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STAG BEVERAGES/CASTEL : LE PETIT POUCET QUI VOIT GRAND

Rebranding, nouveaux produits, nouveaux logements… Chez Stag Beverages/Castel, 2012 est l’année de toutes les nouveautés. Les résultats suivent, puisque les ventes des divers produits du groupe sont en hausse et les parts de marché augmentent

LA DIFFÉRENCE, C’EST LE CONTENU

Edition 107 – Mercredi 5 décembre 2012

Votre hebdomadaire à Rs 15

MAÎTRE MANEESH GOBIN

DAWOOD RAWAT, CHAIRMAN DE SEATON INVESTMENT

Me Maneesh Gobin exprime haut et fort sa colère. Le légiste, chargé de cours en « media law and ethics » à l'université de Maurice, ancien magistrat, Senior State Counsel et Chief Legal Adviser de l’ICAC, est catégorique : l'IBA agit à l'encontre de la Constitution en interdisant les émissions politiques 'phone-in' sur les radios

L'Afrique, Dawood Rawat y croit dur comme fer. C’est pour cela que le groupe qu’il dirige veut exploiter les opportunités d'affaires qui s’y présentent. Ainsi, après Nairobi, Courts s'implantera en Ouganda en 2013, puis en Tanzanie et au Mozambique. Afin de s’affranchir des limites du marché mauricien et s’assurer une part des marchés émergents du continent noir, il faudra, selon lui, « avoir la volonté de prendre des risques et ne pas parler pour ne rien faire »

« TRILOCK DWARKA DOIT PRENDRE DE LA HAUTEUR... »

« MAURICE NE SERA QU'UN PETIT MARCHÉ »

MEDIA COMMISSION BILL

LE RAPPORT ROBERTSON PRÊT DÉBUT 2013

Que viendra changer la loi sur les médias à notre pratique démocratique ? Longtemps annoncée comme une protection des citoyens contre la propagation de fausses nouvelles ou la manipulation de l'information, souvent brandie comme une menace à l'encontre des journaux pour ces mêmes travers, la loi sur les médias fera l'objet d'une campagne de consultation et de concertation au début de l'année prochaine, avant sa présentation au Parlement. Le consultant britannique recruté à cet effet y met actuellement la dernière main

FINANCIAL CRIMES

FACILITÉS BANCAIRES NON-REMBOURSÉES

ICSA’S CEO AND PRESIDENT BOTH CALL FOR STRONG REGULATIONS AND SANCTIONS

LA PLAINTE DE LA MCB DÉBOUTÉE À CAUSE D'UNE NOVATION


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FINAL REPORT

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 CAPITAL | EDITION 107

Que viendra changer la loi sur les médias à notre pratique démocratique ? Longtemps annoncée comme une protection des citoyens contre la propagation de fausses nouvelles ou la manipulation de l'information, souvent brandie comme une menace à l'encontre des journaux pour ces mêmes travers, la loi sur les médias fera l'objet d'une campagne de consultation et de concertation au début de l'année prochaine, avant sa présentation au Parlement. Le consultant britannique recruté à cet effet y met actuellement la dernière main

MEDIA COMMISSION BILL

LE RAPPORT ROBERTSON PRÊT DÉBUT 2013 ▼ HERRSHA

LUTCHMAN-BOODHUN

«L

es conclusions de Me Geoffrey Robertson sont prêtes et l'expert s'adonne, ces joursci à un exercice de comparaison avec le rapport Leveson, qui vient d'être publié en Angleterre. » Celui-ci concerne la régulation des médias britanniques après l'affaire d'écoute téléphonique (voir horstexte). Ainsi, après une longue période de flou, le projet de loi pour la réglementation des médias mauriciens commence à prendre forme. C'est, du moins, la déclaration faite à Capital, lundi, par l'assistante de l'avocat britannique. Celleci a même pécisé que la liberté d'expression occupera une place de choix dans son rapport. La couverture médiatique des élections y sera également. Ce qui permettra sans doute de mettre les choses en perspective dans le débat autour de la directive de l'Independènt Broadcasting Authority (IBA) interdisant aux radios d'ouvrir leur micro aux auditeurs sur les question politiques en temps de campagne électorale. (Voir, à ce sujet, notre entretien avec Me Maneesh Gobin, en pages 45). « Je viendrai très vite avec une nouvelle loi sur les médias ». Cette déclaration faite le 10 août dernier est la dernière en date de la part du Premier ministre, concernant son intention de réguler la presse écrite, parlée et électronique. Un projet que tient à coeur Navin Ramgoolam depuis son retour au pouvoir en 2005. En effet, à chaque fois qu'il se produit ce qu'il considère un « dérapage » des médias, il n'hésite pas à rappeler que son conseiller britannique, Geoffrey Robertson, Q.C., s'attèle à l'élaboration d'un draft pour

la mise sur pied d'une Media Commission. Histoire d'en savoir plus, dans le sillage de l'affaire IBAradios privées, Capital a contacté l'homme de loi anglais au sujet de son 'draft.' C'est son assistante Judy Rollinson qui a nous a répondu, à travers un courriel, lundi. Cidessous, l'intégralité de la correspondance : « Thank you for your questions to Mr. Robertson. He has indeed been drafting a report, at the request of the Prime Minister on reforming the media law in Mauritius so that it conforms with free speech guarantees in the European Convention on Human Rights. He decided to wait and take opportunity to consider the Leveson Report in the UK, which has just been published a few days ago. His report will be presented to the Prime Minister early next year. It will deal, amongst other things, with the question of election broadcasting. » Voir facsimilé ci-contre. Il convient de souligner que la Media Law Reform a été annoncée dans le programme gouvernemental de 2005. On pouvait lire dans le discours programme : « The Government is committed to supporting the fundamental rights of all citizens, including privacy rights and freedom of expression. A plural, fair and independent media is an essential component of a democratic system. Accordingly, Government will introduce legislation for media law reform. Government will also support greater professionalism in the media and the powers and functions of the Independent Broadcasting Authority will be reviewed to provide for ethical conduct and safeguard of the fundamental rights of all our citizens. » Sept ans ont passé depuis.

On Mon, Dec 3, 2012 at

6:48 PM:

Dear Herrsha Lutchman,

at been drafting a report, bertson. He has indeed Ro . Mr ms to for s con ion it t est qu tha r so in Mauritius Thank you for you reforming the media law wait on to d ter nis ide Mi dec me He . Pri hts the the request of ntion on Human Rig nve Co ean op Eur hed the blis in tees just been pu with free speech guaran port in the UK, which has consider the Leveson Re to t year. It will deal, y nex nit ly rtu ear po op ter e nis tak Mi and ted to the Prime sen pre be l wil ort rep as few days ago. His n broadcasting. h the question of electio amongst other things, wit With best wishes

Judy Judy Rollinson bertson QC Assistant to Geoffrey Ro doughty street chambers


FINAL REPORT RAPPORT LEVESON : ACCUEIL MITIGÉ

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 EDITION 107 | CAPITAL

Le scandale des écoutes électroniques illégales, qui a ébranlé la presse et le gouvernement britanniques en 2011, a connu, fin novembre, un nouveau rebondissement avec la publication d'un rapport qui était très attendu et destiné à prévenir les dérapages médiatiques. Les recommandations du juge Brian Leveson, dévoilées dans son rapport en quatre volumes et intitulé « An inquiry into the culture, practices and ethics of the press » pourraient toucher l'ensemble de la presse nationale britannique. Mais certains ne sont pas prêts à suivre à la lettre les recommandations, et David Cameron, le Premier ministre britannique, semble-t-il, ne s'est pas montré très emballé, exprimant des réserves et de "sérieuses inquiétudes" sur le recours à un texte de loi. Le rapport de 2 000 pages a été rédigé après plus d'une année d'entretiens avec des journalistes, des vedettes toutes sphères confondues et de simples citoyens victimes d'écoutes téléphoniques illégales, entre autres. « Scandaleuse », « dévastatrice », « parfois irrespectueuse de la réalité des faits et du mal commis », « trop proche de la police [...] et des hommes politiques » : La presse britannique, et en particulier les tabloïds, n'a pas été épargnée par le juge Leveson. Si le magistrat n'a pas placé tous les médias dans le même panier - ils servent « bien le pays la plupart du temps » -, de nombreux témoignages ont exposé le non-respect des lois par certains médias. Afin d'empêcher tout dérapage futur, il a recommandé la mise en place d'une structure de supervision déterminée par la presse elle-même, mais inscrite dans la loi. Sa direction serait totalement in-

dépendante « de l'industrie et du gouvernement ». Ce nouvel organisme « devra posséder assez de pouvoir pour mener des enquêtes sur des infractions sérieuses ou systématiques du code de pratique ». Il devra notamment pouvoir imposer des amendes équivalant à 1% du chiffre d'affaires des journaux et d'un montant maximum de 1,6 million de dollars. Les victimes de diffamation devront également pouvoir porter plainte rapidement et pour un coût peu élevé, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Capital vous propose quelques courts extraits du raport Leveson. 1.

2.

3.

An independent self regulatory body should be governed by an independent Board. In order to ensure the independence of the body, the Chair and members of the Board must be appointed in a genuinely open, transparent and independent way, without any influence from industry or Government. The appointment of the Chair of the Board should be made by an appointment panel. The selection of that panel must itself be conducted in an appropriately independent way and must, itself, be independent of the industry and of Government. The code must take into account the importance of freedom of speech, the interests of the public (including the public interest in detecting or exposing crime or serious impropriety, protecting public health and safety and preventing the public from being seriously misled) and

the rights of individuals. 4. Serving editors should not be members of any Committee advising the Board on complaints and any such Committee should have a composition broadly reflecting that of the main Board, with a majority of people who are independent of the press. 5. The Board should not have the power to prevent publication of any material, by anyone, at any time although (in its discretion) it should be able to offer a service of advice to editors of subscribing publications relating to code compliance which editors, in their discretion, can deploy in civil proceedings arising out of publication. 6. The Board should have the power to impose appropriate and proportionate sanctions, (including financial sanctions up to 1% of turnover with a maximum of £1m), on any subscriber found to be responsible for serious or systemic breaches of the standards code or governance requirements of the body. The sanctions that should be available should include power to require publication of corrections, if the breaches relate to accuracy, or apologies if the breaches relate to other provisions of the code. 7. The Board should provide an arbitral process in relation to civil legal claims against subscribers, drawing on independent legal experts of high reputation and ability on a cost-only basis to the subscribing member. The process should be fair, quick and inexpensive, inquisitor-

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ial and free for complainants to use (save for a power to make an adverse order for the costs of the arbitrator if proceedings are frivolous or vexatious). The arbitrator must have the power to hold hearings where necessary but, equally, to dispense with them where it is not necessary.

8. A new regulatory body should continue to provide advice to the public in relation to issues concerning the press and the Code along with a service to warn the press, and other relevant parties such as broadcasters and press photographers, when an individual has made it clear that they do not welcome press intrusion. 9. A new regulatory body should consider encouraging the press to be as transparent as possible in relation to the sources used for stories, including providing any information that would help readers to assess the reliability of information from a source and providing easy access, such as web links, to publicly available sources of information such as scientific studies or poll results. This should include putting the names of photographers alongside images. This is not in any way intended to undermine the existing provisions on protecting journalists’ sources, only to encourage transparency where it is both possible and appropriate to do so. 10. The industry generally and a regulatory body in particular should consider requiring its members to include in the employment or service contracts with journalists a clause to the effect that no disciplinary action would be taken against a journalist as a result of a refusal to act in a manner which is contrary to the code of practice.


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ENTRETIEN

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 CAPITAL | EDITION 107

Me Maneesh Gobin exprime haut et fort sa colère. Ce légiste, chargé de cours en « media law and ethics » à l'université de Maurice, ancien magistrat, Senior State Counsel et Chief Legal Adviser de la brigade anti corruption, est catégorique : l'IBA agit à l'encontre de la Constitution en interdisant les émissions politiques 'phone-in' sur les radios. Et son chairman s'est décrédibilisé ▼ RUDY VEERAMUNDAR ET HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN

MAÎTRE MANEESH GOBIN

« TRILOCK DWARKA DOIT PRENDRE DE LA HAUTEUR... » ❚ L’Independent Broadcasting

Authority (IBA) s'est fait remarquer en émettant des directives, interdisant des interventions politiques des auditeurs lors d'émissions phone-in des radios. Comment le spécialiste du media law que vous êtes a-t-il réagi ? La révolte. J'ai été, comme beaucoup, révolté. On a eu comme l’impression de revivre les années 70 où le gouvernement avait instauré l'état d'urgence et imposé la censure de la presse. Je croyais ce genre de choses révolu. Jusqu'à ce que l'IBA vienne nous rappeler brutalement qu'il ne faut jamais s'endormir sur ses deux oreilles quand il s'agit de démocratie et de droits fondamentaux du citoyen. Ainsi, c'est l'IBA qui vient nous dicter ce qu'on peut aborder et ce qu'on ne doit pas aborder sur les ondes des radios ? Innacceptable ! Anticonstitutionnel ! ❚ Si on entrait en profondeur

dans le sujet, peut-être que l'on découvrirait que l'intention de l'IBA n'est pas aussi condamnable que ça... Dans les préambules et les premiers paragraphes de la directive, le corps régulateur avance vouloir assurer un équilibre dans les débats politiques, le temps d’antenne accordé aux partis politiques, aux partisans et aux candidats, surtout en période de campagne électorale. Ce qui est tout à fait correcte et fort louable. Je n'ai aucun problème avec. C’est d’ailleurs tout le rôle de l’IBA, tout comme celui d'autres régulateurs à l'étranger,

comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en France. Par contre, on tombe des nues à la lecture du paragraphe A.5 de la directive de l'IBA. Voilà un paragraphe qui semble avoir été glissé en catimini au milieu des directives par ailleurs tout à fait acceptables. Comme on dirait en anglais, ce paragraphe ‘has been contributed by a different hand and it sits uneasily in the rest of the document’. C’est l’unique paragraphe qui stipule qu’il est interdit d’évoquer la politique à l’antenne. De quoi, vous l'avouerez, faire enrager les vrais démocrates. Ne sait-on pas que personne, surtout pas l’IBA, ne peut se permettre de demander aux citoyens de se taire ou de ne pas aborder tel ou tel thème. Bien sûr, on ne peut pas lancer des jurons ou encore tenir des propos diffamatoires. Mais ne peut-on même plus donner son opinion sur les ondes ? Je dis inacceptable et anticonstitutionnel. Si on avait du temps de contester cette directive en cour, elle aurait été facilement annulée. Mais les villageoises ont eu lieu dimanche et les municipales se tiennent dans quatre jours, alors que la directive de l'IBA a été communiquée aux radios le vendredi 26 novembre. L'intention de l'IBA est on ne plus claire. ❚ En une dizaine d'années de

pratique de radios privées, entrecoupée de deux élections générales et d'un scrutin municipal, c'est bien la première fois que le régulateur vienne avec une telle directive...

Effectivement. C’est la première fois que l’IBA vient émettre de telles directives. Auparavant, les seules directives à avoir été émises avaient pour objectif d’assurer l’équilibre, le temps d’antenne, l’équité. Mais pour la première fois elle vient de l’avant avec une prohibition, une interdiction totale de débats politiques lors des phone-in programmes. Mais il existe d’autres moyens d’assurer l'équité. Si l’animateur juge qu’un auditeur dépasse les limites, technologiquement il peut l'arrêter. Ou alors, l’émission peut être pre-recorded ou encore le 'time lag' pendant le direct peut être étendu. Mais l’interdiction totale n’est pas la solution. Ce que je trouve hautement aberrant, c’est que le chairman d’IBA se sert, prétendument, du modèle du CSA de

Le Premier ministre s’est basé sur les paroles de l’IBA avant de reprendre, à son compte, la même explication à l’Assemblée nationale. L’IBA invente une fausseté et le Premier ministre vient induire l’Assemblée nationale et la population en erreur France. Eh, halte-là ! Le CSA en France n’a jamais émis une telle interdiction de parole pendant les élections et pendant une aussi longue durée. Tout comme l’IBA, le Conseil supérieur de l’audiovisuel français


ENTRETIEN

agit comme un chien de garde en ce qu’il s’agit de l’audiovisuel. En temps de campagne électorale, il assure ce qu’il appelle la « pluralité électorale », c’est-à-dire avoir des opinions de tous bords possibles tout en assurant un temps d’antenne équitable. Toutefois, il n’a jamais émis une telle prohibition. Ce qui est plus révoltant, dans le présent débat qui nous préoccupe, c’est que l’IBA se sert de quelque chose qui n’existe pas, croyant que le peuple ne fera qu'avaler tout ce qu’il dit. C'est encore plus triste que le Premier ministre s'est basé sur les paroles de l'IBA avant de reprendre, à son compte, la même explication à l'Assemblée nationale. L'IBA concocte une fausseté et le Premier ministre le reprend aveuglément.

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PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 EDITION 107 | CAPITAL

❚ Vous parliez de timing de cette

interdiction plus tôt... C'est de l'arrogance, de la provocation. Voyez-vous, le régulateur est conscient que la campagne ne durera que deux semaines. Dans un entretien accordé à l’express, le chairman de l'IBA fait montre d'une arrogance qui ne fait pas honneur à son statut et la responsabilité qu'il a accepté de mettre sur ses épaules. C'est insultant et provocant de laisser sousentendre : « allez contester mes directives en cour comme bon vous semble ». En tant que légiste, j'observe qu'il s'agit ici d'un cas de malhonnêté, car nous savons tous que les élections ont lieu le 9 décembre. Le lapse de temps entre l'émission de l'interdiction et le jour de la tenue des élections ne permet pas une contestation en cour. Je vous disais que cela ressemble à un retour aux années 1970... Par ailleurs, émettre des directives, ensuite entamer des négociations, quelle rigolade !

réaction envers le régulateur. C’est déplorable, et aussi déplorable demeure le fait que l’ensemble du corps journalistique, au lieu de faire un contre ces directives, n’a presque rien fait. Enfin, malgré la présence à Maurice de représentants de Reuters, de Bloomberg, d’AFP et de RFI, il n’y a pas eu résonance au niveau international. Une telle atteinte grave à la liberté d’expression à Maurice aurait dû trouver écho dans la presse internationale à travers les correspondants mauriciens. Ce silence radio est, pour dire le moins, fort inquiétant...

L’IBA a un seul souci, ou plutôt une seule obsession : les trois radios privées. La MBC ne fait pas partie du paysage. L’IBA est devenu comme un club d’anciens directeurs généraux de la MBC

❚ Ce qui nous interpelle aussi

dans toute cette affaire, c’est la réaction très tiède des radios et de la presse en général... Les radios craignent de perdre leurs licences. Elles ont des intérêts économiques. Le chairman de l’IBA a laissé entendre que les radios bénéficient de beaucoup de publicité ou encore qu'elles occupent un pourcentage du marché qu’elles ne souhaitent pas perdre. Ce qui explique la tiédeur de leur

❚ De l'autocensure de la part des

journalistes ? Ou alors ils ne savent pas comment réagir. Il s’agit d’autocensure ou alors d’ignorance. Ils acceptent l’inacceptable par ignorance. Mais c'est grave ce qui se passe. Nous n'en prenons peut-être pas la pleine mesure. L’IBA a un seul souci, ou plutôt une seule obsession : les trois radios privées. La MBC ne fait pas partie du

paysage. L’IBA est devenu comme un club d'anciens directeurs généraux de la MBC, avec Anil Duliparsad Suraj Bali d’un côté et Trilock Dwarka de l’autre. Il y a aussi Nanda Armoogum. Monsieur Dwarka, étant Chairman de l’IBA, aurait dû oublier ses réflexes de directeur général de la MBC. A l’IBA il faut prendre de la hauteur, oublier la boue dans laquelle on a pataugé à la MBC. Ce n’est pas trop tard. Faites votre mea culpa Monsieur le Chairman. Et faites honneur à votre fonction. ❚ Les mauvaises langues disent

que c’était plus une décision travailliste qu’une décision de l’IBA... C’est ce que je vous dis, et, croyez-moi, je ne suis pas une mauvaise langue. Je crois que la grande erreur des nominés politiques c'est de confondre réflexe professionnel et réflexe « travailliste ». Celui du directeur général de la MBC est travailliste à cent pourcent. Quand on critique le travailliste, les réactions sont primaires, pour ne pas dire « clanish ». L'on se souvient du passage de Messieurs Dwarka et Suraj Bali à la tête de la MBC, d'où peut-être les mauvais réflexes travaillistes. La méthode de l'IBA est : « silence », « tais-toi ». Les travaillistes n'aiment pas et ne tolèrent pas la critique, donc on réduit le citoyen au silence. Vous voulez un dernier exemple ? Lundi, Jugdish Joypaul

de RadioPlus a reçu une convocation de l’IBA, après son analyse du matin, pour se présenter en une heure seulement. Le CCID accorde toujours du temps après une convocation, mais l’IBA agit telle la Gestapo. ❚ Il existe aussi, peut-être, des

interdictions de parler plus subtiles. Comme recruter un éditorialiste trop critique comme son conseiller... N'est-ce pas une autre forme de réduire un journaliste au silence ? Bien sûr ! Subash Gobine, par exemple, a été réduit au silence. L'ancien commentateur de radio a été recruté comme conseiller spécial et directeur de communication au Prime Minister's Office. La méthode utilisée dans le cas de « Chacha Subash » est différente. Pour lui, c’est la carotte, pour les autres, c’est le bâton. Mais la finalité est la même. Contrôler l'information, imposer une pensée unique ! Pensez-vous que le Premier ministre avait tant besoin des conseils d'un éditorialiste satirique, avec un goût prononcé pour l'humour noir ? Soyons honnête. Je doute fort que le Premier ministre ait assez de temps pour consacrer l'écoute à des commentaires tels que « Jeetah et le cerf de Sodnac », par exemple. Mais, tout compte fait, quand il est question de « cerf », on ne sait jamais...


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ACTA PUBLICA

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« On fait mieux que les autres fonds » ▼ JESSEN SOOPRAMANIEN

«L

e Port-Louis Fund (PLF) a enregistré seulement Rs 1,6 million comme profits ? Mais on devrait nous en féliciter si nous sommes toujours en profits dans ces moments de crise ». La réponse d'Iqbal Mallam-Hasham, chairperson sortant du PLF est sans équivoque. Dans une déclaration à Capital, à l'issue de l'assemblée générale du fonds, hier, celui qui est aussi le directeur exécutif de la State Investment Corporation (SIC) estime qu'Awadh Ballack fait dans la critique facile. En effet, ce petit actionnaire du PLF, qui n'a pas fait acte de présence à l'assemblée générale, avait estimé que les profits du fonds avaient passé de Rs 149 millions en 2010-2011 à Rs 1,6 million pour l'année 2011-2012. Vedprakash Auckaloo, Fund Manager, explique que les revenus du fonds représentent la performance et la croissance de la valeur du fonds. Il faut combiner les deux, selon lui. POUR UNE POLITIQUE PLUS COHÉRENTE DE L’ACCÈS AÉRIEN « Pour l'exercice terminant le 30 juin 2012, les marchés boursiers locaux et étrangers ont sensiblement chuté. Par conséquent, le recul en valeur de Rs 13,4 millions a été comptabilisé dans les résultats pour l'exercice 2012. Cependant, pour l'exercice 2011, la valeur des placements boursiers a augmenté par Rs 122,6 millions.

Mais ce n'était pas un realised gain mais un book gain. C'est ce qui explique pourquoi pour l'année financière se terminant en 2011, les bénéfices nets après impôt étaient à Rs 149 millions alors que pour l'exercice 2012, ils sont Rs 1,6 million », souligne Vedprakash Auckaloo. Mais la finalité demeure la valeur de l'action qui compte, précise ce dernier, en proposant un exercice de comparaison : « La valeur du fonds du PLF a baissé de 0.8%, alors que le SEMDEX a baissé par 15%. Comparons à présent le Port Louis Fund à d'autre fonds similaires, à l'instar du NMF General Fund : - 7,9% ; IPRO GF : -9,0% ; MCB GF : -5,4% ; SBM Universal Fund ; -3,7% et SICOM GF : -3,6% ». Iqbal Mallam-Hasham estime que ce

BILLET RAJEN VALAYDEN

Fantasme populaire

L

undi prochain, comme chaque année depuis 1950, l'ensemble des Etats et des organisations internationales fêteront la Journée mondiale des droits de l'homme, en commémoration de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, en 1948, au lendemain du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale. Ce fut le premier signe d'une prise de conscience internationale des droits fondamentaux et des libertés inaliénables de tout être humain en matière de droits civils, économiques, sociaux et culturels. Depuis l’adoption de cette fameuse résolution, le texte a été traduit en pas moins de 360 langues. Pourtant, 64 ans après, des signes apparents témoignent de l’incompréhension de ces droits. L’essentiel de ce texte considère, premièrement, que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix

fonds a été assez résilient durant ses 15 années d'existence. « Si quelqu'un est devenu actionnaire à cette époque avec Rs 10 000, alors il aurait eu, aujourd'hui, un retour sur investissement de 336%. Ce qui représente une somme de Rs 43 636. Est-ce que nos compétiteurs ont pu réaliser une pareille performance ? En tout cas, we are one of the leading funds, if not the leading fund sur le marché », martèle-t-il. Le Port-Louis Fund compte 4 759 actionnaires détenant plus de 51 millions d'actions. Cette année, le PLF a payé des dividendes de 60 sous par action. L'action est à Rs 22,16 et le fonds d’investissement gère plus de Rs 1,1 milliard. Iqbal Mallam-Hasham a expliqué l'importance de diversifier les porte-

dans le monde, et deuxièmement, qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en recours suprême, à se révolter contre la tyrannie et l'oppression. Cependant, force est de constater que, depuis quelque temps déjà, ces droits sont devenus un luxe inaccessible à la grande majorité des terriens. Ce ne sont pas les paradoxes qui manquent. La fin de la Seconde Guerre mondiale a coïncidé avec la montée en puissance de la politique capitaliste, qui a engendré un modèle économique néolibéral accentuant, au passage, les disparités sociales et favorisant les plus nantis. Bien que l’eau, le savoir et l’information aient été décrétés biens publics afin de consolider les droits de l’homme, dans la réalité, surtout en Afrique, nous sommes encore loin d’un monde égalitaire. La grande majorité des enfants africains sont prisonniers d’une tenaille. D’un côté, les raisons du cœur et des principes, de l'autre, la rationalité des moyens et des finalités économiques. Dans le fond, soustraire les biens fondamentaux de l’homme (eau, connaissance, nourriture…) de la logique du système financier d’aujourd’hui constitue un désaveu de la logique économique du monde capitaliste.

PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

IQBAL MALLAM-HASHAM, DE PORT-LOUIS FUND

feuilles d'investissement du fonds, tout en soulignant l'énorme potentiel que représente l'Asie et l'Afrique surtout. Toutefois, il se prononce pour une politique plus cohérente de l'accès aerien. « Il est absolument impérieux, pour Maurice, pour Air Mauritius et pour l'industrie touristique, qu'on arrive à mettre tous les stakeholders autour d'une table sous la haute autorité de l'Etat. Cela afin de dégager une stratégie cohérente, intégrée et payante. Aussi longtemps qu'on fera les choses de façon disparate, on ne trouvera pas notre route. Il faut une vision commune pour les dix prochaines années », plaide Iqbal Mallam-Hasham.

L’ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, disait que « l’éducation aux droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée : c’est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité. En cette Journée internationale des droits de l’homme, continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme, et à promouvoir la liberté, la sécurité et la paix dans tous les pays ». Cette déclaration s’inspire du préambule qui considère que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité, et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. Bien que l’article 19 stipule que « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit », on ne peut se réjouir, car dans la pratique, cela relève d’une utopie. Et ce ne sont surtout pas le membres de l’IBA qui nous contrediront. Néanmoins, bonne fête à tous...


ACTA PUBLICA

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FACILITÉS BANCAIRES NON-REMBOURSÉES

La plainte de la MCB déboutée à cause d’une novation

Les débiteurs mordent souvent la poussière quand ils sont traduits en cour pour des dettes non-payées. L'application du principe de novation a cependant été fatale à la démarche de la Mauritius Commercial Bank (MCB) de récupérer les millions qu'elle avait octroyés à la compagnie APCO ▼ LEEVY FRIVET

L

a novation. Voilà un terme qu'il faudra apprendre à connaître. C'est ce principe qui a permis à Patrick Staub, propriétaire de la compagnie APCO, de sortir intact de l'affaire engagée contre lui, en cour suprême, par la Mauritius Commercial Bank (MCB). Cette dernière lui reprochait de ne pas avoir respecté ses engagements financiers après avoir bénéficié de deux garanties bancaires de Rs 3,3 M et Rs 3,5 M, respectivement en mars 1989 et août 1995. Toute entreprise ou individu qui ne peut pas payer ses dettes se voit normalement placé sous hypothèque judiciaire et est poursuivi au civil par la banque avec laquelle il a traité. Au final, il est souvent trouvé coupable. C'est donc à la surprise générale que la MCB a été déboutée par le juge Raffick Hamuth. Bien

qu'à aucun moment, le juge ne remet en question les dettes contractées par APCO, il soutient que la banque avait contracté une novation, en 1996, avec son client, qui annulait ses dettes précédentes. La novation, c'est en effet l'extinction d'une obligation par la création d'une obligation nouvelle, qui prend la place de l'ancienne. C'est pourquoi les hommes de loi de Staub, Me Désiré Basset SC, et l'avoué Jean-Marie Léclézio ont argué que la novation avait rayé les dettes et autres obligations anciennes. NOUVEAUX PRÊTS, NOUVEL ENGAGEMENT Les défendeurs ont ainsi pu convaincre le juge Hamuth qu'il y a eu un nouvel engagement avec la banque, en 1996, lorsque la compagnie, malgré ses dettes, contracte deux prêts bancaires de Rs 15 M et de 27,7 M respectivement, toujours

auprès de la MCB. Si l'engagement formel est alors pris que plusieurs autres compagnies appartenant à Staub payeront les dettes d'APCO liées à ces prêts, aucune mention n'est faite aux garanties bancaires accordées en mars 1989 et août 1995 et aux montants toujours dûs. La défense de Staub a ainsi soutenu que ce fait signifiait clairement que la banque avait

annulé ces dettes et avait décidé de se concentrer sur les nouveaux prêts. En cour, Phillipe Forget, le numéro deux de la MCB, a eu du mal à convaincre le juge Hamuth de la pertinence de la plainte de la banque. « Mr Forget was at pains to explain why the plaintiff was saying that the Rs 3.5 million overdraft was additional facilities, and not new facilities. His explanations that there was a lack of coordination at the level of

the bank resulting in one part of the bank ignoring what the other part had agreed to is less probable than the defendant’s thesis which is backed up by documentary evidence », écrit le juge. Le juge Hamuth a cité le code civil, qui explique le principe d'une novation : « La novation s’opère de trois manières : 1. Lorsque le débiteur contracte envers son créancier une nouvelle dette qui est substituée à l’ancienne, laquelle s’est éteinte ; 2. Lorsqu’un nouveau débiteur est substitué à l’ancien qui est déchargé par le créancier ; 3. Lorsque par l’effet d’un nouvel engagement, un nouveau créancier est substitué à l’ancien envers lequel le débiteur se trouve déchargé ». Il revient alors à la défense de prouver, que la banque, par ses faits et gestes, a nové. Cela ayant été établi dans le cas présent, Patrick Staub n'aura rien à rembourser à la MCB.

▼ LEEVY FRIVET

LITIGE CONTRACTEUR/ PROPRIÉTAIRE

LA STERLING House, sise à la rue Lislet Geoffroy, à Port-Louis, qui abrite de nombreux bureaux d'hommes de loi, avocats, notaires et avoués confondus, fait l'objet d'une hypothèque judiciaire depuis le 23 novembre. La bataille entre Chang Cheng Esquares Co. Ltd et Mascareignes Sterling Co. Ltd. n'est pas prêt de se terminer. Le dénouement est actuellement attendu du conseil privé de Londres. Sauf, que par mesure de précaution, Chang Cheng Esquares Co.Ltd a pu obtenir un ordre de saisie judiciaire sur les biens de Mascareignes Sterling Co.Ltd. Le propriétaire de la Sterling House, haute de quatorze étages, est Mascareignes Sterling Co. Ltd. C'est la compagnie chinoise Chang Cheng Esquares Co. Ltd qui avait obtenu le contrat de construction. Le litige porte sur une réclamation de Rs 58 millions, le contracteur arguant des défauts de paiement. Au lieu de s'affronter en cour, les deux parties avaient, dans un premier temps, eu recours à l'arbitrage privé. En juillet 2005, le

Une soixtaine d’emplacements au Sterling House sous hypothèque judiciaire La cour suprême a placé plusieurs emplacements de la Sterling House sous hypothèque judiciaire. Un contracteur ayant participé à la construction de l'édifice insiste que le propriétaire a été mauvais payeur et n'a pas respecté des verdicts de la cour verdict est tombé et Mascareignes Sterling Co. Ltd est sommé de verser la somme de Rs 22 784189 au constructeur. Non content de cette décision de l'arbitre, Mascareignes Sterling Co. Ltd s'en remet à la cour suprême. Où elle loge une contre-réclamation de Rs 55 millions. Mais connaîtra le même revers. Le dernier recours reste alors le conseil privé de Londres. Dont la décision est attendue. ORDRE DE SASIE Mais, entre-temps, selon le contracteur, Mascareignes Sterling Co.Ltd décide de disposer de ses biens ou de les hypothéquer avec des banques. C'est

dans cette optique précise que Chang Cheng Esquares Co.Ltd a demandé un ordre de saisie judiciaire contre la compagnie. Elle souligne que son créancier a déjà obtenu un prêt de Rs 7 M d'une banque commerciale en 2007 avec comme garantie la Sterling House, et qu'elle s'est aussi portée garante de la compagnie Pierre Mont Co. Ltd pour un prêt de Rs 40 M contracté auprès de la Bramer Bank. Le contracteur avance que si Mascareignes Sterling continue sur cette lancée, il n'aura pas un sou, même si le conseil privé lui est favorable. Et il a même été établi que si c'est le promoteur qui devait l'emporter devant les Law Lords, elle ne devra s'atten-

dre à pas grand-chose, vu que Chang Cheng Esquares Co.Ltd n'a pas un seul bien immobilier et que c'est une compagnie qui va à la dérive depuis de nombreuses années. Mascareignes Sterling Co. Ltd, pour sa part, n'a aucun autre bien immobilier si ce n'est que la Sterling House. Ce qui a amené Chang Cheng Esquares Co. Ltd à réclamer des saisies des appartements de la Sterling House. Dans un arrêt, en date du 23 novembre, le juge Saheed Bhaukaurally, siégeant en référé, a accordé à Chang Cheng Esquares Co. Ltd la demande d'hypothèque judiciaire contre Mascareignes Sterling Co. Ltd.


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POST SCRIPTUM

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The Mauritian current account balance is raising eyebrows among policy makers, academics, economists and many more. From a surplus of USD 434m ( approx MUR.13 bn) in the year 2007, the figure stood at a negative USD 1.4 bn ( MUR.42 bn) in 2011 and the situation is poised to deteriorate further in 2012 on account of both domestic and external shocks despite an assurance from the concerned Minister that a surplus is forthcoming. This article elucidates on potential effects of the deficits in current accounts and provides some solutions.

TRADE

Is the deteriorating Trend of the current Account really a Problem?

T

REVIEW BY ECONOMIST VIRENDRA POLODOO

he Current account is the most important part of the balance of payments and is also known as the trading account. It is the sum of the balance of trade (visible account) and the invisible account. The visible account records the imports and exports of goods only. They are items that can be seen and touched. For example, the export of sugar and fruits, tea, garments and imports of rice, wheat, petrol and other visibles. The difference between visible ex(*) ports and visible imports is known as the balance of trade. On the other hand, the invisible account records invisible items only. Examples of invisible transactions are service, income and current transfers. Examples of services are transportation, travel, communications, financial and computer services, royalties and licence fees, tourism etc. Examples of incomes are direct investment income, portfolio investment income, compensation of employees and interest received on reserves. Current Transfers are payments and receipts where there is no corresponding exchange of a good or service. It includes (i) Government transfers on military goods, bilateral aid and social security payments abroad (ii) workers’ remittances and (iii) private gifts. The Mauritian current account has been on a deteriorating trend as shown in the following table on account of increased costs of raw materials, world oil price and principally significant decline in export revenue from sugar and textiles.(*) IS IT NECESSARILY A PROBLEM IF THE MAURITIAN CURRENT ACCOUNT IS IN DEFICIT? Positive Effects Whilst a deficit is accompanied with serious complicated economic diseases, it might sometimes be good for an economy

for the following reasons if it is not persistent or it is not chronic. A deficit means that the economy is importing more than it is exporting. This can prove beneficial in the short run as greater imports enable domestic citizens to enjoy a wide variety of goods and services and thus improve their standard of living. Similarly, a deficit in the balance of payments may be synonymous to ‘Ratchet effect’. For example, suppose there is a recession in the Mauritian export market. This means that unemployment is rising in

Mauritius in the 1980’s. Mauritius has an export led-growth strategy and imported a lot of raw materials and equipments for development and growth. Mauritius experienced an economic miracle in the 1980’s while at the same experienced trade deficits. Further, a deficit may also mean import of know-how and technology for modernisation. A deficit may also occur in case the economy has imported a lot of equipments and technology for internal development.

Mauritius, income and standard of living as well (if measured by per capita income). But if we allow current account to be in deficit, it means that we are borrowing abroad to maintain standard of living. Yet, such a deficit should not go for long, otherwise it will reach a stage where it will become chronic and may not be good for Mauritius. A deficit means borrowing from abroad. Borrowing may be good to exploit domestic profitable investment opportunities. In an open economy like Mauritius, an increase in investment, in the long run, via the multiplier effects will lead to a multiplier effect on the level of national income and hence economic growth and development. These have happened to

Negative effects A deficit is synonymous to an increase in withdrawal from the circular flow of income in an economy. An increase in withdrawal will lead to a backward multiplier effect on the level of income and employment, thus depressing domestic standard of living. Moreover, when there is a deficit, the economy’s reserves of foreign currencies will fall as reserves are depleted to pay for imports. This has the effect of reducing the domestic money supply. A fall in the supply of money in turn will bring about a rise in interest rates. The latter is not considered good as accordingly, it will lead to a fall in the level of investment and will lead to multiple decreases in the level of income and employment. Yet, in a floating exchange rate regime, the rise in interest rates followed by the fall in reserves will invite capital inflows and improve the deficit situation. In this case also, however, with time, the exchange rate will appreciate and erode the competitiveness of the country’s exports. Also, a deficit means that Mauritius needs to borrow from abroad. If the deficit is recurring or chronic, it will lead to an increase in borrowing and thus to a national debt problem as Mauritius may face difficulties in repaying its debt obligations. However, Mauritius cannot borrow for-


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POST SCRIPTUM

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ever. (This is synonymous to a no-ponzi game where one second before you die you should neither be a debtor nor a creditor). Increased national debt may cause problems to the domestic economy in terms of foregone development and reduces the countryâ&#x20AC;&#x2122;s credibility at the Bretton Woods institutions. It may also bring a burden on future generation in terms of higher taxes. Last, but not least, a deficit may could have been caused because the foreign price is higher because of high foreign inflation. As a result, the country runs the risk of importing inflation. This is true for countries such as Mauritius which has an export-led growth strategy and depend a lot on imports of raw materials and equipment for development. Imported inflation represents a threat for domestic living standard, employment, income distribution and may even aggravate the current account position. WHAT CAN BE DONE TO DEAL WITH THE GROWING DEFICITS? Deflationary Policies which consist of cuts in government expenditure, increases in taxes and reductions in money supply may be employed. Reducing government expenditure will reduce domestic income through the downward multiplier effect thereby reducing the propensity to import. Given that imports are a function of national income, the level of imports will be reduced manifold. For political reasons, however, governments are reluctant to reduce their expenditure. Increases in taxes reduce disposable income and hence the level of aggregate demand in general including the demand for imports. As domestic demand is reduced, there will be less pressure on domestic prices, which as a result will fall. A lower price level will in turn make exports more competitive on the world market and might cause some improvements in the current account. A problem with the above measures is that it is not just import spending that is reduced but also domestic spending. This can have severe domestic costs in terms of lower output, rising unemployment and a decline in standard of living. Therefore, an improvement in current account using the expenditure reducing policy can be achieved at the cost of reduced output and increased unemployment. Another problem is built-in flexibility. Expenditure reducing policies will reduce aggregate, which discourages investment. This will result in a loss of the countryâ&#x20AC;&#x2122;s competitiveness in the global market whereby reducing the ability of the country to improve its position in world trade. As a result, the deficit could actually become worst than before. Expenditure Switching Policy. This is a policy action by the government to correct a deficit on the current account, by switching expenditure from imported goods to home produced goods. It includes measures such as:

The poor performance of the domestic industries may be due to non-price factors like inefficient marketing, poor quality product and designs. Further, protected firms may lack the incentive to innovate in product designs and production techniques thus eroding the long run global competitiveness of the domestic economy

(i) Imports controls: tariffs, quotas, exchange control and others. Import controls work against the principle of comparative advantage. When the latter law is not allowed to operate freely, there will be a misallocation of the world resources leading to lower production and consumption possibilities. Countries may find themselves producing goods in which they are not best at. Import controls are incompatible with the WTO (World Trade Organisation) rules. The WTO favours the gradual elimination of tariffs and non-tariffs barriers. Import controls may also provoke retaliation by trading partners. If this occurs, total world output will fall. Moreover, by imposing import controls a country does not necessarily protect its domestic products. The poor performance of the domestic industries may be due to non-price factors like inefficient marketing, poor quality product and designs. Further, protected firms may lack the incentive to innovate in product designs and production techniques thus eroding the long run global competitiveness of the domestic economy. This will impact adversely on economic growth and standard of living. Last, but not least, if imports are necessities, i.e., if imports have a high density in overall trade then tariffs and trade barriers will do more harm than good. The demand for imports will continue to be buoyant as before and this will inflate domestic prices leading to high inflation and its associated evils. (ii) Forced Depreciation Last Resort Measure. If the above-mentionned measures

(expenditure reducing and import controls) are not successful, then as a last resort, the Central Bank has to manage the Mauritian Rupee in such a way so as to force it to depreciate. This will make exports cheaper in terms of foreign currency and imports more expensive in terms of local currency. This measure will not work well if the trading partners do not respond to the change in the relative price of imports and exports. Also, it is possible that non-price factors such as quality, durability and others are more important to overseas buyers than simply the price factor. It usually takes time for the domestic firms to increase the supply of output so as to meet the demand for additional exports following a fall in the value of the currency. Firms may face financial constraints or any supply bottleneck. In the time lag between the cut in export prices and the increase in sales, following the depreciation, export revenue will fall. Hence the deficit worsens further before it eventually improves. Further, if the trading partners carry out similar exercise (retaliate) then the rate of exchange between such countries will be unchanged. So as a result, there will be no effect and such a measure is useless. If domestic production has a high import density (production depends a lot on imports), then a forced depreciation carries the risk of fuelling cost push inflation into the domestic economy which erodes further the competitiveness of the domestic product. For example, when Mauritian rupee devalued by 17% in 1979, inflation rate reached 49.7% in 1980.


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INSIDE

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Both Simon Osborne and David Venus, respectively Chief Executive and President of the Institute of Chartered Secretaries and Administrators (ICSA), praise the Corporate Governance code and the Companies Act of Mauritius. They nevertheless insist on the necessity to apply sanctions including jail for disrespectful behaviour in the finance world

FINANCIAL CRIMES

ICSA’S CHIEF EXECUTIVE AND PRESIDENT BOTH CALL FOR STRONG REGULATIONS AND SANCTIONS ▼ LEEVY FRIVET ❚ There has been a recent survey

by recruitment consultancy firm Robert Half, which concludes that the demand for compliance and risk professionals is on the rise. Should we understand that there is a shortage in this field, including accountants, in-house lawyers ? And how does ICSA tackles that ? Simon Osborne : Well, we are a governance organisation and governance embraces the management of risks and insuring due compliance with the law, the company's constitution, its regulations, the whole of everything a company needs to comply which keeps itself legal, honest, decent and truthful. Our qualifying body is for Chartered Secretary. This is our premier qualification, but we also recognise that there is at the moment no home, in a broader sense, for all people who work in a company secretary community. And irrespective of their background, we believe that we are their natural home, even though

some would have started their careers as lawyers, as accountants, we always rejoice for “sinners who repent” and realise that they will be better off with us than with another professional body. You may also wish to know that we are looking to grow our affiliate programme so that we can provide sub communities within our institute. We are a broad church and we believe that just as we have a lot to give, a lot to impart, we also have the humility to realise that we can learn from other people too. We see this as an exercise that will produce mutual benefits for our chartered members. They will always remain at the forefront. Our's is a postgraduate qualification. I met with our president, David Venus, with students doing our chartered secretary qualifying scheme. It is a premier qualification. It really does equip people across the range of law, governance, finance, strategy, business ethics etc. It equips people in a modern age, to work in 21st century organisation and provide a value added service to their employers at a

high level. ❚ But how do you explain that it is

these same people fully trained by consultancy firms like yours who failed to prevent the crisis ? David Venus: I think what happened is that there was too much the tick box approach. It was looked at as a formality where you would just tick a box suggesting you do comply with something, but what was not looked at was boardroom's behaviours, human's behaviours, greed and those things were not tackled and they are not. In fact, the institute is at the forefront of that. In the United Kingdom, we have been asked to look at boardroom's behaviours by the regulators and we

I really do wonder to what extent directors were really equipped to take some of the decisions they were taking Simon Osborne


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Simon Osborne: I think I will challenge your question on one point. I am not sure they were all trained. I think that this has been part of the problem too. I really do wonder to what extent directors were really equipped to take some of the decisions they were taking. I think that through the reviews after the events in 2009, you have probably come across Sir David Walker's report on banks and other financial institutions in the United Kingdom (see insert), and I think the processus of decision making was worrying. You had the problem of the “group thing”. That is an aspect of human dynamics which you have to manage. May be boards were too large, may be there were not enough board meetings, may be the preparation for decisions, discussions topics were not thought through properly. Decisions making is almost a field of study in its own, and I think there was a lot of complacency and adding to that, the government, specially in the UK, encouraged light touch regulations and they admitted that they were too light touch. There was nothing wrong with the codes nor with the regulations, but it was the way it was applied which was the problem. David just mentioned about the tick box approach. It was a terrible attitude and I think that this is where our members have got real value added, in helping the chairman of a board to think about the governance process and the governance structures and whether they are right for that organisation. That is something which evolves constantly. It is never static, as a company's economic, financial, market situation, so you have to think about governance regime that fits best. Does it fit the purpose today? There should be a review half a year and a major review yearly and that is where we believe we qualified people, who are well equipped to do that. David Venus: I think it is not fair to blame all the people who trained them to the extent that the codes were in place, to the extent that there were regulations and our members followed them. I must say nevertheless that some of the regulations were insufficient. There was not sufficient engagement between

PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

have produced a booklet on it, on how boardrooms should be composed, how diversity is important, how independence is an issue, how the chairman must lead the board, how the culture must change and be led by the chairman. So, I think that there is a need for human's behaviour to be changed, not compliance and tick boxing.

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think that prosecution is a necessary sanction. I am not in favour of everything that travels from the Atlantic and come to the UK, but one thing they do well is to prosecute. This is a less costly way to bring guilty companies to court. They may not have to admit that they are guilty of offences charge, but they know that if they do it again, they really will be in trouble. And it provides a supervise regime whereby over a period of years they have to institute rigorous compliance improvements. I am encouraged that the Attorney General for England and Wales, Dominic Grieve, is thinking on that same line. It will be a significant sanction. Most companies in the UK know that the way we handle prosecution is expensive, time consuming, very heavy on paper and on electronic documents. In the US, companies are in fear of regulatory prosecution. I do not think they are in the UK, so, I am certainly with you on your question and believe that stronger powers and sanctions are a must. David Venus: The Financial Services Authority (FSA) of England, for instance, was considered to be light touch, but since the financial crisis and the Lehman Brothers scandal, there is no doubt that it has got tougher and there has been a number of prosecutions, not only in the regulatory area but certainly in insider trading. There has been lots of cases brought by the Serious Fraud Office and it is important that people understand that the ultimate sanction is either to be struck off as a director or to be put in prison. Sometimes, what happened in America is draconian, the idea of taking people away with handcuffs is a bit unseemly to us but there is no doubt in the UK that the regulations have been too light touch and people have got away with things they should not have.

WALKER’S REPORT On 16 July 2009 Sir David Walker presented his consultative review on corporate governance in UK Banks and other financial institutions (the “Review”). The review was commissioned by the Prime Minister in the light of critical loss and failure across the UK banking system. At the outset Walker makes it clear that better governance is not a substitute for more effective regulation but a complement to it and that there are limits to the role governance issues can play. “Better governance will not guarantee that there will be no repetition of the recent highly negative experience for the economy and for society as a whole, but will make a rerun of these events materially less likely”.

management and shareholders and shareholders certainly had not been thinking in the long term but short term. There has been too much short term thinking where shareholders have been taking profits, trading shares and not looking at the long term. Well, that is something that has changed now and again our institute is at the forefront of that and just at the moment we are leading a working party commissioned by the Financial Reporting Council to extend on the stewardship code. ❚ Do you believe that a regulator

should have powers to sanction or prosecute? Simon Osborne: I certainly

Simon Osborne: Can I just relate an experience I had two years ago. I was in San Francisco at the International Corporate Governance Network half yearly conference. The opening discussion was a panel discussion involving Phil Angelides who has been asked by President Obama to look into the reasons for the US financial crisis and the other participant was John McFall, who has been a member of UK's House of Commons and had chaired our Treasury Select Committee. These two had never met before and it was a fascinating discussion and at the end, the moderator asked each of them; “what lesson do you take See page 12 n


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PHOTO : INTERNET

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2001 of Mauritius? David Venus: Oh, yes, we do and Mauritius should be congratulated for having avoided the banking crisis which happened all over the world but not here. So, this means that your regulations were appropriate. You have good bankers and investigative journalism (laughters). Simon Osborne: We met the President of the Republic of Mauritius. We asked for half an hour meeting with him and he gave us an hour. We started looking at our watches, normally it is the opposite. He was really with us on these issues of corporate governance and he was getting quite passionate about it. The concern of doing the right things matters to him.

away from your experience reviewing investigating the financial crisis?” They both said, with no hesitation: “We have to teach young people about business ethics. People are too fond of asking, “is it legal?”. In other words, “if I do this, can I get away with it?”, when they should be asking, “is this the right thing to do?”. And that is what is missing, and until we restore that ethic to decision making in any business community, we are going to see repeats of some of these disgraceful behaviours. It is going to keep happening. I think we have to be realistic as well. It does not matter how many effective codes and regulations you have, but what you then need, as we both said, is a tougher regime on sanctions but also more effective investigations and follow-up by the authorities. David Venus: You need to make it as difficult as possible for people to offend but you also need to make it so that you don't have systemic failures. What he had, was systemic failures in the banks, everybody was failing, they had to be rescued all. You will always have individual failures , that is part of the capitalist world but what we must grasp is that we must stop systemic failures in the future. I hope that the stewardship code and other measures will go along towards doing that. Simon Osborne: The investor community has to accept far greater responsibility for challenging investee companies about the way they deal with them. We have done actually a lot of things at ICSA with

Hermes Equity Ownership Services. We have transparency in governance and now we are going for excellency in governance. This is coming a well established event in the corporate calendar but we do not name and shame as such, but it is the companies that don't make it to the short list who are the ones who want to know why they did not make it to the short list. I think one thing that we have benefited from the Atlantic is that there is a need to reward companies that do well on disclosure on the all round composition of the annual reports. In that respect, we are happy to notice improved transparency, improved reporting, and less of what we call in London “Boilerplate”, that is standard lawyers' drafting, which says a lot but mean nothing. You have got to get rid of the curse of boilerplate. I think that as there is more disclosure, as there is more enquiry by responsible investors, that will encourage boards to up their game. That can be done. It aligns with what I call the Commonwealth Anglo-Saxon tradition of consent. Mauritius has embraced that lot in a unique way through the combination of the Code Civil with your Company Law, Westminster Parliament type statute. Mauritius seems to have got it right. They got it right in others countries where they have a civil code like Malta, similar regime with Mauritius. Scotland, actually, is the same as well. But if you see countries which have only a pure civil code, they struggle with compliance issues. They find it hard in France or Germany. In commonwealth juris-

David Venus: The President of the Republic Mauritius was encouraging the institute with its target of producing and providing better corporate governance throughout the world because it is about justice. ❚ Q. What is the best way to

You will always have individual failures, that is part of the capitalist world but what we must grasp is that we must stop systemic failures in the future David Venus diction, they almost embrace it naturally. And I think, that is something we should be proud of and I think the way Mauritius embraces it here is something it should be proud of. Its corporate code of governance is excellent and contains things that ours (UK) does not. I was particularly encouraged to see in your Companies Act, section 166, where the key duties of a Company Secretary is set out. We do not have that. ❚ Q: That Companies Act was

drafted through the help from a professor in Law of New Zealand..... David Venus : Commonwealth again. It always comes from New Zealand, South Africa. ❚ Can we say that you have been

impressed by the Companies Act

tackle the offence of insider trading? Simon Osborne: There should be close monitoring of trade. With the electronic aid, it should be possible. How did UBS (swiss bank) failed to picked up Kweku Adoboli in the United Kingdom, I don't know. The interesting thing on that issue was that the pressure on Adoboli was so great that he sent his emails, confessing all, the day before he could have recovered all his positions. If he had carried out one more day, he would have recovered his positions and would have made a profit. And, he would not be in prison now. I think that to prevent insider trading, there must be strong internal controls, strong back office monitoring, and the trouble is that when people are promoted from the back office to the front office, they take so much inside information with them. It is hard work when you see how the authorities in New York got Raja Ratnam, that web of corruption that he managed to sow and that is quite incredible; people will always try to beat the system. David Venus: It is like every crook in the world. You will put an alarm if he tries to climb the fence, then he will try to come beneath it but there are number of ways of monitoring this and I would have thought it would be easier in a small island like Mauritius to monitor that. Maybe you are asking yourself if it is happening in Mauritius, and even if there has been no case re-


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❚ Two of the major commercial

SIMON OSBORNE

DAVID VENUS

Simon Osborne is the Chief Executive of the ICSA and Joint Head of ICSA Board Evaluatio. Simon Osborne has worked successfully with major companies and other organisations. He brings first hand knowledge and understanding of the practical and personal aspects of the operation of boards and how to identify performance improvements, combined with the necessary interpersonal skills to help facilitate change. Simon Osbone is currently a Non-executive Director of Crown Business Communications Limited, a corporate communications agency. He is also Deputy Chairman of the principal UK railway industry charity, the Railway Benefit Fund. He lectures on governance topics and is a member of the International Corporate Governance Network. Previously, Simon had a successful career in the railway industry as a main board director, company secretary and general legal counsel. Simon Osborne qualified first as a solicitor. He is a Fellow of ICSA and chairs its Company Secretaries Forum.

David Venus is ICSA's President. He qualified as a Chartered Secretary in 1974 and has over 35 years' experience of company secretarial work. He initially gained wide commercial experience with subsidiaries of Nestle and ITT. Since then, David has acted for numerous listed organisations, private companies, government bodies, solicitors and accountants. He has written several accepted works on company law and company secretarial practice and speaks regularly at conferences and seminars on corporate governance and other issues.

ported to authorities, you never know.

more investors invest in the Republic.

Simon Osborne: I think you are right. I will bet there is something going wrong somewhere.

David Venus: I will not say it is a common problem in countries like Mauritius but a common situation in many jurisdictions. In America, there are still many family companies, even in France where lots of companies are still led by families, less so in the United Kingdom. But the most important protection for the investor is board evaluation, independent and external board evaluation. You might be very lucky if you are the father or founder and you bring on your son to take over, but sometimes you have an idiot son and of course as a parent, you cannot always see that. So, it is important that a company embraces independent board evaluation. Family businesses need some independence and a diversity on the board. Statistics show how the second generation fails. So, the mother or father founded the company, the son and daughter carried on, but

❚ In Mauritius, the majority of the

big companies are family owned, and we see the same people on different boards, including companies listed on the stock exchange. How can we limit the risks of conflicts interests in such situations? Simon Osborne: I think reporting and quality of reporting is important. There has to be enforcement of conflict of interest provisions in the company's legislation, specially concerning large companies whose insolvency could affect the economy of the State for example. There should be a requirement perhaps to have some independent directors and ensure that just because they say some unwelcoming message, they cannot be turfed out. It will happen in time as

There should be close monitoring of trade. With the electronic aid, it should be possible Simon Osborne their children are the ones who have failed. People need to realise that in family companies, you need to bring in outsiders with the skill, expertise and the independence to take the business forward to the next stage.

banks in Mauritius have made significant profits despite the slow down and uncertainties economic context. Now, some economists and accountants questioned the audit and financial reports on these profits, claiming that it does not reveal the truth taking into account that 90 percent of companies are audited by four firms only. Your views on that gentlemen? Simon Osborne: I am great believer of auditors' rotation. I think we have to do this in the United Kingdom and even the European Union. There should be audit partner rotation and audit manager rotation as well. I think that audit manager rotation should happen more frequently because they tend to be the people who get poach by client companies to come and work in-house as financial controller or financial accountant and that is dangerous. I think rotation of personnel, nothing to excess, has to happen. I know that the finance director will always say that it is never convenient, but in fact I am not bothered about the finance director but I am bothered about the shareholders. They own the company, the finance director does not! I think that is one way of doing it, but I also think that there is a need of a staff with investigative functions within the Financial Reporting Council (FRC) in Mauritius. It is amazing that in the UK it does not get enough publicity but it is quite interesting how some companies are being asked to restate their accounts. It's another aspect of regulations, compliance and it requires resources. David Venus: I think it is the best question you have put to us. If people do not have confidence, then they lose confidence in the whole system. In the UK, they have pin the responsibility on the person who does the audit, leads it and who signs it. In the past, it used to be signed for example, Ernst and Young, but now it's a person who signs his name on behalf of the audit firm. ❚ Q. Meaning he will be liable if

he did not make a true report? David Venus: Absolutely, pinning the responsibility on that individual. Certainly, in the UK, I do not know in Mauritius but in the UK, the regulators have got tougher on auditors and are more ready to take actions because there is no doubt that there are some businesses that went under, in spite of their clean balanced sheets.


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GROS PLAN

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PROGRAMME EN LIGNE

MICROSOFT AU CHEVET DES PETITES ENTREPRISES DE LA RÉGION Permettre à la communauté innovante des PME de disposer des outils et des ressources nécessaires à son développement, ainsi que des conseils d'affaires et des informations mises à jour. C'est l'objectif de Microsoft à travers son programme en ligne « Keep your Business Moving »

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a société Microsoft a récemment annoncé le lancement d'un tout nouveau programme axé sur l’apport de soutien, d’avantages et d’outils aux petites et moyennes entreprises (PME) dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique (MEA). Le programme en ligne, intitulé « Keep your Business Moving » qui veut dire, en d'autres mots « Propulsez vos affaires », a été conçu pour aider les entrepreneurs en herbe de la région MEA et fournir des conseils aux PME déjà en exploitation. Le programme est conçu pour aider les entrepreneurs à démarrer leur entreprise et vise à assister les propriétaires de PME dans la prise de mesures pour faire croître leurs affaires et leur rentabilité, ainsi que dans leur recherche de nouveaux marchés. Microsoft aidera ainsi les entreprises en

leur fournissant une plate-forme en ligne pour obtenir des conseils d'affaires et des informations mises à jour sur les produits et solutions disponibles spécifiquement pour les PME. Commentant ce nouveau programme développé par Microsoft, Thierry Coret, Marketing Manager chez Microsoft îles de l’océan Indien et de la zone pacifique française, a déclaré que « des études indiquent que les PME au Moyen-Orient et en Afrique donnent un coup de pouce au PIB régional, et qu'à Maurice, le secteur des PME a contribué à raison de 22% au PIB national en 2010. Nous voulons offrir à cette communauté innovante les outils et le soutien nécessaire à son développement. Il ne fait aucun doute que les PME sont de plus en plus en concurrence sur le marché mondial, mais elles viennent aussi de zones géo-

Emtel : téléphoner, c’est s’assurer... VOUS UTILISEZ le réseau Emtel ? Si oui, que vous ayez choisi le 'pre-paid' ou le 'post-paid', ceci vous concerne. Tous les clients individuels d'Emtel âgés entre 18 et 59 ans peuvent s’enregistrer gratuitement pour bénéficier d'une assurance-vie, du moment que la carte SIM est enregistrée au nom du client. Pour un compte 'pre-paid', le montant de la somme assurée est calculée, chaque mois, selon la somme utilisée durant le mois précédent, alors que pour un compte 'post-paid', c'est le crédit utilisé durant l’avant-dernier mois qui est pris en compte, à condition, bien entendu, que ce montant a été réglé. Ainsi, pour un client dont l’inscription est validée le 1er décembre 2012, le montant de son assurance est calculée sur la somme utilisée en novembre 2012 pour le pre-paid et le crédit utilisé en octobre 2012 pour le post-paid. Les services tels que les appels locaux et internationaux, le 'roaming', les SMS, les 'data packages' pour Internet, ainsi que le frais d'accès pour le 'pre-paid' sont pris en compte pour calculer la somme utilisée. Pour les besoins de l'enregistrement, le client doit se rendre dans un des showrooms d'Emtel, muni de sa carte d’identité, et remplir le formulaire approprié. L'assurance-vie « Protection Famille » devient active à la réception d’un SMS de confirmation. De même, à chaque début de mois, le client recevra un SMS qui lui indiquera le montant de son assurance. Le partenaire d'Emtel dans cette initiative est Island Life Assurance, en association avec Milvik(BIMA), une compagnie internationale jouissant d’une longue expérience dans le domaine et qui a lancé le produit dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie.

graphiques diverses et ont des besoins, des ressources et des objectifs très différents. Le 'cloud computing', les données énormes et les technologies sociales sont des facteurs clés de la croissance dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique. A ce titre, les conseils et solutions de Microsoft aideront les PME à profiter de ces tendances et à devenir des leaders de l'industrie dans leur région », a-t-il soutenu. Selon Thierry Coret, le segment des PME régionales a toujours été un domaine-clé pour Microsoft. « Grâce à ce programme exclusif, nous renforçons notre engagement à doter les petites et moyennes entreprises du meilleur du capital intellectuel, des solutions TIC, des outils, des ressources et des meilleures pratiques afin de maximiser la rentabilité de leurs investissements dans les TIC », a-t-il ajouté.

Des études indiquent que les PME au Moyen-Orient et en Afrique donnent un coup de pouce au PIB régional, et qu’à Maurice, le secteur des PME a contribué à raison de 22% au PIB national en 2010. Nous voulons offrir à cette communauté innovante les outils et le soutien nécessaire à son développement Thierry Coret, Marketing Manager chez Microsoft îles de l’océan Indien et de la zone pacifique française

Les antennes KSAT désormais opérationnelles LA CÉRÉMONIE officielle de la mise en opération de deux antennes satellitaires orientables de la compagnie norvégienne Kongsberg Satellite Services (KSAT), installées à Baie-Jacotet, dans le sud de l’île, a eu lieu vendredi dernier. Rolf Skattebog, le directeur général de KSAT, Sarat Lallah, le directeur général de Mauritius Telecom (MT) et Dass Thomas, le président du conseil d’administration de MT, étaient présents à cette occasion. Les antennes de KSAT reçoivent les signaux des satellites qui prennent des images en haute résolution de différentes parties de la terre. Celles-ci sont utilisées par les scientifiques à travers le monde pour leur permettre d'avoir une meilleure compréhension du globe terrestre, dont les paramètres atmosphériques, océanographiques et géologiques évoluent constamment. Ces chercheurs et décideurs peuvent ainsi disposer d’informations qui les aident à prendre des mesures correctives pour sauver des vies, gérer les risques et optimiser les

ressources. KSAT dispose de plus de soixante antennes paraboliques à travers le monde. Celles de Baie-Jacotet seront gérées à distance par la compagnie norvégienne, avec le soutien technique de MT. KSAT a porté son choix sur MT en raison de la contribution déterminante de ses ingénieurs à ce projet. De même, en se

basant à Baie-Jacotet, la compagnie jouit d’une connexion internationale à très haut débit à travers la station de câble optique sous-marin SAFE. Dans le scénario idéal, une fois les données téléchargées du satellite, elles sont immédiatement relayées, via le câble optique, aux clients à l’étranger », explique Sarat Lallah.


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ÉDIFICE. Victoria Courts dans toute sa splendeur à Nairobi

EXPANSION

COURTS : UN PREMIER PAS EN AFRIQUE CONTINENTALE D'ici cinq ans, Maurice ne sera qu'une petite part de la centaine de magasins Courts en Afrique. Victoria Courts, inauguré mercredi dernier à Nairobi, est le fruit d'un partenariat entre Bramcom Holding, filiale du British American Group of Companies (BAI) et Victoria Furnitures, une des principales firmes kenyanes spécialisées dans la conception et la fabrication de meubles ▼ JAMIROUDDIN YEADALLY

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CHARME. Les produits commercialisés par Victoria Courts ont été présentés par les mannequins kenyanes

e géant de l'ameublement et de l'électroménager affiche ainsi ses ambitions africaines. L’accord de partenariat avait été signé en octobre dernier dans la capitale kenyane par Claudio Feistritzer, Chairman de Bramcom Holding et Kirit Shah, CEO Manufacturing Division de Victoria Furnitures Group. Victoria Courts est situé dans le quartier de Westlands, considéré comme étant un quartier mi-chic de la ville. « Le Kenya représente un marché prometteur avec une population de plus de 43 millions d'habitants avec une classe moyenne qui ne cesse de croître », explique Claudio Feistritzer, Chairman de Bramcom Holding ltd. D'une superficie de 40,000 pieds carrés sur cinq étages, Victoria Courts offre toute la gamme de meubles et d’électroménager commercialisée par Courts. Le magasin

comprend aussi un espace réservé à Samsung Concept Store. L'enseigne Gautier, fabricant français de mobilier contemporain haut de gamme qui possède 83 magasins à travers le monde, ne passe pas inaperçue, non plus. L'inauguration officielle de Victoria Courts s'est déroulée en présence des principaux dirigeants de Courts Mauritius : Dawood Rawat, président de Seaton Investment Ltd, propriétaire du British American Group of Companies, Claudio Feistritzer, Chairman de Bramcom Holding ltd, David Isaacs, CEO de Bramcom ainsi que Graham Freeman, CEO de Courts Mauritius. Etienne de Poncins, ambassadeur français au Kenya, ainsi que Vinu Shah, fondateur de Victoria Furnitures, étaient également parmi les invités. Tandis que la maison Gautier y avait délégué son directeur général, David Soulard. Victoria Courts est le premier magasin Courts de Nairobi. Cette ville de quatre millions d'habitants accueillera d'autres succursales dans les prochaines années, nous a indiqué Raj Doolun, Chief Executive Officer de Victoria Courts.


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(De gauche à droite) Dawood Rawat, président de de Seaton Investment Ltd, propriétaire du British American Group of Companies en compagnie d'Etienne de Poncins, ambassadeur français au Kenya et Amar Shah, directeur de Victoria Office

(De gauche à droite) David Soulard, directeur général de Gautier, Etienne de Poncins, ambassadeur français au Kenya, Vinu Shah, fondateur de Victoria Furnitures et Dawood Rawat, président de Seaton Investment Ltd, propriétaire du British American Group of Companies

(De gauche à droite) Pankaj Shah, directeur de Victoria Furnitures Ltd, Ayoob Kadernani, directeur de Marketing de Victoria Courts, Kenya, Raj Moonessur Doolun, CEO de Victoria Courts, Rupen Shah, Chief Financial Officer de Victoria Courts et Eric Salmy, Branch Manager de Courts pour Kenya et Maurice

DAWOOD RAWAT,

PRÉSIDENT DE SEATON INVESTMENT LTD

« Maurice ne sera qu’un petit marché... »

VISION. « Nous sommes disposés à emmener des partenaires mauriciens avec nous dans notre démarche d'expansion », déclare Dawood Rawat

Les belles représentantes de Marketing Communications Ltd, compagnie de communication kenyane, ont apporté du charme à la soirée

APRÈS NAIROBI, Courts s'implantera à Kampala, en Ouganda, en 2013. Un projet de USD 2,5 millions. L'aventure africaine se poursuivra ensuite en Tanzanie et au Mozambique. Annonces faites, mercredi dernier, à l'inauguration de Victoria Courts, par Dawood Rawat, président de Seaton Investment Ltd, propriétaire du British American Group of Companies. « D'ici les cinq prochaines années, Maurice ne sera qu'un petit marché comparé à l’Afrique et on pourrait voir une centaine de magasins implantés à travers le continent noir », a expliqué Dawood Rawat. L'Afrique, Dawood Rawat y croit dur comme fer. « L'avenir se trouve en Afrique et nous sommes disposés à emmener des partenaires mauriciens avec nous dans notre démarche d'expansion », à souligné un Dawood Rawat confiant et optimiste. Avant d'ajouter que sa compagnie veut ex-

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Nicholas Ashford-Hodges, Chairman Britam Centre, Claudio Feistritzer, Chairman de Bramcom Holding, Dawood Rawat, président de Seaton Investment Ltd, propriétaire du British American Group of Companies et Graham Freeman, CEO de Courts Mauritius

Les invités et hauts dignitaires kenyans durant la soirée précédant l'ouverture officielle de Courts à Nairobi

ploiter au maximum les opportunités d'affaires sur le continent africain, et ainsi participer à la réalisation de la Vision 2030 du gouvernement kenyan qui est de transformer le pays en un centre d'affaires pour l'Afrique. Mais exprimer ses ambitions, c'est bien. Encore faut-il réunir certaines conditions pour les concrétiser. « Il faut avoir la volonté de prendre des risques et ne pas parler pour ne rien faire », estime-t-il, se référant à Singapour qui a pris des risques extraordinaires pour sa transformation. Envisager de tels projets, observe encore Dawood Rawat, c'est croire en la jeunesse. D'où, dit-il, le projet sucess.mu qui vise à former les jeunes à l'entrepreneuriat. « Nous croyons dans les jeunes et nous voulons les encourager et les encadrer en terme de financement et de formation dans la création de leur entreprise», a indiqué Dawood Rawat.

COURTS ET IFRAMAC FUSIONNENT Courts et Iframac, deux principales compagnies opérant sous la tutelle de Bramcom Holding Ltd fusionnent pour devenir Iframac Ltd. La nouvelle entité sera administrée par un seul conseil. Cette opération fusion entre Iframac et Courts, les deux compagnies totalisant un chiffre d'affaires de près de Rs 5 milliards, permettra à la nouvelle entité d'entamer les ambitieux projets d'expansion. « The stronger you are, the more you will be able to achieve », avance Claudio Feistritzer, Chairman de Bramcom Holding. Ainsi Iframac Ltd envisage le recrutement de personnels additionnels afin de renforcer l'équipe existante de près de 1 500 employés. D'autre part, le showroom d'Iframac à Castel sera prochainement transféré dans le complexe commercial de Phoenix Les Halles. « We will be at a strategic place to cater for our valued customers as we want to be closer to them in order to offer them our expertise and first class services », affirme Claudio Feistritzer.


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SOFAP : Nouvelle application, nouvelle approche

RHT SE MET AU SERVICE DU SHOPPING

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est bien d'avoir des shopping malls, encore faut-il y faciliter l'accès du grand public. C'est en pensant aux shoppers qui n'ont pas de moyens de transport que la compagnie d'autobus Rose-Hill Transport a introduit le tout premier service de bus reliant les centres commerciaux d’Ebène, de Trianon et de Phoenix. Le RHT Shopping Express est opérationnel depuis samedi. « Une étude réalisée il y a quelques temps a démontré qu’il y avait une forte demande pour ce genre de service, surtout à l’approche des festivités », explique Sidharth Sharma, Managing Director de RHT Holding.

Deux autobus de la compagnie, reconnaissables par leur design très moderne et coloré, démarreront de la gare de Rose-Hill à partir de 10 heures et effectueront un ramassage toutes les heures jusqu’à 21 heures à Ebène Shopping Center, au Trianon Shopping Park et enfin au Centre Commercial de Phoenix, du lundi au samedi, et de 10 heures à 17 heures les dimanches et jours fériés. L’intérieur des bus shopping express a été spécialement aménagé ; ainsi un espace de rangement est prévu à l’avant pour les paquets des passagers, avec une caméra de sécurité pour éviter tout désagrément. En outre, tout comme le reste de la flotte RHT, les passagers peuvent également profiter du wi-fi gratuitement.

Premier Roche Bobois à Circle Square SAVOIR-FAIRE, CRÉATIVITÉ et innovation. C'est ce que promet Roche Bobois à ses clients. Cette marque d’ameublement haut de gamme, mondialement connue, est « la » référence en termes de design et de qualité. Le French art de vivre si cher à Roche Bobois est désormais disponible à Circle Square, à Forbach. Matières, formes, fonctionnalité, tout chez cette enseigne invite à l’élégance et au raffinement en matière d’ameublement. Les produits qui peuvent être fabriqués sur-mesure, sont le fruit d’une étroite collaboration entre Roche Bobois, les designers et les fabricants. Explorer toutes les tendances de la décoration d’aujourd’hui. Le credo du Groupe Roche Bobois colle tout à fait au constat qu’ont fait Sandrine et

PERSONNEL. Martin Gleize, directeur export de Roche Bobois, en compagnie de Sandrine et Bernard Fanchette, les directeurs de Roche Bobois Ile Maurice

Bernard Fanchette, les directeurs de l’enseigne à Maurice : « Depuis deux ans que nous nous sommes lancés dans ce projet, nous avons constaté un engouement grandissant des Mauriciens pour l'aménagement et la décoration intérieure. Les Mauriciens ont beaucoup progressé en termes de

connaissance sur la décoration intérieure et recherchent avant tout la qualité d’un produit. Roche Bobois est le porte-drapeau d’un certain art de vivre à la française et nous sommes fiers de répondre à cette demande grandissante d’ameublement d’excellence ».

SOFAP LTD a dévoilé, la semaine dernière, son application mobile Permoglaze pour les Smartphones Android et iPhone. « Plus de 250 000 Mauriciens sont équipés de Smartphones et pour Sofap, le contact avec ses clients reste primordial. Notre priorité est d’être en contact instantané avec nos clients qui cherchent une information fiable, actualisée, facilement accessible et réellement adaptée à leurs besoins », commente Eric Adam, Managing Director. Téléchargeable depuis samedi sur le site web www.sofap.mu, l'application est également disponible sur Google Play et l’App Store. Le mot clé est 'Permoglaze' et le téléchargement est gratuit. Cette application permet, entre autres, de fournir une information de qualité au client où qu'il se trouve : lieu de vente, dans la rue ou tout simplement à son domicile. Elle permet également d'avoir accès au large nuancier de couleurs disponibles de la marque Permoglaze en temps réel, et à un serviceconseil sur les types de peinture les plus adaptés pour une région particulière. « L'innovation mobile n'est pas réservée qu’aux entreprises étrangères. Les Mauriciens sont également à la pointe de la nouvelle technologie et nous sommes fiers d’être la première entreprise industrielle mauricienne à développer une application mobile de dernière génération pour Smartphone. Cette application a été développée par Reefcube Ltd », confie Eric Adam.

Mont Choisy Shopping Promenade ouvre en grande pompe

POUR SON ouverture au grand public, ce jeudi 6 décembre, Mont Choisy Shopping Promenade veut plaire aux petits et aux grands. « Nous resterons ouverts jusqu'à 22h, nous voulons que le public, que nous attendons en masse, prenne le temps de se promener et de découvrir tout ce que le centre a à leur offrir », laissent entendre les promoteurs. C'est un calendrier d'activités variées qui a été élaboré pour marquer l'ouverture. Rendez-vous est donné à partir de 15h30 où les visiteurs seront accueillis par des personnages de dessins animés et des musiciens. C'est à 16 heures, pile, que les visiteurs et les « shoppers » pourront franchir les portes du complexe. « Nous voulons faire de l’ouverture du Mont Choisy Shopping Promenade une grande fête pour tous. Les parents, accompagnés de leurs enfants, les groupes d’amis, sont attendus en nombre en cette fin de journée du 6 décembre car nous avons pensé à eux en préparant le calendrier des activités des jours suivants l’ouverture », indique Alain Rey, le CEO de Mont Choisy Shopping Promenade. Le lendemain, vendredi, et dimanche, les jeunes Nordistes auront droit à un « avant-garde fashion show » de même qu'un accès gratuit aux réseaux sociaux et au web dans le « Social Media Centre » du complexe jusqu’à la fin du mois.


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For many, the Budget presented in November by Minister of Finance Xavier-Luc Duval is too timid. Not so, says Ken Poonoosamy, Managing Director of the Bank of Investment (BOI), who lauds the Budget's focus on ICT and investment facilitation

Hôtellerie : Anantara débarque

OPINION

BOI Chief says Budget measures will attract Investors ▼ JAMIROUDDIN YEADALLY

I

n an open letter dated Monday 3rd December, Ken Poonoosamy, Managing Director of the Bank of Investment (BOI), states that budget measures presented in early November will encourage investments in Mauritius in the coming year. He highlighted the positive measures put in place in various sectors of the economy by the Minister of Finance. According to him, the focus on providing students at the intermediary level with the tools to be fully conversant with technology addresses the short-term plan to deploy more qualified young people in the growing ICT/BPO industry, and this will give more assurance to the investors to come to Mauritius for business. He also mentioned that the movement of people between countries in Africa and Mauritius will be facilitated due to the economic pull of rising economies in Africa and added that with the definite sway towards

high-tech manufacturing, the granting of integral Freeport benefits to companies exporting their products mainly to Africa will further bolt the bridge to the continent. As far as Tax agreements are concerned, Mr Poonoosamy stated that more Double Tax Avoidance Agreements and Investment Promotion and Protection Agreements will be signed in order to broaden the medium-term vision. Furthermore, the Managing Director of the BOI stated that Mauritius is on the way to validating its position as the medical and healthcare hub of the region. “To this end, the introduction of a Pre-Clinical Research Bill will ensure that drug research will take off. Compliance with international standards, as confirmed by the recent accreditation of the Apollo Bramwell Hospital by the Joint Commission International, is a further evidence of the pursuit of quality in the management of enterprises”, Mr Poonoosamy elaborated.

SIL GETS SAP VALUE ADDED RESELLER ACCREDITATION STATE INFORMATICS Ltd (SIL) has been awarded Value Added Reseller (VAR) status by SAP, the world's largest business software company. SIL is at this stage the only IT solutions provider in Mauritius to have the VAR status for SAP’s solutions for mid-sized companies. SIL has built expertise on SAP solutions in the course of regular development and implementation of projects in the Mauritian market in recent years. In a highly competitive environment, the company has been able to maximise opportunities for providing adequate and efficient tools to its customers based on SAP’s array of solutions. In the course of this appointment as VAR, the Managing Director for SAP Southern Africa, Brett Parker, visited Mauritius in November 2012 and had meetings with the Chairman of SIL, Dr Ashveen Kissoonah, the General Manager, Kemraz Mohee and with key business development and technical staff. INCREASE THE FOOTPRINT “We are very proud of having obtained the VAR status. We have made immense progress in our partnership with SAP in a few years. This bears testimony to the mutual benefits that both our organisations have derived from this collaboration. The new partnership level will certainly enable us to further develop our own services and market,

MALGRÉ UNE performance en demi-teinte, le secteur touristique attire toujours les investisseurs. Ainsi, la chaîne hôtelière Anantara fera son entrée sur la scène mauricienne fin 2013 ou début 2014. La conception et la construction de ce premier établissement seront entreprises par le promoteur immobilier Currimjee Jeewanjee. L'hôtel sera baptisé Anantara Le Chaland Resort, du nom de la localité du sud-est de l'île qui l'accueillera. Créée en 2001 en Thaïlande, la chaîne Anantara, qui fait partie du groupe Minor Hotels, compte plus de vingts établissements hôteliers à travers le monde, principalement en Thaïlande, en Indonésie, aux Maldives, au Vietnam et dans les émirats du Golfe. Son projet à Maurice s'inscrit dans le plan de développement de la chaîne de boutiques-hôtels, qui veut marquer son empreinte en AsiePacifique en se distinguant par la variété des expériences culturelles et des activités proposées à ses clients. C'est pour cela qu'Anantara s'est récemment implantée dans divers pays, dont Abu Dhabi, avec l’Eastern Mangroves Hotel & Spa by Anantara, avec ses 222 chambres, ou encore dans l’île de Hainan, en Chine, où l’Anantara Sanya Resort & Spa propose 122 chambres, suites et villas.

L'Occitane dévoile ses parfums de Noël

AWARD. Mr Kissoonah, Mr Parker and Patil Hunma (BD Senior Manager at SIL), Kemraz Mohee (GM of SIL) and Tim Toussaint (SAP Country Manager)

as well as to increase the footprint of SAP in Mauritius”, Kemraz Mohee said. The Chairman, Dr Ashveen Kissoonah stated that “this great achievement shows the proactiveness of SIL to industry trends in the space of enterprise resource planning and allows us to further consolidate our position as a major player locally and in the region”. As for Brett Parker, he stressed on the meaning of the accreditation for business on the continent. “Having strong partners in markets is part of our strategy for building our

presence and tapping opportunities in Africa. Mauritius has very interesting prospects for deployment of SAP’s very efficient and smart solutions. We have been in Mauritius for some time and are really happy with our growing collaboration with SIL. We look forward to expanding our business here to better serve customers looking for accelerated business growth. We have placed the bar very high whilst granting VAR status to SIL and we are confident that the expected results will follow suit”, says the Managing Director for SAP Southern Africa.

VENDREDI DERNIER, à l’occasion d’un cocktail de présentation de ses deux nouvelles collections - « Fleurs Merveilleuses » et « Feuilles Magiques », L'Occitane, célèbre marque française de cosmétiques, a reçu ses fidèles clients. La base de ces deux collections repose sur une légende qui dit que les forêts de la Provence seraient habitées de magiciens qui, d’un coup de baguette, transforment les fleurs et les feuilles de la nature en filtres et autres potions magiques pour apporter protection, bonheur ou amour à ceux qui les utilisent. Ces magiciens feraient apparaître au pied de l’arbre le plus majestueux de la forêt d’étincelantes fleurs roses et de lumineuses feuilles vertes, l’essence même des deux nouvelles collections. La gamme « Fleurs Merveilleuses » propose sept déclinaisons : eau de toilette, roll-on intense, huile sèche dorée, gel douche, crème pour le corps, crème pour les mains et savon. Quant à « Feuilles Magiques », elle se compose de douche exfoliante, lait pour le corps, crème pour les mains ou savon. Concentrés en feuilles et agrumes acidulés, les produits de la gamme sentent également la noisette vanillée.


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HOME SCENE : TOUTE LA MAISON SOUS UN SEUL TOIT

LE 22 novembre dernier, Home Scene, espace dédiée aux entreprises et magasins spécialisées dans l'aménagement, l'ameublement et la décoration de la maison, avait invité les professionnels de l’immobilier et du monde de la presse au centre commercial de Circle Square, à Forbach. Ces derniers ont pu visiter les différentes enseignes présentes et découvrir l’immense offre, tout en rencontrant les responsables du centre et des magasins. « Cette rencontre était importante pour nous car elle nous permet de montrer aux professionnels de la maison, qu’il s'agisse de décorateurs ou de spécialistes de l’immobilier, que le Home Scene de Circle Square est réellement l’espace parfait pour eux à Maurice. Il y a de l’ameublement pour tous les goûts et pour toutes les bourses, avec des piliers du secteur, comme Chateaux d’Ax ou encore Courts, qui est présent avec sa gamme d’ameublement Gauthier », a affirmé

Jérôme Espitalier-Noel, Senior Leasing Coordinator chez IOREC, le promoteur du projet. La part belle est faite à l’ameublement, avec la présence de Roche Bobois, Teck d’Or, Homemart, ou encore Courts et Meubles des Iles. Cuisinella et Alno sont les principaux cuisinistes, même si d’autres magasins tels que SVP Villeroy et Boch, ou encore Courts, proposent également des solutions. Associated Textiles, qui propose des linges de maison, était quant à lui l'un des magasins les plus populaires lors de la visite. Circle Square, situé à Forbach, sur l’autoroute du Nord, est composé de plusieurs « expériences » distinctes. Outre Home Scene, le Motor City connaît déjà un franc succès depuis son ouverture, ainsi que l’organisation d’un ‘motorshow’ du 28 au 30 septembre.

CORSAIR A SON A330-300 LA COMPAGNIE aérienne Corsair vient de réceptionner le premier des deux A330-300 commandés auprès d’Airbus. L’appareil a été livré à Toulouse, à l’occasion d’une cérémonie spéciale, en présence de Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair. Ce nouvel A330-300 fait partie des engagements de la compagnie à renforcer ses lignes transatlantiques au départ de Paris vers les Antilles françaises et le Canada, ainsi que ses vols à destination de l’Afrique de l’Ouest et de l’océan indien. Cet avion, qui est le premier de deux A330-300 commandés en décembre 2010, sera mis en service commercial dès la fin du mois. « Nous bénéficions déjà des excellentes performances des A330-200, et le nouvel A330, avec sa rentabilité, sa régularité technique en exploitation et ses faibles coûts d’exploitation, nous permettra de mettre en œuvre notre nouvelle stratégie d’exploitation des appareils faisant preuve de la plus grande éco-efficience et régularité opérationnelle dans notre réseau », a déclaré Pascal de Izaguirre.

ENTERPRISE MAURITIUS

Les chiffres des exportations en hausse Portées par la bonne performance de certains éléments non-traditionnels du secteur manufacturier, nos exportations ont repris de la couleur. C'est ce que révèle la dernière newsletter d'Enterprise Mauritius ▼ JESSEN SOOPRAMANIEN

E

nfin de bonnes nouvelles ! Dans sa newsletter pour le mois de novembre, Enterprise Mauritius (EM) a communiqué les derniers chiffres des volumes d'exportation. Pour la période de janvier à octobre 2012, ceux-ci ont atteint Rs 37,945 milliards, comparé à Rs 35,748 milliards pour la période correspondante en 2011. Ce qui représente une augmentation de 6,1%. « Il s'agit d'un score honorable dans la perspective que la crise perdure sur nos marchés traditionnels, mais nous devons faire mieux », a déclaré Dev Chamroo, président d'Enterprise Mauritius. Par ailleurs, les exportations de produits non-traditionnels ont enregistré une croissance conséquente, celle des produits de mer ayant augmenté par 32,4%, la joaillerie par 23,5% et les 'optical goods' et d'horlogerie par 13% et 13,6% respectivement. D'ailleurs, selon Dev Chamroo, la Mauritius International Jewellery Exhibition, baptisée Eclat Tropical 3, qui a eu lieu récemment au Trianon Shopping Centre, démontre que la bijouterie se positionne comme le quatrième pilier du secteur manufacturier. NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE Malgré ces bonnes performances, la diversification des marchés demeure primordiale, en particulier dans le contexte de la crise dans la zone euro. « La contribution de notre marché traditionnel continue de diminuer. Elle est passée de 57%

Seed Potato from US proves popular AMBASSADOR SHARI Villarosa, accompanied by a delegation from the United States Potato Board (USPB), visited the farm of potato grower Vishwagyan Ramgoolam, in La Marie, on Monday morning. The visit was organized by the Agricultural Marketing Board, with the aim of reviewing the performance of seed potatoes (CalWhite variety) imported from the United States, of which one ton was planted by Mr. Ramgoolam. FOR A BETTER YIELD Several potato planters in the various locations in Mauritius have already expressed their satisfaction prior to the harvesting of the seed potatoes imported from the United States, in particular with the Cal-White variety,

which has similar qualities with the popular “spunta” variety imported from Australia and Europe. They indicated that the U.S. seed potatoes have a better yield, are more resistant to diseases, and are cheaper than the ones imported from Europe and Australia. In early 2011, the U.S. Potato Board offered 25 tons of several varieties of seed potatoes free of charge for trial purposes to the Mauritius Agricultural Marketing Cooperative Federation (MAMCF) Ltd. Consequently, in December 2011, the Agricultural Marketing Board (AMB) placed an order for 25 tons of U.S. seed potatoes (Cal-White). The seeds were planted during May-June 2012 for harvesting starting September 2012.

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pour les dix premiers mois de l'année dernière à 54% pour la même période cette année. L'Afrique est en passe de devenir le marché de substance, surtout que l'Afrique du Sud a enregistré une croissance de 32,8% pour la période de janvier à octobre. Notre récente 'Buyers Sellers Meeting' à Harare, au Zimbabwe, ainsi que celle qui s'est tenue à Maputo, au Mozambique, permettront d'accroître les exportations vers ces deux marchés émergents », souligne Dev Chamroo. Comme le marché est en pleine évolution, Enterprise Mauritius a réfléchi à la possibilité de revoir sa stratégie et de mobiliser des investissements additionnels dans les secteurs à valeur ajoutée. D'autre part, l'organisme espère renforcer sa stratégie de promotion des exportations pour répondre aux nouvelles exigences. Dev Chamroo confirme ainsi qu'EM, après des consultations approfondies avec les parties prenantes et les clients, a préparé un plan d'action 2013 qui repose sur son nouveau plan stratégique 2013-2015. Ce plan d'action sera prochainement disponible sur le site Web de l'organisme. Le président d'Enterprise Mauritius a également profité de la tribune de la newsletter pour saluer le budget 2013, qui, selon lui, vise à donner un nouvel élan au secteur manufacturier. « Une série d'exercices - et non de mesures - fiscales ont été prévues, afin de renforcer l'économie, mais aussi afin que les entreprises soient plus résilientes face à la crise de la zone euro », a conclu Dev Chamroo.

Communique Notification of Overseas Vacancy It is notified for the information of the general public that overseas vacancy as detailed below exists at the following international organization:

Sn 1

Job Title Information Management Officer

Employer International Organization for Migration

Closing Date 13 December 2012

Website www.iom.int/jahia/Jahia/pid/165

Disclaimer The ministry of Labour, Industrial Relations and Employment does not guarantee the accuracy, timeliness or completeness of information provided and disclaims all representations and liabilities, either express or implied as to the accuracy, timeliness and completeness of the information contained herein.

Ministry of Labour, Industrial Relations and Employment, Level 11, Sterling House Lislet Geoffroy St, Port Louis Date: 28 November 2012


ENTREPRENDRE

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STAG BEVERAGES/CASTEL

Le petit Poucet qui voit grand

Rebranding, nouveaux produits, nouveaux logements… Chez Stag Beverages/Castel, 2012 est l’année de toutes les nouveautés. Les résultats suivent, puisque les ventes des divers produits du groupe sont en hausse et les parts de marché augmentent ▼ DOROTHY BONNEFEMME

de la gamme Very, une délicate association de vin et de fruits, et qui est e réinventer pour mieux se élaborée à partir de sirops de qualité, vendre. C’est le choix fait par d'arômes naturels et de vins d'origines Stag Beverages/Castel, qui af- françaises. Vous aurez le choix entre le fiche désormais une nouvelle Very Pêche, le Very Lemon, le Very identité visuelle : un nouveau Lime ou encore le Very Pamplemousses. Ces vins aromatisés, qualifiés de logo et une nouvelle charte graphique. Alors qu’en début d'année, le groupe oc- ‘trendy drinks’, conviennent parfaitecupait un peu moins de 5 % du marché ment aux apéros et devraient connaître des boissons, aujourd'hui elle avoisine un grand succès, particulièrement les 10%. L’entreprise de Nouvelle- auprès de la gent féminine. Mais ils deFrance compte poursuivre son ascension vraient également plaire à un public plus large, puisque, comme a fulgurante en lançant égaletenu à le souligner Yves Herment de nouvelles boissons mann, il s’agit de vrais vins en logements modernes. blanc ou rosé, aromatisés aux C'est lors d'une rencontre fruits, et non des jus de fruits avec la presse, mercredi alcoolisés. D’ailleurs, le dernier, au restaurant Court- La croissance choix de vins du groupe Casyard, à Port-Louis, qu'Yves des ventes de tel comprendra également Hermann, le CEO de Stag Ti la bière « Crus Bourgeois », des Beverages/Castel a fait état depuis la mise des vins de table et des vins pétildes idées novatrices de cette société. A commencer par sur le marché lants. Le CEO de Stag BeveEski Orange, boisson pétil- de la cannette rages/Castel a également exlante disponible en logement de 33cl pliqué que depuis que Ti la de deux litres. Yves Hermann, CEO de Stag Beverages/Castel, a bière a été mise sur le marché en version affirmé que celle-ci contiendra moins de cannette (33cl), le 1er septembre sucre, ce qui sera également le cas pour dernier, les ventes ont connu une croisles autres boissons Eski dès l'an sance de 150%. Afin de brasser plus large, la gamme Stag a aussi été prochain. Autre nouveauté : la boisson éner- rafraîchie. Des chopines de 50 cl ont gisante « XXL », conçue à partir d’une ainsi fait leur entrée dans les boutiques recette différente de ce que proposent les et supermarchés, en remplacement des autres compétiteurs. Produite et dis- chopines de 65 cl. Le groupe s’est également penché tribuée en Afrique par le groupe Castel, la formule vitaminée d’XXL est idéale sur Loéla, sa marque d’eau embouteilpour combattre les coups de fatigue sur lée. Désormais, les consommateurs une longue durée. « Cette boisson a connu pourront la trouver en logements de un tel succès qu’à peine lancée sur le 1,5 litre, au lieu de 2 litres. Depuis que marché malgache, elle était en rupture de Stag Beverages a fait l'acquisition de la stock au bout de trois semaines », indique Compagnie industrielle de Pailles, qui Yves Hermann. Pour ce dernier, XXL commercialisait Loéla, une progression sera l’un des produits phares du groupe. de 200% du volume des ventes sur la période octobre/novembre 2012 a été notée. Une performance qui s’explique ‘TRENDY DRINKS’ Stag Beverages/Castel, qui a déjà fait notamment par le fait que Loéla est ses preuves dans le domaine des boissons l'eau de table la moins chère du alcoolisées, compte également étoffer marché. Yves Hermann a par ailleurs annoncé son offre en permettant aux Mauriciens de savourer du vin et pas n'importe qu’un nouveau ‘borehole’ sera exploité à lequel, puisqu’il s’agit des vins du groupe Nouvelle-France. L’eau, de très bonne Castel, le No.1 mondial des vins qualité, y sera puisée à une profondeur français. Vous pourrez goûter aux vins d’une centaine de mètres.

S

150%

DES EMPLOYÉS DE L’EX-COMPAGNIE INDUSTRIELLE DE PAILLES INDEMNISÉS Stag Beverages/Castel a racheté, cette année, la Compagnie industrielle de Pailles (CIP) Ltée, qui produisait pour le marché local les boissons de la marque Orangina, Eski, Loéla et One & Co. Lors des négociations syndicales en marge du rachat, selon Yves Hermann, la direction avait donné aux employés le choix de se joindre au groupe Stag Beverages/Castel

ou de partir. Lors de la rencontre avec la presse de mercredi dernier, il a expliqué que 100 employés ayant refusé le redéploiement vers l’unité de production de Stag Beverages à Nouvelle-France ont été indemnisés. Quant au matériel, les lignes d’embouteillage de l’unité de CIP, située à Pailles, seront démontées pour être réinstallées à Nouvelle-France.

PROGRESSION SUR LE MARCHÉ. Stag Beverages/Castel poursuit son ascension

PRODUIT PHARE. XXL la nouvelle boisson énergisante qui fait déjà un tabac en Afrique du Sud

CASTEL EN CHIFFRES Aujourd’hui, Castel est un acteur majeur, au niveau mondial, dans les domaines de l’export, de la production, de l’embouteillage et de la commercialisation. Le groupe, présent sur les cinq continents, est le No.1 mondial des vins français et le No.2, en Afrique, en termes de vente de bières et de boissons gazeuses. Castel, qui possède huit centres de vinification en France, 14 centres d'embouteillage et de logistique, ainsi que 26 filières à l'international, pro-

duit 4,6 milliards de bouteilles en France, dont 20% sont exportées. Castel, c'est aussi des châteaux et domaines, soit 1400 hectares de vignobles 21 châteaux en France, dont 17 dans le bordelais, 1 600 hectares de vignobles en Afrique et 17 domaines au Maroc, en Tunisie et en Ethiopie. Le groupe compte également 475 magasins en France et 55 autres ailleurs, notamment en Belgique, au Royaume-Uni, au Maroc et en Russie.


ENTREPRENDRE

La formation est l'un des piliers fondamentaux du monde professionnel. Face aux lacunes qu’il a constatées chez des employés du secteur touristique, Azaghen Tiroumalechetty, le directeur de Talent Transformation, a décidé de donner des cours de formation en entreprise. Loin des conférences des grands « gourous » internationaux, il prône davantage de contact et un suivi des résultats ▼ DOROTHY BONNEFEMME

D

éveloppement de soi. Perfectionnement dans son domaine de prédilection. Acquisition des armes nécessaires pour gravir les échelons… En adhérant aux formations dispensées par Azaghen Tiroumalechetty, vous deviendrez des professionnels. Le directeur de Talent Transformation, qui a travaillé une dizaine d'années dans l'hôtellerie, connaît les tenants et les aboutissants de ce secteur. C’est pourquoi il a voulu partager son savoir-faire. Sa formule : une formation en entreprise souvent taillée sur mesure. Ayant entamé des démarches pour s'affilier a l'APTEC de l'Inde, Azaghen Tiroumalechetty, dispensera des cours en Aviation and Hospitality, en Travel and Tourism Cruise Ship, ainsi que plusieurs autres, dès janvier 2013. « Il existe de nombreuses offres d'emploi sur les bateaux de croisière, et un intérêt accru du côté des Mauriciens pour ces postes. Cependant, il y a un manque de formation », estime ce trentenaire, bien calé dans un fauteuil dans la maison de ses beaux-parents, à Cassis. ACQUÉRIR DES ‘SUPERVISORY SKILLS’ Souhaitant palier à ce manquement, il a travaillé sur un programme bien ficelé et qui permettra à ceux qui s’adressent à lui d’approfondir leurs connaissances lors de cours qui s'échelonneront sur trois mois. Destinés aux personnes qui possèdent déjà un bon bagage dans le domaine, mais aussi aux novices, ces cours sont conçus par rapport aux manquements décelés par le directeur de Talent Transformation. « Lorsque nous écoutons les réceptionnistes ou secrétaires s'adresser aux clients, nous tombons des nues. Idem lorsque nous entrons dans certains magasins. Ces gens ne réalisent pas qu'ils sont la vitrine de leur commerce », explique Azaghen Tiroumalechetty, d'un air indigné. D’où la décision d’offrir des cours d'Excellence in Customer Service. D'une durée de dix

heures, cette formation abordera le sujet sous différents angles. Mais elle est loin d’être la seule. Ainsi, plusieurs restaurants et hôtels ayant dû s'acquitter d’amendes ou ayant été obligés de fermer leurs portes suite à des problèmes d’hygiène, Azaghen Tiroumalechetty a décidé de donner des cours en ‘Hygiene Food and Personal Hygiene’. « C'est un programme bien étoffé. Il est question de bactériologie, de température, de contrôle de pesticides… Les cours s'échelonnent sur environ cinq heures », avance cet habitant de Roches-Brunes.

A Maurice, le ‘networking’ joue un rôle prépondérant Azaghen Tiroumalechetty, directeur de Talent Transformation Ce dernier aide également les employés à acquérir des ‘supervisory skills’, qui sont souvent une nécessité. « Dans le secteur de l'hôtellerie, les employés ont souvent la chance de gravir les échelons. Cependant, sans aucune formation, qui les aidera à assumer ces postes à responsabilité et être de vrais leaders qui peuvent prendre des décisions ? Mon rôle est de les doter de ces qualités », précise notre interlocuteur en pesant bien ses mots. Après chacun de ses cours, Azaghen Tiroumalechetty offre aux inscrits des aide-mémoire. « C'est pour m'assurer qu'ils n'oublient aucun point essentiel », dit-il de sa voix rauque. Ce qui ne risque pas d’arriver, puisque le directeur de Talent Transformation Development nous garantit que ses ex-

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 CAPITAL | EDITION 107

TALENT TRANSFORMATION

RÉVEILLEZ LE

PROFESSIONNEL QUI DORT EN VOUS

PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

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ENTREPRENDRE

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 EDITION 107 | CAPITAL

De Rs 4 000 à Rs 8 000 Le tarif des cours de formation proposés par Talent Transformation

NOUVEAUTÉ. Dès janvier apprenez-tout sur le métier de Travel and Tourism Cruise Ship

posés sont vivants et très visuels. « Je mets tout le temps l'accent sur les situations réelles et le vécu. Du reste, je ne crois pas dans les concepts. Il faut tenir en ligne de compte le niveau d'éducation et la rapidité des participants à assimiler les choses. J'ai souvent recours à des présentations sur PowerPoint pour faire passer les messages et dans certains cas, j'ajoute un brin d'humour », explique-t-il. APPRENDRE SUR LE TAS « Pourquoi êtes-vous contre les concepts », lui a-t-on alors demandé. Ce à quoi Azaghen Tiroumalechetty a répondu sur un ton sérieux : « L'exemple flagrant, c'est l'université. Vous ne mettez pas en pratique 90% de ce que vous avez appris dans les livres. L'apprentissage se fait souvent sur le tas. Je pense qu'il faut revoir le système d'éducation dans notre pays. Il est obsolète. L'Allemagne est un modèle dont on peut s'inspirer. Fort heureusement, il y a, à Maurice, certaines institutions privées qui font un bon travail en incitant les élèves à faire des présentations, des travaux de groupe, etc. Ces étudiants peuvent dès lors entamer leur développement personnel et combattre leurs frayeurs ». Ainsi lors de ses sessions de formations ce dernier laisse aux personnes le temps de prendre la parole et de poser autant de questions qu'elles le souhaitent. « J'accueille leurs idées et nous essayons de

trouver ensemble des solutions. Ainsi, lorsqu'ils auront à faire face à des soucis dans la pratique, ils sauront comment réagir. J'adore encourager les adhérents à rendre les rencontres interactives », ajoute-t-il. Tel n'est pas le cas, explique notre interlocuteur, lors des séminaires organisés par des gourous réputés comme Shiv Khera. « Lors de ces rencontres, les participants ne peuvent guère poser de questions. Ils sont seulement présents pour apprendre des ‘keywords’. Seul l’intervenant parle, car il a beaucoup à dire. Tandis que de mon côté, les cours durent parfois plus que prévu, car ceux présents ont droit à la parole aussi longtemps qu'ils le désirent. De plus, si les directeurs sont d'accords, je reviens, après la formation au sein de l'entreprise, pour constater de visu si les employés mettent en pratique ce qu'ils ont appris », poursuit-il. COURS INTENSES ET DE HAUT NIVEAU Un tel service a bien entendu un coût. Azaghen Tiroumalechetty parle ainsi de Rs 4 000 à Rs 8 000 pour ces cours de formation qui sont ‘MQA Approved’, ce qui signifie que les entreprises qui s’adressent à lui peuvent se faire rembourser leurs frais. A ce jour, notre interlocuteur a partagé ses connaissances avec le personnel des restaurants Capitaine et Borsalino. « Jusqu'a présent, j'ai surtout travaillé avec des petites et moyennes

entreprises, mais j'ai déjà approché de grands groupes, tel Attitude Resorts. Je pense que l'an prochain, nous travaillerons ensemble », nous confie-t-il. Notre interlocuteur, qui, pour nous accueillir, s'est mis sur son 31, nous avoue que c'est grâce à son réseau de contacts qu'il arrive à décrocher des contrats. « A Maurice, le ‘networking’ joue un rôle prépondérant. Certaines personnes connaissent mon expérience dans le domaine. Alors elles me font confiance. D'ailleurs, je prépare personnellement mes sessions de formation. Je fais parfois des recherches sur internet ou je m'inspire des livres, puis je mets le tout à la sauce mauricienne et je l’adapte aux besoins particuliers de l'entreprise pour atteindre les objectifs fixés. J'ai aussi pour principe de ne jamais donner de fausses réponses. On ne peut pas tout savoir. Si je me retrouve dans une pareille situation, je promets à la personne d'aller faire des recherches et de revenir ensuite vers elle. Et là, je tiens parole », préciset-il. Les choses s’accélérant, l'an prochain, Azaghen Tiroumalechetty dispensera des cours plus intenses, notamment en ‘Tourism and Hospitality’, ‘Housekeeping and Front Office’ et ‘Food and Beverages’. Ces formations, qui dureront trois mois, seront, selon le directeur de Talent Transformation, de haut niveau.

CHERS HÔTELS… Depuis douze ans, Azaghen Tiroumalechetty évolue dans la sphère du tourisme. Après ses études secondaires, ce dernier est parti étudier en Inde. En 2000, il revient au pays avec un degré en commerce. Il a alors la chance de travailler dans le domaine de l'automobile et du tourisme. En 2000, il prend de l’emploi à Beau-Rivage comme ‘Trainee Manager’. Il se souvient, entre autres, d'y avoir mis en place le ‘Customer Service’. En 2001, souhaitant approfondir ses connaissances dans l'hôtellerie, il s'envole pour l'Australie afin d'obtenir une maîtrise en ‘International Tourism and Hospitality Management’. Cette qualification en poche, Azaghen Tiroumalechetty revient à Maurice en 2003. Pendant une année, il travaille à la Mauritius Qualifications Authority (MQA). En parallèle, le jeune homme dispense des cours à l'Université de Technologie (UTM), où il enseigne environ six modules. En 2006, notre interlocuteur se voit offrir l'opportunité de rejoindre le groupe Naïade comme Corporate Trainer, poste qu'il occupe pendant deux ans. Puis, en janvier 2009, Azaghen Tiroumalechetty prend de l'emploi comme ‘Training Manager’ de Starwood Hotels, et il est basé à l'ex-Four Points by Sheraton. Par la suite, il quittera le domaine de l'hôtellerie pour travailler pour la compagnie Ceridian. S’étant maintenant lancé dans la formation, il s'exerce à mener à bien sa mission. Invité à parler de la situation touristique à Maurice, Azaghen Tiroumalechetty ne mâche pas ses mots. Son ton monte d’ailleurs d'un cran lorsqu’il répond : « Les tarifs pratiqués par nos hôtels de grand luxe sont exorbitants. En Australie, un établissement 5 étoiles pratique un tarif de 125 dollars par nuit, alors qu’en Inde, c'est 10 000 roupies indiennes… A Maurice, vous ne trouverez rien à moins de Rs 15 000, et encore, ça c’est pour une chambre standard ! Je pense aussi que les hôtels doivent revoir leurs stratégies, explorer davantage le marché asiatique et être plus flexibles ».

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MARKET

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 EDITION 107 | CAPITAL

BANK OF MAURITIUS EXCHANGE RATES TUESDAY, DECEMBER 4, 2012

This report has been prepared by Vanee Seeneevassen of Island Premier Traders FX Ltd. (FOR MORE INFORMATION, PLEASE VISIT OUR WEBSITE: HTTP://WWW.ISLANDPREMIERTRADERS.COM)

EXCHANGE RATES

MARKET OVERVIEW

BUYING

EUR/USD Euro has been mostly on an upward trend last week against the greenback and was traded within the range of $1.2880 - $1.3028 while my forecast was $1.2762 - $1.3048. Optimism about the euro-zone was revived after finance ministers of the Euro-Zone and International Monetary fund (IMF) officials agreed a new debt target for Greece. European Central Bank (ECB) showed that money supply in Euro-Zone growth jumped 3.9% more than expected in October. Euro hit a week high at $1.3028 after the speech of Mario Draghi, the president European Central Bank (ECB) who said that the budgetary consolidation in the Euro-Zone would entail a shortterm economic impact but it was on track for a recovery in the second half of 2013 and ECB ready to do whatever was necessary to keep EUR stable. The shared currency continued its momentum this week on expectations Germany might be open to a Greek debt write down and Spain formally asking for European rescue funds to recapitalize its banking sector. For the current week my forecast for the shared currency is within the range of $1.2918 - $1.3218.

STERLING Cable was very stable last week and was traded within a tight range $1.5962 - $1.6063 against the greenback last week compared my forecast at $1.5959 - $1.6108. Bank of England (BOE) Governor Mervyn King said that the chances for a rapid growth in 2013 or 2014 are not very great. On Monday, Manufacturing PMI in United Kingdom (U.K.) jumped to 49.1 in November the highest level since August, it helped to lift GBP/USD up from 1.6001 day low last Friday. U.K. Finance Minister George Osborne was expected to give his autumn statement this Wednesday to Parliament that Britain would take longer to deal with its debt pile and a recovery would be sluggish. For the current week, I would forecast cable to be traded within the range of $ 1.6060 – 1.6202.

AIR MTIUS LTD ALTEO LIMITED BRAMER BANKING ENL LAND LTD GAMMA CIVIC H.MALLAC IRELAND BLYTH LTD LUX ISLAND MCB MAURITIUS UNION ASSURANCE NMH OMNICANE LIMITED ROGERS SBM SUN RESORTS TERRA CIM FINANCIAL DEM CIEL INVESTMENT CIEL TEXTILE CONSTANCE HOTEL DEEP RIVER INVESTMENT ENL INVESTMENT UNION FLACQ LTD UNION SUGAR ESTATE UNITED INVESTMENT

SELLING

Country

Currency

TT

DD

Notes

AUSTRALIA CANADA EMU JAPAN NEW ZEALAND SINGAPORE SOUTH AFRICA SWITZERLAND U.K. U.S.A.

AUD 1 CAD 1 EUR 1 JPY 100 NZD 1 SGD 1 ZAR 1 CHF 1 GBP 1 USD 1

31.3168 30.185 39.1207 36.5664 24.6814 24.5928 3.3773 32.3875 48.2161 29.9966

31.1375 29.9994 38.9078 36.2614 24.5288 24.4839 3.338 32.2045 48.0048 29.8884

30.8643 29.7756 38.604 35.6878 24.2598 24.3575 3.2752 32.0322 47.8459 29.8359

TT/DD/Notes

32.8406 31.6383 40.8911 38.3224 25.8366 25.8047 3.5716 33.8638 50.4068 31.3107

GOLD COINS TUESDAY, DECEMBER 4, 2012 GOLD Gold has been trading within the range of $1705.68 -$1752.27. This week, I expect gold to move between $1672.68 $1728.54. Gold capped its biggest weekly drop in more than five months on concern that U.S. lawmakers may fail to reach a settlement in talks aimed at avoiding self-imposed tax increases and budget cuts known as the fiscal cliff. Republican House Speaker John Boehner told reporters that budget talks were in a stalemate and the Obama administration’s offer yesterday wasn’t a “serious” proposal. The president said today he expects prolonged negotiations. Gold tumbled 2.2 percent this week, the most since June 22. “Fiscal-cliff concern is keeping investors on the sidelines,” Frank McGhee, the head dealer at Integrated Brokerage Services LLC in Chicago, said in a telephone interview.

BASE METALS Copper futures advanced, reaching the biggest weekly gain in more than two months, on optimism that demand will increase in China, the world’s top user of industrial metal. Confidence in China’s economy is at the highest in more than a year amid speculation that Xi Jinping, the new leader, will be better for the financial climate, according to a Bloomberg investor poll. Copper, up 3.8 percent in November, has advanced 6.2 percent this year. Inventory monitored by the London Metal Exchange, down 0.4 percent today, has dropped 33 percent this year. China, which uses 41 percent of the world’s copper, is

rebounding from seven quarters of slowing growth after the government approved a $161 billion subways-toroads construction plan in September.

NOMINAL

CHANGE

Denomination

Weight(gm)

Diameter(mm)

Price (Rs)

100 250 500 1000

3.41 8.51 17.03 34.05

16.5 22 27 32.69

7315 17785 35370 70330

OIL Oil was traded within the range of $ 85.37 -$ 88.98 per barrel last week. All 20 nations that imported Iranian oil last year, including 10 European Union countries, China and Japan, were able to show a significant reduction in their imports earlier this year, allowing them to continue buying smaller quantities of Iranian oil without facing sanctions. The EU imposed an embargo on all oil purchases from Iran that took effect July 1. The December 2011 law cuts off from the U.S. banking system any foreign financial institution that handles oil trade with Iran if their home country hasn’t earned an exception from sanctions by reducing its oil imports. The International Energy Agency said Iranian oil exports dipped below 1 million barrels a day in July after the European Union banned purchases of the country’s crude. The Paris-based IEA estimates that Iranian exports rebounded to 1.3 million barrels in October. Iran’s oil output, formerly the second-largest in OPEC, has dropped to fifth among the 12 members of the Organization of Petroleum Exporting Countries as a result of economic sanctions imposed by the U.S. and its allies. In the first half of 2011, China was the biggest importer of Iranian crude, followed by the European Union, Japan, India and South Korea, according to the U.S. Department of Energy.

MARKET SHARES – TUESDAY, DECEMBER 4, 2012 COMPANY

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LAST CLOSING PRICE

LATEST

% CHANGE

VOLUME

VALUE

10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 7.50 10.00 1.00 10.00 -

10.30 30.30 7.50 40.50 300.00 125.00 77.00 15.00 161.00 120.00 57.00 73.00 140.00 89.50 27.00 38.40 5.35

10.20 30.30 7.50 40.50 300.00 125.00 76.50 15.00 162.00 120.00 55.00 73.00 140.00 89.50 27.00 38.40 5.35

-0.10 ' -0.50 1.00 -2.00 -

-0.97 ' -0.65 0.62 -3.51 -

6,800.00 28,100.00 30.00 200.00 11,007.00 7,750.00 31,524.00 250.00 5,076,957.00 10,000.00 36,936.00 520.00 3,050.00 171,311.00

69,840.00 848,230.00 9,000.00 25,000.00 847,049.50 116,250.00 5,091,007.00 30,050.00 213,510,293.20 1,400,000.00 3,304,742.00 14,040.00 117,115.00 916,523.85

10.00 10.00 1.00 1.00

2.50 20.50 23.00 40.00 35.80 4.80 40.00 7.20

2.75 20.50 23.00 40.00 35.80 4.80 40.00 7.20

0.25 -

10.00 -

201,600.00 900.00 33,800.00 -

534,260.00 36,000.00 161,460.00 -

MARKET ACTIVITY TUESDAY, DECEMBER 4, 2012 Market Capitalization

170,565,287,437.50

Total Volume Traded

5,450,290

Total Value Traded

245,221,341.55

TOP 5 – OFFICIAL MARKET Symbol

Open

Latest

PAD

57.00

58.00

% Change 1.75

MEI

77.00

78.00

1.30

MCB

161.00

162.00

0.62

MOST ACTIVE – OFFICIAL MARKET Symbol

Volume

NMH

5,076,957

CIM FINANCIAL

171,311

SBM

36,936

MCB

31,524

ALTEO LIMITED

28,100

TOP GAINERS - DEM Symbol

Open

Latest

% Change

CIEL INVESTMENT

2.50

2.75

10.00

SODIA

0.70

0.75

7.14

MOST ACTIVE – DEM Symbol

Volume

TROPICAL PAR (O)

1,326,500

CIEL INVESTMENT

201,600

UNION FLACQ LTD

33,800

PHOENIX INV

31,496

EUDCOS

19,800

DISCLAIMER: Publication of the above figures has been done with reasonable care and diligence. However, Capital makes no representations, gives no warranty and disclaims all liability in respect thereof and shall not be held liable for any damage, loss or costs incurred resulting from any error in the information or any use of the said information. Appropriate independent advice should be obtained before making any investment decision.

Une publication de Channel13 8, rue Mère Barthelemy, Port-Louis Tel : 213 1555 - Fax : 213 1552 Email : info@channel13.mu Imprimé par Yukondale Ltd - Plaine Lauzun

RÉDACTEUR EN CHEF Rudy Veeramundar DIRECTEUR EXÉCUTIF Rajen Valayden CHEF D’ÉDITION Clency Lajoie RÉDACTION Herrsha Lutchman-Boodhun, Leevy Frivet, Dorothy Bonnefemme, Jamirouddin Yeadally, Jessen Soopramanien PHOTOGRAPHE Nicholas Larché COLLABORATEUR Jean-Luc Balancy CONCEPTION GRAPHIQUE Knivel Goonmeter, Ibrahim Atchia CHEF DE PRODUCTION Roland Nicolas Cheneya ADMINISTRATION Nishta Salandy, Essane Auleear, Vishesh Koonjobeeharry


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CORPORATE

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 CAPITAL | EDITION 107

STRATEGY GAP A study by Fortune Magazine (‘Why CEOs Fail’, R Charan and G Colvin, Fortune Magazine, 21 Jun 1999) revealed that 70 percent of CEOs who fail to implement their strategy do so not because the strategy was at fault, but because of poor execution

A

nother report in the UK studied 200 companies in the Times 1000, and found 80% of directors thought they had the right strategies but only 14% felt they were implementing them well. That same study found that whilst 97% of these directors had ‘strategic vision’, only 33% reported achieving 'significant strategic success'. Strategy implementation is an internal, operations-driven activity that involves organizing, budgeting, motivating, culture-building, supervising, and leading to make the strategy work as intended. It involves people understanding their role in the big scheme, how it links throughout the organization, and the impact it has along the way. Hoshin Planning is one methodology that helps organizations through this process. This tool helps to cascade out detailed work plans: it indicates how projects are to be led and resourced, shows linkages to the organization’s vision and mission, identifies the accountable or responsible parties, aligns the work plans, and indicates how progress and results will be measured.

In today’s fast paced world, strategic planning is critical. It is akin to the guidance system on an airplane; if not programmed to reach its destination, it cannot keep the plane on course in rough weather. A pilot has to log his destination and flight plan, get clearance from the tower, check the meteorological conditions and plan accordingly, check the aircraft and deliver a smooth flight for passengers and cargo, and then land safely. Everything has to work exactly to reach the destination safely and can only be done by the pilot and crew performing many interim checks to make sure they are on track. That is strategy and implementation in perfect harmony. VISION, MISSION... Similarly, in an organization, a strategy provides an overall journey plan against which management can align itself during day-to-day bumps or turbulent times. Strategic planning and disciplined implementation work hand in hand to deliver planned, predictable results. Typically, most operational improvement (e.g., lean Six Sigma) and strategy initiatives

exist in their own silos. Strategic planning becomes an annual exercise while performance excellence projects create ongoing pockets of excellence. However, when lean and Six Sigma are planned and executed as part of overall strategy, these become clear examples of strategy and implementation working in perfect harmony. Ideally, an organization starts with a roadmap that begins with stabilization and ends with sustainability and includes vision and mission, expected interim goals, and clearly defined timelines. The end result, a comprehensive strategic plan, will have addressed the following: • Leadership development clarifying vision, mission, values and strategy • Culture change (a.k.a. change management) • Workforce training and development • Project definition, execution, and control The tactical plan, or shorterterm action based activities, will focus on operational excellence and waste and variation reduction across the organization through projects designed to deliver business results (e.g., in-

Strategic planning should not be only about an annual exercise. It is not about creating pretty PowerPoint slides. It is not about projecting numbers that look good. It’s about linking the vision, mission, and goals to specific actions down in the trenches. It’s about getting to the destination. It’s about getting results

ventory turns, time to delivery, quality, increased sales, market share, etc.). Strategic planning should not be only about an annual exercise. It is not about creating pretty PowerPoint slides. It is not about projecting numbers that look good. It's about linking the vision, mission, and goals to specific actions down in the trenches. It's about getting to the destination. It's about getting results. Referencing back to the airplane analogy, why do airlines have a low probability of crashing (a high process sigma value)? It's because of the discipline of the systems (in other words, the regiment of the processes that produced that product or service): design, assemble, test, and training. It's because of developing as failsafe a system as possible. Compared to this, why is the ratio of successful companies to unsuccessful ones so small? Why is the ratio of new product successes to new product launches so small? Is it because of the due diligence (or lack thereof ) that goes into it? Can a good strategy incorporating lean Six Sigma be a sensible solution?


CORPORATE

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WITNESS

PATH TO SUCCESS

Despite the experience of many organizations, it is possible to turn strategies and plans into individual actions, necessary to produce a great business performance. But it's not easy. Many companies repeatedly fail to truly motivate their people to work with enthusiasm, all together, towards the corporate aims. Most companies and organizations know their businesses, and the strategies required for success. However many corporations - especially large ones struggle to translate the theory into action plans that will enable the strategy to be successfully implemented and sustained. Here are some leading edge methods for effective strategic corporate implementation. The message clear - effective strategy realisation is key for achieving strategic success. STRATEGY REALISATION ESSENTIAL ELEMENTS 1. motivational leadership - concentrates on achieving sustained performance through personal growth, values-based leadership and planning that recognises human dynamics 2. turning strategy into action entails a phased approach, linking identified performance factors with strategic initiatives and projects designed to develop and optimise departmental and individual activities 3. performance management involving the construction of organizational processes and capabilities necessary to achieve performance through people delivering results MOTIVATIONAL LEADERSHIP Real leadership is required to compete effectively and deliver growth. People look to leaders to bring meaning, to make sense of the seemingly unquenchable demand for results and the need for individuals to find purpose and value. Leadership is the common thread which runs through the entire process of translating strategy into results and is the key to

PRESCRIPTIONS

engaging the hearts and minds of your people. Whether you are distilling strategy to achieve clarity of intent, engaging your people to drive the strategy into action process or performance managing the resulting actions, effective leadership will make the difference.

STRATEGY INTO ACTION 'Strategy into Action' planning is a phased approach charting a course through performance factors, linking strategic thrusts to project, departmental and individual activity. The ultimate goal is to enable organisations to effectively translate strategic intent all the way through to results in a clear and powerful process. The real need is to creatively and systematically unfold the strategy, bring it to life by creating integrated action plans across an organisation that ensure all functions and divisions are aligned behind it. There are three distinct phases, identified and demonstrated by the questions listed: DISTIL BUSINESS STRATEGY TO ACHIEVE CLARITY OF INTENT • What is the intent behind the strategy? • What does it mean for each operational unit within the organisation? Developing the strategic thrusts and broad based action plans • What are the few important themes that need to be worked on to deliver the intent? • What are the sub-themes and projects? • What will success look like and how will it be measured? Cascading out detailed work plans • How will the projects be led and resourced? • Who will be responsible for each task?

• Are individual work plans aligned? • What is the review process? By following this process you and your team - directors, managers, and team members - can map how to deliver your vision; your strategic plan. Involving the right people is essential to making the right decisions on priorities, and to creating action plans that are clear and aligned. The objective is for everyone in the organisation to understand the strategy and specifically how what they are doing will contribute to overall delivery. Strategic planning should not be only about an annual exercise. It is not about creating pretty PowerPoint slides. It is not about projecting numbers that look good. It's about linking the vision, mission, and goals to specific actions down in the trenches. It's about getting to the destination. It's about getting results.

PERFORMANCE MANAGEMENT Too often great plans stay as 'plans'. Typically, the energy and enthusiasm generated during the planning process quickly ebbs away, swamped by the weight of day to day operational issues. The organization and its people gravitate to fire-fighting and reactive task scheduling, instead of planning proactively to deliver the new strategic plan. To make the strategy 'live' everyone in the organization needs to be engaged to take action, which means: • Communicating the strategic intent, thrusts and action plans • Using rigorous project management principles to deliver the change agenda • Setting individual targets and work plans aligned to the strategic priorities • Consistently measuring progress, assessing and giving feedback about performance.

Most companies know their businesses and the strategies needed to be successful. Despite this, many organisations can’t manage the tactical implementation of their strategies to facilitate delivery of the company’s goals. This is called ‘executing the plan’ and studies demonstrate just how tough it is to actuAkhilesh Gulati has more than ally bring about. 18 years of experience in These rather unneroperations and process improvement, innovation, ving findings demondesign, and quality managestrate that it’s much more difficult to realise a ment. Gulati is a Six Sigma Master Black Belt, a former company’s strategy but senior examiner for the Caliit’s the key to strategic fornia State Quality Awards success. In my experience, the way for a company to turn its well thought out strategic plan into reality comes from three important factors. 1. It all starts with leadership Leadership is the common thread that runs through the whole process of turning strategy into results. It is the cornerstone to motivating people in the business to work towards common goals; real leaders engage the hearts and minds of everyone. No matter what the strategy, effective leadership is the real driver in executing the plan. 2. Get action into the strategy Translating strategic intent into performance for the individual, the team, the department and the entire company requires creativity to ‘bring it to life’. Coordinated action plans need to run throughout the company and be communicated and monitored effectively, so that all the functions and divisions of the organisation are aligned and act as one. Importantly, involve key individuals so that priorities are created making sure that all the action plans are crystal clear. The main goal here is to ensure every single person in the company understands not only what the strategy is, but also how they individually and as a member of a team, will contribute to the delivery of the plan. 3. Manage the performance We know that so many plans stay in the ‘planning’ phase. The energy and enthusiasm of the planning process ebbs away as the reality of operational day-today tasks takes over. But don’t let it! Remember: what gets measured gets done! My theory is that the main reason strategy fails to be implemented is simply because the plan hasn’t been effectively communicated. The key messages haven’t been embraced by everyone in the company. I have often wondered how many people within a company have seen the strategic plan or even know that it exists? When President Kennedy was visiting NASA at the beginning of the Apollo project, he asked a janitor what he saw as his role. The man’s reply was as telling as it was simple: ‘putting a man on the moon, sir!’ I don’t know if this is a true story or simply an urban myth, but it must be the benchmark in aligning your people with your company’s mission. From CEO to the office boy, know what the plan is and how to make it become real. In NASA’s case it worked. Why? Because there was a great strategy, exceptional communication, hearts and minds aligned and the ability and desire to execute. Voila! A man on the moon before the end of 1969. How easy was that?


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PLEIN RÉGIME

L

e classement de l'organisme de recherche The Legatum Institute, réalisé sur quatre ans, se base sur huit principaux critères de mesure, à savoir : l’économie, l’entrepreneuriat et les opportunités, l’éducation, la santé, la gouvernance, la sécurité, les libertés individuelles et le capital social. Si la République centrafricaine et la République du Congo occupent les dernières places, d’autres, comme le Malawi, qui ne figurait ni dans le classement de 2010, ni dans celui de 2011, tirent leur épingle du jeu. Nous vous proposons, en ordre descendant, le Top 10 africain du classement : 10 – EGYPTE Se positionnant à la 106e place du classement général, alors qu'il se plaçait, depuis 2010, à la 89e place, l’Etat égyptien arrive à la 10e place dans le classement des pays africains les plus prospères. Si le printemps arabe et le durcissement politique peuvent expliquer la dégringolade au niveau mondial, l’Egypte s’en sort plutôt bien. Toutefois, le respect des libertés individuelles demeure le point faible du pays des pharaons (140e place). Un problème qui s'accentue, si on le compare à 2011, quand le pays se situait à la 139e place dans cette catégorie. L’Etat égyptien s’illustre malgré tout dans le domaine de la santé, où le pays décroche la 77e place. Mais là encore, il enregistre une baisse comparée à l’année 2011, où il se situait à la 65e place. 9 – MALAWI Ce pays d’Afrique australe a connu son heure de gloire auprès du grand public occidental lors de l’adoption d’un enfant malawite par la star Madonna en 2006. L’un des rares pays d’Afrique à avoir une croissance stable, le Malawi se classe, au niveau mondial, selon les critères de l’organisme de recherche The Legatum Institute (LI), à la 105e place. Les meilleures performances du pays ont été enregistrées dans les sous-indices de « gouvernance » et de « capital social » (60e place dans ces domaines), alors que l’entrepreneuriat et les opportunités restent le point noir (129e). 8 – MALI Difficile d'imaginer le Mali à cette place, surtout que le pays est englué dans une crise sans précédent depuis le coup de

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INDICES

LES 10 PAYS AFRICAINS LES PLUS PROSPÈRES

Comme chaque année depuis 2006, l'organisme de recherche The Legatum Institute (LI) dévoile l’indice de prospérité de 142 pays à travers le monde. L’institut a pour ambition de ne pas mesurer uniquement la richesse économique mais aussi le bien-être de la population d'un pays chiffres de l’institut, qui positionne le Ghana à la 106e place dans la catégorie économie.

PORTE-D'ACCÈS. L'aéroport international Sir Seretse Khama de Gaborone, au Botswana

Le Botswana est un pays réputé plus sécurisé que l’Italie ou la France force militaire du 21 mars 2012, et depuis l'occupation du Nord par les islamistes. Il arrive pourtant à se positionner à la 104e place mondiale et à la huitième place de ce classement des pays africains les plus prospères. Le Mali tire paradoxalement son épingle du jeu dans les libertés individuelles et la sécurité (respectivement 33e et 51e), ce qui est loin de refléter la situation actuelle. Il ne faut pas oublier, en effet, que le classement de LI repose sur les chiffres de ces quatre dernières années. L’éducation (135e), est clairement là où le bât blesse. 7 – ALGÉRIE L’Algérie passe à la 100e place mondiale des pays les plus prospères (88e en 2011). S’il y a une catégorie où le pays s’en sort vraiment bien, c’est l’économie, puisqu'il réussit l’exploit de se positionner à la 50e place. L’Algérie peut en effet compter sur ses ressources naturelles : quinzième producteur mondial de pétrole, troisième en Afrique (derrière la Libye et le Nigeria), et dixième producteur de gaz

naturel (deuxième en Afrique). Cependant, le pays figure aussi dans le top 10 des pays qui entravent le plus les libertés individuelles. Il se trouve ainsi à la 137e place sur 144 pays, alors qu'en 2011, il se situait à la 106e place. 6 – GHANA Le Ghana, pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, entouré par des pays francophones, arrive à la 87e place (78e 2011). Alors que l’Algérie est à la peine en ce qui concerne les libertés individuelles, l’ancien royaume ashanti se révèle être un bon élève : il occupe la 18e place. Le Ghana s’illustre également dans la gouvernance (51e) et la sécurité (55e). Si le pays maintient son îlot de stabilité, c’est grâce à une presse libre et privée, une police relativement peu corrompue, qui assure la sécurité, et la faible perméabilité au transit d’armes. Le Ghana est aussi régulièrement décrit comme l'un des « lions » économiques émergents. Le lion a cependant du mal à rugir actuellement, au vu des

5 – NAMIBIE Discret comme le Malawi, la Namibie se situe globalement à la 83e place, ce qui constitue une légère baisse par rapport à 2011 (80e). La prospérité du pays repose essentiellement sur le respect des libertés individuelles (41e) et la bonne gouvernance (47e). La santé reste toutefois le point noir de la Namibie (101e). 4 – TUNISIE Sur 142 pays, la Tunisie se classe à la 78e place. Le pays enregistre de ce fait l’une des plus importantes dégringolades, perdant 24 places par rapport à l’édition 2011, et 30 places par rapport à l’édition 2010. Selon les critères pris en considération par l’indice, il classe à la 53e place en entrepreneuriat et à la 67e place en gouvernance. Le pire classement concerne la liberté personnelle (123e). En août 2012, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) s’inquiétaient « vivement de la multiplication des actes et mesures menaçant les libertés individuelles en Tunisie ». 3 – AFRIQUE DU SUD Voilà un pays dont les chiffres de croissance affolent les compteurs et rendent jalouses les autres nations du continent. Pourtant, la nation « arc-en-ciel » se positionne à la 74e place mondiale, alors qu'elle était 69e en 2011. Entrepreneuse (34e) et forte d’une bonne gouvernance (45e), le pays de Mandela s’illustre également dans le respect des libertés individuelles (48e). Mais le talon d’Achille de

l’Afrique du Sud reste la santé (114e). Avec près de six millions de séropositifs, c'est le pays, à l'échelle mondiale, qui compte le plus d'habitants infectés par le VIH, et ce même si les efforts pour améliorer les conditions de vie des malades se font sentir. L’autre point faible de l’Afrique du Sud demeure l’insécurité (100e). 2 – MAROC Le royaume chérifien arrive à la 73e place mondiale et s’illustre dans les sous-indices de l'économie et du capital social (35e et 29e place respectivement). Il est ainsi le pays le plus prospère du Maghreb et le quatrième pays arabe, après les Emirats arabes unis (29e), le Koweït (38e) et l’Arabie saoudite (52e). S’il y a une catégorie où le Maroc s’en sort vraiment mal, c’est l’éducation. Le pays y occupe, en effet, la 110e place, loin derrière la Tunisie (75e) et l’Algérie (77e). 1 – BOTSWANA Le champion. Depuis son indépendance en 1966, le Botswana a maintenu une croissance économique élevée, et ce malgré un coup dur lors de la crise économique de 2008. 70e du classement mondial, les points forts du Botswana sont la bonne gouvernance (32e) et le respect des libertés individuelles (30e). Dans ce pays, la corruption est quasiment nulle, et on pourrait presque le comparer à un petit eldorado. Le Botswana tient en effet, dans une zone fragilisée par les conflits voisins, la dragée haute à tous les pays africains par la sécurité qui y règne. Si bien que Gaborone peut se vanter d’être, au classement GPI, la capitale d’un pays réputé plus sécurisé que l’Italie ou encore la France. L’économie, bizarrement, est la lanterne rouge de l’Etat botswanais (107e). Pourtant, le pays a de grandes richesses, le Botswana étant le second producteur mondial de diamants après l’Afrique du Sud.


PLEIN RÉGIME

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United Bank of Africa primée L a revue britannique The Banker (Financial Times) a nommé United Bank for Africa (UBA) « Banque africaine de l'année ». Deux de ses filiales, au Cameroun et au Sénégal, ont également été récompensées. « Gagner ces trois prix hautement convoités est une grande réussite et cela renforce aussi la détermination collective d'UBA et sa volonté de devenir la banque de choix en Afrique, a souligné dans un communiqué Phillips Oduoza, directeur général d'UBA. Nous le dédions à tous nos partenaires à travers le continent et sommes en outre encouragés à travailler plus fort. » Pour expliquer son choix, The Banker a souligné le spectaculaire redressement financier du groupe bancaire nigérian et

l'envolée de son titre en bourse en 2012. UBA a aussi traversé la crise financière dans le pays sans injection de fonds de la part des autorités monétaires. NET RETOUR À LA RENTABILITÉ En 2011, le groupe a transféré une grande partie de ses actifs douteux dans Amcon, la structure de défaisance du secteur bancaire, enregistrant du même coup une perte financière de 14,3 milliards de nairas (environ 69 millions d'euros) pour le Nigeria uniquement. Depuis, la situation s'est inversée. 2012 a en effet été marqué par un très net retour à la rentabilité. Sur les neuf premiers mois de 2012, UBA a réalisé des bénéfices nets de

39,1 milliards de nairas (environ 194,4 millions d'euros), cinq fois le montant atteint au cours de la même période de 2011. The Banker a également souligné le développement panafricain d'UBA, qui est présente dans 19 pays du continent. La banque compte en effet réaliser, à moyen terme, la moitié de ses revenus en dehors du Nigeria, contre un quart environ aujourd'hui. Parmi les autres primés par The Banker, citons Attijariwafa Bank (banque marocaine de l'année), Bank of Africa Bénin (banque de l'année au Bénin) ainsi que de nombreuses filiales d'Ecobank (Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée, Niger, Tchad, etc).

Cameroun : Sundance exploitera le fer de Mbalam LE 30 novembre, à Yaoundé, la compagnie australienne Sundance a signé avec le gouvernement camerounais la convention d’exploitation du fer de Mbalam, situé à la frontière avec le Congo. Après sa ratification par l’assemblée nationale, elle permettra à Cam Iron, la filiale de Sundance, de démarrer la construction des installations minières pour extraire un gisement évalué à 4,7 milliards de dollars. La mine doit produire 35 millions de tonnes de fer pendant 20 ans. Le gouvernement camerounais était représenté par le Premier ministre Philemon Yang et son secrétaire général Louis-Paul Motaze, ancien ministre de l’Économie. Pour l’occasion, le président de Sundance, George Jones, et son directeur général, Giulio Casello, avaient fait le déplacement à Yaoundé, ainsi que Liu Han, président du groupe chinois Hanlong, probable futur actionnaire de Sundance. Cette signature marque une étape demandée par Hanlong dans la procédure qu’il a entamée en vue de l’acquisition de 100% du capital de Sundance pour 1,4 milliard de dollars. Cette offre, acceptée le 27 août 2012 par le conseil d’administration de Sundance, doit se concrétiser avant la date butoir du 11 janvier 2013.

PLUS RAPIDE. Plus moderne. Plus convivial. Le nouveau train de banlieue de la capitale kenyane, Nairobi, fait parler de lui. Il s’agit surtout du premier du genre depuis l’indépendance en 1963. Il desservira le centre-ville de Nairobi et la banlieue de Syokimau. La correspondance entre ces deux zones dure en moyenne 15 minutes, alors que le même trajet en voiture ne prend pas moins d’une heure. Ce nouveau train devrait donc considérablement améliorer la circulation à Nairobi, mégapole de trois

RICHESSES. Le gisement de fer de Mbalam est évalué à 4,7 milliards de dollars

L’express de Nairobi

millions d’habitants, où les embouteillages ne sont pas rares.

Inauguré par le président Mwai Kibaki, qui a été le premier passager du train lors

d'un voyage effectué avec plusieurs fonctionnaires, le nouveau train se distingue des autres au Kenya, qui sont dans un état de délabrement avancé. La mise en circulation du train s’inscrit dans le cadre du projet des autorités kenyanes de rénover, d’ici 2030, les infrastructures en très mauvais état. Une entreprise chinoise a déjà entamé des constructions de routes permettant de relier Nairobi à la ville industrielle densément peuplée de Thika. Le coût estimé du projet est de 330 millions de dollars.

SFI compte investir US $ 3,7 milliards en Afrique LA SOCIÉTÉ financière internationale (SFI), société d'investissement de la Banque mondiale, prévoit de tripler ses prêts dans les pays post-conflit africains d'ici à 2017. En 2012, elle a déjà investi un montant record de 3,7 milliards de dollars en Afrique, contre environ 700 millions de dollars en 2006. Des sommes importantes qui s'expliquent par le fait qu'en Afrique, la liste des pays post-conflit comprend 17 États, parmi lesquels l’Angola, le Burundi, la Centrafrique, les deux Congos, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Tchad et le Togo. Nena Stoiljkovic, vice-présidente de la SFI, a déclaré que l'institution chercherait à exploiter la forte croissance économique dans ces pays après des années de sous-investissement à cause de la guerre civile. « Nous pourrions tripler notre investissement dans les pays postconflit dans les cinq prochaines années », a-t-elle ajouté. La priorité devrait d'ailleurs être donnée aux infrastructures et à l'agro-industrie. La SFI a investi dans de nombeux secteurs en Afrique, y compris dans les compagnies aériennes, les banques, les télécommunications, les infrastructures, l'exploitation minière et l'agriculture.


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