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autom n e

NUMERO 36 | octobre ’19 | trimestriel

© Pauline Archambault

La vie de nos déchets !


tél. 027 475 26 22 / bouchvallee@bluewin.ch 3961 Vissoie

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L’invité Roland Mack

Pour l’amour du Valais C’est une amitié profonde qui lie Roland Mack aux Valaisans. Tombé éperdument amoureux du Valais, il y possède un chalet où lui et sa famille apprécient la gentillesse et la bienveillance des Anniviards. Son épouse Marianne lui a donné 3 enfants, Michael, Thomas et Ann-Kathrin qui ouvrent la voie à la 8ème génération de la famille Mack. Un premier point commun Il est le fondateur d’Europa-Park qu’il a créé avec son père Franz Mack en 1975. Ingénieur de formation, Roland Mack fait partie de la 7ème génération de la famille Mack. Europa-Park est une entreprise familiale avec des valeurs humaines fortes. Un point commun indéniable avec le Valais. Une histoire d’amour Son histoire d’amour avec le Valais connaît ses prémices lors d’une rencontre avec des amis en terres valaisannes. L’homme y a de suite ressenti cette tranquillité et cette force de caractère qui lui est si familière. Il décide d’y faire l’acquisition d’un chalet pour lui et sa famille afin d’y venir se ressourcer et d’en apprendre plus sur ses habitants et leurs coutumes. Du Val d’Anniviers, il dit en être tombé follement amoureux. Ce qu’il y préfère, ce sont les échanges qu’il peut entretenir avec ses habitants. Question tranquillité, quand il est dans son chalet, il cite pouvoir entendre l’herbe pousser et de sa salle de bain avoir le privilège de voir le Mont Cervin. En parcourant les allées d’Europa-Park (il réside à proximité du parc d’attraction), Roland Mack apprécie de pouvoir rencon-

Europa-Park

trer tous les jours des gens heureux. Il en ressent tout autant lors de ses journées de ski dans les domaines skiables du Val d’Anniviers. Il faut dire qu’il admire l’harmonie qui lie les Valaisans à la nature. Bourgeois d’honneur de Chandolin Intronisé bourgeois d’honneur de la commune de Chandolin en 2006, Roland Mack qui fêtera ses 70 ans le 12 octobre 2019, dira à cette occasion : « Je suis ému et touché ». Il doit aussi cette reconnaissance pour sa contribution à la notoriété du Valais. En effet, à Europa-Park, le quartier thématique Suisse représente le village de Grimentz avec ses chalets typiques et les excellentes spécialités valaisannes que l’on peut y déguster. Les visiteurs y découvrent

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les paysages montagneux en profitant des attractions telles que l’Eclair du Cervin, le Bobsleigh ou le manège de la Jungfrau Gletscherflieger. Une retraite en Valais ? Roland Mack se dit heureux. Il l’a été toute sa vie grâce à ce qu’il a entrepris. Son métier c’est son hobby qui lui a toujours assuré un maximum de plaisir. C’est un passionné qui n’est pas prêt de s’arrêter. Par contre, avec une relève assurée et d’autres fonctions, cela lui permet d’envisager plus de temps libre et pourquoi pas en Valais ! … Pour le bonheur de tous les Anniviards qui aiment partager des moments avec lui et pour celui de son épouse, elle aussi amoureuse du Valais. Thierry Daellenbach


Joël Bonnard

conseiller en assurances 079 690 51 34

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Concours

Sommaire

à la découverte d’Anniviers

3 L’invité

© Paolo Marandola

5 Sommaire

Où se trouve cette fresque murale ?

A) Au-dessus de l’ancien Café de la Tour, Vissoie B) Sur La Tourelle, Vissoie C) à la Chapelle du Château, Vissoie Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale avec la mention «Concours-photo d’octobre» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie Délai de réponse: 10 décembre 2019 à gagner un bon de 50.- chez Roduit pneus Le gagnant de l’édition no 35 est Jes Geurts-v.d.Bergh La réponse était: Grandes Pontis

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Pierrot mon copain

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Et moi, qu’est-ce que je fais pour

la planète ?

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Les crucifix de Bruno Z

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Voltige au plus haut niveau

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Ski Team Anniviers, le Cleaning Day

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Vercorin Tourisme

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Anniclasscup

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Anniv’info

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Remise en-jeux

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Montagne Club Anniviers

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Journée portes ouvertes au centre

scolaire 34

Anniviers Tourisme

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Exposition à la bibliothèque

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L’UNIPOP Anniviers

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Enviedebouger.com

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Notre histoire.ch

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traditions

Pierrot mon copain

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’était un petit de par ici qui croyait que son papa avait un bon copain du nom de Pierrot. Alors, très curieux comme beaucoup de bambins, il a voulu en savoir plus et un soir d’hiver, il a pris place sur les genoux de son père, bien décidé à mener l’enquête.

nos mains pour raviver nos articulations, on approche nos pieds au retour de l’école ou du travail. Et si on fait sécher du linge tout à côté, les bonnes odeurs flottent dans la maison.

Mais oui, tu dis toujours « Pierrot Lair, c’est un très bon copain, toujours fidèle, jamais lassé, il nous réchauffe encore et encore ». C’est si joli de t’entendre interpréter mes propos ainsi. Quand je parle de notre Pierrot qui nous chauffe si bien, c’est de notre fourneau en pierre ollaire qu’il s’agit. Il est si précieux dans notre maison que je le personnifie sûrement un peu trop. Ecoute bien, je vais t’expliquer.

Mais d’où vient cette pierre ? Dans le val d’Anniviers, on trouvait des carrières de pierres indigènes, comme à Chandolin. Il semble que les plus anciens fourneaux étaient ronds, puis au fil du temps, ils ont pris une forme carrée. Certains possédaient une petite niche sur le côté appelée « cachette » pour réchauffer des aliments, de la boisson ou cuire des desserts comme les pommes à la confiture. Les fourneaux carrés étaient fabriqués avec la « vraie » pierre ollaire provenant des carrières de Moiry, Viège ou Bagnes. Les pierres frontales sont ornées d’initiales du propriétaire et/ou de motifs divers comme des armoiries. Autrefois, une pierre grossièrement taillée provenant des environs du village servait de base sur laquelle reposaient les deux ou trois étages du fourneau, chacun d’eux un peu plus petit que le précédent. Puis la dalle supérieure d’une pièce coiffait le tout.

Dans chaque maison autrefois, la seule source de chaleur se diffusait par le fourneau en pierre ollaire. Evidemment qu’à la cuisine, on préparait les repas sur le potager à bois, il pouvait faire très chaud aussi. Mais pour ressentir une douce chaleur dans la pièce principale, c’était autour du pierre ollaire qu’il fallait se tenir. Tu vois bien que même aujourd’hui on s’y adosse si on a eu froid dehors, on le caresse avec

Est-ce que je pourrai aussi en fabriquer quand je serai grand ? Oui, bien sûr si tu apprends soigneusement ce métier, car seul un spécialiste construit le fourneau en pierre ollaire. Au début du siècle passé, Louis Salamin de Grimentz a installé plusieurs fourneaux dans la vallée, puis les frères Barmaz de Mission, à la fin de ce même siècle et au début du nôtre, c’est Philippe Salamin de

Dis papa, tu as beaucoup de copains ? Bien sûr, quelques-uns a répondu le père. Pourquoi seulement quelques-uns ? Moi j’en ai tout plein Tu verras, en grandissant tu ne garderas que les meilleurs et tu pourras compter sur eux tout au long de ta vie. Alors ton meilleur copain, c’est Pierrot ? Pierrot, quel Pierrot ? Je n’en ai pas un qui s’appelle ainsi.

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Mayoux qui a été beaucoup sollicité dans ce domaine. Aujourd’hui, Benoit Felley à St-Jean applique le savoir-faire appris avec son grand-père. Un fourneau en pierre ollaire sert pour des générations. Mais parfois il exige des réparations, par exemple si le liant des pierres se détache et tombe sous l’effet de la chaleur, ou si des pierres se fendent. Il faut alors boucher les fissures et les fentes au mortier d’argile de ciment, de sable et peut-être de gypse. Les plaques du premier étage sont fixées à la base avec des crochets en fer. Il arrive que des pierres soient brûlées à l’intérieur. Pas d’autre solution alors que de démonter le poêle, racler la partie


ailleurs, on y sculpte peut-être une autre date ou une autre décoration. Au cours du vingtième siècle, quand une partie des habitants de nos villages ont quitté la vallée, nombre de pierres ollaires de notre patrimoine alpin ont disparu. Heureusement, ils ont été revalorisés ces dernières décennies et sont particulièrement recherchés aujourd’hui. Ils représentent un formidable complément aux chauffages modernes commandés à distance, tu ne trouves pas ?

brûlée, retailler les pierres et les réajuster. Et comme tu vois chez nous, dès qu’il fait froid, on met une bonne flambée le matin, on maintient le feu ce qu’il faut, et quand les pierres sont bien chaudes, on ferme le tirage. Quand on le rallume le soir, toute la maison en profite et le matin on peut encore se frotter contre la douce tiédeur de ces belles pierres, quel bonheur ! Depuis quand utilise-t-on la pierre ollaire ? Au cours des âges, la pierre ollaire a servi à confectionner divers ustensiles, marmites, lampes, fourneaux, œuvres d’art, bénitiers, vases. Les Romains l’utilisaient déjà comme pièces de vaisselle fabriquées au tour. On s’en servait de toutes ces manières, là où on pouvait accéder facilement aux mines. Dans le val Maggia, à Cevio au Tessin, ainsi qu’à Champsec dans le Val de Bagnes on peut visiter d’intéressants musées relatant l’utilisation de la pierre ollaire dès son origine. Elle est connue depuis deux millénaires et provient de roches métamorphiques plus ou moins vertes constituées principalement de serpentine, elle est tendre, se sculpte et se travaille aisément, résistant à la chaleur et au temps qui passe. Alors si je pars à la recherche de pierre ollaire, je peux voyager loin ? Très loin, en effet. En Valais on connaît environ 90 gisements ou filons, comme au-dessus d’Evolène ou à Bonatchiesse audessus de Fionnay dans le val de Bagnes. Les carrières les plus accessibles ont été rapidement épuisées, celles qui restent sont difficiles d’accès et on peut imaginer les énormes efforts rendus nécessaires pour exploiter ces gisements, avant l’arrivée de l’hélicoptère… Des œuvres d’art, des outils et ustensiles familiers, en plus des fourneaux sont connus chez nous en Valais, au Tessin, dans les Grisons, et aussi en Italie

Moi, je voudrais bien aller couper du bois avec toi Bien sûr, dès l’automne prochain tu m’accompagneras. On demandera la permission au garde-forestier et on choisira un peu de sapin, du beau mélèze et puis on achètera aussi du feuillu car c’est ce bois-là qui chauffe le mieux en encrassant le moins la cheminée. Et si on s’y prend bien, on peut même réactiver le feu sur les braises rougeoyantes du soir.

du nord, dans le Queyras en France, au Brésil, en Afrique, au Tibet et même chez les Inuits. En Scandinavie et aux USA on redécouvre les propriétés de la pierre ollaire grâce à la prise de conscience des problèmes d’énergie. Un filon de chez nous peut t’amener très loin, tu vois. Mais papa, dans le futur est-ce qu’on pourra allumer le pierre ollaire à distance? Là tu me poses une colle… mais j’espère que non. Quoi de plus sympathique que de prendre une brassée de bois sur le bûcher, de l’installer dans le foyer sans trop le charger, de faire prendre le feu tout doucement. Ecouter les craquements et attendre que la chaleur s’amplifie, ajoutant un bois puis un autre selon les besoins. De plus, ces fourneaux sont maniables, ils peuvent être démolis pièce par pièce et reconstruits

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C’est vrai, je me suis pris d’affection pour cette noble et tendre matière, voilà pourquoi, je parle de notre fourneau comme si c’était une personne, Pierrot mon copain, il contribue si précieusement à notre bien-être. Simone Salamin

Merci à M. Wenner

Références : • La pierre ollaire, Tradition et renouveau de Pierre Delacrétaz, éd. Monographic Sierre • Le Val d’Anniviers, Willy Gyr, coll. Romanica Helvetica, remanié et édité par Rose-Claire Schüle, Francke Verlag Basel und Tübingen


portrait

Et moi

qu’est-ce que je fais pour la planète?

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u milieu de l’été, j’ai rencontré Stéphane Genoud, qui est professeur responsable du Management de l’énergie à l’Institut Entrepreneuriat & Management de la HES-SO Valais/ Wallis. C’est son passage à la télévision romande dans l’émission Une seule planète qui m’a rappelé que nous comptions parmi nous, habitants d’Anniviers, un spécialiste de la question énergétique. Une chance à saisir : qui est mieux placé que lui, pour donner des conseils clairs et avisés à un moment où l’ensemble de la population prend enfin conscience de la nécessité d’agir en vue de sauver notre terre ? Le texte qui suit est le reflet des propos qu’il a tenus au cours de l’entretien qu’il m’a accordé. Si le climat est aujourd’hui au centre de bien des discussions, c’est sans doute parce qu’en Anniviers, comme ailleurs, on perçoit le changement de manière directe. La température monte, les orages d’été sont particulièrement violents, les glaciers disparaissent. Dans le vallon de Zinal, comme dans toutes les régions de haute montagne, des problèmes surviennent à cause de la fonte de la glace qui sert de liant. L’année passée, une partie du Grand Cornier s’est écroulée et il est prévu que la pointe du Cervin s’effondre. Attention, danger ! Plus besoin de se poser la question du changement climatique. On n’en est plus là. Les modèles de calcul de la hausse des températures ont été trop optimistes. Les températures simulées pour 2030 ont été atteintes cette année déjà. Il fera alors 45° dans la plaine du Rhône durant l’été. Vivre à Sierre ou à Sion deviendra insupportable. En hiver, la neige ne tombera qu’à plus haute altitude et le ski ne sera plus possible

à Pâques. Il faut donc envisager des mutations concernant les activités touristiques. Ainsi qu’affiner les prévisions du danger d’avalanche et des chutes de pierres. Il n’y aura pas que des inconvénients : fruits et légumes pousseront plus tôt et à des altitudes supérieures. Les tomates mûriront à Mission et elles auront du goût ! Aujourd’hui déjà, les tiques sont présentes sur les hauts de Zinal. Leur venue est aussi liée à la hausse des températures. Le constat est clair. Et les solutions, alors ? Pour bien illustrer la situation, Stéphane Genoud se sert de l’image suivante : le monde est un avion, un quadrimoteur dont deux réacteurs sont en feu. Conséquence : il perd de l’altitude et les pilotes de l’avion, qui devraient le poser en urgence, décident de ne rien décider ! Stéphane prépare les parachutes pour que nous puissions nous sauver avant l’écrasement.

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Le temps est à l’action et non à la lamentation. Première nécessité : se désintoxiquer du pétrole et arriver à s’en passer. Chez nous, la mobilité est une question essentielle. Il faut passer à l’électrique. Il est donc nécessaire que les entreprises améliorent rapidement leurs engins afin qu’ils soient attractifs et efficaces. Dans dix ans, la moitié des véhicules doivent fonctionner à l’électricité. Aujourd’hui encore, beaucoup de maisons sont chauffées au mazout. Le pétrole vient de loin, il nous rend dépendants de pays peu stables, dont la gouvernance est souvent problématique. Plutôt que de leur donner de l’argent, donnonsle à des gens qui vivent et travaillent ici. En 2050, plus de pétrole en Suisse ; cette volonté est inscrite dans la loi fédérale. Il est temps de nous y préparer. Ce n’est pas que pour limiter les émissions de CO2 qu’il faut le faire. Equipons les toits de pan-


neaux solaires photovoltaïques. Rénovons les bâtiments, améliorons leur isolation, changeons de système de chauffage. Les ouvriers du secteur de la construction ne construiront peut-être plus de nouvelles résidences secondaires, mais ils auront de nouveaux chantiers à mener à bien, ceux de la rénovation. Des places de travail seront ainsi maintenues dans la vallée, malgré les restrictions imposées par la Lex Weber et la Loi d’aménagement du territoire. D’ici à 2035, il faudrait que la moitié du parc immobilier soit rénovée. Le bois, produit local s’il en est, est une bonne alternative au mazout pour chauffer nos bâtiments. Le chauffage à pellets a un très bon bilan énergétique. Le chauffage à distance est aussi intéressant au cœur des villages. Les pompes à chaleur doivent remplacer progressivement les chauffages électriques. Ce mode de chauffage est peu efficace et nous manquerons d’électricité en hiver quand nos centrales nucléaires seront arrêtées. Aider à changer Pour entreprendre ces changements,

l’individu a besoin d’être soutenu et encouragé dans sa réflexion. Devant choisir entre différents produits ou technologies dont il ne connaît pas grandchose, sinon rien, il se décourage. C’est à ce niveau que la HES-SO intervient en proposant son aide. Elle a, par exemple, mis en route un projet appelé GROUP-IT, qui propose aux personnes inscrites une procédure simplifiée pour faciliter l’installation de panneaux photovoltaïques sur leurs toits. Il ne faut pas attendre que ce soient les entités politiques qui fassent le choix du changement. C’est toi, c’est moi, qui décidons de faire quelque chose, chacun à notre niveau. Pour que nous puissions obtenir facilement des informations de première main, Stéphane Genoud se propose de nous offrir quatre Chroniques du développement durable, écrites par ses étudiants, qui paraî-

Toit couvert de panneaux photovoltaïques

tront dans les quatre prochains numéros de notre revue. Biographie express Stéphane Genoud est né en 1965 et vit sur l’alpage de Cottier au-dessus de Zinal. Il est titulaire d’un CFC d’électricien, d’un diplôme d’ingénieur HES, d’une licence en économie (Université de Genève), de plusieurs masters (finance Université de Genève et énergie EPFL) et d’une thèse de doctorat en économie (Université de Neuchâtel) sur l’analyse, d’un point de vue du développement durable, des modes de production de l’électricité. En parallèle à ses activités académiques, il a créé plusieurs sociétés dans les domaines de l’énergie, du tourisme ou de l’agriculture. Il y travaille encore comme directeur, consultant senior ou membre du conseil.

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Info Le 19 octobre, une émission-débat de la RTS sera enregistrée dans la maison de Stéphane Genoud. Au cours de la soirée, une coupure de l’éclairage public de Zinal aura lieu. Il est demandé aux privés d’éteindre les enseignes et autres éclairages extérieurs. Janine Barmaz


traditions

Les crucifix de Bruno Z

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runo Zufferey est né le 11 mars 1945, à St Jean, fils de Jeanne Vianin de Frédéric et d’Erasme Zufferey. Il a commencé par collectionner des fers à repasser puis a entamé sa collection de crucifix avec un christ offert par sa mère dans les années 90. Il lui est très reconnaissant de lui avoir donné le premier objet de sa future passion. Mais son attirance pour l’objet est antérieure, il a sculpté son premier crucifix quand il avait 30 ans. « Je l’ai offert à un copain pour son mariage, plus tard je lui ai dit, tu ne veux pas me le redonner, il aurait été d’accord mais pas sa femme ! » Par la suite il en a encore sculpté 2 ou 3 et réparé plus d’un. Puis, il en a acheté beaucoup, fait énormément de troc et en a reçu un grand nombre. Parfois il en retrouve derrière sa porte « tombés du ciel » et ce n’est que plus tard au gré d’une conversation qu’il découvre qui est le mystérieux donateur. Un jour Mariette Salamin d’Herman avec laquelle il avait l’habitude de plaisanter lui dit: « tu ne me dis pas merci. Pour le nombre de cafés que tu m’as offerts à Sierre au travail( Bruno était postier) je t’ai souvent dit merci. Mais non, je t’ai posé un crucifix devant la porte d’entrée ! » Cette étrange collection lui permet d’investiguer plusieurs domaines et lui a donné l’occasion de rencontrer des gens fantastiques. Bruno privilégie la rencontre avec celui qui lui donne, ou vend l’objet, la rencontre avec l’histoire du crucifix et parfois l’homme, le sculpteur qui est derrière l’objet. C’est aussi l’occasion d’échanger sur le mystère de la vie. Très tôt Bruno est confronté à la mort, celle accidentelle de son frère aîné Luc, 33 ans, l’âge du Christ. « J’ai pris plein la gueule,

j’avais 23 ans et je faisais beaucoup de montagne avec lui. » Le chercheur de Vérité Bruno, bon élève après l’école primaire a passé trois ans au Petit Séminaire de Sion (les plus tristes de sa vie), et n’en est pas ressorti indemne. « Personnellement je ne sais pas où je navigue mais une chose est sûre, pour les croyants la mort sera plus facile. » Il se dit MéCRéANT, il ne possède pas la foi inébranlable de sa mère Jeanne. A l’opposé d’un athée qui nie l’existence de toute divinité, un mécréant est un incrédule, quelqu’un qui doute, qui pourrait être considéré comme une brebis égarée qui pourrait revenir au troupeau… « J’ai passé trois fois sous une avalanche, je voudrais pas mourir faux-cul, implorer un Dieu quelconque, mais quandmême quand tu sors trois fois la tête tu te dis mais s’il y a quelqu’un qui peut me donner un coup de main…, j’étais avec Lorenz sous l’avalanche, c’est lui qui a fait le crucifix géant qui est dehors. »

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Dans tous les cas, Bruno est un chercheur de vérité et tous ces christs en croix, présents dans son mayen des Crêts sont là pour le ramener à ses interrogations fondamentales. Collectionner des crucifix n’est pas anodin. Pour beaucoup il est incompréhensible qu’on puisse aimer regarder la mort et qui plus est, la mort sur la croix, un supplice intolérable. Les crucifix emmènent Bruno sur diverses routes, ils sont le prétexte à de multiples recherches comme l’attestent les deux gros classeurs qu’il m’a remis pour préparer cet article. Cette collection lui a permis de partager et d’échanger sur ses convictions religieuses, « s’interroger sur la crucifixion ou sur les crucifix c’est questionner le mystère de la foi chrétienne » (son voisin et ami Blaise Rostan). Les classeurs Chaque crucifix est photographié et catalogué. On y trouve sa provenance, toutes les informations en sa possession sur


café. Au cours de la discussion il lui dit : «si tu trouves un vieux crucifix au Brésil pendant tes vacances… Il m’en a ramené un tout neuf en plastique. Au Brésil la population est très pieuse, ils embrassent les pieds de Jésus… le plastique c’est plus facile à nettoyer !» Il y a le canadien: offert par son neveu Frédéric qui termine sa missive en lui disant :«prends bien soin de ce cadeau car le moment venu il t’aidera peut-être à ouvrir des portes…» Il y a le corse: offert par Mali Wiget, retrouvé dans sa maison familiale dans l’Ain (France), il date de l’époque de Napoléon III. Ce crucifix est typiquement corse il est en bois noirci avec aux extrémités des insertions d’os. Il y a celui qui est né à Saint-Jean, sculpté par Bruno parti faire un tour en Australie chez son frère Romain et qui est finalement revenu au pays.

l’objet, la date de l’acquisition et parfois quelques mots sur la personne qui le lui a offert. Il y a aussi des textes en rapport avec la religion, offerts par ses nombreux amis, visiteurs éphémères de sa collection. De plus, chaque texte qui répertorie les crucifix est noté sur «une croûte» comme il la nomme, sur laquelle Bruno a développé ses talents d’artiste, aquarelle et encre de chine. La montagne est omniprésente dans les dessins de Bruno comme un appel à la verticalité, la mer également, souvenirs de la période où il a été pêcheur en mer du Nord. (20 ans de vacances). La spécificité de chaque crucifix, l’humeur du sculpteur Il me révèle que selon de nombreuses théories les motifs au pied de la croix ne sont pas des symboles religieux mais simplement l’expression du sculpteur, sa façon de percevoir la mort, sa vision de sa foi. (dixit Guyton Zwissig avocat, historien et farfelu). On y trouve des têtes de mort, un coeur, un petit ange… Quant au port de la tête, toujours sur la droite, certains y voient un dernier regard à Marie-Madeleine, son amie, qui a eu le privilège de lui laver les pieds avant sa mise au tombeau. Suzy Ludi est une amie de Bruno. Elle lui a offert plusieurs pièces. «Un jour je lui ai demandé si elle pensait que le Christ avait traficoté avec Marie Madeleine, elle m’a répondu: oh si cela lui a fait du bien ! une philosophie fantastique à 92 ans.» Il a quelques pièces où le Christ regarde vers le haut. Il aurait imploré son père avant de mourir : Pourquoi m’as-tu abandonné ? Par ailleurs Jésus et tous les crucifiés, ne pouvaient être cloués dans les mains, le poids du corps aurait déchiré les chairs. On les clouait dans les poignets. Les christs jansénistes ont les bras dressés à la verticale, annonçant un nombre res-

Le personnage: anniviard, chasseur, chevrier, vagabond, chanteur, marin, artiste, montagnard, massard1, «tête de cochon ».

treint d’élus, selon St Augustin eux seuls ont droit au paradis, alors que le christ des jésuites a les bras très écartés symbolisant miséricorde et pardon. Quelques anecdotes Ses christs proviennent de tous les continents, Burkina Faso, Corse, Angola, Piémont, Belgique, Canada…. environ trois cents pièces suspendues aux murs de son chalet et à la cave. «Il y a le polonais: avec une inscription au verso « Turnhout 1941. V en H. Dienst II. Il aurait été sculpté par un prisonnier polonais survivant d’un avion abattu au combat au dessus de la Hollande », tous libérés en 45. Il y a le brésilien : un jour il invite un Brésilien, qui refaisait la route, à boire un

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Sa collection est vivante, car Bruno est un magnifique conteur intarissable lorsqu’il se met à raconter ses crucifix. Bruno, personnage chaleureux et atypique, termine sa visite en me disant: «Je suis un mécréant qui tolère toutes les religions sans critiquer personne, toutes les religions sont bonnes ». Merci Bruno de m’avoir ouvert ta porte, offert un verre de vin, et d’avoir partagé ta passion avec générosité. texte & photos Christine Torche

massard : nom donné à son arrière- grand père qui réparait les horloges (morbier). Ce surnom est encore aujourd’hui donné aux membres de sa famille. Surnom que Bruno reçoit comme un compliment.

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sport

Voltige

au plus haut niveau

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oris Guilhaume a reçu un mérite sportif de la commune pour son sixième rang au championnat suisse de parapente acrobatique 2018. Ce jeune homme de vingt ans, habitant Zinal, a découvert le parapente grâce au compagnon de sa mère. Il vole depuis 2015 et a fait rapidement son brevet, pour lequel l’âge minimal est fixé à seize ans. Beaucoup de jeunes pratiquent le parapente comme loisir. Toi, tu fais du parapente acrobatique, un sport de compétition. Comment es-tu arrivé là ? Une fois, j’ai assisté à l’Acro Show à Villeneuve et cela m’a donné l’envie d’essayer. Par la suite, j’ai décidé de me lancer à fond dans ce sport. J’ai toujours aimé l’acrobatie, je pratique aussi le ski freestyle. Comment se déroule une compétition de parapente acrobatique ? Il faut effectuer trois ou quatre runs qui sont notés par des juges. Les points reçus sont additionnés et celui qui a le meilleur total a gagné. C’est quoi un run ? C’est le nom donné à une manche. Il est composé de différentes figures (ou manœuvres) qui s’enchaînent sans se répéter. Il dure une ou deux minutes. On est jugé sur l’aspect technique des figures, sur leur enchaînement, qui ne doit pas connaître de temps mort, et enfin sur l’atterrissage. À chaque figure correspond un nombre de points qui tient compte de la difficulté de réalisation.

À quel type de compétition participes-tu ? C’est ma troisième saison de compétition. Je participe au tour suisse, ainsi qu’au championnat suisse et, cette année, pour la première fois, à des manches de coupe du monde. Comment te préparestu ? Il faut beaucoup d’entraînement, passer le plus de temps possible en l’air, à exercer les figures pour parvenir à en faire une suite harmonieuse. Où t’entraînes-tu ? En début de saison, dès le mois de mai, je passe environ un mois et demi en Espagne. Il y a là-bas une montagne d’environ mille mètres d’altitude, avec une pente à 45°, où la brise vient taper. Cela permet de remonter avec les courants et donc facilite l’entraînement. Au début juillet la saison de compétition commence. Dès lors, je m’entraîne à Zinal, où je peux faire un vol toutes les trente minutes environ grâce

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à la télécabine. J’y vais plus ou moins tous les jours, à condition qu’il n’y ait pas trop de vent et pas d’orage. Où se déroule une compétition ? Elle se déroule toujours sur un plan d’eau.


En pleine action

On décolle d’une montagne, on enchaîne les figures le plus proprement possible, enfin on doit atterrir sur un radeau gonflable d’environ dix mètres de diamètre. On fait environ un run par jour. La compétition dure donc trois ou quatre jours. Peut-on vivre de ce sport ? Seuls les meilleurs arrivent à en vivre.

marge de progression. Cela m’encourage à poursuivre. Pour cette année, je vise un podium au championnat suisse, qui a lieu les 23-2425 août, à Villeneuve. Propos recueillis par Janine Barmaz photos privées Au championnat suisse 2019 à Villeneuve, 4ème place

Et toi, comment fais-tu ? Je travaille l’hiver et j’ai quelques sponsors. Le matériel m’est fourni par eux. As-tu un encadrement ? Maintenant je fais partie de la Swiss Acro League, dans la catégorie des jeunes talents. Je bénéficie donc d’un coach sportif et d’un suivi spécifique. Quels sont tes objectifs ? C’est ma première saison en coupe du monde. Je suis donc en observation. Je suis motivé à faire ce sport le plus longtemps possible. Je sais que j’ai encore une grande

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sport

Le Cleaning Day

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’est sous un soleil radieux et dans une atmosphère conviviale que Ski Valais organisait, samedi 8 juin 2019, la deuxième édition de son action environnementale annuelle, le Cleaning Day. Une journée dont l’ampleur a déjà beaucoup grandi depuis sa première édition. En effet, tant au niveau du nombre de participants qu’au niveau de la masse de déchets récoltés, les chiffres ont doublé : près de 450 participants ont récolté 1 tonne de déchets en tout genre. Mégots de cigarettes, papiers, bouteilles en PET, canettes, ferraille, piquets de balisage… tout y passe. L’action s’étendait cette année sur 9 lieux, à savoir Aletsch-Arena (Bettmeralp), Champoussin, Crans-Montana, Grächen, Nendaz, Saas-Almagell, Ulrichen, Vichères-Liddes et Zinal, faisant du Cleaning Day la plus grande action du genre en Suisse. Dans chaque station, les remontées mécaniques ont offert une aide logistique précieuse, permettant à tous les participants d’être très efficaces dans leurs efforts de ramassage. Toutes les régions qui accueillaient une opération de nettoyage des pistes ont également été des partenaires très engagés et enthousiastes vis-à-vis de l’initiative environnementale de l’association sportive valaisanne. À noter l’engagement particulier de la Région Dents du Midi, ou encore celui des remontées mécaniques de Grimentz-Zinal qui ont souhaité soutenir les opérations sur leurs sites en offrant le repas de midi à tous les inscrits. Dans le Haut-Valais également, Ski Valais pouvait par exemple compter sur l’engagement de son équipe nordique qui a combiné son opération de ramassage avec un entraînement à vélo à Ulrichen. Du

côté de Grächen, les athlètes, leurs coachs ainsi que les bénévoles ont quant à eux été rejoints par Berno Stoffel, directeur des Remontées Mécaniques Valaisannes, partenaire de Ski Valais. Le Cleaning Day, pourtant encore à l’aube de son existence, a déjà la capacité de réunir les nombreuses et diverses parties prenantes gravitant autour de l’association sportive valaisanne dans le but d’accomplir une même tâche : préserver le patrimoine alpin valaisan. Parmi les 450 participants se trouvaient quelques 300 enfants, dont tous les athlètes Ski Valais. En effet, la structure sportive a à cœur de former des athlètes responsables et sensibilisés à la protection de l’environnement dans lequel ils évoluent, s’entraînent et se mesurent : les montagnes. C’est dans cette optique-là que Ski Valais, au terme de la journée du 8 juin, a pu élire parmi ses athlètes deux ambassadeurs en herbe, Lisa Buchard (CRP Anniviers) et Robert Clarke, grands gagnants du «Clean Your Mountain With Friends Challenge» lancé par l’association. Ces deux jeunes personnes ont été récompensées pour leur implication dans le Cleaning Day, tous deux ayant invité plus d’une dizaine de leurs amis à participer à

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l’action de ramassage des déchets. Les deux athlètes ont reçu un dossard vert dédicacé par Daniel Yule, ambassadeur du Cleaning Day 2019, avec lequel ils courront lors de leurs compétitions en Valais afin de porter haut les couleurs de l’initiative environnementale de Ski Valais. La troisième édition du Cleaning Day est déjà agendée ! Elle se déroulera le 20 juin 2020 et comportera plusieurs nouveautés, notamment dans la combinaison d’une activité sportive et ludique avec l’action de ramassage sur des sites naturels. Louise Seppey, Responsable communication Ski-Valais


Lisa Buchard, ambassadrice, membre du Ski-Team Anniviers et du ski-club St-Luc 1. Que représente l’écologie pour toi ? « Pour moi c’est trier afin de préserver la nature. C’est faire du tri… en gros. »

2. Comment dans ta vie de tous les jours t’impliques-tu pour l’écologie ? « Au niveau de ma famille nous ne possédons qu’une seule voiture, nous faisons du tri, je fais de la récupération (notamment des skis de mes cousins). A la salle de bain nous utilisons des cotons bio réutilisables, des shampooings solides. Nous essayons aussi de boire dans des gourdes qui ne sont pas en plastique. »

3. Quel est l’objet le plus insolite que tu as trouvé sur les pistes pendant le cleaning day ? « Je n’ai pas trouvé d’objet très insolite mais beaucoup de mégots de cigarettes. Sinon l’année passée on avait trouvé un appareil photo et cette année on a trouvé une grosse bâche qu’on a dû transporter tout au long de la journée. Elle était en-dessous du télésiège et il s’agissait des grosses bâches gonflables des écoles de ski pour les arrivées. »

4. Penses-tu que le ski et l’écologie peuvent être compatibles ? « Si tout le monde met déjà ses déchets à la poubelle et pas sur les pistes il y’aurait moins de pollution et ça pourrait être déjà un compromis. »

5. Quel geste écolo est à portée de tout le monde ? « TRIER ! Ne pas jeter ses déchets quand on est dans la rue et prendre les transports publics. »

Propos recueillis par Audrey Follonier, Secrétaire du Ski-Team Anniviers

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Vercorin Tourisme

Présentation des sentiers didactiques de Chalais aux Chalets QUADRI (%) P A P IER N O N CO U CH É

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es sentiers didactiques, « De Cha0 90 0 lais aux Chalets » ont été imagi10 10 0 nés pour valoriser les richesses de 95 0 0 la commune de 0 0 100 Chalais. Au total, ce sont treize itinéraires que les visiteurs peuvent emprunter pour découvrir divers thèmes et lieux de la commune. Cinq étages de végétation sont traversés offrant ainsi des sentiers aux paysages variés. Numéro 1 - Chalais - sentier historique Ce court parcours, de 15 minutes environ, commence au parking du téléphérique à Chalais. Les thématiques abordées sont les valeurs historiques, culturelles et paysagères du village. A la fin du chemin, il est possible de rejoindre directement les parcours 2 et 3. Numéro 2 - La Ferme - sentier agrotouristique Le sentier numéro 2 relie Chalais à l’Arche des Crétillons, la ferme agrotouristique. Il met en valeur l’importance du travail agricole et présente le paysage de basse altitude. Les panneaux comportent également un aspect plus ludique et proposent des jeux pour les enfants (>10 ans).

culture, la faune, la flore ainsi qu’un peu de leur histoire sont expliqués sur les panneaux. Un parcours pieds nus et des questions pour les enfants animent le sentier. Numéro 5 - Briey - sentier sensoriel Ce sentier, qui traverse Briey, petit hameau situé en dessous de Vercorin, traverse les pins sylvestres et épicéas. Invitant à la prise de conscience des 5 sens, ce parcours offre une vue sur la plaine du Rhône. À voir sur le chemin, la Chapelle du Bouillet, l’étang de Briey et le bisse de Briey sauront ravir le promeneur.

Numéro 3 - Réchy - sentier du Pichiou Ce sentier emmène les visiteurs jusqu’à la chute de la Rèche. Le parcours met en valeur les éléments patrimoniaux tels le vignoble, les anciennes bâtisses, le château et les moulins.

Numéro 6 - Le Mont - sentier de la forêt Ce sentier incontournable de Vercorin offre une vue imprenable sur les côteaux de Sierre et la plaine du Rhône. Le sentier propose un paysage forestier sur le versant nord et prairial sur le versant sud. Il permet également de découvrir la forêt, ses valeurs, sa vulnérabilité et les pressions qui s’exercent sur elle.

Numéro 4 - Le Ricard - sentier pieds nus Des gorges de la Navisence à la Rèche, le bisse du Ricard mène le visiteur sur le côteau, qui offre une très belle vue sur la plaine du Rhône. Le fonctionnement des bisses, leur utilité et leur lien avec l’agri-

Numéro 7 - Vercorin - à la découverte du vieux village « A la découverte du vieux village » guide le visiteur à travers l’histoire de Vercorin. Une brochure, disponible à l’office du tourisme de Vercorin offre plus d’explications

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quant à 17 lieux à visiter tels que la fontaine « Les deux pauvres », le grenier et le château et sa chapelle, entre autres.

Numéro 8 - Les Voualans - sentier nostalgique Ce sentier, au départ de Vercorin, emmène le promeneur dans le vallon de Crouja. Il passe tout d’abord par les Voualans, petit hameau composé de 10 bâtisses en grande partie délabrées ainsi que la buvette des Voualans. La suite du trajet s’effectue sur le bisse des Sarrasins. Des thèmes tels que le bâti, les cultures, la forêt et l’eau y sont abordés. Un petit jeu destiné aux enfants (> 10 ans) a été mis sur pied afin de leur permettre de perfectionner leur sens de l’observation et de la déduction (prendre un petit papier et un crayon). Pour les enfants ayant complété le jeu, un prix est distribué à la buvette des Voualans.


d’une flore et d’une faune extraordinaires au milieu des aroles, des landes alpines et des éboulis. Ce parcours didactique propose deux itinéraires, du Crêt-du-Midi, il est possible de rejoindre l’Ar du Tsan et ses fameux méandres ainsi que la cascade du Pichioc, ou de descendre en direction de la station intermédiaire de Sigeroulaz.

Numéro 9 - L’A de Bran - sentier au fil des saisons Cette route forestière relie Vercorin à Sigeroulaz. Comme son nom l’indique, le sentier au fil des saisons est praticable toute l’année. En hiver, les randonneurs à pied ou en raquette peuvent l’emprunter. L’été, il est destiné aux randonneurs à pied, en descente il est praticable avec poussette et éventuellement aux personnes à mobilité réduite, pour lesquelles il est possible de rejoindre Sigeroulaz en télécabine.

Numéro 10 - Les ruches - sentier des abeilles Ce sentier qui longe le bisse de Savanne en direction des Tsabloz met en avant l’abeille, l’apiculture et l’apithérapie. De juin à août, Gilbert Duruz, apiculteur fait visiter ses ruches sur demande. Numéro 11 - Le Vallon - sentier nature Menant au cœur du site naturel protégé du Vallon de Réchy, ce sentier permet aux randonneurs de découvrir la richesse

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Numéro 12 - Crêt du Midi - sentier panoramique Ce sentier de 300m offre une vue sur le Val d’Anniviers, le Vallon de Réchy, le Valais Central et le Haut-Valais depuis 4 points de vue autour du Crêt-du-Midi. Grâce à un petit quiz pour les enfants (> 10 ans), il est possible de s’immerger dans l’univers des montagnes (prendre un petit papier et un crayon). Alessia Vincis, coordinatrice animations


GRAND COMBAT DE GÉNISSONS À NIOUC

10 édition e

Samedi 12 octobre 2019

Dès 10h / Couvert de Niouc

Entrée gratuite / Cantines / Animations musicales avec: les Fifres et Tambours de St-Luc et l’Amicale des Accordéonistes de Chalais - 20 -

Amicale de Niouc www.niouc.ch


société

Anniclasscup Rendez-vous d’une communauté

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our contrer la grisaille et les frimas de novembre, nombreuses sont les régions qui, suivant une longue tradition, fêtent la Saint-Martin ou la Sainte-Catherine et organisent des foires en leur honneur. En Anniviers, une manifestation plus récente vient égayer ce mois, antichambre de l’hiver : l’Anniclasscup ! Chaque année, les jeunes ayant atteint le joli âge de 20 ans ont pour mandat d’organiser une rencontre conviviale au cours de laquelle toutes les classes de contemporains, qui le souhaitent, peuvent se mesurer. C’est donc aux natifs de 1999 qu’est revenu l’honneur d’élaborer le programme de la 23ème édition, qui aura lieu le 2 novembre, dès 13 h, à la salle polyvalente de Zinal. Ce qui vous y attend Comme à l’accoutumée, l’après-midi sera consacré à la partie ludo-sportive, autour d’une activité qui restera un mystère jusqu’au coup d’envoi de la compétition. Vers 19h-19h30, un repas concocté par le plus chinois des cuisiniers anniviards rassemblera toutes les classes présentes. Enfin, place à la fête ! La soirée, ouverte à tout le monde, proposera deux styles de musique différents, l’un plus techno, l’autre plus classique, afin que chacun puisse y trouver son bonheur. Etat d’esprit : fête et partage Andy Peter, président de la classe organisatrice, met l’accent sur le lien entre générations qu’une journée de ce type renforce au fil des ans. Il aimerait que les 1977, fidèles depuis les origines, ne soient pas les plus âgés à participer. Il souligne aussi

1999 l’importance de se retrouver entre gens du même âge pour évoquer des souvenirs plus ou moins lointains : « C’est l’occasion, au moins une fois par an, de se revoir et de se rappeler des événements vécus ensemble, à l’école ou ailleurs ». Une journée placée sous le signe du plaisir, de l’amitié, du jeu, voilà ce qu’est l’Anniclasscup. Mais pas seulement. C’est aussi une occasion de faire preuve de générosité: chaque année, une association caritative, choisie par les organisateurs, bénéficie d’un montant reversé par ceux-ci, lequel est en lien étroit avec le bénéfice réalisé au cours de la fête. De ce fait, il ne faut pas voir dans ce rassemblement qu’une occasion supplémentaire de faire la fiesta. Grand merci à toutes les personnes et entreprises qui soutiennent, année après année, l’organisation de cette magnifique journée typiquement anniviarde.

Solidarité, encore et toujours En 2012, mon fils Guillaume, alors âgé de 13 ans, a été hospitalisé d’urgence au CHUV à cause d’une leucémie aiguë. C’est là que, dès le premier jour, nous avons fait connaissance avec l’Association Romande des Familles d’Enfants atteints d’un Cancer. Aussitôt que le diagnostic a été confirmé, nous avons reçu, en effet, un classeur édité par l’association, dans lequel sont répertoriées toutes les informations utiles en lien avec le cancer de l’enfant. Aujourd’hui, je suis l’une des deux responsables valaisannes de cette association (à découvrir sur le site www.arfec.ch). Je remercie du fond du cœur les contemporains de mon fils, qui l’ont accompagné pendant sa maladie et qui, aujourd’hui, ont choisi l’ARFEC comme association méritant leur soutien. Janine Barmaz

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La structure d’accueil d’Anniviers «La Mijonèta» se présente

Ouverte en 2004, la structure d’accueil d’Anniviers ne portait alors pas encore ce joli nom de « La Mijonèta ». Avec l’aide de Jean-Baptiste Massy et des collaboratrices de la structure, nous avons choisi ce poétique nom en patois d’Anniviers qui signifie : « La petite maison ». Depuis son agrandissement en 2009, ce service occupe 24 personnes, pour la plupart engagées à temps partiel, dont des éducatrices de la petite enfance, des assistantes socio-éducatives, des nurses, des auxiliaires ainsi que des stagiaires et des apprentis.

La Mijonèta se divise en différents groupes selon l’âge des enfants.

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La nursery peut accueillir 10 enfants de 3 à 20 mois qui sont pris en charge par Marion Passera, Lipsy Théodoloz, Sandrine Duval, Jeanne Marie Marandola Jacquaz et Lucie Arend, apprentie de première année.

Le groupe « Crèche » dispose de 26 places et est partagé en deux entités : « Les Trotteurs » enfants de 20 mois à 3 ans. Madeleine Crettaz, Ines Barmaz, Tifanie Pécora et Samantha Savioz travaillent dans ce groupe. Notre nouveau stagiaire en préapprentissage, Bastien Monnet, rend un fier service à ses collègues.

« Les préscolaires » enfants de 3 ans à 4 ans. Christelle Crettaz, Isabella Blessing, Emmanuelle Savioz et Cindy Sobrero prennent soin des bambins de cet âge.

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L’UAPE ou Unité d’Accueil Pour Ecoliers peut accueillir 35 enfants de 4 à 12 ans fréquentant le centre scolaire de Vissoie. Cindy Kampf, Dorothée Théodoloz, Corinne Raingon, Gentiane Coppenolle ainsi que Gabriel Aase, apprenti de 3ème année, les prennent en charge dès la sortie de l’école.

L’intendance Isabel Bote assure le service des repas pour les groupes de la crèche et de la nursery. Clément Thétaz aide à l’UAPE lors du repas de midi et du goûter. Clément fait partie d’un programme d’insertion professionnelle de la FOVAM.

Entretien Sandra Nogueira et Liliana Nogueira-Paiva sont les fées du logis. Elles procèdent au nettoyage de toute la structure et assurent un maximum d’hygiène pour nos enfants.

Catherine Cinter Directrice de la structure d’accueil

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r

ote n à

Inauguration du centre médical La population de la commune d’Anniviers est cordialement invitée à l’inauguration du

CENTRE MÉDICAL, Route de Grimentz à VISSOIE le VENDREDI 18 OCTOBRE de 17h00 à 19h00. La partie officielle sera suivie d’un apéritif et de la visite des locaux. Les places de parc étant limitées, merci de laisser vos véhicules dans les cours du centre scolaire. Nous nous réjouissons d’ores et déjà de vous retrouver nombreux !

photo Paolo Marandola

Le Conseil municipal

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Remise en-jeux ! E

nvie de laisser partir un objet qui s’accroche? C’est l’occasion ! Venez participer au projet artistique REMISE EN-JEUX, mené dans la Vallée. J’habite dans le Val d’Anniviers depuis 10 ans ; peut-être que vous me connaissez déjà, par le yoga. Cette fois-ci, c’est avec la casquette d’artiste-danseuse que je me présente à vous. Après avoir mené des créations dans différentes villes, j’aimerais le faire ici. C’est un défi que je ne peux relever sans vous, car ce projet ne marche que si des gens mettent en circulation des objets! Le principe est simple: dans un premier temps, avec l’aide de complices, je récolte des objets récupérés un jour, quelque part, par vous – l’objet ne doit pas avoir été acheté. Vous racontez quelques mots sur celui-ci, puis vous le laissez partir. Dans un second temps, avec différents groupes, nous créons collectivement de nouvelles histoires avec ces objets, lors d’ateliers mêlant la danse et les arts plastiques. Dans un troisième temps, en collaboration avec des artistes de la Cie TOUT RESTE À FAIRE et toutes personnes intéressées, nous imaginons comment mettre en scène ces histoires. Le résultat final: une exposition d’objets vivants qui s’animent, et nous racontent leurs récits. REMISE EN-JEUX est née avec l’envie de donner suite à des projets menés à Genève et en Amérique Latine. En hiver 2018, mon compagnon, ma fille et moi, nous sommes partis plusieurs mois en Amérique Latine, avec dans nos valises des objets récupérés et transmis pour l’occasion par des amis. L’idée était de remettre en circulation ces objets et de réaliser des ateliers

société

artistiques spontanément dans la rue ou en collaboration avec des associations sur place. Très inspirée par les jeux de notre fille de trois ans, j’ai passé de longs moments à mettre en scène, avec elle, ces objets et leur donner vie. Dans la rue, nous les avons transformés à l’aide de ce que nous trouvions sur place et, souvent, des enfants se sont joints à nous pour inventer des histoires. Totem réalisé avec divers objets en plastique

Arrivée en Argentine, j’ai donné des ateliers à différents publics où chaque personne amenait un objet: une bouteille en pet, une boîte à bijou, un bouquet de fleurs en plastique reçu par un proche, etc. Selon les contextes, nous les avons métamorphosés et nous avons dansé pour les mettre en mouvement. Nous avons par exemple fabriqué des instruments de musique et créé avec ceux-ci une chorégraphie pour le carnaval. Avec des enfants, pour l’inauguration d’une nouvelle structure d’accueil dans un quartier, nous avons construit un totem vers qui chacun a pu aller dire ses souhaits pour l’avenir. Chaque objet reçu a trouvé sa place au fil du voyage, en voici un exemple: nous sommes partis de Suisse avec une vache en céramique qu’une amie avait héritée de sa grand-mère. Arrivés au Pérou, nous l’avons peinte et recouverte de paillettes pour la laisser chez un ami sur le haut d’un four à pain que nous avions fabriqué pour l’occasion. Elle a ainsi rejoint toutes les autres figurines de taureaux en terre cuite, décorées et placées sur les toits des maisons et des fours, là-bas, en symbole de protection et de fertilité.

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Un objet est porteur de symboles et d’histoires. Détourné de son usage habituel, il permet le jeu, l’imagination. REMISE EN-JEUX propose de réfléchir collectivement à notre relation aux objets, aux déchets, à la consommation et aux liens sociaux que ces rapports créent. De quoi héritons-nous à travers un objet? A quel moment devient-on responsable de celuici, porteur de son histoire, de sa matière? Pourquoi nous attachons-nous à un objet? Comment participer au projet? En transmettant un objet ou en participant aux ateliers qui vont se dérouler dans la vallée dans différents structures et lieux. Pour récolter les objets, une permanence aura lieu dans un café et je me déplacerai volontiers à domicile. Toute personne intéressée à rebondir sur la thématique (conférence, atelier pratique, performance artistique) est bienvenue! Il suffit de me contacter. Restez attentifs aux affiches, et pour toutes informations contactez-moi : Johanne Haari 076 474 99 80/ awajo@yahoo.fr


éducation

Un bon chasseur sachant chasser, chasse en Anniviers

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fin d’en savoir plus sur cette passion qui anime bon nombre d’Anniviards, la parole est donnée à Alain Zufferey, constructeur métallique de formation, pour parler de cette passion qu’est la chasse. Nous l’avons rencontré chez lui un soir de janvier 2019 afin de l’interroger sur son activité de chasseur dans la vallée. Il nous raconte…

Il existe plusieurs permis de chasse. Le A pour les

Chez les chamois, par exemple, on distingue le mâle de la femelle à la courbure des cornes et aux poils qu’ils ont sur le dos. Ensuite, on les identifie d’après la longueur et l’épaisseur des cornes, ou s’il y a un petit défaut. On doit les repérer longtemps à l’avance pour être sûr que les femelles n’aient pas de petits. On doit être certain de tirer la bonne chèvre. Une erreur peut arriver, mais en passant du temps à jumeler dans la nature, on arrive souvent à éviter ce genre de problèmes. Un conseil à donner à quelqu’un qui aimerait commencer la chasse ? Si c’est ce qu’il aime, il va avoir beaucoup de plaisir. Après deux ans de cours presque tous les samedis, il y a un examen théorique sur le tir, la reconnaissance des animaux et les lois fédérales. Je conseille de bien étudier pour l’examen parce qu’il est très complet.

cervidés, etc. Le B qui permet de chasser accompagné de chiens et avec lequel on a le droit de tirer des animaux spécifiques. Le permis C pour les canards et le permis E qui permet de chasser les prédateurs : renards, fouines,

Quel est le prix d’un permis ? Ça dépend du permis. Le A coûte dans les 940 francs, alors que le B vaut 600 francs.

blaireaux…

La première des choses : j’aime bien me balader en forêt ; j’aime jumeler1, aller aux champignons. La chasse, c’est donc un bon moyen d’être en pleine nature et d’observer les animaux. J’habite ici et c’est plus facile de chasser quand on connaît le secteur. A force de marcher en forêt, on sait où sont cantonnés les animaux. Comment arrivez-vous à repérer les bêtes et à les garder en mémoire ? Alors, elles ont toutes des signes distinctifs.

Qu’en est-il des coûts du matériel : fusil, munitions, vêtements ? Ça peut coûter relativement cher, effectivement, mais c’est un matériel qui se garde, qui se donne en héritage, même si les armes évoluent. Comment trouver les traces d’animaux ? C’est un suivi qu’on peut faire toute l’année. On

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observe les animaux afin de savoir où ils sont. En hiver, il y a des endroits où ils se réfugient pour se nourrir. Pour survivre, ils ont besoin de plus de calme. Par contre, pendant la chasse, ils peuvent faire des kilomètres : un chamois peut faire 1000 mètres de dénivelé en un quart d’heure. Est-ce que vous vous mettez souvent en danger pour un animal ? Sous Niouc, il y a un secteur avec des chamois, mais c’est très difficile à atteindre parce qu’il y a énormément de cailloux et de ravins. Il faut toujours rester lucide pour ne pas se mettre en danger. Ça fait combien d’années que vous chassez ? Alors moi, je suis un «vieux jeune chasseur». Cette année sera ma quatrième année de chasse. Auparavant je n’avais pas le temps, mais je me disais que j’irai chasser pour mes cinquante ans. Alors c’est le cadeau que je me suis fait. Et je suis devenu un grand fan.


Un renard tiré par notre interviewé

Quel a été le premier animal que vous avez tué ? Mon tout premier était un renard. Tous les animaux que j’ai prélevés, je les ai en tête, le moment où la balle part, c’est comme une photo qui se fige. Chaque animal est gravé dans ma mémoire. Et que faites-vous avec la viande ? Je la garde, mais j’en distribue à la famille et aux amis. Pour moi, la chasse, ce n’est pas la viande, mais le plaisir d’être en forêt. Quand vous tuez la bête, vous l’amenez au garde-chasse ? La première chose qu’on fait, c’est qu’on a un bouton officiel à mettre dessus. C’est surtout pour éviter le braconnage. Donc la première chose à faire, c’est de mettre le bouton. Deuxièmement, on vide l’animal à cause de la pourriture. Le fait de vider l’animal, ça le refroidit beaucoup plus rapidement. Vous faites cela sur le lieu où vous avez tué la bête ? Normalement, c’est sur place, mais lorsque

ce n’est pas possible en raison du terrain, on le déplace pour le vider. Grâce à ce processus, les bêtes sont moins lourdes. Que fait-on ensuite ? On les amène au contrôle, on les stocke dans un frigo à Vissoie pour qu’elles soient découpées à la boucherie. Certains chasseurs les prennent chez eux parce qu’ils sont équipés pour le stockage. Y a-t-il un principe de respect entre vous par rapport au secteur ? Oui, d’ailleurs il y a beaucoup de problèmes quand des gens de l’extérieur viennent et vont s’installer dans les zones où des chasseurs ont déjà leur poste et ont jumelé toute l’année. Ça crée passablement de conflits. Est-ce qu’on a le droit de tirer près des maisons ? On n’a pas le droit de tirer à moins de 100 mètres des habitations. Autre chose : la chasse est interdite de nuit.

On essaie d’avoir une ligne directrice par rapport au nombre d’animaux ? L’Etat du Valais gère les quotas : on ne peut pas tirer n’importe quel animal. En ce qui concerne les chamois, on a droit à un bouc, une chèvre qui n’a pas de petit, et un cabri. Selon les années, ça peut fluctuer. Enfin, y a-t-il des régions où on n’a pas le droit de chasser et d’autres où c’est préférable de chasser ? Il y a les zones qui sont interdites à la chasse et il existe des zones de district franc: parfois on peut quand-même y chasser les biches et les faons quand ils sont en surnombre, car ils font des dégâts ou il y a des risques de maladie. Le chasseur équilibre tout ça. Notre système de chasse essaie de conserver un même nombre d’animaux. En somme, la régulation de la faune reste l’objectif principal de la chasse. Bastien, Marmaduke, Patricia, 11 CO Photos Alain Zufferey

Jumeler: se dit de l’action d’observer attentivement à l’aide de jumelles d’optique.

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éducation

Journée portes ouvertes au centre scolaire

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e 16 mai 2019, le centre scolaire d’Anniviers a ouvert ses portes aux parents et au public en général afin de leur présenter divers ateliers imaginés et préparés par les élèves. Afin de ne pas décourager le lecteur et par manque de place, nous renonçons à rendre compte ici des treize ateliers et n’en présenterons que quatre choisis en fonction de deux critères : leur lien étroit avec les contenus du programme scolaire et leur intérêt en soi. Il s’agit des ateliers 0rganisation, Escape school, Cuisine et Informatique.

Atelier Organisation Pendant la journée portes ouvertes, les élèves chargés de l’organisation ont été répartis à 14h30 dans leurs ateliers respectifs. A l’arrivée des parents dès 16h30, de jeunes guides les prenaient en charge pour les orienter à travers les divers postes d’activités. Les professeurs ont formé de petits groupes constitués d’un à deux élèves du 3e cycle et deux à trois élèves du primaire. Des tournus ont été organisés pour que chaque membre de l’atelier puisse aller visiter les autres présentations. Atelier Escape school Tout le monde sait ce qu’est un escape room? Ce jeu d’évasion consiste à s’échapper d’un lieu fermé dans une durée limitée. Pour y parvenir, il faut résoudre des énigmes afin de récolter des indices et avancer dans la résolution. L’escape school partage le même concept sauf qu’il est en lien avec les activités scolaires, la science et les maths en l’occurrence, et se passe dans une salle de classe.

Les énigmes consistaient à utiliser des filtres de couleur pour trouver les mots cachés dans un texte affiché sur l’ordinateur. Il y avait aussi des formules mathématiques pour résoudre l’ouverture de deux cadenas et s’emparer de la clef correspondante. Pour trouver la clef, il fallait savoir utiliser un microscope, connaître les critères de divisibilité ainsi que l’opération de la multiplication. Atelier cuisine Dans l’atelier de cuisine, trente élèves ont été répartis en cinq groupes pour apprendre à confectionner des pavés à l’ananas, des cakes tomates-mozzarella et des escargots en pâte feuilletée. Trois professeurs ont géré tout ce petit monde et appris aux plus petits les bases de la cuisine. Le jour J, chaque groupe avait une pause de quarante-cinq minutes pour faire le tour des activités proposées dans les autres ateliers. Mais, malheureusement, quelques problèmes sont survenus pendant la journée

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dédiée aux parents : la nourriture a manqué à cause du dysfonctionnement des fours (c’est qu’ils ont le même âge que l’école : 46 ans !) et la cuisine a été envahie par les visiteurs. Il a fallu donc renoncer à cuisiner avec les parents, ce qui constituait pourtant l’activité principale de cet atelier. Atelier informatique Un groupe d’une dizaine d’élèves ont participé à un atelier informatique dont la mission était de couvrir l’événement d’A à Z : filmer, interviewer, monter les vidéos. Les élèves ont filmé chaque atelier pendant quatre périodes destinées à la préparation de la fête. Grâce aux interviews des élèves et des professeurs de chaque poste, ils ont ensuite pu monter les vidéos servant à expliquer les ateliers, le but étant que les visiteurs aient un aperçu sur les postes avant de les visiter, et si besoin, questionner les élèves. Ils pouvaient également voir le plan de l’école réalisé par trois autres élèves sur Minecraft, un jeu vidéo de construction composé de blocs de toutes matières.


Malheureusement, peu de gens sont venus, Trois questions au directeur peut-être à cause de l’emplacement un peu Élèves à l’écart des autres ateliers. A-t-on eu raison d’appeler cette journée « portes ouvertes » plutôt que « Fête de l’école »? En conclusion, ce fut une agréable fin de Directeur journée. À refaire avec le même enthou- Oui, c’est vraiment une journée portes ouvertes, car toutes les activités ont un lien direct siasme. Les parents ont été étonnés du tra- avec le plan d’études romand. vail réalisé par les professeurs, les élèves, le concierge et la direction. Nous les remer- Élèves Qu’en avez-vous pensé ? cions de tout cœur pour cette fête. Directeur La classe de 9e N1 Une grande réussite, le mélange des élèves de toutes classes leur a appris à se souder et à se connaître. Élèves Y aura-t-il d’autres fêtes de ce type à l’avenir ? Directeur Tout dépend de la motivation des élèves. Mais à ne pas refaire tous les ans pour ne pas les démotiver.

ne manquez pas de visiter notre vinothèque

st-luc@13etoilespamvalais.ch www.achelli.ch

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Hé!

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éTAT De LA SITUATION

UN éTé PLEIN DE NOUVEaUTÉS

CONCERNaNT CERTaINES aCTIONS TOURISTIQUES MENÉES DaNS NOS STaTIONS

Petit tour d’horizon de certaines actions concrètes travaillées par Anniviers Tourisme en fin d’année 2018. LeS ACTIONS

LES ACTIVITéS OUTDOOR

L’ACCUeIL eT SeRVICeS

• Rando Parc Anniviers

• Panneaux d’entrées des

stations Plusieurs parcours, de différents niveaux, créés pour pratiquer le ski de Des panneaux mettant en valeur le vilà l’entrée de chaque station. Illusrandonnée en sécurité: et en hors piste, lageDE de l’opération UN SYSTÈME QR CODE avec possibilité de descendre sur pistes trés par les atouts du lieu en complésaisonniers sur POUR DES STATISTIQUES FIABLES mentarité avec les autres stations. damées.

d’humour. But Petit état des lieux des projets DIGITIaL sensibiliser les d’Anniviers Tourisme qui ont vu le • Site internet rôle d’ « ambassadeur » qu’ils jour ces derniers mois. Un nouveau site,leur plus interactif et foncLieu et date de lancement : Lieu et date de lancement : tionnel, favorisant la communication. jouent auprès des hôtes Chaque Anniviers Grimentz, Zinal, St-LucLiberté et Chandolinest secteur St-Luc/Chandolin hiver 18/19 pass Lieu et date de lancement : secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 Printemps désormais lié à un 2019 QR code, qui permet DU NOUVEAU SUR LES PRÉSENTOIRS site d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019 d’enregistrer les différents mouvements LES « AVENTURES DE •BESSO» DES OFFICES DU TOURISME • Ouverture des hôtels et Trail Hot Spot Anniviers • « Info Live » sur l’état des structures Plusieurs parcours pour lades restaurants pass. de l’opération : pouvoir CONTINUENT... pratique du But touristiques hivernales Amélioration du fonctionnement du Trail avec des tronçons de difficultésdes extraire statistiques relativement • Le traditionnel plan de randonnée Patinoires, pistes de luge et de ski de variées. tournus permettant de maintenir oufond, piscine, rando-parc et sentiersgnome rafinaude saison. Ce etsystème a subi un lifting complet. Plus Besso, le jeune fraîchement précises envert minimum un hôtel un restauquettes. En plus de savoir si l’infrastruc- Lieu et date de lancement : rant durant les saisons creuses. amélioré, en vue de l’été intuitive, la nouvelle mouture - échappé du Glacier de Zinal, débarque va être encore ture est ouverte ou fermée, ce tableau Région St-Luc/Chandolin Printemps 2018 Lieu et date de lancement : avec vue en 3D - offre une vision fois-ci à St-Jean, plonge le joueur 2020. permet decette connaître le jour et l’heure etRégion Zinal Printemps 2019 Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin du dernieren entretien. plus réaliste du large réseau plein cœur des contes etGrimentz légendes Région Printemps 2020 Printemps 2019 de lancement de randonnée pédestre du Lieu Valet datelocales. Le :parcours est disponible sur NOUVEAU SITE WEB : Site de la Commune et d’Anniviers Toud’Anniviers. Une version similaire l’application du même nom que vous UNE VITRINE MODERNE ET risme Hiver 2018 pour le tableau est en cours d’élaboration pour trouverez sur IOS et Androïd. DYNAMIQUE POUR LE VAL D’ANNIVIERS Automne 2019 pour la carte interactive l’hiver 2019/2020 Exemples de projets et de ENERGY BIKE 6 collaborateurs et deux mois dedossiers travail en cours de réalisation sur la table auront été d’Anniviers nécessaires pour effectuer DISTRICT Tourisme : la migration duculturel site Anniviers web, soit plus • Centre • Musée de l’alpinisme les diffé- Le en trois dans langues. Le projet « Energy Bike District » a de 2’000 pages, rentes cabanes d’Anniviers web se distingue vu le jour en début de saison, avec le nouveau site • Expériences gustatives adaptées par de l’année dela période son graphisme et sa déploiement de 5 bornes de recharge la fraîcheurselon • Indoor Parc Anniviers à Grimentz pour les e-bike dans la vallée ainsi que la simplicité d’utilisation. Il dispose • Spécificités et complémen tarités des d’une fonctionnalité qui mise à disposition des GPS Guidos dans également villages BIeNVeNUe. d’Anniviers eXPLOReZ DeS SOMMeTS les magasins de D’éMOTIONS. sports partenaires. Ce permet de suggérer des activités selon système vous guidera tout au long de le profil de l’utilisateur. Vincent Theytaz, vos sorties à vélo.

Hé!

Conseiller communal en charge du tourisme

VALDANNIVIERS.CH

Les fanas de VTT peuvent désormais compter sur une carte entièrement dédiée aux deux roues (mountain bike, e-bike, bike parks, …)

Un guide destiné aux travailleurs saisonniers a été édité au printemps. Au sommaire : une présentation du Val d’Anniviers, de ses villages, de ses indispensables, de ses spécialités, de ses habitants, le tout soulignée d’une pointe

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Hé!

éTAT De LA SITUATION

CONCERNaNT CERTaINES aCTIONS TOURISTIQUES LES CARTONS MENÉES DaNS NOS STaTIONS DE L’ÉTÉ

Petit tour d’horizon de certaines actions concrètes travaillées par Anniviers Tourisme en fin d’année 2018.

LES ACTIVITéS OUTDOOR

L’ACCUeIL eT SeRVICeS

• Rando Parc Anniviers

• Panneaux d’entrées des

stations Plusieurs parcours, de différents niveaux, créés pour pratiquer le ski de Des panneaux mettant en valeur le vilLeS ACTIONS Cet été Zinal a vu une nouvelle activité à l’entrée de chaque mythique station. Illusrandonnée sécurité et en horsvéhicules piste, lage de de en chèvres Les la marque DIGITIaL C’est dans le petit élevage trés par les atouts du lieu endu compléavec possibilité descendre sur pistes proposée aux visiteurs de la vallée. de Marie-Hélène et Martial Massydeque Saurer sillonnaient les routes Val avec les autres stations. • Site internet damées. les visiteurs ont pu, tous les mardis de d’Anniviersmentarité au temps où la poste et le Tous les lundis de juillet à septembre, Un nouveau site, plus interactif et foncLieu etles date seuls de lancement : avec la date de lancement l’été, percer les secretsLieu duetfromage de : mulet étaient liens tionnel, favorisant la communication. Bastien de Badger Forge a déménagé Grimentz, Zinal, St-Luc et Chandolin secteur St-Luc/Chandolin hiver 18/19 Saurer chèvres. plaine. est le dernier fabriquant et date de lancement : secteur Grimentz/Zinal hiver 19/20 son atelier sur la place du village Lieu afin Printemps 2019 de cars et camions entièrement suisses site d’Anniviers Tourisme 29 avril 2019

de proposer une initiation à la forge. Tant les petits que les grands ont eu du qui, dès 1903, donna naissance à une • Ouverture des hôtels et • Trail Hot Spot Anniviers Les participants avaient la journée plaisir à partager un moment avec ces la grande renommée. • « Info Live » sur l’état des structures Plusieurs parcours pour laentreprise pratique du à restaurants touristiques hivernales deux passionnés. Trail avec des tronçons de difficultés Amélioration du fonctionnement du pour produire un outil sous les conseils Patinoires, pistes de luge et de ski de variées. de maintenir ouAprès plus tournus de 10 permettant ans de restauration, avisés de l’expert. Une belle occasion depiscine, rando-parc et sentiers rafond, vert au minimum un hôtel et un faille restauentretenu par une passion sans quettes. découvrir cet art ancestral. Un succès ! En plus de savoir si l’infrastruc- Lieu et date de lancement : des belles rant durant les saisons creuses. mécaniques et son amour ture est ouverte ou fermée, ce tableau permet de connaître le jour et l’heure du dernier entretien.

Région St-Luc/Chandolin Printemps 2018 Lieu et date de lancement : inconditionnel de la vallée, Sébastien Région Zinal Printemps 2019 Zinal, St-Luc etvie Chandolin Bonnard aGrimentz, pu redonner à un Région Grimentz Printemps 2020 Printemps 2019

Lieu et date de lancement : Site de la Commune et d’Anniviers Tourisme Hiver 2018 pour le tableau Automne 2019 pour la carte interactive

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Crédit photo : Alban Mathieu

BIeNVeNUe.

eXPLOReZ DeS SOMMeTS D’éMOTIONS.

Crédit photo : Badger Forge

magnifique car Saurer décapotable de 1941. Les visiteurs ont eu la chance d’admirer les paysages magnifiques et découvrir Exemples de projets etde dela dossiers l’histoire riche d’anecdotes vallée en cours de réalisation surguidé la table à lors d’un tour panoramique d’Anniviers Tourisme : bord de ce petit bijou.

• Centre culturel Anniviers • Musée de l’alpinisme dans les difféNathalie Studer rentes cabanes d’Anniviers • Expériences gustatives adaptées Anniviers Tourisme selon la période de l’année • Indoor Parc Anniviers à Grimentz • Spécificités et complémen tarités des villages d’Anniviers

Vincent Theytaz,

Toujours à Zinal, une valeur sure : la mine de cuivre a vu un nombre important de visiteurs s’aventurer dans ses entrailles. Remarquable témoin de l’industrie minière anniviarde, elle est la seule mine de cuivre ouverte au public en Suisse. Découverte en 1932, elle fût exploitée à la fin du 19ème siècle. La guide Jessy prend un énorme plaisir à vous raconter des anecdotes et le dur travail des mineurs de l’époque. Rendez-vous l’année prochaine pour découvrir ce vestige du passé.

Conseiller communal en charge du tourisme

VALDANNIVIERS.CH

Crédit photo : Alban Mathieu

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société

Exposition sur la durée de vie de nos déchets à la bibliothèque de Vissoie

Nous mourrons avant nos déchets, mais nos enfants vivront avec

Q

uelle surprise à la bibliothèque de Vissoie: sur un rayonnage, plusieurs boîtes en bois remplies de bouteilles tordues en PET, de mégots, de canettes triturées… et là, une boîte de sardines rouillée, un gobelet en plastique écrabouillé, un journal délavé, des bouteilles en verre brisées. Mais que font ces moches déchets au milieu des livres ? Tiens tiens… Audessus d’un bout de sagex, une inscription: durée de dégradation 1000 ans. Et ces bouts d’emballages en plastique? 450 ans ! La petite bouteille de bière en verre ? 4000 à 5000 ans ! Et cette boîte de conserve, elle va rester là pendant 100 ans ! Et cette anodine canette 200 à 500 ans… Vision claustrophobique d’une montagne de déchets qui se déverse sur Vissoie et nous ensevelit. On jette bien plus et bien plus vite que ce que la terre peut absorber… Catherine Zufferey, responsable de la bibliothèque, a organisé cette exposition sur la durée de vie de nos déchets quotidiens : « J’ai une amie guide de moyenne montagne qui a fait l’expérience de partir marcher durant deux heures le long d’un sentier pédestre en ramassant les déchets rencontrés. Elle a rapporté tous les déchets qui sont présentés ici : cela ne représente que deux heures de promenade ! Elle en a fait des boîtes que j’ai décidé d’exposer à la bibliothèque. C’est visuel, ça interpelle: pas besoin d’en dire plus. Les enfants étaient choqués qu’on ait trouvé tout ça

en deux heures et aussi surpris de la durabilité des déchets. Finalement, les enfants sont déjà plus sensibilisés que nous. C’est une génération qui a été mieux informée que celle des 50 ans et plus. Dans la rue, on voit plus souvent un enfant interpeller un adulte pour lui dire « pourquoi t’as mis ton mégot par terre ? » qu’un adulte interpeller un enfant pour lui dire « pourquoi t’as mis ta bouteille de PET par terre ? ». Les enfants sont confrontés à des discours très alarmistes et très alarmants. Ils ont encore toute une vie à parcourir, et qu’est-ce qu’on leur laisse ? Je participe parfois au nettoyage des Grangettes, on nettoie tout le delta du Rhône à l’embouchure du lac Léman. Chaque année on récolte des tonnes de déchets et il faut des hélicoptères pour sortir tout ça. Et l’année suivante c’est la même chose. Et encore, ce n’est que ce qui s’ac-

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croche aux berges ! La plupart des autres déchets vont dans le lac puis dans le Rhône jusqu’à la mer. J’en ai pour des semaines à m’en remettre tant c’est choquant. Et c’est la même chose au Bois de Finges. Il y a plein de gens qui jettent leurs sacs poubelle n’importe où dans la nature, encore plus depuis qu’il y a les sacs taxés. C’est souvent juste de la négligence. » Nos montagnes ne sont pas épargnées En juin, sur les pistes de ski d’Anniviers, de courageux bénévoles ont ramassé d’énormes quantités de déchets mélangés à de la neige fondue: des bouts de plastique, des canettes, des mouchoirs, des mégots. Summit foundation a lancé le projet « clean-up tour » pour soutenir de telles actions de nettoyage dans toute la Suisse. Laurent Thurnheer a fondé l’association en 1997, lorsque, à la fonte des neiges, «perché sur un télésiège, le nez et les


Catherine Zufferey reprend : « On n’a pas besoin de transformer complètement notre vie, on doit juste modifier quelques réflexes qu’on a en tant que consommateur. Ce n’est pas désagréable de changer ces petites choses quotidiennes, c’est facile et ça ne nous complique même pas la vie. Par exemple, ceux qui ont une machine à café au travail peuvent apporter leur tasse plutôt que d’utiliser chaque jour plusieurs gobelets jetables : cinq cafés par jour par personne et deux cents employés, ça en fait des gobelets et des pots de crème en plastique ! On peut aussi faire attention à l’emballage quand on achète quelque chose, choisir plutôt des biscuits dans un sachet souple que dans un emballage en plastique et en aluminium. On peut prendre une gourde réutilisable plutôt qu’une bouteille en PET, ne pas utiliser toutes ces pailles dans les restaurants, ou préférer des cotons-tiges avec une tige en carton plutôt qu’en plastique… tous les cotons-tiges qui sont jetés dans les toilettes passent à travers les grilles de la STEP et finissent aux Grangettes, là-bas on en ramasse à la pelle… En tant que consommateur, on peut refuser au maximum d’acheter du plastique. Le vent aussi est terrible… par exemple, les chantiers ont toujours d’énormes plaques de sagex ou d’isolation qui traînent, ça s’envole, rejoint le Rhône et finit en paillettes, on en ramasse énormément aux Grangettes. Le verre, le papier et le métal sont recyclables à l’infini mais le plastique est un énorme problème. »

Le plastique est imputrescible: il a justement été fabriqué pour durer La terre doit digérer les cinq milliards de tonnes de ce matériau miracle que l’homme a jetées directement en pleine nature 2. Le plastique voyage partout, des déserts aux abysses, il suit les cours d’eau et atteint l’océan. Il se fragmente alors en minuscules morceaux et forme une soupe qui s’étend sur des millions de kilomètres carrés : c’est le septième continent, le seul créé par l’homme, cinq accumulations titanesques à travers toute la planète, 5’000 milliards de particules qui flottent dans nos océans. Le plastique, c’est fantastique! Plus de 8 millions de tonnes sont déversées chaque année dans les océans2

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et 80% de ces déchets proviennent des terres. Ce sont souvent des ordures ménagères, abandonnées dans la nature ou sur les bords des routes, qui sont transportées par le vent ou la pluie, suivent le chemin des égouts, des rivières et des fleuves, puis finissent dans les océans. A la cadence actuelle et si rien n’est fait, il y aura en 2050 autant de plastique que de poisson3. Les dauphins et les tortues agonisent emprisonnés dans les débris des filets de pêche. Les poissons accumulent dans leurs intestins de minuscules bouts de plastique qu’ils confondent avec de la nourriture, puis meurent parce qu’ils n’ont plus faim. Les morceaux de plastique avalés par les poissons contiennent des molécules toxiques qui s’accumulent dans leurs organismes, se concentrent le long de la chaîne alimentaire et finissent

yeux en direction du sol, [il fut] médusé par la réapparition de milliers de déchets, laissant une trace bien distincte, comme une ombre sous les remontées mécaniques.»1 Cet hiver, Summit foundation a installé 500 panneaux dans près de 50 stations de ski pour sensibiliser les skieurs à la durée de vie d’un déchet dans la nature, à la pollution de l’eau due aux mégots de cigarette (un mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau), à la menace des micro-plastiques ou encore au problème du transport des déchets. On a ainsi pu voir en Anniviers ces affiches installées sur les cabanes des remontées mécaniques.


pour se casser rapidement et ne pas pouvoir être réparés. » Nous préférons l’oublier, mais chacun de nos clics sur internet pollue

dans nos assiettes. Un être humain ingère jusqu’à 5 grammes de plastique par semaine4, soit le poids d’une carte de crédit, en buvant de l’eau en bouteille ou de la bière, en mangeant du sel, en respirant. Homo plasticus : l’homme de demain. Les polluants organiques persistants restent dans notre corps sans pouvoir être éliminés et sont même transmis de la mère au fœtus : ils provoquent maladies auto-immunes, cancers et stérilité. Dans un article de la revue Nature en 2013, plusieurs chercheurs se sont regroupés pour proposer de classifier les débris de plastique comme substance dangereuse, en vain.5 Notre bibliothécaire continue : « bien sûr on doit aussi faire attention à comment on construit, comment on se déplace, com-

ment on gère l’eau, comment on utilise nos téléphones et nos ordinateurs. Par exemple on néglige d’éliminer les mails qu’on n’utilise plus, il y a des gens qui ont des milliers de mails stockés dans leur boîte et ça surcharge les serveurs, pas seulement leur ordinateur ! Le coût énergétique est énorme. Au lieu de taper une adresse, on va dans google et on met des mots-clés, ça sollicite beaucoup les serveurs qui fournissent des milliers de réponses inutiles, et ça utilise beaucoup d’électricité ! Il faut apprendre cela aux enfants. Ca ne veut pas dire qu’il ne faut plus utiliser les ordinateurs, ça veut dire qu’il faut s’habituer à une certaine manière de les utiliser. L’obsolescence programmée est aussi un problème majeur. Nos objets électroniques sont programmés

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Sur les réseaux sociaux, chaque « j’aime », « tweet » et « commentaire » génère une consommation électrique6. Internet représente plus de 7% de la consommation électrique mondiale, en croissance de 12% par an7. Une simple recherche Google nécessite la même dépense énergétique que celle nécessaire à l’ébullition d’un litre d’eau. « Si Internet était un pays, il serait classé dans le top 5 des plus gros consommateurs mondiaux d’électricité»8. Nos photos, nos messages, nos vidéos, toutes nos données doivent être stockées dans des data centers, d’immenses bâtiments bien réels qui concentrent un grand nombre de serveurs informatiques et donc d’ordinateurs allumés en permanence. Au niveau mondial, la consommation électrique de ces data centers équivaut à la production de 30 centrales nucléaires. Et pourtant, seuls 54% des humains ont accès à internet sur la planète! Les data centers sont souvent alimentés par des centrales électriques au charbon: la production électrique au charbon est bon marché, elle attire donc les plus grandes entreprises du web. En brûlant, le charbon dégage cinquante fois plus de CO2 que les autres énergies fossiles et ses cendres forment des dépôts toxiques qui contaminent les sols et les rivières. Pensez-y la prochaine fois que vous envoyez une photo! Si internet pollue, ce n’est pas seulement parce que c’est une technologie très gourmande en électricité. Nos portables et nos ordinateurs, de plus en plus sophistiqués, sont constitués de métaux de plus en plus rares, aux propriétés de plus en plus spécifiques9. Or l’extraction minière a des effets désastreux sur l’environnement. De plus, ces métaux sont impossibles à recycler car ils sont le plus souvent utilisés de manière intriquée, à des échelles nanométriques10. Environ 5% des smartphones et des ordinateurs ultraplats sont effectivement recyclés, et encore, seulement s’ils sont orientés dans la bonne filière11 — ce qui est rarement le cas puisque entre 30 et 60% de nos déchets électroniques sont exportés illégalement à l’étranger, principalement au Ghana, en Chine, en Inde et au Niger12. . Le numérique donne l’image


d’une technologie lisse, propre et écologique alors qu’il produit plus de gaz à effet de serre (4%) que la flotte aérienne civile mondiale (2,8%)! Regarder des vidéos en ligne serait-il pire que prendre l’avion ?13 Autour des boîtes nous informant de la durée de vie de nos déchets, la bibliothécaire a disposé des livres… car lire peut sauver la planète ! On découvre avec inquiétude le nombre d’années qu’il faut pour dégrader nos mégots et nos bris de verre, et tout de suite après, on voit ces livres-outils, ces pages d’espoir, ces ouvrages-radeaux aux titres qui résonnent comme des arc-en-ciel : sauvons la planète des idées pour agir tout de suite aujourd’hui et maintenant, 23 trucs trop rigolos à faire pour devenir un éco-héros, le plastique c’est pas automatique - pourquoi et comment j’ai déplastifié ma vie sans trop d’effort, cuisiner mieux en jetant moins : plus de 120 recettes économiques et écologiques, changer le monde en deux heures, zéro déchet : comment j’ai réalisé 40% d’économie en réduisant mes déchets à moins de 1 litre par an, la récup: l’art de transformer les meubles, sauver le monde sans être superman : les gestes écologiques au quotidien, et bien d’autres livres… Catherine explique : « Les boîtes de déchets sont accompagnées de livres : j’en avais déjà certains, j’en ai emprunté ou acheté d’autres. J’ai aussi mis quelques DVD et quelques CD. Les livres ont été tellement demandés durant l’exposition que j’ai dû limiter la durée de l’emprunt à trois jours. Ces livres vont rester à la bibliothèque et seront disponibles, je vais les garder hors des rayons et les mettre en valeur sur un présentoir. Le collectif zéro déchet est venu faire une conférence à la bibliothèque. Ce sont des passionnés, très jeunes, de la région de Sierre. Ils ont apporté plein de produits qui existent comme alternative, du cosmétique au nettoyage. Les produits solaires sont un poison pour nous et un poison pour l’eau dans laquelle on se baigne. On continue de les utiliser alors qu’il existe des crèmes solaires biodégradables… et on peut aussi simplement se mettre à l’ombre! Ils ont expliqué qu’il faut 15 litres d’eau pour se rincer d’une douche au savon et

jusqu’à 120 litres si on a utilisé un gel douche. Avec de vieux vêtements et de vieux tissus, ils fabriquent des sacs à vrac qu’on peut toujours avoir avec soi pour aller faire ses courses, par exemple pour mettre ses fruits et légumes et ne pas utiliser de sac en plastique. Chacun doit faire sa part, même s’il ne va pas à lui tout seul sauver la planète. C’est le colibri qui fait ce qu’il peut pour éteindre l’incendie… si tous les colibris s’y mettent, il y aura déjà un petit bout de fait !» texte et photos Pauline Archambault

Durée de dégradation: 1 à 5 ans

1

Citation de Laurent Thurnheer, www.summit-foundation.org

7

Selon le compte-rendu d’une recherche scientifique des universités de Géorgie et de Californie, publié dans la revue Science Advances en 2017, sur les 8,3 milliards de tonnes de plastique produites entre 1950 et 2015, 5 milliards ont été jetées en pleine nature.

8

2

Carole Charbuillet, chercheuse au CNRS, labo ÉcoInfo, conférence du 23 avril 2015. Gary Cook, analyste du secteur informatique au sein de l’antenne américaine de Greenpeace. Philippe Bihouix, L’âge des low-techs, Seuil, 2014.

9

Jean-Michel Autran chercheur au CNRS, labo ÉcoInfo, conférence du 23 avril 2015 10

Article de Fabien Goubet, Le Temps, juin 2019

3

Greenpeace, « clicking clean : who is winning the race to build a green internet ? », 2017. 11

Rapport du WWF, Université Newcastle, Australie, 2019

4

de

Rochman, C. M.; Browne, M. A.; Halpern, B. S.; Hentschel, B. T.; Hoh, E.; Karapanagioti, H. K.; Rios-Mendoza, L. M.; Takada, H.; Teh, S.; Thompson, R. C., (2013) « classify plastic waste as hazardous ». Nature 494, (7436), 169-171.

5

(de 0.025 watt en moyenne). Siècle digital, Inès Marotte, 2018

6

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Cédric Gossart, enseignant chercheur à Télécom, « 60 millions de tonnes de déchets électroniques par an dans le monde : et si on en parlait ? » 12

Article paru en août 2019 dans L’Humanité 13


1989 - 2019

30 ans

IMPA.... IMPRIMERIE D’ANNIVIERS VISSOIE 027 475 32 70 I impa@impa.ch

héritier & associés terrassement sa Terrassement Transport Anniviers Case Postale 73 / CH-3961 VISSOIE

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éducation

L’université populaire d’Anniviers

L

’enfant soupire. Son regard suit un minuscule insecte qui crapahute sur le mur de la salle de classe. La voix de l’enseignant interrompt brusquement sa rêverie: «c’est une chance de pouvoir aller à l’école, de ne pas être obligé de travailler dès l’âge de 10 ans, il faut en profiter, car lorsqu’on devient adulte, il est plus difficile de trouver du temps pour apprendre de nouvelles choses…». L’enfant parvient à se concentrer pendant cinq bonnes minutes, puis tout doucement de nouvelles images s’infiltrent dans son cerveau. Il voit sa mère engloutir en vitesse son petit-déjeuner. Elle est en retard pour son travail. Elle rêve d’apprendre le russe, mais le temps lui file entre les doigts. L’image s’estompe, puis il voit des centaines d’enfants en sueur, accablés de travail dans d’immenses hangars assourdissants.. L’université populaire (unipop) d’Anniviers propose aux adultes de continuer à aller à l’école, mais librement, de temps en temps, à leur guise, pour la joie d’apprendre et de partager, pour élargir leurs connaissances et ne pas les réduire à ce qui sert directement leur profession. Ainsi l’infirmière pourra suivre des cours de mécanique, le mécanicien des cours de cuisine et le cuisinier des cours d’autohypnose: à côté de chez eux, le soir, le samedi matin, quelques heures, durant plusieurs mois ou même une seule fois. L’unipop fait déborder l’école hors de ses murs et l’emmène partout : dans la forêt, dans un restaurant ou dans les ruines d’un château. Les cours proposés changent chaque année: on peut apprendre à jouer du cor des Alpes, à cuisiner les plantes sauvages de nos

prés, à parler espagnol ou anglais, à comprendre le magnétisme terrestre et utiliser un pendule, à constituer un arbre généalogique, à réparer son vélo…. On peut faire de l’aquagym, participer aux surprenantes discussions d’un café philosophique le soir en sirotant un thé, se laisser emporter par un concert de bols chantants, ou encore admirer un cuisinier chinois qui jongle avec sa louche et ses piments, léché par les flammes de son wok, et l’écouter dévoiler ses recettes et ses secrets. On peut suivre un historien sur le piton rocheux du château de Beauregard et imaginer les batailles terribles qui se déroulaient au pied de la falaise. On peut essayer de retrouver son chat disparu grâce à la communication animalière ou encore parler patois, et même s’initier à l’observation des étoiles. Ou visiter une fromagerie, apprendre la guitare et trouver de l’aide pour remplir sa déclaration d’impôt. On peut se découvrir soi-même et trouver des outils pour améliorer sa vie grâce à la thérapie cranio-faciale, la programmation neurolinguistique, le reiki ou les soins énergétiques. L’unipop est une université parce qu’elle ne brade pas le savoir et propose un enseignement de qualité ; elle est populaire parce qu’elle est nourrie par les besoins et les envies des habitants d’Anniviers. Elle met en contact celui qui sait avec celui qui veut

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apprendre et permet de dévoiler des talents cachés. Les connaissances et les savoir-faire des gens d’ici sont parfois méconnus, inexprimés, assoupis ou intimidés : l’unipop souhaite rendre visible les compétences locales des habitants de la vallée pour qu’elles soient partagées, pour que chacun redécouvre son voisin. Certains intervenants viennent aussi de plus loin pour partager leurs connaissances. Le programme des cours est distribué dans votre boîte aux lettres à l’automne et au printemps. Il est aussi disponible sur le site www.unipopanniviers.ch . L’unipop fonctionne grâce à un comité de bénévoles: certains membres fidèles et vaillants souhaitent passer le flambeau à de nouveaux passionnés de la culture, alors si le cœur vous en dit, n’hésitez pas ! Une nouvelle secrétaire est particulièrement recherchée… Vous pouvez contacter le comité à: info@unipopanniviers.ch. Pauline Archambault


www.sivacolor.ch www.salaisons-anniviers.ch

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Boisval SA - Mayoux tél 027 475 12 37 - fax 027 475 12 81

Melly Sarl - Ayer tél 079 434 79 73

Construction SA - Vissoie tél 027 475 11 33 - fax 027 475 20 72

Monnet SA - Mayoux tél 027 475 18 33 - fax 027 475 44 57

Créabois SA - Grimentz tél. 027 475 21 54 - fax 027 475 61 54

Salamin François SA - St-Luc tél 027 475 23 39 - fax 027 475 30 55

Massy SA - Grimentz tél 027 475 15 78 - fax 027 475 25 94

Theytaz Jean-Noël - Grimentz tél 027 475 20 70 - fax 027 475 29 70

Revey Jacky Sàrl - Mayoux tél 027 475 23 74 - fax 027 565 53 43

Multibois-Anniviers Sàrl - Mission tél 079 277 07 68 - fax 027 475 49 54

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évasion

enviedebouger.com Au pays du roi Arthur

L

’objectivité n’est pas mon fort lorsque j’écris sur un endroit. J’ai même fait de la subjectivité ma marque de fabrique. Comment peuton être objectif quand l’on décrit des lieux qui nous marquent émotionnellement, qui font appel à l’inconscient, qui suscitent un ressenti ? Cet article sera sans doute l’un des moins objectifs que j’aurai écrit. Car il touche à ma terre natale, cette Bretagne, quittée depuis si longtemps qu’elle en apparaît mystifiée dans mon esprit. Une terre de mythe La Bretagne, c’est d’abord une terre de légendes. De l’imaginaire arthurien aux Korrigans et autres lutins facétieux en passant par les monstres marins et les affrontements entre géants qui auraient façonné le paysage de certains lieux reculés, les légendes font partie de la Bretagne. Alors que les festivals de musique celtique s’enchaînent pendant l’été (Lorient, Quimper…), mettant en avant le folklore local et les origines celtes de ce bout de terre à l’ouest de la France, c’est peut-être dans les légendes et dans l’imaginaire collectif que ces origines sont les plus présentes. C’est dans l’intérieur des terres que l’on ressent le plus l’atmosphère légendaire de la Bretagne. Ces légendes peuvent être une manière intéressante de (re)découvrir la région d’une manière différente et hors des sentiers battus. Rien que la forêt de Brocéliande suffirait à combler le plus acharné des passionnés des légendes arthuriennes. C’est dans cette forêt que se serait déroulé l’affrontement entre Merlin et la fée Morgane par exemple. Mais, si Brocéliande est le lieu légendaire par excellence, et le plus connu et

Découvertes au Huelgoat

fréquenté aussi, c’est loin d’être le seul endroit où l’on croise Arthur. Le Huelgoat, une perle encore méconnue au coeur du Centre Bretagne Le Huelgoat, nom aux consonances qu’aucun Breton ne pourrait renier, est situé au coeur des Montagnes Noires, dans le Centre Bretagne. Dans les environs de Carhaix (mais oui, les Vieilles Charrues!) plus précisément. C’est un endroit hors du commun, et si j’ai décidé de vous en parler aujourd’hui c’est qu’il fait partie, encore aujourd’hui, des lieux qui comptent le plus pour moi. Pourquoi ? Impossible de le dire avec précision mais cela doit tenir de l’énergie qu’il dégage. Le Huelgoat, c’est une énergie, une atmosphère indescriptible mais unique. Partout, dans chaque rocher, dans chaque arbre, chaque recoin, partout, l’air ambiant est chargé de ce petit quelque chose, de cette « présence » qui rend le lieu si

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particulier. Surtout avec un temps humide et un peu de brouillard ! Restons sur ce lieu car il y a beaucoup à dire ! Du chaos au camp d’Artus Le Huelgoat, c’est d’abord, pour essayer de décrire le lieu de manière un peu objective, un chaos de roches. Qu’est ce qu’un chaos de roches ? Il s’agit d’un phénomène géologique. La rivière est recouverte par des centaines de rochers, ronds, lisses, empilés les uns sur les autres sans aucune logique (d’où le nom!). L’impression de chaos est présente mais la mousse et le bruit de la rivière rendent tout cela irréel. L’explication géologique n’a que peu d’intérêt pour cet article qui a pour but de vous faire ressentir une atmosphère, je n’en parlerai donc pas ! L’explication légendaire, elle me plaît beaucoup plus. On raconte que dans des temps immémoriaux, deux géants se sont affrontés en ces lieux. Et, se saisissant des rochers présents à proximité, ils se sont livrés ba-


taille. La bataille terminée, les rochers sont restés sur place. Et, franchement, quand vous voyez les rochers actuellement et que vous imaginez la scène, même sans mon imagination, on y croirait presque ! Alors pourquoi ne pas y croire ? Pourquoi non plus ne pas croire que l’oppidum romain situé sur les hauteurs n’est pas vraiment le camp du roi Arthur ? Le camp d’Artus (Arthur en latin), est un oppidum dont il ne reste pas grand-chose à part les fondations. Pourtant, en imaginant les palissades

en bois autour des fortifications, il n’est pas difficile de le reconstruire mentalement et d’imaginer l’activité intense qui devait y régner. La légende voudrait que ce camp soit celui du Roi Arthur. Et pourquoi pas? Parce que personne ne peut même affirmer qu’Arthur ait réellement existé ? Peutêtre… N’empêche que dans ce lieu chargé de légendes, après avoir admiré ce chaos de roches magnifique, respiré l’air humide, aperçu un korrigan, rien ne paraît impossible. Et si vous voulez croire que ce camp

La roche bancale

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est bien le camp du Roi Arthur, personne ne vous en blâmera et surtout pas moi ! La Bretagne est une région à découvrir qui a bien plus à offrir que la thalassothérapie ou la baignade (en plus l’eau est quand même assez froide!). La prochaine fois que vous rendrez visite à ma terre natale, faites un petit crochet par le Huelgoat et laissez-vous enivrer par son atmosphère si particulière ! Yanis Chauvel


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N° 36 - Octobre 2019  

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