Femmes 274

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Santé

AMOUR, CERVEAU ET CORPS : QUAND LES ÉMOTIONS

S’IMPRIMENT DANS LA CHAIR

Focus

RÉSISTER, NÉGOCIER, PRÉSERVER : LES SYNDICATS

AU CŒUR DU COMPROMIS LUXEMBOURGEOIS

Inspiration

Précilla Cavaleri

L’APPEL DE L’INVISIBLE

Catarina Barbosa

ALORS ON DANSE…

« Pour moi, l’amour du métier passe par le respect, l’attention portée aux autres et l’engagement. »

Patricia Greisch, Dirigeante de GR IMMOTRUST

REGARDS CROISÉS sur un monde en mouvement

Février est un mois charnière. Ni tout à fait l’hiver, ni déjà le printemps, il impose un rythme plus intérieur, plus réflexif. C’est dans cet entre-deux que s’inscrit ce numéro, pensé comme un espace de respiration, mais aussi de lucidité. Un magazine qui observe le monde tel qu’il est, sans fard, tout en laissant une place essentielle à l’élan, à la création et à l’intime.

Voyager, d’abord, autrement. Avec Bali, ce n’est pas une carte postale que nous ouvrons, mais une plongée dans une spiritualité vécue, incarnée, loin du folklore. Une invitation à ralentir, à écouter ce qui ne se voit pas toujours. Cette sensibilité traverse le magazine à travers des parcours féminins qui ont fait le choix d’une trajectoire assumée. Qu’il s’agisse de Nathalie Neumann, pilote luxembourgeoise avançant dans un univers encore largement masculin, ou de Précilla Cavaleri, dont le chemin intérieur a bouleversé une carrière toute tracée, ces portraits racontent une même chose : la liberté ne se décrète pas, elle se construit.

La création et le corps occupent aussi une place centrale. La danse, avec Catarina Barbosa, devient langage, affirmation, mouvement vital. La beauté, elle, se fait technologie et soin, pensée pour accompagner les saisons et leurs agressions silencieuses. Même le design intérieur se dépouille, cherchant la continuité, l’essentiel, comme une réponse esthétique à un monde saturé.

Mais février ne serait pas complet sans un regard frontal sur les tensions de notre époque. Géopolitiques, sociales, économiques : elles traversent ce numéro avec exigence. De l’analyse du projet américain vis-à-vis de l’Union européenne aux enjeux syndicaux au Luxembourg, en passant par le coût de l’énergie ou les mutations des modèles économiques, nous avons fait le choix du fond, du décryptage, du temps long.

Enfin, en ce mois de février marqué par la Saint-Valentin, nous avons voulu dépasser les symboles pour interroger ce que l’amour fait réellement au corps et à l’esprit. Aimer, aussi, est un engagement. Ce numéro de février est à cette image : multiple, contrasté, ancré dans le réel, mais ouvert. Un magazine pour penser, ressentir et, peut-être, ajuster sa trajectoire.

Excellente découverte, Maria Pietrangeli

Tendances Lifestyle

Société

FEMMES N°274

EN COUVERTURE :

Catarina Barbosa est une danseuse et chorégraphe contemporaine basée au Luxembourg. Co-fondatrice de la compagnie

AWA As We Are, elle développe un travail sensible autour du corps, de l’identité et des relations humaines. Elle s’impose aujourd’hui comme une figure engagée de la scène chorégraphique luxembourgeoise.

Direction artistique :

Dorothée Dillenschneider et Julie Kieffer

Photographie : David Angeletti

Coiffure et maquillage : Melina Mua

Lieu : Trois C-L, Maison pour la danse

Doudoune : American Vintage

Chaussures : Autry / Body : From Future Vêtements prêtés par Galeries Lafayette.

Distribution

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Découvrez la liste complète de nos points de distribution sur notre site web, rubrique « où trouver le magazine ».

Société éditrice

WAT Éditions Sàrl - 74, rue Ermesinde, L-1469 Luxembourg

Tél.: +352 26 45 85 86 - redaction@femmesmagazine.lu

Ours

DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF

Maria Pietrangeli maria.pietrangeli@femmesmagazine.lu

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE

Alina Golovkova alina.golovkova@femmesmagazine.lu

RÉDACTEURS

Marc Auxenfants / Diana Dobrescu / Dorothée Dillenschneider / Fabien Grasser / Julie Kieffer / Kevin Martin / Karine Sitarz

DIRECTRICE COMMERCIALE

Julie Kieffer julie.kieffer@wateditions.lu

CONSEILLERS EN COMMUNICATION

Christelle Clero christelle.clero@wateditions.lu Aymeric Grosjean aymeric.grosjean@wateditions.lu Kevin Martin kevin.martin@wateditions.lu

DIRECTRICE ARTISTIQUE

Dorothée Dillenschneider studio2@wateditions.lu

Web et réseaux sociaux

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20 000 EXEMPLAIRES par édition et 11 éditions par an.

Toute reproduction de ce magazine, même partielle, est interdite.

Catarina Barbosa

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(1) En moyenne dans un flacon 30ml. (2) Technologie Pro-Radiance7 = Aphloiol + Syringa + Algue arc-en-ciel + Micro-perles. Action sur les tâches, l’éclat, la transparence, le lissage du grain de peau, la réflexion de la lumière, l’uniformité et la fraîcheur du teint. (3) Innovation chez Yves Rocher. (4) Rides et ridules réduites, l’apparition des futures rides retardée, peau réparée, redensifiée, revitalisée, raffermie, plus élastique, les contours du visage sont lissés et comme resculptés. (5) Auto-scorage sur 110 cas après 28 jours d’application biquotidienne. *Source : Kantar Worldpanel. Total Acheteuses. Année 2024. N°1 en valeur.

Au Luxembourg, février s’installe comme un mois à part, fait de matins givrés, de lumières pâles et de journées rythmées par le froid, le vent et les intérieurs surchauffés. La peau, elle, encaisse en silence, jusqu’à ce que le miroir révèle un teint moins lumineux, des traits froissés ou une sensation d’inconfort persistante. Dans ce Grand-Duché au rythme soutenu, l’hiver agit comme un révélateur cutané, mais aussi comme une opportunité. À l’abri des expositions solaires, cette saison devient idéale pour réparer, renforcer et anticiper, grâce aux technologies esthétiques de pointe. Zoom sur cinq techniques de nouvelle génération qui promettent une peau plus forte, plus lumineuse et durablement accompagnée.

Rédaction : Alina Golovkova

La luminothérapie LED : compenser le manque de lumière

En hiver, la peau manque autant de lumière que d’énergie. La luminothérapie LED agit comme un substitut bienveillant au soleil absent, en stimulant les mécanismes naturels de réparation cutanée. Douce, progressive et non invasive, elle s’impose comme un soin d’entretien intelligent, particulièrement adapté aux mois froids.

Le principe : La LED repose sur l’utilisation de différentes longueurs d’onde lumineuses qui pénètrent la peau à des profondeurs variables. La lumière rouge stimule la production de collagène et d’élastine, améliorant la fermeté et la densité cutanée. La lumière bleue cible les bactéries responsables de l’acné, tandis que d’autres teintes favorisent l’apaisement, la réparation et l’éclat. Sans chaleur ni douleur, la peau entre dans un processus de régénération naturelle, séance après séance.

Les indications : La luminothérapie LED convient à tous les types de peau, y compris les plus sensibles. Elle est idéale pour les teints ternes, les peaux fatiguées, sujettes aux rougeurs ou aux imperfections légères. En hiver, elle s’adresse aussi à celles qui souhaitent préserver la qualité de leur peau

sans l’agresser, ou prolonger les effets d’un autre soin technologique.

Microneedling : régénérer

quand la peau se met au repos

L’hiver est une saison de réparation. Moins exposée aux UV, la peau tolère mieux les soins de stimulation profonde. Le microneedling s’inscrit parfaitement dans cette logique, en travaillant la peau de l’intérieur pour améliorer durablement sa texture et son éclat.

La technologie en action : À l’aide de micro-aiguilles ultra fines, le microneedling crée de minuscules perforations contrôlées dans la peau. Ces micro-canaux déclenchent une réponse naturelle de cicatrisation, stimulant la production de collagène et d’élastine. Ils favorisent également la pénétration d’actifs ciblés comme l’acide hyaluronique, les vitamines ou les peptides, renforçant l’efficacité globale du soin.

Les profils de peau concernés : Ce soin s’adresse aux peaux marquées par les premières rides, les pores dilatés, les cicatrices d’acné ou un grain de peau irrégulier. En hiver, il est particulièrement recommandé à celles qui souhaitent entreprendre un travail de fond, avec des résultats progressifs mais visibles.

Une légère rougeur peut apparaître après la séance, mais elle reste transitoire et compatible avec une vie sociale normale.

HIFU : redessiner sans transformer

Lorsque le relâchement commence à se manifester, le HIFU offre une alternative crédible aux solutions plus invasives. Cette technologie agit en profondeur, là où peu de soins esthétiques non chirurgicaux peuvent intervenir.

Au cœur de la technologie :

Le HIFU utilise des ultrasons focalisés de haute intensité pour cibler les couches profondes de la peau, jusqu’aux structures de soutien du visage. L’énergie délivrée provoque une contraction immédiate des tissus et stimule la production de nouveau collagène. Les résultats apparaissent progressivement, au fil des semaines, avec un effet tenseur naturel.

Quand y recourir ? Le HIFU s’adresse aux peaux présentant un relâchement léger à modéré, notamment au niveau de l’ovale du visage, du cou ou du bas des joues. Février constitue un moment stratégique pour ce soin, car les résultats se révèlent pleinement à l’approche du printemps, sans éviction sociale ni modification des expressions.

Morpheus8 : restructurer

la peau en profondeur

Plus intense et plus technique, Morpheus8 s’impose comme l’un des soins les plus complets de la médecine esthétique moderne. Il s’adresse à celles qui recherchent une amélioration visible et durable de la qualité de la peau.

Le protocole : Morpheus8 associe le microneedling à la radiofréquence fractionnée. Les micro-aiguilles pénètrent la peau et diffusent une énergie thermique en profondeur, provoquant un remodelage des tissus. Cette double action stimule puissamment le collagène, raffermit la peau et améliore sa texture globale.

En hiver, à l’abri des expositions solaires, cette saison devient idéale pour réparer, renforcer et anticiper, grâce aux technologies esthétiques de pointe.

Pour quels besoins ? Ce soin est indiqué pour les peaux relâchées, marquées par les rides, les cicatrices ou une perte de densité. Il nécessite quelques jours de récupération, ce qui en fait un candidat idéal pour la saison hivernale. À l’abri du soleil et des contraintes sociales estivales, la peau peut se reconstruire dans des conditions optimales.

Les skinboosters : hydrater la peau de l’intérieur

Moins spectaculaires mais redoutablement efficaces, les skinboosters incarnent cette nouvelle approche de l’esthétique qui privilégie la qualité de peau plutôt que la correction visible. Très en vogue ces derniers mois, ils séduisent par leur capacité à restaurer l’hydratation profonde et l’élasticité cutanée, sans modifier les volumes ni les traits.

La science derrière le soin : Les skinboosters reposent sur des micro-injections d’acide hyaluronique faiblement réticulé, directement dans le derme. Contrairement aux injections volumatrices, l’objectif n’est pas de repulper, mais d’améliorer la texture, la souplesse et la luminosité de la peau. L’acide hyaluronique agit comme une éponge biologique, attirant et retenant l’eau, tout en stimulant progressivement la production de collagène.

À qui s’adressent-ils ? Cette technique s’adresse aux peaux déshydratées, froissées ou en perte d’éclat, sans relâchement majeur. Elle est particulièrement indiquée en hiver, lorsque la peau souffre du froid et du chauffage. Les skinboosters conviennent aussi bien aux peaux jeunes en prévention qu’aux peaux matures en quête d’un coup d’éclat durable, sans transformation visible ni éviction sociale.

Février, le mois idéal pour se faire un vrai cadeau

Et si la Saint-Valentin devenait l’occasion d’un geste différent ?

Un cadeau que l’on s’offre à soi-même ou que l’on reçoit, non pas pour une soirée, mais pour les mois à venir. Ces soins technologiques ne promettent pas la jeunesse éternelle, mais une peau accompagnée, soutenue et respectée dans son évolution.

ON A TESTÉ POUR VOUS !

Monika Heiligmann Paris

Kiss me! Froid mordant, air sec et journées encore courtes : en février, les lèvres sont mises à rude épreuve. Pour les accompagner au cœur de l’hiver, la marque Monika Heiligmann s’est invitée dans notre Beauty Lab. Pendant plusieurs semaines, quatre testeuses ont intégré ces soins à leur routine quotidienne.

Textures, gestuelle, sensations… place aux impressions et aux avis sans filtre.

Les produits testés

Baume à lèvres

régénération profonde

Brillant à lèvres

Élixir de volume

teinte Rose de Paris

Masque de nuit perfecteur

JEU CONCOURS !

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L 'AVISDE L' I N FLUENCEUS E

« J’ai testé la gamme Monika Heiligmann et je suis conquise ! Mes lèvres sèches d’hiver ont enfin trouvé leur allié : le baume hydrate parfaitement et apporte un confort durable tout au long de la journée. Le brillant Rose de Paris fait pétiller mes lèvres avec élégance, et le masque de nuit est un vrai bonheur au réveil, laissant mes lèvres douces et nourries. Le petit miroir et la trousse de voyage sont très pratiques pour les retouches où que je sois. »

« Cette ligne lèvres a été une vraie révélation : en plein hiver, à la montagne, avec des lèvres très gercées, j’ai d’abord réparé avec un soin de pharmacie, puis intégré ces produits pour hydrater et reconstruire mes lèvres; j’ai rarement eu les lèvres aussi douces et hydratées. J’aime appliquer le masque de nuit sous mon masque LED ; l’efficacité est tout simplement bluffante. On oublie trop souvent que les lèvres sont l’une des premières zones à marquer avec le temps. Pensez-y. »

« Le baume à lèvres est incroyable. J’applique du baume à lèvres depuis toute petite et c’est la première fois que les effets hydratants durent toute la journée. Le masque de nuit fonctionne également ! Sur le long terme, mes lèvres restent roses et sans peaux mortes. Petit bémol : le packaging s'est cassé à la deuxième utilisation. L’élixir de volume sent bon le chocolat et repulpe légèrement les lèvres (je n’y croyais pas). Rien à redire : c’est chic, c’est élégant, c'est efficace. Foncez. »

« Un trio d’exception qui apporte un soin profond et une touche de glow ! Le masque de nuit a pris sa place dans ma routine du soir, tandis que le brillant à lèvres m’accompagne tout au long de la journée. Le baume à lèvres procure une sensation de fraîcheur immédiate grâce à son embout en métal, particulièrement agréable à l’application. Le packaging sublime, les teintes douces et le design raffiné viennent confirmer la grande qualité des produits et justifier leur prix. J’ai toujours pris soin de mes lèvres, mais avec les produits Monika Heiligmann, on passe clairement à un autre niveau. »

katyazullo
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La Saint-Valentin,

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Beauté

Black Rose Serum, l’éclat en flacon

Véritable concentré de lumière, le Black Rose Serum s’impose comme l’un des soins emblématiques de Sisley. Sa promesse ? Redonner à la peau son éclat originel tout en lissant visiblement les traits. Dès l’application, la texture soyeuse glisse sur l’épiderme et délivre une sensation immédiate de confort, presque enveloppante. Au cœur de la formule, l’extrait de rose noire, signature de la gamme, agit comme un booster d’éclat : le teint paraît plus frais, plus reposé, comme après une nuit réparatrice. Utilisé quotidiennement, le sérum aide à estomper les signes de fatigue, affine le grain de peau et prépare idéalement le visage à recevoir les soins suivants. Pensé comme un geste essentiel, il s’adresse à celles et ceux qui cherchent un rituel efficace, sensoriel et exigeant, où performance rime avec plaisir. Plus qu’un sérum, un allié beauté du quotidien, à mi-chemin entre soin expert et instant de luxe discret.

LE TEMPS sous contrôle

Et si la technologie devenait notre meilleure alliée beauté ?

Avec Time Control 7+, Talika fait entrer les gestes experts de l’institut dans la salle de bain. Pensé pour accompagner les femmes dans leur rapport au temps, cet appareil d’électrobeauté propose une réponse globale aux signes de l’âge, sans contrainte ni rendez-vous. Lumière, micro-courants et vibrations se combinent pour lisser les traits, raffermir la peau et raviver l’éclat du teint. Une approche progressive, qui privilégie la régularité aux promesses spectaculaires, et s’intègre naturellement à la routine quotidienne. Plus qu’un simple appareil, Time Control 7+ s’inscrit dans une nouvelle vision du soin : connectée, accessible et rassurante. Celle d’une beauté qui accompagne le temps qui passe, sans chercher à l’arrêter, mais à mieux le vivre.

MY CRUSH, LE MAT QUI CHANGE TOUT

Intense sans être rigide, mat sans jamais assécher : avec My Crush, PUPA Milano inaugure une nouvelle génération de rouge à lèvres. Pensée comme une seconde peau, cette formule velvet délivre une couleur immédiate, lumineuse et légère dès le premier passage. La texture glisse sur les lèvres, les enveloppe d’un voile doux et laisse un fini mat soyeux, loin des sensations de tiraillement. Au cœur de la formule, des huiles émollientes et un extrait d’avocat assurent souplesse et hydratation, tandis que des pigments high-tech épousent les mouvements des lèvres pour une tenue homogène. Présenté dans un écrin pastel aux lignes arrondies, élégant et pratique, My Crush est développé et fabriqué en Italie, sans ingrédients d’origine animale et testé dermatologiquement. Il incarne une vision moderne de la beauté, performante, sensorielle et responsable.

Rétinol haute précision, PROMESSE

ACCÉLÉRÉE

Avec son nouveau Concentré Correcteur Rides et Taches A+, Shiseido affine son expertise du rétinol. Issu de plus de 30 ans de recherche, ce soin ciblé revendique une efficacité visible en seulement une semaine sur les rides profondes et les taches pigmentaires, selon des essais cliniques. Au cœur de la formule : le Rétinol Pur de la marque, reconnu au Japon comme actif quasi-médicamenteux, associé au SafflowerRED breveté pour former le complexe Pure Retinol Advanced, annoncé jusqu’à 32 % plus performant que le rétinol seul. Pensé pour les peaux matures, le concentré agit là où le vieillissement s’installe durablement, en renforçant la résilience du derme supérieur, fragilisé par le temps. Sa texture à absorption rapide promet un effet à la fois raffermissant, lissant et éclaircissant, sans compromis sur le confort.

ÉLIXIR DE CARACTÈRE

Avec Signature Elixir, Montblanc approfondit l’art de la parfumerie au féminin. Cette nouvelle fragrance révèle la facette la plus intense et magnétique de la collection Signature. Pensé comme une empreinte olfactive, le parfum évoque une signature posée sur un papier précieux : affirmée, élégante, inoubliable. L’orchidée rouge ouvre la composition avec éclat et exotisme, avant de laisser place à un cœur de vanille absolue, crémeuse et enveloppante, subtilement réchauffée par des résines sensuelles. En fond, les bois ambrés prolongent le sillage avec profondeur. Habillé d’un dégradé rouge incandescent et coiffé du capot noir orné de l’emblème Montblanc, le flacon incarne cette opulence maîtrisée. Signature Elixir célèbre une féminité confiante, où le luxe s’impose comme une évidence.

Caudalie s’ancre au cœur du Marais

Caudalie, pionnière de la vinothérapie, réinvente son rapport à Paris en inaugurant un nouveau siège au cœur du Marais, mêlant patrimoine architectural et ambition contemporaine. Imaginé par les fondateurs Mathilde et Bertrand Thomas, cet ensemble de plus de 5 000 m² réunit deux hôtels particuliers historiques et un bâtiment industriel réhabilité, baigné de lumière grâce à une façade vitrée. Plus qu’un simple espace de travail, le lieu se vit comme une expérience immersive du bien-être. Un spa urbain Vinothérapie® propose des soins inspirés de la vigne et des barriques, tandis qu’un club de yoga ouvre pour la première fois cette pratique holistique au public. Un pôle événementiel de 630 m² complète l’ensemble, favorisant les rencontres entre créatifs et entrepreneurs. Caudalie affirme ainsi son essor international tout en réaffirmant son identité, entre art de vivre et innovation.

AMOUR, CERVEAU ET CORPS : QUAND LES ÉMOTIONS

S’IMPRIMENT

DANS LA CHAIR

Palpitations, euphorie, manque, apaisement ou effondrement : l’amour ne se contente pas de bouleverser nos émotions, il engage aussi profondément le corps.

Derrière la passion comme derrière la rupture, se déploie une mécanique biologique et psychique où hormones, cerveau et système nerveux interagissent étroitement. Ces réactions sont-elles toujours anodines ? L’amour protège-t-il réellement du stress ou peut-il, au contraire, fragiliser l’équilibre physique et mental ? Charlotte

Fossoul, psychologue clinicienne et coach relationnelle, décrypte les effets de l’attachement amoureux et aide à distinguer les liens qui apaisent de ceux qui épuisent.

Rédaction : Alina Golovkova

Que se passe-t-il dans le cerveau et le corps lorsque nous tombons amoureux ?

Lorsque débute une relation amoureuse, deux grands phénomènes se produisent simultanément. Le premier est chimique : le cerveau libère des neurotransmetteurs impliqués dans le plaisir et la récompense, très proches de ceux observés dans les comportements addictifs. Cela explique la recherche intense de l’autre, les pensées envahissantes, parfois les insomnies, souvent vécues de manière positives et excitantes.

Le second phénomène concerne le fonctionnement cérébral. Certaines zones émotionnelles prennent le pas sur les zones rationnelles : le jugement critique et la méfiance diminuent, l’autre est idéalisé et les décisions sont guidées davantage par l’émotion que par l’analyse. C’est un fonctionnement très instinctif, presque « animal », qui fait partie intégrante de l’état amoureux.

Quelles hormones et substances sont principalement impliquées ?

La dopamine joue un rôle central dans l’excitation, l’euphorie et la motivation. Elle agit rapidement et renforce le désir de proximité et de contact avec l’être aimé. D’autres hormones, comme l’ocytocine, interviennent à une échelle plus globale. L’ocytocine est liée à l’attachement, à la sexualité et au lien affectif. Elle se libère notamment lors de contacts physiques prolongés, comme les câlins, et procure un sentiment de sécurité et de bien-être. Les endorphines, quant à elles, agissent comme des antidouleurs naturels et participent également à la sensation de détente et de bonheur.

Ces effets sont-ils temporaires ou durables ?

Les manifestations les plus intenses correspondent au début de la relation, souvent sur plusieurs mois. Toutefois, certaines sécrétions hormonales et leurs effets peuvent s’étendre sur une période plus longue, parfois jusqu’à un an. Avec le temps, les besoins

UNE RELATION DEVIENT DÉLÉTÈRE LORSQU’ELLE EXIGE DE RENONCER À SOI POUR PRÉSERVER LE LIEN.

évoluent : les hormones liées à la stabilité, à la sécurité et à la construction du lien prennent le relais. La relation s’inscrit alors davantage dans la durée, avec une recherche de confort, de protection et de fiabilité émotionnelle.

L’amour a-t-il un impact mesurable sur le stress et le sommeil ?

Oui, mais cet impact dépend fortement de la qualité de la relation. Une relation sécurisante et équilibrée peut apaiser le système nerveux et réduire le stress. À l’inverse, une relation conflictuelle ou anxiogène entretient une production élevée de cortisol, l’hormone du stress. Cela peut entraîner des troubles du sommeil, des difficultés digestives, des variations de l’appétit ou un épuisement émotionnel.

Une relation affective stable peut-elle protéger la santé à long terme ?

Lorsqu’elle repose sur le respect, la communication et le soutien mutuel, une relation stable peut constituer un véritable facteur de protection. Elle offre un sentiment de sécurité intérieure, conduit vers de meilleures habitudes de vie et contribue à limiter l’impact du stress quotidien. À l’inverse, une relation marquée par l’insécurité ou la peur constante de perdre l’autre peut devenir un facteur de fragilisation.

Un chagrin d’amour peut-il provoquer de véritables symptômes physiques ?

Oui. Un chagrin d’amour est une forme de perte, avec une rupture des repères et des projections. Selon l’histoire personnelle et les ressources émotionnelles de chacun, cette perte peut se traduire par des symptômes physiques marqués. Le lien entre pensées, émotions et corps est très étroit : une émotion intense non élaborée peut s’exprimer directement à travers le corps s’il ne lui est pas permis de s’exprimer par la parole ou la mentalisation.

Le « syndrome du cœur brisé » correspond-il à une réalité médicale ?

Il existe une pathologie cardiaque liée à un stress émotionnel intense, qui peut survenir après un choc brutal comme une rupture soudaine ou un deuil. Les symptômes ressemblent à ceux de l’infarctus, même s’ils sont généralement réversibles. Cette réaction doit toutefois être prise au sérieux et faire l’objet d’une prise en charge médicale.

Pourquoi certaines ruptures provoquent-elles des réactions corporelles si violentes ?

Le corps peut réagir avant même que la situation ne soit comprise consciemment. Des expériences passées peuvent conditionner des réponses automatiques : palpitations, angoisse, tensions. Il s’agit d’une mémoire émotionnelle du corps, qui associe inconsciemment certaines situations à des vécus antérieurs douloureux.

Existe-t-il des profils plus vulnérables aux effets somatiques de l’amour ?

Oui. Le premier lien d’attachement, vécu dans la petite enfance, joue un rôle déterminant. Un attachement insécurisant peut rendre plus vulnérable aux pertes affectives à l’âge adulte. Tout comme des antécédents de traumatismes relationnels passés (trahison, rejet, abandon, etc.), certaines personnes ont également davantage tendance à somatiser, c’est-à-dire à exprimer leurs émotions par le corps plutôt que par la pensée ou la parole.

À partir de quand une relation devient-elle délétère pour la santé ?

Lorsqu’elle génère un stress permanent, une hypervigilance ou une peur constante de déplaire ou de perdre l’autre. La relation devient problématique quand une personne renonce progressivement à ses besoins, ses limites ou son identité pour préserver le lien. C’est aussi le cas lorsque son estime de soi est atteinte à force de dévalorisation ou que la relation isole la personne de ses proches ou de toute autre vie sociale que la relation de couple.

Comment distinguer un attachement sain d’une dépendance affective ?

Dans un attachement sain, chacun conserve son identité, sa capacité à s’autoréguler émotionnellement et à vivre des désaccords sans menace intérieure. Dans la dépendance affective, l’estime de soi s’effrite, l’anxiété domine et la relation devient la principale source de sécurité, au détriment de l’équilibre personnel.

Le corps garde-t-il la mémoire des relations amoureuses passées ?

Oui. Le corps apprend par répétition et peut mettre en place des réactions automatiques. Toutefois, de nouvelles expériences affectives positives peuvent progressivement modifier ces réponses et réorganiser le fonctionnement sensoriel, cognitif et émotionnel.

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Mode

ALAÏA FACE À DIOR : anatomie d’une obsession couture

À Paris, la mode se lit en coupe et en volume. Deux expositions concomitantes révèlent le dialogue silencieux entretenu toute sa vie par Azzedine Alaïa avec Christian Dior. À la Fondation Azzedine Alaïa, Azzedine Alaïa et Christian Dior, deux maîtres de la haute couture met en regard, jusqu’au 24 mai, une trentaine de silhouettes Dior (1947-1957) et l’approche sculpturale du couturier franco-tunisien. En écho, la Galerie Dior dévoile, jusqu’au 3 mai, plus de cent pièces issues de sa collection personnelle, accompagnées d’archives inédites. Un face-à-face d’initiés, où la taille devient point d’ancrage et le vêtement, architecture absolue.

Rédaction :

SKIWEAR : la neige en technicolor

Avec sa première collaboration ski, Farm Rio apporte une bouffée d’air frais au vestiaire de montagne. Associée à Whitespace, la marque injecte ses imprimés vibrants et sa palette solaire dans des pièces techniques pensées pour la performance. Combinaisons, doudounes et accessoires détonnent par leurs couleurs, rompant avec le minimalisme habituel des pistes. Un skiwear expressif, joyeux et assumé. La preuve que la mode peut aussi s’éclater en altitude.

© Farm Rio & Whitespace
© Laziz Hamani

QUAND SÉZANE

RENCONTRE

SEA NY : la tentation bohème

Pour leur troisième collaboration, Sézane et Sea NY signent un bohème d’auteur, affranchi des effets de buzz. Patchworks savamment dosés, broderies au charme presque intime, volumes prairie assumés : ici, le vêtement raconte une histoire, se vit, se garde. Entre la rigueur parisienne et l’instinct new-yorkais, la capsule revendique une féminité sensible, cultivée, pensée pour des garde-robes déjà construites, et des femmes qui n’ont plus besoin d’en faire trop pour être remarquées.

© & Other Stories
L’imprimé Bambi, l’animalier le plus doux de la nouvelle année

Avant d’investir les podiums, l’imprimé Bambi a d’abord fait une entrée remarquée… sur les ongles. En fin d’année dernière, les bambi nails – motifs tachetés, tons caramel, beige et brun – ont fleuri sur Instagram et dans les nail bars, annonçant en douceur le retour d’un animalier plus feutré. Conséquemment, la mode s’en empare aujourd’hui. Plus subtil que le léopard, moins agressif visuellement, le motif cerf glisse du détail beauté à la pièce forte, apportant une touche décorative mais maîtrisée au vestiaire 2026. Un imprimé qui murmure plutôt qu’il ne rugit.

LES LOOKS QUI ONT

FAIT PARLER, DÉCRYPTÉS SUR PAPIER GLACÉ

La mode d’Emily in Paris s’offre désormais un livre. Avec Emily in Paris: The Fashion Guide, Assouline transforme le vestiaire le plus commenté de la pop culture récente en objet d’analyse mode. Pensé par la costumière Marylin Fitoussi, l’ouvrage décrypte une grammaire stylistique volontairement expressive, où le costume participe pleinement au récit. À travers silhouettes clés, croquis, moodboards et images inédites, le livre révèle comment le look d’Emily, porté par Lily Collins, brouille les frontières entre costume, tendance et storytelling. Plus qu’un coffee table book, une lecture mode pour passionnés, à feuilleter sans modération !

© Sézane

athalie Neumann AU VOLANT DE SES AMBITIONS

Il y a des trajectoires qui ne se racontent pas en ligne droite. Celle de Nathalie Neumann est faite d’élans, de détours, de freinages brusques et d’accélérations franches. Dans un univers où la vitesse est reine et où les femmes gagnent progressivement leur place, la pilote luxembourgeoise avance sans promesse de facilité, portée par une passion intacte et une détermination forgée très tôt.

Elle nous parle avec simplicité et conviction, comme on conduit : concentrée sur l’essentiel.

Rédaction : Alina Golovkova

NATHALIE NEUMANN

Quelle enfant étiez-vous et où avez-vous grandi ?

J’ai grandi à Walferdange, au Luxembourg. J’étais une enfant très sportive. Je faisais beaucoup de volleyball, j’étais très investie à l’école et j’avais toujours besoin d’être occupée.

Comment avez-vous découvert le sport automobile ?

Mon père s’intéressait beaucoup au motorsport. Il regardait la Formule 1 et nous emmenait voir des courses. Quand j’étais plus jeune, il faisait du stock-car au Luxembourg (NDLR : discipline de sport automobile sur circuits courts, réputée pour ses courses très physiques), puis il est passé à l’autocross – comme moi, mais dans une autre catégorie – et il continue encore aujourd’hui. J’ai grandi dans cet univers-là. Très vite, je ne voulais plus seulement regarder : j’avais envie d’essayer moi-même.

Qu’est-ce qui vous attirait dans cet univers ?

L’ambiance, d’abord. Sur les courses, il y a beaucoup de monde, mais on a presque l’impression d’être une petite famille. Et puis surtout la vitesse, l’adrénaline. Tout va très vite, et ça m’a toujours attirée.

Comment êtes-vous passée de l’envie à la pratique ?

J’ai rapidement eu envie de rouler, mais sans permis de conduire, ce n’était pas possible. Mon père a alors pensé à l’autocross, où il existe une catégorie pour les jeunes. À 14 ans, j’avais ma première voiture. À 15 ans, j’ai fait ma première course, puis un championnat.

Avez-vous compris rapidement que ce sport allait prendre une place importante dans votre vie ?

Pas tout de suite, parce que j’étais encore très jeune. Je savais surtout que je voulais continuer et ne pas rester uniquement en autocross. Mais j’avais aussi conscience que la réalité serait très dure. Le sport automobile coûte très cher et nécessite des sponsors.

Aujourd’hui encore, le budget est un enjeu central.

La voiture est le premier poste de dépense. En autocross, les coûts étaient plus maîtrisables : mon père est mécanicien et, avec l’aide de mon cousin, il pouvait assurer toute la partie technique. Sur circuit, en revanche, les dépenses s’envolent. Une journée de test peut coûter environ 5 000 euros pour trois sessions de 20 minutes de roulage. Et je n’ai pas de voiture de circuit à moi, car ce serait encore plus onéreux.

Et le coût des courses ?

Une course en Angleterre que j’ai faite en septembre m’a coûté environ 25 000 euros… Pour seulement deux jours.

Je suis aujourd’hui à la recherche de sponsors pour pouvoir évoluer vers un championnat complet et représenter le Luxembourg au plus haut niveau.

Les podiums permettent-ils de compenser ces investissements ?

Non. Je ne suis pas, pour le moment, dans une ligue très haute. En autocross, on peut gagner environ 100 euros, mais cela

©Racing Women / Jorden Dolischka et Nathalie Neumann, Radical Cup UK à Donington Park, Septembre 2025

ne suffit même pas pour le carburant. Si on n’est pas professionnel à très haut niveau, on ne gagne rien.

Les sponsors sont donc indispensables.

Oui. Je suis aujourd’hui à la recherche de sponsors pour pouvoir évoluer vers un championnat complet et représenter le Luxembourg au plus haut niveau.

Vous avez roulé ces dernières années dans des voitures Radical. Comment les décririez-vous ?

Ce sont des voitures proches de celles utilisées en Formule, avec un châssis très léger et une position de conduite très basse, mais moins rapides. Le principe est similaire, et elles restent très physiques à piloter.

Vous roulez au sein d’une équipe féminine.

Oui, je roule avec une équipe qui s’appelle Racing Women. Le manager, Grame Glew, vient du monde de la Formule 1 et croit vraiment au potentiel des femmes

dans ce sport. J’ai participé à une grande compétition en Angleterre, qui réunissait plus de 2 000 femmes. J’ai été sélectionnée pour les finales, ce qui m’a ensuite permis de courir à Dubaï et à Abu Dhabi.

Que représente Abu Dhabi pour vous ?

À Dubaï, j’avais déjà l’impression d’être dans un autre monde. Mais Abu Dhabi, c’était encore plus fort. C’est un véritable circuit de Formule 1, avec les palmiers, les yachts, cette atmosphère si particulière. Lors du premier tour, j’étais presque spectatrice de ce qui m’entourait, comme si je réalisais à peine où j’étais. Ensuite, tout est allé très vite. Rouler à Abu Dhabi reste le plus beau moment de ma carrière en sport automobile.

Comment se prépare-t-on pour ce type de course ?

On n’a pas vraiment d’entraînement classique, seulement des test days. On roule trois fois 20 minutes, puis on analyse chaque session avec un coach. À la maison, l’entraînement repose surtout sur le fitness.

Pourquoi le fitness est-il si important ?

Je m’entraîne six fois par semaine. Il y a quelques années, j’avais environ quinze kilos de plus et je ne faisais pas de préparation ciblée. Sans force et sans endurance, on ne peut pas tenir ces voitures. Aujourd’hui, je peux les contrôler.

Utilisez-vous aussi un simulateur ?

Oui, à la maison. Je m’entraîne sur les circuits que je vais rouler plus tard. Ce n’est pas la même chose que sur le parcours en lui-même, mais ça aide à comprendre les trajectoires.

Vous avez aussi obtenu des podiums en endurance.

Oui. Avec ma partenaire, j’ai remporté une course d’endurance et décroché une troisième place sur une autre épreuve. Ce sont des courses mixtes, et nous étions à chaque fois la première équipe féminine.

Quel est votre objectif aujourd’hui ?

Pouvoir faire ce sport de manière professionnelle. Faire un championnat complet et trouver les sponsors nécessaires pour le financer.

Quelles qualités faut-il pour tenir dans ce milieu ?

Croire en soi et continuer, même quand c’est difficile. La discipline et la constance sont aussi très importantes, parce que ce sont toujours les petits efforts répétés qui font les grands résultats.

Que diriez-vous à une jeune femme qui rêve de sport automobile ?

Ne jamais lâcher le rêve. Si on lâche, on a déjà perdu. Je n’aurais jamais cru rouler un jour à Abu Dhabi, et pourtant je l’ai fait.

L’ADHÉSION QUI COMPTE : UN PROGRAMME D’AVANTAGES REPENSÉ POUR LES MEMBRES ACL

DEPUIS PRÈS D’UN SIÈCLE, L’AUTOMOBILE CLUB DU LUXEMBOURG ACCOMPAGNE SES MEMBRES DANS LEUR MOBILITÉ ET LEUR QUOTIDIEN. AVEC LE CLUB, SON PROGRAMME D’AVANTAGES REPENSÉ, L’ACL TRANSFORME LA FORCE DE 191 000 MEMBRES EN ÉCONOMIES RÉELLES ET EN BÉNÉFICES CONCRETS, UTILISABLES TOUT AU LONG DE L’ANNÉE.

Être membre de l’ACL, c’est pouvoir compter sur un partenaire de confi ance, bien au-delà du dépannage. Depuis près d’un siècle, l’ACL accompagne ses membres pour leur offrir sécurité, sérénité et liberté de mobilité, avec des services pensés pour simplifi er la vie quotidienne des automobilistes et des familles.

Avec le Club, l’ACL va plus loin et repense entièrement son programme d’avantages à partir d’un principe simple : faire économiser de l’argent aux membres sur des dépenses qu’ils ont déjà. Fini les réductions dispersées et diffi ciles à utiliser. Les avantages sont désormais regroupés dans un espace unique, clair et facile d’accès, pensé pour être réellement utile.

Le Club permet ainsi de réduire les coûts liés au carburant, aux courses du quotidien, à des services essentiels comme

l’assurance ou l’acquisition d’un véhicule, mais aussi aux loisirs. Qu’il s’agisse de réduire ses coûts, de bénéfi cier de conditions préférentielles ou d’accéder à des expériences réservées, chaque avantage est pensé pour être utile, simple à utiliser et pertinent au moment où il compte. Le programme évolue en continu afi n de proposer des avantages actuels, concrets et alignés avec les attentes des membres.

La promesse du Club s’inscrit naturellement dans l’ADN de l’ACL. Si l’adhésion a toujours été une évidence face aux imprévus, comme une panne, cette logique se prolonge désormais dans le quotidien.

Le Club transforme la force collective des 191 000 membres en économies tangibles, tout au long de l’année, et crée une valeur durable au service de tous.

LE PRÉFINANCEMENT : une solution pour faciliter l’installation de panneaux solaires

INVESTIR DANS DES PANNEAUX SOLAIRES EST UNE DÉMARCHE PERTINENTE POUR RÉDUIRE LES COÛTS ÉNERGÉTIQUES À LONG TERME. TOUTEFOIS, LE FINANCEMENT INITIAL PEUT REPRÉSENTER UN OBSTACLE.

LE PRÉFINANCEMENT ÉTATIQUE FACILITE CONSIDÉRABLEMENT CETTE ÉTAPE.

Que signifie le préfinancement ?

Dans le cadre du préfinancement, l’entreprise artisanale exécutante introduit directement la demande de subvention auprès du ministère de l’Économie. La part subventionnée des aides Klimabonus est ensuite déduite de la facture finale. Les clients ne paient donc que le reste à charge, tandis que l’entreprise reçoit le montant de l’aide au plus tard dans un délai de quatre semaines.

Pour les bénéficiaires, cela signifie qu’aucune avance totale n’est nécessaire et que la charge administrative est réduite. L’entreprise artisanale prend en charge l’ensemble de la procédure.

Simulez les aides étatiques pour votre installation solaire sur aides.klima-agence.lu.

Conditions d’éligibilité

Le préfinancement s’applique uniquement aux :

• installations photovoltaïques sur des bâtiments résidentiels ou comprenant au moins une unité d’habitation ;

• installations fonctionnant en mode autoconsommation (sans tarif d’injection garanti) ;

• offres signées au plus tard le 31.12.2029 ;

• demandes de subvention introduites avant le 31.12.2031 ;

• factures dont les acomptes déjà versés ne dépassent pas 30 % du montant final TTC tel que projeté dans l’offre signé par le demandeur ;

• entreprises artisanales inscrites au registre des entreprises autorisées pour le préfinancement ;

• installations photovoltaïques seules ou combinées à un système de batterie.

Comment se déroule la procédure ?

1. Signature de l’offre

L’offre de l’entreprise doit être signée au plus tard le 31.12.2029. Le mandat pour le préfinancement est signé au même moment.

2. Introduction de la demande

L’entreprise enregistrée introduit la demande de préfinancement auprès du ministère de l’Économie sur guichet.lu

3. Installation de l’équipement

Une fois la demande approuvée, l’installation est réalisée. L’installation doit fonctionner en mode autoconsommation.

4. Facture finale

Le montant préfinancé ainsi que les acomptes versés sont directement déduits. Les clients ne paient que le solde restant.

5. Versement et attestation

L’entreprise reçoit la subvention au plus tard quatre semaines après l’introduction de la demande. L’entreprise et le client reçoivent une attestation mentionnant le montant accordé, permettant au client de solliciter d’éventuelles aides communales complémentaires.

Pour plus d’informations sur le préfinancement : https://www.klima-agence.lu/fr/prefinancement-photovoltaique

Pourquoi utiliser une batterie domestique ?

Avec une batterie domestique vous stockez l’électricité solaire non utilisée et l’utilisez plus tard, par exemple en soirée. Vous gagnez en autonomie et réduisez votre facture. La batterie permet d’éviter les pics de consommation, plus coûteux depuis janvier 2025 en raison des nouveaux tarifs réseaux, ou peut alimenter votre maison en cas de coupure de courant. Cette option représente un coût supplémentaire, mais permet d’augmenter la sécurité et l’autonomie énergétique du foyer. La rentabilité dépend de votre consommation, des tarifs et du bon dimensionnement.

Le partage de l’électricité pour une utilisation optimale de votre énergie solaire

Le partage d’électricité offre une alternative intéressante : les citoyens peuvent ainsi utiliser l’électricité produite collectivement et réduire ainsi leurs coûts. Il y a trois modèles :

1. L'autoconsommation individuelle consiste à utiliser directement l'électricité produite par une installation solaire. Le surplus est injecté dans le réseau, avec pour objectif principal de maximiser sa propre consommation ;

2. Autoconsommation collective : l'électricité produite par une installation solaire est partagée entre plusieurs consommateurs situés à proximité immédiate. Cela peut être intéressant, par exemple, pour les immeubles à appartements, car cela optimise l’utilisation de l’électricité solaire ;

3. Communautés énergétiques : les communautés énergétiques vont au-delà de l’autoconsommation collective, elles permettent de partager l’électricité produite localement ou régionalement avec d’autres consommateurs.

Plus d’informations sur klima-agence.lu/communaute-energetique ou contactez votre conseiller Klima-Agence.

LE PLAN DE TRUMP pour détruire l’Union européenne

En décembre, les États-Unis présentaient leur nouvelle Stratégie de sécurité nationale. Elle définit les orientations de la politique étrangère américaine pour les années à venir. Elle assigne une place centrale à Trump et vise la destruction de l’Union européenne, afin de la sauver de « l’effacement civilisationnel ». Un objectif que Washington partage désormais avec la Russie de Poutine.

Rédaction : Fabien Grasser

Le premier chapitre s’est écrit le 3 janvier sous le nom de code « Absolute Resolve » : une intervention militaire chirurgicale aussi spectaculaire qu’efficace pour kidnapper Nicolas Maduro, au cœur même de Caracas. L’autoritaire président vénézuélien a été enlevé par l’armée américaine pour son rôle présumé de chef d’un cartel de la drogue, une accusation presque immédiatement abandonnée par le parquet fédéral américain après son incarcération à New York. Faisant fi du droit international et de toute considération morale, Donald Trump a reconnu sans ambages le véritable objectif de l’opération : s’emparer du pétrole vénézuélien, le pays disposant des premières réserves d’or noir au monde.

À peine un mois avant cette brutale démonstration de force, Washington avait officiellement présenté, le 5 décembre 2025, sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, venant remplacer celle élaborée par l’administration Biden en 2022. Le document est marqué du sceau de l’idéologie civilisationnelle MAGA, promouvant « la famille traditionnelle » et plaidant pour la « revitalisation de la santé spirituelle et culturelle américaine ».

Elle remet au goût du jour la doctrine Monroe, enrichie d’un « corollaire Trump », par lequel les États-Unis s’arrogent le droit de contrôler l’Amérique du Sud, selon une théorie des « hémisphères », aux contours géographiques flous. L’extorsion du pétrole vénézuélien en est la première application. La loi du plus fort devient la règle et toute velléité de s’opposer aux visées américaines se heurtera à la menace d’une mise au pas militaire, même circonscrite, comme au Venezuela.

« Au cours des neuf derniers mois, nous avons sauvé notre nation et le monde entier, qui se trouvaient au bord du gouffre et de la catastrophe », écrit Trump en préambule de ce document

officiel. Apôtre de la vérité alternative, il y relaie son obsession contre « l’idéologie radicale de genre et la folie woke ». Proclamant que « l’Amérique reste notre priorité », le président envisage les relations internationales à la seule aune des intérêts sonnants et trébuchants de son pays et, surtout, de son oligarchie financière et industrielle. La rivalité avec la Chine y est abordée sans grande insistance, tandis que la Russie y est présentée comme un possible partenaire, jamais comme un adversaire.

Des accents messianiques

Il en va autrement de l’Europe. La Stratégie nationale de sécurité dépeint l’allié traditionnel des ÉtatsUnis en bloc menacé « d’effacement civilisationnel » en raison de sa politique migratoire et de sa prétendue « censure de la liberté d’expression ». Une diatribe martelée dès février 2025 par l’acrimonieux vice-président JD Vance, lors de la conférence de Munich.

L’ennemi est clairement désigné : l’Union européenne et sa démocratie libérale qu’il faut détruire pour la soumettre à la volonté de Washington. Premier marché au monde, l’Europe est un enjeu majeur pour les entreprises américaines et il s’agit dès lors d’en défaire les normes et d’installer une relation commerciale déséquilibrée en faveur des États-Unis, notamment par l’imposition de droits de douane inéquitables. Les choses ne sont pas dites aussi abruptement, mais enrobées dans un galimatias aux accents messianiques, dans lequel Trump se drape dans le costume du sauveur d’un continent auquel il dit son affection, invoquant ses propres racines allemandes.

Considérant que l’Europe fait partie de l’hémisphère occidental qui doit être dominé par les États-Unis, la stratégie affirme l’incompatibilité de l’Union européenne avec l’OTAN. Le rôle de cette dernière est remis en question et

son extension doit être stoppée, affirme Washington. Il s’agit d’une concession limpide à Vladimir Poutine, qui justifie notamment l’invasion de l’Ukraine par la menace que constituerait, à ses yeux, l’adhésion de Kyiv à l’Alliance atlantique.

Si la stratégie américaine présentée en décembre incite à des changements de régime en Europe, elle ne détaille pas vraiment la façon dont Washington entend s’y prendre. Une version plus longue et non expurgée, révélée par le média américain spécialisé Defense One, est plus précise. En toute logique, la Maison-Blanche a démenti l’existence de ce premier document.

Quoi qu’il en soit, le plan divulgué par Defense One s’articule autour de trois modes d’action. Le premier consiste à « travailler davantage avec l’Autriche, la Hongrie, l’Italie et la Pologne dans le but de les éloigner de l’Union ». Un second levier préconise un renforcement des relations avec les États membres dans lesquels les partis d’extrême droite sont les mieux enracinés. Enfin, il s’agit d’interférer dans les affaires intérieures des pays et dans leurs processus électoraux pour favoriser « les partis, les mouvements et les personnalités intellectuelles et culturelles qui aspirent à la souveraineté et à la préservation des modes de vie traditionnels européens, tout en restant pro-américains ».

Marine Le Pen va « tuer l’Europe »

Dans une interview diffusée le 8 janvier par l’émission Complément d’enquête, sur France 2, Steve Banon a jugé que Marine Le Pen est aujourd’hui la seule capable « de vraiment tuer l’Union européenne ». L’ancien conseiller de Trump, devenu la boussole tactique de l’extrême droite mondiale, appelle aussi Washington à sanctionner les magistrats qui, en première instance, ont condamné Le Pen dans l’affaire des attachés parlementaires européens. L’ingérence

l’Union européenne et sa démocratie libérale qu’il faut détruire pour la soumettre à la volonté de Washington.

est pleinement assumée. L’objectif aussi : détruire l’unité européenne en la fractionnant en États totalement souverains, dont le poids économique, politique et militaire pris isolément sera négligeable face à la superpuissance américaine.

Au Kremlin, la nouvelle orientation américaine a été accueillie avec délectation. « Les ajustements que nous observons, je dirais, sont globalement conformes à notre vision », a commenté le porte-parole de Poutine, Dmitri Preskov, deux jours après la publication du document américain. Comme Trump, Poutine a fait de l’Union européenne son principal adversaire. Comme Trump, il en dénonce la « déchéance morale », partageant son substrat idéologique sur la « famille traditionnelle » et ses références à une spiritualité censément perdue. Dans un article très remarqué, qu’il avait publié en juillet 2021, Poutine évoquait un « espace historique et spirituel » commun à la sphère russe et slave, justifiant d’avance l’invasion à venir de l’Ukraine. Au nom du concept d’un « Étranger proche », élaboré dès les années 1990, Moscou partage aujourd’hui avec Washington une vision d’un monde multipolaire, divisé en zones d’influence, les « hémisphères » promus par Trump.

Si Moscou a peu apprécié le sort fait à son allié vénézuélien début janvier, ses protestations sont restées formelles. La perspective de la reconstitution de l’empire perdu est centrale dans l’esprit de Poutine, pour qui la disparition de l'URSS a été « le plus grand désastre géopolitique du XXe siècle ». Le président russe n’a jamais caché son intention de reconstituer l’ancien bloc soviétique. L’intégration européenne des anciens satellites du pacte de Varsovie et des trois républiques baltes constitue un obstacle à son projet.

Viktor Orban est aux anges

Pour l’éliminer, Poutine partage, là encore, les vues de Trump. Depuis de nombreuses années, le président russe soutient ouvertement les formations européennes d’extrême droite. Il avait ainsi sauvé de la faillite financière le Front national en France ou noué des relations privilégiées, en Italie, avec la Ligue, le parti de Matteo Salvini. Plus proche de nous, au Luxembourg, le député

européen ADR, Fernand Kartheiser, multiplie, ces tempsci, les voyages à Moscou et poursuit un intense lobbying en faveur de la levée des sanctions européennes contre la Russie. À la fois partisan de Poutine et de Trump, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est aux anges.

Flairant l’odeur des bonnes affaires - y compris personnelles - avec un pays regorgeant de ressources naturelles, Trump veut réintégrer la Russie à l’économie mondiale et reconstituer le G8, dont elle a été suspendue en 2014, après ses premières attaques contre l’Ukraine. Mais rien dans la nouvelle Stratégie nationale de sécurité américaine indique que les États-Unis soient prêts à exclure de leur « hémisphère » les pays de l’Est qui furent précédemment sous la domination de Moscou. « Les frontières de la Russie ne se terminent nulle part », avait déclaré Poutine en 2016, actualisant la formule déjà employée au XVIIIe siècle par l’impératrice Catherine II : « Je n’ai d’autre moyen de défendre mes frontières que de les étendre. » Une contradiction que le locataire de la MaisonBlanche imagine sans doute pouvoir surmonter par son art du deal, pourtant resté jusqu’à présent infructueux dans la négociation d’un cessez-le-feu en Ukraine avec Poutine.

De leur côté, les Européens ont peu réagi à ce qui s’apparente à une déclaration de guerre et, de façon certaine, à une promesse de vassalisation totale par les États-Unis.

Les Européens sont tétanisés par leur dépendance aux énergies fossiles et au commerce mondial, tout comme par la faiblesse de leur défense. Ils échouent à dégager une réponse commune au grand désordre mondial initié par Trump. Faute d’un réel leadership européen, ce sont souvent les intérêts nationaux qui l’emportent.

L’issue du bras de fer engagé avec Trump sur le Groenland sera déterminante pour les Européens. L’avenir de l’Union européenne, telle que nous la connaissons, dépendra beaucoup de sa capacité à rester unie face à cette tentative d’extorsion. L’Europe demeure une puissance économique, scientifique, technologique et politique majeure. Les valeurs démocratiques et éthiques dont elle se réclame peuvent être son atout et son marqueur dans cette nouvelle donne. À condition de les affirmer et de les défendre avec fermeté.

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COMMENT L’ÉLECTRICITÉ IMPACTE LE BUDGET DES MÉNAGES au Luxembourg

Éclairage, objets connectés, télétravail, paiements sans contact… L’électricité est un poste de dépense incontournable pour les ménages luxembourgeois. Si les aides de l’État atténueront encore la pression en 2026, la transition vers une plus grande autonomie (individuelle et nationale) et une consommation plus sobre s’imposent comme une nécessité économique et écologique.

Rédaction : Marc Auxenfants

Des tarifs toujours à la hausse

Comment est calculé le prix de l’électricité ? Il comprend le prix de l’énergie électrique (prix du marché), les tarifs d’utilisation des réseaux, la contribution au mécanisme de compensation, la taxe « électricité » et la TVA. Alors que la précarité énergétique touchait 4,1 % des foyers luxembourgeois en 2024, selon le Statec, l’électricité reste un poste budgétaire important pour les individus et les entreprises, malgré les aides étatiques. « En 2026, un ménage moyen consomme environ 3 900 kWh par an, soit en moyenne 1 006 euros, après intervention de l’État », explique la Chambre des députés. « Sans ces ajustements, la note aurait atteint 1 322 euros, soit une hausse de 23,9 % par rapport à 2025 ».

En 2025 déjà, les coûts des réseaux électriques avaient connu une hausse de 11 % en moyenne, qui avait fortement impacté la facture électrique. La subvention étatique de 150 millions d’euros allouée aux coûts de réseaux électriques prévue pour 2026, réduira-t-elle la facture ? La mesure permettra de « protéger les ménages d’une explosion des prix de l’énergie, d’offrir un tarif d’électricité compétitif aux ménages et aux entreprises et d’encourager l’électrification », répond la Chambre des députés.

Une dépendance nationale totale

En 2024, la consommation totale du pays était de 6 197 GWh (Gigawattheures), selon l’Institut de régulation luxembourgeois (ILR), soit une hausse de 2,06 % (ou 125 GWh) sur un an. La majorité de la consommation provient des réseaux électriques (5 997 GWh), le reste est issu de l’autoconsommation des clients (200 GWh). Et aujourd’hui, le Luxembourg demeure largement dépendant de l’étranger en matière d’approvisionnement électrique : seulement 24 % de la consommation nationale est produite localement ; le reste est importé d’Allemagne et de Belgique.

Objets connectés : intelligents, mais vulnérables et énergivores

Les objets connectés alourdissent nos factures. Maisons, appareils électroménagers, thermostats, enceintes, véhicules connectés… Ils sont désormais ancrés dans nos vies. Leurs logiciels, capteurs et technologies permettent de collecter et d'échanger des données via Internet, d'analyser des informations sans intervention humaine directe.

Et s’ils optimisent et facilitent notre quotidien, ils posent toutefois

des défis majeurs pour notre sécurité et la confidentialité de nos données. Insuffisamment sécurisés, protégés par des mots de passe faciles à « casser », la plupart de ces équipements et de leurs connexions wifi peuvent présenter des vulnérabilités non sans risques, comme leur piratage ou le vol des informations personnelles qu’ils contiennent. Ils sont le maillon faible de notre environnement numérique.

En

2026, un

ménage moyen consomme

environ 3 900 kWh par an, soit en moyenne 1 006 euros, après intervention de l’État.

luxembourgeois ? En 2025, le parc automobile roulant du pays comprenait 12,7 % de voitures électrifiées (8,7 % de voitures 100 % électriques et 4 % de véhicules hybrides rechargeables), selon la Fédération des distributeurs automobiles et de la mobilité (Fedamo) et la Société nationale de circulation automobile (SNCA). Pour la première fois cette année, les nouvelles immatriculations full électriques (12 664 unités) ont dépassé celles des véhicules thermiques (12 248 unités). Des chiffres toutefois encore très loin des 49 % d’électromobilité à l’horizon 2030, fixés par le Plan national intégré en matière d’énergie et de climat du Luxembourg (PNEC).

Pour la Fondation Idea, « les primes actuelles à l’électromobilité fonctionnent, mais doivent s’accompagner de mesures plus ambitieuses pour accélérer l’électrification du parc automobile ».

l’autoconsommation solaire individuelle ou collective, via le partage de l'énergie produite localement à l’échelle d’une copropriété, d’un quartier ou d’une commune. L’État luxembourgeois encourage ces initiatives à travers un cadre fiscal et technique avantageux, par les aides « Klimabonus » (jusqu’à 62,5 % de remboursement pour les installations en autoconsommation), par des subventions communales, et en autorisant la revente du surplus d’énergie solaire.

Une installation solaire de 6 à 10 kWc produit suffisamment pour couvrir entre 30 % et 50 % de la consommation annuelle d'une maison individuelle. Son coût initial se situe souvent entre 10 000 et 20 000 euros hors subventions. Et son retour sur investissement est estimé à 6-12 ans, compte tenu de l’énergie consommée, mais aussi des aides étatiques et du niveau général des prix de l'électricité.

Autre défi, leur consommation passive : un appareil électrique éteint n’est pas forcément hors tension. Et en mode veille, il continue de consommer de l’énergie. « Pour un foyer moyen (deux adultes et un enfant), la consommation liée aux veilles représente entre 80 et 150 euros par an, soit environ 10 à 15 % de la facture d’électricité, » selon l’Agence française de la transition écologique (Ademe). Ce montant dépend aussi du nombre d’appareils branchés en continu et de leur efficacité énergétique ».

Véhicules : la lente (r)évolution du parc électrique

L’électromobilité est un des principaux axes de la transition énergétique. Redessine-t-elle déjà le paysage électrique

Si les aides à l’achat sont efficaces, leur effet reste limité : « Car la politique luxembourgeoise est aujourd’hui fortement centrée sur la "carotte", tandis que les mesures dissuasives restent limitées », estime le think tank de la Chambre de commerce. Pour accélérer la transition, ce dernier propose notamment « un leasing social, de déduire la prime directement à l’achat, de déployer des zones à faibles émissions ou un péage urbain modulé, d’adapter la fiscalité automobile. » Il suggère aussi de poursuivre l’incitation et d’oser les mesures structurelles, rappelant qu’au-delà de l’électrification, « la problématique de la mobilité au Luxembourg est plus globale : congestion, besoins des frontaliers, aménagement du territoire, report modal, qualité de l’air… ».

Photovoltaïque

: vers plus d’autonomie ?

Face à la hausse des prix, toujours plus de ménages optent pour

Depuis janvier 2026, l’aide étatique « Klimabonus Wunnen » est directement déduite de la facture finale par l'installateur. Cette nouvelle mesure permet aux particuliers de profiter de la subvention sans devoir attendre le versement par l'État. « Le dispositif a pour objectif de faciliter l’accès au photovoltaïque pour les ménages et copropriétés en réduisant l’investissement initial », explique le gouvernement. « C'est une mesure concrète, qui rend la transition énergétique plus accessible à tous ».

L’autoproduction, les équipements moins énergivores et les subventions d’État contribueront-ils à réduire le prix de l’électricité ? Pas sûr ! Selon une récente étude de l’Ademe, l’accroissement de l’offre de services numériques, l’usage toujours accru de l’intelligence artificielle et de la blockchain entraîneraient une hausse inévitable (jusqu’à sept fois) de la consommation d’électricité des centres de données. La sobriété énergétique attendra.

La nature a bes oin d’alliés.

Déjà 2 00 000 arbres plantés par Capner, soient 4.000 tonnes de CO2 évitées –et ce n’est qu’un début!

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«

KLIMABONUS WUNNEN » :

Trois questions aux ministères de l'Économie, de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité.

À quelles installations et infrastructures la loi s’applique-t-elle ?

Le nouveau régime de préfinancement s’applique aux installations solaires photovoltaïques destinées à l’autoconsommation sur des bâtiments d’habitation situés au Luxembourg. Ces installations peuvent être intégrées à la toiture, la façade ou l’enveloppe du bâtiment, ainsi que sur des constructions annexes (carport, abri de jardin). Il est également possible d’y adjoindre une

batterie domestique, à condition qu’elle soit installée conjointement avec l’installation photovoltaïque. Le dispositif s’adresse aux propriétaires de bâtiments d’habitation situés au Luxembourg, qu’il s’agisse de particuliers ou de copropriétés représentées par un syndic ou un mandataire.

Quelles sont les conditions d’éligibilité ?

Parmi ces conditions (liste non exhaustive) :

le bâtiment doit être situé au Luxembourg et comprendre au moins une unité d’habitation ;

les installations photovoltaïques doivent présenter une puissance minimale de 2 kWc et être opérées en mode autoconsommation ;

les batteries domestiques sont éligibles dans le cadre de la procédure de préfinancement uniquement lorsqu’elles sont installées conjointement avec une installation photovoltaïque ;

l’installateur doit être inscrit au registre officiel des installateurs admis à la procédure de préfinancement ;

le montant de l’acompte payé (somme de tous les montants payés en amont de la facture finale) ne peut dépasser 30 % du montant total de la facture finale.

Quelles sont les formalités à effectuer pour en bénéficier ?

Dans le cadre du préfinancement, l’installateur effectue la demande d’aide financière sur MyGuichet. Le client bénéficie directement de la subvention, déduite de la facture finale, sans attendre le versement par l’État. Les ménages peuvent contacter Klima-Agence, qui propose un service de conseil gratuit et indépendant.

PARTAGER LA GOOD ENERGY

Votre surplus solaire au service de votre voisinage

IMAGINEZ PARTAGER L’ÉNERGIE SOLAIRE PROVENANT DE VOTRE TOIT AVEC LE VOISINAGE EN ÉCHANGE D’UNE RÉMUNÉRATION. C’EST LE CONCEPT DU PARTAGE D’ÉNERGIE ENCOURAGÉ PAR ENOVOS.

Envie de soutenir une consommation plus durable, locale et solidaire tout en optimisant l’utilisation de votre propre énergie solaire ? Le partage d’énergie est fait pour vous !

Le principe est simple : en tant que producteur d’électricité renouvelable équipé de panneaux solaires, vous pouvez désormais choisir de partager votre surplus d’énergie avec un groupe de consommateurs. Ainsi, l’énergie que vous n’utilisez pas pour vos propres besoins est d’abord partagée entre les membres du groupe, et le surplus restant est ensuite injecté dans le réseau.

Une énergie produite et partagée localement

Que vous soyez un particulier résidant dans une maison ou un immeuble, une PME ou une commune sur le sol luxembourgeois, vous pouvez participer à cette initiative. Si vous souhaitez créer ou rejoindre un groupe pour profi ter d’une énergie verte produite localement, plusieurs types de groupes de partage s’offrent à vous : autoconsommation collective renouvelable ou locale ; autoconsommateur à plusieurs sites ; communauté énergétique locale ou renouvelable.

Les atouts de cette solution sont écologiques, mais aussi économiques, tant pour les producteurs que les consommateurs.

Les membres du groupe fi xent leur propre tarif, plus avantageux que le prix standard du marché, et peuvent réduire les frais liés à l’usage du réseau électrique selon le type de partage choisi.

Une technologie intelligente pour une distribution équitable

Si l’administratif n’est pas votre fort, rassurez-vous. Pour que votre expérience soit facile et fl uide, Enovos vous accompagne avec son Energy Sharing Service et prend en charge tout le volet administratif (onboarding, gestion des fl ux et tarifs, facturation, suivi des paiements, etc.).

Tous les outils et l’assistance nécessaires vous sont fournis pour une gestion effi cace de votre groupe de partage d’énergie. Depuis l’application MyEnovos, vous pourrez, par exemple, voir en toute transparence ce que vous avez produit et/ou consommé.

Société

VOLVO EX60 : LE SUV ÉLECTRIQUE QUI CHANGE D’ÉCHELLE

Dévoilée le 21 janvier à Stockholm, la nouvelle Volvo EX60 marque une étape clé pour Volvo Cars. Ce SUV intermédiaire 100 % électrique affiche jusqu’à 810 km d’autonomie (cycle WLTP) et promet une recharge ultrarapide, avec 300 à 340 km récupérés en une dizaine de minutes sur borne adaptée. Fidèle à l’ADN scandinave de la marque, la EX60 associe design épuré, technologies avancées et innovations en matière de sécurité, dont une ceinture multi-adaptative inédite. Disponible à la commande en Belgique et au Luxembourg, elle sera livrée à partir de l’automne, avec une déclinaison Cross Country au caractère plus aventurier. Avec ce modèle, Volvo entend repositionner le SUV électrique comme un choix aussi rassurant que désirable.

UNE SUCCESS STORY en Moselle

À l’occasion de ses dix ans, le Domaine de la Klauss célèbre une décennie d’excellence et d’art de vivre. Niché au cœur de la Moselle, l’établissement s’est imposé comme une adresse de référence, conjuguant élégance contemporaine, nature préservée et hospitalité sincère. Depuis son ouverture, le Domaine cultive une vision du luxe discrète et authentique, où chaque détail compte : architecture épurée, atmosphère apaisante et sens aigu du confort. Sa table gastronomique met à l’honneur les produits et le territoire à travers une cuisine précise et inspirée, tandis que le spa, véritable havre de bien-être, invite à la déconnexion totale. Plus qu’un anniversaire, ces dix ans consacrent une success story portée par la passion et l’exigence. Une étape symbolique, avant d’écrire la suite d’une histoire placée sous le signe de l’émotion et de l’excellence.

© Jerome Mondiere
Je me forme pour booster ma carrière.

FAILLITES ET LIQUIDATIONS : une économie sous tension maîtrisée

En 2025, 1 187 faillites ont été prononcées, soit une hausse modérée de 2,4 % sur un an. Si le nombre d’entreprises touchées avec au moins un salarié reste stable, les faillites de structures de plus de dix employés reculent nettement. Derrière ce relatif équilibre, les dynamiques sectorielles divergent : la construction respire avec un net recul des jugements, tandis que le commerce, l’Horeca et les activités spécialisées enregistrent des hausses sensibles. Ces défaillances ont entraîné 3 109 pertes potentielles d’emplois salariés, un chiffre en légère baisse par rapport à 2024, signe d’une stabilisation progressive. La construction demeure le secteur le plus impacté en volume, devant les services administratifs, l’Horeca et le commerce. Parallèlement, les liquidations bondissent de 45 %, avec 149 sociétés concernées. Une hausse à relativiser, liée en partie à l’évolution du cadre légal visant les sociétés sans activité réelle. Des données provisoires qui dessinent une économie encore fragile, mais moins brutale qu’anticipé.

Quand les générations se retrouvent

Créer du lien là où le temps a parfois creusé des silences : telle est l’ambition d’EeLinkA, une mini-entreprise imaginée par six élèves du lycée Michel-Rodange Luxembourg. Le projet part d’un constat simple : les aînés ont beaucoup à transmettre, les jeunes beaucoup à offrir, à condition de leur donner l’occasion de se rencontrer. EeLinkA intervient ainsi dans des maisons de retraite au Luxembourg en proposant des moments partagés : jeux de société, ateliers créatifs, discussions autour de l’actualité, pensés pour favoriser la convivialité, rompre l’isolement et valoriser la place des seniors dans la société. Soutenue par le ministère de la Famille, des Solidarités, du Vivre-ensemble et de l’Accueil, l’initiative défend une vision engagée du vivre-ensemble. Un projet à hauteur humaine, porté par une jeunesse déjà consciente de son rôle.

vous ?

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Risques globaux : L’ÉCONOMIE

MONDIALE

SOUS TENSION

Les entreprises mondiales entrent dans une nouvelle ère de concurrence marquée par une accumulation de risques géopolitiques, technologiques et sociétaux. Selon le Global Risks Report 2026 du Forum économique mondial, publié le 14 janvier à Bruxelles, les conflits géoéconomiques, les tensions armées entre États, les phénomènes climatiques extrêmes, la polarisation sociale et la mésinformation figurent parmi les menaces les plus immédiates. Partenaires stratégiques du Forum, Marsh et Zurich Insurance Group alertent sur l’aggravation attendue de 33 risques au cours de la prochaine décennie. Près de 57 % des dirigeants interrogés anticipent une période durable d’instabilité, dominée par les risques environnementaux et technologiques. L’essor de l’intelligence artificielle et de l’informatique quantique devrait bouleverser les marchés du travail et la géopolitique, tout en accentuant les inégalités. Autre angle mort pointé par le rapport : la vulnérabilité des infrastructures critiques, encore sous-financées, alors même qu’elles conditionnent la résilience économique et sociale mondiale.

Une boutique Rolex ouvre avenue de la Porte-Neuve

Goeres Horlogerie a inauguré avenue de la Porte-Neuve la seule boutique entièrement dédiée à Rolex au Luxembourg. Déployé sur plus de 220 m² et conçu en étroite collaboration avec la manufacture suisse, cet espace monomarque répond aux standards architecturaux et esthétiques internationaux de la marque. Pensée comme un lieu d’immersion, la boutique met en avant l’expérience client et le savoirfaire horloger, avec notamment un atelier visible sur place. Cette ouverture confirme la stratégie de développement de Goeres Horlogerie et renforce le positionnement de l’avenue de la Porte-Neuve comme axe majeur du luxe à Luxembourg, dans un contexte de montée en gamme continue du retail horloger dans la capitale.

Moins de connexions, plus de justesse

À l’heure de la surconnexion permanente, Match Aligned! propose un pas de côté salutaire. Signé par le Dr Mary Faltz, cet essai contemporain explore une idée simple et dérangeante : les relations humaines ne sont pas défaillantes, elles sont désalignées. Désalignées de soi, des autres et de ce qui compte réellement. Construit autour de 100 insights courts, le livre se lit librement, sans ordre imposé, comme un outil de réflexion plutôt qu’un mode d’emploi. Ici, pas de recettes miracles ni d’injonctions au bonheur relationnel. L’autrice invite d’abord à revenir à soi, à observer ses schémas, ses attentes et ses confusions entre attention et véritable connexion. Au fil des pages, l’alignement devient un principe transversal : relations amoureuses, amitiés, travail ou projets personnels. Loin du développement personnel standardisé, Match Aligned! défend une approche responsable et lucide : on ne force pas les liens justes, on apprend à les reconnaître. Une lecture introspective et actuelle, en phase avec les questionnements contemporains sur le lien, la santé mentale et le vivre-ensemble.

L’ALLIÉE DES

VOUS DÉFENDRE VOUS INFORMER VOUS FORMER

PLUS D’INFOS SUR CSL.LU

Salaire, congés, pension, bien-être au travail… Vos préoccupations sont nos priorités.

« INFORMEZ-VOUS, MOBILISEZ-VOUS, DÉFENDEZ VOS DROITS ! »

L’OGBL S’ENGAGE AU QUOTIDIEN POUR DÉFENDRE LES DROITS DES SALARIÉ.E.S. ENTRE LUTTE

CONTRE LES INÉGALITÉS, ADAPTATION AUX MUTATIONS DU TRAVAIL ET PROMOTION DE L’ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES, L’OGBL AGIT POUR UN MONDE PLUS JUSTE ET SOLIDAIRE.

ENTRETIEN AVEC MILENA STEINMETZER, SECRÉTAIRE CENTRALE ET RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT DES FEMMES DE L’OGBL.

Pouvez-vous nous présenter l’OGBL et rappeler son rôle au sein du paysage social et syndical luxembourgeois ?

L’OGBL est le premier syndicat au Luxembourg, aussi bien en termes de membres — nous en comptons aujourd’hui plus de 78 000 — que de délégué.e.s dans les entreprises ou bien encore de représentant.e.s élu.e.s à la Chambre des salariés. Nous sommes présent.e.s dans tous les secteurs d’activités et nous nous engageons au quotidien dans la défense et l’amélioration des conditions de travail et de vie de l’ensemble des salarié.e.s au Luxembourg, aussi bien dans les entreprises qu’au niveau national. C’est par notre action que le gouvernement a par exemple dû reculer l’année dernière sur son projet de détérioration du système de pensions.

Quelles sont aujourd’hui les grandes missions et priorités de l’OGBL pour défendre les droits des salarié(e)s, tous secteurs confondus ?

Ce serait difficile d’être tout à fait exhaustive en la matière, mais disons qu’à côté d’une meilleure redistribution des richesses produites et donc de l’amélioration des conditions salariales — qui demeure bien-sûr au cœur de notre action — une autre grande priorité est aujourd’hui de rendre la conciliation entre vie professionnelle et vie privée plus facile — là, on touche directement à la question de l’organisation du temps de travail. Mais nous avons évidemment encore bien d’autres priorités, comme par exemple rendre la fiscalité plus juste ou bien encore défendre notre système de santé qui est aujourd’hui fortement attaqué.

Comment l’OGBL accompagne-t-il concrètement les travailleurs et travailleuses face aux évolutions du monde du travail ?

Il y a là au moins deux aspects. D’une part, nous mettons tout en œuvre pour que les droits des salarié.e.s dans les entreprises évoluent parallèlement aux transformations que connait aujourd’hui le monde du travail — je pense ici surtout à la digitalisation et à l’intelligence artificielle. D’autre part, au niveau national, nous essayons d’imposer des cadres protecteurs pour les salarié.e.s, comme par exemple actuellement en ce qui concerne les travailleuses et travailleurs de plateformes — Wolt, Wedely, etc. Nous donnons évidemment aussi beaucoup d’importance à la question de la formation continue, essentielle dans un monde en transition.

En quoi le dialogue social et la négociation collective restent-ils des leviers essentiels pour améliorer les conditions de travail au Luxembourg ?

Il faut bien avoir conscience qu’à moins d’avoir un « profil exceptionnel », on ne pèse pas bien lourd face à son employeur, pour revendiquer de meilleures conditions de travail. D’où la nécessité de s’organiser collectivement et de négocier collectivement pour rééquilibrer le rapport de forces qui est initialement déséquilibré. Je dirais donc que la

MILENA STEINMETZER

négociation collective, qui passe par le dialogue social, est la seule manière de faire bouger les choses.

Comment l’OGBL adapte-t-il son action face aux nouveaux défis économiques, sociaux et sociétaux?

J’ai déjà évoqué la question de la digitalisation de l’économie et de la société. Il y a évidemment aussi la question écologique que nous intégrons de plus en plus dans nos réflexions, en insistant sur le fait qu’il n’y aura pas de transition écologique, si elle n’est pas juste, si elle se fait contre les gens qui travaillent. Enfin, nous assistons actuellement à une forme de radicalisation de la part du patronat au Luxembourg, qui nous pousse à travailler autrement que par le passé. Notre récent rapprochement avec le LCGB — qui est tout à fait inédit — en est assurément une expression.

Pourquoi l’égalité femmes-hommes constitue-t-elle un axe stratégique fort de l’engagement de l’OGBL ?

Tout d’abord, je dirais que la recherche de l’égalité est au fond la base de tout engagement social. Pour l’OGBL, défendre l’égalité entre femmes et hommes, c’est donc d’abord s’engager pour que les droits fondamentaux de chaque individu soient respectés. Ensuite, nous importe également la question de la participation plus égalitaire des femmes dans le monde du travail, parce que cela se traduit par une plus grande autonomie financière, qui réduit ainsi les dépendances et les vulnérabilités. Enfin, je dirais qu’une pleine participation des femmes dans le monde du travail est également essentielle pour une démocratie sociale équilibrée. En promouvant l’égalité, l’OGBL souhaite que les voix et les besoins des femmes soient pris en compte dans les négociations et les décisions.

L’OGBL dispose d’un département spécifiquement dédié aux femmes. Quelles sont ses missions et ses actions prioritaires ?

Le département des femmes de l’OGBL — OGBL Equality — a pour mission centrale de promouvoir l’égalité réelle entre femmes et hommes dans tous les aspects de la vie professionnelle, sociale et politique. Nos actions s’articulent autour de plusieurs axes prioritaires que sont : l’égalité de traitement et la reconnaissance des compétences, y compris les compétences qui ne sont pas rémunérées (travail du Care, etc.) ; une représentation plus équitable dans les instances démocratiques et syndicales ;

la santé des femmes, la sécurité de leurs pensions et la lutte contre les inégalités structurelles ainsi que la lutte contre les violences sexistes et sexualisées.

Quelles sont aujourd’hui les principales inégalités ou difficultés rencontrées par les femmes sur le marché du travail luxembourgeois ?

Commençons par les inégalités salariales : les femmes gagnent en moyenne annuelle moins que les hommes, à quoi s'ajoutent des carrières plus courtes ou discontinues. Cet écart salarial entraine ensuite également des écarts au niveau des pensions. Les femmes sont également surreprésentées dans les emplois à temps partiel. Elles sont aussi surreprésentées dans des secteurs sous-payés et peu valorisés. Les violences sexistes et sexualisées demeurent par ailleurs une réalité pour de nombreuses femmes dans le monde du travail et dans leur vie privée. Enfin, les spécificités liées à la santé des femmes sont rarement prises en compte et reconnues comme légitimes.

L’OGBL fait partie de la plateforme JIF, Plateforme pour l’égalité femmes-hommes. Que représente cet engagement et quels objectifs poursuivez-vous à travers cette collaboration?

Faire partie de la plateforme JIF représente pour nous bien plus qu’une simple adhésion : c’est un engagement historique et stratégique, profondément ancré dans les valeurs de l’OGBL. Depuis sa fondation, la défense des droits des femmes est une priorité pour l’OGBL, et cette collaboration permet de renforcer et d’amplifier cet engagement de manière concrète et innovante. C’est à la fois une collaboration enrichissante et mutuelle qui nous permet d’approfondir des sujets clés, de créer des liens durables et de renforcer la visibilité des enjeux. Et elle s’inscrit pleinement dans la conviction de l’OGBL que l’égalité femmes-hommes ne peut être atteinte que par l’union des forces et la solidarité entre tous les acteurs engagés pour la justice sociale.

Quel message souhaitez-vous adresser aux femmes actives au Luxembourg pour les encourager à s’informer, se faire accompagner et défendre leurs droits?

Informez-vous, mobilisez-vous, défendez vos droits où que vous soyez ! Et rejoignez-nous dans notre combat pour une société plus égalitaire, plus juste et plus solidaire  en devenant membre de l’OGBL !

RÉSISTER, NÉGOCIER,

PRÉSERVER : les syndicats au cœur du compromis luxembourgeois

Fin 2025, l’annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le paysage social luxembourgeois. Au siège européen d’Amazon, à Kirchberg, plusieurs centaines de salariés apprennent que leur poste pourrait être supprimé. En quelques jours, la multinationale officialise un vaste plan de restructuration, évoquant jusqu’à 470 licenciements, plus de 10 % de ses effectifs locaux. Derrière ces chiffres, des trajectoires professionnelles souvent internationales, des familles installées au Luxembourg et une brutale remise en question de la sécurité de l’emploi. Face à une entreprise mondiale dont les décisions se prennent à l’échelle internationale, que peuvent réellement les syndicats ? Et jusqu’où le modèle social luxembourgeois peut-il encore protéger les salariés ?

Rédaction : Alina Golovkova

Quand les syndicats entrent en scène face à la restructuration

Dès l’annonce des suppressions de postes, les syndicats représentatifs réagissent. L’OGBL et le LCGB dénoncent publiquement des licenciements jugés « inacceptables », pointant, du côté des représentants des salariés, une communication jugée brutale et une concertation tardive. Leur objectif n’est pas de remettre en cause le principe même d’une réorganisation, mais d’en limiter les conséquences humaines. Ils exigent notamment la mise en place d’un plan de maintien dans l’emploi, destiné à examiner toutes les alternatives possibles avant des licenciements définitifs.

Pendant plusieurs semaines, des négociations s’engagent entre la direction, la délégation du personnel et les partenaires sociaux. Le rapport de force reste déséquilibré, mais il existe.

À l’issue de discussions tendues, un compromis est trouvé : le nombre de suppressions de postes est revu à la baisse et des mesures d’accompagnement renforcées sont prévues pour les salariés concernés. À l’issue des négociations, le chiffre évoqué ferait état d’environ 370 suppressions de postes. Si la restructuration n’est pas annulée, la pression collective organisée permet d’en atténuer l’impact et d’améliorer les conditions de transition professionnelle.

Ce cas illustre une réalité souvent méconnue : lorsque la décision économique est arrêtée, le syndicat ne peut pas toujours l’empêcher, mais il peut peser sur ses modalités et redonner une voix à ceux qui en subissent les effets.

Dans ce type de crise, un acteur reste déterminant : la délégation du personnel. Souvent méconnue, elle constitue pourtant le relais opérationnel entre les salariés et la direction. Elle recueille les informations, centralise les inquiétudes, exige des clarifications et participe aux discussions sur les mesures d’accompagnement. Dans le cas d’une grande entreprise, elle devient un véritable poste d’observation : elle mesure l’ampleur des impacts, identifie les postes menacés et met la direction face à ses responsabilités. Les syndicats, eux, apportent expertise juridique, expérience de la négociation et capacité de mobilisation. Ensemble, délégation et organisation syndicale forment un tandem : l’une au plus près du terrain, l’autre outillée pour transformer une crise interne en négociation structurée.

Des

droits qui semblent acquis… jusqu’au jour où ils vacillent

Congés payés, protection contre le licenciement abusif, conventions collectives, dispositifs d’accompagnement en cas

de restructuration : pour beaucoup de salariés, ces droits font partie du décor. Ils sont pourtant le fruit de décennies de négociations et de compromis successifs. Le cas Amazon rappelle une évidence souvent oubliée : aucun droit social n’est définitivement acquis.

Au Luxembourg, les syndicats agissent comme des gardiens du cadre social. Leur action ne se limite pas aux grandes batailles symboliques ou aux mobilisations visibles. Elle s’exerce aussi, et surtout, dans l’ombre : accompagnement juridique, médiation, soutien individuel face à des situations de conflit, de harcèlement ou de réorganisation interne. Pour de nombreux salariés, le syndicat devient alors un interlocuteur essentiel, capable de transformer un droit théorique en protection concrète.

L’INDEX EST DEVENU UN SYMBOLE DU RAPPORT DE FORCE SOCIAL AU LUXEMBOURG.

Le dialogue social à la luxembourgeoise : une culture du compromis sous tension

Le Luxembourg se distingue historiquement par une tradition de dialogue social fortement institutionnalisée. Ici, la négociation est privilégiée à l’affrontement, et les grandes réformes sociales passent généralement par des mécanismes de concertation associant l’État, le patronat et les syndicats. Ce modèle, souvent cité comme exemplaire, a largement contribué à la stabilité sociale du pays.

Les syndicats y jouent un rôle structurant. Ils participent aux négociations sur les salaires, le temps de travail, la protection sociale ou encore les conditions d’emploi, cherchant à concilier compétitivité économique et justice sociale. Mais ce modèle montre aujourd’hui des signes de fragilisation.

Ces dernières années, plusieurs dossiers ont ravivé les tensions, certains syndicats estimant que la concertation intervient trop tardivement ou que certaines décisions sont prises sans véritable négociation préalable.

Le cas Amazon s’inscrit pleinement dans cette dynamique, illustrant les limites du dialogue social face à

des stratégies d’entreprise décidées à l’échelle mondiale, parfois en décalage avec les réalités locales.

Salaires, index et pouvoir d’achat : le cœur du combat syndical

Au Luxembourg, la question du pouvoir d’achat est indissociable de celle de l’indexation des salaires. Ce mécanisme, qui permet d’adapter automatiquement les rémunérations à l’évolution du coût de la vie, constitue l’un des piliers du modèle social luxembourgeois. Les syndicats en ont fait un combat central, le considérant comme un rempart essentiel contre la précarisation des ménages.

Dans un contexte inflationniste, l’indexation a cristallisé les tensions entre partenaires sociaux. Pour les syndicats, y toucher reviendrait à fragiliser l’équilibre social et à faire porter le poids des crises économiques sur les salariés. Du côté des employeurs, ces mécanismes sont parfois perçus comme des contraintes lourdes dans un environnement économique en mutation. Au-delà du débat technique, l’index est devenu un symbole : celui de la capacité des syndicats à défendre un modèle social protecteur.

Tous les travailleurs sont-ils réellement représentés ?

Le monde du travail luxembourgeois est profondément hétérogène. Frontaliers, salariés hautement qualifiés, travailleurs précaires, jeunes actifs, femmes confrontées au temps partiel subi : les réalités professionnelles se multiplient. Les syndicats ont progressivement élargi leur champ d’action à ces enjeux, qu’il s’agisse du télétravail transfrontalier, de l’égalité salariale ou des conditions de travail dans les secteurs sous tension. Reste une question sensible : celle de la représentativité. Certains salariés,

notamment les plus jeunes, peinent à se reconnaître dans un discours syndical perçu comme très institutionnel.

Ce décalage constitue l’un des défis majeurs du syndicalisme contemporain : comment continuer à fédérer dans un monde du travail marqué par la flexibilité, l’individualisation des parcours et la défiance envers les structures collectives ?

Quand le dialogue atteint ses limites

Si la négociation demeure le pilier du modèle luxembourgeois, elle n’exclut pas le rapport de force. Manifestations, grèves et mobilisations restent des leviers possibles lorsque le dialogue s’enlise. Ces actions, très visibles, peuvent toutefois susciter des incompréhensions, voire une lassitude, dans une société attachée à la paix sociale.

Pour les syndicats, l’équilibre est délicat : maintenir une capacité de mobilisation sans rompre le lien avec l’opinion publique et les salariés euxmêmes. Dans ce contexte, chaque action collective devient un exercice de dosage.

Syndicats et politique : une frontière sous surveillance

Accusés par certains d’être trop proches du pouvoir politique, les syndicats évoluent dans une zone de tension permanente. Leur influence sur les réformes sociales est réelle, mais leur indépendance reste un enjeu central. Cette proximité, parfois critiquée, est aussi ce qui leur permet de peser dans les arbitrages économiques et sociaux.

Les coopérations renforcées observées récemment entre grandes organisations syndicales traduisent une volonté de parler d’une seule voix face à des enjeux de plus en plus complexes et à un rapport de force qui tend à se durcir.

Quel avenir pour le syndicalisme au Luxembourg ?

À l’heure de la digitalisation, de l’intelligence artificielle et des transformations rapides du travail, les syndicats se trouvent à la croisée des chemins. Leur légitimité future dépendra de leur capacité à défendre les droits existants tout en accompagnant les mutations à venir. Plus que jamais, ils devront conjuguer protection individuelle et vision collective, pragmatisme et engagement.

Le cas Amazon l’a montré avec clarté : dans un monde du travail en mutation, le syndicalisme luxembourgeois n’est ni un vestige du passé ni une garantie automatique pour l’avenir. Il demeure un acteur clé du débat social, appelé à se réinventer pour continuer à jouer son rôle de contrepoids face aux décisions économiques qui, sans lui, s’imposeraient souvent sans médiation.

FACE À UNE ENTREPRISE MONDIALE, QUE PEUVENT RÉELLEMENT LES SYNDICATS ?

LCGB, PLUS QUE 100 ANS D'ENGAGEMENT POUR LES TRAVAILLEURS

UN SYNDICAT MODERNE QUI PROTÈGE LES EMPLOIS, LE POUVOIR D'ACHAT ET L'ÉGALITÉ DANS UN MONDE DU TRAVAIL EN MUTATION.

Depuis plus qu’un siècle, le LCGB s’impose comme un syndicat innovant, efficace et profondément humain. Dans un monde du travail en constante évolution, il défend avec détermination les droits et acquis de tous les salariés et des retraités. Aujourd’hui plus que jamais, cette mission est essentielle, en particulier à un moment où les droits sociaux sont de plus en plus remis en question.

Face à la digitalisation accélérée, le LCGB œuvre pour la protection des salariés en luttant pour une régulation claire du travail via les plateformes numériques et pour un véritable statut social des travailleurs digitaux, afin que progrès technologique rime avec justice sociale.

Le renforcement du pouvoir d'achat est un autre pilier central de son travail. Le LCGB s'engage en faveur d'un système de pension durable, d'une augmentation du salaire minimum au-dessus du seuil de pauvreté et de la négociation de conventions collectives attractives dans tous les secteurs. Des conditions de travail justes sont la base d’une vie digne, en particulier pour les femmes souvent plus exposées à la précarité.

Justice sociale, égalité et solidarité au cœur de l’action syndicale

Lutter contre les inégalités sociales est au cœur de l’ADN du LCGB : redistribution équitable des richesses, refus de toute forme de discrimination et égalité de traitement entre secteurs public et privé.

Et bien sûr, la sécurité de l'emploi, la formation professionnelle continue ainsi que la santé et la sécurité au travail sont également au cœur du travail du LCGB.

Enfin, le LCGB s'engage en faveur d'un système de santé équitable et innovant, avec un accès rapide aux soins médicaux, des procédures simplifiées et une stratégie nationale ambitieuse en matière de santé en ligne.

S’engager ensemble pour un avenir solidaire

Ensemble, faisons vivre une solidarité forte et moderne. Soutenez le mouvement syndical et devenez membre du LCGB.

Empowering Equity : QUAND LA DIVERSITÉ FAIT BOUGER LE SECTEUR FINANCIER

La diversité dans le secteur financier profite à tous. Elle ouvre des perspectives inédites, stimule l’économie et génère des résultats tangibles. Au Fonds européen d'investissement (FEI), nous soutenons les petites et moyennes entreprises à travers l'Europe pour favoriser l'innovation, la compétitivité et la durabilité, mais aussi pour créer des opportunités. Conscients de l’impact que nous pouvons avoir, nous lançons des initiatives qui transforment durablement la finance, avec l’ambition de créer un véritable effet d’entraînement. Cette tribune porte sur l'une d’entre elles : Empowering Equity.

Rédaction : Marjut Falkstedt, Chief Executive Officer, Fonds européen d’investissement

La diversité des pensées fait la force. Au FEI, c’est bien plus qu’un mantra : nous la mettons en pratique chaque jour pour garantir des règles du jeu équitables et renforcer le marché des capitaux européen. Et j’aime à penser que nous joignons le geste à la parole.

En 2021, nous avons constaté que seules 10,1 % des partenaires de nos fonds « vintage », c’est-à-dire des fonds classés selon leur année de lancement, étaient des femmes. Cette même année, nous avons lancé Empowering Equity, une initiative pilote destinée à soutenir les femmes dans notre secteur pour le renforcer,

stimuler la performance et inspirer la prochaine génération de portefeuilles à fort impact et haut rendement.

J’ai passé ma carrière dans un secteur dominé par les hommes. Ceci n’a pas toujours été facile, mais j’ai eu la chance d’avoir d’excellents rôles modèles. Forte de cette expérience, je sais combien il est essentiel d’ouvrir des portes à ceux qui ne se reconnaissent pas dans le modèle financier traditionnel.

Empowering Equity est à l’origine de deux autres initiatives, Empowering Equity Academy et Empowering Equity Mentorship Programme, conçues pour aider respectivement les étudiants et les jeunes professionnels à s'orienter dans le secteur de l'investissement. Une jeune diplômée nous a récemment confié que l’Academy avait changé sa vision de la finance, en lui révélant qu’elle y avait sa place. J’ai été ravie d’entendre cela.

Les chiffres confirment, d’ailleurs, le potentiel de la diversité. La Banque mondiale estime que la suppression des obstacles qui empêchent les femmes de travailler ou de créer leur entreprise pourrait augmenter le PIB mondial de plus de 20 %.

L’impact réel naît surtout des expériences que nous partageons. Dans cet esprit, la communauté Empowering Equity 2025 a souligné l’importance d’élargir notre regard sur l’intersectionnalité, un sujet qui prendra une place croissante à mesure que le mouvement se renforce. La diversité – qu’elle soit de genre, d’origine, de parcours ou de personnalité –alimente ce dont toute organisation a besoin : une pluralité de pensées. Elle ouvre les perspectives, dépasse les idées reçues et génère des résultats.

La diversité dans la finance n’est pas un objectif ponctuel, ni un défi que nous pouvons relever seuls. Nous voulons avancer et envoyer des signaux forts au marché et à nos partenaires, ce même si les politiques mondiales semblent reculer.

Notre mission continue donc. Nous voulons susciter chez les investisseurs la peur de passer à côté d'une opportunité, en leur montrant que ce qui semble risqué n'est souvent qu'inconnu et qu'il est payant de sortir des sentiers battus. Car soyons clairs : nous ne cherchons pas à « aider les femmes » ni à promouvoir la diversité pour elle-même, mais à générer des performances supérieures.

MARJUT FALKSTEDT

ALEBA : UN SYNDICAT MODERNE AU SERVICE DES SALARIÉS ET DU DIALOGUE SOCIAL EN 2026

DANS UN MONDE DU TRAVAIL EN CONSTANTE TRANSFORMATION, L'ALEBA S’IMPOSE COMME UN ACTEUR CLÉ DU DIALOGUE SOCIAL AU LUXEMBOURG. LOIN DES CLICHÉS, LE SYNDICAT ACCOMPAGNE, PROTÈGE ET INFORME LES SALARIÉS, EN MISANT SUR LA PRÉVENTION, L’ÉCOUTE ET LA SÉCURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS. JEAN-JACQUES RIEFF, VICE-PRÉSIDENT DE L’ALEBA, REVIENT SUR LES MISSIONS DU SYNDICAT, SES COMBATS ET SA VISION D’UN MONDE DU TRAVAIL PLUS JUSTE ET PLUS HUMAIN.

JEAN-JACQUES RIEFF

Pour commencer, comment définiriez-vous le rôle d’un syndicat aujourd’hui, dans le monde du travail tel qu’il existe en 2026 ?

Un syndicat a pour mission première de protéger et de sécuriser les parcours professionnels. Le dialogue social tel que nous le connaissons au Luxembourg constitue un pilier du modèle économique, qui permet d’anticiper les changements, d’éviter les conflits et de garantir un haut niveau de protection sociale tout en préservant la compétitivité.

Concrètement, un syndicat protège l’emploi, défend les droits individuels et collectifs, négocie les conventions collectives, accompagne les salariés dans leurs démarches, agit sur la santé et les conditions de travail, veille à l’application du droit du travail et soutient les délégués du personnel.

Le mot « syndicat » est souvent associé à des images très marquées. Que répondez-vous à ces clichés ?

Ces représentations ne correspondent plus à la réalité. Les conflits et les grèves restent des outils exceptionnels au Luxembourg. L’essentiel du travail syndical se fait en amont, de manière discrète, à travers l’accompagnement, la négociation et la prévention. Le syndicat n’est ni opposé aux entreprises ni au gouvernement, mais agit pour des relations de travail équilibrées et durables. Un salarié informé et protégé est plus engagé et plus stable, ce qui sert également les intérêts des employeurs.

Concrètement, pour quelles situations les salariés font-ils appel à un syndicat ?

Les salariés nous contactent souvent lorsqu’ils se sentent seuls face à des décisions perçues comme injustes. Il s’agit notamment de questions liées au contrat de travail, de conflits hiérarchiques, de restructurations, de licenciements ou de situations de stress et d’épuisement professionnel. Nous accompagnons également des cadres confrontés à des charges de travail excessives ou, régulièrement, des femmes mises à l’écart à leur retour de congé parental. Les salariés étrangers nous sollicitent souvent pour mieux comprendre le cadre juridique luxembourgeois.

Le syndicat intervient-il uniquement en dernier recours ?

De plus en plus, l’action syndicale se situe en amont. Relire un contrat, accompagner une négociation salariale ou encadrer un retour de congé permet souvent d’éviter des situations de souffrance. La prévention reste un levier essentiel.

Quel message adresser aux salariés qui hésitent à devenir membres ?

Se rapprocher d’un syndicat n’est ni un acte de défiance ni un aveu de faiblesse. C’est une démarche responsable, qui permet d’agir avec lucidité et sérénité. La cotisation peut être vue comme une assurance sociale, permettant au syndicat de continuer à informer, accompagner et protéger celles et ceux qui en ont besoin.

hristel Chatelain

« Le Luxembourg dispose des fondements nécessaires pour relever le défi du changement et adapter son économie ».

Depuis le Covid, la démocratisation de l’IA, les troubles économiques et géopolitiques actuels ont bouleversé les tendances en matière de consommation et d’affaires. Plus généralement et au Luxembourg : quels sont les principaux types de modèles économiques qui ont émergé suite à ces bouleversements ? Décryptage par Christel Chatelain, directrice des affaires économiques à la Chambre de commerce.

Rédaction : Marc Auxenfants

CHRISTEL CHATELAIN I
© Laurent Antonelli

Christel Chatelain, quels sont les principaux types de modèles économiques qui ont émergé depuis la crise sanitaire ?

L’adoption massive des solutions digitales a transformé les habitudes de consommation et les modèles d’affaires. Les services de livraison et le commerce en ligne se sont imposés. En 2024, le marché du commerce en ligne génère environ 1,1 milliard USD de revenus annuels au Luxembourg, avec une croissance projetée de +35 % d’ici 2029. Cependant, cette croissance s’accompagne d’une forte concurrence internationale. Des géants misent sur des prix très bas et des campagnes marketing agressives, soutenus par des coûts de production réduits et des chaînes logistiques mondialisées. Ils offrent des livraisons rapides et peu coûteuses, ce qui fragilise l’avantage des acteurs locaux. Pour cette raison, des évolutions réglementaires comme la taxation possible des petits colis importés est envisagée. Les tarifs américains sur certains produits modifient également les conditions de compétitivité.

Parallèlement, la montée en puissance de l’intelligence artificielle a donné naissance à une véritable économie des données. En août 2025, plus de 200 start-up et scale-ups exploitant l’IA étaient actives au Luxembourg, soit environ 27 % de l’écosystème start-up national, et ce chiffre a doublé depuis 2020, reflétant l’intégration rapide de l’IA dans de nombreux secteurs.

Enfin, les chocs géopolitiques et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement ont mis en lumière la nécessité de sécuriser les ressources et de réduire la dépendance énergétique. Cela a accéléré le déploiement de modèles économiques basés sur la durabilité, la circularité et la transition énergétique. Le projet national Supply Chain 4.0 est un exemple de ces mutations. Il vise à transformer le Luxembourg en hub logistique innovant et durable, en intégrant la digitalisation, l’automatisation et la décarbonation des chaînes d’approvisionnement.

Comment les entreprises s’adaptent-elles, et ont-elles dû s’adapter ?

Les entreprises luxembourgeoises ont dû accélérer leur transformation pour rester compétitives face à trois défis majeurs : la digitalisation, l’essor de l’IA et les enjeux de durabilité. D’abord, la montée en compétences : pour réussir leur transition numérique, les entreprises ont investi dans la formation. La Chambre de commerce les accompagne notamment via la House of Training et la House of Entrepreneurship, avec des dispositifs comme les formations ou les SME Packages – Digital, qui aident les PME à intégrer des outils numériques, développer des stratégies e-commerce et former leurs collaborateurs. Ensuite, l’intégration de la durabilité : la House of Sustainability, lancée en 2023 par la Chambre de commerce, soutient les entreprises dans la mise en œuvre de pratiques responsables et dans l’adoption de modèles

circulaires. Elle accompagne également la transition énergétique en proposant des outils et des dispositifs pour améliorer l’efficacité énergétique, réduire les émissions et faciliter l’accès aux aides pour les investissements dans les énergies renouvelables. Enfin, la gestion des risques liés à la digitalisation : la montée en puissance de l’IA et des solutions numériques s’accompagne d’une hausse des cyberattaques.

Quels types de modèles économiques ont-elles dû développer, revoir ou mettre en place ?

Certaines entreprises luxembourgeoises ont su se réinventer pour rester compétitives en adoptant des logiques issues de trois modèles économiques clés, à savoir l’économie de la plateforme, l’économie de la donnée et l’économie circulaire.

LE PROJET NATIONAL SUPPLY CHAIN 4.0 EST UN EXEMPLE DE CES MUTATIONS.

La digitalisation a d’abord favorisé l’économie de la plateforme. Les commerces traditionnels ont migré vers des solutions en ligne pour maintenir leur activité, comme Letzshop ou Cactus Drive, et ont intégré les réseaux sociaux dans leur stratégie pour renforcer la relation client. Ce modèle repose sur la connectivité et la création d’écosystèmes numériques qui facilitent les échanges entre entreprises et consommateurs.

En parallèle, l’économie de la donnée s’est imposée avec l’essor de l’intelligence artificielle. La donnée est devenue un actif stratégique : collectée, analysée et monétisée, elle permet de développer des services personnalisés et des outils prédictifs, notamment dans la finance et la logistique. Ce modèle transforme la manière dont les entreprises créent de la valeur, en plaçant l’information au cœur de leur stratégie.

Enfin, la pression environnementale et les tensions sur les approvisionnements ont accéléré l’économie circulaire, un modèle qui vise à optimiser les ressources, réduire l’empreinte carbone et sécuriser les chaînes d’approvisionnement. Elles ont également renforcé les efforts investis dans la transition énergétique, inscrite dans une logique d’économie verte : développer les énergies renouvelables, améliorer l’efficacité énergétique et promouvoir des solutions bas-carbone pour concilier compétitivité et durabilité. Les modèles économiques qui émergent aujourd’hui

sont hybrides : ils combinent la puissance des plateformes numériques, la valorisation des données et la responsabilité environnementale, soutenus par des initiatives publiques et des écosystèmes collaboratifs.

Où en sont les entreprises luxembourgeoises face à ces bouleversements et mégatendances ? Sont-elles prêtes à revoir leur modèle économique et à innover ?

Les entreprises luxembourgeoises avancent à des rythmes différents selon les domaines. Sur la digitalisation, le pays dispose d’infrastructures de pointe : une couverture 5G proche de 100 % et un réseau très haut débit sur plus de 95 % du territoire. Pourtant, le dernier rapport de la Commission européenne sur la Décennie digitale révèle que seulement 70,3 % des PME atteignent un niveau basique de digitalisation. Cela signifie qu’un tiers reste en retard dans cette transition.

Concernant l’intelligence artificielle, la dynamique d’adoption est positive mais contrastée. Selon les résultats de l’enquête de la FEDIL sur les perspectives de l’IA en général et l’IA générative, 63 % se situent dans des stades avancés (applications en production ou en développement, ou en phase de Proof of Concept), ce qui montre une approche proactive. Les secteurs technologiques comme les TIC sont les plus matures, tandis que le secteur manufacturier reste plus prudent, avec une part importante (37 %) encore au stade de sensibilisation. Cette disparité souligne que l’IA est bien intégrée dans les industries innovantes, mais que des efforts restent nécessaires pour généraliser son adoption.

En cybersécurité, la vulnérabilité demeure forte, surtout pour les PME. Bien que 43 % des cyberattaques les ciblent, seules 14 % disposent d’un plan solide avant un incident. La pénurie de compétences aggrave la situation : selon une

étude nationale menée par le NC3 et la Luxembourg House of Cybersecurity en 2024, 77 % des entreprises et organismes publics citent le manque de talents comme un défi majeur. Et l’erreur humaine reste la première cause des incidents (60 %), ce qui rend la formation urgente pour renforcer la résilience numérique.

Comment le modèle économique luxembourgeois peut-il profiter de ces bouleversements pour rester compétitif et être plus attractif ?

Le Luxembourg a un atout majeur : son agilité et ses circuits décisionnels courts, qui lui permettent d’innover rapidement. Cette capacité, combinée à des infrastructures avancées et à des politiques pro-innovation, lui donne les moyens de transformer ces tendances en opportunités. Le Luxembourg dispose des fondements nécessaires pour relever le défi du changement et adapter son économie aux mégatendances actuelles. À lui de transformer l’essai en poursuivant ses efforts pour devenir un hub technologique,

un champion de la transition environnementale et énergétique, un acteur clé de la cybersécurité en Europe et un centre logistique stratégique au cœur des échanges régionaux.

Le Luxembourg dispose des fondements nécessaires pour relever le défi du changement et adapter son économie aux mégatendances actuelles.

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LE FUTUR DU LUXEMBOURG S’ÉCRIT AVEC L’IA

NORDISKA

En ce début de 2026, l’architecture intérieure confirme un tournant déjà bien engagé. Le luxe s’éloigne définitivement de l’ornement et de l’accumulation pour se recentrer sur l’essentiel. Le design sans couture s’impose comme l’un de ses langages les plus aboutis. Surfaces continues, matières nobles déployées sans rupture, transitions invisibles entre les espaces. L’intérieur se pense comme un ensemble cohérent, fluide, presque introspectif, où chaque choix participe à une sensation globale de calme et de maîtrise. Zoom sur cette élégante évolution.

Rédaction : Alina Golovkova

L’unité visuelle comme principe fondateur

La surface continue devient un véritable outil de composition architecturale. En supprimant les frontières visuelles entre sols, murs et parfois plafonds, elle permet de redessiner les volumes et de renforcer la lecture des espaces. Cette continuité est particulièrement recherchée dans les pièces de vie ouvertes, où elle favorise une circulation naturelle et une perception amplifiée de la lumière. De plus en plus d’architectes intègrent cette approche dès la phase de conception afin d’assurer une cohérence parfaite entre esthétique et usage.

Le retour des matières nobles en grands aplats

Le marbre conserve son statut de matériau d’exception, mais son expression évolue vers plus de subtilité. En 2026, il est travaillé comme une matière architecturale à part entière, posé en grands formats, parfois en miroir, afin de créer des compositions presque artistiques. Les quartzites et pierres naturelles haut de gamme séduisent également par leurs nuances plus douces et leur résistance accrue. Ces matières sont choisies pour leur capacité à vieillir avec élégance, à se patiner et à raconter une histoire au fil du temps.

Conseil : associer une matière forte à des éléments plus discrets permet d’éviter la saturation visuelle. Le luxe se joue souvent dans l’équilibre plutôt que dans la démonstration.

Le marbre conserve son statut de matériau d’exception, mais son expression évolue vers plus de subtilité.

Le béton ciré et les résines, une approche plus sensorielle

Le béton ciré confirme sa place dans les projets haut de gamme, mais adopte en 2026 une palette plus chaleureuse. Les gris froids cèdent la place à des tonalités inspirées de la terre, du sable ou de la chaux. Les résines décoratives, très appréciées pour leur continuité parfaite, offrent une réponse idéale dans les salles de bains et cuisines contemporaines, où hygiène, durabilité et esthétique doivent cohabiter. Ces surfaces lisses et enveloppantes participent à une expérience plus sensorielle de l’espace, où le toucher compte autant que le regard.

L’effacement des joints comme marqueur de sophistication

La disparition visuelle des joints s’impose comme un signe distinctif du

luxe contemporain. Les dalles XXL et les poses ultra précises permettent à la matière de s’exprimer sans interruption. Cette recherche de perfection technique reflète une nouvelle exigence des clients, plus avertis et particulièrement attentifs aux détails et à la qualité de mise en œuvre.

La lumière comme alliée des surfaces continues

Le design sans couture ne peut être dissocié d’un travail précis sur la lumière. Les surfaces continues révèlent pleinement leur potentiel lorsqu’elles dialoguent avec des éclairages indirects et maîtrisés. Rubans LED dissimulés, lignes lumineuses intégrées dans les plafonds ou niches rétroéclairées viennent souligner la matière sans la dominer. La lumière naturelle, quant à elle, est pensée comme un matériau à part entière. Les grandes baies vitrées, souvent dépourvues de cadres visibles, prolongent la continuité vers l’extérieur et renforcent la sensation d’espace. Les matières minérales captent alors les variations de lumière au fil de la journée, révélant des nuances subtiles et vivantes.

Conseil : privilégier des éclairages à température de couleur chaude permet d’adoucir les surfaces minérales et de créer une atmosphère plus enveloppante, notamment dans les espaces de vie et les salles de bains.

Le design sans couture au service du bien-être

Au-delà de l’esthétique, cette approche répond à une quête de bien-être de plus en plus centrale dans l’habitat haut de gamme. L’absence de ruptures visuelles apaise le regard, tandis que la cohérence des matériaux favorise une sensation d’ordre et de sérénité. Ces dernières années, les intérieurs se veulent moins stimulants, mais plus ressourçants. Le design sans couture accompagne ainsi une nouvelle manière d’habiter, plus lente et plus consciente, où chaque surface participe à un environnement harmonieux et durable.

Un luxe durable et silencieux

Enfin, le design sans couture s’inscrit dans une réflexion plus large sur la durabilité. Moins de matériaux superposés, des surfaces réparables, des choix pensés pour durer. En 2026, le luxe intérieur se définit aussi par sa capacité à traverser les années sans se démoder, en restant fidèle à une esthétique sobre et maîtrisée.

Choisir le design sans couture, c’est affirmer une vision exigeante et contemporaine de l’habitat. Une esthétique où la matière, la lumière et l’architecture dialoguent sans artifice.

© OZ Interior Design
© Photographe : Eric CHENAL / Architecte et architecte d’intérieur : EL’LE architects
CAFFE LATTE

H&M Coussin

MARKET SET Lustre

BOLIA Fauteuil Bowie

AM.PM Canapé

VILLEROY & BOCH Assiettes

DESENIO Poster

BOBOCHIC Table basse

ZARA HOME Plaid WESTWING COLLECTION Lampadaire

Alors que 2025 faisait la part belle aux tendances maximalistes, aux couleurs pop et à la surenchère, 2026 insuffle une brise légère et aérienne avec Cloud Dancer, élue couleur de l’année 2026 par Pantone. En rupture avec les teintes saturées des années 2010, ce blanc doux incarne un refuge face au flux continu d’informations que nous impose le quotidien. L’intérieur redevient une toile blanche, où chaque coup de pinceau est réalisé par petites touches : des contrastes sobres, une lumière diffuse et une élégance mesurée.

Sélection : Dorothée Dillenschneider

CATARINA BARBOSA
© David Angeletti
Polaire : Marant étoile
Chaussures : Dr. Martens
Février

atarina Barbosa ALORS ON DANSE…

Originaire du Portugal, Catarina Barbosa a rejoint il y a plus de 10 ans le Luxembourg après un passage par la Suisse. Ce mois-ci, la danseuse et désormais chorégraphe fête ses 33 printemps, on la retrouvera sur scène en solo et, en coulisses, pour la 4e édition de la Plate-Forme AWA. Depuis les années Covid, la jeune maman vit des moments difficiles, mais elle retrouve désormais une nouvelle énergie. En 2025, elle a été lauréate de la Bourse Expédition et nommée artiste du Réseau Grand Luxe. Celle qui dit « dessiner mes propres univers me fait du bien » se rassure avec fraises et chocolat noir. Elle se raconte autour d’une camomille-miel réconfortante un après-midi de janvier. Rencontre.

Rédaction : Karine Sitarz

Dans quel environnement avez-vous grandi ?

Je suis née à Póvoa de Varzim, un petit village près de Porto, à dix minutes à pied de l’océan, où toute la famille vit encore, je suis la seule à être partie. J’ai grandi avec un frère, Pedro, qui a sept ans de plus que moi. Il a toujours pris soin de moi et aujourd’hui, on travaille ensemble (ndlr : photographe et vidéaste, il participe à ses spectacles). J’ai une relation unique avec lui et avec mes parents.

Y a-t-il un souvenir d’enfance qui vous accompagne toujours ?

Les promenades l’après-midi avec mon grand-père paternel, il n’est hélas plus là. On allait au parc puis il m’emmenait au cours de danse. On était très proches, les gens disaient qu’on avait tous deux des yeux comme des olives noires. Il y a aussi des souvenirs de fêtes pleines de monde, typiques des familles portugaises.

Le Portugal est présent dans vos œuvres, quels liens gardez-vous avec lui ?

J’AI TELLEMENT DE CHOSES À DIRE, TELLEMENT ENVIE DE PARTAGER MES IDÉES.

Avant, j’y allais souvent, j’y ai passé la majeure partie de ma grossesse, mais depuis que ma fille a commencé l’école (NDLR : Matilda a 5 ans), c’est plus difficile. À Noël dernier, j’y étais mais trop tard pour revoir mon deuxième grand-père, il y a une grande douleur à voir les gens vieillir puis partir. Je suis de plus en plus triste de ne pas être là-bas, ma famille me manque.

Quelles ont été les étapes marquantes de votre parcours ?

À quand remonte la danse ?

D’après ma maman, j’ai toujours dansé et chanté à la maison. Un jour, alors que je passais devant une école de danse, j’ai vu une fille s’entraîner sur Le lac des Cygnes, de retour à la maison, j’ai annoncé que je voulais être danseuse. Ainsi vers 5 ans, j’ai commencé la danse classique, puis la danse jazz et la gymnastique. Ma fille danse tout le temps aussi, mieux que moi à son âge.

Je suis partie de chez moi vers 15-16 ans. À l’époque, j’étudiais les sciences et les technologies, mais comme je voulais danser, je suis allée au Conservatoire à Lisbonne. J’y suis restée deux ans avant de rejoindre en 2011 le Ballet Junior de Genève pour trois ans. Dans ces deux écoles, j’ai de très bons souvenirs mais aussi de très durs. À Genève, j’ai commencé la danse contemporaine et rallié la Compagnie Gilles Jobin, le classique posant problème en raison de ma taille et de mon parcours.

J’y ai rencontré Baptiste Hilbert, on est venu au Luxembourg deux ans plus tard.

Pourquoi avoir posé vos valises ici ?

Il y a un très bon statut pour les intermittents du spectacle et beaucoup d’aides pour la chorégraphie, ce que Baptiste voulait faire. Lui avait sa famille à Arlon. L’accueil ici a été exceptionnel. Nous avons rencontré l’équipe du Trois C-L, des chorégraphes de la région, suivi des cours puis créé notre compagnie AWA As We Are et la Plate-Forme AWA, qui a tout de suite séduit Jérôme Konen du Kinneksbond. Les projets se sont enchaînés, nous nous sommes mariés et Matilda est née en 2021, au Portugal. J’étais enceinte en plein Covid, cela a été très difficile, je me sentais isolée, avec un stress énorme car j’avais pris beaucoup de poids. Après la naissance de Matilda, j’ai décidé de rentrer au Luxembourg et dès le mois de mai, j’ai eu une semaine de recherche à Lyon avec Léa Tirabasso, c’était drôle nous allaitions toutes les deux pendant les pauses. En été, il y a eu avec Baptiste notre premier grand spectacle, « Shoot the Cameraman », j’ai dû refaire un tout nouveau costume (rires) !

Qu’est-ce qui vous fait aujourd’hui courir, créer, rêver ?

Après une période très dure, j’avais besoin de revivre, de danser… Matilda a été un levier. J’ai compris que j’étais plus forte que je ne le pensais, que j’avais des choses à dire. Ainsi j’ai créé Mary’s Daughters, une pièce sur le plaisir féminin, sujet toujours un peu tabou, avec une équipe incroyable dont les danseuses Laura Lorenzi et Cheyenne Vallejo. La première a eu lieu en mai 2025 au Trois C-L. L’an dernier, il y a eu aussi « Estranha forma », chorégraphié avec Laura Lorenzi, ce solo parle d’environnement, de religion, de famille, de pays natal. Mon frère a pris des photos chez ma grand-mère, et de moi dans la cuisine de ma mère en train d’éplucher des pommes de terre, c’est un

peu comme si je me mettais dans leur peau, mais sans me sentir à l’aise avec ces gestes-là. Comment se façonne-t-on par rapport à tout ce qui est autour de nous ?

APRÈS UNE
PÉRIODE TRÈS
DURE, J’AVAIS BESOIN DE REVIVRE, DE DANSER… MATILDA
A ÉTÉ UN LEVIER.

Ces deux créations célèbrent la femme…

Oui, elles se rejoignent tout en étant très différentes. Mary’s Daughters est une ode au plaisir féminin, à la force et à la sororité, il y a trois femmes, trois sœurs, trois amoureuses ou 3 déesses, on est dans un monde fantastique. « Estranha forma » (NDLR : à voir le 24 février à Opderschmelz), c’est un parcours qui se termine de façon nostalgique avec un fado, je coupe des oignons et pleure, je sais que je ne vais plus retourner en arrière, mais je ne sais pas ce qui viendra après. Cet après sera au cœur d’une autre histoire… À l’horizon de 2027.

À peine arrivée ici, vous avez créé avec Baptiste la Plate-Forme européenne AWA pour faire se rencontrer amateurs et professionnels. Racontez-nous.

Au début, c’était un week-end, désormais on a deux semaines. On travaille à fond avec Baptiste, même si côté privé, nos relations ne sont plus les mêmes, pour ce festival qui se déroule au Trois C-L et au

Kinneksbond. Au fil des ans, on a su garder un grand focus sur les amateurs. Cette année, on aura six compagnies internationales, une création d’Anne-Mareike Hess avec la Junior Company CND Luxembourg, des stages pour des personnes à besoins spécifiques, des workshops…

Avez-vous une belle rencontre à partager ?

Celle avec Léa Tirabasso, tellement humaine, intelligente, intéressante, elle nous fait aller hors des zones de confort et m’a fait changer mon regard sur la danse. J’ai commencé à travailler avec elle en 2018, au départ je ne comprenais pas pourquoi elle me voulait, car j’étais très pudique. Avec « The Ephemeral Life of an Octopus » (NDLR : sélectionnée dans les Twenty20 du réseau Aerowaves), j’ai compris que la danse n’était pas seulement du mouvement ou de la beauté. Léa m’a donné envie de continuer à danser pour elle, je serai dans son prochain spectacle.

Questions à la volée

UNE MUSIQUE

Quien lo diría?, de la tromboniste et chanteuse catalane Rita Payés, vue en concert à la Philharmonie et qui m’a inspirée pour mon solo.

UNE FEMME INSPIRANTE

Ma mère, une femme forte, qui m’a toujours soutenue et encouragée. J’espère avoir la même relation avec ma fille.

UNE DESTINATION

Vila Flor pour du camping avec ma famille. On voyageait de nuit, je voyais les étoiles tout en écoutant les Bee Gees, la musique de mon papa.

Découvrez notre programme | Discover our programme

www.plomm.lu

Le musée interactif pour petits curieux ! | The interactive museum for curious kids!

Agenda culturel DE FÉVRIER

DU 05.02 AU 07.02

VIVA !

Avec VIVA !, Daniel Olmos et Lisa Peyron livrent une œuvre poignante de théâtre d’objets qui plonge au cœur d’une histoire familiale longtemps tue. Il y a 50 ans, dans un village de Castille, un féminicide a été commis en pleine dictature franquiste : José, le grand-père de Daniel Olmos, a tué Maria, sa femme. Si l’histoire collective est connue, ce drame intime est resté enfoui pendant des décennies, révélant la puissance du silence et du déni. À l’aide de matériaux simples – papier, crayons, agrafeuse et scotch –, les artistes donnent forme à un récit délicat et profondément humain. Entre gravité et humour salvateur, VIVA ! interroge la mémoire, la transmission et la capacité d’une société à se réparer en osant raconter. Un spectacle sensible et intelligent, qui transforme l’intime en réflexion universelle et ouvre un espace de compréhension et de guérison.

ROTONDES

www.rotondes.lu

07.02

ISRAEL FERNÁNDEZ

Figure majeure du flamenco contemporain, Israel Fernández se produit à la Philharmonie Luxembourg pour un concert placé sous le signe de la tradition et du renouveau. Doté d’une voix puissante et profondément expressive, le chanteur espagnol s’inscrit dans l’héritage du cante jondo tout en y insufflant une sensibilité actuelle. Son interprétation, à la fois rigoureuse et habitée, explore les émotions les plus intenses du flamenco, entre mélancolie, ferveur et exaltation. Sur scène, Israel Fernández est entouré de musiciens qui dialoguent avec sa voix dans une tension permanente entre respect des codes et liberté d’expression. Ce concert offre une immersion authentique dans l’univers du flamenco, tel qu’il se vit aujourd’hui : vivant, vibrant et en constante évolution. Une rencontre musicale intense, idéale pour découvrir ou redécouvrir la richesse de cette tradition.

PHILHARMONIE LUXEMBOURG www.philharmonie.lu

théâtre
© Luís Días
concert
© Rufo

OFF THE RADAR #3

La Kulturfabrik accueille une nouvelle édition d’Off The Radar, rendez-vous dédié aux artistes qui explorent les marges et bousculent les formats établis. Pour cette soirée volontairement à contre-courant de la SaintValentin, la scène d’Esch devient un véritable laboratoire sonore. Le duo français Zombie Zombie y déploie ses paysages hypnotiques, mêlant électronique analogique, krautrock et jazz psychédélique dans des performances intenses et immersives. Leur approche entièrement jouée sur machines crée une transe collective où le rythme prend le dessus. La soirée se poursuit avec Kontravoid, projet du Canadien Cameron Findlay, dont la dark pop teintée d’EBM et d’électro gothique séduit par son énergie brute et son esthétique affirmée. Enfin, l’artiste américaine Nuxx propose un set radical mêlant techno des années 90, drum and bass et digital hardcore. Une programmation audacieuse et sans compromis, pour une expérience musicale viscérale et libératrice.

KULTURFABRIK www.kulturfabrik.lu

DU 21.02 AU 22.02

MULTIPLICA LAB

festival

Les Rotondes ouvrent à nouveau leurs espaces à l’expérimentation artistique avec Multiplica Lab, déclinaison annuelle de la biennale d’arts numériques Multiplica. Pendant deux jours, le lieu devient un terrain de recherche sensible, invitant le public à explorer les dialogues entre technologies numériques et création contemporaine. Cette édition met en lumière deux projets en résidence aux approches contrastées et complémentaires. AURA, imaginé par l’ASBL Minuit 47, propose un dispositif musical inclusif où gestes, mouvements et présences se transforment en matière sonore, pour une expérience collective et accessible. En écho, Parasites, d’Amélie Samson, donne forme aux bruits numériques du quotidien à travers des installations organiques et immersives, révélant la poésie cachée de nos environnements technologiques. Multiplica Lab s’enrichit également de performances audiovisuelles ainsi que d’un Artist Talk consacré aux enjeux actuels de la création numérique.

ROTONDES

www.rotondes.lu

22.02

BIG BANG FESTIVAL

Le Big Bang Festival revient à Neimënster pour une nouvelle édition placée sous le signe de la fête, du son et de la découverte. Pensé comme un carnaval musical, l’événement invite petits et grands à éveiller leur curiosité auditive dans une atmosphère joyeuse et colorée. Confettis, rythmes entraînants et performances participatives transforment le lieu en un terrain de jeu sonore où la musique se vit autant qu’elle s’écoute. Cette sixième édition promet une immersion ludique dans l’univers du son, entre concerts, expériences et surprises. Parmi les temps forts, l’artiste Nikki Ninja présentera en avant-première des extraits de son nouvel album, offrant un aperçu de son processus créatif et de son univers singulier. Le festival propose également de multiples rendez-vous pour explorer les coulisses de la musique, comprendre comment elle se fabrique et surtout la ressentir collectivement. Un événement festif et accessible, où la joie de la découverte rime avec partage et liberté.

NEIMËNSTER

25.02

MIKA

Artiste pop international au style inimitable, Mika fait escale à la Rockhal pour une soirée placée sous le signe de l’énergie et de la générosité. Connu pour ses mélodies accrocheuses, ses arrangements flamboyants et son sens aigu de la scène, le chanteur propose un univers musical où la pop se teinte d’influences glam, rock et lyriques. Ses chansons, souvent traversées par des thèmes de liberté, d’identité et d’émotion, trouvent sur scène une dimension spectaculaire et fédératrice. Chaque concert de Mika est pensé comme une célébration collective, mêlant mise en scène soignée, interactions spontanées et moments de pure communion avec le public. Sa capacité à alterner tubes planétaires et instants plus intimes crée une expérience complète, à la fois festive et touchante. Une date attendue pour vivre un concert lumineux, porté par une personnalité artistique aussi généreuse qu’exubérante. ROCKHAL www.rockhal.lu

25.02, 27.02 & 01.03

LA BOHÈME

Les Théâtres de la Ville de Luxembourg poursuivent leur collaboration avec l’Opéra national de Nancy-Lorraine en présentant La Bohème de Giacomo Puccini, l’un des opéras les plus emblématiques du répertoire lyrique. La mise en scène est confiée à David Geselson, figure remarquée du théâtre contemporain, qui propose une lecture sensible et incarnée de cette œuvre intemporelle. À la direction musicale, Marta Gardolinska accompagne les interprètes dans une partition où lyrisme et émotion se déploient avec intensité. À travers le destin de jeunes artistes parisiens vivant dans la précarité et l’amour fragile de Mimì et Rodolfo, La Bohème raconte bien plus qu’une histoire sentimentale. L’opéra esquisse le portrait d’une époque en pleine mutation, marquée par les bouleversements sociaux et les aspirations à la liberté du XIXe siècle.

GRAND THÉÂTRE DE LA VILLE DE LUXEMBOURG www.theatres.lu

concert opéra

DU 26.02 AU 28.02

ECHTER’JAZZ FESTIVAL

Le temps d’un week-end, le Trifolion d’Echternach devient un point de convergence incontournable pour les amateurs de jazz avec le retour de l’Echter’Jazz Festival. Cette nouvelle édition rassemble des artistes confirmés et des talents émergents venus de toute l’Europe, dans une atmosphère à la fois intimiste et vibrante. La programmation célèbre la diversité du jazz contemporain, du swing le plus classique aux explorations électro-acoustiques, en passant par des grooves inspirés et des moments d’improvisation libre. Chaque concert offre une facette différente de ce genre en perpétuelle évolution. Au-delà des concerts, le festival se distingue par son esprit convivial et ses after-sessions nocturnes, prolongeant les échanges et les rencontres bien après la tombée de la nuit. Des musiciens de renom tels que Vincent Peirani, Kurt Rosenwinkel ou Chris Potter incarnent cette créativité foisonnante et ce désir de partage qui font l’âme d’Echter’Jazz. Plus qu’un festival, un véritable espace de dialogue entre artistes et public, où chaque note invite au voyage et à l’écoute attentive.

PUPO – SOFIA NAPPI

Inspirée par le personnage de Pinocchio, né de l’imagination de Carlo Collodi, la chorégraphe italienne Sofia Nappi signe avec Pupo une création vibrante et physique. Sur scène, sept danseuses et danseurs déploient une énergie brute et joyeuse, portée par une danse rythmée et organique. Les corps semblent animés par des forces invisibles, comme suspendus aux fils d’un marionnettiste, oscillant entre contrainte et liberté. La gestuelle, intense et pulsée, donne à voir une vitalité presque instinctive. Passée par les univers d’Hofesh Shechter et invitée par de nombreuses compagnies internationales, Sofia Nappi interroge ici notre rapport à l’enfance et à l’élan vital. Pupo pose une question simple et universelle : comment retrouver, à l’âge adulte, cette impulsion première faite de curiosité, de jeu et de spontanéité ? Une pièce généreuse et engagée, qui célèbre le mouvement comme langage premier de l’émotion.

THÉÂTRE D’ESCH www.theatre.esch.lu

28.02

CHARLIE WINSTON

Auteur du titre emblématique Like a Hobo, Charlie Winston poursuit un parcours musical marqué par la sincérité et l’élégance. Avec son cinquième album, co-réalisé avec Vianney, l’artiste britannique explore une écriture plus introspective, où se mêlent folk, rock et confidences personnelles. Ce nouvel opus dévoile un musicien en pleine maturité, assumant une identité sonore épurée et profondément humaine. Chaque chanson semble raconter une histoire, portée par une voix reconnaissable entre toutes et une sensibilité à fleur de peau. Sur scène, Charlie Winston se distingue par une présence généreuse et une énergie communicative. Alternant moments d’intimité et envolées plus électriques, ses concerts créent une véritable proximité avec le public. Sa récente tournée, couronnée de succès, a confirmé son talent pour transformer chaque performance en expérience vivante et chaleureuse. Une soirée idéale pour celles et ceux qui aiment la musique authentique, portée par l’émotion et le partage.

CASINO 2000 www.casino2000.lu

© Thomas Chéné

récilla Cavaleri L’APPEL DE L’INVISIBLE

Longtemps cantonnée à une carrière rationnelle dans la finance, elle a suivi un chemin intérieur hors normes. Entre perceptions précoces, éveil brutal et reconversion assumée, la fondatrice d’Alchimie des sens raconte comment l’invisible s’est imposé comme une évidence… et une vocation.

Rédaction : Maria Pietrangeli

Infos

Précilla Cavaleri

NOM DE LA SOCIÉTÉ : Alchimie des sens

SON ACTIVITÉ : bien-être holistique

DATE DE LA FONDATION : janvier 2025

NOMBRE DE SALARIÉ : 1

PRÉCILLA CAVALERI

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours avant la création d’Alchimie des sens ?

Je dirais que l’invisible a toujours fait partie de ma vie. Depuis l’enfance, depuis que je parle, je ressens et je vois des choses. Mais ce n’était pas facile d’en parler. C’était tabou. En famille, on me demandait souvent de me taire, de ne pas trop dévoiler ce que je ressentais, que ce soit des prémonitions ou ce que je percevais chez les autres. J’ai compris assez tôt qu’il fallait « rentrer dans le moule », aller à l’école, travailler, gagner ma vie. J’ai donc suivi un parcours très rationnel : une licence en banque-assurance et gestion de patrimoine. J’ai ensuite travaillé seize ans dans la finance, entre banques suisses et assurance-vie à Luxembourg. C’était une forme de sécurité, une cage dorée aussi.

À quel moment avez-vous senti que l’entrepreneuriat était une évidence pour vous ?

Je savais depuis longtemps que je ne ferais pas ça toute ma vie. Petite déjà, je fabriquais des cartes, je les tirais les cartes avec n’importe quel jeu. Je voyais des choses, mais il y avait toujours cette dualité : d’un côté la spiritualité, de l’autre la foi et l’interdit. Je n’aimais pas la voyance pure, parce que je voyais l’addiction que ça pouvait créer chez les gens. Le vrai basculement s’est fait juste avant le Covid. J’ai été très fortement bousculée, surtout la nuit. J’avais des visions très précises de ce qui allait arriver, des pandémies, des millions de morts. J’en parlais à mes collègues, ils ne comprenaient pas. Moi, j’étais submergée, je pleurais tout le temps. À un moment, j’ai compris que je ne pouvais plus ignorer ce qui se passait.

Pourquoi avoir choisi l’univers du bien-être, des sens et de l’alchimie ?

À cette période-là, j’ai commencé à méditer beaucoup plus, à entrer en transe

sans le vouloir. J’ai rencontré des chamans messagers de territoires invisibles qui m’ont dit que j’étais chamane moi-même, que je devais accompagner, guider, faire des soins. Sur le moment, ça m’a presque fait peur. Je me suis dit : « Mais vous êtes fous, je ne vais pas partir au Pérou. » Puis j’ai compris que ce que je devais faire, c’était créer un lieu, un espace. On m’a montré quelque chose qui ressemblait à un centre de bien-être, un endroit où les gens pourraient venir expérimenter, apprendre, se reconnecter. Alchimie des sens est née comme ça, de cette vision.

Quels services proposez-vous aujourd’hui à votre clientèle ?

Mon travail est essentiellement énergétique. Pour certaines personnes, je vais travailler de manière plus douce : lever ce qui sature le corps, équilibrer les chakras, harmoniser le corps physique et éthérique.

Le chamanisme, en revanche, va beaucoup plus loin. Je me connecte à l’âme de la personne et je vais libérer les blocages inconscients : karmiques, transgénérationnels, liés aux vies antérieures. C’est quelque chose qui dépasse le mental. Je me laisse guider par l’invisible, je vais là où on me dit d’aller. Je propose aussi des accompagnements sur un à trois mois : soit pour l’éveil et la reconnexion à soi, soit pour des périodes de transition plus difficiles comme les burn-out, les ruptures ou les dépressions.

Vous n’avez jamais eu peur en réalisant que vous voyiez ce que les autres ne voient pas ?

Non, pas du tout. Je ne sais pas ce que c’est une vie sans ça. Depuis que je parle, je dis que je vois et que j’entends. Quand j’étais enfant, je faisais des voyages astraux, je voyais mon corps dormir. Ma grandmère, décédée, m’accompagnait beaucoup.

J’ai longtemps vécu avec une dualité, parce qu’on m’a toujours dit que c’était interdit ou dangereux. Aujourd’hui, j’ai

appris à rester à ma place, à ne pas déplacer le libre arbitre des gens.

Qu’est-ce qui distingue votre approche de celles d’autres acteurs du secteur ?

Je ne transmets pas de méthode toute faite. Je ne valide pas une pratique plutôt qu’une autre. Pour moi, tout est déjà en vous. Tant qu’on ne voit pas et qu’on n’entend pas l’invisible, on ne devrait pas bricoler avec l’énergie. Il y a un voile très fin avec l’occulte, et il peut y avoir des conséquences importantes. Mon rôle, ce n’est pas d’être au-dessus des autres, mais d’être un canal. Je lâche le mental, je me mets en transe, et je laisse faire.

Quelles ont été les principales difficultés depuis le lancement d’Alchimie des sens ?

À Luxembourg, j’ai d’abord créé l’entreprise à deux. Mon associée est partie assez rapidement, ce qui a été difficile, mais nécessaire. Financièrement, c’est aussi très exigeant : le loyer, les assurances, le comptable, les plateformes de réservation. J’ai financé les débuts seule.

Quelle est aujourd’hui votre vision pour la suite ?

À court terme, je veux stabiliser et développer l’activité. À plus long terme, j’aimerais créer un lieu plus grand, un véritable espace holistique avec plusieurs thérapeutes, des ateliers, des expériences. Un endroit où l’on vient vivre quelque chose, pas simplement consommer une séance.

Quel conseil donneriez-vous à une femme qui souhaite entreprendre dans un secteur proche du vôtre ?

Je lui dirais de rester alignée, de ne pas chercher à devenir quelqu’un d’autre ou à entrer dans une case. Le travail est intérieur. Tout est déjà là. Mon rôle, c’est de réactiver, mais après, c’est à chacun de faire son propre chemin.

Bali faisait partie de ma to-do list depuis longtemps. Trop longtemps peut-être. Une destination évidente, presque trop. Alors j’ai choisi de la découvrir autrement : loin des spots Instagram, des villas parfaites et des piscines à débordement. Sac au dos, sans itinéraire précis, à la rencontre des habitants, en prenant le temps de comprendre l’île plutôt que de la consommer. Voyager ainsi à Bali, c’est accepter l’imprévu.

C’est partager le quotidien de ses habitants, suivre le rythme local, changer de plan au dernier moment, s’arrêter parce qu’on vous invite à partager un repas. C’est se lever au tempo de l’île, observer les offrandes déposées chaque matin devant les maisons, sentir l’encens se mêler à l’humidité de la jungle. Très vite, le voyage devient une succession de moments simples, loin des clichés, mais profondément marquants.

Rédaction : Kevin Martin

Ubud, entre jungle et tradition

Après deux jours passés à Denpasar, le temps de récupérer du voyage et de s’imprégner doucement du quotidien balinais, direction Ubud. Le contraste est immédiat. Ici, tout semble plus calme. Nichée au cœur de la jungle, entourée de rivières et de rizières, Ubud est une petite ville à l’énergie singulière, souvent décrite comme le centre spirituel de Bali. Une étiquette qui, une fois sur place, prend tout son sens. L’atmosphère est dense, presque palpable. Les temples ne sont jamais loin, l’encens brûle en continu, et les cérémonies ponctuent la vie quotidienne comme un fil invisible reliant les habitants à leurs traditions.

Ubud n’est pas une ville que l’on « visite » au sens classique. C’est un point d’ancrage, un camp de base idéal pour s’installer quelques jours, prendre le temps et rayonner autour. Il n’y a pas une multitude d’attractions à cocher, mais une infinité de sensations à capter. Les randonnées dans la jungle, les sentiers discrets entre villages et végétation luxuriante invitent à la contemplation. On marche beaucoup, souvent sans but précis, porté par cette énergie calme et introspective qui semble envelopper la ville. Parmi les lieux les plus marquants, le temple de Tirta Empul s’impose comme un véritable temps fort du séjour. Situé dans le village de Tampaksiring, à une trentaine de minutes d’Ubud, il est célèbre pour ses sources sacrées.

Les hindouistes y viennent se purifier, passant la tête sous les fontaines dans un rituel précis, silencieux, profondément ancré dans la foi. Les visiteurs peuvent eux aussi participer, à condition d’y respecter les codes. L’expérience est intense, presque hors du temps, et laisse une impression durable. À quelques minutes seulement, le temple de Gunung Kawi, avec ses sanctuaires monumentaux sculptés dans la roche, renforce cette sensation de sacré dans un décor à la fois brut et majestueux.

Pour une parenthèse plus naturelle, les chutes de Tegenungan, nichées au cœur d’une vallée verdoyante, offrent un contraste saisissant. Le bruit de l’eau, la fraîcheur du bassin et la densité de la végétation en font un lieu idéal pour se baigner ou simplement faire une pause. Plus loin encore, les rizières de Jatiluwih déploient leurs terrasses à perte de vue. Ici, on peut se perdre, flâner entre les parcelles, observer les lignes parfaites du paysage et suivre le rythme lent du travail agricole, loin de toute agitation.

Ubud, enfin, se vit aussi dans ses détails. Son petit centre, son marché traditionnel balinais animé dès l’aube, ses ruelles bordées de warungs et de petits restaurants où se mêlent habitants et voyageurs venus du monde entier. L’ambiance est unique, parfois vibrante, parfois apaisante, toujours habitée. Ubud ne cherche pas à séduire, elle se ressent. Et c’est sans doute pour cela qu’on y reste plus longtemps que prévu.

Amed, la mer en héritage

Après l’atmosphère intérieure et spirituelle d’Ubud, la route se prolonge vers le nord-est de l’île, jusqu’à Amed. Cette partie de Bali, située sur la côte est, n’est pas celle que privilégie la majorité des voyageurs. Et c’est sans doute ce qui fait toute sa force. Ici, le tourisme reste discret, la vie locale bien présente. À Amed, tout s’organise autour de la mer. Le village s’étire le long de la côte, sans véritable centre, et le rythme est dicté par l’eau. Le snorkeling est au cœur de l’expérience.

Les récifs sont accessibles directement depuis la plage, l’eau est claire, et la diversité des fonds marins surprend par sa richesse. Sans infrastructures lourdes ni foule, il suffit parfois de quelques mètres pour découvrir un monde sous-marin préservé, simple et vivant. Pour vivre pleinement cette atmosphère, je conseille de loger dans une guesthouse en bord de mer. Le réveil face à l’eau, les pêcheurs qui partent tôt le matin, les bateaux colorés alignés sur la plage : tout rappelle que la vie locale est étroitement liée à la mer et que le temps s’écoule ici autrement.

Amed est aussi un point de départ stratégique pour ceux qui souhaitent s’attaquer au mont Agung, le plus haut sommet de Bali, culminant à 3 142 mètres. L’ascension est exigeante et demande une bonne condition physique, mais elle reste l’une des expériences

les plus marquantes de l’île. Là-haut, la vue est dégagée, presque austère, et permet de mesurer pleinement la géographie si singulière de Bali, entre reliefs volcaniques et lignes côtières.

À une vingtaine de minutes en scooter, Pura Lempuyang fait partie des temples incontournables de la région. Il est vivement conseillé de s’y rendre tôt le matin pour éviter l’affluence. Mais le temple n’est qu’une partie de l’expérience. Le trajet pour y accéder traverse de petits villages, longe des temples discrets, offre des points de vue remarquables et invite à s’arrêter dans des restaurants traditionnels. Se perdre volontairement sur ces routes secondaires, échanger avec les locaux, c’est aussi cela qui rend le voyage plus authentique. Vous l’aurez compris, Amed propose un autre rapport à Bali. Plus direct, plus brut. Un lieu où la mer, les volcans et la vie locale coexistent sans artifices, et où l’on comprend que voyager, parfois, consiste simplement à observer et à prendre le temps.

Gili Meno, ralentir et respirer

Au départ d’Amed, nous avions entendu parler des îles Gili comme d’un autre visage de la région. Une dernière étape possible avant la fin du voyage. La curiosité a pris le dessus, et l’itinéraire s’est poursuivi vers Gili Meno, la plus discrète et la plus préservée de l’archipel. Pour tout vous avouer, après plusieurs semaines en sac à dos, nous avons fait un léger pas de côté par rapport à notre manière de voyager.

Pour finir ce périple, nous avons choisi de ralentir vraiment, de poser les sacs et de laisser le temps s’étirer. Sans regret. Meno House - Boutique Adults Only Resort s’est imposé comme une évidence. Un lieu à taille humaine, calme, parfaitement intégré à l’esprit de l’île, où le confort ne prend jamais le pas sur la simplicité. Meno est la plus petite des îles Gili, et sans doute la plus paisible. Ici, pas de circulation motorisée, peu d’infrastructures, les

Les temples ne sont jamais loin, l’encens brûle en continu, et les cérémonies ponctuent la vie quotidienne comme un fil invisible reliant les habitants à leurs traditions.

plages sont larges, souvent désertes, et la mer d’une clarté saisissante. Le snorkeling se pratique directement depuis le rivage, avec des récifs encore bien préservés et la possibilité d’observer des tortues marines sans avoir à s’éloigner. Les journées suivent un rythme simple : baignades, marches le long de l’eau, lectures à l’ombre, et moments de bien-être, comme profiter des spas balinais ou s’initier au yoga sur la plage, face à la mer, au lever du soleil. Rien n’est imposé, tout est possible. Cette simplicité fait toute la force de l’île. Elle invite à déconnecter sans effort, à profiter sans programme, à terminer le voyage sans transition brutale. Choisir Gili Meno pour conclure ce parcours, c’était accepter de ralentir complètement, de laisser retomber l’intensité du voyage. Une fin douce, centrée sur l’essentiel : la mer, la nature et le plaisir simple de prendre soin de soi. Une manière parfaite de repartir de Bali avec un souvenir à la fois calme et vivant, un instant naturellement instagrammable, mais vrai.

CLERVAUX BOUTIQUE HOTEL : l’escapade bien-être que l’on s’offre en février

ET SI LA SAINT-VALENTIN DEVENAIT UN PRÉTEXTE POUR RALENTIR, SE RETROUVER ET PRENDRE SOIN DE SOI ?

À CLERVAUX, LE BOUTIQUE HOTEL

TRANSFORME LE MOIS DE FÉVRIER EN UNE PARENTHÈSE ROMANTIQUE ET BIEN-ÊTRE, AU CŒUR DE L’ARDENNE LUXEMBOURGEOISE.

À l’écart de l’agitation du quotidien, niché dans le charmant village de Clervaux, le Clervaux Boutique Hotel s’impose comme l’une des adresses les plus inspirantes pour une escapade bien-être au Luxembourg. Cet hôtel intimiste, composé exclusivement de suites spacieuses au design art déco, a été pensé comme un véritable cocon dédié à la détente, au confort et au plaisir de se retrouver.

Ici, tout invite à lâcher prise. Les volumes généreux des suites, l’atmosphère feutrée et le calme environnant créent un sentiment immédiat de déconnexion. Un luxe discret, accessible, idéal pour celles qui souhaitent s’offrir une pause sans partir loin, le temps d’un week-end ou d’une parenthèse à deux.

Le Clervaux Boutique Hotel séduit également par son SPA Cinq Mondes, dont l’accès est offert en illimité lors d’un séjour à l’hôtel. Piscine intérieure, bain à bulles, sauna, hammam et espaces de relaxation composent un véritable havre de paix. Après une promenade dans le centre piétonnier ou une balade dans la nature environnante, le spa devient un refuge où l’on prend enfin le temps de penser à soi.

À l’occasion de la Saint-Valentin, l’établissement propose une offre romantique valable tout au long du mois de février, permettant de célébrer l’amour sans se limiter à une seule date.

AU PROGRAMME :

Nuitée en suite décorée pour l’occasion, attention chocolatée, dîner romantique en trois services, accès illimité au spa jusqu’à 14h le jour du départ, et petitdéjeuner gourmand accompagné d’une coupe de Crémant. Le 14 février, une animation musicale live vient sublimer la soirée pour une ambiance encore plus intimiste.

Plus qu’un simple séjour, le Clervaux Boutique Hotel offre une expérience complète, pensée pour les femmes et les couples en quête de bien-être, de douceur et d’évasion, dans un cadre élégant et apaisant. Une adresse idéale pour se faire plaisir, se reconnecter à l’essentiel et transformer février en véritable mois de l’amour… et de soi.

UNE TABLE TRÈS ATTENDUE À MACHTUM

Prévue pour début 2026, La Table des Épicuriens viendra s’installer dans l’ancienne Auberge du Lac, sur la route du Vin. À l’origine du projet, le chef Alessio Zappala, déjà à la tête du restaurant Le Mess des Épicuriens, situé au cœur de Verdun, au sein d’un hôtel de charme. Pour sa première adresse luxembourgeoise, le chef mise sur une cuisine d’auteur, entièrement cuite au feu de bois. Pas de carte figée, mais une proposition évolutive, guidée par la saisonnalité, le produit et l’instant. Nourrie par un parcours entre grandes maisons, cuisine diplomatique et souvenirs personnels, cette nouvelle table promet une approche sincère et maîtrisée. Une ouverture déjà très attendue par les amateurs de belles tables.

NOUVELLE ÈRE

GASTRONOMIQUE AU CHÂTEAU DE BOURGLINSTER

Institution du paysage culinaire luxembourgeois, le Château de Bourglinster entame un nouveau chapitre. Repris par Servan Bernard et Vito Siciliano, le lieu se réinvente autour d’une proposition gastronomique unifiée, pensée pour redonner souffle et cohérence à cette adresse historique. En cuisine, le chef Petros Koptsis signe une carte resserrée, guidée par le produit et ponctuée d’inspirations méditerranéennes, avec une touche grecque assumée. Menus dégustation, accords mets-vins pointus et volonté de faire vivre le château au-delà du simple repas : l’ambition est de conjuguer héritage, modernité et plaisir. Une table que l’on se réjouit de redécouvrir.

Un aperitivo sans alcool pour prolonger le Dry January

Alternative locale et élégante aux boissons alcoolisées, Mysa revisite l’aperitivo sans alcool. Fondée par la Luxembourgeoise Liz Breuer, la boisson ready-to-drink séduit par sa complexité aromatique : un assemblage de botaniques, de notes épicées et d’umami, élaboré en Italie, sans sucre ajouté. Pensée pour les amateurs de goût autant que de rituels, Mysa s’adresse à celles et ceux qui souhaitent prolonger l’esprit du Dry January au-delà de janvier, sans renoncer au plaisir.

Un cheesecake QUI FAIT PARLER DE LUI CHEZ ONDA

Chez Onda, le dessert s’inscrit dans la continuité de la table : une recherche du goût juste, une précision maîtrisée et une touche de surprise. En fin de repas, ou en encas assumé, le Basque cheesecake se révèle... comme une pépite. Crémeux à cœur, il trouve son équilibre entre la rondeur de la vanille de Tahiti, la douceur du cream cheese et la fraîcheur du zeste d’agrumes, sans jamais verser dans l’excès de sucre. Pensé pour être partagé (ou jalousement gardé pour soi) ce dessert prolonge l’esprit méditerranéen cher à Onda : une cuisine sincère et sensorielle, où chaque texture a sa place.

DES RECETTES SAINES ET GOURMANDES AUX SAVEURS D’ASIE réunies dans un nouvel ouvrage

Nouvelle parution de l’année, Cuisine minceur d’Asie et d’ailleurs propose une vision apaisée et gourmande de la cuisine minceur. Signé par Margaux le Rhino (Philippine-Margaux Malloggia), l’ouvrage s’inscrit dans une démarche de bienveillance, loin des injonctions et des privations. À travers plus de 50 recettes inspirées d’Asie et d’ailleurs, les grands classiques : dumplings, ramen, pad thaï, bibimbap, banh mi ou soupes réconfortantes se déclinent dans des versions légères, équilibrées et profondément savoureuses. Chaque plat invite à renouer avec le plaisir de cuisiner et de manger, tout en prenant soin de soi durablement.

© Alexandra Hanger
© Claire Payen

PRÉPARATION : 30 MIN

L A PÂTE

200 g de semoule fine

50 g de farine

20 g de sucre

20 g de lait en poudre

100 g de ghee fondu

3 g de levure de boulanger sèche

10 cl d’eau

1 cl d’eau de fleur d’oranger

REPOS : 1 H

1 cl d’eau de rose

LA GARNITURE AUX NOIX

200 g de noix décortiquées et concassées

35 g de sirop de sucre

1 cl d’eau de rose

1 cl d’eau de fleur d’oranger

FINITION

Sucre glace

Dans un grand bol, mélangez la semoule, la farine, le sucre et le lait en poudre. Ajoutez le ghee fondu et sablez le mélange avec les doigts jusqu’à ce qu’il soit homogène. Dans un petit bol, délayez la levure dans l’eau. Versez-la dans le mélange sec et mélangez. Ajoutez l’eau de fleur d’oranger et l’eau de rose et mélangez. Mélangez bien jusqu’à l’obtention d’une pâte souple. Couvrez et laissez reposer 1 h à température ambiante.

La Garniture aux noix

Mélangez les noix concassées avec le sirop de sucre, l’eau de rose et l’eau de fleur d’oranger jusqu’à obtenir une pâte légèrement collante mais façonnable.

Façonnage et cuisson

Préchauffez le four à 200 °C. Prélevez une portion de pâte de la taille d’une grosse noix. Aplatissez-la dans la paume de la main, puis déposez une cuillerée de garniture au centre. Refermez la pâte autour, puis roulez pour obtenir une boule. Pressez-la dans un moule à maamoul rond, puis tapez pour démouler délicatement. Déposez les maamouls sur une plaque recouverte de papier cuisson. Enfournez et faites cuire les maamouls pendant environ 15 à 20 min, jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés.

Finition

Laissez tiédir, puis saupoudrez généreusement de sucre glace.

CUISSON : 15 À 20 MIN

POUR 10 À 15 PIÈCES

Ce livre célèbre les pâtisseries emblématiques du Levant à travers 65 recettes mêlant tradition et modernité. Baklawas, ma’amouls, knafeh, crèmes parfumées et douceurs du quotidien composent un voyage gourmand où le miel, les fruits secs et les eaux florales tiennent le premier rôle. Entre souvenirs personnels et savoir-faire ancestral, le chef rend hommage à une pâtisserie généreuse, profondément ancrée dans la culture du Moyen-Orient, avec un focus particulier sur Tripoli.

L'ACCORD METS & VINS de Pascal Carré

Pascal Carré, sommelier à La Cave des Sommeliers, vous conseille pour un accord mets & vins. Retrouvez sa sélection dans sa boutique 2, rue de Kleinbettingen à Steinfort.

AMBRÉ VDN FAMILLE BOUSQUET (50 CL) N.M.

Avec ces gourmandises savoureuses, optez pour un vin blanc doux type « rancio », tel que le Rivesaltes Ambré de la famille Bousquet. Ce vin, originaire du Roussillon, est issu de grenache blanc et de grenache gris. Lors de la fermentation, il est muté avec de l’eau-de-vie de vin, puis vieilli en fûts de chêne pendant un élevage prolongé. Par ce procédé, il développe des arômes de fruits secs, de fruits confits, ainsi que des notes de sucre candi, de caramel et de pralin, tout en conservant un caractère fruité et floral (fleur d’oranger). Servi frais, il signera un mariage parfait avec les maamouls aux noix.

RIVESALTES
LOVE & BAKLAWAS DE ALAN GEAAM
Éditions Webedia Books

L'HOROSCOPE DE FÉVRIER par Diana Dobrescu

LESIGN E DU MOIS

VERSEAU

(20 JANV. – 18 FÉVR.)

Joyeux anniversaire, mes rebelles ! Vous méritez tellement d’amour ce mois-ci. Soyez sans crainte : malgré quelques querelles familiales, votre mois sous cette nouvelle Lune en Verseau sera puissant. Promenez-vous dans les bois ou allez à la salle pour alléger l’effet « super drive » de Mars.

POISSONS

(19 FÉVR. – 20 MARS)

Saturne sort de votre signe. Après trois ans de remise en question intense, fin février marque un grand changement, pour retrouver votre énergie de déesse des eaux bénites. On ne garde pas de connexions toxiques, merci ! Vénus vous apporte de belles rentrées d’argent, voire un job de rêve.

TAUREAU

(20 AVR. – 20 MAI)

Uranus sort ce mois-ci de votre signe, laissant place à une année plus prospère et stable. Ce mois de février vous lance dans des aventures de design intérieur et dans la magie des meubles qui embellissent le quotidien. Donnez-nous vos bonnes adresses.

GÉMEAUX

(21 MAI – 20 JUIN)

Uranus entre dans votre signe et l’année 2026 devient un cataclysme libérateur de joie. On ne s’inquiète plus de ce qui pourrait mal se passer. On se lance dans le meilleur des destins avec audace et fierté. Portez du jaune, du doré et des paillettes si l’envie vous dit, car la chance vous sourit.

LION

(23 JUIL.– 22 AOÛT)

Pour mes ascendants, Lune et Soleil en Lion, l’heure est au succès. Vous souhaitez prendre les commandes des prochains mois, tant dans vos relations professionnelles que personnelles. La pleine Lune en Lion de ce moisci vous fera briller dans un domaine que vous maîtrisez.

SCORPION

(23 OCT.– 21 NOV.)

Février n’est pas des plus faciles pour mon gang de mystiques. Cependant, vous aurez l’opportunité de vous rapprocher de votre famille et de ne plus ignorer certaines vérités. Trop de secrets pour maintenir le pouvoir pourraient vous desservir. Pensez à votre santé et essayez peutêtre d’être un peu moins inquiet.

VIERGE

(23 AOÛT – 22 SEPT.)

Les méticuleuses du zodiaque auront moins froid aux yeux ce mois-ci, avec de bonnes nouvelles au travail qui annonceront un printemps globalement agréable. Le repos, la relaxation et la santé mentale doivent être gardés en ligne de mire, et pas simplement « sous contrôle ».

SAGITTAIRE

(22 NOV. – 21 DÉC.)

Les flèches de vérités enjolivées se verront regorger de great vibes ce mois-ci. Même le froid hivernal ne ternit pas la positivité de nos créatures de feu. Mars en Verseau continue d’encourager des idées ingénieuses ainsi que des sorties plus fun les unes que les autres.

BÉLIER

(21 MARS – 19 AVR.)

C’est le temps des grands changements, les amies fonceuses. On achète un bien ou l’on se prépare à un nouveau poste de travail. En tout cas, février est le dernier mois avant le puissant mois de mars, qui vous propulsera trois fois plus vite. Saturne, Neptune et Chiron dans votre signe ne vous laissent plus le choix.

CANCER

(21 JUIN – 22 JUIL.)

Jupiter est toujours dans votre signe jusqu’au mois de juin. Vous avez confiance en vous et vous êtes une nouvelle personne comparée à février 2025. Ce mois-ci vous invite à planifier des voyages avec des proches, en famille ou seule. L’idée est de continuer à vous ressourcer dès que possible.

BALANCE

(23 SEPT. – 22 OCT.)

Ravie de vous annoncer que vous avez de grandes chances de recevoir une promotion ce mois-ci, ainsi qu’un voyage ou un déménagement en couple. 2026 reprend au galop et mes Balances seront beaucoup plus chanceuses cette année grâce à une Vénus qui favorise les déplacements souhaités.

CAPRICORNE (22 DÉC. – 19 JANV.)

2026, c’est du sérieux. Après des années de préparation à votre futur, ce mois de février vous maintient dans des activités d’entrepreneuriat séduisantes et porteuses de sens. Les projets se précisent, les ambitions s’affirment. Et si c’était le moment d’investir dans l’immobilier ?

Anatura Luxembourg

OFFREZ-VOUS UNE SAINT VALENTIN

AU COEUR DE LA NATURE

Pour la Saint-Valentin, offrez-vous une parenthèse d’exception avec l’expérience romantique All You Need Is Love, nichée au cœur de la nature. Pensé comme une véritable ode à l’amour, ce package invite les couples à s’évader dans un cadre élégant et serein, propice aux instants précieux et aux souvenirs inoubliables.

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18.10.202522.02.2026

Entrée libre

MER 11h - 18h

JEU 11h - 20h

VEN/SAM/DIM 11h - 18h

LUN/MAR fermé

Détails des visites guidées gratuites (DIM à 15h) et du programme-cadre sur konschthal.lu

Konschthal Esch

29, boulevard

Prince Henri

L-4280 Esch-sur-Alzette info@konschthal.lu

konschthal.lu

DAVID CLAERBOUT

FIVE HOURS, FIFTY DAYS, FIFTY YEARS

À la croisée de la vidéo, du cinéma et de l’animation numérique, l’œuvre de David Claerbout questionne notre perception même du réel et de l’image. Five Hours, Fifty Days, Fifty Years, sa nouvelle exposition à la Konschthal Esch, invite à vivre une expérience sensorielle inédite. Entre observation, mémoire et hallucination, chaque image devient une énigme à déchiffrer.

Commissaire invité : Ory Dessau / Curateur : Christian Mosar, assisté de Charlotte Masse

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