15 mai 2020 - N°327 - Prochaine parution le 5 juin - 4€
ZOOM ELEVAGE
• De la Farjonnière dans l’Ain Page 27
• Elphen, de la couleur en Bretagne
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Le Cheval
15 jours d’actualité. Votre région. Toute la France.
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Bonjour la vie
Ravis de vous retrouver après une aussi longue absence. Nous avons dû interrompre nos parutions d’avril, le numéro 326 existe seulement en version web (les abonnements seront prolongés d’un mois). Retour aujourd’hui chez vous. Ravis, comme ces deux poulains de l’élevage breton de Kreisker qui découvrent la vie. (© ER)
Retour à la vie après ce long temps de pose. Si elle a tourné au ralenti pour la majorité des gens, elle fut bien occupée pour la plupart d’entre nous. Les juments n’ont pas attendu la fin du confinement pour mettre au monde les poulains. L’année des K a démarré tôt pour les naissances. La saison de monte, un moment retardée pour les chevaux de sport, a repris son rythme de croisière. Tout est quasiment rentré dans l’ordre et sur le même tempo que l’année dernière. Ce qui laisse à penser qu’il n’y aura pas de baisse des naissances en 2021. Le cru L devrait en nombre de naissances être équivalent au cru K. Toute l’activité se remet progressivement en marche. Pas de consignes pour l’heure (mercredi 13) de la part de la SHF, autres que celles publiées sur son site le 7 mai. Le SF est en ordre de marche. Un des trois scénarios établis est prêt à fonctionner dès que le feu sera définitivement passé au vert. Démarrage des concours locaux poulinières, foals, 2 et 3 ans après le 20 juin en fonction des possibilités des organisateurs. De nouveaux juges plus jeunes devraient rejoindre le groupe. Le plan de financement : primes PACE, encouragements, sera annoncé avant le lancement des concours. Du conseil d’administration réuni en visio-conférence le 26 mai, sortiront de nouvelles propositions. Le SF, par ailleurs, vient de lancer de nouveaux outils très utiles : les fiches statistiques étalons, le classement des étalons CSO et CCE, une vidéo du colloque de St Lô « Sélectionner pour performer ». La FFE a été secouée pendant le confine-
ment. Secouée dans son fonctionnement, secouée dans sa façon d’agir. Les dirigeants de centres équestres attendaient des consignes claires de leur tutelle. Ce ne fut pas toujours le cas. La priorité donnée à la sauvegarde de la santé n’a pas toujours été bien acceptée. Les propriétaires agacés par des mesures contradictoires ont fait connaître très fort leur mécontentement. Le président du Comité départemental de Haute-Garonne, Pierre Romieux a démissionné avec son comité directeur. « Nous ne nous retrouvons plus dans la politique fédérale qui gère la fédération comme une banque » écrit-il. Le confinement a donné le coup d’envoi de la campagne pour la présidence de la FFE (élections reportées en avril 2021). Bel élan de solidarité pour le soutien des structures avec les ventes aux enchères et autres actions (100 000 euros récoltés par les cavaliers bretons, 40 000 par « cavalier solidaire » du groupe des selliers LIM sur Fences Web), les actions « prairies solidaires » lancées par les Conseils des chevaux et les Chambres d’Agriculture. Gestes réconfortants dans leur économie ravagée. Reste le sport. Autre grand perdant de cette pandémie. Une chose est sûre Equita Lyon aura bien lieu du 28 octobre au 1er novembre. Alors, quel changement demain ? « Tout restera exactement comme avant, même un peu pire » pronostique Michel Houellebecq. A voir. E. R.
ACTU NATIONALE
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Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020 CARNET
Le dressage pleure Margit Otto-Crépin Après une courte et grave maladie, Margit Otto-Crépin est décédée le matin du dimanche 19 avril 2020 à l’âge de 75 ans. Margit Otto-Crépin a été l’une des cavalières de dressage les plus couronnées de succès au niveau européen, olympique et mondial dans les années 80. Et ramené à la France une médaille d’argent olympique de dressage avec le Holsteiner Corlandus. La cavalière, originaire de Sarrebruck, prit la nationalité française en 1971 lorsqu’elle épouse Daniel Crepin. Elle a réalisé ses meilleures performances avec le Holsteiner Corlandus. Elle l’a formé avec l’aide de Fritz Tempelmann et Norbert van Laak. Alors qu’elle participait avec le Selle Francais Caprici aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984, Corlandus devait faire ses débuts en championnat un an plus tard lors de sa première saison de Grand Prix : les Championnats d’Europe à Copenhague. Deux ans plus tard seulement, en 1987, le couple remporte la médaille d’or individuelle - le premier titre de champion d’Europe pour la France. Corlandus et Margit Otto-Crépin ont fait leur plus belle apparition aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 lorsqu’ils remportent la médaille d’argent derrière Nicole Uphoff et Rembrandt. La même année que la Médaille d’Or de Pierre Durand et Jappeloup. Puis c’est la victoire dans la finale Coupe du monde de Göteborg en 1989. Un an plus tard, le couple s’offre également l’argent aux Championnats d’Europe. Le couple a remporté sa cinquième et dernière médaille aux championnats d’Europe de Donaueschingen en 1991. ■■Ses Titres Margit Otto-Crépin a participé pour la dernière fois aux Jeux olympiques en 1996, en
selle de Lucky Lord by Lord à Atlanta. Elle a terminé quatrième avec l’équipe de France. Elle a également participé à de nombreuses compétitions internationales, notamment avec les étalons du Holstein Loutano et Lebus et ses chevaux de Grand Prix Corlino, Whitney et Tornado. ■■Ecuyer d’Honneur du Cadre Noir Le Cadre Noir a honoré la cavalière de dressage la plus titrée de France et l’a nommée « Écuyer d’Honneur ». C’est à l’initiative du Colonel Margot, Ecuyer en chef du Cadre Noir de Saumur de 1945 à 1958 que le tout premier « Ecuyer d’honneur » fut nommé. Cette distinction à caractère très exceptionnel fut remise pour la première fois à Reveroni Saint-Cyr, double médaille d’or pour la Suède dans la discipline du dressage aux Jeux Olympiques d’Helsinki en 1952 puis de Stockholm en 1956. Le Colonel Margot lui avait remis ce titre en 1950 pour honorer ses performances sportives et son attachement à la France ainsi qu’au Cadre Noir de Saumur.
■■L’hommage de Pierre Durand « Je suis bouleversé par la mort de mon amie Margit Otto Crépin. C’est une femme d’une grande classe qui nous quitte dans la discrétion. Toujours digne, que ce soit à pied ou à cheval. Je veux ici témoigner ma sincère admiration pour cette grande cavalière de dressage. Elégante, intelligente, talentueuse et dotée d’un caractère de championne, elle nous a enchantés, notamment avec son célèbre Corlandus. Nés sous le même signe astrologique, ce qui nous a rendu très vite complices, nous avons connu lors des mêmes jeux olympiques, l’ivresse des podiums. Portés par les mêmes valeurs, nous avions oeuvré de concert pour que la reprise libre de dressage soit inscrite au programme des grands championnats et des jeux. Nos liens en ont été renforcés. Je m’incline devant celle qui a porté au plus haut le dressage français. » L’équipe du Journal Le Cheval adresse ses condoléances attristées à sa famille et ses proches. C. Robert
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Le Cheval
Edité par Le Cheval SARL Constituée le 28 février 2004 au capital de 254 288 €, inscrite au RC Mirecourt B-403285729 2 rue de Touraine - 88140 Contrexéville Tél. : 03 29 05 83 83 Abonnement 1 an : 75 € Directeur de la publication : Etienne Robert : direction@lecheval.fr
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Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
ACTU - SANTE
La rhinopneumonie et les herpèsviroses de type 1 et 4
La rhinopneumonie, nom couramment donné aux herpèsviroses de type 1 et 4, fait l’objet de fréquentes déclarations par le RESPE dans toute la France. Le terme rhinopneumonie devrait être réservé aux infections dues à l’herpès virus équin de type 4, l’herpès virus équin de type 1 étant appelé virus abortif équin. Elle existe sous 3 formes : respiratoire, nerveuse et abortive. Il est important de bien la connaitre, d’une part pour organiser une prévention efficace, et d’autre part pour limiter la diffusion depuis les foyers. ■■Virus et transmission des herpèsviroses Deux herpès virus sont responsables de cette maladie : HVE-1 (herpès virus équin de type 1) et HVE-4 (herpès virus équin de type 4). Après infection, le virus persiste souvent dans l’organisme, sous forme latente, et peut se réactiver pour provoquer à nouveau la maladie. 60 à 70% des chevaux sont porteurs latents. Les herpèsviroses sont des maladies très contagieuses. La transmission se fait par : • Les sécrétions respiratoires des chevaux atteints de forme respiratoire • Le contact avec un avorton ou les sécrétions utérines correspondantes dans l’expression abortive Les virus peuvent survivre pendant plusieurs jours dans le milieu extérieur, d’où une contamination possible entre chevaux n’ayant pas de contact direct entre eux. Cependant, les virus sont sensibles aux désinfectants usuels. Si on prend l’exemple de la forme abortive, l’origine d’un avortement peut être : • L’infection de la jument par contact avec un cheval atteint d’une forme respiratoire • L’infection de la jument par contact avec l’avorton ou les sécrétions utérines d’une jument voisine • L’infection de la jument par contact avec du matériel ou du personnel contaminé • La réactivation d’un virus latent hébergé par la jument elle-même L’avortement peut avoir lieu dans les 9 jours à 4 mois, suivant la contamination. Dans un effectif non vacciné, on peut observer jusqu’à 80 à 90% d’avortements. ■■Quels sont les signes cliniques des différentes formes d’herpèsviroses ? • Forme respiratoire Cette forme respiratoire, appelée rhinopneumonie, est principalement due à HVE-4, mais aussi à HVE-1. La maladie est d’allure grippale, mais avec des signes cliniques souvent plus modérés (fièvre légère, toux, écoulement nasal) pendant 1 à 2 semaines. Ces épisodes cliniques respiratoires sont plus fréquents en automne et en hiver, mais peuvent avoir lieu toute l’année. La concentration d’équidés de différentes provenances, lors de manifestations équestres par exemple, représente également un facteur de risque. Les signes cliniques peuvent être plus sévères ou se compliquer de surinfections bactériennes, surtout chez les jeunes chevaux au travail. L’infection peut également passer inaperçue, notamment chez les équidés vaccinés. Cette forme clinique est très fréquente en France : plus de 100 foyers dus à HVE-4 ont été déclarés au RESPE en 2019 (12 foyers dus à HVE-1) et plus de 120 en 2018 (plus de 30 foyers dus à HVE-1). • Forme abortive La forme abortive est essentiellement due à HVE1 (virus abortif équin), plus rarement à HVE-4. L’herpèsvirose de type 1 est la première cause d’avortement infectieux. 8 avortements à HVE-1 ont été déclarés au RESPE en 2019, 18 en 2018, ainsi que 4 avortements à HVE-4 en 2019 et 2 en 2018. L’avortement intervient sans signes prémonitoires (pas d’écoulements vulvaires, pas de montée laiteuse), le plus souvent en fin de gestation (9-11ème mois), mais peut survenir dès le 4ème mois. Le fœtus et le placenta sont expulsés sans difficultés, la jument n’est pas malade. Dans certains cas, le poulain naît à terme et vivant, mais présente des difficultés respiratoires et meurt, le plus
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souvent dans les 3 jours. Ces poulains sont hautement contagieux pour les autres chevaux. • Forme nerveuse
Lésions du foie chez un avorton, dues à la rhinopneumonie. Les petits points blancs sont des foyers de « nécrose » (destruction des tissus) (© C. Laugier)
La forme nerveuse est essentiellement due à HVE-1. 8 cas ont été déclarés au RESPE en 2019, 5 en 2018. Des troubles nerveux variés peuvent être observés : troubles légers de la locomotion, ataxie (défaut de coordination des membres), parésie (paralysie partielle ou légère) voire paralysie, incontinence urinaire… Le plus souvent, un seul cheval est atteint dans une écurie, mais dans certains cas, plusieurs chevaux sont atteints. La récupération du cheval est variable. Les formes neurologiques graves peuvent nécessiter l’euthanasie du cheval atteint. ■■Comment diagnostiquer les herpèsviroses ? Lors de suspicion clinique, une analyse PCR (pour Po-
Lésions des poumons chez un avorton, dues à la rhinopneumonie (© C. Laugier)
lymerase Chain Reactionen anglais) est réalisée pour établir un diagnostic de certitude : • Sur un écouvillon naso-pharyngé pour les formes respiratoire et nerveuse • Sur les tissus (foie, poumon de l’avorton ou placenta) pour la forme abortive ■■Quel traitement chez un cheval atteint d’herpèsvirose ? Il n’existe aujourd’hui pas de traitement spécifique contre les herpèsviroses, qui sont des maladies virales. En cas de surinfection bactérienne, un traitement antibiotique est administré. Un traitement symptomatique est préconisé pour atténuer les signes cliniques, en particulier lutter contre l’hyperthermie (anti-inflammatoires non stéroïdiens). Concernant la forme respiratoire, les chevaux doivent être mis au repos, au minimum 3 semaines après la fin des signes cliniques, afin de favoriser la cicatrisation de l’appareil respiratoire endommagé. Concernant la forme nerveuse, des traitements supplémentaires de soutien spécifiques peuvent être mis en place en fonction des signes cliniques observés : il peut être notamment utile de placer le cheval dans un harnais pour le soutenir et éviter les chutes ou les difficultés pour se relever. Pour la forme abortive, l’avortement n’est en général suivi d’aucun problème. Aucun traitement n’est donc né-
cessaire. Il n’existe pas de « traitement préventif » pour éviter l’avortement lorsqu’une jument a été contaminée. ■■Comment prévenir les herpèsviroses ? • Bonnes pratiques dans les écuries et les élevages en milieu sain La vaccination est un des piliers de la prévention contre les herpèsviroses. Il faut raisonner en terme de « prophylaxie collective » et non pas de « prophylaxie individuelle ». Les vaccins actuels n’empêchent pas de façon certaine les infections, mais permettent de diminuer la sévérité et la durée des signes cliniques. Le vaccin ne protège cependant pas contre la forme nerveuse. La vaccination permet aussi de diminuer l’excrétion du virus par le cheval malade et donc limiter la transmission entre équidés. Ainsi, lors d’introduction du virus dans un élevage, le pourcentage de malades et d’avortements est plus faible dans un effectif correctement vacciné (plus de 80% des équidés vaccinés). Il est donc important de vacciner non seulement les équidés sensibles (juments gestantes, jeunes chevaux) et à risque (chevaux se déplaçant fréquemment) mais aussi les équidés en contact avec eux. Il est par exemple inutile d’« hypervacciner » les poulinières si les autres chevaux de l’élevage ne sont pas vaccinés. Deux vaccins sont commercialisés en France : l’Equip EHV 1,4 NDV et le Pneumequine NDV. Des difficultés d’approvisionnement en vaccins ont été rencontrées en France ces dernières années, les lots fabriqués ne pouvant être commercialisés car ils ne respectaient pas les critères de qualité. Les laboratoires peuvent dans ce cas avoir recours ponctuellement à des importations de vaccins sous autorisation temporaire d’utilisation (ATU) pour dépanner les éleveurs. Les évolutions des procédés de fabrication qui sont en cours laissent entrevoir des perspectives meilleures dans les prochaines années. Protocole vaccinal recommandé • Primovaccination dès l’âge de 6 mois : 2 injections à 1 mois d’intervalle et premier rappel à 6 mois • Rappels si possible tous les 6 mois, sans dépasser un an • Poulinières : Certains fabricants préconisent des rappels à 5, 7 et 9 mois de gestation. Les obligations de vaccination contre la rhinopneumonie ne concernent actuellement que : • Certains reproducteurs • Les chevaux de course à l’entraînement (trot et galop) Les autres mesures de prévention sont les suivantes : • Dans un élevage, afin de protéger les juments gestantes mais aussi les jeunes chevaux, plus sensibles, il est important de les séparer des che-
vaux à risque important de contamination (ceux qui participent à des manifestations équestres et/ ou qui se déplacent fréquemment). • Une marche en avant (ou circuit de soins) des équidés les plus sensibles aux maladies (juments gestantes, jeunes chevaux) vers les équidés les plus à risque est préconisée. • Une mise en quarantaine de 3 semaines est préconisée pour les nouveaux arrivants ou au moins une surveillance rapprochée (prise de température quotidienne). • Mesures de maîtrise en milieu contaminé En cas de foyer d’herpèsvirose, comme pour toute maladie contagieuse, les mesures à prendre sont les suivantes : • Isoler les chevaux malades, y-compris ceux pour lesquels aucun diagnostic de certitude n’a été établi, mais qui présentent une hyperthermie. • Mettre en place une marche en avant (ou circuit de soins) des équidés sains vers les équidés douteux, pour finir par les équidés malades, ou définir une ou des personne(s) s’occupant exclusivement des équidés malades. • Utiliser du matériel spécifique pour chaque lot d’équidés (sains, douteux, malades). • Après la sortie du cheval malade, vider entièrement les boxes et détruire les litières contaminées, puis nettoyer (kärcher) avant de désinfecter les locaux. Effectuer un vide sanitaire avant toute réintroduction d’un autre cheval. • Lors d’avortement, désinfecter le box immédiatement. • Lors d’avortement au pré, réaliser un vide sanitaire pendant 2 semaines au minimum. Attention à la manipulation des avortons et des enveloppes fœtales. L’examen doit toujours être réalisé avec des gants à usage unique. Après celui-ci, placer les enveloppes dans un sac plastique fermé hermétiquement. D’une manière générale, ne jamais laisser d’autres animaux s’en approcher (autres équidés, chiens…) même si le poulinage s’est bien déroulé et que le poulain est en bonne santé. Claire Laugier - Isabelle Barrier-Battut Christel Marcillaud-Pitel - Bénédicte Ferry Pierre Tritz - Marie Delerue (Equipedia/IFCE)
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ACTU - ELEVAGE
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
Nous reproduisons ici et dans les pages qui suivent, tout ou partie d’entretiens avec les responsables des différents organismes d’élevage. Ces entretiens ont été réalisés dans la première partie du confinement.
Yves Chauvin : « J’ai peur de l’après-demain » E.R. : Quid des ressources de la filière alors ? Le fonds Eperon... Y.C. : Pour l’instant y’a pas de sous, et les courses surtout n’ont pas respecté le Fonds Eperon. Alors pour l’instant on est en discussion avec le Ministère de l’Agriculture, voilà, c’est en cours.
Eleveur et président de la SHF, Yves Chauvin exprime ici ses craintes pour le jour d’après. Etienne Robert : Tu as entendu le discours de notre président, tu en conclus quoi ? Yvon Chauvin : Pour l’instant honnêtement je n’en conclus rien, on a une réunion téléphonique tous ensemble la semaine prochaine. On a fait plusieurs scénarios. Objectivement on navigue à vue. Je suis de plus en plus inquiet, voilà. E.R. : C’est une année morte ? Y.C. : Oui j’en ai bien peur, et puis j’ai peur de conséquences à mon avis terribles pour l’avenir... J’ai peur que pour les 3 ans ce soit difficile au niveau des ventes, j’ai peur que tout s’annule. Au début on s’est dit qu’on n’allait pas changer la date de la Grande Semaine. On a fait un sondage et on a eu une grande majorité de gens qui voulaient qu’on la décale. Aujourd’hui on est plutôt en train de se demander si la Grande Semaine pourra avoir lieu ou pas, est-ce que le circuit qualificatif pourra se faire ou pas... On se dit qu’il faut qu’on se mette aussi dans un autre scénario pour redémarrer en 2021... Que ces chevaux soient quand même sortis pendant la saison...On
E.R. : Vous travaillez comment? Y.C. : Pour l’instant on se réunit tous les quinze jours, on fait des discussions téléphoniques le lundi ou le mardi avec le comité exécutif de la SHF. On a travaillé sur les scénarios entretemps, et on discute tous ensemble selon l’évolution, on n’a pas tellement le choix.
va peut-être imaginer des épreuves différentes, qui vont durer un peu plus longtemps, à partir du mois de septembre. Pour l’instant on est dans l’expectative. On est en contact avec beaucoup d’organisateurs, qui visiblement sont ouverts à toutes les propositions pour organiser et imaginer de nouveaux scénarios. Je ne parle plus de circuit qualificatif mais simplement de rassemblement. Une fois de plus, c’est vraiment très tôt. Il faut qu’on fasse en sorte que les chevaux qui ne sont pas sortis du tout puissent sortir un peu en fin d’année, à partir de septembre. On verra...
E.R. : Quelles perspectives ? Y.C. : Pour la Grande Semaine, on décidera la semaine prochaine. Mais honnêtement on est dans du pilotage à vue, comme tout le monde quoi... La seule différence c’est que les autres disciplines peuvent se permettre éventuellement d’organiser une finale, comme l’endurance, quitte à ce que les critères de qualification soient différents parce que pour eux c’est vraiment essentiel : c’est là qu’ils vendent leurs chevaux. Alors est-ce qu’on change les dates ? On ajustera au fur et à mesure. J’ai peur de l’après-demain, voilà. E. R.
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
ACTU - ELEVAGE
Pascal Cadiou : « On ne peut pas avoir une année blanche » Tonique, le président du stud-book SF, dans la tempête Covid. Pas question pour lui et son organisation de baisser les bras. Il va au feu et tient bon la barre. Dans cet entretien, il dit toute l’énergie qu’il faut déployer pour tenir le cap et préparer l’après. Confiant avec une analyse lucide de la situation. « Il y a cinquante mille raisons pour qu’on arrête tout le temps, tous les jours dans ce métier-là. Si on continue à se battre c’est parce qu’on ne peut pas vivre sans ». Quelle est l’ambiance au SF ? « On a des questions légitimes sur l’évolution de la maladie, c’est compliqué de tirer des plans sur la comète, pour une reprise éventuelle, mais en même temps on passe nos journées à travailler pour mettre des procédures en place, pour que reprennent les concours de 4-6 ans et le contrôle de performances 0-3 ans. On évalue à peu près 6 000 individus par an entre les foals, les 3 ans, les espoirs du complet, l’événement femelles, les 2 et 3 ans, et ça c’est un support, à la fois d’évaluation de génétique, mais ce sont aussi des rassemblements qui permettent la commercialisation de cette production.Voilà l’objectif et les équipes sont mobilisées là dessus, et dans les jours qui viennent on va faire une demande officielle au Ministère de l’Agriculture. Le huisclos on y est habitués : il y a plein de petits événements de concours de poulinières, de concours de 3 ans etc., qui se passent souvent entre nous. L’opportunité ce serait de peut-être y rajouter, comme c’est déjà souvent le cas pour ce qui est régional, la vidéo. Et on peut donc filmer la transformation de notre production. Il ne faut pas oublier qu’on est un produit agricole, et on le revendique. Quant aux gestes barrière, la désinfection, ce sont des choses qu’on maîtrise déjà dans les haras. Donc il n’y a pas de raison pour que, si on doit évaluer 30 ou 50 individus, on ne soit pas capables d’avoir la même rigueur. Dans les cycles classiques on est dans le même process : il faut absolument que les chevaux puissent tourner, on ne peut pas avoir une année blanche. Parce que si les chevaux ne tournent pas il ne se forment pas, et s’ils ne se forment pas ils ne sont pas aptes à être commercialisés. Des crises graves on en a connues, il y a toujours eu des choses pour se mettre en travers de notre chemin, et nous notre rôle et notre objectif c’est d’aller de l’avant. Le cheval fera encore demain partie de notre vie, donc on continue - d’une part sur le plan sportif je pense que la Fédé fait en sorte que les cours reprennent, les stages reprennent, les compétitions puissent reprendre. D’autre part au niveau des courses on voit qu’ils font le maximum pour repartir - même si c’est à huis clos - l’important c’est que tout ça reprenne, dans le respect des consignes sanitaires qui sont données. Il y a plein de métiers qui y sont confrontés et on trouve des solutions ». Penses-tu que le national Foals SF puisse se tenir ? « C’est peut-être celui-là, prévu début août, qui est le plus incertain. Mais il faut savoir qu’on a à peu près 70% des participants à ce championnat qui sont de Normandie ou de régions limitrophes. C’est le Grand Ouest. Donc je ne vois pas une annulation totale de cet événement, parce que je pense qu’il est important que les gens puis-
habitué à faire. La seule différence c’est au niveau du déchargement, puisqu’ici c’est nous qui la déchargeons ».
sent comparer leurs poulains, qu’on puisse évaluer la jeune génétique, nos jeunes reproducteurs, etc. Donc on travaille pour que les régions puissent qualifier leurs poulains, et que ceux qui ont envie de se confronter fassent le déplacement. Tout sera mis en place pour accueillir le plus grand nombre, dans la mesure encore une fois où ce sera autorisé. » Vous allez quand même envisager les concours de 3 ans ? « La plupart de ce qu’on fait déjà en ce qui concerne les 3 ans se déroule de septembre à décembre avec le testage des étalons de 3 ans et demi. La plupart des régions font leurs concours régionaux de 3 ans à l’automne maintenant. S’il n’y a pas une rechute, une reprise de la maladie qui impliquerait un deuxième confinement, on travaille sur ces sujets-là, et si tout va bien on espère que tous nos rassemblements importants et championnats se dérouleront. Si Equita a lieu, et on le souhaite évidemment, bien sûr qu’on en fera partie : on sera avec eux, à leurs côtés, pour le bienfait des éleveurs Selle Français. » Est-ce qu’il y a de l’inquiétude du côté des éleveurs, sur l’après, sur le marché ? « Franchement les gens se disent plutôt qu’il va y avoir une légère chute des naissances l’année prochaine, mais que malgré tout le marché était en train de bien reprendre depuis 3 ou 4 ans. On avait enrayé la chute des naissances de 2014, 2015, 2016 et les gens cherchent des bons produits. Je pense donc qu’il faut absolument que les éleveurs qui sont dans le schéma de sélection qui est proposé par le stud-book continuent leurs efforts, parce que des chevaux, il va en manquer. Donc il faut continuer les efforts de sélection, il faut continuer l’ensemble de notre travail de transformation, pour demain être prêts et avoir la marchandise que les gens attendent de nous ». Combien de naissances en Selle Français ? « En 2010 autour de 8 500, en 2014 on était redescendus à 5 500, et l’année dernière on se rapprochait de 7 000 ». Et la saison de monte ? « Là on reprend l’activité de reproduction. Fin mars on était plutôt en augmentation. Fin avril on aura vraiment une idée, parce que globalement la reproduction chez nous c’est avril - mai - juin - jusqu’au 15 juillet ». Il n’y a donc pas trop de temps perdu ? « Pour exemple j’ai des coups de fil (j’ai chez moi Popstar Lozonais) de gens qui m’appellent pour savoir quand on récolte, si on a démarré, et je leur réponds qu’on suit le protocole qui a été mis en place, et on avance. Avec des rendez-vous, etc. Mais c’était déjà le cas : les gens ne débarquent pas sans prendre rendez-vous. Chez moi les gens amenaient la veille au soir leur jument, et si la jument était à suivre on la gardait le temps de la chaleur, si la jument n’était pas cyclée en début de saison, on disait à l’éleveur de la ramener plus tard. Donc on fait de façon un peu plus structurée ce qu’on est déjà
Donc, plutôt confiant dans l’avenir, Pascal ? « Disons oui, avec toutes les incertitudes légitimes qui se posent, parce que des difficultés dans notre filière cheval, on en a toujours connu. Ce n’est pas un long fleuve tranquille. Ce qui se passe ici est inédit surtout à cause de l’arrêt des compétitions, l’arrêt des cours, etc. Mais il y a près d’un million de pratiquants réguliers, le cheval c’est une activité qui parle, les gens sont sensibles au monde du cheval, à ce que cela véhicule. Donc demain cela restera le cas. Si vraiment demain les gens n’ont plus de moyens du tout c’est qu’on est arrivés dans une catastrophe économique sans nom ! Même dans les pires moments, de 2000 à 2015, les engagements en compétitions équestres n’ont pas cessé d’augmenter. Et là en 2019 c’était en reprise également. Il y a beaucoup de gens qui pratiquent les sports équestres quelle que soit la discipline, que ce soit plus culturel, plus historique ou plus sportif, plus éducatif, il y a tellement d’actions différentes avec le cheval que le cheval fait partie de notre environnement. Il continuera à le faire, et nous on doit être prêts à rebondir. ». Donc confiance pour l’aprèsdemain ? « Je fais confiance aux arbitrages, qui sont des arbitrages socio-économiques aussi : on sait bien que la filière cheval cela représente énormément d’emplois. La FFE c’est la première fédération sportive employeur, plus les éleveurs, et tout ce qui est induit : c’est une vraie économie. C’est certain que cette pandémie va avoir un impact, et l’a déjà, mais notre but c’est d’essayer de trouver toutes les solutions, et de se battre pour qu’on continue à fonctionner dans les conditions les moins mauvaises. Mais on y est habitués dans le métier : quand on vend des chevaux, on peut connaître des périodes de deux, trois, quatre ans sans avoir un bon cheval, et on fait le dos rond. Et puis un bon cheval te remet tout d’équerre. On travaille comme éleveur sur des cycles longs. Ce ne sont pas des métiers qu’on fait pour devenir riches, mais parce qu’on aime ce qu’on fait, c’est un métier passion, et la force des gens de chevaux c’est qu’ils sont habitués à traverser des moments difficiles. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas les accompagner, ni qu’on ne sollicite pas les pouvoirs publics, tout cela doit se faire, mais les gens ont la peau dure dans ce métier-là. » Et les cavaliers dans ton entourage ? « Les cavaliers professionnels, les transformateurs, ils bossent. Parfois ils allègent le travail, ce qui leur laisse le temps de faire des choses qu’ils n’ont pas l’habitude de faire : refaire les clôtures, repeindre, etc. Les journées s’organisent différemment. Tout cela dépend de la dimension de chaque structure, et de la diversité des choses qu’ils proposent. Les cavaliers bossent beaucoup, surtout dans les 5 et 6 ans, ils sont dans les starting-blocks. » Le mot de la fin ? « Au regard de ce qui se passe actuellement, et des situations terribles que beaucoup connaissent, on n’a pas le droit de se morfondre. On n’a qu’à se retrousser les manches, comme on sait le faire : quand on a des poulains qui meurent, un bon trois ans sur lequel on comptait, accidenté dans le camion, une hernie inguinale, il y a cinquante mille raisons pour qu’on arrête tout le temps, tous les jours dans ce métierlà. Si on continue à se battre c’est parce qu’on ne peut pas vivre sans ». E. R.
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ACTU - SPORTS
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Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
Serge Lecomte : « Trouver soi-même les moyens de résister »
Dans quel état sont en ce moment les centres équestres ? « Les centres équestres, on le sait bien, sont dans un état très difficile. Il faut quand même bien se rendre compte qu’on a plusieurs types de centres équestres différents : les centres équestres qui sont uniquement école française d’équitation et qui, eux, n’ont plus du tout de recette donc là il y a un vrai sujet d’inquiétude pour qu’ils nourrissent leurs chevaux. Il y a ceux qui ont un peu de trésorerie devant eux, qui sont gérés comme une entreprise, donc qui arrivent à faire face, et puis il y a ceux qui sont à sec et qui sont complètement désespérés. Les écuries de propriétaires ont d’autres difficultés parce que les propriétaires réclament de venir voir leurs chevaux. La priorité aujourd’hui c’est la bonne santé physique des dirigeants des établissements équestres, donc c’est une des raisons pour lesquelles les établissements sont fermés au public. Eux continuent à percevoir des recettes, des pensions, donc ce ne sont pas les cas les plus préoccupants. Et puis les troisièmes, qui n’ont pas encore commencé leur saison, c’est tous ceux qui font du séjour de vacances, du tourisme équestre, etc. Leur saison allait en général de Pâques jusqu’au mois de septembre. Eux sont complètement à sec, ils ont 6 mois quasi d’inactivité derrière eux et ils ont zéro visibilité devant eux. Et puis ensuite, il y a tous les organisateurs de concours, mais par nature l’organisation de concours à part quelques-uns, c’est de l’événementiel. A un moment donné on arrive à peu près à maîtriser, comme La Baule qui a annulé le concours. Ils ont réduit les frais et puis repartiront l’année prochaine. Beaucoup ont agi comme ça. Mais il y en a beaucoup de moindre importance qui sont dans ce caslà et qui s’en remettront très bien. Il y en a quelques autres qui ont réalisé des investissements importants parce qu’ils ont créé
Il ne faut pas imaginer qu’une pluie de ressources tombe du ciel pour nous aider. On va être une nouvelle fois pratiquement seuls face aux difficultés, à part quelques petits subsides, quelques fonds qui seront donnés via l’Agriculture ou directement via Bercy comme l’a promis Gérald Darmanin, ce n’est pas ça qui va nous sauver. S’il y a un maître mot à dire aux clubs c’est de trouvez tous les moyens pour résister pour laisser passer la pandémie. Tant que la pandémie ne sera pas passée, et elle ne sera pas passée le 11 mai, on sera en difficulté. »
des centres de compétitions, pour eux c’est plus compliqué, c’est plus difficile, et ceux-là sont un peu comme les centres équestres, il faut qu’ils gèrent bien l’avenir parce que la compétition ne reprendra pas maintenant. » Est-ce que ces gens-là sont éligibles aux aides des fonds de solidarité ? « Bien sûr qu’ils sont éligibles aux aides. Mais il faut bien savoir que quand on est seul dans sa boutique, qu’on met son salarié ou ses 2 salariés au chômage et qu’on reçoit 1 500 € pour payer le plus urgent, ce n’est pas une situation très enviable. Quand on a 25 ou 30 chevaux dans les écuries, qu’il faut soigner tout ça, qu’il faut continuer à faire tourner tout ça, on est dans une situation compliquée. C’est ce qu’on a expliqué à tous les élus, ça a bien été reçu, ils ont bien compris nos difficultés particulières. Je dirai franchement, une fois de plus, qu’il faut qu’on soit capables de gérer nos propres forces, malgré toutes les aides des uns et des autres, malgré tout ce que nous promet le gouvernement, ce que nous promet l’Etat, à un moment donné on sera chacun face à nos problèmes.
C’est la gouvernance de la filière qui est allée négocier ? « Les courses ont été négocier directement à Bercy des solutions pour eux. Ils sont en difficulté, il faut le reconnaître, comme ils l’ont rarement été. Ils sont face à de vrais problèmes d’ordre financier et de reprises de courses mais leur sujet n’est jamais exactement comme le nôtre, il faut bien s’en rendre compte. Quand tu es pris à la gorge tu parles déjà de toi avant de parler de tous les autres. Ils ont obtenu 5 millions d’€ que l’Etat va verser à l’Agriculture via le Fonds Eperon, parce que le Fonds Eperon est à sec. Pour nous ils n’avaient pas abordé le sujet. Ce sujet des centres équestres je l’ai abordé directement avec Darmanin. C’est un sujet particulier parce que les centres équestres sont quand même dans toute la filière cheval, les seuls équipements qui développent des activités physiques et sportives ouvertes au public. Notre sujet, on est les seuls dans cette situation-là, c’est d’exposer la situation des établissements équestres dispensant ces activités physiques et sportives ouvertes au public. J’insiste sur ces mots-là parce qu’ils ont tout leur poids. C’est du ressort du Ministère des Sports. C’est lui qui détermine la façon dont les activités fonctionnent et se développent, et dès lors qu’elles sont ouvertes au
public eh bien on est soumis aux mesures prises par le gouvernement. Il n’y a pas photo. Tous les politiques ont bien compris que les centres équestres avaient perdu toutes leurs recettes et conservés voire accru toutes leurs charges.
c’est d’investir puissamment sur des campagnes de communication importantes pour que dès que la population pourra bouger elle revienne dans les centres équestres. »
C’est ce que la Fédération défend depuis le début. Je pense qu’on a trouvé mais je ne veux pas donner les sommes car je ne sais pas exactement ce qu’il va en sortir mais on devrait le savoir assez vite. Après, le sujet sera la distribution de ces sommes-là, sur quels critères ? On est toujours en discussion avec l’IFCE et le ministère de l’Agriculture. »
Il y aura une chute du nombre de cavaliers ? « Qui sait exactement ? Est-ce qu’il y aura une érosion, est-ce qu’il y aura un regain de demandes d’activités ? S’il n’y a pas de vacances cet été, si tout le monde est bloqué encore pendant une bonne période, il y aura peut-être aussi un regain de demandes. En tout cas tout le monde va se mettre sur le devant de la scène pour pouvoir essayer de récupérer de l’activité. L’équitation ne peut pas être en reste. La Fédé heureusement est bien gérée parce que là il y en a qui sont entrain de pleurer, il y a beaucoup de présidents de fédérations qui veulent s’en aller, qui veulent que les élections aient lieu le plus vite possible pour ne pas se représenter. Il n’y a jamais eu autant de présidents de fédés qui ne veulent plus continuer. Pour celles qui sont mal préparées ça va être une vraie difficulté. »
Combien de centres équestres concernés ? « Sur les 6 000 centres équestres réellement ouverts au public je pense que ça va concerner une bonne moitié. On ne peut pas prendre de mesure arbitraire pour la répartition. On doit affiner les critères. Ceci dit il ne faut pas croire que les gros clubs sont moins affectés que les petits, ils ont des charges autrement plus fortes ». Quelles conséquences pour la Fédération ? « La Fédé est touchée de plein fouet : plus d’engagements de concours, plus de licences. D’habitude au mois de mars on a au moins 5 000 licences qui arrivent toutes les semaines, là depuis mars on n’en a même pas 500. La Fédé a mis du personnel au chômage technique, une partie du personnel reste active pour répondre au téléphone parce que le téléphone n’arrête pas et nous devons faire face à nos obligations. On a fait un plan de gestion pour terminer l’année sans être dans des difficultés extrêmes, et puis surtout en préservant nos moyens disponibles pour investir sur la reprise, parce qu’il ne suffit pas qu’aujourd’hui on trouve de l’argent pour nourrir nos chevaux, encore faut-il que demain les cavaliers reviennent dans les clubs. Les efforts que je prépare pour la Fédération
Et on n’a aucune idée de quand ça va repartir ? « On nous a demandé de garder ça pour nous, confidentiellement. Les politiques viennent de nous envoyer un courrier pour nous dire « tenez-vous un peu correctement », ne faites pas d’annonces erronées et ne laissez pas vos organismes régionaux annoncer n’importe quoi à partir du 11 mai. Aujourd’hui nous sommes en réflexion nous n’avons encore édicté aucune règle donc vous attendez. Il faut arrêter de penser que le 11 mai tout le monde va sortir. Les activités physiques et sportives c’est comme l’école, ce sera parfaitement paramétré par le gouvernement. La priorité c’est quand même la santé des uns et des autres. » E. R.
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ACTU - JEUNES CHEVAUX
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TRIBUNE
« Un système à bout de souffle » Par Ludovic Agogue *
Si le temps du confinement nous impose, voire nous propose des temps de réflexion, je me suis essayé à éviter la pente de la critique, pour emprunter le chemin escarpé de l’audace et du courage, en évitant de cibler des hommes et des institutions comme étant à l’origine d’une autre crise, celle que traverse, depuis de nombreuses années, le secteur de l’Elevage de chevaux de sport. Une entreprise est-elle mortelle ? Oui... les dernières crises et celle que nous vivons nous en délivrent les preuves irréfutables. Nos institutions sont-elles immunisées ? Si elles le pensent, ce n’est pas bon signe Docteur. Regardons du côté de nos anciens partenaires des Haras Nationaux... On a fait «péter» les HN : on s’est peut-être trompé d’ordre et d’étage lors de la modernisation libérale du secteur ! C’est durant ces crises qu’il faut oser, innover, changer de paradigme. Le système qui gère l’activité de l’Elevage et ses connexions sportives/commerciales est à bout de souffle, en coma artificiel. Le PMU a engagé un plan drastique de rénovation, modernisation et de réduction des coûts, en mettant tout le monde sous le même toit ! C’est
donc possible : il faut des hommes et des femmes et des idées éprouvées aux tests de l’efficacité et de l’utilité pour les acteurs de la filière. Il est pour ma part inconcevable d’être fataliste et attendre qu’on agisse dans nos intérêts. Nous attendons trop, et trop souvent des autres. Que veut, que cherche un éleveur ? Elever de manière rentable (en produisant les meilleurs chevaux de la catégorie visée), et pour cela il doit pouvoir agir de manière coordonnée sur : a. les coûts de production : foin, paille, saillie, poulinières, suivi vétérinaire, b. puis, les coûts de son stock : plus la rotation est rapide plus les coûts sont réduits. Sur ce point, chacun est libre d’orienter et fixer ses propres indicateurs et objectifs…et donc chacun doit en assumer la responsabilité. Le prix d’un bon cheval ne doit pas être fixé au niveau d’un très bon pour payer les coûts d’un ou plusieurs mauvais chevaux mal vendus (ou pire… pas vendus). c. Et enfin le coût du réseau de distribution = le commerce et ses divers acteurs. Espace où interviennent le professionnel (cavalier, marchand, influenceur dans le monde du Digital), dans le cadre de la valorisation d’une production, et l’éleveur/propriétaire, réunis autour d’une équation « rentabilité », plus ou moins complexe selon l’enjeu : vendre un foal ; vendre un 3 ans, valoriser une année de 4 ans / 5ans / 6 ans n’a pas le même coût ni le même effet de levier en cas de vente : une vente rapide à un prix compétitif
conforme au marché, à 4 ans, peut être plus rentable qu’une vente à 6 ans à un prix intégrant les coûts de revient d’exploitation en CSO par exemple) : sortez vos calculettes ! Il ne s’agit pas d’opposer les Hommes et de nier l’histoire, mais il faut se mettre en posture de disruption et capter les besoins des cavaliers (ceux qui au final, montent, achètent/font acheter loyalement les chevaux). Il n’y a plus personne autour des paddocks en semaine au concours jeunes chevaux (à l’exception des terres historiques normandes, Manche et Calvados qui peuvent certainement continuer à opérer selon les schémas habituels sans trop de r-évolution, la loi du nombre aidant). Les allées de la Grande Semaine se garnissent de vendeurs de gaufres, bijoux fantaisie ; on ne parle plus « étalons », on ne parle plus génétique… on ne se connaît plus, puisque personne ne vient voir les chevaux dans les élevages (les réseaux sociaux ont certainement fait gagner du temps aux professionnels, et tant mieux) : tout le monde cherche LA vidéo qui fera le buzz. TOUT le monde tire la langue dans le secteur y compris les organisateurs. Le marché a besoin de volume pour en sortir une élite. Ré-enchanter de manière réaliste le secteur de l’Elevage est possible, mais il faut des mesures rapides, percutantes, courageuses. L’élevage c’est un patchwork de territoires qu’il faut valoriser et sublimer, plutôt que de vouloir écrêter et gérer : il faut
un plan de conquête ! Créer du flux et du volume pour les organisateurs, pour les marchands, pour les cavaliers, c’est améliorer l’offre. C’est également optimiser des coûts et optimiser des recettes, et donner une exposition de la qualité de la production des éleveurs à un plus grand nombre. Jadis (… dans les années 90), les chevaux de 6 ans pouvaient courir les B2-B1 le week-end pour préparer la finale bellifontaine : sauf erreur de ma part des étalons comme Stew Boy, Caucalis l’ont fait à leur époque avec des cavaliers de renom. Je fais un rêve en une mesure : la possibilité d’une intégration des épreuves jeunes chevaux dans le calendrier et périmètre de la FFE, permettant aux organisateurs de gonfler leurs recettes, et réduire les coûts pour les cavaliers et propriétaires/éleveurs pour les régions étant en déficit de clients/nombre de partants. Ce sera donc à la FFE, organisateurs, chefs de pistes à adapter leurs cahiers des charges techniques et non aux cavaliers/éleveurs à le faire. J’entends certains opposer qu’une épreuve préparatoire n’est pas faite pour un jeune cheval : est-ce une mission impossible pour un chef de piste ? ! Qui a eu l’idée de remplacer les classes D-C-B-A répartissant l’expertise des cavaliers et le niveau de la cavalerie (indice 4-3-2-1) ? Estce compliqué de mixer toutes ces opportunités ? L’organisateur a-t-il à y gagner quelque chose ? Oui. Le cavalier ? Oui. Le propriétaire ? Oui. Demandez aux taxis parisiens pourquoi UBER a-t-il pu capter leur clientèle ? J’ose cette question qui
paraît décalée et hors sujet, mais on est bien là face au vrai et seul sujet : quelle offre en terme de circuit y a-t-il en France ? Quel niveau de qualité et quelles contreparties avons-nous lorsque nous inscrivons un jeune cheval de 4-5 ans le mardi avec 2 spectateurs ? Re-communiquer que le rendezvous du CIR est une finale en soi, où la SHF et les associations d’éleveurs auraient à se réapproprier la relation commerciale régionale : on vient d’inventer les play-off de l’Elevage. A ce stade, si nous avons réussi à gorger, engorger les paddocks, saturer les parkings et buvettes, on aura réussi
à donner confiance aux acteurs du marché, en créant du volume. Alors seulement, on pourra écrémer et sélectionner pour la participation à une Grande Finale, dédiée aux 5, 6 et 7 ans, et pourquoi pas Etalons. Ce qui sera bon pour les cavaliers, les pros, les éleveurs sera bon pour la SHF et FFE. Le champion des 6 ans et des 7 ans 2020 auraient-ils été différents via un circuit hybride FFE ? *Ludovic Agogue Chef d’entreprise dans le secteur du Conseil Ayant travaillé dans des Groupes de la Distribution Eleveur - Propriétaire - Cavalier.
JO : dans un an jour pour jour
Les Jeux olympiques de Tokyo, reportés en raison de la pandémie de coronavirus, débuteront le 23 juillet 2021pour se terminer le 8 août. La compétition démarrera donc quasiment un an jour pour jour après la date prévue initialement, le 24 juillet 2020. Quant aux Jeux paralympiques, ils se produiront du 24 août au 5 septembre.
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ACTU NATIONALE
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
Marie-Dominique Saumon-Lacoeuille : « S’adapter, trouver des solutions »
Marie-Dominique Saumon Lacoeuille, éleveuse de poneys en Limousin, est présidente de l’ANPFS et membre du Conseil d’administration de la SHF. Sa positive attitude pendant la crise lui fait espérer des jours meilleurs. Elle ne doute pas un instant d’une reprise du circuit de valorisation dès l’automne.
« Je n’y vois pas très clair, mais on va rester positifs et trouver le moyen de faire un championnat, même si pour l’instant on ne sait pas quand. C’est sous toutes réserves. On avance petit à petit, déjà on n’a absolument aucune information, aucun arrêté pour nous dire quand les manifestations importantes pourront avoir lieu. Jusqu’au 14 juillet il n’y a pas de manifestation possible, mais est-ce qu’on va passer du « rien » à « tout », je suppose que non. On attend les informations de façon à pouvoir caler ce qu’on va faire et comment on va le faire ».
besoin. Mais pour communiquer nous allons attendre d’avoir les éléments écrits parce que pour l’instant nous avons l’intervention du Président de la République, mais on ne sait pas ce que ce sera après le 14 juillet. Le tour de France est reporté en septembre, Il y aura des choses après. Peut-être que tout le monde va vouloir faire en même temps. Il va falloir faire des choix. Ce ne sera pas l’idéal, mais bien sûr qu’on va rebondir. Il y aura des solutions à trouver, mais ça va se faire, avec des gens passionnés. La filière cheval ne va pas s’éteindre ».
Comment voyez-vous l’après Covid ? « Le monde ne va pas s’arrêter, peut-être que ce sera différents, peut-être qu’il faudra réajuster les choses, mais j’espère en tout cas que l’après sera positif. C’est sûr que ce ne sera sans doute pas comme le jour d’avant Covid, mais on va essayer de s’adapter, de trouver des solutions pour les éleveurs, pour les cavaliers, etc. Si on dit qu’on repart exactement comme avant, sans aucune modification, évidemment que cela ne va pas être possible. Il va falloir réduire les dépenses, aller à l’essentiel, trouver des schémas qui vont bien pour les éleveurs, qui ne sont pas trop coûteux. Je pense que les gens auront envie de se retrouver, de montrer leurs poneys, leurs chevaux. Après ce confinement ils vont en avoir
Comment fonctionnez-vous au sein de la SHF ? « J’ai un poste au Conseil d’Administration et au Commerce, je défends les poneys, au Conseil d’Administration il y a un autre président qui est le Président de la FPPCF, qui défend les autres races de Poneys, moi je défends les poneys de sport. Parfois il faut se faire entendre dans un milieu d’hommes qui sont plutôt pro cheval, et moi je suis une femme et pro poney, donc ce n’est pas toujours facile. A l’ANPFS on a mis nos filles en chômage partiel, le téléphone est tenu tous les jours pour les éleveurs, et elles dépatouillent des dossiers de naissance, elles répondent aux questions dans la mesure où elles le peuvent. On a une permanence téléphonique ». Vos éleveurs, ils vont faire saillir
comme d’habitude ? « C’est variable : il y a chez certains de la prudence, pour d’autres, une autre façon de voir les choses. Je discutais hier avec la propriétaire d’un centre qui a plusieurs étalons ; elle disait que la monte en main marche mais que le réfrigéré transporté ne fonctionne pas très bien. Certains se disent que ce qu’ils n’ont pas fait en dépenses pour les concours, ils vont le mettre dans une saillie supplémentaire. En fin de compte cela va affecter forcément un peu les naissances mais il est possible que la saison soit un peu décalée. Moi j’ai de la demande pour la monte en liberté : j’ai un vieil étalon et il y a des gens qui ne veulent pas risquer donc ils m’amènent les ponettes et je les lâche dans le champ. Je trouve que c’est moins catastrophique que ce que j’avais cru au départ ». Comment se comporte le marché du poney ? « Je pense qu’il ne se passe pas grand’chose actuellement. Moi j’ai de la demande pour de la location, je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de commerce. Les poneys qui vont bien ils se vendent bien. Le problème c’est le tout venant : le tout venant cheval coûte quand même cher, les chevaux moyens il ne faut pas mettre trop d’argent dedans, dans les poneys moyens, c’est pareil. Ce qu’il y a de différent, c’est que les poneys
BLH : transferts et ponctions ovocytaires au menu
Pour vous c’est l’optimisme de rigueur quoi ? « Cela remet beaucoup de choses en question, mais on va trouver des solutions pour après, pour faire sortir les poneys, ou alors c’est qu’il n’y aura plus de sports équestres ! On ne veut pas se dire ça, ce n’est pas possible ! C’est vrai que c’est un sport qui coûte cher, certes, et on aura une partie de la clientèle qui va avoir autre chose à faire que de s’occuper des poneys de leurs petites têtes blondes, ils vont peut-être avoir leur entreprise à remonter, etc... Mais c’est aussi un ballon d’oxygène ça, je pense que les gens en ont besoin pour leurs familles, pour le développement de leurs enfants. On fait plus l’impasse sur d’autres choses que sur le loisir de leurs enfants. Par contre il est certain qu’il y aura des centres équestres qui auront du mal à remonter la pente aussi, ça va faire du tri forcément ».
mais il se vendra parce qu’il sera issu d’une très bonne jument. Quelque part ça va être un effet collatéral positif ».
place des embryons congelés. On a fait beaucoup de ponctions ovocytaires et d’ICSI cet hiver et je pense que ça va continuer. Ce confinement fait que les très bonnes juments vont être disponibles et que à la limite ça va tirer l’élevage par le haut quelque part. Des juments de grand prix qui n’auraient pas fait de transfert ou de ponction ovocytaire si elles avaient fait du concours seront mises à la repro. Par contre pour les juments d’amateurs, là je pense qu’il va y avoir une diminution mais peut-être que ça repartira fin mai ». C’est différé mais ce n’est pas abandonné ? « Peut-être différé, mais de toute façon je pense qu’il y aura quand même bien 25 % de juments en moins. Les gens sont sur la défen-
E. R.
Alain James : « Le combat continue »
Pas de sinistrose chez sive, en tout cas tout ceux qui ne se sont pas les éleveurs d’anglos. largement investis dans cette activité d’élevage, Alain James, le préça peut être des cavaliers, des écuries de pro- sident du stud-book, priétaires. On sent quand même que pour des juments de professionnels, le choix se porte sur entend poursuivre les le haut de gamme comme Quel Homme de actions entreprises en Hus ou Cartani. D’autres vont chercher l’étalon faveur de la race pure à 750 €, le 4 ans. Soit il y en a qui continuent et de la communicaà investir dans le très haut niveau, soit il y en a qui disent que cette année on va pas trop tion. Côté production, se découvrir. Pour nous le déficit est compensé s’il s’attend à un très par les transferts et les ponctions ovocytaires léger fléchissement en sur les très bonnes juments ». sport, il se réjouit du maintien de l’activiEt c’est nouveau ça ? « On en a toujours fait sur des juments qui té en anglo course et avaient terminé leur carrière sportive mais là d’une demande comdu fait que les cavaliers ne peuvent rien faire merciale qui a bien réavec eh bien ils se disent que tant qu’à faire sisté aux attaques de ils font un transfert d’embryon parce que sur ces juments-là ça a de la valeur et ça se gar- Covid-19. « Le combat dera. Peut-être que le poulain qu’ils auront ne continue » annonce-tse vendra peut-être pas 20 000 mais 17 500, il.
À Béligneux Le Haras, dans l’Ain, la baisse est sensible comme partout ailleurs mais le déficit d’activité semble largement compensé par l’orientation transfert d’embryons et ponctions ovocytaires prise par BLH. Frédéric Neyrat le dit clairement dans l’entretien qui suit. Il insiste aussi sur la nécessité de refaire du concours jeunes chevaux, même sans championnat ni Grande semaine pour que les 5 et 6 ans prennent de l’expérience. Comment va la vie de confiné chez BLH ? « On bosse, on accueille les juments. Par rapport aux années précédentes la différence c’est que les amateurs qui sont une grosse partie de notre clientèle, ne sont pas là. Deux raisons à cela : ils sont confinés donc ne peuvent pas déplacer leur jument, on les verra plus tard puis certains vont peut-être différer d’un an la mise à la repro de leur jument. A côté de ça, les professionnels sont plus réactifs. Ils ne veulent pas laisser leurs poulinières en jachère donc ils font saillir. On a beaucoup de transferts d’embryons et en particulier sur les juments de concours qui sont arrêtées. Les gens en profitent pour faire du transfert, un peu comme les étalons qui vont faire la monte alors que normalement ils auraient dû ne faire que du congelé, donc ça c’est une grosse activité. Je pense qu’on s’en sort grâce aux transferts et à la mise en place des embryons congelés qu’on a fait cet hiver. On les a réimportés et là on va les mettre en place. Il y en a une centaine donc ça c’est un gros boulot et ça nous permet de compenser notre activité. En gros, comme tout le monde, on est assez embêtés par la logistique pour envoyer la semence réfrigérée. Nous on va s’en sortir grâce aux activités d’ICSI pour des juments de bonne qualité, le transfert d’embryon et la mise en
moyens coûtent moins cher que les chevaux moyens : s’ils sont gentils et peuvent être montés par des gamins, ils vont vite aux champs. Quant aux excellents poneys qui sont mis en condition comme des chevaux, qui coûtent cher à travailler, à élever, ceuxlà ils valent de l’argent et il y a le marché pour ».
Comment vois-tu la suite des événements ? « J’espère qu’il y aura des concours. S’il n’y a pas les championnats à la limite ce n’est pas grave, mais il faut qu’ils organisent des concours pour que les chevaux prennent de l’expérience, même si ça continue l’hiver. Maintenant on a des hivers doux et si on décale, les chevaux pourront apprendre leur métier. Qu’il n’y ait pas Fontainebleau, à la limite ce n’est pas dramatique, ce qui serait vraiment dramatique c’est qu’un 6 ans ne prenne pas d’expérience. L’année prochaine à 7 ans il sera dans les choux…et face à la concurrence allemande, ça va être compliqué. J’ai l’impression qu’en Allemagne, le confinement est moins sévère et qu’ils s’en sortent mieux Il faut au moins quatre mois de concours même sans championnat, faute de quoi les chevaux ne seront pas vendables ». E. R.
« On est comme tout le monde, on s’adapte au jour le jour. L’accord du Ministère de l’Agriculture nous permet d’envisager la reprise des concours d’élevage après le 11 mai. Pour ces épreuves confinées, interdites au public, le cahier des charges est considérable. Ce qui est prévu c’est que Pompadour soit maintenu, je ne sais pas si ce sera réalisable, mais dans tous les cas l’organisation essaie de se baser là-dessus. Ce sera une année un peu particulière. On envisage de décaler les concours d’élevage au maximum vers le mois de juillet et surtout août. Pour le moment on en est là, on espère que ça pourra se faire. De toute façon il y aura une finale pour les Anglos, il faut que les éleveurs aient un objectif et qu’on les motive, qu’on les soutienne, donc il y aura une finale à priori à Pompadour ou sinon on verra pour que ce soit le mieux possible.
Nos actions en faveur de la race seront maintenues puisque le Fonds Eperon à priori nous soutient. A quelle hauteur, on ne sait pas vu les problèmes avec les courses, mais on a confirmation que le Fonds Eperon nous accompagne, donc on prévoit de continuer nos actions type Anglo’Mania évidement et puis soutien à la race pure. Le cahier des charges est relativement lourd et tout le monde ne pourra pas s’y conformer. A mon avis ce sera plus facile pour les institutionnels, comme l’IFCE, ou Saumur ou les militaires d’organiser ». Comment cette période a-t-elle été ressentie à l’ANAA ? « Le marché n’est pas trop morose, ça c’est étonnant. Quant aux naissances, il pourrait y avoir un léger fléchissement en sport. La saison de monte va démarrer maintenant et on espère que le retard sera rattrapé. Les mesures sanitaires mises en place dès le début ont permis aux éleveurs de course de faire saillir. Là il n’y aura pas de fléchissement. Et puis à charge pour nous de maintenir la dynamique, de dire « voilà c’est général, tout le monde subit ça mais on maintient une dynamique, il y aura des finales, il y aura des sélectifs, il y aura des Anglos à l’élevage, la race pure on se bat pour ça, mais on continue à soutenir le système pour promouvoir la race ». Comme on disait en mai 68 « Ce n’est qu’un début, le combat continue » (rires). Voilà, ce qu’il faut dire pour l’élevage c’est qu’à priori les concours sélectifs seront maintenus, décalés pour la plupart en août et fin juillet, et que la finale pour le moment est toujours prévue à Pompadour ».
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ACTU - PORTRAIT
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Les Coudrettes : la trajectoire aven femme
Elle a de l’empathie cette femme de cheval, un rare dynamisme et un esprit d’aventures qui l’ont conduite sur un chemin qui n’a rien d’un long fleuve tranquille. Un chemin normand jalonné de rencontres et de coups de cœur, de passions partagées. Du grand sport à l’élevage en passant par l’étalonnage, cette entrepreneuse a bâti aux Coudrettes l’atypique label HDC. Rencontre. Emmanuèle, comment êtes-vous arrivée dans les chevaux ? Je suis arrivée à 4 ans parce que j’avais une sœur plus âgée qui montait à cheval et donc comme je l’accompagnais au centre équestre, ma maman m’a également inscrite. A 12 ans, la passion était là et je suis arrivée au centre équestre de l’Etrier de Claye-Souilly. Quelles ont été les étapes pour arriver aux Coudrettes ? Eh bien très simplement. Ce centre équestre dirigé par Bernard Bouton était dans le ressort de ce que l’on appelait à l’époque la Ligue de Fontainebleau. Ma génération est celle d’un bon cru : celle de Patrice Delaveau, Roger-Yves Bost, de Philippe et Thierry Rozier que je côtoyais sur les concours cadets et juniors. Donc j’ai fini par devenir totalement passion-
Emmanuèle et Absolut (© EK)
née comme beaucoup de jeunes le sont aujourd’hui et ça a été ma vie jusqu’à 18 ans, tout en allant à l’école. Contrairement à Patrice, Bosty et Philippe, j’étais meilleure à l’école qu’à cheval. Petit à petit la vie m’a un peu éloignée des chevaux parce que j’ai fait des études, en France et à l’étranger, puis j’ai commencé à travailler …
et finalement ce sont mes enfants qui m’ont ramenée vers les chevaux. Je suis partie un week-end en vacances à Pompadour avec eux et je me suis remise à cheval après 17 ans d’arrêt. Mais c’est comme le vélo, ça ne se perd pas complétement. La passion est quant à elle revenue immédiatement, c’était fulgurant … et six jours
plus tard je suis repartie en ayant acheté un cheval de 4 ans, Muscat Doré. J’allais le monter tous les weekends à Pompadour en attendant une place à l’Etrier de Paris (sans succès). C’est alors que ma rencontre avec Julie Gadal, monitrice-instructrice, a été décisive. Après avoir fait l’acquisition « impulsive » (rires) de trois
chevaux avec mon mari aux ventes de Fences et surtout de Pompadour, nous avons cherché un endroit pour y installer nos chevaux. Il y a eu Poète de Preuilly puis Qurack de Falaise qui a fait beaucoup parler de lui et qu’on a toujours, c’est notre mascotte. C’est donc en cherchant un lieu pour nous poser que nous sommes arrivés en
Normandie où une propriété de campagne sur un lieu-dit appelé Les Coudrettes était à vendre. C’était une maison avec des paddocks et pas grand-chose d’équestre d’ailleurs sur 5 hectares. On a relevé nos manches et on a tout retapé, agrandi et voilà on a démarré comme ça. Nos enfants se sont mis à monter aussi beaucoup, plutôt bien, et l’aventure familiale a commencé. Un soir, au gré d’un dîner chez nos amis et voisins, André et Annick Chenu, je retombe sur Patrice 25 ans après. Comme il était un peu dans un passage à vide et que nous avions fait entre temps l’acquisition de Baritchou, je lui ai proposé de le prendre dans son écurie et de venir coacher Julie qui faisait du concours. A l’époque il avait Ornella Mail qu’il préparait et en laquelle il croyait beaucoup mais Bernard Le Courtois avait besoin de la vendre, ce qui était une catastrophe pour Patrice, parce que tout l’espoir de son renouveau dans le grand sport c’était Ornella. Nous avons alors acheté Ornella pour Patrice. L’aventure du haut niveau a commencé comme cela dans les années 2009-2010. La grande chance du Haras des Coudrettes c’est d’être installé dans un petit village où nos voisins sont André et Annick Chenu. Ils sont devenus notre famille, et à la même période il y avait chez eux un cheval de 4 ans qui s’appelait Orient Express. L’histoire d’amour que l’on a tous ensemble a fait qu’ils ont décidé de nous vendre Orient Express plutôt qu’à d’autres et l’aventure a continué avec Patrice et Orient. C’était sûrement à ce moment-là que l’aventure Haras des Coudrettes a pris son envol. (Suite page 11) Vous êtes passés du sport à
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ACTU - PORTRAIT
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turière d’Emmanuèle Perron-Pette de cheval
l’élevage sans transition ? Pas tout à fait. C’est encore une histoire de passion avec Armand. Nous n’avons jamais eu de plan stratégique de type concours, étalons, élevage… simplement quand vous avez la chance d’avoir à la retraite dans vos paddocks sous vos fenêtres un Orient Express et une Silvana, alors oui forcément vous avez envie, vous avez vraiment très envie, d’avoir des poulains de ces deux cracks-là et vous vous lancez dans cette deuxième vie d’éleveur qui est absolument passionnante. C’est vraiment un coup de cœur. On a donc commencé à faire naître, d’abord très peu, un ou deux poulains par an qui ont 6-7-8 ans dont Call Me Express*HDC qui est meilleure jument de France cette année, on a Divine Express qui est vicechampionne de France à 6 ans. Ce sont des poulains d’Orient nés à la maison, et là c’est encore une autre aventure, un bonheur d’arriver à faire naître, valoriser, travailler et créer une vraie structure autour de ces chevaux-là. Et puis la dernière étape c’est … maintenant : une structure 100 % professionnelle construite autour de nos activités d’éleveurs, étalonniers et propriétaires de chevaux de sport. On y met 200 % de notre énergie avec une équipe de professionnels de talent. Le Haras des Coudrettes fait naître depuis 3 ans une quinzaine de poulains par an dans notre site de 40 hectares dédié à l’élevage à l’entrée du village. Et justement, cette équipe *HDC dont vous parlez souvent ? Depuis 2014, c’est Delphine Perez qui est en charge de la valorisation de tous les chevaux de sport. Elle dirige une équipe de cavaliers – soigneurs sur le site des Coudrettes, Milena a pris en main l’élevage au Lys et Patrice Delaveau règne sur le Haras de la Forge … et je fais en sorte que toute cette équipe travaille en parfaite harmonie main dans la main. L’arrivée de Nicolas Touzaint dans cette équipe qui nous a emmenés dans le Complet nous apporte aussi beaucoup, beaucoup de bonheur. Cette discipline est aussi magnifique. Avec combien de chevaux ? Deux chevaux aujourd’hui sélectionnés pour participer aux Jeux Olympiques avec Nicolas et deux jeunes nés à l’élevage qui sont maintenant chez lui. Il y a Demoiselle Platine (Quite Easy et Platine du Rouet x Robin II Z) qui est 3e du Championnat de France cette
année et 4e aux Championnats du Monde du Lion d’Angers et Fifty Jump (Carinjo 9*HDC et Caretina Alia Z x Caritano Z) qui vient d’arriver chez Nico. L’écurie sport se trouve à côté de Deauville ? Tout comme les Coudrettes avec Delphine, la Forge où est Patrice est une structure 100 % sport que l’on met à la disposition de la Fédération Française pour l’entrainement de tous les cavaliers de l’Equipe de France qui sont dans la région. Patrice et sa fille Valentine ont une vingtaine de chevaux de sport. Patrice a la responsabilité de toute la structure. En fait notre activité est sur trois sites : les Lys au Mesnil Mauger à l’entrée du village avec 40 hectares où se trouve la pouponnière pour les chevaux de 0 à 3 ans. En fin d’année de 3 ans, pour le débourrage, ils passent de l’autre côté du village et montent aux Coudrettes sous la direction de Delphine, et là ils grandissent grâce au talent de toute une équipe (Claire, Sylvain, Audrey, Sébastien, Enzo, Manon) et participent aux cycls classiques … Puis certains sont commercialisés (cela devient une activité importante du haras car nous avons maintenant 15 naissances par an), d’autres restent sous la selle de Delphine pour faire du haut niveau, et d’autres sont confiés plus tard à Patrice à la Forge. Il faut reconnaître que le commerce de nos chevaux devient un axe majeur de notre développement. Kevin monte encore For Joy en piste pour nous sans pour autant être domicilié sur place. Qu’est-ce qui fait courir les Coudrettes ? La même passion qui vous fait courir vous, et tous les hommes et femmes de cheval, c’est exactement la même. Je crois que c’est la même passion qui fait courir 95% des gens qui évoluent dans le sport, je ne parle pas des courses que je ne connais pas. On est quand même dans une relation avec les chevaux qui est hallucinante. Imaginez-vous un moment, ce que je ressens le jour où Call Me Express*HDC, cette fille d’Orient que j’ai fait naître et qui m’est tombée dans les bras dans la paille, devient meilleure jument de France à Fontainebleau, ça me fait presque le même effet qu’une médaille d’or aux Jeux Olympiques. Alors je fais peut-être un peu trop de sentiments, c’est mon défaut, il faut que j’apprenne à en faire
moins mais oui j’aime vraiment mes chevaux. Nos poulains qui naissent sont tous issus de juments et/ou étalons avec lesquels on a vécu une histoire d’amour, alors forcément… Vous voilà maintenant dans le gotha des étalonniers On vend les saillies des étalons que vous connaissez, qui étaient sous la selle de Delphine, Patrice et Kevin, qui le sont pour certains encore comme Silver ou Fibonacci. D’autres sont retraités comme Carinjo et Orient Express. Ce qui m’amuse beaucoup maintenant c’est d’avoir deux fils d’Orient et de Carinjo que j’adore qui étaient à Bordeaux et à St Lô chacun avec leur père, les quatre étant approuvés SF bien sûr. C’est quand même très sympathique que les gens puissent approcher leurs étalons de cœur qu’ils ont vus en piste et qu’ils ont aimés, parce que je crois que franchement Orient Express aura marqué les passionnés de ce sport. C’est chouette aussi pour le public de voir que : UN on continue à les aimer, DEUX ils sont toujours aussi beaux, soignés et bien traités (c’est un vrai sujet), et TROIS qu’ils ont maintenant des fils de 4-5-6-7 ans. C’est cela qui nous fait tous nous lever le matin. C’est l’avenir. Et que fait Mme Perron-Pette quand elle ne s’occupe pas de ses poulains ? Elle a plusieurs vies Mme Perron-Pette (rires). Je suis entrepreneur de travaux publics, c’est cela ma vraie vie, ma première passion et ma grande fierté. Les entrepreneurs de travaux publics sont des gens formidables, courageux, innovants au service de l’aménagement du territoire. Je suis aussi très impliquée dans le monde portuaire notamment via le Grand Port Maritime du Havre, parce que c’est un merveilleux outil de développement et de rayonnement pour la France, j’en suis aussi très fière. Donc du lundi au vendredi Mme Perron-Pette s’occupe de ses activités de travaux publics, industriels et portuaires puis le vendredi, samedi, dimanche, elle s’occupe de ses chevaux. Une vie bien remplie ? Madame Perron-Pette ne prend pas beaucoup de vacances (rires).
Etienne Robert
Divine Express*HDC/Delphine Perez, Elite, vice-championne des 6 ans (© ER)
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Assemblée générale de l’ANAA
La race anglo-arabe mérite d’être considérée L’Assemblée Générale de l’ANAA tenue à Montauban le 3 mars a renouvelé son conseil d’administration. « Nous saluons l’entrée de nouveaux administrateurs élus pour la première fois par les adhérents de l’ANAA et non par les délégués d’associations régionales conformément aux nouveaux statuts votés lors de la précédente AG. Ainsi nous saluons l’entrée de 7 nouveaux membres sur les 13 candidats au poste d’administrateur, majoritairement du sud-ouest : Julien Baux (cavalier et éleveur), François Cazes (éleveur), Daniel Faille (cavalier et éleveur), Alain Lefebvre de Nailly (gérant d’une écurie,cavalier et éleveur), Alain Louis (éleveur),Yves Oliver (éleveur), Yoann Senut (éleveur et étalonnier) » dira Alain james. Les administrateurs sortants Michèle Viguié,
Guillaume Dilhan, Pierre de la Serve, François Maillot, Georges Moutet et Thierry Roque ont été réélus. Cette nouvelle équipe reconstituée aura la tâche de réfléchir à l’avenir de la race anglo-arabe, et particulièrement en race pure. En effet même si les aides mises en place dans le cadre du programme d’élevage ont freiné la chute des naissances et ramené des juments dans la race, l’anglo-arabe reste une race fragilisée avec ses 650 naissances annuelles et un niveau faible de sélection de la jumenterie (seulement 18 % de juments saillies dans la race possèdent des points PACE). « Il faut poursuivre les actions engagées précédemment et envisager une table ronde autour de l’anglo-arabe afin d’impliquer tous les acteurs de la filière et particulièrement les politiques régionales et nationale afin de les sensibiliser à cette race de terroir » explique le Président Alain James. Il faut dès à présent créer une prise de
Alain James , président de l’ANAA (© ER)
conscience pour, dit-il « sauver le soldat Ryan » avant que cette belle race ne disparaisse. Mais l’ANAA reste optimiste, car malgré une baisse générale de subvention, elle a pu honorer les aides aux éleveurs grâce à son autofinancement (hausse des adhésions, inscriptions au stud-book, partenaires), mener les actions de communication et l’organisation des journées internationales de l’anglo-arabe. Le commissaire aux comptes qui été présent à l’AG salue d’ailleurs la gestion saine et mesurée de l’association par l’équipe dirigeante.
En 2020 l’ANAA reconduira ses actions de labellisation des reproducteurs qui conditionnent les aides de la surprime PACE et de la prime au foal à la finale qui se déroulera pour la partie sport à Pompadour du 18 au 20 septembre. L’ANAA souhaite également envoyer un signal fort aux éleveurs d’angloarabes d’endurance qui se retrouvent aujourd’hui à l’écart du programme de l’ACA. La commission endurance de l’ANAA, récemment créée, va se rapprocher de ces éleveurs afin d’évaluer leurs besoins et leurs attentes en termes de concours d’élevage et d’encou-
ragement à la discipline. Une formation de juges devait être programmée le 24 mars à Pompadour ouverte à tous, axée sur le saut et les allures du jeune cheval de sport. Le public aura le plaisir de lire à nouveau le magazine Anglo’Mania en 2020 et rencontrer l’association sur une dizaine d’événements nationaux. Le site internet va être revisité pour offrir aux utilisateurs une information plus ciblée sur les anglo-arabes à vendre, les étalons et les juments. Les efforts de communication et d’encouragement à la race par
l’association viennent conforter les belles performances des anglos en compétitions internationales (Punch de l’Esques, Tempo de Paban, Udine Jolimon Bearn Prestige Kalone…), car ces dernières contribuent largement à la reconnaissance de cette race dans le monde entier. L’équipe mise en place le 3 mars aura à cœur de proposer des solutions innovantes pour porter au plus haut cette race reconnue amélioratrice dans tous les studbooks de chevaux de sport.
ACTU - TRAITS
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La fresque du cheval comtois remporte le prix Poulidor
Dans le cadre de la onzième édition du concours « Les agris aiment le Tour » organisé par la FNSEA, 15 fédérations départementales du réseau syndical avaient réalisé 16 visuels dans les champs pour le passage de l’édition de 2019 du Tour de France. Le jury « Raymond Poulidor » composé entre autres de Christian Prudhomme, directeur général du Tour, de Jean-Paul Ollivier, emblématique journaliste sportif, et de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, qui s’est réuni le mercredi 22 janvier 2020, a retenu à l’unanimité le cheval Comtois présenté par la FDSEA du Doubs pour son Prix Raymond Poulidor. Les critères d’évaluation qui ont guidé le jury : la valorisation des terroirs et des métiers de l’agriculture, l’originalité, la visibilité, les matériaux utilisés, le slogan, le mouvement, l’appréciation générale, et le respect de l’environnement dans la préparation de l’événement. L’oeuvre éphémère doubienne a dominé tous les critères, jusqu’au nombre de clics numériques - plus de 2 000 - laissant loin derrière elle les 15 autres réalisations des autres fédérations départementales engagées dans cette 11e édition du concours « Les agris
aiment le Tour ». C’est grâce aux 1 000 heures de travail réalisées par les 150 bénévoles de l’ANCTC que la FDSEA du Doubs et l’ANCTC remportent ce Prix. Cette année, le thème était : « les 100 ans du maillot jaune », une aubaine pour l’ANCTC qui célébrait également en 2019 le centenaire de la création du syndicat. Comme la race comtoise est la première race de chevaux de trait en France, en termes d’effectif, elle est un peu le maillot jaune des chevaux de trait. Cette fresque de la taille de 5 terrains de foot a été imaginée et dirigée par l’artiste jurassien Pierre Duc qui est tout à la fois sculpteur, peintre, aquarelliste, graveur ou encore dessinateur. Elle a été conçue entièrement à l’aide de matériaux naturels : paille, écorces de bois, compost, sciure etc… Elle se situait à Etalans, dans un champ d’étalons comtois, appartenant à Charly Jeangirard, qui ont été mis également à l’honneur par les équipes de télévision. Ce prix sera remis officiellement lors du salon de l’agriculture, du 22 février au 1er mars 2020, où les plus beaux chevaux comtois viendront rencontrer le public du monde entier. L’ANCTC publiera prochainement le livre « Le cheval Comtois » écrit par Jean-Claude Barbeaux et illustré des photos de Jack Varlet, qui consacre tout un chapitre sur les étapes de réalisation de cette fresque historique.
Les Comtois sur la route du Tour
Concours général agricole
Le Palmarès des chevaux de trait
Les Comtois « maillot jaune » des races de trait
geois de Cucq - Eleveur : Sébastien Vincent (60); 3. Alto 11 - Naisseur : Sébastien Vincent (60). Trophée Monté : 5. Flore de Montigny - Eleveur : Pierre Pruvost (62). • Breton Finale Nationale - Femelles Postières : 1. Hera 3 - Eleveur : Françis Connan (22); 2. Hedene de la Noe - Eleveur : Franck Savourel (44); 3. Hylarie du Bourg - Eleveur : JeanDésiré Philippe (56). Finale Nationale - Femelles Trait : 1. Hermione de Kerjean Eleveur : Pascal Cousin (22); 2. Halma de Guerruas - Eleveur : Déborah Tigreat (29); 3. Hiris Trogaen - Eleveur : Isabelle Le Guen (29). Trophée Racial d’Utilité Jeunes Chevaux : 7. Ector du Crann - Eleveur : Eric Seuve (33). Trophée National d’Utilité Inter-Races : 8. Elite des Bois 2 - Eleveur : Thimotée Moulin (44); 8. Esia des Bois - Eleveur : Betty Guerin
• Ardennais (lire aussi en page Grand-Est) Finale Nationale - Grande Taille : 1. Comtesse de Malmaison - Eleveur : Ferme de la Malmaison (08); 2. Fabella de Fresnoy - Eleveur : GAEC de l’Ardennais (52); 3. Gipsy des Sirchaux - Eleveur : Stéphane Morel (55). Finale Nationale - Petite Taille : 1. Galipette Fresnoy - Eleveur : Lola Bablon (52); 2. Dayette de Melceney - Eleveur : Yves Lacroix (88); 3. Fuchia de Beaumont - Eleveur : Julie Laurent (55). Trophée Racial d’Utilité Jeunes Chevaux : 10. Fuchia de Beaumont - Naisseur : Julie Laurent (55). Trophée National D’Utilité Inter-Races : 4. Bienvenue du Dol - Naisseur : Meuse Traction (55); 4. Claimie des Prés - Naisseur : Meuse Traction (55). Trophée Monté : 1. Fuchia de Beaumont - Naisseur : Julie Laurent (88).
• Cob Normand Trophée d’utilité Jeunes Chevaux : 1. Fidele du Petit Pas - Eleveur : Mickaël Durand (44). Trophée d’utilité Inter-Races : 6. Diem - Eleveur : Camille Porcher (07); 6. Ulrika des Genets - Eleveur : Camille Porcher (07). Trophée Monté : 7. Eclypsa du Dora - Eleveur : Christelle Merdrignac (44). Finale Nationale Pouliches 3 à 6 ans : 1. Harley de Cauville - Eleveur : Philippe Loisel (14); 2. Hera de la Rue - Eleveur : Bruno Paysant (50); 3. Harmonie de la Nesque Eleveur : Michel Forget (61).
• Boulonnais Finale Nationale : 1. Duchesse de Nordal - Eleveur : Jonathan Capron (62); 2. Hera du Mont Louis - Eleveur : Camille Santune (62); 3. Flore de Montigny - Eleveur : Aurélien Hollander (62). Trophée Racial d’Utilité Jeunes Chevaux : 4. Etoile de l’Ecurie - Naisseur : Aurélien Hollander (62). Trophée National d’Utilité Inter-Races : 3. Bour-
• Comtois. Trophée Racial D’Utilité Jeunes Chevaux : 3. Frambois 9 - Eleveur : EARL Robert Denis et Mickaël (25). Trophée National D’Utilité Inter-Races : 2. Bis - Eleveur : EARL Ferme Cannelle (25); 2. Djazz - Eleveur : EARL Ferme Cannelle (25). Trophée Monté : 1. Gytane - Eleveur : EARL Ferme Cannelle (25).
(35). Trophée Monté : 10. Ector du Crann - Eleveur : Eric Seuve (33).
Finale Nationale - Etalons : 1. Hip Hop - Eleveur : GAEC Mauvais P.C.G. (25); 2. Helium de Bonant - Eleveur : Jean-Michel Garressus (25); 3. Heston de Creuse - Eleveur : François Perrin (25). Finale Nationale - Juments : 1. Harpie d’Etalans - Eleveur : Charles Boillin (25); 2. Harmony de Mathay - Eleveur : Joël Parent (39); 3. Holidays de Bief - Eleveur : Pascal Boncompain(43). • Percheron. Finale Nationale - Etalons : 1. Houston de la Brume - Eleveur : EARL Privat Romain (15); 2. Haribo des Poiriers - Eleveur : Jean-Luc Bacle (72); 3. Billy du Genet - Eleveur : Léna Thoury (87). Finale Nationale - Juments : 1. Hachette des Forges - Eleveur : Hervé Guillemot (01); 2. Hilda des Tourailles - Eleveur : Mathilde André (61); 3. Harmonieuse d’Etable Eleveur : Charline Dumas (18). Trophée Racial d’Utilité Jeunes Chevaux : 6. Edene de la Haize - Eleveur : Mulowski Josiane et Estelle (41). Trophée National d’Utilité Inter-Races : 7. Victor d’Intheville - Eleveur : Francis Valogne (50); 7.Vic de Maubray - Eleveur : Francis Valogne (50). Trophée Monté : 6. Billy du Genet - Eleveur : Léna Thoury (87). • Traits Auxois Finale Nationale - Juments : 1. Escarbille des Cinq Freux - Eleveur : Jumenterie des Saffres (21); 2. Bai Linda - Eleveur : Jean-Philippe Jacqueson (71); 3. Hotesse de Cissey - Eleveur : David Lucas (21). Trophée Racial d’Utilité Jeunes Chevaux : 9. Fauvette de Jonchery - Eleveur : Emilien Lucand (21). Trophée Monté : 2. Hotesse de Cissey - Eleveur : David Lucas (21). • Trait Poitevin Finale Nationale - Etalons : 1. Gitan Richardière - Eleveur : Vincent Seite (29); 2. Gabses de Romagne - Eleveur : Laura Martial (17); 3. Goliath des Cabournes - Eleveur : Sylvie Barbotin (16). Trophée Racial d’Utilité Jeunes Chevaux : 2. Fanfan Richardière - Eleveur : Baptiste Vivinus (85). Trophée National d’Utilité Inter-Races : 1. Fidel Richardière - Eleveur : Baptiste Vivinus (85); 1. Calypso 3 - Eleveur : Baptiste Vivinus (85). Trophée Monté : 9. Coquette du Moulin - Eleveur : Nicolas Séguier (17). Finale Nationale - Chevaux d’utilisation : 1. Fanfan Richardière - Eleveur : Baptiste Vivinus (85); 2. Coquette du Moulin - Eleveur : Nicolas Séguier (17).
Création de France Energie Animale Motivés par l’obligation de structurer leur profession, de la faire vivre et reconnaître, une trentaine de professionnels utilisateurs de l’énergie animale, représentant des entreprises individuelles, des collectivités territoriales, des constructeurs de matériel et des selliers harnacheurs, se sont rassemblés à l’initiative de la SFET (Société Française des Equidés de Travail) pour créer France Energie Animale. Elle est ouverte à tous les utilisateurs professionnels de l’énergie animale que ce soit avec des chevaux, des ânes, des mules ou des boeufs, que ce soit pour le débardage, le travail du sol et autres travaux agricoles, le transport de personnes, la collecte de déchets, le portage… Le conseil d’administration a élu le bureau suivant : Président : Jean-Jacques Seïté Vice-président : Pascal Landréat Secrétaire :Vincent Pipaud Secrétaire-adjointe : Alice Bodet Trésorier : Baptiste Vivinus Trésorier-adjoint : Johann Gourbail
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ACTU - ELEVAGE
Vente illégale de paillettes : après Kannan, Carinjo
Après le GFE, c’est le haras des Coudrettes qui alertait sur la vente de paillettes d’origine frauduleuse. Sur divers sites de ventes aux enchères et sur les réseaux sociaux on vit en effet fleurir une offre de paillettes d’un grand nombre d’étalons du GFE et en particulier de Kannan. Le haras des Coudrettes a appris le 8 mai tôt matin par un extraordinaire concours de circonstances que des paillettes de Carinjo étaient en vente sur un site néerlandais de vente aux enchères.
l’utilisation de l’ICSI. » Il est bien entendu par Emmanuèle Peron-Pette que seul le Haras des Coudrettes est propriétaire de toutes les paillettes de Carinjo et qu’il est seul habilité à la vente. Si un client du haras n’avait pas téléphoné aux Coudrettes par acquit de conscience en demandant s’il lui serait possible de se faire envoyer la paillette de Hollande sans problème,la fraude n’aurait été découverte aussi facilement.
Nous transcrivons à nouveau le Communiqué du GFE qui avait fait une mise au point précise sur ces paillettes d’origine frauduleuse, sur les risques encourus en cas d’achat, sur les moyens d’éviter de tomber dans ce genre de piège mis au point par de véritables réseaux :
Voici la traduction du lot sur le site en question : « Carinjo HDC (Cascavelle x Landgraf I), 1 paillette. Carinjo HDC est un fils de Cascavelle, issu d’une mère de Landgraf I. Carinjo HDC a sauté au plus haut niveau. Ce lot contient 1 paillette, avec un an de stockage gratuit. Aucune limitation pour
« Nous attirons l’attention des acheteurs sur le fait que, si certaines paillettes appartiennent légitimement à leurs vendeurs, ce n’est hélas pas toujours le cas ! Plusieurs actions sont actuellement en cours et des acheteurs de bonne foi risquent de se retrouver emportés malgré eux dans des complications inattendues. Afin de limiter ce risque, mais aussi pour avoir plus d’informations sur la qualité des paillettes ainsi proposées, il est vive-
La Ministre des Sports Roxana Maracineanu a annoncé le report des élections jusqu’au 30 avril 2021 pour l’ensemble des fédérations sportives. En effet le report des Jeux Olympiques et Paralympiques à l’été 2021 a une incidence directe sur la tenue des élections fédérales qui doivent se tenir au plus tard le 31 décembre
de l’année des Jeux. Or, les statuts de plusieurs fédérations sportives limitent les mandats de leurs présidentes et présidents à 4 ans. En outre, le déploiement de l’Agence nationale du Sport s’accompagnera d’une refondation de l’organisation régionale du sport de haut niveau afin d’optimiser l’accompagnement des sportifs. La
ment recommandé aux intermédiaires de vente et aux acheteurs d’exiger des vendeurs un minimum de transparence et de traçabilité en se faisant fournir avant d’acheter : - Une description précise des paillettes avec la couleur, le centre de production, la date et le numéro de l’éjaculat dont elles proviennent. - Une copie du document sanitaire original de transport qui doit accompagner toute paillette lors d’un changement de lieu de stockage. - Une copie du certificat sanitaire européen qui est dorénavant demandé pour les mouvements de paillettes entre états membres. - Une preuve d’achat par le vendeur à leur précédent propriétaire des paillettes mises en vente. La plus extrême prudence doit être recommandée vis à vis des vendeurs qui refuseraient ou seraient dans l’incapacité de fournir de tels documents. Ces conseils valent pour Kannan mais s’appliquent également à tous les autres étalons dont les paillettes sont mises aux enchères au mépris des règles sanitaires, des éléments minimas de traçabilité et des règles de bonne conduite en matière de stockage et de transport. »
Report des élections fédérales à avril 2021 Ministre rappelle enfin solennellement aux candidates et candidats engagés sa volonté de voir les fédérations s’engager sur deux thématiques majeures : la lutte sans faille contre toutes les formes de violences dans le sport ainsi que la féminisation des équipes dirigeantes et techniques.
CLIN d’OEIL
Je suis né Pur-sang
Né d’une rencontre éphémère entre une jument ayant couru et gagné sa vie en province, et d’un étalon au prix de saillie abordable, je suis né en fin de printemps.
Mon naisseur et propriétaire, passionné, mais ne possédant pas de porte-monnaie à rallonge, me regardera amoureusement grandir pendant 3 longues années au côté de ma mère. Durant ces trois ans, je serai nourri avec un aliment bon marché. Le vermifuge et les soins seront, comme le maréchal et le dentiste, inconnus au bataillon. Je ne serai d’ailleurs quasiment jamais attrapé pour être manipulé. Au début de ma troisième année, mon naisseur va commencer « à se gratter la tête » sur mon avenir. Il va vouloir trouver un entraîneur avec des résultats convenables pour m’exploiter. Comme il n’aura pas les moyens de payer une pension, et qu’au vu de mon âge et de mes origines modestes, peu d’entraîneurs se bousculeront au portillon. Mais que va-t-on faire de moi alors ? Heureusement, mon naisseur a un copain entraîneur. Celui-là même qui entraîna ma mère... Autour d’un verre de rosé à la buvette du champ de course, tous les deux se mettront d’accord pour une location (sorte de tous frais tous gains chez les chevaux de selle) au ras des pâquerettes. Je serai donc chargé en vrac dans le van, non débourré, jamais manipulé (on me posera un licol le jour J), sans soin ni suivi vétérinaire. J’arriverai donc «brut de décoffrage» chez ce «petit entraîneur» de province n’ayant pas une glorieuse réussite faute de moyens financiers et de grands propriétaires.
Au bout de quelques jours on va me sauter au cou. C’est le jeune salarié sans grande expérience qui va s’y coller. La première leçon ne va pas forcément bien se passer. Les gesticulations, les cris et la brutalité qui en découleront me feront perdre le peu de confiance que j’avais vis à vis des hommes.
Bon an mal an, je vais me retrouver sur la piste avec le même cavalier, souvent mal formé, sur le dos. Les leçons pour moi ne sont pas constructives. J’ai tellement peur que je «tire comme un branque», ce qui m’empêche de m’oxygéner correctement et d’apprendre à respirer en galopant. Je suis tellement contracté que ma bouche et mon dos me font souffrir. Mais comme je suis en location, on ne va pas «faire de frais» en ostéopathe ni en dentiste De toutes façons, je suis déjà qualifié de « chien » par le personnel de l’écurie... Cela fait 3 mois que c’est dur pour moi le matin à la piste. Je fuis littéralement la main de mon partenaire d’entraînement. Pour me débarrasser de ce contact douloureux, je lève la tête le plus haut possible en galopant à fond bêtement… Mais pendant ce temps-là, je coûte de l’argent à mon entraîneur et il est temps que j’en ramène! Il sera donc convenu que mes sabots fouleront en plein été la piste dure comme du macadam d’un petit champ de courses de province vu la qualité que je montre le matin, je n’aurai pas la chance de débuter sur un hippodrome tel que Saint Cloud ou Chantilly. Le jour J, mon partenaire du matin, qui a des crochets à la place des mains (il a appris à monter à l’école sur le cheval mécanique), va me
faire débuter car il est également le jockey de la maison. Je suis tellement « sur le gaz » que je ne vais même pas voir la fin des 1 600 m du gazon. Complètement asphyxié et tendu à l’extrême par ces doigts qui rn’emprisonnent. Le manque d’expérience de mon jockey et mon peu d’entraînement vont avoir raison de tout mon pauvre corps, en particulier de mes tendons qui ne tiendront pas le choc....me voici déjà pété (jargon pour désigner une tendinite) à 3 ans ! J’en suis bon pour un arrêt d’un an au moins...Mon naisseur et propriétaire, toujours plein d’espoir va bien sûr me garder dans ses prés. L’année prochaine, j’aurai 4 ans. Mais au vu de mes performances qui voudra de moi ? Le même entraîneur sans doute.... Le parcours de ce cheval n’est malheureusement pas atypique. Bon nombre d’entre eux passent « à la trappe » faute de moyens financiers. Heureusement ce n’est pas le cas de tous les chevaux. Beaucoup d’éleveurs diront que je suis une briseuse de rêves et que je généralise. Mais il ne faut pas oublier une chose : c’est à vous éleveurs et propriétaires de donner à vos chevaux les moyens de faire briller vos couleurs sur les hippodromes. Vos chevaux ne sont pas nés « chevaux de course ». Si le travail en amont est bien fait, ils le deviendront. C’est vous qui avez choisi avant tout...de les faire naître Pur-sang. Elisabeth Vibert
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ACTU - NAISSANCES
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Carnet rose ■■Chez Jennifer l’Evidence
■■Elevage de Bauvoire 14 mars. « Naissance PFS : Nous vous présentons Kilkenny Bauvoire, pouliche par Quabar des Monceaux PFS et Hérésie de Bauvoire PFS (par Trésor BWP). »
3 mars. « Kidimieu de l’Evidence (Jo de Labarde) propre frère du léopard Jackpot. »
■■Chez Bernard Lecourtois
27 mars. « Pouliche 2020 Utrillo vd Heffinck x Velvetina Mail x Quite Easy x Katchina Mail x Calvaro avec sa mère porteuse. »
14 avril. « Kundir Mail mâle bai (Delstar Mail x Matahari Mail x Carthago x Impala Mail x Alligator Fontaine x Almandine x Almé). Il est né par transfert d’embryon. Sa mère génétique Matahari est fille du chef de race mondial Carthago. »
■■Elevage de Fontlond
■■Elevage Daurelle 24 mars. « Première naissance de l’année : Kery One mâle par Champs Elysées et Very One par Iowa. »
22 mars. « Joli mâle poney : Kaolin de Fontland par Meeping cha de Florys PFS et Eole de Fontland PFS par Quabar des Monceaux PFS. »
■■Holstein. Ecurie du Boisset
■■Chez Claudia Dominici
28 mars. « C’est un mâle qui ouvre le bal de l’année, félicitations pour ce beau Casall x Darco x Fruehlingshaft ! Noir de jais, compact, musculeux, énergique et à vendre ! Frère utérin de Divin du Boisset, sélectionné pour Lanaken en 2019. »
29 mars. « Parce que il y en a qui font plus chaud au coeur que d’autres c’est un cercle qui se ferme. Merci ma Clintige pour ce nouveau miracle ! Le sourire revient avec toi ! »
■■Chez Kirsten Fontanel
■■Chez Jérôme Joly
■■Elevage des Anges
■■Chez Jean-Marie Charlot
29 mars. « Camélia Batilly Z nous a offert une magnifique pouliche cette nuit ! Voilà, notre Diva Karef a une petite soeur (pas vraiment petite du tout). »
29 mars. « YES ! C’est une pouliche ! Fille de Diamant de Semilly et Sweetie de Presle. Propre sœur d’Aloha des Presles ISO152 CSI5* et 1/2 sœur d’Alisea de Presle ISO142 CSI 3*. »
31 mars. Naissances PFS : « 1re pouliche palomino, Kontemple Lays Anges, chez Sophie Couton-Fournier et appartenant à Sophie Mavrocordato. Fille de Cremell’Aux Lays PFS et Sirène des Bois SFA (par Volchebnik SESF). »
31 mars. « 1re naissance : Koree de Champloue (femelle) : Cornet Obolinski x Baloubet x Quidam x Laudanum. Souche Toscane : Rahotep de Toscane, Jadis de Toscane, Dollar du Mûrier. »
■■Chez Ambre Réau
■■Centre Hippique de Mancy
31 mars. « Camélia Batilly Z nous a offert K...du Krystal, mâle Welsh mountain bai par Beukenhof’s Barry et Windhoek’s Jacolien par Vikarien’s Jabadabadoo. »
1er avril. « Notre 4e poulain était né… Kintus de Mancy, un joli mâle bai (Major de Coquerie x Quel type d’Elle). »
■■Haras du Montceau
1er avril. « I’am Special de Muze/ Flipper d’elle. Sa 3e mère est Esther du Château (Le Tôt/Javotte). Des sacrés points de force pour ce nouveau gars au Montceau. Il s’appellera Kotedefer du Montceau. »
■■Haras d’Ivraie
14 avril. « Le 6e baby est né, une jolie pouliche Connemara (Houston x Jacks Promise). » 27 avril. « On commence la semaine avec le 10e petit de l’année ! Un poney mâle (Houston x Movie Star Tilia). »
■■Chez Chrystel Ribe
2 avril. « Et de 2 ! Cashpaid J et F et Fanfan du Montceau (fille de Niobe de Nantuel et Un Caprice Dechalusse). C’est un grand et très beau garçon. Il a été baptisé Kademil du Montceau. »
■■Haras d’Elle
■■Haras de Villers
■■Haras de Circée
2 avril. « Une superbe pouliche (L’Intouchable, Kwpn) est née ce matin, d’une robe spéciale, une sorte de chocolat isabelle, la mère ayant un gène crème. »
3 avril. « Deux naissances : un fils de Parlamème et Président et un fils de Prémacy de Ménial et Trophée du Rozel. »
4 avril. « Upla Boum de Circée (Come On) nous a offert ce matin une sublime pouliche de Chacco Rouge. »
■■Haras du Valat
■■Haras de Sureil
■■Haras des Princes
■■Chez les frères Gacon
7 avril. « Suite des naissances avec K... une Prince par Cornet Obolenski et Exception une Prince par Number One d’Iso sur la souche Verdi TN (Maikel van der Vleuten ) ! »
7 avril. « Le frère de Faust est arrivé (Qualiope des Orcets x Type Top du Monteil). »
6 avril. « Nous
5 avril. « Le 1er poulain de Cyann est né : x Caouette d’Ivraie x Scandale d’Ivraie. Caouette est la soeur utérine de Tarzan d’Ivraie. Souche maternelle de Laurentides, Carole de Here, Giralda, Nathan de la Tour... »
■■Chez Philippe Harfaux
8 avril. « 7e poulinage, un mâle par Mylord Carthago et Double Trouble van Overis Z c’est une des dernières Darco (Cento). »
5 avril. « En première Mondiale, plus vite, plus haut, plus fort, Kangourou d’Elle, le nouveau croisement kangourou/ cheval »
■■Haras d’Ecotier
8 avril. « Kortina d’Ecotier, femelle alezan brûlé, par Mylord Carthago et Guarana d’Ecotier (Kannan x Lux Z), chez Alexa et Olivier Annequin. »
5 avril. « Arabofrison*SF, mère ARFR par Ardan du Bélier, père Ep To You (par Up To You Holst et mère souche Papillon Rouge). »
vous présentons Kingston Town de Sureil... Son père est Olala de Buissy. Sa mère est une fille de Cacao Courcelle, père de nombreux performeurs internationaux. Sa 2e mère est une fille de Gracieux Ardent. »
■■Chez Mathilde Holland
■■Haras de Brullemail
■■Haras d’Ayguemorte
■■Haras de la Cour
8 avril. « Bienvenue à K... de Holland (surnommé Karo), né à 01h20. Fils de Very Star Kerveyer PFS et de Rose d’Or des Cèdres SFA (par Jeff d’Or SFA). »
9 avril. « Magnifique poulain de Quite Easy. La nuit dernière la jument en résidence Genève (Wizzerd x Concorde) a donné naissance à un mâle bai de Quite Easy. Félicitations au naisseur Pedro Gutierrez Aja. »
10 avril. « Une belle fille de Booster Winner et d’Udinese est née cette nuit. »
10 avril. « Un beau mâle de Johnny Barnes et Hybris Shade né à 14h15. »
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
ACTU NATIONALE
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PUBLI-INFO
« Mes chevaux ont gagné en souplesse, locomotion » Alexis Deroubaix et Timon d’Aure lors du Jumping de la Baule 2019
TRM® est le premier fabricant et distributeur européen de compléments nutritionnels et de produits de soins pour les chevaux. Depuis plus de trente ans, de nombreux cavaliers à travers le monde font confiance à leurs produits au quotidien. Parmi eux, nous pouvons citer des stars telles que Steve Guerdat ou encore Rodrigo Pessoa à l’étranger, mais également Aldrick Cheronnet ou bien Alexis Deroubaix en France. Ce dernier nous explique son récent et déjà fructueux partenariat avec la marque. Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? « Alexis Deroubaix, cavalier professionnel membre de l’équipe de France (Championnat du monde Tryon 2018, Championnat d’Europe Rotterdam 2019) » Depuis quand travaillez-vous avec TRM ? AD : « Je travaille avec L’équipe TRM depuis Janvier 2020, nous nous étions rencontrés durant la coupe du monde de Lyon en Novembre 2019 ».
Alexis, chez lui, portant les couleurs de TRM®
Quels produits utilisez-vous ? Sur quels chevaux (âge, profil, niveau) ? Pour quelles raisons ? Comment (en cure ? en usage ponctuel ?) ? AD : « J’utilise de nombreux produits en fonction de chaque équidé, de manière générale sous forme de cure et pour tous les âges. Le produit que j’affectionne particulièrement est le Kurasyn 360X. Beaucoup de mes chevaux ont gagné en souplesse, ont amélioré leur locomotion, leur état physique global, et ça au bout de moins d’un mois en cure. D’autres produits, tout comme le Kurasyn 360X, ont des résultats très rapides et efficaces ». Depuis 1989, TRM® poursuit toujours le même objectif, l’excellence. Ses priorités sont la santé et la performance du cheval quels que soient son âge ou sa discipline. Si vous souhaitez utiliser les mêmes produits d’excellence qu’Alexis, n’hésitez pas à contacter les conseillers TRM France. Ils vous accompagnent en fonction de vos besoins, que ce soit pour le cheval en compétition, son état général ou encore l’élevage. Par mail : contact@equidarmor-seoa.com Par téléphone : 06 07 62 85 05 (Alain Darroux) ou 06 31 81 68 24 (Léa Philippart).
Partenariat des Conseils des chevaux avec les stud-books SF et PFS Le Stud-Book Selle Français (SBSF) et l’Association Nationale du Poney Français de Selle (ANPFS) ont signé une convention avec la Fédération des Conseils des Chevaux (FCC) pour la mise en place de leurs observatoires économiques. Les deux plus importantes races de chevaux et de poneys de sport français suivent ainsi les Anglo-Arabe et les 25 races d’équidés de travail de la SFET dans la mise en place d’un partenariat qui va leur permettre d’évaluer l’évolution du poids économique de leurs élevages via les questionnaires économiques existants, mais également d’enquêter sur leurs problématiques propres. Cette initiative prend tout son sens lorsqu’il s’agit d’imaginer des stratégies de relance de l’activité à la suite de la crise que nous traversons.
Assemblée Générale de l’ANPFS
L’Assemblée Générale de l’ANPFS a eu lieu le samedi 7 mars 2020 dans les locaux du Parc Equestre Fédéral à Lamotte Beuvron. Le matin, la présidente, Marie-Dominique Saumont Lacoeuille a procédé à la lecture du rapport moral 2019 et des projets d’actions 2020. Par la suite le rapport financier 2019 et le projet de budget 2020 ont été annoncés par Jean Louis Laurent Trésorier ainsi que l’expert-comptable Camille Mahieu. L’ensemble des documents ont été approuvés à l’unanimité par les membres présents de l’association. Serge Lecomte, Président de la
Fédération Française d’Equitation, a ensuite pris la parole pour énoncer quelques mots en faveur de l’élevage de poney français. Laurent Gallice a préparé une intervention sur l’évolution du règlement concernant le toisage des poneys sur le circuit FEI suite à la session de toise qui a eu lieu début mars au Parc Equestre Fédéral. L’élection du conseil d’administration a ensuite eu lieu avec six membres sortants : Bérangère Mouroux, Jean Drexler, Gérard Nicod, Pierre Annequin, Christian Morel, et Véronique Margrin dont trois ne souhaitaient pas se représenter :
Jean Drexler, Gérard Nicod et Véronique Margrin. Ont été (re)élus : - Pierre Annequin - Savina Blot-Dollfus - Coline Carrot - Christian Morel - Bérangère Mouroux - Frédéric Roscel Le conseil d’administration s’est réuni à l’issue de l’Assemblée Générale pour procédé à l’élection du bureau comme suit : Présidente : Marie-Dominique Saumont Lacoeuille Vice-Présidents : Pierre Annequin, Christian Morel Secrétaire Générale : Bérangère Mouroux Secrétaire Adjoint : Charlie Garreau Trésorier : Jean-Louis Laurent Trésorier adjoint : Régis Reveille Membres : Lionel Armengaud, Gilles Auclerc, Savina Blot-Dollfus, Coline Carrot, Frédéric Roscel. L’après-midi se tenait une conférence animée par l’Institut du Droit Equin sur l’élevage de chevaux de sport : « Contrats et responsabilités ».
Grâce à cet échange gagnant-gagnant, la FCC met à disposition des races partenaires un outil statistique et cartographique performant qui respecte la nouvelle loi de protection des données individuelles
(RGPD). En parallèle, les Conseils des Chevaux enrichissent les échantillonnages des éleveurs de ces deux races de premier plan afin d’affiner les résultats de leurs observatoires économiques régionaux (OER). Il
faut dire que ces résultats sont importants car ils sont utilisés pour la mise en place de programmes d’aides régionaux et sont ensuite consolidés au niveau national.
ACTU
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Chaînes de solidarité pour les Centres équestres De véritables chaînes de solidarité se sont peu à peu mises en place dès le début du mois d’avril, afin d’aider les établissements équestres fortement impactés par la crise sanitaire. La FFE a mis en place l’opération #CavalierSolidaire, et créé une plate-forme nationale qui répertorie chaque centre équestre. Les dons peuvent être affiliés, soit à un centre équestre en particulier, soit être versé dans un pot commun qui viendra s’ajouter à la donation de la FFE consacrée aux établissements équestres en situation précaire. ■■Les « stages du cœur » Deux champions olympiques, deux cavaliers franciliens, Philippe Rozier et Roger-Yves Bost, ont lancé le mouvement en proposant d’animer des stages solidarité dans des clubs de la région, la Fédération Française d’Equitation prenant en charge la partie « technique » du versement de ces dons. Marc Dilasser, Pénélope Leprévost et de nombreux cavaliers leur emboîtent le pas. Ils sont rejoints par Julien Courbet (journaliste à RTL et cavalier) et RTL France qui offrent 10 000 €. Cheval TV a décidé de soutenir l’initiative en diffusant en live les stages de ces 2 cavaliers : « Comme cela vous participerez tous aux stages ». ■■Selliers solidaires 40 000 € Plus de 40 000 € ont été récoltés pour l’association « Cavalier Solidaire » grâce au Groupe CWD, Devoucoux et Butet et l’Agence Fences Web. Les onze selles chargées d’histoire proposées par les cavaliers partenaires de la société LIM ont été adjugées pour un total de 41 400 €. Le top price va à la selle olympique CWD de Kevin Staut adjugée 6 100 €. ■■Trésors de Champions : 36 238 € Le vendredi 8 mai, la communauté équestre française s’est mobilisée sur la plateforme de vente en ligne de The Auction by Arqana. Plus de 560 enchérisseurs ont bataillé jusqu’à 23h30 pour acquérir leur « Trésor de champions » et récolter 36 238 € pour le fonds « Cavalier solidaire » de la FFE. Le top price de cette vente exceptionnelle a
été atteint par le « trésor » de Philippe Rozier, une saillie de son étalon olympique Rahotep de Toscane, propriété de Christian Baillet, adjugée 8 500 € à Frédéric Pérouse pour sa fille éleveuse. ■■Cavaliers Pro solidaires BZH : 100 000 € Alexandre Depagne, speaker de compétitions internationales, Damien Kilani,Tony Cadet et Louis Bouhana ont eu cette « folle idée » après l’initiative de Philippe Rozier : « Nous sommes conscients des difficultés des clubs de la région et l’appel du champion olympique Philippe Rozier, mais aussi la vente amiable proposée par le complétiste Karim Laghouag, ont fait écho auprès de nombreux cavaliers bretons », expliquait Alexandre. Des cavaliers professionnels et de nombreux acteurs de la filière équestre ont réalisé quatre jours d’une vente aux enchères en ligne, réalisée sur la page Facebook du CRE Bretagne du jeudi 7 mai 8h au dimanche 10 mai 21h. Elle a rapporté plus de 100 000 € (102 891 €). Cours, stages, saillies, foin, box, engagements, plus de 200 lots ont été récoltés, venant tous les cavaliers bretons, mais aussi du Jumping d’Erquy Plage, du Haras National d’Hennebont ou la MFR de Landivisiau, quand des élevages offraient des saillies gratuites. ■■Virtual Eventing : 180 000 € Côté concours complet c’est un mouvement international qui a vu le jour, pour aider les « associations caritatives médicales ». 50 cavaliers de classe mondiale provenant d’une douzaine de pays se sont affrontés virtuellement du 6 au 10 mai, non pas à Badminton, mais…chez eux, dans leurs écuries respectives ! Trois Français : Tom Carlile/Birmane, Sébastien Cavaillon/Sarah d’Argouges et Arthur Chabert/Goldsmiths Imber ont relevé le défi, affrontant, entre autres, William Fox-Pitt (GB) et Gemma Tattersall (GB). Chaque cavalier collectait des fonds pour une œuvre de bienfaisance différente selon son pays d’origine ; en France il s’agissait de la Fondation de France. Si l’on ne sait ce qu’a récolté chaque association, la somme totale récoltée est de 159 131£ (livres sterling), soit près de 180 000 €. C. Robert
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
Le travail libère le cheval Les antispécistes proclament l’égalité entre les espèces. C’est une belle idée, qu’ils gâchent eux-mêmes en accordant d’emblée aux unes (les espèces animales) des Droits (sans Devoirs en contrepartie), et à la nôtre (l’espèce humaine) des Devoirs (sans Droits). Ça ne peut pas fonctionner comme cela. Que les hommes aient des devoirs à l’égard des animaux parce qu’ils exercent sur eux des droits est parfaitement légitime. Que les animaux bénéficient de droits sans rien en échange est nettement plus discutable. Si l’on prône l’égalité, pourquoi accorder aux uns ce qu’on refuse aux autres ? Et pourquoi interdire aux uns ce que l’on admet pour les autres ? Le travail, par exemple. Parlons-en ! Il paraît normal qu’en contrepartie d’une rétribution, un employé fournisse à son employeur une certaine quantité d’heures de travail. Pourquoi, au nom de quoi, n’en serait-il pas ainsi avec les animaux domestiques – en tout cas avec les chevaux – dont les besoins vitaux sont entièrement assurés par les éleveurs puis par ceux qui les emploient lorsqu’ils sont en âge de servir ? Pourquoi la notion d’effort, souvent exaltée chez les humains, et présentée comme une valeur, ne serait-elle pas valable pour les animaux qui fournissent un travail ? On entend souvent des intellectuels se référer à Karl Marx et affirmer que, pour les hommes, comme sans doute pour les animaux, « le travail est une aliénation ». C’est une très mauvaise interprétation de la pensée de Marx : pour lui, ce qui peut aliéner l’homme, ce n’est pas le travail lui-même, mais éventuellement les conditions de ce travail. Ce qui n’est pas du tout la même chose ! De même qu’un patron doit respecter la dignité d’un ouvrier, lui offrir une juste rétribution de son travail, tenant compte de sa pénibilité, soucieux de protéger la santé et l’intégrité de son collaborateur, de même, celui qui emploie (je dis bien : « emploie » - et non « utilise », et encore moins « exploite ») un cheval est tenu à ce même genre d’obligations. Loin de parler d’aliénation, certains philosophes ont mis en lumière le fait que, pour les hommes, le travail a eu un effet libérateur. Ayant eu pour but d’échapper aux caprices de la nature - pour s’alimenter, se loger, se chauffer -, le travail, disent-ils, a été le seul moyen pour l’homme d’améliorer sa condition, de se hisser au-dessus de son animalité et d’ainsi acquérir une certaine liberté. On a envie de citer ici une phrase de Karl Marx (encore lui) extraite de ses « Manuscrits de 1844 » publiés après sa mort. En travaillant, y écrit-il, « le bestial devient l’humain et l’humain devient bestial ». La formule est certes ambiguë, et peut être interprétée de plusieurs façons. Je retiens, pour ma part, celle qui tend à dire que le travail a
aidé l’homme à sortir de sa condition de simple mammifère parmi les mammifères. En se dégageant par le travail de sa soumission à la nature, l’homme s’en est quelque sorte libéré. Il est dommage que les nazis, en l’utilisant avec une cruauté sadique au fronton des camps de concentration (Auschwitz, Dachau, etc.), aient définitivement discrédité une très belle formule : « Arbeit macht frei », le travail rend libre. N’en est-il pas un peu de même pour les animaux - du moins pour ceux que je connais le moins mal : les chevaux ? Si l’on ne peut pas dire que le travail soit pour eux, comme pour les hommes, à proprement parler libérateur, du moins a-t-il sur eux des effets améliorateurs. Un cheval, en effet, ne travaille pas seul. Il ne travaille qu’en compagnie d’un homme. Cette collaboration, comme l’a si bien démontré Jocelyne Porcher, est une richesse : un codéveloppement. Le travail forme et éduque. Il « civilise ». En le haussant au-dessus de sa propre nature, il permet au cheval de s’élever dans la hiérarchie des espèces. Je devine que cette idée de hiérarchie fera hurler les antispécistes, qui ne jurent que par la notion d’égalité. Mais de quelle égalité peut-on parler entre un herbivore (le cheval) et un carnivore (l’homme), une proie et un prédateur ? La forme globalement harmonieuse et relativement égalitaire (c’est-à-dire faite de réciprocité) de la relation qu’ont pu, après des siècles de fréquentation et d’intimité, établir entre eux ces deux espèces est à mes yeux une grande victoire sur nos instincts, nos peurs, nos pulsions, notre nature profonde. Mettre fin à cette miraculeuse entente, rompre ce lien sans équivalent dans les relations interespèces serait une terrible récession, une défaite de la culture. Jean-Louis Gouraud
NORMANDIE
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
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CSO Cycles Classiques - St Lô (50) - 9-11 mars
Alexis Gourdin ambitieux Alors que le SHF St Lô 1 ouvre traditionnellement la saison des jeunes chevaux en France et en Normandie, Alexis Gourdin s’impose déjà dans l’épreuve des 6 ans au chronomètre. Ambitieux. Mais Clément Fortin pourrait bien surprendre cette année.
Clément Fortin/Etna au Heup
Le premier concours SHF de 2020 était cette année avancé d’une petite semaine (9/11 Mars) mais a fait le plein d’engagés avec 647 inscrits contre 630 l’an dernier. La participation reste stable avec seulement une vingtaine de 4 ans mais des effectifs plus conséquents dans les deux tours de 5 ans (95 et 96 inscrits). On a dénombré une cinquantaine de partants dans chaque tour de 6 ans. L’épreuve au chronomètre revient à Alexis Gourdin associé à Eldorado Semilly (Numero Uno, Kwpn et Tahiti Semilly par Diamant de Semilly). L’étalon confirme de la maturité après de bonnes
saisons à 4 et 5 ans. Un équipier solide pour Alexis qui a également monté le gris Ekano DKS (Kannan, Kwpn x Cumano, Holst) avec de la conviction. Le jeune Clément Fortin est deuxième après avoir poussé Etna au Heup (Urano de Cartigny x Val de Saire) dans quelques retranchements. C’est sans doute un cavalier qu’il faudra suivre. Il ne doute pas, demande du rythme à ses chevaux et confirme un excellent coup d’oeil. Jean-Paul Lepetit, naisseur d’Etna, lui a aussi confié Faveur, Feeling et Epson au Heup. Sa monte efficace sera bientôt plus disciplinée. Troisième place pour Jean-François Filatriau qui montait Etoile du Landey (Quickly de Kreisker x Allegreto). Ces trois-là ont joué la gagne mais sur le long terme on s’aperçoit que les 6 ans chrono ne se courent plus « à fond ». Les cavaliers préfèrent serrer les courbes, travailler entre les barres et assurer des sauts pédagogiques. « Ne perdons pas de vue qu’il s’agit de parcours de formation. L’enjeu en région reste modeste. La saison est longue » témoignait un cavalier expérimenté.
Quelques bons chevaux se sont signalés à l’instar de la 5 ans Forever DK (Vigo d’Arsouilles, Bwp) provenant de la descendance de l’internationale Pia Lotta, West (Pilot, West), montée par Elliot Souster pour le compte du Haras d’Ick ou encore le 6 ans Emile de Beaufour, fils d’Utrillo Vd Heffinck, Bwp x C Indoctro, Holst, monté par Valentin Besnard. Installé près de Crèvecoeur en Auge, l’ancien cavalier de Bruno Rocuet a un gros piquet pour 2020. On constate parfois que les premiers tours de jeunes chevaux peuvent être laborieux et que les poulains ne se livrent pas toujours. Timidité, appréhension, manque d’expérience. Le cycle des jeunes chevaux est un système long. Il requiert de la patience et c’est souvent le travail progressif qui permet aux chevaux de se révéler. En tous cas, les marchands (historiques et sérieux) étaient à l’affût. Français, étrangers, « courtiers nouvelle et jeune génération » se sont affairés. Car dans le berceau de race du Selle Français, Saint-Lô dévoile régulièrement quelques lumières pour l’avenir. P.S.F
Les classements LES SANS-FAUTE. 6 ans qualification SF+AA (2e tour) : 1. Eldorado Semilly (Numero Uno)/Alexis Gourdin (183,06 €); 2. Etna Au Heup (Urano de Cartigny)/Clement Fortin (167,50 €); 3. Etoile du Landey (Quickly de Kreisker)/ Jean Francois Filatriau (158,43 €); 4. Etincelle de Lolivier (Quebracho Semilly)/Jean Francois Filatriau (150,66 €); 5. Edelweiss de Beaufour (Utrillo Vd Heffinck)/Valentin Besnard (145,47 €); 6. Eyepop Semilly (Diamant de Semilly)/Alexis Gourdin (140,29 €); 7. Espoir des Vaux (Nippon d’Elle)/Romain Kugel (135,10 €); 8. Eskimo Platiere (Kannan)/Benjamin Devulder (132,51 €); 9. Espoir des Forets (L’Arc de Triomphe)/ Clement Fortin (129,92 €); 10. Eldorado d’Elle (Qlassic Bois Margot)/Bertrand Pignolet (127,98 €); 11. Ekano Dks*Semilly (Kannan)/Alexis Gourdin (126,03 €); 12. Eiffel de Hus (Con Air)/Valentin Besnard (124,09 €); 13. Elite du Landey (Quickly de Kreisker)/Jean Francois Filatriau (122,14 €); 14. Eros de Carville (Nippon d’Elle)/Valentin Besnard (120,85 €); 15. Ebay des Forets (Untouchable M)/Audrey Paris (119,55 €); 16. Evrest de La Haie (Quick Star)/Faustine Laferrerie (118,26 €); 17. Esganoso Manciais (Ogano Sitte)/Manon Geismar Bonnemains (116,96 €); 18. Elite d’Aure (Con Air)/Hugo Delsarte (104 €); 19. Eclat du Cerisier (Kannan)/Stephane Dufour (104 €); 20. Easyjump du Maizeret (Vagabond de La Pomme)/ Paul Meslin (104 €); 21. Edora d’Helby (Kouros d’Helby)/Alice Princelle (104 €); 22. Ermitage’s Boy (Armitages Boy)/Francois Xavier Boudant (104 €); 23. Elliott d’Aure (President)/Simon Body (104 €); 24. Elan d’Elle (Con Air)/Bertrand Pignolet (104 €); 25. Emile de Beaufour (Utrillo Vd Heffinck)/Valentin Besnard (104 €); 26. Enarque Dam (Labrador de Brekka)/Alexa Hinard Dufour (104 €); 27. Elysee Peguignon (Baloubet du Rouet)/ Gilles Botton (104 €); 28. Ella de Kezeg (Carembar de Muze)/ Jean Marc Le Guennec (104 €).
6 ans qualification SF+AA (1er tour-104 €) : 1.ex. Espoir des Forets (L’Arc de Triomphe)/Clement Fortin; Eldorado Semilly (Numero Uno)/Alexis Gourdin; Ebay des Forets (Untouchable M)/Audrey Paris; Eskimo Platiere (Kannan)/Benjamin Devulder; Eliot des Aubiers (Impala des Fontaines)/Leo Thomazo; Elan d’Elle (Con Air)/Bertrand Pignolet; Emese de Carteret (Salto de l’Isle)/Jean Marc Le Guennec; Epson Au Heup (Urano de Cartigny)/Clement Fortin; Eyepop Semilly (Diamant de Semilly)/Alexis Gourdin; Easyjump du Maizeret (Vagabond de La Pomme)/Paul Meslin; Eiffel de Hus (Con Air)/Valentin Besnard; Edora d’Helby (Kouros d’Helby)/Alice Princelle; Ella de Kezeg (Carembar de Muze)/Jean Marc Le Guennec; Easy d’Ick (Niagara d’Elle)/Elliot Souster; Eolo des Ajoncs (Chef Rouge)/Vincent Hervagault; El Star Semilly (Quick Star)/ Alexis Gourdin; Elysee Peguignon (Baloubet du Rouet)/Gilles Botton; Emile de Beaufour (Utrillo Vd Heffinck)/Valentin Besnard; Elliott d’Aure (President)/Simon Body; Elite du Landey (Quickly de Kreisker)/Jean Francois Filatriau; Evora Semilly (Nartago)/Alexis Gourdin; Epiline Manciaise (Quidam de Revel)/Manon Geismar Bonnemains; Eldorado d’Elle (Qlassic Bois Margot)/ Bertrand Pignolet; Evrest de La Haie (Quick Star)/Faustine Laferrerie; Elegance d’Elle (Valeur d’Elle)/Julien Fremicourt; Ermes du Noe (Ogrion des Champs)/Baptiste Ybert; Eclat du Cerisier (Kannan)/Stephane Dufour; Etoile du Landey (Quickly de Kreisker)/Jean Francois Filatriau; Ermine du Parc (Nippon d’Elle)/Jean Francois Filatriau. 6 ans qualification Autres (2e tour) : 1. Europe d’Authuit (Kannan)/Faustine Laferrerie (63,70 €); 2. Ulma de Cantraie Z (Untouchable)/Stephane Dufour (53,90 €); 3. Calypso du Leon Z (Cap Kennedy)/Alice Princelle (49 €); 4. Irene d’Ecaussines (Cardento)/Guillaume Gaumain (39,20 €); 5. Ella de Beaufour (Tangelo Van de Zuuthoeve)/Severin Sigaud (39,20 €).
Hollister du Plantey
Le fils de Dominator Z et de Soriana de Bray x Gio Granno, Hollister du Plantey, a terminé le concours étalons sur la 3e marche du podium.
Appartenant à Camille Garibal, il est né en Aquitaine chez Blandine Prévoteaux et Cyril Goy. (© ER)
CSO - Quincampoix (76) - 6-8 mars GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Nicolas Duhamel/Chupa Chups de Lyons; 2. Alice Laine/Habab Van de Podtshoeve*Litiere-Cheval.Com; 3. Nicolas Duhamel/Vulcain du Roch; 4. Pierre Marie Dumont/Brooklynn; 5. Edouard Coral/Quokin du Moulin Vent. GP Amat 2 (1,05 m) : 1. Louise Nuc/Sweet Moment Square; 2. Axel Tardif/Topaze d’Espoir; 3. Elvire Legendre/Ultra du Manoir; 4. Marie Finance/In 2 You; 5. Justine Lefebvre/Tracas de Treforest. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Victoria Doury/Chamonix Z; 2. Bertille Quenel/Aquarelle du Tanop; 3. Alexandrine Artaud/Ankara de Lacke; 4. Julie Angrand/Ryan Val de Mai; 5. Benjamin Bourceaux/Cocu. GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Vincent Lefebvre/Alcazar Briovere; 2. Alice Laine/Habab Van de Podtshoeve*Litiere-Cheval.Com; 3. Samuel Tranie/ Canaille de Lyons; 4. Samuel Tranie/Beladone de Lyons; 5. Jim Cuenin/
Very du Marais. GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Benoit Morisse/Quinola de Vesquerie; 2. Louise Gatty Marignac/Ublot de Groix; 3. Manon Quenet/Dandy Der Lenn; 4. Andrea Loynel/Arriba de la Matteri; 5. Caroline Roger/Danse des Dames. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Alice Laine/Vol’ovent de la Serre*LitiereCheval.Com (0+0 et 39’’01); 2. Joaly Magloire/Tentation des Parts (0+0 et 39’’51); 3. Nicolas Duhamel/Vulcain du Roch (0+0 et 41’’89); 4. Aymeric Le Moal/Barracuda d’Ick (0+0 et 42’’26); 5. Emma Lamory/ Queenly (0+0 et 42’’30). GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Benjamin Bourceaux/Cocu (0+0 et 39’’91); 2. Bertille Quenel/Aquarelle du Tanop (0+0 et 41’’11); 3. Nicolas Rosiaux/Hamilton (0+0 et 41’’40); 4. Emerance Poul/Baghera de Kerglenn (0+0 et 41’’51); 5. Rosalie Schmitt/Voici Latour (0+0 et 41’’64).
6 ans qualification Autres (1er tour-49 €) : 1.ex. Europe d’Authuit (Kannan)/Faustine Laferrerie; Calypso du Leon Z (Cap Kennedy)/Alice Princelle; Enjoy d’Arvor (Quidam de Revel)/Chloe. LES DOUBLES SANS-FAUTE. 4 ans qualification SF+AA (116 €) : Gameboy Duverie (Querlybet Hero)/Jeremie Rolland; Grenadine du Lirot (Ogrion des Champs)/Jeremie Rolland; Guarani Semilly (For Pleasure)/Milena Le Cloirec; Ghana Semilly (Kannan)/Milena Le Cloirec; Gandhi Platiere (Diamant de Semilly)/Olivier Martin; Goldy Dream Semilly (Diamant de Semilly)/Milena Le Cloirec. 4 ans qualification Autres : pas d’engagés. 5 ans qualification SF+AA (164 €) : Falko de Hus (Baloubet du Rouet)/Francois Xavier Boudant; Fantaisie Deravala*Litiere-Cheval.Com (Querlybet Hero)/Francois Xavier Boudant; Fantasia de Beaufour (Contendro)/Valentin Besnard; Farfelue de Beaufour (Air Jordan)/Valentin Besnard; Festive Duchatellier (Tsunami de Hus)/Adelin Georges; Ficero Boy (Cicero Z)/Francois Xavier Boudant; Fifty Fifty Semilly (Diamant de Semilly)/Alexis Gourdin; Fighter Semilly (Bisquet Balou C Vd Mispel)/Alexis Gourdin; Finea de Beaufour (Diamant de Semilly)/Valentin Besnard; Firmament du Salbey
(Contendro)/Jerome Bonafons; Flamby des Forets (Contendro)/ Francois Xavier Boudant; Flash Dance Semilly (Diamant de Semilly)/Alain Behague; Fleur du Galetay (Tresor)/Clement Fortin; Floann de Kergane (Quaprice Boimargot Quincy)/Olivier Martin; Fly High Semilly (Contendro)/Alexis Gourdin; Flycorrado (Quickly de Kreisker)/Valentin Besnard; Flyer Semilly (Diamant de Semilly)/Alexis Gourdin; Forever de la Cense (Contendro)/ Jean Marc Le Guennec; Freestyle du Manoir (Lifestyle)/Armand Mallet; Frenesie Manciaise (Contendro)/Manon Geismar Bonnemains; Fun de Moens (Contendro)/Simon Body; Fundao Semilly (Kannan)/Jean Marc Le Guennec; Funky de Beaufour (Diamant de Semilly)/Valentin Besnard; Funky de l’Abbaye (Adzaro de l’Abbaye)/Jeremie Rolland; Funky Music Semilly (Diamant de Semilly)/Alexis Gourdin; Funny Star Semilly (Quick Star)/Alain Behague; Fury Nok (Quid de Talma)/Clement Fortin. 5 ans qualification Autres (82 €) : Depp des Brimbelles Z (Darco)/Faustine Laferrerie; Futury Zagato Db (Pilothago)/Charlotte Caron; Freud de Kreisker (Taalex)/Jean Luc Dufour; Black Cera Dk Z (By Ceira d’Ick)/Elliot Souster; Petrus de Brandegem (Up To You)/Valentin Besnard; Feltona du Mont Z (Felton du Mont)/Maud Fourmond; Crooner Brimbelles Z (Windows Vh Costersveld)/Faustine Laferrerie.
NORMANDIE
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Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
L’écurie d’Outremer le monde, il leur fallait des locaux aux normes. Avec leurs multiples activités d’élevage, d’étalonnage et de concours, ils ont construit davantage de boxes et une salle de monte, dans la perspective d’acquérir un statut européen. Jonathan est inséminateur, et fait appel à Eurogen pour les transferts d’embryons, et à Marc Spalart d’Equitechnic pour la récolte et l’implantation.
L’Ecurie d’Outremer remporte l’épreuve du Grand Match du salon des étalons 2019, en équipe avec le Haras d’Elle et Elevage du Pont Hay
Edwige et Jonathan Lenoir se sont installés en 2006 dans une ancienne ferme qu’ils ont entièrement rénovée, à La Lucerne d’Outremer, dans le Sud Manche. Nous les avons rencontrés au salon des étalons de St Lô cette année. C’était une première pour eux : « Nous sommes venus cette année pour nos propriétaires : nous sommes surtout reconnus comme préparateurs de
Un nouveau hashtag à retenir puisque c’est celui que vont découvrir les fans et « followers » des comptes officiels du Pôle international du Cheval Longines - Deauville sur Facebook et Instagram.
chevaux, mais moins comme étalonniers. » ■■L’étalonnage Ils ont en effet un large éventail d’étalons « tout en restant une petite structure », tient à préciser Edwige. Ils travaillent avec de nombreux propriétaires d’étalons fidèles tels que le Haras de Brullemail, Bruno Rocuet, Joris Van Dijck, Jean-Luc le Bourgois, Emilie Le Guiel, Gérald Brault, l’Elevage d’Altenbach, Evelyne Bussman, Steeve Collinson, VDL Stud et d’autres éleveurs locaux. Comme certains de ces étalons ont des demandes de semences en Europe et dans
■■L’élevage Ils ont une quinzaine de poulinières, et font naître entre quinze et dix-huit poulains par an sous l’affixe du Givre. Leur première poulinière reste leur cheval fétiche. C’est Edwige qui l’a fait naître lorsqu’elle travaillait encore chez Guillaume Batillat ; elle a soigné la jeune pouliche Odyssée des Etisses qu’ils ont failli perdre et la rachète à dix-huit mois à Guilaume. Elle est depuis quinze ans encore une de leurs meilleures poulinières. Sa première pouliche, Ubie des Etisses, évolue en 1,45 m aujourd’hui. Un de ses poulains, Check Dan du Givre, fut vendu à Fences à M. Baillet.
galopeurs, et ce durant quatre ans. Les écuries d’Outremer ouvrent de nouvelles perspectives d’avenir vers un statut européen. ■■Les étalons Bubalu VDL, multi-médaillé au plus haut niveau (dont un titre de champion du Monde lors des JEM de Caen) pour l’équipe nérlandaise avec Jur Vrieling. Best Of Iscla, issu de la formidable souche de Javotte D, croisé au champion du monde Diamant de Semilly SF, qui reprend la compétition sous la selle de Margaux Rocuet. Virtuoso Semilly SFO (Diamant de Semilly x Hym d’Isigny), gagnant du grand match à St Lô, disponible en IAC. Filou de Hus, Giorgio d’Altenbach, sous la selle de Pénélope
■■Le Grand Match L’équipe Haras d’Elle - Ecurie d’Outremer - Elevage du Pont Hay remporte l’épreuve du Grand Match du salon des étalons 2019, alors que l’équipe s’était formée dans l’urgence. Constituée des étalons Eldorado d’Elle sous la selle de Bertrand Pignolet), de Virtuoso Semilly et Evelyn Bussmann ainsi que Bond Jamesbond de Hay avec Bernard Briand, ce dernier couple ayant réalisé le barrage le plus rapide. C. Robert
■■La valorisation Ils sont également prestataires de services : mise en place, étalonnage, poulinage, débourrage. Depuis trois ans Grégoire Hercelin leur loue des boxes (ils en ont 39 en tout), et a en charge la valorisation des chevaux jusqu’à sept ans. La boucle est ainsi bouclée et ils les vendent. ■■Leur parcours Ils ont travaillé tous deux chez Reverdy, mais aussi chez Guillaume Batillat et Fabrice Paris, Emmanuel Vincent et Laurent Goffinet. Edwige a en outre travaillé également chez Guy Scherel, entraîneur de
Jonathan avec Jalinka du Givre (Filou de Hus x Dandy du Plape), 2e des femelles âgées lors du régional des foals à St Lô en 2019 (© Jean Bougie)
Dans les coulisses du Pôle de Deauville
Pendant cette période de confinement et d’interdiction d’accès au Pôle, l’équipe d’enseignants, bien que réduite, reste active et attentive au confort et au bien-être des chevaux et des poneys hébergés au Pôle.
Leprévost. Ermitage Kalone (Catoki x Kannan) Quite Easy, étalon N°1 en France en CCE, 15e mondial CCI en 2018, classé dans le top 100 de 2011 à 2018 en CSI et CCI.
En parallèle des contacts réguliers par téléphone et par emails, les licenciés de l’école, les clients et les propriétaires des équidés hébergés au Pôle pourront avoir des nouvelles fraîches de leur compagnon, et/ou cheval et
poney préféré, grâce à des publications en images sur Facebook et Instagram. Souveraine, jument d’instruction à l’école d’équitation, est la première à inaugurer #Ilsvontbien sur les réseaux sociaux du
Pôle. Et même si ses cavaliers lui manquent, elle profite pleinement du confinement… RDV sur Facebook : @poleinternationalduchevaldeauville Instagram : PIC Longines Deauville
ILE-DE-FRANCE CSO - Magnanville (78) - 7-8 mars
Camille Delaveau et Ulrich du Boscq les meilleurs Pas moins de 644 engagés ont foulé les deux pistes Toubin Clément de Magnanville sur trois jours, reçus de façon toute professionnelle par l’équipe d’Olivier Dupille. C’est Camille Delaveau et Ulrich du Boscq qui s’imposent dans le GP Pro 2, talonnés par Jack Grandpierre/ Vaillant de m’Elodie, 2e et Antoine de Ponnat/Ravel du Granit, 3e. Doublé Florian Bilquez dans la Pro 3 1,25 m, victoire de Charles Desvernois/Balzane de la Roque dans l’Amateur 1. Ils seront neuf à être qualifiés pour le barrage du Grand Prix 1,35 m, mais huit seulement seront au départ de l’épreuve concoctée par Térence Virgile Beau. Jack Grandpierre était
qualifié avec deux chevaux, mais c’était sans compter le talent de Camille Delaveau et Ulrich du Boscq, le fils de Nino de Rox par Val de Saône II que montent également Eugénie et Cédric Angot. Magnanville leur porte chance puisqu’ils avaient déjà remporté le Grand Prix au mois de mai 2019. Jack Grandpierre et Vaillant de m’Elodie ont manqué la victoire d’un souffle d’air. Déçu, Jack qui avec cet étalon fils de Treasure Z par Narcos
II s’était imposé dans la Pro 3 du Gambais Jump le 28 février, après avoir terminé sa saison 2019 de jolie façon par une victoire dans le Grand Prix de Liverdy en Brie. Antoine de Ponnat termine dans la même seconde que Jack Grandpierre et finit 3e sur le podium grâce à Ravel du Granit (Calvaro x Timorrak des Isles), déjà 8e dans le Grand Prix de samedi. C. Robert
Les classements GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Florian Bilquez/Ultrason d’Ars; 2. Florian Bilquez/Very de la Cote; 3. Claire Felix/Kwina Van Het Slogenhof; 4. Edouard Mathe/Seven Moon’s Lion; 5. Joel Charton/Ultra Speed. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Charlotte Cuny/Royale de Madame; 2. Helene Daniel/Rose Blue du Loing; 3. Constance Cuny/Start Up Rossignol; 4. Aurore Grandpierre/Nagano d’Auvray; 5. Mathilde Bourguignon/Aledis. GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Charles Desvernois/Balzane de la Roque (0+0 et 44’’03); 2. Aurore Grandpierre/Nagano D’auvray (0+0 et 44’’54); 3. Perrine de Ponnat/L’aventure (0+0 et
44’’55); 4. Constance Cuny/Start Up Rossignol (0+0 et 45’’); 5. Rachel Duvinage/Cornaline de la Bastide (0+0 et 45’’33). GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Camille Delaveau/Ulrich du Boscq (0+0 et 39’’83); 2. Jack Grandpierre/Vaillant de m’Elodie (0+0 et 40’’12); 3. Antoine de Ponnat/Ravel du Granit (0+0 et 40’’34); 4. Benoit Petitjean/Saphir de la Vallee (0+0 et 42’’50); 5. Julie Brault/Prado de Gravelotte (0+0 et 42’’63). GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Clarisse Raffin/Niagara Star; 2. Victoire Delseny/Sulki de Ketou; 3. Isaure Charpentier/Diaman d’la Rousserie; 4. Antonin Delacour/Pitchoun de b’Neville; 5. Christian Formagne/Taquin de Chantepie.
CSO - Barbizon (77) - 7-8 mars
GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Remy Badier/ Vip du p’Tit St Jean; 2. Olivier Couderc/Auris d’Espoir; 3. Alice de Taddeo/Clannad Future; 4. Vanessa Soubrier/Daadaa Marsa Choisie; 5. Paul Elvis Meyniel/Vie Parisienne. GP Pro 3 (1,20 m) : 1. Benoit Salmon/ Dy Nas’tie; 2. Stanislas de Zuchowicz Cne/ Belle Merze; 3. Stanislas de Zuchowicz Cne/ Belle des Claux; 4. Benoit Salmon/Bagatelle de l’Herse; 5. Clement Mernier/Italie.
Hélène Palmer remporte le Grand Prix Pr 2, en selle sur Et Cetera Z, devant Frederic Alves/ Chianti des Roques et Valentin Singer/Valentino du Jaolas. Le couple était en outre 3e du premier
GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Nicolas Bost/Vallon du Dame; 2. Clement Mernier/Cigonda; 3. Helene Palmer/Et Cetera Z; 4. Marina Bich/ Diva de Chassagne; 5. Edouard Mathe/Cyrius de Caudard. GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Lea Denneulin/ Djin Tonic de Viana; 2. Pauline Touil/Quetche de Mouron; 3. Marie Piton/Upy d’Epivent; 4. Marine Delaunay/Audi de Foxglen; 5. Alexandre Cohin/Sting Cece.
Emmanuel Feltesse, représentant du Comité Régional d’Equitation d’Ilede-France, annonce la triste nouvelle : « Le mercredi 29 avril eut lieu l’enterrement de Michel Guernier, officiel de compétition reconnu dans le milieu équestre. Cette cérémonie se faisait dans un cadre extrêmement réglementé et confidentiel. L’équitation était représentée par Jean Maurice Collette, directeur de l’UCPA de La Courneuve, Daniel Mantelet, officiel de compétition, Pascal Leborgne, responsable de la brigade de police équestre de la Courneuve et Jean-
Marie Bazire, professionnel de l’équitation. J’étais moimême présent en tant que représentant du Comité Régional d’Equitation d’Ile-de-France. Nous regrettons la disparition de Michel Guernier, décédé du coronavirus. Il était apprécié de tous sur tous les terrains de compétition, en Ile-de-France et dans la France entière. Prenez soin de vous et de vos proches. » Toute l’équipe du Journal Le Cheval s’associe à la douleur de la famille et de ses proches.
CRE IDF
Hélène Palmer...Et Cetera
C’est un concours Amateur Pro qui a clôt l saison avant-confinement du Jump Bost à Barbizon le week-end du 8 mars. Un vrai succès : 810 engagés. La jeune cavalière de Rambouillet
Carnet Michel Guernier
Pro 2 samedi, remporté par Nicolas Bost/Vallon du Dame devant Clément Mernier/Cigonda. L’Amateur Elite est remporté par Chloe Rolland/Rossini de Beuseyer.
GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Pierre Cirier/ Actualite du Phare; 2. Pauline Tribout/Racoon de Longvaut; 3. Caroline Huber/Blue Marlin du Sudre; 4. Dorian Lagarnaudie/Cosima de Pleville Z; 5. Eve Babel/Achab de Pericard. GP Amat Elite (1,25 m) : 1. Chloe Rolland/Rossini de Beuseyer; 2. Louis de Nas de Tourris/Diablesse du Ry Z; 3. Marie Agathe Reznikoff/Sixtime Tame; 4. Lea Gaucher/Cramberries; 5. Paul Elvis Meyniel/Vie Parisienne.
GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Frederic Alves/ Belalto de l’Orais; 2. Charles Perret/Clio de Chassagne; 3. Marina Bich/Diva de Chassagne; 4. Stanislas de Zuchowicz Cne/Belle des Claux; 5. Edouard Fiocre/Dhali du Bellincamps. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Helene Palmer/ Et Cetera Z; 2. Frederic Alves/Chianti des Roques; 3. Valentin Singer/Valentino du Jaolas; 4. Nicolas Bost/Castleforbes Betsy; 5. Isabelle Arapaki/Tonic de Blondel.
Action solidaire : premières livraisons de foin Dans un bel élan de solidarité, RTL et 30 Millions d’Amis (Officiel) ont financé l’achat de foin pour des clubs franciliens en difficulté. Merci à eux ainsi qu’à Julien Courbet pour leur soutien et leur engagement pour le bien-être animal !
Plus d’infos et plus d’images sur www.lecheval.fr
BRETAGNE
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
Elphen, un élevage haut en couleur !
Arnac d’Elphen
phen (AES) par Everija (NLD) et Ico Sun (KWPN). Après avoir fait la monte à l’élevage, il va être vendu en Belgique où il sort en concours de sauts d’obstacle de niveau CSI*. Il est également étalon (père de 99 produits enregistrés). En 2011, il fut décidé d’acquérir un étalon. Le choix va se porter sur un jeune belge, Domino Van Erpekom qui restera à faire la monte pendant deux saisons. Arnac d’Elphen l’étalon maison prendra la relève.
plines, tout en ayant une génétique irréprochable, uniquement de couleur et à un prix abordable pour les acheteurs.
Puis c’est de Grimoire d’Elphen (Dior d’Elphen x Thunder Gesmeray), un autre produit de l’élevage qui va remplacer Arnac d’Elphen, son grand père. Ce petit-fils y fait la monte depuis cette année en Insémination Artificielle Congelé. Ce jeune étalon de 4 ans, valorisé sous la selle de Cédric Le Goff (partenaire professionnel en charge des débourrages, des préparations aux ventes et aux concours étalons), a déjà 15 contrats de saillie signés pour cette année.
Les poulains se vendent directement sous la mère (prix moyen 7 000 €). Les principaux clients sont belges, mais plusieurs poulains sont déjà vendus dans d’autres pays européens.
C’est en plein cœur du Finistère, au milieu des Monts d’Arrée et du granit de la belle forêt d’Huelgoat, que se sont installés Géraldine Neveux et Olivier Meterreau, il y a de cela bientôt quinze ans.
de commercialiser ses propres produits trottera dans la tête de Géraldine... Mais pour cela, il faut un financement, car, comme chacun le sait, l’élevage, cela coûte cher !
Côté jumenterie, ce sont principalement des poulinières pie homozygotes de souches étrangères et Selle Français avec une très bonne génétique qui sont mises à la reproduction dont notamment :
Pourtant, rien ne laissait présager que cette passionnée d’équitation, cavalière de saut d’obstacle amateur, rencontrerait son futur mari et associé derrière le comptoir d’un magasin de location de ski lors d’une saison hivernale à la montagne.
Et pour financer son projet, le couple se lance dans l’aventure du commerce. L’activité prendra toute son ampleur en 2009 suite à la rencontre d’une importatrice française, basée en Irlande avec qui Géraldine et Olivier travailleront pendant quelques années. Irish Cob, Connemara et Irish Sport Horse fouleront les terres bretonnes afin d’y être valorisés puis revendus afin de pouvoir acheter les poulinières de couleur.
• Balza de Toscane, fille de Fanny du Murier (SFA) et de Laudanum (PS) • Atomic Girl Devil Z, par Quaranca de Muse (BEL) et Arnitages Boy (DEU)
C’est donc au lieu dit « Elphen », à Plonevez du Faou, en plein centre de la Bretagne, que le couple va acquérir une fermette avec un lopin de terre pour Malcolm, le haflinger de Géraldine. Petit à petit, la cavalerie va s’agrandir avec l’arrivée de Quetale d’Elphen, une jument d’origine inconnue pie aux yeux bleus. Le premier produit pie de l’élevage, du nom de Touareg d’Elphen sera vite vendu et bientôt l’idée
Les premières juments de souches KWPN, belges et autres races étrangères, uniquement de couleurs arrivent principalement de Hollande. De ces différentes souches et croisements est né en 2010 Arnac d’El-
CARNET
Décès de Jean-Yves Le Coq Hervé Gelebart, Président du CRE de Bretagne, a annoncé la disparition de Jean Yves LE COQ : « C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Jean Yves LE COQ, chronométreur avisé et commissaire au paddock conciliant, très apprécié unanimement par tous les pratiquants. A sa famille, à ses amis le Comité Régional d’Equitation de Bretagne et moi même présentons toutes nos condoléances. » L’équipe du Journal Le Cheval présente ses condoléances à sa famille et ses proches.
Un art de vivre
« Peu de sports équestres créent une complicité entre le cheval et le cavalier aussi forte que l’endurance ou le concours complet. A l’image du mythique centaure, vous pensez ne faire qu’un avec votre cheval au point qu’il traduit vos moindres pensées. Entraîner votre cheval pour l’endurance ou le complet n’est pas seulement une occupation parmi d’autres : c’est
un art de vivre » (Nancy S. Loving in Tenir la distance, Actes Sud, 1997)
Nous publions en ces temps quelque peu figés par le temps la réflexion d’Henri Lucas, Président de la Commission endurance du CREB, qui peut enrichir notre réflexion : « Que nombre de nos cavaliers trouvent ou retrouvent cette formidable complicité avec leur monture. Qu’ils privilégient la réflexion et l’intégrité de leurs chevaux à la course … à la vitesse ! En un mot, qu’ils fassent leur le principe majeur de l’endurance fondé par Kerry M. Ridgway : « capable d’aller plus loin ».
Nomination
Depuis ce 1er avril, Damien Kilani est nommé au poste de Coordinateur d’Exploitation du Syndicat Mixte du Haras National d’Hennebont. « Cette nouvelle mission, inscrite dans le temps, me permet d’intégrer un site dont l’histoire au service des chevaux est vielle de six siècles. Découvert pour ma part en 1998, après celui de Cluny, le Haras
National d’Hennebont m’a toujours ouvert ses portes. Son rayonnement pour la ville, mais aussi pour Lorient Agglomération, le département du Morbihan et la région Bretagne en font un site aux mille et une facettes » écrit le nouveau coordinateur qui reste néanmoins à la tête de l’agence DK-Prod.
Adepte des nouvelles technologies, le couple n’a pas hésité à avoir recours cette année aux ICSI * en partenariat avec le Haras de Hus. En effet, Dior d’Elphen, la mère de l’étalon Grimoire d’Elphen a donné deux embryons avec Baloubet du Rouet cette année.
Après 15 années, ce petit haras se compose désormais d’une quinzaine de poulinières, 2 étalons (Thunder Gesmeray et Grimoire d’Elphen), de 30 hectares de prairies, d’un barn de 11 boxes, d’un
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laboratoire pour les inséminations et les récoltes et d’une carrière. Des pensions élevage et poulinage y sont également proposées. Le but de Géraldine et d’Olivier était d’arriver à faire naître un étalon Selle Français pie homozygote. C’est chose faite avec Grimoire d’Elphen. La prochaine étape sera de produire un étalon de race Selle Français, pie homozygote, qualifié pour la finale nationale des jeunes chevaux. Elisabeth Vibert
* ICSI : c’est une ponction des ovocytes qui seront nettoyés, conditionnés à température ambiante et expédié dans un laboratoire en Italie. Une fois maturé après 24 à 48 heures, les spermatozoides de l’étalon y seront injectés. Après 5 jours, les embryons seront congelés puis ré-implantés sur une jument receveuse.
Très critique envers sa production et en perpétuelle évolution, Géraldine n’a pas hésité une seconde à aller de l’avant. En 2015, elle part se former à l’école du Haras du Pin afin d’y obtenir son diplôme d’inséminatrice. Le projet final étant de se former encore afin de passer chef de centre et de pouvoir y faire ellemême ses transferts d’embryons. Le but de l’élevage étant de faire naître des chevaux de sport capables de se démarquer sur des épreuves nationales et internationales, dans toutes les disci-
Grimoire d’Elphen
CSO - Dinard (35) - 6-8 mars
L’Alouette d’Axelle
C’est la jeune cavalière de dixneuf ans Axelle Borel, cavalière à Saint Brieuc, qui s’est emparée du premier Grand Prix de Dinard de la saison 2020 le 8 mars, privant Christophe Le Garrec d’une dernière victoire avant confinement... Avec Alouette des Monts elle bat huit autres barragistes dans la Pro 2, tandis que Nicolas Laplanche s’empare du Grand Prix Amateur 1 avec Un Quorouick, à l’issue d’un barrage à 6 pour 65 partants. Belles bagarres ! Ils étaient près de 700 engagés à Dinard ce week-end du 8 mai, et quarante-sept dans le Grand Prix Pro 2 dominical. Sept cavaliers vont
être piégés par le chrono serré concocté par le chef de piste Vincent Molard pour ce Grand Prix, et neuf couples seulement vont avoir la chance de disputer le barrage. Huit en réalité car Nicolas Garrigues ne repartira pas, préférant épargner le jeune Danube d’Incoville, 7 ans. Par contre il partira avec le 8 ans ans, l’étalon Chaman du Roumois, et bien lui en prit : sans forcer le fils de Kannan par Quidam de Revel, né chez Philippe Bertho, va réaliser son deuxième parcours sans faute, lors de ce concours de reprise. Pas assez vite par contre pour inquiéter la jeune Axelle Borel, qui avec sa jument Alouette des Monts, fille d’Esterel des Bois par Hurlevent, née chez Jean-Guy Fradin, va confirmer sa forme exceptionnelle puisqu’elle s’impose, comme elle s’était imposée lors de son premier concours 2020, le CSI2* de Royan, dont elle ramène une victoire et une 2e place. Christophe Le Garrec doit s’incliner, battu de presque une seconde
avec sa perle Uriel d’Amaury, 2e comme Nicolas Garrigues et l’étalon Chaman du Rumois. La veille le Grand Prix 1,30 m (Bar. A Temps Différé) a vu s’entraîner de nombreux 9 ans, 8 ans et quelques 7 ans. C’est une sept ans qui s’impose, Darling de Cleudrain, jument noire pangaré, menée par Laurent Ghiragossian, avec lequel elle a fait ses classes depuis ses 4 ans. Cette fille de L’Arc de Triomphe et Paola du Mesnil par Helios de la Cour II, née chez Frédéric Couenne, a été préservée en 2019, avec seulement douze parcours sur la saison. Lors de son douzième parcours, au Grand Prix Pro 2 de Dinan, elle s’offre une belle 8e place ! Dinard étant son premier parcours de cette rentrée 2020, la belle a montré qu’elle en avait sous le capot ! C. Robert
Les classements GP Amat 2 (1,05 m) : 1. Mathieu Briot/Syrius de Vert; 2. Alison Encoignard/Mignonne des Forets; 3. Enora Mehat/ Brisbane Der Lenn; 4. Souleymane Diallo/Betty Boop du Cast; 5. Coralie Nouvel/Pancake White. GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Olivier Jehan/Urlane du Tertre (0+0 et 38’’13); 2. Matteo Le Blanche/Corvette du Gast (0+0 et 38’’49); 3. Mahoura Sikidila/Kasta (0+0 et 40’’56);
4. Lucie Cabon/Afterfly d’Izella (0+0 et 44’’22); 5. Aurore Dutertre/Aiglon de la Lande (0+0 et 44’’50). GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Axelle Borel/Alouette des Monts (0+0 et 35’’25); 2. Christophe Le Garrec/Uriel d’Amaury (0+0 et 36’’08); 3. Nicolas Garrigues/Chaman du Roumois (0+0 et 39’’32); 4. Christophe Le Garrec/Up To You du Py (0+0 et 40’’23); 5. Nicolas Garrigues/Diablesse d’Or (0+0
Plus d’infos et plus d’images sur www.lecheval.fr
et 41’’21). GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Nicolas Laplanche/Un Quorouick (0+0 et 36’’95); 2. Mikael Le Bohec/Appel du Soulaire (0+0 et 37’’81); 3.Thibault Rousseau/Valentino Kerellec (0+0 et 37’’97); 4. Justine Quintin/Up And Down du Cast (0+0 et 40’’12); 5. Robin Redolat/Ultra du Reverdy (0+4 et 40’’90).
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Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
Paul-Anthony Roché : « Une décision de chef d’entreprise » nière, j’avais 23 cavaliers engagés. Pour nous chaque année Lamotte c’est un boulot de 10 jours très, très compliqués avec à chaque fois une bonne vingtaine de cavaliers. » Quel est le soutien de la Fédé dans cette période délicate ? « J’ai eu par mon poste de président de CDE, de la concertation, après le soutien fédéral il est présent notamment dans la communication, maintenant ils sont aussi dépendants des décisions qui sont prises en haut, des fois elles sont même prises sans concertation avec eux, je n’incrimine pas du tout la Fédé, au contraire je pense qu’ils sont comme nous, ils sont un peu impuissants par rapport à ce qui est en train de se passer, comme dans toutes les filières. Mon frère est dans le BTP et c’est pareil ».
Paul-Anthony Roché/Kapitol d’Argonne
Il est certainement un des premiers à avoir fait connaître sa décision d’arrêter son activité centre équestre sur les réseaux sociaux. Paul -Anthony Roché, cavalier et gérant de la structure qu’il a créée en 2007 à Verneville (57) a en effet décidé, en pleine période de confinement, douloureuse pour les milliers de professionnels de ce secteur, d’y mettre fin, très lucidement, au regard des conséquences financières induites par cette longue période d’inactivité. « C’est une décision de chef d’entreprise, dit-il, mes chevaux ne sont pas en train de mourir de faim, loin de là, les réserves sont pleines, mais c’est une décision prise en regardant l’avenir et le reste de l’année. C’est malheureusement inévitable dans ma situation. Je vais garder l’activité propriétaires, et l’activité concours pour ne pas mettre en péril le bien immobilier et je vais carrément changer de métier, j’ai monté mon entreprise de transport de marchandises lourdes ».
Le centre équestre de Vernéville, c’était une centaine de licenciés club pour 450 à 500 heures par mois de cours vendus à l’unité, classé ainsi parmi les vingt gros clubs de Moselle qui se situent dans la tranche des100-130 licenciés. Paul-Anthony est aussi un cavalier qui a eu le bonheur de monter des chevaux promis à un grand avenir. Il y eut Kapitol d’Argonne, un seigneur, fils d’Apache d’Adriers et Dame Vannetaise x Galoubet qu’il acheta à 4 ans à son naisseur Pascal Trassart, Faust de Raon, un Hidalgo de Riou né Chez Sylvie, la compagne de Pascal et Lutin de St Martin qui s’est retrouvé avec Kapitol aux jeux mondiaux à Lexington. Comment vis-tu ce confinement ? « C’est déjà un problème de temps de travail, notamment le premier mois. Quand on a une cavalerie de 47 chevaux, propriétaires inclus (j’ai une dizaine de propriétaires), on va dire que physiquement et moralement c’est compliqué, financièrement on se rend compte que l’année va être très, très dure à boucler. En plus les manifestations sont annulées alors que c’est un peu ce qui sauvait ma trésorerie tous les ans, et puis l’annulation de Lamotte, (je ne dis pas que la Fédé y est pour quelque chose, elle n’y est strictement pour rien), pour moi c’est financièrement un gouffre. J’ai le plus gros club en nombre de représentants à Lamotte. J’ai réussi à transmettre ma passion pour la compétition et l’année der-
Parle-moi de Kapitol d’Argonne « Kapitol c’est une belle histoire qui dure encore. J’ai déjà eu la chance de rencontrer des éleveurs qui ont fait naître un bon cheval, la chance d’avoir croisé sa route ou inversement, à partir de ses 4 ans. Histoire un peu compliquée à gérer pour un cavalier de mon niveau à cette époque-là, j’avais à peine 20 ans. Quand on a un cheval de cette capacité-là entre les mains c’est un peu compliqué, mais ça a été une belle histoire. Je l’ai acheté fin de 4 ans mais il n’avait pas tourné. Débourré à 3 ans par Alain Fortin, il a été remis au parc. Il était vert de chez vert. J’ai fait les 5 ans, j’ai fait les 6 ans finaliste Fontainebleau, finaliste Lanaken, j’ai fait les 7 ans, la Grande Finale de Fontainebleau, donc dans les 20. Je n’avais pas été sélectionné pour Lanaken justement, ou injustement, quand on est dans ma situation on dit que c’est injuste, mais avec le recul je me dis que finalement je n’y avais pas ma place, donc du coup je suis parti au CSIO de Porto-Vecchio, un petit peu en concours-vacances, un petit peu par vengeance aussi par rapport à Lanaken. C’était mon premier CSI et c’est là-bas que Emilio Bicchoci a flashé sur le cheval. Il était en fin de son année de 7 ans ». Tu as tout gagné à PortoVecchio ? « Je n’ai pas tout gagné mais je n’étais pas loin de le faire (rires). Je gagne le premier jour, je suis 6e le deuxième jour, je suis 2e du Grand Prix, enfin pour un premier CSI c’était assez remarquable. Après j’ai gagné aussi des petites épreuves. Enfin c’est vrai que j’y suis allé un petit peu le couteau entre les dents, j’étais « rageux » à l’époque de ma non qualification pour Lanaken, et je m’étais dit je vais en CSI, j’ai deux cartouches
pour aller gagner les petites et les grosses, je vais leur montrer ce que je sais faire… L’affaire s’est faite là-bas, après ça a été un peu compliqué. Emilio est venu un peu plus tard l’essayer à la maison, après un bon temps de récupération car le séjour en Corse avait été éprouvant. Emilio était en total accord avec cette période de repos et c’est d’ailleurs pour ça que mon choix s’est tourné vers lui, puisqu’à l’époque tout le monde le voulait. Après Porto-Vecchio ça a été un véritable harcèlement téléphonique de grands cavaliers français. C’est très très dur de résister à cette pressionlà, mais c’est vrai qu’avec Emilio ça a collé tout de suite parce que c’est un homme de cheval. Après, comme dans tout commerce de cheval il a entendu tout et n’importe quoi sur le cheval, mais il m’a gardé sa confiance. Le cheval a été à nous deux pendant 4 mois et puis au final il m’a dit c’est bon, banco, le cheval est à moi complètement. Belle histoire du début à la fin et moi j’ai gardé de très, très bons contacts avec Emilio. Je suis parti en stage chez lui, ça m’a servi autant financièrement que moralement et que techniquement. Belle Histoire avec des lettres majuscules. J’allais le voir en CSI, systématiquement, à Linz, à La Baule etc.. Dès que je pouvais prendre 2-3 jours je partais, j’étais accueilli par Emilio, j’avais le bracelet propriétaire. Belle grande année d’apprentissage en tant que spectateur de ce qui se faisait à haut niveau. »
l’avenir. » Ton père était très actif dans les jurys de Lorraine ? « Mon père a été très actif encore jusqu’à l’année dernière, il a du mal, malgré ses 80 ans à lâcher prise. J’aimerais bien qu’il ralentisse un peu mais… Mais bon il a encore la patate, il a encore la foi, il est toujours là à soutenir, c’est ce que j’ai mis aussi un peu sur Facebook. Je ne pensais pas que ce post allait prendre cette importance-là. Le but c’était d’informer ma clientèle. C’est vrai que ça a pris une ampleur énorme, peut-être parce que je suis un des premiers à annoncer que je lâche le truc. On approche les 1 000 partages. Je n’ai jamais eu une publication qui a fait ça, même au temps de Kapitol (rires) ». Signes d’estime tous ces témoignages... « C’est l’ancrage dans le milieu, parce qu’il y a des gens que je ne connais pas du tout qui m’envoient des messages : « on ne vous connaît pas mais nous aussi on est gérants, on est aussi dans les mêmes questionnements sur l’avenir, en tout cas courage à vous. » On est une filière tout simplement de gens qui se soutiennent et puis quand il y a quelqu’un qui lâche le bout, il y a de l’émotion et ça c’est important. C’est ça que j’aimais beaucoup dans le 57, c’est pour ça que je suis devenu président du CDE, pour fédérer vraiment les professionnels. Je me rends compte que c’est compliqué parce que chacun
a ses affinités et les gens n’arrivent pas à passer un petit peu au-dessus, ça reste un métier-passion et les gens le prennent vraiment à cœur ». Tu ne vas pas disparaître du champ cheval ? « Non, au contraire. Je vais un petit peu poser ma vie de famille, avoir « un vrai métier » professionnel à côté. Je pars un peu de l’inconnu. J’ai passé le diplôme sur un coup de tête l’année dernière en révisant 3 semaines la capacité, je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi compliqué et puis finalement je l’ai eu. J’ai quand même des restes d’études, j’ai été cavalier par choix avec un bac S. Voilà ma décision c’est vraiment de me poser professionnellement et de remonter à cheval, et puis peut-être d’avoir des élèves, mais sous forme de passion, non plus par obligation. Ça, ça va changer beaucoup de choses dans ma tête ». C’est un bel avenir que tu vois là ! « Oui, il y a un rebond, après on verra. J’ai vécu des belles années, j’espère en vivre encore et peut-être éventuellement avoir la possibilité, parce qu’aujourd’hui je ne l’ai pas et c’est très dur, d’investir dans un cheval, dans un coup de cœur comme j’avais eu à l’époque pour Kapitol quand je l’ai vu à 4 ans dans le rond de longe chez les Trassart. On ne sait pas (rires), la vie est encore longue. » E. R.
Tu as eu d’autres chevaux de cette trempe-là ? « Avant Kapitol j’ai eu Faust de Raon, qui était de l’élevage de Sylvie Trassart quand elle était encore à Raon dans les Vosges. En fait, c’était un cheval qui appartenait à Benjamin Mih, et que moi j’ai récupéré quand Benjamin passait son monitorat. Le cheval était en 3e catégorie et en fin d’année j’ai fait mes premiers Grands Prix 1re catégorie avec ce cheval-là. Il a été vendu à l’écurie Pessoa et il a fait les Coupes des Nations sous couleurs brésiliennes. Après Kapitol j’ai eu Lutin de St Martin qui est passé complètement transparent par rapport à Kapitol mais en fait il a fait les Jeux Equestres Mondiaux de Lexington, en même temps que Kapitol, sous selle jordanienne. Donc dans ma vie j’ai passé trois grands chevaux. J’ai toujours le rêve d’en avoir un autre ». Tu as quel âge ? « J’ai 38 ans. Papa de 2 enfants, ça aussi ça joue dans la balance, on pose un petit peu plus les décisions, on écoute un petit peu moins sa passion première et puis on regarde
Paul-Anthony Roché/Kapitol d’Argonne
L’élevage du Melceney se distingue à Paris Après avoir obtenu quatre médailles avec ses moutons Texel au salon de l’agriculture de Paris, la famille Lacroix de Chef-Haut dans les Vosges était de nouveau représentée dans le concours de la race ardennaise par Cyril, et Daynette du Melceney. Avec une médaille d’argent au final.
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Eleveurs dans l’âme, les Lacroix, de père en fils et fille. L’élevage du Melceney est connu et reconnu pour ses moutons Texel qui valent chaque année au patriarche-sélectionneur Yves une belle collection de médailles, ses chevaux de sport et ses chevaux de race ardennaise dont le flambeau, allumé par son grand-père qui fut un actif président de l’association des éleveurs des Vosges, est repris par Cyril avec une
Cyril Lacroix et Dayette de Melceney (© DR)
belle passion. Quant à Bérangère, au cœur de la sélection et de la valorisation des chevaux de sport, elle dirige avec professionnalisme le stud-book Selle Français. L’atavisme est partout. Dayette, 6 ans, a passé avec succès les étapes de la qualification dont le
national de la race à Vittel pour se confronter à ses sept concurrents. « Je la prépare depuis trois mois, c’est une grande fierté de l’avoir emmenée jusque-là », se réjouit Cyril qui n’en n’est pas à son coup d’essai. C’est sûr, il y aura de l’or un jour prochain dans cette belle écurie du Melceney.
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BOURGOGNE - FRANCHE-COMTE
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Equivallée - Haras national de Cluny Après une riche saison 2019, Equivallée - Haras national de Cluny se préparait pour une saison 2020 qui s’annonçait aussi diverse que variée. L’actualité récente en a décidé autrement.
équitation et le challenge de Pony Games Peter Dale. En tout et pour tout, c’est au cours de 72 journées de compétition que les chevaux fouleront la fameuse piste d’Equivallée. ■■Haras National Au sein du Haras national, le programme s’annonce également chargé, et il y en aura pour tous les goûts. Les traditionnelles visites guidées seront de la partie, et les carnets de jeu, rebaptisés les Enquêtes du Haras, seront de retour pour la deuxième année. Du côté des nouveautés, un parcours de visite libre va être inauguré en 2020 et l’Été sera riche avec un planning hebdomadaire varié.
Vendredi 6 mars au soir, équipe organisatrice, partenaires, officiels, élus ou encore acteurs locaux étaient tous réunis au sein du Haras national de Cluny afin d’assister à la soirée de présentation annuelle de la saison du GIP. Les 130 membres de l’audience ont pu découvrir tout d’abord une rétrospective de l’année passée, avant d’apprécier la programmation dense de la saison 2020 sous un format vidéo. Après un discours d’introduction de Thierry Delsalle, directeur d’Equivallée, c’est Erwan Boucher, son adjoint, qui a présenté les projets et événements des différents pôles du GIP Equivallée - Haras national de Cluny : le pôle événementiel sportif et culturel, le centre équestre et Equivallée Academy, le pôle de formation. L’année 2019 a été marquée par, entre autres, 2 Championnats de France (Horse Ball féminin et Majors Dressage et CSO), 2 Grands Nationaux (CSO et première édition Dressage), un CSI ** et une Tournée des As réunissant plus de 11 000 engagés du côté sportif, 4 spectacles, dont celui de l’été présenté par la compagnie Jehol et le lancement des carnets de jeu au Haras national visité par 20 000 personnes, 170 licenciés au centre équestre et la création
de la Equivallée Academy pour chapeauter les 4 diplômes proposés (AAE, CQP ASA, BPJEPS et plus dernièrement le DEJEPS). ■■Sports En 2020, du côté sportif, « on prend les mêmes et on recommence » ! Ainsi, le Championnat de France féminin de Horse Ball, l’Open de Bourgogne Franche Comté et ses 11 disciplines ou encore le Grand national de Dressage se tiendront à nouveau pied de la tour ronde. Les concours
de CSO seront également nombreux, que ce soit dans la catégorie Pro Amateur, avec le Challenge Equivallée - Groupama en fil rouge, en Jeunes chevaux avec la SHF et le CIR ou encore en Club, sans oublier le CSI* et ** organisé par Horse Events qui s’installe cette fois pour deux weekend dans la cité abbatiale et le concours Pro Élite organisé par Cluny Jump. La part belle est donc faite aux organisateurs extérieurs, puisque l’on peut également mentionner un concours de Working
GRAND EST CARNET
Disparition de Gaston Gyss
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Triste année 2020... Gaston Gyss s’est éteint ce mercredi 29 avril. Juge national CSO, d’origine alsacienne, ce personnage au charme flegmatique a fait partie des grandes figures des jurys du Grand Est. Il s’était retiré des terrains depuis un certain nombre d’années afin de se consacrer à ses autres passions : le chant, le théâtre et l’écriture. Il faisait également partie du Conseil Municipal d’Azerailles (54) depuis 2014. Le Comité Régional d’Équitation adresse ses condoléances à la famille. L’équipe du Journal Le Cheval dont il fut un actif correspondant s’associe à la douleur de sa famille et de ses proches.
■■Centre Equestre Ensuite, direction le centre équestre, où près de 170 licenciés viennent chaque semaine participer aux cours collectifs ou particuliers et aux stages proposés par la structure. L’équipe composée de 5 monitrices a plaisir à encadrer plusieurs équipes de compétition dans différentes disciplines qui ne manquent pas de ramener de nombreuses médailles et coupes lors de leurs sorties en concours. ■■Equivallée Academy Enfin, la création d’Equivallée Academy fin 2019 a permis de mettre en avant le pôle de formation aux métiers de l’enseignement et ses 4 diplômes. En janvier 2020, la première promotion de DEJEPS (Diplôme d’Etat de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et des Sports) a été accueillie et compte 12 élèves qui seront coaches sportifs au terme de 9 mois de formation. Celle-ci alterne entre
cours théoriques et pratiques à Cluny et mise en application en entreprise. Equivallée - Haras national de Cluny s’appuie sur des formateurs de qualité tels que Jérôme Ringot et Virginie Martinot pour le CSO et Marine Valot pour le dressage. La vie à Equivallée Academy est également rythmée par les formations AAE et BPJEPS suivies par 9 élèves, sans oublier la section sportive équitation établie en partenariat avec le lycée de la ville de Cluny. Toutes ces performances ont fait le fruit d’éloges des acteurs locaux et élus qui ont évidemment répondu présents pour cette soirée. Celle-ci annonce de belles opérations et retombées positives pour la vie économique des environs, comme l’a précisé Jean-Pierre Maurice, le président de l’Office du Tourisme du Clunysois. Les 3 actionnaires principaux du Groupement ont également assister à la soirée : Alain Mouret Lafage, représentant de l’IFCE, Henri Boniau, le maire de Cluny et vice-président du GIP ou encore Hervé Reynaud, le conseiller départemental et président du GIP ont chacun tenu à remercier les membres et partenaires de la structure qui oeuvrent sans relâche pour que cette dernière rayonne et développe ses activités sur le territoire. Au terme de ces prises de paroles et pour terminer cette belle soirée de présentation, tous les invités se sont retrouvés et ont pu échanger autour d’un cocktail offert par Equivallée. terrains de concours dès la reprise de la saison. Dans une prochaine édition nous donnerons le programme définitif de la saison 2020.
Philippe et Jean Gacon, le Trait au cœur Chez les Gacon, l’Ardennais est une longue tradition : leur père, André, faisait déjà partie du Syndicat des Chevaux de Trait Comtois et Ardennais de HauteSaône, en même temps qu’il lançait l’exploitation en 1980. L’élevage des Orcets qu’ont repris ses fils, Philippe et Jean, était né à Melincourt en Haute-Saône, sur 140 hectares. Chez eux, chevaux de selle et Traits cohabitent. C’est en effet André qui fondera en 1983 l’Association des éleveurs de chevaux de selle de Franche-Comté (AECSFC), aujourd’hui présidée par Bernard Curty ; éleveur passionné, il va s’engager autant pour la race de trait que pour les chevaux de selle. ■■L’action au cœur Son fils Philippe tient de lui : faisant partie du bureau du Syndicat des Chevaux de trait comtois et ardennais de Haute-Saône depuis 1988, il vient d’en être nommé président le 15 février de cette année, succédant au président Braichotte. La passion du cheval de trait est contagieuse. L’Association regroupe une centaine de cotisants, et organise les concours d’élevage, assurant la promotion de la race comtoise et de la race ardennaise, et l’amélioration génétique de ces deux races. ■■L’élevage au cœur Philippe et Jean, les deux frères Gacon, mènent donc de concert
Autour de l’étalon Faust des Orcets (© ER)
leurs deux élevages, qui comptent 80 chevaux. L’élevage compte 12 poulinières de selle, ainsi que 11 poulinières ardennaises et 4 comtoises. Les Gacon perpétuent la race ardennaise en étant seuls éleveurs d’Ardennais en Franche-Comté. ■■Centre d’insémination Cette saison l’élevage des Orcets, centre d’insémination et de mise en place, propose le suivi échographique et l’insémination en congelé, et en frais (transport de doses) par un vétérinaire, pour la reproduction des juments de selle, poneys et traits. Outre leur étalon SF Faust des Orcets, qui a « servi » 18 juments la saison dernière, ils proposent un étalon de trait comtois (transport de doses) et ardennais (monte en main). Faust des Orcets était au salon des Etalons de Rosièresaux-Salines, et à St Lô. Leur étalon de 5 ans, fils de Type Top du Monteil et Qualiope des Orcets par le Tôt de Semilly, (avec un zeste d’anglo par sa 2e mère) fut champion de France des 2 ans.
■■L’atout Bio des Traits Philippe a parcouru trois fois de suite la Route du Poisson, créée en 1991, cette course d’endurance de chevaux de trait de 24 heures organisée en septembre pour relier Boulogne-sur-Mer à Paris. Il a disputé également le Trophée international des chevaux d’attelage au Salon de l’Agriculture, où il vécut des échanges avec des clients privés du tourisme, mais également des débardeurs (une école de débardage très active existe à Mirecourt dans les Vosges, où il s’occupe du débourrage des chevaux d’attelage). Si pour les deux frères le cheval a beaucoup souffert de la TVA à 20 %, grâce au Bio le cheval de trait revient : dans les vignes, entre autres. Un exemple d’utilisation inattendue : ils ont vendu Hobéron des Orcets, cheval comtois, à la maison Chanel pour désherber leurs champs de rosiers à la base de leurs fragrances. Joli, non ?
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C. Robert
AUVERGNE - RHONE-ALPES
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Pierre Volla et Olivier Puls : duo gagnant ! Lundi 24 février, le Parc du Cheval de Chazeysur-Ain accueillait les enseignants lors d’une journée de formation au Dressage. Olivier Puls, écuyer du Cadre Noir, expert dans la transmission des savoirs à l’IFCE, spécialiste des longues rênes et diplômé en éthologie scientifique et Pierre Volla, intervenaient côte à côte pour partager leur expérience et leurs conseils avec les stagiaires. Quatorze couples et une dizaine d’auditeurs libres, spécialistes du dressage ou non, étaient réunis pour l’occasion et se sont exercés, par groupe de deux, sous l’oeil des deux experts. Une première approche en salle précédait les exercices en selle, afin d’aborder les objectifs de la journée mais aussi le métier d’enseignant et plus particulièrement de l’enseignement du
dressage. En fin de journée, une nouvelle séquence en salle a permis à chacun de s’exprimer sur la journée. « La journée était vraiment axée sur l’échange et le partage d’expérience. J’ai trouvé très intéressant d’accueillir des enseignants spécialisés dans notre discipline et d’autres, venus d’autre horizons. Cela permet d’enrichir les débats, d’ouvrir notre discipline et aussi nos points de vue. Je remercie l’ensemble des participants et nos deux intervenants, pour leur implication durant cette journée. Ce format de formation ayant reçu un bon accueil, tant du côté des cavaliers que des experts, fera certainement l’objet de nouvelles rencontres professionnelles. », concluait Gérard Medolago, Président de la commission Dressage au Comité d’Equitation Auvergne-Rhône-Alpes, à l’issue de cette journée.
Formation juges des 18 et 19 janvier Les 18 et 19 janvier, à Vienne, la formation des juges de dressage, organisée par la commission Dressage du Comité Régional et animée par Bertrand Hardy a réuni plus de 70 participants. Deux journées placées sous le signe du partage et de la bonne
humeur ! Durant ces deux jours de formation, Bertrand Hardy, Juge National Elite a proposé un programme ludique, revenant sur les fondamentaux mais aussi sur les sujets d’actualité du dressage. Jeux, quizz et débats ponctuaient les journées de travail. Une ambiance chaleureuse qui a fait l’unanimité. Cette formation était aussi l’occasion pour les juges en formation d’accueillir Deborah Bardou, chargée du bien-être animal au sein de la FFE, pour aborder les problématiques liées à cette thématique. Anna Maulet, Steward FEI de dressage est également intervenue pour rappeler les règles fondamentales au sujet du paddock et des enrênements, mais aussi pour aborder la relation importante entre stewards et président de jury. Gérard Médolago, Président de la commission Dressage s’est également exprimé pour rappeler la place du dressage dans le paysage équestre mais aussi pour aborder les nombreux projets et initiatives régionales de 2020. « Un Dressage régional en plein essor, une commission de Dressage
François Franzoni au Haras de Bressac
Samedi 7 mars et dimanche 8 mars Privas Equitation a accueilli François Franzoni pour un stage de Sauts d’Obstacles. Cet instructeur a été cavalier international pendant de nombreuses années en Concours Complet d’Equitation et en Concours de Sauts d’Obstacles.
Cinq cavaliers de Privas Equitation, avec quatorze chevaux, des divisions Club, Amateur et Pro ont participé. François Franzoni est venu au Haras de Bressac juste avant le début de cette saison largement perturbée hélas par la pandémie Covis-19. Il reviendra dans le courant de l’année.
CSO - Arnas-Champburcy (69) - 6-8 mars
hyper dynamique et talentueuse, un public nombreux, passionné et investi; le tout dans une ambiance qui transporte, voilà de quoi repartir de ces deux journées de formation gonflé à bloc ! Le Dressage en Auvergne Rhône-Alpes est vraiment dans un cercle vertueux, et c’est bien motivant pour moi d’apporter une contribution à ce formidable élan. Un autre aspect très agréable a été d’animer cette formation avec Anna Maulet et Déborah Bardou. Un trio qui a bien fonctionné, et qui a parfaitement illustré le signe sous lequel était placé cette formation : le travail en équipe ! », saluait Bertrand Hardy à l’issue de ces deux journées. « Nous avons passé un excellent week-end grâce aux excellents supports de formation de Bertrand Hardy et à sa capacité à mobiliser les participants de manière ludique. Je remercie l’ensemble des intervenants de ces deux journées ainsi que les nombreux participants, qui ont fait preuve d’assiduité et d’enthousiasme. Je souhaite à tous, une excellente saison 2020 ! » concluait Gérard Médolago. A l’issue de cette formation, chacun est reparti avec des cadeaux aux couleurs du Comité Régional d’Equitation, qui pourront les accompagner partout en compétition.
Lalie Saclier (© archive ER) GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Clémence Basdevant/Royal de Chalamont; 2. Isciane Inthavixay/Sprite des Merveilles; 3. Aurelie Soulat/As d’Espoir; 4. Eve Segear/Del Boy du Rondeau; 5. Fiona de Toro/Tiana m’Aurea. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Patrice Astier/ Vals Sauvageonne; 2. Alexandre Fontanelle/ Urtbreaker de Lara (Alias Urtbreaker du Cara); 3. Axel Delord/Dirty Harry 111 Z; 4. Jerome Ringot/Bandidas d’Albain; 5. Patrice Astier/Idagio Van Het Nerenhof. GP Amat 3 (1 m) : 1. Victorine Tridon/ Sophora du Mesnil; 2. Alizee Berthet/Vasco Montfollet; 3. Maeva Barioz/Petit Nuage; 4. Virginia de Toro/Very Love’jac; 5. Stephanie Garcin Catry/Tribue de Laume. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Rose Bulteau/Valentino de Kerser; 2. Quantin Riche/
Bizance de Chanay; 3. Camille Fardel/Bambina d’Ana; 4. Frederic Dubois/Brooklyn Gravelotte; 5. Clement Bouffard/Soicool de Poheton. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Lalie Saclier/Perle Fine du Val (0+0 et 34’’78); 2. Julien Gonin/ Vipper du Lavoir (0+0 et 35’’10); 3. Jerôme Ringot/Cannavaro (0+0 et 36’’80); 4. Julien Gonin/Coup de Coeur (0+0 et 37’’38); 5. Jerôme Ringot/Bandidas d’Albain (0+0 et 38’’89). GP Amat Elite (1,25 m) : 1. Morgane Rostaing/Ugo des Clas*Dorcamp (0+0 et 36’’17); 2. Timothee Maurin/Cambridge Z (0+0 et 37’’28); 3. Clemence Petiau/Babette Manciaise (0+0 et 38’’45); 4. Charles Giraud/ Bianca de Riverland (0+0 et 42’’53); 5. Hugo Asplet/Vahine d’Uranie (0+4 et 38’’69).
Adieu François Denis
Le monde du cheval dans l’Ain et au-delà est une nouvelle fois endeuillé : nous venons d’apprendre le décès vendredi matin de François Denis.
Chef de piste international, il a été cavalier professionnel pendant 40 ans, a participé à la finale des championnats de France en 1981 et concouru sur de nombreuses épreuves internationales. Perfectionniste, il a côtoyé et observé des cavaliers de talent tels que Marc puis Gilles de Balanda et bien d’autres. Passionné aussi par la transmission, il a également formé de nombreux cavaliers de haut niveau en France comme en Italie où il a résidé pendant 22 ans. Xavier Gounon sous l’œil attentif de François Franzoni
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
Sa passion depuis toujours : la biomécanique des chevaux. Grâce à cette gymnastique appropriée, un cheval « déplié devant lui » devient disponible et performant. Cette conception novatrice permet la connivence et le dialogue entre le cavalier et son cheval. Les performances du couple ainsi formé s’améliorent. Son livre : « la gymnastique des chevaux de sport
valises dans l’Ain, pour le plus grand bonheur des organisateurs de concours de la région qui ont largement eu recours à lui pour construire des parcours souvent techniques, mais toujours adaptés et qui faisaient l’unanimité. Il n’avait pas pour autant renoncé au niveau international et aurait notamment dû se rendre à Arezzo ce printemps si les circonstances l’avaient permis. Dans ce domaine aussi, il n’était pas avare de conseils et se plaisait à accompagner les débuts et la progression de jeunes chefs de piste.
» paru en 2011 rend compte de cette « philosophie » de l’équitation : « Les chevaux sont bons et la rétivité ne vient jamais toute seule. Elle est toujours engendrée chez le cheval par notre incompréhension et par de mauvais traitements. » Il a cependant toujours gardé beaucoup d’humilité : « Encore aujourd’hui, à cheval, je n’ai toujours pas compris cette idée d’équilibre ; elle reste pour moi un mystère ! » écrivait-il. Depuis quelques années, il avait posé ses
Grâce à son association « les Amis de Francesco », il s’investissait également dans l’organisation de concours, et l’affluence aussi bien des cavaliers que des bénévoles et des exposants prouvait bien que cette association était bien nommée et à quel point il était apprécié par tous. Un grand monsieur du cheval donc, et un homme fidèle en amitié qui laissera un grand vide dans le milieu hippique. V. R.
Formation des chefs de piste à Chazey sur Ain
Chaque année, selon les directives fédérales, le Comité Régional propose une formation et une actualisation des connaissances aux chefs de piste régionaux. Jean-François Gourdin et Michel Chambon sont les metteurs en scène de cette action ayant réuni cette année plus d’une trentaine d’acteurs.
Thierry Blanc, Président de la commission CSO en Auvergne-Rhône-Alpes faisait part de sa satisfaction : « Nous pouvons être satisfaits de la qualité des échanges et du déroulé de la journée, ponctuée pour certains, d’un
examen leur permettant d’accéder à l’échelon «candidat national «. Un test théorique et pratique était proposé et encadré par nos référents et les plus aguerris de l’assemblée. Le Comité Régional et la Commission CSO se félicitent du niveau atteint pour la majorité des chefs de piste présents que l’on retrouve sur de belles échéances régionales, nationales et internationales. Nous constatons une réelle dynamique au sein de cette équipe où la relève semble se préparer, même si les précieux conseils des aînés rassurent les plus jeunes déjà expérimentés. Le Chef de Piste est la pièce maîtresse dans la réussite de l’événement sportif. La notion de tracé est capitale, le temps accordé est l’une des clefs d’une épreuve. Un bon chef de piste doit, enfin, pouvoir anticiper et s’adapter au timing d’une journée parfois très serré, tout en proposant des parcours créatifs et respectueux du sport. »
CSO - Roanne-Vougy (42) - 6-8 mars
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GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Charlene Deuquet/Unika des Ifs; 2. Nelly Robert/Quenotte d’Audes; 3. David Astorg Ely/Dior de la Claye; 4. Olivier Perreau/Divine de Felines; 5. Francis Clement/Baladin d’Authou*Stj. GP Amat 2 (1,05 m) : 1. Timothee Fontimpe/Beyonce de Kerglenn; 2. Perrine Roumier/Tip Top la Tuilerie; 3. Francois Vernay/Cadance de Boissaille; 4. Shana Cande/ Floris Van Het Langwater; 5. Patrice Goddon/ Rocket Tribal. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Julien Pays/Qui
Es Tu; 2. Marion Grimaldi/Bamba Lulu d’Aubigny; 3. Caroline Sahut/Ballerine de Veyle; 4. Mandy Righini/Tezigue des Marais; 5. Celia Guion/Aloha d’Ils. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Florent Giroud/Uzana du Bessin (0+0 et 36’’73); 2. Julien Champailler/Kielekoo Van T et L (0+0 et 37’’37); 3. Olivier Perreau/Jessi d’Haverlande*Gl Events (0+4 et 34’’38); 4. Rodrigue Desmoules/Brigitte (0+4 et 35’’45); 5. Romain Xhemal/Ciesto Vd Vogelzang Z (0+12 et 39’’58).
GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Emilie Vernillat/ Rubendario des Aucels (0+0 et 38’’56); 2. Caroline Fournier Monier/I’M Busy Db (0+0 et 42’’38); 3. Julien Pays/Fenna (0+4 et 35’’23); 4. Emma Lejault/Evall B (0+4 et 35’’82); 5. Nicolas Rocks/Callaman Vdl (0+4 et 36’’09). GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Nicolas Deporte/Bao de St Priest; 2. Adele Jost/Quicksilver de Kerser; 3. Emilie Bouguerche/Qualite du Tailleret; 4. Stephane Roche/Babygaga des Myriades; 5. Gildas Fontimpe/Unefolie du Castet.
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
AUVERGNE-RHONE-ALPES / CENTRE
27
L’élevage de la Farjonniere : entre tradition et modernité poulinent à 3 ans et partent ensuite directement en compétition, cycles classiques 4, 5, 6 ans, et plus si elles en ont la qualité. Les générations sont ainsi raccourcies, ce qui lui permet d’avoir des origines intéressantes et toujours en accord avec l’actualité. Cette année par exemple, il a une jolie pouliche par Diamant de Sémilly, avec une mère par Chellano Z, grand père Baloubet du Rouet, et derrière Muguet du Manoir.
Yves au milieu de ses chevaux
Depuis presque 30 ans que Yves Faussurier élève des chevaux de sport dans l’Ain, à Rancé, il a assisté aux transformations qui ont affecté en profondeur le métier d’éleveur, et a su s’y adapter en ne cessant jamais de rechercher avant tout la qualité. Des efforts qui ont été récompensés au cours des années par de nombreux titres. Récemment, une jument de son élevage, Vélina Farjonnière (Toulon/Mr Blue) commençait à briller sous la selle de Mark Mc Cauley avant l’interruption des compétitions. Double actif pendant la plus grande partie de sa carrière, Yves a mené de front son métier d’ingénieur
cadre commercial dans le domaine des composants électroniques, avec de nombreux déplacements à Paris et la gestion de son élevage, installé d’abord à Quincieux, puis à Rancé où il a peu à peu amélioré ses installations. Retraité, il a cédé les rênes à son fils Benoît, tout en demeurant le responsable de l’élevage et des compétitions. Aujourd’hui, il dispose d’écuries spacieuses, de deux carrières et d’une cavalière maison, Romane Convert. ■■Indy de Billy De ses débuts à Quincieux, au lieu dit Billy, date l’arrivée de Indy de Billy, une belle jument, de souche normande, qui est devenue le point de départ de son élevage en transmettant un courant de sang intéressant pour la vélocité et la réactivité. Indy a été croisée avec Stew Boy des HN de Cluny (Jalisco/Uriel) monté à l’époque par Thierry Pomel. C’était déjà une preuve de qualité car toutes les poulinières n’y avaient pas accès. « Quand vous avez un chef de race dans un étalon, même si lui n’est pas le champion du monde, vous avez
toujours la chance d’obtenir un bon produit ». C’est cette conviction qui a toujours guidé ses choix de croisement. « A l’époque, on raisonnait plutôt français, maintenant on pense européen, voire mondial. Donc aujourd’hui je choisis plus des chefs de race internationaux » A côté donc de Diamant de Sémilly, il utilise Casall, Toulon, Kannan, Quite Easy, Sandro Boy, Andiamo Z, Cassini, Calvaro, Mylord Carthago, Emerald, Cooper VD Heffick. Il envisage d’avoir recours l’an prochain à Cornet Obolensky pour une pouliche Casall/ Diamant. Par la suite, il a acheté d’autres poulinières, en Normandie ou en Belgique, sur la foi de leur génétique et de leurs performances. Il garde également une lignée de Selle Français Originel issue du croisement de Indy avec Andiamo de Semilly. « Je ne travaille pas encore sous forme d’ICSI ou transfert d’embryon, car je trouve que pour un éleveur cela reste très coûteux, avec un risque important pour le retour sur investissement. » En revanche, il met à la reproduction de très jeunes pouliches qu’il présente à la saillie à 2 ans. Elles
L’Adonis de Pierre Antoine Henault
GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Nicolas Sers/King Kong d’Exaerde; 2. Cyrill Haluch/Ulysse de la Cour; 3. Alexis Champion/Une Saint Simeon; 4. Nicolas Sers/Checkmate Melandrie; 5. Alexis Champion/Candice m’Aurea Z. GP Amat 2 (1,05 m) : 1. Laurie Tan/ Roma Of Coco; 2. Margot Renard/Texane des Galops; 3. Laurie Tan/Quira d’Aspe; 4. Amandine Deneque/Usuhaia des Is; 5. Margaux Mignon/Top Gun de Vivol. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Nicolas Sers/Soprano Saint Jean; 2. Alexis Champion/Ejetha; 3. Elisa Mellec/Captain Rumel; 4. Jeremy Le
Roy/Ilias Vd Donkhoeve; 5. Nicolas Sers/Can Do It H. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Victoria Bonnier/Okapi de Montsurs; 2. Margaux Rouyer/ Voluptee de la Nouee; 3. Celia Besset/Burberry du Vartelier; 4. Elodie Deshayes/Cara d’Iloe; 5. Anne Coenon/Quat’pat de Villers. GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Franck Thermeau/Bialoubal Ly; 2. Victor Deslandes/Bright de Launay; 3. Virginie Alliot/Dixit des Sax; 4. Hugo Dufresne/Bagatelle de Jade; 5. Melina Noret/Quemister Garette. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Pierre Antoine
Enfin, depuis 2 ans, il s’investit au sein du bureau du Syndicat des Eleveurs. « Le métier change. Cela devient de plus en plus compliqué pour les éleveurs « traditionnels ». La vente à la paillette, sans aucune garantie, fausse le jeu. Plus rien n’est fait pour que l’éleveur puisse exercer son métier dans des conditions acceptables. En 30 ans, le coût de production d’un poulain a été multiplié par 10. On allait aux Haras Nationaux, sans frais techniques, sans pension. On est passé en gros de 100 à 1 000 €. En même temps, un bon 3 ans qui se vendait autour de 8 000 € vaudra aujourd’hui entre 8 et 10 000 €, avec une TVA qui est passée à 20. Avec en plus le développement de la vente à la paillette, des transferts d’embryon, de l’ICSI qui engendrent des frais considérables, on accroît encore cette disproportion. » La question qui se pose de façon de plus en plus pressante est : « comment valoriser un cheval d’élevage avec du potentiel dans des conditions raisonnables pour l’éleveur ? » Véronique Robin
Velina de Farjonnière dernièrement à Bordeaux avec l’Irlandais Mark McCauley (©ER)
Vers une optimisation de la vermifugation
CSO - Bonneval (28) - 5-8 mars
Mickael Barbe avait concocté un Grand Prix Pro 2 exigeant et au chrono serré : six couples s’y feront piéger pour du temps dépassé. Ils ne seront plus que six à pouvoir s’affronter sur le barrage. Nicolas Sers, fort de deux chevaux qualifiés, dont son crack Soprano Saint Jean, pouvait espérer l’emporter. Mais Soprano va fauter deux fois (comme Christophe Hurel et Too Much Sine, 6e) et le reléguer à la 5e place. Pas plus chanceux avec Can Do It H, qui ira également à la faute, Nicolas Sers se retrouve à la 3e place. Il est vrai qu’il montait pour la seconde fois seulement en concours avec ce cheval étranger de 10 ans. Quinze jours plus tôt il s’était déjà distingué aux Herbiers en étant chaque fois classé, 4e, 5e et 6e de chaque épreuve. Ici à Bonneval, il remporte la première épreuve Pro 2, est 5e dans la deuxième, troisième dans le Grand Prix. Quelle recrue ! A suivre de près. Quant au vainqueur c’est en prenant
■■Investi dans le syndicat des éleveurs Maintenant qu’il dispose un peu plus de son temps, éleveur reconnu par ses pairs, qui reconnaissent son expertise et lui demandent parfois d’apporter son aide à des concours de modèle et allures, il ne s’interdit pas de s’intéresser de plus près au rôle de juge pour lequel il aurait
une réelle compétence.
SANTE
CENTRE-VAL DE LOIRE À Bonneval le MJA Milsay-jump reçut plus de cinq cent trente engagés sur quatre jours, du 2 au 8 mars, avant le confinement qui toucha tous les concours. Si Nicolas Sers pouvait espérer l’emporter, au vu de ses deux précédentes victoires du week-end en Pro 2 et Pro 3, c’est Pierre Antoine Henault et Adonis St Lois qui leur volent la victoire, devant Alexandre Chanal et Giovanni. Nicolas Sers et Can Do It H se contentent de la troisième place. L’Amateur 1 Grand Prix revient à Cloee Billaudet Booba.
■■Velina de Farjonnière pour le grand sport C’est ainsi qu’est née Vélina de Farjonnière : sa grand-mère, fille de Indy et Stew Boy a été présentée à Mr Blue, et a donné une pouliche, elle-même croisée avec Toulon. Vélina est restée dans la famille, malgré les propositions par exemple de Hubert Bourdy à ses 4 ans. Elle a franchi avec aisance toutes les étapes, montée d’abord par le cavalier maison de l’époque, Brice Marcel, qui en est tombé amoureux et en a acquis une partie. François-Eric Fedry lui a fait faire l’année des 5 ans et l’a emmenée à Fontainebleau, puis elle est repassée sous la selle de Brice Marcel pour les 6 et 7 ans, ce qui leur a permis de faire ensemble le Championnat de France des 7 ans, une grande première pour toute l’équipe. Il était temps de la confier à un professionnel car ses capacités dépassaient à l’évidence les possibilités offertes par une structure essentiellement dédiée à l’élevage. C’est Loïc Michelon qui lui a fait franchir une étape supplémentaire en la présentant au Grand National et sur des épreuves jusqu’à 160. A la fin de son contrat de deux ans, la question s’est posée de la confier à un très bon cavalier, dans des conditions profitables pour tous car une vente n’était pas spécialement envisagée. Par ailleurs, l’équitation « à l’irlandaise », la patience et le respect des chevaux, de Mark Mc Cauley qui est en plus un presque voisin avec un environnement de qualité semblait devoir convenir à
Vélina, une guerrière, volontaire, qui demande à être montée en avançant. Yves Faussurier regrette un peu cependant de ne pas avoir pu la confier à un des excellents cavaliers locaux « peut-être faudraitil réfléchir à des accords entre cavaliers et éleveurs, afin que chacun s’y retrouve ». Vélina est devenue à la fois une vitrine pour l’élevage de la Farjonnière, et un sésame qui permet à Yves Faussurier d’avoir accès au très haut niveau, de voir ce qui se fait, d’échanger, d’évaluer les attentes. « Aujourd’hui pour un éleveur, il n’y a rien de plus beau que de voir un de ses produits nés à la maison accéder à un CSI 5 étoiles. C’est une vraie consécration. »
tous les risques qu’il s’impose, Pierre Antoine Henault et Adonis St Lois prenant plus de cinq secondes au seul autre double sans-faute, Alexandre Chanal qui prit son temps avec Giovanni (Canturo x Concorde), et finit 3e. Cette excellente nouvelle recrue, un hongre Kwpn de 9 ans qu’il ne monte que depuis ce début de saison, formé par Yann Quévert, terminait 9e du Grand Prix vendredi. Le couple vainqueur se connaît bien, puisque Pierre Antoine Henault a formé Adonis St Lois depuis ses sept ans, remportant trois Top 7 en un an, et finissant septième d’une épreuve du CSI* d’Auvers. En 2018 et 2019 ils multiplient les classements en Pro 2 avant de remporter le GP 1,35 m de Fontainebleau le 22 septembre 2019, et de terminer 6e du Grand Prix Pro 1 1,40 m dimanche. Cette victoire, lors de la première épreuve qu’ils abordaient en 2020, laisse donc augurer le meilleur ! C. Robert
Les classements Henault/Adonis St Lois (0+0 et 46’’18); 2. Alexandre Chanal/Giovanni (0+0 et 51’’49); 3. Nicolas Sers/Can Do It H (0+4 et 40’’48); 4. Jeremy Le Roy/Saga de Romilie (0+4 et 47’’88); 5. Nicolas Sers/Soprano Saint Jean (0+8 et 41’’80). GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Cloee Billaud/ Booba (0+0 et 46’’03); 2. Francois Montaville/Qualvin d’Emm (0+0 et 46’’78); 3. Franck Thermeau/Bialoubal Ly (0+0 et 47’’44); 4. Melissa Garcia/Aragone de la Gazo (0+0 et 50’’20); 5. Camille Flavigny/Alpha Vita (0+0 et 50’’71).
Une tendance concernant le parasitisme, apparue dès le début des années 1990, se développe de plus en plus, celle de la « vermifugation sélective, ou raisonnée », dont un des grands principes, sur lesquels communique du reste l’IFCE, est de pratiquer une coproscopie afin de cibler efficacement l’action. La vermifugation raisonnée consiste à effectuer des contrôles coproscopiques réguliers – tous les 3 mois par exemple, pendant 12, voire 18 mois, afin de bien connaître le statut et le profil parasitaire des chevaux. Et à partir de ces éléments se décide le traitement nécessaire. Cela amène à utiliser mieux et moins les vermifuges. Le Docteur vétérinaire Marc Hasdenteufel va plus loin, dans une démarche scientifique de terrain et projette l’étude du parasitisme dans l’Ain, quelques années après l’application de la vermifugation dite raisonnée. Cette étude est motivée par les échecs encore trop nombreux, et même localement en recrudescence, dans la lutte contre le parasitisme chez les chevaux. On constate en effet qu’une vermifugation raisonnée après une coproscopie n’apporte pas les résultats
souhaités. D’autres critères entrent également en ligne de compte, tout au long d’une année.
Autre risque : la résistance aux molécules employées, parfois sous leur seuil d’efficacité. Ce risque n’est pas anodin. Chez d’autres espèces, comme par exemple des bovins laitiers au Danemark, il a même été nécessaire de déplacer tout un cheptel. C’est donc une sonnette d’alarme que tire le Dr Hasdenteufel avant que ces cas extrêmes vécus dans d’autres espèces ne se généralisent chez le cheval. Il propose donc un suivi régulier sur au moins 12 mois, idéalement 18 (répéter deux printemps et étés). Il s’agit d’établir le statut parasitaire des chevaux – forts excréteurs ou non - et ceci en fonction de la saison, de la gestion de leur hébergement, des parcelles pâturées, et aussi en introduisant des données cliniques : état général, poids, antécédents pathologiques, aspect du poil. Il s’agit d’une étude séquentielle, qui a déjà démarré, avec le soutien d’EQUID’Ain et le support de biostatisticiens du laboratoire Bohringer, fortement engagé. Ce
type d’étude nécessite des effectifs stables.
Le suivi coûte 80 € par cheval, ramené à 60 € pour plus de 4 chevaux. Près de 120 chevaux étaient d’ores et déjà inscrits, mais la crise du Covid est venue ici aussi compliquer les choses : difficultés d’accès, investissement lourd pour un centre équestre. 48 chevaux sont actuellement suivis et des résultats concrets sont déjà constatés. A terme sont attendus : gain financier par réduction du nombre de traitements par an, protection de l’environnement et de la biodiversité par diminution des rejets de molécules chimiques, et ralentissement de l’apparition de résistances. Bien sûr, afin d’optimiser la pertinence des résultats de cette étude, un panel plus nombreux serait souhaitable. Etant donné la modicité de l’investissement par rapport au gain apporté, on peut supposer que les inscriptions vont se multiplier dès la sortie de la crise. Véronique Robin
CVL - CSO - Montlouis sur Loire (37) - 7-8 mars GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Alain Abbou/Crapule de Coeur Z; 2. Christophe Berthier/Ogano Gris Z*Vitaleos; 3. Elea Clement/Biguine du Golfe; 4. Salome Hodbert/Asteryx Breizh; 5. Alain Abbou/Arnac de Coeur. GP Amat 2 (1,05 m) : 1. Pauline Pejot/Versailles Amor; 2. Manon Archaimbault/Cosmos des Aubuis; 3. Manon Jouhannet/Vie Aille Py; 4. Marieva Thomas/Unesis des Touches; 5. Cecile Bellet/Ulane de Beaulieu. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Morgane Berton/Clever Lady; 2. Chris-
tophe Berthier/Ogano Gris Z*Vitaleos; 3. Alain Abbou/Crapule de Coeur Z; 4. Marieva Thomas/Tinka de Roc O Cerf; 5. Camille Delbecq/ Hemingway Dell’astro. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Anais Berthier/Chyvas du Monselet*Vitaleos; 2. Maxime Le Guisquet/Al Capone du Charme; 3. Koris Vieules/Vasco de Kayrie; 4. Christophe Berthier/Very Good Boy d’Ix; 5. Basile Doucet/ Umberto de la Luth.
OCCITANIE
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Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020 CSO - Preignan (32) - 6-8 mars
Grand Régional de CSO - St Gely du Fesc (34) - 5-8 mars
Doublé Fontenelle/Caiffa de Gree
Il y eut une belle affluence au Centre Equestre des Verries de St Gely du Fesc lors de l’étape du Grand Régional du circuit Cre Occitanie le week-end du 8 mars : 847 engagés. Arnaud Fontenelle, venu en voisin sera sans partage avec Caiffa de Gree, s’imposant dans les deux épreuves Pro 2 ; et cerise sur le gâteau il monte sur la 3e marche dimanche avec Articule de Bellevue. Edouard Renaud est 2e avec Sasha de Lot, et Vic-
toire Darcelier s’offre la 4e place avec un jeune étalon de 8 ans, Coronation Z, fermant le clan des doubles sans-faute.
La jeune Caiffa de Gree, Sf de 8 ans, a déjà de la belle pratique lorsqu’Arnaud Fontenelle commence à la monter début 2019 : la jument née chez Maurice Desbois, fille de Diamant de Semilly et Rosamaria de Gree par Sandro Boy a connu les selles de Julie et Thierry Lacour et se plaît aux premières places, que ce soit à Dinard, au Betton Jump ou aux Herbiers. Simplement, avec Arnaud elle change de braquet et tutoie d’emblée les CSI jeunes chevaux. Et ça marche :
victoire en Pro 3 à Grenoble, sur le Cuers Sun Tour, 2 victoires à Vendres en Pro 3 et Pro 2, et une double victoire sur le CSI2* de Nice. Et de terminer la saison en beauté sur le CSI2* de Barcelone en arrachant une 3e place en Grand Prix, après deux secondes places à son actif. Pas étonnant qu’une jument de cette trempe ne mette à profit la trêve des confiseurs... A suivre ! L’ Amateur Elite (47 partants), barème A à temps différé tombe dans l’escarcelle de Marielle Gassend, venue du haras de la Victoire en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rosiris de Pierre devant l’Occitane Melissa Juan, engagée avec Riego Rouge. Thibaut Digiovanni est 3e avec le SF de 9 ans Beau Geste des Forêts.
Les classements GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Laurianna Aurelli/Aroma; 2. Pauline Allegre/United Coquerie; 3. Sylvain Michel/Arcilloso III; 4. Thibaut Digiovanni/Beau Geste des Forets; 5. Pauline Fossey/ Quaquambo de Siju. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Arnaud Fontenelle/Caiffa de Gree; 2. Jil Benedetto/Bettyboop Bois Soleil; 3. Stephane Darre/Austin Coeur Volant; 4. Jil Benedetto/Bonnie d’Oll; 5. Victoire Darcelier/Coronation Z.
GP Amat Elite (1,25 m) : 1. Marielle Gassend/Rosiris de Pierre; 2. Melissa Juan/Riego Rouge; 3. Thibaut Digiovanni/Beau Geste des Forets; 4. Marine Barrabes/Arthur des Allies; 5. Lena Rieu/Summer du Haut Noyal. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Arnaud Fontenelle/Caiffa de Gree (0+0 et 39’’61); 2. Edouard Renaud/Sashka de Lot (0+0 et 41’’02); 3. Arnaud Fontenelle/Articule de Bellevue (0+0 et 42’’15); 4. Victoire Darcelier/Coronation Z (0+0 et 42’’27); 5.
Hanna Tardiveau/Wetrichta (0+4 et 45’’39). GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Sebastien Publie/Damelus; 2. Aline Sagliocco/Sigalle de Sevigny; 3. Malou Lacampagne/Bellisima Vls Z; 4. Romy Gomez/Palese St Loise; 5. Philippe Bancilhon/Cito Van de Kokerij. GP Amat 3 (1 m) : 1. Elise Savoldelli/Targa des Cedres; 2. Manon Ribler/Quadrille des Dunes; 3. Marine Lafond/Ugo de la Crau; 4. Gaetan Assemat/Utopic du Bobois; 5. Melanie Albano/ Punta Cana 74.
PACA
Aux pieds des Alpilles, au cœur de la Provence le Haras d’Eygalières consacre ses 16 hectares de prairies verdoyantes à l’élevage de chevaux de sport et à l’accueil de chevaux à la retraite. « Au Haras d’Eygalières, nous tenons à ce que nos chevaux mènent une vraie vie de cheval » parallèlement à toute activité sportive. Le Haras d’Eygalières est en haut du classement du Top 100 SHF, 3e meilleur naisseur et 4e meilleur propriétaire de chevaux en CCE en 2019. C’est une belle consécration pour les éleveurs : « Beau palmarès grâce au travail des Écuries Mas Robin. Olivier Chapuis est d’ailleurs 5e meilleur cavalier cette saison. Un travail de toute une saison, beaucoup de confiance et d’investissement, magnifique résultat ! » Le Selle Français leur a consacré un éclairage
Bellati du Pouey; 2. Justine Poisson/Basile de Siju; 3. Sophie Conti/Bellesaison Riverland; 4. Quitterie Spoerry/Pactole d’Herranet; 5. Lucile Dubalen/Brinkas Dasti. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Philippe Sourdoire/ Tutsi d’Agenais (0+1); 2. Marie Correge/Altesse de Siju (1 et 90’’05); 3. Charlie Saunier/ Taylord du Busca (4 et 88’’77); 4. Philippe Sourdoire/Kalvaro (5 et 93’’50). GP Amat Elite (1,25 m) : 1. Jonathan Bourgoin Adj/Vicky de St Jean*Mili (0+0 et 49’’49); 2. Melanie Augerolle/Umaga de la Rose (0+0 et 51’’24); 3. Chloe Descombe/ Brooklyn d’Engandou (0+4 et 48’’93); 4. Eric Pouey/Alicante du Pouey (4 et 84’’82); 5. Laurane Breu/Creole Mury Marais Z (4 et 87’’87). GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Gabrielle Azema/Quismene de Vains; 2. Charlotte Cazes/ Toscane de Swan; 3. Mathilde Belooussoff/ Dagouret du Plaix; 4. Joelle Demichelis/Akky; 5. Florine Estoppey/Armoise d’Olympe.
PAYS DE LA LOIRE Carnet
La triste nouvelle tombe le 18 mars : « C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons ce soir que Gilbert Piau, propriétaire de l’élevage et naisseur des poneys de Thouaré, nous a quittés. Gilbert a été, pendant des années, le meilleur naisseur de PFS et est
Carisma Mail Eygalières aux Finales SHF à Pompadour fin septembre
particulier en 2019 : « Le département des Bouches-du-Rhône ne revient pas très fréquemment dans le palmarès d’élevage de chevaux de sport. Le PGA (Programme Génétique Avenir) nous donne l’occasion de le mettre à l’honneur. Parmi les huit chevaux obtenant une double prime en CEE, deux proviennent du Haras d’Eygalières à Saint Andiol près de Saint Rémy de Provence et le joli massif des Alpilles. La famille lyonnaise Latouche a développé, il y a une quinzaine d’années, un élevage qui a pris une orientation concours complet avec son gestionnaire Olivier Chapuis. La jument familiale Ivoire du Tertre SF par Hand in Glove saillie par Baloubet du Rouet SF, a donné l’étalon Shaloubet Eygalières SF, Elite lors des finales SHF CCE de Pompadour à 5 et 6 ans, ICC 141. Accidenté, il sort désormais en dressage où il est classé en GP Pro 2. Son harem est resté restreint aux deux premières juments de l’élevage. Eden Eygalières est son premier produit en compétition, désormais épaulée par Fine Eygalières SF, classée pour ses débuts en cycle classique CCE. La mère de Fine Eygalières SF, Séréna Mail SF (Iowa) a été achetée au Haras de Brullemail suitée
GP Amat 3 (0,95 m) : 1. David Laporte/ Veritable Espoir; 2. William Salles/Azuro L; 3. Gregoire Cordier/Daylight de Vizy; 4. Sandrine Le Gal/Fantomas de Rascas; 5. Juliette Garnier/ Fox’y Lady du Gravel. GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Chloe Descombe/Brooklyn d’Engandou; 2. Ketty Panvert Mdl/Carlina d’Ariel*Mili; 3. Victoria Madsen Abbott/Q Dee W Z; 4. Anne Sophie Dutoit/ Cagir Lanoue; 5. Laurane Breu/Creole Mury Marais Z. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Philippe Sourdoire/ Tutsi d’Agenais; 2. Philippe Sourdoire/Vaillant de Fleyres; 3. Marie Correge/Altesse de Siju; 4. Jerome Leguay/Commingeois de Siju; 5. Philippe Sourdoire/Kalvaro. GP Amat 3 (1 m) : 1. Agathe Dedieu/ Peche de Lis; 2. William Salles/Azuro L; 3. Caroline Piazza/Declic du Moment; 4. Mathilda Perrin/Doki Oki; 5. Sabrina Langlois/Betty de Seves. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Eric Pouey/
Gilbert Piau nous a quittés
Eygalières, le complet au coeur
Demoiselle Eygalières à Pompadour en septembre 2018
Suprématie Philippe Sourdoire
de Carisma Mail SF (Alligator Fonatine SF), devenue performante pour le Haras d’Eygalières, et pleine de Tygar Mail SF (Quidam de Revel SF) pour donner naissance en Provence à Demoiselle Eygalières SF, classée Très bon à Pompadour. Olivier Chapuis qui avait six chevaux aux finales de Pompadour, permet aussi à Celestin du Terroir SF (Conrad),né chez François Roemer de décrocher une double prime ».
Origines « Une poulinière familiale, Ivoire du Tertre, par Hand In Glove est à l’origine des premiers produits de l’élevage. Un de ses fils, Shaloubet Eygalières, devient Etalon agréé SF puis est sélectionné pour le Mondial du Lion d’Angers. Aujourd’hui, deux poulinières assurent la relève, Gralsgottin (Graalhutter, Han) et Serena Mail (Iowa x Sandro, Holst). L’élevage se veut volontairement restreint afin d’assurer une proximité et des soins individualisés à chaque produit. Les Ecuries Mas Robin assurent la gestion du Haras : Benoit Tancredi et Olivier Chapuis, grâce à leur expérience équestre, gèrent l’élevage, la production et la valorisation des produits. »
à l’origine de poneys fantastiques. Au delà des performances de ses poneys qui ne sont plus à démontrer, Gilbert a permis à nombreux cavaliers de pouvoir vivre leur passion à fond, tout en transmettant les valeurs de l’élevage et du respect du cheval. Nous ne le remercierons jamais assez pour ça. Aujourd’hui il repose auprès de sa femme, Christiane, qui lui manquait tant. On n’oubliera pas tes péchés mignons tel que le Schweppes, et surtout les Vichy (des années après les poneys s’en souviennent encore) ! Merci pour les leçons d’apprentissages transmises, merci pour tes bonnes blagues, merci de nous avoir soutenus sur les terrains. MERCI Gilbert » L’équipe du journal Le Cheval s’associe à la douleur de sa famille et de ses proches.
L’élevage des Peux se perpétue L’élevage des Peux, situé dans le village des Peux aux Herbiers a été crée par Marcel Godard en 1978. Stéphane Godard, fils de Marcel en a repris le flambeau en 1992 à l’âge de 25 ans. L’élevage a fait naître de nombreux chevaux parmi lesquels : Jouvencelle des Peux, Manoir des Peux, Polka des Peux aux performances de niveau international ou Silver des Peux... Stéphane a disparu le 27 janvier. Mais la famille de Stéphane reprend les rênes de l’élevage des Peux. « A notre grande tristesse, Stéphane nous a quittés il y a peu de temps. Malgré son décès, ses frères et sœurs sont plus que jamais déterminés à continuer de faire vivre et évoluer l’élevage en reprenant le flambeau à leur tour afin de perpétuer la mémoire de Stéphane et de continuer ce qu’il avait déjà entrepris. L’élevage des Peux est une histoire familiale
Petite nouvelle de l’élevage : femelle d’Athos d’Elle et Victoire des Peux par Ok du Rozel née vendredi 8 mai au haras du Géry
que la famille Godard n’est pas prête à abandonner. Alors bienvenue dans un nouveau chapitre de l’histoire de l’élevage des Peux. »
CSO - Aix-Meyreuil (13) - 5-8 mars
A Aix Meyreuil comité restreint pour le dernier week-end qui rassemblait les amateurs et pros ensemble, avant l’arrêt des compétitions : à peine un peu plus de 350 engagés. Plusieurs cavaliers avaient engagé des chevaux jeunes, mais ce sont les couples confirmés qui vont naturellement dominer.
Eric Muhr souverain
Belles prestations de quelques 7 ans. Revue de détail.
Dans ce Grand Prix barème A à barrage ils ne seront que six à remonter à cheval une seconde fois. Maxime Pierrot/Daimler du Houssoit, vainqueur le samedi du GP 1,30 m, ne parviendra pas à transformer l’essai cette fois, il sera 5e. C’est Eric Muhr, 3e samedi, qui va s’imposer facilement avec Brenda Lee de Lyna, face aux deux autres parcours vierges, moins rapides, Mandy Mendes Costa et la
jument de 11 ans Jessica Van Het Vijverhof, 2e et Pierre Peiffer/Ultime Sur Mere. Brenda Lee de Lyna (Uzi, bwp x Bleu Blanc Rouge II, sf) est une jument SF noire née chez Lya Doerr, qui la débuta sans forcer à quatre et cinq ans. Valentine Perrier lui succède avant Eric Muhr, qui prend le relais au milieu de saison dernière. Il s’agissait pour le couple de son premier concours 2020 et le moins que l’on puisse dire c’est que la jument a bien profité de ses vacances hivernales ! C. Robert
Les classements GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Mallaury Moussa/Cadix des Touches; 2. Cedric Petit/Sympa de la Brosse; 3. Alexandra Gossein/Crown Jewel T; 4. Elodie Trapani/Urion Desclermonts; 5. Sophie Catalan/Histoire d’Ullysse. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Maxime Pierrot/Daimler du Houssoit; 2. Mandy Mendes Costa/Jessica Van Het Vijverhof; 3. Eric Muhr/Brenda Lee de Lyna; 4. Jeremy Kestemont/Aristo des Deserts; 5. Wilfrid Pierrot/Disco Vallieres. GP Amat Elite (1,25 m) : 1. Tiffany Lacroix/Espresso Blanco de Septon (0+0 et 40’’32); 2. Johanna Finance/Untitle Herpiniere (0+8 et 37’’88); 3. Elodie Trapani/Fay (0+El); 4. Jean Mathieu Laval Dompe/
Ilalesangbleu*Juvenia (2 et 87’’15); 5. Lauriane Calendini/ Balakhani Villa Rose (4 et 75’’66). GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Eric Muhr/Brenda Lee de Lyna (0+0 et 34’’22); 2. Mandy Mendes Costa/Jessica Van Het Vijverhof (0+0 et 35’’07); 3. Pierre Peiffer/Ultime Sur Mere (0+0 et 39’’75); 4. Wilfrid Pierrot/Gatika du Bois des Mazuis (0+4 et 32’’94); 5. Maxime Pierrot/Daimler du Houssoit (0+4 et 34’’11). GP Amat 2 (1,05 m) : 1. Chloe Palacio/Marie Z; 2. Justine Guiral/Ulyane de l’Ance; 3. Marion Leaute/Abeille du Ouchy; 4. Mallaury Moussa/Rissa du Vivier; 5. Norine Fabron/Vigne du Vercol.
NOUVELLE-AQUITAINE
Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
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CSI 2* - Royan (17) - 1er-8 mars
Les couples confirmés au rendez-vous Royan comptait 60 partants dans le Grand Prix 2* de Royan, le dimanche 1er mars, il en comptera 53 huit jours plus tard, avant de connaître le grand silence du confinement. Bernard Briand Chevalier l’emporte avec Uneven Sunheup le premier mars, et le Breton Tony Cadet sur Uppsala Del Cabalero le 8 mars. ■■Résultats GP2* 1er mars 1. Uneven Sunheup/Bernard Briand Chevalier (0+0 et 39’’03); 2. Razzia des Sables/Jeremy Le Roy (0+0 et 39’’23); 3. Bibici/Gregory Cottard (0+0 et 40’’62) ; 4. Abricot Ennemmelle/Marc Dilasser (0+0 et 40’’97); 5.Aicha de Coquerie/Damien de Chambord (0+0 et 41’’11); 6. El Capitan de Longchamps/Valery de Menditte (0+0 et 41’’68); 7. Gl Events Jessi d’Haverlande/Olivier Perreau (0+4 et 40’’51); 8. Blood Diamant/Pauline Guignery (1); 9. Blue Moon/Edward Levy (1); 10. Broceliande du Lac/Cyril Bouvard (1). ■■Amateurs : Sherine Frolicher Le CSI Amateur du dimanche 1er mars voit une belle victoire, celle de la jeune Sherine Frolicher, 12 ans seulement, licenciée à l’Etrier Charentais à La Couronne. Une performance pour cette jeune cavalière, face à 54 autres couples, et des cavaliers plus âgés et expérimentés ! Il s’agissait de sa première participation en épreuve internationale d’abord, et première victoire en Grand Prix 115. « C’était énorme ce qu’elle venait de faire, témoigne sa mère, Barbara, en larmes au bord de la piste. Sur le coup, je pense qu’elle n’a pas réalisé. » Il faut dire qu’elle était associée à l’étalon Avril de Riverland, un fils de Sunday de Riverland par l’Anglo-arabe Prima d’Or, monté par Jean-Charles Bernast jusque fin 2018 !
Bilan de l’étape Top 7 - 8 mars 1. Dorado de Riverland et Robin Lesqueren (0 et 36’’35) 3. Chinoubet PS et Guillaume Roland Billecart (0 et 40’’05) 6. Gammelgaards Carola et Lara Tryba (0 et 44’’13) 7. Dexter de Jonkière et Charles-Henri Ferme (4 et 35’’39) 8. Despe de Lassignieu et Cyril Bouvard (4 et 36’’51).
Amateur Gold Tour : Emma Hirel confinée C’est le Jumping international de Royan qui a ouvert les festivités de l’Amat Gold Tour FFE-Esthederm. La victoire revient à la jeune Emma Hirel associée à Burberry de Luz, devant Cecilia Coutanceau et Rose de la Lande, 2e et Julie Deschoolmester et Kacharelle d’Aulne, 3e. Les équipes de l’AGT l’ont interviewée pendant cette période de confinement.
Est-il possible de revenir sur cette étape et sur cette victoire ? Royan était le premier CSI de la saison. C’est une étape que l’on avait déjà fait l’année dernière et que j’avais beaucoup apprécié. Le site est super.
« Je m’appelle Emma Hirel, j’ai 19 ans. Je suis étudiante en droit et je monte aux Ecuries Conde-Ferreira depuis 4 ans. Après avoir tourné avec mon poney Shaïd du Clos au Gué (qui est toujours avec moi) sur les Tournées des As, Burberry m’a rejoint il y a un peu plus d’un an. C’est une jument de 9 ans, fille de Kannan par Qu’Alme du Montois. Elle a un sacré caractère et est malgré tout très câline, voire un peu pot de colle. Ce que j’aime avant tout. Elle est généreuse, pleine de force et a un super mental. On a commencé à tourner sur des épreuves à 1m10 pour arriver sur 1m25 aujourd’hui, grâce au travail effectué avec mon coach Antonio CondeFerreira, et avec Camille Condé - Ferreira. »
Burberry était très en forme tout au long du week-end et notamment pour attaquer ce Grand Prix 1m25. Après un joli sans faute, nous étions seulement 7 à prendre le départ pour le barrage. Avec ma coach, Camille Condé Ferreira, nous avions décidé que nous n’avions rien à perdre, il fallait viser la victoire. Burberry a été vraiment géniale et volontaire. Elle a une fois de plus répondu présent. Ce fut un vrai régal. L’AGT FFE - Esthederm est un objectif cette saison malgré cette pause forcée ? A la base, le circuit Amateur Gold Tour FFE - Esthederm n’était pas vraiment un objectif. Mais comme la première étape s’est bien passée, j’aimerais me qualifier pour faire partie des 30 cavaliers afin d’accéder à la finale d’Equita Lyon. Ce serait une belle récompense.
Emma Hirel/Burberry de Luz
Comment gérez-vous cette pause ? Cette pause est difficile moralement. Le fait de ne pas voir mes chevaux, et de ne pas pouvoir m’en occuper, à cause de cette période de confinement. Ils sont mon équilibre. Mais je sais qu’ils sont entre de bonnes mains aux écuries. Tous en prennent soin et les sortent quotidiennement (paddock, marcheur…). C’est une période difficile pour tout le monde mais malheureusement nécessaire pour le bien de tous.
CSO Cycles Classiques - Pompadour (19)
CSO - Barbaste (47) - 5-8 mars
10-11 mars
Pro 1 : Marie Demonte et Crooner du Phare
LES SANS-FAUTES. 6 ans qualification SF+AA (2e tour) : 1. Elina du Lys (Armitages Boy)/Benoit Bouthier (168,80 €); 2. Eugenie’jac (Qlassic Bois Margot)/Bertrand Clot (153,25 €); 3. Et Tic de Hus (L’Arc de Triomphe)/ Benoit Bouthier (142,88 €); 4. Emotion de Riverland (Darco)/Leslie Pelat (135,10 €); 5. Exquise de Riverland (Kannan)/ Leslie Pelat (129,92 €); 6. Expresso de Riverland (Kannan)/Ninon Castex (124,74 €); 7. Eole de Roulard (Norton d’Eole)/ Xavier Dubosq (119,55 €); 8. Eden de Vergne Aa (Griot de Mara)/Clement Bianchi (12,96 €). 6 ans qualification SF+AA (1er tour104 €) : 1.ex. Emotion de Riverland (Darco)/ Leslie Pelat; Eole de Roulard (Norton d’Eole)/Xavier Dubosq; Extra Dry (Quick Star)/Ninon Castex; Eden Rock du Salbey (Rock’n Roll Semilly)/Emmanuel Neyrat; Expresso de Riverland (Kannan)/ Ninon Castex; Eugenie’jac (Qlassic Bois Margot)/Bertrand Clot; Epona Emotion de Riverland/Leslie Pelat, du Quesnoy (Ogrion des double sans-faute Champs)/Benoit Bouthier; Emilio Galant (Dorsay)/ Xavier Dubosq; Elenca de Lelo (Kannan)/Marie Theillard; Eclipse d’Aze (Qlassic Bois Margot)/Alexandre Ribes; Estrella de Riverland (L’Arc de Triomphe)/Leslie Pelat; Electron d’Ivraie AA (Visavi d’Ivraie)/Olivier Lucas. 6 ans qualification Autres (2e tour) : 1. Opium de Roulard (Exploit de Roulard)/Xavier Dubosq (49 €). 6 ans qualification Autres (1er tour) : pas de sans-faute. LES DOUBLES SANS-FAUTE. 4 ans qualification Autres (116 €) : Gasby Jump (Tobago Chevrier)/Clotilde Vernat. 4 ans qualification Autres (62 €) : Qadim de Roulard (Kannan)/Xavier Dubosq. 5 ans qualification SF+AA (164 €) : French Kiss d’Ivraie (Windows Vh Costersveld)/Julien Geay; Freestyle des Fabries (Clinton II)/Arnaud Rasquier; Funchal Delabellie Aa (Griot de Mara)/Lea Racine; Fierte de Riverland (Qlassic Bois Margot)/Ninon Castex; Flashing de Riverland (Kannan)/Ninon Castex; French Pop (Ogano Sitte)/Bertrand Clot; Farceur de Riverland (L’Arc de Triomphe)/Ninon Castex; Frontera de Riverland (Vigo d’Arsouilles)/Leslie Pelat; Florin de Pranzac (Jadis de Toscane)/Clotilde Vernat; Frenesie du Riol (Luccianno)/Laura Coste. 5 ans qualification Autres (82 €) : Poker de Roulard (Chopard Vdb Z)/Xavier Dubosq.
Dernier concours avant confinement à Barbaste, au Pole Hippique Lou Chibaou, il verra la victoire de Marie Demonte à domicile dans le Grand Prix Pro 1, avec un des plus jeunes engagés, Crooner du Phare, 8 ans seulement. Elle précède Olivier Camy Sarthy/Tore de Longuenee et Edouard Chauvet/Aristo du Loir. Ce seront les trois seuls doubles sans-faute.
Mille cent soixante-dix engagés, qui ne regretteront pas d’avoir participé à ce dernier concours avant le Covid-19. Le Grand Prix Pro 1 a vu s’affronter 34 partants, beaucoup d’entre eux engagés avec des chevaux et 8 et 9 ans. Marie Demonte, engagée avec Seltique, un de ses piliers, ira à la faute. C’est avec un jeune étalon de 8 ans, Crooner du Phare, qu’elle va s’imposer. Face à quelques couples de ténors tout de même, comme Bernard Sainsardos/Un de chez nous, 8 points au barrage, Sébastien Duplant et Victor du Reverdy, qui fautent et se retrouvent relégués à la 4e place. Olivier Camy Sarthy pourra s’appuyer sur l’expérience de Tore de Longuenée pour assurer un second sans-faute, mais avec une seconde de plus que Marie, il prend la 2e place, suivi d’Edouard Chauvet et l’excellent Aristo du Loir, à qui il manquera deux secondes, 3e. Florian Paoli faute également avec la jument de 9 ans, Bise d’Ivraie et sera 5e, Olivier Ro-
Marie Demonte/Crooner du Phare (© ER)
bert 6e engagé avec un jeune étalon Kwpn de 8 ans, Hantuscha. Marie Demonte a pris la relève à Laurine Liotard lorsque Crooner avait 6 ans. Le couple dispute la finale des Cycles Classiques 6 ans à Fontainebleau et se classe 22e. A 7 ans durant la saison 2019 il multipliera les Pro 2 et les Top 7, gagnant le CSI Jeunes Chevaux de Cagnes sur Mer,
6e du Top 7 à Cluny pour 77 participants, remportant les deux Top 7 de Royan jusqu’à gagner le CIR de Pompadour. Puis ce sera la 9e place de la finale de Fontainebleau. Ce début de saison laisse augurer le meilleur pour la suite. C. Robert
Les classements GP Amat 3 (1 m) : 1. Elena Harrouet/Quandor de Fleyres; 2. Carole Tocanier Lafargue/Carpe Diem de Gerboy; 3. Heloise Zausa/Magic Rock; 4. Oceane Tanguy/Falco Compostelle; 5. Jeremy Suarez/Chanelle de Lamoison. GP Pro 3 (1,25 m) : 1. Frederic Plansont/Sapho du Jarrien; 2. Bernard Sainsardos/Coquecigrue In Blue; 3. Nicolas Marticorena/Ulys de la Miliere; 4. Edouard Chauvet/Anfere de la Fontaine; 5. Bernard Sainsardos/Amabilis de Fleyres. GP Amat 1 (1,20 m) : 1. Ludovic Robert/Thalys de Savignac; 2. Emma Mourtialon/Une Etoile du Mourau; 3. Claire Desvernay Ferte/Epona du Ban; 4. Pablo Piquet/Ultao d’Argouges; 5. Jean Philippe Amiet/Quel d’Aulix. GP Pro 2 (1,35 m) : 1. Olivier Robert/Vadrouille d’Avril; 2. Sebastien Duplant/Repi des Varennes; 3. Gyula Bartus/ Touch Me de Pontigny; Bernard Sainsardos/Armeline du
Chene; 5. Sebastien Duplant/Victorio des Caulins. GP Amat 1 (1,15 m) : 1. Ludovic Robert/Thalys de Savignac; 2. Marie Bentejac/Leonardo d’Amaury; 3. Marie Bentejac/Quarter Back Rumel; 4. Marie Bentejac/Rayon d’Avril; 5. Pablo Piquet/Ultao d’Argouges. GP Pro 2 (1,30 m) : 1. Olivier Camy Sarthy/Quartzy des Baillons (0+0 et 40’’91); 2. Sebastien Duplant/Repi des Varennes (0+0 et 41’’11); 3. Etienne Ducouret/Othello des Aubiers (0+0 et 42’’29); 4. Vincent Barre/Bettina de Brekka (0+0 et 44’’34); 5. Olivier Robert/Zygote Z (0+4 et 38’’70). GP Pro 1 (1,40 m) : 1. Marie Demonte/Crooner du Phare (0+0 et 36’’27); 2. Olivier Camy Sarthy/Tore de Longuenee (0+0 et 37’’35); 3. Edouard Chauvet/Aristo du Loir (0+0 et 38’’39); 4. Sebastien Duplant/Victor du Reverdy (0+4 et 38’’29); 5. Florian Paoli/Bise d’Ivraie (0+4 et 42’’40).
GP Amat Elite (1,25 m) : 1. Geraldine Cadic/Bailla du Lavillon (0+0 et 37’’72); 2. Olivier Chatellain/Vip des Cretes; 3. Claire Desvernay Ferte/Caline du Faubourg; 4. Laura Letellier/Bobinette de Texo; 5. Julien Dubourdieu/Qahira de Domerguie. GP Amat 2 (1,05 m) : 1. Rose Anna Coiffe/Ulotte Moriniere; 2. Elena Harrouet/Quandor de Fleyres; 3. Jeremy Suarez/Chanelle de Lamoison; 4. Fadwa Mouhoub/Uggo des Boursons; 5. Carla Collen/Classic de Riverland. GP Amat 2 (1,10 m) : 1. Louise Fabre/Tequila des Hoteaux (0+0 et 39’’31); 2. Sarah Marie Boulic/Scatwan (0+0 et 40’’31); 3. Nathalie Moussouteguy/Rapsody des Gravettes (0+0 et 41’’63); 4. Antoine Legry/Uriano des Monceaux (0+0 et 43’’89); 5. Caroline Vacheron/B’One Apart (0+0 et 44’’84).
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Le Cheval - N°327 - Vendredi 15 mai 2020
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Le confirmé : L’espoir : FARCEUR DES CRAS, noir ELLROY DU PAQUIER, gris, par pangaré, par RIVER DES LANDES FARCEUR DES CRAS et LOLLYet NIELLE par INDRA REBEL. POP DU PAQUIER, fille de VIZIR Indicé dans les trois disciplines DU RUERE, IPO 125, excellent olympiques et finaliste cycles compétiteur de concours complet classiques obstacle et dressage, il jusqu’au plus haut niveau et de est le propre frère du champion BRYNHILD DU HAQUET qui n’a CLAFOUTIS DES CRAS, IPO eu que 4 produits, dont ISBIRATEL 157 et ISO 132. Il a transmis à sa DE CONQUET (IPC 143, IPO 138, production, à travers des juments ICC 115). Ses 5 propres frères et d’origines parfois modestes, sa sœurs qui sont sortis en compégentillesse, ses très belles allures, tition sont indicés, notamment : ses qualités à l’obstacle et son TOLSTOÏ DU PAQUIER (IPO 125), modèle chic. Il est le père de 42 BALZAC DU PAQUIER (IPO 119) produits indicés sur 100 en âge et CHAGALL DU PAQUIER (IPO de l’être et notamment de FAR- 118). ELLROY est un très beau poFALLE DU PAQUIER (ISO 115), ney, gentil et facile, comme le sont finaliste du cycle libre CSO che- ses deux parents. Il a été débourré vaux 4 ans en 2019, en tête du tard et n’est pas sorti en compéTop 100 SHF sur la saison 2019. tition. Il a cependant montré de En raison de son âge, le nombre grandes qualités sur l’obstacle et de cartes disponibles sera très sur le plat. Il doit faire une très belle carrière de reproducteur. limité. Conditions et renseignements par mail : elevagedupaquier71@gmail.com
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Jean-Pierre et Liliane Herpin (élevage du Valon) à Sartilly (50) vont progressivement cesser leur activité d’élevage et faute de repreneurs mettent leur propriété en vente. L’exploitation est située sur un domaine de 25 hectares. Elle comporte une grande maison d’habitation, deux autres maisons louées actuellement, de vastes et nombreuses dépendances et aires de stockage. La partie équestre comporte deux écuries de 40 boxes, laboratoire, salle de récolte, installation pour insémination, carrière de 95 x 45 en sable de mer, rond de longe et nombreuses stabuls. Le tout en parfait état.
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38. Vds Champion D’Ivy Duthot, PFS 8 ans 1,48 m ferré. Fils de Machno Carwyn. Mention Elite à 6 ans, gros moyens, régulièrement classé, pour faire GP à terme. Tél. 06 19 75 30 75
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