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Journal Le Cheval n°338 du 26/02/21

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26 février 2021 - N°338 - 4 € - Prochaine parution le 12 mars 2021

Karine Boué : son poney-parloir ouvre les portes du pénitencier Page 14

15 jours d’actualité.

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Itoki de Riverland, champion

L’heure de vérité L’affaire des fuites du fichier informatique contenant les données personnelles des licenciés et clubs affiliés à la FFE a été confiée à la justice. Selon un communiqué émanant de la FFE, plainte a été déposée à la gendarmerie après la saisine de la CNIL et de la commission des votes. La présomption d’innocence prévalant, ici comme ailleurs, nous considérons, pour notre part que l’information s’arrête là. Elle reprendra, à l’heure de vérité, lorsqu’un jugement sera rendu. Quant à l’autre heure de vérité, elle sonnera le 18 mars, après le verdict des urnes. E. R.

Lire page 2

En pages 12 et 13 L’interview croisée des trois candidats dans la course à la présidence de la FFE SANTÉ

Comment éviter les problèmes osseux du poulain

(page 3)

NORMANDIE

Lessay au temps de la parade des Platière

(page 6)

(© ER)

Pas de grand’messe pour les étalons cette année mais la cathédrale saint-loise a tout de même accueilli de la meilleure façon possible avec un public professionnel, l’intronisation des jeunes mâles de 3 ans. Il était vice-champion l’année dernière à la même époque, il est champion cette année. Il, c’est le haras charentais de Ri-

verland qui remporte le titre avec Itoki de Riverland, un fils de Candy de Nantuel et Dirka de Riverland (Action Breaker) issue de la souche de la grande Javotte D. Superbe papier SF, pour ce superbe alezan, chic, plein de force et de respect qui fait la fierté de son naisseur, Mickaël Varliaud. Sur le podium à la 2e place, un autre ale-

zan, Ichai de Reile (For Feeling et Naiade Dunoise x Eyken des Fontenis) né chez Laurence Gatier, à la 3e place le Normand Ideo du Lirot (Vagabond de la Pomme et Cheilane de Blondel x Nonstop) né chez Jérémie Rolland aux écuries de Pirou (50). Lire pages 4 et 5

PAYS DE LA LOIRE

Complet : revue d’effectifs à Saumur

(page 18)

BRETAGNE

Gireg le Coz : un œil vers Tokyo ILE-DE-FRANCE

le travail n’est pas nécessairement pour le cheval, pas plus que pour l’homme, une aliénation. Il peut être au contraire une forme de libération. Le travail, le jeu, l’activité font partie des besoins et du bien-être du cheval. Ensuite, la nature des relations entre l’homme et le cheval n’est pas obligatoirement une relation de maître à esclave. Elle est faite de réciprocité, de bienfaits mutuels, au profit et à l’avantage des deux parties. Enfin, si la mécanisation, l’urbanisation et aujourd’hui la cybernétique ont peu à peu déconnecté l’homme du monde vivant, le privant de la satisfaction des besoins de sa propre animalité, le cheval peut l’aider à renouer avec sa nature profonde – et avec la nature. Raison pour laquelle, proclame l’auteur de ce court manifeste écrit au rythme du galop, loin d’être un animal fini, démodé, condamné, “le cheval, c’est l’avenir”. E. R.

Sortie en librairie le 10 mars.

(page 7)

(page 19)

Le cheval, c’est l’avenir Devant les progrès de la mécanisation, beaucoup ont annoncé, voici un siècle, “ la fin du cheval ”. Cette prophétie ne s’est pas accomplie : le cheval s’est adapté. Il s’est trouvé de nouvelles fonctions dans le sport, les loisirs ou la santé. Mais voilà qu’aujourd’hui des menaces d’un genre nouveau pèsent sur la relation que l’homme entretient avec le cheval. Sous prétexte de protection et de “bien-être”, certains vont jusqu’à préconiser la rupture totale du lien qui unit ces deux espèces depuis cinq millénaires au moins. Le cri d’alarme que lance ici Jean-Louis Gouraud n’est pas une simple récrimination contre l’idéologie qui sous-tend l’action, parfois violente, de ceux qui recommandent le non-emploi du cheval. C’est aussi, et surtout, un rappel de quelques vérités fondamentales. Premièrement, le cheval n’est ni un animal de compagnie, comme le chien ou le chat, ni un bestiau de rapport, comme la vache ou le cochon. Il occupe une place à part, et doit donc bénéficier d’un statut spécifique. Deuxièmement, non,

Vincent Ferey, l’ancien cavalier des HN

Une nouvelle carrière olympique pour le Grand Parquet

(page 20)

HAUTS-DE-FRANCE

Plus de 20 000 € de primes pour les naisseurs de l’AECCP

(page 21)

AUVERGNE-RHONE-ALPES

ACF pour se former au monitorat

(page 23)

OCCITANIE

Gauthier Lenoir rêve d’espace

(page 24)


ACTU NATIONALE

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Savoir lire les étiquettes

CARNET

Michel Pélissier Michel Pélissier s’est éteint à l’âge de 93 ans. C’était un Normand du Sud-Ouest, né en 1927 à Tarbes. Un cavalier hors pair, plusieurs fois Champion de France et vainqueur de Grands Critériums des 6 ans, c’était un grand formateur de jeunes chevaux. Il a également monté en course. Cet homme bienveillant était également un grand éleveur qui a fait naître le vainqueur de la Coupe du monde, puis grand reproducteur, I Love You

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

ainsi que le Champion de France Alligator Fontaine. Il a monté à cheval jusqu’à l’âge de 85 ans où il a dû remiser ses bottes suite à une chute. Michel Pélissier est parti discrètement, il fait partie de ces grands hommes de cheval qui ont marqué le monde du saut d’obstacles. Son équitation, incroyablement moderne et légère pour son époque était une référence. P. R.

La variété même des produits proposés peut être source de perplexité chez l’acheteur qui aura « l’embarras du choix » au sens propre comme au sens figuré. Comment s’y retrouver ? Sur quoi se baser pour prendre la bonne décision ? Suivez les indices disséminés dans les étiquettes, traquez les informations des fiches techniques, examinez sans vous perdre les éléments de la formulation d’un aliment et comprenez ce qui se cache derrière l’emballage. Grâce à ce livre, vous pourrez : choisir entre deux marques proposées, comparer les apports de deux aliments, savoir quels produits vous donnez réellement à vos chevaux Un savoir immense, un format accessible, une volonté de partage... notre nutritionniste équin, Catherine Kaeffer, nous donne à lire dans son premier ouvrage un condensé de science à la portée de tous.

Le Cheval

Edité par Le Cheval SARL Constituée le 28 février 2004 au capital de 254 288 €, inscrite au RC Mirecourt B-403285729 2 rue de Touraine 88140 Contrexéville Tél. : 09 61 69 87 28 Abonnement 1 an : 85 € Directeur de la publication : Etienne Robert : direction@lecheval.fr

Abonnements : abonnements@lecheval.fr Publicité : publicite@lecheval.fr Infographie : maquette@lecheval.fr Principaux associés : E. Robert et F. Lévy Dépôt légal : à parution Imprimé par Roto-Champagne 52000 Chaumont N° CPPAP 0521 K 85848 ISSN: 1771-060X


Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

ACTU - SANTE

Race, alimentation et problèmes osseux du poulain Dans ma pratique, je rencontre de plus en plus souvent des soucis osseux sur de très jeunes chevaux notamment de l’arthrose juvénile qu’on peut observer sur des poulains encore très jeunes ou bien des fractures spontanées sur de jeunes chevaux au moment de la mise au travail et parfois avant. Ces soucis se produisent dans toutes les races mais sont plus fréquents chez les races de sport ou de grande taille. Bien sûr, il est toujours possible qu’un individu ait un souci, un accident. Mais dans ce cas, cela reste l’exception dont on parle. Mais invoquer la possibilité d’un coup de pied au pré, alors qu’il n’y a aucune agressivité particulière, que le groupe est stable et en équilibre, qu’il y a aucune plaie, aucun hématome, me semble relever de la politique de l’autruche ou tout du moins d’une méthode pour se rassurer un peu vite. Comme les soucis de cet ordre deviennent plus fréquents, on ne peut plus parler de la « faute à pas de chance » et il convient de s’interroger sur les raisons qui sous-tendent ce phénomène. Comme tout le monde le sait, plus un os grandit vite, plus on peut avoir de problème de croissance dessus, donc l’envie est grande de limiter la vitesse de croissance pour éviter les soucis. Alors certes, les « races lourdes », les « races à viande » dans les différentes espèces (bovins, dindes etc.) dans lesquelles on recherche un développement musculaire rapide et maximal, sont connues pour avoir plus de soucis de type articulaires que les autres. Mais nous n’en sommes pas là sur les chevaux. Même si vous prenez un KWPN de dressage ou un cheval de hunter, même si vous prenez un Clyde ou un Percheron, ce qui est recherché c’est certes une grande taille à l’âge adulte mais pas de mettre un maximum de masse sur un minimum de squelette. Alors pourquoi voit-on plus de soucis qu’avant ? Parce que la génétique a évolué mais

que l’alimentation n’a pas suivi. Parce qu’on prend des races à fort développement et qu’on les élève sans tenir compte de ce que leur génétique a programmé bien avant leur naissance et donc qu’on les nourrit et on nourrit leur mère, comme s’ils étaient de taille moyenne. Parce qu’on a maintenant des poneys de sport qui titillent les 500 kg et qu’on cherche à nourrir comme autrefois lorsqu’ils en faisaient 400. Parce qu’il y a un engouement pour les chevaux de trait, en oubliant que jeunes ce sont de véritables gouffres. Et surtout parce qu’il y a eu un énorme malentendu. On a dit que les problèmes osseux étaient favorisés par des croissances importantes ce qui est exact. Donc pour les éviter, beaucoup de personnes se sont dit qu’il suffisait de ne pas « pousser » les poulains, de les alimenter peu au cours de leur croissance, avec des aliments pauvres pour qu’elle soit moins rapide. Cela veut dire aller contre leur nature profonde, contre leur génétique qui les a programmés pour des croissances importantes. On bride l’organisme. On l’empêche de faire ce qu’il a à faire. Je ne sais pas si vous sentez le paradoxe pour ne pas dire l’absurdité de la situation : on achète un poulain pour qu’il devienne grand, fort, qu’il ait des allures, de la détente, qu’il saute haut et on bride sa croissance, on refuse qu’il grandisse comme prévu, on lui refuse les moyens de fabriquer des os qui vont supporter la réception d’un obstacle ou les contraintes du poids d’un percheron qui tracte. On l’achète pour sa génétique et on lui refuse les moyens de l’exprimer. On prend un arbre à fort développement et on cherche en en faire un bonsaï. Sauf que les végétaux sont plus plastiques que l’organisme d’un cheval.

L’organisme cherchera coûte que coûte à réaliser la croissance pour laquelle il est programmé. Si on le bride un peu, il fera du rattrapage, il prolongera sa croissance dans le temps et il s’en remettra. C’est fou maintenant le nombre de races dont on dit qu’elles sont « tardives ». Les expériences ont montré jusqu’où pouvait aller cette restriction sans casse et sans séquelles : 80 % des besoins pour l’apport en énergie mais par contre, un apport en protéines et en minéraux au niveau des besoins. Si on le limite plus, il va ralentir sa croissance certes en quantité et on a l’impression que cela marche, mais aussi en qualité. Solidité des os, force des tendons et des ligaments, capacité musculaire voire développement des organes internes, l’ensemble de la croissance se fera cahin-caha, de bric et de broc, façon bricolage avec les moyens du bord. Forcément, le bricolage avec un matos insuffisant, cela casse pour un oui ou un non, cela se grippe et cela s’abîme plus vite. Sans compter qu’à l’apparition des soucis osseux, régulièrement on accusera la croissance d’avoir été trop rapide, et on mettra en place de nouvelles restrictions qui auront pour conséquence de rendre la tâche de l’organisme encore plus difficile. Rechercher une croissance lente sur un poulain qu’on a justement choisi pour son grand développement est totalement illogique. Une seule solution pour éviter cela : soit on prend un poulain avec une génétique correspondant à une petite taille et on peut alors avoir des croissances lentes, normales pour ce poulain. Soit on achète un poulain pour sa grande taille adulte et dans ce cas, on admet les croissances rapides dans l’absolu mais tout à fait normales pour lui qui vont avec et on l’alimente en conséquence. Pour dans les deux cas, obtenir un cheval solide et en bonne santé, dont l’organisme aura travaillé selon sa nature profonde et non selon un dogme imposé par l’humain. Catherine Kaeffer

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ST-LÔ - APPROBATION DES 3 ANS

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Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Photos ER Ichai de Reile

Irelkao l’Evidence Impérial de l’O

Ideo du Lirot

Izor Ahai de Bresneau

Le Palmarès Cheval 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29

Itoki de Riverland Ichai de Reile Ideo du Lirot Imperial de l’O Iron Man de Favray Impulsif de Riverland Izor Ahai de Bresneau Ideal de Paq Inesh D’adriers Instinct de Riverland Irelkao l’Evidence I Am Semilly Inoui Ffh Igelo de Riverland Irish de Riverland Isope des Forets Indien de Riverland Ivanohe Tame Inchallah Riverland Indiana de Riverland Itot de Balou Star Idaho de Menjo Ilarius du Bary Instant Brecam Icatcher de Baloustar Im The Boss Val Henry Iron Rock Ilebo du Rio Imperial d’Euskadi

Père

Mère

Candy de Nantuel - SF Dirka de Riverland - SF For Feeling - Han Naiade Dunoise - SFA Vagabond de la Pomme - sBs Cheilane de Blondel - SF Balou du Rouet - Old Alaska du Soleil - SF Cher Epoux - SF Arrow de Banuel - SF Untouchable M - KWPN Filante de Riverland - SF Sandro Boy - Old Jalisca de Litrange CVI - BWP Diamant de Semilly - SFA Vaema de Preuilly - SF Dollar du Rouet - SF Virago d’Adriers - SF Untouchable - KWPN Tapilarcia Z - Z Jo de Labarde - SFA Perelka - Oes Casall - Holst Alizee Semilly - SF What A Quickstar R - KWPN Asmara Latour - SF Tangelo Van de Zuuthoeve - BWP Exclusive Riverland - SF Vleut - KWPN Sirene de Riverland - SFB Excalibur Dela Tour Vidal - sBs Lavande des Forets - SFA Montender - KWPN Foudre de Riverland - SF Delstar Mail - SF Capella Tame - SF Sunday de Riverland - SFB Cliludium Z - Z Untouchable - KWPN Secrete des Chayottes - SFB Balou Star - Old Bora Bora de Courcel - SF Untouchable - KWPN Radja de Menjo - AACR Quabri de l’Isle - SFA Cachemire Belmaniere - SF Balou Star - Old Tania Chevane - SFB Balou Star - Old Lady du Drulhe - Old Malito de Reve - SFA Walloon de Muze - BWP Herald - Holst Niala - SFA Balou du Rouet - Old Era S du Rio - SF Comme Il Faut - Westf Tendresse d’euskadi - SFA

Père de Mère

Engageur

Action Breaker - BWP Eyken des Fontenis - SFA Nonstop - BWP L’Arc de Triomphe - Old Orlando - BWP Montender - KWPN Corland - Holst L’Arc de Triomphe - Old Apache d’Adriers - SFA Dollar Dela Pierre - SFA Patrol - Oes Diamant de Semilly - SFA Diamant de Semilly - SFA Nabab de Reve - sBs Quaprice Boimargot Quincy - Holst Le Tot de Semilly - SFA Con Air - Holst Conrad - Holst Clintissimo Z - Holst Quaprice Boimargot Quincy - Holst Diamant de Semilly - SFA Mokkaido - Aa Salto de l’Isle - SFA Air Jordan - Old Lordanos - Holst Nabab de Reve - sBs Duc du Murier - SFA Kannan - KWPN Diamant de Semilly - SFA

Riverland Scea Gatier Laurence Centre Equestre de Pirou Tomada Rachel Texier Jean Pierre Riverland Scea Mennessier Joanne Elevage de Paq Brugier Henry Riverland Scea Gomez Suzanne Scea Levallois Richard Le Haras de Saussaye Riverland Scea Riverland Scea Scea Paris-Elevage des Forets Riverland Scea Scea Denis Brohier Riverland Scea Riverland Scea Centre Equestre de Pirou Groupe France Elevage Franco Bissacco - Elevage du Bary Bret Adrien Centre Equestre de Pirou SCEA du Haras du Val Henry Scea Paris-Elevage des Forets Parizel Jean Luc Hiriart-Durruty Marc

Note Note Bonus Moyenne Note allures saut en étalon générale modèle en liberté liberté 17,81 17,4 17,25 16,5 0,8 17,65 16,8 17,37 16,62 0,8 17,24 15,4 17,62 17,37 0,6 17,21 16,9 16,25 16,5 0,6 17,04 15,9 15,87 17,75 0,4 16,57 17,3 16,25 16 16,55 15,8 16,12 17,5 16,54 16,1 15 17,75 16,53 15,5 16,12 17,75 16,5 17,5 16,75 15,37 16,49 16,9 15,62 16,5 16,48 17 16,12 16,12 16,47 16,3 16,25 16,75 16,41 17,7 16,62 15 16,38 16,7 15,5 16,5 16,37 16,8 15,25 16,5 16,23 16 15,37 16,87 16,21 16,2 15,62 16,5 16,19 16,6 16,5 15,62 16,13 16,7 17 15,12 16,13 15 16,87 16,87 16,09 15,4 15,87 16,87 16,08 16,5 17,12 15,12 16,05 15,8 15,87 16,37 16,03 15,2 16,25 16,75 16,02 16,1 15,12 16,37 16,01 16,2 16,37 15,62 15,98 15,5 15,87 16,5 15,94 15,4 15,87 16,5


Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

ST-LÔ - APPROBATION DES 3 ANS

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La revanche de Riverland Itoki (Candy de Nantuel) champion Il était passé de peu à côté du titre l’année dernière avec Hold Up (L’Arc de Triomphe-Kannan), le prolifique haras de Riverland a pris sa revanche cette année en s’imposant avec Itoki de Riverland, un superbe et adroit alezan, fils de Candy de Nantuel (Luidam) et de Dirka de Riverland (Action Breaker) avec en 3e mère, la matrone du stud-book SF, Javotte D. « C’est le plus beau cheval que j’ai fait naître, confiait Mickael Varliaud. Il a du modèle, de la force, du sang , du respect. Il est parfait ». Le haras charentais est venu en force cette année encore avec 12 poulains candidats à l’approbation sur 18 étalonnables. 11 repartent avec l’approbation dont le vainqueur. Igelo de Riverland (Tangelo vd Zuuthoeve bwp), vainqueur de la qualif 2 ans en décembre fait évidemment partie du lot, 14e du général, avec une moyenne de 16,41 alors qu’il totalisait 17,06 en décembre. Il fut un peu en retenue au saut en liberté. A lui cependant la meilleure note de modèle du cru 2021 avec 17,7. Enorme production au haras de Riverland avec en général 80 naissances par génération. Riverland s’est distingué l’an dernier dans l’action commerciale en mettant sur pied une vente aux enchères où il était possible d’enchérir sur le site physique et en ligne. La communauté a salué unanimement l’excellence de l’organisation de cet événement qui fut aussi un succès commercial montrant que Mickaël Varliaud pouvait maîtriser toute la

chaîne, de la naissance à la commercialisation en passant par la valorisation, entouré de collaborateurs efficaces. De l’efficacité, il en faut pour présenter dans les deux ateliers, sans le moindre retard, 12 poulains dans une session d’approbation. Le CPE n’avait certes pas l’éclat habituel que revêt cet événement de début de saison. Néanmoins, la pandémie n’a pas réussi à mettre à terre la session d’approbation jumelée à des masters qui ont permis de voir une cinquantaine de Sires en action lors de ces journées tout à l’honneur du stud-book SF. Journées d’espoir et de résistance… Nous reviendrons sur le sujet et en détail sur le top 5 de l’année des I signé Candy de Nantuel, For Feeling,Vagabond de la Pomme, Balou du Rouet et Cher Epoux dans notre prochaine édition. Au total 74 entiers ont été évalués et 29 approuvés. Les « premiers de la classe » sont : - pour le modèle, Igelo de Riverland avec 17,7 - pour les allures, Ideo du Lirot avec 17,62, naisseur Jérémie Rolland, propriétaire de Happy Day d’Iscla, champion du testage. - Pour le saut en liberté : Iron man de Favray, Ideal de Jaq et Inesh d’Adriers avec 17,15. Etienne Robert

Itoki de Riverland (© ER)

Statistiques • Neuf poulains dont Itoki de Riverland, le champion, sont issus de six pères inscrits au catalogue du GFE. Untouchable : 3; Balou du Rouet : 2; Excalibur : 1; Vleut : 1; Herald : 1; Candy de Nantuel : 1. • Trois des fils de Balou Star sont approuvés dont deux préparés par Jérémie Rolland. • Le champion suprême des mâles 2018,

Izor Ahai de Bresneau (Sandro Boy) est à la 7e place des approuvés. Sa mère, Jalisca de Litrange (Corland) petite par la taille mais grande par la qualité de sa production, est aussi la mère de Khaleesi de Bresneau (Untouchable), la championne des femelles jeunes 2020. Izor est en passe d’être vendu. Joanne Bresnau est à la tête de cet élevage du Cher qui ouvre un centre de mise place cette année.

• Très remarqué et applaudi, le Léopard de Suzanne Gomez, Irelkao l’Evidence, fils de Jo de Labarde. Il est né, comme son propre frère Jacpot l’Evidence, chez Jennifer Vallentien en HauteSavoie. • Palmarès des stud-books des pères pour les approuvés : SF : 9, KWPN : 7, Oldeboug : 6, Holstein :2, SBS : 2.

Silver Deux de Virton*HDC : un vrai Sire

Silver Deux de Virton*HDC (ISO 170/18) toise 1,75m. Il est né en 2006 au Haras de Virton chez Françoise Hanus et Marc Discret en Belgique. Ne vous laissez pas tromper par son nom chantant : c’est un fils de vrais cracks : Kashmir Van’t Schuttershof, père de nombreux gagnants internationaux, dont REVEUR DE HURTEBISE*HDC, H&M ALL ou GAZELLE. Sa mère, la jument BWP Vestal de l’Othain qui a produit 3 chevaux ayant sauté au moins 1,55m a pour illustre père, Heartbreaker.

et 3e d’un GP 1,60 m du Saut Hermès Paris.

Avec Patrice Delaveau en 2019 ce sont les mêmes performances, 2e d’une épreuve 1,50 m du CSI3* de Megève, 3e du Grand Prix 1,50 m du CSI3* de Valence, 3e d’une épreuve 1,40 m à Notre Dame d’Estrées. Et on en passe…

Silver signe sa jeune production qu’il dote de son respect et de sa force. Quelques-uns de ses jeunes produits sont déjà remarqués sur le circuit international : FIDÈLE DE VIRTON (f.al., 2009) CSI2* sous la selle de M. Del Signore, FINESSE DE VIRTON (f.gr., 2009) Marc Discret voulait unir CSI2* sous la selle de J. la rapidité d’HeartbreaMacedoine, INÉDIT DE ker à la force et au couVIRTON (h.gr., 2014) 3e rage de Kashmir. Il ne du CCI2* 6 ans pendant la (© Nicolas Hodys) s’est pas trompé. finale de Concours ComLe bel alezan est le 8e plet de Pompadour en meilleur performer 2020, sous la selle de G. de mondial en 2017 (WBFSH). Jamblinne, INFIDEL DU PIEDROUX (h.al., 2014) CSIYH sous la selle de S. Wilson et HOLLY KISS Il a été classé dans tous les CSI 5* auxquels il a HDC qui fait déjà forte impression entre autres… participé en 2017, belle performance ! 2e du GP du CSI 5*-W de Oslo 3e du GP du CSI 5*-W de Il faut juste laisser parler Emmanuèle quand elle Zurich, 5e du GP du CSI 5*-W de Londres, vain- évoque Silver Deux : « C’est un grand cheval, fort, queur d’une épreuve à 1,60 m du CSI 5*-GCT de mais il est blindé de sang et a un super équilibre. Il est Doha, 2e du GP du CSIO 5* de Barcelone. What de notoriété publique que Silver fait partie des cheelse ? vaux ayant le plus de force sur le circuit international. Kevin disait que quand il est arrivé à Calgary, c’est le Il ne s’arrêtera pas là, car sous la selle cette fois de seul cheval avec lequel il n’a pas trouvé les obstacles Kevin Staut il gagne un des GP 1,55 m du CSI5* de énormes » Dinard en 2018, année de trois superbes podiums : 2e du GP Coupe du Monde du CSI5* W de Oslo, 3e En 2021, il est disponible en IAC mais également en du GP Coupe du Monde du CSI 5*-W de Zürich, IAF au Haras de la Forge, en Normandie.


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ACTU - PORTRAIT

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Gilbert Leforestier et les Platière (suite) Lessay Barbey d’Aurevilly, la Foire et la parade des Platière

Cétoile, Sisi, Métoile, Toile,Apoline, Dany, Grandeur et Fétiche (© Jean Bougie)

Nous sommes à la fin du XXe siècle. Les concours de poulinières de sport revêtent encore un caractère éminemment cérémonial. La présence du Directeur du Haras national de Saint-Lô, à l’époque le regretté Guy Bideault,

apportait une plus-value officielle qui, s’il en était besoin, confortait la suprématie de l’élevage manchois. ■■Au cœur d’un terroir d’excellence Les éleveurs de cet antre du Cotentin sont nombreux à avoir marqué l’histoire. À commencer

par Emile Ozouf. Boucher à La Haye du Puits, il promenait avec flegme sa stature de gentleman anglais avec une fine moustache à la Clark Gable. Parallèlement à son activité, il entretenait quelques poulinières dont Bribahim Grimeux. Saillie par Un Prince, elle donna naissance à Galant de la Cour. Performant sous la selle de Philippe Rozier, il fut l’un des premiers étalons à mener

PENDANT DES ANNEES, LA PRESENTATION DES POULINIERES DE L’ELEVAGE PLATIERE A ETE L’ATTRACTION DU CONCOURS DE LESSAY. MIS EN SCENE PAR LE PATRON GILBERT LEFORESTIER, ELLE ETAIT REHAUSSEE PAR LA PRESENCE DU PATRIARCHE JEAN POTTIER

La Lande de Lessay « La lande de Lessay est une des plus considérables de cette portion de la Normandie qu’on appelle la presqu’île du Cotentin. Pays de culture, de vallées fertiles, d’herbages verdoyants, de rivières poissonneuses, le Cotentin, cette Tempé de la France, cette terre grasse et remuée, a pourtant, comme la Bretagne, sa voisine, la pauvresse aux genêts, de ces parties stériles et nues où l’homme passe et où rien ne vient, sinon une herbe rare et quelques bruyères bientôt desséchées. Ces lacunes de culture, ces places vides de végétation, ces terres chauves pour ainsi dire, forment d’ordinaire un frappant contraste avec les terrains qui les environnent. Elles sont à ces pays cultivés des oasis arides, comme il y a dans les sables du désert des oasis de verdure. Elles jettent dans ces paysages frais, riants et féconds, de soudaines interruptions de mélancolie, des airs soucieux, des aspects sévères. Elles les

ombrent d’une estompe plus noire... ». Personne mieux que l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly dans son roman « l’Ensorcelée » ne pouvait décrire ce qu’est la Lande de Lessay.

Une foire plusieurs fois centenaire Car millénaire, elle ne l’est pas. C’est en effet en 1056, voire plus tard que l’on rapporte la création de la foire Sainte Croix. Peu importe, aujourd’hui, elle est le deuxième week-end de septembre le lieu vers lequel pendant 4 jours plus de 350 000 animaux convergent. Bovins, chevaux, poules, matériel agricole, tout y est. Sans compter et c’est pour cela que les gens y viennent, les tentes où amis et familles se retrouvent pour partager l’agneau grillé, la teurgoule, le tout arrosé de cidre.

La Grande parade Gilbert Leforestier est intarissable à propos de cet évènement qui constituait pour lui comme pour la communauté équestre manchoise l’endroit où il fallait être allé au moins une fois. Si les autres rassemblements estivaux des reproductrices suitées revêtait également un vif intérêt à Saint-James par exemple avec les élevages Morel et Fardin, ils n’avaient pas le même retentissement. Gilbert le savait et il s’employait à en faire un spectacle. Ainsi, toutes les poulinières et les poulains portaient un licol blanc propre à cette occasion. En coulisse, dès le matin, très tôt, les habitués fondaient sur La Platière où chacun avait sa tâche : « Il fallait natter toutes les poulinières, faire les pieds. Vincent Férey, Denis Letan, Géraldine Potier,Vendéenne, agent du Haras de Saint-Lô et son Homonyme Jean avec qui elle n’a aucun lien de parenté constituaient le gros de l’équipe. Sans oublier, notre ami vétérinaire

Hubert Avenel. On partait avec 3 camions » relate Gilbert. Sur place, au milieu du foirail de La Lande où en septembre a lieu la Sainte-Croix, le jury détaillait poulinières et poulains. Les rappels, sous l’œil attentif du Directeur du Haras national de Saint-Lô, mettaient en valeur les meilleurs. Parfois, au cours de cet examen ultime certains chevaux gagnaient ou perdaient des places, ceci ne manquant pas de susciter des commentaires. Au retour, en début d’après-midi, il est inutile de préciser qu’un repas généreux, car chez Leforestier hommes et chevaux sont bien nourris, rassemblait cette troupe. Sur la photo ci-dessus qui date de plus de 20 ans, (1998 ou 1999), sans faillir, Gilbert a énoncé les noms des 8 poulinières qui constituaient le cheptel régulier de La Platière.

de front une carrière sportive et de reproducteur. Cet étalon figure dans les annales comme le géniteur du premier poulain né du transfert d’embryon. Marcel Maunoury à Saint-Germain sur Sèves a laissé son empreinte dans cette fin de siècle. Ainsi en 1997, de sa jument Riquita du Mont il enregistra, à Fontainebleau, deux « Elite ». L’un

avec Fedor de Sèves (Narcos II) 4e du Championnat des 4 ans et Emeraude de Sèves (Jalisco B) 4e du Championnat des 5 ans. Voisins de Gilbert Leforestier, les Leconte ont marqué, encore très récemment l’excellence de l’élevage. Dester de la Lande, un hongre par Benroy, enrichissait le palmarès international de l’Aquitain Bernard Sainsardos. Cyrius

de la Lande, étalon national avait lancé la carrière du jeune Antoine Courpied. Plus près de nous, Pierre Leconte récemment disparu aura eu le bonheur de voir évoluer au niveau mondial quatre de ses produits : Manon, Norway, Marquis et Valmy, tous de la Lande. La Lande qui dans son appellation complète se nomme la Lande Pourrie. Pas tant que ça ! Jean Bougie


ACTU - PORTRAIT

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Vincent Férey

(© Jean Bougie)

Visage familier des terrains de concours normands depuis longtemps et aussi de la cour du Haras de Saint-Lô comme du reste du Pôle Hippique, Vincent Ferey cavalier émérite de nombreux étalons HN est aussi très lié à la famille Leforestier et aux « Platière ». Né dans le cercle géographique de Périers, plus précisément à Nay en 1963, Vincent est le cousin d’Edith, l’épouse de Gilbert : « Mes parents étaient agriculteurs mais ne possédaient pas de chevaux. Au contact de mon oncle j’ai côtoyé Gilbert et je m’y suis intéressé ». Après un CAP de cavalier soigneur au Lycée de Laval, Vincent effectue son service national à Suai dans un régiment d’Artillerie : « Là, j’ai eu la chance de passer mes permis poids lourd et super poids lourd ». Un sérieux atout pour le

jeune professionnel qui intégrait les écuries d’Hubert Thirouin en tant que groom : « Je montais les chevaux à la maison et je participais à toutes les autres tâches d’une écurie. J’y suis resté 10 ans. Je montais Numidor Platière et Talent à 4 ans. A l’époque Jean-Jouis Roudaut louait des boxes avec Jean Le Monze. Ils participaient au testage des étalons HN ». Après un passage éclair chez Albert Blin-Lebreton, Vincent est embauché par André Chenu « C’était une belle expérience. J’ai beaucoup appris ». ■■Agent des Haras nationaux en 1992 Sur la suggestion de Gilbert Leforestier, Vincent intègre le HN de SaintLô dirigé alors par Guy Bideault : « Je suis allé pendant deux ans en station et ensuite en compagnie de Jean-Paul Lepetit et Jacques Moulin, j’ai commencé à monter les étalons en concours. J’ai débuté Vent de la Source, puis Camélia des Ruelles à 4 ans. Je suis passé très vite de 4e en 2e catégorie. En 1998, on m’a confié Beau Rêve

Platière. J’ai été Vice-Champion de France 2e catégorie avec Echogène Latour. Pour terminer j’ai monté Intime Platière ». Parallèlement, Vincent montait aussi les chevaux privés de Gilbert : « J’ai exploité Heloise à 4, 5 et 6 ans. A 6 ans elle terminait 5e du Critérium. J’ai aussi monté Gentleman à 4 et 5 ans » précise Vincent qui jusqu’au terrible incendie qui a ravagé une partie des écuries du Haras de Saint-Lô continuait à former les jeunes Platière dans des box rémunérés par Gilbert Leforestier, tout en ayant en charge les quelques chevaux que possède le Pôle Hippique pour animer les visites estivales. Ainsi a-t-il débuté Frégate et Favorite Platière. Depuis,Vincent n’ayant plus de place disponible a cessé totalement de monter à cheval. Il est désormais affecté plus spécialement à l’activité et à l’entretien du site historique. ■■Un peu éleveur « J’avais acheté Quine de Mai (In Chala) à un éleveur de Gorges. Elle avait 3 ans. J’ai eu deux poulains. Une Numidor que j’avais vendue à Claude Thiénette et un hongre par Talent Platière. J’ai ensuite acheté une maison et j’ai arrêté ». Ceci dit Vincent ne cache pas son intention, lorsqu’il sera retraité de tenter un AQPS : « J’ai des relations amicales avec Géraldine Potier qui avait été agent à SaintLô avant d’aller s’occuper de la jumenterie chez Guy Chérel. Elle s’est mise à son compte près du Mesnil Mauger. Je vais l’aider de temps en temps ». Pour Vincent Férey du Haras de Saint-Lô à Auteuil, il n’y a peut-être qu’un pas. A suivre ! Jean Bougie

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POLITIQUE

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Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Martine Leguille-Balloy : « le cheval ne doit pas devenir un animal de compagnie »

Tour d’horizon avec la présidente du groupe d’études cheval à l’Assemblée nationale, Mme Martine Leguille Balloy, députée LREM de la 4e circonscription de Vendée. Avocate de formation, cavalière et propriétaire de chevaux, elle est particulièrement sensible aux besoins de la filière et de ses préoccupations du moment. La maltraitance, la TVA, les animalistes en font partie. Maltraitance animale « Cela fait 3 ans qu’on travaille sur trois sujets (lire ci-dessous). Il nous fallait un véhicule législatif, on l’a trouvé. Ces trois sujets n’ont fait l’objet d’aucune discussion. En fait on va inverser la vapeur en initiant les gens aux besoins des chevaux et à ce qui est impératif, à savoir le bien-être des chevaux à long terme. On va être très honnête, notre visée c’est surtout la vieillesse des chevaux. A l’heure actuelle c’est ça qui nous inquiète le plus. En terme de maltraitance, on n’a pas de retours qui nous feraient penser que la situation est très alarmante. Il y a bien tous les problèmes de barbarie l’année dernière mais ce n’est pas la même chose. On va leur rappeler que les chevaux ont des besoins et que l’abandon en fin de vie n’est pas tolérable. Reste le problème de la TVA. Le taux de 10% pour les poulains est acquis. Maintenant il faut définir jusqu’à quel âge le cheval est considéré comme poulain. Il est bien évident qu’il y a des différences entre les chevaux de sport qui commencent généralement leur carrière à 4 ans et les chevaux de courses dont certains commencent à courir à 2 ans ». PMU « Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2020, sous l’impulsion d’Anne-Catherine Loisier, le Sénat a adopté un amendement visant à modifier l’assiette de la taxation au PMU, c’est-à-dire non plus sur les mises, mais sur le Produit Brut des Jeux. La balle est désormais dans le camp de l’Assemblée nationale qui

La présidente du groupe d’étude cheval à l’Assemblée Nationale est également cavalière et propriétaire

avait retoqué ceci, il y a deux ans. Seulement, le contexte a beaucoup évolué depuis puisqu’entre-temps, la Française des Jeux privatisée a bénéficié de ce cadeau fiscal. Inquiets et soucieux de l’équilibre entre les filières, les Sénateurs souhaitent que le débat ait lieu dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et demander des explications aux législateurs sur le fait que le PMU n’a pour l’instant pas le même avantage pour ses paris hippiques que la FDJ pour ses paris sportifs. Nous sommes curieux, également, d’entendre les explications du gouvernement ». Vous suivez les actualités de la SHF ? « Je sais que c’est Michel Guiot qui a repris la suite de M. Chauvin. C’est compliqué pour l’instant en matière de financement mais c’est sûr il y a des choses à faire. Un rapprochement vers la FFE ? Pourquoi pas ? Tout simplement une fusion au minimum, de manière à ce que la FFE prenne en charge financièrement tout ce qui est qualification jeunes chevaux. Pour l’instant ça n’est pas en mode opérationnel, et, à ma connaissance rien n’est fait pour que ça se fasse demain. Mais c’est quand même quelque chose à évoquer ». La radicalisation des animalistes vous inquiète-telle ? « Je travaille sur le bien-être animal depuis des années, j’ai même fait

ma thèse de doctorat là-dessus. A l’époque ça n’était pas une cause sociale générale, on en débattait entre initiés. J’avais dit, parce que mon travail ne concernait que les animaux de rente, dont les chevaux font partie, ça va bouleverser le paysage économique à moyen terme. C’est sans aucune satisfaction que je peux constater que c’est le cas. On est passé de l’anthropomorphisme à l’abolitionnisme. Changer le statut des chevaux serait une erreur pour la bonne et simple raison que l’équitation de tradition française est inscrite sur la liste du patrimoine

culturel immatériel de l’Humanité auprès de l’UNESCO depuis 2011. Ça n’aurait aucun sens. Le cheval, animal de compagnie, ne pourrait plus être monté. C’est toute une tradition qu’il faudrait oublier. Après je vous le dis, nous on constate quand même que la maltraitance par les propriétaires de leurs chevaux, ce n’est quand même pas la grande majorité, loin de là. Les gens font attention à leurs chevaux, leur cheval c’est un bien précieux. Il y a parfois des erreurs mais rarement de la maltraitance pour la majorité des gens de chevaux ».

Le parc fédéral, un bel outil ? « Je fréquente beaucoup plus le sport de haut niveau, ce qui n’empêche pas de connaître quand même bien tout ce qui est amateur. J’y suis allée pleins de fois, j’y suis allée aussi pendant les championnats et j’ai vu des gens heureux, une organisation qui est quand même assez bien faite, super bien faite même. Moi je suis admirative du manège, je le trouve beau. Globalement j’ai vu des gens tellement heureux là-bas pendant ces championnats. Quand Serge Lecomte est arrivé à la présidence, l’état de la Fédération n’était pas celui qu’il est aujourd’hui. Et puis en termes de patrimoine, patrimoine immobilier, patrimoine professionnel, Lamotte-Beuvron c’est un très bel outil qui en plus est rentabilisé avec des diversifications. Je connais toutes les équipes de Serge Lecomte qui sont extrêmement compétentes, motivées et déterminées. Je pense que les cavaliers de haut niveau apprécient l’équipe actuelle ». Versailles c’est un bon choix pour Paris 2024 ? « Là si vous voulez on va revenir sur les découvertes que j’ai faites quand je suis arrivée à la présidence du groupe d’étude. J’ai vu des maquettes magnifiques, c’était vraiment somptueux. Quand on est rentré dans le vif du sujet, quand on est allé sur place, voir de visu, ce n’était plus du tout la même chose… Alors évidemment comme image, Versailles a été bien vendu, c’est ça qui a pesé beaucoup dans la balance pour que

les Jeux Olympiques soient attribués à la France. Versailles avec ses chevaux, c’était solvable évidemment et fabuleux. Ce que je crains, c’est qu’il y ait besoin d’un aménagement tel qu’il ne soit plus à l’heure actuelle financièrement raisonnable pour la France et ça ne donnera pas du tout l’effet prévu dans la présentation. Les proportions, les distances, ne correspondent pas vraiment à la perspective visuelle, et je suis gentille. Franchement quand vous regardiez les maquettes vous aviez l’impression que la carrière allait être au pied de l’escalier du jardin du château. Ce n’est pas tout à fait ça, elle est au bout du grand bassin et c’est loin. Sur le principe ça reste à Versailles mais il n’y avait pas le Covid à cette époque ». Prenant, le travail de présidente de cette commission cheval ? « Je vais vous dire, moi je suis à l’Assemblée Nationale, je fais partie de la commission des affaires étrangères parce qu’il se trouve que j’ai été choisie là au début de mon quinquennat et que je n’ai pas pu changer, mais le travail à l’Assemblée permet de s’adonner aux sujets qui vous intéressent le plus. Je suis coanimatrice de la politique agricole à l’Assemblée Nationale et je suis présidente du groupe d’étude cheval, je fais d’autres choses en plus mais disons que ce sont mes deux principales occupations. Ça n’est jamais trop quand ce sont nos passions et qu’on espère être utile ». Recueilli par ER

Une loi en faveur des équidés • Une attestation de connaissances pour les particuliers. De trop nombreux chevaux sont aujourd’hui retrouvés en souffrance chez des personnes qui, sans forcément être malveillantes, n’ont pas les connaissances nécessaires pour se rendre compte du mauvais état de santé de leur équidé. Une formation va être mise en place pour les particuliers qui souhaiteraient détenir un équidé chez eux. • Un recours judiciaire pour lutter contre l’abandon de chevaux chez des professionnels. Il arrive malheureusement trop souvent, que des chevaux ou poneys soient confiés en pension dans une écurie et que le propriétaire finisse aux abonnés absents, sans plus rien payer pour son animal. Jusqu’à présent, les professionnels concernés n’avaient aucun recours possible contre le

propriétaire. Pour résoudre cette situation, qui peut mettre en vraie difficulté financière un gérant d’écurie, la proposition de loi l’autorise, après plusieurs mises en demeure, à demander à un juge de procéder à la vente de l’équidé ou à son placement auprès d’une association. • Plus de transparence sur la pratique de la névrectomie. La névrectomie est un acte vétérinaire qui consiste à sectionner ou anesthésier chimiquement un nerf sur le membre d’un équidé. Cette opération peut être préconisée pour soulager la douleur chez certains chevaux souffrant de boiteries chroniques, après l’échec des autres traitements thérapeutiques. Elle ne soigne cependant pas la cause du mal et l’animal perd toute sensibilité au niveau de son pied,

ce qui accroit son risque de chuter ou de se blesser. C’est pourquoi les chevaux et poneys ayant subi une névrectomie sont interdits de courses et de compétitions sportives en France et dans beaucoup d’autres pays. Cette opération est cependant très difficile à détecter une fois réalisée, car elle ne laisse pas de signe visible et il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode de dépistage fiable. Des chevaux névrectomisés peuvent ainsi se retrouver sur les circuits de compétition malgré les contrôles vétérinaires.. Afin d’éviter que de tels cas ne se reproduisent en France, nous avons souhaité renforcer la transparence et la traçabilité sur cette pratique. La proposition de loi impose ainsi au vétérinaire qui réalise cet acte de le mentionner sur le livret d’identification et dans la base Sire.

Jean-Pierre Vogel : « le moins de casse possible » Sénateur (LR) de la Sarthe depuis 2014, Jean-Pierre Vogel, expert-comptable de 65 ans vient d’être réélu à la présidence du groupe cheval au sénat. L’Elu qui monte toujours à cheval, impliqué dans la société des courses du Mans et dans la gestion du Mondial du Lion d’Angers, a une bonne connaissance du milieu équestre et travaille en bonne intelligence avec son homologue de l’Assemblée nationale. Sa préoccupation du moment est « qu’il y ait le moins de casse possible dans la filière. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais proposé un amendement pour accorder des crédits supplémentaires de 35 000 000 d’€ de plus pour la filière dans le cadre des plans de sauvegarde, du plan d’urgence pour la filière économique,

mais pour la filière équine. 8 000 000 d’€ ont été retenus. Les modalités d’attribution devraient être bientôt rendues officielles. Ma première préoccupation c’est ça, qu’il y ait le moins de casse possible dans la filière équine, que ce soit l’élevage, le cheval de sport, le cheval de loisir, le cheval de course, enfin sur l’ensemble de la filière. La deuxième préoccupation c’est, une fois qu’on sera sortis de la crise, comment est-ce qu’on peut revoir la directive TVA. J’ai déposé un amendement lors du projet de loi des finances 2021 pour revenir à un taux réduit de 5,5, en indiquant que c’était provisoire pour aider les établissements à surmonter la crise et puis en attendant que la directive européenne soit revue. Il y a eu un avis défavorable du gouvernement et mon amendement n’est pas passé. Par contre, si on en parle un peu de cette directive européenne, il y a quand même une disparité de traitement entre un certain nombre de pays, la directive TVA favorise plutôt les pays où le cavalier possède sa propre monture, à l’inverse de ce qui se passe en France où en fait les établissements mettent à la fois à disposition les infras-

tructures mais aussi la cavalerie. Les autres pays dont une majorité d’équitants sont propriétaires de leurs montures, bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5 pour l’accès aux installations. Donc ça crée une disparité de traitement qui n’est pas justifiée du tout ». Ça ne va pas bouger vite ? « Je pense que ça va encore demander du temps parce qu’il faut que tous les pays européens se mettent d’accord. Alors les pays qui sont bien traités, naturellement sont moins sensibilisés sur le sujet, mais on sait que Bercy est très sensibilisé à cette difficulté, à cette problématique de traitement, surtout qu’en France on a des tas de taux de TVA pour la filière, on a du 2,10, du 5,5, du 10, du 20, c’est assez compliqué pour s’y retrouver, en plus sur les modalités d’application ça peut donner lieu à des contestations de la part de l’administration fiscale. C’est à la fois assez injuste par rapport à d’autres pays, anti économique pour la filière et ça peut être source de contentieux importants ». E. R.


10 ACTU INTERNATIONALE Difficultés des organisateurs, mais pas que...

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Ce mois de février des dizaines d’organisateurs ont dû annuler leurs concours faute de participants. L’exclusion toujours en cours des cavaliers amateurs à cause de l’état d’urgence sanitaire les pénalise fortement : limitant les engagements, et pénalisant les cavaliers pros vivant également de la présence des amateurs qu’ils coachent en concours. Un constat : seuls les sites dotés d’infrastructures « en dur » et permanentes s’en sortent. Les autres ? Comment louer tentes événementielles, matériel et boxes face à de telles incertitudes ? Dur dur... Mais ils ne sont pas les seuls : chefs de piste, membres du jury, commissaires, etc se retrouvent sans rien. Et pas qu’en France... ■■Les JO auront lieu ou pas ? Selon nos confrères de l’Équipe, Seiko Hashimoto, l’actuelle ministre des Jeux Olympiques et Paralympiques serait nommée présidente du Comité d’organisation des JO de Tokyo du 23 juillet au 8 août prochains. Les doutes d’experts sanitaires sur des JO de Tokyo « sûrs » cet été se multiplient. Avec le report des Jeux de Tokyo, certains athlètes ont rencontré des difficultés à conserver leurs sponsors individuels ; certains ne pourraient pas concourir. Mais c’est compter sans le sacro-saint sens de l’honneur nippon. Les Jeux olympiques de Tokyo, se dérouleront «quoi qu’il arrive» a déclaré début février le président du comité d’organisation japonais Yoshiro Mori. Oui mais... Une large majorité de l’opinion publique japonaise est actuellement opposée à accueillir les JO. ■■Héros d’un jour Le 24 janvier les concours internationaux sont rares... Jos Verlooy et Varoune (Verdi), remportent le CSI* de Salzburg (Aut). Lors de le 2e semaine à Oliva (CSI3*-Espagne) c’est l’Allemand Christian Kukuk, très en forme, et Checker 47 (Comme Il Faut 5), qui bat le numéro un mondial Steve Guerdat, et Jonka-A (Cardento 933). Le 31 janvier, huit jours plus tard c’est Julien Epaillard qui double la mise : après une victoire la première semaine avec Usual Suspect d’Auge (Jarnac), il l’emporte avec Queeletta (Quality 9). Victoire brésilienne au Portugal : Luiz Felipe C G De Azevedo Filho remporte le Grand Prix du CSI 3* de Vilamoura, avec Hermes van de Vrombautshoeve, un fils de Vigo d’Arsouilles. Et en Belgique, au même moment son compatriote Marlon Modolo Zanotelli et Charlie Harper (Comme Il Faut 5) s’emparent du GP du CSI 2* d’Opglabbeek (Be). Le 7 février, outre Atlantique, Daniel Deusser et Killer Queen VDM(Eldorado Vd

Edward Levy/Confidence d’Ass

Zeshoek x Derly Chin De Muze) s’emparent du Grand Prix CSI4* de Wellington. Titouan Schumacher et le hongre maison Atome Z (Amadeus Z*Brimbelles x Toulon) et le Britannique Guy Williams/Rouge de Ravel (Ultimo Van Ter Moude x Quouglof Rouge) se sont affrontés lors de la seconde semaine au CSI3* de Vilamoura (Por), et c’est le Français qui a remporté la mise avec plus d’une seconde d’avance. Au même moment au CSI2* de Valencia (Esp) la victoire est française : le GP 1,45 m, couru par 52 couples, qui ne laissa que 9 d’entre eux repartir après le 1er parcours sans-faute, comptait deux Français. Si Félicie Bertrand, la cavalière du haras des Coudrettes, faute avec l’étalon Kwpn Dakar (Douglas x Emilion) et termine 7e, Valentin Marcotte s’envole vers la victoire avec un autre étalon, Chaccolino, un fils de Chacco Blue, 10 ans. Il précède un duo belge, Bart Jay Junior Vandecasteele/Kadee V’t Heikanthof et Anthony Wellens/L’Escada Cava. Le 14 février, autre victoire française : Julien Epaillard, montant le Bwp de 11 ans Kosmo Van Hof Ter Boone (Kosmo Van Hof Ter Boone) gagne le Grand Prix à 1,45 m du Mediterranean Equestrian Tour à Oliva (Esp), devant le Montpeliérain Harold Boisset et la Kwpn Divine de La Roque (For Hero x Kannan). Guillaume Batillat et Baby Love (Lupicor x Corland) s’imposent dans le Grand Prix du CSI2* de Valencia (Esp), disputé par pas moins de 2 couples. Le 21 février enfin, au CSI 3* d’Oliva l’Italien Alberto Zorzi, s’est imposé avec Cinsey (Contendro), à un cheveu de Nicolas Delmotte qui retrouve les podiums avec son fils de Diamant de Semilly, Ilex VP. Outre Atlantique, le CSI 3* de Wellington consacre la double victoire de l’Irlandais Bertram Allen dans le Grand Prix avec Castlefield Vegas (Cassino), récemment arrivé pourtant. Le vendredi précédent ils s’étaient déjà imposés ! Edward Levy au CES 3* de Valencia (Esp) remporte la qualif’ 1,45 m du samedi avec la jument Confidence d’Ass (Diamant de Semilly x Eurocommerce Berlin) (photo), la veille de l’annulation du Grand Prix de dimanche (voir ci-dessous) ■■Foyer viral infectieux à Valencia Un virus chasse l’autre... Le dimanche 21 févier, au CSI3* de Valencia, un foyer infectieux non encore diagnostiqué (Rhinopneumonie ?) touche de nombreux chevaux présents, souffrant de fièvre. La Fédération Hip-

pique Royale Espagnole a décidé d’interrompre les épreuves et les vétérinaires sont à pied d’œuvre. Le concours d’Oliva, distant d’une soixantaine de kilomètres de Valence, ne semble connaître aucun cas pour sa part. Le CES a été mis en quarantaine dès le lundi 22 février, mais certains cavaliers sont partis malgré tout. Lesquels ? Vont-ils isoler les chevaux ? Impossible de le savoir. Quant aux premières analyses, elles semblent négatives. On a frôlé le pire ? A suivre de près. Selon nos confrères espagnols les premières analyses faites par les vétérinaires dépêchés sur les lieux dès deux premiers cas seraient négatives lundi 22 février. C. Robert

■■Cagnes-sur-Mer : annulé Le Sun Shine Tour de la Riviera organisé fin mars et début avril sur l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer n’aura pas lieu cette année. La raison est évidemment liée aux conséquences de la crise sanitaire. « Dans l’incapacité d’assurer un accueil digne de notre événement, indique Jean-Michel Costamagna l’organisateur de la tournée internationale, je préfère annuler. En revanche je prépare pour l’automne un gros événement qui devrait rassembler un grand nombre de cavaliers ». ■■Bandro Boy de Béthune (SF) sous la selle de Kevin Staut Construit patiemment par son propriétaire-

naisseur, Daniel Dormaels, Bandro Boy de Béthune (Sandro Boy/Quick Star) qui prend 10 ans est depuis peu confié à Kévin Staut. Après deux essais concluants, Kévin a décidé d’emmener le cheval sur le Sunshine Tour en mars. Formé et dressé par son naisseur, l’entier est passé dans son année de 8 ans sous la selle de Clément Boulanger (CSI 2 et 4*) puis l’année dernière sous celle d’Alexandre Dufour sur des épreuves à 140 du Grand National. Promis aux belles épreuves, Bandro Boy a été jusque là préservé pour jouer le plus longtemps possible dans la cour des grands. Il mène en parallèle une belle carrière de reproducteur. E. R.


ACTU - POLITIQUE

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Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

ELECTIONS À LA PRÉSIDENCE DE LA FFE

La preuve par 7 Sept questions à chacun des candidats. Voici leurs réponses. La campagne de 2016 avait connu une certaine animation. Pour celle de 2020-2021, c’est une animation certaine. Trois candidats en lice, c’est une première. Parcours marathon pour Anne de Sainte Marie, la seule femme après Jacqueline Reverdy à briguer la présidence. Longue campagne de terrain appuyée par une utilisation pertinente de la vidéo et du digital. C’est moderne, audacieux. Efficace ? Ré-

ponse le 18 mars. Bénéficiera-t-elle des 39% de voix recueillies par Hervé Godignon il y a 4 ans ? Jacob Legros est là aussi pour les séduire. Si l’immense réservoir des abstentionnistes, peu enclins à s’exprimer lors d’une candidature unique, bouge du fait de cette offre élargie, l’élection du cru olympique 2024 fera date dans les annales de la FFE. L’élu d’Occitanie n’a pas fait physiquement de tour de France des clubs, il en a expliqué la raison dans l’inter-

■■Moi Président (e) : salarié (e) ou bénévole ? Anne de Sainte-Marie. L’équitation est l’une des dernières fédérations sportives à en discuter. Entre 2008 et 2012, le CNOSF - représentant du mouvement sportif et olympique français - a mené un débat à propos de la gouvernance et de la transparence des fédérations, avec beaucoup de questions autour du Président. Dans ses recommandations finales, le CNOSF demande de salarier les présidents en échange de leurs démissions de toute activité mercantile, pour qu’ils se consacrent à plein temps à leur mission et pour limiter leurs conflits d’intérêts. Je suis donc pour, d’autant que les statuts de la fédération le prévoient déjà et que la rémunération est encadrée par la loi - donc limitée. Elle permet aussi à d’autres profils que des rentiers ou des retraités de pouvoir se présenter à la Présidence. C’est très vertueux. J’ajoute que je suis aussi pour la limitation à deux mandats successifs, pour assurer à l’équitation une vie démocratique riche et un renouvellement régulier des énergies comme des idées. Jacob Legros. Salarier le président, c’est une bonne mesure, car cela permet à tout candidat de se présenter à la Présidence, et non pas seulement des personnes aisées. Si l’on veut que des actifs s’engagent dans cette voie il faut leur donner les moyens. Je suis bénévole engagé depuis 1994, d’abord dans la commission CSO, mais aussi au service du collectif dans le combat TVA, sans étiquette, puis élu Président du CRE Languedoc Roussillon et Occitanie. J’ai toujours su gérer mon temps professionnel, mon engagement de bénévole et ma vie familiale de front. Tout cela sans compensation financière. La complexité n’est pas de sortir un « salaire » de ce poste, mais la capacité à se faire remplacer selon l’amplitude chronophage de la fonction de Président. La compensation financière interviendra, en ce qui me concerne, en fonction du temps que je devrais y consacrer. Ce n’est pas un CDI, et il vaut mieux prévoir ses arrières, et avoir les moyens de pérenniser les engagements professionnels en cours. Serge Lecomte. Mon engagement à la FFE a toujours été entièrement bénévole. Outre le fait que je suis l’un des principaux contributeurs, j’ai même logé gratuitement la fédération dans mes locaux de La Villette à Paris pendant 15 ans alors qu’elle n’avait plus les moyens de payer ses loyers. Si j’ai rendu possible dans les statuts la possibilité de payer le président et deux autres élus de la FFE, ce n’était absolument pas pour moi, mais pour aider éventuellement un successeur à avoir un

view publiée dans notre dernière édition. Président de CRE, dirigeant de structure, cavalier compétiteur, formateur, il est au cœur d’un sujet qu’il maîtrise bien. Bâtisseur de l’actuelle FFE, chef du « canal historique », Serge Lecomte s’est mis en campagne tardivement, bien après les autres, plus occupé à régler les problèmes liés à la crise sanitaire qu’à sa réélection. Cible d’un certain « dégagisme », il a montré qu’il tenait bien la barre et naviguait en patron fort d’un bilan sérieux,

consolidé malgré la tempête Covid-19. Selon les estimations de BCPE l’Observatoire, la filière sport aurait enregistré une chute de 22% de ses activités en 2020 par rapport à 2019. La FFE, elle, a progressé de 12%. Statutairement, l’élection se fait à la majorité absolue des suffrages valablement exprimés, bulletins blancs compris. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé avec les deux candidats arrivés en tête. Etienne Robert

complément de revenu pour le temps consacré au collectif. Si j’avais imaginé que cela pouvait être pris pour un plan de carrière par des candidats en mal de situation, je ne l’aurais jamais fait voter. Je remarque également que les vrais professionnels qui se présentent aujourd’hui pour administrer la fédération n’imaginent pas leurs fonctions autrement que bénévoles, alors que d’autres candidats, plutôt amateurs souhaitent être payés au niveau autorisé par la loi qui est d’environ 100 000 € par année par personne.

limiter les investissements lourds, qui par effet ricochet engendrent des frais d’entretien supplémentaires. Ce plafonnement des dépenses doit être décidé par l’assemblée générale et s’inscrire dans les statuts types, pour que toute modification soit obligatoirement l’objet d’un vote. La dimension du parc fédéral doit être proportionnelle à son intérêt pour l’économie de tous les clubs. L’économie générée doit alors servir aux actions de promotion et de développement au plus près du terrain.

■■Le choix de Versailles pour les JOP Paris 2024 : une erreur ?

SL. Nous investissons dans ce Parc ce que nous devrions payer en loyers si la FFE était locataire. Nous avons transformé une fédération locataire en une fédération propriétaire. Ne pas avoir réalisé ce Parc n’aurait apporté aucune économie. Cela aurait fait dépenser les mêmes budgets sans aucun héritage et aurait maintenu la fédération dans la dépendance de ses besoins en termes de bureaux, d’accueils, de salles de réunion et d’espaces sportifs. Au pire, nous aurions acheté un immeuble à Paris où ni cavalier ni club n’aurait pu profiter de l’investissement. Mon objectif est de le rendre rentable avec de multiples activités extra équestres pour qu’il ne coûte rien à la fédération et qu’il rapporte. Nous y sommes parvenus ces dernières années, jusqu’au Covid qui a tout arrêté. Le Parc est devenu une entreprise importante que je maîtrise parfaitement. Nous voulons le conduire à être un lieu exceptionnel pour les cavaliers, tout en étant ouvert sur tous les autres domaines d’activités, d’événements, de séminaires ou d’expositions pour en faire un véritable outil de communication participant à la mise en valeur de l’équitation.

ASM. L’erreur c’est la façon dont Serge Lecomte, le Président-candidat, a mené ce dossier, qui est finalement très révélatrice de bien d’autres. D’abord, il n’avait pas d’objectif clair. Il a tergiversé à propos du site en soutenant Versailles en premier lieu, puis Lamotte Beuvron dans un second temps. Ensuite, il a failli sur la méthode, en n’ayant aucune stratégie. Au lieu de chercher à échanger, à influencer et à convaincre les partenaires de la Fédération, les pouvoirs publics et Paris 2024, il s’est enfermé dans un rapport de force voué à l’échec. Il aborde toutes les situations de cette façon, on l’entend encore pendant cette campagne. Cette posture est à l’inverse de mes convictions : je suis pour l’ouverture, la discussion, la concertation. C’est, je le sais, ce qui aide à être entendu et à peser pour gagner des arbitrages. Le respect appelle le respect. Là, nous parlons des JOP Paris 2024, mais Serge Lecomte, avec la même démarche, a aussi échoué sur les dossiers de la TVA et du fond équitation. JL. Une erreur démocratique. En effet, les institutionnels ont encore décidé entre eux sans aucune concertation des acteurs et des intéressés. L’important dans l’implantation du site dédié à l’équitation, c’est d’envisager qu’il reste un outil utile au plus grand nombre, aux clubs. Les sites des différents championnats de France ont cette faculté, c’est dommage qu’ils n’aient pas fait l’objet d’une étude de fréquentation pour en définir le choix. Versailles c’est le luxe, l’élite, c’est une image contradictoire à la démarche de démocratisation pour l’accès au sport pour tous. Cela ne peut convenir qu’à une minorité de conservateurs, et j’ai bien peur que cela ne serve que des intérêts privés plutôt que l’intérêt collectif. Sans servir l’économie de notre domaine, de nos clubs, cela risque en plus de lui être préjudiciable par l’image huppée véhiculée. C’est dommage, cela laisse présager d’un grand gaspillage, sans que l’équitation n’en sorte grandie. SL. C’était une excellente proposition pour faire gagner Paris dès lors qu’il y avait plusieurs villes candidates, ce qui ne fut pas le cas in fine. Ce projet à Versailles me motivait d’autant plus, qu’au début de nos discussions, nous envisagions un terrain permanent pour permettre à des organisateurs d’y réaliser des épreuves internationales de prestige. C’est facile d’y monter des opérations de type relations publiques pour financer de beaux concours. Au fur et à mesure des discussions, il n’était plus question d’équipement pérenne mais de l’installation d’un nouveau poney-club derrière les grilles du château. Pour moi, c’est impensable de consacrer de l’argent public à faire concurrence aux nombreux clubs environnants. C’est pour cela que je me suis clairement exprimé sur le fait que n’importe quel autre lieu dédié au cheval serait préférable en termes d’héritage. Pour ma part je me devais de défendre le patrimoine fédéral en proposant le Parc équestre fédéral. Quoiqu’il en soit, j’apporterai tout mon soutien à la réussite la plus complète des JOP 2024, où qu’ils aient lieu. ■■Si mauvais que ça le fonctionnement fédéral actuel et son parc que bien des fédérations sportives envient? ASM. Je me garderai de parler au nom des autres fédérations, même si j’échange avec beaucoup de présidents. Il est absurde de se comparer à plus petit, nous sommes la 3e plus grande fédération sportive française. Certaines pourraient envier nos revenus et notre modèle sans subvention. Sauf que les dirigeants de structures équestres ne sont pas dupes : ils voient que la fédération est riche et les clubs pauvres. C’est anormal. Je changerai ce système car on en voit les limites : quand les clubs et les compétitions vont mal, la levée d’impôts de la fédération est moindre et son bilan négatif (-2,6 M€ en 2020). Surtout lorsqu’elle dépense encore 2,5 M€ annuels pour investir dans le parc fédéral. Il est temps d’investir pour stimuler la croissance, ce que doit faire toute fédération, c’est le sens de notre proposition avec les référents terrain et le plan de relance CHEVAL. Sinon, la rentrée exceptionnelle de cette année, due au Covid - comme tous les sports d’extérieur – restera sans lendemain. Il faut aussi s’inspirer d’autres sports pour la médiatisation du cheval et la politique de sponsoring associée. JL. Le fonctionnement Fédéral n’a pas besoin d’un nouveau souffle, mais d’un nouveau Cap. C’est une mécanique bien huilée. Son parc et l’ensemble des investissements proviennent de l’économie générée par les clubs, au travers du service aux licenciés. Les finales clubs et ponam détiennent le record mondial de regroupement de chevaux et de poneys de clubs. C’est donc un outil incontournable pour nos clubs, nos professionnels et nos licenciés. Il faut toutefois

■■Patron de centre équestre : métier ? divertissement ? galère ? fantaisie ? ASM. Métier de passion ! Un patron de centre équestre, c’est avant tout un amoureux des chevaux et des gens, sinon il est impossible de s’investir à 100 % comme ça l’exige. C’est un métier difficile, une recherche permanente de l’équilibre, entre gestion du personnel, disponibilité aux clients, tracas réglementaires, etc. Parce que je connais cette réalité, l’une des priorités de mon mandat sera de rénover le modèle économique. En améliorant la qualité de vie, nous faciliterons le recrutement de personnel et donnerons aux dirigeants des perspectives, avec des projets à long terme, incluant la transmission de leur entreprise. Une certitude : diriger un centre équestre est incompatible avec la présidence de la Fédération. Ce sont deux métiers à plein temps, sauf si on laisse l’administration, des rentiers ou des retraités gérer la FFE, ce qui n’est pas souhaitable. Le Président de la FFE doit être le président de tous les clubs de France, pas d’un club. Cela évite tout conflit d’intérêt. JL. Cela part d’une passion, d’une fascination, de la relation avec le cheval et de sa majestueuse prestance. Puis de l’envie de partager cette philosophie de vie. En définitive on ne sait plus qui du cheval ou de l’humain dépend le plus de l’un ou de l’autre. Sport, travail, loisir, évasion, art, la relation au cheval est multiple, et il n’y en a pas une qui vaut mieux que les autres, et la notion de dépendance reste la même, cela peut être considéré comme une drogue. Nous n’aimons pas simplement l’équitation, nous en sommes accros, et à quel niveau que ce soit. Métier à part entière face aux multiples responsabilités, d’abord de transmettre un savoir, ensuite la responsabilité de l’intégrité physique de nos chevaux et de nos cavaliers, la bienveillance de la santé de chacun, de l’épanouissement de tous, dans un cadre dédié dont les équipements sont onéreux. La nécessité de répondre à des frais importants, nous oblige à générer de l’économie et à s’y consacrer pleinement. SL. Pour ma part, d’abord une ambiance d’enfance. Mon père était l’un des tout premiers éleveurs de poneys, même le premier membre de la première organisation s’occupant spécifiquement de poneys et dénommée « Réunion des Amateurs de Poneys. » J’ai conservé sa carte d’adhésion de l’époque. Ensuite une découverte du monde du cheval avec une formation chez Maître Jean Couillaud, premier centre de formation professionnel en son temps, stage à Saumur puis une initiation dans le trot, le galop, la compétition, pour finir au Club Méditerranée qui m’a beaucoup appris en termes de pédagogie. J’ai également fait d’autres métiers avant de créer mon premier club à 26 ans. Je dirige aujourd’hui plusieurs établissements grâce à une équipe engagée. J’ai les ai non seulement créés mais aussi construits et reconstruits de A à Z. C’est sans doute ce qui m’a préparé à réaliser le Parc équestre fédéral pour lequel j’ai aussi mis la « main à la pâte ». Bénévolement bien sûr. ■■L’arrivée massive de l’argent dans le sport et particulièrement dans le haut niveau, ça vous inspire quelles réflexions ? ASM. Le sport business n’est pas qu’un concept, c’est une réalité qui s’impose à tous. Je l’ai déjà constaté pendant mes années de cadre à la Direc-


ACTU - POLITIQUE

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021 tion Technique Nationale . L’argent est une donnée toujours plus importante, qui malheureusement restreint l’accès des talents à la haute performance. Il favorise un entre soi limitant de fait les histoires à raconter au public, à la presse et aux cavaliers de nos clubs.. A la fin, notre place aux JO pourrait être menacée par cette tendance. Ainsi, un volet de mon projet est consacré au programme ‘jeunes talents’. Il prévoit la détection des cavaliers à fort potentiel de 11 à 18 ans, pour les accompagner dans leur projet professionnel équestre via des bourses au mérite financées par du mécénat, avec un abattement fiscal de 60%. La préparation au métier de cavalier se fera grâce à la structuration d’un système technique, commercial et logistique complet. Des partenariats avec des Fédérations étrangères permettront par exemple des stages internationaux hors des temps scolaires pour les jeunes. Cela constituera aussi un vivier pour les équipes de France. JL. Ce n’est pas le cas pour toutes les disciplines. Cela concerne en particulier l’endurance et le CSO. Pour l’endurance c’est pour des raisons sociopolitiques qui permettent aux Emirats Arabes d’émerger dans une discipline. Il y a une surenchère à la performance, qui si elle est profitable aux éleveurs, au commerce, elle ne l’est pas obligatoirement pour les chevaux. Pour le CSO, et selon le vieille adage « pour être millionnaire en équitation, il faut commencer milliardaire », c’est que l’arrivée massive de l’argent oblige à en investir toujours plus de la part des cavaliers. Cela verrouille de plus en plus les participations. En fait, c’est l’argent qui fait le sport et non plus le talent. C’est pour cela que je veux développer un programme de détection de jeunes talents et les accompagner dans leur formation. Je rêve d’un « mercato » du cavalier, pour cela il faut que le système financier soit plus en phase avec le talent, c’est ce qui séduira les sponsors et partenaires. SL. Je ne trouve pas que l’arrivée est suffisamment massive. Il y a des circuits qui concurrencent les logiques sportives internationales par la surenchère mais le mercato qui précède les grandes échéances n’explose pas vraiment. Nous avons maintenant la chance d’avoir un groupe de

propriétaires français solides qui allient sport, élevage et étalonnage, ce qui permet à nos meilleurs cavaliers d’avoir plusieurs chevaux de tête et d’en garder suffisamment pour les grandes échéances. La mise en place des listes JO-JEM, des Groupes 1 et 2 et maintenant des listes JOP permet de donner de la visibilité aux propriétaires. Nous avons lancer un fonds de dotation Equiaction pour favoriser le sponsoring et le mécénat, notamment vers le sport de haut niveau, et aussi pour des actions solidaires, vers la médiation avec les équidés. Il faut toujours prévoir les étapes suivantes, et je ne me satisfais jamais de ce que nous obtenons, il faut plus ! ■■Sans élevage, pas de cavaliers. Que ferez-vous pour rétablir ce lien indispensable à la culture équestre ? ASM. Ce n’est pas moi, fille d’éleveurs, qui vais sousestimer l’importance de l’élevage ! Toute l’équitation part de là. Je pense que la priorité est de mettre en place une politique d’ouverture et de partenariats. L’équitation a beaucoup d’opportunités à nouer : dans la filière, mais aussi avec le monde agricole, le mouvement sportif, les acteurs de tourisme, les médias, des sponsors, des mécènes, etc. Une multitude de parties prenantes avec qui nous ne parlons pas aujourd’hui. La fédération doit arrêter la politique de la chaise vide et jouer son rôle au sein de la gouvernance de la filière. Aujourd’hui le dialogue est rompu avec nos partenaires. Ma connaissance du milieu de l’élevage et de l’équitation me permettra de créer ces liens sur des bases saines et nouvelles. Je rencontrerai dès mon élection le président de la SHF pour faire un état des lieux des besoins en matière de circuit passerelles – de commercialisation – de formation de nos meilleurs chevaux. Nous échangerons aussi pour répondre aux difficultés que rencontrent les dirigeants à trouver des chevaux clubs. JL. Toute ma carrière a été magnifiée par ma relation avec les éleveurs. Celui duquel je suis le plus inspiré est Xavier Leredde. Les « Rouge » ont rempli mes écuries

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de très bons chevaux, tous les mêmes : un braquet démesuré, un cœur en or, une force et un sang sans commune mesure. Solides et généreux, le fruit de dizaines d’années de réflexion et de croisements judicieux. Xavier m’a dit un jour « -nous les éleveurs, nous sommes capables de sacrifier une génération pour ramener du sang ou de la force, un courant nouveau ». C’est une réflexion qui m’a marqué. C’est pour cela que je suis inquiet aujourd’hui pour l’élevage. Les professionnels, avec une vraie politique d’excellence disparaissent les uns après les autres, faute à une fiscalité injuste les mettant en concurrence déloyale avec les éleveurs amateurs non fiscalisés. Pour le domaine fédéral c’est un peu pareil, il faut revoir notre modèle économique, éradiquer la concurrence illégale et viser l’excellence équestre. SL. Je ne fais pas d’opposition entre l’élevage et l’équitation. C’est l’élevage qui m’a conduit à l’équitation. Les centres équestres sont pour beaucoup des éleveurs et lorsque l’on croise les fichiers FFE / naisseurs, près de 50 % des éleveurs sont adhérents de la FFE. Pour ce qui me concerne, je fais naître une douzaine de poulains chaque année ce qui me fait bien comprendre la complémentarité évidente entre la production et l’utilisation. Mais aussi, pour produire, il faut des consommateurs, je ne connais pas de productions qui peuvent perdurer sans débouchés. En fabriquant des cavaliers, les centres équestres créent les besoins d’élevage. En gérant les circuits de compétition, la fédération crée de la valeur pour les équidés qui permettent aux éleveurs de mieux organiser leur production. La SHF a créé la fédération il y a 100 ans. Ensemble avec la FFE, nous avons un vrai parcours à organiser et nous devons profiter des JOP 2024 pour valoriser l’élevage français. Vendre des chevaux de sport dans le monde entier est le meilleur signe de notre excellence à la fois sportive et d’élevage. ■■Votre auteur préféré ? Le dernier livre que vous avez lu ? ASM. Je vis dehors la majorité du temps, et je ne suis

donc pas une grande lectrice. En revanche, j’écoute de plus en plus de podcasts. On peut les écouter partout, c’est très pratique, et surtout très intéressant pour s’ouvrir sur le monde. Celui que j’ai le plus apprécié récemment est « Femmes Puissantes » de Léa Salamé : il analyse la façon dont on qualifie les hommes qui exercent des responsabilités, et le compare à celui utilisé pour les femmes. Etrangement, on dit d’une femme qu’elle est « autoritaire » là où l’on dirait d’un homme qu’il est « puissant ». J’ai beaucoup de modèles de femmes qui m’inspirent, comme Christine Lagarde sur la scène internationale, ou encore dans notre univers Sylvie Robert ou Charlotte Dujardin. JL. Celui qui m’a le plus marqué c’est Dostoïevski, il a une façon de décrire la psychologie de la nature humaine avec un rythme particulier. Les personnages sont tous différents et à la fois ont un rôle essentiel dans l’atmosphère des différents romans. Cette vie, souvent rurale et de la classe sociale plutôt basse, résume les traits de caractère que l’on retrouve au quotidien dans le comportement de chacun confronté à l’autre, aux autres. Le dernier livre que j’ai lu est un roman de ma femme, son deuxième. Elle a beaucoup de mérite, Brigitte, elle supporte depuis tant d’années mes activités qui accaparent mon temps. L’engagement bénévole grignote sur la vie de famille. Dans ses moments de solitude, Brigitte écrit des nouvelles, des romans. Celuici est « Les mille collines du Rwanda » aux éditions Complicités Auteur Brigitte Marie Michel. Je vais pouvoir attaquer son troisième « Solitude » aux éditions le Lys Bleu. Mais les temps de pause dédiés à la lecture sont rares… SL. Aujourd’hui je consacre tout mon temps pour que l’équitation et les établissements équestres sortent de la crise sanitaire le mieux possible et aussi à préparer la meilleure reprise possible. Je pense que lorsque je sortirai de cette période, j’irai vite remonter sur mon tracteur pour préparer la mise à l’herbe et retrouver une bonne fatigue physique qui m’oxygènera les neurones. Après quoi, je lirai les bonnes nouvelle dans « Le Cheval »

Témoignages Yves Leroux : « Respect mutuel »

Patricia Nadoux : « Mon engagement auprès de Jacob » « J’ai découvert Jacob Legros de par ses prises de position d’homme de terrain, proche des problématiques des centres équestres : économie, formation des cavaliers, bien-être des chevaux et poneys, soutien aux mineurs victimes d’abus, également la prise en considération de toutes les structures équestres affiliées à la FFE (pas seulement les membres actifs Clag ou Claf). Remettre les Ecoles d’équitations au cœur du débat, rapprocher les équitants et non équitants du cheval sont des axes de travail qui me paraissent indispensables étant donné les interrogations que suscite notre sport auprès de certains publics impliqués dans la défense de la cause animale et le bien-être. User de pédagogie afin de démontrer que la pratique équestre bien faite n’est pas une atteinte à l’intégrité physique et psychique de nos chevaux et poneys. Permettre à tous les cavaliers d’avoir un projet sportif de compétition si tel est leur souhait, en adéqua-

tion avec leurs possibilités physiques, sportives et financières est également un objectif à atteindre, sans laisser pour compte les cavaliers d’extérieurs ou pratiquants d’autres disciplines (éthologie, equifeel,…) Revenir aux fondamentaux de l’équitation servira de base de travail pour redonner l’envie de « bien monter » à cheval et d’améliorer la relation avec l’animal. Il faut reconnaitre que la Fédération sous la présidence de Serge Lecomte et de ses équipes a fait un travail colossal pour le développement de la discipline et son rayonnement. Il est cependant venu le temps d’unir plus de pratiquants derrière la bannière de la Fédération Française d’Equitation et de fixer un nouveau CAP sous la présidence de Jacob Legros ». Patricia Nadoux, Directrice associée de la Société d’Equitation de Vernouillet (78)

« Les propositions d’Anne de Sainte Marie répondent beaucoup mieux aux demandes des centres équestres aujourd’hui. C’est un point extrêmement important de sa candidature. Du fait du milieu dans lequel est née, Anne relie en elle quasiment toutes les familles de la filière et j’avoue que c’est assez singulier pour être souligné : née dans un haras, enseignante, organisatrice de compétitions, travail à la FFE, lien avec la FEI, élue au CRE d’Ile de France. Elle a côtoyé toutes les familles de la filière et il y a une chose pour laquelle je suis admiratif, je le dis sans détours, c’est la façon dont elle a organisé sa campagne car elle a commencé, et c’est courageux, par se mettre en disponibilité pour éviter tout conflit d’intérêt, il y a un an maintenant, pour s’assumer complètement. Elle a fait son tour de France pour écouter la base et ça, j’avoue que je suis très admiratif. Ce qui lui a permis de bâtir son programme en même temps qu’elle avait déjà un certain nombre de personnes qui voulaient l’accompagner dans son projet. Son tour de France lui a permis de faire des rencontres et de recru-

ter plusieurs talents complémentaires pour rejoindre son équipe. Je trouve que tactiquement elle a eu une approche extrêmement importante et pour finir, ce qui me frappe chez Anne, c’est une bienveillance extraordinaire et dans ce milieu, c’est très appréciable. Elle a des valeurs, du respect et une large expérience et quand on parle d’expérience, surtout à ce poste, on sait que demain ne sera plus comme c’était hier. Je crois que l’ensemble des acteurs de la filière devrait travailler main dans la main, dans le respect de l’autre et sans arrière-pensée, tout le monde à la même hauteur dans la famille. Je vois bien les difficultés que l’on a eu à la SHF avec tous les acteurs de la filière. L’avantage d’Anne c’est qu’elle connait bien l’ensemble de cette filière. Ce qui me plait beaucoup aussi, c’est ce besoin de transparence et de démocratie qu’elle revendique ». Yves Leroux, dirigeant de centre équestre à Niort et de la Maison du cheval de Vendée, vice-président de la SHF, soutient Anne de Sainte Marie.

Les listes ANNE DE SAINTE MARIE

Catégorie spécifiques Cavalier sportif de haut niveau : Juliette Faligot Cavalier sportif de haut niveau : Jessica Michel-Botton Cavalier sportif de haut niveau : Cloé Mislin Officiel de compétition : Valérie Arne Officiel de compétition : Damaris Ismalun Médecin : Laure Huard-Thes Educateur diplômé : Noémie Gentili Rivière Educateur diplômé : François Guihard Educateur diplômé : Francis Rebel Propriétaire de chevaux de Haut niveau : Natacha Gimenez Organisateur de compétitions équestres : Karine Boué Organisateur de compétitions équestres : Olivier Camy-Sarthy Catégorie affiliés Fléché Poney : Clément Avice Fléché Poney : Hervé De La Selle Fléché Poney : Olivia Grizi Fléché Poney : Isabelle Morin Fléché Cheval : Blandine Bruyat Caussarieu Fléché Cheval : Isabelle Favrot Fléché Cheval : Catherine Houzet Fléché Cheval : Yves Leroux Fléché Tourisme : Frédérique Bertholon Fléché Tourisme : Bernard Bondon Fléché Tourisme : Jessica Londe Fléché Tourisme : Philippe Quaranta Catégorie Agréés Fléché Poney : Cyril Clavel Fléché Poney : Cédric Robin Fléché Cheval : Fabrice Bellicaud Fléché Cheval : Marie De Kerautem Fléché Tourisme : Anne Nicol Fléché Tourisme : Anne-Madeleine Schaeffer

JACOB LEGROS

Catégorie spécifiques Cavalier sportif de haut niveau : Gilles Bertran de Balanda Cavalier sportif de haut niveau : Camille Jaguelin Cavalier sportif de haut niveau : Emilie Lambert Officiel de compétition : Garance Desfossez Officiel de compétition : Amélie Prevost Médecin : Bérangère Tresch Educateur diplômé : Sophie Jalaguier Educateur diplômé : Amanti Muller Educateur diplômé : Patricia Nadoux Propriétaire de chevaux de Haut niveau : Peggy Kaczmareck-Briand Organisateur de compétitions équestres : Virginie Deloule Organisateur de compétitions équestres : Cécile Perez Catégorie affiliés Fléché Poney : Mathilde Fontaine Fléché Poney : Nathalie Lengrand Fléché Poney : Xavier Millot Fléché Poney : Quentin Voeltzel Fléché Cheval : Oscar Cardoso Fléché Cheval : Caroline Mazoyer Fléché Cheval : Lucie Serra Fléché Cheval : Frédéric Vidal Fléché Tourisme : Séverine Druilhe Fléché Tourisme : Nathalie Noël Fléché Tourisme : David Sauvat Fléché Tourisme : Gilles Schroeder Catégorie Agréés Fléché Poney : Cyril Barreau Fléché Poney : Marielle Chabert Fléché Cheval : Emmanuelle Jallier Fléché Cheval : Pascale Travada Fléché Tourisme : François Xavier Barbati Fléché Tourisme : Sébastien Rouchy

SERGE LECOMTE

Catégorie spécifiques Cavalier sportif de haut niveau : Morgan Barbancon Cavalier sportif de haut niveau : Gwendolen Fer Cavalier sportif de haut niveau : Marie Pellegrin Officiel de compétition : Lionel Du Tranoy Officiel de compétition : Sylvie Navet Médecin : Priscille Le Grelle Educateur diplômé : Marie Caucanas Educateur diplômé : Pierre-Alain Mortier Educateur diplômé : Marine Vincendeau Propriétaire de chevaux de Haut niveau : Emmanuèle Perron-Pette Organisateur de compétitions équestres : Marie-Laure Deuquet Organisateur de compétitions équestres : Julien Pelletier Catégorie affiliés Fléché Poney : Djeylan Mardell Fléché Poney : Frédéric Morand Fléché Poney : Audrey Poupardin Fléché Poney : Déborah Smaga Fléché Cheval : Thomas Desmarez Fléché Cheval : Olivier Klein Fléché Cheval : Elisabeth Treilland Fléché Cheval : Jean-Luc Vernon Fléché Tourisme : Jean-Pierre Blache Fléché Tourisme : Sonia Cousineau Fléché Tourisme : Abdelkader Ikhlef Fléché Tourisme : Tiphaine Vermeulen Catégorie Agréés Fléché Poney : Pascal Mulet-Querner Fléché Poney : Céline Scrittori Fléché Cheval : Eric Marion Fléché Cheval : Bertrand Milon Fléché Tourisme : Carole Danglard Fléché Tourisme : Valérie Houset Dalodier


ACTU - PORTRAIT

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Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

FEMME DE CHEVAL

Karine Boué : son « poney-parloir » ouvre les portes des pénitenciers C’est une battante, cette femme brune aux multiples facettes impliquée aussi dans le sport de haut niveau. « Il y a 17 ans, Christian Phillippe, un bon cavalier de l’Eure qui a un inventé le Camel Trophy et le récent Ride & Golf, avait été sollicité pour aller en prison faire monter les détenus à cheval. Il me parle de ce projet et me demande mon aide. J’ai dit « oui » sans hésiter. On a donc fait des actions en prison, avec 20 chevaux, pendant plusieurs années. Le jour où il a arrêté, j’ai continué seule en emmenant 20 chevaux avec mes élèves-moniteurs. Parallèlement à cela, la médiation équine s’est mise en place Karine et Atome des Etisses et les mentalités ont évolué. Expériences originales A l’époque, au Val-de-Reuil, il y avait conçues et réalisées par une directrice de prison qui était très Karine Boué, la gérante du ouverte et qui croyait dans ces activicentre équestre de la Scie tés pour aider à la réinsertion. Au fil du des critiques sont arrivées. Pourà Longueville-sur Scie (76) temps, quoi eux, des criminels, des violeurs, des entre Rouen et Dieppe. malfrats, auraient-ils le droit de se diEn plus des activités vertir à cheval alors que d’autres, libres, classiques de son centre ne peuvent pas le faire ? Pour y mettre équestre, elle a ouvert les un terme et pour être en paix avec ma j’ai imaginé autre chose, un portes des pénitenciers du conscience, produit qui permettrait de contenter Val-de-Reuil et du Havre tout le monde. Je me suis dit, le seul grâce à son « poney-par- moyen pour vraiment aider le détenu loir ». But de l’opération : c’est de passer par son enfant. J’ai ainsi la réinsertion des détenus créé le concept de « poney-parloir ».

par l’enfant et par la médiation équine.

Elle raconte comment, tout en diversifiant ses activités, elle apporte sa pierre à la restructuration d’une condition humaine en détresse.

Parloir à ciel ouvert La méthode est simple : les détenus, parents, sont choisis par l’administration pénitentiaire, de 6 à 10 en général et l’action se passe en plein air au bord du centre de détention, sous surveillance, dans les mois d’été entre

mai et août. Je viens le matin avec mes poneys, des Shetlands ou des doubles poneys, selon les âges et je forme les détenus à s’occuper des poneys, à les brosser, à mettre la selle, le filet. Tout ce que je leur apprends le matin, ils le transmettent aux enfants l’après-midi. On organise ensemble un circuit pédagogique à thèmes selon ce qu’aiment leurs enfants. On peut faire un circuit style superman pour un gamin, sur la reine des neiges pour une autre gamine. Cela les oblige à réfléchir à ce qu’aiment leurs enfants. Quand tout est bien compris, on déjeune ensemble avec les détenus et je leur explique que l’aprèsmidi ils ont vraiment leurs enfants pour eux et que je ne dois pas intervenir sauf en cas de manquement à la sécurité. Lorsque les enfants arrivent, ils sont confiés à leurs pères, sans les mamans, pour favoriser ce moment privilégié d’intimité. Certains ne les ont pas vus depuis 6 mois du fait du confinement. Ils récupèrent ensuite le poney et font le programme déterminé le matin, jeux ou balades, tout cela sous la sous surveillance du personnel du pénitencier. J’ai mis en place des petites activités comme les dessins ou la peinture de fers bien polis qu’ils ramènent chez eux comme souvenir. A 15h30 on fait un goûter tous ensemble et à 15h45 j’autorise les mamans à venir pour que l’activité devienne une activité familiale. Là on remet les poneys en route pour 15-20 mn avec papas, mamans et parfois frères et sœurs. Le premier but c’est de ramener l’enfant à son père, et le deuxième de rassembler la famille autour du projet ».

Contrairement à ce que je faisais avant (une séance chacun), maintenant on en fait trois pour qu’il y ait une progression vers la voltige par exemple. Ensuite on fait des bilans avec les détenus. C’est toujours très, très bien accepté. On peut observer que les détenus sont plus calmes après cette activité qui favorise la réinsertion familiale et sociale ».

Des retours de ça ? « Bien sûr, on fait des bilans. Ce qu’il faut savoir c’est que je le fais dans deux prisons, notamment au Val-de-Reuil qui est la plus grosse avec 800 détenus puis au Havre (650 détenus). Au Havre cette année on a fait trois séances de parloir-poney pour les mêmes parents.

Donc ça c’est une façon assez originale du développement, de diversification d’un centre équestre classique ? « Je mets en place des projets et au bout d’un moment quand je les maîtrise parfaitement je forme un de mes salariés pour continuer. Mais pour tout

ce qui est de la détention, je ne délègue pas, c’est vraiment moi que le fait. Depuis l’année dernière, j’ai mis en place une activité de médiation avec les détenus qui posent de graves problèmes de violence. Ils sont choisis par des psychologues du SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) et moi je fais une séance de médiation équine tous les 15 jours avec deux

A l’intérieur de la prison

Financièrement, comment ça se passe ? « Pour le « vendre », j’ai commencé par faire des séances gratuites, en disant « voilà ce que je vous propose, l’essayer c’est l’adopter ». La 2e étape a consisté à trouver des financements notamment auprès de fondations, fondation de France, Fondation Henri de Navacelle, département, CNDS. C’est plus facile d’aller proposer un produit à l’administration quand on sait qu’il est complètement payé. Et maintenant, avec la montée en puissance de la médiation, il y a des budgets qui se sont débloqués ».

chevaux. Là il n’y a pas du tout de notion d’équitation, c’est vraiment une question de médiation qui amène le détenu à réfléchir à son propre comportement en observant la réponse du cheval. C’est très utile pour les psys et les surveillants pour mettre en œuvre des moyens d’une meilleure communication avec le détenu. C’est bien perçu par le personnel de l’administration parce qu’il n’y a pas de

notion de « consommation » à cheval, de monter à cheval. Quand ils viennent voir ces séances, ils sont « scotchés » par ce qu’ils voient des détenus généralement durs et violents, obligés de se tenir calmes et de se gérer ». La méthode fait-elle des adeptes ? « Oui, ça commence gentiment. Il y a deux autres centres équestres qui commencent à aller aussi en prison, pour de l’équithérapie. Mais pour ces actions « poney-parloir » et médiation dans la région il n’y a que moi ». D’autres projets ? « J’ai d’autres activités. Je travaille notamment avec les centres éducatifs fermés. Ce sont des centres pour les mineurs, c’est la dernière chance avant la prison pour des mineurs qui ont commis des faits et qui ont été jugés ou en attente de jugement. Depuis deux ans je travaille avec le seul centre éducatif fermé pour jeunes filles. J’emmène les chevaux là-bas, tous les jeudis. Quand elles ont fait deux fois deux mois sans incartades elles ont le droit de sortir et viennent chez moi pour apprendre la vraie vie, monter à cheval mais aussi vider les boxes. Elles apprennent qu’on n’a pas tout pour rien. On travaille beaucoup le handicap et puis là on est en train de se pencher sur des actions avec des mineurs isolés, migrants ». Etienne Robert

La Scie…circulaire Le centre équestre de la Scie compte 230 licenciés pour 90 chevaux et poneys, une école d’équitation, une écurie de concours, 28 propriétaires, une formation BPJEPS. Vingt stagiaires y ont été formés cette année. Deux instructeurs un moniteur et quatre apprentis sont sous sa direction.

Vice-présidente du CDE de Seine-Maritime, elle est aussi viceprésidente du COREN depuis la présidence de Philippe Demaegt, co-organisatrice du CSI**** de Rouen et suit avec attention l’évolution du crack Atome des Etisses que pilote Laurent Goffinet, propriété du haras de Lacke dont elle est partenaire.


NORMANDIE

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

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Z compte 18 nouveaux approuvés Une soixantaine de candidats s’est retrouvée au Pôle International de Deauville le weekend des 13 et 14 février pour les huitièmes approbations du stud-book Z. Le jury composé de Heins Meyer l’Allemand, Gilles Botton, le Franco-Belge et le Normand Eric Levallois a finalement arbitré en faveur de 13 mâles de 3 ans parmi les vingt-deux invités à se présenter une deuxième fois dimanche. A cette liste resserrée on ajoutera les anciens internationaux Quartz Rouge et Topinambour puis un trio vu sur un court « parcours standard ». Comme chaque année et pour la huitième fois des représentants de quelques belles lignées européennes ont été expertisées. Parmi les 3 ans approuvés on note deux fils de Cicero Z (Capitolo Z et Ciceko Z pour des éleveurs et propriétaires espagnols) et deux descendants de Cornet Obolensky, C Nobel Z (lignée de Kannan) et le gris Hoover de Hus (4 ans) provenant de la lignée de l’ex Championne des 7 ans, Jumpy de Kreisker. Bonne prestation d’Idefix Flamingo (Balou du Rouet x Popstar Lozonais) bai brun respectueux issu de la lignée de l’internationale Nangaye de Kergane (CSI cinq étoiles avec Luciana Diniz). L’approuvé El Torito du Dieu d’Arras Z (Emerald x Heartbreaker) provient quant à lui d’une lignée où figure notamment Sweet de Beaufour qui a évolué sur 1,60 m. Christian Hermon avait la charge du puissant Leopard des Joanins Z (L’Arc de Triomphe x Quick Star) qui a montré des moyens. Côté maternel son papier est en lien direct avec le Champion Olympique Big Star/ Nick Skelton.

Chocotoff DG Z (© PSF)

Mention spéciale pour le 4 ans Cornetys D’I (Cornet du Lys x Toulon) qui, bien qu’encore un peu novice, a montré de l’aisance sur les barres et déjà un format solide. Le 5 ans Azuro de Laubry Z (Aktion Pur Z x Nabab de Reve) est approuvé pour le compte de l’Ecurie de Montchevreuil. Son papier est particulièrement contemporain avec une souche « Van’t Roosakker ». L’ex Top Price Nash (2018) Freud de Kreisker (Taalex x Diamant de Semilly), ISO 126/20, se montre à l’aise avec Jean-Luc Dufour qui l’a qualifié pour Fontainebleau d’an dernier à 5 ans. Quatre chevaux déjà approuvés avaient l’obligation de se présenter à nouveau devant le jury cette année. La délibération sur leur approbation définitive sera disponible sur le site de Zangersheide dès le lundi 15 février. PSF

Liste des étalons Z approuvés : 2 - Est-ce Que Je Peux GHP Z 8 - C Nobel Z 11 - Instar des Forêts 12 - Cortez Blue vd Bishop Z 21 - Ciceko C 25 - Dartagnan du Breil Z 27 - El Torito du Dieu d’Arras Z 31 - Cornado Fontanel Z 32 - Romelu A de la Nachtegaele 34 - Hoover de Hus 38 - Cornetys d’I 40 - Chocotoff DG Z 43 - Royce TMS Z 44 - Leopard des Joanins Z 47 - Azure de Laubry Z 49 - Freud de Kreisker 53 - Quartz Rouge 54 - Topinambour

Nouveau report du championnat du monde de Horse-ball Le conseil d’administration de la Fédération Internationale de Horse-ball (FIHB), réuni par son président le Portugais Frederico Cannas le samedi 13 février, a décidé de reporter une nouvelle fois le championnat du monde de Horse-ball à 2022, toujours au Pôle Hippique de Saint-Lô, suite aux répercussions de la COVID-19. Le Normandie Horse Show (NHS), à qui avait été confié l’organisation de ce championnat initialement prévu du 17 au 22 août 2020 puis du 16 au 21 août 2021, a pris acte de cette sage décision. En effet, la saison de la plupart des équipes Elite de Horse-ball dans le monde n’a pas encore débuté et aucune perspective de reprise n’est, pour l’heure, envisagée. Les joueurs, même à haut niveau mondial, sont des amateurs, catégorie pour laquelle le sport en compétition est à l’arrêt depuis plusieurs mois. Le Horse Ball est un sport collectif qui communique avec son public et le conseil d’administration du NHS ne se voyait pas organiser l’évènement à huis clos ou avec une jauge réduite. L’ambiance explosive des 3 championnats

CSO HCP - ST LO (50) - 4-7 FÉVRIER

Premiers parcours de rentrée

GP Pro 3 (1,25 m) : 1.Thierry Turpin/Virevolte de Cluis; 2. Jérôme Hurel/Hanne Van Het Cauterhof; 3. Manon Geismar Bonnemains/ Brillanturo Ixe; 4. Jérôme Hurel/Sacramento Vh Bontehof Z; 5. Julien Fossey/Baloo D. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Jérôme Hurel/ Farouk de Hus Z (0+0 et 33’’92); 2. Jérôme Coulombier/Chipie Charboniere (0+0 et 34’’04); 3. Axelle Lagoubie/Gicarla (0+0 et 34’’87); 4. Camille Conde Ferreira/Egerie du Val du Geer (0+0 et 36’’04); 5. Frédéric Couenne/Artichaut de Lolif (0+0 et 36’’27). GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Anne Rapinat/Calcutta de Bocret Z; 2. Anne Rapinat/Centuri; 3. Sylvain Broussin/Buckingham Quarto; 4. Jean-

d’Europe (2007, 2013, 2017) et des épreuves de démonstration des Jeux Équestres Mondiaux de 2014, organisés dans le grand Hall du Pôle Hippique de Saint-Lô, est bien ancrée dans nos mémoires pour nous le rappeler. Les engagements des 36 équipes internationales que nous avions reçus début 2020 démontrent qu’il est préférable d’attendre encore : l’Aus-

tralie, le Japon, le Brésil, le Canada ou encore le Kirghizistan (pays où est né le Horse-ball) sans compter les principales nations d’Europe avaient réservé leur billet. Rendez-vous donc désormais du 15 au 20 août 2022 pour vivre cet évènement exceptionnel que nous aurons décidément beaucoup attendu.

CENTRE-VAL DE LOIRE Route du Poisson 2021 La race percheronne participera à la Route du Poisson en septembre 2021, grande manifestation sportive et populaire d’attelage équestre qui se déroulera dans le Nord de la France. Deux équipes mixtes regroupant chevaux percherons et cobs normands

ont été constituées et s’entraînent activement en vue de cet évènement. Chaque équipe est constituée de 22 chevaux et environ 70 personnes. Quatre équipages Percherons de la Région Centre font partie d’une équipe. La manifestation rassemblera au total une vingtaine d’équipes françaises et étrangères.

Les propriétaires et meneurs des attelages de la Région Centre Val de Loire sont : - Jean-Marie Coeuret (Arrou - 28) - Estelle Mulowsky (Saint Agil - 41) - Mickaël Bertolotti (Commune nouvelle d’Arrou - 28) - Jérôme Singer (St Ouen Marchefroy - 28)

Les roulottes de Lignières : quelles enchères! Le conseil départemental du Cher a organisé du 2 janvier au 8 février une grande vente aux enchères de 45 des 50 roulottes du Pôle de l’âne et du cheval de Lignières. Comme on pourrait s’en douter, elles ont toutes été vendues, pour un total de 721 000 €.

Marc Le Guennec/Astuce d’Aragon; 5. Julien Fossey/Mullentine Ava. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Camille Conde Ferreira/Carioca de Riverland; 2. Axelle Lagoubie/Lilly Express Dks; 3. Francois Xavier Boudant/Diamant de Riverland; 4. Axelle Lagoubie/Telemaque d’Auzoux; 5. Jemma Kirk/ Quelisto. GP Pro 1 (1,40 m) : 1. Romain Bourdoncle/Vaillant de Tivoli (0+0 et 36’’19); 2. François Xavier Boudant/Brazyl du Mezel (0+0 et 36’’67); 3. Dylan Ringot/Tip Top des Vans (0+Ab); 4. Gustavo Arroyo/Virko Minotais (1 et 72’’66); 5. Stéphane Dufour/Ultra Star de Savigny (1 et 73’’35).

Tournée des Grêlons

La saison 2021 va démarrer par la célèbre Tournée des grêlons au Parc Equestre Carentan-Auvers Jump. « Nous accueillerons la 1re étape du circuit Grand National. » - Du 5 au 7 mars Pro1 - Du 11 au 14 mars Grand National / Grand Indoor FFE - AC Print - Du 19 au 21 mars Pro1


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CENTRE-VAL DE LOIRE

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Les clubs sport études excellence en stage

La Fédération Française d’Equitation a organisé le désormais traditionnel stage dédié aux clubs labellisés Sport études excellence du 22 au 24 janvier à Lamotte-Beuvron. Malgré la crise sanitaire, il était important de maintenir ce rassemblement pour ces cavaliers amateurs en attendant le retour de la compétition pour eux. ■■Un programme aménagé Compte tenu de la situation sanitaire, la FFE a mis tout en œuvre pour que les mesures soient respectées et pour accueillir au mieux les 66 cavaliers membres d’un Sport études excellence. Travail en petits groupes, fin des activités avant le couvre-feu etc. Et, contrairement aux dernières éditions, le stage ne pouvait pas se conclure

par une compétition alors le staff a aménagé le programme. « Même si les conditions étaient un peu contraignantes, il était important de maintenir ce stage pour ces jeunes qui ont été privés de concours une bonne partie de l’année. Ils ont pu travailler et enchaîner sous l’œil des intervenants et de leur coach. Ils ont pu refaire les exercices et ont bénéficié de plusieurs débriefings », a précisé Martin Denisot, conseiller technique national en charge des projets jeunes. ■■Des cavaliers enchantés Les cavaliers ont donc eu le droit à une double ration de travail notamment à l’obstacle avec Pascal Henry, référent technique pour les labels Sport études excellence et expert fédéral de saut d’obstacles, ainsi qu’en préparation mentale avec Maxime Chataignier et Franck Larrey, experts fédéraux. En parallèle, ils ont bénéficié de séances avec Emmanuel Quittet, sélectionneur national de concours complet Poneys et Bertrand Poisson, formateur. Ils ont également déroulé une reprise de dressage jugée par

Sur la vingtaine de structures labellisées Sport études excellence présentes en France, sept ont pu faire le déplacement : les Ecuries de Trangy (58) - Rodrigue Desmoules et Sandra Heinemann; l’Etrier de Bourgogne (21) - Célia Delagrange; la Jument verte - Pierre Alain Mortier (39); Sport études Ludovic Leygue (35) - Ludovic Leygue; Team Merzé compétition - Virginie Martinot (71); Tours Perney (37) Eliott Deuquet; Village équestre de Conches (27) - Théo Chehu. Les élèves de la Team Merzé compétition réunis autour de leur coach, Virginie Martinot et Pascal Henry, expert fédéral (© FFE/ZG)

Christian Legrand, juge et Claude Lanchais, CTN. « Avant de venir, j’avais prévenu mes élèves qu’il n’y aurait pas de compétition comme les autres fois. Certains étaient démotivés. Mais une fois sur place, la motivation est vite revenue. Les activités proposées ont été très enrichissantes pour eux, notamment la préparation mentale. Ils sont tous repartis enchantés de ces trois jours

et gonflés à bloc ! », s’est réjouie Virginie Martinot, dirigeante du Team Merzé compétition (71). ■■Garder la motivation Car la motivation est difficile à conserver pour des jeunes cavaliers amateurs privés de compétitions après une année tronquée par l’épidémie. « Bien que cette période hivernale ne soit habituelle-

ment pas réservée aux concours, le manque de visibilité sur la reprise ne nous aide pas à motiver nos troupes. Ce stage a été une aubaine. Il a permis à nos jeunes de sortir de chez eux et de travailler avec de nouveaux intervenants. Ils étaient ravis et ça les a boostés », a reconnu Sandra Heinemann des écuries de Trangy qui effectuaient leur premier stage au parc équestre fédéral.

Les établissements labellisés Sport études excellence offrent la possibilité aux jeunes cavaliers (de la 4e à la Terminale) d’allier le suivi d’une scolarité classique avec la pratique intensive de l’équitation et de la compétition dans l’objectif de participer aux championnats des As et aux compétitions internationales. Tout savoir sur le label Sports études excellence : https://www.ffe.com/club/Labels/ (article)/24109

BOURGOGNE - FRANCHE-COMTE DRESSAGE HUIS CLOS PRO - MACON CHAINTRE (71) - 13-14 FÉVRIER

Mâcon sur les starting blocks D’abord, la semaine de fin janvier ce fut « la semaine du lifting, peeling, et au vu de la technicité des opérations on n’est pas loin de la chirurgie esthétique ! Au top Créa-Vert », se réjouit Sébastien Dauvergne, président de Mâcon Chaintré Jumping, qui garde le cap à l’aube d’une saison qui pour lui et ses équipes sera intense.

D’abord, un bon lifting !

Mâcon avait clos la saison 2020 par une étape du Grand National, elle ouvre la saison 2021 par du dressage; son concours de Cso à huis-clos réservé aux professionnel du 21 janvier a dû être annulé, comme tous les autres concours programmés en ce début de saison sportive. Mais entre les stages Philippe Rozier et Cyril Bouvard, Timothée Anciaume, Carlos Pinto et la préparation du CDI et CPEDI3* du 15 au 21 mars, ils ne chôment pas.

Comme si le Covid ne suffisait pas la neige et le gel se sont invités sur l’Est de la France à la mi-février, empêchant certains participants du premier concours, de dressage, de rejoindre les lieux (comme Pierre Volla). Ce qui fit dire aux organisateurs à la fin des festivités : « Une bien belle journée pour les dresseurs qui ont réussi à braver les intempéries pour venir éblouir le manège olympique avec piaffe et pirouette ! Une pensée pour ceux qui sont restés coincés mais qu’on aura le plaisir de retrouver pour le concours du mois de mars ! »

■■Prochains concours : CSO : 25-26 février 2021 Dressage : 06-07 mars CDI***/CPEDI*** : 15 au 21 mars Sébastien Dauvergne est très fier de l’annoncer : en plus de la préparation d’une étape du Grand National de Cso, il organise un CDI***/ CPEDI*** : du 15 au 21 mars, la semaine du printemps : « Notre CDI***/CPEDI***entre dans la cour des grands avec le soutien de la FFE : ce CDI sera labelisé DRESS TOUR ! Le Dress Tour réunit six concours internationaux français de grande renommée mondiale. Sur chaque étape, des primes fédérales sont versées aux meilleurs couples tricolores, sous réserve d’avoir obtenu une note d’au moins 68% dans le Grand Prix. L’objectif de la FFE est double : Mettre en lumière les organisateurs, véritables acteurs du rayonnement du savoir-faire français, et accompagner la progression des couples en valorisant les performances, qui, si elles sont répétées, ouvrent l’accès au Groupe 2 (trois fois 68% ou une fois 70% en GP) ou au Groupe 1 (trois fois 70% en GP). »

■■Matinée olympique Le 16 février, ce fut une matinée olympique dans le manège, avec les tests vétérinaires pour les chevaux de la “long list” de FFE - Equipes de France de Dressage pour les Jeux de Tokyo. « Un bonheur de voir évoluer Morgan Barbancon Mestre, Anne Sophie Juglaret et Arnaud Serre Elevage Massa / Massa Horses sous l’œil de la DTN fédérale et des vétérinaires spécialisés dans le haut Les stagiaires autour de Philippe Rozier niveau. »

Fermeture de l’atelier sellerie du Haras national Le 31 janvier 2021, l’atelier de bourrellerie-sellerie du Haras national de Besançon ferme définitivement ses portes, suite à la reprise de la gestion du site par le Département du Doubs, propriétaire. Le local de l’atelier va être réaffecté à d’autres usages, comme l’implantation d’une association dans la perspective du projet ambitieux porté par le Département à l’échéance 2024. Le site du Haras national de Besançon aura vocation à devenir une «cité inclusive» favorisant le lien social autour du cheval, du sport et du handicap. Une étude est actuellement en cours, menée par Territoire 25. C’est avec beaucoup d’émotion que les toutes

l’ensemble des demandes provenant de diverses régions de France. Les huit stagiaires accueillis en 2021 ont ainsi pu apprécier une dernière fois la transmission de ce savoir-faire ancestral, au sein d’un atelier historique et avec toute la passion et le professionnalisme dont font preuve les formateurs exerçant au sein de l’IFCE.

(© F. Cloppet)

dernières sessions de formation sellerie, proposées chaque année au Haras national de Besançon, se sont déroulées du 11 au 19 janvier 2021. Animées par Virginie Gounand lorsque ses missions d’identification et de contrôle sanitaire lui laissaient quelques disponibilités, le faible nombre de sessions de formation proposées chaque année ne permettait pas de satisfaire

Témoignage de Virginie Gounaud formatrice Ifce : « Encore une page qui se tourne sur le site du Haras de Besançon. Jusqu’à maintenant, je dispensais deux à trois sessions de formation en sellerie au mois de janvier, période plutôt creuse dans mes missions de contrôle et d’identification. Le fait que le Département affecte l’atelier à d’autres usages a mis fin à ces formations. J’aurais pu continuer en aménageant une autre salle, mais selon moi il est nécessaire d’avoir un cadre de travail dédié à la sellerie pour réaliser des formations de qualité. »

La Région B-FC aide les centres équestres

La Région accompagne les établissements de sport, ainsi que les centres équestres, qui ont fait l’objet de fermetures administratives et sont par conséquent particulièrement touchées par les conséquences de la crise sanitaire. Il est possible de déposer un dossier jusqu’au 30 juin 2021 inclus. Attention, cette aide ne peut être attribuée qu’une seule fois par établissement.

Certains secteurs sont particulièrement touchés par les conséquences économiques de la crise sanitaire, notamment par des restrictions de circulation et/ou des contraintes de distanciation physique. Ces établissements supportent des charges fixes demeu-

rant importantes malgré les aides déjà obtenues. Aussi la Région propose un soutien financier à certaines activités de sport et de loisirs. Le dispositif Fonds Résistance-Entreprises du sport et centres équestres cible les établissements issus de ces secteurs, en raison des charges de fonctionnement importantes que leurs équipements ou activités leur font supporter. Une aide forfaitaire, cumulable avec les autres dispositifs existants, d’un montant de 1 000 €, 2 000 € ou 3 000 € sera versée au bénéficiaire en fonction du critère retenu : • pour les activités de sport et loisirs : chiffre d’affaires mensuel moyen de l’exercice 2019, • pour les centres équestres : nombre de têtes au sein du cheptel. Informations complémentaires : entreprises@bourgognefranchecomte.fr


PAYS DE LA LOIRE

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

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CDI*** - LE MANS (72) - 12-14 FÉVRIER

Alexandre Ayache et Zo What déjà au niveau Membre du groupe France pour les Jeux de Tokyo, Alexandre Ayache n’a pas déçu dans le Grand Prix du CDI*** du Mans qui se tenait le week-end du 12 au 14 février 2021, en prenant la seconde place derrière la cavalière danoise Nanna Skodborg Merrald.

Alexandre Ayache/Zo What

est délicat, il a beaucoup de sang, d’énergie. Il faut lui laisser le temps. Je pense que c’est le cheval qui m’a fait progresser le plus dans ma vie jusqu’à aujourd’hui. C’est une remise en question permanente » analysait le vice-champion de France.

Le Pôle Européen du Cheval a lancé la saison internationale de dressage en accueillant, sur trois jours, un concours trois étoiles. Alexandre Ayache a fait le déplacement depuis Lantosque, dans les Alpes-Maritimes et sa vallée dévastée par la tempête « Alex » en octobre dernier. Il fait le point avec nous sur sa situation et son état d’esprit à quelques mois des échéances olympiques :

■■La pandémie nous a mûris « La pandémie, bizarrement nous a fait prendre beaucoup de maturité. Les quelques concours qu’on a réussi à faire avant que La Covid 19 arrive nous ont fait prendre beaucoup de maturité sur la manière de présenter. Je n’aborde plus du tout la compétition de la même manière. Je ne regarde pas les autres. Je veux prendre du plaisir sur la piste et sortir en n’ayant pas subi la reprise » s’attardait Alexandre Ayache qui était parmi les 3 couples à qualifier la France aux Jeux.

■■Zo What m’a fait progresser « La saison passée a été maigre à cause de la pandémie. Zo What a fait 3 concours mais tout ce qu’il a fait était bien puisqu’au-dessus de 73. Depuis les 14 derniers mois, le cheval n’est pas passé en dessous de 71% dans le Grand Prix. Il est de plus en plus fiable et me fait confiance. Il

■■Haute stratégie « L’objectif est de garder le cheval en forme et continuer d’être indiscutable. L’idée n’est pas de lui en mettre plein les pattes. On l’engagera uniquement sur des concours internationaux, 5 ou 6 avant les Jeux, soit un concours par mois, mais du gros pour se mesurer et surtout mettre le cheval dans un

lot de chevaux que l’on retrouvera à Tokyo. On voulait partir au Portugal et faire une semaine avec Zo What et une autre avec les jeunes chevaux. Mais malheureusement le concours est annulé. On va voir comment on s’organise avec Emmanuelle Schramm-Rossi, elle a peut-être une visibilité sur les concours que l’on n’a pas. En tout cas, Il faut qu’il soit prêt et en forme physiquement si les Jeux sont maintenus. C’est encore une autre histoire ». En décrochant la moyenne générale de 72,109 % dans le Grand Prix vendredi et une troisième place dans le libre dimanche avec 73,915 %, le couple qui se connaît par cœur montre qu’il est en forme. « J’ai eu Zo What avant Rio en 2015. On a mis 3 ans pour s’apprivoiser. J’ai mis 3 ans pour le comprendre. Et lui 3 ans, pour dire OK, je me laisse faire et tu peux faire ce que tu veux. Francfort a été un gros déclic et un cap, l’année dernière. Dans une

arène très regardante, le cheval était très inquiet. Il est resté avec moi tout le long. J’ai le sentiment que depuis, lorsqu’il s’inquiète, je lui mets deux gratouilles sur l’encolure, et je sens qu’il redescend. On devient un vieux couple » termine Alexandre qui a dû reconstruire une partie de ses écuries détruites par le vent et le déluge d’eau de la tempête. Positif, il reste tourné vers l’avenir et compte bien montrer que le courage et la détermination sont des maîtres mots pour rejoindre le pays du soleil levant. S. Proust

Alexandre Ayache, cavalier de dressage qualifié pour les JO de Tokyo, a vu ses installations sinistrées par le passage de la tempête Alex en octobre. Il tente aujourd’hui de reconstruire pour pouvoir participer aux Jeux. Il a lancé une cagnotte pour ceux qui voudraient lui venir en aide.

Les classements Grand Prix libre CDI*** : 1. A. Maksakova (Rus), Bojengels, 76,220 ; 2. T. Zweistra (Ned), Hexagon’s Double Dutch, 74,680 ; 3. A. Ayache (Fra), Zo What, 73,915. Grand Prix spécial CDI*** : 1. N. S. Merrald (Den), Blue Hors Zack, 74,362 ; 2. L. Maas (Ned), Eastpoint, 70,191 ; 3. S. Pearce (Aus), Amandori, 69,574.

Grand Prix CDI*** : 1. N. S. Merrald (Den), Blue Hors Zack, 74,174 ; 2. A. Ayache (Fra), Zo What, 72,109 ; 3s. A. Maksakova (Rus), Bojengels, 71,804. CDI** : 1. N. S. Merrald (Den), Goerklintgaards Quater Boy, 70, 540 ; 2. P. Vanlandeghem (Fra), Sertorius de Rima Z IFCE, 68,874 ; 3. C. Chalvignac (Fra), Icaro das Figueras, 67,613.

CSO - LE MANS (72) - 30-31 JANVIER

DRESSAGE - LE MANS (72) - 15-17 JANVIER

Julien Anquetin : la meilleure cavalerie de sa carrière

Jean-Philippe Siat c’est amusé avec Lovesong

Le cavalier installé en Normandie a profité le week-end de fin janvier du concours de CSO à huis-clos au Mans pour sortir les chevaux qui rejoignaient une semaine plus tard les épreuves internationales d’Oliva en Espagne.

Elle arrivait à un stade où elle n’avait plus envie. Et cela devenait compliqué alors on a commencé un travail mental. Dans le Grand Prix de ce week-end, elle se mettait un peu en retrait, elle ne voulait pas trop y aller mais elle a pris sur elle » expliquait le tricolore qui voit de l’amélioration chez sa jument. Et qui s’est amusé. Le couple rafle la deuxième place du Grand Prix Pro Élite derrière Camille Judet Cheret et Scoop du Bois Luric, avec la moyenne de 68,587 %, et rafle le Libre, en s’octroyant la belle moyenne de 71,875 %. Beau résultat pour le couple qui ne s’était mis aucune pression : « L’objectif sera de faire la même chose que ce week-end lors de l’international de février, de la rassurer, qu’elle reprenne plaisir. Elle sait faire le Grand Prix fantastiquement bien mais quand elle n’a pas envie, elle sait faire aussi et vous ne pouvez pas sauver les meubles. Elle est entière ».

L’année 2021 est à peine lancée que déjà Julien Anquetin enchaîne les concours. Et engrange les classements comme à Salzbourg en Autriche : « Les résultats ont été au top. Je ne pensais pas commencer comme cela. J’ai été classé dans le Grand Prix 4 étoiles avec Gravity of Greenhill et deux fois dans les qualificatives » se félicite Julien. Il tire un coup de chapeau aux organisateurs qui ont maintenu la compétition pour le sport et non pas pour l’argent. ■■2020 ? J’ai misé sur le long terme Un début 2021 prometteur pour le cavalier qui n’oublie pas pour autant une année 2020 pas comme les autres : « Elle a été moins bonne que 2019, forcement. Mais cela m’a permis de former de nouvelles montures. J’ai pris le temps de former les chevaux comme je n’avais pas de gros objectifs. J’ai misé sur le long terme. On va voir comment les prochains mois vont évoluer mais j’ai une cavalerie nettement supérieure à celle de 2019. Elle est la meilleure de toute ma carrière ». Avec ce piquet de chevaux, Julien Anquetin ne se met pas de pression, ni d’objectif majeur. « Je vais essayer de faire évoluer mes chevaux au meilleur niveau possible et de les engager sur les concours appropriés » souligna l’un des meilleurs cavaliers de sa génération. Compétiteur dans l’âme, il ne refu-

Car Jean-Philippe Siat, élève de Jan Bemelmans depuis 11 ans a des ambitions cette année. ■■Les Jeux ou les Europe « L’objectif sera les Jeux ou les Europe. Car la jument ne pourra pas tenir le voyage jusqu’au Japon et le climat suffoquant pendant les deux semaines sur place, puis après son retour fin juillet, repartir 4 semaines plus tard pour les Europe. Il lui faudra un peu de temps pour se remettre du climat chaud » soulignait le tricolore qui pense aussi à Paris 2024. « Ce serait l’idéal pour moi, car ils auront lieu à 40 km de chez moi. Et ce serait un joli objectif de fin de carrière pour elle ».

Julien Anquetin/Ivizi

sera pas une place en Équipe de France pour courir une Coupe des Nations si l’occasion lui est offerte : « Je serai volontiers présent pour cette mission » sourit Julien qui avoue aussi penser aux Jeux de Paris. Et inutile de s’en cacher, « C’est l’ambition de tous les cavaliers de haut niveau ». ■■Préparer 2024 Pour cela, il forme de jeunes montures. « Blood Diamond du Pont saute des Grands Prix 5 étoiles et sera à l’apogée de sa forme pour cette échéance. Ice Cube Z qui, à 8 ans, saute des Grands Prix 1,50 m a également le potentiel ». ■■Attention, investisseurs Sauf que ces chevaux appar-

tiennent à des investisseurs et restent potentiellement à vendre. « Mes propriétaires ne sont pas des mécènes, mais des investisseurs qui attendent un retour. Maintenant s’il faut faire l’impasse sur une vente parce qu’on est sûr d’atteindre le très haut niveau, on le fera » conclut celui qui a fait ses armes avec Quanan Rouge. S. P.

Les classements GP Pro 2 (1,35 m) : 1. J. Anquetin (Cesus de Fougnard), 36’’42 ; 2. B. Barbot (Amaretto du Surgeon), 4pts, 36’’79 ; 3. O. Robert (Hantuscha), 75’’41. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. B. Barbot (Amaretto du Surgeon), 24’’55 ; 2. K. El Bied (Dr Know Miss), 26’’17 ; 3. J. Anquetin (Joe van Terbeke), 35’’11.

Jean-Philippe Siat

Pour le premier concours de dressage de l’année au Pôle Européen du Cheval, tenu du 15 au 17 janvier, le cavalier tricolore, le Francilien Jean-Philippe Siat avait fait le déplacement avec Lovesong, sa complice depuis dix ans pour laquelle il a de l’ambition. En engageant le Grand Prix avec Lovesong (Locksley II), sa jument hanovrienne de 14 ans, le Francilien a voulu faire de ce premier rendez-vous de la saison une préparation : « La jument a connu quelques difficultés sur l’international et la finale du Grand national ici même en fin d’année. Elle a commencé les Grands Prix, il y a deux ans maintenant, mais au fur et à mesure des concours, il y avait des petites tensions qui apparaissaient.

■■Un vrai couple Depuis 10 ans, Jean-Philippe Siat fait couple avec sa complice. « Elle est compliquée. Elle doit se mettre dedans. Par contre une fois qu’elle marche, c’est un vrai pilier. Elle sait faire le Grand Prix fantastiquement bien mais quand elle n’a pas envie, vous ne pouvez pas sauver les meubles. Elle est entière » sourit le cavalier qui mettra tout en œuvre pour que l’équipe de France puisse compter sur eux. S. P.

Les classements GP Pro Elite : 1. C. Cheret Judet/Scoop du Bois Luric (68,750); 2. J.P. Siat/Lovesong (68,587); 3. C. Chalvignac/Hermés (67,718). GP Pro Elite spécial : 1. P. Roth/World Champion du Loing (62,820); 2. M. Berville/Jerry Boy (62,553). GP Pro Elite libre : 1. J.P. Siat/Lovesong (71,875). GP Pro 1 : C. Chalvignac/Icaro das Figueiras (70,987); 2. C. Cheret Judet/Scoop du Bois Luric (69,145); 3. C. Chalvignac/Hermés (67,697).


PAYS DE LA LOIRE

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Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

STAGE PÔLE FRANCE - SAUMUR (49) - 9 FÉVRIER

Complet : revue des troupes pour les Jeux Olympiques Parce que des Irréductibles ont réussi à relever le challenge de maintenir leurs compétitions en 2021, que nos athlètes équins ont besoin de se maintenir en condition physique et que nos sports se pratiquent en extérieur, le complet français est dans les starting-blocks, prêt comme jamais à remettre en jeu l’Or olympique. Quand, comment, bienheureux celui qui pourrait le dire, mais en attendant le moral est bon et les troupes sont au taquet. La donne est simple, quatre places aux JO, trois titulaires et un remplaçant, et six binômes aux Europe, l’équipe de 4, et deux individuels. Pour ce second stage fédéral de l’année à Saumur : revue des effectifs des piquets des cavaliers sélectionnés, et travail per-

Serge Cornut à la manoeuvre !

sonnalisé sur chaque test. On comprend vite que chacun a mis à profit cette période particulière pour se renforcer ou travailler sur le collectif. Du côté des experts, une nouvelle bible grâce aux ren-

contres Sécurité « Tous concernés » : « Le Manuel Chef de piste CCE », accessible sur le site de la FFE. Texte et photos Melanie Guillamot

Gwendolen Fer à l’oeuvre

Thomas Carlile en selle pour Tokyo Le cavalier installé à Savigné-sous-le-Lude en Sarthe fait partie des 13 présélectionnés pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Il était présent au Pôle France de Saumur pour un nouveau rassemblement des Tricolores. Entretien. Avez-vous mis en place un retroplanning, à compter de ce stage et jusqu’à l’échéance ? Thomas Carlile : « Le retroplanning a déjà été élaboré en amont ; ce stage, comme celui de janvier était dans le planning. Ce stage a permis de sortir la selle de dressage, de la dépoussiérer et de mettre les chevaux un peu plus à l’œuvre. Ils ont passé une période hivernale cool avec du travail de gammes et de fond. Ce stage est une revue d’effectifs. On commence à retrousser les manches et on s’aligne sur la dernière ligne droite ». Quelle sera la semaine d’entraînement type pour votre jument, Birmane ? « La jument est très à l’aise sur le saut, c’est une bonne sauteuse, je ne vais pas pour autant oublier cet atelier-là, mais elle est solide. L’entretenir gentiment mais elle a fait un bon parcours lors du stage sur 1,30 m, elle se comporte très bien. C’est un atout dans

même époque ? « Elle est plus mûre, elle est beaucoup plus forte, elle a passé un excellent hiver. On ne l’a pas laissée trop au repos : même sur un jour tranquille, elle fait sa demi-heure de travail. Physiquement, elle est très belle, fleurie, tout en muscles. Elle était très à l’aise sur le saut lors du stage, avec beaucoup de puissance. Sur le plat, elle a pris enc²ore sur le galop qui était un de ses points forts. Dans la tête elle est studieuse, moins distraite ».

le sens où je peux la préserver làdessus, car un saut, c’est un effort. On dit toujours qu’un cheval a une quantité de saut limité dans son organisme. Je peux moins mettre ses jambes à l’effort là-dessus et plus me concentrer sur les ateliers où elle est moins à l’aise à savoir le dressage. Elle reste très performante mais le dressage est une œuvre d’art, et l’œuvre n’est jamais finie. C’est toujours un atelier où on peut grapiller des points. C’est un travail de longue haleine, sans fin. Et je peux concentrer mes ressources là-dessus ». Vous pouvez encore progresser ? « La jument depuis 2 ans a des pourcentages très intéressants en dressage et reste très régulière. De concours en concours, l’année dernière, elle a pris 1,5 point. Sur le dernier concours, elle était à 75 %, ce qui est un bon score. Elle avait commencé la saison à 73 et des poussières. À chaque fois, c’est un petit peu mieux. À Jardy, elle gagne avec 74% . Elle est très studieuse, elle est très scolaire, on se connaît par cœur. C’est un élément sur lequel il faut travailler sans cesse, car si on peut mieux se placer sur cette épreuvelà, on peut prendre le contrôle de la compétition. Enfin sur le cross, il faut bien gérer son physique. L’an dernier, j’étais content de sa saison, si elle arrive à remontrer cette forme-là au printemps, j’ose espérer qu’elle ait ses chances ».

Quels seront les concours obligatoires ? « L’épreuve du Grand National de Vittel sera l’épreuve de sélection, entre temps les chevaux vont courir 2 ou 3 fois. Saumur fin de mois est un début logique, parce que les chevaux sont prêts, frais, ils sortent de stage, ils ont répété leurs gammes sur le parcours. C’est un concours sans en être un, car les chevaux sont un peu à domicile. Ils connaissent le cross. Il va y avoir de la tension parce qu’il y a un enjeu pour tous les cavaliers. Ensuite on verra pas mal de chevaux à Pompadour, au Master pro, parce qu’avec le calendrier Covid-19, on n’est peu sûr des

Circuit d’Hiver Outdoor Le Mans Cheval Pays de la Loire, la SHF et le Conseil des Équidés des Pays de la Loire s’associent les 3 et 4 mars 2021 pour proposer aux cavaliers un concours outdoor de valorisation dédié aux jeunes chevaux. Ce concours s’intègre dans le Circuit d’Hiver en Pays de la Loire et fait suite à celui des Herbiers ayant pris place les 10 et 11 février dernier. Il proposera des parcours d’entraînement permettant aux cavaliers de préparer au mieux leurs chevaux de CSO pour le début de la saison. Les 4 épreuves ouvertes aux chevaux de 4 à 6 ans (Training I à IV) seront adaptées au niveau des jeunes chevaux selon les critères de la SHF. Elles seront également complétées par des épreuves de 7 ans sur les mêmes

cotes et parcours que les Training I à IV des 4-6 ans. Compte tenu du contexte sanitaire actuel, le concours sera reservé aux cavaliers professionnels et se déroulera à huis clos et le port du masque sera obligatoire sur le lieu de concours à l’exception des cavaliers à cheval. Côté cavalier : - être à jour de licence pratiquant FFE et d’adhésion SHF 2021. - engagement à 15€/tour sur shf.eu Cloture des engagements le 28/02 Retrouvez toutes les informations et les détails sur le site de la SHF. Contact : Aude Malherbe - 07 89 67 44 04 conseil.equides.pdll@gmail.com

épreuves à l’étranger. Pour ma part, ce n’est pas forcément une étape que je ferai. Elle connaît le parcours, pour l’avoir fait à 8 ans. Je vais plus la préserver. Je vais faire 2 courses avant Vittel plutôt que 3. Je compte par contre la courir sur le format long de Saumur fin avril, début mai. Je vais bien espacer les concours pour avoir bien le temps de les préparer et ne pas se mettre de pression. On va commencer à Saumur dans l’idée de l’avoir au top à Vittel. Mais on navigue un peu à vue ». Comment vous la ressentez aujourd’hui par rapport à l’année passée à la

Et le cavalier, il est comment ? « Ça va bien. J’ai toujours eu l’impression, dans les échéances auparavant, d’avoir été prêt trop tôt. D’avoir manqué d’un coup de chance pour figurer. A Rio, j’ai été sélectionné réserviste alors que j’avais fait une saison vraiment exemplaire. Alors avec du recul, j’ai trop suivi les recommandations du staff et quand je regarde le parcours des chevaux olympiques, ils ont couru trois concours de moins que le mien. J’ai eu une discussion avec Thierry (Touzaint, ndrl) et Michel (Asseray, ndrl) pour ne pas refaire ces erreurs-là. Je vais faire à mon idée. Ce sont des erreurs de jeunesse. Il ne faut pas les répéter. Je ne fais que dire que la jument est en forme. Je monte de mieux en mieux ». Vous vous classez à quel niveau parmi les 13 ? « Il y a des couples qui semblent incontournables. Je pense à Thibaut

Vallette qui a fait 5 championnats et a toujours été classé. Je pense aussi à Nicolas Touzaint qui est toujours très régulier. Et Nicolas se bonifie pour ces évènements-là. La jument se situe après. Christopher Six est très sérieux, il a fait une belle performance aux Europe, il y a 2 ans. Il a montré qu’on pouvait compter sur lui et depuis, il fait rarement de fautes. Maxime Livio a un cheval qui a la forme. Il s’est bonifié. C’est un challenger. Il faut toujours compter aussi sur Astier, il n’est pas beaucoup sorti l’an dernier, mais c’est un grand homme de championnat qui va savoir amener son cheval, même considéré par certains un peu vert. Il y a 13 chevaux qui ont des aptitudes et des expériences. Ils sont tous sur la liste pour de bonnes raisons. On a un piquet de chevaux qui se porte bien, une bonne équipe de France ». Le climat humide et chaud que vous aurez vous convient ? « Le meilleur moyen d’être à l’aise pour ce genre de climat, c’est d’être en condition physique. J’ai grandi à Toulouse, j’ai travaillé dans ces conditions. J’apprécie beaucoup la chaleur. C’est un paramètre à prendre en compte. Atlanta était similaire. Thierry Touzaint a l’expérience. Le meilleur moyen pour le cheval et le cavalier d’être à l’aise avec ce climat, c’est d’être en condition physique. Et de surveiller son poids, c’est important pour les chevaux ». S. Proust

La saison 2021 de concours complet est lancée !

Ce dimanche, à Vernoil Le Fourrier s’est déroulé le premier complet de la saison 2021 !

sont formés cet hiver. Comme par exemple pour Casanova des Isles et Mina Saiagh ou encore pour Demoiselle Platine et Jonas De Véricourt.

Un très beau plateau de cavaliers mais aussi de chevaux étaient au rendez-vous !

Pro 2 : 1. Antoine Klinklin et Enamorame Royaldenfer; 2. Romain Lemestre et Diamond d’Angrie; 3. Claire Mugnier et Ungaro de Kreisker.

Au total, 7 épreuves ont été courues, dont notamment une Pro 2, une Pro 3 et une Pro 4. Mais, ce premier concours était aussi synonyme de concours d’essai pour les couples qui se

Pro 3 : 1. Luc Château et Bastia de l’Ebat; 2. Julie Texier et Akbar Mail; 3. Morgan Payement MCH

et Alois de la Bride*MILI. La 4e place revient à Jonathan Cisternas et Elite de la Mouline. Ce couple a notamment participé au championnat du monde des chevaux de 6 ans au Lion d’Angers l’année dernière ! Pro 4 : 1. Brice Luda et Escobar des Etangs; Camille Sellier Prono et Salsa Montplaisir; Jonas De Vericourt et Demoiselle Platine. Bravo aux cavaliers et chevaux mais surtout aux organisateurs de ce concours !


BRETAGNE

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

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CSO - LE MANS (72) - 20-21 FÉVRIER

Gireg Le Coz, un œil vers Tokyo Une épreuve tous les mois et demi

Présélectionné en équipe de France de complet pour Tokyo, le Morbihanais Gireg le Coz disputait le week-end dernier le CSO du Mans au Pôle Européen du cheval pour se « remettre en route ». Originaire du Morbihan, Gireg le Coz a choisi depuis septembre dernier de s’installer au Parc départemental de l’Isle-Briand au Lion-d’Angers. Un lieu idéal et « des installations exceptionnelles pour travailler ». Piste de galop, cross, parc d’obstacles et chemins de balade, tout est réuni pour que le cavalier s’épanouisse et se fasse un nom dans le haut niveau du concours complet. Car avec son cheval de tête, Aisprit de la Loge, le trentenaire a trusté les podiums des concours 4 étoiles en 2019 : vainqueur à Jardy, 5e à Lignières, 6e à Arville en Belgique et 10e à Millstreet en Irlande. Des résultats qui ont attiré l’attention de Thierry Touzaint, le sélectionneur national et qui lui ont permis d’intégrer la liste des présélectionnés pour les Jeux Olympiques. Blessé en 2020, le cheval fut au repos une bonne partie de la saison. Saison qui pour le cavalier fut synonyme de transition : « J’avais récupéré des chevaux assez tardivement et de ce fait, j’ai appris à les connaître au fur et à mesure de la saison sans pour autant pouvoir travailler normalement ». Une semaine avant de courir la pro1 de Saumur, Gireg Le Coz a voulu se remettre en route : « L’idée était de courir une épreuve avant de redémarrer la saison de complet. Ça fait toujours du bien au cheval et au cavalier. Il fallait voir où on en

Pour cela, après le Grand National de Saumur, le couple sera au départ de la Pro élite de Pompadour : « Puis on verra selon la situation. Je ne fais pas de plan à moyen terme. On fera le point avec le sélectionneur pour voir ce qu’il y a de mieux à faire. On sera sur une épreuve tous les mois et demi environ ». Après les deux regroupements au Pôle France, le Morbihannais est satisfait de sa monture : « Ça nous a permis de faire le point. Le cheval a progressé entre les deux rendez-vous. Il montre qu’il est prêt et de retour au plus haut niveau ». Pour être au top, Gireg Le Coz sait qu’il doit encore améliorer le dressage de son protégé. « Il a beaucoup de capacités mais il n’est pas au maximum de son potentiel. Il a une grosse marge de progression. Il va bien, j’ai hâte de voir ce que cela va donner en concours » se félicitait celui qui est de retour dans l’élite. S. P.

Gireg Le Coz ici avec Caramel d’Orchis a redémarré sa saison avec une épreuve de saut d’obstacles

était également et le but est d’essayer d’améliorer ce que l’on peut d’ici la semaine prochaine » expliquait le Breton qui a pour objectif de porter la veste tricolore aux Jeux en juillet prochain. « L’objectif est aussi de revenir au niveau auquel j’étais en 2019 avec mon cheval. Car il était très performant et très régulier dans les résultats. Les résultats parlaient d’eux-mêmes ».

Les classements Grand Prix pro2, 1,35 m : 1. F. Couenne (Artichaut de Lolif), 34’’35 ; 2. S. Bourven (Vakiry des Saules), 35’’49 ; 3. JM. Punel (Vakoba des Etrivières), 38’’62. Grand Prix pro2, 1,30 m : 1. S. Bourven (Adagio d’Iscla), 69’’60 ; 2. M. Huguenin (Genua), 70’’90 ; 3. F. Couenne (Artichaut de Lolif), 72’’76. Grand Prix pro3, 1,20 m : 1. N. Sers (Cannan des Merveilles), 33’’01 ; 2. L. Bouhana (Baila de Louma), 34’’30 ; 3. F. Dudouet (Zique), 34’’70. Vitesse, pro3, 1,25 m : 1. L. Couteaudier (C’est Amimer Beaucoup), 66’’37 ; 2. V. Rambeau (Altesse Frivole), 68’’28 ; 3. F. Couenne (Dounia de Cleudrain), 71’’11.

La reprise au Haras de Lamballe

Le Haras de Lamballe fixe les premières dates de son calendrier 2021, qu’il espère moins perturbé par la crise de la Covid. La cavalière Alexandra Ledermann a déjà animé le week-end des 20 et 21 février. Malgré un début d’année toujours perturbé par la crise sanitaire et qui a dû contraindre l’équipe du syndicat mixte à ne pas reprendre les visites guidées au Haras de Lamballe, en ce début d’année, la structure se prépare néanmoins activement pour la reprise de la saison. Des stages sont ainsi déjà programmés et les inscriptions sont ouvertes.

D’autres stages (dressage avec Olivier Puls, attelage avec Stéphane Baillif, équitation éthologique et sportive, avec Philippe Le Strat) sont également annoncés. Les dates et modalités restent à préciser. Premier concours le 28 février Pour ce qui est des concours, la saison 2021 ouvrira le 28 février, avec un concours Club Prépa organisé par le centre équestre Bellevue, de Planguenoual. Un rendez-vous CSO très attendu par les cavaliers, dont la saison 2020 a été fortement impactée, voir quasi inexistante, du fait la situation sanitaire. Contact Informations et inscriptions aux stages par tél. 06 84 42 58 28 ou par mail, direction@haraspatrimoine.com

Retrouveznous sur

Vos photos enrichiront une exposition sur le thème du haras et ses métiers d’autrefois

Envoyez nous vos photos - vos temoignages ! Le Syndicat Mixte du Haras national recherche des anciennes photos/cartes postales du Haras national ainsi que des témoignages sur le Haras d’autrefois. Ces visuels viendront enrichir le fonds déjà constitué dans l’optique d’agrémenter une exposition sur le thème du Haras et ses métiers d’autrefois. Cette exposition en accès libre sera visible durant les vacances scolaires d’avril. Il s’agit de remonter le temps mais même sans remonter trop loin : photos des pre-

Clubs, diversiez-vous ! Le 8 février a eu lieu au centre équestre « les chevaux du Coat » à Plourivo (22) une première partie du module moteur et sensoriel pour les enseignantes qui avaient commencé la formation BFEEH (brevet fédéral d’encadrement equi handi) en 2020.

Le Cheval

Elles ont pu tester le cavalève, système de montoir adapté pour les personnes à mobilité réduite. Elles ont pu tester aussi l’équitation sensitive sans la vue. Enfin, elles ont pu échanger avec des cavaliers sur les adaptations nécessaires par rapport à leur handicap. La deuxième journée de ce module moteur et sensoriel aura lieu le lundi 8 mars à Hennebont. (Cre Bretagne)

mières fête du cheval, des premiers jeudis du Haras, des premiers concours, des photos générales du Haras, de ses chevaux, ... les anecdotes sur des scènes de vie, des instants importants sont également les bienvenus. Pour participer c’est simple, envoyez vos trésors directement sur messenger, ou par mail à patrimoine@haraspatrimoine.com. Si vous le souhaitez, vous pouvez également passer à l’accueil du Haras national et nous nous ferons un plaisir de les numériser.

Catalogue en ligne 2021 des étalons

Le catalogue en ligne des étalons toutes races stationnés en Bretagne vient de paraître. Conçu par le Conseil des Equidés de Bretagne, il fut réalisé en partenariat avec les associations régionales : ACA Bretagne, ANTCB, ASSELCO, AQPS Ouest, Bretagne Endurance, Connemara Bretagne, FBEUP, FEDEB. Comptant 49 pages ce catalogue recense des étalons Cheval de Trait Breton, Cheval Arabe, Poneys et petits chevaux, et étalons Selle Français.

Le printemps du haras d’Hennebont Pendant les vacances de printemps (du 19 avril au 9 mai 2021) le Haras d’Hennebont invite le public (si la situation sanitaire le permet) à vivre une immersion complète autour de thèmes choisis : visiter les lieux avec des guides-animateurs, assister au spectacle du moment « L’autre cheval » et rendez-vous avec les artistes en résidence. Le dimanche, une visite guidée est organisée avant une animation autour du chant et de l’art équestre. ■■Visite en mouvement 14h > 15h30 Au coeur de la cour du Puits, assistez à une présentation des fameux chevaux bretons*, résidents historiques du Haras. Puis entrez dans l’ambiance d’une écurie Nationale pour découvrir les chevaux avant de vous laisser surprendre par l’atmosphère feutrée de la sellerie d’Honneur. La cour de la forge vous attend également pour des animations autour des métiers ancestraux liés aux chevaux. ■■Spectacle « l’autre cheval » 15h30 « Cheval, qui es-tu ? Toi, mon noble compagnon, toi qui m’a emmené en campagne sur ton dos, sur la route découvrir et conquérir le monde. Nous nous sommes apprivoisés depuis la nuit des temps… Mais où es-tu maintenant, dans ma frénésie d’Homme des temps modernes à la conquête d’un Ouest toujours plus lointain, toujours meilleur ? Où es-tu ? Que reste t-il de nous ? Cheval, mon miroir, mon frère… ». Les artistes

de la compagnie « Eclats de Rock » et leurs 6 chevaux interrogent notre relation au cheval dans le monde d’aujourd’hui… Avec le soutien de la Région Bretagne et du Conseil Départemental des Côtes d’Armor Séance spéciale spectacle en soirée vendredi 7 mai 20 h ■■Rendez-vous avec les artistes 16h30 > 17h30 Avec Dominique Beslay, découvrez comment écoute, respect et complicité permettent de mieux communiquer avec le cheval pour tendre vers la beauté de l’expression et du mouvement. Cheval mécanique et jeune cheval en cours de dressage à l’appui, Solenn Heinrich décrit la « machine cheval » et les secrets du dressage : son corps et son psyché, « volcan d’émotions ». Thomas Chaussebourg vous montre comment, avec quelques jeux simples à la portée de tous, on peut se mettre en mouvement, jusqu’à danser avec les chevaux. ■■Tarifs Visite + Spectacle + Rendezvous + Espace ré[création] : 3>6 : 3 € | 7>17 : 7 € | +18 : 12 € Visite guidée + rencontre + espace ré[création] : 7>17 : 4,70 € | +18 : 7,90 € Spectacle en soirée : 3>6 : 2 € | 7>17 : 5 € | +18 : 9 € Billetterie web : frais de gestion en sus.


ILE-DE-FRANCE

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Championnats de France Master Pro CSO

INDOOR HUIS CLOS PRO - LIVERDY EN BRIE (77)

Triste, la rentrée... La tension vive que suscite les difficultés des organisateurs de concours à maintenir ceux-ci dans les conditions dictées par le confinement, excluant les amateurs, concerne l’Île-de-France comme les autres régions. Tous les concours ont été annulés en janvier et février à l’exception du concours de Liverdy en Brie, qui a organisé en deux mois cinq concours de saut d’obstacles. Mais a reçu bien peu de cavaliers... Gambais, Bièvres, Jablines, tous ces concours ont dû être annulés faute de participants. CSO, Hunter, dressage. Le dernier concours de Liverdy avant mise sous presse eut lieu à la mi-février, et reçut 130 couples de pros, pour 27 épreuves ; il faut saluer les organisateurs, la fa-

Ça, c’était avant...

mille Longis, et leurs équipes de n’avoir pas annulé malgré le petit nombre d’engagés... Parmi les cavaliers on retrouvait Timothée Bost, et Stanislas de Zuchowics, qui entraînait Cabri d’Elle, Belle des Claux et Vasco de Riverland, ou Cédric Bellanger venu entraî-

ner ses jeunes chevaux, 6 7 et 8 ans, comme Maelle Martin, Stéphanie Guillon, Edouard Fiocre ou Romain Duguet. Le concours du 5 au 7 février connut à sept couples près la même affluence. Le dernier

week-end de janvier ils furent 89... Camille Condé Ferreira en faisait partie, venue notamment avec Evita GEM, une jument SF de 7 ans, née et appartenant à Genevière Mégret, une fille de Vigo d’Arsouilles et d’une mère par For Pleasure, qui débute doucement son apprentissage. Sophie Michiel montait un autre 7 ans un mâle fils d’Arko par In Chala A, avant que son propriétaire, Philippe Rozier, l’emmène à Valencia, puis Vejer de la Frontera. Le cavalier luxembourgeois Victor Bettendorf, installé depuis peu en Pays d’Auge, monta plusieurs chevaux, et entre autres le gris de 8 ans Dionysos de Talma, (Opium de Talma x Diamant de Semilly), que montait Audrey Teixidor jusqu’en fin de saison 2020. Victor remporta d’ailleurs le GP 1,30m, alors qu’ils n’étaient que 7 au départ, avec une jument belge, Nice Look Van’t Asschaut, une fille de Thunder Van De Zuuthoeve, appartenant à Michel Guiot, nouveau président de la SHF. C. Robert

Grand Parquet : 2e carrière olympique Le Grand Parquet continue d’améliorer de façon significative la qualité de ses sols équestres et son aménagement ; depuis ce 4 janvier 2021la seconde phase des travaux a pu débuter : les travaux consistent à créer une 2e carrière aux normes olympiques en plein coeur du site sur la base de la carrière des Princes. En 2020, l’ensablement du Petit Parquet a permis de répondre au cahier des charges olympiques en créant une carrière de 100m par 80 m. Le système d’arrosage par capillarité garantit une qualité de sol identique du premier au dernier cavalier de la journée lors des compétitions. La qualité de cette première tranche de rénovation a été reconnue, sur la saison 2020, par l’ensemble des utilisateurs et professionnels de la filière équestre, y compris la Fédération Française d’Equitation. Le sol du Spring Garden avait également été refait avec du sable fibré et le chemin piéton qui connecte les écuries au village exposant avait été stabilisé. Depuis le 4 janvier 2021, la seconde phase des travaux a pu débuter. Les travaux consistent à créer une 2e carrière aux normes olympiques en plein coeur du site sur la base de la carrière des Princes. La société Toubin & Clément a pour mission de redimensionner et moderniser cet espace.

Les Championnats de France – Master Pro de CSO se tiendront au Haras de Jardy, du 22 au 25 avril 2021. Rendez-vous incontournable pour les cavaliers professionnels de la discipline. Les meilleurs couples français du moment viendront s’affronter sur la carrière olympique du Haras de Jardy pendant quatre jours afin d’inscrire le titre national à leur palmarès.

Benoît Cernin/Uitlanders, vainqueurs en 2019

Merci Florence Emmanuel Feltesse a tenu le 10 février à remercier tout en faisant son éloge de Florence Ciucci, qui quitte ses fonctions de déléguée générale.

« Ce soir, une page de l’Histoire du CREIF se tourne avec le départ de Florence Ciucci, Déléguée Générale. Pendant près de 25 ans, Florence a mis au service des structures équestres franciliennes ses compétences professionnelles ainsi que ses qualités humaines. A la tête de l’équipe des permanents depuis 2009, elle assurait avec dynamisme et enthousiasme le suivi de chaque projet du CREIF - qu’il s’agisse d’un projet sportif, événementiel, de formation ou d’un dossier administratif ! Florence part aujourd’hui vers de nouvelles aventures. Elle s’apprête en effet à rejoindre la communauté des dirigeants en prenant la direction d’un établissement équestre. Ce soir, Emmanuel Feltesse, les membres du Comité Directeur ainsi que ses collègues remercient à nouveau Florence pour tout le travail accompli. Nous lui souhaitons réussite et bonheur pour la suite de sa carrière. »

Formation professionnelle continue : formez-vous avec le CRE

C’est l’heure de la seconde phase des grands travaux

La surface finale sera, comme pour la carrière du Petit Parquet, de 8 000 m2 et l’arrosage se fera également par capillarité pour une meilleure efficience sur les journées de compétition avec une économie d’eau substantielle. La société SEB-équitation sera en charge des lisses et la société France environnement en charge des espaces verts. L’objectif final de ces travaux vise à équiper le Grand Parquet de 3 pistes de compétition sur

sable et 3 paddocks de détente. La carrière du Puits du Cormier est à cette fin, réaménagée pour permettre la création d’un double paddock. Avec cette réorganisation des carrières de compétition, le village exposant profitera d’un nouvel aménagement. Le site du Grand Parquet sera prêt pour la saison 2021 avec pas moins de 18 événements grand public. (Source : SHF)

Au programme : Voltige, Pack Office, CSO, Préparation mentale, Méthode Alexander, Pédagogie ... Retrouvez le planning annuel sur notre site web : http://www.cheval-iledefrance.com/ formation-continue/ Pour participer : - Être titulaire d’un⁣ diplôme d’état et fournir une copie avec votre bon d’inscription; - Être à jour de sa licence FFE et l’avoir prise dans une structure en

Ile-de-France; - Être en activité dans une structure en Ile-de-France; - Télécharger et remplir le bon d’inscription disponible sur le site.

Le CEI de Fontainebleau dévoile tout

Aux dernières nouvelles le CEI de Fontainebleau des 26/27 mars 2021 aura bien lieu. Les organisateurs sont confiants « Dans l’état actuel de la situation sanitaire, nous nous orientons vers l’organisation d’un concours à huis clos réservé aux cavaliers professionnels, au sens du statut de travail.

On continue d’espérer une amélioration de l’épidémie de Covid pour permettre aux Amateurs d’être également présents. Les épreuves nationales prévues resteront ouvertes aux engagements. Le Comité d’Organisation reste motivé et fait son maximum pour vous accueillir dans les meilleures conditions. »


Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

HAUTS-DE-FRANCE

21 175 € de primes distribuées aux naisseurs Bien que privée des traditionnelles retrouvailles le 3e week-end de janvier de l’Assemblée Générale de partager un repas (qui réunit plus de 200 passionnés) et les remises de récompenses aux naisseurs, propriétaires et cavaliers, l’AECCP a distribué plus de 21 000 € de primes. Après une année sportive écourtée et des subventions en baisse, la répartition des primes s’est s’est reportée de préférence vers les naisseurs. Voici donc, après les challenges Besserat de Bellefon dans notre dernière édition, la suite du bilan 2020 des adhérents AECCP. ■■AG annulée Suite aux restrictions gouvernementales dues à la pandémie l’Assemblée Générale cette année n’a pas pu se tenir. Les élections du comité sont donc reportées en janvier 2022. De ce fait, aucun changement ni du comité ni de président, n’aura lieu cette année.

Griffon d’Or Dream Dei, team New Horses ‘ Dreams, Virginie Lefebvre

6 ans, chevaux et poneys Cycles Classiques et Chevaux Cycles Libres. • Eleveurs adhérents de l’AECCP ayant présenté un Foal au Championnat National de St Lô : Total 800 € Gérard Nicolas reçoit une prime de 200 € pour Kylie Star de Bel Air et Kobako de Bel Air, Henri Carouge une prime de 100 € pour Kartanya d’Henvet, Bertrand Devulder 200 € pour Katmandou et Kinshasa, Jean-Denis Corroenne 100 € pour Kiss Me Lutetia, Georges Dufossez 100 € pour Kosmic d’Elbe et Jean-Sébastien Humetz une prime de 100 € pour Kumpo de la Rose.

• Eleveurs a d h é re n t s de l’AECCP ayant présenté des femelles de 2 et 3 ans à l’Evènement Femelles de Fontainebleau : Total 400 € Gérard Nicolas reçoit une prime de 100 € pour Islabonita de Karat de Montigny (10,5 Points Pace) Bel Air, Valérie Famille Masquelier Hochart 100 € pour Islamabad, Catherine ■■Primes 2020 : quand ? Castelin une prime de 100 € pour Les chèques seront envoyés la Indiana de l’Isle et Virginie Lepremière semaine de mars par febvre une prime de 100 € avec courrier à ceux qui sont à jour de I Love You’s Dream. leurs cotisations 2020 et 2021 à la date buttoir du 28 février. Il n’y • Régional Poulinières et aura pas de dérogation. Excep- Foals à Verquigneul : Total tionnellement, cette année, pour 6 050 € les challenges, ne sont primés Chevaux/Femelles : Kylie que les naisseurs, les 3 premiers de la Hennerie par Darko du Top 100 de la SHF, des 4, 5 et Rose des Vents (+Foal Suprême

Chevaux150€) à Jean-Gabriel Dethoor 250 €; Karess de Bel Air par Clarimo à Fanny Martin et Gérard Nicolas 200 €; Kanopee du Bihamel par Fighter Semilly à Jean Jacques Colin 150 €; Kabriole de Lupe par Qlassic Bois Margot à Céline Van Hyfte 100 €; Kissme des Falaises par Ogrion des Champs à Didier Dupays 100 €; Kim Madorcie par Diosca de Terlong à Aurore Peinte 100 €; Korona de Valsery par Collector Solia à Isabelle Dangelser 100 €, Kiss’me Mazur de Loye par Kannan*GFE à Audrey Marchand 100 €; Ketchup du Paradis par Clarimo à Christophe Decret 100€; Kalisca des Broucks par Darco à Ludovic Lavens 100 €. Une prime de 75 € sera allouée aux éleveurs, de la 11e à la 20e place. Chevaux/Foals Mâles : 1. Kinoa des Falaises par Balou Star à Didier Dupays 250 €; Kalypso de Jaf par Bush VD Heffinck à Jean Fasquel 200 €; Kodex du Bihamel par Andiamo Semilly à Jean Jacques Colin 150 €; Kobako de Bel Air par Bush BD Heffinck à Fanny Martin et Gérard Nicolas 100 €; Kaprice des Tourelles par Utrillo VD Heffinck à Pierre Dorchies 100 €; Kalipso de Weg par Falco de Tatihou à Fabien Masselot 100 €; Kanyon du Dame par Qlassic BoisMargot à Jean Denis Corroenne 100 €; Kaloo des Falaises par Ekano Dks à Didier Dupays 100 €; Kaiser Cece par Clarimo à Christophe Choain 100 €; Kannan de Montigny par Kannan*GFE à Arnaud Masquelier 100 € et du 11e au 14e une prime de 75 €. Chevaux / OC : 1. Kommandeur Cece par Nixon Van’ T Meulenhof à Christophe Choain 100 € et du 2e au 5e adhérent une prime de 75 €. Poneys/Foals Femelles : Kerya de Castel par Very Star Kerveyer à Nathalie Castel 150 €; Kalliopee d’Emery par Dolie’ S Son de Florys à Mélanie Logette 100 €; Kohana de Beuvry par Tinotauros de Florys à Pascal Deroullers 50 €. Poneys / Foals Mâles :

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Embleme du Ham (Marie-Renée et Jean-Jacques Castelain) (© Pony Planet)

Kop’un d’Emery par Un Instant de l’Ourcq à Mélanie Logette150 €; Kader du Ham par Goliath Van de Groenwg à Jean Jacques Castelain 100 €; Kap Win des Cappes par Ulk d’Eté*Pony Planet à Frédéric Roscel 50 €. Poulinières Poneys 3 à 11 Ans : Poulinière Suprême Gwelcomia de Castel 150 €. Gwelcomia de Castel par Welcome Sympatico à Nathalie Castel 100 €; Geisha Suprême par Ulysse Supreme à Nathalie Castel 75 € et du 3e au 7e une prime de 50 €. Poulinières Poneys 12 ans et + : Tite ‘ Maee d’Emery par Mac Geyver à Mélanie Logette 100 €; Grey Rock Tina par New Beginning à Jean-Jacques Castelain 75 €. Les suivants, du 3e au 13e recevront une prime de 50 €. • Primes PACE : Total 3 575 € Jument cheval : 50 € par point PACE à partir du 2e point jusqu’au 4e point, soit 150 € maximum. Jument poney 30 € par point PACE à partir du 2e point jusqu’au 4e point soit 90 € maximum et pour les juments ayant présenté un foal au concours régional de Verquigneul. Juments Chevaux : Napkine (7 Pts PACE) à Christophe Choain 150 €; Nuance des Tourelles (805 Pts PACE) à Pierre Dorchies 150 €; Quina de Loisne (5 Pts PACE) à Monique Lesage 150 €; Karat de Montigny (10,8 Pts PACE) à Arnaud Masquelier 150 €; Helia Z (3 Pts PACE) à Ludovic Lavens 100 €; Double Magic Wonderland (5,5 Pts PACE) à Frédéric Deroi 150 €; Ramille des Falaises (2 Pts PACE) à Didier Dupays 50 €; Valbone DLR (3,5 Pts PACE) à Monique Lesage 125 €; Ultima Loisne (3 Pts PACE) à Monique Lesage 100 €; Sauge Aubertoise (5 Pts PACE) Monique Lesage 150 €; Vanessa de Jaf (3 Pts PACE) Jean Fasquel 100 € TEKILLA (3 Pts PACE) à JeanJacques Colin 50 €; Sasha de Tergane (5 Pts PACE) Fabien Masselot 150 €; Topaze Breviaires (3 Pts PACE) à JeanDenis Corroenne 100 €; Versace de Bel Air (2 Pts PACE) à Nicolas Gérard 50 €; Sophie des Vaux (6,5 Pts PACE) JeanJacques Colin 150 €; Retouche M Céline Van Hifte (2 Pts PACE) 50 €; Galia de Koquine (6,5 Pts PACE) à Aurore Peinte 150 €; Kontessa (3 Pts PACE) à Isabelle Dangelser 100 €; Fancy de Hus (11,5 Pts PACE) à Audrey Marchand 150 €; Astuce du Paradis (7,5 Pts PACE) à Christophe Decret 150 €; Nanou du Paradis (5,5 Pts PACE) à Vanessa Delecluse Raynal 150 €; Rosy Rose des Vents (2 Pts PACE) à Elie Terrier 50 €; Electra Cece (9

Pts PACE) à Christophe Choain 150 € et Vitalia d’Ash (5 Pts PACE) à Audrey Marchand 150 €. Juments Poneys : Konchita Van’t Streyehof (2,5 Pts PACE) à Melanie Logette 45 €; Hevea de Beuvry (2 Pts PACE) à Pascal Deroullers 30 €; Praline de Beuvry (3 Pts PACE) à Pascal Deroullers 60 €; Plume Normande (3 Pts PACE) à Frédérisc Roscel 60 €; Folye’ Douce de Jerina (6 Pts PACE) à Audrey Marchand 90 €; Grey Rock Tina (5 Pts PACE) à Jean-Jacques Castelain 90 €; Rafale du Rampart (2,5 Pts PACE) à Kevin Licciardi 45 €; Tara de Beuvry (6,5 Pts PACE) à Pascal Deroullers 90,€; Lutece du Halage (3 Pts PACE) à Gérard Nicolas 60 €; Upsala d’Igniel (2 Pts PACE) à Françoise Gosselin 30 €. • Régional 2 et 3 Ans à Verquigneul : Total 2 700 € Poneys Mâles de 2 ans : Instant Crush Drapdor par Ken Van Orchid à Melissandre Louf 200 €; Iron Man de Jomat par Aron N à Pierre Favier 100 €, Iron Man du Ham par Dexter Leam Pondi à Jean Jacques Castelain 100 €. Poneys Femelles de 2 ans : Iceland Poppy Darezzo par Machino Carwyn à Céline Beaudu 200 €. Poney Mâles de 3 ans : Haribo de Jaf par Jowourits à Jean Fasquel 200 €. Poneys Femelles de 3 ans : Honey Moon Dobilim par Arlequin de Mormal à Florent Gossart 200 €. Poneys Hongre de 3 ans : Hitalic du Ruisseau par C’est Moi d’Othon à Pierre Favier 200 €. Chevaux Juments de 2 ans : Iska de la Haye par Excalibur dela Tour Vidal à Monique Lesage 200 €, Ia de la Loisne par Nartago à Monique Lesage 100 €. Chevaux Femelles de 3 ans : Houlette de la Haye par Malito de Reve à Monique Lesage 200 € et du 2e au la 5e 100 €. Chevaux Hongres de 3 ans : Hinestimable Madras par Andiamo Semilly à Bruno Lechevalier 200 € et du 2e au 5e 100 €. • Challenges Cycles Classiques Poneys 2020 Top 100 SHF : Total 550 € 4 ans : 1. Griffon d’Or Dream Dei : Champion de France Naisseuse Virginie Lefebvre 100 €; 2. Gepetto d’Ete Naisseurs Laurence et Vincent Roger 75 €; 3. Gauloise de Beuvry Naisseur Pascal Deroullers 50 €. 5 ans : 1. First Kiss’s Dream Naisseuse Virginie Lefebvre 100 €. 6 ans : 1. Embleme du Ham Naisseurs Marie Renée et Jean Jacques Castelain 100 €; 2. Easy Girl’ s Dream Naisseuse Virgi-

nie Lefebvre 75€; 3. Excentrike d’Emery Naisseuse Mélanie Logette 50 €. • Challenges Cycles Libres 2020 Top 100 SHF : Total 1 450 € 4 ans : 1. Galia du Boilary par Quantum Naisseur Bernard Broutin 150 €; 2.Grace de Boilary par Kannan*GFE Naisseur Bernard Broutin 100 €; 3. Gavotte des Bruyeres par Nervoso Naisseur Benoit Houze 75 €. 5 ans 1re année : 1. Fee d’Elbe par Numéro Uno Naisseur Georges Dufossez 150 €; 2. Falbala de Terlong par Vagabond de la Pomme Naisseuse Edith Manten 100 €; 3. Fou d’Eden Villers par Guarana Champeix Naisseur Haras de Villers 75 €. 5 ans 2e année : 1. Futez du Thilien par Prodige des Etisses Naisseur Thibaut Moulin 150 €; 2. Frimousse du Bai par Kannan*GFE Naisseuse Aude Brulin 100 €; 3. Fantaisie de Wargnies par Utrillo Van de Heffinck Naisseuse Clémence Caffenne Decret 75 €. 6 ans 2e année : 1. Extreme de Tarsy par Con Air Naisseur Ecurie St Waast 150 €. 6 ans 3e année : 1. Ego de Fervac par Kannan*GFE Naisseur Philippe Latarget 150 €; 2. Etisse de Meroise par Cap de B’Neville Naisseur Julien Roussel 100 €; 3. Elium de la Stere par L’Arc de Triomphe*Bois Margot Naisseur Julien Duhamel 75 €. • Challenges Cycles Classiques Chevaux 2020 Top 100 SHF : Total 1 350 € 4 ans : 1. Gerfaut du Mandois par Volney du Boisdeville Naisseur Thierry Tannieres 200 €; 2. Good Love Bruyeres par Nervoso Naisseur Benoit Houze150 €; 3. Guja Ste Hermelle par Vigo d’Arsouilles Naisseur Elevage Sainte Hermelle 100 €. 5 ans : 1. Falko Ste Hermelle par Vigo d’Arsouilles Naisseur Elevage Sainte Hermelle 200 €; 2. French Touch’ s Dream par For Pleasure Naisseuse Virginie Lefebvre 150 €; 3. Firman Villers par Norman Pré Noir Naisseur Olivier Jouanneteau 100 €. 6 ans : 1. Extase Ste Hermelle par Uto Kervec Naisseur Elevage Sainte Hermelle 200 €; 2. Egerie de Bloye par Quality Touch Naisseurs Elisabeth et Jean Noêl Poitau 150 €; 3.Etoile de Violaine par C Indoctro Naisseur Daniel Singer 100 €. • Organisation d’épreuves CSO de 7 ans : Total 3 000 € 1 000 € Association des Amis du Cheval de Genech, 2 000 € SCEA Ecurie de la Loisne et 1 000 € Association Haras de l’Ermitage Véro Lecocq


GRAND EST

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Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

CSO HCP - REIMS (51) - 22-24 JANVIER

Louis Bernast : attention, pépites ! Ils étaient 373 engagés au sein des Ecuries de la Malle à SaintBrice Courcelles, pour leur premier concours de saut d’obstacles de la saison, une belle réussite quand d’autres organisateurs annulent leurs concours faute d’engagés. C’est vrai que Reims se situant entre le Grand Est et les Hauts de France ce sont des cavaliers des deux grandes régions qui s’y sont affrontés. L’organisation de ce premier concours fut parfaitement maîtrisé par l’équipe organisatrice de la Malle Jump : la neige étant annoncée dès le samedi les épreuves ont été avancées d’une heure trente. Associé au gris Beluga St Hermelle, Anthony Delage fut le meilleur, samedi 23 janvier, dans le Grand Prix Pro 2 à 1,30 m, alors qu’il finissait déjà deuxième la veille, derrière Clémentine Arbon/French Kiss (Cardento), son étalon sBs de 10 ans qui entame là une belle saison. Troisième de cette épreuve 1,30 m (Ep. Bar. A Temps Différé), Lou Pelamatti qui montait Bazooka Semilly (Diamant de Semilly x Landanum, ps), hongre SF noir pangaré, appartenant aux Écuries Pelam et qu’elle monte depuis 2017. Samedi, c’est Baptiste Rodriguez qui prend la deuxième place avec Carlota de l’Ocean pour ce premier concours de la saison : excellent début pour cette fille de Conrad que Baptiste ne monte que depuis septembre 2020. Clement Bohren est le troisième sans-faute de l’épreuve avec le SF Vazy des Flayelles (Lucciano x For Ever IV). Elyse Lesage, venue de Verquigneul (62) avec une jument oldenbourg de 8 ans, Daenerys (Diarado’s Boy), appartenant à Jérôme Schillewaert,

rate la troisième place de 7 centièmes de seconde ! La jeune femme monte Daenerys depuis la saison dernière. Le couple finit 7e double sans-faute du Grand Prix dominical. Quant à Theo Lemarre, il est le 5e sans-faute avec Earl Grey St Georges, une jument SF au nom so british de 7 ans, une fille de Top Gun Semilly par Bibrahim du Moulin, appartenant à Hélène Brown. À en juger par le palmarès de cette jeune demoiselle en 2020, elle ne manque ni de coffre ni de rapidité.

Les écuries de la Malle, c’est qui ? Une écurie de propriétaires et poney-club. Christian et Fanny Ragot sont entourés de Claire Vasseur (cavalière-soigneuse), Andréa Juniet, (Monitrice poney) Marie Houdinet (cavalière-soigneuse) et Anne-Sophie Devillers (soigneuse). Leur histoire ? Appartenant d’abord à la grande distribution avec le Groupement des Mousquetaires, Fanny et Christian RAGOT ont fait la connaissance de l’équitation en 1989 à Mourmelon au Centre Equestre militaire. Partenaires des concours équestres, ils sont devenus, à leur tour, rapidement propriétaires d’un poney, puis de chevaux. Leurs fils Paul, Champion de France en Dressage en 2008 puis Jean, actuellement en CSO, font que la passion grandit et avec elle l’envie de créer un endroit pour pratiquer l’équitation et ainsi générer une émulation autour du cheval et du poney. C’est ainsi que les Ecuries de la Malle voient le jour en octobre 2017 en banlieue rémoise avec la construction de premiers bâtiments tels qu’un barn, manèges et carrières.

Cédric Colson avait concocté un parcours à la hauteur d’un grand prix de reprise pour le GP 1,35 m, et ce seront dix couples sur trente-trois qui s’offriront un second parcours. Louis Bernast est grand gagnant, et deux fois plutôt qu’une, puisqu’il s’offre les 1er et 3e places. Si c’est un cheval confirmé (mais qu’il ne monte que depuis un an) qui lui donne la victoire,Velvet Sunheup (Kannan x Galoubet A), déjà 4e vendredi, c’est avec une gamine qu’il prend la troisième place. Edonna d’Udine, 7 ans, n’eut sur ce barrage rien à envier aux « grandes ». Fille de Vigo Cécé par le Bwp Sire Major de la Cour, elle est née et appartient à Gautier Houze. C’est Jean-Charles Bernast qui l’a débutée tranquillement à quatre ans. Double sans-faute du CIR de Pompadour à 5 ans, elle termine 21e du CIR de Compiègne à 6 ans, sur 59 partants. Louis Bernast (archive LC)

C. Robert

Les classements GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Nathan Di Palma/Unieme de Blondel; 2. Louis Bernast/Milka du Lys; 3. Dylan Ringot/Cassiopee du Menec; 4. Clementine Arbon/Iris du Stremberg Z; 5. Nathan Di Palma/Blak Jack Lerchenberg. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Anthony Delage/Beluga Ste Hermelle; 2. Baptiste Rodriguez/Carlota de l’Ocean; 3. Clement Bohren/Vazy des Flayelles; 4. Elyse Lesage/Daenerys; 5. Theo Lemarre/Earl Grey St Georges. GP Pro 3 (1,25 m) : 1.Theo Lemarre/Earl Grey St Georges;

2. Louis Bernast/Milka du Lys; 3. Dylan Ringot/Cassiopee du Menec; 4. Clementine Arbon/Iris du Stremberg Z; 5. Nathan Di Palma/Blak Jack Lerchenberg. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Louis Bernast/Velvet Sunheup (0+0 et 33’’21); 2. Clement Bohren/Vazy des Flayelles (0+0 et 33’’47); 3. Louis Bernast/Edonna d’Udine (0+0 et 34’’08); 4. Alexandra Francart/Accroche Toi (0+0 et 34’’18); 5. Dylan Ringot/Best Of Helio (0+0 et 34’’24).

PHL : la Région donne le feu vert Le 4 février, le Président de la Région Grand Est Jean Rottner, a effectué une première visite « officielle » du site du Haras de Rosières-aux-Salines. Propriétaire depuis le 1er janvier 2020, la Région Grand Est souhaite désormais valoriser au mieux les atouts du site. Enfin une bonne nouvelle… Le Président était accompagné dans son déplacement par Valérie Debord et Philippe Mangin tous deux vice-présidents de la Région Grand Est, rejoints par Thibault Bazin, député LR de la circonscription et par Philippe Jonquet, maire de Rosières-aux-Salines ainsi que deux de ses adjoints. Jean Rottner au PHL

L’Institut français du cheval et de l’équi-

tation, Cheval Grand Est, le Pôle Hippique de Lorraine, la SCIC « Haras de Rosières », le Conseil des Chevaux du Grand Est et l’association Ros’hier ont œuvré ensemble afin de présenter aux visiteurs toutes les potentialités du site, à travers les activités multidisciplinaires qui s’y déroulent quotidiennement. C’est sur un attelage mené par Diane Delmas, formatrice à l’Ifce, que le Président a pu rejoindre le reste du groupe qui l’attendait dans la sellerie d’honneur pour poursuivre la visite avec notamment des exposés de Jean-Claude Meng sur l’intérêt des structures sportives, leur utilisation, les besoins en investissements en vue de son futur développement et de Pierre Fontaine sur le thème de l’objectivation de l’impact de la socialisation sur la qualité des apprentissages du cheval. C’est une DSP (Délégation de service publique) qui a été choisie pour la gouvernance du site.

Aide à l’investissement de la filière équine Par ce dispositif, disponible dès le 1er février, la Région Grand Est souhaite soutenir les projets qui permettront de consolider et renforcer la compétitivité des entreprises équines et de les aider à gagner en résilience. Il s’agit notamment de soutenir les investissements d’adaptation des exploitations équines, en cohérence avec les besoins du territoire ; la prise en compte du bien-être animal et l’amélioration des performances environnementales des entreprises.

■■Bénéficiaires Sont éligibles à un soutien du présent appel à projets, les bénéficiaires suivants : • les exploitants agricoles à titre principal ou secondaire personnes physiques ; • les agriculteurs personnes morales, quel que soit leur statut, dont l’objet est agricole ; si plus de 50 % du capital social est détenu par des associés exploitants à titre principal ou secondaire ; • les établissements de développement agricole, d’enseignement agricole et de recherche qui détiennent une exploitation agricole. ■■Nature des projets Le projet devra être relatif à la création ou au développement des activités suivantes : • Activité d’élevage : élevage avec sol • Activité de dressage, entrainement en vue de l’exploitation d’équidés : dressage et

débourrage de chevaux appartenant à des tiers, entrainement à titre indépendant de chevaux appartenant à des tiers, exploitation en course • Prise en pension d’équidés élevés, dressés ou entrainés • Activité de tourisme équestre • Activité de centre équestre et de poney club : enseignement de l’équitation avec fourniture de cavalerie, organisation de concours ayant le support du centre, dressage entrainement maintien en condition du cheval en vue de compétition, de loisirs, de promenade, de randonnées, d’utilisation d’équidés par un public de personnes en difficulté • Activité de travail agricole et forestier : réalisés avec des chevaux élevés, dressés ou entrainés par l’exploitation agricole Les documents nécessaires du dossier à compléter sont à télécharger sur le site : https://www.grandest.fr


Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

AUVERGNE-RHONE-ALPES

Action Cheval Formation: se former au monitorat le CQP ASA ou encore le DEJEPS Cso. En partenariat avec les centres équestre du Troubadour (La Buisse, 38500) et du Centre Hippique des Alpes (Saint-Ismier 38330), les élèves évoluent dans ces structures, et y suivent des cours à la fois théoriques et pratiques.

Alain et Hugo

A Grenoble, le centre de formation ACF (Action Cheval Formation) est implanté depuis 2008, et forme de nombreux jeunes passionnés à l’enseignement équestre. Dirigé par Alain Charanton et son fils Hugo, le centre

propose différents diplômes, dans un cadre très familial, avec une équipe pédagogique hautement qualifiée. Habilité par la FFE, le Ministère des Sports, et la CPNE, l’organisme est spécialisé dans les métiers de l’enseignement, et propose différentes formations qui mènent au monitorat, tel que le BPJEPS, le CQP EAE,

■■« L’envie de partager et de répondre à un besoin » Au terme d’une longue carrière équestre, Alain Charanton, fondateur d’ACF, et instructeur depuis plus de 30 ans, a mené à bien son projet pédagogique auquel il se dédie et pour lequel il se passionne : « Enseigner est l’une des facettes de mon métier qui m’a toujours beaucoup plu. Pouvoir partager et transmettre son expérience en formant les professionnels de demain est une joie au quotidien. D’autant plus depuis que mon fils Hugo m’a rejoint dans l’aventure en s’occupant du DEJEPS. Avec la création d’ACF, nous avons répondu à un besoin, et nous préparons les jeunes à la réussite de leur diplôme, mais également à exercer au mieux leur futur métier », confie Alain.

des domaines très variés, afin de développer chez nos jeunes la curiosité, l’ouverture d’esprit, et l’envie de toujours rechercher de nouvelles techniques. Equitation à l’aveugle, dentiste, ostéopathe, sellier, expert en éthologie ou coaching mental, sont des panels de compétences que nous ajoutons à la formation » explique Alain avec entrain. Qui sont-ils ? Mark Dupanloup, juge et responsable national de concours complet; Stéphane Lupieri, juge de dressage et vice-président du CDE Isère; Jean-Louis Saunier, directeur du centre équestre de la Jumenterie, et bien d’autres grands person-

Chaque année, environ 50 élèves intègrent l’école, et bénéficient de l’expertise de nombreux intervenants, primordial pour enrichir et diversifier leurs compétences : « Nous faisons appel à des professionnels qui sont experts dans

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nages, assurent conjointement les compétences techniques fondamentales, pour le plus grand bonheur des étudiants.

pagnent durant la formation, puis tout au long de notre carrière », témoigne Guillaume, 22 ans, diplômé du BPJEPS.

■■La parole aux anciens élèves « Durant ma formation, j’ai beaucoup apprécié de pouvoir mettre en pratique les savoirs transmis par nos enseignants, de façon quasiinstantanée, grâce aux nombreux chevaux d’école à notre disposition. Etudier avec ACF permet d’obtenir un large socle de connaissances, mais permet également de se constituer un réseau de professionnels humains, qui nous accom-

« Les cours sont variés et très enrichissants, grâce aux nombreux formateurs qui nous transmettent leurs expériences et leurs savoirs. Cette année fut pour moi une réussite, avec en prime, la chance d’avoir fait parti d’un groupe rempli de cohésion à travers lequel nous avons eu beaucoup de plaisir à partager notre passion » conclut Marine, 21 ans, diplômée du CQP EAE. Victoire Beauverd

Les élèves au manège

Reprise en petit comité En région Auvergne-Rhône-Alpes, même rentrée sportive que partout ailleurs en l’absence des amateurs, toujours interdits de concours, les organisateurs sont contraints d’annuler les concours prévus. Si l’on oublie le Sermet Quarter Horses, qui organisa un concours Western, seul le concours de Sciez sur Leman (CSO Professionnel Huis Clos) a pu se tenir du 23 au 24 janvier, mais avec... 65 participants. Le 21 février ils seront 110. Reprise en douceur. Le Grand Prix 1,20 m n’a reçu que 9 partants. Qu’importe ! Le goût de la reprise avait le même parfum pour ces couples. Marc Maury en maître des lieux a raflé la mise avec la jument de 9 ans C’Obetty du Domaine, une fille du Bwp Ensor Van De Heffinck par Diams du Grasset. Mathieu Saison rafle les deux autres marches du podium : 2e avec la vénérable Sultane de St Georges, qu’on ne présente plus, il prend la 3e place avec un gamin de 6 ans, le mâle Quaker Brimbelles Z, un fils de Quicksilver St Simeon par Hickstead, débuté par Chloé Defives, et que Mathieu monte depuis le mois d’août 2020. Il s’agissait ici du premier Grand Prix du couple. Des 7 partants du GP 1,30 m c’est Gaëtan Griffond qui s’impose avec Geronimo, Bwp de 15 ans (Warkant Van’t Gestelhof), suivi de Lallie Rinaldi, cavalière du Leman, avec sa jument Kwpn Dreamer, fille de Numero Uno. L’Écurie Saint Amour rafle les trois places suivantes :

Yannick Naud/Denant-VDL

N’oubliez pas ! Le concours international qui se tiendra du 5 au 8 août 2021

Zakaria Hamici est 3e avec l’étalon Aachen du Rouet (Untouchable M), Jean-Luc Mourier se réservant le jeune étalon Dax Lulu d’Aubigny, fils de Kannan par Quidam de Revel. Situées au coeur du Chablais, à deux pas du Lac Léman, à 10 minutes de Genève, les Ecuries du Léman organisent de nombreux Concours Hippiques en Saut d’obstacles, Hunter et Dressage. Les Ecuries du Léman c’est aussi une activité de pensions pour chevaux de propriétaires, avec des installations de première qualité. Marc et Alain

Maury ont également créé en leur sein une école de compétition CSO et Hunter. Elles ont également élargi leurs propositions de services en accueillant des chevaux en transit lors de déplacements en Europe, une trentaine de boxes démontables étant disponibles à cet effet en semaine.

Le staff fédéral à Chazey Les 20 et 21 janvier, Sophie Dubourg, directrice technique nationale, Edouard Coupérie, sélectionneur national adjoint, Henk Nooren et Barnabas Mandi entraîneurs nationaux, étaient de passage dans la région pour deux journées de stage auprès de cavaliers du Groupe 2 fédéral et les jeunes cavaliers prometteurs. L’occasion pour les cavaliers d’approfondir les fondamentaux et

de faire le point sur l’avancée de leur travail. « Nous essayons de profiter de cette période sans compétition pour accompagner les cavaliers plus régulièrement grâce à ce type de stage. Les cavaliers réunis à Chazey-sur-Ain cette semaine font, pour la plupart, partie du Groupe 2 fédéral. Nous limitons le nombre de couples présents pour pouvoir prendre le temps de travailler le dressage et le saut d’obstacles et d’échanger beaucoup. Nous laissons également toujours une place aux jeunes, c’est pourquoi Antoine Ermann, Paul Delforge et Mégane Moissonnier ont également été conviés. Ces stages sont l’occasion d’échanger avec les cavaliers et avec leurs

coachs quand ils sont présents. Nous alternerons ensuite entre les stages comme celuici et des stages dans un format plus proche de celui de la compétition à l’approche de la reprise des concours. », affirmait Sophie Dubourg, Directrice Technique Nationale. ■■Mégane Moissonnier n petit comité, les cavaliers ont donc pu répéter tranquillement leurs gammes sous l’oeil expert des entraîneurs nationaux, comme l’explique Mégane Moissonnier : « Hier nous avons travaillé sur le plat avec Barnabas et nous avons enchaîné sur une séance de cavaletti. Cette formule permet de bien décontracter les chevaux

pour qu’ils soient vraiment disponibles et calmes lors de la séance de cavaletti. Aujourd’hui nous avons repris le travail sur le plat puis terminé par un petit parcours avec Henk Nooren et Edouard Coupérie. À chaque stage fédéral nous retrouvons Barnabas avec qui nous travaillons beaucoup le relâchement des chevaux. Grâce à lui nous arrivons à les avoir très relâchés en peu de temps. ». ■■Cyril Bouvard... Aux côtés de la jeune cavalière, des pilotes régionaux plus expérimentés comme Marie Pellegrin, Julien Gonin ou encore Cyril Bouvard avaient fait le déplacement. « Je suis venu cette semaine

avec mes deux chevaux de tête, Brocéliande du Lac et Brisbane des Salines. Ils ont tous les deux 10 ans et cette année leur objectif sera d’évoluer sur les CSI3*, le circuit Grand National et également de courir les championnats de France Pro Elite. J’apprécie ce type de stage car il nous permet de travailler sur le plat avec plus de précision, grâce à Branabas Mandi. Il nous mène vers toujours plus de détails pour progresser en finesse et cela fait beaucoup de bien. Ensuite nous pouvons vérifier la justesse de notre travail sur les petits parcours de gymnastique et c’est très intéressant. » confiait Cyril Bouvard. Le staff fédéral poursuit ces déplacements en région.


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OCCITANIE

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Gauthier Lenoir, jeune cavalier qui rêve d’espace

La FFE, après avoir organisé un stage au Mans mi-janvier à destination des jeunes de l’équipe de France de CSO, récidivait à Toulouse début février. L’occasion de partir à la rencontre de la relève tricolore et plus particulièrement de Gautier Lenoir, cavalier Junior 2e année de la région Occitanie. Du haut de ses 17 ans, Gautier Lenoir rêve de Jeux olympiques mais aussi de travailler dans l’aérospatiale. Deux passions incompatibles ? Pas forcément pour ce jeune homme qui a la tête sur les épaules. Son baccalauréat en poche, Gautier a choisi de se consacrer aux chevaux. Pour le moment…

■■Double nationalité, double passion « J’ai toujours eu deux rêves : monter à cheval ou évoluer dans le spatial. Même si c’est assez clair que je veux être cavalier, tout ce qui touche à l’espace reste une passion pour moi. J’adore apprendre, ça m’apporte un plus en dehors de l’équitation. Je prends le temps d’étudier le soir ou le matin avant d’aller monter. » Au programme : physique, chimie, biologie, mathématiques et …

russe : « C’est une langue utile dans le milieu de l’espace. Si je change d’avis et je ne veux plus faire de l’équitation mon métier, comme je suis Américain, j’essaierai d’aller dans l’Air Force rejoindre l’aérospatiale », argumente le jeune homme qui a la double nationalité franco-américaine. Né aux Etats-Unis, il y passe les sept premières années de sa vie. « Je me sens Français, mes parents le sont tous les deux mais je reste attaché aux USA. J’ai beaucoup de souvenirs de San Francisco où je suis né et de Denver dans la Colorado », s’attendrit le trilingue après quelques mois passés à Madrid. Il revient ensuite en France avec ses parents et c’est par hasard qu’il découvre l’équitation. ■■Faire des choix « J’ai découvert le poney à dix ans puis je suis passé rapidement à cheval et j’ai commencé la compétition », raconte celui qui a débuté à Castelnaudary (11) chez un certain Denis Polge, son coach actuel. « Denis a ensuite déménagé à Fanjeaux, à 1 km de chez moi, ce qui m’a permis de monter davantage », se souvient Gautier. Habitué aux cours par correspondance aux EtatsUnis, il les poursuit en France, se dégageant ainsi plus de temps pour les chevaux. Si le côté social de la scolarisation lui manque parfois, le jeune diplômé sait où il va : « Il faut savoir faire des choix et des sacrifices pour réussir », affirme-t-il. ■■Un système bien rôdé Après trois saisons en Amateurs notamment avec Tamise du Rampan, Gautier Lenoir poursuit son apprentissage en cycles classiques avec de jeunes mon-

Gautier Lenoir et Casalor, sa jument de tête (© FFE/DR)

tures : « Pour Denis, il n’y a rien de mieux pour se former que les jeunes chevaux. On achète peu de chevaux ayant beaucoup d’expérience et comme mon coach a « l’œil », j’ai de la chance », exposet-il. Gautier remporte en 2017 la finale des Cycles Libres 1re année 5 ans avec Coup de Cœur d’Ick. Il s’aguerrit ensuite sur les

épreuves Pro notamment avec Othello des Aubiers et Bella Donna du Clos. Petit à petit Gautier se forge un piquet de chevaux, quatorze au total. Denis Polge se projette déjà avec le jeune Franco-Américain : « Gautier a toujours été doué. Il a une aptitude naturelle pour le sport en général. C’est un garçon studieux

qui comprend vite les choses. Nous essayons de mettre en place un système économiquement viable mélangeant sport de haut niveau et commerce. Malgré son jeune âge, il est très mature par rapport à tout ça. On voit à moyen terme sans vouloir aller trop vite ». ■■Premiers pas en équipe de France En 2018, Gautier termine 5e du Championnat de France As Cadets avec Up Arc de Saint Fray. Il participe en 2019 à son premier CSIO à Fontainebleau. Il enchaîne classements et victoires en Pro 2 et Pro 1, entre autres avec Valkera d’Anto et Belladone du Batut. A la même période, il effectue ses premiers stages en équipe de France. Olivier Bost, sélectionneur national jeunes, dit de lui que : « Gautier a un très bon sentiment à cheval. Il est très travailleur et écoute bien toutes les consignes. C’est un garçon très ouvert sur l’extérieur. Aujourd’hui il a un très bon piquet de chevaux. Le travail effectué avec son coach se fait dans la continuité, on sent qu’il y a une bonne osmose ». Début 2020, le Chaurien prend part à son premier CSI 3* et fait l’acquisition d’une nouvelle recrue : Casalor. « Je pense qu’à l’heure actuelle, c’est ma meilleure jument. Elle a tout ce que j’aime : respect et bonne tête. » ■■Un adepte du yoga Celui qui adore travailler ses chevaux sur le plat accorde également une place importante à la préparation physique. « Je fais beaucoup de yoga, sport qui apporte souplesse et tonicité. Le

travail autour de la respiration permet d’être plus relâché à cheval. Lors des regroupements en équipe de France, j’apprécie les séances de posturologie avec Véronique Bartin », confie Gautier. Ce qui explique en partie son admiration pour le cavalier américain Kent Farrington pour ses talents de sportif en dehors de l’équitation. Quant à son approche équestre : « J’aime privilégier le relâchement et la précision d’un travail très simple : galop à faux, déplacements latéraux etc. Mais également barres au sol au trot et cavalettis. » Garder le moral de ses compagnons compte pour lui : « Le respect des chevaux est primordial. Je recherche leur complicité. » ■■Et maintenant ? Le jeune cavalier vise le Championnat d’Europe Juniors cet été. « J’ai hâte de participer à une Coupe des nations, l’esprit d’équipe, c’est chouette ! Représenter les couleurs de mon pays c’est un honneur ! », estime-t-il. Et pour plus tard ? « J’aimerais poursuivre le système mis en place avec Denis. C’est une aventure précieuse. Après, j’aimerais accéder au plus haut niveau et pourquoi pas faire les Jeux olympiques un jour mais la route est longue et il y a tellement d’aléas », concède-t-il. D’ici là, Gautier Lenoir pourra compter sur de jeunes montures : Falling In Love DK, une fille de Vendome d’Ick, bonne gagnante avec Aurélien Leroy, Bollam de Noards, son frère utérin, Enarque du Vimage ou encore Milton S. La NASA attendra encore… (Avec FFE)

PACA

Le Dress Tour : dates prévisionnelles • 28 et 29 février - Écuries des Dalennes St Remy de Provence (13) • 26 au 28 Mars - MDME - Vidauban (83) • 24 et 25 avril - Écuries Guillaume Gombert - Cuers (83) • 7 au 9 mai - Club Hippique Aix Marseille (13) • 22 au 24 mai - Ecurie des Cèdres - Aubagne (13) • 19 et 20 juin - Domaine Equestre du Poët (05) • 6 au 8 août - Club Hippique de Nice (06) • 17 au 19 septembre - Marseille Pastré (13) • 2 au 3 octobre - Etape finale - Ecurie IRSEA - Apt (84)

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PACA

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Chic de B’Neville en route vers le haut niveau

25 CSO HCP - AIX-MEYREUIL (13)

Trois concours à la Buissonne Le haras de la Buissonne a reçu sur trois weekend les cavaliers pros autour de parcours de SO. Deux d’entre eux ont rencontré un beau succès de fréquentation. Si le Grand Prix de fin janvier revient à Vanessa Norblin et son vieux complice SF Tender Bride (Quaprice Boimargot Quincy), ce sont deux couples féminins qui emportent le GP 1,40 m à la mifévrier : Marion Trosset et Karanta l’emportent devant Karenn

Verdez et Anakena Landifer, deux seules doubles sans-faute de l’épreuve. Vanessa Norblin a donc débuté sa saison 2021 comme elle avait clos sa saison 2020 en décembre, de la même façon et au même endroit, avec l’étalon SF Tender Bride, qu’elle a débuté. Dans la vitessse 1,30 m, c’est Wilfrid Pierrot qui s’impose avec une nouvelle venue, la jeune jument oldenbourg de 8 ans, Darinta (Caspar, Holst x Chacco Blue), qu’il a prise en main à l’été 2020. Jument que monte Maxime quinze jours plus tard sur la Pro 3, et où il prend la 3e place. En effet, lors du concours de mi-

Wilfrid Pierrot/Chic de B’Neville

C’est le 12 décembre à Aix Meyreuil que Chic de B’Neville s’offre un dernier podium avec son cavalier Wilfrid Pierrot, avant une victoire le lendemain. Dès le mois de janvier en effet c’est sous la selle de Julien Epaillard qu’il concourt à Oliva, en Espagne. La jument avait été confiée en valorisation-vente par la famille Benatar en début

de saison 2019. Wilfrid Pierrot se réjouit du futur de sa protégée : « Chic n’a cessé de progresser jusqu’en GP 140, c’est dorénavant sous la selle du Numéro 1 Français Julien Epaillard que Chic poursuivra sa carrière. Nous sommes heureux de sa commercialisation dans une telle écurie, nouveau couple à suivre en route vers le haut niveau. »

février, c’est Vanessa Norblin qui s’empare de deux GP Pro 3, l’un avec la jeune jument de 8 ans, Donna Carla des Fegie, une fille du Kwpn Zucarlos qu’elle monte depuis l’été dernier, et le deuxième avec Vince d’Aragon, le fils d’Apache d’Adriers que montait Mathilde Margaillan en 2019 et 2020. Marion Trosset, elle s’impose de manière éclatante dans les deux épreuves Pro 2 du dimanche, la première, qui comptait 41 partants avec la grise Carlina de Coquerie, la fille de Président, qui appartient toujours à Raphaël Dulin, et qui renoue là avec les nombreux trophées acquis en 2020, que ce soient victoires ou podiums. Rappelons que la belle avait terminé cinquième du CSI2* de Barce-

lone (Esp) le 29 novembre 2020. Karenn Verdez est deuxième avec Vodka du Milon, un fils de Lucciano, devant Wilfrid Pierrot et le jeune étalon Disco Vallieres (Gunter d’l’Herbage x Drop des Varennes), qu’il monte depuis l’été 2019. Quant au Grand Prix Pro 1, Marion Trosset l’empoche également, cette fois avec Karanta (Boris V’t Kluizebos), la jument belge de 11 ans qu’elle connaît bien pour la monter depuis 4 ans. Elles battent Karenn Verdez et Anakena Landifer, sa fille SF de Quite Easy qu’elle a achetée en 2015. Ce seront les deux seules doubles sans-faute de l’épreuve, à l’issue d’un barrage à cinq. C. Robert

Les classements

29-31 janvier : 374 engagés

GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Eve Segear/Berny de la Colline; 2. Charlotte Pietri/Absinthe; 3. Mandy Mendes Costa/El Tintoreta T; 4. Yann Boncompagni/Darwin du Tillet; 5. Wilfrid Pierrot/Darinta. GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Wilfrid Pierrot/ Cameo Maoucha; 2. Candice Dejoie/Belle de Jour Velvet; 3. Wilfrid Pierrot/Celouvo; 4. Stephane Spriet/Deesse du Hameau; 5. Lison

Daissemin/Artur des Islots. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Vanessa Norblin/ Tender Bride (0+0 et 43’’37); 2. Jimmy Jean/ Aramis d’Avril (0+0 et 43’’81); 3. Laurent Calcus/Beleen Dream (0+4 et 49’’29); 4. Pierrick Goudelouff/Confidence Kalone (0+8 et 46’’03); 5. Maxime Pierrot/Dukas (0+8 et 48’’13).

11-14 février : 600 engagés

GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Vanessa Norblin/

Donna Carla des Fegie; 2. Geoffroy Martinez/ Fay; 3. Maxime Pierrot/Darinta; 4. Vanessa Norblin/Eclipse de Vesquerie; 5. Wilfrid Pierrot/Dynamic d’Allaire. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Marion Trosset/ Carlina de Coquerie; 2. Karenn Verdez/Vodka du Milon; 3. Wilfrid Pierrot/Disco Vallieres; 4. Gerard Ferrer/Video de Blactot; 5. Camille Causse/Bayard la Goutelle. GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Vanessa Norblin/

Vince d’Aragon; 2. Jimmy Jean/Electron Libre V V; 3. Cedric Petit/Best Of Belgium 111; 4. Camille Causse/Flash de Talma; 5. Caroline Calcus/Uno Boy de la Bride. GP Pro 1 (1,40 m) : 1. Marion Trosset/Karanta (0+0 et 36’’42); 2. Karenn Verdez/Anakena Landifer (0+0 et 36’’8); 3. Wilfrid Prud Homme/Une Sauterelle (0+4 et 34’’32); 4. Wilfrid Pierrot/Virgule Dh Z (0+4 et 34’’91); 5. Wilfrid Pierrot/Celouvo (0+18 et 50’’71).

NOUVELLE-AQUITAINE CSI 2* - ROYAN (17) - 16-21 FÉVRIER

CSO HCP - BARBASTE (47) - 12-14 FÉVRIER

Belles confrontations !

Premiers parcours à Barbaste

52 au départ, 22 au barrage, le Grand Prix 1,45 m de Cso 2* de Royan ce dimanche 21 février, premier week-end des trois semaines de CSI printaniers, fut une belle confrontation et un grand moment pour ces couples venus de France entière. 373 engagés se sont partagé ces six jours de concours, et, gros plus après dix jours de froid glacial et de neige sur une bonne partie de la France, sous le soleil. Tous les cracks français étaient là : Kitona de Muze pour Alexis Deroubaix, Best of Iscla pour Margaux Rocuet, Cliffton Belesbat pour Marc Dilasser, Uitlanders du Ter pour Benoît Cernin, Utopie Villelongue pour Max Thirouin, etc. Ils ne pourront pas tous réitérer le sansfaute lors de ce barrage à rallonge. Olivier Guillon par exemple, en selle sur Vitot du Château, sera le plus rapide, comme il le fut lors du barrage de la Qualif’ de jeudi, mais cette fois ce sera la faute au bout... il finit 11e. Le couple malgré tout fait montre d’une forme éclatante. Dix couples montrent leur forme olympique : le Normand Charles-Henri Ferme et le Bwp Jaqui (Ogano Sitte) déjà 5e de la 1re Qualif’ mercredi, et qui finissaient 2e du Grand Prix 2* ici même en octobre 2020, sont les meilleurs. Ils battent d’un dixième Aymeric de Ponnat et Elize, au coude à coude avec Marc Dilasser et Arioto du Gevres, qui bat Alexis Deroubaix/Kitona de Muze de six centièmes de seconde : ces quatre couples « de premier plan » se côtoient dans la même seconde ! Une seule seconde également pour les trois suivants : Max Thiroin et Utopie Villelongue, 5e devant Aymeric de Ponnat/Hoover, et Romain Bourdoncle/Vaillant de Tivoli. Trois autres couples, un peu moins rapides, ferment la série des doubles sansfaute : Raphaël Goehrs est 8e avec Chicago du Ru, nouveau venu de 9 ans, fils de Tinka’s Boy, monté par Emeric Georges jusqu’en 2020, Maxime Rius 9e avec sa jument de 9 ans Miss Marie v’t Winnenhof (Edjaz Van’t Merelsnest), Kevin Caprin 10e avec l’étalon

Blue Boy de la Cense (Messire Ardent), qu’il monte depuis fin 2019.

Belle brochette ! Le Grand Prix du CSI2* de samedi voit monter sur le podium trois cavalières. Cette vitesse courue par 31 couples est pour Axelle Lagoubie et Télémaque d’Auzoux, en excellente forme puisqu’ils revenaient du Jump AEC de St Lô avec une 2e et une 4e place en poche. Ils précèdent d’une demiseconde Delphine Perez, la cavalière du Haras des Coudrettes, en selle sur Vendome d’Anchat*HDC (Diamant de Semilly x Allegreto). Troisième, Jemma Kirk et le hongre de 8 ans né chez elle, Diamonds Are Unique (Diamant de Semilly x Apache d’Adriers). Du côté des jeunes, ils étaient 38 à s’affronter autour de la finale du Top 7 réservé aux chevaux de 7 ans. Le barrage à dix a consacré huit sans-faute de couples aux taquets, répartis sur quatre malheureuses secondes. C’est Olivier Robert qui remporte la mise, avec El Diarado d’Euskadi. Axelle Lagoubie réalise le 2e meilleur chrono, avec Etoile d’Olbiche, qui précède Damien de Chambord et Eros des Flagues. Trois dixièmes de seconde manquent à Jérôme Gachignard et Esperanza pour espérer le podium, et Dylan Ringot les suit à trois centièmes avec ZZ Top... C. Robert

Résultats Top 7 1. El Diarado d’Euskadi/Olivier Robert (0+0 et 36’’15) 2. Etoile d’Olbiche/Axelle Lagoubie (0+0 et 74’’99) 3. Eros des Flagues/Damien De Chambord (0+0 et 75’’53) 4. Esperanzza/Jerome Gachignard (0+0 et 75’’32) 5. ZZ Top/Dylan Ringot (0+0 et 76’’30) 6. Enrico de la Pomme/Charles Henri Ferme (0+0 et 75’’74) 7. Early Moon du Favril/Thierry Dupont (0+0 et 78’’44) 8. E Pleasure Beaufour/Romain Lescanne (0+0 et 73’’15) 9. Barcarolle BD Z/Jerome Gachignard (0+0 et 75’’88) 10. Eau Vive de Beliard/Marie Demonte (0+8 et 76’’63)

Carton plein pour le premier concours de CSO de la rentrée au Pôle Hippique Lou Chibaou, aux Portes des Landes malgré le huis-clos professionnel : 842 engagés, venus de Nouvelle Aquitaine mais également d’Occitanie, cela compte ! La mise en jambes du vendredi, une vitesse 130 cm, accueillit pas moins de 70 participants. Et, même si Xavier Trouilhet, en maître des lieux et chef de piste, n’avait pas corsé de manière excessive ce premier parcours de Grand Prix, ils ne seront que 23 à échapper à la faute.C’est l’Occitan Johann Pere qui s’impose avec le hongre Bwp Jore, 12 ans, un fils de Epleaser Van’t Heike par Heartbreaker, qui lui appartient depuis 6 ans ; grande complicité entre ces deux-là, qui révèlent la pleine mesure de leur talent en 2018, enchaînant victoires, podiums et classements sur les 130 et 140 de la région. 2020 les voit s’essayer aux 145, le couple dispute même le Grand National de Barbaste au mois de septembre. Bonne rentrée en matière ! La Pro 3 à 1,20 m, plutôt réservée aux chevaux plus jeunes, est remportée par Olivier Robert, en selle sur la jument belge de 8 ans Meribel, une fille de Zilverstar T, qui lui appartient pour partie et qu’il monte depuis 2018. Elle s’est fait remarquer l’an dernier sur de nombreux Top 7, au Mans, gagne une 5e place sur le GP 1,35 m du CSI2* de Royan, et remporte une Pro 2 à Canteleu en juillet. Attention, pépite... Le Grand Prix 1,35 m quant à lui va sourire à l’Aquitain Sébastien Duplant et deux de ses « stars », vainqueur avec Vaea, 3e avec Alpha de Preuilly. 51 partants, et seuls 9 barragistes. 7 couples vont se faire piéger par le temps, et non des moindres : Olivier Robert, avec la jument holsteiner de 9 ans Elea Blue, Florian Paoli et Canaille d’Ivraie, Aldrick Cheronnet avec Atlantys By Wisbecq (alias Atlantys de la Demi Lune) et Kingston Van Paemel, Sébastien Duplant et Cool Girl d’Ick, etc. Il reste deux cartouches à Sébastien Duplant, et il fera mouche deux fois. Vaea

Vaeva et Sébastien Duplant, déjà à Barbaste, en 2019 (© DR)

(Lando x Rosire), le hongre SF dont il partage la propriété avec son naisseur, Mathieu Santamaria, qui l’a débuté à cinq ans, se plaît à Barbaste : il gagne le grand prix 1,35 comme il avait remporté le GP 1,35 m fin 2020. Il bat de deux dixièmes Tom Favede, en selle sur Valmy de Kerser, son crack fils de Diamant de Semilly et d’une mère par Quouglof Rouge, qui a réalisé une excellente saison 2020, non seulement en France, mais également lors des CSI** et *** de Gorla Minore en Italie et Valencia en Espagne, sous la selle de Lou Favede alors. Sébastien Duplant

perd quelques précieux dixièmes sur Tom lors du barrage et se contente donc de la 3e place avec Alpha de Preuilly, qu’on ne présente plus, notamment depuis sa victoire lors du Grand National du Mans en novembre 2019, suivie d’une saison 2020 où il a performé sur les pistes 2* et 3* françaises, comme Grimaud et Royan et disputé plusieurs étapes du Grand National, 9e au Mans et à Macon, 7e à Barbaste, 14e à Tours Pernay. Prochain CSO ? Le 4 mars

C. Robert

Les classements GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Yohan Pere/Jore; 2. Lucas Fournier/Une Inconnu d’Or; 3. Céline Pozo/Uriana du Barbet; 4. Fanny Poletto/Amour du Clauzet; 5. Marie Demonte/Bakou du Phare. GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Olivier Robert/Meribel; 2. Nicolas Marticorena/Volcanik d’Ick; 3. Lucas Fournier/ Express de Riverland; 4. Lucas Fournier/Vivaldi de Graves; 5. Tom Favede/Amarula du Cerf. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Sébastien Duplant/Vaea

(0+0 et 41’’93); 2. Tom Favede/Valmy de Kerser (0+0 et 42’’16); 3. Sébastien Duplant/Alpha de Preuilly (0+0 et 42’’98); 4. Gyula Bartus/Touch Me de Pontigny (0+0 et 43’’23); 5. Deborah Albou/Amie Bivillaise (0+0 et 47’’82). GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Sébastien Carralot/Eduard; 2. Florent Cazale Debat/Baby Doll de Roy; 3. Pauline Zamore/Enjoy de Mons; 4. Alexia Caumont Guilhem/ Bambi Diodes; 5. Axel Narolles/Elan de Castelnau.


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NOUVELLE-AQUITAINE

CSO : 2-7 mars :

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OCCITANIE

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F

ST GELY DU FESC

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CSO : 26-28 février : F REIMS-ST BRICE COUR-

Dressage : 4-7 mars : F LE MANS BOULERIE JUMP (72), Pro-Enseignants. Endurance : 14 mars : F GUECELARD (72),Amat.

HAUTS-DE-FRANCE

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ILE-DE-FRANCE

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F AIX-MEYREUIL HUIS CLOS PRO (13), Pro 4-7 mars : F VIDAUBAN BY HORSE EVENTS HUIS CLOS PRO (71), CSI 1* 10-14 mars : F VIDAUBAN BY HORSE EVENTS HUIS CLOS PRO (83), CSI 1*. Dressage : 27-28 février : F ECRIES DES DALENNES HUIS CLOS PRO (13), Pro-Enseignants.

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50. Vds pouliche SF 4 ans, bai, 1,70 m, par Lauterbach et 3 ans par Bella Baloubet. Tél. 06 66 32 62 18

57. Vds PRE Duque Mar, Reproducteur de 11 ans, taille : 167 cm, cheval monté régulièrement, robe gris clair, cheval intéressant pour bon cavalier, avec beaucoup d’énergie. Tél. 06 70 82 57 44

Site - 338-339

28. Cor, magnifique cheval gentil, puissant, avec du rebond et à l’écoute de son cavalier. Cheval pour dressage et CSO et promenades. Tél. 06 64 98 33 81

Site - 338-339

Site - 337-338

07. Linda, jument PSL, né en 2015, 1m62, pleine pour 2021 de Guadalquivir PHM (noir). Linda est approuvée avec une note de 71,5 %, en cours de débourrage. Tél. 06 84 38 21 58

Site - 337-338

26. Pouliche origines endurance issue du croisement des lignées Kohelian (Shogun) Shagya et Fadasir (Persik) PSA. Tél. 06 87 96 59 31

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Vente de chevaux


PETITES ANNONCES

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

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Belle propriété à vendre en Normandie Jean-Pierre et Liliane Herpin (élevage du Valon) à Sartilly (50) vont progressivement cesser leur activité d’élevage et faute de repreneurs mettent leur propriété en vente. L’exploitation est située sur un domaine de 25 hectares. Elle comporte une grande maison d’habitation, deux autres maisons louées actuellement, de vastes et nombreuses dépendances et aires de stockage. La partie équestre comporte deux écuries de 40 boxes, laboratoire, salle de récolte, installation pour insémination, carrière de 95 x 45 en sable de mer, rond de longe et nombreuses stabuls. Le tout en parfait état. Contact : 06 08 64 17 57 et elevageduvalon@orange.fr

Location chevaux

14. Vente poulinière V 12 ans, petite fille de Love You, par Quatre Juillet et Defi d’Aunou. Prix 3000 € ou faire offre. Tél. 07 71 62 65 79

Pension

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Site - 337-338

Vente de chevaux

Site - 338-339

27. Petite écurie privée (27 Evreux) propose pension 7 € ht/jr. Valorisation/vente, travail, débourrage. 2 sorties quotidiennes, foin à volonté. Tél. 06 11 26 53 86

Prochaine parution le vendredi 12 mars Date limite de réception des annonces le vendredi 5 mars

34. Halte ! La pause s impose. A 2 mn de la sortie A9 N32, écurie relais à La Jonquasse à Saint Jean de Vedas. Tél. 06 20 09 85 52

www.lecheval.fr LC - 269-270

13. Loue Imberley, jument KWPN, bai, 2013. Pour CSO. Prix sur demande. Tél. 06 33 79 52 05

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76. Divine de Thouaré, PFS de 8 ans, 140 cm. Tourne avec succès en P2, P1, P Elite avec cavalière de 11 ans. Vente cause passage poney D. 6 000 €. Tél. 06 88 22 03 29

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86. Elevage vd plusieurs PSA ou à rés., 3 naiss. avril-mai 2021 robe alezane et noire. Père pur Egyptien noir-azil (Nazeer 26%-Ibn Rabdan 14%-Sid Abouhom 15%) 1m55, 3 poul. : 1 noire 100% égyptien (Nazeer 25%-Ibn Rabdan 11%Sid Abouhom 12%-Sheikh El Arab 8%), 1 100% espagnole (MozartAlhabac-18%Congo-14%Gandhi), 1 poul. (polonaise-russe-Ofir 8%-Negativ 7%-Priboj 8%).Poss. saillie 2 étalons dispo avec taille. Entre 3 000 € et 8 000 €. Tél. 06 95 90 95 97

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Vente de poneys

27. Evreux. Pension valorisation/ compet/débourrage/poulinage. Conditions intéressantes. 3 places disponibles. Tél. 06 11 26 53 86

Immobilier

Retrouvez-nous sur

73. A louer dans écurie CSO barn’s 10 boxes. Carrière et manège bordsol, tapis roulant. Idéal cavalier pro, 20 min de Chambéry ,1 h de Lyon. Tél. 06 87 35 61 54

Immobilier

Je choisis l’abonnement liberté pour 1,73 € par semaine, soit 7,50 € par mois seulement au lieu de 8,00 €, par prélèvement sur mon compte bancaire ou postal. Je remplis le Mandat de prélèvement SEPA (depuis le 01/02/2013, remplace l’autorisation de prélèvement) et je joins le mandat ci-dessous. Je peux résilier ce service à tout moment par simple lettre, les prélèvements seront aussitôt arrêtés. Je recevrai 16 numéros à l’année à mon domicile. Mandat de prélèvement SEPA

« En signant ce formulaire de mandat, vous autorisez la SARL Le Cheval, 2 rue de Touraine-88140 Contrexéville à envoyer des instructions à votre banque pour débiter votre compte conformément aux instructions ci-dessus de la SARL Le Cheval. Vous bénéficiez d’un droit de remboursement par votre banque selon les conditions décrites dans la convention que vous avez passée avec elle. Toute demande de remboursement doit être présentée dans les 8 semaines suivant la date de débit de votre compte pour un prélèvement autorisé. Vos droits concernant le présent mandat sont expliqués dans un document que vous pouvez obtenir auprès de votre banque. Envoyez-nous votre RIB en plus des données vous concernant ci-dessous,

1 Compte à débiter : - Code BIC (Code international d’identification de votre banque) - N° IBAN (Code international de votre compte, débutant par : FR) 2 Titulaire du compte Nom Prénom Adresse

LC - 335-340

Code postal 3 Date, lieu :

Vds élevage Selle français en SCEA sur 25 ha avec PAC + grande maison F8 de 150 m2 grand confort, vue panoramique + F2,5 en rez-dechaussée pour personnel. Terrain de 8 Ha autour de la maison comprenant hangar de 1400 m2 (box et stabulation, manège couvert, stockage fourrage et matériel) + carrière +

cheptel de 18 chevaux dont 7 juments pleines bonnes origines. Géolocalisation : 2 h du Luxembourg, 3 h de Paris, 3 h de Lyon. Prix 600 000 € + cheptel. Possibilité de crédit. Possibilité aussi d’association avec cavalier(e) de bon niveau. Ecrire au journal qui transmettra. REF : 2020/335 FRA

Ville

Signature :

En application de l’article L.27 de la loi du 6 janvier 1978, relative à l’informatique et aux libertés, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification pour toute information vous concernant en vous adressant à notre siège. Les informations requises sont nécessaires à l’établissement de votre commande. Elles pourront également être cédées à des organismes extérieurs sauf avis contraire de votre part.

Par virement : RIB SARL LE CHEVAL Domiciliation : PEX VITTEL

IBAN international : FR76 1720 6002 6557 7661 4201 041 CODE BIC : AGRIFRPP872

Je préfère l’abonnement 1 an (16 numéros) à 85 € (et sa remise par rapport au prix au numéro : 96€/an) Licenciés FFE : 60 € au lieu de 85 € pour un abonnement d’1 an (16 n°). Précisez votre n° de licence :

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Fin de l’offre : le 8 mars 2021

42. Jument top modèle, très qualiteuse. Nombreux résultats. Tél. 06 08 46 22 57

Site - 338-339

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■■Haras des Isles • Putch des Isles, SFO, bai, 1,71 m, né en 2003 - ISO 151 - BSO +25((0.72) (Diamant de Sémilly et Fantasia des Isles par Le Prince de Thurin). IAC : 300 € HT + 600 € HT PV 48 h IAF au Haras des Isles (Le Pellerin) : 200 € HT + 600 € HT PV 48 h. Putch en frais au Haras au Pellerin. • Coriolis des Isles, SF, alezan, 1,70 m, né en 2012 BSO +16 (0.57) (Zandor et Thaïs des Isles par Dollar de la Pierre). 300 € HT + 600 € HT PV 48 h. • Et Alors de Granlieu, SF, bai foncé, 1,68 m, né en 2014, ISO 138 - BSO +15 (0.52) (Rinaldo des Isles et Opaline de la Bauche par Sable Rose). 300 € HT + 600 € HT PV 48 h. • Rinaldo des Isles, SF, bai, 1,70 m, né en 2005 - ISO 142 - BSO +10 (0.36) (Kannan et Talita des Isles par Artichaut). 200 € HT + 600 € HT PV 48 h. • Casanova des Isles, SF, bai, 1,68 m, né en 2012 - ICC 148 - BCC +29 (0.40) (Flipper d’Elle et Giada Saura par Darco). 200 € HT + 500 € HT PV 48 h. • Falkland des Isles, SF, alezan, 1,68 m né en 2015, ISO 130 - BSO +21 (0.49) (Upland des Isles et On my heart des Isles par Apache d’Adriers). 200 € HT + 500 € HT PV 48 h. • Upland des Isles, SF, bai, 1,70 m, né en 2008 - ISO 142 - BSO +23 (0.62) (Ogrion des Champs et My Dear des Isles par Elan de la Cour). 200 € HT + 500 € HT PV 48 h. • Utdiez des Isles, SF, bai foncé, 1,68 m, né en 2008 - ISO 140 - BSO +11 (0.61) (Lucciano et Kurrun des Isles par Royal Feu). 200 € HT + 500 € HT PV 48 h. Nous offrons une réservation des étalons Falkland, Upland ou Utdiez pour une saillie achetée des autres étalons du catalogue (hors frais de transport de paillettes). Contact : SCEA Elevage Chiché-Hubert ech@ech-sf.com 06 50 76 68 98 (Inès Hubert-Chiché) 06 22 36 81 24 (Paul Hubert)

ACTU - ELEVAGE

Le Cheval - N°338 - Vendredi 26 février 2021

Les tarifs des saillies (suite)

■■Ibreed • Bamako de Muze (Darco et Fragance de Chalus x Jalisco B). IAC/IAR : 250 € HT+ 1300 € HT GPV. • Cuba Libre de Muze Z (Cornet Obolensky et Call Me De Muze Z x Clarissimo Z). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Denzel Van’t Meulenhof (Marius Claudius et Narcotique de Muze IV x Quidam de Revel). IAC/IAR : 250 € HT + 800 € HT GPV. • Eames de Hus (Conrad et Miss Coriano x Coriano). IAF/IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • El Torreo de Muze (Taran de la Pomme et Funky Music x Vigo d’Arsouilles). IAC/IAR : 250 € HT + 800 € HT GPV. • Elvis Ter Putte (Diamant de Semilly et Ukase Ter Putte x Darco). IAC/IAR : 250 € HT + 1200 € HT GPV. • Fantomas de Muze (Sandro Boy et Cordula de Laubry x For Pleasure). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Fletcher Ter Wilgen Z (For Pleasure et Tigra Ter Wilgen Z x Taloubet Z). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Gino H (Calvino Z et Jomara x Ekstein). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • I’m Special De Muze (Emerald et Walnut de Muze x Nabab de Reve). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Kaiser Vh Lambroeck (Nabab de Reve et Florette Vh Lambroeck x For Pleasure). IAC : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Kasanova de la Pomme (Bamako de Muze et Everlychin de la Pomme x Malito de Reve). IAC/IAR : 250 € HT+ 1000 € HT GPV. • Le Blue Diamond Van’t Ruytershof (Plot Blue et Diamanthina Van’t Ruytershof x Diamant de Semilly). IAC : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Lector Vd Bisschop (Bamako de Muze et Cordula de Laubry x For Pleasure). IAC/IAR : 250 € HT+ 750 € HT GPV. • Malito de Reve (Cumano et Dira Courcelle x Muguet du Manoir). IAF au Haras Numénor : 110 € HT + 1 000 € HT GPV. IAC/IAR : 250 € HT+ 1 000 € HT GPV.

• Matisse De Mariposa (Diamant de Semilly et Inabelle de Mariposa x Stakkato). IAC/IAR : 250 € HT + 750 € HT GPV. • Mosito Vh Hellehof (Elvis Ter Putte et Hadise Vh Hellehof x Nabab de Reve). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Querlybet Hero (Baloubet du Rouet et Narcotique de Muze II x Darco). IAC/IAR : 250 € HT + 1 000 € HT GPV. • Satisfaction (Stakkato et Cecile x Calyspo II). IAF au Haras Numénor : 110 € HT + 900 € HT GPV. IAC/IAR : 250 € HT + 900 € HT GPV. • Scendro (Scendix et Coletha x Contendro) IAC/IAR : 250 € HT + 900 € HT GPV. • Taran de la Pomme (Tolano Vh Riethof et Ta Belle Van Sombeke x Chin Chin). IAC/IAR : 250 € HT + 800 € HT GPV. • Van Gogh (Numero Uno et Movera x Bernstein). IAC/IAR : 300 € HT + 1 400 € HT GPV. • Vigo d’Arsouilles (Nabab de Reve et Illico d’Arsouilles x Fleuri du Manoir). IAC : 250 € HT + 1 500 € HT GPV. Contact : Ibreed Agency - France Tél. 06 43 23 79 16 juliette.megret@gmail.com

■■Ecurie de la Claise • Master Van de Helle, sBs, 1,69 m (Esprit de Conquête et Delphine de Beine x Galoubet A). MM : 120 € HT FT + 500 € HT PV. IAC : 250 € HT FT + 500 € HT PV. • Ninio de Rox, SF, 1,60 m (Quick Star et Roxane de Gruchy x Le Sartillais). MM : 120 € HT FT + 600 € HT PV. MM Tarif Poney : 120 € HT FT + 450 € HT PV. • Cartier Vd Heffinck, Holsteiner , 1,68 m (Contender et Cession x Capitol I). MM : 120 € HT FT + 650 € HT PV. IAC : 250 € HT FT + 650 € HT PV. • (AD) Unaniem, KWPN, 1,69 m (Numero Uno et Passinova x Voltaire). MM : 120 € HT + 700 € HT PV. • Diabeau Vd Heffinck*GFE, BWP, 1,68 m (Clinton et Ulrieke vd Mispelaere x Skippy II). MM : 120 € HT FT + 750 € HT PV.

IAC : 300 € HT à la réservation + 750 € HT PV - Contact GFE. - PONEY • Montbazillac du Lin, DROPN , 1,49 m (approuvé PFS) (Montpellier et Pépita x Principle Boy). MM : 100 € HT FT + 300 € HT PV. IAC : 150 € HT FT + 300 € HT PV + Envoi. • Janpete Touch Of Class,Welsh Pony, 1,34 m (Janpete Tom Thumb et Janpete Babycham x Newton Hill Prince Bertie). MM : 200 € HT à la saillie GPV. • Eyarth Troy, Welsh Pony, 1,37 m (Carwed Charmer et Weston Twiggy x Weston Chilo). MM : 200 € HT à la saillie GPV. Contact : Beth et Paul Loisil Tél. 06 32 97 74 30 ecuriedelaclaise@yahoo.fr www.ecuriedelaclaise.com ■■Elevage des Edènes • Falkho des Edènes A l’élevage des Edènes : 120 € + 400 €PV. Autres centres : 300 € + 400 € PV. • Royal Feu A l’élevage des Edènes : 110 € TTC + 550 € TTC PV. Autres centres : 363 € TTC + 605 € TTC PV. • Nidor Platière A l’élevage des Edènes : 110 € TTC + 550 € TTC PV. Autres centres : 363 € TTC + 605 € TTC PV. Contact : Alexia Colin - 06 79 18 94 75 drvetcolinalexia@hotmail.fr ■■Qts Deck Of Cards*, Paint-Horse (Q Ton Of Gold* et Chancy Cash Card x Quick Cash Card). Uniquement en IAC : 800 € +250 € GPV. Remise de 50% pour les réservation en avance. Contact : 04 76 40 97 54 06 720 821 00 http://rocher-saint-loup.com ■■Ecurie des Lauriers • Fidelio du Thot, SF, 1,68 m. IAC : 275 € TTC FT + 350€ TTC au 01/10 GPV ou 450 € TTC PV. • L’Amour du Bois, SF, 1,70 m. Monte en main : 176 € TTC FT + 660 €

TTC PV. • Lutin du Hequet, SF, 1,67 m. Monte en main : 150 € TTC FT + 350€ TTC au 01/10 GPV ou 450€ TTC PV. IAC : 275 € TTC FT + 350 € TTC au 01/10 GPV ou 450€ TTC PV. • Oman d’Or, SF, 1,73 m. Monte en main : 150 € TTC FT + 350 € TTC au 01/10 GPV ou 450€ TTC PV. Contact : 06 23 01 07 92 ecuriedeslauriers@gmail.com www.ecuriedeslauriers.com ■■Räuberfürst, étalon Trakehner (Lossow et Räuberliebe x Finley M). Agrée pour produire AA section3 en France. Distribué par le Haras de Gelos (Catherine Delartigue) à Pau : 250 € HT à la réservation (FT et envoi des doses), 400 € HT PV. Contact : Tél. 06 14 56 96 71 harasdegelos@orange.fr ■■Haras de Villers • Voyageur Of Lulu, SF, Bai, 1,75m, 2009, BSO +20(0.61) (Armitage, Old et Uélème, SF x Argentinus, Hann). IAC : 330 € à la réservation + 440 € au 1/10 jument pleine, GPV. • Collector Solia, SF, Bai, 1,71m, 2012, BSO +22(0.59) (Kannan, KWPN et Mistria des Dames, SF x Voltaire, Hann). IAC : 330 € à la réservation + 330 € au 1/10 jument pleine, GPV. • Norman Pre Noir, SF, Gris tâcheté, 1,72 m, 2001, BSO +17 (0.97) (Carthago, Holst et Farandol III, SF x Capitol, Holst). IAC : 330 € à la réservation + 825 € au 1/10 jument pleine, GPV. • Dakar, KWPN, Bai, foncé, 1,65 m, 2008, BSO +17 (0.54) (Douglas, KWPN et Werasinaa, KWPN x Darco, BWP). IAC : 330 € à la réservation + 330 € au 1/10 jument pleine, GPV. • Thabor Kersidal, WB, Alezan Brûlé, 1,51 m, 2007, BSP +21(0.58) (Iram d’Aude, WB et Kannevière, SFA x Royal Feu, SFA). IAF/IAR ou IAC : 165 € à la réservation + 385 € PV. Contact : SNC Haras de Villers Rue Pasteur - 60600 Erquery Tél. 03 44 78 32 22


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Journal Le Cheval n°338 du 26/02/21 by Etienne Robert - Issuu