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DES PETITS BOUTS DE L’ÎLE MAURICE…

Fabriquer et mettre en vente des objets aussi décoratifs qu’utiles en se servant de produits naturels, recyclés ou encore de déchets. C’est le pari de Made in Heaven, chez qui le travail de création est artisanal et le marketing professionnel Edition 99 – Mercredi 10 octobre 2012

LA DIFFÉRENCE, C’EST LE CONTENU

PRB : JACKPOT POUR LES HAUTS FONCTIONNAIRES

Le rapport 2012 du Pay Research Bureau (PRB) a été rendu public hier après-midi. Premier constat : si la hausse moyenne des salaires tourne autour de 22%, les ‘top earners’ ont été gâtés par la nouvelle grille salariale qui entrera en vigueur en janvier

Votre hebdomadaire à Rs 15

JAMES BENOIT, AFRASIA BANK CEO: “WE NEED MORE BANKS IN MAURITIUS”

As banking scandals unfold globally, the Chief Executive Officer of AfrAsia is of the opinion that the sector does not need a reform. Mauritius, he says, has a well regulated banking sector and investors are still attracted to it. These are some of the reasons the private bank seeks to be listed on the stock market. James Benoit also says there are no regrets over the HSBC deal

VILLAS IRS

Un investisseur sud-africain réclame USD 3 millions aux Timol Rory Kirk, un Sud-Africain naturalisé Mauricien, part en guerre contre la famille Timol, qu'il accuse de l'avoir arnaqué dans un projet de villas de luxe. Il demande réparation auprès de la cour commerciale. Ce litige sera pris sur le fond fin janvier 2013

RECHERCHE BIOMÉDICALE

FAMILY BUSINESS

SUDHIR SESUNGKUR, PARTNER AT MAZARS

LA SCIENCE AU SECOURS DE L’ÉCONOMIE

THE FIVE HURDLES

“AUDITING IS NOT MEANT TO BE A LUCRATIVE BUSINESS”


ACTA PUBLICA

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HSBC cesse ses opérations de finance islamique à Maurice LA DÉCISION est prise. Le Hongkong and Shanghai Banking Group a annoncé la cessation de ses opérations de finance islamique dans plusieurs pays, y compris Maurice. Le couperet de la maison-mère est tombé jeudi dernier, soit le 4 octobre, date à laquelle la branche mauricienne a arrêté de proposer à ses clients des produits conformes à la Charia. « Les clients existants ne seront pas affectés par les changements », nous a cependant confirmé, hier, un préposé de HSBC (Mauritius). Un délai sera en effet accordé aux différents clients la banque afin de leur permettre de réajuster leurs comptes. La raison avancée par la HSBC pour expliquer l'abandon des services de finance islamique est celle de la restructuration du groupe. « As a result of a strategic review of its Islamic finance business, the HSBC Group announces that it will focus its Islamic finance offering on customers in Malaysia and Saudi Arabia, and maintain a limited presence in Indonesia. HSBC will continue to offer wholesale Islamic financing/Sukuk products to its global client base through its operations in Malaysia and Saudi Arabia.

Following the restructuring, HSBC will retain 83% of the Group’s Islamic business revenues. « This step taken by the bank represents further progress in HSBC's execution of the global strategy set out in May 2011 and demonstrates the Group’s commitment to

driving growth and improving returns by restructuring or exiting businesses that do not meet its investment criteria. HSBC remains committed to delivering world-class Shari'ah compliant products and services for customers in Malaysia, Indonesia and Saudi Arabia (through SABB), and Is-

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lamic Investments and global wholesale Islamic financing/Sukuk solutions (through HSBC Saudi Arabia Limited) », explique un communiqué de presse de la banque. Tout comme Maurice, ils sont cinq pays à être concernés par cette décision du HSBC Group, qui est basé à Londres et à Hong Kong. Il s'agit du RoyaumeUni, des Émirats arabes unis, du Bahreïn, du Bangladesh et de Singapour. Selon un responsable de la branche locale de la banque, « this is not a reflection of the Islamic finance market and is simply due to our global strategic review. We are not exiting islamic finance. We are simply exiting markets where we are small in scale ». La HSBC avait introduit des offres de finance islamique en 2003. En GrandeBretagne, HSBC UK a déboursé environ 3 000 prêts immobiliers en faveur de clients particuliers, pour un montant totalisant 350 millions de livres sterling, soit plus Rs 17 milliards, à comparer à son portefeuille hypothécaire, qui est supérieur à £70 milliards.

JAMIROUDDIN YEADALLY


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FINAL REPORT

VILLAS IRS

Un investisseur sud-africain réclame 3 millions de dollars aux Timol Rory Kirk, un Sud-Africain naturalisé Mauricien, part en guerre contre la famille Timol qu'il accuse de l'avoir arnaqué dans un projet de villas de luxe. Il demande réparation auprès de la cour commerciale. Ce litige sera pris sur le fond fin janvier 2013 LE SUD-AFRICAIN Rory Kirk est aujourd'hui un homme déçu. Il se voyait heureux propriétaire de six villas de luxe à Grand-Baie, mais il admet, aujourd'hui, s'être fait berné et arnaqué. C'est à la cour commerciale qu'il se bat, aujourd'hui, pour réclamer soit ses villas ou le montant de plus de Rs 96 M, somme qu'il a investie dans le projet immobilier de la famille Timol. Le litige concerne un projet de construction de villas de luxe à Grand-Baie. Rory Kirk décide, en avril 2007, de s'intéresser au projet The Bay, à The Vale, quartier à proximité de Grand-Baie. Kirk prend connaissance du projet à travers un agent immobilier, MCL Immobilier. Il décide alors de manifester son intérêt auprès des promoteurs. MÉFIANCE Les compagnies pointées du doigt par Rory Kirk sont The Bay Holding Limited et The Bay Limited basées à Tamarin, Zoobair & Osman Properties Ltd, et quatre directeurs de compagnies, tous de la même famille, nommément Zoobair Dawood Timol, Osman Timol, Dawood Mohamed Timol et Ziyad Timol. Rory Kirk explique, dans sa plainte, que les Timol lui ont fait croire que le site de construction de villas de luxe, d'une superficie de 8,101,07 mètres carrés appartenait à The Bay Limited, ce qui,

avance-t-il aujourd'hui, n'était pas le cas. donc 3 280 000 dollars en deux ans pour Convaincu de la fiabilité du projet, le les villas qui coûtent au total 4 385 000 Sud-Africain va trouver du financement dollars. Mais Rory Kirk devient méfiant. à l'étranger pour y participer. Sur les dix Il refuse de payer le reste et évoque bungalows de luxe en construction, les comme raison de sérieux défauts de conspromoteurs lui en proposent six. Les Timol, selon Rory Kirk, lui avaient fait comprendre que la Il dit réaliser petit à petit qu’il clientèle choisie pour ces villas n’avait pas affaire à des gens était principalement composée intègres. Il dit prendre d'étrangers, mais que leur service conscience de l’arnaque. Il s’est légal avait déjà trouvé une sortie pour permettre aux nonretrouvé avec 1,3% d’actions Mauriciens d'en profiter. Ils monalors qu’il s’attendait à en avoir trent à l'homme d'affaires sudau moins 60%. De plus, aucun africain les plans de construction et d'aménagement. Ils lui garandocument, aucun contrat ni tissent également qu'il aura des certificat ne correspondait aux droits sur les six propriétés à être transactions effectuées érigées. Selon l'accord, Kirk devait financer la construction des villas et ensuite avoir des actions dans les compagnies. Entre 2007 et 2009, Rory truction des villas. Il parle de parties non Kirk affirme avoir financé la cons-truc- complétées et de délais non respectés. Il n'est pas prêt, non plus, d'assumer la restion des villas et en avoir obtenu six. Mais fallait-il encore que Rory Kirk ponsabilité d'emprunts contractés auprès fasse deux contrats de réservation et paye de la Barclays qui commencait se mondavantage pour l'acquisition de quatre trer insistante pour le remboursement. autres villas. C'est là que le Sud-Africain commence à entretenir des doutes sur les ARNAQUE intentions des promoteurs. Ces derniers Il dit réaliser petit à petit qu'il n'avait le rassurent en lui promettant que non pas affaire à des gens intègres et honseulement il va être propriétaire de six nêtes et que les montants qu'il avait villas, mais qu'il aura des actions dans payé ont été déviés vers plusieurs une de leurs compagnies. Kirk avancera comptes appartenant aux Timol. Il dit

prendre conscience de l'arnaque et refuse de continuer à financer davantage la construction. Il s'est retrouvé avec 1,3% d'actions alors qu'il s'attendait à en avoir au moins 60%. De plus, aucun document, aucun contrat ni certificat ne correspondait aux transactions effectuées. Les choses se sont alors détériorées selon Rory Kirk, les Timol refusant de lui céder ses six villas. Pire, il affirme que ses anciens associés dans le projet The Bay veulent disposer des villas à des prix plus élevés sans qu'il soit partie prenante dans la transaction. D'où, explique-t-il, sa démarche pour réclamer réparation en cour commerciale. Rory Kirk estime avoir perdu 3,2 millions de dollars dans ce projet et réclame un ordre empêchant les Timol de disposer des six villas en question, de lui accorder 60% des actions dans la compagnie The Bay Holding Limited et un ordre reconnaissant qu'il a bien des droits sur le site. Site qui se trouve être sur les pas géométriques. Au cas où les villas en question ne lui sont pas restituées, Rory Kirk demande que les Timol lui remboursent les trois millions de dollars qu'il a investi dans leur projet.


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La MEXA invite le pays à exprimer sa reconnaissance à l'industrie du textile et de l'habillement pour sa riche contribution au développement économique du pays au cours des quatre dernières décennies. Une occasion, également, de rendre hommage à ceux qui ont écrit cette histoire et rendu ce succès possible | JAMIROUDDIN YEADALLY

SUCCESS STORY

Célébrations LES CÉLÉBRATIONS qui se veulent nationales, débutent le 19 octobre pour prendre fin le 8 novembre. « On va faire revivre l'histoire du textile et de l'habillement », a déclaré l'assistante directrice de la MEXA, Lilowtee Rajmun, lors d'un point de presse, au siège de l'association, hier. Histoire que retraceront un livre et un documentaire pour rendre hommage aux dizaines de milliers de travailleurs, tous grades confondus, d'investisseurs, d'employeurs et de partenaires qui ont fait de cette industrie un fleuron de l'économie locale. Le calendrier d'activités comprendra, entre autres : des Family & Fun Day, du 14 au 21 octobre, une Employees Awards Night le 23, un Employees Sports & Fun Day le 4 novembre et une Sega Competition le 8 novembre. Voulant donner un cachet national et populaire à l'événement, c'est sur les plages de Blue-Bay, Belle-Mare, Flicen-Flac et Choisy que la MEXA conviera le grand public pour les diverses activités. SOIRÉE INTERACTIVE La MEXA a aussi opté pour l'ouverture à l'occasion de cet anniversaire. Ceux qui cherchent à s'informer sur les possibilités d'emploi et de carrière dans cette industrie qui fut, un certain temps, le deuxième

pilier économique du pays, pourront suivre des séminaires et des conférences à thème, sans oublier des Career Day dans diverses localités. Des journées portes ouvertes seront également organisées dans plusieurs usines du 9 octobre au 8 novembre. Le 25 octobre verra une réflexion autour des enjeux de l'industrie au cours d'un CEO Think Tank Forum. Des thèmes tels que le sort des travailleurs étrangers et mauriciens, l'internalisation du textile mauricien, le Green Technology, le Women Empowerment seront discutés lors de cette soirée interactive. Pour Danielle Wong, directrice de la MEXA, le secteur du textile et de l'habillement demeure un secteur d'avenir, même s'il faut reconnaître les difficultés et défis auxquels il est confronté depuis ces dernières années. Elle se réjouit également de voir de nombreux jeunes Emerging Leaders dans le secteur. Eddy Yeung, directeur de CIEL TEXTILE, et membre du comité organisateur des célébrations, n'a pas manqué de souligner que Maurice est parmi les meilleurs dans l'industrie du textile et de l'habillement et que le pays a besoin de gens de talent dans toutes les sphères de cette industrie qui brasse aujourd'hui un chiffre d'affaires dépassant les Rs 25 milliards.

XL pour le textile

LA FAUTE À LA ROUPIE « 90 % de notre avenir dépend de nous, les opérateurs. Les autorités ont fait ce qu’il fallait faire », a estimé Harold Mayer, CEO de CIEL Textile, à une causerie organisée par The Indus Entrepreneurs (TIE), la semaine dernière. Il s’est longuement apesanti sur les fondamentaux économiques du secteur. « Ces fondamentaux sont importants, de sorte que si une entreprise est profitable à un niveau décent, alors elle pourra réinvestir ». Exprimant sa confiance dans l'avenir de l'industrie, il a toutefois dit attendre une intervention de l'Etat sur la politique monétaire : « La roupie doit refléter sa vraie

valeur, le niveau actuel est stupide et injustifié ». Ahmed Parkar, Chief Executive Director de Star Knitwear, a souligné, pour sa part, la contribution très significative du secteur textile à l’économie mauricienne. Abondant dans le même sens qu’Harold Mayer, Ahmed Parkar, qui est aussi président du Joint Economic Council (JEC), se dit pour une roupie qui reflète les fondamentaux économiques : « Nous n’avons pas l’intention de prendre l’économie mauricienne en otage. Toutefois, il ne faut pas oublier l’importance du secteur de textile, surtout en ce qui concerne l'emploi ».

La MCCI prévoit une année 2013 morose

Mahmood Cheeroo, secrétaire-général de la MCCI

LES INSTITUTIONS économiques tendent à parler de plus en plus le même langage. Après Statistics Mauritius et la Banque de Maurice qui ont revu à la baisse leur prévision de croissance à 3,2% et 3,3% respectivement, c'est au tour de la Mauritius Chamber of Commerce & Industry (MCCI) d'exprimer ses inquiétudes. 3,0% de croissance pour 2012, estime la Chambre. Taux qui devrait encore baisser l'année prochaine, prédisent ses analystes. Les prévisions de croissance se suivent et ne se ressemblent pas. En début d’année, Statis-

tics Mauritius et la Banque de Maurice avait annoncé des taux de croissance de 4,0 % et 3,8 %. Ces taux ont été régulièrement corrigés à la baisse. Dernières indications, datant fin septembre : 3,2% et 3,3% respectivement. La Mauritius Chamber of Commerce & Industry (MCCI) n'est pas en reste. Ses prévisions sont passées de 3,8% en novembre 2001 à 3,0% la semaine dernière. Si, explique Mahmood Cheeroo, secrétaire-général de la MCCI, en mai dernier le taux a été revu à la hausse suite à un retournement positif de la

conjoncture mondiale et une baisse graduelle de la valeur de la roupie, les données ont changé depuis. « D'une part, nous observons que la valeur de la roupie serait en hausse en 2012 par rapport à sa valeur de 2011. D'autre part, nous constatons que l'économie mondiale s'est affaiblie depuis le début du deuxième semestre. Ces différents éléments demeurent préoccupants pour Maurice », a-t-il déclaré. Mais ce qui inquiète le plus la MCCI, c'est la rentrée économique 2013. Le taux de croissance tournera aux alentours de 2,9%, le pays étant entré dans une phase descen-

dante après les bonnes performances de 2006 à 2008 et la résilience démontrée en 2009. Ce qui risque d'avoir de sérieuses conséquences sur le développement économique et social du pays. Qui plus est, soutient Mahmood Cheeroo, la performance de Maurice est « non seulement en-dessous de la moyenne des pays émergents, mais aussi en-dessous de la performance de la région de l'Afrique subsaharienne ». Une performance qui devrait inciter à trouver des moyens de croissance soutenue, et surtout d'encourager les investissements privés.


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TOURISM SECTOR

Downside in the Stock Prices

Entitled ‘Debt burdened in the midst of the Eurozone crisis’, the report published by Imara Africa Securities Ltd on the Mauritian tourism sector provides an overview, as well an outlook on the sector, while focusing on our three main listed hotel groups. As a result of sliding stock prices, investors are recommended to “sell” New Mauritius Hotels and Sun Resorts shares, while Lux* Island Resorts is rated at “reduce” | H.L-B TWELVE MONTHS ago, things were LUX* Island's operations in the still rosy. But the situation seems Maldives may offer some reprieve to be worsening for the Mauritian due to its relatively higher numtourism sector. The three main ber of Asian tourists. In the results listed hotel groups have respec- for the first nine months of 2012, tively lost Rs 13, Rs 24 and Rs 25 it accounted for 29.65% of reon their share prices in a year. The venue. NMH's recovery seems to price of LUX* Island Resorts be tied to an economic recovery shares stood at Rs 28 last year and in the Eurozone, whose timing is now stands at Rs 15, New Mauri- unclear, says the report: “The intius Hotels (NMH) fell from Rs dustry is diversifying into other 80 to Rs 56, while Sun Resorts al- markets, such as Asia & Africa, but most lost half of its value, going we expect Europe to still be the from Rs 53 to Rs 28. In addition dominant source market in the foreto this, the gearing ratio of the seeable future.” As regards Sun Resorts, Imara three hotel groups is very high : 155.1% for LUX* for the finan- points out that the group is trycial year 2011, 90.33% for New ing to reduce its dependence on Mauritius Hotels (down from 96.60% as at end financial year The industry is diversi2011, but the group refying into other markets, mains highly leveraged) such as Asia & Africa, and 102.6% for Sun but we expect Europe Resorts as at end 2011. Hence, states the report, to still be the dominant going forward, signifisource market in the cant finance costs will foreseeable future dampen earnings for the three hotel groups. “Using a blend of states the report DCF and the long-term median PER, we arrive at a price target of MUR 13.39 (-10.75%), MUR 39.75 (- Europe, with Asia being the main 29.02%) and MUR 20.98” for focus. According to the broker, LUX* Island, NMH and Sun Re- the Maldives unit will be imporsorts respectively,” states the report. tant in trying to achieve this due That is, all three will most proba- to its geographical proximity to bly be down from their current Asia. In its H1 12 results, Malvalue. However, according to dives was the only profitable unit, Imara - elected the 'Best Perform- contributing 21.29% to turnover. ing Broker in Africa 2012' - in the The results achieved by the hofuture, LUX* will lose less share tels are due to some major factors price value than its peers. Which which the Mauritian private secexplains why Imara suggests that tor regularly points out. investors “sell” NMH and Sun Imara Securities does not fail Resorts shares, and “reduce” to mention them: “The situation LUX* shares. has been further exacerbated by Mauritian Rupee strength, which makes Mauritius a more expensive « MAURITIUS AN EXPENSIVE destination for foreigners. FurtherDESTINATION » In a bid to reduce dependence more, the suspension of some Euroon Europe, the hotel groups are pean routes by Air Mauritius is looking at other source markets, expected to cause a greater imbaprimarily Asia. The impact of the lance between room supply and Eurozone crisis remains the main tourist arrivals.” This will probadetermining factor of the fortunes bly lead to further discounting, of the Mauritius tourism indus- especially in the low season. Contry, with revenues expected to be sequently, the organisation foreunder pressure in the short-to- sees that revenues for hotel medium term, states the report companies operating in Mauritius published on the 5th of October. will be under pressure in the short However, it also points out that to medium term.

Arnaud Dalais, Chairman de Sun Resorts

Arnaud Lagesse, Chairman de Lux*

Herbert Couacaud, Chairman de NMH

TRAVEL & TOURISM CONTRIBUTION TO GDP According to the World Travel & Tourism Council (WTTC) in its Economic Impact 2012 highlights, the direct contribution of Travel & Tourism (T&T) to GDP was MUR 41.9bn (12.6% of total GDP) in 2011, and is expected to rise by 8.0% in 2012, and then by 5.6 p.a from 2012-2022, to MUR 77.9bn in 2022 (in constant 2011 prices). The total contribution of T&T to GDP was MUR 94.6bn (28.6% of GDP) in 2011. This is forecast to rise by 7.7% in 2012, and then by 5.6% p.a to MUR 174.9 bn in 2022. T&T directly supported 67,500 jobs (12% of total employment) in 2011. This is expected to rise by 5.7% in 2012 and then by 3.4% p.a to 100,000 jobs in 2022. The total contribution of T&T to employment, including jobs indirectly supported by the industry, was 26.9% of total employment (151,500 jobs). This is forecast to rise by 5.3% in 2012 to 159,500 jobs and rise by 3.3% pa to 220,000 jobs in 2022 (33.7% of total). Visitor exports generated MUR 51.8bn (34.7% of total exports) in 2011. This is forecast to grow by 9.5% in 2012, and grow by 6.0% pa, from 2012-2022, to MUR 102.0bn in 2022 (41.5% of total). T&T investment in 2011 was MUR 5.4bn, or 6.6% of total investment. It should rise by 8.4% in 2012, and rise by 6.3% pa over the next ten years to MUR 10.7bn in 2022 (8.6% of total).


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ENTRETIEN

As banking scandals unfold globally, the Chief Executive Officer of AfrAsia is of the opinion that the sector does not need a reform. Mauritius, he says, has a well regulated banking sector and investors are still attracted to it. These are some of the reasons the private bank seeks to be listed on the stock market. James Benoit also says there are no regrets over the HSBC deal | HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN

JAMES BENOIT, AFRASIA BANK CEO

“WE NEED MORE BANKS IN MAURITIUS”

❚ Briefly give us an overview of AfrA-

sia's financial results for the year. Our results reflected our continued investments and growth in Africa. Obviously, there are some good results from our banking and corporate finance team and our investment in AfrAsia Kingdom Bank. So, added to a continued strong growth in deposits here in Mauritius, all these make up, for us, a very satisfactory result for the year. The bank has achieved Rs 180 million net profits after tax. The group, consisting of AXYS Capital Management, AfrAsia Corporate finance and AfrAsia Kingdom Zimbabwe Ltd, has achieved 117% increase in net profit to Rs 270 million. ❚ What factors have contributed to

these positive results? Mainly the overseas activities? As goes the name, AfrAsia does a lot of trade finance business between South Africa, Zimbabwe, and Asia etc. So there is a lot of activity there, crossborder trade and also a lot of Mauritian companies are setting up factories in these countries. Obviously, the trade investment flows in Africa and Asia – using Mauritius as a base – are really starting to take off. ❚ AfrAsia, the State Bank of Mauri-

tius, the Mauritius Commercial Bank... all achieved positive results partly because of these activities. According to you, should our banks bet more on regional activities? There are a lot of banks in Mauritius already and I think customers are well served, generally speaking. But the reality is there are several big banks already working in the country. In terms of the real big opportunities for growth, they have to be more regional. When I look at other banks' results, as part of their benefits, I see regional investments as well. That is a good thing. Mauritius will continue to be the base for many of us as our customers go into Africa and as the rest of the world uses more and more Mauritius as a base for going into Africa. These are pretty exciting times for us. ❚ Have you been able to meet all your

targets for the year? Yes, we have. We tried to ensure that


we have certain performance ratios related to equity, certain growth in deposits and certain growth in our loan books. So, yes, we achieved our targets for the year.

PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

ENTRETIEN

credit exposure into India, South Africa and the region to offset the slower demand in Mauritius... » Can you elaborate on this statement of Kamben Padayachy, Deputy CEO and Head of Global Banking, Treasury & Markets of AfrAsia? The demands of big projects, which are ready to be funded at any given time, are not as big as the opportunities in the region. You can see our GDP growth rate is continuing on the downward trend. It means the economic operators have to be more careful about building shopping centres or showrooms and other real estate projects. It's all still happening, but not at the pace they had in the past. Maybe that is a good thing. We need to be careful. But clearly, there are still a lot of activities in the region as a whole. Any company, whether it is a bank or not, as long as it is integrated in the regional activities, will be good for Mauritius.

gone down, according to the BoM... I don't think so. I have not checked, but Mauritius still has people saving money and investing their money. If you see our deposit trend, it is growing. It comes from our private clients. Our deposits have grown 31% to Rs 19.6 billion, which is an excellent progress with the Mauritian companies and our clients. I do not see any big problem coming from this side. ❚ During the year, AfrAsia had plans

to take over HSBC retail banking, but the deal did not go ahead. Do you have any regrets? No. We have a lot of plans. We have got several opportunities in the region to look at and many opportunities to do expansions, whether it is in Mauritius or in the region. So we have no re-

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❚ Apart from AfrAsia Kingdom Zim-

❚ If we continue in the same line of

❚ What about savings? They have

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No. Mauritius still needs many more banks. It's not necessary that they compete in the same segment domestically. But even then, think about all the infrastructure projects which are going on in the country. They have fallen a little bit, but in the next five years – whether it is the airport, roads or housing, there is still a lot of development which will happen in Mauritius. You need banks to support these projects. And we also have to remember that Mauritian banks are operating in the region and the region's needs for capital are huge. I think it is great to have more banks operating at the regional level, because this will help put Mauritius on the map as a financial centre. Hong Kong and Singapore have dozens and dozens of banks to serve their regional role. This will apply to Mauritius. We need more banks here.

❚ « We deliberately diversified our

thought, we find that the Bank of Mauritius is cautious about giving more loans to already highly-indebted private companies. Do you face the same problem? There are some companies where the debt leverage is high. Obviously, banks don't lend money without getting repaid. We make our own assessments of the companies, whether they have too much debt or not, before giving loans. That is a challenge. But at the end of the day, we also have to support our companies as they are transitioning to new economic models. If we think their future expansion plans will help later on, we take them into consideration. But it might also mean they have to put in more equity by themselves to ensure they are able to bounce back.

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The trade investment flows in Africa and Asia – using Mauritius as a base – are really starting to take off grets. We continue to look forward at other opportunities. ❚ Does it mean you are still interested

in going into retail? We already are in retail banking, offering deposits, loans, cards, etc, but in a niche segment of it. We are just now looking for a centralised location or two to further complement this. You know, our strategy continues to evolve as the market grows. ❚ The banking sector has lately been

in the limelight. You name it – the LIBOR scandal, HSBC... Do you think it's time for a profound banking reform? I would just point out that those challenges came globally. I do not know

of any big issues here where Mauritian banks have been involved in. What I feel we must be careful about is not putting too much complicated regulations in place domestically. The banking world is going to be subject to Basel III, to the FATCA, which is the Foreign Account Tax Compliance Act, and many other pieces of legislation which are tremendously complicated. So, the challenge is to ensure we understand Mauritius and not to overdo our own domestic situation too much because the regulations we have are already very challenging for Mauritian banks to manage. We have to be careful. I do not think there will be any big banking problems in this market, which is why I think we need no banking reform at this stage. We have a well regulated sector.

babwe Ltd, are you considering other regional investments? We do get lots of opportunities in the eastern or southern part of Africa almost every week, with people asking us to invest. That is part of our strategy. We want to fill in and have capabilities on the ground in the region. With clients wanting to do trade finance transactions into India, China, Dubai, Zimbabwe or Tanzania, we want to have the capabilities on the ground to do such transactions. So, we are still looking for regional opportunities. ❚ A few weeks earlier, you launched

the ACM Commodity Note, together with AXYS Capital Management and Jim Rogers. How is it going? Good. We have got very strong responses from some of our private clients already. We have people investing substantial amounts in it. We are confident it is going to work. ❚ What about AfrAsia's plan to be

listed on the stockmarket? We still have plans for that. We do not have a confirmed deadline but it forms part of our strategy to be listed on the stockmarket.

❚ But we have at least two investiga-

❚ Let us end with a classic question.

tions going on in the banking sector, one on the bundling of insurance products and the other on debit/credit cards. How do you feel about these? The Competition Commission has its own mandate to look at things. Since we are not affected by the insurance bit, I cannot comment on that. In terms of credit cards, yes, that is a new investigation. We have to wait and see the results. All I can say is that there are a number of banks in Mauritius and customers still have a large choice to shop around. Hence, we have to wait for what the Competition Commission has to say about that.

Is the Mauritian banking sector still safe? Look, it is not my role to comment on the banking sector. All I can say is that if you look at some of the key numbers published by the Bank of Mauritius, I think the average capital ratio is around 15-16% for banks overall. We do not rely on overseas funding or lines of credit. So I would say Mauritius falls under a very classic banking model which, over history, is a sound model. I look at the regulations we have here. I look at the level of capital and the way the banks are funded here. We still see many big international investors coming here to use Mauritius for their regional projects in Africa. It means they are still happy with the Mauritian banking sector.

❚ Can we talk about Mauritius being

overbanked?


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RECHERCHE BIOMÉDICALE

LA SCIENCE AU SECOURS DE L’ÉCONOMIE

Jadis, l’économie mauricienne reposait sur l’industrie sucrière. D’autres secteurs sont apparus avec la nécessité de diversifier nos sources de revenus. Mais a-t-on exploré toutes les avenues en ce sens. Non, répond le Professeur Dhanjay Jhurry. Pour le responsable du Centre for Biomedical and Biomaterials Research de l’Université de Maurice, la recherche biomédicale demeure un filon prometteur, mais non-exploité | JESSEN SOOPRAMANIEN CROIRE DANS le développement intellectuel continu des Mauriciens. C’est ce qui permet aujourd’hui au Professeur Dhanjay Jhurry, responsable du Centre d’excellence pour la Recherche biomédicale et des biomatériaux à l’Université de Maurice, d’envisager l’existence d’une économie de la connaissance basée en partie sur l’industrie biomédicale. « Au fil des années, nous sommes passés d’une Service-Based Economy à une KnowledgeBased Economy. Dans une telle économie, il n’y a pas que l’Information Technology (IT). Il faut pousser encore plus loin. Pourquoi ne pas envisager une industrie biomédicale ? » se demande-t-il. D’autant plus que selon lui, diverses raisons expliquent pourquoi la recherche biomédicale, en tant qu’industrie, est envisageable à Maurice. Le Professeur Jhurry explique d’abord que le pays a plusieurs atouts lui permettant de développer des filières de recherche scientifique au service de la médicine. A commencer par les 45% d’étudiants du cycle tertiaire qui optent pour les sciences et l’ingénierie. Un chiffre, souligne-t-il, qui signifie que Maurice fait mieux, en termes de pourcentage, que les EtatsUnis. Deuxièmement, le Clinical Trials Bill, projet de loi qui réglemente la recherche clinique, a été voté, alors qu’une telle loi n’existe pas encore dans tous les pays, affirme le Professeur Jhurry. Il existe aussi à Maurice une population de macaques qui offre des caractéristiques exceptionnelles pour la recherche (Ndlr : voir hors-texte). Les primates de la Chine et des Philippines ne peuvent être comparés à ceux de Maurice, précise d’ailleurs notre interlocuteur. Et finalement, un centre spécialisé, en l’occurrence le Centre for Biomedical and Biomaterials Research (CBBR), existe déjà. Toutefois, le Professeur Jhurry affirme que Maurice accuse un retard de 20 ans sur le modèle de croissance de Singapour, alors que les deux pays avaient débuté sur un même pied d’égalité en 1960, avec les mêmes secteurs. « En 1960, les économies de Maurice et de Singapour étaient calquées sur le même modèle, soit la Labor-Intensive Industrialisation. Mais au début des années 90, Singapour avait déjà commencé à investir dans la recherche scientifique, et dans les années

SOUHAIT. Dhanjay Jhurry appelle à une Public Private Partnership (PPP) pour investir dans la recherche biomédicale


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Professionnalisme et franc-parler...

Maurice peut-elle continuer à dépendre des autres ? Dhanjay Jhurry ATOUT. Le centre de recherche

2000, il est entré de plain-pied dans le domaine de l’Innovation-Led Economy. Dix ans après, Maurice lutte toujours dans le manufacturier, alors que la recherche biomédicale est le quatrième pilier de l’économie singapourienne. Les dirigeants de Singapour avaient une vision pour leur peuple. Mais il n'est pas trop tard. Il faut commencer quelque part à Maurice », souligne le Professeur Jhurry. Ce dernier invite ainsi le gouvernement et le secteur privé à explorer le modèle singapourien dans le domaine de la biomédecine, tout en soulignant que le succès économique de Singapour est largement dépendant de son modèle de croissance tiré par l’innovation. Or, la capacité d’innovation d’une économie dépend elle-même énormément de l’effort consenti dans la recherche et le développement, précise notre interlocuteur. « CRÉER UNE CULTURE DE L’INNOVATION À MAURICE » Ainsi, en 1991, le gouvernement singapourien avait investi deux milliards de dollars singapouriens dans la recherche. Au début des années 2000, alors que la recherche biomédicale était en plein essor, Singapour avait donc les fondations nécessaires pour se lancer dans ce secteur. En 2010, le budget consacré à l’industrie biomédicale se chiffre à plus de 14 milliards de dollars singapouriens, ayant connu une croissance exponentielle durant 15 ans. « Face à une telle progression, Singapour a investi 500 millions de dollars singapouriens dans la construction de Biopolis, un centre international de recherche et de développement dans la biomédecine, qui compte plus de 185 mille mètres carrés de complexes médicaux. Plus de 13 000 emplois ont été créés entre 2000 et 2009 et les revenus, en 2009, étaient estimés à 21 milliards de dollars singapouriens. Ce centre, qui contribue à hauteur de 10% à l’économie singapourienne, attire les 100 meilleures compagnies biomédicales du monde. Tout cela a été rendu possible parce que le gouvernement a investi dans les infrastructures. C’est un peu comme la Cybercité à Maurice. A sa création, ils étaient nombreux à critiquer la Cybercité, prédisant même un avenir sombre. Mais c’est complètement différent aujourd’hui », explique le responsable du CBBR. Comment donc poser les jalons pour

INDISPENSABLES MACAQUES Alors que la polémique bat son plein depuis une année déjà, le Professeur Dhanjay Jhurry explique que vu leurs contributions passées, présentes et futures aux progrès de la médecine, l’utilisation des primates est incontournable dans la recherche médicale. Ce dernier insiste particulièrement sur les nombreuses avancées réalisées dans le traitement de plusieurs maladies grâce aux essais précliniques effectués sur les primates. Autant que possible, les chercheurs, explique notre interlocuteur, privilégient les alternatives aux essais cliniques sur les animaux. Toutefois, de par la complexité des systèmes physiologiques, le responsable du CBBR explique qu'il est quasi impossible de les reproduire in vitro ou encore sur l’ordinateur. D'où l'importance, selon lui, d'utiliser des primates, qui sont proches de l’homme, dans la recherche biomédicale. « On ne peut essayer un nouveau produit sur un humain avant de l'avoir essayé au préalable et observé ses multiples effets », affirme le Professeur Jhurry. Ce dernier précise également qu'il existe des règles strictes en ce qui concerne les conditions de traitement des macaques, les autorités européennes étant très méticuleuses sur cette question.

que la recherche biomédicale soit vulgarisée à Maurice ? Le Professeur Jhurry explique qu’il est d’abord nécessaire d’avoir un cadre légal pour la recherche préclinique. « Maurice peut-elle continuer à dépendre des autres ? Il faut que tout le monde soit d’accord pour développer l’Indigenous Knowledge. Il est grand temps qu’on reconnaisse notre potentiel », ajoute notre interlocuteur. Soulignant que le discours programme 2012-2015 du gouvernement fait provision pour l’exploitation des ressources de l’océan, le Professeur Jhurry estime que cette potentielle industrie et la recherche biomédicale peuvent aller de pair. « Medical Hub ne veut pas seulement dire construire des cliniques partout et faire venir des étrangers pour des greffes de cheveux, par exemple. Je ne dis pas que c’est mauvais, mais une telle Hub sera complète seulement avec l’apport de la recherche approfondie », déclare le responsable du CBBR. Pour y arriver, ce dernier croit savoir ce qu’il faut faire : « Je ne suis pas politicien ou ministre, mais en tant que professionnel, je propose que l’Etat mette en place une infrastructure de haut niveau, par exemple

des laboratoires équipés de technologies de pointe, pour créer un environnement propice aux activités de recherche et de développement et faire évoluer les créneaux de la biomédecine et de la biopharmacie vers un niveau international ». Notre interlocuteur se dit également favorable à des incitations fiscales en faveur d’entreprises internationales afin de les encourager à s’implanter sur notre territoire. Expliquant que l’investissement dans la recherche scientifique à Maurice est encore très faible, le responsable du CBBR invite aussi le secteur privé à apporter sa pierre à l’édifice afin de créer une culture de l’innovation à Maurice. INVESTIR DANS LA RECHERCHE Mais ce dernier n’a pas que des mots doux pour les entreprises du privé. « Le secteur privé ne pense qu’aux profits. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose, car il faut toujours attendre un retour sur investissement, mais il ne faut pas se focaliser sur ce seul aspect », affirme-t-il. Le Professeur Jhurry propose par ailleurs une taxe Corporate Scientific Responsibility, où la moitié des 2% de profits allant au Corporate Social Responsibility (CSR) serait consacrée à la recherche. Ce dernier propose également d’investir dans la recherche la taxe perçu par l’Etat sur chaque primate vendu aux laboratoires. Puisque de multiples formules pourraient être utiles, le responsable du CBBR dit s’attendre à ce que le gouvernement vienne de l’avant avec une politique en ce sens dans la présentation du prochain budget. « Je ne dis pas qu’il faut réaliser tout cela demain, mais il faut commencer quelque part. Le gouvernement a démontré sa volonté en finançant la construction du CBBR, mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin », explique le Professeur Jhurry. Un appel légitime, surtout quand on sait que le CBBR – unique centre de recherche médicale dans l’océan Indien – a reçu la reconnaissance internationale de l’African Network for Drugs and Diagnostics Innovation (ANDI) l’année dernière. Si la recherche et l’innovation sont désormais encadrées par un ministère qui a vu le jour en 2010, cela ne suffit pas. Il faut maintenant établir les priorités et les stratégies nationales en la matière, subventionner la recherche et protéger la création, conclut le Professeur Dhanjay Jhurry.

Le Professeur Dhanjay Jhurry se dit animé des philosophies qu'enseigne l'hindouisme. Ce père de deux filles explique qu'il mène une vie très simple, mais qu’il est en même temps un perfectionniste. Sa devise : tout passe par un travail fait avec la plus grande probité. Méticuleux, notre interlocuteur explique que la vérité et l'honnêteté sont parmi les principes de la vie qui le guident. Toutefois, sa priorité demeure sa famille. C'est d'ailleurs l'attachement familial qui l'a poussé à retourner à Maurice après avoir longuement travaillé à l'étranger. Cet homme d'un franc-parler extraordinaire dit savoir faire la part des choses. « Je n'emmène jamais les soucis de la maison au travail et viceversa. Je vis à cent à l'heure dans ce que je fais à un moment spécifique », déclare cet habitant de QuatreBornes.

Un curriculum vitae impressionnant Après avoir complété ses études secondaires au Collège Royal de Curepipe en 1983, Dhanjay Jhurry met le cap sur la France pour entamer des études tertiaires à l'Université de Bordeaux I, qui est spécialisée en Sciences et Technologies. En 1992, il obtient son Doctorat en Chimie des Polymères dans ce même établissement et prend peu de temps après de l'emploi comme Research & Development Scientist à Flamel Technologies, à Lyon. En 1994, il retourne au pays pour enseigner la Chimie à l'Université de Maurice, où il travaille depuis. En mars de l'année dernière, le Professeur Dhanjay Jhurry a établi le Centre for Biomedical and Biomaterials Research (CBBR) de l’université. Une responsabilité de plus pour celui qui collectionne les décorations, à Maurice comme à l’étranger. Il se dit particulièrement fier d’avoir été fait « Chevalier de l’ordre des Palmes Académiques » par la France en 2007 et d’avoir obtenu le prix de « Best Mauritian Scientist Award », décerné par le ministère de l'Education tertiaire, des Sciences et de la Recherche au mois de mai 2011. Cette année, dans le cadre des célébrations de l’anniversaire de l’accession de Maurice à l’indépendance, le Professeur Dhanjay Jhurry a été élevé au rang de « Commander of the Order of the Star and Key of the Indian Ocean » (CSK) pour sa contribution dans les secteurs de la recherche et de l'éducation tertiaire. « La reconnaissance nationale vient toujours après la reconnaissance internationale », laisse échapper à ce sujet le Professeur Jhurry.


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AUDITING AND CONSULTANCY INTERNATIONAL FIRM

PROGRESS DRIVEN BY COLLECTIVE INTELLIGENCE

The world of finance has proved some difficulties in terms of integrity and accountability. Mazars insists it can show the difference by being a democratic accounting, auditing and consulting firm. | LEEVY FRIVET FOR THE past few years, accountability has been one of the burning issues on every platform where money and finance are discussed. Mazars international firm wants to stress on its commitment on these issues. The firm is present since the last three years in Mauritius and has offices in 68 countries all over the world. Sudhir Sesungkur is one of the partners of Mazars Mauritius and says the financial organisation has been in progression years over years in all sectors : «The difference of Mazars with other accounting and auditing firms is that democracy prevails in our company. All major decisions need to be approved by a democractic vote where all delegates and partners decide whether to consent or not. Add to that, the fact that when Mazars is taking any contract, it is supervised by the home company and contrary to ther firms, you are not left with problems with the local desk or representative », Mr Sesungkur says. CLEAR GOVERNANCE PLATFORM He adds that a financial audit is all about producing trustworthy financial information, « but at Mazars we go a step further than just making sure the figures add up. We advise you on the consistency and reliability of your financial information. As well as looking at your financial statements, we will help you improve the way that you produce and present economic and financial information to help you manage risks effectively. You will also be in a better position to make strategic decisions and have more transparency with shareholders. Our highly skilled staff has the right tools and methodologies to adapt to your organisations’ needs. Our experts, from actuaries to internal control, financial modelling specialists and legal teams pro-

THE ROOTS OF MAZARS Mazars still bears the name of its original founder, Robert Mazars, who started its practice near Rouen, in Western France, in 1940. The firm quickly grew to establish itself as a highly reputable practice, rapidly acquiring new clients and becoming well-known for its focus on technical excellence and quality of service. From its humble beginning to the international Group that it is today, Mazars has always remained true to its founder’s spirit and values of deep ethical commitment, responsibility and belief that technical excellence is the key to success. 2003-2007: Mazars speeds up its international development, with new offices in Eastern Europe (including Russia), China, India and the Asia-Pacific area, Latin America - Mexico, Brazil, Argentina, Venezuela, Chile, Southern Africa and the Middle East.

THREE PARTNERS

COMMITMENT. Kriti Taukoordass, Hilton Saven and Sudhir Sesungkur, at the launching of Mazars in Mauritius, vows for integrity in the profession

vide specialist solutions ». Sudhir Sesungkur underlines that the Management of Mazars Scrl, a limited liability co-operative company, is devolved to the Group Executive Board (GEB) under the supervision of the Group Governance Council (GGC). The Global Strategic Committee (GSC) is charged with proposing and supporting the Group’s strategic developments around the world. Patrick de Cambourg is Chairman of the Group and chairs the Group Governance Council (GGC). The management of the Member Firms of the Mazars organisation is the responsibility of the national Executives or Boards of those Member Firms. The Group has created a stable and clear governance platform for the years ahead. Mazars has always worked to anticipate developments, pursue a long-term approach and manage key strategic events

pro-actively and collectively. Sudhir Sesungkur says that the core values of the firm are integrity, responsibility, diversity, respect for the individual, technical excellence, independence and continuity. « A KNOLEDGE LEADER » “Mazars is recognised as a knowledge leader in business and advisory services. Strong values have been at the heart of our organisation since its creation. They guide us in our daily actions, providing a common base of values that all Mazars’ partners and teams share and respect. These values are detailed in Mazars’ Charter, individually signed by each partner”, he says. Very active in the development of the Finance world, Mazars was one of the main sponsors of the 5th annual Summer Institute in International Humanitarian Law (IHL) and Human Rights, organized from 16 to 26 July, 2012 in Singapore by the East-

West Center (EWC), U.C. Berkeley’s War Crimes Studies Center (WCSC), the Singapore Management University (SMU) School of Law, the University of Zurich Competence Centre for Human Rights, the Human Rights Resource Center for ASEAN (HRRC), and the International Institute for Child Rights and Development (IICRD). “Morevover, as the European Commission hosts a very important conference on the future of auditing, following the publication of its Green Paper on ‘Audit Policy: Lessons from the Crisis’, our respective firms are committed to contributing positively to the calls for change in auditing and the audit market. We all have a responsibility to learn from the recent financial crisis and to accept that 'no change' is not an option for any of us, however uncomfortable that might be”, Sudhir Sesungkur concludes.

The Three partners of Mazars in Mauritius are Sudhir Sesungkur, Kriti Taukoordass and Ramesh Doma. Before setting up Mazars, in Mauritius, Sudhir Sesungkur worked in the Insurance and Business Advisory Services department of PriceWaterhouse Coopers, Mauritius for nearly 12 years until June 2003. He is a qualified accountant and fellow member of the Association of Chartered Certified Accountants, UK and affiliate of the Institute of Chartered Accountants in England and Wales. He has over 25 years of experience as auditor and business advisor in Mauritius and in regional African Countries. Kriti Taukoordass qualified with PriceWaterhouse in London, where he worked in the audit, specializing in financial services sector. He subsequently joined the Corporate Finance team in Mauritius. For five years, he managed a wide range of transactions in Mauritius and in Africa- focusing on mergers, acquisitions and project finance. Before joining Mazars, he held the post of economic adviser to the Minister of Finance and also took a CEO role of a listed group in Mauritius for three years. At Mazars, he is in charge of Advisory and the Global business service desk. Ramesh Doma holds a “Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées: Administration Fiscale” from the University of Paris IX – Dauphine. Prior to joining Mazars, Ramesh Doma was a senior manager for 11 years in the Tax Department in the Mauritius Office of PriceWaterhouseCoopers. He has a 25-year experience at the Income Tax Department (now the Mauritius Revenue Authority) where he was Assistant Commissioner of Income Tax. He was the head of the Companies and International Taxation Section from 1993 to 2000.


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Sudhir Sesungkur, partner at Mazars, cannot understand how some companies are making such huge profits despite the unfavourable economic climate. He also thinks that Mauritius underrates the importance of auditors and their reports | LEEVY FRIVET

SUDHIR SESUNGKUR, PARTNER AT MAZARS

“AUDITING IS NOT MEANT TO BE A LUCRATIVE BUSINESS” ❚ The auditors have been much cri-

book and use professional advice.

ticised in the aftermath of the economic crisis. How does the accountancy profession view these criticisms? Auditors have been blamed for their complacency and their inability to predict the systemic failure which brought the financial crisis all over the world. But it is too easy to make the auditors bear in the hat of such a big mess. Most of the strategic business decisions are taken at boardroom level and therefore the root cause of the ill fate of some banks and companies, which crashed, is elsewhere. Auditors play an important role in ensuring that the system of checks and balances work perfectly in order and that business risks are evaluated properly. Yet the auditors do not interfere in the decision making process. There has always been an expectation gap in what the stakeholders perceive as the true role of the external auditors. This having been said, auditors are aware that they need to be better equipped and trained to cumulate this challenging role especially in this era where business groups have grown significantly in size, volume and complexity. This requires professionals of calibre and often multi skilled to resolve complex issues. That is why the Accountancy firms are on the lookout for “talented” accountants. ❚ At this moment, many firms are

submitting their quarterly financial reports and many seem to be showing healthy economic conditions. To what extent can we trust such financial and auditing reports? The publication of interim reports, mainly by listed companies, is a requirement of the stock market which ensures transparency and accountability to the shareholders, who are the true owners. They need to be informed at regular intervals about the performance and the financial situation of their company. It must be underlined that if a company is loss making this will affect shareholder confidence and impact adversely on the share price. It will also reflect badly on the top management of the company. The external auditors add credibility to the financial reports that are published by certifying whether the reported results and financial position

❚ Do you believe that the Finance

Minister should have consultations with accounting and auditing firms when preparing its next budget? As far as I know there have always been consultations with Accounting Firms. Accountants have a lot to contribute in shaping the business environment. ❚ There have been a strong debate

are “true” and “fair”. Auditors are fully aware that the risk of accounting manipulation is particularly high during tough times. Manipulation techniques commonly used are aggressive revenue recognition, understatement of expenses, cashflow enhancement and underprovisioning of debt/liabilities. Auditors should be careful in analysing company performance and particularly in case of sudden and unexplained improvements in operating margins. Analysing some of the recently published reports, it is hard to believe that some have realised such huge profits! The current economic crisis is an impairment factor and reports should contain sustainability disclosures. Top managements are paid performance bonus based on profits and reporting of superfluous profit may create great disequilibrium. ❚ At several times, the Government

has been saying that despite the ongoing financial crisis, Mauritius

is still doing well. How far is such statement correct? There is a convergence of view on the future economic outlook of Mauritius if we refer to the recent reports published by the IMF, World Bank, MCCI, the BoM or the MCB. They all confirm the downturn in the economic situation. Most of the economic sectors are already facing severe difficulties and unfortunately it looks like the trend will not reverse soon. Unemployment among the youth and growing pressure on commodity prices are but additional evidences of the worsening climate. The recent survey conducted by the MCCI indicates growing pessimism in the private sector. Business condition is extremely tough. We are better placed to know where we are looming. Companies and businesses should restructure to remain viable otherwise they will disappear. They should manage their treasury and cash flows more rigorously and keep an eye on the order

on the issue that four auditing firms audit 90 per cent of our companies. What is the position of Mazars on that issue? An over concentration is not good. Before the big debacle of Enron, we were talking about the Big 5. With the demise of Arthur Anderson, the audit profession is currently heavily dominated by the Big 4. Such a situation is unhealthy and may to some extent undermine the whole system. Regulators are aware of the systemic risk and in Europe some major changes are in preparation by the European Commission. Auditing is perceived by some as a lucrative business whereas initially it was not meant to be so. Auditors play a crucial role in preserving trust and capital market stability. They should be independent and seen to be independent. In France, for example, they are referred to as “Commissaire aux comptes”. Ethical guidelines provide clear instructions as to how auditors should assess their costs and fees charged. Heavy dependency for fees from a particular client or group renders the auditor vulnerable and there is a risk that he may not act independently. Mazars welcomes competition in the market. We take this competition seriously and ensure that we add value to our clients business and even exceed their expectation. We are fully aware that to make new wins, we have to make a difference. We value our clients and accompany them at different stage in their development. Unfortunately in Mauritius, the importance of auditors and their reports are heavily underrated. Banks and the capital market in general should open up to other players so that in turn they can benefit from the diverse knowledge and expertise of other firms.


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GROS PLAN

COMMISSION DE L’OCÉAN INDIEN

De l’Estrac trouve le mode actuel d’Officiers permanents de liaison dépassé Le secrétaire général de la Commission de l'océan Indien, Jean-Claude De l'Estrac, continue à multiplier ses propositions et ses projets pour un système de connectivité, de communication et de suivi efficient pour l'implémentation des projets. Sa dernière proposition en date : la mise sur pied d'un bureau permanent de liaison dans chaque Etat-membre | LEEVY FRIVET C'ÉTAIT À l'occasion de l'ouverture officielle du second comité des officiers permanents de liaison, au siège de la commission, à Ebène. Le comité se réunit en principe trois fois l'an pour faire le suivi des projets en cours. « Nous traitons avec plus d’une douzaine d’institutions internationales, nous ne pouvons plus nous satisfaire, dans nos pays membres, du seul soutien d’un Officier permanent de liaison. C’est pourquoi je propose la création dans chacun de nos pays membres d’un BPL, un bureau permanent de liaison, un bureau autonome, doté d’expertises techniques supplémentaires, pour pouvoir mieux suivre les projets de la COI avec l’ensemble des services nationaux bénéficiaires, d’autant plus que nous avons constaté, dans certains cas, une implication insuffisante des points focaux. Je verrais bien ce Bureau permanent de liaison s’appuyer sur un Conseil national de coopération régionale que chacun de nos pays membres aurait intérêt à instituer. Le renforcement des moyens des Officiers permanents de liaison est tellement nécessaire et urgent que le Secrétariat général a déjà proposé le recrutement dans chaque pays d’un responsable technique pour les soutenir », a déclaré Jean-Claude De l'Estrac. Après l'intervention du secrétaire général, la parole fut donnée aux officiers de laison de chaque pays. Pour Maurice, Dev Phokeer, avait choisi de mettre à l'avant la contribution financière de Maurice et son plein engagement pour la coopération et l'intégration régionale.

LA MAURICIENNE Deoranee Sunoo, du collège Adolphe de Plevitz, s'est distinguée lors du Forum annuel « Partners in Learning » de Microsoft pour la région Moyen-Orient et Afrique. L'édition 2012 du Forum Annuel Partners in Learning au Moyen-Orient et en Afrique de Microsoft a rassemblé 225 enseignants, chefs d'établissements scolaires et des professionnels de l'éducation de 26 pays la semaine dernière, à Marrakech, au

Côté comorien, Hodhoaer Inzouddine a insisté que Moroni fait souvent des concessions sur le plan régional, privilégiant ce qui unit l'archipel avec les autres état-membres plutôt que les désaccords, soulignant que c'est loin d'être une tâche facile de faire ce genre de balance. Il s'est abstenu de soulever le problème de la souveraineté de Mayotte. POUR PLUS DE VISIBILITÉ Les Seychelles ont affirmé leur fierté d'avoir accueilli les deux protagonistes de la crise malgache en vue d'essayer de trouver une sortie de crise politique qui secoue Madagascar depuis décembre 2008. Jeannette d'Offay, Officier de liaison permanent de l'archipel, et qui assume la fonction de présidente en exercice du comité, insiste que la seule sortie se fera par des élections. Des élections cruciales dont a fortement besoin la Grande île, rappellera sa représentenate Beatrice Mahasaly, qui, contrairement à une section de la presse malgache, compte sur le soutien de la COI et de la communauté internationale pour le financement des urnes estimé à plus de 70 millions de dollars. Elle a félicité l'engagement et la détermination de Jean-Claude de l'Estrac sur cette question. Du côté de la Réunion, Phillipe Leysenne, chef de la délégation française, estime que la COI doit être plus visible et demande des actions concrètes. C'est bon de prendre des décisions mais encore faut-il les implémenter.

MADAGASCAR C’EST MAINTENANT, PLAIDE DE L’ESTRAC Lors d'une rencontre organisée la semaine dernière par la Mauritius Chambert of Commerce and Industry (MCCI), sur les opportunités d'affaires dans la région de l'océan Indien, c'est Madagascar qui a dominé les débats. Le secrétaire général de la Commission de l'océan Indien a dit sa foi dans le développement et l'avenir de la Grande île. « Le potentiel est immense et malgré les turbulences poli-

tiques de ce pays voisin, investir est fortement conseillé. Il faut y aller, et c'est maintenant qu'il faut y aller », a exhorté Jean-Claude De l'Estrac. Le secrétaire général de la COI a également réitéré son souhait de voir concrétiser des projets comme la connectivité aérienne et maritime, la communication et une chaîne de télévision régionale.

PARTNERS IN LEARNING DE MICROSOFT

Maurice se distingue pour la quatrième fois

Maroc. Cette activité vise à récompenser les enseignants novateurs qui allient créativité et efficacité en matière de technologie en salle de classe dans le but de motiver les élèves à s’adapter aux technologies du 21e siècle. Quatre enseignants mauriciens avaient participé à ce

forum annuel qui s'est tenu au Maroc : Deoranee Sunoo, du collège Adolphe de Plevitz SSS à Grand-Baie ; Nasser Beeharry, de l'école primaire Philippe Rivalland ; Premanand Venkanah, du collège Sir Abdool Razack Mohamed SSS et Fardeen Khan Jamalkhan du John Kennedy

College. Le projet de Deoranee Sunoo, « Science for Eco-learners », a été récompensé parmi les 15 gagnants. Maurice fait preuve d’une grande régularité à ce concours de Microsoft. Sur les trois dernières éditions, il y a toujours eu au moins un projet mauricien parmi les gagnants au niveau du

Moyen-Orient et de l’Afrique. En 2011, Raksheet Haulkory et Yogesh Sunoo avait remporté la manche régionale en Jordanie avec leur projet “Learning about the world through our senses.” Ils s’étaient ensuite rendus à Washington D.C. aux EtatsUnis pour la finale mondiale.


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RAPPORT DU PRB

JACKPOT POUR LES HAUTS FONCTIONNAIRES

Le reste de la semaine risque de paraître moins lourd pour les quelque 83 000 fonctionnaires de Maurice, Rodrigues et Agaléga. Hier, en fin d’après midi, le rapport 2012 du Pay Research Bureau (PRB) a été rendu public. Premier constat : si la hausse moyenne des salaires tourne autour de 22%, tous n’ont pas été gâtés, alors que les hauts fonctionnaires ont vu leur salaire décoller. Celui du ‘top earner’, le chef-juge, est ainsi passé de Rs 150 000 à Rs 198 000, ce qui équivaut à une hausse de 32%. La nouvelle grille salariale concoctée par le directeur du PRB Mohun Aujayeb, qui entrera en vigueur en janvier 2013, coûtera au pays la somme de Rs 4,6 milliards, soit environ Rs 600 millions de moins que celui de 2008. Quant aux ‘Conditions of Service and Benefits’ qui concernent l’ensemble des employés de la fonction publique, elles n’ont que très peu été modifiées. Le rapport du PRB ne recommande pas de changement quant aux différents congés accordés aux employés, et ce malgré les demandes pour que soit octroyé un ‘Paternity Leave’ lors de la naissance d’un enfant. Pour ce qui est de la pension de la fonction publique, le rapport recommande la révision à la hausse de la somme octroyée à ceux ayant pris leur retraite avant le 1er juillet 2003. Le Flexitime est également l’un des volets abordé par le rapport, qui recommande aux autorités concernées de travailler sur l’introduction d’horaires flexibles dans les départements où cela est envisageable. Capital vous propose, en pages 15 à 18, le ‘Master Salary Conversion Table’, le tableau des ‘Travelling and Car Benefits’ et la liste des 20 plus importants salaires de la fonction publique

Les vingt plus gros salaires Chief Justice Secretary to Cabinet and Head of the Civil Service Senior Puisne Judge Puisne Judge Financial Secretary President, Employment Relations Tribunal Secretary for Home Affairs Director of Public Prosecutions Senior Chief Executive Commissioner of Police Director, Procurement Policy Office Electoral Commissioner (Personal) Director of Audit Deputy Director of Public Prosecutions Judge in Bankruptcy and Master and Registrar Vice-President, Employment Relations Tribunal President, Equal Opportunities Tribunal Deputy Financial Secretary Permanent Secretary Deputy Master and Registrar and Judge in Bankruptcy

Rs 198000 Rs 192000 Rs 168000 Rs 156000 Rs 156000 Rs 156000 Rs 156000 Rs 156000 Rs 144000 Rs 144000 Rs 144000 Rs 144000 Rs 144000 Rs 132000 Rs 132000 Rs 132000 Rs 132000 Rs 132000 Rs 114000 Rs 114000

Le chef juge Bernard Sik Yuen

Le secrétaire financier Ali Mansoor


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Conférence sur le Light Engineering

ENTERPRISE MAURITIUS (EM) organise, aujourd'hui et demain, la toute première conférence sur le Light Engineering, à l'hôtel Maritim, à Balaclava. Cette conférence sera une plateforme de discussion de haut niveau visant à élaborer l'orientation stratégique pour le secteur de l'ingénierie légère. Le but est de faire de Maurice une destination fiable d'approvisionnement pour les produits et les services associés à ce sous-secteur. Cette plateforme réunira toutes les parties concernées sous un même toit.Les participants aborderont diverses questions par rapport aux possibilités du marché, au transfert de technologie, aux compétences et besoins de formation, à la diversification des produits, aux normes internationales et aux éventuelles Joint Ventures.Les entrepreneurs de la France, de la Belgique, de la Malaisie et du Pakistan ont été invités à partager leur expérience aux locaux.

Encore une récompense pour Xavier-Luc Duval APRÈS S'ETRE vu décerner le prix de Ministre Africain des Finances 2012 par l'African Leadership Magazine plus tôt cette année, Xavier-Luc Duval inscrit de nouveau son nom dans le livre d'honneur des ministres des Finances africains. C'est Africa Investor, groupe de renommée internationale spécialisé dans l’investissement et la communication, qui vient d'attribuer le titre de Finance Minister of the Year 2012 au ministre mauricien. « Cette nouvelle distinction reflète l’appréciation des organisations africaines pour le dynamisme et la justesse de notre politique africaine qui a pour objectif de positionner Maurice comme plateforme pour l’investissement en Afrique », a déclaré Xavier-Luc Duval qui recevra son prix le 11 octobre, lors des Africa Investor Investment and Business Leader Awards à Tokyo. Ainsi, le vice-Premier ministre et ministre des Finances mauricien succède à son homologue ghanéen, Kwabena Duffuor à ce palmares. Xavier-Luc Duval devance ainsi sept autres nominés. Parmi les critères de sélection figure la capacité de promouvoir l’Afrique comme destination d’investissement.

GROS PLAN La Chartered Financial Analysts Society Mauritius (CFASM) a un nouveau président. Le comité a élu Randhir Mannick qui reprend les rênes après une absence de quatre ans. Il avait occupé ce poste en 2008. Il a également été secrétaire de l'organisation en 2001, et trésorier en 2007

PROFESSIONNELS FINANCIERS

CFA Society Mauritius : Randhir Mannick revient IL SUCCÈDE à James Benoit. Ce dernier continuera, néanmoins, à veiller aux intérêts de l’association en sa qualité de membre d’un conseil consultatif, nouvellement constitué, aux côtés de James Leung, secrétaire sortant qui cède lui sa place à Ashwin Prayag. « Cette nomination m’honore et je remercie tous les membres qui ont voté pour moi. Je mettrai tout en œuvre afin d’accomplir ma tâche avec diligence. Je fais entière confiance à l’équipe qui m’entoure pour m’aider à porter haut le drapeau de la CFA Society Mauritius. Nos objectifs sont clairs : continuer sur la voie de la croissance de la socièté et aider le secteur des finances et des investissements à former les meilleurs analystes financiers dans cette partie du monde », a-t-il déclaré à l'issue de l'élection. Accrédité Chartered Financial Analyst en 2001, Randhir Mannick est titulaire

d’un Master of Business Administration et diplômé d’économie. Il a travaillé comme courtier en investissement jusqu’en 1998 avant d’occuper le poste d’analyste financier et de gestionnaire de placements pour le compte de Port Louis Fund. Il a aussi servi en tant que Group Portfolio & Investment Manager à la State Investment Corporation Ltd jusqu’en 2007 avant de rejoindre Rogers & Co. Ltd en tant que Corporate Finance Manager. En 2011, Randhir Mannick a été embauché par Pivot Ltd, société de gestion rattachée à African Alliance, où il sert en tant que Chief Operating Officer. CFASM est composée d’une cinquantaine de membres et 29 experts en analyse financière, et le CFA est l’un des diplômes les mieux valorisés dans le monde de la finance.

DIPLOMATIE RÉGIONALE

Maurice doit répondre à l’invitation seychelloise à son carnaval AMÉLIORER LA connectivité aerienne entre les Seychelles et Maurice. Ce sera l'une des priorités de Marie-France Roussety. La toute première ambassadrice de Maurice à être accréditée aux Seychelles, a fait cette déclaration lors d'une visite de courtoisie au ministre seychellois du Tourisme et de la Culture, Alain St-Ange, au Centre national de la culture, à Victoria.Marie-France Roussety a situé l'urgence d'améliorer la connectivité aérienne entre les deux îles. Selon la nouvelle ambassadrice, cela permettra de nouvelles avenues commerciales et touristiques entre Maurice et les Seychelles. « Le nouveau secrétaire général de la Commission de l'océan Indien, Jean-Claude de l'Estrac, a fait de la promotion de la connectivité aérienne entre les îles de l'océan Indien, une de ses principales missions. Avec de telles mesures, nous devrions être en

mesure d'établir une véritable coopération régionale. Beaucoup de nouvelles opportunités existent entre les Seychelles et Maurice, et nous devrions être en mesure de nous en emparer dans un véritable esprit de coopération régionale », a fait ressortir l'ambassadrice.Le ministre du Tourisme et de la Culture, Alain St-Ange, a déclaré que la coopération entre les deux îles serait d'un

avantage mutuel. Mais améliorer la connectivité sans que les deux peuples se rencontrent dans des activités communes ne servirait à rien. « Par exemple, les Seychelles solicitent toujours Maurice à devenir l'un des pays co-organisateurs de la 3e édition du Carnaval International de Victoria », a souligné le ministre seychellois. Si La Réunion, le Zimbabwe et

Madagascar ont déjà confirmé qu'ils co-organiseront le prochain carnaval avec les Seychelles, la réponse mauricienne se fait toujours attendre. « Les îles de l'océan Indien peuvent travailler plus étroitement avec le continent africain, et les Seychelles croient dans l'unité de notre région. L'île Maurice doit encore confirmer sa participation au carnaval 2013 », a conclu le ministre.


GREEN BUSINESS JOSEPH ROBERT ALAIN NAYNA, Georges Roland Brelu-Brelu, respectivement résidents d’Albion et de Pointe-aux-Sables ont déposé une requête de Judicial Review auprès de la cour suprême. Leur démarche bénéficie du soutien de l'expert que Mohammad Zaheer Allam, LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) Green Associate. Ils estiment que la composition de l’Environment Appeal Tribunal (EAT) qui a renversé, le 16 juillet dernier, la décision du ministère de l’Environnement de ne pas octroyer une Environnement Impact Assessment (EIA Licence) à CT Power Ltd, n'était pas équitable. Dans un premier temps, le ministère de l'Environnement avait refusé d'octroyer un permis à cette firme malaysienne pour son projet d'une centrale à charbon à Pointe-Aux-Caves. Toutefois, CT Power Ltd a eu gain de cause devant l’Environment Appeal Tribunal (EAT). Les membres de la Plateforme citoyenne, qui ont retenu les services d'Astor Law International, demandent ainsi à la cour suprême d’émettre un Writ of Certiorari enjoignant l'EAT d'annuler sa décision, de la renverser ou d’y surseoir. Ils demandent aussi à la cour d’émettre une injonction interdisant CT Power Ltd d’agir sur la base de cette décision de l’instance d’appel et de n’y accorder

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CT POWER

LA PLATEFORME CITOYENNE SAISIT LA COUR SUPRÊME Satisfaite de sa campagne d'information et de sensibilisation, la Plateforme citoyenne commune d'Albion et de Pointe-aux-Sables passe à une autre étape de son combat contre l'implantation d'une centrale à charbon à Albion. Elle s'en remet à la justice

L’affaire sera appelée en le 15 octobre prochain aucun effet jusqu’à ce qu'elle statue sur la présente requête. L'affaire sera appelée en le 15 octobre prochain. Farouchement opposée à l'installation d'une centrale à charbon, la plateforme estime qu'un tel projet serait néfaste à la santé humaine et à l'environnement. D'ailleurs, une pétition contre ce projet actuellement en circulation, et à être remise au Premier ministre, a déjà recueilli plus de 6 500 signatures.

ENVIRONNEMENT

Défis communs pour les îles soeurs LES PREMIÈRES rencontres Maurice/Réunion du Développement durable se tiendront les 17 et 18 du mois courant. Ces rencontres interviennent dans le cadre du développement durable à la Réunion et du plan stratégique Maurice Ile Durable (MID). En effet, les îles soeurs partagent le défi commun d'une économie insulaire confrontée aux mêmes enjeux de développement durable. Maurice et la Réunion continueront à valoriser, aux yeux de la communauté internationale, leur positionnement en tant que laboratoire du développement durable en milieu insulaire. Ces ren-

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contres thématiques sont un outil pour intensifier la coopération économique Maurice/Réunion. Elles ont vocation à se renouveler chaque année. L’objectif est de mobiliser les acteurs publics et privés du développement afin de favoriser le partage d’expérience et l’émergence d’opportunités d’affaires. Mais également de favoriser la coopération technique dans la résolution de problématiques communes. Le public visé est l’ensemble des décideurs publics et privés qui sont concernés par les différentes problématiques

Princes Tuna n’est pas pollueur L'USINE DE THON de Riche-Terre, Princes Tuna (Mauritius) Ltd, a ouvert ses portes à une délégation composée de pêcheurs de Roche-Bois et Baie-du-Tombeau, ainsi que des officiers des ministères de l'Environnement et de la Pêche et la Police de l'Environnement, le 3 octobre. Cette journée portes ouvertes avait un objectif particulier : constater de visu si les opérations de l'usine étaient responsables de la pollution de la rivière Terre Rouge située à l'arrière de l'usine. Les pêcheurs de la région avaient soupçonné les eaux usées de l'usine d'être à l'origine de la mort de centaines de poissons depuis septembre dernier. Ce qui avait interpellé les ministères concernés, ainsi que le ministère de la Santé. Afin de démontrer que l'usine n'y est pour rien dans toute cette affaire, la direction a joué franc jeu et a accédé à la requête du ministère de la Pêche pour une visite officielle. La délégation a été accueillie par Jon Godfrey, l'Engineering & Facilities Manager de l'usine. Il a expliqué en détails le procédé du traitement des eaux usées à Princes Tuna, insistant sur le respect des normes. L'eau traitée, a-t-il démontré, est directement déversée dans le réseau de système d'assainissement. Judex Rampaul, président du syndicat des pêcheurs, qui accompagnait la délégation, s'est dit satisfait des explications de la direction de Princes Tuna.


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POST SCRIPTUM

WHEN CREDIT KILLS

The world wide ‘credit crunch’ which started in 2006 with sub-prime mortgages in the United States has highlighted the fundamental importance of the credit decision. As the problems in these mortgages have unfolded, it has demonstrated that unsound credit decisions were made and lessons as to how to effectively manage credit risk were either ignored or never learnt | VIRENDRA POLODOO THE CREDIT crunch shows that poor lending decisions whether by a financial institution or a corporate can lead to significant losses. What the incredible losses sustained by banks and others caught up in the credit crunch have underlined is the major impact of credit risk and by implication credit risk management on the wellbeing and profitability of businesses. Being able to manage this risk is a key requirement for any lending decision. This is well understood in theory, if not always in practice by banks and other lending institutions that make their profit by advancing money to individual and corporate borrowers. It should also be well understood by industrial and commercial firms who, in the course of their normal business provide trade credit. Moreover, whilst credit risk analysis and management issues are well understood at a domestic level, they are not for international ones. Many companies are engaged in international trade and some also have foreign domiciled subsidiaries. These activities raise the issue of international credit management and country risk assessment. International trade creates short term transactional exposure when exporting. In addition, it may also be a factor in importing if the product has a critical element, for instance, supplies of raw materials such as crude oil or bauxite are being sourced from abroad. International expansion leads to the setting

up of operations in different countries. Such foreign direct investment (FDI) leads to long term structural exposure to these countries. In some cases, the very factors that make particular countries attractive FDI destinations also create undesirable risks. Therefore, both transactional and structural exposures to foreign countries necessitate that companies look seriously at assessing the risks. Thus, country risk assessment needs to be considered. COUNTRY RISK ASSESSMENT Country risk can be defined as the potential loss due to political, economic or regulatory instability in the nation in which the business is being conducted. As such, it is an umbrella term for a range of issues that affect the likelihood of factors in a country affecting a business or a transaction. When the exposure is to an entity that forms part of the public sector or is the state itself, the exposure is often called the sovereign risk. While countries cannot go bankrupt they can repudiate debts, engage in moratoriums and force restricting of liabilities on counterparties. Often, sovereign risk is called transfer risk when it applies to the private sector. In such a situation, the buyer firm may be willing and technically able to make good on its obligations but is prevented from doing so by the government of the country of domicile. Whether it is de-

fined as sovereign or transfer risk, the risk is the same; actions in a foreign jurisdiction that halt, delay or repudiate the payment due. Countries are exposed to political risk, which is the risk that there is a change in government. Such a change can lead to renegotiation of contracts, changes in the law, or even expropriation of property rights through nationalisation without compensation. It is evident that international transactions will be subject to country risk. What is not so obvious is how country risk can be evaluated and what factors should be considered in determining this risk? The assessment of country risk will be different from the assessment of a firm’s credit risk. So, if a transaction is with a private party, there will be two elements to consider ◗ The party’s ability to perform its obligations and country factors that may make the party less able to honour its obligations. ◗ Even if the counterparty is financially sound and does itself generate sufficient foreign currency earnings to service its foreign currency obligations, it is still subject to country risk. For instance, the company may be willing to service its obligations but be prevented from doing so by the imposition or impact of severe exchange control restrictions. Country risk assessment will therefore

Countries are exposed to political risk, which is the risk that there is a change in government. Such a change can lead to renegotiation of contracts, changes in the law, or even expropriation of property rights through nationalisation without compensation need to concentrate on the ability of the country to generate foreign exchange earnings, which, in turn, will allow firms purchasing from abroad to service their foreign currency obligations. There will be a different emphasis if the intention is to set up a permanent operation in the country. In this case, additional factors such as labour regulations, restrictions on the repatriation of profits and/or dividends and the general business environment would have to be considered. Generally a country’s unwillingness to service debt results from two main factors: poor economic policies and political changes (e.g. revolution). As with all such assessments, it is possible to look at quantitative variables, for instance the balance of payments and other measures of economic and financial performance of the country in question. But, given the complexities involved it is also normal to look at qualitative variables such as the current political situation and trends in government policy. A wide range of indicators is used. Many analysts rely on analytical templates such as


POST SCRIPTUM political, economic, social, technological, environmental and legal. In doing so, the analyst need to focus on factors such as: ◗ The country’s social structure and the degree of political stability of political institutions. ◗ The soundness of the economic and financial system ◗ Fiscal policy and budgetary flexibility with among other things special attention devoted to: - Purposes of public sector borrowing. - The impact of public sector borrowing requirement on the growth of the national debt. - Implications of such activities for the inflationary outlook. ◗ The course of monetary policy and inflationary pressures in the economy. ◗ The public debt burden and debt service track record. ◗ Balance of payments flexibility. ◗ External financial position. ◗ The effectiveness of legal system and commercial code in protecting creditors and enforcing contracts. ◗ The degree of corruption and fraud in the country and particularly within the political and legal system and business establishment. The pertinence of these factors will be different depending of the country’s past political and economic development and its current degree of internationalisation. The Organisation of Economic Cooperation and Development (OECD) gives the top factors used in rating countries’ country risks as follows: TOP FACTORS USED FOR COUNTRY RISK ANALYSIS 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.

Economic outlook Debt Service Financial reserves and current account Fiscal policy Political outlook Access to capital markets Trade balance Inflow of portfolio investments Foreign direct investment

Whilst economic outlook is the most critical factor for OECD members, debt service and political outlook are the most important factors for emerging economies and the rest of the world. Factors which tend to reduce a country’s risk rating include: ◗ Poorly defined or enforced legal rights of investors ( that is where there is a high risk of expropriation). ◗ Inadequate investment information (due to lack of statistics, unreliable economic indicators or poor disclosure requirements). ◗ Corruption. ◗ Fraudulent trading activities. HOW RATINGS ARE ASSIGNED THROUGH CREDIT RATING AGENCIES? Moody’s Investor Services has a hierarchy of credit appraisal that seeks to model the different factors that impact

on credit worthiness and hence the rating that can be applied to a particular obligor, namely: ◗ Sovereign analysis. ◗ Industry analysis ( for instance, trends and regulation). ◗ The firm’s operating environment (e.g. the competitive position and margins). ◗ The Corporate structure of the firm ( for instance, the amount of indebtedness). ◗ The structure of the transaction (e.g. seniority and collateral). Standard & Poor’s Investor Services uses a similar approach where they examine the following elements in a particular country before assignment a credit rating to a company domiciled therein: political risk, ◗ income and economic structure, ◗ economic growth prospects, ◗ fiscal flexibility, ◗ public debt burden, ◗ price stability, ◗ balance of payments flexibility, ◗ external debt and ◗ liquidity. Economic Intelligence Unit’s RiskWire rates operating risk in 60 markets on a scale of 0-100, where 100 represents the highest level of risk. The overall scores are an aggregate of underlying scores for ten categories of risk: ◗ Security; ◗ Political stability; ◗ Government effectiveness; ◗ Legal & regulatory; ◗ Macroeconomic; ◗ Foreign Trade & payments; ◗ Financial; ◗ Tax Policy; ◗ Labour market; ◗ Infrastructure. The model is updated once a month for each country. Despite the above mechanisms in place, why then are the PIGSI ( Portugal, Ireland, Greece, Spain and Italy) in problem? ◗ Italy was the worst offender. It regu-

Debts are only part of the problem in Italy and Spain. During the boom years, wages rose and rose in the south (and in France). But German unions agreed to hold their wages steady. So Italian and Spanish workers now face a huge competitive price disadvantage larly broke the 3% annual borrowing limit. But actually Germany - along with Italy - was the first big country to break the 3% rule. After that, France followed. Of the big economies, only Spain kept its nose clean until the 2008 financial crisis; the Madrid government stayed within the 3% limit every year from the euro's creation in 1999 until 2007. Not only that - Spain's government also has the smallest debts relative to the size of its economy. Greece, by the way, is in a class of its own. It never stuck to the 3% target, but manipulated its borrowing statistics to look good, which allowed it to get into the euro in the first place. Its waywardness was uncovered two years ago. ◗ There was a big build-up of debts in Spain and Italy before 2008, but it had nothing to do with governments. Instead it was the private sector - companies and mortgage borrowers - who were taking out loans. Interest rates had fallen to unprecedented lows in southern European countries when they joined the

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euro. And that encouraged a debtfuelled boom. ◗ All that debt helped finance more and more imports by Spain, Italy and even France. Meanwhile, Germany became an export powerhouse after the eurozone was set up in 1999, selling far more to the rest of the world (including southern Europeans) than it was buying as imports. That meant Germany was earning a lot of surplus cash on its exports. And guess what - most of that cash ended up being lent to southern Europe. But debts are only part of the problem in Italy and Spain. During the boom years, wages rose and rose in the south (and in France). But German unions agreed to hold their wages steady. So Italian and Spanish workers now face a huge competitive price disadvantage. Indeed, this loss of competitiveness is the main reason why southern Europeans have been finding it so much harder to export than Germany. So to recap, government borrowing which has ballooned since the 2008 global financial crisis - had very little to do with creating the current eurozone crisis in the first place, especially in Spain (Greece's government is the big exception here). So even if governments don't break the borrowing rules this time, that won't necessarily stop a similar crisis from happening all over again. Spain and Italy are now facing nasty recessions, because no-one wants to spend. Companies and mortgage borrowers are too busy repaying their debts to spend more. Exports are uncompetitive. And now governments - whose borrowing has exploded since the 2008 financial crisis salvaged their economies and have agreed to drastically cut their spending back as well. But for how long?


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NADESH MASALA. Vos items de base à gogo

NADESH MASALA

EPICEZ VOTRE SHOPPING…

C’est un véritable mini-marché dans le bazar de Rose-Hill. Les habitués des échoppes Nadesh Masala savent qu’on y trouve des épices, des objets religieux et un peu de tout. Capital a rencontré la charmante Sharmilabai Caulee, qui a repris en main cette entreprise vieille de 70 ans | DOROTHY BONNEFEMME « UN DEMI-KILO de dholl, un petit sachet de riz, deux bougies... » C’est la commande que passait une femme d'une quarantaine d'années lorsque nous sommes arrivés chez Nadesh Masala, au marché de Rose-Hill. La cliente a ensuite jeté un coup d'œil sur les étagères pour s'assurer qu'elle n'avait rien oublié. Entre-temps une sexagénaire réclamait six boîtes de ‘pappadams’ et les deux employés de Nadesh Masala s'affairaient à servir les deux clientes, sans hésiter une seule seconde sur l'emplacement de chaque produit. Sharmilabai Caulee, qui gère l’emplacement, est pour sa part assise sur une chaise. Elle confirme les commandes des clients, prend le temps de papoter avec eux et tient ensuite les comptes. Cette jeune femme pétillante mène de main de maître son épicerie. Il le faut, car les affaires ne sont guères faciles et elle doit se battre pour que cette entreprise vieille de 70 ans continue d’exister. LA CONVIVIALITÉ Alors que les marchés de l'île sont réputés pour commercialiser des légumes, des fruits ou encore du poisson ou de la viande, Sharmilabai Caulee a choisi, pour sa part, de proposer des produits de base à ses clients. « Nos produits phares demeurent les fruits de mer séchés, tels que le poisson salé, le ‘bomli’,

ainsi que 125 g de poudre de curry. Etant une habituée des lieux, elle prend aussi le temps de papoter avec Sharmilabai Caulee. Après cette petite interruption, la coquette directrice de Nadesh Masala est revenue vers nous pour nous dire qu’une grande majorité de clients lui est fidèle. CerCes quatre dernières tains sont même devenus années, les affaires ses amis. « Chez nous, il y a ont connu une chute cet aspect humain que vous de 50%. Auparavant, ne trouverez pas dans les supermarchés. Ici, nous il n’y avait pas autant prenons le temps d'écouter le de supermarchés. client, de le conseiller… S'il Nous ne pouvons pas y a un souci avec un provendre les boîtes de duit, il peut nous en parler. Nous faisons de notre mieux conserve, les grains pour y remédier afin qu'il et autres à un prix reparte avec le sourire. La moins cher que les convivialité tient une place capitale ici », ajoute-t-elle supermarchés, car vu d'une voix suave. que nous n’achetons

la pieuvre… les clients les apprécient pour leur bonne qualité. Chez nous, ils peuvent s'en procurer en petite quantité : un quart, un demi-livre… alors que dans les supermarchés, c’est impossible », explique-t-elle.

pas en grand nombre, les fournisseurs ne nous accordent pas de rabais explique notre interlocutrice C'est ce que nous avons pu constater de visu, quand une cliente est arrivée alors que nous étions en plein entretien. Elle a acheté un demi-kilo de dholl, un quart de livre de poisson salé,

LAMPE EN TERRE CUITE Elle nous assure que même quand elle a affaire à des clients difficiles, elle essaie de garder le sourire et de les aider : « Vu le coût de la vie, les clients réfléchissent mûrement avant de faire leurs achats. Ils se concentrent sur l'essentiel. Fort heureusement, nous proposons les produits qu’ils recherchent ». Ainsi, chez Nadesh Masala on trouve de tout. Mais on connaît surtout les lieux pour ses épices, qui font


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Des recettes qui marchent

Chez nous, il y a cet aspect humain que vous ne trouverez pas dans les supermarchés Sharmilabai Caulee, propriétaire de Nadesh Massala PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

Sharmilabai Caulee gère ses quatre étals avec brio

CONCURRENCE. Les supermarchés raflent tous les clients

la joie des cuisiniers et cuisinières (Voir hors-texte). Les quatre étals de Nadesh Masala proposent aussi une immense variété d'objets religieux, toutes religions confondues. Vous y trouverez ainsi des lampes, des statues de divinités, des bougies… Avec une certaine fierté, Sharmilabai Caulee, qui est joliment maquillée, nous explique que son commerce est réputé pour ces produits. « La déesse Luxmi et le dieu Ganesh sont très vénérées par les hindous. Ils symbolisent l’éducation, la connaissance, la sagesse et la richesse. Nous avons toute une panoplie de modèles, que ce soit en photos ou en statuettes », soutient-elle. Avant d’ajouter : « En ce moment, les clients n'achètent pas trop les lampes en terre cuite, mais à l'approche de la fête de Divali, les choses vont bouger ». L'article

le plus prisé chez Nadesh Masala est en effet la lampe en terre cuite. Malgré les modèles dernier-cri, la plupart des clients restent fidèles aux lampes traditionnelles. Celles-ci se vendent à partir de Rs 2, alors que les modèles en céramique coûtent Rs 15. RUDE CONCURRENCE Dans cette échoppe du marché de Rose-Hill les clients trouveront également du ‘chambrani’ (de l’encens qui sert à parfumer les gâteaux), du camphre, de l’huile, des boîtes à gâteaux, des sachets de plastique et des objets décoratifs. « Nous avons plus d'une centaine d'items », s’empresse de préciser notre interlocutrice. Invitée à parler de sa clientèle, Sharmilabai Caulee précise que certains de ses clients lui

sont fidèles depuis belle lurette, car l'étal de Nadesh Masala existe depuis 70 ans. « Mon beaupère, Nadesh, a été le premier maraîcher à réserver des étals à l'ouverture du bazar de Rose-Hill. D’où la raison pour laquelle nous occupons les quatre premiers étals. Mon époux, Nanda, l'a ensuite remplacé. Moi, j'étais femme au foyer. Mais à sa mort, j'ai dû prendre les affaires en main. Je ne connaissais pas le métier. J'ai dû apprendre. Ce sont mes deux employés, Sanjay et Harooah, qui travaillent toujours ici, qui m'ont appris les rouages du métier », nous confie-t-elle. A l'époque, soit en 1998, les affaires étaient prospères. Sharmilabai Caulee se souvient ainsi qu'ils devaient acheter cinq à six cartons de marchandises chaque mois. Maintenant, elle ne commande les produits qu’à

la douzaine. « Ces quatre dernières années, les affaires ont connu une chute de 50%. Auparavant, il n'y avait pas autant de supermarchés. Nous ne pouvons pas vendre les boîtes de conserve, les grains et autres à un prix moins cher que les supermarchés, car vu que nous n'achetons pas en grand nombre, les fournisseurs ne nous accordent pas de rabais. J'ai aussi tenté l'exportation, mais vu que la demande fait défaut, j'ai dû abandonner après une unique tentative », ajoute-t-elle. Alors, pour survivre, Sharmilabai Caulee a fait le pari de lancer les épices préparées chez Nadesh Massala. Elle achète aussi des épices en gros, avant de s'occuper de l'empaquetage. Autant de petites stratégies qui permettent à l’entreprise de faire face aux mastodontes de la grande distribution.

Nadesh Masala, qui a connu des jours glorieux dans les années 80, fait, depuis quelque temps, face à de grosses difficultés, surtout avec les supermarchés et hypermarchés qui poussent comme des champignons dans l’île. Toutefois, pour Sharmilabai Caulee, il est hors de question de mettre la clé sous le paillasson. D’autant qu’elle a trouvé les moyens de continuer à faire prospérer ses affaires. Le massala Nadesh, les épices pour briani Nadesh, les épices pour ‘rasson’ Nadesh… s'avèrent être la planche de salut de ce petit commerce. « Nous les fabriquons nous-mêmes. Les clients apprécient beaucoup nos épices, surtout notre massala, parce que nous ne les faisons pas de manière commerciale », affirme Sharmilabai Caulee. « Certaines personnes vivant à l'étranger ne s'approvisionnent que chez nous. Il y en a d'autres qui envoient notre emballage à la famille pour réclamer nos produits », poursuit-elle. Justement, alors que nous papotons avec elle, une cliente accompagnée de sa fille vient acheter un sachet de massala Nadesh. Elle réclame celui de 250 g. Nous nous tournons alors vers elle et lui demandons pourquoi elle choisit cette marque. La cliente nous confie alors qu'elle est une habituée de ce commerce. Il y a environ cinq mois, Sharmilabai Caulee lui a conseillé ce massala. Elle l’a essayé, l’a adoré et l'a adopté. Depuis, elle n'utilise aucune autre marque, pour le plus grand plaisir de la responsable des lieux. Cette dernière nous confie que c'est sa sœur et une autre de ses proches qui préparent ces épices, selon la recette de ses beaux-parents. « Ils étaient experts en la matière et il est hors de question que nous changions les recettes », lance-t-elle en riant. Malgré ses responsabilités, Sharmilabai Caulee respire en effet la joie de vivre. « Je suis croyante. Je profite aussi de la vie. J'adore le cinéma et je suis une adepte des voyages et de la piste de danse », précise-t-elle. De ce fait, lorsqu'elle n'est pas au pays, ce sont ses deux filles qui s'occupent de Nadesh Masala.


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MADE IN HEAVEN

DES PETITS BOUTS DE L’ÎLE MAURICE…

Fabriquer et mettre en vente des objets aussi décoratifs qu’utiles en se servant de produits naturels, recyclés ou encore de déchets. C’est le pari de Made in Heaven, chez qui le travail de création artisanale s’accompagne d’un marketing de professionnels | DOROTHY BONNEFEMME TROIS SUCRES DIFFÉRENTS placés dans un petit bocal joliment décoré. Ce magnifique souvenir, vous pouvez vous le procurer chez Made in Heaven. Cette entreprise, installée à Pamplemousses, à 100 mètres du jardin botanique, met en effet l'accent sur les produits typiquement mauricien, mais ayant une certaine valeur ajoutée. Toute une panoplie d'objets et de produits y sont disponibles, de même que dans plusieurs autres magasins de l'île, où l’entreprise place ses produits. Made in Heaven est issu d’un projet financé par l’Union européenne, depuis 2009, avec pour objectif de combattre la pauvreté en donnant la chance à des femmes de la région de Ste.Croix de travailler. Après des cours de formation, certaines d'entre elles ont pu se mettre à leur propre compte. Les autres se sont regroupées et c’est ainsi que Made in Heaven a vu le jour. Vu que Pamplemousses est une région bien fréquentée par les touristes, elles ont voulu ouvrir leur boutique dans l'enceinte du jardin. Kheswar


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PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

MARKETING. Les produits Made in Heaven sont disponibles dans une vingtaine de boutiques

LEUR FORCE. Des souvenirs revisités et utiles

Cette petite entreprise sise à Pamplemousses a aussi pour objectif de passer au vert. Kheswar Beeharry Panray nous cite par exemple les plumes en bois vendues à Rs 35. « C'est un objet qui attire les clients, car nous le fabriquons de manière très esthétique. Toutefois, nous avons opté pour du bois d'acacia, qui est disponible en grande quantité », explique-t-il.

INITIATIVE. Kheswar Beeharry Panray met aussi l'accent sur l'écologie

Nous sommes présents dans une vingtaine de points de vente, dont le Domaine les Pailles, les musées de Port-Louis et de Mahébourg, la Vallée des Sept Couleurs, le Caudan Waterfront… Kheswar Beeharry Panray Beeharry Panray, la cheville ouvrière de l’entreprise, explique qu’elles ont eu droit à un refus catégorique. « Nous nous sommes alors installés à quelques mètres du jardin botanique », expliquet-il. Ce dernier a également multiplié les efforts pour que les produits de Made in Heaven soient disponibles dans plusieurs autres boutiques dans l’île. « Nous sommes présents dans une vingtaine de points de vente, dont le Domaine les Pailles, les musées de Port-Louis et de Mahébourg, la Vallée des Sept Couleurs, le Caudan Waterfront… », ajoute-t-il. VALORISER LES OBJETS L’entreprise fabrique maintenant plusieurs objets artisanaux à partir des déchets naturels de l’île et d’autres matières premières. Le but est de redonner à l'artisanat mauricien ses lettres de noblesse. C’est pour cela que le

‘Made in Mauritius’ est mis en valeur chez Made in Heaven. Pour Kheswar Beeharry Panray, aucun objet n'est fabriqué au hasard. « Nous travaillons souvent en partenariat avec l'Environmental Protection and Conservation Organisation (l'EPCO). Cet ONG est connue de nombreux touristes. Ainsi, nous pouvons avoir une idée des attentes des touristes et nous créons les objets appropriés. Nous sommes aussi contre les produits 'inutiles'. Un objet doit pouvoir servir à quelque chose, par exemple un porteplume, un porte-serviette hygiénique… », explique-t-il. Ces produits, dont une vingtaine de variétés sont disponibles, sont fabriqués dans du bois, du papier mâché ou des objets de récupération. Mais leur qualité, seule, ne suffit pas à faire vendre. En homme d'affaires expérimenté, Kheswar Beeharry Panray est conscient de l'importance du marketing et

de la présentation du produit. Avec un petit sourire scotché sur son visage, il nous présente son sucre au girofle et à la cannelle. « Notre but est de mettre en valeur les trésors de notre île. Ici, nous avons non seulement choisi de faire découvrir d'un seul coup trois sucres différents, mais ils sont en outre agrémentés d'épices de chez nous », explique-t-il. Kheswar Beeharry Panray est aussi soucieux du prix. Dans un français impeccable, il nous affirme que ses produits sont commercialisés à un prix abordable : « Une noix de coco joliment vernie, coupée en deux, avec une bougie placée au milieu, coûte seulement Rs 125 ». C'est toujours dans cette lignée que l’entreprise importe des chapeaux et des sacs de Madagascar. « Ce sont des produits qui intéressent nos clients. Malheureusement, ici, ils coûtent les yeux de la tête. Alors je les importe, et ensuite je les mets aux couleurs de l'île Maurice pour pouvoir les vendre à un prix abordable », ajoute-til. Voulant élargir sa gamme de produits, Made in Heaven s'est lancée, il y a quelque temps, dans la fabrication de savonnettes fait-main, une grande gamme de bougies décoratives, ainsi que des petits objets magnétiques.

L’USAGE DU PAPIER MÂCHÉ Toujours dans ce même état d'esprit, Made in Heaven est passée maître dans le domaine du recyclage. « Vous voyez nos masques », nous dit Kheswar Beeharry Panray en nous montrant une vingtaine de modèles qui feront le bonheur des petits et des grands, « ils sont fabriqués dans du papier mâché ». Vous pourrez vous en trouver un à partir de Rs 125. Tout le travail de création est réalisé par les six employés de l’entreprise. « Ces derniers travaillent pour nous en permanence, alors que pour une dizaine d'autres, nous les contactons lorsque nous devons respecter des grosses commandes », indique notre interlocuteur. Ce dernier ajoute que ces personnes travaillent à domicile. Elles amènent ensuite les produits à Made in Heaven, où les employés vérifient la qualité et apportent une touche personnelle si le besoin se fait sentir. De quoi s’assurer que les produits, même s’ils sont vendus à des prix très abordables, restent de très bonne qualité.

FORMATION ET INNOVATION Environ 800 artisans entrepreneurs sont enregistrés à la Small and Medium Enterprises Development Authority (SMEDA). 42 % de ces entreprises seraient soutenables. Leur viabilité dépend principalement de leur capacité d’innovation et d’adaptation. C’est la raison pour laquelle la SMEDA met les bouchées doubles pour faire du projet Creative Art Incubators un succès. Ces projets sont surtout axés sur la formation dans le domaine du bambou, de la pyrogravure, de la peinture sur soie et de la poterie, afin que les entrepreneurs soient mieux encadrés. L'encadrement étant en effet primordial, Kheswar Beeharry Panray encourage ses employés à suivre des cours de formation dignes de ce nom. « Je suis enseignant de biologie et écologiste de formation. J'adore tout ce qui est artisanat et je ne rate pas une occasion de me perfectionner », ajoutet-il. Dans sa tâche, ce dernier bénéficie du soutien de l'Environmental Protection and Conservation Organisation (EPCO). Fondée en 1987, cette ONG sise à Grand-Gaube a mené plusieurs actions en faveur de l'environnement. On lui doit ainsi des efforts visant à transformer des déchets en objets de décoration à Calodyne, la campagne pour la protection de la zone humide de l'estuaire de Terre-Rouge en 2006, ou encore le projet « Anou refaire nou lacage ourites »… Notons qu’à l’échelle internationale, l’EPCO avait été félicitée, en 2008, à Barcelone, en Espagne, lors d'une exposition sur les produits fabriqués à partir de déchets, organisée par l’Institute for the Conservation of Nature. L’organisation avait réussi à transformer des déchets de raphia, obtenus d’un palmiste d’origine malgache, en des objets tels que des ‘flush-doors’, des poubelles et des seaux à glace.


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CAPITAL

MARKET

EXCHANGE RATES EUR/USD Last week, Euro was traded within the range of $1.2805 - $1.3071 while my forecast was $1.2754 - $1.3172 against the US dollar. The shared currency was mostly on the upward trend last week. There was speculation that the Spanish banks to get the European aid in November and implementation of Spain’s financial sector reform on track and progressing well. Last Wednesday, EUR/USD inched lower to $1.2876despite the Services PMI in Germany grew to 49.7 in September while business sentiment among services providers slid to its lowest level in 3 ½ years. Moreover, the composite PMI in Euro-Zone dropped to 46.1 to its lowest

level in four months denting hopes that economy would return a growth before 2013. The unchanged interest rate at 0.75% gave the assurance that the ECB had a fully effectively backstop mechanism in place to implement the bond buying scheme. The stronger than expected US data lifted risk sentiment and prompted investors to sell safehaven currencies for riskier assets. This week Euro lost its momentum and came under pressure against the greenback as global growth triggered risk aversion flows. With all the uncertainty about the Spanish bail, the shared currency might be very volatile and will be traded within the range of $1.2794 $1.3085 against the US dollar according to my forecast for this week.

STERLING The trend of cable was similar to EUR/USD and was traded within the range of $1.6058 - $ 1.6217 while my forecast was $1.6092 - $1.6334. Construction Purchasing Manager Index (PMI) grew to 49.5 but contracted for a second straight month in September. BOE kept the interest rate unchanged at 0.5% and its 375 billion pounds but UK’s economy was seen some signs of easing and kept alive some prospects of more monetary stimulus in coming months. A surprising fall in US unemployment rate drove investors to reassess the potential scale and duration of the latest round of the quantitative easing by the US federal Reserve underpinned USD. I would forecast cable to move within the range of $1.5955 - $1.6155.

MARKET OVERVIEW GOLD

tors. Next year, usage may grow 5.6 percent to 5.9 million tons, Hunt said in an interview in Singapore after visiting China for two weeks last month.

Gold has been trading within the range of $1763.34 $1795.88. This week, I expect gold to move between $1751.76 - $1808.27. Gold has been very volatile last week. Gold jumped to the highest in almost 11 months as the European Central Bank said it is ready to start buying governments bonds which boosted the demand of the precious metal as a safe value. According to Mario Draghi ECB will begin purchases once all the perquisites are in place after the policy maker left the benchmark interest rate at a historic low of 0.75%. However, the precious metal lost its shine after the US unemployment rate unexpectedly dropped easing the pressure on the Federal Reserve to expand monetary stimulus.

BASE METALS Copper consumption in China will contract this year for the first time since 2008 as demand falters and inventories climb in the largest user, before rebounding in 2013, according to

Simon Hunt Strategic Services. Consumption will drop about 8.5 percent to 5.6 million metric tons in 2012, said Simon Hunt, chief executive officer of the Weybridge, Surrey-based consultancy, which compiles analysis for users and fabrica-

Hunt’s assessment adds to signs that China’s slowdown is hurting demand for commodities. Copper, used in wires and cables, helps set the pace for other base metals and the drop in China’s consumption may hurt prices and cut profits at mining companies including FreeportMcMoRan Copper & Gold Inc. (FCX) Copper rose 6.8 percent last quarter as central banks in the U.S., China, Japan and Europe expanded stimulus to try to revive economic growth. OIL Saudi Arabia will help to satisfy all demand for crude, Ali alNaimi, the kingdom’s oil minister, ahead of a meeting with his

counterparts from member states of the Gulf Cooperation Council. “We will work towards moderating the price,” al-Naimi said. “We will meet the market demands fully.” The world economy will grow 3.3 percent this year, the slowest pace since the 2009 recession, and 3.6 percent next year, the IMF said . The figures compare with July predictions of 3.5 percent in 2012 and 3.9 percent in 2013. The Washington-based lender now sees “alarmingly high” risks of a steeper slowdown, with a one-in-six chance of growth slipping below 2 percent. U.S. oil supplies probably rose after crude production climbed to the highest level in more than 15 years and imports increased. Stockpiles probably rose 1.5 million barrels last week, according to the median estimate of nine analysts surveyed by Bloomberg.

This report has been prepared by Vanee Seeneevassen of Island Premier Traders FX Ltd. (FOR MORE INFORMATION, PLEASE VISIT OUR WEBSITE: HTTP://WWW.ISLANDPREMIERTRADERS.COM)

THE INTERNATIONAL Monetary Fund cut its global growth forecasts as the euro area’s debt crisis intensifies and warned of even slower expansion unless officials in the U.S. and Europe address threats to their economies. The world economy will grow 3.3 percent this year, the slowest since the 2009 recession, and 3.6 percent next year, the IMF said, compared with July predictions of 3.5 percent in 2012 and 3.9 percent in 2013. The Washingtonbased lender now sees “alarmingly high” risks of a steeper slowdown, with a one-in-six chance of growth slipping below 2 percent. “A key issue is whether the global economy is just hitting another bout of turbulence in what was always expected to be a slow and bumpy recovery or whether the current slowdown has a more lasting component,” the IMF said in its

IMF Sees ‘Alarmingly High’ Risk of Deeper Global Slump World Economic Outlook report. “The answer depends on whether European and U.S. policy makers deal proactively with their major shortterm economic challenges.” The IMF’s 188 member countries convene in Tokyo this week as low growth damped by fiscal consolidation in the richest economies hurts developing counterparts from China to Brazil. As the IMF urged measures to boost confidence, uncertainties out of Europe show no sign of abating, with leaders still divided over a banking union and Spain resisting a bailout.

REPORT. Christine Lagarde warns of further economic slowdown


MARKET African Bankers : First Round table Debate kicks off

ECONOMIC SLOWDOWN notwithstanding, the spending power of an Indian traveller to foreign destinations such as Mauritius has doubled over the past few years indicating a positive consumption trend, according to tourism experts. "Mauritius has received a prominent increase in the average per person spent by Indian travellers, contributing significantly to the tourism receipts of the destination. The spending power of an Indian traveller has doubled to USD 360 (Rs 18,000) per person per day," Rajeev Nangia, India Representative, Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), was quoted as saying in a report by Manoj Ahuja in the Hindustan Times. While tourist arrivals from India to Mauritius have shown a significant growth year-on-year, Thailand remains the most popular destination for Indian travellers due to its cost-effective packages. The inflow of Indian tourists to Thailand has gone up by 30 per cent year-on-year to cross one million for the first time ever.

AIR MTIUS LTD ALTEO LIMITED AUTOMATIC SYSTEMS LTD B MARE HOLDING BRAMER BANKING CAUDAN COMPAGNIE DES MAGASINS POPULAIRES DALE CAPITAL ENL COMMERCIAL ENL LAND LTD ENL LAND LTD (P) FINCORP GAMMA CIVIC GO LIFE (USD) H.MALLAC INNODIS LTD IRELAND BLYTH LUX ISLAND MCB MCFI MAURITIUS DVLP INVESTMENT TRUST MAURITIAN EAGLE INSURANCE MOROIL MSM MAURITIUS UNION ASSURANCE NATIONAL INVESTMENT TRUST NMH OMNICANE LIMITED PROMOTION & DEVELOPMENT LTD PBL PLASTIC INDUSTRY (MTIUS) LTD ROCKCASTLE (USD) POLICY ROGERS SBM SUN RESORTS SWAN TERRA UBP UNITED DOCKS LTD VIVO ENERGY

Une publication de Channel13 8, rue Mère Barthelemy, Port-Louis Tel : 213 1555 - Fax : 213 1552 Email : info@channel13.mu Imprimé par Yukondale Ltd - Plaine Lauzun

10.00 7.00 10.00 1.00 10.00 1.00 10.00 0.10 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 1.00 10.00 5.00 10.00 10.00 7.50 5.00 10.00 10.00 1.00 10.00 1.00 10.00 5.00 10.00 10.00

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BANK OF MAURITIUS EXCHANGE RATES TUESDAY, 9 OCTOBER 2012 Country AUSTRALIA CANADA EMU JAPAN NEW ZEALAND SINGAPORE SOUTH AFRICA SWITZERLAND U.K. U.S.A.

MARKET SHARES TUESDAY, 9 OCTOBER 2012 NOMINAL

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Indian Travellers’ spending power doubles for Mauritius

THE DEPUTY Governor of Operation of the Central Bank of Nigeria, Tunde Lemo, Rundheersing Bheenick, Governor of the Bank of Mauritius; Felix Bikpo, CEO, African Guarantee Fund; Stuart Comberbach, Ambassador of Zimbabwe to Japan and Dean of the African Diplomatic Corps (ADC) in Tokyo; Jean-Louis Ekra, President, Afreximbank; Omari Issa, CEO, Investment Climate Facility for Africa (ICF); will be attending the first Roundtable Debate of African Bankers at the Peninsula hotel in Tokyo. A forum which is going to be one of the major side events at the forthcoming World Bank Meetings in Tokyo. This premier event will be an action-packed afternoon that will focus on key issues related to growth and development across the African continent including issues such as increasing trade flows, internally and globally, and how to ensure SMEs can play a bigger role in the economy.

COMPANY

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LAST CLOSING PRICE 10.00 28.00 68.00 185.00 8.50 1.15 14.80 8.50 20.70 39.50 42.40 15.50 323.00 0.07 132.00 44.30 77.50 16.50 162.00 27.60 4.75 75.00 27.00 7.05 122.00 22.00 56.50 75.00 60.00 203.00 64.00 1.05 5.55 307.00 83.00 28.30 325.00 37.50 102.00 78.00 167.00

Buying Currency AUD 1 CAD 1 EUR 1 JPY 100 NZD 1 SGD 1 ZAR 1 CHF 1 GBP 1 USD 1

TT 30.3845 30.5338 38.5658 37.963 24.4574 24.2173 3.3369 31.7968 47.6507 29.7519

Selling Notes TT/DD/Notes 29.8629 31.9605 29.9355 32.0615 38.0307 40.3637 36.7854 39.8926 23.9035 25.6351 23.844 25.4349 3.2197 3.54 31.391 33.2992 47.2086 49.9018 29.5401 31.1104

DD 30.1708 30.3073 38.3515 37.6103 24.2987 24.075 3.2963 31.5892 47.4199 29.6106

GOLD COINS TUESDAY, 9 OCTOBER 2012

LATEST

CHANGE

10.00 28.00 66.00 185.00 8.50 1.20 14.80 8.50 20.70 39.40 42.40 15.50 323.00 0.07 132.00 44.30 79.00 15.80 163.00 27.60 4.75 76.00 27.90 7.05 122.00 22.50 57.00 75.00 58.00 203.00 74.00 1.05 5.55 295.00 83.00 27.20 325.00 37.50 102.00 78.00 167.00

-2.00 0.05 -0.10 1.50 -0.70 1.00 1.00 0.90 0.50 0.50 -2.00 10.00 -12.00 -1.10 -

% CHANGE -2.94 4.35 -0.25 1.94 -4.24 0.62 1.33 3.33 2.27 0.88 -3.33 15.62 -3.91 -3.89 -

VOLUME

VALUE

42.00 55,514.00 7,525.00 100.00 100.00 2,800.00 9,700.00 109.00 210.00 27,221.00 15,240.00 1,000.00 720.00 706.00 12,900.00 1,440.00 1,100.00 12,024.00 200.00 500.00 39,967.00 32,542.00 14,000.00 555,078.00 45,700.00 200.00 3,100.00

420.00 1,554,469.00 496,650.00 850.00 120.00 57,960.00 382,500.00 1,691.30 16,580.00 436,964.00 2,484,050.00 27,600.00 3,420.00 53,650.00 352,560.00 32,400.00 62,700.00 901,812.00 11,600.00 37,000.00 221,816.85 9,630,294.00 1,162,000.00 15,040,815.20 1,713,750.00 20,400.00 517,900.00

RÉDACTEUR EN CHEF Rudy Veeramundar DIRECTEUR EXÉCUTIF Rajen Valayden CHEF D’ÉDITION Clency Lajoie RÉDACTION Herrsha Lutchman-Boodhun, Leevy Frivet, Dorothy Bonnefemme, Jamirouddin Yeadally, Jessen Soopramanien PHOTOGRAPHE Nicholas Larché COLLABORATEUR Jean-Luc Balancy CONCEPTION GRAPHIQUE Knivel Goonmeter, Ibrahim Atchia CHEF DE PRODUCTION Roland Nicolas Cheneya ADMINISTRATION Nishta Salandy, Essane Auleear, Vishesh Koonjobeeharry

Denomination

Weight(gm)

Diameter(mm)

Price (Rs)

100

3.41

16.5

250

8.51

22

18340

7545

500

17.03

27

36470

1000

34.05

32.69

72520

MARKET ACTIVITY TUESDAY, 9 OCTOBER 2012 Market Capitalization

170,653,469,143.70

Total Volume Traded

839,739

Total Value Traded

35,221,983.85

TOP 5 – OFFICIAL MARKET Symbol PIM CAUDAN MOROIL NIT IRELAND BLYTH

Open 64.00 1.15 27.00 22.00 77.50

Latest 74.00 1.20 27.90 22.50 79.00

MOST ACTIVE – OFFICIAL MARKET Symbol SUN RESORTS ALTEO LIMITED TERRA POLICY ROGERS

Volume 555,078 55,514 45,700 39,967 32,542

TOP GAINERS - DEM Symbol MED & SURG UNITED INVEST ENL INVESTMENT ALMA INVESTMENT EUDCOS

Latest 1.65 7.10 34.00 100.00 13.70

MOST ACTIVE – DEM Symbol CIEL INVESTMENT MED & SURG EUDCOS SODIA UNITED INVEST

Open 1.40 6.80 33.00 98.00 13.60

% Change 15.62 4.35 3.33 2.27 1.94

% Change 17.86 4.41 3.03 2.04 0.74

Volume 57,415 17,500 17,000 13,000 3,200

DISCLAIMER: Publication of the above figures has been done with reasonable care and diligence. However, Capital makes no representations, gives no warranty and disclaims all liability in respect thereof and shall not be held liable for any damage, loss or costs incurred resulting from any error in the information or any use of the said information. Appropriate independent advice should be obtained before making any investment decision.


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CORPORATE

ECONOMIC CRISIS

COMPETITION CRISIS

CONTROL CRISIS

DILUTION CRISIS

SUCCESSION CRISIS

Family businesses have unique management challenges in a normal business environment, but the current global recession is adding a layer of complexity to those issues. No fewer than five crises are now hitting these companies at once, creating a perfect storm that is likely to radically alter the operating environment for family-owned businesses

FAMILY BUSINESS

THE FIVE HURDLES

SUCCESSION ISSUES are looming, as the next generation prepares to step up and management must make hard choices between those who would traditionally be tapped for leadership positions and those who may be more capable of running the business. An ever-increasing number of family members are putting pressure on firms to grow quickly enough to support everyone who expects to work for the firm or draw an income from it. Many firms have diversified beyond their original business into an unwieldy portfolio of sometimes unrelated companies that must be trimmed back to focus on the group’s core capabilities. At the same time, the market, long closed to outside companies, is now open to competition from specialized regional players and international firms looking for high-growth markets. Credit is becoming an issue as well large family businesses used to have the unquestioned trust of suppliers and banks, but the disruption in credit markets has affected those relationships. Each of the five crises poses a very real risk on its own, but in combination, they are even trickier to deal with. At a minimum, family businesses that don’t adapt quickly could lose market positions to more focused and established competitors. They could be broken up to address succession issues or resolve family feuds. And they could be forced to sell portfolio companies or other assets, in

order to raise cash to continue supporting other businesses and a growing number of heirs. Yet while these challenges are significant, isolating them and addressing each with specific solutions will help ensure that these businesses not only survive the current recession but come through with a more focused management, a more coherent set of portfolio companies, and a smooth transition of power. Three of the looming issues are unique to family businesses; two are universal but have significant implications for family businesses in particular. All must be addressed rapidly and effectively if family businesses are to continue on their strong growth trajectories. 1. THE SUCCESSION CRISIS

Many family-owned companies were founded in mid-20th century, so they are now somewhere between their second and third generation of family control. That is a difficult time to transfer management control for businesses around the world, even when the global economy is healthy. But the current economic uncertainty and other factors discussed below make this a particularly acute issue for family businesses in the region. Decision-making at these firms is typically controlled by a patriarch, who is not likely to surrender operational control of the company he founded and built. Also, traditions may pre-

To survive the economic crisis and ensure a stronger position when it is over, many family businesses need to improve their working capital, improve their capital structure, and focus management incentives on cash flow indicators. At the same time, they should consider deferring investments, selling non-core assets, and suspending or reducing dividends. In short, they need to use their expertise to play a key role in shaping strategy and generating value for the business, rather than just counting the money

scribe transfers of responsibility according to preordained patterns - for example, to the oldest son - regardless of the strengths and affinities of other siblings. In some cases, acute succession problems will result in businesses being split among siblings, merely to ensure that everyone gets something to oversee. In others, irreconcilable conflicts may require that family members get “bought out,” which exhausts the capital of the business. In the messiest situations, people who feel the process of apportioning authority was handled unfairly may launch competing businesses, which distracts management and undermines the stability of both the company and the family. The solution is to establish clear lines between governance of the family and management of the business. It’s crucial that

the company recruits managers from outside the family, ensuring that responsibility for its future goes to those most qualified, not merely those best positioned because of their family ties. Another necessary step is for family members to unify their voices through a structure similar to a shareholder council, which can resolve arguments inside the family before they’re presented to the company as competing mandates. Finally, family-owned businesses should appoint a change agent; someone whose interests are aligned with those of the family, but who has enough emotional distance and perspective to make impartial hiring decisions in accordance with the best longterm interests of the business. 2. THE DILUTION CRISIS The number of family mem-

bers involved in family businesses are constantly on the rise, due especially to large family size. The numbers of family members working in the family business or deriving their main income from it, or both, will likely grow exponentially. It’s akin to a growing number of people drinking from the same well. Family businesses must grow at a substantial annual rate to maintain a family’s level of wealth across multiple generations. Until recently, such growth was relatively easy to sustain - but it will likely not be maintained over the long term, regardless of the competitiveness of the business. In addition, the growing number of family members prevents family businesses from continuing to employ all family members who want jobs. The business cannot be the sole source of income for everyone in the family. In short, the family must encourage some of its members to find other ways of generating their own wealth. These companies should consider establishing a venture fund that can back family members’ individual business initiatives outside the family’s core business, to ensure that such projects get sufficient financing in their critical early stages. In addition, these families should consider drawing a separation between wealth preservation (i.e., capital managed to preserve value at predefined risk levels) and wealth creation (i.e.,


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capital invested in their businesses). 3. THE CONTROL CRISIS The increasingly diversified nature of family businesses is making it ever more difficult to ensure that they will remain competitive. A large chunk of family businesses are active in three or more business segments. That diversification is understandable given the prevailing conditions throughout most of the 20th century strong economic growth, limited competition, and easy access to capital. Those conditions are slowly disappearing. Management at these companies now finds itself spreading critical time, attention, and capital across various companies that might be only tangentially related (or completely unrelated). Principals are unable to effectively monitor performance and financials; stronger companies, for example, can mask the true underperformance of laggards, and outside stakeholders have a hard time understanding how the businesses fit together. These managers will have to consider reshaping their holdings by divesting some businesses and growing others. A clear-eyed analysis of the relative growth potential and market position of each portfolio company will help managers devote more attention only to those that offer the highest return on capital and those in which the family is the “natural owner” i.e., the business is more likely to thrive under the ownership of the family than under the ownership of any other shareholder. Such analyses can be difficult if they reveal significant weaknesses in a family’s original line of business, given that many families feel an understandable emotional tie to these companies. Moreover, divesting them may shift the brand of the overall company. 4. THE COMPETITION CRISIS The three issues - dilution, succession, and control - affect all family businesses, but they have been compounded in the past five years by competition. Until recently many sectors of the economy were operating in

The growing number of family members prevents family businesses from continuing to employ all family members who want jobs. The business cannot be the sole source of income for everyone in the family. In short, the family must encourage some of its members to find other ways of generating their own wealth a partially protected market. But the confluence of liberalizing markets, World Trade Organization agreements, and the global downturn have increased competition on an unprecedented number of fronts. There are more and more local companies launching in a market that is no longer big enough for everyone. Regional companies, as their own markets become increasingly saturated, have begun pursuing opportunities in neighboring countries. And international companies, which have seen their existing markets hammered by the downturn, are making aggressive moves in the African region, which they see as a growth market. Furthermore, unlike many

family businesses that have spread themselves thin across a number of industries, these new competitors specialize in their industries, giving them an advantage, as a single industry has leadership’s full attention. Finally, regional and international companies that are accustomed to playing in extremely competitive markets have already done the work of trimming their cost structures and making their operations as lean as possible - work that still lies ahead for many family businesses. To keep up with these new competitors, family businesses will need to focus on the sectors where they have the potential to be industry leaders and ra-

tionalize the rest of their portfolios. In the businesses where they focus their attention, they will need to make their companies as productive as possible whether by increasing scale, improving cost competitiveness, or upgrading customer service, for example. Family businesses do have some advantage over new regional and international competitors in that they have a deep understanding of their local markets. However, this advantage will be fleeting: Competitors will quickly develop the same understanding, whether through their own analytics or the acquisition of a local company. Therefore, family businesses must build on their knowledge and make market insight a true capability. 5. THE ECONOMIC CRISIS Finally, and most significantly, the economic crisis is catalyzing the most profound changes in their operations. The region has been spared the worst of the global recession, but it has still been affected - primarily through constrained credit,

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slower growth, and a lingering sense of uncertainty about the future. When family businesses were smaller and less connected to foreign economies, they were less affected by global economic dips. But they’re now larger and more entwined in worldwide markets, and the recession is hitting them more emphatically. Historically, these companies managed top-line growth well but didn’t worry much about inefficiencies in their balance sheets or cash flow statements. The highest priority was to grow their revenues and profits fast enough to keep up with surges in demand. They financed their growth with short-term debt and managed cash loosely. Due to the downturn, many companies, despite the long-term health of their business, are finding themselves in a short-term cash trap. Financial institutions might put those businesses under pressure to pay their short-term loans, forcing them to make drastic moves to secure cash immediately - a phenomenon that could have a ripple effect on the credit market. To survive the economic crisis and ensure a stronger position when it is over, many family businesses need to improve their working capital, improve their capital structure, and focus management incentives on cash flow indicators. At the same time, they should consider deferring investments, selling non-core assets, and suspending or reducing dividends. In short, they need to use their expertise to play a key role in shaping strategy and generating value for the business, rather than just counting the money. The global business community as a whole is facing unprecedented challenges, and it is an especially precarious time for family-owned businesses. During previous decades, these problems were mitigated by strong, steady growth. Now however, problems that bubbled under the surface when times were good can no longer be ignored. Only by dealing with these five crises, both separately and together, will managers be able to navigate the storm and create a more competitive business when times are better.


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