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C E D O S SI ER E S T P U BL I É PAR S M AR T M ED I A E T N'EN G A G E PA S L A R E SP O N S ABI L I T É D E S ÉD I T EU R S N I D E L A R ÉD A C T I O N D U V I F / L'E X PR E S S

IT

L'AVENIR DU BUSINESS EST DIGITAL

MARS 2017

NICOLAS DEBRAY Livrer vos clients en voiture, plus à cheval

INGRID REYNAERT Smart Cities en Wallonie: au niveau supérieur?

BUSINESS Le boom des start-up innovantes

Sécurité vs opportunités

Big Data

Transformé en Smart Data

IoT

L'année du grand bouleversement?

MICHAEL BEAL

« Au Japon, vous avez une très large palette de compagnies spécialisées en IT qui ont toutes de l'influence sur l'économie. Un phénomène qui n'existe pas vraiment en Europe. »

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ÉDITO NICOLAS DEBRAY

FOKUS-WALLONIE.BE Bonne Lecture Jose Mamblona

Livrer vos clients en voiture, plus à cheval

Project Manager

ÉQUIPE

« Il y a 10 ans, je rejoignais Google. Le terme “cloud” n’était pas à la mode. L’iPhone n’existait pas. Le Blackberry représentait le futur. » Mais beaucoup de choses ont changé devant les yeux de Nicolas Debray.

Project Manager: jose.mamblona@smartmediagency.be

TEXTE NICOLAS DEBRAY, MANAGING DIRECTOR SEMETIS

ses documents, emails... à tout moment et de n’importe où, et ce, grâce au “cloud”. AJOUTONS MAINTENANT LA magie de la

I

l y a 10 ans, je rejoignais Google. Le terme “cloud” n’était pas à la mode. L’iPhone n’existait pas. Le Blackberry représentait le futur. Aujourd’hui, je célèbre mes 8 ans chez Semetis. La société que j’ai co-créée et intégrée, en 2015, au sein du géant américain Omnicom Media Group. Nous sommes plus de 35 employés, tous sur la suite de productivité de Google (email, calendrier…). Malgré nos profils business, nous avons toujours pu gérer nous-mêmes notre IT. Chacun peut accéder à tous

programmation informatique à cette connectivité et ces ordinateurs et téléphones portables. Soudainement, vous accédez à vos comptes bancaires, vous encodez vos notes de frais, vous réglez les salaires ou encore vos factures fournisseurs. Comme l’a si bien énoncé Marc Andreessen: “Software is eating the world”.

poucet dans un secteur dominé par des géants internationaux. En moins de 4 ans, nous sommes devenus leader en Belgique. Être lean fut un avantage compétitif et un facteur crucial de notre succès.

The future is here, it’s just not evenly distributed

NOUS AVONS UNE tendance à nous

LE DIGITAL NE sauvera pas notre

concentrer sur “la prochaine révolution” alors qu’on est à la traîne sur la précédente. Pour citer William Gibson: “The future is already here, it’s just not evenly distributed”. Sur le sujet, Google était en avance. Pour les autres, l’évolution est lente. L’opportunité reste grande. L’immense majorité des start-up ne réinvente pas ses industries, elle les met à jour. Semetis était un petit

économie mais il pose une excellente question: comment faire évoluer mon activité afin de continuer à répondre aux attentes des clients? En rencontrant nombre d’entrepreneurs, comme coach chez Solvay Entrepreneurs, j’ai la chance de voir les opportunités pour les PME de mettre à jour leur approche à l’IT.

Country Manager: Ruben Lancksweerdt

LORSQU’ON PARLE DE

transformation digitale, le plus grand focus doit être fait sur son propre business et comment la technologie disponible peut améliorer produits et services et, in fine, l’expérience client. Ce défi est énorme, à l’image de l’immense inertie qui se dresse devant lui, celle de tous les “petits tracas” du quotidien et de la culture d’entreprise. Il n’est pas question d’IT au sens strict, mais de culture d’entreprise. Tout leader sait à quel point créer, maintenir et faire grandir une culture d’entreprise positive est difficile. C’est elle qui permettra à l’entreprise, ce groupe de personnes, de faire évoluer ses processus et, au bout du compte l’expérience client. La chance est grande, que le lendemain, vous retournerez au travail livrer vos clients non plus à cheval mais en voiture pour leur plus grande satisfaction...

CONTENU

Elke Ramsdonck Équipe éditoriale: David Hainaut, Bastien Craninx, Aubry Touriel, Frédéric Vandecasserie, Nathalie Deneumoustier Photo en couverture: Thomas Schurmans Layout: Baïdy Ly Impression: Roularta Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40 meerinfo@smartmediaagency.be redactie@smartmediaagency.be

À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mai

04 Du Big Data au Smart Data 05

Rédacteur en chef:

également en format print dans les

La révolution des objets connectés

journaux majeurs. Une priorité mise sur

06 Le boom des start-up

04

05

le sujet, des médias créatifs: ce sont

08

Interview: Michael Beal

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Applis made in Belgium

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Les opportunités vs les problèmes de sécurité

groupe cible. Grâce à nos contenus

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Un avenir très net

qualitatifs, nous veillons à ce que vos

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Données d’entreprise: centraliser pour mieux gérer

clients, nos lecteurs, passent à l'action.

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Le développement des Smart Cities en Wallonie: au niveau supérieur?

nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre

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découvrez-en plus sur

fokus-wallonie.be #fokus-it IT

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ADVERTORIAL

L’adaptation au digital Le marché des Systèmes d’Information, composante essentielle de la performance opérationnelle des entreprises, est en constante évolution. Il est primordial de rester à jour avec les compétences techniques requises par les entreprises. Pourtant nous assistons à une pénurie sur le marché de l’ingénieur, où trouver la bonne personne avec la bonne expertise devient un véritable challenge. Chez ALTEN Belgium, filiale belge multi spécialiste du leader européen de l’Ingénierie et du Conseil en Technologies, les systèmes d’information représentent près de 50% de l’activité. Pour faire face à ces nombreux challenges IT, ALTEN a donc choisi d’investir dans la relation avec ses clients et dans le développement de ses collaborateurs.

ALTEN Belgium tourné

La formation continue, un

L’ALTEN Belgium Academy, au

engineering.

vers la digitalisation La digitalisation est devenu un

challenge dans le secteur de l’IT Avec un marché en constante

service de la formation L’Academy a été créé au début

La force de l’Academy réside dans la qualité des cours

enjeu majeur pour les sociétés

innovation, les entreprises

de l’année 2017, et représente

dispensés, pour lesquels

de tous secteurs, et la force

doivent s’assurer que leurs

un véritable pont entre les

ALTEN est reconnu en tant que

d’ALTEN réside dans sa réactivité face aux demandes des clients

collaborateurs soient toujours à la pointe en matière d’expertise

clients et les collaborateurs de ALTEN Belgium. Sa vocation est

formateurs certifiés, notamment par des organismes tels que

pour les assister dans cette transformation. ALTEN les supporte dans ce processus à travers ses principaux métiers des systèmes d’information qui s’axent autour de la governance, du testing et du développement.

et de maitrise des nouvelles technologies. Acquérir ces nouvelles connaissances passe par une formation continue, que ALTEN est capable de prendre en charge grâce à des partenaires certifiés pour des sujets critiques tels que le Ethical Hacking. Mais ALTEN est allé encore plus loin en développant en interne l’ALTEN Belgium Academy, où des consultants seniors et experts dans leur domaine peuvent partager leurs connaissances et expérience.

d’offrir aux client des formations certifiées et personnalisés selon leur besoin et de soutenir les collaborateurs dans leur développement de carrière et de compétences. Pour cela, l’Academy va étudier les besoins des clients pour aligner l’offre de cours avec les innovations du marché. Son portfolio se divise actuellement en trois grandes catégories de cours : le Software Testing/Quality Assurance, le Mobile Testing et le Requirement

ISTQB, IREB ou CMAP. Ceux-ci sont des consultants ALTEN travaillant toujours activement dans leur domaine, ce qui permet de garder un contact bien réel avec les problématiques clients. Ce portfolio de formations est aussi bénéfique pour les clients d’ALTEN Belgium. Ils bénéficient ainsi d’un collaborateur parfaitement formé pour avoir une qualité de service maximum, qui pourra échanger ses connaissances avec le reste de la société.

L’intégration des jeunes talents dans le marché du travail La pénurie sur le marché de l’ingénieur est un problème commun à ALTEN et à ses clients : ceux-ci ont un besoin

La capacité d’ ALTEN à développer les bons outils pour répondre aux challenges en IT est ce qui explique notre capacité à rester leader sur le marché du consulting ! — Mickael Moemersheim, Directeur ALTEN Belgium

croissant de consultants formés et opérationnels pour répondre à leurs activités, ce

L’évolution de carrière au cœur de la stratégie d’ALTEN Dû à l’évolution constante du

qui risque d’exclure les jeunes diplômés qui ne possèdent aucune expérience. ALTEN a donc développé le programme Masterclass pour répondre à cette problématique. Ce programme unique en Belgique permet aux jeunes diplômés qui l’ont rejoint de suivre une formation de 3 semaines avec un cas technique concret d’entreprise puis d’effectuer un stage de 3 semaines chez

marché de l’IT, de nombreuses opportunités de carrière se présentent pour les consultants travaillant dans ce secteur, Accompagner ses collaborateurs dans leur changement de carrière est donc devenu un point incontournable du management et c’est pourquoi ALTEN a développé à travers l’Academy le Digital Graduate Program. Ce programme de deux ans a pour vocation d’aider les consultants qui souhaitent

un de ses clients. Cela donne une véritable expérience industrielle à leur parcours. Ils sont formés et encadrés par des consultants seniors lors de leur stage.

changer de plan de carrière à s’orienter vers le Test Automation ou le Business Analysis, grâce à une organisation dynamique et des formations certifiantes telles que l’ISTQB foundation.

www.alten.be recruitment@alten.be


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FUTUR DONNÉES INTELLIGENTES

FOKUS-WALLONIE.BE

Combien donneriez-vous pour savoir si l’entreprise avec laquelle vous souhaitez traiter paie bien ses fournisseurs - PETER GAZELLE

Du Big Data au Smart Data

La prolifération des données qu’elles soient numériques ou analogiques permet de nouvelles opportunités commerciales. Encore faut-il en avoir conscience et en tirer les conclusions nécessaires. TEXTE BASTIEN CRANINX

V

ous êtes un homme d’affaires plein d’ambition. Vous avez lancé votre propre société il y a quelques années et souhaitez la voir perdurer et se développer. Mais par où commencer? Vers qui se tourner? Qui démarcher? Et surtout comment? À l’ère d’Internet, des réseaux sociaux et des technologies avancées, vous avez toutes les cartes en main pour orienter votre plan commercial. Mais encore faut-il arriver à sélectionner les cartes gagnantes dans un jeu qui en compte bien plus que 52. Cette problématique est ce qu’on appelle aujourd’hui la révolution Big Data. Une masse incommensurable de données sur lesquelles sont assises les entreprises et qui ne cessent d’augmenter de manière exponentielle. En soi, une vraie mine d’or.

disposent plus de l’expertise nécessaire pour traiter les données qu’elles récoltent », explique Peter Gazelle, managing director chez Graydon. Du coup, elles en arrivent à commettre de grosses erreurs qu’il s’agirait d’éviter. Ne pas définir ses objectifs assez clairement et choisir les sources de données les plus accessibles en est un exemple. Ne pas catégoriser les données nouvelles ou ne pas s’assurer de la qualité de celles-ci peut aussi être fatal. « Ce qui fait également défaut aux entreprises, c’est l’espace disponible pour stocker ces données. Les entreprises en manquent ». Si ce dernier problème peut être résolu en partie par l’utilisation du Cloud, la maîtrise des autres facteurs constituera, elle, la valeur de votre information. Mais à quel prix ?

BIEN ÉVIDEMMENT, trop de données

LA VALEUR! À côté du volume, de la vi-

tuent les données. « Les entreprises ne

tesse et de la variété des données, c’est

surtout ça qui intéresse les entrepreneurs. Et c’est cette valeur qui a aujourd’hui un prix d’or car elle permet d’orienter l’action commerciale de la meilleure manière qui soit au niveau des opportunités ou des risques. « Combien donneriez-vous pour savoir si l’entreprise avec laquelle vous souhaitez traiter paie bien ses fournisseurs », exemplifie Peter Gazelle. De même une société ne connaissant pas ses clients risque de se voir supplanter par des concurrents mieux informés. Ça n’a effectivement pas de prix. L’ÈRE DU BIG DATA tend donc progressi-

vement à favoriser l’émergence d’un nouveau marché: celui des Smart Data, des données traitées aux significations plus concrètes et réelles pour les entreprises. À coup d’algorithmes mathématiques et grâce à la capacité de stockage d’un grand nombre d’informations, certaines sociétés conseil

en ont fait leur cheval de bataille. Si Google, Amazon ou encore Facebook en sont devenus les rois, d’autres entreprises, nationales cette fois, ont depuis longtemps saisi les potentialités d’un tel secteur. « Les Smart Data sont l’objectif que nous cherchons à déterminer avec nos clients. Sur base des données brutes – Big Data – nous lui proposons des analyses différentes et adaptées à sa situation », explique Frédéric Vandendris, director product & finance chez Bisnode. Les analyses, elles, voient le jour sous formes descriptives (expliquer ce qu’il s’est passé), prédictives (tenter de prévoir ce qu’il va se passer), voire prescriptives (comment influencer le futur). Du Big Data au Smart Data, les données à prendre en compte se réduisent considérablement. ÉPAULÉS PAR DES Data scientists de qualité, les entreprises qui ont saisi

l’importance des Big Data ont sans nul doute un coup d’avance sur leurs concurrentes. « Aujourd’hui, une approche trop simpliste des données risque d’avoir des conséquences non négligeables sur les résultats et/ou la réputation d’une entreprise », ajoute Frédéric Vandendris. Certains estiment qu’environ 10.000 entreprises ont pris conscience de l’utilité du traitement des Big Data. Pour gagner du temps, elles ont fait appel à des entreprises conseils qui les orientent via ces données (définition des objectifs, création de statistiques et d’analyses). Sur plus de 200.000 entreprises visant une clientèle d’entreprise (B2B), cela reste très minime. Et à moins de disposer d’un service interne allouant du temps, de l’expertise et de l’espace de stockage aux données brutes, nous sommes encore loin de prendre en compte les évolutions actuelles. Il est peut-être temps de rebattre les cartes.

ADVERTORIAL

Sécurisez votre système de sauvegarde à distance ! Les entreprises belges sont sans cesse confrontées à des actes de cybercriminalité, mais elles peuvent mieux se protéger en utilisant, par exemple, des logiciels de récupération de données dans le cloud. Les cyberattaques peuvent frapper par de nombreuses voies : sites web, téléchargements, réseaux, courriels, périphériques, etc. Quand une entreprise n’est pas préparée à ce genre d’éventualité, elle risque de perdre toutes ses données, un désastre.

Geert Hauwaerts

Directeur de Thinfactory

« Ce qui compte pour le client c’est de récupérer rapidement ses données afin d’être à nouveau opérationnel au plus vite », explique Geert Hauwaerts, directeur de Thinfactory, une entreprise active dans le secteur informatique depuis 13 ans. Pour ce faire, certains fournisseurs comme Thinfactory offrent des solutions cloud qui permettent de gérer et de récupérer les données de tous vos dispositifs informatiques. Mais, à la différence de bon nombre de ses concurrents, Thinfactory stocke les données en Belgique.

En cas de problème, les clients du fournisseur de services informatiques doivent bien souvent passer par deux - trois personnes au téléphone avant d’avoir finalement un technicien au bout du fil. Mais l’exception confirme la règle selon Geert Hauwaerts : « Chez Thinfactory, vous avez directement une personne technique en ligne, ce qui est important, car quand on nous téléphone, ce sont des cas urgents. En plus, quand vous appelez notre helpdesk, vous êtes toujours aidé en français, néerlandais ou anglais ! »

THINFACTORY NV • Ikaroslaan 25, 1930 Zaventem, Belgium • info@thinfactory.com • www.thinfactory.com


INTERNET OF THINGS SOULIGNÉ

#FOKUS-IT

3 QUESTIONS À...

STEFAN GROSJEAN CEO DE SMAPPEE

Comment définiriez-vous l'énergie intelligente et renouvelable que vous défendez fermement?

La révolution des objets connectés

Les entreprises entrent progressivement dans la quatrième révolution industrielle. L’un des facteurs de cette évolution réside dans ce qu’on appelle l’Internet des objets, un Internet avec des millions d’objets connectés communiquant entre-eux. TEXTE BASTIEN CRANINX

L

es chiffres donnent déjà le vertige: en 2020, on évalue à plus de 50 milliards, le nombre d’objets connectés sur la planète et à plus de 1.700 milliards de dollars, le chiffre d’affaires qui pourrait en découler. Au milieu de ça, la grande révolution semble tenir en 3 lettres: IoT. La technologie IoT ou Internet of Things recouvre les objets intelligents équipés de capteurs (température, pression, luminosité, mesure de consommation...) connectés au réseau Internet dans le but de recueillir et traiter des données à distance de manière régulière.

marketing B2B and IoT chez Orange. « Les prévisions météo peuvent être récoltées sur Internet et communiquées au système d’arrosage automatique qui s’activera ou non, selon la situation ». INGÉNIEUX ET RÉVOLUTIONNAIRE, ce

sont bien les mots qu’il faut pour décrire ce nouveau champ de possibilités qui s’ouvre aux investisseurs. « C'est un peu une transition similaire à celle de l'évolution du téléphone filaire à la téléphonie sans

fil », explique Damien Hubaux. Certains secteurs sont plus propices que d’autres à l’implémentation de cette technologie. On pense ici notamment à la domotique (Smart City et Smart Home), à la santé (capteurs E-santé), à l’industrie, à la logistique (système track and trace et Smart Meter) ou encore à l’automobile. « Qui n’a jamais rêvé d’avoir une voiture intelligente qui vous parle, communique avec son environnement, évalue et réagit au danger? C’est ce que permettra

ALORS QU’AUPARAVANT, ces échanges de

données se faisaient majoritairement via des câbles ou des réseaux sans fil classiques, aujourd’hui de nouveaux réseaux à bas coût sont sur le point de voir le jour. Les données recueillies peuvent créer des actions qui vont améliorer le business et même notre manière de vivre. Plus il y a d’objets connectés, plus des données sont capturées et plus d’impact ils vont générer dans l’industrie. « Les réseaux type GSM/3-4G sont utilisables, mais sont surdimensionnés pour ces objets », insiste Damien Hubaux, general manager chez CETIC. UNE FOIS LANCÉS, ces réseaux permettront effectivement des communications entre un grand nombre d’objets en temps réel, à bas débit – donc à moindre consommation – et sur un très large territoire. « Pour comprendre le principe, l’idée de “Smart Homeˮ est très représentative », exemplifie Frank De Weser, director

notamment bientôt l’IoT », ajoute Frank De Weser. DE TELLES APPLICATIONS améliorent

– ou amélioreront – bien entendu considérablement l’activité commerciale. Cependant, les entreprises belges qui se lancent dans l’aventure et mettent de telles idées en pratique sont encore très marginales. « Actuellement, beaucoup de proof of concept ou des projets pilotes voient le jour dans des entreprises », poursuit Frank De Weser. Et pour cause, les réseaux LPWA (low power wide area) qui soutiennent de tels projets sont seulement en cours de déploiement au niveau national. PEUT-ON DÈS lors voir l’année 2017

Actuellement, seuls des projets très locaux voient le jour - DAMIEN HUBAUX

comme l’année du grand bouleversement technologique IoT? Pas si sûr! Car, au-delà du déploiement des réseaux, les entreprises doivent penser à développer elles-mêmes des applications qui conviennent à leur business. « Or actuellement, les sociétés belges les plus informées sur la question n’ont fait que programmer certains ateliers de réflexion à leur agenda », insiste Frank De Weser. Le potentiel est pourtant énorme étant donné que, par la suite, la vente de telles applications novatrices en B2B n’est pas à exclure – applications clé sur porte. DÈS LORS, COMMENT s’y prendre? Faire

naître la discussion à l’intérieur des murs de l’entreprise est un premier pas. Mais les chefs d’entreprise doivent également garder à l’esprit qu’il existe dans notre pays certaines sociétés de soutien à l’innovation.

« Les énergies renouvelables ont le vent en poupe. C'est logique puisqu'elles ne sont pas uniquement vitales pour l'avenir de la planète mais également très peu coûteuses. Les panneaux solaires sont facilement amortis au bout de 7 ou 8 ans, les grosses éoliennes plus vite encore. La matière première est totalement gratuite. Dans le futur, en produisant cette énergie renouvelable, nos maisons fonctionneront comme des pôles d’énergie décentralisés, reliés entre eux par le biais de réseaux d'énergie intelligents. »

Quels sont les grands défis de l'énergie intelligente et renouvelable? « Un seul problème avec ces énergies renouvelables : nous ne pouvons pas les éteindre et les allumer comme une centrale nucléaire ou de gaz. Un problème certes intéressant mais qui n'a pas lieu d'être. Nous croyons que les consommateurs doivent pouvoir ajuster leur demande intelligemment dans le futur si l'offre n’y répond pas. Ainsi, par exemple, on peut mettre le congélateur à froid quand tous les produits sont déjà gelés. Le simple consommateur d'énergie peut désormais réellement faire la différence. »

Comment arriver à développer un maximum ce type d'énergie? « Dans le cadre de sa mission qui consiste à habiliter un futur avec des énergies renouvelables. On est le premier enregistreur de données à intégrer dans sa technologie les SolarCoins, une monnaie virtuelle qui peut être reconvertie en argent réel, ou faire l'objet d'une épargne en vue d’une utilisation ultérieure. Les utilisateurs de Smappee possédant des panneaux solaires reçoivent ainsi des SolarCoins. Ils constituent un excellent moyen d’échanger des informations entre tous ces pôles et d'accélérer la transition énergétique. »

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FOCUS BUSINESS

FOKUS-WALLONIE.BE

EN AFRIQUE AUSSI

Grâce aux nouvelles technologies, dopées par l'effet de mondialisation, le continent africain fait aussi parler de lui dans le domaine des start-up: l'année 2016 a tout simplement été un cru record, avec un montant de levées de fonds qui avoisine les 350 millions d'euros. C'est 30% de mieux que l'année précédente! Et la majorité des investissements reste surtout concentrée sur trois pays: le Nigéria, l'Afrique du Sud et l'Égypte.

Le boom des start-up

UNE "CHEFFE" SUR QUATRE

Si en Europe, la gent féminine ne représente encore qu'un peu plus d'un tiers des chefs d'entreprise, la proportion belge, l'une des plus basses sur le continent, n'est que de 23%. Mais notre pays se distingue avec une faible différence salariale (13% de revenus en moins pour les femmes que pour les hommes) et l'évolution globale vers plus d'équilibre se poursuit: en Lettonie, plus d'un manager sur deux est désormais une femme!

Si, en Belgique, les entreprises innovantes – plus communément appelées start-up – ont aujourd'hui le vent en poupe et qu'elles stimulent la créativité, l'ensemble du secteur entrepreneurial jouit chez nous encore d'une belle marge de progression. TEXTE DAVID HAINAUT

C

e n'est plus un secret pour personne, les start-up belges, qui viennent de connaître une année 2016 assez extraordinaire, sont en plein boom. Comme en témoigne, ces derniers temps, les reventes de plusieurs de ces jeunes entreprises – on citera en vrac Collibra ou Ticto... – à de grosses sociétés américaines, Microsoft, entre autres, au sein de marchés étrangers, pour l'heure, encore plus propices pour leur développement.

donc, via les barrières de création qui tombent, le comportement des jeunes entrepreneurs change. « Ils ont plus de panache et n'hésitent plus à passer à l'acte. Entreprendre devient même une tendance! » Des jeunes par ailleurs de mieux en mieux encadrés, ce dès leur cursus scolaire. EN SOMME, on assiste en quelque sorte à un nouvel élan autour de la création d'entreprise. Mais le marché en Belgique n'est bien sûr pas

digital et les sociétés axées sur les produits ou les services professionnels s'en sortent plutôt bien aussi. » SI, PAS À PAS, les mentalités évoluent,

un défi d'avenir sera de tenter de préserver davantage de ces talents: cela passera par la mise en valeur d'expériences de start-up abouties, mais aussi, leur émergence via des laboratoires spécifiques, aussi appelés des hubs, un assouplissement des lois et une baisse d'impôt. C'est d'ailleurs

UN PHÉNOMÈNE QUI s'explique. À une

SAFEONWEB.BE, FAITES LE TEST !

Safeonweb.be est un site lancé par le Centre pour la Cybersécurité Belgique. Il a pour ambition d'informer rapidement et efficacement les citoyens belges en matière de sécurité informatique, des plus récentes et plus importantes menaces numériques et de sécurité sur Internet. Vous pouvez par exemple faire un test pour analyser si vous utilisez Internet en toute sécurité ou si vous aidez les cybercriminels à gagner du terrain.

époque où, en Belgique et même ailleurs, le travail se fait plus incertain et où de nombreuses opportunités existent pour créer, offertes notamment par le digital, les jeunes entrepreneurs sont aujourd'hui plus enclins à lancer leur propre structure. Personne ne s'en plaindra. « Par définition, un bon entrepreneur reste avant tout quelqu'un de créatif, motivé et ambitieux », explique Bruno Wattenbergh, entre autres professeur et observateur économique à Solvay: « Il doit en outre avoir en lui une vision claire, une force de conviction et une capacité à pouvoir adapter sa stratégie par rapport à un marché. » Indirectement

Les jeunes entrepreneurs ont plus de panache et n'hésitent plus à passer à l'acte - BRUNO WATTENBERGH

celui des États-Unis et pas mal de choses restent encore à améliorer. Omar Mohout, spécialiste entrepreneurial à l’Antwerp Management School, évoque la réussite des start-up, et certains domaines plus prisés. « Chez nous, les investisseurs des start-up misent surtout dans les biotechnologies. Mais le secteur

en cours: consciente de l'importance de ce courant, la Belgique, en ce moment, réagit. Le gouvernement fédéral a par exemple lancé un plan destiné à favoriser le financement des jeunes entreprises. Comment? En octroyant un avantage fiscal à ceux qui décident d'investir dans le capital d'une start-up, via le « tax-shelter », qui a

notamment fait ses preuves en culture. En d'autres termes, une réduction d'impôts est envisageable pour tout contribuable souhaitant créer une entreprise, voire d'en augmenter son capital. Le financement participatif ou crowdfunding, très tendance lui aussi, est concerné, avec des réductions allant jusqu'à 45 % d'impôts. « Et de nombreux jeunes entrepreneurs belges passent bien sûr encore par des structures publiques, souvent utiles pour poser les balises de la création », ajoute Bruno Wattenbergh. SI DU CHEMIN reste encore à accomplir,

les conséquences pourraient être, à terme, agréablement surprenantes pour notre petit pays. Une étude récente vient en effet de démontrer que si à peine 1 % des Belges injectait une (infime) partie de ses économies dans les start-up, ce sont des centaines de nouvelles sociétés qui pourraient être créées, et des milliers d'emplois générés! De quoi, pourquoi pas, revitaliser notre économie et maintenir la couverture sociale. Les start-up belges pourraient donc encore nous offrir quelques belles histoires, dans les années à venir!


ADVERTORIAL

Centralisez vos données pour gagner en efficacité ! Il est révolu le temps où les entreprises géraient leurs bases de données à l’aide d’Excel et d’Outlook. Les systèmes CRM s’avèrent incontournables pour centraliser les informations d’une société. Ils permettent aux entreprises d’être plus efficaces et d’ainsi réduire leurs coûts. Imaginez qu’un nouvel employé arrive au sein de votre entreprise. Pour commencer à travailler, il aura entre autres besoin d’un bureau, d’un ordinateur, d’un GSM et d’un badge. Ces étapes dépendent de plusieurs départements : les ressources humaines (RH), l’informatique (IT), etc. « Dans ce contexte, il est parfois difficile d’avoir une vue d’ensemble de toutes les tâches à effectuer. Or on peut automatiser le processus pour gagner en efficacité grâce à un système centralisé, comme TOPdesk le permet », explique Jurgen Koster, directeur de TOPdesk Belgique.

Gain de temps assuré

TOPdesk propose un logiciel « Customer Relation Management » (CRM) prêt à l’emploi qui permet de gérer le processus de différents départements : les services généraux (facility), RH, IT, etc. L’automatisation des procédés permet de gagner du temps dans le processus de travail. Fini le temps où un employé devait perdre une heure à échanger des e-mails avec les différents service desks

parce qu’il ne sait pas à qui s’adresser… L’encodage manuel des données d’un client peut également s’avérer chronophage. Pour faire face à cette perte de temps, certains outils comme celui proposé par TOPdesk, permettent aux

« Le système proposé par TOPdesk permet de nous concentrer sur l’essentiel de notre travail. » — Fabien Wuestenberg (Mutualité Chrétienne)

clients d’insérer eux-mêmes leurs données. Fabien Wuestenberg, responsable informatique de la Mutualité Chrétienne du Hainaut Oriental, témoigne : « Nous travaillons avec des ASBL, nous souhaitions donc les inclure dans le processus. Le système que TOPdesk propose permet aussi de déléguer la maintenance et les mises à jour à TOPdesk : cela nous permet de nous concentrer sur l’essentiel de notre travail. En plus, comme c’est en ligne, c’est pratique d’y accéder en déplacement. »

Pas besoin d’être un pro de l’informatique

Bon nombre de fournisseurs de services informatiques proposent des

solutions où les entreprises doivent elles-mêmes adapter le programme à leur organisation, parfois elles doivent même aller jusqu’à coder. Or les petites et moyennes entreprises n’ont pas souvent les moyens de s’offrir les services d’un informaticien à temps plein, par exemple. Elles recherchent une solution prête à l’emploi sans avoir à se soucier du côté technique. Kris Kemland, chef du département des ventes et du marketing de TOPdesk compare cette situation : « Quand j’étais petit, je faisais des constructions en Lego. Dès que la construction était finie, je la détruisais, je ne jouais pas vraiment. Alors qu’avec les Playmobil, je jouais directement, plus besoin

« Nous nous occupons nous-mêmes de l’assistance technique » — Kris Kemland (TOPdesk)

de construire. Chez TOPdesk, nous sommes en quelque sorte des Playmobil : nous ne proposons pas un outil à construire, mais à utiliser. »

choisir si vous voulez stocker vos données sur vos serveurs ou dans le cloud. Il existe une version de base standard avec laquelle on peut faire beaucoup de choses, comme la gestion des biens, des réservations et de la qualité de services. Les clients peuvent prendre des modules supplémentaires s’ils ont des besoins spécifiques, comme la gestion d’un parc automobile. « On n’a pas été poussé à prendre tous les modules d’un coup au risque d’être perdu. On a commencé petit et nous verrons à l’avenir s’il nous faut réellement d’autres modules de TOPdesk », raconte Fabien Wuestenberg.

La touche humaine derrière le virtuel

Beaucoup de fournisseurs de logiciels CRM présents en Belgique fonctionnent avec des distributeurs. Ils sous-traitent généralement la plupart de leurs services et leurs clients n’ont dès lors souvent pas de contacts direct avec la source. Kris Kemland explique : « Chez TOPdesk, nous faisons tout nousmêmes : nous développons, nous implémentons et nous nous occupons de l’assistance technique. Nous sommes donc plus proches de nos clients et pouvons mieux tenir compte de leurs besoins. »

Ce n’est pas parce que TOPdesk est prêt à utiliser en 10 jours qu’il n’est pas flexible. Vous pouvez par exemple

Vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement de TOPdesk ? Le 16 mai prochain, TOPdesk organisera une journée de démonstration dans les bureaux de la Mutualité Chrétienne à du Hainaut Oriental à Anderlues. Vous pourrez ainsi découvrir le logiciel de gestion de services de façon ludique. Intéressé ? Inscrivez-vous gratuitement sur www.topdesk.be/journée-démonstration.

TOPdesk en bref Cette entreprise néerlandaise fondée il y a 23 ans compte désormais 10 filiales à travers le monde. Elle emploie également 600 personnes et accompagne 5 000 clients. Présente en Belgique depuis 10 ans, l’entreprise est surtout active en Flandre, mais a pour objectif d’étendre ses activités en Belgique francophone.

www.topdesk.be

Jurgen Koster,

directeur de TOPdesk Belgique

Kris Kemland,

chef du département des ventes et du marketing de TOPdesk


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INTERVIEW MICHAEL BEAL

FOKUS-WALLONIE.BE

Un Américain à Bruxelles

Présent en Belgique depuis trois ans, Michael Beal a largement contribué à redorer le blason de Microsoft. Une société qui emploie 400 personnes en Belgique et qui, plus que jamais, incarne l'avenir. TEXTE DAVID HAINAUT

C

'est à l'été 2014 que l'Américain Michael Beal a repris les rênes de Microsoft au Benelux, après avoir déjà été manager pour la même société au Japon. Un parcours atypique pour cet homme passionné et soucieux de constamment faire évoluer son entreprise.

En quoi est-ce excitant pour vous de travailler dans une compagnie comme Microsoft? « Cette question tombe à pic, car je vis ma treizième année chez Microsoft, et c'est certainement la plus excitante! Pourquoi? Parce qu'à mes yeux, l'approche du marché n'a jamais été autant en cohésion avec les consommateurs. Nous nous appuyons beaucoup sur leurs remarques, pour toujours mieux saisir leurs besoins, trouver des solutions et ainsi, améliorer nos produits. Et puis, les collaborations avec les partenaires fleurissent, ce qui est bien sûr positif pour notre ouverture. Et indirectement, nos perspectives. »

Microsoft Benelux jouit d'une assez bonne réputation dans votre secteur. Pourquoi, d'après vous? « C'est la réalité, en effet. J'ai la chance de travailler ici avec des gens fantastiques et passionnés. Il y a à Bruxelles une mixité culturelle non négligeable, propre à une localisation géographique et centrale en Europe. Tout cela est fort enrichissant. Nous avons une équipe toujours à l'affût, prête à innover et fatalement, extrêmement productive. Chaque jour, je vois naître de nouvelles idées dans ces

PHOTO THOMAS SCHURMANS

bureaux. Mais ce qu'il y a aussi d'important à mes yeux, c'est que nous ne représentons pas seulement Microsoft au Benelux, nous représentons le Benelux chez... Microsoft! »

L'innovation, un mot qu'on imagine clé dans votre domaine... « Oui, et je pense qu'on l'incarne à présent bien, un peu comme si nous resurgissions. Nous avons, je crois, bien fait de miser sur l'exploitation des données et le fameux cloud computing, qui font partie intégrante de nos services. Car ce sont aujourd'hui les matières premières de

Windows 10, qui est aujourd'hui le système le plus sécurisé au monde. Nous continuons à inciter les utilisateurs de Microsoft à se diriger vers ce dernier. Sa gestion est très largement simplifiée, tant pour les particuliers que pour les entreprises, et franchement bénéfique pour tout le monde. »

Des entreprises désormais plus digitales que jamais... « Eh oui. En ce moment, c'est tout un monde qui se transforme, sous nos yeux, grâce aussi à l'analyse, la gestion et l'utilisation pertinente

C'est ma treizième année chez Microsoft. Et c'est la plus excitante! l'économie. Et nous sommes dans un pays où les choses évoluent assez vite, où la remise en question est assez présente, quel que soit le secteur. C'est boostant. »

Il y a deux ans, votre société déclarait vouloir plus de cohérence entre les différents outils technologiques. Où en est-on aujourd'hui? « Nous avançons bien. De plus en plus, changer d'ordinateur, de tablette, d'objet informatique, quel qu'il soit, devient un jeu d'enfant: c'est très facile de créer des liens, des passerelles entre tous les produits existants. Nous avons constaté dernièrement qu'il y avait une forte croissance de migrations vers

des données. Voyez donc toutes ces entreprises en ligne qui, ces dernières années, ont réussi à concurrencer les entreprises classiques. Qui ont forcement dû s'impliquer dans le numérique elles aussi. »

Vous avez une longue expérience du marché asiatique, comment considérez-vous le marché européen? « Il est radicalement différent. Au Japon, vous avez une très large palette de compagnies spécialisées en technologie informatique qui ont toutes énormément d'influence sur l'économie. Cela a tendance à engorger le marché de façon exponentielle. C'est un phénomène qui n'existe pas vraiment en Europe, où la distri-

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MICHAEL BEAL INTERVIEW

#FOKUS-IT

3 QUESTIONS À...

L'exploitation des données est aujourd'hui capitale pour le développement des entreprises

bution des outils technologiques est bien plus équilibrée, ce qui permet d'ailleurs à une société comme Microsoft de bien mieux s'y investir et de prodiguer les services les plus adaptés au consommateur. »

Quels vont être les grands changements pour les sociétés informatiques dans le futur? « Peut-être plus de clairvoyance dans les techniques d'identification. Je m'explique: les consommateurs posséderont de plus en plus d'appareils nécessitant une identification oculaire. Chez Microsoft, nous avons lancé Cortana, un agent numérique de pointe qui vous guide en permanence par la voix et qui en plus, peut réagir avec vous. Aussi, pour faciliter la communication entre sociétés, nous travaillons assidûment sur des applications comme Skype Translator, notre but étant d'égaliser les possibilités informatiques, que vous soyez une petite start-up ou que vous travailliez au gouvernement. Une chose est sûre, le développement de l'intelligence artificielle, sous différentes formes, risque de révolutionner nos vies... »

Le développement de l'intelligence artificielle, sous différentes formes, risque de révolutionner nos vies

Un exemple des grands projets sur lesquels travaille actuellement Microsoft? « Je parlais d'intelligence artificielle, mais on atteint aussi ce qu'il y a de plus ambitieux, en ce moment, en ce qui concerne la recherche médicale. Grâce à la mise en place de laboratoires informatisés, on investit de plus en plus dans l'analyse informatique du cancer, et les diagnostics de maladies

avant même leur développement. Nous sommes très engagés dans ce projet et voulons améliorer toutes les technologies possibles pour aider les hôpitaux et centres de recherche à faire au mieux leur travail. De façon plus générale, Microsoft est une société qui se soucie beaucoup de l'impact de la technologie sur notre qualité de vie actuelle, elle reste cependant critique, et c'est pour cela que nos équipes travaillent beaucoup avec les gouvernements, les hôpitaux et bien d'autres partenaires. »

La Belgique est finalement une aventure récente dans votre carrière. Comment vous y êtes-vous intégré? « En faisant du vélo, évidemment! La Belgique est un pays thérapeutique, c'est l'endroit parfait pour se ressourcer. Il m'arrive même de faire des réunions avec des partenaires à la campagne. Vous êtes en ville dans le bruit et la précipitation, vous changez de rue et vous vous retrouvez soudainement dans les bois avec des chevaux, c'est assez extraordinaire, non? »

JEAN BEKA

CEO SMARTNODES C'est quoi l'éclairage intelligent? « L'éclairage intelligent ou le Smart Lighting, c'est, au niveau de l'espace public, de savoir éclairer juste, où il le faut, quand il le faut et à la bonne intensité. En fait, c'est pouvoir détecter n'importe quelle présence humaine sur une voirie, de sorte à créer une bulle lumineuse pour mieux accompagner piétons, cyclistes ou automobilistes dans leurs déplacements. Et s'il n'y a pas de présence, on réduit l'éclairage au maximum. »

Où en est-on, en Belgique? « Plusieurs villes se sont rapidement montrées intéressées par ce concept d'avenir, comme Wavre. Mais Ath, Namur ou Saint-Trond réussissent aussi à se démarquer. Certaines cités sont chez nous à la pointe de cette technologie, d'autres attendent encore de voir. »

Comment les choses évoluent?

SMART FACTS Si Michael Beal n'était pas devenu manager, il serait devenu... « Je suis passionné par la manière dont les technologies de l'information peuvent changer le monde, et j'aime aussi aider les jeunes à apprendre et à développer leurs talents. En combinant ces intérêts, je suis sûr que j'enseignerais l'informatique, si j'avais emprunté un chemin différent. »

« Bien des choses restent encore à faire. L'éclairage public peut constituer un vecteur important en matière de captation de données, en parallèle à, par exemple, la mesure de la qualité de l'air, de l'acoustique ou même des places de parkings. Ce n'est qu'en connaissant mieux notre environnement qu'on rendra les villes plus intelligentes. Le grand défi sera, dans les années à venir, de coordonner tout cela! »

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10 UTILE APPLICATIONS

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Applis made in Belgium

Plutôt bien cotée dans le secteur — en plein boum — des applications mobiles, la Belgique regorge de nouveautés. Et nombre d'entre elles risquent, dans un futur assez proche, de simplifier la vie en entreprise. TEXTE DAVID HAINAUT

Adieu au lecteur de cartes

Révolution dans la construction

Le mail, autrement

Pionnier en matière de paiement de factures, POM simplifie le quotidien en permettant à ses utilisateurs de gérer le (lourd) processus administratif habituel, électronique ou papier, quelques clics suffisant à remplacer un lecteur de carte. Surtout destinée à ceux qui les émettent, l'application séduit déjà fortement le secteur hospitalier. Un gain de temps évident, POM signifiant d'ailleurs Peace of Mind, tranquillité d'esprit...

Utile et efficace pour les architectes, entrepreneurs ou ingénieurs, AproPLAN offre la possibilité de télécharger rapidement des projets de construction sur son iPad. Simple, l'appli élimine la paperasse grâce à des rapports à rédiger en PDF, faciles à annoter ou à commenter. AproPLAN aide aussi à organiser rapports et visites de chantiers, via une flopée d'outils pratiques, comme la synchronisation de documents.

Avec près d'une centaine d'e-mails reçus quotidiennement, les salariés sont parfois noyés. InboxZero est justement née pour leur venir en aide, en proposant une boîte de réception innovante, gratuite et relookée, valant largement les célèbres standards habituels. L'application, qui marie entre autres le SMS au mail, offre comme atouts notables de retrouver plus rapidement un message et de mieux distinguer personnes et entreprises.

Se garer avec facilité

Connecter entreprises et employeurs

Des données en poche

À l'heure où la mobilité constitue l'un des principaux soucis pour les entreprises, Yellowbrick tombe à pic, puisque cette application permet aux employés de stationner avec leur smartphone dans tout lieu proche de l'entreprise. Avantageuse, rapide, tranquille et fonctionnant par abonnement mensuel, l'appli est déjà valable dans une dizaine de villes belges. De quoi limiter les coûts et surtout, ne plus perdre de temps aux horodateurs!

Si chercher un emploi réclame temps, énergie et nécessite une procédure parfois longue et fastidieuse (rédaction de CV, parcours des annonces...), plus de la moitié des Belges possède aujourd'hui un smartphone. Raison pour laquelle Swop a été lancée, histoire de permettre aux candidats de déposer leur candidature avec une visibilité certaine. Et ainsi d'établir des liens plus simples avec d'éventuels employeurs.

Posséder sur soi en permanence l'ensemble des données de ses clients, rien de tel, bien sûr pour un employeur. L'application Teamleader améliore sérieusement la relation entre les deux parties avec une mine d'options, allant de la gestion de contacts à la planification de réunions, en passant par la mesure du coût d'achat d'un matériel, d'un trip professionnel et des possibilités infinies de classification.


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12 PANEL D'EXPERTS SÉCURITÉ IT

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Les opportunités vs les problèmes de sécurité Plus les réseaux s’étendent et se complexifient, plus les possibilités de connexions se multiplient. Les opportunités commerciales numériques n’ont jamais été aussi élevées. Le revers de la médaille s’incarne dans les problèmes de sécurité IT. TEXTE BASTIEN CRANINX

YVES ROGGEMAN

Chercheur en cryptographie et sécurité informatique à l’ULB

DAMIEN GIRY

BlueKrypt, Professional Security Consulting

DOMINIQUE BLEUS

Spécialiste de l’infogérance informatique pour les PME chez LimeLogic

MARIO VAN BEVER

Business Development & Marketing Manager, Rittal nv/sa

Quelles sont les nouveautés au niveau de la sécurité IT en 2017?

« L'évolution des outils IT est intimement liée aux événements médiatiques. Ils sont conçus pour créer des besoins futiles, voire inutiles auprès du grand public avide de prétendues nouveautés. Malheureusement, vu les délais trop courts de mise au point imposés par ce modèle économique, chaque nouvelle application, chaque nouvelle version, apporte son lot de failles de sécurité. Sans contrer véritablement celles de la génération précédente. C'est une aubaine pour les hackers! L’année 2017 sera certainement riche en attaques originales et imprévues. »

« Les objets connectés à Internet of Things (IoT) sont une réelle menace pour la sécurité! Des attaques de grande ampleur peuvent être réalisées sans que l’utilisateur ne s’en rende compte. En 2016, une attaque par déni de service bloqua les sites Internet de grandes sociétés. Une tendance confirmée: le virus informatique qui une fois installé, réclame une rançon pour recouvrir ses données. L’appât du gain facile rend les attaquants plus “malins” pour duper l’utilisateur par le biais d’emails personnalisés qui interpellent directement. Éduquer l’utilisateur final reste une priorité. »

« Il est plus simple de faire des analyses rétrospectives que de prédire l'avenir. Une majorité des acteurs du domaine semble s'accorder sur quelques tendances, comme le ransomware. Ça continuera son bout de route rentable. Une autre tendance est la recrudescence du “lanceur d'alerteˮ. Ainsi que le mobile et l'Internet des objets, deux vecteurs d'infection. Plus de possibilités d'attaque, plus difficiles à détecter et faisant plus de dégâts. Mais notons plus d'intérêt des sociétés pour la sécurité et un possible rééquilibrage des forces. »

« Des applications intelligentes prennent de plus en plus de place dans l’industrie. Les nouvelles solutions deviennent plus autonomes, qui sont aussi connectées aux réseaux et peuvent donc facilement être accessibles par des personnes non autorisées. Beaucoup d’entreprises décident d’investir dans la protection de leur réseau et de surveiller à distance tout ce qui touche à l’informatique. On peut voir si la porte d’une armoire est ouverte ou si la température change dans la salle IT. Un plan d’action reste toujours nécessaire. »

Quels sont les grands défis futurs concernant la sécurité IT des entreprises?

« On présente souvent les défis IT comme une question d’investissement des entreprises, en matériel et en formation du personnel. Certes, il est important d’insister sur la nécessité d’une formation poussée pour le personnel à l’emploi des outils et aux enjeux de sécurité et de qualité des données associés. Mais le véritable défi sera sans doute d’intégrer véritablement les partenaires extérieurs à l’entreprise dans son modèle de sécurité. Elle repose en effet largement sur le comportement d’agents extérieurs communiquant avec son système. Actuellement, l’on tente de gérer les relations B2B, mais le tendon d’Achille reste les citoyens inconscients de leur responsabilité en la matière. »

« Pour les entreprises, le contrôle de leur environnement informatique est primordial. Le télétravail et l’utilisation par les employés de leurs appareils personnels sont des nouvelles façons de travailler impactant la sécurité. Cette tendance n’est pas nouvelle, mais elle se confirme au point de devenir un comportement standard. Ce besoin de contrôle sera accentué par la mise en place en 2018 de la nouvelle directive européenne sur la vie privée (GDPR). Celle-ci contraint les entreprises à mieux gérer la sécurité des données privées qu’elles possèdent. Se mettre en conformité sera long et complexe avec un investissement financier parfois très important. »

« Une réponse complète à cette question ne prendrait pas moins d'un livre. Un défi majeur est l'intégration de l'équipe de sécurité dans le processus de production (DevSecOps). Lors de la conception d'un produit, la sécurité est souvent vue comme un frais annexe et facultatif ! Si ce raisonnement fut compréhensible à l'époque où l'attaquant avait pour but l'amusement, il devient dangereux quand l'attaquant est une association à but lucratif. Un autre défi est le rapport département informatique de l'entreprise/ utilisateur. La sécurité informatique doit tenir compte de la façon dont les utilisateurs travaillent et non brider ceux-ci. »

« Permettre le monitoring d’un système devient plus facile à faire. Par contre cela implique la création de nombreuses données supplémentaires. Ça rejoint le concept de « Big Data ». Que faire de ces données? Les confier à certaines sociétés qui les analysent et vous offrent des solutions sur mesure à vos besoins. Le grand défi, c’est que ces solutions sont souvent pilotables à distance. La prudence est donc de mise car il faut éviter qu’une personne non autorisée accède à ces données. Ces dernières étant parfois reliées à votre production et aux modalités qui la régulent pourraient se voir altérées volontairement et créer de gros dommages dans l’entreprise. »

Le Big Data pourrait-il être un problème en termes de sécurité?

« Le Big Data est un ensemble de techniques d’exploitation intégrée de données volumineuses, hétérogènes et d’origines diverses. Elles peuvent être un moyen d’attaque ou de protection, selon l’usage et l’intention. Le risque sécuritaire principal est celui de l’inférence d’informations confidentielles, soit de leur reconstruction indirecte à partir de données librement disponibles. Il ne s’agit plus de se prémunir contre les seules fuites directes, mais de tenir compte de toutes les sources d’information potentiellement exploitables. Ces outils sont utilisés pour analyser et contrôler les gros systèmes IT. Ils contribuent véritablement à leur protection. »

« Le Big Data peut améliorer la sécurité informatique. Le progrès est énorme, notamment au travers des antivirus. Il s’agit d’un atout indéniable permettant une réaction rapide à des attaques complexes ou ciblées, généralement difficiles à détecter. Pour autant, cette technologie, par la puissance de calcul et l’espace de stockage qu’elle nécessite, implique de transmettre vers l’extérieur l’ensemble de ses données sensibles et confidentielles. A contrario, la sécurité des données du Big Data reste également un problème: un attaquant peut exploiter celles-ci et adapter ses attaques en restant invisible pour les outils de sécurité et les utilisateurs. »

« Le Big Data implique de grandes quantités de données brutes. Ces données sont comme de la matière première: une valeur sous forme brute, une grande plus-value une fois transformée en un produit fini. Une fuite de données est profitable pour tout concurrent, qui récupère de la matière première gratuitement. L'ensemble des technologies manipulant le Big Data sont fort récentes et pas forcément éprouvées en matière de sécurité informatique. La probabilité d'une attaque sur des systèmes d'information manipulant du Big Data est grande et les implications d'une attaque réussie sont très graves. »

« Ce n’est pas vraiment le Big Data qui pose problème en termes de sécurité, mais plutôt la manière dont on traite ces informations. Il faut être sûr que l’information est bien claire, avant de prendre une décision concernant son utilisation. S’il reste un doute, vous ne pouvez pas prendre le risque. Il faut s’en assurer directement. S' il y a beaucoup de données qui circulent dans votre entreprise, c’est plus facile pour des personnes mal intentionnées d’y introduire leur programme espion. Aujourd’hui, heureusement il existe des solutions pour vous protéger contre ces attaques. Mais il faut bien les intégrer. »

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INTERNET HISTOIRE 13

#FOKUS-IT

Un avenir très net De ses balbutiements avec modems et connexions d’un autre âge à sa vitesse supersonique, l’Internet s’est développé à une cadence infernale. Son futur s’annonce au moins aussi impressionnant et varié. TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

E

n 1962, alors que Les États-Unis et l’ex-bloc de l’Est se regardent à travers des rangées de missiles braqués vers l’autre dans un climat de guerre froide, l’US Air Force demande à un petit groupe de chercheurs de créer un réseau de communication militaire capable de résister à une attaque nucléaire. La première toile d’araignée du web est née!

La deuxième génération est celle du web interactif, l’explosion des réseaux sociaux, la généralisation du cloud et de l’Internet mobile. Mais nous nous en éloignons. » Et nous entrons donc maintenant dans la troisième génération, où le numérique devient le principal vecteur d’innovation dans la plupart des secteurs, notamment grâce à la fusion progressive entre le monde réel et le monde numérique.

QUELQUES ANNÉES PLUS tard, indépen-

damment de tout objectif militaire, le réseau expérimental Arpanet relie quatre instituts universitaires. Avec un réseau qui comportait, déjà à l'époque, deux caractéristiques fondamentales du réseau actuel: un ou plusieurs nœuds du réseau pouvai(en)t être détruit(s) sans perturber son fonctionnement, et la communication entre machines s’effectuait sans machine centralisée intermédiaire. DEPUIS, et en quelques décennies

à peine, Internet a révolutionné le quotidien, s’immisçant dans tous les pans de notre société. Mais les transformations à venir seront encore bien plus profondes que tout ce que l’on a vu jusqu’à présent. Induisant des changements majeurs dans les secteurs tels que la santé, l’énergie, l’environnement… DANIEL KOFMAN, chercheur à Télécom

ParisTech, esquisse depuis des années le futur visage du net. « On recense généralement trois phases dans l’évolution de l’Internet. La première démarre avec les prémisses du réseau, englobe l’apparition du web 1.0 et s’achève à la fin du millénaire avec le développement des accès haut débit.

MAIS LE PLUS important bouleverse-

ment va surtout concerner l’accès au réseau. En effet, le web ne sera plus

Combien donneriez-vous pour savoir si l’entreprise avec laquelle vous souhaitez traiter paie bien ses fournisseurs - PETER GAZELLE

accessible sur un écran de téléphone 5 pouces, mais directement dans notre environnement immédiat. Les appareils équipés de la réalité virtuelle et augmentée, comme les lunettes Google, les lentilles de contact et les vitrines des magasins pourront traduire en temps réel des textes imprimés. D. Kofman poursuit: « Imaginez aussi une technologie capable de vous connecter, simplement grâce à des ampoules LED et sans ondes potentiellement néfastes pour l’organisme. C’est précisément ce qu’offre le Li-Fi, technologie de communica-

tion sans fil basée sur l’utilisation du spectre de la lumière. L’avenir passe par là! ». Condition absolue pour que le Li-Fi se démocratise: l’ensemble de l’environnement (entreprises, lieux publics, habitations….) devra largement être équipé en LEDs et les terminaux mobiles devront disposer de capteurs compatibles avec cette nouvelle technologie. PARADOXALEMENT, alors qu’il se déve-

Je pense que nous sommes connectés non pas à un phénomène global mais à des réalités locales, culturelles et linguistiques

loppe de plus en plus, et de plus en plus vite, le web va aussi se faire plus local. C’est du moins l’avis de Frédéric Martel, auteur du livre Smart: Enquête sur les internets. Pour lui, l’Internet tel qu’on l’a souvent défini, c’est-à-dire comme une espèce de monde rêvé où on allait tous participer à une conversation globale, n’a jamais existé. Car les notions de territoire, de langue et de culture rendent impossible cette conversation globale. Il s’explique: « Internet, ce serait finalement un peu comme le téléphone: tout le monde peut le décrocher et appeler l’Inde. Mais personne ne le fait! Parce qu’on ne connaît personne en Inde, qu’on ne parle pas la langue et qu’on ne connaît rien de cette culture. Je pense que nous sommes connectés non pas à un phénomène global mais à des réalités locales, culturelles et linguistiques, qui se retrouvent dans notre vie numérique. »

- PETER GAZELLE

MORALITÉ: si les possibilités de

connexion au net seront de plus en plus globales, son utilisation pourrait aussi se faire plus locale de temps en temps. Un paradoxe de plus, annonçant un futur encore plus inattendu et enthousiasmant!


14 SOULIGNÉ CRM

FOKUS-WALLONIE.BE

Données d’entreprise: centraliser pour mieux gérer Il est bien révolu le temps où les entreprises géraient leurs bases de données à l’aide de tableaux Excel. Les systèmes comme les CRM et les ERP ont pris le pas. Des outils incontournables pour centraliser toutes les informations de sa société. TEXTE AUBRY TOURIEL

C

RM est l’acronyme anglais de « Customer Relation Management ». Ce logiciel, au départ destiné aux équipes commerciales, a de multiples fonctionnalités: la gestion de bases de données, ainsi que l’automatisation et le suivi des processus de vente, tels que l’enregistrement d’un nouveau client, l’envoi de messages de remerciement, etc.

« LE SYSTÈME ERP va encore plus

loin. C’est le nœud principal de la révolution digitale pour les sociétés », explique Dominique Ostyn, directeur de la communication d’EurActiv. Un logiciel ERP (Enterprise Resource Planning) intervient dans les processus commerciaux et l’échange de données entre les différents départements de l’entreprise, notamment les ressources humaines, la vente, l’inventaire, la chaîne d’approvisionnement et la comptabilité. INTERNET REGORGE D’UNE quantité énorme de données, une aubaine pour certaines entreprises. Les créateurs de logiciels CRMERP s’adaptent en proposant de nouvelles fonctionnalités dans le domaine. Certains offrent entre autres la possibilité de faire la veille d’une organisation: vous pouvez alors recevoir différents articles en ligne et tweets en lien avec un client prédéfini. Les médias sociaux fournissent également des informations, mais Cédric Pierrard met en garde contre les contraintes légales: « Vous ne pouvez pas par exemple demander à LinkedIn de vous envoyer les données des membres. » Pour ne rien gâcher, ces logiciels sont accessibles à tous. Pour les débrouillards en informatique, il existe des versions gratuites de logiciels en ligne qui peuvent s’installer comme un blog. LES AVANTAGES DES SYSTÈMES CRM-

ERP sont de toute manière multiples. Selon Cédric Pierrard, PDG de l’entreprise Efficy, ils permettent de gérer plus

efficacement les données: « Si on compare la gestion des données à la mobilité, le stylo et le papier, c’est un peu comme se déplacer à pied. Le tableau Excel, c’est l’équivalent de rouler à vélo et utiliser un logiciel CRM-ERP professionnel, c’est comme si vous rouliez en voiture ». Dans certaines sociétés les employés travaillent encore avec une liste Excel dans leur coin. « Mais ce n’est pas une approche intégrée », indique Dominique Ostyn. « Idéalement, tous les collègues ont accès aux données, tout le monde en bénéficie et y contribue. » Et grâce aux outils CRM et ERP, on centralise aussi les informations à long terme: même si un employé quitte l’entreprise, les données qu’elle aura encodées resteront encore accessibles. L’AUTOMATISATION DES PROCÉDÉS permet en outre de gagner du temps dans le processus de travail. Avec certains logiciels, il est par exemple possible de générer automatiquement une enquête de satisfaction quand un client rencontre un problème. De même, l’encodage manuel des données d’un client peut s’avérer chronophage. Pour faire face à ce phénomène, certains outils permettent aux clients d’insérer euxmêmes leurs données. AU VU DES nombreuses possibilités,

Dominique Ostyn conseille aux entreprises de tenir compte de différents critères: le prix, le nombre d’utilisateurs, le niveau d’intégration avec les logiciels de l’entreprise et les logiciels Office… « Le système CRM-ERP idéal et prêt à l’emploi n’existe pas. Les systèmes sont généralement standardisés et la réalité de chaque organisation est différente », avance-t-il. « Et avec des versions gratuites vous avez généralement beaucoup de paramètres à personnaliser vousmême. Soit vous êtes un expert en informatique, soit vous allez payer quelqu’un pour l’implémenter. À vous de déterminer quel est le logiciel le plus adapté à vos besoins. »

Le système ERP, c’est le nœud principal de la révolution digitale pour les sociétés - DOMINIQUE OSTYN


INGRID REYNAERT CHRONIQUE 15

#FOKUS-IT

Développement de « Smart Cities » en Wallonie, au niveau supérieur? De plus en plus de villes et communes wallonnes se lancent dans l’aventure des Smart Cities. « Et beaucoup de leurs projets pilotes sont vraiment fantastiques », s’enthousiasme Ingrid Reynaert, Business Group Leader Smart Cities d’Agoria, la fédération de l'industrie technologique. « Profitons-en pour stimuler davantage le développement urbain intelligent. » TEXTE INGRID REYNAERT, BUSINESS GROUP LEADER SMART CITIES, AGORIA

U

ne récente enquête menée par le Smart City Institute Liège révèle que 77 % des villes wallonnes considèrent le passage à une Smart City comme une priorité politique; une proportion qui atteint les 34 % dans les zones rurales.

CES CHIFFRES REJOIGNENT les

constatations d’Agoria qui rassemble depuis de nombreuses années les entreprises technologiques développant des solutions visant à rendre les villes plus intelligentes et qui, avec son projet Smart Cities, offre une plate-forme neutre où l'industrie peut s’entretenir de manière structurelle avec les autorités locales et les autres parties prenantes. Cet écosystème d’environ 90 entreprises (start-up, PME et grandes entreprises) offre une expertise combinée en matière de smart mobility/logistics, smart building/district, smart energy et smart digital. LE DÉFI? Collecter, traiter et intégrer

intelligemment des données numériques dans de nouvelles applications afin de gérer plus efficacement les villes et d’offrir davantage de confort et de bien-être aux citoyens. NOTRE MODÈLE DE concertation fonctionne. D’un côté, il faut absolument poursuivre le travail de sensibilisation, car la technologie

évolue si vite que de nouvelles possibilités apparaissent chaque jour. D'un autre côté, nous constatons que de plus en plus de cas inspirants naissent de telles collaborations.

77 % des villes wallonnes considèrent le passage à une Smart City comme une priorité politique

C’EST AINSI QU’AGORIA a récemment décerné un Smart City Award 2017 à Houffalize, Comblain-au-Pont et Brugelette (www.agoria.be/smartcities). D'autres exemples? Charleroi s'attelle à rendre 200 bâtiments publics intelligents. Seraing dispose d’un centre administratif neutre en énergie. Namur mène un projet de bus électriques assortis de systèmes de recharge rapide à la fin du circuit. Wavre et la région de Viroinval ont installé de l'éclairage LED intelligent... CONTRAIREMENT À IL Y A quelques années, la mayonnaise est en train de prendre en Wallonie. Le défi consiste désormais à dépasser la phase pilote de ces nombreuses initiatives afin d’atteindre un niveau supérieur. Car c’est seulement à cet instant que nous pourrons créer de l’emploi et de nouveaux services. Pour y parvenir, il est nécessaire de développer une stratégie et d’être ouvert aux autres parties prenantes... Agoria invite déjà toutes les villes et communes à s’entretenir avec l’industrie au sujet de leurs défis Smart Cities. »

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