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Weather&Crop protection French edition

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Agrometeorologisch adviesbureau Erno Bouma Sumatralaan 28 7314 CL Apeldoorn Les Pays-Bas Email: bouma.weer@planet.nl Internet : www.boumaweeradvies.eu

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www.boumaweeradvies.eu

Après avoir lu cet ouvrage toute personne impliquée dans les cultures de plein champ comprendra l’influence du temps sur les maladies, les ravageurs et leur contrôle. L’agriculteur sera capable de prendre des mesures préventives à temps dès les premiers signes de maladie afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles pour ses cultures, son porte-monnaie et l’environnement.

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saviez-vous ?

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Météo

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Quel est le temps idéal pour traiter ? Pas une tempête ni une pluie diluvienne, mais pas non plus un jour de temps calme. Quelles sont les exigences des produits phytosanitaires en termes de température, humidité et autres paramètres météorologiques ? Par exemple les insectes sont plus actifs par temps chaud et peuvent poser un problème. Mais c’est là aussi que les insecticides sont les plus efficaces. Météo & Protection des cultures a les réponses à ces questions et à bien d’autres.

Le

ISBN 978-90-8740-339-3

9 789087 403393

Réduire la quantité de bouillie quand les plantes sont mouillées afin de limiter le lessivage des gouttes peut sembler une bonne idée. Mais c’est inutile. Une culture peut renfermer facilement 7000 litres d’eau de condensation par hectare. Réduire la quantité de bouillie de 100 litres par hectare c’est une goutte d’eau dans la mer.

Quand les insecticides sont-ils le plus efficace ? Par temps chaud quand les insectes sont plus actifs, qu’ils bougent davantage, mangent plus et échangent plus de gaz. Donc les insecticides sont plus efficaces et les insectes meurent plus vite.

Erno Bouma

Protection des cultures op yr

« Le temps qu’il fait me fascine depuis l’enfance. Je trouve étrange que beaucoup de gens en sachent si peu sur la relation entre les conditions météorologiques et beaucoup de choses qui se produisent à la ferme, alors même que la météo est si importante pour le développement des ravageurs et des maladies et leur contrôle. »

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Le temps a une influence plus grande sur la protection des cultures que ce que pensent de nombreux agriculteurs. Il affecte le développement des maladies et des ravageurs, l’application et l’efficacité des produits et la protection des plantes et des récoltes. Ces relations sont expliquées en toute clarté dans ce guide pratique Météo & Protection des cultures.

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Erno Bouma est un expert dans le domaine de l’agrométéorologie. Il travaille au quotidien à l’Université des sciences appliquées (HAS) de Bois-le-Duc aux Pays-Bas, où il enseigne la phytopathologie, les techniques d’applications des produits de protection des cultures et l’agriculture de précision. Il supervise également les projets de nombreux étudiants et les accompagne jusqu’à leur diplôme. Fondateur du cabinet de conseil Erno Bouma Agrometerological, il a été étroitement impliqué dans le développement de CERDIS, un système décisionnel pour les céréales, et dans GEWIS, le système qui explique tout ce que vous devez savoir sur l’efficacité des produits phytosanitaires. Il est le co-auteur de « Agrarisch Weerboek » (Le livre de la météo agricole, 1998) et « Natuurkalendergids » (Guide du calendrier naturel, 2005) et l’auteur de nombreux articles spécialisés consacrés à un large éventail de cultures. Au sein de son cabinet de conseil en agrométéorologie il est un orateur très sollicité aux Pays-Bas et à l’international. Il a dispensé de nombreuses formations sur des thèmes comme la météo et la protection des cultures et les effets du changement climatique sur les exploitations agricoles. Il organise des réunions de partage des connaissances consacrées à l’extension des licences de protection des cultures avec les professionnels aux Pays-Bas. Erno Bouma est aussi très impliqué dans les activités d’AppsForAgri, un éditeur de logiciels spécialisés pour l’agriculture.

« Vous ne pouvez pas changer le temps qu’il fait mais vous pouvez adapter vos réponses. »

Météo Protection des cultures

Au sujet de l’auteur

Ne pulvérisez jamais d’insecticide en milieu de journée. Ces produits sont très sensibles à la lumière et ils se dégradent rapidement en plein soleil. À la fin d’une journée ensoleillée la température au milieu des plantes est encore assez élevée pour obtenir un bon résultat alors que le niveau d’ensoleillement va baisser après le traitement. En résumé, traitez à la fin d’une journée ensoleillée.


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Météo

Erno Bouma

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Protection des cultures


Colophon Concept

Roodbont Publishers B.V.

Erno Bouma, Roodbont Publishers B.V.

P.O. Box 4103 7200 BC Zutphen Les Pays-Bas Tél. +31 (0) 575 54 56 88 Email : info@roodbont.com Internet : www.roodbont.com

Auteur Erno Bouma

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Traduction française Dominique Durand-Fleischer

Marc Bonnet Charles-Henri Gaukema Eric Stöcklin

Remerciements à

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Rédaction française

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Carel Bouma, Paul Goorden, Lenus Hamster, Hans van Leeuwen, Henk Scheele, Aaldrik Venhuizen, Kees Vogelaar Et à Nick Bradshaw, Leslie Dowley, Mike Krahe, Brian Prince.

Photographie Erno Bouma

Autres photographies:

Sumatralaan 28 7314 CL Apeldoorn Les Pays-Bas Email : bouma.weer@planet.nl Internet : www.boumaweeradvies.eu

© Roodbont Publishers B.V., Agrometeorologisch adviesbureau Erno Bouma, 2019

Aucune partie de cet ouvrage ne peut être reproduite et/ou publiée par impression, par photocopie ou par quelque procédé que ce soit sans l’autorisation écrite préalable de l’éditeur.

Conception et illustrations

ISBN: 978-90-8740-339-3

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BASF (34 dessin de feuille, 38 spores, 39), BayerCropScience (12, 49 exemples de formulations), Dacom Plant-Service BV (37 infection par Phytophthora, 75 feuillage infecté par Phytophthora), Dreamstime - Natalia Bratslavsky (64 glacier), Hugo.arg (67 chénopode blanc), Iiasa Austria (46 précipitations en Europe), IRS www.irs.nl (85), Lemken (3, 13, 39, 52, 66, 70, 78), Luc Viatour (67 Argus bleu), M. van Oostende (6 aube, 25 orge, 54 graminées, 74 ordinateur), Met Iereann (47 précipitations en Irlande), Met Office UK (47 image radar météo UK), NFO (9 branches avec glace, 76 tavelure), Olaf Leillinger (69), Plantenziektekundige Dienst (16 mineuse des feuilles), PPO-AGV (9 plante, 16 feuille de poireau, 26 mildiou, 39 rouille sur céréale, 45 dégâts de grêle sur pomme de terre), PPO-BB (38 Botrytis, 48 spores de Botrytis), PPO-BBF (19 larves de coléoptère), Scott Bauer (64), Sebastian Stabinger (73), Socrates (69), La cuticule des plantes 1970 (32 production de cire dans les pois), Uli Hamacher (65)

Studio Flip, www.flip.nl et Studio Hiddink

2 | Météo & Protection des cultures

Agrometeorologisch adviesbureau Erno Bouma

Le contenu de cet ouvrage a été conçu avec le plus grand soin. L’éditeur et les auteurs ne peuvent être tenus pour responsables de tout dommage de quelque sorte que ce soit qui résulterait de traitements et/ou de décisions fondés sur des informations présentées dans cet ouvrage. Les produits phytosanitaires mentionnés dans ce livre sont conformes à la législation en vigueur aux Pays Bas et au Royaume-Uni. Quand vous utilisez des produits phytosanitaires respectez toujours la législation en vigueur dans votre pays.


Table des matières

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Rayonnement global 7 Tout dégage de la chaleur 8 Gelée nocturne 8 Les nuages : une couverture douillette 9 De la glace pour protéger du gel 9 Le bulletin météorologique ne dit pas tout 10 Réchauffer le sol 10 11 Couvrir les tas de betteraves Effet de la température 12 Formulations 12 Taux d’absorption 13 Le lien le plus faible dicte le taux d’absorption 13 14 Rémanence et température Les insecticides par temps chaud 15 Rémanence des fongicides des céréales 15 L’oïdium déteste la forte chaleur 16 Les insectes préfèrent la chaleur 16 La chaleur s’infiltre dans le sol 17 Risque de blessures 17 Paillage des tulipes 18 18 Risque de maladies Action du gel 18 Le sol gèle 19 Abondance d’insectes après un hiver doux ? 19

Transpirer, c’est se rafraîchir 25 Que devient l’humidité évaporée ? 26 Rosée 27 Contaminations par les champignons 27 Germination des champignons 28 La rosée vient du sol 29 L’eau et l’air 29 Absorption des herbicides racinaires 30 La cuticule foliaire : une barrière à l’absorption ? 30 Sélectivité 31 Jeunes feuilles et vieilles feuilles 31 Dynamique de la couche cireuse 32 Comment les produits sont-ils absorbés ? 33 Formulations huileuses 34 Formulations aqueuses 34 Traiter au bon moment 35 Adjuvants 36 Formulation idéale 36 Libération de spores fongiques 37 Humidité des feuilles et infections fongiques 38 Quand appliquer les fongicides de contact ? 39 Fongicides systémiques 39 Transport des produits dans la plante 40 Mildiou et oïdium 40 Sécher c’est rafraîchir 41

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1 Le soleil, source de chaleur 6

4 | Météo & Protection des cultures

2 L’humidité ce petit quelque chose dans l’air

20

D’où vient l’eau présente dans l’air ? 20 La vapeur d’eau dans l’air 21 Température du point de rosée 21 Mesurer l’humidité 22 Des cailleux de lys gelés 23 Condensation 23 Signes de sécheresse 23 Transpiration 24 Refroidissement éolien 24

3 Les précipitations, un don du ciel Objectif du traitement D’où vient la pluie ? La force des gouttes de pluie Les grêlons : effet yo-yo Dégâts causés par la grêle Modèle des précipitations en Europe De grandes différences d’une année à l’autre Prévision des précipitations

42 42 43 44 45 45 46 46 47


4 Le vent, ami et ennemi

54

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6 Ressources et informations 74

Systèmes d’aide à la décision 74 Ne jamais accorder une confiance aveugle 74 Mildiou de la pomme de terre 75 Doryphore 75 Ravageurs et maladies des légumes 76 Morph-group 76 Tavelure du pommier et du poirier 76 Calendrier de pulvérisation 77 Faible dose d’application exigée 77 Brûlure des feuilles et mildiou 78 DESSAC 78 Informations agricoles 78 Informations en ligne 79 Mesurer soi-même 79 Température 79 Humidité 79 79 Température minimale de l’herbe Précipitations 80 80 Direction et vitesse du vent Mesure de la pression de l’air 80

C

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Vent égale transport 54 Mesurer le vent 55 Anémomètre 55 L’échelle de Beaufort 56 La force du vent 56 Flux variable 57 Turbulence dans la couche proche 57 Flux devant un obstacle 58 Pas de vent ? Pas de pulvérisation ! 59 La bonne taille de gouttelettes 60 Poids et vitesse des gouttelettes 60 Herbicides de contact 60 Couverture par le pesticide 61 Taille de gouttelettes de fongicides de contact 61 Taille de gouttelettes des herbicides racinaires 61 Taille de gouttelettes des fongicides systémiques 62 62 Taille de gouttelettes des insecticides Législation 63 63 Force changeante du vent

Effet sur les plantes et les animaux 66 Teneur plus élevée en dioxyde de carbone 67 Des effets sévères 69 Maladies fongiques 70 Bactéries 70 Nématodes 70 Plusieurs récoltes par an 71 Pesticides 72

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Utilité des radars météorologiques 47 Irrigation par aspersion et protection des cultures 48 Pas trop froid 48 Précipitations après pulvérisation 49 Formulations liquides 49 Herbicides 50 Sélectivité des herbicides et météo 51 Temps de séchage 51 Fongicides 52 Pluie après pulvérisation 52 Fongicides systémiques 53

5 Climat et protection des cultures

64

Changement 64 Précipitations 64 Causes du changement climatique 64 Scénario pour le nord-ouest de l’Europe 65

7 Applications pratiques

82

Céréales 82 Betterave sucrière 84 Oignons 86 Pommes de terre 88 Colza oléagineux 90 Maïs 92 Index 95 |5


1 Le

source de chaleur

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soleil,

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Le soleil procure aux plantes le rayonnement dont elles ont besoin. Le rayonnement solaire affecte le développement des plantes, la floraison ainsi que la forme, la couleur et la montaison ; tandis que la température a des effets directs ou

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indirects sur l’application et l’action des produits phytosanitaires. Malheureusement le soleil est également source de vie pour les pathogènes, les champignons et les insectes.

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L’énergie solaire

6 | Météo & Protection des cultures

Le soleil émet un rayonnement. Une partie du rayonnement qui touche la terre est réfléchie en retour. Une partie du spectre s’observe sous forme de lumière visible, mais il existe aussi des parties invisibles : l’ultraviolet et l’infrarouge. La plus grande partie du rayonnement solaire passe inaperçue, qu’il s’agisse des ondes courtes des rayons gamma et des rayons X, ou des ondes longues des fréquences de radio et de télévision. Ce type de rayonnement se remarque uniquement quand il se produit une explosion solaire soudaine de grande ampleur. Cependant, la majeure partie est

bloquée par l’atmosphère et n’atteint jamais la surface de la terre. Les communications radio, télévision et téléphoniques mobiles sont parfois victimes de perturbations importantes pendant ces explosions de gaz brûlants (tâches solaires). Ces extrêmes n’ont aucun impact sur les plantes, qui utilisent un spectre délimité (rayons UV-A, bleu, rouge et au-delà du rouge) dont elles tirent l’énergie pour leur croissance. Le rayonnement solaire est de l’énergie à l’état pur.


Rayonnement global Soleil bas

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L’énergie solaire entrante est répartie sur une surface horizontale. Quand le soleil est plus bas dans le ciel, comme en hiver, l’énergie est répartie sur une surface plus large ce qui signifie moins d’énergie au mètre carré.

Que voit la plante ?

Une plante « voit » davantage qu’un être humain. Même les couleurs du spectre invisible sont utiles aux plantes. La lumière bleue (400-500 nm) et la lumière rouge (600-700 nm) ont un effet sur la photosynthèse. Le rayonnement de cette plage est appelé rayonnement photosynthétiquement actif, ou PAR. La lumière bleue a une influence sur la formation de la plante et la lumière rouge stimule la floraison. Le rayonnement UV (300-400 nm) affecte la forme et la couleur de la plante, tandis que le rayonnement infrarouge (700-800 nm) influence la montaison et la floraison.

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Le rayonnement recueilli sur une surface horizontale est appelé rayonnement global, il s’exprime en joules par centimètre carré par jour. Par une belle journée d’été, sèche et dégagée, le rayonnement global maximal au nord-ouest de l’Europe est compris entre 2 800 et 3 100 joules par cm2. Par temps nuageux fin décembre, les niveaux quotidiens sont souvent inférieurs à 30 joules par cm2, soit un pour cent seulement du niveau d’un jour d’été ensoleillé ! La quantité de rayonnement est relativement élevée en été. Les niveaux sont beaucoup plus bas dans les pays méridionaux (Portugal, Italie) qu’au nordouest de l’Europe malgré l’angle d’incidence des rayons solaires. Cette différence tient au fait que les jours d’été sont nettement plus longs au nord que dans les pays méridionaux. Le rayonnement total le plus élevé (l’énergie d’une journée entière) pendant le jour le plus long se situe quelque part au nord du Danemark. Encore plus au nord, les jours sont encore plus longs en été mais l’angle d’incidence des rayons est significativement plus faible. Ces différences s’expriment même dans un petit pays comme les Pays-Bas : dans le nord (Groningue) le jour dure 20 minutes de plus que dans le sud (Limbourg) en été.

100

280

315

visible

infrarouge

UVA

UVC

mière visible. L’ultraviolet et l’infrarouge proche sont dans l’invisible. Les deux renferment de l’énergie utilisable. Les chloroplastes absorbent essentiellement la lumière bleue et la lumière rouge.

UVB

ultraviolet

Le rayonnement observable constitue la lu-

400

700

longueur d'onde (nm)

Le soleil | 7


Tout dégage de la chaleur

Même si l’air ne gèle pas à 1,50

Des watts aux joules

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L’intensité du rayonnement global (le rayonnement solaire tombant sur une surface horizontale) s’exprime en W/m2. La somme du rayonnement global sur une période donnée fournit l’énergie entrante pendant cette période par unité de surface (puissance x durée = énergie). La valeur de l’énergie pour une journée entière est le rayonnement global exprimé en J/cm2.

8 | Météo & Protection des cultures

ed rayonnement (W/m2)

700

600 500 400 300 200

100

rayonnement net

0

-100

0

4

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16

20

24

période (heure)

Évolution du rayonnement global et du rayon-

Imaginons que la température est exactement de 0 °C par une nuit claire, calme et sèche, avec un rayonnement émis de 316 W/m2. Du fait de l’atmosphère, les feuilles ne reçoivent que 240 W/m2 soit un rayonnement net de -76 W/m2. La plante se refroidit, donc l’air autour des feuilles aussi, ce qui signifie que la température de l’air

nement net au cours d’une journée d’été. La nuit, le rayonnement global est à zéro à cause de l’absence de rayonnement solaire. Le rayonnement net est donc négatif pendant la nuit, il ne devient positif qu’une fois que le rayonnement global dépasse un certain seuil. Il redevient négatif quelques heures avant le coucher du soleil.

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mètre de hauteur la plante risque de geler.

rayonnement global

800

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Gelée nocturne

augmente avec la distance en hauteur. Si cette situation persiste plusieurs heures la température de la plante descend en dessous du point de congélation, c’est le phénomène de gelée nocturne.

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Tout corps dont la température est supérieure au zéro absolu (-273 °C) émet un rayonnement. L’énergie émise augmente rapidement avec la température. Ce rayonnement est appelé rayonnement thermique. En agriculture et en horticulture il est important de savoir combien d’énergie les différents types de rayonnement fournissent ou au contraire retirent du le sol et des plantes. Le résultat de ce processus d’ajout/retrait est le rayonnement net. Si une culture gagne plus de rayonnement (= énergie) qu’elle n’en perd, elle va se réchauffer. Dans ce cas le rayonnement net est positif.

Table de conversion entre les différents types de rayonnement

Table de conversion entre les différentes unités d’énergie utilisées pour représenter le rayonnement, en prenant pour exemple l’éclairage artificiel et l’énergie sortante des lampes. PAR signifie Rayonnement photosynthétiquement actif.

Photons (μmol/m /sec) 2

Photons (μmol/m2/sec) PAR (W/m2)

Énergie (W/m2)

Lumière (lux)

1

0,43

56

0,22

PAR (W/m2)

4,6

1

2

260

Énergie (W/m2)

2,3

0.5

1

130

Lumière (lux)

18.000

4.000

8.000

1


+24 Wm2

- 316 Wm2

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L’arrosage est la seule façon de prévenir les dégâts du gel. En effet le processus de congélation dégage une chaleur qui garantit que les ovaires des fruits restent à 0 °C ; en-dessous ils meurent. Tant que de l’eau coule sur la glace les bourgeons floraux restent à 0 °C même si l’air est beaucoup plus froid. Il faut donc continuer à arroser jusqu’à ce que la température re-

+5 ºC

+340 Wm2 +5 ºC

De la glace pour protéger du gel

Dégâts des gelées nocturnes Peut-on compenser la perte d’énergie en brûlant du carburant dans de vieux bidons ? Probablement pas car il faudrait répartir uniformément d’énormes quantités d’énergie sur les plantes. La quantité d’énergie à distribuer par hectare est de 760 KW/ha. Une éolienne moderne à plein régime ne pourrait compenser que le déficit de calories sur un peu plus de 2,6 hectares. Une centrale électrique de taille moyenne ne pourrait apporter l’énergie nécessaire que sur environ 460 hectares. L’autre solution est d’espérer que la couverture nuageuse s’installe avant qu’il ne soit trop tard.

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Pendant une nuit froide des nuages bas se forment. Au sol, la terre et les plantes refroidissent l’air. Les températures nocturnes sont les plus basses au niveau du sol. Cependant, les nuages sont constitués de gouttelettes d’eau et l’eau est un bon conducteur thermique si bien que la plante va se réchauffer. Non, les nuages ne bloquent pas le rayonnement émis par les plantes, bien au contraire : les nuages agissent comme un radiateur ou un poêle au-dessus des plantes.

monte au-dessus de zéro. Cette étape est atteinte quand la glace tombe. En arboriculture on a besoin d’environ de 3 à 4 mm d’eau par heure.

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Les nuages : une couverture douillette

La face inférieure est à la température assez

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élevée de +5 °C. La plante émet un rayonnement de –316 W/m2 à 0 °C et reçoit +340 W/m2 (parce que les nuages sont à 5 °C). Le rayonnement net passe de fortement négatif à +24 W/m2. Les nuages réchauffent la plante.

Dans la région des Pays Bas connue sous le

nom de Veenkoloniën le désherbage mécanique des adventices est aléatoire pendant les périodes de gelée nocturne. L’opération introduit de l’air dans le sol et interrompt la conductivité entre les couches supérieures et inférieures. Intervenez le matin, ce qui permet au sol de se stabiliser pendant la journée et de restaurer en partie sa conductivité. Plus tard dans la journée on augmente le risque de dégâts la nuit suivante.

L’

arrosage s’utilise pour prévenir les dégâts du gel sur les arbres fruitiers. Le soleil | 9


2 L’humidité ce petit

quelque chose dans l’air

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L’humidité de l’air joue un rôle important dans de nombreux processus agricoles tels que la libération et la germination des spores fongiques et le mouillage des feuilles par la rosée. C’est elle aussi qui détermine dans quelle mesure les produits

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phytosanitaires sont absorbés par la feuille, ou ruissellent

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simplement à la surface.

20 | Météo & Protection des cultures

D’où vient l’eau présente dans l’air ? Dans la nature, l’eau existe sous forme de vapeur d’eau et d’eau liquide aux températures au-dessus de zéro. En dessous de zéro elle existe sous forme de glace. L’eau liquide existant à des températures négatives est dite « en surfusion ». Les gouttelettes d’eau ne gèlent pas facilement. Dans l’atmosphère les petites gouttelettes existent en grand nombre dans les nuages, mais on les trouve aussi près du sol. Le brouillard en est un bon exemple. La vapeur d’eau se condense au contact des corps solides, c’est la rosée.


Lorsque la température du point de rosée est

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atteinte, un brouillard se forme en l’absence de gros objets solides permettant à toute l’humidité de précipiter. Il y a alors formation de gouttelettes d’eau, souvent autour de particules de poussière dans l’air.

fraîche de ce côté-ci. De ce fait la température du point de rosée est atteinte de ce côté uniquement et la poire se mouille de ce côté-ci uniquement.

100

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70

70

C

degrés °C

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En agriculture la température du point de rosée est une manière mieux adaptée de représenter l’humidité de l’air. La température du point de rosée est la température à laquelle l’humidité de l’air commence à se condenser sur les corps solides, comme les feuilles d’une plante. En général, la température du point de rosée reste statique toute la journée sauf en cas d’arrivée d’un air différent, au contraire de l’HR qui varie largement au cours de la journée au gré des montées et des chutes de température.

Humidité relative – Température du point de rosée | 5-7 septembre

60

60

humidité relative

50

50

40

40 température du point de rosée

30

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20

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10

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01.00

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24.00

24.00

pourcentage humidité

Température du point de rosée

Parce qu’un côté de la poire est capable d’émettre davantage d’énergie radiante la poire est plus

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La quantité de vapeur d’eau par mètre cube d’air n’est pas illimitée. Quand l’air atteint la quantité maximale possible il est dit saturé. L’une des mesures de l’humidité contenue dans un volume d’air est appelée humidité relative, ou HR. L’humidité s’exprime par un pourcentage de la quantité maximale possible : l’air saturé a donc une humidité relative (HR) de 100 %. Plus la température est élevée, plus l’air peut contenir de vapeur eau.

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La vapeur d’eau dans l’air

0

temps (heures)

La température du point de rosée est une bien meilleure mesure de la teneur en humidité de

l’air que l’HR. Bien que l’HR fluctue considérablement au cours de la journée, la température du point de rosée demeure constante. Elle ne change qu’en cas d’arrivée d’un air différent (plus humide ou au contraire plus sec). L’humidité | 21


Mesurer l’humidité

Les cheveux aussi réagissent

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à l’humidité. Quand vous sortez d’une pièce surchauffée, vos cheveux s’allongent. Pas au point que cela se remarque, mais la différence est quand même de l’ordre de quelques millimètres.

La mesure de l’humidité la plus précise s’obtient avec un thermomètre correctement ventilé à bulbe sec et bulbe humide : un psychromètre. L’hygromètre à crin est un appareil beaucoup plus simple. L’instrument contient une touffe de poil, généralement du crin de cheval. Si l’HR augmente le crin s’allonge. Si l’HR baisse, le crin raccourcit. Les changements de longueurs sont transférés mécaniquement à un pointeur qui permet la lecture de l’HR. L’hygromètre à crin est robuste et bon marché mais il demande un entretien et un étalonnage réguliers. Les particules de poussières présentes dans l’air peuvent s’accumuler sur les crins, surtout si l’instrument est placé dans un entrepôt : les particules de poussières attirent l’humidité ce qui fausse le résultat. La solution consiste à nettoyer l’instrument régulièrement. Pour un hygromètre installé à l’intérieur de la maison, une fois par an suffit, mais un appareil placé dans un entrepôt doit être nettoyé tous les deux mois. Les capteurs des hygromètres électroniques installés dans les entrepôts pour contrôler la ventilation automatique ou le refroidissement mécanique accumulent la poussière au même rythme. Il faut étalonner les capteurs de ce type régulièrement et les remplacer à temps.

Le psychromètre fonctionne sur le principe du

Hygromètre à crin

C

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point de rosée. Le thermomètre sec indique la température de l’air. Le thermomètre humide ventilé évapore l’eau en continu et indique la température d’évaporation (= température du point de rosée). L’HR se calcule à partir de la table de conversion affichée entre les bulbes sec et humide (photo du haut).

Psychromètre 22 | Météo & Protection des cultures

Toujours accrocher le capteur d’HR dans un

endroit approprié. Supposons que vous vouliez mesurer l’humidité afin de décider si l’air extérieur peut être utilisé en ventilation. Dans ce cas il faut placer le capteur à l’écart de l’entrepôt, dans une petite cabane réservée aux instruments de mesure appelée abri de Stevenson. Le capteur doit être protégé du rayonnement solaire direct.


Relation entre l’HR, la température de l’air et la température du point de rosée (°C)

HR : un concept relatif

Humidité relative Température de l’air

100 %

90 %

80 %

70 %

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50 %

40 %

30 %

-10 °C

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-5 °C

-5

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5 °C

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10

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10

7

5

2

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20 °C

20

18

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9

6

2

25 °C

25

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6

30 °C

30

28

26

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18

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Signes de sécheresse

Des cailleux de lys gelés

En été, quand les températures du point de rosée sont très élevées (20 °C), la croissance connaît un arrêt virtuel parce que les stomates ne rejettent plus aucune humidité dans l’air. Or en l’absence d’évacuation de l’humidité par les stomates la circulation de la sève est pratiquement à l’arrêt. Il en résulte que les pesticides qui devaient être transportés par la sève ne peuvent plus avoir aucun effet. À l’inverse, quand les points de rosée sont très bas, l’humidité est rejetée tellement rapidement que la plante commence à présenter des signes de sécheresse et de flétrissement.

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Les cailleux de lys sont séchés à 5 °C, après rinçage et égouttage, en utilisant l’air extérieur qui est à la température de 5 °C et 60 % d’humidité. Quand ils sont presque secs, leur température est descendue à -2 °C. Ils sont en train de geler !

Condensation

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Quelques exemples pratiques

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10 °C 15 °C

Si de l’air avec une humidité relative (HR) de 100 % et une température de 2 °C est chauffé à 20 °C, l’HR chute à 32 %. L’air n’est pas plus sec, même si c’est ainsi qu’il est ressenti. La quantité totale de vapeur d’eau par mètre cube reste la même.

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Dans les entrepôts les pommes de terre doivent être ventilées régulièrement pour éliminer l’humidité et la chaleur qu’elles produisent. Il est conseillé de ventiler avec de l’air extérieur ayant une température de point de rosée (TPR) inférieure de 2 °C à la température des pommes de terre sinon elles vont se mouiller. Si la TPR de l’air extérieur est de 5 °C et que les pommes de terre sont à 7 °C, l’air qui circule entre les pommes de terre va toujours capter l’humidité. Si la TPR était de 9 °C pour la même température du produit, l’humidité de l’air commencerait à se condenser au contact des pommes de terre plus froides en comparaison.

L’humidité | 23


Agrometeorologisch adviesbureau Erno Bouma Sumatralaan 28 7314 CL Apeldoorn Les Pays-Bas Email: bouma.weer@planet.nl Internet : www.boumaweeradvies.eu

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Le temps a une influence plus grande sur la protection des cultures que ce que pensent de nombreux agriculteurs. Il affecte le développement des maladies et des ravageurs, l’application et l’efficacité des produits et la protection des plantes et des récoltes. Ces relations sont expliquées en toute clarté dans ce guide pratique Météo & Protection des cultures.

Quel est le temps idéal pour traiter ? Pas une tempête ni une pluie diluvienne, mais pas non plus un jour de temps calme. Quelles sont les exigences des produits phytosanitaires en termes de température, humidité et autres paramètres météorologiques ? Par exemple les insectes sont plus actifs par temps chaud et peuvent poser un problème. Mais c’est là aussi que les insecticides sont les plus efficaces. Météo & Protection des cultures a les réponses à ces questions et à bien d’autres.

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Après avoir lu cet ouvrage toute personne impliquée dans les cultures de plein champ comprendra l’influence du temps sur les maladies, les ravageurs et leur contrôle. L’agriculteur sera capable de prendre des mesures préventives à temps dès les premiers signes de maladie afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles pour ses cultures, son porte-monnaie et l’environnement.

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saviez-vous ? Réduire la quantité de bouillie quand les plantes sont mouillées afin de limiter le lessivage des gouttes peut sembler une bonne idée. Mais c’est inutile. Une culture peut renfermer facilement 7000 litres d’eau de condensation par hectare. Réduire la quantité de bouillie de 100 litres par hectare c’est une goutte d’eau dans la mer.

Météo

Quand les insecticides sont-ils le plus efficace ? Par temps chaud quand les insectes sont plus actifs, qu’ils bougent davantage, mangent plus et échangent plus de gaz. Donc les insecticides sont plus efficaces et les insectes meurent plus vite.

Erno Bouma

Protection des cultures

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« Le temps qu’il fait me fascine depuis l’enfance. Je trouve étrange que beaucoup de gens en sachent si peu sur la relation entre les conditions météorologiques et beaucoup de choses qui se produisent à la ferme, alors même que la météo est si importante pour le développement des ravageurs et des maladies et leur contrôle. »

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Erno Bouma est un expert dans le domaine de l’agrométéorologie. Il travaille au quotidien à l’Université des sciences appliquées (HAS) de Bois-le-Duc aux Pays-Bas, où il enseigne la phytopathologie, les techniques d’applications des produits de protection des cultures et l’agriculture de précision. Il supervise également les projets de nombreux étudiants et les accompagne jusqu’à leur diplôme. Fondateur du cabinet de conseil Erno Bouma Agrometerological, il a été étroitement impliqué dans le développement de CERDIS, un système décisionnel pour les céréales, et dans GEWIS, le système qui explique tout ce que vous devez savoir sur l’efficacité des produits phytosanitaires. Il est le co-auteur de « Agrarisch Weerboek » (Le livre de la météo agricole, 1998) et « Natuurkalendergids » (Guide du calendrier naturel, 2005) et l’auteur de nombreux articles spécialisés consacrés à un large éventail de cultures. Au sein de son cabinet de conseil en agrométéorologie il est un orateur très sollicité aux Pays-Bas et à l’international. Il a dispensé de nombreuses formations sur des thèmes comme la météo et la protection des cultures et les effets du changement climatique sur les exploitations agricoles. Il organise des réunions de partage des connaissances consacrées à l’extension des licences de protection des cultures avec les professionnels aux Pays-Bas. Erno Bouma est aussi très impliqué dans les activités d’AppsForAgri, un éditeur de logiciels spécialisés pour l’agriculture.

« Vous ne pouvez pas changer le temps qu’il fait mais vous pouvez adapter vos réponses. »

Météo Protection des cultures

Au sujet de l’auteur

ISBN 978-90-8740-339-3

9 789087 403393

Ne pulvérisez jamais d’insecticide en milieu de journée. Ces produits sont très sensibles à la lumière et ils se dégradent rapidement en plein soleil. À la fin d’une journée ensoleillée la température au milieu des plantes est encore assez élevée pour obtenir un bon résultat alors que le niveau d’ensoleillement va baisser après le traitement. En résumé, traitez à la fin d’une journée ensoleillée.


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