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L’EPICERIE : LE MONDE À VOTRE TABLE

Les épicuriens trouveront leur bonheur chez L'Epicerie, par Le Gourmet Emporium. Fidèle à elle-même, Emmanuelle Coquet, la directrice, promet des produits nobles qui feront le bonheur de sa fidèle clientèle Edition 109 – Mercredi 19 décembre 2012

LA DIFFÉRENCE, C’EST LE CONTENU

RANDHIR MANNICK, PRÉSIDENT DE LA CFASM

« IL FAUDRA SURMONTER LA CRAINTE D’INVESTIR » Les Mauriciens et leurs entreprises sont conservateurs. Les premiers placent leur argent dans des assurances au lieu d'exploiter les produits financiers au rendement supérieur, tandis que les deuxièmes n'osent pas entrer en Bourse, alors que cela leur permettrait de lever des fonds

Votre hebdomadaire à Rs 15

ASHOK SUBRON

« MINISTRES ET DÉPUTÉS CRITIQUENT LES AMENDEMENTS » Vingt-et-un animateurs syndicaux ont été arrêtés pour manifestation illégale devant le Parlement alors que les députés y siégeaient. Un épisode qui aurait pu facilement être évité n'était-ce l'ego des uns, l'hypocrisie des autres et la vengeance des forces de l'ordre

DRI – SHAREHOLDER AGREEMENT

CAFOUILLAGE

SUR LA BONNE GOUVERNANCE SUDIPTA ROUTH

USHA DWARKA-CANABADY

“MAURITIUS HAS THE ABILITY TO CHANGE UNDER PRESSURE”

“UNFAIR TO COMPARE MAURITIUS WITH OTHER JURISDICTIONS”


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FINAL REPORT

MERCREDI 19 DÉCEMBRE 2012 CAPITAL | EDITION 109

Alors que le conseil d'administration de Deep River Investment (DRI) avoue l'existence d'un 'shareholder agreement', une grande partie des actionnaires sont dans le noir par rapport à cet accord conclu entre une poignée de personnes. Une affaire qui interpelle, surtout quand la compagnie assure, dans son rapport annuel, que ses actions sont au diapason des principes de bonne gouvernance

DRI – SHAREHOLDER AGREEMENT

CAFOUILLAGE SUR LA BONNE GOUVERNANCE ▼ RUDY VEERAMUNDAR

«T

here should be a separate corporate governance section in the annual report. Amongst other items, the company should disclose the following: (…) Important aspects of any shareholders' agreement which affects governance of the company by the board (for example if a third party is allowed to nominate some directors or if there is an agreement to rotate the chairmanship between partners). » Tel est le libellé de l'une des pratiques recommandées par le Report On Corporate Governance For Mauritius. Puisque le terme 'shareholder agreement' a été étroitement lié au Deep River Saga cette année, nous avons jugé utile de nous lancer dans un exercice simple : vérifier si le rapport annuel de Deep River Investment (DRI), une compagnie listée, qui a exprimé le souhait d'être gouvernée par le code de bonne gouvernance, respecte les pratiques recommandées dans le paragraphe ci-dessus. Ainsi, nous avons eu beau chercher sous le chapître de la bonne gouvernance, mais on n'en mentionne pas que le conseil d'administration a communiqué à tous les actionnaires de DRI, sans exception, l'existence d'un 'shareholder agreement' entre quelques-uns d'entre eux. ÉLÉMENT CONTROVERSÉ Pourtant, un tel accord existe. Il accorde aux actionnaires concernés un droit de préemption dans le cas éventuel qu'un ou des signataires du 'shareholder agreement' désire vendre ses actions. Malgré cet oubli, sous le chapître « Statement of directors' responsibilities in respect of the preparation of financial statements », qui porte les signatures de Christian Dalais, président du conseil

XAVIER-LUC DUVAL a annoncé, hier au Parlement, une recomposition du board du Monetary Policy Committee (MPC). C'était lors des débats sur le Finance Bill et l’Economic et Financial Measures Bill. L'année dernière, le nombre de représentants de la Banque centrale au sein du MPC avait été revu à la hausse, passant de deux à trois membres. Pour préserver l'indépendance

CONSEIL D’ADMINISTRATION. Christian Dalais, Chairman de DRI, et Arnaud Dalais, l’un des directeurs de la compagnie

d'administration, et d'Arnaud Dalais, directeur, on retrouve la phrase suivante : « (...) the code of Corporate Governance has been adhered to in all material aspects and reasons provided for non-compliance ». Dans le rapport de force opposant 40% des actionnaires (Ndlr : ces derniers voulant vendre leurs actions) au groupe majoritaire, le 'shareholder agreement' a émergé comme un élément controversé. D'une part, certains considèrent l'existence d'un 'shareholder agreement' comme étant hors norme pour une compagnie listée, et d'autre part, c'est sur la base de l'existence même de ce document que le groupe majoritaire s'oppose à ce que celui des 40% vende ses actions à un groupe étranger, en l’occurrence la firme indienne Global Emerging Markets (GEM). Il y a là de quoi poser aux régulateurs la fameuse question : which is which ? Réflexion faite, on se demande aussi si le shareholder agreement n'était pas, en fait, un mécanisme de protection contre tout risque de 'takeover'. Il serait intéressant de préciser, à ce stade, que le fameux 'shareholder agree-

ment' existe bel et bien. La preuve se trouve à la page 19 du rapport annuel de DRI, portant les signatures du chairman Christian Dalais et de l'un des directeurs, en l'occurence Arnaud Dalais. « The Interlocutory Order in the nature of an Injunction granted by the Honourable Judge in Chambers on November 22, 2011, to which the Company has been made a party, is still in force and prevents any shareholder signatory of the shareholder's agreement existing between some shareholders of the Company to sell their shares otherwise than in compliance with the said agreement pending determination of the arbitration case. The said arbitration case, to which the Company has also been made a party, is still pending before the arbitral tribunal set up under the aegis of the Mauritius Chamber of Commerce and Industry », peut-on y lire. INFORMATION DE NATURE SENSIBLE Valeur du jour, le conseil d'administration avoue ainsi être au courant de l'existence d'un 'shareholder agreement' au détriment d'une bonne partie des ac-

tionnaires. Ajoutons aussi que dans le rapport annuel, sous le chapître de la bonne gouvernance, aucune explication n'est donnée quant à la raison de l'existence d'un tel accord entre une poignée d'actionnaires. Comment, dans ce cas, croire en la déclaration de la page 20 : « The Board of DRI reiterates its commitment in ensuring and maintaining a standard of corporate governance within the Company to ensure transparency and protection of the interests of the shareholders and all stakeholders at large. (…) This report describes the main corporate governance framework and compliance of the Company with the disclosures required under the Code of Corporate Governance for Mauritius (the «Code») ». Ou encore à celle de la page 23 : « The Board is also responsible for setting the governance policy for the Company with the support of CIEL Corporate Ltd for appointing its Chairman. As a whole, the Board of Directors of the Company is Committed to conduct business in an ethical and professional manner that maximises value for its shareholders, customers and the public at large ». Par ailleurs, il serait sans doute également intéressant de conclure par la déclaration de la page 32 du rapport de DRI, sous l'item « other statutory disclosures ». Mention est faite que le conseil d'administration a pris la décision de ne pas divulguer les « emoluments of the Directors », sur une base individuelle, pour la simple raison que les informations sont de nature sensible sur le plan commercial. Doit-on comprendre que la question de bonne gouvernance demeure un sujet complexe ou... subjectif ? Aux garde-fous, tel que la National Committee on Corporate Governance, de nous éclairer...

Recomposition du Monetary Policy Committee du comité, le ministre des Finances annonce des amendements à la section 54 de la Bank of Mauritius Act. La nouvelle composition du MPC sera comme suit : le gouverneur de la Banque de Maurice comme président, deux Deputy Governors, ainsi que cinq autres mem-

bres ayant une expérience reconnue dans le domaine bancaire, économique ou financier. Cette fois, c'est le Premier ministre qui nommera deux des cinq membres, alors que les trois autres le seront par le ministre des Finances. A noter que Xavier-Luc Duval

annonce que le MPC devra maintenant prendre en considération les points de vue de la Banque centrale, ainsi que ceux du ministère des Finances et de toute autre institution ou organisation appropriée, ceci afin d'améliorer la coordination des politiques monétaire et fiscale.


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ACTA PUBLICA

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QUAND UN MINISTRE OSE ABORDER LE CIBLAGE... Pour tout homme politique, le sujet du ciblage des prestations sociales est un terrain miné à éviter à tout prix. Cader Sayed-Hossen, ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs, s'y risque pourtant. Pour lui, le débat s'imposera si on n'accélère pas la création de richesse ▼ J.Y ET J.S

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lors que beaucoup d'observateurs aguerris indiquent qu'il faut une meilleure politique du Welfare State à Maurice, un ministre ose aborder ce sujet sensible et délicat. À Capital, Cader Sayed-Hossen, ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs affirme, sans langue de bois, qu'on devra, à terme, considérer l'introduction d'une forme de ciblage, « principalement dans le domaine de l'éducation et la santé ». Ce dernier modère cependant ses propos en rattachant le ciblage à certaines conditions. « Tout dépendra de la progression du pays, de la création de la richesse et des perspectives d'avenir. Je pense qu'une décision devra être prise au moment donné, et seulement si la situation l'exige. Il faut savoir que sans ces prestations sociales, la vie de beaucoup de Mauriciens serait beaucoup plus dure. Mais ce gouvernement, inspiré par la philosophie socialiste du Parti travailliste, fera de sorte que les personnes au bas de l'échelle puissent vivre décemment. « Mais en même temps, on est un gouvernement responsable qui ne permettra pas que l'Etat connaisse la banqueroute. Il faut donc trouver un certain équilibre en

maintenant économiquement l'Etat à flot et en assurant la croissance pour engendrer des richesses. Pour le moment, je ne suis donc pas pour le ciblage, mais je suis beaucoup plus pour qu'on travaille afin d'accélerer la création de la richesse afin de pouvoir continuer à octroyer ces prestations sociales à tout le monde », déclare Cader Sayed-Hossen. S'attardant sur le secteur manufacturier, Cader Sayed-Hossen affirme qu'il joue un rôle économique très important à Maurice, puisqu'il contribue à hauteur de 18% de notre PNB et emploie 110 000 personnes, ce qui représente 20% de la population active. « Les industries ont démontré beaucoup de résilience cette année, ainsi que l'année dernière, et les directeurs ont montré beaucoup de persévérance », a-t-il poursuivi. Les chiffres lui donnent raison, puisque la croissance des Export Oriented Enterprises (EOE) est de 7,3% à fin novembre 2012, soit 1% de mieux qu'à la même époque en 2012. Se concentrant ensuite sur le textile, le ministre s'est apesanti sur les opportunités qu'offre l'Afrique du Sud. « Ce pays est devenu un marché extrêmement important. 20% de notre textile est exporté vers l'Afrique du Sud, tandis que pour d'autres pays, tels le Mozambique, le Malawi, le Zimbabwe, la Tanzanie et le Kenya, ce chiffre ne représente qu'environ 5% », devait-il dire.

Cader Sayed-Hossen, ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs


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ACTA PUBLICA

MCCI BUSINESS CONFIDENCE INDICATOR

LE MOOD N’EST PAS À LA CRÉATION D'EMPLOI 85,4 POINTS. Soit le niveau le plus bas jamais enregistré depuis son lancement en juin 2010. C'est le verdict du dernier Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI) Business Confidence Indicator. Réalisée entre le 19 novembre et le 7 décembre dernier, cette étude trimestrielle du 'mood' des affaires révèle que presque toutes les variables utilisées dans l'estimation de cet indicateur sont défavorables. De ces variables, qui comprennent le taux des commandes concrètes, les perspectives des entrepreneurs sur l'évolution future des affaires et les possibilités d'embauche, seule celle de la gestion des stocks demeure positive. Questionnés sur les perspectives de création d'emploi pour les trois prochain mois, la majorité des en-

trepreneurs ont exprimé des réserves. Lors d'une conférence de presse, lundi, au siège de la MCCI, Renganaden Padayachy, économiste de l'institution, a expliqué que cela peut impliquer des possibilités de licenciement, surtout que le précedent rapport, paru en septembre, allait dans le même sens. « Cela peut indiquer une tendance. Plus de 10 % des sondés affirment qu'ils envisagent de se séparer de certains de leurs collaborateurs, vu la continuité de la crise. De plus, environ 85% des entrepreneurs consultés indiquent qu'ils n'ont pas l'intention de recruter dans les mois à venir », a commenté l'économiste. Ce qui devrait, à son tour, avoir une incidence sur le taux de chomage, qui tourne autour des 8% cette année.

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AFRASIA-HSBC

IL N’Y AURA PAS DE DEAL

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a nouvelle commence à circuler dans le monde des affaires. Le deal tant attendu entre AfrAsia et la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation (HSBC) pour le rachat de la branche retail de cette dernière a été rangé dans les tiroirs. L'une des raisons avancées dans le milieu est qu'AfrAsia Bank estime que le prix proposé pour cette acquisition est trop élevée. Le problème reste donc entier pour la HSBC, qui a entamé, depuis l'année dernière, une restructuration de son portefeuille d'opérations. L'institution avait fait part de son souhait de céder son activité de banque de détail à Maurice pour dégager des capitaux et exercer uniquement son activité offshore. Trois banques mauriciennes étaient en lice pour saisir cette opportunité : la State Bank of India (SBI), la Bramer Bank et AfrAsia. La SBI, qui était à un moment le favori de la

course, s'est retirée assez rapidement. AfrAsia Bank, elle, voulait aller de l'avant. La Banque de Maurice est alors intervenue dans les négociations pour souligner que l'actionnariat direct de la banque devait être revu, alors que le bâtiment historique de la HSBC ne pouvait pas faire partie du deal. Les négociations ont recommencé entre les deux banques, en octobre dernier, en prenant en compte ces directives. Peine perdue, puisque cette fois, AfrAsia semble avoir définitivement tiré un trait sur ce rachat.

LA SBM SORT D’UNE ‘LANDMARK YEAR’ DANS UN communiqué émis jeudi, suite son assemblée générale annuelle, la State Bank of Mauritius (SBM) revient sur sa performance lors de l'année financière qui a pris fin le 30 juin 2012. Les chiffres révélés par Jairaj Sonoo, Chief Executive - Banking (Indian Ocean Islands), lors de l'événement tenu au Centre International de Conférences Swami Vivekananda sont flatteurs. A tel point que le communiqué évoque une 'landmark year'. Le 'Gross Operating Revenue' a ainsi augmenté de 20,5%, passant de Rs 4,2Mds à Rs 5,06Mds, alors que le bénéfice net a augmenté de 30% pour atteindre Rs 2,6 Mds. Quant au bénéfice par action, il est passé de Rs 7,80 à Rs 10,14. Autres motifs de satisfaction : les 'Group total

on-balance sheet assets' ont atteint Rs 98,7Mds, alors que les frais d'exploitation n'ont connu qu'une hausse de 11.2%, puisqu'ils sont passés de Rs 1,49 Md à Rs 1,66 Md. Le 'cost to income ratio' s'est ainsi amélioré, puisqu'il est maintenant de 34,6% au lieu des 38,5% de la précédente année financière. SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES La bonne performance de la SBM explique pourquoi la banque est tenue en haute estime, à Maurice comme ailleurs, L'agence de notation Moody's, par exemple, accorde à la SBM la meilleure note d'un établissement bancaire à Maurice, alors que la banque a remporté de nombreux prix décernés par des organismes internationaux,

ce qui témoigne de la qualité des services et produits, notamment en termes d'investissements, offerts par la SBM. Afin de maintenir sa position sur le marché, la banque apportera de nouvelles solutions technologiques durant la prochaine année financière (1er juillet 2012 au 31 décembre 2013) afin de proposer à ses clients une expérience similaire sur tous les marchés où elle opère. A moyen terme, cela se traduira par davantage de valeur pour les actions de la SBM, mais dans le court terme, la mise en place des nouveaux systèmes aura un impact sur les dépenses. L'expansion stratégique de la banque en Afrique et en Asie devrait également s'accélérer durant la prochaine année financière.


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ENTRETIEN

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Les Mauriciens et leurs entreprises sont conservateurs. Les premiers, par manque d'informations, préfèrent placer leur argent dans des assurances ou des banques, au lieu d'exploiter les produits financiers au retour sur investissement supérieur, tandis que les deuxièmes n'osent pas entrer en Bourse, de peur d'ouvrir leur actionnariat, alors même que cette démarche leur permettrait de lever des fonds. Tel est l'avis de Randhir Mannick, le président de la Chartered Financial Analysts Society Mauritius

RANDHIR MANNICK, PRÉSIDENT DE LA CFASM

« IL FAUDRA SURMONTER LA CRAINTE D’INVESTIR » ▼ HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN

UN EXPERT EN INVESTISSEMENT

❚ À Maurice, on se tourne princi-

Randhir Mannick a succédé à James Benoit à la présidence de la Chartered Financial Analysts Society Mauritius (CFASM) en octobre dernier. Il avait occupé cette responsabilité en 2008. Accrédité Chartered Financial Analyst en 2001, Randhir Mannick est titulaire d’un Master of Business Administration et est diplômé en économie. Il a travaillé comme courtier en investissement jusqu’en 1998, avant d’occuper le poste d’analyste financier et de gestionnaire de placements pour le compte du Port Louis Fund. Il a aussi été Group Portfolio & Investment Manager à la State Investment Corporation Ltd jusqu’en 2007, avant de rejoindre Rogers & Co. Ltd en tant que Corporate Finance Manager. En 2011, Randhir Mannick a été embauché par Pivot Ltd, société de gestion rattachée à African Alliance, où il occupe le poste de Chief Operating Officer.

palement vers les assurances, qu'on considère un 'safe investment', alors qu'il existe d'autres produits d'investissements. N'y a-t-il pas un manque de vulgarisation de ces produits ? Vous avez raison, dans le sens qu'on a plus tendance à investir dans les banques et les polices d'assurances. Si on porte un regard général, on constate que le public n'est pas très pointu sur les instruments financiers tels les bons du Trésor, ou encore l'investissement sur la Bourse, dans les marchés officiels et secondaires. Il existe pourtant beaucoup de fonds comme les Equity funds et même des commodités à travers le GBOT (Global Board of Trade). On a même la possibilité d'investir dans l'immobilier. Il est donc vrai de dire que les produits financiers ne sont pas suffisamment vulgarisés à Maurice. ❚ Vous avez souligné que le

Mauricien moyen n'investit pas. Est-ce uniquement en raison de l'absence de vulgarisation des produits financiers, ou aussi par manque de moyens ? Je pense que c'est un problème d'éducation. La Financial Services Commission (FSC) et la Stock Exchange of Mauritius (SEM) ont beaucoup investi sur les 'roadshows' ou les Young Investors Awards, mais il reste encore du chemin à parcourir pour éduquer le public. Je suppose qu'au début, la population exprimera une certaine crainte qu'il faudra surmonter, car

les opportunités sont là. Les retours sur investissements ont été conséquents ces dernières années ❚ A votre avis, 2013 sera-t-elle

une bonne année pour investir dans les Bourses. D'où viendra la croissance ? Pour investir, oui. Là, je veux parler des 'bonds', 'equity', 'treasury bills'... On a connu la crise financière. On parle de mesures d'austérité et de récession dans certains pays. Les pays développés vont passer par une période très difficile. L'Afrique, l'Inde, la Chine et l'Indonésie sont des pays où il y a des opportunités. La croissance est au rendez-vous dans ces pays. En 2040, l'Afrique possédera la main-d'oeuvre la plus importante et sera une puissance économique conséquente. Elle connaîtra l'urbanisation et d'autres développements infrastructurels. A Maurice, la croissance viendra du secteur fin-

ancier. Au fil des années, ce secteur n'a cessé de croître. On essaie de diversifier nos marchés tournés principalement vers l'Afrique. Tout ce qui est 'export-oriented' – le tourisme, l'Export Processing Zone (EPZ) – subira des difficultés. ❚ Venons-en à la Bourse de Mau-

rice. On constate que la plupart des compagnies listées appartiennent à des groupes déjà bien établis. N'est-il pas temps d'encourager les entreprises qui ont fait leurs preuves et qui ont un chiffre d'affaires assez important à entrer en Bourse ? Oui. Surtout quand on voit qu'à l'étranger, il y a des 'incubator funds' mis à la disposition d'entreprises qui sont par la suite listées sur la bourse, ce qui offre un moyen aux investisseurs de rentabiliser leurs investissements et d'avoir plus de liquidités. Il est vrai qu'on est plus conservateur à Mau-

rice. Le nombre de compagnies listées a augmenté petit à petit au fil des années. Or, si on survole la liste des 'Top 100 companies' à Maurice, on trouve des sociétés – oublions les PME un moment – qui sont plus familiales. On aurait souhaité que leur actionnariat s'ouvre au public, tandis que de nouvelles compagnies auraient pu entrer en Bourse pour lever des fonds et poursuivre leur développement. Cela s'applique aussi aux PME. ❚ Revient-il à la SEM d'en

décider ? Il incombe à la SEM de proposer un package, mais les compagnies doivent elles-mêmes voir la plus-value d'une introduction en bourse. Elles peuvent ouvrir leur actionnariat tout en gardant le contrôle. A Maurice, on est conservateur, mais on oublie qu'avec 51% des actions, on garde toujours le


ENTRETIEN

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C'est quelqu'un qui doit être vigilant car il prend des décisions importantes. On appelle cela la responsabilité fiduciaire. Elle demande le plus haut niveau d'éthique et le respect des principes, parce que c'est l'argent des autres qui est en jeu.

contrôle de la compagnie. ❚ On cite souvent Singapour

comme modèle à suivre pour Maurice. Avec une population aussi faible que la nôtre, pourrons-nous devenir un 'financial hub' ? A Dubaï ou encore à Singapour, il y a eu un nombre important d'expatriés. Il est donc question d'encourager les étrangers à venir ici avec leur savoir-faire. Déjà, il faut un changement de mentalité pour le faire. En terme de superficie ou d'espace, il n'y aura pas de problème. Par contre, il faudra encourager les expatriés à venir ici pour leur expertise, car le secteur financier est « human brain intensive ». Cela requiert une démarche plus structurée. Il faut commencer par établir le cadre. A Singapour, il y a une bonne dose de méritocratie. Il n'y a pas d'interférence ou de jeux d'influence. La méritocratie prime et la compétence est reconnue. Cela n'est pas trop le cas ici, ce qui pousse les jeunes à chercher ailleurs. Si on arrive à créer ce cadre, la prochaine phase de notre développement se fera sans heurts et encouragera l'épanouissement du professionnel. Les Mauriciens qui sont à l'étranger pourront rentrer au pays, et les expatriés seront encouragés.

❚ Comment choisir son Fund

Manager ? Il faut avant tout voir la performance du Fund Manager et l'historique des fonds qu'il a gérés, c'est-à-dire la performance sur une année ou cinq, ainsi que les risques pris pendant la durée. Il est donc important de vérifier le 'risk adjusted return'. Prenons l'exemple de deux Fund Managers. Ils ont le même retour sur investissement. Le premier a pris plus de risques, et l'autre moins. Le meilleur Fund Manager est celui qui a pris moins de risques pour le même retour. Il faut juger sa performance et vérifier s'il a été consistant sur la durée et tenir compte du service client. L'investisseur doit aussi avoir des réunions régulières avec le Fund Manager. Cependant, ce sont souvent des 'discretionary accounts', c'est-à-dire que les clients donnent champ libre au Fund Manager pour gérer le portfolio. ❚ Quelle est la contribution de la

❚ A votre avis, les régulateurs

font-ils suffisamment d'efforts pour attirer les investisseurs ? Si on regarde au niveau de notre 'competitive advantage', ces derniers temps, on a eu une panoplie de bons classements. Maintenant, on doit pouvoir vendre cet avantage. On n'est pas compétitif au niveau du secteur manufacturier ou encore du secteur agricole. Au niveau du tourisme, on est compétitif. Pour le secteur financier, on a ce 'competitive advantage', ce qui est déjà la moitié du chemin. On doit pouvoir miser dessus pour attirer les investisseurs. Il faut encourager les 'investment houses' à venir à Maurice. ❚ Comment un investisseur peut-

il évaluer son 'risk return profile' et trouver, en parallèle, le marché d'investissements qui lui convient ? Je dois d'abord préciser qu'il y a deux segments – individuel et institutionnel. Commençons par le premier. En principe, l'investisseur cherche un Fund Manager ou un Asset Manager. Ce dernier dresse un Investment Policy Statement. Le Fund Manager peut déjà connaître le profil de l'investisseur, car il existe des 'investor characteristics'. Il est important de savoir si l'individu

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est agressif ou prudent, et à quelle étape de sa vie il en est. Par exemple, un jeune qui vient de terminer ses études tertiaires ne gagne pas beaucoup et songe à la construction de sa maison. Il ne possède donc pas de surplus à investir. Quand on atteint le 'mid-age', il est plus facile

Les compagnies doivent voir la plus-value d’une introduction en Bourse d'investir, tandis qu'à l'âge de la retraite, on sait qu'on n'aura pas une finance aisée, donc pas suffisamment de surplus à investir. Ensuite, on tient compte de l'objectif de l'investisseur – s'il s'établit à long ou court terme. A titre d'exemple, cinq ans c'est peu et on ne pourra prendre de risques. 'At the end of the day, the management company must be able to

provide for its cashflow'. La même chose s'applique pour l'investisseur institutionnel, tout en prenant en considération le 'risk profile'. Si l'institution a une maind'oeuvre âgée, on ne pourra prendre de risque. S'il est relativement jeune, on a une plus grande marge de manœuvre, mais le taux de liquidités de l'institution demeure un des facteurs les plus importants. Quand on a toutes ces informations, à ce moment-là, on obtient le 'risk return profile' de l'individu ou de l'institution. ❚ Quel est le rôle du Fund Man-

ager ? Dans le processus d'investissement, plusieurs facteurs doivent être pris en considération, mis à part le profil de l'investisseur. On évalue la tendance du marché, et à partir de là, le Fund Manager construit le portfolio. Il entame différentes démarches – 'asset allocation', 'security selection' – et, au fil du temps, il doit effectuer un rééquilibrage du portfolio. S'il a pris les bonnes décisions, c'est tant mieux. Dans le cas contraire, il devra rectifier, évaluer les gains et tenir l'investisseur au courant de ce qui s'est passé.

Chartered Financial Analysts Society Mauritius (CFASM) dans la promotion de l'éthique et de l'intégrité dans le secteur financier ? La société est là pour promouvoir le Chartered Financial Analyst (CFA) Programme, qui est constitué de trois niveaux. Parmi les thèmes abordés dans le programme, il y a l'éthique. Si vous échouez sur cet aspect, vous échouez sur l'ensemble du niveau. C'est vous dire le rôle central de l'éthique chez nous. De plus, chaque année, les membres doivent signer le Code of Ethics and Standard of Professional Conduct, parce que nous devons être indépendants et objectifs dans nos analyses. Nous avons aussi organisé plusieurs conférences sur l'éthique. En juillet 2011, nous avons invité l'expert en éthique Terence Barry, de CFA South Africa. En octobre de la même année, nous avons organisé notre première Travelling Conference. On a eu pour invité le Dr Michael McMillan, qui est le directeur d'Ethics & Professional Standards du CFA Institute. La prochaine Travelling Conference, qui aura lieu le 22 février, aura pour thème « Investing in Africa », et verra la participation de cinq interlocuteurs de renom.


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ACTA PUBLICA

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Vingt-et-un animateurs syndicaux arrêtés et cela devant le Parlement et en face du bureau du Premier ministre. Un épisode qui aurait pu facilement être évité n'était-ce l'ego des uns, l'hypocrisie des autres et la vengeance des forces de l'ordre

BILLET RAJEN VALAYDEN

Barre à droite, toute !

V

oilà bientôt une décennie depuis qu’on nous chante ce refrain : « Il faut placer l’humain au centre du développement ». Mais la réalité est tout autre. La preuve ! Ces nouvelles lois qui régissent le monde du travail. Des lois qui accentuent la précarité et qui repoussent les travailleurs dans l’aliénation par le travail afin de mieux les contrôler. Les nouvelles lois du régime socialiste ramgoolamien ne vise pas à réglementer le travail de façon progressiste. Loin de là, elles visent la dérégulation qui est rappelons-le, un instrument indispensable pour la réussite de la droite ultra-libérale. Les défenseurs de cette droite ultra-libérale, à l’instar de Shakeel Mohamed, jouent habilement sur les ambiguïtés, et cette escroquerie intellectuelle pourra d’autant plus facilement se poursuivre tant qu’elle ne trouve pas d’opposition cohérente. Nos syndicats, quant à eux, sont en lambeaux et comme l’a si bien dit Raj Meetarbhan dans son édito de mardi, « un mouvement syndical qui ressemble à un panier de crabes ». le rédacteur en chef de l'express a été quand même pondéré dans ses propos, en évitant de mentionner les « rekin» et autres « tazar » qui festoient sur le dos des travailleurs. Cette offensive de la droite vient de loin et dure depuis des années. Aujourd’hui, la précarité dans le travail s’est imposée comme une norme et elle est décrite comme un phénomène inévitable, une adaptation à la modernité, sans alternative et presque naturelle. Autre objectif de ces lois, c’est d’opposer les travailleurs entre eux, en détournant le sens des valeurs. Quant à notre bourgeoisie locale, elle croit fermement qu’elle aurait, par son seul mérite, amassé ses richesses. Cela alors que les travailleurs eux, font face à des conditions de vie les plus précaires, à un travail dégradé et surtout dégradant. Toutes ces lois dans leur ensemble affaiblissent les négociations collectives et détruisent les conquêtes sociales des travailleurs. Le but, ne peut être plus claire. Il ne s’agit pas seulement d’appauvrir mais d’accentuer la soumission et l’instauration d’une pensée unique. Pire, non satisfait des bénéfices engendrés indirectement par ces lois, la droite va plus loin, en puisant dans les ressources de l’Etat afin de subventionner ces opérations sous forme d’aides financières et autres programmes d’accompagnement déguisés en projets sociaux. En attendant le réveil de la classe des travailleurs et un renouvellement crédible de la classe syndicale, barre à droite toute !

ASHOK SUBRON

« MINISTRES ET DÉPUTÉS CRITIQUENT LES AMENDEMENTS » ▼ LEEVY FRIVET

L

es dirigeants syndicaux disent ne pas comprendre l'hypocrisie du gouvernement. « Tout le monde est contre cette loi. Je peux vous montrer des sms sur mon portable où députés et ministres du gouvernement critiquent ces amendements. Le seul qui est pour, c'est Shakeel Mohamed », affirme Ashok Subron aux journalistes. Pour une fois, les syndicats, du moins le Joint Negotiating Panel, avaient demandé très peu et n'avaient rien obtenu. Leur chef de file et négociateur, Ashok Subron, voulait que le ministre du Travail et des Relations industrielles renonce à son projet d'amendements aux lois du travail de 2008. Les amendements concernent les négociations et accords collectifs entre syndicats et patronat et qui ne pourront être revus ou amendés par les deux parties pendant une certaine période. Les syndicats y voient une tentative de rendre toute option de grève impossible. Le JNP avait convoqué une assemblée générale au centre social Marie Reine de la Paix à 11 heures 45 hier. Si pour la plupart, il était question de critiques sévères contre la personne de Shakeel Mohamed, le qualifiant de « zom patron », ou réclamant carrément sa démission, Ashok Subron lui a adressé un message à travers les médias. Il était 12h56 quand le chef du JNP a demandé au ministre de retirer les deux amendements proposés aux lois du travail de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, ou sinon il allait emmener toute sa troupe pour une manifestation pacifique devant la Government House. Ashok Subron devait même donner des directives spécifiques pour qu'aucune

pancarte ne soit levée devant l'Assemblée nationale. Il cherchait juste une garantie du ministre pour un retrait du projet d'amendement des lois. Subron donne 34 minutes à Mohamed pour réagir et à quatre minutes de la fin de cet ultimatum, il reçoit un appel alors qu'il est en pleine conférence avec la presse. « Wi, Misié Arvin Boolell. Non, nou pa pe vinn fer manifestasion me nou le zis kone seki Shakeel Mohamed inn desid pou fer. Koz ar PM, dir li pran enn desizion ». Rien n'y fit. Subron dirige alors sa troupe avec à la tête Serge Jauffret et Devanand Ramjutton. Ils s'asseyent tous au bord du bureau du Bâtiment du Trésor. Pas un seul policier n'était sur place. Celui devant la porte d'entrée du bureau du Premier ministre est surpris de voir ce défilé et passe un coup de fil. Et en l'espace de 15 minutes, c'est toute une armée qui est rassemblée sur les lieux. La police donne un sérieux avertissement précisant que c'est illégal de tenir un rassemblement un jour où siège le parlement. « Nous voulons juste savoir la dé-

cision de Shakeel Mohamed », répondra Ashok Subron. On apprend ensuite parmi la foule qu'Arvin Boolell, ministre des Affaires étrangères viendra sur les lieux, mais en vain. Malgré le caractère pacifique de cette manifestation, la police décide de faire appel à l'unité anti-émeute. Armés de matraque, ils utiliseront la force de leurs bâtons et les cris de leur « courage » à pousser violemment les manifestants dans une fourgonnette utilisée souvent pour transporter des détenus. Ceux qui ne sont pas arrêtés crient à la vengeance car plus tôt, les animateurs du JNP avait secoué deux agents de la National Security Services (NSS) qui étaient venus « couvrir » leur assemblée générale. Une vingtaine de nanifestants sont arrêtés. Shakeel Mohamed a tenu une conférence de presse et Ashok Subron a fait une manifestation. Le vrai débat n'a pas eu lieu et la division au sein des syndicats a minimisé l'importance des revendications syndicales.

TROIS NOUVEAUX DIRECTEURS À LA MCB Jean-Philippe Coulier, Priscilla Balgobin-Bhoyrul et Iqbal Rajahbalee. Ce sont les noms des trois nouveax directeurs du conseil d'administration de la Mauritius Commercial Bank

(MCB). Ils remplacent notamment Herbert Couacaud, Anil Currimjee et feu Sanjiv Goburdhun. Cette décision a été prise lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires hier.


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ACTA PUBLICA

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The Mauritian authorities are trying their best to ease tense economic ties between Port Louis and New Delhi concerning the Double Tax Avoidance Agreement. Every occasion is seized with both hands to reassure ‘Big brother’ India about our “transparent offshore sector”

USHA DWARKA-CANABADY, HEAD OF THE ECONOMIC DIRECTORATE AT THE MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS

“Unfair to compare Mauritius with other Jurisdictions” ▼ JESSEN SOOPRAMANIEN

A

dressing the Foundation for International Taxation Conference 2012, whick took place in India, 12th December last, Usha Dwarka-Canabady, Head of the Economic Directorate at the Ministry of Foreign Affairs, said that Mauritius will work towards addressing India's concern on the Tax Treaty. Usha Dwarka-Canabady maintains that the Mauritius' International Financial Centre has developed over the years. During her speech, she went through a list of incentives and measures which our jurisdiction offers. “THE FSC ACTS AS THE REGULATOR FOR THE GLOBAL BUSINESS” “In 1988, we had very humble beginnings, two offshore compagnies and four management companies, slowly building up. In 1992, the Mauritian Offshore Business Activities Act was voted. In 1994 all exchange controls were abolished. In 2000, there was a big need to consolidate the Mauritius' International Financial Centre. Several institutions, like the Financial Services Commission, the Financial Reporting Council and the Financial Intelligence Unit were set up. The FSC is particularly important whereas it acts as the regulator for the global business. We amended legislations on companies, on securities, on banking, on insurance, on insolvency and on anti-money laundering. We did all that because we want to be recognised as a reputable financial centre,” said the Head of the Economic Directorate at the Ministry of Foreign Affairs. Whilst elaborating on “excellent exchange of informations”, Usha Dwarka Canabady said she is con-

vinced that Mauritius has a pertaining to issue of Tax Res- on companies”, she said in well regulated, efficient, credi- idence Certificates only upon front of numerous particible and compliant jurisdic- compliance with enhanced pants. tion. There were lots of commercial substance requireDTAA: A VERY GOOD INSTRUMENT criticism where Mauritius was ments. Relations between India “The Mauritius jurisdiction accused of being over-regulated. Perhaps we are, replied always had substance, and now and Mauritius go back a long the Mauritian official, reiterat- we want to show that there is way, be it ancestral, cultural, ing that Mauritian authorities quite a substance, yet even emotional or strategic, recalled Dwarka-Canabady. will do whatever it takes to more transparency. For too Usha keep the standards of Mauri- long now, the focus has been Mauritius, she added, has altius very high as a reputable on ensuring substance. Now, ways walked the extra mile for and credible jurisdiction, that will shift to demonstra- India, and will continue to do tion of substance; for example, so. “It is for such relations that whilst being competitive. The Head of the Economic the revised format of the Tax assures us from the highest Directorate at the Ministry of Residency Certificate that level from India that nothing Foreign Affairs also went on places enhanced requirements will be done to hurt the best interests of Mauritius. about mentionning latest And it is the same interbudget measures to conFIT, A CHARITABLE TRUST esting confidence that solidate our financial secallows one Prime Ministor: the introduction of The Foundation for International Taxation ter to meet up another Limited Liability Partner(FIT) is a registered Charitable Trust in India established to promote the knowlPrime Minister in all ship Bill, the amendment edge and understanding of international serenity, makes concrete of the Securities Regulataxation. It was set up in January 2006 by proposals on what can tions to allow for the setProfessor Roy Rohatgi along with a group be done to make the ting up of special purpose of leading tax professionals in the country. As from 2006, the well-known annual InDTAA more effective. funds for conducting international Taxation Conference in Mumbai Over the past three vestments outside Mauri(Bombay) started in 1995, is run by the years, we have extius, Amending legisFoundation. Besides this conference, the changed informations lation to allow for setting Foundation for International Taxation plans to promote the knowledge and study of inon more than 70 cases, 7 up of Regional Treasury ternational and comparative tax laws of which are outside the Centres and Regional through research, training, publications DTAA”, commented Headquarters Adminisand allied activities dealing with internathe Head of the Ecotration and the amendtional tax issues. nomic Directorate at the ment of legislation

Ministry of Foreign Affairs. Usha Dwarka-Canabady mentioned that India and Mauritius have successfully signed Tax Information Exchange Agreement and that it is unfair to compare Mauritius with other jurisdictions. “Within the Joint Working Group, we have other issues coming forward. Lots of people have been talking about substance. Proposals are not very different from what is common in Singapore. But of course Mauritius is not Singapore. We have to look at the Mauritian context and understand what we are talking about. The joint working group will no doubt come with somethning concrete and productive. But the collaboration between India and Mauritius on the jurisdiction goes far beyond the setting up of this joint working group. Recently the Bank of Mauritius signed with the Reserve Bank of India a Memorandum of Understanding on collaboration of exchange of information on supervisory matters. India wants new adressess for companies, business addresses, no problem we will give it to you. So there is no difficulty on that way. We have opened up the doors for Indian people to come and work in Mauritius. Not only that. Since we are developping several hubs, we would like to find necessary experts to come and work in Mauritius. Foreign indian lawyers work in Mauritius. We know that together we will go places. As far as we are concerned, the India/Mauritius DTAA is a very good instrument which have served both countries well, an instrument which is not questionnable and which is not being questioned. It is an instrument which needs to be perfected, because we only want the best for each other and we are going to do that”, resumed Usha Dwaka Canabady at the summing-up of her speech


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INSIDE

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FOREIGN INVESTMENT

DOING BUSINESS IN INDIA COULD BE THE BEST AND THE WORST THING No country apart from China attracts more foreign direct investments like India. While New Delhi is so attractive, the Indian dream for businesses can easily become a nightmare if one does not know how to tackle the Indian reality ▼ LEEVY FRIVET

A MULTI-JURISDICTION FINANCIAL LAWYER

I

t has become a very interesting feature at the Mauritius Commercial Bank (MCB) to invite prestigious intellectuals to talks and debates on economic, banking and financial issues at its ecofriendly headquarters at St-Jean. The neutrality exposed by Sudipta Routh, one of the most brilliant multi-jurisdictional finance lawyers, was really exceptional. MCB's Chief Executive, Pierre Guy Noël recognised the fact that the success of Mauritius hugely depends on the outside world and it was essential to hear people like Mr Routh. One would have expected to hear all the good things on India, but Sudipta Routh played it neutrally exposing the interesting perspectives Delhi could give and the legal conundrum facing investors who target the attractive Indian market. The talk's theme was: « Positioning Mauritius for the New Indian Entrepreneurs; Unravelling the Legal Conundrum ». Mr Routh layed down the complexity of the reality for investors in India. The eminent Indian counsel for financial and banking industry compared an investment strategy like a big game hunting. He said that the investor should know: (1) The lay of the land, (2) The thorny and hairy issues, (3) The nature of the beast, (4) The direction of the wind and (5) The bait. Sudipta Routh said that the lay of the land represents India's rank as second as

PRESENTATION. Those listening to Sudipta Routh surprised by his remarks on India among them FSC’s CEO

foreign attractive destination but 184th position as the land where contracts are easily enforced. India only beats East Timor on that score. Even Mauritius is better as it is ranked 58 by the World Bank on this issue. India, despite all new technologies, needs 18 days for export cross border transactions and 20 days concerning imports one. Adding to that are what he described as « hairy and thorny issues ». The legal system in India leaves much to be desired. Whilst you can easily have an injunction in 24 hours, the case you lodged may take

years before it is resolved. There are presently 30 millions cases before the Indian courts, they will normally take 350 to 400 years to be settled, underlined Mr Gupta. There is also a disproportionate increase in compliance burden. Mr Gupta concluded that investment in India can be compared as a porcupine. It is very attractive but the horns prevent predators to enjoy it. There is a need to change the 'bait' and he believes investors needs to move out of the treaty paradigm.

Sudipta Routh is a partner at Luthra & Luthra Law Offices, Mumbai. He has led multi-jurisdictional and multi-departmental teams on top of the market cross-border leveraged finance, syndicated, bilateral and restructuring transactions. He has represented and advised JPMorgan, Citibank, the Bank of England, RBS, Morgan Stanley, Credit Suisse and BNP Paribas among others. One of his career highlights was to represent the Bank of England and Her Majesty’s Treasury in restructuring Northern Rock. In India, his major clients include MCB, RBS, Morgan Stanley, Bank of Tokyo-Mitsubishi, Deutsche Bank and Yes Bank. Sudipta Routh has also structured, negotiated and closed several cross-border transactions. His regular clients include Multinational Corporations and International Private Equity houses, and his experience in M&A stretches across diverse sectors such as telecom, steel, oil and gas, alcoholic beverages, real estate finance, media and power. Some of his more significant clients includes DuPont, Unilever, Mechel, Sistema, Reliance Industries and Tech Mahindra.

Those opposing FDI in retail are ‘ignorant’ of realities says Manmohan Singh

The Indian Prime Minister insists that decisions to vote the FDI in Retail law was based on larger concerns about national security, need to insulate India from persistent global economic slowdown

EMBOLDENED BY the victory over the issue of FDI in retail in Parliament, Prime Minister Manmohan Singh hits out at opponents, saying they are « ignorant » about global realities or are constrained by « outdated ideologies ». Asserting that the decisions on allowing FDI in retail and also in other sec-

tors were based on sound economic logic, he said « these (were) politically difficult » decisions, but the government went ahead as it had the courage of its conviction. Addressing the annual general meeting of FICCI, Singh said the recent steps by the government were only the « beginning of a process » to revive the economy and take it back to its growth rate of 8-9 per cent. « Our decision on Foreign Direct Investment in Multi-brand retail, civil aviation, power-trading exchanges and broadcasting must also be viewed in this

larger context, » he said while citing the challenges on fiscal deficit front as also the global economic environment. He insisted that these decisions were based on larger concerns about national security and the need to insulate India from persistent global economic slowdown. « I am afraid that those who oppose these moves are either ignorant of global realities or are constrained by out-dated ideologies. For example, when I hear the debate on Foreign Direct Investment in Retail, what I hear are arguments against large scale organised retail, and not against

Foreign Direct Investment in retail, » Singh said. The Prime Minister's justification of FDI decisions came against the backdrop of government's victory in Parliament last week, when Opposition's resolution moved against FDI in retail was voted out with BSP and SP bailing out the UPA. Talking about further economic reforms, Singh said the government is bringing greater clarity on the FDI policy in the pharma sector and the Railways are working on a Rail Tariff Authority.


INSIDE

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SUDIPTA ROUTH, INDIAN FINANCE INTERNATIONAL LAWYER

“Mauritius has the ability to change under pressure”

Indian finance international lawyer Sudipta Routh believes it's a good thing that the General Anti-Avoidance Rule is likely to be postponed for three years and hails Mauritius ability to adapt to all circumstances ▼ LEEVY FRIVET

Reciprocity of judgement is not an easy issue to tackle. There are only 12 or 13 jurisdictions that India recognises. It is not something that India does regularly

❚ What stunned me in your presenta-

tion was the issue of India being one of the worst countries where business can be done and also one of the best countries that attracts foreign direct investment... India is a wonderful place to do business and is not as well. The point I stressed upon is that if you are going to India and you do not have a strategy which takes into account the various issues in that particular jurisdiction, then obviously it is the worst possible decision you could make. On the other hand, if you are able to move your investment strategy with respect of the peculiarities of an emerging economy like India, it is obviously, a fantastic destination. So, you have on one hand, the saying that India is ranked 2 just behind China in terms of most attractive investment destination, and on the other hand, the World Bank who ranks India at 184th position on 185 countries on that same issue. The truth lies from which perspective you see.

ventures because Mauritius has a vast network of treaties, not only the Double Taxation Agreement with India but 33 other such treaties and a lot of them with African countries. Mauritius is in the COMESA and is now emerging as an arbitration and dispute resolution centre. So, how you take these opportunities in the future, how you understand the challenges that are imposed on you are also important.

❚ You spoke most about how to en-

counter that legal conundrum but it seems that it is more a political will that hurts investment or potential investments in India. Well, it is indeed a political situation as well as an economical situation and the equilibrium lies between politics and economics. It is also not entirely unfair to try to maximize its entire tax revenue as it is not unfair for Mauritius to expect a better treatment, with respect of administration, of the treaty between the two countries. Because after all, Mauritius has been a very close participant in India's growth. Now, how are you going to work this dynamic, how are you going to keep this equilibrium will depend on a lot of issues between the respective governments and the regulators of the two countries, the political will and the economic imperatives. A balance will surely be found, I have no doubt about that, but at what point that will happen is uncertain.

❚ And there remains the issue of re-

Despite what have been said, it may be possible that GAAR will not come in April 2013. The date set was Saturday 02 April 2013, then postponed for an expert committee review in India itself. That review was a very thoughtful and timely one and it recommended that GAAR be postponed for three years so that all stakeholders can give their point of view on it. The Indian government took that in consideration and probably GAAR will be postponed and certainly it will not come in April 2013. ❚ Is it a good thing for Mauritius?

❚ The General Anti-Avoidance Rule is

set to come in force in 2013 and a lot have been said about its effect on Mauritius. How do you view that coming of the GAAR?

It certainly is as it will help Mauritius determine what are the impermissible arrangements which constitute GAAR. It has been a global challenge and it is certainly not a problem that

you can easily solve out between India and Mauritius. It exists in many jurisdictions as well. ❚ Do you really believe that there is a

place for these new Indian entrepreneurs in Mauritius? The interesting thing about Mauritius is its ability to change under pressure. The textile, the sugar and financial industry of Mauritius are good examples of what I am saying. Banks like the Mauritius Commercial Bank are respected banks across the Indian Ocean RIM and the new Indian entrepreneurs obviously see Africa as a hugely emerging market. And Mauritius can play an important role into that. Mauritius provides a fantastic platform for the banking and financial services and a one stop shop for Africa

ciprocal judgements. How do we tackle it? Reciprocity of judgement is not an easy issue to tackle. There are only 12 or 13 jurisdictions that India recognises. It is not something that India does regularly. From the time India became independent up to now, we just have 13 jurisdictions where there is reciprocity of judgements. India will have to sign a certain number of treaties, conventions etc which will bring about that change. It will not come soon because it involves lots of issues to be discussed and it needs some amount of political momentum behind it. So, our next best opportunity is to look at other alternatives such as arbitration, foreign courts outside India that you can use. Indian law is very flexible on that issue.


GROS PLAN

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PÉPINIÈRE DE MÉDINE

Cascavelle accueille la section retail Dans le souci de mieux répondre aux attentes de sa clientèle, la Pépinière de Médine a ouvert une section retail à Cascavelle. Toute la gamme de produits de la compagnie y sera disponible ▼ JAMIROUDDIN

YEADALLY

U

ne petite graine. C'est ce qu'a plantée la Pépinière de Médine à Cascavelle, mardi dernier. Afin, notamment, de se rapprocher de sa clientèle, la compagnie a lancé sa section de retail – le Garden Centre – à côté du Cascavelle Shopping Village. La pépinière située à Bambous se consacrera, elle, à la vente en gros. « A terme, le Garden Centre se veut être un lieu privilégié par tous ceux ayant ‘le goût du jardin’ et nous ciblons ici le marché retail. Les habitants des environs sont principalement visés », a indiqué Jean Edgar de Ravel, Senior Manager de Médine Nursery et Landscaping. « Nous disposons d’un grand choix de plantes et nous nous mettons vraiment au service de tous ceux qui veulent créer leur coin de jardin en toute

L’espace d’expovente, de type ouvert, plonge le visiteur dans un univers florissant avec une variété de plantes et de couleurs

simplicité », devait-il encore ajouter. D'accès facile, aussi bien en voiture qu'en bus,

le nouveau Garden Centre se veut être un élément déterminant dans la politique marketing peaufinée par Médine Agriculture. Ce nouvel espace de verdure, d'une superficie d'un hectare, abrite non seulement tout ce que le visiteur a l’habitude de trouver sur le site de Bambous, (c.à.d. herbes aromatiques, arbustes, plantes d’intérieur ou encore le traditionnel arbre de Noël) mais également, très prochainement, un coin dédié à l’entretien du

jardin. L’espace d'expo-vente, de type ouvert, plonge le visiteur dans un univers florissant avec une variété de plantes et de couleurs. Egalement à découvrir : une boutique de diversification agricole faisant la part belle aux fruits et légumes ‘made in Médine’, notamment les « Jardins de Médine ». Dans un deuxième temps, le Garden Centre compte s’ouvrir à des propositions d’événementiels tels que foires agricoles et autres.

Le Rayon de Soleil de la Banque des Mascareignes

LA FÊTE annuelle des enfants des employés de la Banque des Mascareignes a eu lieu samedi, au Racing Club de Trianon. Cette année, les enfants suivis par l’ONG Ti Rayon Soleil, de Rivière-Noire, ont également participé aux activités organisées par l’atelier Pierre Poivre, lors desquels ils ont pu mettre en avant leurs divers talents. « Nous accompagnons depuis deux ans déjà l’ONG Ti Rayon Soleil et nous voulions que les enfants que nous parrainons soient des nôtres en cet après-midi. Nous avons à cœur, à la Banque des Mascareignes, le bien-être des générations futures et il était important pour nous de nous assurer que tous ces enfants aient un joyeux Noël », a affirmé Hoang Dang, directeur général de la banque. Pour Bérengère Seriès, vice-présidente de Ti Rayon Soleil,

HEUREUX. Les enfants suivi par l'ong Ti Rayon Soleil

« c’est une initiative très louable de la Banque des Mascareignes de permettre aux enfants du centre de rencontrer des enfants d’un autre milieu. Cela démontre son implication dans l’éducation et le développement des plus vulnérables. Cette journée est le sym-

bole même de l’unité ». Cette année, l’institution bancaire a accompagné Ti Rayon Soleil dans différents projets. 25 enfants du centre ont ainsi pu bénéficier de divers cours au niveau de l'alphabétisation et de la santé.

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ABC Banking achète la Weal House

IL S'AGIT d'une véritable 'statement of intent' de la part d'ABC Banking Corporation Ltd. En achetant la WEAL HOUSE, immeuble situé à côté de la Plantation House, à la Place d'Armes, à Port-Louis, la banque commerciale se prépare à emménager dans le centre financier historique du pays. « Nous prévoyons quelques mois de rénovations pour permettre de faire revivre cet emplacement historique de l’île Maurice », a indiqué le Professeur Donald Ah Chuen, Managing Director d'ABC Banking Corporation, Pour Yashod Umanee, General Manager de la banque, cet immeuble imposant, de plusieurs étages, leur permettra d’avoir une plus grande visibilité au sein du paysage bancaire mauricien. Cet achat s'explique également par le fait que grâce au nouveau 'head office' d’approximativement 1200 m2 qui s'y installera, la banque pourra centraliser tous ses départements. « Après seulement deux années d’existence, nous faisons le maximum pour donner le meilleur service à nos clients et ce bâtiment va nous permettre d’être à la hauteur de nos ambitions », a souligné Yashod Umanee

Duraco au secours de la CWA

LA COMPAGNIE Duraco vient en aide aux familles qui ont à faire face aux multiples coupures dans la fourniture d'eau dans la région est du pays. Ainsi, du 12 au 31 décembre, les camions citernes Duraco distribueront de l'eau, y compris les week-ends. Du 12 au 16 décembre dernier, les camions citernes ont parcouru les villages de Trou-d’Eau-Douce, Ecroignard, Riche Mare, La Laura et Caroline. La distribution du précieux liquide se poursuivra dans d'autres régions de l'est et ce jusqu'au 31 décembre. Au total, Duraco aura soulagé quelque 1 140 familles dans cette période difficile de l'année. « Nous avons aménagé un camion avec 3 réservoirs d’eau d’une capacité totale de 12 000 litres. Chaque famille aura en conséquence environ 200 litres d’eau tous les jours. Nous travaillons en étroite collaboration avec la CWA et les forces vives des villages de l’Est pour coordonner cette action. La CWA nous indique les régions prioritaires et notre camion se charge de la distribution, aidé des forces vives de la localité », explique Dominique Leclézio, General Manager de Duraco. « C’est un grand soulagement pour ces familles », affirme un animateur social du village d’Ecroignard.


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GROS PLAN

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SOUMISSION TARDIVE DU TDS STATEMENT

L’AMENDE DE RS 20 000 JUGÉE TROP ÉLEVÉE

Depuis que l’Income Tax Act a été amendée en 2011, les PME doivent payer une amende de Rs 20 000 en cas de retard à la soumission du Tax Deduction at Source (TDS) Statement. Dans un contexte économique difficile où elles n’arrivent pas à écouler leurs produits, nombreux sont les patrons de petites entreprises à ne pas pouvoir payer ▼ HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN

L

es petits entrepreneurs ne savent plus à quel saint se vouer. Au début du mois de novembre, plusieurs d’entre eux ont reçu une lettre de la Mauritius Revenue Authority (MRA) leur sommant de s’acquitter d’une amende de Rs 20 000 pour le nonrespect de la date limite pour la soumission du ‘Tax Deduction at Source (TDS) Statement’. « Our records show that your TDS Statement for the year mentioned below has been submitted after the due date. As a result, an amount of MUR 20,000.000 is due and payable. You are hereby requested to pay the amount due not later than 28 days of the date of this letter. If you are dissatisfied with this claim, you may, within 28 days of the claim, lodge with the Clerk to the Assessment Review Committee written representations », peut-on lire dans la lettre. En effet, à la suite des amendements apportés à l’Income Tax Act, sous la Finance (Miscellaneous Provisions) Act 2011, chaque ‘payer’ doit remplir le formulaire pour l’Annual TDS Return par voie électronique avant le 15 février de chaque année. Pour ce faire, il reçoit également un identifiant (login) et un mot de passe lui permettant d’accéder à son compte. Cependant, s’il ne le fait pas

Séduire la presse spécialisée pour attirer les Chinois

DES JOURNALISTES de National Geographic Traveler, de Golf magazine et de Trends Traveler TV, une dizaine de représentants de grands titres de presse chi-

dans les délais prescrits, il encourt, comme l’explique la MRA, « a penalty of Rs 5,000 per month or part of a month, up to a maximum of Rs 20,000 ». DIFFICULTÉS FINANCIÈRES Nazlee Mohidin, gérante de la compagnie Le Resh Tourist Shop Ltd, est de ces patrons de PME ayant reçu la lettre de la MRA. Elle se retrouve ainsi à devoir payer une amende de Rs 20 000 alors qu’elle éprouve déjà des difficultés

nois, ainsi que Shao Bing, vedette du grand écran au pays de Mao, étaient à Maurice du 13 au 18 décembre. L'objectif de leur séjour était de réaliser des documentaires qui permettront de faire découvrir la destination mauricienne aux Chinois. A titre d'exemple, National Geographic Traveler, avec un tirage de 790 000 copies par mois, consacrera huit pages à Maurice et au groupe Sun Resorts, mettant de l'avant les sites exclusifs et l’hospitalité mauricienne. Idem pour Golf Magazine, qui a un tirage de 428 000 copies, alors que Trends Traveler TV consacrera 40 minutes de couverture à notre île.

financières en ce moment à cause d’une baisse de la clientèle. En fait, depuis dix ans qu’elle exerce le métier, la demande n’a jamais été aussi faible. « Nous devons payer un loyer de Rs 20 000 maintenant, alors qu’auparavant, il était à Rs 15 000. N’oublions pas non plus la facture d’électricité. Auparavant, elle se situait autour de Rs 4 000 par mois. Nous avons tout fait pour la réduire et elle arrive maintenant à Rs 1 000 », explique-t-elle. Au total, les dépenses liées à la «

Avec Omnicane, L’Escalier prend l’ascenseur...

INAUGURATION. Le Deputy Prime Minister, Rashid Beebeejaun, coupait le ruban sous les yeux de l’executif d’Omnicane

2013 SERA une bonne année pour L'Escalier. A l’occasion de l’inauguration d’un jardin d’enfants au L’Escalier Social Welfare Centre, mercredi dernier, Jacques d’Unienville, Chief

tabagie » que tient Nazlee et son époux tournent autour des Rs 25 000 par mois. Une somme qui n’est pas évidente à récolter. « Il y a des jours où nous ne récoltons que Rs 500 ou Rs 600. Comment pouvonsnous trouver Rs 20 000 à la fin de l’année pour payer l’amende ? » se demande Nazlee Mohidin, qui nous confie même qu’ils accumulent du retard pour le paiement du loyer. D’autres entrepreneurs, qui se retrouvent dans la même situation, estiment que la MRA devrait modifier le procédé adopté et s’inspirer de celui du National Pensions Fund (NPF). « Le TDS aurait du être sous la forme d’un paiement mensuel. Le formulaire de la MRA aurait pu inclure de l’espace pour le nom du ‘payer’, ainsi que le Tax Account Number (TAN), le numéro de la carte d’identité et le montant dû. A ce moment, on n’aurait pas à faire d’Annual Return », explique un patron de PME. Autre aspect qui pose problème : pour se défendre devant l’Assessment Review Committee (ARC), les petits entrepreneurs concernés doivent retenir les services d’un avocat. Comment faire, s’insurgent certains, pour payer un avocat, alors même qu’ils n’ont pas le moyen de payer le loyer, ou de s’acquitter de l’imposition à la source ou d’une amende de Rs 20 000 ?

Executive Officer d’Omnicane, a annoncé la réalisation de plusieurs projets importants dans cette localité du Sud de l'île l'année prochaine. Ce dernier a ainsi affirmé que sa compagnie, en partenariat avec le gouvernement, a déjà enclenché les travaux de construction d’un nouveau pont en remplacement du Pont Jamin, au coût de Rs 140 millions. « Les travaux de ce pont à double sens a déjà débuté et sera complété durant le second semestre de l’année prochaine. Ce nouveau pont assurera plus de sécurité et son architecture sera un bijou et une fierté pour le village de L’Escalier », a affirmé Jacques d’Unienville. Le CEO d'Omnicane a ajouté qu’une proposition sera faite au gouvernement et aux opérateurs économiques de la région pour une collaboration quant à la construction d’un complexe sportif moderne, qui permettra aux habitants du village de s’adonner à la pratique sportive et aidera à l’éclosion de jeunes talents.


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WIDE ANGLE

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One cannot speak about the Indian Ocean without mentioning India, and one cannot dare to talk about anti-piracy act in the same Ocean without illustrating the Indian Navy efforts to protect the Exclusive Economic Zone (EEZ) of Mauritius

MARITIME SECURITY

Indian Navy proud of contributing to decrease in Piracy Acts ▼ LEEVY FRIVET

AND JAMIROUDDIN YEADALLY

A

nother Indian Ship is presently in the harbour of Port-Louis. Something not unusual as there has been fifteen previous ones in the past three years. The Indians claim that it is for the purpose of undertaking dedicated economic exclusive zone of Mauritius. As everything is top secret in the army, the same goes for the navy. But, nevertheless, Mauritius is hugely benefiting from it. 60 tons of fuel is needed daily for the INS Brahmaputra to sail in the huge oceans of the Persian sea as well as in the Indian Ocean. The ship will be in the waters of the Mauritian Republic until end of this month; Training will be provided to the officers of the National Coast Guard, operations against illegal fishing in the economic zone of Mauritius will be undertaken and as usual, the fight against piracy remains on the agenda. It does cost a lot of money and why India loves Mauritius so much by deploying efforts, money and manpower to one of the largest exclusive economic maritime zone that belongs to one of the smallest republic of the globe remains a secret. The fact is that Mauritius is unable to protect its EEZ. It does not even have an Offshore Patrol Vessel (OPV), that can go in huge waters of the Indian Ocean. Thanks to New Delhi, Port-Louis has never encountered yet any Somalian pirates' attack on any vessels where there is

Captain AK Agarwal confident over the War against Piracy

on the top the Mauritian Flag. The same conclusions cannot be unfortunately made where illegal fishing is concerned. But the fact is that India will maintain its aid through such types of ships like the INS Brahmaputra, which is a state-ofthe-art Guided missile frigate. Statistics shows that piracy in the Indian Ocean has decreased in 2012. The number of pirate attacks have fallen sharply in the first half of 2012, led by a drop in Somali piracy, the International Chamber of Commerce (ICC) International Maritime Bureau’s (IMB) global piracy report revealed. But the same report warned that these numbers were offset by a worrying increase of attacks in the Gulf of Guinea. Overall, 177 incidents were reported to the IMB Piracy Reporting Centre (PRC) in the first six months of 2012, compared to 266 incidents for the corresponding period in 2011. The report showed that 20 vessels were hijacked worldwide, with a total number of 334 crew members taken hostage. There were a further 80 vessels boarded, 25 vessels fired upon and 52 reported attempted attacks. At least four crew members were killed. The decrease in the overall number is primarily due to the decline in the incidents of Somali piracy activity, dropping from 163 in the first six months of 2011 to 69 in 2012. Somali pirates also hijacked fewer vessels, down from 21 to 13. Nonetheless, Somali piracy continues to remain a serious threat.

All countries are dependent on maritime transport and all of them are in the same way affected by maritime piracy. Captain A K Agarwal knows the topic very well as he is the officer who commands the INS Brahmaputra. Captain Agarwal believes that the war on piracy could be won as statistics show a significant decrease in the In-

dian Ocean region. “The number of incidents have come down especially this year. There has not been

EEZ OF MAURITIUS According to the Maritime Zones Act and in accordance with Article 56 of the United Nations Convention on the Law of the Sea (UNCLOS), a country has the sovereign right to explore, exploit, conserve and manage natural resources, whether living or non-living within its maritime zone. The country concerned has the same powers for the economic exploitation and exploration of its EEZ, such as power generation from water, currents and winds, establishing and use of artificial islands, scientific research etc. Mauritius has an Exclusive Economic Zone (EEZ) of 1.9 million km2 extending from the coasts of the islands of Mauritius, Rodrigues, St Brandon, Agalega, Tromelin and Chagos Archipelago. This maritime space has a variable stock of fish, including pelagic and demersal species. The main species that are caught are the lethrinids, scarids, sigannids and mullets and are a major source of revenue to the Mauritian government. The tuna fishery is a major industrial activity of Mauritius. Land transhipment constitutes also a very important related activity.

many cases in the Indian Ocean, which is one of the most piracy infected areas along the Somalia coast. So, definitely, the presence of multinational forces in the Gulf of Aden and the northern part of the Arabian Sea have been a big asset and a big deterrence for the pirates to operate”. There remains nevertheless a fact that so many ships are fighting piracy in the Indian

Ocean and Capital recalled one incident where Indian fishermen were killed by Italian navy. When asked if such risks are still high in the waters of the EEZ of Mauritius, Captain Agarwal replied: “When we operate in Mauritian waters we are constantly in touch with the Mauritius National Coast Guard Headquarters. We make regular situation reports mainly in

terms of input of all vessels present in the region and all reports are compiled at the Mauritian headquarters. What happened in Indian waters where Indian fishermen were shot by the Italians is an isolated case. That can happen when there is no clarity. It was an unfortunate incident and an isolated one and it should not deter actions to be taken against pirates”.


WIDE ANGLE

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ANOTHER INDIAN GIFT

MAURITIUS TO HAVE ITS OPV IN SEPTEMBER 2013

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ndia is gifting Mauritius another weapon which is an OPV (Offshore Patrol Vessel) that will fight against pirates and illegal fishing. Its delivery is expected in September 2013, Mr AK Kohli, Commander of the National Coast Guard, confirmed to Capital. “The OPV project is a long dream of the NCG. The ship is right now under construction in the same shipyard where the INS Brahmaputra was built and more than 40% of works has been completed,” said the NCG chief who added that concerned authorities are presently involved in the exercise of choosing a name to be given to the OPV. This state of the art ship has been designed and modified to meet the various requirements of the NCG. “The ship can do the entire spectrum of conflict. It will contain automatic weapons and will be capable to embark the Chetak helicopter as well as Mauritian commandos on its mission to the surveillance of the EEZ. It will also carry out Casualty as well as Search and Rescue operations, humanitarian assistance and disaster relief operations throughout the Indian Ocean,” highlighted the marine chief. Mr Kohli underlined the importance of such OPV: “Most of trades in terms of value come through the sea. So, it is necessary for every nation to invest in maritime forces and as the Indian Ocean has become the path way to many foreign ships heading to Africa, it was necessary to have a ship that will be able to monitor our EEZ as well to protect it from invaders”. A GROWING CHALLENGE He pointed out that our beaches need to be more and more secure because it is a place where most of our revenues come and that in this line, the NCG will be needing more and more assets. “If you ask anybody if there is enough assets in the NCG, the answer will be probably yes and no. The EEZ of Mauritius is similar in size to that of India and there is an entire navy of 130 ships and 60,000 personnel taking care of it. If you ask them if they have enough assets, their reply will be that is it not enough!”, added our interlocutor. He also stressed on the fact that there has been no major incidents at sea since a long time and that it was particularly because of the hard work of the NCG team. He explained the reason why the INS Brahmaputra came in Mauritius: “Our coast line is huge and we don't have a ship which can go to extremities of our EEZ. This is why we had to call on ships, through necessary agreements, from the Indian government and now we need to go out and show our presence not only to people in

PIRACY. Ship commander as well as the commissioner of police, the Indian High Commissioner and the Deputy High Commissioner of India expressed their concern about piracy in the Indian Ocean

Mauritius but to people of Rodrigues, Agalega and every island on which Mauritius has its sovereignty”. On the other hand, Commander Kohli said that he recognizes the fact that enrolment in the uniform service is a growing challenge in Mauritius and across the world and that it is not easy to lead a comfortable life in the maritime sector. “The opening of globalisation has given the youth with so many options. Youngsters find and choose more well paid and comfortable jobs in other sectors of the economy rather than spending more than a month at sea, far from their family,” added the NCG chief. He pointed out that the youth are very motivated but that there is a dire need to reach them and make them understand the concept of working for the

Right now, we have five NCG members who are at thousand miles away from their family in post on the St Brandon Island. A job in uniform profession is not only for monetary gains but it has more to do with patriotism and what you feel for your country

nation's pride and security. “Maritime is a very patriotic job and there is a dire need to reach people, specially youngsters, and explain to them the various reasons why they are living a comfortable life without threat. Right now, we have five NCG members who are at thousand miles away from their family in post on the St Brandon Island. Their job consists of looking after the economic and security interest of every Mauritian citizen. A job in uniform profession is not only for monetary gains but it has more to do with patriotism and what you feel for your country,” said the commanding chief of the NCG. On a concluding note, Mr Kohli would give assurance to Mauritian citizens that “the sea was, is and will remain safe and that it is our job to make sure that everybody lives in a safe environment”.

Commissioner of Police is not anxious THE COMMISSIONER of Police, Dhun Iswar Rampersad is confident that Mauritian waters are well protected and that the concern about piracy threat is virtually low. “We believe that we are well protected. Firstly, it is because we have agreements with India concerning the surveillance of our waters and secondly, the European Union (EU) has

its own means in particular regions in the Indian Ocean where piracy is a threat,” he said while on a visit on board the INS ( Indian Naval Ship) Brahmaputra. He stressed on the fact that the number of pirate attacks has gone down to 25% which, according to him, is due to the fact that foreign countries have taken the piracy issue seri-

ously and are helping Mauritius in whatever manner they can to halt such criminal acts. Apart the European Union (EU) and India, China is also very much involved in preventing pirates attacks in the Indian Ocean and this gives us assurance that we are well protected,” highlighted the chief of the Line Barracks.


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GREEN BUSINESS

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Sensibiliser les sociétés mauriciennes à l’importance du recyclage. Tel est le but que s'est fixé la compagnie réunionnaise, RVE Ltd (Recyclage Valorisation Environnement)

RVE LTD

EN MODE DE SENSIBILISATION

R

rahsawmy, qui se réjouit, par ailleurs, que la présence de RVE favorise la coopération entre les îles sœurs. Quant à Jim Seetaram, il a salué l’initiative et la présence de RVE à Maurice et réitéré son soutien aux entreprises exerçant dans des domaines innovants.

VE (Mauritius) Ltd est une compagnie de recyclage de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE, ‘wastes electric and electronic’ – WEEE en anglais). La présentation officielle de la compagnie a eu lieu en la présence des ministres Deva Virahsawmy, Environnement et Développement durable, et Jim Seetaram, Commerce, Entreprises et Coopératives, vendredi dernier.

PLAN D’ACTION Pour Barbara Lopez, directrice générale de RVE Maurice, le cadre légal de la filière du recyclage est en pleine structuration à Maurice. « A travers le projet MID (Maurice Ile Durable), le gouvernement mauricien a clairement exprimé sa volonté de mettre en place des actions concrètes pour faire de Maurice une île plus verte. C’est dans cette optique que RVE Ltd a choisi de s’implanter à Maurice, pour partager son expérience et son savoir-faire et aider le pays dans sa démarche environnementale en proposant une solution complète dans la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques », a

ENTREPRISE. Le Ministre de l’environnement, Devanand Virahsawmy, ainsi que Osman Mohamed, Chairman de Maurice Île Durable, Paul Soobaya, directeur de RVE et Barbara Lopez, directrice générale de RVE à Maurice entourée des hôtesses de la soirée

En 2013, le ministère de l’Environnement mettra en place un plan d’action qui permettra aux différents secteurs de s’engager de façon concrète dans diverses démarches environnementales

souligné la directrice de RVE. En 2013, le ministère de l’Environnement mettra en place un plan d’action qui permettra aux différents secteurs de s’engager de façon concrète dans diverses démarches environnementales. « L’initiative de RVE est en ligne avec le concept Maurice île Durable », devait déclarer le ministre Deva Vi-

CRÉATION D’EMPLOIS RVE, installé à Maurice depuis deux ans, est une filiale de RVE Réunion. Paul Soobaya, le directeur, explique que l’entreprise a réalisé des projets importants en gestion de DEEE créant ainsi plusieurs emplois locaux. L’économie mauricienne, en plein essor, crée de plus en plus de DEEE. RVE Ltd y trouve une occasion d’intervention. RVE Ltd, basé à l’île de la Réunion depuis 2006, est entré en opération en 2010 à Maurice. Près de 40 millions de tonnes de DEEE sont générés par an dans le monde. En 2011, la quantité des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) mondiaux s'élevaient à 320 tonnes d’or et 7 500 d’argent. Cependant, seulement 15% de ces quantités sont recyclés.

La plus grande centrale solaire d’Afrique au Ghana

LE GHANA aura la plus grande centrale solaire de l’Afrique en 2015. Baptisé Nzema, cette construction britannique qui sera l’une des plus importantes au monde et qui aura une capacité de 15 mégawatts. Nzema devrait être opérationnelle en octobre 2015. Le Ghana est l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne, avec une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 14,4 % en 2011. La demande d’énergie augmente par 1015% par an, mais le manque de capacité de production fiable agit comme un frein sur l’économie. Selon les chiffres,

les pénuries d’électricité auraient coûté 1,9% du PIB en 2006. Une grande partie de l’électricité est d’origine hydroélectrique au Ghana, ce qui fait que les sécheresses ont de graves conséquences sur la fourniture d'électricité. C'est l'entreprise britannique Blue Energy qui est derrière cette centrale solaire. L’usine Nzema sera construite par une filiale de Blue Energy, Mere Puissance Nzema Ltd, sur un site de 183 hectares à proximité du village de Aiwiaso dans l’ouest du pays. La Blue Energy a obtenu un bail de 100 ans pour le site, et une autorisation de se connecter au

réseau électrique local. « Il y a un fort potentiel de développement pour les énergies renouvelables dans la région. Nous pensons que Nzema montrera la voie aux autres pays de ce qui peut être réalisé », a déclaré le directeur général de Blue Energy, Chris Dean. Il est prévu que Nzema créera des centaines d’emplois au Ghana, dont 200 permanents et 500 lors de la construction. Et puis quelque 2100 emplois indirects par la sous-traitance d’activités à des entreprises locales de services et d’éducation. Au final, il renforcera la capacité électrique du Ghana de 6%.


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PARCOURS

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DÉFILÉ GRANDIOSE. La Haute Couture était au rendez-vous au Mont Choisy Promenade

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A L’AUBE SANJEET BOOLELL

D’UNE PROMETTEUSE CARRIÈRE

Sanjeet Boolell ne suivra pas les traces de son père, l’actuel ministre des Affaires étrangères. Lui, a choisi une autre voie, une estrade pour s’exprimer. Une autre audience à convaincre et à séduire. C’est dans le domaine de la mode et de la haute couture qu’il essaie de se faire un nom. Et, il y arrive

anjeet Boolell s’est inspiré du théâtre céleste (voir hors-texte) pour sa toute dernière collection. Intitulée Aurores Boréales, sa vingtaine de créations met en exergue le turquoise, le rouge et le vert, symbolisant la transparence et la fluidité organique. Les heureux invités de l'ouverture du Mont Choisy Shopping Promenade, le 7 décembre dernier, ont pu admirer le talent et le savoir-faire du jeune styliste. La robe créée pour Uraysha Ramrachia, pour l’élection du Miss India South Africa, portée par la reine de beauté elle-même, ce soir-là, démontre l’immense potentiel de ce jeune styliste qui n’a pas encore la trentaine. Le styliste confie avoir mis tout le paquet pour son défilé en solo à Mont Choisy Shopping Promenade (MCSP) : « Je voulais quelque chose de chic qui corresponde à mes créations. Le Mont Choisy Shopping Promenade s’y prêtait parfaitement. J’ai voulu mettre les petits plats dans les grands, que ce soit pour le podium, les jeux de lumière, la musique... et j'ai convié le gratin de la politique et de l’industrie. Je peux dire que le pari a été réussi. Ce fut une grande première ». TROIS MOIS DE PRÉPARATION Sanjeet Boolell a présenté ses créations lors de plusieurs défilés depuis 2010 quand il a commencé à évoluer dans la sphère de la mode en tant que professionnel. « Mais concevoir et organiser son propre show, avec ses créations, rien que ses créations, c’est autre chose », s’enthousiasme le jeune créatif. Presque trois mois de préparation : à choisir les créations à être présentées, à veiller à la confection, à travailler avec les mannequins, à discuter musique et lumières… Mais le jeu en valait bien la chandelle. Il s’en rend compte dès que commencent à pleuvoir les compliments après le défilé. Compliments qui, les jours qui suivront, prendront la forme de commandes fermes. « Oui, le téléphone n’arrête pas de sonner depuis. C’est très gratifiant, encourageant surtout », nous confie-t-il, sous la terrasse de la maison familiale à Forest-

Side, son chiot GriGio contre ses épaules. Ce défilé au MCSP, Sanjeet Boolell misait beaucoup sur. « Je n'ai pas fait les choses au petit bonheur. Je voulais présenter un défilé digne de ce nom », dit-il. Le thème « Aurores Boréales » lui est venu a l'esprit alors qu'il regardait un documentaire à la télévision. Je trouvais l'idée intéressante car ce n'est pas quelque chose de statique. J'ai pu ainsi interpréter les formes et de belles tenues aux couleurs turquoise, rouge, vert, gris, argent... ». L’artiste a ainsi développé un concept et un style où il a, dit-il, tenté de tamiser l’excentricité et d'intégrer les complexités de la coupe, avec variations selon plusieurs styles. FAIRE DE MAURICE UNE FASHION DESTINATION DE LA HAUTE COUTURE D’où vient l’inspiration du styliste ? Mais, partout, répond-il sans hésiter : « Les idées sont partout, dans la nature qui nous entoure, dans les formes et les mouvements, dans les objets et les personnes. Voyez-vous, même la forme de votre boucle d'oreille peut m’inspirer. ça me donne envie de faire des recherches et de créer quelque chose à partir de là. Il n’y a pas à chercher bien loin pour s’inspirer et créer ». Regarder autour de soi, observer. Après la réussite de MCSP, Sanjeet Boolell songe actuellement à créer du street and casual wear. Question : La haute couture serait-elle sans grandes perspectives ? « Pas du tout, rien qu’à voir mon carnet de commandes je peux avancer que mes robes qui coûtent entre Rs 12 000 et Rs 30 000 trouvent facilement preneuses. Cependant je désire davantage promouvoir mon label : Sanjeet Boolell ». Le styliste voit encore plus loin et rêve en grand. Il est convaincu que Maurice peut devenir une Fashion Destination de la haute couture pour l'océan Indien. Car « la mode intéressera toujours et le pays regorge de compétences éprouvées en la matière. Il suffit d’y croire, de créer le cadre nécessaire. Les stylistes et les couturiers ne demandent qu’à s’exprimer, ils suivront », plaide-t-il. Tiens, ne dirait-on pas un discours de politique…


PARCOURS

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INSPIRATION

UN ARC-EN-CIEL DANS LA NUIT Depuis que le monde est monde, les aurores polaires font partie intégrante de notre planète Terre. Elles ne dépendent aucunement de l'activité humaine, mais plutôt de celle du soleil et du champ magnétique terrestre. L'aurore n'est pas, tel qu'on l'a cru pendant longtemps (jusqu'à il y a 70 ans), causée par la réflexion de la lumière solaire sur les glaces de l'Arctique. Toutefois, c'est effectivement le soleil qui est responsable des aurores polaires. La surface turbulente du soleil rejette dans l'espace des atomes et des particules subatomiques (protons, électrons). Lors de violentes tempêtes solaires, une grande quantité d'électrons et de protons venant du soleil arrivent dans l'atmosphère terrestre et excitent les atomes d'oxygène et d'azote, lesquels deviennent subitement lumineux et produisent les magnifiques voiles (rubans ou rideaux) de lumière colorée que sont les aurores polaires. On les nomme polaires parce qu'une fois arrivées dans l'atmosphère terrestre, les particules sont prises au piège par le champ magnétique qui les force à se diriger vers les pôles magnétiques nord (aurore boréale) et sud (aurore australe). Parlons des couleurs des aurores polaires. Voici un exemple de la vie de tous les jours pour comprendre la lumière des aurores. Des électrons frappent sur un écran de télévision, laissant apparaître différentes couleurs selon le type de phosphore (rouge, vert, bleu) qui recouvre le tube cathodique. Parallèlement, la lumière solaire (ou les électrons) qui arrive dans l'atmosphère terrestre entre en collision avec différentes molécules. Chacun des gaz atmosphériques va briller différemment selon son état, neutre ou chargé, et aussi selon l'énergie de la particule qui la frappe. La couleur jaune-verte, la plus éclatante et la plus fréquente, est émise par les atomes d'oxygène qui sont à environ 100 km d'altitude. Ceux qui sont plus haut, au-delà de 300 km, émettent une lumière rouge foncé. Ces aurores toutes rouges sont rares. C'est d'ailleurs ce genre d'aurores qui a

quelquefois causé la confusion: certains avaient pris une aurore polaire rouge pour la lueur d'un feu de grande envergure; plus d'une fois on a fait appel aux pompiers pour éteindre... une aurore polaire!... Finalement, les molécules d'azote, qui sont neutres, à un bas niveau, produisent une lumière rouge pâle quand elles sont frappées par les électrons. L'azote de la haute atmosphère devient ionisé et émet du bleu et du violet. Ce sont justement les molécules d'azote qui produisent la bordure inférieure, dans les teintes rouge-violet et les côtés vagués des aurores. Certaines aurores sont rouges avec un soupçon de vert, de bleu, de jaune et de blanc. Mais de façon plus générale, les aurores apparaissent blanchâtres avec quelques reflets verts et rarement des reflets rougeâtres. Mais à cause de la faible luminosité des aurores et de la noirceur de la nuit, notre oeil perçoit mal les couleurs. Dans le sud du Canada et dans le nord des Etats-Unis, on observe surtout des aurores boréales de couleur verte. Elles peuvent enflammer le ciel pendant plusieurs minutes et même parfois pendant plusieurs heures. L’observation d’aurores boréales est une importante activité touristique dans des pays scandinaves, en Alaska et au Canada.

O'Reilly l’emmène en Inde C’est au Bocage College, où il prépare son baccalauréat international, que Sanjeet Boolell confirme son penchant pour l’art. Et c’est en Australie qu’il décroche son Advance Diploma in Fashion Design. Mais ce n’est que la base, et cela ne suffit pas si on veut faire carrière dans la mode. Direction, Milan, pour une maîtrise en Fashion Design. Il se perfectionne au niveau des tendances, crée beaucoup de modèles, assiste à de nombreux défilés et côtoie les grands du milieu : Frankie Morello, Armani… Son talent et la qualité de son travail lui vaudront d’être recruté chez Costume National. Mais c’est au pays natal qu’il veut faire carrière. Il rentre en septembre 2010. Et la chance commence à lui sourire. La styliste

Lida O'Reilly, qui rayonne déjà au niveau international, l'invite à participer à un showcase en Inde. Proposition qui ne demande pas réflexion et qu’il saisit au bond. L’aventure ne fait que commencer. Suivront, l’International Fashion Extravaganza, Africa Origins ou encore au Fashion Tour de HEAT Agency. Petit à petit, il se fait un nom dans le milieu. Un nom et une réputation confirmés et acclamés le 7 décembre au Mont Choisy Shopping Promenade. Pour ce premier fashion show en solo, Sanjeet Boolell s’est entouré de professionnels : Véronique Lionnet, son mentor, Sahil Gokhulsingh, Events Organiser et Sachin Sagar, photographe. Un ensemble qui a bien fonctionné.

PROJET. A 28 ans, Sanjeet Boolell rêve de promouvoir sa ligne de vêtements


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L’EPICERIE

LE MONDE À VOTRE TABLE Les épicuriens trouveront leur bonheur chez L'Epicerie, par Le Gourmet Emporium. Fidèle à elle-même, Emmanuelle Coquet, la directrice, promet des produits nobles qui feront le bonheur de sa fidèle clientèle et séduiront les fins gourmets les plus difficiles qui franchiront les portes de l'Epicerie pour la première fois

L’

Épicerie est une destination pour les amateurs de cuisine fine et des connaisseurs. Renommée pour ses produits nobles, cette boutique met l'accent sur des produits frais. Emmanuelle Coquet nous cite, entre autres, le caviar de la Russie, le saumon d'Ecosse, la dinde de France… Bref des produits souvent utilisés dans des mets que vous avez savouré dans des restaurants à travers le monde. Une façon de se replonger dans ses souvenirs de voyages. Et pour les repas de Noël, la dinde et le chapon seront inévitablement les plus prisés. Emmanuelle Coquet parle sans aucun risque de se tromper, car les goûts, les couleurs et les moeurs de ses clients, elle connaît. C'est ce qui fait son succès et fait de l'Epicerie une adresse incontournable en cette période de l'année. QUE DE LA BONNE QUALITÉ ! « Il y a des choses qui ne changent pas. Une grosse dinde accompagnée de chou de Bruxelles ou de pané, demeure une tradition bien ancrée dans les mœurs de beaucoup », confie la directrice de l'Epicerie. Ajoutant : « Nous ne faisons pas du surgelé, tous nos produits sont frais, notre clientèle ne se trompe jamais en choisissant de venir chez nous ». L'Epicerie, par Le Gourmet Emporium, est aussi réputée pour ses fruits de mer « qu'on ne trouve pas dans nos eaux », avance fièrement notre interlocutrice. Les amateurs de langoustines ou encore des noix St-Jacques onr déjà fait leurs réservations, à ce qu'elle nous dit. Emblème de luxe, le caviar éveille sou-


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L'Epicerie, par le Gourmet Emporium propose des produits nobles

vent un vif intérêt chez les amateurs et aussi des fins gourmets qui les découvrent. Ce produit qui coûte les yeux de la tête, rebute les grandes surfaces, même les plus réputées. L'Epicerie en propose de la bonne qualité, affirme Emmanuelle Coquet. Les amateurs de bonne cuisine trouveront aussi, chez l'Epicerie, des huîtres, du foie gras en plusieurs variétés, du saumon et plusieurs autres produits rares. : Truffes de foie gras, Huîtres Fine de Claire, Crevettes roses 30/40, Jambon au miel fait maison, Bœuf Bourguignon, Rillettes fait maison, Sushis, Carpacio de bœuf… Les végétariens ne sont pas discriminés pour autant. Ils auront droit à un vaste choix de roquettes, d'endives, de tomate cerise, d'asperges, d'artichaut… PARTAGE ET CONVIVIALITÉ Les collaborateurs d'Emmanuelle Coquet se font aussi un plaisir de conseiller les clients pour les faire découvrir les nouveaux produits et les meilleures façons de les cuisiner pour profiter de leur saveur. L'Epicerie ne se contente pas de vendre, mais veille aussi que « les consommateurs prennent plaisir à préparer leurs plats, et passent d'inoubliables moments à table ». Il arrive aussi, ajoute la directrice, que « des clients viennent partager leur recette ou leur découverte sur telle caractéristique d'un produit avec nous ». Invité à parler de sa clientèle, elle nous avoue qu'elle accueille surtout des connaisseurs : « Ils aiment la bonne bouffe. Ils apprécient les produits nobles et les plaisirs de la table. Pour ceux-là, un repas est un moment privilégié de partage et de convivialité, c'est un moment important de l'histoire de la famille ou du groupe d'amis. Ils n'hésitent pas à y mettre le prix ». Les prix justement. Là, pas moyen d'arracher la moindre information d'Emmanuelle Coquet. « Nous préférons que les clients viennent sur place, s'informent sur ce que nous proposons, discutent sur les caractéristiques des produits, écoutent nos conseils et astuces avant de penser à comparer les prix », nous fait-elle comprendre. Pour cela, il faut savoir qu'on trouvera l'enseigne L'Epicerie à Floréal, à GrandBaie et à Tamarin.

QUE DE BONNES CHOSES L'Epicerie, Le Gourmet par Emporium, c'est un éventail des meilleures marques. Les viandes proviennent principalement de l'Australie. Le bœuf Harvey, l’agneau de Wammco, le bœuf certifié Angus, le bœuf Wagyu Margaret River sont bien réputés pour leur qualité. De l'Europe : le foie gras Rougié, le Caviar Sturia, les Truffes de Pebeyre, les chocolats Michel Cluziel, les sirops Monin, les condiments italiens Casa Rinaldi, les poivres, sels et épices de Terre Exotique, pour n'en citer que quelques-uns….. L'Epicerie est devenue une référence en matière de produits frais importés ; viande, fruits de mers, légumes et fruits. Et pour compléter le repas, une sélection de vins est aussi proposée. En outre, si un client cherche un produit qu'il a goûté lors de son récent voyage à l'étranger et qui n'est pas disponibles dans aucune de ses boutiques, L'Epicerie n'hésite pas à en importer pour répondre à la demande spéciale. Le bonheur d'un bon repas n'a pas de prix.

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Chocolat et sucreries trouveront aussi leur place sur nos tables pour les fêtes. Pour satisfaire les plaisirs gustatifs de leurs clients, les boutiques Jeff de Bruges et Thiriet mettent le paquet en jouant à fond la carte de l'originalité

FRIANDISES

CES PETITES DOUCEURS QUI IMPORTENT TANT PAS QUE DES SUCRERIES Thiriet propose une large gamme de produits variés et adaptés aux habitudes alimentaires des Mauriciens tout en proposant une gamme moins connue pour permettre la découverte de nouvelles saveurs. Un voyage gustatif sans cesse renouvelé au quotidien. Et dans le cadre des fêtes, les clients ne pourront qu'être comblés. Parlons tout d'abord des apéritifs. Notre coup de cœur est les aumônières St-Jacques et Saumon. En apéritif ou en cocktail, ils feront fureur. Vous n'avez qu'à les passer au four, une dizaine de minutes. Le prix Rs 275 la boîte de 180 gms. Certains préfèrent les cakes, pour l'apéritif. Thiriet répond présent et offre le choix entre ceux au jambon/olives, chèvres/tomates, saumon fumé… Les escargots se trouvent à toutes les sauces dans les boutiques Thiriet. Exigeances de qualité obligent, Thiriet fait ressortir que ces escargots sont ramassés à la main, dans la nature sauvage. Ils sont cuits puis refroidis dans une marinade à l'ancienne. La farce est à base de beurre frais, de persil et d'ail. Le sachet de 209 g est actuellement en promotion, soit à Rs 425. Autre produit phare de Thiriet, les saumons fumés de l'Atlantique. Dans la gamme coquillages et crustacés, ce n'est pas le choix qui manque. Entre le gratin de homard et les coquilles St-Jacques sauce homardine et à la Bretonne en passant par les marmites du pécheur sauce Noilly, vous ne pouvez que trouver votre bonheur.

JEFF DE BRUGES. Plus de 20 ans de savoir-faire au service des Mauriciens

U

n repas de fête sans dessert ? Inconcevable. Car, souvent, le dessert apporte ce petit quelquechose qui permet de terminer le repas en apothéose. Entre les délices de Jeff de Bruges et les friandises de Thiriet, nous en avons encore l'eau à la bouche, car chacun a conçu des chefs-d'œuvre qui ne pourront que laisser un goût de bonheur parfait à notre palais. Des desserts à la fois gourmands et joliment présentés, c'est le défi qu'ont relevé, les chefs des boutiques Jeff de Bruges et Thiriet. Sharon, la responsable de communication de ces deux boutiques, nous entraîne dans un univers sucré. Le personnel de Jeff de Bruges a laissé parler son imagination pour des repas inoubliables. Fidele à elle-même, cette marque vient cette fois-ci séduire les Mauriciens. Truffes, calissons, marrons glaces… l'équipe est au four et au moulin, pour vous servir et rendre vos fêtes exceptionnelles. Notre coup de cœur dans cette pâtisserie située à La Croisette, Grand-Baie, demeure les truffes. Et, il y en a en tous genres. Si vous aimez celle en chocolat noir, au café et pailletés de chocolat blanc, vous serez conquis ; si vous préférez celles en chocolat au lait poudrée de cacao, vous ne serez

LA DEVISE. La qualité à prix abordables

pas décu, non plus. Les truffes de chocolats noir à l'orange confite et pailletés de chocolat noir ne laisseront certainement pas insensibles. Ces petites délices sont disponibles dans les verrines pour Rs 400. Ou alors optez pour le plateau de deux verrines à Rs 850 ou encore la boîte qui coûte Rs 1 200. Jeff de Bruges, c'est aussi des Mugs garnis de chocolat de Noël (Rs 800), le Père Noel farceur en chocolat au lait ou chocolat noir (Rs 300)… Si vous voulez jouer la carte de l'originalité, prenez les chaussettes feutrine garnies de chocolats de Noël. La boutique Jeff de Bruges de GrandBaie La Croisette c'est aussi des ganaches intenses, des pralinés fondant, des mousses délicates…. EMBARRAS DU CHOIX Jeff de Bruges n'oublie pas les amateurs de glaces pour lesquels il a créé des recettes très originales : triple chocolat origine Équateur, caramel écossais ou encore café meringue chocolat. Si vous êtes fans des dragées Martial, sachez que vous trouverez votre bonheur dans ce magasin de Grand-Baie. Vous y trouverez des Caraques : ces fins carrés de chocolat sublimeront la dégustation de votre café.

Que vous ayez besoin d’une idée cadeau originale ou simplement envie d’une pause chocolatée, l'équipe de Jeff de Bruges vous permettra de céder à toutes les tentations gourmandes. Chocolat onctueux, fruité ou corsé, ils sauront vous satisfaire grâce aux arômes de leurs produits. Jeff de Bruges a pensé à tous les gourmands et propose également un large choix de pâtes de fruits, pâtes d'amandes et mille autres douceurs sucrées. Thiriet n'est pas en reste. L'incontournable bûche de Noël vole la vedette. Entre bûche feuilletée caramel façon chantilly (Rs 360), bûche feuilletée chocolat blanc et fruits rouges (Rs 420), bûche pâtissière chocolat praline (Rs 490)… vous n'aurez que l'embarras du choix. Ou alors vous pouvez aussi opter pour l'audace au chocolat intense ; mousse au chocolat noir, biscuit amande au cacao, ganache au chocolat au lait et croustillant chocolat-noisette, au prix de Rs 670. En cette période festive, les trois magasins Thiriet invitent les fins gourmets à déguster également leur passionata. Ce sont des glaces aux fruits dont le prix varie de Rs 259 à Rs 529. Les amateurs de fraîcheur et de fruits pourront pour leur part savourer les Delissimo fruits rouges citron. Ce dessert raffiné est


ENTREPRENDRE

MERCREDI 19 DÉCEMBRE 2012 EDITION 109 | CAPITAL

L’HOMME DERRIÈRE JEFF DE BRUGES Détrompez-vous, le directeur de la chocolaterie Jeff de Bruges, ne porte pas ce patronyme. A l'officiel, il s'appelle Philippe Jambon. Enfant, Philippe Jambon arpente les ateliers de chocolatiers. Lorsque l'occasion lui est offerte de se mettre à son propre compte, il n'hésite pas une seconde. Toutefois lorsqu'on s’appelle « Jambon » et que l’on veut vendre du chocolat, cela ne sonne pas bien. Il optera plutôt pour Bruges, du nom de la localité où il implante sa première fabrique de chocolats. Ensuite, c'est sa passion pour le chanteur Jacques Brel et la chanson « Jeff » qui a fait le reste. Ainsi naît la marque « Jeff de Bruges ». Autre fait particulier, Philippe Jambon est Français. Néanmoins, il a créé une marque de chocolats belges. La raison: il se sent très proche de la Belgique et il voulait mélanger ces deux cultures. Ainsi depuis 1986, Jeff de Bruges conçoit des recettes originales qui résultent d’un équilibre délicat. Cette entreprise exige une minutieuse mise en œuvre ; un juste dosage d'ingrédients et un contrôle de la qualité au quotidien. Jeff de Bruges veut aussi faire de ses magasins des lieux uniques, des univers gourmets, où le chocolat, serait aussi accessible et ludique. A ce jour, on trouve plus de 400 enseignes Jeff de Bruges à travers le monde. Jeff de Bruges Bagatelle vient d'ouvrir il y une quinzaine de jours.

recommandé aux familles, car six parts sont disponibles pour Rs 290. Rien que pour les fins gourmets, les glaciers de Thiriet ont confectionné une truffe gourmande composée des glaces vanille et chocolat, une sauce griotte kirschee avec des griottes entières, sur un fond de biscuit cuiller glacés, façon forêt noir. De plus Thiriet met à la disposition de sa clientèle une gamme de produits spécifique comprenant des produits sans gluten, des produits pauvres en sel et des produits Bio. 600 RÉFÉRENCES L'enseigne Thiriet fait déjà déjà partie du paysage des shopping malls mauriciens. En une année, trois magasins ont vu le jour. D'ailleurs, lors de l'ouverture de celui de Grand-Baie La Croisette, le directeur Philippe Joubert, a eu des paroles fort élogieuses à l'attention de sa clientèle mauricienne. « En une année, vous nous avez donné l’opportunité de nous développer afin de mieux vous servir et d’être au plus près de chez vous. Vous avez été nombreux à pousser les portes de nos magasins mais surtout nombreux à apprécier la qualité de nos produit et le service Thiriet. Chaque jour nos équipes se mobilisent, elles mettent leur savoir-faire et leur expérience au service des Mauriciens. Dans un contexte économique particulier, vous avez su nous montrer que Thiriet était au cœur de votre vie, que votre pays, cette île en pleine mutation, avait un potentiel économique extraordinaire », devait-il dire. Plus de 600 références, de l’apéritif au dessert, du plus simple au plus élaboré dans le respect irréprochable de la chaîne de froid, vous sont proposés dans les magasins Thiriet.

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MBL

DU HAUT DE GAMME AU BAS PRIX

Les boutiques MBL (Much Better Life) grouillent de monde en cette période de fête. Ce one stop shop qui propose des produits haut de gamme, aux prix les plus bas, s'est bien implanté dans le paysage commercial local

«V

otre bouteille Red Label à Rs 819. Trouvez-moi moins cher ailleurs et j'en arrose toutes vos fêtes du Nouvel an », lance Kareena Balgobin, la directrice de MBL. Les « Convenience Stores » de MBL sont aussi des véritables cavernes de trésors. « Valeur du jour, nous sommes les seuls à vendre le Johnnie Walker Platinum. Nous avons aussi le monopole pour le Double Black, », s'entousiasme Kareena Balgobin. Cet entousiasme nous l'avons aussi noté chez les employés, plus précisément à Bagatelle, où Capital a décidé de remplir son caddie pour les fêtes. MBL est renommé pour offrir un vaste choix de vins et de whisky. Le vin provient principalement de l'Afrique du Sud. Yogesh Ramsamujh nous présente fièrement son Château Platey (Rs 899), son Château du Courneau (Rs 999), son Château Bel Air ( Rs 975) ou encore le St-Julien Rs (849). ASPECT SIRUPEUX Au fond du magasin, c'est le 'gratin' des boissons alcoolisées. Le Johnnie Walker Platinum Label dans son magnifique emballage ne laisse pas insensible. Kareena Balgobin précise que MBL est la première boutique à Maurice à proposer actuellement cette boisson toute particulière. Car de génération en génération, la famille Walker a toujours souhaité conserver les grands whiskies de la réserve pour des occasions rares. Issu de cette tradition, Johnnie Walker Platinum Label est un riche, intense et savoureux whisky 18 ans d'âge. Cette boisson a été conçue à partir d'un nombre très limité de fûts soigneusement choisis et gardés en maturation en raison de leur caractère exceptionnel. Les fruits cuits, les céréales maltées et la vanille crémeuse donnent au Platinum Label un aspect sirupeux ainsi que des notes fumées et fruitées profondes. Son prix Rs 4 200. MBL détient aussi le monopole pour le Johnnie Walker Double Black. Ce blend haut de gamme se présente comme une version plus fumée du Johnnie Walker Black Label classique. Décrit comme la perle rare de la maison Walker, le Blue Label a aussi élu domicile chez MBL. Où on l'achète à Rs 8 999. Son prix onéreux s'explique par le fait que les whiskies qui le composent, parmi les plus rares des réserves de Johnnie Walker, sont pour certains issus de distilleries qui n’existent plus actuellement. Utile précision : chez MBL, le Whisky est disponible en bouteille, en litre et en magnum. Dans le Convenience Store de MBL de Bagatelle, on note aussi le Black Label de 750 ml à Rs 1 599, le Chivas Regal à Rs 2 999, le Ballantines à Rs 899, le Vodka Elit à Rs 1 699… MBL c'est aussi des produits qu'on trouve rarement ailleurs. Le tout dernier qui a fait son entrée dans les Convenience Stores : les ballotins aux liqueurs cointreau et amarula. Les cinq Convenience Stores de MBL sont situés à Bagatelle, La Croisette, Flacq, Port-Louis et Plaine Lauzun.

CHOIX. Le Blue Label sera présent sur les tables en cette période de fêtes

EN CONSTANTE PROGRESSION Mukesh Balgobin est le chairman de MBL, qui est une entreprise familiale. Sa fille, Kareena en est la directrice, depuis 2005. MBL a démarré comme un petit supermarché, il y a un peu plus de 25 ans. Il s’agissait alors d’une petite chaîne de distribution installée à la gare du Nord. Mukesh Balgobin a ensuite mis sur pied une usine en 1998. A cette époque, la compagnie importait du concentré de whisky d'Ecosse. Une fois à Maurice, celui-ci était distillé et commercialisé sous la marque Findlaters, devenue une référence. Depuis, MBL n'a cessé de diversifier les marques, osant même parmi les plus prestigieuses et les plus chères. L'objectif des Convenience Stores est de proposer directement les produits aux consommateurs, à des prix les plus bas. Outre les boissons de grandes marques internationales, cette entreprise propose également la distribution de riz importé d'Inde, de biscuits d'Afrique du Sud, de snacks de la Malaisie et de vin et de jus d’Afrique du Sud, sans oublier des parfums et des déodorants français de la marque Galeria et Fontain. MBL emploie actuellement une cinquantaine de personnes.


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GROS PLAN

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IPRO AFRICA INVESTMENT FORUM & AWARD

C’ ALTEO VOLE LA VEDETTE

RÉCOMPENSE. Thierry Hugnin, Chairman d’IPRO (à gauche), remettant l'African Markets Leaders Award à Patrick d'Arifat, CEO d'Alteo

est avec succès que la société IPRO, spécialiste de l’investissement à Maurice, en Inde et en Afrique, a organisé avec le concours de Bank One, son premier « Africa Investment Forum & Award » ce lundi, au restaurant La Cannelle, au Domaine les Pailles. Cette plate-forme a réuni plusieurs financiers et acteurs économiques du pays afin de partager les expériences acquises autour des investissements mauriciens en Afrique. A l’occasion de cette première édition, la société Alteo s’est vue attribuer l'« African Markets Leaders Award » pour les performances de TPC (Tanganyika Planting Company Limited), filiale tanzanienne du groupe. Ce prix récompensera chaque année la meilleure performance des entreprises mauriciennes en Afrique, mesurée en termes de risques, de profitabilité, de valeur créée et de pérennité. Le forum, lui, s'est divisé en deux panels

MCB SmartPay facilite les achats à tempérament UTILISER SA carte de crédit pour effectuer un achat à tempérament (Hire Purchase). C'est la possibilité que la Mauritius Commercial Bank (MCB) offre à ses clients grâce à son service SmartPay. Ces derniers sont libres de choisir la période de remboursement, qui va de 3 à 36 mois. Quelle que soit l'option choisie, un taux d’intérêt uniforme de 19% par an est appliqué et l’acheteur paie une mensualité fixe jusqu’au terme de son remboursement. MCB SmartPay fonctionne ainsi : chaque détenteur de carte MCB dispose déjà d’un crédit pré-approuvé, mais ne l’utilise pas totalement chaque mois. Le

client peut profiter de ce crédit non utilisé pour effectuer ses achats à tempérament, ce qui élimine également la paperasse. Le client n’a plus besoin de remplir des fiches, de présenter une pile de documents et d’attendre que son dossier soit accepté. Son crédit étant pré-approuvé, il effectue son achat à tempérament en moins d’une minute. Cependant, toute transaction menant au dépassement de la limite autorisée sur une carte est immédiatement rejetée par le terminal. « MCB SmartPay, c’est du crédit responsable. Les risques de surendettement sont faibles, car le client ne peut

dépasser la limite imposée sur sa carte. Ce plafond est appliqué après l’évaluation de sa capacité de remboursement, en tenant compte, notamment, de ses revenus. D’ailleurs, il faut être éligible pour utiliser MCB SmartPay », a affirmé Binesh Mangar, Head de MCB Cards, lors du lancement, hier, de ce service. Le seul hic, c'est qu'à ce jour, ils ne sont que sept enseignes - Mr Bricolage, 361, King Bros, Yuni, Domah Commercial Centre, eShop et iShop – à accepter le service SmartPay. Cependant, pour Binesh Mangar, d'autres commerçants viendront allonger cette liste au fil des semaines.

AFRASIA’S

HOLE IN ONE Lewis Ah Ching - CFO Médine Group, Ben Padayachy - Deputy CEO AfrAsia Bank and Karen Ip, Marketing Officer Products & Events at AfrAsia Bank

(From Left to Right) Pierre Chaudesaygues, Benoit Telleira, Cécile Couboulic, Christian Ledan and Nora Zouaoui

distincts. Le premier a permis à Jean How Hong, CEO d’Innodis, Jacques d’Unienville, CEO d’Omnicane et Patrick d’Arifat, CEO d’Alteo, de discuter des investissements des entreprises mauriciennes en Afrique dans le domaine de l’agro-industrie, où les enjeux majeurs sont la logistique et la gestion. Ainsi, pour Patrick d'Arifat, il faut une bonne dose de volonté et de courage pour réussir en Afrique. « Il faut également une présence efficace à travers une équipe de choix, ainsi qu’une organisation irréprochable », a-t-il ajouté. Le second panel, avec pour intervenants, Sushil Khushiram, directeur non-exécutif de CIM Financial Services, Thierry Hugnin, chairman d’IPRO et manager du Kibo Fund, et Raj Dussoye, CEO de Bank One, s’est intéressé aux opportunités liées aux services financiers, où les risques doivent être considérés avec une attention particulière en rapport avec les problèmes politiques, macro-économiques ou sectoriels inhérents à l’Afrique.

La HSBC joue au Père Noël

CSR. Siew Meng Tan, CEO de la HSBC, distribuant des jouets aux enfants de la Cité Barkly

UNE ÉQUIPE de volontaires de la HSBC était à Cité Barkly, vendredi, pour y distribuer des jouets à la centaine d'enfants affiliés à l’association Maison Coeur Ecoute. La banque compte aller plus loin en contribuant Rs 271 000 au projet « Kontan lekol, samem sime lalimier » lancé par cette même association. Cette initiative vise à aider au plein épanouissement des enfants défavorisés du quartier en leur offrant des activités extra-académiques visant à développer leur capacité

Last week, the AfrAsia Golf Masters 2012, a professional golf tournament organised by Canal+ Events, at the Four Seasons Golf Club Mauritius - an Ernie Els designed course - at Anahita, brought together the twenty best golf players of the Allianz Golf Tour (French Professional Circuit) and ten specially invited guest players of the European Tour. AfrAsia Bank rewarded the winners during an African night at Four Seasons Golf Club on 11th December.

d’expression et de réflexion. Un service d’accompagnement social et psychologique des familles sera également mis sur pied. Siew Meng Tan, CEO de la HSBC, qui a fait le déplacement à Cité Barkly pour la distribution des cadeaux, a tenu à encourager les enfants présents à prendre leur éducation au sérieux. La HSBC, at-elle dit, « mise beaucoup sur l’éducation et vous devriez en faire autant, car c’est un passeport pour une vie meilleure ».

(From Left to Right)Jessica and Christophe du Mée - Associate at AfrAsia Corporate Finance with Lily and James Benoit CEO AfrAsia Bank

(From Left to Right) Jason Theeroovengadum, Catherine Lacoste & David Antonelli French Golf Pro

Ashanti Sonea - Relationship Manager Global Business and Kevin Allagapen, Senior Manager at DTOS Ltd


MARKET

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BANK OF MAURITIUS EXCHANGE RATES TUESDAY, DECEMBER 18, 2012

This report has been prepared by Vanee Seeneevassen of Island Premier Traders FX Ltd. (FOR MORE INFORMATION, PLEASE VISIT OUR WEBSITE: HTTP://WWW.ISLANDPREMIERTRADERS.COM)

EXCHANGE RATES

MARKET OVERVIEW

BUYING

EUR/USD Euro was on an upward trend throughout last week and has been trading within the range of $1.2881 - $ $1.3173 while my forecast was $1.2868 - $1.3160. The shared currency was boosted as the sentiment of investors concerning the Euro-Zone strengthened. Greece offered its buy back debt with an average price of face value 0.335 euros attracting nearly 32 billion euros bids from bondholders while the ZEW released its monthly poll of economic sentiment jumping to 6.9 points in November underpinned the euro. Last Thursday, FED’s fresh bond-buying program expanded its balance sheet substantially and weighed on USD while the European Central Bank (ECB)’s pledge to stand by vulnerable Euro Zone members seemed enough to ensure Italy and Spain find buyers for their bonds at auctions Europe clinched a deal to give the ECB new powers to supervise Euro Zone banks from 2014 embarking on the first step in a new phase of closer integration to help underpin the EUR. ECB President Mario Draghi welcomed Europe banking deal and ECB Governing Council member Carlos Costa said the creation of a banking union in Europe was an important step to boost struggling economies like Portugal that had been suffering from the fragmentation of financial markets. For the current week my forecast for the shared currency is within the range of $1.3070 - $1.3236.

STERLING Cable has been traded within a tight spread of $1.6014 - $ 1.6178 last week against my forecast of $1.6002 - $1.6151. A survey by the firm Manpower Group showed that British companies were planning to hire extra workers between January and March at the fastest pace in more than four years which supported the GBP/USD. Moreover, unemployment rate according to the International Labor organization (ILO) in United Kingdom (U.K.) was flat at 7.8% in October but Claim Count unexpectedly decreased 3,000. Former Bank of England (BOE) Monetary Policy Committee (MPC) member Adam Posen said Britain’s flagship austerity policy was a failure that had left its economy malnourished and should be dropped in favor of more stimulus while MPC member Paul Fisher said BOE was likely to need to buy more British government bonds in future to keep its policy accommodative For the current week, I would forecast cable to be traded within the range of $ 1.6165 – 1.6256.

SELLING

Country

Currency

TT

DD

Notes

AUSTRALIA CANADA EMU JAPAN NEW ZEALAND SINGAPORE SOUTH AFRICA SWITZERLAND U.K. U.S.A.

AUD 1 CAD 1 EUR 1 JPY 100 NZD 1 SGD 1 ZAR 1 CHF 1 GBP 1 USD 1

31.5181 30.4297 39.7555 35.6222 25.2468 24.5097 3.5013 32.5402 48.9496 30.1856

31.3371 30.2304 39.5941 35.2997 25.0972 24.3799 3.4569 32.3508 48.7688 30.0982

31.0505 29.9994 39.3616 34.8419 24.8227 24.285 3.3997 32.1533 48.4932 29.9646

TT/DD/Notes

32.9993 31.8368 40.963 37.2757 26.3749 25.6818 3.6873 33.9796 50.433 31.1014

GOLD COINS TUESDAY, DECEMBER 18, 2012

GOLD Gold has been trading within the range of $1689.51 - $ 1723.36 against my forecast of $ 1691.29 $ 1738.18. This week, I expect gold to move between $1683.54 $1730.80. Gold came under pressure after the increasing 45 billion of the quantitative easing. Yet dips below $1700 are attracting buying interest once again. The addition of $45 bin in outright Treasury purchases to replace Twist was widely expected. The shift in forward guidance from date-based to unemployment and inflation based was a surprise, but the guidance itself is pretty much the same. Fed central tendencies suggest the jobless rate doesn't have potential below 6.5% until 2015. The market is still trying to digest the implications of the shift in guidance methodology, so it's not terribly surprising to see some position squaring as a result of that uncertainty. Additionally, with year-end fast approaching there is probably some desire to lock-in profits, given the still looming uncertainty about the fiscal cliff and the debt ceiling. While gold has been broadly consolidative this year, the longer term fundamentals remain supportive to underlying bull trend. The Fed's balance sheet has consolidated this year as well,

but is now poised for further expansion toward $4 trillion.

OIL Oil was traded within the range of $ 85.69 -$ 90.35 per barrel last week. Palm oil climbed for a second day on speculation that a plunge to the lowest price in more than three years last week and duty-free exports from Malaysia, the secondlargest producer, will spur demand from importers. Palm oil, used in everything from instant noodles to soap bars, slumped 2,217 ringgit a ton on Dec. 13, the lowest price since November 2009, as output in Indonesia and Malaysia, the biggest producers, outpaced demand from China and India. Malaysia will allow crude palm oil exports at zero duty in January, the customs’ department said. The existing rate is 23 percent. The average price for calculating the tax was set at 2,147.81 ringgit a ton for January, below the minimum threshold of 2,250 ringgit a ton for tax to be applied. Stockpiles in Malaysia climbed 2.3 percent to an all-time high of 2.56 million tons in November from a month earlier, the nation’s palm oil board said Dec. 10. Inventories may climb to at least 2.7 million tons by Jan. 1, Dorab Mistry, a director at Godrej International Ltd., said on Nov. 30.

MARKET SHARES – TUESDAY, DECEMBER 18, 2012 COMPANY

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NOMINAL

LAST CLOSING PRICE

LATEST

CHANGE

% CHANGE

VOLUME

VALUE

AIR MTIUS LTD ALTEO LIMITED BRAMER BANKING ENL LAND LTD GAMMA CIVIC H.MALLAC IRELAND BLYTH LTD LUX ISLAND MCB MAURITIUS UNION ASSURANCE NMH OMNICANE LIMITED ROGERS SBM SUN RESORTS TERRA CIM FINANCIAL

10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 7.50 10.00 1.00 10.00 -

10.10 32.00 7.45 39.50 299.00 113.00 77.50 15.20 169.00 120.00 52.00 74.50 150.00 89.00 27.40 39.20 5.30

10.20 31.90 7.45 39.40 299.00 113.00 77.50 15.20 168.00 120.00 52.00 75.00 148.00 89.50 27.40 39.20 5.30

0.10 -0.10 -0.10 -1.00 0.50 -2.00 0.50 -

0.99 -0.31 -0.25 -0.59 0.67 -1.33 0.56 -

8,800.00 2,300.00 700.00 32,000.00 74.00 16,913.00 1,000.00 136,400.00 100.00 49,220.00 13,021.00 11,467.00 2,000.00 19,800.00

88,910.00 73,490.00 5,215.00 1,261,510.00 5,750.00 2,857,360.00 120,000.00 7,094,800.00 7,500.00 7,286,600.00 1,165,119.00 314,190.70 78,400.00 104,940.00

DEM CIEL INVESTMENT CIEL TEXTILE CONSTANCE HOTEL DEEP RIVER INVESTMENT ENL INVESTMENT UNION FLACQ LTD UNION SUGAR ESTATE UNITED INVESTMENT

10.00 10.00 1.00 1.00

2.85 21.50 23.00 41.00 36.80 5.00 40.00 7.20

2.85 21.50 23.00 41.00 36.80 5.00 42.00 7.25

2.00 0.05

5.00 0.69

1,000.00 1,300.00 2,400.00 4,500.00 100.00 500.00

2,850.00 27,950.00 98,400.00 165,600.00 4,200.00 3,625.00

Denomination

Weight(gm)

Diameter(mm)

Price (Rs)

100 250 500 1000

3.41 8.51 17.03 34.05

16.5 22 27 32.69

7245 17615 35030 69655

MARKET ACTIVITY TUESDAY, DECEMBER 18, 2012 Market Capitalization

172,732,672,407.75

Total Volume Traded

307,686

Total Value Traded

20,534,938.49

TOP 5 – OFFICIAL MARKET Symbol GO LIFE (USD) MSM AIR MTIUS LTD OMNICANE LIMITED SBM

Open 0.04 8.00 10.10 74.50 89.00

Latest 0.05 8.10 10.20 75.00 89.50

MOST ACTIVE – OFFICIAL MARKET Symbol NMH ROGERS ENL LAND LTD CIM FINANCIAL MCB

Volume 136,400 49,220 32,000 19,800 16,913

TOP GAINERS - DEM Symbol RHT HOLDING LTD SIT LAND HDG OPT EUDCOS UNION SUG ESTATE BHARAT TELECOM MOST ACTIVE – DEM Symbol ED & SURG ENL INVESTMENT DEEP RIVER INV. LIVESTOCK (O)

Open 20.00 22,000.00 12.30 40.00 63.00

Latest 24.00 23,500.00 13.00 42.00 64.00

% Change 25.00 1.25 0.99 0.67 0.56

% Change 20.00 6.82 5.69 5.00 1.59

Volume 11,100 4,500 2,400 2,200

DISCLAIMER: Publication of the above figures has been done with reasonable care and diligence. However, Capital makes no representations, gives no warranty and disclaims all liability in respect thereof and shall not be held liable for any damage, loss or costs incurred resulting from any error in the information or any use of the said information. Appropriate independent advice should be obtained before making any investment decision.

Une publication de Channel13 8, rue Mère Barthelemy, Port-Louis Tel : 213 1555 - Fax : 213 1552 Email : info@channel13.mu Imprimé par Yukondale Ltd - Plaine Lauzun

RÉDACTEUR EN CHEF Rudy Veeramundar DIRECTEUR EXÉCUTIF Rajen Valayden CHEF D’ÉDITION Clency Lajoie RÉDACTION Herrsha Lutchman-Boodhun, Leevy Frivet, Dorothy Bonnefemme, Jamirouddin Yeadally, Jessen Soopramanien PHOTOGRAPHE Nicholas Larché COLLABORATEUR Jean-Luc Balancy CONCEPTION GRAPHIQUE Knivel Goonmeter, Ibrahim Atchia CHEF DE PRODUCTION Roland Nicolas Cheneya ADMINISTRATION Nishta Salandy, Essane Auleear, Vishesh Koonjobeeharry


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CORPORATE

MERCREDI 19 DĂ&#x2030;CEMBRE 2012 CAPITAL | EDITION 109

SOUL MANAGEMENT

LOVE AT WORK

Love is a strange word to use in the context of business and management, but it shouldn't be. But there is an undeniable linkage between management of the soul, compassion for humankind, ethics and good management of business

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or those who maybe find the concept of 'love' too emotive or sentimental, the word 'spirituality' is a useful alternative. Spirituality is a perspective in its own right, and it also represents ideas central to love as applied to business and organisations, ie., the quality of human existence, personal values and beliefs, our relationships with others, our connection to the natural world, and beyond. In business and organisations 'love' and/or 'spirituality' mean genuine compassion for humankind, with all that this implies. We are not talking about romance or sex. Nor are we referring to god or religion, because while love and spirituality have to a degree been adopted by various religious organisations and beliefs, here love and spirituality do not imply or require a religious component or affiliation at all. Far from it. Anyone can love other people. And everyone is in his own way spiritual. Given that love (or spirituality, whatever your preference) particularly encompasses compassion and consideration for other people, it follows that spoiling the world somewhere, or spoiling the world for future generations, is not acceptable and is not a loving thing to do. Love in business and work means making decisions and con-

ducting oneself in a way that cares for people and the world we live in. So why is love (or spirituality) such a neglected concept in business? It hasn't always been so (of which more later). Leaving to one side the obvious associations with office romance and sexual harassment (if you run a session on this you will need to get any nervous giggles and innuendos out of the way first), it's likely that love and spirituality became something of a taboo in corporations because 20th century business was largely concerned with 'left-side brain' perspectives, for example: performance management, critical reasoning, total quality, strategic planning, financial results, profit, etc. DISPASSIONATE BEHAVIOUR These are necessary aspects of good business and management, but they are fundamentally dispassionate. Also they tend to be 'maleoriented' areas. Not always, but they tend to be so, probably because men are generally more prone towards left-side-brain thinking and working. Historically men dominated the business landscape, and still do today to an extent. Not surprisingly then male-oriented ideas and priorities - especially dispassionate left-sidebrain factors - have tended to dominate business and organisations. Conversely love, compassion

and spirituality are generally perceived to be female traits. Men are less likely than women to demonstrate loving, compassionate, spiritual behaviour because of cultural and social expectations, especially when reinforced by the business traditions already mentioned. Additionally, in some cases successful business people owe much of their success to a personal drive borne of insecurity - the motivation to fill a gap or want, which can manifest as relatively unloving, dispassionate behaviour. Some successful people seem to suppress their spirituality, and to actively resist love to the point that they cannot even discuss it. Where unloving dispassionate behaviour exists in a business leader, whatever its cause, this unavoidably sets the tone for the whole organisation to be unloving and uncaring, and devoid of spiritual awareness. If this situation is replicated across many large organisations, as arguably it has been during the 20th century, then inevitably business and work as a whole tend to be characterised in the same way - as unloving and uncaring, and certainly not spiritual. Not surprisingly therefore, ideas about loving people, being compassionate and spirituality are unlikely to appear in many management training manuals or training courses. Nor are the principles of genuine tolerance and

selfless giving, or the values of forgiveness, or of nurturing your own spirit, because after all we must love ourselves before we can unconditionally love anyone else, and what's the point of loving yourself if the idea of loving anyone else is a totally alien concept in the conventional corporate world?

We can also look to longstanding examples of co-operatives, employee ownership organisations, mutuals and credit unions becoming increasingly successful in modern times. Many of these organisations openly advocate and support more caring and sharing ideals that place people and ethics ahead of profit People who extol the virtues of love and spirituality in organisations have until recently largely been regarded as cranks - not because love and spirituality doesn't work - but because organisations, and also the developed western economic world, have evolved to ignore and exclude the deepest of human feelings and needs. Which when you think about what we actually all are, and what we actually all need as people, is a bit strange and a bit daft. Work and organisations in re-


CORPORATE

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Song of experience Sonia Stojanovic In my travels round the world, working for organisational transformation, I'm now seeing a big shift towards more people-focused business. I believe this is due in great part to three things: 1. THERE'S GOT TO BE A BETTER WAY The baby boom generation are the ones now leading these big companies and the baby boomers were either involved in, or on the fringes of the 60's when the idea of love, peace and all that stuff came in to the vernacular. They've gone through their 'making hay while the sun shines' days and they're in their mid 50's and 60's now reflecting back, as I do, on what that was all about, thinking 'there's got to be a better way.' Also as we begin to see our own mortality with our parents passing, the questions arise in our minds - 'What is my legacy? What am I leaving for future generations and how will I be remembered?'

cent times have simply not aligned with some of humankind's most basic needs - to be loved, and to find our own purpose and meaningful connections in life, which often brings us to loving and helping others. For a hundred years or more, millions upon millions of people who need love and spiritual meaning like they need food and drink, are denied these basic life requirements at a place that occupies the majority of their useful existence (their work), because love and spirituality (and all that these words represent) seemingly don't feature on the corporate agenda. CORPORATE BEHAVIOUR People in far flung exploited parts of the world now have a voice, a stage, and an audience, largely enabled by technology and the worldwide web. Customers, informed by the increasing transparency and availability of information, are demanding that organisations behave more responsibly and sensitively. Increasing numbers of people are fed up with the traditionally selfish character of corporations and organisations and the way they conduct themselves. The growing transparency of corporate behaviour in the modern world is creating a new real accountability - for the organisations which hitherto have protected the

self-interests of the few to the detriment of everyone and everything else. Now, very many people - staff, customers, everyone - demand and expect change. Leaders need now to care properly for people and the future of the planet, not just to make a profit and to extract personal gain. And so businesses and corporations are beginning to realise that genuinely caring for people everywhere is actually quite a sensible thing to do. CARING AND SHARING IDEALS It is now more than ever necessary for corporations to make room for love and spirituality - to care for people and the world - alongside the need to make a profit. Love, compassion, and spirituality - consideration for people and the world we live in - whatever you choose to call it - is now a truly relevant ethos in business and organisations. Love, compassion, spirituality, and real ethical principles (to some a modern interpretation of the preceding concepts), actually provided the platform for the formation and success of many very large and famous corporations. Dating back to the 18th and 19th centuries some very big businesses were originally founded on loving and spiritual principles. Among, let's mention Cadbury and Rowntree British enterprises founded by Quakers.

We can also look to longstanding examples of co-operatives, employee ownership organisations, mutuals and credit unions becoming increasingly successful in modern times. Many of these organisations openly advocate and support more caring and sharing ideals that place people and ethics ahead of profit, and significantly some are now beginning to demonstrate that a more caring philosophy can translate into competitive advantage, and better commercial performance. Love, compassion, spirituality and ethics in business are not dependent on membership of a group or sect. Anyone can be loving, compassionate, spiritual and ethical; in fact most people are - it's just that big corporations have tended to require people not to be. As we know, management ideas tend to be cyclical, and this is a case in point: Love and Spirituality are back in business. There are increasing numbers of writers, gurus and now even a few business leaders who advocate greater love, compassion and spirituality in corporations. There are also various interpretations of these ideas about love and ethics, about compassion and spirituality. This is fine. It's normal for any significant concept to have several interpretations, and these reflect the different ways of applying the concept in different situations.

2. YOUNG PEOPLE ON THE LEADING EDGE OF CHANGE The younger generations are saying very clearly; "We don't want to be like you. In fact we resent the way you are, the 'me only' generation and we want something different. Yes we'll come and work for you and of course your money is important, but that just gets us in the door. So unless there's the challenge and the contribution that I want to work for, then I'm not going to stay." This is a generalisation, but it does seem that young people are the ones on the leading edge of change. They rattle things from inside, demanding that things be different. I feel this agitation of the field of business is a healthy one. 3. HUNDREDS OF THOUSANDS OF US There are hundreds of thousands of us out there, if not millions, working on these big visions. I run across them every day in my travels around the world. They may be people who are doing similar work to my own, in business, in the community, in schools, in the government, or they're people who are packing groceries in the supermarket that you strike up a conversation with or a taxi-driver who tells you his life story on the way between home and work. There's a lot of thinking and reflecting going on out there. If you allow yourself the time to check into it, you find it everywhere! What I've been finding is that if I shift the way I behave with people - connect more openly and honestly - then people are more likely to have these far deeper more meaningful conversations that are transforming the world. It's those conversations that you can have at any moment of the day that truly are a blessing. What I find so interesting is that I'm often more 'out there' when I have those kinds of conversations one to one with people than I am in a corporate setting. I can try things out that I would be more circumspect with in a corporate setting. It's very fascinating to find how people respond when you talk heart to heart with them. And yet organisations are made up of people just like this - people with hearts.

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GROS PLAN

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Colors & Senses s’installe à Grand-Baie

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CENTARA RESORT & SPA

Les premiers clients sont là Projet hôtelier piloté par l'Indian Ocean Real Estate Company (IOREC) et géré par Centara International Management, Centara Resort & Spa, un établissement 4 étoiles, a ouvert ses portes, le 10 décembre, à Poste-Lafayette ▼ JAMIROUDDIN

YEADALLY

PACO RABANNE, Nina Ricci, Bourjois, Versace, Bvlgari, One Million... Ces marques mondialement connues, vous pouvez les trouver dans le nouveau magasin Colors & Senses, qui a ouvert ses portes, vendredi dernier, au complexe commercial de Grand-Baie La Croisette. La troisième boutique Colors & Senses de l'île propose, comme les deux autres, certains des parfums et produits de cosmétique parmi les plus connus à travers le monde. Grays, qui gère ces magasins, a par ailleurs annoncé un partenariat stratégique avec Yas Luxury, entreprise familiale spécialisée dans la parfumerie de luxe. « Ce partenariat permettra à Grays, à travers Colors & Senses, de pratiquer une politique de prix raisonnable afin d'inviter et d'encourager les Mauriciens à faire le pas vers la qualité. Nous sommes confiants qu'une concurrence saine dynamisera le marché au bénéfice de tous », a affirmé Jean Edgar Merle, responsable du marketing chez Grays. Abdool Carrim Areff, le propriétaire de Yas Luxury, affirme pour sa part que « ce joint-venture est le résultat d’une vision commune entre Grays et Yas Luxury, celle de faire profiter aux Mauriciens des produits haut de gamme répondant aux normes internationales, avec à l’appui, un service irréprochable ».

Maurice se place 7e aux Travellers’ Choice 2012 Awards AU « TRAVELLERS‘ Choice 2012 Awards » de Trip Advisor – qui sont attribués suite aux votes de voyageurs – Maurice vient de décrocher la 7e place au classement des « meilleures destinations en Afrique ». Elle se classe ainsi derrière Marrakech (Maroc), Le Cap (Afrique du Sud), la Réserve nationale de Masai Mara (Kenya), le Kruger National Park (Afrique du Sud), Fès (Maroc) et Essaouira (Maroc), alors qu'elle se retrouve la mieux classée des îles de l’océan Indien. Trip Advisor décrit par ailleurs Maurice comme un vrai paradis terrestre : « Il n’y a pas de mots pour décrire cette île magnifique située dans le sud-ouest de l’océan Indien. Mer turquoise et plages de sable blanc parfaites pour se relaxer, comme celle de Mont-Choisy ou de Trou-auxBiches, et plongée dans les lagons, mais aussi une foule de sites historiques et culturels à découvrir, d’innombrables possibilités d’activités et l’hospitalité de ses habitants chaleureux et décontractés. Côté gastronomie, à l’île Maurice, il y en a pour tous les goûts avec une cuisine venue des 4 coins du monde : chinoise, indienne, française et africaine et des soirées et musique au rythme entraînant… »

L

undi dernier, soit une semaine avant la date prévue, le Centara Resort & Spa Mauritius a accueilli ses premiers clients. Ils ne seront pas les derniers de l'année, puisque l'établissement hôtelier sera rempli à 100% fin décembre, a déclaré Hugues Lagesse, Project Executive de l'Indian Ocean Real Estate Company (IOREC), le promoteur du projet. La gestion a été attribuée à Centara International Management, un acteur international de l’industrie touristique, avec près de 50 hôtels en Asie, notamment en Thaïlande et en Inde, ainsi que dans l'océan Indien. Situé à PosteLafayette, l’hôtel 4 étoiles d’une centaine de chambres a nécessité des investissements d'envi-

ron Rs 450 millions. Sur les 2,5 arpents qu'il occupe, il possède un spa de six chambres, ainsi que trois restaurants, dont un à la carte, une salle de gym, un 'business center', une salle de réunion, et un 'kids club'. Centara Resort & Spa Mauritius se distingue aussi par son architecture moderne et sobre - oeuvre du jeune architecte Oliver Maingard - qui se marie par-

faitement au paysage du Nord-Est. Il se veut d'ailleurs 'eco-friendly', puisqu'il abrite un 'green garden', utilise des chauffe-eau solaires et que le captage de l'eau de pluie fournit 60% du besoin en eau de l'hôtel. GROS POTENTIELS Quant à la clientèle, les promoteurs disent viser les marchés asiatique et européen. « L’Inde, la Chine, la

Russie et l’Australie représentent de gros potentiels de tourisme. Pour en profiter, nous comptons beaucoup sur les compagnies aériennes et on travaille de près avec le ministère du Tourisme », devait faire ressortir Hugues Lagesse. Le groupe ayant déjà des assises au cœur de l’Asie, ce dernier est d’avis que ce sera un avantage afin de faire venir chez nous les touristes asiatiques.

HUAWEI TECHNOLOGIES AU SERVICE DE L’ALPHABÉTISATION DES ADULTES RS1,6 MILLION. C’est la somme que la société Huawei Technologies consacrera à l’alphabétisation des adultes à Maurice pour l’année 2013. Ce projet de formation sous l'égide de la National Empowerment Foundation vise 17 régions de l’île et concernera 510 personnes vivant dans des poches de pauvreté. Ces derniers apprendront à parler, à lire et à écrire en anglais et en français, afin d'améliorer leur employabilité. « Nous sommes heureux de collaborer avec le gouvernement mauricien afin de l'aider à atténuer le niveau de pauvreté et de donner un coup de pouce au renforcement des capacités. A travers cette contribution, qui s’insère dans notre vision globale de responsabilité sociale, qui est de rétrécir le fossé

POSTE. Anson Yang Chen, le directeur général de Huawei Technologies (Maurice)

numérique dans les communautés dans lesquelles nous opérons, nous cherchons à donner aux défavorisés la possibilité d'avancer et de réussir dans la vie », a déclaré Anson Yang Chen, directeur général de Huawei Technologies (Maurice). La compagnie installée à Ebène est une filiale à part entière du groupe mondial Huawei Technologies. Établie dans l'île depuis 2004, avec la mise en place du réseau 3G dans la région africaine, Huawei a, depuis, connu une croissance rapide compte tenu de l'excellent climat d'affaires, de la stabilité économique et de la maind'œuvre qualifiée dont elle dispose ici. En effet, 200 de ses 300 employés sont mauriciens.


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