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BON CHIEN 

E ID O

n e i l a r t s u a r e g r Be

ENT | SOINS

MPORTEM O C | N IO T A C ÉDU

S

n o m c e v a e Bien vivr

+V

Dr Valérie Dramard

BON MAÎTRE!


Sommaire D La race Berger

Le rappel La laisse Le laisser seul Le câliner, jouer Répondre à ses besoins Le sortir Week-ends et vacances

35 37 38 40 40 41 43

6 D Les troubles du comportement

46

australien 4

L’histoire de la race Les caractéristiques du Berger australien

4 4

D Bien choisir un petit Berger australien

Élevage, animalerie ou particulier ? 6 Visiter l’élevage 6

D Préparer son

arrivée chez vous

4 questions à se poser Le couchage La nourriture

D Comment

communique-t-il ?

Les organes des sens Comment s’exprime-t-il ? Comment vous comprend-il ? Comment communique-t-il avec les autres chiens ?

14 D Les dangers domestiques 52 14 14 16

18 18 23 26 27

La curiosité est un vilain défaut Ce qui est toxique pour lui Les pièges au jardin Le coup de chaleur

D Sa santé

et les soins

Les soins courants Les maladies spécifiques Quand consulter le vétérinaire ?

52 52 55 55

56 56 58 61

Index 62

D Au quotidien

ensemble 30

Récompense et réprimande Lui apprendre la propreté

L’hyperactivité 46 Peurs et phobies 49

30 33

3


4

La race B e rg e r a u s t r a l i e n Très actif et sportif, le Berger australien, également appelé Aussie, n’est devenu que très récemment, en 2007, une race officielle.

D L’histoire de la race

Ces chiens de berger ont suivi leurs maîtres basques, quand ces derniers ont émigré en Australie au XIXe siècle pour chercher du travail. L’Australie abritait déjà de nombreux élevages de moutons. Les compétences de ces bergers et de leurs chiens étaient telles que certains ont de nouveau émigré aux États Unis vers 1900, et particulièrement en Californie. C’est là que le Berger australien, alors appelé Australian Shepherd dog ou Aussie, est devenu une race de berger reconnue. Les fermiers américains ont développé la race pour la conduite de troupeau. L’Aussie reviendra en France dans les années 80, où il connaît depuis un grand succès.

D Les caractéristiques

du Berger australien

Taille : 51-58 cm ( ), 46-53 cm ( ). Poids : 20-30 kg ( ), 19-26 kg ( ).

Poil : texture et longueur moyennes, droit à ondulé. Robes : unicolore (noire, rouge, rouge merle, bleu merle), bicolore  (noire/ blanc, rouge/blanc, rouge merle/blanc, bleu merle/blanc, noire/feu, rouge/ feu, rouge merle/feu, bleu merle/feu), tricolore (noire, rouge, rouge merle, bleu merle). Par exemple, sur la photo ci-contre, il s’agit d’un Berger australien tricolore bleu merle. Tête : crâne aussi large que long, stop modéré, bien marqué. Yeux : en amande, marron, bleus, verts, ambre, vairons ou hétérochromes. Oreilles : tombantes, attachées hautes, triangulaires. Queue  : longue, parfois courte ou écourtée. Caractère : endurant, souvent attentif. Tempérament vif, très bonnes capacités physiques. Généralement très actif, il est aussi très sensible.


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Présentation de la race

Utilisations de la race


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t i t e p n u r i s i o h c Bien Berger australien Le tempérament d’un chien est en partie lié à sa génétique (race et lignée), mais aussi à ses premières semaines de vie.

D Élevage, animalerie ou particulier ?

Cette question est essentielle en raison de l’importance du suivi génétique dans cette race : il y a des règles à respecter concernant leur reproduction pour éviter les maladies génétiques graves. Il vaut donc mieux adopter un Aussie dans un élevage spécialisé, car les grands élevages qui produisent de nombreuses races risquent d’être moins avertis des règles de reproduction à respecter et de ne pas mettre en place tous les moyens de prévention des maladies héréditaires (voir p. 58). En chenil et dans certaines animaleries, il est parfois difficile d’avoir des informations précises sur les parents et les tests génétiques réalisés. Enfin, certains particuliers sont passionnés et avertis, d’autres moins.

D Visiter l’élevage

Les premières semaines de vie de votre Aussie conditionnent son comporte-

ment futur. Visitez l’élevage pour découvrir où est né votre chiot, dans quel environnement il s’est développé, comment est sa mère et peut-être même son père. En effet, il y a quatre facteurs importants pour que votre chiot se développe correctement : • la génétique • le comportement maternel pendant les 2 premiers mois • l’environnement pendant les 3 premiers mois • les contacts avec les humains pendant les 2 premiers mois.

La génétique

Surtout dans cette race, l’éleveur ne doit pas faire se reproduire entre eux des Aussies de robe merle car le risque de tares est très élevé. En effet, des petits issus de parents « merle » (par exemple un père bleu merle avec une mère rouge merle) risquent de souffrir de maladies neurologiques ou de troubles cardiaques graves.


Bien choisir un petit Berger australien

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Même s'ils n'ont plus besoin de téter, ces chiots âgés de 4 semaines ont encore besoin de l'éducation de leur mère.

La mère, un repère rassurant

Le comportement de la mère avec ses petits est essentiel, même avant leur naissance : une chienne communiquera son stress à ses petits même pendant la gestation, les hormones du stress circulant dans le sang de la mère et des fœtus via le cordon ombilical. Quand les petits naissent, la mère les lèche, les réchauffe et évidemment les allaite pendant les 5 premières semaines. Les soins qu’elle leur prodigue ainsi sont indispensables pour un bon développement physique et neurologique. L’environnement dans lequel la mère et ses petits évoluent pendant ces semaines doit être calme, propre, chaud et rassurant. À 3 semaines, les petits commencent à explorer et à s’éloigner de maman.

Leurs yeux et leurs oreilles sont fonctionnels : ils découvrent les sons et les formes. Il faut donc que leur milieu offre des stimulations variées. La mère doit être présente et détendue, car elle sera pour ses petits le principal repère. Par exemple, quand une personne inconnue s’approche de la mère et de ses chiots, si celle-ci reste calme, les chiots ressentent que la situation n’est pas grave ni l’individu dangereux ; si, au contraire, elle sursaute et recule, ils perçoivent le danger, se réfugient dans ses pattes, et risquent d’apprendre que les inconnus sont dangereux, ce qui altérera leur socialisation. À partir de 4 à 5 semaines, les chiots possèdent de petites dents de lait très pointues et leur système digestif est prêt à recevoir de l’alimentation solide. C’est le moment du sevrage alimentaire


Bien choisir un petit Berger australien

et le début du détachement : la mère commence à repousser ses petits quand ils cherchent à la téter, car leurs petites dents sont douloureuses. Elle intervient aussi pour séparer les chiots qui jouent trop violemment au point de se faire mal, ce qui leur permet d’apprendre à se contrôler. Enfin, quand un chiot se montre agressif, elle le réprimande en grognant fortement ou en le prenant en gueule (sans jamais le blesser). Dès que le chiot bascule sur le dos, la mère se calme : cela permet au petit d’apprendre la posture de soumission.

L’environnement et l’habituation

La qualité de l’élevage passe aussi par la qualité de l’environnement dans lequel votre chiot évoluera jusqu’à son départ. La propreté est importante mais les stimulations de l’environnement le sont tout aussi. En effet, lorsque le petit a l’occasion de découvrir une balle en plastique rouge, par exemple, il va apprendre à la faire rouler, la poursuivre, flairer l’odeur du plastique, comprendre comment s’y reflète la lumière. S’il est surpris et a peur, il revient vers sa mère qui le rassure (elle

La mère est un guide rassurant pour ses petits, qui commencent à découvrir le monde.

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Bien choisir un petit Berger australien

n’a pas peur des balles rouges !). Il apprend ainsi que la balle rouge n’est pas dangereuse. Il s’habitue ainsi progressivement à tous ces objets, leur forme, leur texture quand il les mordille, leurs odeurs et les sons qu’ils produisent. C’est le processus d’habituation, une forme d’apprentissage essentielle particulièrement favorisée pendant les 3 premiers mois. Pendant cette période, une stimulation nouvelle (donc surprenante) devient banale et ne provoque plus ensuite de surprise ou de peur, mais de l’indifférence ou éventuellement de la curiosité. Cette grande capacité d’habituation diminuera quand le chiot aura plus de 3 mois.

Le socialiser à l’homme

La socialisation à l’homme se déroule simplement, le chiot apprenant dès les premiers jours à connaître l’homme au travers d’interactions douces et positives : pendant la gestation, quand sa mère est caressée doucement, puis dès les premiers jours de sa vie et pendant les 8 semaines suivantes, quand il est manipulé gentiment en présence de sa mère. L’idéal est que dans l’élevage différentes personnes (femmes, hommes et enfants) puissent caresser les chiots. Cela signifie qu’ensuite, lorsque votre chiot sera en contact avec une nouvelle personne, il saura qu’elle appartient à une espèce amie et n’en aura pas peur ; il s’approchera d’elle par curiosité et apprendra à la connaître et à interagir avec lui rapidement.

Pour une bonne socialisation à l'homme, il faut caresser les chiots régulièrement et les manipuler gentiment dès leur plus jeune âge.

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à l’inverse, un chiot qui grandit loin de l’homme (dans un enclos) et qui ne connaît comme interaction avec lui que des gestes brusques ou d’autres manipulations brutales, ressentira forcément de la crainte en présence d’une personne qui cherche à l’approcher.

Les tests à faire

Effectuez quelques petits tests pour choisir quel chiot adopter parmi ceux qui vous sont présentés. On a parfois un coup de cœur et on ne souhaite pas faire de tests, mais certains comportements chez un chiot de 2 mois indiquent s’il est bien socialisé ou pas.

Peureux ou actif ?

Accroupissez-vous, tendez la main, paume vers le ciel : le chiot doit s’approcher par curiosité, venir sentir votre main, la lécher sans doute, puis, si elle bouge, peut-être la mordiller. • S’il ne s’approche pas, reste blotti et tremble, il est trop peureux. • Si à l’inverse, il court vers vous et vous mordille la main, la manche et le pantalon, il ne se contrôle pas assez, il est trop actif et excitable. Le chiot doit avoir acquis la morsure inhibée et des autocontrôles suffisants. En effet, à 8 semaines, le chiot doit pouvoir contrôler sa mâchoire. S’il mordille vos doigts sans vous sentir avant, c’est qu’il contrôle mal sa morsure. Sa mère ne lui a pas assez appris à ne pas mordiller ni à bien se contrôler (on parle d’autocontrôle).

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La socialisation


On n’éduque pas de la même façon un Berger australien et un Chihuahua : chaque race a ses spécificités en termes de santé, mais aussi de comportement. La vétérinaire comportementaliste Valérie Dramard donne toutes les clés pour bien choisir son Berger australien, et l’élever pour qu’il soit en bonne santé et épanoui. Dix vidéos accessibles par QR Codes illustrent concrètement les points essentiels du texte : « Choisir son chiot », « La socialisation », « Les soins au quotidien », etc.

www.editions-ulmer.fr ISBN  : 978-2-84138-846-2

,!7IC8E1-diiegc! PRIX TTC FRANCE  :

14,90 €

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S

Une race, un guide !

E ID O

EN SUPPLÉMENT : 10 vidéos pratiques, présentées par le Dr Valérie Dramard accessibles avec un smartphone ou une tablette.

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Bien vivre avec mon Berger australien  

Bien vivre avec mon Berger australien  

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