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Sommaire Introduction Des mythes pour quoi faire ? Les mythes, des récits sacrés D’un déluge à l’autre

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Le Proche-Orient En Égypte Les dieux incontournables Mi-homme, mi-animal Le mythe de la royauté Osiris ou la vie éternelle En Mésopotamie Grands et petits dieux L’épopée de la Création La quête de Gilgamesh Chez les Hittites Les divinités hittites Le mythe de Télipinu

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L’Europe gréco-latine Les Grecs La naissance du monde Zeus, dieu suprême de l’Olympe Les premiers pas de l’humanité Héra et Déméter

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Les enfers Poséidon, maître des eaux Apollon, le dieu des prophéties Athéna et Artémis Hermès et Dionysos Asclépios, le dieu guérisseur Les plus grands des héros Le destin de Thésée Des héros malheureux La guerre de Troie Le retour d’Ulysse Les dieux d’origine romaine L’épopée d’Énée La naissance de Rome

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L’Europe du Nord Germains et Vikings La création du monde Le règne d’Odin Les dieux nordiques Loki, Tyr et les monstres La fin du monde Les Celtes Des dieux innombrables Des animaux sacrés Des guerriers prodigieux Dieux, amour et royauté L’Autre Monde

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Les Amériques Les peuples de l’Arctique Le temps des origines Et le gibier fut Esprits et chamans Sous haute surveillance Chez les Amérindiens Des animaux créateurs Les grandes forces de l’univers Comment naissent les coutumes À l’écoute des ancêtres De drôles de héros En terre inca et aztèque La légende des quatre soleils Quetzalcóatl, le serpent à plumes Vers la terre promise Con Tici Viracocha, maître de l’univers Manco Capac et l’empire inca Les aventures de Tunupa Des animaux emblématiques

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Krishna le bien-aimé Dans l’ancienne Chine Les soubresauts du monde Yi, le nom des héros Chasseurs de démons Au Japon Les dieux descendent sur terre Le temps des empereurs Les héros du Levant

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L’Afrique Chez les Yoruba Et le monde fut créé Les orisha, des dieux secondaires Ifa, dieu des destinées Les ancêtres divinisés

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Index Crédits iconographiques Les auteurs

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L’Asie Chez les hindous La trinité divine Dieux et démons L’histoire du prince Rama

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La guerre de Troie

D

ans cette guerre, on ne sait pas quelle est la part du mythe et celle de l’histoire. Mais, à son propos, Homère a écrit une œuvre inoubliable : L’Iliade. En vingt-quatre chants, cette épopée raconte le siège et la prise de la ville de Troie, appelée Ilion par les Grecs.

L’histoire commence par un mariage : celui du roi de Sparte, Ménélas, et de la belle Hélène, fille de Léda et de Zeus. Les rois grecs (les Achéens) s’engagent à punir celui qui ne respecterait pas cette union. Pour rendre leur serment sacré, ils jurent sur le sang d’un cheval.

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Sur l’Olympe, les dieux s’amusent. Éris la Discorde organise un concours de beauté : le prix à gagner est une pomme d’or. Héra, Athéna et Aphrodite sont candidates. Zeus désigne le prince troyen, Pâris, comme juge. Aphrodite l’emporte car elle promet au Troyen de l’aider

à séduire Hélène, la plus belle femme du monde. Vexées, Héra et Athéna soutiendront les Grecs pendant le conflit. Pâris se rend à Sparte et profite un jour de l’absence de Ménélas pour enlever Hélène. Les rois grecs ont juré ; par solidarité, ils doivent déclarer la guerre à Troie.


L’Europe gréco-latine

Sous le commandement d’Agamemnon, un frère de Ménélas, la flotte grecque se réunit à Aulis. Mais aucun vent ne souffle. L’oracle leur apprend qu’Artémis exige le sacrifice d’Iphigénie, la fille d’Agamemnon. Mais, au dernier moment, elle l’épargne et la transforme en biche.

Pendant toute la guerre, les guerriers les plus valeureux s’affrontent en combats singuliers. Ceux qui opposent Hector le Troyen à Patrocle et Achille figurent parmi les plus célèbres. Beaucoup y trouvent la mort. Après dix ans de siège, le Grec Ulysse, roi d’Ithaque, a une idée : il fait construire

Les Grecs

un énorme cheval de bois, le fait déposer sur la plage et ordonne aux vaisseaux grecs de se retirer. Les Troyens se croient vainqueurs et tirent le cheval dans la ville. Mais Ulysse et des guerriers sont cachés à l’intérieur. De nuit, ils sortent et ouvrent les portes de la cité aux leurs. Troie est prise et anéantie.

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Les dieux nordiques

C

hez les Ases (dont le nom signifie “ force vitale ”), Odin et Tyr se distinguent par leur intelligence et leurs pouvoirs magiques ; les guerriers Baldur, Bragi, Ullur et Thor incarnent en revanche la force à l’état brut. Les dieux Vanes protègent la nature et la vie sous toutes ses formes.

Thor, le gardien de la paix Fils d’Odin et de la déesse-terre Jörd, Thor est le dieu Ase le plus sympathique. Il garde la demeure des dieux et se bat continuellement contre les géants. Son arme est un marteau, Mjöllnir, qui, tel un boomerang, revient toujours dans sa main après avoir réduit en miettes l’ennemi, le tout dans un déchaînement d’éclairs et de tonnerre. Avec son marteau magique, Thor bénit aussi les mariages et favorise la vie. Ce grand rouquin est le meilleur ami de l’homme. C’est à lui qu’on fait appel lorsque le danger se fait menaçant.

Heimdallur, veilleur des dieux Ce fils d’Odin a neuf mères, toutes sœurs ! Il habite sur le pont Bifröst, en forme d’arc–en–ciel, qui relie la terre au ciel, et y monte la garde, nuit et jour. Son ouïe est si fine qu’il entend pousser l’herbe et la laine des moutons. Dès qu’il aperçoit l’ombre d’un géant, ce dieu Ase souffle dans son cor, Gjallarhorn, qui résonne dans le monde entier.

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Ullur, le grand sportif Ce beau-fils de Thor est le dieu Ase de l’hiver et de la chasse. Il a tout du sportif : séduisant, martial, il excelle dans l’art du tir à l’arc, du patinage et du ski. On prête serment sur son anneau, engageant ainsi son honneur.


L’Europe du Nord

Germains et Vikings

Bragi et Idhunn Bragi, fils d’Odin, est le dieu Ase de l’éloquence. Sa femme, Idhunn, possède des pommes de jouvence qui empêchent les dieux de vieillir. Elle les conserve précieusement dans un coffre jusqu’au jour où un géant vient l’enlever, elle et son trésor, par la faute de Loki (voir p. 92). Condamné à les récupérer, celui-ci se transforme en faucon et ramène Idhunn changée en noix pour voler plus léger!

Freyr Dieu de la fécondité, il gouverne la pluie, le beau temps et les cultures. C’est le dieu Vane le plus important. Les Alfes clairs lui ont donné un bateau magique – qui se plie et tient dans une poche – et le sanglier aux soies d’or qui tire son char. Un jour, amoureux fou de la belle géante Gerdur, il confie son épée à son serviteur puis oublie de la récupérer. Il s’en mordra les doigts à la fin du monde… Baldur, une innocente victime Beau et pur, ce fils d’Odin a un destin tragique. Il rêve plusieurs fois qu’il va mourir. Pour le protéger, sa mère, Frigg, demande à tous les êtres vivants de ne lui faire aucun mal. Tous promettent ; Baldur devient en théorie invulnérable. C’est compter sans le méchant Loki qui se déguise en femme et confesse Frigg. Elle lui révèle ne pas avoir fait jurer le gui, si frêle. Un jour où les dieux s’amusent à viser Baldur, Loki glisse dans la main d’Hödur, un dieu aveugle, une flèche de gui. Hödur tire et aussitôt Baldur s’écroule, foudroyé.

Freyja Fille de Njördur, le dieu Vane de la mer et du vent, et sœur de Freyr, c’est la Vénus nordique. Elle est très belle et tous les géants sont amoureux d’elle. Elle se partage avec Odin les morts valeureux. Vendredi est son jour !


ASIE

Les peuples de l’Arctique

L

SIBÉRIE

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110

e it d

ALASKA

Aléoutes, Yupit et Inupiat d’Alaska Ces peuples, qui vivent de l’autre côté du détroit de Béring, pratiquent, comme les Inuit, la chasse aux grands mammifères marins – notamment la baleine et le morse. Ils confectionnent des masques rituels. Inuit du Nord canadien Au Canada, les populations inuit présentent d’importantes différences régionales. Au cours des années 1970, ces groupes se sont unis afin de réaliser un projet commun, en partie atteint en 1999 : la création d’un immense territoire autonome, le Nunavut.

Inuit de l’île Victoria.

Inuit du Québec.

Inuit de la Terre de Baffin.

Bér

tro

Yupiget, Yuit et Cut de Sibérie À la différence des Cut (extrême nord-est de la Sibérie), chez lesquels on trouve des éleveurs de rennes, les Yupiget et les Yuit sont des chasseurs de gibiers marins. Tous partagent un grand nombre de coutumes avec les Inuit.

Aléoutes.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, les Européens appelèrent Esquimaux les peuples de l’Arctique, ce qui signifie “ceux qui parlent une langue étrangère”. Les premiers voyageurs avaient emprunté ce terme aux Amérindiens. Depuis les années 1970, les peuples de l’Arctique exigent qu’on les nomme Inuit (“êtres humains”), comme ils se désignent eux-mêmes.

ing

Cut de Sibérie.

Inupiat.

Mal nommés

Oc

Î le

es Inuit sont les derniers peuples nomades d’Asie à avoir franchi l’étroite bande de terre qui reliait ce continent à l’Amérique, il y a près de huit mille ans. Ils se sont installés le long des côtes arctiques, de la Sibérie au Groenland. Actuellement, leurs descendants représentent environ 120 000 personnes, disséminées en petits groupes sur plus de 25 000 km.


Les Amériques

Les peuples de l’Arctique

GROENLAND

Oc éa nG lac ial arc tiq ue

Groenlandais de l’Ouest. Île Victoria

Terre de Baffin

CANADA

Québec

Kalaallit du Groenland Le terme de Kalaallit désigne les différents groupes inuit du Groenland qui disposent, depuis les années 1970, d’une certaine autonomie. Ils ont ainsi la possibilité d’affirmer leurs traditions culturelles.

Une tradition orale AMÉRIQUE

D’anciens chasseurs nomades Même si les Inuit d’aujourd’hui vivent pour la plupart dans de petites communautés sédentaires, il y a peu de temps encore, leurs ancêtres étaient nomades et bivouaquaient dans la toundra. Ils survivaient grâce à la chasse. C’est pourquoi leurs mythes traduisent les croyances d’un peuple de chasseurs itinérants. Et comme tous ces groupes vivent loin les uns des autres, chacun a fini par proposer sa propre version des grands mythes inuit ; les récits varient ainsi beaucoup d’une région à l’autre.

Ataataak, unikkaaqtualaurit : «Papa, raconte une histoire !» Chez les Inuit, les mythes ont toujours été retransmis oralement d’une génération à l’autre. Jadis, les conteurs les récitaient sous l’igloo, le soir ou les jours de mauvais temps. Aujourd’hui, cela se passe le plus souvent à l’école. Avant de commencer, le conteur indique de qui il tient son histoire. Ses gestes et ses mimiques en disent presque autant que ses paroles ! Et comme ces récits sont généralement très longs, il choisit certains épisodes qui lui semblent, sur le moment, les plus appropriés. C’est pourquoi, pendant longtemps, les voyageurs européens ont eu du mal à comprendre la mythologie inuit, n’y voyant que des récits sans queue ni tête.

Encyclo mytho  
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