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Z Culture Tendances Lifestyle

UT

City magazine Gratuit

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Lorraine | Luxembourg Printemps-ÉtÊ 2018


Gregory Porter chanteur Ticketing: (+352) 26 32 26 32 www.philharmonie.lu Partenaire automobile exclusif:


Prochains numéros Zut Haguenau – 3 Mai 2018

Zut Rhin Supérieur – 7 Titre bilingue — Mai 2018

Zut Strasbourg – 38 Juin 2018

Zut Lorraine/Luxembourg – 22 Novembre 2018


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e u q i s u m a l e d e t e f 21 JUIN

APÉRO SOUL FUNK HIP HOP DJ LEZARD 19:00 - 21:30

SOIRÉE ÉLECTRO MISS SAPPHO & ERIC DESTY 21:30 - 01:00 ANIMATION VIDÉO EXTÉRIEURE (Tony D - Château 404 )

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Imprimé en sérigraphie par PONEY PRINT CLUB DU CHÂTEAU 404 sur du coton français et designé par APPARTEMENT 303


Zut ! team

Contri— buteurs

contact@chicmedias.com ou prenom.nom@chicmedias.com

Rédacteurs

Directeur de la publication & de la rédaction Bruno Chibane Administration et gestion Gwenaëlle Lecointe Rédaction en chef Cécile Becker Directeur artistique Hugues François Design graphique Hugues François Clémence Viardot Directrice artistique mode et tendances Myriam Commot-Delon Relectures Emmanuel Abela Sylvia Dubost Chargé de projets, développement Léonor Anstett Responsable promotion et partenariats Caroline Lévy Magali Murano

Commercialisation & développement Bruno Chibane +33 (0)6 08 07 99 45 Magali Murano +33 (0)6 70 70 55 74 Caroline Lévy +33 (0)6 24 70 62 94 Philippe Schweyer +33 (0)6 22 44 68 67 Alexandre Zebdi +33 (0)6 48 14 30 86

Cécile Becker Benjamin Bottemer Myriam Commot-Delon Sylvia Dubost Caroline Lévy Philippe Schweyer Aurélie Vautrin

Ce magazine trimestriel est édité par

Styliste

Tirage : 7500 exemplaires Dépôt légal : mai 2018 SIRET : 50916928000013 ISSN : 1969-0789

Myriam Commot-Delon

chicmedias 12, rue des Poules 67000 Strasbourg 03 67 08 20 87 S.à.R.L. au capital de 37 024 euros

Photographes Julian Benini Alexis Delon / Preview Audrey Krommenacker Benjamin Mathia Arno Paul Illustrateurs Charles Buisson Laetitia Gorsy

Impression Ott imprimeurs Parc d’activités « Les Pins » 67319 Wasselonne Cedex Diffusion LD Diffusion 32, rue d’Oelleville 88500 Totainville Abonnements abonnement@chicmedias.com

Retouche numérique Emmanuel Van Hecke / Preview Mannequin Sinara Barbosa www.upmodels.fr Coiffure Alexandre Lesmes / Avila Make-up et manucure Maili Nguyen / Avila

Crédits couverture

Combinaison de pompiste en coton (disponible en plusieurs couleurs) Laetitia Ivanez x Galeries Lafayette. Baskets triple S Balenciaga Photographe Alexis Delon / Preview www.preview.fr Réalisation Myriam Commot-Delon Mannequin Sinara Barbosa www.upmodels.fr Coiffeur Alexandre Lesmes / Avila www.avila-coiffure.com Maquillage et manucure Maili Nguyen / Avila Studio photo Preview 28, rue du Général de Gaulle 67205 Oberhausbergen www.preview.fr

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197.Design, l’art de façonner vos projets... 197.Design vous invite à découvrir en exclusivité les créations contemporaines de la manufacture Jab Anstoetz pour façonner votre séjour... Sur un espace de 1600m², ce sont d’authentiques offres actuelles, intemporelles et avant-gardistes pour vos canapés, meubles TV, bibliothèques, chambres et cuisines qui s’offrent à vous ! 197.Design, des concepts et idées uniques pour l’aménagement et la décoration de vos espaces de vie.

197 Av. de Strasbourg 67170 Brumath • Autoroute : A4 sortie 48 • 03 90 29 50 40 Du mardi au vendredi : 9h30 à 12h00 | 14h00 à 19h00 • Samedi : 9h30 à 18h00 www.197design.fr 197.Design & Weberlifestyle


25 — Culture 26 I NNOVATION

Nicolas D’Ascenzio présente les travaux et changements à venir au TCRM-Blida.

29 J EUNE CRÉATION 10 É DITORIAL 12 M ETZ VU PAR Steven Giammara Myriam Mazure Salomé Mermoz

16 N ANCY VU PAR Julie Christophe Olivier Perry Laura et Adrien Béan

20 L UXEMBOURG VU PAR Chloé Hélène Schneider Sofia Eliza Bouratsis Jérôme Konen

Galerie de portraits de jeunes artistes luxembourgeois : une comédienne, deux musiciens, une photographe et une chorégraphedanseuse. Voyageurs et déterminés, ils donnent le pouls de la scène culturelle du pays.

34 I NSTANT FLASH Feu ! Chatterton Rone HollySiz François Damiens

40 S ÉLECTIONS

Les sélections de la rédaction

47 — Tendances 48 L A SÉRIE MODE

Blancs immaculés et couleurs saturées.

58 L E QG

Un espace, deux lieux complémentaires : Les CoiffeursCréateurs et La Cour des Hommes.

67 — Lifestyle 68 D ESIGN

Toutes nos envies de saison.

72 Z UT À TABLE

Les nouveaux lieux

Chez Valentine, Le Local, Le Tém’, Rawdish, Mona.

75 Z UT À TABLE

L’actu à boire et à manger

Les Vedettes

76 Z UT À TABLE Le produit

Les pâtisseries orientales

60 U P TO DATE

78 S ÉLECTIONS

62 S ÉLECTIONS

82 A U BON PARFUM

Coup de filet ensoleillé.

Les sélections de la rédaction

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Les sélections de la rédaction

Les parfums cultes : Youth Dew


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Z UT Édito

Un vrai légume Par Philippe Schweyer

C’est seulement en arrivant sur le parvis de la gare que je me suis souvenu que c’était jour de grève. Il ne me restait plus qu’à prévenir mon chef de service. J’ai pris mon téléphone et mon courage à deux mains : – Allo ? – On t’attend pour la réunion. – Je sais, mais c’est la grève. Tous les trains sont annulés. – Encore ? – Oui, désolé… – T’aurais pu anticiper ! – J’avais oublié… – Un jour t’oublieras ta tête. Le soleil brillait. Je me suis installé en terrasse. Heureusement, les garçons de café n’étaient pas syndiqués. J’étais en repos forcé grâce aux grévistes de la SNCF et ça me faisait un bien fou de pouvoir souffler un peu. Alors que je commençais à me détendre, j’ai entendu un grondement et des gens qui hurlaient dans des mégaphones. La manifestation approchait lentement, bon enfant. Une femme est sortie des rangs pour venir s’installer à ma table. Elle semblait me connaître, mais je n’arrivais pas à la situer. 10

– Je peux boire ta bière ? Je suis assoiffée à force de gueuler ! Je lui ai fait signe de ne pas se gêner tout en hélant le serveur pour commander une autre pression. – Toi aussi tu fais grève ? – Bien sûr… – Tu ne veux pas venir manifester avec nous ? Je ne savais pas trop quoi lui dire. J’étais gréviste dans l’âme, mais j’avais du mal avec les groupes, avec les mots d’ordres, avec les drapeaux. En fait, j’étais un indécrottable individualiste, même si je me sentais totalement solidaire de la plupart des luttes. – Je préfère rester assis pour observer les gens qui passent… – T’es un vrai légume. Avec des mecs comme toi, on va perdre tous nos acquis sociaux. – Je suis solidaire, mais je préfère passer la journée en terrasse. Pour une fois qu’il fait beau… – À quoi ça sert d’être solidaire si tu restes planté là ? Je m’en fichais de ne servir à rien, mais j’ai préféré ne rien dire. La bière était fraîche et la journée s’annonçait agréable. La femme s’est levée pour rattraper le cortège. – Merci pour la bière ! C’est seulement à ce moment que je me suis souvenu d’où on se connaissait. C’était l’infirmière qui s’était occupée de moi, quelques semaines auparavant aux urgences. On avait passé la nuit à discuter de tout ce qui nous révoltait et des combats à mener pour rendre la société plus juste. En la regardant s’éloigner, j’ai eu un vague remords. J’aurais voulu lui montrer que je n’étais pas un légume, mais j’ai préféré commander une autre bière. J’étais heureux de faire une pause.


Facebook • Stéphane B. le 29/12/2017 - Avis “ Accueil très chaleureux, un espace original à l’abri de l’agitation. De très beaux produits de qualité originaux accessibles, A voir Absolument. ”

www.agencezoo.fr • © Photos : www.gaellesure.fr

Facebook • Arl. le 25/01/2018 - Avis “ Trés bon accueil. Le Barbier connait son métier, il est sympathique, aimable et ouvert. Le tutoiement d’entrée de jeu, n’empêche absolument pas le respect, au contraire il décontracte et détend bien. Je recommande vivement. ”


Ils vivent, travaillent, créent et sortent à Metz. Les hommes et les femmes qui font vibrer la ville nous font découvrir leur lieu préféré et jouent au modèle. Textes Cécile Becker Photos Arno Paul

Metz vu par

Steven Giammara Gérant de Vinodurum 32 ans

OÙ ?

Place de la Comédie Jeu. 12 | 04

« Pour moi, cette place est au cœur de la vie messine, j’y passe tous mon temps libre. Je vais bruncher tous les dimanches au bar de l’OpéraThéâtre, c’est l’un des plus beaux bars de la ville. Après le mien, bien sûr ! »

Actu

Programme d’expositions et de concerts à suivre sur la page Facebook de Vinodurum, bar et cave à vins. Stand le 20 mai place de la Cathédrale pour soutenir l’association Trait d'Union Grand Est Afrique qui donne accès à la culture aux enfants. Vinodurum 19, en Fournirue Facebook : laficelle57

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Myriam Mazur Artisane-décoratrice et gérante de Bleu Jasmin

OÙ ?

Le Cours théâtral Jeu. 12 | 04

47 ans

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« Cet espace atypique – un garage aménagé en scène – est géré et animé par Christophe Dumas, ancien élève du Cours Florent. Je prends des cours de théâtre ici, des cours hors norme où la liberté est encouragée. J’y trouve une nourriture intellectuelle, c’est un lieu riche en partage. »

Actu

Chantiers en cours : maison privée sur les étangs de Bouligny et boutique de cosmétiques bio. Relooking de Bleu Jasmin en mettant l'accent sur les solutions d’aménagement. Bleu Jasmin 31, rue de Pont-à-Mousson Montigny-lès-Metz www.bleujasmin.fr


Salomé Mermoz Fabricante d’images et chargée de l’action culturelle à L’Arsenal Cité musicale-Metz

OÙ ?

Serres tropicales du Jardin botanique Jeu. 12 | 04

31 ans Robe Saba, collection Voyage Voyage

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« Enfant, je venais souvent ici. Cet endroit où je reviens régulièrement me rappelle Collioure, ma ville de cœur : la végétation, les teintes, la roche… C’est ici que Margaux Gatti shootera la collection Voyage Voyage – vêtements en coton bio, tissus made in France – imaginée en collaboration avec la créatrice Emine Kahraman de la boutique Pièce Unique. »

Actu

Collection Voyage Voyage disponible chez Pièce Unique 1, rue aux Ours. Expo d’illustrations à la boutique Pièce Unique. Marché des créateurs du Mudam (Luxembourg) les 2 et 3 juin. www.salomemermoz.fr


Ils vivent, travaillent, créent et sortent à Nancy. Les hommes et les femmes qui font vibrer la ville nous font découvrir leur lieu préféré et jouent au modèle. Textes Aurélie Vautrin

Nancy vu par

Julie Christophe

alias les Pipelettes Provinciales Institutrice et podcasteuse 31 ans

OÙ ?

École maternelle des Tiercelins Ven. 13 | 04

« C’est l’école où j’exerce depuis un an, dans la classe des moyens-grands. Un très beau bâtiment datant des années 1900, une ancienne usine chargée d’histoire, située au cœur de Nancy et pourtant tellement calme… C’est un bonheur de travailler ici. »

Voyage à Angers puis Nantes pour réaliser de nouveaux podcasts. Apéro Pipelettes les premiers mercredis du mois au bar Bagatelle à Nancy. Facebook : Pipelettes Provinciales

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Photo : Benjamin Mathia

Actu


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Olivier Perry Directeur du Centre Culturel André Malraux à Vandœuvre

OÙ ?

Parc Richard Pouille à Vandœuvre-lèsNancy Mer. 11 | 04

Actu

Festival Musique Action N°34 du 14 au 21 mai. Grande soirée Explosition et présentation de la nouvelle saison le 13 juin. www.centremalraux.com

Photo : Arno Paul

46 ans

« J’aime cet espace un peu protégé dans un environnement très minéral. Il me raconte quelque chose d’un effort permanent pour rendre la ville respirable. C’est un lieu très populaire, très éloigné de l’image “carte postale/ Unesco” de Nancy, et pourtant d’une vraie beauté dans son humilité. »

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Laura et Adrien Béan Créateurs de la friperie Freap Show

OÙ ?

« C’est ici que l’on a organisé notre premier événement, il y a tout juste un an ! On venait de lancer le concept de notre friperie éphémère. Le patron nous a fait confiance… Et puis, c’est un bar que l’on fréquente beaucoup, il est convivial, très chaleureux… Un peu notre deuxième maison, en fait ! »

Bar La Rhumerie Plantation Mer. 11 | 04

Photo : Arno Paul

28 et 31 ans

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Actu

Le frère et la sœur s’installent pour un an au 68, Grande Rue, dans les locaux du Commerce à l’Essai de la ville. Du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 10h à 13h30. Facebook : Freap Show


Ils vivent, travaillent, créent et sortent à Luxembourg. Les hommes et les femmes qui font vibrer la ville nous font découvrir leur lieu préféré et jouent au modèle. Textes Cécile Becker Photos Audrey Krommenacker

Luxem bourg vu par

Chloé Hélène Schneider Responsable produits chez Ouni 28 ans

OÙ ?

Sous le pont Adolphe Ven. 13 | 04

« Je viens tous les jours ici durant mes pauses déjeuners, c’est un lieu que j’ai découvert peu de temps après la fin des travaux en empruntant ce chemin à vélo. On est ici au cœur de la ville, mais un peu en dehors. À l’heure du coucher de soleil, la vue y est magnifique. »

Actu

À venir chez Ouni, coopérative et épicerie zéro déchet : Fête des voisins le 25 mai, Fête de la nature les 16 et 17 juin. www.ouni.lu

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Sofia Eliza Bouratsis

OÙ ?

« Luxembourg est une ville verte : marcher ici, c’est prendre le temps et se ressourcer. Ce parcours d’œuvres installées dans la ville est une vraie respiration. Celle-ci est surprenante, j’aime le fait qu’elle soit régulièrement taguée, que les jeunes se l’approprient. Ce geste me rappelle qu’il est important de sortir de nos rôles, de s’ouvrir, ce que l’art contemporain devrait toujours faire… »

Chemin de la corniche

Commissaire indépendante et consultante

Œuvre D’un cercle à l’autre – Le Paysage empruté de Daniel Buren

33 ans

Ven. 13 | 04

Actu Recherche et écriture de textes pour les expositions de Myriam Méchita et Sébastien Cuvelier aux deux centres d’art de la Ville de Dudelange, commissaire Daniele Igniti, du 05.05 au 07.06. Commissariat de l’exposition de Giuseppe Licari, du 22.09 au 25.10 au Centre d’art de la Ville de Dudelange, Nei Liicht. www.galeries-dudelange.lu

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Jérôme Konen Directeur du Centre culturel Kinneksbond à Mamer

OÙ ?

Théâtre national du Luxembourg Ven. 13 | 04

30 ans

« C’est ici que j’ai débuté ma carrière, en tant qu’assistant de la metteuse en scène Anne Simon. Quand je n’étais pas à la fac, j’étais au théâtre. J’ai appris le métier sur le tas, ici, où j’ai aussi rencontré des gens avec qui je collabore aujourd’hui. »

Actu

2 juin : AWA – As we are, plateforme européenne de la jeune danse. Un week-end, une demidouzaine de pièces, une quinzaine de jeunes chorégraphes et danseurs. Annonce de la prochaine saison début juin. www.kinneksbond.lu

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Bernard Plossu David Le Breton “Comme la marche, le vélo est un pied de nez à la modernité. Il rappelle à la sensation du monde.”

Nouvel EP

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Réalisation Myriam Commot-Delon — Photo Alexis Delon Compositions réalisées avec le papier Cacao de la papeterie Lana www.lanapapier.fr

culture.


Z UT Culture Innovation

NOUVELLES ENTRÉES Par Benjamin Bottemer Photo Philippe Gisselbrecht

Ça bouge du côté de TCRM-Blida : le lieu messin dédié à la création et à l’innovation s’apprête à doubler de volume et à s’ouvrir davantage au public. Un nouvel horizon fixé à 2020.

À

TCRM-Blida, au sein d’anciens locaux des transports en commun réhabilités en 2014, on croise des artistes/ artisans qui peaufinent leurs créations au sein de la Grande serre, des co-workers dans leur Poulailler, et un peu partout des créateurs et entrepreneurs du numérique depuis que le site est devenu le totem local de la French Tech. On y voit aussi parfois du public, pour l’instant cantonné aux événements et concerts programmés épisodiquement au Walking Ghosts Hall. Mais ça va changer. Nicolas D’Ascenzio, directeur de la structure, nous en dit plus.

Les travaux à TCRM-Blida vont débuter en fin d’année pour s’achever en 2020. Pouvez-vous nous expliquer en quoi ils consisteront ? Nous allons passer de 16 000 à 30 000 m2 utilisables. De 100 personnes qui travaillent ici chaque jour, nous pourrons en accueillir au minimum 400. Les anciens abattoirs seront réhabilités en locaux pour les start-ups du numérique et pour des services qui leur seront dédiés. Un hangar sera reconverti pour accueillir différents espaces : des ateliers avec d’un côté le travail « sale » de type menuiserie ou ferronnerie et de l’autre, l’art et le design, un incubateur d’entreprises ouvert également aux associations et un FabLab, un lieu ouvert pour la fabrication et le prototypage.

Les actus 24 mai — Start-up show 42 Découvrir 42 start-ups de l’espace transfrontalier.

1er → 3 juin — Metz Mini Maker Faire Événement participatif autour de la fabrication sous toutes ses formes (couture, menuiserie, cuisine, impression 3D, robotique, physique, chimie...). + démonstrations, ateliers et conférences.

— Le Gigatour Visite gratuite des locaux de Blida chaque premier vendredi du mois à 17h30.

www.tcrm-blida.com

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TRinitaires & BAM

Le pôle médias va se développer après l’arrivée de l’hebdomadaire La Semaine et prochainement de Mirabelle TV. Une salle de répétition et de fabrication dédiée aux arts vivants numériques sera créée : tous les artistes du Grand Est pourront venir y créer leurs spectacles en bénéficiant d’installations techniques adaptées. Plusieurs travaux de rénovation sont également prévus, ainsi que des lieux ouverts au public. L’ouverture au public sera justement la grande nouveauté. Qu’est-ce qui est prévu, et pourquoi ce choix ? S’ouvriront un restaurant-bar avec une grande terrasse, un commerce pour les projets made in Blida et plus largement les produits locaux. Un nouvel accès depuis les berges de la Moselle sera créé, ainsi qu’un espace de loisirs extérieur. Le Walking Ghosts Hall restera un lieu d’accueil pour des concerts et des rencontres. Il y avait une vraie envie et une curiosité de la part du public, de Metz ou d’ailleurs, autour de TCRM-Blida. L’objectif est que les gens puissent s’approprier ce lieu d’attractivité et de créativité, qu’ils aient « le réflexe Blida » pour leurs sorties.

Ayo Barcella Cascadeur Davodka Dope Saint Jude East Block Party #9 Femi Kuti Foreign Beggars Lala &ce La Colonie de Vacances Le Singe Blanc Nathan Fake Paula Temple Son Lux

De manière générale, qu’est-ce qui motive les changements à TCRM-Blida ? C’est la demande qui déclenche les choses : l’association de co-working cherchait des locaux, les artistes des ateliers, et il y avait un écosystème de start-ups à développer, ce qui a vraiment été le cas avec la labellisation French Tech. Le Pôle Jeux vidéo va également prendre plus de place après les travaux car c’est une spécificité de TCRM-Blida et du territoire, notamment avec le Laboratoire Jeux vidéo de l’Université de Lorraine et la présence d’autres acteurs locaux reconnus. Au cours de notre développement, nous avons toujours souhaité prendre la couleur du territoire, sans imposer de ligne. Quelle sera la prochaine étape ? L’écologie et l’agriculture urbaine sont des enjeux qui prennent de plus en plus d’importance : on se tourne déjà vers ces thématiques-là, par exemple avec le Billodôme de Futurofarm, une serre expérimentale pour une agriculture alternative. TCRM-Blida va encore se transformer, rien ne s’arrêtera en 2020 : on doit en permanence pouvoir résoudre plusieurs équations, c’est la raison d’être du lieu.

trinitaires-bam.fr citemusicale-metz.fr

Licences 1-1097303 1-1097302 2-1097304 3-1097305 Conception : www.fredetmorgan.com

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LLDC LA LUNETTERIE DU COIN

Ouvert du lundi au samedi 10h - 19h30

Centre Commercial Saint Jacques 57000 Metz www.lalunetterieducoin.fr


Z UT Culture Jeune création

MIGRATIONS CRÉATRICES Par Benjamin Bottemer Illustration Charles Buisson Photos Audrey Krommenacker

Hasard du calendrier : l'Opderschmelz, Mecque du jazz luxembourgeois, le Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois ou encore les Théâtres de la Ville de Luxembourg accueillent ce printemps des événements qui mettent en lumière de jeunes artistes luxembourgeois. Portrait d'une jeunesse internationale qui fait exister la création du pays au carrefour de cultures multiples.

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Z UT Culture Jeune création

Elisabet Johannesdottir — Un avenir à écrire

Deux jeunes femmes sont en cavale après le vol d’une émeraude ; une échappatoire pour Marla, née dans la misère, qui tue un gardien avec une arme achetée chez Walmart. Voici le synopsis de la première pièce écrite par Elisabet Johannesdottir, sur le mode de la comédie noire. Un scénario inspiré de ses sept années passées aux ÉtatsUnis pour étudier la comédie et le cinéma, entre New York et Los Angeles. « Là-bas, un braquage apparaît comme une solution réaliste pour s’en sortir, explique Elisabet. Je suis revenue car ma culture européenne, mon goût pour la liberté l’ont emporté sur un rêve américain toujours vivace là-bas, mais qui a un coût inhumain. » Emerald & Olive sera présentée sous forme de maquette lors de TalentLAB, événement organisé par les Théâtres de la Ville de Luxembourg et qui soutient la création théâtrale. Elisabet y a reçu l’assistance de la metteuse en scène Anne-Cécile Vandalem, qui l’a encouragée à imaginer la suite. « J’ai déjà écrit deux autres actes », indique la jeune femme. Née dans les Ardennes luxembourgeoises de parents islandais, Elisabet, qui parle six langues, n’a été naturalisée qu’à 16 ans. Jouant aussi bien Tchekhov que dans des productions cinématographiques, elle interprétera le rôle d’Elva dans Sawah, un film de Adolf El-Assal prévu pour cette année. Un Égyptien, de passage au Luxembourg sur la route de Bruxelles, y rencontre Elva, assistante sociale islandaise mariée à un policier portugais… difficile de faire mieux en terme d’intrigue multiculturelle. « J’ai grandi proche de la communauté portugaise dans le nord du Luxembourg, et je retourne chaque été en Islande, un pays qui encourage les activités artistiques et où l’égalité des sexes est une réalité. Mais mon pays c’est vraiment le Luxembourg, j’y ai grandi et il s’est montré généreux envers moi. » Tout en poursuivant sa carrière de comédienne, elle souhaite se consacrer à l’écriture et créer des personnages féminins singuliers, loin des rôles de jeunes femmes (« dont la valeur se mesure à leur capacité à être désirable ») qu’on a pu lui

proposer. « Pour l’instant, je suis considérée avant tout comme une comédienne. Mais l’interprétation reste éphémère, je veux réaliser quelque chose de durable. » Emerald & Olive sera présenté le 31 mai au Théâtre des Capucins à Luxembourg dans le cadre de TalentLAB (spectacles, rencontres et échanges autour de la création théâtrale, du 24 mai au 3 juin) www.theatres.lu

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Michel Meis & Pol Belardi

— Citoyens de la jazzosphère

La scène jazz luxembourgeoise profite actuellement d’une reconnaissance internationale : le trio Reis-Demuth-Wiltgen, qui a récemment travaillé avec Joshua Redman, Maxime Bender, bientôt en résidence à l’Opderschmelz de Dudelange avec Joachim Kühn, Pascal Schumacher, Jeff Herr... Les bientôt trentenaires Pol Belardi et Michel Meis connaîtront peut-être la même destinée. « J’allais voir Pascal Schumacher en concert, aujourd’hui je joue avec lui, remarque Pol Belardi. Il y a une vraie émulation entre les jeunes musiciens au Luxembourg, et les plus anciens nous considèrent comme leurs égaux. » Le bassiste connaît évidemment « Mich » Meis, batteur qui étudie à l’École de musique de Sarrebruck et prépare son premier album, en résidence en mai au festival Like a Jazz Machine à l’Opderschmelz.

Un lieu qu’ils connaissent bien : après avoir rencontré la directrice Danielle Igniti (« la première personne qui m’a fait confiance »), Pol a joué sur toutes les éditions du festival. Quant à Michel, il vante l’ambiance « relax » et l’acoustique exceptionnelle qui l’ont convaincu d’y enregistrer Lost in Translation. « J’ai une culture musicale très large, de Limp Bizkit à Debussy, et c’est ce que j’ai voulu imprimer dans les compositions de l’album. Ici, le terme “lost” est à prendre sous un angle positif ! » C’est un peu le même esprit qui a habité Pol Belardi lors de son premier projet Urban voyage en 2016 : il rencontre au Conservatoire d’Amsterdam des artistes de tous horizons pour former un ensemble de onze musiciens motivés par le goût de l’expérimentation. « Même s’il se passe vraiment quelque chose sur la scène jazz ici, c’est obligatoire de voyager, ne serait-ce que pour prendre conscience de toute une diversité qui nous apprend beaucoup, et nous rend humble. » Pol, qui rentre à peine de Tallin et s’apprête à repartir au Laos avec le groupe de Jérôme Klein, vit toujours au 31

Luxembourg, où il enseigne, tout comme Michel, membre de l’harmonie militaire, qui a lui aussi profité de nouvelles perspectives grâce à la musique, notamment en Asie. « En jazz, c’est l’échange le plus important. De la part des musiciens plus âgés, de professeurs étrangers, on reçoit un bagage que l’on pourra nous aussi transmettre. » Pol Belardi sera le 4 mai au CAPE d’Ettelbruck avec le Pit Dahm trio, le 19 mai au Koll an Aktioun Festival de Martelange avec DillenDub feat. Das Radial Michel Meis sera le 11 mai à l’Opderschmelz de Dudelange dans le cadre du festival Like a Jazz Machine pour présenter Lost in translation, à paraître en janvier 2019 chez Double moon records www.opderschmelz.lu


Z UT Culture Jeune création

Jill Crovisier

— Toujours en mouvement

Laurianne Bixhain

— Un monde à arpenter

Aux Rotondes, Laurianne est en plein démontage de son exposition pour le LEAF (Luxembourg Encouragement for Artists Prize), une bourse qu’elle vient de remporter fin mars. Elle la mettra peut-être à profit pour poursuivre ses voyages, dont toutes les photos exposées sont issues : le train aérien et la Beetham Tower de Manchester, une vitrine remplie d’ampoules cassées à Istanbul, une pile de magazines de voyages à Athènes... Les sujets choisis par Laurianne sont souvent le fruit de ses déambulations urbaines. Pas une seule n’a été prise à Luxembourg, où elle réside aujourd’hui. « En quatre ans, je n’ai pris aucune photo ici. Ce n’est pas qu’il n’y a rien d’intéressant, mais une Luxembourgeoise qui prend des photos du Luxembourg et qui y expose, je trouve que ça a moins d’intérêt qu’un regard porté vers l’ailleurs. »

Elle évoque « l’absence d’école d’art » au sein du Grand-Duché pour expliquer son départ à Bordeaux avant une année à Istanbul, deux ans à Leipzig puis Bruxelles et Berlin. Elle choisit le médium photographique pour la démarche « instantanée, instinctive » qu’il permet tout en laissant une place au hasard. Ses thèmes de prédilection : l’urbanité, le rapport à la modernité, les marges entre l’humain, la technologie et le monde industriel. Ainsi, lors d’une résidence à la Fonderie Darling à Montréal, elle photographie les lieux : sur l’un de ses clichés, on aperçoit l’écran géant d’un ordinateur à travers une fenêtre de ce bâtiment industriel réhabilité. Un travail qui sera présenté cet été aux Rencontres photographiques d’Arles au sein de la Chapelle de la Charité, qui abrite le « pavillon » luxembourgeois. « La Chapelle de la Charité n’est pas un lieu neutre, c’est ce qui est intéressant. L’impossibilité d’accrocher sur ses murs m’a inspiré l’idée de structures autoportantes, ça apportera vraiment quelque chose. » Si son langage s’est nourri d’une observation des villes en mutation, Laurianne repense volontiers aux expositions à Chicago, Berlin et Amsterdam qui lui ont permis d’être repérée et de nouer des contacts. « Pour moi, les villes sont des terrains d’exploration mais surtout des lieux d’aventures collectives, où l’on vit ensemble. Ce sont surtout les rencontres et les collaborations que j’ai pu mener là-bas qui ont marqué ma vie d’artiste. » Laurianne Bixhain expose à la Chapelle de la Charité aux Rencontres photographiques d’Arles du 2 juillet au 23 septembre Flux Feelings, exposition collective du 17 mai au 24 juin au Cercle cité de Luxembourg www.cerclecite.lu

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Jill Crovisier n’a pas attendu sa majorité pour traverser les frontières afin de placer la danse au centre de sa vie. Diplômée du Conservatoire d’Esch-sur-Alzette, elle quitte le lycée à 16 ans pour Pékin, où elle étudiera la danse un mois durant, sélectionnée par un programme du British Council of Arts. « Quitter le lycée avant mon diplôme, cela a un peu fait scandale, heureusement mes parents m’ont soutenue, raconte Jill, issue d’un couple franco-italien. C’était une formation très stricte, où j’ai côtoyé de jeunes talents de toute l’Europe. » Par la suite, elle retournera régulièrement en Asie, pour étudier en Indonésie, plus récemment pour la tournée de son solo adapté de sa création Zement, et bientôt à Taïwan. La jeune femme travaillera aussi auprès de chorégraphes israéliens, australiens, islandais, américains, allemands, français... « Tous les danseurs voyagent, notre discipline est naturellement internationale. Mais au Luxembourg, par manque de formation, c’est encore plus une nécessité. Ici, la société ne nous pousse pas vraiment vers une carrière artistique ; je me souviens qu’au lycée les sportifs avaient des horaires aménagés, pas les danseurs ou les musiciens ! Cela dit, ces dernières années, il y a davantage d’initiatives de soutien à la création. » Le Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois notamment a soutenu Sieben, spectacle pour sept danseurs qu’elle a chorégraphié et dont elle a également imaginé les costumes. Il interroge la notion du groupe et l’expression des individualités en son sein, avec le chiffre sept comme symbole récurrent. Sieben constitue le prolongement d’un langage aujourd’hui clairement identifié, une danse qui évoque des problématiques politiques et sociales comme la séparation, le contrôle, le pouvoir. « Ces questions sont toujours abordées d’un point de vue poétique. J’aime jouer avec les contrastes entre puissance et douceur, c’est mon langage. » Elle réalise aussi des courts-métrages vidéo, bricole ses logiciels musicaux et se consacre à des ateliers de danse-thérapie avec des jeunes en difficulté. Depuis les danses traditionnelles asiatiques jusqu’à la culture urbaine, elle continue à définir sa propre signature ; une démarche qui s’enrichit au fil de ses voyages. « C’est grâce à la danse que je voyage, et les voyages ont fait ce qu’est ma danse aujourd’hui », résume-t-elle.


Sieben, le 3 juin au 3CL de Luxembourg, les 1er et 2 décembre au Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg www.jcmdance.com www.danse.lu www.theatres.lu 33


Z UT Culture Instant Flash

FEU! CHATTERTON LYRIQUE’N’ROLL

Par Aurélie Vautrin | Photos Arno Paul

« Si je devais choisir entre la poésie et le rock ? Je choisirais le lyrique’n’roll. » Ce qui est touchant avec les it-boys de Feu! Chatterton, c’est qu’ils sont aussi lunaires sur scène qu’en interview. Trois ans après leur premier album et des centaines de dates partout en France, les cinq garçons dans le vent sont de retour avec L’Oiseleur, toujours classé catégorie inclassable, toujours teinté d’une certaine mélancolie – néanmoins plus lumineuse que celle de son aîné. « Le concert à L’Autre Canal, c’était notre première date depuis plus d’un an ! On s’est enfermé pour écrire l’album, alors là c’était… la libération. Et la joie de voir qu’on avait conservé ce lien avec notre public. On propose quelque chose d’assez vivant, notre musique évolue avec nous, c’est

très touchant de constater que le public suit le rythme… » Dans l’esprit, beaucoup plus de synthés, de machines, moins de guitares. Et dans les paroles, toujours de la nostalgie, mais plus de douceur et de tendresse aussi. « Le premier album avait été écrit sur dix ans, forcément les textes étaient plus passionnés, plus adolescents, plus tortueux… L’Oiseleur, c’est une photographie de nous cinq sur un an. On est devenus des petits grands, plus apaisés… On parle avec bienveillance de ce qu’il y a derrière nous, avant on était un peu plus féroces. » Alors, Arthur, Clément, Sébastien, Raphaël et Antoine citent Apollinaire et Aragon, font de la musique comme d’autres une thérapie et des chansons comme des refuges. «  L’Oiseleur, c’est un disque très 34

intime, un petit entre-soi, pour nous, pour l’auditeur… Ces trois dernières années ont été magnifiques, mais ont eu leur lot de sacrifices. On a appris à ne pas rester bloqués sur la fin de l’histoire. À comprendre que les souvenirs sont encore vivants à l’intérieur de nous. C’est un peu l’idée de ce disque. » Carpe Diem, aurait sans doute conclu un poète d’un autre temps… Propos recueillis par téléphone après le concert du 16 mars à L’Autre Canal à Nancy


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Z UT Culture Instant Flash

UN BRETON DANS LA VILLE

RONE

Par Benjamin Bottemer | Photo Arno Paul

Sur la scène de la BAM se dresse une scénographie qui fleure bon le fait-main, augmentée par un puissant jeu de lumières et la performance d’Erwan Castex alias Rone, qui livre avec son dernier album Mirapolis une série d’architectures associant rêve et énergie. Le décor est l’œuvre de Pierre Pell (chef décorateur sur La Science des rêves de Michel Gondry) : une mise en relief de la pochette multicolore de l’album dessinée par le réalisateur. « En musique électronique, beaucoup de scénographes proposent toujours la même chose, avec du mapping et des gros stroboscopes, commente Rone. J’avais envie de quelque chose de plus poétique, presque théâtral. »

Celui qui est l’un des musiciens électro français les plus convaincants de ces dernières années est volubile, enthousiaste, chaleureux, parlant volontiers avec les mains et bondissant sur son canapé. Il raconte qu’il aime s’offrir des road-trips en solitaire pour composer dans des endroits tranquilles, avant de revenir en studio pour travailler en commun : après Creatures, son précédent album déjà très collaboratif, il s’entoure pour Mirapolis de John Stanier, l’un des batteurs fous de Battles, Saul Williams, le maître du spoken word, Kazu Makino de Blonde Redhead ou encore le cockney Baxter Dury. « Après des mois en studio avec ce travail plus organique où l’on expérimentait beaucoup avec les voix, aux 36

côtés de tous ces invités, j’avais presque l’impression de faire partie d’un groupe. Au moment où l’on se dit que les frontières entre les genres sont de plus en plus ténues, on monte seul sur scène, et être un musicien électro reprend tout son sens. » On le constate quelques heures plus tard, lors d’un live endiablé privilégiant les élans épiques, véritable face-à-face entre le musicien et les danseurs. Rone nous a entraîné ce soir-là dans les entrailles de sa ville, une cité aux reflets changeants qui confirme les talents de créateur du Breton. Propos recueillis le 16 novembre à la BAM à Metz, portrait photo réalisé le 8 février à L’Autre Canal à Nancy


(BLUE) EYES OF THE TIGER

HOLLYSIZ Par Aurélie Vautrin | Photo Arno Paul

Elle rentre dans une pièce et on ne voit plus qu’elle. Son regard. Sa grâce. Cette aura qui l’entoure. Un truc d’une puissance incroyable, solaire, lumineux, le genre qui te terrorise et te fascine à la fois. Et puis il y a cette assurance balayée par une gentillesse à toute épreuve. « S’il y avait un doute, il n’y a pas de doute. » Rapide, précis. (Simple, basique.) HollySiz est entière, une volonté de fer dans un gant de velours. Et pourtant la belle, dès sa première réponse, parle d’incertitude. « Cet album n’a pas été spécialement plus difficile à faire, mais plus empreint de doute, oui, c’est certain. Le premier, on fonce dans le tas, le second… il faut pouvoir se libérer du fait d’avoir conscience qu’il y aura des

curieux pour l’écouter. Le premier, parfois, à part ta mère, tu te dis que personne ne l’entendra ! Là… Il fallait que j’essaye de continuer à écrire pour moi. » Alors elle a voyagé, de l’autre côté de l’océan, États-Unis, Cuba, Jamaïque, en a ramené des sons plus urbains façon « cave à New York ». « C’était notre mantra avec Yodelice et Xavier Caux, quand on a fait le choix des morceaux. Mais ce qu’il y a de bien, c’est que dans une cave à New York, on peut croiser tous les genres musicaux ! J’ai même utilisé ma voix comme un instrument, aussi parce que dans la vie j’ai ce débit-là et que je l’ai adapté à la musique. On est vraiment dans la continuité de l’album précédent, en un peu plus positif je crois. L’esprit est toujours un 37

peu colérique mais les mots sont plus choisis… J’aboie moins ! » À 35 ans, HollySiz sait ce qu’elle veut ; « I felt limited, I feel unlimited » (« Je me sentais limitée, je me sens illimitée ») est l’une des premières phrases de l’album. « Je suis pour faire les choses, quitte à se casser la gueule, comme on dit. Au pire, on aura au moins appris quelque chose. » Propos recueillis le 12 avril à la BAM à Metz


Z UT Culture Instant Flash

RECONNAIS-MOI SI TU PEUX

FRANÇOIS DAMIENS Par Aurélie Vautrin | Photos Arno Paul

« La seule limite que j’ai c’est… jamais moins que trop ! » Après quasi deux décennies de caméras cachées pour la télévision, une foultitude de sketches devenus cultes, des performances remarquées et remarquables au cinéma et deux nominations aux César, François Damiens s’est essayé à la réalisation avec Mon Ket (Mon fils, en belge dans le texte)… Un film à sketches entièrement tourné en caméras cachées, entre la Belgique et la Côte d’Ivoire, dans lequel il incarne un père évadé de prison cherchant à recoller les morceaux avec son fiston. Et où, surtout, vingt-cinq anonymes deviennent, à leur insu, les vrais héros de l’histoire. « Ma

seule peur, c’était de toujours montrer que c’était vrai. Qu’il n’y avait pas de trucage, que tous les gens piégés l’étaient vraiment. » 650 heures de rushes, des mois de préparation, une organisation incroyable, quatre heures de maquillage (« J’avais le nez de Patrick Sébastien et le menton de Depardieu »), des semaines de montage – soit environ un an et demi pour 90 minutes de film. « Toute la difficulté était que, cette fois, c’est moi qui venais chez les piégés. Donc c’est nettement plus compliqué pour mettre les caméras en place, cacher les micros, trouver le bon angle… Il n’y a pas un endroit dans la réalité qui est fait pour tourner une caméra cachée ! Ce n’est que 38

de la contrainte. Mais après… Ce n’est que du plaisir. » François Damiens, il a cette image de type drôle, intelligent, attachant. Bonne nouvelle, en vrai, c’est exactement pareil. Propos recueillis le 24 avril à Nancy lors de la tournée promo de Mon Ket


Exposition

Musée des Beaux-Arts de Nancy

ARt nouveau et industrie d’art

L’École de Nancy 

19 mai ––– 03 sept. 2018 Auguste Herbst, La Cristallerie de Gallé, vers 1898

Collection particulière

Cliché Michel Bourguet

Graphisme Frédéric Rey


Sélections Culture

Pumpkin & Vin’S da Cuero, le 02.06 aux Trinitaires ©Bastien Burger

Dans le flot hip-hop

9e édition pour la East

Boombap initiera

aussi bien du vitrail que

Block Party, qui dresse

les plus jeunes aux

des esthétiques les plus

chaque année un état

subtilités du hip-hop.

modernes. (B.B.)

des lieux d’une culture

À l’Arsenal, Scandale de

hip-hop qui mixe

la compagnie Dernière

les influences et les

minute est une « ode à

générations. Honneur à

une jeunesse qui affirme

la musique : évoquons

sa présence en inventant

la soirée dédiée aux

son propre langage ».

femmes dans le hip-hop

L’exposition ZUC#5,

avec un concert de Lala

baptisée Astrolab, verra

&ce suivi d’une scène

Taroe et Opéra exposer

ouverte et précédé d’une

au sein de l’église Saint-

table-ronde tandis qu’à

Pierre-aux-Nonnains

la BAM, le professeur

un travail s’inspirant 40

FESTIVAL

East Block Party 29.05 -> 03.06 Arsenal, Bam, Trinitaires Metz www.arsenal-metz.fr www.trinitaires-bam.fr


burkinabés et tunisiens reconnus pour leurs formations et leur goût de l’expérimentation. Un chapiteau, neuf spectacles, des rencontres et concerts pour fleurer l'émergence. (B.B.)

Réunion d’anni— versaire

La Synagogue de Delme fête ses 25 années d’existence avec Assemblée, exposition réunissant des œuvres de vingt-deux artistes déjà passés par le centre d’art. Le sinueux Phylactère de Delphine Coindet ou la Columna de plumas de Rometti Costales, sur les murs le projet épistolaire d’un Éric Baudelaire ou le journal/ partition/cahier de coloriage d’Étienne Pressager s’observent sous tous les angles. Un fascinant aperçu des singularités qui habitent les murs depuis un quart de siècle. (B.B.)

EXPO

Assemblée -> 20.05 Synagogue de Delme. cac-synagoguedelme.org

Millefeuille THÉÂTRE

Vies de papier 22 + 23.05 Carreau | Forbach www.carreau-forbach.com

FESTIVAL

Passages 01.06 -> 09.06 Espace Bernard-Marie Koltès | Metz festival-passages.fr

Au début, il y a la (vraie) découverte d’un album photo, au milieu, des tentatives de percer ses secrets, à la fin, un spectacle entre témoignages, documents d’archives, traces filmées d’une enquête, notes réalisées en direct et découpages. Les deux comédiens, connus pour leur travail autour du théâtre d’objets et plus particulièrement du papier, proposent, sur scène un travail précis et complet autour de la narration, entre petite et grande histoire. (C.B.)

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Visuel : Galateïa Sobakina - 07.06 + 08.06 à l'Espace BMK / Théâtre du Saulcy

En alternance avec son festival consacré au théâtre du monde, Passages organise la seconde édition des Écoles de Passages, dédié aux maisons qui forment les artistes de demain. De jeunes artistes professionnels issus du Théâtre National de Strasbourg, de l’École Supérieure Nationale des Arts de la marionnette à CharlevilleMézières et du Centre National des Arts du Cirque de Châlonsen-Champagne côtoieront des établissements russes,

Photo : Thomas Faverjon

Retours de l’école


UN ÉTÉ CULTUREL

FESTIVAL

L’été commence… Bon Moment Estival 23 + 24.06 L’Autre Canal | Nancy www.lautrecanalnancy.fr Visuel : Bagarre, le 23.06 à L'Autre Canal

Après avoir fêté dignement ses dix ans l’an dernier avec un grand événement festif, L’Autre Canal reprend la formule pour distiller de bonnes vibrations à foison avec ce Bon Moment Estival. Tout le site de L’Autre Canal s’ouvrira ainsi à un week-end festif : deux scènes extérieures en accès libre accueilleront une programmation locale concoctée par les MJC de Nancy et des formations issues du dispositif transfrontalier de soutien aux musiques actuelles Multipistes. Le samedi soir sera

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chaud avec des groupes qui devraient user moult semelles : entrez dans le club foutraque et déglingué de Bagarre, dans le chaudron bouillonnant des mutants congolais de Kokoko !, plongez dans l’électro de Chloé entre beats profonds et nappes planantes ou dans l’abstract hip-hop d’Abstrackt Keal Agram... En tout sept concerts entre les murs, et dehors de la musique, des animations et de quoi ravir aussi le jeune public. (B.B.)


EXPO

Martial Raysse, America America, 1964 © Jacqueline Trichard

Nuances et variations L’Aventure de la couleur puise dans les collections du Centre Pompidou pour un parcours sur les traces d’une matière sujette à des redécouvertes permanentes. Un parcours qui débute avec les papier colorés et découpés d’Henri Matisse, qui inspirera plusieurs artistes présentés dans les quatre sections de l’exposition. Le bleu d’Yves Klein côtoie celui, céleste, de Kandinsky, aux paysages kitsch de Martial Raysse succèdent les purs instantanés

d’Aurélie Nemours ou les lignes de Daniel Buren. En kaléidoscopes, en rayons de lumière, en éclats ou en aplats, la couleur est pour les uns un code, pour les autres un être vivant, toujours un mouvement qui habite au cœur de la pratique de chacun. (B.B.)

L’Aventure de la couleur —› 22.07 Centre Pompidou-Metz. centrepompidou-metz.fr

ÉVÉNEMENT

En orbite La seconde édition de Constellations distillera pendant tout l’été concerts, expositions et spectacles partout à Metz : une saison estivale centrée autour des arts numériques et des événements proposés dans toutes les structures culturelles messines. Pierres numériques et ses installations fait son retour et se décline en quatre parcours : l’un, nocturne, sera centré autour de la cathédrale Saint-Étienne, avec comme point d’orgue le mapping sur les façades de l’édifice. Un deuxième parcours permettra de découvrir des œuvres monumentales du sculpteur allemand Robert Schad, 43

du quartier impérial à la place d’Armes. Le street-art envahira les façades et le mobilier urbain, tandis que le parcours « vert » valorisera les jardins de la cité. La programmation du festival Ondes messines, autour de la thématique musiques et numérique, investira, elle, la Boîte à Musiques, le Centre Pompidou-Metz, L’Arsenal, TCRM-Blida et la place de la République. Joli programme. (B.B.)

Constellations 28.06 —› 16.09 Metz www.constellations-metz.fr


THÉÂTRE

Des plaisirs Après une entrée en matière cet hiver avec l’inquiétant texte de Julien Gaillard, La Maison, Simon Delétang continue de fouiller, pour sa première saison à la tête du Théâtre du peuple, les questions du souvenir et de l’héritage. Cet été, il met en scène le flamboyant et épique Littoral de Wajdi Mouawad, où un homme cherche une sépulture pour son père et finit par questionner ce qui fonde son existence. S’y ajoute la version scénique du Lenz de Büchner qu’il a présenté dans différents lieux des Vosges ce printemps. Une belle première saison qui reflète la nouvelle direction du théâtre, où Delétang veut allier sens et plaisir. (S.D.)

La saison du Théâtre du peuple 14.07 —› 27.08.18 Théâtre du Peuple | Bussang (88) www.theatredupeuple.com Visuel : Simon Delétang dans Lenz Photo : Christophe Raynaud De Lage

FESTIVAL

Open Air Un village d’irréductibles ? Oui, mais alors d’irréductibles passionnés des arts de la rue : depuis 1973, Chassepierre se transforme le temps d’un week-end en théâtre à ciel ouvert invitant jongleurs, danseurs, acrobates, comédiens et musiciens ou tout à la fois, nomades par essence, à émerveiller l’espace public. Cinquante compagnies, une quinzaine de sites – dont certains insolites – dans le village et à ses abords, le tout durant deux jours de fête célébrant l’ouverture et la diversité (et la production 44

locale avec un marché artisanal !). Après une série de résidences artistiques, le premier nom d’une programmation reconnue bien au-delà des frontières de la Belgique donne le ton de l’édition. La Fausse Cie, présentera, avec son Projet Stroh – instruments à cordes dotés d’un système d’amplification –, un spectacle aussi décalé que sensible. Vous avez dit réjouissant ? (C.B.)

18 + 19.08.18 Chassepierre (BE) www.chassepierre.be Légende : Le Chant des Pavillons, La Fausse Cie © Vincent Van Hecke


pré-production — prises de vues — photo post-production — vidéo numérique — 03 90 20 59 59 —


Réalisation Myriam Commot-Delon — Photo Alexis Delon Compositions réalisées avec le papier Cacao de la papeterie Lana www.lanapapier.fr

tendances.


Photographe Alexis Delon / Preview www.preview.fr

hello spring

Réalisation Myriam Commot-Delon

Mannequin Sinara Barbosa / Up Models www.dmg-paris.com Coiffeur Alexandre Lesmes / Avila www.avila-coiffure.com Maquillage et manucure Maili Nguyen / Avila Post-prod Emmanuel Van Hecke Preview | www.preview.fr

À gauche | Manteau trench bi-matière en coton double face et pull en laine légère à face tricotée avec foulard de soie appliqué au dos, les deux Céline. Pantalon zippé porté en short en pure laine vierge tartan Balenciaga, sandales Jimmy Choo. À droite | Chemise oversize en vinyle, pantalon zippé en pure laine vierge tartan, sac cabas à franges Laundry, petit format, en cuir de veau et baskets triple S, Balenciaga. Lunettes solaires Anne et Valentin.


À gauche | Blouse et pantalon doublé en soie Ipsaé. À droite | Robe chemise en popeline à dos travaillé ajouré et ceinture en popeline contrastée Ipsaé. Sandales Prada. Bague boule en or, perles blanches et brillants et sautoir en or avec boules plates, les deux Éric Humbert.


À gauche | Bague boule en or, perles blanches et brillants Eric Humbert. À droite | Chemise en popeline de coton à col chemise amovible Hana San, pull en coton côtelé noué à la taille Pôles et pantalon en lin à revers Zyga. Sandales en cuir, clous et liens en popeline bleue rayée (vendues avec un deuxième jeu de liens en popeline noire) Prada. Sautoir (porté double) en or avec boules plates Éric Humbert. Plante Location de plantes vertes, La Serre à Schiltigheim.


À gauche | Veste tailleur et jupe en popeline de coton safran Alberto Biani, chemisier en soie Vanessa Seward et ballerines pliables faites main en cuir blanc à bout perlé Meher Kakalia. À droite | Robe en popeline Aspesi, sac en raphia Sans-Arcidet, ballerines Meher Kakalia et bracelets en fil de coton Guanábana Hand Made.


À gauche | Combinaison de pompiste en coton (disponible en plusieurs couleurs) Laetitia Ivanez x Galeries Lafayette. Baskets triple S Balenciaga. À droite | Trench en vinyle opaque (disponible en plusieurs couleurs) Laetitia Ivanez x Galeries Lafayette. Débardeur en coton blanc Isabel Marant et sandales Jimmy Choo. Lunettes solaires Anne et Valentin. Plante Location de plantes vertes, La Serre à Schiltigheim.


Au cœur de la cour des Clercs, deux espaces communiquent et proposent une offre complémentaire : La Cour des Hommes, habitée par un atelier barber et un concept-store, et Les Coiffeurs-Créateurs, où sévit un pool de coiffeurs aguerris. Un QG pluriel et hybride pour deux espaces au poil !

ZU T Tendances Le QG

Au pluriel Par Cécile Becker Photos Benjamin Mathia

11, rue des Clercs www.lacourdeshommes.com | www.lescoiffeurscreateurs.com

Les CoiffeursCréateurs Le salon naît en 2009 de la rencontre entre Brigitte Boube (la sémillante coiffeuse à l’origine, déjà, du salon Carte Blanche) et Domenico Toscano. Brigitte s’oriente vers le travail des couleurs quand Domenico pousse le côté artistique des coupes.

Le concept « Un anti salon de coiffure ! » Comprendre : un endroit où on prend le temps et où on se sent comme à la maison, qu’on soit habillé « en costume ou un tenue de chantier ». Les CoiffeursCréateurs, c’est beaucoup de technique et une bonne dose d’artistique. Domenico Toscano est par ailleurs formateur Kevin Murphy et intervient régulièrement sur les défilés des Fashion Week.

Côté tendance Brigitte, Domenico et leur équipe proposent des bilans personnalisés et s’attachent avant tout à coller à la personnalité de chaque client.e. Ils parlent tous deux d'un retour au carré et au chignon pour les femmes, et fantasment la banane pour les hommes.

Les + Le salon est à l’abri des regards. Brigitte et Domenico proposent un corner déco qui rassemble des coups de cœur trouvés au salon Maison & Objet. On ne vient pas “juste ” pour se faire couper les cheveux, on papote, on boit un coup, on grignote. Les Coiffeurs-Créateurs 03 87 37 13 13 58


La Cour des Hommes Domenico Toscano a voulu ajouter une corde à l’arc déjà bien ficelé des Coiffeurs-Créateurs. En octobre 2017, il rachète l'espace voisin du salon de coiffure et s'associe à son cousin Nicolas Marsicano côté concept-store et à Julien Michel côté barbier.

Le principe Un espace dédié aux hommes qui réunit qualité/diversité/convivialité, des produits européens, français et locaux et un vrai savoir-faire. On y déniche aussi des accessoires unisexes ou de quoi twister sa déco : plaids, parfums d’intérieur, etc.

Le concept-store Installé dans un espace habillé de pièces chinées, le concept-store déploie une sélection décalée : Le Slip français, le vestiaire local chic et décontracté de Blotter Atelier, les rhums arrangés Arhumatic, la lessive pour homme Antoine, les ceintures tressées ou la bagagerie Billybelt…

Le barbier Après des voyages à Paris et Londres pour parfaire sa technique, Julien Michel invente son propre « rituel » de rasage à l’ancienne. Dans l’ordre : diagnostic, 59

hydratation, serviette chaude, mousse à raser au blaireau, rasage dans le sens du poil et l’inverse, serviette tiède, hydratation et application d’huile/baume.

Les + Nicolas et Julien sont avant tout des passionnés, et l’atmosphère s’en ressent ! L’accueil : détendu, souriant et attentionné, parfois arrosé de dégustations de rhums/bières. La large gamme de prix : il y en a pour tout les porte-monnaie. Les idées cadeaux originales, notamment les kits de survie Men’s Society ou les accessoires magnétiques et malins signés Palomar. La Cour des Hommes 03 87 52 60 96


ZU T Tendances Shopping

Up to date Par Myriam Commot-Delon

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Notre coup de filet ensoleillĂŠ.


Un vestiaire d’aujourd’hui 1

Arrivée cette saison de la marque Sœur dans le vestiaire de Maud Evrard. Talon Aiguilles Et Caetera 3, rue Gambetta | Nancy 03 83 48 18 06

Des bougeoirs hybrides 2

Un mix de béton moulé, cuivre et métal perforé : Crowd Candle Holder, design David Taylor pour New Works. Boutique du Mudam 3, Park Dräi Eechelen (LU) www.mudam.lu

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Un Tac-Tac

Retour fracassant d’un cultissime jeu 70’s… mais version collier par One We Made Earlier. Superhuit Concept Store 8, rue d’Amerval | Nancy Instagram : superhuit_store 4

Une pluie de  pierres

Délicats et graciles, ces bracelets en plaqué or et pierres précieuses Une à Une. By Cracotte 11, rue d’Amerval | Nancy 03 83 35 08 52

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De blancs souliers

Dans l’air du temps, ces escarpins Eve en cuir et talon bois Vagabond. Honey Mustard 11, rue du Marché-aux-Herbes Luxembourg www.honeymustard.eu

Des rayures à l’horizon 6

Incontournable sur le bitume, la marinière WeAreCPH. Extrabold 24, avenue de la Liberté Luxembourg www.extrabold.eu

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Sélections Tendances

BEAUTÉ

Do it yourself Un des Sens - L’atelier cosmétique 6, rue La Fayette | Nancy www.un-des-sens-atelier.fr Photo : Arno Paul

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Un des Sens, c’est un cocon de douceur au cœur de la ville, un nid douillet où se ressourcer, une ode à la nature et ses bienfaits… On y trouve toutes sortes de produits bio, sains, 100% naturels, crèmes, savons, maquillage, huiles essentielles… Et même une gamme pour les hommes, barbus y compris. On craque pour la déco, la belle énergie de la maîtresse des lieux, et les ateliers où l’on peut apprendre à créer ses propres cosmétiques à partir de matières premières vendues dans le magasin. Au top. (A.V.)


SHOPPING

La seconde main a décidemment le vent en poupe à Metz. Deux adresses où chiner de toute urgence : une friperie d’un nouveau genre et un opticien anti-gaspi. Recycler n’a jamais été aussi tendance.

SECOND HAND, FIRST CLASS Par Caroline Lévy

La Lunetterie du coin Fort du succès de ses deux adresses strasbourgeoises, Romain Corato retrouve sa Lorraine natale. Dans un écrin de 100m2 réalisé à partir de matériels d’occasion, on découvre les collections de griffes pointues : Komono, Rezin ou encore Battatura... Le tout joliment disposé sur des tables en bois pour « une expérience client adoucie » poétise le maître des lieux ! Les + Une large gamme de montures neuves et d’occasion. On apporte sa vieille paire de lunettes et on profite d’une remise jusqu’à 70 € sur sa nouvelle monture. Du eye level ! Centre commercial Saint-Jacques Metz www.lunetterieducoin.fr

Moules fripes Plus qu’une boutique vintage, Moules Fripes a crée son propre label rétro. Dans sa nouvelle adresse de la rue des Parmentiers, Théodora apporte sa touche 50's et du mobilier design acheté chez Formes et couleurs à sa sélection élégante de pièces anciennes et d’accessoires d’époque. Le + Un merchandising étudié. Chez Moules Fripes, les sapes sentent la rose et sont disposées comme dans une boutique de luxe, par thème et couleur. Un essayage en cabine et vous aurez peut-être la chance de vous retrouver moulée et fripée sur le compte Instagram à succès de la boutique ! 11, rue des Parmentiers | Metz Facebook : Moules Fripes 63


OPENING

Froufrouthé

BIJOUX

Be yourself Morgane et Mimi ont sélectionné bagues, joncs et colliers de la créatrice parisienne Daphné Dasque qui réinterprète les symboles culturels dans un style résolument rock. Entre univers urbain et mystique, ces bijoux inspirés sont façonnés à la main, explorant le contraste des textures. Un conseil : misez sur l’accumulation pour composer votre propre style ! (M.M.)

Et pourquoi pas un concept-store nouveau genre, féminin et culturel, pour faire revivre l’ex-librairie Géronimo à Metz ? C’est la démarche atypique et fantaisiste de Françoise et Barbara, un duo mère / fille habité par l’idée de mixer mode et convivialité. Leurs froufrous ? Outre une sélection de bijoux et d’accessoires, elles ont sélectionné les pièces gypset et estivales de la griffe trendy Mes Demoiselles Paris (photo) et la marque suédoise Ewa i Walla qui revisite les vêtements du XVIIIe siècle. Mais aussi les volumes milanais de Maison Boeme, Hana Kan et ses chemises parfaites, Barbara Lang et ses robes généreuses, les créations minimalistes de MR7173 et

un flot d’autres marques alternatives françaises et internationales privilégiant les matières naturelles et une distribution confidentielle à petite échelle, pour mieux contrôler les différentes étapes de production. Et le thé dans tout ça ? À siroter, lors des rendez-vous culturels Froufouthé (expositions, animations ou conférences) qui seront régulièrement programmés pour faire vivre ce lieu de rencontre et d’échange. (M.C.D.) 2, rue Ambroise Thomas Metz 03 87 75 17 49 Exposition en cours : Sylvie Vitoune www.vitoune.book.fr

Sally & Jane 14, rue Taison | Metz 03 57 28 84 73

ACCESSOIRES

Pax Pas un été sans la CSAO (La Compagnie du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest) ! Fondée par une pionnière du commerce équitable, Valérie 64

Schlumberger (mère de l’actrice Léa Seydoux et d’Ondine Saglio, directrice et créatrice de la marque) nous africanise depuis 1995 avec des créations déco et accessoires hautes en couleur. On file donc illico sur leur boutique en ligne ou à Nancy, chez Soon, pour s’offrir leurs sacs

en wax brodés aux beaux mots tout dorés ! (M.C.D.) Soon  25, rue du Pont Mouja Nancy 03 88 45 19 01 E-Shop CSAO : www.csao.fr


Cité musicale-Metz Orchestre national de Lorraine

Arsenal

Bam

Trinitaires

MAI — JUIN 2018

PA P I E R - P E I N T — P E I N T U R E — B É T O N C I R É

photo Scandale © Pierre Grosbois

Étude et réalisation de projets Déco

31, rue de Pont-à-Mousson | 57950 Montigny-lès-Metz 06 62 29 41 66 www.bleujasmin.fr

sam 19.05 Trinitaires FOREIGN BEGGARS

CONCEPT STORE

sam 02.06 Trinitaires DOPE SAINT JUDE PUMPKIN & VIN’S DA CUERO

mar 22.05 Arsenal ORCHESTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES Brahms, Schumann

sam 09.06 Arsenal LANCEMENT DE SAISON DE LA CITÉ MUSICALE-METZ

jeu 24.05 CASCADEUR

Bam

sam 26.05 FEMI KUTI

Bam

jeu 14.06 Arsenal ven 15.06 Arsenal 9e DE BEETHOVEN Orchestre national de Lorraine

mer 30.05 SCHUBERT ELLINGTON

Arsenal

sam 16.06 LA COLONIE DE VACANCES

Bam

ven 01.06 SCANDALE Pierre Rigal

Arsenal

mer 27.06 SON LUX

Bam

Et bien d’autres dates à découvrir sur...

citemusicale-metz.fr

N° de licences d’entrepreneur de spectacles : 1-1097300 1-1097302 1-1097303 2-1097304 2-1097266 3-1097305 3-1097267

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DÉCORATION

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CONSEIL EN AMÉNAGEMENT

Pampilles & Concept aime les articles et les fabricants qui ont une histoire, les objets bien faits, fonctionnels et durables. Crédit photo : Fatboy

mar 15.05 Arsenal BRAD MEHLDAU TRIO

4, RUE DE L A PIERRE HARDIEE | METZ | 03 87 69 13 14


presse — édition — communication

Réalisation Myriam Commot-Delon — Photos Alexis Delon / Preview

chicmedias.com


Réalisation Myriam Commot-Delon — Photo Alexis Delon Compositions réalisées avec le papier Cacao de la papeterie Lana www.lanapapier.fr

lifestyle.


Z UT Lifestyle Design

décorum Par —— Myriam Commot-Delon

Geste architectural S’offrir des murs en béton banché façon Tadao Andō ? Un rêve accessible grâce à la décoratrice d’intérieur Myriam Mazur de l’atelier Bleu Jasmin, qui utilise en rénovation ces panneaux d’habillage muraux ultra-légers. - Panneaux Concrete LCDA, composés d’une face avant en béton et d’une face arrière en mousse, Panbeton. Où ? Bleu Jasmin 31, rue de Pont-à-Mousson Montigny-lès-Metz www.bleujasmin.fr + Fauteuil Egg Chair, design Arne Jacobsen, Fritz Hansen chez Formes & Couleurs. Où ? Formes & Couleurs 4, rue Saint-Nicolas | Nancy 9-11, rue du Lancieu | Metz www.formesetcouleurs.fr

De belle lignée

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On aimait déjà follement la potence de Jean Prouvé, celle du duo Muller Van Severen nous enchante. D’une pureté et d’une simplicité imparables, Hanging n°1 (1), éditée par Valerie Objects, est disponible en plusieurs couleurs. Où ? Modules 17, rue d’Amerval | Nancy 03 83 23 15 59

Spectaculaire

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Sculpturaux et raffinés, les tabourets et tables basses Sparkle (2) du designer Tokujin Yoshioka sont taillés pour briller de mille feux. Une des nombreuses facettes de l’éditeur italien Kartell, qui n’a de cesse d’ennoblir le matériau plastique pour en faire des objets innovants d’un luxe inouï. Où ? Kartell 35T, rue Saint-Nicolas | Nancy 03 83 20 98 33 22, rue Lasalle | Metz 03 87 16 26 21


Arty Aquareller son canapé avec ce coussin Paint en lin et plumes de canard (3), d’après une œuvre de l’artiste Joséphine Ortega et issu de la collection limitée Super texture de Tom Dixon. Où ? www.tomdixon.net

Cousu d’or

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Dernière création de la géniale Paola Navone pour Gervasoni : la suspension Brass (4), aérienne feuille en laiton mat et martelé (disponible en deux formats). À dénicher dans le second concept store de La Villa 1901, qui a ouvert sa malle aux trésors bohème au centre-ville de Nancy juste avant le printemps. Où ? La Villa 1901 | La Boutique 15, rue Saint-Dizier | Nancy www.lavilla1901.fr

L’équation parfaite Du velours + un piétement or + une allure gracile = une chaise à tomber. Chaise Fifties Galligaris (5). Où ? Calligaris 12, rue Haute Seille | Metz 03 87 74 84 40 (5)

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En trompe-l’œil À Metz, le piquant QG déco Pampilles & Concept a déniché ces épatants tapis en vinyle imprimé zèbre Pôdevache (6), pour dépayser nos terrasses (aussi disponibles en version set de table). Où ? Pampilles & Concept 4, rue de la Pierre Hardie | Metz 03 87 69 13 14

Holiday

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Pour un avant-goût de vacances, un mini-palmier dans une serre autonome Pikaplant (7), à poser sur son bureau. Où ? Pampilles & Concept 4, rue Pierre Hardie | Metz 03 87 69 13 14


Z UT Lifestyle Design

La bibliothèque

Tout en polyvalence Parmi les nombreux partenaires du showroom 197 Design, focus sur l’éditeur italien Lema et la bibliothèque Plain du designer Francesco Rota. Graphique et fonctionnelle, sa linéarité et sa modularité sépareront avec légèreté un espace ouvert. Réalisée en tubes d’acier à section carrée (laqués blanc ou noir), ses étagères à niveaux aléatoires sont disponibles en plusieurs longueurs et épaisseurs. www.lemamobili.com Où ? 197 Design 197, avenue de Strasbourg Brumath www.197design.com

L’idée en +

Créer un espace de lecture confortable à l’arrière de la bibliothèque.

Table d’appoint S 18 | Uli Budde | Thonet

Un plateau laqué et une structure telle une boucle sans fin qui rappelle les lignes du style Bauhaus de Marcel Breuer.

Fauteuil lounge Volare | Jan Armgardt | Leolux

À choisir seul ou avec repose-pieds coordonné, son revêtement et sa structure sont disponibles dans diverses configurations (cuir ou tissus).

→ Les deux chez 197 Design

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50 compagnies professionnelles 200 artistes internationaux

Théâtre, cirque, danse, marionnettes…

Sally & Jane

Joe Sature et Ses Joyeux Osselets (FR), Typhus Bronx (FR), Delinus (NL), La Fausse Cie (FR), L’Eolienne et Joli Vyann (FR/GB), Cirque Exalté (FR), Joan Catala (ESP), Claire Ducreux (ESP)…

PRÉVENTE jusqu’au 17 août à 19 h 1 jour : 16 € (enfants : 8 €) 2 jours : 24 € (enfants : 12 €) LIBRAMONT

Bijoux Argent & Trésors en tous genres

BASTOGNE

E411

BOUILLON

NEUFCHATEAU

SUR PLACE 18 & 19 août

BERTRIX

CHASSEPIERRE

(paiement uniquement en liquide) S imo n 6515

1 jour : 20 € (enfants : 10 €) 2 jours : 30 € (enfants : 15 €)

FLORENVILLE FRANCE

ARLON

VIRTON MONTMEDY

G-D DE LUXEMBOURG

Prêt à porter ▪ Barbara Lang ▪ Mes Demoiselles Paris ▪ Ewa i walla ▪ Grizas ▪ Masai ▪ MR7173 ▪ Echappées belles ▪ Trigramme ▪ Hana San ▪ Piti ▪ Boeme Accessoires ▪ Catherine Parra

une histoire de femme un bruissement d’étoffes une idée conviviale du commerce

▪ Kontessa ▪ Sogoli

Caroline Najman · BY BOE · Hanka ïn · HARPO Macon & Lesquoy · Marie Laure Chamorel · Hannah Wallmark 5 octobre · Corita Rose · Daphné Dasque · Stalactite

▪ Le faubourg des gazelles ▪ Art 22

2, rue Ambroise Thomas — Metz — 03 87 75 17 49

14, rue Taison - Metz - 03 57 28 84 73

– LES THÉÂTRES DE LA VILLE DE LUXEMBOURG –

DU 24 MAI AU 3 JUIN 2018

© HERMAN SORGELOOS

10 JOURS DE SPECTACLES, DE RENCONTRES ET D’ÉCHANGES DÉCOUVREZ LE PROGRAMME COMPLET SOUS WWW.LESTHEATRES.LU

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Zut à table. 1

Les nouvelles tables Par Cécile Becker, Aurélie Vautrin, Magali Murano

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Chez Valentine

Le Local

Qui ? Valentine, naturopathe, se lance avec son mari dans la restauration afin d’associer santé et plaisir dans l’assiette !

Qui ? Charles Etzel en cuisine et Quentin Schummer en salle, des amis d’enfance qui ont voyagé et travaillé en tant que chefs avant de se retrouver dans leur ville natale.

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12, rue de la Source | Metz | 06 84 28 08 45 www.chezvalentinemetz.com

Son credo « Que ton alimentation soit ta seule médecine », disait Hippocrate et reprend Valentine, qui propose une cuisine biologique, 100% végétale, sans produit animal, préparée avec des produits sélectionnés auprès de producteurs locaux.

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26, rue Pasteur | Metz | 03 87 63 93 06 Facebook : Le Local Metz

Les + Les contenants take away sont 100% biodégradables et compostables ! Valentine complète son offre avec des prestations naturopathie et bien-être. Des tips et recettes sont publiés sur la page Facebook.

La cuisine Des recettes authentiques, de terroir, revisitées de manière fine et subtile, et des associations créatives. Exemple ? Un célerisotto pour accompagner un suprême de pintade de la Ferme du Grand Pré (à Lorry-Mardigny) cuit à basse température : sublime.

On y va À partir du 14 mai : jour officiel de l’ouverture ! (M.M.)

Photo : Jennyfer Té

On y déguste Sur place (12 couverts) et à emporter : des lunchbox hashtag healthy où on pourra trouver : poischiches grillés, sarrasin, carottes marinées, houmous de betterave, asperges, salade, etc. Avec plein de petits toppings savoureux et colorés !

À la carte 4 entrées, 5 plats, 4 desserts qui changent chaque saison, des suggestions midi et soir et un menu du jour le midi. Les + Une cuisine ouverte sur une salle décorée façon hygge. Une ouverture le dimanche soir, rare à Metz ! (C.B.)) Ouvert les lundis, jeudis et vendredis midi et tous les soirs sauf le mardi. Photos : Arno Paul

Les produits Du bœuf lorrain, du porc luxembourgeois, des bières de micro-brasseries du cru, des vins de Moselle, des fruits et légumes locaux…

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Zut à table. Les nouvelles tables

2

1

3

Le Tém

Rawdish

Mona

Quoi ? Quatorzième restaurant de la famille Bonnet, qui possède notamment à Nancy Le 21 et le Dizneuf.

Le concept Après un premier restaurant au centre-ville, ce flagship store s’installe dans un quartier business. Des mets ultra-healthy à manger sur place (4 tables) mais surtout à emporter.

Qui ? Maxime, Italien, né le 5 juin 1979, le même jour que Mona Lisa…

On mange Du local bio, des superaliments : macro et buddha bowls, tartines à l’avocat, granola aux graines de chia, le tout arrosé de smoothies frais (mais pas que).

On aime Les pizzas : à tomber ! Mais aussi les pâtes, risottos, bruschette, involtini ou plancha… le mi-cuit Nutella ou la crème brûlée à la pistache de Sicile.

On aime La sobriété du lieu, le sourire des serveurs et des produits à retrouver chez Monoprix ou Naturalia. (C.B.)

Le + Ouverture jusqu’à minuit les vendredis et samedis. (M.M.)

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17, Grande Rue | Nancy le-tem.business.site

On y va Pour le menu du midi à 18€, avec entrée-plat et buffet de dessert à volonté. On y déguste Une cuisine raffinée, de marché, assez minimaliste il est vrai mais toujours dressée avec soin. La déco Branchée-chic avec ambiance indus’ et vielles pierres apparentes, mobilier dans le même esprit. Pensez à réserver ! (A.V.) Photo : Benjamin Mathia

2

2a, place de Paris | Luxembourg www.rawdish.lu

Photo : Audrey Krommenacker

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3

8, avenue Foch | Metz Facebook : Mona Metz Restaurant

On mange ? Une cuisine italienne généreuse, des produits importés de la botte.

Photo : Inès Remy


Zut à table. L’actu à boire et à manger

Les Vedettes Les rendez-vous Par Cécile Becker

Photos Julian Benini / Portrait Audrey Krommenacker

Il y a des bars où on se contente de boire un coup et il y a les autres : ceux où on se rend pour l’atmosphère, pour l’accueil, pour les rencontres, pour la carte à grignoter… Plus qu’un bar, Les Vedettes s’assume comme un véritable lieu de vie, imbriqué dans la vie de quartier : « Dès le début, ce que je voulais c’était créer des moments, une âme : je crois que c’est ce qui fait qu’on s’attache à un endroit, raconte Rachel Burgy, la gérante. À l’heure du tout concept, il me semble que les clients aiment se sentir comme à la maison. » Aux Vedettes, les “moments” ne manquent jamais, que ce soit à l’heure du café, du déjeuner – avec une belle carte de tartines toujours renouvelée et de desserts, le tout,

évidemment maison –, de l’apéro ou en soirée où on peine souvent à trouver une table. Tous les jours peuvent être prétextes à nouvelle proposition – « on réfléchit sans arrêt » – : concerts, karaokés, animation, DJs sets, nouveaux desserts proposés par l’équipe… tout est possible et toujours pensé avec la scène artistique du coin. Pas étonnant que Les Vedettes soient devenues incontournables ! WHAT’S NEW ? Nouvelle carte pour l’été avec 2 nouvelles tartines : chèvre-courgetteail et champignons-haricots coco + un gaspacho maison + de nouveaux desserts.

À L’AGENDA B  ientôt (voir Facebook), une soirée spéciale Céline Dion : karaoké, concert d’un.e transformiste, reprises. « Une soirée ouvertement kitsch », prévient Rachel Burgy. L e 8 juin : concert, duo saxo contrebasse. L e 21 juin, Fête de la musique : un groupe en live, 3 DJs (DJ Lezard, Sappho, Eric Desty) et du mapping pour habiller l’extérieur et l’intérieur des Vedettes imaginé par Tony D. Funk, hip-hop, soul, disco. « Du son frais et sexy. » L e 14 juillet : « Littéralement, la fête du slip. » E  t pour le reste de l’été ? « Des soirées plus décalées ! » Ouvert tous les jours Les Vedettes 24, place du Quarteau à Metz Facebook : Les Vedettes - Metz

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Zut à table. Le produit

Les pâtisseries orientales Par Aurélie Vautrin

Photos Julian Benini

Qu’elles soient marocaines, algériennes, tunisiennes, libanaises, syriennes, irakiennes, palestiniennes ou israéliennes, ces fameuses pâtisseries étaient longtemps confectionnées, avec patience et dextérité, dans les cuisines des ménagères. La pâte travaillée à la main, les matières premières choisies avec soin… Chaque pays ayant sa spécificité, chaque habitant – ou presque – aussi. Des gourmandises nourries par le soleil, mais aussi par

les méandres de l’histoire de ces pays, de la présence ottomane ou française à la civilisation maure et la conquête islamique. Pas d’unicité, donc, au sein de la pâtisserie orientale, mais de nombreux points communs, dont les secrets se transmettent souvent de mères en filles. Ces délices sucrés ont depuis longtemps dépassé les frontières, devenant alors un vrai business, mais ses représentants tiennent à en conserver les valeurs d’antan.

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Longtemps mal considérées, les pâtisseries orientales ont depuis quelques années vu leur image évoluer dans le bon sens… Jusqu’à trouver une jolie place sur nos tables du dimanche (et du reste de la semaine aussi.) Petit tour d’horizon de ces rayons de soleil, aussi gourmands que raffinés.


Zut à table. Le produit

Moins de sucre Au Maghreb comme partout dans le monde, la cuisine est une affaire de traditions, de culture et de transmission. Une affaire de famille, souvent, aussi. « J’étais toujours dans les pattes de ma grand-mère quand elle cuisinait », nous raconte Safia Amiti, le sourire dans la voix. Il y a seize ans, cette Parisienne d’origine algérienne s’installe à Metz et y ouvre Nour, un établissement spécialisé dans les saveurs algéroises, bien installé désormais aux côtés des Fresson et autres Bourguignon qui font la réputation de la ville. « La cuisine n’était pas mon métier, mais j’ai toujours aimé ça, et puis j’avais vraiment envie de changer la mentalité générale sur la pâtisserie de mon pays. Les gens la voyaient trop sucrée, trop grasse, baignant dans l’huile de friture… Alors que l’on avait déjà des recettes sans farine ou sans beurre, bien avant la mode du sans gluten par exemple ! » Car oui, à bas les idées reçues : les pâtisseries orientales ont une composition variée. Et puis l’amande, souvent à la base du produit, est riche en fibres et en lipides… À condition, bien sûr, de choisir avec soin sa matière première. Ce

qui explique notamment les écarts de prix – comme c’est le cas pour les macarons ou autres gourmandises. « La fraîcheur et les produits que l’on met dedans. C’est ça qui fait toute la différence. » Pour confectionner ses bouchées, Safia s’appuie sur les traditions, tout en y ajoutant une touche de modernité forcément nécessaire. « J’ai réduit de moitié la quantité de sucre qu’utilisait ma grand-mère ! Et puis j’ai intégré différentes saveurs, le chocolat par exemple, ou des produits qui n’existaient pas dans le pays où j’ai grandi, comme la pâte filo. » La pâte filo qui est un ingrédient de base de la pâtisserie libanaise, tout comme le beurre clarifié et le sirop de sucre, là où le Maghreb utilise plutôt l’amande ou le miel… Finalement, « pâtisseries orientales » est une expression un peu fourre-tout, et qui mériterait d’être précisée. Là où tout le monde s’accorde, c’est sur l’accompagnement, idéal pour profiter de l’explosion de saveurs : le fameux thé à la menthe, aussi appelé… la boisson de l’hospitalité. De quoi mettre l’eau à la bouche, quelle que soit sa provenance !

Nour 3, rue Paul Bezanson | Metz 03 87 74 38 22

Les incontournables

—— Msemen

Délicieuse crêpe feuilletée, souvent arrosée de miel tiédi pour la version sucrée.

—— Baklava

Issu de la tradition perse et ottomane, c’est un gâteau au sirop, à la cannelle et aux fruits secs – pistaches, noisettes, amandes, noix, noix de cajou, pignons… Réalisé avec la fameuse pâte filo, notamment au Liban.

—— Makrout

—— Kalb El Louz

—— Corne de gazelle

—— Zlabia

Biscuit en forme de losange, frit et plongé dans le miel encore chaud. Fabriqué à base de dattes, de semoule et de fleur d’oranger.

Autre star de la pâtisserie orientale, surtout au Maroc. Préparée à base d’amandes et de fleur d’oranger, la pâte doit être très fine et nécessite beaucoup de repos avant la cuisson.

C’est un gâteau d’origine algérienne, à base de semoule, d’amande et d’un sirop de sucre à la fleur d’oranger.

Entre le bonbon et le gâteau, on le reconnait par sa jolie forme en spirale et sa couleur orangée. Particulièrement consommé pendant le Ramadan.

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—— Baghrir

Une crêpe, là aussi, cette fois à base de semoule et de farine. On l’appelle aussi « crêpe mille trous » car, cuite sur une seule face, sa surface laisse apparaître de multiples cavités. Servie chaude, avec du beurre et du miel, sa texture est proche de celle du pancake.


Sélections Lifestyle

LIFESTYLE

MINI / MOI

Un double concept-store sinon rien. Fans de lifestyle scandinave, venez chiller chez Léif, un bel espace luxembourgeois dédié à la déco et chez Bettles & Bugs, un doux nid minimaliste pour les kids de 0 à 6 ans. L’ADN ? Du 100 % nordique avec des marques qu’on adore comme Madam Stoltz, Bloomingville, Designers Guild, Osborne & Little, Perletta Carpets ou Hübsch mais aussi un corner d’upcycling dédié à la restauration

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de sièges, des cosmétiques ou de la papeterie graphique. Et côté kids, même univers mais version mini, avec déco, vêtements et jouets + un e-shop extra. (M.C.D.) Léif Lifestyle Essentials + Beetles and Bugs 21, avenue de la Liberté Luxembourg www.beetlesandbugs.com www.leif.lu


SHOPPING

All Matcha everything : à boire en version straight ou latte, à saupoudrer sur des gaufres ou même, des frites (en version condiment), à ajouter à ses recettes de madeleine, cookies et autres délicatesses… ce thé vert moulu japonais n’en finit plus de nous séduire. Au Palais des Thés, on le retrouve désormais associé à des notes gourmandes, version Curcuma et même, Cacao pour encore plus de plaisir à boire ou à manger. La fameuse maison des thés propose notamment des recettes, dont celle, à retenir, de smoothie bowl : on mélange le Matcha Cacao à du lait d’amande et un peu de sucre, on ajoute un peu de poudre d’amande, on laisse reposer, on verse dans un bol avant d’ajouter des fraises, fruits rouges séchés, des amandes concassées et un peu de copeaux de chocolat. What else ? (C.B.)

Photo : Frédéric Lucano

CHA-CHACHA !

BROC

Bric-àbrac à tirelarigot Parcourir les 527 m2 de La Galerie sur son 31, c’est embarquer pour un vrai voyage dans le temps. C’est craquer pour les jouets de son enfance ou une planche de skate dernier cri, c’est flâner dans les allées pour chiner des

Photo : Arno Paul

Palais des Thés 9, rue de Ladoucette | Metz Facebook : Palais des Thés Metz www.palaisdesthes.com

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affiches de ciné ou un fauteuil vintage, discuter musique avec le fameux JC Passetemps et ses 5 000 vinyles, se faire tirer le portrait par Fatka, grignoter des insectes chez Curiosis, apprendre à travailler le bois en même temps que son orthographe… C’est tailler la bavette avec Léon le Brocanteur ou boire un thé en survolant un livre avec le maître des lieux, Baldo, ex-retraité qui réalise ici un rêve de grand gosse. Un joyeux bordel aux allures de caverne aux merveilles. (A.V.) La Galerie sur son 31 31, rue des 4 Églises | Nancy Facebook : La Galerie sur son 31


DÉCO

BONNE MINE

Vase cornet Happy Face, H.17 cm.

En 2018, les vases font bonne figure avec la tendance des visages stylisés qui peuplent les objets déco. Gais et colorés, ceux de la collection Happy face, dessinés par Nicolas de Waël pour les Emaux de Longwy dessinent aussi leur bonne humeur sur une boite à caviar, un œuf, des vide-poches et un pot à bougies. (M.C.D.) www.emauxdelongwy.com DÉCO

Voyage voyage Fans des années 80-90, ce temple à la gloire du vintage est fait pour vous. À la fois bar-brunch-restaurant-dancing, Mamie Branchée joue à fond la carte boum du samedi soir, avec du orange sur

Comme à la maison

les murs et une déco hyper classe – pour peu que l’on soit amateur d’ABBA, de K7 audio et de rubik’s cube. Un bel espace de 200 m2 joyeusement régressif et intergénérationnel, pour boire un verre, (bien) manger ou danser sur ce fameux rythme qui t’entraîne jusqu’au bout de la nuit. Anti-nostalgiques s’abstenir. (A.V.) Mamie Branchée 5, rue Maurice Barrès | Nancy Facebook : Mamie Branchée

Photo : Benjamin Mathia

QG

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Depuis juin dernier, Hélène Boulic, Parisienne amoureuse de déco, a pris ses quartiers en plein centre-ville de Metz. Chez Pampilles & Concept, elle fait découvrir ses coups de cœur déco, mobilier et luminaires, objets souvent un brin décalés, fabriqués majoritairement en France. Des exemples ? Les meubles Drugeot Manufacture, les tapis Pôdevache ou les dépareillées de la Faïencerie de Gien. Les + ? Des vernissages avec des artistes locaux dont les œuvres sont ensuite proposées à la vente et un service coaching déco. (M.M.) Pampilles & Concept 4, rue Pierre Hardie | Metz Facebook : Pampilles & Concept


Restauration rapide de plats faits maison biologiques, sains et 100% végétal.

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Pâtisserie Alégéroise

3, rue Paul Bezanson | Metz | 03 87 74 38 22

Cuisine créative de terroir

26, rue pasteur ∙ 57000 Metz ∙ 03 87 63 93 06 Le Local Metz


Chronique

№20

Au bon parfum LES PARFUMS CULTES JOY, JEAN PATOU, 1930 HENRI ALMÉRAS Par Sylvia Dubost Illustration Lætitia Gorsy

Depuis une dizaine d’années maintenant, et depuis le lancement fracassant du n°5, la mode est aux parfums de couturiers. Mais à l’aube de cette nouvelle décennie, la couture (et le monde en général) va mal : après le krach de Wall Street, les riches clientes américaines, qui font le succès des maisons françaises, ne peuvent plus acheter de robes, encore moins venir aux défilés. Le couturier Jean Patou, coqueluche du sérail depuis sa première collection en 1919, répond à la situation avec panache (ou indécence, c’est selon). Il demande à son parfumeur maison Henri Alméras, déjà auteur de plusieurs jus chez Patou (dont un

très joli Adieu sagesse en 1925), de créer « le parfum le plus cher du monde », pour l’offrir en lot de consolation à sa clientèle désargentée. Joy est un bouquet floral aujourd’hui classique porté par un accord jasmin et rose, qu’à l’époque on travaille plus volontiers séparément. Dans le flacon aux lignes pures dessiné par l’architecte Louis Süe, décoré à la feuille d’or et scellé à la main, Henri Alméras a assemblé et concentré les plus belles essences : chaque flacon de 30ml nécessite plus de dix mille fleurs de jasmin de Grasse (à l’origine cueillies à la main) et vingt-huit douzaines de roses de mai. La beauté de ses matières et la richesse de sa texture en 82

font un parfum-monument, linéaire dans son évolution, certes, mais somptueux et lumineux. L’eau de parfum, où s’épanouit surtout un jasmin gorgé de chaleur qu’on croirait presque toucher du doigt, est plus dense, plus ronde, plus opulente, son sillage plus conquérant. Un parfum épanoui. La rose centifolia ou rose de mai, au cœur de l’eau de toilette, lui donne une touche plus verte, plus piquante, plus insouciante. Deux versions d’une même histoire, tantôt troublante ou insouciante, toujours profondément gaie et solaire. Finalement commercialisé en 1935, Joy connut un succès fulgurant : aujourd’hui, la création d’Henri Alméras est le 2e parfum le plus vendu de tous les temps après le n°5. Comme lui, c’est un classique. Un parfum chic et intemporel, gai mais jamais débordant, qu’on porte avec élégance et légèreté. Un parfum à l’image de celle qui a sans doute contribué à son succès en le citant comme l’un de ses favoris : Jackie Kennedy. Et qui, une fois la crise passée, se pose avec ses matières d’exception dans les rayons des grands magasins.


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Zut Lorraine/Luxembourg 21  

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