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#2 | votre magazine mensuel gratuit | octobre 2015

VILLEFRANCHE

Adieu la blédine !

TOUSSAINT

Nos bons plans vacances

DOSSIER SPÉCIAL

L’AUTRE BEAUJOLAIS

BOEUF WAGYU | SAFRAN | HUILERIE | MANUFACTURE DE CIGARES | TRUFFICULTURE


SIGNALÉTIQUE BANDEROLES MARQUAGE VÉHICULES ENSEIGNES LUMINEUSES PA N N E A U X P U B L I C I TA I R E S F LY E R S - C A R T E S D E V I S I T E I M P R E S S I O N G R A N D S F O R M AT S FLOCAGE TEXTILE

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C R É AT R I C E D E J A R D I N

L’AUTRE, VRAIMENT ? L’autre. C’est qu’il a mauvaise réputation, le bougre. On le fuit et on s’en méfie. Pour Sartre, il représenterait même « l’enfer. » N’en jetez plus ! Sus à l’autre et mort aux autres ! Vraiment ? À l’heure où notre territoire court après son unité, viticole notamment, pourquoi avons-nous choisi d’allumer la mèche de L’Autre Beaujolais ? La question mérite d’être posée. Car avant de souffrir une si terrible réputation, l’autre, c’est d’abord l’alter. Sa racine latine a donné des mots comme autrui ou alter ego. Mon semblable, celui que je reconnais et qui me construit dans sa différence. Quíno, le dessinateur de la célèbre Mafalda, a une formule magnifique sur le sujet. « Sans les autres, personne ne serait autre chose que rien », nous dit-il. Il en va de même pour la terre. Celle que les hommes et les femmes ouvragent dans la diversité de leurs savoir-faire. Le Beaujolais est ce terroir patrimonial du vin. Le temple du gamay noir à jus blanc. Mais entre les vignobles nichent d’autres artisans qui cultivent leurs jardins et contribuent à diversifier les productions qualitatives de notre territoire. Et ils sont bien plus nombreux que les cinq que nous avons rencontrés. En cette période de préambule au vin primeur, nous avons beau jeu de conclure sur cette formule. Qu’importe. Le Paradis, c’est les autres. L’équipe du Nouveau Directeur de la publication : Benjamin Solly Rédacteur en Chef : Benjamin Solly Journalistes : Isabelle Grève-Viallon, Julie Degenève, Antoine de Tropéri, Benjamin Solly Photographe : Michel Goiffon Photographes ayant collaboré à ce numéro : Saby Maviel, Fabrice Schiff Commercialisation : Delphine Roybet, Aurélia Calzatti, Fabrice Rondepierre Création graphique : Direct & Création - Villefranche S/S Photo couverture : © Michel Goiffon Impression Lamazière Ne pas jeter sur la voie publique. La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro sont la propriété exclusive du magazine le Nouveau, une marque de la SAS le Nouveau au capital de 3.000 euros. RCS Mâcon 809.411.788. Elle se réserve tout droit de reproduction dans le monde entier. En cours d’immatriculation ISSN.

Les Jardins de la Salamandre 1, Chemin du Tronchon 69410 Champagne-Au-Mont-d’Or Tél. 04 78 22 36 27 contact@lesjardinsdelasalamandre.com

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Stéphanie Jamet

ÉDITO


SOMMAIRE

octobre 2015

INFOS

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Plattard s’installe à Belleville

Calade & Beaujolais ........................................................... 6 Éco.................................................................................... 8 Politique ............................................................................ 12 Polémique ......................................................................... 16 Vu de Lyon ........................................................................ 17 Santé ................................................................................ 18

REPORTAGE

20

L’autre Beaujolais ........................................................... .20 à 28

A la découverte de l’autre Beaujolais

DECOUVERTE/STYLE/PATRIMOINE/BUSINESS Les Cuisines Bernollin invitent ............................................. Cirque Imagine................................................................... Auberge de Ternand ........................................................... Saint-Romain, Hôtel Restaurant .......................................... Tims Systèmes ..................................................................

34 Le Saint-Romain, la table business du Beaujolais

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30 31 32 34 36

INSOLITE Aux secours, ils reviennent ! .............................................. 38

INTERVIEW Christian Mabeau, des envies d’Ayers ................................. 42

Christian Mabeau de retour aux fourneaux

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calade & beaujolais

MILLÉSIME 2015 Une cuvée beaujolaise exceptionnelle

Les vendangeurs ont ainsi récolté des petites baies bien mûres, d’une qualité exceptionnelle, avec des peaux épaisses et fermes.
La maturité phénolique est complète et les degrés sont naturellement élevés. De mémoire de vigneron, on n’a jamais vu une telle maturité en Beaujolais. La vendange a néanmoins conservé toute sa fraîcheur. Sur les premières cuvées ayant terminé la fermentation alcoolique, on retrouve des arômes de fruits mûrs mais jamais cuits. En bouche, la richesse du millésime 2015 explose, tout en rondeur et en

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Cette année, de fortes chaleurs et un ensoleillement historique ont permis au vignoble du Beaujolais de conserver un état sanitaire proche de la perfection.
Les raisins ont terminé leur maturation dans d’excellentes conditions, grâce notamment aux petites pluies du mois d’août. générosité mais sans jamais perdre l’équilibre. Les vins sont extraordinairement riches, opulents, avec une structure tannique solide annonciatrice d’un millésime de garde. Les tanins sont bien présents mais toujours soyeux et empreints d’une grande finesse. Les vins présentent des couleurs intenses et profondes. 2015 affiche le potentiel couleur le plus élevé depuis 2002.
En termes de couleur et de structure notamment, 2015 rappelle 2009 et pour les plus anciens 1947, deux excellents millésimes, au potentiel de garde avéré.

Unique bémol en 2015 : le volume. Les très fortes chaleurs mais surtout la sécheresse du premier semestre 2015 ont entraîné des rendements faibles. La récolte 2015 devrait ainsi avoisiner les 600 000 hl (contre environ 756 000 hl en 2014). Des vins parfaitement équilibrés entre acidité, fruit et tanins... tous les ingrédients sont là pour faire de 2015 un très grand millésime en Beaujolais. n

RUE NATIONALE

Dans l’artère commerciale qui irriguait autrefois de son dynamisme la Calade, la valse des commerces continue. Il y a tout à la fois du bon et du moins bon dans ce turn-over sans fin des commerces de la rue Nationale. Ainsi le départ de la ferme d’Epinay coincide avec l’arrivée en calade de l’artisanboucher et traiteur Jean-Michel Guillemot. A quelques mètres seulement, le Promenoir se refait une jeunesse australienne avec l’ouverture programmée de l’Ayers Rock courant novembre.

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Aux manettes des fourneaux, le chef Christian Mabeau (voir interview p.42) Cette partie sud de la rue Nationale se sédimente autour d’une large offre de restauration et d’artisans haut de gammes (boucher, caviste…) plutôt judicieuse. Dans la « cuvette », le renouvellement suscite plus de circonspection. En effet, en lieu et place de la boutique Bata, c’est une enseigne nationale de bijouterie qui va occuper les murs. L’offre de bijouterie est déjà dense à Villefranche, avec des commerces familiaux devenus patrimoniaux comme les maisons Moyne ou Crépier. Le jeu de chaises

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Les chaises musicales continuent musicales continue avec le déménagement de la BNP Paribas en lieu et place du magasin Geneviève Lethu. C’est une boulangerie Paul qui doit s’installer entre les murs de l’ancienne agence bancaire. « Le déclin de la rue Nationale n’a pas commencé avec le tertiairisation de l’artère mais avec l’arrivée des enseignes nationales », nous glisse un commerçant. Surdeveloppée aux extérieurs, l’offre commerciale de cœur de ville peine à trouver son rythme de croisière dans ce turn-over perpétuel. n


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calade & beaujolais

LE BEAUJOLAIS NOUVEAU PIQUE SA CRISE

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LANCEMENT DES NOUVEAUX SUV DE MERCEDES-BENZ

Jean-Michel Druère et ses équipes ont eu le plaisir d’organiser une soirée de présentation des nouveaux SUV de Mercedes : GLE, GLE Coupé et GLE , le 17 septembre dernier. Une soirée conviviale et VIP à l’Embarcadère, réunissant 400 clients privilégiés de la marque, autour d’un excellent cocktail dinatoire. Les trois nouveaux SUV Mercedes sont à découvrir de toute urgence à la concession de Villefrance. n Mercedes-Benz Villefranche Avenue de l’Europe - 69400 Villefranche - 04 74 60 49 49 - www.lyon.mercedes.fr

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Peut-on produire du vin primeur en Beaujolais et vivre correctement de son travail ? Vraisemblablement non. C’est le terrible constat des viticulteurs qui se sont réunis spontanément, le 25 septembre dernier, place des Arts à Villefranche. Dans le viseur de la profession ? Le prix à l’hectolitre proposé cette année par les négociants. 180€/hl, soit 20% de moins que la tarif pratiqué l’année dernière (220€/hl). « La sauvegarde des exploitations se fera à ce prix », explique le secrétaire de l’UVB Denis Chilliet. Unitaires et déterminés, les viticulteurs du Beaujolais iront au bout de leur démarche si les négociations ne sont pas fructueuses. Des opérations « coup de poing » pourraient être mises en place très prochainement. n

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LE CHIFFRE DU MOIS C’est le nombre de repas de vendanges préparés par l’équipe du restaurant La Feuillée à Theizé depuis le 31 août. Nous ne parlons pas ici d’un menu spécial sorti des casseroles theizerottes pour les vendanges et proposé directement à l’ardoise du restaurant. Non, le chef a régalé directement dans les parcelles ! « Cela représente 350 repas par jour, livré midi et soir directement aux vendangeurs dans les rangs ou les exploitations. » Un travail de titan pour régaler les palais des petites mains de la vigne du côté de Saint-Vérand, Theizé, Légny, le Bois d’Oingt, Frontenas, Oingt et Jarnioux. « Nous avons mis en place une grosse logistique et nous avons peu dormi, mais tout s’est fait dans une très belle ambiance avec des anecdotes mémorables. » Pour en savoir plus, nous vous conseillons de vous arrêter directement à La Feuillée. L’occasion également de découvrir cette superbe table du Beaujolais, autour autour d’une cuisine confectionnée uniquement à base de produits locaux. n

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éco

BLEDINA QUITTE VILLEFRANCHE La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Mercredi 23 septembre, la direction de l’emblématique entreprise caladoise annonçait son souhait « d’un nouveau siège social pour Blédina en dehors de Villefranche, plus près de Lyon ». Berceau de la Blédine, la Calade est sous le choc. DEVANT L’URGENCE, L’AGGLO PROPOSE DEUX SITES POUR BLÉDINA Face à l’ampleur de cette décision et aux répercussions qu’elle va avoir sur notre territoire, l’Agglo doit se montrer offensive et proposer des alternatives sérieuses à Blédina. Devant l’urgence, deux sites de réimplantation ont ainsi été proposés. Le premier se situe sur le secteur de l’Ile porte où un foncier de 3 ha en sortie immédiate d’autoroute est destiné à recevoir un grand compte. L’excellente desserte et la surface de ce projet en font une opportunité foncière pertinente réalisable à moyen terme. Une autre possibilité, plus rapide, peut être étudiée. Celle du terrain situé à proximité de la gare de Villefranche. La réalisation d’un ensemble tertiaire sur ce site permettrait de construire un siège social moderne, fonctionnel et adapté aux exigences d’un groupe comme Blédina. Cet espace mitoyen à la gare trouverait en plus une certaine complémentarité avec la proximité immédiate de la ZAC du Martelet et de son campus. Une polarité tertiaire pourrait ainsi se dégager au sud de notre territoire. Des études ont déjà été conduites en collaboration avec la ville de Villefranche, il est possible d’aller plus loin dans ce sens.

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L

a d i re c t i o n as s ure que « ce déménagement, envisagé essentiellement pour des raisons d’attractivité et pour améliorer les conditions de travail des salariés, s’effectuera sans réduction d’emplois ». Les raisons invoquées ? Le manque de place, les difficultés pour recruter des managers qui acceptent de travailler à Villefranche, l’absence de possibilité d’agrandissement. Ce sont plus de 300 emplois au sein de la direction qui devraient ainsi quitter la ville. Si l’unité de production de près de 130 salariés devrait pour l’instant rester à Villefranche, les conséquences sur l’économie locale seront bien réelles. L’histoire était pourtant belle : celle d’un petit laboratoire de recherche dédié à la diététique, créé en 1881 par un pharmacien de Villefranche, Joseph Léon Jacquemaire, et son associé, Maurice Miguet. En quelques décennies,

à partir d’une première usine fondée en 1906, l’entreprise était devenue une fierté locale, reconnue en France et à l’étranger. 109 ans plus tard, Blédina se sent à l’étroit à Villefranche. Et veut partir. Destination ? Limonest. Les choses semblent actées. Le Maire de Limonest, Max Vincent, a confirmé que des permis de construire avaient été déposés et acceptés pour une installation dans les anciens locaux de Darty, soit 20 000 m2 situés sur la RN6. L’annonce de la direction a surpris. Personne n’a rien vu venir. Ni le Président de l’Agglomération, Daniel Faurite, ni le député-maire de Villefranche, Bernard Perrut, n’auraient été informés. Ce dernier se dit « stupéfait d’une telle décision prise sans concertation » et demande aux dirigeants de Blédina


« Villefranche peine à attirer des cadres » de « surseoir à leur décision ». En 2012, l’édile caladois annonçait triomphalement avoir convaincu Blédina de poursuivre son activité sur Villefranche et de procéder à des embauches supplémentaires. Rideau. Cet étonnement n’est peut-être que l’énième signe d’un décalage croissant entre les élus et les réalités économiques de terrain. Un avatar cinglant du décrochage de Villefranche dans la course à l’attractivité, alors que de l’autre côté de la Saône, des territoires comme la plaine de l’Ain sont en plein essor. Avec un taux de chômage de plus de 17%, la situation économique de Villefranche ne cesse aujourd’hui de se dégrader sans que les élus ne semblent avoir vraiment prise sur la réalité. Pire encore, l’effet de surprise provoqué par l’annonce de Blédina révèle l’absence criante de liens entre la sphère politique et le monde économique. Les difficultés liées au manque de place et à l’impossibilité de procéder à un agrandissement du site, invoquées par Blédina, étaient pourtant

connues depuis 2012. En trois ans, difficile d’imaginer que chaque partie se soit contenté du statu quo. Y a-t-il eu des propositions faites à l’entreprise pour lui permettre de poursuivre un développement local, quitte à trouver un autre site plus accessible à quelques kilomètres ? C’est traditionnellement ce qui se met en place lorsqu’un gros porteur menace de quitter son territoire d’implantation. En théorie, les élus sont concernés par ce type de dossier. A l’Agglomération, ils sont même deux à se partager la compétence économique : le maire de Limas et vice-président du Département Michel Thien, en charge du développement économique et Olivier Mandon pour la vie des entreprises. Leur absence lors du débat

autour de Blédina au conseil communautaire, le 28 septembre dernier, n’a rien arrangé. L’Agglomération a beau jeu d’annoncer régulièrement l’avancement des dossiers concernant la Zone Industrielle Nord (Arnas) ou celle de l’Île Porte, difficile pour les citoyens d’être convaincus lorsqu’ils passent devant les anciens sites d’Ontex ou de Hartmann, où ils ne voient pour l’heure que des friches. L’annonce du départ de Blédina marque une urgence : celle de se saisir des enjeux économiques. C’est peut-être là le point le plus cruel de cette affaire : Blédina symbolise aujourd’hui l’incapacité de Villefranche à être attractive. Villefranche n’attire pas les cadres qui, à travers le projet de déménagement du siège de Blédina, ont ici clairement exprimé leur préférence pour le dynamisme de la Métropole lyonnaise. Cet événement traduit l’échec d’une stratégie qui a fait son temps. Celle de la forteresse Beaujolaise. « A quoi sert-il de s’offusquer comme le fait Bernard Perrut ? », s’interroge un chef d’entreprise de Villefranche. « Ce n’est pas ce que nous attendons : le rôle des élus, c’est d’être offensif, de faire des propositions concrètes, de nous proposer des alternatives ». Et le temps presse. Les antécédents sur ce type de dossier n’ont en effet rien pour rassurer : il est difficile de croire que l’unité de production de Blédina puisse longtemps demeurer en plein centre-ville une fois le siège parti, surtout si les difficultés d’accès au site demeurent inchangées. Le risque est bel et bien celui d’un départ définitif de Blédina, c’est-à-dire, outre celui d’un échec économique, de la perte d’une part de l’identité caladoise. L’adage est pourtant connu. Il faut que tout change pour que rien ne change. Le plus triste dans l’affaire, c’est qu’à s’être battu pour que tout demeure à l’identique, figé, la Calade risque finalement de voir disparaître ce petit quelque chose irremplaçable : le parfum de notre enfance, cette odeur de Blédine qui, parcourant les rues de Villefranche, précédait immanquablement les jours de pluie. n

« La question de la relation de notre agglomération avec la métropole lyonnaise se pose clairement » Les socialistes caladois emmenés par Paul Bacot ont réagi « avec stupéfaction » à l’annonce soudaine du départ du siège social de l’emblématique Bledina pour Limonest. « La municipalité de droite de Villefranche continue à présider au recul de l’économie locale, avec ses conséquences directes et indirectes sur l’emploi. Aujourd’hui, c’est le siège administratif. Demain, l’unité de production ? », s’interroge la section PS de Villefranche. Et pose une question légitime. « Au-delà de ce cas particulier, la question est de plus en plus clairement posée de la relation de notre agglomération avec la métropole lyonnaise, au moment où se multiplient les déclarations sur la reconfiguration territoriale du nord du département. L’avenir économique, social, culturel de l’agglomération caladoise peut-il encore être pensé en tournant le dos à la grande métropole voisine ? »

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éco

Acteur majeur de l’économie beaujolaise depuis 1885, le groupe familial dirigé par Jacques Plattard a inauguré son nouveau site Plattard Négoce dans la zone Lybertec de Belleville, le 10 septembre dernier. 230 invités et Arthur Traiteur aux manettes du cocktail pour une soirée conviviale et dynamique en présence du maire Bernard Fialaire et du président de la CCI Beaujolais Noël Comte. Le nouveau site, spécialisé dans les produits de construction, bâtiments et travaux public, vient renforcer le maillage préexistant de Villefranche et Châtillon. Une surface de 20 000 m2 dont 1000 m2 consacrés au stock et 900 m2 à l’espace d’accueil. n

© MICHEL GOIFFON

PLATTARD INAUGURE SON NOUVEAU SITE DE BELLEVILLE

Yvan Dumoulin, Jacques Plattard, Bernard Fialaire

5e EDITION DU SALON DE L’ENTREPRISE A PARC EXPO Industriels, prestataires de service, partenaires du développement de l’entreprise, réseau d’entrepreneurs locaux… Parc Expo va faire le plein de créativité pour la 5e édition du salon de l’entreprise. Thématique choisie : « Le cerveau, centre de décision. » Sur les affiches de l’événement, le célèbre visuel d’Albert Einstein, langue tirée, qui rappelle les valeurs de convivialité portées par ce grand rendez-vous caladois. Les stands bien sur, mais également des espaces thématiques aménagés, autour notamment du showroom des savoir-faire estampillé Très Beaujolais. « De nombreuses entreprises sous-traitantes de grands donneurs d’ordre sont présentes dans les secteurs du médical à l’aéronautique,

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de l’agroalimentaire à l’automobile haut de gamme. Ce show-room est une véritable vitrine ouverte sur les savoir-faire du Beaujolais qui donnent aux visiteurs l’occasion de découvrir des prestations d’excellence à vocation nationale et internationale », explique le secrétaire général de la CCI Beaujolais Pascal Danger. Comme chaque année, la clôture du salon marque le point d’orgue de l’événement avec la remise des Trophées Excellence. Ils récompensent les entrepreneurs qui ont été reconnus au plan régional, national ou international au cours des 12 derniers mois en recevant un prix décerné par une organisation extérieure. « Mettre en avant celles et ceux qui par leurs résultats économiques, sociaux, personnels, deviennent

©MATVENBEAUJOLAIS

L’événement annuel proposé par la CCI du Beaujolais va réunir plus de 100 exposants le 5 novembre prochain à Parc Expo. La vitrine d’un territoire en perpétuel mouvement, fort de ses entrepreneurs. des leaders, des exemples à suivre », rappelle la créatrice des Trophées Anne Blanchard. Quels entrepreneurs succéderont aux lauréats de la promotion Robert Goudard (2014) ? Réponse le 5 novembre prochain. n

5e édition du salon de l’entreprise Le 5 novembre prochain Parc Expo 221 Avenue de l’Europe 69400 Villefranche-sur-Saône Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.salondelentreprise.com


Nous levons le voile sur la nouvelle concession ! Toute l’équipe de la concession sera ravie de vous recevoir dans de nouveaux espaces dédiés à l’accueil client. Le show-room BMW vous dévoilera les derniers modèles de la gamme : Nouvelle BMW X1, nouveaux monospaces 5 et 7 places BMW série 2 Active Tourer et Gran Tourer, Nouvelle BMW série 1 et nouvelle BMW série 7. Le nouveau show-room MINI à l’étage laisse place à une exposition de l’ensemble de la gamme MINI : nouveau MINI CLUBMAN, nouvelles MINI 3 et 5 portes, Countryman. Notre service après-vente prendra en charge votre BMW ou votre MINI pour toutes vos interventions mécaniques et carrosserie. Et toujours, notre exposition extérieure de véhicules d’occasion sélectionnés.

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politique

JEAN-JACK QUEYRANNE

« Le Beaujolais n’a pas vocation à être la banlieue dortoir de Lyon » Des tensions dans sa majorité, le PS lyonnais aux abonnés absents, Jean-Jack Queyranne (PS) a vécu une entrée en campagne mouvementée pour la conquête de Rhône-Alpes Auvergne. ©pournouscestqueyranne

A l’indigeste cuisine politique locale, déjà nous avons proposé au président sortant de la Région un bon Beaujolais.

Interview 12 | octobre 2015 |

Le Nouveau : JJQ, quel bilan tirez-vous de l’action menée par votre majorité régionale à destination des filières agricoles et viticoles du Beaujolais ?

Jean-Jack Queyranne : Le Beaujolais a évidement une identité largement liée à la viticulture et à l’agriculture. Je le dis d’autant plus que je suis Compagnon du Beaujolais depuis 15 ans. Je me suis attaché à accompagner les évolutions du secteur, notamment par un plan d’action (le Contrat régional d’objectif filière) doté de 1,8M€ sur 5 ans, afin que la filière viticole se structure et reste compétitive. Le Beaujolais est connu et réputé dans le monde entier, c’est l’un de nos porte-drapeaux internationaux. Mais je n’oublie pas les autres activités économiques du territoire. Je veux, demain comme hier, que la Région accompagne et soutienne l’emploi, notamment industriel et touristique.

Je suis très conscient des charges et de la complexité administrative qui pèsent sur les exploitants

cent fois réchauffée,

Vous avez prolongé le 3e programme intégré de développement agricole vins du Beaujolais (PIDA), soit prêt de 1,25 millions d ‘euros consacrés à la question depuis 2011. Comment s’effectue la ventilation de ce budget dans les exploitations ? Au-delà du CROF, j’ai en effet promu un programme intégré de développement agricole exclusivement dédié au Beaujolais. Nous l’avons élaboré en étroite concertation avec les professionnels de la viticulture ; Philippe Lacondemine, conseiller régional qui a une solide expérience viticole, en a été l’un des acteurs. Ce programme a été prolongé d’un an. Il permet de financer des actions collectives de promotion et de commercialisation, mais également de soutenir les viticulteurs notamment dans leurs efforts de production et de modernisation de leurs chais. Ces


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Les crédits disponibles ont-ils tous été consommés ? Les crédits sont consommés à plus de 95 %, ce qui est le double gage de la pertinence de cette politique et d’une bonne gestion budgétaire de la Région.

Les exploitants dénoncent parfois la paperasserie administrative pour être éligibles à ces programmes de soutien. Va-t-on enfin simplifier cette mécanique unanimement pointée du doigt comme trop lourde ? Je suis très conscient des charges et de la complexité administrative qui pèsent sur les exploitants. Elles sont dues à la multiplicité des interlocuteurs et des règlementations. Nous avons largement développé des espaces régionaux dans chaque département. Cela facilite les démarches. Il serait ainsi logique qu’il existe un espace Rhône-Alpes dans le nouveau Rhône ou le bassin caladois.

Sur la question de la viticulture en Beaujolais, on s’achemine vers la fin des PIDA pour une gestion via les seuls contrats régionaux d’objectifs de filière (CROF). Un soutien à la filière plutôt qu’au produit, quand on connaît la singularité du Beaujolais, on peut douter de la méthode… Ce sont les PIDA qui ont souvent permis l’obtention d’une AOC (Appellation d’origine contrôlée), AOC qui font la fierté de RhôneAlpes : plus de 70% de sa production est sous signe de qualité et d’origine ! Se séparer des PIDA relèverait d’une profonde méconnaissance des besoins des exploitants Rhônalpins et irait à l’encontre de la proximité que nous voulons pour l’action régionale. Pour preuve, je souhaite que nous travaillions à l’élaboration du nouveau PIDA dès 2016.

L’avenir du Beaujolais est-il intrinsèquement lié à la mutation de sa viticulture et a-t-elle toujours sa place dans le paysage agricole rhônalpin ?

Votre concurrent Laurent Wauquiez promet à tour de bras, dont un plan pour le Beaujolais avant l’été 2016 s’il est élu à la Région. C’est un coup de bluff ?

Bien sûr. Avec ses 18 500 hectares de vignes et 2 000 exploitations viticoles, le vignoble fait non seulement partie de l’identité du Beaujolais mais aussi de la région Rhône-Alpes. S’il est confronté à des difficultés, il est toujours le vin de Rhône-Alpes le plus exporté, devant les vins de la Vallée du Rhône. C’est aussi un formidable atout touristique : un tiers des touristes étrangers cite le vin et la gastronomie comme motivations de leur séjour dans notre région. Les viticulteurs et les professionnels du tourisme se sont emparés de ce potentiel qui n’a de réalité que si la viticulture se maintient, que si le paysage des vignobles est préservé.

Il ne s’agit pas de promettre des plans partout où l’on passe. Mon programme - et son réalisme - est le seul que je maitrise ! Avec une longueur d’avance qui est liée à ma connaissance du territoire – sur lequel je me suis souvent rendu - de ses acteurs et de ses potentiels.

Comment la Région peut accompagner les viticulteurs dans la mise en place à long terme de leurs projets (remembrement, palissage, accompagnement vers le bio…) ? La préservation de l’environnement est l’une des priorités de la Région. A quelques semaines de la grande Conférence internationale sur le climat, la COP 21, je crois qu’il faut rappeler que l’agriculture est un atout pour répondre aux défis environnementaux. Les agriculteurs font de plus en plus appel à des pratiques respectueuses et raisonnées (moins d’engrais, de pesticides, transition vers le bio). Les consommateurs recherchent la qualité. Loin d’être une contrainte supplémentaire, cela peut être un atout. Le Conseil régional accompagne les producteurs par des actions de formation, comme dans leur accès à la certification bio. Le palissage, que vous mentionnez, fait partie de ces pratiques qui permettent de diminuer l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires, et que la Région encourage depuis 2011 !

La Métropole ne doit pas créer le sentiment qu’il y a des zones de second niveau

efforts contribuent à la recherche d’un prix plus rémunérateur pour les producteurs.

beaujolais

Le territoire Beaujolais représente-t-il seulement la réserve foncière de la Métropole de Lyon ? Non, le Beaujolais n’a pas vocation à être la banlieue dortoir de Lyon. Ce serait méconnaitre profondément ce territoire. Au-delà de la viticulture et de l’agriculture, de nombreuses PME y sont présentes. Elles sont innovantes et sources d’emplois. Il est aujourd’hui possible de vivre, de se former et de travailler sur le Beaujolais. Cela n’empêche pas, biensûr, les relations avec la métropole de Lyon. Le parrainage des grands crus par les arrondissements de Lyon en est un bon exemple.

Comment s’opposer efficacement à la vampirisation de ces territoires ruraux par les grands pôles urbains ? Comment la Région peut-elle se porter garante de cet équilibre des territoires ? La Région est le meilleur échelon pour garantir l’équilibre des territoires. L’aménagement est l’un de ses compétences historiques, le développement économique l’un de ses leviers d’action principaux. Demain, elle gérera aussi l’ensemble des transports interurbains. La création de la Métropole ne doit pas créer le sentiment qu’il y a des zones de second niveau. Tout concentrer sur les métropoles serait une erreur : la Région est garante d’un aménagement durable et équilibré. C’est ma conviction profonde et j’y veillerai. n

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politique

LES SOCIALISTES EN (DÉS)ORDRE DE BATAILLE Le président sortant de la Région, Jean-Jack Queyranne, doit faire face à la fronde des socialistes lyonnais et à la prévisible danse du ventre de ses partenaires verts qui font monter les enchères en vue des places de choix.

L

a campagne de Jean-Jack Queyranne s’annonçait crépusculaire. L’arrivée tout d’abord dans le jeu politique Caroline Collomb, pressentie pour prendre la 2e place derrière le président sortant sur la liste Métropole, a fait l’effet d’une bombe en interne. D’autant que Jean-Jack Queyranne souhaitait repartir au combat avec Farida Boudaoud en lieu et place de l’épouse du maire de Lyon. Problème, sa vice-présidente à la culture a été exclue du PS en 2014 après avoir mené une liste dissidente aux municipales de Décines-Charpieu. Les instances locales ne souhaitant pas en entendre parler et Queyranne maintenant bec et ongles sa protégée dans les projets de liste, la rupture a été consommée après la démission de 18 candidats pressentis sur les listes socialistes et apparentés dans la métropole lyonnaise, dont Caroline Collomb,

élections, les municipales de mars 2014, c’est la communiste Danièle Lebail qui a emmené la liste d’opposition à gauche. Prise en main par Paul Bacot, la section socialiste de Villefranche a pourtant des arguments à faire valoir, notamment dans se proximité politique avec la métropole de Lyon, véritable poumon économique du département. Renvoyer au feu pour les régionales la secrétaire fédérale du PCF brouillerait sans doute le message d’un socialisme à la Collomb, tourné vers l’entreprise. Notre équipe a essayé de joindre le nouveau secrétaire de section à Villefranche mais le timing aura finalement été trop serré pour répondre à nos questions.

et dans le Nouveau Rhône. Plus précisément, quatre des démissionnaires sont issus du Nouveau Rhône, ce qui pose en filigrane la problématique de la constitution de la liste hors de la métropole.

Jack Queyranne comme tête de liste est posée, un nouveau sondage Ifop-Fiducial, paru le 26 septembre, vient pourtant remettre dans le jeu politique le président sortant. Certes divisés au 1er tour, la gauche unifiée arriverait à deux petits points du candidat Laurent Wauqiuez au 2nd tour des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Rien n’est joué.

Béatrice Berthoux (LR)

LES FEMMES PRENNENT LA TÊTE Qu’on se le dise, les têtes de liste seront féminines dans le Nouveau Rhône ? Laurent Wauquiez a dévoilé l’identité de l’attelage qui mènera sa liste hors de la Métropole de Lyon. C’est l’adjointe à la culture de Villefranche et vice-présidente du Département Béatrice Berthoux qui a été désignée aux côtés du député Patrice Verchère. Du côté du Front National, la tête de liste régionale Christophe Boudot a fait son choix sur le Nouveau Rhône. Déjà candidate aux municipales lyonnaises derrière le président de la fédération locale, Agnès Marion va prendre la tête de liste pour les régionales sur le Nouveau Rhône, où elle composera le ticket avec Jean-Pierre Barbier. © DR

Nul doute que les grandes manœuvres stratégiques ont déjà commencées. Alors qu’à Paris, la question du remplacement de Jean-

Sur cette terre de mission pour la gauche, les ressources sont déjà rares. Lors des précédentes

14 | octobre 2015 |

Agnès Marion (FN)


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polémique

© Fabrice Schiff

Le Vœu des Échevins c’est, au niveau local, le préambule aux polémiques nationales quand arrivent les crèches de Noël dans les lieux publics. Avec tous les ingrédients de l’entre soi lyonnais. Tradition ou croche-patte à la laïcité ?

LYON VAUT-IL BIEN UNE MESSE ? Du bon usage de la Laïcité

P

réfet, maires, députés… Tous s’y pressent. De l’art de voir et d’être vu. Dans cet univers à la Brel, les Bigotes voisinent avec les Bourgeois et les places de choix sont réservées aux notables locaux. La basilique de Fourvière s’empourpre et se farde pour la très courue messe du Vœu des Echevins, chaque 8 septembre. En 2013, Frigide Barjot s’adonnait à la génuflexion à quelques mètres de l’édile lyonnais Gérard Collomb. Selon l’ancienne tradition (voir encadré), le tout Lyon fête le placement de la ville sous protection mariale. Théâtral, le maire reproduit même le geste originel en venant remettre l’or et la cire au primat des Gaules qui vient ensuite bénir la cité depuis le balcon de Fourvière. Le tout sous bonne escorte d’élus locaux, comme il n’est pas rare d’en compter lors des rupture du jeûne du ramadan -Manuel Valls en 2013 à la grande mosquée de Lyon- ou pour les festivités du nouvel an juif -la maire de Paris Anne Hidalgo en 2014. Des pratiques qui symbolisent « la soumission du politique au religieux et vient à l’encontre des principes laïques de notre République. » « A quand une fête de la laïcité à l’Hôtel de Ville ? A quand un banquet républicain sur la place Bellecour avec l’ensemble des citoyens », dénonçait le Front de Gauche 69 en marge de la cérémonie du Vœu des Echevins. Toujours le placement du curseur de la laïcité, de ce qui relève de la tradition ou du culte, de l’intrusivité de la pratique privée dans le domaine public. Si 16 | octobre 2015 |

la question était soluble, forte de de son seul principe constitutionnel républicain, elle ne se poserait pas avec tant de vigueur, cristallisant l’enjeu du vivre ensemble. Interrogé sur cette pratique, Gérard Collomb renvoyait « à la loi de séparation des Eglises et de l’État et à la très belle intervention du rapporteur de la loi, Aristide Briand, qui disait que cette loi n’était pas une loi de sanction mais de liberté des consciences. » « Je suis dans cette référence d’égalité des consciences. C’est ce que je permets à Lyon. Que les catholiques puissent être catholiques, que les musulmans puissent être musulmans. Que chacun vive en liberté avec une égalité de droits et de devoirs vis-à-vis de la cité », expliquait l’édile dans les colonnes de Lyon People en janvier 2014. Dans les villes, l’enjeu est prégnant et les grands principes se télescopent parfois avec la réalité du terrain. En première ligne, les maires gèrent souvent ces problématiques avec une géométrie variable propre à la nature même du territoire, selon sa sociologie. « Le principe de laïcité n’impose pas aux collectivités territoriales de méconnaître les traditions issues du fait religieux qui, sans constituer l’exercice d’un culte, s’y rattachent néanmoins de façon plus ou moins directe », tranche ainsi le ministère de l’Intérieur (réponse à la question écrite n°25728, JO Sénat du 15 mars 2007). Et si cet enjeu était à terme confié aux édiles locaux ? n

Le Vœu des Echevins puis la Fête des Lumières Urticant pour certains, œcuménique pour d’autres, le Vœu des Échevins est célébré en la basilique de Fourvière chaque 8 septembre. Le renouvellement d’une tradition séculaire qui trouve son origine en 1643. Lyon craint l’arrivée de la peste et le retour du scorbut après l’épidémie de 1638. Le prévôt des marchands (maire) et ses quatre échevins (adjoints) s’en remettent donc à la vierge Marie. Le 8 septembre 1643, ils montent à la chapelle de la vierge, sur la colline de Fourvière, pour remettre à Marie une offrande « de sept livres de cire blanche en cierges et flambeaux, et un écu d’or au soleil. » L’épidémie épargne Lyon. Les édiles reproduiront le geste symbolique, avec une vraie constance depuis Louis Pradel. La fête des lumières du 8 décembre tire son origine, deux siècles plus tard, de cet épisode. Le 8 septembre 1852, l’inauguration d’une statue de la vierge sur la chapelle de Fourvière est reportée à cause du mauvais temps. Trois mois plus tard, le ciel est tout aussi menaçant mais le cortège monte à Fourvière, le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception. Sur leur passage, les lyonnais mirent les lumignons aux fenêtres. C’est l’origine de la fête des lumières.


N | INFOS n

vu de lyon

LE RETOUR DE L’AUTOROUTE DU BEAUJOLAIS

L

e précédent épisode, en 2010, avait provoqué une levée de boucliers sans précédent dans le Beaujolais. Le contournement autoroutier de Lyon était alors dans toutes les bouches et devait passer par la réalisation d’une première portion entre Villefranche et les Olmes, sur fond de mutualisation des services hospitaliers entre Tarare et la Calade. Il fallait bien trouver une légitimité locale au projet porté par le schéma national des infrastructures de transport (SNIT). L’ancien président du Rhône Michel Mercier tentait même de faire avaler la pilule goudronnée devant des conseillers généraux médusés et frondeurs, lors d’une séance épique en novembre 2010. Le sujet a certes été mis sous l’éteignoir. Mais il demeure. Classé aujourd’hui en 2nd priorité de la commission Mobilité 21, le contournement autoroutier de Lyon s’est invité aux délibérations de rentrée de la Métropole. Si sa réalisation est envisagé entre 2030 et 2050, le cofinancement des études a été voté par les conseillers métropolitains dont le coût global est estimé à 500 000 euros, le 21 septembre dernier. 50% pour l’Etat,

©GRANDLYON

Porté dès 2005 par le conseil général du Rhône, le contournement ouest de Villefranche via le recalibrage des voiries existantes a laissé place, dès 2010, à un projet plus global de contournement autoroutier de Lyon. Les études vont être lancées prochainement. Le Beaujolais sera-t-il finalement impacté ? Eléments de réponse. En 2010, le projet de contournement autoroutier de Lyon (alors baptisé contournement ouest de Lyon – NDLR) s’appuyait sur deux tracés étudiés. Le Beaujolais n’était pas épargné.

50% pour la Métropole. Le nouveau préfet Delpuech et le président Gérard Collomb semblent pressés de désengorger Lyon des flux de transit qui paralysent la capitale des Gaules. Mais cela passe-t-il par un contournement ouest de l’agglomération, qui impacterait mécaniquement le Beaujolais ?

Désenclaver ou défigurer le Beaujolais ? Pour l’instant, rien n’est fixé. La délibération votée précise que « deux options doivent être considérées. » « La première repose sur un contournement par l’Ouest de l’agglomération lyonnaise reliant l’A6 au nord de Lyon à l’A7 au Sud de l’agglomération. La seconde option repose sur un contournement par l’Est de l’agglomération s’appuyant sur un prolongement vers le Sud du réseau autoroutier existant et notamment l’autoroute A432 à partir de son raccordement avec l’A43. » Au-delà de l’émotion provoquée par la reconfiguration profonde du territoire Beaujolais, sous-jacente au premier projet, se pose la question de l’utilité d’un tel outil.

D’autant que le grand contournement de Lyon quasiment bouclé à l’est de l’agglomération en voiries existantes, attire peu car il est payant. Bientôt une immense langue de béton au pays des pierres dorées ? « C’est un projet très judicieux. C’est une solution que je préconisais il y a déjà dix ans, rappelait déjà l’ancien maire de Villefranche Jean-Jacques Pignard, alors conseiller général du canton caladois, en 2010. Cette liaison est nécessaire, qu’on le veuille ou non. » Le son de cloche était bien différent du côté des acteurs associatifs, notamment APEOS et Cadoles et Sens, vent debout contre l’autoroute. A suivre. n

PAUL BOCUSE ÉPINGLÉ PAR ALAIN MERIEUX ©FABRICE SCHIFF/LYON PEOPLE

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e pape de la gastronomie Paul Bocuse a été élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre National du Mérite à l’Auberge du Pont de Collonges, le 9 septembre dernier. C’est son ami Alain Mérieux qui lui a remis la distinction après avoir prononcé un discours plein d’émotion. « Mon cher Paul, vous avez beaucoup crée dans votre vie, un véritable empire de l’Auberge à l’Abbaye de Collonges, toutes vos brasseries à Lyon, au Japon, aux Etats-Unis. Vous avez voulu

et su transmettre par l’Institut Paul Bocuse l’art de la gastronomie française. Vous avez magnifiquement servi Lyon et la France. » Une réception familiale autour des personnalités du monde de la gastronomie avec, entre autres, Marc Haeberlin, Jospeh Viola, Jean-Paul Lacombe ou Christophe Marguin. Côté Beaujolais, Georges Duboeuf n’aurait manqué pour rien au monde la cérémonie en hommage à son ami de longue date. n

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N | INFOS n

santé

CLIMATISATION & POMPES À CHALEUR L’air que vous respirez est-il de bonne qualité ? Le passage de l’été à l’automne marque le retour en force des appareils de chauffage dans nos intérieurs. Si l’entretien des cheminées et des chaudières est obligatoire, les systèmes par ventilation mécanique doivent faire l’objet d’une vigilance accrue. La spécialiste Fabien Sollier dresse son diagnostic. Il en va de votre santé. Mieux, vous ferez même des économies d’énergies et optimiserez le fonctionnement de vos appareils. Car aujourd’hui, bon nombre de climatiseurs se font réversibles à l’arrivée des premiers frimas. « Mais le passage en mode chauffage doit faire l‘objet de plusieurs précautions », explique Fabien Sollier. Le gérant de la société Solfanet est un spécialiste de la question. « La climatisation n’est pas responsable en elle-même de pathologies mais certaines peuvent en découler suite au mauvais entretien des installations, comme la légionellose, le staphylocoque doré, les champignons, allergies et syndrome des bâtiments malsains. On note ainsi une hausse des arrêts de travail dans les bâtiments publics

dont les systèmes sont peu entretenus. » Un constat qui émane également d’un rapport de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour un enjeu de santé trop souvent méconnu du grand public. « Un entretien annuel de votre appareil de climatisation, nettoyage et désinfection est indispensable pour prolonger sa durée d’utilisation et son rendement optimal. Il vous garantit une atmosphère saine et vous évite allergies, rhinites, asthme, maux de tête, gorge sèche, mauvaises odeurs provenant du climatiseur, perte de puissance. » Souvent utilisés dans les bâtiment publics sensibles, comme les hôpitaux, ces systèmes de chauffage ou de rafraichissement de l’air par ventilation mécanique ont également le vent en poupe chez les particuliers et doivent faire l’objet d’un parcours d’entretien irréprochable.

En savoir plus sur le nettoyage et la désinfection microbiologique des vos appareils à ventilation mécanique ? La SARL Solfanet a publié sur Youtube une vidéo qui détaille les différentes étapes du nettoyage microbiologique. Dans ce court module, Fabien intervient sur une unité intérieure de climatisation. « Le nettoyage et la désinfection s’effectuent sur place, sans inconfort pour le client. » L’intervention est rapide, précise et propre. Le résultat optimal. Pour plus de précisions, nous vous conseillons d’aller jeter un coup d’œil à la chaine Youtube de la SARL Solfanet. Toute l’actualité du spécialiste de la désinfection et du nettoyage est également disponible sur la page Facebook de Solfanet.

n Le spécialiste du nettoyage microbiologique Fabien développe un service unique de nettoyage et de désinfection de tous les systèmes de climatisation, pompes à chaleur et de ventilation mécanique. « Décrasser et désinfecter ces systèmes d’air conditionné ne s’improvise pas et doit être fait avec des techniques spécifiques. Le décrassage et la désinfection microbiologique proposés par Solfanet s’inscrit parfaitement dans la politique actuelle du développement durable », rappelle Fabien. Relevés effectués au thermoanénomètre, puis le démontage et le nettoyage des unités intérieures ou des modules extérieurs à l’aide d’une machine spécifique à pression régulée. « Nous avons souhaité investir dans un appareil haut de gamme pour offrir le meilleur de la technologie à nos clients. Tout en respectant leur confort. Les interventions sont discrètes et ne génèrent pas plus de bruit 18 | octobre 2015 |

qu’un chuchotement, respectant le confort et la tranquillité des clients. » La technique de désinfection de Solfanet permet une réduction importante de la consommation d’énergie électrique (-25% à -50%) due à l’amélioration de la puissance d’échange d’air des installations et répond ainsi aux exigences soumises par la RT2005 et RT2012. De cette façon, les risques de contamination sont écartés. Solfanet propose même une démonstration gratuite si vous possédez au moins quatre unités à nettoyer. « Avec notre partenaire Solartec, nous intervenons également sur les questions de maintenance et d’entretien, en amont du nettoyage et de la désinfection des appareils », précise Fabien. Vous pouvez respirer tranquille, Solfanet s’occupe de tout.

Infos pratiques SOLFANET DÉSINFECTION ET NETTOYAGE MICROBIOLOGIQUE 3, montée de l’Orme - 01600 Trévoux 04 74 22 54 19 - 06 85 20 38 40 www.solfanet-nettoyage.fr


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Au Petit Moulin Fatie et Norbert Longefray vous accueillent dans un endroit chaleureux, à leur image.

RESTAURANT Spécialités de la Dombes

Laissez-vous emporter par des mets cuisinés avec raffinement et passion. Le chef vous invite à découvrir sa région natale au travers d’une cuisine Dombiste toute en finesse. En été, vous apprécierez tout particulièrement la terrasse fleurie, spacieuse et ombragée. Un couple, une histoire, un lieu mais aussi une expérience, fond de ce lieu, une étape incontournable de la gastronomie régionale.

Grenouilles fraîches Poulet à la crème

RESTAURANT OUVERT De novembre à mars : le midi, du jeudi midi au dimanche midi Le soir : vendredi soir et samedi soir D’avril à octobre le midi, du mardi midi au dimanche midi Le soir : le vendredi soir et samedi soir

615 Route d’Ars - 01600 Sainte-Euphémie - Tél. 04 74 00 60 10

L’As de Cœur

A

BAR - RESTAURANT

Cuisine Traditionnellle

14 CHEMIN DE CHARBONNET 01600 SAINT DIDIER DE FORMANS TÉL. 09 84 49 62 88 OUVERT DU MARDI AU SAMEDI DE 7H À 22 H LE DIMANCHE 8H30 À 13H00 | octobre 2015 | 19


le bœuf de Kobé

l’autre Evidemment, il se boit. Mais saviez-vous qu’il

se mange, s’infuse ou se fume ? Le Beaujolais, territoire aux mille facettes, est d’abord porté par les hommes et les femmes qui le font. Dans ce grand navire qui vogue parfois sur une mer agitée, les viticulteurs occupent la proue. Mais à la poupe, quelques merveilleux artisans nous dévoilent leurs savoir-faire. Parfois confidentiels. Toujours qualitatifs. Ils s’appellent Arnaud, Mathieu, Aurélien, Jean-Marc, Éliane, Paul ou Denis. Entrepreneur, éleveur, chef-cuisinier, huilier, cultivateur de safran, producteur de cigares ou trufficulteur en devenir… Bienvenue dans l’autre Beaujolais.

huilerie 20 | octobre 2015 |


le safran

le cigare

beaujolais

Textes : Benjamin Solly – Photos : Michel Goiffon & DR

truffes | octobre 2015 | 21


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l’autre beaujolais

GARÇONS BOUCHERS

© MICHEL GOIFFON

Du Wagyu à Taponas !

Arnaud Bernollin, Aurélien Laguide, Mathieu Viannay… Où l’histoire de trois potes qui savent encore se raconter des histoires. De belles histoires. De celles qui se terminent autour d’un pari intenable. Comme élever et produire du bœuf de Kobé au cœur du Beaujolais. Jubilatoire !

L

’aventure commence en avril 2014. « Un voyage au Japon », explique Arnaud Bernollin. Au pays du soleil levant, le fleurissement des cerisiers est l’habituelle attraction touristique du printemps. Mais le cuisiniste haut de gamme ne s’est pas déplacé pour conter fleurette. Dans sa mire, la fine fleur de la gastronomie nippone : le célèbre Wagyu (littéralement « bœuf japonais »). « On retrouve parfois le Waguy sous l’appellation bœuf de Kobé, qui ne peut pas être utilisée hors de la ville d’origine », rappelle-t-il. Mathieu Viannay, son compère de virée, connait très bien les lieux. En effet,

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le chef étoilé de La Mère Brazier** (Lyon 1e) est installé à Kobé depuis 2013. « Au 31 », l’un des treize restaurants de l’hôtel Portopia. « Nous avons passé l’après midi à tourner dans tous les établissements à viande de la ville », confirme le col tricolore. Suivez le guide ! Ici, sa majesté le bœuf se déguste à point et en fine lamelle, comme un pétale de Bellota. Digne du film Un Singe en Hiver, l’équipée des duettistes marque le démarrage de leur projet fou. Élever et produire du bœuf Wagyu en Beaujolais. Mis dans la confidence, leur ami éleveur Aurélien Laguide plonge avec délice dans le projet. « Quand Mathieu m’en a parlé, j’étais à la fois

surpris et convaincu, car ils sont assez dingues pour se jeter à fond dans ce genre d’aventure. » Arnaud est coutumier du fait. C’est lui qui a porté sur les fonts baptismaux, avec le chef Christophe Marguin, Gilles Demange et Audrey Merle, la Confrérie du de Pâté-Croute qui organise chaque année le championnat du monde de la discipline chez Michel Chapoutier. « Faire du Wagyu, ce n’est pas seulement un loisir de potes, c’est un vrai projet entrepreneurial», recadre Arnaud. Dans le Rhône, vitrine des plus beaux savoir-faire


gastronomique et viticole, le marché existe. « Nous avons démarré à l’envers, nous sommes partis de la demande locale pour nous lancer dans la production », ajoute Aurélien. Reste désormais à trouver les bêtes susceptibles de composer leur premier cheptel pour lancer l’activité. Hors Japon, l’Australie est un des plus gros producteurs de Wagyu. Mais c’est finalement vers l’Irlande que se tourne la triplette. « Un éleveur qui partait en retraite, nous lui avons acheté quatre femelles. » L’activité peut démarrer. La SARL Wagyu caladois voit le jour en novembre 2014. « Les vaches sont à Taponas, au Domaine de la Laye », précise Arnaud. Tout semble cohérent. A un détail près. Racheté par son grand-père Antoine Laguide aux Hospices Civils en 1956, le Domaine de la Laye, géré par Aurélien, héberge aujourd’hui un haras. La spécialité de « Loulou », c’est l’insémination des juments, le poulinage et l’élevage des chevaux de sport. Un savoir-faire précis qui s’avère précieux dans le processus de reproduction des vaches Wagyu, qui s’effectue par transfert d’embryons vers une « mère porteuse » - généralement de race charollaise. « Des paillettes qui arrivent en provenance directe du Japon. » Les normandes, meilleures laitières, viennent ensuite couvrir le jeune veau, qui passe 18 mois à la pâture « idéalement de l’herbe charollaise », précise Aurélien - avant d’entamer son processus de croissance en stabulation. Rations sèches, foin, paille de riz, aliments à base de lin… « Surtout pas de maïs qui jaunit le gras. La viande doit avoir un marbrage bien nacré. »

C’est ici l’ADN de cette viande, puissamment persillée grâce à son intense marbré intramusculaire qui « doit être bien régulier », insiste Arnaud Bernollin. Une caractéristique qui confère à cette viande riche en Oméga 3 et acides gras non saturés une saveur de beurre sans égal, avec un fondant et une ampleur aromatique exceptionnels. L’utilisation de la bière dans le processus d’engraissement est un fait avéré. Elle contribue à l’appétence des bêtes. « En Espagne, certains éleveurs leurs donnent même du vin », assure Aurélien. En stabulation, ces reines sont bercées à la musique classique. « Du baroque, précise Arnaud Bernollin. Télémaque, Lully… Le stress abime la qualité de la viande et la musique contribue à détendre les bêtes. » Rien de folklorique à cela, la pratique existe aussi dans les élevages de vaches laitières. Cette minutie dans le cahier des charges porte ses fruits. Quatre veaux ont déjà vu le jour et les premières bêtes donneront de la viande dès novembre. « Huit nouvelles vaches vont arriver dans l’exploitation, en provenance de Hollande », informe Arnaud. L’objectif est simple et ambitieux : pouvoir à terme approvisionner régulièrement leurs réseaux de distribution et leurs clients. « Nous tablons sur une quarantaine de naissance en 2016. » Leur rythme de croisière devrait être atteint d’ici quatre ans, au rythme d’une bête par semaine mise sur le marché. « On sent bien un retour des circuits courts, de l’intérêt pour le bio, des productions qualitatives sur ce territoire du Beaujolais. » Merci les gars d’y contribuer !

LE WAGYU OU LE « CAVIAR DU BŒUF » En France, nous sommes plus habitués aux viandes maigres, peu maturées ou peu persillées, consommées en épais filet via des cuissons à cœur ou sur le grill. Le Wagyu est totalement différent. Il se consomme en fines lamelles, le plus souvent saisies à la plancha, sans ajout de matière grasse. Son marbrage naturel fait le boulot ! De fait, la viande Wagyu est notée sur une échelle de 1 à 12 selon la quantité de graisse intramusculaire qu’elle contient, la qualité et la couleur du gras ainsi que la couleur et la texture de la viande. Plus le score est élevé, meilleure est la qualité. Pour les notes supérieures ou égales à huit, la viande peut prendre la texture d’un foie gras poêlé, fondant littéralement dans votre bouche. Toutefois, il vous faudra être très vigilant sur l’origine du produit. Si en France, l’élevage de vaches Wagyu reste confidentiel, ce n’est pas le cas dans d’autres pays, notamment aux Etats-Unis ou en Australie. Selon la provenance de l’élevage, le processus d’engraissement peu différer pour, au final, donner à la viande un goût très différent selon son origine. « C’est la raison pour laquelle nous nous basons uniquement sur la méthode japonaise dans notre processus d’élevage et d’engraissement », rappelle Arnaud Bernollin. Sur les étals des bouchers, le bœuf Wagyu peut monter jusqu’à 300 euros/kilo.

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N | REPORTAGE n

l’autre beaujolais

© MICHEL GOIFFON

HUILERIE BEAUJOLAISE Jean-Marc Montegottero, au nom du père

A 18 ans, Jean-Marc Montegottero remarque la présence d’une meule et d’une presse dans l’arrière-boutique de la quincaillerie familiale, sise à Beaujeu. Le premier jour du reste de sa vie.

U

ne histoire de famille. Celle de Dario, tout d’abord. Son père. Arraché à l’insouciance de sa jeunesse par la montée des périls dans une Europe devenue poudrière. Originaire de Ligurie, Dario s’échappe du train de prisonniers qui le conduit vers l’Allemagne. Puis rejoint le maquis de l’Ain avant de s’établir à Lyon, où ses talents de mécanicien font merveille. « Mon père savait tout réparer, des machines agricoles aux automobiles en passant par le petit électroménager », se souvient Jean-Marc. Vient la rencontre avec sa mère, Nedda, puis le départ vers Beaujeu en 1959. Le pays est enclavé, rural, mais le patriarche « tombe immédiatement amoureux du Beaujolais. » Son savoirfaire dépasse les frontières de la capitale des Gaules et le couple s’enracine avec la vigueur d’un sarment de vigne. En 1981, ils inaugurent leur nouvelle quincaillerie de la rue des Écharmeaux, qui héberge aujourd’hui l’Huilerie Beaujolaise. « A l’époque, je remarque le présence de fraiseuses et de tours dans l’arrière-boutique, mais surtout une immense meule et une presse pour extraire de l’huile alimentaire », glisse Jean-Marc. Le 24 | octobre 2015 |

moulin, mis à mal par un incendie, était la propriété d’Auguste Mauriaud jusqu’en 1974. Le vestige témoigne d’un passé pas si lointain en Beaujolais. En effet, au début du XXe siècle, Beaujeu comptait trois moulins et les cerneaux de noix étaient régulièrement amenés à la presse pour en faire de l’huile. « C’est encore fréquent aujourd’hui », ajoute-t-il. Passé par Bel Air et Davayé, son brevet de technicien agricole en poche, Jean-Marc envisage la remise en état du précieux matériel. « Je fais les vendanges, je travaille en cave coopérative et, avec l’argent gagné, je remonte le moulin à huile. » De la bonne volonté, Jean-Marc n’en manque pas. Mais la technique fait défaut. Le jeune homme part quinze jours pour un stage en Isère chez Gustave Pascal. L’authentique transmission d’un maître artisan à son apprenti ou les secrets d’une alchimie que Jean-Marc dompte à force de pugnacité. Dès janvier 1982, il ouvre l’huilerie entre les murs de la quincaillerie et vend sa production, fort d’un mètre de linéaire en vitrine du commerce. Pendant 5 ans, il pratique près de quatre métiers différents pour faire la maille. Mais il ne ménage pas ses efforts pour faire connaître

LES HUILES DE JEAN-MARC L’Huilerie Beaujolaise propose 14 huiles vierges 100% (pistache, pignon de pin, amande douce, noix de pécan, noix, noisette, cacahuète grillée, navette, oeillette ou pavot, aragan, colza grillé, sésame et pépin de courge) et deux huiles de macération et pression (huile aux cèpes selon une recette de Régis Marcon et huile au café). Jean-Marc Montegoterro sélectionne les meilleurs fruits secs pour en extraire l’huile de façon entièrement artisanale. Le fruit est broyé puis cuit dans d’épaisses poêles en fonte avant le pressage, la décantation naturelle et la filtration. L’Huilerie Beaujolaise ne commercialise que des huiles pour assaisonnements. Cette appellation est protégée par un décret du 12 Février 1973.

son produit. « Je fais les foires, je démarche les restaurateurs. » Grâce aux négociants en vin, son savoir-faire se répand comme une trainée d’huile au pays du gamay noir à jus blanc. Gérard Bellot, mais également la famille Pardon, dont est issu le saucier de la Maison Troisgros, jouent les entremetteurs. C’est Michel lui-même qui rappelle JeanMarc. Le circuit se fait alors gastronomique. Jany-Joël Cancela, Jean Brouilly, Jacques Lameloise, Guy Lassaussaie, Michel Cruz… Suivent Alain Chapel et Régis Marcon. En 1987, l’activité saisonnière devient une activité à plein temps. La suite tient de la success story, avec de nombreux marchés conquis à l’international et la confiance acquise et renouvelée des plus grands chefs du monde. Mais Jean-Marc a l’élégance pudique. La réussite est un corolaire, pas une fin en soi. Lorsqu’il remporte le Fancy Food Show (1997) en Californie, il refuse « les gros chèques » des compagnies américaines prêtes à le recruter. Et continue d’exporter aux quatre coins du monde ses huiles , contribuant à la visibilité qualitative du Beaujolais. « L’huilerie ? J’y ai toujours cru », nous glisse son père Dario, aujourd’hui âgé de 93 ans, que nous croisons sur la chaine de production. L’homme paraît taiseux. Mais une étincelle de fierté illumine son regard.

Infos pratiques Huilerie Beaujolaise La Boutique 29, rue des Écharmeaux 69430 Beaujeu Ouvert toute l’année du mardi au samedi de 9h15 à 13h et de 14h à 19h


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l’autre beaujolais

SAFRAN DU FERRAT L’or rouge d’Éliane Gitenay

© DR

La vie de bureau la fanait. En 1996, Éliane Gitenay part cultiver son jardin à Saint-Vérand. En 2010, elle y plante 15 000 bulbes de crocus sativus. Portrait d’une fine fleur beaujolaise.

C

’est un puits de verdure que domine l’église de Saint-Vérand. Un « open space » authentique et naturel, presque inexpugnable. Bien éloigné de ceux qu’a connu Éliane dans sa précédente vie. La chose paraît d’ailleurs incroyable. Avant de poser sa main verte sur le délicat crocus, Eliane était presque une geek. « Chef de projet en informatique de gestion », précise-telle dans un éclat de rire. Le parcours est cohérent mais trop peu épicé à son goût. Après un bac B (éco), Éliane rejoint Roanne pour mener des études de gestion avant de se spécialiser dans l’informatique. Mais la vie devant un écran, très peu pour elle. « Je ressentais déjà le besoin d’entreprendre », confie-t-elle. L’agglomération lyonnaise dans le rétroviseur et le Beaujolais dans le pare-brise, la famille part s’installer dans la vallée d’Azergues en 1996. Éliane continue son activité salariée mais son esprit est déjà ailleurs. « J’essaie alors de trouver des idées et je pense à un service de livraison de courses à domicile. Je plonge dans le projet jusqu’à ce qu’un jour, un démarcheur frappe à ma porte pour me proposer exactement les mêmes services. » Mais le déclic ne tardera pas à intervenir. « J’ai découvert la culture de Safran en regardant à la télévision un reportage sur une productrice de la Creuse. » La grande prêtresse cette épice, issue de la fleur de crocus, s’appelle Véronique Cazérat. Sa passion est contagieuse. « J’achète alors quelques bulbes que je met en terre. » Dans le même temps, Éliane contacte la Chambre d’Agriculture et file parfaire son savoir-faire naissant dans les Alpes de Haute-Provence. La première plantation de 15 000 bulbes intervient en juillet 2010, suivie de 10 000 bulbes supplémentaires en 2011. Au total, 14 planches en terrasses de 30 mètres

chacune, engrais naturels et entretien manuel de la parcelle. La floraison s’étale sur un mois et demi à l’automne. « Il faut récolter les fleurs le matin, juste après l’évaporation de la rosée car il craint la lumière. Trop exposé, il s’oxyde. » Si les pétales de la fleur de crocus peuvent être utilisés en cosmétiques, c’est du pistil -composé de trois stigmatesque provient le précieux safran. Le pistil est ensuite émondé et séché « dans un four électrique puis stocké dans un endroit sec, à l’abri de la lumière. » « On attend ensuite six semaines avant que le safran soit consommable, car une nouvelle maturation va s’effectuer. » Si son prix peut atteindre 30.000 euros du kilo, ce qui lui vaut sur surnom d’ « or rouge », le safran se récolte en quantité infinitésimale. « Il perd 80% de son poids au séchage et il faut près de 200 000 fleurs pour produire un kilo », explique Éliane, qui propose une douzaine de conditionnements différents. Confitures au safran (pêche de vigne, cerise, abricot, poire, marmelade d’orange…) ou en sirop, miel safrané, vinaigre de cidre au safran. Ou tout simplement en pistils. Si elle ne le dit pas trop fort, le safran d’Éliane fait l’unanimité chez les meilleurs chefs de la région. Elle même n’est d’ailleurs pas en reste côté fourneaux puisqu’elle propose également des cours de cuisine dans son écrin de Saint-Vérand. « Du producteur au consommateur jusque dans les réseaux de distribution. Je fais beaucoup de foires, de petits salons, de marchés de Noël. J’aime ce contact », ajoute-t-elle. La floraison achevée, Éliane va reprendre les routes beaujolaises qu’elle parfume depuis maintenant cinq années déjà de sa subtile épice. A en faire rougir de bonheur les pierres dorées !

OÙ TROUVER ET COMMENT UTILISER LE SAFRAN DU FERRAT ? Vous pouvez retrouver les produits d’Eliane Gitenay dans les magasins de producteur de la région : Coeur de Ferme, La Ferme d’Epinay, La Meuh, Patur’Ain, La Barotte, La Ferme des Lys, La Maison de la Montagne , Ferme en Ville, et dans des épiceries fines. Eliane sera également présente aux festivités du Beaujolais Nouveau à Tarare et sur le marché de Noël du Bois d’Oingt. Une bonne idée, commander directement en ligne sur le site www.safranduferrat.fr. La page internet fourmille également d’idée recettes. « Je conseille environ 9 brins par personne et par plat », explique Eliane. Son conseil ? Faire infuser les brins pendant au moins une heure et jusqu’à 12h dans un peu d’eau, de lait ou de crème fraiche ; puis introduire le liquide d’infusion avec les brins de safran dans votre plat. « Plus on le laisse infuser dans un liquide maintenu tiède pendant longtemps, plus la saveur sera exquise. » Le safran se conserve à l’abri de la lumière, dans un placard sec pendant 3 ans.

Infos pratiques LE SAFRAN DU FERRAT Le Ferrat 69 620 Saint-Vérand 04 82 33 24 98 / 06 25 42 45 23

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N | REPORTAGE n

l’autre beaujolais

CIGARES ÉDITO Valéry de Guisa passé à tabac Dans sa bouche, les mots claquent comme des balles. De celles utilisées pour le gros gibier, qu’il chasse aux quatre coins du monde. Businessman prédateur et autodidacte bourreau de travail, Valéry de Guisa a implanté au cœur du Beaujolais la dernière Manufacture de Cigares de fabrication française en 2003. Coup de tabac au pays des 10 crus !

S

es codes, ces sont ceux de la rue. Du bitume. Celui de Gerland, où le gone a usé ses semelles de gomme et nourri ses rêves de gosse. « Les amis du quartier, je les ai gardés et ils seront tous avec moi pour fêter mes 50 ans l’année prochaine », promet-il. L’honneur du béton chevillé au corps sous l’étoffe désormais italienne de son costume. Né à Mâcon le 17 août 1966, Valéry de Guisa n’a pas connu les trajectoire des « fils de. » Lorsqu’il suit sa mère à Lyon après le divorce de ses parents, il est seulement âgé de 2 ans. Direction le populaire 7e arrondissement. « J’étais un gamin généreux, prêt à tout pour les copains. Mais il ne fallait pas me chercher des noises. » Collège Gabriel Rosset, CAP et BEP comptabilité. Puis l’envie

de bouffer le monde. « J’envoie des CV partout, je veux travailler. » Des débuts dans la peinture avec un premier patron nommé Michel Machela, un poste de magasinier, la greffe saisonnière des églantiers… « A cette époque, j’aide beaucoup ma mère, ce que je continue à faire. » Valéry imagine même s’engager dans l’armée outre-mer. Drôle, quand on sait qu’il tentera de se soustraire à ses obligations militaires quelques années plus tard. « J’étais trop petit, daltonien, je bossais… Mais je suis quand même parti à Toul en 1989 pour faire mon service. » Le retour est celui de tous les possibles. Même les plus farfelus. « Au début, je voulais revendre ma voiture pour m’acheter une moto Yamaha VMAX et descendre rejoindre mon frère à Nice pour faire les saisons. » Il n’en sera rien. Valéry a même failli plonger dans le commerce des caisses enregistreuses avec son pote charcutier Christophe Calice. C’est finalement Paris qui happe le jeune ambitieux en 1990. Un poste de VRP chez Wys-Müller dans les renseignements commerciaux pour un parcours aux postes de commercial, animateur des ventes puis chef des ventes. L’homme habite alors Vincennes et travaille à Bastille. « Lors du rachat de la société par les Américains en 1994, je pars avec un chèque de 200.000 francs. » Il s’offre sa première montre -« une Pacha de chez Cartier »- et investi le reste de son ticket de sortie dans la société GeerimPrécrédit, spécialisée dans le renseignement commercial et

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le recouvrement. « J’acquiers 33% 1/3, pour avoir une minorité de blocage », précise-t-il en vieux briscard du business. « Pendant trois ans, je ne me suis pas versé de salaire et j’ai travaillé d’arrache pied. Au bout de deux ans, le chiffre d’affaires avait augmenté de 40%, puis de 51% l’année suivante. » En 1999, il est seul aux manettes de la structure. La mire est désormais fixée sur l’acquisition foncière qui pourrait héberger l’activité professionnelle et la résidence personnelle. Valéry de Guisa jette alors son dévolu sur la Dombes. « Je cherchais également une chasse mais sans succès, détaille-t-il. C’est finalement dans la vitrine de l’agence immobilière en bas de chez moi, à Lyon, que je découvre le Clos de Loyse. Il est à vendre. » En 2001, il rachète l’ensemble à son précédent propriétaire, Jean-Christian Gounon, et installe l’année suivante les 20 collaborateurs de Geerim-Précredit à la Chapelle de Guinchay. Le 14 octobre 2002, Valéry de Guisa reprend l’unique Manufacture de Cigares de France (Casa de Francia). « C’est maître Nathanaël Goetz qui m’a mis la puce à l’oreille mais, à l’époque, l’affaire ne s’était pas conclue. » Initialement implantée à Châteauneuf de Galaure (26), son nouveau dirigeant décide de transférer la fabrique au cœur du Beaujolais. La SN Casa de Francia rejoint le Domaine de Loyse. Les cigares Édito, développés en deux gammes de huit modules chacune, s’invite dans les caves à cigares


L’assemblage Piano, cape Claro (variété Connecticut, élevée au Honduras) et tripe complexe (variétés de Saint-Domingue, Honduras et Nicaragua) développe une palette aromatique raffinée et équilibrée.
Son corps souple et harmonieux, soutenu par un tirage sans accroc ravira les amateurs de sobriété et d’aisance.

L’assemblage Allegro, cape Colorado (variété Habano 2000, élevée en Equateur) et tripe complexe (variétés de Cuba, Saint-Domingue, Honduras et Pérou) développe une opulente palette aromatique, soutenue par une puissance et une longueur en bouche dignes des grands cigares appréciés par les amateurs de modules rassasiants.

© DR

LES VITOLES DE VALÉRY

de l’Elysée, du Quai d’Orsay et du Palais Bourbon. « Mais pas au Sénat, ils ne fument que des cubains », regrettet-il. En 2005, Valéry rachète son plus gros distributeur qui est également la plus grande cave à cigare de France : La Civette du Pharaon, basée à la Citée Internationale (Lyon 6ème). « Le projet n’était pas de gagner de l’argent à court terme mais de continuer à faire vivre le cigare français. » Pari tenu. Pour la première fois en 2015, la SN Casa de Francia sera bénéficiaire. « Rassurezvous, seulement quelques milliers d’euros », se marre-t-il. Prochaine étape ? Développer sur le site du XIIIe siècle une offre évènementielle à destination des entreprises. « Nous aménageons le caveau pour les séminaires et événements d’entreprise avec un accent prononcé pour le cigare puisqu’il se situe à côté de la manufacture et peut recevoir jusqu’à 300 personnes. » Pour peu, il rouvrirait presque le dancing du Port d’Arciat, distant de quelques kilomètres seulement, qu’ont tenu autrefois ses grands-parents.

Infos pratiques SN CASA DE FRANCIA/EDITO « Le clos de Loyse » 451 chemin de Loyse Cedex 266 71570 La Chapelle de Guinchay 03 85 23 12 34

Fondée en 1999 et aujourd’hui enregistrée auprès de la DNGSI comme manufacture de tabac sous le N°3, la Manufacture de Cigares implantée à la Chapelle-de-Guinchay produit la marque Édito. Deux gammes de cigares, Piano et Allegro, déclinés en huit modules aux gabarits différents (Petit, Rotschild, Robusto, Petit Corona, Corona, Torpedo, Panetela, Churchill). « Nous sélectionnons notre tabac dans les pays producteurs les plus prestigieux comme Saint Domingue, Cuba, Honduras, Nicaragua ou encore le Pérou », précise Valéry. Le cigare est composé de trois parties : la tripe (feuilles de tabac constituant l’intérieur du cigare), la sous-cape (feuille intercalaire située entre la tripe et la cape, sont rôle est de maintenir la tripe) et la cape (peau du cigare lui donnant son aspect extérieur). Tous les cigares sont intégralement fabriqués par les mains expertes du torcedor dominicain José Reyes Gusman. « La finesse de la création d’un cigare rend l’art du torcedor comparable à celui de l’orfèvre.» Cette année, Valéry a crée une nouvelle gamme baptisée VDG (on vous laisse chercher…) avec des modules nommés Phénix, Sphynx, Condor, Avantador… « L’objet d’un gros brainstomring entre potes, autour d’une bonne bouteille. » Il est également possible de visiter la manufacture, qui héberge la seule fabrique d’Europe de cigares roulés main. La cave de maturation consacrée autrefois au vieillissement du vin, est une merveille du genre.

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N | REPORTAGE n

l’autre beaujolais

PAYS D’OINGT

La truffe est un champignon, fructification souterraine d’un mycélium qui vit en association avec l’arbre truffier au niveau de ses racines. En général, l’arbre truffier est un chêne pubescent mais il peut être un chêne vert ou un noisetier. L’arbre truffier se remarque par la présence d’une zone sans herbe principalement autour du tronc qui résulte de l’action herbicide du mycélium. Cette zone appelée « brûlé » est le plus souvent circulaire de quelques mètres de diamètre. Après 3 à 6 années d’entretien, le brûlé se forme autour des arbres annonçant une production de truffes, dans un, deux ou trois ans. La truffe naît dans le sol en mai ou juin, se développe pendant les mois d’été à la faveur des pluies d’orage, surtout celles du mois d’août, commence à mûrir avec les premiers froids de l’automne. La truffe vit dans les sols calcaire. Les sols truffiers sont généralement peu profonds (10 à 30 cm), aérés, drainants, avec un pH voisin de 8.

© DR

La truffe encore confidentielle

LE CYCLE DE LA TRUFFE

C’est en toute discrétion qu’un projet truffier s’est mis en place du côté de Saint-Laurent d’Oingt. Une première en Beaujolais ? A en croire les gens du pays, il s’agirait plutôt d’un retour du précieux champignon dans notre paysage viticole. Il faut désormais laisser le temps au temps. « Je me souviens d’une femme débarquant dans les cuisines du château de Bagnols pour parler au chef. Elle tenait entre ses mains un torchon avec à l’intérieur une truffe locale » A fouiller dans l’encyclopédie de sa mémoire, voilà bien la seule histoire liant Beaujolais et truffes dont se souvient Michel Godet. « Le Bugey et la Bourgogne ont une tradition truffière incontestable mais en Beaujolais, c’est une denrée que j’ai peu rencontrée », glisse le journaliste gastronomique. Pourtant, les anciens se font les témoins d’un temps pas si lointain où la truffe s’invitait sur les marchés locaux. D’autres assurent que c’est au château de Saint-Cyr-le-Châtoux qu’est réunie la somme des précieux documents d’archives sur sa culture dans notre territoire. « Les monts du Lyonnais ou le Beaujolais sont des terrains à truffes. D’ailleurs, je sais que des arbres à truffes ont été plantés du côté de l’Arbresle et Tarare. Un vigneron du Bois-d’Oingt m’a également contacté pour entrer dans notre syndicat, car il va remplacer une partie de ses vignes par des arbres à truffes », expliquait en 2008, dans une interview à Lyon Mag, le président du syndicat des trufficulteurs du Haut-Rhône Pierre Moulin. 28 | octobre 2015 |

Entre le pays d’Oingt et la vallée d’Azergues, le terroir se prête donc à la culture du champignon, issu de la fructification souterraine d’un mycélium qui vit en association avec l’arbre truffier au niveau de ses racines. Des sols calcaires, drainants… et la volonté de quelques passionnés de remettre sa culture au goût du jour. Le 9 avril 2015, l’association des producteurs de truffes du Beaujolais des Pierres Dorées est déclarée à la souspréfecture de Villefranche. Objet ? « Le développement de la trufficulture en beaujolais, sa mise en valeur, sa promotion, son, animation », précisent les statuts. Un projet suivi par l’antenne de Tarare du Centre Régional de la Propriété Forestière (CNPF) et porté sur les fonts baptismaux par le président de l’association, Paul Périgeat,

également maire de Saint-Laurent d’Oingt. Vice-président de la structure, Denis Chilliet va même essuyer les plâtres en aménageant une parcelle de 5.000 m2 de chênes truffiers au domaine de Buffavent. « L’objectif général est de lutter contre la déprise de la vigne en proposant d’autres cultures qualitatives sur notre territoire et qui permettront à terme pour les viticulteurs d’avoir des compléments de revenus », explique Denis. Les chênes, dont les racines ont été mycorhizées, sont en provenance de Gap et seront plantés cet hiver. Il faudra toutefois se montrer patient avant de pouvoir parler véritablement de truffes du Beaujolais. 3 à 6 ans seront en effet nécessaire pour confirmer la prise du champignon dans nos sols, hospitaliers pour deux variétés de truffes : la truffe du Périgord (tuber melanosporum) qui s’épanouit à faible profondeur dans les sols calcaires, et la truffe de Bourgogne (tuber uncinatum), qui se s’enracine plus profondément. Leur récolte s’effectue à l’aide d’un chien -idéalement de race Lagotto romagnolo- ou d’un cochon spécialement dressé pour l’activité. « Il faudra une dizaine d’années pour voir l’aboutissement d’un tel projet », ajoute prudemment Denis. En attendant, des réunions d’information ont déjà été mise en place à la mairie de Saint-Laurent d’Oingt, à destination des particuliers et des professionnels.


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Création

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gastronomie

LES CUISINES BERNOLLIN invitent l’Auberge du Pont de Collonges Restaurant Paul Bocuse

© CREDIT PHOTOS : SABY MAVIEL - MANDRAK STUDIO

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Jean Burdy (Pernod Mumm), le chef pâtissier Frédéric Truchot, Aurélien Laguide (Domaine de la Laye), Philippe Rodriguez (ma-cave-a-vin.fr), Vincent Le Roux, le chef Olivier Couvin et Arnaud Bernollin

Hors les murs. Ce pourrait être le thème d’une exposition de la Biennale de Lyon. C’est en fait le rare privilège qui a été accordé aux convives du déjeuner proposé par Arnaud Bernollin. Gardiens du temple, Olivier Couvin et Frédéric Truchot ont quitté les cuisines de Paul Bocuse pour une session gastronomique exceptionnelle dans le showroom lyonnais du cuisiniste haut de gamme. Accompagnés du directeur Vincent Le Roux, le chef exécutif et le chef pâtissier de l’Auberge de Collonges*** ont réalisé un superbe menu. Une cuisine gastronomique et goûteuse estampillée Monsieur Paul. Où l’élégance des très grandes maisons poussée jusque dans le détail de la vaisselle ! Dans les verres, un magnum de la Maison Mumm préservé par Jean Burdy -millésimé 96 et mis en bouteille à 150 exemplaires seulement- et un superbe Marinot-Verdun Beaune 1er cru. Invité aux côtés de l’éleveur de chevaux de sport Aurélien Laguide, Philippe Rodriguez a pris une bonne bouffée de terroir avant de rejoindre Londres. En effet, l’entrepreneur va lancer la version anglaise (www.my-wine-cabinet.com) de son site ma-cave-a-vin.fr dès le mois de novembre.

Cuisines Bernollin - 198, allée Viadorée - Anse - Tél. 04 74 67 04 08 Cuisines Bernollin - 5, place Puvis de Chavannes - Lyon 6 - Tél. 04 78 93 00 61 C’est un frais émoulu col tricolore qui officie depuis près de 15 ans dans les établissements de Paul Bocuse. Olivier Couvin a été désigné cette année meilleur ouvrier de France. Il est l’un des trois chefs exécutifs de l’Auberge de Collonges***, le vaisseau amiral de Monsieur Paul. Passé par les cuisines de Rita Perret au Petit Malval et celles du chef Bruno Schlewitz au Royal Palace, Olivier Couvin dit avoir rejoint « une grande famille » en posant ses cuivres à l’Auberge. L’homme est également à l’aise quand il joue à l’extérieur. Pour le déjeuner Bernollin, son saumon Gravlax accompagné d’une tuile à l’encre de seiche et au sésame a été suivi d’un salmis de pigeonneau, cèpes gnocchis et pommes de terres. Textures, cuissons, jus, réductions… Une cuisine vraie, authentique et savoureuse. Celle du goût. Propulsé chef pâtissier de l’Auberge de Collonges*** a seulement 22 ans, Frédéric Truchot a revu en dessert la poire Belle Helène. Classique et subtil.

© SABY MAVIEL

Frédéric Truchot, Vincent Le Roux, Olivier Couvin et Arnaud Bernollin.

Auberge du Pont de Collonges*** - Restaurant Paul Bocuse 40, rue de la Plage – 69660 Collonges-au-Mont-d’Or

Saumon sauvage de Norvège façon Gravlax, tuile à l’encre de seiche et au sésame

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Salmi de pigeonneau aux cèpes et gnocchis, pommes de terre et jus réduit

Poire des Monts du Lyonnais façon Belle Hélène


CIRQUE IMAGINE

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spectacle

© DR

David Massot signe son retour

CIRQUE IMAGINE Carré de Soie 5 Avenue des Canuts - 69120 Vaulx en Velin Tel : 04 78 243 243 - Mail : contact@cirqueimagine.com

Le créateur du cirque Imagine est de retour pour une nouvelle saison sous ses chapiteaux du Carré de Soie, avec un spectacle tout neuf intitulé Imagine. Un grand tourbillon artistique, jubilatoire, où les arts du cirque flirtent avec le cabaret pour le plus délicieux des diners-spectacles.

C

’est parti pour un nouveau tour de piste. Artistes, magiciens, jongleurs, danseuses, clowns, équilibristes, chanteur… L’imagination au pouvoir et la créativité de David Massot qui s’exprime une nouvelle fois sous les chapiteaux du cirque Imagine. A partir du 6 octobre, la troupe va dévoiler son nouveau spectacle, baptisé… Imagine. Dans cet univers mêlant le cirque et le cabaret, la technicité et la volupté, David perpétue la tradition circassienne familiale d’une façon résolument novatrice. Et ambitieuse. Pour cette livrée 2015, le directeur du cirque Imagine a réuni la crème des artistes internationaux dans un show époustouflant. Au menu du diner-spectacle, le magicien des grandes illusions Eric Lee, habitué de l’émission Le Plus Grand Cabaret du Monde et révélé au cirque par Alexis Grüss. La poésie se fait plus athlétique mais ne perd rien de sa grâce dans l’exercice de « Pole Dance » réalisé par le couple de gymnastes ukrainiens Nataliya Pintek

et Mykhaylo Pavlov. Le silence, lui, se fait lorsque Diana Boiachin s’envole, gracile, les pointes ailées de ses cerceaux aériens. Puis tout s’enchaine. Anastasia Massot joue les équilibristes sur cannes et le jongleur Nandor Varadi dépoussière l’exercice des massues. Il y a beaucoup d’élégance dans ce nouvel opus signé David Massot, qui enfile son costume de clown pour trois numéros jubilatoires. Mais également beaucoup de rythme. Sous leur costume de plumes, strass et paillettes, les danseuses entrent en piste dans la plus pure tradition cabaret. Après l’émerveillement, place à la volupté. La chorégraphe écossaise Lynsey Brown fait mouche et le micro se pare de velours sous les notes du chanteur Eddie Nolan. Imagine est une gigantesque vibration, hautement poétique et sacrément cadencée. Sous le monumental chapiteau « Baroque », qui peut accueillir jusqu’à 200 personnes, le diner-cabaret est le

must du cirque depuis près de trois ans. Le menu est au diapason du spectacle. Gastronomique. La soirée est toujours inoubliable et le format inédit dans la région. Mais le cirque déploie d’autres talents, à destination des particuliers et de sa clientèle d’entreprises. Sous les trois flèches blanches de cette immense cathédrale circassienne, 1 300 m2 d’espaces atypiques et adaptables permettent les configurations les plus variées. Jusqu’à 1 000 personnes en cocktail et 850 personnes assises en format spectacle. Cérémonie, mariage, séminaires, team building… Le concept est unique en France autour de prestations incluant les arts du cirque. Qui se transmet à tout âge ! En témoigne l’École de Cirque, ouverte aux petits et aux grands, avec des cours dispensés par les artistes eux mêmes. Dès le mois de décembre, c’est le Cirque de Noël qui s’installe sur la piste. Un spectacle événement attendu, dans la magie de Noël, qui séduit tous les publics. Au fil des années, le cirque Imagine s’est imposé comme un outil évènementiel complet. Mais l’équipe d’enfants de la balle, emmenée par David Massot et sans cesse renouvelée, n’a pas oublié son cœur de métier. Sa passion. Le cirque. Imagine.

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gastronomie

AUBERGE DE TERNAND Le festin de Carmen

Carmen et son fils François

Il se pourrait bien que la dernière « Mère » lyonnaise cuisine dans le Beaujolais de façon confidentielle. Il ne faut pas trop l’ébruiter car c’est une adresse qui se mérite, à conserver bien cachée au fond de son

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© DR

cœur.


I

l vous faudra tout d’abord de la patience. Carmen ne reçoit que sur réservation. Puis, à sa table, l’horloge se fige. Oubliée la mécanique monomaniaque de la trotteuse. Les cèpes arrivent fraîchement coupés devançant les écrevisses, vertes de rage dans leur panier. L’heure est à la cuisson car, ici, rien n’est préparé à l’avance. « Du traditionnel, de l’authentique, une touche personnelle. Surtout des produits frais et de qualité que je travaille avec plaisir car j’aime les manger. Mais ne me parlez pas de cuisine de « Mère », non, ça fait tambouille », déclare avec malice mais fermeté Carmen Colin.

aucun doute rivaliser avec un maître saucier. Et d’éviter de travailler la morue : « Il y a tellement de poissons plus fins ! », lâche t-elle d’un ton péremptoire. Carmen est secondée par son imposant mais si délicat fils François, depuis quarante années. « Il fait le marché, le pain, les amuse-bouches, les recettes à base de St Jacques, de champignons, les pâtisseries ; choisit fruits et légumes religieusement chez Michallet (Saint Romain de Popey) et s’occupe si bien des clients », explique-t-elle fièrement, omettant soigneusement de dire qu’il débarrasse puis fait la vaisselle, souvent à la main et jusqu’à point d’heure, alors qu’elle salue les clients.

Une toute petite bonne femme, si frêle et tellement élégante, portant un prénom espagnol mais venant du Nord (une idée de son papa), curieuse de tout et au caractère bien trempé. Carmen est née l’année du Traité de Versailles... Vous n’avez qu’à chercher car on a promis de ne pas dévoiler son âge… Il faut préciser que cette dernière été championne d’équitation dans les années 40. C’est probablement de là qu’elle tire son endurance, son goût pour l’effort, son port de tête altier et sa santé de fer.

Le personnage à la fois discret et haut en couleurs collectionne, lui, les disques vinyles. Il en a 4000, classés par ordre alphabétique, souvent amenés et offerts par des amis de l’auberge, et dont les titres désuets bercent ou rythment le repas, c’est selon. On en avait presque oublié le bruit caractéristique du saphir posé sur le microsillon ! Un bonheur à l’état pur, que les moins de trente ans ne pourront d’ailleurs jamais connaître. Certains demandent des titres en particulier, se mettent à chanter à tue-tête en fin de dîner. Les plus retors demandent des morceaux de Heavy Metal et repartent avec « Black Sabbath » dans les oreilles pour un bon bout de temps.

Dans une autre vie, Carmen tint un bar rue des Quatre-chapeaux à Lyon, puis créa « L’Habit rouge », un restaurant bien connu des politiques et chefs d’entreprise du 6e arrondissement, et dont le nom puise justement son origine dans la veste écarlate des cavaliers. Depuis 1974, c’est dans le petit village de Ternand « qui l’a attirée comme un aimant », qu’elle officie dans son auberge à l’entrée du vieux bourg qui domine la vallée d’Azergues. Apprenant seule la cuisine, petit à petit, à l’aide d’un livre de facture plutôt classique, elle y apporta sa petite touche magique jusqu’à être abordée par des inspecteurs du guide Michelin prêts à lui accorder une étoile. « Oui. Mais je ne voulais pas être embêtée avec des normes », avoue t-elle, riant de sa bonne farce. Elle s’émerveille de parfaire la recette du homard à l’Armoricaine, de trouver la petite astuce qui fera que les ris de veau « ne seront pas mous au milieu », de pouvoir sans

« J’ai quelques CD qui me servent à allumer le feu de cheminée et il m’est arrivé d’aller au drive d’un célèbre fast-food afin de nourrir mon chien », ajoute notre solide gaillard avec humour. Les clients sont des habitués. On y retrouve désormais leurs enfants ou petitsenfants. « Il arrive que certains se vexent si on leur accorde un peu moins d’attention en cas de salle comble », précisent mère et fils, ennuyés. Dalida, Jean-Claude Brialy, Jean-François Stévenin, Montserrat Caballé, l’ingénieur du son des Rolling Stones sont eux aussi déjà venus se régaler dans cette petite salle. Mini quenelles aux cèpes, gratin de queues d’écrevisses, lapereau aux pruneaux, ris de veau aux morilles, tournedos sauce marchand de vin, fromage de chèvre de pays, pain maison croustillant… « Une cuisine avec un peu de

beurre ou de crème, oui, mais pas trop grasse quand même et surtout élaborée avec des produits sains ». Les plats défilent lentement et de façon presque poétique, lorsque surgit l’assiette des sept desserts. Celle-ci, gargantuesque, pourrait presque vous achever mais il n’en est rien car on prend le temps de manger et d’apprécier, de discuter, de rêver et, surtout, de retrouver les saveurs oubliées. Se restaurer dans une salle éclairée seulement de quelques chandelles, décorée de bouquets de fleurs des champs, sentant bon le feu de bois, être frôlé par un ou deux chats, écouter Joe Dassin, Queen ou encore Sheila et ses Rois Mages, se voir offrir une délicate rose en partant… Il est des plaisirs simples qu’on croyait hélas disparus et que l’on retrouve avec émotion et tendresse dans ce petit village des Pierres Dorées. Un moment complètement hors du temps, mais un luxe d’autrefois qui se mérite, vous êtes prévenus. Chapeau bas, madame. n isabelle greve-viallon

Infos pratiques AUBERGE DU VIEUX TERNAND Carmen Colin et François Kaplan Le Bourg 69620 Ternand 04 74 71 32 56 Uniquement sur réservation Menu à 45 euros

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gastronomie

SAINT-ROMAIN HOTEL & RESTAURANT

© Michel Goiffon

La table business du Beaujolais

Certains établissements sont dans les petits papiers de toutes les secrétaires de direction de la région. Dans le jargon, on appelle cela des tables d’affaires. Celle des décideurs du Beaujolais se situe à Anse. Direction le Saint-Romain.

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Q

ue faut-il pour décrocher cet officieux et précieux label business ? Du confort, de la discrétion et des prestations sans fausses notes. Le bouche-à-oreille se charge généralement du reste. Le Saint-Romain entre dans cette catégorie d’établissements. Rachetée en 2009 par Jean-Michel Fray et Didier Chastan, la belle endormie d’Anse coulait autrefois des dimanches paisibles autour d’une cuisine familiale. Pas vraiment l’esprit menu d’affaires et afterwork. C’est pourtant ce que les duettistes ont en tête. Après les succès de l’Ambiance et du Calad’Inn, la paire décide de remettre le feu sous les brûleurs. Leur ancienne ferme beaujolaise héberge aujourd’hui un hôtel*** de 24 chambres, trois salles de séminaires et salons privatifs, deux grandes terrasses et un restaurant souligné par les guides Michelin et Gault et Millau. Murray Head

et Christophe Willem ont même posé leur guitare à l’occasion des Vendages Musicales de Charnay. On les comprend ! Ici, l’andouillette provient de chez Braillon et la grenouille est servie fraîche. Dans la cave à vins, le Fleurie Grands Fers de Christian Bernard voisine avec le Chiroubles du Domaine Cheysson ; quand les flacons du Château de Cercy de Michel et Cyril Picard paradent aux côtés des Brouilly et Morgon de Jean-Marc Lafont. (Domaine de Bel-Air). Une cave de Beaujolais unique dans la région. Le cadre et l’accueil de Ludivine sont à l’unisson. Côté restaurant, la salle se démarque par son élégance feutrée et son grand volume. Sobriété et élégance, lignes épurées et graphiques, un authentique travail d’architecture d’intérieur ; aux espaces bien


dessinés qui préservent la confidentialité des déjeuners. Derrière le pass, la même exigence qualitative. Au piano de la cuisine, le chef Yann Blanc joue sur toute la gamme gastronomique. Du menu affaires servi à midi au menu délice, l’ancien élève de Philippe Jousse propose une cuisine saisonnière élaborée à base de produits locaux. Ouvragée et précise. Entre textures et saveurs, le terroir inventif. Au tableau d’honneur, son capuccino de champignons, sa soupe maison de poissons, sa côté de veau rosée ou son carré d’agneau en chapelure de pistaches. Les desserts sont faits maison - était-il utile de le préciser - par le pâtissier Laurent Vittoria. Ouverte toute l’année, la terrasse privative d’une centaine de couverts est le point fort du Saint-Romain. Prisée des décideurs locaux, elle héberge régulièrement les soirées business, institutionnelles et entrepreneuriales, du territoire Beaujolais. Toujours dans la convivialité d’une belle table, d’un mange-debout ou du bar extérieur. « La terrasse sera réaménagée dans les prochains mois », dévoile Jean-Michel. L’établissement n’est pas uniquement réputé pour la qualité du verre et du couvert. Avec son hôtel*** de 24 chambres, le Saint-Romain est également un incontournable des évènements privés (cérémonies, cocktails, mariages) et des réunions d’entreprise (séminaires, congrès, colloques, incentives). « La capacité maximum

d’accueil pour votre évènement est de 80 personnes. Soit 160m² de salons indépendants situés en rez-de-chaussée avec baies vitrées ou fenêtres donnant sur la terrasse. Nos salles sont modulables et ont été pensées pour favoriser la convivialité, l’écoute et le dialogue. » Le Saint-Romain propose également des activités avec les prestataires locaux, comme des cours d’œnologie, des balades d’hélicoptères du golf ou du quad.

JEAN-MICHEL FRAY ET DIDIER CHASTAN, LES GOURMANDS « Avec Didier, nous n’avons jamais eu une engueulade. » Jean-Michel Fray le pratique depuis quelques décennies. Et réciproquement. « J’ai connu Didier du temps du Promenoir, sa première affaire à Villefranche. » Jean-Michel est alors commissionnaire en vins et partage son temps entre Paris et Lyon où il distribue le précieux nectar. Mais les duettistes se jurent déjà qu’ils feront « un truc ensemble. » Didier acquiert Le Rive Gauche (Beauregard) en 1999 et Jean-Michel devient indispensable. En 2003, ils rachètent l’Hôtel-restaurant

Infos pratiques LE SAINT-ROMAIN HÔTEL & RESTAURANT Route de Grave 69480 Anse www.hotel-saint-romain.fr 04-74-60-24-46 email : info@hotel-saint-romain.fr

L’Ambiance, leur première affaire commune, et montent le Calad’Inn en 2007. En 2009, le Saint-Romain devient leur vaisseau amiral.

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N | TECHNOLOGIE n

digital

TIMS SYSTEMES

Le numérique au cœur de l’entreprise

Un projet d’entreprise porté par une démarche qualité Karl da Silva, dirigeant d’Adiforce et nouvel actionnaire de Tims Systèmes, orchestre la démarche qualité de TiMS indissociable des ambitions de progression de l’entreprise. L’équipe de direction se réuni chaque semaine pour analyser les indicateurs clés qui engagent TiMS auprès de ses clients ainsi que les nouveaux projets de déploiement.

T pour télécoms, I pour informatique, M pour multimédia, S pour services, Tims Systèmes s’est imposé depuis 28 ans comme le spécialiste des systèmes d’information pour l’entreprise. Un guichet unique pour répondre à tous ses besoins, des supports à l’exploitation des réseaux via l’apport des technologies numériques. Des services associant la dimension métier, les communications sur IP (voix, données, images), le nomadisme et la mobilité ? « Les systèmes d’information pour l’entreprise ont profondément muté. Les attentes des entrepreneurs et de leurs collaborateurs également », confirme Guy Bonamy, président de Tims Systèmes. En effet, la convergence de l’informatique et des télécommunications a bouleversé les usages, avec en point d’orgue l’instantanéité de l’information et de la communication. « Pour apporter satisfaction à nos clients et partenaires, nous avons choisi un positionnement global sur les services télécoms et informatiques : l’hébergement, la connectivité, les services Web, la sécurité des réseaux et la téléphonie sur IP sans oublier les projets spécifiques liés à l’organisation de nos clients », ajoute le président de Tims Systèmes. Au final, le client gagne en efficacité grâce à des outils de communication unifiée et un interlocuteur unique. Ceci permet également de rationaliser fortement les coûts d’utilisation à travers une offre qualitative dédiée à chaque client sur un environnement technique mutualisé et hébergé en Datacenter. « Pour les télécommunications, nous apportons une solution globale incluant le matériel, un contrat de services et une offre opérateur optimisée. Pour la gestion d’un parc informatique, nous fournissons les supports et assurons l’intégration des systèmes et réseaux. Nous pouvons également prendre en charge l’infogérance de l’ensemble du parc », détaille Guy Bonamy. Tims Systèmes déploie également ses solutions multimédia innovantes en communication interne comme la visioconférence, la web collaboration, les écrans interactifs et affichages dynamiques. Côté services, Tims Systèmes assure le conseil, le déploiement et le suivi technique. « Nos délais d’intervention sont parmi les plus courts du marché », souligne Cédric Cyrille, directeur général de Tims Systèmes. Une triple expertise -télécoms, informatique, multimédia et une valeur essentielle : le service !

« Cloud Serenity » une offre de communications unifiées innovante en mode hébergé Alain Gorget, directeur commercial et Denis Perotto, directeur technique portent l’offre Cloud Serenity comme un enjeu essentiel dans l’évolution de la convergence Télécom et informatique pour les entreprises. Leur engagement respectif est à la hauteur de la réponse : une réussite ! 10 000 postes déployés planifiés sur les 2 prochaines années grâce à une solution en mode SaaS qui s’adapte au plus près des besoins des entreprises. Une simplicité financière pour les grandes entreprises : un coût unique pour les utilisateurs incluant : abonnement (ligne et communication), matériel et services.

Une croissance continue et maitrisée Situé dans la très dynamique Techlid sur l’Ouest Lyonnais, Tims Systèmes a fusionné dans le cadre de son développement avec cinq sociétés (Telca, Centre Téléphone, Absylan, Adiforce, et ATVI) complémentaires dans leurs différentes activités. Deux cadres dirigeants issus d’un grand groupe informatique, ont intégré Tims Systèmes en 2015 pour développer une nouvelle offre de communications unifiée en mode « Cloud ». La création de la filiale Tims Solutions dédiée aux TPE et professions libérales et dirigée par Alexandre Bomhardt, affiche aussi l’ambition de conquête de l’entreprise. Structure à taille humaine forte de 40 salariés, Tims Systèmes joue à fond la carte de la proximité tout en s’appuyant sur un solide réseau de partenaires et prestataires. Avec son siège social à Dardilly et une agence à Villefranche, Tims Systèmes bénéficie également d’un rayonnement national à travers le groupement d’intégrateurs « Convergence ». Tous les ingrédients sont réunis pour porter Tims vers l’objectif posé par les dirigeants à 5 ans : Une dizaine d’agences, 10 Me de chiffre d’affaires et 60 collaborateurs. Evolution CA Tims Systèmes en Me 8 6 4 2 0

CA 2014 CA 2012

Ils participent à la sixième édition des Tims

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CA 2013

CA 2015

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N

Vous êtes professionnel ? Vous souhaitez booster votre visibilité locale ?

L’équipe commerciale du magazine « le Nouveau » se tient à votre disposition pour une présentation de nos différents produits de communication. Pour plus d’informations : contact@le-nouveau.com

Un mensuel gratuit d’infos, photos, reportages pour le Beaujolais et Villefranche, élargi aux Pierres Dorées, aux Monts d’Or et au Val de Saône. Un contenu local mixte journalistique et magazine - sur ses forces vives, ses entrepreneurs, son patrimoine, ses savoir-faire, ses grands enjeux, ses personnalités d’hier, d’aujourd’hui et de demain. L’équipe du magazine « le Nouveau » ? Des professionnels locaux (journalistes, commerciaux, photographes, infographistes) animés par la passion de leur territoire et de leur terroir.

z Villefranche et agglomération, contacte 70 67 01 57) Delphine (06 06 59 81 76) ou Aurélia (07 ration, contactez Val de Saône, Dombes, Lyon et agglomé Fabrice (07 82 87 20 25)


N | INSOLITE n

vacances

E R S L I , S R U O C E S AU A peine la reprise des cours commencée, c’est déjà la trêve de la Toussaint, ces courges, ces sorcières et ces quinze jours de vacances où il faudra occuper les plus petits comme les plus grands. Voici donc le guide indispensable des grands-parents et parents pour sortir vos enfants des écrans TV pendant quinze jours ! Ne vous inquiétez pas et rangez la télécommande au fond d’un tiroir... Le Nouveau vous aiguille et vos enfants vont adorer

S

i vous n’avez pas le temps d’accompagner enfants et petitsenfants, profitez de ces vacances pour les initier au sport. De nombreux centres proposent des stages sur une semaine en journée ou demi-journée. Pensez à consulter les sites internet des fédérations françaises du sport que vous choisirez, vous aurez les adresses des clubs les plus proches et régis par la fédération. Vos bambins seront accueillis par des professionnels formés et diplômés. Un encadrement nécessaire pour toute bonne pratique sportive

s e c n a c a v s e D r ie it in s e l r pou aux sports

Tous en selles

Pour mêler plein air, campagne et nouveauté, rien de mieux qu’un stage d’équitation. Ils sont conçus pour s’initier ou se perfectionner. Les différents clubs hippiques de notre région proposent des stages en journée ou demi-journée pendant les vacances scolaires du lundi au vendredi et ce, dès 5 ans. Les enfants pourront apprendre les premiers maniement et les règles de vie au sein des écuries. Ils enrichiront par la même occasion leur vocabulaire ! Vous pouvez aussi bénéficier de cours particulier ou de balades en mains sur rendez-vous. Consulter le site de la Fédération française d’équitation pour connaître les clubs à proximité de chez vous. Parmi eux : vous trouverez le Club hippique de Denicé. Renseignements et réservation au 06 07 39 24 69 (299 Le Bourg - 69640 Denicé - www.centre-equestre-denice.com) et dans l’Ain, l’Ecole d’équitation des Ferrières à Chaleins (Domaine des Ferrières 01480 Chaleins - Tél 04 74 67 81 05 - www.domainedesferrières.fr). Notre conseil : les stages étant limités en nombre, n’hésitez pas à vous renseigner par téléphone pour connaître les conditions et tarifs.

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A vos raquettes

Au Tennis Club de Villefranche, Stanislas Brockly et Nicolas Beaune encadrent les stages destinés aux enfants, novices ou non. 2 formules sont proposés sur 5 jours : des stages uniquement tennis de 2h par jour (le matin ou après-midi au choix) ou des stages tennis et multiactivités pour des journées complètes de 9h à 17h. Renseignements et réservations auprès de Stanislas au 06 86 95 20 88 et de Nicolas au 06 76 71 75 83. (Tennis Club de Villefranche - rue Mirabeau - 69400 Villefranche Tél : 04 74 65 35 63)


! T N E N N E VI

Profitez de l’automne pour prendre un bol d’air

A la découverte des champignons Si ces derniers mois ont été plutôt secs, c’est dans le Haut Beaujolais où les forêts de feuillus (chênes et chataigniers) que vous pourrez vous initier aux joies de la cueillette en famille. N’oubliez pas pour les amateurs, on se concentre sur les espèces que l’on connaît et pour les novices, on s’organise : sacs en papier ou paniers en osier pour chacune des espèces ; il ne faut pas mélanger les champignons pour ne pas les contaminer ! Munissez-vous de couteaux adéquats pour couper le champignons à sa base tout en grattant les parties salies par la terre. Pour trouver trompettes et chanterelles à cette saison, c’est autour de Beaujeu et au-delà de Montmelas qu’il faudra vous rendre. Le plus : aux Ardillats, vous trouverez champignons ET châtaignes !

Dernière ligne droite avant l’arrivée de l’hiver pour profiter pleinement des extérieurs. Vous pouvez bénéficier de belles journées, des couleurs somptueuses des vignobles et du plaisir d’une fraîcheur revigorante. Alors n’hésitez pas à sortir vos enfants. Ils pourront sauter et courir autant qu’ils le souhaitent. Mais pour les motiver, n’oubliez pas, il faut souvent un but à vos déplacements. Alors soyez inventifs !

Sauter de branches en branches

Tous à l’accrobranche ! Ces lieux aménagés respectent l’environnement et accueillent familles avec enfants dès 3 ans. Les circuits sont adaptés en fonction des âges, et vous permettent de vous amusez en toute sécurité. Tyroliennes, passerelles, lianes viendront pimenter l’exercice et ferons de vos parcours une expérience ludique pour découvrir la nature. Plusieurs Accrobranches vous accueillent. Avant de vous lancer, vérifier les horaires d’ouverture (principalement en après-midi et/ou sur résa) et les conditions météorologiques (les parcs sont ouverts en fonction) : Au fil des Arbres à Blacé vous accueillera sur réservation uniquement, l’occasion de réunir familles et copains - Col de St Bonnet - 69460 Blacé www. aufildesarbres.fr - Téléphonez de notre part à Jennifer au 06 73 38 13 82. Aventures Concept à Avenas - Chemin du Pardon- 69430 Avenas www. aventures-concept.fr. Téléphonez à Manu de notre part au 06 62 36 28 22.

Atteindre des sommets

Vous aimez marcher en plein air mais vos enfants rouspètent et trouvent ça «nul», il vous faut un but ! Pour cela les fiches Randoland sont la solution. Rendez-vous sur www.randoland.fr et chercher les fiches correspondantes à votre département (à partir d’1,95e€ la fiche). Pour que promenade deviennent ludiques et synonyme de découvertes.

Un zoo sinon rien

Comment ? Vous ne les avez jamais emmenés au zoo ? Pas d’excuse, notre région regorge de parc animaliers magnifiques. Le plus ancien, le Zoo du parc de la Tête d’Or (Lyon 6e) est superbe et gratuit. Ouverture de 9h à 18h en octobre avec différentes portes d’accès. Renseignements sur www.zoo.lyon.fr

Pour des attractions et quelques spécimens rarissimes comme le tigre blanc du Bengale, rendez-vous à TouroParc - Romanèche-Thorins. Pensez à acheter vos billets en ligne pour bénéficier d’1e de réduction et éviter les files d’attente. Le parc zoologique ouvre dès 9H30, les animations quant à elle sont ouvertes les après-midi de 13h30 à 17h30 lors des vacance de La Toussaint. Consultez le site www.touroparc.com (Touroparc - La Maison Blanche - 400 rue du parc 71570 Romanèche-Thorins. tel 03 85 35 51 53)

Et pour un univers unique, le Parc des Oiseaux à Villars- les-Dombes. Vous ferez le tour du monde des espèces volatiles et pourrez bénéficier pendant les vacances d’animations autour d’Halloween (programmation en cours à l’heure de l’impression du Nouveau en Beaujolais). Le plus : un spectacle magnifique proposé chaque jour (selon conditions météorologiques). Là encore, réservez vos billets en ligne et bénéficiez d’1e de réduction. Ouverture de 10h à 17h30. Rendez-vous sur www.parcdesoiseaux.com. (Parc des oiseaux - RD 1083 - 01330 Villars les Dombes Tel 04 74 98 05 54)

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N | INSOLITE n

vacances

Passion e n i o m i r t a p

In vino veritas

Le musée du vin Hameau Duboeuf est un lieu unique dédié à la vigne et au vin ! Au cœur du Beaujolais, il vous dévoile de manière ludique et originale tous les secrets de nos vignobles, leurs origines, leurs implantations et leurs techniques. Cinéma dynamique, théâtre d’automates, film en 3D, muséologie, dégustations… Il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges.

Le pays beaujolais et val de Saône regorgent de trésors. Alors si vos têtes blondes sont curieux de découvertes, n’hésitez pas à solliciter leur imaginaire et parfaire leur culture.

Le coeur de Ville

Ouverture 7 jours sur 7 de 10h à 18h. Renseignements au 03 85 35 22 22. Hameau Duboeuf 796 Route de la Gare 71570 Romanèche-Thorins www.hameauduvin.com

Saviez-vous que Villefranche regorgeait de trésors architecturaux du XVe au XVIIIe siècle dont certains bâtis renaissance sont classés ? Découvrez au départ de l’Office du tourisme de Villefranche et en 24 étapes, les hôtels particuliers dissimulés autour de la rue nat’. Pour cela, passez à l’Office du tourisme pour vous munir du plan du circuit et profitez des commentaires audio via Smartphone en flashant le QR code affiché sur les totems disposés sur les site. Renseignements Office de Tourisme de Villefranche avec possibilité de réserver des visites guidées au 04 74 07 27 40 (96 Rue de la Sous-Préfecture 69400 Villefranche-sur-Saône www.villefranche-beaujolais.fr)

La vie de château

Le Château de Fléchères à Fareins (01480) est le plus grand château ouvert à la visite aux environs de Lyon. Elevé au XVIIe siècle, il offre un témoignage exceptionnel sur la vie des grands notables de l’époque. Vous pourrez y admirer le décor pictural somptueux du peintre italien Pietro Ricchi, les grandes cheminées sculptées, l’escalier à cage vide, l’appartement à boiseries Louis XV richement meublé et les cuisines anciennes. Quant au parc et ses arbres centenaires, il est prodigieux. En octobre : visites les samedis, dimanches et jours fériés. Pas de visite spécialement conçue pour les enfants alors emmenez-y les plus grands ! Renseignements au 04 74 67 86 59. Château de Fléchères - Allée de Fléchères 01480 Fareins www.chateaudeflecheres.com

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Votre fils veut être chevalier ? Ca tombe bien, le château de Corcelles est ouvert à la visite de 10h à 18h30 en octobre ! Ce château, élevé dès le XIe siècle et reconstruit du XVe et XVIe conserve un donjon carré médiéval. Quant aux détails «renaissance», ils se retrouvent ici et là dans les boiseries découpées de la chapelle ou dans les galeries de bois entourant la cour intérieure ! A l’aide d’un audio-guide, vous pourrez parcourir l’ensemble de ce magnifique site et voyager dans le temps. Renseignements au 04 74 66 00 24. Château de Corcelles 60220 Corcelles-en-beaujolais www.chateaudecorcelles.fr

Expression picturale

Le musée Paul Dini qui retrace l’histoire de la peinture dans notre région de la naissance de l’impressionnisme à nos jours, propose à l’automne une grande exposition historique. L’occasion d’y retourner en famille. Cet automne, vous pourrez y admirer dès le 11 octobre l’exposition thématique Postimpressionnisme et Rhône-Alpes (1886 - 1914). Les différents mouvements postimpressionnistes (divisionnisme, synthétisme, symbolisme, et nabis) n’auront plus de secret pour vous ! Vous pourrez admirer des toiles de Paul Signac, Maurice Denis, Albert Besnard, Henri Le Sidaner ou Adolphe Valette. Et n’oubliez pas, les enfants ne paient pas (gratuité jusqu’à 18 ans) ! Vérifier les heures d’ouverture (fermeture les lundi et mardi) sur le site www.musee-paul-dini.com ou en téléphonant au 04 74 68 33 70. Musée Paul Dini - 2 place Faubert 69400 Villefranche-sur-Saône


« Maman, j’m’embête.

Avec la pluie, on se concentre sur les activités d’intérieur. Cuisine, loisirs créatifs et jeux de société en famille, un bon moyen pour les occuper et pour se faire plaisir tous ensemble.

Les initier aux jeux de société

Vous avez forcément un jeu de carte qui traîne alors même pour les plus jeunes, vous pouvez leur enseigner le pouilleux*, un jeu simple et efficace !

A vos cas

RECETT

E

seroles ! Vous être p iètre cuisin ier, ça tomb le gâteau p e bie arfait pour vos têtes blo n, est parfait nd pour vous : Un gâtea es yaourt (rec u au ette ci-join te*). Avec u de chance, n peu les plus grands pourront gu ider les plus pet its.

Et les courges dans tout ça ?

*Gâteau au

yaourt

Ingrédients (pour 4 per sonnes) 1/2 paquet de levure 1 pot de yaou rt 1/2 pot d’hu (= 20 cl) ile (= 10 cl) 2 pots de su cre 3 pots de fa rine 2 œufs 1 zeste de ci tron Préparation de Mélanger le la recette : s ingrédien un à un, dan ts s l’ordre ci-d essus puis verser la pâte dan s un moule à gâ teau. Faire cuire à (thermostat 180°C 6) pendant 30 min en Vérifier la cu viron. isson avec la pointe d’un couteau, qu i doit ressort ir sèche.

Profitez d’halloween pour occuper vos enfants à transformer les citrouilles en lanterne. Vous pouvez par la même occasion les initier au gratin de courge. Pour cela, vous aurez déjà fait cuire votre courge la veille en soirée pour laisser égoutter toute la nuit. Epluchez soigneusement l’épaisse peau, couper votre courge en morceaux homogènes puis placer-les dans de l’eau bouillante salée pour la faire cuire. Pensez à planter un couteau pour vérifier la cuisson. Le lendemain mettez les petits au travail : dans un plat à gratin, ils pourront écraser à la fourchette la courge, ajouter crème fraîche et gruyère pour rendre l’appareil moelleux puis salez, poivrez et ajouter de la noix de muscade. Enfourner et déguster !

*Régle du Pouilleux (2 à 8 joueurs) Il vous faut un jeu de 52 cartes, dont vous enlèverez le valet de trèfle. Le but est de faire des paires, le pouilleux étant le valet restant, c’est-àdire le valet de pique. il faut donc se débarrasser de toutes ses cartes et éviter d’être le dernier joueur en possession du valet de pique. Pour commencer, l’un des joueurs distribue toutes les cartes à chacun des joueurs. Une fois les cartes distribuées, chaque joueur va appairer ses cartes de même valeur et couleur. Une fois cela fait, toutes les paires sont enlevées du jeu. Le premier commence alors en piochant au hasard dans les cartes du joueur de gauche sans la montrer aux autre joueurs. Si la carte piochée lui permet de faire une paire avec l’une de ses autres cartes, il enlève la paire de son jeu. Si cela ne lui permet pas d’appairer, il garde la carte piochée dans son jeu. C’est ensuite au tour du joueur suivant et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les paires ont été formées. L’un des joueurs aura alors encore une carte en main, le valet de pique, le pouilleux. Comment gagner une partie de pouilleux : Pour gagner une partie de pouilleux, il suffit de ne plus avoir de cartes en main à la fin de la partie. Il peut donc il y avoir plusieurs gagnants, mais un seul perdant que l’on appellera le pouilleux. Variantes possibles : Il est possible de prendre au hasard une carte dans le jeu sans la montré à aucun joueur. Ainsi, le pouilleux restera inconnu durant toute la partie, pimentant ainsi le jeu. Et puis les jeux sont intergénérationnels ! Alors prêtez-vous de bon coeur à quelques parties de petits chevaux, de jeu de l’oie, de rami, voire de scrabble !

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N | INTERVIEW n

le nouveau du mois

Des envies d’Ayers On le pensait rangé des cuivres. C’était bien mal le connaître. Figure de la gastronomie locale, le chef Christian Mabeau va prendre les fourneaux du futur Ayers Rocks de Villefranche, place du Promenoir. Si l’ouverture de l’établissement est prévue courant novembre, le Nouveau vous offre déjà l’apéritif. Interview. Le Nouveau : Christian quel est votre parcours derrière les fourneaux ? Christian Mabeau : A 15 ans, j’arrive au Terminus à Chalon. Nous sommes en 1968. Je finis ensuite mon apprentissage à l’Auberge du Pont de Morancé chez Charlot Bonami.. Je fais les saisons d’hiver à Châtel et les étés à Cavalaire. Je passe aussi par Montmerle avec Le Castel de Valrose, chez madame Chabanat, une figure locale. J’ai également travaillé huit ans à Paris à La Grille Montorgueil.

Quand revenez-vous vous établir en Beaujolais ? J’ai 33 ans et j’ouvre ma première affaire à la naissance de ma première fille. Nous avons trouvé le lieu par l’agence Chambion. Nous nous installons avec mon épouse entre les murs de l’ancien restaurant de Jacques Rongeat. Nous y sommes restés 22 ans et je n’ai jamais manqué un seul service. 42 | octobre 2015 |

interview

Jamais étoilé ? Une étoile, c’est un gros cahier des charges et pas seulement côté cuisine. L’art de la table est aussi important que le contenu de l’assiette. Nous avions déjà solidement investi dans des travaux pour réaliser une belle terrasse, nous n’allions pas encore remettre au pot pour rentrer dans les codes du guide Michelin (rires).

Pourquoi quittez-vous votre restaurant d’Odenas ? Je garde Odenas jusqu’en 2008, quand la mairie a décidé de lotir juste à côté de la terrasse du restaurant. Sans me prévenir. J’avais pourtant déposé un permis de construire pour développer mon activité sur mon terrain, autour de cours de cuisine. Mais quand j’ai déposé le permis, le projet de lotissement était déjà dans les tuyaux et la cohabitation de deux était impossible.

Quels sont alors les projets ? J’ai failli me relancer dans une carrière commerciale, J’étais pisté par plusieurs maison pour vendre des produits autour de la cuisine. Puis je rencontre par l’intermédiaire d’un client Elsa Sandron qui a, entre autres, tenu le Bec Fin en centre-ville. Elle reprenait le restaurant Les Acacaias à Villefranche et recherchait un chef. J’y suis resté 7 ans.

Dans votre tête, c’était votre dernier poste de chef ? Oui et j’avais même préparé l’après. J’avais fait imprimé mes flyers pour proposer des cours

de cuisine et des prestations à domicile. J’avais même commencé l’activité. J’ai proposé dans ce cadre mes services à Jean-Luc Chapelle, mais lui avait un autre projet en tête (rires). J’ai donc accepté de prendre les cuisines de l’Ayers Rocks à Villefranche.

Jean-Luc Chapelle, le patron de l’Ayers, était déjà un ami ? Nous nous connaissons depuis Odenas, où il était client. Nous avons fait quelques fêtes ensemble. Ensuite, c’est une amité durable qui s’est installée.

Que sera la style en cuisine du futur Ayers Rock de Villefranche ? Cuisine de brasserie pour les déjeuners et de la restauration type pub le soir. A table à midi avec une jauge de centaine de couverts, et au zinc le soir (rires) ! Des produits frais, des matières premières de choix, des viandes sélectionnées. Comptez sur ma vigilance côté approvisionnement. Mais pour l’instant, je ne peux pas en dire plus.

La retraite pantouflarde, ce n’est clairement pas le style Mabeau ? Comprenez-moi, je ne joue pas aux boules, je ne suis pas pêcheur ni chasseur (rires). J’avais bien essayé un temps de me mettre au vélo mais ça n’a pas duré (rires). Mon métier, c’est ma passion. C’est une activité où nous sommes tellement sur la brèche qu’il est difficile de tout arrêter du jour au lendemain.

© Michel Goiffon

CHRISTIAN MABEAU


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Le Nouveau #2 - OCTOBRE 2015  
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