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Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne, janvier 1996 éducation2000 info2

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E2000 - Janvier 1996

L'émotion du chant sacré «LES RIVES DU RHÔNE» CHANTENT

En tous lieux et à toutes les époques, le sacré s'exprime dans le chant: au Moyen Age, les hymnes à la Vierge du Livre vermeil de Montserrat; en Orient, les cantiques de la grande tradition russe et polonaise; et l'abbé Bovet chantait sa Notre-Dame des Marches en patois gruérien, Ces chants, et d'autres encore, sont repris ici par les anciens toxicomanes des Rives du Rhône, Le chant, répété jour après jour, fait partie de leur libération intérieure, Ils arrivent ainsi à une qualité d'exécution remarquable mais surtout à une intensité et une émotion exceptionnelles, Ce disque a été enregistré à l'abbaye fribourgeoise d'Hauterive, Les droits iront à l'association d'anciens toxicomanes "Aurore»,

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Journées sportives

7)~k de numéro

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TRANSPORTS PUBLICS DU CHABLAIS Achetez votre carte journalière (1/2 jour - 1-2-3-4-5 jours) pour les Portes-du-Soleli (abonnement général ou sectoriel) auprès de la gare AOMC de Monthey-Ville et de l'Office du tourisme de Vai-d'illiez. Ces cartes seront valables sur les trains et bus de nos lignes .

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«Semaine de Suzette». Même si de nOlnbreux passages ont été réécrits pour faciliter leur lecture, il fa udra parfois s'accrocher. Mais le jeu en vaut la chandelle. Du moins pour ceux qui sont intéressés par leur avenir professionnel.

rôle de nUlnéro, ce ~éson.~ lIceS de janVIer, J en con-

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viens volontiers. Sa principale vocation e~t

clairement expnmee sur la couverture: il s'agit bien du deuxième bulletin d'information de E 2000. Un dossier de 28 pages - placé au centre de la revue est consacré à la synthèse de la première étape des travaux d'Education 2000. Ce dossier a sa propre numérotation, son éditorial signé Serge Sierro et son sommaire: il s'agit en somme d ' une revue dans la revue. Ce système n'a pas été choisi pour le plaisir de compliquer. Son but est triple. D' une part, il semblait naturel d'utiliser l'organe d'informalion du DIP pour atteindre les enseignants. Ce choix avait d'autre part l'avantage d e ne pas générer de coû ts supplémentaires. Enfin, grâce au système utilisé, nous avons pu effectuer un indispensable tirage supplémentaire composé uniquement des pages traitant de E 2000. Ce .dossier E 2000» trace clairement les premières pistes dans la lungle des réformes. Des pistes que les machettes _ ou les buldozers c'est h selon - d evront encore défri-' c er pour voir si elles mènent quelque part. Les membres de

~. Janvier 1996

Pour le reste, ce numéro de Résonances accueille la plupart de ses habitu elles rubriques. De la gymnastique du dos à la mathématique en passant par la revue de presse et l'éducation musicale, il y en a pour tous les goûts.

la commission d'information de E 2000 manifestent un réel souci d ' informer. Mais il a fallu choisir entre la rigueur scientifique et le plaisir de lire. On a retenu la première option. Alors, chers lecteurs, ne vous attendez pas au style "Paris Match» et encore moins à la

La rédaction de RésonanCes profite de ce premier numéro de l'année pour vous présenter ses meilleurs vœux pour 1996. Cette nouvelle année s'annonce riche en nouveautés, Education 2000 oblige! J'espère de tout cœur que la réforme de l'Ecole valaisanne apportera un sang nouveau qui dynamisera notre profession. Je souhaite aussi que les plus pessimistes de mes collègues aient tort. Et puis, au cas où leurs noires prévisions se réa1iseraient, aurais - et tous les optimistes avec moi - vécu quelques mois de plus qu'eux dans la joie.

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Paul Vetter


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Module 7 - L'école el ses environnemellfl

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Anolyse des preslolions

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Drôle de numéro

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DOSSIER E2000 - ENCART Ediloriol du chef du OIP

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Remerciemenls el coordonnées d'E 2000

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Impressum

ACTUALI TÉ S (suite)

3

D'une élope ù l'oulre

ACTUALITÉS

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Cornel de roule

3

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Synlhèse delo phose delronsporence

P. VellerjeSeRE

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ROlionolilé pédagogique: moilrise de la quolilé

NOS COllÈGUES Rila Lochonce: du Conodo ù Evionnoz

,

ROlionolilé économique: maîtrise de l'évolution des coûls

)?

Vers une école ùoulonomie partielle

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Thèmes prioriloires relenus

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RECHERCHE Eludes pos si poyonles

P. Veller

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INFORMATIQUE Unlerwegs sur (0 Rom

P. V.ller

7

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LIVRES Religions du monde Le grond livre de 10 nolure souvoge Coulumes el fêles suisses l'aviation

ACM Bonzoïs el oulres végéloux en perles

e. Germanier

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(OURS ASA-Volois: les cours du 1" semeslre

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MATHÉMATIQUE Mémo-Iechnique A. Genoud

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La pyromide molhémotique H. Schild

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EN RACCOURCI

14 1S

ÉDUCATION MUSICALE les écoliers voloisons composenl ... B. Oberhober ÉCOLE DU DOS

Homo Sedu'u, J.P. Aelvoe'

Module 1 - Quolilé des formolions dispensées

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Module 2 -Aménogemenl du lemps des opprenonls

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Module 3 - formolion, rôle el slolul des enseignonls el responsobles scolaires

14 1S

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REVUE DE PRESSE D'un numéro iJ l'oulre P. Veller

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CONCOURS Educalion roulière: impulsions

TeS Module 4 - Coûlel finoncemenl de l'éducolion Module 5 -Siruciures el filières du syslème scoloire Module 6 - Relations public-privé

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Rendement de la formation

Une élope esl fronchie -les Irovoux se poursuivenl

P. Veller

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RECHERCHE

CATÉCHÈSE Educalion ù la vie el ù l'amour

Etudes pas si payantes Dans notre pays, le rendement financier de la formation est moins élevé qu'on ne le pense. Il ne serait donc pas raisonnable de demander aux étudiants d'assumer entièrement leurs frais d'études. Telle est la conclusion d'une recherche menée par l' UBS. Offrir la quasi-gratuité des études revient à subventionner des personnes qui auront plus tard un revenu ~Ievé. Une recherche, menée par Stefan C. Wolter dans le cadre groupe de recherche économique de l'UBS, va à l'encontre de cette idée. Elle fournit des arguments conIre la privatisation de l' ensemble du système éducatif et la volonté exprimée par certains de faire p orter les coCits de la formation par les étudiants.

A première vue, les statistiques relatives aux revenus montrent qu'il existe une corrélation positive entre revenu et degré d'instruction. Cette première impression e~.t cependant trompeuse. S iJ,est vrai que les diplômés uruversitaires touchent des salaires relativement élevés U faut prendre en compt~ que l'exercice d'une activité lucrative intervient plus tardivernent chez eux. Pour POuvoir comparer de manière d correcte le rendement 1e la formation, il faut dès ors tenir Compte du revenu t~Udté sur l'ensemble de la y e active, des frais de for-

Rt.......a... Janvier 1996

mation payés par les personnes, du coût des années d'études passées sans activité lucrative, du risque inhérent au fait d'entreprendre des études ainsi que des imp ôts progressifs.

Toute formation est rentable Il existe des différences nettes de revenu entre les persolUles ayant une formation, de quelque niveau qu'elle soit, et celles sanS formation. Les pourcentages

suivants indiquent dans quelles proportions les personnes au bénéfice d 'un diplôme ont un revenu plus élevé par rapport aux personnes ne disposant d 'aucune formation: certificat fédéraI de capacité 18.5%; formation tertiail'e non-universitaire (p.ex. ETS) 25%; maturité ou diplôme d'école de commerce 30.2%; maîtrise fédérale 33.80%; diplôme universitaire 33.78%. Ainsi, les variations de revenus entre les différentes formations sont relativement faibles, elles sont mêmes inexistantes entre diplômes

universitaires et diplômes non-universitaires à rendement élevé. Le rendement relativement faible des dépenses consenties par les personnes pour leur formation ne semble pas être un facteur démotivant. L'augmentation constante du nombre des diplômes supérieurs tend à montrer que les aspects non-financiers de la formation jouent un rôle important. L'auteur de l'étude conclut que les différences entre les revenus en 'Suisse ne sont pas suffisamment importantes pour justifier d'un point de vue purement financier - le choix d' une carrière universitaire. Dès lors, on ne pourrait demander aux personnes une participation plus importante au financement de leurs études que si les différences de revenus étaient plus élevées, afin de maintenir l'attractivité des formations supérieures. Par ailleurs, le fait qu' il est dans l'intérêt général que la population dans son ensemble dispose d' un haut niveau de for mation plaide aussi pour le maintien du financement public du système éducatif.

Si vous souhoitez recevoir (gratuite· ment) plus d'informations sur les projets présenlés Idans la langue originale), vous pouvez vous adresser au Centre suisse de (oordinalion pour la re(herthe en éducation, Entfelderslrosse 61 , 5000 Aarau, téléphone 1064121 21 80.


t cette année d' échange, l'encanadienne habite le sei8" de Dorénaz. Le changement centre ez brutal même si eUe vit à estaSS Tb" la campagne, dans, un ml leu Oise situé à dix kilometres de la vlUe de St. Georges (25000 hab,ilan,ts). .Notre maison est en.tou~e~ d un J al de la grand espace de terram., . dlisère à le mettre en metres, maiS Ua la taille d'un terrain de footbaU>, explique-t-elle avec son savoureux accent. St-Georges possède une infrastructure sporlive et cultureUe bien développée. Mais œla ne manque pas trop à Rita et à sa fille. Toutes les fins de semaine, eUes profitent pour visiter leur patrie d'adoption. «C'est vraiment beau», s'exclame-t-elle! «Quand je vois les nuages plus bas que les montagnes, je suis impressionnée. Fin août, lorsque j'ai entendu qu'on annonçait de la neige, je me suis dit que mes oreilles me fainient défaut. Je n'ai pas osé en parler.»

D~nte

Rita Lachance

Du Canada à Evionnaz Avec son nom et son accent, on devine qu'elle n'est pas native d'Evionnaz . C'est pourtant là que Rita Lachance enseigne. Cette Québécoise pure souche vit un échange d'une année avec l'habituel titulaire de la classe de 3e primaire, Pascal Nigro. La Canadienne apprécie beaucoup son pays d'accueil et ses habitants. Mais on ne peut pas en dire autant du système scolaire ...

livre parle beaucoup des sentiments des enfants. Il favorise l'évaluation des attitudes et des comportements, ce qui n'est pas le cas de toutes ces fiches qu'on remplit, ici des fiches qui n'ont aucun lien entre elles.»

«Que c'est beau!»

NOS COLLÈGUES

Quand, en janvier dernier, Rita Lachance a vu une publicité pour les échanges de classes au «babillard» de son école, elle est immédiatement décidée à tenter l'expérience. Dès son retour à son domicile, elle en discute avec son mari qui se montre très compréhensif. Reste le problème des enfants. Le grand fils de 16 ans n'est pas du tout intéressé. Par contre, Elisabeth, 10 ans et demi, partage l'enthousiasme de sa maman. «Si elle n'avait pas accep~ té de m'accompagner, je n'aurais pas fait cet échange», confie la Québécoise. Rita Lachance envoie immédiatement son CV puis confirme sa candidature. Une enseignante de La Chaux-de-Fonds se montre intéressée. Mais lorsqu' elle présente sa classe à Mme Lachance, celle-ci est quelque peu effrayée: dix-neuf enfants en difficulté scolaire, en majorité de parents non-francophones. Elle renonce! Peu après, Pascal Nigro, domicilié à Dorénaz et titulaire d'une 3' primaire à Evionnaz, lui téléphone. Immédiatement, de bons contacts se nouent entre les deux enseignants.

Entente financière Quelques semaines plus tard, durant les congés de Pâques, le Valaisan débarque au Québec pour faire connaissance. «L'entente pour l'échange s'est finalisée très vite; les problèmes financiers se sont également très rapidement réglés. ai été très sensible au fait que Pascal n'ait pas voulu m'exploiter. Je savais que la Suisse est chère; mais d'ici à me douter qu'elle est

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très, très, très chère ... » Il faut voir qu'en principe, chaque gnant garde son salaire; tian est très Canadiens. La

D'autres points doivent être négociés. Au Canada, Pascal Nigro et compagne vivent «au plancher» de la maison alors Monsieur Lachance et son fils gent à l'étage. Quant à Rita, eUe cupe l'appartement de Pascal, centre de Dorénaz.

«Un vrai papa» Les partenaires ont échangé leurs véhicules. d'ailleurs posé un problème à Rita Lachance qui tuellement une voiture tique. Pour aller de Evionnaz, elle s'en est tirée. pas question pour elle d'aller en ville ou en excursion en montagne. Et quand on est habituée aU)( grands espaces canadiens, l'étroitesse de la vallée du Rhône a de quoi déprimer. Et c'est ce qu'elle fait. reusement, le père de Pascal est là . «C'est vraiment un m'a acheté une voiture tique. Comme il possède ge, j'imagine qu'il la mon départ. ai beaucoup dé sa compréhension.» Le main, Rita Lachance et sa fille tisfont leur besoin d'évasion effectuant le tour du Lac avec leur nouveau véhicule.

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Rita Lachance apprécie également la population du canton. La grande gentillesse de la famille Nigro, l'accueil réservé à Elisabeth par les enfants de Dorénaz, les contacts avec ses nouveaux collègues et les autorités scolaires d'Evionnaz sont autant de bons points pour les Valaisans.

Rita Lachance et ses elèves d'(vionnaz. jours de classe. Durant la période, on évalue sans note. A la fin de l'étape, un examen uniformisé permet d'établir un bilan chiffré. Les visites de l'inspecteur l'ont également surprise. «Nous le voyons très, très vite. Sa visite ne nous rassure pas. On n'a pas le temps de s'asseoir et de discuter de chaque enfant. En plus, à Evionnaz, on n'a pas de direction d ' école qui pourrait jouer ce rôle de conseiller. C'est assez angoissant, même lorsque l'on a comme moi un bagage d'ancienneté», avoue Rita Lachance.

La solitude de l'enseignante Rita Lachance est beaucoup plus sévère avec le système scolaire. En Valais, elle se sent un peu livrée à elle-même, même si elle coliabore avec une autre enseignante. «Ici, chacun fait passer des épreuves quand il veut, avec sa propre grille de correction et son propre barfme. Dans une classe, un enfant peut avoir 5.2 alors qu'il au~ 4.8 ~ans. une autre classe», dér. re llllshtutrice Au Canada Innée scolaire ."st divisée e~ quatre «étapes» de quarante-cinq

~. Jony;er 1996

Des fiches, encore des fiches! On ne peut pas dire que les moyens d ' enseignement aient davantage ravi la Québécoise. A tel point qu' elle a réussi à convaincre les autorités scolaires cOIDlnunales et l' inspecteur de tester le matériel québécois. Un livre de lecture et des cahiers d'activités qui favorisent l'interdisciplinarité en intégrant français, mathématique, catéchèse ou sciences naturelles. «Ce

A utre sujet d'étonnement .. et de désagrément pour la nouvelle institutrice d'Evionnaz: la polyvalence demandée aux enseignants. «Chez nousi on enseigne français, mathématique et catéchèse. Sciences humaines, sciences de la nature, formation personnelle et sociale sont intégrées au livre de lecture. Nous bénéficions de l'apport de professeurs d'éducation physique, de musique et d'art. Je n'ai jamais enseigné la gymnastique ou la musique. On ne peut pas être polyvalent et, en plus, je trouve lourd de ne jamais avoir une période de libre.» On est assez loin du régime québecois, où un plein temps équivaut à 23 périodes de 52 minutes et où, après chacune des quatre étapes, les enseignants bénéficient de deux jours de séminaire réservés à la planification. Et les élèves dans tout cela? Les petits Canadiens sont-ils meilleurs que les Valaisans? Rita Lachance ne va pas jusque là même si ses élèves - une classe réputée difficile - ne lui donnent pas entière satisfaction: «Ce sont des enfants gâtés, habitués à écrire très peu. Chaque fois qu'on leur demande quelque chose, ils trouvent cela long et pénible.» Rita Lachance ne regrette pas pour autant son expérience. Ses élèves non plus . Désormais, ils sauront qu' une Canadienne n'est pas nécessairement «noire de peau» et qu' elle ne parle pas le canadien. Même si elle leur demande parfois de ne pas faire de «guidi guidi haha» (traduisez: de complications inutiles) !

Propos recueillis par Paul Vetter


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INFORMATIQUE

LIVRES

Unterwegs ~ CD Rom

Coutumes et Fêtes suisses

Lesreligions du monde bel L'encyclopédie des jeunes de Larousse qui s'adres-

super 10 à 15 ans s'annonce superbe. C'est en tout cas l'irnse aUX

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as élèves ou vos enfants SOuhaitent réviser leurs leçons d'allemand de la méthode Unterwegs ? Ils peuvent désormais le faire à l'école ou à domicile. A condition bien sûr que vous possé-

diez un ordinateur muni d'un lecteur de CD Rom. La version finale du logiciel Vocall (voir Résonances de février et novembre 94) est disponible au Dépôt scolaire. Mais la réalisation finale propose quelques bonnes surprises par rapport aux versions testées. Prévu initialement sur disquettes, le logiciel se présente sous forme d'un CD Rom tournant aussi bien sur Macintosh que sur PC compatibles. En plus du vocabulaire et de la conjugaison, les utilisateurs peuvent s'enregistrer afin de compal"er leur accent à une prononciation Hochdeutsch très léchée.

Vocall est basé sur la méthode Unterwegs dont il reprend l'essentiel du vocabulaire et de la conju gaison. Un fois chargé, le programme propose trois options. L'utilisateur peut revoir le vocabulaire, travailler la conjugaison ou opter pour le «laboratoire de langue», Travailler sur Vocall ne demande aucune connaissance particulière en informatique. Un clic pour charger le programme, un deuxième pour choisir une des trois options, un autre pour sélectionner le niveau et le tour est presque joué. Il ne reste qu'à noter le numéro de la leçon (40 pour le niveau 1 et 30 pour le niveau 2) . Dans le module vocabulaire, les auteurs ont opté pour le question-

naire à choix multiples. Un mot est accompagné de cinq traductions possibles. Si l'utilisateur a choisi la bonne réponse, un feu vert s'allume. Dans le cas contraire, le feu passe au rouge et la bonne réponse est marquée de vert. On peut choi-

Le dernier module permet à de travailler sa prcmclllciation. pages de seize mots sont tées à l'écran. En cliquant, sélectiormer un de ces mots prononcé avec un très bel germanique . Un panneau blant à celui d ' un apparaît à l'écran. Il suffit quer pour s'enregistrer puis réécouter.

culièrement soigné le gr,'ptoisnlell en utilisant un logo à la espèrent ainsi appâter cents que l'austérité de la et des exercices pourrait Les premiers essais classe prouvent que l' olbie,rtif ..t atteint même si au Hit-Para,de J• des jeux électroniques, VocaU aura de la peine à battre Super Mario.

sir de traduire d' allemand en français ou de français en allemand. Les mots apparaissent de manière aléatoire, ce qui permet de travailler plusieurs fois la même leçon sans avoir l'impression de réaliser deux fois le même travail. Le module consacré à la conjugaison oblige l'enfant à se servir du clavier. Cinq éléments sont travaillés : infinitif, présent, praterit, perfekt et traduction. Par tirage au sort, un de ces élén1ents s'inscrit en en-tête; à l'utilisateur d'inscrire les quatre autres! Puis l'ordinateur corrige et inscrit les bonnes réponses en cas d 'erreur. Les verbes au programme sont répartis dans huit séries à choisir en début d'exercice.

Un logiciel utile et bon marché Vocall a été conçu par l' Institut Icare de Sierre, sur une idée de Gérald Duc, enseignant au CO de Goubing à Sierre et membre de la comnüssion d'informatique de l'A VECO. L'ORDP a pris à sa charge les frais de développement. Un premier lot de 500 pièces a été édité. Si cette première version est un succès, les auteurs n'excluent d'améliorer leur œuvre en lui tant quelques options utiles quelles ils ont renoncé pour les coûts de développement. Vocall est disponible au prix 50 francs (+ frais de port) aU pôt scolaire, rue des Rottes 1964 Châteauneuf( Conthey.

pression que nous fait le volume consacré aux religions du monde. L'ouvrage est divisé en quatre parties. Chacune d'elle est introduite par un sommaire qui énumère les différents chapitres et donne un court résumé de leur contenu.

La première partie traite des religions disparues, la seconde des religions du Livre (ju daïsme, christianisme et islam) . La tToisième partie présente les religions orientales et la dernière permet aux lecteurs de découvrir les croyances traditionnelles. Richement illustré, facile à consulter, cet ouvrage permet à chacun, jeunes et adultes, de mieux connaître les croyances de «l'autre» et ainsi de lutter contre les préjugés et les lieuxcommuns.

us religions du Monde, encyclopédie des jeunes, Larousse, Paris 1995

Difficile de faire tenir la nature en 140 pages. Ce pari, les Editions Hachette ont tenté de le tenir en publiant Le Grand Livre de la Nature sauvage. Bilan de l'opération: un bel ouvrage original, accessible et assez complet. Bien sûr, il a fallu faire des choix. Les auteurs ont retenu quatorze milieux typiques. De la taïga aux récifs coraliens en passant par les forêts tempérées, ils emmènent les lecteurs sous toutes les latitudes de notre monde sau-

vage. En plus des photos,

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Originalité bien agréable: une quadruple page panoramique ~unit la faune et la flore de chaque milieu.

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LE GRAND LIVRE

fographie ont été utilisées pour faciliter la prise d ' informations.

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En introduction, les auteurs 1i--&'<" fi< '

:nt présenté différentes proJèrnatiques des écosystèmes:

types, répartition des espèces

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Bélecti ' l'éœs On natureUe, budget de }'Stème ... '-'Grand L·Ivre de la Nature sauvage, Editions Hachette, 1995.

~ - Janvier 1996

Grâce au regard du plus helvète des photographes japonais, Kazuyuki Kitamura, les images rendent à merveille l'atmosphère particulière des 46 fêtes présentées. Coutumes et Fêtes suisses, Edith Schweizer- Volker, Editions Monda, 1995.

Cet ouvrage peut être commandé aux Editions Mondo, 1800 Vevey (Fr. 28.50 + 500 points Mondo ou Fr. 55.- sans les points).

On le trouve également en librairie au prix sans les points.

l'aviation Nathan édite une nouvelle collection intitulée Les clés de la connaissance. Le premier volume consacré à l'aviation est prometteur. Essentiellement basé sur l'illustration, cette encyclopédie est agréable à consulter. Même les jeunes que la lecture ne passionne pas y trouveront leur ·c ompte.

l>E I, ,\

NATURE SAUVAGE .

Schweizer-Vôlker emmène ses lecteurs aux quatre coins de notre pays pour y découvrir les traditions ancestrales. Tout commence par la SaintNicolas à Fribourg et s'achève par le Zibelemarit de Berne. Entre temps, on aura découvert différents carnavals, la procession des pleureuses de Romont, les combats de reines valaisans ou la fête d 'Unspunnen.

les clés de la connaissance

La nature sauvage

toutes les possibilités de 1' in-

Les Editions Mondo publient Coutumes et Fêtes su isses. Saison après saison, l'auteure, l'ethnologue bâloise Edith

Ce premier volume ne se contente pas de présenter différents types d ' avions. Un premier chapitre expUque les principes du vol. Les pages suivantes sont consacrées au vol naturel, celui des animaux. Le lecteur découvre ensuite le vol silencieux, d ' abord par les mythes et légendes, puis par les engins, des cerfs-volants aux deltas. D'autres chapitres traitent de la mécanique du vol, des aéroports ou du mur du son.

L'aviation, Les clés de la connaissance, Editions Nathan, Paris 1995.


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ACM

... soil on COD1m e ~ce p~r réaliser la strUcture de 1 arbre.

Bonzaïs ou autres végétaux en perles

Polir réaliser l'arbre: _ lanter 2 clous sur une planche, distance dépendm de la gran:eur de l'arbre désiré (photo 4),

Ils ne nécessitent pas d'arrosage mais un travail minu-

tieux. Ils peuvent être collés sur une pierre ou placés dans un petit pot en terre cuite qu' on remplira de plâtre. Matériel - fil de cuivre, de laiton, d'acier, de fer. On trouve sur le marché des bobines de 0,3 à 0,5 mm d'épaisseur

- des perles ou autres décorations, pierre, étoiles ..

r

- enfiler une ou plusieurs perles suivant l'effet et torsader le fil métallique, répéter ce système pour former une branche saule pleureur (photo 2) ou former des latérales (photo 3)

- enrouler le fil métallique autant de fois que désiré, l'épaisseur correspond à la largeur du tronc,

sortir les fils et les torsader à l'aide de deux crayons,

- des ciseaux pour couper les fils

Technique Il Y a deux possibilités d' aborder le travail: - soit on commence par réaliser des branches, puis on les assemble (photo 1)

- faruler des séparations pour les racines et torsader,

- former les branches et torsader (photo 5 ), - terminer chaque bran-

Pour réaliser -une branche: - prendre une tige de métal deux fois plus longue que la grandeur désirée pour l'arbre,

che avec des perles ou des pierres (photo 6) . Toutes sortes d'arbres sont réalisables (photos 7-8).

.-...

En prêt à l'GRDP

Floristische Miniahlren nus

Perlen und Edelsteinen Topp 1210 Edelsteinbaümchel1 Topp 1141

1

2

3

Schmllckbaümchen mit Perlen, Glas - und Edelsteinel1 Brunnen - Reihe 288


COURS

ASA-Volois

1.

les cours du ~ semestre La section valaisanne de l'Association suisse d'aide aux handicapés mentaux (ASA-Valais) organise chaque année des cours de formation continue et des activités socio-culturelles. Les premiers visent à développer l'autonomie, les capacités sociales, culturelles et intellectuelles des personnes handicapées mentales. Les activités socio-culturelles qui s'adressent aussi bien aux enadolescents et fants, adultes permettent aux participants de progresser, de devenir plus indépendants et d'élargir leur horizon culturel et artistique tout en se divertissant avec des amis.

Du 26 février au 1 mars, Pension La Forêt à Vercorin: Musique fantastique avec Jacky Lagger. Séjour ouvert aux personnes qui ont un niveau d'autonomie moyen. 9 places disponibles. Prix: Fr. 180.Du 11 au 15 mars, Pension La Forêt à Vercorin: Atelier «Théâtre de l'Evadé» avec Pascal Romailler. Séjour réservé aux participants au cours «rythme et expression», Prix:

Fr. 180.Du 29 au 31 mars, Pension La Forêt à Vercorin: Cirque avec Raphaël Diener. Acrobatie, jonglage et rire seront au rendez-vous de cet

atelier qui nécessite une bonne mobilité des participants. 10 places disponibles. Prix: Fr. 80.Du 4 au 7 avril, Pension La Forêt à Vercorin: Montée vers Pâques avec Jean-François Maillard. Prière, chants et bricolages seront au rendez-vous de ce séjour destiné aux personnes qui ne rencontrent pas de problème de comportement en paroisse. 10 places disponibles. Prix: Fr. 140.-

Vous trouverez ci-dessous le programme du premier semestre 1996. Les inscriptions doivent se faire au moins 4 semaines avant le début de l'activité auprès de l'ASAValais, rue de Remparts 13, 1950 Sion. Tél. 027 / 221767. Fax 027 / 22 67 65.

Du 15 au 19 avril, au Centre de loisirs les Vorziers à Martigny: Théâtre avec Sonja Michellod-Krekic et Kety Ramos. Un niveau moyen est demandé aux participants à cette activité. Les personnes sont ramenées chaque soir chez elles. 8 places disponibles. Prix: Fr. 90.-

Du 9 au 11 février, Pension La Forêt à Vercorin: Raclette, amitié et soirée dansante avec Moréno Ferl'acini. Week-end ouvert à tous. 7 places encore disponibles. Prix: Fr. 80.-

Les 18, 25 avril et 2, 9, 23 et 30 mai, de 17h30 à 19h30 à Sion: Photo avec Moréno Ferracini et Michel Létao. Vous avez un appareil de photo, vous avez des aptitudes manuelles et visuelles, ce cours est

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pour vous. 6 places disponible, Prix: Fr. 60.Du 29 avril au 3 mai, Pension t. Forêt à Vercorin: Musique et chansons avec Pascal Rinaldi. Ce séjour s'adresse aux personnes de niveau

moyen. 10 places disponibl", Prix : Fr. 180.Du 31 mai au 2 juin, Pension La Forêt à Vercorin: Nature avec Mo. réno Ferracini. Ce week-end est destiné aux personnes de niveau d'autonomie moyen. 11 places disponibles. Prix: Fr. 180.Du 7 au 9 juin, La Violette à Val d'Illiez: Relaxation avec Voide. Week-end ouvert à toua. 11 places disponibles. Prix: Fr. 90.Du 14 au 16 juin, Pension La Forêt à Vercorin: «Amusiqu'on nous» avec Jacky Lagger. Week-end ouvert à tous. 11 places disponibla Prix: Fr. 80.Du 28 au 30 juin, Pension La à Vercorin: Excursion en car avec Jacques Silvanie. end qui s'adresse à des personnes de bon niveau d'autonomie, 7 places disponibles. Prix: Fr.120,~

PSYCHO-GRAPHOLOGUE spécialisé en orientation professionnelle René Vaucher est à votre écoute

Tél. (026) 22 69 96 1920 Martigny

eS travaux d'Education 2000 suscitent fréquemment la remarque suivante:. «S'il faut, réformer l'école valaIsanne, c est qu'elle est défaillante, sans doute, qu'elle ne remplit pas de manière satisfaisante les objectifs qui lui ont ~t~ assignés».

L

Ce soupçon est trop grave pour qu'on l'ignore. Aussi bien me parait-il nécessaire d'affirmer sans ambiguïté que l'école valaisanne a démontré au cours des récentes décennies de grandes qualités, tant au niveau de ses structures que de son fonctionnement. Nos jeunes sont généralement bien formés. Ils accèdentl avec une aisance indiscu-

tée, soit aux métiers qu'ils ont choisis, soit aux études supérieures. Nous le devons en grande partie à la qualité des enseignants et à leur engagement. Bt cependant, oui, un travail

de rénovation est indispensable. Non pas en raison d'une insuffisance intrinsèque de l'école, mais parce que le monde dans lequel cette école inscrit son action enregistre une mutation séculaire, et peut-être même un des plus grands changements de son histoire. Deux phénomènes principaux SUSCitent cette évolution: l' informatisation de tous les processus de production et la mondialisation du commerce l'informatique induit dan~ nos Sociétés un bouleversemen.t aussi considérable que celUI de l'invention de l'élec-

E2000- _vler 1996

tricité ou de la machine à vapeur; non seulement elle annule des métiers pour en créer de nouveaux ce qui pourrait être considéré après tout comme un phénomène cyclique de moyenne importance -, mais elle contracte le temps et nous met en état de révolution permanente. Quant à la réduction du monde à ce qu'on désigne volontiers désormais comme un «village planétaire», on en mesure généralement assez malle retentissement. Et cependant ses effets se font sentir au niveau de l'écononlie surtout, mais aussi de la société dans son ensemble. Nous avons vécu dans un espace forclos et protégé: nous

sommes désormais exposés à une compétition totale, pour le meilleur et pour le pire.

L'école, qui assume la responsabilité formative essentielle dans notre société, ne peut évidemment pas demeurer en marge d'un tel mouvement. Elle doit l'appréhender, l'accompagner, et même, jusqu'à un certain point, le conduire pour ne pas subir. Le projet Education 2000 excède donc largement le cadre d'une réforme périodique, d'un aggiornamento. Il vise à mettre notre institution scolaire en adéquation avec son nouvel environnement et à adapter ses structures. La première étape du projet consistait en un examen du système - ce que nous avons appelé la phase de transparence. Au moment où vous lirez ce dossier, les groupes de travail seront déjà engagés dans une phase de propositions ou de créativité. Je remercie tous ceux qui participent d'une manière ou d'une autre à cet important projet. Ils travaillent pour une cause qui nous préoccupe hic et nunc, mais qui dépasse largement nos existences individuelles.

LE CHEF DU DÉPARTEMENT DE

L'INSTRUCTION PUBLIQUE Serge SIERRO


D'u e étape à l'autre, de la àla~~ 1

Ediloriol du chef du DIP

28 août: début officiel des travaux.

3

D'une élope à l'oulre

4 décembre: présentation des premières priorités.

4-

(ornel de roule

Education 2000 garde son cap et son allure.

S'

Synlhèse de 10 phose de lrunsporence

Un trimestre d'intense activité,

6

ROlionolilé pédogogique: moîlrise de 10 quolilé

pour près de 500 personnes impliquées dans le projet, a permis de repérer les chemins que l'école va-

)

ROlionolilé économique: moÎlrise de l'évolution des coûls

g

Vers une école à oulonomie porlielle

1

Thèmes prioriloires relenus Module 1 - Quolilé des formolions dispensées

12

Module 2 -Aménogemenl du lemps des opprenonls

13

Module 3 - Formotion, rôle el slolul des enseignonls el responsobles scoloires

14

Module 4 - (oûl el finoncemenl de l'éducolion

1S'

Module 5 - Slruclur", el filières du syslème scoloire

n

Module 6 - Relolions public -privé

19

Module 7 - l'école el ses environnemenls

11

Anolyse des preslolions

2)

Une élope esl frunchie -les lruvoux se poursuivenl

2g

Remerciemenls el coordonnées d'E 2000

2g

Impressum

laisanne pourrait emprunter pour

s'engager dans le 3' millénaire. Dégagée de certaines lourdeurs administratives, recentrée sur sa mission essentielle, mieux intégrée dans son milieu social, l'école de demain devrait s'avérer plus ou-

verte; elle devrait accorder un plus grand pouvoir d'intervention à ceux qui en assument la responsa-

bilité au quotidien. La première étape, appelée phase de transparence, a consisté à dres-

ser un état des lieux. Deux approches ont été mises en œuvre à cette fin: d'une part, une étude systématique conduite par sept groupes de travail ou modules, d'autre part, une analyse des prestations. Le présent dossier propose un aperçu synthétique de ces travaux. Au moment où ce document parait, le projet Education 2000 est entré dans sa deuxièlne étape, soit la phase de créativité. Celle-ci conduira chacun des groupes de travail à proposer des solutions réalistes et simples en accord avec les critères de qualité retenus. Comme tout pro)'et de rénovation scol . be aIre, Education 2000 suscite aucoup d'espoirs et de craintes.

E2000 -laoYier 1996

Je souhaite qu'il soit perçu comme une chance exceptionnelle d'améliorer le fonctionnement de \' école pour la satisfaction de tous ses par-

et économique, que le projet nous assigne? Je le crois, je \' espère fermement.

tenaires,

Serons-nous capables de concilier la double rationalité, pédagogique

Roger Sauthier Directeur du projet


-----------

- ------ -

• • • • (arnet de 'WJ~ •

Synthèse de la phase de transparence

• •

/ 28 août 1995 - 4 décembre 1995 Depuis Châteauneuf, l'eau n'a guère eu le temps de couler sous les ponts. Elle a été brassée, partagée en méandres aujourd'hui réunis en un large fleuve de proposi-

moins impressionnant calcul des heures de l'ombre, celles du travail solitaire, de la réflexion silencieuse.

Un seul élément, de multiples reflets.

Toute une saison s'est écou lée pour que chacun puisse entendre la parole de l'autre. Entendre pour comprendre, accepter, ouvrir sa fenêtre à de nouveaux paysages.

Vertige du compte à rebours des heures laissées au fil de l'eau. Non

Etre ou ne pas être d'accord mais être là, présent, engagé, conscient

tions.

deson propre écho dans le flot des VOlX.

TI n'est pas possible de quantifier le travail effectué par les personnes engagées dans le projet au cours des trois derniers mois. Les indica_ tions qui suivent devraient cependant permettre d'apprécier l'am_ pleur de la tâche entreprise.

TEMPS DE TRAVAIL

Qualité des formations Aménagement du temps Enseignants et responsables Coûts et financement Structures et filières Relations public-privé Ecoles et ses environnements

Modules

Temps de travail en demi-journées

Nombre de personnes

1 2 3 4 5 6 7

10 7 9 6 10 15 13

16 18 18 17 18 20 19

A ces travaux par modules s'ajoutent les journées consacrées à l'analyse des prestations.

r-------------------------------------------,

Il 1

Travail relatif à l'analyse

Chacune des 21 personnes engagées dans cette entreprise y a consacré une semaine de préparation, trois semaines d'activité dans le terrain, deux jours de travail de synthèse. Les responsables du dossier ont sans doute passé un temps équivalent à un mois de travail pour affiner les documents puis analyser des informations réunies. TI faut signaler et saluer l' engagement de 180 enseignants et de quelque 130 responsables scolaires qui ont participé à l'une ou l'autre des 50 demi-journées d'entretien qui ont été mises sur pied dans l'ensemble du canton. On y ajou tera, pour mieux faire prendre conscience du travail effectué, le temps consacré par ces correspondants à réfléchir aux questions posées et à échanger des points de vue avec des collègues afin d'élaborer des propositions de qualité.

~------ - ------------------------------- - - - --

Propositions de la direction du proiet u terme de la phase de trans-

A

parence, plus de 200 propositions ont été émises en vue des travaux de créativité.

Dans un premier temps, la direction du projet a sélectionné 33 priorités dans l'optique des trois idées-forces, des critères spécifiques à chaque module et des conditions-cadres de E 2000 (cf. Inlo N° 1, page 3). BUe propose donc: 4 priorités pour le module 1 4 priorités pour le module 2 5 priorités pour le module 3 5 priorités pour le module 4 6 priorités pour le module 5

5 priorités pour le module 6 4 priorités pour le module 7 soit 33 priorités au total Chaque module est chargé du traitement des priorités qui lui sont attribuées. Celles-ci découlent de 3 idées-forces (cf. pp. 6-7-8) qui ont guidé le choix de la direction du projet: - rationalité pédagogique, maîtrise de la qualité; - rationalité économique, maîtrise de l'évolution des coûts; - école à autonomie partielle. Etant donné l'importance de chacune de ces idées-forces, nous allons tenter de les présenter dans

ME5Sif.UR~

les pages suivantes afin de permettre à chacun de s'en imprégner. Les critères spécifiques de qualité et les thèmes prioritaires à chaque module retenus par la direction du projet seront également développés. Les rapports traitant des thèmes prioritaires doivent être déposés le 4 mars de cette année. Ils devront contenir des propositions concrètes susceptibles d'être appliquées dans un assez bref délai. Le 7 décembre 1995, la délégation du projet (cf. lnfo N° 1, page 8) a confirmé les options de la direction.

BRAVO!

"PHASE DE "fRA>l5PARaJCE 1'ERMiN!!.(;.! j ·A"I""\"f>lD5 UNI'. .sY~\\E5~ COMf't.è"f~

EN ~O PAGES, DEl1Ail-J À LA, ?REI1\ËRE \1EURE .'


Rationalité pédagogique

Rationalité économique

MaÎtrise de la qualité

MaÎtrise de l'évolution des coûts

e postulat principal d'Education 2000 est libellé ainsi: «La qualité du système éducatif doit être maintenue, voire améliorée». Cette option sert de référence à tous les travaux.

L

Mais comment peut-on définir la qualité d'un système éducatif? n est difficile d'énoncer des recommandations en ce qui concerne la qualité d' une institution éducative, de cette école qui devrait à la fois: - assurer la pérennité des usages et des traditions; - garantir l'acquisition du patrimoine culturel accumulé au cours des siècles; - faire acquérir des connaissances et des compétences instrumentales solides; - développer les capacités de création, d'invention, de réalisation; - favoriser l'entrée dans la modernité; - intégrer l'adolescent dans la société tout en lui permettant de s'épanouir en tant que personne; - préparer à la vie sociale, civique et professionnelle; - fournir les clés d'entrée dans un monde en changement permanent et donner accès à la formation continue. Ces propositions (énoncées par M. R. Hutin, expert E 2000) confirment bien qu'il n'existe pas de définition simple de la qualité. La qualité doit s'appréhender sous ses nombreux aspects. Rechercher la qualité exige qu'on «écoute» les besoins et attentes des apprenants, des parents, des enseignants ainsi que des autres acteurs et partenaires de l'école.

•

Aujourd'hui, la qualité des formations s' évalue entre autres méthodes, à l'aide d'indicateurs. Ces derniers représentent des réalités concrètes. Ce sont des informations quantifiées permettant: - une observation précise de l'apprentissage, - une identification des progrès, - une mise en évidence des problèmes, - un examen des causes éventuelles de dysfonctionnement. Voici quelques exemples d ' indicateurs utilisés couramment pour décrire diverses qualités du système scolaire, des écoles et des forma tions. ns ont été regroupés en trois catégories: - indicateurs de l'environnement des écoles; - indicateurs d'organisation et de fonctionnement des écoles; - indicateurs des résultats.

Indicateurs caractérisant ]' environnement des écoles: - dépenses et investissements pour l'instruction, - dépense moyenne par habitant pour le système éducatif, - participation des décideurs à l'organisation et au fonctionnement de l'école. Indicateurs décrivant l'organisation et le fonctionnement des écoles: - temps alloué à l'enseignement; - taille des classes / nombre d 'enseignants par élève; - flexibilité des structures, perméabilité des filières; - variété des offres de formation, - niveau des connaissances et cOlnpétences,

- diplômes décernés, taux de réus. site; - taux des personnes formées aux divers niveaux; - climat de vie à l'école et dans les classes. Indicateurs décrivant la qualltê des résultats: - intégration des diplômés au monde professionnel; - indices de chômage; - niveau de formation de la popu. lation ou taux de scolarisation; - niveau de formation des futurs citoyens. Ces listes ne sont pas exhaustives. Les indicateurs ne prétendent pas cerner toutes les qualités attendues des écoles. De nombreux autres aspects sont l mettre en évidence par d'autres évaluations qualitatives et quantitatives fondées sur des critères de qualité plus proches des pratiques pédagogiques quotidiennes. L'ambition d 'Education 2000 consiste précisément à dégager des consensus sur la qualité des forma· tions, en prenant en considération les attentes de tous les acteurs et partenaires de l'école. Les conditions de la qualité d'enseignement sont précisées pat Education 2000, grâce à plusieurs séries de critères de qualité aUX divers niveaux d'enseignement et dans les domaines étudiés. A ce jour, sur le terrain des tiques p~<"a~;U!5,Hj<'<" sont clarifiées. L

voie.

~

ue signifient concrètement ces termes, pour les d1vers acteurs et partenaires de

l'éco e? On pourrait tenter quelques définitions simples, et certamement trop sommaires. Les élèves et leurs parents souhaitent des formations adaptées à leur projet, acceptables quant à leur durée et quant aux dépenses qu'elles imposent. Les enseignants souhaitent, pour leur part, disposer des moyens financiers nécessaires pour dispenser une formation de qualité: heures d'enseignement suffisantes, supports adéquats, conditions de travail et matérielles correctes, conciliables avec les exigences des pratiques pédagogiques. Aux yeux des responsables scolaires et des décideurs politiques, la maîtrise des coûts, la rationalité économique signifient des écoles et un système performants, adaptés aux ressources humaines et financières des collectivités. Dans leur esprit, les finances publiques doivent demeurer saines pour ne pas prétériter les générations futures. Tendre vers la rationalité économique consiste donc à viser l'utilisation optimale des ressources humaines et financières à disPOSition.

La qualité d'un système édUcatif n'est pas seulement liée à la quantité des

e2000 . J""vier 1996

•

ressources mises à disposition mais également à la qualité de gestion de ces ressources au niveau du canton, de la région et de ]' école. Pour mieux saisir le sens et la portée de la rationalité économique, il est nécessaire de préciser ici, en termes économiques, trois notions : l'effectivité, l'efficacité et ' ]' économicité. L'effectivité indique le rapport entre l'objectif fixé et l'objectif atteint avec les ressources données. A-t-on atteint les objectifs fixés? Dans quelles proportions? L' efficacité indique le rapport entre le résultat obtenu et le résultat attendu avec les ressources données.

L'économicité désigne le rapport entre les ressources engagées et les résultats obtenus. Peut-on atteindre les objectifs à moindre coût? Peut-on faire la même chose avec moins? Peut-on faire autrement? E 2000 s'attache à élaborer de nouveaux principes de gestion en matière financière et organisationnelle, ainsi que dans le domaine des ressources humaines.

1

C'est dans un souci de compréhen-

sion réciproque entre l'école et la société que ces termes sont présentés ici pour la première fois.

Il faut viser l' utiUsation optimale des ressources humaines et tlIIOncières à disposition.


~....(.Jll.i"'~w.j....;.g.o...a...JI

1(....

Vers une école Thè à ~~~ partielle

A

plus de compétences, ils accepteront d ' exercer une responsabilité accrue et de travailler ensemble au développement de leur école.

Appliquée aux écoles, l'autonomie préconisée par les responsables du projet est évidemment une autonomie partielle. Elle s'exerce à l'intérieur d'un cadre précis édicté par l'autorité cantonale. Elle tend essentiellement à stimuler le dynamisme local par une décentralisation de certaines compétences.

On observe assez fréquemment que le maître tend à s'isoler, absor· bé qu'il est par les problèmes de sa classe ou de la discipline qu'il enseigne. En sollicitant davantage son concours, on redonnera une dimension sociale plus importante à son activité.

utonomie, voilà un mot qui engendre à la fois espoirs et craintes.

En augmentant le pouvoir de décision des unités ou groupes scolaires, on favorisera la résolution des problèmes quotidiens ou particuliers par les gens du terrain, c'est-à-dire par les enseignants, les directeurs d'établissement, les autorités scolaires locales. Ces différents partenaires se sentiront investis d'une mission éducative large et coordonnée. Ayant

Les principaux points de la décentralisation envisagée des compétences sont: - une gestion pédagogique partiellement autonome des programmes;

- une gestion des ressources humaines partant d'un temps global composé d'un temps classe, d'un temps école et de la formation personnelle;

- une autonomie organisationnel_

le (type de direction, gestion du temps ... ); - une marge d'autonomie finan. cière (enveloppe budgétaire). L'autonomie partielle est garantie par un contrat précis passé avec les autorités. A relever qu'une écolel autonomie partielle n'est pas l confondre avec une école commu_ nale. Un système d'assurance qualité amélioré permettra à tous les ni. veaux de veiller à la cohérence. Le maltre est appelé à effectuer sa propre évaluation (auto·évalua· tion); il en va de même pour l'école (évaluation interne). Les autorités exerceront la surveillance externe

et la cohérence du système (éva. luation externe). Une meilleure prise en compte des particularités locales et/ ou régionales devrait engendrer une motivation et un dynamisme renouvelés chez les enseignants et les responsables scolaires. Les responsables du projet Education 2000 travaillent en ce moment à définir de manière très concrète ce princi. pe d'autonomie. Celui-ci sera en· suite examiné, comme l'ensemble des propositions, par l'autorité p0litique.

lel - Qualité des ~~.N dispensées Cadre (on(eptuel et uitères spé(ifiques Les critères d'une école de qualité sont difficiles à fixer en raison d e la multiplicité des regards, de la diversité des intentions des partenaires ou de leur conception de la philosophie de l'éducation ainsi que de la multitude des éléments d'appréciation à prendre en compte. Pour fonder la réflexion, le module 1 a arrêté des critères qui peuvent se subdiviser en deux catégories: - les aptitudes à développer chez les apprenants en fonction des niveaux de formation;

- les conditions de la réussite scolaire et d' une école de qualité. Les aptitudes à développer chez les apprenants sont les suivantes: Au Iliveali de ['école primaire

- développer le goût et la volonté d'apprendre: prendre en compte le vécu et les compétences de chaCun pour contribuer à favoriser la curiosité d'esprit, l'envie de savoir, la volonté de se réaliser; - apprendre à communiquer: par1.1' et écouter, lire et écrire, mais aussi saisir le sens de l'image fixe et ammée, s'exprimer par le dessin, par le chant, le mouvement, réaliser de~ schémas, comprendre des graphIques, etc.; - organiser et structurer les inforlnations: offrir à l'élève les candihons de travail qui lui permet/mt

E2000 . J.. 'i., 1996

d'établir des liens solides entre ce qu'il apprend dans sa famille, ce qu'il vit dans sa réalité quotidienne et ce qu 'il apprend en dehors et à l'intérieur de l'école. Celle-ci est le lieu privilégié où les relations se tissent, où les choses se structurent et acquièrent leur véritable signification;

- trouver sa place dans la communauté en étant conscient de ses droits, mais aussi de ses devoirs: faire comprendre aux adole.ce'lts au travers des lois et des règlements des écoles, les règles du jeu démocratique et les raisons profondes des contraintes inhérentes ii tout S1Jstème d'enseignement;

développer les capacités de raisonnement: la plupart des disciplines offrent des problèmes et des occasions d'activités et de réflexions où il s'agit de créer de l'ordre, de faire apparaître des liens, d'établir des relations, de formuler des chaînes déductives, de raisonner par analogie, de saisir le sens de métaphores, etc.;

- apprendre à raisonner en termes de systèmes: prolonger le traitement de l'information apprise à l'école primaire par une approche systémique cherchant à établir des liens entre des phénomènes, à comprendre des relations de causalité à partir de sujets fournis par l'actualité;

- acquérir des connaissances de base: choisir les connaissances de base et leur degré d'approfondissement: exploiter à fond quelques sujets d'étude, plutôt que d'en étudier de manière superficielle un grand nombre;

- d évelopper la capacité de concentration, le goût de l'effort et de la précision: ce qui allait de soi dalls les formations précédentes, parce que les enfants pouvaient voir dans la réalité ce qu'était le travail des parents, doit faire l'objet d'un véritable apprentissage scolaire. Ali niveau du ClJde d'orientation

- s'assumer en tant que personne et en tant qu'apprenant: en acquérant un large degré d'autonomie da/ls la conduite de ses propres apprelltissages;

- comprendre les interdépendances économiques, politiques et écologiques: comprendre certains phénomènes historiques, géographiques ou politiques et mieux intégrer ces disciplines dans le projet de formation; - élargir son potentiel de communication: acquérir des compétences ·pratiques dans une deuxième ou une troisième langue est une nécessité vitale; enrichir le champ de ses connaissances au travers de notions qui permettent le mieux de développer les facultés d'analyse et de synthèse, qui placent l'élève en prise directe avec les problèmes de société ou d'études qui lui sont proches. Les connaissances devraient s'ac-

quérir au moyen de cours à option correspondant aux goûts et aux intérêts des élèves.


Des cOllditiolls de travail salltes En dehors des moyens des locaux, des certains points peuvent conditionner la qualité des par_ cours de formalIon, comme la g tion des temps scolaires à diSPO: tion entre les degrés de formatio ·· d' apprentissages fa11, des con dIlIons vorables, des didactiques efficaces.

Des évaluations utiles

On vise à favoriser la !apacité des étudiants à intégrer de nouvenes te!hnologies. Au niveau de la formation secondaire II générale

Les conditions de la réussite scolaire et d'une école de qualité

Chaque discipline concourt à la formation générale des apprenants en fonction des objectifs qui leur sont propres. Cependant l'enseignement transdisciplinaire, ici plus qu'ailleurs, devrait permettre aux étudiants d'acquérir des techniques de travail, des modes de pensée et des savoir-faire fondamentaux.

A conditions égales, l'école et ses enseignants peuvent influencer considérablement la réussite des élèves. Pour tenter d'approcher la qualité, en voici quelques critères:

Au niveau de la formation secondaire II professionnelle Même si la marge de manœuvre est plus réduite en raison des directives de l'OFIAMT et des exigences des milieux professionnels, il faut tenter de préparer les jeunes à affronter une vie professionnelle particulièrement mouvante, d'où la nécessité de favoriser chez eux: - la flexibilité et la mobili té d'esprit; - l'aptitude au changement;

Ulle perspective claire des buts et des objectifs comprenant: - la clarté des finalités de l' école (mission); - la concordance entre la mission, les objectifs et les besoins des apprenants; - la conformité entre les objectifs et les programmes; - la connaissance des objectifs par tous les acteurs et partenaires de l'école.

Des enseigllants compétents à divers niveaux - compétences dans le domaine des savoirs et des apprentissages;

L'évaluation des élèves devrait mesurer les progrès des élèves, la distance par rapport aux objectifs plutôt que relever les erreurs et lea manques. Des procédures d'appréciation du travail des élèves devraient entraîner des changements de perspective (orientation plutôt que sélection). L' évaluation des performanœs d'un système éducatif ne peut pas seulement s'estimer à partir des épreuves, des examens habituels ou d'indicateurs comme le flux des élèves et les taux de redoublement ou d' abandon d'études. Si l'on souhaite estimer l'efficacité de l'enseignement en terme de niveau de performances qualitatives des élèves, il est nécessaire de mettre en place un nouveau dispositif d' observation du système scolaire pour en assurer la qualité à tous les niveaux de prises de décision, de la classe au Parlement.

Recentrer les plans d'étudescadres. Le postulat de la qualité éducative exige une étude interdisciplinaire des programmes actuels en vue de déterminer les notionsclés (fundamentum), d'en définir la complémentarité par rapport aux objectifs de formation . Il ne faut pas craindre d'élaguer le superflu et de modifier le poids des disciplines et assurer un temps suffisant pour approfondir des sujets moins nombreux mais mieux maîtrisés et permettant des progressions individuelles harmonisées entre les niveaux scolaires. Les plans d' études devraient comporter des objectifs transversaux aux diverses disciplines pour doter

les apprenants de méthodes de travail comme par exemple savoir rechercher et organiser des informations, les rédiger et les transmettre, élaborer le plan d' une rédaction, d ' une dissertation, d'une lettre, d' un rapport. Définir les modalités de mise en œuvre. Cycle d'apprentissage, seuils de maîtrise, paliers de promotion, procédures d'évaluation renouvelées et individualisées, collaboration entre enseignants de même degré, de même école, coopération entre enseignants et parents ou autres partenaires de l'école, sont autant de mots-clés qui devraient trouver une place privilégiée dans la définition des modalités de mise en œuvre des plans-cadres proposés.

êf"~f DOt-)Ni J.i.5 ijép( PRioRifb Du !100UL-.

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~I!PéfeR GfI{sÎlOOOUIJ"?

Thèmes prioritaires

- la capacité à intégrer les nouvelles technologies;

- connaissance des phénomènes de société et des problèmes engendrés;

- l'acquisition de compétences et connaissances transversales à toutes les professions.

- comportement dans le domaine relationnel mettant en valeur la qualité d'écoute et de partage.

Redéfinir la mission de L'éducation implique que une vision claire de la _O"o",p("(IVO,

10

Redéfinir les objectifs de formation. Les objectifs de formation de l'homme en devenir doivent donner une place adéquate à l'acquisition des connaissances (savoirs), au développement des connaissances (savoir-faire) et à l'affinement des comportements (savoir-

être) dans une perspective d'intégration sociale, progressivement autonome (apprendre à apprendre).

Les critères définis ci-dessus peuvent devenir les critères d'observation de la qualité du système scolaire valaisan à tous ses niveaux.

Parmi les très nombreux sujets travaillés par le module 1, les thèmes suivants ont été retenus comme prioritaires par la direction du projet:

- la capacité de créer et d'innover;

développement que l'on veut de. ux femmes et aux hommes offriI a demain. Cela suppose que l' on de ne vue prospective de leur alt u' dans une ClVI . ·1·lsa ti on aux aven 11" . 1 contours philosophiques, ':"'. huels: kOnomiques et ."oClaux, ~ifflciles .a cerner. La miSSIOn de 1 ecole dOit tenter de définir la place à acc~~der à l'éducation par rapport à 1 mstrUctio n, à l'orientation par rapport à la sélection, d'une manière globale, mais également d'une manière spécifique pour chaque cursus de formation.

Il


~~!r.WIrj

wP:

~

Module 2- Aménagement du ~ des

Cadre conceptuel et critères spécifiques

Proposer d e nOUvelles enveloppes temporelles pour l'a pprenant: sur la base d es amélioratiolll d éjà apportées dans les pe. tits d egrés (horaire alterné h oraire différ encié) et de~ expériences en cours au nivea u d es horaires (horaire h om ogène, horaire conti_ nu) il s'agit d e d éfinir des conditions d'apprentissage optimales:

La qualité d e vie d e l'app re nant est en é troite corrélation avec l' am énagem ent du temps scolaire. Elle s' inscrit d ans une perspectiv e systé mique liée a ux besoins n Ou veaux de la société. Ce postulat a g uidé la réflexion du m odule et permis de d éfini r les critères spécifiques suivants: Enveloppe temporelle : elle définit le temps alloué a u x apprentissages scolaires à l'éch elle d e la journée, d e la semaine ou d e l'année. Essentiellem ent quantificative, l'enveloppe temporelle englobe la durée réelle d e la classe, des transports, d es études et d es d evoirs, des vacan ces e t du plan d e scolarité en relation avec la vie familiale et sociale, les rythmes d e vie et la capacité individuelle à supporter les charges scolaires. Une a utonomie d ' application d e l'enveloppe temporelle d evrait être accord ée aux écoles à l'intérieur d' un cadre préd éfini. Temps pédagogique: si l'école est le lieu privilégié d' apprentissage et d e formation, mais égalem ent u n lieu d 'accueil, d e ren contres e t d e dialogues, elle d oit prendre en compte le temps requis p ar les apprena nts pour parvenir à un niveau sp écifique d e m aîtrise plutôt que du niv ea u de m aîtrise atteint par l' élève dans un temps sp écifiqu e. Le module 2 revendique un

12

-au niveau d e la journée scolaire, en englobant le temps d ' école, les transports, les devoirs à domicile, les loisirs; -au nivea u d e la répartition hebdomadaire des co urs, envisagée d'une m anière m oins rigide qu'aujourd'hui; «d roit au temps d 'apprendre»; des seuils d'apprentissage doivent être clairement explicités p our p erm ettre à chaque élève d e progresser à son rythme à l' intérieur d ' un d egré ou d ' une filière scolaire. Conditions organisationnelles: la qualité d e vie de l' apprenant est conditionnée par la qualité d e l' école qu' il fréquente. L'école d evrait recevoir plus de responsabilité dans ]' or ganisation et la gestion du temps d'apprentissage p our favo riser la création d e conditions o ptimales permettant au x élèves d e venir à l'école avec plaisir.

Thèmes prioritaires Les thèmes prioritaires retenu s sont les suivants:

- au niveau d ' un plan de scolaritf comporta nt une organisation plus proche d e la vie sociale, et un emploi plus rationnel des lnfras tructures et du personnel hautem ent qualifié. Développer de nouveaux modèles de gestion du temps pédagogique: l'action pédagogique doit se centrer sur l' apprenant et sa manière d ' a p préhender le savoir. Aussi faut-il d éfinir l'utilisation du te mps à l' intérieur de l'enveloppe temporelle. Le rapport entre ternI" d 'enseig nem ent et te mps d'ap" pre ntissage doit s'inscrire une p ersp ective qualitative bant les ry thmes mehV:laUlelS prentissage, les objectifs (fundam entum), le poids des plines scolaires, les seuils de péten ce, ainsi que de

'tés d'enseignement (temps IIIod all ) d" 1 8lobal, cours-b,l?c, ... et eva uaI!" (lace de 1 evaluation forma tiliOn Ptifi'cative et pronostique). ve, cer Redéfinir l'organisa ~ion globale des cursUS: le temps d ap p,..;ntlssavarie très sensIblement d un apge nant à un autre. Pour a ttellldre objectifs d e for,m a tion dde haque fili ère, il est necessa lre e ~e pas occulter cette réalité. Il est donc essentiel que les seUIls mlrumaux soient clairement explicités

r::

p our chaqu e d egré d e la scola rité et chaque filière d e formation afin que chaque élève puisse progresser à son ry thme dans les structures scolaires arrêtées. Proposer de nouvelles conditions institutionnelles temporelles: il est essentiel d 'accorder a ux écoles l' a utonomie la plus large possible d ans l'organisation et la gestion du temps. Ceci suppose une définition d es compéten ces accordées au x CQIrul1unes et a u x responsables

s colaires, ce qui implique égalem ent u n n ou vea u «temps-école» d es enseignants. Les thèmes prioritaires retenus ne p euve nt pas être d éveloppés p our e ux-mêmes car ils sont en relation é troite avec la qualité d e la formation (m odule 1), le statut d es enseig n a nts et d es respon sables scolaires (m odule 3), les structures et les filières scolaires (module 5) . De nombreu x trava ux intermodules d ev ront être menés avant d ' élaborer des propositions concrètes.

Module 3- Formation, rôle et ~ des enseignants et responsables scolaires Cadre conceptuel et critères spécifiques

sables scolaires: directe urs d'écoles, comnlissions scolaires, inspecteurs, etc.

Les thèses qui prévalent au suj et des conditions nécessaires à un réel chan gem ent d' un systèm e éducatif situent presque toujou rs le personnel enseignant au centre du processus. La préparation ad équate d e nouvelles gén éra tions d'enseignan ts est indisp ensable face aux exigences et d éfis q u' ils auront à relever.

Pour g uider ces travaux et ass urer leu r cohé re nce, d es critères précis ont été sélectionnés et utilisés, d ont notamment:

L'essentiel des trava ux du nl0 du le 3 consiste à proposer une nouvelle définition des mandats et charges des enseignants et d es responsables scolaires, ainsi que d e nouveaux modèles d e forma tion professionnelle. Les analyses et réfl exions s' inspirent des trois idées-forces d'Edu cation 2000; ass ure r la qualité des formations, réaliser cela d ans une école. à autonomie partielle capable de mieux maîtriser ses coûts. L'organisation et le fon ctionneDlent de cette école renou velée exigent des modifications des rôles et ltatuts, de la for mation des en seignants, et aussi de tous les respon-

E2000 -Janvl" 1996

- la distinction d es activités dans un temp s g lobal (temps-classe, temps-école, te mps d e p erfectionnem ent ind ividuel); - la flexibilité d ans l'organisation, da ns les te mps, les tâch es externesj - l'a uto nonlÏe, e t la responsabilisation des p ersonnes; - le clima t d e confiance réciproque entre acteurs (élèves, enseignants et directions) et p arten aires d e l'école; - l' utilisa tion d es compétences indi viduelles au sein d 'équipes d'en seignants.

Il faut considérer l'école comme une unité et non plus comme un ensemble d'acteurs isolés

Thèmes prioritaires La formation initiale, le perfectionnement et les formations complémentaires des enseignants, directeurs, inspecteurs et autres res ponsables scolaires o nt fait l' objet d'an alyses. Il appa raît d 'ores et d éjà que les priorités tend en t vers une plus grande p rofessionnalisation, vers d es liens p lus étroits en tre pratique et théorie, soit vers une p olitique plus coh érente. Le d éveloppe ment de la formation professionnelle des enseignants constitue l'un des premiers axes prioritaires d égagés p ar les trava ux du module 3. L'élévation d es exigen ces d e la p rofession implique une plus forte interpénétrati on entre la théorie et la p ratique. La p rofessionnalisation, la revalorisation, la responsabilisation e t l'a uton omie d e l' enseignant ne sont réalisables qu'à travers une formation de h a ut niveau qui priv ilégie les connaissances transversales, le renforcem ent d es compéte nces p rofess ionnelles dans les

13


salles de classe plutôt que l'accumulation de savoirs rapidement dépassés. il importe qu'une politique globale et cohérente de formation continue soit instaurée comme prolongement indispensable de la formation initiale. La révision des règles régissant les droits, les obligations et les conditions de travail des enseignants apparaît comme une tâche capitale pour transformer le fonctionnement de notre système éducatif. L'harmonisation des procédures en matière d' engagement, de dé-

mission et de résiliation, la clarification du statut, des durées et des types d' engagement font partie des champs d'analyse du module.

conscients des responsabilités leur incombent, conscients aussi de leur place au sein d'un réseau pro. fessionnel efficace.

Il en va de même pour le mandat de l' enseignant, considéré sous l'angle de la classe, de l'école et de son développement personnel (formation continue).

Dans ces mêmes perspectives la quatrième priorité concerne 1. for_ mation et le statut des respon_ sables scolaires.

L'analyse du cahier des charges précisant la nature des tâches et les temps impartis pour leur exécution prendra en compte certaines données tirées de l'analyse de prestations. Le postulat de la qualité suppose des enseignants pleinement

En conclusion, une meilleure mat. trise de la qualité à tous nivealll( ainsi que la prise en compte dea coûts d'organisation et de fonc_ tionnement conduisent à considérer chaque école comme une unité et non plus comme un ensemble d'acteurs isolés dont les pratiquea pédagogiques sont pilotées à distance.

. de fonctionnement, d'expiai-

~n et d'investissement. La marta de liberté accor~ée aux écoles

se

tière fin an Clere doIt égaleen ma ment être fixée. Les propositions ~u module 4 devraient permettre a tous les autres modules d'estimer les dépenses ou les économies mdmtes par leurs propositions. R définir les normes de construcen d'entretien, de rénovation et ti0, b' .

de location des

Cadre conceptuel et critères spécifiques Les critères qui suivent ont fondé l'étude du financement de l'éducation en vue de parvenir à la maîtrise de ses dépenses. TIs sont regroupés dans trois niveaux différents:

Au lIiveau politique Etablissement de la transparence des coûts de formation et d'éducation permettant d'élaborer un instrument de pilotage financier de l'école publique. Il devrait être possible de définir un nouveau modèle de répartition des charges entre le canton et les communes sans rejeter sur les communes ce que le canton ne souhaite ou ne peut plus financer.

Au niveau techllique Harmonisation des plans comptables des communes et du canton pour faciliter le calcul des coûts réels de formation et d'éducation.

14

Il faut définir les compétences financières des écoles et leur ath-ibuer des enveloppes budgétaires Définition des coûts standard permettant de calculer des forfaits au niveau des coûts directs (personnel enseignant et encadrement), des coûts indirects (personnel administratif, technique, d'entretien, charges administratives et d' entretien des bâtiments), des services liés (santé, transports, bourses, subventions), ainsi que des écolages.

Au niveau de l'applicatioll COI/crète dans les centres scolaires Augmentation de la responsabilité financière des écoles entraînant

Thèmes prioritaires Elaborer un instrument de pilouge financier faisant ressortir la transparence des coûts complets de l'éducation (Confédération, cantons, communes et privés) permettant d'évaluer le rendement (économicité) de l'école. Proposer des modèles de répartItion des coûts entre la Confédération, les institutions intercantonales, le canton, les communes, les parents et les privés. Définir les enveloppes budgb taires pour les écoles: il s'agit définir les contenus des loppes, les critères les compétences financières. enveloppes devraient se baser des coûts standard concernant

Analyser]' état du parc immobilier scolaire il faut dresser l'inventaire des bâtiments scolaires disponibles dans le canton (utilisés ou non utilisés) pour établir une planification des besoins en fonction des études faites dans le cadre de E 2000 et contrôler l' utilisation actuelle des immeubles subventionnés, dans les limites temporelles légales.

5-Structures et ~ du système scolaire

Module 4 - Coûts et ~ de l'éducatio une rationalité de l'organisation scolaire (communes, régions, écoles) par l'attribution d'enveloppes financières dont le contenu est à définir.

ahments sco-

)aires

Il s'agit d'établir des normes claires concernant la grandeur d' une salle de classe ou d'une salle de gymnastique, leur coût de construction ou leur coût d' exploitation. On obtiendra ainsi des standards qui permeth·ont d'établir la contribution de l'Etat à la construction des nouvelles écoles et à leur exploitation sur la base de forfaits. il faudra enfin examiner dans quelle mesure des privés pourraient offrir des locaux d'enseignement à un meilleur prix que ceux réalisés par les collectivités.

Cadre conceptuel et critères spécifiques Les travaux du module 5 se déroulent dans le respect des critères que les membres du module se sont fixés, à savoir:

Autonomie accrue des régions et de. écoles: les écoles doivent disposer d'une marge de liberté pour exercer des responsabilités augmentées favorisant un enseignement de qualité au travers de structures et de modalités de fonctionnement décidées dans la région ou l'école. Accessibilité facilitée à toutes les filières: si le respect du rythme individuel devenait le principe de l'enseignement, la sélection scolaire, trop présente dans les écoles, devrait faire place à une orientation progressive des élèves vers les filières de formation leur conve-

nant. Les structures scolaires devraient

fue le plus longtemps possible ou-

r

ertes pour faciliter les passages, es transferts d'une filière à une :tre. De plus, la valorisation de utes les voies de forma tian en Meulier celles de l'apprentis~age

E2000 - Janvier 1996

et des écoles moyennes, faciliterait les cllOix individuels de formation. Priorité à l'intégration: la structure scolaire mise en place doit avoir le souci des élèves les plus faibles ou les plus défavorisés et leur offrir des possibilités de formation adéquates. L'accès à une éducation préscolaire est à garantir à tous les élèves. Les enfants souffrant de handicaps divers doivent trouver dans les structures ou dans des modalités d'apprentissage particulières la formation appropriée. Les élèves étrangers doivent pouvoir s' intégrer rapidement par des dispositions spéciales, dans le respect de leur culture. Respect de la différenciation: la structure scolaire valaisanne doit être suffisamment souple pour permettre la prise en compte des aptitudes, des intérêts et des besoins différents des apprenants. De même que l'école met en place des dispositifs pour aider les élèves les plus faibles ou les plus défavorisés, elle devrait permettre aux élèves particulièrement doués de réaliser un parcours plus rapide que la moyenne. Formation dans une perspective récurrente: la formation initiale ne

peut plus proposer à l'apprenant ce que l'on appelait précédemment un «bagage pour la vie». L'école doit intégrer dans son système d'éducation la perspective d'une formation permanente, formation qui pourra être assurée par des acteurs différents: collectivités, entreprises, organismes privés.

Thèmes prioritaires Parmi les sujets travaillés par le module 5, les thèmes suivants ont été déclarés prioritaires par la direction du projet: Planifier une scolarité obligatoire de 9 ans (après une école enfantine de 2 ans) comprenant une école primaire de 6 ans et un cycle d'orientation de 3 ans: la structure de la scolarité obligatoire actuelle n'est pas modifiée dans sa durée mais dans son fonctionnement. Pour mieux respecter les rythmes individuels de progression, la scolarité obligatoire devrait être organisée en cycles de formation ou paliers de promotion offrant aux élèves la possibilité de parcourir un cycle plus lentement ou plus rapidement selon leurs aptitudes. De 15


nouvelles mesures d'accompagnement de l'élève devraient être mises en place au niveau du suivi de la progression des apprentissages: mêmes enseignants à l'intérieur d'un palier, nouvelles procédures d'évaluation, disciplines

Module 6- R~~ public/privé question des relations entre public et domaine privé recouvre des objets très différents: des problèmes liés à

L

d'excellence, etc.

Etudier une nouvelle structure scolaire basée sur diverses filières et durées de formation: parmi les diverses filières de formation proposées par le module 5, certaines doivent être développées pour permettre des décisions fondées. Elles

~omaines

l'enseignement d'une part, comme

la formation de base et la formation supérieure, la f~rmallon conllue; les supports d enseignement ~t des problèmes matériels d'autre part, parmi lesquels les repas sco]aires, les transports.

concernent:

les apprentissages: 3 ou 4 ans de formation professionnelle à mettre en relation avec la maturité professionnelle; les maturités: curSUS de 12 ans selon les modèles suivants:

Cadre conceptuel et critères spécifiques

- 2 ans de CO et 4 ans de collège; - 3 ans de CO et 3 ans de collège; les maturités: cursus de 13 ans selon les modèles suivants: - 2 ans de CO et 5 ans de collège; - 3 ans de CO et 4 ans de collège; les diplômes: EDO, passage de 2 à 3 ans, après 3 ans de CO; EPP étudier le maintien à 2 ans, le passage à 1 année ou le remplacement par la 4<du CO.

De nombreuses questions se posent d'emblée aux collaborateurs du module. Par exemple celles-ci: _ existe-t-il aujourd'hui une complémentarité entre offres pu bliques et privées; dans l'affirmative, quels domaines précis touche-t-eIle?

1

Proposer les modalités de fonctionnement du CO en fonction des filières étudiées: il s'agit de proposer différentes modalités en fonction de nouvelles structures scolaires proposées (tronc commun, sections, niveaux, cours à option, etc.) accompagnées des coûts supputés. Proposer un modèle de fonctionnement en commun des ESC, EDO et éventuellement des EPP, en relation avec la maturité professionnelle : il s'agit de définir la faisabilité de l'organisation, la possibilité d' introduire un tronc commun, des options particulières et d'analyser les effets sur le monde économique. 16

- cas échéant, les offres publiques et privées sont-elles coordonnées, juxtaposées, ignorantes l'une de l'autre?

Développer des modèles de regroupement des secteurs professionnels et le décloisonnement des professions : il devrait être possible de regrouper des apprentis de professions diverses pour suivre les cours d'enseignement général et, dans le cas de professions voisines (exemple, professions du bâtiment), de suivre des cours techniques en commun, durant un temps à définir. Adapter le projet de Décret de la formation des adultes e.n intégrant l'enseignement à distance: un projet existe au DIP. Il faut

- peut-on optimiser l'utilisation des ressources respectives en développant une collaboration plus concertée? - la collaboration avec les privés est-elle su sceptible d'aider à maîtriser les coûts de la formation? dans quels domaines particuliers? Le groupe de travail examine chacune des hypothèses et développe simultanément un système de références pour les évaluer. Il est impossible d' indiquer en quelques lignes toutes les pistes qui sont explorées, ni de décrire les critères retenus. Mais nous avons d'ores et déjà acquis la certitude qu'il existe des possibilités de collaboration entre coIlectivités publiques et sociétés privées, tant dans le domaine de la transmission du savoir que dans celui des équipements et de la logistique.

Thèmes prioritaires Les priorités traitées par ce module comprennent deux volets.

Premier volet Diverses propositions et mesures à l'étude précisent la place des écoles privées, leurs fonctions, leurs apports aux jeunes et à leurs familles, leurs relations avec les écoles publiques. Les questions posées ont trait aux reconnaissances d es p arco urs et des diplômes et aux transferts des élèves, à la participation financière des familles . S' y ajoute la formation des adultes. Ce secteur revêt une importance grandissante et les initiatives se multiplient, en dépit de l' absence d' une politique cohérente. Les offres publiques et privées sont étudiées quant à leur complémentarité et coordination. De nouvelles formes seront proposées de même qu' un cadre légal nouveau. Second volet Deux questions principales sont abordées: les moyens et supports d'enseignement: sont-ils choisis de manière opportune? peut-on optimiser leur sélection, leur production? peut-on les exploiter da vantage ou les inscrire dans des systèmes plus cohérents? les transports et les repas scolaires: y a-t-il opportunité d'introduire plus de concurrence dans ces deux secteurs? dans l'affirmative, COlnment organiser la collaboration entre secteurs public et privé?

Il existe des possibilités de collaboration: le domaine des équipements n'en est qu'un exemple. 17


r.

1

I(,...~~~~~j~~..i..,

Module 7 - L'école et ses Cadre conceptuel et critères spécifiques La société avec ses besoins, ses attentes, nécessite de repenser l'organisation et le fonctionn ement des écoles dans un monde en constante mutation. Pour y parvenir, la réflexion du module 7 se fonde sur les critères spécifiques suivants: Délégation des compétences: la gestion centralisée de l'école doit être abandonnée au profit d' une gestion décentralisée assumée par les établissements scolaires disposant d'une marge de liberté et de manœuvre. Réalisation des tâches en commun: l'unité d'action pédagogique et d' harmonisation des valeurs éducatives nécessite la collaboration de tous les acteurs et partenaires à l' intérieur d' un centre scolaire. Création des conditions d'une meilleure cogestion de ]' école impliquant la direction et ses enseignants sur un mode de co-responsabilité pour des tâches pédagogiques augmentées. Garantie de la qualité de ]' enseignement en mettant en place un nouveau modèle de pilotage de l'école (conduite par évaluation continue) définissant les modes d'évaluation (assurance qualité) à chaque niveau de responsabilité, de la classe au Parlement. Développement d'un nouveau modèle organisationnel des écoles prenant en compte les besoins et les attentes de tous les partenaires et acteurs du système de 18

/ formation. L'école est le lieu d'apprentissage par excellence pour tout le monde: enfants, élèves, étudiants, apprentis en premier lieu; elle doit également devenir le lieu de formation continue des enseignants, des parents, des autorités scolaires et du monde socio-économique. i

Il faut passer de «moi et ma classe» à «nous et notre école» Ecole ouverte sur son environnement proche. Pour remplir son nouveau rôle l'école doit prendre en compte les nécessités de formation et d'information du milieu régional où elle vit et devenir un centre de rayonnement socio-cul-

turel.

Thèmes prioritaires Les thèmes prioritaires retenus pour mettre en place un nouveau modèle d'école sont les suivants: Définir les conditions-cadres pour créer des écoles partiellement autonomes au niveau de leur organisation, de la transmission des savoirs et des modes d ' interventions pédagogiques, ainsi qu'au niveau des ressources hu-

L' na lyse de entre les enseignants de l'école et celles de CUI'PE>!al'•• entre l'école et son environnement (parents, milieux socio-économiques et culturels, ...).

Redéfinir le rôle des directeull d'école et des enseignants: si l'on veut responsabiliser les personnes au niveau de la pratique quotI_ dienne et appliquer le changement de principe de «moi et ma classe•• «nous et notre école», cela im. plique une nouvelle définition du rôle de chacun des acteurs seo.. laires, une nouvelle répartition dea charges des différents partenaires entramant une redéfinition des statuts et des calùers des charges. Introduire un nouveau système d' assurance qualité: le fait de rendre plus autonome entraine l'application d' un nouveau contrat de garantie de la qualité comme le postule E 2000. Dans cette perspective, il faut renforcer une évaluation continue dont le premier palier d'assurance qualité est l'enseignant (auto-évaluation), puis l'école (évaluation interne) et enfin les autorités scolaires (évaluation externe). Etudier l'extension de la régionalisation scolaire pour l'ensemble de la scolarité obligatoire: l'opdmalisation de l'utilisation des ret< sources humaines et nn,au"«'pourrait se d'organiser l' école ob,li~:at()ire un modèle de gestion (arrondissements sur les collaborations

e projet E 2000, soucieux de

L

considérer l' école valaisanne dans son contexte général, s'est fixé deux axes principaux d' investigation: le travail en modules selon sept thèmes d'analyses, et une enquête sur le terrain auprès des acteurs de l'école sous forme d'analyse de prestations.

Qu'est-ce qu'une analyse de prestations? L'analyse de prestations consiste à établir la liste des activités liées à l'ens.eignement, à les quantifier, à en Identifier les destinataires L'analyse ne porte aucun jugemen; la qualité de ces prestations. En autres termes, il s'agit de r éPondre aux questions suivantes: te font les personnes engagées urant quels temps, pour quel~ df8tinataires?

:;r

E2000 -Jcn.I" 1996

Aquoi sert une analyse de prestations? L'objectif principal est d 'établir la transparence des fonctions scolaires. Elle permet à l'analysé de clarifier ses activités, de prendre conscience de la part du temps qu'il consacre à ses diverses tâches. L'analyse de prestations permet aux décideurs du système de mieux connaître les réalités du monde scolaire et de fonder leurs décisions sur des données objectives, tenant compte des avis des acteurs de l'école.

L'analyse de prestations appliquée au projet E2000 Le système d'analyse qui a été utilisé est comparable à celui mis en

Œuvre dans le cadre du projet A 2000. Le canevas en a cependant été modifié, adapté aux besoins d'une analyse portant sur les activités d'enseignement ou d'encadrement de l'école. Des études ont déjà été conduites en Suisse sur la quantification des prestations des enseignants. Ces études constituent des sources utiles d'information complémentaire.

Qui a élaboré l'analyse de prestations? Les modalités d'application de l'analyse et sa place dans le projet E 2000 ont été définies par les concepteurs du projet, Jean-Pierre Salamin, Gilbert Fournier et Kurt GrÜnwald. Après l'acceptation du 19


projet par le Conseil d'Etat en juin 1995, un groupe de travail a été mandaté pour poursuivre la préparation des documents nécessaires/ déterminer les personnes soumises à l'analyse (échantillonnage), planifier la transmission des questionnaires et les entretiens, synthétiser les données recueillies. Ce groupe, qui œuvra principalement durant l'été 1995, était composé de Franz Kônig, Jean Clivaz, Joseph Mutter, Max Schmid et Jean-Pierre Salamin; il a été placé sous la responsabilité de M. Roger Mathieu. Ce groupe de travail a été complété par des collaborateurs du DIP, (Monique Pannatier, Marcelin Fumeaux, Yves Andereggen et Olivier Menge), des représentants des associations du personnel enseignant (Christophe Boulé, AEPS, Rolf Eggel, LVO, Jean-Paul Mabillard, SPVAL, Robert Nanzer, AVECO, Volmar Schmid, A VPES, Karl Schmidhalter, A VEP), d'un représentant des directeurs de CO (Emile Crépin, CODICOV AR) ainsi que des représentants d'autres départements de l'Etat du Valais (Gilbert Briand, OF, Norbert Farquet, DTP, Jacques Glassey, OF, René Minnig, chancellerie, PierreBenoît Rabaud, DE, Michel ReyBellet, DEP, Michel Roten, OF, Jean-Bernard Zufferey, DJPM). La majorité des personnes du DIP et des autres départements avaient fonctionné comme membres d'une équipe d'analyse ou avaient participé d/une manière active à l'analyse des prestations faite dans le cadre du projet A 2000. Personnes Enseignants

20

Des équipes d'analyse des prestations ont été formées (sept équipes de trois à cinq personnes) pour rencontrer les personnes analysées. Chaque équipe était composée de représentants du DIP, d'autres départements, des associations du personnel enseignant; ceci afin de garantir la neutralité des entretiens et de l'analyse.

Qui a été soumis à l'analyse de prestations? Les enseignants Un échantillon de 180 enseignants, représentatifs de tous les niveaux, a été retenu pour répondre à un questionnaire comportant deux parties. Dans la première partie, il s'agissait pour chaque enseignant de déterminer le temps qu'il consacre respectivement à sa classe, à l'école, à son perfectionnement. La deuxième partie fournissait aux personnes sollicitées la possibilité de s'exprimer sur les sept modules, de faire valoir critiques/ remarques, propositions. Ces enseignants ont ensuite été invités à participer à des entretiens, dans des groupes de huit à dix personnes, afin de commenter leurs réponses de vive voix à l'intention des groupes d'analyse. Les autres acteurs de l'école

Les médiateurs scolaires Un échantillonnage a également été constitué pour participer à l'analyse et aux entretiens

Sur la base d'un eOOalltIllonLl\a,... quatre commissions région (Haut-Valais, Valais Bas-Valais) ont été retenues la participation aux entretiens.

Les directeurs d'école primaire et d CO, les inspecteurs, les animateurs If Toutes les personnes occupant ces fonctions ont été rencontrées.

T tes les personnes partici~a.nt à ,ou 1 se de prestatIOns ont ete ml ana Yà une séance préalable d'invitées . tion sur le projet E 2000, les forma ' 1 1 .• objectifs de 1 ana yse, a mamere répondre au questIOnnaIre et les de . séances d'entretiens.

Quels sont les résultats de l'analyse de prestations?

Ce deuxième groupe est constitué de 130 personnes qui ont rempU un formulaire construit sur le modèle de celui utilisé dans le cadre du projet A 2000. Ce formulaire contient une liste de prestations. Chaque personne interrogée a dG identifier les prestations qu'elle a fournies, les quantifier en termes de temps de travail, en désigner les bénéficiaires.

La direction du projet E 2000, avec l'aide de l'ORDP, rédige actuellement un rapport présentant la synthèse des résultats de cette analyse, comprenant quatre parties: _ généralités sur l'analyse de prestations; _ quantification des temps d'en-

Les entretiens de l'analyse de prestations

_ analyse de prestations des autres acteurs de l'école: animateurs, directeurs d'école, commissions scolaires, lnédiateurs, inspecteurs scolaires.

seignement;

_ apports des enseignants au projet E 2000: synthèse des résultats des questionnaires;

Les entretiens ont eu lieu du 28 août au 12 octobre 1995. L'analyse de prestations a nécessité une cinquantaine de rencontres en groupe (voir tableau ci-dessous). A la fin des entretiens, les groupes d'analyse ont rédigé un protocole de séance. Ce document a été soumis à chaque participant. Ains~ chaque personne analysée a pu apporter les modifications jugées nécessaires avant que ces protocoles ne fassent l'objet d'une synthèse générale des entretiens et d'une présentation des quantifications des activités.

Le rapport sera remis aux différents modules du projet E 2000 pour que les résultats soient pris en compte dans les travaux.

Quelle information est donnée sur les résultats? Tous les participants à l'analyse de prestations recevront une information par la direction du projet les 22,23 et 25 janvier 1996. Les principaux résultats de l'analyse sont développés ci-dessous.

Haut-Valais

Valais cenlral

Bas-Valais

30

9

9

8

LES PRESTATIONS DES ENSEIGNANTS

2

2

2

L'I! h

2

Commissions scolaires

3

6

Inspecteurs scolaires

2

Animateurs

5

2

Médiateurs

4

2

50

17

15

14

Les rencontres entre les équipes d ' analyse et les personnes analysées se sont en général bien déroulées. Elles ont permis de préciser les objectifs de E 2000 et de recueillir de nombreuses propositions relatives aux différents modules ainsi que de relever des estimations du temps consacré par les enseignants aux activités d'enseignement. Ces activités d'enseignement ont été divisées en trois champs, inspirés en partie d'une étude de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique de Suisse centrale (IEDK) dont les résultats sont consignés dans un rapport paru en janvier 1995 et intitulé: «Devoir professionnel et temps de travail des enseignantes et des enseignants». Les trois champs d'activités des enseignants comprennent:

séances

Directeurs d'école

les régions du canton, entre les degrés et les types d'écoles. 90 % des personnes désignées par le sort ont répondu aux questionnaires et participé aux entretiens. 10 % d'entre elles n'ont pu participer en raison d'empêchements fondés tels que maladie, service militaire, changements de profession. La participation des enseignants a donc été excellente.

.

50 ~ .a~hllon des 180 enseignants llieltes pour participer à l'analy~ de prestations a été constitué seon une technique aléatoire mais en POsant comme contrainte de départ une bonne répartition entre

E2000 -Jaovier

1"'

- l'activité «classe» englobant la planification de l'enseignement, la préparation des cours, l'appréciation du travail des élèves, les échanges avec les élèves ou leurs parents ainsi que les heures d'enseignement. Cette activité présenterait, d' après les études en la matière, le 80 % du temps de travail d'un enseignant.

l'activité «école» comprenant la collaboration avec les autorités scolaires, la participation à la gestion commune de l'école ou à des projets pédagogiques, la coopération avec les collègues, la participation à des commissions diverses. Cette activité devrait correspondre à 10-15 % du temps de travail d'Wl enseignant.

- l'activité «[oNl/atiolt personnelle» intégrant le temps consacré au perfectionnement individuel qui devrait constituer 5 à 10 % du temps d' un enseignant. L' addition des «trois temps partiels», complétée par des heures de pauses durant l'année scolaire représenterait le temps annuel global d'un enseignant. La quantification du temps entre les trois domaines d'activités a été source de difficultés pour une grande partie des enseignants interrogés; ils ne sont pas habitués à le faire naturellement et, en plus, ils ont jugé parfois difficile de fixer la limite entre les activités et les sous·activités en raison de leur interpénétration. Cependant les résultats obtenus permettent de se faire une idée assez précise de la répartition annuelle du temps de travail des enseignants entre les différentes prestations propres à leur profession.

21


A partir des données recueillies, il sera possible d'effectuer des comp araisons avec les études faites sur le même sujet en Suisse et de dégager des typologies d'emploi du temps, selon les di vers types de formation et de degrés scolaires, permettant ainsi de définir un nouveau cahier des charges des enseignants selon le mandat du module 3 de E 2000. Les analyses détaillées des données quantitatives relevées sur le temps de travail des enseignants' sont en cours.

LES PROPOSITIONS DES ENSEIGNANTS Le questionnaire de l'analyse des prestations comprenait deux parties: la première était consacrée à la quantification des temps d'enseignement et la deuxième aux propositions à l'intention des sept modules de E 2000. Les remarques ont été fort nombreuses. Elles ont fait l'objet d' une liste accompagnée des fréquences

d' apparition selon le degré scolaire et la région d'enseignement. A partir de ces données, il a été possible de t,irer une synthèse des propositions des enseignants sur les sept modules du projet.

Module 1 Programmes enseignés Deux critiques principales apparaissent au niveau de s programmes enseignés: - dans tous les degrés, les enseignants souhaitent que les objectifs pédagogiques soient redéfinis, la grille des programmes simplifiée, allégée; - dans tous les degrés encore, on souhaite une meilleure définition des branches principales et secondaires, une hiérarchisation plus claire des unes et des autres; on souhaite que l'école mette l' accent sur l'apprentissage d' un fondamentum et de savoir-faire. Au niveau de l'école obligatoire, les enseignants souhaitent une meilleure différenciation du contenu et des moyens de l'enseignement afin de permettre aux élèves

d'évoluer en fonction de leurs paCltés personnelles et de en autonomie. Les autres remarques sont lières a ux branches d' ment. Dans les écoles ,e(:on,ctai,,,,, et II, par exemple, une concerne la transformation de 1& deuxième langue en branche à a tian ainsi que le changement de p. méthode d 'enseignement. Le re. groupement des branches histoire. géographie en un bloc est égale. ment souhaité par quelques en. seignants du CO. Qualité de l'enseignement Tous les enseignants paraissent d 'accord sur le fait que l'effectif des élèves dans les classes joue un rôle prépondérant dans la qualit' de l'enseignement. On estime généralement que le nombre d.. élèves par classe est trop élevé, que les salles sont trop petites (degrés 1 et II). On relève aussi l'hétérogé_ néité croissante à l'intérieur des classes. D' une manière générale, les ensel. gnants ont le sentiment que le Valais dispose d' une école de bonne qualité. Ils font valoir toutefois la difficulté à maîtriser cette qualité compte tenu des nombreux paramètres qui conditionnent celle-ci: effectif et composition des classes, contenu des programmes, temps consacré aux différentes disci· plines (souvent réputé insuffisant). La qualité apparaît aussi, pour certains, liée aux enseignants euX· mêmes: leur motivation, leur formation et la collaboration avec les collègues semble représenter un as pect important de la qualité de l'enseignement dispensé. meilleure intégration des' enseignants par un système torat ou de parrainage serait ment un moyen d' qualité des formations dispe~,sée~l

des enseignants.

Module 2 AJIIénagement du temps

La formation

1C01.jr1!

Dans cette rubrique, les propositions ont porté sur la formation de base, la formation continue, ainsi que sur la formation pédagogique.

Horaire annuel ),es enseignants d; tous les niveaux (exceptes ceux d la formatIOn profes: nnell e et tertiaire) sou510 haitent une mel'11 eure r éartition entre le temps !'celaite et le temps des vacances, en fonction des rythmes biologiques des élèves. Cette répartition devrait s' intégrer dans une harmonie cantonale entre les différents degrés d'enseignement ainsi que dans une entente intercanto-

Une meilleure formation de base accompagnée de stages pratiques est exigée par les enseignants de tous les niveaux de la scolarité (excepté le niveau tertiaire). La demande pour le développement d'une vraie formation continue est aussi revendiquée par certains, mais il n'y a pas de consensus sur son caractère obligatoire ou facultatif.

nale. La division de l'année scolaire en semestres plutôt qu'en trimestres comme dans le système actuel serait bénéfique pour l'apprentissage scolaire d'après un bon nombre d'enseignants de l'école obligatoire.

Certains enseignants du secondaire 1 et II demandent qu'on rende obligatoire la formation pédagogique dans leur niveau d'enseignement.

Horaire journalier La demande d' un horaire continu revient fréquemment chez les enseignants des écoles primaires et secondaires (1 et II). D' autres enseignants, ayant un souci analogue, proposent de regrouper dans la matinée les branches principales, sinon la totalité des branches enseignées, tandis que les après-midi seraient essentiellement consacrés aux activités sportives et culturelles, ainsi qu'aux branches à option.

Horaire hebdomadaire Une refonte de la grille-horajre et une plus grande souplesse dans SOn application sont proposées dans tous les degrés. En ce qui concerne la durée d' un c:otu:s, ene apparaît trop courte à partir du CO . Dans cette optique un regr , bl oupement des branches en OCs d'enseignement de deux

e2000 •Jon,ior 1996

heures est demandé par les enseignants du secondaire 1 et II. Au niveau de la formation professionnelle apparaît même la proposition de créer des «cours-blocs» sur une période déterminée plutôt qu'hebdomadairement. Dans cette partie du questionnaire, quelques enseignants se sont exprimés à propos des tâches à domicile et les avis divergent: certains proposent qu' elles soient incluses dans le temps de classe, d'autres préféreraient qu'elles soient réglementées par degré. Certains enseignants seraient favorables à leur suppression.

Module 3 Statut et cahier des charges des enseignants Ce module a suscité le plus grand nombre de propositions de la part

Le cahier des charges De manière générale, le point fort qui ressort d es propositions est une définition précise et explicite d es droits et des obligations de tous les partenaires de l'école, établie dans un cahier des charges beaucoup moins lourd qu'actuellement et peut-être plus modulable. D 'autres mesures sont également proposées: instauration d'une structure d'appui pédagogique et psychologique pour les enseignants; allégement des tâches administratives des enseignants par l'engagement d' une secrétaire d'école ou par l'utilisation plus judicieuse de l'informatique. 23


ens aisés; l'autre, publique, des g'llant toutes les classes soel aCCU DanS un tel cas, l' eg - ali te- d es ~.,"es ne serait plus garantie.

Module 7 Augmentation de la respor;rsabilité des établissements scolaIres Nos interlocuteurs sont ~nan~mes

pour souhaiter que les etablIssements, les régions et les communes jouissent d'une. plus grande autonomie. L'imphcatlOn des enseIgnants dans le développement de l'école s'en trouverait renforcée. L'autonomie doit passer par la séparation entre la gestion administrative, déléguée aux commissions tol.s _ loi - 10'. ;

Le statut et le salaire La demande d'un salaire différencié en fonction de la formation et des diplômes obtenus et non plus en fonction du degré d'enseignement est faite par de nombreux enseignants. En ce qui concerne les nominations, elles devraient être plus ouvertes et plus claires. Un certain flou subsiste quant à l'identification de l'employeur: l'Etat, la commune ou l'école? Les désavantages du statut d'auxiliaire sont également relevés par quelques enseignants du secondaire II.

Module 4 Coûts engendrés par la formation Les enseignants proposent de mieux étudier l'engagement des nouveaux moyens d'enseignement pour éviter d'en changer trop souvent (ce qui coûte cher) et favoriser la collaboration intercantonale dans leur mise en place. 24

il y aurait lieu de supprimer d'une part les ouvrages trop luxueux et d' autre part les manuels nOn transmissibles.

Plus de la moitié des enseignants de travaux manuels et d'appui estiment que les frais personnels son t trop élevés et devraient être en partie remboursés (transport, matérieL).

Module 5 Structures et filières de formation La critique principale émanant de tous les niveaux d'enseignement est ceUe d'un manque de coordination verticale entre les degrés de la scolarité, les programmes, les fi lières; cette critique est aussi vraie au niveau intercantonal. Un manque de coordination horizontale entre les enseignants est également relevée. Plusieurs enseignants demandent aussi plus de souplesse et de mobilité des enseignants et des élèves.

Les autres remarques sont particulières à chaque niveau de la scolarité et ont principalement trait à la durée des formations qu'il faudrait augmenter dans certains secteurs.

Module 6 Répartition des tâches entre les écoles publiques et privées La majorité des enseignants consIdèrent que la formation de base devrait être le domaine par excellence de l'école publique. Les avis divergent au-delà de cette proposition de base. Certains interlocuteurs considèrent que l'enseignement public et l'enseignement privé pourraient offrir des prestations concurrentes; d'autres pensent au contraire que l' école pri~ée devrait couvrir des champS bien

Beaucoup d'enseignants • aussi le danger d'une école a vitesses: l'une privée, réservée

scolaires, et la gestion pédagogique, réservée à la direction de l'établissement. L' idée d' une enveloppe budgétaire gérée par la direction des centres est envisagée sous certaines conditions: en effet, une crainte apparaît autour de cette possible redistribution des responsabilités qui peut se révéler à double tranchant si eUe est gérée par des personnes non compétentes. L' augmentation de la responsabilité des établissements passe également par une collaboration régionale accrue entre les établissements des différents degrés et tous les partenaires de l'école.

L'ANALYSE DE PRESTATIONS DES AUTRES ACTEURSSCOLAIRES, COMMISSIONS SCOLAIRES, DIRECTEURS D'ÉCOLE, INSPECTEURS SCOLAIRES, ANIMATEURS, MÉDIATEURS Les équipes d' analyse ont rencontré quelque 130 personnes de l'encadrement scolaire, au cours d' en~ tretiens de 3 à 4 heures chacun,

réunissant 7 à 8 personnes. Des diverses rencontres, il est possible de tirer les informations suivantes: Synthèses générales des différents entretiens Commissions scolaires

L'élément principal concerne l' aspect des responsabilités pédagogiques. Les commissions scolaires n~ se sentent pas compétentes à ce ~veau. Elles seraient cependant disposées à se former dans le cas où une plus grande responsabilité leur serait accordée dans ce domaine.

Le. Commissions scolaires et les enseignants se réunissent 2 à 3 fois E2000 . Ja••I., 1996

par année scolaire . Ces réunions sont complétées par des visites de classes et des rencontres individuelles. Les membres de commissions scolaires interrogés ont constaté à maintes reprises que les enseignants étaient souvent démunis face aux problèmes sociaux manifestés par les enfants à l'école. D'autres difficultés spécifiques ont été souvent relevées au cours des entretiens; notamment la difficulté de synchroniser les vacances lors de l'élaboration du plan de scolarité annuel ou encore les lourdeurs administratives (engagement, remplacements des enseignants, gestion de l'école). Le fonctionnement général de l'école devrait être simplifié en augmentant la responsabilité des autorités scolaires au niveau com-

munal ou régional (autonomie plus large) et en mettant en place une gestion ainsi qu'une supervision plus efficaces et plus autonomes.

Directeurs d'école Les charges administratives sont jugées trop importantes par les directeurs, et préjudiciables aux tâches pédagogiques. Elles. pourraient être allégées par une uniformisation des formulaires, le rattachement des centres scolaires à un réseau informatique, et la création de postes de collaborateurs de direction.

En ce qui concerne le contrôle de l'enseignement, les avis divergent; certains estiment que cette tâche ne fait pas partie de leur cahier des charges. U existe une ambiguïté entre les aspects pédagogiques et administratifs et il faudrait mieux définir les compétences respectives des organes de l'encadrement scolaire (inspecteurs, directeurs, commissions scolaires). Le partage des responsabilités pourrait alléger les charges actuelles. Les directeurs regrettent le manque de coordination verticale entre les divers niveaux de la scolarité (primaire / CO; secondaire Il secondaire II). Une coUaboration accrue devrait aussi s' établir entre les directeurs d'école et le DIP. Comme les commissions scolaires, les directeurs souhaitent une plus grande autonomie des directions d'écoles, que ce soit dans la gestion pédagogique, administrative ou financière.

Inspecteurs scolaires Les prestations des inspecteurs étant fort diverses, certaines de leurs tâches sont considérées comme peu productives (autorisations de congés et notifications d 'amendes) ou redondantes. Par ailleurs, les pratiques ne sont pas uniformes dans les différents ordres d'enseignement. 25


De même que les directeurs d'école, les inspecteurs relèvent le manque de coordination entre les personnes de l'encadrement scolaire; ils dénoncent un certain flou qui règne dans la définition du rôle et des compétences de chacun des partenaires.

Animateurs pédagogiques Ici aussi subsiste une indécision quant au statut, à la structure de l'animation pédagogique, à son mode de fonctionnement

De nombreuses activités annexes (élaboration de manuels et d'épreuves de sélection, participation aux comn1Îssions) limitent fortement le tenlps consacré au travail d'animation proprement dit. Les animateurs souhaitent pouvoir participer davantage aux travaux de recherche cantonaux et intercantonaux. Ils voudraient aussi être associés aux décisions concernant la formation des enseignants et l'accompagnement des enseignants débutants.

Médiateurs L'engagement des médiateurs, même s'il dépend largement des activités organisées' par les centres scolaires, reste très lourd et aboutit à un essoufflement après quelques années de pratique. Pour pallier cet état, les Inédiateurs souhaitent davantage de formation et surtout de supervision. Les titulaires de classes pourraient suivre une partie de leur fornlatÎon. Les médiateurs seraient ainsi un peu déchargés. La confidentialité de leur intervention est à garantir absolument. Les quantifications des prestations des catégories interrogées La quantification des temps est en cours d 'analyse. Elle est rendue difficile par les nombreuses différences existant entre le statut et le cahier des charges de chaque catégorie. De plus, il est ardu de caleu26

1er les temps de fonctionnement pour certaines personnes (ex. comnüssions scolaires) car leurs activités sont souvent intégrées d'autres tâches couununales.

REMARQUES GÉNÉRALES

Apports de cette analyse de prestations aux modules d'E 2000

L'analyse de prestations est 1 une enquete sur e terrain qui devait permettre de:

Les souhaits relevés dans les divers entretiens concernent principalement les modules 3, 4 et 7. ils se résument ainsi:

- mieux connaître les responsabi.. lités et les charges liées allJ( fonctio~lS ~s~unlées par les per. sonnes InvItees à y participer;

Module 3

- récolter les avis et les proposi. tians de praticiens Sur leur rôle;

- Mieux définir le statut (directeurs, animateurs, médiateurs). - Etablir la répartition des compétences, améliorer la collaboration, diminuer la lourdeur des tâches administratives (commissions scolaires, directeurs, inspecteurs, aninlateurs). - Créer une formation pédagogique (conlmissions scolaires, inspecteurs) ou la développer (médiateurs). Améliorer le perfectionnement. Apporter un soutien logistique (directeurs, aninlateurs du Haut-Valais).

Module 4 - Attribuer une enveloppe budgétaire, pour une gestion plus centralisée sur l'école et la région.

Module 7 - Développer la formation des enseignants et des autres partenaires à la communication et aux problèmes sociaux. Développer la collaboration des acteurs de ]' école et surtout des médiateurs avec les autres services d 'aide à la jeunesse. - Situer la formation continue dans]' école et y inclure tous les acteurs et partenaires de ]' école et de la vie sociale.

- Augmenter l'autonomie des établissements scolaires dans un cadre cantonal précis.

- recueillir des idées et des sug. gestions en rapport avec les su. jets traités par E 2000. L'opération a globalement atteint ses objectifs: les résultats présentés ci-devant le démontrent. Elle a de plus permis de remplir une fonc. tion non négligeable, celle de diffu. ser, d' élargir et de préciser les objectifs du projet E 2000. De nombreux participants de toUi niveaux, les prenlières craintes dissipées, ont expritné leur satisfaction d'avoir pu librement parler de leurs expériences pratiques au cours des rencontres. A leur avis, de tels entretiens devraient se re· nouveler périodiquement. La colla· boration entre l'école, ses acteurs, les partenaires et les autorités pero mettrait un ajustement en continu du systènle scolaire valaisan.

/ CONCLUSION Les propositions des enseignanl$ confirment les analyses faites daJ15 chacun des modules. Il y a une cer' taine convergence entre les données qualitatives recueillies 1'analyse de prestations et la phase de «transparence~~ 1'école valaisanne effectuée par divers nlodules.

Une étape est franchie, les travaux se poursuivent a phase de transparence, pre-

L

mière étape du projet E 2000, a mis en évidence les aspects positifs du système scolaire valaisan et a favorisé l'identification de ses principaux dysfonctionnements. Elle a généré des conditions favorables à la Créativité et à la Faisabilité pour les réflexions futures.

Actuellement, les modules centrent leurs trava ux sur les 33 thèmes prioritaires retenus. Ils traiteront notamment: _ la redéfinition de la mission générale de l'école; - la nouvelle gestion du temps scolaire;

compagnées d e rapports explicatifs. Chaque mesure subira une évaluation rigoureuse. Sa confornüté aux postulats de base et aux conditions-cadres sera appréciée à l' aide de critères. En voici quelques-uns: les types de problèmes posés (légal, structurel, organisationnel, financier...); - la maîtrise de la qualité; - l'adéquation aux objectifs des éco1es valaisannes; - la compatibilité avec les lignes directrices gouvernementales; - la maîtrise des coûts;

- le statut et le cahier des charges de l'enseignant et des responsables scolaires;

- les conditions de réalisation;

- la durée des formations des apprenants;

- ]' amélioration de l'organisation et du fonctionnement du système scolaire;

- les structures scolaires.

- les instances dont relève la mesure;

- les types de risques à prendre en compte. Le 22 mars 1996, la délégation du projet et les bureaux des modules prendront connaissance des mesures concrètes retenues par la direction, les discuteront et se détermineront. A près consultation, elles seront sounüses au Conseil d 'Etat pour décision. Si toutes les conditions sont réunies, certaines d'entre elles seront appliquées dès la prochaine rentrée scolaire. Il va sans dire que les travaux se poursuivront tout au long de l'année 1996 et aboutiront à l'adoption des propositions de changement pour l'école de demain.

A l'heure actuelle, les questions sont encore nombreuses, les hésitations multiples: mais l'incertitude n 'est·elle pas très stimulante et nlêlne indispensable à la construction réussie de l'avenir?

Ces sujets nécessitent des travaux intermodulaires d'importance qui contribueront grandement à la réussite du projet. La direction en assurera la coordination. Ces échanges d'information, ces confrontations de résultats les ajustements nécessaires exig~ront un engagement capital de la part des délégués des groupes de travail.

Da~s ce processu s, l'action participatIve et constructive de tous les pa~tenaires du projet trouvera son ple!n développement. Le 4 Inars 1996, la direction du P.~Jet recevra les premières propoSitions de mesures concrètes ac-

E2000 • Jonv;., 1996

21


REMERCIEMENTS Info No 2 rend modestement compte du travail de toutes les personnes qui ont participé aux sept modules et à l'analyse des prestations.

La direction saisit cette occasion pour exprimer ses remerciements à toutes et à tous pour leur engagement dans ce projet et pour leurs réflexions respectant les lignes directrices arrêtées par le Conseil d'Etat et permettant la poursuite efficace du projet Education 2000.

Pour plus d'informations, la direction d'Education 2000 se tient volontiers à votre disposition: Education 2000 Rue de Lausanne 6 1950 Sion Tél. (027) 60 20 50 Fax (027) 60 20 51

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MATHÉMATIQUE

Mémo-technique méro de code. Quelle est la somme des chiffres du numéro de code du coffre du capitaine Mémo?

(Problème No 13 du quart de finale valaisan FFJM.)

ce même nOlllbre avec un 1 devant et derrière. La résolution de ce problème est basé sur l'algorithme de la multiplication.

Le capitaine Mémo n'a aucune mémoire. Le jour où il dut choisir 11 s'agit donc de trouver un Prenons par exemple la multiplicaun numéro de code pour com- nombre qui multiplié par 99 donne tion 459 • 63 et résolvons-la de la manière suivante: nous OIander l'ouverture de remplissons d' abord les son coffre-fort, il a choisi 4 5 9 2 un nombre qu'il pourrait lignes a et b, 3 • 9 = 27, h 6 3 retrouver facilement. Ce 3 • 5 = 15, 3 • 4 = 12. Ennombre est le plus petit suite, nous remplissons les dizaines ou retenues a 1 1 2 nombre tel que, si l'on lignes c et d, 6 • 9 = 54, b 2 5 7 unités écrit un chiffre 1 devant 6 • 5 = 30, 6 • 4 = 24. Nous dizaines ou retenues c 2 3 5 là gauche), et un autre faisons maintenant les adunités d 4 0 4 chiffre 1 derrière (à droite ditions successives en comdu nombre en question), plétant la ligne f. Si la somdizaines ou retenues e 0 1 0 le nouveau nombre obteme dépasse 9, le chiffre des f 2 8 9 1 7 unités nu est égal à 99 fois le nudizaines est écrit en e. Bn appliquant ce procédé à notre problème, nous allons pouvoir construire le tableau ci-dessous de droite A gauche, car nous connaissons 99 (en h) et 1 (1" chiffre de la ligne f, à droite). Or, il n'y a qu'un seul chiffre qui multiplié par 9 se termine par 1, c'est 9. Ce sera le 1" de la ligne g et le 2- de la ligne f (toujours depuis la droite). Nous pouvons alors placer les deux 81 dans les lignes abcd. il faut alors s'arrêter et contrôler si la somme a + c + d + e = f et si dans la colonne

1

1

2

3

5

9

5

5

0

5

suivante c + e = 1. Nous avons alors la solution. Si ce n'est pas le cas, il faut continuer le tableau. Connaissant le 9 en f, il nous faut un 0 à gauche du 1 en b pour faire jouer l'addition. Comme 9 • 0 = 0, nous pouvons mettre un 0 en g et un 0 en f. En répétant systématiquement le même raisonnement et après quelques essais, le tableau peut se construire relativement facilement. Le mieux est de faire son propre tableau et d'essayer. A la fin, nous obtenons le tableau suivant:

6

1

7

9

7

7

5

2

8

2-

l l IMPRESSUM Ont participé à la réalisation de ce dossier: Jean Clivaz, Gilbert Fournier, Kurt Grünwald, Franz Këni& Jean-Pierre Salanûnr

Roger Sauthier, Elisabeth Sola et Yves Andereggen (traduction). Les photographies sont dues à Jacques Dussex (ORDP) et les dessins ont été réalisés par François Maret.

0 9

t!..

0 0 0

0 1 9 9 1 2 9 9 8 2 2 2 1 1 2

2 8 4

4 7 8

7 2 3

5 1 5

8 5

4 1 1 9

4 1 4 5 1 5

4 5 0 5 1 5

0 5 4 0

1 0

4 0 5 5 1 5

5 5 0

4 2 6

0 4 6 9 2 1

6 9 8 3 1 7

8 3 6 1 1 9

6 1 6 3 1 7

6 3 4 3 1 7

4

3 1 5

2 5

1 5

7 8 1 2

7 8 0 2 1 8

0 2 8

0

0 0 0

1 0 9

9 9

2 h

1

b

1

d e f

8

a

c

En additionnant les chiffres de g, nous obtenons la réponse à notre problème, soit 97.

~~arque:

","'Ierches.

avec un peu d'imagination, cet exercice peut être le point de départ de toutes sortes d'autres

Augustin Genoud


I~ '.lem ent , enfin à utiliser dans

MATHÉMATIQUE

La

.pidroblèmes de vitesse, masse vo-

mathémati ue

En mal-ge du Forum Suisse de Mathématiques d'Ascona (fin 1994) sur l'articuJation entre l'école et les métiers, dans le domaine des maths, voici le texte d'un collègue de J'Ecole Technique du Sentier, qui nous aide à comprendre Je sens et l'importance des contributions de chaque degré. En fin de scolarité ou en début d'app rentissage les élèves ont beaucoup de peine à s'imaginer comment en mathématique, les différentes matières enseignées s'imbriquent. Il leur manque une vision globale . Celle-ci peut s'acquérir en consultant une table des matières, en se référant aux éléments d'un formulaire, mais difficilement en compulsant les différentes fiches reçues. La «pyramide mathématique» est un essai de représentation d'ensemble des divers sujets. Elle nous donne une vision de leur cohérence. La partie inférieure comprend les «opérations de base», les <(fiotations mathélllatiques», les «diffé-

rents codages» et les «transformations d' unités». Au terme de la scolalité obligatoire, le contenu des trois «briques» inférieures devrait être assimilé par l' élève. Chacun doit pouvoir dire: «Je maîtrise ces

Algèbre

1 Calcul

Transformations de formules

tractionnaire Notations mathématique. Opérations do base

12

Proportions

Les différents

Transformations

codages

d'unités

IeS ~ OU pente, par exemple. IUJl1lque ossible, sous forme de jeu, est p ander à 1"e1'eve d e se SI't uer deardem rapport à ces diff'erent es P . es» d'en tester la sohdtté. .bnqu , 1 'b']' é pour offrir à chac.un a pOSSI lit, de découvrir son Image en mathe-

o

•• - parcW!v.loppementd'une letlre - v.leur l'IumMque d"tJ1'III formule (6) PROPORTIONS • SUITES PROPORTIONNELLES - savoir les reconn.nre

- slmplflcatlon de fractioN!

(2) NOTATIONS

0 0

_ savoir tl' rlconn,ltr.

- déoomilMlteur comlfMl -multipllcatmn -division

0 0

_ eonnenre III proprlfitb de ces su... + VITESSE: savoir .pplquer

MATHEMATIaUES

·.Ign..

• unites • multipl" IIOUHTIU~!Ples

0 0 0

(1) OPERATIONS DE BASE

· calcul oral - IstlmetCSe$grandour. _ Irrondlr III des VÜl!a.w

- oonnail.re •• prop~l" de cu .uRe.

- dkofT1)OSillon en tacteurl - addition 180usts.ctJon

0 0 0

+ SUITES INVERSEMENT PROPORTIONHEUQ

+ MASSE VOLUMIQUE: Avoir .ppllquer + PENTE: $IIvOir appliquer + PROPORTIONNAUTES MULTIPLES

0

1

-code i virgule · codl fractlonnllr.

0 0

+ PASSAGE DU...

... codl III vlrgull lU code frsclklnn.lr. 0 .•. code rtlIctlonn.lre.u code • vlrgull 0 - pour·aml 0 -pour-mlili 0 + PUISSANCES DE 10

- nol'ülMldentilique

0

- no1lüon 1

sujets!» Les étages supérieurs s'appuient sur ces connaissances de base, leur solidité dépend bien sûr des ( briques» inférieures. Nous y trouvons le «calcul fractionnaire » et les «proportions», suivis des «transforn1ations de formules» et de «]' algèbre».

la partie gauche, plus abstraite. La mémorisation du sujet passe par le maillage des idées et les liajsonsen tous sens.

Remarquons qu 'en gravissant les étages, le niveau d'abstraction devient plus important. Les élèves doivent s'en rendre compte et accepter ce fait. Le codage mathématique augmente pour atteindre son sommet avec ]' algèbre. Cette vision complète n'est pas seulement une succession de termes, codages, unités, fractions, etc., mais une possibilité d'évocation des connaissances de base incluses dans chaque module. Elle permet à ]' élève l' utilisation du cerveau droit, plus global. en complémentarité de

La liste des connaissances de incluses dans chaque module n'est pas exhaustive, elle permet à l'é~ ve d'améliorer le classement connaissances acquises lors scolarité, d'en voir les UUI"ll' • •·...., ainsi que l'importance relative.

En s'équipan t d'une paire de jumelles, nous pouvons voir les détails de chaque «brique».

matiques prenons la «température» de chaque module au moyen de l'échelle placée à droite de l'élément (cf. questionnaire évaluation) . Travailler a lors avec une taxation de 1 à 5. «La connajssance de nOs points forts ainsi que nos limües favorise notre relation au réeb

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EN RACCO URCI

Recherche Soutien fédéral

30 ans de service ....d aux fidèles

le Conseil fédérol 0 o((ordé Ù quinze instituts, pour les quatre onnéos ù venir, un soutien de quelque trente-deux millions de frones. Parmi les bénélidoires, on note la Fondation Dalle Molle ù lugono et Mo~igny oinsi que l'IRDP (Institut romond de recherches et de documentation pédagogiques) ù Neuchâtel.

l/nI dnquantaine d'employés de l'Etat du Volais l1li616 honorés pour leurs trente ons de service . fImIl eux, de nombreuxenseignants et employés " DIP.le Dépo~ement de l'instrudion publique ilia rédadion de Résonances les remerdent pour lM fidélité ô 10 enuse de l'enseignement et de tiducnlion de noire jeunesse. Ils IIfIployés du DlP qui ont fêté leurs trente ans tluervlre: Germain Bétrisey 10ffice d'orientation professionnelle), Michel Bit" hnou (Ecole profes, sIoMelle), Jacqueline Borgeoud (ESC Monthey), Sr (hr~tophoro Bunter (Institut St·Ursula), Gustav lurgener IKoliegium Brig), Pierre-louis Décaillet (Cliige des Creusels), Dionys Fumeoux (Collège de 10 Planto), Morie-Po"ole Genolet (ENVR), lialrite Jordan (Bibliolhèque contonole), Roger JarIs (ESC Monlhey), leoJossen (Beruf"hule Irig), Jean-Jacques luyet (Bibliothèque llllionale), Eric Mobillord (Collège des Creusets), Phdippe Moret (Collège de St-Maurice), Valentino iIItIlci (BeruBchule Visp), Bernord Rossier (ESC SIon), Jeon-Jocques Scholhell" (Recteur ou Collige des Creusels), Niggi Schmidlin (Collège de la Planta), Gabriel Slucky (Collège de St-Mourice), Ewa~ Truffer (Beruf"hule Brig).

festival du clip vidéo

c..ours «Urb ism. et nature» lia IlllCOIJrs de clips vidéo est organisé dons le lIdre du 20 festival européen du clip vidèo sur tlIIIionnement. Ouve~ aux profesSionnels mois ltIiII aux amoteurs et aux écoles ce concours 0 !III thème .Urbonisme et nOlur~: violence et -~•. les clips doivent parvenir auxorgonifIIIuB avanlle 1" mors. Renseignements et ~Iions: ENVIROCOM, c.P_1642, 2Do2 NltJrnôtel.

XXI' siècle, mode d'emploi Une édition spédole de Synergies, la revue des Houtes Ecoles de Suisse ocddentole, publie un dossier intitulé .xXI' siècle, mode d'emploi'. Une dizoine de professeurs présentent leur vision du XXI' siècle. Point de prophéties, mois des regards aussi mulliples que les domaines obordés: religion, recherche, génétique, ou informatique. Renseignements: Service de presse, Université de lousonne, BRA, 1015lousonne. Fox. 021 / 692 20 75.

Non-Violence (onférente des jeunes Dix-sept poys portidperont en mors prochain ô la première Conférence des jeunes sur la non-violence. Ce forum international se déroulero ùStockholm. Il est ouvert auxélèves des classes d'anglais âgés de 13 ù 19 ons. lo ennférence se déroulera en anglais. les professeurs intéressés peuvent contoder EF Séjours linguistiques, Rue du Midi 18, 1003lousonne. Tél. 021 / 32351 65; Fox. 021 / 323 21 68.

«Arc-en-ciel des enfonls» Un CD pour le quinzième le chœur sierro~ . l'orc-en-ciel des enfants. fête son quinzième onniversoire. Pour morquer l'événement, l'ensemble dirigé por l'instituteur PierreMarie Epiney et son épouse Michèle-Andrée sort un CD inlitulé .Koléido"ope •. Au menu, vingt-cinq

Cet essai de globalisation du domaine mathématique avec la «pyramide» a donc pour buts de favoriser des liaisons pour une meilleure mémorisation et d'améliorer la conn aissance de soi-même face aux mathématiques.

Pierre Voutat

~ièces très voriées. Cela va de Bach ù JeonJacques Goldmon en possont por la Symphonie des jouets et le folklore brésilien, isroëlien ou conodien. l'.Arc·en-Ciel des enfonis>n'en est pas ù son coup d'essai, puisque les jeunes choristes et instrumentistes, âgés de 6 ô 18 ans, ont déjà enregi~ré quatorze cosselles. le CD . Koléidoscope. est vendu 30 frones l'exemplaire. En cos de commande de plusieurs exemplaires, le prixtombe ù 25 frones 10 pièce. Adresse: J.l. Bollestroz, ense postale 72, 1920 Martigny 1.

Sorlie de presse Bibliographie valaisanne l'édition 1994 de la Bibliogrophie voloisonn. vient de sortir de presse. Edité par la 8ibliothèque contonole du Volais, cet ouvrage propose un choixde 700 ouvrages et articles de périodiques affront un reflet fidèle des intérêts, des interrogo· tians et des études qui animent notre canton. Bilingue, couvrant tous les domaines d'activité et tous les champs du savoir, organisé selon un plon systématique, munie de divers index alphabétiques, est desliné aussi bien aux spécialistes qu'ou grond public. Toutes les publientions recensées dons cet ouvrage sont disponibles ô 10 8ibliothèque cantonale du Valois. les commandes (prix: 20 frones) sont ù passer à la Bibliothèque cantonale, rue des Vergers 9, 1951 Sion. 13


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ÉDUCATION MUSICALE

Les écoliers valaisans composent avec leurs enseignants Chères collègues, chers collègues,

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ÉCOLE DU DOS

t si tes «homo sedutus»

C ue noUS sommes de-

c; ~enus mobilisai~nt qUI

le de ((sapiens» leur peu pour pallier efficace~ rest~ les conséquences némen . ? tastes de la position aSS1se .

Le temps passé assis, la re~a­ live passivité m u sc~l~lre que permet cette pos l~lOn, l'adaptation douteuse a u.n environnement inapproprIé (mobilier) sont les axes sur lesquels notre attention doit

En novembre dernier, j'ai eu la joie de partager des bons moments de création avec une vingtaine d 'enseign a nts. Ensemble, nous avons mis en musique un extrait de texte créé par la classe d'application 4P de l'Ecole Normale du Valais Romand. Cela s'est passé en toute simplicité, en toute amitié, avec, comme support, un appareil à cassette que j'ai tenté de faire fon ctionner. J'avais, auparavant, aidé les enfants de la classe 4P à réaliser une musique sur ce texte. Plutôt que de me lancer dans des explications complexes, je vous livre le même extrait des deu x versions, qui demanderont, bien évidemment, à être p eaufinées. J'esp ère que cela vous sera de quelque utilité.

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Ce travail passionnant, vo us pouvez l'entreprendre, le plus difficile, étant ... de commencer. Vous aurez de grandes satisfactions personnelles et surtout, vous d onnerez à votre classe une ambiance l

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revèle des plus bénéfiques; mais ceci a été traité précé~

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Faut-il rappeler qu'un fractionnement judicieux du temps passé assis par des exercices simples ou un changement de position se

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cr éatrice qui motivera les enfanll pour toutes les autres activités sCOlaires. Avec surprise et satisfaction, j'al d éjà reçu quelques œuvres. C'est formidable. Je me réjouis d'ores et déjà de recevoir la vôtre, ou les vôtres. Très bi entôt, toutes les classes va· laisannes p ourront chanter dei productions «maison» qui n'ont rien à envier avec celles que l'on trouve dans le conunerce.

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Il faut d'abord s'atteler au nœud du problème qui, à mon avis, est l'a ngle formé par l es cuisses et le dos. Cet angle se fermera lorsque

l'enfant est trop penché / affaissé vers l'ava nt s ur sa table de travail. Ceci induira des charges vertébrales trop importantes. Il convien t donc de rechercher un angle

Vous aurez noté q u e les

gèrement o u vert, rétablis-

angles et les appuis géné-

sant le tripode vertébral. Un

rant un position assise correcte sont sa ns valeur si le mobilier n' est pas ad ap té. Ce qui nous amène à conclure par une des règles d' or de l'ergonomie: veillez toujours à adapter l'en vironnement à l'enfanti et jamais l'inverse!

plan de travail s uffisa m-

ment haut, rapproché et légèrement incliné faclli tera la correction de la position.

Une adaptation

sol ou sur un sode prévu à cet effet réduira se nsible-

bioméca~

ples facilement applicables.

Enfin, toutes ces adaptations n'ont de raisons que si la musculature d e l'enfant est suffisamment enduran te p our m aintenir la co lonn e vertébrale érigée.

proche de 90 degrés ou lé-

demment et nous n' y reviendrons pas. nique correcte et une dyna~ misation de la position assi~ se sont possibles moyennant quelques règles sim-

soutenir la colonne lombaire. On évitera donc les dossiers trop hauts favorisant la cyphose chez l'enfant.

Un bon app ui des pieds au ment la charge lombaire (de 25 % en viron). Il va sans dire que pour nos enfants,

seule une chaise réglable en

Jean-Palll Aelvoet Physiothérapeute

hautew- permettra de garantir ce point fixe indispen-

sable. Le dossier se révèle très utile, surtout pour la station assise prolongée. Il doit à la fois stimuler le maintien et Un eRyjronnel1t1nl BdoPlableo .

F = Fedon Un os CI aIne slmhar4jfl (onsid!robtemeBr la (olllnne.

Ce qu'il faut

savoir En nou s asseyant, nous remettons en jeu le fragi-

le équilibre du trépied vertébral, durement acquis lors de l' évolution vers la station érigée. Le bon fonctionnement et l' avenir de notre dos est intimement lié à la répartition harmonieuse des charges sur les trois points d'appui qu'offre }' articulation interverté-

brale. La station assise penchée en avant va diminuer ou faire perdre les appuis al·ticulaires postérieurs, ce qui représente un tiers env iron de surcroît de charge discale et musculo-ligamentaire. De plus, l'augmentation des bras d e levier liés à la flexio n du tronc et la passivité relative des muscles du maintien vont considérablement augmenter la pression à l' intérieur du disque

intervertébral Gusqu'à 185% de la référence en position debout CHEMSON

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chansons composées élèves de nos clasr,es et par d' autres élève~ '?

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1970).

Rajoutez à cela l'immobilité (cf. articles précé-

dents) et le travail isométrique (travail musculaire sans mouvement) liés aux activités scolaires et vous aurez tous les ing rédients nécessaires pour hypothéquer sérieusement la statique et la santé vertébrale de nos enfants!

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tante à Genève. Ils prô-

Cahier CMA

"dl J'élargissementl tant nrnt

lan de l' accessibilité

e ,ur IH~S que sur celui des

D'un numéro à l'autre Ecole vaudoise Informatique menacée Des députés veulent supprimer les postes de conseillers pédagogiqu es du secondaire vaudois. La suppression de ces postes entraînerait de graves carences en ma tière d' informatique. C'est du moins l' avis d e la commissio n d' informatique du Service de l' enseignement secondaire. Ce sont en effet les conseillers pédagogiques qui tes tent et évaluent les didacticiels qui sont utilisés dans les classes. Ils sont aussi les pourvoyeurs de docu ments rela tifs à l'informatique mis à disposition d e leurs collègues. (24Heures 16.11)

Fribourg Maîtresses en guerre Les mai tresses enfantines fribourgeoises déterrent la hache de guerre. Elle veulent être rémunérées comme leurs collègues du primaire. Lasses de négocier, elles ont cha rgé leur avocat de recourir contre la décision du Conseil d ' Etat qui, situation financière oblige, maintient le statu quo pour l'an prochain. A Fribourg, les maîtresses enfantines touchent entre 1000 et 1500 francs par mois d e moins que les enseigna nts du primaire. U· de Genève 17.11)

Uni de Genève Production vidéo La faculté des lettres de Genève met sur le marché

16

un film s ur «l' œuvre mobile»), les métamorphoses d' un tex te à travers le temps. Il sera diffusé sur Arte et vendu s ur Internet. C'est la première fois qu'lm coll oque universitaire est tra nsformé en produit gra nd public. (NQ 20.11)

Neuchâtel Disparités à gommer Les instituteurs neuchâtelois chargés du soutien pédagogiq u e ne sont pas logés à la même enseigne que le urs collègues titulaires d' une classe. Ils sont engagés en tant qu 'a uxiliaires et voient leur contrat renouvelé d'année en année. Ils ne peu vent être nomm és et ne peuvent pas avouer plus qu' un mitemps. Dès le début 96, ceux qui pourront faire valoir au moins un tiers de poste auront toutefois une possibilité de nominatio n . Mais la grande majorité d'entre eux n'ont pas plus d e 5 ou 6 heures hebdo ma daires. Un no uveau concept est cependant à l'étud e, mais la patience reste de mise. (L'Express 20.11)

leur entrée au gymnase. Selon le nou vea u projet, leur programm e se limiterait à trois ans de latin et p lus de grec. La lan gu e de Platon serait enseignée au gymnase seulement, soit trois années durant e t en optio n. Les professeurs de grec crient au sca ndale et accusen t le DIP de vouloir la mort des «humanités». (L'Hebdo 23.11)

Créativité à l'école Colloque à Vevey Quelque 140 en seigna_nts se sont réunis pour plancher Sur la créa tivité dans l'enseignement. Les débats n' ont pas donné de solution «clé en main ». Les enseignants ont évoqué le manque d e temps ou d'énergie, le système scolaire qui prévoit une appréciation m ême dans les branches artisti,q ues o u les programmes qui ne laissent qu'une faible marge de manœuvre. Le manuel qui dira comment intégrer l'enfant dans une société conformiste tout en épanoui ssant sa personnalité n'existe pas encore! (24Heures 23.11)

EVM 96 Le grec souffre

Echange linguistique Deux collèges testent

Dans la nouvelle réforme scolaire va udoise, l' enseignement du grec disparaît des classes prégymnasiales. Actuellement, à la sor tie du primai rel les élèves qui choisissent la fili ère «classique» suivent quatre ans de grec et trois de latin avant

Entre Lausanne et Zurichl deux collèges testent un échange linguis tique par immersion. Durant un mois, quatre élèves de Be prégymnasiale d' un collège lausannois s uivent les cours d' un établisse ment z urichois. Po ur vaincre les réti -

cences des parents et enseignants qui un re tard scolaire, quatre élèves Ont été autorl sés à tenter l'expérience. Et seuls les meilleurs ont Itf choisis. U. de Genève 27.11)

Echanges d'étudiants Quatre mnhODSdéblGqlis Un montant de quatre mIllions a été débloqué pu l'Office fédéral de l'éduClo tion et de la science pour compenser la non-partid_ pation de la Suisse lU programme d'éducation dl l'Union européenne. CeUe mesure couvrant la période de mars 96 à septembre 'II servira à l'octroi de bourses et au sou tien de projet d'échanges. Hors des pfOo grammes européens, les échanges d'étudiants retèvent de la course d'obstacles administrative et financière. «E ras mus » a pris fin et Il p articipation suisse aux programmes (Socrates. et «Leonardo» qui le rem pla. cent d épend des négociations bila térales avec l'Union européenne. (NQ 1.12/4.12)

HES genevoise Initiative de la gaudle

lUX Egalité et démocrafiJlères. des études sous-ten-

tJsatio n .. dent ceS ~ropoSl tiOns. O.de Geneve 3.12)

Grande·Bretagne

Classes surchargées En GrandepBretagne, plus d'un million d' enfants fréquentent des classes. de plus de trente élèves. VIngt rnille d'e ntre eux on t plus de quarante cam~rades de classe. Cet accroIssement, dO. à la scolarisation d' un demi-million de petits Anglais à la dernière rentrée, esl aussi la conséquence des restrictions budgétaires déddées par le gouvernement. Plus de dix mille emplois d'enseignants ont été supprimés rien qu'en Angleterre et au Pays de Galles. (u Monde de l'Edllcation No 232/12.95)

Vaud Ga sobre l'école La droite vaudoise, majoritaire au Grand Conseil, a voté deux motions demandant au gouvern ement d'étudier la suppression des conseillers pédagogiques et celle du Centre vaudois de recherche pédagogique (CVRP). La gauche 1 protesté en va in. Seule la motion demandant la suppression du Service d'édueation physique et d es sports a été retirée. Ce servite a visiblement su mobiliser pour sa défense un lobby efficace. (J. de Genève 6.12)

Aduhes en Suisse Failles connaissances La

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sUlsse .

compor te une

--.ole proportion d'adultes

~. Janvier 1996

compétents. C'est du moins la conclusion d' une étud e internaHo nale publiée par l'OCD E et menée en Sui sse, au Canada, aux Pays-Bas, en Po logne, en Suède, en Allemagne e t aux EtatsUnis. Les com pétences o nt été jugées dans différents domaines: lect ure de textes courts, de tableaux, d e graphiques, de factures et d' horaires ain si qu'opérations arithmétiqu es nécessaires pour remplir un bulletin de versem ent o u d e commande. Alors qu e la Suède compte 32% d 'adultes très compétents, la Suisse affiche un e proportion de 10% en Romandie et 8,9% Outre-Sarine. En calcul et en compréhen sio n d e schémas, notTe pays a les plus mauvais rés ultats si l'on excepte la Pologne. (J. de Genève 7.12)

Uni de Genève

Une femme au redorat Pour la première fois l une femme siégera au rectorat de l' Université de Ge nève. n s'agit de Laurence Rieben, prolesseur à la Faculté d e psychologie e t d es sciences de l'éducation (FPS E) qui occupera le poste de vicerecteur. Mme Rieben, docteur en psychologie, est spécialisée dan s l'éducation et le développement de l'enlant. (J. de Genève 8.12)

Université de Lausanne

Chaire de judaïsme A la Faculté d e théologie de Lausanne, la Torah cô· toiera bientôt la Bible. Le conseil de faculté a appro uvé la création d' une chaire de judaïsme. D ès la rentrée 97, elle sera la première en Suisse a prendre place dans un enseignement destiné à former des pasteurs. (NQ 11.12)

Orchidée

Les enseignants accusés Deux députés vaudois estiment que l es enseignants ont abusé de leur autorité en désinformant leurs élèves avant de les entrainer à manifester dans la rue le 30 novembre dernier. Ils ont demandé au gouvernement de prendre des m esures con tre les enseignants qui ont manqué de réserv e envers leurs élèves, JeanJacques Schwaab, patron de l'école vaudoise, a précisé q ue des sanctions devront ê tre envisagées si des abu s dûment identifiés se reproduisent. U. de Genève 13.12)

Haut-Valais

On cherche enfants La commune de Binn recherche désespé.rément fa p milles avec enfants. L'école primaire du village est menacée de fermeture, faute d'élèves en nombre suffisant. Po ur freiner l'exode rural, la commune h au t-

valaisanne a lancé une ca mpagne de pub dans les journaux a léma niqu es. L'a n nonce indiquait que la commune cherchait une ou plusieurs familles avec un ou des enfants en âge scolaire. Elle était accompagnée d' offres d'emploi à temps partiel, notamment pour diriger l'Office du tourisme ou comme responsable du campi ng en été. (NQ 14.12)

Roumanie Cher redoublement En Roumanie, un projet de loi prévoi t d' instaurer une «taxe de redoublement» qui pourrait s'élever à plus d' un miUier de francs suisses. La taxe pourrait a u ssi être imposée aux absentéistes ou à ceux qui ne se présentent pas aux exam ens. Les é tudiants des principaux centres universitaires du pays ont mené une grève de protesta tion. Selon la Constitution roumaine, l' enseig ne ment d'Etat est gratuit. (Le Monde de l'Edl/ cation No 232/12.95)


CONCOURS

Cahier CMA

INVITATION

ÉDUCATION ÀLA VIE ET À1'AM9UR

A TOUS LES MAÎTRES, MAÎTRESSES ET ELEVES DE SEME ET 6EME ANNEES

CONCOURS D'EDUCATION ROUTIERE

IMPUlSIONS En quoi consiste le concours? Les élèves sont invités à effectuer un travail de classe en relation avec la sécurité routière. La forme de ce travail est libre (affiche, jeu, chanson, clip vidéo, bande dessinée, sketch, etc.). Délai d'envoi: 31 mars 1996.

Quels sont les prix? 1.

2.

3.

Les élèves des classes qui participent au concours recevront, en guise de premier cadeau de remerciement - dans la limite du stock disponible - un porte-documents avec fixation pour bloc. Il n'y aura pas de premier prix! En revanche, 150 classes seront tirées au sort et pourront déléguer 2 élèves et un adulte accompagnant à une Fete nationale de l'éducation routière qui durera deux jours. 50 autres classes recevront les livres « Toi et la route 3 ».

Le règlement du concours peut être obtenu à l'aide du coupon ci-dessous.

x ---------------------------------------------------_______________________________________________________ Notre classe aimerait participer au concours d'éducation routière « Impulsions)J . Prière de nous envoyer le règlement du concours. En guise de remerciement, nous recevrons des portedocuments en février 1996. Nombre d'élèves: Classe : Enseignant(e) : Ecole: Rue/no: NPAILieu :

18

Une journée Intéressante••• avec un intervenant de qualité

pagnant de nombreux fia ncés ver s le mari age et en cheminant avec des familles en croissa nce, à travers joies et difficultés. Ecoute et communica ti on sont ses outils de travail et les perles qu 'il aimerait offri r à chaque éducateur et à chaqu e personne s'engageant sur le chemin de l'amour.

En novembre 1995, le Père Denis Sonet, prêtre français, êducateur chrétien à la vie el à l'amour, est venu en Valais donner quelques conférences et une journée de formation pour les enseignants de religion du CO sur le thème de l'amour humain. Parents, enseignants, prêtres et jeunes de différents collèges ont ainsi pu bénéficier de son enseignement.

Infa tigable, respirant la joie, il nous a partagé avec beaucoup d' humour son expérience, nous gorgeant d'enthousiasme pour r epartir auprès d e nos jeunes avec un cœur plus aimant. Nous vous proposo ns CÎ-d essous quelques-uns d e ses propos.

Le Père 50net a acq uis une grande expérience d ans le domaine de la fa mille et de l'amour humain en accom-

DIRE DIEU AUX JEUNES D' AUJOURD'HUI C'EST ... DANS UNE RELATION RÉUSSIE,

UNE RÉVÉLATION ENTHOUSIASTE N'est-ce pas Ull défi de dire Dieu aujourd'hui? Tout d'abord, parce qu'en ri-

gueur de terme, on ne dit pas Dieu, c'est Dieu qui se dit à ['homme.

De plus, Dieu n'est-il pas par définition l'indicible, le Tout-

Autre inaccessible? Et puis, la foi «:ne se tra nsmet pas»: elle est un don de ['Esprit, elle est réponse libre de l'hom me à l'a ppel libre de Dieu ... Voilà qui nous propulse dans Ime hum ilité radicale, malgré notre arden t désir de transmettre à d'a utres ce trésor que nous avons découvert. Tl reste que le chrétien est quand même investi de la responsabilité d'annoncer cette Bonne Nouvelle.

Dans une relation réussie ••• La foi r especte les lois psychologiques humaines .. même si elle est d ' un autre ordre: il n'y a pas de mystère, «on ne change que ses amis». L'enseignant de religion peu t dire les plus belles choses du monde; s'il est mal acce pté du groupe, ce qu' il dit sera rejeté. Ce qui compte, ce n'est pas uniquement ce qu' il va dire à ses élèves, mais aussi ce qu'il es t. Pour vérifier la qu alité de sa relation, voilà quelques bonnes questions que pourrait se poser }' enseignant: Es t-ce que j'ai un a priori d'amour, de confiance, d'espérance vis-à-vis des élèves? Est-ce que je suis cohérent


Journées sportives avec moi-même? Est-ce que j'essaie de rendre mou CDurs

attractif? Est-ce que je suis tenté par le découragement? Il es t p rimordial de connaître les jeunes et de manifeste r un accueil inconditionnel de leur façon de vivre, même si nous ne l' approuvons pas. L'enseignant de religion doit avoir une réelle admiration pour ses élèves e t voir le positif qui est en eux. «On Ile lutte pas con tre les dé-

fauts; on arrose les qualités pour

qu'elles

poussent

et

qu'elles étouffent les défauts.»

••• une révélation enthousiaste! n y a une Bonne Nouvelle à annoncer! C'est une exigence devenue impérative dans un monde sécularisé. Le chrétien doit être le sel, le levain qui agit de l'intérieur sur le milieu, mais au ssi la lampe qu'on ne place pas sous la table ...

Deux approches, deux méthodes Pendant l'année scolaire, on

peut présenter la Révélation de manière inductive.

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Cette méthode co nsiste à nous mettre à }' écoute des jeunes, de leurs valeurs, de ce qu' ils vive nt (actualité, avenir, racisme); leur expérience humaine devient tremplin pour révéler Dieu. n est aussi possible d'élargil' le champ des expériences humaines en faisant référence à ce que d 'autres chrétiens ou non-chrétiens vivent. Durant les retraites ou lorsqu'on est avec d es personnes très motivées, des jeunes qui ont soif de spirituel, on peut présenter la Révélation de manière déductive. Cela consiste à partir de ce que Dieu nous dit (à travers la Bible, les Evan-

20

gUes) et cela nous pennet de leur donner un éclairage sur la vie dans une vue d'ensemble.

L'amour, passerelle pour relier l'humain elle divin Si le coupl e est à l' image de Dieu et qu e je veux parler de Dieu, je vais parler du co uple, icône de l'amour divin. A partir de l'amour humain c'est-à-dire en regardant vivre et agir un couple d'amoureux, je vais pouvoir tirer des parallèles entre

l'attitude, les gestes des amoureux l'un à l'égard de l'autre et l'attitude de Dieu envers chacun de nous. Durant la journée de formation du 11 novembre, le Père Denis Sonet a développé de manière fort intéressante le thème d e l'amour par l'approch e inductive et déductive. Il nous a donn é de nombreuses clefs de lecture et pistes pédagogiques qu ' il serait frus trant de résumer en quelques Lignes. Ces doc uments comple ts sont disponibles au ce ntre de catéchèse à Sion pour tous ce ux qui d ésirent approfondir ce sujet pour euxmêmes ou pour des jeunes.

Adisposition sur commande: Dossiers du Père Sonet: Remise à jou r des Ilotes prises lors de la journée du 11.11.95.

Dossier du Père Sonet : sens de la création, sens de l'hom me, sens du corps, sens de la re/atiou, sens de l'amour... aiMe comme Amour, c.L.E.R., brochure destinée à tou s les adolescents. aiMe comme Amour, C.L.E.R., dossier pédagogique destiné aux parents et éducateurs.

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