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THE PLAYGROUND Klay Thompson Micheal Ray-Richardson Malice At the Palace Phil Jackson Edition Bulls

Stan Van Gundy La NBA : Son héritage

Numéro #1 | Mai 2018 | The Playground


THE PLAYGROUND

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WELCOME

TO THE PLAYGROUND

C’est avec le plus grand des plaisirs que je me permets d’introduire ce projet auprès de vous. Je m’appelle Dunkakis mais pas vraiment. En réalité, je m’appelle Stellios Theodoris et je suis un graphiste et un webdesigner de formation. Depuis un peu plus d’un an je me suis lancé dans ma Freelance, mais plus que tout, j’ai pu m’organiser pour assurer mon travail et dédier une grande partie de mon temps à une passion de toujours pour moi : Le basketball.

la notoriété ne cesse de grandir en France et je pense que le webzine peut être un hommage à tous ses acteurs, en donnant à ses participants la possibilité de s’exprimer le temps d’un numéro, quelque soit ce qui leur permet d’exprimer cette passion du ballon orange : Que ce soit par le biais d’un crayon, d’un stylo, d’un stylet, d’un appareil photo ou de mots.

L’ambition du webzine pour le moment est de proposer un numéro à rythme de publication Le projet «The Playground» est né à la fois trimestriel mais si l’engouement autour du projet d’un manque, et de l’envie de rassembler grandit et que la motivation suit, rien ne peut des talents pour les mettre en avant. ll est vraiment nous empêcher de publier à un rythme aussi venu d’une inspiration tout droit venue un peu plus soutenu dans un futur proche. des Etats-Unis et qui s’appelle Posterizes. Le webzine sera bien sûr disponible sous En effet, plutôt que de proposer un nouveau plusieurs plateformes pour une lecture en média traditionnel, j’ai décidé de rassembler des ligne et il sera aussi téléchargeable. Il ne participants à chaque numéro que le webzine neccessitera aucune inscription nul part, et sera sortira en ligne. Le principe est simple puisqu’il bien entendu gratuitement accessible pour est de rassembler dix rédacteurs et dix créatifs rester dans l’ésprit du concept. Ce sera un qui sont des passionnés de la balle orange ! plaisir de compter sur les lecteurs de ce projet Dans les faits, cette volonté d’être collaboratif et j’éspère bien qu’il saura trouver son intêret est un moyen de mettre en avant la diversité pour les lecteurs qui cherchent à allier savoir des thèmes et des travaux visuels qui seront et «gourmandises visuelles» dans leurs lectures traités et élaborés pour les besoins du webzine. basketball. Je remercie au passage tous les participants de ce premier numéro, que ce soit L’idée de «The Playground» c’est de laisser rédacteurs ou créatifs qui acceptent de donner court à sa créativité sans négliger l’évidence de leur temps pour exposer à leur manière d’un travail qualitatif. L’idée de The Playground la passion au travèrs de leurs productions. c’est d’étayer un peu plus votre savoir en terme de NBA tout en faisant en sorte que ce soit En esperant que ce numéro soit le premier agréable à l’oeil. Le basketball est un sport dont d’une longue série ! STELLIOS THEODORIS Point-Guard de The Playground

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6 14 22 28

Playground ?

Micheal Ray Richardson

8 16 24 30 44

Stan Van Gundy

10 18 26 35

MECCA : L’avantage du parquet

Le tir ?

Klay Thompson

Malice At The Palace

Tim Duncan : L’allégorie de l’humilité

La NBA : Son héritage

#RoadToMVP : Edition Harden

Phil Jackson : L’art de foutre les Bulls à la NBA

Les playgrounds du monde par Amandine

La playlist du Playground

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PLAYGROUND ?

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Littéralement, c’est un terrain de jeu. Mais pour nous autres, sportifs professionnels ou sportifs du dimanche, ce terrain de jeu possède une toute autre signification. Ce sont des heures passées à transpirer, à s’entraîner, à rager parce que l’on ne réussit pas ce move, ce shoot. Ce sont des moments d’exaltation parce que l’on arrive enfin à maîtriser un mouvement au poste, à rentrer régulièrement ses lancers-francs, à enchaîner les tirs longue distance. C’est cette relation si particulière qu’entretient le basketteur avec le terrain, la balle et le panier. C’est notre défouloir après une journée compliquée, une façon de nous vider la tête. Ce sont aussi des rencontres. De basket bien sûr. Souvent endiablées. Où tout le monde donne le meilleur de lui-même, comme si c’était le game 7 des finales NBA, accompagné par les enceintes Bluetooth crachant les derniers sons venant tout droit des États-Unis. Ce sont ces pick-up games où chacun y va de sa spécialité, de son action d’éclat. Que ce soit d’une passe laser façon LeBron, d’une feinte de grand-père faisant sauter trois défenseurs inspirée de Boris Diaw, d’une bonne défense sur le meilleur joueur adverse à la Kawhi Leonard, d’un gros scotch contre la planche avec le finger wag de Dikembe Mutombo ou bien d’un trois points en transition un mètre derrière la ligne comme Stephen Curry, tout le monde essaie de marquer la rencontre de son empreinte. C’est la confrontation des egos bien plus que la confrontation de la technique. C’est le trashtalking, parfois bien senti, pour déstabiliser son adversaire du jour, le faire sortir de son match en lui annonçant à l’avance ce qu’on va faire pour marquer, en lui disant qu’il va perdre la balle, qu’il a fait le mauvais choix, encore une fois, qu’il ne va pas rentrer ce shoot parce qu’il n’en est tout simplement pas capable. Mais un playground ce sont aussi des amitiés en devenir, des discussions interminables sur les derniers transferts, sur les équipes en forme du moment, sur les prédictions de l’année. Ce sont des débats houleux, partagés autour d’une bière jusqu’à des heures indécentes, pour savoir qui de Jordan, James, Bryant ou Abdul-Jabbar est le meilleur joueur de tous les temps, pour savoir si les Warriors de 2015 sont meilleurs que les Bulls de 1996 ou encore pour déterminer qui de Harden, James ou Westbrook mérite le trophée de MVP cette année. Parce qu’au final on partage tous la même passion, et c’est sur le Playground qu’elle s’exprime le mieux.

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STAN

VAN GUNDY GÉNÉRATEUR À POLÉMIQUE

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es plus anciens ne vous le diront que trop. Au fil des années, la NBA s’est assagie, s’est aseptisée et au rythme des amendes, fautes techniques et autres dresscode a fini par s’uniformiser. Alors quand un personnage détonne un peu plus que la moyenne, il finit par sortir du lot. DeMarcus Cousins chez les joueurs, Mark Cuban chez les propriétaires, ou celui qui nous concerne ici, Stan Van Gundy chez les coachs.

« Je supprimerais tout ça, je me débarrasserais de la Draft ». Présent dans la ligue depuis 1995, celui qui a été débarqué il y a peu des Detroit Pistons a vite été catalogué comme une grande gueule. Bon client pour les médias, Van Gundy n’a jamais su garder sa langue dans sa poche. Mais depuis deux ans, la moustache la plus connue de la NBA semble être passée à un tout autre niveau. Peu importe le sujet, Van Gundy donne librement son avis sur tout et s’exprime sans aucune retenue. La draft et le tanking ? « Je supprimerais tout ça, je me débarrasserais de la Draft ». La NCAA et ses dérives ? «L’une des pires organisations du monde sportif, il y a beaucoup de racisme derrière le oneand-done». Trump et son décret antiimmigration ? «Nous revenons à l’époque où les Japonais se trouvaient dans des camps de concentration et où Hitler enregistrait les Juifs». Dans une période où la liberté d’expression se voit chaque jour plus menacée, les propos de l’ex coach de Detroit pourraient sembler rafraîchissants. Mais s’il se contentait jusqu’ici de parler sans filtre, Van Gundy se met désormais à parler sans réfléchir. Qualifier la

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NCAA de pire organisation du monde paraît injuste, et ramener le racisme au coeur d’un débat déjà brûlant est encore plus ridicule. Loin d’être exemplaire, le championnat universitaire a au moins le mérite de ne pas se limiter aux 10 plus grandes universités du pays, offrant un cursus universitaire à plus de 4000 athlètes-étudiants, dans 351 équipes. Et que dire du représentant d’une franchise NBA 3 fois titrée qui parle nazisme lors d’une banale conférence de presse d’après-match ? En s’attaquant frontalement au 45ème président des Etats-Unis, Van Gundy alimentait pour la première fois des polémiques dépassant le cadre du sport. Avant cela, SVG avait déclaré que «personne ne peut nier que [Trump] est ouvertement raciste,misogyne et ethnocentrique» et que le résultat de l’élection fin 2016 était «absolument gênant». En passe de devenir une mauvaise caricature, Van Gundy préfère désormais les punchlines à l’analyse et on ne peut qu’imaginer que sa grande gueule lui aura coûté son poste chez les Pistons. En échec sportif depuis deux saisons mais trop focalisé sur sa communication, Van Gundy n’a pas su voir que son omnipotence au sein de l’organisation Pistons était problématique. Occupé à envoyer des piques à LaVar Ball, à ESPN, aux arbitres, le frère de Jeff à été trop orgueilleux pour admettre que le moment était venu de faire des changements. Enfermé dans son rôle, Van Gundy finira son mandat à Detroit par une sortie médiatique mais tellement réductrice : “Nous ne serions pas là si nous avions gagné plus de match” !


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Le 26 octobre dernier, les Milwaukee Bucks ont réalisé un coup marketing inédit en NBA. Après avoir inauguré un parquet alternatif lors de la saison 2015, ils sont allés encore plus loin pour fêter les 50 ans de la franchise avec le « Return to Mecca » et une copie du fameux parquet d’origine pour un match contre les Celtics. Kyrie Irving pouvait être quelque peu déboussolé, ce sentiment était représentatif des adversaires des Bucks de l’époque : Milwaukee avait

un véritable avantage du parquet. Cream City n’a jamais été un grand marché, une ville reconnue à l’échelle des US. Demandez à n’importe quel joueur NBA, il fait froid et la vie nocturne est limitée voire inexistante, alors comment attirer l’attention sur la ville ? Steve Marcus, du conseil d’administration de la salle a alors une idée, faire confiance

« Il m’a fallu 3 pas pour me rendre compte que le parquet était différent des autres auxquels je suis habitué ».

à l’un des artistes pop-art les plus reconnus de l’époque, Robert Indiana, pour créer non pas une simple surface de jeu, mais une véritable œuvre d’art. Comme pour toute innovation, il a pourtant fallu se battre pour avoir le nouveau parquet. L’artiste voulait garder le design secret et dans le Wisconsin, l’opinion se plaignait de l’argent public dépensé, du fait que le créateur ne soit pas local. Finalement, le retour sur investissement sera rapide, notamment en termes de publicité, plus de 250 papiers sortiront sur l’œuvre dès la première année :

Milwaukee était sexy !

Sidney Moncrief soulignait d’ailleurs qu’il n’y avait que deux surfaces de jeu dont on se rappelait par leur design unique, celle du Boston Garden et celle de MECCA. Avec ses formes uniques, ses deux M dessinés sur chaque côté du parquet et ses couleurs vives, le parquet était déroutant pour les adversaires. Doc Rivers, l’ancien meneur de Marquette avec qui les Bucks partageaient la salle notait d’ailleurs qu’il n’avait jamais vu autant de joueurs marcher sur la ligne ou rester bloqués dans la raquette. Sans leurs repères habituels, ceuxci tergiversaient pour donner aux locaux ce véritable avantage du parquet.

Avec ce parquet de légende, les Bucks joueront 11 saisons et iront en playoffs 10 fois,

passeront 7 fois leur premier tour et iront 3 fois en Finales de conférence. Depuis le déménagement au Bradley Center, en 1989, ils n’ont remporté que 3 séries de playoffs, une la première année et deux en 2001. Pour les 50 ans de la franchise, les Bucks ont rejoué on the floor that made Milwaukee famous. L’an prochain, ils traverseront la rue une fois de plus pour quitter le Bradley Center qui leur a peu porté chance. Le temps d’un retour

vers le passé, ils ont déjà pu renouer avec leur glorieux passé, du temps où la franchise était l’une des plus craintes de la ligue.

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Micheal Ray Richardson Le Banni

Comme dans tous les grands sports, la NBA a vu passer des joueurs dont la carrière a été gâchée par les blessures, une maladie, l’alcool, la drogue... Micheal Ray Richardson fait partie de cette longue liste. Après une belle carrière universitaire dans l’université de Montana, il est sélectionné en quatrième position de la draft 1978 par les New York Knicks. Présenté comme le nouveau Walt Frazier, Richardson fait une première saison discrète mais se révèle l’année suivante :

mais il croit en son nouveau joueur. Il va l’inciter à faire des cures de désintoxication.

Sauf que Larry Brown part et Sugar ne parvient pas à décrocher de son addiction. Il manque la moitié de la saison 1983-84 et revient la saison suivante en terminant une troisième fois meilleur intercepteur et retourne au All Star Game. Grâce à ce retour à son meilleur niveau, Micheal Ray est élu Comeback of the Year. Sauf que lors de cette même saison, il est contrôlé positif «Sugar Ray» termine meilleur passeur pour la troisième fois à un test anti-drogue. et intercepteur de la ligue dès sa saison sophomore et devient le premier joueur de Micheal Ray Richardson part en Europe l’histoire à réaliser cet exploit. Polyvalent, et joue en Italie, d’abord avec Bologne il peut évoluer aux postes 1 et 2 grâce à puis avec Split et enfin avec Livourne. Il ses 1m96 et est désormais comparé à un fait même un passage à Antibes, de 1994 certain Magic Johnson. Bon défenseur, il est à 1996 puis en 2000-2001 pour les sauver aussi un bon rebondeur, ce qui lui permet de réaliser de nombreux triples-doubles. de la relégation. Avec ses nombreux titres Richardson obtient aussi sa première remportés, il devient une petite légende en sélection au All Star Game, distinction qu’il Europe, sa bonne humeur et sa joie vivre faisant de lui un homme apprécié de tous obtient les deux saisons suivantes. ses coéquipiers. Mais Micheal Ray Richardson a quelques problèmes avec la cocaïne, qui circule un peu partout dans les années 70-80. Il part aux Golden State Warriors en 1982 et n’y reste qu’une demi-saison puisqu’il est échangé aux New Jersey Nets. Lors de cette saison 1982-83, il termine pour la deuxième fois meilleur passeur. Larry Brown, coach des Nets, récupère un accro à la drogue,

Micheal Ray Richardson avait tout pour réussir. Isiah Thomas déclarait lui-même qu’il était effrayé par le joueur tandis que Magic Johnson disait que Micheal Ray était un gars qui jouait comme lui il jouait. Mais l’addiction à la cocaïne de Sugar Ray l’a malheureusement empêché de devenir le grand meneur qu’il aurait dû devenir.

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Sur un terrain de basket. La chaleur, la fraîcheur, peu importe. Les lignes tracées sur le bitume, le décor perçu sans être vu. Surtout, nos mains sur le ballon, cette texture qu’on reconnaît aussi vite que nos propres gosses, nos doigts passant dans leurs cheveux. Le regard vers le panier, pour vérifier ce que l’on sait déjà, la distance qui nous sépare de lui. On se lève, quitte le sol, la balle part. Nos rétines ne quittent pas le cercle, hypnotisées, envoûtées. Les arbres ne bougent plus, le vent s’est arrêté. La sphère rentre, rappelant ainsi l’un des premiers jeux qu’on a compris alors que l’on ne marchait pas encore, le cube dans le carré, le triangle 3D dans sa version en 2D. Le soulagement est total, on peut se concentrer sur l’action suivante, l’écran à poser, la passe à délivrer, le coup de coude à donner. La sensation qu’éprouve le shooteur ne ressemble à rien d’autre. Une sorte de 7e ou 8e sens, on ne sait pas trop où en est le classement. La chose est par ailleurs universelle. Au-delà de la pression inhérente au sport professionnel et à la compétition en général, qu’on soit sur un playground en périphérie de la ville, seul à s’entraîner dans le froid le matin ou dans un antre de NBA, s’apprêtant à marquer le tir de la gagne sur un buzzer beater. En tant que spectateur, on ne sait pas trop si le temps est autant distendu. Le ballon met une seconde à faire le trajet d’une main au cercle. Elle en met cinq ou dix pour ceux qui admirent cette comète - les lois physiques peuvent aller se faire foutre. L’éternité abonde de tirs dont on ne sait même plus si la sphère est arrivée ou toujours en l’air. The Last Shot de Michael Jordan en 1998 y trône car la légende d’un homme et d’une équipe se rapprochaient à mesure que la balle tournait sur elle-même en direction de la cible. Garfield Heard en 1976, Derek Fisher en 2004, Thomas Heurtel en 2014, Kyrie Irving en 2016… Les souvenirs de cette lévitation sont légions, intrinsèque à tout fan de basket. En 2013, supporteurs du Heat et des Spurs ont vécu en l’espace de quelques secondes des sensations inverses et extrêmes. LeBron James prend le ballon, tire. La suspension est belle, la courbe aussi. Mais un bruit d’impact résonne dans le château du King. Chris Bosh récupère le graal, le délivre à Ray Allen, qui prend un tir à ne pas montrer dans les écoles de basket, plutôt à réserver pour les livres des légendes, de contes de fées, de sciencefiction. D’histoire aussi. La durée du voyage du globe orange était incommensurable. Les visages figés, des centaines de millions de personnes sur leur canapé ou leur siège de l’American Airlines Arena piochant le même registre de mimiques. Et rentre le tir qui n’aurait jamais dû rentrer. Les Spurs pleurent, le Heat hurle sa joie, la finale s’est jouée là. Quant à la légende, elle reste quelque part en suspension entre notre esprit et Miami, entre les mains de Ray Allen et le panier.

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C’est l’histoire d’un mec prédestiné à jouer au basket et qui a fait de son talent et de sa capacité d’adaptation, un atout pour la meilleure équipe de l’histoire. Rien que ça. On pourrait limiter son histoire à quelques lignes mais elle est bien trop passionnante pour s’arrêter à la simple longueur d’un tweet. Klay Thompson est né le 8 février 1990 à Los Angeles de l’union de Mychal et Julie Thompson. À cette époque, Mychal Thompson était encore intérieur des Lakers de la grande époque du Showtime. Il ne faut donc pas aller chercher bien loin les prédispositions de Klay pour le basket et pour le sport en général. Il n’est pas le seul à avoir reçu le gène du talent sportif puisque ses deux frères sont eux aussi sportifs professionnels. Klay Thompson impressionne dès l’université par ses qualités de shoot très au-dessus de la moyenne. Sachant très bien qu’il se devait de progresser avant d’entrer en NBA, celui qui deviendra KillaKlay reste 3 ans à l’université de Washington State où sa progression fut linéaire. Alors que Thompson est plutôt attendu vers le fin du premier tour de la draft à cause de son manque de puissance, les Warriors décident de surprendre du monde en le choisissant en onzième position de la draft 2011. Klay Thompson joue relativement peu lors de sa première saison (24,4 minutes par match) mais il continue de prouver que ses aptitudes au tir lointain sont tout bonnement incroyables et cela va lui sourire… En effet, quelle ne fut pas la bonne idée de Larry Riley, GM de l’époque des Warriors, d’échanger Monta Ellis pour recevoir Andrew Bogut. Cet échange va propulser Klay au poste de titulaire, qu’il n’a plus quitté une seule fois depuis et aboutir à la création des Splash Brothers, les insolents qui terrorisent la ligue par leur adresse folle. Klay Thompson et Steph Curry forment un duo d’arrières désormais quasi inséparables. Associés l’un à l’autre assez naturellement, les deux torches humaines des Warriors ont des profils

complémentaires pour des shooters. Tandis que Curry est plus dans le scoring, de n’importe quel endroit du terrain, dans l’humiliation de l’adversaire, dans l’émotion, dans la folie sur un parquet, Klay est plutôt calme, tranquille quand il joue. Pas de gâchis. Pas de gestes superflus comme Curry peut parfois en abuser. Tout est réglé chez le Californien de naissance, alors que le numéro 30 paraît plus dans l’improvisation perpétuelle. En défense aussi les deux se complètent, Thompson est plutôt dans la défense pure sur l’homme, dans laquelle il excelle, tandis que Curry recherche un peu plus l’interception. Cette complicité visible sur le terrain l’est tout autant en dehors où les deux hommes s’entendent très bien. Klay Thompson a 25 ans quand il goûte à la saveur de son premier All-Star Game puis de son premier titre lors de la saison 2014-2015. Et à partir de là, tout va s’enchaîner pour lui et son équipe. Les 23 victoires consécutives, le record en saison régulière (73-9), les onze 3 points rentrés contre le Thunder lors du Game 6, la remontada contre ce même Thunder en 2016, la demontada au tour suivant contre les Cavs, l’arrivée de Durant, le rouleur compresseur de la ligue, les 60 points en 29 minutes contre les Pacers le 5 décembre 2016, le 16-1 en playoffs, la meilleure équipe de l’histoire, sa deuxième bague. Et à l’heure où sont écrites ces lignes, Thompson est en train de rouler sur les Spurs au 1er tour des playoffs 2018 où son adresse affole les compteurs. Klay Thompson ne finit jamais d’écrire son histoire, que ce soit sur les parquets, avec ses performances incroyables et son sens du sacrifice personnel pour le bien de l’équipe, ou en dehors des parquets où le #ChinaKlay restera comme l’un des plus marquants de l’histoire de la NBA au temps de Twitter. Klay Thompson c’est donc ça, l’un des meilleurs shooters de l’histoire, un two-way player d’exception qui finira sa carrière avec, qui sait, plus de bagues qu’il n’a de doigts à une main, mais aussi un gars qui se prend pas la tête et qui s’éclate lors d’une tournée publicitaire en Chine. Ou pendant la soirée d’anniversaire de Steph Curry en pleine saison régulière. Finalement, Thompson a la même folie que Curry. La folie de la pyromanie basketballistique.

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Avouons-le, on a tous déjà entendu une personne prononcer la célèbre phrase “c’était mieux avant”, il en va de même dans le doux monde de la NBA, avec ceux qui ne cessent de fantasmer sur les années 90 parce que ça jouait plus dur. Certes, la défense n’était pas la même, et les arbitres non plus. Mais savez-vous que si la ligue peut paraître si “soft” (comprenez qu’elle fait en sorte que les arbitres sifflent facilement) de nos jours, c’est à cause d’un événement des années 2000 ? On va donc faire un petit bond dans le passé, revenons ensemble en 2004, plus précisément le 19 novembre. La saison 2004/2005 de NBA vient tout juste de commencer, et ce sont les Pistons de Detroit qui viennent d’être champion pour la première fois depuis l’époque “Bad Boys” qui reçoivent au Palace d’Auburn Hills les finalistes malheureux de la conférence Est, les Indiana Pacers, battus 4/2 dans une série ultra défensive. Il y a donc une certaine rivalité entre les deux équipes, réputées rugueuses. Voilà pourquoi cette rencontre sera retransmise en antenne nationale. Plus qu’une revanche à prendre, les Pacers veulent confirmer leur bon début de saison jusqu’ici (6-2), tandis que les Pistons souhaitent lancer la leur en battant enfin une grosse équipe, eux qui n’ont qu’un bilan de 4-3, un rythme indigne pour des champions en titre. Retenez bien que le match était diffusé dans tous les Etats-Unis, et qu’il était forcément très attendu. Le match sera anecdotique tant il est maîtrisé par les Pacers, qui mènent 82-97 alors qu’il ne reste que 45,9 secondes à jouer. La coutume serait de faire souffler les titulaires, mais ce n’est pas le cas ici. C’est à ce moment-là que Ron Artest décide de faire une grossière faute sur Ben Wallace qui allait tranquillement au lay-up, ce dernier rétorque en poussant violemment Artest qui recule jusqu’au bord de la table de marque. Les deux semblent vouloir en découdre mais… C’est tout. Oui, les deux pitbulls sont vite séparés par leurs coéquipiers, Ron Artest attend la décision des arbitres, tranquillement allongé sur la table de marque. Mais, car il y a un mais, un spectateur du nom de John Green décide de lancer son gobelet de soda sur Ron Artest, probablement la plus grande erreur de sa vie. En effet il n’en faut pas plus pour que ce gros bébé de 2m01 pour 120 kilos monte dans les gradins à la recherche du fautif, à coup de droites bien placées, l’histoire retiendra qu’Artest

s’est défoulé sur le mauvais individu, dommage pour lui. C’est donc le chaos qui règne dans la salle et Stephen Jackson en coéquipier modèle s’occupe d’un autre spectateur qui lui aussi venait de lancer un projectile sur Artest, il multiplie les coups tandis que le staff et les joueurs sont tous sont au premier rang et semblent médusés tout comme les agents de sécurité. Après quelques instants les deux Pacers reviennent sur le terrain, mais certains fans veulent également en découdre, et c’est cette fois-ci une autre bagarre a lieu entre ces fans, Artest et Jermaine O’Neal. Ce dernier frappera un des fans avec une violence cauchemardesque, malgré une glissade lors de son élan, ce qui a peut-être empêché le pire. La sécurité parviendra à faire rentrer les Pacers aux vestiaires malgré des dizaines de crachats, de projectiles, tous provenant des gradins et qui viendront les accompagner. David Stern, patron de la NBA qui regarde comme des millions de téléspectateurs ce pitoyable spectacle lâche un «Holy Shit» que l’on ne traduira pas. Son empire, son business, tout est en train de vaciller, il va falloir réagir, et vite. Stern dans un communiqué qui sortira le lendemain, racontera toute l’indignation qu’il a pu ressentir devant ce fiasco. Les sanctions seront historiques, allant jusqu’à 86 matchs (playoffs inclus donc) de suspension et une perte de 5 millions de dollars pour Ron Artest. Les joueurs réprimandés iront devant le tribunal en compagnie des spectateurs violents qui se feront bannir du Palace à tout jamais. Suite à cela, David Stern prendra plusieurs décisions qui changeront la ligue à tout jamais, afin de la rendre plus accessible, moins violente. Les flagrants fouls feront notamment leur apparition afin de pénaliser les fautes grossières plus rapidement. Stern n’oubliera pas non plus les spectateurs, avec la limitation des boissons alcoolisées dans les salles, mais également plus de sécurité entre le public et les joueurs. Les limites ont été dépassées il y a maintenant 14 ans, et aucun retour en arrière ne semble possible. Est-ce que les arbitres sifflent trop actuellement ? Oui, évidemment. Mais peut-on réellement leur en vouloir ? Non, pour donner aux jeunes le droit de rêver devant le basket, les performances ne peuvent pas être entachées par des comportements indignes. En résumé, il n’y a pas de fumée sans feu, et voilà comment une baston diffusée dans tout un pays a pu bouleverser l’histoire de la NBA.

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L’allégorie de l’humilité Il récitait les fondamentaux, sagement. Il conjuguait le bank shot, rigoureusement. Il calligraphiait les systèmes, sobrement. Il apostrophait la sainteté, noblement. Vois-tu, petit, il est de bien rares romances Où fidélité, intégrité, performance, Riment avec sobriété et élégance. Garde à l’esprit, garçon, que ce gamin des Îles A l’humeur tranquille à la voix peu volubile, S’est retiré. Sa légende est indélébile. Rappelle-toi, David, ton gars sûr d’à-côté, Grâce à qui sereinement tu te retirais, Celui-là même qui fait l’unanimité. Restez calmes, vous autres, KG, Dikembe. Dirk vouvoyait les airs, Timmy les tutoyait. Shaq brisait la planche, Timmy l’ensorcelait. Songes-tu, fils, à toutes les âmes conquises Par le jeu au poste à l’exécution exquise, Par l’incroyable quantité de bagues acquises. D’une discrétion pratiquement clandestine, Tim Duncan transpirait la classe et la routine Autant qu’il choyait la rêverie enfantine. Dans la ligue qui juge à qui parle le mieux, Lui parlait le moins, concoctait le délicieux Sous l’égide de coach Popovich l’audacieux. Baigné dans la ligue et son immédiateté, Tim noyait les victoires dans l’immensité, S’imprégnait doucement du don d’ubiquité, Et fondait l’allégorie de l’humilité.

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L’échange entre Joël Embiid et Al Horford lors du All-Star Game 2018 n’a sûrement échappé à personne. Le pivot des Sixers entamait une discussion avec son homologue de Boston au sujet du meilleur joueur de tous les temps : pour lui, Wilt était la première option. Au-delà du débat, il y avait autre chose de plus significatif à retenir.

de notre sport se sont inspirés de faits et gestes de leurs prédécesseurs pour les améliorer, les développer, diversifier leur jeu ou bien pour se fondre dans leur mentalité : combien de fois a-t-on entendu LeBron, Kobe, KD parler de leurs inspirations étant plus jeunes ? Le talent était présent chez eux, mais ils ont eu la volonté d’aller chercher, par-ci par-là, Embiid, 23 ans, était allé fouiller dans quelques éléments pour peaufiner leur les archives pour trouver des images de jeu. Chez certains, il arrive même que Chamberlain, vieilles de plus de 50 ans. l’inspiration ne vient pas des plus grands, Ce geste devrait être un réflexe pour tous mais d’un joueur lambda, qui correspondait les jeunes joueurs NBA. Chacun selon à ce qu’ils voulaient aller chercher. ses modèles, rôles et aspirations bien entendu, mais aller s’inspirer du passé, Récemment, quelques rookies ont regarder, se gaver de ces images, voilà été interrogés au sujet de Jordan, et une habitude qui doit être perpétuée chez beaucoup répondaient n’avoir vu de lui les jeunes générations. Récemment par que des highlights. Les traits les plus exemple, Zach Lowe rapportait qu’à la caractéristiques de MJ ne se voient pas veille de l’EuroBasket, Luka Dončić avait dans une série de top 10, ils s’analysent en eu droit à un cours particulier de la part regardant certains de ses matchs, bons de son coach au sujet de Dražen Petrović, ou moins bons. Idem pour tous les autres afin de lui faire comprendre ce que Mozart grands joueurs comme Abdul-Jabbar, avait pu représenter très tôt pour le basket Magic, Bird, Olajuwon, Duncan, … Il faut européen, comment il en était arrivé là scruter leur jeu, encore et encore. Voir malgré la pression de tout un pays, et tout pourquoi à un moment précis ces joueurs le travail qu’il avait dû fournir pour cela. ont eu une attitude, un geste, un réflexe qui les différenciaient des autres. Pour s’en Les vieilles gloires du passé ne doivent inspirer, pour s’élever en tant que joueur. On pas être regardées comme des icônes peut avoir aujourd’hui accès en quelques intouchables, des mythes auxquels on doit clics à des dizaines et des dizaines d’images vouer un culte absolu, des êtres saints et collector d’anciens matchs NBA, pouvant exempts de tout reproche, mais comme remonter aux années 70 pour certains : cette des sources d’inspiration. Tous les grands mine d’or ne demande qu’à être exploitée.

C’est notre héritage.

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Numéro 3 de la draft 2009 après Blake Griffin et Hasheem Thabeet, James Harden commence sa carrière NBA sur le banc, participant à l’essor d’une jeune équipe en devenir. Il compose avec deux phénomènes locaux en rivalité, Kevin Durant (drafté à Seattle il y a 2 ans) et Russell Westbrook (drafté l’année précédente). Alors que Tyreke Evans (#4, Kings) est élu rookie de l’année, Harden participe aux playoffs avec OKC dès sa première saison, atteint la finale de la conférence Ouest l’année suivante et la finale NBA en à peine 3 ans. Il fait partie d’une dynastie.

comme personne en NBA, meneur-scoreur de toute dernière génération dans un corps d'ailier, combo inédit capable de réaliser un triple-double en marquant 50 points. Il mange le ballon mais assure un service complet. Autour de lui, Clint Capela, Eric Gordon et Trevor Ariza brillent et les Rockets décollent. Houston n’a pas raté les playoffs depuis son arrivée, c’est devenu une destination pour les joueurs et la valeur de la franchise a littéralement explosé (de $453 millions à $1.7 milliard). Les Rockets, ravis, font tout pour le garder. Au lieu de s'en tenir aux contrats signés, ils augmentent leur mise deux étés de suite. Pendant l’été 2016, alors qu’il reste deux années au contrat de leur prodige, le club propose une première extension pour $118 millions sur 4 ans couvrant les deux dernières années du précédent contrat et leur assurant deux saisons supplémentaires (jusqu’en 2020). Dès l’été suivant, le club rajoute $170 millions pour 4 années de plus, un total record de 228 millions sur 6 ans qui dépasse la dotation de $200 millions d’Adidas (signée en 2015 pour 13 ans) comme pour rappeler qui est le patron.

Cependant, Harden reste pour le Thunder le n°3 du big 3 en sortie de banc, un 6ème homme de luxe. En finale contre Miami, malgré un Game 1 victorieux, Harden ne se satisfait pas de son rôle. Recadré par ses coéquipiers, il réalise qu’il y a un conflit d’intérêts. Sélectionné avec Team USA cet été-là, reconnu dans le monde entier, il se fait pourtant griller la priorité à la caisse par Kendrick Perkins et Serge Ibaka. En dernière année de contrat rookie, il reçoit une offre d'extension décevante ($52 millions sur 4 ans) par rapport à ce que le marché lui réserve l’été suivant ($60 millions). Avec l'arrivée de Chris Paul cette saison, le backcourt des Rockets devient diabolique. Faute d’accord, il est envoyé à Houston, où Deux meneurs scoreurs de niveau all-star Daryl Morey l’attendait depuis longtemps. compatibles, permettant de renverser Le GM des Rockets partage la même le jeu à volonté. Dans la fusion, Harden ambition pour son club et pour son perd 3 rebonds et 2,5 passes décisives franchise player, la gloire ultime. Objectif: en moyenne, mais signe sa première champion NBA. Il lui offre donc sans tarder saison à plus de 30 points par match, une extension max ($80 millions sur 5 ans). un rendement Jordanesque avec 3 tirs C’est le début d’une relation win-win solide. de moins que la légende des Bulls (20.1 Dès sa première saison dans le 5 majeur vs 22.9 tirs tentés). Un phénomène. des Rockets, en 7 minutes supplémentaires Parvenu au sommet de la NBA (65-17, par match, Harden ajoute 9 points à sa 79.3%), James Harden a rempli son contrat. moyenne (de 16.8 à 25.9) avec à peine C’est devenu un indiscutable 7 shoots et 4 lancers-francs de plus qu’à prétendant au titre de MVP. OKC. Il prend les commandes de l’équipe

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Cette équipe des Chicago Bulls 1995-1996… 72 victoires… Le titre au bout… Un parcours incroyable pour une équipe qui est considérée comme la meilleure de tous les temps. Il serait trop simple de se dire que le succès s’est fait uniquement grâce aux superstars. Faisons un retour sur le rôle du Zen Master dans cette épopée. Pendant l’été 1995, les Bulls cherchent à reconstituer un Big 3 afin d'épauler Scottie Pippen et Michael Jordan, tout juste de retour après sa courte retraite. Après une longue hésitation, le Front Office penchera pour Dennis Rodman. Choix assez fort de la part des Bulls, en effet, The Worm était l’un des pires ennemis de l'équipe quelques années auparavant chez les Pistons, et restait sur une saison décevante chez les Spurs, notamment en dehors du terrain. Le joueur terminera meilleur rebondeur de la ligue avec 15 prises par match. Autre grande décision, le choix de garder Ron Harper (1m98 – 84 kilos) au dépend de B.J. Armstrong (1m88 – 80 kilos). L’accent était mis sur des arrières athlétiques pouvant switcher et défendre sur des intérieurs. C'était ça la plus grande force de Jax, une persuasion légendaire dans un calme phénoménal. Mais durant cette saison, le Zen Master a aussi fait changer Jordan dans son leadership. Lors des trois derniers titres, il montrait l’exemple, lançait un regard furieux quand ça n’allait pas et attendait par la suite que les autres joueurs de l’équipe suivent le mouvement. Après les Playoffs 1995 et la défaite face au Magic, il était arrivé à un point où il avait ce désir de vengeance, les critiques étaient vives, le mental s’était affaibli (il s’est, par exemple, battu avec Steve Kerr après un entraînement). Le staff l’a fait travailler avec George Mumford, qui avait

vu précédemment la pression médiatique s’abattre sur Julius Erving. Il lui a montré qu’il devait prendre ses responsabilités mais aussi se mettre à disposition des autres joueurs et ne pas créer une distance avec des coéquipiers impressionnés. Toute la saison, les joueurs ont utilisé sans modération l’attaque en triangle mise en place par Jackson et son assistant Tex Winter. À une époque où il n’y avait que très peu de zone, cette stratégie d’attaque était terriblement efficace. Les matchs passent et les joueurs prennent de plus en plus leurs repères, les mouvements deviennent automatiques, le jeu est espacé et le QI basket est présent sur chaque possession. La saison avance et tout le monde commence à penser au record de victoires qui était de 69 à l’époque, un peu comme les Warriors dernièrement. Les diverses blessures et suspensions ne stoppaient pas cette dynamique, ils terminent avec un nouveau record conclu sur un slogan inventé par Harper : « 72 et 10 ne veulent rien dire sans la bague. » Voici venu le moment des playoffs. Un sweep contre le Heat (3-0), 4-1 contre New York, 4-0 pour la revanche face au Magic. Les dieux du basket étaient avec Phil Jackson et ses « UnStopaBulls ». Malgré des Sonics accrocheurs, les Bulls seront champions lors du match 6, le jour de la fête des pères, si important pour MJ. Phil Jackson a donc dû composer avec les ego de chacun, ce qui a fait que la deuxième série de titres était bien plus compliquée à aller chercher que la précédente. Il a réussi à souder un groupe avec des personnalités éloignées et c’était leur plus grande force. Le Zen Master comprenait tout, le jeu, l’homme et c’est ce qui explique ses onze titres NBA.

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The Player, c’est un projet lancé par Tiago Danieli il y’a près d’un an, le but ? Dédier 100% de son temps à la création d’un univers manga fortement inspiré de la NBA. Le manga suit les traces d’un jeune rookie au très gros potentiel qui fait son entrée dans la «MBA» : Damon Law, drafté par les emblématiques Phoenix Embers. «The Player» permet de suivre l’évolution de Damon Law dans cette Ligue si compétitive. Et si vous avez peur pour Damon... Et bien vous ne devriez pas, le jeune rookie n’est pas venu pour se faire marcher sur les pieds !

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LA PLAYLIST DU PLAYGROUND

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Pour créer cette playlist, la question suivante à été posée à l’équipe de The Playground. «Lorsque vous jouez sur un playground, quel morceau aimeriez-vous avoir dans les oreilles ?» Voici leurs choix ! Dunkakis : «Make it Last» - Dizzee Rascal Ptitecao : «Fire» - Last Train Ronan : «The Boys are Back» - Dropick Murphys Thibault : «I Ain’t Lyin» - YG Hugo : «Wing$» - Macklemore & Ryan Lewis Winston : «Welcome 2 Detroit» - Trick Trick feat. Eminem Damien : «So Ruff So Tuff» - Zapp Thomas : «Right Above It» - Lil Wayne Amandine : «Stay The Same» - The Shoes Val : «Gold Digger» - Kanye West feat. Jamie Foxx. Greg : «All I Do Is Win» - DJ Khaled feat. Ludacris Tiago : «Remember The Name» - Fort Minor Guillaume : «All Eyez On Me» - 2Pac Joris : «Crank That» - Soulja Boy Marin : «Better Believe It» - Lance Stephenson Koobi : «Le Code» - Myth Sizer Gil : «Can’t Stop» - Red Hot Chili Peppers

(Cliquez-ici pour avoir accès à la playlist) The Playground - 45


Dunkakis @dunkakis @dunkakis dunkakis

Amandine B. amandine_communication@yahoo.fr

Koobi @KoobiGlz @KoobiGlz

Thomas Van Reox Ptitecao @thomasvanreox

@ptitecao @ptitecao ptitecao.com

Tiago Danieli

Ronan

@Tiago_Danieli

@rOnAn_NcY

tipeee.com/tiago-danieli

lesideesderonan.com

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Winston

Thibault

@PistonsFR

@PapersAboveTheR

pistonsfr.com

papersabovetherim.com

Arnaud Chabanier @NBAnecdotes allaroundnba.wordpress.com

Greg

papersabovetherim

Guillaume @UtahJazz_France

Val’

@AllAround_NBA

@ValWhatif

allaroundnba.wordpress.com

qibasket.net

AllAround - NBA

Joris Hardouin @ATLHawksFR insidebasket.com

Damien Dole @DamienDole liberation.fr/auteur/12803-damien-dole

Marin @PacersFRA / @Marindonna25

Gil2Chill @Gil2Chill

Hugo Givernaud @Hgiv13 / @BucksFR

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THE PLAYGROUND Un Crossover entre créatifs et rédacteurs digne d’Allen Iverson

The Playground - Numéro #1 - Mai 2018  
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