83) - 19-21 FÉVRIER
Karenn Verdez les bat tous
Il s’agit de la première étape du Challenge Jump In Seasons 2021, organisé aux Écuries Guillaume Gombert, destiné à récompenser les couples ayant accumulé le plus grand nombre de points dans les épreuves durant trois étapes, les deux suivantes étant le « Pâques in Jump » du 1er avril au 4 avril, et le « Summer Jumping », du 19 au 22 août. 462 engagés ont relevé le défi. Le Chef de piste Erwin Cordier et ses pistes toujours enrichissantes ont permis aux cavaliers de réaliser une rentrée idéale.
Le Grand Prix Pro 1 1,40 m promettait d’être passionnant : le couteau entre les dents, Arnaud Fontenelle, deux fois sur le podium le vendredi, derrière Arnaud Chiavassa et Leestine du Rêve, 3e samedi avec Caiffa de Grée alors que Maxime Pierrot et Titou de l’Amont ont su s’imposer, est gonflé à bloc : ses chevaux sont en forme. Maxime Pierrot et Titou de l’Amont ont les
mêmes raison d’y croire : une victoire et une seconde place, derrière Remi Oberti/Amadeus d’Ick, le couple pète le feu.
Mais les parcours du Grand Prix 1,40 m en décideront autrement : sur les 16 partants, seulement 5 sans-faute dans ce difficile GP : seuls Arnaud Fontenelle/Articule de Bellevue, Maxime Pierrot/Dukas, Karenn Verdez/ Anakena Landifer, Jean Jardiller/Virus du Trevoux et Wilfried Pierrot/Celouvo ont attaqué la deuxième manche de l’épreuve. C’est la cavalière du barrage, Karenn Verdez qui va prendre le dessus, avec sa fidèle complice Anakena Landifer, qu’elle mène depuis ses débuts. La fille de
Quite Easy par Cheenook, déjà 2e sur le Grand Prix Pro 2 d’Aix Meyreuil en février, démarre sur les chapeaux de roue, seule double sans faute de cette épreuve. Arnaud Fontenelle s’incline, second avec un 4pts très rapide en seconde manche avec l’étalon Articule de Bellevue (Controe), lui aussi en pleine possession de ses moyens puisqu’il était déjà 2e du Grand Prix 1,30 m deux jours plus tôt. Maxime Pierrot complète le podium, malheureusement fautif dans la seconde manche avec Dukas, un fils prometteur de Tibet Tame par Robin II Z appartenant à Eva Galleazzi, 8 ans seulement, déjà 7e de la 1,35 m la veille. Attention, pépite ! Cette épreuve compte pour la finale du challenge Jump In Seasons ! C. Robert
Les classements GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Maxime Pierrot/Titou de l’Amont; 2. Mandy Mendes Costa/El Tintoreta T; 3. Arnaud Fontenelle/Caiffa de Gree; 4. Benjamin Sauvageot/Vayano de Pagani; 5. Geoffroy Martinez/Danciaise du Bidou. GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Geoffroy Martinez/Simba de la Vitalis Z (Alias Bacara de la Vitalis); 2. Elodie Trapani/Urion Desclermonts; 3. Geoffroy Martinez/Caliente de Blondel; 4. Elise Roman/Caliska de Pre-
mol; 5. Thibaut Digiovanni/Beau Geste des Forets. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Remi Oberti/Amadeus d’Ick; 2. Maxime Pierrot/Titou de l’Amont; 3. Judith Giguet/Amber de Sury; 4. Wilfrid Pierrot/ Dynamic d’Allaire; 5. Maxime Pierrot/Darinta. GP Pro 1 (1,40 m) : 1. Karenn Verdez/Anakena Landifer; 2. Arnaud Fontenelle/Articule de Bellevue; 3. Maxime Pierrot/Dukas; 4. Jean Jardillier/Virus du Trevoux; 5. Wilfrid Pierrot/Celouvo.
Eric Muhr et Dagobert du Soleil Fred Rivet au Haras de la Buissonne ne le savait pas encore, mais son concours de fin février allait être le dernier, les concours de mars ayant été annulés par la FFE pour éviter la propagation de la Rhinopneumonie. Eric Muhr remporte le Grand Prix avec le jeune SF de 8 ans Dagobert du Soleil, seul double sans-faute à l’issue d’un barrage à cinq. Dagobert du Soleil, né chez Marianne Eichenberger, appartient à Stéphanie Fouquet ; ce fils de Tinka’s Boy et Rafale de Pontlière par Felin Pierreville fut débuté par Wilfrid Pierrot ; Eric Murh l’a pris en main aux débuts de la saison 2020 si particulière. Il a évolué en 1,30 m et 1,35 m, avec régularité, engrangeant de nombreux classements. Après une 15e place au Grand Prix d’Aix Meyreuil en février, cette victoire est prometteuse ! Les quatre autres candidats à la victoire la laisseront échapper en allant tous à la faute. Le 2e, Yannis Gregoriades fait quatre points avec son complice Uncle Sam (Quaprice Boimargot Quincy), né chez Patrice Delaveau malgré le temps le plus rapide. Kenneth Favere est 3e avec la jument SF Cantara des Forets, une fille de Ready Boy des Forêts. Vanessa Norblin rate le podium avec la jeune 7 ans Extra Lulu d’Aubigny (Kannan x Quidam de Revel), qu’il faudra suivre de près cette saison ! Les classements GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Robin Muhr/Bazire Chardonnet; 2. Wilfrid Pierrot/Disco Vallieres; 3. Khalis Benhamou/Var Man des Vernedes; 4. Robin Muhr/Hermione de l’Hodez; 5. Alexandra Lama/Belina de la Folie. GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Stéphane Spriet/Déesse du Hameau; 2. Lucas Ricard/Ur Altesse; 3. Charlotte Slosse/Eureka de Riverland; 4. Magali Miglietti/Cascaro de Beaufour Z; 5. Roxane Gonfard/Diego Topgun Arbalou. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Eric Muhr/Dagobert du Soleil (0+0 et 41’’21); 2. Yannis Gregoriades/Uncle Sam (0+4 et 36’’50); 3. Kenneth Favere/Cantara des Forets (0+4 et 37’’92); 4. Vanessa Norblin/Extra Lulu d’Aubigny (0+8 et 37’’19); 5. Marie Laure Gianni Lassalle/Tandem du Murier (0+30 et 73’’22).
Plus d’infos et plus d’images sur www.lecheval.fr
OCCITANIE CSO HCP - VACQUIERS (31) - 26-28 FÉVRIER
Melissa Garbail, deux fois ! Nicolas Puel et Sophie Verri, les organisateurs du Club Hippique de la Forêt ont accueilli leur premier Cso le dernier week-end de février. 580 engagés ont réalisé pour la plupart leurs premiers parcours de la saison. Si Mélissa Garbail remporte les deux Grands Prix Pro 3 avec Babouk d’Hories, et est 2e avec Baladine de Figues, c’est le Montpelliérain Edouard Renaud qui rafle le Grand Prix Pro 2 avec Malia du By. Melissa, pourtant avec deux chevaux au barrage du GP 1,35m en effet, fautera avec Gucci Van Het Cauterhof, et sera contrainte à l‘abandon avec Robaina de Labarde. 39 partants samedi, 34 dimanche, personne n’a pu empêcher le couple composé de Melissa Garbail et Babouk d’Hories (Damiro B, Kwpn x Kalem, Arabe) de
s’imposer dans les deux Pro 3, samedi et dimanche. Samedi c’est avec près de cinq secondes que le couple s’impose, devant Julie Fradin/Victoire de Fleyres, 2e et Clément Bousquet/Sioux d’Adriers, 3e. Dans la 1,25 m dominicale, c’est d’une seconde que l’étalon de 10 ans, que Melissa a débuté en 2016, va battre Wilfried Girbas, 2e avec Garrant B et Sandra Delannoy/ Armany d’Or de Gastou, 3e. Le couple n’a rien perdu de sa forme de 2020 où il a multiplié les victoires dans la région. Nicolas Sers les bat dans le GP Pro 2 (1,30 m) avec Chili (Alias Can Do It H, Chap, old x Freshman), le hongre allemand de 11 ans qu’il a acheté début 2020, et avec lequel il a raflé victoires et podiums toute la saison. Après une petite mise en jambes au St Lô Jump AEC début février et au Mans, ils montrent de quel bois ils se chauffent avec une victoire en 1,30 m et une 3e place en 1,35. Melissa Garbail est à trois secondes avec Baladine de Figues, une fille de Flipper d’Elle par Rivage du Poncel, née et appartenant à Michel de Lorenzo. Edouard Renaud prend la 3e place avec By Daisy
Nicolas Puel et Sophie Verri, face aux « rumeurs » qui ont couru à propos de nombreux concours « ayant accueilli des chevaux venius de Valence », ont dû comme d’autres organisateurs mettre les choses au point. Ecoutons-les : « Faute de pouvoir se faire vacciner contre la Covid, on vaccine tout le cheptel contre la rhino. Propriétaires, club, poneys, tout y est passé aujourd’hui pour la primo vaccination. Merci à la Clinique du Cheval pour cette réactivité. De plus, nous en profitons pour préciser que le cheval de propriétaire en provenance de Valence n’est jamais passé par notre structure, il a été mis de suite avec les autres équidés en quarantaine à la clinique à son retour. Le cheval n’avait donc pas transité par le club avant le concours du week-end dernier. Prenez soin de vous et de vos chevaux, en espérant que toutes ces épidémies ne soient vite qu’un très mauvais souvenir. » Melissa Garbail (© Archive LC)
(Jarnac x Narcos II), jument qui lui appartient pour moitié. Dans le Top 5 suivent Camille Tronyo/ Tchao des Forets, 4e et Olivier Navarro/Verlaine Lande*Tc, tous deux sans-faute également. Dans le GP 1,35 ils ne seront que 7 à repartir au barrage. Edouard Renaud monte pourtant l’un des deux chevaux les plus jeunes : Malia du By est
une jument Bwp de 9 ans, et cette fille d’Eros Platière par Quidam’s Rubin (Holst) se venge ici de sa seconde place lors de son dernier concours 2020, ici même à Vacquiers ! Le seul autre double sans-faute, 2e est Grégory Garcia avec Berlioz d’Adriers (Jazz Band Courcelle x Concorde, Kwpn), Nicolas Sers allant à la faute avec Chili (Alias Can Do It H). C. Robert
Les classements GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Melissa Garbail/ Babouk d’Hories; 2. Julie Fradin/Victoire de Fleyres; 3. Clément Bousquet/Sioux d’Adriers; 4. Marie Amelie Brousse/Ultane d’Avril; 5. Pauline Zamore/Enjoy de Mons. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Nicolas Sers/Chili (Alias Can Do It H); 2. Melissa Garbail/Baladine de Figues; 3. Edouard Renaud/By Daisy; 4. Camille Tronyo/Tchao des Forets; 5. Olivier Navarro/Verlaine Lande*Tc. GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Melissa Garbail/
Babouk d’Hories; 2. Wilfried Girbas/Garrant B; 3. Sandra Delannoy/Armany d’Or de Gastou; 4. Charlotte Baylet/Ermitage Boy; 5. Christian Weerts/Limbo Van Het Venushof. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Edouard Renaud/ Malia du By (0+0 et 41’’86); 2. Grégory Garcia/Berlioz d’Adriers (0+0 et 43’’05); 3. Nicolas Sers/Chili (Alias Can Do It H) (0+4 et 38’’81); 4. Nicolas Sers/Soprano Saint Jean (0+4 et 40’’20); 5. Julie Fradin/Venant de Chez Nous (0+4 et 41’’97).
Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
NOUVELLE-AQUITAINE
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Le connaissez-vous ? Le Poney Landais Le manque de concours donne également l’occasion de flâner, de chercher, d’apprendre. Le Conseil des Équidés de Nouvelle Aquitaine recense, dans son collège des races locales, cinq associations de race adhérentes dont le berceau de race est situé en Nouvelle-Aquitaine. Si l’Anglo-Arabe est le plus connu chez les chevaux de sport, intéressons-nous aux autres. La région connaît plusieurs races locales : le Pottok, l’âne et la mule des Pyrénées, le Poney Landais, les races mulassières du Poitou (le baudet du Poitou, la mule poitevine et le trait poitevin) et l’AngloArabe. Nous nous consacrons dans cette édition au poney landais Son berceau de race est situé dans les Landes. Les poneys landais sont d’excellents poneys de sport, s’illustrant dans plusieurs disciplinaires (CSO, CCE, etc). Le poney Landais est une race très ancienne qui descend probablement du Tarpan des steppes, plus récemment influencée par des apports arabes ou anglais (invasions successives). Deux populations ont subsisté dans le département et évolué différemment, même si quelques croisements entre les deux avaient existé au début du XXe siècle : sur la côte le poney des pins ou “ lédon ”, aujourd’hui disparu, et
dans les prairies bordant l’Adour, le poney “ barthais ”, souche des poneys Landais actuels. ■■Origines Les origines du Poney Landais sont communes à celles de tous les chevaux actuels, elles remontent au début de l’ère tertiaire, bien avant l’apparition de l’homme. Les premiers écrits faisant allusion à la race équine en Aquitaine datent d’un siècle avant Jésus Christ et font mention de guerriers sur des petits chevaux fuyant dans les marécages. L’histoire mouvementée de la région et la morphologie de ce poney laissent croire que certains croisements avec du sang arabe, barbe et espagnol ont eu lieu, infusant la race originelle à plusieurs reprises mais il est très difficile de savoir dans quelle mesure ces croisements ont influencé l’évolution de la race. Selon les textes, il semblerait que deux lignées spécifiques du Sud-Ouest de la France se soient distinguées en fonction des contraintes environnementales : - le Poney de la Lande ou Poney des Pins évoluant dans la Haute Lande et en Gironde. - Le Poney des Barthes ou Poney Barthais situé sur les prairies inondables des bords du fleuve Adour. Ces deux populations étaient présentes à l’état sauvage ou semisauvage en grand nombre jusqu’au XXe siècle. Il apparaît ensuite que l’invention du moteur à explosion et notamment de l’automobile, et les guerres successives ont eu raison de ces animaux puisque de 2000 individus au début du siècle dernier, leur nombre est passé à 150 après la Seconde Guerre
pousse et la récolte du foin.
Ils survécurent malgré cela à l’état semi-sauvage jusqu’au XXe siècle, parfois enfermés pour produire du fumier, parfois capturés pour être vendus morts ou vifs.
Les poneys landais sont d’excellents poneys de sport. A l’origine les étalons chef de race ont été en partie sélectionnés sur leur endurance en trot attelé : Jongleur qui a parcouru 100km en 6h22 soit une moyenne de 15km/heure. Aujourd’hui c’est en compétition de CSO, CCE, Dressage mais aussi Pony-games, Endurance, Horse ball que le poney landais s’illustre.
Cependant, victimes des mines posées par les allemands sur le littoral pour empêcher les débarquements, leur nombre diminua beaucoup au milieu du XXe siècle.
Elena des Barthes
Mondiale. Sauvée en 1967, la race prit un nouvel envol et l’intervention de quelques étalons arabes et welsh lui rendit certaines de ses caractéristiques. Cependant seule, la souche Barthaise a pu être sauvée, le Poney de la Landes ayant disparu dans les années 1950. Pour mieux situer le lieu d’élevage du Poney Barthais à l’échelle nationale, les Barthes de l’Adour restant méconnues pour la majorité des Français, celui-ci fut rebaptisé Poney Landais.Aujourd’hui il représente seul la race équine du département des Landes. ■■Berceau de race - Le poney de la Lande vivait sur la plaine landaise et les dunes littorales Jusqu’au début du XVIIIe, la plaine landaise est à l’état de Lande rase parsemée ci et là de quelques forêts de chênes et de pins maritimes, déjà présents sur le territoire. La végétation de la lande
OCCITANIE Elargissez vos formations
Il s’agit d’un brevet d’accompagnement équi-handi (© FFE/PSV)
Le CRE Occitanie organise 2 formations BFEEH (Brevet Fédéral d’Encadrement Equi Handi) en Occitanie pour l’année 2021 en Haute Garonne et dans le Gard.
surtout leur approche pédagogique pour l’accueil et l’encadrement de ce public. La formation permet également de conseiller les professionnels de l’équitation pour construire des partenariats efficaces avec les acteurs du champ spécifique lié au handicap.
Ce Brevet Fédéral est destiné aux enseignants d’équitation qui souhaitent accueillir dans leur structure, dans les meilleures conditions possibles, des publics en situation de handicap.
Différentes dates et lieux sont accessibles : En Haute Garonne (15 places) : • 3 mai 2021 module général à Balma • 17 et 18 mai 2021 module mental à Toulouse • 31 mai et 1er juin module moteur à Toulouse
Il va leur permettre d’appréhender les enjeux particuliers liés à la « différence » occasionnée par le handicap. La formation porte sur les différentes formes de handicaps, ainsi que sur l’environnement spécifique et les partenariats qui s’y rattachent : institutions spécialisées, personnels soignants et éducatifs... L’objectif est de donner aux enseignants des informations leur permettant d’adapter leurs structures, matériel et cavalerie, mais aussi et
des étangs et des marais de l’arrière-dune littorale. Cependant, ils en furent parfois chassés à cause des entreprises de fixation des dunes et les plantations de semis.
Dans le Gard (15 places) : • 14 mai module général à Caissargues • 14 et 15 juin module mental à Caissargues Le coût de la formation est fixée à 20 euros par jour pour les enseignants d’Occitanie et 30 € pour les enseignants hors région. Les inscriptions se font par mail à occitanie@ffe.com
est celle propre au sol siliceux et acide. Elle comporte notamment plusieurs variétés de bruyères, de fougères, de joncs, associées à de l’ajonc, des genêts, de la molinie, cette dernière constituant malgré sa faible valeur nutritive l’aliment principal pour le bétail. Irriguée par quelques rivières aboutissant à des étangs ou à la mer, le sol de sable mêlé à un peu d’humus, a une profondeur assez variable, de quelques centimètres à plus d’un mètre. En dessous, on trouve une couche d’alios très résistante, formé de sable et de végétaux qui forme un ciment orgnique, lui aussi d’épaisseur variable. Cette plaine est recouverte d’eaux stagnantes, qui font de cette zone un vaste marécage, réputé pour être malsain. C’est pourquoi, au début du XIXe siècle, un vaste plan d’assèchement a été mis en place associé au développement de la sylviculture. Les chevaux, inféodés à des milieux ouverts se sont regroupés près
Enfin, l’apparition de la voiture acheva les derniers survivants d’abord parce que leur utilité en fut fortement remis en cause et ensuite parce qu’ils étaient la cause d’accidents de la route. - Le Poney Landais actuel était élevé le long du fleuve Adour, aux alentours de Dax (40) Il était mis en pâture sur les priairies inondables des bords de l’Adour et du Luy que l’on nomme les Barthes. Ces zones humides, enrichies chaque année par le dépôt des alluvions sont constituées de prés de très bonnes valeur nutritive, entourés de canaux et de forêts de chênes. Elles abritent une faune et une flore très riche et bénéficient donc aujourd’hui d’un régime de protection particulier. On y trouve encore aujourd’hui des Poneys Landais mêlés à des chevaux plus lourds et à des bovins. Les Barthes sont divisées en deux domaines : une zone libre communale ouverte toute l’année et une zone à foin divisée en plusieurs petit lots privés fermée tout les ans au printemps et au début de l’été (1er mars - 1er août) pour permettre la
(source : rapport D.E.S. de sciences naturelles, 2003-2004, Lucille Callede)
Quelques champions : « Bamby de l’Arros » issue de l’élevage de Chrystele Quetelart « Elevage de l’Arros » est Champion de France P3 B CCE en 2017, « Cap a Cap a Peylin » issue de l’élevage de Véronique Monteil est 10e du Championnat de France Poney Elite C, « Vera des barthes » issue de l’élevage de Véronique Planté « Les Poneys Landais de Saubusse » est vice championne de France 2019 en équipe Pony games club 1., « Vahinée Landaise » issue de l’élevage de Véronique Planté est championne Régionale en concours complet Poney Elite 2019, « Printemps de Buges » Etalon actif chez JeanPierre Delavigne, est champion en trot attelé en 2011/2012, au Printemps de Buges. Retrouvez l’Association Nationale du Poney Landais : site internet : http://anr-terr-poney-landais.webanr.net/ (Source : Conseil des Chevaux Nouvelle-aquitaine)
Dans nos prochaines éditions : le Pottok, Ânes & Mulets des Pyrénées et races Mulassières du Poitou
CSO HCP - BIARRITZ (64) - 19-21 FÉVRIER
Clovis Debeve et Com’Mylord d’Anbel L’Association sportive du pôle équestre de Biarritz organisait son premier concours de la saison du 19 au 21 février 2021 et les 14 épreuves ont reçu leur plein d’engagés. Les cadors régionaux se sont affrontés sur trois jours et c’est Clovis Debeve qui s’impose dans le Grand Prix avec son étalon de 9 ans Com’mylord d’Anbel, après une belle 6è place dans la 1,30 m. Derrière lui, Philippe Wolff/Venise Roctaillade et Nicolas Marticorena/Ulys de la Miliere. Chef de piste : Patrick Marquebieille Clovis Debeve abordait l’année 2021 avec optimisme au vu des prestations de ses cracks, comme il s’en ouvrait sur les réseaux sociaux : « Même si l’année 2020 a été plutôt mouvementée et nous a obligé à nous adapter, elle a aussi été, pour ma part, un moyen de me recentrer sur mes envies et sur les évolutions de notre sport. Cette année a été riche en émotion avec nos premiers pas dans les 140 avec Com’Mylord d’Anbel, ce merveilleux cheval qui entre dans son année des 9 ans et qui montre un fort potentiel ou encore Uno de Mortagne qui a un mental en or et ne cesse de démontrer son talent. Ou encore la naissance de notre petit poulain et le débourrage de nos jeunes chevaux pour une nouvelle saison, qui on l’espère pourra être cette année complète. » Excellent début de saison 2021 donc pour ce couple formé en 2017 qui se connaît par cœur. L’étalon en 2019 performait déjà sur 1,30 m et Clovis a très vite décelé son potentiel. L’avenir lui donna raison : le fils de Mylord Carthago né chez Francis Notin
Clovis Debeve/Com’Mylord d’Anbel
« explose » littéralement en 2020, passant à 1,35 m avec succès, 3e aux Herbiers, 2e à Pompadour, vainqueur du Festijump d’automne d’Angoulème, puis sur 1,40 m. Clovis laisse éclater sa joie après le Grand Prix : « Com’Mylord remporte le grand prix 135 en réalisant un double sans faute mais surtout en effectuant le tour le plus rapide ! Un champion qui a encore montré qu’il est capable de tout ! » En effet, après un premier parcours dessiné par le Chef de piste, Patrick Marquebieille ils sont 14 sur 33 à engager le barrage. Clovis et Com’Mylord prennnet pas loin d’une seconde sur Philippe Wolff et la jument Venise Roctaillade, qui tâtait tout de même du CSI2* 1,45 m à Royan en 2020... Il manquera un cheveu à la belle, fille de Quaprice Boismargot Quincy par Royal feu pour l’emporter...Troisièmes, Nicolas Marticorena et Ulys de la Miliere, qu’il monte depuis la saison dernière, et qui remportait le Grand Prix de Lege Cap Ferret. Le couple est talonné par Philippe à nouveau,
engagé avec un jeune étalon de 8 ans, Belagio Di Tai Z (Eurocommerce Berlin x L’Arc de Triomphe), que montait Jean-Charles Bernast jusque fin 2019, avec lequel il remporte deux Top 7 à Royan la saison dernière. A surveiller de près ! C’est Yohan Pere qui l’emporte dans le Grand Prix 1,30 m samedi avec Jore (Epleaser Van’t Heike x Heartbreaker), son complice Bwp de grande facture, né chez Luc Geerts, qu’il a débuté à six ans. Le couple a vécu une saison 2020 riche, l’emportant à Barbaste et Vacquiers sur 1,30 m et 1,35 m. C. Robert
Les classements GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Yohan Pere/Jore; 2. Philippe Wolff/Ugreto de Blondel; 3. Claire Marquebieille/Bogosse du Moulin; 4. Mathieu Noirot/F.; 5. Philippe Wolff/ Venise Roctaillade. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Clovis Debeve/Com’mylord d’Anbel (0+0 et 36’’54); 2. Philippe Wolff/Venise Roctaillade (0+0 et 37’’46); 3. Nicolas Marticorena/Ulys de la Miliere (0+0 et 37’’57); 4. Philippe Wolff/Belagio Di Tai Z (0+0 et 38’’05); 5. Mathieu Noirot/Vista du Grasset (0+0 et 39’’87).
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Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
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Le Cheval - N°339 - Vendredi 12 mars 2021
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Belle propriété à vendre en Normandie Jean-Pierre et Liliane Herpin (élevage du Valon) à Sartilly (50) vont progressivement cesser leur activité d’élevage et faute de repreneurs mettent leur propriété en vente. L’exploitation est située sur un domaine de 25 hectares. Elle comporte une grande maison d’habitation, deux autres maisons louées actuellement, de vastes et nombreuses dépendances et aires de stockage. La partie équestre comporte deux écuries de 40 boxes, laboratoire, salle de récolte, installation pour insémination, carrière de 95 x 45 en sable de mer, rond de longe et nombreuses stabuls. Le tout en parfait état. Contact : 06 08 64 17 57 et elevageduvalon@orange.fr
27. Petite écurie privée (27 Evreux) propose pension 7 € ht/jr. Valorisation/vente, travail, débourrage. 2 sorties quotidiennes, foin à volonté. Tél. 06 11 26 53 86
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« En signant ce formulaire de mandat, vous autorisez la SARL Le Cheval, 2 rue de Touraine-88140 Contrexéville à envoyer des instructions à votre banque pour débiter votre compte conformément aux instructions ci-dessus de la SARL Le Cheval. Vous bénéficiez d’un droit de remboursement par votre banque selon les conditions décrites dans la convention que vous avez passée avec elle. Toute demande de remboursement doit être présentée dans les 8 semaines suivant la date de débit de votre compte pour un prélèvement autorisé. Vos droits concernant le présent mandat sont expliqués dans un document que vous pouvez obtenir auprès de votre banque. Envoyez-nous votre RIB en plus des données vous concernant ci-dessous,
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Prochaine parution le vendredi 2 avril Date limite de réception des annonces le vendredi 26 mars
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