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C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D E L A D E R N I È R E H E U R E

MARS ‘18

Katia Gilliot De buanderie à entreprise internationale

Grossesse moderne Être maman en 2018

Typh Barrow Chronique d’une voix androgyne

OPHÉLIE FONTANA

« En tant que femme, on peut amener un regard différent sur le sport. »

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ÉDITO KATIA GILLIOT

FOKUS-WALLONIE.BE

De buanderie à entreprise internationale Voilà plus de 25 ans que j’ai décidé de troquer mon confortable emploi de salariée dans une multinationale pour le statut d’indépendant et de femme chef d’entreprise. Et je ne le voudrais pas autrement.

L

model et créer plus de valeur ajoutée. C’est à ce moment-là, qu’avec mon mari, nous avons créé Noukie’s et que l’entreprise a connu son envol. Depuis lors, plus jamais je n’ai envisagé de redevenir salariée.

es raisons qui m’ont poussée à quitter une entreprise bienveillante, un job passionnant et un salaire confortable n’étaient pas encore très claires à l’époque. Aujourd’hui, je peux dire que c’est une soif de liberté, d’indépendance et d’autonomie qui m’ont conduite à faire le pas vers le monde de l’entrepreneuriat. Je souhaitais gérer mon temps, prendre ma vie en charge. Les premières années, en tant que chef d’entreprise, j’ai eu à assumer beaucoup de casquettes en même temps: la journée, je pouvais être acheteuse pour sélectionner les produits chez les fournisseurs ou vendeuse pour proposer ceux-ci à des revendeurs; le soir, je devenais préparatrice des commandes et le week-end, je gérais la facturation et l’encodage des factures. J’avais plus le sentiment d’être un mouton à cinq pattes qu’une femme chef d’entreprise! Et tout cela se passait dans la buanderie transformée en bureau et dans le garage réorganisé en entrepôt.

Il faut faire des choix et choisir ses combats: je ne serai donc jamais un cordon-bleu ni une star du fitness

Une seule fois, j’ai hésité à retourner au statut d’employé. Au bout des quatre premières années d’existence, l’entreprise avait bien grandi mais ne générait pas de revenus suffisants pour que je puisse me payer un salaire. Il fallait changer de business

Être chef d’entreprise demande de nombreuses qualités: la capacité d’adaptation, la confiance en soi, un certain goût du risque, une conviction profonde dans le projet à mener, la résistance au stress, de la créativité, de nombreuses heures de travail… Et ça demande aussi une très bonne organisation privée, surtout s’il y a un mari et un ou plusieurs enfants. Comme je ne suis pas superwoman, il faut faire des choix et choisir ses combats: je ne serai donc jamais un cordon-bleu ni une star du fitness. Aujourd’hui, le petit projet qui a démarré dans la buanderie a grandi et est désormais partagé par 110 personnes, dont mon mari et deux de mes enfants, qui travaillent chaque jour à faire évoluer et grandir la marque. C’est grâce à eux que des milliers d’enfants de par le monde ont un doudou, dorment dans une gigoteuse ou portent des vêtements Noukie’s. TEXTE KATIA GILLIOT, CEO NOUKIE’S

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CONTENU... 04 Être maman en 2018 06 Stylée, même pressée 08

Interview: Ophélie Fontana

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Combattre le stress par les racines

12 Super maman à la rescousse 14

Typh Barrow: Chronique d’une voix androgyne

EQUIPE. COUNTRY MANAGER: Ruben Lancksweerdt RÉDACTEUR EN CHEF: Astrid Goossens ÉQUIPE ÉDITORIALE: Angelika Zapszalka Elise Lenaerts PHOTO EN COUVERTURE: Jehanne Moll LAYOUT: Smart Studio IMPRESSION: IPM Group

SMART MEDIA AGENCY SMART STUDIO Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40 redactie@smartmediaagency.be studio@smartmediaagency.be

Bonne Lecture Oumar Cissé Project Manager

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FOCUS GROSSESSE

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Être maman en 2018 Les aspects de notre société évoluent constamment, la maternité y compris. Aujourd’hui, on a moins d’enfants, mais on leur consacre plus de temps. Pour une femme, être enceinte, c’est aussi savoir combiner travail et bébé, toute seule ou en couple.

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ujourd’hui, la maternité ne se passe plus de la même manière qu’il y a 30 ans. Ainsi, le nombre d’enfants par femme, appelé fécondité par les démographes, a diminué dans tous les pays développés. « En 2015, le nombre d’enfants par femme en Belgique s’élève à 1,7 », indique Ester Rizzi du Centre de recherche en démographie et professeure à l’Université Catholique de Louvain. Pour cette spécialiste, on pourrait parler d’une maternité moderne « moins intense ». Un terme à nuancer, toutefois: « En réalité, la plupart des femmes travaillent et les activités scolaires et extrascolaires des enfants ont augmenté. » Les femmes ont donc moins d’enfants, mais plus de boulot à côté. Et cette charge est d’autant plus importante que les enquêtes sur l’emploi du temps montrent que l’augmentation des heures des femmes sur le marché du travail n’ont pas vu une augmentation équivalente des heures de travail domestique et de soin des enfants de la part des hommes. Cette baisse de la fécondité est notamment liée à l’augmentation de l’âge auquel les femmes ont leur premier enfant. Ainsi, en Belgique, en 2016, la moyenne se situait aux alentours de 29 ans. Comme l’âge a reculé, les femmes ont donc moins de temps pour fonder une famille nombreuse. Des facteurs sociaux peuvent également expliquer ce phénomène. « Le temps passé aux études a augmenté, ainsi que le nombre de femmes occupées, avec toutes les difficultés de

concilier le travail rétribué et la famille », explique Ester Rizzi. La crise économique, enfin, peut aussi avoir impacté la fécondité. Parmi les évolutions récentes, on peut également pointer le nombre croissant de maternités en dehors du couple. « En 2011, sur le total

des ménages, 8 % étaient des ménages monoparentaux, dont la plupart des mères seules », détaille la démographe. La montée des divorces et des unions libres pourrait expliquer le phénomène. Tout comme la maternité solo ou l’homoparentalité. Effectivement, même

L’accès à la FIV pour les couples stériles est facile et elle est très bien remboursée. — DR. NICOLAS DELBAR

si les grossesses spontanées restent les plus répandues, on peut aujourd’hui très facilement recourir à la procréation assistée. La Belgique fait d’ailleurs office de pionnière en matière de FIV (fécondation in vitro, ndlr.). « L’accès à la FIV pour les couples stériles est facile et elle est très bien remboursée », explique Nicolas Delbar, gynécologue obstétricien à Bruxelles. Il existe également d’autres techniques, moins courantes, comme le don d’ovocytes et de sperme, et la gestation pour autrui. Comme les femmes d’aujourd’hui ont généralement une activité professionnelle, leurs grossesses diffèrent légèrement. « Dans le cas d’une grossesse à risque, il faut aménager le temps de travail », prévient le docteur Delbar. Il ajoute qu’il faut évidemment éviter les chocs sur le ventre. Une recommandation valable également pour le sport, comme l’équitation, l’escalade... Par contre, le gynécologue recommande le jogging et la natation, parfaite pour soulager le dos. Ce dernier peut également bénéficier des soins d’un kiné qui apprend à améliorer sa position. Hormis ces précautions, il n’y a pas de recommandation particulière pour préparer l’arrivée du bébé. « Je conseille aux femmes enceintes de prendre de l’acide folique qui réduira le risque de malformation chez l’enfant. » Sans oublier la vitamine D dont on manque en Belgique, faute de soleil. Sinon, il reste simplement à être patiente. TEXTE ELISE LENAERTS


Un bébé

et les allocations familiales ? Un enfant, ça coûte et les allocations familiales sont un support financier important pour beaucoup de familles. Des enquêtes récentes ont d’ailleurs montré que 97,5% des 440.000 familles bénéficiant, en Belgique, d’allocations familiales, utilisent effectivement cet argent pour l’éducation des enfants. Tout enfant y a droit au moins jusque 18 ans. Dans certains cas-, (ex. enfant atteint d’un handicap, famille monoparentale-), des suppléments viennent s’ajouter à l’allocation de base.

Petit mémo utile pour les jeunes parents ! 1 Vous pouvez demander la prime de naissance dès le 6e mois de grossesse (4 mois avant la date prévue de l’accouchement). Elle sera payée dès le 8e mois (2 mois avant la date prévue de l’accouchement). Vous trouvez le formulaire de demande de la prime de naissance sur www. famifed.be. Il faut y joindre l’attestation du docteur ou de la sage-femme, avec la date prévue de l’accouchement.

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Au moment où vous déclarez la naissance de l’enfant à l’Officier de l’état civil, vous recevez une attestation pour les allocations familiales. En renvoyant ce document à la même adresse que la prime de naissance, le dossier d’allocations familiales de l’enfant est ouvert automatiquement.

Sur base de cette attestation, deux mois après la naissance, vous recevez les premières allocations familiales. Par la suite, les allocations familiales de l’enfant sont versées le 8 de chaque mois, sans devoir faire d’autre démarche.

Un dossier d’allocations familiales est toujours ouvert par le père (appelé attributaire) mais c’est la mère (appelée allocataire) qui reçoit l’argent, via un compte où elle a accès.

Qui est FAMIFED ?

Avec ses 1036 collaborateurs et ses 12 bureaux répartis partout en Belgique, l’Agence fédérale et Caisse publique d’allocations familiales veille à ce que toutes les familles reçoivent à temps et de manière correcte la prime de naissance et les allocations familiales.

Avec la 6e Réforme de l’Etat, les allocations familiales sont en train d’être régionalisées. Cela signifie qu’un système différent sera appliqué pour les enfants domiciliés en Communauté flamande, Communauté germanophone, Région wallonne et à Bruxelles. Ce changement devrait avoir lieu au 1er janvier 2019. La caisse publique, même si elle change de nom selon la région, continuera à assurer le même service de qualité à toutes les familles.

Plus d’infos ? www.famifed.be

Une question ? 0800 94 434


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TOPIC STYLE

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Un sourire en or “Le rouge à lèvres à teinte foncée, comme le rouge, le pourpre, le marron ou le violet, peut faire paraître les dents plus jaunes qu’elles ne le sont en réalité. Si vos dents ne sont pas parfaitement blanches, optez pour un maquillage plus soutenu au niveau des yeux et un rouge à lèvres nude ou légèrement rosé. Si, malgré tout, vous aimez la bouche rouge hollywoodienne, choisissez un rouge qui tire sur le bleu plutôt que l’orange, pour le contraste..”

Stylée, même pressée L’hiver touche à sa fin. Bientôt le printemps et, avec lui, la promesse de jours plus doux, plus longs et, nous l’espérons, plus ensoleillés. Grâce aux conseils et astuces beauté de Lufy et de Claude Tambwe, accueillez la nouvelle saison au top de votre forme.

I Pour un look au top Choisir les vêtements la veille n’est pas une habitude strictement réservée aux parents, pour leurs enfants. La youtubeuse Lufy et la conseillère en image Claude Tambwe sont d’accord: préparer sa tenue la veille, lorsque les enfants sont couchés et les dossiers bouclés, est le meilleur moyen de composer le look le plus adapté aux activités du lendemain. Cette méthode permet aussi de gagner du temps le matin et, par-là, de démarrer la journée plus sereinement.

l n’est pas toujours facile de trouver le temps de prendre soin de soi lorsque l’agenda est surchargé. Pourtant, soigner son apparence participe au bien-être, améliore la perception de soi et, par extension, la perception des autres sur soi. Il est donc bienfaisant de s’accorder un moment. Rassurez-vous, quelques gestes rapides au quotidien suffiront à sublimer votre beauté. Première étape: la peau. « Avec l’arrivée du printemps, on a tendance à délaisser l’hydratation, constate Lufy, youtubeuse beauté, mode et lifestyle. C’est bien souvent à ce moment-là que la peau en pâtit. Ce n’est pas parce qu’il fait moins froid qu’il ne faut plus prendre soin de sa peau. » Pour une hydratation du corps rapide et agréable, l’experte beauté recommande l’utilisation d’une huile de douche plutôt que d’un gel douche classique, soin que l’on peut compléter avec une crème pour le corps adaptée au type de peau. Le visage requiert l’application d’une crème de jour et ce, même si l’on ne se maquille pas. « Que ce soit par le froid, la pollution ou autre, la peau est agressée au quotidien. Il faut la protéger à l’aide d’une

crème appliquée chaque matin. » Encore une fois, la crème doit être choisie en fonction du type de peau. « On me demande souvent s’il est nécessaire d’hydrater une peau grasse. Bien sûr, mais à l’aide d’une crème adaptée qui ne va pas faire briller ou graisser davantage la peau. Une crème

extravagant, avec un eye-liner visible, très graphique, des fards à paupières bien pigmentés, des smokey eyes non plus sur la paupière supérieure mais inférieure, et des rouges à lèvres rouges et pourpres. » Et la tendance maquillage nude, très naturel, qui convient mieux au quotidien. « Ce

La personne la plus importante pour gérer tout ce quotidien bien rempli. adaptée va d’ailleurs améliorer l’aspect de la peau grasse. » Enfin, faites attention au contour de l’œil. « La peau autour de l’œil est très fine et s’assèche très vite. La crème de jour peut l’irriter, c’est pourquoi il est souvent indiqué de ne pas l’appliquer autour des yeux. Il est impératif de prévoir une crème adaptée à cette zone du visage. » Deuxième étape: le maquillage. Fondatrice de Style Me!, agence de relooking basée à Waterloo, Claude Tambwe évoque deux tendances maquillage pour le printemps 2018. La tendance flashy: « Le maquillage très coloré,

maquillage minimaliste semble inexistant mais est pourtant savamment étudié. Prendre le temps, le matin, de travailler le teint est essentiel pour un teint frais. On peut éventuellement l’accompagner d’un gloss subtilement rosé, pour une touche de lumière. » Troisième étape: le look. Au niveau du maquillage comme de l’habillement, le printemps sera multicolore. « La mode sera très inspirée des années ’80, ’90 et même ’70, avec un retour du hippie chic. Les robes fleuries seront très tendance, ainsi que les longues robes façon gypsy; les jupes crayon, fleuries aussi ou unies;

les combinaisons; le jogg-jeans, pantalon en jeans en forme de jogging; ainsi que la salopette en jeans et même le total look jeans, commente Claude Tambwe. Le pantalon slim cèdera la place au pantalon large XXL, dans lequel on se perd un peu. Au niveau des matières, les tissus seront légers, fluides, et pourront s’accompagner de broderies ou de dentelles, dans un style plutôt romantique. Les couleurs jaunes et métalliques seront très présentes, de même que le rose poudré et les couleurs pastel. » Pour les matins pressés, Claude Tambwe recommande une tenue féminine composée d’une jupe, fleurie ou unie, ou d’un beau jeans bien coupé, plutôt droit, accompagnés d’un chemisier blanc. Le tout accompagné d’escarpins ou de sandales à lacets. « Maman de deux enfants, tributaire d’un agenda de ministre, je sais combien il peut être difficile de s’organiser. Mais il ne faut pas oublier que la personne la plus importante pour gérer tout ce quotidien bien rempli, c’est vous. Prenez donc soin de vous. »

TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA


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INTERVIEW OPHÉLIE FONTANA

FOKUS-WALLONIE.BE Pendant ses études de journalisme à l’Université libre de Bruxelles (ULB), Ophélie Fontana effectue un stage à la rédaction du Journal Télévisé de la RTBF. Par la suite, elle ne quittera plus l’entreprise audiovisuelle de service public qui, à ce jour, lui donne l’occasion d’évoluer au travers de projets journalistiques multiples et variés. Le journalisme s’est-il imposé à vous comme une évidence? « Ce qui m’animait, et qui m’anime toujours, c’est l’amour de l’écriture, des mots, de la langue française. Le journalisme m’est alors venu assez naturellement. Quand on écrit pour un journal, on essaie de dénicher le mot le plus adé-

Le journaliste est une courroie de transmission vers les gens.

« Aider les autres quand on en a la possibilité est un geste citoyen » Visage bien connu de la RTBF, Ophélie Fontana est une personne de tête mais aussi de cœur investie auprès de plusieurs associations. Portrait d’une femme engagée et engageante qui gère son quotidien avec entrain et passion. TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA

PHOTO JEHANNE MOLL

quat qui sera compris par le plus grand nombre. Il ne s’agit pas d’aller chercher le mot le plus élaboré pour faire état de toute sa connaissance, au contraire, on cherche à être le plus accessible. Le journaliste est une courroie de transmission vers les gens. Après, lorsqu’on recule encore à la recherche des premiers signes, on peut constater que j’ai toujours aimé écrire, lire et m’intéresser aux infos. À la maison, on avait l’habitude de s’installer en famille pour regarder le JT. Et aussi, enfant, j’allais souvent chez mes grands-parents. Mon grand-père avait plein d’abonnements à la presse papier.


#FOKUSFEMME Dès que j’ai su lire, je me réfugiais dans son bureau, je rassemblais toutes ses gazettes, je m’installais à son bureau et je lisais les infos à voix haute en regardant droit devant moi. Quand on y pense, il y avait clairement des signes avant-coureurs (rires). » Être femme et journaliste, est-ce difficile en 2018? « Je n’ai jamais trouvé cela difficile, ni quand j’ai commencé ni aujourd’hui. Les mentalités ont beaucoup évolué et, de manière générale, que ce soit en Belgique ou en France, les femmes sont très présentes dans le monde des médias. Maintenant, il y a toujours moyen de faire mieux. Dans le monde du sport par exemple, qui reste encore très machiste et chargé de clichés. De même que dans le monde politique. Des exemples nous montrent que des journalistes politiques sont encore malmenées par les personnalités politiques. Ce n’est donc pas parfait mais, personnellement, je n’ai jamais vécu de situations inconfortables. » Les médias évoquaient récemment votre intégration potentielle dans l’équipe sportive de la RTBF. Qu’en est-il vraiment? « J’ai travaillé de manière ponctuelle sur des évènements sportifs. Les JO de Londres, les JO de Rio… et puis, l’été dernier, l’Euro féminin de football. J’ai toujours beaucoup aimé le journalisme sportif et le garde dans un coin de ma tête. En tant que femme, on peut amener un regard différent sur le sport qui, comme évoqué plus tôt, reste encore un monde très macho. En tant que femme, il faut se mouiller et se bouger pour que ça aille encore plus loin. J’ai déjà collaboré de manière ponctuelle au

OPHÉLIE FONTANA INTERVIEW domaine sportif, peut-être que demain, on pourra envisager une collaboration plus étendue. » D’où vient votre attrait pour le sport? « J’ai toujours aimé le sport. Depuis toute petite, avec mes parents, on suivait les grandes compétitions sportives, que ce soit le Tour de France, Roland-Garros, les JO… Et puis, on faisait aussi nous-mêmes pas mal de sport. Ce que j’aime aussi, c’est toutes les émotions positives que véhicule le sport, ce qui n’est malheureusement pas le cas de l’info quotidienne qui est assez sombre, avec de nombreuses mauvaises nouvelles. Le sport fédère. Quand une équipe sportive aux couleurs de la nation gagne, cela crée une belle émulation au sein de la société. C’est très plaisant. » Le journalisme est connu pour être un métier où l’on ne compte pas ses heures. Vous êtes aussi maman. N’est-il pas trop difficile de conjuguer vie professionnelle et vie familiale? « Ce n’est pas simple, il faut savoir s’organiser. Mais mon emploi du temps n’est pas plus difficile à gérer que celui d’une infirmière qui travaille en pauses ou de nuit par exemple. Par rapport à d’autres métiers, on est peut-être moins présent mais il faut savoir dégager du temps pour les enfants et la famille. Du temps de qualité, trouver un équilibre. On gère un peu la famille comme une entreprise (rires). Il faut respecter les contraintes des uns et des autres, être souple et à l’écoute. » Vous êtes aussi engagée dans un certain nombre de causes.

Pouvez-vous nous en parler? « Un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté en Fédération Wallonie-Bruxelles. Certains peuvent penser que ce n’est pas à nous, citoyens, de nous engager. Que c’est le constat d’un échec politique. C’en est un, certes. À partir de là, on peut rester assis les bras croisés à blâmer les politiques ou essayer de faire avancer les choses. L’opération Viva for Life a le mérite d’exister et permet à de nombreuses associations de fonctionner. Donner de sa personne, de son temps, de son argent pour aider les autres, c’est un geste qui fait du bien, à soi et aux autres. Je soutiens aussi la campagne de lutte contre le cancer du sein, ThinkPink. Ma maman est décédée il y a quelques mois d’un cancer, ce qui a encore décuplé mes efforts d’engagement vis-à-vis de la maladie. Quand on voit à quel point les infrastructures d’aide et le travail de terrain des associations permet d’alléger le quotidien des personnes en souffrance, je me dis qu’avec ma petite notoriété, je peux aider les gens à réfléchir et à prendre conscience qu’il faut agir. Aider les autres quand on en a la possibilité est un geste citoyen. »

SMART FACT. Si vous n’étiez pas journaliste, vous seriez…? « J’aurais rêvé d’être chirurgienne. J’entretiens une espèce de fascination sans borne pour cette profession. Être journaliste est un chouette métier, on informe. Mais là, ce sont des personnes qui peuvent sauver une vie et pour moi, sauver une vie, c’est le geste ultime. »

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Un métier, une passion Selon Ophélie Fontana, choisir son métier en analysant les débouchés est une erreur. « Il faut être passionné par ce qu’on fait, soutient la journaliste. Si on a la passion, l’envie et le courage, même si on entend que le secteur est bouché et qu’il n’y a pas d’opportunité d’emploi, il faut foncer. » Elle insiste cependant sur le fait qu’il est indispensable d’être actif dans sa démarche: « Rien ne tombe du ciel et encore moins dans le milieu du journalisme. Il ne faut pas compter ses heures, il faut se démarquer, aller vers les gens, être curieux et à l’écoute… ». Aujourd’hui encore, elle le constate chaque jour, les jeunes restent émerveillés pas la télévision et la radio et ce, malgré que les médias soient en pleine mutation. « Il est nécessaire de garder le bon de ce que les générations antérieures ont mis en place, en y greffant le bon de ce que peuvent apporter les jeunes en matière de nouvelles technologies. De belles choses sont encore à venir. » Pour réussir, conclut-elle, quel que soit le domaine choisi, l’essentiel est de garder une part de rêve, de croire en soi et de mettre toutes les chances de son côté pour y arriver.


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STRESS UTILE

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Combattre le stress par les racines Rhodiala, Ashwagandha, Eleuthérocoque… Ce trio de choc de plantes médicinales ancestrales a des propriétés reconnues pour libérer l’homme et la femme du stress et de ses effets. On vous présente les super-héros.

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artout, le stress ronge la vie moderne des êtres humains. Celle des hommes lancés dans leur carrière professionnelle où il faut absolument « assurer » tout en assumant ses nombreuses responsabilités privées. Celles des femmes actives, souvent écartelées entre vie professionnelle et gestion du cocon familial, éducation des enfants et envie de s’affirmer superwomen en tout. Le stress n’est jamais loin, il guette en permanence et produit ses effets durables… Stop! Il faut réagir. Mais pas n’importe comment. Il y a bien sûr les méthodes de relaxation physiques ou les diverses médications anti-stress qui soulagent. Mais sans redonner énergie, équilibre, moral et joie de vivre… Pour y arriver sans calmants ou stimulants, on peut compter sur les bienfaits de la nature. Des extraits de trois racines de plantes médicinales – la Rhodiola, l’Eleuthérocoque et l’Ashwagandha peuvent agir comme stabilisateurs de l’équilibre

de l’organisme. Ensemble, ils enrayent, sans entraîner d’effets secondaires ou d’accoutumance, la spirale négative déclenchée par le(s) stress, tant physique que psychique. Mais comment? Grâce aux propriétés de ces trois plantes. Elles peuvent, en effet, être qualifiées d’« adaptogènes », c’est-à-dire qu’elles ont le potentiel d’augmenter la capacité du corps à s’adapter aux différents stress, quelle qu’en soit leur origine. A chaque mal, sa racine pour les combattre. Présentation du trio de choc. La Rhodiola est une plante vivace des montagnes de l’extrême nord de l’Europe. Cette « Racine d’or », comme on la surnomme, est précédée d’une double et flatteuse réputation millénaire. Celle d’augmenter la performance physique (les Vikings l’utilisaient), de réduire la fatigue, tout en optimisant les fonctions mentales, la concentration et de produire un impact positif sur l’humeur. Les extraits de racines de Rhodiola ont été testés scientifiquement

par l’Institut suédois de recherches et développement des plantes médicinales. Celui-ci en a validé les effets adaptogènes: neuroprotecteur, cardioprotecteur, anti-fatigue, anxyolitique et boosteur de concentration. L’Eleuthérocoque, surnommée le ginseng de Sibérie, dispense ses bienfaits depuis 4000 ans dans l’est européen. Les études scientifiques ont validé son action bénéfique sur l’amélioration des défenses immunitaires et sur la résistance à la fatigue. Quand à sa majesté l’Ashwagandha, elle fortifie autant qu’elle apaise, elle améliore la résistance au stress, et maintient en permanence à niveau les capacités physiques et mentales de son utilisateur. Les qualités de ce « ginseng indien » ont été confirmées par des études animales et cliniques. A trois, ces racines médicinales forment une solution efficace pour combattre le

stress et permettre de se ressourcer de façon bio. Cousines, mais jusqu’ici utilisées séparément depuis des millénaires, elles peuvent unir leurs propriétés certifiées. Ensemble, elles donnent le coup de pouce naturel et indispensable pour renforcer les mécanismes défaillants et atténuent les réactions excessives voire nocives de l’organisme face aux stress. Pour chaque femme ou homme, la consommation de ces plantes permet de bloquer un engrenage pernicieux alimenté par les angoisses et les tensions qui bouffent nos vies. Sous forme de complément alimentaire, elles deviennent un stabilisateur de l’équilibre de l’organisme et permettent un retour à la normale, première étape pour puiser la force de réagir positivement. Plus serein, plus zen, on a plus d’énergie pour retrouver harmonie, sourire, joie de vivre, sommeil et efficacité pour bien fonctionner. Pour soi et pour les autres. C’est la clé pour redevenir zen. TEXTE: ELISE LENAERTS


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PANEL D’EXPERTS FAMILLE

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Super maman à la rescousse Être maman, c’est un boulot à plein temps. Pour assurer en même temps son job, seule ou avec une famille nombreuse, il faut savoir s’organiser, faire les bons choix et trouver un équilibre entre temps pour soi et obligations familiales.

LINDA SAN. Ex maman célibataire

SASKIA VAN UFFELEN. Ceo Ericsson Benelux, maman de cinq enfants

FRÉDÉRIQUE MORIN. journaliste, maman de trois enfants

Comment combiner une bonne alimentation pour la famille avec votre activité professionnelle? « En ce qui me concerne, j’aime bien cuisiner, donc nous mangeons chaud tous les jours, ou presque. Moi je mange sur mon lieu de travail à midi et mon fils mange à l’école. Le soir, par contre, je cuisine. J’essaie de préparer une nourriture variée, avec des légumes de saison différents et, chaque jour, au moins un fruit. Si je rentre tard je prépare le repas pour mon fils la veille, sinon on mange dehors. Au tout début, je pompais mon lait et je le mettais en bouteille pour le lendemain. Quand mon fils a commencé à pouvoir manger je préparais la veille la nourriture que je mettais au frigo. Ce n’est pas toujours évident, mais il faut bien s’organiser et surtout avoir le courage de le faire. »

« D’abord, je veux préciser que j’ai énormément de respect pour les parents qui assument seuls la charge de leurs enfants. Je suis maman de cinq enfants de 14, 16, 19, 21 et 25 ans, et j’ai toujours eu la chance d’avoir mon mari à mes côtés. Nous avons toujours tout organisé ensemble. C’est un travail d’équipe, comme dans une entreprise. Dans la famille, les rôles sont inversés. J’ai toujours dit à mon mari que je ne savais pas cuisiner donc c’est lui qui s’occupait des repas quand les enfants étaient petits. Maintenant qu’ils sont plus âgés, ils ont appris à faire à manger eux-mêmes. Les aînés m’invitent parfois à manger chez eux et m’ont même appris à cuisiner. »

« J’ai eu mon premier enfant alors que ça faisait deux ans que je cherchais du boulot. Parisienne d’origine, j’avais suivi mon mari dans le Lot pour son travail. À ce moment-là, j’ai reçu une réponse positive pour un job qui se situait à une heure de route de chez moi et je l’ai refusée parce que je ne voulais pas confier mon enfant à une nounou. J’étais frustrée de ne pas travailler mais j’ai rempli mon rôle de femme au foyer. J’ai toujours aimé cuisiner donc ça ne me dérangeait pas de préparer les repas pour la famille en semaine. Ensuite, quand ma dernière a eu 2 ans, j’ai déménagé à Bruxelles et j’ai trouvé un travail comme pigiste indépendante donc je pouvais organiser mes journées à ma guise. »

Arrivez-vous à répartir les tâches entre partenaires? « Je travaille dans l’Horeca en tant qu’indépendante, donc ça veut dire que je suis souvent sur la route avec des horaires changeants. Quand j’étais célibataire, je faisais tout par moi-même à la maison. J’avais de la chance car la grand-mère de mon excopain s’occupait du bébé durant toute la journée, tous les jours. Même si, parfois, je payais une babysitter, j’ai pu économiser de ce côté-là! Maintenant que je suis en couple, mon mari m’aide de temps en temps pour les tâches ménagères. Il s’occupe également du petit quand je ne suis pas là. Mon fils, lui, m’aide pour dresser la table ou me donne un coup de main pour éplucher des légumes et parfois nous faisons une tarte ou un cake ensemble. »

« Comme je le disais, la majorité des tâches sont inversées. J’occupe une fonction internationale qui me demande d’être en vadrouille quatre fois par semaine, au moins. Je m’occupe donc des aspects financiers et mon mari, qui est indépendant, se charge de la partie logistique car il peut plus facilement s’organiser. Après, ça ne m’empêchait pas d’organiser mon agenda pour aller chercher les enfants à l’école le vendredi après-midi. Quand un enfant est malade, j’estime qu’on peut rentrer chez soi, à partir du moment où le boulot est fait. L’important, c’est d’instaurer une prédictibilité dans la famille et ne pas prendre des engagements qu’on ne peut pas tenir car les enfants sont vite déçus. »

« Quand mes enfants étaient plus petits, je prenais en charge la plupart des tâches ménagères pendant la journée, puisque j’étais femme au foyer. Le soir, quand mon mari rentrait, il prenait le relais car c’était devenu une corvée pour moi. C’est lui qui débarrassait la table, lisait des histoires aux enfants avant d’aller dormir et s’assurait qu’ils s’étaient correctement brossé les dents. Ce n’était pas un partage totalement égal des tâches parce que j’avais plus de temps à consacrer à la maison mais mon mari n’était pas rétif. Je n’ai jamais dû prendre de nounou et j’en suis heureuse car j’ai pu voir mes enfants grandir. Je n’aurais pas voulu manquer des moments importants. »

Réussissez-vous à trouver du temps à partager en famille? « À l’époque, je travaillais beaucoup et souvent je terminais tard donc je n’avais pas vraiment de temps pour être avec mon fils. Heureusement, j’avais ma baby-sitter pour aller le chercher à l’école quand je rentrais tard. J’étais chez moi seulement en soirée et le dimanche après-midi mais je prenais congé quand il le fallait et pour ses activités hors scolaire et les sorties. Aujourd’hui, je prends un peu plus de congés car mon fils grandit. Il a 9 ans et je pense qu’il est nécessaire que je sois plus souvent avec lui pour lui apporter une bonne éducation et surtout pour avoir une vie familiale. Mais mon travail, c’est aussi mon devoir donc je dois trouver mon équilibre entre les deux. »

« Je pense qu’il faut trouver un bon équilibre entre temps privé et vie professionnelle, qu’il faut faire des choix et être flexible. Je ne me donne pas d’objectifs irréalisables non plus, qui pourraient créer un déséquilibre. En fonction de l’âge, les besoins des enfants évoluent. Quand ils étaient bébés, il fallait leur donner le biberon et leur assurer un rythme. Je m’assurais aussi d’être plus tôt à la maison. Aujourd’hui, on joue le rôle de taxi le week-end pour les amener et les rechercher aux diverses activités et soirées. Ils ont d’autres attentes maintenant qu’ils sont plus grands. La routine est moins importante, mais il faut être à l’écoute et participer à des activités avec eux. »

« Comme je suis indépendante, je peux organiser mon travail et mes journées comme je veux. Quand mes enfants étaient plus jeunes je m’adaptais à leur calendrier pour pouvoir les conduire et aller les rechercher à leurs activités. Le fait de ne pas avoir de réunions ou d’obligation de bureau m’a permis d’avoir une souplesse magnifique. Parfois, s’il le fallait, ça ne me dérangeait pas de travailler la nuit, une fois qu’ils étaient couchés. Par contre, quand j’étais femme au foyer je m’accordais une journée du week-end, le samedi en général, rien que pour moi. Je partais en ville et je laissais mon mari s’occuper des enfants. Le dimanche, nous le passions en famille, comme tout le monde. » TEXTE ELISE LENAERTS



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CHRONIQUE TYPH BARROW

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Chronique d’une voix androgyne Depuis l’enfance, j’évolue dans un monde où la parole masculine prévaut. Croyez-le ou non, cela n’a fait que contribuer à façonner ma féminité.

M

on père est une figure parentale (très) dominante, j’ai grandi avec mon grand frère et ses potes: j’officiais en tant que 11e joueur de foot, partenaire idéale de catch et de bras de fer. On m’appelait monsieur au téléphone à cause de ma voix androgyne et j’étais dans le groupe des garçons au solfège parce que « je ne chantais pas comme les autres petites filles ». Pas facile dans le processus d’identification. J’ai commencé la musique en essayant, en vain, de reprendre les tubes des grandes chanteuses de l’époque capables de notes très aiguës comme Whitney Houston ou Mariah Carey. Ma voix, bien plus grave, y a mis son veto, je me suis donc tournée vers la composition. C’est ensuite que j’ai, assez naturellement, trouvé ma place dans un monde musical où la testostérone est en forte représentation. Le bizutage peut-être le plus marquant a eu lieu au

conservatoire lorsque j’ai intégré la section jazz. J’ai été confrontée à un univers où les stéréotypes sont nombreux et confinent les femmes dans certains rôles prédéfinis. Cinq étudiantes seulement sur 60 élèves, j’étais souvent la seule fille en classe, forcément, ça forge. Après être passée par cette phase garçon manqué, j’ai découvert l’existence des talons à l’aube de mes 20 ans. Cet objet qui véhicule des stéréotypes séculaires peut également être totalement fascinant! Le regard sur soi change, le regard des autres change, on se sent plus en confiance, plus puissante, plus… féminine! Il suffit d’un rien. Résultat des courses: plus jamais un concert sans mes stilettos. Question de ne pas renier mes origines, je les assortis de pièces à la base… masculine. J’aime jouer sur l’ambivalence. TEXTE TYPH BARROW, SINGER-SONGWRITER ET COMPOSITEUR

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