Fokus Agri & Food

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C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D U V I F / L ' E X P R E SS

JUILLET ‘18

AGRI & FOOD René Collin Priorité à l’interaction avec le consommateur

Agriculture durable La Wallonie à la pointe

Giulia Muir Une réponse aux défis mondiaux

ALAIN COUMONT

« Cuisiner et consommer bio, c’est le minimum que chacun d’entre nous puisse faire. » Découvrez-en plus sur Fokus-wallonie.be. #fokusagrifood

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ÉDITO RENÉ COLLIN

FOKUS-WALLONIE.BE

Priorité à l’interaction avec le consommateur Aujourd’hui, incontestablement les circuits courts ont la cote auprès des consommateurs. Toutefois, ils ne se détournent pas totalement des circuits plus traditionnels.

L

es deux modes de consommation cohabitent et cohabiteront certainement encore longtemps. Le circuit court n’a pas pour vocation de remplacer le circuit traditionnel. Il n’en a d’ailleurs pas la capacité en termes de volume. D’ailleurs, dans plusieurs secteurs, pensons notamment à la viande bovine, la Wallonie exporte car elle est autosuffisante. Il ne faut pas non plus opposer les modes de distribution. Il faut tenir compte aussi des impératifs du consommateur. La mobilité et les rythmes de vie jouent un rôle. En outre, les grandes surfaces traditionnelles proposent désormais des rayons bio ainsi que des étalages consacrés aux produits locaux. N’oublions pas que nos producteurs, petits et grands, recherchent des débouchés. Plus ils sont nombreux, plus leurs produits seront connus et pourront ainsi conquérir le palais des consommateurs. Ces derniers évoluent dans leur mode de consommation. En effet, les préoccupations liées à l’environnement, à la préservation de la biodiversité sont beaucoup plus présentes. Et c’est une excellente chose. Dorénavant, le citoyen est plus critique et attentif à la qualité des aliments qui se retrouvent dans son assiette. Au-delà des qualités nutritionnelles et gustatives, les questions éthiques deviennent prépondérantes: le bien-être animal, les conditions de travail de la main-d’œuvre, l’impact carbone... Cet ensemble de facteurs concourt à une exi-

Le citoyen est plus critique et attentif à la qualité des aliments qui se retrouvent dans son assiette. gence d’information de la part du consommateur. À cet égard, la Wallonie est à la pointe en Europe. Elle se place dans le top 10 européen de la culture bio. Ceci a impliqué un travail considérable de la Région pour accompagner nos exploitations agricoles à se diversifier ou

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CONTENU... 04 La technologie, l’avenir de l’agriculture

à se convertir. Une panoplie d’acteurs tels que DiversiFerm ou encore Biowallonie a été mise en place pour soutenir cette indispensable évolution. Et plus prosaïquement, il n’y a pas de mal à promouvoir la qualité des produits wallons. La gamme est riche et variée. Il existe, par exemple, plus de 500 fromages différents en Wallonie. Le challenge, qui ressort d’ailleurs clairement de la dernière étude menée par l’APAQ-W sur la perception des citoyens vis-à-vis des agriculteurs, est de renforcer les liens entre le citoyen et le producteur-transformateur. Le consommateur veut acheter local. Il veut connaître l’origine du produit et surtout le trouver facilement dans les étals. Le rapprochement se concrétise de plusieurs manières: les Journées Fermes Ouvertes, la Semaine Bio, la Quinzaine du Bœuf sont autant d’opérations qui permettent aux protagonistes de se rencontrer et d’échanger. Cette interaction peut être également indirecte. De nombreux chefs de grands restaurants ou de plus simples brasseries exigent de travailler avec des produits locaux. Ils sont les ambassadeurs de l’excellence de nos producteurs, éleveurs et transformateurs. TEXTE RENÉ COLLIN, MINISTRE WALLON DE L’AGRICULTURE, DE LA NATURE, DE LA FORÊT, DE LA RURALITÉ , DU TOURISME, DU PATRIMOINE ET DÉLÉGUÉ À LA GRANDE RÉGION

06 L’agriculture durable, les récoltes d’avenir 08

Portrait: Julien Lapraille

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Interview: Alain Coumont

12 La PAC: bon ou mauvais plan? 14

La viande belge pèse sur la conscience

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Comment sauver les restes alimentaires?

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Giulia Muir: Une réponse aux défis mondiaux

ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER: Christian Nikuna Pemba RÉDACTEUR EN CHEF: Astrid Goossens ÉQUIPE ÉDITORIALE: Fernand Letist, Bastien Craninx, David Hainaut Hermien Van Oost, Ellen Van Hoegaerden PHOTO EN COUVERTURE: Thomas Schurmans LAYOUT: Baïdy Ly IMPRESSION: Roularta

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De l’artisanat

Chez Vers & Veggie, le terme « chaine courte » n’est pas un terme à la mode, mais la philosophie de base pour l’ensemble du processus de production. « Nous attachons une grande importance au label Biogarantie », déclare fièrement Schepers. « Pour les ingrédients de nos plats, nous travaillons avec les agriculteurs biologiques locaux. Pour pouvoir travailler avec des ingrédients les plus frais possible, il faut qu’ils proviennent directement du cultivateur. Et de préférence le cultivateur au coin de la rue, pour que nous puissions limiter notre empreinte écologique. Ce que nous faisons est également 100 % végétarien. » L’étape suivante est la préparation. Vers & Veggie utilise une méthode traditionnelle : « Nous préparons tout nous-mêmes : les salades, la mayonnaise, la crème d’amandes, etc. Nous ne sommes pas médecins, mais

Nous considérons une durée de conservation limitée comme une garantie de qualité

nous faisons attention à un bon rapport entre les protéines et les glucides, avec le moins d’allergènes possible. Nous essayons également d’utiliser des graisses saines. Nous utilisons du sirop de riz comme édulcorant et du sel marin au lieu du sel de cuisine. Le lait de soja dans certains de nos plats est toujours frais et non pasteurisé. Nos préparations ont une durée de conservation limitée, mais pour nous c’est une garantie de qualité. »

Gestion du temps

Vers & Veggie a été fondée en 2002 et s’est énormément développée depuis Le consommateur d’aujourd’hui veut savoir ce qu’il mange. C’est pourquoi

lors. La cuisine est devenue deux fois aussi grande et le nombre d’employés a même triplé. « Heureusement, parce qu’en travaillant artisanalement, notre

il veut de plus en plus être informé sur la production des aliments. Il s’agit après tout de sa propre santé. Catherine Schepers, la responsable

processus est naturellement très intensif. Entretemps, nous sommes devenus

d’entreprise de Vers & Veggie, trouve cette attitude critique tout à fait

une PME solide avec une quinzaine de salariés. Ainsi, nous pouvons rester

normale et ne sert à ses clients que des aliments frais et équitables. Vers

fidèles au style maison qui nous est propre : nos propres préparations faites à la main dans une ambiance de travail agréable. » Un bon climat de travail

& Veggie est une entreprise de production alimentaire de Balegem, un arrondissement d’Oosterzele, situé à une vingtaine de kilomètres de

parmi le personnel est très important pour pouvoir réaliser ensemble un tra-

Gand. L’entreprise se concentre uniquement sur des aliments biologiques

vail intensif. Pour que les produits soient frais, il faut les livrer bien à temps.

et végétariens pour, entre autres, les magasins de produits naturels

Cela signifie que les plats sont apportés aux clients, le jour même de leur préparation. « Cela exige une bonne gestion du temps », dit Schepers. « Mais

et les entrepreneurs biologiques. « Vers & Veggie » se spécialise dans les garnitures pour pains et sandwichs et les plats d’accompagnement

cela vaut certainement la peine : de plus en plus de clients apprécient notre

chauds », explique Catherine Schepers. « Nos clients sont principalement

point de vue sur la création de repas selon les saisons. »

des magasins de produits naturels, mais aussi des sandwicheries qui veulent s’engager sur la voie de la santé. Il s’agit souvent de chaines innovantes, mais le Vooruit à Gand est tout aussi bien l’un de nos clients.

versenveggie.be

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Redorer le blason du lait! Marc Daro, Manager chez Lactalis Belgique (Lactel) évoque les raisons de refaire du lait une valeur sûre de notre alimentation. Comment décririez-vous Lactel? Notre entreprise, à caractère familiale, à 4 valeurs fondamentales: l’ambition, l’engagement, la simplicité, la défense du lait comme un produit de haute qualité. Ces quatre fondamentaux ont jalonné mes 30 ans d’expérience au sein du groupe Lactalis. Pour vous, comment arriver à une agriculture durable? La base est de respecter le cycle de la nature et des animaux. Le circuit-court est une alternative mais avec des limites en terme de capacité, de technologie et de respect des normes extrêmement sévères. La proximité ne rime pas toujours avec Bio ou agriculture responsable. Comment peut-on s’en assurer dès lors? Le point souvent occulté est que nos agriculteurs façonnent et entretiennent notre pays pour en faire une terre -un terroir de qualité. Par conséquent...des produits de qualité. Nous devons respecter ce patrimoine. Pour cela, le consommateur doit accepter que des produits puissent être moins beaux et d’une couleur différente que le produit «standard». Exemple: Lactel BIO entier est un lait belge sans standardisation de la matière grasse. En fonction des saisons, le taux de matière grasse varie de 3.4 à 4.3 %. Ce qui modifie le goût et la couleur durant l’année. Que pensez-vous dès lors du lait de soja? Tout d’abord l’appellation «lait de ..soja» est erronée. Les plantes ne peuvent donner du lait mais bien exclusivement du

jus. Les bienfaits du lait (vitamines, calcium, protéines...) face aux jus sont très différents. Raison pour laquelle, les bébés sont dés lors naissance, nourris au lait (maternel ou des laits adaptés pour nourrisson) afin d’éviter toutes carences nutritionnelles…. Faut-il remettre le lait au centre de l’alimentation? Il faut en tout cas redorer son blason car il jouit d’un profil nutritionnel naturellement très performant. Le lait entier est trop gras?. Faites l’expérience: demandez à quelqu’un s’il connaît la teneur en matière grasse du lait. On vous donnera des pourcentages affolants. Alors que le lait entier standardisé ne contient que 3,5 % de matière grasse et un demi-écrémé 1,5 %. Comment le consommateur voit votre produit? Lactel est considéré comme un produit de haute qualité. Nos laits Lactel 1L ( N1, N1 Chocolat, Matin Léger, Bio) en bouteille, composés de 25 % de matière recyclée et 100% recyclable, sont produits à notre laiterie de Walhorn (prés d’Eupen) à base de lait 100% belge et même 100% issu de l’Ardenne Belge pour le Lactel N1.Notre démarche est d’aller vers le consommateur via des dégustations - activités sur le «terrain».Information sur nos activités : www.lactel.be Comment voyez-vous le futur de l’alimentation? Pas sans le lait en tout cas! Le lait est indispensable pour une alimentation équilibrée. Le consommateur évolue, nous aussi. Lactel développe des produits en tenant compte de leurs désidératas en gardant nos valeurs de qualité.


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TOPIC TECHNOLOGIE

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La technologie, l’avenir de l’agriculture La révolution technologique numérique et digitale amène de nouvelles possibilités de production pour l’agriculture. Des réseaux sociaux aux capteurs récoltant l’information nécessaire à l’action, le secteur agricole a de beaux jours devant lui.

A

u plus loin que l’on remonte dans l’histoire, l’agriculteur a toujours cherché à soulager sa tâche dans les champs ainsi que dans son travail d’élevage. Des mains à l’outil, des outils à la charrue et de la charrue au tracteur, les innovations ont toujours jalonné et transformé son travail. Le but? Augmenter les rendements et la production. Pourtant, cette utilisation exponentielle de la technologie a rapidement fait disparaître un élément essentiel de la vie de l’agriculteur: son contact avec le consommateur. Au 20e siècle, les circuits courts alimentaires ont progressivement laissé place au Global Food System. Les agriculteurs, eux, étaient relégués dans un rôle obscur de la chaîne alimentaire. Un rôle que certains n’en peuvent plus d’endosser tellement la confiance en ce qu’ils font a disparu. « Il suffit de regarder la télévision. Notre métier est souvent montré sous ses aspects les plus mauvais parce que les gens ne le connaissent plus », explique Henri Louvigny, jeune agriculteur entrepreneur.

uniquement à l’abattoir quand elle est achetée entièrement. » L’idée rapproche, est beaucoup plus écologique et donne une identité sur le produit vendu et son producteur. Cette communication plus directe grâce à la technologie de l’information, Henri

Souvigny n’hésite pas à l’intégrer dans tout le concept qu’est le Smart Farming. Un concept qui présente la récolte et le traitement d’informations multiples dans les exploitations agricoles grâce à des technologies diversifiées. Des robots de désherbage autonomes ou

Notre métier est souvent montré sous ses aspects les plus mauvais parce que les gens ne le connaissent plus. — HENRI LOUVIGNY

des drones survolant les récoltes pour pointer précisément les zones en manque d’engrais. Voilà ce qui semble composer l’agriculture de demain. Pour Hélène Soyeurt, chargée de cours à Gembloux Agro-Bio Tech, cette agriculture connectée faite de précision va remettre la durabilité au centre du débat. « Grâce aux données recueillies par différents capteurs sur le terrain, l’agriculteur saura exactement où focaliser son attention. » Fini l’épandage massif d’engrais par exemple. Il suffira d’analyser les données traitées par un algorithme pour identifier les zones de stress. Plus besoin de travailler sur 1 ha, mais sur 200 m². La couleur, la température, l’humidité sont autant d’éléments qui permettront de tirer des conclusions pour un fermier qui passera ensuite directement à l’action. Et qui dit précision agricole dans les exploitations, dit également moins de pesticides et moins de maladies animales. Un must pour notre santé. Reste alors le nerf de la guerre: l’argent. Car les investissements dans de telles technologies ne sont pas toujours donnés. « Si des coopératives existent et peuvent parfois procéder à un achat partagé, elles posent leurs limites dans des secteurs comme l’élevage où la production laitière » (chaque éleveur devant bénéficier de ses outils propres). Le tout serait de permettre une réelle compétitivité entre les différents fournisseurs de technologie. « Si ces technologies se développent massivement, leurs prix diminueront avec le temps facilitant ainsi leur accès », estime Hélène Soyeurt.

Or, faire connaître son métier et ses produits et en être fier est peut-être une des clés de cette réappropriation dont a besoin le monde agricole. Et comment mieux le faire que par la technologie elle-même? « Je communique directement avec mes consommateurs via ma page Facebook », explique l’agriculteur. « Aujourd’hui, l’outil indispensable dont nous devons disposer est un ordinateur avec Internet. Il faut communiquer! » Communiquer, oui! Mais également profiter de cette technologie numérique pour établir un processus de vente directe au consommateur. « Tout est possible à l’heure actuelle, même sans grand investissement. » Le jeune homme sait ce qu’il dit. Il a développé le principe de vente directe en ligne de colis de viande. « Je mets une vache en vente sur mon site internet et je l’envoie

TEXTE BASTIEN CRANINX

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Notre système alimentaire ne doit pas seulement produire PLUS, mais surtout de façon plus DURABLE

Pendant des années, le système alimentaire mondial a été conçu pour produire plus de nourriture pour une population mondiale croissante. Mais cela seul ne suffit plus. Nous sommes confrontés à de nombreux défis: nourrir 10 milliards de personnes d’ici 2050, le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’érosion ou la salinisation, le gaspillage alimentaire... Pour relever ces défis, nous devons arrêter de nous focaliser uniquement sur les rendements. Il va de soi que l’agriculture doit devenir plus productive. Mais nous ne devrions pas parler uniquement de quantité, mais aussi de qualité.

Marc Sneyders, Head Sustainable Operations

L’innovation sera cruciale pour l’agriculture de demain. Grâce aux nouvelles technologies, nous aurons des variétés de plantes plus robustes et à plus haut potentiel de rendement, des plantes plus gouteuses, qui ne provoqueront pas d’allergies alimentaires. La numérisation est également en train de créer une « nouvelle révolution » agricole. Des données précises sur l’état d’un champ permettent de déployer les produits de protection des cultures seulement là où ils sont nécessaires, avant que les parasites,

les mauvaises herbes ou les maladies ne se propagent. La protection des plantes, ainsi rendue plus efficace et précise devient plus respectueuse de l’environnement. Notre objectif doit être la production durable d’aliments sains, nutritifs et de haute qualité pour tous. Chez Bayer, nous démontrons que la science est un élément clé pour améliorer la vie des agriculteurs et des consommateurs.


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AVENIR DURABILITÉ

Ça pousse en ville! L’agriculture urbaine connaît un boom sans précédent. Bruxelles n’arrête pas de voir fleurir potagers collectifs, fermes urbaines, pépinières de quartier et même parcelles agricoles sur balcons ou toitures. Un essor qui répond aux besoins des citadins d’un retour à la nature, au développement d’une économie alimentaire en circuit court et local, ainsi qu’aux valeurs de développement environnemental durable, soutenu notamment par Bruxelles Environnement. Selon un récent sondage, 17 % des Bruxellois déclarent cultiver en ville.

Débouchés non alimentaires On savait que l’agriculture ne sert pas qu’à nourrir la planète puisque certains produits entrent dans la fabrication de matériaux. Mais le coup de boost « durable » a élargi le volume et la variété des produits agricoles très utiles à l’industrie. Une « chimie verte » a aussi émergé, concentrée sur l’utilisation non alimentaire des produits agricoles dans la composition, entre autres, de contraceptifs, plastiques biodégradables, isolants, matériaux composites polymères, résines, biocarburants. Les ressources de la terre sont décidément infinies.

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L’agriculture durable, les récoltes d’avenir Il se passe quelque chose dans nos champs. L’agriculture durable y trace son sillon. De plus en plus profond, intelligent et responsable. La Wallonie est en pointe pour ensemencer la tendance.

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épassée, la culture intensive à grand renfort d’énergie, d’engrais, de matériel. En mode « durable », l’agriculture fusionne désormais trois piliers: toujours l’économique mais surtout l’écologique et le sociétal. « L’agriculteur moderne doit penser: quand j’exerce mon métier je dois autant veiller à être rentable qu’à protéger l’environnement (mon outil de travail) et répondre à l’exigence de qualité du consommateur », souligne Ricardo Pacico, chef marketing et expert en agriculture durable de Wal.Agri. La société fournit semences, engrais, matériel et… conseils aux agriculteurs wallons dont 80 % rempliraient déjà les critères « durables », plaçant la Wallonie en pointe de ce processus. Mais concrètement, quel processus? Celui d’une pratique agricole raisonnée et informée pour poser les meilleurs choix et actes. Des formations dans ce sens sont données tant par une structure publique comme la Société Coopérative Agricole de la Meuse (SCAM) que par Wal.Agri, société privée. « La clé du changement repose sur la sensibilisation des agriculteurs pros et leur acquisition de connaissances pour les amener

aux choix judicieux des techniques et produits, à utiliser au bon moment, au bon endroit et à bonne dose. Exemple, pour utiliser des produits de protection des plantes, l’agriculteur doit avoir une “phytolicence” délivrée après formation. En plus, l’agriculture évolue si vite et sans arrêt au niveau des variétés de semences, des outils, des techniques que la formation doit être permanente », note R. Pacico.

Un avis « mécanique » de nature à faire tiquer Lison Hellebaut de Bruxelles Environnement. En charge du dossier agriculture urbaine (en plein boom) et de la conso durable, l’agronome de formation rappelle: « si l’agriculture a une place centrale dans l’indispensable effort vers le développement durable, c’est parce qu’elle est source jusqu’ici de 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et que l’alimentation re-

Tous les maillons de la chaîne alimentaire doivent s’impliquer. — LISON HELLEBAUT Celui-ci aime aussi tordre le cou à l’idée reçue que s’engager dans le durable, c’est se détourner de la mécanisation agricole. « Ce peut être vrai pour une agriculture plus artisanale et de loisirs, ou de la production bio qui mise plus sur l’humain, mais chez les pros, la machine reste centrale pour le “durable” car une mécanisation adaptée permet de rationnaliser l’énergie et de diminuer engrais et autres produits. »

présente pas moins de 30 % de l’impact environnemental d’un ménage. Il faut soutenir les modèles rentables mais à taille humaine et sur les trois niveaux: économique, social et environnemental. Moins intensifs en intrants (énergie, engrais, matériel), plus intensifs en main-d’œuvre, plus orientés vers le circuit court et local », insiste la spécialiste. « Les agriculteurs ont un rôle à jouer mais pas seuls. Tous les maillons de la chaîne alimentaire doivent s’impliquer ». Ricardo Pacico plaide aussi pour

que tombent toutes résistances sur les manières de cultiver et produire. Pour cela, magasins et consommateurs doivent tendre vers le même but. « De toute façon, insiste l’expert, le marché a toujours raison. Si les clients veulent du sain, du bio, du durable, il faut le produire et le leur fournir. Et pourquoi pas avec des labels qui valorisent et sécurisent l’agriculteur dans la voie durable ». Mais avec toute la prudence requise. Prudence, c’est ce qu’inspire le mot « biotechnologie » à nos experts. « Les solutions en biotechno “verte” n’ont pas vraiment démontré leur efficacité ou leur rentabilité, juge Lison Hellebaut. Elles sont aussi financièrement lourdes, pas appropriables par tous les agriculteurs et éloignent les producteurs des mangeurs. Sans garantir le risque zéro pour la santé ». Plus mesuré, Ricardo Pacico conclut: « Impossible de dire si l’apport de la biotechnologie – notamment en sélection variétale ou en production de molécules – , est un bienfait. Seule certitude, elle doit être utilisée à bon escient et être étroitement contrôlée ». TEXTE FERNAND LETIST

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Les fruits, légumes et céréales que nous consommons sont sains et sûrs ! Quel est le rôle des produits de protection des plantes dans la production d’une alimentation saine ? Dans le monde entier, les plantes sont menacées par environ 30 000 espèces d’adventices, 3 000 espèces de nématodes, 800 espèces de champignons et 10 000 espèces d’insectes nuisibles, auxquels il faut encore ajouter une kyrielle de virus et de bactéries. En raison des changements climatiques et du commerce international, le nombre de maladies végétales et de ravageurs augmente sans cesse. Un phénomène auquel la Belgique n’échappe pas, comme par exemple avec la chrysomèle des racines du maïs qui a probablement profité de liaisons aériennes pour se propager dans les cultures de maïs autour de l’aéroport de Zaventem depuis 2003. Les larves de cet insecte peuvent provoquer d’importants dégâts. En Belgique, les cultures céréalières sont ravagées par plus de 10 maladies et ravageurs majeurs qui occasionnent d’importantes pertes de récolte. Certains de ces pathogènes sont également toxiques pour l’homme, comme l’ergot du seigle par exemple, ou produisent des substances toxiques, tels les Fusarium. Les fruits doivent également être protégés contre beaucoup de maladies et ravageurs pour parvenir à un produit final de bonne qualité. A côté des aspects de quantités et qualités des récoltes, sans protection adaptée les pommes peuvent par exemple contenir de la patuline, une mycotoxine dangereuse pour la santé humaine qui est synthétisée par diverses espèces de champignons microscopiques.

Les produits de protection des plantes sont soumis à des règles très strictes. Ils font l’objet de tests rigoureux et leurs effets sur l’homme, l’animal et l’environnement sont évalués en profondeur par les experts des instances d’évaluation nationales et européennes. Les produits phytos sont développés spécifiquement dans le respect de trois critères. Ils doivent être sûrs et ne peuvent représenter aucun danger tout au long du processus de culture (utilisateurs, riverains, environnement) ou lors de la consommation d’aliments. Ils doivent être sélectifs et cibler uniquement les maladies, insectes et adventices contre lesquels ils sont censés lutter. Finalement, après avoir produit l’effet escompté, ils doivent pouvoir facilement se dégrader en substances inoffensives, sans conséquences sur l’environnement. Conclusion : nous bénéficions en Belgique de fruits, légumes et céréales sains et les manger ne présente aucun danger pour la santé.

Des graines ou fruits de ‘mauvaises herbes’ sont également parfois très nocifs pour l’homme. Ainsi, des graines de Datura stramoine ou de morelle noire, deux ‘mauvaises herbes’ très communes en Belgique, sont susceptibles de polluer dangereusement nos aliments. Les produits de protection des plantes permettent de lutter contre ces nombreux insectes, champignons et ‘mauvaises herbes’. Ils garantissent la sécurité des récoltes ainsi qu’un approvisionnement suffisant de la chaîne en produits de qualité. Ils limitent les pertes alimentaires et prolongent la durée de conservation des produits.

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PORTRAIT JULIEN LAPRAILLE

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« Faisons vivre nos producteurs, nos artisans, notre économie locale » Révélé par Top Chef, le cuisinier Julien Lapraille défend les produits belges locaux, la tradition et la main de l’homme derrière chaque viande, légume ou aliment. Une passion qu’il veut communiquer au consommateur.

J

ulien Lapraille est un touche-à-tout. La tête dans les médias comme chroniqueur culinaire sur Bel RTL et RTL-TVi, un pied dans la cuisine à domicile pour fêtes et events, et un pied dans le « marché de Julien », son magasin à Marbehan où il est né. Avec comme fil rouge à toutes ses activités: la promotion et la défense du produit belge, artisanal, local et de terroir. Au four(neau) et au moulin (à paroles), le cuisinier révélé par l’émission Top Chef est comme ses plats: cash, nature et sans chichis sur l’alimentation, les tendances et son amour de la tradition.

grand-mères sera encore là dans mille ans. On ne dénature jamais un produit avec la tradition. J’aime dire que je suis un jeune cuisinier à l’ancienne. Quand je cuisine chez les gens, j’explique que mes produits sont simples et justes grâce à une cuisson, une technique à l’ancienne. Et au diable les

tant est de savoir doser. Je prône le goût, le terroir, la gourmandise, le beurre… mais ce n’est pas pour cela que je mange tous les jours gras. Sur une semaine, on peut alterner les plats, varier les plaisirs et qu’à l’arrivée tous les apports s’équilibrent. Mais dire stop aux matières grasses, c’est une débilité absolue. »

Qu’attend aujourd’hui le consommateur des produits alimentaires qu’on lui propose? « Avec tout ce qui se passe dans le secteur alimentaire, des problèmes d’AFSCA au scandale Veviba, il veut absolument connaître l’origine du produit, et 50 % des gens que je croise, dans mon magasin ou quand je cuisine, veulent savoir comment c’est fabriqué. Cela les rassure. Encore plus si les produits sont belges. Moi, c’est le critère “humain” qui oriente le choix de mes produits. La main de l’homme doit rester bien présente dans la production alimentaire avec une aide minimum des machines. La grande majorité des petits producteurs offre cela alors que la machine domine la fabrication dans beaucoup de sociétés. Faisons vivre nos producteurs, nos artisans, notre économie locale avant tout. » Comment le consommateur se positionne-t-il entre l’offre des grandes surfaces et celle des magasins de terroir? « Ils répondent à des besoins différents. Dans mon magasin, le client vient chercher des produits locaux spécifiques difficiles à trouver ailleurs. Mais les grandes surfaces restent attentives. Je m’en suis aperçu en collaborant avec le Cora de Messancy où j’ai fait des démos culinaires avec des ingrédients de producteurs de la province du Luxembourg… en vente dans le supermarché! De plus en plus saisissent l’intérêt de créer des rayons entièrement dédiés aux producteurs locaux. Le public veut ces produits, et à côté, des produits classiques du quotidien. Le supermarché joue sur les deux tableaux pour garder sa clientèle. » Comme chef, êtes-vous sensible aux tendances bio, naturelle, durable…? « Je dis toujours: bio ou pas, je m’en tape. L’essentiel est que derrière chaque produit, il y ait un homme avec deux mains, deux jambes, une tête et une histoire. Comment est-il cultivé ou fabriqué, selon quels procédés, avec quel respect? Je suis attaché à la tradition, aux produits authentiques, et au côté manuel et terroir. Si c’est bio, cela ne change rien à ma vie et je pense même que souvent on paie le prix élevé uniquement pour trois lettres. Toute tendance s’arrête un jour tandis que la bonne cuisine de nos

et on perd moins de temps que d’aller en grande surface. » Les producteurs sont-ils ravis des nouvelles tendances ou cela complique-t-il leur travail? « Ils continuent à produire à leur manière en fonction du produit, de la saison et du temps, au rythme de la nature. Mais ils adaptent parfois un peu leur production pour répondre à de nouvelles demandes. C’est le cas avec les légumes oubliés ou avec des produits dérivés, comme les fromages, yaourts, glaces, qui permettent de diversifier son offre et générer plus de rentrées. » Ont-ils une capacité d’influer sur l’image qu’ont les consommateurs de certains produits? « Leur leitmotiv est: la Belgique est riche de ses produits. Travaillons-les, vendons-les et nous, Belges, achetons-les. Les produits locaux ont un bel avenir car de plus en plus de magasins de terroir ouvrent pour valoriser le savoir-faire des artisans et producteurs. Seule faiblesse, ce sont rarement de grands communicateurs. Leur message met plus de temps à impacter le grand public. Là il y a un effort à faire. » Quel rôle remplit un label? Certifier le lieu de production et valoriser le made in Belgium? « Pas seulement. Oui, les labels valident aux clients l’origine du produit. Mais un label ou une appellation certifient aussi le respect d’un cahier des charges et d’une charte de qualité dans la fabrication. C’est une double garantie de valeur ajoutée qui rassure. Mais cela ne signifie pas qu’un produit sans label est mauvais. L’achat direct chez le producteur, cela vaut un label. »

Le consommateur veut absolument connaître l’origine du produit et la moitié des gens veulent savoir comment c’est fabriqué. tendances! Droit à l’essentiel, au produit, à son goût. Je veux rester dans le vrai. » Mais le « vrai » est-il toujours « sain »? Vous aimez la viande, les graisses, le sucre… « Il faut bien mourir de quelque chose… Je peux comprendre les végans, les végétariens, les bio, les allergiques au gluten et autres. Mais quel que soit le type d’alimentation, tous ont des avantages et des inconvénients. L’impor-

Quand vous composez un repas quels critères guident votre choix des produits? « Uniquement ce qui pousse dans mon jardin. Je prends les légumes que la nature me donne, à son rythme. Je vais chercher ma viande chez mon boucher-fermier. Et priorité absolue au frais! Quand j’ai un repas de 200 personnes tout est fait maison de A à Z, jusqu’à la tartelette aux fruits, crème et croûtes comprises. Ce n’est pas plus cher

Les restaurateurs peuvent aussi rassurer le consommateur. Comment remplissez-vous ce rôle? « Par mon style: produit-direct-brut-net-précis. Les restaurateurs doivent montrer l’exemple aux consommateurs dans cette démarche de faire vivre avant tout notre économie locale, nos artisans-producteurs et même certaines sociétés qui fournissent des produits belges de grande qualité. Comme Chasal, une société de salaisons à Charleroi. Elle produit saucisses, cervelas, boudins… en grande quantité mais belge et de qualité. Car elle respecte vraiment un cahier des charges bien précis. C’est une question de respect que chacun doit adopter envers son métier. Enfin, il ne suffit pas d’acheter un bon produit, encore faut-il bien le travailler, avec un minimum de respect, surtout pour le goût. Tout est souvent dans la cuisson qui, excessive, peut détruire un produit de qualité, autant une viande qu’une carotte. Cuisiner est un métier ». TEXTE FERNAND LETIST PHOTO MÉLANIE MARKOVIC


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INTERVIEW ALAIN COUMONT

FOKUS-WALLONIE.BE

A

lors qu’il envisage de multiplier (presque) par deux le nombre d’enseignes du célèbre Pain Quotidien à travers le monde, Alain Coumont en développe en ce moment un deuxième concept: Le Botaniste, un restaurant proposant des plats à base de plantes et de produits bio. En attendant une ouverture bruxelloise en août, c’est dans son établissement de Gand qu’il nous a reçus. Comment se porte aujourd’hui Le Pain Quotidien? « Assez bien, je crois. Nous avons 34 enseignes en Belgique et 268 dans le monde, si je calcule bien, qui emploient 5 à 6.000 employés. L’idée serait d’en ouvrir 500 dans les 5 années à venir. Cela peut paraître beaucoup, mais vu notre étalement jusqu’en Australie, c’est assez relatif ! »

Chez nous, nous pratiquons depuis toujours une transparence totale.

« Consommer bio, c’est le minimum syndical qu’on peut faire » Fondateur du célèbre Pain Quotidien en 1990, Alain Coumont, 57 ans, est un précurseur du bio. Rencontre avec ce restaurateur belge atypique qui a transformé et révolutionné les boulangeries, en faisant d’elles des endroits aussi conviviaux qu’utiles. TEXTE DAVID HAINAUT

PHOTO THOMAS SCHURMANS

En parallèle, vous misez donc à présent sur une autre enseigne, Le Botaniste... « Oui, mais exactement comme j’ai imaginé Le Pain Quotidien, soit toujours avec la motivation et les envies d’un client. Mon but n’est pas d’améliorer la productivité ou de développer un business, mais de toujours rester dans une approche de consommateur. C’est donc une sorte de fast-food végétalien. Nous avons ouvert un Botaniste à Gand il y a 3 ans, deux à New York par la suite et un quatrième ouvrira à Bruxelles, pas très loin de Schuman, en août. » Vous vous autoproclamez toujours « végétarien à temps partiel »? « Oui, mais c’est ancré. C’est plus qu’une tendance, car on le sait tous, si l’humanité ne devient pas végétarienne dans les 20 ans à venir, il n’y aura plus assez de terres agricoles. Notamment à cause du développement urbain, de l’appauvrissement des terres agricoles et surtout, de la montée en puissance de pays comme l’Inde

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Le consommateur actuel demande, plus de variété, une qualité consistante et de sécurité alimentaire. Ce qui place l’industrie fruitière devant de nouveaux défis. Pour y répondre Better3fruit ne pouvaient pas avoir une mission plus noble: concevoir de nouveaux et meilleurs fruits. PREMIÈRE ÉBAUCHE… À la base de notre programme de sélection nous analysons en profondeur des facteurs déterminants comme la qualité du fruit, la résistance aux maladies et l’efficience de la production. Pour aboutir une nouvelle variété, nous combinons des parents présentant les propriétés souhaitées. Chaque année, Better3fruit crée ainsi 35.000 nouvelles variétés de pommes et de poires !

MISE EN FORME... Une équipe de spécialistes évalue ces nouvelles variétés durant plusieurs années de production. Lors de la récolte et durant la période de conservation, nous mesurons le toutes les propriétés des différentes variétés. Après avoir testé les sélections effectuées au fil des ans nous choisissons finalement les variétés susceptibles de rencontrer le plus de succès sur les différents marchés internationaux.

PRODUIT FINI Better3fruit protège activement les nouvelles variétés et les nouveaux fruits en acquérant des droits de l’obtention végétale et des marques. Ainsi, Better3fruit fournit à ses clients un produit innovante et protégée contre la contrefaçon, garantissant ainsi une plus-value récurrente pour tous les acteurs de la chaîne fruitière !

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ALAIN COUMONT INTERVIEW

ou la Chine qui consomment toujours plus de viande! Donc d’après moi, cuisiner et consommer bio, c’est vraiment le minimum syndical que chacun d’entre nous puisse faire... »

3 QUESTIONS À...

Tout est bio dans vos enseignes? « Notre politique, c’est le 100 % bio et/ou 100 % végan. Nous ne faisons pas de compromis. Avec une traçabilité telle qu’elle permettra toujours de retourner jusqu’au producteur, même au fin fond de la Thaïlande. Chose qui serait totalement impossible dans le conventionnel où, quand vous achetez 1 kg de farine de blé, vous pouvez avoir 17 origines bio différentes! Chez nous, on sait toujours d’où chaque aliment provient. » Et cela fait près de 30 ans que ça dure. Vous vous sentez être un précurseur? « Oh, non. Moi, les choses me passent juste par la tête. Quand je décide d’aller vers le bio, c’est d’abord pour moi et pas pour des questions de marketing. Vous savez, j’ai aujourd’hui une ferme dans le Sud de la France où je passe 6 mois par an. J’y ai 40 ha de terrain où je fabrique de l’huile d’olive, du vin et des légumes. Il y a des animaux, mais que je ne mange pas. Tout ça est né d’une simple envie personnelle d’avoir une vision complète de la chaîne alimentaire, du champ jusqu’à l’assiette, et même au-delà. Quand un restaurateur fait lui-même de l’agriculture, je crois que ça lui permet de mieux comprendre les choses. De mieux saisir pourquoi il faut accepter de payer certaines choses plus cher... » C’est-à-dire? « Dans la restauration, dès qu’on se développe, le but du jeu est en fait de toujours réussir à réduire les coûts. Mais aujourd’hui, on arrive à une sorte de limite vitale. Si les subventions n’existaient pas, il n’y aurait même plus d’agriculteurs. Dans le fond, c’est dingue car ce sont eux qui nous nourrissent et ils peuvent à peine se nourrir eux-mêmes. Alors que là maintenant, l’un des grands enjeux du futur, ça va être la préservation et la recréation de sols. Tout le monde le sait et y songe, y compris les plus grands groupes mondiaux. Mais voilà, on n’a plus le choix. Sans quoi on va droit dans le mur. Peut-être que moi je suis arrivé un peu tôt, mais je dis exactement la même chose depuis plus de 25 ans! »

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HAÏSSAM JIJAKLI PROFESSEUR EN AGRICULTURE URBAINE (À GEMBLOUX AGRO-BIO TECH, ULIÈGE)

Le secteur de l’agriculture urbaine a le vent en poupe en Belgique. Notre plat pays, de par la multitude de projets sur l’ensemble de son territoire, se situe dans le top 10 européen.

Les produits locaux sont toujours plus frais et en théorie moins chers. Comme vous dites que c’est toujours le consommateur qui décide... « Bien entendu! Bon maintenant, d’accord, le bio, c’est un peu coûteux aussi car la demande est plus importante que l’offre. Mais si on réfléchit, produire du bio ne devrait pas coûter beaucoup plus! Mais je maintiens qu’en tant que restaurateur et cuisinier, pour établir le meilleur lien avec le consommateur, il faut vraiment connaître son sujet, et donc ses produits, de A à Z. » Dans vos enseignes, que retrouve-t-on de différent, au niveau mondial? « Au niveau de l’ambiance et des menus, c’est un peu la même chose partout. Après, pour chaque pays, il y a bien sûr des contenus plus locaux. On ne va jamais importer en Argentine du gruyère bio suisse, on cherche alors un truc local. De toute façon, le local est toujours plus frais, en théorie moins cher et limite les trop lourdes administrations qui existent parfois dans certains pays. Prenons cette enseigne-ci à Gand: les produits proviennent d’un rayon d’à peine 30 km! » En somme, en venant chez vous, le consommateur peut être rassuré? « Oui, car nous pratiquons depuis toujours une transparence totale. Vous savez, dans le bio, on

ne rigole pas avec les contrôles, même s’il y en aura toujours qui essayeront de frauder dans le monde. Mais pour ceux qui se demandent si on peut vraiment y croire, je peux leur certifier que oui. Et que ce soit pour le Pain Quotidien au Le Botaniste, on bosse avec des coopératives, et on limite au maximum l’import-export inutile. Le local, c’est vraiment l’avenir: c’est moins cher et c’est plus écologique. Puis, de toute façon, je pars du principe que quand on commence à vouloir empoisonner les gens, on termine mal! Mais plus sérieusement, dans les années à venir, je pense qu’en ce qui concerne l’alimentation, les pouvoirs politiques vont avoir de grandes responsabilités! »

Qu’entend-on par agriculture urbaine? « L’agriculture urbaine se concentre sur la culture des plantes et l’élevage des animaux de petite taille en ville ou en périphérie en vue de la consommation. Cela induit la production primaire, ainsi que la transformation et la distribution. »

SMART FACT.

Quels sont les développements en Belgique? « Nous sommes à la pointe grâce aux différents projets dans nos grandes villes comme dans nos petites villes. Si cela a surtout un bénéfice social et communautaire (reconnexion des gens avec la production et la nature), on constate de plus en plus une empreinte économique non négligeable (création de fermes urbaines viables) et nous avons créé Green SURF, spin-off de l’ULiège pour accompagner ces projets. »

Si Alain Coumont n’avait pas été restaurateur, il aurait été... « Rien d’autre! Dans mon métier, on ne peut pas lutter contre son ADN. Puis, c’est un job tellement complet! Où il n’y a pas que l’aspect alimentaire: il y a l’architecture, la décoration, les ressources humaines. Et l’humain est un aspect qui me tient particulièrement à coeur, dans ce monde où tout a tendance à se robotiser. »

En quoi la recherche peut-elle aider l’agriculture urbaine? « La recherche développe de nouveaux systèmes de production alimentaire. Ces systèmes optimisent les ressources. L’aquaponie qui met en relation des plantes et des poissons en est un bel exemple. Les déjections des poissons alimentent les plantes et ces dernières purifient l’eau des poissons. »

ADVERTORIAL

Trotec, solution zéro déchet pertes alimentaires ! La société produit une excellente farine de base pour l’alimentation des animaux d’élevage. Son secret : transformer des aliments récupérés dans l’industrie. Cela fait 35 ans que la société de Veurne se lançait sur une idée géniale. Transformer les coproduits de l’industrie alimentaire en matière première pour les réinjecter en feed dans la chaîne du food. Aujourd’hui, Trotec collecte chaque année auprès de 400 sociétés en Belgique et en France 200.000 tonnes de ces coproduits venant surtout de boulangeries industrielles, biscuiteries ou usines de gaufres, chocolat, bonbons, chips, céréales petit déjeuner, etc. « Victimes de panne de production et autres aléas, une partie de ces produits ne peut être commercialisée, explique Sigrid Pauwelyn , General Manager de Trotec. Selon un système réactif et flexible, nous récupérons les écarts de production qui contiennent plus de 40% de matière sèche ». Ces chutes alimentaires reçoivent alors une seconde vie sous forme d’une farine alimentaire de qualité supérieure. Celle-ci

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sert de base stable, grâce à sa composition subtilement dosée et équilibrée, à un produit final enrichi de grains, de blé, d’orge destiné aux animaux d’élevage, bovins et ovins. « Les animaux adorent, se réjouit la boss de Trotec, notre produit très digeste leur apporte une valeur nutritive réelle en sucres, graisses et amidon. » Trotec redonne une utilité à des produits alimentaires mais contribue aussi aux efforts « zéro déchet » de l’Europe. « Certains produits nous arrivent parfois déjà emballés, explique Sigrid Pauwelyn. On trie alors rigoureusement tous les emballages papier, aluminium, plastique pour permettre leur recyclage. Trotec valorise vraiment toutes matières de manière durable ».


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PANEL D’EXPERTS PAC

FOKUS-WALLONIE.BE

La PAC: bon ou mauvais plan? La PAC, politique agricole commune, visant à moderniser et à développer l’agriculture à l’échelle de l’Union européenne a fait couler beaucoup d’encre depuis sa création. Focus sur ses implications aujourd’hui.

MANUEL EGGEN. Chargé de recherche et de plaidoyer chez FIAN Belgium

JOËLLE HUYSECOM. Directrice des activités de conservation à Natagora, ASBL

MONICA SCHUSTER. Chargée des politiques Alimentation et Agriculture du WWF Belgique

Dans les différentes réformes de la PAC, quelles sont celles qui vont directement toucher l’agriculteur? « La prochaine PAC prévoit une réduction sensible de son budget, ce qui aura forcément des conséquences pour les agriculteurs, même si on ne sait pas encore exactement où se feront les coupes. À côté de cela, parmi les réformes que nous trouvons positives, il y a la volonté d’amplifier les mesures encourageant les petites exploitations par un plafonnement des aides et le paiement redistributif (surprime pour les 30 premiers hectares). Il y a aussi les aides pour les jeunes agriculteurs qui devraient être renforcées. Enfin, les moyens destinés à soutenir les efforts réalisés pour l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques devraient rester importants. »

« Un des objectifs centraux de la PAC vise spécifiquement à “assurer un niveau de vie équitable à la population agricole”. Toutefois, la réalisation de cet objectif s’est progressivement alignée sur les règles du commerce international. La stabilisation des marchés et le soutien à des prix garantis aux agriculteurs ont progressivement fait place à une dérégulation du marché et un soutien à la compétitivité des exploitations agricoles européennes. Les principales conséquences sont: une spécialisation vers les marchés d’exportation; une plus grande volatilité des prix et une disparition des petites fermes au profit des exploitations plus compétitives (67 % des fermes ont disparu depuis 1980 en Belgique). »

« Les subventions de la PAC constituent une partie importante des revenus des agriculteurs. Une réduction de budget dans la proposition de réforme aura ainsi des répercussions économiques sur le secteur. Les interventions proposées pour la future PAC s’inscrivent largement dans la continuité des politiques existantes, mais représentent un retour en arrière par rapport à l’ambition environnementale de la PAC car les 30 % du Pilier I, réservés à des fins de verdissement, disparaît. Ces changements, joints aux coupes dans le Pilier II, ne récompensent pas les nombreux agriculteurs qui souhaitent transiter vers des systèmes de production plus durables au bénéfice de la société et de l’environnement. »

Comment la PAC touche-t-elle le consommateur final? « La PAC touche le citoyen de multiples manières. À travers son budget d’abord, qui représente à lui seul 38 % du budget européen: c’est donc beaucoup d’argent public! Ensuite la PAC influence la façon dont l’agriculture se développe sur notre territoire: plus ou moins intensive dans ses pratiques, plus ou moins respectueuse de la santé, plus ou moins soucieuse de la biodiversité, de la qualité des eaux et des paysages. La PAC soutient la production alimentaire conventionnelle dont une partie se retrouve dans l’assiette du consommateur mais aussi le développement du bio, les circuits courts, l’agri-environnement, le réseau Natura 2000, le développement rural. »

« La PAC reste principalement focalisée sur les aspects de production et de soutien aux agriculteurs et concerne finalement assez peu le consommateur, mis à part quelques mesures accessoires de soutien aux marchés locaux et aux circuits courts, qui peuvent être adoptées dans ce qu’on appelle le “deuxième pilier”, consacré au développement rural. De notre côté nous plaidons, avec de nombreux experts et organisations de la société civile, pour le développement d’une véritable Politique agricole et alimentaire commune (PAAC), qui permettrait de faire le lien entre les aspects de production agricole, de consommation, de nutrition-santé, d’environnement, d’emploi... »

« La PAC a été créée en 1962 afin de fournir des denrées alimentaires de bonne qualité à des prix abordables. Bien que les multiples objectifs de la PAC actuelle couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur, les consommateurs ne sont qu’indirectement l’objet de la proposition politique. Lors d’une consultation publique en 2017 sur la future PAC, plus de 25.000 citoyens ont réclamé une réforme radicale de la PAC prisant une agriculture saine. Pourtant, la proposition de la PAC ne reflète pas les priorités des consommateurs vers des modes de production plus durables. Si l’Europe veut conserver son soutien citoyen, elle doit adapter sa politique aux attentes sociales et écologiques des consommateurs. »

Comment peut-on envisager le futur de l’agriculture en Belgique avec la PAC? « Ces dernières décennies, si la PAC a réussi dans son objectif initial de booster la production, elle a complètement échoué sur deux points essentiels: préserver ses agriculteurs et conserver la biodiversité des milieux agricoles. Depuis 30 ans, la Wallonie perd en moyenne 3 % de ses agriculteurs avec, comme corollaire, une augmentation de la taille des exploitations qui subsistent. En parallèle, les populations d’oiseaux et d’insectes déclinent de façon tout à fait alarmante. Pour la prochaine PAC, les autorités européennes et wallonnes se doivent de prendre ces deux enjeux à bras le corps. On ne peut envisager le futur de l’agriculture sans un changement radical de cap! »

« Selon la Coordination européenne Via Campesina, regroupant les syndicats de petits agriculteurs, la nouvelle proposition de la Commission post-2020 réduit les budgets et poursuit sa logique de libéralisation. Elle ne permet pas d’orienter l’agriculture vers des modèles agricoles réellement durables et d’assurer des conditions de vie dignes à tous les agriculteurs. En outre, la nouvelle proposition rompt la cohésion entre États membres, ce qui risque de creuser encore les inégalités entre les agriculteurs de l’Union. Il est nécessaire de réorienter les objectifs de la PAC pour faire face aux défis actuels et servir davantage les citoyens, les territoires et les paysans et assurer notre souveraineté alimentaire. »

« La proposition de réforme de la PAC confère davantage de responsabilités aux États membres dans la conception et la mise en œuvre de la politique agricole. L’un des risques majeurs d’une subsidiarité accrue est que les États membres s’engagent dans un nivellement vers le bas en termes d’objectifs sociaux et environnementaux. Il est temps pour la Belgique de se positionner comme État membre précurseur privilégiant la préservation de la biodiversité et en soutenant les agriculteurs qui s’engagent à fournir des services écosystémiques comme la formation des sols, la pollinisation des cultures ou encore de l’eau propre... »

TEXTE BASTIEN CRANINX

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LE FUTUR DE LA POLITIQUE

AGRICOLE COMMUNE (PAC)

Aujourd’hui, les agriculteurs européens et le secteur de l’agroalimentaire, c’est 44 millions d’emplois en Europe ! L’Europe a besoin d’un secteur agricole résilient, durable et compétitif pour assurer à ses 500 millions de citoyens des produits de qualité, sûrs et abordables, mais aussi pour consolider le tissu socioéconomique des zones rurales. Soutenir les petites et moyennes exploitations, majoritaires dans l’UE et aider les jeunes agriculteurs seront deux priorités de la future PAC. La recherche et l’innovation sont aussi primordiales pour permettre au secteur agricole de continuer à évoluer, à se moderniser et intégrer un niveau d’ambition plus élevé en matière d’environnement et de climat. La future PAC mettra l’accent sur la simplification et la flexibilité dans la mise en œuvre. Elle permettra ainsi une baisse significative de la charge administrative et répondra mieux aux réalités rurales locales.

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FOCUS VIANDE

FOKUS-WALLONIE.BE

La viande belge pèse sur la conscience Le Belge mange de moins en moins de viande, et pourtant nous aimons toujours un bon morceau de viande dans notre assiette. De préférence à un prix pas trop élevé. C’est compréhensible, mais aussi problématique.

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e nos jours, on trouve même des aliments sans gluten et sans allergène, mais il fut un temps où lors des festivals on ne pouvait acheter que des hot-dogs, des hamburgers et des frites. L'évolution dans la prairie en dit long sur notre nouvelle attitude à l'égard de la nutrition. Nous semblons être obsédés par tout ce qui porte le cachet « sain » – ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'il l'est vraiment. Ce n'est pas seulement dans les médias qu’il y a une énorme attention pour la nutrition, même entre amis et collègues, on discute beaucoup sur le thème. Nous échangeons nos meilleures recettes et nous parlons souvent de tout ce qui est lié à la santé, de l'impact sur l'environnement, de la nécessité de transparence, du bien-être des animaux... L'importance accrue accordée à l'alimentation a de toute façon déjà convaincu une partie des Belges de changer leur régime alimentaire. Il suffit d’évaluer la consommation de viande sur un an: alors qu'en 2008, nous avons mangé 35 kilos de viande par personne, en 2016, la consommation de viande a chuté à 29 kilos. Cependant, cela ne signifie pas qu’actuellement il y a plus de végétariens – selon les recherches du VLAM (Vlaams Centrum voor Agro- en Visserijmarketing, ndlr.), leur nombre reste contenu à 5% – mais il est vrai que les flexitariens, qui alternent la viande, le poisson et les aliments végétariens, ont beaucoup varié au cours de ces dernières années. Le message selon lequel on n'a pas besoin de viande tous les jours a clairement atteint ce groupe. Un Belge sur quatre affirme d’ailleurs avoir la volonté de réduire encore davantage sa consommation de viande à l'avenir. Le nutritionniste Frédéric Leroy (VUB) prévoit encore un autre changement dans les années à venir. Il s'attend à une augmentation de la demande d’une « meilleure viande », du moins chez un certain groupe de consommateurs: ceux qui recherchent des aliments ayant un halo de qualité et

« d'originalité ». Ceux-ci ont déjà exprimé leur préférence pour une viande plus grasse et plus savoureuse. « Pendant un bon bout de temps, nous avons essayé d'éviter autant que possible les graisses dans notre alimentation. Et ce, parce que les nutritionnistes ont insisté à plusieurs reprises sur le lien entre les graisses saturées et les maladies cardiovasculaires. Entre-temps, ils en sont revenus petit à petit, parce que le lien s'avère moins prononcé que prévu. » Le résultat est visible au supermarché: les variétés anciennes et plus chères sont de retour et les rayons contiennent à nouveau des steaks avec de la graisse marbrée. Ce qui va sans aucun doute égayer les papilles gustatives.

Ceux qui se réjouissent certainement de ce « retour au passé » sont les spécialistes du marketing. Ils adorent nous raconter l'histoire de la viande que vous retrouvez dans les magasins: d'où vient-elle? De quelle race est-elle? De quoi l’animal a-t-il été nourri au cours de sa vie? Que le jambon ibérique de notre sandwich provienne de porcs espagnols nourris aux glands est un fait fort apprécié par les consommateurs... « Mais pas seulement cela », dit F. Leroy, « inconsciemment, nous utilisons la nourriture aussi pour construire notre identité. Si nous nous reconnaissons dans ces histoires, ou du moins dans les valeurs qui en découlent, il y a plus de chance que nous l’achetions. »

Chaque année, j’emmène mon personnel à l’abattage d’un porc, un test de réalité. — WIM BALLIEU

« C’est vrai, mais peut-être pas tout à fait » selon Wim Ballieu, patron du restaurant de boulettes Balls&Glory. « Nous publions occasionnellement des photos de la ferme où nos porcs sont élevés sur Instagram. Mais nous constatons continuellement qu’en fait, les gens n'aiment pas trop ça. » W. Ballieu appelle cela le paradoxe du carnivore: d'une part il veut que la viande dans son assiette provienne d'animaux qui ont mené une bonne vie, d'autre part il préfère fermer les yeux. « Cela se reflète par exemple aussi dans le prix que les consommateurs sont prêts à payer pour la viande. Cela ne doit surtout pas être trop cher. Ce qui signifie automatiquement que l'agriculteur doit faire des concessions. » Wim Ballieu lui-même recherche et expérimente depuis plusieurs années le « juste milieu », en utilisant de la viande de porcs qui ne sont pas complètement élevés en liberté, mais qui ne sont pas non plus serrés les uns sur les autres. Et où l’on se conforme à des exigences concernant entre autres leur alimentation et l'utilisation d'antibiotiques. De cette façon, il espère quand même pouvoir améliorer la qualité de la viande tout en maintenant des prix démocratiques. Entre-temps, aux Pays-Bas, on a trouvé un moyen de faire appel à la conscience des consommateurs. Dans les supermarchés, sur les emballages de viande, vous trouverez un poinçon « Beter Leven », ce qui signifie en français « une meilleure vie ». Le nombre d'étoiles augmente au fur et à mesure que la vie de l'animal que vous mangez, s'améliore. « Une excellente façon de rappeler au consommateur qu'autrefois la chair était en vie », dit W. Ballieu. « Cela apporte plus de respect. Pour la même raison, chaque année, j’emmène mon personnel à la ferme pour participer à l’abattage d’un porc. Un test de réalité pour nous tous. » TEXTE HERMIEN VANOOST


ADVERTORIAL

La réglementation en toute simplicité grâce à l’AFSCA Est-ce que je peux vendre sur un marché des biscuits sans gluten que j’ai préparés à la maison ? Je voudrais fabriquer du fromage à base de noix, est-ce que je dois pour cela suivre des règles spécifiques ? Comment indiquer la composition de mon jus de pommes du terroir sur l’étiquette ? Comment rester fidèle aux méthodes de production traditionnelles tout en garantissant la santé du consommateur ? Il s’agit là sans aucun doute de questions typiques que se posent certains petits producteurs locaux de denrées alimentaires. Vous aussi ? La meilleure chose à faire est de contacter la cellule d’accompagnement de l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA). Née de la cellule de vulgarisation, elle-même créée en 2008, la cellule d’accompagnement se veut un partenaire pour les petits producteurs locaux de denrées alimentaires en leur offrant un soutien et des réponses à toutes leurs questions sur la législation et la réglementation en matière de sécurité alimentaire.

C’est clair, la réglementation alimentaire n’est pas toujours évidente pour un producteur local. En tant qu’artisan, ils ne savent pas toujours tout faire en même temps.

Une réglementation parfois difficile à comprendre « C’est clair, la réglementation alimentaire n’est pas toujours évidente pour un producteur local. En tant qu’artisan, ils ne savent pas toujours tout faire en même temps et n’ont pas d’équipe qualité en interne ! En outre, la législation est évolutive », explique Jean-Sébastien Walhin, porte-parole de l’AFSCA. « On souhaite à l’Agence que les évolutions réglementaires soient connues par tous, y compris les plus petits ». « L’Europe en particulier impose un grand nombre d’obligations afin de garantir le mieux possible la sécurité des consommateurs. » C’est la raison pour laquelle l’ancien ministre de l’Agriculture, Willy Borsus, a exprimé le souhait de mettre en place une cellule d’accompagnement, et que le Ministre actuel, Denis Ducarme, veut la renforcer.

Création de la cellule d’accompagnement et de son site internet « Notre porte était déjà ouverte aux petits producteurs mais, avec la recrudescence d’incompréhensions et de questions émanant de ceux-ci, nous avons finalement créé cette cellule d’accompagnement spécifique en 2015 », poursuit J.-S. Walhin. « Le site internet de la cellule d’accompagnement est également en ligne depuis mars 2017. Les petits producteurs peuvent notamment y demander des brochures de conseils, s’inscrire à différentes formations gratuites et prendre contact avec la cellule. » La formation donnée par cette cellule de l’AFSCA se fait toujours pour un groupe de petites entreprises, et jamais individuellement. En outre, le nombre d’entreprises actives dans la vente directe de produits alimentaires au consommateur a connu une forte hausse. « La Belgique compte actuellement environ 1.750 producteurs fermiers, contre 1500 en 2016 et …585 en 2010 ! C’est très positif pour la Belgique, et l’AFSCA veut pouvoir soutenir et encourager cette diversité et cette richesse qui se crént. Le consommateur est très demandeur, il aime se rendre dans la ferme voisine acheter son fromage ou ses saucisses de campagne. Moi aussi d’ailleurs ! » s’exclame-t’il.

Nous partons du principe qu’un produit sûr va de pair avec une entreprise sûre. »

Formations spécialisées pour chaque opérateur La cellule de vulgarisation et la cellule d’accompagnement collaborent étroitement. En particulier dans le domaine des formations. Via leur site internet, vous pouvez vous inscrire à une formation gratuite sur différentes thématiques. « Depuis 2017 par exemple, nous organisons une formation sur l’étiquetage », mentionne K. Brison. « Quelles informations doivent figurer sur l’étiquette ? Quelles sont les règles pour mentionner clairement les caractéristiques nutritionnelles d’un produit ? Quid des informations sur les allergènes ? ». L’AFSCA, via cette cellule, veut soutenir et conseiller les petites entreprises, en parallèle de son rôle premier de veille sur une chaîne alimentaire complexe.

Nous partons du principe qu’un produit sûr va de pair avec une entreprise sûre

Projets de recherche spécifiques Par ailleurs, la cellule d’accompagnement lance régulièrement des projets lorsqu’une même question ou un même problème se pose de façon récurrente. « Nous avons ainsi un projet de recherche en cours sur les viandes maturées à sec, qui de nos jours sont souvent proposées sur les étals des boucheries spécialisées ou au menu de certains restaurants », explique Kathy Brison, coordinatrice de la cellule d’accompagnement. La viande maturée à sec subit une maturation pendant trois à dix semaines de façon à devenir plus tendre et à développer un goût plus intense. « Il s’agit d’un procédé délicat. La question qui se pose est naturellement de savoir comment garantir la sécurité alimentaire tout au long de ce procédé, jusque dans la bouche du consommateur. »

À la recherche de méthodes de production optimales

Le fruit d’un succès Les formations de la cellule de vulgarisation remportent un franc succès, en attestent les 366 sessions organisées l’année passée et suivies par 8.820 participants en Belgique : plus d’une par jour en moyenne ! « Au début, les formations se focalisaient essentiellement sur l’horeca, les cuisines de collectivité, les boulangeries, boucheries, etc. L’objectif est maintenant d’ouvrir encore davantage le champ des formations aux entreprises très locales, artisanales, notamment dans le secteur de l’agriculture avec les ventes à la ferme. ». Beaucoup de nouveaux projets à venir donc pour la cellule d’accompagnement, et un renforcement de l’équipe demandé par le Ministre Ducarme.

Conjointement avec les entreprises, la cellule d’accompagnement s’investit dans la recherche de conditions optimales afin de conserver la qualité des produits. K. Brison : « Par ailleurs, nous vérifions également que la législation est bien respectée tout au long du processus.

Vous aussi, en tant que petit producteur, vous vous questionnez sur la réglementation à respecter afin de garantir la sécurité alimentaire de vos produits ? Sur l’accompagnement dont vous pourriez bénéficier afin de mettre en place votre processus de transformation de denrées alimentaires ? Ou sur la vente directe de produits au consommateur ? N’hésitez pas à contacter la cellule d’accompagnement de l’AFSCA via l’adresse mail accomp@afsca.be ou au numéro de téléphone 02/211.83.02. Consultez également son site internet www.afsca.be/cva

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Agriculture urbaine Quoi?

Pourquoi?

L’agriculture urbaine est la culture de plantes et l’élevage d’animaux à l’intérieur et autour des villes. On la retrouve souvent sous des formes inhabituelles, et elle a pour objectif de combiner les activités agricoles.

L’urbanisation rapide qui s’accompagne d’une augmentation rapide de la pauvreté urbaine et de l’insécurité alimentaire urbaine. D’ici 2020: • les pays en voie de développement abriteront 75% de citadins •

8 des 9 mégalopoles anticipées auront des populations supérieures à 20 millions

85% des pauvres en Amérique latine et environ 40 à 45% des pauvres en Afrique et en Asie seront concentrés dans les villes.

Avantages •

Contributions à la sécurité alimentaire urbaine

Impact social positif

Impact économique positif

Contributions à l’écologie urbaine

COMMENT DÉMARRER UNE FERME URBAINE

Trouvez des formations

Créez un plan d’affaires

Trouvez des terres appropriées

Testez le sol

Apprenez les bases de la production

Assurez la sécurité alimentaire

Apprenez plus sur les autres fermes urbaines

Explorez les possibles ressources pour les agriculteurs débutants.

Source: http://ucanr.edu/sites/UrbanAg/Starting_an_Urban_Farm/


ADVERTORIAL

D’où vient la biodynamie ? En 1924, des agriculteurs et agronomes, préoccupés par la baisse de qualité des plantes cultivées et par la perte de fécondité dans les troupeaux, ont fait appel à Rudolf Steiner.

Acheter en confiance !

Une sélection de produits qui prônent une alimentation saine, végétarienne et équilibrée. Céréales, farines, légumineuses, flocons, graines.. Idéalement, ils doivent être produits localement, frontaliers ou venir d’Europe. Nous privilégions la qualité demeter (agriculture biodynamique) et le vegan.

Ce philosophe et scientifique d’origine autrichienne, initiateur du courant de pensée appelé anthroposophie, s’inquiétait de voir se développer de nouvelles techniques agricoles - notamment l’usage des engrais chimiques - menant à la dégradation des sols et des aliments. Concevant la Terre comme un être vivant dont il faut préserver la santé, il a alors indiqué des moyens pour remédier à ces problématiques environnementales. Dans un cycle de huit conférences (connu sous le nom de «Cours aux agriculteurs») donné en 1924, il a fourni les bases philosophiques et techniques de l’agriculture biodynamique, l’un des courants fondateurs de l’agriculture biologique moderne.

Nous les choisissons aussi en fonction de leur goût et les testons en entreprise. Nos produits conditionnés Vajra sont labellisés Biogarantie et certifiés par Certisys. Tous les emballages ne contiennent pas de plastique et sont 100% recyclables. Enfin, nous aimons savoir d’où proviennent nos produits et qui sont nos partenaires.

A quoi reconnaît-on un domaine biodynamique ?

Une ferme biodynamique est un domaine diversifié et le plus autonome possible sur le plan de la fumure, des semences et de l’alimentation des animaux les animaux mangent en priorité les fourrages produits sur la ferme. Le fumier, transformé en compost, devient l’engrais qui nourrit le sol et les plantes. Cet « organisme agricole » associe l’élevage d’espèces animales adaptées au lieu en nombre et en diversité à différentes productions végétales (prairies, céréales, cultures légumières et arboriculture). Les domaines agricoles plus spécialisés (maraîchage, viticulture, arboriculture, grandes cultures) développent une collaboration locale avec des éleveurs. Cultiver en biodynamie permet aux agriculteurs de retrouver leur place essentielle au sein de la ferme. Par ailleurs, ils contribuent à la conservation de paysages équilibrés et harmonieux.

Merci à toute la filière, notamment les pionniers du bio, les agriculteurs, magasins et associations, les artisans qui excellent dans leur savoir-faire et qui oeuvrent pour une nature plus propre, plus saine.

02 / 731 05 22 | www.vajra.be | info@vajra.be

HORTIFOLIES 2018 www.hortifolies.be

à Gembloux

30

Sur le site du CRA-W

dimanche

Rue du Bordia, 4

Animations c Grand Publi

H

septembre de 10 à 17h

Navettes gratuites entre les 2 sites Entrée et visites gratuites Bar et petite restauration

L’événement horticole

pour les professionnels et les particuliers

HORTIFOLIES 2018 Marché des producteurs wallons

de fruits, légumes, jus, soupes, L’événement horticole ORTIFOLIES ORTIFOLIES arbres, arbustes et fleurs ORTIFOLIES ORTIFOLIES ORTIFOLIES pour les professionnels Visite du verger conservatoire et les particuliers HHORTIFOLIES 2018 L’événement horticole des anciennes variétés du CRA-W ORTIFOLIES 2018 L’événement horticole L’événement horticole L’événement horticole L’événement horticole les professionnels Dégustations lespour professionnels pour les professionnels pourpour les professionnels Samedi 29 et culinaires par Julien pour les professionnels L’événement horticole L’événement et leshorticole particuliers les particuliers Lapraille, ambassadeur et les particuliers et leset particuliers dimanche 30 septembre 2018 Apaq-W pour les professionnels et les particuliers pour les professionnels Animations Grand Public et les particuliers

H H H 2018 H2018

2018 2018 2018

de 10 à 17h, à GEMBLOUX

et les particuliers

Samedi 29 et

Samedi 29 septembre Samedi 29 et

Chemin de la Sibérie, 4

Samedi Samedi et 29 et Samedi 29 et 29

de 10 à 17h, à GEMBLOUX

Démo, exposants, ...

Samedi 29 et2018 dimanche 30 septembre 2018 dimanche 30 septembre dimanche 30 septembre 2018 Samedi 29 et

dimanche 30 septembre 2018Samedi 29 et

dimanche 2018 de 1030 àGseptembre 17h, à GEMBLOUX 10 àà17h, à 30 EMBLOUX dimanche septembre 2018 de 10 à 17h, àInfos GEMBLOUX de 10de à 17h, GEMBLOUX & programme : www.hortifolies.be

dimanche 30 septembre 2018 de 10 à 17h, à GEMBLOUX

Au Centre Technique Horticole

dimanche 30 septembre 2018

Journée réservée aux professionnels.

dede 1010 à 17h, à àGEMBLOUX à 17h, GEMBLOUX

Une organisation Parcours des Saveurs : de l’ensemble des partenaires du secteur horticole en Wallonie

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Une organisation de l’ensemble des partenaires du secteur horticole en Wallonie

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Tripel Karmeliet est le fruit d’un travail de patience, de passion et d’amour. Depuis plus de 7 générations, nous travaillons sans relâche à la maîtrise de l’art brassicole, afin d’élaborer cette bière d’exception. Brassée selon une recette de 1679 à base de 3 grains, issue du cloître des Carmes de Termonde, la Tripel Karmeliet allie les qualités de l’orge, de l’avoine et du blé pour donner naissance à une triple complexe. Raffinée et équilibrée, elle dévoile de subtiles notes florales et une saveur d’une délicatesse surprenante. Cette bière intemporelle est l’incarnation de notre quête incessante de beauté. Voici la Tripel Karmeliet: 7 générations, 3 grains, 1 recette.

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TOPIC DÉCHETS ALIMENTAIRES

FOKUS-WALLONIE.BE

Comment sauver les restes alimentaires? Quand il s'agit de nourriture, que préfèreriez-vous en faire: la savourer ou la gaspiller? Logiquement, personne ne veut jeter la moitié du contenu de son réfrigérateur à la poubelle et pourtant nous sommes presque tous coupables. Mais est-ce que vos aliments n'auraient pas droit à une seconde vie?

S

ous le couvert de nos tâches ménagères, nous vidons régulièrement notre réfrigérateur pour jeter un grand nombre de restes à la poubelle, ce qui signifie probablement l’une des pertes les plus importantes de notre ménage. Mais est-il vraiment nécessaire de vider à chaque fois toutes les étagères de tous les aliments que nous pensons ne plus pouvoir manger? Le gaspillage alimentaire s’étend pourtant bien au-delà des déchets occasionnels provenant du réfrigérateur. Dans le monde entier, on gaspille environ un tiers de toute la nourriture, soit environ 1,3 trillion de tonnes par an. « Les fruits et les légumes sont en tête, pas moins de 45 % terminent à la déchèterie », explique Helena Gheeraert, fondatrice de Wonky, une entreprise gantoise qui prépare entre autres des sauces trempettes à base de légumes récupérés. « Les déchets alimentaires ont un impact immense sur le climat, puisque le problème entraîne un gaspillage de plus de 20 % d'eau douce et l'occupation de 30 % de toutes les terres agricoles. » Les rapports de la chaîne alimentaire flamande en 2015 nous montrent une distinction entre les pertes alimentaires comestibles et les flux de déchets alimentaires connexes qui ne sont plus comestibles. « Pour la première fois, nous disposons de chiffres qui donnent une idée de l'efficacité avec laquelle l'ensemble de la chaîne alimentaire, de l'agriculteur au consommateur, traite les matières premières alimentaires », déclare Joke Schauvliege, ministre flamande de la Nature et de l'Agriculture. 74 % des 3.485.000 tonnes de restants alimentaires sont des flux connexes inévitables, tandis qu’un quart représente une vraie perte alimentaire. « Exprimé en chiffres absolus, cela représente 2.578.000 tonnes de flux connexes et 907.000 tonnes de pertes alimentaires sur toute la chaîne.

Avec ces chiffres à l'esprit, il est évident que le ménage moyen n’est pas le seul maillon de la chaîne responsable du gaspillage alimentaire. J. Schauvliege: « Les recherches montrent que chaque maillon de la chaîne a sa propre responsabilité dans les pertes alimentaires et devrait être capable de participer à la solution. » Une majeure partie des pertes a lieu dans la phase de production, chez les agriculteurs et dans les usines de transformation alimentaire. Selon H. Gheeraert, les supermarchés, qui ne contribuent que pour 5 % au gaspillage alimentaire, ont également une responsabilité importante. « Qu’il s’agisse

de gaspillage de la part des consommateurs, comme la surconsommation en cas de campagnes promotionnelles par exemple, ou de la part des producteurs, entre autres en raison des exigences élevées en matière de qualité esthétique. » Heureusement, toute cette nourriture n'est pas désespérément perdue. 92 % de tous les flux de restants alimentaires sont valorisés, c'est-à-dire utilisés à d'autres fins. La majeure partie (43 %) comme nourriture pour animaux, et une autre partie pour la fermentation (21 %) et l’enrichissement des sols (17 %). « Cela prouve que la chaîne

La chaîne agroalimentaire flamande est fortement engagée dans la valorisation des flux de déchets alimentaires. — JOKE SCHAUVLIEGE

agroalimentaire flamande est fortement engagée dans la valorisation des flux de déchets alimentaires », déclare la ministre. Il existe également plusieurs initiatives engagées, comme la Bourse aux dons par exemple. « Les restants alimentaires actuels peuvent être distribués par l'intermédiaire de cette Bourse aux dons. Ainsi, au cours de la première année, 330.000 kg de restants alimentaires ont été distribués. » Pour garder leurs fruits et légumes plus longtemps frais, les supermarchés utilisent aussi de plus en plus la technologie dry-mist qui crée une couverture de brume 100 % sûre ayant un effet positif sur la valeur nutritive, l'arôme et le goût des aliments. Mais pourquoi laisser toute la responsabilité aux producteurs et aux supermarchés, lorsque vous pouvez également contribuer à réduire les excédents alimentaires. Dans ce cas, la planification est le mot-clé. « Faites une liste avant de faire vos courses, n’achetez pas vos fruits frais trop à l’avance, organisez et ayez une bonne connaissance de votre réfrigérateur », conseille J. Schauvliege. H. Geeraert préfère être créative en utilisant le plus possible les aliments que l'on a déjà chez soi. « Planifiez chaque semaine une journée de restants, car les restants peuvent être délicieux ! » L'utilisation de restes et une bonne planification de vos achats ne demandent que peu d'efforts, mais il existe aussi d'autres moyens pour assurer une meilleure conservation. H. Gheeraert: « Le saumurage et la fermentation, par exemple. Ce ne sont pas seulement des techniques à la mode, mais surtout de parfaites méthodes pour vous aider à conserver vos aliments plus longtemps. » En ligne, sur le blog de Wonkyfood.be, vous trouverez également de nombreux conseils que H. Gheeraert souhaite partager.

TEXTE ELLEN VAN HOEGAERDEN


ADVERTORIAL

Vente en vrac pour viser le zéro déchet Interview

Dominique Demortier Concepteur de Econological® et pionnier de la vente en vrac Quelle est la particularité du concept Econological® développé par Natur’Inov®? Nous proposons un système clé en main, économique et écologique à travers la distribution en vrac de produits bio innovants. Nous répondons ainsi à la demande des Européens qui se tournent de plus en plus vers l’alimentation bio, saine et écologique. Suivant la même logique, nous essayons, en plus, de tendre vers le zéro déchets en évitant le suremballage. Quels sont les avantages de Econological® votre système de distribution en vrac? Nous permettons aux consommateurs qui mangent bio et sain d’aller au bout de la démarche. Pour les magasins, nous proposons une solution de A à Z. Nous mettons d’abord à disposition le matériel, nous formons ensuite à son utilisation, nous fournissons les produits, offrant un choix parmi 400 références et nous assurons une formation continue. Comment est assurée la sélection des produits et le suivi? Notre équipe d’agronomes s’occupe du sourcing en se rendant dans les coopératives et chez les agriculteurs pour sélectionner les produits. Nous allons, par exemple, en Espagne choisir les amandes et les pistaches ou en Bulgarie voir la production de noix. Le contrôle de la traçabilité est assuré et tout est étiqueté sur le contenant vrac. Ajoutons à cela un profond respect des normes d’hygiène. Nos nutritionnistes cherchent toujours à surprendre le consommateur avec de nouvelles saveurs comme les graines de chia, les baies de goji ou, pour l’apéro, les noix de cajou grillées au curry et au chili. Combien de magasins font aujourd’hui appel à vous? Nous sommes présents dans environ 300 enseignes, en Belgique et en France essentiellement. Nous avons également des clients dans une dizaine de pays européens parmi lesquels les villes de Berlin, Vienne, Milan et Londres.

Aujourd’hui, tout le monde se soucie de son alimentation. Après les différentes crises traversées par notre société, du poulet aux hormones en passant par les légumes remplis de dangereux pesticides, la plupart d’entre nous décident de changer leur manière de consommer. À la poubelle les produits industriels aux origines parfois suspectes, nous voulons, non seulement consommer des produits sains pour notre corps, mais qui respectent aussi l’environnement. Les magasins d’alimentation doivent donc suivre la demande et fournir au consommateur des produits certifiés bios. Certains optent pour le circuit local, en se rendant directement chez l’agriculteur ou le producteur. Mais pour les autres produits qu’on ne cultive pas en Belgique comme le riz ou certains fruits secs, la meilleure solution pour délivrer ces aliments consiste à mettre en place un système de vente en vrac. On évite ainsi les sacs en plastique et autres polluants en privilégiant les sacs en papier et les contenants en verre. « On s’est rendu compte que les magasins bio vendaient beaucoup en vrac, » témoigne un sales manager ayant opté pour Econological®. « On s’est également rendu compte que dans les magasins ça se vendait plutôt bien. » Un autre gérant est du même avis: « C’était une demande de nos clients qui avaient envie de pouvoir acheter des produits de tous les jours, dans la quantité qu’ils voulaient et donc de la manière la plus économique pour eux, tout en ayant un choix de produits large. » Depuis qu’ils ont fait appel à Econological® ils sont tous deux ravis de leur décision. Le premier confie même qu’à refaire, il agrandirait le vrac. « Les marges sont plus importantes pour le magasin. Ça permet de faire plus de volume et donc d’augmenter le chiffre d’affaires de manière assez intéressante », renchérit le second.

Econological® : une solution vrac clé en mains Sur le marché, les solutions offertes en la matière aux gérants de magasins étaient effectivement encore assez rudimentaires il y a quelques années. C’est là que Natur’Inov® est intervenu avec sa marque déposée Econological®. Son point fort réside dans la simplicité de son concept. Le client ne doit plus hésiter des heures devant un rayon de produits inconnus. Il lui suffit de lire les étiquettes pour saisir ce qu’on lui propose et tenter de nouvelles expériences alimentaires. Mieux encore, il est même possible de goûter certains

produits plus exotiques ou les nouveautés. Plus aucune raison, donc, de ne pas s’essayer aux graines de chia, un super-aliment qui contient une foule de nutriments essentiels approuvés par les spécialistes en nutrition. L’équipe de professionnels sélectionne soigneusement l’assortiment de plus de 400 références, un nombre appréciable quand on sait que les magasins optent en général pour un choix allant d’une trentaine à une centaine de produits. Cela va des mélanges au chocolat en vrac, en passant par les bonbons sans gélatine, les gingembre et les framboises au chocolat. « La qualité des produits est excellente, ce sont des produits haut-de-gamme », témoigne un commerçant lui aussi conquis par la marque de Natur’Inov®.

Natur’Inov® sera présent à la foire de Libramont dans le HALL 3. Plus d'informations et vidéos explicatives sur www.natur-inov.com


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CHRONIQUE GIULIA MUIR

FOKUS-WALLONIE.BE

Une réponse aux défis mondiaux D’ici 2050, nous mangerons des insectes, c’est écrit. Les faits montrent une modification dans nos modes de vie et notre consommation alimentaire. Nous avons besoin d’un changement de comportement dans le secteur de l’agriculture comme au niveau des consommateurs. Comment le secteur agricole anticipe-t-il cette révolution?

E

n premier lieu, je voudrais insister sur un point, bien que je croie également que la consommation d’insectes va augmenter, je ne pense pas qu’il y ait de remède universel aux défis mondiaux que représentent l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ou l’alimentation malsaine. Je crois qu’il est important de considérer les insectes comme des nutriments riches et durables, mais l’alimentation saine repose aussi sur la diversité, les insectes devront donc être mangés accompagnés de nombreuses autres sources nutritionnelles. En agriculture – et dans son sens le plus large – nous sommes susceptibles de connaître une croissance énorme de l’utilisation des insectes dans l’alimentation animale. Je crois que les pays et les régions s’y préparent de différentes façons. L’Europe, par exemple, possède une des législations les plus avancées sur la question, laquelle autorise l’utilisation de protéines d’insectes dans la farine de poisson depuis le 1er juillet 2017, étant donné qu’elles répondent entièrement aux principes généraux de sécurité et d’hygiène. Le nouveau règlement de l’UE sur les « Nouveaux aliments » (Novel food) précise que les insectes et leurs parties sont actuellement sujets à une procédure d’approbation, depuis le 1er janvier 2018, préparant le terrain à un usage élargi des insectes dans l’alimentation au sein de l’Union européenne. De fait, il existe des pays comme la Thaïlande où l’élevage d’insectes

pour la consommation humaine est une pratique établie depuis quelques décennies déjà. Ainsi, pour ce qui concerne la consommation d’insectes, ils ont pris de l’avance sur la majeure partie du monde, même si les directives sur l’élevage d’insectes viennent seulement d’être publiées cette année. On le voit, différents pays se préparent, et chacun à sa façon.

Les consommateurs sont plus concernés par les certifications environnementales.

Les consommateurs sont également de plus en plus concernés par l’éthique, la sécurité et les certifications environnementales des aliments, ils se rendent compte aussi de l’importance d’une nourriture saine… Je pense qu’il y a un intérêt grandissant pour les insectes en tant que source de protéines et de micronutriments parce qu’ils répondent positivement à ce type de préoccupation. Cependant, comme pour la plupart des aliments, le premier obstacle au déploiement de cette forme de consommation demeure l’aspect sécurité et hygiène, hormis le facteur « dégoût ». Ainsi les consommateurs attendent des opérateurs qu’ils garantissent la bonne qualité des insectes. Pour qu’ils puissent le faire, les pays devront fournir un environnement adéquat. Ainsi, nous serons capables d’aborder les défis mondiaux actuels. TEXTE GIULIA MUIR, SPÉCIALISTE EN PRODUITS DE LA FORÊT NON LIGNEUX À LA FAO

ADVERTORIAL

Le pain, ce produit tellement familier, est enraciné dans notre culture alimentaire. Tout le monde en mange depuis sa plus tendre enfance. Il occupe une grande place dans notre vie et nous pousse à bouger, car les nutriments qu’il contient nous donnent de l’énergie. Pourtant, les bienfaits du pain sont de plus en plus mis en doute. Le pain est-il vraiment bon pour la santé ? Il semble que de moins en moins de gens sachent ce qu’il en est vraiment. Et nous aimerions changer cela, en toute indépendance. Nous souhaitons informer le public en lui apportant des éléments scientifiques exacts et étayés. Des informations scientifiquement prouvées et validées par des experts académiques. Bref, des informations vraies. Le pain, source de fibres Les produits de céréales, dont le pain, apportent non seulement des glucides complexes qui doivent idéalement constituer notre principale source d’énergie, mais également des fibres qui contribuent au bon fonctionnement de nos intestins.

www.painetsanté.be

Le pain, synonyme de durabilité Le pain en Belgique est fabriqué avec des céréales provenant de chez nous et en grande partie, de nos pays voisins. Plus de 90% du pain belge est produit localement, ce qui en fait l’une des denrées alimentaires les plus durables.

Informations fiables Toutes nos informations sur le pain et la santé sont scientifiquement fondées et en accord avec les lignes directrices du Conseil supérieur de la Santé. L’Institut Pain & Santé asbl répond ainsi à la demande croissante du consommateur et des professionnels de santé, à la recherche d’informations fiables.


ADVERTORIAL

Le Chapiteau ‘En Terre Bio’ : un événement au cœur de la Foire de Libramont à ne pas manquer ! L’UNAB, l’Union professionnelle représentante des agriculteurs bio, vous invite à venir à la rencontre des acteurs du bio et vous donne rendez-vous sous son Chapiteau, érigé avec le soutien de la Wallonie, du 27 au 30 juillet ! Qui sommes-nous ? Alors que personne n’y croyait et que l’agriculture conventionnelle était reine, quelques agriculteurs convaincus ont donné naissance à l’UNAB (l’Union Nationale des Agrobiologistes Belges) et ont permis de construire les premiers piliers d’un modèle agricole inspiré du vivant. Plus de 35 ans plus tard, un hectare sur dix est en bio en Wallonie, soit une ferme sur huit. L’UNAB, représente aujourd’hui plus de 350 agriculteurs bio adhérents dont 9 constituent le Conseil d’Administration et 3 employés à temps plein. Le rôle et les valeurs de l’UNAB ? La diffusion des bonnes pratiques de l’agriculture bio mais aussi le soutien de tous les agriculteurs bio via notamment l’aide à la fédération de ceux-ci afin de maintenir une autonomie décisionnelle ainsi qu’une juste place sur le marché croissant du bio, enjeu de taille face au développement actuel de l’agro-business. A l’UNAB, nous encourageons le contrôle et la certification bio, garanties pour le consommateur du respect du règlement bio européen. Nous soutenons également les pratiques qui s’engagent davantage encore pour la protection de nos ressources et de notre patrimoine, sans sacrifier un devoir de production. Curieux d’aller à la rencontre des producteurs, artisans-transformateurs, encadrants ? Envie de passer un moment convivial et de vous sustenter en découvrant des produits bio authentiques ? Alors, venez nous rejoindre sous le Chapiteau « En Terre Bio » (stand 78.01) situé entre le Wall Expo et l’Ardenne Joyeuse ! Vous attendent : de nombreuses restaurations concoctées par nos producteurs et notre chef cuisinier mais aussi de savoureuses bières, un très bon vin et délicieux jus, le tout naturellement bio et wallon ! Les employés de l’UNAB et son président, Dominique JACQUES, agriculteur de la région de Chimay

Sachez que l’UNAB organise également, en collaboration avec la Direction de la Foire de Libramont, un parcours bio qui vous permettra de rencontrer d’autres acteurs du bio tout en sillonnant la Foire. Au plaisir de partager ce moment avec vous,

Le Chapiteau ‘En Terre Bio’

Le Conseil d’Administration de l’UNAB et son équipe info@unab-bio.be Rue Nanon, 98 5000 Namur

Participez à nos concours La nature est un spectacle !

12T>220118 OC

: Acinapolis • 12 > 21/10 : Citadelle • 18 > 21/10

Envie de partager vos images nature lors de notre 24e édition ? CONCOURS INTERNATIONAL DE PHOTO NATURE DE NAMUR

30.000€ de prix*

CONCOURS FILMS AMATEURS

Date limite d’inscription : le 15 août 2018

*pour nos 3 concours

Infos via festivalnaturenamur.be Tél. + 32 (0)81 43 24 20 info@festivalnaturenamur.be

En collaboration avec


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