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Zeitung der JungsozialistInnen • Journal de la Jeunesse socialiste Giornale della Gioventù socialista • Gasetta da la Giuventetgna socialista

6 Präsidium Das Interview mit dem neuen alten Präsidiumskandidaten.

9 #MEI Die Reaktionen der 49.7 Prozent.

+++JUSO.ch+++

JUSO Schweiz, Postfach 8208, 3001 Bern Nr. 210, März 2014

11 Aktionsprogramm Die Gründe und Hintergründe zur Idee in deutsch und französisch.

Die Kantone im Sparrausch Jahrelange Steuergeschenke an Superreiche und Grossunternehmen führten zu leeren Staatskassen. Die Kantone reagieren mit vollgestopften Sparpaketen – am härtesten trifft es die Schwächsten.

Von Christine Brunner

In einem Grossteil der Kantone wird seit einiger Zeit zünftig gespart. Von den kantonalen Säckelmeistern beschönigend als Leistungsverzichte, Entlastungsmassnahmen oder Effizienzsteigerungen verkauft, handelt es sich bei den Sparübungen der Kantone um nichts anderes als eine Unverteilung von unten nach oben. In den vergangenen Jahren überboten sich die Kantone mit Steuererleichterungen, von denen beinahe ausschliesslich Superreiche und Grossunternehmen profitierten. Um die daraus entstandenen Finanzlöcher zu stopfen, spart man ohne Skrupel in der Bildung, im Sozial- und Gesundheitsbereich und beim Staatspersonal. Statt auf der Seite der Einnahmen anzusetzen, sollen jetzt die breite Bevölkerung und insbesondere die Schwächsten für das Versagen der bürgerlichen Steuerpolitik zahlen. Die verfehlten Steuererleichterungen für Topverdienende und Grosskonzerne müssen endlich rückgängig gemacht werden, dem Sparrausch der Kantone muss Einhalt geboten werden. Foto.jpg

Fortsetzung Seite 4

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Austérité 3

INFRARot • JUSO • März 2014

Pom pom …

Pourquoi l’austérité? L’austérité qui touche actuellement l’Europe est bien plus grave que les mesures prises en Suisse, mais la racine du problème est similaire: l’Etat n’est plus capable de financer les dépenses publiques par le seul produit des impôts.

Von Romain Pilloud

Les économies voulues par la Confédération et les Cantons sont lourdes de conséquences, et la réforme d’imposition touchant les entreprises réduit les rentrées fiscales de plus de 300 millions par année rien que pour l’impôt fédéral direct. Il est vrai qu’alléger la facture du contribuable est une mesure populaire. Mais celle-ci s’accompagne inévitablement d’une réduction des prestations. Cette dérive est dramatique pour l’Etat social et la JS entend la dénoncer fermement.

Le Romandie n’est pas épargnée: état des lieux

Chères et chers collègues

Il n’y a pas longtemps, je me baladais dans la jungle et je logais dans une guesthouse nommée Mowgli. Il n’en fallait pas plus pour que la chanson du dessin animé de Walt Disney me trotte dans la tête: «pom pom… Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux… pom pom”. Vous excuserez cette référence un peu simplette, mais elle illustre parfaitement ce que je ressentais en vivant à Auroville, une cité alternative dans le sud de l’Inde qui existe depuis plus de 40 ans. J’y ai débarqué avec un sac a dos pesant 9 kilos, ce qui fut amplement suffisant pour que j’affiche presque en permanence un sourire de 9 mètres de large. Ce qui importe au final, c’est un environnement qui

favorise l’épanouissement de ses habitants, et cela n’a rien a voir avec l’abondance de biens matériels, souvent totalement superflus. Partir loin de la société, dans laquelle on vit, est une expérience qui permet de réaliser a quel point nous sommes conditionnés par des valeurs qui ne sont pas celles que nous défendons. Il m’a fallu par exemple un bon moment pour arrêter de culpabiliser, parce que j’avais toutes sortes d’activités qui empiétaient sur le travail à plein temps que je m’étais engagée à faire. Pourtant, prendre du temps pour son propre développement correspond tout à fait à l’esprit d’Auroville et est vivement encouragé. Il est clair pour tout

le monde qu’une personne bien dans son corps et sa tête fera un travail de meilleure qualité, quitte à faire moins d’heures. Mais c’est une conception tellement eloignée de celle que nous avons en Suisse qu’il m’a fallu du temps pour l’assimiler, alors même que j’y ai toujours adhéré. Il n’est pas toujours évident de trouver l’énergie pour nous battre afin de changer notre sociéte, surtout après certains résultats de votations … Mais n’oublions pas que cela en vaut largement la peine! Parole de quelqu’un qui a testé et approuvé!

Charlotte

La Suisse est touchée par les mesures d’austérité. Voyons ce qu’il en est des cantons romands. Dans l’ensemble, Vaudois et Genevois sont relativement épargnés, en raison des excédents réalisés ces dernières années et des augmentations des rentrées fiscales. Mais les autres cantons romands subissent de plein fouet les réflexes récurrents d’austérité. La situation du canton de Vaud est particulièrement atypique : le budget 2014 prévoit une augmentation des recettes fiscales et des charges respectivement de 5 % et 3.8 %, et une augmentation des dépenses sociales. Il s’agit d’une bonne santé à laquelle il faut néanmoins être attentif: la dette du canton de Vaud, largement diminuée cette dernière décennie, commence à regonfler. Le canton de Genève est moins chanceux, même si ses parlementaires ont refusé le blocage des annuités pour le personnel d’Etat en 2014, ce qui assure l’augmentation

des salaires en cours de carrière … pour autant que les comptes 2013 soient positifs. Mais la nouvelle politique salariale de l’Etat de Genève laisse les syndicats dubitatifs, en raison, entre autres, du déplafonnement des hauts salaires alors que les plus bas stagnent, voire baissent. Les conditions des mesures d’encouragement à la retraite anticipée (Plend) ont été également revues à la baisse. «  Les cantons et communes doivent parfois subir une politique fiscale qui avantage entreprises étrangères et riches contribuables.»

Le Valais a été épargné de justesse d’une coupe drastique dans le domaine des bourses. Oskar Freysinger, Conseiller d’Etat, proposait une diminution de 3.5 millions de francs dans les bourses, alors que le Valais est déjà l’un des cantons les moins généreux en la matière et ne compte aucune université. Bien heureusement, l’idée n’a pas passé la rampe du Grand Conseil. Mais le combat en faveur des étudiants est loin d’être gagné, car le Conseil d’Etat se penche toujours sur des économies dans le domaine des bourses. Du côté de Fribourg, le Canton va bel et bien devoir plier sous de sévères mesures d’austérité. Pour la période 20132016, le Conseil d’Etat a décidé de faire des économies touchant principalement la fonction publique. Les fonctionnaires assumeront près de la moitié de ces écono-

mies, par des baisses de salaire et une suppression des annuités (entre autres). Mais ce n’est pas tout, puisque l’Etat a décidé de diminuer de 35 % à 30% les subventions aux soins à domicile. Ces mesures sont d’autant plus étonnantes que le Canton dispose d’une fortune accumulée de près d’un milliard de francs. Enfin, en ce qui concerne le canton de Neuchâtel, il s’agit également d’un des cantons romands les plus touchés par la cure d’austérité. Pour 2014, une coupe de 4 millions dans l’aide sociale et de 8 millions dans les salaires afin de boucher un déficit de plus de 26 millions de francs a été prévue. Dans la suite « logique » de ces mesures, l’Etat neuchâtelois renégociera une CCT qui touche tout le secteur de la santé afin de geler les échelons de salaire.

Constat

La façon d’imposer les ménages et les entreprises est certainement la cause de bien des maux qui amènent à prendre des mesures d’austérité qui touchent les domaines les plus élémentaires. Les cantons et communes doivent parfois subir une politique fiscale qui avantage entreprises étrangères et riches contribuables. Notre rôle à nous, Jeunes Socialistes, est de continuer à nous battre pour une imposition plus juste, contre les mesures touchant les plus démunis. N’oublions pas que la politique d’austérité ne touche pas seulement les cantons à majorité bourgeoise … Le travail sera tout aussi important au sein même du PS, auquel il faut parfois rappeler quelles sont les vraies valeurs du socialisme.


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INFRARot • JUSO • März 2014

Austerität 5

Wo in den nächsten Jahren am meisten gespart wird

Ist denn hier der Notstand ausgebrochen? Die Geschichte vom unnötigen Sparen

Von Christine Brunner

Bern

• Düstere Aussichten in Bern! In den nächsten Jahren sollen 491 Mio. Franken gespart werden, wobei über 640 Stellen abgebaut werden sollen. • Sehr stark betroffen ist der Gesundheits- und Fürsorgebereich. Einsparungen: Spitex (20 Mio. Franken), Heime für Menschen mit Behinderungen (29 Mio. Franken), Psychiatrie (11.6 Mio. Franken), stationäre Langzeitpflege (12 Mio. Franken), Spitäler (20 Mio. Franken), Sozialhilfe (23 Mio. Franken). • Ebenfalls stark betroffen sind die Berufsbildung (22 Mio. Franken) und Gymnasien (8 Mio. Franken).

St. Gallen

• Kantonsrat beschloss im August das dritte Sparpaket in Folge: 117 Mio. Franken mit 66 Sparmassnahmen. In den zwei vorherigen Sparpaketen wurden bereits mehrere hundert Millionen eingespart. • Am stärksten trifft es die Spitäler (21 Mio. Franken), Ergänzungsleistungen (10,3 Mio. Franken), Krankenkassen-Prämienverbilligungen (6.5 Mio. Franken), Einrichtungen für erwachsene Behinderte (5,6 Mio. Franken).

Baselland

• Der Kanton Freiburg muss rund 400 Mio. Franken bis ins Jahr 2016 sparen. • 190 Sparmassnahmen, von denen das Staatspersonal stark betroffen ist (7000 bis 12´000 Franken weniger Lohn, verteilt auf 3 Jahre).

• Ein Entlastungsrahmengesetz wurde im Juni 2012 von den Stimmberechtigten verworfen. • Die Regierung hat weiterhin das Ziel mit dem Entlastungspaket 12 /15 180 Mio. Franken einzusparen. Das Paket umfasst satte 185 Massnahmen. Aktuell fehlen in den Jahren 2014-2016 noch 63 Mio. Franken.

Luzern

Solothurn

Freiburg

• Erneute Sparrunde: Regierung will 220 Mio. Franken bis 2017 einsparen. • Stark betroffen ist die Bildung: z.B. gestrichene Schulstunden an Sonderschulen, höhere Gebühren für Musikunterricht, grössere Schulklassen. • Für dieses Jahr gibt es eine allgemeine Erhöhung des Steuerfusses von 1.5 auf 1.6 Einheiten.

Aargau

• Die Regierung will bis 2017 bis zu 120 Mio. Franken pro Jahr einsparen. Trotz solider Finanzlage wurden rund 200 Sparmassnahmen in die Anhörung geschickt. • Grosser Teil der Einsparungen im Bildungsbereich (z.B. Mindestgrösse von Schulklassen in Primarschulen erhöhen) und Gesundheitsbereich (z.B. höhere Hürden bei der Verbilligung von Krankenkassenprämien), zudem Gebührenerhöhungen in verschiedenen Bereichen.

• Regierungsrat beschloss einen Massnahmenplan, mit dem bis 2017 jährlich bis zu 115 Mio. Franken eingespart werden sollen. • Gestrichen wird vor allem beim Personal, bei der Gesundheit, bei der Bildung und beim Ausbaus des öffentlichen Verkehrs. • Die vom Kantonsrat 2012 beschlossene Steuersenkung von 104 auf 100 Prozent für natürliche Personen soll in zwei Schritten bis 2015 rückgängig gemacht werden.

Appenzell Ausserrhoden

• Ein Entlastungspaket von 28 Mio. Franken wurde geschnürt. Umsetzung der Massnahmen ab 2015. • 3 Entlastungspakete: 14 Mio. Franken bei der Verwaltung, 7 Mio. Franken bei den Gemeinden (und damit v.a. zulasten der Schulen) und 7 Mio. Franken durch Erhöhung des Steuerfusses und der Unternehmensgewinnsteuer.

Schaffhausen

• Trotz erstem Entlastungsprogramm (20 Mio. Franken) bleibt ein Defizit von 40 Mio. Franken Die Regierung plant zusätzlichen Leistungsabbau von 20 Mio. Franken und eine Steuererhöhung im selben Umfang.

Thurgau

• Regierung will 28 Mio. Franken bis 2017 sparen, allenfalls zusätzliche Kürzung des Pendlerabzugs (ca. 12 Mio. Franken). • Wo genau der Kanton sparen soll, will die Regierung bis spätestens im Mai vorlegen.

Schwyz

• «Entlastungsprogramm 2014-2017» mit finanzieller Wirkung von ca. 20-30 Mio. Franken wurde in Vernehmlassung gegeben, mehrheitlich mit Wirkung ab 2015. • Betroffen sind v.a. Bildung (z.B. Lektionenabbau an Volks- und Mittelschule) und das Kantonspersonal.

Zürich

• Umstrittene Pauschalkürzung von 150 Mio. Franken: Die Auswirkungen dieser Art von Kürzungen auf die Leistungen des Service Public können nicht abgeschätzt werden. • Der Kantonsrat verpflichtet die Uni Zürich 10 Mio. Franken einzusparen.

Tessin

• Sparmassnahmen: Abschaffung der Familienzulage beim öffentlichen Personal, Reduktion der Mahlzeitenentschädigung. • Senkung der Krankenkassenverbilligung und Einführung einer Spitexgebühr ist geplant.

Von Anna Viola Bleichenbacher

Die Alarmsirene der Bürgerlichen klingt fürchterlich. Der Sparwahnsinn auf dem Rücken der Schwächsten ist ausgebrochen und wird ohne Gegenmassnahmen wohl auch noch eine Weile andauern. Bis dann nämlich, wenn Mitte-Rechts wieder getrost Steuersenkungen «für alle» propagieren kann. Doch wie berechtigt ist dieser Angriff auf jegliche sozialen Verpflichtungen der Kantone wirklich? Ein Blick auf die Statistik der letzten Jahre zeigt: Bei fast allen Kantonen, die sich zum Sparen gezwungen sehen, zeigt sich ein ähnliches Bild. Noch vor 15 Jahren war massiv weniger Geld in den Kantonskassen als heute. Die Kantone rechneten mit dem Geld, das sie selbst angespart hatten und dem, was Steuereinnahmen hereinbrachten. Dann die grosse Freude: Die Nationalbank hatte durch ihre Goldreserven so viel verdient, dass sie pro Kanton bis zu mehreren 100 Millionen Franken auszahlen konnten. Auf den ersten Blick für die Kantone eine grosse Erleichterung. Doch brachte dieses Geld wohl falsche Anreize mit sich? Die Kantone wurden grosszügig, senkten die Steuern für Unternehmen und für Millionäre, ohne zu wissen, wie sie mit den fehlenden Finanzen umgehen wollen. Durch die steuerlichen Erleichterungen des Bundes, der Kantone und der Gemeinden konnten sie diesen Höchststand an Kantonsfinanzen nicht halten, ohne dabei irgendwo in einen kritischen Bereich gerutscht zu sein. Hier setzten die Bürgerlichen ihre Sparpolitik an: Anstatt einen sozial verträglichen Kanton aufrecht zu erhalten, wollen sie ihr Sparkonto füllen und füllen. Wir können definitiv sagen, dass ein stetig wachsender Kontostand auch in unserem Sinne ist, doch nicht für diesen

Preis. Tiefe Steuern für Reiche und Leistungsabbau bei mittellosen, eingeschränkten und jungen Menschen ist aus sozialer Sichtweise schlicht nicht tragbar, gerade vor diesem Hintergrund. Die Finanzen sind vielerorts wirklich vorhanden, werden jedoch aus Angst vor der grossen Katastrophe nicht angebohrt.

Wir können etwas dagegen tun! – Lösungen über den Initiativweg Mit einer Mitte-Rechts-Mehrheit ist es in den Kantonsräten fast unmöglich, die Sparpakete abzuwenden und die einzige Möglichkeit, diese zu stoppen, bleibt der Initiativweg. Um uns das Geld für alle wieder zurückzuholen  –  aus der Kantonskasse und von den Reichen – haben wir in St.Gallen zusammen mit der SP und anderen Partnerorganisationen zwei Initiativen lanciert.

«Bei fast allen Kantonen, die sich zum Sparen gezwungen sehen, zeigt sich ein ähnliches Bild.»

Die erste zielt auf Mehreinnahmen bei den Steuern ab. Nicht wie viele Nachbarkantone, kennt man in St.Gallen keine Steuerprogression bei der Vermögenssteuer. Diese soll nun endlich eingeführt werden. Mit der Initiative zielen wir auf eine Progression von 1.7 bis zu 3 Promille ab. Dies sind wirklich keine extremen Zahlen,

doch das Motto lautet: der erste Schritt in Richtung mehr Steuergerechtigkeit muss gemacht werden, auch wenn dies nur ein kleiner ist. Doch um den Sparpaketen wirksam den Kampf ansagen zu können, hilft für den Moment leider nichts mehr als Realpolitik. Mit der zweiten Initiative greifen wir einen schon lange wunden Punkt des Kantons St.Gallen an. Prozentual zu seinen Einwohnern bezahlt St.Gallen im schweizweiten Vergleich fast am wenigsten individuelle Prämienverbilligungen aus und diese Umstände wird Sparpaket 3 definitiv nicht verbessern. Anstatt diese für Familien überlebenswichtigen Erleichterungen im Kampf um stets steigende Krankenkassenprämien mindestens unangetastet zu lassen, geht die Kantonsregierung noch einen Schritt weiter: Die Prämienverbilligungen werden zusätzlich um 6.5 Millionen gekürzt, womit St.Gallen gegenüber den anderen Kantonen endgültig ans Tabellenende rutscht. Fazit: Auch hier musste eine Initiative her. Sie sollte den Kanton St.Gallen zumindest wieder ins Mittelfeld dieses Rankings holen. Auch wenn sich kantonale Initiativen bekanntlich nicht ganz von selbst sammeln, wird sich der Einsatz bezahlt machen. Denn schliesslich soll das Volk darüber abstimmen können, welche Leistungen ihnen alles gekürzt werden und dies bei gleicher steuerlicher Belastung.


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Präsidium 7

INFRARot • JUSO • März 2014

«Veränderung kommt nur, wenn man was dafür macht»

Bewerbungsschreiben von Fabian Molina:

Nach drei Jahren als JUSO-Präsident tritt David Roth auf den 15. März zurück. Für seine Nachfolge gibt es nur eine Kandidatur: Fabian Molina, 23, aus Illnau im Kanton Zürich. Im Interview erklärt er warum und wohin er mit der JUSO Schweiz will.

Interview: Stefan Rüegger

Fabian Molina, wer bist Du? Ein junger Mensch, der sich für Freiheit und Gerechtigkeit engagiert und dabei versucht, das Leben zu geniessen. Du hast schon vor drei Jahren für das Präsidium kandidiert. Was hat Dich dazu bewogen, nochmals anzutreten? Nachdem ich vor drei Jahren für das Amt kandidierte hatte und unterlegen war, hätte ich mir eine erneute Kandidatur nie vorstellen können. Seither ist aber viel Zeit vergangen, ich habe politisch verschiedene andere Dinge gemacht und war währenddessen in der JUSO aktiv. Nach Davids Rücktrittsankündigung habe ich dann – nach der Absage zweier Kandidatinnen – verschiedene Gespräche geführt und mich schlussendlich zu einer Kandidatur entschieden, da ich denke, dass ich der Bewegung nützlich sein kann. Und für sie möchte ich Verantwortung übernehmen. Du warst Präsident der JUSO Illnau-Effretikon und der JUSO Kanton Zürich, bist Gemeinderat in Illnau-Effretikon und nationaler Jugendsekretär der Unia, sitzt in den Geschäftsleitungen der SP Bezirk Pfäffikon und der SP Kanton Zürich sowie im Vorstand der JUSO Kanton Zürich – woher kommt

dieses nicht gerade alltägliche politische Engagement? Mit 16 Jahren habe ich die JUSO in IllnauEffretikon gegründet und bin damit in der JUSO aktiv geworden. Diese Zeit hat mich enorm politisiert und ich habe gemerkt, dass es nicht nur unglaublich viel zu verändern gibt, sondern dass diese Veränderung auch nur kommt, wenn man was dafür macht. Politik ist Arbeit. Und Arbeit braucht nun mal viel Zeit und Durchhaltewillen. Wenn Du die JUSO in die Du einst eingetreten bist mit der heutigen JUSO vergleichst: was hat sich verändert? In den etwas mehr als sechs Jahren hat sich die JUSO von einer kleinen, etwas nerdigen Jungpartei zur grössten Jugendbewegung des Landes entwickelt. Wir sind nicht nur viel mehr Leute, sondern auch in der öffentlichen Wahrnehmung wichtiger und gleichzeitig professioneller geworden. Wenn man diese Entwicklung der JUSO beobachten und miterleben durfte, ist man nicht nur unglaublich stolz auf die Bewegung. Man weiss auch, dass unser Erfolg keine Selbstverständlichkeit ist. Die JUSO hat mit dem Abstimmungskampf zu 1:12 und der Sammelphase der SpekulationsstoppInitiative zwei grosse Projekte hinter sich – was kommt nun?

Wir müssen uns überlegen, was unsere Aufgabe im Jahr 2014 für die Zukunft ist. Die Krise des Kapitalismus, die Schwäche der Linken und nicht zuletzt das Ja zur SVPMasseneinwanderungsinitiative stellen uns als JUSO vor neue Aufgaben. Wir brauchen einen Analyseprozess, an dessen Ende ohne Zweifel ein neues, konkretes Projekt stehen muss. Ich bin überzeugt, dass sich möglichst die ganze Partei an diesem Entscheidungsprozess beteiligen muss. Und für mich ist auch klar: Die JUSO muss weiterhin die grossen Fragen nach der Demokratie, nach der Verteilung der Machtressourcen – kurz: nach dem Kapitalismus stellen. Das KleinKlein ist nicht unsere Sache. Wie schaffen wir es, Dynamik und Erkenntnisse aus der erfolgreichen 1:12-Kampagne in künftige Projekte mitzunehmen? In dem wir die Leute vor Ort so schnell wie möglich einbinden und ihnen Verantwortung übergeben. Das passiert vielerorts schon gut. Neumitglieder müssen die « Neumitglieder müssen die JUSO als offene und engagierte Partei erleben, in der es auf sie ankommt.»

JUSO als offene und engagierte Partei erleben, in der es auf sie ankommt. Und wir müssen es schaffen, zusammen wieder ein klares Ziel zu formulieren, hinter dem wir alle stehen und das uns motiviert, so dynamisch weiterzukämpfen. Die beiden nationalen Initiativen waren für einige Sektionen nicht nur Segen sondern auch Fluch: entweder mussten sie ihre eigenen Themen zurückstellen oder eine Doppelbelastung in Kauf nehmen. Geht der Erfolg auf nationaler Ebene zu Lasten der Sektionen? «Think Big» ist unsere Aufgabe als Sozialist_innen. Nur wenn wir die Probleme international und national benennen und angehen können, haben wir Aussicht auf Erfolg. Dass dies nicht auf Kosten der Sektionen gehen darf, ist klar. Aber meine Erfahrung als Sektionspräsident war, dass sich die lokalen Aktivitäten gut in die nationalen Aufgaben einordnen lassen, wenn man hinter ihnen steht. In der Geschäftsleitung der SP Kanton Zürich bist Du unter anderem für Gleichstellung verantwortlich. Da drängt sich eine Frage natürlich auf: Hat die JUSO ein Frauenproblem? Mit Dir wird ja aller Voraussicht

nach der dritte Mann in Folge an der Spitze der JUSO stehen. Auch ich bin der Meinung, dass eine Frau als Präsidentin der JUSO Schweiz aus verschiedenen Gründen eine gute Sache wäre. Dass keine Frau kandidiert, ist schade. Es zeigt klar, dass wir die Frauenförderung innerhalb der Partei noch verstärken müssen und dass die Geschlechterpolitik nicht länger nur ein Nebenthema sein darf. Ich hoffe, dass wir das nächste Mal eine Frau zur Auswahl haben. Hast du konkrete Vorschläge, wie wir dieses Ziel erreichen? In den Sektionen gibt es zahlreiche talentierte Genossinnen und Genossen, die sich weiter engagieren möchten. Diese Personen muss die JUSO Schweiz besser fördern und die Durchlässigkeit verbessern – insbesondere für Frauen. Damit müssen wir jetzt beginnen, denn sowas geht nicht von heute auf morgen. Weichst du auch mal von der Parteilinie ab oder bist Du ein braver Parteisoldat? In den allermeisten Fällen bin ich voll auf JUSO-Kurs. Und als Präsident müsste ich die Parteilinie natürlich klar gegen aussen vertreten. Das letzte Mal, als ich bei einer nationalen Vorlage anders als die JUSO stimmte habe, war – wenn ich mich

recht erinnere – bei der Initiative für die Komplementärmedizin. Da habe ich mich enthalten. (lacht) Nicht zuletzt wegen der Austeritätspolitik als Reaktion auf die Eurokrise werden die EU-kritischen Stimmen auch in der Linken wieder lauter. Die JUSO verabschiedete erst kürzlich ein Positionspapier zur EU, das sich mit «Ja, aber…� zusammenfassen liesse. Wie stehst Du zur EU – und zu Europa? Die Frage müsste wohl eher lauten: Wie standest Du zur EU. Und die Antwort ist «kritisch pro». Die Annahme der Masseneinwanderungsinitiative hat die Ausgangslage für uns Linke nun aber fundamental verändert. Die Bilateralen und damit die Personenfreizügigkeit und die flankierenden Massnahmen sind in Frage gestellt und werden höchst wahrscheinlich fallen. Damit müssen wir unsere Politik in den Bereichen Migration, Sozialpartnerschaft/Arbeitsmarkt und auch Europa grundsätzlich überdenken. Die Frage lautet jetzt: Europa oder Isolation – und bei beiden zu welchen Bedingungen? Welches Thema ist, wenn es nach Dir geht, in den nächsten Jahren zentral für die JUSO? Wir brauchen eine Analyse, wie wir nach 1:12 und vor der Abstimmung über die


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INFRARot • JUSO • März 2014

Geschäftsleitung 9

Geschäftsleitung

Spekulationsstopp-Initiative den Neoliberalismus am wirksamsten angreifen können, wo ein breit anschlussfähiges Projekt möglich ist. Das heisst sicher, dass wir klar machen müssen, dass die Probleme unserer Zeit eine ökonomische Grundlage haben und eine Frage von oben gegen unten sind. Was konkret das sein wird, muss die Partei entscheiden.

« Die Frage lautet jetzt: Europa oder Isolation – und bei beiden zu welchen Bedingungen?»

Vorausgesetzt Du wirst an der Jahresversammlung gewählt – was willst Du als erstes anpacken? Als allererstes würde ich wohl am Abend der JV ein oder auch zwei Biere trinken (schmunzelt). Und mich dann in die verschiedenen Arbeitsbereiche innerhalb der JUSO Schweiz einarbeiten, um die Gesamtübersicht zu haben. Und dann braucht es eine Klausur mit der Geschäftsleitung, um die nächsten Schritte festzulegen. Zum Schluss noch eine Frage einer interessierten Leserin: Dein grosses Vorbild Salvador Allende wandte sich regelmässig in Radioansprachen an sein Volk. Dürfen wir uns nun schon auf Radio Molina freuen? Im Gegensatz zu David Roth habe ich nie beim Radio gearbeitet – und habe es in näherer Zukunft auch nicht vor (schmunzelt).

Charlotte Gabriel | 22

Hanna Bay | 21

Vaud | au CD depuis 2011

Graubünden | in der GL seit 2013

« Bonjour depuis Auroville en Inde, qui est une société laboratoire non capitaliste. Je rentrerai pleine de motivation après avoir vu que l'on peut vivre mieux en appliquant les valeurs que nous défendons. »

«Das Ja zur MEI hat’s gezeigt: Unser Engagenent, unser Kampf für eine offene und solidarische Schweiz ist notwendiger denn je! ¡No pasaràn!»

Jonas Zürcher | 26 Bern | in der GL seit 2011

Florian Vock | 23

Ursula Näf | 23

Aargau | in der GL seit 2013

Winterthur | in der GL seit 2013

«Wir leben in dieser Welt und brauchen den Mut, NEIN zu sagen. NEIN zu einem System, das Menschen benutzt, statt ihnen zu dienen.»

«Gegen Fremdenhass, Sexismus und Homophobie! Gegen Armut, Hunger und Ausbeutung! Gemeinsam für Gleichheit, Gerechtigkeit und Solidarität!»

Guilhem Kokot | 18 Genève | au CD depuis 2013

« Nous sommes le futur, et vu les erreurs d'aujourd'hui, nous allons devoir nous battre sans relâche pour un monde plus social! »


10 INFRARot • JUSO • März 2014

Aktionsprogramm 11

#MEI

Rebii Djuric Gegen das Konstrukt von Nation und Rasse! Für uns gibt es nur eins: Klasse gegen Klasse!

Aktionen ohne Programm? Programme d’action où David Stampfli @David_Stampfli Die Wutbürger konnten mit der #MEI Dampf ablassen. Wie es aber nun weitergeht, haben sie keine Ahnung! #abst14

Pascal Ritter @twrittter Ein Milliardär, Schlossbesitzer & Limousinenfahrer überzeugt Mieterinnen und ÖV-Nutzer, Zuwanderung sei an Dichtestress Schuld!! #MEI #abst14

Jonas Zürcher

Fabian Molina @molinafab Niemand hat die Absicht eine Mauer zu errichten. #abst14

Sebastian Dissler Was ist das eigentlich, “Dichtestress“? Wenn es dich stresst, dass du das Velo nicht mehr findest, weil du so dicht bist?

Simeon Marty Ich kann gar nicht so viel fressen wie ich kotzen möchte! Stefan Rüegger Liebe 50.3 Prozent Die NPD gratuliert euch zu eurem Erfolg.Ja, die Nazis gratulieren euch.

Dariusch Pour Mohsen Die SVP hat es geschafft! Jetzt gibt es 2050 zwar keine ganze Million Muslime in der Schweiz, aber Familien-Gangbang (mit anschliessendem Buurezmorge).

Merkt ihr was?

HD @hdzimmermann Von 5.2 Mio Wahlberechtigten Schweizern haben 1.5 Mio für die #MEI gestimmt, 1.4 dagegen, 2.3 Mio (!) weder noch #randomfact #abst14 Andrea Scheck Chers romands, chères romandes, sauvez-nous!

Jacqueline Fehr Klarer geht‘s nicht: Je mehr Ausländerinnen und Ausländer, desto klarer wurde die SVP-Initiative abgelehnt. Wenn die FDP und die CVP immer noch glauben, man müsse nur an der Repressionsschraube drehen, um die Leute wieder zurückzugewinnen, schaufeln sie der liberalen Schweiz definitiv das Grab.

Von Caspar Oertli

De Caspar Oertli

2014, mehr als fünf Jahre seit dem Ausbruch der Krise. Die Löhne ganz oben wachsen weiter, die Bourgeoisie kauft sich immer mehr Gold, Kunst und Edelsteine. Uns wird erzählt, hier gäbe es keine Krise. Doch die Lohnabhängigen und die Jugend in der Schweiz versinken immer mehr in den Schulden und müssen einen sinkenden Lebensstandard hinnehmen. Es ist also weniger die Frage, ob Krise oder nicht, sondern für wen ist Krise. Die 1:12-Initiative hat der entstandenen Wut einen Ausdruck verliehen und in ein Bewusstsein kanalisiert, welches die klaren Grenzen zwischen Unten und Oben, zwischen der Mehrheit der ArbeitnehmerInnen und den wenigen Konzernbossen mit ihren Handlangern aufgezeigt hat. Die Energie der 1:12-Initiative müssen wir nutzen, um wieder in die Offensive zu gehen und um die Partei weiter aufzubauen, damit wir in den kommenden Kämpfen eine entscheidende Rolle spielen können. Um eine ganzheitliche Antwort auf die Krise zu geben, brauchen wir ein klares sozialistisches Aktionsprogramm, welches Antworten auf die alltäglichen Sorgen und Nöte der Arbeitenden liefert und zeigt, wie sich diese Probleme tatsächlich lösen lassen: durch den Bruch mit der kapitalistischen Eigentumsordnung und Produktionsweise. Der JUSO muss genau bewusst sein, was sie will und wie sie dorthin kommt. Der Aufbau der JUSO ist der einzige Weg, um den Bürgerlichen eine echte Gefahr zu werden. Dazu muss die JUSO überall präsent sein, wo sich Widerstand regt: sei dies im Betrieb, in der Schule, in der Universität, im Quartier oder im Dorf. Wer in diesem Lande an soziale Gerechtigkeit denkt, soll lernen, dabei zuerst an uns zu denken. Um zu einer ernstzunehmenden Kraft zu werden, müssen wir eine politische Alternative bieten und legitime, populäre Forderungen aufstellen. Ansonsten droht unsere Praxis zu einem wilden Publicity-Spektakel zu werden. Unser Vorschlag für ein Aktionsprogramm soll dieser Arbeit als Kompass dienen, auf politischer wie auch auf strategischer Ebene.

Le programme d’action que nous avançons, pose la base pour le futur de la JS Suisse dans un contexte de crise et d’austérité. Il montre les différents aspects de la politique de crise de la bourgeoisie et donne des réponses aux défis principaux qui se posent pour notre parti après l’expérience formatrice et constructrice qu’était l’initiative 1:12. La pratique de la JSS doit montrer à la jeunesse, aux étudiants et aux jeunes travailleurs, par un ensemble de demandes de transition, que le socialisme est l’unique réponse à la crise. Le programme d’action vise à illustrer cela et en même temps, il figure comme guide politique au parti dans son action. C’est ainsi que nous poserons les bases pour la croissance de notre parti. Dans ces temps de crise, où la situation politique peut changer abruptement, il est urgent de construire un facteur de pouvoir dans les mains des travailleurs et des jeunes. Notre proposition de programme d’action indique les revendications politiques à avancer. Il esquisse les principaux champs de batailles qui s’annoncent. Seul avec une réponse claire et cohérente nous pourrions gagner la confiance et le soutien de la jeunesse. Nous, jeunes socialistes, voulons devenir le centre de toute protestation progressiste! Nous voulons incarner la résistance contre toute forme d'injustice, que cela soit des managers arnaqueurs, des videurs racistes, des maires obsédés par la propreté, ou des policiers violents. Qui pense à la justice sociale dans ce pays, devrait penser à nous en premier.


Merci David!

Die letzte Seite 12

Kristina Schüpbach

Der amerikanische Traum der Tellerwäscherkarriere ist in der JUSO noch möglich. Das hast du, David, uns allen bewiesen. Vor deiner Kandidatur für das JUSO-Präsidium kannte ich dich vor allem als unterhaltsamer «Chuchibueb» aus den JUSO-Lagern. Du gehörtest nie zu denjenigen, die sich mit komplizierten Theorien und Wörtern wie «real-existierendem sozialdemokratisch-reformistischen Keynesianismus» im Schwanzvergleich übten. Nicht weil du in diesen Diskussionen nicht mitreden könntest. Sondern weil du lieber ganz konkret politisierst, nahe bei den Leuten bist. Sei es auf der Strasse beim Unterschriften sammeln oder mit den JUSOs beim Bier. Du magst es bodenständig. Apropos Bier, als JUSO-Präsident reichte dir die Spaghetti-Sauce dann doch nicht mehr, um die Basis zu beeindrucken, da musste –  sehr zu meinem Missfallen – schon ein kräftiges Wachsbombensüppchen her. Beeindruckt hast du uns aber noch viel mehr mit deiner Ausdauer und deiner Hartnäckigkeit. Nach dem grossen Wechsel 2011 in der GL der JUSO glaubten alle, es könne mit der JUSO nicht mehr weiter bergauf gehen. Du hast all diese Ängste Lügen gestraft und gezeigt, dass die JUSO sehr wohl noch mehr kann: Wir haben unsere zweite Initiative in Rekordzeit gesammelt, zeitgleich einen grandiosen Abstimmungskampf geführt, unsere Mitgliederzahl weiter massiv gesteigert und unzählige Aktionen durchgeführt. Immer an vorderster Front mit dabei warst

du, immer einen provokativen Spruch für die Medien und ein motivierendes Witzli für die AktivistInnen parat. In der SP hast du dich und die JUSO als wichtige Kraft etabliert, welche nicht mehr überhört werden kann.

Nach drei Jahren gibst du das JUSOPräsidium ab. Aber verlassen wirst du uns nicht, du kämpfst weiter für unsere Idee, als Kantonsrat, als engagiertes SP-Mitglied – und als mehr oder minder ehrgeiziger Student!

Impressum Herausgeber: Infrarot – Infrarouge –Infrarosso – Infracotschen · Spitalgasse 34, PF 8208, 3001 Bern, www.juso.ch, www.jss.ch · Kontakt: infrarot@juso.ch, 031 329 69 99 · Redaktion: Kristina Schüpbach, Angelo Zehr, Stefan Rüegger Design & Layout: art.I.schock GmbH, Zürich, www.artischock.net · Druck: S & Z Print, 3902 Brig-Glis · Abo: Fr. 20.- / Jahr – Infrarot erscheint 4 Mal pro Jahr.

Infrarot Nr. 210  
Infrarot Nr. 210  
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