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côté court

Vendredi 5 juillet 2013 - n°123 Journal du 36ème Festival du Film Court en plein air de Grenoble

aujourd’hui

« Je ne m’appelle pas Pierrot, je m’appelle Ferdinand. » Pierrot le Fou - Jean-Luc Godard

14h30 - Salle Juliet Berto // Films hors compétition - Regards 3 16h30 - Salle Juliet Berto // Carte Blanche aux AFF 18h - Cinéma Le Club // Reprise Regards 2 18h30 - Place St André // Débat avec les réalisateurs - Prg 3 20h30 - Salle Juliet Berto 22h - Place St André // Films en compétition - Prg 4

23h30 - Palmarès 2012 : // Ce n’est pas un film de Cow-Boys 00h - Place St André // Nuit blanche : Festival d’Annecy

Il y a le festival du court-métrage, et il y a les soldes. En cette troisième journée sur la place Saint-André, point de rabais mais des offres exclusives. Une séance spéciale sur les années 30, à la salle Juliet Berto, vous fera revivre la créativité de ces années folles. Le désormais traditionnel programme Regards et la compétition vous feront à coup sûr beaucoup plus d’effet qu’une petite veste à -50%. Cerise sur le gâteau, la nuit blanche consacrée au festival d’animation d’Annecy, accompagnée de café pour tenir la distance, vous entraînera au bout de la nuit. On doute qu’une énième paire de chaussures vous plaise autant que cette projection. Il y a le festival du court-métrage, et il y a les soldes, pour nous c’est déjà tout tranché. Alors, convaincu ?

Crédit photo : Raymond Cauchetier - Paris

EDITO


zoom sur les AFF Cet après-midi, le Festival offre une carte blanche aux AFF, les Archives Françaises du Films. Pour cette occasion, un petit point s’impose pour en savoir plus sur ce service du CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée), qui est indispensable autant pour les novices que pour les amoureux du cinéma. Les Archives sont nées du temps où Henri Langlois, directeur et fondateur – avec Georges Franju et Jean Mitry – de la Cinémathèque française, entre en conflit avec l’Etat, et plus particulièrement avec André Malraux, Ministre de la Culture. Langlois est accusé de mal protéger les films et mal gérer l’argent apporté par l’état. Qui plus est, les dépôts fonctionnent sur une relation de confiance, Langlois n’a aucun droit officiel de diffusion. La direction de le Cinémathèque Française est alors confiée à Pierre Barbin. S’en suivent une série de manifestations où étudiants et cinéastes s’allient pour soutenir cet amoureux du cinéma, respecté de tous, allant jusqu’à interrompre le 21ème Festival de Cannes. Face à cet échec, Malraux fait machine arrière et restitue son poste à Henri Langlois à la tête de la Cinémathèque française. Les AFF sont donc crées en 1969, à l’initiative d’André Malraux, afin que l’Etat puisse prendre en charge l’inventaire et la conservation de films anciens. Elles regroupent tous les courants, genres, nationalités, et expériences en tous genres, de l’apparition du cinéma en 1895, à nos jours. Grâce à elles et au travail de passionnés, nous pouvons à présent visionner les œuvres des pères du cinéma, les frères Lumières, à travers le Projet Lumière mais aussi un inédit de John Ford : Bucking Broadway, entièrement remis à neuf 30 ans après son dépôt.

collections sont réservées aux professionnels du cinéma, et on y retrouve courts et longs métrage, et autant de films de fiction que de documentaires. Actuellement, des films demandent encore à être identifiés. Alors aux plus cinéphiles d’entre vous, n’hésitez pas à leur donner un coup de pouce sur www.cnc-aff.fr, rubriques « En quête ».

On n’y trouve pas uniquement des films, mais aussi des documents annexes, tels que les bandes annonces, affiches et mêmes scènes coupées et essais d’acteurs, permettant la réalisation de documentaires bien utiles à notre curiosité. Les

// Pivoine déménage, d’André Sauvage // Histoire sans paroles, de Bob Zoubowitch // Les Berceaux, de Dimitri Kirsanoff

Côté programme, les Archives vous propose un retour sur le court métrage des années 30, avec :

master class

Demain après-midi, dès 14h dans la salle Juliet Berto, se tiendra une master-class autour de Faims, film de Géraldine Boudot, lauréate de la bourse des festivals lors du 34ème Festival. A Grenoble, les lauréats de cette bourse bénéficient d’une aide financière de Rhône Alpes Cinéma et du CNC afin de mener leurs projets à bien et d’un accompagnement du bureau des auteurs de Rhône-Alpes Cinéma. Cette table ronde sera l’occasion d’entendre les témoignages d’une réalisatrice et scénariste de la région qui a réussi le pari de réaliser un court-métrage et qui travaille à son premier long, mais aussi de ceux qui accompagnent les auteurs dans leur travail. Ainsi, les discussions autour de ce processus de création et de production auront lieu en présence de Valentine Roulet, chef du service de la création au CNC et de Marie Le Gac, en charge du bureau des auteurs de Rhône-Alpes Cinéma. Cette rencontre est ouverte à tous, et vous pouvez même vous procurer le scénario du film sur www.cnc. fr/web/fr/scenariotheque..fr > Retrouvez l’interview en vidéo de Géraldine Boudot sur le blog du festival. <


compétition shavi tuta – gabriel razmadze

Dans la ville minière de Chiatura, en Géorgie, deux adolescents passent une journée ensemble, loin de leurs quotidiens respectifs.

Jacobo – David Del Aguila Durant la guerre espagnole, Jacobo, un jeune soldat, doit exécuter un prisonnier.

une minute-lumière – Roberto d’Alessandro Des moments de vies picorés au hasard des heures et des saisons, place du Trocadéro.

hors compétition

- r e ga r d S -

En plus de la compétition, le comité de sélection tenait à vous faire découvrir des courts qui les ont marqués. Retrouvez ce programme Regards vendredi à 14h30 salle Juliet Berto Juliet Berto, et les lendemains à 18h au Club. Les Mendiants – Alexandre RABINEL / Prix d’aide à la réalisation en 2012 / Deux couples d’amis dinent. Tout autour de la table, les Mendiants, hommes, femmes et enfants gisent au sol, affamés. La tension est palpable et la cohabitation ne tient qu’à un fil. About Ndugu – David MUÑOZ Ndugu reçoit une lettre de son père adoptif, en Amérique. Il vient de perdre sa femme. Ndugu va alors en chercher une nouvelle pour lui.

solitudes – Liova Jedlicki Une jeune prostituée roumaine s’est faite violer. Ne parlant pas le français, la nuit de procédure devient interminable..

dozdi – Mohammad Farahani Une nuit, rée, une elle doit se met à

dans une ruelle mal éclaifemme court. Poursuivie, abandonner son bébé qui pleurer.

la cicatriz – José Manuel Cacereño Victor a un passé dont il n’est pas fier. Alors qu’il refait surface, il tente tant bien que mal de le faire taire.

216 mois – Valentin et Fréderic Potier Charles a 216 mois, et vit encore dans le ventre de sa mère. Mais à 18 ans, il est temps de prendre son indépendance.

Et n’oubliez pas de voter pour votre film favori du soir !

Les lauréats de l’année dernière, tous les soirs à 23h30 Ce soir : Ce n’est pas un film de Cow-Boys, de Benjamin Parent / Prix d’aide à la création /

Parenthèse – Bernard TANGUY / Prix d’aide à la Création / Trois amis approchant la cinquantaine se retrouvent bloqués sur l’île de Port-Cros avec des filles beaucoup plus jeunes... Time 2 Split – Fabrice BRACQ Un couple, un jeune enfant. La vie est ainsi faite et, parfois, il est temps de se séparer et de vivre sa vie, chacun de son côté. Chippendale – Kamila SAFINA Le propriétaire d’un magasin d’antiquités, Mikhail, découvre une commode rare, oeuvre de Chippendale. Pour cette rareté, Mikhail est prêt à franchir tous les obstacles, L’art des Thanatier – David LE BOZEC Au 18e siècle, Prosper Thanatier, exerce avec passion son métier de bourreau, qu’il considère comme un art. Il se voit forcé d’abandonner ses outils et son savoir faire ancestral, au profit d’une toute nouvelle machine d’exécution. Les Perruches – Julie VOISIN Lili est gravement malade, et confrontée un matin à la perte de ses cheveux. Elle est alors incapable de sortir de chez elle. Une amie lui propose alors une solution radicale : la relooker de la tête aux pieds, ce qui va fondamentalement changer le cours des choses.


en direct du festival la parole à ...

BEATRICE DE PASTRE

Directrice des collections aux archives françaises du film, Béatrice De Pastre est ici en tant que grand jury, mais aussi pour présenter une séance patrimoine autour du court métrage des années 30. En quoi consiste votre métier ? J’ai la chance de coordonner le travail de 4 services aux archives françaises du film. Le service de l’inventaire prend en charge l’arrivée des films et d’en faire des descriptions sommaires. Le service conservation logistique s’occupe du rangement des magasins, et quand on a plus d’1 million de boîtes, le rangement est une opération très sérieuse et très complexe. Le service d’analyse et gestion documentaire des collections prépare les restaurations en prenant l’ensemble des collections concernant un même film, et voir quels sont les meilleurs éléments à partir desquels on peut faire la restauration. Ils indexent, résument, mettent des mots clés, et le laboratoire va mettre en œuvre les restaurations. Enfin, le SAVEC, service de l’accès, la valorisation et l’enrichissement des collections, qui travaille avec la cinémathèque, comme celle de Grenoble, et les festivals … pour la mise à disposition des collections et tout le travail avec les ayants droit. Mon emploi du temps est en général bien rempli. Ce qui est passionnant, c’est que l’on a une vision globale de la vie d’un film.

Pouvez-vous nous confier votre première impression sur ce que vous avez vu pour l’instant ? Je ne vais pas tout dévoiler, mais c’était très varié, et c’est cela qui est agréable. C’est ce qui fait que l’on ne va pas les mélanger, car cela fait partie de nos craintes, après avoir vu plus d’une trentaine de films, de ne pas pouvoir les distinguer.

Vous êtes aussi ici pour une séance patrimoine, autour du court métrage des années 30 … ? Oui, j’ai suggéré à Guillaume d’exploiter ma présence au festival, d’une façon ou d’une autre, et il m’a proposé cette carte blanche. J’ai conçu un petit programme, mais c’était un peu compliqué parce qu’il y a énormément de courts métrages qui ont été restaurés par le CNC, et arriver à en extraire 4 ou 5 était un peu complexe. J’ai choisi les années 30 parce que c’est une période qui me semble intéressante notamment par rapport à la transition du muet au parlant, voir comment cela a été pris en charge par le format court …Cela va être une expérience de spectateur intéressante, et il y a des films que j’aime beaucoup, votre rôle de jury, vous le prenez comment ? Je suis là en tant que spectatrice prête à me laisser sur lesquels j’ai pu travailler, donc je suis ravie de cette conquérir par des films. Au sein du jury, nous avons tous séance. un parcours différent, et je trouve ça vraiment passionnant Avez-vous un mot de la fin, concernant le festival ? de voir comment les uns et les autres, en fonction de Ce n’est pas encore fini, et c’est formidable. Je trouve leur expérience, reçoivent les films. Je suis vraiment très ça très sympathique, surtout au niveau du croisement ouverte, très curieuse. Je n’ai pas beaucoup de contact des publics, ce qu’on ne voit pas forcément dans d’autres avec la création contemporaine de films de fictions, c’est festivals. On découvre des films qu’on ne verra nul part un monde qui m’est étranger. Je suis ici candide, et c’est ailleurs, et on peut aussi rencontrer de vrais spectateurs. très agréable.

micro-troTtoir

et demain ?

« Sans la pluie, c’est plus agréable. Et les films de ce soir étaient très touchants. Des sujets forts qui invitent à la réflexion. Merci pour cette belle nuit (pas si courte) ! » Le film préféré du public hier soir : Avant que de tout perdre, de Xavier Legrand

> festival.cinemathequedegrenoble.fr < partenaires

equipe journal

Le Craquelin - 8 rue Joseph Chanrion Directeur de publication : L’Autre Table - 7 place St André Guillaume Poulet La Côtelette - 5 rue Renauldon Rédaction : Samia Brahimi Le Dix Vins - 2 av. Felix Viallet Charlotte Catala La Table Ronde - 1 rue d’Agier Caroline Bertoncello Le Mix - 4 place de Gordes Mise en page : Caroline Bertoncello Café Louis - 3 rue d’Agier

14h - Salle Juliet Berto 14h30 - Maison de l’International // Master Class 14h30 - Salle Juliet Berto // Scéance jeune public 16h30 - Salle Juliet Berto // 30 ans de l’Agence du court-métrage 18h - Cinéma le Club // Reprise Regard 3 18h30 - Place St André // Débat avec les réalisateurs - Prg 4 20h30 - Salle Juliet Berto 22h - Place St André // Films en compétition - Prg 5 22h30 - Salle Juliet Berto // Débat avec les réalisateurs - Prg 5 23h30 - Palmarès 2012 // Violeta, la cortesa - Tram 00h - Place St André // Palmarès 00h30 - Maison de l’International // Redifussion des lauréats

Journal "Côté Court" du vendredi 5 Juillet  
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