Gestion et technologie agricoles

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Jeudi 9 février 2023 | Volume 48 | 2 e Numéro PP40051633 CULTIVER la réussite FORMATION AGRICOLE Qui veut étudier en agriculture? Aussi dans cette édition : Entrevue sur la formation à l’ITAQ...................................p. 8 Raymonde Garant nous parle des Grands gibiers du Québec............................p. 10 Retour en photos sur le Salon de l’agriculture ...p.20-21 CULTIVER la réussite LA PROMOTION DE L’AGRICULTURE EN MONTÉRÉGIE ET AU CENTRE-DU-QUÉBEC
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LA PROMOTION DE L’AGRICULTURE EN MONTÉRÉGIE ET AU CENTRE-DU-QUÉBEC

FORMATION AGRICOLE

AgriCarrières veille sur les meilleures méthodes et pratiques

Depuis sa fondation en 1995, AgriCarrières – le comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole – soutient et valorise l’emploi, la main-d’œuvre et le développement des ressources humaines afin de contribuer à la prospérité du secteur agricole. Incontournable du milieu, le comité œuvre quotidiennement à soutenir ses propres initiatives et à s’arrimer avec celles d’autres institutions. Geneviève Lemonde, directrice générale, apporte des précisions sur la mission et les services offerts.

« AgriCarrières gravite autour de plusieurs centres de formation du Québec, dont l’ITAQ, tout en développant ses propres contenus de formation essentiellement en ligne, explique d’entrée de jeu Mme Lemonde. En tant que comité sectoriel, AgriCarrières assure également la coordination de tables régionales, connues sous le nom de collectifs régionaux en formation agricole. En collaboration avec les établissements d’enseignement régionaux et les centres de services scolaires, il est possible de déterminer quelle offre de formation agricole est susceptible de répondre adéquatement aux besoins des producteurs et de la main-d’œuvre. Ce grand réseau provincial est chapeauté par AgriCarrières, qui veille à ce que les formations soient développées et offertes dans les régions qui en ont besoin. »

Saisir les besoins, offrir les bons outils

Depuis sa plateforme virtuelle (cible.agricarrieres.qc.ca), AgriCarrières offre également ses contenus originaux selon les onglets thématiques Agriculture durable, Gestion des ressources humaines, Multiproductions, Productions animales et Productions végétales.

« L’industrie de la production agricole compte plusieurs intervenants, c’est pourquoi la concertation est de pre-

ÉDITEUR : Benoit Chartier

RÉDACTEUR EN CHEF : Martin Bourassa

ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette

TEXTES ET COORDINATION : Yves Rivard

CONTRÔLEUR : Monique Laliberté

DIRECTEUR DU TIRAGE : Pierre Charbonneau

mière importance, souligne Geneviève Lemonde. Et cela génère la création de contenus ciblés. Par exemple, AgriCarrières a récemment développé avec l’ITAQ une formation portant sur les compétences liées au chef de culture en serre. Après discussion, il a été convenu qu’AgriCarrières développerait le contenu en ligne, alors que l’ITAQ fournira les experts en la matière. Dans un autre projet, l’inverse pourrait être aussi probable. L’ITAQ pourrait vouloir proposer une formation en ligne et avoir recours à l’expertise d’AgriCarrières en technopédagogie. »

Les besoins en formation et en maind’œuvre viennent de partout. Installée dans la Maison de l’UPA, AgriCarrières côtoie quotidiennement plusieurs associations sectorielles, des producteurs maraîchers aux éleveurs de porcs en pas-

sant par les producteurs laitiers. « Cette proximité permet de toujours être au fait des dernières nouvelles, des besoins », note la directrice générale. Pour toute demande exprimée, une analyse approfondie est menée afin d’en déterminer la pertinence et de vérifier si des outils existent déjà à cet effet.

À surveiller en 2023

Trois projets importants verront le jour au cours de la prochaine année. Le premier, réalisé en collaboration avec l’UPA, tient dans l’élaboration d’une formation visant le Plan d’agriculture durable du MAPAQ.

« Trois formations aideront les producteurs à optimiser leurs pratiques. Une première lancée il y a quelques jours portant sur la réduction des vermicides, une seconde prévue pour l’automne ayant pour thème la santé des sols, et une dernière qui devrait

traiter de la biodiversité, possiblement au début 2024 », détaille Mme Lemonde.

Un second projet, proposant un Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT) numérique visant la production porcine, financé par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), se présente selon la formule de compagnonnage et devrait être lancé dans quelques mois.

Dernière initiative annoncée pour la fin de l’été : un diagnostic mené par Talsom, une firme-conseil spécialisée en transformation digitale, portant sur la maturité des entreprises agricoles en matière d’intégration des nouvelles technologies, question de déterminer les besoins probables de formations à cet égard dans les mois et les années à venir. « Cela nous permettra de mieux encadrer la transition technologique en cours », conclut Geneviève Lemonde.

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26 500 exemplaires distribués dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe et par la poste aux producteurs agricoles dans les régions suivantes : Montérégie-Est Montérégie-Ouest Centre-du-Québec

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Prix d’abonnement : 1 an (taxes incluses)...............35 00$ Poste publication - convention : PP40051633
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Plusieurs projets importants viendront bonifier l’offre de service d’AgriCarrières, comme l’indique Geneviève Lemonde, directrice générale. Photo : courtoisie. RIVARD
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FORMATION AGRICOLE

EPSH : un DEP en dix mois

Jean-Paul Hutton enseigne au département Production agricole de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe (EPSH), qui inclut deux programmes : Grandes cultures et Production animale. Plus particulièrement actif dans le volet Travail au champ, il veille quotidiennement à la communication de savoirs relatifs aux semis, au travail de sol, à la fertilisation et à la protection des cultures.

« Nous offrons un Diplôme d’études collégiales (DEP) sur une période de 10 mois, élaboré selon une formule scindée entre l’enseignement théorique (50 %) et les travaux pratiques (50 %). Ces derniers sont d’ailleurs réalisés en mode alternance travail-études, selon des blocs prédéterminés, et effectués sur les sites de fermes coopérantes. On parle de plusieurs types de tâches, des soins aux sabots aux injections de vitamines », explique M. Hutton, confiant que l’offre de formation de l’EPSH se démarque des autres institutions.

La formation qui prépare les nouveaux travailleurs agricoles se solde par un accompagnement au placement en situation de stage. Comme le souligne M. Hutton, lors des travaux pratiques en situation réelle, l’élève part avec un cahier de tâches. Un enseignant supervise le tout pour s’assurer des acquis de connaissances et pour évaluer l’étudiant.

En ce qui a trait à la formation Grandes cultures, les terres louées par l’EPSH per-

mettent une solide expérience de terrain.

« Les étudiants m’accompagnent et sèment du maïs, du soya et des plantes fourragères, raconte l’enseignant. Au mois d’août, grâce aux équipements de l’EPSH et des propriétaires des fermes coopérantes, ils récolteront les cultures à l’aide de la moissonneuse-batteuse. La coopération des producteurs de grandes cultures est vraiment précieuse. Ils savent que ça prendra un petit peu plus de temps, mais ils sont heureux de contribuer à la relève. » Sans compter le fait que ces étudiants pourraient sous peu devenir leurs ouvriers. Un échange de bons services, en somme.

Profil de l’étudiant

Actuellement, l’EPSH recense une plus forte demande pour le programme Production animale que pour celui de Grandes cultures. « À raison de deux pour un », spécifie M. Hutton, qui ajoute du même souffle que chaque groupe compte une quinzaine d’étudiants. Et comment les prépare-t-on à une agriculture qui, victime de la pénurie chronique de main-d’œuvre et des avancées technologiques continues, s’envisage de plus en plus de manière mécanique et numérique? « L’EPSH est très au fait de tous les changements ayant cours dans le milieu. C’est pourquoi, par exemple, lorsqu’on aborde la traite laitière dans le programme Production animale, les fermes choisies sont celles qui utilisent les robots de traite. Même constat pour Grandes cultures, où les étudiants

apprennent le fonctionnement, entre autres, de tracteurs GPS Ready. Ils doivent s’approprier parfaitement cette technologie de manière théorique et pratique », souligne Jean-Paul Hutton.

Selon lui, l’EPSH révise et arrime ses programmes avec les demandes et tendances du milieu à intervalles de trois à cinq ans. « Nos formations suivent celles du ministère de l’Éducation du Québec, et le personnel enseignant est très près du milieu. Par exemple, je suis très près du

producteur Jocelyn Michon, toujours à la fine pointe, qui donne dans le semis direct. Lors de nos visites avec les étudiants, M. Michon explique les nouveautés en matière de technique et d’équipement. De la même manière, nous demeurons connectés avec les différents conférenciers, concessionnaires et fabricants. Tout ça permet aux programmes de rester à jour et aux élèves de se lancer dans le milieu en possédant les meilleures techniques et savoirs », conclut M. Hutton.

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Jean-Paul Hutton, enseignant du département Production agricole de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe. Photo : courtoisie.
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FORMATION AGRICOLE

L’ITAQ fait le point sur son offre actuelle et future

Fière et forte de plus de 15 années passées au sein de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), notamment à titre de registraire et de coordonnatrice, France Bérubé, directrice adjointe à la Direction adjointe de l’enseignement à l’ITAQ, a accepté de se prêter à l’exercice de l’entrevue Dans ce qui suit, l’institution qui célèbre cette année son 60e anniversaire détaille plusieurs faits et annonce quelques projets...

GTA : En matière de formation, quels sont les dossiers importants de 2023? Des projets pilotes qui arrivent à terme, des résultats d’études attendus, des ajouts au programme?

France Bérubé : Pour 2023, les dossiers importants sont ceux du gouvernement du Québec. L’ITAQ développe des formations qui permettent aux étudiants québécois d’obtenir toutes les compétences requises, et ce, grâce à des formations uniques. Que ce soit en agriculture, en production animale et horticole, en génie agromécanique ou en transformation alimentaire, l’ITAQ est en planification stratégique et nos orientations complètes seront précisées d’ici peu, probablement au printemps 2023. L’ITAQ continuera certainement à renfor-cer les thèmes de l’agroécologie et de la durabilité. De nouvelles mesures pour soutenir les étudiants seront aussi annoncées sous peu. De plus, l’ITAQ termine présentement un appel d’offres pour se doter de services professionnels d’ingénierie visant la mise à jour d’une série d’infrastructures, ce qui s’avère important puisque l’ITAQ fait partie du Quartier des études supérieures de Saint-Hyacinthe.

GTA : Formation toujours, à quoi ressemblerait le récapitulatif de 2022?

F.B. : L’année dernière a été très chargée pour l’institution : nouvelle gouvernance, nouvelles politiques à adopter, exercice de préplanification stratégique à mener, création de la direction de l’expérience étudiante et de la mobilité, mise en place d’un café étudiant au campus de SaintHyacinthe, rencontres avec les associations étudiantes et le personnel (pour un total d’environ 1000 heures sur les deux campus), l’arrivée d’un chef scientifique pédagogique afin de travailler dans une

perspective de science active du changement considéré comme une activité sociale de production ou de transformation de connaissances visant les changements climatiques, économiques, sociétaux et environnementaux.

GTA : Quelles sont les grandes tendances en formation, actuelles et futures?

F.B. : L’ITAQ comprend bien les enjeux de l’automatisation et des usages de l’intelligence artificielle dans ses programmes. Au niveau de l’enseignement, l’ITAQ surveille de près la percée de ChatGPT, un générateur de texte par intelligence artificielle très controversé, et la santé mentale de la clientèle et du personnel.

GTA : L’ITAQ possède actuellement deux campus, soit à La Pocatière et à Saint-Hyacinthe. N’y aurait-il pas lieu d’en créer de nouveaux, question de desservir une clientèle désireuse d’étudier dans sa région? Je pense, entre autres, à l’Abitibi-Témiscamingue, au Saguenay…

F.B. : L’ITAQ jouit présentement d’une c ollaboration avec le Saguenay visant l’attestation d’études collégiales en transformation du fromage. Élargir l’offre de formation fait partie des visées de l’ITAQ. On parle davantage de la décentraliser, de l’intégrer à des institutions existantes.

GTA : Décrivez-nous le processus menant à l’arrimage entre l’offre de formation et la demande émanant du milieu. Je me suis laissé dire que le secteur de la formation agricole était l’un des plus faciles à moduler rapidement. Votre opinion?

F.B. : Je crois que oui. L’ITAQ offre trois types de formation : la formation initiale, régie par des cadres législatifs et normatifs du ministère de l’Enseignement supérieur, qui nous permet d’émettre des attestations et des diplômes d’études collégiales (AEC et DEC); des formations créditées ou non qui sont offertes afin de réagir rapidement aux demandes du marché du travail, telles l’AEC en transformation des produits laitiers, développée en partenariat avec le Conseil des industriels laitiers du Québec, ou l’AEC en massothérapie équine; et des formations non créditées mais certifiantes d’essayeur de collecte du lait et d’hygiène et salubrité des aliments, elles aussi offertes pour répondre rapidement aux demandes.

GTA : Parlez-nous de l’intégration des technologies récentes dans les actes d’apprentissage à l’ITAQ.

F.B. : Il y aura toujours des volumes à lire et à comprendre, mais la force de l’ITAQ tient dans sa flexibilité à intégrer les technologies récentes dans ses cours. On parle de cours qui débutent toujours par la mise à jour de notions de base : physique mécanique, physique électrique, régie végétale, travaux de régie animale, etc. Une fois ces bases acquises, on ajoute

fessionnels en ingénierie mentionné en début d’entrevue devrait nous permettre d’intégrer davantage de technologies, mais des technologies qui demeurent des outils. L’important demeure la formation globale et le résultat à atteindre.

GTA : La suite des choses?

F.B. : J’invite les gens à consulter notre site Web et notre page Facebook. On y verra sous peu des capsules vidéo présentant les dernières technologies utilisées à l’ITAQ de même que les orientations du nouveau Plan stratégique.

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France Bérubé, directrice adjointe de la Direction adjointe de l’enseignement à l”Institut de technologie agroalimentaire du Québec, campus de La Pocatière. Photo : courtoisie.
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Grands gibiers

2023, une année importante pour les Grands gibiers du Québec

accepter la présidence par intérim, à la suite du départ de Frédéric Poudrette.

Le marché des grands gibiers est de ceux qui pourraient rayonner à l’extérieur des frontières. Quand on connaît la tendance moderne pour les viandes exotiques et le potentiel que représentent les médias sociaux pour l’information et la promotion, on se demande pourquoi la situation est tout autre pour les producteurs. Raymonde Garant, nouvelle présidente par intérim de la Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec (FEGGQ), apporte des éléments de réponse et des pistes de solution.

On le sait, depuis environ 2015, plusieurs producteurs de grands gibiers (cerf rouge, bison, sanglier, wapiti) ont réduit ou cessé leur élevage, et ce, pour différentes raisons. Mais, qu’à cela ne tienne, ceux qui demeurent permettent aux consommateurs québécois une assiette élargie en matière de goûts et de propriétés nutritionnelles. Raymonde et Guy Garant, copropriétaires de la ferme Appalaches Safari Ranch, située à Saint-Lazare-de-Bellechasse, sont de ceux-là. Mme Garant cumule une longue implication dans le milieu. Ayant été la première présidente lors de la fondation de la Fédération, il y a plus de 20 ans, puis 1 re vice-présidente pendant de nombreuses années, elle vient d’en

Au cours des prochains mois, plusieurs rencontres devraient permettre de réorienter la filière grands gibiers qui, comme on le sait, ne bénéficie plus d’une permanence à l’UPA ni du soutien du MAPAQ. Mais d’autres possibilités sont présentement étudiées et seront discutées lors de l’AGA prévue pour le mois de mars 2023.

« Le MAPAQ a évoqué la possibilité de créer des programmes d’aide pour les organisations. Des rencontres sont prévues. Cela nous aiderait certainement. Sinon, comme tous les autres secteurs de production animale, les membres de la FEGGQ font face à l’explosion des coûts de production. Les intrants ont doublé, les assurances ont augmenté et la mise en marché demeure fragile, précise Raymonde Garant. À cela, il serait possible d’ajouter l’onde de choc provoquée par la pandémie qui a forcé la fermeture des restaurants. Gibiers Canabec, qui est l’unique acheteur, avait cessé d’acheter, ce qui nous a beaucoup affectés. »

Les coûts de production sont présentement à l’étude en vue d’une révision des prix de vente. « Le cerf rouge et le wapiti se détaillent présentement à 7,50 $ / livre. Personne ne se mettra riche avec ça, car cela couvre à peine les coûts de production. Et c’est sans

salaire », confie Mme Garant. Selon elle, les ventes en direct du bison et du sanglier se portent bien, malgré la réduction du nombre de têtes par troupeau.

Une mise en marché à développer C’est bien connu, les viandes produites au Québec suscitent beaucoup d’intérêt dans le monde. Porc, bœuf et volaille trouvent preneurs partout en Europe et en Asie. Pourquoi pas le grand gibier?

«

C’est une question de volume de production, de masse critique, explique la présidente. Pour se lancer dans l’exportation, nos volumes devraient être beaucoup plus élevés, comme l’a révélé nos précédentes études de marché. »

Lors de son tour d’horizon virtuel des différents éleveurs de grands gibiers, GTA a constaté que la plupart des éleveurs possèdent un site Internet, que plusieurs sont présents sur Facebook, mais que peu d’entre eux utilisent ces ressources pour mousser les ventes à travers des vidéos, des recettes ou des promotions visant l’achat à la ferme. Mme Garant abonde dans ce sens. « En juillet 2023, le Québec tiendra sa première Journée du bison. Le projet du Mois des grands gibiers, prévu pour novembre, est toujours dans l’air. La promotion passe certainement par les médias sociaux. Il faut suivre davantage cette voie. »

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Yves RIVARD GTA
Raymonde Garant, présidente par intérim de la FEGGQ. Photo : courtoisie.
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Ferme Makavy : une passion pour le cerf rouge

C’est lors d’une visite dans un parc zoologique, il y a plus de 30 ans, que Sylvie Van Dersmissen découvre les cerfs rouges et développe immédiatement un fort intérêt. Peu de temps après, un article portant sur les méthodes et les pratiques de leur élevage lui indique la voie professionnelle et commerciale à suivre. Et depuis, la Ferme Makavy, qui a pignon sur rang à SaintCharles-sur-Richelieu, se distingue dans la production de cette viande unique, dont les propriétés et les avantages demeurent méconnus des consommateurs.

« J’ai débuté dans le cerf rouge, qui était moins dispendieux que le wapiti. En 1992, le grand attrait pour les viandes exotiques n’était pas encore à la mode. Les élevages de grands gibiers du Québec étaient tous à leurs débuts, raconte Mme Dersmissen, qui gère aujourd’hui un cheptel de 130 têtes.

Les cervidés de la Ferme Makavy jouissent d’une vie naturelle plutôt calme, du fait d’une routine quotidienne et d’une présence humaine bienveillantes. « Il s’agit d’un élevage plutôt simple comparativement à d’autres animaux, explique Mme Dersmissen. Par exemple, lors du vêlage, il est rare qu’on doive intervenir. Même constat du côté des maladies infectieuses ou des morts subites, qui sont relativement inexistantes. » Le cycle de production prévoit que les mâles sont prêts pour l’abattoir entre 12 et 18 mois et les femelles, entre 18 et 24 mois.

Cerf-vi dans votre assiette

Ferme Makavy fournit principalement une boucherie montréalaise, qui achète les bêtes en formule poids par carcasse.

« L’entreprise se charge ensuite de la valorisation entière de la carcasse, contrairement à l’industrie de la restauration, que j’ai déjà desservie, mais qui ne prenait que certaines parties. C’était plus complexe et certainement plus demandant côté temps », souligne la propriétaire. Pour qui n’en aurait jamais goûté, la texture de la viande de cerf rouge rappelle un peu celle du cheval. « La fibre est tissée serrée et sans gras, un produit élevé en protéine et en fer », commente Mme Dersmissen.

Éleveurs recherchés

Depuis la création de la Ferme Makavy, il y a trois décennies, le secteur des grands gibiers a beaucoup changé. Si l’arrivée d’Internet et des réseaux sociaux a permis aux producteurs de faire connaître davantage leurs produits et services et de promouvoir l’achat à la ferme, tout n’en est pas pour autant facilité. Tant s’en faut. « Le problème réside souvent dans le manque de temps ou d’effectifs pour assurer le service d’achat directement à la ferme. C’est mon cas, car je suis actuellement seule à m’occuper de tout », explique cette dernière. Le secteur recense également la perte d’une dizaine d’éleveurs de cerfs rouges depuis 2018.

Qu’à cela ne tienne, d’autres pourraient reprendre le flambeau ou combiner cet élevage à d’autres existants. Une pos-

sibilité que confirme le propre parcours de Mme Dersmissen. « J’ai débuté ainsi, en intégrant parallèlement le cerf rouge à

mon élevage vache-veau. C’est possible. Il faut seulement prévoir des clôtures de huit pieds! »

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GRANDS GIBIERS
Sylvie van Dersmissen, propriétaire de la Ferme Makevy, captée en compagnie de très beaux spécimens de cerf rouge, à Saint-Charles-sur-Richelieu. Photo : Robert Gosselin I GTA.

Les Producteurs de grains du Québec veulent être de la commission parlementaire

Au lendemain de l’échéance maximale du report par décret de la révision de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2022-2027, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) dévoilent leur mémoire mis à jour dans lequel ils réitèrent les besoins du secteur. Dans l’attente d’une éventuelle annonce sur le sujet, les PGQ demandent également à être consultés lors des exercices consultatifs supplémentaires en commission parlementaire annoncée par le ministère de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Les PGQ souhaitent que soient intégrées des mesures destinées à soutenir la modernisation des pratiques en agriculture, le tout afin d’assurer que cette stratégie soit à la hauteur des attentes de la société en matière environnementale.

« Les PGQ sont les premiers à constater les ravages des changements climatiques, notamment sur leurs récoltes, et sont donc forcément des alliés importants du gouvernement lorsqu’il souhaite entreprendre des actions qui sont cohérentes avec le

Concours Tournez-vous vers l’excellence! : jusqu’au 27 avril

principe de développement durable. Cela dit, il est important de comprendre que les fermes du Québec traversent présentement une période d’adversité, notamment en lien avec la hausse des coûts pour tous les intrants, la forte compétitivité nationale et internationale et des impacts causés par des changements climatiques de plus en plus extrêmes. Pour se moderniser et atteindre les objectifs environnementaux nécessaires à la conservation de leur territoire, les producteurs de grains du Québec ont grand besoin d’un soutien conséquent en développement durable », affirme Christian Overbeek, président des PGQ.

Afin de contribuer à la réussite et au rayonnement des jeunes entrepreneurs, La Financière agricole du Québec tient son concours annuel Tournez-vous vers l’excellence! La période d’appel de candidatures pour l’édition de 2023, débutée le 3 février, se poursuit jusqu’au 27 avril inclusivement. Celles et ceux qui se distinguent par leurs aptitudes professionnelles et leurs qualités de gestionnaire dans le secteur de l’agriculture sont dès maintenant invités à s’y inscrire.

Les jeunes entrepreneurs agricoles veilleront à soumettre leur candidature auprès de leur centre de services de La Financière agricole. Dix finalistes seront sélectionnés en fonction de l’excellence de leur profil d’entrepreneur, de leurs réalisations ainsi que des qualités de gestionnaire qui les animent. Le formulaire d’inscription et les critères d’admissibilité se trouvent sur la page Web du concours.

Faits saillants

• Le grand gagnant recevra une bourse de 5000 $.

• Deux lauréats obtiendront chacun 2500 $.

• Un candidat recevra une bourse de 1500 $ pour ses actions en matière de développement durable.

• Le Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) décernera une

bourse de 1500 $ à l’un des candidats qui se sera illustré notamment par l’importance de son encadrement ou de son mentorat.

• De plus, tous les participants admissibles recevront un chèque cadeau d’une valeur de 150 $ applicable sur l’un des produits, l’une des activités ou l’une des formations du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).

• Le dévoilement du nom des gagnants aura lieu le mercredi 22 novembre dans le cadre de l’édition 2023 du Colloque gestion du CRAAQ.

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Yves Barré honoré du Mérite technologique agroalimentaire 2023

Le Mérite technologique agroalimentaire 2023 a été décerné à Yves Barré, T.P. diplômé de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), campus de Saint-Hyacinthe, de la promotion de 1980. Cet honneur lui a été accordé le 18 janvier dernier à l’occasion du 23e déjeuner-conférence de l’Association des technologues en agroalimentaire (ATA) qui se déroulait au Centre BMO en marge du Salon de l’agriculture.

Remis chaque année par l’ATA, le Mérite technologique agroalimentaire vise à rendre hommage à une ou à un technologue qui, par son travail et par ses réalisations, a contribué de manière exceptionnelle au développement du secteur agroalimentaire, à la promotion de la profession de technologue et, de façon générale, au progrès de la société québécoise.

M. Barré a mené de front deux carrières qu’il a poussé jusqu’à l’excellence : une carrière de producteur agricole sur sa ferme de Saint-Damase, en Montérégie, et une carrière de représentant et directeur des ventes pour William Houde dans la même région.

Sa carrière de producteur a été marquée par l’innovation. En 1982 il introduit la culture de l’artichaut sur la ferme achetée de son père et invente des techniques de production adaptées à notre climat. Ce faisant, il apprend et développe les techniques liées à la plasticulture. Une fois maîtrisées, il applique ces techniques à différentes cultures légumières, en particulier au piment de transformation. Avec

des rendements dépassant tout ce qui s’était vu, il devient en quelques années un des producteurs de piments de transformation des plus respectés du Canada.

En 2012, avec l’arrivée dans l’entreprise de son fils Pierre-Luc, la production de pomme de terre s’ajoute aux cultures déjà existantes. D’abord sur quelques hectares, puis progressivement, cette culture remplace les autres légumes et occupe actuellement 150 des 400 hectares cultivés. En appliquant les meilleures méthodes de production et de conservation, la Ferme Yves Barré s’est hissée en quelques années dans le peloton de tête des producteurs de pommes de terre du Québec en termes de rendement et de qualité des tubercules.

Chez William Houde, on fait l’éloge de son expertise technique et de sa qualité d’homme d’équipe, profondément humain, toujours attentif à ceux qui l’entourent. « Yves c’était la porte d’entrée de l’innovation. Quand on avait un projet, on l’essayait d’abord chez Yves Barré et après tout allait de soi », a déclaré Abderrezak Khedim, directeur général chez William Houde.

La conduite simultanée de deux carrières remplies de succès n’aurait pas été possible sans la présence à ses côtés de France Blanchette, sa compagne de vie et d’affaires. « C’est France qui pendant toutes ces années a assuré la gestion quotidienne des opérations de la ferme », a spécifié M. Barré.

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Vincent Giasson, président de l’ATA, et Yves Barré, méritant 2023.
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Ordre national du mérite agricole

Grand retour du concours en Montérégie en 2023!

MARYLÈNE CHIASSON

Adjointe exécutive et responsable régionale du concours de l’Ordre national du mérite agricole en Montérégie, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)

Le concours de l’Ordre national du mérite agricole – parfois mieux connu sous le sigle ONMA – reprend en Montérégie cette année, après une interruption en 2020 en raison de la pandémie. La 131e édition de ce concours qui encourage l’excellence dans le secteur agricole est lancée depuis le 16 janvier dernier. Ainsi, le dépôt des candidatures est d’ores et déjà possible. Certains d’entre vous attendaient ce retour avec impatience. D’autres découvrent peut-être à l’instant même l’existence de ce concours. Peu importe le groupe auquel vous appartenez, voici un rapide tour d’horizon de l’ONMA en cinq questions.

Qu’est-ce que l’ONMA?

Le concours annuel de l’ONMA récompense les femmes et les hommes comme vous qui excellent et se distinguent dans le secteur agricole. Il reconnaît également publiquement leur contribution au développement économique et social de leur région et, ultimement, à celui du Québec tout entier. En raison de l’immensité de notre province, le Québec est divisé en

cinq grands territoires, chacun accueillant le concours à tour de rôle tous les cinq ans, et ce, depuis 1889! Cette année, c’est au tour de la Montérégie de souligner ses productrices et producteurs accomplis. Serez-vous du nombre?

À qui s’adresse-t-il?

Le concours s’adresse aux propriétaires de toute entreprise agricole de la Montérégie cumulant au minimum 5 ans d’activité. Que vous soyez en production animale, végétale, conventionnelle, biologique, intensive, soutenue par la communauté ou sous quota, et que vous ayez un chiffre d’affaires annuel de 50 000 $ ou de 5 M$, vous êtes admissibles à l’ONMA. Vous devez posséder un numéro d’identification ministériel (NIM) d’exploitant agricole depuis minimalement le 1er mai 2018, et 50 % des parts de l’entreprise doivent être détenues par les personnes qui participent au concours.

Comment se déroule-t-il?

La Montérégie1, avec ses 6700 entreprises agricoles, est divisée en deux sousrégions, l’est et l’ouest, pour les besoins du concours.

Comme les entreprises agricoles et leurs exploitants ne sont pas tous au même stade de leur développement, trois catégories existent : bronze, argent et or. S’il s’agit de votre première participation, vous concourrez dans la catégorie bronze. Si vous atteignez un minimum de 750 points sur 1000, vous obtiendrez de

facto une médaille de bronze. Après un classement réalisé dans les deux sousrégions, trois finalistes nationaux seront choisis pour la Montérégie entière sur la base des meilleurs pointages. Ces trois entreprises concurrentes se verront alors décerner la première, la deuxième ou la troisième médaille de leur catégorie.

D’autres prix seront également décernés afin de souligner, par exemple, l’engagement à l’égard de l’agroenvironnement ou l’offre d’activités agrotouristiques.

Dans cinq ans, lorsque la Montérégie accueillera de nouveau l’ONMA, c’est dans la catégorie argent que vous pourriez ensuite participer, et ainsi de suite. Évidemment, le pointage minimal exigé pour l’obtention d’une médaille augmente au fur et à mesure que l’entreprise progresse dans les catégories.

Le pointage sur 1000 est déterminé par une équipe d’évaluateurs expérimentés qui se déplace sur rendez-vous dans votre entreprise pendant environ une demi-journée au début de l’été. Ils évaluent tous les aspects de votre ferme : production, agroenvironnement, santé et sécurité, gestion, développement durable, ressources humaines, biosécurité, etc. Les deux formulaires de dépôt de candidature fournissent aux évaluateurs l’ensemble des informations nécessaires à leur bonne préparation.

Si remplir des formulaires vous refroidit, notez qu’un accompagnement est offert par l’équipe du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ). Profitez-en, surtout s’il s’agit de votre première expérience!

Quels sont les avantages?

Bien que le concours comporte plusieurs avantages pour les concurrents, les plus cités par les participants euxmêmes sont :

1- L’appréciation de la progression de son entreprise

Vous le savez, la gestion d’une entreprise agricole est un feu roulant au quotidien. Quand vous êtes-vous réellement arrêté pour réfléchir à tout le chemin parcouru par votre entreprise et pour l’apprécier?

L’ONMA offre ce moment précieux de recul et d’analyse vis-à-vis de son entreprise.

PRODUCTEURS ET PRODUCTRICES AGRICOLES DE LA MONTÉRÉGIE

CETTE ANNÉE, C’EST CHEZ VOUS

QUE ÇA SE PASSE!

QUÉBEC.CA/ONMA

2- Le diagnostic par les évaluateurs

Remise aux participants à la fin du concours, la grille d’évaluation présente l’analyse de chacun des aspects évalués. Elle inclut également des pistes d’amélioration pour poursuivre la progression de l’entreprise. Vous pourrez ainsi vous doter d’objectifs précis d’amélioration continue.

3- Le rehaussement du sentiment de fierté et de reconnaissance

En agriculture, à l’exception de commentaires positifs parfois émis par vos coéquipiers, vous bénéficiez de peu de rétroaction. En d’autres mots… pas de patron présent pour vous féliciter et souligner vos bons coups régulièrement. Être mis en valeur pour son excellent travail donne un élan de fierté que

tous producteurs et productrices devraient ressentir quotidiennement. Aux dires de certains, le concours représente un véritable couronnement dans leur carrière!

4- La visibilité générée pour l’entreprise

À la suite du concours, une campagne promotionnelle est organisée. Une présence accrue dans les médias est certes toujours bénéfique pour une entreprise, quel que soit son secteur de production!

5- Les titres de chevalier, de commandeur ou d’officier qui accompagnent respectivement les médailles de bronze, d’argent et d’or.

Qui peut se vanter aujourd’hui d’être un chevalier? D’accord, ce n’est peut-être pas l’avantage le plus intéressant, mais avouez que ça se glisse bien dans une conversation! Plus sérieusement, en vous classant parmi les trois meilleures entreprises de votre catégorie, vous ferez partie des rares individus qui se rendent à l’Assemblée nationale pour être décorés de l’Ordre national du mérite agricole par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation en personne. Une cérémonie protocolaire grandiose inégalée!

Qui sont les évaluateurs?

Pour couvrir l’ensemble de la région, plusieurs équipes de trois juges aux expertises complémentaires sont constituées. Experts du domaine agricole, ils sont des agronomes ou des agroéconomistes émérites, des enseignants en agriculture ou d’anciens lauréats des catégories argent et or.

Pour obtenir plus d’information ou pour passer à l’action

Que vous soyez un habitué du concours ou que vous tentiez votre première expérience, la Direction régionale de la Montérégie vous encourage à déposer votre candidature dès que possible à cet important concours présenté en partenariat avec Sollio Groupe Coopératif.

Visitez le site du concours pour obtenir tous les détails ou accéder aux deux formulaires d’inscription : www.onma.gouv.qc.ca.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez obtenir l’enregistrement d’une séance d’information, communiquez avec Marylène Chiasson au marylene.chiasson@mapaq.gouv.qc.ca ou au 450 7786530, poste 6118.

Dates et périodes importantes à retenir

Du 16 janvier au 1er mai : dépôt des candidatures.

De la fin juin à la fin juillet : visites d’évaluation chez tous les concurrents.

1Les entreprises des MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi sont incluses dans le territoire de la Montérégie, malgré le transfert de ces deux MRC vers la région de l’Estrie en 2021.

16Jeudi 9 février 2023Gestion et Technologie Agricoles

Stratégie de croissance des serres : bilan de la Montérégie

MAHMOUD RAMADAN, agronome, conseiller en serriculture et en agriculture urbaine

Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)

La Stratégie de croissance des serres au Québec 2020-2025, dévoilée en novembre 2020 par le gouvernement du Québec, vise à augmenter notre niveau d’autonomie alimentaire et à générer des retombées économiques pour l’ensemble des régions du Québec.

Cette stratégie s’articule principalement autour des objectifs suivants :

• Doubler les superficies de fruits et de légumes de serre sur une période de cinq ans;

• Favoriser le maintien et la création d’entreprises rentables à long terme avec des retombées positives pour tout le Québec;

• Tenir compte de la diversité des entreprises qui caractérise ce secteur d’activité et stimuler la croissance d’entreprises de toutes les tailles;

• Se positionner sur tous les types de marchés (local, régional et national);

• Stimuler la production biologique;

• Moderniser le réseau serricole grâce à l’automatisation, aux systèmes de con-

trôle informatisés et à l’augmentation de la productivité;

• Favoriser la recherche et le développement dans le secteur.

Pour soutenir les entreprises serricoles dans l’atteinte de ces objectifs, plusieurs mesures sont mises en place depuis décembre 2020. Parmi ces mesures, il y a l’Initiative ministérielle pour le développement des serres et des grands tunnels (ISER) et le Programme de soutien au développement des entreprises serricoles (PSER).

L’ISER a pour objectif de contribuer à l’augmentation de la production horticole par l’accroissement des superficies en serres et en grands tunnels et par la modernisation d’installations existantes pour les petites et moyennes entreprises qui désirent allonger leur période de production, diversifier leur offre et prendre de l’expansion sur le marché local. L’aide financière accordée peut atteindre un maximum de 50 % des dépenses admissibles, jusqu’à concurrence de 50 000 $ par demandeur pour la durée de l’initiative.

Le PSER, par sa part, soutient les entreprises qui alimentent les marchés régionaux ou nationaux. Le programme vise à augmenter les superficies en serres sur le territoire québécois et à moderniser les installations serricoles existantes. Les projets admissibles doivent représenter un coût total d’au

moins 100 000 $. L’aide financière peut atteindre un maximum de 50 % des dépenses admissibles, jusqu’à concurrence de 600 000 $ par demandeur pour la durée du programme.

Les retombées du PSER et de l’ISER en Montérégie Pour la Montérégie, les retombées de ces deux mesures sont importantes. En effet, la région a connu une augmentation considérable de sa superficie en serres. En date du 31 décembre 2022, une superficie d’environ 7,1 ha a été ajoutée en serres, dont environ 2,75 ha sont certifiés biologiques.

Ces projets permettront d’augmenter l’offre de fruits et de légumes produits localement, de générer plusieurs emplois et, par conséquent, d’augmenter l’autonomie alimentaire de la Montérégie.

En vue de diminuer les gaz à effet de serre, environ 2 ha de la superficie ajoutée seront chauffés avec de l’énergie renouvelable, principalement l’électricité (1,45 ha) et la biomasse (0,56 ha).

Au total, en Montérégie, environ 36,95 M$ ont été investis dans ces projets, dont 11,1 M$ proviennent de l’aide financière que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a accordée aux projets déposés dans le cadre du PSER et de l’ISER.

Pour le PSER, 50 % des projets déposés concernent la construction de nouvel-

les serres, 36 % l’achat des nouvelles serres et la modernisation des serres existantes, 7 % l’achat d’équipements fixes pour la production dans des bâtiments fermés et 7 % la modernisation des installations serricoles existantes.

Pour l’ISER, environ 54 % des projets subventionnés concernent l’achat de nouvelles serres avec des équipements fixes de production, 10 % l’achat de serres et la modernisation des serres existantes et 36 % la modernisation des installations serricoles existantes avec des équipements fixes de production.

Si vous avez des questions sur ces deux mesures (PSER et ISER), veuillez contacter l’une des personnes suivantes : Mahmoud Ramadan, agr. Conseiller en serriculture et en agriculture urbaine.

Courriel : mahmoud.ramadan @mapaq.gouv.qc.ca

Téléphone : 450 427-2000, poste 5116

Isabelle Fréchette, agr. Conseillère en serriculture et en agriculture urbaine.

Courriel : isabelle.frechette @mapaq.gouv.qc.ca

Téléphone : 450 778-6530, poste 6106

Vous pouvez également envoyer un courriel à l’adresse serres.monteregie @mapaq.gouv.qc.ca.

Gestion et Technologie AgricolesJeudi 9 février 202317

15e édition de la Bourse agricole

Les lauréats sont maintenant connus

À l’occasion de la 15e édition de la Bourse agricole de la grande région de SaintHyacinthe, la MRC des Maskoutains a dévoilé le nom des récipiendaires. Il s’agit de Rémy Bousquet et Alexandre Ouellette. Chacun recevra un montant de 10 000 $ pour le projet déposé. Cette année, les deux lauréats sont dans la même catégorie de production soit Créneaux spécialisés, agriculture en émergence

« Au fil des ans, la Bourse agricole a acquis une notoriété enviable. Cette récompense convoitée offre une visibilité considérable aux jeunes entrepreneurs et une chance de démontrer leur détermination, leur créativité et leur passion pour le métier d’agriculteur. La MRC est fière de contribuer au succès de ces entreprises de la relève agricole », a indiqué Simon Giard, préfet de la MRC des Maskoutains.

Les lauréats - Alexandre Ouellette

La Pelletée est une ferme maraîchère biologique, située à Saint-Marcel-deRichelieu, qui produit plus d’une quarantaine de variétés de légumes. Pour faciliter sa mise en marché, la ferme s’est associée avec un chef/restaurateur. En plus de la restauration, la ferme distribue ses légumes via la formule de paniers ASC (Agriculture soutenue par la communauté), un modèle de mise en marché prônant la relation entre le producteur et les consommateurs.

La Pelletée produit plus de 150 paniers hebdomadairement de juin à décembre en plus de fournir plus d’une douzaine de restaurants à raison de deux livraisons par semaine à partir du mois d’avril. La bourse permettrait entre autres l’achat d’outils pour faciliter le travail au champ.

- Rémy Bousquet

Ferme Le Champ Libre est une entreprise agricole spécialisée dans la production artisanale d’aliments frais de niche, écoulés principalement en vente directe. Soucieux de l’environnement et con-

vaincu du bienfait d’une agriculture durable, Rémy Bousquet met en marché ses produits, dont la fleur d’ail, ainsi que plus d’une dizaine de variétés d’ail hâtives et tardives, aux gros caïeux, ayant de nombreuses gousses et possédant une longue durée de conservation.

À moyen terme, l’entreprise souhaite augmenter sa part de marché d’ail décortiqué pour plantation ainsi qu’offrir la plantation d’ail à forfait à d’autres producteurs. La bourse permettrait l’achat d’un planteur d’ail et d’un épandeur hache-paille.

«

À la Fondation Agria, notre devise c’est : apprendre, grandir, réaliser et innover vers l’avenir. Nous sommes fiers d’encourager l’essor d’une relève agricole en lui donnant les moyens et les outils pour se qualifier et se motiver, tout en favorisant une agriculture durable qui se préoccupe des besoins des générations futures », a mentionné André Cécyre, administrateur de la Fondation Agria, partenaire depuis le début en 2008.

La MRC tient à remercier les membres du jury qui ont analysé les dossiers et rencontré les sept candidats de l’édition 2022.

Pour l’occasion, le Réseau Agriconseils de la Montérégie a octroyé de nouveau une formation d’une valeur de 200 $ à tous les candidats de la Bourse.

18Jeudi 9 février 2023Gestion et Technologie Agricoles
André Cécyre, administrateur à la Fondation Agria, et Simon Giard (à droite), préfet de la MRC des Maskoutains, entourent les lauréats de l’édition 2022 : Rémy Bousquet, Ferme Le Champ Libre, et Alexandre Ouellette, Ferme La Pelletée. Photo : Patrick Roger, photographe.

Une agriculture qui peut se pratiquer partout

urbaine et l’attestation d’études collégiales (AEC) Développement et gestion d’un programme en agriculture urbaine.

Pour plus d’information, consultez le catalogue des formations en agriculture sur le site U+ : uplus.upa.qc.ca.

GUYLAINE MARTIN AGR.

Répondante en formation agricole

L’agriculture urbaine désigne des activités agricoles pratiquées en milieu urbain, mais elle peut enseigner des techniques de culture qui peuvent se pratiquer à la campagne, dans un entrepôt, dans un conteneur ou dans une cave. L’agriculture dite urbaine pourrait permettre à des entreprises agricoles de se diversifier, de rentabiliser des espaces inutilisés ou de faire une place à la relève.

Une belle offre de formations en agriculture urbaine existe. VEC Entreprises et communauté, affilié au Cégep de Victoriaville, propose une nouvelle formation en ligne sur les techniques de culture en bâtiment. On y présentera des méthodes de culture qui mettent en valeur le potentiel agricole d’un bâtiment. On y abordera l’hydroponie, la culture sur les toits, la culture en serre et d’autres sujets.

Cette formation fait partie d’une offre de six formations dans le domaine de l’agriculture urbaine. Notons que le Cégep de Victoriaville offre également le programme Gestion et technologies d’’entreprise agricole (GTEA), profil agriculture

Services professionnels en agriculture

Producteurs et employeurs réagissent au projet de loi 41

Le 23 e déjeuner-conférence ATA-ITAQ, organisé par l’Association des technologues en agroalimentaire (ATA) en partenariat avec l’ITAQ et tenu le 18 janvier dernier, a marqué une étape importante dans la lutte menée depuis plus de 20 ans par l’ATA en vue de la reconnaissance professionnelle des technologues en agroalimentaire.

Ce thème, traité par Martin Caron, président général de l’UPA, et Sébastien Lacroix, président-directeur général de l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC), s’inscrivait dans la suite du projet de loi 41 visant à modifier la loi sur les agronomes qui prévoit, entre autres, de retirer aux producteurs agricoles leur exemption à l’exclusivité d’actes exercés par les agronomes et d’interdire aux agronomes de vendre des intrants à leurs clients. M. Caron a réitéré « qu’il n’est pas question que les agronomes dictent aux producteurs les actes agronomiques qu’ils peuvent poser sur leur entreprise ». Il en a profité pour dévoiler que près de 66 % des producteurs ont une formation supérieure en agroalimentaire.

De son côté M. Lacroix a déploré l’impact négatif de la bureaucratisation excessive sur la compétitivité des entreprises, point de vue partagé par le président de l’UPA. Tous deux ont réclamé une consultation ouverte sur le sujet pour en arriver à un consensus, une position déjà présentée au ministre de l’Agriculture dans une lettre commune signée par les représentants de l’ensemble des producteurs et des employeurs de professionnels.

Pour sa part, la directrice générale de l’ITAQ, Aisha Issa, a souligné le décalage entre la loi sur les agronomes et la nouvelle réalité créée par l’intelligence artificielle et les outils de partage d’information planétaire. Elle a aussi réclamé un partage d’actes entre agronomes et technologues en agroalimentaire. La table est mise pour une révision éclairée de la loi sur les agronomes.

L’ATA a profité de l’occasion pour dévoiler sa position sur le partage d’actes entre le technologue professionnel et l’agronome en vue du prochain projet de loi. Vous pouvez visionner la vidéo de cette position sur le site web de l’ATA : www.technologuesagroalimentaire.com/videos/

Gestion et Technologie AgricolesJeudi 9 février 202319 COLLECTIF EN FORMATION AGRICOLECENTRE-DU-QUÉBEC

Salon de l’agriculture

Retour sur le grand succès de l’édition

Le Salon de l’agriculture était de retour en présentiel les 17, 18 et 19 janvier, après deux ans d’absence. L’édition 2022 avait été annulée à la dernière minute en raison de la flambée des cas de COVID-19 et celle de 2021 avait été présentée virtuellement.

Ce fut mission accomplie pour l’édition 2023 qui vient de se terminer puisque 12 689 visiteurs se sont déplacés, alors que l’objectif était d’en attirer 12 000. La journée de mercredi a été la plus achalandée.

« Ce fut vraiment un beau retour en présentiel. La bonne humeur régnait. Les visiteurs et les exposants étaient contents de se retrouver », déclare le directeur général de GoXpo et de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe, David Messier, en affirmant que la qualité était plus importante que la quantité.

C’était la première fois cette année que des tracteurs n’étaient pas exposés au Salon de l’agriculture, mais cela avait aussi été le cas à l’Expo-Champs 2021. Cela s’explique par le fait que l’Association des marchands de machines aratoires du Québec (AMMAQ) a décidé de présenter ses tracteurs en alternance à l’Expo-Champs et au Salon industrie et machinerie agricole de Québec (SIMAQ), qui se déroule aussi ce moisci, du 26 au 28 janvier.

Ce sont tout de même 275 exposants qui étaient présents, soit un nombre se situant dans la moyenne des éditions en présentiel, selon David Messier. Il mentionne qu’ils étaient répartis en sept catégories, ce qui représente une plus grande diversité qu’au salon de Québec qui est axé sur la machinerie.

Changements et nouveautés

Bien qu’il y ait toujours eu des conférences, un nombre plus important a été organisé cette année. Elles ont été offertes par des personnes de référence dans le milieu et touchaient plusieurs sujets d’actualité.

Des pastilles indiquant les nouveautés et les recruteurs ont également été ajoutées devant les kiosques de certains exposants. Pour les nouveautés, il s’agissait de les repérer plus facilement, car c’est souvent ce que les visiteurs recherchent. Selon les premiers commentaires, cette initiative a été appréciée.

Pour les recruteurs, l’objectif de l’organisation était de contribuer à les aider dans leur recherche d’employés alors que la pénurie de main-d’œuvre sévit dans tous les domaines. Leurs offres d’emplois étaient aussi affichées sur le site de l’événement. La Zone Agri-emplois d’Espace carrière, qui a vu le jour à l’Expo-Champs en 2021, était aussi aménagée pour la première fois au Salon de l’agriculture.

Le 18 janvier à 8 h, le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Martin Caron (au centre), et le président-directeur général de l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC), Sébastien Lacroix (à gauche), ont offert une conférence. La discussion, animée par Pierre Rhéaume (à droite), a permis d’aborder l’importance des services professionnels dans le milieu agricole. Il a aussi été question des implications du projet de loi 41 visant à modifier la Loi sur les agronomes.

Jean-Sébastien Robillard, un représentant pour les produits d’Agrinuvo, en est au moins à sa quatrième présence au Salon de l’agriculture. Il apprécie l’expérience du Salon et la visibilité qu’il lui donne. Il y était présent en compagnie de Loïc Gouret, gérant de Ar-Tekh.

L’entreprise Moteurs Excel Électrique, de Salaberry-de-Valleyfield, en était à sa première participation comme exposant. Le propriétaire, Gyslain Leduc, a été satisfait de son expérience.

Étudiante en production animale au Centre de formation professionnelle du Suroît, Erica Lemieux désire devenir autosuffisante en ce qui concerne son approvisionnement alimentaire. Elle venait donc en apprendre plus sur les nouveautés dans ce domaine.

20Jeudi 9 février 2023Gestion et Technologie Agricoles
Le salon a attiré 12 689 visiteurs dans quatre pavillons. Photos François Larivière | GTA Adaée BEAULIEU GTA

en présentiel 2023!

coordonnatrice agronomique pour le Réseau Agrocentre, et Édouard Poudrier tenaient kiosque pour la première fois au Salon. Ils en ont profité pour visiter les différents pavillons. Ils ont beaucoup apprécié l’organisation, l’espace pour circuler entre les allées et l’accessibilité du stationnement.

Charles Gour, un agriculteur de grandes cultures de 21 ans, est parti de l’Ontario pour venir visiter pour au moins la sixième fois le Salon de l’agriculture de Saint-Hyacinthe. Il le recommande à tous, car il est possible d’y voir les nouveautés en personne.

Gestion et Technologie AgricolesJeudi 9 février 202321
Estelle Durquet Perreault, vice-présidente d’Équipements Y. Perreault, a été ravie de la qualité des visiteurs qui sont passés par son kiosque. Marie-Ève Bouchard,

Les haies brise-vent en milieu agricole

JEAN-LUC PELLETIER DESCHÊNES, AGRONOME Conseiller

L’implantation de haies brise-vent en milieu agricole peut être intéressante d’un point de vue visuel et esthétique, mais elle peut surtout avoir de nombreuses utilités, telles : la réduction de l’érosion éolienne, la diminution de la propagation des odeurs, la protection des animaux ou la limitation de la dérive des pesticides. Pour s’assurer de l’efficacité et de la pérennité d’une haie brise-vent, on doit respecter et prendre en compte plusieurs critères techniques lors de sa conception. Voici les éléments à retenir.

Orientation

Afin d’avoir une efficacité maximale, le brise-vent doit être orienté perpendiculairement aux vents dominants.

Porosité

L’air doit pouvoir circuler au travers du brise-vent, et une porosité d’environ 40 % à 50 % permet d’optimiser la réduction des effets de turbulence du vent. Évidemment, il est difficile d’évaluer la porosité réelle d’une haie naturelle. Ce qui est important de savoir, c’est qu’une porosité trop élevée peut provoquer de la turbulence dans les zones

qu’on veut protéger, alors qu’une porosité trop faible n’apportera pas la protection souhaitée.

Largeur

On recommande entre deux et trois rangées d’arbres avec un espacement de deux à quatre mètres entre les rangées. Ainsi, une haie brise-vent ne devrait pas être plus large qu’une dizaine de mètres.

Hauteur

La haie brise-vent permet une diminution de la vitesse du vent sur une distance de 10 à 20 fois sa hauteur selon sa porosité. Il est donc important de bien déterminer la zone que l’on veut protéger afin de concevoir un aménagement qui correspond à ses besoins.

Journée INPACQ lait biologique

De retour en présentiel!

C’est le mercredi 22 février 2023 qu’aura lieu la Journée INPACQ lait biologique, une des seules activités provinciales à traiter de plusieurs aspects de la production de lait biologique.

Cette année, la journée est offerte selon une formule hybride : les participants peuvent y assister en webdiffusion dans le confort de leur foyer ou en présentiel au Complexe des Seigneuries à Saint-Agapit. Il s’agit d’une occasion unique pour les producteurs et productrices de faire le plein de connaissances et de réseauter avec leurs pairs.

Conférences au menu :

• La traite robotisée et son adaptation au pâturage : points clés

• Indice de performance du troupeau (IPT), production bio : deux entreprises à succès!

• Cultiver le bonheur en période de turbulences

• Remise des plaques aux trois producteurs de lait biologique ayant les meilleurs IPT

• Actualités lait biologique et remise des prix pour la qualité du lait Les participants auront également l’occasion de déguster six fromages biologiques du Québec!

Pour obtenir plus d’information et pour s’inscrire, visiter le www.mapaq.gouv.qc.ca/inpacqlaitbio.

Composition botanique

Il est souhaitable d’utiliser au moins deux essences d’arbres différentes dans la composition du brise-vent. En plus de favoriser la diversité, la présence de plusieurs espèces différentes permet de planifier la maturité et la pérennité de la haie, en plus de favoriser sa survie en cas d’attaque d’insectes ou de maladie.

Enfin, il existe plusieurs documents techniques, notamment sur le site Internet d’Agri-Réseau, pour vous aider dans la préparation de votre projet. Votre agronome peut aussi vous accompagner dans la conception et la planification de vos travaux.

Le programme Prime-Vert 2018-2023 prévoit l’octroi de subvention pour l’implantation de haies brise-vent selon certains critères. Pour plus d’information,

n’hésitez pas à communiquer avec le conseiller de votre centre de services.

Références

André Vézina, Critères qui influencent l’efficacité d’une haie brise-vent, document PDF, page consultée le 15 juin 2022, adresse URL : www.agrireseau.net/documents/75145/criteres-qui-influencentl_efficacite-d_une-haie-brise-vent?a=1& r=haie+brise-vent&page=3.

Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Fiche technique – Implantation de haies brisevent, année 2016-2017, document PDF, page consultée le 15 juin 2022, adresse URL : https://www.agrireseau.net/references/6/4200_Fiche_technique-brisevent.pdf.

Journée INPACQ relève et établissement

Le jeudi 23 février prochain, de 13 h à 16 h 30, participez à cette activité gratuite : la Journée INPACQ relève et établissement. Elle aura lieu à la microbrasserie Ô Quai des Brasseurs à Bécancour.

Lors de cette activité, divers intervenants présenteront leur offre de service adaptée à la relève agricole. Madame Valérie Nolin, du Centre d’emploi agricole du Centre-du-Québec, fera par la suite une présentation sur les différents services offerts pour aider les entreprises en démarrage à faire face aux enjeux de main-d’œuvre.

Suivra une présentation de madame Laurence Gendron, conseillère en économie, gestion et relève au MAPAQ, sur l’importance de bien maîtriser ses flux de

trésorerie. Elle donnera également des ressources et des outils pour y arriver.

Pour terminer, nous aurons la chance d’entendre le témoignage des propriétaires de la Ferme Rustique sur leur parcours entrepreneurial. Ils nous raconteront comment ils ont créé leur chance pour réaliser leur rêve agricole. Enfin, la journée se conclura par une période de réseautage avec les différents intervenants et participants, accompagnée de bouchées et de café.

De toute évidence, cette journée INPACQ est un rendez-vous à ne pas manquer!

Pour consulter le programme complet et pour vous inscrire, visitez le mapaq.gouv.qc.ca/inpacqreleve.

22Jeudi 9 février 2023Gestion et Technologie Agricoles
en productions animales
Gestion et Technologie AgricolesJeudi 9 février 202323
24Jeudi 9 février 2023Gestion et Technologie Agricoles
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