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CARTHAGE-TUNIS D’Hannibal à la révolution de Jasmin

CARTHAGE-TUNIS

Éditions de la

ISBN 979-1-096963-13-3

République 9 791096 963133 ISBN : 979-10-96963-13-3

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CARTHAGE-TUNIS

Les meilleurs spécialistes vous invitent à une passionnante plongée dans l’histoire d’un pays qui s’est toujours distingué par sa modernité.

Éditions de la

De la rivalité de Carthage avec la Rome antique jusqu’au protectorat français du xixe siècle, en passant par la conquête arabe puis l’ère ottomane, le pays ne s’est jamais résigné à la soumission. Depuis la chute de Ben Ali en 2011 qui initia les « printemps arabes », la Tunisie, république de 11 millions d’habitants, garde le cap de la transition démocratique, malgré le terrorisme et la récession.

République

La Tunisie : au-delà du soleil et des paysages qui attirent les touristes, une riche histoire ! Celle-ci commence à Carthage, dont les vestiges attestent une civilisation complexe où se mêlent influences africaines, orientales et gréco-romaines.

d’HANNIBAL À LA RÉVOLUTION DE JASMIN

D’Hannibal à la révolution de Jasmin

Éditions de la

épublique

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Table des matières Préface

CARTHAGE ET LE MONDE PUNIQUE Au cœur d’un réseau marchand La ruse de Didon Le miracle phénicien

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Des sacrifices d’enfants ?

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Guerres puniques. Un choc de titans

39 54

Hannibal, un génie militaire

UNE RICHE PROVINCE ROMAINE La Rome africaine

57

Apulée, poète à succès

59 71

Sur le sang des martyrs

75

Augustin, l’ambitieux de Carthage

81

Les Vandales à l’assaut

89

L’Ifriqiya arabe

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Comment Tunis a détrôné Kairouan Ibn Khaldun, l’exilé

De fabuleux médecins

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Là où Saint Louis est venu mourir Le roi de France converti ?

Modernisation et démocratie À l’heure ottomane. Naissance d’un État Tunis à l’italienne

117 125 129 131 143

La ruée des archéologues

147

L’essor d’une capitale coloniale La Hara, ville juive dans la ville

157 165

Une indépendance pas si douce

171

Comment Bourguiba a dévoilé les femmes

175

Où en est la révolution de Jasmin ?

183

Chronologie

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Lexique

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Les auteurs

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Bibliographie

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Préface Petit pays de 11 millions d’habitants, formé d’une mince bande de terre entre la Méditerranée et l’Algérie, la Tunisie fait figure de laboratoire de la démocratie depuis la révolution de Jasmin et l’adoption en 2014 de la Constitution la plus démocratique du monde arabe. Il y a soixante-deux ans déjà, en 1956, Habib Bourguiba promulguait un code de la famille donnant aux femmes des droits inédits dans un pays musulman. Les raisons, multiples, de cette « exception tunisienne » tiennent aussi à l’histoire longue du pays. Sur les hauteurs de Byrsa, dominant le Grand Tunis, les vestiges de Carthage attestent la richesse d’une civilisation où se mêlent influences africaine, orientale et gréco-romaine. Parmi les nombreux comptoirs phéniciens, Carthage, la « ville neuve », se démarque par sa puissance, au cœur d’un marché commun sans équivalent en Méditerranée. Devenue la rivale de Rome, la cité, à l’issue des trois guerres « puniques » est détruite en 146 av. J.-C. et voit son sol maudit. Ce sont pourtant les Romains qui refondent la ville en 29 av. J.-C. Dotée d’un amphithéâtre et de 7

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thermes grandioses, la Carthage romaine, où se pressent les notables africains, dont le futur saint Augustin, rivalise avec Constantinople. Son enceinte fortifiée n’empêche pas les Vandales de la mettre à sac en 439. En 698, les Arabes prennent à leur tour la ville et la saccagent pour la troisième fois. Un an plus tard, Tunis est fondée à quelques kilomètres, sur un site occupé depuis l’époque punique. Mais les dynasties musulmanes qui règnent sur l’Ifriqiya lui préfèrent Kairouan. Au xie siècle, le pouvoir se réinstalle à Tunis qui devient bientôt le port le plus dynamique du Maghreb. L’ère ottomane est un moment clé dans la naissance de la Tunisie moderne. Les beys lancent des réformes libérales qui aboutissent à une constitution en 1861. Mais le pays n’échappe pas à la vague coloniale. En 1881, le traité du Bardo entérine la tutelle française. À Tunis, autour de la médina, se déploie une ville européenne qui exclut, de fait, les musulmans. Le 20 mars 1956, l’abrogation du traité du Bardo consacre l’indépendance. Le premier président, Bourguiba, lance une modernisation à marche forcée qui fait place en 1987 au régime policier de son ancien Premier ministre, Ben Ali. C’est ce régime qui est tombé, en 28 jours, il y a huit ans. La Tunisie, une fois de plus, lançait le grand mouvement des « printemps arabes ». Depuis, malgré les attentats terroristes et la morosité économique, elle seule garde le cap de la transition démocratique. 

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CARTHAGE ET LE MONDE PUNIQUE La petite colonie phénicienne fondée, selon la légende, par la reine Didon, prospéra si bien qu’elle devint la plus redoutable adversaire de Rome : il fallut trois guerres pour en venir à bout.

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Au cœur d’un réseau marchand Par Hédi Dridi « Par leur puissance, ils égalèrent les Grecs, par leurs richesses, les Perses », écrivait Appien. Carthage ne fut jamais à la tête d’un empire comme Rome, mais une plateforme commerciale puissante en Méditerranée. Tout a commencé en 814 av. J.-C. A priori, rien ne laissait présager qu’une cité au nom aussi banal que Qart Hadasht (la ville neuve en phénicien) – qui a donné Carthago en latin puis Carthage en français – allait connaître une postérité aussi exceptionnelle. Certes, son destin tragique la rapproche de l’illustre Troie et elle fut un objet de récits littéraires et d’œuvres lyriques ou picturales. Que l’on songe au Salammbô de Flaubert, aux Troyens de Berlioz ou à la Didon faisant construire Carthage de Turner. Certains auteurs anciens, en attribuant aux Carthaginois des mœurs cruelles, ont conféré à cette cité une altérité et un exotisme barbare qui ne pouvaient que retenir l’attention des Anciens comme des Modernes. Mais la postérité de Carthage est avant tout due à ses confrontations avec le 13

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monde classique, d’abord avec les Grecs en mer Tyrrhénienne et en Sicile, ensuite avec les Romains. En se dressant comme le premier véritable obstacle à leur expansion en Méditerranée, Carthage est devenue indissociable du récit historique grec et romain. Les traditions littéraires, aussi bien orientales avec Ménandre d’Éphèse (iie siècle av. J.-C.) qu’occidentales avec Timée de Taormine (iiie siècle av. J.-C.) et Justin (iie siècle ap. J.-C.), s’accordent à situer la date de fondation de Carthage par des Phéniciens de Tyr durant le dernier quart du ixe siècle av. J.-C., plus particulièrement en 814 av. J.-C., si l’on adopte le comput issu du récit de Timée de Taormine. Selon ce dernier, Carthage fut fondée trente-huit ans avant les premiers Jeux olympiques (776 av. J.-C.). Cette date, longtemps sujette à débat, semble désormais acceptée par la majorité des chercheurs, plutôt comme une date conventionnelle que comme une date absolue. La recherche archéologique et le réexamen des trouvailles anciennes suggèrent en effet que le site était occupé au cours de la première moitié du viiie siècle, voire la fin du ixe siècle av. J.-C. d’après les récentes datations par le radiocarbone. Des aristocrates de Tyr La tradition littéraire (cf. p. 26) indique que le premier noyau d’habitants de la nouvelle cité était composé d’aristocrates tyriens et de Chypriotes auxquels s’étaient probablement joints des autochtones libyens. Les données de l’archéologie ne contredisent pas l’idée d’une population cosmopolite dès l’origine. L’un des niveaux les plus anciens 14

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Guerres puniques Un choc de titans Par Sandrine Crouzet Rome contre Carthage, ce fut la guerre de Cent Ans de l’Antiquité. Un interminable conflit durant lequel les deux cités rivales se disputèrent la maîtrise de la Méditerranée. Ce fut aussi une guerre de propagande à l’ issue de laquelle Carthage devint la figure de la perfidie et Rome, l’instigatrice de la « guerre juste ». En 264 av. J.-C., une armée romaine débarque en Sicile, à Messine, assiégée par les Carthaginois. Ce que nous appelons la première guerre punique, du nom donné par les Romains aux Carthaginois, les Poeni, vient de débuter. L’affrontement entre Carthage et Rome ne se termine qu’un siècle plus tard, en 146 av. J.-C., avec la destruction totale de la cité punique. Rien ne destinait Rome et Carthage à cette guerre de Cent Ans. Les deux cités étaient depuis longtemps en contact : des traités commerciaux les unissaient dès la fin du vie siècle av. J.-C. et elles avaient combattu ensemble le 39

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roi Pyrrhus d’Épire1 quelques années auparavant. Même les événements de 264 av. J.-C. ne pouvaient laisser augurer un développement si tragique : en Sicile, Rome n’était pas en guerre contre Carthage mais contre la puissante cité de Syracuse qui voulait étendre sa domination sur l’île. De plus, à cette date, les deux puissances n’étaient pas équivalentes. Carthage, dont la grandeur reposait sur le commerce maritime, contrôlait les routes commerciales de Méditerranée occidentale grâce à ses implantations dans les îles de la mer Tyrrhénienne (Corse, Sardaigne, Sicile). Dans l’ouest de la Sicile, les Carthaginois avaient constitué une éparchie, un territoire qu’ils administraient sans pour autant imposer une domination militaire. Le port de Drépane (actuel Trapani) abritait la centaine de navires chargés de défendre ces axes commerciaux ; les îles Éoliennes constituaient une base maritime permettant de surveiller l’axe commercial tyrrhénien. C’est dire l’importance de la Sicile pour les marchands de la cité punique. Au contraire, à cette date, Rome n’était pas la puissance méditerranéenne qu’elle allait devenir. Sa domination sur la péninsule italienne était récente : Rome venait à peine, en 272 av. J.-C., de prendre Tarente et d’achever la conquête du sud de la péninsule. Mais cette expansion lui a permis d’accroître d’autant la puissance de son armée, constituée pour moitié d’auxiliaires, des alliés obligés de servir dans l’armée romaine. 1  à l’appel de Tarente, Pyrrhus débarque en Italie où, grâce à sa cavalerie et ses éléphants, il bat les Romains à Héraclée puis s’aventure en 277 av. J.-C. en Sicile à l’appel des Grecs. Malgré quelques victoires, il renonce à vaincre la puissance carthaginoise.

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L’Ifriqiya arabe Les conquérants arabes apportent l’islam et une nouvelle conception de la ville dont les capitales, Kairouan et Tunis, portent la marque architecturale. Le savoir, notamment médical, fait leur renommée.

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Comment Tunis a détrôné Kairouan Par Dominique Valérian Durant la conquête arabe, Carthage est détruite pour la troisième fois. C’est un camp militaire, Kairouan, qui devient l’un des plus brillants foyers de la culture islamique. Jusqu’au xie siècle, la nouvelle Tunis n’est que la deuxième ville de la région. Dernier bastion de la résistance byzantine à la conquête arabe, Carthage tombe en 698. Pour la troisième fois, la cité est détruite. Elle ne se relèvera pas, même si ses vestiges émerveillèrent les géographes arabes tout au long du Moyen Âge. Depuis 670, les nouveaux maîtres du pays, qui prend le nom d’Ifriqiya (hérité de l’Africa antique), sont installés à Kairouan, une ville fondée plus au sud. Désormais, c’est elle qui, durant plus de quatre cents ans, va conduire les destinées du pays. La décision d’abandonner Carthage et de fonder une nouvelle capitale tient en partie à la volonté de marquer une rupture par rapport à la domination byzantino-chrétienne. Mais pourquoi avoir choisi Kairouan, si éloignée de la mer ? 99

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En retrait de la Méditerranée Les Arabes mènent leurs premiers raids vers le Maghreb en 647. Mais, loin de leur base égyptienne, la progression est longue et difficile. Ils doivent faire face à la résistance des armées byzantines et surtout à celle des populations berbères, notamment dans les bastions montagneux de l’Ouest où les armées arabes subissent plusieurs défaites qui les obligent à se replier. La dynastie des Omeyyades, une fois son califat établi à Damas en 661, relance les entreprises avec plus d’ampleur. Le calife Muawiya nomme à la tête de l’armée Oqba ibn Nafi qui, en 670, décide de fonder une ville-camp pour accueillir une armée permanente : Kairouan (de l’arabe Qayrawan, « camp-garnison »). La fondation est entourée de légendes, Oqba faisant fuir des bêtes sauvages pour établir sa capitale et recevant un songe qui lui indique l’orientation que devra avoir la mosquée. Mais le choix du site n’est pas dû au hasard. Kairouan est idéalement placée sur une route qui permet de rallier l’Orient pour faire venir des secours et permettre, si besoin, un repli. La ville peut également servir de base pour l’achèvement de la conquête du Maghreb, que les textes présentent comme effective avec la défaite de la Kahina (la « devineresse » en arabe). Dès 690, en effet, une femme, la Kahina, « reine des Aurès », a soulevé la population contre les gouverneurs arabes, mais elle est finalement vaincue vers 700. Le choix du site de Kairouan correspond aussi à une politique plus générale des conquérants musulmans, qui choisissent de s’installer ou de fonder des villes à l’écart de la Méditerranée, comme à Damas ou au Caire. La raison 100

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modernisation et démocratie Province ottomane à partir du xvie siècle, protectorat français au xix e siècle, république depuis 1956, la Tunisie cultive une originalité nourrie de modernité. Des traits vivaces dans l’évolution actuelle.

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À l’heure ottomane Naissance d’un État Par M’hamed Oualdi En 1574, Tunis devient pour trois cents ans la capitale d’une province ottomane. Elle bénéficie d’une large autonomie et se dote d’une Constitution. S’il n’existe pas encore de nation consciente d’elle-même, un premier État est né. Quand la Tunisie est-elle devenue un État souverain ? Est-ce en 1956, une fois le pays libéré de la colonisation française ? Ou bien entre 1574 et 1881, lorsque ce territoire du Maghreb était une province de l’Empire ottoman ? Après l’indépendance, les historiens tunisiens ont décrit l’ère ottomane comme un moment clé dans la naissance de la Tunisie moderne. Durant cette période, les gouverneurs du pays auraient bénéficié d’une autonomie d’administration et donc de la reconnaissance par la puissance ottomane d’une spécificité locale. Ces historiens n’étaient pas seulement guidés par un sentiment patriotique. En démontrant que l’État tunisien venait de loin, ils voulaient 131

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surtout en finir avec les poncifs forgés par les historiens colonialistes qui cherchaient à justifier la prise de Tunis par la France : non, l’Afrique du Nord ne fut pas en déclin sous les Ottomans ; non, l’anarchie politique n’a pas régné parmi les Barbaresques. Pour autant, la Tunisie s’est-elle dotée de son identité politique sous les Ottomans ? Beaucoup d’éléments pourraient le laisser penser. Les Ottomans ne sont pas allés de gaieté de cœur en Afrique du Nord. Ils avaient d’autres priorités dans les Balkans et au Proche-Orient. Mais ils étaient engagés en Méditerranée dans une lutte à mort contre Charles Quint puis Philippe II, les très puissants Habsbourg d’Espagne. En bons défenseurs de l’islam contre l’ennemi chrétien installé en Afrique du Nord, les Ottomans obtiennent la soumission d’Alger en 1519 puis de Tripoli en 1551. Après la défaite de la flotte du sultan Selim II à Lépante en 1571, la prise de Tunis en 1574 apparaît comme un dernier sursaut ottoman contre les Espagnols qui protégeaient depuis une vingtaine d’années une dynastie musulmane locale, celle des sultans hafsides. Désormais, la guerre entre les deux puissances se transforme en conflit de basse intensité animé, du côté ottoman, par des corsaires basés au Maghreb et, du côté chrétien, par divers ordres de chevaliers, dont ceux de Malte et de Pise. Pour administrer la province tunisienne, les Ottomans envoient d’Istanbul des pachas (gouverneurs) pour une période de trois ans. Mais ils décident aussi de s’appuyer sur bon nombre d’institutions et de coutumes locales. Ils maintiennent la hiérarchie des chefs locaux, les caïds. Ces 132

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Les auteurs Claude Aziza Maître de conférences honoraire de langue et littérature latines à la Sorbonne-Nouvelle (Paris-III), il est notamment l’auteur d’un Guide de l’Antiquité imaginaire. Roman, cinéma, bande dessinée (Les Belles Lettres, 2008). Kmar Bendana Professeur émérite de l’université de La Manouba à Tunis, elle est aussi chercheure associée à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC). Elle a notamment publié « Entrer dans l’histoire de la révolution tunisienne ? », L’année du Maghreb 2014 (CNRS Éditions, 2014) et Parler en historienne après 2011 (Université de la Manouba, 2017). Catherine Brice Professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris Est Créteil-Val de Marne, membre du Centre de Recherche en Histoire Européenne comparée, elle est spécialiste de l’Italie des xixe et xxe siècles. Elle a écrit La monarchie et la construction de l’ identité nationale italienne (1861-1900), EHESS, 2010, et dirigé le numéro spécial de Diasporas. Circulations, migrations, histoire, consacré aux « Mobilités créatrices » en 2017.

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Françoise Briquel-Chatonnet Directrice de recherche au CNRS, elle a notamment publié avec Éric Gubel Les Phéniciens (Gallimard, 1998). Mohamed Charfi Il a été professeur à la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis. Il a présidé la Ligue tunisienne des droits de l’homme et a été ministre de l’éducation de 1989 à 1994. Il est mort en 2008. Sandrine Crouzet Docteur en histoire ancienne, elle a soutenu une thèse sur la construction de l’idéologie républicaine romaine au cours des conflits contre Carthage. Karima Dirèche Directrice de l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC, Tunis) et directrice de recherche au CNRS, elle a notamment dirigé, avec Frédéric Abécassis et Rita Aouad, La Bienvenue et l’adieu. Migrants juifs et musulmans au Maghreb (La Croisée des chemins-Karthala, 2012). Hédi Dridi Archéologue et historien, professeur à l’université de Neuchâtel, il est notamment l’auteur de Carthage et le monde punique (Les Belles Lettres, 2009). Christophe Hugoniot Maître de conférence à l’université de Tours, il a publié 224

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Rome en Afrique (Flammarion, « Champs-Université », 2000) et, avec Claude Briand-Ponsart, L’Afrique romaine de l’Atlantique à la Tripolitaine (Armand Colin, 2005). Gabriel Martinez-Gros Historien spécialiste de l’histoire politique et culturelle d’al-Andalus, professeur d’histoire médiévale du monde musulman à l’université Paris X Nanterre, il a notamment écrit Brève Histoire des empires : Comment ils surgissent, comment ils s’effondrent, Seuil, 2014, et, avec Sophie Makariou, Histoire de Grenade, Fayard, 2018. Yves Modéran Il a été professeur d’histoire romaine à l’université de Caen. Il est l’auteur de Les Maures et l’Afrique romaine (Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et Rome, 2003) et Les Vandales et l’Empire romain (Errance, 2014). Il est mort en 2010. Ridha Moumni Ancien pensionnaire à l’Académie de France à Rome, il est historien de l’art et commissaire d’exposition. Il a organisé, en novembre 2016, L’Eveil d’une Nation : l’art à l’aube d’une Tunisie moderne (1837-1881) une exposition consacrée à la période des Grandes Réformes en Tunisie. M’hamed Oualdi Assistant professor à Princeton University, maître de conférences en détachement de l’Inalco, chercheur résident accueilli à 225

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l’Institut universitaire européen de Florence, à l’École française de Rome et à l’Institut d’études avancées de Paris, il est l’auteur d’Esclaves et maîtres. Les mamelouks des beys de Tunis, du xviie siècle aux années 1880 (Publications de la Sorbonne, 2011). Yann Potin Archiviste et historien, spécialiste du Moyen Âge, il a participé à l’aventure de l’Histoire mondiale de la France, dirigée par Patrick Boucheron au Seuil en 2017, et publié « Saint Louis l’Africain. Histoire d’une mémoire inversée » dans Afrique et histoire, 2003/1, vol 1. Claire Sotinel Professeur à l’université Paris-Est-Créteil, elle a notamment collaboré à Saint Augustin. Une mémoire d’Algérie (Somogy, 2003). Mohamed Talbi Professeur honoraire à la faculté des sciences humaines de Tunis, spécialiste d’histoire médiévale musulmane et d’islamologie, il a notamment publié Plaidoyer pour un islam moderne (L’Aube, 2005). Javier Teixidor Mort en 2017, il avait notamment occupé la chaire d’Antiquités sémitiques au Collège de France (1995-2001). L’univers phénicien, co-écrit avec Michel Gras et Pierre Rouillard, Arthaud-Flammarion, 1989, plusieurs fois réédité, reste le grand classique sur cette civilisation. 226

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François-Olivier Touati Professeur à l’université François-Rabelais de Tours, il a notamment dirigé Archéologie et architecture hospitalières, de l’Antiquité tardive à l’aube des temps modernes (La Boutique de l’histoire, 2004). Son dernier ouvrage porte sur Yves de Chartres (1040-1115) et la révolution hospitalière médiévale, Les Indes savantes, 2017. Lucette Valensi Ancienne directrice d’études à l’EHESS, elle a participé à la création de l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman qu’elle a dirigé de 2000 à 2002. De sa bibliographie fournie, retenons Juifs en terre d’Islam. Les communautés de Djerba, Éditions des Archives contemporaines, 1985, en collaboration avec Abraham L. Udovitch et Juifs et musulmans en Algérie, Tallandier, 2016. Dominique Valérian Professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il a notamment publié Bougie, port maghrébin, 1067-1510 (École française de Rome, 2006) et dirigé en 2011, aux Publications de la Sorbonne, Islamisation et arabisation de l’Occident musulman médiéval.

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